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<title>Actualités au Mali en temps réel et info en direct &#45; : Corruption</title>
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<description>Actualités au Mali en temps réel et info en direct &#45; : Corruption</description>
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<title>Décrispation politique : le verre à moitié plein ? Et si on achevait le boulot en libérant aussi Etienne, Ras Bath, Rose la vie chère, Ben le cerveau, Clément et Kaou N’Djim !</title>
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<pubDate>Wed, 11 Dec 2024 01:53:30 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alternance</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Après la libération des 11 prisonniers politiques, les regards sont désormais tournés vers les autorités compétentes pour un élargissement de ces autres prisonniers d’opinion à savoir Youssouf Mohamed Bathily dit Ras Bath, Rokia Doumbia dite Rose la vie chère, Etienne Fakaba Sissoko, Adama Ben Diarra dit Ben le Cerveau, Mamadou Clément Dembélé et Issa Kaou N’Djim. Ne dit-on pas que la paix n’a pas de prix et qu’aucun sacrifice ne serait de trop pour sa réalisation ? Le Mali a besoin de décrispation,  de paix sociale, de rassemblement, de consensus et surtout de cohésion. Ces gigantesques chantiers ne pourront jamais se réaliser dans la division et la stigmatisation. La libération de ces prisonniers d’opinion comme celle des 11 leaders politiques sera gage d’apaisement du climat sociopolitique toute chose indispensable pour la suite de la transition. L’ancien premier ministre Ousmane Issoufi Maiga pourrait-il encore plaider la cause de ces six autres prisonniers auprès des autorités et au nom de la paix sociale ? Peut-on parler de réconciliation tout en gardant dans les geôles des prisonniers dont le seul tort est d’avoir émis leurs opinions sur des sujets intéressant la vie de la Nation ?</em></strong>

Ils sont six pauvres citoyens faits  prisonniers pour leurs opinions et qui croupissent désormais  dans les cachots du désespoir, de la vengeance et de l’intolérance. De Youssouf Mohamed Bathily alias Ras Bath, à Mamadou Clément Dembélé, en passant par Etienne Fakaba Sissoko, Rokia Doumbia, Adama Ben le Cerveau et Issa Kaou N’Djim, tous ces vaillants guerriers ont donné et continuent de donner au Mali. Ils se sont battus des années durant pour plus de démocratie, plus de libertés et pour un mieux-être social. Sans avoir la prétention de nous substituer à la justice, notre plaidoyer pour leur libération est beaucoup plus pour l’apaisement du climat social et pour le rassemblement des maliens autour du Mali surtout pendant cette période transitoire. Le hic est qu’une transition qui est censée créer les conditions d’un large rassemblement et  favoriser la réalisation de certaines réformes, est malheureusement celle qui a le plus divisé les maliens. Jamais les maliens n’ont été autant opposés les uns aux autres que pendant cette transition. Arrestations arbitraires, exils forcés, musèlement de la presse, restriction des libertés sont le lot quotidien des maliens.

L’ancien premier ministre Choguel K Maiga, issu de la composante politique de la transition a été celui qui a le plus vilipendé la classe politique et divisé les maliens pendant qu’il était premier ministre, il a battu le record des prisonniers politiques et n’a absolument rien fait pour que ces prisonniers recouvrent la liberté. Son successeur Abdoulaye Maiga semble aux antipodes de son prédécesseur et est sur le point de battre à rebours le record de Choguel, en libérant plus de prisonniers politiques. Après la libération  des 11 détenus politiques, le nouveau PM est fortement interpellé sur le dossier de six autres prisonniers qui croupissent dans les cachots. Qu’il prenne l’initiative de son propre chef pour convaincre le Président de la transition le Général d’Armée Assimi Goita de la nécessité de libérer ces six prisonniers au nom de la paix et de la cohésion sociale

<strong><em>L’ancien premier ministre Ousmane Issoufi Maiga pourrait-il encore plaider la cause de ces six autres prisonniers auprès des autorités et au nom de la paix sociale ?</em></strong>               <strong><em>       </em>        </strong>

En tant que président de la Commission de rédaction de la Charte  d’entente pour la paix et la réconciliation, l’ancien PM Ousmane Issoufi Maiga est bel et bien dans son rôle de faire autant que faire se peut pour rassembler les maliens. Après un premier coup d’essai qui a été un véritable coup de maître, avec la libération des 11 leaders politiques, il peut également plaider auprès de qui de droit pour que  les six prisonniers puissent à leur tour respirer l’air de la liberté. La mission est certes délicate, mais elle est largement à la portée de l’ancien PM Ousmane Issoufi Maiga qui jouit déjà d’un capital de confiance certain auprès du Président Assimi Goita. L’ancien PM  pourrait faire fléchir le Président de la transition. Donc la balle est dans son camp et pour la pleine réussite de sa délicate mission il doit s’impliquer pour éteindre les différents foyers à l’interne. Ousmane Issoufi est fortement interpellé afin qu’il s’implique pour un dénouement heureux de ce dossier judiciaire à connotation politique

<strong><em>Peut-on parler de réconciliation tout en gardant dans les geôles des prisonniers dont le seul tort est d’avoir émis leurs opinions sur des sujets intéressant la vie de la Nation ?</em></strong>

Sans avoir aucune prétention de s’interférer dans les affaires judiciaires,  il serait bon de réserver à ce dossier un traitement politique surtout que les faits reprochés ont beaucoup plus une connotation politique. En Plus la dynamique de paix et de réconciliation enclenchée par les plus hautes autorités du pays plaide en faveur de leur libération afin qu’ils apportent leurs briques à  la construction de l’édifice national.

En définitive il n’y aura nullement pas de réconciliation encore moins de paix sociale tant que les prisons sont remplies de citoyens emprisonnés pour délit d’opinions. L’ancien PM Ousmane Issoufi Maiga a alors du pain sur la planche pour que le verre de la décrispation soit plein !

<strong>Youssouf Sissoko </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Mairie du District de Bamako : Un trou de 5 milliards de FCFA dans la gestion de l&amp;apos;assainissement</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/mairie-du-district-de-bamako-un-trou-de-5-milliards-de-fcfa-dans-la-gestion-de-lassainissement-3085683.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 26 Nov 2024 09:11:28 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Essor</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Ces dysfonctionnements évoqués dans le dernier rapport du Vérificateur général, couvrant la période de l'exercice 2019 au 31 octobre 2022, soulèvent des préoccupations majeures concernant la gestion des ressources allouées à l'évacuation des déchets solides dans la capitale. La justice a été saisie pour y voir clair</strong>

Le rapport du Vérificateur général met en lumière les dysfonctionnements dans les procédures de passation, d'exécution et de règlement des marchés. Il cible particulièrement la Direction des finances et du matériel (DFM) du ministère de l'Environnement, de l'Assainissement et du Développement durable (MEADD) et la mairie du District de Bamako.

Les enquêtes ont mis en lumière des irrégularités dans la passation et l'application de la convention de gestion des services de propreté de la ville de Bamako. Ces anomalies, explique le rapport, pourraient indiquer des risques de mauvaise gestion ou de corruption, affectant ainsi l'efficacité et la transparence dans la gestion des ressources publiques. Le rapport appelle à des réformes et à un renforcement des mécanismes de contrôle pour garantir une meilleure gouvernance et une utilisation optimale des fonds publics.

Le document du Vérificateur général révèle une situation angoissante impliquant des irrégularités administratives au sein de la mairie du District de Bamako et de la Direction des finances et du matériel du MEADD. Il soutient que certains titulaires de marchés ont procédé à de faux enregistrements, compromettant ainsi l'intégrité des processus financiers.

Les centres 1 et 4 des Impôts du District de Bamako ont confirmé que les enregistrements en question ne sont pas authentiques, ce qui signifie que les droits requis n'ont pas été acquittés. Cette fraude potentielle a entraîné un manque à gagner de 3,33 millions de Fcfa pour les finances publiques. Cette situation, selon le rapport, appuie la nécessité d'un renforcement des mécanismes de contrôle et de transparence pour prévenir de telles pratiques à l'avenir.

Le document explique également que suite à la transmission du rapport provisoire de la mission, six titulaires de marchés de la mairie du District de Bamako ont régularisé les sommes contestées, totalisant 2,26 millions de Fcfa. Cependant, il reste un reliquat de droit d'enregistrement non régularisé par deux titulaires de marchés de la Direction des finances et du matériel du ministère de l'Environnement, s'élevant à 1,07 millions de Fcfa.

Les vérifications dévoilent également la validation de décomptes industriels par le directeur des services urbains de voirie et d'assainissement qui révèle des lacunes dans le contrôle et la vérification des prestations effectuées par les prestataires. En ne corrigeant pas les décomptes, selon le nombre réel de balayages constatés, le directeur a permis la validation de paiements injustifiés, entraînant une perte significative de 5 698 milliards de Fcfa.

Cette situation met en évidence la nécessité d'une surveillance rigoureuse et de mécanisme de contrôle efficace pour prévenir de telles irrégularités et garantir une utilisation responsable des fonds publics. Il est crucial, note le rapport, de renforcer la transparence et la responsabilité au sein des institutions pour restaurer la confiance du public et assurer le bon fonctionnement des services urbains.

Le rapport du Vérificateur met ainsi en évidence des manquements importants dans la gestion des finances et des contrats publics, marquant la nécessité d'une plus grande transparence et d'une stricte conformité aux procédures établies. Il est crucial, selon le Bureau du vérificateur général, que le directeur des finances et du matériel du ministère de l'Environnement, de l'Assainissement et du Développement durable s'engage à respecter le principe d'égalité de traitement des candidats, afin de garantir une concurrence équitable et d'optimiser l'utilisation des ressources publiques.

Par ailleurs, le maire du District de Bamako est encouragé à suivre rigoureusement les procédures de passation des conventions de délégation de service public. Cela inclut l'obligation pour les délégataires d'exécuter toutes les prestations convenues, renforçant ainsi la fiabilité et l'efficacité des services publics fournis aux citoyens. Ces recommandations visent à améliorer la gouvernance et à instaurer une culture de responsabilité au sein des institutions concernées. Les irrégularités financières soulignées dans ce cas mettent en lumière des problèmes significatifs de gestion et de transparence dans les marchés publics.

La somme de 1,07 millions de Fcfa liée à un faux d'enregistrement de marchés publics et les décomptes indus de 5,698 milliards de Fcfa illustrent l'ampleur des détournements potentiels affectant les fonds publics. Ces affaires, désormais portées à l'attention du président de la section des comptes de la Cour suprême et du procureur du Pôle national économique et financier, prouvent l'importance d'un contrôle rigoureux et d'une gouvernance transparente pour garantir l'intégrité. des finances publiques

Les dénonciations jouent un rôle crucial dans la lutte contre la corruption en permettant aux autorités compétentes de prendre des mesures appropriées pour corriger ces manquements et prévenir leur récurrence.

<strong>Amara Ben Yaya TRAORE</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>#Mali : Lutte contre la #corruption : Priorité au recouvrement des deniers publics détournés</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/mali-lutte-contre-la-corruption-priorite-au-recouvrement-des-deniers-publics-detournes-3073250.html</link>
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<pubDate>Fri, 09 Aug 2024 13:39:41 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Essor</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Des actions d’envergure sont déjà en cours dans ce sens. En témoigne la création de l’Agence de recouvrement et de gestion des avoirs saisis ou confisqués. La direction générale du contentieux de l’État (DGCE) entend également jouer sa partition pour le recouvrement des condamnations pécuniaires faites au profit de l’État</strong>

La direction générale du contentieux de l’État (DGCE) entend pleinement jouer son rôle dans la lutte contre la corruption dans notre pays. Pour ce faire, la structure a organisé, hier au Centre international de conférences de Bamako (CICB), une journée d’échanges sur le thème «le rôle et la place de la direction générale du contentieux de l’État dans la lutte contre la corruption». L’ouverture des travaux a été présidée par le Premier ministre, Choguel Kokalla Maïga, en présence de plusieurs membres du gouvernement dont le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, Mahamadou Kassogué et du directeur général du contentieux de l’État, Badou Hassèye Traoré.

À travers cette rencontre, deuxième du genre, la DGCE entendait parfaire son travail et obtenir des résultats satisfaisants. Cela est d’autant plus nécessaire que la finalité de la lutte contre la corruption doit être, dans la mesure du possible, le recouvrement des fonds détournés. De même que le rétablissement de la victime dans ses droits et la consécration de ces fonds à la satisfaction des besoins essentiels des citoyens. La mission de la DGCE, rappelons-le, est de participer et veiller au cours de la procédure judiciaire à ce que les biens/intérêts de l’État, qu’elle représente, soient sauvegardés.

Le phénomène de la corruption préoccupe les autorités de notre pays qui ont pris plusieurs initiatives dans ce cadre dont la plus récente est la digitalisation de l’administration publique. Cette décision de nos autorités est justifiée par les dimensions, mais aussi les conséquences néfastes de la corruption sur les actions de développement et la vie publique de façon générale. «De ce fait, la lutte contre la corruption constitue un défi pour toute la société que nous devons relever ensemble. Elle requiert la mobilisation de tous», a invité le directeur général du contentieux de l’État. Concrètement, la lutte contre ce fléau implique plusieurs acteurs, notamment les structures de contrôle (interne et externe), la justice et la société civile. Chaque acteur a un rôle précis à jouer dans le processus et des responsabilités, a insisté Badou Hassèye Traoré.

La corruption, la délinquance financière créent un préjudice pour l’État par la perte de ressources publiques préalablement destinées à la satisfaction des besoins d’intérêt général. Ainsi, l’action de la DGCE vise à faire réparer le préjudice causé à l’État du fait du détournement des ressources publiques vers des profits privés, a assuré Badou Hassèye Traoré. Avant de rappeler que sa structure a reçu comme instruction d’accorder une importance particulière au recouvrement des condamnations pécuniaires faites au profit de l’État. Malgré la réforme de 2014 accordant une plus grande autonomie à la DGCE, celle-ci est confrontée aux «insuffisances des ressources humaines».

ENGAGEMENT DES AUTORITÉS- Prenant en compte les conséquences de la corruption sur la paix, la sécurité et le développement de notre pays, le gouvernement a pris la juste mesure, dès le début de la Transition, en inscrivant la lutte contre ce fléau dans son plan d’actions. Le Garde des Sceaux est revenu, de son côté, sur les réformes opérées dans le secteur de la justice qui ont abouti, notamment aux créations du Pôle national économique et financier et de l’Agence de recouvrement et de gestion des avoirs saisis ou confisqués. S’y ajoute la création du Pôle national de lutte contre la cybercriminalité. Selon Mahamadou Kassogué, ces structures ont radicalement changé le visage de notre système de justice pénal en matière économique et financière. Il dira, par exemple, que l’institution du Pôle judiciaire de lutte contre la cybercriminalité a permis de mettre fin à l’utilisation du cyberespace comme véhicule de corruption.

Ouvrant les travaux, le Premier ministre a rappelé que la corruption est un phénomène social, politique et économique, complexe qui touche tous les pays. Elle sape les institutions démocratiques, ralentit le développement économique et contribue à l’instabilité gouvernementale. «Elle touche donc tous les domaines de la société et a un impact négatif direct sur la réalisation des Objectifs de développement durable, d’où l’urgente nécessité pour les gouvernants d’apporter une réponse appropriée au phénomène», a exhorté Dr Choguel Kokalla Maïga.

Conformément aux résolutions des Assises nationales de la Refondation (ANR), le gouvernement a adopté une Stratégie nationale de lutte contre la corruption en 2023. «L’adoption de cette stratégie prouve à suffisance l’engagement des autorités de la Transition à éradiquer le fléau», a-t-il rappelé. Le chef du gouvernement a ensuite invité à mettre en place une justice vertueuse et républicaine sous la Transition. Une justice qui protège le pauvre sur son droit et punit le riche sur son tort et vice-versa.

<strong>Bembablin DOUMBIA</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>AEDD&#45; pour mauvaise gestion :  Le Fonds climat fermé</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/aedd-pour-mauvaise-gestion-le-fonds-climat-ferme-3059042.html</link>
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<pubDate>Sat, 30 Mar 2024 14:27:46 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le Fonds climat Mali, le principal bras financier de l’AEDD, a mis la clef sous la porte. La mauvaise gestion est passée par là.</em></strong>

Ce service stratégique logé dans l’enceinte de l’Agence pour l’environnement et le développement durable (AEDD) a vu le jour en 2012, grâce à l’expertise des techniciens chevronnés maliens, couronné par un protocole d’accord signé entre le Mali et le Pnud. Il avait pour principale mission de travailler de concert avec les collectivités territoriales dans le cadre de la mobilisation, l’accès, l’ordonnancement et la combinaison des sources de financements domestiques et internationales, publiques ou privées. Tout ceci visait des actions prioritaires pour une économie verte résiliente aux changements climatiques. Par ailleurs, il devrait contribuer à l’atteinte des Objectifs de développement durable (ODD) et des engagements climatiques du Mali à travers la Contribution déterminée au niveau national (CDN).

C’est pourquoi le Fonds climat Mali travaillait en symbiose avec les ONG chargées de la mise en œuvre par appel à proposition de projets et programmes. Tout le travail se faisait avec l’appui des partenaires (parrains des ONG) comme l’Unesco, le Pnud, l’ONU-Femme, la FAO, entre autres. Des ONG travaillant dans l’environnement pouvaient empocher 200 à 500 millions de F CFA pour un projet de trois ans. Le bilan du Fonds climat Mali fait état du financement de 29 projets couvrant plus de 166 Communes dans l’ensemble du pays. Des financements venant des bailleurs de fonds en leur tête la Suède et la Norvège.

La fermeture du Fonds climat Mali avec le départ de ses principaux bailleurs de fonds est liée à la mauvaise gouvernance. La Norvège est partie en 2023 et la Coopération du Royaume de la Suède lui a emboité les pas ces derniers jours. Ces deux pays, très remontés contre les anomalies constatées dans la gestion à la tête de ce service, ont jugé nécessaire de se retirer des financements, définitivement.

La représentante de la Coopération suédoise en charge du Fonds climat Mali avait fait la remarque maintes fois sur des anomalies tout en affirmant ne plus être à mesure de continuer si la situation perdurait. Et ce qui devrait arriver arriva.

Stockholm a fermé le robinet privant le Fonds climat Mali d’une grosse manne financière. Les financements suédois, sur trois ans, atteignaient plus de 20 milliards de F CFA. Selon des indiscrétions, la Suède veut désormais réorienter son argent, jadis destiné au climat, à l’humanitaire.

<strong>Des faits troublants</strong>

Des faits troublants ont eu raison du Fonds climat Mali, notamment des constats de mauvais suivis-évaluations des projets programmes, des failles constatées à plusieurs niveaux, des changements de destination des projets, des dépenses inéligibles, etc. Aucun résultat n’était perceptible sur le terrain. Le Contrôle général des services publics (CGSP), logés à la Primature, a sorti un audit sur cinq ans (de 2017 à 2022) sur le Fonds climat Mali. L’audit a révélé dans les détails près les mêmes manquements à l’orthodoxie de gestion et de la bonne gouvernance.

En perdant le Fonds climat, le Mali perd en même temps un projet d’envergure de protection de l’environnement. Car, beaucoup d’autres Etats enviaient le nôtre qui était le seul en Afrique subsaharienne avec l’Ethiopie à bénéficier de ce fonds combien important.

Sentant le danger venir, le ministère de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable avait pris les dispositions en vue d’anticiper. Il s’agit de l’adoption d’un Fonds climat Mali annoncée dans le projet de loi portant code de l’environnement. C’est là visiblement le palliatif tout trouvé. Ce qui n’est pas une sinécure non plus, car la création d’une telle structure, sa mise en œuvre et sa dotation en financement prennent plusieurs années.

Aujourd’hui, des cadres et agents travaillant pour le compte du Fonds climat Mali au niveau de l’AEDD, des services coopérant comme le Pnud, l’Unesco, le Pam, la FAO, etc. ont reçu la notification de la fin du projet, synonyme de licenciement.

Une autre conséquence de la fermeture du Fonds Climat Mali est que plusieurs Communes à travers le pays sont ainsi laissées à elles-mêmes. Ces entités décentralisées bénéficiaient de projets d’adduction en eau potable, de protection de la forêt et de la faune contre les effets néfastes des changements climatiques, d’appui à l’amélioration de la production agricole, pastorale et piscicole pour la réduction de la vulnérabilité, entre autres.

<strong>Abdrahamane Dicko </strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Mamadou Sinsy Coulibaly, Président de l’Observatoire pour la Défense des Droits de l’Homme et de la Démocratie au Mali : «La lutte contre la corruption ne doit pas être arrimée à des fins politiques, ni engagée dans le populisme »</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/mamadou-sinsy-coulibaly-president-de-lobservatoire-pour-la-defense-des-droits-de-lhomme-et-de-la-democratie-au-mali-la-lutte-contre-la-corruption-ne-doit-pas-etre-arrimee-a-3055014.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 26 Feb 2024 08:58:29 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[«La corruption, la démocratie et le droit de l’Homme au Mali », tel était le thème de la conférence de presse de lancement des activités de l’Observatoire pour la Défense des Droits de l’Homme et de la Démocratie au Mali « ODDHDM ». C’était le samedi 24 février 2024 à la Maison de la presse du Mali (Bamako), en présence du président de l’Observatoire, Mamadou Sinsy Coulibaly, ancien président du Conseil national du patronat du Mali (CNPM), du coordinateur de l’observatoire, Youssouf Sanogo, du représentant de la Commission nationale des droits de l’Homme (CNDH), Diawoye Magassa, du président de la Maison de la presse, Bandiougou Danté, de Me Amadou T Diarra, avocat et de nombreuses autres personnalités. Au cours de cette conférence de presse, Mamadou Sinsy Coulibaly a fait savoir que la « lutte contre la corruption ne doit pas être arrimée à des fins politiques, ni engagée dans le populisme ».

Dans ses mots de bienvenue, le coordinateur de l’observatoire, Youssouf Sanogo, a indiqué que c’est fort des constats alarmants qu’est venue l’idée de créer un observatoire dont le but est d’attirer l’attention des autorités, de veiller sur le respect des règles de la démocratie, de bonne gouvernance, des Droits de l’homme, la lutte contre la corruption et surtout d’éveiller la conscience du peuple. Avant d’ajouter que la lutte contre la corruption occupera une place de choix au sein de l’Observatoire. Pour lui, la préservation des acquis démocratiques est un devoir citoyen pour tout démocrate. A sa suite, le président de l’Observatoire pour la Défense des Droits de l’Homme et de la Démocratie au Mali (ODDHDM), Mamadou Sinsy Coulibaly a fait savoir que pour lutter contre la corruption, il faut d’abord que les politiques croient et encouragent l’initiative privée. «Qui ne lutte pas ou n’empêche pas la corruption et ne bannit pas les errements et les absurdités criminelles de la corruption gangreneuse et de la mauvaise gouvernance, ces hommes et ces femmes, engagés dans les pratiques de corruption, sont responsables et coupables du retard économique de notre pays, en anéantissant les efforts des entrepreneurs pour la création de la richesse nationale ? Une lutte sélective contre la corruption est assimilable à une prise d’otage. Faire également de la lutte contre la corruption un règlement de comptes est abject et crapuleux», a-t-il dit. Selon lui, les organes chargés de lutter, de prévenir, de dénoncer la corruption et de contrôler les services publics, doivent agir dans le strict cadre de la loi. « La lutte contre la corruption ne doit pas être arrimée à des fins politiques, ni engagée dans le populisme », a-t-il conclu. Pour sa part, le président de la Maison de la presse, Bandiougou Danté a mis l’accent sur la liberté d’expression et la liberté de presse. Quant au représentant de la Commission nationale des droits de l’Homme (CNDH), Diawoye Magassa, il a développé la situation des droits de l’Homme au Mali.

<strong>Aguibou Sogodogo</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Corruption dans les mairies au Mali : Une plaie qui gangrène le système local</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/corruption-dans-les-mairies-au-mali-une-plaie-qui-gangrene-le-systeme-local-3054185.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 19 Feb 2024 13:47:33 +0000</pubDate>
<dc:creator>Arc en Ciel</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La corruption dans les mairies au Mali demeure un problème persistant qui compromet le développement local et mine la confiance des citoyens dans les institutions gouvernementales. Malgré les efforts déployés pour lutter contre ce fléau, il reste encore beaucoup à faire pour éradiquer cette pratique préjudiciable.</em></strong>

La corruption dans les mairies est souvent favorisée par le manque de transparence et de reddition de comptes. Les procédures administratives opaques et les structures de gouvernance laxistes créent un environnement propice à l’exploitation et à l’abus de pouvoir.

De plus en plus, la corruption dans les mairies inspectées par le Vérificateur général présente assez de cas de corruption comme en atteste les différents rapports. Dans plusieurs mairies inspectées, les travaux de vérification ont révélé des déficiences de contrôle  interne dans la gestion des Communes  au nombre desquelles on peut citer entre autres : le non-respect des modalités de création des régies, le recouvrement des recettes par des maires  en lieu et place des Régisseurs de recettes, le non-respect des délais de reversement des recettes encaissées par le Régisseur de recettes, le défaut de prestation de serment des Régisseurs de recettes et de dépenses.

S’agissant des irrégularités financières constatées, elles portent sur le non-reversement des recettes issues de la vente de vignettes et le non- reversement des frais d’établissement des actes d’état civil. Toutes choses qui constituent une infraction à la loi et passible de poursuites judiciaires.

Ce que le Vérificateur n’a pas mentionné dans ses rapports et qui constitue une autre forme de corruption à ciel ouvert, qui prive également les citoyens des services auxquels ils ont droit.

Dans plusieurs mairies, « des pots-de-vin sont souvent exigés pour l’obtention de permis de construire, de licences commerciales, ou même pour l’accès à des services municipaux de base tels que la collecte des ordures ou l’entretien des routes », déplore un ancien secrétaire général d’une mairie. Pour ce dernier, « Ces pratiques entravent le fonctionnement efficace des administrations locales ». Ce dernier exhorte les vérificateurs à s’intéresser à cet aspect de la corruption non visible mais qui cause du tord aux usagers ».

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<strong>Manque de sanctions</strong>

De plus, le manque de sanctions sévères pour les fonctionnaires corrompus permet à cette pratique de prospérer sans entrave.

Pour combattre efficacement la corruption dans les mairies, notre interlocuteur affirme qu’ « il est impératif de renforcer la transparence et la responsabilité. Cela peut être réalisé en mettant en place des mécanismes de surveillance indépendants, en encourageant la participation citoyenne à la prise de décision, et en instaurant des sanctions dissuasives pour les auteurs de corruption ». De plus, poursuit-t-il, « il est essentiel de promouvoir une culture d’intégrité et d’éthique au sein de l’administration locale ».

En conclusion, la lutte contre la corruption dans les mairies au Mali nécessite une action concertée de la part des autorités gouvernementales, de la société civile et des citoyens eux-mêmes. Seulement en travaillant ensemble pour promouvoir la transparence, la responsabilité et l’intégrité, nous pouvons espérer éliminer ce fléau et construire des communautés plus justes et plus prospères pour tous.

<strong>A.S.</strong>

<strong> </strong>

<strong>Mairie du Mali : Des régisseurs de recettes et d’avances ne prêtent pas serment </strong>

<strong> </strong><strong><em>Une des insuffisances dans le fonctionnement dans les Mairies du Mali, est relative à la  non prestation de serment des régisseurs de recettes et d’avances.</em></strong>

<strong> </strong>L’article 23 de l’Arrêté interministériel n°2021-2609/MEF-MATD-SG du 13 juillet 2021 fixant les modalités de création, d’organisation, de fonctionnement et de contrôle des régies de recettes et des régies d’avances des Collectivités territoriales, ainsi que les règles relatives à la nomination et à la responsabilité des régisseurs dispose : « […]. Le régisseur est astreint à la prestation de serment devant un tribunal de première ou grande instance territorialement compétent… ».

Partie du cas d’une Mairie, le constat est que dans plusieurs Mairies du Mali, les régisseurs de recettes et d’avances enfreignent aux textes. Très généralement, juste après leur nomination, ils occupent leur poste sans prêter serment. Or, selon le Vérificateur général, « le défaut de prestation de serment des Régisseurs ne leur permet pas de formaliser leur adhésion aux valeurs de la profession et de s’engager à les respecter. Ce qui fait qu’ils s’exposent et exposent la Commune».

Face à cette situation, l’édile communale ou alors la préfecture doit veiller à ce qu’il y ait une application rigoureuse des textes.

<strong>M.K. </strong>

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<title>Dr. Moumouni Guindo, Président de l’OCLEI : « Le Mali de 2005 à 2019 a perdu 1, 266 milliards de FCFA, soit l’équivalent de 263 hôpitaux »</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/dr-moumouni-guindo-president-de-loclei-le-mali-de-2005-a-2019-a-perdu-1-266-milliards-de-fcfa-soit-lequivalent-de-263-hopitaux-3044009.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 22 Nov 2023 10:19:25 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le Président de l’Office central de lutte contre l’enrichissement illicite (OCLEI), Dr. Moumouni Guindo, a animé une conférence sur le thème « Lutte contre la corruption : enjeux, défis et perspectives pour les entreprises privées ». C’était à l’occasion de la traditionnelle journée de l’éthique et compliance d’Orange Mali, le lundi 20 novembre 2023 à Bamako. « Le Mali de 2005 à 2019 a perdu 1, 266 milliards de FCFA, soit l’équivalent de 263 hôpitaux », a dit le président de l’OCLEI lors de la conférence.</strong>

Il y a de cela plus d’une quinzaine d’années qu’Orange Mali a mis en place une politique anti-corruption ferme. Orange Mali affirme le principe de tolérance zéro en matière de corruption et de trafic d’influence, quelles que soient les formes et dans toutes ses activités. Cette politique est applicable à tous les salariés et doit être respectée par toutes les parties prenantes avec lesquelles Orange Mali est engagé. Il s’agit des entreprises, sous-traitants, partenaires, consultants ou intermédiaires intervenant pour le compte ou au nom d’Orange Mali. La tenue régulière de  la traditionnelle journée de l’éthique et compliance d’Orange Mali démontre à suffisance l’engagement constant de cette entreprise à combattre la corruption sous toutes ses facettes.

Dans ses mots de bienvenue, le Directeur général adjoint d’Orange Mali, Aristide Fatogoma Sanou, a affirmé que l’existence de l’Office central de lutte contre l’enrichissement illicite (OCLEI) témoigne de la volonté des plus hautes autorités de placer les questions d’éthique et de compliance au sein de la gouvernance des affaires. « Orange Mali, en tant qu’entreprise citoyenne, s’inscrit dans cette démarche. En témoigne l’organisation de cette journée où nous rappelons nos valeurs, les principes qui guident nos actions au quotidien, le respect des normes et règlements en vigueur au Mali », a expliqué Aristide Fatogoma Sanou.

Dans son exposé, le président de l’OCLEI a d’abord défini l’éthique comme l’ensemble des principes qu’un individu s’impose dans sa vie professionnelle. Quant à la déontologie, il dira qu’elle est un ensemble des règles et principes qu’un individu ou un groupe d’individus observent dans leur vie professionnelle en vertu des textes qui encadrent leur activité professionnelle.  Dr. Moumouni Guindo fera savoir que la corruption est l’abus d’un pouvoir reçu en délégation à des fins privées. A ses dires, les infractions assimilées à la corruption sont entre autres, l’atteinte aux biens publics, l’enrichissement illicite, la concussion, les fraudes, les surfacturations etc. Le président de l’OCLEI retient deux impacts de la corruption, le premier, dit-il, financier, et le second non financier. Evoquant l’impact financier, le conférencier a rapporté ce qui suit : « Au niveau africain, le groupe de travail Thabo Mbeki (Union africaine) : au moins 50 milliards de dollars perdus par l’Afrique par an du fait des transactions illégales, environ mille milliards de dollars au cours des 50 dernières années. CNUCED (2020) : 88, 6 milliards de dollars de flux financiers illicites en Afrique (3,7% du PIB par an). Au niveau national, le Mali, de 2005 à 2019, a perdu (fraude, gaspillage) 1, 266 milliards de FCFA, soit l’équivalent de 263 hôpitaux de type hôpital du Mali ou 2100 centres de santé de référence modèle de Diéma ou de 42 ponts comme le 3ème pont de Bamako. Les fonds illicites sont exportés (rapport OCLEI 2021) vers la France, le Sénégal, la Cote d’Ivoire, le Canada et les Etats Unis d’Amérique ».

Par ailleurs, le président de l’OCLEI s’est appesanti  sur quelques impacts non financiers de la corruption. Il porte sur l’image de marque ternie ; l’affaiblissement de la confiance des citoyens, des investisseurs et des agences de notation.

Dans la poursuite de son exposé, le conférencier a survolé quelques actions engagées par l’Etat contre la corruption. Faisant un focus sur la structure qu’il dirige, Dr. Moumouni Guindo a précisé que les objectifs stratégiques visés par les autorités sont d’améliorer la gouvernance et la transparence publique et produire un effet d’entrainement sur le secteur privé et la société.  Il a profité de cette conférence pour faire la lumière sur quelques principales réalisations de l’OCLEI. Celles-ci concernent entre autres, la contribution à la création de l’agence de recouvrement et de gestion des avoirs saisis ou confisqués ; la transmission de 23 dossiers à la justice pour 23 milliards de FCFA ; la déclaration de bien traités au nombre de 1843 pour ne citer que ceux-ci.

Sidiki Dembélé]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Gouvernance :  Pourquoi tant de corruption ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/gouvernance-pourquoi-tant-de-corruption-3040387.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 23 Oct 2023 09:11:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[La corruption et les malversations financières sont donc devenues des faits de société et ont tendance à être banalisées. Cette banalisation contribue à cultiver chez de nombreux Maliens l’esprit d’accaparement et la course à l’argent facile. Tous les moyens sont bons pour s’enrichir, et il faut s’enrichir le plus vite possible. Il n’est pas rare que le cercle des parents et des proches qui vient congratuler un des leurs, nommé à une haute fonction politique ou élu à un poste juteux, lui rappelle qu’il doit mettre à profit le laps de temps pendant lequel il assume sa charge pour se mettre définitivement à l’abri du besoin.

Si les nominations sont souvent «fêtées», les limogeages, sont vécus comme des «deuils» dans la famille des intéressés, chez les parents et les proches, et souvent chez les ressortissants de la même localité. Elles ont un coût économique. Les malversations financières et la corruption privent l’État de ressources importantes qui auraient pu servir à financer des investissements, ou à faire face à ses charges de fonctionnement.

Qu’il s’agisse du policier à un barrage routier qui demande de l’argent pour un sucrerie, du thé, du juge qui négocie son verdict, du journaliste qui vend l’espace rédactionnel au mieux-offrant ou d’un ministre exigeant une commission pour donner son feu vert à un investissement, la corruption en Afrique, pourtant omniprésente, est longtemps restée sous-étudiée. Après les indépendances, les africanistes, alors dans leur majorité, encore des Européens, ont été réticents à accabler les pouvoirs postcoloniaux. L’agronome René Dumont, auteur en 1962 du best-seller L’Afrique noire est mal partie, fut la grande exception. À ce jour, l’argument «Il y a de la corruption partout, aussi en Europe» vise à banaliser le phénomène.

En Afrique la corruption pénalise surtout les Africains démunis, un pauvre à deux fois plus de risque de se faire extorquer de l’argent qu’un riche. L’Organisation non-gouvernementale (ONG) Transparency International publie depuis dix (10) ans un «baromètre global de la corruption en Afrique» qui reflète les vues de quelque 47 000 personnes dans trente-cinq (35) pays du continent. Selon l’édition 2019, «plus de la moitié des Africains interrogés déclarent que la corruption s’est aggravée», que leur gouvernement ne fait pas assez pour l’enrayer et que les policiers sont les plus corrompus (47% des personnes sondées estiment que la plupart d’entre eux, sinon tous, sont vénaux, devant les fonctionnaires (39%), les parlementaires (36%), les hommes d’affaires (36%), l’entourage du président (34%) et les juges (34%).

À l’échelle mondiale et sur huit (08) ans, de 2012 à 2019, douze (12) pays africains se trouvent parmi les vingt (20) lanternes rouges dans le classement des pays perçus comme les moins corrompus. En quoi la corruption et les malversations financières nuisent-elles à la poursuite et à la consolidation de l’expérience démocratique au Mali ? La question revêt une triple dimension: politique, sociale et économique. Les auteurs de ces pratiques se recrutent presque exclusivement dans certaines couches sociales privilégiées et minoritaires; fonctionnaires, magistrats, agents des Forces armées et de sécurité, membres des professions libérales, commerçants, industriels, notabilités traditionnelles ou religieuses.

La corruption et les malversations financières érodent la confiance ou ce qu’il en reste des citoyens envers l’élite dirigeante et renforcent chez eux la perception déjà largement répandue d’un «État prédateur». La perte de confiance des gouvernés envers les gouvernants est de nature à saper les fondements mêmes du système démocratique en portant atteinte à la légitimité des institutions qui symbolisent l’État La cote d’alerte est déjà atteinte au Mali comme l’attestent les résultats de certains sondages d’opinion réalisés entre 2001 et 2004.

<strong>Safounè KOUMBA</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Affaire Securiport : Général Salif Traoré placé sous mandat, Seynabou Diop auditionnée</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/affaire-securiport-general-salif-traore-place-sous-mandat-seynabou-diop-auditionnee-3034546.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 01 Sep 2023 02:05:57 +0000</pubDate>
<dc:creator>Ciwara Info</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Dans le cadre de la lutte contre la corruption, les autorités de la transition passent à la vitesse supérieure. Après l’arrestation de L’ancien président de l’Assemblée nationale du Mali, Isaac Sidibé, et quatre de ses anciens collaborateurs dont Mamoutou Touré alias Bavieux, président de la Fédération malienne de football pour « atteintes aux biens publics », la machine judiciaire vient de mettre la main sur l’ancien ministre de la Sécurité, le général Salif Traoré et deux autres cadres du ministère de la jeunesse et des sports, chargé de l’instruction civique et de la construction citoyenne.</strong>

L'ancien ministre de la Sécurité, Général Salif Traoré a été placé aujourd'hui sous mandat de dépôt dans l'affaire Securiport.  2 autres anciens ministres attendent d'être fixés sur leur sort aujourd'hui ou demain.

Dans le même dossier, l'ancienne ministre de l'équipement et des transports Seynabou Diop quant à elle, reste en liberté. Elle est rentrée chez elle après une journée entre les mains des juges anti-corruption du Pôle économique de Bamako.

En plus de ce dossier, les juges anti-corruption ont frappé à la porte du ministère de la jeunesse et des sports.

Selon certaines indiscrétions, le DFM du Ministère de la jeunesse et des sports, chargé de l’instruction civique et de la construction citoyenne et un Régisseur de ce département ont été placé sous mandat de dépôt à la MCA.

Pour rappel, l’ancien président de l’Assemblée nationale du Mali, Isaac Sidibé, et quatre de ses anciens collaborateurs ont été placés sous mandat de dépôt. Les autres personnalités arrêtées sont Modibo Sidibé, ancien Secrétaire général de l’Assemblée Nationale, Anfa Kalifa, ex-contrôleur financier à l’AN, Demba Traoré ex-comptable à l’Assemblée Nationale et Mamoutou dit Bavieux Touré, ex-Directeur du Service Administratif et Financier de l’AN.

Ils ont été arrêtés dans le cadre d’une enquête pour atteinte aux biens publics, faux et usage de faux et complicité, rapporte le même média.

Il leur est reproché d’avoir détourné un montant de 17 milliards de

<strong>Kadiatou KONE</strong>

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</item>

<item>
<title>Mali : trois anciens ministres du défunt régime d’IBK inculpés pour corruption</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/mali-trois-anciens-ministres-du-defunt-regime-dibk-inculpes-pour-corruption-3034505.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 31 Aug 2023 13:32:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Au Mali, plusieurs anciens dignitaires du régime de feu Président Ibrahim Boubacar Keïta sont inquiétés par la justice dans le cadre de la lutte contre la corruption. Nous apprenons de plusieurs sources concordantes que trois anciens ministres ont été inculpés dans le dossier sécuriport. L’ancien ministre de la sécurité et de la protection civile, le Général Salif Traoré a même été placé sous mandat de dépôt hier mercredi.</strong>

Le dossier sécuriport est un contrat de concession signé en 2014  entre le gouvernement malien et la société sécuriport LLC pour une durée de dix ans. Cette signature permettait à ladite société de fournir et d’exploiter un système de sécurité pour l’aviation civile et l’immigration selon les modalités de construction, de maintien et de transfert. Il nous revient que le Général de Brigade Salif Traoré est inculpé dans ce sulfureux dossier avec son homologue de l’équipement et des transports de l’époque des faits, Mme Seynabou Diop, et un autre ancien ministre dont nous ignorons l’identité. L’ancienne ministre de l’équipement et des transports a été inculpée et placée sous contrôle judiciaire. Parce qu’elle a été autorisée à rentrer à la maison après  son audition au pôle économique et financier de Bamako.

Les choses s’accélèrent également au pôle économique et financier de Bamako. Les mêmes sources concordantes nous informent que le Directeur Financier et des Matériels du Ministère de la de la jeunesse, des sports, chargé de l’instruction civique et de la construction citoyenne et son régisseur ont été placés sous mandat de dépôt dans le dossier des enseignants volontaires. La justice les soupçonne de malversation financière sur un montant de 8 milliards FCFA.

<strong>Siaka DIAMOUTENE/Maliweb.net</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>AGETIER :  Scandale financier et dilapidation des ressources financières</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/agetier-scandale-financier-et-dilapidation-des-ressources-financieres-3034467.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/corruption/agetier-scandale-financier-et-dilapidation-des-ressources-financieres-3034467.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 31 Aug 2023 12:19:13 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Achats de parcelle de terrain nu sise à Sébougou (Ségou) à 150 millions FCFA, d’un bâtiment pour un montant de 200 millions francs CFA…, le Directeur général de l’Agence d’exécution des travaux d’infrastructures et d’équipements ruraux (AGETIER), Zana Coulibaly, est empêtré dans des affaires de mauvaise gestion et de dilapidation des ressources du service. Ce qui compromet les intérêts du service, l’Etat du Mali et d’autres structures.  Ses collaborateurs demandent son départ illico de la structure. </strong>

L’Agence d’exécution des travaux d’infrastructures et d’équipements ruraux (AGETIER) traverse l’un des pires moments de son histoire. En cause, son Directeur général, Zana Coulibaly, accusé de mauvaise gestion et de dilapidation des ressources du service.

En effet, la majorité de ses collaborateurs soit 35 personnes sur 44 ont signé une pétition demandant sa révocation pure et simple. Ils lui reprochent sa gestion unilatérale de l’AGETIER, le manque de confiance des bailleurs de fonds dans la gestion des projets et enfin l’annulation du financement de certains projets dont les dossiers de passation étaient en instance d’approbation au niveau des bailleurs.

Sur ce point précis, il  nous est revenu que les conventions de l’AGETEIR-Mali ont été réalisées notamment la construction du siège du CMC pour un montant de 5 milliards Fcfa, le projet de renforcement de la sécurité alimentaire et nutritionnelle dans la région de Koulikoro pour un montant de 14 589 892 000 Fcfa, le Projet de renforcement de la Sécurité Alimentaire par le Développement des cultures irriguées pour un montant de 7 445 968 057 Fcfa, le Programme de Renforcement de la Résilience à l’Insécurité Alimentaire et Nutritionnelle au Sahel pour un montant de 25 054 983 640 Fcfa, le Projet d’Amélioration de l’Accessibilité Rurale (PAAR-Koulikoro) pour un montant de 14 140 204 713 Fcfa, le Projet d’Amélioration de l’Accessibilité Rurale (PAAR-Sikasso) pour un montant de 16 496 905 498 Fcfa. «<em>Le montant total des conventions résiliées est de 82 727 953 908 Fcfa</em>» nous a-t-on dit.

<strong>Une parcelle de terrain nu sise à Sébougou (Ségou) payée à 150 millions FCFA</strong>

Ce n’est pas tout. Loin s’en faut. Le DG de l’AGETIER  est accusé d’avoir acheté une parcelle de terrain nu avec  Bakary Togola, alors président du conseil d’administration de l’AGETIER-Mali, pour bâtir le siège de l’Agence, sise à Sébougou, à distraire du titre foncier primaire numéro 1074 de Ségou, pour un montant de 150 millions francs CFA. Le hic, selon nos informations, est qu’il y a une différence importante sur le montant d’au moins 130 millions  francs CFA, entre le contrat d’achat et la pièce comptable.

En 2018, en tant que gestionnaire de l’Agence, Zana Coulibaly a acheté avec le même Bakary Togola un bâtiment abritant actuellement les bureaux de la Direction administrative et financière (DAF), faisant l’objet d’un titre précaire portant sur la concession urbaine à usage d’habitation sans objet de la parcelle numéro H/7, sise dans la zone résidentielle à Ségou, pour le compte de l’AGETIER-Mali, pour un montant de 200 millions francs CFA. <em>« Ici, il y a une différence importante sur le montant d’au moins 180 millions  francs CFA, entre le contrat d’achat et la pièce comptable</em> », selon une correspondance de Sanoussi Bouya Sylla, Président du Conseil d’Administration de l’AGETIER-Mali.

La même année, Zana Coulibaly a acheté un autre bâtiment abritant actuellement la Direction générale de l’Agence, de plus haut standing que celui de Monsieur Bakary Togola, pour un montant de 100 millions  francs CFA, faisant l’objet de titre foncier numéro 883, volume V, folio 82, d’une superficie de 975 mètres carrés, sis dans la zone résidentielle à Ségou, pour le compte toujours de l’AGETIER-Mali.

A en croire nos informations, il existe là aussi entre le contrat d’achat et la pièce comptable, une différence notable sur le montant d’au moins 50 millions francs CFA.

Autres éléments : il a donné à la réforme, en 2018, 03 véhicules gratuitement à des personnes, dont Bakary Togola (Toyota Land Cruiser V8 N<sup>0</sup>31 53 CIT), Monsieur Moussa Traoré, vice-président à l’époque, (Toyota Land Cruiser VX N<sup>O</sup>77 27 BIT), Monsieur Ladji Traoré, Commissaire aux comptes à l’époque (Toyota HILUX Pick UP N<sup>O </sup>21 03 BIT).

Quatre autres véhicules ont été mis à la réforme pour autrui dont une Toyota Pick-up pour un montant de 2 650 000 Fcfa et 3 Toyota Land Cruiser GX pour les montants respectifs de 3 017 500 Fcfa, 3 517 500 Fcfa et 3 000 000 Fcfa. Au même moment, en 2018, il nous est revenu que le sieur Coulibaly a  acheté un véhicule V8 toutes options pour Bakary Togola, année au cours de laquelle il a reçu gratuitement un véhicule de réforme de l’AGETIER.

<strong>Doute des partenaires extérieurs de l’Agence sur sa capacité de  gestion</strong>

Comme si tout cela ne suffisait pas, Zana a loué,  au nom et pour le compte de l’AGETIER-Mali, 02 maisons à Bamako, dont une abrite l’association AGETIER-Mali et l’autre pour l’antenne de l’Agence de l’AGETIER-Mali (qui sont sous le nom de Madame Sadio Coulibaly et Monsieur Mohamed Sadio Coulibaly).

Curieusement, les factures d’eau et d’électricité de ces 02 concessions sont domiciliées à Badalabougou SEMA GEXCO, Rue 140, Porte 22, la même adresse que Zana Coulibaly. Ce qui suscite des doutes auprès de toute personne dotée de bon sens. C’est pourquoi, il y a lieu de se questionner sur la moralité des signatures des deux bailleurs. Aussi, selon plus d’un à l’AGETIER, les montants des loyers sont manifestement exagérés et au double du plafond autorisé.

Par ailleurs,  les partenaires extérieurs ont émis de fortes réserves quant à la capacité de Zana Coulibaly de bien gérer la structure et à la mener à bon port. C’est le cas de présidents des organisations professionnelles du secteur BTP du Mali (l’Ordre des Architectes du Mali, l’Ordre des Ingénieurs Conseils du Mali, l’Ordre des Urbanistes du Mali et l’Ordre Patronal des Entreprises de Construction du Mali), qui, dans une correspondance adressée au président de l’Association, ont dénoncé le manque de transparence et de crédibilité dans les passations de marchés ; la faible implication de l’Agence voire son absence dans le suivi des travaux ; les ambiguïtés dans les clôtures des travaux ; la baisse de la performance de l’Agence ; le manque de suite par rapport à la construction du siège à l’issue d’un concours d’architecture et surtout, leurs préoccupations suite à l’annulation de conventions par les bailleurs de fonds, notamment, la BAD sur les projets P2RS (Convention N0310/3016/11)) et la Banque mondiale (Conventions N0324/2017/1p et N0325/2016/1P).

Autant de faits qui compromettent les intérêts de l’Agence, selon  le président Sanoussi Bouya Sylla, qui demande des éclaircissements dans une correspondance qu’il lui a adressée avec ampliation au ministère du Développement rural et aux autres membres de l’Association. Car il est clair pour le président de l’Association que ces faits portent préjudice à l’AGETIER-Mali et/ou de l’Etat du Mali et autres organisations.

Malgré cette gestion catastrophique de l’Agence, Zana Coulibaly reste à son poste, vaille que vaille. Pourquoi ? Mystère et boule de gomme. Et c’est dans ce cadre qu’il a convoqué une assemblée générale dont il n’avait d’ailleurs ni le droit ni la qualité de le faire puisque son contrat de travail avait pris fin.

C’est à la suite de cette parodie d’assemblée générale dont le quorum n’était même pas atteint qu’il a nommé le maire de Ségou, Nouhoum Diarra, représentant de l’Association malienne des municipalités (AMM) comme PCA en remplacement de Sanoussi Bouya Sylla. Le quorum est de 8 membres sur 10 soit les ¾.

Face à cette forfaiture, le président de l’AGETIER-Mali, par la correspondance n°000016/AGETIER-PDT datée du 8 juillet 2018, envoyée aux structures membres de l’AGETIER, a rappelé que l’assemblée générale extraordinaire devrait traiter d’un seul sujet à l’ordre du jour. Ce qui n’a pas été le cas. «<em>L’indélicatesse est de vous rappeler qu’en la matière, l’ex-directeur général ne peut et ne doit organiser une assemblée générale extraordinaire pour sa désignation</em>», renseignait la correspondance.

Toutes nos démarches pour  recouper nos informations auprès de Zana Coulibaly sont restées vaines.

<strong>Cyrille Coulibaly</strong>

<strong>………………………………………………….</strong>

<strong>Crise à l'AGETIER</strong>

<strong>Sale temps pour le DG accusé d’ériger des mauvaises pratiques en mode de gestion</strong>

<strong>La tension grandit au sein de l'Agence d'exécution des Travaux d'Infrastructures et d'Équipements Ruraux (AGETIER), où le Directeur Général controversé,  aurait procédé au licenciement d'une douzaine d'employés ayant accumulé de nombreuses années de service, certains d'entre eux totalisant même deux décennies de dévouement à l'agence. Cette action drastique intervient alors que les travailleurs, malheureusement, sont laissés sans salaire depuis deux mois consécutifs.</strong>

L'intention de licencier ces employés, qualifiée d'abusif par de nombreux observateurs, était déjà dans les cartons du Directeur Général controversé, Zana Coulibaly, depuis plusieurs mois.

Néanmoins, l'exécution de cette décision aurait été temporairement différée suite à l'influence de proches conseillers, qui l'auraient persuadé d'attendre la visite récente du Président de la Transition, Assimi Goïta, sur les lieux.

L'AGETIER, présente de manière significative dans la troisième région du Mali(Sikasso), constitue en effet un bastion politique pour le président en exercice. Puisqu’il est important de noter qu'Assimi Goïta depuis sa prise de fonction milite en faveur de la promotion de l'emploi au Mali.

Par conséquent, l'annonce de suppressions d'emplois, surtout dans son propre fief, la troisième région, risque de susciter des critiques et de semer le mécontentement, à moins que des justifications solides ne soient avancées pour expliquer ces mesures radicales.

Par ailleurs, le Directeur Général au cœur de cette controverse, Zana Coulibaly, est au centre de nombreuses critiques concernant sa gestion de l'agence. Des inspections et des audits pointeraient déjà du doigt, ses pratiques. Malheureusement, de vagues rumeurs suggèrent même qu'il bénéficierait d'une protection de la part d'Assimi Goïta lui-même. Cependant, ces allégations demandent davantage de vérifications avant d'être prises pour argent comptant.

En cette période où les autorités de la transition optent pour la transparence et la justice, il est essentiel que la situation à l'AGETIER fasse l'objet d'un examen minutieux. Quand on sait que les licenciements abusifs et les retards de paiement des salaires ne peuvent qu'accentuer les tensions au sein de l'agence et dans le pays en général. Cependant, les citoyens et les observateurs attendent des réponses claires quant à la direction que prendra cette situation, ainsi que les intentions du Président Goïta quant aux décisions qu’il prendra.]]> </content:encoded>
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<title>Mauvaise gestion au PRRE et à l’AGETIER :  Des faits compromettants pour le Coordinateur Oumarou Camara et le DG Zana Coulibaly</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/mauvaise-gestion-au-prre-et-a-lagetier-des-faits-compromettants-pour-le-coordinateur-oumarou-camara-et-le-dg-zana-coulibaly-3023815.html</link>
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<pubDate>Wed, 31 May 2023 00:25:58 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le gouvernement malien va-t-il prendre des mesures pour démasquer la machine à piller du Coordinateur du PRRE (Projet de Reconstruction et de Relance Économique), Oumarou Camara et du Directeur général de l’Agence d’Exécution des Travaux d’Infrastructures et d’Équipements Ruraux (AGETIER), Zana Coulibaly? En tout cas, le jeu en vaut la chandelle, rien que de par les pratiques d’outre-tombe qui ont cours dans le service des responsables de ces deux structures stratégiques dans le développement rural au Mali.</strong>

Depuis l’arrivée du Coordinateur Oumarou Camara au PRRE et du DG Zana Coulibaly à l’AGETIER, la mauvaise gestion des fonds et bien d’autres phénomènes jugés diffus sont devenus courants au niveau de ces deux structures.

<strong>Fraude à tous les niveaux  </strong>

Au titre de l'impact de l'indiscipline budgétaire dans la gestion des Conventions sur les performances de l'AGETIER, avec de nombreux transferts entre conventions, l’Agence ne perçoit pas les intérêts créditeurs sur ses comptes alors qu’elle a négocié leur rémunération avec les banques. Plus grave, des transferts et des paiements irréguliers sont reçus et exécutés par l’AGETIER au profit de certains maîtres d’ouvrage à titre d’honoraires. Dans certains cas, les pièces justificatives ne sont pas fournies.

Décidemment, le DG de l’AGETIER, Zana Coulibaly, est sur une pente raide pour son implication dans les réalisations d’ouvrages du PRRE. C’est du moins ce que révèle le rapport  d’enquête du Vérificateur sur la gestion du PRRE qui a occasionné des irrégularités financières  de 749,6 millions FCFA (749 612 155F) pendant les périodes 2018, 2019 et 2020.

Comme mentionné dans le document, le Directeur Général de l’AGETIER, Zana Coulibaly, a irrégulièrement payé le marché de construction du pont de la localité de Kaneye. Pour s’assurer que les travaux de construction de l’ouvrage de franchissement de Kaneye ont été totalement achevés et que la réception définitive a eu lieu, l’équipe de vérification a examiné les dossiers dudit marché. Elle s’est également entretenue avec le Chef de projet de l’AGETIER, le Spécialiste en Passation de Marchés et le Spécialiste en Gestion Financière de l’Unité de Coordination du PRRE.

Du coup, les enquêteurs ont constaté que le Directeur Général de l’AGETIER, Zana Coulibaly, a procédé au paiement intégral du contrat n°T1-IVP2-280-03-29/2014 relatif aux travaux de construction du pont (ouvrage) de Kaneye d’un montant de 24,5 millions FCFA (24 597 500F), bien que ledit ouvrage se soit écroulé durant le délai de garantie. En effet, la réception provisoire du pont de Kaneye objet dudit contrat a eu lieu le 7 août 2018 et il s’est effondré le 1er mars 2019 avant l’expiration du délai de garantie des travaux soit environ sept (7) mois. Ainsi, par lettre n°007 du 2 mars 2019, le Maire de la Commune Rurale de Kaneye a informé le Coordinateur Oumarou Camara de l’UCP- PRRE pour lui faire part de l’effondrement du pont.

À son tour, le Coordinateur de l’Unité de Coordination dudit Projet a saisi le dirlo de l’AGETIER, Zana Coulibaly par e-mail en date du 5 mars 2019 pour l’informer de l’effondrement du pont de Kaneye et solliciter par la même occasion les mesures urgentes qu’il compte prendre pour y remédier.

Auparavant, par e-mail du 7 février 2019, le Coordinateur Oumarou du PRRE avait informé la Direction de l’AGETIER des plaintes faites par les autorités communales sur la qualité de certaines infrastructures routières réalisées sous la maîtrise d’ouvrage de l’AGETIER dans la région de Tombouctou et spécifiquement, les travaux de construction de l’ouvrage de franchissement de Kaneye sur le marigot de Bourem.

En réponse à la correspondance du Coordinateur du PRRE, l’AGETIER par e-mail en date du 11 février 2019 émanant de son Directeur Technique a assuré que toutes les dispositions seront prises pour réparer les dégradations survenues.

Nonobstant l’engagement formel pris par l’AGETIER à travers son Directeur technique, aucune disposition n’a été prise pour prendre en charge les plaintes formulées par le Maire de la Commune de Kaneye alors que les clauses contractuelles du marché, stipulent que l’entrepreneur est tenu, durant le délai de garantie, à une obligation dite ‘<em>’obligation de parfait achèvement</em>‘’ au titre de laquelle il doit remédier à tous les désordres signalés par l’autorité contractante ou le bureau d’étude et de contrôle, de telle sorte que l’ouvrage soit conforme à l’état où il était lors de la réception provisoire.

En outre, le Bureau d’études Techniques et de Gestion de Projets (BGET) chargé de l’étude et du contrôle des travaux, objet dudit marché, n’a fait aucune diligence pour signaler les défaillances sur l’ouvrage. Il a également procédé à la validation des trois décomptes relatifs au paiement des 80 564 275 FCFA. De plus, il a participé à la réception technique des travaux, le 16 juillet 2018 à Kaneye.

Par ailleurs, la retenue de garantie d’un montant de 4,2 millions FCFA (4 240 225F) a été payée par le Directeur de l’AGETIER à l’entreprise. Aussi, l’AGETIER n’a entrepris aucune action pour mobiliser la caution de retenue de garantie fournie par l’entreprise. Le montant total compromis s’élève à 24 597 500 FCFA.

Plus grave encore, indique le rapport du Vérificateur, le DG de l’AGETIER, Zana Coulibaly, a irrégulièrement payé un bureau de contrôle qui n’a pas rempli ses obligations contractuelles.

Ainsi, il ressort des vérifications que le Bureau d’études Techniques et de Gestion de Projets (BGET), chargé des études et du contrôle des travaux de construction du pont de Kaneye n’a pas exécuté correctement ses obligations contractuelles relatives au contrôle et à la surveillance des travaux. Pire, ledit bureau n’a signalé dans aucun de ses rapports une situation de non ou mauvaise exécution des travaux pouvant compromettre la solidité de l’ouvrage.  De plus, il a approuvé l’ensemble des décomptes de paiement de l’entreprise chargée des travaux ; a établi et signé les documents de réceptions techniques et provisoires des travaux de construction du pont de Kaneye.

Aussi, il résulte du procès-verbal de réception technique établi le 16 juillet 2018 par le Bureau d’études Techniques et de Gestion de Projets, notamment après une visite contradictoire des tâches exécutées par l’entreprise, et des vérifications techniques nécessaires que la commission (composée des représentants du bureau de contrôle et de l’entreprise) a procédé à la réception technique sans réserve des travaux.

Également, il apparaît dans le procès-verbal de réception provisoire établi le 7 août 2018 et signé par les représentants du PRRE ; de l’AGETIER ; du bureau de contrôle BGET ; de l’entreprise et du Maire de Kaneye que l’AGETIER en sa qualité de Maître d’Ouvrage Délégué a approuvé, sans réserve , le document attestant la bonne exécution des travaux du pont 22 de Kaneye alors que l’ouvrage comportait des malfaçons, et il a cédé le 1er mars 2019 (voir la photo d’illustration)  avant l’expiration de la période de garantie, soit sept (07) mois après sa réception provisoire.  Le montant total payé par le Directeur Général de l’AGETIER, Zana Coulibaly, au bureau de contrôle BGET pour ses prestations alors qu’il n’a pas accompli ses obligations contractuelles relatives au contrôle et à la surveillance des travaux s’élève à plus de 23 millions FCFA (23 437 000F).

Autant de pratiques mafieuses qui font perdre à l’AGETIER plusieurs centaines de millions de francs CFA.  À en croire une source, avec l’application incorrecte des pénalités de retard des périodes 2018,  2019 et 2020, l’AGETIER aurait subi une perte sèche d’environ 800 millions de francs CFA représentant des montants payés contre cautionnements non remboursés et non recouvrés.

En attendant, le Coordinateur du PRRE, Omarou Camara et le DG de l’AGETIER, Zana Coulibaly, sont en taule position. Ils défilent au Pôle Économique et Financier.

<strong>Cyrille Coulibaly</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Magouille au Ministère des Maliens Etablis à l’Extérieur:  717 millions décaissés sans justificatifs par le DFM Abdoulaye AG Mohamed au profit de son ministre…</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/magouille-au-ministere-des-maliens-etablis-a-lexterieur-717-millions-decaisses-sans-justificatifs-par-le-dfm-abdoulaye-ag-mohamed-au-profit-de-son-ministre-3022376.html</link>
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<pubDate>Fri, 19 May 2023 08:49:56 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Enquêteur</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>19Une étrange affaire de gabegie financière  éclabousse le ministre des Maliens de l’extérieur !  Au cœur de cette mafia, le Directeur des finances et du matériel (DFM), Abdoulaye AG Mohamed aurait décaissé entre 2021 et 2022, auprès du régisseur spécial, Bourema Mamadou Diarra plus de 700 millions de F CFA au profit de son ministre et certains membres du cabinet. Tenez vous bien ! Toutes ces dépenses ont été effectuées sans les pièces justificatives, ni décharges. Pire une grande partie des montants prélevés ne sont pas parvenus aux intéressés ? Pour sauver sa tête, le régisseur Diarra a décidé de saisir le ministre des Maliens Établis à l'Extérieur et de l'Intégration Africaine (MMEEIA), Monsieur Alhamdou AG ILYÈNE à travers un courrier en date du 27 mars 2023 pour demander les documents justificatifs des frais.      </em></strong>

<strong>Les faits… </strong>

Incroyable mais vrai ! Au  Ministère des Maliens Établis à l'Extérieur rien ne va entre le DFM et le régisseur spécial. Pour cause, la gestion peu orthodoxe du patron des finances et du matériel du département, Abdoulaye AG Mohamed qui foule aux pieds les procédures  d’engagement et de dépense, relatives aux finances publiques.

Dans sa mauvaise gestion, son régisseur spécial est tombé dans son piège, si on en croit à sa version des faits. En utilisant le caractère urgent des dépenses en pleine période de COVID 19, il est parvenu a prélevé 717 millions de F CFA auprès du régisseur spécial sans justificatif. Agacé par cette pratique au sein du service,    Bourema Mamadou Diarra a demandé à son chef hiérarchique, qui est le DFM, les justificatifs des dépenses effectuées dans l’urgence. Mecontent,  Abdoulaye AG Mohamed menace de le relever de son poste, s’il insiste. Sans perdre de temps, le régisseur lui ordonna de le faire, mais tout en exigeant de lui remettre les pièces justificatives des sommes perçues. C’est dans ce bras de fer entre les deux supers financiers,  que le régisseur déboussolé, a écrit au ministre,    Alhamdou AG ILYÈNE  pour les départager.

<strong><em>La lettre du régisseur Diarra au ministre… </em></strong>

<em>« J’ai l’honneur de venir très respectueusement auprès de vous notifier des situations très ambigües au niveau de mon service et demander votre implication personnelle en vue de recevoir les décharges ou justificatifs de certaines sommes perçues par M. le DFM Abdoulaye Ag Mohamed à votre profit et au profit de tiers. Vous n’êtes pas sans savoir que la collaboration et la communication entre le DFM et moi sont devenues ces derniers temps très-très difficile, jusqu’à ce qu’il a demandé ma relève. Ceci étant, je suis obligé de clarifier ma gestion avant de partir. »</em>  a expliqué M. Diarra avant de révéler au ministre que la quasi-totalité des montants pris ne sont pas parvenus aux intéressés et que le DFM refuse catégoriquement  de lui remettre les pièces justificatifs. A titre illustratif, il fera savoir au ministre qu’en octobre 2022 que 13 millions ont été remis à un certain Kassim Diarra pour les départements de la santé et du Budget. Mais que toutefois, après investigation lesdits services affirment n’avoir pas reçu cet argent.

<strong>5 millions pour l’achat du téléphone du ministre… </strong>

Concernant les montants décaissés sans justificatifs, tenez-vous bien ! Au moment que le chef du gouvernement crie sur tous les toits, en demandant aux maliens de serrer les ceintures et de réduire le terrain de vie de l’Etat. Voici les dépenses faramineuses effectuées pour le confort d’un ministre. 15 millions de F CFA  pour l’achat d’un groupe électrogène et l’installation de camera de surveillance au domicile du ministre. Ce n’est pas tout, 5 millions 700 mille pour l’achat de téléphone pour le ministre. En dehors des frais, salaire et indemnité, le ministre seul a englouti plus de 145 millions en quelques mois si on en croit au tableau des dépenses.

Pour accompagner le ministre dans sa mission à Gao et Ménaka le 27 juillet 2021 et le 2 septembre 2021, plus de 225 millions ont été empochés pour quelle fin ?

Ces autres missions en dehors du pays au Sénégal, en Côte d’Ivoire, au Niger, en Espagne ont couté au budget de l’Etat plus de 120 millions de nos francs selon la lettre. Au total 349 millions ont été décaissés sans justificatifs pour les missions du ministre en quelques mois.    Cependant, certains proches du ministre ne sont pas sortis bredouille. C’est ainsi, en mai 2022 le montant de 10 millions de F CFA, a été remis à une chargée de mission du ministre du nom de Zahara. Pourquoi faire ?  Pour les fêtes de fin d’année en décembre 2021, la Ségale du ministre a perçu une bagatelle de 5 millions. Au total la Ségale, le chef de cabinet, l’attaché, l’adjoint au DFM se sont partagés plus de 20 millions le 7 septembre 2021 aux dires du régisseur spécial.  A en croire ce dernier en dehors de ces montants ci-mentionnés, il a remis plus de  183 millions  au DFM sans justificatifs. Une histoire qui fait dormir debout. Nos différentes tentatives pour contacter le DFM pour mieux recouper, sont restées vaines. Maintenant, il est impératif que cette situation à l’allure d’un détournement soit  clarifiée   au risque de jeter l’opprobre et le discrédit   sur la transition. Car les maliens qui font le maximum de sacrifices pour épauler le président de la Transition donc ils ne peuvent pas gober ce genre de dilapidation des deniers publics, ni tolérer. A suivre…

<strong>A.B.D</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Réalisations d’infrastructures rurales et agricoles au Mali :  Les combines du Coordinateur Oumarou Camara du PRRE et le DG Zana Coulibaly de l’AGETIER pour casser les fonds publics</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/realisations-dinfrastructures-rurales-et-agricoles-au-mali-les-combines-du-coordinateur-oumarou-camara-du-prre-et-le-dg-zana-coulibaly-de-lagetier-pour-casser-les-fonds-publics-3019848.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 26 Apr 2023 12:39:25 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le gouvernement malien va-t-il prendre des mesures pour démasquer la machine à piller du Coordinateur du PRRE (Projet de Reconstruction et de Relance Économique), Oumarou Camara et du Directeur général de l’Agence d’Exécution des Travaux d’Infrastructures et d’Équipements Ruraux (AGETIER), Zana Coulibaly? En tout cas, le jeu en vaut la chandelle, rien que de part les pratiques d’outre-tombe qui ont cours dans le service des responsables de ces deux structures stratégiques dans le développement rural au Mali.</strong>

Depuis l’arrivée du Coordinateur Oumarou Camara au PRRE et du DG Zana Coulibaly à l’AGETIER, la mauvaise gestion des fonds et bien d’autres phénomènes jugés diffus sont devenus courants au niveau de ces deux structures.

<strong>Pourboires et « pour manger » au PRRE  </strong>

L’enquête financière sur la gestion du PRRE fait ressortir que les opérations de dépenses relatives à la gestion du projet et du Plan de Sécurisation Intégré des Régions du Centre (PSIRC) ont été entachées d’irrégularités financières d’un montant total de 749 612 155 FCFA. Ces irrégularités sont relatives à la violation des règles d’exécution et de règlement des marchés publics et à des dépenses irrégulières sur les intérêts créditeurs.

[caption id="attachment_3019859" align="alignleft" width="480"]<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/04/Oumarou-Camara.jpg"><img class="size-full wp-image-3019859" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/04/Oumarou-Camara.jpg" alt="" width="480" height="630" /></a> Oumarou Camara[/caption]

Le Coordinateur de l’Unité de Coordination du PRRE, Oumarou Camara, a autorisé des prélèvements irréguliers sur le compte d’intérêt de SOS-Sahel. En effet, il ressort de l’examen des comptes bancaires de l’UCP (Unité de Coordination du Projet) et des Maîtrises d’Ouvrage Délégué (MOD) ainsi que des pièces justificatives des décaissements effectués sur le compte d’intérêts de SOS-Sahel que le Coordinateur de l’UCP, Oumarou Camara, a autorisé l’ONG SOS-Sahel à effectuer trois (3)  prélèvements irréguliers sur le compte d’intérêt pour préfinancer des activités du financement additionnel du PRRE en attendant la mise à disposition des fonds. Le manuel de procédures du projet ne prévoit pas ces préfinancements, et le Coordinateur n’a pas demandé l’avis de non objection de l’IDA (Association International de Développement). Le montant total des trois décaissements effectués en avril, mai et juin 2019, au profit de l’AMAP pour la publication d’avis à manifestation d’intérêts dans le journal « L’Essor », s’élève à 1 937 700 FCFA. De plus, après réception des fonds depuis le 27 août 2019, SOS-Sahel n’a pas procédé au remboursement du préfinancement.

Et comble de la délinquance financière à l’Unité de Coordination du Projet de Reconstruction et de Relance Économique, le Coordinateur Oumarou et le Spécialiste en Gestion Financière, Mahamadou Diarra, ont effectué des décaissements irréguliers sur les intérêts créditeurs générés par les comptes bancaires. De l’examen du compte d’intérêt de l’UCP-PRRE par la mission d’audit, il apparaît que le Coordinateur Oumarou Camara et le Spécialiste en Gestion Financière du projet, Mahamadou Diarra, ont effectué des décaissements irréguliers sur les intérêts générés par les comptes bancaires. De janvier à juillet 2022, ils ont effectué, sur le compte d’intérêts de l’UCP, 81 décaissements pour un montant total de plus de 132 millions  FCFA (132 135 926F) alors qu’aucune dépense sur les intérêts générés n’a été prévue dans le PTBA 2022. Pourquoi une telle stratégie ? Seul le Coordinateur du PRRE, Oumarou Camara et son Spécialiste en gestion financière, Mahamadou Diarra, pourront y répondre. Surtout  qu’ils défilent au Pôle Économique, à l’heure actuelle.

<strong>Fraude à tous les niveaux de l’AGETIER </strong>

Au titre de l'impact de l'indiscipline budgétaire dans la gestion des Conventions sur les performances de l'AGETIER, avec de nombreux transferts entre conventions, l’Agence ne perçoit pas les intérêts créditeurs sur ses comptes alors qu’elle a négocié leur rémunération avec les banques. Plus grave, des transferts et des paiements irréguliers sont reçus et exécutés par l’AGETIER au profit de certains maîtres d’ouvrage à titre d’honoraires. Dans certains cas, les pièces justificatives ne sont pas fournies.

Décidemment, le DG de l’AGETIER, Zana Coulibaly, est sur une pente raide pour son implication dans les réalisations d’ouvrages du PRRE. C’est du moins ce que révèle le rapport  d’enquête du Vérificateur sur la gestion du PRRE qui a occasionné des irrégularités financières  de 749,6 millions FCFA (749 612 155F) pendant les périodes 2018, 2019 et 2020.

Comme mentionné dans le document, le Directeur Général de l’AGETIER, Zana Coulibaly, a irrégulièrement payé le marché de construction du pont de la localité de Kaneye. Pour s’assurer que les travaux de construction de l’ouvrage de franchissement de Kaneye ont été totalement achevés et que la réception définitive a eu lieu, l’équipe de vérification a examiné les dossiers dudit marché. Elle s’est également entretenue avec le Chef de projet de l’AGETIER, le Spécialiste en Passation de Marchés et le Spécialiste en Gestion Financière de l’Unité de Coordination du PRRE.

Du coup, les enquêteurs ont constaté que le Directeur Général de l’AGETIER, Zana Coulibaly, a procédé au paiement intégral du contrat n°T1-IVP2-280-03-29/2014 relatif aux travaux de construction du pont (ouvrage) de Kaneye d’un montant de 24,5 millions FCFA (24 597 500F), bien que ledit ouvrage se soit écroulé durant le délai de garantie. En effet, la réception provisoire du pont de Kaneye objet dudit contrat a eu lieu le 7 août 2018 et il s’est effondré le 1er mars 2019 avant l’expiration du délai de garantie des travaux soit environ sept (7) mois. Ainsi, par lettre n°007 du 2 mars 2019, le Maire de la Commune Rurale de Kaneye a informé le Coordinateur Oumarou Camara de l’UCP- PRRE pour lui faire part de l’effondrement du pont.

À son tour, le Coordinateur de l’Unité de Coordination dudit Projet a saisi le dirlo de l’AGETIER, Zana Coulibaly par e-mail en date du 5 mars 2019 pour l’informer de l’effondrement du pont de Kaneye et solliciter par la même occasion les mesures urgentes qu’il compte prendre pour y remédier.

Auparavant, par e-mail du 7 février 2019, le Coordinateur Oumarou du PRRE avait informé la Direction de l’AGETIER des plaintes faites par les autorités communales sur la qualité de certaines infrastructures routières réalisées sous la maîtrise d’ouvrage de l’AGETIER dans la région de Tombouctou et spécifiquement, les travaux de construction de l’ouvrage de franchissement de Kaneye sur le marigot de Bourem.

En réponse à la correspondance du Coordinateur du PRRE, l’AGETIER par e-mail en date du 11 février 2019 émanant de son Directeur Technique a assuré que toutes les dispositions seront prises pour réparer les dégradations survenues.

Nonobstant l’engagement formel pris par l’AGETIER à travers son Directeur technique, aucune disposition n’a été prise pour prendre en charge les plaintes formulées par le Maire de la Commune de Kaneye alors que les clauses contractuelles du marché, stipulent que l’entrepreneur est tenu, durant le délai de garantie, à une obligation dite ‘<em>’obligation de parfait achèvement</em>‘’ au titre de laquelle il doit remédier à tous les désordres signalés par l’autorité contractante ou le bureau d’étude et de contrôle, de telle sorte que l’ouvrage soit conforme à l’état où il était lors de la réception provisoire.

En outre, le Bureau d’études Techniques et de Gestion de Projets (BGET) chargé de l’étude et du contrôle des travaux, objet dudit marché, n’a fait aucune diligence pour signaler les défaillances sur l’ouvrage. Il a également procédé à la validation des trois décomptes relatifs au paiement des 80 564 275 FCFA. De plus, il a participé à la réception technique des travaux, le 16 juillet 2018 à Kaneye.

Par ailleurs, la retenue de garantie d’un montant de 4,2 millions FCFA (4 240 225F) a été payée par le Directeur de l’AGETIER à l’entreprise. Aussi, l’AGETIER n’a entrepris aucune action pour mobiliser la caution de retenue de garantie fournie par l’entreprise. Le montant total compromis s’élève à 24 597 500 FCFA.

Plus grave encore, indique le rapport du Vérificateur, le DG de l’AGETIER, Zana Coulibaly, a irrégulièrement payé un bureau de contrôle qui n’a pas rempli ses obligations contractuelles.

Ainsi, il ressort des vérifications que le Bureau d’études Techniques et de Gestion de Projets (BGET), chargé des études et du contrôle des travaux de construction du pont de Kaneye n’a pas exécuté correctement ses obligations contractuelles relatives au contrôle et à la surveillance des travaux. Pire, ledit bureau n’a signalé dans aucun de ses rapports une situation de non ou mauvaise exécution des travaux pouvant compromettre la solidité de l’ouvrage.  De plus, il a approuvé l’ensemble des décomptes de paiement de l’entreprise chargée des travaux ; a établi et signé les documents de réceptions techniques et provisoires des travaux de construction du pont de Kaneye.

Aussi, il résulte du procès-verbal de réception technique établi le 16 juillet 2018 par le Bureau d’études Techniques et de Gestion de Projets, notamment après une visite contradictoire des tâches exécutées par l’entreprise, et des vérifications techniques nécessaires que la commission (composée des représentants du bureau de contrôle et de l’entreprise) a procédé à la réception technique sans réserve des travaux.

Également, il apparaît dans le procès-verbal de réception provisoire établi le 7 août 2018 et signé par les représentants du PRRE ; de l’AGETIER ; du bureau de contrôle BGET ; de l’entreprise et du Maire de Kaneye que l’AGETIER en sa qualité de Maître d’Ouvrage Délégué a approuvé, sans réserve , le document attestant la bonne exécution des travaux du pont 22 de Kaneye alors que l’ouvrage comportait des malfaçons, et il a cédé le 1er mars 2019 (voir la photo d’illustration)  avant l’expiration de la période de garantie, soit sept (07) mois après sa réception provisoire.  Le montant total payé par le Directeur Général de l’AGETIER, Zana Coulibaly, au bureau de contrôle BGET pour ses prestations alors qu’il n’a pas accompli ses obligations contractuelles relatives au contrôle et à la surveillance des travaux s’élève à plus de 23 millions FCFA (23 437 000F).

Autant de pratiques mafieuses qui font perdre à l’AGETIER plusieurs centaines de millions de francs CFA.  À en croire une source, avec l’application incorrecte des pénalités de retard des périodes 2018,  2019 et 2020, l’AGETIER aurait subi une perte sèche d’environ 800 millions de francs CFA représentant des montants payés contre cautionnements non remboursés et non recouvrés.

<strong>Le PRRE et l’AGETIER victimes de leurs premiers responsables </strong>

Aujourd’hui, avec la mauvaise gestion en cours au PRRE et à l’AGETIER, le Mali risque de faire le deuil de la réalisation de certaines infrastructures rurales et agricoles.

Et si le gouvernement pouvait ordonner, sans complaisance ni parti pris, la vérification de fonds en comble de tous les services du PRRE et de l’AGETIER, on devrait, peut-être, découvrir un grand réseau mafieux savamment monté en vue de saccager les fonds publics.

À en croire nos sources, ce genre de petits truands au PRRE et à l’AGETIER ne cesse de causer d’énormes préjudices à l’État malien, par leur façon de faire. À  travers leur façon de faire, on voit qu’au niveau de ces deux services étatiques, les anciennes amours, sont encore présentes dans les têtes des responsables évoluant à la tête de ces entités administratives. Le PRRE et l’AGETIER sont en proie à des scandales sans précédent. En premier lieu, l’éthique et la déontologie sont foulés au pied depuis des ans. L’arrivée du Coordinateur Oumarou Camara au PRRE et du DG Zana Coulibaly à l’AGETIER, a permis une réglementation des pratiques frauduleuses au niveau  de ces structures. Normalement,  la réglementation engendre l’application rigoureuse des normes, mais on assiste, aujourd’hui, à une magouille et à un vol sans précédent au sein de ces deux services.

À qui profite ce genre d’activités mafieuses? Et tout le monde s’interroge actuellement si le président Assimi qui a promis de mener une lutte implacable contre la corruption, ne sera pas roulé dans la farine.
Voilà qui, loin de troubler l’ordre public (comme rapporteraient les maffiosi de la république), sonnerait comme une véritable alerte aux oreilles du ministre de l’Économie et celui du Développement Rural. Si en réalité les deux ministres  veulent aller loin, ils feront mieux de tirer au clair  les affaires en cours au PRRE et à l’AGETIER. Leur crédibilité en dépend aussi, même si leur démarche peut cacher d’autres affaires managées par des proches. Sauf s’ils veulent à l’instar de certains de leurs prédécesseurs devenir « sinistres » du gouvernement.

En tout cas, au ministre de l’Économie et des Finances et celui du Développement Rural, vous avez un très bon dossier sur vos bureaux. Déployez seulement les enquêteurs. Et vous pourrez donner raison aux médisants de la république.

Par ailleurs, il faut souligner que la Banque Mondiale qui doit contrôler les investissements du PRRE est aujourd’hui  flouée par le Coordinateur du PRRE, Oumarou Camara. Il  a déjà trompé ce partenaire stratégique dans le cadre du Plan de Sécurisation Intégré des Régions du Centre (PSIRC) qui a démarré en 2021 ; et en 2023 aucune réalisation  n’est encore visible sur le terrain. Et s’il devra toujours piloter le PRRE, il jouera le même scénario de prolongation sans des résultats tangibles. Ce qui est un danger pour le développement des régions affectées par la crise dans notre pays.

En bloc, il y a du mensonge dans les réalisations du PRRE sur le terrain. Mais pourquoi pas mal de projets du PRRE ne sont pas fonctionnels comme les Gares routières de Gao, Tombouctou et Douentza ? Et pourquoi  le Coordinateur du PRRE, Oumarou Camara, refuse de remettre les matériels agricoles aux exploitants du PIV de  Sindiwara Ansongo, malgré leur demande formulée,  depuis le  16 Août 2022 pour les besoins de la campagne agricole 2022-2023 ?

Des questions auxquelles nous donnerons des réponses dans nos prochaines éditions.

<strong>Jean Pierre James</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Scandales sous IBK : Que devient  Michel Tomi ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/scandales-sous-ibk-que-devient-michel-tomi-3019127.html</link>
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<pubDate>Wed, 19 Apr 2023 01:46:45 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Aube</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>L’homme d’affaires français, Tomi Michel est un sulfureux personnage connu des maliens. Il a été cité dans plusieurs dossiers de corruption et de délinquance financière sous le règne de son ami Ibrahim Boubacar Keïta : Achat de l’avion présidentiel et des équipements militaires, formation d’agents de sécurité de la garde rapprochée d’IBK… Toutes ces affaires sont actuellement instruites par la justice malienne. Cependant, l’homme d’affaires français a disparu des radars à Bamako depuis la chute d’IBK.     </strong>

En effet, le nom de cet homme d’affaires corse revenait sans cesse dans différentes enquêtes et rapports sous le règne de l’ancien président. Celui-ci n’hésitait pas à évoquer même la grande amitié qui le liait à Tomi. Entre les deux hommes, il existait, non seulement, des rapports d’amitié mais aussi une complicité sans limites, selon des témoignages. Aussi, l’ancien président, dans une interview, a un journal étranger, avait indiqué que l’homme d’affaires français était son frère. Cette relation avec le locataire de Koulouba avait ouvert les portes du palais présidentiel à un homme qui traitait avec plusieurs chefs d’Etat du continent. D’où plusieurs accusations et enquêtes de la justice française contre Tomi Michel surnommé par ailleurs <em>« le parrain des parrains </em>» de la mafia corse.

Ainsi, le nom de Tomi est apparu dans l’exécution de plusieurs marchés publics qui ont fait l’objet de malversations sous le règne d’IBK. Dans le lot, il y a le scandale de l’achat de l’avion présidentiel. Cette transaction (entachée d’irrégularités) avait provoqué beaucoup de commentaires au Mali et hors de nos frontières. En juin 2014, Tomi Michel a été mis en examen par la justice française pour, notamment, corruption d’agent public étranger, abus de confiance et recel d’abus de bien social.

Occasion pour les juges et les enquêteurs français de s’intéresser à l’origine de ses revenus et de chercher à savoir l’étendue de ses relations avec IBK. Il est à préciser que les relations entre les deux hommes avaient ouvert la voie aux spéculations depuis la campagne présidentielle de 2013. A cette époque, IBK avait bénéficié de l’appui précieux de l’homme d’affaires français. Celui-ci qui était propriétaire d’une compagnie de transport (Afrijet) assurait les déplacements du candidat de l’époque. Cependant, le corse a toujours démenti avoir financé sa campagne. Un argument battu en brèche  par certains observateurs, selon lesquels, Tomi Michel a toujours agit ainsi. C’est-à-dire financer les campagnes de certains candidats au présidentiel (Gabon, Mali, Togo) pour ensuite bénéficier de largesses dans ces pays, au cas où…

Suite à son inculpation, il bénéficia finalement, en juin 2018, d’un <em>« non-lieu »</em> prononcé par la justice française. A l’époque, les juges ont estimé qu’il n’y a pas de charge suffisante contre lui. Malgré tout, cette inculpation de Tomi Michel avait eu des échos retentissants au Mali et à travers le monde. Et son amitié, au-delà, ses relations d’affaires avec le chef de l’Etat malien, à l’époque, étaient étalées sur la place publique. L’image d’IBK avait pris un sacré coup à cause de cette affaire.

Car au cours de son audition par les juges français, Tournaire et Robert, Michel Tomi avait été contraint de faire certaines révélations, notamment, les nombreux <em>« cadeaux »</em> offerts au président de l’époque. Autres cadeaux offerts : Une montre en or (Rolex), des costumes de luxe et des smokings. Ce n’est pas tout ! Le « parrain des parrains » a également indiqué qu’il a organisé des virées shoping à Paris pour la première Dame et la famille présidentielle. Il a avoué aussi avoir offert des smartphones et des iPads.

Enfin, c’est l’homme d’affaires corse qui, selon les enquêtes, réglait souvent les notes d’hôtel à <em>« La Réserve »</em> ou au  <em>« Franklin Roosevelt » </em>deux palaces de haute gamme, lors des visites à Paris du président et de sa famille…

Dans le cadre de ces mêmes enquêtes, le bras droit de Michel Tomi, Marc Gaffajoli avait été aussi auditionné par la justice française. Marc Gaffajoli était le directeur d’Afrijet (une société basée au Gabon). Après cette audition, ce proche de Tomi Michel a été encore convoqué, en juin 2015 à Nanterre, par les policiers français. Ceux-ci enquêtaient dans le cadre d’un dossier judiciaire  ouvert en France sur l’achat de l’avion présidentiel d’IBK. Selon la presse, les policiers français cherchaient à connaître le rôle de Marc Gaffajoli, dans cette transaction, qui aura couté au contribuable maliens un pactole estimé à 20 milliards de F CFA.

<strong>Le scandale de l’achat de l’avion présidentiel</strong>

Pour rappel, l’avion présidentiel acheté à l’époque avait provoqué beaucoup de commentaires et au-delà de nos frontières. Cet appareil, un Boeing 737, avait été acheté à la suite d’un montage financier opaque mêlant sociétés-écrans et hommes d’affaires douteux. Hors de toute inscription budgétaire, 20 milliards de francs CFA ont été sortis des caisses de l’Etat pour acquérir pour cette transaction. Or, le Boeing présidentiel n’était pas immatriculé au nom du Mali.

L’appareil a été immatriculé sur le registre de l’aviation civile de l’île d’Aruba (Antilles néerlandaises) située au large du Venezuela au nom de la société <em>« Mali BBJ Limited »</em>. Cette société a été constituée, le 7 mars 2014 à Anguilla (un territoire britannique d’outre-mer situé dans les petites Antilles), conformément à un mandat donné, le 5 mars 2014, à un avocat d’affaires par le gouvernement du Mali.

Selon certaines informations diffusées suite aux enquêtes, pour l’exploitation du Boeing présidentiel malien, le gouvernement d’Aruba a attribué une licence radio avec des fréquences à une société dénommée <em>« Jet Magic Limited »</em> située à St-Julian sur l’île de Malte ! En vue de l’utilisation de l’avion par le président du Mali, un contrat-bail a été signé entre le ministère de la Défense du Mali et la société “Mali BJJ Ltd” (société créée par le Gouvernement du Mali), indique-t-on…

Bref, l’histoire du Boeing présidentiel n’était autre qu’une histoire d’ <em>« ingénierie »</em> financière diabolique d’essence mafieuse, le tout, au détriment du trésor et du contribuable maliens.

Par ailleurs, l’homme d’affaires corse était cité dans d’autres affaires et scandales sous IBK, car, il opérait dans le secteur de la sécurité et des armements.

Ainsi, un site  tunisien (Anakouss) révélait : Le parrain corse était mêlé à de nombreuses affaires au Mali. «<em>Notre enquête prouve que cette entreprise est plus étendue que celle annoncée par le quotidien français. Selon nos informations, le parrain Tomi et son fils jean Baptiste disposent de passeports diplomatiques maliens»</em>.

Le même site indiquait que le groupe auquel était lié Tomi gérait des affaires juteuses liées de la  présidence malienne, citant un contrat de plusieurs centaines de millions d’Euros et un autre contrat (militaire) de 105 millions d’Euros accordé à une société impliquée dans l’achat des équipement miliaires, signé le 13 novembre 2013.

Par ailleurs, le nom de Tomi revenait dans les activités du Pari mutuel urbain (PMU) qu’il aurait introduit en Afrique francophone. Il était aussi propriétaire d’un empire immobilier et industriel et possédait des casinos et des sociétés de courtage, selon Anakouss.

Selon un diplomate français, rencontré en juin 2013 à Bamako, <em>« la force des Tomi, c’est qu’ils étaient proches d’IBK quand il n’était rien, ils ont du flair »</em>.

<strong>Mémé Sanogo</strong>

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<title>Office Riz Ségou :  La gestion opaque du DG Salif Sangaré</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/office-riz-segou-la-gestion-opaque-du-dg-salif-sangare-3019289.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 18 Apr 2023 09:26:07 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Témoin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Loin des projecteurs depuis son accession à la tête de l’ORS, probablement corollaire à son bilan en deçà des attentes, le DG a fait parler de lui au-delà de sa gestion opaque. A l’Office du Riz Ségou, tenez-vous bien, il se rapporte que les marchés sont attribués selon la seule volonté et en violation de toutes les procédures. Et pour cause, confie la même source, ils sont attribués aux heureux bénéficiaires moyennant une commission de 10% du montant. Alors qu’il est constamment traîné, avec d’autres de ses agents, dans les locaux du Pôle économique et financier pour une affaire de marché non exécuté, le DG vient de passer un autre marché sur fonds de suspicions d’affairisme et de manquement aux procédures. Salif Sangaré, il s’agit de lui, a passé un marché de consultation restreinte pour l’achat de 7 tonnes de sucres pour un montant de 5 451 600 FCFA alors que sa structure peine à améliorer ses recettes depuis plus d’une décennie. Et le DG de justifier la violation des procédures par un besoin de prévenir une pénurie de sucre sur le marché. Selon lui, en effet, avec la forte demande en pendant ramadan, le sucre, en plus de grimper en prix devient rare sur le marché. Le hic est que l'Entreprise «Petit Mahamane Traoré», bénéficiaire dudit marché, n’avait aucune expérience dans le commerce général. Il s’agit d’une entreprise de BTP notamment spécialisée dans le curage et la construction des bâtiments. C’est du moins l’aveu de son promoteur joint par soins, qui confie par quel leurs avoir livré la marchandise dans les locaux de la Direction générale sis à Ségou. Et ce n’est pas tout. Il se susurre qu’une bonne partie des 140 sacs de sucre était destinée aux hautes autorités de la tutelle dont le ministre de l’agriculture. C’est du moins ce qu’aurait laissé entendre le patron des lieux, le DG Sangaré. En tout cas, une bonne partie des 7 tonnes de sucre n’a pas été partagées entre les travailleurs de l’Office, rapportent de sources concordantes. Certains travailleurs disent n’avoir reçu que 5 kilos. Et pire, un agent, de bonnes sources, aurait même perdu son poste pour avoir refusé de signer le bordereau de livraison. Dans les sombres couloirs de l'ORS, en définitive, discrimination fait bon ménage avec affairisme.

<strong>Amidou Keita</strong>

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<item>
<title>Commune de Sadiola :  Le maire dans la mire de ses mandants</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/commune-de-sadiola-le-maire-dans-la-mire-de-ses-mandants-3014893.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 14 Mar 2023 01:23:26 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Témoin</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt"><span style="font-size: 12.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Après une pétition adressée au préfet central de Kayes, aux ministres de la justice ainsi qu’à celui de l’administration territoriale, dans laquelle un collectif 30 sur 47 chefs de village a demandé la mise en place d’une délégation spéciale à la tête de la mairie. Leur requête a fait l’objet d’une plainte en bonne et due forme introduite auprès du Tribunal de grande instance de Kayes, le 22 janvier dernier, en association avec la société civile de Sadiola connue sous le vocable «Ensemble Pour la Commune de Sadiola». Les chefs d’accusations vont du détournement de biens sociaux à la corruption et à l’abus de biens publics en passant par enrichissement personnel illégal et l’abus de pouvoir. La dénonciation fait également état de dégradation de l’environnement, de faits de vols et de gestion catastrophique des maigres ressources de la commune par le conseil communal. Et ce n’est pas tout. Comme par coïncidence, nos sources indiquent qu’une équipe du Bureau du vérificateur général séjourne actuellement dans les locaux du conseil communal pour tirer au clair une gestion qualifiée de catastrophique, y compris par certains membres de l’équipe communale. </span></p>
<p style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt"><span style="font-size: 12.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt"><b><span style="font-size: 12.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Des formations fictives à l’attention des conseillers…</span></b></p>
<p style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt"><span style="font-size: 12.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt"><span style="font-size: 12.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Selon les témoignages recueillis auprès du conseiller Cheick Sadibou Touré, les conseillers n’ont jamais reçu de formation contrairement au contenu du compte administratif dans lequel il a été mentionné que plus de neuf (9) millions F CFA ont été affectés pour assurer la formation des conseillers communaux. Tout en confiant n’avoir jamais été formé, ni un seul de ses collègues à sa connaissance, notre interlocuteur dit avoir refusé de signer ledit compte administratif avant d’alerter le Préfet central de Kayes sur la mauvaise gestion de l'équipe dirigeante de sa mairie.</span></p>
<p style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt"><span style="font-size: 12.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt"><b><span style="font-size: 12.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Des salaires mensuels déguisés en primes…</span></b></p>
<p style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt"><span style="font-size: 12.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt"><span style="font-size: 12.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Contrairement aux dispositions légales, le bureau Communal a également instaurer un régime salarial mensuel déguisé en primes pour contourner la loi, en faveur notamment du maire et de ses trois adjoints : 600 000 FCFA pour le maire, 400 000 pour son 1er adjoint et 300 000 respectivement pour les 2e et le 3e adjoints. C’est du moins du moins ce qu’il ressort des mots lâchés par le conseil démissionnaire Moussa Sissoko.</span></p>
<p style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt"><span style="font-size: 12.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt"><b><span style="font-size: 12.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Des fonds distribués par des sociétés minières…</span></b></p>
<p style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt"><span style="font-size: 12.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt"><span style="font-size: 12.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">En dehors des primes spéciales, le conseil communal s’en est également arrogé du côté des sociétés minières, selon les affirmations et déballages d’une conseillère répondant au nom de Sanou Oulé Macalou. Elle dit avoir pris connaissance du versement d’un montant de trente millions à Moro Macalou, qui lui aurait même remis 250 000 Fcfa. Et Amadou Keita, représentant des Chinois dans la zone de Sabouciré, d’avouer avoir distribué aux élus la somme de 41 millions à trois reprises. Il s’agissait, selon toute évidence, d’une contrepartie d’autorisation d’exploitation illégale de 15 km de terres dans la zone de Saboucire.</span></p>
<p style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt"><span style="font-size: 12.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt"><b><span style="font-size: 12.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Des dons volatilisés…</span></b></p>
<p style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt"><span style="font-size: 12.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt"><span style="font-size: 12.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Et comme si cela ne suffisait pas, des dons attribués à la commune ont disparu dans la cour du siège du conseil communale, selon les témoignages du conseiller Moussa Diarra. «J’ai eu connaissance du don de la société Moolman d'un engin de travaux publics appelé " Grader", qui a même passé quelque temps devant la mairie avant de disparaître de la circulation. Ensuite j'ai entendu dire que le "grader" a été vendu, mais je n'ai pas de traces de cette opération dans les archives», a déclaré M. Diarra. Et de mentionner avoir entendu plusieurs années plus tard que l'engin a été vendu à dix millions sans la moindre traçabilité, ni à la mairie, ni au trésor et sans explication à la population comme ayant droits».</span></p>
<p style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt"><span style="font-size: 12.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Joins par nos soins sur les graves accusations et dénonciations des collègues, ni le Secrétaire général de la Mairie, ni le maire central, Toumany Dembele, n’ont jugé opportun commenter lesdites allégations.</span></p>
<p style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt"><span style="font-size: 12.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt"><b><span style="font-size: 12.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Amidou Keita</span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mauvaise gestion et malversations financières au CNPV (2eme partie) : Comment le CNPV a été mis à sac !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/mauvaise-gestion-et-malversations-financieres-au-cnpv-2eme-partie-comment-le-cnpv-a-ete-mis-a-sac-3009378.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 02 Feb 2023 01:05:30 +0000</pubDate>
<dc:creator>LeSoft</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Dans notre précédente parution, nous parlions pour la première fois du CNPV qui, depuis sa création en 2011, déroge, à la différence des autres services publics, à toute vérification financière. Faisant ainsi, de ceux qui la dirigent, et pillent, des bébés gâtés de la République. Suite de notre enquête en début de cette année 2023 que le Président de la Transition veut pourtant sans pitié. </strong>

Outre la note de dénonciation de faits adressée au Végal et qui étale les pratiques d’un autre âge au sein de ce service public, Le Soft est parvenu à mettre la main sur d’autres informations documentées jusqu’ici restées secrètes.

En réalité, la mauvaise gestion et les malversations financières érigées en système au CNPV ne datent pas que de l’ère de l’actuel Directeur Sékou Karamoko Coulibaly. Car dès sa création en 2011, le CNPV avec Ibrahim Ag Nock, actuellement Directeur de l’ANPE, avait bénéficié d’un BSI d’environs 500 millions FCFA jusqu’en 2016. Au compteur, les informations en notre possession, affichent un tableau sombre : aucun investissement, tel qu’il convenait de le faire, n’avait été fait.

Après le départ d’Ag Nock, les mêmes pratiques ont continué. Ce qui a dès 2017, à l’actif de Sékou Karamoko Coulibaly fait du CNPV, inéligible au budget spécial d’investissement (BSI) puisque incapable de présenter un projet structurant de recrutement des volontaires. C’est le début de la descente aux enfers d’un service financé sur les fonds publics et des partenaires dont le plus contributeur est le PNUD.

Pire, durant toute l’année 2017, les fonds mis à la disposition du CNPV, à hauteur de plusieurs centaines de millions FCFA, ont été gérés par le Directeur Général, sans agent comptable. Ce n’est qu’en 2018 que le comptable matière a été nommé Comptable. La boite sombre ainsi dans une hémorragie financière sans précédent : des contrats fictifs sont passés, avec comme justificatifs, de fausses factures, impliquant le personnel.

Pire, le Directeur des ressources humaines du CNPV, qui se retrouve bizarrement être le chef syndical des employés du même service, crée une société écran pour mieux cerner les sous.

Pendant plusieurs années, des sommes importantes ont été extraites du compte bancaire du CNPV pour être versés sur ceux de certains agents. En attestent les relevés bancaires du responsable du département communication Ibrahim Bah et du Conseiller technique du Directeur, Oumar Touré. Ce dernier, pour mieux faire ses coups, a justifié les dépenses avec des fausses factures dont Le Soft a pris connaissance.

Plus grave, Monsieur Touré a effectué plusieurs missions dans la région de Mopti sans associer le coordinateur local. Des centaines de millions de nos francs ont là aussi transité par un compte bancaire ouvert dans les livrets de la BMS pour y être retirés à son profit et à celui de son clan. A noter que nous sommes encore dans la sous-traitance du programme unité gouvernance du PNUD, exécuté par le Conseiller TOURE avec la bénédiction du DG. C’est là où nous repérons les traces de Mme Haussade du PNUD, un personnage clé dans cette affaire.

Réputé pour sa générosité légendaire même envers les ministres, le DG Sékou Karamoko Coulibaly, Alias « Chef de grin » au cabinet du ministère et pour les branchés, semble être pris en otage par un système qui a mené le CNPV à la ruine. Plaçant ainsi, le personnel dans une insécurité salariale, résigné à céder les 60% de retenus. On en est qu’à un pas du licenciement de certains puisque les comptes sont au rouge. Appelé à la rescousse, un agent du Trésor public, proche d’une Dame au CNPV, a du mal à trouver une ligne budgétaire, ne serait-ce que provisoire, à même de supporter la paie des agents du service dont les fonds ont fait pousser des immeubles comme des champignons, au profit d’un petit groupe d’individus en costume sombre aux cravates dorées.

A noter que jusqu’à ce stade, dans le souci de garder les secrets bancaires, Le Soft n’a fait que cas, sans publier intégralement les numéros de comptes bancaires incriminés et les relevés bancaires en notre possession.

Dans nos prochaines parutions, nous reviendrons largement sur les affaires suivantes : <strong>Qui est Mme Haussade ? Où sont passés les 7 milliards FCFA mis à la disposition du CNPV en 2020 pour le recrutement de 15.300 enseignants volontaires ?</strong>

Affaire à suivre…

<strong>IT</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mauvaise gouvernance :  Le PDIRAAM trempé dans une passation douteuse de marchés</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/mauvaise-gouvernance-le-pdiraam-trempe-dans-une-passation-douteuse-de-marches-2997371.html</link>
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<pubDate>Wed, 02 Nov 2022 00:56:28 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Après les scandales de magouilles, de surfacturations, de détournements de fonds et de tripatouillages des textes au sein du Projet de Développement Intégré des Ressources Animales et Aquacoles du Mali (PDIRAAM), son coordinateur, M. Souleymane Ba, parle encore de lui en passant, en catimini, un marché public, avec la complicité de la DFM (Direction des Finances et du Matériel) du Ministère du Développement rural.</strong>

Tout a commencé en début d’année 2022 où le Projet le PDIRAAM a fait passer un marché de près de 2 Milliards FCFA pour la construction de 12 Ateliers d’embouches dans les régions de Kayes, Ségou et Koulikoro. Selon nos sources, les rapports de dépouillement ont été envoyés à la BID (Banque Islamique de Développement) pour avis de non objection. Les mêmes sources rapportent que la BID à l’analyse du dossier a fait un rejet en exigeant à la partie malienne de procéder à la publication de ces marchés à l’international, puisque c’est un appel d’offre international mais aussi de reprendre toute la procédure.

Face à cette situation, le PDIRAAM sous l’égide de son coordinateur aurait informé les différents candidats aux marchés de ne pas retirer leurs frais de dossiers, s’ils veulent une nouvelle fois postuler  pour l’offre. En réaction à la recommandation de la BID, le Coordinateur du PDIRAAM, Souleymane Ba, aurait procédé à la publication de l’appel d’offres à l’international. Et quant à la publication de l’appel d’offres au niveau national, M. Ba de connivence avec la Direction des Finances et du Matériel (DFM) du Ministère du Développement rural aurait floué les entreprises nationales en ne publiant aucun avis d’appel d’offres national. Toujours selon nos sources, le coordinateur du Projet aurait évité de publier l’avis dans le quotidien national (L’ESSOR) et se serait contenté tout simplement de procéder à une publication de l’appel d’offres, uniquement, dans un journal de la place. Pour éviter tout risque de large diffusion de l’avis dans ce journal, le coordinateur Souleymane Ba, aurait donné l’ordre à deux entreprises de la place d’aller acheter tous les exemplaires de cette parution du journal en question. Une situation qui au niveau national est une pure et simple simulation d’avis d’appel d’offres.

Aux dires de nos sources, ce sont ces deux entreprises (ayant retiré les journaux sur le marché) qui se seraient partagées le marché de réalisation des 12 Ateliers d’embouche dans une opacité totale.

Présentement, le traitement des offres est très avancé au niveau de la DFM du Ministère du Développement rural. Mais comment une telle action peut prospérer dans le pays à un moment où les plus hautes autorités s’emploient à un processus de refondation de l’État ? Comment, un département ministériel peut être impliqué dans une telle embrouille et magouille ?

Autant de questions qui taraudent l’esprit des observateurs qui pointent le coordinateur du PDIRAAM, Souleymane Ba, comme étant un habitué des faits graves de corruption, de surfacturations et de violations des textes.

Selon les informations de ses proches collaborateurs, l’homme s’est rendu coupable d’une surfacturation dans l’achat d’un groupe électrogène et de son abri. S’y ajoutent, d’autres surfacturations dans l’achat de photocopieuses de seconde main et des motos dans le cadre des conventions signées avec les structures techniques, sans oublier les deux véhicules achetés sans ANO de la BID.

Face à ces combines, il serait difficile pour le PDIRAAM d’atteindre les objectifs escomptés alors qu’il est appelé à contribuer de façon substantielle au développement économique du Mali par l’augmentation durable de la production et de la productivité du bétail, de l’aviculture, de l’aquaculture, de la sécurité alimentaire et à l’amélioration des revenus des producteurs ruraux dans les zones d’intervention. Malheureusement, ce projet promu à un bel avenir se meurt à cause de son coordinateur, M. Souleymane Ba et de sa bande.

Cependant, pour recouper nos informations, toutes nos démarches pour contacter le coordinateur du PDIRAAM, se sont soldées par un échec.

En attendant, les Autorités du pays, se doivent d’être regardantes sur la gestion du PDIRAAM.

À suivre.

<strong>Adama Coulibaly</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Trafic de visa, imitation de la signature du ministre de la culture : Une plainte contre X qui risque d’être fatale à Boubacar Diakité de BEN BD Production</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/trafic-de-visa-imitation-de-la-signature-du-ministre-de-la-culture-une-plainte-contre-x-qui-risque-detre-fatale-a-boubacar-diakite-de-ben-bd-production-2997070.html</link>
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<pubDate>Mon, 31 Oct 2022 09:50:01 +0000</pubDate>
<dc:creator>Arc en Ciel</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Au regard des faits, tout porte à croire que Boubacar Diakité, qui se présente comme Administrateur du Festival International de Musique de Bamako et du Festival FIWA de Wassoulou et non moins PDG de la société BEN BD Production internationale, serait impliqué dans une  lugubre affaire de visa.  Il est accusé de faux et usage de faux. </em></strong>

<strong><em> </em></strong>Le 25 juillet 2022, le ministère de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie Hôtelière et du Tourisme, a saisi Mme la Commissaire du  14<sup>è </sup>Arrondissement du District de Bamako, d’une plainte contre X pour faux et usage de faux. Dans la plainte signée par Hamane Demba Cissé, secrétaire général du Ministère de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie Hôtelière et du Tourisme, « dans la journée du 25 juillet 2022 aux environs de 11 heures 40 minutes, le Département a été saisi par l’Ambassade du Venezuela qui se trouvait en possession d’un document suspect ». La plainte précise qu’ « après vérification, il a été donné de constater que X avait tenté d’imiter la signature de Monsieur le ministre aux fins d’une obtention frauduleuse de visas permettant à une dizaine d’individus de voyager sur le Venezuela ».

Saisi par cette plainte, Mme le Commissaire a mis des policiers à la disposition du Colonel Sibiry Konaté, Haut Fonctionnaire de Défense du Ministère de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie Hôtelière et du Tourisme, qui a été désigné par le Département pour suivre le dossier. Et, c’est cette équipe de policiers qui a cueilli dans les environs de la représentation diplomatique du Venezuela, Boubacar Diakité, lorsqu’il a été invité par l’Ambassade à venir retirer les visas qu’il avait sollicité. En réalité, sans le savoir, il venait pour se faire arrêter. Le piège avait un appât de taille : les visas sollicités étaient disponibles. Et, le quidam qui croyait à l’efficacité de sa stratégie ne pouvait se douter de rien.

Boubacar Diakité ne pouvait pas s’imaginer qu’il allait être trahit par le bas niveau en français du rédacteur de sa fameuse lettre qu’il a fait passer dans son dossier comme la lettre à lui adresser par Andogoly Guindo, Ministre de de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie Hôtelière et du Tourisme, pour l’appuyer , à la suite d’une prétendue «  demande  de soutien concernant la demande de VISA pour le voyage au VENEZUELA avec son équipe technique ».

<strong>Piégé par le manque de culture intellectuelle ou par la précipitation ?</strong>

A vu d’œil, la soit disant lettre produite par Boubacar Diakité est du faux. Imaginez-vous que sur cette lettre l’intitulé du Département est « Ministère de la Culture, de l’Artisanat et du Tourisme », alors que depuis l’arrivée de Choguel K. Maïga comme Premier Ministre, le Département s’appelle désormais « Ministère de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie Hôtelière et du Tourisme ».

Il faut dire que cette lettre est tellement truffée de fautes que l’Ambassade du Venezuela a soupçonné un faux coup. Elle a décidé de se rassurer auprès du Cabinet du département en charge de la Culture. Et, malheureusement ses soupçons se sont confirmés. Andogoly Guindo, ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie Hôtelière et du Tourisme du Mali, n’a jamais écrit une lettre adressée à Boubacar Diakité, pour  le soutenir dans aucune procédure d’obtention de VISA à l’Ambassade du Venezuela au Mali.  Dans tous les cas, le Ministère de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie Hôtelière et du Tourisme, par la voix du Colonel Sibiry Konaté, Haut Fonctionnaire de défense du Ministère de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie Hôtelière et du Tourisme, a indiqué que son département a décidé de poursuivre cette affaire afin que toute la lumière soit faite et que des sanctions appropriées soient prises contre les mis en cause que sont Boubacar Diakité et huit ou neuf autres individus qui seraient de nationalité sri-lankaise.

Mais, au regard du fait qu’au-delà de la personne du Ministre Andogoly Guindo, c’est le crédit de l’Etat malien qui a été écorné dans cette affaire lugubre, il nous revient que les plus hautes autorités du pays tiennent à un traitement des plus rigoureux de ce dossier. Et, pour se faire, comme le Département de la Culture ne peut pas être partie civile dans cette affaire, le Contentieux de l’Etat sera saisi pour la suite de la procédure.

Moralité : A beau mentir qui vient de loin. La tricherie et la tromperie à des limites. Mais, on constate simplement que des maliens n’ont plus peur de rien. Ils ne reculent devant rien pour atteindre leurs objectifs souvent sordides. Si non comment comprendre les motivations de ce quidam qui a imité la signature du Ministre de l’Artisanat, de la culture, de l’Industrie Hôtelière et du Tourisme dans une lettre simulée pour tenter de tromper l’Ambassade du Venezuela dans une procédure de demande de VISA?

<strong>Assane Koné</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Gestion des fonds COVID&#45;19 : Odeur de magouille à l’hôpital dermatologique</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/gestion-des-fonds-covid-19-odeur-de-magouille-a-lhopital-dermatologique-2994740.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 12 Oct 2022 01:30:17 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Les médecins et hygiénistes de l’hôpital dermatologique de Bamako attendent impatiemment du directeur général, Pr. Ousmane Faye, le paiement de leurs primes d’un montant de 350 000 Francs CFA par personne. Depuis une quinzaine de mois, cette prime est prévue pour des hygiénistes et médecins dans le cadre de la prise en charge des cas de Covid-19.</em></strong>

<strong><em> </em></strong>Lors de la mise en place des comités de ripostes contre la Covid-19, chaque structure sanitaire retenue recrutait des agents de prise en charge à travers un contrat de 6 mois renouvelable. Le payement se fait de façon semestrielle.

<em>« Alors que toutes les autres structures de santé se sont acquittés des salaires de leurs employés ayant travaillé sur les sites de prise en charge de la maladie à coronavirus, nous avons assisté à la libération des derniers médecins et hygiénistes de l’hôpital de dermatologie de Bamako sans le moindre paiement »</em>, a confirmé un ancien agent du projet de l’hôpital de dermatologie.

Selon nos informations, le directeur général, le Pr. Ousmane Faye a pris le soin de payer une somme forfaitaire de 109 000 Francs CFA à chaque hygiéniste après une période d’activité de 14 mois sans que ces derniers n'aient reçu un moindre sous depuis le début du contrat.

<em>« Parmi eux, nombreux sont des chefs de famille qui croulent sous des dettes »</em>, a fait savoir notre source.

D’après la même source, les médecins ont été remerciés à deux reprises, notamment une première fois en janvier 2022 et une autre en mars 2022 sans avoir été payée.

<em>« La majorité d’entre eux étaient des médecins en spécialisation à l’hôpital. Ils étaient terrifiés à l’idée de réclamer leur salaire au risque d’impacter leur carrière de futur spécialiste en dermatologie”</em>, a souligné une source avant de signaler que le Professeur Ousmane Faye, bien aimé de ses étudiants, est reconnu par nombreux de ses collaborateurs comme une personne vindicative.

Nous avons rencontré le chef comptable M. Dicko, qui s’est réservé de nous donner des détails sans l’aval de son directeur général. Quant au directeur lui-même, le Pr. Faye, il nous a affirmé qu’il n’était pas disposé à nous recevoir.

<strong> </strong><strong>Les révélations continuent … </strong>

Les victimes subodorent une odeur de magouille, surtout que pour camoufler les choses, des formations ont été organisées, alors qu’en réalité, ces formations étaient juste des couvertures à des manquements et les dépenses infondées sortant du cadre des budgets alloués à la prise en charge de la Covid-19.

<em>« Il nous faisait signer les contrats seulement à la fin de la période d’activité. Ce qui lui permettait d’apporter à chaque fois des modifications au contenu du contrat notamment des réductions de salaire »</em>, explique un hygiéniste en précisant qu’il est sûr et certain que l’hôpital a déjà reçu les fonds de la part du gouvernement, mais que ce retard de paiement n’est qu’une mauvaise foi de leurs chefs.

<em>« Nous sommes victimes d’un abus de confiance. Le seul motif qu’on nous donne est que le gouvernement exige une justification de nos salaires alors qu’au début on nous a fait travailler avant de nous dire cela »</em>,  déclare notre source.

Déjà, dans un rapport en date du 9 mai 2022, le bureau du Vérificateur général soulignait plusieurs irrégularités dans la gestion des fonds Covid-19 alloués à notre pays par la Banque islamique de Développement (BID). Le BVG estimait ces malversations à 163 794 673 F CFA.

&nbsp;

<strong>Fatoumata Kané    </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Ségou :  L’ONT pris la main dans le sac</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/segou-lont-pris-la-main-dans-le-sac-2994742.html</link>
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<pubDate>Wed, 12 Oct 2022 01:20:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La Direction régionale des Transports terrestres, maritimes et fluviaux de Ségou a fait des faux dédouanements, outrepassant ses prérogatives et privant les services de l’assiette de recettes.</em></strong>

Selon un rapport interne à la Douane, la Direction régionale des Transports terrestres, maritimes et fluviaux de Ségou a établi des certificats de mise à la consommation, outrepassant ses prérogatives.

En effet, la Direction régionale des Transports terrestres, maritimes et fluviaux a pour mission l’établissement des permis et des certificats de conformité. Mais, à Ségou, la Douane a documenté des cas d’imitation de signatures et de contrefaçon de cachets de la douane, pour établir pour des véhicules des certificats de mise à la consommation pour des véhicules qui ne remplissaient pas les conditions.

Dans son rapport, la douane précise : <em>« au regard de toutes les irrégularités constatées, nous sommes en face d’un réseau de transmission de faux dossiers de dédouanement de véhicules aux fins d’immatriculation. Tous les éléments constitutifs des dossiers sont faux. La finalité de la démarche semble consister à faire immatriculer des véhicules qui n’ont jamais accompli les formalités douanières encore moins avoir acquitté les droits et taxes »</em>.

A la douane, on s’interroge sur les <em>« soutiens »</em> des faussaires de la Direction régionale des Transports terrestres, maritimes et fluviaux de Ségou, dans la mesure où, rien ne se passe, malgré les dénonciations.

&nbsp;

<strong>Alexis Kalambry</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Menace sur la campagne agricole au Mali :  Le Ministre du Développement rural attribue un marché de gré à gré de 17 milliards FCFA à ses proches : de l’engrais subventionnés introuvables et un risque de famine en zone Office du Niger</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/menace-sur-la-campagne-agricole-au-mali-le-ministre-du-developpement-rural-attribue-un-marche-de-gre-a-gre-de-17-milliards-fcfa-a-ses-proches-de-lengrais-subventionnes-introuvables-et-un-2991353.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 14 Sep 2022 08:59:35 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La campagne agricole humide 2022-2023 bat sont plein.</em></strong><strong> Mais elle est sérieusement menacée faute d’engrais minéraux subventionnés.</strong>

À l’origine de cette situation, le goût effréné du lucre du ministre du Modibo Keita, en charge du département du Développement rural, qui compte tenu de l’urgence, a profité d’une dérogation spéciale à la procédure de passation du marché,  pour signer des conventions, par entente directe ou de gré à gré, entre son département et  des nouveaux fournisseurs proches à lui,  qui n’ont ni la capacité financière ni matérielle pour exécuter de tel marché. Le montant de la subvention s’élève à 17 milliards FCFA, destiné à l’achat des engrais chimiques, organiques et des semences de maïs hybride.

Décidément, le ministre Modibo Keita a délibérément ignoré les vrais acteurs du domaine au Mali, tels que les géants en engrais dont Togouna Agro Industrie, Gnoumani Sa de l’honorable Diadié Bah du CNT et DPA de Barema Doucouré de Ségou. Face à ce scandale, le collectif des organisations paysannes de l’Office du Niger, a saisi le Président de la transition, le Colonel Assimi Goïta pour dénoncer les agissements du ministre Modibo Keita, qui est à la base  du sabotage de la campagne agricole.

En zone Office du Niger, ceux qui ont  l’engrais, n’ont pas la subvention de l’État ! Et ceux qui ont la subvention,  n’ont pas d’intrants agricoles ! Et les pauvres paysans n’ont d’autre choix que de se balader avec leur reçu de caution  ou d’acheter l’engrais aux prix du marché qui oscillent entre 40 000F et 45 000F CFA par sac de 50 kg.

Face à cette situation, on peut  se poser des questions : à quoi sert la subvention de l’État accordée aux pauvres exploitants agricoles du Mali ? Quelle sanction faut-il s’attendre de la part de l’État, face à un tel acte de sabotage, d’une si belle initiative pour soutenir les braves paysans ?

En tout cas, les fournisseurs supposés proches du ministre Keita, retenus pour la fourniture des engrais minéraux subventionnés au titre de la campagne en cours, sont toujours à Bamako, en espérant trouvés  des sous traitants pour leurs conventions, alors que la campagne agricole tend vers sa fin.

<strong>Rappel des faits</strong>

Le gouvernement du Mali, au titre de la campagne agricole 2022 a décidé de subventionner les intrants agricoles. Cette initiative vise à soutenir les exploitants agricoles familiaux à contribuer à l’atteinte de la sécurité alimentaire et nutritionnelle et à l’augmentation des revenus des paysans. Du coup, un budget de 17 milliards FCFA a été alloué  au ministère du Développement rural  pour l’achat des engrais et une partie pour l’achat de semences de maïs hybride.

C’est ainsi qu’un avis de manifestions d’intérêt a été lancé. Suite à cet avis, 46 fournisseurs ont manifesté un intérêt pour le marché. Sur  ce lot, 16 ont été retenus au départ par le ministre de l’Économie et des Finances pour fixation de prix.

Face à des contraintes de temps liées à l’installation rapide de la saison des pluies, le Ministre Modibo Keita a demandé au ministre de l’Économie et des Finances, Alfousseny Sanou, une dérogation à la procédure de passation du marché, conformément au code du marché public. Toute chose que le ministre Sanou a accordé, en bonne et due forme. Profitant de ce caractère d’urgence, au lieu de reconduire des fournisseurs habituels dont Togouna, Gnoumani-Sa ou DPA pour ravitailler, en temps réel, les paysans en intrants agricoles subventionnés, le ministre signe la convention avec six nouveaux fournisseurs dont la plupart n’ont pas d’adresse fixe et aucun moyen financier ou matériel pour exécuter ce genre de marché.

C’est  dans cette dynamique, que les sociétés : Ely KO2 a eu une quantité de 1.300 tonnes d’engrais ; Helium Investment Ltd de Ousmane Keita a reçu 2.500 tonnes d’engrais à importer ; Toya Agro Business a eu la part du lion avec 2.900 tonnes ; ARP-Mali a eu 566 tonnes ;  Agri Food a obtenu 706 tonnes  et 1.500 tonnes sont revienus à la société Niane. Et le hic qui titille, c’est qu’aucune de ses sociétés n’est connue en zone Office du Niger par les paysans comme étant des fournisseurs d’engrais à part KO2 de Ely Diarra qui malheureusement, est une société qui n’a pas une bonne réputation auprès des producteurs de la zone. Car soupçonnée de s’enrichir sur le dos des exploitants sinistrés, en payant des autorisations d’achat d’engrais subventionnés à 1.500 F CFA sans fournir d’engrais, selon le syndicat des organisations paysannes. Le syndicat des paysans va plus loin, en dénonçant au ministre Modibo cette magouille de la société KO2. C’était le 13 janvier 2021 à travers une correspondance. Malgré cette mise en garde des paysans, cette société figure  sur la liste des fournisseurs retenus.

Les paysans de Niono écrivent au Président Assimi….

Face à cette situation de rupture d’approvisionnement des cultivateurs en engrais subventionnés et le risque qui pèse sur la campagne en cours, le collectif des organisations paysannes de l’Office du Niger s’est réuni le 13 août dernier, à Niono pour lancer une alerte.

À l’issue de cette rencontre, les faîtières paysannes, ont décidé d’adresser une correspondance au Président de la Transition, le Colonel Assimi Goita, non moins président du Conseil Supérieur de l’Agriculture pour dénoncer le sabotage de leur ministre de tutelle et sa responsabilité dans l’échec de la campagne agricole 2022-2023 en zone Office du Niger.

En outre, le collectif des syndicats déplore le manque de cadre dialogue avec le ministre et son mépris à leurs égards.

Il ressort de cette lettre de dénonciation, adressée au président de la transition les constats suivants :

Parmi les six fournisseurs retenus, un seul a pu être opérationnel en occurrence la société KO2, mais ne dispose pas de stock suffisant pour satisfaire les besoins des producteurs.  Et les cinq autres fournisseurs sont sans adresse fixe et ne sont pas connus comme des fournisseurs d’engrais en zone Office du Niger.

Mieux, au nombre des six sociétés retenues par le ministre Modibo Keita, la société Toya Agro Business fait des affaires de caution au vu et au su de tout le monde. Elle perçoit l’argent des pauvres paysans sans livrer la moindre quantité d’engrais, précise la lettre.

Au même moment, les fournisseurs non retenus comme Gnoumani SA, Togouna agro industrie et autres sont en train d’approvisionner le marché et les paysans sont obligés de payer aux prix du marché avec son corollaire d’augmentions du coût de production de riz.

Avec la subvention, le paysan achète  le sac d’engrais de 50 kg d’urée à 12.500 F CFA et l’État paye le reste soit 21.250 F CFA comme subvention. Par la faute des fournisseurs retenus et l’amateurisme du ministre, les paysans sont obligés de débourser  plus de  40.000 pour avoir un seul sac d’engrais. Cette méthode du ministre Modibo Keita est devenue de nos jours un véritable casse-tête chinois pour les producteurs, qui ne savent plus à quel saint se vouer.

Pour sauver cette campagne agricole du naufrage, c’est au président Assimi d’intervenir sans délai. Sans quoi, le prix du riz va prendre encore de l’ascenseur. Si en plus de l’insécurité, la famine s’y ajoute, cette année sera pénible en zone Office du Niger.

<strong>Youssouf Konaré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le Projet Jiguisemejiri devient ‘’Jiguiwarojiri’’ :  Plus de 30 milliards FCFA non transférés aux ménages vulnérables par le Coordinateur</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/le-projet-jiguisemejiri-devient-jiguiwarojiri-plus-de-30-milliards-fcfa-non-transferes-aux-menages-vulnerables-par-le-coordinateur-2991348.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/corruption/le-projet-jiguisemejiri-devient-jiguiwarojiri-plus-de-30-milliards-fcfa-non-transferes-aux-menages-vulnerables-par-le-coordinateur-2991348.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 14 Sep 2022 08:50:48 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La gestion du Fonds Covid-19 au Mali, pendant l’exercice 2020 par le Coordinateur du Projet Jigisemejiri, M. Mahmoud Ali Sacko, n’a pas été transparente encore moins libre. D’où le lieu pour le Vérificateur Général d’adresser une dénonciation de faits à la Justice par rapport aux ressources, irrégulièrement, utilisée à des fins d’enrichissement individuels ou collectifs au détriment des besoins réels dans la lutte contre le Covid-19. </strong>

C’est sur la base de l’adresse à la nation du Président de la République de l’époque en date du 10 avril 2020, que le gouvernement a déployé des efforts importants pour la prévention et la riposte face à la pandémie du COVID-19 et amoindrir son impact négatif sur l’économie et la société. Ainsi, au 31 décembre 2020 le Gouvernement, à travers la Paierie Générale du Trésor, a payé à 125 entités, une somme totale de 43,13 milliards FCFA (43 139 473 128F) sur un crédit alloué de 132,37 milliards de nos francs (132 372 298 618 FCFA). Depuis, il ressort des enquêtes que la gestion de ces ressources a souffert d’irrégularités administratives et financières importantes.

<strong>Flagrant délit  </strong>

C’est sans appel : le Coordinateur du Projet Jigisemejiri, M. Mahmoud Ali Sacko, n’a pas correctement réalisé les transferts monétaires d’urgence à l’endroit des ménages, les plus pauvres et vulnérables du Mali pour répondre aux effets de la COVID-19. Il a gardé dans son compte bancaire un montant de plus de 30 milliards FCFA, soit plus de 77% des sommes reçues du Trésor Public.

Pourtant, le 28 Janvier 2020, soit deux mois avant l'arrivée du Coronavirus au Mali, le dirlo de Jigisemejiri,  fêtait en grande pompe, une décoration de Chevalier de l'Ordre National du Mali que le régime de feu IBK lui avait décerné pour on ne sait quels services rendus. Il se la coulait douce sur l'argent des pauvres et des vulnérables, parce qu'il avait l'avantage de gérer une partie des fonds Covid, qui devaient soulager des pauvres maliens, à travers les filets sociaux de ce fameux Projet Jigisemejiri.

Les maliens auront d'ailleurs remarqué, après la sortie du rapport du Végal qui l'épingle, cette frénésie du Coordinateur  Sacko à faire du trompe-l’œil, en utilisant des chefs de quartiers de notre pays, pour distribuer des miettes d'argent qui crée de la zizanie entre les populations.

Le Coordinateur du Projet Jigisemejiri qui devrait mettre en place un programme ciblé de transferts monétaires ou en nature pour les populations pauvres et vulnérables du Mali et établir le socle pour le développement d’un système national de filets sociaux au Mali, avec un montant de 33,75 milliards FCFA (33 750 000 000F) dans le cadre du Programme Présidentiel de Transfert Monétaire d’Urgence (TMU) à l’endroit de Trois cent cinquante mille ménages, les plus pauvres et les plus vulnérables du Mali pour répondre aux effets de la COVID-19, n'a pas reversé le reliquat du fonds non utilisé, 15 mois après la pandémie.

Le Coordinateur du Projet Jigisemejiri, M. Mahmoud Ali Sacko, a reçu du Trésor Public un montant total de 39 milliards FCFA dans son compte bancaire destinés aux ménages, les plus pauvres et les plus vulnérables du Mali pour répondre aux effets de la COVID-19. Mais contre toute attente, il a dépensé, seulement, un montant de 8,9 milliards FCFA (8 902 528 475F) sur le fonds COVID-19, à la date du 30 juin 2021, soit après 15 mois de pandémie ; et seulement aussi dans les régions de Mopti, Tombouctou, Gao, Kidal et le District de Bamako alors que les autres régions, qui sont après Bamako, les plus touchées par la Covid-19 et la pauvreté, ne sont toujours pas concernées par les transferts monétaires Orange.

Pendant ce temps, les indemnités de transport des responsables du Projet Jigisemejiri ; les diverses activités et les frais consentis dans les recensements pour l’actualisation de la base ont coûté, sur le Fonds COVID-19 remis par l'État malien, un montant de plus de 858 millions de nos francs (858 375 875 FCFA) qui n’est pas correctement justifié.

Le rapport du Bureau du Vérificateur Général révèle qu’il n’existe aucune information sur les partenaires chargés de la collecte et de l’enregistrement des données. Les chèques pour ces activités sont établis au nom des agents du projet depuis Bamako. Pourtant, le Projet a utilisé une base de données des bénéficiaires antérieurement répertoriés par Jigisemejiri, des indigents bénéficiaires du Régime d’Assistance Médicale (RAMED) de l’Agence Nationale d’Assistance Médicale (ANAM), des bénéficiaires de certaines ONG internationales notamment ceux du Cadre Commun et du Programme KEY de l’Union Européenne des populations déplacées.

La non justification de ce fonds met en doute l’efficacité du projet pour la mission qui lui a été confiée et frôle le détournement de deniers publics, l'argent des pauvres secoués par les conséquences de la maladie.  Le montant total non utilisé et non reversé s’élève à 30 milliards FCFA (30 097 471 525 F).

<strong>Les transferts de fonds de ‘’Jiguisemejiri’’, entre guillemets </strong>

Le Coordinateur de ‘’Jigisemejiri’’ a irrégulièrement dépensé un montant de plus de 25 millions FCFA (25 200 000F) au titre des frais de transport des membres du Comité de Pilotage (CP) et du Comité Technique de Coordination (CTC).  En effet, cette dépense sort du cadre de transfert monétaire aux pauvres, car ce projet existait depuis 2013, avec son budget de fonctionnement propre. Le paiement des indemnités de transport sur le Fonds COVID-19 n’est donc pas dû.

Ainsi, l’indemnité de transport du CP pendant les mois de Juillet/Août/Septembre 2020 se chiffre à 3 750 000F. Et pendant cette même période, l’indemnité de transport du CTC s’élève à 6 975 000F. S’y ajoutent, les indemnités de transport du CP en Avril/Mai/Juin 2020 qui fait 3 750 000F et 6 975 000F à la même date pour le CTC. Enfin, l’indemnité de transport du Comité de Pilotage en Octobre/Novembre/Décembre 2020 s’élève à 3 750 000 F. Soit au total, une enveloppe de 25,2 millions (25 200 000 FCFA). Depuis, le Projet Jiguisemejiri (l’arbre de l’espoir) est devenu « Jigiwarojiri » (entendez, l’arbre de la déception).

Décidemment, le dirlo du Projet Jiguisemejiri, M. Mahmoud Ali Sacko est  mal barré. Le gouffre financier creusé dans la gestion du projet dépasse l’entendement. D’où la paralysie de la structure à tous les niveaux ou presque. Pire, le service doit plusieurs dizaines de milliards de nos francs aux pauvres et aux ménages vulnérables.

En clair, le Projet Jigisemejiri dans son programme de filets sociaux n’a jamais connu une telle hémorragie financière. Pire, il n’a jamais été confié à une personnalité, aussi controversée que Mahmoud Ali Sacko : depuis le début de la pandémie du Covid-19 au Mali, les caisses  du Projet coulent. Comme le fleuve Niger dans son lit. Les détournements ne sont pas comptabilisés en millions. Mais en milliards de nos francs.

En bloc, le Projet Jiguisemejiri n’a pas seulement perdu de sa superbe. Il  a été vidé de son âme, vendu au diable. Et jusqu’aujourd’hui, son Directeur, Mahmoud Ali Sacko, n’affiche qu’une image de ruine et de désolation. Et pour cause : les gaffes au sein du projet dépasse l’entendement.

Jugé, pourtant, stratégique dans la politique de soutien financier de l’État malien aux populations face à la lutte contre le Covid-19, le Projet Jigisemejiri n’a pas échappé à l’appétit vorace de ses responsables. Par petite touche, ils ont « <em>sucé</em> » les caisses, érigés le népotisme en mode de gestion. L’espoir tant suscité auprès des populations, a viré au cauchemar.

Face à cette mauvaise gestion qui a occasionné une perte sèche de 30 milliards de francs CFA au Projet Jiguisemejiri, le Vérificateur a saisi la justice malienne, afin que le dirlo du projet et ses complices rendent à César ce qui n’est pas à eux. Du coup, ils ne dorment plus que d’un demi-œil.

<strong>Arouna Traoré</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>24,2 milliards de marché improbable, par détournement de procédure au ministère de la sécurité et de la protection civile</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/242-milliards-de-marche-improbable-par-detournement-de-procedure-au-ministere-de-la-securite-et-de-la-protection-civile-2988869.html</link>
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<pubDate>Thu, 25 Aug 2022 10:50:10 +0000</pubDate>
<dc:creator>22 Septembre</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La Générale malienne (SARL) : 7, 750 milliards FCFA ; la Société Falaise Mali : 4 143 876 046 FCFA ; la Générale malienne (SARL) : 4 996 043 623 FCFA ; la Société nationale de BTP : 1 676 240 229 FCFA ; la Société Afrique Travaux : 2 485 663 154 FCFA ; la Société établissement BAMA – commerce : 3 269 879 994 FCFA</strong>

Le ministère de la Sécurité et de la Protection civile, à travers sa direction des finances et du matériel (DFM), vient de procéder à un appel d’offres restreint, le plus scandaleux de la transition, sans préjuger de l’achat du matériel et des équipements militaires.

En effet, pour des travaux de construction notamment grosse œuvre et travaux de finition du quartier des sous-officiers (bloc hébergement, restaurant et bloc pédagogique), un marché de 7, 750 milliards de FCFA, intitulé lot n°1 a été accordé à la Générale malienne (SARL). Le même objet a été reconduit en lot n°2, cette fois-ci, attribué à la Société Falaise Mali pour un montant de 4 143 876 046 FCFA (plus de 4, 1 milliards).

Voici encore la Générale malienne (SARL) qui se voit octroyer un autre marché de 4 996 043 623 FCFA (près de 5 milliards) pour les grosses œuvres et travaux de finition du quartier des commissaires (bloc hébergement, restaurant et bloc pédagogique).

La Société nationale de BTP (1 676 240 229 FCFA) ; la Société Afrique Travaux (2 485 663 154 FCFA) ; la Société établissement BAMA – commerce (3 269 879 994 FCFA), ont toutes obtenues des marchés de travaux de constructions (BTP) en faveur des policiers.

Seulement voilà : les conditions d’acquisitions des marchés ne sont pas transparentes. Il y’a eu détournement de procédure.

Le problème ne réside pas dans le fait d’attribuer à ces entreprises des marchés publics. Avec une probable complicité de la direction des marchés publics, peu regardante sur les procédures, surtout quand il s’agit des dossiers « sensibles ».

Nombreux sont les entreprises de BTP qui paient leurs impôts et diverses taxes, mais n’ont pas la possibilité de postuler à des marchés publics, en raison du détournement des procédures, donc détournement de pouvoir.

Ces marchés doivent faire l’objet de publicité dans au moins un organe de presse. Ils doivent faire l’objet d’appel d’offres ouvert. Ce qui n’a, malheureusement, pas été le cas. La procédure a été violée pour se muer en appel d’offres restreint.

En effet, l’article 54 du code des marchés publics, que nous avons consulté via Google (tout le monde peut le faire), est très clair : « … Il ne peut être recouru à la procédure de l’appel d’offres restreint que lorsque les biens, les travaux ou les services, de part leur nature spécialisée, ne sont disponibles qu’auprès d’un nombre limité de fournisseurs, d’entrepreneurs ou de prestataires de services.

Le recours à la procédure d’appel d’offres restreint doit être motivé et soumis à l’autorisation préalable de l’organe chargé du contrôle des marchés publics et des délégations de service public. ».

Voilà que l’appel d’offres restreint n’a pas sa place dans cette procédure parce que les entreprises de construction sont nombreuses. On doit faire participer toutes celles qui sont intéressées à la concurrence, au lieu d’user de détournement de procédure, consistant à éviter l’application d’une procédure contraignante et transparente.

Ce détournement de procédure, considéré comme un détournement de pouvoir, permet d’appeler des amis, des parents, des proches, des groupements d’intérêts personnels, pour leurs attribuer des marchés de milliards de nos francs. Certains n’ont même pas d’expérience, et vont sous-traiter après les marchés. Ce qui explique souvent le déficit de qualité des œuvres réalisées.

Voilà que la Générale malienne se tape plus de 12 milliards de nos francs dans un marché d’appel d’offres restreint, qui aurait dû être un appel d’offres ouvert, garanti de toutes les transparences. Idem pour les autres.

Ce sont 24, 2 milliards de nos francs de marchés de BTP qui sont ainsi confiés à des sociétés peu méritantes. Tout le monde sait comment se fait l’appel d’offres restreint. C’est la société choisie d’avance qui postule avec trois ou cinq entreprises de noms différentes. Il fixe les prix de manière que les autres soient éliminées et celle positionnée est la seule éligible. Avec des petits montants de 5,10 ou encore des dizaines de millions de nos francs, certains pourraient le tolérer, mais  des milliards à attribuer à des sociétés peu performantes, peu qualifiées, à travers des détournements de procédures, est inacceptable.

Ces marchés doivent être annulés et repris dans la plus grande transparence, au nom du Mali Kura, et de l’équité, dans une société qui entend se refonder.

A suivre

Wa-Salam !

<strong>El Hadj Chahana Takiou</strong>

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</item>

<item>
<title>Plus de 760 millions de FCFA d’irrégularités financières au point G : Qui pour sauver le Centre hospitalier universitaire ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/plus-de-760-millions-de-fcfa-dirregularites-financieres-au-point-g-qui-pour-sauver-le-centre-hospitalier-universitaire-2980245.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 17 Jun 2022 06:43:32 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Observatoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Au-delà des irrégularités administratives, le Bureau du Vérificateur Général a décelé des irrégularités financières dont le montant totals’élève à 764 906 904 FCFA. De quoi s’interroger !</strong>

Afin de s’assurer de la régularité et de la sincérité des opérations de recettes et de dépenses, les services du Vérificateur Général ont procédé à la vérification financière de la gestion du Centre hospitalier universitaire du Point G au titre des exercices 2018, 2019, 2020 et 2021 (30 juin).

Selon le rapport du BVG, les travaux ont porté sur le contrôle interne de l’entité, le recouvrement et l’encaissement des produits de la fibre optique et des services du réseau de diffusion, les dépenses liées aux prestations de services, fournitures, matériels, travaux et équipements. Le montant total des irrégularités financières décelées s’élève à 764 906 904 FCFA.

Les irrégularités sont relatives à la à la non-justification des consommables de dialyse pour un montant 377 449 430 FCFA ; au paiement intégral de marchés à commandes sans la livraison de tous les consommables pour un montant de 194 314 660 FCFA ; au non-reversement des produits des ventes des Dossiers d’appels d’offres destinés à l’Autorité de régulation des marchés publics et de Délégations de service public pour un montant de 270 000 FCFA ; à l’apposition du visa sur les pièces de paiement de marchés sans vérifier les prix par rapport à la mercuriale pour un montant de 9 691 500 FCFA ; à l’élaboration de procès-verbaux sans constatation de la quantité des matières, engendrant un paiement indu de 115 291 278 FCFA ; à l’utilisation irrégulière du carburant pour un montant de 254 350 FCFA ; au paiement d’indemnités indues pour un montant de 1 275 000 FCFA ; au fractionnement de dépenses d’achat de consommables informatiques ; à la non-justification de matériels mis à disposition par le CHU du Point G pour un montant de 3 087 177 FCFA et  à l’annulation irrégulière de recettes pour un montant de 25 163 606 FCFA. Ces irrégularités ont été dénoncées, selon le rapport, par le Vérificateur Général au Procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance la Commune III du district de Bamako chargé du Pôle économique et financier.

Par ailleurs, précise le rapport, le Vérificateur Général, Samba Alhamdou Baby a transmis au Directeur général des impôts la non-déclaration et le non-paiement des cotisations fiscales pour un montant de 6 116 231 FCFA et au Directeur général de l’INPS la non-déclaration et le non-paiement des cotisations sociales pour un montant de 31 993 672 FCFA.

Il faut rappeler que l’Hôpital du Point G existe depuis 1906 et s’est constitué à partir d’un hôpital militaire issu de la période coloniale. Il a été érigé en Etablissement Public à caractère Administratif (EPA), doté de la personnalité morale et de l’autonomie de gestion par la Loi n°92-023 du 05 octobre 1992. En 2003, la Loi n°03-021 du 14 juillet 2003 a créé l’Hôpital du Point G comme Etablissement public hospitalier doté de la personnalité morale et de l’autonomie financière.

Le Centre hospitalier, placé sous la tutelle du Ministre chargé de la Santé, chargé d’assurer le diagnostic, le traitement des malades, des blessés et des femmes enceintes, de prendre en charge les urgences et les cas référés ; d’assurer la formation initiale et la formation continue des professionnels de la Santé et de conduire des travaux de recherche dans le domaine médical.

<strong>Cyril Adohoun</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Production de &amp;quot;faux documents&amp;quot; au préjudice de Care international :  L&amp;apos;Entreprise &amp;quot;Kona Services&amp;quot; suspendue des marchés publics et dénoncée devant le Pôle économique et financier</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/production-de-faux-documents-au-prejudice-de-care-international-lentreprise-kona-services-suspendue-des-marches-publics-et-denoncee-devant-le-pole-economique-et-financier-2971320.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 02 Apr 2022 01:21:53 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[En plus d'être suspendue pour 2 ans des marchés publics pour avoir produit de "faux documents" pour le compte de CARE International Mali, dans le cadre de la demande de renseignements et de prix à compétition ouverte, l'Entreprise "Kona Services" risque gros puisque le Comité de Règlement des Différends de l'Autorité de régulation des marchés publics et des délégations de service public a transmis le dossier au Pôle économique et financier.

Le Comité de Règlement des Différends (CRD) de l'Autorité de régulation des marchés publics et des délégations de service public (Armds) vient de donner son verdict sur les faits de production de <strong>"faux documents"</strong> par l'Entreprise <strong>"Kona Services"</strong>, dans le cadre de la demande de renseignements et de prix à compétition ouverte N°2021-01-CRT concernant les travaux de construction de six salles de classe, une direction, deux blocs de 3 latrines ainsi que la clôture de 400 ML à tente et équipements dans la Commune de Téné en deux lots.

<em>"Constate que l'Entreprise "Kona Services" a commis une faute passible de sanctions aux termes de l'article 127 du Décret N°2015-0604/P-RM du 25 septembre 2015, modifié, en produisant son offre des preuves d'exécution de marché non authentiques dans le cadre de la DRPCO N°2021-01-CRT. </em>

<em>Exclut l'Entreprise Kona Services du droit à concourir, seule ou en association, pour l'obtention de marchés publics ou de délégations de service public lancés au Mali, pour une période de deux ans. </em>

<em>Ordonne la transmission  du dossier au Pôle économique et financier près le Tribunal de Grande Instance de la Commune III du district de Bamako pour toute fin utile. </em>

<em>Dit que le Secrétaire exécutif est chargé de notifier à l'Entreprise Kona Services, à la Mairie de la Commune de Téné, au CARE International au Mali et à la Direction générale des marchés publics et des délégations de service Public la présente décision"</em>.

L'Entreprise <strong>"Kona Services" </strong>a été sanctionnée suite à une dénonciation de l'Entreprise Camara (Ecam-Btp) à une procédure de demande de renseignements et de prix à compétition ouverte lancée par la Mairie de la Commune de Téné, le 2 décembre 2020.

Le 21 mai 2021, le directeur général de l'Entreprise Camara (Ecam-Btp), aussi soumissionnaire à cette procédure, a dénoncé auprès du président de l'Autorité de régulation des marchés publics et des délégations de service public <strong>"le caractère douteux"</strong> d'un procès-verbal de réception d'un marché de construction de six salles à Diabaly pour le compte de CARE-Mali, fourni par l'Entreprise Kona Services en réponse à la DRPCO N°2021-01-CRT.

Et le Comité de Règlement des Différends de l'Armds a saisi la mairie de la Commune de Téné, le 11 juin 2021, afin de recueillir ses observations sur ladite requête, les copies du dossier d'appel à concurrence et celles des différentes offres, des rapports d'évaluation des offres et de l'avis de non objection de la Direction générale des marchés publics. Du coup, la mairie de Téné a répondu favorablement à cette demande en produisant au Comité de Règlement des Différends tous les documents requis. Avant de demander, le 24 décembre 2021, la confirmation de l'authenticité de certains contrats auprès du directeur Pays de CARE-International au Mali.

Par lettre en date du 4 janvier 2022, ce dernier a déclaré se porter en faux contre lesdits contrats. Il s'agit des contrats N°FY17/UFFOMALI/US34G/4674/DA7041, N°FY17/UffoMali/US34G/4674/DA7048 et N°FY17/UffoMali/US34G/4674/DA8038. <em>"En référence aux contrats, il faut noter que le programme Harandé (financement de l'Usaid) n'a jamais intervenu dans les cercles de Nioro (Diabaly) Bankass et Djenné. Les quatre cercles d'intervention de Harandé étaient Bandiagara, Douentza, Ténékou et Youwarou car le programme a pris fin il y a plus d'un an maintenant. Le Programme Harandé n'est jamais intervenu dans le domaine de l'éducation à fortiori investir dans la construction de salles de classes et clôture. </em>

<em>Le premier contrat en date du 31 mars 2017, avec le nom de Monsieur Balla Moussa Sidibé comme directeur Pays de CARE, n'est pas exact car Monsieur Sidibé n'a assumé cette fonction qu'à partir de 2019.</em>

<em>Et enfin, Monsieur Abdoulaye Moussa Touré dont le nom est prétendument cité comme signataire d'un des contrats, n'a jamais assumé le rôle de directeur Pays par intérim pour acter une telle signature. Mieux, le programme Harandé avait un chef de projet et un adjoint qui avaient les prérogatives de signature des contrats en l'absence du directeur Pays".</em> Voici les réponses fournies par CARE International Mali qui n'a pas manqué, dans sa réponse, de préciser l'adresse exacte de son site web permettant de vérifier l'argumentaire de ses réponses. Sans aucun doute, ces contrats sont faux, comme l'a démontré CARE international Mali.

Face à cette situation, CARE International se réserve le droit de défendre sa réputation auprès des juridictions compétentes. Raison pour laquelle, le Comité de Règlement des Différends a ordonné la transmission du dossier au Pôle économique et financier.

Face au Comité de Règlement des Différends, le représentant de l'Entreprise Kona Service a reconnu les faits reprochés en fournissant des informations et des déclarations fausses et mensongères dans le cadre de la procédure en cause.

<strong>                     El Hadj A.B.HAIDARA</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Lycée sportif Ben Omar Sy de Kabala :  Haro sur la gestion désastreuse de Marie Germaine Dakouo</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/lycee-sportif-ben-omar-sy-de-kabala-haro-sur-la-gestion-desastreuse-de-marie-germaine-dakouo-2971198.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/corruption/lycee-sportif-ben-omar-sy-de-kabala-haro-sur-la-gestion-desastreuse-de-marie-germaine-dakouo-2971198.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 31 Mar 2022 10:21:44 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Démocrate</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Nommée directrice du Lycée sportif Ben Oumar Sy (Lsbos) le 23 mars 2020  par affinité et par complaisance, Marie Germaine Dakouo est en train, à travers une gestion chaotique, de plonger en ruine cette structure d’élite en matière des sports. </strong>

Créé par l’ordonnance n° 01-045-PRM du 19 septembre 2021, dans le but de normaliser le rapport entre le sport et les études, le Lsbos n’a jamais été aussi mal géré que par l’actuelle directrice, Marie Germaine Dakouo. Nommée à la tête de cette structure où elle a été d’ailleurs surveillante pendant cinq(5) ans, on dirait que Marie est venue avec un esprit de revanche et de haine contre la structure et contre ses anciens collaborateurs. Depuis qu’elle est venue au lycée, les heures supplémentaires, les cours d’encadrement, les frais de concours d’entrée ne sont jamais payés à temps, alors que c’est le seul espoir et c’est la seule chose sur laquelle compte les enseignants du lycée. A cause de sa gestion chaotique, la directrice est aujourd’hui sérieusement détestée et vomie par ses enseignants et qui ne comptent plus sur elle, car ils ont compris que la Directrice est venue au lycée pas pour travailler, mais pour se venger de certains cadres du lycée et faire ses propres affaires. Il suffit de faire un tour au Lycée pour se rendre à l’évidence que rien ne va au Lsbos. Certains encadreurs commencent à laisser les lieux. Le  motif : ils ne sont pas payéset ils  manquent de carburant pour rallier le lycée.

Plusieurs enseignants sous anonymat nous révèlent ‘’qu’en toute réalité,  Mme Dakouo n’est même pas bien placée pour diriger le lycée sur les plans intellectuel, social et humain ». Selon eux, elle essaie toujours de faire un lavage de cerveau à son staff pour diriger le service.

A les en croire, sa mission au lycée n’est pas pour faire  bouger les lignes, mais plutôt  faire ses propres affaires et celles de certains de ses chefs au Cabinet, les mêmes personnes qui se sont battues corps et âmes pour qu’elle soit injustement nommée au lycée. Quel regret et quelle désolation !

<strong>Gestion infernale du duo Dakouo-Mariko</strong>

Incompétente devant l’Eternel, la directrice Marie Germaine Dakouo a instauré une gestion clanique au sein du lycée. Elle gère l’établissement comme elle gère un « grin ». Du coup, rien ne marche au Lsbos. Se croyant comme une déesse sur Terre, la super puissante Marie n’a aucune considération pour les cadres de l’administration du lycée dont les plus compétents et valeureux sont relevés pour les remplacer par ses médiocres amis et proches.

Du coup, le  Lsbos est géré par la directrice elle-même et un certain Moussa Mariko, contractuel de son état, qui n’a même pas le droit de mettre son nez dans les affaires du lycée en dehors de ses cours. Mais selon des indiscrétions, la Directrice Dakouo est même en train de se battre pour que Mariko soit nommé comme Censeur au lycée. Ah oui, le sieur Mariko est le complice et l’homme à tout faire de la Directrice. Au lycée, M.Mariko qui est un enseignant contractuel de son état, est aussi à la fois conseiller de la Directrice, encadreur, plombier, électricien, secrétaire de Direction et même chauffeur de la Directrice. Se croyant intouchable puisque protégé et soutenu par la puissante directrice, Mariko n’a aucune considération et aucun respect pour ses collaborateurs. Un adage ne dit-il pas : « Qu’au village des aveugles, les borgnes sont rois ».

<strong>Le régisseur du Lycée mis injustement de côté</strong>

La Directrice Marie Germaine Dakouo semble être une femme bonne que pour faire du mal. A cause de son intérêt personnel, elle aurait  intelligemment, poliment, discrètement et méchamment mis son régisseur de côté pour former un groupe à la DFM en complicité avec son chef de programme pour gérer           le Budget  du Lycée. A-t-elle bien réfléchi ? Un bon Directeur doit-il déclarer la guerre à ses cadres ?

Le Lycée n’a jamais connu un Directeur magasinier, Comptable matière, fournisseur, régisseur etc…

Une Directrice qui a créée toutes les difficultés du monde à son régisseur, qui a fait 9 ans à L’INJS et  6 ans dans le même Lycée sans soucis qui aime son travail qui est aimé par ses collègues et surtout les enseignants mais malheureusement avec cette Dame Le régisseur compétent Djibrila est devenu incompétent, il  cherche à tout prix à quitter ce lycée. Nous reviendrons dans les semaines ou les jours à  venir pour expliquer clairement avec des preuves à l’appui sa manière de gérer le budget de l’Etat avec les membres de  sa mafia. En écartant son régisseur de sa gestion pour mieux se la couler douce, la directrice a suivi les conseils des gens malintentionnés.

<strong>Les cadres cherchent à fuir le lycée…</strong>

A cause de la gestion chaotique et infernale instaurée par la Directrice Dakouo, tous les cadres sont en train de chercher à quitter le lycée. Avec toutes les difficultés, la Directrice donne toujours l’impression aux gens que ça va très bien au Lycée. Loin de là. Pour preuve, au niveau de la restauration, les élèves consomment du n’importe quoi avec toute cette enveloppe que l’Etat met à la disposition de la DFM, allez y voir au lycée ce qu’on prépare pour les élèves. Pis, par rapport à cette question de restauration, il se trame une affaire louche entre la Directrice et le prestataire. Donc, en aucunement il ne peut pas y avoir une bonne prestation. On se pose toujours la question pourquoi la Directrice et son surveillant ne déménagent pas au lycée dans leurs logements ? Alors que ses maisons sont construites  pour que la Directrice, le surveillant et le censeur soient à côté des enfants mais hélas les enfants et le lycée sont laissés à eux-mêmes. La mauvaise gestion de la Directrice a transformé l’Etablissement à un véritable bordel. Au lycée de la Directrice jusqu’au planton chacun fait ce qu’il veut, ils viennent quand ils veulent et ils sortent quand ils veulent. Un désordre total qui s’installent au lycée, mais personne n’en parle ni au Cabinet ni à la Dnsep.

Depuis la nomination de la très puissante Marie  à la tête du lycée  aucun agent ne peut dire cava aujourd’hui ou Alhamdoulillah. Ni au niveau du personnel administratif, les enseignants, les encadreurs sportifs, les surveillants internes et mêmes les élèves et quelques parents d’élèves qui ne font pas parti de  son clan se plaignent de la gestion de  Mme la Directrice.

Le ministre de la Jeunesse et des Sports n’est-il pas  au courant de la gestion désastreuse, calamiteuse chaotique de la Directrice qui tend progressivement le Lsbos à léthargie ? Mossa Ag Attaher, est fortement interpellé pour freiner les desseins machiavéliques de la destructrice Marie. Affaire à suivre !

<strong>Tientigui</strong>

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<title>Moumouni Guindo président de l’Office Central de Lutte contre l’Enrichissement Illicite (OCLEI) : « La corruption endémique a gangrené la société malienne et constitue un véritable obstacle au développement»</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/moumouni-guindo-president-de-loffice-central-de-lutte-contre-lenrichissement-illicite-oclei-la-corruption-endemique-a-gangrene-la-societe-malienne-et-constitue-un-veritabl-2967144.html</link>
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<pubDate>Thu, 03 Mar 2022 06:19:38 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Dans le but d’engager une lutte impitoyable contre la corruption et l’enrichissement illicite au Mali et ses multiples conséquences, de sensibiliser les populations, surtout la couche juvénile, pour un changement de comportement afin de renverser la tendance, la Communauté des Pratiques de Lutte Contre la Corruption (CPLC) a lancé la 6ème édition de la semaine de la jeunesse contre la corruption, le mardi 01 mars 2022. Elle se poursuivra jusqu’au 08 mars 2022. Le président de l’Office Central de Lutte contre l’Enrichissement Illicite, Moumouni Guindo, a profité de l’occasion pour attirer l’attention de tous sur le phénomène. « La corruption endémique a gangrené la société malienne et constitue un véritable obstacle au développement. Aucune action n’est de trop dans cette lutte et tout le monde doit jouer sa partition», a-t-il dit.

Selon président de l’OCLEI, Moumouni Guindo, la lutte contre la corruption a été marquée par un renforcement accru du cadre juridique et institutionnel se traduisant dans une confluence de normes nationales et internationales comme la convention des nations Unies contre la corruption ; la convention de l’Union africaine contre la corruption ; le protocole de la CEDEAO contre la corruption ; la constitution de 1992 ; le Code pénal ; le Code de Procédure Pénale ; la loi sur la prévention et la répression de l’enrichissement illicite et la loi du 17 mars 2016 portant loi unifiée de lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme. Il a ensuite inventorié les nombreux mécanismes de prévention et de répression qui ont vu le jour. Il n’a pas manqué de rappeler entre autres la Cellule d’Appui aux Structures de Contrôle de l’Administration (CASCA) ; le Contrôle général des Services publics ; les Inspections ministérielles ; la Cellule nationale de Traitement des Informations financières (CENTIF) ; le Bureau du Vérificateur général ; l’Office central de Lutte contre l’Enrichissement illicite ; le Comité de suivi des recommandations issues des états généraux sur la corruption ; le Pôle économique et financier ; le Pôle judiciaire spécialisé. « Malgré ces efforts, le recul du phénomène de corruption est très peu ou n’est pas perceptible du tout. Beaucoup d’études ont démontré que le phénomène persiste », déplore-t-il.

Le président Guindo a remercié l’initiative de la communauté des pratiques de lutte contre la corruption pour l’organisation de ces journées afin de tirer la sonnette d’alarme sur les conséquences du phénomène et de réarmer les populations. Quant à la présidente de la Communauté des Pratiques de Lutte contre la Corruption (CPLC), Mme Traoré Marietou Sénou, elle a expliqué que la célébration de ces semaines est en train d’impacter positivement la population dans le cadre de la lutte contre la corruption et l’enrichissement illicite. Elle a indiqué qu’il faut multiplier les actions afin d’atteindre les objectifs.

« La corruption est un phénomène social, politique et économique complexe qui touche tous les pays. Elle sape les institutions démocratiques, ralentit le développement économique et contribue à l'instabilité gouvernementale », a signalé le ministre de la justice, Mamadou Kassogué.

selon lui, l’un des objectifs de cette semaine est de partager les bonnes pratiques et les exemples pour prévenir et contrer la corruption au Mali, notamment le renforcement de la coopération internationale, en s'attaquant aux liens avec d'autres formes de criminalité, en permettant le recouvrement et la restitution des biens volés, en élaborant des solutions innovantes, en promouvant l’éducation préventive, en tirant partie de l'engagement des jeunes et en mobilisant des partenaires au sein de la société civile, le monde universitaire et le secteur privé. Il a prévenu que la lutte contre la corruption et la délinquance financière est un défi cher aux plus hautes autorités de la Transition. Elle s’inscrit dans la droite ligne de la vision clairement exprimée par le Président de la Transition le colonel Assimi Goïta qui, dans son discours d’investiture, a promis une lutte implacable contre la corruption. Le chef de la coopération de l’ambassade de Canada au Mali, Alexandre Mcgill, et le Directeur du projet d’appui à la lutte contre la corruption pour et par l’égalité des genres (LUCEG), ont rassuré les Maliens de leur accompagnement afin de gagner le combat contre la corruption, l’enrichissement illicite et la délinquance financière.

<strong>Moussa Samba Diallo</strong>

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<title>ANADEB : Plus de 20 millions de F CFA d’irrégularités financières</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/anadeb-plus-de-20-millions-de-f-cfa-dirregularites-financieres-2959490.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 08 Jan 2022 10:34:53 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le Bureau du Vérificateur général a découvert des irrégularités financières s’élevant à 20 533 671 F CFA à l’Agence nationale de développement des biocarburants (Anadeb). La vérification concerne trois années d’exercice.</em></strong>

Suite à une saisine d’un citoyen, le Vérificateur général a initié la vérification financière de la gestion de l’Agence nationale de développement des biocarburants au titre des exercices budgétaires 2018, 2019 et 2020. La présente vérification financière a pour objet la gestion de l’Anadeb. Elle a pour objectif de s’assurer de la régularité et de la sincérité des opérations de recettes et de dépenses de cette agence. Les travaux de vérification ont porté sur les opérations de recettes et de dépenses ainsi que sur les actes d’administration et de gestion des exercices 2018, 2019 et 2020. Les constatations et recommandations issues de la présente vérification sont relatives aux irrégularités administratives et financières.

<strong>Irrégularités administratives </strong>

Les irrégularités administratives relèvent des dysfonctionnements du contrôle interne. Le BVG a formulé des recommandations. Le Président du Conseil d’administration doit veiller à la tenue régulière des sessions ordinaires du Conseil d’administration. Le Directeur général doit respecter la composition des commissions de réception conformément à la réglementation en vigueur ; faire signer les attestations de service faites par le Comptable-matières ; faire certifier les factures des dépenses de la régie par le Comptable matières ; éviter le fractionnement des dépenses. Quant à l’Agent comptable, il doit établir les comptes de gestion de l’établissement et les faire certifier. Le Régisseur d’avances doit, lui aussi, éviter de payer les factures non certifiées par le Comptable-matières. Enfin, le Directeur général, le Contrôleur financier et l’Agent comptable doivent veiller au respect de l’imputation budgétaire.

<strong>Irrégularités financières </strong>

Le montant total des irrégularités financières, ci-dessous, s’élève à 20 533 671 F CFA.

<strong>Source : <em>Cellule de communication du Bureau du Vérificateur général</em></strong>]]> </content:encoded>
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<title>Ministère des Transports et des Infrastructures :  Le couloir de la magouille ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/ministere-des-transports-et-des-infrastructures-le-couloir-de-la-magouille-2954097.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 25 Nov 2021 11:00:48 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Notre pays a du chemin à faire dans la lutte contre la corruption et la délinquance financière. Même sous la transition ouverte après la chute brutale du Président IBK, des hautes personnalités de l’Administration Publique se sont données à cœur joie de dévaliser les caisses de l’Etat à travers des manœuvres frauduleuses intelligemment élaborées qui ne disent pas  leur nom.  En effet, sous l’ère Makan Fily Dabo, on aurait tout vu et entendu dans ce département ministériel stratégique des transports et des infrastructures</strong>.

Les pratiques malsaines ont pour noms : surfacturations des prix, passation de marchés en violation de l’esprit de la commande publique, favoritisme… Autant de pratiques qui ont fait des victimes au sein des entreprises intervenant dans le secteur du BTP malien.

À titre d’exemple, la procédure pour la construction du siège de la Direction Nationale des transports, Terrestres, Maritimes et Fluviaux. Au départ, une société commise pour produire une manifestation d’intérêt, a produit un devis estimatif qui a été vu et apprécié par le Ministre Makan Fily Dabo.  Il a instruit à son service technique d’analyser ledit dossier aux fins de dresser un rapport. La DNTTMF à travers son Directeur Mamadou Sow, a présenté un rapport détaillé. Avec ce document une demande de financement a été introduite auprès du Ministère de l’Économie et des Finances. Après une analyse du dossier par la Direction Générale des Marchés Publics et des Délégations de Service Public (DGMP-DSP), le Ministre de l’Économie et des Finances a donné son approbation à travers une lettre confidentielle du 05 juillet 2021. Mais le hic qui titille dans cette histoire, c’est que ce marché a été attribué par attente directe à une autre société différente de celle dont les dossiers ont servi à faire la levée de fond. Au départ une somme une  de 1,44 milliard FCFA TTC (1 449 205 200F), mais la nouvelle société PRO-BTP-SARL bénéficiaire du dit marché a proposé une somme de 1,9 milliard TTC de nos francs (1 960 698 263F) pour un délai d’exécution de 12 mois. Pourquoi augmenter subitement le montant ? Qui se cache derrière ces pratiques ?

Au moment où le numéro 1 de la Transition malienne lutte farouchement contre la corruption et la délinquance financière, d’autres membres et proches collaborateurs s’adonnent à des pratiques malsaines pour s’enrichir illégalement. Mme Dembélé Madina Sissoko, l’actuelle Ministre des Transports et des Infrastructures, doit suspendre ces différents contrats pour les réexaminer. Il y a trop de zones d’ombres qui émaillent ces marchés publics surtout dans le secteur du BTP.

<strong>Adama Coulibaly</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Commune rurale de Bladié&#45;Tiémala (Bougouni) :  Vers l’interpellation de l’ancien Maire Drissa Sangaré</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/commune-rurale-de-bladie-tiemala-bougouni-vers-linterpellation-de-lancien-maire-drissa-sangare-2951815.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 10 Nov 2021 10:49:07 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>L’ancien Maire CDS de la Commune rurale de Bladié-Tiémala (Bougouni), M. Drissa Sangaré est cité au cœur d’un trafic portant sur 600 lots dans la localité de Bladié-Tiémala.  Aujourd’hui, les populations  regroupées en association décident de porter plainte contre l’ex maire pour « <em>détournement de fonds ; corruption ; escroquerie ; faux et usage de faux</em> ». </strong>

C’est apparemment, le scandale foncier le plus corsé de Bougouni, qui risque de péter à la figure de l’ex maire de la Commune rurale de Bladié-Tiémala, Drissa Sangaré: le morcellement et la vente de 600 lots ainsi que le versement d’un million  FCFA dans les comptes de la municipalité.

<strong>Rappel des faits</strong>

Tout débute en 2016. Le Maire Drissa Sangaré après sa réélection à la tête de la Mairie de Bladié-Tiémlala, a établi un Procès verbal (PV) de passation de service dans lequel il a fait la situation domaniale et foncière.

En effet, il ressort de ce document que le nombre de parcelles loties est de 600 lots sur lesquels le Maire Drissa a délivré 597 parcelles et réserver 3 terrains. Mieux, le prix des ventes des parcelles occupées par les usagers était de 12 500 FCFA ; les parcelles en bordure de la route à 55 000F et les prix des parcelles de l’intérieur à 25 000F.

Mais les choses ne sont pas claires. Du moins, si l’on en croit des documents déposés à notre rédaction,

Pour une faute de précision dans le PV de passation de service, il a été constaté que le Maire Drissa Sangaré, au moment des faits, a vendu 100 lots à 12 500F l’unité et n’a versé que la somme de 1 millions FCFA dans la caisse alors que les frais des parcelles à usages et celle de l’intérieur font déjà 8 750 000 FCFA, sans compter les restes des parcelles qui sont vendues à 55 000F chacune. Depuis cette date, jusqu’à l’élection du Maire Drissa Sangaré comme député à l’Assemblée Nationale, à l’issu des législatives controversées de 2020, cette situation est entourée de mystère.

Par ailleurs, l’ex Maire ‘’Dri’’ de Bladié-Tiémala est accusé de détournement dans la banque de céréale. Dans le PV, il affirme que l’argent liquide en banque est de 1 656 000 FCFA avec un crédit de 444 000F.

À en croire les documents mis à notre disposition, cette situation n’est pas vérifiée et le Maire ‘’Dri’’ s’est contenté de donner de simples informations dans le PV.

Plus grave encore, le maire ‘’Dri’’ est accusé d’avoir confectionné des vignettes et les vendre illicitement. Ce qui est formellement interdit par l’article 12  de la loi n°96/061/PRM du 04 novembre 1996 portant principes fondamentaux de la comptabilité publique.

Rapproché par les populations de la Commune de Bladié-Tiémala, le maire Drissa Sangaré, à l’époque des faits, promet de faire tout pour tirer les choses au clair. Mais c’était sans savoir pour les habitants de la commune que le maire ‘’Dri’’ souffle le chaud et le froid. En réalité, cette promesse de Drissa Sangaré était de la poudre aux yeux des populations. Une stratégie pour lui de prendre du temps et de multiplier les démarches nocturnes pour se mettre à l’abri.

<strong>La guéguerre avant la guère</strong>

En colère, des populations de la Commune de Bladié-Tiémala regroupées au sein d’une association, décident de prendre les choses en main. D’où une dénonciation de faits au niveau des services de contrôle contre l’ex maire Drissa Sangaré, pour « <em>détournement de fonds, corruption, escroquerie, faux et usage de faux</em> ».

Pour les populations de Bladié-Tiémala, l’ex maire Drissa Sangaré doit s’expliquer. D’abord, sur les raisons d’une telle spéculation. Ensuite, sur la destination des fonds générés par la vente de ces 600 lots : des dizaines de millions de francs CFA, fondus dans la nature.

Mais après son élection comme député et la dissolution de l’Assemblée Nationale en Août 2020 par la junte, nos sources indiquent que pour toute explication, l’ex maire de Bladié-Tiémala s’est mis à baragouiner. Sans convaincre. D’où la colère des populations de la localité. Regroupées en association, elles viennent de saisir les autorités de la transition sur la situation de leur localité. Pendant ce temps, une mission d’audit de la Cour des Comptes est signalée à la municipalité de la commune rurale de Bladié-tiémala.

Pris de panique l’ex maire de cette localité ne cesse de multiplier les démarches nocturnes. Surtout, auprès de certains hommes politiques de Bougouni, pour se garer des mouches. Refus catégorique de ces derniers.

Pour eux, de deux chose, l’une : ou l’ex Maire Drissa Sangaré restitue le site vendu à la Commune de Bladié-Tiémala ou il restitue, les fonds générés par cette vente, pour le moins, frauduleux. D’où la situation inconfortable de l’ex maire ‘’Dri’’.

Pour recouper nos informations, nous avons joint l’ex maire de Bladié-Tiémala. Sur la situation des 600 lots, l’ex maire Drissa se défend sans convaincre : « <em>Pour ce qui est de la vente des 600 parcelles, la commission a versé 1 million dans les comptes de la Mairie et le reste des sous a servi de payer le géomètre et de prendre en charge, les frais afférant à la viabilisation du site</em> ».

À en croire les populations de Bladié-Tiémala, l’argent issu de la vente de ces 600 lots est rentré dans la campagne de Drissa Sangaré, à l’époque maire de Bladié-Tiémala, aux élections législatives 2020, au sortir desquelles il a été élu député de Bougouni. Lors de la vente de ces 600 lots, le maire ‘’Dri’’, selon certains acquéreurs, a cédé la première tranche entre 250 000F et 300 000F.

Ce « <em>hold-up foncier</em> » risque fort de laisser un arrière-goût de nivaquine dans la gorge de l’ex maire de la Commune rurale de Baladié-Tiémala, réputé très proches du président de la CDS ‘’Mogotiguiya. De source proche du dossier, l’ex élu communal est sur une pente raide.

Mais l’occasion faisant le larron, une certitude : l’ex maire de la Commune rurale de Bladié-Tiémala a bondi sur l’aubaine pour faire de la spéculation foncière. À travers cette pratique, l’ex maire Drissa Sangaré,  toujours engagé en politique, a empoché plusieurs millions de nos francs au moment de cette vente de lots jugées frauduleuses.
<ol>
 	<li><strong> Diallo</strong></li>
</ol>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Commune rurale de Tiémala&#45;Banimonotié (Bougouni) :  Pour mauvaise gestion, une plainte contre le Maire Zoumana Sangaré</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/commune-rurale-de-tiemala-banimonotie-bougouni-pour-mauvaise-gestion-2950736.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 03 Nov 2021 12:00:49 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Détournement de fonds ; corruption ; escroquerie ; faux et usage de faux. Voilà d’un trait, les motifs de la plainte des populations de la Commune rurale de Tiémala-Banimonotié (Bougouni) contre le Maire, M. Zoumana Sangaré et ses complices. C’était, le vendredi dernier auprès des autorités publiques.</strong>

Tout début, il y a quelques mois. Les populations de la Commune rurale de Tiémana-Banimonotié, découvrent des pratiques de gestion non transparentes du Maire Zoumana Sangaré, qui au mépris des procédures de gestion, a instauré une gouvernance non inclusive et non transparente dans la commune.

<strong>La preuve des épreuves</strong>

À travers des manœuvres déloyales, le maire Zou parvient à bloquer le fonctionnement du CSCOM de Tiémana-Banimonotié acquis sur un financement de l’ANICT (Agence Nationale d’Investissement des Collectivités Territoriale), à hauteur de 120 millions FCFA ; avec à l’appui, la dotation du Centre de santé en équipement pour une valeur de 35 millions FCFA. Mais contre toute attente, le maire Zoumana qui est un médecin de formation, ambitionnait d’être le responsable du CSCOM. Mal lui en a pris, car cela est incompatible avec sa fonction d’élu communal. Après avoir échoué sur son projet et face à la résistance des membres du Conseil communal qui s’opposèrent à sa volonté d’être le responsable du CSCOM, le maire Zou décide enfin de bloquer le fonctionnement du Centre. C’est ainsi que depuis sa réception en 2017, jusqu’en décembre 2020, le CSCOM de Tiémala-Banimonotié reste fermé et les clés sont toujours dans les mains du maire Zoumana. Mieux, à la même date, dans le cadre d’une action concertée, le maire Zoumana Sangaré et le patron de l’Entreprise Sud Construction(ESD) qui a réalisé l’ouvrage et qui est également le fournisseur du CSCOM de Tiémala-Banimonotié en équipements sanitaires, débarquent et saisissent tout le matériel qui s’y trouvait par exploit d’huissier, sous prétexte que l’entrepreneur n’a pas été payé. Pourtant, le contrat (n°001/DRMP-DSP/SIK2017) ne lie pas l’entrepreneur à la Mairie de Tiémala-Banimonotié ; mais plutôt, à l’ANICT avec laquelle il a signé un contrat de prestation. Et jusque-là, le CSCOM de la Commune rurale de Tiémala-Banimonotié reste non opérationnel.

<strong>Le Maire en taule position</strong>

Dans leur plainte, les populations de Tiémala-Banimonotié révèlent que le maire Zoumana Sangaré est responsable du détournement des fonds destinés à l’entretien des écoles de la commune de Tiémala-Banimonotié. Aussi, elles précisent que les membres du Comité de Gestion Scolaire n’ont jamais été consultés ni informés de la destination des sous.

Plus grave, en croire les mêmes sources, personne ne sait la destination des fonds alloués à la réparation des manuels scolaires, ni l’argent de la cantine scolaire qui s’élève à plus d’un millions de nos francs. Pareil aussi pour les fonds destinés à la formation des  élus qui subissent le même sort. Du coup, les ateliers de renforcement de capacité des élus demeurent, jusque-là, un mystère. Et ce n’est pas tout, loin s’en faut. Même les subventions accordées par l’État, à la Commune rurale de Tiémala-Banimonotié, sont dépensées, sans délibération du Conseil communal. Du moins, si l’on en croit les griefs formulés par les populations.

Pendant ce temps, les populations déplorent la perception, de manière irrégulière, des taxes sur l’exploitation du sable par un conseiller communal en la personne de Flakoro Diakité, qui selon elles, agi sous les ordres du Maire Zou.

À ce triste tableau, nos interlocuteurs ajoutent que le village de Bombala a été plumé de la somme de 600 000F par un conseiller agissant à l’instigation du Maire Zoumana. Cette somme représente la quote-part de la contribution du village dans la construction d’un ravin alors que l’ouvrage était financé à 100% par l’ANICT.

Par ailleurs, le Maire Zou de Tiémala-Banimonotié est accusé d’avoir vendu 597 lots à des prix variant entre 12 500F, 25 000F et 55 000F et en ne versant que la somme d’un million dans la caisse. En plus, les populations formulent qu’il a confectionné, parallèlement, des vignettes pour les vendre illicitement. Une pratique formellement interdite par l’article 12 de la loi N°96/061/PRM du 04 novembre 1996 portant principes fondamentaux de la comptabilité publique.

Pour cette gestion solitaire, non inclusive et non transparente du maire Zoumana Sangaré de la Commune rurale de Tiémala-Banimonotié, les populations organisées en association ont adressé, le vendredi dernier à Bamako, une plainte aux structures de contrôles, afin d’ouvrir une enquête. D’où la situation inconfortable du Maire Zoumana et ses acolytes.

<strong>Mariam Konaré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Blanchement de capitaux et financement du terrorisme :  La Centif fait le point sur l’évaluation des risques</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/blanchement-de-capitaux-et-financement-du-terrorisme-la-centif-fait-le-point-sur-levaluation-des-risques-2950605.html</link>
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<pubDate>Wed, 03 Nov 2021 01:34:43 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La Cellule nationale de Traitement des Informations financières (Centif) a tenu, le jeudi 28 octobre, un atelier national de dissémination sur son rapport de l’évaluation nationale des risques du blanchement de capitaux et le financement du terrorisme (BC/FT). La cérémonie était placée sous la présidence du ministre de l’Energie et des Mines représentant son homologue de l’Economie et des Finances</em></strong><em>.</em>

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Dans son discours d’ouverture, le ministre Lamine Seydou Traoré a fait savoir qu’en proie au terrorisme et à l’insécurité entravant même le développement et la gouvernance démocratique, la prise de mesures pour couper la chaine de financement du terrorisme par les autorités du Mali est d’une nécessité impérieuse. Au regard de cette nécessité, un dispositif appelé Lutte contre le Blanchement de Capitaux et le Financement du Terrorisme (LB/FT) a été mis en place, par les autorités, pour pouvoir porter un sérieux coup à ce fléau d’autant plus que le Mali est membre fondateur depuis 2006 du Groupe Intergouvernemental d’Action contre le Blanchiment d’Argent (Giaba).

En ce qui concerne la dissémination des conclusions, le ministre a précisé qu’elle s’avère d’une importance particulière dans la mesure où le phénomène n’est pas une affaire de la seule la Centif ni une affaire du gouvernement seulement. D’où son cri de cœur pour alerter que la lutte contre le financement du terrorisme constitue une urgence vitale pour notre pays.<em> « Depuis 2012, des hordes terroristes se sont abattues sur le pays le menaçant jusque dans ses fondements », </em>a-t-il rappelé. Tenant compte des points à améliorer dans cette lutte, le gouvernement du Mali a rassuré de son plein engagement à combler les insuffisances techniques et à améliorer l’efficacité du dispositif de combat.

Néanmoins, malgré l’engagement sans réserve des autorités, le ministre a fait savoir qu’il urge que toutes les parties prenantes s’impliquent et s’acquittent de leurs obligations conformément à la loi et les rapportent à la Centif.

Avant d’annoncer l’ouverture des travaux de l’atelier, le ministre a exhorté l’ensemble des participants à s’impliquer activement en vue d’un partage idéal des acquis au sein de leurs organisations afin de contribuer à la prise de connaissance des risques qu’encourt le Mali dans le domaine de la LBC/FT.

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<strong>Alassane Cissouma</strong>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Après avoir fait condamner le Mali, Boubeye paie 4 milliards à une société belge pour faire disparaître les traces de sa forfaiture.</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/apres-avoir-fait-condamner-le-mali-boubeye-paie-4-milliards-a-une-societe-belge-pour-faire-disparaitre-les-traces-de-sa-forfaiture-2950234.html</link>
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<pubDate>Sat, 30 Oct 2021 09:00:05 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<span class="FullArticleTexte">Non, '' le sphinx'' ne tire pas sur une ambulance. Il ne fait que tenir la promesse qu'il avait faite à ses lecteurs dans son édition numéro 707 du 05 octobre 2018 paru sous le titre : suite à un marché clandestin d'achat d'armes résilié par son successeur, Soumeylou Boubeye MAIGA fait condamner l'état Malien à payer près de 4 milliards de FCFA

Il y'a 3 ans votre journal préféré vous avait promis de vous donner la suite d'un énième scandale financier perpétré l'inénarrable Soumeylou Boubeye MAIGA. Lequel, dès sa nomination au ministère de la défense et des anciens combattants par Ibrahim Boubacar Keita en septembre 2013 dans le gouvernement de Oumar tatam L'y , s'est empressé à monter en épingle un des sulfureux marchés dont il a le secret. Dans la plus grande clandestinité, il signera un contrat d'un montant total de 98 millions d'euros soit 64, 8 milliards de FCFA avec AD- trade belgium, une société belge. Ledit contrat sera finalement annulé par le Mali. Cette résiliation unilatérale du contrat par notre pays lui valut d'être condamné à payer à ladite société la bagatelle de 3,9 milliards de FCFA. Le sphinx vient d'apprendre que SBM comme l'appellent ses thuriféraires une fois reconduit comme premier ministre aurait réglé fissa les belges pour effacer les traces de sa forfaiture.

Sphinx</span> <b><a href="https://lesphinxmali.com/index176.htm" target="_blank" rel="noopener">... suite de l'article sur Le Sphinx</a></b>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Plus de 200 millions FCFA d’épargnes en souffrance de paiement à la CAMEC de Bougouni :  De l’escroquerie au vol… les déposants entre désespoir, suicide et mort</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/plus-de-200-millions-fcfa-depargnes-en-souffrance-de-paiement-a-la-camec-de-bougouni-de-lescroquerie-au-vol-les-deposants-entre-desespoir-suicide-et-mort-2946984.html</link>
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<pubDate>Wed, 06 Oct 2021 09:23:56 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le scandale de la CAMEC (Caisse Mutualiste d’Épargne et de Crédit de l’Éducation et de la Culture) dans la commune Urbaine de Bougouni, contrairement à ce que d’aucuns pensent, n’a pas fini de faire des dégâts au sein des populations spoliées et grugées dans cette nauséabonde affaire de placement d’argent. Des années après, les dizaines de milliers de victimes de cette affaire pris à bras le corps par le collectif des adhérents de la caisse d’épargne sont entre le désespoir, le suicide et la mort… </strong>

Décidément, les 53.000 sociétaires des 27 caisses de la CAMEC courent depuis 2014 derrière leurs sous qui se chiffrent à 1,4 milliard FCFA dont 200 millions pour la seule antenne de la commune de Bougouni. Du coup, les sieurs Martin Pierre Dakono et Moussa Diarra,  respectivement, le Président national de la CAMEC et le président locale de l’antenne de Bougouni, à l’époque des faits, se trouve au cœur de la controverse. Révoqués à la faveur d’un Assemblée Générale de la CAMEC en 2015, les deux personnalités se trouvent, aujourd’hui, au devant  la scène. Et cela, après une alerte des déposants à leur encontre au niveau d’une structure de contrôle.

Plus les jours passent, plus le calvaire des dizaines de milliers de victimes du scandale de la CAMEC (que ça soit dans la commune urbaine de Bougouni ou d’autres parties du Mali) l’expression n’est pas trop forte, va en augmentation exponentielle, c’est-à-dire, de plus en plus grande ; ceci, de façon inquiétante dans la mesure où après les promesses de début de remboursement en 2017 de la nouvelle Direction nationale, aucune bonne nouvelle jusqu’ici pour ces pauvres victimes. À cet effet, il faut dire avec larmes, affliction et tristesse, que les victimes du scandale financier de la CAMEC sont depuis lors entre le désespoir, le suicide et la mort puisque aux morts déjà enregistrés ici et là sur toute l’étendue du territoire national, se sont ajoutés d’autres.

Endettés, appauvris, malades, et désespérés, certaines victimes ont vite rendu l’âme. Ceci, on n’a pas besoin d’être régisseur de morgue, médecin ou agent recenseur pour l’affirmer dans la mesure où d’une part ; les contacts avec le collectif des victimes, leurs amis, familles, collègues de travail ; d’autre part, des visites devant les caisses de la Direction générale de la CAMEC à Badalabougou et autres antennes, les hôpitaux durant les mouvements perlés de ces dernières années ainsi que certaines émissions radiophoniques permettent d’authentifier l’hécatombe, les dégâts funestes causés par le scandale des placements d’argent de la CAMEC, tant à Bougouni qu’au niveau des autres antennes du Mali. À presque 3 mois de la fin de l’année, toujours rien pour ces victimes mis à part la petite fumée d’espoir vue lors du payement de ceux qui ont placé leur argent au niveau de la Direction générale de la CAMEC. Conséquence, aux morts déjà enregistrés dans la commune de Bougouni et ailleurs, à cause de l’état de désespoir des pauvres populations, sont venus s’ajouter d’autres.

<strong>Les sociétaires roulés dans la farine </strong>

Comme il faut s’y attendre, les pertes en vie humaines, espèces de danses macabres, ne sont pas prêtes de s’arrêter. Car, signalons le tout de suite, il y en a qui sont encore sur le point de se suicider ou qui s’interrogent sur l’utilité de leur vie. Non seulement, ils n’ont pas leur argent, mais appauvris, désemparés, malades, ils en sont dépourvus et donc incapables d’assurer leurs besoins ou ceux de leurs familles. Quid de ces agents de la CAMEC de Bougouni ou cadre de la CAMEC nationale qui ont manipulé les fonds en les plaçant dans des conditions illégales de placement.

« <em>Au début, c’est Martin Pierre Dakono, le président national de la CAMEC et Moussa Diarra, le président locale de l’antenne de Bougouni, en même temps, le président de la Commission crédit, qui ont scandalisé les activités de la CAMEC dans la commune de Bougouni. Et c’est le président locale, Moussa Diarra, qui faisait le porte-en-porte pour récupérer les carnets des adhérents et  réaliser en leur place, des versements. Avec cette confiance, il a réussi à inscrire à la CAMEC des ressortissants  de sa localité de Sandaré à Kayes, et leur octroyer par la suite, des crédits au niveau de la caisse CAMEC de Bougouni. Mais avec son décès, aujourd’hui, tous ces carnets et montants sont sans trace</em> », se lamente la voix mourante et cahoteuse, un déposant de la CAMEC de Bougouni et homme d’affaires qui en plus nous confie qu’il n’est plus facile pour lui de faire fasse au dépenses de sa famille.

Un ex membre de l’Assemblée Générale de la CAMEC de Bougouni  déplore : « <em>la faillite de l’antenne CAMEC de Bougouni est intervenue lorsque Martin Pierre Dakono et Moussa Diarra sont arrivés à octroyer  un montant de 50 millions FCFA à un commerçant de Niono, sans que l’Assemblée générale de la CAMEC  de Bougouni ne se prononce sur ce dossier. Du coup, des membres de l’Assemblée ont démissionné. C’est de là que les problèmes de la Caisse de Bougouni ont commencé</em> ». Et notre interlocuteur de préciser : « <em>Les indicateurs de la CAMEC nationale, jadis fleurissante, sont au rouge. Une perte financière estimée à 1,5 milliard FCFA. Aujourd’hui, cette situation est caractérisée par une crise de liquidité et de solvabilité dans certaines caisses du réseau. Comme c’est le cas à la CAMEC de Bougouni, où il n’y a pas de possibilité à ce jour jours de restituer aux épargnants leurs argents ».</em>

Face à cette situation, le gouvernement de transition qui a moult fois dit qu’il travaille avec méthode et transparence, oubliant qu’il s’est mis une corde au cou, est vivement interpellé. Encore quelques mois, et ce sera vraisemblablement la fin de la transition et pourtant, les gens ne sont pas encore rentrés en possession de leurs argents. Parallèlement, les dégâts sont immenses et cruels…

<strong>Cyrille Coulibaly</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Route de Ségou :  Corruption et racket à ciel ouvert au poste de contrôle de Zambougou</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/route-de-segou-corruption-et-racket-a-ciel-ouvert-au-poste-de-controle-de-zambougou-2945931.html</link>
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<pubDate>Wed, 29 Sep 2021 09:19:02 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Que vous soyez en infraction ou pas, si vous vous faites contrôler par des gendarmes au poste de contrôle de Zambougou sur la route de Ségou, il est probable que vous deviez jeter à terre pour ne pas repartir à pied. C’est ce qui se passe tous les jours au niveau de ce poste de contrôle à une quarantaine de kilomètre de la ville de Ségou. </strong>

Au poste de Zambougou, le racket des gendarmes a atteint un seuil inquiétant. Depuis, la population ne se sent plus confiante face à ces hommes en uniforme sensés les protéger ainsi que leurs biens. Que ce soit à la Brigade de la gendarmerie de Ségou ou au poste de contrôle de Zambougou, les gestes de corruption des pandores ne choquent plus. Au vu et au su de tous, la population et les usagers de la route sont dépouillés. On en est arrivé au point où ce type de tracasseries est devenu banal au poste de Zambougou. Même accepté, puisque la plupart du temps, il n’y a pas d’autre choix.

À 7h du matin, les gendarmes sont en faction au poste de contrôle de Zambougou et retourne à la brigade de Ségou, dans l’après-midi vers16h. Cependant, le racket et d’autres tracasseries routières sont vécus au quotidien par les usagers. Motocyclistes, automobilistes, chauffeurs de véhicules de transport en commun, nul n’est épargné. Quel que soit le motif du contrôle. L’essentiel pour les gendarmes en faction, c’est de percevoir une somme d’argent. Le contrôle est tout sauf réglementaire. Contrairement aux normes, aucun reçu n’est remis aux intéressés comme preuve de paiement de ce qui est censé être une amende.

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En bloc, le racket au poste de contrôle de la localité de Zambougou, sur l’axe routier Bamako-Ségou est une pratique qui a la peau dure. À tort ou à raison, des motocyclistes et des chauffeurs accusent les gendarmes du poste  de les racketter et ce même s’ils sont en règle et n’ont commis aucune infraction.

On peut avoir tous ses documents en règle, permis, assurance, vignette mais les gendarmes au poste de Zambougou, trouve  toujours quelque chose,  juste pour dire qu’il y a une infraction.

« <em>Le vendredi dernier, j’ai transporté dans ma sotrama des gens qui se rendaient aux funérailles d’un parent à Ségou. Après un contrôle de routine au poste de Zambougou, le gendarme a reconnu que tous mes papiers sont à jours. Mais il a saisi mon cahier de transport sous prétexte qu’il y a un surnombre de passagers dans le véhicule. Et pour  pouvoir continuer le trajet, il m’a fait payer une contravention de 10 000 FCFA, sans un reçu. Et comme, les passagers se plaignaient du retard, je me suis exécuté pour partir</em> », déplore un chauffeur sur l’axe Bamako-Ségou.

Et un berger qui réside à Zambougou de témoigner : « <em>Rien que le dimanche dernier, je suis parti rejoindre mon fils au pâturage. À mon retour, un gendarme m’a arrêté au poste de Zambougou. Malgré que je l’ai présenté mes pièces, il m’a arrêté en disant que je suis une personne suspecte.  Les témoignages du chef de village et de mon épouse auprès des gendarmes n’ont servi à rien. Et le plus effarant dans cette situation, c’est  que les gendarmes m’ont exigé le versement de 50 000F, malgré que je fusse à leur égard un personnage suspect. Et il a fallu l’intervention d’un élu pour qu’il abandonne cette procédure et me relaxer ». </em>Pour ce berger qui est  installé à Zambougou, il y a 25 ans, la mission des gendarmes  au poste est basée sur le racket.

Aujourd’hui, le racket est devenu de plus en plus, le mode opératoire privilégié de nos hommes en uniforme au niveau des postes de contrôle, et les citoyens ordinaires n’ont plus foi en eux. <em>Ce qui explique la propension de la population à la justice populaire pour régler ses comptes, comme ce fut le cas à Niono, où le Commissaire a été assassiné de sang froid par les populations. Ce qui est une menace sérieuse pour la paix.</em> Aux autorités maliennes de prendre des dispositions.

<strong>Mariam Konaré</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Cantines scolaires :  Odeurs de magouilles à Baguinéda</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/cantines-scolaires-odeurs-de-magouilles-a-baguineda-2943944.html</link>
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<pubDate>Wed, 15 Sep 2021 01:16:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le Procureur de la République près le tribunal de grande instance de la Commune III en charge du Pôle économique et financier de Bamako a été saisi ces derniers temps d’une dénonciation anonyme relative à des cas de détournements à la pelle des fonds. Il s’agit des ressources financières destinées aux cantines scolaires de plusieurs communes rurales de Baguinéda.</em></strong>

Sont concernés par cette dénonciation, les maires des 4 Communes rurales de l’arrondissement de Baguinéda : Mountougoula, N’Gouraba, Baguinéda et Tielé. D’autres personnes sont citées dans la dénonciation notamment la directrice du Centre d’Animation pédagogique (Cap) de Baguinéda, les présidents des comités de gestion scolaire (CGS) des différentes écoles concernées et une femme fournisseur.

Ces différentes autorités municipales, administratives et locales impliquées dans la gestion de l’école, sont soupçonnées de détournements de l’argent donné par des bailleurs de fonds pour l’alimentation des cantines scolaires. Selon leur vocation, ces cantines scolaires sont ouvertes aux élèves qui habitent dans des villages situés loin de leur école et leur permettent de manger sur place pour éviter la déscolarisation.

Le mode opératoire de ceux-là qui focalisent le soupçon du dénonciateur, est basé sur deux pratiques. D’abord ils gonflent le nombre d’élèves en vue de bénéficier de beaucoup d’argents illégaux. Il y a aussi le système des fausses factures. Sur ce dernier chapitre, une dame dont le nom n’est pas mentionné (à l’instar des personnes dénoncées) et déclarée comme le fournisseur attitré des cantines scolaires du Cap de Baguinéda, délivre des vraies fausses factures pour des commandes jamais livrées. Le deal consiste pour elle, à percevoir en retour les 30 % de la valeur du montant de la vraie fausse commande.

Pour le dénonciateur qui éveille l’attention du juge anti-corruption, ces différentes malversations pénalisent dangereusement les enfants qui habitent des dizaines de kilomètres de leurs établissements. L’argent des cantines scolaires du Cap de Baguinéda  est indûment encaissé par des gens <em>a priori</em> au-dessus de tout soupçon et qui sont chargés de sa gestion.

Par ailleurs, le maire de N’Gouraba en plus d’être mêlé dans ce scandale de la cantine scolaire, est sur la sellette dans une autre affaire. Celle des marchés attribués dans sa circonscription sans consultation, ni appel d'offres. Les mêmes marchés font l’objet de fausses facturations. C’est-à-dire, l’argent est décaissé moyennant une facture, mais il n’y a aucune trace des matériels achetés et censés livrés.

Le procureur de la République de la Commune III en charge du Pôle économique et financier a de la matière pour voir où va l’argent de la cantine scolaire de Baguinéda. Cette Commune rurale à la périphérie de Bamako est toujours embourbée dans des scandales tantôt fonciers, tantôt financiers. Le maire, Salia Diarra a toujours maille à partir avec la justice. Il est l’un des fidèles locataires de la Maison centrale d’Arrêt de Bamako.

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<strong>Abdrahamane Dicko</strong>

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<title>Affaire avion présidentiel :   Un deal sur le dos de l&amp;apos;état</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/affaire-avion-presidentiel-un-deal-sur-le-dos-de-letat-2941967.html</link>
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<pubDate>Wed, 01 Sep 2021 15:13:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le National</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>On ne finira jamais de parler de l'avion présidentiel tant que les prédateurs continueront à narguer le peuple malien. Dr. Rosy Dakouo nous explique en français facile, à nous les non-juristes, les dessous de ce marché nauséabond !</strong>

En français facile, en se référant sur cet extrait du rapport du Végal, fourni par les soins de mon fils Babarou, on peut déduire déjà qu'il y a eu des irrégularités dans les procédures de passation de marché concernant l'avion présidentiel, je cite :

Il y a clairement un conflit d'intérêts dans la passation de marché, puisque le sieur Marc GAFFAJOLI qui a été payé pour auditer l'ancien avion présidentiel est le même qui a fait le prospect pour l'achat du nouveau, et le même qui représente la société Sky Colour, avec laquelle le marché a été passé, il a même signé le contrat d'achat au nom de la dite société. Ça sent un deal amical sur le dos de l'État.

Le fournisseur a été payé pour des services de contrôle de qualité ( inspection de l'appareil) qui devraient normalement être faits par une société indépendante en toute impartialité ( il y a encore une notion de conflit d'intérêts qui n'a pas été prise en compte, c'est inacceptable et inadmissible ! ). Cela étale le laxisme avec lequel les passations de marché se font sous nos cieux en violation flagrante des normes et procédures en la matière : montant perçu : 1 millard ( 1 028 039 063 FCfa ). Les mêmes services d'inspection se retrouvent dilués dans des coûts généraux en bas....( il n'est pas spécifié s'il s'agit de nouvelles inspections non prises en compte dans ce chapitre). Ce qui peut être considéré comme une tentative de dissimulation, double facturation des frais ou de faux en écritures.

Immatriculation de l'avion : le coût total de l'immatriculation s'élève à : 17,5 milliards ( 17 558 345 675 FCfa) faite par une société AIC mais dont le montant a quand-même été payé à la société Sky Coulor et, malgré tout, au moment de l'enquête faite par le Végal, l'avion ne semblait pas être la propriété de l'État malien.

Les frais généraux : Facture pour la peinture, les honoraires d'avocat, les frais de rapatriement de l'avion et encore l'inspection de l'avion ont coûté : 329 millions ( 329 548 538fcfa ).

Le montant total versé à la société Sky colour s'élève à : 18, 9 milliards ( 18 915 933 276 FCfa ). La totalité de ce montant qui englobe tous les frais de l'achat au rapatriement de l'appareil sur le territoire malien a été versée à la société Sky Colour et cela via une société écran AKIRA INVESTEMENT créée à cet effet.

Il s'avère que le montant réel de l'achat de l'avion s'élève à : 7, 470 milliards et que le reste soit le coût de revient 2,5 fois supérieur au prix d'achat.

Pour résumer, sans même comparer le dossier d'appel d'offre aux spécifications techniques du produit reçu, ni entrer en profondeur des procédures en la matière, des normes et  éthique, il y a visiblement  un conflit d'intérêts, favoritisme, corruption, faux et usage de faux, détournements, laxisme, dilapidation des ressources financières, mauvaise gestion, achat d'un bien sans une réelle propriété et même mise en danger de la vie du Président de la République, avec un risque de déstabilisation du pays, etc.

La société civile, toutes les associations de lutte contre la corruption, et pour la gouvernance doivent se constituer en partie civile dans cette affaire.

<strong>Citoyenne lambda</strong>

<strong>Dr. Amité Roseline DAKOUO</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>1968 &#45;2021: 53 ans de dilapidation : Comment la corruption a effondré le Mali</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/1968-2021-53-ans-de-dilapidation-comment-la-corruption-a-effondre-le-mali-2940993.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/corruption/1968-2021-53-ans-de-dilapidation-comment-la-corruption-a-effondre-le-mali-2940993.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 25 Aug 2021 10:39:54 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Quand il y a eu le coup d’État du 19 novembre 1968 du Comité militaire de libération nationale (CMLN), il y avait 300 millions de francs maliens dans le coffre du Trésor public. Les militaires putschistes ont partagé les fonds comme leur butin. Après le 26 mars 1991, pour mieux narguer le peuple, Alpha Oumar Konaré premier président démocratiquement élu, a donné un nouveau nom au mal: la délinquance financière. Comme un virus, la délinquance financière a attaqué toute l’administration publique et les Forces armées malgré l’existence des médecins qui sont le Pôle Économique et financier, le Vérificateur général, le Contrôle général d’État, la Cellule d’appui aux structures de contrôle de l’administration (CASCA).</strong>

La crise profonde que le Mali traverse a pour source la mauvaise gouvernance. La corruption est à la fois cause et effet de la mauvaise gouvernance. Les Nations unies estiment que «<strong>la corruption demeure le défi le plus redoutable pour l’élimination de la pauvreté, la création d’un environnement prévisible et favorable à l’investissement</strong>». La démocratie, c’est le règne de la bonne gouvernance. Lorsqu’on dresse le bilan de vingt-cinq (25) ans de démocratie en Afrique, on se rend compte que ses précurseurs ont installé des chefs d’État «<strong>voyous et kleptocrates</strong>» dans nos pays.

Connaissez-vous la «<strong>kleptocratie</strong>»? C’est le régime basé sur le vol, une espèce de «<strong>République  des voleurs et des escrocs</strong>» comme l’a si bien dit notre confrère «<strong>La Roue</strong>» (Paix à son âme). Depuis le 20 novembre 1968, notre pays a basculé dans la «<strong>kleptocratie</strong>» et resté  depuis. Quand il y a eu le coup d’État du 19 novembre 1968 du Comité militaire de libération nationale (CMLN), il y avait 300 millions de francs malien dans le coffre du Trésor public.

Les militaires putschistes ont partagé les fonds comme leur butin. Après le 26 mars 1991, pour mieux narguer le peuple, Alpha Oumar Konaré premier président démocratiquement élu, a donné un nouveau nom au mal: la délinquance financière. Comme un virus, la délinquance financière a attaqué toute l’administration publique et les Forces armées malgré l’existence des médecins qui sont le Pôle Économique et financier, le Vérificateur général, le Contrôle général d’État, la Cellule d’appui aux structures de contrôle de l’administration (CASCA).

L’ONG Transparency International publie depuis dix (10) ans un «<strong>baromètre global  de la corruption en Afrique» </strong>qui reflète les vues de quelques 47 000 personnes dans trente-cinq (35) pays du continent.

Selon l’édition 2019, «<strong>plus de la moitié des Africains interrogés déclarent que la corruption s’est aggravée</strong>», que leur gouvernement ne fait pas assez pour l’enrayer et que les policiers sont, les plus corrompus (47% des personnes sondées estiment que la plupart d’entre eux, sinon tous, sont vénaux), devant les fonctionnaires (39%), les parlementaires (36%), les hommes d’affaires (36%), l’entourage du président (34%) et les juges (34%). À l’échelle mondiale et sur huit (08) ans de 2012 à 2019, douze (12) pays africains se trouvent parmi les vingt (20) lanternes rouges dans le classement des pays perçus comme les moins corrompus.

<strong>Les structures anti-corruption: </strong>le Mali est l’un des rares pays africains à créer des structures de contrôle qui ne sont pas indépendantes et opérationnelles comme la loi le stipule. Il ya les Inspections de contrôle du ministère de l’Économie et des Finances, le Contrôle financier, le Contrôle général d’État, le Pôle économique et financier, la Cellule d’appui aux structures de contrôle de l’administration (ASCA), le Vérificateur général. Cependant, la véritable plaie qui freine le fonctionnement de ces structures est la pression des plus hautes autorités, la résistance administrative et bureautique.

<strong>Les instruments juridiques anti-corruption:</strong> l’État malien a institué un Pôle économique et financier, en 2002, au nombre de trois: Kayes, Bamako, Mopti. Ces trois (03) Pôles statuent sur les rapports du Contrôle général d’État, de l’Inspection des Finances, de la CASCA. Le Pôle économique est composé de policiers, de gendarmes et de magistrats.

<strong>Le système de gouvernance:</strong> le système a pour socle de gouvernance la corruption. Les nominations sont faites sur fond de népotisme. Le clientélisme politico-ethnique est une politique bien ancrée dans la promotion des cadres. Autrefois, les nominations étaient faites sur la base de compétences et du mérite. Maintenant, c’est en fonction des relations avec les plus hautes autorités. Ainsi, les rapports de contrôles  sont classés top secrets ou documents confidentiels. Les fautes de détournements de fonds ne sont jamais sanctionnées.

<strong>Rapport entre Cadres et l’État:</strong> l’argent de l’État et l’argent du dirigeant et cadre sont largement confondus et la plupart de nos présidents ont le comportement de nos grands commerçants qui empochent l’argent de leur business sans tenir aucune comptabilité, et le dépensent sans prendre de reçu. Deux (02) raisons poussent les cadres a volé l’argent public:

- la précarité des régimes poussent les dirigeants à accumuler le plus vite possible, et par tous les moyens, une fortune qu’ils s’empressent de mettre en sureté à l’extérieur.

- l’absence de tout sentiment patriotique fait que nos dirigeants ferment les yeux, se bouchent les oreilles et le nez devant la misère de leurs concitoyens. Après soixante (60) ans d’indépendance, on doit porter un regard critique sur l’un des acteurs de cette souveraineté: les cadres, leur rôle joué dans l’histoire du Mali et la nature de ses rapports avec le pouvoir. L’État est devenu une «<strong>Affaire</strong>» (un business dans leur main).

L’administration une association de malfaiteurs. Leur seule finalité, c’est de se remplir les poches. On passe de la corruption quotidienne au détournement à grande échelle. Plus on s’enrichit, mieux cela vaut, car on est plus en mesure d’acheter le silence des autres en les compromettant. Et le gouvernement finit par devenir un système où on se tient les uns les autres.

<strong>Les noms donnés à la lutte contre la corruption: </strong>sous Modibo Keïta, on l’appela «<strong>Opération taxi</strong>». Sous le régime de Moussa Traoré, «<strong>la moralisation de la vie publique ou enrichissement illicite</strong>». Sous Alpha Oumar Konaré, «<strong>la délinquance financière</strong>». Alpha Oumar Konaré a mis en prison une dizaine de Président directeur général (PDG) dont la plupart avait reçu des décorations honorifiques (Ciwara). Les gros détournements de fonds ont commencé sous Moussa Traoré pour connaître leur épilogue sous les régimes des démocrates sincères et convaincus de piller le Mali. Ce qui fut fait pendant ces vingt-huit (28) dernières années et qui continue son chemin, en 2021.Tenez-vous bien.

<strong>Ce qu’on a reproché à Moussa Traoré et à ses ministres</strong>

RFI annonce en juin 1991 que la somme détournée par les «<strong>dignitaires</strong>» de l’ancien régime (UDPM) s’élèverait à deux (02) milliards de dollars. Dans <em>L’Essor</em> du 19 avril, quelques chiffres ont été avancés:

L’ancien gouverneur du district de Bamako aurait placé 40 millions de francs CFA à Dakar: une broutille comme aurait pu dire Mathieu Kérékou, mais il était vrai que l’ancien gouverneur venait d’arriver au «<strong>pouvoir</strong>».

L’ancien ministre des Affaires étrangères et de la coopération internationale, reconnaît avoir détourné 165 millions en provenance de l'Organistion mondiale de la Santé (OMS). Hormis cette structure, il y avait plusieurs autres projets comme le projet KBK sur lesquels il a dû pomper.

Un général, ancien maire de Bamako, aurait reconnu deux (02) millions de dollars (l’équivalent de 500 millions de francs CFA) rien que sur le projet construction du marché surélevé de Bamako (style Ouaga pour les connaisseurs). Ces révélations du quotidien <em>L’Essor</em> ne représentent qu’une partie de l’argent volé. <em>Le Point</em> du 8 avril 1991 (N°968): «<strong>Les pays en voie de développement ont placé 250 milliards de dollars à l’Ouest, entre 1975 et 1985, dont 150 milliards pour les grosses tirelires de leurs dirigeants.</strong>

<strong>Un autre ancien ministre, docteur vétérinaire, aurait sur sa conscience selon <em>L’Essor</em>, trois (03) milliards de francs CFA plus d’autres broutilles dépensées à l’aménagement de certaines villas. Ajoutées les villas de la sécheresse au quartier «<em>millionquin</em>»»</strong>.

<strong>L’or du Mali brillait pour le général Moussa Traoré et sa famille</strong>

Le Premier ministre de la transition de 1992, Dr Soumana Sako, met en place une commission rogatoire pour retrouver les fonds de l’or volé en Suisse. Le dictateur Moussa Traoré au pouvoir au Mali, de 1968 à 1991 préférait les caisses métalliques pour expédier son or à l’étranger, comme l’ont constaté des douaniers maliens trop scrupuleux. Au moins 169 chargements ont été expédiés de cette manière, entre février 1985 et août 1987, à bord de la compagnie belge Sabena vers la Suisse, via Bruxelles. Le précieux métal devait être fondu à Genève et dans l’usine d’affinage Metalor à Neuchâtel.

«Les expéditeurs étaient selon les lettres de transport aérien dix-neuf (19) braves commerçants de Bamako (Mali). Fin juillet 1990, 267 kilos d’or sont encore exportés. Comment un des pays les plus pauvres du monde est-il capable d’expédier en Suisse de telles quantités d’or ? Après le renversement de Moussa Traoré en mars 1991, le nouveau gouvernement malien émet une commission rogatoire internationale et cherche en Suisse une grosse partie des deux (02) milliards de dollars-l’équivalent de la dette extérieure du pays que le clan du dictateur aurait sortis du pays.

Volé au Mali, l’or de Traoré serait arrivé en Suisse de façon légale, affirmaient les autorités helvétiques. Mais où était passé l’argent ? Placé sur des comptes en banque suisses de la famille Traoré ? Au moment de l’enquête officielle, un des fils de l’ancien dictateur avait déjà vidé les comptes. Six (06) ans plus tard, au terme d’une longue procédure, l’Office fédéral de police de la Confédération helvétique annonçait une grande première: la restitution à un État africain de fonds détournés. La restitution de 3,9 millions de francs suisses (un peu plus de 2,5 millions d’euros).

<strong>Alpha Oumar Konaré et son régime ADEMA (1992 -2002): le système de gouvernance ADEMA continue </strong>

La troisième République est une succession de scandales financiers. Beaucoup de pays africains dits de régimes démocratiques n’ont pas encore une tradition étatique. La référence identitaire n’est pas la Nation mais le clan. Le clientélisme politico-ethnique facilité par le fanatisme et la corruption font que l’intérêt national de la nation et l’avenir du pays ne préoccupent personne. Chaque homme politique tend absolument à se servir et à servir les siens. Cela est perceptible à travers le parti au pouvoir dans leur mode de vie. Au moment où le président Alpha Oumar Konaré parle de lutte contre la corruption, un expert de la Banque mondiale sort un rapport intitulé «<strong>Les lignes de travail dans la lutte contre la corruption au Mali»,</strong> épingle 21 milliardaires dont seize (16) fonctionnaires et cinq (05) opérateurs économiques. Ces faits se sont déroulés, en 1999 (du 14 mars au 5 avril 1999 mission de la Banque mondiale). À quelques encablures de la fin de son premier quinquennat et embarrassé par le sort du prisonnier politique encombrant (Moussa Traoré), Alpha voulant se faire passer pour le professeur de la démocratie en Afrique, achète une villa à 300 millions pour la revendre à l’État à 600 millions pour loger Moussa Traoré. Quelques années plus tard, un Président directeur général (PDG) de l’Agence de Cession immobilière (ACI) soustrait dix (10) milliards de F CFA dans les caisses de l’agence et fuit.

Un ministre des Mines et de l’Énergie du gouvernement IBK (1994) cède un site minier à deux milliards de F CFA et empoche l’argent. Le ministre voleur est épinglé par une mission de l’Inspection des Finances. Informé, le Premier ministre Ibrahim Boubacar Keïta  rétorque aux Inspecteurs: «<strong>laissez mon petit en paix</strong>». Et depuis ce jour, ce fut un pillage éhonté des  ressources par les dirigeants du pays.

Le Programme de reforme des entreprises publiques (PASEP) jette les bases de privatisations. Il a couvert 35 entreprises, une Loi  N°41 du 22 février 1994 fixant les principes fondamentaux de la privatisation des entreprises du secteur public a été votée. Puis l’Ordonnance  N°00-67 du 29 février 2000 créa la Direction générale de l’administration des biens de l’État (DGAB). En 2001, le décret N°026 du 02 janvier fixe les modalités de liquidation des EPIC et sociétés d’État.

<strong>En 1999</strong>: vols de lignes téléphoniques de la Société malienne des Télécommunication (SOTELMA) par une bande de Libanais. Le manque à gagner s’élevait à 19 milliards de F CFA. Sans procès, la bande a bénéficié d’une liberté provisoire. La Banque de l’Habitat du Mali (BHM) connaissait un déficit sans précédent d’environ 23 milliards de F CFA à cause de certains débiteurs bénéficiant de la protection du pouvoir  Amadou Toumani Touré (ATT) et d’autres projets populistes entrepris par Alpha Oumar Konaré (logements sociaux).

<strong>Le premier rapport du Vérificateur Général: </strong>la corruption est un grave obstacle au développement et compromet le bon fonctionnement de l’État. Le premier rapport du Vérificateur général (2004-2005) est édifiant. Pour des raisons d’application abusive et irrégulière de la procédure d’exonération et l’absence de suivi du principe de déductions ayant entraîné un gonflement du niveau de celle-ci. Ensuite, la faiblesse de coordination entre les différentes structures impliquées dans la collecte et le reversement de la TVA (DNCC, DGI, DGD, DNTCP). Dans les quatre (04) structures vérifiées (Malitel, SOTELMA, Ikatel-SA, Mairie du district de Bamako), la mission a relevé des manques à gagner par l’État se chiffrant à 15 milliards de FCFA.

<strong>Second rapport du Vérificateur général 2006:</strong> un ministre des Mines et de l’Énergie dilapide, en un jour 11 millions de FCFA en thé et sucre (cet ancien ministre délinquant financier est conseiller spécial du président de la transition du CNSP). Quelle injure !

L’Organisation pour la démocratie et la gouvernance en Afrique de l’Ouest (ODGAO) a organisé un séminaire au Mali sur les stratégies de lutte contre la corruption. Elle a fait vingt (20) recommandations, le 23 novembre 2005:
<ol>
 	<li>le renforcement de la volonté politique dans le cadre de la lutte contre la corruption,</li>
 	<li>la promotion de la transparence au niveau des structures de gestion, d’administration, de contrôle et de saisines des juridictions,</li>
 	<li>l’intensification de l’éducation civique à tous les niveaux</li>
 	<li>l’implantation de la société civile au processus électoral depuis les élections à la base,</li>
 	<li>la réduction des nominations à caractère politique,</li>
 	<li>la poursuite de la réalisation des logements sociaux et la facilitation de l’accès des plus démunis aux dits logements,</li>
 	<li>la mise en place d’une sécurité sociale au profit des fonctionnaires,</li>
 	<li>la protection et la promotion des agents méritants de contrôle et d’inspection, chargés de lutter contre la corruption,</li>
 	<li>le suivi et le contrôle de la tenue de la comptabilité matière,</li>
 	<li>l’harmonisation des procédures de contrôle,</li>
 	<li>l’interdiction formelle du nomadisme postélectoral qui consiste à un détournement du mandat du citoyen,</li>
 	<li>la proposition de base juridique pour les dépenses électorales</li>
 	<li>l’audit annuel de la gestion des Fonds PPTE (Pays pauvres très endettés),</li>
 	<li>le renforcement de la collaboration entre la justice et les autres structures de contrôle,</li>
 	<li>la formation, l’équipement et la motivation d’un corps de magistrats et de police judiciaire en matière de nouvelles techniques d’enquêtes judiciaires,</li>
 	<li>le détachement hiérarchique des agents de la police judiciaire auprès du Pole Économique; en vue de les maintenir sous une seule autorité,</li>
 	<li>la réduction du nombre de marchés publics passés gré à gré</li>
 	<li>le respect rigoureux des dispositions législatives et réglementaires relatives à la déclaration des biens des membres du gouvernement</li>
 	<li>l’élargissement de la liste des personnes astreintes au principe de la déclaration des biens, à tous les agents des services publics et parapublics, nommés à des postes de responsabilités, où ils sont susceptibles de s’enrichir à travers des actes de corruption.</li>
 	<li>la transparence doit-être le maitre mot pour une bonne gouvernance.</li>
</ol>
La conclusion d’une enquête menée en Afrique, à Paris et à Bruxelles, auprès d’une centaine de chefs d’entreprise, banquiers, hauts fonctionnaires, économistes, journalistes, médecins et hommes politiques révèlent que les mauvaises habitudes déjà prises par les apprentis sorciers de l’indépendance: chefs d’État, ministres, députés et fonctionnaires version moderne de la Cour Louis XVI, rémunérations aberrantes des heureux élus, népotisme, villas somptueuses, désintérêt pour la brousse, port obligatoire de la veste et de la cravate demeurent  du parti unique au multipartisme en Afrique. La corruption est un obstacle au développement. Soixante (60) ans après les maux n’ont pas changé. Mais le gâchis est terrible, aveuglant. L’Afrique plonge tête baissée dans l’abime. Sa dette ? De grands projets financés par la Banque coulé  par des fonctionnaires maliens

<strong>Le Projet PGRN: </strong>nous sommes en 1992 (11 février), la Banque mondiale créé et finance un projet dénommé Programme de gestion des ressources naturelles (PGRN). Coût total du projet plus de 32 milliards de FCFA. En 1995, les bailleurs viennent pour une première évaluation à mi-parcours. Après évaluations, ils ont demandé la fermeture  du projet à cause de la mauvaise gestion. Seulement 10% des fonds débloqués ont été utilisés. Ainsi, 150 villages prévus par le financement au départ, les partenaires ont exigé avec le même fonds qu’on passe à 600 villages afin que les Maliens ne puissent pas dépenser des fonds destinés aux 600 villages. Mais hélas !

<strong>Le Projet CAMOPA: c</strong>réé en 1995 était une agence de conseil auprès  de porteurs de projet dans le domaine du patrimoine architectura de tourisme. La CAMOPA a vu le jour grâce à une ONG canadienne. Le coût total du projet s’élevait à vingt (20) milliards de FCFA pour une  durée de dix (10) ans. À peine installée au quartier du Fleuve, la CAMOPA est morte. Les comptes mis au rouge pour malversations financières.

<strong>Banque mondiale:</strong> financement par la Banque mondiale des partants volontaires à la retraite, en 1991: 310 milliards de F CFA. On ne sait pas comment ces fonds ont été gérés par les membres de la Commission administrative à savoir: Bassary Touré, Daba Diawara, Oumar Kassogué et l’Union nationale des travailleurs du Mali (UNTM). 8 666 travailleurs croupissent dans la misère (beaucoup sont décédés).

En 1991, l’Association des travailleurs volontaires à la retraite (ATVR) saisit la Radho. Rien n’a bougé dans ce scandale de détournement de fonds, où tout un régime (ADEMA) et avocats, notaires sont diffamés.

<strong>Des marchés de gré à gré de milliards passés par entente</strong>

<strong>* La fourniture du matériel électoral</strong> a été passée à la Société INKRIPT technologie en 2011(communiqué du Conseil des ministres du 14 décembre 2011), le présent marché est passé par entente directe  pour un montant de 6 milliards de FCFA.

<strong>* Entente directe</strong> marché des stations de pompage de la Société Énergie du Mali (EDM-SA) avec Hydro-Sahel.

<strong>* L’Initiative riz</strong>, marché  passé par entente directe «<strong>l’Initiative riz</strong>» ou après une commande directe de près de 11 milliards de FCFA d’engrais avec Toguna-Agro-industrie, le Conseil de ministres a conclu un marché dit de régularisation contrairement aux dispositions du code des marchés publics.

<strong>* HUICOMA</strong>: suite à l’appel d’offres lancé, en septembre 2004, par le gouvernement à travers le ministre des Domaines de l’État et des Affaires foncières, le groupe Tomota a été retenu avec une offre financière de 9 milliards de FCFA pour la cession de 84,13 % du capital de l’Huilerie cotonnière du Mali (HUICOMA). Avant sa cession, elle avait un capital de 16,5 milliards de FCFA dont 96,13% détenus par l’État, composée de trois (03) usines Koulikoro, Kita, Koutiala. Autres fiertés nationales en agonie pour mauvaise gestion COMATEX-SA (Compagnie malienne des textiles), l’Office du Niger, Société malienne des Télécommunication (SOTELMA).

Après le bradage de nos sociétés et entreprises d’État, et le bazardage, des maisons administratives, cette opération donna naissance  à des signatures de baux entre le gouvernement et de hauts cadres  propriétaires d’immeubles pour loger les services de l’État à Hamdallaye ACI 2000. Cette forme de délinquance fait saigner le Trésor public (plus de deux (02) milliards par an pour trois cent cinquante immeubles baillés).

Après les financements des partenaires en direction du Mali pour un montant de 741 milliards de francs détournés. Voici leur mise en garde en direction de nouveaux filous. Les partenaires au développement  conditionnent l’aide à la saisie des biens de Karim Keïta, Bouba Keïta ainsi ceux de onze (11) généraux de notre armé, neuf (09) anciens ministres dont un Premier ministre. Trois (03) présidents d’institutions, neuf (09) ambassadeurs qui ont des placements et investissements très importants à l’étranger traqués par la France.

Paris dispose du TRACFIN très efficace pour traquer les transactions douteuses. Il s’agit d’un service du ministère des Finances qui incite les banques à faire des «<strong>déclarations de soupçon</strong>», c’est-à-dire, à déclarer aux finances les dépôts, versements ou autres mouvement qui leur paraissent suspects.

À cet effet, elle pourra aider le Mali pour les ravoir. S’agissant des 1 230 milliards de FCFA débloqués pour l’achat de l’équipement militaire, TRACFIN aidera le pouvoir de Bamako à retrouver l’argent volé par Ibrahim Boubacar Kéita (IBK) et son régime.

<strong>Fatou CISSÉ</strong>

<strong> </strong>

<strong> </strong><strong>ENCADRÉ</strong>

<strong>Les flux financiers illicites </strong>

La Commission économique pour l’Afrique des Nations unies estime à 50 milliards de dollars le flux financier illicite quittant annuellement le continent, soit un montant du même ordre de grandeur que l’aide publique au développement. Ces flux illicites proviennent pour l’essentiel de quatre phénomènes: le blanchiment de l’argent, l’économie criminelle (espèces animales et végétales menacées, matières premières, trafics humains) ou faux médicaments, armes, la corruption, la fraude fiscale et la fraude marchande. Ils représentent, pour l’Afrique de l’Ouest, le Produit intérieur brut (PIB) cumulé de sept (07) États de cette région.

Selon un rapport officiel de l’Organisation des Nations unies (ONU), la corruption atteindrait des proportions alarmantes dans nombre de pays africains: «<strong>Si cette tendance se poursuit, une corruption de grande envergure et institutionnalisée pourrait rapidement anéantir le discours sur l’Afrique émergente et les objectifs de la transformation structurelle du continent</strong>».

Au total, selon le discours officiel, la corruption a un effet dévastateur sur le développement. La réalité est plus nuancée: condamnable dans son principe, la corruption est une réalité plus complexe; il faut distinguer ce qui doit être combattu vigoureusement (les formes de corruption qui retardent vraiment le développement, comme l’accaparement des rentes par un clan) et ce qui est malheureusement inévitable, sans pour autant être un obstacle au développement. L’élimination de la corruption de manière indiscriminée est plus le résultat du développement qu’un des moyens nécessaires pour y parvenir.

<strong>Source: «Le Grand Livre de l’Afrique»</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Centre national des œuvres universitaires (CENOU) : Des irrégularités qui mettent en cause la Direction</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/centre-national-des-oeuvres-universitaires-cenou-des-irregularites-qui-mettent-en-cause-la-direction-2940797.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 24 Aug 2021 07:26:49 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Matinal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le Bureau de Coordination de l’Association des Elèves et Etudiants du Mali (AEEM) a rompu le silence, en rendant publiques, les pratiques de la direction du Centre national des œuvres universitaires (CENOU) sur les surfacturations opérées sur les véhicules relativement à leur réparation.</strong>

&nbsp;

Ainsi, des montants pharaoniques ont été relevés et qui incriminent le service des transports. Selon nos informations, la pratique est courante et désobéit à l’orthodoxie budgétaire du département des transports. Donc, il s’agit bel et bien d’une mauvaise gestion érigée en règle de droit au titre d’enrichissement illicite. Mais un communiqué de la Cellule informatique et communication s'inscrit en faux contre les allégations portant sur des dépenses prétendument surfacturées. « Le montant et les images présentés ne reflètent aucunement la réalité des réparations effectuées sur lesdits véhicules » révèle le communiqué qui ne mentionne pas cependant le montant mis en cause.

Toutefois, un cadre du bureau de l’AEEM a pourfendu ces allégations et défendu qu’une somme importante a été déboursée pour les besoins de la cause. Le plus troublant, c’est plusieurs réparations lourdes et importantes qui ont été effectuées sur le même véhicule (3 au total depuis février 2021). Pire, le service des Transports du CENOU a opéré toutes ces manipulations en l’absence de l’institution estudiantine.

Il est aujourd’hui regrettable de constater que le CENOU est devenu une boite à sou pour certains « malfrats » et qui ne cherchent qu’à faire leurs poches. Les irrégularités ont été plusieurs fois constatées. Même la Cellule d’appui aux structures de contrôle de l’administration ont fait cas des détournements dans ce sens. A grande échelle s’il vous plaît. Nous y reviendrons.

<strong>Oumar Ouattara</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Société civile : la lutte contre la délinquance financière au sein de l’administration publique au cœur d’un atelier</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/societe-civile-la-lutte-contre-la-delinquance-financiere-au-sein-de-ladministration-publique-au-coeur-dun-atelier-2940324.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 20 Aug 2021 07:47:37 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>A l’initiative du Conseil national de la société civile, plusieurs responsables des organisations de lutte contre la corruption  ont pris part, du 18 au 19 août,  à un atelier de partage de documents de l’observatoire de lutte contre la délinquance financière au sein de l’administration publique.</em></strong>

-<strong> maliweb.net</strong> -Pour le Conseil national  de la société civile la délinquance financière  a un effet négatif  sur le fonctionnement  des institutions et l’administration.  Ce phénomène, selon elle, menace la gouvernance et la stabilité du pays, nuit  aux valeurs démocratiques,  mine la crédibilité de l’Etat et fragilise la confiance des populations dans les instituions.  Toujours selon elle,  la délinquance financière prive les populations des services sociaux de base.

En  citant  quelques conséquences de ce phénomène,  la société civile  estime que  sa lutte doit aller de pair  avec le renforcement d’un  Etat de droit, la bonne gouvernance et le rétablissement des institutions solides.   Pour apporter sa contribution  en cette période des réformes administratives et institutionnelles,  le CNSC a  organisé cette rencontre  dédiée à la lutte contre la délinquance financière dans l’administration publique  en réunissant des représentants de la plateforme des OSC des régions de Ségou, Sikasso, Kayes, Koulikoro, Mopti, Tombouctou , Gao et du district de Bamako.

Durant les deux jours,   les participants ont été informés sur les <strong><em> </em></strong>documents de l’observatoire de lutte contre la délinquance financière au sein de l’administration publique. Aussi, ils ont pu identifier  les besoins de formation et de renforcement des capacités, élaborer le programme de formation à dispenser  aux organisations de la plateforme et  échanger sur les actions de renforcement de la stratégie des synergie  des OSC ouvrant dans la lutte contre la délinquance financière  au sein de l’administration publique.

Lors de l’ouverture des travaux de cette rencontre, le président du CNSC, Boureima Allaye Touré, a indique qu’elle vise à mettre en place des mesures préventives, incitatives et correctives  contre la délinquance financière. Malgré  la création de nombreuses structures contre l’enrichissement illicite,  le classement du Mali  dans l’indice  de la corruption reste mitigé. Ce qui explique que le Mali peine à respecter ses engagements  en matière de la délinquance financière sur le plan international.

<strong>Siaka DIAMOUTENE/Maliweb.net</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>La Mairie de Bougouni ou l’antichambre de la fraude municipale :  Plus de 200 millions FCFA détournés : le Maire Mamourou Coulibaly et sa bande cités</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/la-mairie-de-bougouni-ou-lantichambre-de-la-fraude-municipale-plus-de-200-millions-fcfa-detournes-le-maire-mamourou-coulibaly-et-sa-bande-cites-2940275.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/corruption/la-mairie-de-bougouni-ou-lantichambre-de-la-fraude-municipale-plus-de-200-millions-fcfa-detournes-le-maire-mamourou-coulibaly-et-sa-bande-cites-2940275.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 20 Aug 2021 01:15:49 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La Mairie de la Commune Urbaine de Bougouni n’a pas fait l’objet d’un appel d’offres, en vue de sa privatisation. Du moins, pas à notre connaissance. Mais tout porte à croire qu’elle est victime, depuis des ans, d’une OPA (Offre Publique d’Achat) qui ne dit pas son nom : elle est au service exclusif de Monsieur le Maire, Mamourou Coulibaly et de sa bande : marchés de gré-à-gré, gestion clanique des ressources humaine et financière, détournements à la pelle, achats de conscience et de silence, magouille et affairisme à ciel ouvert… Tout y passe sans que cela n’offusque personne. Décidément, la Mairie de Bougouni porte les germes de sa propre destruction.</strong>

Face à la gabegie ambiante à la municipalité de la Commune Urbaine de Bougouni et à l’affairisme du clan qui la dirige, doit-on s’emmurer dans un silence pour éviter les foudres de sa colère ? Heureux, ceux qui se posent, encore, ces questions. Car, il y a longtemps que l’oligarchie du Maire Mamourou Coulibaly a anesthésiée les convictions. Avec espèces qui sonnent en trébuchant. Et partout, le même constat, l’amer constat : motus et bouche cousus. Personne pour dénoncer cette mauvaise gestion à la pelle. On reste de marbre, face à la gestion clanique du maire Mamourou, face à cette gabegie ambiante qui hypothèque l’avenir des populations de Bougouni.

Partout, le même silence assourdissant. Parce que le tout-puissant Maire de la commune urbaine de Bougouni et son clan versent des liasses dans leur escarcelle. Donc, il faut applaudir leurs faiblesses, tolérer leurs fantasmes.

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<strong>La Mairie de Bougouni ou les Entreprises Mamourou Coulibaly</strong>

<strong> </strong>

La Municipalité de la commune urbaine de Bougouni est depuis le premier mandat  (2004-2009) du Maire Mamourou Coulibaly, un monde à part, avec ses « dieux », ses anges, ses prophètes et ses esclaves. Un monde, avec ses lois, ses règles. Un monde dans lequel prévaut une seule règle : tous ceux, qui ne sont pas avec nous, sont contre nous. Alors, il faut les briser. Coûte que coûte. Et quoiqu’il en coûte. C’est tout le sens de l’affaire dite de la « gestion des ristournes d’éclairages publics » de la société EDM qui est de 348F pour chaque compteur enregistré. De 2009 à 2016,  aucune trace de ces sous n’est visible sur les comptes de la commune de Bougouni. Une  affaire à travers laquelle, le maire Mamourou Coulibaly entend régler ses comptes avec certains collègues, dont le tort est d’avoir s’opposé à ses pratiques malsaines. C’est exactement ce qui s’est passé dans une autre affaire : l’affaire des ristournes de la CMDT qui jusque-là n’ont pas d’impact sur les comptes de la commune.

Pour faire diversion, le Maire Mamourou Coulibaly a attribué, le 10 juin 2008, à l’Entreprise Cle Sokono (représenté par M. Tidiani Diakité), un marché de plus de 255 millions (255 844 199 FCFA). Ledit contrat a trait à la construction sur le site de l’ancienne auto gare de Bougouni de : l’Hôtel de Ville, le bâtiment des services techniques (voirie municipale), la clôture et le logement gardien 4 latrines et l’aménagement d’un espace vert et les aires de circulation dans un délai de 300 jours et sur financement des travaux à 100% par l’Entreprise Cle Sokono. Le marché a été exécuté, conformement, par ladite entreprise et les magasins sont opérationnels, il y a une dizaine d’année. Mais contre toute attente, le Maire Mamourou de Bougouni, refuse de rembourser le prestataire, conformément aux clauses du contrat : 11,6 millions FCFA (11 629 290F) remboursable par an en 22 ans.

Également, le maire Mamourou Coulibaly, a accordé le 7 août 2017 à l’Entreprise GIE Djamanaty Construction représentée par M. Abass Diallo, la construction de 40 magasins  et 2 blocs de latrines dans la ville de Bougouni pour un montant total de 104 millions FCFA (104 720 000F) sur financement du budget communal à hauteur de 100% dans un délais de 90 jours (3 mois). Avant même la fin des travaux et l’expiration du délai d’exécution, le maire Mamourou a retiré la réalisation du marché à l’Entreprise GIE Djamanaty Construction, qui déjà avait remis les clés des 40 magasins, pour réattribuer le reste des travaux à un proche. Acculé par les créanciers, le chef de l’Entreprise, M. Abass Diallo, sera envoyé en prison.

Toutes ces sales affaires ont vu le jour sous le Maire Mamourou Coulibaly. Mais personne ne lève le petit doigt. Conséquence : plusieurs dizaines de millions de francs CFA manquent, aujourd’hui, à l’appel de la caisse de la Mairie de Bougouni.

Pire, le Vérificateur Général (Végal) a décelé dans la gestion du Maire Mamourou Coulibaly, pendant la période de janvier 2017 à Décembre 2019, un trou de caisse de 208 millions FCFA (208 143 787F) qu’il n’arrive toujours pas à justifier. Pendant ce temps, les impayés se multiplient. Au rythme que les créanciers se bousculent au portillon de la Mairie. En clair, rien ne va, comme prévu, à la Mairie de la Commune Urbaine de Bougouni.

Un seul exemple cité par le rapport du Végal : le Maire de Bougouni, M. Mamourou Coulibaly, a ordonné le paiement des salaires des enseignants des Collectivités Territoriales mutés hors de sa Commune alors que le délai réglementaire de prise en charge desdits salaires est dépassé. Le montant total indûment payé, pendant la période sous revue, s’élève à plus de 126 millions de nos francs (126 712 156 FCFA). C’est ainsi qu’à la suite d’une plainte de la PCC (Plateforme pour la lutte contre la Corruption et le Chômage) dans cette affaire pour  ‘’faux et usage de faux ; falsification d’identité et recrutement parallèle’’, le DCAP de la Commune Rurale de Garalo et le Régisseur ont été mis aux arrêts ; avant d’être mis en liberté provisoire, à la veille de la fête de Tabaski, après le paiement d’une caution.

Toutes ces gaffes,  ont suscité la colère de nos autorités qui, depuis, se sont muées dans un silence. D’où des appels à manifester des populations de Bougouni.

Cependant, peut-on parler d’homme qu’il faut à la place qu’il faut, lorsque le Maire Mamourou Coulibaly, gère de façon patrimoniale depuis  des ans, la municipalité de la commune Urbaine de Bougouni? Surtout que le Vérificateur a démontré que la bagatelle de 208 millions de nos francs ont pris d’autres destinations, jusque-là encore, inconnues. Peut-on parler de changement sous cette transition, lorsque tout est devenu normal : le viol du dénier public, la corruption, le népotisme etc.

Peut-on parler de refondation, lorsque les règles les plus élémentaires, sont piétinées par ceux-là même, chargés de les appliquer ?

Peut-on parler de développement local, lorsque certaines autorités municipales, comme la Mairie de la Commune Urbaine de Bougouni sont victimes d’une Offre Publique d’Achat (OPA) qui ne dit pas son nom ?

En clair, la Mairie de Bougouni  est en proie à une gestion patrimoniale. Il  est au service exclusif de son Maire, M. Mamourou Coulibaly et de sa bande. Au même moment, l’octroi d’indemnités et de gratification, sans base légale n’est pas de nature à tempérer les curiosités. Le Maire Mamourou Coulibaly, perçoit à lui seul, des avantages indus d’un montant total de 3,8 millions FCFA (3.875.000F).

Sauf revirement de dernière minute, la Commune Urbaine de Bougouni risque, les jours à venir, de faire le deuil de son programme de développement local.

À la Mairie de Bougouni,  les décaissements sont sans rapport avec les besoins réels de la commune. Autrement dit, l’argent coule de source et dans d’autres sources.

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<strong>La Commune de Bougouni victime de son Maire</strong>

<strong> </strong>

La Mairie de la Commune Urbaine de Bougouni est malade. Malade de son Maire et de sa clique, qui n’en font qu’à leur guise.

« C’est fini, la Mairie de Bougouni est morte ! Elle n’existe que pour le Maire Mamourou Coulibaly et son réseau »,  nous confie un travailleur de cette municipalité.  Avant de conclure : « si des changements ne sont pas apportés au sein de cette municipalité, les prochains jours seront durs pour la commune de Bougouni, les populations… »

Certes, M. Mamourou Coulibaly, Maire de Bougouni  et son réseau vaut mieux que rien. Mais ils restent le pire en ce qui concerne la gestion communal de cette circonscription. Et pendant que la municipalité saigne, le Maire Mamourou et sa bande roulent dans de luxueuses bagnoles tout en hissant des bâtisses dans les quartiers huppés de notre capitale. Mieux, selon certaines indiscrétions, ils se taillent des périples en Occident. Voilà, tout le sens à donner à l’hémorragie financière que connaît, aujourd’hui, la Mairie de la Commune Urbaine de Bougouni.

Pour recouper nos informations, à notre passage le jeudi dernier à Bougouni, nous avons tenté de joindre le Maire Mamourou Coulibaly pour le rencontrer. En vain.

Que se reproche-t-il au juste ?

«Se mettre au service de la veuve et de l’orphelin ne dispense pas pour autant, quand l’occasion s’en présente, de défendre le veuf et l’orphelin », a dit Pierre Dac.

<strong>Jean Pierre James</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Mauvaise gestion et malversations financières à l’Agence des énergies renouvelables (AER&#45;Mali) : La gestion du DG Souleymane Berthé dénoncée au BVG et au Pôle économique</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/mauvaise-gestion-et-malversations-financieres-a-lagence-des-energies-renouvelables-aer-mali-la-gestion-du-dg-souleymane-berthe-denoncee-au-bvg-et-au-pole-economique-2940092.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 19 Aug 2021 01:40:08 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Dans une de nos précédentes parutions, nous avons révélé que des agents de l'Agence des énergies renouvelables (AER) sont vent debout contre le directeur dudit service, Souleymane Berthé, son adjoint Abdoulaye Ouattara, et le comptable Papa Oumar Sangaré qu'ils accusent de mauvaise gestion. Ainsi, il nous revient que ces mêmes personnes ont porté l'affaire devant les services de l'Etat chargés de la répression des fraudes, de l'enrichissement illicite, où ils accusent les responsables de cette boite de mauvaise gestion et de malversations financières.</em></strong>

Ce sont en tout quatre structures de contrôle qui ont été saisies par des travailleurs de l'Agence des énergies renouvelables. Il s'agit du Pôle économique, du Bureau du vérificateur général, de l'Office centrale de lutte contre l'enrichissement illicite, de l'inspection du ministère de l'Energie, des Mines et de l'eau. Dans tous ces services, les auteurs de ce document ont déposé une lettre de dénonciation où ils passent au crible la gestion du directeur général, Souleymane Berthé, son adjoint Abdoulaye Ouattara et le comptable Papa Oumar Sangaré qu'ils accusent tous de mauvaise gestion et de malversation financière.

Dans l'un des documents adressés à une structure de contrôle dont nous avons eu copie, il est écrit : <em>"La réalisation des activités génératrices de revenus se passe de façon officieuse depuis la création de l'Agence des Energies Renouvelables (AER-Mali) jusqu'à nos jours. Par exemple, l’installations solaires photovoltaïques pour les partenaires privés, notamment des séchoirs solaires, des chauffe-eau solaires, la réalisation des séchoirs semi industriels dans la région de Gao par le Cicr et le Pnud. S'y ajoutent les tests des foyers améliorés avec les particuliers et les partenaires comme l'Ong GERES, l'Ong SNV et les autres par lesquelles l'Agence n'a aucune retombée dans la caisse"</em>.

Plus grave, les dénonciateurs soutiennent qu'il n'y a jamais eu de numéro de compte au nom de l'AER-Mali pour loger le fonds des activités génératrices de revenus de leur structure au niveau du trésor public comme stipulent les textes. C'est pourquoi, selon eux, le payement des fonds générés à travers les prestations de l'Agence se font soit par chèque au nom de l'agent comptable ou soit par l'intermédiaire d'un personnel du service.

Ce n'est pas tout. Dans le document, il est mentionné que les activités génératrices de revenus ne sont jamais signalées au Conseil d'administration de l'Agence. <em>"Les rapports de l'Agence sont toujours signalés néant. L'utilisation des biens du service comme les moyens roulants (véhicule de mission) pour les activités génératrices de revenus en leur nom. La réalisation de facture N°1503/2019 au nom d'une association des ressortissants de Guiffi pour l'installation des éclairages publics par le DGA sous la couverture du service"</em>, peut-on lire dans la lettre de dénonciation.

Egalement, ces agents ont signalé à ces services d'inspection et de contrôle que l'ordre de mission établit en 2020 pour la région de Mopti avec les noms du directeur et d'autres agents au compte du Pnud, n'a jamais été effectué tandis que l'argent est sorti des caisses pour la cause.

En tout cas, ces agents ont insisté sur la situation financière des activités génératrices qui restent, selon eux, obscures pour les travailleurs et de surcroit préoccupantes. <em>"Sur le support du Conseil d'administration 2020, les chiffres sur les dépenses de l'Agence confirment la mauvaise gestion parce que les activités génératrices de revenus n'ont pas été signalées",</em> mentionne le document déposé dans ces quatre structures.

<em>"Compte tenu de ces faits, l'AER mérite aujourd'hui une inspection sur la gestion financière et sur son organigramme annuel établi par l'Agence et adopté au Conseil d'administration"</em>, conclut la lettre.

Jusqu'où va s'arrêter le bras de fer entre ces cadres de l'AER et ce groupe ? Difficile de répondre dans la mesure où ces agents ont fait du départ du directeur et quelques membres de son entourage un combat noble pour ne pas que l'AER mette la clé sous le paillasson.

Bien avant ces dénonciations, ces agents avaient aussi interpellé le ministre de l'Energie des Mines et de l'Eau Lamine Seydou Traoré par rapport aux manquements à la gestion de cette boite.                                                              <strong>                        </strong>

<strong> Kassoum THERA</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Scandale financier et  dilapidation des ressources de l’AGETIER : Des faits compromettants pour  Zana Coulibaly</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/scandale-financier-et-dilapidation-des-ressources-de-lagetier-des-faits-compromettants-pour-zana-coulibaly-2936103.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 15 Jul 2021 00:55:37 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Achats de parcelle de terrain nu sise à Sébougou (Ségou) à 150 millions FCFA<em>, d’un bâtiment pour un montant de 200 millions francs CFA…, l’ancien Directeur général de l’Agence d’exécution des travaux d’infrastructures et d’équipements ruraux (AGETIER), Zana Coulibaly, est empêtré dans des affaires de mauvaise gestion et de dilapidation des ressources du service. Ce qui compromet les intérêts du service, l’Etat du Mali et d’autres structures.  Ses collaborateurs s’opposent au renouvellement de son contrat de travail.  </em></strong>

L’Agence d’exécution des travaux d’infrastructures et d’équipements ruraux (AGETIER) traverse l’un des pires moments de son histoire. En cause, son ancien Directeur général, Zana Coulibaly, accusé de mauvaise gestion et de dilapidation des ressources du service.

En effet, la majorité de ses collaborateurs soit 35 personnes sur 44 ont signé une pétition demandant le non-renouvellement de son contrat de travail (Ndlr : son contrat a pris fin depuis le  20 mai dernier). Ils lui reprochent sa gestion unilatérale de l’agence, le manque de confiance des bailleurs de fonds dans la gestion des projets et enfin l’annulation du financement de certains projets dont les dossiers de passation étaient en instance d’approbation au niveau des bailleurs.

Sur ce point précis, il  nous est revenu que les conventions de AGETEIR-Mali ont été réalisées notamment la construction du siège du CMC pour un montant de 5 000 000 000 Fcfa, le projet de renforcement de la sécurité alimentaire et nutritionnelle dans la région de Koulikoro pour un montant de 14 589 892 000 Fcfa, le Projet de renforcement de la Sécurité Alimentaire par le Développement des cultures irriguées pour un montant de 7 445 968 057 Fcfa, le Programme de Renforcement de la Résilience à l'Insécurité Alimentaire et Nutritionnelle au Sahel pour un montant de 25 054 983 640 Fcfa, le Projet d'Amélioration de l'Accessibilité Rurale (PAAR-Koulikoro) pour un montant de 14 140 204 713 Fcfa, le Projet d'Amélioration de l'Accessibilité Rurale (PAAR-Sikasso) pour un montant de 16 496 905 498 Fcfa. «<em>Le montant total des conventions résiliées est de 82 727 953 908 Fcfa</em>» nous a-t-on dit.

<strong>Une parcelle de terrain nu sise à Sébougou (Ségou) payée à 150 millions FCFA</strong>

Ce n’est pas tout. L’ex-DG est accusé d’avoir acheté une parcelle de terrain nu avec  Bakary Togola, alors président du conseil d'administration de l'AGETIER-Mali, pour bâtir le siège de l'Agence, sise à Sébougou, à distraire du titre foncier primaire numéro 1074 de Ségou, pour un montant de 150 millions francs CFA. Le hic, selon nos informations, est qu’il y a une différence importante sur le montant d'au moins 130 millions  francs CFA, entre le contrat d'achat et la pièce comptable.

En 2018, en tant que gestionnaire de l’Agence, Zana Coulibaly a acheté avec le même Bakary Togola un bâtiment abritant actuellement les bureaux de la Direction administrative et financière (DAF), faisant l'objet d'un titre précaire portant sur la concession urbaine à usage d'habitation sans objet de la parcelle numéro H/7, sise dans la zone résidentielle à Ségou, pour le compte de l'AGETIER-Mali, pour un montant de 200 millions francs CFA. « Ici, il y a une différence importante sur le montant d'au moins 180 millions  francs CFA, entre le contrat d'achat et la pièce comptable », selon une correspondance de Sanoussi Bouya Sylla, Président du Conseil d’Administration de l’AGETIER-Mali.

La même année, Zana Coulibaly a acheté un autre bâtiment abritant actuellement la Direction générale de l'Agence, de plus haut standing que celui de Monsieur Bakary Togola, pour un montant de 100 millions  francs CFA, faisant l'objet de titre foncier numéro 883, volume V, folio 82, d'une superficie de 975 mètres carrés, sis dans la zone résidentielle à Ségou, pour le compte toujours de l'AGETIER-Mali. Selon nos informations, il existe là aussi entre le contrat d'achat et la pièce comptable, une différence notable sur le montant d'au moins 50 millions francs CFA.

Autres éléments : il a donné à la réforme, en 2018, 03 véhicules gratuitement à des personnes, dont Bakary Togola (Toyota Land Cruiser V8 N<sup>0</sup>31 53 CIT), Monsieur Moussa Traoré, vice-président à l'époque, (Toyota Land Cruiser VX N<sup>O</sup>77 27 BIT), Monsieur Ladji Traoré, Commissaire aux comptes à l'époque (Toyota HILUX Pick UP N<sup>O </sup>21 03 BIT).

Quatre autres véhicules ont été mis à la réforme pour autrui dont une Toyota Pick-up pour un montant de 2 650 000 Fcfa et 3 Toyota Land Cruiser GX pour les montants respectifs de 3 017 500 Fcfa, 3 517 500 Fcfa et 3 000 000 Fcfa. Au même moment, en 2018, il nous est revenu que le sieur Coulibaly a  acheté un véhicule V8 toutes options pour Bakary Togola, année au cours de laquelle il a reçu gratuitement un véhicule de réforme de l'AGETIER.

<strong>Doute des partenaires extérieurs de l’Agence sur sa capacité de  gestion </strong>

Comme si tout cela ne suffisait pas, Zana a loué,  au nom et pour le compte de l'AGETIER-Mali, 02 maisons à Bamako, dont une abrite l'association AGETIER-Mali et l'autre pour l'antenne de l'Agence de l'AGETIER-Mali (qui sont sous le nom de Madame Sadio Coulibaly et Monsieur Mohamed Sadio Coulibaly).

Curieusement, les factures d'eau et d'électricité de ces 02 concessions sont domiciliées à Badalabougou SEMA GEXCO, Rue 140, Porte 22, la même adresse que Zana Coulibaly. Ce qui suscite des doutes auprès de toute personne dotée de bon sens. C’est pourquoi, il y a lieu de se questionner sur la moralité des signatures des deux bailleurs. Aussi, selon plus d’un à l’AGETIER, les montants des loyers sont manifestement exagérés et au double du plafond autorisé.

Par ailleurs,  les partenaires extérieurs ont émis de fortes réserves quant à la capacité de Zana Coulibaly de bien gérer la structure et à la mener à bon port. C’est le cas de présidents des organisations professionnelles du secteur BTP du Mali (l'Ordre des Architectes du Mali, l'Ordre des Ingénieurs Conseils du Mali, l'Ordre des Urbanistes du Mali et l'Ordre Patronal des Entreprises de Construction du Mali), qui, dans une correspondance adressée au président de l’Association, ont dénoncé le manque de transparence et de crédibilité dans les passations de marchés ; la faible implication de l'Agence voire son absence dans le suivi des travaux ; les ambiguïtés dans les clôtures des travaux ; la baisse de la performance de l'Agence ; le manque de suite par rapport à la construction du siège à l'issue d'un concours d'architecture et surtout, leurs préoccupations suite à l'annulation de conventions par les bailleurs de fonds, notamment, la BAD sur les projets P2RS (Convention N0310/3016/11)) et la Banque mondiale (Conventions N0324/2017/1p et N0325/2016/1P).

Autant de faits qui compromettent les intérêts de l'Agence, selon  le président Sanoussi Bouya Sylla, qui demande des éclaircissements dans une correspondance qu’il lui a adressée le 08 juillet avec ampliation au ministère du Développement rural et aux autres membres de l’Association. Car il est clair pour le président de l’Association que ces faits portent préjudice à l'AGETIER-Mali et/ou de l'Etat du Mali et autres organisations.

Malgré cette gestion catastrophique de l’Agence, Zana Coulibaly veut vaille que vaille se maintenir. Pourquoi ? Mystère et boule de gomme. Et c’est dans ce cadre qu’il a convoqué une assemblée générale dont il n’a d’ailleurs ni le droit ni la qualité de le faire puisque son contrat de travail a pris fin.

C’est à la suite de cette parodie d’assemblée générale dont le quorum n’était même pas atteint qu’il a nommé le maire de Ségou, Nouhoum Diarra, représentant de l’Association malienne des municipalités (AMM) comme PCA en remplacement de Sanoussi Bouya Sylla. Le quorum est de 8 membres sur 10 soit les ¾.

Face à cette forfaiture, le président de l’AGETIER-Mali, par la correspondance n°000016/AGETIER-PDT datée du 8 juillet, envoyée aux structures membres de l’AGETIER, rappelle que l’assemblée générale extraordinaire devrait traiter d’un seul sujet à l’ordre du jour. Ce qui n’était pas le cas. «<em>L’indélicatesse est de vous rappeler qu’en la matière, l'ex-directeur général ne peut et ne doit organiser une assemblée générale extraordinaire pour sa désignation</em>», renseigne la correspondance.

Approché par nos soins, Zana Coulibaly n’a pas voulu, jusqu’au moment où nous mettions sous presse ce papier, répondre à nos sollicitations. N’ayant pas décroché notre appel, nous lui avons envoyé un sms pour lui faire part de notre volonté de recouper une information auprès de lui. Des sms qui restent jusqu’ici  sans réponse.

<strong>Abdrahamane SISSOKO </strong>

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<strong>Agetier : Zana Coulibaly visé par une plainte pour usurpation de fonction, faux et usage de faux</strong>

<strong><em>Le président de l’association pour la gestion des travaux d’infrastructures et d’équipements ruraux (AGETIER) a déposé une plainte contre Zana Coulibaly, ancien directeur général de l’Agence d’exécution des travaux d’infrastructures et d’équipements ruraux (AGETIER), pour usurpation de fonction, faux et usage de faux. </em></strong>

Usurpation de fonction, faux et usage de faux. Ce sont les infractions commises par Zana Coulibaly, ancien directeur général de  l’Agence d’exécution des travaux d’infrastructures et d’équipements ruraux (AGETIER), selon Sanoussi Bouya Sylla, président de  l’association pour la gestion des travaux d’infrastructures et d’équipements ruraux (AGETIER), qui  a  déposé une plainte contre lui le mercredi  07 juillet au tribunal de grande instance de la commune V. Il lui est reproché d’avoir convoqué l’assemblée générale de l’association en usant du sceau du service en dépit de la fin de son contrat individuel de travail.

<strong>Les faits</strong>

Il a été notifié à Zana Coulibaly de prendre les dispositions pour procéder à la passation de service à un intérimaire par ordre de préséance à l’AGETIER dès la fin de son contrat suivant correspondance n°000001/PDT-AGETIER du président datée du 19 mai 2021 (son contrat est arrivé à terme le 20 mai 2021).

Comme cette lettre est restée sans suite, et par mesure conservatoire afin de ne pas arrêter le fonctionnement normal de l’Agence, le président de l’AGETIER par note de service n°000004/PDT-AGETIER en date du 27 mai a nommé Hamidou Diawara en qualité de DG par intérim. Une décision contre laquelle  Zana Coulibaly a saisi, le 23 juin 2021, le tribunal de travail de Bamako d’une assignation aux fins d’annulation. L’audience est prévue pour le 13 juillet prochain.

Malgré la fin de son contrat que lui-même évoque dans sa plainte du 23 juin 2021 au tribunal du travail, Zana Coulibaly, par une correspondance datée de 07 juillet 2021, a convoqué une assemblée générale extraordinaire de l’association pour la gestion des travaux d’infrastructures et d’équipements ruraux, en usant l’entête et le sceau de l’AGETIER, qu’il a du reste falsifié (voir photo). C’est certainement la goutte d’eau qui a fait déborder le vase.

«<em>Cette assemblée générale extraordinaire a été organisée en toute illégalité</em>», informe la plainte introduite par Sanoussi Bouya Sylla, président de l’association pour la gestion des travaux d’infrastructures et d’équipements ruraux (AGETIER). Car, comme souligné dans la plainte, Zana Coulibaly n’a aucune qualité pour exercer la fonction de directeur général de l’AGETIER à la suite de la fin de son contrat de travail.

C’est pourquoi, il a décidé de porter plainte contre lui devant le Procureur près le Tribunal de la Commune V. Alors, en vertu de quoi, Zana Coulibaly a-t-il convoqué les membres de l’Association pour une assemblée générale ? La réponse, c’est qu’il veut <em> «altérer la vérité en portant préjudice à l’AGETIER avec intention coupable</em>», renseigne la plainte.

Laquelle note que les attitudes et agissements de Zana Coulibaly sont constitutifs des infractions d’usurpation de fonction, de faux et usage de faux telles que prévues et punies par les articles 116 et 102 suivant le code pénal du Mali.  Pour l’ensemble de ces raisons, le président de l’AGETIER dit porter plainte contre Zana Coulibaly et toutes les personnes dont l’enquête révèlera le nom et se tient à la disposition de la justice. Se constituant partie civile dans cette affaire, Sanoussi Bouya Sylla dit se réserver le droit de fixer les dommages et intérêts en cas de jugement correctionnel.

Aussi est-il important de rappeler que la désignation de  Zana Coulibaly, en mai 2016, comme DG de l’AGETIER, a été faite en violation des statuts de l’AGETIER. Car, faut-il le souligner,  le DG de l’AGETIER est recruté suivant un appel à candidature. Ce qui n’a pas été le cas du recrutement de  Zana Coulibaly dont la nomination et la signature de son contrat ont eu lieu le même jour, un 20 mai 2016.

C’est cette anomalie que les responsables de l’AGETIER-Mali souhaitent corriger en lançant un appel à candidature. C’est ce que Zana Coulibaly et ses acolytes ne souhaitent visiblement pas entendre. Pourquoi alors s’opposer à un appel à candidature s’il pense avoir les compétences pour le poste ?

Approché, Zana Coulibaly n’a pas voulu, jusqu’au moment où nous mettions sous presse ce papier, répondre à nos sollicitations. N’ayant pas décroché notre appel, nous lui avons envoyé un sms pour lui faire part de notre volonté de recouper une information auprès de lui. Des SMS qui restent jusqu’ici sans réponse.

<strong>Abdrahamane SISSOKO</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Enquête – Mali&#45;France : Jean&#45;Yves Le Drian, VRP breton auprès d’IBK (2/2)</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/enquete-mali-france-jean-yves-le-drian-vrp-breton-aupres-dibk-2-2-2933511.html</link>
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<pubDate>Fri, 25 Jun 2021 13:17:47 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="lead"><strong>« Jean-Yves Le Drian – Business, famille, patrie » (2/2). En 2015, une entreprise basée en Bretagne, la région d’origine de l’actuel ministre français des Affaires étrangères, obtenait le marché de la fabrication des passeports biométriques au Mali. Selon plusieurs sources, elle aurait bénéficié du soutien actif de celui qui était alors ministre de la Défense.</strong></p>
Dans le milieu des affaires, chez les grands industriels français et les géants de l’armement,<a href="https://www.jeuneafrique.com/1192145/politique/enquete-jean-yves-le-drian-business-famille-patrie-1-2/"> Jean-Yves Le Drian est une valeur sûre</a>. Et pour cause : la vente d’armes, il s’y prépare depuis 2006. À l’époque, la gauche n’est pas encore au pouvoir, et Ségolène Royal s’apprête à affronter Nicolas Sarkozy. Le Breton vient de décider de ne pas se présenter de nouveau aux législatives de 2007 et de se consacrer à sa région.

Mais l’ancien secrétaire d’État à la Mer n’entend pas se couper de Paris. Lors d’un déjeuner – « Chez Françoise », près de l’Assemblée nationale – avec Cédric Lewandowski, conseiller au Parti socialiste qui deviendra son directeur de cabinet, Le Drian évoque la nécessité de rester attentif à des opportunités gouvernementales. Lewandowski – franc–maçon du Grand Orient comme son futur patron – suggère la Défense. Le Breton, qui a commencé à travailler en tant que député au sein de la commission Défense de l’Assemblée dès 1978, acquiesce.

Pour l’ancien maire de Lorient, le domaine militaire est une évidence. Né dans cette ville d’après-guerre en ruines, il s’est formé politiquement au sein de la Jeunesse ouvrière chrétienne, dont ses parents sont militants, et a grandi au contact de l’arsenal de la ville, qui a longtemps produit les navires de combat de la République française.
<h2>Réseau</h2>
La guerre et l’industrie. En 2006, ces deux piliers deviennent l’alpha et l’oméga de son ambition ministérielle, que quatre hommes se chargent de concrétiser : Lewandowski, évidemment, l’énarque François Roussely, son futur conseiller spécial Jean-Claude Mallet (aujourd’hui directeur des affaires politiques chez Total) et l’ancien officier de l’armée de terre Jean-Michel Palagos.

Ce groupe, baptisé Sémaphore, prépare officiellement les éléments de langage de la candidate Royal sur la défense. Mais il travaille en réalité pour Le Drian, qui multiplie déjà les rencontres avec les industriels et les militaires. Cela paie : en 2007, le Breton est appelé par Nicolas Sarkozy, qui a battu Royal, et travaille à un gouvernement d’ouverture. Le socialiste refuse. Il patientera cinq ans de plus, jusqu’à l’élection de François Hollande.

Mais le travail de Sémaphore, qui se réunit environ une fois par mois autour d’une bonne table durant le quinquennat de Sarkozy, a porté ses fruits. De l’avis de tous, Le Drian est devenu l’un des meilleurs connaisseurs du système militaro-industriel français, en particulier au sein d’une gauche française où l’utopie antimilitariste a encore ses adeptes.

Grâce à son Comité ministériel des exportations de défense (Comed, piloté par Lewandowski), il fait passer le montant des ventes d’armes françaises de 4,8 à 16 milliards d’euros lors de ses trois premières années à l’Hôtel de Brienne (« Le Phénomène Le Drian », Les Éditions du coin de la rue, 2016). Pour les industriels de la défense, le VRP breton fait figure de champion. Un statut largement assumé par l’intéressé, qu’il a continué à endosser après son passage à l’Europe et aux Affaires étrangères, en 2017, où il a embrassé sans rechigner le concept de « diplomatie économique » vanté par l’un de ses prédécesseurs, Laurent Fabius.

<a href="https://www.jeuneafrique.com/1192206/politique/enquete-mali-france-jean-yves-le-drian-vrp-breton-aupres-dibk-2-2/?utm_source=facebook.com&amp;utm_medium=social&amp;utm_content=jeune_afrique&amp;utm_campaign=post_articles_facebook_25_06_2021" target="_blank" rel="noopener noreferrer"><strong>.........LIRE LA SUITE SUR https://www.jeuneafrique.com/</strong></a>]]> </content:encoded>
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<title>La CENTIF s’agite sur l’axe Bamako &#45; Dakar :  Habib blanc comme neige</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/la-centif-sagite-sur-laxe-bamako-dakar-habib-blanc-comme-neige-2933383.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 24 Jun 2021 09:30:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Matinal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Des mouvements d’argent, du reste normal, sur les comptes du président du Comité national sportif du Mali (CNOSM), a fait grand bruit dans les capitales maliennes et sénégalaises, ces derniers temps. Inutilement. En effet, des imprudents provocateurs ont pensé ainsi déstabiliser, le très respecté et respectable Habib Sissoko, douanier de son état, et qui vient d’être victorieusement plébiscité à la tête du Judo international à Budapest. Le journal sénégalais « Libération » en a fait ses choux gras, mais il a botté à côté. Portes-toi bien Habib et mets-toi, bien, aux commandes de tes navires…
Tout est parti d’un rapport de la Cellule nationale de traitement des informations (CENTIF), du Mali et du Sénégal pour salir l’honneur du dirigeant sportif l’épinglant à travers des mouvements de compte bancaires, épargne et courant, estimés à des centaines de millions de francs FCFA. Pour un haut cadre ayant une stature internationale, et militant pour la cause du sport mondial, et lui-même devenu milliardaire à travers ses affaires de longue date, l’on comprend alors aisément pourquoi, égoïstement, méchamment et jalousement, on a tenté de le traîner dans la boue.
Sans paniquer, Habib a répondu à la convocation du juge, à l’époque des faits, selon ses proches, dans une affaire classée depuis, sans suite, par les tribunaux maliens entre 2019 et 2020. Alors, quel était le but d’un tel réveil brutal ? Les détracteurs n’ont pas tardé à le couvrir de blanchiment d’argent. Mais Monsieur propre qu’est Habib n’a pas réagi. Aujourd’hui, il se bat plutôt pour l’avenir du sport malien et le devenir de ce secteur en Afrique et dans le monde. Et croire que les déstabilisateur ont pris route depuis Bamako, on se rend compte que le Mali est devenu une jungle hostile pour les nationaux dans laquelle se terrent des loups prêts à dévorer leurs semblables. Et pourtant, cela n’enlève rien au mérite d’Habib Sissoko .
<strong>Issiaka SIDIBE</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Conseil régional de Kayes :  Le scandale de la signature inconnue</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/conseil-regional-de-kayes-le-scandale-de-la-signature-inconnue-2931791.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 12 Jun 2021 01:16:22 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Depuis un certain moment c’est Oualy Traoré qui assure l’intérim de la présidence du Conseil régional de Kayes suite à l’arrestation du président Bandiougou Diawara. Selon notre source, depuis quelques temps, des documents sont élaborés et signés au nom de M. Traoré, 85 ans et illettré. Contacté par nos soins sur certains documents, le vieux Oualy Traoré jure n’être au courant de rien. Quelqu’un signerait donc des documents à son insu ?</em></strong>

&nbsp;

Le premier document concerne l’Affaire de détournement de biens publics opposant le ministère public au président du Conseil régional Bandiougou Diawara et complices. Le président Diawara a été arrêté et placé sous mandat de dépôt avec d’autres collaborateurs. C’est ce qui a amené M. Traoré à venir comme intérimaire. Dans le dossier, le président par intérim Oualy Traoré aurait constitué partie civile et se serait même opposé à la libération sous caution décidée par le juge du Pôle économique de Kayes.

Le document, dont nous détenons copie, est le procès-verbal de notification où la Cour d’appel de Kayes a annulé les ordonnances prises en faveur du président du Conseil régional pour sa libération sous caution. Selon le document, c’est Oualy Traoré qui aurait interjeté appel contre leur libération sous caution ordonnée par le juge. Quand nous l’avons demandé s’il avait constitué partie civile et s’il s’était opposé à la libération sous caution du président Bandiougou Diawara, il a juré n’être au courant de rien dans cette procédure<em>. « Je ne suis au courant de rien qui se passe dans ce dossier. Je n’ai jamais fait quoi que ce soit », </em>précise M. Traoré<em>. </em>Alors qui a signé le procès-verbal? Mystère et boule de gomme.

En plus de cela, il y a un certificat de suspension de paiement de salaire pour des raisons de congé de maternité contre une dame au sein de la structure qui a été signé et cacheté au nom du président Oualy Traoré. Ce certificat mettait fin au paiement de salaire à cette dame qui travaille au Conseil régional pendant sa période de congé de maternité. Chose que les services financiers auraient refusé et ont continué à payer la dame. C’est ce certificat, selon notre source, qui a fait naître des doutes chez tous les collaborateurs du président par intérim. Ils ont tous soutenu qu’il ne serait pas l’acteur de cet acte. Sur ce point aussi, il est formel : <em>« je n’ai jamais fait cela. Ce sont eux qui font tout entre eux. Je ne suis au courant de rien</em> ».

<em>« Si le président par intérim n’est pas au courant des actions dans lesquelles il est engagé par sa signature, qui fait signer le président à son insu ou qui signe en son nom ? », s</em>’interroge notre source.

En plus de ces actes, des sanctions seraient prises contre certains agents dans ces derniers temps. Le président Oualy Traoré ne serait pas à la base de ces sanctions. Ces actions auraient même poussé récemment un fonctionnaire au sein du Conseil régional à démissionner. Qui est derrière ces signatures ? Les travailleurs affirment que le président intérimaire ne ferait jamais des choses pareilles telles que s’opposer et interjeter appel contre la libération du président Bandiougou Diawara ou suspendre le paiement de salaire d’une femme en congé de maternité.

<strong> </strong><strong>Koureichy Cissé</strong>

<strong>Encadré : </strong>Ces pratiques ont été dénoncées sur  la plateforme Kenekanko.com. Une plateforme où on peut dénoncer en tout anonymat avec des preuves qui seront vérifiées par des journalistes pour publication. La plateforme est réalisée avec la collaboration de la Fondation Tiwindi, l’Union européenne au Mali, Amnisty international et plusieurs journaux dont le journal Mali Tribune<strong>. </strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Mali: une plateforme d’organisations syndicales demande l’’annulation trois marchés routiers  d’un coût de 140, 4  milliards FCFA</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/mali-une-plateforme-dorganisations-syndicales-demande-lannulation-trois-marches-routiers-dun-cout-de-140-4-milliards-fcfa-2928940.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 20 May 2021 01:08:49 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le président  de la plateforme des organisations syndicales de lutte contre la corruption, Issa Synayoko, dans une lettre ouverte adressée aux autorités de la transition, alerte sur l’attribution frauduleuse de trois projets  routiers pour un coût total de 140 400 140 705 FCFA et demande  l’annulation des dits marchés. </em></strong>

-<strong> maliweb.net</strong> -C’est une lettre ouverte inédite intitulée ‘’demande d’annulation des marchés illicitement attribués  que ce syndicaliste-inspecteur du trésor a adressée au Premier ministre et les autres autorités de la transition et leur demande explicitement  d’investir sur les procédures d’attributions de trois marchés de projets routiers.

Il s’agit du projet de construction Kayes-Sandaré long de 135 Km pour un coût total de 85 milliards FCFA dont le payement s’étale sur une période de 5 ans. De celui de Dioro-Banankoro  long de 45 Km attribué par la Direction générale des marchés publics par lettre numéro 057 du 12 janvier 2021 pour un mont de  22 798 453 640 FCFA (Toutes taxes comprises) dont le paiement s’étale sur l’exercice des budgets 2021 à 2023. Et le dernier concerne  l’axe Sévaré-Mopti long de 10 km de voirie dont  5 km dans les deux villes. A cela s’ajoute la construction  du contournement de l’aéroport de Mopti  pour un montant total de 32 601 687 065 FCFA (hors Taxes).

Le hic est que ces  trois marchés dont le syndicat  dénonce les conditions  de passation des marchés  ont été attribués par les mêmes autorités de la transition.  « Ces trois projets routiers ont été attribués en catimini en violation de la procédure  de passation locale et sous-régionale », a déclaré le syndicaliste Issa Synayoko . Lequel a interpellé le premier ministre, Moctar Ouane,  sur les  cas de corruption dans le département des transports et des équipements. « Mon département a assez souffert de la gestion calamiteuse des cadres dépourvus de dignité et de conscience  professionnelle depuis une décennie », proteste-t-il en demandant toujours au chef du gouvernement de profiter de la formation de la nouvelle équipe gouvernementale pour approfondir les enquêtes de moralité des futurs ministres.  Cet inspecteur de trésor qui constate une gestion calamiteuse des projets routiers demande au gouvernement d’arrêter  les avenants  qui rentrent purement dans le cadre de la corruption.

<strong>Siaka DIAMOUTENE/Maliweb.net</strong>

<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/05/lettre1.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-2928941" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/05/lettre1.jpg" alt="" width="650" height="881" /></a>

<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/05/lettre2.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-2928942" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/05/lettre2.jpg" alt="" width="650" height="538" /></a>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Confection et émission de fausses quittances du trésor : La mairie de la commune de San dans de beaux draps</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/confection-et-emission-de-fausses-quittances-du-tresor-la-mairie-de-la-commune-de-san-dans-de-beaux-draps-2928795.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 18 May 2021 15:33:41 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Sirène</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>La mairie de la commune urbaine de San arrête tous les recouvrements </strong>

<strong>Les responsables de la mairie de la commune urbaine de San ont un incroyable talent notamment</strong> <strong>l’actuel maire, Félicité Diarra, le Régisseur de la mairie, Sinaly Tieba, l’ancien maire, Sine Traoré et l’ancien président du GIE Dallan, Bourama Berthé. En effet, auditionnés par le Pôle économique et financier de la cour d’Appel de Bamako par rapport à l’émission de fausses quittances de trésor public occasionnant une perte de plus de quatre milliards de nos francs sur plus d’une dizaine d’années, les mis en cause ont retiré toutes les faux documents de trésor de la circulation. </strong>

Ainsi, pour cacher sa forfaiture, la mairie a arrêté tous les recouvrements depuis plus de trois mois. Toute chose qui a provoqué une levée de bouclier des certaines organisations de jeunesse. De sources proches en début d’année, sur les bases d’une dénonciation relative à l’existence d’un réseau de confection et d’émission de fausses quittances de trésor, entretenu par certains cadres de la mairie de la commune urbaine de San dont l’actuel et l’ancien maire ainsi que le régisseur, la Brigade d’investigations du Pôle Economique et Financier de Bamako a aussitôt diligenté une enquête afin d’en savoir davantage sur cette affaire.

A l’issue des premiers éléments, les enquêteurs ont conclu qu’il existe effectivement un réseau de confection de fausses quittances du trésor public. Ainsi, le modus operandi était le suivant, une fois confectionnées, les fausses quittances, à travers un réseau bien structuré, étaient utilisées pour effectuer les recouvrements en lieu et place des vraies quittances imprimées par la Direction nationale du Trésor.

Selon nos indiscrétions, l’enquête avait aussi révélé que cette pratique était en cours depuis plus d’une dizaine d’années impliquant plusieurs personnalités de ville de San notamment l’actuel maire, Félicité Diarra, le Régisseur de la mairie, Sinaly Tieba, l’ancien maire, Sine Traoré et l’ancien président du GIE Dallan, Bourama Berthé qui ont tous été auditionnés par le Pôle Economique et Financier de Bamako. Et de poursuivre que cette pratique de confection et d’émission de fausses quittances, selon nos sources, a fait perdre au trésor public plus de quatre milliards FCFA.

De sources dignes de foi, après leur audition par le Service d’investigations judiciaires du Camp I de la gendarmerie nationale, les fausses quittances ont miraculeusement disparu de la circulation. Ainsi, précisent nos sources, pour brouiller les pistes, les responsables de la mairie ont arrêté tous les recouvrements depuis plus de trois mois, car en procédant aux recouvrements avec uniquement les vraies quittances les recettes mensuelles de la marie allaient, sans doute, augmenter considérablement qui éveilleraient les soupçons des enquêteurs pourtant déterminés à faire toute la lumière sur cette affaire.

Cette décision de la mairie d’arrêter le recouvrement a provoqué une véritable levée de bouclier des organisations de jeunesse qui avait une d’ailleurs organisé une conférence de presse courant avril dernier pour dénoncer cette attitude des responsables de la mairie.

En attendant les résultats de l’enquête au niveau de la Brigade d’investigations judiciaires du Pôle économique et financier de la Cour d’Appel de Bamako, les responsables de la mairie de la commune urbaine de San et les organisations de jeunesse sont à couteau tiré par rapport à l’arrêt des recouvrements qui selon elles freinent le développement de la ville de San.

<strong>Nous y reviendrons !</strong>

<strong>B.P     </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Direction régionale de la sante de Ménaka :  Une odeur de détournement</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/direction-regionale-de-la-sante-de-menaka-une-odeur-de-detournement-2928797.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/corruption/direction-regionale-de-la-sante-de-menaka-une-odeur-de-detournement-2928797.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 18 May 2021 15:30:17 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Sirène</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Lieu de traitement de malade, le district sanitaire de Ménaka n’arrive plus à exercer les missions assignées à elle à cause de la mauvaise gestion et du détournement des ressources. Le directeur régional de la santé M Moustapha Sissoko et son chef du district sanitaire M Nouhoun Coulibaly, sont pointés du doigt pour être les présumés auteurs du calvaire que vit la population de Ménaka.</strong>

Le détournement des fonds et des ressources destinées au district sanitaire de Ménaka est devenu monnaie courante. Un fait qui est à l’origine des difficultés que vit la population. Selon une source proche du dossier, plusieurs sociétés de fournitures de matériels, de gardiennage, de nettoyage et de prestation de service sont montées sur papier, mais sans actions sur le terrain.  Pis, un réseau mafieux est formé autour de l’hôpital. Loin d’être des stagiaires encore mieux des volontaires, certains membres de son groupe mafieux n’ont même pas fréquenté l’école souligne notre source. Selon lui, ces derniers occupent les postes de chauffeur, d’infirmier, d’agents de la DRS chef division planification, chef division nutrition et chef division hygiène et assainissement. Les ressources générées lors des formations fictives et des missions imaginaires en empochés et servent à entretenir son clan mafieux nous indique-t-on.

Ce n’est pas tout, durant 6 ans aucune réforme n’a été effectuée, les salles d’hospitalisation ne sont pas équipées, les toilettes sont quasi inexistantes, l’hôpital ne dispose d’aucun corbillard, et la morgue n’est plus fonctionnelle. En cas de décès, les propriétaires du corps sont obligés de remuer ciel et terre à la recherche de glace alors que le bureau du DRS et celui du médecin chef sont bien climatisés. En mai 2018 une quinzaine de motos Djakarta destinées aux agents ont été détournées et retrouvées à Gao.  Une seule moto a été remise au coursier de M Sissoko, un jeune de Ménaka non fonctionnaire qui n’est encore moins d’agents sanitaire.

Au regard de ces difficultés, la population de Ménaka ne sait plus à quel saint se vouer et prend son mal en patience. Une implication des autorités s’impose afin de démanteler ce réseau mafieux pour le bonheur de la population.

<strong>Nous y reviendrons !</strong>

<strong>Bissidi Simpara </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Rétros commissions :  La DFM du ministère de l’éducation accablée</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/retros-commissions-la-dfm-du-ministere-de-leducation-accablee-2926642.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/corruption/retros-commissions-la-dfm-du-ministere-de-leducation-accablee-2926642.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 28 Apr 2021 01:08:01 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La création des DFM visait a priori à mettre fin à des pratiques qui ont cours dans l’attribution des marchés publics. La DFM du ministère de l’Education nationale est sur la sellette pour des dessous de table.</em></strong>

Le manque de moralisation dans les marchés publics persiste dans notre pays. L’ordonnance n°9-010/P-RM du 4 mars 2009 portant création des Directions des Finances et du Matériel (DFM) entrait dans ce cadre. ATT avait pris cette ordonnance et fixé son décret d’organisation et de fonctionnement n°09-137/P-RM du 27 mars 2009 en vue de donner plus de responsabilité aux DFM. Ceux-ci sont désormais nommés par décret pris en conseil des ministres même s’ils travaillent sous la responsabilité du ministre de tutelle.

Arrivée au ministère de l’Education nationale à la faveur de la vague de nominations de Directeurs des Finances et du Matériel (DFM) en décembre 2020, Mme Savané Salimata Bengaly est accusée des faits qui n’honorent pas la profession. Des fournisseurs lui collent l’épithète de <em>« Mme 10 % »</em>. Ce qualificatif trouve son origine dans des rétros commissions exigées sur des marchés attribués. Selon les mêmes fournisseurs, pour bénéficier d’un marché avec cette DFM, il faut mettre la main à la poche au départ et à l’arrivée du marché, c’est-à-dire au paiement de la facture.

<strong>Pas que de bons souvenirs</strong>

Ancienne DFM du ministère de l’Elevage et de la Pêche d’où elle a été nommée à l’Education nationale, Mme Savané n’a pas laissé que de bons souvenirs. Une victime témoigne, <em>« lorsqu’elle était DFM au ministère de l’Elevage et de la Pêche, ma facture a été bloquée pendant 3 ans parce que j’ai refusé le principe de rétro commission de 10 % »</em>.

Au centre de ces accusations, la DFM que nous avons approchée ne se laisse pas accabler. <em>« C’est ma première fois d’entendre cela. On m’appelle même la DFM folle, parce que rigoureuse sur des principes et des choses que je n’accepte pas »</em>, avant d’ajouter, <em>« il faut être une malade mentale pour prendre de l’argent pour un marché non encore attribué »</em>. Pour montrer davantage pattes blanches, Mme Savané affirme que sa personnalité et son éducation (sa foi en Dieu pour avoir fréquenté l’école coranique dans sa jeunesse) ne lui permettent pas de se faire soudoyer pour liquider les droits d’un opérateur économique.

Par ailleurs, parlant de la moralité de son service, la DFM du ministère de l’Education nationale fait savoir que <em>« les commissions d’attribution de marchés sont indépendantes. Je ne connais personne, les travaux préliminaires sont faits avant que les dossiers n’atterrissent sur mon bureau pour signature »</em>. Elle plaide, <em>in fine</em> non coupable de ces pratiques. <em>« Mon salaire me permet de vivre dignement pour le reste de mes vieux jours »</em>.

Mme Savané ajoute en plus que si elle était de moralité douteuse, elle n’en serait pas à son troisième département ministériel. Avant l’Education nationale où elle travaille depuis décembre dernier, elle est passée par les ministères de la Justice, Garde des Sceaux et de l’Elevage et la Pêche. Ainsi, le ministère de l’Education est et a toujours été un grand marché à ciel ouvert et qui suscite beaucoup d’intérêts.

Le ministère de l’Education est l’un des ministères les plus dotés en matière de moyens budgétaires. Au regard de la loi des finances rectifiée 2021, sa dotation atteint 16, 72 %. Ce département a la troisième plus grosse part du budget national après les services généraux des administrations publiques et la Défense.

&nbsp;

<strong>Abdrahamane Dicko</strong>

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<title>ACI : La gestion de Mamadou Tiéni Konaté mis à nue par le syndicat</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/aci-la-gestion-de-mamadou-tieni-konate-mis-a-nue-par-le-syndicat-2926395.html</link>
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<pubDate>Mon, 26 Apr 2021 08:47:45 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Témoin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[A mesure que s’éloigne la gestion calamiteuse de l’ex PDG remplacé par une mission de redressement, ses fantômes surgissent les uns après les autres du gouffre ténébreux où il a plongé l’Agence de cessions immobilières au bout d’un règne opaque, récemment enjolivé par des lauriers qu’il s’est lui-même tressés lors d’un certain passage sur les ondes de Radio Kledu. Sauf que ce faisant le PDG a pris à témoin ses anciens collègues, qui ont une perception tout à fait différente de la sienne des deux années de collaboration avec lui. En atteste tout au moins un brûlot émanant du syndicat de l’ACI, qui n’a que trop longtemps circulé sous les manteaux, vraisemblablement à cause de la chape de plomb instaurée sur la liberté syndicale. Il s’agit d’un simple compte-rendu d’assemblée générale mais qui tient lieu de diagnostic sans complaisance du fleuron de l’immobilier malien sous Mamadou Tiéni Konaté. Les syndicalistes sont ainsi convaincus que la soudaine transfiguration de leur joyau résulte d’une «gestion solitaire et opaque» instaurée aux dépens des agents mais pour le plus grand confort de pratiques assez peu orthodoxes pour ne pas s’accommoder de la transparence. En clair, le document souligne à coups de dénonciations l’augmentation substantielle du salaire du PDG Konaté pendant que la société croulait sous le poids des déficits attribuables à une gabegie à nulle autre pareille. Les travailleurs évoquent entre autres l’acquisition de parcelles du patrimoine immobilier invendable de la Bank Of Africa pour 900 millions, le paiement indu de la somme de 120 millions à une agence concurrente pour avoir de son propre chef aménagé une voie d’accès au lotissement ACI de Kati Samakebougou, le paiement dans les mêmes conditions d’un autre montant de 110 millions à titre de dommages causés à un particulier dans une affaire où l’ACI avait été pourtant déclarée hors de cause par la justice. L’évasion de ressources à un débit aussi spectaculaire donne déjà une idée contours des déficits criants qui allaient contraindre l’Agence au dépôt de bilan, mais la liste des dérives n’est pas exhaustive. S’y ajoutent également une perte ou manque à gagner de 850 millions imputable à des frais d’escompte de traites émises par l’acquéreur de l’Hôtel du Mali sans compter les impayés d’1 milliard à titre de loyer dans le cadre du bail nébuleux opéré sur le Centre Commercial.

A ces récriminations d’ordre financier se greffent les d’énonciations d’ordre administratives avec autant d’implications sur le devenir et la survie économique de l’a Société. Le brûlot des travailleurs n’a donc pas passé sous silence la cession de nombreuses parcelles d’ACI 2000 et de Souleymanebougou en violation de la procédure de vente aux enchères ainsi que la délivrance frauduleuse de titres à des bénéficiâtes de parcelles n’ayant pas totalement soldée le prix de leur cession. De même s’écartent de l’orthodoxie et de la régularité, aux yeux des anciens collègues de Mamadou Tiéni Konaté, la vente d’un bâtiment administratif de l’Etat par entente directe au mépris des recommandations du Vérificateur général, puis le non-paiement des droits dus à l’Etat et ses répercussions en terme de bon-délivrance des titres et de contentieux onéreux pour l’ACI.

En définitive, un catalogue de manquements, d’indices et d’immondices accablants qui jurent avec le tableau reluisant que l’ex-PDG a dépeint de sa gestion lors de son passage à l’émission «Débat politique » de Kledu. Il nous revient par ailleurs que l’épisode est en passe de lui coûter un gênant passage sur la sellette des juges, à cause de certaines allégations jugées diffamatoires par des personnalités indexées dans ses propos.

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<strong>A KEÏTA</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Corruption, délinquance financière et impunité :  Des chiffres qui divisent les Maliens: 21 milliardaires, 723 dossiers anti&#45;corruption, 660 officiers remis en fonction, 60 milliards investis au Mali, 1230 milliards disparus</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/corruption-delinquance-financiere-et-impunite-des-chiffres-qui-divisent-les-maliens-21-milliardaires-723-dossiers-anti-corruption-660-officiers-remis-en-fonction-60-milliards-investis-au-mali-2924496.html</link>
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<pubDate>Mon, 12 Apr 2021 10:10:21 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le Mali est un pays riche économiquement et riche culturellement. Environ une douzaine d’ethnies vivent en parfaite harmonie sur une étendue de 1241 238 km2. L’avènement de la démocratie a coïncidé avec une épidémie qui a attaqué et rongé le tissu social. Les Maliens, malgré leur appartenance à une seule  race, n’arrivent plus à s’écouter. Alors qu’au départ, nous sommes tous Soninké (Malinké, bambara, dogon, Songhois, bozo, sénoufos, minianka, kassonké, bwa, dafing) ? Les Peulhs, venus d’Ethiopie, ont tissé des liens de mariage avec cette communauté qui était déjà en place.</strong>

Les vraies raisons d’une telle désunion des Maliens seraient purement politiques. Les familles ont subi la division à cause de leur appartenance à des formations politiques. La crise  sécuritaire est à son comble mais les Maliens sont focalisés sur des hommes politiques fossoyeurs de notre économie. Des délinquants à col blanc passés pour des mécènes ont pillé le patrimoine national: bâtiments d’État, titres fonciers de l’État, véhicules de l’État, bref les biens de l’État.

Pour des intérêts sordides, les Maliens soutiennent mordicus des hommes et leur formation politique. On appelle ça la politique du tube digestif. Nombreux sont ceux qui pratiquent cette politique  de «<strong>mangerie</strong>». Cette «<strong>mangecratie</strong>» prend sa source chez les démocrates sincères et patriotes convaincus avec les vingt et un (21) milliardaires décelé, en 1998, par la Banque mondiale. Ces milliardaires, leur famille, alliés, parents et amis n’entendent pas se faire dédouaner par qui que ce soit .C’est le premier chiffre des délinquants financiers qui menacent et continuent de maintenir les Maliens dans la pauvreté.

En 2010, Amadou Toumani Touré (ATT) maintient 660 officiers et sous officiers dans leur fonction pour un an. Ces 660 officiers et sous-officiers, leur famille et courtisans sont une force  et en même temps un fléau qui pèsent sur la quiétude sociale. Le bureau du Vérificateur général et les  autres services de répression ont dressé plus de 723 rapports  sur des manques à gagner et détournements de fonds.

En chiffre, 723 multi-millionnaires ou milliardaires qui se la coulent douce à Bamako. Le héros du 26 mars 1991 qui devait sanctionner à laisser les voleurs voler. Un autre chiffre: 60 milliards de la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) de Man investis au Mali, pactole pillé dans les caisses de la BCEAO de Man en Côte d’Ivoire par le chef rebelle (AB des forces nouvelles). Ces fonds ont été détournés par les personnalités du régime ATT- ADEMA pour construire des immeubles, hôtels, agences de voyages, sociétés et entreprises, pharmacies, cliniques, etc.

Avec Ibrahim Boubacar Keïta, ce fut un népotisme pur. Distribution de l’argent à ses amis de circonstance. 1230 milliards ont disparu des caisses de l’État sous IBK. Cette somme était destinée à l’achat d’équipements militaires. Un montant qui créé de vives tensions entre patriotes convaincus et apatrides voleurs. Retrouvons ceux qui nous unis au-delà de nos divergences politiques. La politique passe, le Mali demeure.

<strong>Fatou CISSÉ</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>400 millions f CFA volatilisés à l’IUG : Snesup et Snec partent en grève illimitée</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/400-millions-f-cfa-volatilises-a-liug-snesup-et-snec-partent-en-greve-illimitee-2918342.html</link>
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<pubDate>Sun, 28 Feb 2021 02:25:45 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Hier jeudi 25 février 2021, les deux comités syndicaux de l’Institut universitaire de Gestion, le Syndicat national de l’Enseignement supérieur (Snesup) et le Syndicat national de l’éducation culturelle (Snec), ont déclenché une grève illimitée. Le motif ?, les dysfonctionnements dans la Gestion du personnel et « certaines magouilles financières ».</em></strong>

Ils sont deux syndicats à revendiquer ce qui <em>« leur revient de droit »</em>. Les motifs de cette grève sont la résolution immédiate de trois problématiques : la non application du procès-verbal du 27 janvier 2020 ; le non-paiement des heures supplémentaires des enseignants de 2019-2020 et la non tenue des tests d’entrée à l’Institut universitaire de gestion en 2021. Les deux syndicats soutiennent que tous ces problèmes sont liés à la mauvaise gestion du rectorat <em>« de 2014 à nos jours »</em>.

<em>« Le comité de gestion est devenu un faire-valoir. En terme financier, on n’attend rien de l’Etat mais on demande juste l’application de la clé de répartition »</em>, affirme Moussa Kéita, secrétaire général de Snesup-IUG.

Depuis 2014, de conciliations en conciliations, toutes les parties signataires des PV donnent raison au syndicat mais le procès-verbal n’a jamais été appliqué. Les difficultés liées à l’application du procès-verbal du 27 janvier 2020 par rapport à l’autonomie de l’UFP sont liées à une création de comptes bancaires uniques pour l’UIG et l’UFP qui seront gérés par le rectorat. Ainsi pour tout problème financier, il faudra s’adresser au rectorat. Aussi le rectorat n’a pas rétrocédé ce qui revient de droit aux enseignants selon les textes qui régissent la formation et la production. Par rapport au point sur le non-paiement des heures supplémentaires 2019-2020, les enseignants ont commencé les cours en mars 2020.

<em>« Nous sommes à la fin des semestres et nous n’avons toujours pas été payés pour les heures supplémentaires. Il nous a été dit que cet argent a été utilisé pour organiser les examens. Les deux facultés ont été payées, mais pas l’IUG. Après plusieurs lettres au recteur, il nous a demandé de nous adresser au directeur »</em>, a fulminé Sira Samballa Diallo.

Le test d’entrée à la formation initiale qui concerne les bacheliers et les détenteurs du BT2 n’est pas encore organisé. <em>« Ils ont dit que cette année, il n’y aura pas de concours, mais une candidature en ligne et des sélections sur dossiers. Cela est contraire au texte de 1997. Les raisons de la violation de ce texte de 1997 sont liées à la Covid-19 et l’implication des membres de l’AEM dans l’organisation des concours d’entrée à l’IUG. Toutes les structures telles que ENI, ont effectué leur test d’entrée et pourquoi c’est l’IUG qui doit passer par l’internet ? »</em>. S’est interrogé Diarra Doumbia, secrétaire administrative du Snec.

A partir de 2016, avec l’arrivée du nouveau directeur, <em>« les problèmes se sont exacerbés. Les enseignants ne sont payés que 5 à 6 mois alors que le fonds est disponible. Les matériels didactiques manquent, les salles sont en mauvais état et les cours à distance connaissent de très gros problèmes »</em>, informe Moussa Kéita.

Il souligne qu’en 2018, à la suite de 4 mois de grève, le compromis était d’alléger les moyens de décaissements de fonds pour que les enseignants puissent être payés à temps et les voyages puissent reprendre. <em>« C’était l’occasion de mettre en place une pratique mafieuse pour soutirer de l’argent. Entre-temps, on s’est rendu compte que 400 millions de F CFA se sont volatilisés »</em>.

<strong>Fatoumata Kané</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Moumouni Guindo, président de l’Office Central de Lutte contre l’Enrichissement Illicite (OCLEI) : « Tous les maux du Mali ont pour père et mère la corruption »</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/moumouni-guindo-tous-les-maux-du-mali-ont-pour-pere-et-mere-la-corruption-2917812.html</link>
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<pubDate>Wed, 24 Feb 2021 04:48:09 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong> </strong><strong>Dans le but d’engager une lutte implacable contre la corruption et l’enrichissement illicite au Mali et ses multiples conséquences, de sensibiliser les populations pour un changement de comportement afin de renverser la tendance, la Communauté des Pratiques de Lutte Contre la Corruption (CPLC), qui a fait de cette lutte son cheval de bataille, est déterminée à enrayer le fléau. Elle a lancé la 5<sup>e</sup> édition de la semaine de la jeunesse contre la corruption, le mardi 23 février 2021 et se poursuivra jusqu’au vendredi 26 février. Le président de l’Office Central de Lutte contre l’Enrichissement Illicite a profité de l’occasion pour attirer l’attention de tous sur le phénomène. </strong>

« Tous les maux du Mali ont pour père et mère la corruption. L’heure est très grave et la situation doit changer et toutes les branches de la société malienne doivent être des acteurs de premier plan  dans cette lutte », a expliqué le président de l’OCLEI Moumouni Guindo. Selon lui, la lutte contre la corruption a été marquée par un renforcement accru du cadre juridique et institutionnel se traduisant dans une confluence de normes nationales et internationales comme la convention des Nations Unies contre la corruption, la convention de l’Union Africaine contre la corruption, le protocole de la CEDEAO contre la corruption, la constitution de 1992, le Code pénal, le Code de Procédure Pénale, la loi sur la prévention et la répression de l’enrichissement illicite et la loi du 17 mars 2016 portant loi unifiée de lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme, pour ne citer que celles-là. Il a ensuite inventorié les nombreux mécanismes de prévention et de répression qui ont vu le jour. Le président de l’OCLEI, Moumouni Guindo, a rappelé entre autres la Cellule d’Appui aux Structures de Contrôle de l’Administration (CASCA), le Contrôle général des Service publics, les Inspections ministérielles, la Cellule nationale de Traitement des Informations financières (CENTIF), le Bureau du Vérificateur général, l’Office central de Lutte contre l’Enrichissement illicite, le Comité de suivi des recommandations issues des Etats généraux sur la corruption, le Pôle économique et financier, le Pôle judiciaire spécialisé. « Malgré ces efforts, le recul du phénomène de corruption est très peu ou n’est pas perceptible du tout. Beaucoup d’études ont démontré que le phénomène persiste », déplore-t-il. Le président Guindo a remercié l’initiative de la communauté des pratiques de lutte contre la corruption pour l’organisation de ces journées afin de tirer la sonnette d’alarme sur les conséquences du phénomène, de réarmer les populations contre. Quant à la présidente de la Communauté des Pratiques de Lutte contre la Corruption (CPLC), Mme Traoré Marietou Sénou, elle a expliqué que la problématique  de la corruption prend de plus en plus de l’importance dans le débat public du fait de l’accroissement  d’une demande sociale de plus en plus exigeante et les besoins d’une croissance économique plus inclusive et durable de notre pays. « Notre communauté ne ménagera aucun effort pour favoriser la culture de l’intégrité et la promotion des bonnes pratiques en matière de lutte contre la corruption, notamment en milieu jeune et femme », a-t-elle dévoilé. Le représentant du ministre de la justice, Mr. Badiaga, a informé que la lutte contre la corruption et la délinquance financière est un défi cher aux plus hautes autorités de la Transition. Elle s’inscrit dans la droite ligne de la vision clairement exprimée par Bah N’DAW, Président de la Transition qui, dans son discours d’investiture, a promis, le 25 septembre 2020, une lutte implacable contre le phénomène à travers l’objectif « zéro impunité », a-t-il rappelé.

<strong>Moussa Samba Diallo</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Corruption au Mali :  S’achemine&#45;t&#45;on vers un classement des dossiers?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/corruption-au-mali-sachemine-t-on-vers-un-classement-des-dossiers-2915976.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 11 Feb 2021 02:19:11 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Selon des sources bien introduites, le parquet général pourrait classer sans suite des dossiers du régime d’IBK au cas où il lui serait transmis. Selon nos sources, "<em>plusieurs raisons justifient cela</em>".</strong>

Nos interlocuteurs ajoutent que « <em>les dossiers qui ont été constitué sur la base de dénonciations anonymes et de rapports d’enquête ne contiennent pas d'éléments qui justifient d’actes condamnables par la loi en plus de la prescription et de la non rétroactivité de la loi </em>».

« <em>Nous avons des rapports entre nos mains et il est très improbable que le Pôle économique  et financier y ajoute quelque chose de juridiquement consistant </em>», expliquent un collectif d’avocats volontaires.

Dans un communiqué, ce collectif de défense considère que « <em>certains dossiers d’enquêtes n'ont aucun fondement juridique ni constitutionnel et qu'alors ses rapports d’audits sont fausses, ses actions sont fausses et que ce qui est fondé sur du faux est faux</em> ».

Les avocats rappellent qu'en vertu de la constitution qui évoque clairement l’immunité, il est impossible de juger l'ancien président. Selon le collectif des avocats volontaires, « <em>les dispositions de la constitution font que les ministres impliqués dans des dossiers ne peuvent être jugés que par la Haute Cour de Justice et ne relèvent pas de la compétence d'un tribunal ordinaire</em> ».

Enfin, selon les avocats du collectif, « <em>le Pôle économique et financier n’a convoqué aucun membre du gouvernement du régime IBK pour signer des procès-verbaux. Ces derniers pourraient refuser de signer ou de répondre aux questions se conformant à l'immunité que leur confère la constitution</em> ».

<strong>Mariam Konaré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Corruption en Afrique :  Le Mali  5e pays le plus corrompu</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/corruption-en-afrique-le-mali-5e-pays-le-plus-corrompu-2915904.html</link>
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<pubDate>Wed, 10 Feb 2021 15:21:50 +0000</pubDate>
<dc:creator>Arc en Ciel</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[L’ONG Transparency International qui lutte contre la corruption vient de rendre public son dernier classement annuel sur l’Indice de perception de la corruption (IPC) dans le monde.

L’indice qui classe 180 pays et territoires (dont 54 en Afrique en fonction du niveau de corruption dans leur secteur public, tel qu’il est perçu par les experts et les hommes d’affaires) utilise une échelle de zéro à 100 où zéro correspond à un système très corrompu et 100 à un système très faiblement corrompu.

Selon cet indice qui s’appuie sur des évaluations et enquêtes auprès des dirigeants d’entreprises, six des 54 pays africains classés, selon l’IPC ont obtenu des scores supérieurs à 50/100. Signe que la corruption continue de régner sur le continent, n’épargnant pas la gestion de la crise sanitaire engendrée par la Covid-19.

Il s’agit des Seychelles (66/100), du Botswana (60/100), du Cap-Vert (58/100), du Rwanda (54/100), de Maurice (53/100) et de la Namibie (51/100). Au bas de l’indice, on trouve le Soudan (16/100), la Somalie (12/100) et le Soudan du Sud (12/100).

En Afrique de l’Ouest, la Guinée-Bissau est le pays le plus corrompu avec un score de 19/100, suivie du Nigéria, 25/100. La Guinée et le Libéria occupent la troisième place avec un score de 28/100 chacun. Le Togo (4e) et le Mali (5e) bouclent le top 5 du classement avec des scores respectifs de 29/100 et 30/100.

Le Burkina Faso occupe le 10e rang en Afrique occidentale avec un score de 40/100, derrière <strong>la Côte d’Ivoire, 8e avec 36/100</strong> et la Gambie 9e avec 37/100 comme score. Le Sénégal (13e) et le Cap-Vert (14e) ferment ce classement pour l’Afrique de l’Ouest avec des scores respectifs de 45/100 et 58/100.

La corruption détourne les dépenses publiques des services essentiels. Les pays avec des niveaux de corruption plus élevés, quel que soit leur développement économique, ont tendance à dépenser moins pour la santé, souligne le rapport.

A l’échelle mondiale, les pays en tête selon l’IPC sont le Danemark et la Nouvelle-Zélande avec un score de 88, suivis de la Finlande, Singapour, la Suède et la Suisse, avec un score de 85 chacun.

Tous les 12 mois, Transparency international produit son IPC qui mesure le niveau de corruption dans le secteur public en s’appuyant sur 13 évaluations d’experts et enquêtes auprès d’hommes d’affaires, d’analystes de risques et d’universitaires résidant dans ces pays ou à l’étranger.

NN

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Corruption :  Le Mali 5ème pays le plus corrompus d’Afrique de l’Ouest</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/corruption-le-mali-5eme-pays-le-plus-corrompus-dafrique-de-louest-2915177.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 05 Feb 2021 09:54:57 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Selon le dernier rapport de Transparency international sur la corruption en Afrique de l’Ouest. Sur 180, le Mali occupe la cinquième place après la Guinée-Bissau, le Nigéria, la Guinée Conakry, le Libéria, le Togo. </strong>

Au Mali, la corruption et la délinquance financière sont devenus de véritables fléaux. Elles freinent tout développement. L’Administration publique, les Impôts, la Police, la Gendarmerie, les Collectivités, la Justice, les Douanes, les Médias, la Santé, l’Éducation sont entre autres nids de la corruption.  Cependant, contre toute attente, cette corruption se nourrit de l’impunité.

Ce n’est un secret pour personne que depuis quelques années, l’État a montré ses limites aussi bien dans l’application des règles de bonne conduite des agents publics que dans la prévention des déviances morales entraînant aussi bien une corruption endémique que des dysfonctionnements de l’appareil d’État, malgré les nombreuses structures de lutte contre la corruption comme le Contrôle  General des Services Publics, l’Office Central de Lutte contre l’Enrichissement Illicite, la Section des Comptes de la Cour Suprême, la Cellule d’Appui aux Structures de Contrôle de l’Administration, l’Inspection des Finances, le Contrôle Financier, le Bureau du Vérificateur General, la Cellule Nationale de Traitement des Informations Financières et l’Autorité de Régulation des Marchés Publics.

La corruption est un véritable fléau qui sape le tissu économique et social d’un pays, et nuit à tous les citoyens, notamment les jeunes. C’est pourquoi, une lutte farouche contre la corruption et l’impunité a toujours été sollicitée par les organisations de la société civile malienne. Les OSC doivent participer, légitimer et entériner la politique et l’action gouvernementale. Pour, une lutte accrue, un numéro vert a été mis à la disposition du public. Ce numéro renforce le site  internet, dont l’objectif est de donner le maximum d’informations utiles  au public et de recevoir les plaintes des citoyens.

Cependant, il est d<strong>ifficile de comprendre que depuis septembre 2019, une lutte implacable est menée contre les prédateurs de notre tissu socioéconomique, qu’aucun fonctionnaire milliardaire n’ait encore été inquiété alors que des services de contrôle de l’État ont mis au grand jour la gestion désastreuse de bien de commis de l’État qui ont été nommés à la tête des directions de l’administration publique.</strong>

Chaque année, Transparency international a pour mission de mesurer le niveau de corruption dans le secteur public en s’appuyant sur 13 évaluations d’experts et enquêtes auprès de grands dirigeants d’entreprises. L’IPC est mesuré sur une échelle de 0 (très corrompu) à 100 (très propre).

<strong>Mahamadou YATTARA</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Corruption : le Mali est le 26e pays le plus corrompu en Afrique selon Transparency International</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/corruption-le-mali-est-le-26e-pays-le-plus-corrompu-en-afrique-selon-transparency-international-2915023.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/corruption/corruption-le-mali-est-le-26e-pays-le-plus-corrompu-en-afrique-selon-transparency-international-2915023.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 03 Feb 2021 16:00:40 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Transparency International, l’organisation non gouvernementale,  engagée dans la lutte contre la corruption à travers le monde, a publié le 28 janvier son rapport sur l’Indice de perception de la corruption en  2020. Sur 54 pays africains, le Mali est classé 26<sup>e</sup> le plus corrompu. </em></strong>

Transparency International, l’organisation non gouvernementale, dresse un tableau sombre de l’état de la corruption dans le monde. Selon l’organisation non gouvernementale, alors que la plupart des pays n’ont guère progressé dans la lutte contre la corruption en près de dix ans, plus des deux tiers des pays ont un score inférieur à 50.

Dans son rapport sur l’indice de perception de la corruption (IPC), publié le 28 janvier, Transparency International montre que la corruption non seulement fragilise la réponse sanitaire mondiale à la COVID-19, mais elle contribue également à approfondir la crise démocratique en cours.

«<em>La COVID-19 n’est pas seulement une crise sur le plan sanitaire et économique. C’est également une crise sur le plan de la corruption. Et pour l’instant, nous n’arrivons pas à l’endiguer</em>», a écrit Delia Ferreira Rubio, présidente de Transparency International sur le site de l’organisation.

<strong>Le Mali dans la zone rouge</strong>

L’Indice de perception de la corruption est mesuré sur une échelle de 0 à 100. Quand le score d’un pays est proche de 100 points, le pays est considéré comme moins corrompu et le pays qui se rapproche de 0 est plus corrompu. Avec 30 points (le même nombre que le Malawi et le Gabon), le Mali est le 26e pays le plus corrompu du continent africain. Il gagne tout de même une place. Dans l’espace Cédéao, le Mali se classe 5e pays le plus corrompu. Sur le plan mondial, le Mali est classé 129 pays le moins corrompu sur 180.

Le Mali reste malgré tout dans la zone rouge. Selon le président de l’association malienne  contre la corruption et l’enrichissement, Moussa Ousmane Touré, le pays doit fournir de nombreux efforts et cela à tous les niveaux (police, justice, administration). Il demande pour cela la relecture des textes comme celui de l’Office central de lutte contre l'enrichissement illicite (OCLEI) dont l’Union nationale des travailleurs (UNTM) réclame la relecture.
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 	<li>Touré demande avec insistance l’audit de la Loi d’orientation et de programmation militaire (LOPM), la Loi de programmation relative à la sécurité intérieure, de l'Assemblée nationale, la présidence de la République etc.  Moussa Ousmane Touré souhaite aussi le renforcement des capacités financières et humaines des structures de contrôle de l’Etat.</li>
</ol>
L’Afrique subsaharienne est la région la moins performante sur l’IPC,  avec un score moyen de 32. Elle affiche selon Transparency International peu d’amélioration par rapport aux années précédentes.

Avec un score de 66, les Seychelles obtiennent systématiquement les meilleures notes de la région, suivies du Botswana (60) et du Cap Vert (58). Au bas de l'indice se trouvent le Soudan (16), la Somalie (12) et le Soudan du Sud (12).

L’organisation se veut toutefois optimiste. Selon elle, les données montrent qu’en dépit de certains progrès, la plupart des pays ne parviennent toujours pas à lutter efficacement contre la corruption.

<strong>Abdrahamane SISSOKO</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Gestion de l’ageroute : Des irrégularités administratives et financières décelées par le BVG</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/gestion-de-lageroute-des-irregularites-administratives-et-financieres-decelees-par-le-bvg-2898918.html</link>
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<pubDate>Thu, 08 Oct 2020 16:00:01 +0000</pubDate>
<dc:creator>Soleil Hebdo</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le Mali est un pays enclavé. Ce qui fait que les voies terrestres occupent une place de choix dans l’approvisionnement du pays. La forte intensité des mouvements sur les routes provoque leur dégradation rapide et très avancé. C’est là où l’Ageroute doit intervenir pour entretenir les routes. Il se trouve que le fonds mis à la disposition de cette agence n’est pas très souvent bien géré. Le Bureau du vérificateur général a révélé des irrégularités administratives et financières qui révèlent des dysfonctionnements du système de contrôle interne.</strong>

<strong>Problème de mise à jour du manuel de procédures</strong>

Selon le BVG, le manuel de procédures administratives, comptables et financières de l’Ageroute précise dans sa rubrique « Mise à jour » : « Ce manuel devra être actualisé pour prendre en compte les futures mutations. Les principales raisons qui pourront conduire à sa révision sont les suivantes : modification du cadre institutionnel ; la création de nouveaux services consécutifs à l’accroissement ou à la modification de la nature de l’activité et la modification des systèmes et procédures pour faire face à des situations nouvelles (Changement du système d’information, Mise en place de nouveaux logiciels de gestion, etc.).

Selon le BVG, la responsabilité de la mise à jour revient à la direction. La décision de mise à jour devra être motivée. Elle doit faire l’objet d’une adoption par le Conseil d’administration ». Cela, afin de s’assurer que le manuel est à jour, la mission l’a examiné et s’est entretenue avec les responsables de l’Ageroute.

La mission du BVG a constaté que la Direction générale n’a pas mis à jour le manuel de procédures. En effet, le manuel utilisé par l’Ageroute est celui approuvé par délibération n°07-003/CA-Ageroute du 17 août 2007 du Conseil d’administration. De cette délibération au passage de la mission, plusieurs textes ont été pris. A titre illustratif, il s’agit  du décret n°09-015/P-RM du 23 janvier 2009 portant modification du décret n°04-494/P-RM du 28 octobre 2004 fixant l’organisation et les modalités de fonctionnement de l’Agence d’exécution des travaux d’entretien routier, de l’ordonnance n°2019-015/P-RM du 29 août 2019 portant modification de l’ordonnance n°04-018/P-RM du 16 septembre 2004 portant création de l’Agence d’exécution des travaux d’entretien routier,  du décret n°2014-0349/P-RM du 22 mai 2014 portant règlement général sur la comptabilité publique, du décret n°2018-0009/P-RM du 10 janvier 2018 portant règlement général sur la Comptabilité publique, du décret n°10-681/P-RM du 30 décembre 2010 portant réglementation de la Comptabilité-matières, dudécret        n°2019-0119/P-RM du 22 février 2019 portant réglementation de la Comptabilité-matières et de l’Arrêté n°2017-3867/MEF-SG du 17 novembre 2017 fixant les modalités de création, de fonctionnement des régies de recettes et des régies d’avances ainsi que les conditions de nomination des régisseurs.

En plus, l’Ageroute a acquis, en mai 2017, un nouveau progiciel intégré de gestion de tout le processus de gestion des conventions et des marchés dénommé « HIBTP ». La non-mise à jour du manuel de procédures administratives, comptables et financières de l’Ageroute peut aboutir à une inadéquation entre son contenu et le cadre institutionnel.

Signature des conventions de maîtrise d’ouvrage non conformes

&nbsp;

Selon le BVG, le décret n°04-494/P-RM du 28 octobre 2004 fixant l’organisation et les modalités de fonctionnement de l’Agence d’exécution des travaux d’entretien routier précise en son article 13 : « L’Agence signe avec la Direction Nationale des Routes une convention de maîtrise d’ouvrage déléguée qui définit les responsabilités des deux structures ». Le décret n°09-015/P-RM du 23 janvier 2009 portant modification du décret n°04-494/P-RM du 28 octobre 2004 fixant l’organisation et les modalités de fonctionnement de l’Agence d’exécution des travaux d’entretien routier précise en son article 5 que l’article 13 du décret  du 28 octobre 2004 précité est remplacé par les dispositions suivantes : « L’Agence  signe avec le ministre chargé des routes la Convention  de maîtrise d’ouvrage déléguée pour l’exécution du programme annuel d’entretien routier ». Afin de s’assurer que les conventions de maitrise d’ouvrage déléguée sont conformes, la mission a effectué une entrevue avec le Directeur National des Routes et a examiné les conventions de la période sous revue.

&nbsp;

La mission a constaté que le Directeur National des Routes a signé les conventions de la période sous revue, en lieu et place du ministre chargé des routes, Maitre d’ouvrage, en violation des dispositions du décret n°09-015/P-RM du 23 janvier 2009 portant modification du décret n°04-494/P-RM du 28 octobre 2004. Le non-respect des dispositions réglementaires peut entrainer la nullité des conventions signées. L’Ageroute a ouvert des comptes bancaires sans l’autorisation du ministre chargé des Finances.

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Les décrets n°2014-0349/P-RM du 22 mai 2014 et n°2018-0009/P-RM du 10 janvier 2018 portant tous règlement général sur la comptabilité publique disposent en leur article 61 : « Tous les fonds publics, y compris les ressources extérieures mobilisées au titre des projets, sont déposés dans un compte unique du Trésor public ouvert dans les livres de la Banque Centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO). Toutefois, le ministre chargé des Finances peut autoriser l’ouverture de comptes sur le territoire national, à la BCEAO ou dans une banque commerciale pour y déposer les fonds mobilisés dans le cadre de conventions de financement des bailleurs de fonds. Dans ce cas, la convention de financement prévoit les modalités de gestion desdits comptes et sur le territoire national, dans des banques commerciales situées dans des localités non desservies par des agences de la BCEAO ». Cela, afin de s’assurer de l’application correcte des dispositions susmentionnées, la mission a eu une entrevue avec l’Agent comptable et a examiné les relevés d’identité bancaire.

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La mission du BVG a constaté que l’Ageroute détient six comptes bancaires où sont déposés les ressources pour son financement et les fonds d’origine extérieure. Lesdits comptes ont été ouverts dans les banques commerciales sans autorisation préalable du ministre chargé des Finances. Sur les six comptes, cinq sont domiciliés à la Banque Malienne de Solidarité (BMS-SA) et un à la Banque Internationale pour le Mali (BIM-SA). L’ouverture des comptes sans l’autorisation du ministre chargé des Finances ne permet pas un suivi efficace des ressources de l’Ageroute.

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<strong>Le régisseur d’avances n’a constitué ni la caution ni prêté serment avant sa prise de fonction</strong>

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Aux dire du BVG, les décrets n°2014-0349/P-RM du 22 mai 2014 et n°2018-0009/P- RM du 10 janvier 2018, tous deux portant règlement général sur la comptabilité publique disposent en leur article 23 que les comptables publics sont astreints à la prestation de serment devant le juge des comptes et à la constitution de garanties. La formule de serment est définie par la Juridiction des Comptes et ainsi libellée : « Je jure de m’acquitter de mes fonctions de comptable public avec probité et fidélité, de me conformer exactement aux lois et règlements qui ont pour objet d’assurer l’inviolabilité des règles et le bon emploi des fonds publics ».

Aucun comptable ne peut entrer en fonction s’il n’a pas justifié de l’accomplissement de ces deux obligations. L’arrêté interministériel n°06-1650/MEF-MET-SG du 27 juillet 2006 portant nomination du régisseur d’avances de l’Ageroute précise en son article 2 : « Le régisseur est soumis aux obligations et responsabilités des Comptables Publics. Il est de ce fait astreint à la constitution d’une caution dont le montant est fixé à deux cent mille (200.000) francs CFA ». Pour s’assurer du respect des dispositions susvisées, la mission s’est entretenue avec le Régisseur d’avances et lui a demandé de fournir les documents relatifs à sa nomination, sa prestation de serment et à la constitution de caution.

La mission a constaté que le Régisseur d’avances n’a ni constitué un cautionnement auprès du Trésorier payeur, ni prêté serment devant le Juge des comptes avant sa prise de service. En effet, il n’a pas pu fournir à la mission les documents attestant le paiement de la caution et le jugement actant sa prestation de serment alors qu’il exerce cette fonction depuis 2006. Avant la finalisation du présent rapport définitif, le Régisseur d’avances a procédé au paiement de sa caution auprès du Trésorier payeur par déclaration de recette N°3795 du 22 juin 2020. La non prestation de serment et la non constitution de caution par le Régisseur d’avances ne couvrent pas l’Ageroute des risques liés à la gestion des fonds mis à la disposition de celui-ci.

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<strong>L’Agent comptable ne tient pas tous les documents de la comptabilité- matières</strong>

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Le décret n°2019-0119/P-RM du 22 février 2019 portant réglementation de la comptabilité-matières dispose en son article 2 : « La comptabilité- matières a pour objet le recensement et le suivi comptable de tout  bien meuble et immeuble et bien incorporel, propriété ou possession de l’Etat, des collectivités territoriales et des établissements publics nationaux et locaux soumis aux règles de la comptabilité publique. Elle s’applique à la totalité des services tant civils que militaires à l’exception de ceux soumis, par une réglementation particulière, à une comptabilité industrielle et commerciale ».

Le décret n°10-681/P-RM du 30 décembre 2010 portant réglementation de la comptabilité-matières dispose en son article 2 : « La comptabilité- matières a pour objet le recensement et le suivi comptable de tout bien meuble et immeuble propriété ou possession de l’Etat, des collectivités territoriales et des organismes personnalisés soumis aux règles de la comptabilité publique. Elle s’applique à la totalité des services tant civils que militaires à l’exception de ceux soumis, par une réglementation particulière, à une comptabilité industrielle et commerciale ».

Le même décret en son article 20, détermine la nature et le nombre des documents de la comptabilité-matières à tenir. Il s’agit des documents de base (la fiche matricule des propriétés immobilières, la fiche de codification du matériel, le livre-journal des matières, le grand livre des matières, la fiche casier, la fiche détenteur et le procès-verbal de passation de service) ; documents de mouvement (le procès-verbal de réception, l’ordre d’entrée et de sortie du matériel, le bordereau d’affectation du matériel, le bordereau de mise en consommation des matières, le bordereau de mutation du matériel, l’ordre de mouvement divers et le procès- verbal de réforme) et les documents de gestion (l’état récapitulatif trimestriel et l’inventaire).

Pour s’assurer du respect de ces dispositions, la mission a demandé les documents de la comptabilité-matières et a procédé à une entrevue avec l’Agent comptable. Elle a constaté que des documents de la comptabilité-matières ne sont pas tenus par l’Agent comptable. En effet, les ordres d’entrée et de sortie des matériels, les bordereaux d’affection du matériel, les bordereaux de mutation du matériel ainsi que le compte de gestion des matières ne sont pas tenus. La non-tenue de tous les documents de la comptabilité-matières ne permet pas à l’Ageroute de s’assurer de la bonne gestion de son patrimoine.

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<strong>L’Ageroute ne dispose pas de quitus relatifs à la clôture des conventions de maîtrise d’ouvrage déléguée</strong>

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L’article 16 des conventions de maitrise d’ouvrage déléguée relatif     à l’achèvement de la mission, précise que le quitus est délivré à la demande du maître de l’ouvrage délégué après exécution complète de ses missions et notamment après la réception des ouvrages et levée des réserves de réception ; la mise à disposition des ouvrages ; l’expiration du délai de garantie de parfait achèvement des ouvrages et reprise des désordres couverts par cette garantie ; remise des dossiers complets comportant tous les documents contractuels, techniques, administratifs relatifs aux ouvrages ; établissement du bilan général et définitif de l’opération et acceptation par le maitre de l’ouvrage.

Afin de s’assurer du respect de la disposition susmentionnée, la mission a eu des entrevues avec les responsables de l’Ageroute. Elle a également demandé, par MEMO n°01 du 29 janvier 2020, à l’Ageroute de lui fournir les différents quitus délivrés par le maître d’ouvrage suite à l’achèvement des missions. Elle a constaté que l’Ageroute ne dispose d’aucun quitus matérialisant l’achèvement des travaux des conventions de maitrise d’ouvrage déléguée. En effet, sur 16 conventions exécutées durant la période sous revue, l’Ageroute n’a pu fournir aucun quitus relatif à l’achèvement des travaux. La non-délivrance de quitus ne permet pas de s’assurer de l’achèvement de la mission du maître d’ouvrage délégué. L’Ageroute utilise des dossiers-types d’appel d’offres non conformes.

&nbsp;

La décision n°010/ARMDS-CR du 20 avril 2017 portant adoption des dossiers-types d’appel d’offres (DTAO) par le Conseil de régulation précise en son article 2 que les autorités contractantes sont tenues d’utiliser les présents dossiers types d’appel d’offres pour tous les marchés qui s’y réfèrent, quelle que soit la nature du financement du marché, sous réserve des dispositions spécifiques dérogatoires des conventions de financement des bailleurs de fonds.

Dans le but de s’assurer que l’Ageroute utilise des DTAO conformes, la mission a examiné les dossiers de passation des marchés et procédé à des entrevues. Il ressort des travaux que les DTAO 2017, 2018 et 2019 élaborés par l’Ageroute ne sont pas conformes au Dossier type d’appel d’offres de 2017. En effet, l’Ageroute utilise l’ancien DTAO relatif au Code des marchés publics de 2008 antérieur au décret N°2015/0604-P/RM du 25 septembre 2015 portant Code des marchés publics et des délégations de service public en vigueur. L’utilisation des DTAO non conformes constitue une violation à la réglementation en vigueur et entraîne une passation irrégulière des marchés.

<strong>L’Ageroute n’informe pas les soumissionnaires non retenus</strong>

Le décret n°2015-0604/P-RM du 25 septembre 2015 portant Code des marchés publics et des délégations de service public dispose en son article 79 alinéa premier : « L’attribution est notifiée au soumissionnaire retenu. Les autres soumissionnaires sont informés par écrit du rejet de leur offre, et, le cas échéant, leur garantie d’offres leur est restituée ».

Afin de s’assurer de l’application de la disposition susmentionnée, la mission a examiné les dossiers de marchés. Elle a constaté que l’Ageroute n’informe pas les soumissionnaires non retenus du rejet de leurs offres. La non-information des soumissionnaires non retenus ne favorise pas la traçabilité de la mise en concurrence.

<strong>L’Ageroute n’exige pas des titulaires de marchés la fourniture des cautions de bonne exécution dans les délais</strong>

L’article 12, relatif à la garantie de bonne exécution, des contrats de marché n°T1-ER4I-0118-7701/2018/Ageroute/MTD relatif aux travaux d’entretien courant de la RN17 (Gao-Ansongo- Labbezanga- Fleuve-Niger)  et   n°T1-ER4I-0119-0701/2019/Ageroute/MTD relatif aux travaux d’entretien de la RN 16 (Wami-Gao) précise que conformément à l’article 94.2 du Code des marchés publics, le titulaire fournira une garantie d’un montant de 3% du marché dans les 28 jours qui suivent la notification de l’attribution du marché.

Pour s’assurer que les cautions de bonne exécution ont été fournies dans les délais requis par les titulaires des marchés, la mission a examiné les dossiers de marché. Elle a constaté que l’Ageroute n’exige pas des titulaires de marché la fourniture dans les délais requis, des garanties de bonne exécution. En effet, sur l’ensemble des marchés examinés, lesdites garanties ont été fournies en retard sur deux marchés de travaux, respectivement de 30 et 43 jours par les titulaires contrairement aux clauses contractuelles. La non fourniture de la caution d’exécution dans les délais ne protège pas l’Ageroute en cas de défaillance dans l’exécution du contrat. Le détail de la situation figure dans le tableau n°1 ci-dessous.

<strong>Le Directeur général de l’Ageroute a effectué des recrutements non conformes.</strong>

Le décret n°04-494/P-RM du 28 octobre 2004 fixant l’organisation et les modalités de fonctionnement de l’Agence d’exécution des travaux d’entretien routier dispose en son article 3 que le Conseil d’administration fixe l’organisation interne, l’organigramme et les règles particulières relatives à l’administration et au fonctionnement de l’Agence. Le même décret en son article 18 dispose que le plan de recrutement de l’Ageroute est soumis à l’approbation expresse de la Tutelle. Le manuel de procédures de l’Ageroute précise en son point 4.1 relatif au recrutement que les différents postes à pourvoir sont définis dans l’organigramme de l’Agence. Toutefois, des recrutements supplémentaires peuvent être envisagés en fonction des besoins. Ces recrutements doivent être prévus par le budget adopté par le Conseil d’administration.

Afin de s’assurer de l’application des dispositions susmentionnées, la mission a examiné les dossiers de recrutement. Elle a constaté que le Directeur Général de l’Ageroute a procédé    à des recrutements non conformes. En effet, lesdits recrutements ont eu lieu sans que le DG de l’Ageroute ne requière l’autorisation du CA qui doit adopter le budget pour prévoir les dépenses relatives aux charges salariales. De plus, la mission a constaté qu’il n’existe pas de plan de recrutement devant être soumis à l’autorisation expresse de la Tutelle et que les postes pourvus n’étaient pas prévus par l’organigramme de l’Ageroute. Ces recrutements au titre de 2018 ont concerné trois agents dont deux chargés de projets et un communicateur puis un planificateur en 2019. Le recrutement du personnel sans autorisation préalable peut entraîner une indiscipline budgétaire.

<strong>Le Directeur général a pris une décision de nomination non conforme.</strong>

Le paragraphe 3 de l’article 24 du décret n°2019-0119/P-RM du 22 février 2019 portant règlement général de la comptabilité matières dispose : « Les Comptables principaux des matières sont nommés par arrêté conjoint du ministre chargé des finances et du ministre de tutelle ».

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Afin de s’assurer de l’application correcte de la disposition ci-dessus, la mission a eu des entrevues avec les responsables de l’Ageroute et a examiné les actes de nomination des différents responsables. Elle a constaté que le Directeur général a effectué une nomination non conforme. En effet, le DG a nommé un chef du service de la comptabilité matières par décision n°2019-57/MIE-Ageroute du 02 septembre 2019 en lieu et place d’un arrêté interministériel. La nomination du Chef de service de la comptabilité- matières par décision peut exposer l’Ageroute à un risque de non sécurisation de son patrimoine.

<strong>Le DG de l’Ageroute a simulé une mise en concurrence lors de la passation d’un marché public</strong>

Le manuel de procédures de l’Ageroute précise, en son point 7.5. Relatif à la passation de marché des biens et fournitures par appel d’offres, qu’au-delà de 50 000 000 FCFA, l’Agence devra appliquer les procédures d’appel d’offres telles que décrites dans le Code des marchés publics. L’article 2 du décret n°2016-0155/PM-RM du 15 mars 2016 fixant l’organisation et les modalités de fonctionnement des Cellules de Passation des Marchés Publics dispose : « Les cellules de passation des marchés publics sont placées auprès des autorités contractantes ou groupe d’autorités contractantes et relèvent de l’autorité du directeur général des Marchés publics et des Délégations de Service public. Elles contrôlent les marchés relevant de leur seuil de compétence et apportent des appui-conseils aux autorités contractantes ».

Afin de s’assurer de l’application de ces dispositions, la mission a examiné les dossiers de passation des marchés de biens et fournitures de la période sous revue et procédé à des entrevues. Elle a constaté que le Directeur général de l’Ageroute a effectué une simulation de mise en concurrence en 2016 lors de l’acquisition d’un véhicule 4x4 station wagon turbo diesel. En effet, le DG de l’Ageroute a passé la commande dudit véhicule avec le fournisseur et a ensuite impliqué la Cellule de Passation des Marchés Publics dans le processus de passation. Il a, par correspondance n°2454 et BE n°1228 METD-Ageroute du 13 décembre 2016 fait parvenir au Chef de la Cellule de Passation des Marchés Publics (CPMP), pour avis juridique le projet de dossier d’appel d’offres restreint relatif à l’acquisition dudit véhicule. Le même jour et par correspondance n°00037/CPMP-METD, le Chef de la CPMP-METD lui a marqué son accord pour l’achat par appel d’offre restreint.

Cependant, depuis le 24 novembre 2016, le DG de l’Ageroute avait envoyé la correspondance n°2289 METD-Ageroute au Directeur Général de CFAO Motors Mali l’informant qu’il passe la commande pour la fourniture d‘une Toyota Land Cruiser 200 VX-R-BVA diesel pour un montant de 65 000 000 FCFA sur la base de la facture proforma n°02002/16KANE. L’ouverture des plis de l’appel d’offres restreint a eu lieu le 21 décembre 2016 alors que la correspondance n°2289/METD/Ageroute invitant le DG de CFAO Motors Mali à prendre les dispositions en vue de la livraison du véhicule avec le même montant que celui figurant dans l’offre du candidat date du 24 novembre 2016.

De plus, l’acte d’engagement et le contrat de marché n°017/DAB- Ageroute 2016 relatif à l’achat dudit véhicule datent respectivement du 29 décembre 2016 et du 30 décembre 2016 antérieurement à l’approbation du rapport de dépouillement par le Chef de la CPMP- METD suivant la correspondance n°0003/CPMP-METD du 09 janvier 2017. Le non-respect des procédures de passation des marchés publics peut remettre en cause le marché.

<strong>André Traoré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Plus de 895 millions FCFA évaporés dans la gestion du fonds d’entretien routier :  Le DG de l’AGEROUTE face à l’ardoise de son prédécesseur</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/plus-de-895-millions-fcfa-evapores-dans-la-gestion-du-fonds-dentretien-routier-le-dg-de-lageroute-face-a-lardoise-de-son-predecesseur-2897699.html</link>
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<pubDate>Wed, 30 Sep 2020 11:32:42 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le Nouveau Directeur Général de l’Agence  d’Exécution des Travaux d’Entretien Routier (AGEROUTE), M. Mohamed Attayer Ag Hamani, doit nettoyer les écuries d’Augias de cette structure étatique dont il a la charge pour empêcher des responsables et leurs combinards de poursuivre à casser les fonds publics. Mais surtout, assurer aux maliens l’entretien routier et éviter à ce que cet espoir ne vire au cauchemar. </strong>

C’est sous le règne de l’ex Directeur général de l’AGEROUTE, le  colonel Youssouf  Traoré, que l’ouverture de comptes bancaires sans l’autorisation du ministre chargé des Finances et l’octroie d’avantages indus au personnel sont devenus courant à l’AGEROUTE. S’y ajoutent, l’exécution de dépenses inéligibles et  la simulation de mise en concurrence par le Dg sortant, lors de la passation des marchés… Autant de pratiques<strong> à l’origine de l’évaporation de 895 millions FCFA (895 512 029</strong>F) à l’AGEROUTE, pendant les périodes 2016, 2017, 2018 et  2019 (1<sup>er</sup> Octobre).

Décidemment, la gestion du Colonel Youssouf Traoré à la tête de l’AGEROUTE, pendant les années 2016, 2017 ; 2018, et 2019 (1<sup>er</sup> octobre)  est entachée par des irrégularités financières et bien d’autres phénomènes jugés diffus. En bloc, l’ancien DG de l’AGEROUTE, le colonel Youssouf Traoré, est le pilier de l’exécution des dépenses de fonctionnement qui a exorcisé la mauvaise gouvernance de 2016 à 2019 dans cette structure et entretenu, un flou artistique autour de l’exécution sur les dépenses du fonds d’entretien routier.

Depuis, l’actuel Directeur général de l’AGEROUTE, M. Mohamed Attayer Ag Hamani, nommé il y a moins d’une année, en novembre 2019, a du pain sur la planche. Pire, il hérite du passif de l’ancienne direction de l’Agence et reste confronté à une ardoise salée de son prédécesseur, le désormais Colonel à la retraite, M.Youssouf Traoré.

Aujourd’hui, la tâche ne s’annonce pas facile pour l’actuel DG de l’AGEROUTE. Surtout à un moment où un rapport d’enquête du Vérificateur général sur ce service étatique met à nu des irrégularités financières de 895, 51 millions FCFA, avec à l’appui, des  flagrants délits de fraudes et de magouilles.

Mettre un bémol aux détournements impunis du dénier public, lutter contre la corruption et la délinquance financière… Tels sont, entre autres, les principales missions assignées  à l’actuel DG de l’AGEROUTE, M. Mohamed Attayer Ag Hamani pour ce qui est de la gestion du fonds d’entretien routier du Mali.

<strong>Mauvaise gestion à ciel ouvert</strong>

Selon le rapport d’enquête du BVG sur la gestion du fonds d’entretien routier par l’AGEROUTE, la somme de 895,51 millions FCFA ont disparu des caisses, entre les périodes 2016, 2017, 2018 et 2019 (1<sup>er</sup> octobre), sans laisser la moindre trace. Comme par magie. Vol ou détournement ? En tout cas, au niveau de l’AGEROUTE, on entoure aujourd’hui, ces trous de caisse de mystère. Surtout que des personnalités impliquées dans cette hémorragie financière sont toujours aux affaires au niveau de la régie et de la comptabilité de l’AGEROUTE.
Et si le nouveau DG de ce service, M. Mohamed Attayer Ag Hamani pouvait ordonner, sans complaisance ni parti-pris, un audit de toutes les prestations de l’AGEROUTE, on devrait, peut-être, découvrir un grand réseau mafieux savamment monté en vue de saccager les fonds d’entretiens routiers.

À en croire nos sources, ce genre de petits truands à l’AGEROUTE ne cesse de causer d’énormes préjudices à l’État malien, par leur façon de faire. À travers cette fraude de plus de 895 millions de francs CFA, on voit qu’au niveau de l’AGEROUTE, les anciennes amours, sont encore présentes dans les têtes des responsables évoluant au sein de cette entité administrative.

Le jeu est très facile, expliquent  nos sources : le Contrôle interne de l’AGEROUTE présente des insuffisances.

En effet,  le Conseil d’Administration de l’AGEROUTE a accordé des avantages indus au Délégué du Contrôle financier. Aussi, le Chef de la Division Recettes de la Direction des Grandes Entreprises a minoré les droits d’enregistrement et l’ancien DG de l’AGEROUTE, le Col. Youssouf Traoré, a ordonné le paiement d’un contrat de marché (n°017/DAB-AGEROUTE 2016) de 65 millions FCFA, irrégulièrement enregistré.

Plus grave encore, l’ex DG de l’AGEROUTE, le col. Youssouf Traoré, a ordonné le paiement d’un contrat de marché sans l’acquittement de la redevance de l’ARMDS. Et comme si cela ne suffisait pas, il n’a pas reversé les produits issus de la vente des DAO à l’ARMDS.

<strong>Complicité à tous les niveaux</strong>

Toujours unis par les liens sacrés de la complicité, l’Agent Comptable de l’AGEROUTE, n’a pas retenu à la source l’impôt sur le revenu foncier (IRF) ainsi que la Taxe foncière sur les paiements effectués pendant la période sous revue sur le contrat de bail n°002/DAB/AGEROUTE relatif à la location du bureau du PCA de l’AGEROUTE pour un montant annuel de 5 256 000 FCFA TTC.  Le montant total compromis s’élève à 2 310 000 FCFA dont respectivement 1 848 000 FCFA pour l’IRF et 462 000 FCFA pour la taxe foncière.  De plus, l’Agent Comptable n’a pas retenu l’IBIC sur des paiements effectués au profit des prestataires locaux non titulaires d’un numéro d’identification fiscal sur leur facture. Le montant total de l’IBIC (Impôt sur les Bénéfices Industriels et Commerciaux) non retenu se chiffre à 6 519 309 FCFA. Et ce n’est pas tout. Loin s’en faut.

L’Agent Comptable, ne tient pas tous les documents de la comptabilité-matières. Pendant ce temps, l’ex DG de l’AGEROUTE, le col. Youssouf Traoré a utilisé des Dossiers-Types d’Appel d’Offres non conformes. Pire, ce dernier et son homologue de la Direction Nationale des Routes (DNR) ont signé des conventions de maîtrise d’ouvrage non conformes. Par la suite, l’ancien DG de l’AGEROUTE a ouvert des comptes bancaires sans l’autorisation du ministre chargé des finances.

Même le régisseur d’avances de l’AGEROUTE n’a constitué ni la caution, ni prêté serment avant sa prise de fonction.

Bref, l’AGEROUTE a été sacrifiée sur l’autel d’intérêts égoïstes par son ancien DG. Autrement dit, la caisse de la structure a subi une saignée financière de 895,51 millions de francs CFA de 2016 au 1<sup>er</sup> octobre 2019.

En réalité, cette mauvaise gestion est le fruit d’un système bien huilé, mis en place par l’ancien DG de l’AGEROUTE et certains responsables  toujours aux affaires au sein de cette structure.

Selon ce système, les cadres de l’Agence veillent aux « <em>bons soins </em>» de leurs parrains et de leur propre personne: enveloppes de fin du mois, marchés de gré à gré, bons de carburant à gogo, voyages à l’étranger et autres cadeaux en nature. Du moins, s’ils veulent éviter des « <em>ennuis</em> ». D’où cette gabegie financière à  l’AGEROUTE.

Pour toutes ces raisons et bien d’autres encore, le nouveau DG de cette structure, Mohamed Attayer Ag Hamani nommé en novembre 2019 (et qui n’est nulle part cité dans cette saignée financière qui date de l’époque de son prédécesseur, le col. Youssouf Traoré), ne devrait pas faire du neuf avec du vieux pour constituer son équipe. Du moins, s’il veut sauver sa gestion du naufrage. Ou, ce qui en reste.

Il s’agit, dès lors, de trouver les hommes et les femmes, capables de redonner espoir à nos populations en matière de gestion du fonds d’entretien routier.

En tout cas, la balle est dans le camp de M. Mohamed Attayer Ag Hamani, actuel DG de l’AGEROUTE. À lui de montrer de quoi il est capable. Aussi, pour un bon bilan, il se doit de former son équipe et d’insuffler une nouvelle dynamique à la gestion du fonds d’entretien routier afin de ne pas paraître comme un aventurier aux yeux de nos concitoyens.

En tout cas, déçus par tant d’espoirs avortés, les Maliens ne croient plus en l’avenir.

Le DG de l’AGEROUTE, réveillez-vous ! Comme diraient les Témoins de Jéhovah. Car, cette fois, c’est un sommeil de trop. Dormir, c’est mourir un peu. C’est mourir tout court.

<strong>Cyrille Coulibaly</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Des fonds dilapidés, plus de 200 millions Fcfa extorqués des factures des commerçants de maïs, disparition mystérieuse du négociant Salif Bagayoko… &amp;quot;Maïs&#45;gate&amp;quot;, le nouveau scandale qui éclabousse le secteur agricole</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/des-fonds-dilapides-plus-de-200-millions-fcfa-extorques-des-factures-des-commercants-de-mais-disparition-mysterieuse-du-negociant-salif-bagayoko-mais-gate-le-nouveau-scandale-qui-eclab-2897044.html</link>
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<pubDate>Sat, 26 Sep 2020 02:22:07 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Bakary Doumbia, le président de l'Interprofession de la filière maïs dans le collimateur  </strong>

<strong><em>L</em></strong><strong><em>e "maïs-gate", qui impliquerait jusqu'au cou Bakary Doumbia, le président de l'Interprofession de la filière maïs de Mali, est un scandale de plus qui risque de saper tous les efforts consentis ces dernières années par les plus hautes autorités pour le développement de cette filière très porteuse pour notre pays. </em></strong>

La chronique des scandales du secteur agricole de notre pays n'est sans doute pas près de s'estomper de sitôt. En effet, après le scandale des engrais frelatés, celui des équipements agricoles inadaptés en train de rouiller dans la cour de la Direction du matériel et des finances du matériel de la Direction nationale de l'Agriculture, celui de l'Union des cotonculteurs ou Affaire Bakary Togola, un nouveau scandale risque d'éclabousser le secteur. Il s'agit du contentieux entre l'Interprofession de la filière maïs et certains opérateurs céréaliers. Un feuilleton dont le prochain épisode se déroulera inéluctablement devant les tribunaux.

Tout serait parti d'un marché de fourniture de maïs au Stock national de sécurité alimentaire. En effet, la campagne agricole de 2019 dédiée à la promotion de la culture du maïs aura permis la production record de plus 3 millions de tonnes. Si ce record a été assez réconfortant pour les statistiques du pays, force est de reconnaitre que pour les producteurs de maïs, cette situation a engendré une dévalorisation du prix du maïs sur les marchés ruraux et un endettement des producteurs à la base. Ainsi, pour relever cette filière et permettre aux producteurs de mieux profiter du fruit de leur labeur, le Commissariat à la Sécurité alimentaire, à travers l'Opam, a engagé un vaste programme d'achat institutionnel de 5 000 tonnes de maïs sur toute l'étendue du territoire national, à travers l'Interprofession de la filière maïs du Mali. Il s'agissait, pour l'Interprofession, de mobiliser les producteurs de maïs pour fournir cette quantité à l'Opam, décidé à acheter les dits stocks à un prix rémunérateur.

Si cette initiative semblait innovante et surtout très réconfortante pour les producteurs de maïs, force est de reconnaitre que la gestion de l'opération a été catastrophique. Ainsi, au lieu de démarcher les producteurs, c'est-à-dire les détenteurs de petits stocks de maïs, l'Interprofession a jeté son dévolu sur les grands céréaliers du pays pour réaliser cette opération, moyennant un pourboire pour l'Interprofession ou pour son président.

<strong>Entre 20.000 à 40.000 FCFA de prime sur chaque tonne fournie </strong>

En effet, dans un accord tacite non écrit, le président de l'Interprofession de la filière maïs aurait fixé certaines conditions aux opérateurs économiques désireuses de participer à l'opération. Ainsi, si certains fournisseurs doivent accepter de payer 20.000 Fcfa sur chaque tonne de maïs livrée, d'autres par contre doivent aller à 40.000 Fcfa par tonne. Il suffit de faire un petit calcul pour se rendre compte que c'est un pactole de plus de 200 millions de Fcfa que l'organisation est sensée engranger pour cette opération.

Malheureusement, ce petit arrangement ne semblait pas emballer certains opérateurs qui avaient tenu à s'y soustraire. Ce fut le cas d'un certain Sidiki Badian Doumbia, céréalier confirmé installé à Koutiala. Il s'est formellement braqué contre cette pratique de décrépitude. Cependant, après avoir fourni sa quantité de maïs comme convenue dans le contrat qui le lie à l'Interprofession maïs, l'opérateur économique découvre au moment du payement qu'un montant de plus de 100 millions de Fcfa manquait à son compte.

Etonné, il interpelle le patron de l'Interprofession, Bakary Doumbia, qui n'hésite pas à lui dire que cet argent a servi à arranger ledit marché à l'Opam. L'opérateur économique qui n'en démord pas aurait trainé le patron de l'Iprofim (l'Interprofession) devant le Pdg de l'Opam. Ce dernier aurait fait écrouler toutes ces allégations. Selon nos sources à l'Opam, Bakary Doumbia aurait plutôt demandé au Pdg de cette structure de mentir aux opérateurs concernés par le dossier pour justifier l'extorsion de leurs fonds.

Mais le Pdg de l'Opam, conscient de la tournure que prenait l'affaire, aurait décliné l'offre de Bakary Doumbia. Pris de panique, Bakary aurait cherché à se défaire de l'étau qui se resserrait sur lui en donnant audit fournisseur des <strong>"chèques sans provision"</strong> à l'opération de Koutiala. "Où est parti l'argent, notre argent, c'est la question que se posent les opérateurs économiques concernés".

Certains membres de l'Interprofession n'hésitent pas à répondre que c'est dans la politique que l'argent aurait été injecté parce que Bakary Doumbia s'était fortement engagé, pendant les élections législatives passées, en faveur d'un candidat repêché par la Cour Constitutionnelle de Manassa dans sa zone. Pour d'autres, il aurait investi tout cet argent dans une histoire de fourniture d'engrais qui a mal tourné. En tout cas, il se dit qu'il aurait fait disparaître tout seul cet argent des fournisseurs puisque les comptes de l'Interprofession seraient au rouge depuis des mois. Et les frais de location du siège de l'organisation restent impayés depuis plusieurs mois.

<strong>Où est Salif Bagayoko ?</strong>

Il faut dire que le pire, dans ce dossier, reste la disparition mystérieuse d'un négociant céréalier du nom de Salif Bakayoko. Egalement protagoniste de cette affaire pour avoir fourni une quantité importante de maïs à l'Iprofim, le nommé Salif Bagayoko aurait disparu dans la nature depuis des mois, sans laisser de trace. Ce négociant aurait collecté les stocks des producteurs de maïs à travers le pays et auprès d'autres négociants pour un coût de plus de 100 millions de nos francs, avant de disparaitre dans la nature. Cependant, des sources proches de Salif Bagayoko affirment que l'argent issu de son contrat avec l'Iprofim aurait également été extorqué par Bakary Doumbia. Ce qui est sure, Salif Bagayoko reste introuvable par ses créanciers.

Bref, il arrive que la détresse vienne paradoxalement de ce qui était considéré comme une providence. Dans le domaine du négoce, un scandale peut facilement ravaler la providence. Les Partenaires et les membres de l'Iprofim ne nous démentiront point. Ils étaient censés développer un partenariat de confiance et promouvoir leurs business respectifs, mais par la force de la malice et de la mauvaise gestion du Patron de l'Iprofim, certains négociants céréaliers tels que Sidiki Badian Doumbia et les fournisseurs de Salif Bagayoko se trouvent totalement désorientés aujourd'hui.

Il faut dire que ce nouveau scandale dans le monde de l'Agriculture risque, sans nul doute, d'enrailler les efforts engagés ces dernières années par l'Etat et ses partenaires pour développer la filière maïs qui constituait le dernier espoir du monde rural depuis la crise qui secoue déjà le secteur coton. <strong>                                             </strong>

<strong> El Hadj A.B. HAIDARA</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Le Mali souffre d’une décadence réelle causée par la corruption</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/le-mali-souffre-dune-decadence-reelle-causee-par-la-corruption-2896320.html</link>
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<pubDate>Sat, 19 Sep 2020 09:03:41 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Carréfour</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Dans une analyse de la crise sociopolitique qui secoue le Mali depuis juin 2020, Modibo  Seydou Sidibé, professeur d’économie à Duke University, aux États –unis a, pensé que la Nation malienne souffre d’un mal particulier qui est la corruption devenue durant les vingt dernières années, la première industrie au Mali.   </strong>

Dans son numéro 3091 paru en août 2020, le journal ‘’Jeune Afrique’’ sous la direction de François Soudan, publiait l’analyse d’un jeune universitaire qui dresse un tableau sombre de la gestion du Mali, avant de projeter une lueur d’espoir pour une sortie de crise. Toute chose qui veut dire que les Maliens à l’intérieur ainsi qu’à l’extérieur ont leur regard sur la gestion de leur patrimoine commun : le Mali.

Au  prime abord, Modibo Seydou Sidibé a souligné que le rassemblement sur la place de l’indépendance des « associations de la société civile et de partis politiques » pour créer un mouvement dénommé ‘’Espoir Mali-Koura ‘’ (nouveau Mali) a été une bonne chose, une arme de lutte politique. L’objectif de cette lutte, dit-il, c’était de dénoncer « la mauvaise gouvernance du pays » et d’appeler à l’avènement d’une nouvelle République. Une initiative qui, de son point de vue, passerait par ‘’la démission de toutes les institutions de l’État : l’exécutif, le législatif et le judiciaire ». C’est ce qui a d’ailleurs été fait.

Le professeur d’économie visiblement est conscient que le Mali souffre de la décadence ‘’réelle’’ causée par la corruption depuis bientôt soixante ans ». À l’entendre, ce mal particulier a engendré toutes les difficultés économiques et sociales. Selon lui : «on peut relier toutes les crises maliennes des vingt dernières années au partage des fruits de la corruption », a affirmé l’universitaire qui cite comme illustrations de cette thèse : le coup d’État de 2012 perpétré par la junte militaire à cause de la corruption dans tous les secteurs économiques et sociaux comme la douane, les impôts, les marchés publics, la police, la justice, les hôpitaux, etc. Il conclut que  « La corruption ne conduit pas uniquement au gaspillage des maigres ressources publiques, elle asphyxie l’appareil productif et fait du pays un paradoxe économique. Bien que très peu de personnes aient un travail stable, Bamako achète presque tout à l’étranger ».  Et d’ajouter que la corruption a biaisé l’arbitrage des acteurs économiques, rendant l’importation presque toujours plus profitable que la production locale. Ceci explique le retard constaté dans la montée en puissance de l’office du Niger, annoncée à maintes reprises. Elle n’a jamais eu lieu et le gouvernement subventionne l’importation du riz.  Pour l’universitaire : l’insuffisance des guichets pour payer une amende, la lenteur dans la délivrance d’un compteur électrique et le racket des policiers sont incompréhensibles », selon monsieur Sidibé. Malgré tout ce diagnostic macabre, le professeur d’économie ne perd pas espoir. Pour lui, pour désespérante que paraisse la situation malienne, elle n’est pas sans solutions. La lutte contre la corruption ne saurait être un slogan, mais plutôt un projet sociétal, un travail de longue haleine. « Cette lutte suppose l’identification des facteurs qui conduisent les individus à s’approprier du bien collectif », dit-il. Partant, il invite d’agir simultanément sur deux leviers : sanctionner plus lourdement les agents publics corrompus et accroître les bénéfices de la non-corruption pour les usagers. De son point de vue, le Mali, berceau des grands empires, a besoin d’un leader déterminé à reprendre en main le destin du pays, conscient de sa riche histoire et à la hauteur des défis du monde moderne. Le professeur pense également que combattre les maux liés à la corruption offre une lueur d’espoir à cette jeunesse que le désarroi a poussée vers les extrêmes. « C’est un préalable afin de bâtir une nation plus juste, plus solidaire, un pays qui offre une perspective à une génération qui n’aspire qu’à l’émigration », a conclu l’universitaire qui s’est montré convaincu que tout acte de corruption doit comporter un risque non négligeable de perte d’emploi.

<strong>   Seydou Diarra  </strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Lutte contre l’enrichissement illicite :  Traquer l’hydre</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/lutte-contre-lenrichissement-illicite-traquer-lhydre-2895312.html</link>
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<pubDate>Mon, 14 Sep 2020 01:51:06 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Compétence ne rime pas avec moralité. </em></strong>

<strong><em>Nommés sans "enquête de moralité" nos ministres et autres hauts cadres de l’Etat, ne doivent-ils pas tout de même se soumettre à la déclaration publique de leurs biens ?</em></strong>

La tradition républicaine et la pratique constitutionnelle imposent des conditions rigoureuses de bonne moralité et de maturité avérées pour les hommes et les femmes qui aspirent à assumer de hautes responsabilités dans notre pays.

Ainsi, depuis des temps anciens, et même au cours de la période dictatoriale, pour être Président de la République, Premier ministre, ministre, député voire gouverneur, maire et autres préfets, un certain nombre d’investigations étaient diligentées, par rapport aux personnes pressenties.

Mais, de nos jours, ces pratiques semblent être définitivement rangées aux oubliettes.

Et pourtant, le président Alpha avait si bien déblayé le terrain.

De mémoire de Maliens, le seul chef de l’Etat qui ait observé le principe constitutionnel de la déclaration publique des biens est et demeure le président Alpha Oumar Konaré.

Et, il faut dire que, par cet acte, AOK avait donné un grand coup d’accélérateur à la lutte contre la corruption et à la bonne gouvernance dans notre pays, pendant ses deux mandats à la tête du pays.

En effet, l’Autorité, que ce soit le Président de la République, le Premier ministre, les ministres ou autres responsables chargés de la gestion des fonds de l’Etat, le geste probant de son respect vis-à-vis des fonds publics est celui de révéler au peuple, l’état de son patrimoine au moment de sa prise de fonction.

Il devra également faire auditer ses avoirs à la fin de sa mission.

Cela, parce que, c’est ce contrôle qui permet de savoir si certains ministres et autres hauts cadres se sont illégalement enrichis sur le dos du contribuable ou pas, lors de leur passage aux affaires.

Et l’on se souvient que d’anciens ministres sont tombés dans l’escarcelle de la justice après qu’ils aient confondu leur patrimoine à celui de l’Etat.

Pourquoi, la gouvernance malienne a perdu cette pratique pourtant instaurée depuis 1992 ?

Comment peut-on lutter efficacement contre la délinquance financière, lorsque, on ne contrôle pas les propriétés des ministres, et autres hauts cadres à leur départ des sphères de l’Etat ?

<strong>De la moralité de nos ministres</strong>

Certes, du point de vue des compétences (et du background en général) des membres du gouvernement actuel, les observateurs s’accordent sur la compétence des uns et des autres, mais, du point de vue moralité de ces hommes et femmes, nul n’ose lever le petit doigt pour affirmer quoi que ce soit !

Or, ceux qui ont en charge la gestion au quotidien des affaires de l’Etat, au niveau des différents départements ministériels devraient être (du moins moralement) plus que recommandables !

En effet, dans le cadre de la lutte contre la corruption et pour la bonne gouvernance, il n’est point besoin de dire que les ministres du Mali, dans le contexte actuel, doivent être de « bons gestionnaires des fonds publics ».

Mais, comment peut-on s’assurer de cette donne, sans aucune enquête de moralité, depuis la phase des "candidats ministrables" jusqu’à celle de leur nomination, suivie de leur prise de fonction ?

De ce fait, des craintes subsistent au niveau de certains observateurs, du fait de certains ministres dont le train de vie et le penchant quasi viscéral vers une prodigalité excessive, sont connus de tous.

Par ailleurs, certains ministres sont assez connus pour des extravagances, alliant dépenses excessives et confort insolent, aux yeux et au menton de leurs collaborateurs.

Ce sont là des ordonnateurs de l’Etat qui n’hésiteraient pas à se complaire dans des dépenses de prestige et à procéder à une budgétisation outrancière de l’accessoire, tant au niveau de leur cabinet qu’à titre personnel.

Dans tous les cas, il urge de réaffirmer la nécessité des enquêtes sur les mœurs de nos gouvernants, surtout par rapport à leur patrimoine.

De hauts cadres comme ceux qui ont été propulsés au devant de la scène socio-politique nationale, au sein du gouvernement, sont certainement des Maliens d’une certaine classe sociale au dessus de la moyenne.

Cependant, pour rassurer les uns et les autres que ces compatriotes qui ont accepté de « servir l’Etat, et non de s’en servir » ne se sont pas enrichis illégalement, il est important de les soumettre à l’exigence d’une déclaration publique et solennelle de leurs biens.

Cette pratique a une grande valeur dissuasive par rapport à un certain nombre d’indélicatesses financières.

En effet, le ministre qui aura déclaré publiquement son patrimoine sera plus timoré dans son ardeur à vouloir doubler, tripler voire quadrupler ses avoirs financiers, ses biens matériels, sa propriété immobilière… lors de l’exercice de ses fonctions.

<strong>B.S    </strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Un député malien soupçonné de commerce illicite transfrontalier : Plus de 100 000 moustiquaires détournées en Guinée et vendues à l’Etat malien</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/un-depute-malien-soupconne-de-commerce-illicite-transfrontalier-plus-de-100-000-moustiquaires-2890385.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 15 Aug 2020 17:32:43 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<b>Don du peuple américain au peuple guinéen, 2 350 ballots soient 117 500 moustiquaires imprégnées à longue durée d’action ont été dérobées de la Guinée pour se retrouver dans des magasins à Bamako. Le propriétaire dudit magasin, un commerçant import-export, de surcroît député malien, est également signataire d’un contrat avec le gouvernement malien (ministère de la Santé), dont la valeur s’élève à 407 millions de FCFA, selon le journal Les Echos dans sa livraison du 13 août 2020. Le député fortement soupçonné de commerce illicite transfrontalier continue de brandir l’immunité parlementaire pour se tirer la couverture de l’impunité, pendant que trois de ses collaborateurs croupissent à la maison centrale d’arrêt de Bamako. Que va faire le procureur Mamoudou Kassogué du pôle économique et financier de Bamako ?</b>

Le lièvre a été levé par des ressortissants guinéens au Mali, regroupés au sein d’une association : des moustiquaires, don du gouvernement des Etats-Unis, destinées à la Guinée pour protéger des Guinéennes et des Guinéens contre les piqûres de moustiques et éviter la malaria, se retrouvent en territoire malien, et dans un magasin d’affaires à Bamako. Par quel miracle ? Erreur dans l’adresse de livraison ? Erreur sur l’axe routier inter-Etats ? Erreur sur la marchandise ou volonté réelle de détourner et de s’adonner au commerce illicite transfrontalier ?

Alors des Guinéens à Bamako se mobilisent, et une telle levée de bouclier ne peut réussir sans l’implication du consul de Guinée au Mali qui s’implique effectivement : il faut trouver l’erreur, sinon débusquer le fraudeur, le malfaiteur et le corrompu dans cette affaire.

Le commissariat du 12<sup>ème</sup> arrondissement de Bamako est saisi. Il se jette dans la bataille de l’investigation contre la corruption et l’enrichissement illicite. Puis parachute dans un magasin : quelque chose en vue qui rend fructueuse l’enquête du commissariat du 12<sup>ème</sup> arrondissement de Bamako. Il s’agit des ballots de moustiquaires immatriculés : <em>«USAID-GUINEE »</em>, des moustiquaires de la Guinée. Mais dans ce magasin, on a juste trouvé 16 ballots. Le hic dans cette affaire, c’est que ledit magasin appartient à un honorable député nouvellement réélu lors des législatives controversées de mars-avril dernier. Ce député, homme d’affaires, est attributaire d’un marché de l’Etat malien à travers le ministère de la Santé, d’une valeur de 407 millions de FCFA. Question : le ministère de la Santé n’a-t-il pas vu que ces moustiquaires qui lui ont été vendues par son indélicat partenaire, qui plus est député, appartenaient à l’Etat voisin et frère du Mali, la Guinée ?

<em>« Des ballots de moustiquaires du même type, étaient gardés dans le magasin de PSI-Mali : exactement les moustiquaires de la Guinée ; 98% de la Guinée et 2% de la Sierra Léone et du Congo-RDC »</em>, a expliqué à Kankan devant la presse, l’Inspecteur général de l’Agence Nationale de Lutte contre l’impunité et président du Réseau panafricain de la lutte contre l’impunité, la corruption et l’injustice, Abdoulaye Konaté. On peut également lire sur le site kalenews.org : <em>«Lundi 10 août, Abdoulaye Konaté, inspecteur général de l’Agence Nationale de la Lutte contre l’Impunité et président du réseau panafricain de la lutte contre l’impunité, la corruption et l’injustice a présenté à la presse, en présence des autorités locales et administratives, 2 350 ballots soient 117.500 moustiquaires qui avaient été saisis à Bamako dans un magasin et de surcroît appartenant à un député malien qui avait signé un contrat avec le gouvernement malien dont la valeur s’élève à 6 milliards de nos francs », a constaté Kalenews dans la région</em>.

Selon Abdoulaye Konaté, au cours de ladite conférence de presse, <em>« trois collaborateurs du député ont été interpellés, deux Maliens et un Guinéen arrêtés et déférés à la maison central d’arrêt de Bamako. Mais le député, lui, ne peut pas être interpellé. Il a été entendu en tant que témoin »</em>, explique Abdoulaye Konaté devant nos confrères guinéens. <em>« Aujourd’hui nous sommes en possession de ces moustiquaires qui ont été volées à la population guinéenne. Je voudrais aussi remercier le gouvernement malien qui a permis les enquêtes de nos cadres et qui a facilité le retour… Il faudrait qu’on approfondisse les enquêtes »</em>, a déclaré le gouverneur de la région administrative de Kankan, Sadou Kéita.

Les journalistes guinéens s’interrogent <em>« comment ces camions ont-ils échappé à la vigilance des autorités en traversant tout le pays et la frontière guinéo-malienne? »</em>, et cette question vaut à la fois pour les autorités guinéennes et maliennes. Il appartient aux autorités des deux pays de s’investir pour apporter les bonnes réponses.

<strong>Ainsi les moustiquaires imprégnées d’insecticides de longue durée d’action de marque USAID-Guinée, détournées de la Guinée en septembre 2019 et retrouvées à Bamako au Mali, ont été ramenées le dimanche 9 août 2020 en Guinée, mises</strong> à la disposition du gouvernorat de Kankan où les 2 350 ballots de 117 500 moustiquaires ont été débarqués et stockés.

<strong> </strong>Trois personnes croupissent à la maison centrale d’arrêt de Bamako. Le quatrième suspect qui serait le cerveau moteur, en l’occurrence un député malien, pris la main dans le sac, continue de brandir l’immunité parlementaire pour se tirer la couverture de l’impunité. Qu’attend le procureur Mamoudou Kassogué du pôle économique et financier pour s’adresser au bureau de l’Assemblée nationale afin de mettre cet honorable qui déshonore son pays, à la disposition de la justice de son pays, dans le but d’élucider cette affaire de vol de moustiquaires imprégnées à longue durée d’action données par le peuple américain au peuple guinéen ?

Affaire à suivre !

<strong>B. Daou</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Scandale au ministère de la défense et des anciens combattants : Qui veut salir la réputation du DFM</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/scandale-au-ministere-de-la-defense-et-des-anciens-combattants-qui-veut-salir-la-reputation-du-dfm-2888983.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 08 Aug 2020 01:18:01 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em><strong>Sous un autre ciel, le colonel major Abdoulaye Ibrahim Traoré aurait bénéficié de la reconnaissance de la hiérarchie militaire pour service-rendu.</strong></em>

N’eut été sa vigilance et son professionnalisme, on aurait jamais pu démanteler ce réseaux de faussaires conduit depuis des années par un individu de sinistre réputation à savoir Cheikne Sylla dit ‘’colonel’’. Ce frangin du richissime homme d’affaire Bakoré Sylla, un Sarakolé bon teint est un véritable bandit à col blanc qui n’a malheureusement pas le courage d’assumer ses forfaits ; et pourtant, sa capacité de nuire en jouant avec le faux est sans nul pareille. Son mode opératoire peut facilement tromper.

En effet, il procédait à l’initiation de signature de l’actuel ministre de la défense et des anciens  combattants et de son directeur administratif et financier, le colonel major Abdoulaye Ibrahim Traoré.

Ce comportement répréhensible consistait à établir un faux contrat de livraison de véhicules sur la période 2020 et à l’utiliser comme nantissement à la Banque commerciale du sahel (BCS).

Un bandit à col blanc toujours tiré à quatre épingles qui se faisait passer pour le PDG de Motors Leader Africa SARL, un des fournisseurs du ministère de la défense et des anciens combattants.

C’est qu’il avait ses entrées dans ce département bien avant l’arrivée du colonel major à la tête de la DAF.

<strong>L’homme à abattre</strong>

Tout le monde sait que la direction administrative et financière est la vache laitière de ce département stratégique.

Mettre un jeune officier sincère et honnête c’est pour déjouer tous les plans.

C’est ainsi que d’un faux accident de véhicule qui contenait des centaines de millions de FCFA on est passé à l’épisode du serpent boa qui l’a attaqué mortellement.

Toute cette stratégie était un scénario monté de toute pièce pour opérer tranquillement.

C’était mal le connaitre. Dès qu’il a eu connaissance des agissements de cet autre faux colonel, après avoir informé son patron de ministre il a porté plainte contre le faussaire ‘’colonel’’ et la BCS au niveau du pôle économique et financier de Bamako.

Le colonel major Abdoulaye Ibrahim Traoré est allé plus loin dans ses investigations en découvrant deux autres faux contrats qui ont été établis le 18 Février, par la livraison de véhicules du MDAC. Il s’agit d’un contrat global de 784 millions de FCFA composé comme suit= un faux contrat de 35 millions de FCFA.

<strong>Quand la justice se plante</strong>

Au lieu de chercher à faire toute la lumière sur cette affaire, le pôle économique et financier est tombé une fois de plus dans son sport favori à savoir la communication.

C’est le colonel major qui est pris aujourd’hui pour la cible principale. En effet, il  a été placé sous contrôle judiciaire sur la base des déclarations d’un faussaire. Or aucune preuve tangible n’a encore été retenue contre lui. Il est présumé coupable, il faut le faire taire.

Selon nos sources dignes de foi, il a failli être placé sous mandat de dépôt.

Il nous revient encore que d’autres éléments à charge perceraient contre l’auteur principal.

Birama FALL]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Polémique autour de l&amp;apos;acquisition de 4 locomotives reconditionnées :  Un marché de 4,5 milliards FCFA attribué à Satarem représentée au Mali par l&amp;apos;opérateur économique Roi 12 12</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/polemique-autour-de-lacquisition-de-4-locomotives-reconditionnees-un-marche-de-45-milliards-2888886.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 08 Aug 2020 01:15:10 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Un autre coup porté à IBK ?</strong>

<strong><em>Le marché de l'acquisition de 4 locomotives reconditionnées attribué à la Société américaine "Satarem" pour un montant de 4 580 000 000 Fcfa est aujourd'hui source de polémique. On parle déjà d'un autre scandale sous l'ère IBK. En fait, le jeune opérateur économique, Bassidi Dembélé, plus connu sous le nom de "Roi 12 12" est accusé d'être derrière Satarem, à travers sa propre société "Dembélé Commerce Général". Alors que Roi 12 12 n'a ni l'expérience ni la compétence d'exécuter ce genre marchés, comme cela se dit dans les milieux d'affaires. Il est plutôt connu sur le terrain de la vente des voitures de luxe et dans le show bizz où il est ami de stars de la musique.  Est-ce une autre manière de porter un coup à IBK comme ce fut le cas des hélicoptères de l'armée cloués au sol ? </em></strong>

près plusieurs tentatives de redémarrage des activités ferroviaires, le Président de la République, Ibrahim Boubacar Kéïta, avait lancé un plan d'urgence afin que le train puisse de nouveau siffler. Pour ce faire, un budget de 9 milliards de Fcfa a été mobilisé par le gouvernement dont 4,7 milliards prévus pour l'acquisition de 4 locomotives reconditionnées. Il s'agit donc bien d'anciennes locomotives.

Pour ce faire, le ministère des Transports et de la Mobilité Urbaine, sur instruction du département de l'Economie et des Finances, a lancé dans un premier temps un Avis de manifestation d'intérêt international où 13 dossiers ont été enregistrés par la Commission d'évaluation.

Après avoir analysé ces dossiers, 10 sociétés ont été finalement retenues et leurs dossiers validés par la Direction générale des marchés publics. Ces prestataires en ont été informés.

C'est ainsi qu'un Appel d'offres international restreint pour l'acquisition de 4 locomotives avec assistance technique et entretien a été ensuite lancé, à l'issue duquel, sur les 10 sociétés retenues, 7 se sont manifestées et 2 avaient demandé un report de la date du dépôt des dossiers, en avançant des arguments. Il s'agit d'une société française et d'une société américaine.  D'après l'avis de la Dgmp, les arguments des deux sociétés ne sont pas des motifs de report, précise une source proche du dossier.

Et sur les 7 sociétés, finalement trois sociétés ont déposé leurs dossiers à l'Appel d'offres international. Là, il fallait une garantie d'un milliard de Fcfa. Il s'agit de la Société Demba et Fils (SDF), la Société américaine Satarem représentée au Mali par Dembélé Commerce Général <strong>"DCG"</strong> et la Société Bocoum Distribution Sarl.

Après avoir analysé les dossiers sur le plan technique et financier, la Société Satarem a été finalement retenue. Elle était le moins disant avec une proposition de <strong>4 580 000 000 Fcfa</strong>. Tandis que la Société Demba et Fils était à 9 920 300 000 Fcfa et 7 599 200 000 Fcfa pour la Société Bocoum Distribution.

Le rapport de la Commission de dépouillement a été ensuite validé par la Direction générale des marchés publics et approuvé par le département des Transports et de la Mobilité Urbaine. Il reste seulement l'approbation par le Conseil des ministres. Ce qui n'a pas été fait pour le moment puisqu'une Commission technique devait se rendre aux Etats-Unis, depuis mars dernier, afin d'inspecter les caractéristiques techniques des locomotives avant de conclure définitivement le marché. Afin d'éviter d'éventuels problèmes, cette commission est composée d'experts et techniciens en la matière. Malheureusement, elle n'a pu effectuer le déplacement à cause de la pandémie de Coronavirus ou Covid 19 dont le 1er cas a été enregistré au Mali en mars. D'où le retard accusé dans l'acquisition des locomotives.

Dans ce marché, le nom de l'opérateur économique, Bassidi Dembélé plus connu sous le sobriquet <strong>"Roi 12 12"</strong> est fortement cité. Il est donc accusé par certains opérateurs de favoritisme auprès du département des Transports et de la Commission d'évaluation et de dépouillement pour être connu comme un proche d'un ami de l'un des fils du Président de la République. Sinon, selon eux, le jeune opérateur économique <strong>"Roi 12 12"</strong> n'a aujourd'hui aucune expérience ou compétence pour réaliser un tel marché. Il est, par ailleurs, connu dans la vente de voitures de luxe où il dispose d'un parking. Il est aussi sur le terrain du showbiz avec des jeunes artistes qui font ses louanges à chaque occasion.

<em>"Vous savez, ce jeune est très proche d'un certain Momo Bagayoko qui serait un ami fidèle de Karim Kéïta. C'est pourquoi, il a bénéficié de ce marché. Sinon, comment un vendeur de voitures se retrouve-t-il dans un tel marché ?"</em> nous a confié un opérateur économique. Avant de préciser: <em>"Roi 12 12 semble distribuer beaucoup d'argent dans cette affaire".  </em>

Du côté du ministère des Transports et de la Mobilité Urbaine, on nous précise que tout le processus du marché a été respecté. Il s'agit bien de l'attribution provisoire. <em>"Vous savez, les gens disent n'importe quoi quand il s'agit d'un marché de milliards. Sinon, nous avons respecté tout le processus et le marché a été attribué dans la transparence totale. Dire qu'il a donné de l'argent pour bénéficier de ce marché, je pense que c'est archifaux. </em>

<em>Avec le ministre Ly, personne n'ose prendre de l'argent dans ce marché, tellement qu'il ne veut pas entendre cela"</em>, nous a confié un cadre du Département, avant d'jouter : <em>"De toutes les façons, le marché n'a pas été conclu définitivement. Nous avons fait exprès de mettre une partie dans le dossier d'Appel d'offres qui est très importante pour nous. Il s'agit d'inspecter les locomotives avant de les réceptionner à Bamako. C'est pour vous dire que, une fois que la commission technique se rendra aux Etats Unis et constatera que ces locomotives ne sont pas adaptées à nos réalités, bien sûr que nous allons rompre le marché".</em>

<strong>       El Hadj A.B. HAIDARA</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Affaire des fausses signatures au ministère de la Défense Nationale et des Anciens Combattants: La cabale contre le DFM éventrée !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/affaire-des-fausses-signatures-au-ministere-de-la-defense-nationale-et-des-2888728.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 06 Aug 2020 05:21:10 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Demain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[L’opinion nationale et internationale a été largement inondée par ce qui appelée « affaire des fausses signatures » au département de la Défense Nationale et des Anciens Combattants pour laquelle « l’opérateur économique », non moins PDG de Motors Leader Africa SARL (GMLA Africa), M. Cheickiné Sylla alias « Colonel » a été arrêté puis écroué à la Maison Centrale d’Arrêt de Bamako pour « faux, usage de faux, escroquerie » suite à l’imitation de la signature du DFM, Colonel-Major Abdoulaye Ibrahim Traoré, du ministre, du Contrôleur financier. D’après nos informations, il s’est révélé que le nommé « Colonel » connu pour des faits similaires devenus « son job », n’est que la face cachée de l’iceberg. Et pour cause, il s’agit d’une véritable cabale orchestrée contre le DFM, Colonel-Major Traoré, pour le faire éjecter de son poste tant convoité.

Après l’arrestation et l’incarcération du jeune « opérateur économique » alias « Colonel », non moins PDG de « Motors Leader Africa », à la MCA, l’instruction suivant son cours, selon nos radars, le DFM Traoré est victime d’un coup fourré en vue de le faire limoger par son ministre, cet autre officier supérieur et non le moindre très avisé. Et pour cause !

Dans un premier temps à en croire nos informations, le fameux « Colonel » très inspiré dans ses pratiques parle d’un marché de cinquante millions de FCFA pour le quel, il aurait remis au DFM la commission de 10%, soit cinq millions de CFA le 03 mars 2020 en fin d’après-midi, alors que l’intéressé n’avait été nommé au poste de DFM que le 04 mars 2020 et sa passation a eu lieu trois semaines après. Comment ce marché de cinquante millions pouvait être attribué par le même DFM ?

<strong>Accident dans son champ</strong>

Mieux, des rumeurs les plus folles avaient circulé faisant croire que le même DFM avait fait un accident sur la route de Ségou et qu’il avait été retrouvé dans le coffre de son véhicule, une importante somme d’argent (plus d’un milliard et demi) qu’il tentait de dissimuler dans son champ et de fausses images montrant un véhicule très endommagé avaient abondamment inondé les réseaux sociaux.
En réalité précisent nos sources, le DFM a été victime d’un accident dans son champ et au cours duquel, il a été blessé (ses deux avant-bras cassés), son gardien gravement blessé et qui finira par décéder. Là indiquent nos sources, l’accident simulé sur la route de Ségou, ne le concernait pas. D’aucuns indiquent qu’il s’agit d’une sorte de montage pour incriminer l’officier supérieur connu pour son sérieux dans le travail et sa disponibilité.

<strong>L’affaire « Colonel »</strong>

Evoquer ce dossier de faux contrat, c’est rappeler un stratagème bien pensé par l’intéressé (Cheickiné Sylla alias Colonel) et ses « supposés complices ». Malheureusement, cette fois-ci, il a à faire à de grands commis du pays, Officiers supérieurs des FAMS (le ministre de la Défense Nationale et son DFM).
Selon nos informations, le DFM de la Défense Nationale et des Anciens Combattants avait été saisi par la direction générale de la BCS S.A sur deux contrats de marchés de livraison de véhicule, au profit de l’armée. Selon les mêmes sources, le premier contrat est évalué à 447 millions de FCFA et le second à 338 millions de nos francs. Ce qui va attirer l’attention des limiers de la BCS S.A, c’est que les deux documents ont été déposés à la BCS S.A, sans l’enregistrement aux impôts comme le stipulent les textes en la matière. Aussi, il s’avère aussi que ces deux ces contrats prétendument signés le 18 février 2020 par le ministre de la Défense et des anciens Combattant et son DFM, ont été utilisés pour un nantissement au niveau de la Banque commerciale du Sahel (BCS) pendant que le DFM Traoré n’avait pas été nommé à ce poste à fortiori géré ce dossier.
La vigilance de la BCS S.A
Par ces temps qui courent, il était difficile que ce genre d’opération réussisse à la BCS S.A où le contrôle sous la direction de la Directrice Générale et de staff s’est beaucoup amélioré, nous explique-t-on.
« En regardant la date des contrats et l’arrivée du DFM qui a été nommé le 04 mars 2020 et qui a pris fonction trois semaines après, l’escroquerie, el faux et usage de faux, saute à l’œil nu », nous confie un spécialiste.
Selon nos sources, contacté par la BCS S.A, le DFM a envoyé la correspondance au chef de l’Approvisionnement, un fin contrôleur comme lui, un professionnel, aguerri, qui fera savoir à son chef que c’est un faux document.
Le DFM informe le ministre
Sans panique, au niveau de la DFM après avoir rendu compte au ministre de la découverte du pot aux roses, c’est-à-dire les imitations de leur signature, la BCS S.A sera vite informée. Et la machine de la traque qui permettra de démasquer « Colonel » et ses compagnons a été lancée sans tambour, ni trompette.
Plainte contre « Colonel »
Sans tarder, le ministre de la défense a aussitôt engagé une action judiciaire. Quelques jours après, le PDG Sylla sera interpellé puis écroué à la MCA sans coup férir. Selon nos radars, l’infortuné étant aux arrêts, sachant son stratagème découvert, n’avait d’autre choix que de s’expliquer devant les limiers de la justice. C’est dans ce cadre que le DFM s’est expliqué et continue son travail attendant que le dossier soit clôturé, nous a-t-on indiqué.
« A vrai dire, il y a une vraie compagne de dénigrement qui a été lancée contre le DFM de la Défense sans que l’intéressé, un Officier supérieur de son état ne puisse piper mot », nous confie un proche du dossier. « En réalité, l’homme a préféré laisser la justice faire son travail et puisque bénéficiant de la présomption d’‘innocence et même de culpabilité et faisant confiance à notre appareil judiciaire », a poursuivi notre interlocuteur.
Au finish, « Colonel » a été écroué même si tout a été tenté pour écrouer le DFM suite aux accusations de « Colonel », nous confie-t-on.
« La mise sous contrôle judiciaire du DFM trouve toute son explication après toutes les révélations qui le disculpent. Que comprendre donc sa mise sous contrôle si ce n’est porter atteinte à l’honneur et à la dignité d’un Officier supérieur de l’armée et non le moindre, le DFM du ministère de la Défense Nationale te des Anciens Combattants ? », s’interrogent des spécialistes en droits et défenseurs des droits humains.
« Avec l’arrivée de Me Kassoum Tapo au département de la Justice, Garde des Sceaux et des Droits de l’Homme, une lueur d’espoir s’annonce » nous confie un connaisseur qui croit dur comme fer qu’il mettra de l’ordre.
Les masques sont-ils tombés ?
Avec cette affaire de « Colonel » les masques sont-ils tombés tant pour les malfrats de tout acabit, comme pour les détracteurs du DFM et son ministre car, il s’avère qu’il y a d’autres mains invisibles qui seraient très actives pour déloger le Colonel-Major Traoré de son poste très convoité oubliant que c’est dieu qui donne le poste, donc le pouvoir.
Aussi, avec l’arrivée du général de Division Ibrahim Dahirou Dembélé à peine, lui qui est connu strict sur l’application des textes, ne pardonnerai jamais qu’on tente de le mêler dans de telle sale affaire. Idem pour le DFM qui a un parcours élogieux et dont on dit beaucoup de bien.
Un autre dossier similaire pour accabler « Colonel »
Avec ce dossier d’imitation de signatures au département de la défense, selon nos radars, un autre scandale similaire viendrait alourdir le sort de « Colonel » dont les avocats avaient tenté en vain de lui trouver une liberté provisoire.
A en croire nos sources, cette faire d’imitation de signatures à la défense, ressemble à la boite aux pandores pour « Colonel » et sa bande et tous ceux qui sont tapis dans l’ombre pour tenter de nuire au DFM et au ministre.
En tout cas, avec l’arrivée de Me Kassoum Tapo au département de la Justice, Garde des Sceaux et des Droits de l’Homme, une nouvelle ère commence car, selon nos informations, cet avocat émérite veut donner un nouveau souffle à l’appareil judiciaire malien. Cela se fera sans état d’âme et avec des sanctions contre tous ces juges et autres hommes de droit qui se cachent derrière leur fauteuil pour torpiller le droit, indiquent nos sources.
Avec le dossier « Colonel », c’est le début de la fin d‘une cabale savamment murie et montée contre le DFM et le ministre, nous dit-on.
N’eût été la clairvoyance du DFM et du Chef de l’Approvisionnement, outre le ministre Dahirou, le DFM seraient aussi sacrifiés sur l’autel d’intérêts des plus sordides alors que les plus hautes autorités ont encore besoin de leur expertise. « La bénédiction parentale est passée par là », se réjouit leur entourage.
En attendant, « Colonel » et ses sbires croupissent en prison et risqueront de rester pour longtemps, indiquent nos sources.
En attendant, la cabale contre le DFM et le ministre vient d’être éventrée.
Affaire à suivre !
<strong>Bokari Dicko</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Marimpa  Samoura à propos des difficulutés de la CENTIF : «Les dossiers communiqués à la justice  par la Centif aboutissent rarement»  La plupart des gens jugés, dont de gros poissons, sont purement et simplement relâchés&amp;quot;</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/marimpa-samoura-a-propos-des-difficulutes-de-la-centif-les-dossiers-communiques-a-la-justice-par-la-centif-aboutissent-rarement-la-plupart-des-gens-juges-dont-de-gros-poissons-sont-2883661.html</link>
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<pubDate>Sat, 04 Jul 2020 09:57:48 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Les membres de la Centif qui se battent pour accomplir leur mission sont soumis à des obligations qui, selon des indiscrétions, s'avèrent être des difficultés pour la visibilité des résultats de la Centif. Et Marimpa Samoura de confirmer que les membres de la Centif et leurs correspondants sont tenus au respect du secret des informations recueillies qui ne pourront être utilisées à d'autres fins que celles prévues par les dispositions de la loi.

<em>"Avant d'entrer en fonction, les membres de la Centif prêtent serment devant la juridiction compétente. A ce titre, ils sont soumis aux obligations de confidentialité et de respect de secret professionnel. La divulgation des informations détenues par la Centif est interdite. Elles ne peuvent être utilisées à d'autres fins que celles prévues par les dispositions de la Loi n°  008 du 17 mars 2016 portant Loi uniforme relative à la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme. </em>

<em>Nonobstant les dispositions et sous réserve qu'elles soient en relation avec les faits susceptibles de faire l'objet d'une déclaration de soupçon, la Centif est autorisée à communiquer des informations qu'elle détient à l'Administration des Douanes, des Impôts, du Trésor et aux services de Police judiciaire. Elle peut également transmettre aux services de renseignement spécialisés des informations relatives à des faits qui sont susceptibles de révéler une menace contre les intérêts fondamentaux de la nation en matière de sécurité publique et de sûreté de l'Etat. Elle peut aussi transmettre à l'Administration fiscale, qui peut les utiliser pour l'exercice de ses missions, des informations sur des faits susceptibles de relever de la fraude ou de la tentative de fraude fiscale. La Centif peut également transmettre aux services de l'Etat chargés de préparer et de mettre en œuvre une mesure de gel ou d'interdiction de mouvement ou de transfert de fonds, des instruments financiers et des ressources économiques, des informations en relation avec l'exercice de leur mission"</em>, a fait savoir Marimpa Samoura. Le président de la Centif a révélé que de 2008 à nos jours, son service a produit 55 rapports transmis au Procureur de la République. Et 300 dossiers suspects sont en cours de vérification. Sur les 55 rapports remis au Procureur de la République, seuls 7 ont fait l'objet de jugement. Malheureusement, a-t-il regretté, <em>"les dossiers communiqués à la justice aboutissent rarement et la plupart des gens jugés, dont de gros poissons, sont purement et simplement relâchés". </em>

D'après lui, la mission de la Centif prend fin avec la transmission du dossier au Procureur de la République qui peut en faire ce qu'il veut. <em>"Lorsque les opérations de la Centif mettent en évidence des faits susceptibles de constituer l'infraction de blanchiment de capitaux ou de financement du terrorisme, la Centif transmet un rapport sur ces faits au Procureur de la République qui saisit immédiatement le juge d'instruction. Ce rapport est accompagné de toutes pièces utiles, à l'exception de la déclaration de soupçon. L'identité du préposé à la déclaration ne doit pas figurer dans ledit rapport qui fait foi jusqu'à preuve du contraire. La Centif avisera, en temps opportun, l'assujetti déclarant des conclusions de ses investigations"</em>, a-t-il indiqué. Comme autres difficultés, Marimpa Samoura a parlé de l'insuffisance du budget de la Centif et le manque de formation et d'expertise de ses membres, l'insuffisance d'infrastructures. Il a révélé que la Centif est mal logée et mal équipée. Pour pallier ces insuffisances, un nouveau siège est en construction.

Pour mieux lutter contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme, Marimpa Samoura propose, entre autres, la bancarisation, la coordination des actions des pays de l'Uémoa, la promotion de la coopération internationale, l'entraide judiciaire, etc.<strong>                         </strong>

<strong>                                                                                                                                                         Siaka DOUMBIA</strong>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Cantine scolaire de Gouana :  Où sont partis les vivres destinés aux enfants ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/cantine-scolaire-de-gouana-ou-sont-partis-les-vivres-destines-aux-enfants-2883721.html</link>
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<pubDate>Sat, 04 Jul 2020 08:51:38 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Ce qui s’est passé à la mairie de Kalabancoro relève du vrai banditisme financier. Le maire par intérim, Hamala Sidibé a utilisé deux fournisseurs pour passer un marché d’achat de denrées alimentaires destinées à la cantine de Gouana. Par la suite, la majeure partie des vivres a disparu. Le préjudice est estimé à plusieurs millions de F CFA.</em></strong>

Les faits. En pleine suspension des cours pour cause de Covid-19, le maire par intérim, M. Sidibé, a mis en exécution un schéma dans lequel seuls les plus attentionnés peuvent se retrouver. En l’absence du maire principal, commença à la mairie, le festival des brigands. M. Sidibé et son complice ont fait sortir des tiroirs un dossier d’achat de vivres destinés à la cantine scolaire du village de Gouana.

Pour mieux brouiller les pistes, le maire par intérim a mentionné sur tous les documents : <em>"achats des denrées alimentaires pour les cantines scolaires de la commune rurale de Kalabancoro"</em>, or en réalité, l’achat ne concerne qu’une seule école d’un village : l’école publique de Gouana. Les ressources sont mobilisées en vue de l’achat des vivres pour les 1er 2e cycle A et B soit un montant de 13 735 727 F CFA financé sur fonds propre de la mairie. Nous sommes le 30 mars 2020.

Le marché est attribué à deux fournisseurs : <em>"Commerce général Cheick Hamala Traoré et Nima Distribution SARL".</em> Premier péché : Le maire par intérim a fractionné l’unique marché en deux lots pour mieux<em> "profiter".</em>

Le Lot 1 est confié au<em> Commerce général Cheick Hamala Traoré</em>. Le montant de sa prestation s’élève à 7 684 960 F CFA. Suivant le Bon de commande numéro 12, l’entreprise commerce Cheick Traoré a livré 10 tonnes de mil, (1 500 000 F CFA), 10 tonnes de riz gambiaka, (5 000 000 F CFA), 1 tonne de maïs (175 000 F CFA), 6 sacs d’oignons de 25 kg (75 000 F CFA), 20 boites de tomates concentrés (150 000 F CFA), 10 sacs de l’ail de 25 kg (240 000F CFA), 5 sac de Soumbala (175 000), 10 cartons de cube Maggi (30 000 F CFA), 5 bidons d’huile Dinor 20 litres (100 000 F CFA), 2 tonnes de sel (50 000), 5 sacs de poivres (175 000 F CFA), 2 sacs de piment (14 960).

Dans la même foulée, il attribue le second (lot 2) à l’entreprise <em>"Nima Distribution"</em>, basée à… Nara pour un montant de 5 697 357 F CFA. Pour ce second lot, le fournisseur a livré 8 tonnes de mil à 1 240 000 F soit 155 000 F le prix d’une tonne. Les 8 tonnes de riz gambiaka ont coûté 4 millions F CFA soit 500 000 F la tonne. Quant à la tonne de maïs, elle a couté 166 357 F CFA, les deux sacs d’oignons de 25 kg ont été achetés à 30 000 F CFA, les 6 boites de tomates concentrées ont coûté 105 000 F CFA soit 17 500 F CFA par l’unité. Et enfin, les 6 sacs de l’aile de 25 kg sont allés à 156 000 F CFA soit 26 par sac.

Il faut dire que les deux lots ont été réceptionnés le même jour (le 2 avril 2020) sans qu’aucune réception officielle ne soit organisée.

La réception a été faite, d’après nos informations que sur papier. C’est pourquoi, peut-on voir la signature des membres de la Commission de réception.

Approché par nos soins, certains ont laissé entendre qu’ils ont paraphé le bordereau de réception parce que le 2<sup>e</sup> adjoint au maire le leur a demandé <em>"afin que les fournisseurs puissent rentrer en possession de leur argent".</em>

<em>"</em><em>Je n’ai jamais été témoin d’une réception de vivres. J’ai été témoin des seuls vivres et ustensiles qu’on a amené à Gouana, pas plus",</em> a affirmé un des présidents de ladite cantine scolaire.

Après cette phase, le maire par intérim a mis en exécution la 2<sup>e</sup> phase de son plan qui a consisté à soustraire une quantité importante de vivres des magasins. La destination n’est pas encore connue. Lors de notre passage à la mairie, aucun conseiller n’a été capable de nous dire le chemin qu’ont pris ces vivres.

A la reprise des cours le 2 juin 2020, quelques vivres ont été acheminés à Gouana par les soins de la mairie. Sur place, la réception a été faite par les responsables du Comité de gestion scolaire (CGS). Tenez-vous bien ! Pour les deux commandes, le CGS, n’a reçu que 4 tonnes de riz gambiaka, 6 sacs de l’ail, 15 pots de patte d’arachide, 45 paquets de cube magie, 30 cartons de tomates concentrés, 60 sacs de macaroni spaghetti, 60 sacs de macaroni gros grain, 60 bidons d’huile dinor 20 litres, 3 cuves en plastiques de 60 litres, 90 plastiques pour les plats, 3 couscoussiers, 3 louches en aluminium, 3 marmites de 30 kg, 3 marmites de 50 kg, du sel. A ceux-ci s’ajoute le prix de condiment qui s’élève à 400 000 F CFA. Aucune similitude entre le bordereau de réception à Gouana et celui délivré par les fournisseurs.

C’est lors de la réception des vivres à Gouana que le pot aux roses a été découvert. Beaucoup de produits qui ont été livrés suivant les bons de commandes ne figurent nullement dans le bordereau de livraison à la cantine.

A titre d’exemple, pour le marché effectué par <em>"Nima Distribution"</em>, ce sont 8 tonnes de mil (1 240 000 F), 4 tonnes de riz gambiaka sur les 8 commandées (250 000 F), l’unique tonne de maïs (166 357 F) les deux sacs d’oignon de 25 Kg (30 000 F) ont disparu des radars.

Sur la liste de la commande de <em>Commerce Général Cheick Hamalla Traoré</em>, 10 tonnes de mil d’une valeur de 1 500 000 F CFA, 10 tonnes de riz gambiaka s’élevant à 5 millions F CFA, une tonne de maïs à 175 000 F CFA, 4 sacs de l’ail (sur les 10 livrés), 5 sacs de soumbala (175 000 F), 5 sacs de poivrons (175 000 F) ne figurent pas dans le bordereau de livraison des vivres aux cantines, autrement ils n’ont pas été retrouvés dans le décompte final.

En sommes, ce sont plusieurs millions de F CFA de vivres destinés à la cantine de Gouana qui ont disparu.

Face à cette situation rocambolesque, l’on est en droit de se demander où le maire par intérim M. Sidibé a pu les amener ? A Gouana, cette disparition de vivres de la cantine est sur toutes les lèvres. Les populations veulent que l’ancien maire par intérim leur donne des explications sur ce qu’il a fait réellement de la gestion des 13 millions de F CFA et témoigner devant le tribunal de l’histoire. Le même maire par intérim est beaucoup cité dans la mauvaise gestion de tonnes de vivres mises à la disposition par l’Etat du Mali dans le cadre de la Coronavirus.

&nbsp;

<strong>Ibrahim Diallo</strong>

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</item>

<item>
<title>Soutien a l’effort de guerre en 2012 : Où sont partis les 3 milliards de FCFA ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/soutien-a-leffort-de-guerre-en-2012-ou-sont-partis-les-3-milliards-de-fcfa-2881037.html</link>
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<pubDate>Sat, 20 Jun 2020 16:16:53 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Analyste</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Même si c’est malheureux de le dire, le Mali se classe parmi les pays qui occupent le peloton de tête dans la non restitution de la gestion des fonds publics et le plus souvent dans l’impunité des cadres malveillants.</strong>

Suite aux malheureux évènements survenus en 2012 dans notre pays,parachevés par un coup d’Etat à quelques mois de la fin du mandat du président Amadou Toumani Touré, la percée des mouvements indépendantistes dans le septentrion malien à laquelle s’est adjoint la poussée des mouvements djihadistes, narcotrafiquants et terroristes, a poussé la population malienne à une union sacrée. C’est pourquoi, la forte mobilisation des populations pour soutenir l’effort de guerre lancé par les autorités de la transition a permis de collecter dans un compte spécial domicilié à Ecobank la somme de plus de 3 milliards de francs CFA. Entre temps, beaucoup d’eaux ont coulé sous le pont. Dans toute gestion transparente, la restitution doit être de mise. Ce qui n’est malheureusement pas le cas au Mali. Face à l’inaction des différentes autorités qui se sont succédées au niveau de l’hôtel des finances, afin de faire le compte- rendu de la gestion de cet important fonds, l’association malienne de lutte contre la corruption et la délinquance financière a voulu en savoir plus sur la destination de ces fonds d’une part, et sur ce que les destinataires en ont fait d’autre part. ces questionnements sont contenus dans la correspondance que l’AMLCDF a adressé à madame Barry Aoua Sylla, ministre sortant délégué auprès du premier ministre, chef du gouvernement, ministre de l’économie et des finances, chargé du budget. La réponse très attendue des autorités soulagera des milliers de contributeurs volontaires qui se sont saignés à blanc pour soutenir l’effort de guerre pendant que ceux qui ont en charge la gestion de ce fonds, s’enrichissent personnellement.

Ce genre de malversations ou détournement n’est pas une première dans notre pays. Les maliens auront du mal à oublier le funeste précédent des années 1970 lorsque des compatriotes en charge de gérer les biens et fonds destinés à la lutte contre la faim à laquelle notre pays faisait face suite à plusieurs années de sècheresse consécutives, qui avaient mis à mal notre potentiel agropastoral. En attendant, le très engagé président Moussa Ousmane Touré et sa vaillante association rassurent les maliens pour la poursuite sans faille du noble combat contre la corruption et la délinquancefinancière engagé sur plusieurs fronts.

<strong>Oumar Baba TRAORE</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Mairie de Kalabancoro : Deux adjoints au maire disparaissent avec les clefs de deux Pick&#45;up</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/mairie-de-kalabancoro-deux-adjoints-au-maire-disparaissent-avec-les-clefs-de-deux-pick-up-2880915.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 20 Jun 2020 01:06:33 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Après avoir refusé de remettre les clefs de deux pick-up Hillux et disparaitre dans la nature, Hamala Sidibé, 1<sup>er</sup> adjoint et le 2e adjoint Mahamadou Keita sont recherchés par les forces de sécurité. </em></strong>

<strong> </strong>Les 1<sup>er</sup> et 2e adjoints au maire de la Commune rurale de Kalabancoro, Hamala Sidibé et Mahamadou Keita ont refusé de remettre les clefs de deux véhicules de service de la mairie et ont disparu dans la nature. Il s’agit des véhicules réservés aux services de Recensement-Planification et au Recouvrement. Selon nos informations, nul ne sait où se trouvent les deux conseillers municipaux.

A l’absence du maire Hamadoun Tiécoura Diarra, Hamala Sidibé a occupé le poste de maire par intérim et Mahamadou Keita celui des Affaires domaniales. A ce titre, les deux complices ont fait des véhicules un bien personnel.

Lundi 15 juin, le maire titulaire a repris service. <em>De facto</em>, il doit rentrer en possession de tous ses pouvoirs. C’est ainsi qu’il a demandé aux deux récalcitrants de remettre les clefs des pick-up, mis à la disposition des seuls services de Recensement et Recouvrement. En vain. Le maire Diarra a ainsi délégué des émissaires afin qu’ils comprennent le bien fondé de son message. Là aussi rien à faire. Ne voulant rien entendre, l’édile communal leur a adressé une mise en demeure. Dans ladite correspondance, Tiécoura Diarra leur rappelle que les véhicules manquent beaucoup aux deux services qui n’arrivent plus à mener les missions qui leur sont assignées. Et qu’ils sont tenus de remettre les clefs au secrétaire général de la mairie sans délai.

Les forces de sécurité sont désormais informées pour mettre la main sur les deux véhicules disparus.

<strong>Ibrahim Diallo</strong>

<em>(Correspondance particulière)</em>

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</item>

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<title>Inculpé pour escroquerie et imitation de signatures…  L’opérateur économique Cheickné Sylla œuvre à salir la réputation du DFM du ministère de la Défense</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/inculpe-pour-escroquerie-et-imitation-de-signatures-loperateur-economique-cheickne-sylla-oeuvre-a-salir-la-reputation-du-dfm-du-ministere-de-la-defense-2880210.html</link>
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<pubDate>Wed, 17 Jun 2020 09:40:44 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Matin</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Alors que le pot aux roses est découvert et le grappin mis sur l’escroc, ce dernier tente de salir la réputation de ses tombeurs qui ne sont que ses victimes.</strong>

<strong> </strong>Depuis un certain temps, l’Affaire d’escroquerie, d’imitation de signature et de faux contrats de l’opérateur économique Cheickné Sylla défraie la chronique. L’opposant au ministère de la Défense et des Anciens combattants (MDAC), cette affaire a déjà conduit M. Sylla en prison pour escroquerie, faux et usage de faux, imitation de signature et de faux contrats. Et malgré tout, des individus mal intentionnés œuvrent dans l’ombre à salir la réputation du DFM du MDAC qui est pourtant l’une des victimes de l’escroc.

Les faits sont têtus. L’opérateur économique Cheickné Sylla (qui se fait appelé pompeusement Colonel) dépose à la BSC, une banque de la place, un premier contrat de 400 millions et un second de plus 300 millions de nos francs pour financement. Voulant vérifier l’authenticité de ces contrats, la BCS se fend d’une lettre adressée à la Direction des finances et du matériel (DFM) du département en question. Et il s’avère que lesdits contrats attribués au Ministère de la Défense et des Anciens combattants sont faux. Et cela est clairement signifié dans la lettre que le DFM a adressée à la BCS.

Persistant dans ses errements, un complice de l’homme d’affaires ayant intercepté ladite lettre a osé répondre à la place du ministre tout en imitant la signature et l’entête du département. En la matière, c’est bien le DFM ou son adjoint qui réplique, pas le ministre lui-même.

Aussi, les contrats déposés à la BCS qui ne comportent aucun enregistrement des impôts, comportent tout de même des signatures imitées du ministre de la Défense, de son DFM et celle du délégué du contrôle financier.

La lettre du DFM du MDAC à la BCS a donc vite mis en évidence l’escroquerie, le faux et usage de faux et l’imitation de signatures de l’opérateur économique Cheickné Sylla.

Recherché pendant plusieurs jours, suite à une plainte du ministre et de son DFM auprès du Pool économique et financier, il a fini par sortir de sa cachette pour être mis sous mandat de dépôt. Lors de son audition par le juge, il a reconnu avoir fait usage de faux, même s’il essayait de jeter l’opprobre sur un DFM qui est l’une de ses victimes et non son complice. La lettre qu’il a adressée à la banque et qui a permis de dévoiler le pot aux roses atteste de sa bonne foi, plaide donc son innocence.

C’est Cheickné Sylla qui a initié seul des faux contrats. C’est lui qui a fait faux et usage de faux. C’est le même qui a imité les signatures du ministre, de son DFM et celle du délégué financier. Alors question : pourquoi le DFM du ministère de la Défense et des anciens combattant aurait-il donné son aval pour des faux contrats avec imitation de sa propre signature alors qu’il pouvait faire un vrai ?

<strong>Un homme d’affaire véreux !</strong>

Il faut rappeler que, au moment où Cheickné Sylla se donnait à cœur joie à ces pratiques d’imitation de signature et de faux contrats, il était recherché par la DFM du ministère de la Défense pour un marché non exécuté de 2019 qui s’élève à un milliard cinq cent millions CFA (1 500 000 000 F).

Croyant faire diversion, il se mouille encore dans cette affaire de faux contrats tout en tentant de salir l’honneur et la réputation d’un DFM qui n’a rien à se reprocher. En attendant la suite de cette escroquerie à grande échelle, Cheickné Sylla croupi en prison.

Lors d’une récente conférence de presse animée, entre autres, par le DFM de la Défense, le Colonel Major Abdoulaye Traoré, les confrères ont pu découvrir les signatures authentiques et celles imitées par M. Sylla.

<strong>Hachi Cissé</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Chu Gabriel Touré :  Encore Bigtogo ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/chu-gabriel-toure-encore-bigtogo-2877832.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 06 Jun 2020 01:11:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[En 2019, le conseil des ministres a voté un budget de plus de 11 milliards de F CFA pour <em>"la fourniture et l’installation d’équipements médicaux au bénéfice du Centre hospitalier universitaire  (CHU) Gabriel Touré et d’autres structures de santé".</em> En plus, 3 autres milliards de F CFA ont été dégagés pour la <em>réhabilitation</em> de certains services, dont les services de la radiologie du CHU Gabriel Touré.

Le marché avait été attribué à Adama Bigtogo (homme politique et homme d’affaire ivoirien), avec toute la polémique qu’il y a eu, à l’époque, sur la procédure de passation du marché.

Selon le communiqué du Conseil des ministres, cette enveloppe devrait servir à deux objectifs : la réhabilitation de certains services et l’installation d’équipements médicaux. <em>"L’exécution de ces marchés contribuera au renforcement du plateau technique de la pyramide sanitaire. Elle participe, en outre, de la mise en œuvre du Programme présidentiel d’Urgence sociale"</em>, précise le communiqué du Conseil des ministres.

Cependant, les sceptiques semblent avoir raison. Pour le service de radiologie de Gabriel Touré, il était prévu l’installation de scanners, appareils de mammographie et d’imagerie médicale, IRM.

Les travaux ont pris plus de temps que prévu, ce qui a fait qu’à ce jour, non seulement le service ne fonctionne pas, mais, les patients ne savent pas à quels saints se vouer. En effet, chemin faisant, la radiologie, à la vue des difficultés d’entretien de l’IRM, et constatant que l’hôpital n’est pas en mesure de l’entretenir, a décidé de faire doubler les autres appareils et de se passer d’IRM. Le reliquat a été utilisé pour la réhabilitation de l’urgence.

Pour le reste, on ne sait pas quand tout sera fini. La dernière information est que, un superviseur doit venir pour tout voir. Depuis 3 mois, ce superviseur est en route de… Ségou pour arriver. <em>"Même à pied il serait déjà là"</em>, ironise un agent.

En entendant, le service est fermé, les patients obligés de se référer aux cliniques privées, pour ceux qui en ont les moyens, et les autres n’ont que leur foi pour prier.

<strong>Alexis Kalambry</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Chambre des mines : Des éléphants blancs et des milliards de F CFA volatilisés</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/chambre-des-mines-des-elephants-blancs-et-des-milliards-de-f-cfa-volatilises-2874488.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2016/07/ABDOULAYE-PONA.png" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Sat, 16 May 2020 09:11:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Pour pomper de l’argent, la Chambre des Mines, à travers son président Abdoulaye Pona, est devenue spécialiste en montage de grands projets qui n’ont plus jamais vu le jour. Le dessein inavoué est de soutirer des milliards de F CFA des caisses de la structure aujourd’hui en agonie.</em></strong>

Depuis sa création en 2011, la Chambre des Mines a mis en chantier deux projets d’envergure. Tous restés à l’état d’annonce, couchés sur du papier blanc. Ils n’ont jamais vu le jour. Bien que mort-nés, ces projets ont coûté beaucoup d’argent. Des centaines de millions de francs estimés même à des milliards ont été jetés par la fenêtre, avalés par des concepteurs qui se sont mis plein les poches.

Le projet <em>"</em><em>Raffinerie d’or Kankou Moussa"</em>, une initiative personnelle d’Abdoulaye Pona, le président de la Chambre des Mines, n’a jamais vu le jour. Quoi de plus normal qu’un pays grand producteur d’or en Afrique (3e producteur après le Ghana et l’Afrique du Sud avec 70 tonnes en 2019) avec des grandes sociétés d’exploitation minière construise sur son sol une raffinerie d’or. Une initiative qui va permettre de transformer une bonne quantité de tonnes d’or brute sur place. Les bénéfices sont multiples du point de vue économique avec de la plus-value pour le fisc et la douane sans compter la création d’emplois et la formation de l’expertise malienne en la matière.

C’est pourquoi d’ailleurs, les autorités maliennes de l’époque s’étaient laissé avoir par Pona qui avait réussi à vendre du vent au Président de la transition, le Pr. Dioncounda Traoré, qui s’était déplacé pour poser la première pierre du projet en mars 2013 dans la zone aéroportuaire de Bamako. Le bâtiment n’est pas sorti de terre 7 ans après. Pis encore, le faux projet a été simplement abandonné comme s’il n’avait jamais existé.

Rien qu’en frais de voyage (billets d’avions et autres) et frais de missions, le projet <em>"</em><em>Raffinerie d’or Kankou Moussa"</em> entièrement pris en charge par la Chambre des Mines, a englouti plusieurs centaines de millions de F CFA, sans retour sur investissement. Les raisons essentielles de son échec sont qu’il y avait aussi d’autres intérêts partisans en jeu appelés partenaires du projet. La trahison a eu raison des intérêts hétérogènes. Les contraires ont fini par se lâcher.

<strong>Escroquerie en bande organisée ?</strong>

Dans la foulée de cette escroquerie en bande organisée d’une autre nature, le projet s’était octroyé dans la zone aéroportuaire, un important patrimoine foncier comme étant son futur siège. Là aussi, beaucoup de zones d’ombres entourent ce dossier foncier. Une plainte avait été déposée au Pôle économique et financier de Bamako en 2014-2015. On se demande ce qui est advenu de cette plainte.

Dans le même chapitre de projets <em>"</em><em>made by Abdoulaye Pona"</em>, celui du Chemin de fer. Il date de 2018-2019 pour un investissement de 1000 milliards de F CFA avec pour trajet San-Pedro-Bougouni-Bamako-Dakar-Kidal. Il s’agit d’un vrai faux projet fantomatique, conçu, développé avec des intérêts partisans et échoué dans les placards dans les mêmes conditions à l’image du précédent. Il y a eu des études fictives de préfaisabilité et de faisabilité réalisées par des faux experts américains, des retraités pour la plupart, de nombreux voyages aller-retour à Dakar, Paris, USA, etc. du président Pona et ses complices. Certains des hôtes américains sont restés bloqués récemment à Bamako à cause du Covid-19 et rondement pris en charge durant tout leur séjour par le budget de la Chambre des Mines. Quel gâchis !

Le chemin de fer fictif auquel ne croyait que M. Pona pour des raisons que lui seul sait, s’est terminé en queue de poisson. Mais avec quelle débauche d’argent, de perte de la part de la Chambre des Mines. A la présentation du fameux projet au ministre des Mines et du Pétrole, Mme Bah Awa Leleinta, celle-ci serait tombée des nues !

A voir de près, quel rôle a une Chambre des Mines à construire une ligne de Chemin de fer ? Quelle inversion des rôles dans un pays où il existe la Chambre de Commerce et d’industrie (Ccim) ainsi bien que le Conseil malien des chargeurs (CMC) ? M. Pona, le président de la Chambre des Mines du Mali guidé par l’appât du gain n’a aucune gêne à marcher sur la plate bande de ces collèges d’autres chambres consulaires.

Cette structure consulaire est réduite aujourd’hui à sa plus simple expression à cause des pratiques mafieuses de son président, aidé de son cercle restreint de cadres et d’amis. Toutes ces sorties illégales d’argent se passent et les auteurs présumés se la coulent douce. En ce moment, le personnel de la Chambre des Mines souffre pour avoir son salaire, juste avoir de quoi vivre. Ce n’est pas pourtant les fonds qui manquent, tout ou presque est dilapidé dans l’impunité parfaite. Pas de promotion, pas de formation ni de plan de carrière. La Chambre des Mines est l’une des rares structures où le personnel qui cherche à travailler, à se valoriser est là à se tourner les pouces. Cette situation date de bien avant Coronavirus qui a obligé beaucoup de services à auto-confiner leurs employés.

Le Secrétaire général qui doit être le soutien et le dernier recours des travailleurs est vu comme un véritable tyran dans le camp du président. Pour quel motif ? Lui seul le sait.

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<strong>Abdrahamane Dicko</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Non&#45;paiement  de prime depuis 3 mois et retenues injustifiées sur les salaires des militaires : Le Procureur du Pôle économique et financier saisi</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/non-paiement-de-prime-depuis-3-mois-et-retenues-injustifiees-sur-les-salaires-des-militaires-le-procureur-du-pole-economique-et-financier-saisi-2874331.html</link>
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<pubDate>Sat, 16 May 2020 01:50:30 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La gestion opaque des ressources financières mises à la disposition de l'Armée commence à livre ses petits secrets. En effet, dans son combat pour la promotion d'une bonne gouvernance l'Association malienne de lutte contre la corruption et la délinquance financière (Amlcdf) vient de saisir le Procureur de la République près le Tribunal de grande instance de la commune III du district de Bamako, chargé du Pôle Economique et Financier afin qu'il diligente une enquête sur le non-paiement des primes depuis 3 mois et les suspicions de retenues injustifiées sur les salaires des militaires.</em></strong>

Selon l'Amlcdf, depuis un moment, des militaires signalent des défaillances dans le versement de leurs primes d'opération sur une période de trois (03) mois minimum. Et d'ajouter que l'Association avait eu l'occasion de signaler d'autres cas parce que ces problèmes récurrents de primes non versées et salaires amputés deviennent très préoccupants, car il sape le moral de nos militaires engagés sur la ligne de front notamment les sous-officiers. <em>"Comment peut-on priver nos frères soldats de leurs primes pour le sang qu'ils versent pour le pays actuellement ?  Et comment peut-on accepter que des personnes, de leurs bureaux et non sur la face avant aux tirs ennemis, détournent les premiers de ceux qui sont aux avant-postes ?"</em>, s'est-elle interrogée.

Selon l'Association, la situation des primes est une terrible réalité pour nos vaillants soldats candidats au sacrifice ultime pour défendre notre pays. <em>"On peut difficilement hiérarchiser les actes criminels.  Mais certains dépassent l'entendement par l'abjection qui en découle et qui saupoudre les individus qui profitent de ces vols, de ces actes éhontés"</em>, a-t-elle déploré.

L'organisation a saisi l'occasion pour noter que l'expérience a montré que les personnes qui s'adonnent à de telles indélicatesses morales ne s'arrêtent que par l'application de la loi dans toute sa rigueur parce que ces gens sont prêts à gruger les morts en nécrophages qu'ils sont.  <em>"Monsieur le Procureur, vous, dans votre équipe, avez la bénédiction de tous les Maliens pour traquer ces criminels qui sont parfois, hélas, des gradés protégés par leurs statuts"</em>, conclut-elle.           <strong>                                                      </strong>

<strong>Boubacar PAÏTAO</strong>

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<title>Affaire de faux contrat et d’imitation de signature au ministère de la défense :   Le ministre Dahirou porte plainte</title>
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<pubDate>Tue, 05 May 2020 07:44:12 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Matinal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>BCS et DFM au cœur du scandale ?</strong>

<strong> </strong><strong>Des cadres du ministère de la Défense et des anciens combattants en complicité avec des responsables de la Banque commerciale du Sahel (BCS) et l’opérateur économique Cheickna Sylla, frère cadet du richissime commerçant Bakorè Sylla qu’on a pris l’habitude de présenter par le sobriquet « Colonel- Major »sont au cœur d’un scandale retentissant relatif à l’achat du matériel militaire estimé à plus de 700 millions de FCFA. L’affaire fait aujourd’hui grand bruit dans la grande muette qu’est l’armée. Alerté à son tour par « les bruits de bottes », le ministre Dahirou Dembélé s’est vu contraint d’ester une action en justice contre les fraudeurs. Fait gravissime, c’est sa signature qui a été imitée et apposée sur la lettre de nantissement adressée au PDG de la BCS. S’agit-il d’un réseau mafieux avec des ramifications inquiétantes ?</strong>

<strong> </strong>L’affaire a pris, aujourd’hui, une tournure inquiétante. Le chef du « gang » vient d’être arrêté, selon nos sources. Les enquêtes se poursuivent pour démasquer les malfaiteurs. Dans les faits, il ressort de nos informations qu’il n’y a eu aucune adjudication relative à un quelconque contrat d’achat des véhicules militaires comme mentionné dans le document adressé à la banque. Pourtant, dans la fausse lettre envoyée au PDG de l’institution bancaire, il ne fait pas de doute, un marché d’achat d’équipements militaires est de mise. Délit, faux en écriture, imitation de signature, escroquerie, les qualificatifs ne manquent pas.

Si leur responsabilité est établie, les personnes incriminées encourent la prison et une amende colossale à déterminer par la justice. Justement, les dernières nouvelles font état de l’arrestation de Cheicknè Sylla dit « Colonel », auteur du faux contrat de livraison de véhicules sur la période 2020 et à l’utiliser comme nantissement à la Banque commerciale du Sahel (BCS). Selon la Brigade d’investigation judiciaire (BIJ), la cagnotte totale dépasse les 700 millions de FCFA, et que la demande de confirmation du contrat adressée par la banque au ministre n’est jamais arrivée à destination. Un complice ayant intercepté ladite lettre en répondant à la place du locataire de l’hôtel de la Défense, toute chose qui a précipité le paiement de la première tranche. Une première  victoire, un premier trophée et la partie continue… La banque envoie une seconde correspondance au chef du département. Le réseau des fraudeurs est lâché par la baraka puisque, cette fois, la lettre atterrit entre les mains du ministre lui - même. Il est interloqué et agacé. Le verrou du complot est sauté, le ministre crie au secours. Le faux et usage de faux a provoqué l’ire du ministre qui n’a pas attendu pour porter plainte contre les coupables.

Depuis la semaine dernière, le portable de Sylla, notre faux « Colonel Major » ne sonne plus. Il est injoignable, jusqu’à ce qu’on nous apprenne sur son incarcération.

Il faut savoir que les personnes impliquées dans ce scandale se sont montrées particulièrement zélées et audacieuses. Leur mode opératoire laisse présager qu’ils ne sont pas certainement à leur première tentative. Elles ont poussé l’outrecuidance jusqu’à adresser une fausse correspondance au directeur de la banque mentionnant la signature du ministre, en interceptant la demande de la BCS et en répondant à la place de Dahirou Dembélé.

Selon une source proche du gouvernement, le pot- aux- roses a été découvert à la suite d’un appel de la banque pour établir la véracité des faits à travers le DFM qui aurait reçu le coup de fil salvateur téléphonique du Directeur de la structure bancaire avant d’alerter sur la fausseté du dossier.Pour d’autres sources, le DFM n’est pas blanc comme neige dans ce montage grotesque. Faut-il conclure que le DFM a-t-il fait marche arrière à la dernière minuté convaincu qu’il s’agir désormais d’un secret de polichinelle ? L’autre question est de savoir comment un opérateur économique peut-il d’une manière unilatérale et délibérée s’attribuer un marché avec une telle cagnotte ?

Face à cette supercherie, le ministre Dahirou Dembélé entend situer les responsabilités. Seule l’enquête permettre de déterminer si l’opérateur Sylla, un « COLONEL- Major » en papier a agi en complicité.Selon plusieurs sources, il s’agit d’un vaste réseau de faussaires impliquant aussi bien cadres de banques que responsables du ministère de la défense. La faute de la banque est d’avoir déboursé l’argent alors que celui qui est mandaté pour acheminer le courrier, en l’occurrence un huissier commis à cet effet, était absent des débats. Autre faille, mais attribuable au ministère de la défense, c’est l’interception en « vol » de la correspondance de la BCS envoyée au ministre pour confirmation de la lettre qu’il a envoyée le 18 février 2020. Pire, c’est la mutation du contrôleur financier à Gao qui a créé un vide et profité à cette horde de bandits. Il urge pour le département de la défense de faire un audit sur les prestations antérieures de cet opérateur dont l’attitude réside dans l’irresponsabilité. Il doit savoir qu’en matière civile, la responsabilité pénale est individuelle. Et que sur la foi des dossiers fournis, il n’y a aucune porte d’échappatoire pour lui.

Quant au ministre Dahirou, il est déterminé à aller jusqu’au bout pour faire valoir son innocence, et asseoir sa crédibilité aux yeux du  président de la République. Sa survie dans le gouvernement en dépend. Nous y reviendrons.

<strong> </strong>

<strong>Issiaka Sidibé</strong>

<strong> </strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Imitation de signatures et faux contrats au MDAC : Le suspect Cheickné Sylla alias Colonel aux arrêts</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/imitation-de-signatures-et-faux-contrats-au-mdac-le-suspect-cheickne-sylla-alias-colonel-aux-arrets-2871928.html</link>
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<pubDate>Mon, 04 May 2020 09:27:54 +0000</pubDate>
<dc:creator>Arc en Ciel</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Inculpé pour faux et usage de faux sur des faux contrats de plus de 700 millions de F CFA au ministère de la Défense et des Anciens Combattants (MDAC), l’opérateur économique Cheickné Sylla dit Colonel dort depuis le vendredi dernier en prison.</em></strong>

<strong> </strong>L’affaire a été révélée, par notre confrère de Mali Tribune, il y a de cela deux semaines environ. Le ministre de la Défense et des Anciens Combattants (MDAC), le général Ibrahim Dahirou Dembélé et son directeur du matériel et des finances (DFM) ont été victimes d’imitation de signature. Le cachet et la signature de l’ex-contrôleur financier ont été également abusivement utilisés.

Le suspect, Cheickné Sylla dit colonel, opérateur économique et petit frère de Bakorè Sylla un autre grand opérateur économique céréalier, a pratiqué ce faux pour se taper deux faux contrats de livraison de véhicules pour 2020, pour un montant global de plus de 700 millions de F CFA. M. Sylla est le PDG de Motors Leader Africa Sarl (GMLA Africa). Il travaille dans le domaine de la vente de véhicules avec le MDAC et plusieurs autres ministères et services publics depuis plus de 30 ans.

Colonel a engagé ce même faux contrat pour bénéficier d’un nantissement auprès de la Banque commerciale pour le Sahel (BCS). Le ministre de la Défense et des Anciens Combattants n’a rien vu passer. Ce dernier n’a été imprégné des choses que grâce à la lettre de  confirmation envoyée par la banque. C’était d’ailleurs la deuxième la lettre du genre, la première avait été interceptée en cours de route par des quidams et qui ont répondu favorablement à la place du cabinet du ministre.

Suite à ce gros forfait, le MDAC a porté plainte contre M. Sylla pour faux et usage de faux au Pôle économique et financier de Bamako.

Cheickné Sylla alias Colonel a répondu à la plainte du Pôle économique et financier de Bamako le 28 avril dernier. Il y a passé quelques jours de garde à vue avec un cadre du service crédit de la BCS pour des besoins d’enquêtes. Le vendredi dernier, à la fin des enquêtes préliminaires, le juge d’instruction en charge du dossier, a placé sous mandat de dépôt Colonel à la Maison centrale d’arrêt de Bamako Coura.

L’inculpé répondra du délit de faux et usage de faux. Quant au banquier incriminé pour complicité de faux et usage de faux, il a été placé sous contrôle judiciaire en attendant l’évolution de l’affaire.

D’autres complicités et non des moindres annoncées dans cette affaire pourront faire l’objet d’enquêtes et d’inculpations.

<strong>Djibril Diallo </strong>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Plainte du ministère de la Défense pour faux en écritures :  &#45;Cheicknè Sylla, alias « Colonel », déjà 3 nuits en prison</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/plainte-du-ministere-de-la-defense-pour-faux-en-ecritures-cheickne-sylla-alias-colonel-deja-3-nuits-en-prison-2871918.html</link>
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<pubDate>Mon, 04 May 2020 09:22:25 +0000</pubDate>
<dc:creator>22 Septembre</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>-Dramane Sanogo, le chef de service analyse des risques de la BCS,  en garde à vue depuis jeudi</strong>

Dans notre dernière parution, nous annoncions : « L’enquête avance minutieusement, Cheicknè Sylla, alias « Colonel », est de plus en plus isolé. L’étau se resserre sur lui, il balance des accusations tous azimuts.

Le délai de garde à vue étant de 72 heures, Cheicknè Sylla pourrait être mis sous mandat de dépôt ou libéré ce jeudi  dans l’après-midi ».

Et bien ! le richissime homme d’affaires a été inculpé pour faux et usage de faux et déféré dans la matinée du vendredi 1<sup>er</sup> mai à la grande prison de Bamako. Au même moment, son supposé complice, Dramane Sanogo, le chef de service analyse des risques de la BCS était en garde à vue, ayant été entendu la veille. Celui-ci pourrait subir le même sort dans les heures qui viennent.

Rappelons que c’est suite au nantissement de deux contrats par Cheicknè Sylla,  d’une valeur estimée à plus de 700 millions de FCFA, que le ministère de la Défense,  jugeant les documents comme étant faux, a porté plainte pour faux en écritures. En effet, la signature du ministre, celles de son DFM et du contrôle financier sortant, ont été imités.

Au cours de l’enquête, il est apparu une complicité active ou passive de la BCS. Ce qui explique la garde à vue Dramane Sanogo, le chef de service analyse des risques.

Les délations faites par Cheicknè Sylla,  au cours de l’enquête préliminaire,  n’ont inquiété personne pour la simple et bonne raison qu’il n’a pu les étayer par aucune pièce à conviction. Manifestement, il ne voulait pas tomber seul.

Pour l’instant, il médite sur son sort à la prison centrale de Bamako coura.

<strong>A suivre</strong>

<strong>El hadj Chahana Takiou    </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Conseil Régional de Ségou (CRS) :  Les casseroles du président Siaka Dembélé: 70 millions FCFA disparus</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/conseil-regional-de-segou-crs-les-casseroles-du-president-siaka-dembele-70-millions-fcfa-disparus-2871155.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 29 Apr 2020 10:03:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Décidemment, l</strong><strong>e président du Conseil Régional de Ségou, M. Siaka Dembélé et non moins  président de l’Association des Régions du Mali (ARM), n’en finit plus de filer du mauvais coton. Il est reproché à lui et à ses ‘’sbires’’ d’avoir passé à la casserole, la somme faramineuse d’au moins 70 millions destinée aux projets de sa structure. </strong>

À en croire des travailleurs de la Collectivité région de Ségou, le prince du Conseil régional de la Cité des Balazans, M. Siaka Dembélé, a une folie…démesurée. Pour nos interlocuteurs, l’homme, est vraiment cynique : il a été le plus mauvais élu que la collectivité de Ségou ait connu durant cette ère de décentralisation au Mali. Passe qu’en dépit des fonds injectés dans la collectivité Région de Ségou par de nombreux partenaires (Luxembourg, Danemark, Suisse, France etc.), la visibilité des actions est la chose la moins partagée entre les citoyens de Ségou ! Passe qu’il a osé en juin 2015 transposé tout Ségou en France pour une prétendue <strong>« concertation régionale pour un nouveau départ de Ségou » </strong>en complicité avec des midinettes africaines en France, inconnues des vraies associations de Ségou vivant dans l’Hexagone, sans dividende pour la Région de Ségou ! En bloc, plus sadique que cet élu, on meurt !

<strong>D’embrouilles en magouilles </strong>

Selon des travailleurs du Conseil Régional de Ségou, il y a des gaffes, jusque-là, encore non élucidés au niveau de l’entité que dirige, le président Siaka Dembélé.  Du scandale des fonds d’investissement mobilisés auprès de  l’ANICT (Agence nationale d’investissement des collectivités territoriales),  mais jamais utilisés au profit des populations de la région de Ségou, le président du CRS, M. Siaka Dembélé, a conduit en France une mission avec plusieurs ‘’cons saignés’’ (entendez des conseillers) alors que les partenaires français se proposaient de venir pour éviter des charges. S’y ajoute,  une nouvelle affaire de détournements de fonds au préjudice de l’Association des Régions du Mali (ARM) que dirige M. Siaka Dembélé, depuis des ans.<strong>  </strong><em>Au même moment,   une odeur de magouille pollue l’atmosphère au sein du Conseil Régional de Ségou que dirige également, Siaka Dembélé. </em> <strong> </strong>

En effet, le Président du Conseil Régional de Ségou, Siaka Dembélé, s’est fait entourer par une poignée de fidèles pour gérer les ressources financières de l’instance régionale. Selon des sources, des projets financés au profit des populations de la région de Ségou sont soit détournés de leur objectif initial, soit inachevés dans leur exécution. Un soupçon de magouille autour de certains projets ? <strong> </strong>

La construction d’une salle de gymnastique dans le quartier Angoulème de Ségou ne serait qu’une petite partie de la gestion controversée de Siaka Dembélé à la tête du Conseil Régional de Ségou. Suivant le marché n°000025/DR-MP-DSP/2011 pour un délai de 90 jours, la construction de cette salle a été confiée à l’entreprise Kanté Construction pour un montant de 27 millions de FCFA. La même entreprise, selon le marché 004/2011/AR-SEG devait s’occuper de l’équipement de la salle pour un montant de 24 733 524 F CFA dans un délai de trente jours. Pour les besoins de la cause, le bureau d’études ATER Pélengana a mené les études de faisabilité technique et financière pour un montant d’un million conformément au contrat n°0011/2011/AR-SEG dans un délai de 20 jours. Pour le suivi et le contrôle des travaux de construction et d’équipement, le bureau ATER a conclu le contrat n°002/2011/AR-SEG d’un montant de 1 325 000 FCFA.

Que s’est-il donc passé dans l’exécution de ce projet financé par l’Union Européenne dans le cadre de la Dotation Investissement National pour le Développement Économique Régional (DIN-DER) ? Les recherches effectuées sur place ne nous ont pas permis de localiser l’emplacement de cette salle qui passe inaperçue dans le quartier à plus forte raison la commune urbaine de Ségou. Rares sont les habitants de ce quartier qui sont en mesure d’indiquer une telle infrastructure qui aurait coûté plus de 50 millions de FCFA au Conseil Régional.

Selon des sources concordantes, l’investissement se résume à une maisonnette. Réalisée à plus de 50 millions, l’unité de production, de transformation et de commercialisation de pâte d’arachide construite à San aurait été détournée de son objectif de financement au profit de l’une des progénitures d’un membre influent du Conseil Régional. Des doutes pèsent sur les travaux de construction d’infrastructures pour élevage de pondeuses et poulets de chair à Kouné dans la commune rurale de Sakoïba. Selon le marché n°00046-DR-MP/DSP pour un délai d’exécution de 90 jours, les travaux de construction ont été confiés à l’entreprise Tata Travaux tandis que les études de faisabilité technique, socio-économique et le suivi et contrôle des travaux sont revenus au bureau d’études ATER Pélengana respectivement pour des montants de 1 505 000 FCFA et 1 651 250 F CFA.

<strong>Une gestion controversée</strong>

Malgré la controverse autour de la gestion de Siaka Dembélé, l’homme s’accroche à son fauteuil comme un patrimoine privé. Et pour cause, en plus des 60 millions de FCFA volatilisés au niveau du Conseil Régional de Ségou (CRS), le Sieur Dembélé, n’est  toujours pas en mesure de justifier la bagatelle d’au moins 70 millions de nos francs reçus pour le compte de l’Association des Région du Mali (ARM), entre 2013 et 2015. Et la goutte d’eau qui fera déborder le vase, du côté de ses collègues des autres régions du Mali, est l’utilisation à son seul profit de 12 millions de FCFA accordés par l’ANICT. Il aurait utilisé cet argent pour financer son voyage en Afrique du Sud en novembre 2015. Alors que ce même voyage avait été financé par les partenaires belges, le Comité de développement local de Ségou et sur les fonds de la Région, soit quatre sources de financement. Ce qui ferait monter le total de fonds mobilisés pour un seul voyage à plus de 20 millions de FCFA.

Épinglé à ce sujet par certains de ses collègues, le président du Conseil Régional de Ségou, Siaka Dembélé, aurait plutôt cherché à noyer le poisson en disant que la moitié de 12 millions que l’ANICT a donnés comme avance sur la dotation annuelle de l’association est restée dans ce service et au Ministère de la Décentralisation comme pots-de-vin. Même chose pour les 33 millions et 28 millions des années passées. Vrai ou faux ? C’est à l’ANICT d’éclairer la lanterne des Maliens. Son témoignage est le plus attendu en ce sens que le président Siaka Dembélé, l’accuse à tord ou à raison.

Certains des proches du président de l’Association des régions du Mali, Siaka Dembélé, nous indiquent que l’homme a toujours utilisé à son seul profit les fonds versés par l’ANICT en 2013 pour 33 millions, en 2014 pour 28 millions et récemment 12 millions.

Des membres de son association exigent qu’ils rendent compte de sa gestion avant sa destitution. Dans le cas échéant, ils compteraient saisir le département afin que les sommes détournées soient remboursées.

Pour l’heure, ils souhaitent  que les fonds de l’association soient directement versés dans les caisses des autres régions. Mais pour ce qui est de Ségou, il pourra en bénéficier après. Il n’est dont pas exclu que M. Siaka Dembélé se retrouve dans les jours à venir devant les tribunaux pour répondre de ses actes de délinquant financier à col blanc.

Déjà, en deux ans de gestion (Janvier 2016 au 31 Décembre 2018) Siaka Dembélé et ses complices ont occasionné des irrégularités financières de 60,99 millions FCFA, au niveau du Conseil Régional de Ségou. D’où une dénonciation de faits par le Vérificateur général à la section des comptes de la Cour Suprême et au Pôle économique et financier relativement :  au paiement des dépenses par le Régisseur sans les pièces justificatives requises pour un montant total de 4 331 316 FCFA ;  aux dépenses non éligibles autorisées par le Président du Conseil Régional pour un montant de 12 340 000 FCFA ;  aux dépenses non justifiées par le Chef service financier et comptable pour un montant total de 3 millions FCFA ;  à l’absence de justificatifs de reversements de produits issus de la vente des DAO pour un montant total de 2 200 000 FCFA ; à l’absence des preuves de prélèvement de redevances sur les contrats de marchés pour un montant total de 6 134 548 FCFA ;  à la non application de pénalités de retard évaluées à 4 331 283 FCFA et au paiement de factures sans les documents attestant la réalité des réceptions pour un montant total de 28 656 320 FCFA.

Pour avoir d’amples informations par rapport à ces situations, somme toute accablante, nous avons tenté de joindre au bigophone, le Président Siaka Dembélé. En vain.

En revanche que se reproche-t-il au juste ?

<strong> Cyrille Coulibaly</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Ministère de la défense et des anciens combattants :   La BCS dans le vol ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/ministere-de-la-defense-et-des-anciens-combattants-la-bcs-dans-le-vol-2871097.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/corruption/ministere-de-la-defense-et-des-anciens-combattants-la-bcs-dans-le-vol-2871097.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 29 Apr 2020 08:22:18 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Derrière l’imitation de la signature du ministre de la Défense et des Anciens combattants dans une affaire de faux contrat de livraison de véhicules se cache un vrai scandale. Il, s’agit d’un bal de faussaires tapis dans l’ombre.</em></strong>

Dans sa parution du 21 avril 2020, votre bihebdomadaire Mali Tribune donnait la primeur d’un scandale relatif à l’imitation de signature du ministre de la Défense et des Anciens combattants et de son directeur administratif et financier (DFM). Un acte crapuleux qui a consisté à établir un faux contrat de livraison de véhicules sur la période 2020 et à l’utiliser comme nantissement à la Banque commerciale du Sahel (BCS). Un forfait qui porte le nom de Cheicknè Sylla dit "Colonel", PDG de Motors Leader Africa Sarl (GMLA Africa), un des fournisseurs du ministère de la Défense et des Anciens combattants.

Le DAF du MDAC a porté plainte contre "Colonel" et la BCS au niveau du procureur de la République près le tribunal de la Commune III en charge du Pôle économique et financier de Bamako. La Brigade d’investigation judiciaire (Bij) est chargée de piloter les enquêtes. Plus les jours passent depuis notre première révélation, plus nous en savons davantage sur les détails.

Au lieu d’un seul contrat, ce sont deux faux contrats qui ont été établis le 18 février 2020, pour la livraison de véhicules au MDAC. Il s’agit d’un contrat global de 784 millions de F CFA (au lieu de 600 millions de F comme annoncé initialement) décomposé comme suit : un faux contrat de 438 millions de F CFA et un autre de 346 millions de F CFA.

Beaucoup de failles et de zones d’ombres entourent cette affaire. La première lettre que la banque a envoyée au général Ibrahim Dahirou Dembélé pour demander la confirmation de l’authenticité des contrats a été interceptée en cours de route. En revanche, la réponse positive a été envoyée en catimini à la BCS. Sur ce faux, le nantissement a été accordé et l’argent débloqué. Une deuxième lettre de confirmation est arrivée cette fois-ci au destinataire, qui n’est autre que le ministre. C’est en ce moment que le général Dahirou Dembélé a été au parfum de cette mascarade qui se tramait dans son dos. Il a appelé le DFM, celui-ci ébahi a répondu qu’il n’a jamais signé de contrat de livraison de véhicules pour 2020.

Pourtant les faussaires n’ont rien oublié dans leur coup. En plus des signatures du ministre et du DFM, celle du contrôleur financier a été également imitée. Mais il s’est trouvé que le contrôleur financier dont le sceau a été copié collé n’est plus en service au MDAC. Il a été muté à Gao où il travaille comme directeur régional du contrôle financier, bien avant les faits.

En tout état de cause, des complicités à grande échelle existent au MDAC et à la BCS. La banque malgré les liens qu’il a avec son client, a une grosse part de responsabilité dans cette affaire. Selon nos informations, la lettre de confirmation de nantissement est normalement acheminée par voie d’huissier. La réponse doit suivre le même chemin. En plus, les contrats doivent être enregistrés aux impôts. Mais tous ces détails avaient manqué. La banque a fermé les yeux pour valider le faux nantissement.

<strong>Abdrahamane Dicko</strong>]]> </content:encoded>
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<title>L’ULSHB payait plus de 330 millions de FCFA par an au propriétaire de l’immeuble IPM : Le  Recteur  Idrissa  Soiba  Traoré  résilie  le contrat,  mais l’AEEM s’oppose</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/lulshb-payait-plus-de-330-millions-de-fcfa-par-an-au-proprietaire-de-limmeuble-ipm-le-recteur-idrissa-soiba-traore-resilie-le-contrat-mais-laeem-soppose-2868485.html</link>
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<pubDate>Thu, 16 Apr 2020 00:39:09 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>L’immeuble  IPM  de Kalabancoro, l’un  des bâtiments  loués  par  l’Université  des Lettres  et  des Sciences humaines  de Bamako (ULSHB), pour donner  des  cours à ses étudiants, est  devenu  trop coûteux pour l’ULSHB. Il  coûte  par  mois  27.848.000 Fcfa, soit 334 176.000 de FCFA par an. Avec plus de dix mois d’impayés de retard, le  Recteur de l’ULSHB, Pr Idrissa Soiba Traoré, a décidé de  résilier  le contrat  avec le propriétaire  de l’immeuble IPM. Mais  cette mesure  ne  semble pas  être du goût  du comité Aeem  de  la Faculté  des  sciences humaines et des sciences  de l’éducation (FSHSE) qui avait pourtant  donné  son avis  favorable quand  le rectorat   a informé  les différents  acteurs  de l’école (chefs  de structures,  des  départements, syndicats  d’enseignants  et l’Aeem), le 26 février  dernier. Qu’est ce qui explique  la volte-face du comité  Aeem  de la FSHSE? Comment  est  venue l’idée de  quitter  l’IPM ? Qu’est-ce que cette  démarche  apportera à l’ULSHB? Les réponses  sont données  à ces interrogations  par  le Pr Idrissa Soiba  Traoré  dans  l’interview  qui  suit. </em></strong>

<strong>Le  Républicain: Quelles  sont  les motivations  profondes  qui ont poussé  l’ULSHB à la rupture  du contrat qui le lie avec le propriétaire de l’immeuble IPM  de Kalabancoro?</strong>

<strong>Pr  Idrissa Soiba Traoré</strong> : Je suis heureux  de recevoir  « Le Républicain »  pour essayer  d’éclairer  la  lanterne  des  gens par  rapport à une situation  qui est en train de prendre une proportion  assez inquiétante, qui relève beaucoup plus  de calomnie. Nous  pensons que  nos interventions  vont  permettre  d’édifier  les gens  pour que  chacun  puisse  retrouver  la  part  de vérité.  Il  s’agit d’analyser profondément  la  question.  Je  reviens  simplement  que  suivant  le contrat  de bail signé depuis l’année universitaire 2014-2015 entre l’ULSHB et le propriétaire  de  l’immeuble IPM  sise  à Kalabancoro, il y a eu d’énormes efforts qui  ont  été  déployés  par le rectorat pour faire face  aux frais de  location.  Cette  charge  éducation  de  l’IPM  s’élève  à  27.848.000 FCFA par  mois, toutes  taxes  comprises.  Sinon le contrat  véritable  est de  23.400.000 FCFA.  Mais si on ajoute  les 18%  des impôts, on  arrive  27.848.000 FCFA. C’est  ce que nous payons  au promoteur  de  l’immeuble IPM depuis  trois ans.  Il s’est trouvé  qu’au mois  de  mai dernier, nous  avons  eu  des difficultés financières  pour payer  la  location.  Il a fallu  que  nous prenions  deux  mois d’une autre rubrique  pour  pouvoir  payer  cette  charge. Nous  avons  appelé  le  promoteur de  l’IPM pour  lui  notifier  que la situation devenait intenable  pour nous. On ne pouvait plus payer. Je  vous  avoue  sincèrement  que  la  fin de  ce mois  d’avril  nous  fera  dix  mois  d’arrières, de  crédits, d’impayés  sur nous. Cela  fait  l’équivalent  d’un  montant  de  278. 480.000 FCFA. C’est  aujourd’hui qu’on quitte  officiellement  l’IPM. Et ce  que  l’État  donne  comme  frais de  location ne permet pas de couvrir  les frais. Il  nous faut aller  chercher une  dizaine de  millions  pour compléter.  C’est pour vous dire, qu’à partir du  mois d’avril, l’argent  qui  a  été  donné  pour  2020 est fini.  Et nous avons décidé de  quitter  l’IPM. Mais  nous  constatons  qu’il  y a  des campagnes  qui s’organisent  contre  cette  initiative. Et  pourtant, ce n’est  pas  une  mesure  solitaire.  J’ai  informé  tous  les chefs  de  services  en leur expliquant les dépenses dans l’IPM, en leur montrant en termes de planification, l’impossibilité de pouvoir payer. Je me pose  la question avec dix mois d’arriérés non payés, pourquoi rester ? En plus des chefs de services, nous  avons  informé  les  chefs  de  départements  par  rapport  à cette nouvelle  donne. Avec eux aussi, nous  avons  démontré  les raisons  de notre démarche.  Ils nous  ont  dit que  si c’est ça, ils ne peuvent  pas  nous  dire  de  rester. Car si on  ne  peut  pas  payer, on  quitte. Le  problème  c’est  ça. On  ne peut pas payer, donc on ne peut pas rester.  C’est  aussi  simple que  ça.  Nous avons rencontré  les deux syndicats  d’enseignants, à savoir,  celui  de la Faculté  des lettres, des  langues et des  sciences de langage (FLSL) et la Faculté  des sciences humaines et des sciences  de l’éducation (Fshse) pour expliquer  la situation. Ils n’ont  trouvé  aucun problème à  cela. Nous  avons également informé les  deux syndicats  AEEM  de notre  université  qui sont aussi  des partenaires à nous.  Ils  nous  ont  même  dit c’était  une bonne  décision car les frais de location  étaient  exorbitants.  C’est plus  d’un  mois après, que le comité  AEEM de la  FSHSE nous  a saisi  par une lettre  pour dire qu’ils ne sont pas d’accord. Mais je vous  informe qu’ils n’ont rien à avoir avec ça. Même les enseignants n’ont rien  à avoir avec ça  avec  tout le respect   que je dois  aux enseignants. Je suis  de ce corps-là. Car c’est  comme le jour où le gouvernement  va  décider de partir  à Sikasso, Taoudéni  ou Kidal, nous  allons  partir. Ceux  qui  ne veulent pas partir, ils  vont  chercher  à  aller  dans  un autre service. Parce que  l’État  ne peut donner les moyens qu’il n’a pas. L’Aeem n’a pas à intervenir dans les questions d’infrastructures. Nous  sortons  de l’IPM car  on n’a pas les moyens de supporter  le coût. A l’IPM, nous payons par  an : 334.176.000 FCFA. Et  ce que  l’État  donne  en ce qui concerne  la charge locative  n’atteint pas ça. Nous  sommes allés  chercher jusqu’à  60.000.000 FCFA sur  une autre rubrique. Il  se  trouve  aujourd’hui  que  nous  sommes  en face  d’un fait capital. Comme  pour vous dire que  cette  décision  n’a pas été prise  dans la précipitation, elle  n’a pas  été prise au hasard. Depuis deux ans, nos effectifs vont  decrescendo, c'est-à-dire, démunis. Je  vous donne  des exemples frappants. A  la Flsl,  en 2018-2019, on avait 5623 étudiants. Mais en 2019-2020, on  se  retrouve  avec  3763  étudiants. Pour  comprendre  plus, on prend la  faculté  des sciences humaines. On  a l’habitude  de recevoir en  licence1 : en 2017-2018  1409  étudiants ; en  2018-2019 on  a eu  1124 étudiants. Les chiffres  de  2019-2020 après avoir  prolongé  les inscriptions à cinq reprises  sont de 451 étudiants. En section anthropologie,  c’est pareil. Je vous donne l’avant  dernier  chiffre. En  2018-2019 on  avait 1078 étudiants  en licence 1 et en 2019-2020 pour  le même département, en première année, on a 603 étudiants. En  psychologie, en  2018-2019 on  avait  127 étudiants. 2019-2020 on  a 57 étudiants. Philosophie,  en  2018-2019, on avait 292 étudiants. Et cette année on se retrouve  avec 119 étudiants. Donc  les effectifs ont diminué à peu près  de plus  de 50%. Il  se trouve  qu’au niveau de cette faculté, tous les  efforts  avaient  été  concentrés  au  niveau de  l’IPM. On a  eu l’impression  qu’il n’y a pas  de salles  à Kabala. Mais  l’État a mis  à  la disposition  de l’Ulshb des  nouveaux  locaux  qui  sont  issus  de  la coopération sino  malienne.  Nous  avons  fait  des  inventaires  et on  a trouvé  plus de dix salles qui  ne sont pas  du  tout  utilisées. Il y a huit autres  salles  disponibles  qui  peuvent  être  mises à notre  disposition. Ce qui  fait 18 salles. En décidant de quitter  l’IPM on  s’est  rabattu  sur  la Chaine  grise  Niamakoro comme  alternative. Là, on a mis à notre disposition 18 salles avec  deux amphis. Là, on paye  comme  location  moins de 2 millions de FCFA  par mois. En  ajoutant  les 18% des  impôts, on  sera  à moins  de 3 millions  de FCFA par mois. On a négocié  huit  salles à l’immeuble Ballo. Donc  ces deux réunis feront 3 à 4 millions par mois. Ce qui nous permettra  de compenser  le vide. Je  voudrais dire  avec  précision  que  la gouvernance  universitaire  aujourd’hui signifie qu’il faut rationaliser les ressources, non  seulement  humaines, mais aussi financières.  Si  nous  devons  rester  à  l’IPM  parce  que  nous étions condamnés  à cause  des  effectifs  pléthoriques  qu’on  avait. Aujourd’hui, par  le  fait que  ces effectifs baissent, nous devons donc trouver une autre alternative. Il  n’y pas d’autre solution. On ne peut pas rester  toujours dans la quête de l’argent pendant que ce qui est donné n’est pas aussi utilisé rationnellement. C’est  ce que  nous sommes  en train de faire  en bonne intelligence  en collaboration  avec tous les  acteurs.

<strong>Quelles sont les nouvelles démarches entreprises  par votre service pour mettre  les étudiants  et les enseignants  dans les meilleures conditions  de travail ?</strong>

Les  nouvelles  démarches, c’est  les salles  que nous avons ici qu’on va tenter  d’utiliser  rationnellement. Vous  savez, il y a des études  qui ont  été faites au temps de l’Université de Bamako, et même en  début  de scission  de  l’Université  en 2012  qui  ont montré  que les locaux qui sont  là, si  nous  les utilisons  rationnellement, on peut  faire l’économie  de la location. Nous allons miser  d’abord  sur ce qu’on a.  L’État nous  a permis  de construire  l’institut  Confucius sur  la colline. Des  centaines  des millions ont été  injectés  dans  cette réalisation. Un  institut qui nous offre  deux  grandes  salles et  un amphi  de 200 places. C’est une nouvelle  disposition  prise  qui rentre dans la satisfaction  de  l’enseignant. La  Chaine grise. Elle est ce qu’elle est. Elle n’offre  pas les conditions  paradisiaques, mais même  à IPM, je rappelle  qu’à maintes  reprises, les enseignants  nous  ont interpellés de quitter l’Ipm  car  les conditions  d’hygiène, de coupures   fréquentes  d’électricité,  et  autres  n’étant pas réunies. Mais comme  la Chaine grise  n’est pas chère, nous  allons nous débrouiller avec ça.  Dans le cadre du budget  d’investissement, l’État  va nous  offrir 12 salles  de  classes. Quand  cela  serait effectif  en 2021, je  pense  que  ça peut  permettre  de  résoudre  le problème. La  planification  est très  bien faite pour  qu’on ne soit pas dans les conditions difficiles. D’ailleurs, même  si nous sommes dans  les conditions  difficiles, je  voudrais que les gens comprennent  qu’on  est  dans l’ère de la modernité, et  que enseigner  et étudier aujourd’hui  ne signifie pas forcément rester entre les quatre  murs. Aujourd’hui, vous  voyez  avec  la continuité  pédagogique  que le Ministère de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche  scientifique  vient  d’initier, montre  qu’à  la longue, on va développer les cours en ligne. L’enseignement  si  vous  voulez à  travers  les tics. Je  rappelle  que 200 ans  avant  Jésus Christ des écoles ont été expérimentés  qui ne sont  pas forcément dans les quatre  murs. Aristote  se promenait  avec  les  apprenants  dans  la nature. Je reviens  en disant que  nous avons  des effectifs  qui  diminuent  considérablement  plaide  pour  qu’on quitte  l’IPM.

<strong>Combien  cette  nouvelle  démarche  doit  coûter  à l’ULSHB ?</strong>

Ce  que  nous  aurons  à payer  c’est  d’abord  la  Chaine grise, et  l’immeuble Ballo. Franchement, les deux  vont  nous coûter moins  de  cinq  millions  de FCFA par mois. Donc si  nous faisons le calcul sur les 12  mois, ça va  faire  à  peu près  60 millions  de FCFA. C’est  à peu près les trois  mois  qu’on aura  investis  dans  l’IPM. En plus, il y a les  bâtiments  du ministère.

<strong>Selon  nos  informations, les étudiants  ne sont pas  partants  pour la rupture  de ce contrat. Est-ce qu’ils ont été associés  aux démarches de cette  rupture ?</strong>

Nous avons appelé  les deux comités  AEEM  de notre université  le 26 février  dernier pour  une  rencontre. Le  secrétaire  général  de  la FLSL est venu, celui de la Fshse  s’est  fait  représenter  par  trois  personnes  ayant  été  empêché  ce jour. Après, il m’a appelé  pour me dire  qu’ils lui  ont fait la  restitution  de  la rencontre, qu’ils sont  d’accord  de l’initiative. Et un mois quelques  jours  après, je  ne comprends  pas  ce  retournement  de veste  de  leur part aujourd’hui. Le  secrétaire  général  de la Fshse est venu me voir  quand  on  a commencé  de  quitter  l’IPM qu’il n’était pas d’accord. Je lui ai  dit qu’on  quitte  l’IPM  parce  qu’on ne peut pas payer  l’IPM. Je  lui ai dit aussi qu’on  a plusieurs  mois  d’impayés  aussi  et que religieusement  ce n’est pas normal.

<strong>Quel appel avez-vous a lancé  à la communauté universitaire ?</strong>

A  la communauté  universitaire,  je voudrais dire à tout  un chacun  de savoir  raison  garder. Cela  est très  capital. Je  voudrais  leur  dire  également que, quand  nous sommes  dans  la gestion de  l’université, on doit  être  toujours  dans  les démarches qui sont  innovantes. C'est-à-dire, qui sont dynamiques, qui sont novatrices. Et  ces  démarches doivent  consister  toujours à améliorer  l’existant.  Nous nous inscrivons absolument dans  cette  perspective. Nous sommes  conscients de nos faiblesses, de nos erreurs, nous sommes conscients  aussi  que  tout  ce travail ne peut pas aller sans trébuchement, sans tâtonnement, sans  également  d’erreurs. Mais avec le soutien de tout un chacun, nous y parviendrons. Au  niveau  de l’enseignement  supérieur, nous faisons partie  de la crème  de  l’intelligentzia  de  ce pays. C’est  nous  qui devons  montrer  les meilleures  démarches. Quand il  y a des problèmes qui se posent aux universités et que ces problèmes n’ont pas eu de solutions, c’est que nous ne voulons pas réfléchir. Il faut que nous réfléchissions. Les résultats  de ces réflexions  peuvent être les solutions aux problèmes. Nous  nous  inscrivons  dans  cette dynamique. Nous  sommes  dans  cette  réflexion  aujourd’hui  qui nous a  amené  à  une gouvernance  de  temps, par  rapport  à  la gestion de nos ressources.

<strong>Par Hadama B. Fofana</strong>

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<title>Caisse Malienne de Sécurité Sociale : Le scandale du matériel informatique !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/caisse-malienne-de-securite-sociale-le-scandale-du-materiel-informatique-2865371.html</link>
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<pubDate>Tue, 31 Mar 2020 00:16:05 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>‘’Ça ne sent pas bon à la CMSS’’ , écrivions-nous dans notre dernière parution, non sans nous interroger sur le silence assourdissant de la tutelle, pendant que la tension monte dans ce service à peine sept mois après la prise de fonction de sa nouvelle directrice, Sangaré Diaminatou. La cacophonie pollue l’atmosphère de travail, trouve échos dans la presse, surtout les medias sociaux et se répand dans la ville. Les nombreux faits par rapport à sa gestion des ressources financières, matérielles et humaines sont-ils avérés tels qu’ils ont été dénoncés ? Sont-ils des réactions de ses détracteurs qui, à l’en croire, ont une peur bleue de l’audit et des réformes qu’elle s’apprêterait à entreprendre ? Après une présentation générale du sulfureux dossier, nous avons choisi de commencer par le point relatif à la location des outils informatiques.</em>

26 ordinateurs et des imprimantes loués à 296 millions FCFA! Un scandale dénoncé comme tel par des confrères de la place se faisant échos de sources internes. A notre question de savoir s’il est vrai qu’elle a effectué cette location et pourquoi, Dicko Diaminatou Sangaré a répondu que la Caisse Malienne de Sécurité Sociale n’a pas les moyens de s’acheter du matériel informatique. Une structure de l’envergure de la Caisse malienne de Sécurité Sociale ?

La location de matériel informatique n’est pas mauvaise en soi, nous dit-elle avec une apparente conviction. Avant d’ajouter que la pratique existe bel et bien dans les pays d’Europe. Où, précise-t-elle : ‘’les structures qui ne sont pas en mesure de s’acheter du matériel informatique, le louent.’’

Force est de se rendre à l’évidence que, pour le commun des Maliens, la couleuvre est trop grosse à avaler. 296 millions FCFA ! Avec un tel pactole, la Caisse Malienne de Sécurité Sociale ne peut-elle pas s’offrir des dizaines d’ordinateurs, en plus des imprimantes et d’autres accessoires ? L’affaire n’a pas manqué d’éveiller les curiosités qui ont abouti à des découvertes assez troublantes.

Primo : où le matériel au cœur de la controverse a-t-il été loué ? Réponse : à Technicom-Sarl, une société de service évoluant dans les domaines de l'informatique et de la sécurité des infrastructures réseau.

Deuxio : cette société est-elle connue dans la boîte ? Oui, car elle est bénéficiaire d’un autre marché portant sur les maintenances annuelles des téléphones IP des Directions régionales de la CMSS et des 6 Centres de paiement de Bamako !  Un marché dont les conditions de paiement  étaient au cœur des conjectures il n’y’a guère longtemps.

Tertio : existe-t-il quelque lien entre l’administrateur de Technicom-Sarl et la directrice générale de la Caisse malienne de solidarité ? Oui, selon toute vraisemblance : des relations professionnelles tissées dans une vie antérieure.

<strong>Drissa Togola</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Corruption :  Quand le fric gangrène l’Administration malienne</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/corruption-quand-le-fric-gangrene-ladministration-malienne-2864476.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 23 Mar 2020 01:16:56 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Aube</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>C’est indéniable, l’argent a atteint  le centre névralgique de tous les secteurs clés de l’administration malienne. Ce qu’atteste que plus rien  ne sera  comme avant. Fini ces vieux temps où les enfants des pauvres paysans pouvaient rêver légitimement occuper des postes de Banquiers, Pilotes ou Diplomates. Définitivement révolues les époques où  les enfants des pauvres ouvriers pouvaient espérer devenir Magistrats, Médecins, Officiers,... </strong>

A cause de la mauvaise Gouvernance frisant la corruption et le népotisme,  les fils de paysans sont condamnés de se tenir au bas de l’échelle ou devenir de cadres subalternes  pour le meilleur des cas, ou  à arpenter les artères de nos centres urbains comme chômeurs, mendiants, SDF (sans domicile fixe),  poseurs de théières dans les grins pour ne pas devenir, dans le pire des cas, des délinquants de quartiers ou bandits de grands chemins. Les enfants  des ouvriers auront la chance s’ils arrivent à apprendre les rudiments du métier  de leurs parents. Sinon, ils  sont condamnés à devenir eux aussi des chômeurs professionnels. Quant aux jeunes des parents modestes fonctionnaires ou simples employés de Bureau, ils peuvent se frayer le chemin pour avoir des opportunités s’ils arrivent à mettre les débrouillardises à profit.

Tout cela parce que l’école publique, par exemple, pour ne pas dire le système éducatif dans son ensemble en vigueur, s’est érigé en système d’exclusion savamment établi. Non pas parce que l’Etat a décidé de rendre plus rationnelle la gestion des Bourses, mais parce que l’Enseignement, l’école est sabotée par tous ses partenaires, ceux-là mêmes qui ont la lourde responsabilité de la construire.  Comme dans tous les autres secteurs, les Décideurs politiques ont  voulu faire dos à toute idée de déontologie.

&nbsp;

<strong>Tous les coups sont permis</strong>

La folle course à l’argent facile a pris le dessus sur toute autre considération. C’est ainsi que certains Enseignants bâclent les cours en classe, font même exprès pour que les élèves n’y comprennent mot. Ce, afin d’obliger leurs parents à recourir à des leçons particulières, à des cours à domiciles dont les frais pour l’Enseignement secondaire varient entre 5000 et 30.000 francs CFA pour les matières principales comme les Physique-chimie, Mathématiques, Biologie,  Philosophie, anglais et français. Tous les raccourcis sont permis pour se remplir les poches.

Dans ce contexte et eu égard aux revenus du Malien moyen, il est facile de se faire une idée du nombre  de chefs de familles en mesure de supporter de telles factures pour offrir une formation, une éducation, un enseignement de qualité à leurs enfants. Il est tout aussi facile de se faire une idée du nombre  d’élèves  et d’étudiants capables d’atteindre les critères exigés par l’actuel Gouvernement pour bénéficier de la Bourse.

Au plan sanitaire, la poussée du phénomène de cliniques privées dans presque tous les quartiers de Bamako a fini de réduire à néant le serment d’Hippocrate dans ce pays. Dans nos hôpitaux nationaux (CHU Gabriel Touré, Point G, Kati, Hôpital du Mali), pour être pris en charge par un Médecin Spécialiste, un Professeur ou tout autre Agent en service, n’est pas donné à tous les patients. Au CHU Gabriel Touré, au Point G ou à Kati, il devient de plus en plus fréquent de voir des patients mourir non pas par la gravité de leurs maladies mais à cause des cas de désir immodéré de l’argent érigé en système dans le secteur.

Ensuite, côté de tribunaux, parquets ou Cour d’Avocats, tout porte à croire que c’est ce corps judiciaire qui constitue le cul-de-sac, c’est le facteur de tous les blocages, de toutes les défaillances.

En somme, au Mali d’aujourd’hui,  les dérapages, qu’ils soient d’ordre politique, économique, social ou moral, sont tous directement ou indirectement dus à la défaillance du secteur judiciaire où l’argent a atteint  le cœur de tous les acteurs. Là, il est plus facile de voir des prévenus issus des familles pauvres, diminues  condamnés non pas parce qu’ils ont tort, mais parce qu’ils ne disposent pas des moyens leur permettant de se payer un Avocat ou négocier un Président, un Procureur ou le Juge d’instructions.

&nbsp;

<strong>Tous les acteurs atteints par le virus  </strong>

Partez aux Commissariats de police, à la Gendarmerie, à la Douane, à l’Assurance et où encore pour en apprendre à vos dépens.

Les Autorités sont fortement interpellées en premier lieu. Il serait souhaitable qu’elles prennent des mesures appropriées et à temps  pour juguler ce fléau. L’Administration malienne est aujourd’hui  à une telle décrépitude où il faut un véritable sursaut national pour la sortir de l’ornière.

Face à cette autre facette des conséquences dramatiques de la mauvaise gouvernance, l’ensemble de la communauté nationale doit se mobiliser, d’autant tout l’avenir d’un pays  est lié à l’éducation de ses enfants, à la santé de ses bras valides, à la justice, à la sécurité, etc. A notre sens, il sera inutile  de multiplier le nombre d’écoles, de classes, de centres de santé, de postes de police, de tribunaux, si l’Enseignement et les autres services  respectifs que les enfants et les citoyens doivent y recevoir sont sabotés à la base par les Gouvernants et les Administrateurs au premier chef.

&nbsp;

<strong>Le Pouvoir  en place doit en avoir sur la conscience</strong>

C’est dire que ce qui se passe actuellement dans nos écoles, hôpitaux et les autres services où sont expédiées les affaires courantes de l’Etat et des citoyens est aussi grave sinon plus que la corruption et l e détournement des deniers publics. Avec l’indifférence coupable des plus hautes Autorités actuelles, c’est l’avenir du pays tout entier qui est hypothéqué. Autrement, il serait inacceptable par le Gouvernement en place que les Syndicats des Enseignants, des Médecins, des Magistrats et de tant d’autres corporations exigent que l’Etat se saigne  pour les mettre dans  les conditions et  qu’eux ils sabotent en  même temps le travail  pour lequel ils sont payés. Ce n’est pas pour rien  que l’exercice  de toute profession libérale est interdit aux  fonctionnaires de l’Etat dans tous les autres pays du monde. Mais dans tout çà c’est l’Etat, avec la Politique de laisser-aller, de mauvaise gouvernance,  qui est défaillant.

<strong>Djankourou</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Sondage d’opinion « Mali&#45;Mètre » de la Fondation Friedrich Ebert Stiftung :  Plus de 95% des personnes enquêtées pensent que le niveau de corruption au Mali est élevé</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/sondage-dopinion-mali-metre-de-la-fondation-friedrich-ebert-stiftung-plus-de-95-des-personnes-enquetees-pensent-que-le-niveau-de-corruption-au-mali-est-eleve-2863301.html</link>
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<pubDate>Fri, 13 Mar 2020 07:48:08 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Hier, jeudi 12 mars 2020, la Fondation Friedrich-Ebert-Stiftung (FES) a procédé à la présentation de son onzième numéro de l'enquête d'opinion dénommée « Mali-Mètre » à l'hôtel Radisson Blu de Bamako. Il ressort de cette cérémonie de présentation du rapport que pour la quasi-totalité de la population enquêtée (96,2%), le niveau de corruption au Mali est élevé, sans incidence du sexe, de l’âge ou du niveau d’instruction.</strong>

La cérémonie de présentation du sondage était présidée par le représentant résident de la Friedrich-Ebert-Stiftung (FES), Christian KLATT, en présence du directeur des programmes de la FES, Abdourhamane DICKO, de l’enquêteur Sidiki GUINDO (GISSE). Dans ses mots de bienvenue, le représentant résident de la Friedrich-Ebert-Stiftung (FES), Christian KLATT a fait savoir que l’enquête s'est déroulée du 12 au 26 novembre 2019 dans le District de Bamako et l'ensemble des capitales régionales, y compris Kidal, Ménaka et Taoudénit. Selon lui, « Mali-Mètre » est un instrument d'analyse sociopolitique qui a pour but, non seulement, de recueillir les perceptions et les opinions politiques des Maliennes et des Maliens, mais aussi de les porter à la connaissance des décideurs politiques. <em>« Cette édition, interroge les Maliennes et les Maliens sur leurs préoccupations au niveau national et des régions, les défis et priorités pour le Gouvernement, les institutions, la justice et bonne gouvernante, la mise en œuvre de l'Accord pour la paix et la réconciliation au Mali, issu du processus d'Alger, la stabilisation et sécurisation du pays, le dialogue national inclusif, la « Vérité, Justice et Réconciliation » et les perspectives d'avenir</em> », a-t-il dit. Pour une première fois, dit-il, l'enquête a intégré la demande de connaissance du dialogue national inclusif. Il ressort de la présentation faite par le directeur des programmes de la FES, Abdourhamane DICKO que pour la quasi-totalité de la population enquêtée (96,2%), le niveau de corruption au Mali est élevé, sans incidence du sexe, de l’âge ou du niveau d’instruction. Avant d’ajouter que les principales raisons de l’existence de la corruption au Mali sont la « l’avidité /cupidité » (48,3%), « la pauvreté des populations » (46,8%), « les mauvais exemples des dirigeants » (35,9%), « l’impunité » (34,4%) et « le bas niveau des salaires et des revenus » (32,3%). <em>« Les domaines les plus concernés par la corruption sont la justice (53%), la police (40,7%), les autres services publics (38,8%), la douane (35%) et la Mairie (30,4%). Le taux des sans opinion est de 6% </em>», a déclaré Abdourhamane DICKO. Répondant aux questions des journalistes, l’enquêteur Sidiki GUINDO (GISSE) a interpellé le gouvernement malien d’œuvrer pour que la crise au Mali ne se transforme pas en conflit intercommunautaire.

<strong>Aguibou Sogodogo</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Affaire ministère du culte/BVG : Pas de détournement !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/affaire-ministere-du-culte-bvg-pas-de-detournement-2857156.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 29 Jan 2020 03:54:56 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Dans un communiqué qu’il nous a fait parvenir, le ministère des Affaires religieuses et du culte explique le sens du dossier du BVG et trouve qu’il y a eu </em></strong><strong><em>"cabale" contre lui, dans un dossier qui n’est même pas clos.</em></strong>

<em>"</em><em>D’entrée de jeu, une clarification s’impose : irrégularité n’est pas synonyme de détournement. C’est jute un constat sur les procédures comptables et financières, dont le respect ne se serait pas fait à hauteur de souhait au regard des normes édictées en la matière par les textes législatifs et réglementaires, qui sont adressés à la gestion des deniers publics et/ou collectifs.</em>

<em>Secundo, et jusqu’à preuve du contraire, la présomption d’innocence est la règle en matière de droit, quels que soient la nature et le degré de la mise en cause dans quelque affaire que ce soit et quel que soit le domaine ou l’individu concerné. Autant dire que des éléments de réponse sont disponibles sur chaque point faisant l’objet d’irrégularités à première vue"</em>.

Après, le communiqué explique le dossier dans lequel le département est incriminé, le dossier du hadj, qui, de son avis, du fait des délais et des contraintes, entraine une mode de gestion qui, si elle peut être discutable du point de vue des procédures, n’a rien de frauduleux, de délictueux

<em>"</em><em>Le ministre Diallo a fait avancer la cause du pèlerinage au profit du plus grand nombre de candidats au hadj. Par exemple, c’est sous son impulsion que les frais du hadj ont été ramenés sous la barre de 3 millions de F CFA, malgré les coûts supplémentaires décidés par les autorités saoudiennes, ces dernières années. Mieux, les autorités saoudiennes en charge du hadj ont décerné 3 trophées au ministre Diallo pour le remercier et le féliciter de la bonne organisation du hadj à l’actif de la partie malienne, notamment en termes de transport, de restauration et d’hébergement, sans oublier les phases rituelles"</em>.

<strong> </strong>

<strong>Yiriba Sanogo</strong>

<strong><em>(Correspondance particulière)</em></strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Indice de perception de la corruption en 2019 : Le Mali régresse</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/indice-de-perception-de-la-corruption-en-2019-le-mali-regresse-2857135.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 29 Jan 2020 02:36:42 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>En 2019, dans le classement sur l’Indice de perception de la corruption de Transparency international, dans les 180 pays, le Mali rechute de 10 rangs, à la 130 e place.</em></strong>

L’Indice de Perception de la Corruption (IPC) 2019 octroie une moyenne de 29 points au Mali. Le rapport rendu public ce jeudi 23 janvier, classe donc le pays au 130e rang sur les 180 pays notés. En 2018, le Mali occupait le 120e rang des pays les plus corrompus.

Le Mali n’était pas le seul Etat à être noté par l’ONG Transparency international. Il était avec 49 pays de la région sur les 180 sur la liste. Le Sénégal se positionne en 66e rang après l’Afrique du Sud (70e), le Bénin (80e) le Ghana (80e) puis le Burkina Faso qui se positionne à la 85e place. Ils sont suivis par la Côte d'Ivoire, 106e place, le Gabon (123e), le Togo (130e) et le Nigeria (146 e).

49 pays africains figurent sur la liste qui évalue 180 pays. Le continent, de façon générale, obtient une moyenne de 32/100. En Afrique Subsaharienne, les Seychelles (27e), le Botswana (34e), le Cap-Vert (41e), le Rwanda (51 e) et de Maurice 56e sont les pays qui enregistrent les plus forts scores. Tout comme en 2018, le Soudan du Sud (179) et la Somalie (180e) sont les pays de la région qui ferment ce classement de 2019.

&nbsp;

<strong>S’attaquer de toute urgence</strong>

L'IPC note 180 pays et territoires selon leurs niveaux de corruption dans le secteur public, en s'appuyant sur 13 évaluations d’experts et enquêtes menées auprès de chefs d'entreprises. Cet indice utilise une échelle de zéro (fortement corrompu) à 100 (très peu corrompu).

En dépit de certains progrès, la majorité des pays ne parviennent toujours pas à lutter efficacement contre la corruption dans le secteur public a soulevé l’ONG dans ses analyses de 2019.

En effet, elle indique que sur les 180 pays notés, au cours des 8 dernières années, seuls 22 pays ont considérablement amélioré leur score sur l’IPC, parmi lesquels la Grèce, la Guyane et l’Estonie. Les recherches également démontrent à la même période que 21 pays ont vu leur score baisser, dont le Canada, l’Australie et le Nicaragua. <em>"</em><em>Les niveaux de corruption montrent peu ou pas de changements dans les 137 pays restants"</em>, ajoute Transparency International.

<em>"L'absence de progrès réels contre la corruption dans la plupart des pays est décevante et a une incidence négative importante sur les citoyens du monde entier"</em>, commente Patricia Moreira, directrice générale de Transparency International. <em>"</em><em>Pour avoir une chance de mettre fin à la corruption et d'améliorer la vie des individus, nous devons nous attaquer à la relation entre la politique et l'argent…"</em>.

Pour mettre fin à la corruption et rétablir la confiance dans la politique, Transparency International juge qu’il est impératif <em>"</em><em>d’empêcher les occasions de corruption politique et de promouvoir l’intégrité des systèmes politiques"</em>. Pour ce faire, l’ONG préconise entre autres, de gérer les conflits d’intérêts, de contrôler le financement politique tout en renforçant l’intégrité électorale ; donner le pouvoir aux citoyens ; renforcer les contrepouvoirs. Sur ce dernier, il recommande aux gouvernements de promouvoir la séparation des pouvoirs, renforcer l’indépendance de la justice et préserver les freins et contrepoids.

&nbsp;

<strong>Kadiatou Mouyi Doumbia</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Pr. Clément Dembélé : &amp;quot;Les Maliens ne veulent plus de policiers bandits, recrutés par la corruption&amp;quot;</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/pr-clement-dembele-les-maliens-ne-veulent-plus-de-policiers-bandits-recrutes-par-la-corruption-2857043.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 28 Jan 2020 09:58:22 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Indicateur du Renouveau</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>A l’occasion de la présentation de ses vœux du nouvel an à la presse nationale, le président de la Plateforme de lutte contre la corruption et le chômage (PCC) s’est prononcé sur le récent recrutement controversé au sein de police nationale. C’était la semaine dernière au siège de son organisation.</strong>

Le président de la PCC a tout d’abord rendu un vibrant hommage à toute la presse nationale et internationale, témoignage de sa confiance et sa bonne collaboration avec les hommes de médias. Clément Dembélé a saisi l’occasion pour évoquer l’insécurité en rapport avec la corruption au Mali.

Selon lui, l’insécurité au Mali a été alimentée par la corruption. En 2019, dira-t-il, 504 militaires ont été tués sur le champ d’honneur pour la défense de l’intégrité territoriale.

"Si aujourd’hui, nous ne sommes pas capables de faire face aux enjeux sécuritaires, c’est parce qu’il y a la corruption du point de vue humain, la corruption du point de vue financier", a déclaré Pr. Clément Dembélé. Et de s’interroger : "Comment vous-voulez qu’il y ait la sécurité dans un pays où le recrutement à la police nationale est tronqué par la corruption, par les magouilles ?"

Aux dires de M. Dembélé, le dernier concours de la police nationale a été entaché de tricheries, de magouilles.

<strong>Un vendredi noir programmé</strong>

"Il y a des candidats dans la vague qui sont entrés à la police par la tricherie. Des exclus à ce concours ont prouvé, documents à l’appui, qu’il y a des gens qui ont été éliminés au premier niveau et ces mêmes candidats se sont retrouvés au troisième niveau par exemple lors du contrôle physique. Certains candidats n’ont jamais été sur une liste mais leurs noms sont apparus sur la liste définitive", regrettera-t-il.

Pr. Clément Dembélé a ajouté que "le ministre de la Sécurité, le général de division Salif Traoré n’est pas simplement un ministre, il incarne l’armée malienne, il incarne la vie du peuple malien et notre intégrité. On pensait qu’après l’histoire des sapeurs-pompiers que c’était fini, mais on voit encore que ce même ministère répète les mêmes méthodes, les mêmes procédés. Salif devrait comprendre que les Maliens ne veulent plus des policiers bandits, des policiers recrutés par la corruption, par le favoritisme. Ça porte atteinte à la police nationale et quelle sécurité on attend dans ce pays vu les nombreuses attaques dans la capitale et ailleurs ? Le ministre de la Sécurité ne doit pas fermer ses yeux sous ce genre d’acte. Que Salif assume sa responsabilité ou qu’il démissionne pour mettre son ministère   dans l’Etat de droit", a déclaré le président de la PCC.

Pr. Clément Dembélé dira qu’un courrier de dénonciation a été adressé au général de division Salif Traoré dont le cas fera partie du vendredi noir que la Plateforme va organiser dans les jours prochains.

<strong>Awa Sogodogo</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Secteurs publics et privés : Les nids de la corruption</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/secteurs-publics-et-prives-les-nids-de-la-corruption-2856787.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 27 Jan 2020 02:03:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Même <strong><em>au village</em></strong>, on<strong><em> connaît </em></strong>désormais<strong><em> ce phénomène (co</em></strong>rruption), ce virus qui est aussi mortel<strong><em> que le sida : la délinquance financière.</em></strong>

En ce moment, vous ne trouverez jamais un corrupteur vous dénoncer un corrompu ou que le second dénonce le premier.

Il y a un phénomène qu’il faut considérer, c’est que, ces deux, sont comme une loi informelle, mais qui vaut plus que celle votée par nos honorables députés.

Pour preuve, la liberté de la presse a fait que le malien dit ce qu’il voit de bien et de mal.

Par contre il ne voit et n’entend rien comme résultat de ce qu’il a eu le courage de dire « dans les journaux, ou à la radio ».

Si nous revenons en arrière, depuis plus de 40 ans, nous constatons qu’il y avait ce qu’il convient d’appeler, la récompense du service rendu.

« Comme dans les restaurants où le client demande au serveur de garder la monnaie, au village on faisait don de poulet à un administrateur ».

De nos jours, c’est autre chose.

La corruption, c’est une carte sur table, à prendre ou à laisser. Et pour cause. En matière de corruption, il n’y a pas de place pour la dignité.

En allant plus loin, vous vous demandez, à quelle religion ces gens-là se vouent. Le musulman, le chrétien, le protestant et autres ne trichent pas, et ne coopèrent pas dans des affaires louches.

Tout le monde est d’accord que le Mali est pauvre, et nous le rendons plus pauvre avec la corruption, en rendant  la tâche difficile à celui auquel nous avons accordé nos voix pour diriger le pays…

Il ne faut pas que nous léchions nos crachats… Ce n’est pas digne d’un sang de Soudiata, Babemba, Soni Aliber, Damonzon et autres…

Sinon, le Mali sera un pays où, c’est l’argent qui fera la loi.

Vous pouvez d’ailleurs le constater dans nos familles. Vous avez 3 catégories d’agents de l’Etat.

Le premier, vit de son salaire, et est généralement Monogame par obligation.

Le 2<sup>ème</sup> est dans le filet par sa fonction et il est entouré de corrupteurs.

Enfin le 3<sup>ème</sup>, c’est le décideur de marché et autres Agents de l’administration de classe élevée qui sont « sous-couvert ».

L’agent (1), est mal perçu par les siens « parents amis et autres », parce qu’il ne vit que de son salaire ; les autres sont des bénis, car, quand il s’agit de festivités « mariages baptêmes, décès et autres » ils se manifestent à merveille, « comme si l’argent est fait uniquement pour eux ».

Pour solution ! Ma proposition est la suivante : l’Etat doit prendre ses responsabilités. En créant, au de là des « Contrôleurs d’Etat, Vérificateurs etc », un service de renseignement financier au niveau des services de sécurité comme la S.E par exemple.

Cette structure peut facilement établir à elle seule une liste des délinquants financiers.

C’est simple : je suis salarié avec 100.000 francs et je possède les quatre V ( ?…) je dois justifier mes acquis devant les autorités.

Les banques peuvent également fournir des informations.

Bien entendu, que vous pouvez trouver qu’un fonctionnaire ait des comptes éparpillés entre les caisses d’épargnes dans les quartiers pour un camouflage de ses biens mal acquis. Mais, la police et la gendarmerie sont là pour ça.

Aussi, on ne peut pas comprendre que même le chef de l’Etat montre ses biens au peuple au moment de sa prise de pouvoir, pendant que les autres décideurs (surtout ceux chargés des marchés publics) n’en fassent pas autant.

Comment pouvez-vous comprendre par exemple, que, dans certains services deux ou trois entrepreneurs seulement bénéficient de marchés s’élevant à des milliards ?

Comment comprendre que des marchés de centaines de millions soient donnés de gré à gré sans appels d’offres ?

C’est de la pure corruption…

&nbsp;

<strong>Hinda Traoré</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Bureau du vérificateur : Des irrégularités environnementales et financières à la Somilo&#45;SA et à Gounkoto&#45;SA</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/bureau-du-verificateur-des-irregularites-environnementales-et-financieres-a-la-somilo-sa-et-a-gounkoto-sa-2856651.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 25 Jan 2020 00:20:41 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Au mois de Septembre 2019, le Bureau du Vérificateur général, conforment à la loi qui l’institut a initié une mission de vérification des sociétés minières Somilo-SA et Gounkoto-SA. Cette vérification avait pour objet l’examen des conventions d’établissement de Somilo-SA et de Gounkoto-SA. Elle a porté sur les opérations de recettes et de dépenses ainsi que les aspects environnementaux au cours des exercices 2015, 2016 et 2017.</em></strong>

Elle avait pour objectif de s’assurer de la conformité de la mise en œuvre desdites conventions et de la régularité des opérations de recettes et de dépenses effectuées par Somilo-SA et Gounkoto-SA.

L’équipe de vérification a constaté au cours de la mission, des irrégularités environnementales et financières.

Les irrégularités environnementales sont relatives à des pratiques qui portent atteinte à l’environnement et au développement durable. Les principales se présentent comme suit :

Le Directeur général de Gounkoto-SA ne respecte pas les exigences en matière d’incinération des déchets dangereux. Les cendres issues de l’incinération des déchets dangereux sont non seulement transportées dans l’air ambiant lors de leur déversement dans la cellule de confinement et durant tout le temps que cette cellule reste ouverte. Par ailleurs, le manque du port de gants non ignifuges par le personnel chargé des incinérations de déchets, constaté sur les lieux, expose ces derniers à des risques de brûlures graves en cas de mauvaises manipulations.

Le Directeur général de Gounkoto-SA ne réalise pas les reboisements de réhabilitation et les reboisements compensatoires requis. En 9 années d’activités, elle n’a réhabilité que 36,6 ha sur une superficie réhabilitable de 713,5 ha, soit 5,13 %.

Le Directeur général de Somilo-SA ne respecte pas les modalités de gestion des rejets polluants dans l’atmosphère. Elle n’a pas installé de systèmes d’épuration des gaz nocifs sur les cheminées des installations émettrices de gaz polluants afin de ne pas dépasser les normes de l’Organisation mondiales de la Santé (OMS). Des dépassements significatifs des normes de 15 parties pour mille (ppm), 100 ppm et 50 ppm, respectivement pour le sulfure d’hydrogène, le monoxyde de carbone et le dioxyde de souffre ont pu être enregistrés sur différents points de contrôle. Ce qui peut affecter dangereusement la qualité de l’air ambiant et la santé du personnel sur les sites et de la population riveraine.

Le Directeur général de Somilo-SA n’a pas mis en place toutes les mesures de sécurité du personnel sur la station de pompage du parc à boues. Elle n’affiche pas les informations destinées à renseigner les travailleurs sur la règlementation concernant les accidents du travail et les maladies professionnelles. Elle n’a également pas mis en place de dispositif de sauvetage en cas de chute dans l’eau turbinée dont la profondeur est supérieure à quatre mètres. L’absence d’affiches et de dispositif de sauvetage ne permet pas de garantir la sécurité des travailleurs.

Le Directeur général de Somilo-SA ne réalise pas les reboisements de réhabilitation et les reboisements compensatoires requis. En 15 années d’activités, elle n’a réhabilité que 189,25 ha sur une superficie réhabilitable de 1 127,73 ha, soit environ 16,78 %.

Ainsi que des irrégularités financières s’élevant à 60,53 milliards de F CFA dont les principales se présentent comme suit :

Le Directeur général de Randgold Resources Limited (RRL) n’a pas retenu l’impôt sur le Bénéfice industriel et commercial (IBIC) sur les prestataires étrangers de Gounkoto-SA non couverts par une convention de non double imposition pour un montant de 294,73 millions de F CFA.

Le Conseil d’administration de Somilo-SA n’a pas autorisé la distribution de dividendes dus à l’Etat malien pour un montant de 26,21 milliards de F CFA au titre des exercices 2015, 2016 et 2017.

Le Directeur financier de RRL a pris en compte, dans les Etats financiers de Somilo-SA, des charges d’intérêts d’emprunts non justifiées pour un montant de 2,08 milliards de F CFA. Il s’agit des intérêts de deux emprunts inscrits, dans les états financiers, aux noms de l’État du Mali et de RRL sans documents justificatifs.

Le Directeur général de RRL a passé des contrats d’emprunts irréguliers pour le compte de Somilo-SA. Les conventions de prêt, objet desdits emprunts, devaient être autorisées uniquement par les administrateurs de l’actionnaire non prêteur, en occurrence les administrateurs représentant l’Etat du Mali, ce qui n’a pas été le cas. Le montant des intérêts payés sur ces emprunts irréguliers s’élève à 31,93 milliards de F CFA.

<strong> </strong>

(encadré)

<strong>Encadré</strong>

<strong>Le Tableau récapitulatif des irrégularités financières</strong>

<strong> </strong>
<table width="96%">
<tbody>
<tr>
<td width="495"><strong>Irrégularités financières</strong></td>
<td width="117"><strong>Total</strong></td>
</tr>
<tr>
<td width="495"><strong>294 733 105</strong>

Non-paiement de l’IBIC dû sur les prestataires étrangers de Gounkoto-SA</td>
<td rowspan="4" width="117"><strong>60 525 293 841</strong></td>
</tr>
<tr>
<td width="495"><strong>26 212 589 986</strong>

Non-paiement des dividendes dus à l’Etat du Mali sur les Ressources de SOMILO-SA</td>
</tr>
<tr>
<td width="495"><strong>2 084 468 135</strong>

Charges d’intérêts d’emprunts non justifiés dans les états financiers de SOMILO-SA</td>
</tr>
<tr>
<td width="495"><strong>31 933 502 615</strong>

Paiements indus à Randgold Resources Limited au titre de quatre comptes d’associés bloqués de SOMILO-SA</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<strong> </strong>

<strong> </strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Détournements et mauvaise gestion à l’Agence Malienne de Radioprotection (AMARAP) :  Des travailleurs  témoignent !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/detournements-et-mauvaise-gestion-a-lagence-malienne-de-radioprotection-amarap-des-travailleurs-temoignent-2856198.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/corruption/detournements-et-mauvaise-gestion-a-lagence-malienne-de-radioprotection-amarap-des-travailleurs-temoignent-2856198.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 23 Jan 2020 01:39:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<em><strong>Le contrôle effectué à l’Agence Malienne de Radioprotection (AMARAP) est édifiant : la gabegie du Directeur Général, le Dr Nagantié Koné et son Agent Comptable, a laissé un trou de 48,48 millions de francs CFA dans la caisse.</strong></em>

<em>« </em><em>Nous avons honte, aujourd’hui, de dire que nous sommes des travailleurs de l’AMARAP ; car, la structure a perdu son prestige d’antan. Aux détournements des fonds, s’ajoute un désintéressement quasi-général pour le  travail d’agent de radioprotection. Sans compter les scandales, qui ne finissent pas de finir au sein de l’Agence…</em><em> ».</em>

<em>Les gestes hauts et forts, un travailleur de l’AMARAP résume, en ces termes, la situation désastreuse de sa structure. Avant d’ajouter, ému : « </em><em>tout ce que nous demandons, à nos autorités, c’est de traduire les auteurs de ces détournements devant la justice. Et à défaut, de nous débarrasser de ces encombrants responsables qui ont précipité l’Agence Malienne de Radioprotection dans l’abîme</em><em> ». </em>

<em>En effet, selon nos sources, l’AMARAP est dans l’agonie. Détournements à la pelle, corruption, népotisme… seraient à l’origine de la mort prématurée de cette structure, pourtant promue à un bel avenir.</em>

<em>D’abord, la mauvaise gestion. À en croire nos sources, elle va de mal en pis. Et aujourd’hui, de pis en pi.</em>

<em><strong>D’embrouilles en magouilles</strong></em>

<em>Pendant les exercices 2016, 2017, 2018 et 2019 (1er semestre), expliquent nos interlocuteurs, le sport favori du DG de l’AMARAP et de son Agent comptable a été « </em><em>l’indiscipline budgétaire</em><em> » qui s’est traduite par la gabegie. Sur la base de documents en main, un travailleur explique, entre autres, la violation flagrante des procédures comptables et financières; la non justification de l’utilisation des tickets de carburant achetés et l’utilisation irrégulière du carburant ; le paiement de jetons de présence sans fondement légal et l’absence de justificatifs pour les indemnités de déplacements. S’y ajoutent, l’exécution de dépenses irrégulières et le non reversement des produits issus de la vente des dossiers d’appel d’offres, d’année en année. </em>

<em>Autres gaffes relevées dans la gestion du DG de l’AMARAP et l’Agent Comptable : la non comptabilisation des recettes de la structure et bien d’autres entorses à l’orthodoxie financière.</em>

<em>Et le hic qui fait tilt, selon nos interlocuteurs, c’est que le dirlo de l’AMARAP, le Dr Nagantié Koné, ne justifie pas l’utilisation des tickets de carburant achetés. Cependant, l’utilisation des tickets de carburant sous la dénomination « </em><em>Appui </em><em>», n’est pas justifiée. En effet, le DG, le Dr Nagantié Koné, en plus de sa dotation personnelle, enlève une partie des tickets de carburant achetés. Non plus, il ne fourni aucun document relatif à l’utilisation desdits tickets. Le montant total des tickets de carburant non justifiés pour la période sous revue s’élève à plus de 24 millions FCFA (24 015 000F) soit 4 803 tickets de 5000 FCFA. En bloc,  nos sources rassurent que le dirlo de l’AMARAP, le Dr Nagantié Koné, a détourné de son objet l’utilisation des tickets de carburant achetés pour un montant total de 3 185 000 FCFA. Et cela en violation flagrante du principe de la spécialité budgétaire</em>

<em>Rien qu’au cours des différents hold-up financiers du DG et de l’Agent Comptable, les caisses de l’AMARAP, ont saigné à hauteur de 48,48 millions CFA, précisent notre interlocuteur. Pour qui, le comble de la « </em><em>mangecratie</em><em> » à l’AMARAP est, aussi, la variation du taux des jetons de présence lors des sessions. Le montant total des jetons de présence irrégulièrement payés par le DG de l’AMARAP, le Dr Nagantié Koné, s’élève à plus de 12 millions de nos francs (12 035 000FCFA). Comme par enchantement. </em>

<em>Plus grave encore, nos interlocuteurs, révèlent que l’Agent Comptable de l’AMARAP ne justifie pas les indemnités de déplacements. Et jusque-là, il n’a pas pu justifier le paiement des indemnités de déplacements de trois missions dont une à l’intérieur et deux à l’extérieur. En effet, les travailleurs expliquent que les mandats n°69 du 14 mars 2017, n°34 du 1er septembre 2018 et n°10 du 1er mai 2018 émis pour le paiement des indemnités de déplacements ne sont pas soutenus par des pièces justificatives requises, notamment l’ordre de mission visé ou la carte d’embarquement. Le montant total de ces indemnités de déplacement non justifiées s’élève à 2,4 millions de nos francs (2 431 142 FCFA). Et ce n’est pas tout. Loin s’en faut.  </em>

<em>De même les travailleurs signalent que, les deux complices (le DG et l’Agent Comptable) ont procédé à l’achat des pneus en l’absence de besoins formellement exprimés. En effet, nos interlocuteurs déduisent qu’à la suite de l’examen des pièces justificatives des dépenses, il ressort qu’ils procèdent, chaque année, à l’achat des pneus sans que le besoin ne soit exprimé par les utilisateurs des véhicules concernés. Ainsi, en moins de deux ans, ils ont acheté 83 pneus pour un parc automobiles de sept véhicules, pour un montant total de plus de 17 millions FCFA (17 688 200F) suivant les mandats n°36 du 10 février 2016, n°220 du 09 novembre 2016 et n°170 du 18 août 2017 et les factures n°0021/ TA/16 du 10 novembre 2016, n°0089/TA/16 du 03 novembre 2016 et n°40 du 15 août 2017.</em>

<em>À titre d’illustration, nos sources indiquent qu’en 2017 l’Agent Comptable a acheté 10 pneus pour le véhicule immatriculé K9567. De même, sur les 83 pneus, 50 ont été effectivement utilisés sur des véhicules. En effet, le comptable-matières de l’AMARAP n’a pas pu apporter, la preuve de l’utilisation ou de l’existence physique des 33 pneus dans le magasin.  Le montant total de ces irrégularités s’élève à 6,6 millions (6 613 900 FCFA). </em>

<em>Et nos interlocuteurs d’ajouter que des jetons de présence sont payés par le régisseur, lors des Conseils d’Administration (CA). Sans fondement légal. Pour cette situation, les travailleurs de l’AMARAP rassurent que leur DG n’a pas la délibération du Conseil d’Administration, ni les procès-verbaux (PV) autorisant le paiement de ces jetons lors des 13ème, 14ème, 15ème, 16ème et 17ème sessions du Conseil d’Administration. </em>

<em>Outre, cette mauvaise gestion, les travailleurs révèlent que l’AMARAP est malade. Malade de son DG et du Comptable, dont les magouilles sont de notoriété publique. Malade, aussi, de la corruption et du népotisme, érigés en mode de gestion. Les maux de l’Agence Malienne de Radioprotection se résument en peu de mots : affairisme, détournements de fonds et gestion clanique des ressources humaines et financières.</em>

<em>La preuve : 48,48 millions de francs CFA manquent à l’appel de la caisse. D’où une dénonciation de faits par le vérificateur général à la justice afin que les responsables restituent les sous volés.</em>

<em><strong>Jean Pierre James</strong></em>]]> </content:encoded>
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<title>Agence Malienne de Radioprotection (AMARAP) :  L’internat de la fraude et de la magouille</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/agence-malienne-de-radioprotection-amarap-linternat-de-la-fraude-et-de-la-magouille-2855404.html</link>
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<pubDate>Thu, 16 Jan 2020 01:00:59 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Avec un effectif de 24 agents dont 17 fonctionnaires, 1 contractuel et 6 conventionnaires, les détournements de fonds et bien d’autres phénomènes jugés diffus sont devenus courants au niveau de l’Agence Malienne de Radioprotection (AMARAP) où la gestion pendant les exercices 2016, 2017, 2018 et 2019 (1<sup>er</sup> semestre) a laissé un trou de 48 millions FCFA dans la caisse. D’où une dénonciation de faits par le Vérificateur Général au Pôle économique et financier contre le DG de l’AMARAP, le Dr Nagantié Koné et son Agent Comptable. </strong>

Face à la gabegie ambiante à l’AMARAP et à l’affairisme du clan qui la dirige, doit-on s’emmurer dans un silence pour éviter les foudres de sa colère ? Heureux, ceux qui se posent, encore, ces questions. Car, il y a longtemps  que  l’oligarchie de l’AMARAP a anesthésiée les convictions. Avec espèces qui sonnent en trébuchant. Et partout, le même constat, l’amer constat : motus et bouche cousus. Personne pour dénoncer ces magouilles et affairisme à la pelle. On reste de marbre, face à la gestion clanique de l’AMARAP, face à cette gabegie ambiante qui hypothèque l’avenir des maliens.

Partout, le même silence assourdissant. Parce que le tout-puissant patron de l’AMARAP, le Dr Nagantié Koné et son Agent comptable, versent des liasses dans leur escarcelle. Donc, il faut applaudir leurs faiblesses, tolérer leurs fantasmes

<strong>Une Agence de mafieux pour des mafieux </strong>

Les irrégularités administratives de l’AMARAP sont plus criardes les unes que les autres.

Dans le cadre de la délivrance des autorisations de détention et d’utilisation de sources de rayonnements ionisants et de pratiques mettant en œuvre des rayonnements ionisants, l<strong>’AMARAP </strong>ne dispose pas de manuel de procédures administratives, comptables et financières validé par la commission. En effet, le manuel disponible n’a pas été soumis à la validation de la commission de suivi des systèmes de contrôle interne dans les services et organismes publics. La non soumission du Manuel à la validation par la commission peut augmenter le risque d’incohérence et de non-respect des principes du contrôle interne.

Aussi, le régisseur de l’Agence certifie des factures à la place du comptable-matières. Ainsi<strong>, d</strong>ans le but de s’assurer du respect des dispositions, la mission d’audit a analysé les pièces justificatives fournies par le Régisseur d’avances.  Mais elle a constaté que des factures relatives aux dépenses payées sur la régie durant la période sous revue ont été certifiées par le régisseur d’avances en lieu et place du comptable-matières. Les factures concernent essentiellement l’entretien et la réparation des véhicules, des climatiseurs et des produits alimentaires. Cette situation ne permet pas de s’assurer de la réalité des dépenses effectuées.

Plus grave, le Directeur Général de l’AMARAP, le Dr Nagantié Koné, a mis en place une commission irrégulière de réception. Et cela en violation flagrante de<strong> l</strong>’article 27 du Décret n°10-681/P-RM du 30 décembre 2010 portant réglementation de la comptabilité-matières qui stipule que : « Toutes fournitures de matière, travaux ou services d’un montant inférieur à 2 500 000 FCFA ou qui ne présente aucun caractère complexe fait l’objet d’une réception par un agent désigné à cet effet par l’ordonnateur matière… ».

Dans l’application de cette disposition par l’AMARAP, les enquêteurs ont constaté que la composition des commissions de réception n’est pas conforme à la réglementation en vigueur. En effet, en plus de l’absence du comptable-matières, le Directeur Général ou son représentant préside la commission de réception en lieu et place du comptable-matières. Ces cas sont illustrés par les Procès-verbaux n°4/2018 du 07 novembre 2018, n°5/2018 du 05 décembre 2018 et la Décision n°18-716/AMARAP-DG du 03 décembre 2018 de mise en place de la commission de réception. L’absence du Comptable-matières à la réception augmente le risque de réception fictive.

<strong>Alerte aux scandales</strong>

Selon nos sources, la fraude,  la mauvaise gestion à la pelle sont, entre autres,  des manquements à l’orthodoxie financière de l’AMARAP. Ces pratiques font perdre à l’État malien plusieurs millions de nos francs.

Selon des enquêtes, la commission d’ouverture des plis et d’évaluation des offres de l’AMARAP ne s’assure pas du respect des critères de qualifications des Données Particulières de l’Appel d’Offres.

Pour s’assurer du respect des critères de qualification par les candidats ainsi que du respect des procédures de dépouillement par la commission, les contrôleurs ont examiné les Données Particulières de l’Appel d’Offres (DPAO), les offres des soumissionnaires, les rapports de dépouillement, les notifications et les contrats de marché fournis par l’AMARAP pour la période sous revue. Du coup, les auditeurs furent stupéfaits. Ils ont constaté que le titulaire du marché n°00067 du 11 juillet 2017 relatif à la fourniture d’un (01) véhicule tout terrain 4X4 station wagon en lot unique pour le compte de l’AMARAP n’a pas fourni des pièces constitutives de l’offre, exigées dans les DPAO, notamment l’Autorisation du fabricant. En effet, le Groupe Motors Leader Africa Sarl (GML AFRICA), titulaire dudit marché, a fourni une autorisation d’un fabricant, non conforme au modèle prévu dans les DPAO. Le modèle type de DPAO a subi une modification par le titulaire en remplaçant «sommes fabricant réputé » par le terme « agissant en tant que fabricant réputé ». Nonobstant l’absence de cette pièce, la commission d’évaluation des offres a jugé son offre conforme et l’a proposé comme attributaire provisoire du marché. La non-fourniture en bonne et due forme des documents requis a entraîné des défaillances dans l’exécution des marchés.  D’où la fraude et la magouille à tous les niveaux de gestion de l’AMARAP.

Depuis des lustres, l’Agence Malienne de Radioprotection est au bord du précipice. Les caisses sont vides. Désespérément, vide.

Et pire, quand il y a décaissement c’est sans rapport avec les besoins réels de l’Agence. En clair, l’argent coule de source. Et dans d’autres sources. De telles pratiques, indiquent les enquêteurs, ont causé un trou béat de 48,48millions de francs CFA à l’AMARAP.

Bref, l’Agence Malienne de Radioprotection a été sacrifiée sur l’autel d’intérêts égoïstes. En somme, la caisse de l’AMARAP a subi une saignée financière de plusieurs dizaines de millions.

Face à de telles pratiques qui ont mis à genou l’AMARAP, les enquêteurs à l’unanimité ont remis le dossier de l’AMARAP à la justice. Afin que le DG et son Agent comptable rendent à César ce qui n’est pas à eux. Et cela dans un bref délai. Passé ce temps, des poursuites seront engagées. C’est dire que les deux responsables de l’AMARAP risquent gros. Très gros. Comprenne qui pourra.

Affaire à suivre et à poursuivre donc !

<strong>Cyrille Coulibaly</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Mon opinion :  La corruption trône au sommet de la colline</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/mon-opinion-la-corruption-trone-au-sommet-de-la-colline-2854847.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 13 Jan 2020 01:15:09 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Aube</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[A mon sens toutes les communications en cours autour des 40 villas, sont un écran de fumée pour cacher, l’affaire des avions cloués et celle des équipements militaires et l’avion présidentiel.
Dans les années 80, les think tank qui étaient venus avec Jimmy Carter au pouvoir, avaient pour théorie que la corruption des fonctionnaires, était un facteur du développement dans les pays en voie de développement. Cette théorie qui était plus inspirée par les pratiques en cours en Asie (le mode de production asiatique), partait de l’idée que la corruption participait de l’accumulation primitive du capital (sur la Corruption en général, lire la « corruption des fonctionnaires » de Hyacinthe Sarasoro).

L’investissement de l’argent de la corruption avait vocation à créer des industries et l’emploi.
Depuis cette théorie a fait long feu. La corruption a affaibli l’Afrique, parce que les produits de la corruption sont exportés vers l’extérieur de l’Afrique. Planqués dans les banques étrangères ces produits sont généralement perdus des que les titulaires des comptes quittent le pouvoir ou décèdent. Les exemples de Jean Bedel Bokassa de la Centrafrique, Mobutu du Zaïre, Sani Abacha du Nigeria, peuvent être cités à cet égard.

Rapporter au cas du Mali, celui qui aurait construit 40 villas, est certes corrompu, mais ses biens sont restés dans le pays. Lui n’a pas voulu aller construire un autre pays, en achetant ou en construisant dans un autre pays.

Ceux qui ont pris l’équivalent de cette somme mais qui l’ont planquée à l’extérieur du Mali sont moins dignes de la nation. Suivez mon regard. Les recherches doivent s’étendre jusqu’au Maroc, au Sénégal, en Côte d’Ivoire, au Canada, en Turquie, au Azerbaïdjan, au Kazakhstan etc.
Il me parait évident que les communications en cours autour des 40 villas, sont un écran de fumée pour cacher, l’affaire des avions cloués et celle des équipements militaires et l’avion présidentiel.
Il faut fort douter que les Maliens se laissent entrainer dans cette affaire de trois fonctionnaires, tant ils savent que la corruption trône au sommet de la colline.

<strong>Souleymane Koné</strong>

<strong>Ancien Ambassadeur</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Malversation financière : Une lettre qui enfonce la ministre de l’Enfant et de la Famille</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/malversation-financiere-une-lettre-qui-enfonce-la-ministre-de-lenfant-et-de-la-famille-2853876.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 03 Jan 2020 09:31:21 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Sirène</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Dérive, malversations financières, népotisme… aucun mot ne semble apaiser la colère d’une dame qui charge Dr. Aïssata Kassa Traoré, la ministre de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille (MPFEF). Dans une lettre de dénonciation, la plaignante révèle « des pratiques et faits de favoritisme à ciel ouvert, de malversations financières et d’abus délibérés dans la gestion désastreuse des budgets octroyés au ministère pour le fonctionnement et la mise en œuvre des politiques, programmes et activités par les services ». </strong>

La lettre de dénonciation rapporte des attributions délibérées et dirigées de marchés à des proches de la ministre, l’attribution des marchés faite sur le fond du torpillage des procédures et sur la base de considérations relationnelle, personnelle et familiale. « Ainsi, deux noms de fournisseurs ressortent comme étant les principaux bénéficiaires de plusieurs marchés par fractionnement : ISIS-SAS (une société Ecran au service de la directrice de la DFM et ou tenu par son mari (selon des informations) dont un intermédiaire serait mis en avant pour brouiller les pistes) ». La sœur « directe » de la Directrice de la DFM est aussi citée.

Dans le monde des fournisseurs collaborateurs du MPFEF, le malaise et le découragement sont très visibles et les critiques sont courants et dans tous les sens. « Etablissement de vrais faux contrats : la gestion des contrats, en particulier autour de la fourniture et de l’acquisition de matériels, d’équipements, de réhabilitation pour le compte de centres d’autopromotion des femmes est une des prises préférées de la directrice des finances. En effet, il ressort des investigations, que plusieurs de ces contrats sont expressément exécutés de façon partielle du point de vu quantité et ou leur non-exécution totale. « La stratégie mise en pratique par la DFM consiste à fractionner les contrats au compte du même fournisseur », poursuit la lettre.

<strong>Mauvaise gestion des budgets des Structures</strong>

Ainsi, des séries de lots multiples de contrats de 23 millions sont frauduleusement établis avec pour exécution partielle ou pas même à exécuter à la demande de la directrice. « Récemment, un fournisseur bénéficiaire du genre de contrats aurait refusé malgré l’acquisition des dits marchés. Mais selon les renseignements, les contrats auraient été annulés et exécutés par un second fournisseur », témoigne la lettre.

Selon la plaignante, la gestion budgétaire fait l’objet d’une distorsion sonnante et de manipulation marquée par un abus d’autorité sous la conduite de Mme Diakite Aïssata Hamar Traoré, Directrice des finances et du matériel, et pour soi-disant au compte et à la demande du Ministre, Dr Diakité Aïssata Kassa Traoré. « Pour plus de détails, voici quelques faits :

La coupe délibérée et systématique opérée sur tous les budgets et montants octroyés aux services, programmes avec la complicité du ministre Dr Aïssata Kassa Traoré. Pour quoi cette coupe et que fait-on avec ? Les frais de carburant, d’internet et des missions de suivi des services centraux sont les plus visés pour soi-disant au profit du cabinet et du Ministre) », rapporte la lettre.

<strong>Et des véhicules disparaissent</strong>

Il y a aussi l’utilisation arbitraire et unilatérale des budgets et montants des services pour des besoins non visés, les détournements multiples des frais de missions/perdiems d’agents (exemple : missions conjointes de suivi dans les régions de Kayes, Koulikoro, Sikasso, Ségou et Mopti) ; l’existence de noms fictifs sur les ordres de mission (DFM, CT Genre, Directeur, etc…).  La plaignante ajoute également la réalisation fictive des activités dites de plaidoyer ou de sensibilisation et ou parfois ; les détournements de véhicules à la faveur du ministre et de la DFM des véhicules réformés dont certains avant date échue (sur fond de tripatouillage des dossiers) ou en violation de toutes les règlementations en la matière. Exemple : Toyota Prado TX de l’OPF ;Hilux double cabine initialement destiné pour la DRPFEF du District de Bamako (détourné par le ministre Dr Aïssata Kassa Traoré au profit de sa mère). Et bien d’autres véhicules…

Autre fait grave, l’auteur de la lettre de dénonciation révèle que récemment la ministre a perçu 6 000 000 Fcfa sur les fonds régionaux de l’ABS 2019 à la suite de pressions et d’abus exercés sur les directions régionales. Nous reviendrons sur cette affaire dans nos prochaines publications avec plus de détails sur les noms et les niveaux de responsabilité de chaque complice. Nous allons aussi apporter un éclairage sur des départs record de cadres fuyant les méthodes de la ministre.

&nbsp;

Affaire à suivre !

<strong>A.D </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Administration publique : Les principales causes de l’enrichissement illicite identifiées</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/administration-publique-les-principales-causes-de-lenrichissement-illicite-identifiees-2852119.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 16 Dec 2019 09:20:44 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Observatoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le vendredi 13 décembre 2019, le président de la République, Son Excellence Monsieur Ibrahim Boubacar Keita a présidé la cérémonie de remise officielle du rapport 2017-2018 de l’office central de lutte contre l’Enrichissement illicite.</strong>

Pour une lutte efficace contre la corruption au Mali, l’office central de lutte contre l’Enrichissement illicite a remis son rapport au chef de l’Etat du Mali.

Dans le cadre de la lutte contre l’Enrichissement illicite, l’OCLEI a pour mission d’identifier les principales causes de l’enrichissement illicite, afin de susciter l’intérêt des agents publics dans le respect de la loi.

M. Moumouni Guindo dans son discours, a présenté le rapport produit par l’office durant l’année.

Selon M. Guindo, leur étude de l’enrichissement illicite dans l’administration publique au Mali, leur a permis de connaitre ses principales causes dans le secteur public qui était une de leurs motivations dans la mission.

Mr Moumouni Guindo a rappelé l’engagement personnel du Président de la République qui suit le long des travaux.

Le Chef de l’Etat, Monsieur Ibrahim Boubacar Keita a félicité l'équipe de l'OCLEI pour le travail abattu et réaffirmé son soutien à cette initiative indispensable pour la lutte contre l’Enrichissement illicite au Mali.<strong> </strong>

<strong>HT</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Lutte contre la corruption : À quand le tour des fonctionnaires milliardaires ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/lutte-contre-la-corruption-a-quand-le-tour-des-fonctionnaires-milliardaires-2851120.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/corruption/lutte-contre-la-corruption-a-quand-le-tour-des-fonctionnaires-milliardaires-2851120.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/12/Corruption.png" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 09 Dec 2019 11:49:52 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Difficile de comprendre que depuis le début, en septembre 2019, de la lutte implacable menée contre les prédateurs de notre tissu socioéconomique, qu’aucun fonctionnaire milliardaire n’ait encore été inquiété alors que des services de contrôle de l’État ont mis au grand jour la gestion désastreuse de bien de commis de l’État qui ont été nommés à la tête des directions de l’administration publique.</strong>

De l’arrestation de Bakary Togola, président de l’Assemblé permanente des chambres d’Agriculture du Mali (APCAM), en septembre, à celle du maire de la Commune II, Aba Niaré, en novembre dernier, en passant par celle du président du Conseil régional de Kayes et de ses complices, du maire de Baguinéda et certains de ses conseillers,  aucune poursuite n’a encore été lancée contre les fonctionnaires milliardaires, créés par le régime ADEMA (Alliance pour la démocratie au Mali) incarné à l’époque par l’ancien président, Alpha Oumar Konaré et l’ancien Premier ministre, Ibrahim Boubacar Keïta (IBK), aujourd’hui président de la République du Mali. Comme on le dit, «<strong>les vieilles pratiques ont la vie dure</strong>».

En 2002, avec l’arrivée d’Amadou Toumani Touré (ATT), le cap a été maintenu. Les fonctionnaires milliardaires ont continué à sucer le sang du peuple malien au vu et au su du président ATT qui est parti en guerre contre le fléau en créant un Bureau du Vérificateur général. Mais hélas ! Le nombre des fonctionnaires milliardaires est passé de vingt-un (21), en 1998, à soixante- neuf (69), en 2012. Et sous IBK, l’espérance déçue, élu, en 2013, c’est l’ère des généraux milliardaires de l’armée malienne ainsi que des élus de la nation. Que de gâchis sous le règne de ces vrais faux démocrates !

Si le déclenchement de la lutte contre les fossoyeurs de la République a été salué en son temps par la grande majorité de Maliens comme une lueur d’espoir et qui souhaitaient depuis des lustres que les délinquants financiers répondent de leurs forfaitures, les langues commencent à se délier. Certains pensent que la lutte contre la corruption et la délinquance financière est sélective, eu égard aux arrestations qui ont eu lieu épargnant jusqu’ici les agents véreux de l’administration publique. Ils considèrent que ceux-ci sont les plus grands délinquants financiers. Moussa Sangaré, gestionnaire d’une salle de gym dans un quartier de Bamako, la capitale malienne, est de cet avis. Il est convaincu que les fonctionnaires vont se couvrir dans cette affaire en faisant porter le chapeau par d’autres.

D’autres pensent le contraire. Quant à ceux-ci, ils estiment que toute action a un début et invitent les tenants de la première thèse à la patience. Amadou Coulibaly, enseignant dans une école privée de la rive droite du fleuve Niger, est catégorique. ’’<strong>Tous ceux qui ont pris un franc dans les caisses de l’État répondront tôt ou tard de leur gestion’’</strong>, déclare-t-il.

Il serait bon pour enlever toute équivoque que le Pôle économique et financier de Bamako fasse un tour dans le milieu des fonctionnaires milliardaires. Cela pourrait convaincre les plus septiques à faire de nouveau confiance à notre justice. Sinon, la lutte contre la corruption aura un goût amer dans l’opinion publique malienne dont la grande majorité dit haut et fort que tous les problèmes du Mali sont l’œuvre des fonctionnaires véreux et corrompus. Et elle pense que la collusion entre la politique et la religion portera un coup dur à la lutte contre la corruption.

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<strong>Les fonctionnaires milliardaires sous protection religieuse</strong>

Inquiets, paniqués au début de la lutte contre la corruption, les fonctionnaires millionnaires se la coulent douce quatre mois après la guerre déclarée contre le détournement de deniers publics. Un grand nombre d’entre eux ont trouvé refuge sous le parapluie de certains guides religieux musulmans. Ces derniers, depuis qu’ils sont parvenus à obtenir, en avril dernier, la tête de Soumeylou Boubèye Maïga de la primature, ont renforcé leur emprise sur les autorités politiques de notre pays qui sont aujourd’hui obligées de réfléchir avant de prendre une décision les concernant.

Avant cet épisode, l’immixtion de certains leaders religieux musulmans dans l’arène politique a permis à pas mal de fonctionnaires d’être parrainés par ceux-ci. Certains de ces agents de l’État avaient même élu domicile dans leur mosquée en attendant que le chef religieux leur trouve un point de chute juteux dans l’administration. Bénéficiant de cette ‘’p<strong>rotection</strong>’’, ils se sont mis à piller les biens de l’État sans demi mesure, devenant ainsi les bailleurs de fonds des manifestations de ces leaders religieux à qui ils doivent leur promotion.

Les rapports de vérification du Bureau du Vérificateur général et de la Cellule d’appui aux services de contrôle de l’administration (CASCA) font foi. Ils ont laissé des trous de centaines de millions et de milliards dans leurs services. On se rappelle que la Direction administration et financière d’un département ministériel du temps de Amadou Toumani Touré (ATT) a investi en seul jour onze millions dans l’achat du thé. La suite est connue de tous. Aucune poursuite n’a été engagée contre les personnes mises en cause dans ce gangstérisme financier.

Il sera difficile à l’heure où nous sommes d’aller extirper ces hommes et femmes qui financent les mosquées, les manifestations, les prêches avec l’argent volé à l’État pour entretenir des guides religieux qui  veulent à tout prix s’enrichir en se réfugiant derrière le nom de Dieu. Parce que les autorités ont la peur bleue pour aller à l’affrontement avec des hommes dont la capacité de nuisance peut porter préjudice à leur pouvoir.

Et ils sont nombreux les Maliens qui pensent que la justice ne pourrait rien faire contre ces bandits financiers qui sous protection de certains guides religieux musulmans.

Epargnés aujourd’hui, parce qu’en complicité avec certains hommes de foi pour s’adonner à des détournements du bien public, qu’ils sachent que la roue de l’histoire tourne.

<strong>Yoro SOW</strong>

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<title>Lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme: Dr Boubou Cissé clôt les états généraux.</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/lutte-contre-le-blanchiment-de-capitaux-et-le-financement-du-terrorisme-dr-boubou-cisse-clot-les-etats-generaux-2851019.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 09 Dec 2019 01:05:20 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Dépêche</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le Premier ministre, Chef du Gouvernement, Dr Boubou Cissé, a présidé, ce vendredi, la cérémonie de clôture, des états généraux sur la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme.

Cette rencontre a été organisée par la Cellule Nationale de Traitement des Informations Financières (Centif) et a note la présence des représentants des autres Centifs de la zone

Dans son allocution, le président du réseau des Centifs M.Tacher Hassane a informé l’assistance des recommandations des délégués notamment instituer une obligation de déclarer le transport frontalier d’espèces dans les pays de la sous-région.

Le Premier ministre s’est réjouit des conclusions de ces travaux. Il a également encouragé les Centifs à poursuivre leurs efforts pour la réussite de leur mission sensible et délicate

Il a transmis les assurances du Président de la République, SEM Ibrahim Boubacar Keïta et du Gouvernement qui ne ménageront aucun effet pour lutter contre toute forme de criminalité.

Enfin, le président de la Centif du Mali, M.Marimpa Samoura a présenté au Chef du Gouvernement, une maquette du futur siège de son organisme.]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Du rififi à l’INPS :  Trois structures de contrôle fouillent dans la gestion de l&amp;apos;ex&#45;directeur général Bréhima N. Diallo</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/du-rififi-a-linps-trois-structures-de-controle-fouillent-dans-la-gestion-de-lex-directeur-general-brehima-n-diallo-2850859.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 07 Dec 2019 01:32:50 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Rien ne va aujourd'hui au sein de l'Institut national de prévoyance sociale (Inps). Trois structures de contrôle sont depuis quelques semaines au sein de cette boite pour fouiller dans la gestion de l'ex-directeur général, Bréhima Noumoussa Diallo. Ce dernier a passé 10 ans à la tête de cette structure. Il s'agira donc de faire l'audit financier de l'Inps comme souhaité par la nouvelle directrice générale, Mme Sidibé Zamilatou Cissé, avant sa prise de fonction.

Ils sont au nombre de trois services de contrôle à s'activer actuellement à l'Inps : le Contrôle Général des services publics, des missions d'inspection et l'Inspection de la santé et des affaires sociales. Les conclusions de ces contrôles permettront à l'Institut national de prévoyance sociale (Inps) de mieux rebondir puisque la structure semble traverser une mauvaise passe, suite à la gestion de l'ex-Dg.

On se rappelle la déclaration de la directrice générale, Sidibé Zamilatou Cissé, lors du dernier Conseil d'administration qui a permis de démonter la gestion de l'ex-directeur général, Bréhima Noumoussa Diallo. Selon elle, l'Inps a connu une baisse de résultats au cours de l'exercice 2018. Ainsi, ces résultats sont passés de 10 milliards Fcfa en 2017 à près de 700 millions Fcfa en 2018.

Une manière de dire que le désormais l'ex-directeur général maquillait les chiffres pour toujours faire croire aux administrateurs que tout allait bien à l'Institut. <em>"En réalité, 2018 n'a pas été une très bonne année pour l'Inps parce que, comme vous l'avez remarqué dans le discours du président du Conseil d'administration, il y a eu une certaine baisse des résultats qui passent de 10 milliards Fcfa en 2017, avec des résultats d'exploitation de près 700 millions Fcfa en 2018. Dans ce cadre, le Commissaire aux comptes a identifié certaines insuffisances pour nous permettre d'avancer et remettre l'Inps dans la lancée d'augmentation de ses résultats"</em>, a révélait Mme Sidibé Zamilatou Cissé à la presse. Avant de préciser que <em>"cette baisse des résultats s'explique essentiellement par le fait que les dépenses ont progressé en 2018 plus que les ressources. L'une des raisons de cette augmentation des dépenses s'explique par l'achat de beaucoup d'équipements médicaux effectué par l'Inps". </em>

En tout cas, l'ex-directeur général, Bréhima Noumoussa Diallo, est très menacé par cet audit sur sa gestion durant les 10 années passées. Selon des langues qui se délient dans les couloirs de l'Inps, il risque la prison.

<strong>      </strong><strong>El Hadj A.B. HAIDARA</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Amarap : mauvaise gestion et détournements !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/amarap-mauvaise-gestion-et-detournements-2850567.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 05 Dec 2019 08:35:32 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Il se passe des choses peu nettes à l’Amarap (Agence malienne de radioprotection). C’est le Bureau du Vérificateur général qui vient d’en faire la découverte. Il en a fait cas dans un rapport publié depuis quelques jours. Lisez.</em></strong>

Les irrégularités administratives relevant des dysfonctionnements du contrôle interne sont de divers ordres et se présentent comme suit : l’AMARAP n’a pas de Manuel de procédures administratives, comptables et financières validé. L’Instruction n°02-0003/PRIM-CAB du 21 novembre 2002 du Premier ministre, relative à la méthodologie de conception et de mise en place de système de contrôle interne dans les services publics, indique : «…L’institution d’un manuel de procédures administratives, comptables et financières est un élément important du système de contrôle interne des services publics, dont les EPA. À ce titre, elle fait obligation à tous les services publics d’élaborer et de mettre en œuvre un manuel de procédures de contrôle interne...».

L’article 2 du Décret n°2015-0339/PM-RM du 7 mai 2015 portant création, organisation et fonctionnement de la commission de suivi des systèmes de contrôle interne dans les services et organismes publics précise : «La Commission a pour mission : la validation des manuels de procédures élaborés par les services et organismes publics ;la validation des modules de formation à l’application de ces manuels ;le suivi et l’évaluation des manuels de procédures ;la validation des mises à jour des manuels de procédures déjà validés».

Dans le but de s’assurer que l’AMARAP respecte le cadre réglementaire ci-dessus, l’équipe de vérification a demandé par courrier le manuel de procédures administratives, financières et comptables. Elle a constaté que l’AMARAP ne dispose pas de manuel de procédures administratives, comptables et financières validé par la commission. En effet, le manuel disponible n’a pas été soumis à la validation de la commission de suivi des systèmes de contrôle interne dans les services et organismes publics. La non-soumission du manuel à la validation par la commission peut augmenter le risque d’incohérence et de non-respect des principes du contrôle interne.

<strong>Le régisseur de l’AMARAP certifie des factures à la place du comptable-matières</strong>

L’article 27 du Décret n°10-681/P-RM du 30 décembre 2010 portant réglementation de la comptabilité-matières dispose : «...Dans tous les cas, la certification de la fourniture faite doit être portée sur le document  comptable par le comptable-matières sur la base de l’ordre d’entrée de la matière (OEM)».

L’Arrêté n°2011-4795/MEF-SG du 25 novembre 2011 fixant les modalités d’application du Décret n°10-681/PRM du 30 décembre 2010 portant réglementation de la comptabilité-matières précise en son article 8 :«... Le comptable-matières ou le comptable-matières adjoint certifie la fourniture faite, puis transmet l’ordre d’entrée du matériel à l’Ordonnateur matières pour approbation».

Dans le but de s’assurer du respect des dispositions susmentionnées, la mission a analysé les pièces justificatives fournies par le Régisseur d’avances. Elle a constaté que des factures relatives aux dépenses payées sur la régie durant la période sous revue ont été certifiées par le régisseur d’avances en lieu et place du comptable-matières. Les factures concernent essentiellement l’entretien et la réparation des véhicules, des climatiseurs et des produits alimentaires. Cette situation ne permet pas de s’assurer de la réalité des dépenses effectuées.

<strong>Le Directeur général de l’AMARAP a mis en place une commission irrégulière de réception</strong>

L’article 27 du Décret n°10-681/P-RM du 30 décembre 2010 portant réglementation de la comptabilité-matières stipule : «Toutes fournitures de matière, travaux ou services d’un montant inférieur à 2 500 000 FCFA ou qui ne présente aucun caractère complexe fait l’objet d’une réception par un agent désigné à cet effet par l’ordonnateur matière. Toutes fournitures de matière, travaux ou services d’un montant égal ou supérieur à 2 500 000 FCFA, fait l’objet d’une réception par une commission de (4) membres désignés par une décision de l’Ordonnateur- matières.

Cette commission appelée commission de réception est composée ainsi qu’il suit :président : le chef Division comptabilité-matières de la Direction des Finances et du matériel ou son représentant. Membres : le représentant du service bénéficiaire ; le technicien spécialiste du matériel ou de la matière désigné par l’ordonnateur matières ; le représentant du service chargé de l’administration des biens de l’Etat. Un représentant du contrôle financier assiste aux travaux de la commission de réception, en tant qu’observateur pour toutes fournitures de matière, de travaux ou de services atteignant un montant de 10 000 000 FCFA …».

Pour s’assurer du respect de cette disposition par l’AMARAP, la mission a examiné les factures d’achats, les décisions de mise en place des commissions de réception ainsi que les procès-verbaux (PV) y afférents. Elle a constaté que la composition des commissions de réception n’est pas conforme à la règlementation en vigueur.

En effet, en plus de l’absence du comptable-matières, le Directeur général ou son représentant préside la commission de réception en lieu et place du comptable-matières. Ces cas sont illustrés par les procès-verbaux n°4/2018 du 07 novembre 2018, n°5/2018 du 05 décembre 2018 et la Décision n°18-716/AMARAP-DG du 03 décembre 2018 de mise en place de la commission de réception. L’absence du Comptable-matières à la réception augmente le risque de réception fictive.

<strong>La commission d’ouverture des plis et d’évaluation des offres ne s’assure pas du respect des critères de qualifications des données particulières de l’Appel d’offres.</strong>

L’article 25.1 du Décret n°2015-0604/P-RM du 25 septembre 2015 portant Code des marchés publics et des délégations de service public indique : «Chaque candidat à un marché, quelle que soit la procédure de passation des marchés employée, doit justifier qu’il remplit les conditions juridiques et qu’il dispose des capacités techniques et financières requises pour exécuter le marché en présentant tous documents et attestations appropriés».

L’Instructeur aux Candidats du dossier d’appel d’offres (DPAO) capacité technique et expérience indique : «Le soumissionnaire doit prouver, documentation à l’appui qu’il satisfait aux exigences de capacité technique ci-après : donner la preuve d’être concessionnaire, distributaire agréé ou avoir l’autorisation d’un fabricant, d’un concessionnaire, d’un distributaire agréé. En cas de fourniture de l’autorisation du concessionnaire ou du distributaire agréé, joindre la copie de l’agrément dudit concessionnaire ou distributaire agréé…»

L’équipe de vérification pour s’assurer du respect des critères de qualification par les candidats ainsi que du respect des procédures de dépouillement par la commission, a examiné les données particulières de l’Appel d’offres (DPAO), les offres des soumissionnaires, les rapports de dépouillement, les notifications et les contrats de marché fournis par l’AMARAP pour la période sous revue.

Elle a constaté que le titulaire du marché n°00067 du 11 juillet 2017 relatif à la fourniture d’un (01) véhicule tout terrain 4X4 station wagon en lot unique pour le compte de l’AMARAP n’a pas fourni des pièces constitutives de l’offre, exigées dans les DPAO, notamment l’Autorisation du fabricant. En effet, <strong>le Groupe Motors Leader Africa Sarl (GML AFRICA)</strong>, titulaire dudit marché, a fourni une autorisation d’un fabricant, non conforme au modèle prévu dans les DPAO. Le modèle type de DPAO a subi une modification par le titulaire en remplaçant «sommes fabricant réputé» par le terme «agissant en tant que fabricant réputé». Nonobstant l’absence de cette pièce, la commission d’évaluation des offres a jugé son offre conforme et l’a proposé comme attributaire provisoire du marché. La non-fourniture en bonne et due forme des documents requis peut entraîner des défaillances dans l’exécution des marchés.

<strong>Les irrégularités financières </strong>

Le montant total des irrégularités financières s’élève à 48 480 042 FCFA. Lesdites irrégularités se présentent comme suit.Le Directeur général de l’AMARAP n’a pas justifié l’utilisation des tickets de carburant achetés.

L’article 2 du Décret n°10-681/P-RM du 30 décembre 2010 portant réglementation de la comptabilité-matières dispose : «La comptabilité-matières a pour objet le recensement et le suivi comptable de tout bien meuble et immeuble propriété ou possession de l’Etat, des collectivités territoriales, des organismes personnalisés soumis aux règles de la comptabilité publique...»L’article 3 du même décret dispose : «La Comptabilité-matières doit permettre à tout moment :la connaissance des existants et de leurs mouvements sous le double aspect de la quantité et de la valeur ;le contrôle des existants et de leur utilisation...»

Afin de s’assurer du respect de ces dispositions, l’équipe de vérification a demandé les documents d’acquisition, d’utilisation et de répartition des tickets de carburant. La mission a constaté que l’utilisation des tickets de carburant sous la dénomination «Appui» n’est pas justifiée. En effet, le Directeur général, en plus de sa dotation personnelle, enlève une partie des tickets de carburant achetés. Il n’a fourni à la mission aucun document relatif à l’utilisation desdits tickets.<strong>Le montant total des tickets de carburant non justifiés pour la période sous revue s’élève à 24 015 000 FCFA soit 4 803 tickets de 5000 FCFA.</strong>

<strong>Le Directeur général de l’AMARAP a procédé à l’utilisation irrégulière du carburant</strong>

L’article 2 du Décret n°10-681/P-RM du 30 décembre 2010 portant réglementation de la comptabilité-matières dispose : «La comptabilité-matières a pour objet le recensement et le suivi comptable de tout bien meuble et immeuble propriété ou possession de l’Etat, des collectivités territoriales, des organismes personnalisés soumis aux règles de la comptabilité publique...» L’article 3 du même décret indique : «La comptabilité-matières doit permettre à tout moment : la connaissance des existants et de leurs mouvements sous le double aspect de la quantité et de la valeur ; le contrôle des existants et de leur utilisation. Elle est tenue dans chaque section et par unité fonctionnelle. À la fin de chaque année, il doit être procédé obligatoirement à la reddition des comptes».

Le manuel des Procédures Administratives et Financières Publiques,en son point (1.1.3.5) indique : «Principe de la spécialité budgétaire : La spécialité de l’autorisation parlementaire consiste dans la ventilation de crédits en unités bien déterminées. Les crédits budgétaires sont ventilés par :destination, Section et Unité Fonctionnelle "UF" ;nature de dépenses et Code Economique "CE"...»

Afin de s’assurer du respect de ces dispositions, l’équipe de vérification a demandé les documents d’acquisition, d’utilisation et de répartition des tickets de carburant achetés. La mission a constaté que le Directeur Général de l’AMARAP a détourné de son objet l’utilisation des tickets de carburant achetés pour un montant total  de 3 185 000 FCFA, notamment en violation du principe de la spécialité budgétaire.

En effet, l’utilisation du carburant acheté en date du 08 novembre 2018 par le mandat AD n°18 et la facture n°0237 non datée de STAR OIL, a été justifiée par la liste d’émargement du paiement en espèce des jetons de présence, des honoraires et des per diem du 18<sup>ème</sup>conseil d’administration pour un montant de 3 100 000 FCFA ainsi que le paiement des factures d’achats du petit matériel pour un montant de 85 000 FCFA. De plus, le montant total des pièces justificatives fournies à l’équipe dépasse d’un montant de 35 611 FCFA, la somme de 3 185 000 FCFA ayant servi à l’achat des tickets de carburant.

<strong>Le Directeur général de l’AMARAP a payé des jetons de présence sans fondement légal</strong>

L’article 44 du Décret n°2014-0349/P-RM du 22 mai 2014 et du Décret n°2018-0009/P-RM du 10 janvier 2018 portant règlement général sur la Comptabilité publique dispose : «Les dépenses de l’Etat sont autorisées par la loi de finances. Celles de ses établissements publics sont autorisées par leur Conseil d’administration ou organes délibérants en tenant lieu».

La mission, dans le but de s’assurer que les dépenses effectuées par le Régisseur sont autorisées et soutenues par des pièces justificatives probantes, a analysé les pièces fournies à l’appui du paiement des jetons de présence. Elle a constaté que des jetons de présence sont payés lors des Conseils d’Administration (CA) sans fondement légal.

En effet, le Directeur général n’a pu fournir à la mission ni les délibérations du Conseil d’Administration, ni les procès-verbaux (PV) autorisant le paiement desdits jetons lors des 13ème, 14ème, 15ème, 16ème et 17ème sessions du Conseil d’Administration. De plus, la mission a également constaté que le taux des jetons de présence varie d’une session à l’autre. Le montant total des jetons de présence irrégulièrement payés s’élève à 12 035 000 FCFA.

<strong>L’Agent Comptable de l’AMARAP n’a pas justifié des indemnités de déplacement</strong>

L’Article 8 du Décret n°2016-0001/P-RM du 15 janvier 2016 fixant les conditions et les modalités d’octroi de l’indemnité de déplacement et de mission dispose : «les missions sont justifiées par l’ordre de mission dûment visé par les autorités compétentes et par la carte d’embarquement s’il ya lieu. Toute mission non justifiée dans les 15 jours qui suivent la fin de la mission fait l’objet d’un ordre de recette».

Afin de s’assurer du respect de cette disposition, la mission a examiné les pièces justificatives des paiements effectués par l’Agent Comptable au titre des indemnités de déplacement. Elle a constaté que l’Agent Comptable n’a pas justifié le paiement des indemnités de déplacements de trois missions dont une à l’intérieur et deux à l’extérieur.

En effet, les mandats n°69 du 14 mars 2017, n°34 du 1er septembre 2018 et n°10 du 1er mai 2018 émis pour le paiement des indemnités de déplacement ne sont pas soutenus par des pièces justificatives requises, notamment l’ordre de mission visé ou la carte d’embarquement. Le montant total de ces indemnités de déplacement non justifiées s’élève à 2 431 142 FCFA.

<strong>L’Agent Comptable de l’AMARAP n’a pas reversé des produits issus de la vente des dossiers d’appel d’offres</strong>

L’alinéa 3 de l’article 9 de l’Arrêté n°2015-3721/MEF-SG du 22 octobre 2015, fixant les modalités d’application du Décret n°2015-0604/P-RM du 25 septembre 2015, portant code des marchés publics et des délégations de service public précise : «…Toutefois, 80% des produits de la vente des dossiers des Collectivités Territoriales et des Etablissements publics sont reversés au Trésor Public et 20% à l’Autorité de Régulation des Marchés Publics et de Délégation de Service Public. En ce qui concerne les organismes personnalisés, les produits issus de la vente des dossiers d’appels d’offres sont versés au comptable dudit organisme».

Afin de s’assurer du respect de cette disposition, la mission a examiné les dossiers d’appel d’offres vendus aux soumissionnaires, les rapports d’ouverture des plis ainsi que les reçus de paiement y afférents. Elle a également vérifié si les produits issus de la vente ont été reversés au Trésor Public et à l’Autorité de Régulation des Marchés Publics et des Délégations de Service Public. La mission a constaté que l’Agent Comptable n’a reversé ni dans le compte bancaire de l’AMARAP ni à l’Autorité de Régulation des Marchés Publics et de Délégation de Service Public les produits de la vente des dossiers d’appel d’offres. En effet, il n’a pu fournir à l’équipe aucune pièce justifiant le reversement desdits produits dont le montant s’élève à 200 000 FCFA.

<strong>Le Directeur général et l’Agent Comptable ont effectué des dépenses irrégulières</strong>

L’article 34.1 du Décret n°2015-0604/P-RM du 25 septembre 2015 portant code des marches publics et des Délégations de service public indique : «Avant tout appel à la concurrence ou toute procédure de négociation par entente directe, la nature et l’étendue des besoins sont déterminées avec précision au cours d’une réunion tripartite annuelle regroupant utilement l’administrateur de crédits, la personne responsable du marché et le service technique spécialisé. Le marché public ou la délégation de service public conclu par l’autorité contractante doit avoir pour objet exclusif de répondre à ces besoins».

L’article 6 de l’Arrêté n°2015-3721/MEF-SG du 22 octobre 2015 fixant les modalités d’application du Décret n°2015-0604/P-RM du 25 septembre 2015 portant code des marchés publics et des délégations de service public précise : «La détermination des besoins par l’autorité contractante en vue de la passation d’un marché est effectuée selon les principales étapes suivantes :a) établir que la commande envisagée répond à une demande ;b) faire valider le principe de la commande et le calendrier par l’autorité compétente […]».

L’article 2 du Décret n°10-681/P-RM du 30 décembre 2010 portant réglementation de la comptabilité-matières dispose : «La comptabilité -matières a pour objet le recensement et le suivi comptable de tout bien meuble et immeuble propriété ou possession de l’État, des collectivités territoriales, des organismes personnalisés soumis aux règles de la comptabilité publique...» L’article 3 du même décret prévoit : «La Comptabilité-matières doit permettre à tout moment : la connaissance des existants et de leurs mouvements sous le double aspect de la quantité et de la valeur ; le contrôle des existants et de leur utilisation...»

Afin de s’assurer de la régularité et de la sincérité des achats effectués par l’AMARAP, la mission a procédé au rapprochement des informations recueillies des liasses de pièces justificatives (dossiers d’engagement, de mandatement et de paiement) avec celles issues de la tenue des stocks du magasin (registre de mouvement et bon de sortie des matériels) ainsi qu’aux contrôles d’effectivité, et à des entrevues.

La mission a constaté que le Directeur général et l’Agent Comptable de l’AMARAP ont procédé à l’achat des pneus en l’absence de besoins formellement exprimés. En effet, à la suite de l’examen des pièces justificatives des dépenses, il ressort qu’ils procèdent, chaque année, à l’achat des pneus sans que le besoin ne soit exprimé par les utilisateurs des véhicules concernés. Ainsi, en moins de deux ans, ils ont acheté 83 pneus pour un parc automobiles de sept véhicules, pour un montant total de 17 688 200 FCFA suivant les mandats n°36 du 10 février 2016, n°220 du 09 novembre 2016 et n°170 du 18 août 2017 et les factures n°0021/ TA/16 du 10 novembre 2016, n°0089/TA/16 du 03 novembre 2016 et n°40 du 15 août 2017.

À titre d’illustration, en 2017, l’Agent Comptable a acheté 10 pneus pour le véhicule immatriculé K9567. De plus, sur les 83 pneus, 50 ont été effectivement utilisés sur des véhicules. En effet, le comptable-matières n’a pas apporté à l’équipe, la preuve de l’utilisation ou de l’existence physique des 33 pneus dans le magasin. Le montant total des irrégularités s’élève à 6 613 900 FCFA.

<strong>Transmission et dénonciation de faits par le Vérificateur général au président de la section des comptes de la Cour suprême et au procureur de la République près le Tribunal de grande instance de la Commune III du District de Bamako chargé du Pôle économique et financier relativement à :</strong>

La non-justification des tickets de carburant achetés pour un montant total de 24 015 000 FCFA ; l’utilisation irrégulière des dépenses liées au carburant pour un montant total de 3 185 000 FCFA ; au paiement sans base légale des jetons de présence pour un montant total de 12 035 000 FCFA ; au paiement non justifié des indemnités de déplacement pour un montant total de 2 431 142 FCFA ; au non-reversement des produits issus de la vente des dossiers d’appels d’offres pour un montant total de 200 000 FCFA ;aux dépenses irrégulières pour un montant total de 6 613 900 FCFA.

<strong> </strong>

<strong>Moussa Touré avec le BVG</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Mauvaise gestion à  SOS Villages d’Enfants Mali : Le Directeur général décrié</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/mauvaise-gestion-a-sos-villages-denfants-mali-le-directeur-general-decrie-2850600.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 05 Dec 2019 06:57:58 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Les autorités maliennes vont-elles prendre des mesures pour démasquer la machine à piller des Villages d’Enfants SOS Mali? En tout cas, le jeu en vaut la chandelle, rien que de part les pratiques d’outre-tombe qui ont cours dans le service du Directeur de cette association professionnelle, en la personne de M. Wandé Diakité. </strong>

Depuis l’arrivée de Wandé Diakité à la tête de l’Association Malienne des Villages d’Enfants SOS Mali, la mauvaise gestion des ressources humaines et financières et bien d’autres phénomènes jugés diffus sont devenus courants au niveau de cette organisation. Et si les autorités maliennes pouvaient ordonner, sans complaisance ni parti pris, la vérification de fonds en comble de la Direction du Village d’Enfants SOS Mali, on devrait, peut-être, découvrir un grand réseau de mafieux savamment monté en vue de saccager les fonds de l’association.

<strong>Témoignages bouleversants </strong>

L’ensemble des cadres et travailleurs de cette association professionnelle de renom dénoncent une « <em>mauvaise gestion</em> » du Directeur national, Wandé Diakité. C’est dans ce sens qu’ils ont élaboré un mémorandum qui sera remis bientôt à qui de droit. Objectif : dénoncer un mal anonyme reçu par le personnel et des injures proférées à l’encontre de certains responsables. Les travailleurs révèlent des « <em>insuffisances</em> » au niveau de la gouvernance du dirlo de la structure qui se caractérisent, selon eux, par un « <em>totalitarisme d’une autre époque</em> » et expriment leur totale réprobation vis-à-vis des « <em>disparités criardes</em> »  et du « <em>régionalisme</em> » constatés au sein du service. Les travailleurs de la boîte désapprouvent le « <em>comportement irrespectueux, narguant et arrogant de leur directeur général et d’une certaine catégorie de membres du Conseil d’Administration</em> ».

À la suite de ces condamnations retenues dans ce mémorandum, les travailleurs demandent le départ illico du directeur général, Wandé Diakité, et la dissolution pure et simple du Conseil d’Administration.

Les dénonciations des travailleurs de l’Association Malienne des Villages d’Enfants SOS concernent aussi la mauvaise communication du dirlo, Wandé Diakité, avec ses collaborateurs. À en croire les travailleurs, il peine à se faire accepter du fait de son «<em> arrogance </em>» et son manque de respect des autres : écarts de langage et violences verbales, vis-à-vis, de ses collègues ; menaces de licenciement ; délation ; calomnie, médisance etc.

Par ailleurs, les travailleurs expliquent que le dirlo Wandé Diakité, utilise les moyens de SOS Villages d’Enfants Mali, à d’autres fins (mission de la Jeune Chambre Internationale à Mopti ; festival du Niger ; rencontre des rappeurs dans la région de Ségou…). Autrement dit, même s’il y a décaissement, c’est sans rapport avec les besoins réels du service.

Plus grave encore, le Dg Wandé, selon les travailleurs de SOS Villages d’Enfants Mali, n’a pas d’amour pour les enfants et jeunes SOS. Car arguent-ils : <em>« il peut faire plusieurs tours aux villages, sans visiter une seule famille SOS</em> ». Et comme si cela ne suffisait pas, les travailleurs attestent que l’empêchement des collaborateurs à atteindre les objectifs professionnels, n’est pas de nature à tempérer les curiosités de leur dirlo, Wandé Diakité. Ces empêchements vont de l’arrêt des missions de supervision dans les Programmes de renforcement de la famille (PRF) en passant par l’arrêt du processus de recrutement de l’Assistant-Ressources Humaines pour ses propres intérêts de dirlos de SOS Villages d’Enfants Mali.

En plus, les travailleurs de la structure dénoncent l’application systématique des attributions de marchés, en violation flagrante des procédures de passation. Dans ce processus, le Comité d’achat est contourné pour certaines dépenses et les marchés sont attribués, directement, à des fournisseurs qui apportent, eux-mêmes les factures concurrentielles. Et les prestataires qui rentrent dans ce jeu sont, entres autres, FAMID ; SOKOA ; TANCIA ; TESSOUGUE CONSTRUCTION ; HOTEL LES COLONNES et AUDACITY.

<strong>SOS Villages d’Enfants ou les « <em>Entreprises Wandé</em> » </strong>

En un mot comme en cent mots, les travailleurs de SOS Villages d’Enfants Mali sont unanimes que leur dirlo, Wandé Diakité, n’honore pas du tout leur organisation. Au motif qu’il est une personne déloyale et d’une duplicité hors pairs. Et l’organisation des festivités de l’Association en est la parfaite illustration.

Cependant, pour sauver leur structure et l’avenir des enfants, les travailleurs de SOS Villages Mali ont adressé, officiellement, une lettre au Conseil d’Administration de l’Association pour exiger, purement et simplement, la révocation de leur dirlo, Wandé Diakité. Car décrient-ils : « <em>nous ne sommes plus prêts à travailler avec lui pour perte de confiance </em>». Toutefois, ils attendent une réponse urgente du Conseil d’Administration et se réserve le droit, en cas de non satisfaction, d’engager des actions concrètes pour la satisfaction de leurs revendications.

C’est dans ce sens que nous avons tenté d’avoir un entretien avec le directeur national de SOS Villages d’Enfants Mali, Wandé Diakité, dans la matinée du lundi dernier. Mais ce fut peine perdue.

Décidemment, SOS Villages d’Enfants Mali est en proie à une situation jamais égalée. En premier lieu, l’éthique et la déontologie sont foulées au pied depuis des lustres. L’arrivée du dirlo Wandé Diakité a permis une réglementation des pratiques frauduleuses au niveau  de cette organisation. En bloc. Normalement,  la réglementation engendre l’application rigoureuse des normes, mais on assiste, aujourd’hui, à un népotisme et une magouille sans précédent.

À qui profite ce genre d’activités mafieuses? Et tout le monde s’interroge actuellement si les partenaires de l’Association ne seront pas roulés dans la farine. (Nous y reviendrons dans nos prochaines éditions. Gardez votre souffle).

En tout cas, voilà une situation qui loin de troubler l’ordre public (comme rapporteraient les maffiosi de la république), sonnerait comme une véritable alerte aux oreilles de nos dirigeants. Si en réalité le régime veut aller loin, il ferait mieux de tirer au clair les affaires en cour au niveau de l’Association Malienne des Villages d’Enfants SOS. Sa crédibilité en dépend aussi, même si il peut cacher d’autres affaires managées par des proches. Sauf s’il veut à l’instar de certains responsables de l’administration d’État devenir une menace pour la famille et  l’enfance au Mali.

Affaire à suivre, donc.

<strong>A. Diallo</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Corruption dans l’administration : Le Général Abdoulaye Cissé, gouverneur de la région Mopti, cité dans un détournement de 3 millions FCFA</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/corruption-dans-ladministration-le-general-abdoulaye-cisse-gouverneur-de-la-region-mopti-cite-dans-un-detournement-de-3-millions-fcfa-2849652.html</link>
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<pubDate>Wed, 27 Nov 2019 15:10:08 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le Syndicat autonome des administrateurs civils (SYNAC) et le Syndicat libre des travailleurs du ministère de l’Administration territoriale (SYLTMAT) protestent contre «<em>les retenues injustifiables sur les fonds destinés à la révision annuelle des listes électorales par le Gouverneur de la Région de Mopti, le Général Abdoulaye Cissé</em>». Ils l’ont fait savoir  à travers une lettre de dénonciation envoyée au ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation.

Le Syndicat autonome des administrateurs civils (SYNAC) et le Syndicat libre des travailleurs du ministère de l’Administration territoriale (SYLTMAT) fulminent et tapent du poing sur la table. Les Comités exécutifs nationaux des deux syndicats dénoncent avec véhémence la concussion dans la région de Mopti. C’est en tout cas la teneur de la lettre qu’ils ont envoyée au ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, Boubacar Alpha Bah.

Dans cette missive, le SYNAC et le SYLTMAT assurent que les fonds destinés aux opérations de révision annuelle des listes électorales dans la région de Mopti ont fait l’objet de malversation de la part de certains représentants de l’Etat aux niveaux régional et local. Selon les deux syndicats, le Gouverneur, le Général Abdoulaye Cissé, «<em>aurait procédé à des retenues injustifiables sur les fonds sus mentionnés</em>». Un prélèvement effectué dans les sept cercles de la région.

Ainsi, dans le cercle de Bandiagara, 500 000 Fcfa ont été prélevés, 400 000 Fcfa à Koro. Les cercles de Douentza, Bankass, Youwarou, Ténékoun et Djenné ont chacun été victime d’une ponction de 350 000 Fcfa. Au total, 3 millions Fcfa ont été retenus par le chef de l’exécutif régional. Une ponction que les deux syndicats jugent «<em>illégale, irresponsable que malveillante et digne d’une époque grégaire</em>».

Conscients de l’importance et de la sensibilité des opérations de révision des listes électorales,  les Comités exécutifs nationaux du SYNAC et du SYLMAT estiment qu’«<em>il n’est pas tolérable qu’elles soient troublées par des incidents créés par une telle forfaiture qui ne peut qu’effriter la confiance entre les autorités administratives et les agents chargés du processus</em>».

Face à cette situation, le Syndicat autonome des administrateurs civils (SYNAC) et le Syndicat libre des travailleurs du ministère de l’Administration territoriale (SYLTMAT) demandent au ministre de tutelle de procéder à des «investigations» sur ces allégations et en tirer toutes les conséquences.

Il faut rappeler que suite à la pression du Gouvernement, certains représentants de l’Etat ont accepté de prendre les montants incomplets. Ce que dénoncent  les Comités exécutifs nationaux du SYNAC et du SYLMAT.

<strong>Abdrahamane SISSOKO </strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>AMADER :  Des dizaines de millions injustifiées pour l’entretien des véhicules</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/amader-des-dizaines-de-millions-injustifiees-pour-lentretien-des-vehicules-2-2849611.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 27 Nov 2019 11:14:39 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em><strong>L’Agence Malienne pour le Développement de l’Électrification Rurale </strong></em><strong>(AMADER) n’a pas fait l’objet d’un appel d’offres, en vue de sa privatisation. Du moins, pas à notre connaissance. Mais tout porte à croire qu’elle est victime depuis des ans d’une Offre Publique d’Achat (OPA) qui ne dit pas son nom : elle est au service exclusif de sa Direction et de ses parrains : gestion clanique des ressources humaines et financières, détournement à la pelle, achat de conscience et de silence, magouille et affairisme à ciel ouvert… Tout y passe sans que cela n’offusque personne. Décidément, le secteur de l’électrification rurale dans notre pays porte les germes de sa propre destruction.</strong>

Face à la gabegie ambiante à l’AMADER et à l’affairisme du clan qui la dirige, doit-on s’emmurer dans un silence pour éviter les foudres de sa colère ? Heureux, ceux qui se posent, encore, ces questions. Car, il y a longtemps que  l’oligarchie de <em>L’Agence Malienne pour le Développement de l’Électrification Rurale</em> a anesthésié les convictions. Avec espèces qui sonnent en trébuchant. Et partout, le même constat, l’amer constat : motus et bouche cousus. Personne pour dénoncer ces détournements à la pelle. On reste de marbre, face à la gestion clanique de l’AMDER, face à cette gabegie ambiante qui hypothèque l’avenir des maliens.

Partout, le même silence assourdissant. Parce que les responsables de l’AMADER versent des liasses dans leur escarcelle. Donc, il faut applaudir leurs faiblesses, tolérer ses fantasmes.

<em><strong>L’AMADER ou une société privée ?</strong></em>

<em>La gestion financière des périodes 2015, 2016 et 2017 de l’AMADER n’a pas échappé à l’appétit vorace de ses responsables. Par petite touche, ils ont sucé les caisses, érigés le népotisme en mode de gestion. L’espoir tant suscité auprès des populations rurales a viré au cauchemar. Un flot magistral.</em>

<em>En effet,  le Contrôle général des services publics a relevé plusieurs dysfonctionnements et irrégularités financières, dont des dépenses non autorisées, notamment le dépassement des prévisions au titre de l’entretien et la réparation des véhicules et motos. S’y ajoute, l’ouverture de 4 comptes bancaires sans l’autorisation du ministre de l’Économie et des Finances</em><em>. </em>

Concernant la vérification de l’existence et de l’application des conventions, accords internationaux, des textes législatifs et réglementaires à l’AMADER, l’audit a relevé l‘ouverture de 4 comptes bancaires sans l’autorisation du ministre de l’Économie et des Finances, en violation des dispositions de l’article 61 du décret n°2014- 0349/P-RM du 22 mai 2014. Le même document révèle que les ressources propres ont été minorées d’un montant de 7 100 000 FCFA. Ce montant correspond à la somme des versements de 600 000 F CFA, 3 400 000 F CFA et 3 100 000 F CFA effectués respectivement en 2015, 2016 et 2017 sur le compte n°002001200514-04 BNDA, comme ressources propres, et qui n’ont pas été comptabilisés.

S’agissant de la vérification de l’achat des biens et services (contrats simplifiés), les enquêtes démontrent que l’AMADER ne respecte pas systématiquement les dispositions du Code des marchés publics et de ses textes d‘application relatifs à: l’expression de besoins; la demande de cotation écrite; la notification des contrats d’un montant; l’établissement de contrats simplifiés; l’absence de PV de réception relatif à l’achat des fournitures de bureau pour un montant de 4 039 140 FCFA (contrat n°04/ME/Amader du 03/11/14).

En outre, le Contrôle indique qu’en 2015, l’AMADER a, dans un premier temps, procédé à l’achat de consommables de bureau pour un montant de 1 165 545 FCFA en dépit du marché à la clientèle F15-01/Amader signé le 18 juin 2015 à cet effet. Dans un second temps, les enquêtes précisent que courant l’année 2015, l’Amader n’a pas respecté les prévisions budgétaires relatives à l’entretien et réparations de véhicules. En effet, les dépenses sur ce poste se sont élevées à 35 877 310 FCFA, contre une prévision budgétaire de 20 750 000 FCFA, soit un dépassement de 15 127 310 FCFA.

Aussi, la gestion des ressources humaines laisse à désirer. À ce titre, les enquêteurs ont décelé d’une part l’inexistence de contrats de travail entre l’AMADER et deux fonctionnaires en disponibilité. Il s’agit du chef de la Cellule suivi-évaluation et informatique et du chef de service Gestion durable des ressources bois, énergie. Leurs contrats ont pris fin en 2015. D’autre part, les auditeurs ont pu découvrir le non-reversement des prélèvements obligatoires (Inps et AMO) portant sur la somme de 1 837 443 F.CFA sur les prestations du consultant, M. Aliou Maïga. « <em>En effet, 5 729 622 FCFA ont été versés contre 6 635 400 FCFA au titre des mois de novembre, décembre 2015, janvier, février, mars 2016 et 8 357 895 FCFA ont été versés contre 9 289 560 FCFA au titre des mois de janvier à juillet 2017</em> », indique l’enquête.

Face à cette situation, les enquêteurs ont formulé des recommandations. À l’attention du Président-directeur général de l’Amader, le Contrôle général des services publics recommande de  régulariser en demandant l’autorisation préalable du ministre de l’Économie et des Finances l’ouverture des différents comptes bancaires de l’Amader; établir les contrats de travail entre l’Amader et les fonctionnaires en détachement; justifier les dépenses non autorisées d’un montant total de 15 127 310FCFA à savoir le dépassement des prévisions au titre de l’entretien et réparation des véhicules et motos en 2015; justifier le montant de 1 165 545 FCFA au titre des consommables de bureau alors qu’un marché à la clientèle a été conclu; établir les expressions de besoin, les bordereaux de livraison ou d’attestation de services faits; établir des contrats simplifiés pour toutes les acquisitions de biens et services dont le montant est supérieur à 500 000 FCFA et inférieur au seuil de passation des marchés conformément au Code des marchés publics.

À l’agent comptable ils recommandent de recouvrir et reverser le montant de 1 837 443 FCFA concernant les prélèvements obligatoires (Inps et AMO) pour le consultant M. Aliou Maïga et enfin procéder à l’enregistrement de toutes les ressources propres.

<strong>L’AMADER, victime de sa hiérarchie</strong>

En  bloc, l’AMADER est malade. Malade de ces responsables, qui n’en font qu’à leur guise.

« <em>C’est fini, l’AMADER est morte ! Elle n’existe que pour une poignée de cadres, de la Direction </em>», nous confie un travailleur de cette structure. Mais, à en croire certains responsables, les prochains jours seront compliqués à l’AMADER. Et si cette situation se poursuit, le gouvernement risque de faire le deuil du projet d’électrification rurale. Et son collègue d’ajouter l’air visiblement déçu : « <em>si l’AMADER est censé être le fer de lance de la politique d’électrification rurale de l’État, sa gestion, aujourd’hui est d’une opacité sans équivalent</em> ». Avant de conclure : « <em>si des changements ne sont pas apportés au sein de ce service, les prochains jours seront durs pour l’État, les maliens…</em> »

Certes, l’a Direction de l’AMADER vaut mieux que rien. Mais elle reste la pire en ce qui concerne la gestion du projet d’électrification rurale. Et pendant que la structure saigne, les cadres roulent dans de luxueuses bagnoles tout en hissant des bâtisses dans les quartiers huppés de la capitale. Mieux, selon certaines indiscrétions, ils se taillent des périples en Occident. Voilà, tout le sens à donner à l’hémorragie financière que connaît, aujourd’hui, l’AMADER.

Pour recouper nos informations, nous avons tenté de rencontrer la Direction de l’AMADER à travers son Secrétariat. En vain. Que se reproche-t-elle au juste ?

Par ailleurs quel est le sort actuel des populations du cercle de Sadiola, dans le cadre de l’électrification rurale ? Une situation sur laquelle nous donnerons des détails dans nos prochaines éditions.

<strong>Cyrille Coulibaly</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Région de Mopti: 03 millions FCFA «illégalement prélevés»  sur des fonds de révision annuelle des listes électorales</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/region-de-mopti-03-millions-fcfa-illegalement-preleves-sur-des-fonds-de-revision-annuelle-des-listes-electorales-2849376.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/corruption/region-de-mopti-03-millions-fcfa-illegalement-preleves-sur-des-fonds-de-revision-annuelle-des-listes-electorales-2849376.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 26 Nov 2019 02:24:12 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Le Syndicat autonome des Administrateurs Civils (SYNAC) et le Syndicat libre des Travailleurs du ministère de l’Administration territoriale (SYLTMAT) protestent ouvertement contre les agissements du Gouverneur de la Région de Mopti. Les Comités Exécutifs Nationaux des deux syndicats ont envoyé une lettre de « dénonciation » au ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation.</strong>

-<strong>Maliweb.net-</strong><em> «Une ponction aussi illégale, irresponsable que malveillante»</em>, dénoncent les administrateurs civils. Les syndicalistes assurent que les fonds destinés aux opérations de révision annuelle des listes électorales dans la région de Mopti ont fait l’objet de malversation de la part de certains représentants de l’Etat au niveau régional et local». Dans leur correspondance, les deux syndicats écrivent: <em>«le général Abdoulaye Cissé aurait procédé à des retenues injustifiables sur les fonds» </em>sus mentionnés.

Dans le cercle de Bandiagara 500 000 FCFA ont été prélevés, 400 000 FCFA dans le cercle de Koro. Les cercles Douentza, Bankass, Youwarou, Ténékoun et Djenné ont chacun été victime de la ponction de 350 000 FCFA. Au total, 3 millions FCFA auraient été retenues par le Chef de l’exécutif régional. Face à la  situation, les préfets ont tout simplement renoncé aux sommes proposées surtout qu’ils devaient émarger en reconnaissant avoir reçu la totalité des montants alloués.

Les syndicats expriment leur « total désaccord» face à ces faits et demandent au ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation de procéder à des «investigations» sur ces allégations et en tirer toutes les conséquences.

<strong>Mamadou TOGOLA/Maliweb.net</strong>

<img class="aligncenter size-full wp-image-2849382" src="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2019/11/fax.jpg" alt="" width="650" height="1156" />]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Corruption&#45;Délinquance Financière :  Le temps des magouilles !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/corruption-delinquance-financiere-le-temps-des-magouilles-2846330.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/corruption/corruption-delinquance-financiere-le-temps-des-magouilles-2846330.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 04 Nov 2019 01:41:02 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Aube</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>De l’arrivée au pouvoir du président IBK, en septembre 2013, à nos jours, le Mali tourne au rythme de scandales financiers qui paralysent le fonctionnement de l’Administration, asphyxient l’économie et ternissent l’image du pays. Achat d’avion de commandement, contrat d’armement,  sanctions des bailleurs de fonds. </strong>

<em>Jamais dans l’histoire de la République, un régime ne s’est autant signalé par sa propension  à s’accaparer, détourner et gaspiller les ressources de l’Etat. Le Mali sous Ibrahim Boubacar Keita offre un visage</em><em><strong>  </strong></em>peu réjouissant en matière de bonne gouvernance. En effet, les scandales financiers se sont multipliés et sont restés impunis très  loin des promesses  du  candidat IBK. Aussi, de l’achat de l’avion présidentiel à la nébuleuse affaire des 1000 tracteurs, en passant par les diverses contrats d’armement et les engrais frelatés, tous les scandales dégagent une forte odeur de corruption et de détournements de grande envergure.

L’une  des  affaires qui aura le plus marqué  l’opinion publique reste sans doute  celle liée à l’achat de l’avion présidentiel, En effet, hors de toute inscription budgétaire, 20 milliards de francs CFA ont été sortis des caisses de l’Etat pour acquérir un Boeing 737 non encore immatriculé au nom du Mali, alors même que le pays dispose d’un avion présidentiel (Boeing 727) en bon état et dont l’assurance contractée auprès de l’assureur londonien, Allianz, avait été renouvelée jusqu’en 2015. Pour les Maliens et les bailleurs de fonds, c’est moins l’achat proprement dit de l’avion qui pose problème, que le contexte (la crise qui secoue le pays) et les conditions douteuses de son acquisition pour le confort personnel du président et celui de sa famille. .Le FMI (Fonds monétaire international) et la Banque mondiale étaient sortis de leur réserve pour exprimer leur mécontentement. Le Bureau du Vérificateur général a été commis par le FMI pour auditer cette affaire, ainsi que la section des comptes de la Cour suprême. Les rapports de ces deux structures de contrôle sont accablants : des surfacturations comprises entre 29 milliards et 38 milliards sont décelées.

En outre, lors de l’acquisition de l’avion,  un contrat d’exploitation est signé avec l’entreprise  Jet Magic Limited basé à Malte, le bureau du vérificateur général n’a jamais eu accès au contrat bail. Il faut signaler aussi  l’existence d’une ligne budgétaire (dans  les charges communes) depuis  2013 pour couvrir les frais du contrat. Il s’élève depuis 2013 à  3 milliards par ans. Pis, aujourd’hui encore, nul ne sait si l’avion « acheté » appartient au Mali. Le mystère entoure cette sombre affaire qui a certainement des ramifications  à l’extérieur…

<strong> </strong>

<strong> Achats d’équipements militaires</strong>

Alors que  le souffle lié à l’affaire de l’avion était à  peine retombé, les Maliens effaré  découvraient la nature d’un marché de gré  à gré portant sur un contrat d’armement opaque et surfacturé pour l’équipement de l’armée malienne, passé en décembre 2013 entre l’Etat malien et la société Guo Star.

Ce contrat colossal de 69 milliards de FCFA attribué, en violation des règles des marchés publics, à  un proche de la famille présidentielle, promu aussitôt conseiller spécial à la présidence de la  République. Avec l’avenant, le marché a finalement porté sur 108 milliards de FCFA. Le fait que le marché soit attribué de gré à gré est un piétinement flagrant des principes élémentaires de passation de marché public. Pire, dans le même contrat, les Maliens apprendront que  le ministre des Finances, a couvert ce marché par  une garantie de 100 milliards de francs CFA. Des personnalités, l’on se souvient, avaient profité de ces affaires pour se sucrer en se livrant à des surfacturations dont seules les Républiques bananières ont le secret.

Sur  le même registre, En  avril 2016, le gouvernement a remis au MOC (Mécanisme opérationnel de coordination)  42 véhicules destinés aux patrouilles mixtes. La presse a rapporté que lesdits véhicules ont coûté à l’État 2 milliards 300 millions de FCFA, soit plus de 50 millions l’unité.

Mais  au lieu de poursuivre les délinquants à col blanc qui ont pillé les caisses de l ‘Etat, c’est la décision judiciaire qui est venue « récompensera ». En effet, en février 2018, la Cour suprême a condamné l’Etat à payer plus de 20 milliards de F CFA à un fournisseur de l’armée. Aujourd’hui encore de nombreuses questions sont posées autour de cette affaire et surtout de cette décision judiciaire qui profite à des gens soupçonnés de surfacturation.

Le dernier scandale en date concernant l’achat d’équipement militaire est celle  des 2 hélicos Puma, en 2017. Après que le président de la République IBK ait confirmé dans un entretien  à Jeune Afrique que les avions achetés sous son magistère sont cloués au sol « faute de maintenance appropriée ». C’est au tour du  président  de  la commission défense de l’Assemblée nationale, Karim Keïta, de déclarer, lors d’un colloque à Paris : <em>«les hélicoptères que nous avons achetés ne peuvent plus voler, ça marchait au début mais vraisemblablement on a un problème»</em>. Le fils du président IBK ne fait que confirmer certaines révélations du Parti pour la renaissance nationale. En effet, le Parena avait révélé des détournements et des magouilles à grande échelle lors de l’achat d’avions de combat pour l’armée malienne.  Ainsi, dans un document,  le parti s’était  particulièrement  interrogé sur l’exécution d’un contrat signé en juin 2015 au salon du Bourget (France) avec l’entreprise brésilienne Embraer pour la vente de six avions de combat A-29 Super Tucano.

<strong> </strong>

<strong> Rénovation du palais et de la résidence de Sébéninkoro</strong>

Autre scandale qui a défraye la chronique ? La  rénovation du palais présidentiel et celle de la  résidence privée du chef de l’Etat. Le président IBK ayant décidé d’habiter à Sébéninkoro (résidences privée).  Il a entrepris d’importants travaux dans sa résidence privée suscitant de multiples interrogations  sur  le coût réel des travaux…

Quant au Palais de Koulouba, sa rénovation n’a finit plus. Confié, en 2015, au groupe français Eiffage la rénovation du palais présidentiel de Koulouba (avait été évaluée à près de 6 milliards de francs CFA). Au finish, nul n’est en mesure d’avancer les montants exacts soutirés dans les caisses de l’Etat pour réaliser les travaux de Koulouba. Idem pour la réhabilitation de la résidence des hôtes présidentiels, évaluée quant à elle à près de 5,5 milliards de francs CFA les travaux de rénovation du palais présidentiel sont aujourd’hui  portés à 10 milliards  et supervisé par un beau-frère du chef de l’Etat.

Il faut rappeler que les deux chantiers de rénovation du palais Koulouba et de la résidence privée du président ont chacun bénéficié de rallonge budgétaire  en 2016.

<strong> </strong>

<strong>Engrais  frelaté et 1000 tracteurs</strong>

Un   autre scandale, portant sur des milliards de FCFA,  a éclaboussé  le régime. Ce énième scandale portait sur une soixantaine de milliards F CFA destinés à l’achat d’engrais pour les paysans, sous forme de prêts à rembourser dès la fin des récoltes dans les opérations de développement rural.

C’est un minuscule GIE (Groupement d’intérêt économique) qui était chargé de l’attribution, à travers un avis d’appel fort douteux, de ce gros et juteux marché à des fournisseurs, parfois sans foi ni loi. Il a fallu qu’un concurrent mécontent crache dans la soupe, en soumettant au test de conformité l’engrais d’un rival à un laboratoire de la place, pour que le pot aux roses soit découvert. Le président de la République a promis la fermeté dans ce dossier, au cours de la session du Conseil supérieur de l’agriculture qu’il a présidée le 16 mai 2016. L’opinion a longtemps attendu sa réaction. En vain. L’impunité encourageant de nouvelles atteintes à la morale publique, une nouvelle affaire dite « des 1000 tracteurs » a été révélée à l’opinion malienne. Selon le Parena, il y a eu  une procédure irrégulière et frauduleuse de gré à gré déguisé, un délit d’initié et des surfacturations qui ont fait perdre à l’État  plusieurs milliards de francs CFA.

<strong>Mémé Sanogo</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Malversations financières relatives à l&amp;apos;achat d&amp;apos;avions militaires au Mali : L’Assemblée nationale met en place une commission spéciale d&amp;apos;enquête parlementaire</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/malversations-financieres-relatives-a-lachat-davions-militaires-au-mali-lassemblee-nationale-met-en-place-une-commission-speciale-denquete-parlementaire-2843154.html</link>
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<pubDate>Fri, 11 Oct 2019 06:55:57 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Réunie en séance plénière dans la salle Modibo KEITA, le samedi 5 octobre 2019, l’Assemblée nationale du Mali a adopté une Résolution portant création d'une Commission Spéciale d'enquête parlementaire en vue de mener des investigations sur des faits de détournements et de malversations financières relatifs à l'achat d'avions, d'hélicoptères et d'équipements militaires. Après avoir fixé la durée du mandat de la commission spéciale d'enquête à deux mois, l’Assemblée nationale du Mali a donné mandat à la commission spéciale d'enquête composée de 15 députés d'user de tous les moyens pour atteindre l'objectif recherché pour le bien du peuple Malien. Dans sa correspondance en date du 26 aout 20109, adressée au président de l’Assemblée nationale du Mali, le chef de file de l’opposition malienne, l’honorable Soumaïla Cissé fait état du détournement de plusieurs milliards de FCFA dans l’affaire « d’avions militaires cloués au sol ».

Il ressort de cette Résolution de l’Assemblée nationale lue par la secrétaire parlementaire, l’honorable Maïga Aziza Mint Mohamed en séance plénière que l'honorable Soumaïla CISSE, député, Chef de file de l'Opposition politique a saisi le Président de l'Assemblée nationale par lettre en date du 27 août 2019 pour la mise en place d'une commission spéciale d'enquête parlementaire en vue de mener des investigations sur des faits de détournements et de malversations financières relatifs à l'achat d'avions, d'hélicoptères et d'équipements militaires. Selon la Résolution, les faits dénoncés sont susceptibles de constituer des infractions à la loi pénale et aux procédures de passation des marchés publics. L’Assemblée nationale précise que ces dénonciations doivent être clarifiées afin d'engager toute la procédure judiciaire contre les auteurs et complices de ces faits. « Considérant la mission de contrôle de l'action gouvernementale comme une prérogative constitutionnelle de l'Assemblée nationale et qui s'exerce sur tous les aspects de la vie publique nationale. Considérant les prérogatives que confère la constitution au parlement en matière de mise en accusation de hautes personnalités pour haute trahison, crimes et délits commis dans l'exercice de leurs fonctions. Considérant l'impérieuse nécessité de rendre compte au peuple de l'utilisation des deniers publics et donc de faire toute la lumière sur les faits dénoncés. Considérant l'engagement de Ibrahim Boubacar KEITA, Président de la République dans la lutte contre la corruption, la délinquance financière, l'enrichissement illicite et toutes autres formes de dilapidation des deniers publics. Après en avoir délibéré, l’Assemblée nationale réaffirme sa ferme volonté et sa forte détermination à tout mettre en œuvre pour réussir la lutte contre la corruption et la délinquance financière », révèle la Résolution lue par l’honorable Maïga Aziza Mint Mohamed. Dans cette Résolution, l’Assemblée nationale précise qu’elle apporte son soutien aux initiatives et autres actions en cours des autorités en matière de lutte contre la corruption et la délinquance financière. Cette Résolution exhorte les honorables députés à poursuivre en toute responsabilité leurs efforts en faveur de la bonne gouvernance au Mali. En outre, l’Assemblée nationale « donne mandat à la commission spéciale d'enquête d'user de tous les moyens pour atteindre l'objectif recherché pour le bien du peuple Malien ; fixe la durée du mandat de la commission spéciale d'enquête à deux mois ; arrête le nombre de membres de la commission spéciale d'enquête à quinze repartis comme suit : RPM (5), APM (3), ASMA CFP (2), VRD (2), Adema-Pasj (1), Le Renouveau (1), Non inscrit (1) ».

<strong>Plusieurs milliards de FCFA détournés</strong>

Dans sa correspondance en date du 26 aout 20109, adressée au président de l’Assemblée nationale du Mali pour la mise en place de cette commission spéciale d’enquête parlementaire, le chef de file de l’opposition malienne, l’honorable Soumaïla Cissé, a fait savoir que le régime IBK a initié, planifié ou couvert de nombreux faits constitutifs de crimes de corruption, de détournements de deniers publics, de favoritisme, de faux et usage de faux, de trafic d’influence, d’enrichissement illicite ou de non-assistance à personnes en danger. Parmi ces faits, il a cité l’achat d’un avion présidentiel, l’achat d’équipements militaires, l’achat d’hélicoptères PUMA, l’achat d’avions SUPER TUCANO, la réparation d’hélicoptères PUMA et la formation de pilotes à des tarifs exorbitants. « En plus des PUMAS, le Mali, en juin 2015, a signé un contrat de 88,7 millions de dollars américains, soit environ 51,682 milliards FCFA (au cours en vigueur en Juin 2015), pour l’acquisition de six avions de guerre « SUPER TUCANO » sur lesquels quatre ont été livrés. La valeur totale de ces quatre avions (qui inclut aussi des prestations de service) est d’environ 68 millions de dollars. Au lieu de 51,7 milliards FCFA initialement prévu, le contrat de Juin 2015 a fait l’objet de 53,302 milliards de FCFA d’engagement et de mandatement entre 2015 et 2017 par les services financiers de l’Etat. Où sont donc passés les deux autres avions ? La valeur de ces deux avions non livrés est d’environ 20,7 millions de dollars, soit au cours actuel du dollar 11,2 milliards de FCFA. Que s’est-il passé entre temps? Un mystère que l’Assemblée nationale se doit de dissiper au plus vite », a souligné le chef de file de l’opposition malienne. De même, dit-il, le gouvernement a signé un contrat pour la formation de 15 pilotes à 3,78 milliards de FCFA. A l’en croire, des vérifications auprès d’experts suggèrent que le coût de formation d’un pilote se situe entre 20 et 35 millions de FCFA contre 250 millions de FCFA facturés. Selon Soumaïla Cissé, de 2013 à 2019, l’insécurité grandissante a occasionné la mort de plus de 4000 civils et militaires, plus de 500 pour le seul semestre 2019. « Tel est le tableau noir sur lequel s'écrivent les souffrances des enfants, des femmes et des hommes du Mali, conséquence de la corruption, du détournement des ressources de l’armée. C’est tout simplement inacceptable ! Au moment où nos forces armées tombent quotidiennement sur le champ de l’honneur, parfois faute de moyens matériels adéquats, il est inadmissible de tolérer de tels scandales. Affirmer sans ambages que notre pays est en guerre et utiliser et ou laisser utiliser à d’autres fins les fonds destinés à équiper l’armée pour qu’elle puisse faire face à l’ennemi à tout moment et partout sur le territoire national constitue un acte assimilable à une haute trahison de la part du Chef suprême des Armées susceptible d’ouvrir la voie à sa mise en accusation », a martelé l’honorable Soumaïla Cissé. Il a indiqué que l’Assemblée Nationale du Mali se doit de procéder, au regard des faits articulés et des pièces versées, à toutes les investigations utiles pour répondre aux questions suivantes : Qui a choisi et commandé les hélicoptères et avions et autres matériels et équipements militaires en cause ? Qui a ordonné les achats et à combien ? Comment se sont opérées les transactions ? Pourquoi des hélicoptères PUMA sont cloués au sol ? Pourquoi les deux avions SUPER TUCANO n’ont jamais été livrés ? « De tout ce qui précède, il appartient désormais à l’Assemblée nationale du Mali de mener toutes les investigations utiles et de renvoyer en conséquence devant les juridictions compétentes toute personne impliquée, fut-il Président de la République, Chef suprême des armées, Premier ministre, Ministre et leurs éventuels complices civils et militaires en raison des faits cités qui sont constitutifs de crimes et délits commis dans l'exercice de leurs fonctions : la haute trahison ; le détournement et la complicité de détournement de fonds publics par l’engagement irrégulier des finances publiques; l’utilisation frauduleuse de deniers publics ; l’enrichissement illicite. Ces faits sont prévus et punis par les articles 34 et suivants, 102 et suivants, 107 et suivants, 112 et suivants, 120 et suivants, 123 et suivants du Code pénal du Mali et la Loi n°2014-015 du 27 mai 2014 portant prévention et répression de l’enrichissement illicite au Mali », a conclu Soumaïla Cissé.

<strong>Aguibou Sogodogo</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Détournement présumé des dizaines de millions a l’ODRS : Le DG Hamedou Coulibaly clame son innocence</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/detournement-presume-des-dizaines-de-millions-a-lodrs-le-dg-hamedou-coulibaly-clame-son-innocence-2843020.html</link>
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<pubDate>Thu, 10 Oct 2019 10:58:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>Soleil Hebdo</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Depuis plusieurs semaines, des informations font état de détournement de plusieurs dizaines de millions de FCFA et d’une malversation financière à l'Odrs. Dans un entretien que le Directeur général a bien voulu nous accorder, ces informations sont fausses et infondées</em></strong>.

<strong>Que s'est-il passé ?</strong>

Créé depuis 30 ans,  l'ODRS n'a jamais connu de travaux d'envergure. Ce qui explique la vétusté des équipements du périmètre, selon son Directeur Général, Hamedou Coulibaly. Ce qui fait que la station d'exergue est en voie de perte. Une station équipée par des électropompes. Et il se trouve que ces électropompes ont cessé de fonctionner depuis 15 ans. Selon lui, M. Fodé Traoré était le représentant des paysans pendant 25 ans auprès de l'ODRS, en conseil d'administration. Lors du renouvellement des instances, il a perdu les élections devant son rival, Daouda Traoré. Selon le DG, Fodé Traoré, mécontent de sa défaite, s'est lancé dans une démarche de dénigrement des responsables du périmètre. Dans un premier temps, lors de la mauvaise campagne de certains paysans due aux pertes d'eaux, les responsables du périmètre ont sollicité et obtenu des vivres pour assister les victimes. Des vivres distribués par les élus communaux, en présence des autorités religieuses et coutumières. Fodé Traoré s'est mis dans tous ses états et a demandé un dédommagement des paysans à hauteur de plus de 440 millions de FCFA. Une demande refusée par la direction du périmètre. En raison du fait que les pertes ont eu lieu dans plusieurs périmètres comme Manicoura, l'Office riz Ségou et à l'Office riz Mopti. Donc, pour le Directeur général, l'État ne saurait dédommager les paysans du périmètre de Sélingué.  Et ensuite, Fodé Traoré a commis un cabinet d'avocat pour défendre le dossier des 440 millions FCFA. Dans sa plainte, il parle d'inondation au début et dans le corps, il parle de détournement de fonds du périmètre. Que le DG a détourné 81 millions de FCFA, et Daouda Traoré 71 millions de FCFA. Pour le DG, ces informations sont fausses. Car les faits sont antérieurs à sa gestion et le délégué des paysans auprès du conseil d'administration n'a pas accès aux ressources du périmètre pour détourner 71 millions de FCFA. Et au DG de dire que tous ce dont parle Fodé Traoré ne l'engage pas car, ces faits sont antérieurs à sa gestion. Et mieux, les faits ont été validés par le conseil d'administration.

Pour le Directeur Général, l'État a initié un projet financé par la BAD pour réhabiliter l'ensemble du périmètre et la station d'exergue à hauteur de 2,7 milliards de FCFA. Et cette entreprise est actuellement sur le terrain et attend la fin de la campagne pour commencer les travaux. Selon lui, la pompe a été remplacée et les trois stations ont été réhabilitées.

En clair, aux dires du Directeur Général, le combat de Fodé Traoré est une lutte personnelle. Car non seulement il n'a pas digéré sa défaite lors de l'élection face à M. Daouda Traoré, mais il veut aussi bénéficier de tous les marchés du périmètre comme dans le passé. Actuellement, l’affaire est pendante devant le juge du tribunal de première instance de Sélingué.

<strong>André Traoré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>INPS DJENNE : L’intérimaire détourne 31 millions F CFA en un an</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/inps-djenne-linterimaire-detourne-31-millions-f-cfa-en-un-an-2842146.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 04 Oct 2019 15:43:38 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Abdoulaye Traoré était chef d’agence par intérim de l’Institut national de prévoyance sociale (INPS) de la ville de Djénné, de 2013 à 2014. Sa gestion a laissé apparaître un trou de 31 549 000 F CFA.</em></strong><strong><em> </em></strong>

Selon des enquêtes commanditées par l’INPS, ce manque à gagner résulte de différents systèmes de malversations utilisés par l’inculpé et qui lui réussissaient apparemment bien. Il n’a pas daigné prendre conscience des conséquences jusqu’à ce jour fatal où il a été pris la main dans le sac.

Abdoulaye Traoré avait mis en place une stratégie bien réfléchie et huilée. Il s’était habitué à augmenter le nombre de pensionnaires et d’enfants allocataires. Le pactole ainsi généré lui partait directement dans ses poches.

Le pot-au-rose n’a pas tardé à être découvert. Suite à des contrôles diligentés sur sa gestion pendant la période concernée, la hiérarchie n’a eu aucune peine à démasquer ces malversations. La direction générale de l’INPS a alors porté plainte contre lui devant le procureur de la République près le tribunal de grande instance de Mopti, chargé du Pôle économique et financier.

Le suspect a été inculpé d’atteinte aux biens publics pour faux et usage de faux. Il médite depuis quelques jours sur son sort à la prison centrale d’arrêt de Mopti et un juge d’instruction poursuit les enquêtes en vue de dénicher d’autres suspects ou certainement voir si M. Traoré a agi seul ou dans le cadre d’une chaîne de complicité.

<strong>Abdrahamane Dicko</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Corruption: La part de responsabilité de la classe politique</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/corruption-la-part-de-responsabilite-de-la-classe-politique-2841703.html</link>
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<pubDate>Wed, 02 Oct 2019 09:25:43 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Démocrate</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Au Mali, on compte plus de 200 partis politiques. À tort ou à raison, la plupart d'entre eux se sont abstenus pour l'instant de faire un simple communiqué en vue de soutenir les actions en cours du Procureur Kassogué contre les criminels en col blanc. Pourquoi ? </strong>

Parce que depuis l'avènement de la démocratie, les partis politiques qui ont participé à la gestion du pouvoir exécutif ont joué un rôle éminent dans l’extension et l’approfondissement de la gangrène de la corruption dans notre pays. Parmi bien d’autres griefs, les uns plus graves que les autres, on peut reprocher les points suivants aux partis politiques ayant, de près ou de loin, exercé le pouvoir de 1992 à nos jours : les partis politiques qui se comportent comme des bureaux de placement et centres de promotion au service de ses cadres et dirigeants; les partis politiques se rendent coupables d’interférence dans les affaires judiciaires; les partis politiques se sont toujours mêlés des affaires fiscales pour faire accorder des immunités fiscales aux personnes physiques et morales collaborant avec eux; les partis politiques sont réputés intervenir dans les procédures de recrutement dans la fonction publique en faveur de leurs protégés; les partis politiques sont reconnus pour modifier les règles de la concurrence commerciale dans les appels d’offres en faveur des entreprises qui collaborent avec eux; ils sont reconnus pour être un sanctuaire de l’impunité en protégeant des malfaiteurs lorsque ceux-ci sont leurs cadres ou dirigeants…

La période démocratique a débuté au Mali sans que les partis politiques aient de projets de société ou des programmes clairs et sans que l’on ait expliqué à la population ce que c’est la démocratie. Cette période originelle fut le point de départ du slogan aux contours vagues : « le Kokadjé ou changement », un emploi abusif du mot « démocratie », auquel aucun contenu n’a été donné. Ce que la population comprit de la démocratie était ce qu’elle a vu : une accumulation effrénée de richesses entre les mains des nouveaux dirigeants dont la plupart, connus dans les milieux populaires, vivaient dans la pauvreté ordinaire.

Un premier acte du gouvernement après la présidentielle de 1992, fut, sans explication, de porter le budget de la présidence de 250 millions de francs CFA par à 10 milliards de francs CFA par an. Pour faire voter un tel budget, les députés exigent et obtiennent que leurs indemnités soient revues à la hausse. Ils obtiendront même, plus tard, en plus du cumul des indemnités avec leurs salaires, d’autres avantages pécuniaires qui sont, entre autres : des primes de représentation et de logement; des frais de mission confortables; une retraite parlementaire en plus de la retraite-Inps pour ceux qui avaient l’avantage d’avoir été fonctionnaires ou autres agents relevant de statuts les affiliant à l’Institut national de la prévoyance sociale.

<strong>Sambou Sissoko</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Affaire d’avions cloués au sol: Soumi obtient la mise en place d’une commission parlementaire ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/affaire-davions-cloues-au-sol-soumi-obtient-la-mise-en-place-dune-commission-parlementaire-2841499.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 30 Sep 2019 14:04:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La session budgétaire de l’Assemblée nationale ouvrira le lundi prochain. Outre l’examen et l’adoption du budget national, selon des sources, une commission parlementaire sera mise en place pour enquêter sur l’affaire dite des avions cloués au sol.</strong>

Dans une semaine, la session d’octobre de l’Assemblée nationale s’ouvrira. Constitutionnellement, elle sera consacrée essentiellement à l’examen et à l’adoption du budget. Outre ce point, l’on murmure à l’Assemblée nationale la mise en place d’une commission d’enquête parlementaire sur la sulfureuse affaire de l’achat d’avions militaires comme réclamé par le chef de file de l’Opposition.

« Nous attendons l’ouverture de la session d’octobre pour analyser ce dossier », nous a affirmé un député. Selon lui, au moment venu, l’Assemblée nationale prendra la décision qu’il faut.

Par ailleurs, un autre député de la majorité parlementaire est déjà favorable à la mise en place d’une commission d’enquête. « En mettant en place cette commission, nous allons crédibiliser l’Assemblée nationale », a justifié notre interlocuteur.

Cette commission ne va-t-elle pas empiéter sur le travail du Parquet ? Il y aura-t-il une de violation de textes ? Selon une source, ces inquiétudes ne sont plus à l’ordre jour puisque le Parquet n’aurait pas encore ouvert de dossier sur cette affaire d’avions cloués au sol. Ainsi, commente notre source, il y a de fortes chances que l’Assemblée nationale examine la demande de l’Opposition et de constituer une équipe qui va enquêter sur ce dossier.

Pourtant le Procureur du Pôle économique et financier du District de Bamako avait annoncé l’ouverture d’une enquête au sujet de cette même affaire, au cours d’un point de presse, en août dernier. À quoi faut-il alors s’en tenir ? D’autant plus que le Premier ministre soutiendrait le contraire et en aurait informé les augustes membres de l’Assemblée nationale de la non-ouverture d’enquête, laissant la voie libre à la mise en place d’une Commission d’enquête parlementaire.

<strong>Par Sikou BAH</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Accusé d&amp;apos;avoir reçu 60 millions Fcfa lors de la vérification de la C&#45;SCPC : Le BVG dément et défie son calomniateur d&amp;apos;apporter la preuve du contraire, la justice saisie</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/accuse-davoir-recu-60-millions-fcfa-lors-de-la-verification-de-la-c-scpc-le-bvg-dement-et-defie-son-calomniateur-dapporter-la-preuve-du-contraire-la-justice-saisie-2840974.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/corruption/accuse-davoir-recu-60-millions-fcfa-lors-de-la-verification-de-la-c-scpc-le-bvg-dement-et-defie-son-calomniateur-dapporter-la-preuve-du-contraire-la-justice-saisie-2840974.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 28 Sep 2019 01:29:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Faisant l'objet d'une véritable cabale orchestrée par certaines des structures accablées de ses différentes vérifications, le Bureau du Vérificateur général (BVG) a rendu public un communiqué dans lequel il apporte des précisions sur certaines allégations.</em></strong>

Selon le communiqué, c'est suite à la publication par des mass-médias et sur les réseaux sociaux de l'article intitulé "<strong>Affaire Bakary Togola : 60 millions de F CFA au BVG pour ne rien voir"</strong>, au cours d'une éventuelle vérification à la Confédération des sociétés coopératives des producteurs de coton (C-SCPC), que le Vérificateur général a décidé de porter à la connaissance de l'opinion nationale et internationale qu'en 2015, le Bureau du Vérificateur général a, sur saisine du ministre de l'Economie et des Finances, procédé à la vérification financière de l'Assemblée permanente des chambres d'agriculture du Mali (Apcam) au titre des exercices allant de 2011 au 1er trimestre 2015.

Cette vérification a été sanctionnée par un rapport ayant relevé des irrégularités financières d'un montant total de 253 927 828 F CFA. Le Vérificateur général a transmis, par Lettre confidentielle n°0189/2017/BVG du 25 septembre 2017, ledit dossier au procureur de la République près le Tribunal de grande instance de la Commune Ill du district de Bamako chargé du Pôle économique et financier.

Aussi, précise le communiqué, le 15 mars 2016, le Vérificateur général a initié la vérification financière des opérations de passation, d'exécution et de règlement des marchés d'intrants agricoles et appareils de traitement effectués par le GIE approvisionnement en intrants et appareils de traitement au titre des campagnes agricoles 2013-2014, 2014-2015 et 2015-2016. Et d'ajouter que pour des raisons stratégiques liées au monde rural dans le cadre de la relance économique, cette mission a été abandonnée par Lettre confidentielle n°01 15/2016/BVG du 9 septembre 2016.

En septembre 2018, mentionne le document, le Vérificateur général a entrepris la mission de vérification de performance de la gestion de la subvention d'intrants de coton pour les campagnes agricoles 2015-2016, 2016-2017 et 2017-2018 auprès du ministère de l'Economie et des Finances, du ministère de l'Agriculture, du GIE approvisionnement en intrants et appareils de traitement composé de la CMDT, de l'OHVN et de l'Union nationale des sociétés coopératives des producteurs de coton (UN-SCPC). Le rapport provisoire y afférent, dans le cadre du contradictoire, a été transmis aux entités concernées le 30 août 2019 pour recueillir leurs observations écrites.

S'agissant de la Confédération des sociétés coopératives des producteurs de coton (C-SCPC), le communiqué indique clairement que le Vérificateur général, Samba Alhamdou Baby, qui a pris fonction le 24 avril 2018, n'a, à ce jour, procédé à aucune vérification de cette structure. Au regard de la gravité de cette allégation, le Vérificateur général a décidé de saisir le procureur de la République compétent pour élucider cette affaire.

Par ailleurs, le Vérificateur général constate, avec amertume, une cabale de la part de certains responsables des entités vérifiées, dirigée contre le Bureau du vérificateur général et son personnel depuis sa décision, en date du 7 août 2019, de publier les rapports individuels de vérification. Ces pratiques n'entament en rien sa détermination de lutter contre la corruption et de poursuivre la publication desdits rapports.

<strong>  Boubacar Païtao</strong>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Fonds de garantie hypothécaire du Mali : La gestion patrimoniale du Directeur Baba DAO mise à nu !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/fonds-de-garantie-hypothecaire-du-mali-la-gestion-patrimoniale-du-directeur-baba-dao-mise-a-nu-2840872.html</link>
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<pubDate>Fri, 27 Sep 2019 01:22:19 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Carréfour</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Faut-il le rappeler notre confrère du  Soft dans sa parution  n°63 du mercredi 5 avril 2017 avait signalé et dénoncé le comportement du désormais directeur Baba DAO admis depuis décembre 2018 à la retraite. Mais avec la complicité des membres du conseil d’administration, il  est resté comme l’inamovible  directeur de cette boite importante pour l’économie malienne. Ce monsieur est maintenu pour étancher la soif  servir, satisfaire les besoins financiers des membres du conseil d’administration à la fin de chaque mois.</strong>

Dès son arrivée, le DG DAO, pour faire main basse sur le fonds, a d’abord, adopté une stratégie de réduction des membres du Conseil d’administration. Il a refusé surtout de recruter d’autres agents malgré le déficit  du personnel. Cela a été confirmé par lui-même lors d’une enquête dans son bureau. Des faveurs exceptionnelles ont été accordées au contrôleur général du fonds. Par exemple, à la différence des autres employés, le contrôleur a vu son salaire grimper d’une manière exponentielle. Et très souvent, c’est le contrôleur interne qui effectue des voyages en lieu et place du DG. Cela signifie que ce dernier est juge et partie à la fois. Ce qui est contraire aux principes édictés par la commission bancaire. Et sans en arriver là, depuis quand un contrôleur interne a-t-il les prérogatives du DG ? Cela dénote d’une complicité tacite.

En outre, nos enquêtes ont révélé  que M. DAO ne procède qu’à des promotions de faveurs exceptionnelles le plus grave est  celle accordée à son contrôleur. Le comptable du fonds n’a aucun profil de financier, mais il est maintenu en l’état. D’ailleurs, il s’est avéré que c’est cette personne qui gère  le fonds en lieu et place du directeur DAO. Plus grave, cette personne perçoit toutes sortes de commissions liées aux marchés et contrats impliquant le FGHM.

Outre ces faits, plusieurs des véhicules du fonds  réformés  sont actuellement entre les mains des membres de la famille du DG Baba. Les marchés sont octroyés à ses parents contre toutes procédures légales.

Plus grave encore, ce fonds d’un capital de trois milliards avec plusieurs actionnaires, dont des banques de la place, ne respecte aucune orthodoxie financière de la Banque Centrale des États de l’Afrique Occidentale (BCEAO) en ce qui concerne le nombre de personnels exigé pour une telle activité alors qu’il y a une surcharge de travail. Il y a de la part du désormais directeur retraité un refus catégorique de recrutement de personnel nécessaire pour assurer un travail bien fait.

Actuellement, le personnel est au nombre de 6, dont 4 femmes et 2 hommes. Alors nous nous demandons que font les membres du Conseil d’administration. À notre avis, ils dorment ou se taisent sur des indemnités induites du fonds.

Également la gestion du directeur est clanique. Il voyage très souvent avec son DAF sans raison valable. Ceci explique-t-il cela ?

Le nommé Baba DAO n’a aucune politique d’évaluation et de notation des agents. C’est à la tête de l’employé ou suivant la rondeur des fesses des employées qu’il nomme. Celles qui refusent cette pratique sont écartées de toutes activités. Les passations de marchés sont soumises toutes dans ce fonds à des pratiques frauduleuses, contraires aux principes réglementaires.

Pour rappel créé en 2000 dans le cadre de la coopération entre le Mali et le Canada, le fonds de garantie hypothécaire du Mali est un établissement financier dont la mission fondamentale est de favoriser l’accessibilité des populations aux financements du logement à travers la mise à la disposition des banques prêteuses et autres établissements de crédit, un mécanisme de couverture contre les risques liés à la défaillance de leur clientèle.

Force est de constater qu’actuellement, le fonds a des problèmes de gestion liés au comportement d’un directeur déjà admis à la retraite depuis décembre 2018. Le Mali manque-t-il de cadres jusqu’à conserver en fonction un cadre malade et admis à la retraite ? Décidément, on aura tout vu sous la gouvernance d’IBK.

Seydou  DIARRA]]> </content:encoded>
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<title>Selingué : Des dizaines de millions évaporés à l’ODRS</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/selingue-des-dizaines-de-millions-evapores-a-lodrs-2840793.html</link>
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<pubDate>Thu, 26 Sep 2019 11:19:02 +0000</pubDate>
<dc:creator>Soleil Hebdo</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>A l’Office de développement rural de Sélingué (Ords), les pratiques de la direction générale laissent croire à une atteinte aux biens publics, comme l’indique un cabinet d’avocats qui s’est chargé du dossier. </strong>

L’exercice au titre de l’année 2018 de l’Office de développement rural de Sélingué laisse entrevoir un fort soupçon de détournement. Lors d’une réunion de compte rendu convoqué le 3 février 2018 par le délégué des producteurs au Conseil d’administration et au contrat plat Etat-Odrs-producteurs, Daouda Traoré a informé l’ensemble des organisations de producteurs qu’ils sont victimes d’une malversation financière d’un montant total de 71 millions de F CFA au titre de trois marchés fictifs de réalisation des périmètres maraichères avec forages et châteaux, dont un à Sélingué, un à Maninkoura et un autre à Yanfolila.

Dans ces marchés, Daouda Traoré a reconnu avoir perçu un montant de 12 millions de F CFA en espèce qu’il a mis, selon ses propres dires, sur le compte de l’interprofession, mais au niveau de Kafo Jiginew. Et un chèque de 8 millions de  F CFA, soit un montant de vingt millions de 20 millions de F CFA comme pot-de-vin sur ces marchés. Interpellé lors de la réunion par un participant sur la question de savoir pourquoi ces marchés fictifs et ce partage d’argent, il a répondu que ces pratiques se font chaque année à l’Odrs. Les références sont dans le budget d’investissement de 2017.

En plus des 20 millions F CFA, Daouda Traoré serait récompensé pour la réalisation d’un périmètre maraicher dans son hameau de culture avec forage et château. Certainement l’un des châteaux qui devraient être réalisés à Sélingué, Maninkoura et Yanfolila.

L’autre dysfonctionnement constaté est que lors des opérations de vente des semences rétrocédées par les producteurs à la direction de l’Odrs, octroyée à tous les offices au Mali pour servir d’un fonds de roulement au titre des semences, les plaignants ont été désagréablement surpris de constater le détournement des fonds générés de la vente desdites semences, versés dans le compte de l’Odrs. Malgré l’instruction qui avait été donnée à Sékou Doumbia, président de la commission chargée de la vente des semences et président de la Chambre locale d’agriculture, d’ouvrir un nouveau compte au niveau de Kafo Jiginew et de l’y verser.

Lesdites opérations sont estimées à 21 millions et seraient détournées, dont 14 millions par Mamadou Mbaré Coulibaly et 17 millions par Mamadou Baba Diallo et Sékou Doumbia.

Nous y reviendrons dans nos prochaines  éditions !

<strong>Zan Diarra</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Le Mali de l&amp;apos;impunité et du vol organisé :   Comment le ministre Baber Gano, en fonction, pille et vole l’Etat malien</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/le-mali-de-limpunite-et-du-vol-organise-comment-le-ministre-baber-gano-en-fonction-pille-et-vole-letat-malien-2840769.html</link>
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<pubDate>Thu, 26 Sep 2019 09:15:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Sur la table du Pôle économique et financier se trouve, depuis le 21 mai, une plainte de l'Autorité de régulation des marchés publics, pour détournement de deniers publics, contre Baber Gano, ministre, et le PDG de l'Office du Niger, Mamadou Mbaré Coulibaly, portant sur un montant de 401 millions de FCFA.</em></strong>

Le Syndicat autonome de l'Office du Niger (SAON) est partie civile. En dépit de cela, le ministre Baber Gano, profitant de ce cabinet fantôme, dont ses larbins voulaient nous faire croire qu'il y a une différence entre lui et son entreprise, se vire personnellement de nos jours des millions de FCFA d'une entreprise publique sur son compte personnel.

En voilà une preuve supplémentaire qui vient d'occasionner une nouvelle plainte au Pôle économique et financier, car non seulement le virement au nom propre de Baber Gano, en fonction de ministre et en tant qu'intuitu personae est un délit, mais en plus, l'article 58 de la constitution malienne interdit à tout ministre en fonction une activité lucrative.

Mais plus grave aussi, le faux est que le même jour, c'est-à-dire le 9 août 2019, Baber Gano «se vire» un montant de 5 millions et son cabinet se voit offrir un chèque de 150 000 FCFA !

Et le Premier ministre, Dr. Boubou Cissé, ministre de l’Economie et des Finances, qui s’assoit tranquillement autour d’une table de conseil des ministres avec un détourneur de fonds publics et faussaire notoire !

<strong> </strong>

<strong>Moussa Touré</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mauvaise gouvernance :  IBK protège les siens !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/mauvaise-gouvernance-ibk-protege-les-siens-2840683.html</link>
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<pubDate>Wed, 25 Sep 2019 16:30:32 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>L'arrestation de Bakary Togola et du Président du Conseil Régional de Kayes, serait un bon signal si toutefois, le régime IBK commençait par le sommet, une lutte incolore et inodore contre la corruption et la délinquance financière.  </strong>

Comme le disait le 32ème président américain Roosevelt, « <em>en politique, rien n’arrive par accident. Si quelque chose se produit, vous pouvez parier que cela a été planifié de cette façon</em> ».
Lorsque le très influent chérif de Nioro, Bouyé Haïdara, par l'intermédiaire de l'imam Dicko a dénoncé la mauvaise gouvernance du mandat du président Ibrahim Boubacar Keita, à la faveur du meeting de lancement de la CMAS, il fallait s'attendre à une réaction de la part du régime. Connaissant bien la mentalité des maliens, au lieu de s'en prendre à un général milliardaire, à un député milliardaire ou un fonctionnaire milliardaire, c'est le paysan Bakary Togola qui a été sacrifié pour protéger le "<em>clan mafieux</em>".
Pour des politologues, la justice ne fera pas son travail car le premier magistrat de ce pays c'est le président de la république. IBK veut juste divertir encore pour sauver sa tête et sauver la tête de ses "<em>proches</em>". Une justice sélective ne fera qu'aggraver la situation dans ce pays.
Ces experts en politique estiment que « certes Bakary Togola doit répondre de ses actes devant la justice mais qu’il faudra que les magistrats du Pôle Économique  disent également aux maliens :
comment ont été utilisés les 1230 milliards de la loi de programmation militaire ? Comment les compagnies minières qui opèrent au Mali sont gérées (impôts, taxes...) par l'État malien ? Comment les recettes des Domaines, des Impôts et des Douanes sont reparties ? Comment l'argent des péages et autres taxes sur les infrastructures routières sont utilisés ? Comment les bâtiments publics et les entreprises publiques ont été bradés ?

En attendant, il y a <strong>nécessité de trouver une solution sérieuse</strong>  au problème de la corruption au Mali. Pour être plus concret, le régime doit procéder  dans les jours à venir à l’arrestation d’autres bandits à col blancs.

<strong>JPJ</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Délinquance financière :  Le Ministre Baber Gano continue de piller l&amp;apos;Office du Niger</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/delinquance-financiere-le-ministre-baber-gano-continue-de-piller-loffice-du-niger-2840664.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 25 Sep 2019 14:41:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Le Mali de l'impunité et du vol organisé. Comment le ministre Baber Gano en fonction pille et vole l'état malien ?</strong>

Sur la table du Pôle Économique se trouve, depuis le 21 Mai 2019 une plainte de l’Autorité de Régulation des Marchés Publics et des Délégations de Service Public (ARMDS, pour détournement de deniers publics, contre Me Baber Gano, Ministre du gouvernement et le PDG de l'Office du Niger, Mamadou M’baré Coulibaly, portant sur un montant de 401 millions de F CFA. Et le Syndicat Autonome de l'Office du Niger (SAON) est partie civile.

En dépit de cette plainte, le Ministre Baber Gano, profitant de ce cabinet dont ses larbins voulaient faire croire qu'il y a une différence entre lui et son entreprise, se vire personnellement de nos jours des millions de FCFA d'une entreprise publique dans son compte personnel.

En voilà une preuve du SAON qui vient d'occasionner une nouvelle plainte au pôle économique, car non seulement, le virement en tant qu'intitue persone (en considération de la personne) est un délit mais en plus, l'article 58 de la constitution malienne interdit à tout ministre en fonction, une activité lucrative. Mais le faux est que le même jour c'est à dire le 9 Août 2019, Baber Gano se vire un montant de 5 millions et son cabinet se voit offrir un chèque de 150.000F.

Face à cette situation, le Dr. Boubou Cissé, Ministre de l’Économie et des Finances reste de marbre et s'assoit tranquillement avec un détourneur de fonds publics et faussaire notoire.

<strong>A Diallo</strong>

<img class="aligncenter size-full wp-image-2840668" src="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2019/09/fax-simile-O-Niger.jpg" alt="" width="650" height="866" />]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mali / Affaires des ristournes des producteurs de coton : les  témoignages  qui accablent Bakary Togola</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/affaires-des-ristournes-des-producteurs-de-coton-les-temoignages-qui-accablent-bakary-togola-2838869.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 14 Sep 2019 00:27:28 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>L’enquête  du  Procureur en charge du Pôle Economique et Financier de Bamako   dans l’affaire dite «  des ristournes de la Confédération des sociétés Coopératives des producteurs de Coton »,  a  connu une évolution. Le président de l’APCAM, Bakary Togola, a été interpellé, le jeudi dernier, par  le Pôle économique et gardé à vue.  Un témoin fait des révélations accablantes sur la gestion des fonds versés par la CMDT sur la période 2014 à 2018 à cette faitière des producteurs de coton.  </em></strong>

<strong><em>maliweb.net -</em></strong> Cette affaire de ristournes de la Confédération des sociétés Coopératives des producteurs de Coton (C-SCPC) largement relayée  par la presse et reprit  par le juge anti-corruption, Mamoutou Kassogué,  a déjà connu une évolution  avec la garde à vue  du magnat de l’agriculture  malienne.

Depuis le déclenchement de cette affaire, tous  les regards étaient  tournés vers le président de l’APCAM, qui en plus de sa réussite en agriculture, est réputé d’être un homme aux multiples facettes.

En attendant qu’il justifie l’utilisation des fonds de l’Etat alloués à la Confédération des sociétés Coopératives des producteurs de Coton (C-SCPC) pour l’achat des intrants agricoles,  un plaignant nous livre des révélations sur la situation des ristournes reçus  dans le compte des producteurs  agricoles de la période 2014  au 31 décembre 2018. Des révélations qui accablent le président de l’APCAM et pourraient compliquer son sort devant le procureur du pôle économique et financier.

<strong>Gestion opaque des fonds versés par la CMDT  </strong>

Dans ce document, il est indiqué que  de 2014 à 2018, le président de l’APCAM n’a jamais accepté de faire une demande pour les relevés bancaires des comptes. « <em>Je ne suis pas mandataire, il m’a toujours dit de saisir  les situations qu’il me fournissait  d’où la lettre que j’en ai faite le 19 février 2018 relatives à la difficulté d’obtention des pièces comptables notamment les relevés en provenance de la CMDT</em> », a révélé notre source qui a gardé l’anonymat.  En effet, la CMDT verse chaque année environ 600 millions de  FCFA aux coopératives des producteurs de coton. Notre source de poursuivre que les écarts de comptabilité entre les montants versés  par la CMDT et les dépenses effectuées par la coopérative des producteurs de coton s’élève à 3 405 514 728 FCFA.   Selon les spécialistes en droit pénal malien,  si les faits reprochés au président de l’APCAM sont prouvés, il  pourrait être inculpé aujourd’hui «pour détournement de deniers  publics » par le juge d’instruction.

Pour rappel, le  magnat de l’agriculture malienne est au cœur  des contestations depuis ces cinq dernières années  par les  Sociétés Coopératives de producteurs de coton. Les producteurs lui reprochent sa gestion opaque des fonds destinés à  l’achat des intrants agricoles.   Depuis l’éclatement de l’affaire dite «  des engrais frelatés » cette faitière des producteurs du coton est au centre des scandales de détournement des deniers publics.  Les producteurs de coton déplorent constamment la  qualité des intrants agricoles, leur insuffisance ou leur inaccessibilité.

<strong>Siaka DIAMOUTENE/Maliweb.net</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Décret N°2014&#45;0764 DU 9&#45;10 2014 :   Ce document qui légalise le vol !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/decret-n2014-0764-du-9-10-2014-ce-document-qui-legalise-le-vol-2838530.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/corruption/decret-n2014-0764-du-9-10-2014-ce-document-qui-legalise-le-vol-2838530.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 12 Sep 2019 01:30:58 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<em><strong>À la faveur du premier scandale, relatif à l’achat d’équipements miliaires, qui a éclaté à l’entame du premier mandat du président actuel et sous la pression des partenaires internationaux, il a été initié un décret qui était supposé fixer les limites de tout ce qui, en termes d’acquisitions, de marchés, etc., tombait sous le coup du sceau de «secret-défense»</strong></em><strong>. </strong><strong><em>Ce texte, censé empêcher de telles pratiques, les a plutôt encouragées.</em></strong>

<em><strong> </strong></em>Comme nous l’écrivions tantôt, intitulé : «Décret N°2014- 0764-9 Octobre 2014», ce texte, à l’origine, était destiné à prévenir la commission de forfaits délictueux en profitant du flou de l’article 8 du précédent Décret 08-485/P-RM du 11 août 2008.

Cet ancien document disait, en effet, en son article 8 : «<em>Le présent Décret ne s’applique pas aux marchés de travaux, de fournitures et de services, lorsqu’ils concernent des besoins de défense et de sécurité nationales exigeant le secret ou pour lesquels la protection des intérêts essentiels de l’Etat est incompatible avec les mesures de publicité</em>».

En vue de dissuader d’éventuels délinquants, voleurs et autres responsables, opérateurs économiques et commerçants malhonnêtes, il a été décidé de revoir les dispositions législatives en la matière. On a alors pris un nouveau décret qui n’a fait, malheureusement, que réécrire le précédent, en d’autres termes. Le Décret N°2014-0764/P-RM du 9 octobre était annoncé comme porteur d’éclaircissements et de clarifications au 08-485 du 11 août 2008.

Au départ, nous y avions cru. Ainsi, en son article 1<sup>er</sup>, il est stipulé que : <em>«le présent Décret fixe le régime des contrats des travaux, fournitures et services exclus du champ d’application du Décret N°08-485/P-RM du 11 août 2008 portant procédures de passation, d’exécution et de règlement des marchés publics et des délégations de service public</em>».

En son article 3, il définit le Secret Défense comme tel : «Au sens du présent Décret, on entend par «<em>Secret en matière de défense» les renseignements, objets, documents, données informatisées, fichiers ou procédés qui doivent être tenus secrets dans l’intérêt de la défense nationale et dont la recherche, l’appropriation, le détournement, la reproduction, la divulgation ou la destruction constituent des infractions contre la sûreté de l’Etat</em>».

À ce titre, sont considérés comme contrats de travaux, de fourniture et de services revêtus du sceau de «secret en matière de défense» ceux relatifs aux matériels et équipements cités à l’Annexe I, et aux travaux et services cités à l’Annexe 2.

Ces annexes relatives à des listes des biens concernés ne peuvent faire l’objet de révision qu’une fois par an sauf en cas d’urgence impérieuse. Les matériels, équipements et produits militaires sont donc consignés dans une liste exhaustive avec numéros de code dits Code SH. Il s’agit, à titre d’illustration, de rations de combat (Code SH 21 06 90 90 90) gilets pare-balles, coiffures de sécurité (casques militaires) radars (y compris les radars militaires) véhicules amphibies, chars et automobiles blindées de combat, armés ou non et leurs parties, avions, hélicoptères et véhicules aériens, parachutes, simulateurs de combat aérien, lunettes de visée pour armes, télémètres, armes de guerre, autres que les revolvers, pistolets et armes blanches, pistolets mitrailleurs. On peut aussi citer les bombes, grenades, torpilles, mines, missiles, cartouches et autres munitions et projectiles regroupés sous les Code SH 93 06 21 à 93 06 90.

En annexe 2 du Décret N°2014-0764 du 9 octobre 2014, on peut lire : études et travaux pour la construction de piste d’atterrissage à usage militaire, études et travaux pour la construction de soute à munition, études et travaux pour la construction de magasin d’armement, études et travaux pour la construction de soute à carburant pour le compte des forces de défense et de sécurité, études et travaux pour la construction d’usine ou de fabrique de munitions de guerre…

Il est aussi précisé que l’initiative de la révision appartient au ministre de la Défense ou au ministre de la Sécurité et que cette révision ne peut se faire que par Décret pris en conseil des ministres.

Dans ce même nouveau décret, il est stipulé qu’est soumis à l’avis préalable du Conseil Supérieur de la Défense tout contrat revêtu du sceau de «secret en matière de défense» dont le montant prévisionnel dépasse un (1) milliard francs CFA.

Pour ce qui concerne les nouvelles précisions au niveau de la conclusion et de l’approbation, il est écrit que les contrats visés aux articles 3 et 4 ci-dessus sont conclus et approuvés respectivement par le Directeur des Finances et du Matériel et le ministre concerné, si le montant est inférieur ou égal à un milliard de francs CFA (1 000 000 000) pour les marchés des travaux, huit cent millions de francs CFA (800 000 000) pour les fournitures et services courants, trois cent millions de francs CFA (300 000 000) pour les marchés intellectuels.

Les contrats sont conclus et approuvés par le ministre concerné et le ministre des Finances, si le montant est supérieur à un milliard de francs CFA (1 000 000 000) et inférieur ou égal à quatre milliards (4 000 000 000) pour les marchés de fournitures et services courants ; supérieur à trois cent millions de francs CFA (300 000 000) et inférieur ou égal à un milliard cinq cent millions de francs CFA (1 500 000 000) pour les marchés de prestations intellectuelles.

Au-delà de ces montants, tous les contrats de travaux, de fournitures et de services courants et de prestations intellectuelles passés sous le sceau de «secret en matière de défense» sont conclus par le ministre de la Défense ou celui de la Sécurité et approuvés par le ministre des Finances à la suite de l’avis du Conseil Supérieur de la Défense.

Ce nouveau Décret, à notre avis, au lieu de dissuader les voleurs, les encourage et les couvre.Pour terminer, il est important de signaler que c’est ce décret qui empêche toute poursuite dans l’affaire «hélicoptères cloués au sol» estampillés du sceau Secret-Défense. Circulez donc !

<strong> </strong><strong>Aliou Ag Mohamed</strong>

<strong> </strong><strong>CHAPITRE I :</strong>

<strong> </strong><strong>Dispositions générales</strong>

<strong> </strong><strong>ARTICLE 1er :</strong>

Le présent décret fixe le régime des contrats des travaux, fournitures et services exclus du champ d’application du Décret n° 08-485/P-RM du 11 août 2008 portant procédures de passation, d’exécution et de règlement des marchés publics et des délégations de service public en  son article 8.

<strong>ARTICLE 2 :</strong>

Les contrats passés sous le sceau de «secret en matière de défense» ou sous le sceau «des intérêts essentiels de l’Etat» ne sont pas soumis aux méthodes de sélection et aux contrôles des organes prévus par le code des marchés publics.

<strong>CHAPITRE II : DU CHAMP D’APPLICATION</strong>

<strong>ARTICLE 3 :</strong>

Au sens du présent décret, on entend par «secret en matière de défense»les renseignements, objets, documents, données informatisées, fichiers ou procédés qui doivent être tenus secrets dans l’intérêt de la défense nationale et dont la recherche, l’appropriation, le détournement, la reproduction, la divulgation ou la destruction constituent des infractions contre la sûreté de l’Etat.

À ce titre, sont considérés comme contrats de travaux, de fournitures et de services revêtus du sceau de «secret en matière de défense», ceux relatifs :- aux matériels et équipements cités à l’Annexe 1 ;- aux travaux et services cités à l’Annexe 2.

Ces annexes relatives à la liste des biens concernés ne peuvent faire l’objet de révision qu’une fois par an sauf en cas d’urgence impérieuse.L’initiative de la révision appartient au ministre chargé de la Défense ou au ministre chargé de la Sécurité. Cette révision se fait par décret pris en Conseil des Ministres.

Est soumis à l’avis  préalable du Conseil Supérieur de la Défense tout contrat revêtu du sceau de «secret en matière de défense» dont le montant prévisionnel dépasse un (1) milliard de francs CFA.

<a href="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2019/09/P1.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-2838531" src="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2019/09/P1.jpg" alt="" width="650" height="972" /></a>

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<a href="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2019/09/P2.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-2838532" src="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2019/09/P2.jpg" alt="" width="650" height="879" /></a>

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</item>

<item>
<title>La Commune Rurale de Baguinéda&#45;Camp ou l’antichambre de la fraude municipale :  Plus de 529 millions de FCFA volés en trois ans</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/la-commune-rurale-de-baguineda-camp-ou-lantichambre-de-la-fraude-municipale-plus-de-529-millions-de-fcfa-voles-en-trois-ans-2837358.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 05 Sep 2019 01:02:31 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>L’audit des opérations de recettes et de dépenses de la Commune Rurale de Baguinéda-Camp, pendant les exercices 2015, 2016 et 2017 a mis en exergue des dysfonctionnements criards qui se sont caractérisés par des irrégularités administratives et financières.  Ces irrégularités portent essentiellement sur des recettes non collectées ou non reversées et les achats. Sur la base des constatations, il y a un trou béat de 529,74 millions de francs CFA dans la gestion du Maire Salia Diarra ; du Secrétaire général Olivier Camara et du Régisseur de recettes, M. Cissé. </strong>

La Mairie de Baguinéda-Camp est gérée comme une épicerie. Les Régisseurs de recettes et de dépenses M. Cissé et Yaya Traoré ne constituent pas de cautionnement. Le non-respect de cette disposition a exposé la Commune rurale à un détournement de fonds de plus de 500 millions de nos francs, car ne disposant pas de garantie pour se couvrir.

<strong>Vols et détournements, à ciel ouvert </strong>

Au terme des exercices de ces trois dernières années (2015, 2016 et 2017), la municipalité de Baguinéda-Camp n’a pas tenu de comptabilité-matières. En effet, les enquêteurs  ont décelé qu’aucun document de la comptabilité-matières n’est tenu. D’où la disparition de 529,74 millions FCFA, sans la moindre trace.

À la municipalité de Baguinéda-Camp, la nomination du Comptable-matières n’est pas conforme aux textes en vigueur. En effet, celui-ci est nommé par un arrêté du Maire Salia Diarra, en lieu et place d’un arrêté conjoint du Ministre chargé des Finances et du Ministre de Tutelle. Le Comptable-matières n’a pas non plus constitué de caution. La nomination du Comptable matières par arrêté du Maire et la non-constitution de la caution sont des violations des dispositions du Décret n°10-681/P-RM du 30 décembre 2010, portant réglementation de la comptabilité-matières.

Par ailleurs, la Commune rurale de Baguinéda-Camp ne dispose pas d’un plan de passation de marché qui précise les prévisions de passation de marchés de fournitures, de services de travaux et de prestations intellectuelles au cours d’un exercice. Ce qui a permis à la municipalité de passer des marchés publics dans le flou et l’informel. Non plus, elle ne respecte pas les procédures de mise en concurrence lors des achats. Cependant, en prélude à l’attribution des marchés, elle n’établit pas de dossier sommaire de consultation pour la transparence de la mise en concurrence. L’inexistence de dossier sommaire de consultation ne permet pas d’établir des critères objectifs permettant une évaluation des offres et viole les règles de la transparence dans la commande publique.

Et comme si cela ne suffisait pas, la Commune rurale  de Baguiinéda-Camp ne fait pas de notification de marché aux titulaires des « <em>marchés passés par bon de commande</em> ».  Du coup, les services de la Mairie n’ont pas pu mettre à la disposition des auditeurs, les copies de décharges attestant la notification des « <em>marchés passés par bon de commande</em> ». L’absence de notification ne permet pas de s’assurer du respect du délai d’exécution des commandes.

Plus grave, les Agents de la Commune rurale perçoivent des recettes en lieu et place du Régisseur. En effet, les recettes issues des frais sur les réquisitions sont perçues par le Secrétaire Général, Olivier Camara en lieu et place du Régisseur de recettes depuis 2014 sans délivrance de quittances et sans trace d’enregistrements. Il en est de même pour les frais d’extraits d’actes de naissance, de mariage et de frais de légalisation de documents administratifs qui sont également perçus par les Agents chargés de l’état civil.

<strong>La preuve des épreuves </strong>

Le Régisseur de recettes M. Cissé, n’a pas justifié « <em>le stock de vignettes </em>» non vendu d’un montant de 8,36 millions de FCFA. Il a reçu de la Perception, des carnets de vignettes cachetées pour une valeur totale de 17,19 millions de FCFA. Sur ce montant, il a reversé 8,83 millions de FCFA à la Perception. Les carnets vierges de vignettes présentés pour justifier le stock non vendu ont des motifs et fonds différents de ceux reçus de la Perception pour la période concernée.

Et comble de la « mangecratie » à la Mairie de Baguinéda-Camp, le Régisseur de recettes M. Cissé, n’a pas justifié l’utilisation de formulaires de Concessions Rurales d’Habitation d’un montant de 198,64 millions de FCFA. Ce montant correspond à la somme des valeurs de 4 926 formulaires de Concessions Rurales d’Habitation en 2016 non retracés –  estimées à 197,04 millions de FCFA au prix minimum de 40 000 FCFA par formulaire –et de 24 autres en 2015 dont les recettes ont été perçues, mais non reversées pour 1,60 million de FCFA. Et ce n’est pas tout. Loin s’en faut.

Même le Maire de la Commune Rurale de Baguinéda-Camp, M. Salia Diarra, a accordé des autorisations de construire sans perception des frais y afférents d’un montant de 7,57 millions de FCFA. En effet, les enquêteurs ont constaté que le montant des autorisations de construire enregistrées est de 5,72 millions de FCFA en 2016 et 7,84 millions de FCFA en 2017. Cependant, pour les mêmes exercices, les montants collectés sur quittancier sont respectivement de 3,13 millions de FCFA et 2,86 millions de FCFA. Les écarts correspondants aux montants non perçus par le Régisseur de recettes, M. Cissé, sont de 2,60 millions de FCFA et de 4,98 millions de FCFA. Le Maire Salia a utilisé une délibération irrégulière pour justifier des dispenses de paiement de frais d’édilité d’un montant de 307,05 millions de FCFA.

En effet, la mission de contrôle a constaté, en 2017, que  5 266 Concessions Rurales d’Habitation ont été établies dont les frais d’édilité correspondent à 317,12 millions de FCFA. Sur ce montant le Régisseur de recettes, le Sieur Cissé n’a perçu et reversé que 10,07 millions de FCFA à la Perception. La Délibération n°006 CC-CRBC du 24 décembre 2016 présentée par le Maire pour justifier l’écart, au titre des dispenses de paiement, a été contestée, par écrit, par plusieurs conseillers et les adjoints au Maire.

Plus grave, le Maire Salia Diarra, a effectué un achat non retracé d’un montant de 2,30 millions de FCFA. En effet, la mission a constaté que 7.840 formulaires de Concessions Rurales d’Habitation ont été achetés par le Maire Salia Diarra en 2015 pour un montant de 2,31 millions de FCFA sur lesquels, seulement, 48 formulaires ont été établis. Le reliquat de 7.792 formulaires correspondant à la somme de 2,30 millions de FCFA n’est pas retracé.

Au tant de pratiques frauduleux qui ont engendré un détournement record de 529,74 millions de francs CFA dans la caisse de la Commune Rurale de Baguinéda-Camp. Mais contre toute attente, le Maire Salia Diarra et ses complices, s’en défendent, sans convaincre.

Ils vont jusqu’à se fendre d’une mise au point  publiée par voie de presse pour se blanchir. Mais pour la mission d’audit, il est trop tard pour se garer des mouches. Déjà, les autorités judiciaires sont saisies du dossier, afin que le Maire de Baguinéda-Camp, Salia Diarra, le Secrétaire général Olivier Camara et le Régisseur de Recettes, monsieur Cissé, rendent à César ce qui n’est pas eux.

En attendant, le Maire Salia Diarra  et ses complices sont sur des braises ardentes. Affaire à suivre !

<strong>Cyrille Coulibaly</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>BIM&#45;SA : Quiproquo autour d’une ponction de plus de 250 millions</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/bim-sa-quiproquo-autour-dune-ponction-de-plus-de-250-millions-2836749.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 02 Sep 2019 01:26:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>22 Septembre</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Des accusations sérieuses pèsent sur trois hauts cadres de la BIM-SA pour avoir manigancé, dit-on,   des sous  dans  un marché relatif aux travaux d’extension de l’Assemblée permanente des Chambres des métiers du Mali.</em></strong>

L’entreprise bénéficiaire  dudit  marché, un certain Moussa Bagayogo, l’a sous-traité à Cherif Mamadou Lamine Haidara. Le premier doit une créance de 130 millions de nos francs au second. Le marché a été conclu entre les deux pour mettre fin à cette créance.

Les démarches effectuées par ce duo auprès de la banque partenaire, la BIM-SA, ont fait ressortir que Bagayogo est bien et bel attributaire du marché, suite à un appel d’offre ouvert pour un montant de près 876. 980 854 F CFA.

Mamadou Lamine Haidara, fort de cette assurance avec l’implication de la banque,  s’est mis à exécuter le marché. Après un premier paiement, le second décompte d’un montant de plus de 149 millions a fait l’objet de tiraillements.  Le paiement suivant de 250 millions, virés dans son compte,  a connu un sérieux quiproquo. Finalement, il n’a pu obtenir que 87,5 millions de nos francs. Le manquant aurait fait l’objet d’une ponction, à travers, trois hauts cadres de la boite.

Nos multiples tentatives pour rencontrer les intéressés ont été vaines. Donc, nous avons préféré ne pas les citer, en attendant.

<strong>Affaire à suivre</strong>

<strong>El Hadj Chahana Takiou</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Tension de trésorerie au laboratoire central vétérinaire :  Qui protège le DG Boubacar Ousmane Diallo ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/tension-de-tresorerie-au-laboratoire-central-veterinaire-qui-protege-le-dg-boubacar-ousmane-diallo-2835340.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 26 Aug 2019 09:07:33 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Débat</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>La fermeture du laboratoire central vétérinaire est désormais une question de jours. La caisse du labo serait vide. Les travailleurs et les pauvres fournisseurs du LVC n’ont que leurs yeux pour pleurer. La gestion patrimoniale de l’actuel DG Boubacar Ousmane Diallo en est la raison. Pour couvrir sa mauvaise performance, il n’hésiterait pas à jeter à la figure des pauvres employés contractuels qu’il a la bénédiction de Dr. Bocari Treta, président du parti au pouvoir. </strong>

«Attribution irrégulière d’avantages au personnel, annulation irrégulière des créances, non reversement des produits de la vente sur le compte bancaire du Laboratoire central vétérinaire». Ce sont entre autres manquements constatés en 2014 au laboratoire central vétérinaire par les enquêteurs du bureau du Vérificateur général. Malgré l’existence d’un rapport qui épingle la gestion de Boubacar Ousmane Diallo, la chute sans fin de cette structure suit son cours normal.

Selon des sources dignes de foi, depuis janvier 2019, le LVC connaît une forte tension de trésorerie. Le payement du salaire du mois d’août des contractuels serait menacé. Le DG Boubacar Ousmane Diallo et les travailleurs se regardent en chiens de faïence. Si le premier fait semblant de diriger, les seconds font semblant de travailler. C’est du moins le climat qui prévaut au laboratoire central vétérinaire. Le moral des travailleurs est à son plus bas niveau.

À en croire nos sources, malgré l’attribution de la quasi-totalité des marchés de la chaîne d’approvisionnement au titre de l'exercice 2019, les fournisseurs et les prestataires du LCV courent derrière leurs créances qui avoisineraient 900 000 000 FCFA.

Pendant ce temps, le DG Boubacar Ousmane Diallo jetterait régulièrement à la figure des pauvres travailleurs du LVC qu’il jouit de «l’immunité» de Dr. Bocari Treta, président du RPM (Rassemblement pour le Mali). Et que le ministre en charge du LVC n’y peut rien.

Malgré ce grand risque de fermeture qui plane sur le LVC, qui faisait dans un passé récent la fierté de la sous-région, ne pas piper mot, semble être la stratégie adoptée par les syndicats.

En attendant, les pauvres travailleurs qui tiennent à préserver leur emploi, en l’occurrence ceux payés sur fonds propres, regardent du côté de Rokia Maguiraga, ministre de l’Elevage et de la Pêche, en espérant qu’elle va prendre la décision qui s'impose afin d’arrêter l’hémorragie.

<strong>Wassolo </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Corruption au Mali : Obstacle majeur à l’investissement !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/corruption-au-mali-obstacle-majeur-a-linvestissement-2834222.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 21 Aug 2019 01:11:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Forum</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Malgré les nombreuses structures de lutte contre la corruption, le phénomène est loin de s’essouffler. Bien au contraire, il se porte comme un charme au Mali. </em></strong>

Au regard de la gestion des rapports du BVG et de l’impunité qui prévaut après la constitution  de la liste des fonctionnaires les plus corrompus par Mamadou Sinsin Coulibaly, on ne peut que douter de la volonté des plus hautes autorités de lutter contre le mauvais usage et le détournement du denier public. Ce doute qui se renforce au gré du rallongement de liste des scandales n’est malheureusement pas le monopole de la population malienne. Il est partagé par des observateurs extérieurs qui ne font pas mystère de leur réticence à faire des investissements dans notre pays à cause de la corruption et de l’état de la justice.

Dans une interview accordée à un quotidien de la place, l’ambassadeur de la République Fédérale Allemande, Son Excellence Dietrich Becker, en fin de séjour dans notre pays, a exprimé ses inquiétudes face à la recrudescence de la corruption qui n’épargne  aucun  secteur.

Répondant à la question de savoir s’il conseillerait le Mali à un investisseur,  l’ambassadeur  n’a pas fait mystère de sa réticence : « Ce n’est pas qu’une question de sécurité. Vous serez bien parmi les maliens, vous n’avez aucune chance de sortir victorieux d’un verdict de la justice Malienne. La bureaucratie est lourde, l’assiette fiscale trop petite…. » Ces propos du diplomate allemand traduisent l’ampleur du défi à relever pour rendre attractive notre pays auprès des investisseurs. La corruption, la lourdeur de l’administration et l’iniquité de la justice expliqueraient-elles l’absence de retombées significatives du forum des investisseurs tenu à Bamako à la fin du premier quinquennat du président IBK ? On résisterait difficilement à l’envie de répondre cette question par l’affirmative si la vague de corruption et de détournement de denier public distillé dans la presse locale et sur les réseaux sociaux devait faire foi. Au-delà des grands discours politiques sur la lutte contre la corruption et les menaces de sanctions brandies par le président de la République, Ibrahim Boubacar Keita force est de constater que ce fléau a atteint des proportions inquiétantes ces dernières années.

Au contraire, il donne l’impression de garantir l’impunité aux fossoyeurs de l’économie nationale. Parmi les motivations du choix d’IBK, figurait la lutte contre la corruption. A l’époque, la majorité de l’opinion nationale a jeté son dévolu sur le candidat IBK pour son franc-parler et sa rigueur. Après les 100 jours de son deuxième quinquennat l’espoir  de nombreux maliens a viré au cauchemar à cause de la gestion des cas de corruptions avérés.

L’ampleur de la corruption incline à penser aujourd’hui qu’elle est devenue un mode de gouvernance. Pour celui qui a promis de restaurer la dignité du malien, la réalité contraste fortement avec sa démarche. Cela est un constat partagé !

<strong>La réplique des deux syndicats de la magistrature </strong>

Une semaine après cette déclaration fracassante du diplomate allemand, les deux syndicats de la magistrature ont fait une déclaration commune. Le syndicat autonome de la magistrature (SAM) et le syndicat libre de la magistrature (Sylima) se sont offusqués ce 20 juillet des dénonciations de corruption dont fait l’objet la justice malienne. Les syndicats ont jugé les propos du diplomate allemand « diffamatoires » et « intolérables ».

« Le SAM et le SYLIMA rappellent à l’opinion publique nationale et internationale que la justice malienne qui s’évertue à donner satisfaction au peuple malien dans des conditions extrêmement difficiles (moins de 1% du budget national), ne mérite pas leur silence face à un tel traitement que rien ne justifie ». Les magistrats condamnent « avec la dernière rigueur » les différentes « attaques » qui « font état de la corruption de la justice sans en apporter la moindre preuve ». D’autres organisations de la société civile dont la Plateforme de lutte contre la corruption dénoncent régulièrement la corruption dans la sphère publique.

<strong>Bouba Sankaré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Imitation de signature, mauvaise gestion, écoutes téléphoniques …  Au cœur du système de prédation de Bakary Togola</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/imitation-de-signature-mauvaise-gestion-ecoutes-telephoniques-au-coeur-du-systeme-de-predation-de-bakary-togola-2834110.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/corruption/imitation-de-signature-mauvaise-gestion-ecoutes-telephoniques-au-coeur-du-systeme-de-predation-de-bakary-togola-2834110.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 20 Aug 2019 12:43:39 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Il s’est compromis dans beaucoup d’affaires sulfureuses comme l’imitation de la signature de Baba Berthé, PDG de la Compagnie malienne de développement des textiles (CMDT), les malversations financières à la tête de la Confédération des sociétés coopératives des producteurs de coton (C-SCPC), les écoutes téléphoniques illégales… Voyage au cœur du système de prédation monté par Bakary Togola, qui aurait coûté des milliards au Mali, et sa place de premier producteur de coton ouest-africain, entre autres, le tout, sans conséquence pour lui à ce jour.</em></strong>

<strong><em> </em></strong>Les démentis timides ne nous feront pas lâcher ce dossier sulfureux, qui voit un individu, seul, hypothéquer l’avenir de générations, l’espoir de milliers d’agriculteurs, et même la croissance économique du Mali.

Bakary Togola se trouve à la tête d’un empire financier qu’est la C-SCPC, créée en 2014 sous l’impulsion de ses principaux bailleurs de fonds que sont l’Agence française de développement (AFD) et la CMDT. Elle remplace l’Union des sociétés coopératives des producteurs de coton qui avait vu le jour en 2007. Son objectif est de mieux organiser le secteur de production de coton au Mali, former, sensibiliser, financer et alphabétiser les producteurs de coton. La C-SCPC est vite devenue très liquide grâce aux nombreuses subventions consenties au monde rural. Pour mieux carotter cette manne estimée à des milliards de F CFA par an, le président de l’Apcam, Bakary Togola, va monter un système des plus mafieux. Et comme toute organisation du genre, il va s’entourer d’un cercle d’amis et de parents, dont son propre neveu.

Ce dernier du nom de Mamadou Togola, est embauché comme comptable de la confédération. Son rôle dans le dispositif est de tripatouiller et de rendre illisibles les pièces comptables, procéder à des décaissements frauduleux et autres. L’Assemblée permanente des chambres d’agriculture du Mali (Apcam), qui est la faîtière des paysans (dont Bakary Togola est le président), n’est pourtant qu’une coquille vide. L’Apcam ne reçoit qu’une maigre subvention de l’Etat. Du coup, elle est à l’ombre de la C-SCPC.

<strong>Imitation de la signature du PDG de la CMDT</strong>

Les faits se sont passés entre avril et juin 2019. Pour chaque campagne agricole, la C-SCPC qui est début et à la fin des achats d’engrais et pesticides, estime ses besoins. Ce besoin est transmis à la CMDT, qui à son tour prépare un bon de commande à cet effet en fonction de ses prévisions et budgétisations. Sans cette procédure, la CMDT qui doit payer la note ne peut autoriser aucun décaissement à la BNDA, la banque des paysans.

Cette année, Bakary Togola avait passé un deal avec une dizaine d’opérateurs économiques, négociants d’intrants agricoles. Ceux-ci avaient des stocks importants mais de qualité douteuse à écouler sur le marché. Le montant est estimé à plus de 20 milliards de F CFA. Convaincu de son impunité et se comportant en proconsul, Bakary Togola, au mépris de la procédure, passe outre l’avis de la CMDT. Il initie une estimation de besoins. La seconde phase du boulot était d’avoir la caution de la CMDT, matérialisée par le bon de commande signé en bonne et due forme par le PDG. Cela n’ayant pas été acquis, le Tout puissant Bakary qui se croit tout permis trouve une astuce frauduleuse. Celle d’avoir une vraie fausse signature de Baba Berthé. Mais nous ne sommes pas à mesure de dire si l’imitation a été orchestrée de ses propres mains ou s’il a requis les services d’un spécialiste. Toujours est-il qu’il y a eu faux en écriture au détriment de M. Berthé. Etant le président de la C-SCPC, sa responsabilité est de prime abord engagée quel que soit l’auteur du dôle.

<strong>Responsabilité engagée </strong>

C’est au moment d’avaliser le document que M. Berthé, de surcroît éminent professeur de droit constitutionnel à l’Ecole nationale d’administration de Bamako (Ena) dans les années 1990-2000, a été surpris par le montage grossier : son sceau (un vrai faux alors), a juste été imité :

Interpellé, Bakary Togola n’a pu nier les faits. Il aurait joué sur son prétendu illettrisme qui ne l’empêche pourtant pas de faire des coups bas, mais, qu’il met en avant chaque fois que cela peut le servir. <em>"Je suis Gana</em><em> (ndrl : un sous-groupe bambara présent surtout dans la région de Sikasso et cousin à plaisanterie des Sénoufos et des Miniankas) toi un Minianka. Nous sommes plus intelligents que vous. Vous ne savez même pas comment s’enrichir et donner la part des décideurs, leur faire manger. Et les ministres et autres responsables ne cherchent pas mieux".</em>

Il nous revient que le président de la République, IBK a été informé du scandale en sa qualité de président du Conseil supérieur de l’agriculture et qu’il aurait même demandé à qui de droit de ne pas en rester là. D’ailleurs, lors de la session inaugurale dudit Conseil en mai dernier, le chef de l’Etat avait jeté le pavé dans la marre en menaçant de représailles <em>"les prédateurs d’intrants agricoles qui saborderont les efforts de l’Etat"</em>.

Bakary Togola peut continuer à nier l’imitation de la signature du PDG de la CMDT, puisque, jusque-là, celui-ci n’a pas porté plainte. "<em>Il pense qu’il a intimidé Baba Berthé en lui disant qu’il partage son butin en haut, mais, il sera surpris"</em>, nous confie un responsable proche du PDG de la CMDT. Selon l’analyse de notre source, <em>"</em><em>il y a des raisons objectives qui font que Baba prend son temps pour ester contre lui"</em>.

<em>Primo</em>, le scandale a éclaté en début de campagne cotonnière. Tout problème judiciaire impliquant au premier degré le président des <em>"</em><em>cotonculteurs"</em>, aura des répercussions dangereuses sur la saison et compromettra inéluctablement les prévisions de rendement de la CMDT. Alors que celle-ci a pris des engagements financiers colossaux auprès de ses banques partenaires.

<em>Secundo</em>, la C-SCPC est la principale partenaire de la CMDT et même son bébé à elle. Qu’on le veille ou pas, sans elle, pas de production structurée de coton. Malgré l’ampleur du délit commis par son chef, le PDG de la CMDT a choisi entre deux maux, le moindre. C’est-à dire mettre sous l’éteignoir le différend ou du moins mettre la pédale douce, le temps de finir la campagne cotonnière en cours.

<em>Tertio</em>, la machine judiciaire étant ce qu’elle est dans notre pays, ne dit-on pas qu’un bon arrangement vaut mieux qu’un mauvais procès ? D’ailleurs, Bakary Togola sûr de ses milliards volés, dit à qui à qui veut l’entendre, qu’il peut <em>"</em><em>se payer tous les procureurs du Mali"</em>. Toujours en nous fiant à notre source, Baba Berthé qui est bien loin d’avoir mis aux oubliettes ce coup tordu de la part du bien né Bakary Togola, entend certainement le gérer en sa manière, en homme intelligent et avisé.

Pour le moment, ce n’est encore que le bout de la pile de dossier concernant les incartades de Sacré Togola que nous livrons ici.

Bien entendu, nous reviendrons sur le reste du dossier relatif à sa gestion chaotique, de la C-SCPC, la plainte contre son ex-responsable administratif et financier (Raf), Fadiala Coulibaly à la suite d’une écoute téléphonique illégale contre celui-ci (classée par le tribunal de la Commune V), ses nombreuses accointances avec certains milieux d’affaires, entre autres.

Le temps est le meilleur juge et témoin de l’homme. <em>"</em><em>Patience et longueur de temps font plus de gloire que de rage"</em>. Dit Jean de La Fontaine dans ces fameux contes : <em>"</em><em>Les Fables"</em>. D’après le poète Alfred de Vigny, <em>"patience et longueur de temps font plus de gloire que de rage"</em>. Gardons alors patience, Sacré Bakary.

Comme lui-même est friand de proverbes, <em>"On peut se moquer du peuple pendant un temps, mais pas tout le temps"</em>.

Qui saura délivrer un jour le monde rural de cette sangsue ?

<strong>Abdrahamane Dicko</strong>

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<title>Au Mali, « le système est infesté par la corruption et les citoyens y sont habitués »</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/au-mali-le-systeme-est-infeste-par-la-corruption-et-les-citoyens-y-sont-habitues-2-2833245.html</link>
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<pubDate>Wed, 14 Aug 2019 08:26:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Plus de 1,13 milliard d’euros aurait été dépensé irrégulièrement par les autorités maliennes entre 2005 et 2017. Chez les partenaires et les organes chargés de lutter contre ces malversations, la colère monte.

Mille francs CFA (1,50 euro) voire plus, glissés dans la poche des policiers par les chauffeurs pour échapper à un contrôle. Au Mali, la corruption est courante et le pot-de-vin est si systémique que certains chauffeurs, de taxis comme de camions, l’ont intégré à leurs frais, gonflant d’autant la facture pour le consommateur. « C’est la TVA malienne, ironise Moumouni Guindo, président de l’Office central de lutte contre l’enrichissement illicite (Oclei). C’est terrible parce qu’au bout de la chaîne, ce sont les citoyens qui paient. »

Santé, éducation, emploi, sécurité, justice… Le président de l’Oclei est l’un des rares Maliens à dénoncer publiquement ce qui relève du secret de Polichinelle : « Aucun secteur n’est épargné, il ne faut pas faire l’autruche. Les citoyens et les opérateurs économiques paient des pots-de-vin parce qu’ils y sont forcés ; ils n’ont souvent pas le choix. Cela montre que le système est infesté par la corruption, et que les citoyens s’y sont habitués. »

Au niveau macroéconomique, l’Etat malien ne donne pas le bon exemple. Un rapport, élaboré en novembre 2018 par le Canada, au nom des bailleurs internationaux du pays, l’a souligné. Selon ce document, que Le Monde s’est procuré, les autorités locales auraient dépensé de manière irrégulière 741,5 milliards de francs CFA, soit 1,13 milliard d’euros, entre 2005 et 2017, et 35,5 % de ce montant relèverait de la fraude. Le reste est attribué à la mauvaise gestion des ressources publiques.

<strong>Fatigue des bailleurs de fonds</strong>

Ces montants ne sont pas nouveaux. Le rapport canadien compile en réalité les irrégularités financières publiées chaque année par le Bureau du vérificateur général (BVG) puisque, depuis 2003, cette institution est chargée de dénoncer publiquement les soupçons de malversations.

« Nous avons sorti ce chiffre pour mettre la pression sur les autorités. Il y a une certaine fatigue des bailleurs par rapport au Mali. Il n’y a pas d’avancées notoires sur le plan politique et la mauvaise gouvernance persiste, alors que, paradoxalement, c’est le Mali qui concentre une grande partie des enjeux de la sous-région », glisse un diplomate en poste à Bamako.

Selon nos informations, les 741,5 milliards de francs CFA d’irrégularités financières représentent, en moyenne annuelle, 44 % de l’aide au développement allouée chaque année par les bailleurs internationaux. « On cofinance le développement mais aussi la corruption », s’agace une chancellerie européenne. « Le problème est tellement grand qu’on ne peut pas l’éviter. Sinon, que faudrait-il faire ? Se retirer ? », s’interroge une autre.

&nbsp;

En 2018, le Mali a perdu plus de la moitié de la tranche variable de l’aide, alors établie à 20 millions d’euros, non décaissée par l’Union européenne (UE) faute de progrès suffisants en matière de scolarisation, de lutte contre la corruption et de réforme du secteur de la sécurité. Mais d’aucuns doutent que ce moyen de pression soit efficace. Pas plus qu’une dénonciation directe.

<strong>La justice dans le viseur</strong>

Mi-juillet, Dietrich Becker, l’ambassadeur d’Allemagne au Mali, a fait une sortie publique explosive dans un entretien au quotidien malien L’Indépendant. « Je n’encouragerais pas un Allemand à investir au Mali, vu l’état de corruption de la justice », a déclaré le diplomate qui, depuis, a été contraint de s’excuser.

La justice est de fait particulièrement pointée du doigt. Selon une enquête réalisée en avril par l’Institut de La Haye pour l’innovation du droit (HIIL), 58 % des quelque 8 300 Maliens interrogés ont qualifié cette institution de plus corrompue du pays, devant la police, les douanes et la gendarmerie.

Quant au traitement judiciaire des cas d’irrégularités financières, le rapport canadien précise que « près de la moitié des dossiers font l’objet d’un classement sans suite, donc pas de poursuites, faute d’infraction pénale ». Ce qui amène à un « niveau très bas de recouvrement de 6,5 % du montant total des irrégularités financières ». En clair, les autorités maliennes n’auraient récupéré qu’environ 48 milliards de francs CFA (73,2 millions d’euros) sur les 741,5 milliards de francs CFA d’irrégularités financières constatées par le BVG entre 2005 et 2017.

En juin, le ministère de la justice a joué la carte de la transparence. Sur son site, il a dressé le bilan des suites judiciaires réservées aux dénonciations qui ont été faites par le Vérificateur général depuis 2013. Selon lui, sur soixante et une dénonciations, dix affaires ont été classées sans suite, cinquante seraient en cours d’enquête préliminaire ou en information, et un dossier a été jugé.

<strong>« Un combat de longue haleine »</strong>

« Si on admet qu’il y a de la corruption dans la justice, pourquoi ne pas se poser la question de l’influence qui est exercée par les corrupteurs au sein des organismes de contrôle de la corruption ? », s’interroge M. Guindo. Selon le patron de l’Oclei, certains ont déjà tenté de saboter, voire d’influencer, le travail des gendarmes de la corruption tels que le BVG. « Tout cela fait que la lutte contre la corruption n’avance pas. La volonté politique est présente, mais elle peut être améliorée », avance-t-il prudemment.

Contacté, le ministre de la communication et porte-parole du gouvernement, Yaya Sangaré, se veut rassurant : « Nous prenons acte des différents rapports et nous nous engageons à mener toute action qui permettra d’établir les faits. Il y a des constats, mais ils ne peuvent pas être considérés comme des faits établis. La justice fera son travail, en toute indépendance. (…) Les mesures prises ne produiront leurs effets que progressivement. La lutte contre la corruption dans notre pays est un combat de longue haleine. »

&nbsp;

Le dernier rapport du BVG pour 2018 a déçu nombre d’observateurs. Le montant des fraudes dénoncées n’a jamais été aussi bas : 2 milliards de francs CFA (3 millions d’euros) quand les précédents rapports – entre 2006 et 2017 – dénonçaient chaque année des fraudes oscillant entre 4,6 milliards de francs CFA (7 millions d’euros) en 2016 et plus de 80 milliards de francs CFA (122 millions d’euros) en 2006. Un différentiel dans lequel certains lisent une volonté de masquer le réel…

« L’élection présidentielle a eu lieu en 2018 et une partie de l’aide financière de certaines communes a été liée aux faveurs électorales que les politiques locaux voulaient bien leur accorder », glisse une source internationale, avant de dénoncer une utilisation des moyens de l’Etat à des fins électoralistes. Des allégations graves qu’il est impossible de confirmer, bien qu’elles soient partagées par d’autres acteurs. « Il faut que les gens soient prudents dans la manipulation des rapports du BVG », a réagi M. Sangaré, tout à s’abstenant de tout autre commentaire.

<strong>« L’Etat vu comme un agresseur »</strong>

Quoi qu’il en soit, les citoyens semblent avoir perdu confiance en l’Etat. Le dernier baromètre mondial de la corruption de Transparency International souligne qu’en 2019, au Mali, 71 % des personnes interrogées ont estimé que leur gouvernement faisait un mauvais travail en matière de lutte contre la corruption.

Quelques mois après son accession au pouvoir, le président Ibrahim Boubacar Keïta avait pourtant fait de la lutte contre la délinquance financière l’une de ses priorités. « Nul ne s’enrichira plus illégalement et impunément sous notre mandat », avait-il alors déclaré, avant de faire de 2014 l’année de la lutte contre la corruption.

Mais au-delà des mots, les actes se font attendre. « Il y a beaucoup d’initiatives et de bonnes volontés, mais le résultat n’est pas à la hauteur », estime M. Guindo, avant d’insister sur l’impact, énorme, de la délinquance financière sur la stabilité du Mali : « L’une des conséquences de la corruption est que les citoyens ne voient plus l’Etat comme un protecteur mais comme un agresseur. Ça les éloigne de l’Etat et fait grandir chez eux un sentiment d’injustice. L’insécurité a été favorisée par la corruption. Tant que nous ne l’admettrons pas, nous ne lutterons pas contre ses causes profondes. »

D’autant que les systèmes de défense et de sécurité maliens sont au cœur des soupçons. « Les recrues maliennes souhaitant rejoindre les forces de sécurité doivent souvent payer leurs supérieurs si elles veulent accéder à la formation obligatoire, nécessaire pour valider leur intégration », dénonce un diplomate européen au Sahel. Une future recrue, rencontrée par Le Monde, assure ainsi avoir dû payer cette année 500 000 francs CFA (762 euros) pour rejoindre la formation de la police et obtenir son concours.

Pis, une des chancelleries occidentales à Bamako a évoqué des obstacles bureaucratiques mis en place pour lui extorquer de l’argent ; des personnels chargés du contrôle aérien demandant des pots-de-vin en échange de… l’obtention d’autorisations d’atterrissage pour certains de ses avions utilisés dans la lutte contre le terrorisme au Sahel. Le porte-parole du gouvernement, qui doute de telles pratiques, n’a pas souhaité réagir davantage.

&nbsp;

Des allégations graves et une fois de plus invérifiables, mais qui soulignent l’ampleur des doutes des acteurs internationaux comme des citoyens quant au bon usage des fonds publics. Selon le baromètre mondial de la corruption 2019, six Maliens sur dix pensent que la corruption a progressé au cours des douze derniers mois. Ils étaient deux fois moins nombreux en 2015.

<strong>Morgane Le Cam (Bamako, correspondance)</strong>

<strong>Source : Le Monde Afrique</strong>

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<title>Mali: des hélicoptères «Puma» qui posent question</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/mali-des-helicopteres-puma-qui-posent-question-2833155.html</link>
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<pubDate>Tue, 13 Aug 2019 09:00:02 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[En 2017, le Mali a acquis des hélicoptères pour l’armée de l’air, afin de lutter contre les jihadistes. Deux appareils « Puma » figuraient parmi le matériel acquis. Mais, depuis plusieurs mois, les deux appareils sont cloués au sol pour, officiellement, « question de maintenance », selon le président Ibrahim Boubacar Keïta lui-même. Karim, son fils et député à l’Assemblée nationale, s’est officiellement demandé si le Mali n’avait pas été floué lors de l’achat des deux appareils. De son côté, dans un « tweet » récent, le ministre, porte-parole du gouvernement malien a affirmé que « toute la lumière sera faite sur le dossier »; des sanctions pourraient tomber.

Lorsque les deux hélicoptères <em>Puma</em> achetés d’occasion sont arrivés en 2017 au Mali, ils volaient. Le président Ibrahim Boubacar Keita (IBK) était même présent à une cérémonie officielle où les appareils étaient dans le ciel lors d’une parade aérienne.

<strong>« <em>Floués</em> »</strong>

Quelque temps après, impossible de les revoir au-dessus de nos têtes. « <em>Problème de maintenance </em>», finit par déclarer le chef de l’État. « <em>Nous avons été peut-être floués ou nous avons mal évalué la marchandise</em> », ajoute Karim Keïta, son fils et député.

Dans un récent <em>tweet</em>, le ministère malien de la Communication va plus loin et laisse clairement entendre que, dans cette affaire, il pourrait y avoir des dessous de cartes. En tout cas, toute la lumière sera faite, précise le ministre Yaya Sangaré pour qui des responsables nationaux et internationaux seront identifiés et punis.

<strong>« <em>Scandale</em> »</strong>

De son côté, l’opposition malienne vent debout parle du « <em>scandale de l’achat des hélicoptères </em>Puma ». Soumaila Cissé, le chef de l’opposition parlementaire de l'Union pour la République et la démocratie (URD), réclame même une commission d’enquête sur le sujet, avant de parler de « <em>soupçons de détournements, de surfacturation pour achat de matériel non performant</em> ».

<strong><span class="authors">Par <a class="author" href="http://www.rfi.fr/auteur/rfi">RFI</a> </span><span class="pubDate">Publié le 13-08-2019</span> </strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Corruption&#45;délinquance financière :  Un régime abonné aux scandales !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/corruption-delinquance-financiere-un-regime-abonne-aux-scandales-2832008.html</link>
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<pubDate>Mon, 05 Aug 2019 01:30:43 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Aube</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em><b>Jamais dans l’histoire de la République, un régime ne s’est autant signalé par sa propension  à s’accaparer, détourner et gaspiller les ressources de l’Etat. Le Mali sous Ibrahim Boubacar Keita offre une désolante image, celle d’un pays livré à des magouilleurs (nationaux et étrangers) passé maître dans l’art de piller les ressources financières d’un pays gangrené par la corruption.</b></em>

En matière de gouvernance, le régime IBK présente un visage peu réjouissant En effet, les scandales financiers se sont multipliés et sont restés impunis très  loin des promesses  du  candidat IBK. Ce dernier  jurait de mener une lutte implacable contre la corruption et la délinquance financière. De l’achat de l’avion présidentiel à la nébuleuse affaire des 1000 tracteurs, en passant par les diverses contrats d’armement et les engrais frelatés, tous les scandales dégagent une forte odeur de corruption et de détournements de grande envergure. En effet, sous le magistère  de  IBk, la République  n’a jamais connu  autant de scandales de corruption. L’une  des  affaires qui aura le plus marqué  l’opinion publique reste sans doute  celle liée à l’achat de l’avion présidentiel, acquis à la suite d’un montage financier opaque de type mafieux mêlant sociétés-écrans et hommes d’affaires douteux. Hors de toute inscription budgétaire, 20 milliards de francs CFA ont été sortis des caisses de l’Etat pour acquérir un Boeing 737 (non encore immatriculé au nom du Mali). Le FMI (Fonds monétaire international) et la Banque mondiale étaient sortis de leur réserve pour exprimer leur mécontentement. Le Bureau du Vérificateur général a été commis par le FMI pour auditer cette affaire, ainsi que la section des comptes de la Cour suprême. Les rapports de ces deux structures de contrôle sont accablants : des surfacturations comprises entre 29 milliards et 38 milliards sont décelées.

En outre, lors de l’acquisition de l’avion,  un contrat d’exploitation est signé avec l’entreprise  Jet Magic Limited basé à Malte, le bureau du vérificateur général n’a jamais eu accès au contrat bail. Il faut signaler aussi  l’existence d’une ligne budgétaire (dans  les charges communes) depuis  2013 pour couvrir les frais du contrat. Il s’élève depuis 2013 à  3 milliards par ans. Pis, aujourd’hui encore, nul ne sait si l’avion « acheté » appartient au Mali. Aujourd’hui encore le mystère entoure cette sombre affaire qui a certainement des ramifications  à l’extérieur…

<strong> </strong><strong>Achats d’équipements militaires</strong>

Alors que  le souffle lié à l’affaire de l’avion était à  peine retombé, les Maliens effaré  découvraient la nature d’un marché de gré  à gré portant sur un contrat d’armement opaque et surfacturé pour l’équipement de l’armée malienne, passé en décembre 2013 entre l’Etat malien et la société Guo Star.

Ce contrat colossal de 69 milliards de FCFA attribué, en violation des règles des marchés publics, à  un proche de la famille présidentielle, promu aussitôt conseiller spécial à la présidence de la  République. Avec l’avenant, le marché a finalement porté sur 108 milliards de FCFA. Le fait que le marché soit attribué de gré à gré est un piétinement flagrant des principes élémentaires de passation de marché public. Pire, dans le même contrat, les Maliens apprendront que  le ministre des Finances, a couvert ce marché par  une garantie de 100 milliards de francs CFA. Des personnalités, l’on se souvient, avaient profité de ces affaires pour se sucrer en se livrant à des surfacturations dont seules les Républiques bananières ont le secret.

Sur  le même registre, En  avril 2016, le gouvernement a remis au MOC (Mécanisme opérationnel de coordination)  42 véhicules destinés aux patrouilles mixtes. La presse a rapporté que lesdits véhicules ont coûté à l’État 2 milliards 300 millions de FCFA, soit plus de 50 millions l’unité.

Mais  au lieu de poursuivre les délinquants à col blanc qui ont pillé les caisses de l ‘Etat, c’est la décision judiciaire qui est venue « récompensera ». En effet, en février 2018, la Cour suprême a condamné l’Etat à payer plus de 20 milliards de F CFA à un fournisseur de l’armée. Aujourd’hui encore de nombreuses questions sont posées autour de cette affaire et surtout de cette décision judiciaire qui profite à des gens soupçonnés de surfacturation.

Le dernier scandale en date concernant l’achat d’équipement militaire est celle  des 2 hélicos Puma, en 2017. Après que le président de la République IBK ait confirmé dans un entretien  à Jeune Afrique que les avions achetés sous son magistère sont cloués au sol « faute de maintenance appropriée ». C’est au tour du  président  de  la commission défense de l’Assemblée nationale, Karim Keïta, de déclarer, lors d’un colloque à Paris : <em>«les hélicoptères que nous avons achetés ne peuvent plus voler, ça marchait au début mais vraisemblablement</em><em> on a un problème»</em>. Le fils du président IBK ne fait que confirmer certaines révélations du Parti pour la renaissance nationale. En effet, le Parena avait révélé des détournements et des magouilles à grande échelle lors de l’achat d’avions de combat pour l’armée malienne.  Ainsi, dans un document,  le parti s’était  particulièrement  interrogé sur l’exécution d’un contrat signé en juin 2015 au salon du Bourget (France) avec l’entreprise brésilienne Embraer pour la vente de six avions de combat A-29 Super Tucano.

<strong> </strong><strong>Rénovation du palais et de la résidence de Sébéninkoro</strong>

Autre scandale qui a défraye la chronique ? La  rénovation du palais présidentiel et celle de la  résidence privée du chef de l’Etat. Le président IBK ayant décidé d’habiter à Sébéninkoro (résidences privée).  Il a entrepris d’importants travaux dans sa résidence privée suscitant de multiples interrogations : Qui finance ces Travaux. ? Le budget de l’Etat ? Le chef de l’Etat lui-même ? Quel est le coût réel des travaux ?

Quant au Palais de Koulouba, sa rénovation n’a finit plus. Confié, en 2015, au groupe français Eiffage la rénovation du palais présidentiel de Koulouba (avait été évaluée à près de 6 milliards de francs CFA). Au finish, nul n’est en mesure d’avancer les montants exacts soutirés dans les caisses de l’Etat pour réaliser les travaux de Koulouba. Idem pour la réhabilitation de la résidence des hôtes présidentiels, évaluée quant à elle à près de 5,5 milliards de francs CFA les travaux de rénovation du palais présidentiel sont aujourd’hui  portés à 10 milliards  et supervisé par un beau-frère du chef de l’Etat.

Il faut rappeler que les deux chantiers de rénovation du palais Koulouba et de la résidence privée du président ont chacun bénéficié de rallonge budgétaire  en 2016.

<strong> </strong><strong>Engrais  frelate et 1000 tracteurs</strong>

Un   autre scandale, portant sur des milliards de FCFA,  a éclaboussé  le régime. Ce énième scandale portait sur une soixantaine de milliards F CFA destinés à l’achat d’engrais pour les paysans, sous forme de prêts à rembourser dès la fin des récoltes dans les opérations de développement rural.

C’est un minuscule GIE (Groupement d’intérêt économique) qui était chargé de l’attribution, à travers un avis d’appel fort douteux, de ce gros et juteux marché à des fournisseurs, parfois sans foi ni loi. Il a fallu qu’un concurrent mécontent crache dans la soupe, en soumettant au test de conformité l’engrais d’un rival à un laboratoire de la place, pour que le pot aux roses soit découvert. Le président de la République a promis la fermeté dans ce dossier, au cours de la session du Conseil supérieur de l’agriculture qu’il a présidée le 16 mai 2016. L’opinion a longtemps attendu sa réaction. En vain. L’impunité encourageant de nouvelles atteintes à la morale publique, une nouvelle affaire dite « des 1000 tracteurs » a été révélée à l’opinion malienne. Selon le Parena, il y a eu  une procédure irrégulière et frauduleuse de gré à gré déguisé, un délit d’initié et des surfacturations qui ont fait perdre à l’État  plusieurs milliards de francs CFA.

Contrairement à ses promesses de rigueur et de fermeté, Ibrahim Boubacar Keïta a instauré, depuis son, accession  un pouvoir basé sur l’impunité et le laisser aller. D’où la multiplication des scandales sur fond de surfacturation et de détournement de deniers publics. ; les présumés auteurs n’ont nullement été inquiétés. À ce jour, ni poursuite encore moins de condamnation.

<strong>Mémé Sanogo</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Mali / Délinquance financière :  Où sont (donc) ces milliards volés ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/delinquance-financiere-ou-sont-donc-ces-milliards-voles-2832012.html</link>
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<pubDate>Mon, 05 Aug 2019 01:27:30 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Aube</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Les scandales de gouvernance se multiplient et restent impunis. Alors aux premiers jours de 2014, les corrompus de tous poils ont cru leur dernier jour arrivé quand le chef de l’Etat a décrété une année de lutte contre  toutes les formes de malversation et de dissipation des deniers publics. Plus de 5 ans après,  la corruption ne s’est jamais aussi bien portée dans notre pays. Aussi, les procédures judiciaires n’ont jamais été enclenchées depuis l’accession du Président IBK au pouvoir. Ainsi, ce sont plusieurs centaines de milliards qui ont été détournés des caisses de l’Etat ces dernières années sans que les auteurs ne soient nullement inquiétés. </strong>

<em>« J’engage le Gouvernement à diligenter la mise en œuvre des recommandations du rapport du Bureau du Vérificateur Général et les suites judiciaires y afférentes. Je mesure en plus les efforts que nous devons tous fournir pour poursuivre les réformes engagées en vue d’améliorer la gestion des finances publiques et gérer de façon parcimonieuse l’argent du contribuable malien, celui à qui nous devons tous rendre des comptes. Je puis vous assurer ma détermination à poursuivre les réformes engagées pour une administration plus performante et au service des usagers. Je puis également vous assurer que le principe de responsabilité dans la gestion des fonds demeurera un principe sacro-saint »</em>, martelais le président IBK lors de la remise du rapport 2015 du vérificateur général, Amadou Ousmane Touré…

Le dernier rapport du Vérificateur général confirme, une fois de plus, l’ampleur du phénomène de la corruption et de la délinquance économique et financière, dans notre pays.

Comme dans les rapports précédents, les vérifications financières au titre de l’année 2017 font également état de graves faits de gestion issus de l’appréciation de la régularité et de la sincérité des transactions financières effectuées par les différentes entités vérifiées, ainsi que du respect des normes, textes législatifs et réglementaires. Ainsi, ont-elles mis en exergue des irrégularités financières d’un montant total de 23,28 milliards de F CFA dont 6,96 milliards de F CFA au titre de la fraude et 16,32 milliards de FCFA au titre de la mauvaise gestion.

En somme, il ressort des deux rapports, une déperdition financière d’un montant total cumulé de 75,75 milliards FCFA, dont 11,55 milliards au titre de la fraude et 64,19 milliards au titre de la mauvaise gestion.  Cependant, en 2013-2014, dans son rapport, le vérificateur général  était très précis. En deux ans, 153 milliards de francs CFA ont manqué dans les caisses de l’Etat malien à cause de la corruption et de la mauvaise gestion. Par exemple, afin de détourner des centaines de millions de francs CFA, des travailleurs ont fabriqué des faux documents pour justifier des dépenses.

Leur astuce ? Commander officiellement, sur papier, une machine neuve, et à l’arrivée, avec le fournisseur, s’arranger pour réceptionner une machine d’occasion. Cela permet de détourner la différence. Autre procédé pour s’enrichir : le non reversement au Trésor public des ressources collectées.

Le rapport a, en effet, donné beaucoup d’autres exemples et l’on se rend compte que les délinquants à col blanc sont plus nombreux que jamais au sein de l’administration malienne.

En 2015, lors  de son rapport, le Bureau du Vérificateur général (BVG) a effectué des vérifications financières dans des services de différents ministères et autres, relativement à certaines opérations d’exécution budgétaire. Ces vérifications ont mis en lumière plus de 70, 13 milliard de FCFA dont 32,78 milliards de F CFA  par  fraude et  35,5 milliards pour mauvaise gestion.

Par sa gestion calamiteuse, le président IBK et ses gouvernements successifs ont conduit le pays dans une crise économique sans précédente. Conséquence : Les injustices flagrantes, les détournements des biens publics au vu et au su de tous, l’extension de la pauvreté...

<strong>Mohamed Sylla</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Magouille et corruption systématique: la grogne des partenaires, la réponse du gouvernement</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/magouille-et-corruption-systematique-la-grogne-des-partenaires-la-reponse-du-gouvernement-2831725.html</link>
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<pubDate>Fri, 02 Aug 2019 12:40:40 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<div class="post_content">
<p class="p1"><b>La sortie peu diplomatique de l’ambassadeur allemand sur la corruption systémique qui impacte le développement de notre pays a apporté du vent au moulin des détracteurs du régime. Bien que par des voix appropriées le diplomate a été recadré et contraint de s’excuser, ses collègues occidentaux n’en pensent pas moins. En effet, « Nous avons sorti ce chiffre (ndlr : l’affaire des 700 milliards,) pour mettre la pression sur les autorités. Il y a une certaine fatigue des bailleurs par rapport au Mali. Il n’y a pas d’avancées notoires sur le plan politique et la mauvaise gouvernance persiste, alors que, paradoxalement, c’est le Mali qui concentre une grande partie des enjeux de la sous-région », glisse un diplomate en poste à Bamako à notre confrère français Le Monde. Sur les 741,5 milliards de francs CFA d’irrégularités financières constatées par le BVG entre 2005 et 2017, l’Etat n’a pu récupérer que 48 milliards. Pour le magistrat, Moumouni Guindo, président de l’Office central de lutte contre l’enrichissement illicite (Oclei), la corruption, « C’est la TVA malienne… Aucun secteur n’est épargné, il ne faut pas faire l’autruche. Les citoyens et les opérateurs économiques paient des pots-de-vin parce qu’ils y sont forcés ; ils n’ont souvent pas le choix. Cela montre que le système est infesté par la corruption. » Le mal est-il si ancré que tout traitement paraît sans espoir ? Le gouvernement martèle son engagement et sa détermination sur ce chantier et à ne faire aucune entrave à l’action de la justice. Nous vous proposons l’article très documenté de notre confrère Le Monde paru ce jeudi 1er août 2019 intitulé : Au Mali, « le système est infesté par la corruption et les citoyens y sont habitués »</b></p>
<p class="p1">Plus de 1,13 milliard d’euros aurait été dépensé irrégulièrement par les autorités maliennes entre 2005 et 2017. Chez les partenaires et les organes chargés de lutter contre ces malversations, la colère monte.</p>
<p class="p1">Mille francs CFA (1,50 euro) voire plus, glissés dans la poche des policiers par les chauffeurs pour échapper à un contrôle. Au Mali, la corruption est courante et le pot-de-vin est si systémique que certains chauffeurs, de taxis comme de camions, l’ont intégré à leurs frais, gonflant d’autant la facture pour le consommateur. « C’est la TVA malienne, ironise Moumouni Guindo, président de l’Office central de lutte contre l’enrichissement illicite (Oclei). C’est terrible parce qu’au bout de la chaîne, ce sont les citoyens qui paient. »</p>
<p class="p1">Santé, éducation, emploi, sécurité, justice… Le président de l’Oclei est l’un des rares Maliens à dénoncer publiquement ce qui relève du secret de Polichinelle : « Aucun secteur n’est épargné, il ne faut pas faire l’autruche. Les citoyens et les opérateurs économiques paient des pots-de-vin parce qu’ils y sont forcés ; ils n’ont souvent pas le choix. Cela montre que le système est infesté par la corruption, et que les citoyens s’y sont habitués. »</p>
<p class="p1">Au niveau macroéconomique, l’État malien ne donne pas le bon exemple. Un rapport, élaboré en novembre 2018 par le Canada, au nom des bailleurs internationaux du pays, l’a souligné. Selon ce document, que Le Monde s’est procuré, les autorités locales auraient dépensé de manière irrégulière 741,5 milliards de francs CFA, soit 1,13 milliard d’euros, entre 2005 et 2017, et 35,5 % de ce montant relèverait de la fraude. Le reste est attribué à la mauvaise gestion des ressources publiques.</p>
<p class="p1">Fatigue des bailleurs de fonds</p>
<p class="p1">Ces montants ne sont pas nouveaux. Le rapport canadien compile en réalité les irrégularités financières publiées chaque année par le Bureau du vérificateur général (BVG) puisque, depuis 2003, cette institution est chargée de dénoncer publiquement les soupçons de malversations.</p>
<p class="p1">« Nous avons sorti ce chiffre pour mettre la pression sur les autorités. Il y a une certaine fatigue des bailleurs par rapport au Mali. Il n’y a pas d’avancées notoires sur le plan politique et la mauvaise gouvernance persiste, alors que, paradoxalement, c’est le Mali qui concentre une grande partie des enjeux de la sous-région », glisse un diplomate en poste à Bamako.</p>
<p class="p1">Selon nos informations, les 741,5 milliards de francs CFA d’irrégularités financières représentent, en moyenne annuelle, 44 % de l’aide au développement allouée chaque année par les bailleurs internationaux. « On cofinance le développement, mais aussi la corruption », s’agace une chancellerie européenne. « Le problème est tellement grand qu’on ne peut pas l’éviter. Sinon, que faudrait-il faire ? Se retirer ? », s’interroge une autre.</p>
<p class="p1">En 2018, le Mali a perdu plus de la moitié de la tranche variable de l’aide, alors établie à 20 millions d’euros, non décaissée par l’Union européenne (UE) faute de progrès suffisants en matière de scolarisation, de lutte contre la corruption et de réforme du secteur de la sécurité. Mais d’aucuns doutent que ce moyen de pression soit efficace. Pas plus qu’une dénonciation directe.</p>
<p class="p1">La justice dans le viseur</p>
<p class="p1">Mi-juillet, Dietrich Becker, l’ambassadeur d’Allemagne au Mali, a fait une sortie publique explosive dans un entretien au quotidien malien L’Indépendant. « Je n’encouragerais pas un Allemand à investir au Mali, vu l’état de corruption de la justice », a déclaré le diplomate qui, depuis, a été contraint de s’excuser.</p>
<p class="p1">La justice est de fait particulièrement pointée du doigt. Selon une enquête réalisée en avril par l’Institut de La Haye pour l’innovation du droit (HIIL), 58 % des quelque 8 300 Maliens interrogés ont qualifié cette institution de plus corrompue du pays, devant la police, les douanes et la gendarmerie.</p>
<p class="p1">Quant au traitement judiciaire des cas d’irrégularités financières, le rapport canadien précise que « près de la moitié des dossiers font l’objet d’un classement sans suite, donc pas de poursuites, faute d’infraction pénale ». Ce qui amène à un « niveau très bas de recouvrement de 6,5 % du montant total des irrégularités financières ». En clair, les autorités maliennes n’auraient récupéré qu’environ 48 milliards de francs CFA (73,2 millions d’euros) sur les 741,5 milliards de francs CFA d’irrégularités financières constatées par le BVG entre 2005 et 2017.</p>
<p class="p1">En juin, le ministère de la Justice a joué la carte de la transparence. Sur son site, il a dressé le bilan des suites judiciaires réservées aux dénonciations qui ont été faites par le Vérificateur général depuis 2013. Selon lui, sur soixante et une dénonciations, dix affaires ont été classées sans suite, cinquante seraient en cours d’enquête préliminaire ou en information, et un dossier a été jugé.</p>
<p class="p1">« Un combat de longue haleine »</p>
<p class="p1">« Si on admet qu’il y a de la corruption dans la justice, pourquoi ne pas se poser la question de l’influence qui est exercée par les corrupteurs au sein des organismes de contrôle de la corruption ? », s’interroge M. Guindo. Selon le patron de l’Oclei, certains ont déjà tenté de saboter, voire d’influencer, le travail des gendarmes de la corruption tels que le BVG. « Tout cela fait que la lutte contre la corruption n’avance pas. La volonté politique est présente, mais elle peut être améliorée », avance-t-il prudemment.</p>
<p class="p1">Contacté, le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, Yaya Sangaré, se veut rassurant : « Nous prenons acte des différents rapports et nous nous engageons à mener toute action qui permettra d’établir les faits. Il y a des constats, mais ils ne peuvent pas être considérés comme des faits établis. La justice fera son travail, en toute indépendance. (…) Les mesures prises ne produiront leurs effets que progressivement. La lutte contre la corruption dans notre pays est un combat de longue haleine. »</p>
<p class="p1">Le dernier rapport du BVG pour 2018 a déçu nombre d’observateurs. Le montant des fraudes dénoncées n’a jamais été aussi bas : 2 milliards de francs CFA (3 millions d’euros) quand les précédents rapports – entre 2006 et 2017 – dénonçaient chaque année des fraudes oscillant entre 4,6 milliards de francs CFA (7 millions d’euros) en 2016 et plus de 80 milliards de francs CFA (122 millions d’euros) en 2006. Un différentiel dans lequel certains lisent une volonté de masquer le réel…</p>
<p class="p1">« L’élection présidentielle a eu lieu en 2018 et une partie de l’aide financière de certaines communes a été liée aux faveurs électorales que les politiques locaux voulaient bien leur accorder », glisse une source internationale, avant de dénoncer une utilisation des moyens de l’Etat à des fins électoralistes. Des allégations graves qu’il est impossible de confirmer, bien qu’elles soient partagées par d’autres acteurs. « Il faut que les gens soient prudents dans la manipulation des rapports du BVG », a réagi M. Sangaré, tout à s’abstenant de tout autre commentaire.</p>
<p class="p1">« L’État vu comme un agresseur »</p>
<p class="p1">Quoi qu’il en soit, les citoyens semblent avoir perdu confiance en l’État. Le dernier baromètre mondial de la corruption de Transparency International souligne qu’en 2019, au Mali, 71 % des personnes interrogées ont estimé que leur gouvernement faisait un mauvais travail en matière de lutte contre la corruption.</p>
<p class="p1">Quelques mois après son accession au pouvoir, le président Ibrahim Boubacar Keïta avait pourtant fait de la lutte contre la délinquance financière l’une de ses priorités. « Nul ne s’enrichira plus illégalement et impunément sous notre mandat », avait-il alors déclaré, avant de faire de 2014 l’année de la lutte contre la corruption.</p>
<p class="p1">Mais au-delà des mots, les actes se font attendre. « Il y a beaucoup d’initiatives et de bonnes volontés, mais le résultat n’est pas à la hauteur », estime M. Guindo, avant d’insister sur l’impact, énorme, de la délinquance financière sur la stabilité du Mali : « L’une des conséquences de la corruption est que les citoyens ne voient plus l’Etat comme un protecteur, mais comme un agresseur. Ça les éloigne de l’État et fait grandir chez eux un sentiment d’injustice. L’insécurité a été favorisée par la corruption. Tant que nous ne l’admettrons pas, nous ne lutterons pas contre ses causes profondes. »</p>
<p class="p1">D’autant que les systèmes de défense et de sécurité maliens sont au cœur des soupçons. « Les recrues maliennes souhaitant rejoindre les forces de sécurité doivent souvent payer leurs supérieurs si elles veulent accéder à la formation obligatoire, nécessaire pour valider leur intégration », dénonce un diplomate européen au Sahel. Une future recrue, rencontrée par Le Monde, assure ainsi avoir dû payer cette année 500 000 francs CFA (762 euros) pour rejoindre la formation de la police et obtenir son concours.</p>
<p class="p1">Pis, une des chancelleries occidentales à Bamako a évoqué des obstacles bureaucratiques mis en place pour lui extorquer de l’argent ; des personnels chargés du contrôle aérien demandant des pots-de-vin en échange de… l’obtention d’autorisations d’atterrissage pour certains de ses avions utilisés dans la lutte contre le terrorisme au Sahel. Le porte-parole du gouvernement, qui doute de telles pratiques, n’a pas souhaité réagir davantage.</p>
<p class="p1">Des allégations graves et une fois de plus invérifiables, mais qui soulignent l’ampleur des doutes des acteurs internationaux comme des citoyens quant au bon usage des fonds publics. Selon le baromètre mondial de la corruption 2019, six Maliens sur dix pensent que la corruption a progressé au cours des douze derniers mois. Ils étaient deux fois moins nombreux en 2015.</p>
<p class="p1">Morgane Le Cam (Bamako, correspondance)</p>
<p class="p1">Source : lemonde.fr</p>

</div>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Au Mali, « le système est infesté par la corruption et les citoyens y sont habitués »</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/au-mali-le-systeme-est-infeste-par-la-corruption-et-les-citoyens-y-sont-habitues-2831659.html</link>
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<pubDate>Thu, 01 Aug 2019 17:55:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Plus de 1,13 milliard d’euros aurait été dépensé irrégulièrement par les autorités maliennes entre 2005 et 2017. Chez les partenaires et les organes chargés de lutter contre ces malversations, la colère monte.</strong>
<p class="article__paragraph ">Mille francs CFA (1,50 euro) voire plus, glissés dans la poche des policiers par les chauffeurs pour échapper à un contrôle. Au Mali, la corruption est courante et le pot-de-vin est si systémique que certains chauffeurs, de taxis comme de camions, l’ont intégré à leurs frais, gonflant d’autant la facture pour le consommateur. <em>« C’est la TVA malienne,</em> ironise Moumouni Guindo, président de l’Office central de lutte contre l’enrichissement illicite (Oclei). <em>C’est terrible parce qu’au bout de la chaîne, ce sont les citoyens qui paient. »</em></p>
<p class="article__paragraph ">Santé, éducation, emploi, sécurité, justice… Le président de l’Oclei est l’un des rares Maliens à dénoncer publiquement ce qui relève du secret de Polichinelle : <em>« Aucun secteur n’est épargné, il ne faut pas faire l’autruche. Les citoyens et les opérateurs économiques paient des pots-de-vin parce qu’ils y sont forcés ; ils n’ont souvent pas le choix. Cela montre que le système est infesté par la corruption, et que les citoyens s’y sont habitués. »</em></p>
<p class="article__paragraph ">Au niveau macroéconomique, l’Etat malien ne donne pas le bon exemple. Un rapport, élaboré en novembre 2018 par le Canada, au nom des bailleurs internationaux du pays, l’a souligné. Selon ce document, que <em>Le Monde </em>s’est procuré, les autorités locales auraient dépensé de manière irrégulière 741,5 milliards de francs CFA, soit 1,13 milliard d’euros, entre 2005 et 2017, et 35,5 % de ce montant relèverait de la fraude. Le reste est attribué à la mauvaise gestion des ressources publiques.</p>

<h2 class="article__sub-title">Fatigue des bailleurs de fonds</h2>
<p class="article__paragraph ">Ces montants ne sont pas nouveaux. Le rapport canadien compile en réalité les irrégularités financières publiées chaque année par le Bureau du vérificateur général (BVG) puisque, depuis 2003, cette institution est chargée de dénoncer publiquement les soupçons de malversations.</p>
<p class="article__paragraph "><em>« Nous avons sorti ce chiffre pour mettre la pression sur les autorités. Il y a une certaine fatigue des bailleurs par rapport au Mali. Il n’y a pas d’avancées notoires sur le plan politique et la mauvaise gouvernance persiste, alors que, paradoxalement, c’est le Mali qui concentre une grande partie des enjeux de la sous-région »</em>, glisse un diplomate en poste à Bamako.</p>

<section class="catcher catcher--inline"><span class="catcher__title"><span class="icon__premium"><span class="sr-only">Article réservé à nos abonnés</span></span> Lire aussi </span><span class="catcher__desc"> <a class="js-article-read-also" href="https://www.lemonde.fr/afrique/article/2018/07/26/l-aide-financiere-au-mali-a-l-epreuve-de-la-guerre-et-de-la-corruption_5336120_3212.html" data-premium="1">L’aide financière au Mali à l’épreuve de la guerre et de la corruption</a></span></section>
<p class="article__paragraph ">Selon nos informations, les 741,5 milliards de francs CFA d’irrégularités financières représentent, en moyenne annuelle, 44 % de l’aide au développement allouée chaque année par les bailleurs internationaux. <em>« On cofinance le développement mais aussi la corruption »</em>, s’agace une chancellerie européenne. <em>« Le problème est tellement grand qu’on ne peut pas l’éviter. Sinon, que faudrait-il faire ? Se retirer ? »,</em> s’interroge une autre.</p>
<p class="article__paragraph ">En 2018, le Mali a perdu plus de la moitié de la tranche variable de l’aide, alors établie à 20 millions d’euros, non décaissée par l’Union européenne (UE) faute de progrès suffisants en matière de scolarisation, de lutte contre la corruption et de réforme du secteur de la sécurité. Mais d’aucuns doutent que ce moyen de pression soit efficace. Pas plus qu’une dénonciation directe.</p>

<h2 class="article__sub-title">La justice dans le viseur</h2>
<p class="article__paragraph ">Mi-juillet, Dietrich Becker, l’ambassadeur d’Allemagne au Mali, a fait une sortie publique explosive dans un entretien au quotidien malien <em>L’Indépendant</em>. <em>« Je n’encouragerais pas un Allemand à investir au Mali, vu l’état de corruption de la justice »</em>, a déclaré le diplomate qui, depuis, a été contraint de s’excuser.</p>
<p class="article__paragraph ">La justice est de fait particulièrement pointée du doigt. Selon une enquête réalisée en avril par l’Institut de La Haye pour l’innovation du droit (HIIL), 58 % des quelque 8 300 Maliens interrogés ont qualifié cette institution de plus corrompue du pays, devant la police, les douanes et la gendarmerie.</p>
Quant au traitement judiciaire des cas d’irrégularités financières, le rapport canadien précise que <em>« près de la moitié des dossiers font l’objet d’un classement sans suite, donc pas de poursuites, faute d’infraction pénale »</em>. Ce qui amène à un <em>« niveau très bas de recouvrement de 6,5 % du montant total des irrégularités financières ».</em> En clair, les autorités maliennes n’auraient récupéré qu’environ 48 milliards de francs CFA (73,2 millions d’euros) sur les 741,5 milliards de francs CFA d’irrégularités financières constatées par le BVG entre 2005 et 2017.
<p class="article__paragraph ">En juin, le ministère de la justice a joué la carte de la transparence. Sur son site, il a dressé le bilan des suites judiciaires réservées aux dénonciations qui ont été faites par le Vérificateur général depuis 2013. Selon lui, sur soixante et une dénonciations, dix affaires ont été classées sans suite, cinquante seraient en cours d’enquête préliminaire ou en information, et un dossier a été jugé.</p>

<h2 class="article__sub-title">« Un combat de longue haleine »</h2>
<p class="article__paragraph "><em>« Si on admet qu’il y a de la corruption dans la justice, pourquoi ne pas se poser la question de l’influence qui est exercée par les corrupteurs au sein des organismes de contrôle de la corruption ? »,</em>s’interroge M. Guindo. Selon le patron de l’Oclei, certains ont déjà tenté de saboter, voire d’influencer, le travail des gendarmes de la corruption tels que le BVG. <em>« Tout cela fait que la lutte contre la corruption n’avance pas. La volonté politique est présente, mais elle peut être améliorée »,</em> avance-t-il prudemment.</p>
<p class="article__paragraph ">Contacté, le ministre de la communication et porte-parole du gouvernement, Yaya Sangaré, se veut rassurant :<em> « Nous prenons acte des différents rapports et nous nous engageons à mener toute action qui permettra d’établir les faits. Il y a des constats, mais ils ne peuvent pas être considérés comme des faits établis. La justice fera son travail, en toute indépendance.</em> (…) <em>Les mesures prises ne produiront leurs effets que progressivement. La lutte contre la corruption dans notre pays est un combat de longue haleine. »</em></p>
<p class="article__paragraph ">Le dernier rapport du BVG pour 2018 a déçu nombre d’observateurs. Le montant des fraudes dénoncées n’a jamais été aussi bas : 2 milliards de francs CFA (3 millions d’euros) quand les précédents rapports – entre 2006 et 2017 – dénonçaient chaque année des fraudes oscillant entre 4,6 milliards de francs CFA (7 millions d’euros) en 2016 et plus de 80 milliards de francs CFA (122 millions d’euros) en 2006.<strong> </strong>Un différentiel dans lequel certains lisent une volonté de masquer le réel…</p>
<p class="article__paragraph "><em>« L’élection présidentielle a eu lieu en 2018 et une partie de l’aide financière de certaines communes a été liée aux faveurs électorales que les politiques locaux voulaient bien leur accorder »</em>, glisse une source internationale, avant de dénoncer une utilisation des moyens de l’Etat à des fins électoralistes. Des allégations graves qu’il est impossible de confirmer, bien qu’elles soient partagées par d’autres acteurs. <em>« Il faut que les gens soient prudents dans la manipulation des rapports du BVG »</em>, a réagi M. Sangaré, tout à s’abstenant de tout autre commentaire.</p>

<h2 class="article__sub-title">« L’Etat vu comme un agresseur »</h2>
<p class="article__paragraph ">Quoi qu’il en soit, les citoyens semblent avoir perdu confiance en l’Etat. Le dernier baromètre mondial de la corruption de Transparency International souligne qu’en 2019, au Mali, 71 % des personnes interrogées ont estimé que leur gouvernement faisait un mauvais travail en matière de lutte contre la corruption.</p>
<p class="article__paragraph ">Quelques mois après son accession au pouvoir, le président Ibrahim Boubacar Keïta avait pourtant fait de la lutte contre la délinquance financière l’une de ses priorités. <em>« Nul ne s’enrichira plus illégalement et impunément sous notre mandat »</em>, avait-il alors déclaré, avant de faire de 2014 l’année de la lutte contre la corruption.</p>
<p class="article__paragraph ">Mais au-delà des mots, les actes se font attendre. <em>« Il y a beaucoup d’initiatives et de bonnes volontés, mais le résultat n’est pas à la hauteur »</em>, estime M. Guindo, avant d’insister sur l’impact, énorme, de la délinquance financière sur la stabilité du Mali : <em>« L’une des conséquences de la corruption est que les citoyens ne voient plus l’Etat comme un protecteur mais comme un agresseur. Ça les éloigne de l’Etat et fait grandir chez eux un sentiment d’injustice. L’insécurité a été favorisée par la corruption. Tant que nous ne l’admettrons pas, nous ne lutterons pas contre ses causes profondes. »</em></p>
D’autant que les systèmes de défense et de sécurité maliens sont au cœur des soupçons.<em> « Les recrues maliennes souhaitant rejoindre les forces de sécurité doivent souvent payer leurs supérieurs si elles veulent accéder à la formation obligatoire, nécessaire pour valider leur intégration »</em>, dénonce un diplomate européen au Sahel. Une future recrue, rencontrée par <em>Le Monde, </em>assure ainsi avoir dû payer cette année 500 000 francs CFA (762 euros) pour rejoindre la formation de la police et obtenir son concours.
<p class="article__paragraph ">Pis, une des chancelleries occidentales à Bamako a évoqué des obstacles bureaucratiques mis en place pour lui extorquer de l’argent ; des personnels chargés du contrôle aérien demandant des pots-de-vin en échange de… l’obtention d’autorisations d’atterrissage pour certains de ses avions utilisés dans la lutte contre le terrorisme au Sahel. Le porte-parole du gouvernement, qui doute de telles pratiques, n’a pas souhaité réagir davantage.</p>
<p class="article__paragraph ">Des allégations graves et une fois de plus invérifiables, mais qui soulignent l’ampleur des doutes des acteurs internationaux comme des citoyens quant au bon usage des fonds publics. Selon le baromètre mondial de la corruption 2019, six Maliens sur dix pensent que la corruption a progressé au cours des douze derniers mois. Ils étaient deux fois moins nombreux en 2015.</p>

<section class="author">
<p class="article__author-container"><span class="author__detail"><a class="article__author-link" href="https://www.lemonde.fr/signataires/morgane-le-cam/"><span class="author__name">Morgane Le Cam</span> <span class="author__desc">(Bamako, correspondance)</span></a></span></p>
<strong>Source: https://www.lemonde.fr</strong>

</section>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mali: l&amp;apos;ambassadeur d&amp;apos;Allemagne parle de «corruption» et fâche des magistrats</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/mali-lambassadeur-dallemagne-parle-de-corruption-et-fache-des-magistrats-2830963.html</link>
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<pubDate>Mon, 29 Jul 2019 08:42:56 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<em><strong>Dans la presse malienne, l'ambassadeur d'Allemagne au Mali a dénoncé avec des mots choisis « la corruption ». Il a ainsi fâché deux syndicats de la magistrature, alors que le président du patronat lui a apporté son soutien dimanche 28 juillet.</strong></em>

<section class="row intro">
<div class="col-md-12 col-sm-12 col-xs-12">

« <em>J’aime beaucoup le Mali</em> », affirme d’abord le diplomate allemand en fin de mission à Bamako. Ensuite, dans l’entretien accordé au quotidien privé malien <em>L’Indépendant</em>, il poursuit : « <em>Malheureusement, à l’heure actuelle, si un investisseur allemand me demande conseil pour investir au Mali, je me sens obligé de lui répondre ‘’non’’</em>  ». Et pourquoi ? Selon lui, « <em>le secteur formel est étouffé par la corruption</em>». Ensuite, il estime qu’un investisseur de son pays n’a pas de chance « <em>de sortir victorieux d’un verdict de la justice malienne</em> <em>».</em>

La sortie de l’ambassadeur, Dietrich Becker, n’a pas du tout plu à Bamako à deux syndicats de la magistrature qui parlent de « <em>propos intolérables, diffamatoires</em> » et aussi « <em>d’attaques et d’atteintes graves à l’honneur de la justice malienne</em> ».

Mais le président du <a href="http://www.cnpm.ml/" target="_blank" rel="noopener noreferrer"><strong>Conseil national du patronat du Mali (CNPM)</strong></a>, qui a engagé depuis quelques mois une croisade anticorruption, apporte son soutien au diplomate allemand Mamadou Sinsy Coulibaly: « <em>Nous sommes dans un pays où la corruption est tellement forte, où la corruption a gangrené la société et l’économie qu’on ne voit pas ce que les partenaires du Mali, particulièrement les Allemands, ont injecté dans l’économie malienne</em> <em>».</em>

De son côté, le gouvernement malien n’a pas encore officiellement réagi.

</div>
</section><section class="row"></section>
<div data-key-figures-fragment="" data-key-figures-url="http://www.rfi.fr/afrique/injection/keyFigures/tagIdList/1_D64_639,1_D64_531,1_D64_1685/"><section class="row key-figures-block">
<div class="col-md-12 col-sm-12 col-xs-12"><strong><span class="authors">Par <a class="author" href="http://www.rfi.fr/auteur/rfi">RFI</a> </span><span class="pubDate">Publié le 29-07-2019</span></strong></div>
</section></div>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Secteurs public et privé : Tous sont corrompus !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/secteurs-public-et-prive-tous-sont-corrompus-4-2830857.html</link>
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<pubDate>Mon, 29 Jul 2019 02:14:29 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Même <strong><em>au village</em></strong>, on<strong><em> connaît </em></strong>désormais<strong><em> ce phénomène (co</em></strong>rruption), ce virus qui est aussi mortel<strong><em> que le sida : la délinquance financière.</em></strong>

En ce moment, vous ne trouverez jamais un corrupteur vous dénoncer un corrompu ou que le second dénonce le premier.

Il y a un phénomène qu’il faut considérer, c’est que, ces deux, sont comme une loi informelle, mais qui vaut plus que celle votée par nos honorables députés.

Pour preuve, la liberté de la presse a fait que le malien dit ce qu’il voit de bien et de mal.

Par contre il ne voit et n’entend rien comme résultat de ce qu’il a eu le courage de dire « dans les journaux, ou à la radio ».

Si nous revenons en arrière, depuis plus de 40 ans, nous constatons qu’il y avait ce qu’il convient d’appeler, la récompense du service rendu.

« Comme dans les restaurants où le client demande au serveur de garder la monnaie, au village on faisait don de poulet à un administrateur ».

De nos jours, c’est autre chose.

La corruption, c’est une carte sur table, à prendre ou à laisser. Et pour cause. En matière de corruption, il n’y a pas de place pour la dignité.

En allant plus loin, vous vous demandez, à quelle religion ces gens-là se vouent. Le musulman, le chrétien, le protestant et autres ne trichent pas, et ne coopèrent pas dans des affaires louches.

Tout le monde est d’accord que le Mali est pauvre, et nous le rendons plus pauvre avec la corruption, en rendant  la tâche difficile à celui auquel nous avons accordé nos voix pour diriger le pays…

Il ne faut pas que nous léchions nos crachats… Ce n’est pas digne d’un sang de Soudiata, Babemba, Soni Aliber, Damonzon et autres…

Sinon, le Mali sera un pays où, c’est l’argent qui fera la loi.

Vous pouvez d’ailleurs le constater dans nos familles. Vous avez 3 catégories d’agents de l’Etat.

Le premier, vit de son salaire, et est généralement Monogame par obligation.

Le 2<sup>ème</sup> est dans le filet par sa fonction et il est entouré de corrupteurs.

Enfin le 3<sup>ème</sup>, c’est le décideur de marché et autres Agents de l’administration de classe élevée qui sont « sous-couvert ».

L’agent (1), est mal perçu par les siens « parents amis et autres », parce qu’il ne vit que de son salaire ; les autres sont des bénis, car, quand il s’agit de festivités « mariages baptêmes, décès et autres » ils se manifestent à merveille, « comme si l’argent est fait uniquement pour eux ».

Pour solution ! Ma proposition est la suivante : l’Etat doit prendre ses responsabilités. En créant, au de là des « Contrôleurs d’Etat, Vérificateurs etc », un service de renseignement financier au niveau des services de sécurité comme la S.E par exemple.

Cette structure peut facilement établir à elle seule une liste des délinquants financiers.

C’est simple : je suis salarié avec 100.000 francs et je possède les quatre V ( ?…) je dois justifier mes acquis devant les autorités.

Les banques peuvent également fournir des informations.

Bien entendu, que vous pouvez trouver qu’un fonctionnaire ait des comptes éparpillés entre les caisses d’épargnes dans les quartiers pour un camouflage de ses biens mal acquis. Mais, la police et la gendarmerie sont là pour ça.

Aussi, on ne peut pas comprendre que même le chef de l’Etat montre ses biens au peuple au moment de sa prise de pouvoir, pendant que les autres décideurs (surtout ceux chargés des marchés publics) n’en fassent pas autant.

Comment pouvez-vous comprendre par exemple, que, dans certains services deux ou trois entrepreneurs seulement bénéficient de marchés s’élevant à des milliards ?

Comment comprendre que des marchés de centaines de millions soient donnés de gré à gré sans appels d’offres ?

C’est de la pure corruption…

&nbsp;

<strong>Malick Camara</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Corruption au Mali : Le gouvernement Boubou Cissé face à la réticence des investisseurs étrangers et la pression des bailleurs</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/corruption-au-mali-le-gouvernement-boubou-cisse-face-a-la-reticence-des-investisseurs-etrangers-et-la-pression-des-bailleurs-2829498.html</link>
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<pubDate>Sat, 20 Jul 2019 15:41:25 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Serment</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Malgré la</strong> <strong>pléthore des structures de contrôle des finances, la corruption prend de l’ampleur au Mali. Du coup, la lutte contre la corruption au Mali devient un paradoxe.</strong>

Aujourd’hui, il existe une dizaine de structures engagées dans la prévention et la lutte contre la corruption, le contrôle des finances publiques et la lutte contre l’enrichissement illicite.

Parmi ces structures, on peut citer entre autres, Le Bureau du Vérificateur Général, la Section des Compte de la Cour Suprême, les Pôles Economiques et Financiers, la cellule d’Appui aux Structures  de Contrôle de l’Administration (CASCA), l’Office  Centrale de Lutte Contre l’Enrichissement Illicite (OCLEI)…Même si leurs missions diffèrent, ces structures ont un dénominateur commun : combattre la corruption.

La mission, du Bureau du Vérificateur Général est le contrôle général des services publics, l’inspection générale des finances. Il intervient au niveau des structures de l’administration publique, des établissements  qui gèrent des fonds publics.

La Section des Compte de la Cour Suprême a pour mission de juger les comptes publics, vérifier la gestion financière des agents de l’ordre administratif chargés de l’exécution  du budget national, d’examiner  la gestion financière et comptable des organismes dotés de la personnalité civile et de l’autonomie financière.

S’agissant des Pôles Economiques et Financiers près les tribunaux de grandes instances de la commune III du district, de Kayes et de Mopti, leur mission est de faire des enquêtes préliminaires  relevant de leur compétence.

L’Office centrale de lutte contre l’enrichissement illicite (OCLEI) est la cadette des structures de contrôle contre les irrégularités financières au Mali. Sa mission est de collecter des informations sur les patrimoines et revenus des fonctionnaires et de détecter un enrichissement illicite au cours de leur afin de saisir si nécessaire le Procureur de la République.

Force est de constater les résultats de ces structures de contrôle de gestion des finances et de lutte contre la corruption sont en deçà des attentes des populations et des bailleurs du Mali. Le Mali est, selon différentes études,  parmi les pays les plus corrompus au monde. Et ce ne sont pas les preuves qui manquent.

Selon le rapport 2018 de Transparency International, le Mali figure sur liste rouge en qui concerne le classement mondial sur l’indice de perception de la corruption. En 2018, le Mali s’est classé 120è pays moins corrompu sur 180 pays dans le monde cela, avec l’indice 32 sur 100. En Afrique, sur 54 Etats,   le Mali  s’est classé, à la même année, 25<sup>ème</sup>  pays  moins  corrompu.

Le Canada a récemment réalisé  un audit  des comptes du Mali dans lequel,  il ressort que plus de 700 milliards FCFA auraient fait l’objet de  gestion irrégulière et de malversation financière en 2005 et 2017. Le rapport déplore le manque de volonté réelle du gouvernement malien à lutter contre la corruption. Il ressort de ce rapport que le manque de volonté du gouvernement réside dans l’inexécution des recommandations fournies, depuis des années, par les différentes structures de contrôles des finances et de  lutte contre la corruption.

Depuis  la publication de ce rapport d’audit réalisé par le Canada, les bailleurs, notamment ne cessent de monter la pression sur le gouvernement a revoir sa politique de lutte contre la corruption qui galope.

Face à la gravité de la  au Mali, l’Ambassadeur de l’Allemagne, SE Dietrich Becker en fin de mission au Mali a été on ne peut plus direct : « je n’encouragerais  pas un allemand a investir au mali vu l’Etat de corruption  de la justice… ». En disant cela, le diplomate allemand a voulu inviter les autorités maliennes à prendre  urgemment des dispositions contre la corruption avant qu’il ne soit trop tard. Il a dit haut ce que ce que d’autres partenaires disent tout bas. Connaissant l’amitié  qui lie le Mali à son pays, SE Dietrich Becker ne pouvait s’empêcher, par cette sortie, de prévenir les autorités maliennes sur un autre danger qui guette le l’Etat Mali, à savoir la fuite des investisseurs.

La preuve en est que ces cinq dernières années se caractérisent par l’absence d’investissements étrangers au Mali. L’insécurité seule n’explique pas la rareté des investisseurs étrangers au Mali. Beaucoup d’investisseurs ont peur du Mali à cause de  la corruption érigée en mode gestion.

Notons qu’avant les vérités de l’allemand, l’Union européenne a craché sa colère par rapport à la mauvaise gestion des fonds qu’elle alloue à l’armée malienne.

Face à la gravité de la situation, les populations fondent leur espoir sur le nouveau ministre de la justice et des droits de l’homme, garde des sceaux, Dr Malick Coulibaly. Lors d’un atelier tenu la semaine dernière à Bamako, sur celui-ci assuré qu’il est prêt à aller au charbon l’office centre de lutte contre l’enrichissement illicite pour mener le combat contre la corruption qui gangrène la société malienne. En disant cela, il a conscience que ce combat repose essentiellement sur une bonne redistribution de la justice.

<strong>Aboubacar Berthé</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Corruption au Mali :  La puissance de l’argent sale</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/corruption-au-mali-la-puissance-de-largent-sale-2-2828538.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 15 Jul 2019 01:22:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La dégradation des mœurs a atteint un niveau tel, aujourd’hui dans nos sociétés, que la corruption est la partie visible d’un phénomène dangereusement expansif : le gain facile et rapide. </em></strong>

<strong><em>D’où nous vient-il, l’argent sale ? Comment s’impose-t-il à nous ? Comment le combattre ?</em></strong>

La base des besoins essentiels s’élargit et leur satisfaction fait appel à plus d’actifs monétaires que d’actifs réels.

A coup sûr, c’est là l’une des explications du goût de la facilité.

En effet, quelques décennies avant notre époque, les besoins élémentaires se résumaient aux trois repas journaliers, et à quelques habits. Bien de choses étaient d’usage collectif : la monture (le cheval ou l’âne), l’éclairage (lampe ou chantihy) les parures (sabre, fusil, ou bijoux), l’eau (le puits ou la fontaine). Pendant ces temps, "les marginaux" étaient ceux qui possédaient un peu plus que les autres et ces marginaux souffraient de leur supériorité sur leur semblable et faisaient tout pour "cacher cette infirmité".

Dans la plupart des cas, ces marginaux étaient dotés des facteurs hors du commun qui justifiaient leur supériorité : intelligence, courage, endurance, etc… De sorte que leur supériorité était tolérée, voire acceptée. Aujourd’hui, les besoins à satisfaire sont devenus nombreux et variés : les budgets consacrés à  l’habillement, à la nourriture, aux logements, à la santé, à l’éducation, aux loisirs, sont vertigineux. La satisfaction de ces besoins se fait à travers des échanges où la monnaie est reine. Sans elle, point de salut.

Les richards marginaux qui jadis rasaient leurs murs, s’affichent désormais puis réclament leur supériorité.

Des gens qui avaient honte de leur richesse, exhibent actuellement leur puissance matérielle. Pendant ce temps, les vertus de la société basculent : la richesse qui résulte du travail, du courage ou de l’intelligence, disparaît et perd ses valeurs. Le riche est désormais celui qui possède ces qualités. Si on est riche, on est forcément intelligent, courageux, habile. La société ne fait plus de distinction de sorte que le chemin s’ouvre tout de suite.

Pour être valeureux, il faut être riche. Puisque le riche incarne toutes les vertus, le chemin le plus court d’être vertueux est d’avoir l’argent. Alors, tout est fait par les hommes pour devenir riches. L’origine de la richesse ne comptant plus. Tous les chemins mènent à Rôme. La société se forge des nouveaux concepts. "Il n’existe pas de fils vertueux, il n’y a que de fils riches". "L’argent n’a pas de couleur". "Il n’y a pas d’argent sale". L’argent achète tout et bouleverse l’équilibre social.

Dans l’administration malienne, la confidentialité du bulletin de salaire est un autre facteur qui favorise l’esprit du gain facile. Lorsqu’un salarié par exemple "cache", jusqu’à son épouse, ce qu’il gagne, c’est pour quelles raisons ? Pourtant, une épouse responsable qui sait le niveau de revenus de son mari est la première à s’insurger quand elle voit son conjoint mener un train de vie au-dessus de son gain.

En effet, lorsque Monsieur gagne 50 000 CFA par mois, Madame s’inquiétera lorsque les dépenses font chaque mois le triple du salaire. Ou elle sonne l’alarme, ou s’apprête à continuer la route sans son mari, tôt ou tard.
<h2>La magouille prend le nom "d’affaires"</h2>
Des jeunes commerçants dans des boutiques vides, sans sourciller, vous disent qu’ils sont des hommes d’affaires, alors qu’ils préparent des coups bas contre les institutions financières et/ou de l’Etat. Personne ne s’offusque de voir "le sans emploi" d’hier rouler en "4 phases" aujourd’hui. C’est plus tard qu’on se rend compte devant l’ardoise laissée aux banques et au TRESOR public.

Les "huis clos" de commissions de dépouillements de marchés sont aussi synonymes d’enrichissement illicite.

La non transparence et la loi du silence sont facteurs d’enrichissement, sans commune mesure, des intervenants dans l’attribution des gros marchés. Les cadeaux aux décideurs : corruption qui ne dit pas son nom. La question qui se pose ce n’est pas de savoir si un décideur doit ou non recevoir un cadeau, mais bien de cerner ledit cadeau.

Un cadeau prélevé sur le bien public donné à un responsable est destiné à un usage public et non privé du destinataire.

Ainsi, lorsqu’un Emir fait don d’argent à un Président, l’argent doit être versé au TRESOR Public.

Un cadeau fait à un salarié ne doit pas dépasser un certain quota de revenu.

En effet, il est compréhensible qu’un paysan donne un cop  à un préfet, mais ça devient suspect, si l’éleveur du village lui donne un bœuf dont le prix dépasse son salaire.

En somme, la corruption est notre compagne de tous les jours, dans les bureaux, les usines, dans les écoles, partout où il y a signe de vie… d’un Malien.

Pour la combattre, il faut faire une « révision » de nos mœurs.

Un travail de longue haleine  qui doit commencer par une forte sensibilisation et une humiliation de ceux qui se prêtent au phénomène.

&nbsp;

<strong>Malick Camara</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le Mali des prédateurs et des incompétents: plus d’un milliard carroté aux Aéroports du Mali</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/le-mali-des-predateurs-et-des-incompetents-plus-dun-milliard-carrote-aux-aeroports-du-mali-2828258.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 12 Jul 2019 09:46:57 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<div id="module"><span class="FullArticleTexte"><strong>Le 14e rapport du bureau du vérificateur général (BVG) et le tout premier de Samba Alhamdou BAMABA a été rendu public. Ce rapport annuel 2018 s’inscrit dans la continuité des treize précédents et a porté sur plusieurs entités, dont les Aéroports du Mali. Les activités aéroportuaires étant un levier pour soutenir le développement social et économique du Mali, pays enclavé, le VEGAL a relevé pendant la période sous revue, d’importantes irrégularités relevées aussi bien dans le dispositif de contrôle interne que dans la gestion financière. Dans cette structure vérifiée, il ressort des irrégularités financières et administratives qui s’élèvent à plus d’un milliard de francs CFA.</strong>

Véritable porte d’entrée dans le pays, les aéroports jouent un rôle majeur dans le développement économique et social des États. Les ADM, principale société aéroportuaire du pays, constitués de neuf aéroports, dont six internationaux restent aujourd’hui le plus important intervenant dans le domaine du transport aérien, des passagers et du fret. De ce fait, il génère un nombre considérable d’emplois et d’importantes ressources financières, nécessitant une attention particulière du fait des risques liés au nombre et à la diversité des intervenants.

<strong>Des créances impayées</strong>

Durant la période de vérification, il ressort du rapport du VEGAL que les Aéroports du Mali (ADM) ont exécuté un budget total de 19,32 milliards de FCFA au titre des dépenses et a réalisé 27,12 milliards de FCFA de recettes sur lesquelles la subvention du budget de l’État est de 83,17 millions de FCFA, correspondant à 0,31 % de l’ensemble des produits de la structure.

La présente vérification financière des opérations d’exécution budgétaire du bureau du vérificateur général a mis en exergue des dysfonctionnements qui se sont caractérisés par des irrégularités administratives et financières dans les opérations de recettes et de dépenses. Il s’agit notamment de la gestion des caisses, les marchés, les achats par bon de commande ou bon de travail, les achats par demande de cotation ou sur contrats simplifiés, ainsi que ceux par demande de renseignement et de prix à compétition restreinte (DRPR) et par demande de renseignement et de prix à compétition ouverte (DRPO). En effet, de 2013 à 2017, des clients sont restés avec des créances importantes impayées sans être relancés et sans que leurs dossiers ne soient transmis au service juridique et contentieux pour une procédure en contentieux. En outre, la société n’a ni élaboré les visites annuelles ni les fréquences de visites clientèles. De plus, la direction des ADM ne produit pas systématiquement les rapports de recouvrement, déplore le rapport. En raison de ces faiblesses, Mali Air Express (MAE), une société cliente des ADM, dont la convention avait été résiliée depuis 2013, a établi un contrat de location d’un espace aéroportuaire avec son partenaire CADG International SARL, qui lui a payé un montant indu de 550 dollars américains par jour. Le non-respect des procédures de suivi des clients entraîne des retards dans le recouvrement des créances et des pertes de recettes.

<strong>Des contrats irréguliers</strong>

Le rapport reproche à la direction des aéroports du Mali, plusieurs irrégularités, dont le non-respect de la procédure de publication des avis d’appel d’offres. Dans ce cadre, elle n’a pas publié dans un journal d’annonce légale l’avis d’appel d’offres portant sur la réalisation d’un audit de conformité environnementale. La non-publication de l’avis d’appel d’offres viole le principe de transparence, notamment, la libre concurrence face à la commande publique. Elle ne respecte pas non plus les conditions de mise en concurrence : des acquisitions de biens et services de montant supérieur à 500 000 FCFA et inférieur à 10 millions de FCFA n’ont pas fait l’objet de mise en concurrence, comme l’exigent le Manuel de procédures des ADM et le Code des marchés publics. Ainsi, sur 516 opérations d’achat, 312 ont été exécutées sans preuve d’une sollicitation écrite qui matérialise la concurrence.

La direction administrative des ADM a établi des contrats de marchés irréguliers. Les contrats établis par ADM avec des prestataires ne contiennent pas, notamment, l’acte d’engagement, le bordereau des quantités et le bordereau des prix unitaires. L’absence de ces documents, constitutifs de marché, ne permet pas de s’assurer de l’économie et de l’efficacité dans la conclusion et l’exécution des contrats.

Aussi, la direction financière et comptable des ADM ne respecte pas le seuil des dépenses payées par la caisse. Ainsi, la caisse principale a payé, à des agents des ADM des primes exceptionnelles qui dépassent le seuil autorisé de 100 000 FCFA ; certaines primes atteignant la somme de 1 million FCFA, rétorque le rapport.

<strong>Des clients non facturés</strong>

Au plan financier, le rapport précis que des PDG des ADM ont signé des procès-verbaux (PV) de passation de service contenant des informations erronées. En effet, le PV de passation du 16 mai 2017 intervenu entre le PDG par intérim sortant et la DGA, PDG par intérim entrant, et signé par les inspecteurs de l’inspection de l’Équipement et des transports et ceux de l’inspection des finances, indique que le solde du compte clients fourni par la direction commerciale est de 423,03 millions de FCFA. Le solde du compte client à la date du 16 mai 2017, reconstitué par la mission, s’élève à 1,04 milliard de FCFA au lieu de 423,03 millions de FCFA, soit un écart de 612,78 millions de FCFA.

En outre, un second PV de passation, en date du 4 octobre 2017, signé par le PDG par intérim entrant, les inspecteurs de l’inspection de l’Équipement et des transports et ceux de l’inspection des Finances, indique que le solde des créances clients – différence entre les montants facturés et les montants payés- au 26 septembre 2017 est de 1,24 milliard de FCFA. Par contre, ce solde du 26 septembre 2017, reconstitué par la mission sur la base des pièces de règlement et des factures, est de 1,34 milliard de FCFA, soit un écart de 98,32 millions de FCFA. Le montant total des écarts ressortis des PV s’élève à 711,10 millions de FCFA.

L’inscription de soldes erronés des créances clients des ADM met en cause la fiabilité des informations provenant de la direction commerciale, déplore le BVG.

Sur le plan du recouvrement des créances, on note des irrégularités qui font froid au dos : le montant de la créance du client MATRIX au niveau de la comptabilité des ADM et du service client est de 336, 66 millions de FCFA au 30 septembre 2017. Après reconstitution par la mission, sur la base des conventions et des échéances non facturées, le montant réel de la créance de MATRIX s’est élevé à 891,66 millions de FCFA, soit un écart non facturé de 555 millions de FCFA. De plus, le directeur commercial n’a pas facturé en 2017 d’autres clients pour un montant total de 27, 37 millions de FCFA. Par ailleurs, le client Mali Air Express (MAE) a reconnu, par lettre du 22 février 2013, une créance due à ADM de 75,51 millions. Ladite créance a fait l’objet d’une facilité de remboursement le 12 mars 2013. Cependant, de cette date au 30 septembre 2017, MAE n’a effectué aucun remboursement. Or, le montant des créances dues par MAE, dans la comptabilité des ADM, s’élève à 59,98 millions de FCFA, au lieu de 75,51 millions. L’écart ainsi non comptabilisé est de 15,52 millions de FCFA. Le montant total des recettes non perçues sur des prestations fournies par ADM est de 597, 90 millions de FCFA.

<strong>Délit de fractionnement des dépenses,</strong>

Le directeur administratif a procédé à des fractionnements de dépenses. Il a choisi le même fournisseur pour des achats de même nature dont le montant dépasse le seuil des achats par appel d’offres ouvert. Ces dépenses fractionnées s’élèvent à 53,22 millions de FCFA pour 2015, à 56,64 millions de FCFA pour 2016 et à 37,76 millions de FCFA pour la période allant de janvier à septembre 2017. Le montant total des dépenses concernées par le fractionnement est de 147,62 millions de FCFA au profit du même fournisseur. Par ailleurs, le PDG a conclu, le 31 juillet 2015, sans appel à concurrence, un contrat avec ce fournisseur sans limitation de quantité ou de prix.

Il est dénoncé que le PDG et le directeur financier et comptable ont payé des primes indues. Ils ont ainsi payé, au cabinet de conseil fiscal Siaka TRAORE, des primes de rendement sur la base d’un taux de 10 % alors que ce taux est de 5 % dans les contrats de prestation en cas de réductions obtenues sur les redressements. Ainsi, le montant indûment payé, pendant la période sous revue, se chiffre à 60, 89 millions de FCFA.

En définitive, on note qu’en termes des irrégularités financières, un PV contenant des informations erronées de 711 104 731 francs CFA, des créances clients non recouvrées de 597 904 488, le financement de dépenses de fiche Ebola de 147 618 000 pour un montant total de 1 517 522 126 de francs CFA. Quant aux Irrégularités administratives, elles s’élèvent à un total de 89 297 208 de francs CFA repartis en pénalités de retard non appliquées de 8 242 608 ; des paiements irréguliers de 5 650 000 ; des travaux non réalisés, mais payés de 2 999 800 et des dépenses en l’absence de contrats pour 72 404 800. L’ensemble de ces irrégularités porte sur 1 606 819 334 francs CFA.

<strong>Par Sidi DAO</strong></span></div>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le Mali sous Ibrahim Boubacar Keïta : L’âge d’or de la corruption !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/le-mali-sous-ibrahim-boubacar-keita-lage-dor-de-la-corruption-2827991.html</link>
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<pubDate>Thu, 11 Jul 2019 01:51:23 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Aube</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le rapport  2018 du vérificateur général  a été  remis  le mardi 9 juillet dernier  au Président de la République. Comme les précédents rapports, celui de  2018 révèle d’importantes irrégularités dans la gestion des deniers publics. Aussi, ce nouveau rapport offre (encore) aux Maliens l’occasion idoine de « Crier Haro ! »… Cela pour marquer leur extrême indignation face à la gestion désastreuse d’un régime et d’une administration malienne abonnés aux scandales financiers aux détournements des deniers publics, à la surfacturation et autres pratiques corruptives… le tout se déroule sous le mandat d’un chef d’Etat qui est aujourd’hui rattrapé par sa parole, ses promesses et ses engagements. Notamment dans le domaine de la lutte contre la corruption et la délinquance financière… Adepte de beaux discours destinés à l’extérieur, IBK décrétait 2014, Année de la lutte contre la corruption. Mais, le  dernier rapport à lui remis lundi par le Végal le confonde  une fois de plus. La preuve ? Au total plus de 2 milliards de Fcfa se sont évaporés dans les dédales de l’administration malienne (en fraude et en mauvaise gestion). Alors, combien de nos francs seront-ils détournés (volés) dans les caisses de l’Etat d’ici la fin de ce mandat calamiteux d’Ibrahim Boubacar Keita ? Les Maliens, perplexes, s’interrogent et s’attendent au pire.</strong>

Le  dernier  rapport  remis au chef de l’Etat est <strong>le</strong> <strong>premier rapport de l’équipe  du nouveau vérificateur Samba Alhamdou BABY. Le document épingle plusieurs structures  dont </strong>l’Université de Ségou, la Pharmacie Populaire du Mail, la  Direction Régionale du Budget de Kayes ...le vérificateur  reproche à ces différents structures un manque de performance dans les   résultats ou encore  des irrégularités dans la gestion.

S’agissant <strong>des Aéroports du Mali et la Commune rurale de Baguinéda-camp., le rapport  révèle </strong>d’importantes irrégularités et des manquements notoires, aussi bien dans le dispositif de contrôle interne que dans la gestion financière.

<strong>Au total, le rapport annuel 2018 porte sur dix (10) missions de vérification</strong>. Dans son rapport, le Vérificateur Général, indique que les faiblesses constatées offrent une double lecture de la gestion des services publics. <em>«D’abord, ces faiblesses illustrent l’important décalage entre les pratiques et les textes juridiques et procédures. Ensuite, elles appellent à la mise en place d’un dispositif approprié de contrôle interne permettant de circonscrire les risques et d’offrir les meilleures possibilités pour que les objectifs des politiques publiques soient atteints»</em>.

Créé par l’Ordonnance n°29/CMLN du 06 juillet 1970, Aéroports du Mali (ADM) est un Etablissement Public à caractère Industriel et Commercial (EPIC) doté de la personnalité civile et de l’autonomie financière. Mais, la gestion financière de cette  structure  est épinglé. En effet le rapport 2018 du BVG a décelé des irrégularités administratives et financières dans les opérations de recettes et de dépenses de l’ADM sur la période de 2013 à 2017. Non-respect des procédures de suivi et de recouvrement des créances clients, des avis d’appel d’offres, des conditions de mise en concurrence.

A l’ADM, rapporte le végal, la Caissière principale des ADM a accepté et payé des factures ne comportant pas des mentions obligatoires. Sur un échantillon de 174 factures payées par la caisse, 170 ne comportent pas des mentions obligatoires notamment: le numéro d’identification fiscale, le numéro du registre de commerce et du crédit immobilier, le nom et l’adresse des parties contractantes, le numéro de facture ou même les précisions sur le montant hors taxe, le taux de TVA et le montant TTC. Quant au Directeur Financier et Comptable des ADM, il n’a pas appliqué les  pénalités de retard dues. Suite au retard de 53 jours constaté dans la livraison du contrat de 48,78 millions de FCFA, relatif à la fourniture et la pose de matériels informatiques. Aux Aéroports du Mali, le vérificateur général a constaté 1,6 milliards FCFA d’irrégularités administratives et financières.

Dans la Commune Rurale de Baguinéda-Camp, les irrégularités portent sur des recettes non collectées ou non reversées et les achats. Il a été constaté que les Agents de la Commune rurale perçoivent des recettes en lieu et place du Régisseur. Ainsi, les recettes issues des frais sur les réquisitions sont perçues par le Secrétaire Général en lieu et place du Régisseur de recettes depuis 2014 sans délivrance de quittances et sans trace d’enregistrements. Il en est de même pour les frais d’extraits d’actes de naissance, de mariage et de frais de légalisation de documents administratifs qui sont également perçus par les Agents chargés de l’état civil. Ici, les pertes financières sont estimées à plus 529 millions FCFA.

<strong> </strong>

<strong>L’échec  d’IBK</strong>

Ce dernier rapport  confirme l’échec du président Ibrahim Boubacar Keita  …de mener une lutte implacable contre la corruption. Aussi ; les Maliens gardent encore dans un coin de l’esprit un passage tonitruant du discours d’IBK à l’occasion du nouvel An 2014 : <em>«…au risque d’en faire une rengaine, </em><strong><em>j’insiste sur la gestion rigoureuse de nos deniers, ceux que l’Etat génère auprès du contribuable malien bien sûr, mais aussi l’aide que la communauté internationale met à notre disposition grâce aux sacrifices de ses propres contribuables. La gestion rigoureuse de nos ressources passe par le contrôle de la corruption</em></strong><em> sur deux fronts : la lutte contre l’impunité et les réformes systémiques….Oui, je dis et redis que </em><strong><em>l’argent des Maliens est sacré</em></strong><em> et qu’il faut désormais l’utiliser à bon escient.</em>

<em><strong>C’est pourquoi, je décrète l’année 2014, année de la lutte contre la corruption.</strong></em><em> Un combat dans lequel je demande à chaque malienne, chaque malien, de s’engager avec moi.</em><em>
<strong>Nul ne s’enrichira plus illégalement et impunément sous notre mandat, Incha’Allah.</strong><strong>
</strong>Je suis conscient que les familles souffrent, que les salaires sont dérisoires, et que tout ceci ne contribue pas à prévenir la corruption. Tout ce qui sera en notre pouvoir de faire pour augmenter les revenus le sera, c’est mon rôle et ce sera ma fierté.
Les hommes et les femmes du gouvernement cesseront, croyez-moi, d’être à leur place, le jour où ils ne travailleront plus à un Mali qui arrive à nourrir ses enfants, à les éduquer convenablement, à les employer, bref à les encadrer dans un environnement hautement concurrentiel où les pays qui n’anticiperont pas resteront sur le quai ».</em>

Ce beau discours avait donné de  l’espoir  aux citoyens qui   voyait le président Ibrahim Boubacar Kéïta,en homme de la situation. Cependant, ils ont dû vite déchanter quand  éclatèrent les sulfureuses affaires de l’achat de l’avion présidentiel et du contrat d’équipements militaires. Mais, le pire est à venir.

En effet, l’audit des deux affaires par le Bureau du Végal (commandité par le Fmi) et par la section des comptes de la Cour suprême étale au grand jour l’ampleur de la fraude et de la corruption sous IBK et dans une année décrétée année de lutte contre la corruption. Entre 29 et 38 milliards auraient disparu dans ces deux scandales qui avaient défrayé la chronique dans le landerneau politique malien.

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<strong>D’un rapport  à un autre … Le chaos financier  demeure !</strong>

<strong>Mais, les Maliens ne sont  pas encore au bout de leur peine. Les rapports différents (2013 et 2014, 2015, 2016 2017) du Bvg remis au président de la République ont tous  mis  à nu la gestion catastrophique et chaotique d’IBK, ainsi que la corruption à ciel ouvert instaurée sous son mandat.</strong>

Grosso modo, ces rapports révèlent un trou de 153 milliards de FCFA de manque à gagner pour l’Etat malien engendré par une mauvaise gouvernance. Ce préjudice énorme à l’Etat se décompose comme suit : <strong>80,21 milliards de FCFA</strong> dont 12,28 de fraude et 67,93 milliards de mauvaise gestion, au titre du rapport annuel 2013 et <strong>72,97 milliards de FCFA</strong> dont 33,95 de fraude  et 39,02 milliards de FCFA de  mauvaise gestion, au titre du rapport annuel 2014.

Le Vérificateur général d’alors , Amadou Ousmane Touré, imputai  ce chaos financier à des pratiques illégales qui ont pour noms la non-application à dessein des textes  législatifs et réglementaires, la mauvaise gestion des dépenses effectuées au niveau des régies, la multiplication injustifiée des contrats simplifiés pour éviter les appels d’offres, la non-justification  et la non-éligibilité de dépenses, la réception de biens non conformes aux commandes, l’octroi d’avantages  injustifiés, la fabrication et l’usage de faux documents pour justifier des dépenses fictives, des manipulations des offres par les commissions de dépouillement et d’évaluation dans les opérations de passation des marchés publics, le non-reversement au Trésor Public de ressources collectées, et enfin de la réalité et de l’effectivité de certaines missions administratives.

En 2015, le rapport  du vegal avait  mis en évidence  de graves incohérences <strong>dans la</strong>  cession des bâtiments publics de l’Etat, d’une part, entre les crédits alloués par le budget d’Etat pour l’entretien et la réparation de bâtiments publics, et d’autre part, les dépenses exorbitantes payées pour abriter les services et loger des hautes personnalités. En outre, il a été relevé que la gestion de ces bâtiments n’est pas conforme à la réglementation en vigueur.

Selon le ‘’Végal’’, en 2016 -2017, sur les 16 vérifications financières et de conformité effectuées en 2015 auprès des 23 structures, le montant total des irrégularités financières s’élevait  à 70,10 milliards de FCFA dont 32,67 milliards de FCFA au titre de la fraude et 37,43 milliards de FCFA au titre de la mauvaise gestion.

Dans son Rapport bilan en 2018, l’ancien vérificateur général Ousmane Amadou Touré, faisait  état  de  98 Vérifications effectuées en sept ans dont 6 vérifications de performance. Au total, plus de 106 entités vérifiées pour des irrégularités financières s’élevant à 358,43 milliards de FCFA dont 106,10 milliards de FCFA de fraude et 252,33 milliards de FCFA de mauvaise gestion. Dans ces conclusions, le Vérificateur Général sortant révèle que le terme «mauvaise gestion» employé dans les différents rapports est un euphémisme. <em>«Car, écrit-il, il constitue en réalité un camouflage intelligent et bien réfléchi de détournement des biens publics».  </em><em>Le vérificateur sortant préconisait plusieurs mesures  pour enrayer  sinon entravé la corruption. </em>

Le président donnera-t-il une suite favorable à cette proposition de l’ancien  Végal. Nous en doutons.  En effet, IBK ne semble pas être un modèle de « lutteur » contre la corruption et la délinquance financière. La preuve : les Maliens attendent toujours les poursuites contre les ministres, cadres et autres agents accusés et/ou soupçonnés de fraude et de détournements dans les scandales de l’avion présidentiel et du contrat d’armement, de l’engrais frelaté….

<strong>Mémé Sanogo</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Plateforme contre la corruption et le chômage :  Dépôt de plainte contre les 8 000 «fonctionnaires corrompus»</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/plateforme-contre-la-corruption-et-le-chomage-depot-de-plainte-contre-les-8-000-fonctionnaires-corrompus-2827884.html</link>
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<pubDate>Wed, 10 Jul 2019 11:16:31 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La Plateforme contre la corruption et le chômage a porté plainte, le vendredi 5 juillet 2019, à la Cour d’appel de Bamako, contre les 8 000 fonctionnaires qu’elle qualifie de «corrompus» dans notre pays.</em></strong>

En lieu et place d’un sit-in devant le siège de l’Office central de lutte contre l’enrichissement illicite, la Plateforme contre la corruption et le chômage a décidé, une bonne fois pour toutes, de porter plainte vendredi 5 juillet contre les fonctionnaires qu’elle dit être corrompus. Cette plainte a été formulée, selon son président, Pr. Clément Dembélé, par les membres de la plateforme afin que l’hémorragie financière dont notre pays souffre depuis cesse enfin.

La plateforme entend poursuivre son combat voire même sa lutte acharnée contre les 8.000 fonctionnaires «corrompus» dans les administrations. «J’ai porté plainte contre les fonctionnaires corrompus du Mali auprès du procureur général de la Cour d’appel de Bamako au nom de la Plateforme contre la corruption et le chômage (Pcc) et au nom de l’ensemble du peuple malien», a déclaré Pr. Clément Dembélé.

Pour lui, ils sont venus à la Cour d’appel pour arrêter le vagabondage, le banditisme en bande organisée au Mali. «Nous sommes venus pour qu’enfin, on arrête au Mali, le crime contre l’économie. Qu’on arrête de boire le sang du peuple malien…» a insisté le Pr. Clément devant un parterre de journalistes et membres de la plateforme PCC.

À l’en croire, ils demandent au procureur de la République de défendre le peuple malien pour qu’il soit mis dans ses droits et dans ses devoirs. En référence à la loi du 27 mai 2014, ils exigent la déclaration de patrimoine de tous ceux qui gèrent le denier public.

Le président de la plateforme, le Pr. Clément, dira à ce titre qu’ils n’accepteront plus jamais qu’un dirigeant malien, une personnalité politique «puisse avoir la main dans nos sous et puisse en utiliser comme il veut sans craindre en aucun cas la justice».

Au terme de la lecture de sa déclaration, il a aussi plaidé pour que l’impunité soit bannie dans notre pays surtout dans la gestion financière des biens publics.

<strong>Ousmane DIAKITE   </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Mali / Nouveau scandale financier : plus de 700 milliards de FCFA détournés entre 2005 et 2017</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/nouveau-scandale-financier-plus-de-700-milliards-de-fcfa-detournes-2827654.html</link>
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<pubDate>Tue, 09 Jul 2019 12:27:04 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<div class="post_content">
<p class="p1"><b>Le régime du Président IBK, confronté à une pernicieuse guerre asymétrique contre les terroristes, pourrait bien tomber de Charybde en Scylla avec les recommandations des bailleurs de fonds qui ne sont pas loin d’un ultimatum. Suite à un rapport d’audit qui fait apparaître une mauvaise gestion de plus 700 milliards sur 12 ans (de 2005 à 2017), en dépit des apaisements donnés par le Premier ministre Boubou CISSE, les bailleurs haussent le ton. Les partenaires financiers exigent ici et maintenant la transparence désormais, faute de quoi les pays donateurs se proposent de prendre des sanctions.<span class="Apple-converted-space">  </span>Le scandale a été révélé par le site bendere.org qui dit avoir reçu copie du rapport en question.</b></p>
<p class="p1">Selon le site internet Bendere.org, le Canada a réalisé un audit des comptes du Mali sur la période 2005-2017. Le rapport final, révèle-t-il, fait état de graves fautes de gouvernance, et de plusieurs milliards détournés.</p>
<p class="p1">A la demande de l’alliance des donateurs du Mali, le gouvernement canadien a procédé, courant 2018, à l’analyse des résultats de toutes les enquêtes de la Cour des comptes durant la période 2005-2017, rapporte le site internet. Rendu public, à la demande des autorités maliennes,<span class="Apple-converted-space">  </span>le rapport, dont Benbere a obtenu copie, fait état de graves malversations dans la gestion des fonds publics.</p>
<p class="p1">L’étude canadienne indique, selon Bendere, qu’un montant de 1,13 milliard d’euros<span class="Apple-converted-space">  </span>(environ 700 milliards de F CFA) a été dépensé de manière irrégulière par les autorités maliennes au cours de la période 2005-2017. Ce montant représente 4,4% des dépenses totales du gouvernement au cours de cette période.</p>
<p class="p3"><span class="s1">Recommandations non suivies</span></p>
<p class="p1">En outre, le document précise que le suivi des recommandations des 13 ans de rapport des structures de contrôle maliennes (Bureau du Vérificateur général, Cour des comptes, CASCA etc.,) est très insuffisant. « Sur les 2 472 recommandations, seulement 22% ont été mises en œuvre et vérifiées par le Bureau du Vérificateur général (BVG). Quant aux plaintes, le rapport révèle que seulement 11,6% des plaintes adressées par le BVG à la Cour suprême et au Pôle économique ont été traitées », peut-on lire dans le rapport d’étude, précise le site internet.</p>
<p class="p1">Après la mise à disposition du rapport aux pays donateurs, l’un des bailleurs avait demandé la réaction du gouvernement. Cette demande est restée sans réponse, jusqu’au 12 avril 2019, date à laquelle celui qui était encore Premier ministre, Soumeylou Boubeye MAIGA, a eu une conversation avec son homologue néerlandais, revèle Bendere.</p>
<p class="p3"><span class="s1">Engagements non tenus</span></p>
<p class="p1">Au cours de la conversation, Soumeylou Boubeye MAIGA s’était engagé à fournir une réponse écrite à l’étude et s’est déclaré disposé à examiner le cadre institutionnel des organes de contrôle et de surveillance. Entretemps, le 18 avril 2019, il a quitté la Primature. Le 5 mai 2019, un nouveau gouvernement, dirigé par Boubou CISSE, est nommé. Et le 17 mai 2019, le Premier ministre CISSE a été invité à préciser les mesures prises par son gouvernement à la suite de cette étude, explique le site internet.</p>
<p class="p1">Au cours de cette énième interpellation, les bailleurs de fonds ont exprimé leurs préoccupations au sujet des dépenses du gouvernement malien, de la mauvaise gestion et des fraudes présumées.</p>
<p class="p1">En réponse, le Premier ministre Boubou CISSE aurait souligné que l’amélioration de l’administration publique au Mali en luttant contre toutes les formes d’enrichissement non autorisées est l’une des priorités du gouvernement, et qu’il tenait compte des recommandations de l’étude, rapporte Bendere.</p>
<p class="p3"><span class="s1">Transparence</span></p>
<p class="p1">Dans leur volonté d’accompagner le gouvernement, les experts ayant mené l’étude n’ont pas manqué d’y introduire des contributions allant dans le sens de l’amélioration de l’administration publique et de la lutte contre les suspicions de fraude, écrit le site internet. Il est notamment demandé au gouvernement malien de veiller à ce que l’utilisation des fonds publics soit transparente et que ces dépenses soient comptabilisées.</p>
<p class="p1">Pour ne plus que les recommandations restent dans les tiroirs du gouvernement malien, les pays donateurs ont proposé des sanctions, si le nouveau gouvernement malien ne réalise pas de progrès suffisants dans le suivi des recommandations. Ce rapport des experts canadiens sur la corruption est sorti quelques jours avant la réception par le Président de la République, Ibrahim Boubacar KEITA, le 4 juillet 2019, du Rapport annuel 2018 du Vérificateur général (Vegal), Samba Alhamdou BABY. Selon lui, d’importantes irrégularités et des manquements notoires ont été relevés au sein de plusieurs structures, aussi bien dans le dispositif de contrôle interne que dans la gestion financière.</p>
<p class="p5"><b>Source : bendere.org</b></p>

</div>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Ministère du transport et de la mobilité urbaine :  Le Directeur des Finances et des Matériels sur des braises</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/ministere-du-transport-et-de-la-mobilite-urbaine-le-directeur-des-finances-et-des-materiels-sur-des-braises-2827116.html</link>
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<pubDate>Fri, 05 Jul 2019 07:56:22 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La </strong><strong>Coordination des Comités syndicaux de la DAF, des DRH, des CPS et  des DFM de la Primature et des départements ministériels, désormais très bien connues pour ses grèves largement suivies par ses membres, vient de pointer un doigt accusateur sur le Directeur des Finances et des matériels du ministère du Transport  et de la mobilité sociale, en l’’occurrence Sanoussi Korobara. Pourquoi le syndicat l’assimile-t-il à une brebis galeuse ? En effet, la coordination des comités syndicaux reproche des pratiques scabreuses  à ce DFM, allant des abus de pouvoir à l’attribution des marchés suivant des considérations népotistes. </strong>

Dans une lettre adressée au ministre des Transports et de la Mobilité Urbaine, avec ampliations au Premier ministre, au Ministre du Dialogue Social, du Travail et de la Fonction Publique, et à celui de l'Economie et des Finances, ainsi qu’à l’intéressé lui-même, et déposée le 24 juin dernier, le syndicat dénonce <em>« des abus »</em> et demande la révocation du Directeur des Finances et du Matériel.

Le syndicat a tenu à transmettre ainsi au Ministère des Transports et de la Mobilité Urbaine, <em>« les cris de cœur des travailleurs de la Direction des Finances et du Matériel »</em> de son département. Il a fait des révélations accablantes contre la gestion du Directeur des Finances et du Matériel, en rappelant que celles-ci ont été connues, lors de l'Assemblée générale des travailleurs dudit service, devant une délégation de la coordination des comités syndicaux de la DAF, des DRH, des CPS et des DFM de la Primature et des départements ministériels (coordinateur et son adjoint) et le Secrétaire Général de la Section Nationale des Transports d'Etat. De quoi s’agit-il ?

En premier lieu, <em>« le comptable matières adjoint nous a confié qu'il a été demis de son poste suite à sa participation à la grève de la coordination »</em>, note le syndicat dans sa lettre au ministre. En deuxième lieu, <em>« le chef de division approvisionnement et marchés publics nous a officiellement saisi avec preuves à l’appui que le plan de passation des marchés du département légalement validé a été mis de côté par le Directeur pour procéder à une fragmentation de la commande publique dans le seul intérêt d'attribuer des marchés à l'entreprise de son propre fils »</em>, alerte le syndicat dans sa missive au ministre. Et pour s’être opposé à cette fragmentation, un nouveau projet d'arrêté de nomination a été envoyé au Secrétariat Général du Gouvernement pour le démettre de son poste, selon la lettre du syndicat. Selon ses détracteurs, <em>« sur plus de quatre cent fournisseurs inscrits dans la base de données du département seulement une dizaine fait l'objet de consultation et les entreprises familiales sont les plus sollicitées à savoir MAK TECHNOLOGIE, VISION NOUVELLE et DABO AUTO CENTER »</em>, selon le Coordination des Comités syndicaux de la DAF, des DRH, des CPS et  des DFM de la Primature et des départements ministériels.

La coordination a ainsi tenu à saisir le ministre de ses demandes les plus pressantes, à savoir la remise à son poste du comptable matières adjoint ; le maintien à son poste du chef de division approvisionnement et marchés publics ; et la révocation du directeur des Finances et du matériel. <em>« Toutefois, si ces mesures d'urgence ne sont pas appliquées pour l'apaisement du climat social, la coordination prendra toute sa responsabilité entre autres l'assignation dudit directeur devant la justice pour qu'il restitue à l'Etat tous les montants indûment perçus par l'entreprise familiale sur les fonds publics, une conférence de presse pour prendre à témoin l’opinion publique»</em>,  menace le syndicat. Celui-ci affirme également à qui veut l’entendre, disposer de toutes les preuves qui incriminent la personne dénoncée. Affaire à suivre !

<strong>La Rédaction</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Corruption au Mali: la Plateforme PCC exige la démission des présidents de la Cour Suprême et de l’OCLEI</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/corruption-au-mali-la-plateforme-pcc-exige-la-demission-des-presidents-de-la-cour-supreme-et-de-loclei-2825082.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/corruption/corruption-au-mali-la-plateforme-pcc-exige-la-demission-des-presidents-de-la-cour-supreme-et-de-loclei-2825082.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 22 Jun 2019 12:53:37 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>La Plateforme de lutte contre la Corruption et le Chômage (PCC) a tenu, ce vendredi 21 juin, un sit-in devant l’Office Central de lutte contre l’Enrichissement illicite (OCLEI). Occasion pour les responsables de la PCC d’annoncer des mesures fortes notamment le dépôt prochain des plaintes devant la justice.</strong>

<strong>Maliweb.net - </strong>Des hauts parleurs réglés au maximum, des bandeaux attachés ça et là, des pancartes brandies. Tout semblait être fait pour que les membres de l’Office Central de lutte contre l’Enrichissement illicite (OCLEI) ne ratent rien du siège dont ils ont fait l’objet ce vendredi après la prière. Comme si cela ne suffisait pas, le président de l’OCLEI, Moumini Guindo, a été nommé appelé à démissionner. Aux dires de Mamadou Sinsy Coulibaly, présent du Conseil national du patronat, le président de l’OCLEI, payé depuis 2014 à 5 millions FCFA par mois, avec l’argent du contribuable, ne joue pas son rôle.

Les manifestants reprochent au président de l’OCLEI, la non-application de la Loi du 27 mai 2014 qui oblige 8 000 hauts fonctionnaires maliens à effectuer des déclarations publiques de biens. Créé pour la mise en œuvre de cette loi, l’OCLEI n’a jamais pu jouer son rôle malgré le pouvoir de poursuite qui lui est accordé contre les auteurs d’enrichissement illicite. <em>«Personne n’est allé en prison, personne n’a quitté son poste, pourtant depuis cinq ans, l’OCLEI reçoit des milliards de FCFA du trésor public»,</em> s’indigne le Pr Clément Dembélé, Coordinateur de la Plateforme de lutte contre la Corruption et le Chômage.

En plus de l’OCLEI, les membres de la PCC reprochent à la Cour Suprême du Mali, le manque de suite à donner aux dossiers du Bureau de Vérificateur Général. Pour ces raisons, la Plateforme exige la démission des présidents de la Cour Suprême et de l’OCLEI. Aussi, dès la semaine prochaine, annonce le Pr Clément Dembélé publiquement, des plaintes seront déposées contre Nouhoum Tapily, Moumini Guindo et contre les 8 000 fonctionnaires pour non-respect de la loi. Il est temps d’agir, car si rien n’est fait, affirme Mamadou Sinsy Coulibaly, 43% des entreprises maliennes disparaitront d’ici quatre ans à cause de la corruption. <em>«C’est aux jeunes d’agir, il s’agit de leur combat»,</em> a conclu le président du Conseil national du Patronat.

<strong>Mamadou TOGOLA / Maliweb.net</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Lutte contre la corruption au Mali : PCC réaffirme son engagement à stopper la corruption au Mali</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/lutte-contre-la-corruption-au-mali-pcc-reaffirme-son-engagement-a-stopper-la-corruption-au-mali-2820392.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/corruption/lutte-contre-la-corruption-au-mali-pcc-reaffirme-son-engagement-a-stopper-la-corruption-au-mali-2820392.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 22 May 2019 00:54:33 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Confident</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Après la médiation du Réseau des Communicateurs Traditionnels RECOTRADE dans l’affaire opposant M. Mamadou Sinsy COULIBALY a M. Nouhoum TAPILY, la Plateforme de lutte Contre la Corruption au Mali (PCC) était face à la presse, le jeudi 09 mai 2019 au Conseil National du Patronat Malien pour réaffirmer son engagement à cette lutte, qu’elle entend mener, jusqu’au bout.</strong>

En effet, selon Lassana Mody SISSOKO et Sidi COULIBALY, tous deux membres de la Plateforme, la médiation du RECOTRADE n’avait pas pour objectif de sursoir à la lutte qui s’organise contre la corruption, mais plutôt le retrait de la plainte de Nouhoum TAPILY contre Mamadou Sinsy COULIBALY. De préciser que la PCC est composée d’associations de jeunes, de femmes ainsi que des organisations et réseaux de la société civile, ayant un seul objectif, c’est-à-dire « stopper la corruption sous toutes ses formes au Mali pour son émergence durable.».

Pour le Pr Clément Dembélé, Président de ladite Plateforme, la Presse aura à jouer un rôle prépondérant dans la lutte contre la corruption au Mali. Abordant le thème de la conférence, il a témoigné que la corruption est un sérieux fléau qui gangrène le Mali. <em>‘’C’est pourquoi, notre plateforme vise à stopper vaille que vaille les pratiques malpropres au sommet de l'État, pour endiguer la pauvreté au Mali’’</em>, a-t-il laissé entendre. À en croire le Président Dembélé, le Mali n'est pas un pays pauvre, mais c'est le partage des ressources qui n'est pas fait équitablement. Au dire de Clément Dembélé, la corruption est la racine du mal au Mali, il a évoqué qu’elle est à la base : du chômage, la famine, le terrorisme, l’immigration clandestine, l’insécurité etc...

Estimant le nombre de milliards détournés au Mali chaque année, il a informé que, selon les rapports des organisations de lutte contre la corruption dont : la Fondation Frederick Ebert ; Afro baromètre ; la Banque mondiale ; l’Union Européenne ; le Réseau des Investisseurs Allemands et le Bureau du Vérificateur General du Mali, ce sont 250 milliards de franc CFA, qui  sont détournés. <em>‘’Ne reculons jamais face aux différentes intimations des corrupteurs qui essayent de nous paralyser à chaque fois que nous entamons une étape dans la lutte contre la corruption. Je  rassure les camarades de la PCC que même si je mourrais aujourd'hui, que cette lutte continuera avec d'autres personnes plus engagées que moi’’</em>, a-t-il mentionné.

Il a averti que si rien n'est fait contre la corruption d'ici 25 ans,  beaucoup d'entreprises iront en faillite et que tous les fléaux suscités se développeront dans le pays. Par contre, il a rassuré qu’avec la fin de la corruption, que le Mali n'aura plus besoin d'aide publique au développement venant de nulle part, car la pauvreté au Mali n'est pas une fatalité mais seulement le mauvais partage des ressources de l'Etat dû à la corruption.

<strong>Intervention de Mamadou Sinsy Coulibaly, Président du CNPM </strong>

À en croire le Président du CNPM, la lutte contre la corruption n'a même pas commencé au Mali, la plateforme s’organise pour débuter valablement cette lutte et ne reculera face à rien: ni le poids de la société (médiations sociétales), ni rien au monde ne me fera trahir cette lutte que nous avons initié depuis 1991, dira M. Mamadou Sinsy Coulibaly. D’ajouter que le Mali était auparavant un grand pays, mais qu’il est devenu de plus en plus un petit pays à cause du comportement de certains cadres irresponsables.

Par ailleurs il a prononcé que l'État ne peut pas se faire sans les impôts. Raison pour laquelle, il a exhorté chaque Malien à payer ses impôts, pour qu'en retour, ils puissent aller demander à l'État, ce qu'il a fait de ses impôts.

<strong>Dognoume DIARRA </strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Achat des 50 humidificateurs: le DFM du ministère de la Justice accusé de surfacturation</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/achat-des-50-humidificateurs-le-dfm-du-ministere-de-la-justice-accuse-de-surfacturation-2819920.html</link>
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<pubDate>Sun, 19 May 2019 17:07:44 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Suite au communiqué de « précisions » du ministère de la Justice dans l’affaire des 50 humidificateurs« surfacturés » et suite à notre article sur </strong><a href="https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/affaire-des-humidificateurs-surfactures-les-mises-au-point-du-ministere-de-la-justice-2819842.html"><strong>les mises au point du ministère de la Justice</strong></a><strong>, la Plate-forme de la lutte Contre la Corruption (CCP) révèle à Maliweb que Malick Coulibaly n’est, en réalité, pas l’auteur de la surfacturation.</strong>

<em>-<strong>Maliweb.net- </strong>«Le ministre Malick Coulibaly est un homme intègre et de probité morale incontestée, mais il a été induit en erreur par des collaborateurs notamment son directeur des Finances et du Matériel»,</em> assure le Pr Clément Dembélé,  président de la Plateforme de la lutte Contre la Corruption.<em>«J’ai personnellement eu une discussion avec le ministre et je lui ai apporté la preuve de tout ce que nous avançons»</em>, ajoute Pr Dembélé.

Dans un communiqué, la plateforme affirme qu’un soupçon de corruption pèse sur l'achat des cinquante (50) humidificateurs destinés à la Maison d'arrêt de Bamako. <em>«Selon nos investigations et sur la base des factures proforma dont la plateforme détient, le prix unitaire de ces humidificateurs oscillerait entre 150 000 FCFA et 177 000 FCFA TTC»</em>, indique la CCP.Selon la plateforme, le prix d'achat total des humidificateurs a été augmenté de dix (10) millions FCFA.

En mission en Guinée, ce samedi, le ministre Malick Coulibaly a promis, selon le Pr Clément Dembélé, de faire toute la lumière sur cette affaire dès son retour et de sanctionner les coupables conformément aux règles en vigueur. Le président de la Plateforme de la lutte Contre la Corruption réitère la volonté de son organisation à accompagner le nouveau ministre de la Justice dans son combat pour un secteur de la justice sain et équitable au Mali.

Destinés à offrir de la fraîcheur, beaucoup de personnes auront finalement eu chaud grâce à ses 50 humidificateurs. Pour sa part, Maliweb détient une copie de facture proforma et le journal se réserve le droit de la publier si besoin est.

<strong>A suivre !</strong>

<strong>Mamadou TOGOLA/Maliweb.net</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Autorité Routière :  Plus de 2 milliards détournés sur les recettes de la redevance d’usage routier</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/autorite-routiere-plus-de-2-milliards-detournes-sur-les-recettes-de-la-redevance-dusage-routier-2819413.html</link>
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<pubDate>Thu, 16 May 2019 01:34:27 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Agacé par les frasques de l’Autorité Routière Fonds d’Entretien Routier (AR-FER), le Pôle économique a décidé d’entendre l’ancien DG de l’AR, Mory Kanté, le Directeur Technique, Moussa Savadogo, et le Régisseur de l’AGEROUTE, Mohamed Assaleck Maïga, ainsi que d’autres agents sur leur gestion qui a laissé un trou de 2,18 milliards de francs CFA (2.189.583.275F) dans la caisse de l’AR-FER. Pour cette raison,  25 agents défilent au Pôle  Économique et Financier. </strong><strong> </strong>

Le drame à l’Autorité Routière est révélé au grand jour grâce au travail du Pôle Économique. Le contenu du dossier d’enquête ainsi produit, a priori, met en cause les gestions orchestrés, de bout en bout, par l’ancien DG de l’Autorité Routière, Mory Kanté ; le Directeur Technique de l’AR, Moussa Savadogo ; des péagistes et du Régisseur de l’AGEROUTE, Mohamed Assaleck Maïga. Complaisance, légèreté et distorsion violant l’orthodoxie financière ont caractérisé la gestion de la période passée en revue.

Le rapport intégral du Pôle Économique atteste le non reversement  de plus de 2 milliards (2 189 583 275 F) de nos francs par l’Autorité Routière au titre des redevances d’usage routier collectées sur les produits pétroliers. Ce qui ne manque pas de susciter la curiosité sur la gestion de l’AR-FER.

Toutefois, il y a manifestement de vives inquiétudes face au management que tient à imprimer à leur structure les responsables de l’Autorité Routière.

À l’heure où nous écrivons ces lignes, beaucoup de choses se font pour améliorer la situation de l’Autorité Routière. Cependant, il est désormais acquis que le gouvernement ne doit pas se satisfaire des coups médiatiques mais de rapports d’experts extérieurs pour laver de tout soupçon la gestion de l’Autorité Routière qui intrigue plus qu’il ne convainc.

<strong>Défaillance dans la gestion </strong>

La gestion de l’Autorité Routière est enviable à celle d’une épicerie. Les règles minimales de gestion de fonds ont été royalement foulées au pied. Malgré la nomination d’un Chef comptable, la présence d’un Régisseur et d’un auditeur interne, de graves défaillances ont été notées dans le suivi des opérations de trésorerie et se sont caractérisés notamment par la manipulation d’une pluralité des fonds d’entretien routier qui n’a pas permis  un versement adéquat des fonds du fait de détournements ordonnés par l’ex DG de l’AR, Mory Kanté, actuel DG du cabinet privé ‘’Sahel Consulting SARL’’.

Les autorités maliennes vont-elle prendre des mesures pour tirer au clair ce dossier de détournement de fonds de plus de 2 milliards au niveau de l’Autorité Routière? En tout cas, le jeu en vaut la chandelle, rien que de part les pratiques d’outre-tombe qui ont eu cours dans le service de l’AR sous l’ex DG Mory Kanté, du Directeur technique, Moussa Savadogo et de leurs complices.

Avec le directeur Technique de l’AR-FER, Moussa Savadogo et l’ancien dirlo Mory Kanté, les détournements de fonds et bien d’autres phénomènes jugés diffus sont devenus courants au niveau de l’Autorité Routière.

Selon une enquête du Pôle économique, 2,18 milliards de francs CFA ont  disparu  dans la gestion des recettes de la redevance d’usage routier collectées sur les produits pétroliers. Vol ou détournement ? En tout cas au niveau de la Direction générale de l’Autorité Routière on entoure ces cas de vol de mystère.
Et si le ministre de l’Équipement et des Infrastructures pouvait ordonner, sans complaisance ni parti pris, la vérification de fonds en comble de tous les services de l’Autorité Routière, on devrait, peut-être, découvrir un grand réseau mafieux savamment monté  qui continue de saccager les fonds publics.

À en croire nos sources, ce genre de petit truand à l’Autorité Routière ne cesse de causer d’énormes préjudices à l’État malien, par leur façon de faire. À travers les détournements de fonds opérés, on voit qu’au niveau de l’Autorité  Routière les anciennes amours, sont encore présentes dans les têtes des cadres et agents évoluant au sein de cette entité administrative.

Le jeu est très facile, expliquent nos sources. Le Directeur Technique Moussa Savadogo, malgré qu’il soit relevé depuis un certain temps, par une décision du Haut  d’en haut, continue de tout piloter à l’AR. Et le hic qui titille, c’est qu’il perçoit  toujours des avantages avec la baraka de l’actuelle Directrice, Lala Koïta. Pire, les deux satrapes concoctent toujours ensemble des marchés.

L’Autorité Routière est en proie à un scandale sans précédent. En premier lieu, l’éthique et la déontologie sont foulés au pied depuis des lustres. L’arrivée de la nouvelle Directrice a permis une réglementation de pratiques frauduleuses au niveau  de l’Autorité routière. Normalement,  la réglementation engendre l’application rigoureuse des normes, mais on assiste, aujourd’hui, à une magouille et à un vol sans précédent. (Gardez votre souffle, nous reviendrons sur ‘’la gestion par procuration’’ de l’Autorité routière, depuis la nomination de la Directrice Lala Koïta

<strong>Alerte aux scandales </strong>

Selon un document dont nous avons une copie, les fraudes,  la mauvaise gestion,  les dépenses sans pièces justificatives et les  irrégularités à la pelle sont entre autres  des manquements à l’orthodoxie financière à l’Autorité Routière (AR). Ces pratiques ont fait perdre à l’État malien la somme de 2,18 milliards de nos francs au titre des redevances routiers collectés sur les produits pétroliers. Selon le dossier d’enquête remis à notre rédaction, il est reproché aux personnalités suivantes d’avoir détourné des sous. Il s’agit de l’ancien Dg de l’AR-FER, Mory Kanté, qui a porté atteinte aux biens publics courant 2010 à 2012 en subtilisant la somme de 39 millions et 14 millions de nos francs. Quant au directeur technique de l’AR, Moussa Savadogo, à l’époque des faits, il a porté atteinte aux biens publics courant 2010 à 2013 par le détournement de 12,5 millions des produits des dossiers d’appel d’offres et  la somme de 2,3 millions à la suite de modification  apportée sur un marché. S’y ajoute, la gestion du Régisseur de l’AGEROUTE, Mohamed Assaleck Maïga qui de 2006 à 2013 a porté atteinte aux biens publics par le non reversement  dans le compte de l’AGEROUTE, la somme de 32 millions de francs CFA issue des produits de la vente des Dossiers d’appel d’offres (DAO) et des 10% de l’ARMDS (Autorité de Régulation des Marchés Publics et des Délégations de Service Public) sur les DAO.

Ensuite, vient le cas de Djénébou Seck, chef d’équipe du poste de péage et de pesage de Manambougou, qui a frauduleusement dépensé, de 2008 à 2011 la somme de 25,10 millions de francs CFA.

Plus grave, au niveau des postes de péage informatisés, il y a des écarts entre les recettes collectées et celles enregistrées dans la comptabilité de l’Autorité Routière. Ainsi, il ressort des enquêtes que la dame Koudeidia Diarra, chef d’équipe du poste de Mamaribougou de 2009 à 2013 a détourné 29,8 millions FCFA. En même temps, M. Ousmane Sidi Keita du poste de Manabougou de 2012 à 2013 a détourné 5 millions.

S’agissant de la dame Aminata Traoré du poste de Bla 1, elle a effectué des dépensés non précisées et non justifiées, de 183,12 millions  de nos francs du 1<sup>er</sup> mai au 31 mai 2013 ; Fatoumata Sanogo a détourné la somme de 9 millions au  niveau du poste de péage et de pesage de Nioro du Sahel de mai 2009 à 2013 ; M. Ismaël  Ibrahim Tolo du poste de Zégoua de 2012 à 2013 a volé 12,11 millions ; Demba Camara du poste de Hèrèmakono de 2008 à 2013 a réalisé une fraude de 15,4 millions ; Alhousseini Gagouma du poste de Sienso de 2008 à 2013 a croqué 17,5 millions ;  Bakary Drabo au niveau du poste de Koury de mai 2008 à octobre 2014 a soustrait 12,9 millions ; Ousmane Ould Issa a volé au poste de Konobougou en janvier 2012  la somme de 6,4 millions.

Par ailleurs, Sory Kondo a détourné au poste de Kasséla la somme de 22 millions en 2008 ; Abdouramane Podiougou chef d’équipe de Kita depuis mars 2009, a fait des dépenses irrégulières de 165,3 ; Kadiatou Doumbia du poste de Bla 2 depuis 2008 a détourné 17,3 millions ; Moulaye Doumbia du poste de Markala depuis 2009 a volé 13,4 millions ; Abdoulaye Koné du poste de Zégoua de 2008 à 2011 a détourné 18,9 millions ; Moussa Traoré du poste de Sanankoroba  de 2008 à 2010 a volé 11,5 millions ; Moussa Sagara du poste de Sanakoroba depuis mars 2010 a détourné 19,3 millions ; Mamadou Doumbia du poste de Kayes depuis décembre 2006 a soustrait 25 millions ; Adama Savadogo du poste de péage de Diboli depuis 2008 a détourné 22,8 millions ; et Amadou Kaloga du poste de péage et de pesage de Kati depuis 2012 n’a pas reversé des recettes de 36,4 millions de nos francs. Au total, il y a eu un détournement record de 2,18 milliards de francs CFA sur les recettes de la redevance d’usage routier collectées sur les produits pétroliers.

Dans sa déclaration, le Directeur Technique de l’AR, à l’époque des faits, M. Moussa Savadogo ne reconnaît pas avoir détourné la somme de 12 millions. Il soutient : « <em>À l’époque des faits, pendant la période sous revue, les produits de la vente des dossiers d’appel d’offres sont versés au Secrétariat du DG de l’Autorité Routière… Aucun texte ne prévoit les modalités d’emploi des produits issus de la vente des dossiers d’appel d’offres dans le cadre du fonctionnement du service, tantôt destinés à servir de perdiems aux membres de la commission des marchés</em> ».

À qui profitent ces activités mafieuses? Si en réalité Mme la ministre des Infrastructures et de l’Équipement veut aller loin sur la feuille de route à elle confiée par le Président de la République, il ferait mieux de tirer au clair ce dossier de détournement de plus de 2 milliards en cours à l’Autorité Routière. Sa crédibilité en dépend aussi, même si elle peut cacher d’autres affaires managées par des proches. Sauf si ellel veut à l’instar de certains de ses prédécesseurs devenir « sinistre » des Infrastructures et de l’Équipement.

En tout cas à Mme le ministre des infrastructures et de l’équipement, vous avez un très bon dossier sur votre bureau. Activez seulement les mesures de répression. Et vous pourrez donner raison aux médisants de la république.

En attendant, nos enquêtes se poursuivent. Comment la nouvelle Directrice de l’Autorité Routière  gère actuellement son service? La réponse dans nos prochaines éditions.

<strong>Cyrille Coulibaly</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Détournement de fonds à  la CMSS sur les prestations AMO :  Le chef de bureau AMO détourne plus de 649 millions de F CFA</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/detournement-de-fonds-a-la-cmss-sur-les-prestations-amo-le-chef-de-bureau-amo-detourne-plus-de-649-millions-de-f-cfa-2819214.html</link>
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<pubDate>Wed, 15 May 2019 01:20:22 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>L’Assurance maladie obligatoire (AMO) traverse le plus gros scandale financier depuis a création. Son chef de bureau à la direction générale de la Caisse malienne de sécurité sociale (CMSS), a détourné 649 267 006 millions de F CFA sur des fonds de prestations destinés aux remboursements des structures conventionnées.</em></strong>

<strong> </strong><em>L’Assurance maladie obligatoire (AMO) traverse le plus gros scandale financier depuis a création. Son chef de bureau à la direction générale de la Caisse malienne de sécurité sociale (CMSS), le frère cadet du général Moussa Sinko Coulibaly, a détourné 649 267 006 millions de F CFA sur des fonds de prestations destinés aux remboursements des structures conventionnées.</em>

Ce scandale a été mis au grand jour à la suite d’un audit interne initié par la direction générale de la CMSS, en 2015. Il a été révélé de grosses malversations financières sur l’établissement des ordres de virements faits pour rembourser les factures des structures conventionnées à l’AMO. Les fraudes constatées ont engendré un déficit de 584 852 483 millions de F CFA détournés ou soustraits au préjudice de la CMSS.

Plusieurs agents de la chaîne de traitement des dossiers pour le remboursement des factures des structures conventionnées à l’AMO ont été arrêtés à la suite d’enquêtes de la Brigade économique et financière de Bamako, sous l’impulsion du Procureur de la République chargé du Pôle économique et financier de Bamako. Les mis en cause ont été poursuivis puis inculpés pour <em>"crimes d’atteinte aux biens publics par faux et usage de faux"</em>.

Le principal inculpé est Mamadou Kolet Coulibaly. De 2012 à 2015, il a réussi son coup en qualité de chef de bureau AMO et chargé de la comptabilité de l’AMO à la CMSS et des établissements des ordres de virements pour le remboursement des factures des structures conventionnées à l’AMO. Il a profité de  ses responsabilités pour établir des ordres de virements en imitant la signature de Djigui Kéita, agent comptable de la CMSS.

L’établissement des ordres de virement pour le remboursement des factures conventionnées à l’AMO obéit à un circuit. Après vérification et paraphe desdits ordres de virement, le chef de division comptabilité générale de la CMSS les transmet au bureau de l’agent comptable, Djigui Kéita. Ce dernier procède à la même vérification avant de les signer. Il les transmet à son tour par l’intermédiaire du bureau AMO à la co-signature de la directrice générale de l’époque. Une aubaine pour Mamadou Kolet Coulibaly, chef dudit bureau. Il profitait alors pour en ajouter des faux ordres de virements avant de les soumettre à la signature de la directrice de la CMSS. M. Coulibaly avait des ordres de virement qu’il était chargé de remplir. Il en profitait pour imiter la signature de l’agent comptable, Djigui Kéita.

Pour récupérer l’argent issu des ordres de virement, Mamadou Kolet Coulibaly avait ouvert en son nom, un compte bancaire à la BMS-SA et un autre dans la même banque, cette fois-ci au nom de Souleymane Tata Kéita, employé de commerce à qui il avait établi une procuration pour être signataire de ce compte.

Son lien avec Souleymane Tata Kéita est que celui-ci est un proche parent à lui. Mamadou Kolet Coulibaly l’a emballé dans son jeu en lui faisant miroiter le financement d’un projet d’élevage de volailles qui le tenait à cœur. Ce projet est d’ailleurs resté sans suite, un éléphant blanc. Au regard de son innocence et de sa naïveté, il n’a pas été inquiété par la justice.

<strong>Stratagème bien huilé</strong>

Par ce stratagème bien huilé, Mamadou Kolet Kéita a reçu sur ses comptes plusieurs virements estimés à 649 267 006 F CFA et 69 018 198 sur celui de Souleymane Tata Kéita, à travers des chèques au porteur qu’il émettait pour le compte des tierces personnes.

Son mode opératoire lui a permis de soustraire des fonds prévus pour désintéresser les structures conventionnées de l’AMO, grâce aux faux ordres de virements et l’imitation de différentes signatures de ses collègues. Selon des constats, s’il a pu échapper aux structures de contrôle ou d’audit interne, parce qu’il avait pris soins de ne jamais enregistrer les opérations frauduleuses dans les registres comptables tenus à cet effet. Il ne les mentionnait non plus dans le système automatisé des opérations financières de la CMSS.

L’information judiciaire contre M. Coulibaly, qui se trouve incarcéré, est terminée depuis quelques mois et son dossier remis à la Cour d’appel. Il n’attend plus qu’à être devant la Cour d’assises, pour <em>"crime d’atteinte aux biens publics par fabrication de faux ordres de virement et par usage desdits faux documents, par imitation de signatures de différents comptables et chefs comptables ou de la directrice générale de la CMSS occasionnant un préjudice de 649 267 006 F CFA à la CMSS"</em>. Faits punis de la peine de réclusion criminelle à perpétuité au regard des dispositions des articles 106 et 107 alinéa 3°-d) du Code pénal.

Mais tout comme dans l’affaire Mady Sy, le régisseur des domaines de Koulikoro qui est inculpé pour avoir subtilisé plus de 359 millions de F CFA et dont nous avons parlé dans notre précédente parution, la justice se hâte lentement à convoquer Mamadou Kolet Coulibaly.

Selon nos investigations, Mamadou Kolet Coulibaly est le frère cadet du général Moussa Sinko Coulibaly. Il est soupçonné d’être propulsé à ce poste pendant la transition par son grand frère.

<strong>Abdrahamane Dicko</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mamadou Sinsy Coulibaly, à propos des fonctionnaires les plus corrompus : « Ce combat ce n’est pas entre quelqu&amp;apos;un d’autre et moi. On combat un système qui est instauré au Mali depuis les évènements de 1991. »</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/mamadou-sinsy-coulibaly-a-propos-des-fonctionnaires-les-plus-corrompus-ce-combat-ce-nest-pas-entre-quelquun-dautre-et-moi-on-combat-un-systeme-qui-est-instaure-au-mali-d-2819058.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/corruption/mamadou-sinsy-coulibaly-a-propos-des-fonctionnaires-les-plus-corrompus-ce-combat-ce-nest-pas-entre-quelquun-dautre-et-moi-on-combat-un-systeme-qui-est-instaure-au-mali-d-2819058.html</guid>
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<pubDate>Tue, 14 May 2019 01:56:20 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Enquêteur</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Clément Dembélé Mahamadou, le président de la Plateforme contre la corruption et le chômage au Mali (PCC) et son mentor Mamadou Sinsy Coulibaly, président du CNPM, ont tenu une assemblée d’information. C'était ce jeudi 9 mai 2019 dans la salle de conférence du CNPM. Cette rencontre portait évidemment sur la mise en œuvre des actions et des projets engagés pour la lutte contre la corruption dans toutes ses formes au Mali.</em></strong>

Leur message est clair : entamer une lutte à vie contre la corruption qui tue peu à peu l'économie malienne. D'autant plus que les rapports laissent entrevoir que 83% des entreprises privées maliennes vont disparaitre d'ici 2025 à cause de la corruption. Alors que 43% sont obligées aujourd'hui de subir la corruption pour accéder aux services de base, selon Afro-baromètre février 2019, rappelle Clément Dembélé.

Mamadou Sinsy Coulibaly explique que sans les entreprises ; il n'y aura pas de développement économique parce que l'Etat malien ne pourra pas investir dans le pays pour lutter contre l’inégalité, l'exclusion et l'insécurité sans les entreprises. D'où le combat du richissime malien qui rappelle que <em>« ce combat ce n’est pas entre quelqu'un d’autre et moi. On combat un système qui est instauré au Mali depuis les évènements de 1991. »  </em>

« Les 26 martiens » est le nom que Moussa Sinsy Coulibaly a donné aux personnes qui sont au pouvoir depuis 1991 et les mêmes personnes qui tournent en rond depuis près de 30 ans. Il pense qu'il faut changer de génération, de gouvernants, d’hommes d'affaires et d’autres. Cette possibilité ne peut se faire que lorsque la jeunesse prend les choses en main et revendiquer le changement.

<em>« Nous notre temps est fini, nous sommes des dinosaures parmi vous ! »</em>, lance-t-il à la jeunesse. La mission de cette jeunesse est de se former et surtout de s’outiller de matériels numériques parce que <em>« nous sommes dans un monde numérique. Seul cet équipement numérique pourra vous rendre compétitifs, vous les jeunes, sur le plan international. » </em>a t- il laissé entendre.

Clément Mahamadou Dembélé, le président de la plateforme contre la corruption et le chômage au Mali (PCC), promet au nom de toute la plateforme d’engager des actions comme la déclaration de biens par tous les fonctionnaires prévus par la loi au Mali. Le départ immédiat de toutes personnes ayant dépassé l'âge de la retraite (62 ans) et le refus d'augmenter l'âge de la retraite.

Ils portent également des projets comme la création d'une base de données commune de tous les organismes de lutte contre la corruption, la réforme judiciaire l'informatisation de tous les systèmes judiciaires. L'élection des procureurs de la République par voie de vote des citoyens et l'ancrage institutionnel du bureau du vérificateur général (BVG) qui doit être rattaché à la société civile. La mise en place d'un réseau de veille citoyenne (RVC) doté de réels moyens efficaces permettant de collecter des informations et de dénoncer voire de porter des plaintes collectives contre les faits avérés de corruption.

Les deux hommes lancent un appel à tous les Maliens, les leaders d’opinions, les organisations du secteur privé pour une mobilisation générale afin d'obtenir la mise en application de ces recommandations.

<strong>Kader DIARRA</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Plateforme contre la corruption et le chômage : Le combat continue</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/plateforme-contre-la-corruption-et-le-chomage-le-combat-continue-2818870.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 13 May 2019 01:12:03 +0000</pubDate>
<dc:creator>22 Septembre</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>« Notre combat ne vise pas un individu, c'est contre un système qui est instauré au Mali depuis les évènements de 1991», selon Mamadou Sinsy Coulibaly</strong>

La Plateforme contre la corruption et le chômage au Mali (PCC) a organisé une assemblée d'information le jeudi 9 mai dernier dans la salle de conférence du Conseil national du patronat (CNPM).

Cette rencontre visait à imprégner les medias sur les missions de la plateforme et les actions qu'elle entend mettre en oeuvre.

La rencontre etait animée par Pr  Clément Dembélé et Mamadou Sinsy Coulibaly, président du CNPM et du Groupe Kledu.

En donnant le ton de la rencontre, le Pr Clément Dembélé a voulu couper court aux réactions négatives qui ont suivi la médiation du RECOTRAD entre le patron du CNPM et celui de la Cour Suprême.

Selon le conférencier Dembélé si les accusations que Mamadou Sinsy Coulibaly a portées contre let président de la Cour Suprême, NouhoumTapily n'étaient pas fondées, il n'allait prendre le risque de porter un doigt accusateur contre le président d'une institution aussi importante au Mali.

A en croire Pr Dembélé quand de telles accusations sont adressées contre une personnalité du rang de NouhoumTapily, il se doit de démissionner, afin d’y répondre devant la justice. « Mais au lieu de cela, Il a décidé de porter plainte contre son accusateur pour autre motif, (<em>NDLR</em>, outrage à magistrat)» a-t-il expliqué.

Concernant l'éventuelle révélation de la liste des 200 plus grands corrupteurs que le patron de CNPM avait evoquée, le Pr Clement a précisé que c'est pour éviter que ces derniers ne détruisent les preuves de leurs forfaitures qu 'il a conseillé à Mamadou Sinsy Coulibaly de ne pas la publier.

Pour le  conférencier, les actions de Mamadou Sinsy Coulibaly sont légitimes et cadrent parfaitement avec les missions de la plateforme dont il est membre. «C’est pourquoi nous avons demandé que l’autre déclare tous ses biens. La plateforme a demandé à Monsieur NouhoumTapily de déclarer tous ses biens et de les justifier. Et je pense qu’en tant que Président de la Cour Suprême, c’est la chose la plus facile », a t-il ajouté.

Clément Dembélé a profité de l'occasion pour annoncer que la Plateforme de la lutte contre la corruption est en train de constituer des dossiers pour porter des plaintes collectives au niveau des tribunaux. Lesquelles plaintes collectives permettront désormais, selon lui, de poursuivre tout acte de corruption avéré. «Nous allons, désormais, introduire un acte au Mali qui sera la première fois des plaintes collectives à l’égard des personnes qui vont porter atteinte aux biens collectifs».

A sa suite, le patron du CNPM a pour sa part expliqué que ceux qui pensent que la médiation entre lui et le président de la Cour Suprême mettait un terme à son combat contre la corruption, se  trompent. « Je ne vais jamais trahir mon propre combat. Évitons de personnaliser ce combat. Ce combat ce n’est pas entre moi et quelqu’un d’autre. On combat un système qui est instauré au Mali depuis les évènements de 1991. Et ce sont les mêmes personnes qui sont là. Ce sont les mêmes qui tournent en rond. Il faut qu’on change de générations maintenant»

Mamadou Coulibaly de prévenir : «on est en train de chercher, de voir quelle voie il faut saisir pour lutter contre la corruption. La corruption est versatile, multiforme et ça change à tout moment. Et, ce combat, nous devrons le mener. On doit le donner en héritage aux générations futures parce que nous on ne va pas finir, mais on va faire le plus grand du travail pour permettre aux générations futures de ne pas être sacrifiées comme nous. C’est mon combat de tous les jours. C’est un combat de la vie. Et si je ne combats pas, la jeunesse malienne n’aura pas d’avenir. Il faudrait que vous compreniez cela », a-t-il clarifié avant de témoigner plus tard que plus qu’un frein à l’épanouissement collectif, la corruption risque de faire disparaitre 83% des entreprises d’ici à 2025.

<strong>Mohamed Naman Keita </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Koulikoro : Le régisseur des domaines détourne plus de 356 millions de F CFA</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/koulikoro-le-regisseur-des-domaines-detourne-plus-de-356-millions-de-f-cfa-2818713.html</link>
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<pubDate>Sat, 11 May 2019 13:37:08 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Pris la main le sac avec un détournement de 356 830 108 F CFA, le régisseur et caissier de la direction régionale des domaines et du cadastre de Koulikoro, Mady Sy risque gros. Il doit s’expliquer prochainement devant la Cour d’assises. Mais les choses ont l’air de traîner et on ne sait pourquoi.</em></strong>

<strong><em> </em></strong>

Une partie de ce présumé détournement de fonds d’une valeur de 356 830 108 F CFA résulte de l’attribution de parcelles de terrain dans le cercle de Kati. Une autre partie provient du recouvrement des recettes domaniales par la direction régionale des domaines et du cadastre de Koulikoro. Les faits se sont produits pendant trois exercices (2008, 2009, 2010).

Le pot aux roses a été découvert en 2012, par le Bureau du Vérificateur général, suite à une vérification financière de la structure. Elle a porté sur l’argent généré par les attributions de parcelles dans le cercle de Kati par le Préfet du cercle, le Sous-préfet de Kalaban Coro et le Maire de Kati.

Le Bureau du Végal a décelé dans ces opérations, deux manquements à l’orthodoxie financière : d’une part le non-reversement au trésor public d’un montant cumulé de 356 830 108 F CFA des recettes collectées par le Bureau des domaines et du cadastre de Kati et d’autre part, la minoration des prix de cession des parcelles et des droits d’enregistrements et de mutation pour un montant cumulé de 111 362 879 F CFA.

Une enquête préliminaire ordonnée par le Procureur de la République en charge du Pôle économique et financier de Bamako, conduite par sa Brigade économique et financière a abouti à l’interpellation du principal suspect. Mady Sy, caissier et régisseur de la direction régionale des domaines et du cadastre de Koulikoro a été alors interpellé, poursuivi et inculpé pour atteinte aux biens publics.

Il a fallu un travail méticuleux du Pôle économique et financier de Bamako, pour découvrir la disparition des caisses du trésor public de la somme de 356 830 108 F CFA. Les limiers du Pôle en sont arrivés là, suite à la reconstitution des faits à partir des journaux à souche des états de versement et de déclaration des recettes par le Bureau des domaines et du cadastre de Kati.

&nbsp;

<strong>Plus de 114 millions de F CFA remboursés au trésor public par le suspect</strong>

Sinon, une première enquête diligentée par la Brigade territoriale de gendarmerie de Koulikoro avait juste révélé un détournement de 145 000 000 F CFA sur la gestion de Mady Sy, sur laquelle somme, il a remboursé au trésor public, le montant de 114 219 325 F CFA.

Un rapprochement des recettes collectées par rapport aux déclarations de recettes de la même période laisse apparaître la disparition du montant incriminé courant les exercices 2008, 2009 sur la gestion de Mady Sy, caissier et régisseur au moment des faits.

M. Sy a violé les dispositions de l’article 9 du décret n°00-544/P-RM du 1er/11/2000 portant sur la création des services régionaux et subrégionaux des domaines et du cadastre. Celles-ci prescrivent que <em>"les recettes domaniales perçues ou collectées sont reversées au trésor public"</em>.

Dans son indélicatesse, Mady Sy établissait et délivrait des reçus de paiement des droits domaniaux avant l’encaissement des fonds au mépris des règles en la matière. Il ne reversait au trésor public qu’une partie des recettes collectées.

Le désormais ex-caissier et régisseur de la direction régionale du domaine et du cadastre de Koulikoro attend de répondre de son acte devant une autre session de la Cour d’assises de Bamako. Il est inculpé pour <em>"</em><em>crime d’atteinte aux biens publics par soustraction frauduleuse, détournement ou abus de confiance du montant total de 356 830 108 F CFA au préjudice de l’Etat malien</em><em>"</em>. Il risque la réclusion criminelle à perpétuité au regard des dispositions des articles 106 et 107 alinéa 3°-d) du code pénal.

Le hic dans ce dossier est qu’il sent une odeur de blocage quelque part. Il y a de fortes suspicions que quelqu’un qui a des intérêts cachés dans ce crime financier, est en train de tirer malicieusement les ficelles pour retarder davantage la machine judiciaire à se mettre en branle pour se prononcer sur la peine à infliger à l’inculpé. La manœuvre vise peut-être à faire profiter plus de liberté à Mady Sy.

En effet, depuis la fin de l’instruction judiciaire devant le Pôle économique et financier de Bamako, il y a plus d’une année et la transmission du dossier à la Cour d’appel de Bamako, l’ex-caissier et régisseur des domaines et du cadastres de Koulikoro n’est toujours pas passé devant le prétoire.

Il était sous mandat de dépôt, mais a fini par bénéficier d’une liberté sous caution qu’il a payée. Qui a donc intérêt à faire trainer le cours de la justice et permettre à Mady Sy de se la couler douce aussi tranquillement ? Affaire à suivre.

<strong>Abdrahamane Dicko</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Affaire Tapily : le N°1 du Pôle économique affirme que le chemin emprunté par M Madou Coulibaly n’est pas le bon</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/affaire-tapily-le-n1-du-pole-economique-affirme-que-le-chemin-emprunte-par-m-madou-coulibaly-nest-pas-le-bon-2815621.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 22 Apr 2019 09:35:57 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Sirène</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Dans un entretien accordé à notre très respecté confrère AlexiKalembry, directeur de Publication du journal ‘’Mali Tribune’’, le Procureur du Pôle Economique Bandjougou Diawara, explique que “le président du Conseil national du patronat du Mali (CNPM) n’a fait aucune dénonciation”. Du coup, la réaction de M. Diawara ne peut que réconforter l’écrasante majorité qui estime que Mamadou Sinsy Coulibaly, Mohamed Aly Bathily et le Président du SYLMA MSall, sont tous passés à côté de la plaque sur l’affaire qui nous réservecertainement de belle surprise  dans les jours à venir. </strong>

Dans l’article du journal <strong><em>‘’Mali Tribune’’</em></strong>, le N°1 du Pôle économique dit, je cite ‘<em>’Les accusations graves de corruption faites le 15 mars dernier, publiquement, par le président du CNPM contre celui de la Cour suprême, n’est nullement matière à enquêter au niveau du Pôle économique et financier’’</em>, a-t-il fait savoir. Avant de clarifier que le chemin emprunté n’est pas le bon. C’est pourtant ce que nous avions justement évoqué, d’ailleurs, on a point besoin d’être un professionnel du droit, pour savoir qu’aucune accusation sérieuse, ne doit se faire de la sorte.En réponse à la question, à savoir, si le Pôle économique a refusé de s’autosaisir de cette affaire, juste parce que Tapily est le Président de la Cours Suprême, Bandiougou Diawara prouve que même s’il s’agissait d’un citoyen lambda, qu’il n’allait pas le faire. <em>“Il n’a pas fait de dénonciation. Il a fait une conférence pour dire ce qu’il pense. Est-ce qu’il vous a sorti une seule pièce pour étayer ses propos ? C’est comme un membre de la majorité ou de l’opposition qui sort pour dire que tout le monde est corrompu dans ce pays. Est-ce que je vais chercher tout le monde ? Sans présager de la véracité de ses propos, je ne peux pas m’occuper de cela”</em>, a-t-il affirmé.… Le Procureur Diawara, veut-t-il dire  ici que les propos de Mamadou Sinsy aggravés par Me Bathily, sont de sans effets ? On ne saura le dire même si tout le montre.

En tout cas, beaucoup de Maliens pensent que cette sortie du Procureur Diawara met définitivement fin au débat et semble donner une fois de plus raison à NouhoumTapily. ‘’J’ai beaucoup apprécié la réaction de M. Diawara, qui d’ailleurs, m’a permis de mieux me situer par rapport à cette affaire qui est sur toutes les langues. Je me rends compte finalement, qu’il ne s’agit que de complot pour salir le Procureur NouhoumTapily’’, laisse entendre cet autre observateur qui a hâte de la suite de cette affaire.

<strong>D.Kéita </strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Lutte contre la corruption : Les déclarations fallacieuses de Mamadou Sinsy Coulibaly contre le président de la cour suprême</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/lutte-contre-la-corruption-les-declarations-fallacieuses-de-mamadou-sinsy-coulibaly-contre-le-president-de-la-cour-supreme-2811612.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 28 Mar 2019 00:54:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>SOLONI</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Qu’est ce qui peut bien pousser un patron à s’en prendre aussi violemment à des hommes d’honneur ? Des hommes comme NouhoumTapily.

Décidément,  les comédiens ne sont pas les seuls à détenir le secret  du spectacle.  Ils ont  de nombreux concurrents et,  le richissime homme d’affaires malien Mamadou Sinsy Coulibaly  non moins président du Conseil national du Patronat du Mali en est un. Et pas le moindre. En effet, le vendredi 15 mars  2019, celui qu’on appelle fièrement « le patron des patrons », nous a offert l’un de ces spectacles aussi ridicule que risible. Du moins pour des personnes qui savent faire la part des choses.

Devant les caméras, l’acteur du jour se dévoile, habillé dans un ensemble noir,  coiffé d’un képi. On  le reconnait facilement. C’est Mamadou Sinsy Coulibaly. Son visage bien connu par un grand nombre de personnes ne passe pas inaperçu. Il venait de  trouver sa cible qu’il lamine comme un gibier. C’est le président de la cour suprême du Mali, NouhoumTapily. Mais, ici, l’acteur est peu comique et maladroit, très maladroit. En effet,  Mamadou sans aucune gêne  s’est mis à la place du vérificateur général qui peut  être pour lui ne fait pas suffisamment son boulot.

Il décide donc volontiers de se mettre à la tâche. Ainsi, dans un exercice de questions-réponses, « le patron » s’est montré très rugueux vis-à-vis du président de la Cour suprême    en le qualifiant de tous les noms de diable. Il  affirmait les yeux à moitié fermés : «…Je vais commencer par le premier nom des fonctionnaires le plus corrompu, le plus dangereux, un meurtrier reconnu de tous. Un arnaqueur notoire, un racketeur qui a racketté nos entreprises.  Un individu infâme, la vertu, l’honneur et la dignité ; il ne sait pas ce que sait. C’est Monsieur le président de la Cour Suprême, Monsieur NouhoumTapily. C’est le plus grand danger de la République».  Une déclaration grave à l’encontre du responsable d’une des institutions clés de La république. »

Tel un vent  déchainé, Il va jusqu’à attribuer  à cet homme sans histoire des meurtres dont il est le seul à savoir où reposent l’âme des victimes.

Cette sortie honteuse, qui serait acceptable si elle venait d’un pantin, a abasourdit les personnes averties qui ne cessent de s’interroger sur les intentions réelles de l’homme.  De part la forme en passant par le cadre et le fonds, aucune cohérence dans  le discours du chef de patron pourtant savamment préparé.   Mais qu’est ce qui peut expliquer une telle haine ? Qui est derrière cette cabale car la fortune à lui seule ne suffit pas à expliquer de telles folies.  Pour raison d’enquêtes, nous tairons certaines vérités  dans cette parution. Mais une chose est sûre, le patron roule pour un système obscure qui depuis un certain temps œuvre  désespérément pour salir le nom des personnes intègres. Ils ont tout essayé et par plusieurs moyens. Selon des sources bien introduites, ils se sont tournés désormais vers les chefs des institutions et personnalités  clés de la République.  Lorsque celui qui est censé être le rempart en matière de la justice est décrit comme « le dernier des salauds », alors quelle crédibilité pour le pays ? Ce n’est pas seulement la personne qui est touchée mais tout le système. Et la stratégie semble bien marcher.  Sûr de lui, il renvoie ses auditeurs à des témoins : «Il faut demander le point de vue des avocats, il a détruit le métier d’avocature dans ce pays, il faut demander les magistrats leurs points de vue sur son comportement. On va lui demander de partir de lui-même. S’il ne le fait pas, on a les moyens de le faire. Vous avez obligations de m’accompagner dans cette tâche, si j’échoue la corruption va continuer encore et il ne fera pas bon de vivre dans ce pays». Qui sont donc ces avocats et magistrats ? De possibles successeurs au cas où le plan  de faire partir la personne visée fonctionnait.  Là également, le patron est très en confiance quand il soutient qu’ils ont le moyen de le faire partir. Qui est-ce qui ont été victimes de Tapily durant ses plus de trente années de carrière et qui n’ont jamais osé le dénoncer ?  D’après nos investigations, il ressort  que depuis 2004 soit presque 15 ans,NouhoumTapily n’a pas siégé comme  juge. Il n’a traité aucune affaire de justice ni avec le nommé Mamadou, ni avec d’autres personnes.  Le vin étant déjà  tiré, il doit être bu. Les cas de corruption et meurtres cités par Mamadou Sinsy méritent justement  d’être pris en compte par la justice. L’accusateur en lui-même est un vivant qui fera avancer les enquêtes afin que, différents crimes dont il a eu connaissance mais pour lesquels il a préféré garder le silence jusqu’à ce jour,  puissent être élucidés.

Signalons que, depuis  quelques années, le Mali est le théâtre des  déclarations fallacieuses, des diffamations, sans aucune preuve, basées en grande partie sur des rumeurs.  Beaucoup se sont fait une grande renommée dans cet exercice qui semble bien payé. Beaucoup des hautes personnalités ont vu leur réputation injustement ternie. Mais au fond, c’est l’image du pays qui prend un coup sur ces conflits de personne.

<strong>Amadingué Sagara</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Lutte contre la corruption dans la défense et la sécurité</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/lutte-contre-la-corruption-dans-la-defense-et-la-securite-2811154.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 26 Mar 2019 01:08:10 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La société civile s'engage à promouvoir l'intégrité et la transparence dans ces secteurs</strong>

<strong><em>Le Cercle d'information pour la consolidation de la démocratie au Mali (CRI 2002), accompagné par Transparency International Defence and Security (TIDS), ont organisé deux tables-rondes le mercredi 20 mars 2019, à la Maison du partenariat. L'objectif de ces tables-rondes était l'adoption du projet de stratégie du forum et d'élaborer une stratégie commune dédiée au renforcement de la transparence et à la réduction des risques de corruption dans le secteur de la défense et de la sécurité.</em></strong>

Le CRI 2002 partage avec TIDS l'idée que la corruption a un lien avec l’insécurité. Puisque c'est cette corruption au sein de la défense nationale ou internationale qui a facilité aux ennemis du pays de s'emparer de plusieurs armements de guerre et le plus néfaste qui a été la prise des territoires maliens, pense la société civile. Les problèmes liés à la corruption dans le secteur de la défense et de la sécurité sont sans précédents d’où, le forum des organisations de la société civile pour promouvoir l’intégrité, la transparence et la recevabilité dans le secteur de la défense et sécurité (FOSC-DS) créé en janvier 2019. Après cette création, le cercle d'information pour la consolidation de la démocratie au Mali (CRI 2002) a mis en œuvre le projet UFD -16- 696- MLI financé par le fonds des nations unies pour la démocratie (FNUD/ UNDEF).

La première table-ronde était dédiée à l'élaboration et à l'adoption de la stratégie du FOSC-DS et la deuxième table ronde sous forme de restitution de la première aux médias. Ces deux tables-rondes ont permis d'examiner les résultats, qui jusque-là ont été atteints par le projet UDF-16-696-MLI à travers son objectif spécifique<em>« renforcer la compréhension par les organisations de la société civile malienne (OCS) des risques de corruption dans le secteur de la défense, et comment ils affectent les citoyens maliens et contribuent à l'instabilité. »</em>

Le président du CRI 2002, Dr Abdoulaye Sall a expliqué que la dynamique de la stratégie est la constitution même du Mali de 1992. Et l'article premier de la Constitution dit que la personne humaine est sacrée et inviolable et qui suppose que notre Constitution est basée sur la sécurité humaine, martèle le président. Il poursuit en disant que si dans pays, la corruption demeure surtout au niveau de la défense ou la sécurité, les auteurs de cette corruption remettent en cause la constitution du pays. Selon lui, la défense doit être assurée par l'Etat mais la sécurité doit gérée par chacun dans la société.

Après la Constitution vient alors le renouveau de la planification qui a été adopté en 1985. Ce système indiqué que toute planification qui se tire au Mali doit être impliquée dans le long terme. <em>« C'est-à-dire que si vous voulez mener une activité, il faut anticiper dans 25 ans où est ce que ça va aboutir et pour trouver cela il faut déposer un programme chaque deux ans pour pouvoir atteindre ces objectifs. »,</em> a-t-il rappelé au passage.

Julien Joly, le représentant de TransparencyInternational Defenceand Security (TIDS), pense que la société civile malienne a un rôle majeur à jouer en matière de contrôle sur l'action démocratique du gouvernement. Pour lui, l'enjeu de la séance a été de déterminer une stratégie d'engagement avec les institutions de la défense et de la sécurité.

<strong>Kader Diarra</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Direction Générale des Marchés Publics (DGMP) :  Allassane Ba, ce roi insatiable qui veut avoir sa part dans tout !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/direction-generale-des-marches-publics-dgmp-allassane-ba-ce-roi-insatiable-qui-veut-avoir-sa-part-dans-tout-2811170.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/corruption/direction-generale-des-marches-publics-dgmp-allassane-ba-ce-roi-insatiable-qui-veut-avoir-sa-part-dans-tout-2811170.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 25 Mar 2019 00:34:59 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pays</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Le Mali, ce pays du laisser-aller où les plus forts broutent les plus faibles ; ce pays où des poids lourds profitent de leur position pour se croire tout permis. C’est bien le cas de Allassane Ba, président de l'autorité de régularisation des marchés publics et des délégations de service public (L'ARMDS) dont le seul souci serait  d’être le roi de toutes les décisions de la direction générale des marchés publics  (DGMP</strong>) .

Allassane Ba, puisque c’est de lui qu’il s’agit, serait l’homme intouchable, le roi des rois  à la DGMP. Son seul  combat et ce dont il est fier, selon notre source, ce serait  de monopoliser tout dans cette direction, d’avoir la mainmise sur tous les marchés. L’intouchable président de l’ARMDS se croit tellement fort qu’il trouve injuste quand la justice infirme ses mauvaises décisions. Il se serait souvent attaqué à la justice selon notre source. <em>« Il est contrarié lorsque la Cour Suprême infirme ses décisions. Il veut avoir le dessus sur tout,  c'est pourquoi il n'hésite pas à taxer la cour Suprême de corrompue », </em>nous informe notre source proche des opérateurs économiques. Notre source va loin en menaçant de révéler tous  les autres sales dossiers de M. Ba <em>« Nous avons beaucoup de révélations sur lui et nous n’hésiterons pas à les publier en cas de besoins </em>».

Le président de l’ARMDS aurait, aux dires de notre source, mis en place un système mafieux  pour se remplir les poches. Tous ceux qui s’opposent à ses décisions unilatérales seraient d’offices taxés  de corrompus. Notre source va très loin dans les révélations. Elle nous apprend : <em>« Au service, il ( Allassane Ba) met la pression sur tous les agents et se fait  passer comme un  parent à l'ancien président Alpha Oumar Konaré et beaucoup d'autres personnalités »</em>. Son comportement serait connu de tous. Les anciens cadres de l’ARMDS, les anciens ministres… pourraient, selon notre source, en témoigner  sur ses méthodes peu orthodoxes. <em>« Nous sommes soumissionnaires et nous savons de quoi est-ce qu’il est capable »,</em> précise notre source qui ajoute : <em>« Il est très corrompu, il crie sur tous les toits qu'il est loyal alors qu'il n'hésite pas à recevoir les soumissionnaires au bureau et chez lui à Kati »</em>.

La même source précise que la redevance payée  par les attributaires des marchés est de 0,5%. Or, notre grand président  ne donnerait qu'une miette à la DGMP sur cette redevance. Ce qui est dramatique, c’est que tous ses agents auraient chez eux 2 agents de gardiennage payés par le service et lui-même en aurait 6.

Cet homme, selon notre source, n’a pas bonne presse à l’ARMDS à cause de ses pratiques dictatoriales.

&nbsp;

Nous y reviendrons

<strong>La rédaction</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Corruption des fonctionnaires : La Cour suprême mouillée dans les marchés publics</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/corruption-des-fonctionnaires-la-cour-supreme-mouillee-dans-les-marches-publics-2810665.html</link>
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<pubDate>Sat, 23 Mar 2019 10:58:47 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Après la sortie fracassante du président du Conseil national du patronat du Mali (CNPM) contre les fonctionnaires corrompus, les langues se délient. La Cour suprême est une fois de plus sur la sellette à cause de son implication suspecte dans les marchés publics. De juteux marchés.</em></strong>

La sortie du président du CNPM, Mamadou Sinsy Coulibaly, le vendredi 15 mars 2019, au cours d’une conférence sur la lutte contre corruption au Mali, a été un déclic pour libérer la parole sur des réalités. Des victimes de la mafia, qui en ont visiblement gros sur le cœur mettent de l’eau dans le moulin du patron des patrons maliens. Ce dernier n’a pas hésité de dégainer contre le président de la Cour suprême, le sommet de la pyramide judiciaire malienne en la personne de Nouhoum Tapily.

Mamadou Sinsy Coulibaly qui a ainsi engagé la croisade contre le phénomène, a affirmé avoir une liste de 200 fonctionnaires corrompus, qu’il est prêt à révéler dans les jours à venir. Mais avant cette révélation tant attendue, il a secoué le cocotier en indexant Nouhoum Tapily comme <em>"le premier fonctionnaire corrompu du Mali"</em>.

Avant cette sortie jugée de courageuse par certains du président du patronat sur cette personnalité importante de notre magistrature, une fronde commençait déjà à s’organiser contre l’institution dirigée par Nouhoum Tapily. Des avocats noirs de colère ne savent plus à quelle justice se vouer. <em>"A la Cour suprême, il y a tout sauf du droit"</em>, fulminent-ils. Selon des anecdotes, dans certains contentieux portant sur le foncier ou la passation de marchés publics (deux domaines considérés comme des vaches laitières), des protagonistes ne sont contents que quand le litige est renvoyé devant la Cour suprême. <em>"Il arrive qu’un justiciable qui gagne son procès sur tapis vert n’hésite même pas à narguer l’autre partie en faisant croire qu’il a mis sur la table des moyens colossaux"</em>, affirme une robe noire.

En application des directives de l’Uémoa, le Mali s’est doté de l’Autorité de régulation des marchés publics et des délégations de service public (ARMDS). Elle a été créée par la loi n° 08-023/ du 23 juillet 2008 relative à l’Autorité de régulation des marchés publics et des délégations de service public. C’est un organe tripartite composé de 9 membres. Ceux-ci représentent, sur une base paritaire l’administration, le secteur privé et la société civile. L’ARMDS a pour mission essentielle de réguler le système de passation des marchés et des conventions des délégations de service public en vue d’en accroître la transparence et l’efficacité.

L’ARMDS travaille en tant qu’autorité de recours non juridictionnels. Elle peut être saisie par les institutions, organes et organisme intervenant dans la passation et l’exécution des marchés publics et des délégations de service public. Des soumissionnaires lésés peuvent aussi la saisir aux fins d’attribuer ou de ne pas attribuer ledit marché ou la convention.

L’organe de règlement non juridictionnel des différends n’est plus que l’ombre de lui-même aujourd’hui. Il nous revient que nombre de ses décisions sont annulées par la Section administrative de la Cour suprême de façon <em>"incompréhensible"</em>. Or, selon les dispositions de la loi, l’institution judiciaire ne peut juger ces litiges que dans la forme et non dans le fond. Selon par exemple l’article 121.4 du décret n°2015-0604/P-RM du 25 septembre 2015 portant code des marchés publics et des délégations de service public, <em>"les décisions du Comité de règlement des différends peuvent faire l’objet d’un recours devant la Section administrative de la Cour suprême dans un délais de 3 jours ouvrables à compter de la publication de la décision, <strong>en cas de non-respect des règles de procédures applicables au recours devant le Comité de règlement des différends</strong> […]"</em>.

&nbsp;

<strong>Une Section dite des marchés publics</strong>

Toujours selon notre source, <em>"la Cour suprême est tellement coutumière des faits a fini par créer au sein de sa Section administrative, une section dite des marchés publics"</em>. Toutes ou presque les dispositions réglementaires sont foulées au pied. <em>"La Cour suprême s’est même fait une pratique récurrente d’entrer dans le fond des dossiers des litiges de marchés publics dans le but de les annuler ou réattribuer"</em>, a affirmé un avocat proche de l’ARMDS. Et d’ajouter, <em>"aucune de ses injonctions n’est gratuite puisque c’est toujours pour favoriser un plus disant au détriment d’un moins disant"</em>. Il a fait allusion à l’attribution en 2018 du marché de construction de la future grande prison en chantier à Kénioroba, (dans le Mandé) à l’entreprise générale Fodé Coulibaly et frères (EGFCF).

L’ARMDS avait relevé beaucoup de zones d’ombre, ou une sorte de délit d’initié dans ce dossier relatif à des aspects techniques qui ne favorisaient que l’EGFCF par rapport aux autres soumissionnaires. Pis encore, il y avait un écart de 4 milliards de F CFA entre l’entreprise en question et sa concurrente directe. Puisqu’il avait proposé un peu plus de 9 milliards de F CFA et son challenger environ plus de 3 milliards de F CFA. Le comité de règlement des différends a juste demandé de reprendre l’offre à cause de son opacité.  Cette sentence avait été mal appréciée par le PDG de l’entreprise EGFCF qui a aussitôt saisi la Section administrative de la Cour Suprême. <em>"La Cour lui a filé le marché contre l’avis de l’ARMDS"</em>, témoigne notre avocat furieux.

A en croire un proche du dossier, il y a eu trop de suspicions dans cette affaire. <em>"Le recours a été introduit, jugé et vidé en une semaine. Une procédure accélérée qu’on n’avait jamais vu avec l’implication des personnalités de la République et la mobilisation du banc et l’arrière banc du ministère de la Justice"</em>, a-t-il expliqué.

Il a cité un autre cas concernant des ordinateurs portables de la Commission électorale nationale indépendante (Céni), à la veille de la présidentielle de 2018. <em>"Une offre également taillée sur mesure à laquelle d’autres ne pouvaient pas soumissionner puisque la publication faite dans le quotidien national était d’un caractère illisible à l’œil nu et caché dans un coin du journal. Ce qui valait une cause d’annulation. Malgré cela, la Cour a autorisé l’attribution du marché à Soprecom d’un jeune  du nom de Sanogo, sous prétexte que sa commande était prête à embarquer au port"</em>, a indiqué notre source. Seul bémol, le ministre de l’Economie et des Finances, Dr. Boubou Cissé a refusé de payer en bloquant les fonds de la Céni.

A ses dires, <em>"ce n’est qu’une infime goûte de tous les scandales de cette Cour sur le plan des marchés publics. Vos pages ne pourront pas contenir d’autres relatifs au foncier"</em>.

<strong>Abdrahamane Dicko</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Lutte contre la corruption au Mali :  Mamadou Sinsi Coulibaly, le président du patronat, s’engage</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/lutte-contre-la-corruption-au-mali-mamadou-sinsi-coulibaly-le-president-du-patronat-sengage-2810317.html</link>
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<pubDate>Fri, 22 Mar 2019 01:15:06 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le  président du Conseil national du patronat du Mali (CNPM), Mamadou Sinsi Coulibaly, a initié, le vendredi 15 mars,  une conférence-débat au siège de ladite structure, sur le thème : « Le rôle du secteur privé dans la lutte contre la corruption ». Animée par le Professeur Clément Dembélé, cette conférence-débat a tenu toutes ses promesses. Elle a non seulement permis au Président du CNPM de citer nommément le président de la Cour suprême du Mali, Nouhoum TAPILY, comme étant  le malien le pluscorrompu, mais aussi de réitérer son engagement sans faille à lutter contre ce fléau</em></strong>.<strong><em>Ne mérite-t-il pas d’être aidé pour lutter contre ce cancer qui gangrène notre économie ?</em></strong>

Mamadou Sinsi COULIBALY, à la tête du patronat malien depuis 2015, a affirmé sans ambages qu’il inscrit ses actions dans la lutte contre la corruption et n’entend pas céder aux intimidations et autres pressions venant de n’importe quel milieu. La conférence-débat  qui a été animée par le Pr Clément DEMBELE  le vendredi 15 mars 2019 et qui a mobilisé  des opérateurs économiques, des investisseurs, des promoteurs d’entreprises, des partenaires techniques et financiers, des structures de contrôle et de vérification,  s’inscrit en droite ligne de cet engagement.

Le conférencier, dans son exposé, a affirmé  que la corruption a gangréné tous les secteurs socio-économiques du Mali. Selon le Professeur Clément Dembélé,ce fléau est tellement endémique qu’elle touche mêmecertaines des valeurs séculaires du pays comme le cousinage à plaisanterie et la gérontocratie. Pour lui, ces valeurs ont été vidées de leur contenu. Pour l’orateur du jour, c’est tout un système qui est mis en place au Mali pour faire la promotion de la corruption ; « Plus on vole au Mali, plus on a la promotion. Moins on vole, moins on est considéré »,  a conclu  le conférencier.Pour Clément Dembélé,le Mali a l’un des indices de corruption les plus élevés au monde, et le phénomène concerne plus de 97% des maliens. Il ajouta que seulement 3 % des agents de l’administration publique ne sont pas corrompus au Mali.

Le conférencier a conclu son exposé par un cri de cœur ; si la tendance de cette corruption se maintenait d’ici quelques années,  elle obligerait un très grand nombre d’entreprises privées à mettre la clé sous le paillasson.

Le point d’orgue de cette conférence a été l’intervention du Président du Conseil National du Patronat, Mamadou Sinsi Coulibaly. Il a, sans équivoque, a exprimé son insatisfaction  quant aux résultats obtenus par les structures de lutte contre la corruption avant de fustiger les différents régimes qui se sont succédé et qui n’ont pas fait assez pour éradiquer le fléau. La démocratie, censée donner de  l’espoir et  de l’espérance d’un Mali juste et équitable, a été  galvaudée, a déclaré les statistiques du Patron des patrons.

Selon lui, les chiffres sont alarmants : « Après 28 ans, ce sont des millions de Maliens qui vivent dans l’ignorance totale, la misère et la famine, la maladie, l’insécurité et l’injustice, juste parce que quelques individus véreux détournent et s’accaparent de ce qui appartient à tout le peuple ». Pour Madou Coulou, l’autre appellation du richissime homme d’affaires,  à cause de la corruption, 1/3 des Maliens ne mangent toujours pas 3 fois par jour. Pour lui, face à ce tableau très noir, il n’est plus question, de fermer les yeux sur cette pratique pour ne pas être complice de la situation : « Si nous voulons une vraie politique de développement, luttons contre la corruption, si nous voulons la paix, luttons contre la corruption, si nous voulons une Nation libre et un système équilibré, luttons contre les magouilles et les rackets ».

Ce qui a semblé être le tournant décisif de la conférence de presse, c’est la réponse qu’il a donnée  à la question d’un journaliste sur un seul nom de sa longue liste. Coulou a répondu en ces termes : « Je vais commencer par le premier nom des fonctionnaires le plus corrompu, le plus dangereux. Un meurtrier reconnu de tous, un arnaqueur notoire, un racketeur qui a racketté nos entreprises. Un individu infâme. Il ne sait pas ce que c’est la vertu, l’honneur et la dignité. C’est le président de la Cour suprême, M. Nouhoum TAPILY. C’est le plus grand danger de la république. On va lui demander de partir de lui-même. S’il ne le fait pas, on a les moyens de le faire » Par ces propos, le  président du CNPM semble ouvrir la boite de pandore. Il fait aujourd’hui l’objet d’attaques au point que la Cour Suprême a fait un communiqué pour dénoncer cet acharnement contre le Président de la Cour Suprême.

En définitive, ce combat n’est pas personnel, mais celui de tous les patriotes, pour le  développement du pays et l’épanouissement du secteur privé. C’est un combat contre l’injustice, la pauvreté, la délinquance, l’insécurité, les maladies, la misère.

<strong>Youssouf Sissoko </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Affaire du « fonctionnaire le plus corrompu de la République » : Jusqu’où pourrait aller la justice malienne ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/affaire-du-fonctionnaire-le-plus-corrompu-de-la-republique-jusquou-pourrait-aller-la-justice-malienne-2810053.html</link>
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<pubDate>Thu, 21 Mar 2019 01:04:13 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pays</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Les réactions ont été nombreuses depuis une suite après l’indexation de M. Nouhoum Tapily par M. Mamadou Sinsy Coulibaly dans des affaires de corruption en République du Mali. Certains ont approuvé la démarche pendant que d’autres la  condamnent. Le Bureau de la Cour suprême ainsi le SAM et le SYLMA ont tous produit un communiqué sur cette affaire du « fonctionnaire le plus corrompu de la République». </strong>

La révélation du président du patronat du Mali, Mamadou Sinsy Coulibaly, le vendredi 15 mars 2019, bouillonne les esprits au sein de la magistrature malienne. Les réactions sont multiples de part et d’autre. En effet, depuis cette annonce mettant en cause le président de la Cour suprême dans une affaire de corruption au cours d’une conférence-débat, les internautes maliens n’ont pas tardé à faire de cette révélation leur choux gras en allant jusqu’à créer le hashtag #BalanceTonCorrompu. Sur la plateforme de blogging malien, Benbere, on peut lire à ce sujet :<strong><em>« </em></strong><em>À l’instar de </em><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/BalanceTonPorc"><em>#BalanceTonPorc</em></a><em>, le hashtag #BalanceTonCorrompu a été utilisé par bon nombre d’internautes pour soutenir la sortie de Mamadou Sinsy Coulibaly.</em><strong> » </strong>Cette plateforme poursuit en précisant :<strong><em>« </em></strong><em>Sur les réseaux, des soutiens comme vache qui pisse sont tombés de partout. Beaucoup ont salué avec fierté la déclaration fracassante de Mamadou Sinsy Coulibaly en rappelant que la corruption doit être boutée hors du Mali sans plus tarder. </em>»

En effet, la liste des fonctionnaires corrompus est longue : 1600 au total selon le révélateur. Alors, les soutiens à Mamadou Sinsy ne demandent d’autre chose qu’il balance le reste des corrompus. Cela, parce que la corruption prend des dimensions exponentielles au Mali au vu et au su de tout le monde. Les rapports du vérificateur général pourrissent au fond des tiroirs. Le citoyen lambda se dit en avoir marre. C’est sûrement pour cela que cette réaction du patron des  patrons  est vue comme un geste de bravoure.

Toutefois, il convient de noter que du côté des collègues de la victime, Nouhoum Tapily, Président de la Cour suprême, les réactions sont diverses et variées. Le Bureau de la Cour Suprême à la date du lundi 18 mars 2019 a condamné cette intervention de M. Coulibaly en la jugeant <em>« infamante et injurieuse</em> ». Le Bureau prend alors à témoin la communauté nationale et internationale sur les qualités nobles du président de la Cour Suprême. Il <em>« informe l’opinion publique nationale et internationale que Monsieur Nouhoum Tapily est et demeure une personnalité respectable et respectée  au sein de la Cour et n’est point tel que le décrit Monsieur Coulibaly»</em>, lit-on dans le communiqué signé par le secrétaire général du Bureau, Boya Dembelé.

Le Bureau « <em>dément</em> » pour ainsi dire la révélation de M. Coulibaly qualifiant Tapily de <em>« fonctionnaire le plus corrompu</em>. » Y’aurait-il des vieux démons entre les deux hommes et qui serait à la base d’une telle révélation ? Nous ne pouvons nullement le savoir pour le moment. Notons quand même que les Maliens attendent plus sur ce sujet puisque jusque-là aucune preuve ne serait avancée impliquant Tapily dans des affaires de corruption.

Pour plus de crédibilité, M. Coulibaly devrait procéder comme les magistrats lors de leur grève. On se rappelle, ceux-ci n’ont ménagé aucun effort pour balancer Boubou Cissé en l’accusant d’un détournement de près de 3,5 milliards de francs CFA. À notre connaissance, aucune action n’a été Estée contre ce dernier.

Notons que si le Bureau de la Cour Suprême condamne cette apparition du président du Patronat malien, le Syndicat Autonome de la Magistrature (SAM) et le Syndicat Libre de la Magistrature (SYLMA) ont,  quant à eux,  opté pour l’impartialité dans leur communiqué conjoint à la date du 19 mars 2019 et signé par le Président du SAM , Mamoudou Kassogué et le Président du SYLMA, Hady Macky Sall. <em>« En tout état de cause, les syndicats de la magistrature voudraient rappeler que le Mali est un État de droit où, toute personne, quelle que soit sa qualité, est susceptible de répondre de ses actes en se soumettant à la loi ; que par ailleurs, tout comme la liberté d’expression, la présomption d’innocence est consacrée par la Constitution malienne »</em>, indiquent-ils dans leur communiqué. Le SAM et le SYLMA tout en appelant leurs militants à plus de vigilance, invitent à éviter toute <em>« extrapolation</em> » de cette accusation à toute la magistrature.

À l’allure où vont les choses, cette situation est loin d’être un <em>« End a war ». </em>Tout compte fait, tous les citoyens ont les yeux rivés sur la suite de cette révélation. Ces différentes réactions vont-elles amener M. Coulibaly à dévoiler le reste des <em>« plus corrompus de la République</em> » ? En tout cas, c’est ce que tous espèrent même si nous nous demandons ce que les citoyens pourront faire après de telle révélation dans la mesure où les précédentes sont restées jusqu’ici lettre morte. Les citoyens vont-ils à leur tour réagir autrement en demandant réparation de préjudice ? Le silence de M. Tapily se justifie-t-il ? Les prochains jours nous en diront davantage.

La corruption constitue une des véritables maladies de la République du Mali.

<strong>Fousseni TOGOLA</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Gouvernance ; Délinquance financière</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/gouvernance-delinquance-financiere-2809444.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 18 Mar 2019 00:02:15 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<em><strong>C’est avec la mort dans l’âme que nous assistons impuissants à la mort programmée des ressources et du détournement des fonds publics.</strong></em>

Vingt sept (27) ans passés, nous nous retrouvons dans un Mali dépouillé de tous ses biens. Un pays sans industries, les terres de l’Office du Niger spoliées, les bâtiments administratifs du Grand Marché cédés aux barons du parti Alliance pour la démocratie au Mali (ADEMA), le patriotisme au talon.

L’Agence de cession immobilière (ACI) a été créée, en 1992, pour construire des quartiers résidentiels au bénéfice des ‘<strong>’démocrates sincères et convaincus</strong>’’, créant des Maliens bougrement riches et d’autres pauvres à Bamako.

La colline de Badalabougou, site réservé par l’ancien président Modibo Keïta et ses compagnons pour abriter une université à Bamako, a été la proie des barons des régimes successifas Alpha-ATT-IBK.  Ils l’ont morcelée et vendue à eux-mêmes pour bâtir des hôtels, des écoles pour enfants des régimes, des résidences. Tous ces faits ont été possibles parce que ces gens-là ont privatisé l’école. Dès lors, le terrain était défriché pour la culture des racines.

Le mal planté par les démocrates est un arbre géant qui a poussé avec beaucoup de branches. Les clés du Programme de gestion des ressources naturelles (PGRN) ont été mises sous le paillasson en trois (03) ans de gestion (1994-1997).

Selon plusieurs sources, les fonds du PGRN auraient servi à financer le second mandat du président Alpha Oumar Konaré qui avait couvert tous les délinquants à col blanc de la République. Le rapport sur la gestion du PGRN était un moment déposé dans les tiroirs à l’inspection des finances.

Autre baron de l’ADEMA épinglé: Dr Bocari Tréta. Il était à la tête de la CAMOPA, financée par la Banque mondiale pour un montant de plus de 20 milliards de F CFA.

La Banque mondiale n’a jamais levé le petit doigt pour sanctionner ces deux cadres véreux et depuis, ce fut la voie ouverte à la délinquance financière au Mali. Aucune société et entreprise d’Etat n’a survécu au système de gouvernance ADEMA. Celles qui ne sont pas mortes ont été privatisées.

- Un ancien ministre ADEMA des Mines a empoché 2 milliards de F CFA, prix de vente d’une zone aurifère.

- Un autre ancien ministre ADEMA a laissé un trou de 3 milliards de nos francs au ministère de l’Education. Les rapports de l’Inspection des finances font foi.

<strong>Safounè KOUMBA</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mamadou Sinsy Couliblay  s’acharne contre la corruption et accuse le président de la cour suprême</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/mamadou-sinsy-couliblay-sacharne-contre-la-corruption-et-accuse-le-president-de-la-cour-supreme-2809029.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/corruption/mamadou-sinsy-couliblay-sacharne-contre-la-corruption-et-accuse-le-president-de-la-cour-supreme-2809029.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 16 Mar 2019 11:12:30 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Invité par un journaliste à dévoiler le nom de quelques fonctionnaires les plus corrompus du Mali, suite à une déclaration récente qu’il a faite sur les fonctionnaires corrompus, le président du patronat Mamadou Sinsy Couliblay n’a pas hésité, devant les caméras, à dire celui qui est, selon lui, le plus corrompu de tous les fonctionnaires au Mali.</strong>

<em>«Je vais commencer par le premier nom des fonctionnaires le plus corrompu, le plus dangereux, un meurtrier reconnu de tous, un arnaqueur notoire, un racketeur qui a racketté nos entreprises, un individu infâme, la vertu, l’honneur et la dignité, il ne sait pas ce que sait. C’est Monsieur le président de la Cour Suprême, Monsieur Nouhoum Tapily. C’est le plus grand danger de la République». </em>

<em>«Il faut demander le point de vue des avocats, il a détruit le métier d’avocature dans ce pays, il faut demander les magistrats leurs points de vue sur son comportement. On va lui demander de partir de lui-même. S’il ne le fait pas, on a les moyens de le faire. Vous avez obligations de m’accompagner dans cette tâche, si j’échoue la corruption va continuer encore et il ne fera pas bon de vivre dans ce pays».</em>

<em>«J’accuse aussi l’Office central de lutte contre la corruption (OCLEI). Depuis qu’ils sont installés rien n’a été fait, à mes yeux. Je veux qu’il mène des actions à court terme. On n’a pas besoin de rapports. On veut des résultats concrets, immédiate et tout de suite. Je demande à notre représentant du secteur privé à l’OCLEI, je veux parler de Mme Nènè Traoré, votre responsabilité historique est engagée, nous vous demandons de tout faire pour nous tenir informer régulièrement des résultats de vos enquêtes».</em>

Une conférence sur la corruption qui devait être une conférence de plus a été, de la part de Mamadou Sinsy Coulibaly, le théâtre une véritable purge contre les fonctionnaires et les institutions les corrompus au Mali. Face à la corruption généralisée, le « très libéré » président du Conseil national du Patronat du Mali semble avoir opté, désormais, pour la stratégie Ras Bath: «Choquer pour éduquer».

<strong>Mamadou TOGOLA</strong> / <strong>maliweb.net</strong>

]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mali: Tous corrompus ou corruptibles !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/mali-tous-corrompus-ou-corruptibles-2808338.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/corruption/mali-tous-corrompus-ou-corruptibles-2808338.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 13 Mar 2019 08:21:19 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Démocrate</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Mais, au fait, qui n’est pas corrompu ou corruptible dans ce pays ? Disons-le franchement, la corruption ne se cache plus au Mali. Elle est devenue arrogante. Elle parade les produits de sa rapine qui vont de la villa luxueuse à l’onéreuse limousine ou à la dispendieuse vie offerte à la famille en Occident. Elle n’a pas de morale. Elle frappe la veuve et l’orphelin. Elle dépouille également l’Etat, la commune, le vieux retraité, la marchande, le paysan, l’enfant de la rue…</strong>

Demandez donc qui commet ces ignobles actes de corruption. L’interlocuteur, sans faute, pointera le doigt accusateur vers son voisin qui possède cinq villas, trois véhicules V8 et a envoyé ses enfants faire des études à l’extérieur. Mais lorsqu’on pointe un doigt vers son voisin, les quatre autres sont toujours dirigés vers soi-même. En réalité, on ne montre le voisin souvent que pour dire : « il a plus de richesses que moi». Car la société a plus de considération pour ce voisin. Lorsqu’ils sont de la même famille, ce voisin, ce frère est considéré comme le fils prodige. Soit ? « Oh ! Non, pas moi ». Le montreur de voisin, dans son esprit, lui ne fait que se « débrouiller », il ne cherche qu’à « arrondir les fins de mois ». Expressions bien obscures. Elles indiquent en réalité que lui aussi, comme bien d’autres, est à la recherche de revenus supplémentaires. Dans cette course effrénée vers le bien-être, les uns feraient-ils de la corruption et les autres pas ?

Soyons clairs ! La corruption est d’abord le fait de gens qui disposent d’un pouvoir et d’une autorité. Ils ont certainement fini par installer un système dans lequel la règle est l’impunité. Dans ce climat, même le citoyen ordinaire cherche à se «débrouiller» en imaginant que l’impunité peut aussi être pour lui. On met plus souvent le petit comptable en prison pour se donner bonne conscience que le ministre qui roule en carrosse. La corruption a aujourd’hui largement gangrené le tissu social, notamment dans sa forme la plus pernicieuse, pudiquement appelée « débrouillardise». Elle a atteint toutes les catégories sociales, toutes les couches sociales, toutes les classes sociales. La « petite » corruption, petite en raison du fait qu’elle porte sur des montants peu élevés, est devenue un fait banal, une pratique presque « normale » de nos jours. Elle fait désormais partie des mœurs de la cité.

Le « prix de la cola », s’inspirant de la tradition de courtoisie à l’égard des aînés, est devenu un moyen de s’assurer les faveurs de l’administration. Il permet d’accélérer la procédure, d’éviter un rejet, d’obtenir rapidement la signature requise. Parfois, il occasionne des entorses à la règlementation et à la loi, la falsification des dossiers. Son montant varie en fonction de l’importance du service sollicité. La crise économique et sociale généralisée, les bas revenus, les salaires insuffisants, la quête difficile du pain quotidien ont transformé cette civilité des temps anciens en un moyen d’obtention voire d’extorsion de ressources «complémentaires». Sa banalisation en a fait une pratique presque anodine. Le « prix de cola » est devenu presque une institution. Point besoin de le réclamer, il est désormais une exigence, un dû. Sa monétarisation de plus en plus accentuée a profondément bouleversé la mentalité des populations. Il s’est désormais inséré dans l’inconscient collectif et certainement pour longtemps.

La petite corruption a radicalement changé la mentalité populaire. La perte du sens des valeurs, la dureté des conditions d’existence, l’effritement de la solidarité familiale, le relâchement des mœurs, ont gravement entamé le crédit moral de la société. Le processus de marchandisation globale a brisé toutes les autres considérations. Tout est devenu vendable et achetable. Si la petite corruption s’est généralisée, la grande, reste concentrée surtout au niveau des élites. Si la petite corruption concerne des montants peu élevés, la grande fait rêver, au regard de sommes faramineuses en jeu. Si la petite se nourrit de la grande, cette dernière sape les fondements mêmes de l’économie nationale et met, par conséquent, en danger toute la communauté.

En tout cas, notre pays ne mettra fin à ces pratiques qu'à travers l'éducation nationale où nous pourrons former "des citoyens nouveaux". Il est triste de noter que ce n'est pas pour maintenant malheureusement.

<strong>Sambou Sissoko</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Corruption au Mali : CRI 2002 partage sa vision sur le fléau</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/corruption-au-mali-cri-2002-partage-sa-vision-sur-le-fleau-2805455.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 28 Feb 2019 00:21:05 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Démocrate</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le président de CRI 2002, Dr Abdoulaye SALL, et le commissaire des droits de l’homme, Baba MAIGA, ont animé une conférence de presse le jeudi 21 février 2019 à la Maison du partenariat. Au cours de cette conférence, les conférenciers ont évoqué les causes, les conséquences de la corruption et les solutions éventuelles. </strong>

Dans la perspective d’éradiquer la corruption au Mali, le cercle de réflexion et d’information (CRI 2002) s’est engagé d’aider le gouvernement du Mali. Ainsi, il lui a été confié l’organisation de la conférence débat tenue en décembre dernier à l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre la corruption et la délinquance financière. Au cours de ladite conférence débat, les échanges avaient été portés sur les causes sociales, économiques et culturelles de la corruption.

C’est dans la même perspective que le président de CRI 2002, Dr Abdoulaye SALL, a co-animé ce jeudi 21 février 2019 une conférence de presse avec Baba Maïga, magistrat de classe exceptionnelle, pour faire la restitution de la conférence débat à la presse et partager la vision du CRI 2002 sur la question.

« L’objectif de la conférence était d’informer, d’impliquer, et responsabiliser les acteurs étatiques et non étatiques sur des questions essentielles en lien avec les causes et les conséquences de la corruption sur notre pays », a rappelé le président du CRI 2002, Dr Abdoulaye SALL.

Pour CRI 2002 et Transparency International, l’éradication de la corruption ne peut être effectuée avec efficacité qu’à travers des recommandations d’ordre international, national, régional, local et communal. « Le renforcement et la consolidation du dispositif actuel de la lutte contre les causes et conséquences sociales, économiques et culturelles de la lutte contre la corruption et la délinquance financière doivent prendre en compte, et en charge, au moins les tableaux : national, des collectivités territoriales, de la société civile malienne elle-même dans sa globalité et enfin des partenaires techniques et financiers bilatéraux et multilatéraux », proposent les conférenciers.

Afin de pouvoir réussir à cette mission et éviter que les recommandations ne restent dans des tiroirs comme d’habitude, à chaque fois qu’il s’agit de questions de corruption, les conférenciers ont sollicité l’appui de la presse. Ils attendent de cette dernière de dénoncer pour imposer la redevabilité aux acteurs.

Baba Maïga, commissaire des droits de l’homme au Mali, pour sa part, recommande à chacun de s’impliquer dans cette lutte pour qu’ensemble, nous puissions asseoir une gouvernance vertueuse.  « Ne laissons pas tout entre les mains de l’Etat ; entre les mains d’une entité », laisse-t-il entendre. « Si nos propositions restent dans les tiroirs, ce sera la faute à la presse. Nous devons nous mettre tous ensemble. Tant qu’on va en rang dispersé, ça n’ira pas », conclu-t-il.

<strong>Oumar SANOGO</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>La restitution de la semaine nationale de lutte contre la corruption : CRI&#45;2002 dégage une batterie de propositions pour le Gouvernement</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/la-restitution-de-la-semaine-nationale-de-lutte-contre-la-corruption-cri-2002-degage-une-batterie-de-propositions-pour-le-gouvernement-2804906.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 25 Feb 2019 11:46:32 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Sursaut</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong> <em>Afin d’informer l’opinion nationale et internationale sur le rapport de la  conférence-débats  sur les causes sociales, économiques et culturelles de la corruption qui s’est sanctionnée par des propositions d’aide à la décision pour le  gouvernement, tenue le 14 décembre passé à la Maison des Ainés, le CRI 2002 a organisé une conférence de presse, le jeudi 21 février à la Maison de Partenariat. Elle était animée par le président  du Cri-2002, Dr Abdoulaye Sall. </em></strong>

La corruption un véritable mal de notre société actuelle. Pour cela, afin d’échanger   sur les causes sociales, économiques et culturelles de ce phénomène, le gouvernement, à travers le ministère de la Réforme de l’Administration et de la Transparence de la Vie Publique, sur financement du Royaume de Danemark a confié à CRI-2002 la préparation, l’organisation et la tenue d’une conférence-débats. Une rencontre sanctionnée par des propositions d’aide de décisions pour le gouvernement.

Le président  du Cri-2002, d’entrée de  jeu  dira que  suite à cette conférence-débat qui s’est tenue le 14 décembre 2018, le rapport élaboré, et remis au département de la Réforme de l’Administration et de la Transparence de la Vie Publique, fait l’économie des résultats, des propositions, des recommandations et des pistes d’actions concrètes à opérationnaliser pour aider le gouvernement et les partenaires techniques et financiers dans la prise de décisions d’ici la prochaine édition de la semaine nationale de lutte contre la corruption.

Pour le président Sall,  après la création du bureau du Vérificateur General, du Ministère  de la Réforme de l’Administration et de la Transparence de la Vie Publique et celle de l’Office central de lutte contre l’Enrichissement Illicite, il est temps maintenant à  s’attaquer résolument au cap du changement de comportement et de l’autonomisation des acteurs étatiques, non étatiques et des populations.

Il indiquera que,  le renforcement et la consolidation du dispositif actuel de lutte contre les causes et les conséquences sociales, économiques et culturelles, contre la corruption et la délinquance financière doivent être pris en compte et en charge, au moins   à quatre niveaux. Qui sont: au niveau national, au niveau des collectivités territoriales, ceux  de la société malienne et des partenaires techniques financiers bilatéraux et multilatéraux.

En prenant l’exemple sur le niveau national, il dira que celui-ci doit éclairer à la lumière de la Constitution tous les procédés relatifs à la préparation et au vote du budget national, son exécution et son contrôle, de la place et du rôle des citoyens sur le chantier du contrôle citoyen, de la redevabilité et de la lutte contre la corruption et la délinquance financière. Cela, conformément aux textes internationaux, des directives de la CEDEAO, de l’UEMOA et l’UA, des lois et  règlements.

Il a informé de l’engagement de CRI-2002 en partenariat avec ‘’Think Tank association’’ et la section nationale de Transparency Internatioanal, à élaborer une initiative Citoyenne’’ (Initiative –Réforme de l’Administration et Transparence de la Vie  Publique ‘’ICI-RAVTP’’) dédiée à l’opérationnalisation des résultats, propositions et recommandations ainsi engrangés, en vue d’accompagner le ministère de la Réforme  dans la concrétisation sur le terrain du développement, les sept attributions qui lui ont été confiées par le Gouvernement.

<strong>Par Fatoumata Coulibaly</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Corruption au Mali : La puissance de l’argent sale</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/corruption-au-mali-la-puissance-de-largent-sale-2803675.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 19 Feb 2019 14:08:48 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La dégradation des mœurs a atteint un niveau tel, aujourd’hui dans nos sociétés, que la corruption est la partie visible d’un phénomène dangereusement expansif : le gain facile et rapide. </em></strong>

<strong><em>D’où nous vient-il, l’argent sale ? Comment s’impose-t-il à nous ? Comment le combattre ?</em></strong>

La base des besoins essentiels s’élargit et leur satisfaction fait appel à plus d’actifs monétaires que d’actifs réels.

A coup sûr, c’est là l’une des explications du goût de la facilité.

En effet, quelques décennies avant notre époque, les besoins élémentaires se résumaient aux trois repas journaliers, et à quelques habits. Bien de choses étaient d’usage collectif : la monture (le cheval ou l’âne), l’éclairage (lampe ou chantihy) les parures (sabre, fusil, ou bijoux), l’eau (le puits ou la fontaine). Pendant ces temps, "les marginaux" étaient ceux qui possédaient un peu plus que les autres et ces marginaux souffraient de leur supériorité sur leur semblable et faisaient tout pour "cacher cette infirmité".

Dans la plupart des cas, ces marginaux étaient dotés des facteurs hors du commun qui justifiaient leur supériorité : intelligence, courage, endurance, etc… De sorte que leur supériorité était tolérée, voire acceptée. Aujourd’hui, les besoins à satisfaire sont devenus nombreux et variés : les budgets consacrés à  l’habillement, à la nourriture, aux logements, à la santé, à l’éducation, aux loisirs, sont vertigineux. La satisfaction de ces besoins se fait à travers des échanges où la monnaie est reine. Sans elle, point de salut.

Les richards marginaux qui jadis rasaient leurs murs, s’affichent désormais puis réclament leur supériorité.

Des gens qui avaient honte de leur richesse, exhibent actuellement leur puissance matérielle. Pendant ce temps, les vertus de la société basculent : la richesse qui résulte du travail, du courage ou de l’intelligence, disparaît et perd ses valeurs. Le riche est désormais celui qui possède ces qualités. Si on est riche, on est forcément intelligent, courageux, habile. La société ne fait plus de distinction de sorte que le chemin s’ouvre tout de suite.

Pour être valeureux, il faut être riche. Puisque le riche incarne toutes les vertus, le chemin le plus court d’être vertueux est d’avoir l’argent. Alors, tout est fait par les hommes pour devenir riches. L’origine de la richesse ne comptant plus. Tous les chemins mènent à Rôme. La société se forge des nouveaux concepts. "Il n’existe pas de fils vertueux, il n’y a que de fils riches". "L’argent n’a pas de couleur". "Il n’y a pas d’argent sale". L’argent achète tout et bouleverse l’équilibre social.

Dans l’administration malienne, la confidentialité du bulletin de salaire est un autre facteur qui favorise l’esprit du gain facile. Lorsqu’un salarié par exemple "cache", jusqu’à son épouse, ce qu’il gagne, c’est pour quelles raisons ? Pourtant, une épouse responsable qui sait le niveau de revenus de son mari est la première à s’insurger quand elle voit son conjoint mener un train de vie au-dessus de son gain.

En effet, lorsque Monsieur gagne 50 000 CFA par mois, Madame s’inquiétera lorsque les dépenses font chaque mois le triple du salaire. Ou elle sonne l’alarme, ou s’apprête à continuer la route sans son mari, tôt ou tard.
<h2>La magouille prend le nom "d’affaires"</h2>
Des jeunes commerçants dans des boutiques vides, sans sourciller, vous disent qu’ils sont des hommes d’affaires, alors qu’ils préparent des coups bas contre les institutions financières et/ou de l’Etat. Personne ne s’offusque de voir "le sans emploi" d’hier rouler en "4 phases" aujourd’hui. C’est plus tard qu’on se rend compte devant l’ardoise laissée aux banques et au TRESOR public.

Les "huis clos" de commissions de dépouillements de marchés sont aussi synonymes d’enrichissement illicite.

La non transparence et la loi du silence sont facteurs d’enrichissement, sans commune mesure, des intervenants dans l’attribution des gros marchés. Les cadeaux aux décideurs : corruption qui ne dit pas son nom. La question qui se pose ce n’est pas de savoir si un décideur doit ou non recevoir un cadeau, mais bien de cerner ledit cadeau.

Un cadeau prélevé sur le bien public donné à un responsable est destiné à un usage public et non privé du destinataire.

Ainsi, lorsqu’un Emir fait don d’argent à un Président, l’argent doit être versé au TRESOR Public.

Un cadeau fait à un salarié ne doit pas dépasser un certain quota de revenu.

En effet, il est compréhensible qu’un paysan donne un cop  à un prefet, mais ça devient suspect, si l’éleveur du village lui donne un bœuf dont le prix dépasse son salaire.

En somme, la corruption est notre compagne de tous les jours, dans les bureaux, les usines, dans les écoles, partout où il y a signe de vie… d’un Malien.

Pour la combattre, il faut faire une « révision » de nos mœurs.

Un travail de longue haleine  qui doit commencer par une forte sensibilisation et une humiliation de ceux qui se prêtent au phénomène.

&nbsp;

<strong>Malick Camara</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Lutte contre l’impunité au Mali : WILDAF et JUPREC interpellent l’Etat</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/lutte-contre-limpunite-au-mali-wildaf-et-juprec-interpellent-letat-2803441.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 18 Feb 2019 13:36:36 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Agora</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>En vue de mettre fin à l’impunité au Mali, Women in law et development in Africa (WILDAF) et le projet de consortium, justice, prévention, réconciliation (JUPREC) invitent le gouvernement de s’assumer.  Il s’agit de prendre des dispositions permettant aux victimes et leurs témoins de participer au processus de la justice transitionnelle, y compris dans  les procédures pénales contre les auteurs de crimes.  Ce cri de cœur a été lancé le mercredi 06 février 2019 à l’hôtel ONOMO lors d’une conférence de presse. </strong>

Selon Mr Abdoulaye Doucouré, le coordinateur de JUPREC, la 17ème Assemblée des Etats parties au statut de Rome de la cour pénale internationale qui s’est déroulée à La-Haye du 05 au 12 décembre 2018. L’occasion  était indiquée pour les acteurs intervenant dans le domaine de la justice  internationale pénale et la justice transitionnelle, d’échanger sur le défis à relever. Notamment, la lutte contre l’impunité.

&nbsp;

Pour traiter les graves violations de droit humains engendrées par la crise de 2012, dit-il, l’Accord prévoit un certain de mesures à mettre en œuvre pour la reconstruction et la paix durables .Mais contrairement aux initiatives significatives dans le cadre de la recherche de la paix et de la réconciliation, l’accès à la justice reste toujours difficile pour les victimes, particulièrement les femmes et les filles victimes de violences sexuelles. C’est ainsi que des cas de violations graves des droits humains ont été identifiés par des Organisations de la Société Civile dont des violences sexuelles dans les régions du Nord du Mali et portés devant ces juridictions avec le soutien du projet JUPREC.

‘‘ Le système de justice malien est confronté à des problèmes de taille, affecté par des conditions de sécurité précaire, la situation de vulnérabilité des victimes et des témoins’’ a-t-il expliqué.

Et la présidente de WILDAF, Mme Doucouré Bintou Founé Samaké d’ajouter que l’Etat du Mali  doit prendre des mesures concrètes pour protéger les victimes et les témoins pour faciliter leur participation au processus de la justice transitionnelle y compris dans  les procédures pénales contre les auteurs de crimes. Elle pense par conséquent  que l’Etat doit reformuler le projet de loi d’entente nationale. Ce qui permettra non seulement d’empêcher l’amnistie des auteurs des crimes les plus odieux commis pendant le conflit armé. Mais aussi de diligenter le retour de l’Etat et ses démembrements dans les zones de crise y compris les magistrats, en assurant leur sécurité afin de faciliter et permettre l’accès à la justice pour les victimes.

<strong>Adama Coulibaly</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Malversation financière ou mauvaise gestion à l’Agence nationale pour  le Développement des biocarburants : &#45; Plus de 600 millions Fcfa disparus et  90 % des activités non exécutées</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/malversation-financiere-ou-mauvaise-gestion-a-lagence-nationale-pour-le-developpement-des-biocarburants-plus-de-600-millions-fcfa-disparus-et-90-des-activites-non-executees-2803005.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 16 Feb 2019 01:44:50 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>- Le Directeur Madani M. Diallo bientôt devant le Pôle économique</strong>

<strong><em>L'année qui vient de s'achever semble être un exercice néant à l'Agence nationale pour le développement des biocarburants. Et pour cause ! Sur les 42 activités prévues, 90% n'ont pas été exécutées et pourtant le budget alloué à cet effet, plus de 640 102 000 Fcfa, aurait disparu. Ça pue donc la malversation au sein de cette boite, obligeant le personnel à écrire au ministre de l'Energie et de l'eau, Sambou Wagué. Nous avons pu nous procurer une copie de cette correspondance.</em></strong>

L'Agence nationale pour le développement des biocarburants (Anadeb) est un établissement public national à caractère administratif qui a pour mission de promouvoir les biocarburants au Mali. Cependant, ce service est aujourd'hui dans une léthargie totale l'empêchant d'atteindre ses objectifs. Relations difficiles entre le directeur et une grande partie du personnel, népotisme, favoritisme, seraient en train de miner cette agence. La goutte d'eau qui aurait débordé le vase est sans nul doute la non-tenue du Conseil d'administration de l'année 2018 pour faire le point des activités réalisées et dégager des perspectives pour cette année 2019.

Afin d'alerter le ministre de l'Energie et de l'eau sur la cessation de travail qui se profile à l'horizon dans ce service, le personnel aurait saisi le chef du département de tutelle à travers une correspondance dont nous avons pu nous procurer une copie. Dans cette note, c'est le directeur de l'Anadeb, Madani Mamadou Diallo, un jeune de 31 ans, qui est mis en cause non seulement à travers sa gestion des ressources humaines, mais aussi financière.

Il ressort dans cette missive qu'en plus des simples agents, l'atmosphère était tendue entre le directeur général et son adjoint (il est parti dans un autre service). L'atmosphère est tellement surchauffée entre les eux, jusqu'à ce que le Directeur général soit parti défoncer la porte du bureau de ce dernier à son absence et sans la présence d'un huissier de justice. Ce n'est pas tout ! L'aide-comptable a reçu de sa part une lettre d'explication et une note de service lui retirant immédiatement tous les matériels qui lui étaient affectés.

Par ailleurs, dans la lettre adressée au Ministre, il apparait clairement qu'une secrétaire en état de grossesse de 7 mois s'est vu résilier son contrat. Autres griefs formulés contre le Directeur, c'est son refus de distribuer les matériels agricoles, les graines, les plants et autres, aux paysans producteurs.

<strong>Des marchés passés en gré à gré, le Pôle économique bientôt saisi</strong>

La gestion financière du directeur général a été passée au crible par le personnel dans cette correspondance. <em>"Sur les 17 objectifs du programme d'activités repartis en 42 activités, validé par la 12ème session du Conseil d'administration ordinaire, 90% des activités n'ont pas été exécutées au moment où le budget, au titre de l'exercice 2018, se chiffre en ressources et en dépenses à 640 102 000 Fcfa"</em> peut-on lire dans cette lettre, dans laquelle le personnel s'interroge sur la disparition de ce montant des caisses, tandis que les activités n'ont pas été réalisées.

Dans cette missive, il a été aussi souligné au Ministre que le directeur général a construit un bâtiment qui ne figure pas explicitement dans le programme d'activités et n'a pas été soumis aussi à l'approbation du Conseil d'administration et aussi du comité de gestion de l'Anadeb. <em>"En plus de cela, le marché n'a pas été publié dans un journal. Cela constitue le non-respect des procédures de passations des marchés publics "</em> peut-on lire dans le document. Il se trouve aussi que le Directeur a utilisé les mêmes méthodes pour acheter un groupe électrogène en Europe.

En tout cas, en plus du ministre, il se trouve que certains sont à pied d'œuvre pour saisir le Pôle économique afin de tirer cette affaire au clair car pour eux les fonds du service ont été dilapidés à d'autres fins. <em>"Par exemple, pour 2018, ce sont environ 13 millions qui étaient consacrés au renforcement des capacités des agents, allez-y faire un tour dans ce service personne ne dira qu'il a bénéficié d'une formation.  Presque tous les agents ont le moral au talon, les véhicules sont sur cales à l'image du service lui-même. C'est pourquoi, il urge d'abord de faire l'audit des fonds alloués à ce service et de nommer un nouveau directeur. Car M. Diallo gère aujourd'hui la structure comme sa propriété privée, il pense qu'il a un droit de vie et de mort sur ses agents. C'est pourquoi, il se comporte au service comme un éléphant dans un magasin de porcelaine"</em> nous a confié un agent qui est au parfum de ce dossier.

<strong>              Kassoum THERA</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Corruption au Mali : Traquer l’hydre</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/corruption-au-mali-traquer-lhydre-2799525.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/corruption/corruption-au-mali-traquer-lhydre-2799525.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 29 Jan 2019 02:09:52 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Des gens qui avaient honte de leur richesse, exhibent actuellement leur puissance matérielle. </em></strong>

<strong><em>Pendant ce temps, les vertus de la société basculent : la richesse qui résultait du travail, du courage ou de l’intelligence, disparaît et perd ses valeurs. </em></strong>

Pour être valeureux, il faut être riche, puisque le riche incarne toutes les vertus. Etre vertueux donc, c’est avoir de l’argent.

L’origine de la richesse ne comptant plus, tous les chemins mènent à Rôme.

La société se forge des nouveaux concepts. « Il n’existe pas de fils vertueux, il n’y a que de fils de riches » « l’argent n’a pas de couleur » « il n’y a pas d’argent sale », l’argent achète tout et bouleverse l’équilibre social.

Dans l’administration malienne, la confidentialité du bulletin de salaire est un autre facteur qui favorise l’esprit du gain facile.

Lorsque, par exemple, un salarié « cache » jusqu’à son épouse ce qu’il gagne, … Pourquoi ?

Des jeunes commerçants dans des boutiques vides, vous disent qu’ils sont « hommes d’affaires » alors qu’ils préparent des coups bas contre les Institutions financières privées ou de l’Etat.

Personne ne s’offusque de voir « le sans emploi » d’hier, rouler en « 4 phases » aujourd’hui.

C’est plus tard qu’on se rend compte devant l’ardoise laissée aux banques et au Trésor public…

Ainsi, lorsqu’un Emir fait don de milliards à un Président, l’argent doit être versé au Trésor public.

Un cadeau fait à un salarié ne doit pas dépasser un certain quota de revenu.

En effet, il est compréhensible qu’un paysan donne un poulet à un préfet qui gagne 150.000 CFA par mois, mais tout devient suspect, si l’éleveur du village lui donne un bœuf dont le prix vaut son salaire.

En somme, la corruption est notre compagne de tous les jours, dans les bureaux, les ateliers, dans les écoles, partout où il y a signe de vie…

Pour la combattre, il faut faire une « révision » de nos mœurs.

Un travail de longue haleine qui doit commencer par une forte sensibilisation et une humiliation de ceux qui se prêtent au phénomène.

&nbsp;

<strong>Mamadou Camara</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Attribution d’un marché de fourniture de tablettes et accessoires : Le ministre Boubou Cissé interpellé</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/attribution-dun-marche-de-fourniture-de-tablettes-et-accessoires-le-ministre-boubou-cisse-interpelle-2796257.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 09 Jan 2019 00:01:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le ministre de l’Economie et des Finances, Dr. Boubou Cissé, dans ses efforts de toilettage financier, se heurte toujours à la ténacité de ses agents subalternes, rompus dans la gestion opaque, au niveau des Directions des Finances et du Matériel (DFM). Lesquels sont en complicité avec certains soumissionnaires.</em></strong>

Actuellement, le ministre Boubou Cissé a un dossier sous sa main qui mérite une très grande attention et beaucoup de prudence. Il s’agit d’un marché d’attribution de 7327 tablettes et accessoires informatiques dont le processus a été parsemé d’irrégularités perpétrées dans le dessein manifeste d’écarter de la course les autres soumissionnaires.

Depuis quelques temps, un bras de fer oppose la société SOPRESCOM éliminée au dépouillement des offres à la société attributaire provisoire du marché pipé. Tout a commencé au mois d’avril 2018 avec un appel d’offres du ministère du plan et de l’aménagement du territoire pour la fourniture de matériels informatiques devant servir au recensement de la population et de l’habitat en 2019.

Dans son offre, la société SOPRESCOM a été moins-disant tout en répondant à tous les critères des clauses du contrat relatif aux conditions de qualification applicables aux soumissionnaires.

Cependant, quelle ne fut la surprise de ses responsables lorsque la DFM les informa par courrier que le marché est attribué à une société qui propose des sommes faramineuses. Tenez-vous bien, la société SOPRESCOM propose <strong>691 668 800 FCFA </strong>alors que l’autre entreprise est à <strong>942 435 375 FCFA</strong> et curieusement, c’est cette dernière qui fut déclarée bénéficiaire provisoire du marché. Cela est difficile à comprendre car c’est comme si la DFM voulait jeter plus de deux-cents millions de l’Etat par la fenêtre.

Face à une telle injustice flagrante, SOPRESCOM n’est pas restée sans réagir et a exigé des explications sur le rejet de son dossier. Sur cette interpellation, la DFM répondit de façon peu convaincante que les scanners fournis par SOPRESCOM dans un marché similaire ne constituent pas un matériel informatique et que c’est ce qui fut la cause du rejet de son offre.

Sur la contestation engagée par SOPRESCOM, l’Autorité de Régulation des Marchés et des Délégations des Services Publics (ARMDS) a démenti le mauvais motif de rejet avancé par la DFM, et a ordonné la réintégration de l’offre de la société SOPRESCOM SARL, l’évaluation de l’appel d’offres qui doit donc poursuivre son cours.

Pour contourner le caractère obligatoire de la décision de l’ARMDS, s’imposant tant à l’administration qu’à toutes les parties, la DFM, ne devant normalement pas prendre partie, a fini par montrer son vrai visage au grand jour en se permettant de saisir la justice avec l’attributaire provisoire pour demander l’arrêt de l’exécution de la décision d’évaluation de l’ARMDS, ainsi que son annulation, afin de leur permettre de livrer à l’Etat du matériel informatique de moindre qualité.  Ce qui occasionnera une perte de plus de 250 000 000 FCFA.

Ce n’est pas tout. L’affaire étant pendante devant la Section administrative de la Cour suprême, cette haute instance du pays a rendu sa première décision en l’absence de SOPRESCOM, victime d’une grossière erreur de date de convocation pour comparaître à l’audience.

En effet, la société SOPRESCOM SARL représentée par son gérant est avisée le mercredi 19 décembre 2018 à 15 heures moins, que l’affaire sus mentionnée est inscrite au rôle d’audience de la section administrative le jeudi 19 décembre 2019 à 15h, pour représenter ses observations orales.

Alors qu’en réalité, l’audience s’est tenue quelques minutes après la remise de cette convocation pour ainsi rendre le même jour une décision de sursis favorable à la DFM et à l’attributaire provisoire en l’absence de SOPRESCOM.

Quel manque de logique car la date du jeudi indiquée sur la convocation devait correspondre normalement au 20 décembre 2018 au lieu du 19 décembre 2018. Suite à cette erreur grossière de date de convocation, permettant au processus de passation du marché de suivre son cours, les responsables de SOPRESCOM demandent que justice soit faite au cours de la seconde manche consistant en la procédure en annulation qui est actuellement en examen auprès de la section administrative de la Cour suprême. Que la logique et la vérité fassent surface. Que le mérite paye.

En attendant, tous les regards sont tournés vers le ministre de l’Economie et des Finances qui est le dernier signataire de ce dossier qui fera perdre plus de 250 millions à l’Etat en ces temps de sérieuses contraintes budgétaires où le moindre centime doit compter pour le pays.

Ce dossier est donc peut-être l’occasion pour le ministre de l’Economie et des Finances de se montrer cohérent avec les principes de bonne gouvernance qu’il a toujours promus, en se scandalisant contre la gabegie qui a atteint son paroxysme dans ce dossier. Ne serait-il pas mieux de s’informer suffisamment sur la transparence de ce marché ?

En tout cas, en apposant hâtivement sa signature sur un tel dossier controversé, il pourrait jeter un discrédit sur sa personne, hautement distinguée.

<strong>Sinaly KEITA</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Ministère de l’Economie et des Finances : Un bien obscur marché de tablettes éclabousse la DFM</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/ministere-de-leconomie-et-des-finances-un-bien-obscur-marche-de-tablettes-eclabousse-la-dfm-2795921.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 08 Jan 2019 00:34:49 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Il s’agit de mesures de favoritisme dans l’attribution  de 7327 tablettes et d’accessoires informatiques pour retenir injustement un soumissionnaire, en écartant de la course les autres soumissionnaires à différents niveaux de la procédure. A cet effet, un bras de fer oppose la société de prestation comptable (Soprescom) éliminée au dépouillement des offres, à la société attributaire provisoire du marché querellé.</strong>

Nos sources sont éloquentes sur les efforts du ministre de l’Economie et des Finances, Dr Boubou Cissé, pour assainir l’environnement financier, à commencer par son département, qui est sans doute une vitrine de la gouvernance financière du Mali. D’où leur réserve : <em>« le ministre reste buté à la ténacité de la gestion opaque de certains cadres au niveau des Directions des Finances et du Matériel (DFM), en complicité avec certains soumissionnaires des marchés d’appel d’offre »</em>, nous indiquent nos informateurs.

L’affaire remonte au mois d’avril avec un appel d’offres du ministère du Plan et de l’Aménagement du Territoire pour la fourniture de matériels informatiques devant servir recensement de la population  et de l’habitat de 2019. La société Soprescom avait été moins-disant dans son offre tout en répondant à tous les critères des clauses de contrat relatif aux conditions de qualification applicables aux soumissionnaires, indiquent nos sources. Cependant, contre toute attente, la société reçoit une correspondance de la DFM, l’informant de l’attribution  du marché à une société proposant un montant dépassant de plus de 200 millions le sien.  Alors que la Soprescom propose 691 668 800 FCFA, sa concurrente qui est à 942 435 375 FCFA a été déclarée bénéficiaire provisoire du marché. <em>« La DFM veut jeter plus de deux cent millions de l’Etat par la fenêtre »</em>, commentent nos interlocuteurs.

Face à la contestation engagée par Soprescom, l’Autorité de Régulation des Marchés et des Délégations des Services Publics (ARMDS) saisie du dossier ne manquera pas d’ordonner la réintégration de l’offre de la société Soprescom SARL l’évaluation de l’appel d’offre qui doit donc poursuivre son cours. Et sait on, la décision de l’ARMDS, qui a un caractère obligatoire s’impose tant à l’administration qu’à toutes les parties. Mais la DFM pour ne pas se soumettre à cette règle a choisi de saisir la justice. Objet : demander l’arrêt de l’exécution et l’annulation de la décision d’évaluation émise par l’ARMDS. Cette procédure en annulation est actuellement en examen auprès de la section administrative de la cour suprême, et la Soprescom demande que justice soit faite au cours de seconde manche. En tout état de cause, le ministre de l’Economie et des Finances est interpellé sur cet épineux marché, étant le dernier signataire de ce dossier qui fera perdre plus de 250 millions à l’Etat ; à qui profitera ce manque à gagner en cette période de restriction budgétaire. Attendons de voir !

<strong>La Rédaction </strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Lutte contre la corruption au Mali :  Le Gouvernement IBK, un mauvais exemple !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/lutte-contre-la-corruption-au-mali-le-gouvernement-ibk-un-mauvais-exemple-2794869.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 28 Dec 2018 00:40:52 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Sentinelle</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La corruption est un mal qui gangrène notre société. </em></strong><strong><em>Des cas de surfacturations à outrance sont monnaie courante au Mali. Un pays qui, selon des observateurs n’est pas un pays pauvre, mais plutôt mal gouverné</em></strong><strong><em>. Il y a quelques semaines, le ministre Safia Bolly lançait une croisade contre la corruption.</em></strong>

Le Chef du Gouvernement Soumeylou Boubèye Maïga a saisi cette occasion pour annoncer certaines mesures en vue d’éradiquer ou à défaut atténuer les effets de la corruption au Mali.

«<strong><em>La stratégie mise en place par la ministre consiste à faire en sorte que toutes les composantes de notre société s’approprient cette lutte, s’y engagent parce que nous sommes tous concernés individuellement et collectivement. Parce que nous sommes concernés dans ce sens que chacun d’entre-nous à quelque niveau qu’il soit doit faire en sorte de ne pas être tenté ou de pas céder à la tentation. Dans la mesure où nos vies peuvent être impactées et sont impactées par les effets de la soustraction frauduleuse des ressources publiques parce que cela compromet beaucoup d’investissements. C’est une stratégie qui vise une certaine exclusivité pour que tous les citoyens se sentent concernés. Dans tous les cas, c’est un phénomène qui ne peut passer que par les citoyens à quelque niveau qu’ils soient. Donc, ils ne peuvent pas témoigner, dénoncer et combattre ce phénomène, tous les efforts et toutes les attentes légitimes qu’ils ont vont être complètement déçus. Au niveau du gouvernement, la ministre SafiaBolly a proposé un certain nombre d’actions qui vont démarrer l’année prochaine. Elles consisteront d’abord à moraliser, à rationaliser la dépense publique</em></strong>».

Et pourtant, ce même orateur a été cité dans l’affaire «Achat d’armement des militaires» et accusé du détournement de plusieurs milliards F CFA ; Et à présent, il n’a été blanchi. Alors, lorsque ce dernier s’érige en donneur de leçon, alors c’est le comble. Comme pour dire que le gouvernement SBM est très mal placé.

Aussi, malgré la présence de plusieurs services ayant pour rôle de veiller à la bonne gestion des ressources de l’Etat rien, la situation va toujours de mal en pis. Et l’impunité est totale.

Le rapport du vérificateur est adressé annuellement au Président de la République lequel avait placé la 2<sup>ème</sup> année de son 1<sup>er</sup> mandat sous le signe de la lutte contre la corruption. Mais quelle déception !

<strong>MC</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Campagne de lutte contre la corruption :  Mme Safia Bolly opte pour le changement de comportement</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/campagne-de-lutte-contre-la-corruption-mme-safia-bolly-opte-pour-le-changement-de-comportement-2792166.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2018/11/Safia-Boly.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 12 Dec 2018 11:51:02 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Conformément à ses missions, le ministère de la Réforme de l'administration et de la Transparence de la vie publique engage plusieurs activités. Mme le ministre Safia Bolly en a annoncé quelques-unes dans le cadre de la célébration du 9 décembre, Journée internationale de lutte contre la corruption. </strong>

En conférence de presse le jeudi 6 décembre dans son département, Mme le ministre Safia Bolly a annoncé l'organisation de la semaine nationale de lutte contre la corruption et l'enrichissement illicite et le démarrage d'un sondage d'opinion sur les services publics suivi du lancement d'un portail web.

La résolution 58/4 du 31 octobre 2003 de l’assemblée générale de l'organisation de Nations unies a déclaré le 9 décembre Journée internationale de lutte contre la corruption pour sensibiliser sur le phénomène de la corruption et faire connaître le rôle de la convention dans la prévention et la lutte contre celle-ci. Au Mali, c'est le décret N010-624/PM-RM du 26 novembre 2010 qui a institué la semaine nationale de lutte contre la corruption.

Outre ces instruments, la bonne gouvernance, à travers une forte rigueur dans les comptes, une rationalisation des dépenses publiques et la lutte contre la corruption, s'inscrit dans les priorités du président de la République, Ibrahim Boubacar Keita, pour son nouveau quinquennat. D'ou la création d'un département en charge de la Transparence de la vie publique, qui marque d'une pierre blanche cet engagement présidentiel, a rappelé Mme Safia Bolly.

Par conséquent, à l'instar des 183 autres Etats parties de la convention, le Mali mettra à profit la Journée internationale de lutte contre la corruption pour lancer une véritable campagne d'information, de sensibilisation et d'éducation sur la corruption et ses dangers en mettant l'accent sur les conséquences. La campagne se déroulera autour du thème : «Unissons-nous contre la corruption pour le développement, la paix et la sécurité». Et couvrira l'ensemble du territoire ; Bamako et Ségou abriteront spécifiquement des rencontres précises.

Le gouvernement du Mali, à travers le ministère de la Réforme de l'administration et de la Transparence de la vie publique, va organiser du 9 au 15 décembre 2018, une campagne de sensibilisation pour lutter contre la corruption. L'objectif de cette semaine est non seulement de sensibiliser sur le phénomène de la corruption, mais aussi et surtout de mobiliser l'opinion nationale sur les immenses défis dans ce combat.

S'agissant du site internet, il s'inscrit dans le cadre de la stratégie globale de communication qui a pour objectif, d'une part, de donner de la visibilité aux actions du département dans ses missions de réforme de l'administration et de transparence de la vie publique. Et d'autre part, le portail web va donner le maximum d'informations utiles au public et à la presse dans la plus grande transparence. C'est dans ce cadre que des rubriques appropriées ont été conçues et validées pour l'atteinte des objectifs.

<strong>Gabriel TIENOU</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Vaste scandale financier au Conseil Régional de Sikasso : Le Président Yaya Bamba et des cadres soupçonnés d’avoir croqué plus de 120 millions de francs CFA</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/vaste-scandale-financier-au-conseil-regional-de-sikasso-le-president-yaya-bamba-et-des-cadres-soupconnes-davoir-croque-plus-de-120-millions-de-francs-cfa-2791416.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 06 Dec 2018 00:33:17 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Les fouilles « <em>archéologico-financières</em> » réalisées au niveau de la Collectivité de la Région de Sikasso, sont sans appel : surfacturations à la pelle, vols et détournements de fonds. Auxquels s’ajoutent des dépenses injustifiées et le changement des règles de la comptabilisation, d’année en année. Autant de pratiques qui selon une mission d’audit ont précipité la Collectivité de la Région de Sikasso dans l’abîme. Avec à la clé, 121,32 millions de francs CFA qui ont pris une destination, jusque-là, encore inconnue au niveau du Conseil Régional du Kénédougou, pendant les exercices  2013, 2014, 2015 et le premier trimestre de l’année 2016. Depuis, le président du Conseil régional de Sikasso, Yaya Bamba et sbires, sont mal barrés. </strong>

La Collectivité de la Région de Sikasso, à la différence de la circonscription administrative, a été créée par la Loi n°99-035 du 10 août 1999 portant création des Collectivités territoriales de Cercles et de Régions. Elle est constituée de sept cercles.

Aux termes de la Loi n°93-008 du 11 février 1993, modifiée, déterminant les conditions de la libre administration des Collectivités Territoriales, la Région de Sikasso comme toutes les autres Collectivités Région a pour missions la conception, la programmation, la mise en œuvre et le suivi évaluation des actions de développement économique, social et culturel d’intérêt régional. Pour la mise en œuvre de ses activités, elle dispose de deux organes d’administration et de gestion que sont le Conseil Régional (organe délibérant) et le Bureau du Conseil Régional (organe exécutif), de ressources propres et de services techniques. Et le Président du Conseil Régional est le Chef de l’exécutif de la Collectivité et ordonnateur de son budget.

Au Mali, toutes les Régions disposent de ressources propres, mais bénéficient également d’importants transferts de ressources de la part de l’État.

Le montant total des ressources transférées pendant la période sous revue à la Collectivité Région de Sikasso s’est élevée à 20,49 milliards FCFA. Les dépenses pendant la même période se chiffrent à 22,42 milliards de FCFA. Les autorités de la Collectivité Région de Sikasso, étant celles qui incarnent avec la décentralisation territoriale le développement économique et social, doivent gérer ces ressources avec rigueur et efficacité afin de répondre aux besoins prioritaires des populations. D’où le passage des contrôleurs ne serait-ce que périodique, de leur gestion.

Nos sources sont formelles, l’audit budgétaire de la Collectivité Région de Sikasso a relevé de nombreux dysfonctionnements qui se sont caractérisés par des manquements dans le dispositif de contrôle interne et dans les opérations de dépenses ainsi que dans le paiement des frais scolaires et demi-bourses octroyés par l’État aux établissements secondaires privés d’enseignement technique et professionnel.

<strong>La preuve des épreuves </strong>

La Collectivité Région de Sikasso ne tient pas des documents de la comptabilité-matières. Il s’agit du bordereau d’affectation du matériel, du bordereau de mise en consommation des matières, du bordereau de mutation du matériel et de l’ordre de mouvement divers, de la fiche détenteur, de la fiche matricule des propriétés immobilières, du grand livre des matières et de l’état récapitulatif trimestriel. La non-tenue des documents de la comptabilité-matières ne permet pas à la Collectivité Région de Sikasso de recenser, de suivre et de sécuriser son patrimoine. Aussi, la Collectivité Région de Sikasso ne dispose pas de registre dans lequel sont enregistrées les offres reçues. L’absence de registre ne permet pas de s’assurer de la traçabilité de l’enregistrement chronologique des offres. Bien plus, la Collectivité n’a pas exigé des titulaires de marchés de travaux les assurances requises. Ces assurances concernent deux marchés relatifs aux Travaux de réalisation des ouvrages d’assainissement de la piste Mamassoni-Kléla. La non souscription de police d’assurances par les titulaires de marchés constitue un risque de non-respect des délais en cas de survenance d’incident pendant l’exécution du marché.

Par ailleurs, la Collectivité Région de Sikasso n’élabore pas de dossier d’appel d’offres restreint pour ses achats par contrats simplifiés. Un dossier d’appel d’offres fait ressortir, entre autres, les critères de sélection et leur mode d’application détaillé. En l’absence de ces éléments, la Collectivité Région ne peut s’assurer du respect des critères de sélection des fournisseurs. Plus grave encore, la Collectivité du Kénédougou n’a pas conclu de contrats simplifiés pour 24 opérations d’achats de biens ou de services atteignant le seuil légal. Cette situation a privé le Trésor Public de ressources potentielles qui auraient pu provenir des droits d’enregistrement. Plus grave, la Collectivité a procédé au fractionnement des dépenses relatives aux travaux de construction d’une unité de séchage de fruits et légumes à Sikasso. En effet, pour la construction du bâtiment, la Collectivité Région a conclu trois contrats simplifiés de travaux d’un montant total de 67,99 millions de FCFA à la même date et avec la même entreprise, au lieu de conclure un marché par appel d’offres ouvert, conformément, à la réglementation. Le fractionnement des dépenses peut compromettre l’acquisition des biens et services au meilleur coût.

<strong>Des manquements dans la gestion </strong>

À en croire nos sources, le Président du Conseil Régional, M. Yaya Bamaba, n’a pas ordonné l’application des pénalités de retard sur deux marchés relatifs aux travaux de réalisation des ouvrages d’assainissement de la piste Mamassoni-Kléla. Le montant total des pénalités non appliquées est de 30,52 millions de FCFA. Et comme si cela ne suffisait pas, le Directeur du Service Financier et Comptable n’a pas reversé au Trésor Public les produits issus de la vente des DAO (Dossiers d’Appels d’Offres) pour un montant total de 1,10 million de FCFA.  En effet, la Collectivité Région de Sikasso ne disposant pas de régie de recettes, le DSFC (Directeur du Service Financier et Comptable) a la charge de l’encaissement et du reversement au Trésor Public des produits issus de la vente des DAO.

Cependant, suite au constat fait lors de la vérification, le Président du Conseil Régional, Yaya Bamba, a procédé au reversement desdits produits suivant déclaration de recettes (DR) du 19 septembre 2017.  Des Promoteurs d’établissements privés de l’enseignement technique et professionnel ont perçu des frais scolaires et demi-bourses indus.

Sur la base de décisions d’attribution du Ministre de l’Éducation Nationale et d’états de paiement produits par l’Académie de Sikasso, le Président du Conseil régional de Sikasso, Yaya Bamba, a ordonné le paiement de frais scolaires et demi-bourses à des établissements privés, pour le compte d’élèves ne faisant pas partie de leurs effectifs. En effet, des noms d’élèves, listés sur les décisions d’attribution de demi-bourses et frais scolaires du Ministre de l’Éducation Nationale et sur les états de paiement produits par l’Académie de Sikasso, ne figurent pas dans les rapports de fin d’année des établissements concernés. Les établissements ne sont également pas en mesure de fournir la preuve matérielle des dossiers scolaires et des relevés de notes de ces élèves. Le montant total indûment perçu s’élève à 90,80 millions de FCFA dont 64,25 millions de FCFA au titre des frais scolaires et 26,55 millions de FCFA au titre des demi-bourses.

Au tant de fraudes et de mauvaises gestion à la Collectivité Région de Sikasso et qui ont occasionné une perte sèche de 121,12 millions de francs CFA (121 328 486F) à l’État malien.

D’où des dénonciations de faits au Procureur de la République relatives, entres autres, au fractionnement de dépenses et à la perception de frais scolaires et demi-bourses indus pour un montant total de 90,80 millions de FCFA. Depuis, le Président du Conseil régional de Sikasso et ses complices sont dans une situation inconfortable.

Dossier à suivre et à poursuivre.

<strong>Jean Pierre James</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Syndicat National des Travailleurs des administrations d’Etat (SYNTADE) : Un ex&#45;militant, Khêfing Kanté bientôt poursuivi pour détournement et « abus de confiance ».</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/syndicat-national-des-travailleurs-des-administrations-detat-syntade-un-ex-militant-khefing-kante-bientot-poursuivi-pour-detournement-et-abus-de-confiance-2791097.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/corruption/syndicat-national-des-travailleurs-des-administrations-detat-syntade-un-ex-militant-khefing-kante-bientot-poursuivi-pour-detournement-et-abus-de-confiance-2791097.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 05 Dec 2018 01:01:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pays</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Suspendu le 19 novembre 2018, par le bureau exécutif du SYNTADE, de toutes activités ou responsabilités Syndicales après une séance d’écoute effectuée à la Bourse du travail à laquelle il n’a pu apporter aucune réponse aux griefs formulés à son encontre ,  l’ex-secrétaire général de la section de l’Administration générale du SYNTADE (SAG-SYNTADE), Khêfing Kanté sera bientôt devant le juge correctionnel pour détournement de fonds et « abus de confiance ».

Cette annonce nous été faite par Ousmane Traoré, secrétaire aux relations extérieures du nouveau bureau du SYNTADE dirigé par Yacouba Katilé, bureau qui a été mis en place lors du 13<sup>ème</sup> congrès ordinaire du 22 novembre 2018. Il faut rappeler que Khêfing Kanté, après la réélection de Yacouba Katilé n’a cessé de décrier la procédure ayant abouti à la réélection de l’homme. Lors d’une conférence de presse tenue le jeudi 29 novembre à la Maison de la presse, Khêfing Kanté a accusé Yacouba Katilé de s’être érigé en empereur en multipliant les violations des statuts et du règlement intérieur du SYNTADE. Pour lui, la désignation des délégués au congrès est faite par le conseil national, instance suprême entre deux congrès ; or, ce conseil ne s'est jamais tenu. De plus, Kanté estime que l’ordre du jour du congrès n’a pas été communiqué aux organes compétents un mois à l’avance, pas plus que les rapports du Bureau exécutif national. Il en déduit que Yacouba Katilé n’a pas été élu et qu’il ne peut plus prétendre diriger le SYNTADE. D'ailleurs, conclut-il, la section de l’Administration générale du SYNTADE (SAG-SYNTADE), réunie en assemblée générale extraordinaire, a demandé l’annulation pure et simple du congrès.

Face à ces accusations qu’il estime grotesque, le camp Yacouba Katilé a décidé de briser le silence, à travers le secrétaire aux relations extérieures du nouveau bureau, en la personne d’Ousmane Traoré, qui nous a reçus à la bourse du travail. Selon lui, Khêfing Kanté, qui crie sur tous les toits a bel et bien  été associé à toutes les rencontres d’organisation du congrès (9 réunions). Le mandat du bureau sortant arrivant à terme (5 ans révolu), la plus grande irrégularité qu’il fallait éviter était de sortir du mandat et pour ce faire le bureau exécutif de l’UNTM a enjoint à tous ses syndicats affiliés de procéder au renouvellement de leur structure  avant fin octobre 2018. Il annonce que c’est à seulement 10 jours du congrès, qu’une section a, à la surprise générale, demandé le report de cette instance. Les débats au Bureau exécutif sur cette demande de report ont duré de 15 h à 21 heures et la majorité des participants ont plaidé pour le maintien de la date du congrès (21 et 22 novembre) ; les préparatifs étant déjà très avancés et n’ayant constaté aucune irrégularité dans la convocation du congrès. Cependant, tout le monde a compris que derrière cette demande se trouvait la main d’un ancien syndicaliste, anarchiste-politique. « <strong>Nous avons les preuves de tous ses entretient avec M. Kanté et au moment nous les rendrons publiques</strong> », a promis Ousmamne Traoré.  Selon M. Traoré, Seuls Khêfing Kanté et le chef de la section concernée se sont déclarés favorables au report; seuls eux ont prétendu que le Bureau exécutif n'avait pas qualité pour convoquer le congrès. Qu’ils ont été mis en minorité. Notre interlocuteur précise qu’il n’appartient pas au conseil central (une instance) de convoquer mais plutôt au bureau exécutif (un organe).  En un mon c’est l’organe qui convoque le congrès et non l’instance. C’est ainsi que le congrès a eu lieu les 21 et 22 novembre 2018 à la Maison des Aînés. Les délégués des 8 régions du Mali et ainsi que les délégués des 13 syndicats nationaux affiliés au SYNTADE présents au congrès ont élu Yacouba Katilé, unique candidat, à la tête d'un Bureau exécutif de 48 membres. <em>" </em><strong>Khêfing Kante à travers des correspondances et dans la presse s’est mis à insulter le Bureau exécutif. Toutes choses qui lui ont valu une suspension, le 19 novembre 2018, de toutes activités ou responsabilités Syndicales après une séance d’écoute effectuée à la Bourse du travail</strong><em>"</em>. Pour lui, ce qui est surprenant de la part de  Khêfing, c’est de ne pas dire aux journalistes qu’il avait été suspendu bien avant le congrès, donc n’avait même pas qualité à participer au congrès au nom d’une quelconque section. En plus, il a accusé Khêfing d’avoir détourné l’année dernière la somme de 3 millions de FCFA au compte de l’UNTM lors du 11<sup>ème</sup> congrès de Organisation de l’Unité Syndicale Africaine ( OUSA) regroupant tous les grands syndicats d’Afrique tenu du 28 février au 4 mars 2017 à Bamako. Ledit montant aux dires de M. Traoré, a été remis à Khêfing Kanté par un partenaire à charge pour lui de le remettre au trésorier de l’UNTM Aguibou Boauré. « <strong>Khêfing est parti déclaré qu’il a reçu 1 million, alors que le trésorier avait déjà été informé par le partenaire qui lui avait donné 3 millions. Quand il a voulu remettre le million, le trésorier lui dit non, j’ai été informé qu’on vous a remis un chèque de 3 millions libellé en ton nom,  là  Khêfing dit au trésorier, si c’est ça qu’on vous a dit je vais aller tirer au clair et je reviens. Le trésorier a donc refusé de prendre le million et il est parti, jusqu’au moment où je vous parle Khêfing part avec les 3 millions et le partenaire confirme lui avoir donné», </strong>nous a confié Ousmane Traoré. Comment, un tel individu peut-il leur faire de la morale, s’interroge-t-il. «  <strong>Comme nous sommes au Mali, pays de tous les paradoxes, un individu avec un pantalon aussi troué ose grimper sur l’arbre de la transparence en donneur de leçon</strong> », affirme M. Traoré. D’après notre interlocuteur, le bureau exécutif de l’UNTM s’apprête avec ses conseils à engager une procédure judiciaire contre le nommé Khêfing Kanté pour détournement de fonds, escroquerie et abus de confiance.

<strong>Correspondance particulière </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Transparence dans la gestion administrative : Le nœud gordien des cadres maliens !</title>
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<pubDate>Mon, 22 Oct 2018 00:24:41 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Observatoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Rendre compte de sa gestion est un devoir pour tout cadre administratif qui occupe un poste de responsabilité. Cette culture manque à beaucoup de nos cadres qui se camouflent derrière leurs titres et services pour fuir leurs responsabilités. Le pot aux roses ne se découvre pas par un contrôle financier effectué par des structures de contrôle et le mal est parti. Cette attitude s’apparente à l’expression : « le médecin après la mort ».</strong>

Le Bureau du Vérificateur Général (BVG), dans son Rapport annuel, fait toujours cas de gaps financiers. Ces gaps s’élèvent à des millions voire des milliards de francs CFA venant des structures contrôlées. Factures non conformes aux dépenses faites, surfacturations, crédits impayés, utilisation des fonds du service concerné à d’autres fins, etc. Ce sont là des éléments qui sortent souvent des Rapports de contrôle rendus publics. Ces mêmes irrégularités ressortent à chaque Rapport. C’est une perte de temps et d’énergies d’enquêter sur la gestion des structures par nos cadres, dans la mesure où ces Rapports sont classés dans les tiroirs sans aucune suite escomptée. La justice censée les mettre en ordre est aux abonnés absents.

«A partir de cet instant, pourquoi parler de transparence dans la gestion administrative», s’interrogent des citoyens médusés par la mauvaise gestion.

Les auteurs de ces pratiques bénéficient du soutien au plus haut sommet de l’Etat. Ils doivent leur nomination à leur appartenance politique. Cette couverture politique les met à l’abri de tout contrôle et personne n’ose juger ces cadres véreux.

Même s’ils ne peuvent pas interdire la venue des contrôleurs à eux, ils restent sereins quant à l’issue finale. Car, ils savent que ces Rapports de contrôle restent toujours dans les tiroirs.

A ce propos, des citoyens ne manquent pas d’occasions pour critiquer les contrôles de la gestion administrative instaurés par les plus hautes autorités. Pour ces concitoyens, c’est du saupoudrage aux yeux.
«Le souci des cadres maliens est de bénéficier de la promotion administrative. Ainsi, on se livre à toutes sortes de manœuvres pour y bénéficier. Pour ce faire, il faut soudoyer qui de droit. Une fois satisfait, on gère de complicité avec son Bienfaiteur qui est aussi son Chef hiérarchique. Il suffit que vous soyez en phase avec ce dernier, toute le reste est du divers. Cette affiliation politique ou sociale est à la base de mauvaise gestion au Mali. Les autorités se tirent le chapeau pour avoir favorisé la promotion par affinité. Telle est la source du mal au Mali. Il faut qu’on change cela si nous voulons venir à bout de la mauvaise gestion ». Telle est l’interprétation faite par ce citoyen qui a voulu garder l’anonymat.

Pour cet autre Analyste, il faut couper le mal à la racine qu’est la promotion par affinité.
Selon un autre observateur, c’est du leurre de dire qu’au Mali on lutte contre la mauvaise gouvernance quand on classe les différents Rapports du BVG dans les tiroirs. Aucun n’a été mis à exécution par la Justice. Autrement dit, les auteurs de ces actes ne sont pas épinglés et depuis la mise en place du BVG. Les citoyens ont perdu foi en l’Administration à cause de cette attitude. Donc, un changement de comportements s’avère indispensable pour venir à bout de cette pratique, ce fléau devenue une véritable gangrène pour l’économie nationale.

<strong>Ambaba de Dissongo</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Lutte contre la corruption au Mali :  La mobilisation générale de la société civile fortement recommandée.</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/lutte-contre-la-corruption-au-mali-la-mobilisation-generale-de-la-societe-civile-fortement-recommandee-2782582.html</link>
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<pubDate>Fri, 19 Oct 2018 00:49:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Carréfour</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Dans le cadre de la semaine d’actions de lutte contre la corruption, la ministre de la Réforme de l’Administration et de la Transparence de la vie Publique, Mme Safia Boly et son homologue de la Justice, Garde des Sceaux, Tièna Coulibaly, ont co-présidé, le Lundi dernier à l’hôtel Olympe, le lancement de la semaine d’actions de  lutte contre la corruption au Mali. L’événement était organisé par la coalition des organisations de la société civile pour la lutte contre la corruption et la pauvreté (COSCLCCP), et AFAD/RLD et la communauté de pratique en matière de lutte contre la corruption(CPLC). Il s’est déroulé en présence du président de la coalition, Souleymane Dembélé, du représentant de JUPREC et de celui du maire de la CV et de nombreux participants.  </strong>

En effet, la dite semaine a bénéficié d’un appui technique et financier de la Fondation Américaine OSIWA, du projet Canadien JUPREC et de la coopération suisse à travers son programme PEGA. Cette rencontre visait à informer les acteurs de la société civile sur les missions du Bureau du Vérificateur général, du Pôle  économique et financier, de l’Office central de lutte contre l’enrichissement illicite et partager les rapports du vérificateur général afin d’amener les acteurs à exiger la mise en œuvre des recommandations contenues dans ces rapports.  Pour le président de la coalition, la COSCLCCP est une initiative de l’ONG AFAD /RDL qui  regroupe une cinquantaine d’associations et organisations de la société civile malienne évoluant en toute synergie autour de la lutte contre la corruption. La coalition est engagée dans la promotion et le renforcement des mesures visant à prévenir et combattre le phénomène de manière plus efficace conformément aux objectifs de la Convention des Nations Unies contre la corruption que le Mali a ratifiée, a-t-il déclaré. Selon M. Dembélé, la corruption est aujourd’hui, un mal insidieux dont les effets sont aussi multiples que délétères. A cet égard, il urge de s’inscrire dans la mobilisation de tous pour débarrasser notre pays de ce fléau. Il a également rappelé que la charte de KouroukanFouga, il ya plus de 550 ans qui semble être  la genèse des droits de l’Homme en France, stipulait  dans son article 31(titre II) qu’il y a cinq façons d’acquérir la propriété : l’achat, la donation, l’échange, le travail et la succession. Toute autre forme sans témoignage probant est univoque .

La Corruption, selon la ministre Safia Boly, ‘’est un véritable fléau qui sape le développement économique et social de la société et nuit à toutes les initiatives citoyennes. Pour éradiquer ce phénomène, il faut améliorer la bonne gouvernance à tous les niveaux étatiques et non étatiques. Les organisations de la société civile y ont donc un rôle clé à jouer ‘’. Ceux -ci, à en croire la ministre, doivent participer à la mise en œuvre   au suivi et à l’évaluation des politiques publiques de l’Etat. Elles doivent également jouer un rôle d’appui aux comportements des organismes publics et de la société civile elle-même tout en collaborant à l’effort national de développement. Pour ce faire, la société civile doit se doter de capacités pour détecter, surveiller et rapporter les faits et pratiques corrompus aussi bien en leur sein que dans les services publics et privés ‘’,  a ajouté la ministre avant de saluer les initiateurs pour la tenue de la présente rencontre également pour la mise en place de la coalition des organisations de la société civile pour la lutte contre la corruption et la pauvreté.

A travers cette rencontre, les organisateurs souhaitent renforcer la collaboration entre les acteurs de la société civile, notamment la COSCLCCP et les différentes institutions, de les appuyer dans l’information et la sensibilisation des populations sur les missions. Mais également  partager avec les acteurs de la societé civile les grandes lignes des rapports 2016 et 2017 du Bureau du vérificateur général.

Seydou Diarra]]> </content:encoded>
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<title>Affaire Tomi Michel et la justice française : Un non&#45;lieu, IBK lavé de tout soupçon</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/affaire-tomi-michel-et-la-justice-francaise-un-non-lieu-ibk-lave-de-tout-soupcon-2780586.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 08 Oct 2018 10:27:26 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Observatoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Les accusations ont fait les gros titres et les choux gras des médias. Et pas que. Mais lorsque la vérité fait surface, peu d’entre eux en parlent ; et ils sont encore plus rares à la mettre à la Une. L’histoire des prétendus liens délictuels entre l’homme d’affaires français, Tomi Michel et le président malien IBK en est un douloureux exemple. Que n’a-t-on pas dit à sa charge ? Corruption, attribution de marchés illégaux au Mali et même au-delà, surfacturation … bref, tous les péchés d’Israël.  Après cinq ans d’une enquête minutieuse, la justice française déclare « un non-lieu ».</strong>

&nbsp;

En fin 2016, IBK fut trainé dans la boue pour la ènième fois à la faveur d’une honteuse campagne de dénigrement. Une enquête judiciaire s’ouvrait à Paris, en France, à l’encontre d’un citoyen français, Michel Tomi. L’occasion était bonne pour faire le rapprochement entre l’homme d’affaires corse et le Président de la République du Mali. Oui, les deux eurent des contacts dans le passé- IBK ayant vécu 25 ans en France- Oui, les deux ont gardé de bons rapports se reconnaissant mutuellement valeureux ; mais jamais cette relation n’a été guidée par le sens des affaires encore moins fondée sur la corruption.

Pour rappel, l’enquête sur Michel Tomi a commencé en juin 2014 avant d’être validée en décembre 2016 par la Cour d’Appel de Paris. Cela, malgré les recours de la défense qui ont tous été rejetés. Selon certains médias, portés sur le sensationnel, l’enquête s’est intéressée à plusieurs dirigeants africains dont le Président malien Ibrahim Boubacar Kéïta. Une partie de la presse malienne a pris le relais et a fait de cette affaire ses choux gras.

Pour faire court, l’homme d’affaire était soupçonné, entre autres, de « corruption d’agents publics étrangers, faux et usage de faux, abus de confiance, complicité d’obtention indue d’un document administratif et de travail dissimulé ». Ceux-ci concerneraient ces activités en Afrique ; notamment, au profit du Président malien, Ibrahim Boubacar Kéïta qui figurerait parmi ses collaborateurs et, selon les enquêteurs, qui aurait même reçu des cadeaux de la part de Michel Tomi. La fertile imagination des enquêteurs et des fabulistes locaux aidant, IBK est également soupçonné d’avoir joué un rôle prépondérant dans l’acquisition de marchés non seulement au Mali mais aussi au Cameroun, au Tchad, au Sénégal, au Gabon et à la RD Congo.

<strong>DE GROTESQUES ACCUSATIONS.</strong> Coup de théâtre, la justice française, rendant son jugement, blanchit Michel Tomi à travers « un non-lieu ». Et la vérité éclate au grand jour. En conséquence, IBK est définitivement lavé de tout soupçon. Cette décision intervient après des années d’enquêtes et investigations de la police et de la justice françaises qui ont conclu qu’il n’existe pas de charges suffisantes contre Tomi Michel dans le cadre de l’enquête portant sur le blanchissement d’argent et le trafic d’influence exercé auprès des décideurs politiques, agents publics, dans divers pays africains dont le Mali.

Ce n’est pas tout. Il semble être reproché à IBK l’octroi de marchés conclus avec l’Etat malien ou des sociétés maliennes à travers la location et l’achat d’un avion, l’implantation des sociétés chinoises, de concession d’exploitation de mines d’or, achat de matériels et uniformes contractés avec le groupe Marck. Du grotesque !

<strong>UN HOMME D’HONNEUR.</strong> La justice française reprochait à Michel Tomi d’’être proche d’IBK au point de prendre en charge ses frais médicaux à Marseille, réglé ses factures d’hôtel à Paris et prêté son avion pour la campagne présidentielle de 2013. En mai 2014 déjà, le Président Keita déclarait à Jeune Afrique : « Oui. Je le considère comme un frère. J’ai rencontré Michel Tomi par l’intermédiaire du défunt Omar Bongo Ondimba, dont il était très proche. C’était ici, à Bamako, en 1995. Bongo était venu nous rendre visite et Tomi l’accompagnait. J’étais alors Premier ministre. Depuis lors, Michel Tomi est resté mon ami. Mais jamais, au grand jamais, il n’a été question d’argent entre nous. Je ne suis d’ailleurs dans aucune affaire, avec qui que ce soit. La famille Tomi et la mienne se fréquentent, c’est vrai. Il m’a toujours témoigné amitié et fraternité. Tous les chefs d’État qui le connaissent m’en disent du bien, et ses activités dans le domaine des jeux n’ont, que je sache, rien d’illégal. Ce qu’il a pu faire auprès de tel ou tel homme politique en France ne me concerne pas, d’autant qu’il a, je crois, payé pour cela. Rien en tout cas ne justifie que je le renie. Je suis un homme d’honneur.

A la question de savoir si Michel Tomi a réglé la note de ses séjours à Paris avant et après l’élection, IBK a été catégorique. « Faux. Je détiens les factures qui le prouvent ». Pour les soins médicaux à Marseille, il répond d’un coup sec : « faux ». Et explique : « Je suis allé à Marseille à mes frais, en avion privé loué. Puis de l’aéroport directement à l’hôpital Clairval, pour une infiltration. C’est la police française qui est venue m’accueillir au pied de l’avion et qui m’a escorté au retour. À moins d’imaginer que les policiers marseillais et le professeur Ange Vincentelli, qui m’a soigné, sont des hommes de Tomi, dire que j’ai été « pris en main » par ces derniers est tout simplement grotesque ».

Les charges contre l’homme d’affaires français tombant, l’honneur du président Keita est lavé. Si au début de son premier quinquennat, cette affaire a durement entaché son image, aujourd’hui, IBK vient d’être blanchi par la justice française. Selon plusieurs observateurs de la scène politique internationale, ce « non-lieu » prononcé en faveur de Michel Tomi qui a eu mailles avec la justice de son pays, doit édifier l’opinion sur les réelles motivations des détracteurs d’un homme d’Etat qui n’a que le seul Mali dans son agenda. Tous savent à présent qu’il fut sur la base de simples suppositions savamment inventées pour casser son élan d’unification du peuple du Mali.

Plus regrettable, cette affaire a tous les attributs d’un règlement de compte entre Michel Tomi et Manuel Valls. « On m’a jeté en pâture ! Je devais gêner quelque part, mais il y a un juste retour des choses. Il y a toujours un bon Dieu (…) Manuel Valls se voyait déjà président de la République et il a pris ombrage de mes liens avec le président du Mali et celui du Gabon » confiait l’homme d’affaires dont la famille a quitté la France pour Dubaï.

<strong> Aly Kéita</strong>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Affaire Michel Tomi : L’honneur d’IBK sain et sauf</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/affaire-michel-tomi-lhonneur-dibk-sain-et-sauf-2780367.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 08 Oct 2018 00:31:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>22 Septembre</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le président Ibrahim Boubacar Keïta a bénéficié d’un non-lieu, suite à une longue enquête judiciaire qui a duré 5 ans, laquelle n’a pu rien retenir comme charge contre lui

En 2013, une enquête avait été lancée à la demande de Manuel Valls, alors ministre de l’Intérieur, pour faire tomber la Françafrique, «  Michel Tomi, le parrain des parrains ».

Le journal français, Le Monde, dans un article publié le 28 mars, intitulé : « Les juges sur la piste du parrain des parrains français » cite l’homme d’affaires corse, Michel Tomi, soupçonné de « blanchiment aggravé en bande organisée », « abus de biens sociaux, faux en écriture privée ». Le « prestigieux » journal fait savoir que ce richissime français, à la tête du groupe industriel Kabi, est un ami d’IBK. Il tente, à travers des démonstrations mensongères, de ternir l’image d’IBK et à mettre en doute sa probité.

A l’époque, votre fidèle serviteur s’était insurgé contre cette campagne de diffamation, en s’interrogeant en ces termes : « Qui veut salir d’IBK ? ». Toutes les contre-vérités écrites sur IBK ont été battues en brèche, notamment, la date erronée à laquelle IBK aurait reçu les cadeaux de Tomi, l’avion Afrijet qui transportait gracieusement IBK, alors que des factures en bonne et due forme existent, le déplacement imaginaire d’IBK à Marseille, en marge d’un sommet africain en 2013, pris en charge par le même Tomi, la sécurité d’IBK assurée par celui-ci…

Voilà des balivernes sur lesquelles le confrère parisien s’était basé pour tenter de salir IBK, fraichement élu, pour le distraire et l’empêcher de se concentrer sur le dossier du nord du Mali, sur lequel il avait de profondes divergences avec Paris.

A l’époque, certains avaient applaudi et poussé un ouf de soulagement. Au nombre de ceux-ci, il y avait un certain Soumaila Cissé, qui, selon le journal, Le Républicain, dont le fondateur n’est autre que Tiébilé Dramé, son compagnon de circonstance, fut le premier à s’exclamer, en ces termes : « L’on m’accuse de détournement, ce n’est pas de moi qu’on parle dans Le Monde ». Par ce procédé, Soumi jetait l’anathème sur IBK, il s’était déculpabilisé (suite à son accusation par la presse sénégalaise de détournement de forages lorsqu’il était à l’UEMOA) pour indexer un coupable, celui cité par Le Monde.

Cette attitude de Soumaila Cissé, nous l’avions dénoncée parce qu’auparavant, nous étions de ceux qui ont défendu Soumi contre la presse sénégalaise, parce que nous étions convaincus que Soumi ne pouvait pas se prêter à tels comportements et le fait d’accuser une personnalité par presse interposée est loin d’être un argument de culpabilité ou de condamnation. Le cas de Soumi, lui-même, accusé de détournement dans l’affaire de la Cité administrative, des forages de l’UEMOA, en est la preuve concrète. Celui de Tiébilé Dramé, accusé de détournements, d’abus de biens sociaux, (au moment où il présidait la Commission d’organisation du Sommet France-Afrique tenu à Bamako) à travers le rapport du contrôle des services publics, avant de bénéficier d’un non-lieu de la justice, est aussi un autre exemple.

Les opposants avaient applaudi, oubliant que c’est le chef d’Etat du Mali, qui a été mis en cause par un journal en mission.

Le temps est le meilleur allié de l’homme, a-t-on l’habitude  de dire, celui-ci s’est rallié du côté de la vérité. Celle-ci se trouve dans le camp d’IBK, gaillardement blanchi par la justice française, une justice non complaisante comme d’autres, spécialisée dans les arrangements.

Le président malien a bénéficié d’un non-lieu, suite à une longue enquête judiciaire qui a duré 5 ans, laquelle n’a pu rien retenir comme charge contre IBK. Michel Tomi, plusieurs fois interrogé, avec insistance, a invariablement répondu,  selon le journal l’OBS : « il n’a jamais été question de faits de corruption passive ou active entre nous » ou encore « si j’ai pu faire un jour un cadeau à M. Keita, c’est à titre de frère et pas pour l’enrichir.

Selon le même journal, l’enquête n’a pu démontrer l’existence de commissions touchées par Tomi, en échange de ses largesses envers IBK. En clair, l’honneur d’IBK reste sain et sauf.

<strong>El Hadj Chahana Takiou</strong>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Opérations de recettes et de dépenses de la commune urbaine de Koulikoro : Un trou de plus de 267 millions dans la caisse : le Régisseur des recettes en taule position</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/operations-de-recettes-et-de-depenses-de-la-commune-urbaine-de-koulikoro-un-trou-de-plus-de-267-millions-dans-la-caisse-le-regisseur-des-recettes-en-taule-position-2779946.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/corruption/operations-de-recettes-et-de-depenses-de-la-commune-urbaine-de-koulikoro-un-trou-de-plus-de-267-millions-dans-la-caisse-le-regisseur-des-recettes-en-taule-position-2779946.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 05 Oct 2018 01:03:26 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Les fouilles « <em>archélogico-financières</em> » réalisées sur les opérations de recettes et de dépenses de la commune urbaine de Koulikoro est sans appel : surfacturations à la pelle, vols et détournements de fonds. Auxquels s’ajoutent des dépenses injustifiées et le changement des règles de la comptabilisation, d’une année à l’autre. Autant de pratiques qui selon nos sources ont précipité la Mairie de la commune urbaine de Koulikoro dans l’abîme. Avec à la clé,  plus de 267 millions (267.955.195 FCFA) qui ont pris une destination, jusque-là, encore inconnue.  L’ex Maire de la commune urbaine de Koulikoro, Youssouf Papa Camara et son Régisseur de recettes risquent gros. Leurs complices aussi. Accablant.</strong>

C’est sans appel : l’enquête sur la gestion des périodes 2013, 2014, 2015 et le premier trimestre 2016 de la commune urbaine de Koulikoro, a mis en exergue des dysfonctionnements et des irrégularités financières qui se sont caractérisés par des manquements graves dans le dispositif de contrôle interne ainsi que dans la gestion financière.

La Commune Urbaine de Koulikoro ne dispose pas de fichier «<em>Fournisseurs</em> ». Or, le manuel de procédures des dépenses publiques exige ce fichier qui recense l’ensemble des fournisseurs et prestataires de services avec qui l’ordonnateur traite ou est susceptible de traiter. L’absence de fichier « <em>Fournisseurs</em> » remet en cause la transparence dans les procédures de sélection des fournisseurs. Non plus, la Commune Urbaine de Koulikoro n’établit pas de fiches d’expression de besoins, comme l’exigent les dispositions du manuel d’exécution des procédures de dépenses publiques relatives aux achats directs de biens et prestations de service. La mairie a engagé, liquidé et mandaté toutes ses dépenses de la période sous revue sans matérialisation des expressions de besoins par ses Services.  Le non-établissement de fiche d’expression de besoin affecte la réalité du besoin pour lequel la dépense a été faite.

<strong>Simulations d’appel d’offres et achats fictifs</strong>

La Commune Urbaine de Koulikoro n’a pas procédé à une mise en concurrence lors des achats effectués. En effet, elle n’établit ni de dossier sommaire de consultation ni de demande de prix à l’intention de trois fournisseurs au moins. Elle se contente plutôt de contacter le seul et même fournisseur lors de ses acquisitions de biens et services. La violation des dispositions relatives à la mise en concurrence entre les fournisseurs ne favorise pas le libre accès à la commande publique et la transparence des procédures d’acquisition de biens et services.

La Commune Urbaine de Koulikoro a admis des factures ne comportant pas des mentions obligatoires. Ainsi, elle a admis 12 factures, se rapportant à l’exercice 2013, ne portant pas des mentions obligatoires comme le numéro et le mode de paiement. L’acceptation de factures ne renfermant pas toutes les mentions obligatoires peut favoriser des achats fictifs.

Par ailleurs, la Commune Urbaine de Koulikoro ne tient pas une comptabilité matières régulière. Des documents, comme le journal des ordres d’entrée et de sortie de matériel, les ordres de mouvement et les bordereaux d’affectation de matériel, ne sont pas tenus et des biens en service ne sont pas codifiés. La non-tenue des documents de la comptabilité-matières entraîne des pertes ou détournements de biens du patrimoine de la Commune Urbaine du Méguétan.

Toutefois, la Mairie de la Commune Urbaine de Koulikoro dispose d’une régie d’avances non conforme aux dispositions du Code des Collectivités Territoriales.

En effet, l’acte de création pris par l’ancien Maire, Youssouf Papa Traoré, ne détermine pas la nature des dépenses à effectuer et ne fixe pas non plus le montant maximum autorisé à être payé sur la régie. En outre, la régie a été créée par un arrêté du Maire qui n’est adossé à aucune délibération du Conseil communal, en violation de la réglementation en vigueur. Cette situation est de nature à favoriser le paiement de dépenses irrégulières sur la régie.

Plus grave, la Commune Urbaine de Koulikoro n’a pas exigé de cautionnement au Régisseur d’avances (ou de dépenses). Elle n’a pas fixé dans la décision de nomination du régisseur le montant du cautionnement. Le non-respect de cette disposition expose la Commune à un risque de non-couverture en cas de perte financière sur la régie. Et ce n’est pas tout. Loin s’en faut.

Même la Mairie de la commune urbaine de Koulikoro n’applique pas des délibérations du Conseil Communal relatives à la perception de recettes. Elle applique des tarifs différents de ceux fixés par le Conseil. En effet, elle perçoit 500 FCFA par voyage au lieu de 300 FCFA par m3 dans le cadre de l’exploitation de sable et gravier et 2 000 FCFA par jour et par Camion benne au lieu de 1 000 FCFA par sortie par véhicule. L’application de tarifs supérieurs à ceux fixés par délibérations du Conseil communal affecte de façon considérable le niveau de mobilisation des ressources de la Commune Urbaine.

<strong>Des manquements graves dans la gestion des fonds </strong>

La gestion financière de la municipalité de Koulikoro est un fiasco. Le Régisseur des recettes n’a pas recouvré la totalité des loyers des magasins conformément à la délibération du Conseil Municipal portant adoption de la révision du taux des taxes communales. En effet, sur une recette attendue de 7,74 millions de FCFA représentant les frais de location de 11 magasins de la gare routière de Souban et 7416 magasins du marché de Koulikoro gare, le Régisseur n’a recouvré et reversé qu’un montant de 2,98 millions de FCFA, soit un écart non reversé de 4,75 millions de FCFA.

Et comme si cela ne suffisait pas, notre Régisseur de recettes n’a pas reversé la totalité des montants dus au titre des vignettes. La Commune Urbaine a reçu, par bon de sortie, 30 carnets de vignettes au titre de l’exercice 2013 pour une valeur totale de 3 ,65 millions de FCFA. Suivant les procès-verbaux de remise de tickets non vendus, 13 carnets ont été retournés au Trésor Public pour une valeur de 1,11 millions de FCFA. Il en résulte donc que 17 carnets ont été vendus pour un montant de 2,53 millions de FCFA. La part de la Commune Urbaine correspondant à 60% du montant total des ventes est de 1,52 million de FCFA. Cependant, la situation retracée dans le compte administratif, dans les bordereaux de versement au Trésor et dans les déclarations de recettes donne un montant de 1,21 million de FCFA, soit un écart non reversé de 306 000

FCFA.

Concernant l’exercice 2014, la Commune Urbaine de Koulikoro a reçu, par bon de sortie 30 carnets de vignettes d’une valeur totale de 4,25 millions de FCFA, alors qu’aucun procès-verbal de remise de tickets non vendus au titre de 2014 n’a été fourni. La part de la Commune Urbaine correspondant à 60% du montant total des ventes est de 2,55 millions de FCFA. Cependant, la situation retracée dans le compte administratif, dans les bordereaux de versement au Trésor Public et dans les déclarations de recettes donne un montant de 1,99 million de FCFA effectivement reversé au Trésor. L’écart non reversé est donc de 564.000 FCFA. Le montant total des vignettes vendues mais non reversées au Trésor, au titre des années 2013 et 2014, est de 870.000 FCFA.

Non plus, le Régisseur de recettes n’a pas reversé la totalité des sommes perçues au titre des carnets de légalisation et signature. Ainsi, il ressort des bons de sortie que 19 carnets de légalisation et signature ont été reçus en 2014 pour un montant de 3,10 millions de FCFA sur lesquels trois carnets, d’un montant de 454.500 FCFA, n’ont pas été vendus. Le montant des carnets vendus est donc de 2,64 millions de FCFA. Toutefois, la situation retracée dans le compte administratif, dans les bordereaux de versement au Trésor et dans les déclarations de recettes fait ressortir un montant reversé au Trésor Public de 1,26 millions de FCFA, soit un écart non reversé de 1,39 millions de FCFA.

Il en est de même pour l’exercice 2015, où il ressort un écart non reversé de 6,99 millions de FCFA. Le montant total des carnets de légalisation et signature vendus mais non reversés pendant la sous revue s’élève à 8,38 millions de FCFA.

Plus grave encore, le Régisseur de recettes n’a pas reversé l’intégralité des montants dus au titre de l’exploitation de sable et gravier. Les bons de sortie font état de 100 carnets d’une valeur de 5 millions de FCFA sur lesquels 3,73 millions de FCFA ont été effectivement reversés au Trésor Public. Or, aucune situation de carnets invendus n’a été fournie. Ainsi, l’écart non reversé s’élève à 265 500 FCFA.

Et comble de la « mangecratie » à la Mairie de la commune urbaine de Koulikoro, le Régisseur de recettes n’a pas reversé l’intégralité des montants dus au titre des taxes de sortie de véhicule. L’analyse des bons de sortie et des procès-verbaux de remise, au titre de l’exercice 2014,fait état  de 164 carnets de sortie de véhicule d’une valeur de 26,20 millions de FCFA et de 96 carnets non vendus correspondant à la somme de 8,70 millions de FCFA. Le montant des carnets vendus est de 17,50 millions sur lesquels un montant de 16,35 millions de FCFA a été reversé au Trésor Public. L’écart non reversé se chiffre à 1,15 million de FCFA.

Par ailleurs, l’ex Maire Youssouf Papa Traoré, a illégalement attribué des lots à usage d’habitation. Contrairement aux dispositions de la Délibération portant adoption de la révision du taux des taxes communales, qui fixe les frais d’attribution de lot à usage d’habitation sans frais de viabilisation à 80.000 F CFA, le Maire Traoré, a attribué des lots à usage d’habitation sans contrepartie financière. Le nombre total des lots à usage d’habitation concerné est de 34 pour un montant non perçu s’élevant à 2,72 millions de FCFA.

En outre, l’ancien Maire Youssouf Papa Traoré, a minoré les frais d’édilité de 31 concessions qui ont totalisé en recettes pour la Mairie la somme de 1 million de FCFA au lieu de 2,48 millions de FCFA, soit une perte de recettes non justifiée d’un montant de 1,48 million de FCFA. De plus, le Maire Traoré n’a pas perçu des propriétaires de 360 lots, ayant fait l’objet de recasement, les frais d’édilités afférentes d’un montant total de 28,80 millions de FCFA.

Par ailleurs, le Maire sortant, Youssouf Papa Traoré, a procédé à une compensation fictive en dispensant les bénéficiaires de 166 Concessions Urbaines d’Habitation du paiement des frais d’édilité au motif de compensation de purge sans que leurs lots ne figurent sur les bordereaux des purges. Le montant total de ces frais non perçus par le Maire Traoré se chiffre à 13,28 millions pour la période sous revue. Le montant total de frais d’édilité non perçus par le Maire s’élève à 46,28 millions de FCA.

L’ancien Maire, Youssouf Papa Traoré, a accordé des subventions irrégulières. Il a accordé des subventions totalisant un montant de 7,10 millions de FCFA à des personnes physiques et à des services publics ayant pour vocation d’apporter leurs appuis techniques à la Commune Urbaine, au titre des exercices 2013, 2014 et 2015. Selon la réglementation en vigueur ces structures et personnes n’étant pas des ONG ni des structures créées par la Mairie, elles ne sont pas éligibles pour bénéficier de telles subventions. Des enseignants non répertoriés ont perçu des salaires. En effet, ces enseignants dont les noms figurent sur les états de paiement ne sont pas répertoriés dans les tableaux de bord qui donnent la situation de l’effectif annuel des enseignants de chaque établissement. Le montant total des salaires payés en 2013, 2014 et 2015 pour ces enseignants s’élève à 199,16 millions de FCFA.

Au tant d’entorses occasionnées à l’orthodoxie financière de la commune urbaine de Koulikoro par l’ancien Maire Youssouf Papa Traoré et son Régisseur de recettes et qui ont entraîné un trou béat de 267,95 millions de francs CFA dans la caisse de la municipalité du Méguétan.

La Municipalité de la commune urbaine de Koulikoro n’a pas seulement perdu de sa superbe. Elle a été vidée de son âme, vendue au diable. Et jusqu’aujourd’hui, les responsables de cette gestion scabreuse, n’affichent qu’une image de ruine et de désolation. Et ce n’est qu’un début.

En réalité, cette mauvaise gestion est le fruit d’un système bien huilé, mis en place par le « prince » de la mairie urbaine de Koulikoro.  Selon ce système, les responsables de la municipalité veillent aux « <em>bons soins </em>» de leurs pots et de leur propre personne: enveloppes de fin du mois, marchés de gré à gré, bons de carburant à gogo, voyages sur la Côte d’azur et autres cadeaux en nature. Du moins, s’ils veulent éviter les « <em>ennuis</em> ».

En attendant, c’est le sauve-qui-peut  dans la commune urbaine de Koulikoro. Du coup, le maire sortant Youssouf Papa Traoré  et son complice de régisseur, ne dorment plus qu’un d’un œil.

Affaire à suivre et poursuivre donc !

<strong>Jean Pierre James</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Défilés militaires du 22 septembre : Où est passé l&amp;apos;argent des participants</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/defiles-militaires-du-22-septembre-ou-est-passe-largent-des-participants-2779060.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 01 Oct 2018 00:47:10 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Fondement</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La corruption et le détournement de fonds publics au profit de quelques individus sont devenus monnaie courante au sein de notre société, notamment dans le service public. Le cas du défilé militaire du 22 septembre passé en est un exemple. Nous auront été informé par une source fiable que les militaires participants aux défilés n'auraient pas eu la somme qu'ils devraient avoir. Selon cette source, il aurait été prévu pour les participants d'empocher 6000 f pour les trois jours de formation initiale et 15 000 f pour le défilé. Mais, à la grande surprise, ces participants n'auraient reçu que 3000 f au lieu 21000 f. Pire certains n’auraient pas eu ce même 3000 f du perdieum. </strong>

Selon certaine source les autorités ont décaissé deux milliards de francs CFA au budget de l’Etat pour permettre la bonne organisation de la festivité du 58e anniversaire de l’indépendance du Mali. C’est pour cette raison, il y a eu un grand défilé militaire digne son nom. En effet, qui parle de ce défilé, parle forcément de ressources financières et humaines pour le faire et avec bien entendu le professionnalisme. Pour ce défilé, tenu le samedi 22 septembre 2018, dans la rue principale de l'Aci 2000 et il a eu des milliers d'hommes et de femmes du rang de l'armée malienne, de la police nationale, de la garde nationale, de la gendarmerie nationale, de la protection civile, des douanes entre autres, qui y ont participé. Avant leur mobilisation, ils auraient été informés du montant du frais de participation. Il s'agissait de 6000 f pour les trois jours de formation initiale et 15000 f pour le défilé. Selon notre source cette somme n'a pas été reçue par les participants. Mécontents de cette situation, les participants au défilé se demandent ou est donc passé le reste de leur argent. Et de plus qui aurait osé détourner cette somme ? En tout cas, les autorités compétentes doivent prendre des mesures pour endiguer ce genre de chose. Le Ministre de la Défense et des anciens combattants, le Chef d'État major sont interpellés pour enquêter sur cette situation, démasquer les auteurs et les punir.

<strong>B. KONE</strong>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Tribune : Le président IBK a&#45;t&#45;il la volonté de lutter contre la corruption ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/tribune-le-president-ibk-a-t-il-la-volonte-de-lutter-contre-la-corruption-2777371.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 19 Sep 2018 06:14:20 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Indicateur du Renouveau</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[La corruption est un phénomène endémique qui gangrène la société malienne.

Ce phénomène qui est en train d’anéantir tous les efforts de développement est devenu un véritable serpent de mer sinon même une pieuvre.

Les différents rapports du Vérificateur Général illustrent à suffisance la profondeur du mal.

Depuis l’avènement de la démocratie en Mars 1991, la corruption est devenue une pratique conventionnelle et a pris une ampleur sans précèdent.

Les différents gouvernements qui ce sont succéder de Alpha Oumar Konaré à Ibrahim Boubacar Keita en passant par le président Amadou Toumani Toure, n’ont affiché aucune volonté politique réelle d’y mettre fin.

Pour un pays pauvre comme le Mali, il est urgent de mettre fin à cette pratique qui n’a que trop duré.

Pour preuve, pendant le premier quinquennat d’IBK, le gouvernement a été secoué par une série de scandales de corruption et de détournement de deniers publics. Ces scandales étaient en relation avec les marchés de l’achat de l’avion présidentiel, de l’achat des armements et la fourniture des matériels militaires. Mais il y’a aussi les marchés des engrais agricoles et des mille tracteurs.

Tous ces scandales sont restés sans suite judiciaire durant tout le mandat.

Le comportement du président IBK est très équivoque et sème le doute dans l’esprit de tout malien soucieux de l’avenir de ce pays.

En effet, en Septembre 2013, le président IBK après sa prestation de serment devant la cour suprême, aurait du déclarer tous ses biens devant la même cour.

Malheureusement, c’est par un communiqué laconique comme elle vient de le faire récemment, la cour suprême a informé de la mise à jour annuelle des biens et de la nouvelle déclaration des biens du président en tant que président entrant.

Cette façon de faire de la cour suprême est une violation flagrante de la constitution. Il est vraiment regrettable que les hommes et les femmes chargés de gérer les différentes institutions du Mali ne sont pas à la hauteur. Ils ne prennent jamais leur responsabilité en appliquant avec objectivité et impartialité les lois de la république. Ce qui fait que tous les autres chefs de l’institution plient l’échine  devant la seule institution qu’est le « Président » de la république.

Cela compromet dangereusement la transparence et l’équité dans la gestion des affaires du pays.

Donc il est temps que nos institutions jouent pleinement leur rôle sinon des poursuites judiciaires doivent être engagés contre les chefs des institutions qui par complaisance refusent de faire respecter les lois du pays.

En ce qui concerne la violation de l’article 37 de la constitution par le président IBK et le président de la cour suprême, des poursuites judiciaires doivent engagés contre tous les deux devant la Haute Cour de Justice.

Ce qui est sûr et certain, le président IBK n’a aucune volonté réelle de lutter contre la corruption.

Apparemment, toute la politique qu’il fait semblant de mener n’est que du subterfuge. Lequel subterfuge est destiné à faire plaisir aux institutions de Breton Wood (FMI et Banque Mondiale) que d’avoir une véritable volonté politique.

Bamako, le 17 Septembre 2018

&nbsp;

<strong>Yacouba COULIBALY</strong>

<strong>Administrateur des Postes à la retraite</strong>

<strong>Bamako</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Gabegie, banditisme financier et fraude à grande échelle :  Dramane Dembélé laisse un trou de près d’un milliard  FCFA au ministère de l’Habitat</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/gabegie-banditisme-financier-et-fraude-a-grande-echelle-dramane-dembele-laisse-un-trou-de-pres-dun-milliard-fcfa-au-ministere-de-lhabitat-2776226.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/corruption/gabegie-banditisme-financier-et-fraude-a-grande-echelle-dramane-dembele-laisse-un-trou-de-pres-dun-milliard-fcfa-au-ministere-de-lhabitat-2776226.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 12 Sep 2018 13:44:02 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>En  mai 2017, le Vérificateur général a initié une vérification financière  au niveau du ministère de l’Urbanisme et de l’Habitat.   Elle a porté sur </strong>  <strong>les opérations de réalisation et de gestion des programmes de logements sociaux par l'OMH, au titre des exercices 2015, 2016 et 2017  (1<sup>er</sup> trimestre).</strong><strong>  </strong>

<strong> </strong>

A l’issue de sa mission, le Vérificateur général a épinglé le département susmentionné, dirigé en son temps par le candidat malheureux aux présidentielles de 2013 et 2018, en l’occurrence Dramane Dembélé.

Le rapport du Vérificateur général a relevé de nombreux dysfonctionnements dans le dispositif de contrôle interne et des irrégularités financières qui se sont traduits par des manquements dans la gestion des opérations effectuées par:

- Le ministère chargé de l'Habitat; la DFM du ministère chargé de l'Habitat; l'OMH ; la Dnuh et la Drdc.

<strong> Manquements relevés dans la gestion effectuée par le ministère charge de l'Habitat</strong>

Le président de la commission d'attribution des 2052 logements sociaux a communiqué au ministre une liste incomplète. La liste provisoire des attributaires fournie par le président de la commission contient 1 745 attributaires provisoires, contenant 24 doubles attributions, au lieu de 2 052 correspondant au nombre de logements devant être attribués en 2015, soit un écart de 307 logements non attribués par la commission. Le rajout des 24 doublons à l'écart de 307 donne un nombre total de 331 logements sociaux non attribués.

En plus, le ministre chargé de l'Habitat a  irrégulièrement attribué des logements sociaux sur le site des 2052 logements. Faisant fi de la liste transmise par le président de la commission, il n'a publié qu'une liste de 1 948 bénéficiaires, laquelle contient 29 doubles attributions, soit un écart de 104 noms non publiés. II a ensuite fait procéder à la correction des doubles attributions et d'attribution multiple au même bénéficiaire et réattribué 133 logements à d'autres bénéficiaires, sans rapport de la commission et sans publication. Également, le ministre chargé de l'Habitat a attribué des logements en l'absence de dossiers de demande.

&nbsp;

En effet, il ressort sur un échantillon de 106 dossiers demandés que 50 des bénéficiaires de logements sociaux attribués sur le site des 2052 logements ne disposent pas de dossiers dans les archives de l'OMH. Enfin, le ministère de l'Urbanisme et de l'Habitat n'a pas défini le pourcentage et les modalités d'attribution des logements sociaux aux personnes démunies. Ainsi, sur le site des 2052 logements, aucun logement n'a été réservé aux personnes démunies. Ce manquement empêche ces personnes démunies d'accéder aux logements sociaux. La non-application de la règlementation sur les modalités d'attribution des logements sociaux n'assure pas la transparence du processus et l'égalité de traitement des citoyens devant la loi.

Aussi, Dramane Dembélé a irrégulièrement attribué à un promoteur privé une parcelle relevant du domaine public. Sur le site des 2052 logements sociaux, un Groupe scolaire privé occupe un équipement collectif, du fait que le ministre chargé du Logement a marqué son accord pour la réalisation d'un Lycée sur ladite parcelle. Le ministre a également instruit, par lettre, le Directeur national des domaines et du cadastre « l'établissement d'un bail avec promesse de vente », alors que cette prérogative relève du ministre des Domaines de l'État. De plus, il a préconisé un mode de gestion applicable au domaine privé immobilier de l'État à une parcelle relevant du domaine public. Ce manquement peut conduire à une mauvaise gestion du patrimoine foncier de l'État. Ces disfonctionnements font dire le bureau du Vérificateur général que le ministre de l'Habitat et de l'Urbanisme ne respecte pas le cadre budgétaire général et celui spécifique de l'OMH. Il a signé durant la période sous revue 119 protocoles d'accord avec des promoteurs immobiliers pour la construction de 243 321 logements sociaux dans le district de Bamako et environs ainsi que dans des capitales régionales et dans des chefs-lieux de cercle pour un montant total de 3853,97 milliards de FCFA. Pour la mise en œuvre desdits protocoles d'accord, il a transmis au Directeur général de l'OMH 171 lettres d'autorisation pour conclure ces conventions de PPP avec des promoteurs immobiliers sur la base des protocoles d'accord qu'il a signés. En outre, sur son autorisation le Directeur général de l'OMH a signé, entre 2015 et 2016, 107 Conventions portant sur 44 698 logements pour le montant de 936,80 milliards de FCFA. Ce faisant, il a privé le Conseil d'administration et la Direction générale de l'OMH de la possibilité d'apprécier la faisabilité et la soutenabilité des engagements par lui souscrits au nom de l'État et pour le compte de l'OMH. Le non-respect du cadre budgétaire général et celui spécifique de l'OMH lors de la signature des protocoles d'accord et de conventions de PPP peut conduire l'OMH à un endettement non soutenable.

Mieux, indique le rapport, le ministre chargé de l'Habitat et le Directeur général de l'OMH ont engagé des dépenses non soutenables par le budget de l'OMH. Le montant des remboursements des échéanciers des conventions PPP, devant démarrer à compter de 2017, est supérieur au budget consacré au financement de l'habitat au titre du même exercice. En effet, le budget consacré au financement de l'habitat au titre de l'exercice 2017 est de 16,32 milliards de FCFA alors que le total des échéanciers prévus pour le même exercice budgétaire est de 48,30 milliards de FCFA, soit un écart de 31,98 milliards de FCFA.

<strong>Manquements relevés dans la gestion de la DFM</strong>

Selon le rapport du Vérificateur général, la DFM a certifié des factures qui ne portent pas toutes les mentions obligatoires. Dans le cadre des travaux d'électrification, d'éclairage public, de voiries et d'assainissement des eaux fluviales des sites des logements sociaux dans la région de Mopti, des entreprises ont fourni des factures qui ne portent pas toutes les mentions obligatoires. Le non-respect des mentions obligatoires sur les factures peut conduire à l'attribution du marché à un soumissionnaire inéligible. Il n’a pas non plus  respecté des délais de signature pour des contrats de marché encore moins  les délais de signature de trois jours exigés par la réglementation pour trois contrats de marchés issus de l'appel d'offre n°005/MUH-SG du 24 janvier 2016.

En outre, le Directeur des finances et du matériel n'a pas appliqué les pénalités de retard. Or, le rapprochement fait entre la date de réception prévue avec celle effective a révélé des retards de livraison concernant six marchés exécutés en 2015 et 2016. Malgré ces retards, les pénalités d'un montant total de 89,75 millions de FCFA n'ont pas été appliquées. Pire, il a ordonné le paiement de marchés ne portant pas la preuve de perception de la redevance de régulation. Il s'agit de quatre marchés conclus en 2016 relativement à des travaux d'assainissement, d'électrification et d'adduction d'eau dans la région de Mopti. Le montant total des redevances non perçues s'élève à 3,30 millions de FCFA. Le rapport poursuit que le Directeur des finances et du matériel a irrégulièrement attribué des lots de marché. Dans le cadre des marchés relatifs aux travaux de voirie et d'assainissement des eaux fluviales de sites de logements sociaux dans les régions de Kayes, Sikasso et Ségou, il a attribué quatre marchés à des soumissionnaires alors que leurs concurrents respectifs proposaient des prix plus bas. Or, suivant la réglementation en vigueur, le prix était un facteur déterminant, si techniquement l'offre est jugée conforme. La commission de dépouillement et de jugement des offres a choisi des attributaires ayant produit des pièces administratives inappropriées ou fausses. Au titre de l'appel d'offres relatif à la construction de 130 logements sociaux dans les régions, les titulaires des lots n001, n004, n005, n007 ont fourni des attestations INPS inappropriées et celui du lot n002 a fourni une fausse attestation. Le choix de soumissionnaires n'ayant pas fourni de pièces administratives appropriées ou fausses n'est pas conforme aux stipulations du DAO. La commission de dépouillement et de jugement des offres a choisi des attributaires ayant produit des fausses pièces administratives. Dans le cadre du marché relatif aux travaux de construction de 140 logements sociaux dans différentes régions, l'attributaire du lot n06 a fourni une attestation de certification de Bilan qui s'est avérée fausse après vérification auprès des services des Impôts. Il a, néanmoins, été titulaire dudit marché pour un montant de 280,45 millions de FCFA. En outre, les entreprises attributaires des lots n03 et 4 ont fourni des fausses attestations d'immatriculation individuelle d'Inps. Le choix de soumissionnaires ayant fourni des pièces administratives fausses n'est pas conforme aux stipulations du DAO. La commission d'ouverture des plis et d'évaluation des offres pour le marché relatif aux travaux de construction de 500 logements sociaux a choisi des attributaires ne remplissant pas les critères de qualification. Les quatre entreprises soumissionnaires ont fourni de fausses attestations d'impôt et/ou de fausses certifications de bilan. De plus, l'un des soumissionnaires a fourni un NIF de la Région de Kayes sur ses états financiers alors que sa carte fiscale est immatriculée à Ségou. La commission d'ouverture des plis et d'évaluation des offres de 500 logements sociaux a admis un attributaire qui a fourni une fausse attestation Inps. Suite à l'Aoon n0001 pour les travaux de construction de 500 logements sociaux dans différentes régions-programme 2015, l'attributaire du lot n09 relatif au marché de ces logements sociaux, d'un montant de 177, 63 millions de FCFA, a fourni une attestation individuelle Inps pour son personnel clé qui indiquait les dates de naissance en fin de la série du numéro, alors que l'Inps»

<strong> Manquements relevés dans la gestion de l'OMH</strong>

A en croire le Vgal, l'OMH n'a pas veillé au respect de la réglementation sur la gestion des logements sociaux. En effet, 260 logements ont été identifiés sur le site des 2052 logements comme ayant fait l'objet de modifications non autorisées par les services habilités. En outre, il n'a pas non plus proposé le retrait des 58 logements inoccupés sur le même site, contrairement à la réglementation en vigueur. Par ailleurs, l'OMH n'a pas proposé au retrait des logements ayant accumulé plusieurs mois d'impayés. La non-application de la procédure de retrait est de nature à encourager des bénéficiaires à ne pas faire face à leurs obligations contractuelles.

En plus, le Directeur général de l'OMH n'a pas accompli toutes les diligences pour le recouvrement des loyers impayés. En effet, en 2017, 2 785 bénéficiaires sont en situation d'impayés dont 309 sont redevables de plus de 12 mois, soit 46% du total des impayés. Le montant cumulé des impayés est de 895,47 millions de FCFA. Aussi, l'OMH n'a pas exigé des promoteurs immobiliers le respect de leurs obligations conventionnelles. Sur 19 conventions exécutées, dont 12 étaient assujetties à l'exigence de fourniture de véhicule 4x4, l'OMH n'a reçu que 6 véhicules. Par ailleurs, deux (2) conventions ont fait l'objet d'avenant remplaçant les véhicules par des motos. Pour les quatre (04) conventions restantes l'OMH n'a rien reçu. La non-fourniture de ces véhicules 4x4 peut priver l'OMH de moyens de transports nécessaires au suivi des travaux. Le Directeur général de l'OMH accorde une rémunération indue au délégué du Contrôle financier auprès de l'OMH. Le délégué du contrôle financier auprès de l'OMH qui est un fonctionnaire de l'Etat reçoit une gratification mensuelle de 150 000 F CFA en violation du statut général de la fonction publique. Le cumul des montants des rémunérations reçues par le contrôle financier durant lesdits exercices s'élèvent à 3 600 000 F CFA.

&nbsp;

<strong>Manquements relevés dans la gestion de la Dnuh et de la Drdc</strong>

Pour le vérificateur général, la Dnuh n'exerce pas les contrôles requis pour la réalisation des logements sociaux. Les plans de lotissements de 270 logements du volet gouvernemental réalisés dans les régions ainsi que des logements réalisés dans le cadre du PPP n'ont pas encore été approuvés alors que des constructions sont déjà réalisées et réceptionnés dans certains cas. La réalisation de logements en nombre massif sans plan de lotissement approuvé peut conduire à l'utilisation abusive des équipements et installations d'intérêt général. La Direction nationale de l'urbanisme et de l'habitat n'exige pas d'approbation administrative requise pour la réalisation de programmes des logements sociaux. Tous les logements réalisés suivant les conventions PPP, de la période sous revue, ne disposent pas d'arrêté d'approbation du programme immobilier conformément à la réglementation. Un tel manquement peut être source d'insécurité technique pour les habitations et leurs bénéficiaires. Le Directeur régional des domaines et du cadastre de Koulikoro a procédé à une cession irrégulière d'équipement collectif. Sur le site des 2052 logements, un équipement collectif est occupé par un Groupe scolaire privé au profit duquel, sur demande écrite du ministre chargé du Logement, le Directeur régional des domaines et du cadastre de Koulikoro a établi un bail avec promesse de vente. Contrairement à l'instruction du Ministre, le Directeur a cédé, par acte administratif, au promoteur de ce groupe scolaire ladite parcelle, au coût de 652 910 FCFA. Cette cession est intervenue alors qu'un plan de lotissement avait été validé en classant ladite parcelle comme équipement collectif relevant du domaine public immobilier de l'Etat.

Au titre de la fraude et de la mauvaise gestion, l’équipe de Dramane Dembélé a fait perdre à l’Etat 992 130 627 FCFA.

<strong>Oumar KONATE</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Odeur de Corruption au Ministère de  l’Environnement : 115 millions FCFA volatilisés : KEÏTA Aïda M’BO cherche bouc&#45;émissaire</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/odeur-de-corruption-au-ministere-de-lenvironnement-115-millions-fcfa-volatilises-keita-aida-mbo-cherche-bouc-emissaire-2768029.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 18 Jul 2018 11:04:22 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Progrès</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Détournement de derniers publics, tentative d’escamoter les dérives du Directeur National de l’Assainissement et du Contrôle des Pollutions et des Nuisances sortant, délit d’initié….C’est l’atmosphère qui couve entre le Département de tutelle et la Direction Nationale de l’Assainissement. Que cache donc le ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement Durable KEÏTA Aïda M’BO ? Le Progrès a jeté un regard indiscret sur un dossier qui fait trembler Koulouba.</em></strong>

Qui a tiré ? Qui a donné l’ordre de tirer. Non ! Qui a détourné, qui a donné l’ordre de détourner. Ce qui se passe aujourd’hui au Ministère de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable cache bien une affaire douteuse. Le comportement du ministre Kéïta Aïda M-BO laisse des doutes sur le détournement de plus de 115  millions de nos francs, faisant saigner du coup le Trésor Public. De quoi s’agit-il ?

L’affaire porte sur un détournement de fonds destinés  au suivi de l’Etude d’impacts environnementale. Un fonds mis à la disposition de la Direction nationale de l’Environnement. Le pactole, n’ayant pas été utilisé pour manque d’initiatives ou volonté inouïe du Directeur sortant Yaya KONATE, s’est miraculeusement retrouvé dans le compte personnel du  Chef Comptable M. Mahamadou Tandja. Il a fallu trois mois pour que celui-ci tente une opération bancaire. Diable ! Il est arrêté par les services de contrôle et conduit en prison, ce depuis 3 mois.

Entre temps, le Directeur Yaya KONE qui est aujourd’hui sous contrôle judiciaire a validé sa retraite. Mais sa gestion porte sur la période  de Novembre 2016 à décembre 2017, un homme de main du ministre Aïda M’BO qu’elle a nommé suivant décret N0828 du 1<sup>er</sup> novembre 2016. C’est le 28 Mai 2018 qu’elle nommera par la suite Amadou CAMARA comme Directeur National de l’Assainissement et du Contrôle des Pollutions et des Nuisances.

Le hic, est que cet ingénieur sanitaire tire actuellement le diable par sa queue tant la passation peine à se faire. Et pour brouiller les pistes comme tout bon spécialiste qui sait extraire de l’or dans une mine de charbon, le super ministre KEÏTA Aïda M’BO trouve la superbe formule d’abroger la nomination du Directeur antérieur, Mahamane KAYA qui avait été pourtant nommé suivant décret N 0310 du 6 Mai 2015 par Mohamed Ag Erlaf, ministre de l’Environnement d’alors.

Tout en ignorant le décrets de nomination de Directeur sortant Directeur Yaya KONATE. Comme pour signifier que Yaya KONATE n’a jamais été Directeur National. Venez voir : «Article 2 : Le présent décret qui abroge le Direct N 2015-0310/P-RM du 06 mai 2015 portant nomination de Monsieur Mahamadou Kaya NMle 458-55.M, Ingénieur sanitaire, en qualité de Directeur national de l’Assainissement et du Contrôle des Pollutions et des Nuisances, sera enregistré et publié au Journal officiel». Où est donc passé le décret de nomination de l’ancien Directeur Yaya KONATE Mme le ministre ? Il y a anguille sous roche. Corruption quand tu nous tiens

Affaire à suivre dans nos prochaines livraisons: Corruption au Sommet de l’Etat :

LES INCOHERENCES DU MINITRE AÏDA M’BO».

<strong>Par Boubacar KANTE</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>La Direction Régionale du Budget de Mopti ou le comptoir de la fraude régionale :  Plus de 192  millions FCFA de fraude dont 152 millions de simulation d’achats</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/la-direction-regionale-du-budget-de-mopti-ou-le-comptoir-de-la-fraude-regionale-plus-de-192-millions-fcfa-de-fraude-dont-152-millions-de-simulation-dachats-2765655.html</link>
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<pubDate>Fri, 06 Jul 2018 01:14:37 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La Direction Régionale du Budget de Mopti (DRBM) est l’une des plus importants services de la  5<sup>ème</sup> région, avec pour mission, l’assurance du budget des structures étatiques  de la Venise malienne. Mais ce service, ploie sous l’effet de la plus pernicieuse forme de corruption systématique, adoptée sur les plans financier et technique de chaque travail ou paiement organisé par le Budget de Mopti. </strong>

À cette fin, voici un cas de corruption au sein de cette structure étatique, relatif  à l’opération d’exécution des marchés et au paiement des mandats.

À en croire un document déposé à notre rédaction par des travailleurs de la boîte, les dysfonctionnements et les irrégularités financières au sein de la Direction régionale du Budget de Mopti, se sont traduit par des manquements dans le dispositif de contrôle interne et dans les opérations de dépenses.

En effet, depuis le retour de Malick Diawara (il est à sa deuxième nomination à se poste), à la tête du Budget de Mopti,  nos sources expliquent que les magouilles, l’affairisme et bien d’autres phénomènes jugés diffus sont devenus courants au niveau de ce service régional.

<strong>Défaillances du contrôle interne sur fond de favoritisme </strong>

Selon l’enquête sectorielle dont nous avons une copie, la Direction Régionale du Budget de Mopti a attribué au Comptable matières des tâches ne rentrant pas dans ses missions. En effet, le Directeur Régional du Budget de Mopti, Malick Diawara, a confié au Comptable-matières le traitement de toutes les commandes des services déconcentrés. Ainsi, il exerce des missions liées à l’organisation des consultations restreintes et ouvertes ainsi qu’à la sélection des attributaires des marchés. L’exercice par le Comptable-matières des attributions non prévues par les dispositions réglementaires peut entamer la transparence dans les procédures de la commande publique.

Aussi, la Direction Régionale du Budget de Mopti n’enregistre pas, systématiquement, les offres des soumissionnaires aux marchés publics. Du coup, ce manquement ne permet pas une traçabilité des offres déposées. Pire, cette structure Régionale n’informe pas les soumissionnaires non retenus malgré qu’elle lance des appels d’offres. En effet, bien que les copies des lettres à adresser aux soumissionnaires non retenus existent, elles ne portent pas de mentions de décharges prouvant leur réception par les destinataires. La non-information des soumissionnaires non retenus ne permet pas de s’assurer de la transparence des procédures.

Pendant ce temps, la Direction du Budget de Mopti n’a pas exigé de garanties de bonne exécution à six titulaires de marché au cours de la période sous-revue. La non-exigence de la garantie de bonne exécution ne permet pas de couvrir les éventuelles défaillances des titulaires des marchés. Et le hic qui titille, c’est qu’elle organise des simulations de mise en concurrence.  Ainsi pour matérialiser la mise en œuvre du principe de la concurrence, elle a présenté des lettres de demande de cotation non déchargées par les fournisseurs censés être les destinataires. De plus, ces correspondances n’ont pu être retracées dans les registres des courriers «départ » de la Direction du Budget de Mopti. La simulation de mise en concurrence contrevient aux principes du libre accès à la commande publique et de transparence dans les procédures.

Plus grave encore, la Direction Régionale du Budget de Mopti ne tient pas une comptabilité-matières régulière. Non plus, elle ne tient pas à jour le livre journal des matières, les fiches de casier et le Bordereau de Mise en Consommation des Matières. En outre, elle n’établit pas de rapport d’inventaire pour la Région. De plus, les réceptions ne sont pas matérialisées par les documents réglementaires requis comme le modèle type de Procès-verbal de réception prévu par les textes en vigueur. Et le flou artistique qui sied à la partie, c’est que le modèle qu’elle utilise ne donne aucun détail sur la quantité et les spécifications des articles réceptionnés. Cette non-tenue régulière des documents de la comptabilité-matières ne permet pas d’assurer le suivi et la sauvegarde du patrimoine de la Région. Ce n’est pas tout. Loin s’en faut.

Même l’informel et le clanisme demeurent dans les tâches de la région de Mopti. En effet, le Régisseur du Gouvernorat n’a pas respecte les dispositions exigées pour son entrée en fonction. Il n’a pas prêté serment, bien qu’il soit en fonction depuis juin 2014. La tenue de la régie par un Régisseur non assermenté contrevient aux dispositions réglementaires encadrant la fonction de comptable public.

<strong>Des</strong><strong> entorses dans les opérations de dépenses  </strong>

Le Directeur Régional du Budget de Mopti, Malick Diawara, peut être fier de son passage à la tête de cette structure. Il a admis des contrats irrégulièrement enregistrés.

À en croire notre document, il ressort des travaux effectués auprès du Centre des Impôts de Mopti que trois contrats simplifiés ainsi qu’un contrat de marché et son avenant, tous conclus en 2016, comportent des faux cachets et signatures matérialisant le paiement des droits d’enregistrement. Le montant total des droits d’enregistrement qui n’ont pas été perçus s’élève respectivement à 511 230 FCFA pour les contrats simplifiés et 1,07 million de FCFA pour le contrat de marché, soit un montant total 1,58 million de FCFA.

Plus grave encore, le Directeur Régional du Budget de Mopti a justifié des dépenses par des pièces non probantes. Il s’agit de factures et attestations de service ayant fait l’objet de surcharges, de ratures et de traces originales de stylo sur des photocopies. De plus, des documents de la liasse des pièces justificatives desdites dépenses comportent des dates incohérentes. Malgré ces manquements, les factures y afférentes ont fait l’objet de liquidation par le Directeur régional et de certification par le Comptable-matières. Les dépenses concernées se chiffrent à 7,02 millions de FCFA.

Également, le DRB de Mopti, M. Diawara, a conclu un contrat dont le montant est surévalué par rapport au résultat des travaux d’évaluation des offres. En effet, sur la base du devis estimatif, la commission d’ouverture des plis et d’évaluation des offres a retenu le montant HT de 109 millions de FCFA, soit un montant TTC de 128,62 millions de FCFA. Toutefois, le Directeur régional a conclu et ordonné le paiement du contrat de marché pour la somme 159,99 millions de FCFA, soit un surcoût de 31,37 millions de FCFA.

Pendant ce temps, la complicité et le goût du lucre aidant, deux Régisseurs de la région ont justifié des dépenses avec de fausses pièces. C’est dans cette dynamique que le Régisseur du Gouvernorat  de la Venise malienne et celui de la Direction Régionale du Budget de Mopti ont justifié des décaissements par de fausses pièces d’acquisition de carburant. En effet, les travaux d’effectivité ont permis de constater que les factures établies n’émanaient pas desdites sociétés. Le montant total des transactions concernées par ces factures s’élève respectivement à 135 millions de FCFA pour le Régisseur du Gouvernorat et 17,15 millions de FCFA pour celui de la Direction Régionale du Budget de Mopti, soit un montant total de 152,15 millions de FCFA. Ces montants, selon le rapport d’audit, sont des simulations d’achats.

Au tant de fraudes et de magouilles qui ont occasionné une perte sèche de 192,125 millions de francs CFA pour le contribuable malien. D’où le lieu pour une mission d’enquête de séjourner à la Direction régionale du Budget de Mopti.

À l’issue de cette mission, nos sources témoignent que les enquêteurs, à l’unanimité, ont fait des dénonciations à la justice portant, entres autres,  aux marchés et contrats concernés par les droits d’enregistrement irrégulièrement enregistrés pour un montant 1 586 669 FCFA ;  aux paiements de 17,15 millions de FCFA supportés par des pièces justificatives non reconnues par les fournisseurs  et  aux paiements de 135 millions de FCFA supportés par des pièces justificatives non reconnues par les fournisseurs.

Du coup, le Directeur régional du Budget de Mopti, Malick Diawara et ses complices ne dorment plus que d’un œil. Les détails dans nos prochaines éditions.

<strong>Jean Pierre James</strong>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Volatilisation de 2 milliards de Fcfa  fer :  Le ministre Baba Moulaye indexé</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/volatilisation-de-2-milliards-de-fcfa-fer-le-ministre-baba-moulaye-indexe-2765033.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 03 Jul 2018 03:38:22 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>L’actuel ministre des Transports, Baba Moulaye Haïdara a du pain sur la planche. L’inspection des services publics vient de déceler un trou béant de 2 milliards volatilisés dans sa gestion sur la période 2015 et 2017.</em></strong>

C’est un rapport accablant qui vise le ministre des Transports, ancien Directeur général du Fonds d’entretien routier (FER) qui a en charge la gestion des postes de péage et de pesage. Nos sources rapportent que l’inspection des services publics a constaté l’existence d’un service de recouvrement parallèle à ceux habilités des fonds générés par les postes de péage et de pesage. Aussi, il s’est avéré que les fonds sont logés ailleurs et non dans les caisses du Trésor public.

Rapprochée, l’actuelle directrice générale a préféré garder le silence en nous refermant la porte au nez. Enfermée dans sa tour d’ivoire, elle ne veut rien savoir de l’affaire. Du côté des services compétents du ministre indexé, sous prétexte que le ministre serait en déplacement avec le Premier ministre, il n’y a pas eu de commentaire. Le ministre est de retour depuis, mais le silence radio a demeuré jusqu’à la mise sous presse de cet article.

Nos sources sont pourtant formelles qu’une véritable mafia opère au niveau des services de recouvrement du Fonds d’entretien routier. Ce réseau a été expressément installé et entretenu par la Direction générale.

Ce sont ces fonds détournés qui servent à construire les villas cossues et acheter les grosses berlines avec lesquelles ils narguent les pauvres qui se démerdent entre les nids de poules qui jonchent les chaussées du Mali.

Nos sources estiment aussi que les fonds issus des péages ne sont pas les seules recettes des bandits à col blancs, tapis dans les bureaux feutrés du FER. Elles notent les fonds des taxes sur les hydrocarbures dont la gestion se passe de tout commentaire.

L’état des routes au Mali en dit long sur la destination des fonds alloués à leur entretien. La route Kayes-Bamako, Sévaré-GAO entre autres, sont des exemples palpables que les responsables du FER ne pensent qu’à leurs panses. Dans la capitale, les nids de poules sont devenus des niches d’autruches. Cette saison hivernale vient encore démontrer l’incompétence notoire et le manque de vision du FER de sauver le peut de la chaussée encore récupérable.

Nous y reviendrons !

<strong>Mariétou DOUCOURE </strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Ibrahim Fomba, Fodé Traoré et  Youssouf Diallo dit &amp;quot;Youzen&amp;quot; : Un véritable réseau mafieux spécialisé en escroquerie</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/ibrahim-fomba-fode-traore-et-youssouf-diallo-dit-youzen-un-veritable-reseau-mafieux-specialise-en-escroquerie-2761420.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 09 Jun 2018 01:45:29 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Aujourd'hui, les noms de ces trois personnes font vraiment peur à cause de leurs actes. Il s'agit de Ibrahim Fomba (ex-directeur national des Sports et de l'Education physique puis conseiller technique au ministère des Sports) Fodé Traoré (1er adjoint au maire de la commune II) et le nommé Youssouf Diallo plus connu sous le sobriquet de "<em>Youzen"</em>. Peut-être que c'est à travers l'affaire du jeune entrepreneur Aboubacar Coulibaly, patron de <em>"A Couly BTP"</em>, que beaucoup de gens ont découvert ce réseau. En fait, c'est à cause de Fodé et Youzen qu'Aboubacar Coulibaly est tombé dans le piège d'Ibrahim Fomba. Puisqu'il n'a jamais vu Fomba de sa vie. Mais, en fait, il tisse de très bons rapports avec Fodé et Youzen. Pour une affaire de marché <em>"fictif"</em>, il a été victime d'escroquerie d'un montant de 12 millions de Fcfa qu'il a versé en espèces. Ce dossier se trouve aujourd'hui entre les mains du Procureur général, Idrissa Arizo Maïga, malgré que Fomba et ses complices aient pu remettre deux voitures de marque Avensis d'une valeur de 6 millions Fcfa afin de régler leur ardoise.

Cette affaire d'Aboubacar Coulibaly est minime par rapport aux autres coups montés par ce réseau <em>"mafieux"</em> car tous les jours, nous recevons des victimes de Fomba.

Selon nos informations, le jeune Fodé Traoré qui vient de démissionner du parti Codem de Poulo, se trouve aujourd'hui cité dans de <em>"sales affaires"</em> au niveau de la mairie de la commune II. Beaucoup de gens n'arrivent pas à comprendre ses relations avec le nommé Youssouf Diallo dit Youzen. Et pourtant, c'est avec ce jeune que Fodé Traoré voyage le plus souvent en mission à l'extérieur avec des <em>"documents de la mairie"</em> pour lui faire obtenir le visa. Alors que Youzen n'est pas un agent de la mairie. Les <em>"deux complices"</em> d'Ibrahim Fomba viennent d'une mission en Malaisie. Auparavant, ils étaient dans un grand pays en Asie. Affaire à suivre.<strong>                             </strong>

<strong>  A.B. HAÏDARA</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Direction Régionale du Budget de Ségou :  Des dépenses fictives de plus de 120 millions FCFA</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/direction-regionale-du-budget-de-segou-des-depenses-fictives-de-plus-de-120-millions-fcfa-2761195.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/corruption/direction-regionale-du-budget-de-segou-des-depenses-fictives-de-plus-de-120-millions-fcfa-2761195.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 08 Jun 2018 00:50:48 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>La Direction Régionale du Budget (DRB) de Ségou</strong><strong> n’a pas fait l’objet d’un appel d’offres, en vue de sa privatisation. Du moins, pas à notre connaissance. Mais tout porte à croire qu’elle a été victime, pendant ces trois dernières années (les exercices 2015, 2016 et 2017) d’une Offre Publique d’Achat (OPA) qui ne dit pas son nom : elle a été au service exclusif de son Directeur régionale, Karim Fomba et de ses sbires : gestion clanique des ressources humaines et financières ; achat de conscience et de silence ; magouille et affairisme à ciel ouvert… Tout y passe sans que cela n’offusque personne. Du coup, il y a des dépenses fictives de 122,74 millions de francs CFA au niveau du service. Depuis, le budget de la 4<sup>ème</sup> région du Mali porte les germes de sa propre destruction. </strong>

Décidemment, le patron de la Direction Régionale du Budget de Ségou et ses complices sont mal barrés. Le gouffre financier creusé au niveau de cette structure dépasse l’entendement. D’où la paralysie de la structure à tous les niveaux. Ou presque.

<strong>Magouille à ciel ouvert </strong>

Le Budget de Ségou n’a pas seulement perdu de sa superbe. Il  a été vidé de son âme, vendu au diable. Et jusqu’aujourd’hui, son directeur, Karim Fomba n’affiche qu’une image de ruine et de désolation. Et pour cause : jamais, les gaffes au sein de cette structure n’ont atteint un tel degré.

Jugée, pourtant, stratégique dans la politique financière de la Cité des Balazans, la Direction Régionale du Budget de Ségou n’a pas échappé à l’appétit vorace de ses responsables. Par petite touche, ils ont « <em>sucé</em> » les caisses, érigés le népotisme en mode de gestion. L’espoir tant suscité auprès des populations, a viré au cauchemar. Un flop magistral.

Réputée comme la veine névralgique de l’administration de la 4<sup>ème</sup> région, la Direction régionale du Budget de Ségou a vite fait de taire ses ambitions. Raison invoquée par les enquêteurs : l’utilisation des fonds et des recettes de la structure à d’autres fins. Estimée à 122,74 millions de francs CFA, cette manne financière a disparu, sans laissez la moindre trace. Et ce n’est pas tout. Loin s’en faut.

Selon des travailleurs du Budget de Ségou que nous avons rencontré, même la non-tenue des documents de la comptabilité matière n’est pas de nature à tempérer les curiosités de leur Direction. En effet, la structure n’a pu fournir ni un état récapitulatif trimestriel ni un état d’inventaire pour la Région concernant la période sous revue.  En outre, sur la base d’un document, les travailleurs du Budget de Ségou, expliquent  que la direction de leur boîte ne tient pas les documents de base comme la fiche « matricule de propriétés immobilières », le grand livre des matières ou la fiche « casier ». Non plus, la non-tenue de l’ensemble des documents de la comptabilité-matières ne permet pas de suivre et de sécuriser le patrimoine de la Région.

<strong>La saga des vautours</strong>

Selon nos sources, la Direction Régionale du Budget de Ségou ne prend pas systématiquement en compte les observations de la Direction Régionale des Marchés Publics et des Délégations de Service Public (DRMP-DSP) sur des projets de Dossier d’Appel d’Offres (DAO). À titre illustratif, elle a conclu deux marchés en 2015 relatifs à la fourniture de motos, d’ambulances et de produits pharmaceutiques et deux en 2016 portant sur des travaux de forages et de réhabilitation, sans tenir compte desdites observations. Elle n’a ni motivé sa décision par écrit ni rendu compte à l’autorité d’approbation du marché dont elle relève ainsi qu’à l’Autorité de Régulation. Ces observations concernent entre autres, l’insertion ou la suppression de clauses ou l’absence de modèles renseignés conformément aux modèles types. La non-prise en compte des observations de la DRMP-DSP peut entamer l’efficacité et l’efficience des opérations de dépenses.

Aussi, la Commission d’ouverture des plis et d’évaluation des offres n’inscrit pas les résultats de ses travaux d’ouverture dans les rapports d’évaluation. Ce manquement ne permet pas de s’assurer de la transparence dans les procédures de passation des marchés.

Par ailleurs, le Gouverneur de Ségou crée des commissions irrégulières d’ouverture des plis et d’évaluation des offres. En effet, les décisions de création de ces commissions ne font ressortir que la participation d’un seul représentant du service bénéficiaire, un représentant du Gouvernorat de Ségou, au lieu de deux représentants du service bénéficiaire et un représentant du service technique spécialisé comme l’exigent les textes en vigueur. Parfois, aucun membre du service bénéficiaire ne figure sur lesdites décisions. Ce manquement  entache la sincérité de la sélection des fournisseurs de la commande publique. Pire, la Direction Régionale du Budget de Ségou n’informe pas les soumissionnaires non retenus, contrairement à la réglementation en vigueur. Le défaut d’information des soumissionnaires non retenus est un manque de transparence dans les procédures de passation des marchés.

Comme si cela ne suffisait pas, la Direction Régionale du Budget de Ségou a fait exécuter cinq marchés avant la notification préalable aux titulaires concernés.

Cette pratique remet en cause la transparence de la procédure de passation des marchés publics. Plus grave, la Direction Régionale du Budget de Ségou a fait exécuter des marchés et  a ordonné leur paiement avant la fourniture de la caution de bonne exécution. Quatre marchés en 2015 et deux en 2016 ont ainsi été exécutés. La non-fourniture de la caution de bonne exécution ou son acceptation après paiement du marché ne permet pas à la Direction Régionale du Budget de Ségou de se couvrir en cas d’inexécution ou de mauvaise exécution des marchés par les titulaires.

Mieux, la structure a admis des cautions de bonne exécution et de retenue de garantie irrégulières. Conformément à la réglementation en vigueur, de tels documents ne sont recevables que dans leur forme originale. Or, le Budget de Ségou a accepté des attestations sous forme de copies certifiées, juste après la notification des marchés. En outre, des cautions fournies au titre de deux marchés portaient des références erronées. Ces manquements ne permettent pas de s’assurer de l’authenticité desdits documents.

Toutefois  la « mangecratie » aidant, le Gouverneur de Ségou crée des commissions irrégulières de réception. Ces commissions ne prennent pas en compte tous les membres prévus par les textes en vigueur. Un seul représentant du service bénéficiaire est convié alors qu’il en faut deux. De plus, la DRB émet des avis de convocations dont les membres diffèrent de ceux inscrits sur la décision du Gouverneur. La création de commissions irrégulières de réception est une violation du principe de transparence en matière de réception des marchés publics et peut favoriser la réception de biens non conformes.

<strong>Violations flagrantes des normes</strong>

À en croire nos sources, la Direction Régionale du Budget de Ségou procède à des réceptions irrégulières. En effet, elle a organisé des réceptions de biens et services avant la date officielle de convocation de la commission de réception dûment créée. Ce manquement peut remettre en cause la transparence de l’exécution des marchés publics. En même temps, elle a délivré un ordre de service après réception des travaux. Aux termes du code des marchés publics, si la date de commencement d’une prestation n’est pas celle de la notification du fait d’une disposition particulière du marché, la lettre de notification devra, soit indiquer la date de commencement d’exécution de la prestation, soit préciser que cette date sera fixée ultérieurement par ordre de service. Contrairement à cette disposition, la Direction Régionale du Budget de Ségou a dans le cadre d’un marché fourni un ordre de service en date du 4 février 2016, alors que la réception du même marché a été faite le 28 décembre 2015. Ce manquement peut conduire à une exécution non conforme des prestations objet du contrat.

Également, le Contrôleur Financier n’établit pas de rapports de réception. Contrairement à la réglementation en vigueur, le rapport du Contrôleur financier n’accompagne pas les procès-verbaux de réception. Ce manquement ne donne pas une assurance quant à l’effectivité et la conformité des biens réceptionnés. La Direction Régionale du Budget de Ségou a établi des contrats de marché consécutifs à des demandes de renseignement et de prix ne comportant pas des mentions obligatoires. En effet, elle a conclu sept contrats en 2016 et cinq en 2017 qui ne renfermaient pas des mentions comme les modalités de réception des travaux ou de livraison des prestations et fournitures, les pénalités, les dates d’approbation et de notification. La conclusion de contrats ne comportant pas toutes les mentions obligatoires peut conduire à leur mauvaise exécution.

<strong>Attributions de marchés de gré-à-gré  </strong>

À la Direction Régionale du Budget de Ségou, on ne procède pas à la mise en concurrence des fournisseurs. Elle n’a pas pu apporter la preuve d’une consultation entre au moins trois fournisseurs lors d’achats effectués par contrats, telles que des demandes de cotation adressées et reçues par les fournisseurs et prestataires. De plus, les factures proforma concurrentes ne figurent pas toujours dans la liasse des pièces justificatives. L’absence de mise en concurrence ne favorise pas l’économie et l’efficience dans les dépenses publiques. La Direction Régionale du Budget de Ségou ne s’assure pas de l’exécution correcte des contrats par des consultants. Dans le cadre des travaux de surveillance et de contrôle relatifs à la réalisation des forages, les Consultants n’ont pas fourni de rapports comme l’exigent les stipulations du contrat et la Direction Régionale du Budget de Ségou ne les a pas exigés non plus. Plus grave encore, la structure ne respecte pas les modalités de paiement des contrats. Dans le cadre du paiement de quatre contrats conclus en 2015, les références bancaires qui figurent sur les contrats sont différentes de celles qui figurent sur les mandats de paiement. Le non-respect des modalités de paiement ne permet pas de s’assurer de la sincérité de la prestation.

Et nos interlocuteurs de préciser : « <em>la Direction Régionale du Budget de Ségou a irrégulièrement inséré une mention dans les contrats et marchés consécutifs à des demandes de renseignement et de prix de cotation. L’insertion d’une mention non prévue par la réglementation remet en cause la sincérité du contrat et l’effectivité de la prestation</em> ». Avant d’ajouter : « <em>le Régisseur de la Direction Régionale de la Santé accepte, comme pièces justificatives d’avances faites dans le cadre de missions, des ordres de mission visés par des personnes non habilitées. En effet, il s’agit d’ordres de mission signés par le Directeur Régional de la Santé ou le Médecin-Chef en lieu et place du Chef de la circonscription administrative, comme l’exige la réglementation en vigueur</em> ».

Toutefois, l’apposition de visa sur les documents de voyage de mission par des personnes autres que les autorités administratives compétentes ne permet pas de s’assurer de la réalité de la mission effectuée.

Selon nos sources, le Régisseur de la Direction Régionale du Budget de Ségou a admis des factures irrégulières. Pendant la période sous revue, il a accepté 33 factures d’achat ne comportant pas de numéro d’identification fiscale. Ce manquement peut mettre un doute sur la qualité du fournisseur et conséquemment sur la réalité de la dépense.

Le Régisseur de la Direction Régionale du Budget de Ségou a  irrégulièrement certifié des factures. En violation de la réglementation en vigueur, il appose lui-même, en lieu et place du Comptable matières, les mentions de certification sur les factures. Cette pratique affaiblit la sincérité des achats, car le Régisseur assume deux fonctions incompatibles : le paiement de la dépense et l’attestation de la réalité de celle-ci.

Aussi, le Trésorier Payeur de Ségou justifie irrégulièrement les approvisionnements de la régie de la Direction Régionale de la Santé. Il utilise des Déclarations de Recette (DR) comme preuve d’approvisionnement de la régie alors que ces DR doivent uniquement être délivrés suite à des versements en numéraire ou par chèque d’un usager de l’administration ou encore pour justifier une compensation lors de la perception des recettes.

En bloc, de nombreuses anomalies affectent la gestion de la Direction Régionale du Budget de Ségou. Du coup, le détournement de fonds est érigé en système. Et le mot d’ordre  de cette « mangecratie » reste : « <em>bouffe et tais-toi, s’il en reste la nation pourra en bénéficier</em> ».

La Direction Régionale du Budget de Ségou dans son histoire n’a jamais connu une telle hémorragie financière. Pire, elle n’a jamais été confiée à une personnalité, aussi controversée que Karim Fomba : pendant ces trois dernières années, les caisses ont coulé. Comme le fleuve Niger dans son lit.  Et la fraude au sein de la structure dépasse l’entendement.  En chiffre, la Direction Régionale du Budget de Ségou a effectué des dépenses fictives de 122,74 millions de francs CFA

Mais comment le Directeur du Budget de Ségou, Karim Fomba, a ordonné des paiements indus de 54,74 millions de nos francs pour des travaux et fournitures non entièrement exécutés ? Et comment le Régisseur du Budget  a établi des fausses factures de dépenses ?

Des questions auxquelles nous donnerons des réponses dans notre prochaine parution.

<strong>Jean Pierre James</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Un éclairci de bonheur pour IBK :   Blanchi dans l’affaire Tomi Michel, Parrain des parrains</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/un-eclairci-de-bonheur-pour-ibk-blanchi-dans-laffaire-tomi-michel-parrain-des-parrains-2760703.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 05 Jun 2018 00:25:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Sentinelle</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[La justice française vient de prononcer un non-lieu en faveur de Michel Tomi. Suite aux enquêtes et investigations de la police et de la justice françaises, il n’existe pas de charges suffisantes contre Tomi Michel dans le cadre de l’enquête portant entre autres, sur : «blanchissement d’argent et trafic d’influence exercé auprès des décideurs politiques, agents publics, dans divers pays africains dont le Mali.
Les charges concernant le régime IBK se résumaient aux marchés conclus avec l’Etat malien ou des sociétés maliennes à travers la location et l’achat d’un avion, l’implantation des sociétés chinoises, de concession d’exploitation de mines d’or, achat de matériels et uniformes contractés avec le groupe Marck.
Tomi n’est pas le seul bénéficiaire du non-lieu. Il y a aussi Philipe Belin qui était accusé d’avoir commis le délit de corruption d’agents publics étrangers.
Ce sont toutes les charges qui tombent ainsi lavant du coup le président Malien Ibrahim Boubacar Keïta.
C’aurait pu être le bonheur parfait et source de grandes réjouissances pour le régime en place n’eut été les tristes événements du samedi dernier. Enfin, on fait avec…
<strong>B. Magassouba</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Affaire « Michel Tomi » : Non lieu prononcé en France</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/affaire-michel-tomi-non-lieu-prononce-en-france-2-2760399.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 04 Jun 2018 00:47:50 +0000</pubDate>
<dc:creator>22 Septembre</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Certains s’étaient servis de cette affaire, pour éclabousser le régime, avec IBK en tête. Aujourd’hui, la vérité a éclaté. </strong>(<strong>Allah yé tigné démé)</strong>

L’affaire dite « Michel Tomi » connaît enfin son épilogue. En effet la justice française vient de prononcer un « non-lieu » en faveur de Michel Tomi, « attendu qu’il ne résulte pas de l’information (judiciaire), charge suffisante contre » lui.

Les accusations qui pesaient sur Michel Tomi sont donc tombées. Et pourtant elles étaient graves et avaient fait les choux gras de certains journaux et les opposants en avaient fait leur gorge chaude. Comme dirait Jacques Chirac, « ça fait pschiiit ».

Voilà la liste exhaustive des accusations qui pesaient sur lui et qui tombent à l’eau : <strong>corruption d’agents publics étrangers</strong> s’agissant des marchés conclus avec l’Etat malien ou des sociétés maliennes (location et l’achat d’un avion, prestation de sécurité avec Gallice Security, implantation des sociétés chinoises, concession de l’exploitation d’une mine d’or, matériels et uniformes contractés avec le groupe Marck) ; <strong>blanchissement de trafics d’influence</strong> exercé auprès des décideurs politiques et agents publics dans divers pays d’Afrique dont le Mali ; <strong>corruption d’agents publics</strong> s’agissant de marchés de matériels ou d’uniformes policiers ou militaires contractés par le groupe Marck avec l’Etat malien.

Michel Tomi n’est pas le seul à avoir bénéficié du non-lieu. Il y a Philippe Belin qui était accusé d’avoir commis le délit de <strong>corruption d’agents publics étrangers</strong> s’agissant d’un marché de matériels ou d’uniformes contracté avec l’Etat du Mali en 2013.

Il faut rappeler que certains s’étaient servis de cette affaire « Michel Tomi » pour éclabousser le régime avec IBK en tête. Aujourd’hui, la vérité a éclaté (Allah yé tigné démé).

&nbsp;

<strong>Une correspondance particulière de </strong>

<strong>Adama Traoré (Paris)</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Affaire Michel Tomi :  Non lieu prononcé en France</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/affaire-michel-tomi-non-lieu-prononce-en-france-2760386.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 04 Jun 2018 00:30:15 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Dépêche</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[L’affaire dite « Michet Tomi » connait son épilogue. En effet la justice française vient de prononcer un « non-lieu » en faveur de Michel Tomi, « attendu qu’il ne résulte pas de l’information (judiciaire), charge suffisante contre » lui.

Les accusations qui pesaient sur Michel Tomi sont donc tombées. Et pourtant elles étaient graves et avaient fait les choux gras de certains journaux et les opposants en avaient fait leur gorge chaude. Comme dirait Jacques Chirac, « ça fait pschiiit ».

Voilà la liste exhaustive des accusations qui pesaient sur lui et qui tombent à l’eau : corruption d’agents publics étrangers s’agissant des marchés conclu avec l’Etat malien ou des sociétés maliennes (location et l’achat d’un avion, prestation de sécurité avec Gallice Security, implantation des sociétés chinoises, concession de l’exploitation d’une mine d’or, matériels et uniformes contractés avec le groupe Marck) ; blanchissement de trafics d’influence exercé auprès des décideurs politiques et agents publics dans divers pays d’Afrique dont le Mali ; corruption d’agents publics s’agissant de marchés de matériels ou d’uniformes policiers ou militaires contractés par le groupe Marck avec l’Etat malien.

Michel Tomi n’est pas le seul à avoir bénéficié du non-lieu. Il y a Philippe Belin qui était accusé d’avoir commis le délit de corruption d’agents publics étrangers s’agissant d’un marché de matériels ou d’uniformes contracté avec l’Etat du Mali en 2013.

Il faut rappeler que dans cette affaire de Michel Tomi, certains avaient profité pour éclabousser le régime avec IBK en tête. Aujourd’hui, la vérité a éclaté (Allah yé tigné démé).

&nbsp;

<strong>Adama Traoré (Paris)</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Accusation de surfacturation d’avions de chasse : Le ministre Tiénan Coulibaly répond à Tiébilé Dramé</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/accusation-de-surfacturation-davions-de-chasse-le-ministre-tienan-coulibaly-repond-a-tiebile-drame-2754146.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 01 May 2018 01:26:32 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Challenger</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>En réponse aux accusations relatives à la surfacturation des avions de chasse  que l’Etat a commandés au Brésil et au coût de formation des pilotes jugé trop élevé, Tiénan Coulibaly, ministre de la Défense et des anciens combattants, s’est expliqué devant la presse. C’était au Centre d’Information Gouvernementale du Mali lors du compte</em>-rendu du Conseil des ministres du vendredi 27 avril dernier.</strong>

Par rapport à l’accusation de surfacturation des avions que l’Etat avait en commande au Brésil, le ministre de la défense précise qu’en 2015 l’Etat a signé un contrat avec une société brésilienne pour l’achat de 6 avions de chasse de marque Super Tucano. « C’est le contrat qui détermine l’échéancier avec lequel l’achat se fait, l’échéancier selon lequel les avions sont fabriqués, les pilotes sont formés et selon lequel les avions sont livrés », explique le ministre.

Selon lui, le Mali étant un pays pauvre malgré la volonté du Président IBK concernant l’adoption de la loi de programmation militaire et la volonté de donner beaucoup de ressources pour les services de défense et de sécurité, il est arrivé que l’échéancier que l’Etat avait avec les brésiliens a pris un certain retard. « Suite à ce retard, il a été proposé aux autorités maliennes et ensuite aux partenaires brésiliens qu’ils révisent le contrat et que l’on ramène le nombre d’avions de 6 à 4. Ce qui a été fait et bien sûr, les prix ont été ajustés en conséquence pour 4 avions et non pour 6 », précise-t-il.

A l’en croire, les avions sont prêts à être livrés mais ils attendent seulement la fin de la formation des pilotes. Pour couper court aux rumeurs, il précise que le prix de 6 avions n’a été dépensé pour 4 avions.

A la question relative à la formation des pilotes, le ministre explique que « les avions que nous achetons sont des aéronefs, des avions de chasse, de transport des troupes, des hélicos de combat comme de transport des troupes, des avions de reconnaissance et les pilotes sont formés en fonction des avions qu’ils doivent pilotés et cela n’a rien à voir avec la formation commune qu’ils font à la base ».

<strong>Bourama Camara</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Publication du bilan macabre de nos forces armées : Le Président du PARENA reprend du service !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/publication-du-bilan-macabre-de-nos-forces-armees-le-president-du-parena-reprend-du-service-2753926.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 30 Apr 2018 00:14:10 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Sursaut</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Encore une fois, mercredi le président du Parti pour la Renaissance Nationale (PARENA), Tiébilé Dramé, était à la Maison de la Presse, avec la même rengaine : dénonciation de nouveaux moyens de combat et publication du bilan macabre de nos forces armées et de sécurité. Cette conférence de presse s’est tenue en présence du chef de file de l’opposition malienne, l’honorable Soumaila Cissé.</em></strong>

Il ne s’agissait pas de donner une quelconque solution aux plus hautes autorités pour endiguer le phénomène  du terrorisme, encore moins d’informer sur les actualités de son parti par rapport aux échéances électorales, mais plutôt selon lui-même, de dénoncer : « les milliards destinés à l’armée malienne sont détournés ». Durant cette conférence de presse, le Parti pour la Renaissance Nationale a fait savoir à travers son président M. Dramé que l’on ne peut pas leur accuser pour avoir porté atteinte au « secret de défense ». Cela pour la simple raison que :« <em> le président de la République et ses gouvernements ont eux-mêmes ouvert les portes des casernes pour montrer aux téléspectateurs les avions de transport et les hélicoptères. Donc, ils sont mal venus de nous accuser de parler de ce qu’ils ont eux-mêmes exhibé à la télévision et dans les journaux</em> ».

Par la suite, Tiébilé Dramé a abordé son exercice favori, la publication du bilan macabre. A cet effet, il dira qu’en 2017, 716 personnes ont perdu la vie au Mali. Parmi elles, 245 militaires maliens. Il affirmera que durant les trois premiers mois de 2018 on a enregistré la mort d’au moins300 personnes dont 51 militaires maliens et 6 internationaux.

Il a par la suite fait une mise au point sur le décalage entre acquisition de moyens et insécurité. Cela pour revenir  sur l’attaque du camp militaire de Soumpi (Niafunké, région de Tombouctou) le 27 janvier dernier. D’après lui, quatorze soldats maliens ont perdu la vie ce jour, avec près de 20 blessés, des véhicules et du matériel de guerre ont été emportés par les assaillants qui ont plus tard exhibé leur butin. Les hélicoptères de combat dont l’achat a été tant médiatisé ne sont pas entrés en action ni pour secourir les blessés ni pour anéantir les agresseurs, selon lui.

« Où étaient les hélicoptères de combat le 27 janvier ? Etaient-ils en état de voler ? Etaient-ils vraiment en état de combattre ? » s’est-il interrogé.

Selon le président du PARENA les dirigeants du pays ont pris de la liberté incroyable par  rapport à l’orthodoxie. «  Ce qui leur a amené à acheter un vieil hélicoptère et à le payer en espèces » a-t-il déclaré pour affirmer  que les ressources qui sont destinées aux FAMAS ne sont pas utilisées à bon échéant.

Quant au Chef de file de l’opposition malienne, l’honorable Soumaïla Cissé, il a profité de l’occasion pour annoncer l’agression que le maire de l’URD à Konsiga, une commune du cercle de Yélimané a subi hier à son domicile. Il a  affirmé que le domicile du maire a été incendié mardi dans la soirée et qu’à présent, il n’ya pas de force de l’ordre à Konssiga. « Le maire est en exil actuellement à Yélimané. S’il y a insécurité dans le nord, il y a insécurité dans le centre. Yélimané est l’extrême-ouest du Mali. Quant-il s’agit des responsables de l’opposition, il n’y a aucune sécurité. Je pense que c’est par l’information, par l’action de la société civile que nous allons mettre de l’ordre dans ce pays » a déclaré le chef de file de l’opposition.

<strong>Par Mariam Sissoko</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Mali : imbroglio autour des accusations de Tiébilé Dramé contre IBK</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/mali-imbroglio-autour-des-accusations-de-tiebile-drame-contre-ibk-2753758.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 28 Apr 2018 09:12:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="lead"><strong>Alors que l'opposant Tiébilé Dramé accuse le président Ibrahim Boubacar Keïta de gaspiller les ressources de l’armée, des doutes pèsent sur l'existence même des "rapports confidentiels" avancés comme preuve de la fraude par le leader du Parena. La charge est-elle sérieuse, ou s'agit-il d'une simple passe d’armes pré-électorale ?</strong></p>
Bluff opportuniste ou révélation d’une grave fraude ? À quelques mois de <a href="http://www.jeuneafrique.com/mag/539326/politique/presidentielle-au-mali-ladema-fait-cavalier-seul/">la présidentielle du 29 juillet</a>, Tiébilé Dramé, le président du Parti pour la renaissance nationale (Parena), dévoilait d’une mine grave, le 25 avril, devant un parterre de journalistes, le « dossier le plus scandaleux » du mandat d’IBK. En cause : des « micmacs et détournements » liés à des dépenses publiques à destination de l’armée.

<a href="http://www.jeuneafrique.com/448452/politique/mali-tiebile-drame-reclamons-retrait-projet-de-revision-constitutionnelle/">Le parti d’opposition</a> affirme en détenir la preuve. Laquelle serait contenue dans deux rapports confidentiels exposant certaines irrégularités commises par le gouvernement, à partir de 2015, concernant des dépenses liées à l’achat de véhicules, d’aéronefs et à la formation de militaires maliens, réalisés dans le cadre de la loi d’orientation et de programmation militaire (LOPM) votée cette année-là.

<strong><em>Les rapports évoquent des condensés choquants d’anomalies volontaires », affirme Tiébilé Dramé</em></strong>

Ces documents « sont des condensés choquants d’anomalies volontaires, de violations grossières et délibérées des règles de comptabilité publique, dans le seul but de piller les maigres ressources d’un pays en guerre qui se bat pour sa survie », confirme à <em>Jeune Afrique</em> Tiébilé Dramé. Celui-ci affirme en outre que le Trésor public malien aurait perdu 2,1 milliards de francs CFA dans certaines opérations de change réalisées en dollars.

Des révélations qui font pourtant sourire dans les couloirs de la présidence malienne. « On dirait que la visite réussie du président à Ségou en a irrité certains à Bamako », affirme à JA une source au palais de Koulouba. Les déclarations du Parena coïncident en effet avec la tournée très médiatisée du président Ibrahim Boubacar Keïta à Ségou, perçue par l’opposition comme une « campagne » anticipée. Présent sur les lieux depuis le 24 avril, IBK y a, entre autres, inauguré un échangeur multiple, l’amphithéâtre de l’université, tout en posant la première pierre du campus universitaire de Ségou…
<h2>Quid des rapports ?</h2>
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<div id="video_player_2292" class="vjs-controls-disabled vjs-user-inactive vjs-has-started vjs-waiting vjs-vast-ad-loading vjs-paused">Reste que les preuves avancées par l’opposant sont relativement floues. Selon Tiébilé Dramé, l’un des rapports « confidentiels » est l’œuvre d’un cabinet privé dont le nom reste inconnu. Et le second « a été fait par le bureau du Vérificateur général, daté du mois d’octobre 2017 », précise-t-il à JA.</div>
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Et pourtant… les responsables du bureau du Vérificateur général se montrent surpris par cette révélation. « Nous avons remis au président de la République un rapport unique portant sur des dépenses tenues secret défense, mais ce rapport porte sur des dépenses couvrant la période de 2010 à début 2014 », explique un des responsables du bureau du Vérificateur général. Rien, donc, concernant l’année 2015, pourtant évoquée par l’opposant.

<strong><em>Aucun cabinet privé n’a été mandaté pour procéder à ces vérifications », nuance une source à Koulouba</em></strong>

Même son de cloche du côté de la présidence : « Aucun cabinet privé n’a été mandaté pour procéder aux vérifications des dépenses exécutées dans le cadre de la loi d’orientation et de programmation militaire », affirme une source à Koulouba.

Quant au second rapport, supposément réalisé par le Vérificateur général, « nous n’en avons pas connaissance », souligne notre source, qui ajoute que « la Cellule d’appui aux structures de contrôle de l’administration (CASCA), qui reçoit tous les rapports d’audit, ne l’a pas eu non plus ».

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<div class="read-also-heading"><strong> Par jeuneafrique.com</strong></div>
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<title>Au Mali, l’opposition accuse IBK de gaspiller les ressources de l’armée</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/au-mali-lopposition-accuse-ibk-de-gaspiller-les-ressources-de-larmee-2753317.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 26 Apr 2018 12:10:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<div id="module"><span class="FullArticleTexte">Au Mali, le parti d'opposition, Parti pour la renaissance nationale (Parena), accuse le président Ibrahim Boubacar Keïta de gaspiller les ressources de l'armée.
Dans une conférence de presse, le Parena a dénoncé des « micmacs et détournements » dans les achats d'équipements destinés aux militaires maliens. « Plus le président et ses ministres parlent de nouvelles acquisitions de moyens de défense, plus l'insécurité augmente », relève le parti qui s'interroge sur la vraie destination de centaines de milliards votés par l'Assemblée nationale pour mettre l'armée dans les conditions de combattre la menace jihadiste, en référence à la loi quinquennale de programmation militaire adoptée en 2015.

Le Parena s'interroge en particulier sur l'exécution d'un contrat signé en juin 2015 avec une entreprise brésilienne pour la vente de six avions de combat A-29 Super Tucano.

« Cette fois-ci, il s’agit d’aéronefs, d’équipements de l’armée de l’air pour pouvoir combattre les jihadistes. Le gouvernement a annoncé qu’il amenait beaucoup de milliards pour en acquérir six. Le président a reconnu que quatre sont commandés, on n’a rien vu jusqu’à présent. Nos investigations ont montré qu’il y a eu le décaissement du prix des six. Mais le problème n’est pas là. C’est que les quatre, on ne les a pas encore vus. Et entretemps, ceux qui ont été acquis ne volent pas. Donc nous demandons ce qui se passe. Est-ce que l’argent n’a pas été investi dans de la pacotille ? C’est cela notre inquiétude. Ça, c’est le dossier le plus scandaleux.

<strong>RFI: Est-ce que vous avez des preuves pour parler de gaspillage des dépenses militaires ?</strong>

Oui. Des preuves, ça c’est toujours discutable, c’est vrai. Mais les preuves que nous avons, nous savons qu’il y a eu deux audits et nous savons que présentement, le président de la République détient par-devers lui des rapports accablants sur les dépenses catastrophiques au niveau de l’armée. Mais il n’en a pas fait cas, personne n’a été inquiété, la justice n’a pas été saisie. Et nous savons que les deux rapports existent », estime Djiguiba Keïta, numéro deux du Parena.</span>
<div class="clear"></div>
<div>Par <strong>RFI</strong></div>
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</item>

<item>
<title>Une quarantaine d’ONG se coalisent contre la corruption : Un bureau de 15 membres mis en place</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/une-quarantaine-dong-se-coalisent-contre-la-corruption-un-bureau-de-15-membres-mis-en-place-2753246.html</link>
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<pubDate>Thu, 26 Apr 2018 06:21:19 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="article_abstract">L’historique de la création de la coalition, les points de ses activités ; le rapport de l’étude sur la corruption ; les perspectives, ont été entre autres points expliqués par les membres du nouveau bureau de cette coalition présentés hier mardi 24 avril 2018 aux hommes et femmes des médias.</p>
Financé par OSIWA, une quarantaine d’ONGS s’est désormais engagé à lutter contre le phénomène de corruption au Mali. Selon le président de la Coalition, Souleymane Dembélé, le projet « actions concertées de lutte contre la corruption au Mali » est une contribution de l’ONG AFAD et ses partenaires aux efforts de l’Etat Malien dans la lutte contre la corruption et l’enrichissement illicite. Le projet est conçu et mis en œuvre dans sa première phase dans le District de Bamako par l’ONG AFAD en collaboration avec le réseau Réussir la Décentralisation(RLD) sur financement d’Open Society Initiative for West Africa(OSIWA), a-t-il indiqué. Les conférenciers ont fait savoir que l’un des axes stratégiques du projet sera la mise en place d’un mécanisme inclusif et citoyen de lutte contre la corruption au Mali. Les objectifs de la coalition seront  donc de fédérer les énergies des acteurs de la société civile afin de contribuer à la lutte contre la corruption et l’enrichissement illicite à travers l’adoption  et la mise en œuvre d’une stratégie d’influence des politiques et d’information, de sensibilisation des populations pour un changement de comportement. Selon les membres du bureau d’autres objectifs seront de conduire à l’endroit des décideurs politiques, administratifs et juridiques, des actions soutenues de veille citoyenne, de dénonciation et de plaidoyer et de lobbying en vue de les amener à enclencher ou redynamiser le processus de répression contre la corruption. La coalition entend également organiser et former les acteurs de la société civile et les médias engagés dans la lutte contre la corruption afin de contribuer à l’éducation civique et morale des populations à travers l’organisation et la mise en œuvre de campagnes soutenues d’information, d’éducation et de communication. Depuis sa création, la coalition a réalisé un certains nombres d’activités, à savoir la formation de ses membres ; les hommes de médias, les artistes ; l’enregistrement des débats télévisés. Selon les membres du bureau, leurs perspectives seront de rencontrer tous les partenaires œuvrant dans le domaine ; organiser des débats télévisés sur Africable ; organiser des sessions d’interpellations des autorités ; nommer des  des ambassadeurs de la lutte contre la corruption au Mali.

<strong>Fakara Faïnké</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Tiébilé Dramé, président du Parena face à la presse hier : ‘’Le régime d’IBK ne peut pas amener le Mali ni à la paix, ni à la réconciliation, ni à la sécurité’’</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/tiebile-drame-president-du-parena-face-a-la-presse-hier-le-regime-dibk-ne-peut-pas-amener-le-mali-ni-a-la-paix-ni-a-la-reconciliation-ni-a-la-securite-2753229.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 26 Apr 2018 05:47:26 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="article_abstract">Le Président du Parti pour la renaissance nationale (Parena), Tiébilé Dramé, ancien ministre du Mali a animé une conférence de presse, hier, mercredi 23 avril 2018 à la Maison de la presse de Bamako sur le thème : « 2013-2018: cinq années de mauvaise gouvernance, les cas récents ». Mais au delà de cette thématique, le conférencier a mis l’accent sur d’autres sujets d’actualité comme l’élection présidentielle du 29 juillet 2018, la corruption, la surfacturation, l’insécurité, entre autres. Selon l’opposant Tiébilé Dramé, malgré l’insécurité croissante, les milliards destinés à l’armée sont détournés. Parlant de l’élection présidentielle à venir, Tiébilé Dramé à fait savoir que la signature du manifeste de la coalition pour l’alternance est prévue pour le dimanche 29 avril prochain au Palais de la culture. « S’il n’y’a pas de changement en juillet prochain, l’avenir du Mali est compromis… La solution à la stabilisation du Mali réside dans l’alternance. Ce régime ne peut pas amener le Mali ni à la paix, ni à la réconciliation, ni à la sécurité », a-t-il martelé. Répondant à IBK, Tiébilé Dramé fait savoir que si le « peuple malien se mobilise Boua sera obligé de décrocher ». Tout au long de cette conférence de presse qui a duré plus d’une heure de temps, l’opposant Dramé a dénoncé une panoplie de malversations du pouvoir en place.</p>

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Plusieurs personnalités ont pris part à cette conférence de presse dont le chef de file de l’opposition, l’honorable Soumaïla Cissé, les responsables du Parena comme Me Amidou Diabaté, Djiguiba Keïta (PPR), Seydou Cissé, l’honorable Mody N’Diaye de l’URD et bien d’autres. Dans un document remis à la presse intitulé : <em>« Achat d’équipements pour l’armée malienne ; micmacs et détournements : un hélicoptère super puma payé en espèces, le mystère des avions Bresiliens !</em> », le Parena décrit comment les ressources publiques destinées aux forces armées de sécurité sont détournées et pillées par les autorités maliennes.

Selon le président du Parena, malgré l’insécurité croissante, les milliards destinés à l’armée sont détournés. <em>« En 2017, 716 personnes ont perdu la vie au Mali. Parmi elles, 245 militaires maliens. Les trois premiers mois de 2018 ont enregistré la mort d’au moins 300 personnes dont 51 militaires maliens et six internationaux. Les Maliens ont, en effet, le droit de s’interroger sur l’effectivité des moyens acquis en regardant au-delà du tapage médiatique de la montée en puissance de nos forces. Ils ont le devoir de s’interroger sur la vraie destination des centaines de milliards votés par l’Assemblée Nationale pour mettre l’armée dans les conditions.  En février 2015, l’Assemblée Nationale a voté une loi d’orientation et de programmation militaire (LOPM) ; pour le quinquennat 2015-2019, 1230 milliards de FCFA ont, ainsi, été prévus pour des dépenses relatives à l’augmentation des effectifs de l’armée, la construction d’infrastructures, l’amélioration des conditions de vie des soldats, le formation et l’achat d’équipements militaires et de matériels de guerre</em> », indique le document du Parena.

Aux dires des responsables du parti, les dépenses dans le cadre de la LOPM ont donné lieu à des détournements de deniers publics et d’énormes surfacturations. « <em>Le 17 mai 2016, le PARENA avait écrit au Vérificateur Général pour dénoncer un marché douteux de livraison de 42 pick-ups aux patrouilles. Selon le quotidien l’Essor du 18 avril 2016, les 42 pick-ups ont été facturés au Trésor public à 2.300.000.000 de FCFA, soit environ 54 millions de FCFA l’unité. Le Bureau du Vérificateur Général n’a pas réservé de réponse à la lettre de notre parti</em> », révèle le document du Parena. Le président du parti, Tiébilé Dramé a fait savoir que le président de la République est en possession des rapports confidentiels de deux missions d’audit conduites par un cabinet privé et une structure publique.

<em>« Il s’agit de rapports de vérification des dépenses exécutées dans le cadre d’une douzaine de contrats conclus par le Gouvernement pour doter les FAMAS de moyens terrestres et aériens. Ces rapports sont des condensés choquant d’anomalies volontaires, de violations grossières et délibérées des règles de la comptabilité publique dans le seul but de piller les maigres ressources d’un pays en guerre qui se bat pour sa survie. La quasi-totalité des contrats examinés par le cabinet privé présentent des irrégularités et/ou vices de forme : (pas de signature de l’autorité contractante, pas de visa ou de signature du contrôle financier)</em> », a souligné l’opposant Dramé.

Donnant des exemples tirés du rapport d’audit, le conférencier a indiqué qu’un Super PUMA d’occasion est acheté en Irlande et payé en espèces ! Près de 3,5 milliards de FCFA, dit-il, ont été déboursés pour payer, cash, un hélicoptère de transport type « Super Puma » en violation de toutes les règles élémentaires de procédure d’achat. Présenté à la presse au moment de son acquisition, le conférencier  a souligné que cet hélicoptère est cloué au sol malgré l’achat de pièces de rechange à hauteur de 3 milliards de FCFA.

<em>« En payant par espèces un hélicoptère entier, le Gouvernement du Mali s’est donné à une pratique digne de la mafia</em> », précise le document du Parena. Entre le 23 et le 26 mars 2018, le parti de l’opposition rappelle que le nouveau Premier ministre s’est rendu à Kidal, Gao, Tombouctou et au centre du pays. <em>« Il a évité les hélicoptères Super PUMA de l’armée malienne pour voyager à bord d’un hélicoptère des Nations Unies. Malgré les milliards engloutis dans l’achat de pièces de rechange, les Super Puma maliens tombent souvent en panne. L’on a, ici, une claire indication que le gouvernement a préféré acquérir de vieux appareils dans des conditions douteuses (paiement en espèces d’un des deux Super PUMA) plutôt que d’investir dans des hélicoptères à même de voler. La mauvaise utilisation des ressources financières destinées à nos forces dans ce contexte de guerre contre le terrorisme est un immense scandale d’Etat. C’est parmi les plus grands scandales financiers de l’ère IBK, c’est sans doute le plus grand scandale politico-financier depuis l’indépendance du Mali. Jamais les ressources publiques n’ont été dilapidées avec tant de cynisme. Le président, les premiers ministres et les ministres concernés doivent s’expliquer et tirer toutes les conséquences des actes posés. En guerre et exsangue, notre pays ne mérite pas d’être gouverné ainsi</em> », lit-on dans le document élaboré par le Parena.

<strong><em>Tiébilé répond à IBK : « Si le peuple malien se mobilise, Boua sera obligé de décrocher »</em></strong>

En réponse aux questions des journalistes, Tiébilé Dramé a dénoncé la surfacturation de l’avion présidentiel, de l’engrais frelaté, des 1000 tracteurs, des matériels militaires comme les chaussettes, le projet routier présidentiel comme le pont de Kayes etc. concernant les élections présidentielles, Tiébilé Dramé a signalé que la signature du manifeste de la coalition pour l’alternance est prévue pour le dimanche 29 avril prochain au Palais de la culture.

<em>« S’il n’y a pas de changement en juillet prochain, l’avenir du Mali est compromis… Il est évident que le gouvernement ne peut rien faire en trois mois, ce qu’il n’a pas pu faire durant ces dernières années. La solution à la stabilisation du Mali réside dans l’alternance. Ce régime ne peut pas amener le Mali ni à la paix, ni à la réconciliation, ni a la sécurité. Ce régime à échoué. Nous dévons conjuguer les efforts pour réaliser l’alternance… Nous voulons la tenue des élections à date mais les élections bâclées ne seront pas acceptées. A Ségou, le Président a dit qu’il continue, si le peuple malien se mobilise, Boua sera obligé de décrocher. L’intérêt du pays, c’est que le président décroche. Il peut rendre service aux maliens en tirant les conclusions de son échec </em>», martelé Tiébilé Dramé.

Selon lui, le gouvernement a commencé l’organisation de l’élection présidentielle en retard. Par ailleurs, Il a mis l’accent sur les actions salvatrices de la Plateforme « Antè Abana » qui a empêché la révision constitutionnelle. Enfin, il dira qu’il est de la responsabilité du gouvernement d’assurer la sécurité sur toute l’étendue du territoire national.

Prenant la parole, le chef de file de l’opposition, l’honorable Soumaïla Cissé a félicité le Parena pour la tenue de cette conférence de presse. Selon lui, chaque fois qu’il y a la conférence du Parena, il y’a de la vérité. Avant d’évoquer l’insécurité à Konsiga dans le cercle de Yélimané (Région de Kayes). Selon Soumaïla Cissé, le maire URD de Konsiga (Tamassa Kébé) n’arrive pas à travailler. Aux dires de Soumaïla Cissé, le maire a été agressé chez lui, sa maison a été brulée et il est actuellement en exil. Il a invité les autorités maliennes à prendre leurs responsabilités pour trouver une solution idoine à ce problème qui dure depuis longtemps.

<strong>Aguibou Sogodogo</strong>

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<title>Achats des équipements roulants et hélicoptères des Famas : Tiébilé Dramé révèle  le détournement de plusieurs milliards de FCFA</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/achats-des-equipements-roulants-et-helicopteres-des-famas-tiebile-drame-revele-le-detournement-de-plusieurs-milliards-de-fcfa-2753217.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 26 Apr 2018 05:37:05 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Indicateur du Renouveau</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Au cours d’une conférence de presse tenue hier à la Maison de la presse, le président du Parti pour la renaissance nationale (Parena), Tiébilé Dramé, a révélé le détournement de plusieurs milliards de F CFA dans l’achat des 42 pickups et des hélicoptères par les autorités. « Des milliards ont été dilapidés pour rien. Les hélicoptères de combat dont l’achat a été tant médiatisé ne sont pas entrés en action ni pour secourir les blessés ni pour  secourir les blessés ni pour anéantir les agresseurs », a déploré M. Dramé.</strong>

C’est une enquête du Parti pour la renaissance nationale qui vient de lever le voile sur les malversations qui ont entouré les marchés des équipements roulants au nombre de 42 pickups et des hélicoptères de chasse et de combat. Selon le document remis à la presse, malgré l’insécurité croissante, les milliards destinés à l’armée sont détournés. « Depuis au moins un an, le président de la République et le gouvernement ne ratent aucune occasion pour célébrer  la remise d’équipements à nos forces armées. D’importants moyens auraient été acquis pour mettre nos forces en état d’accomplir leur mission sacrée de défense de notre pays », ironise le bélier en chef. « Les propagandistes du régime mettent notamment l’accent sur l’achat d’avions et d’hélicoptères du transport de troupes ou de combat. A l’en croire, l’armée de l’air a poussé des ailes. Jamais un président de la République n’avait fait autant pour les forces armées et de sécurité selon le ministre de la sécurité lors d’une interview avec des animateurs de radio en langue bamanankan… »

Tiébilé Dramé a rappelé que dans Jeune Afrique N 2969 du 3 décembre 2017, le président de la République lui-même n’a pas manqué de clamer ceci : « nous avons fait un effort budgétaire considérable pour doter les forces d’armements modernes, notamment d’une aviation. Sont acquis ou en voie de l’être quatre hélicoptères Puma et MI-35, quatre avions d’attaque super Tucano brésiliens, trois avions de transport casa et Y-12 chinois. Quand je suis arrivé aux affaires, notre aviation, qui eut ses heures de gloire, était à l’image de l’Etat malien : réduite à néant. Aujourd’hui, elle renait, à l’instar du Mali ». « Malheureusement pour les Maliens, plus le président et ses ministres parlent de nouvelles acquisitions, plus l’insécurité augmente », a souligné Tiébilé Dramé lors de la conférence de presse à la Maison de la presse. Pour preuve, dit-il, en 2017, « 716 personnes ont perdu la vie au Mali. Parmi elles, 245 militaires maliens. Les trois premiers mois de 2018 ont enregistré la mort d’au moins 300 personnes dont 51 militaires maliens et six internationaux ».

« Le décalage entre acquisition de moyens et insécurité a été illustré à plusieurs occasions, notamment lors de l’attaque du camp militaire de Soumpi le 27 janvier dernier. Quatorze soldats maliens ont perdu la vie ce jour, près de 20 blessés. Des véhicules et du matériel de guerre ont été emportés par les assaillants qui ont plus tard exhibé leur butin. Les hélicoptères de combat dont l’achat a été tant médiatisé ne sont pas entrés en action ni pour secourir les blessés ni pour  secourir les blessés ni pour anéantir les agresseurs. Où étaient les hélicoptères de combat le 27 janvier ? », s’interroge-t-il.

Selon nos informations, les dépenses dans le cadre de la Loi d’orientation et de programmation militaire ont donné lieu à des détournements de deniers publics d’énormes surfacturations. « Un super PUMA d’association acheté en Irlande et payé en espèces. Près de 3,5 milliards de FCFA ont été déboursées pour payer cash un hélicoptère de transport type  Super Puma  en violation de toutes les règles élémentaires de procédure d’achat… »

Présenté à la presse au moment de son acquisition, cet hélicoptère est cloué au sol malgré l’achat de pièces un hélicoptère entier, le gouvernement du Mali s’est donné à une pratique digne de la mafia, ajoute-t-il.

« Un second Super PUMA a été acheté à 3,9 milliards de FCFA auprès d’Airbus. Les termes et conditions de ce contrat sont  inconnus. Le document du contrat est tout simplement illisible selon le cabinet d’audit. Entre le 23 et 26 mars 2018, le nouveau Premier ministre s’est rendu à Kidal, Gao, Tombouctou et au centre du pays. Il a évité les hélicoptères Super Puma maliens qui tombent souvent en panne. L’on a, ici, une claire indication que le gouvernement a préféré acquérir de vieux appareils dans des conditions douteuses  plutôt que d’investir dans les hélicoptères à même de voler », selon le Parena.

Et de poursuivre qu’il y a un mystère des avions brésiliens : en juin 2015, le Mali a signé un contrat de 88,7 millions de dollars américains, soit environ 51,682 milliards, pour l’acquisition de 5 avions de guerre  Super Tucano. « Au lieu de 51, 7 milliards de FCFA initialement prévu, le contrat de juin a fait l’objet de 53,302 milliards de FCFA  d’engagement et de mandatement entre 2015 et 2017 par les services financiers de l’état. Une première tranche de 13,367 milliards a été liquidée en 2015. Une seconde tranche de 18,636 milliards a été payée en 2016. La  liquidation  de la troisième tranche de 21,298 milliards était prévue en 2017. Où sont donc passés les deux avions de guerre… ? ».

La valeur de ces deux avions est d’environ 20,7 millions de dollars, soit environ 11,2 milliards de FCFA.

<strong>Bréhima Sogoba</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Lutte contre la corruption : La Coalition des Organisations de la société Civile de lutte contre la Corruption et la Pauvreté mobilise les Hommes de médias et les artistes</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/lutte-contre-la-corruption-la-coalition-des-organisations-de-la-societe-civile-de-lutte-contre-la-corruption-et-la-pauvrete-mobilise-les-hommes-de-medias-et-les-artistes-2750850.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/corruption/lutte-contre-la-corruption-la-coalition-des-organisations-de-la-societe-civile-de-lutte-contre-la-corruption-et-la-pauvrete-mobilise-les-hommes-de-medias-et-les-artistes-2750850.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 16 Apr 2018 00:24:22 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>L’ONG Réseau « Réussir la Décentralisation RLD », en partenariat avec AFAD et OSIWA, a initié une formation sur la corruption à l’intention des Hommes des Médias et les Artistes. C’était du 9 au 11 avril 2018, à la Maison des Aînés. La cérémonie d’ouverture était présidée par Ahmed Sékou Diallo.</strong>

La définition de la corruption, les structures de l’Etat mises en place, à savoir le Vérificateur, l’Office Central de lutte contre la corruption, l’Office central de lutte contre l’enrichissement illicite ; le Contrôle Citoyen de l’Action Publique, les processus de la Décentralisation ont été entre autres au sujet de cet échange de 3 jours. Bien que l’Etat Malien ait mis de nombreuses structures pour lutter contre la corruption, ce phénomène continue à prendre de l’ampleur.

Les ONG au sein d’une Coalition entendent s’attaquer à ce phénomène qui devient inquiétant, source de la grande paupérisation de la grande masse de la population. Trois jours durant,  les artistes, les slameurs, les journalistes ont pu comprendre qu’est-ce que c’est que  la corruption, sa  définition à travers les sketchs organisés par le facilitateur, Yoro Diallo, conseiller à l’Office Central de Lutte contre la Corruption, les concepts utilisés ; les formes, les causes, les conséquences de la corruption.

Les journalistes et les artistes ont eu droit également à s’apparenter aux structures comme le Vérificateur ; l’Office Central de lutte contre la corruption et l’Office Central de lutte contre l’enrichissement illicite. Là, Mr Ousmane Traoré, conseiller à l’Office  Central de Lutte contre l’enrichissement illicite, juge de son état a dit que l’enrichissement illicite est l’augmentation substantielle du patrimoine de toute personne visée par l’article 3.

Le second, selon lui, est le train de vie de la personne. Il a expliqué le statut de l’office, son mandat. Il a précisé que l’Office est un organe d’investigation et non de répression. Selon lui, la déclaration des biens qui a créée polémique aujourd’hui, n’est qu’une mesure de prévention. Il a permis également aux journalistes et artistes de comprendre les opportunités, la pertinence, les lois prises dans le cadre de la lutte contre la corruption de l’indépendance jusqu’aujourd’hui. (L’opération taxi, la loi N° 8239AN-RM du 26 mars 1982 jusqu’à la loi créée en 2014 pour mettre en œuvre l’ordonnance N° 2015. Il a indiqué qu’avant même cette ordonnance des structures étaient là. C’est pour dire que la lutte contre le phénomène n’a pas commencé aujourd’hui.

Les journalistes et les artistes ont pu également comprendre le Contrôle Citoyen de l’Action Publique, les concepts de la Décentralisation et le processus mis en œuvre. Ainsi, le président de la Coalition, Souleymane Dembélé a invité les journalistes et  les artistes à s’engager dans la lutte contre le phénomène qui met notre pays en retard et le maintien dans la pauvreté. Selon lui, nous devons veiller pour la répartition des richesses équitables gage de stabilité sociale.

<strong>Fakara Faïnké</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Impôts et taxes assimilées au titre de 2017 : Le Centre de Kayes appelé à justifier un écart de 2 milliards</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/impots-et-taxes-assimilees-au-titre-de-2017-le-centre-de-kayes-appele-a-justifier-un-ecart-de-2-milliards-2750400.html</link>
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<pubDate>Fri, 13 Apr 2018 01:00:46 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le Contrôle général des services publics dresse, dans son rapport 2017, un constat inquiétant concernant la Direction Régionale des Impôts (DRI) de Kayes. De l’évaluation du système de contrôle interne jusqu’à l’analyse des contrôles sur pièces en passant par l’exhaustivité des recettes fiscales, les anomalies sont largement répandues et sans justification, indique ledit rapport</em></strong>.

Ayant contrôlé la gestion de 2017 de la Direction Régionale des Impôts (DRI) de Kayes, le Contrôle général des services publics a noté beaucoup d’irrégularités et d’insuffisances. Selon le rapport, la mission a relevé beaucoup d’anomalies par rapport à l’évaluation du système de contrôle interne.  Au niveau de la Direction Régionale des Impôts de Kayes, on peut noter la non-participation de la Direction Régionale des Impôts à l’élaboration de la prévision annuelle de Recettes fiscales à réaliser; l’inexistence d’états de rapprochements périodiques entre émissions et recouvrements de l’ensemble des centres des impôts de la Région; l’inexistence d’un registre des dossiers de réclamations des contribuables; le faible approvisionnement de la DRI de Kayes par la DGI en imprimés, pour élaborer les rôles et les états de liquidation; la non-participation de la Division Recherche et Vérification à l’élaboration du programme annuel de vérification de comptabilité de la DRI alors qu’elle rentre dans le cadre de ses attributions. En effet, les programmes annuels de vérification de comptabilité sont proposés par les Centres des impôts à la DRI et approuvés par la DGI; la faible utilisation de Sigtas pendant le processus de vérification (les mouvements des dossiers entre vérificateurs et Sdrav, absence de lien entre émissions et recouvrement d’une même année selon Sigtas 3.0) ; ce qui a pour conséquence l’absence de traçabilité ; la faible dotation par la DGI de la DRI de Kayes en véhicules, pour le recensement et le recouvrement des impôts et taxes dus. En effet, il n’existe que deux (2) véhicules : un véhicule de fonction pour le Directeur Régional et un véhicule pour le Centre des impôts de Kayes. Le constat est amer au niveau des centres des impôts. A ce niveau, la mission déplore la non-maîtrise de l’assiette fiscale en matière d’impôt sur le revenu foncier. A ce titre, il ressort que dans la plupart des cas, la valeur locative imposable est communiquée d’une façon verbale par les locataires aux agents chargés du recensement fiscal. D’autres anomalies soulignées au niveau des centres des impôts sont le non-dépôt, par les contribuables relevant de l’impôt synthétique, des documents requis auprès de l’administration fiscale conformément aux dispositions de l’article 53 du Livre de procédures fiscales (LPF) ; l’existence des déclarations mensuelles éditées et non enlevées sans aucune mise en demeure; l’inexistence d’un registre où sont consignées les demandes d’exonérations et d’exemptions accordées aux contribuables. S’y ajoute la non-maîtrise de la nouvelle version de Sigtas 3.0 par les agents ; le non-reversement journalier au Trésor des recettes encaissées par le Receveur des impôts de Kayes; le non-respect des dispositions du livre de procédures fiscales en matière de poursuite (Envoi des avis de paiement, mises en demeure, fermetures, saisies, ventes). En effet, durant la période, la mission a été surprise de n’avoir relevé aucune saisie ou de vente en matière de poursuite dans le cadre du recouvrement des arriérés d’impôts. En outre, ledit rapport met en exergue l’inexistence d’un registre ou d’une décharge attestant les versements effectués par les caissiers auprès du receveur;  le non-suivi régulier par le Receveur des valeurs détenues par les caissiers (vignettes autos, timbres fiscaux, etc.); le non rapprochement périodique par le receveur des valeurs livrées au niveau des guichets et les valeurs détenues par les caissiers (vignettes autos, timbres, etc.); l’absence d’arrêtés périodiques par le receveur du Registre des droits d’enregistrement.

<strong>De l‘exhaustivité des recettes fiscales</strong>

Par rapport à l’approbation des divers rôles d’impôts directs et Taxes assimilées, la mission a fait les constats ci- après: l’absence de décisions d’approbation des émissions d’impôts directs pour les centres des impôts de Diéma et Yélimané en 2014 ; l’absence de décisions d’approbation des émissions d’impôts directs pour les centres des impôts de Kayes, Kénièba, Bafoulabé, Yélimané et Diéma en 2015; l’absence de décisions d’approbation des émissions d’impôts directs pour les centres des impôts de Kayes et de Kita en 2016 ; l’absence, à la date du 06 septembre 2017, de décisions d’approbation des émissions d’impôts directs pour l’ensemble des centres des impôts relevant de la DRI de Kayes pour l’année 2017. A ce titre, le rapport indique que les montants recouvrés en 2017 ont été faits sans base juridique.

Au regard de ces insuffisances, et du poids du Centre des impôts de Kayes (plus de 90% des recettes fiscales intérieures de la Région) dans les prévisions annuelles de recettes de la DRI de Kayes, les travaux de la mission ont porté sur ce Centre où l’utilisation de Sigtas 10 g permet d’établir le lien entre émissions et recouvrements par année et par type d’impôt.

Le rapport indique que la vérification de la caisse du receveur du centre des Impôts de Kayes a fait ressortir la comptabilisation par avance d’un montant de 12 790 629 FCFA, sans encaissement, des droits de Timbres sur une attestation d’importation de véhicule particulier. « A la demande de la mission, le Receveur a régularisé cette situation en procédant au versement au Trésor dudit montant, suivant déclarations de recettes n° 032980 du 14 juillet 2017 et 013475 du 28 juillet 2017. Par rapport aux émissions, la mission a relevé, durant la période sous revue, une incohérence entre les émissions d’impôts au niveau de Sigtas, du Centre des Impôts et du receveur. Ainsi, le montant des émissions est de 13 662832 691 FCFA selon Sigtas; 14 731 131 623 FCFA selon le Centre des Impôts;13 173 103 778 FCFA selon le Receveur. En ce qui concerne les recouvrements, la mission a relevé une incohérence entre les recouvrements d’impôts au niveau de Sigtas, du Centre des Impôts et du receveur. Ainsi, le montant des recouvrements est de : 9 933 400 007 FCFA dans Sigtas ; 10 694 089 410 FCFA chez le Chef de Centre ; 11 588 503 980 FCFA chez le Receveur», peut on lire sur le rapport.

Concernant la vérification de la réalité des restes à recouvrer des impôts directs et indirects et Taxes assimilées du Centre des impôts de Kayes, la mission a relevé, durant la période sous revue, des restes à recouvrer dans Sigtas pour un montant de 3 729 432 674 FCFA contre des restes à recouvrer au niveau du Receveur d’un montant de 1 584 599 798 FCFA, soit un écart de 2 144 832 876 FCFA à justifier.

<strong>Quid des recommandations </strong>

Face à ces irrégularités, des recommandations ont été formulées par le Contrôle général des services publics.  A l’attention du Directeur Général des Impôts, le Contrôle recommande de : justifier la non approbation par décisions de la mise en recouvrement des impôts directs et taxes assimilées de Kayes, pour un montant de 4 706 060 750 FCFA; procéder à la mise en place d’une stratégie permettant une meilleure mobilisation de l’impôt foncier. A son tour, le Directeur Régional des Impôts de Kayes doit justifier la non mise en recouvrement par décision d’approbation des 5 567 175 642 FCFA d’impôts indirects, directs et taxes assimilées émis dans Sigtas ; approvisionner en imprimés les centres non informatisés, pour l’élaboration des états de liquidation.

Pour sa part, le rapport recommande au Chef de Centre des Impôts de Kayes de :adresser des lettres de mises en demeure aux contribuables dont les déclarations n’ont pas été enlevées ;régulariser dans Sigtas les émissions d’impôts d’un montant de 1 068 298 942 FCFA ;régulariser dans Sigtas le recouvrement de 1 655 103 973 FCFA effectué durant la période par le Receveur ; justifier l’écart de 760.689.403 FCFA représentant des montants d’impôts recouvrés sans émissions ;mettre en place un registre pour les exonérations ;procéder régulièrement au rapprochement des statistiques tenues par la division recettes et celles tenues par la section émission ;

Quant au Receveur du Centre des impôts de Kayes, la mission recommande de : justifier la non comptabilisation et la non mise en recouvrement d’impôts d’un montant de 489 728 903 FCFA émis dans Sigtas ;préciser les exercices et les numéros d’émissions des 17 163 045 821 FCFA d’arriérés d’impôts recouvrés durant la période sous revue ; justifier l’écart de 2 144 832 976 FCFA entre les restes à recouvrer dans Sigtas et ceux comptabilisés ; procéder à la signature d’un document matérialisant les échéanciers de paiement des impôts et taxes dus par les contribuables ; mettre en place un registre de suivi du mouvement des valeurs ; faire viser les états de versement des recettes par le chef de centre avant transmission au Trésor Public.

Après la Direction Régionale des Impôts (DRI) de Kayes à qui le tour ?

<strong>Wait and see</strong>

<strong>Ibrahim M.GUEYE</strong>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Amader : Des dizaines de millions injustifiées pour l’entretien des véhicules</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/amader-des-dizaines-de-millions-injustifiees-pour-lentretien-des-vehicules-2750422.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 13 Apr 2018 00:58:30 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La gestion financière 2015-2017 de l’Agence malienne pour le développement de l’électrification rurale (Amader) n’a pas échappé à la vigilance du Contrôle général des services publics. Cette structure a relevé plusieurs dysfonctionnements et irrégularités financières de l’Amader, dont les dépenses non autorisées, notamment le dépassement des prévisions au titre de l’entretien et la réparation des véhicules et motos. S’y ajoute l’ouverture de 4 comptes bancaires sans l’autorisation du ministre de l’Economie et des Finances</em></strong>.

Conformément à son mandat, le Contrôle général des services publics a réalisé, en 2017, trente-quatre (34) missions sur trente-six (36) programmées, soit un taux de réalisation de 94%. Ce dernier rapport a fait cas de terribles dysfonctionnements et irrégularités financières au sein de l’Agence malienne pour le développement de l’électrification rurale (Amader).

Concernant la vérification de l’existence et de l’application des conventions, accords internationaux, des textes législatifs et réglementaires, ledit rapport indique que la mission a relevé l‘ouverture de 4 comptes bancaires sans l’autorisation du ministre de l’Economie et des Finances, en violation des dispositions de l’article 61 du décret n°2014- 0349/P-RM du 22 mai 2014. Le même document révèle que les ressources propres ont été minorées d’un montant de 7 100 000 FCFA. Ce montant correspond à la somme des versements de 600 000 F CFA, 3 400 000 F CFA et 3 100 000 F CFA effectués respectivement en 2015, 2016 et 2017 sur le compte n°002001200514-04 Bnda, comme ressources propres, et qui n’ont pas été comptabilisés. Concernant la vérification de l’achat des biens et services (contrats simplifiés), il ressort que la mission a constaté que l’Amader ne respecte pas systématiquement les dispositions du Code des marchés publics et de ses textes d‘application relatifs à: l’expression de besoins; la demande de cotation écrite; la notification des contrats d’un montant; l’établissement de contrats simplifiés; l’absence de PV de réception relatif à l’achat des fournitures de bureau pour un montant de 4 039 140 FCFA (contrat n°04/ME/Amader du 03/11/14). En outre, le Contrôle général des services publics indique dans le même rapport qu’en 2015, l’Amader a, dans un premier temps, procédé à l’achat de consommables de bureau pour un montant de 1 165 545 FCFA en dépit du marché à la clientèle F15-01/Amader signé le 18 juin 2015 à cet effet. Dans un second temps, le rapport précise que courant l’année 2015, l’Amader n’a pas respecté les prévisions budgétaires relatives à l’entretien et réparations de véhicules. En effet, les dépenses sur ce poste se sont élevées à 35 877 310 FCFA, contre une prévision budgétaire de 20 750 000 FCFA, soit un dépassement de 15 127 310 FCFA.

La gestion des ressources humaines laisse à désirer. A ce titre, il ressort du document que la mission a constaté d’une part l’inexistence de contrats de travail entre l’Amader et deux fonctionnaires en disponibilité. Il s’agit du chef de la Cellule suivi-évaluation et informatique et du chef de service Gestion durable des ressources bois, énergie. Leurs contrats ont pris fin en 2015. D’autre part, les auditeurs ont décelé le        non-reversement des prélèvements obligatoires (Inps et AMO) portant sur la somme de 1 837 443 F.CFA sur les prestations du consultant, M. Aliou Maïga. « En effet, 5 729 622 FCFA ont été versés contre 6 635 400 FCFA au titre des mois de novembre, décembre 2015, janvier, février, mars 2016 et 8 357 895 FCFA ont été versés contre 9 289 560 FCFA au titre des mois de janvier à juillet 2017 », indique le rapport.

C’est dans cette logique que des recommandations ont été formulées. A l’attention du Président-directeur général de l’Amader, le Contrôle général des services publics recommande de  régulariser en demandant l’autorisation préalable du ministre de l’Economie et des Finances l’ouverture des différents comptes bancaires de l’Amader; établir les contrats de travail entre l’Amader et les fonctionnaires en détachement; justifier les dépenses non autorisées d’un montant total de 15 127 310FCFA à savoir le dépassement des prévisions au titre de l’entretien et réparation des véhicules et motos en 2015; justifier le montant de 1 165 545 FCFA au titre des consommables de bureau alors qu’un marché à clientèle a été conclu; établir les expressions de besoin, les bordereaux de livraison ou d’attestation de services faits; établir des contrats simplifiés pour toutes les acquisitions de biens et services dont le montant est supérieur à 500 000 FCFA et inférieur au seuil de passation des marchés conformément au Code des marchés publics.

A l’agent comptable il recommande de recouvrir et reverser le montant de 1 837 443 FCFA concernant les prélèvements obligatoires (Inps et AMO) pour le consultant M. Aliou Maïga et enfin procéder à l’enregistrement de toutes les ressources propres.

<strong>Affaire à suivre                                          </strong>

<strong>Ibrahim M.GUEYE</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>ONG&#45;AFAD : Journalistes et artistes à l’école de la lutte contre la corruption et le contrôle de citoyen de l’action publique</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/ong-afad-journalistes-et-artistes-a-lecole-de-la-lutte-contre-la-corruption-et-le-controle-de-citoyen-de-laction-publique-2750455.html</link>
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<pubDate>Fri, 13 Apr 2018 00:08:31 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Contribuer à la lutte contre la corruption et l’enrichissement illicite à travers l’adoption et la mise en œuvre d’une stratégie adaptée d’influence des politiques et d’informations ; tout en sensibilisant les populations pour un changement de comportement. Voilà, l’objectif de l’atelier de formation initié par l’association des formations et d’appuis  au développement (AFAD) en collaboration avec le Réseau Réussir la Décentralisation(RLD). C’était du lundi 9 à ce mercredi 11 avril 2018 dans les locaux de la Maison des Aînés.  </strong>

Cet atelier de formation dont l’ouverture officielle des travaux a été présidée par M. Amed Sékou Diallo, Directeur exécutif de l’ONG AFAD s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du projet post test dénommé « <em>actions concertées de lutte contre la corruption au Mali</em> ». C’est un projet financé par Open Society Initiative For West Africa (OSIWA) et mis en œuvre par AFAD en partenariat avec le Réseau Réussir la Décentralisation (RLD) depuis le 28 septembre 2017.

L’objectif recherché à travers cette session de formation est de renforcer davantage les capacités des  acteurs de la société civile, notamment les medias et les artistes, afin qu’ils jouent pleinement leur rôle dans la lutte contre la corruption. En outre, il s’agit  de contribuer à l’éduction civique et morale des populations et les décideurs à travers l’organisation et la mise en œuvre des campagnes soutenues d’information, d’éducation et de communication dans la perspective d’une prise de conscience des conséquences néfastes de la corruption sur le développement socio-économique et culturel de notre pays.

Selon le Directeur exécutif de l’ONG AFAD, la participation des medias et artistes dans la lutte contre la corruption est primordiale quand on se réfère à leur rôle au sein de la société. « <em>Il urge donc qu’ils donnent la main à la nouvelle coalition pour vaincre ce problème qui gangrène la société </em>», a-t-il souhaité. Avant de compter sur l’engagement des medias et artistes afin de relever les défis. Pour terminer, il a adressé ses sincères remerciements  à l’ONG OSIWA pour ses appuis techniques et financiers à l’endroit de l’ONG AFAD en particulier et la société civile en générale.

Rappelons que plus d’une vingtaine de participants, dont des journalistes de la presse écrite et audiovisuelle, des humoristes, des slameurs et des artistes chanteurs pour ne citer que ceux-ci, participent à cet atelier.

<strong>Adama Coulibaly</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Affaire de détournement de plus de 200 millions de FCFA à Talla Telecom : Les responsables de la société s’interrogent sur la procédure judiciaire</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/affaire-de-detournement-de-plus-de-200-millions-de-fcfa-a-talla-telecom-les-responsables-de-la-societe-sinterrogent-sur-la-procedure-judiciaire-2746368.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 23 Mar 2018 06:29:18 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="article_abstract">Pour exprimer leur incompréhension par rapport à la procédure judiciaire dans l’affaire de détournement d’un montant de plus de 200 millions de FCFA, dont-ils ont été victimes, les responsables Talla Telecom, une société de distribution des recharges physiques et électroniques, étaient face à la presse le mercredi dernier dans leurs locaux à Quinzanbougou.</p>
Lors de cette  conférence de presse, l’auditeur interne de la société, Moctar Sow, a expliqué que dans le cadre de la gestion 2017 de l’entreprise, ils ont initié un contrôle d’audit interne qui a révélé des irrégularités financières allant jusqu’à plus de 200 millions de FCFA. Après ce constat, la société a déposé une plainte à l’endroit de son responsable Orange Money, Réseaux non structurés, un certain Mohamed Diallo.

C’est suite à cette plainte que le tribunal de la commune II a ouvert  une enquête afin de situer toute responsabilité. De ce fait, le juge d’instruction, chargé du dossier a pris la décision de placer sous mandat de dépôt la personne qui fait objet de plainte ainsi que trois autres employés de la société, notamment le coordinateur, Anounou Koné, le responsable facturation Bakary Coulibaly et le comptable, Soumaila Tangara.

Au dire de Moctar Sow, au moment où l’affaire suivait son cours, la Cour d’Appel de Bamako a subitement décidé de dessaisir le tribunal de la commune II de cette affaire, en évoquant l’accointance entre les responsables de la société et le Juge. Ce qui étonne d’ailleurs, les responsables de Talla Telecom qui estiment que la Cour n’a pas pu apporter une preuve irréfutable de cette accointance.

A en croire l’auditeur interne de la société, Moctar Sow, la Cour d’appel a déjà autorisé la liberté provisoire a un des présumés responsables de ce détournement, Anounou Koné  et qu’elle compte se prononcer sur la demande de mise en liberté provisoire des trois autres, le mardi prochain. Les responsables de Talla Telecom se posent plusieurs questions en ce qui concerne la clarté de cette procédure judiciaire.

Conscient que cette affaire de détournement de centaines de millions aura des conséquences néfastes sur la société et sur les 145 jeunes employés sous CDI, le Gérant de Talla Telecom, Modibo Talla demande à la justice malienne qu’ils soient mis dans leurs droits.

<strong>Ousmane Baba Dramé</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Loi portant prévention et répression de l’enrichissement illicite au Mali : 1479 personnes assujetties à la loi décaleront bientôt leurs biens</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/loi-portant-prevention-et-repression-de-lenrichissement-illicite-au-mali-1479-personnes-assujetties-a-la-loi-decaleront-bientot-leurs-biens-2745623.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 20 Mar 2018 01:28:06 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Challenger</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<em><strong>Le président de l’Office Central de Lutte contre l’enrichissement illicite, Moumouni Guindo et ses collègues reprendront du service très bientôt. Dans le cadre de l’application de la loi n°2014-015 du 27 mai 2014 portant prévention et répression de l’enrichissement illicite en République du Mali, le gouvernement de commun accord avec les syndicats notamment le Syndicat National des Travailleurs des Administrateurs d’Etat (SYNTADE), dirigé par Yacouba Katilé, non moins secrétaire général de l’Union nationale des travailleurs du Mali (UNTM), vient d’établir une liste de 1479 personnes assujetties à cette loi. Elles devront très prochainement déclarer leurs biens à la Cour Suprême.</strong> </em>

Le Ministre de l’Economie et des Finances l’a annoncé devant le Chef de la mission du FMI qui vient de séjourner au Mali.

Le Ministre de l’Economie et des Finances, Dr Boubou Cissé, lors de la conférence de presse marquant la fin de la mission du FMI au Mali, a reconnu que la loi présentait des défaillances. « Le contenu de la loi présentait des défaillances qui ont été signalées par les syndicats et constatées par le gouvernement. Ce qui imposait une relecture de cette loi. Des mesures sont prises dans le cadre de la volonté ferme du gouvernement à aller vers l'application de cette loi. Une commission a été créée et a établi de commun accord avec les syndicats, une liste 1479 personnes assujetties à cette loi.

Elles déclareront leurs biens à la cour suprême dans les prochaines semaines. La commission continue son travail qui devra aboutir à une relecture de la loi sur l'enrichissement illicite et les missions de l’Office central », a déclaré le chef du département de l’économie et des finances.

Cette première liste, puisqu’il y en aura d’autres, selon le ministre Boubou Cissé, concerne les Présidents des institutions, les agents de gestion des deniers publics comme par exemple le questeur de l’Assemblée Nationale, les ministres du gouvernement, les directeurs nationaux et généraux, les ambassadeurs, les secrétaires généraux des ministères, etc.

Rappelons que la loi n°2014-015 du 27 mai 2014 portant prévention et répression de l’enrichissement illicite en République du Mali, adoptée par les honorables députés en 2014, a été contestée par le Syndicat National des Travailleurs des Administrateurs d’Etat (SYNTADE), dirigé par Yacouba Katilé. Selon le syndicat, cette loi est discriminatoire, sélective et anticonstitutionnelle.  Après avoir observé une grève de 72 heures contre ladite loi, le syndicat était parvenu à faire plier le gouvernement qui, sous la menace d’une grève de 5 jours, avait suspendu les activités de l’Office créé pour la lutte contre l’enrichissement illicite, jusqu’à la relecture de la loi.

<strong>Daouda T. Konaté</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Flou autour  de la gestion du fonds social de la PPM :  Le PDG relève le directeur financier et son trésorier</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/flou-autour-de-la-gestion-du-fonds-social-de-la-ppm-le-pdg-releve-le-directeur-financier-et-son-tresorier-2745324.html</link>
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<pubDate>Sun, 18 Mar 2018 17:41:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le toilettage au sein de la Pharmacie Populaire du Mali (PPM) est ébruité par le relèvement des cadres impliqués dans la gestion calamiteuse du fonds social de l’entreprise. Il s’agit bien de Guédiouma Dao, directeur financier comptable et  de Bakary Tangara, trésorier. La complicité de ces deux cancres financiers a fait perdre aux travailleurs et à l’entreprise des centaines de millions de nos francs.</strong>

Aujourd’hui assignés en justice, il est reproché à ces délinquants financiers à col blanc de détournement un montant estimé à plusieurs centaines de millions destinés au  fonds social  de l’entreprise. Une gabegie financière qui dure depuis 2002. Le sulfureux business de ces deux cadres de la PPM a été mis au goût du jour en juillet 2017, suite à un audit interne qui a pu déceler la malversation financière.

Tenez-vous bien, 5% du bénéfice de la PPM de l’exercice annuel clos est destiné au fonds social. Seulement en 2014, la PPM a mis  à la disposition pour le fonds social 42.891.288 F Cfa, en 2015 ce sont 59.756.093 F Cfa et en 2016 ;  27.141.129 FCFA étaient destinés au fonds social…pour ne citer que ces trois dernières années.

Selon des sources concordantes, ces personnes impliquées dans cette gestion sulfureuse n’ont pas pu nier les faits lors des réunions devant les collègues et en présence du PDG. Faute de pouvoir apporter des pièces justificatives  de leur  gestion, ils sont aujourd’hui mis à la disposition de la justice. Le PDG de son  côté  n’a pas voulu se prononcer sur l’affaire pour le respect de la procédure judicaire car, le dossier est au niveau de la justice.

Désormais le nouveau chef du département financier s’appelle Harouna Coulibaly en remplacement de Guédiouma Dao affecté au département Galenie. Malgré la souplesse de  l’administration, Guediouma Dao refuse de faire la passation de service au nouveau directeur.

Comparaison n’est pas raison ! Dans les autres pays d’Europe, une fois impliqués dans des affaires sales, les cadres prennent leur courage en main pour démissionner. Tel n’est pas le cas au Mali. Pire, sous nos cieux, les fauteurs se font passer pour des victimes et créent la zizanie au sein de l’entreprise pour sauver leurs peaux. Au lieu d’apporter la preuve de leurs épreuves, les indélicats agents de la PPM ont choisi de diviser le personnel et de monter une partie des agents contre la décision du PDG.

Le désormais ancien directeur financier est parvenu à embobiner (avec le concours d’espèces sonnantes et trébuchantes) certains, en l’occurrence, le secrétaire général du syndicat à poser des actes de sabotage. Pour preuve, Amadou Sangaré, le secrétaire général du bureau syndical, s’est permis d’émettre une lettre circulaire invitant le département de tutelle à surseoir à l’exécution des notes de services de passation. « <em>Nous venons par la présente solliciter auprès de vous de surseoir à l’exécution des notes de services de passation. Le comité syndical est actuellement en négociation avec la direction pour l’annulation des décision N027 et N029 qui vont  à l’encontre de l’intérêt de l’entreprise</em> », indique la lettre.

Cette fourberie a été démasquée par le collectif des travailleurs de la PPM favorable à l’assainissement du secteur financier. « <em>Nous avons l’honneur de venir très respectueusement signifier auprès de vous notre désapprobation la plus totale concernant la dernière initiative de quelques membres du bureau syndical qui ne reflète en rien les avis de la majorité et en particulier des cadres de la PPM. En effet, cette lettre adressée au ministre de la Santé et de l’Hygiène publique dont nous avons appris l’existence par voie informelle n’a jamais fait l’objet d’une décision prise par l’ensemble des membres du bureau à fortiori lors d’une assemblée générale </em>», déclare le collectif signé par Dramane Koné, Ibrahim Dagnon qui soutient le PDG pour son initiative.

Rappelons que  les ressources du fonds social ont pour objectif  d’améliorer les conditions sociales des travailleurs et des membres de leurs familles en participant à toutes les actions sociales et économiques profitables aux travailleurs de la société. Ces ressources contribuent au développement des activités sportives et culturelles.

<strong>Cyrille Coulibaly</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>La Corruption :  Un mal culturel dans le pays</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/la-corruption-un-mal-culturel-dans-le-pays-2744050.html</link>
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<pubDate>Tue, 13 Mar 2018 01:00:31 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Nouvelle Patrie</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La corruption est sans doute un phénomène universel dans tous les domaines</em></strong>

Pour cause, elle se vit sévèrement autant dans les pays pauvres que dans  les pays riches, dans les plus hautes sphères de l’Etat, dans la fonction publique que dans la vie de tous les jours. Mais en Afrique de manière générale, au Mali particulièrement elle a atteint des proportions si inquiétantes.  La corruption apparait comme un acte pénalement blâmable par lequel une personne ‘’ le corrompu ‘’ demande ou reçoit un don en nature ou en espèce, une offre ou une promesse des cadeaux ou des avantages multiformes du ‘’ corrupteur ‘’  dans le but d’accomplir une tâche liée directement ou indirectement à l’exercice de ses fonctions. Qu’elle soit active ou passive publique ou privée ; la corruption cause toujours des ravages si profondes qu’elle paralyse tous les rouages de la vie sociale, politique et économique. La corruption ancrée dans les mœurs ! Au Mali, il y a lieu de le dire, la corruption est si ancrée dans les mœurs, dans les habitudes sociales ou quotidiennes qu’elle apparait comme une gangrène sociale, fruit d’une survivance de pratiques culturelles millénaires s’exprimant dans des expressions Bamanan du genre ‘’ Worossongon’’ (prix du cola ou ‘’ Sourafen ‘’ (ce qu’on donne la nuit). En vérité, si la corruption se développe tant au Mali, ce n’est pas seulement dû à la cupidité des corrompus mais également au laxisme et à l’insouciance civique des corrupteurs, car il n’y a pas de corrompus sans corrupteurs. Or l’environnement socioculturel au Mali est corrompu. Toutes ces considérations sur la corruption doivent nous amener à dire que le combat contre ce phénomène ne doit pas seulement se limiter à la création d’organes ou d’institution à l’image du Bureau du Vérificateur Général, mais il doit passer par un changement en profondeur de nos habitudes sociales, par une prise de conscience citoyenne du bien commun. Certes, il est plus qu’important de promouvoir la transparence et la bonne gouvernance ; mais il faudra impérativement s’attaquer aux racines du mal, à savoir le sentiment d’impunité dont jouissent les corrompus pouvant prendre des formes aussi perverses que l’interventionnisme des religieux, la pression des lobbies politico-économiques pour sauvegarder leurs pourvoyeurs de fonds électoraux, par la médiation pénale pour ne pas éclabousser les parrains hauts placés de ce système corruptif et pour protéger ses arrières en cas de perte du pouvoir.

<strong>Lamine SISSOKO</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Rebondissement dans l’affaire de détournement de 3 milliards de francs CFA au Trésor de Sikasso :  Le Receveur et le Trésorier&#45;payeur écroués à la  prison centrale de Bamako</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/rebondissement-dans-laffaire-de-detournement-de-3-milliards-de-francs-cfa-au-tresor-de-sikasso-le-receveur-et-le-tresorier-payeur-ecroues-a-la-prison-centrale-de-bamako-2743623.html</link>
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<pubDate>Sat, 10 Mar 2018 00:38:22 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Des disparitions de chèques de plusieurs dizaines de millions de francs CFA  ont été constatées à la Direction Régionale du Trésor de Sikasso. En plus, de fausses déclarations sur la valeur de ces chèques ont été validées par des responsables du service, sans que soient vérifiés les certificats et factures exigibles pour toute transaction relevant du commerce extérieur. Plus grave, la délivrance frauduleuse de quittances par le Receveur du Trésor du Kénédougou, Mourdjan Traoré et le Trésorier payeur, Moussa Coulibaly, a occasionné pour l’État malien une perte sèche de 3 milliard de francs CFA. Révélation sur un détournement record au sein d’un service de recouvrement et de l’assiette de l’État dans la  région de Sikasso.</em></strong>

Alerte aux scandales ! La Direction Régionale du Trésor de Sikasso est en proie à une situation sans précédent : l’éthique, la déontologie et le code fiscal ont été foulés au pied. Et c’est dire que l’arrivée du Receveur Mourdjan Traoré et du Trésorier-payeur, Moussa Coulibaly, a permis la réglementation de pratiques frauduleuses au niveau de cette structure de recouvrement de la 3<sup>ème</sup> région administrative du Mali.

Logiquement, la réglementation fiscale engendre l’application rigoureuse des normes de recouvrement. Mais hélas, le constat est que des détournements de chèques et de délivrance frauduleuse de quittances ont été concoctés et réalisés par le receveur du Trésor de Sikasso auprès de la Douane et le trésorier-payeur. Depuis, le Trésor de la 3<sup>ème</sup> région administrative de notre pays est au bord du précipice. Et les inspecteurs du Trésor ont eu le temps, encore moins, les moyens de contrôler tout ce qui se tramait par le receveur du Trésor de Sikasso et son trésorier-payeur.

Avec Mourdjan Traoré comme receveur et Moussa Coulibaly comme Trésorier-payeur, le Trésor régional de Sikasso, était aux mains de quelques opérateurs économiques qui ressemblaient plutôt à des groupes mafieux. Des sources émanant du Trésor de Sikasso ont impliqué des cadres, chefs de service, opérateurs économiques et acteurs de la fraude dans ces malversations.

Aujourd’hui, la preuve est  évidente sur l’implication de ces responsables dans la délivrance frauduleuse de quittances au niveau du Trésor de Sikasso par le receveur et le trésorier-payeur ayant occasionné pour l’État malien une perte sèche de 3 milliards de francs CFA. Pire, du début à la fin, ces responsables du Trésor,  sont au cœur de fausses déclarations sur la valeur et des détournements de chèques au niveau du Trésor du Kénédougou.

<strong>Une mafia bien organisée  </strong>

À en croire nos sources, depuis le vendredi 23 juin 2017, à la veille de la fête du ramadan, le receveur du Trésor de Sikasso, en la personne de Mourdjan Traoré, a été écroué à la Brigade Territoriale (BT) de la gendarmerie du Kénédougou. Par la suite, le Trésorier-payeur, Moussa Coulibaly, fut interpellé. Cette situation est intervenue après le passage des Inspecteurs (déployés par le Directeur national du Trésor) qui ont décelé un trou béat de 3 milliards de francs CFA dans la caisse. Du coup, les suspects, le receveur, Mourdjan Traoré et le trésorier-payeur, Moussa Coulibaly, clament, à qui veut l’entendre, que ces quittances octroyées ne sont pas de l’argent comptant perçu ; mais plutôt, des sous devant être versés par des opérateurs économiques. Mais qui croire ? Surtout qu’il y a un écart de plus 3 milliards entre le rapport  que les deux collègues ont fourni et celui déposé par les enquêteurs. D’où leur inculpation. Avant d’être écroués à la prison centrale de Bamako, par le procureur du Pôle économique et financier pour détournement de deniers publics de plus de 3 milliards  de nos francs.

Mourdjan Traoré est le champion du nomadisme politique, à chaque fois qu’il sent le vent tourné, il change de camp. Après l’Adéma et le Rpm, il a rejoint le parti Yéléma de Moussa Mara. Et ces changements de camps lui réussissent bien puisqu’il s’est enrichi : il a des champs et son troupeau composé de plusieurs centaines de têtes de bœufs d’origine européenne vit sous les climatiseurs. Il a des maisons et parcs-auto à Bamako, Sikasso, Ségou et Kayes. Bref, Mourdjan était devenu puissant. Très puissant. Au point  qu’il a, avec la complicité du trésorier-payeur, Moussa Coulibaly, détourné la bagatelle de plus de 3 milliards de FCFA

Selon nos sources, la direction nationale du Trésor  a dépêché des inspecteurs pour enquêter sur des irrégularités d’ordre procédural, et des cas de délivrance frauduleuse de quittance et de majoration ont été mis à nu au niveau du Trésor de Sikasso. Les investigations menées ont permis d’aboutir à la confirmation de ce qui est aujourd’hui décrié au niveau des cadres du Trésor du Kénédougou, un des plus importants du pays.

Sous la bannière du Receveur du Trésor de Sikasso, Mourdjan Traoré et du Trésorier-payeur, Moussa Coulibaly, des opérateurs économiques ont fait faire des liquidations en douane dans un temps record, alors que des industriels maliens luttent contre toutes les institutions pour que leur parcours procédural soit validé en vue de démarrer leur appareil productif. Nos sources révèlent qu’un grand courant de fraude couve dans le service du receveur du Trésor de Sikasso et du Trésorier-payeur, impliquant plusieurs niveaux de responsabilité. Des centaines de dossiers ont été liquidés par ces deux compères, en une heure, avec mention sur la déclaration, validant ainsi une procédure de vérification qui n’aurait concrètement jamais eu lieu.

C’est ainsi que des containers ont été déclarés à 18 millions chacun, tandis que d’autres ont bénéficié de fausses quittances pour échapper aux contrôles et aux certificats de conformité exigés par les procédures de contrôle. L’affaire  a pris une autre tournure depuis que le receveur de Sikasso, Mourdjan Traoré et le trésorier-payeur, Moussa Coulibaly ont été arrêtés et déférés par le Poule économique, à la Maison centrale d’arrêt (MCA) de Bamako.

<strong>Le sauve-qui-peut, général</strong>

À en croire nos sources, des sanctions pourraient tomber dans les prochains jours. Puisque l’affaire devient un sujet de discussions en coulisse dans les services de la Direction nationale du Trésor. Dans les jours à venir, les importateurs impliqués dans ces affaires de fraude seront également soumis à des enquêtes. Ces derniers pourraient ainsi se voir infliger d’importantes amendes pour fraude et violation de la législation régissant le commerce extérieur. Quoi qu’il en soit, la Direction Nationale du Trésor et de la Comptabilité Publique s’est saisie de cette affaire qui tend à s’apparenter à un scandale à plusieurs ramifications. En tout cas, cette affaire (parmi tant d’autres qui souffrent dans les tiroirs des institutions) témoigne de la détresse dans laquelle s’empêtre une économie malienne plus que jamais fragilisée par les circuits de corruption et de fraude entretenus essentiellement par des lobbies de l’importation.

À la Direction régionale du Trésor de Sikasso, on ne dormirait plus que d’un œil. Selon nos sources, tous les chefs de services et les responsables qui seraient, de prêt ou de loin, liés à cette disparition de chèques et de délivrance frauduleuse de quittances qui a occasionné une perte sèche de trois milliards FCFA pour le Trésor public malien, répondront de leurs actes.

Irritées par la délivrance frauduleuse de quittances par le receveur du trésor de Sikassso et du trésorier payeur, les autorités maliennes, veulent finalement découvrir toute la vérité, rien que la vérité ; savoir qui a fait quoi, qui a bouffé quoi.

De son côté, la Direction nationale du Trésor, traitée de tous les noms d’oiseau, entend elle aussi en savoir davantage sur les raisons qui ont conduit à ce scandale financier et exige que le dossier soit « <em>creusé et approfondi </em>» par la justice, afin que les responsables  s’expliquent sur cette délivrance frauduleuse de quittances qui se chiffre à 3 milliards de FCFA, mais aussi sur ces fausses déclarations sur la valeur estimées à des milliards de nos francs. Très en colère ; les cadres du Trésor de Sikasso rejettent les accusations et s’opposent à l’ouverture d’une autre mission de contrôle qui, selon eux, s’acharnent contre leur propres personnes.

Quoi qu’il en soit, le compte à rebours vient de commencer à la Direction régionale du Trésor de Sikasso au moment où chacun doit s’expliquer sur ces fausses déclarations et la destination empruntée par la délivrance frauduleuse de quittances d’une valeur de 3 milliards de FCFA. Tandis que les enquêteurs exigent que le dossier du Trésor de Sikasso passe à la loupe, les cadres de cette structure exigeraient de leurs subalternes de préparer des documents montés de toutes pièces en guise de justificatifs pour « <em>se garer des mouches</em> ».

En quelque sorte un jeu de « <em>ping-pong</em> » fait au nez et à la barbe des Maliens qui assistent, impuissants, au vol et au détournement du dénier public. Mais face à cette gabegie, leur indignation n’a d’égale que leur colère.

Cependant, une certitude : le détournement de chèques, la disparition de quittances et des fausses déclarations sur la valeur au niveau du r du Trésor de Sikasso risquent de briser bien des carrières, des rêves aussi, car tous ceux qui ont profité de cet argent feront les frais de leur imprudence.

Réputés pour leur « <em>arrogance</em> » au sein du Trésor de la 4ème région, certains cadres de cette structure  gardent déjà le profil bas. Mais face à la détermination de la justice, certains responsables poursuivent les consultations nocturnes pour  se mettre à l’abri.

En attendant, des soupçons pèsent sur des opérateurs économiques maliens d’être au cœur d’un réseau de blanchiment d’argent. C’est dire que les prochains jours seront chauds. Très chaud.

Affaire à suivre et poursuivre !

<strong>Cyrille Coulibaly</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Contre la corruption : Le gouvernement promet un traitement des informations financières</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/contre-la-corruption-le-gouvernement-promet-un-traitement-des-informations-financieres-2743398.html</link>
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<pubDate>Fri, 09 Mar 2018 06:26:05 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Indicateur du Renouveau</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le Centre d’information gouvernementale du Mali (Cigma) a abrité mercredi la traditionnelle conférence de presse du gouvernement. Le Porte-parole du gouvernement, Amadou Koïta était accompagné par le ministre de l’Economie numérique et  de la Communication, Arouna Modibo Touré. </strong>

Face à la presse, le ministre Amadou Koïta a évoqué  le projet de décret portant désignation de l’Autorité de coordination de l’évaluation nationale des risques de blanchiment de capitaux et de financement du terrorisme.

Selon ses explications, ce projet de décret est initié en application de la loi n°2016-008 du 17 mars 2016 portant loi uniforme relative à la lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme. De même qu’il désigne la Cellule nationale de traitement des informations financières (Centif) comme l’autorité nationale chargée de la coordination de l’évaluation des risques de blanchiment de capitaux et de financement du terrorisme.

Il a été ensuite question du décret portant approbation du marché relatif aux travaux de construction de la liaison double terne 225 KV Sikasso-Bougouni-Sanankoroba-Bamako réparti en trois lots. Le coût total de la construction de cette liaison s’élève à plus de 56 milliards de F CFA pour un délai d’exécution de 24 mois. Le financement est assuré par l’Inde.

Ce marché permettra, selon le ministre Koïta, d’inscrire le Mali dans le cadre de la mise en œuvre du Projet d’interconnexion Ghana-Burkina-Mali, initié par le système d’échanges d’énergies électrique ouest-africain pour augmenter l’offre en ressources énergétiques, améliorer la qualité du service public de l’électricité et contribuer au développement socio- économique des zones bénéficiaires.

Selon le ministre, ce passage du budget en mode programme décidé par le conseil des ministres va entraîner un certain nombre d’innovations dans la gestion budgétaire : introduction de la culture de résultats, présentation et vote des allocations budgétaires par programme, dont le principe est de récompenser les différentes structures sur la base des résultats, etc.

Le ministre de l’Economie numérique et de la Communication, Arouna M. Touré, a indiqué que son département a initié un système d’utilisation des machines à tablettes par le gouvernement. "Nous avons adopté ce système pour économiser le papier en conseil des ministres. Ces tablettes permettront aussi de travailler dans la transparence, de mieux sécuriser nos informations secrètes. Le gouvernement mettra tout en œuvre pour offrir les tablettes aux membres du gouvernement qui seront destinés aux besoins de l’Etat pour éviter les fuites".

<strong>Adama Diabaté,</strong>

<strong> Stagiaire</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Corruption au Mali :  Un fléau accepté par tous !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/corruption-mali-fleau-accepte-2741625.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 01 Mar 2018 00:56:56 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Au Mali, la corruption demeure un problème de taille</strong>. <strong>Ses effets touchent toutes les couches sociales et plombent le développement du pays.</strong>

Qu’est-il advenu du slogan de « kokadjè » chanté au lendemain de la révolution de mars 1991? Quelle est l’utilité pratique de ces différents moyens de lutte mis en place à grands renforts de publicité? Peut-on raisonnablement prétendre lutter contre la pauvreté, atteindre les objectifs pour le développement et laisser persister la corruption et la délinquance financière? Le refus de sanctionner 1a corruption n’est-il pas aussi une forme de corruption?

Aujourd’hui, un certain nombre de traits de la mentalité de l’immense majorité des Maliens sont en cause. On peut citer, entre autres, un interventionnisme de mauvais aloi, de tous les instants et à tous les niveaux, tendant à faire échec à la loi ; une volonté implacable à se servir plutôt que de servir l’Etat. Ce qui conditionne un incivisme de tous les instants et un effroyable irrespect du bien public ; une mentalité d’affairistes «être dans les affaires, de préférence juteuse ». Mentalité qui conditionne la corruption et se nourrit d’elle, oblitérant le travail bien fait, l’effort et le mérite au profit de la recherche effrénée de gains illégitimes et d’argent facile.

La société civile a un rôle de premier plan dans le processus de bonne gouvernance, car elle a le monopole du contrôle de l’action gouvernementale par ses représentants. Mais lorsque celle-ci s’engouffre dans la pratique de la corruption, cela ne fera qu’encourager les dirigeants à se pérenniser dans cette situation mafieuse parce que tout simplement ils n’auront de compte à rendre à personne si ce n’est qu’à leur conscience. L’implication de la plupart des membres de la société dans la corruption a métamorphosé cette dernière en un phénomène social à tel point que tout « citoyen lambda » aurait, une fois, violé la loi pour obtenir satisfaction, par empressement, négligence, orgueil ou paresse.

Pour le Conseil national de la société Civile (CNSC), elle est devenue un fait accepté, sinon toléré de la part du citoyen qui s’en accommode, embarqué malgré lui dans un cercle vicieux. Elle risque de s’attaquer aux fondements mêmes de la nation. D’un point de vue social, l’argent sale est passé du «honteux» au «digne» : les corrompus sont carrément applaudis par le citoyen.

Les Maliens et les Maliennes posent à longueur de journée des actes négatifs qu’ils n’ont pas le courage d’assumer. Quand un individu est appréhendé, il fait recours à des personnes âgées pour plaider sa cause. Cela est vécu au Mali comme une coutume et cela affaiblit la puissance d’intervention de l’Etat. L’intercession peut être rendue par un nombre impressionnant d’autres concepts: intervention, arrangement, supplique, etc. Et pendant ce temps-là, la corruption continue de fleurir, malgré, la profusion de structures de contrôle : la Cellule d’Appui aux Structures de Contrôle de l’Administration (CASCA), le Vérificateur Général, le Contrôle Général des Services Publics (CGSP), l’Inspection des Finances (presqu’une structure jumelle au CGSP), les Inspections des différents départements ministériels (Agriculture, Intérieur, Tourisme…). Malgré tout, l’ampleur de la fraude dans les services publics se passe de commentaire. Lors  de son dernier rapport, le Bureau du Vérificateur général (BVG) a effectué des vérifications financières dans des services de différents ministères et autres, relativement à certaines opérations d’exécution budgétaire. Ces vérifications ont mis en lumière plus de 70, 13 milliard de FCFA dont 32,78 milliards de Fcfa  par  fraude et  35, 5 milliards pour mauvaise gestion.

Parlant spécifiquement de la CASCA, elle n’est pas à proprement parler une structure de contrôle. Sa mission est de «tamiser» les rapports des différentes structures de contrôle adressées à la Présidence de la République en envoyant la partie «recommandations» à la Primature qui se chargera de les répercuter sur la structure contrôlée sous forme de note de service. Le volet «irrégularités» est transmis au Procureur du Pôle économique et financier. C’est à ce dernier de juger de l’opportunité de poursuite ou pas.

<strong> </strong>

<strong>Le laxisme des autorités</strong>

Bon nombre des cadres et des citoyens ordinaires prétendent qu’il est vain de s’époumoner à lutter contre la corruption et invoquent tantôt la fatalité, tantôt la nécessité pour justifier leurs actes répréhensibles. La lutte contre la corruption est le résultat d’une volonté politique. La corruption n’est pas une fatalité et la preuve a été administrée par le régime socialiste de la Première République. Les cadres nouvellement aux affaires du pays avaient un idéal soutenu par l’idéologie socialiste et les principes encore vivaces qui ont guidé pour l’accession à l’indépendance. L’avènement du Comité Militaire de Libération Nationale à la suite du Coup d’Etat du 19 novembre 1968, a libéré les instincts des corrupteurs et des corrompus et l’exemple le plus cité  est la construction des villas de la sécheresse sur le détournement des dons de l’aide alimentaire. Sous ce régime militaire, la corruption a persisté et a été érigée en système dont le centre de gravité se trouvait dans l’entourage des hautes autorités du pays. Le régime de la Troisième République a fait  des milliardaires dans tous les secteurs par la systématisation des 10% dans l’attribution des marchés publics, les exonérations et autres privilèges distribués aux opérateurs économiques avec les retombées qui en découlaient.

La révolution de mars 1991 et l’instauration du multipartisme intégral aurait dû moraliser la vie publique. Mais hélas, le libéralisme économique a été assimilé par certains opérateurs économiques à une licence à l’enrichissement à outrance et par tous les moyens et même par la corruption. Aussi, affirmer et soutenir que la corruption est inhérente à la nature humaine ne tient pas. En témoignent non seulement ses variations selon les époques mais encore la grande diversité de sa présence selon les latitudes. Dans certaines régions du monde, la corruption demeure exceptionnelle, dans d’autres elle est endémique à cause de l’inaction de l’administration. D’où l’on conclut parfois qu’elle est consubstantielle à certaines civilisations, voire institutionnalisée, en particulier lorsqu’on parle de l’Afrique ou précisément du Mali. Il arrive trop souvent que l’on s’abrite derrière des coutumes locales pour justifier l’inacceptable. Les traditionnels échanges de cadeaux en Afrique ou dans le pacifique ne sauraient servir d’alibi à la pratique des dessous de table: ils se font ouvertement, au su de tous et portent sur des objets de faible valeur. Ce qui compte est le geste, et non le prix. Cette conception de corruption est vécue au Mali comme un élément de la culture. C’est donc l’homme malien, avec son goût de “posséder” et de “jouir” qui pose problème. L’envie de posséder est telle, qu’à tous les niveaux (du petit mécanicien ou petit apprenti du « Sotramas » jusqu’au niveau le plus élevé de l’Etat), l’homme malien ne recule devant rien pour amasser des biens.

&nbsp;

<strong>La nécessaire implication de l’ensemble de la société </strong>

La lutte contre la corruption n’aura de succès que lorsque toutes les couches de la société et les autorités politiques et judiciaires s’impliqueront à fond, à savoir l’Etat à travers les institutions de la République par une volonté politique sans réserve, ensuite les élus par les moyens d’information, d’éducation, de sensibilisation et de vulgarisation des méfaits de la corruption. S’agissant du rôle de l’Etat, les autorités centrales doivent afficher une volonté politique soutenue en matière de lutte contre la corruption et la délinquance financière afin de bénéficier de la confiance du peuple et des partenaires au développement. Pour parvenir à un résultat probant, l’Etat doit élaborer et appliquer rigoureusement des normes de contrôle par le renforcement de l’effectivité et la régularité des activités de contrôle interne et externe. En outre il  faut mettre fin au sentiment d’impunité. Renforcer l’indépendance des organes de la justice en leur octroyant plus de moyens financiers et matériels et accroitre la mobilisation des organisations de la société civile pour faire de l’intégrité dans la gestion des affaires publiques une valeur fondamentale et une question électorale majeure. Cela implique de sensibiliser le public aux effets néfastes de la corruption sur leurs conditions de vie, ainsi qu’informer le public sur les actes de corruption détectés.

<strong>Mémé Sanogo</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>DFM du Ministère de la Santé et de l’Hygiène Publique : Magouille et affairisme au menu</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/dfm-ministere-de-sante-de-lhygiene-publique-magouille-affairisme-menu-2739907.html</link>
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<pubDate>Tue, 20 Feb 2018 11:00:46 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Matinal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Selon les échos qui nous parviennent, la Direction des Finances et du Matériel (DFM) du Ministère de la Santé et de l’Hygiène Publique serait aujourd’hui transformée une OPA (Offre Publique d’Achat) où les choses les mieux partagées seraient la gestion clanique des ressources humaines et financières ; l’achat de conscience et de silence ; magouille et affairisme… Autant dire qu’on y carotte des « sous » comme du petit pain ! « Incapable de se maintenir à leur poste, par leurs seuls résultats, les responsables de la DFM du département du Pr Samba Sow se voient ainsi obligés de délier les cordons de la bourse. Conséquence : 229,79 millions de francs CFA ont été volés à la DFM du département de la Santé et de l’Hygiène Publique.</strong>

Quelques exemples suffisent pour se rendre à l’évidence : le « prince » de la DFM a ordonné des paiements pour des travaux de construction non exécutés. Il s’agit de cinq marchés relatifs à des travaux de mise à niveau, de construction de services, de réhabilitation et d’extension à Bamako, Sekoro (Ségou) et Sikasso pour un montant total de 42,74 millions de FCFA », révèle un confrère de la place, qui décortique aussi que « La DFM du ministère de la Santé a ordonné le paiement de matériels livrés non conformes dans le cadre de l’exécution du marché relatif à la fourniture et à l’installation d’équipements destinés à 30 Centres de Santé Communautaire. Le montant total des matériels ainsi livrés se chiffre à 4,52 millions de FCFA. Et comme si cela ne suffisait pas, la DFM du ministère de la Santé et de l’Hygiène Publique a ordonné le paiement de matériels et équipements non livrés pour un montant total de 2,5 millions de FCFA, concernant deux marchés », s’indigne le confrère qui fait référence à d’autres manquements de la DFM du département de la santé… Et de s’interroger : « Mais ce qui taraude les méninges de nos concitoyens, c’est la suite qui sera réservée au document d’enquête sur la gestion de la DFM de la Santé, lequel document accuse les responsables de la DFM de la Santé de « <em>mauvaise gestion </em>» ayant laissé un trou de 229,79 millions de francs CFA ? Les responsables de la DFM du département de la Santé répondront-ils un jour de leurs actes devant les tribunaux ? »

<strong>Samba Sidibé</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Ministère de la Santé et de l’Hygiène Publique : La DFM entre pourboire et « pour manger »</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/ministere-de-sante-de-lhygiene-publique-dfm-entre-pourboire-manger-2739010.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 16 Feb 2018 00:56:23 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La Direction  des Finances et du Matériel (DFM) du Ministère de la Santé et de l’Hygiène Publique</em></strong><strong><em> n’a pas fait l’objet d’un appel d’offres, en vue de sa privatisation. Du moins, pas à notre connaissance. Mais tout porte à croire qu’elle est victime, depuis un certain temps, d’une OPA (Offre Publique d’Achat) qui ne dit pas son nom : elle est au service exclusif de ses responsables et de leur mentor tapis dans les sphères de l’État et des dédales du département : gestion clanique des ressources humaines et financières ; achat de conscience et de silence ; magouille et affairisme à ciel ouvert… Tout y passe, sans que cela n’offusque personne.  </em></strong>

« <em>Comment puis-je faire une gestion rationnelle des fonds du département, si je dois faire des gestes à tous ces gens !</em> ».

C’est, en substance ce qu’un responsable de la DFM du Ministère de la Santé et de l’Hygiène Publique aurait confié à un de ses proches, face aux multiples sollicitations émanant de  ces « <em>pots</em> » tapis dans les sphères de l’État.

Rapportée, à notre Rédaction par un autre proche de ce cadre de la DFM du département de la Santé, cette déclaration empreinte de colère, traduit deux sentiments. D’abord, un sentiment d’agacement, vis-à-vis de ceux là-même, que les responsables de la DFM du ministère du Pr Samba Sow appellent, pompeusement, « <em>tous ces gens</em> ». Notamment, des hauts cadres du département en charge de la Santé et de l’appareil d’État dont nous tairons les noms, pour l’instant qui ne cessent de solliciter les responsables de la DFM du département, qui pour s’offrir des enveloppes de fin de mois ou une nouvelle bagnole, qui pour se tailler des vacances sur la Côte d’Azur… leur ont fait une promesse : celle de maintenir les cadres de la DFM, contre vents et marées, à leur poste.

Ensuite, un sentiment de révolte, contre le régime en place. Les proches du pouvoir à qui les responsables de la DFM se voient obliger de « <em>faire des gestes</em> » du moins, s’ils veulent rester à leurs postes. D’où l’aubaine pour ces cadres d’être à la DFM du ministère de la Santé et de l’Hygiène Publique.

Incapable de se maintenir à leur poste, par leurs seuls résultats, les responsables de la DFM du département du Pr Samba Sow, se voient ainsi, obligée de délier les cordons de la bourse. Conséquence : 229,79 millions de francs CFA ont été volés à la DFM du département de la Santé et de l’Hygiène Publique. Quelques exemples suffisent pour se rendre à l’évidence : le « prince » de la DFM a ordonné des paiements pour des travaux de construction non exécutés.  Il s’agit de cinq marchés relatifs à des travaux de mise à niveau, de construction de services, de réhabilitation et d’extension à Bamako, Sekoro (Ségou) et Sikasso pour un montant total de 42,74 millions de FCFA.

<strong>Flagrant délit de fraude </strong>

La DFM du ministère de la  Santé a ordonné le paiement de matériels livrés non conformes dans le cadre de l’exécution du marché relatif à la fourniture et à l’installation d’équipements destinés à 30 Centres de Santé Communautaire. Le montant total des matériels ainsi livrés se chiffre à 4,52 millions de FCFA.

Et comme si cela ne suffisait pas, la DFM du ministère de la Santé et de l’Hygiène Publique a ordonné le paiement de matériels et équipements non livrés pour un montant total de 2,5 millions de FCFA, concernant deux marchés. Ce n’est pas tout. Loin s’en faut.

Même dans le cadre du premier marché relatif à la fourniture et à l’installation, sur site, d’un groupe électrogène de 200 KVA, l’inverseur automatique du groupe, évalué à 800 000 FCFA, n’a pas été fourni. Dans le second, relatif à la fourniture et à l’installation sur site de matériels destinés au Ministère de la Santé, un RAC, un ordinateur portable et un congélateur, évalués à 1,7 million de FCFA, n’ont pas été livrés.

Plus grave, la DFM n’a pas reversé au Trésor Public les recettes issues de la vente des Dossiers d’Appel d’Offres (DAO). Lesdites recettes ont été utilisées notamment pour le paiement de perdiems accordés aux commissions d’ouverture et d’analyse des offres et pour les frais de publication de DAO dans les journaux pour un montant total de 180,02 millions de FCFA. Or, aux termes du Code des marchés publics, lorsque le dossier d’appel à concurrence n’est pas remis gratuitement, les produits issus de la vente sont reversés au Trésor Public.

Et le hic qui titille, c’est que dans l’exécution des marchés, la DFM a procédé, sans ordre de service, à un changement dans les prestations à hauteur de 3,2% du volume total dans le cadre du marché relatif à la fourniture de fluides médicaux destinés aux formations sanitaires du pays. Or, la réglementation ne l’exige que lorsque « <em>la variation dans la masse des travaux, fournitures ou services est inférieure ou égale à 5% du marché</em> ». De telles pratiques dénotent d’une mauvaise appréciation des besoins du service et entraînent une mauvaise utilisation des ressources financières.

Et comble de la « mangecratie » à la DFM du département de la Santé, les responsables ont ordonné des paiements pour des travaux de construction non exécutés.  Il s’agit de cinq marchés relatifs à des travaux de mise à niveau, de construction de services, de réhabilitation et d’extension à Bamako, Sekoro (Ségou) et Sikasso pour un montant total de 42,74 millions de FCFA.

Bref, la DFM du ministère de la Santé est sacrifiée sur l’autel d’intérêts égoïstes. Autrement dit, la caisse de la structure a subi une saignée financière de 229,79 millions de francs CFA.

<strong>Complicité des bonzes du régime </strong>

Face à ce vol et magouille criards à la DFM du département du Pr Samba Sow, les agents du département mais aussi les cadres des structures rattachées –qui réclamaient, il y a quelques mois le départ du DFM –sauront agir : soit, pousser le gouvernement à  nommer un nouveau DFM au ministère de la Santé, soit battre le pavée, face au refus de se débarrasser des « encombrants cadres ». Mais le ministre  n’en a cure. Le Tout-puissant DFM du ministère, aussi.

À un autre proche, rencontré, ce responsable de la DFM du ministère du Pr Samba Sow aurait déclaré : « <em>Mon maintien à mon poste n’est pas lié à la gestion du service; mais au fait que je fais l’affaire du régime et de ses proches</em><em> </em>».

Traduction : que les fonds de la DFM du ministère de la Santé et de l’Hygiène Publique soient bien gérées ou pas, les responsables s’en fichent. Si telle est l’analyse des cadres de la DFM du département du Pr Samba Sow, chargés de bien piloter la politique sanitaire du gouvernement, c’est un mauvais présage. Pour le régime, mais aussi pour notre pays.

Même au sein du Ministère de la Santé et de l’Hygiène Publique, les cadres de la DFM tiennent tout le monde. «<em> A part quelques responsables, que je considère comme des hommes intègres, il n’y a pas un seul cadre du département qui n’a pas bénéficié de mes largesses ! </em>», aurait-il rétorqué (notre cadre) à un haut responsable de son département, qui voulait lui faire des remontrances.

Arrogance, mépris pour certains collègues, airs supérieurs… Telles sont entre autres, les « qualités » de ce responsable de la DFM du département du Pr Samba Sow, qui se vante d’avoir eu autant de longévité à son poste.

Nommé dans des conditions que l’on sait, ce responsable de la DFM du ministère de la Santé, poursuit sa carrière à la tête de la DFM de la Santé, en dépit des scandales qui ont émaillé la gestion des fonds du département : attribution de marchés à des coquins et coquines etc.

Mais ce qui taraude les méninges de nos concitoyens, c’est la suite qui sera réservée au document d’enquête sur la gestion de la DFM de la Santé; lequel document accuse les responsables de la DFM de la Santé, une « <em>mauvaise gestion</em><em> </em>», ayant laissé un trou de 229,79 millions de francs CFA. Alors question : les responsables de la DFM du département de la Santé répondront-ils un jour, de leurs actes devant les tribunaux ?

<strong>Cyrille Coulibaly</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Université de Kabala :  Le règne insolent d’une mafia financière</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/universite-de-kabala-regne-insolent-dune-mafia-financiere-2733415.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 22 Jan 2018 00:49:58 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Dépêche</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Marchés fictifs, pressions et chantage, violation des procédures, commissions et retro commissions. Aucun qualificatif ne saura traduire les pratiques délinquances de la mafia financière qui s’est installée au cœur de la gestion des ressources  de l’Université de Kabala. A l’index ? Deux cadres des services financiers qui ont jusqu’ici réussi à endormir le  Pr Maki Samaké, Recteur  de l’Université et le reste de son administration. Le réseau savamment monté, opère en toute impunité et au péril des intérêts de l’Université qui croule sous le poids des défaillances dans l’exécution des différents marchés.

De l’aveu des responsables techniques de l’Université que nous avons rencontrés, il ressort que de la rénovation des anciens bâtiments à la réalisation des logements destinés au personnel chinois de l’Institut, les marchés ont été attribués à des entreprises qui n’ont aucune compétence technique. « Aujourd’hui, on ne peut réceptionner aucun chantier parce que les travaux sont de très mauvaises qualité »

Comment donc ces marchés ont-ils été attribués ? Selon nos sources, le système mis en place ici est très simple. Les soumissionnaires auraient versé des dessous de table à deux responsables des services financiers dont nous tairons les noms pour l’instant.

Les mêmes sources nous expliquent que malgré qu’ils aient perçu les commissions, les deux cadres des services financiers continuent à mettre la pression, exigeant d’autres versements avant de réceptionner les travaux. En plus de ces cas survenus autour des marchés de rénovation, les deux escrocs ont inventé une nouvelle pratique plus pernicieuse.

Elle consiste à créer des marchés fictifs de fourniture de consommables.

Selon nos sources, ces marchés jamais exécutés, mais payés à la caisse, portent sur  plusieurs dizaines de millions.

Contacté au téléphone, le chef service financier M. Aladji Dicko, nie simplement les faits et raconte que sa gestion est transparente. Des déclarations farfelues sur des faits réels que nous ne tarderons pas à démontrer. Comment M. Dicko a passé des marchés fictifs avec une société de la place ? Combien ont-ils perçu en tout de commissions ? De qui ont-ils perçu les sous ? Que s’est-il réellement passé dans l’affaire des 2000 table-bancs ? Nous y reviendrons et avec force détails.

A suivre donc !!!

<strong>Harouna Niang</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Semaine de la jeunesse contre la corruption :   La réduction  de la corruption au cœur des débats</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/semaine-de-jeunesse-contre-corruption-reduction-de-corruption-coeur-debats-2732600.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 17 Jan 2018 08:52:38 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Indicateur du Renouveau</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong> La 2<sup>ème</sup> édition de la Semaine de la jeunesse contre la corruption  a été  lancée hier 16 janvier à l’hôtel Olympe de Daoudabougou. Placée sous le thème « La corruption ne passera pas par moi », cette 2<sup>ème</sup>  édition se veut un cadre permettant la réduction du phénomène de corruption chez les jeunes.</strong>

Organisée par  la communauté de pratique en matière de lutte contre la corruption (CPLC) en partenariat avec  le consortium d’ONG canadienne JUPREC, cette 2<sup>ème</sup> édition est placée sous la présidence du Garde des sceaux ministre de la Justice.

La cérémonie de lancement a regroupé plusieurs personnalités dont le vérificateur général adjoint, l’ambassadeur du Canada au Mali, le représentant du gouverneur de Bamako et le maire de la Commune V. Pour cette 2<sup>ème</sup> édition, les organisateurs comptent atteindre leurs objectifs. « Nous voulons à travers cette semaine toucher directement 5000 femmes et jeunes ; contribuer davantage à la valorisation des principes d’intégrité et à la promotion des actions de lutte contre la corruption à travers l’implication des hommes et femmes de 18 à 40 ans ; impliquer le secteur de l’éducation dans la lutte contre la corruption et la délinquance financière », a déclaré la présidente de la communauté de pratique en matière de lutte contre la corruption, Mariétou Traoré.

Prévue du 16 au 22 janvier, plusieurs activités sont au rendez-vous : des conférence-débat sur les conséquences de la corruption sur les femmes et leur implication dans la lutte contre ce phénomène et sur le rôle de la société civile dans le suivi de la mise en œuvre des recommandations du rapport 2015 du vérificateur général à Bamako et dans les régions de Ségou, Mopti et Gao. Il également prévu plusieurs formations pour les femmes leaders sur les instruments juridiques et les institutions de lutte contre la corruption au Mali et sur le rôle du système éducatif dans la lutte contre la corruption  suivis d’un podium artistique ; d’une émission radiophonique avec les femmes et les jeunes, partenaire du projet Juprec, comme invités sur les Radios Tamani et Mikado. Il faut ajouter l’organisation d’un marathon dénommé «Courir contre la corruption «  et une soirée culturelle dénommée  « Nuit contre la corruption» .

Le chef de mission du Juprec, Roger Aube,  a déclaré que leur mission est de soutenir les organisations de la jeunesse qui œuvrent pour la lutte contre la corruption et la bonne gouvernance du pays.

Le représentant du Garde des Sceaux ministre de la Justice, Boubacar Touré, a lancé un appel à l’endroit de la jeunesse. « La jeunesse a beaucoup à faire, car c’est l’avenir du pays. Dans leur comportement, il faut qu’on sente l’idée de lutter contre la corruption, elle doit aider le gouvernement à lutter contre ce fléau qui touche tous les secteurs », a-t-il expliqué. Après l’étape de Bamako, les régions de Ségou, Mopti et Gao accueilleront  la Semaine de la jeunesse contre la corruption, prévue du 26 janvier au 5 février 2018.

&nbsp;

<strong>Moctar Dramane Koné, Stagiaire</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Chic ou choc ?: Lutte contre la Corruption au Mali Kokadjè !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/chic-choc-lutte-contre-corruption-mali-kokadje-2732125.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 16 Jan 2018 01:20:13 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Prononcée sur un ton presque innocent, cette phrase lapidaire est pleine de significations et cache pas mal de sous-entendus.</strong>

Le Malien se « débrouille ». Comment ?

Pas en se dérouillant selon les prescriptions divines qui veulent que l’homme gagne son pain à la sueur de son front.

En tirant sans cesse le diable par la queue, les Maliens, eux aussi se font tirer la « queue » (faut pas fâcher hein ? Nous s’amuser) par le diable.

Même pas moyen de faire  économie de bouts de chandelles dans un pays où l’indigence côtoie la misère générale.

A défaut de vivre pour manger, il faut bien manger pour vivre.

Joindre les deux bouts, tout juste pour ne pas crever de faim, oblige chaque jour à moult acrobaties.

La ménagère a perdu son panier, entend-on dire face à la hausse abusive des prix des produits de base, alors que le panier était déjà en nille lieues.

A force de chercher leur pitance quotidienne, même les mendiants sont devenus des loups pour l’homme. Mendicité rampante et agression sur le passant, tous les moyens sont bons pour ramasser quelques miettes.

Mais au pays des aveugles, les borgnes sont rois.

De lazare à Crésus, c’est comme la distance entre le ciel et la terre.

Si certains dorment dans les chaudières, d’autres se construisent des châteaux dignes des mille et une nuit. Ne sommes-nous donc pas tous fils d’Adam et Eve ?

Dieu n’est le père à personne. Fort bien, mais, certains roulent sur l’or, pendant que d’autres croupissent dans la misère.

Le monde se divise en deux : ceux qui trinquent et ceux qui triment, ceux qui sont (presque) au jardin d’Eden et ceux qui boivent le calice jusqu’à la lie.

Le Mali est pauvre, mais <strong>certains Maliens</strong> sont très riches.

Tout le monde se « débrouille ».

C’est la débrouillardise.

Pour tout dire, la débrouillardise, c’est la magouille.

Quand on n’est pas né coiffé, comment se taper une belle voiture, construire une villa au bord du fleuve Niger, avoir un beau verger, un gras compte bancaire ?

Les quatre « V », c’est dans l’air du temps qui permet aussi de se taper de belles nanas.

Le petit fonctionnaire puisera à pleines mains dans la caisse du service, l’opérateur économique véreux gonflera la facture, de connivence avec le Boss, des marchés se passent de gré à gré. Commissions et pots de vin sont versés pour obtenir des faveurs particulières. Partout pullulent les plongeurs en eau trouble, les magouilleurs de haute volée, les requins de la pire espèce, les caïmans aux crocs pointus. La sueur du peuple s’en va… en fumée ou en larmes. Misère pour la grande majorité, opulence pour la minorité.

A ne rien faire, face à la situation c’est le laxisme. A frapper dans le tas, c’est l’acharnement. A faire quelque chose, c’est autre chose.

Ah ! Incompréhensibles Maliens !

Au premier coup de gourdin, corrupteurs et corrompus ont tôt fait de mettre leur fortune à l’abri.

Et, comme par enchantement, certaines banques se vident, les chantiers s’arrêtent, l’argent ne circule plus, l’économie marque le pas face à l’épée de Damoclés suspendue au-dessus  de leur souffle. Le temps de voir passer l’orage, espère-t-on.

Rincer proprement le linge sale de la grande magouille dans les eaux du fleuve Niger ! Qu’ainsi soit-il !

En prison, les voleurs !  Tous les voleurs !

<strong>Boubacar Sankaré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Ministère de l’administration territoriale : L’ex&#45; DFM et son régisseur pris la main dans le sac</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/ministere-de-ladministration-territoriale-lex-dfm-regisseur-pris-main-sac-2694222.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/corruption/ministere-de-ladministration-territoriale-lex-dfm-regisseur-pris-main-sac-2694222.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 29 Nov 2017 06:17:59 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Indicateur du Renouveau</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Selon le dernier rapport du Végal, l’ancien directeur des finances et du matériel du ministère de l’Administration territoriale  a utilisé une méthode peu orthodoxe en ordonnant le paiement de mandats incluant des droits d’enregistrement et des redevances indues. Les faits remontent à 20113.</strong>

L’ancien directeur des finances et du matériel a ordonné le paiement des mandats incluant des droits d’enregistrement et des redevances indues. Il a procédé, en violation du DAO type à l’insertion des droits d’enregistrement et de redevances de régulation dans le devis estimatif de DAO relatif à des marchés de transport et d’acquisition de matériels et équipements.

Ces DAO ont néanmoins été approuvés par la DGMP-DSP et les mandats de paiement y afférents, bien que comportant des irrégularités, ont été visés par le contrôleur financier et payés par le trésorier payeur. Ce faisant, ces différents acteurs de la chaîne de la dépense publique ont fait supporter par l’Etat des charges indues dont le paiement revenait aux titulaires desdits marchés.

Le montant des droits d’enregistrement et des redevances de régulation irrégulièrement facturé et indument payé s’élève à 61,93 millions de F CFA. Le DFM  a ordonné l’exécution des contrats revêtus de faux cachets de paiement de droits d’enregistrement et de redevance de régulation.

Des fournisseurs et prestataires ont apposé de fausses références de paiement de droit d’enregistrement et de redevance de régulation sur des marchés et des contrats simplifiées. Le montant compromis s’élève à 55,29 millions de FCFA en concerne les droits d’enregistrement et à 8,15 millions de F CFA pour la redevance non perçue sur les marchés, soit un total de 63,44 millions de FCFA.

Le comptable-matières de la DFM n’a pas pu représenter l’absence de biens acquis. En effet, l’existence de matériels informatiques et de bureau ayant fait l’objet de procès-verbaux de réception n’a pas été prouvé malgré un pointage contradictoire effectué à cette fin au niveau de la DFM et du service bénéficiaire. Le montant total correspondant à ces matériels s’élève à 35,24 millions.

Le DFM n’a pas reversé les produits de la vente de DAO, contrairement à la règlementation en vigueur qui dispose que lorsqu’un dossier n’est pas remis gratuitement, les produits issus de sa vente sont destinés au Trésor public. Le montant non reversé s’élève à 11,75 millions de F CFA. Le DFM n’a pas appliqué de pénalités sur des marchés dont l’exécution a pris du retard. Ces pénalités sont estimées à 29,84 millions.

De plus, il a procédé à des fractionnements de dépenses. Il a morcelé des marchés de même nature, sur le même exercice budgétaire, en plusieurs contrats simplifiés pour la fourniture de produits alimentaires et de consommables informatiques. Le montant de ces dépenses, objets de ces fractionnements, s’élève à 439,68 millions de F CFA.

Le régisseur a irrégulièrement procédé à des remboursements de frais de carburant à des préfets et sous-préfets. Ces remboursements qui portent sur un montant total de 4,82 millions de F CFA n’étaient supportés par de missions et l’identité des personnes n’était pas plus indiquée. Le régisseur du DFM a payé des frais de missions indus. En effet, il a admis des ordres de missions non visés à l’arrivée et au départ par les autorités habilités et des états de paiement non émargés pour  justifier des dépenses liées à des frais de missions engagés dans le cadre de l’organisation des élections législatives de 2013.

Le Vérificateur général recommande au DFM de recouvrer les pénalités de retard exigibles sur les marchés pour un montant de 29,84 millions de F CFA, de reverser au Trésor public les produits de vente de DAO pour 11,75 millions de <a href="http://FCFA.IL" target="_blank" rel="noopener">FCFA. Il</a> recommande au régisseur de recouvrer les frais de missions injustifiés d’un montant de 2,97 millions F CFA.

<strong>Moriba Camara</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Loi portant prévention et répression de l’enrichissement illicite : Une chance et un tournant décisif pour le Mali ?</title>
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<pubDate>Fri, 17 Nov 2017 01:01:49 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Challenger</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em><strong>La spécificité de l’Office Central de Lutte contre l’enrichissement illicite réside dans le fait qu’il peut saisir les biens illicitement obtenus, même après avoir été blanchis….. Contrairement aux rumeurs, le mode de saisine du Procureur par dénonciation n’est pas une trouvaille juridique d’un quelconque illuminé et ne constitue que, dans une moindre mesure, une innovation puisque le Code de procédure pénale prévoie déjà la dénonciation. D’ailleurs, le code de procédure pénale faisait déjà obligation à tout citoyen qui a connaissance de faits délictuels de les dénoncer au Procureur de la République. Tenter d’assimiler cette obligation citoyenne à de la délation prétendument contraire à « nos coutumes » est un faux-fuyant puisque les vraies valeurs n’ont jamais fait l’apologie du vol</strong>.</em>

Voilà quelques grandes lignes d’une importante contribution faite par Me Alifa Habib Koné, Avocat inscrit au Barreau du Mali, président de l’Association des Jeunes Avocats du Mali (AJAM).

Si tous les régimes du Mali indépendant ont pris des initiatives de croisade contre la corruption, c’est le régime du Général Moussa Traoré qui dotera notre pays des dispositions les plus rigoureuses contre la corruption et l’enrichissement illicite.

Cela s’explique en partie par le fait que le régime justifiait le coup d’Etat du 19 novembre 1968 par sa volonté de « redressement national ».

Ainsi, une série d’ordonnances suivies de lois sera prise de 1972 à 1987 :
<ul>
 	<li>Ordonnances n°6 CMLN du 13 février 1974 et n°13 CMLN du 22 avril 1974 portant répression des atteintes au bien public ;</li>
 	<li>Loi n°82-39 AN-RM portant répression du crime d’enrichissement illicite ;</li>
 	<li>Loi n°82-40 AN-RM du 20 février 1982 portant répression de la corruption ;</li>
 	<li>Loi n°87-2 AN-RM du 20 février 1987 portant création de la Commission spéciale d’enquête sur les crimes de corruption et d’enrichissement illicite.</li>
</ul>
Il faut rappeler que l’élément déclencheur a été la septième session de la Cour d’assises, le 28 septembre 1971 qui révélait un accroissement sensible des affaires d’atteinte aux biens publics (plus du tiers des affaires inscrites au rôle, soit exactement 26 dossiers contre 16 en 1970) et un faible recouvrement des sommes détournées (34.114.701 francs maliens récupérés en espèce sur un montant de 237.401.511 francs maliens détournés).

Ce processus a été stoppé sous la IIIème République par l’Ordonnance n°91-068/P-CTSP du 1er octobre 1991 portant abrogation des lois portant création de la Cour spéciale de sûreté de l’Etat et de la Commission spéciale d’enquête sur les crimes d’enrichissement illicite et de corruption.

Cependant, le régime de Alpha Oumar Konaré se réveillera avec le rapport des experts de la Banque Mondiale sollicités en 1995, sur l’état de la corruption au Mali et les « manques à gagner » pour le budget national pour constater que le « Kokadjè » qu’il avait promis avait plutôt donné lieu au plus grand festin de détournements et d’enrichissements illicites que certains ont même osé nommer « le festival des brigands », sous ses 5 premières années de gouvernance. Ce festival des brigands a été concrétisé par les quartiers ACI qui continuent à traduire le mieux les propriétés immobilières issues du blanchiment de fonds publics.

Aussi, ce régime se verra-t-il dans l’obligation de prendre le phénomène à bras-le-corps par des textes qui donneront les résultats mitigés que nous connaissons :
<ul>
 	<li>Décret n°99-0324/P-RM du 08 octobre 1999 portant création d’une commission ad hoc chargée de l’étude des rapports de contrôle de l’administration ;</li>
 	<li>Décret n°590/P-RM du 28 novembre 2001 portant création de la Cellule d’Appui aux Structures de Contrôle de l’Administration (CASCA) ;</li>
 	<li>Décret n°02-310/P-RM du 04 juin 2002 fixant l’organisation et les modalités de fonctionnement du Pole économique et financier créé par la loi n°01-080 du 20 août 2001 portant Code de Procédure Pénale.</li>
 	<li>Ordonnance n°0057/P-RM du 28 septembre 2000 portant création de l’Inspection des Services Judiciaires, ratifiée par la loi du 30 novembre 2001.</li>
</ul>
A l’arrivée du Président Amadou Toumani Touré, le conseil des ministres du 18 septembre 2002 examinait un rapport relatif au renforcement du programme anti-corruption au Mali, dressé par un comité ad hoc de 30 membres représentant l'administration, le secteur privé et la société civile et réuni du 08 au 13 août 2002, dans la poursuite de la volonté de lutte contre la corruption et la délinquance financière.

Une des principales innovations du régime dans la lutte contre la corruption est sans conteste, la création du Bureau de Vérificateur général par la loi n°03-30 du 25 août 2003.

C’est dans cette suite que le Premier ministre, Modibo Sidibé, a signé le décret n°08-304/PM-RM du 28 mai 2008 portant création, organisation et modalités de fonctionnement du comité préparatoire des états généraux sur la corruption et la délinquance financière et procédé à la nomination de ses membres par le décret n°08-316/PM-RM le 03 juin 2008.

Pourquoi les Maliens ont tant réclamé une nouvelle loi contre l’enrichissement illicite ?

Les états généraux sur la corruption et la délinquance financière, tenus du 25 au 28 novembre 2008, ont abouti à 104 mesures adoptées par les représentants (dans les 8 régions et le district de Bamako) de la société civile, des organisations socioprofessionnelles, du secteur privé, des administrations d’État, des partis politiques.

Ces recommandations assorties de propositions de mécanisme de suivi-évaluation ont été remises au Premier ministre en décembre 2008.

Les 104 recommandations comprennent « l’élaboration et l’application stricte des lois et règlements sur l’enrichissement illicite » ;

Le plan d’actions de mise en œuvre desdites recommandations, dans son objectif spécifique 7, intitulé « Améliorer la qualité de la justice et renforcer son rôle dans la lutte contre la corruption pour la paix sociale » prévoyait l’élaboration des textes sur l’enrichissement illicite au cours de l’année 2011.

Ainsi, sous la Transition, le gouvernement à travers le ministre de la Justice, Malick Coulibaly, a initié la nouvelle loi qui ne sera finalement adoptée qu’en 2014, sous Ibrahim Boubacar Keïta, avec ses amendements.

On peut affirmer, sans nul doute, que le pays venait de monter la charpente qui manquait jusqu’alors au dispositif de lutte contre la corruption et la délinquance financière.

<strong>La loi n°2014-015 apporte-t-elle du nouveau dans la lutte contre la corruption et la délinquance financière ?</strong>

<strong> </strong>Le dispositif nouveau de lutte contre le phénomène a pris corps avec la loi n°2014-015 portant prévention et répression de l’enrichissement illicite du 27 mai 2014 qui définit l’enrichissement illicite comme : « soit l’augmentation substantielle du patrimoine de toute personne, visée à l’article 3 ci-après, que celui-ci ne peut justifier par rapport à ses revenus légitimes, soit un train de vie mené par cette personne sans rapport avec ses revenus légitimes ».

Ladite loi circonscrit les personnes assujetties à « toute personne physique civile ou militaire, dépositaire de l’autorité publique, chargée de service public, même occasionnellement, ou investie d’un mandat électif ; tout agent ou employé de l’Etat, des collectivités publiques, des sociétés et entreprises d’Etat, des établissements publics, des organismes coopératifs, unions, associations ou fédérations desdits organismes, des associations reconnues d’utilité publique, des ordres professionnels, des organismes à caractère industriel ou commercial dont l’Etat ou une collectivité publique détient une fraction du capital social et de manière générale, toute personne agissant au nom ou pour le compte de la puissance publique et/ou avec les moyens ou les ressources de celle-ci. »

C’est dire que cette loi a ratissé large, contrairement à certaines déclarations. Le rapport du FMI y voit d’ailleurs une faiblesse mais, quelle loi n’en contient pas?

Cette loi a sans doute du mérite par ses dispositions utiles, notamment :

1) La nature de l’infraction : non seulement, contrairement à la loi de 1982, la nouvelle loi correctionnalise l’infraction, ce qui facilite les procédures en apportant une célérité dans le jugement, mais elle est également une infraction continue dont la prescription ne commence à courir qu’à la découverte des faits. Ce qui rallonge les délais de prescription;

2) La liste des personnes assujetties : elle est très longue et concerne pratiquement tous ceux qui assument des responsabilités dans la gestion du service public, des chefs d’institutions en passant par les ministres ainsi que tous les magistrats de l’ordre judiciaire et administratif;

Seuls, les députés ainsi que les élus locaux non ordonnateurs y échappent, ce qui ne pourrait être qu’une petite faiblesse qui ne remet nullement en cause l’efficacité de cette loi ;

La loi concerne non seulement les personnes physiques mais est aussi étendue aux personnes morales.

Les personnes complices ayant facilité la commission de l’infraction ou détenant les biens en ayant connaissance de leur provenance se retrouvent dans le champ, même si elles sont du privé.

3) L’obligation de déclaration annuelle des biens et son actualisation à la cessation du mandat ou des fonctions des personnes assujetties ainsi que leurs épouses mariées sous le régime de la communauté de biens et leurs enfants mineurs ;

4) La sanction administrative automatique : révocation ou déchéance immédiate en cas de refus et amendes égales à 1 an de salaire ;

5) La possibilité de saisie en cours de procédure par le juge sur les biens, ainsi que leurs produits ou avantages ;

6) La possibilité de l’excuse atténuante pour les personnes qui coopèrent pour les enquêtes ;

7) L’absence de possibilité de sursis si au prononcé de la peine le montant n’a pas été intégralement remboursé ;

8) La traque de l’enrichissement non détectable par les autres structures de contrôle : les autres structures ne s’intéressent qu’à l’argent dérobé dans les caisses et ne peuvent saisir facilement les bakchichs et autres dessous de table. C’est la spécificité de l’Office centrale de lutte contre l’enrichissement illicite qui peut saisir ces biens illicitement obtenus, même après avoir été blanchis.

<strong>Nous avons la conviction que c’est ce caractère inédit et efficace de la lutte contre l’enrichissement illicite qui fait autant peur.</strong>

De ce qui ne constitue point une innovation sur le plan juridique :

1) Le mode de saisine : contrairement aux rumeurs, le mode de saisine du Procureur par dénonciation n’est pas une trouvaille juridique d’un illuminé quelconque et ne constitue que dans une mesure moindre une innovation puisque le Code de procédure pénale prévoie déjà la dénonciation ;

D’ailleurs, le code de procédure pénale faisait déjà obligation à tout citoyen qui a connaissance de faits délictuels de les dénoncer au Procureur de la République.

Tenter d’assimiler cette obligation citoyenne à de la délation prétendument contraire à « nos coutumes » est un faux-fuyant puisque les vraies valeurs n’ont jamais fait l’apologie du vol.

2) L’application immédiate de la loi : ce qui est présenté comme un effet rétroactif n’en est pas un. Il s’agit plutôt de ce que les juristes ont nommé l’application immédiate de la loi : toute loi est applicable au plus tard 48 heures après sa publication, sauf exception. Je ne suis pas du tout sûr que la volonté du peuple malien était de faire en sorte que la loi ne s’applique pas aux biens volés avant son entrée en vigueur. Ce serait d’ailleurs une aberration et une prime à l’impunité, rien que d’y penser.

Rappelons-nous les propos de Alpha Oumar Konaré: « Nous devons veiller à ce que les mécanismes conduisent à la restitution et à la confiscation des biens détournés et au paiement des droits compromis au préjudice de l’Etat ».

Cette loi doit donc atteindre le délinquant dans son portefeuille, de sorte à lui faire perdre tout le bénéfice des détournements dont il s’est rendu coupable pour en dissuader les assujettis.

<strong>Des précautions qui encadrent la procédure et garantissent le respect des droits</strong>
<ul>
 	<li>La déclaration de biens est couverte par le sceau de la confidentialité à l’égard du public ;</li>
 	<li>S’il y a des indices graves et concordants d’enrichissement illicite justifiant l’éventualité de poursuites, les pièces du dossier sont mises à la disposition du suspect 48 heures avant sa comparution ;</li>
 	<li>l’intéressé est averti de ce qu’il peut se faire assister du conseil de son choix</li>
 	<li>Les résultats de l’enquête en ce qui concerne le montant des ressources légitimes, comparé au détail des éléments du patrimoine ou du train de vie de la personne poursuivie lui sont présentés ;</li>
 	<li>En cas de décision de poursuite, le suspect dispose de 60 jours pour justifier son patrimoine, délai qui peut être prorogé de 30 jours si les circonstances l’exigent ;</li>
 	<li>L’origine licite des éléments du patrimoine peut être prouvée par tout moyen.</li>
 	<li>Les dispositions du Code de procédure pénale relatives au privilège de juridiction sont observées</li>
 	<li>En cas de dénonciation calomnieuse, l’autorité saisie a l’obligation de révéler l’identité du dénonciateur aux fins de poursuites éventuelles.</li>
</ul>
En définitive, on saurait affirmer sans risque de se tromper que la loi portant prévention et répression de l’enrichissement illicite est une chance pour le Mali et un tournant dans la quête aux délinquants financiers et surtout à la lutte contre la corruption et à la concussion.

Elle est la résultante du constat de l’échec de la lutte cinquantenaire contre la corruption et la délinquance financière au Mali.

Elle est la charpente qui manquait à l’architecture de la lutte contre le phénomène.

Si l’Office fonctionne correctement, il sera la structure de contrôle qui parachèvera l’œuvre des autres structures telles que le Bureau du Vérificateur Général, en ce qu’il ne s’intéressera, outre mesure, à la procédure de détournement ou de corruption mais bien directement au résultat de l’infraction qu’est l’enrichissement par des voies illégales.

C’est pourquoi, il sera certainement l’épouvantail pour beaucoup de fossoyeurs de l’économie qui, sans puiser directement dans la caisse, avaient réussi par la mise en place de vrais réseaux savamment entretenus et des techniques régulièrement améliorées, à se garantir des bakchichs et un bon jackpot qu’ils pouvaient ostensiblement afficher en se pavanant au vu et au su de tous les auditeurs impuissants.

J’ai bien crainte qu’après 2014 « année de lutte contre la corruption » pauvre en résultat, si la mise en œuvre de cette loi échoue, on ne soit obligé de reconnaître l’échec définitif de la croisade contre la corruption. Ne jetons pas le bébé avec l’eau du bain : si tel que relevé dans le rapport technique anti-corruption et de lutte contre le blanchiment de capitaux du FMI sous le n°15/185, l’exclusion des élus non ordonnateurs du champ de la loi est regrettable mais cela n’enlève rien à sa pertinence et à son utilité.

<strong>De l’attitude exemplaire de la magistrature qui devrait-elle faire tache d’huile ?</strong>

La perception ainsi que la gestion des fonds publics et du service public sont non seulement un choix mais aussi une lourde responsabilité supposant l’acceptation de l’obligation de redevabilité.

A cet effet, il faut saluer l’esprit du corps de la magistrature dont la composante intégrale a été assujettie à l’obligation de déclaration des biens, sans entraîner aucune opposition ni protestation quelconque.

Cette attitude devrait peut être faire tache d’huile et inspirer plus d’un.

De même, les revendications financières et matérielles tendant à l’amélioration des conditions des fonctionnaires seraient bien plus compréhensibles.

Par contre, tenter de convaincre le peuple malien d’accepter que les détournements constituent la rallonge complémentaire des « salaires officiels dérisoires » serait certainement voué à l’échec, car le choix de tout statut a ses avantages mais bien également ses contraintes conséquentes.

Tout est une question de choix de carrière.

<strong> Auditeur Avocat inscrit au Barreau du Mali</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Corruption et délinquance financière : Des crimes préoccupants qui éprouvent lourdement l’économie nationale !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/corruption-delinquance-financiere-crimes-preoccupants-eprouvent-lourdement-leconomie-nationale-2661622.html</link>
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<pubDate>Wed, 15 Nov 2017 00:34:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Démocrate</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La corruption et la délinquance financière (atteintes aux biens publics, trafic d’influence, concussion, etc.) sont devenues les crimes le plus préoccupants ces dernières années et elles éprouvent lourdement l’économie nationale. Du coup, le code pénal de 2001 s’est enrichi de nouvelles infractions regroupées sous une section sept intitulée : « de l’ingérence des personnes physiques dépositaires de l’autorité publique ou chargées d’une mission de service public ou investies d’un mandat électif dans les affaires du commerce incompatible avec leur qualité ». </em></strong>

La première infraction est la prise illégale d’intérêt prévue et réprimée par les articles 110 et 111 du code pénal. La deuxième infraction est le délit de favoritisme, réprimé par les articles 112 et suivants sous diverses formes d’infractions à la législation des marchés publics. Le code pénal s’est aussi enrichi de deux autres infractions : le blanchiment d’argent réprimé par les articles 298 et 299 et le délit d’initié réprimé par les articles 301, 302 et 303. À cela s’ajoute toute une gamme d’infractions énumérées par le code de procédure pénale en son article 109 comme faisant partie des infractions économiques et financières et justifiant leur renvoi devant le procureur anti-corruption. Il s’agit des infractions économiques et financières qui sont des violations du code du commerce, du code des impôts, du code des douanes, du  code des marchés publics, de la loi de finances et de la comptabilité. En application des articles 16 et suivants de la Directive 07/2002/CM/UEMOA du 19 septembre 2002 relative à la lutte contre le blanchiment des capitaux dans les États membres de l’UEMOA, le Mali a institué sa « Cellule Nationale de Traitement des Informations Financières » (CENTIF), service administratif doté de l’autonomie financière et d’un pouvoir de décision autonome dans les matières de sa compétence qui consiste à recueillir et à traiter le renseignement financier sur les circuits de blanchiment d’argent. Le nouveau code de procédure pénale a institué de nouvelles mesures pour assurer une répression efficace de ces infractions spécifiques. C’est ainsi qu’ont été institués des parquets spécialisés auprès de trois juridictions dans le ressort de chacune des trois cours d’appel du pays. Dans chacune de ces juridictions sont nommés des juges d’instructions spécialisés en matière de délinquance financière.

Enfin, une brigade économique et financière de gendarmerie est instituée auprès de chacun des trois parquets spécialisés du pays. Ces brigades sont directement rattachées au procureur nonobstant tout lien avec leur hiérarchie classique. Ce dispositif répressif est enfin complété par des assistants spécialisés  nommés dans ces juridictions pour aider les magistrats à une meilleure compréhension des dossiers. Ceux-ci sont des inspecteurs des services économiques, des inspecteurs des finances et des inspecteurs des douanes ou des impôts. Ces structures spécialisées des juridictions ont reçu le nom de pôle économique. L’institution des pôles économiques au sein des tribunaux de première instance de Kayes, de Mopti et de la Commune III du District de Bamako, avec  compétence sur tout le ressort de la Cour d’appel dont ils relèvent, a accru les performances des juridictions dans la lutte contre la corruption et la délinquance financière.

<strong>Sambou Sissoko </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le réseau mafieux  de 21 ans au PMU&#45;Mali démantelé : 8 auteurs écopent chacun 18 mois de prison ferme</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/reseau-mafieux-de-21-ans-pmu-mali-demantele-8-auteurs-ecopent-chacun-18-mois-de-prison-ferme-2655382.html</link>
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<pubDate>Mon, 13 Nov 2017 00:33:13 +0000</pubDate>
<dc:creator>22 Septembre</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Le verdict est tombé vendredi au Tribunal de Grande Instance de la Commune III du District de Bamako. </strong>

Depuis quelques jours, la rocambolesque affaire de découverte d'un réseau de faussaires de tickets du PMU-Mali au  détriment des parieurs était pendante devant le TGI de la Commune III. Ouvert le jeudi 2 novembre 2017, le procès des 14 travailleurs du Pari mutuel urbain « PMU-Mali »  a connu son épilogue le vendredi 10 novembre. Poursuivies pour atteinte aux biens publics par fraude et autres malversations, de complicités d’atteintes aux biens publics soit par manquement aux devoirs de leurs charges, 8 personnes ont été reconnues coupables des faits et condamnées  chacun à 18 mois de prison ferme.

Avec ce procès, c’est un vaste réseau mafieux qui est ainsi démantelé au niveau du PMU-Mali. Des sources concordantes, l’actuel ministre de l’énergie numérique et de la Communication, Modibo Arouna Touré, alors PDG du PMU-Mali, aurait beaucoup contribué à démasquer ces fraudes, grâce à son initiative d’informatiser les opérations techniques. Ce réseau de faussaires opérait depuis de nombreuses années, plus de deux décennies environ, et à chaque étape, il y a eu des complices, notamment au service de validation des tickets, et au paiement des gains.

Ce réseau de faux parieurs empochaient illégalement des gains. Ces irrégularités auraient permis à certains de remporter des dizaines voire des centaines de millions de francs CFA. Leur technique de fraude : Lors des traitements des tickets du PMU par des travailleurs de la société, des manipulations se déroulent. Aussi, « de kiosques fictifs », inventés par  à l’intérieur même de la société en complicité avec certains responsables.

Rappelons que c’est sur la base d’une suspicion de fraude, favorisée par la violation des procédures de remontée, de traitement et de contrôle des tickets, qu’une plainte a été formulée contre X afin d’apporter toute la lumière sur la question. Et l’examen des pièces a révélé une incohérence entre le nombre de carnets remontés et le nombre de carnets traités. Aussi, malgré la non centralisation des volets souche-contrôle des tickets, les carnets du kiosque PB 122 sont parvenus au service de traitement de façon parcellaire en deux temps. Face aux nombreuses irrégularités, le Conseil d’administration du Pmu-Mali a, à sa 46e session ordinaire tenue le 10 juin 2017,  instruit à la Direction générale d’engager des procédures judiciaires. Ce qui fut fait.

<strong>Daniel KOURIBA</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Des agents du Pmu&#45;Mali poursuivis devant le tribunal : Un procès aux relents de feuilleton judiciaire</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/agents-pmu-mali-poursuivis-devant-tribunal-proces-aux-relents-de-feuilleton-judiciaire-2653602.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 11 Nov 2017 01:15:19 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Ouvert le jeudi 2 novembre 2017, le procès des 14 travailleurs du Pari mutuel urbain « Pmu-Mali » accusés d’atteinte aux biens publics par fraude et autres malversations, de complicités d’atteintes aux biens publics soit par manquement aux devoirs de leurs charges, soit par aide et assistance, continue son petit bonhomme de chemin. Mais d’emblée, ce procès annonce un véritable feuilleton judiciaire avec 4 principaux accusés (qui sont en prison), 5 coaccusés et 18 témoins actuellement en liberté. </em></strong>

Après son ouverture, le procès a fait l’objet d’un premier renvoi au vendredi 3 novembre 2017, à la suite des exceptions soulevées par les avocats de la défense. En effet, à l’ouverture de l’audience, le ministère public a proposé à la Cour de se déclarer incompétente pour juger l’affaire. Ce qui n’a pas été du goût des avocats des accusés qui se sont opposés à cette proposition du ministère public, car, à leurs dires, avec cette incompétente de la Cour, leurs clients retourneront en prison et leurs infractions seront criminalisées.

Ensuite, un désaccord persiste entre les avocats des accusés et la Cour en ce qui concerne les montants reprochés aux prévenus car dans l’acte d’accusation les montants reprochés aux 14 accusés s’élèvent au total à 14 835 000 F cfa. Alors que, pour les avocats, la Cour était en train de confondre deux affaires. Une première affaire de 4 730 000 Fcfa (B.K.80) relative à la course du 30 avril 2015 reprochée à Souleymane Diarra et une 2e affaire de plus de 10 105 500 Fcfa (P.B. 122) relative à la course du 4 novembre 2014 reprochée à un autre groupe de travailleurs (lire les faits en encadré).

Selon les avocats, l’affaire Souleymane Diarra avait été jugée avec une ordonnance de non-lieu. Mais à la surprise générale, le Pmu-Mali est revenu sur ce dossier parce qu’en portant plainte contre des travailleurs sur l’affaire des 10 105 500 Fcfa, il a introduit en même temps une plainte contre X pour la course du 30 avril 2015. Les avocats du Pmu-Mali et le juge se perdront dans les chiffres. Ils parlaient tantôt de 9 4660 000 Fcfa, de 1 500 000 Fcfa, de 3 227 500 Fcfa. Ce qui créera une confusion totale dans la salle. Les débats autour de ces chiffres ont été très houleux. Par la suite, les avocats de la défense ont soulevé leurs exceptions et demandé que les deux affaires soient scindées et jugées à part car les infractions reprochées à Souleymane ne doivent pas concerner les autres accusés. Ensuite, les avocats ont voulu savoir ce qui est reproché à chacun des accusés car, à leurs dires, les infractions reprochées aux prévenus doivent être personnelles parce que les peines seront personnelles. N’arrivant plus à se comprendre, les avocats de la partie civile proposeront de renvoyer le procès. Ce qui a été accepté par les avocats de la défense et la Cour. Les audiences seront renvoyées au vendredi 3 novembre 2017.

A la reprise des audiences, le vendredi 3 novembre 2017, la Cour a pu écouter les 4 accusés qui sont Mamadou Traoré, Safiatou Coulibaly (aide revendeuse de tickets), Baba Kouyaté, Souleymane Diarra (chef de groupe) et leurs 5 coaccusés : Abou Magassa, Modibo Kotié Doumbia, Alioune Oumar Traoré, Mamadou Guissé et Idrissa Dem. Tous ces accusés plaideront non couples des faits à eux reprochés.

Interrogé à son tour, Mamadou Traoré (directeur technique au moment des faits) s’est porté en faux contre les accusations portées sur lui, avant d’expliquer le circuit de traitement des tickets Pmu-Mali. Après le dépouillement, les tickets gagnants sont enregistrés avec des références. Et les gains sont mentionnés en chiffres et en lettres. Après ce dépouillement, les tickets gagnants sont soumis à l’appréciation des contrôleurs. A la fin du contrôle, l’état de paiement est signé et envoyé à la Direction générale, puis à la comptabilité pour établir le chèque des gagnants si le montant est égal ou supérieur à 250 000 Fcfa. Et si le montant est inférieur à 250 000 Fcfa, le gain est payé au niveau des kiosques par les revendeurs. Il dira qu’en tant que directeur technique, son rôle consiste à proclamer les résultats de la course.

<strong>L’erreur fatale reconnue par Mamadou Traoré (directeur technique)</strong>

A la question pourquoi a-t-il signé l’état de paiement de la course du 4 novembre 2014 alors que des irrégularités avaient été constatées, Mamadou Traoré reconnaîtra que cette signature a été une erreur de sa part. Il dira qu’il a commis l’erreur en établissant l’ordre de paiement des tickets gagnants. Mais il s’est dit victime de l’irresponsabilité de son chef de Division traitement, Kamissoko, qui n’a pas voulu jouer son rôle. Il laissera entendre qu’il a signé l’état de paiement sous la pression et en référence au règlement afin que les parieurs ne soient pas pénalisés par le retard de paiement de leur gain. Et cette signature a été fatale pour lui.

Par rapport à la course du 30 avril 2015, Mamadou Traoré expliquera à la Cour que c’est suite à des irrégularités constatées dans le traitement des carnets BK 80 que son adjoint a adressé au Président directeur général du Pmu-Mali un rapport sur la situation sans son aval et qu’il a laissé faire pour ne pas être suspecté de complicité. Et son avocat de se demander pourquoi Mamadou Traoré est-il le seul à se retrouver en prison alors qu’il n’est qu’un maillon d’une chaîne quand on sait que le Pmu-Mali est une société organisée. Le président répondra que Mamadou Traoré est en prison parce qu’il y a eu une plainte contre lui.

<strong>Safiatou Coulibaly : celle par qui le scandale arriva</strong>

Deuxième à se présenter à la barre, Safiatou Coulibaly, aide revendeuse par qui l’affaire du PB 122 de la course du 4 novembre 2014 est arrivée. Devant la barre, elle n’a pas reconnu les faits à elle reprochés, mais a expliqué qu’en tant que revendeuse de tickets d’Aminata Konandji, elle s’est chargée de la remontée des carnets et des souches qui étaient à sa disposition. Dans cette remontée, elle a oublié un carnet de souche dans son sac.  C’est le lendemain qu’elle a ramené ledit carnet. Et elle ne sait plus rien de l’affaire. Mais il se trouve que Baba Kouyaté (agent de traitement au Pmu-Mali), le 3e à comparaître à la barre, est celui qui a découvert le lot de carnets suspects. Il indiquera que le jour du traitement des tickets, en cherchant à s’installer, il a aperçu un lot de carnets abandonnés qu’il a montré à Alioune Oumar Traoré. Mais auparavant, il avait demandé au chef du groupe 15, Sidi Yaya Traoré, si lesdits carnets étaient destinés à son groupe. Il dira que les faits se sont déroulés avant le départ de la course. Mais ce qui est paradoxal, il se trouve que Baba Kouyaté est l’ex-fiancé de Safiatou Coulibaly et c’est lui qui a découvert les carnets de cette dernière. Et au juge de lui demander pourquoi s’est-il tant intéressé aux carnets ? Il répondra qu’il s’est intéressé aux carnets parce qu’il ne voulait pas que des sanctions tombent en cas de non traitement des carnets. Il démentira le fait d’être traité d’ex-fiancé de Safiatou Coulibaly. Il dira qu’étant griot, il blaguait souvent à appeler Safiatou sa fiancée. Il soulignera qu’il est en prison parce qu’il s’est tout simplement intéressé aux carnets. Sinon qu’il ne sait rien de cette affaire.

Souleymane Diarra : l’homme qui introduisit le carnet litigieux BK 80 dans la salle de traitement

Dernier des accusés à comparaître, Souleymane Diarra est à la base de l’introduction dans la salle de traitement des carnets du BK 80 de la course du 30 avril 2015. A la barre, Souleymane Diarra ne reconnaîtra pas les faits qui lui sont reprochés, c'est-à-dire le fait d’avoir introduit dans la salle de traitement, après le début des opérations de traitement, un carnet et dont il n’a pas pu établir la provenance. Il a déclaré avoir reçu le carnet de quelqu’un qu’il n’a pas dévisagé et qu’il ne peut pas reconnaître. Sans se référer à sa hiérarchie, il a remis le carnet douteux à un agent d’un autre groupe chargé du traitement de BK 80. Dans l’acte d’accusation, il est dit qu’après dépouillement, il s’est avéré que les seuls tickets gagnants, soit 2 ordres et 23 désordres sur les 237 carnets traités du BK 80 provenaient du carnet incriminé. A la barre, Souleymane Diarra refusa d’endosser cette responsabilité. Et le ministère public de demander si l’inconnu lui avait remis une arme est ce qu’il n’allait pas tout faire pour chercher à identifier cet inconnu ? Souleymane resta bouche bée. Et toujours le ministère public de dire qu’il couvre quelqu’un ou qu’il a transmis le carnet suspect dans la salle de traitement dans une intention précise. « Vous refusez de reconnaître que le lait est blanc », a-t-il annoncé.

Par la suite, l’avocat du Pmu-Mali prouvera que Souleymane Diarra n’était pas sur la liste de présence des agents chargés du dispatching du 30 avril 2015. Ce qui veut dire qu’il ne devait pas travailler ce jour-là. Il demandera si Souleymane Diarra était habilité à recevoir et à introduire des carnets dans la salle de traitement ? L’accusé se contentera de dire qu’il ne savait pas que le carnet était frauduleux.

<strong>Idrissa Dem (directeur de contrôle) coaccusé</strong>

Idrissa Dem n’a pas reconnu les faits qui sont reprochés. Pour sa version des faits, il dira qu’en tant que contrôleur, son rôle au Pmu-Mali consiste à contrôler la conformité des tickets agents par rapport aux tickets souches. Il soutiendra que le paiement des gains n’est pas de son ressort. A la question pourquoi a-t-il signé l’ordre de paiement des gagnants ? Il répondra qu’ils ont exécuté un ordre oral. « Si le chef ordonne, j’exécute », a-t-il réagi. Et le ministère public de poursuivre « vous avez exécuté un ordre du chef, est-ce qu’il est à la barre aujourd’hui ? ». Le prévenu ne dira pas mot.

Au moment de notre bouclage ce jeudi, l’interrogatoire des coaccusés se poursuivait.

<strong>XXXX</strong>

<strong>Les faits incriminés</strong>

Affaire PB 122 : En 2014, dans des circonstances douteuses, 9 tickets, tous issus du kiosque P.B. 122 sont sortis gagnants de la course du 4 novembre 2014. Mais durant le processus de prise en charge et de traitement des tickets gagnants, certaines anomalies ont été constatées et dénoncées par les agents. Malgré ces constats de nature à remettre en cause la validité des paris, ces tickets gagnants ont fini par être payés. Ainsi, sur la base d’une suspicion de fraude, favorisée par la violation des procédures de remontée, de traitement et de contrôle des tickets, une plainte a été formulée contre X afin d’apporter toute la lumière sur la question. Et l’examen des pièces a révélé une incohérence entre le nombre de carnets remontés et le nombre de carnets traités. Aussi, malgré la non centralisation des volets souche-contrôle des tickets, les carnets du kiosque PB 122 sont parvenus au service de traitement de façon parcellaire en deux temps.

Paradoxalement, des volets agence d’un carnet souche non centralisé ont été retrouvés abandonnés sur une table isolée dans la salle de traitement alors que ledit carnet n’a été ramené que le lendemain de la course au niveau du service contrôle, après interpellation de l’aide revendeuse du kiosque en cause. Quelle coïncidence que les volets agence égarés soient retrouvés par l’ex-fiancé de l’aide revendeuse supposée avoir fait la remontée des carnets incriminés ! Aussi, en l’absence de toute instruction hiérarchique, un agent a précipitamment enlevé et remis lesdits volets au groupe initialement chargé du traitement des carnets du kiosque PB 122. C’est alors que le chef dudit groupe s’est chargé du traitement après le refus d’un premier agent saisi. Face à la situation, l’agent chargé du bureau des écarts et des omissions, Mamadou Simbo Diakité, a informé la Direction du contrôle des anomalies constatées. Ainsi, se fondant sur une violation du règlement des jeux du Pmu-Mali suivant lequel les souches doivent être acheminées et centralisées avant le dépouillement, la Direction du Pmu-Mali conclut à un préjudice de 10 105 500 Fcfa.

Affaire BK 80 : Cette affaire remonte à la course du 30 avril 2015. A la course du 30 avril 2015, des dénonciations de fraude ont été faites relativement à la prise en compte du carnet numéro 9180157 après le début des opérations de traitement et en dépit des observations d’un agent de traitement. Curieusement, les seuls tickets gagnants de cette course dont 2 ordres et 23 désordres sont issus de ce carnet litigieux. En effet, dans des circonstances douteuses, un agent du Pmu-Mali dénommé Souleymane Diarra, soutient avoir reçu ledit carnet dans la salle de traitement alors qu’il procédait au dispatching des carnets centralisés aux différents groupes pour le traitement. Aussi, il s’avère que l’état de paiement des gains du jour a été établi par le directeur technique, Mamadou Traoré, alors que cette formalité relève de la compétence du bureau des écarts.  A ce niveau, la société Pmu-Mali estime une perte de 4 730 000 Fcfa au profit de faux parieurs. C’est donc suite à ces cas de fraudes signalées portant sur un montant total de 14 835 500 Fcfa sur les kiosques PB 122 et BK 80 que la 46e session ordinaire du Conseil d’administration du Pmu-Mali, tenue le 10 juin 2017, a instruit à la Direction générale de ladite société d’engager des poursuites judiciaires. C’est ainsi que les accusés et les coaccusés se sont retrouvés devant le juge.

<strong>S D.</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Détournement de fonds publics : A la Cour Constitutionnelle aussi !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/detournement-de-fonds-publics-a-cour-constitutionnelle-2643662.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 07 Nov 2017 01:38:53 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le président de la Cour Constitutionnelle du Mali s’est fait payer  une indemnité irrégulière de 3 millions de FCFA pour une simple rédaction d’un rapport. Le bureau du Vérificateur général qui a fait le constat recommande le remboursement de l’argent mal acquis.</em></strong>

La vérification  par le BVG des opérations de dépenses des dernières élections  a relevé de nombreux dysfonctionnements et irrégularités financières au niveau de différentes structures qui interviennent dans lesdites opérations.

Le cas de la Cour constitutionnelle du Mali est révoltant.

Le Président de la Cour Constitutionnelle selon le dernier rapport du BVG s’est fait payer une indemnité irrégulière sur la régie spéciale d’avances.

En effet, pour la rédaction d’un rapport général des élections du « Président de la République et des Députés à l’Assemblée Nationale » en 2013, il s’est fait octroyer 3 millions de FCFA sur la base d’une décision sans fondement juridique et dont la date est postérieure à celle du paiement.

C’est pourquoi, le Vérificateur général recommande au Président de la Cour Constitutionnelle du Mali de rembourser le montant de 3 millions de FCFA correspondant à l’indemnité perçue dans le cadre de la rédaction du rapport général des élections.

En plus, elle doit, selon le BVG, respecter les dispositions du code des marchés publics notamment celles relatives à l’établissement des contrats simples et les dispositions de la réglementation sur la comptabilité-matières relatives à la réception des acquisitions.

Et pour cause. Selon le BVG, la Régie de la CCM n’a pas conclu de contrats simplifiés pour des dépenses dont le montant par opération est supérieur ou égal à 500.000 FCFA mais inférieur à 25 millions de FCFA, en violation du code des marchés publics.

A cela, s’ajoute la non-conclusion de contrats simplifiés pour des dépenses dont le montant  prive l’Etat des recettes fiscales liées aux droits d’enregistrement.

Pire, la CCM a selon le rapport 2017 du Vérificateur général réceptionné des biens en l’absence de commission de réception et  a procédé, à travers son chargé de contrats simplifiés et le Délégué du Contrôle Financier, à la réception de fournitures dont le montant par achat atteint 2.5 millions de FCFA, au lieu de mettre en place la commission de réception. Toute chose qui ne permet pas selon le BVG de s’assurer de la réalité des acquisitions.

<strong>Boubacar Sankaré</strong>

<strong>(Source : rapport 2017 du BVG).</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Corruption: la grève de tous les aveux</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/corruption-greve-de-aveux-2638032.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 03 Nov 2017 10:28:15 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Un syndicat s’opposant à l’application de la loi consacrant la lutte contre la grande corruption ! Voilà qui ne manque pas de surprendre d’autant que ce syndicat est censé défendre les intérêts des travailleurs de l’administration d’Etat dont plus de 80% ne sont pas concernés par le volet répressif de la loi. Le passage en revue de certaines dispositions de la loi N°2014-015 du 27 Mai 2014 portant prévention et répression de l’enrichissement illicite devrait aider à comprendre les vraies motivations de ceux qui ont pris devant le peuple malien et la communauté internationale cette lourde responsabilité.

<strong>LA LOI TRADUIT L’ASPIRATION LÉGITIME DU PEUPLE</strong>
<strong>MALIEN À REDEVENIR UN CORPS SOCIAL SAIN ET VERTUEUX</strong>

Depuis longtemps, la morale n’est plus ce qu’elle était dans ce Mali dont les ressources publiques sont mises en coupes réglées par des prédateurs bien connus qui profitent de la connivence des élites politiques pour opérer à visage découvert ou par l’intermédiaire de lampistes. Le phénomène est devenu si préoccupant que le vaillant peuple snobe volontiers de nombreux politiciens qu’il considère comme de simples opportunistes malfaisants. La gangrène a touché une bonne partie de la société dite civile qui, sur ce chapitre a perdu la voix. Pourtant, il est de la responsabilité de tous de protéger le bien public pour assurer le droit de chacun à un environnement sain et à la promotion de la qualité de la vie (articles 15 et 22 de la Constitution). On ne peut donc faire l’économie d’une gouvernance vertueuse dans le respect des valeurs républicaines. L’année 2014 avait été dédiée à la lutte contre la corruption et la loi portant prévention et répression de l’enrichissement illicite est le premier acte de cette lutte qui permet au Président de la République d’honorer une promesse de campagne. Mais pourquoi cette loi suscite-telle cette poussée d’urticaire contre nature ? L’enrichissement illicite dont la définition est fournie à l’article 2 est qualifié de délit (article 1 alinéa 2). Ce délit consiste en l’augmentation substantielle du patrimoine qu’on ne peut justifier par rapport à ses revenus légitimes, ou en un train de vie sans rapport avec ceux-ci. Sont concernées les représentants d’institutions publiques, les élus, plus généralement tous les agents de l’Administration agissant au nom et pour le compte de la puissance publique et/ou avec les moyens et les ressources de celle-ci (article 3).

La grande particularité de cette loi, c’est que le délit d’enrichissement illicite est une infraction continue. Ce qui signifie en clair que le délai de prescription ne court qu’à compter du jour de la découverte des éléments constitutifs l’infraction qui est par ailleurs réputée consommée par la seule continuation de ses effets (article 5). Le secret professionnel n’est pas opposable dans le cadre des investigations et lorsque qu’une information est ouverte pour enrichissement illicite (article 24). Difficile donc d’échapper au couperet après avoir mangé le fruit défendu. C’est un véritable épouvantail pour ceux qui se sont servis sans compter, dont les réalisations et le mode de vie n’ont aucune commune mesure avec leurs revenus réels et à qui on veut faire rendre gorge. Sans peut-être se douter de l’onde de choc, IBK vient de soumettre la fourmilière des pilleurs aux rayons d’un soleil brûlant. Comment expliquer le lourd silence de l’opposition politique si prompte à ruer dans les brancards pour décrier les mauvaises pratiques ?

<strong>L’APPLICATION DE LA LOI DOIT ÊTRE SOUTENUE PAR LA JEUNESSE CONSCIENTE ET LA SOCIÉTÉ CIVILE RESPONSABLE</strong>

La grève dans sa forme et ses motivations est en réalité un aveu de culpabilité de nombreux cadres de l’Administration et du monde politique qui ne pensent qu’à sauver le « corps du délit » constitué par de biens mal acquis.

Cependant, comme le dit l’adage latin « Nemo auditur propriam suam turpitudinem allegans ». En effet, nul ne peut se prévaloir de sa propre turpitude : on ne peut bénéficier du produit de ses actes lorsque ceux-ci sont illicites. Une femme qui a tué son mari peut-elle demander le bénéfice d’une pension de réversion ? Et à supposer que la demande en soit faite, quelle autorité responsable y donnerait une suite favorable ? Cette grève pose en réalité la question essentielle de l’aptitude des cadres politiques et administratifs actuels à sortir le pays de la corruption dans un contexte où le maintien du « statu quo » n’est pas une option acceptable.

Le courage politique du Président de la République est à saluer et on comprend davantage pourquoi certains voudraient le salir à tout prix, mais il doit sortir du piège du « tête à tête » avec le syndicat pour porter l’affaire devant le peuple qui, une fois de plus ne connaît pas le contenu réel de cette loi, afin d’éviter que le syndrome de la réforme de la Constitution vienne biaiser le débat.

La jeunesse consciente et la société civile responsable doivent prendre toute leur part dans ce débat qui porte sur des mesures salutaires pour la bonne gestion des finances publiques et du pays. Les fonctionnaires pris dans le champ d’application de la loi doivent se soumettre ou se démettre, la loi prévoyant des circonstances atténuantes pour ceux qui décident de collaborer (articles 33 et 34). C’est à ce niveau que le syndicat était attendu, pour aider ses adhérents concernés à sortir de la scène en préservant le minimum vital.

A ceux qui pensent que les services judiciaires et les forces de sécurité sont les plus touchés par le phénomène de la corruption, il faut rappeler que les juges, gendarmes et policiers ne sont pas des extraterrestres ; ils font partie du corps social et ils en sont même le reflet le plus fidèle. Avec la mise en œuvre de la loi, le peuple malien se rendra rapidement compte que ses vrais fossoyeurs se trouvent ailleurs, comme il verra qu’il existe toujours des juges, des gendarmes et des policiers professionnels et honnêtes dans ce pays. C’est un combat pour la survie et la renaissance du pays parce que l’Etat doit faire face à des engagements importants dans le cadre du retour de la paix et de la décentralisation. Il n’est pas acceptable que des fonctionnaires et des hommes politiques en situation d’indélicatesse dans la gestion du bien public, plutôt que de faire amende honorable, cherchent à s’auto- amnistier sans penser à leurs nombreuses victimes. C’est une démarche à la fois immorale, scandaleuse et révoltante.

Le phénomène de la corruption a gangréné l’ensemble du corps social. Les différents rapports du Bureau du VEGAL et le sentiment général l’attestent. La loi sur l’enrichissement illicite est indiscutablement une réponse à cette préoccupation. Il appartient au Président de la République de se donner les moyens de la faire appliquer dans toute sa rigueur. Il en tirera deux avantages certains qui le feront entrer dans l’histoire sur une voie royale : le soutien du peuple malien longtemps spolié et l’assainissement promis des finances publiques.

<strong>Mahamadou Camara</strong>
<strong>Email : camara.mc.camara@gmail.com</strong>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Corruption au Mali : La police et la justice sont en tête selon Afrobaromètre</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/corruption-mali-police-justice-tete-selon-afrobarometre-2632172.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 01 Nov 2017 00:57:41 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em><strong>La police et la justice malienne occupent les premiers rangs parmi les institutions les plus corrompues du Mali. L’information est révélée par le dernier rapport d’Afrobaromètre rendu public la semaine dernière dernier. Ce rapport qui fait état de seul 45% des adultes maliens à avoir foi aux tribunaux pour le règlement des litiges, est réalisé à la suite d’une enquête menée entre 2014 et 2015 auprès de 1200 citoyens maliens.</strong></em>

<strong> </strong>La majorité des Maliens ne font pas confiance en leur justice ; tel est ce qu’on peut retenir de ce rapport réalisé sur tous les pays de l’Afrique de l’ouest. C’est dire que la justice traditionnelle occupe encore une place importante dans la société malienne. La proportion de populations faisant recours à la justice moderne au Mali, est l’une des plus faibles de la sous région ouest africaine.

&nbsp;

Aussi souligne le document, plus de 52% de la population malienne pensent que la police et les magistrats sont les plus corrompus de toutes les institutions. Seulement 7% des citoyens maliens affirment avoir eu à faire avec le système judiciaire au cours des cinq années précédant l'enquête, indique le rapport.
Afrobaromètre explique que les hommes sont deux fois plus susceptibles soit 9% d'avoir un contact avec les tribunaux que les femmes estimées à 4%. Les jeunes maliens entre 18 et 25 ans, notamment les ruraux et ceux qui n'ont pas reçu d'éducation formelle ont des niveaux de contact plus bas avec la justice.
Selon Afrobaromètre, 32% des personnes demandées préfèrent la justice traditionnelle qu'a la justice formelle. Ce rapport explique ce faible taux par la complexité du système judiciaire du Mali.

Pour certains observateurs, ce manque de confiance des citoyens en la justice formelle s'explique par le caractère corrompu de l'appareil judiciaire. Ils estiment également que le faible contact des citoyens avec les tribunaux est quelque part dû à l'éloignement des instances judiciaires des justiciables.

&nbsp;

<strong>Kassoum TOGO</strong>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>L’affaire du PMU&#45;MALI sera jugée demain 1er novembre au tribunal de la commune III du district de Bamako /  &#45;	Tout sur le mode opératoire des criminels &#45;	Déballages et révélations tous azimuts</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/laffaire-pmu-mali-sera-jugee-demain-1er-novembre-tribunal-de-commune-iii-district-de-bamako-mode-operatoire-criminels-deballages-revelations-azimuts-2630072.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/corruption/laffaire-pmu-mali-sera-jugee-demain-1er-novembre-tribunal-de-commune-iii-district-de-bamako-mode-operatoire-criminels-deballages-revelations-azimuts-2630072.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 31 Oct 2017 01:22:04 +0000</pubDate>
<dc:creator>Infos Soir</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Dans notre livraison du mardi 10 octobre 2017, nous révélions le rebondissement dans l’affaire du PMU-Mali dans laquelle un réseau de fraudeurs à grande échelle a carotté, pendant plusieurs années, aussi bien la société que les actionnaires et les parieurs de plusieurs centaines de millions de FCFA. Suite à ce scandale d’Etat, qui a éclaté véritablement en novembre 2014, une plainte avait été portée par le PMU-Mali contre X d'une part et contre Souleymane Diarra et Mamadou Traoré et autres d'autre part. Et, depuis la nuit du vendredi 6 octobre dernier, l’ancien directeur technique du PMU, Mamadou Traoré et deux de ses collaborateurs sont incarcérés à la Maison centrale d’arrêt de Bamako.</strong>

<strong>Le dossier a été orienté par la Brigade économique et financière de Bamako et instruit par le Procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance de la Commune III du District de Bamako. Le jugement des « délinquants financiers » est prévu pour ce mercredi 1<sup>er</sup> novembre au tribunal de la commune III, au Grand marché. Devront donc en principe comparaître demain, Safiatou Coulibaly, Baba Kouyaté, Souleymane Diarra, Mamadou Traoré et Idrissa Dem pour crime d'Atteintes aux Biens publics et complicité, infractions prévues et réprimées par les articles 106, 107 et 24 du Code Pénal; Agourou Magassa et Mamadou Traoré pour crime de faux en écriture, infraction prévue et réprimée par les articles 102 à 104 du Code Pénal.</strong>

<strong>A 24 heures de ce procès tant attendu par les parieurs, lésés dans leurs droits et avoirs, nous sommes capables de vous relater le modus operandi des bandits pour voler les gains des parieurs, la manière dont la supercherie a été découverte, ainsi que ce que les accusés ont confié aux enquêteurs. Entre déballage et révélations, voici TOUT sur le plus gros scandale de l’histoire du PMU-Mali !</strong>

Durant plusieurs années, un puissant réseau de fraude, implanté au sein de la société PMU-Mali, détournait de grosses sommes d’argent par le truchement de tickets parallèles après les courses. Il s’agit de tickets que la mafia et les complices introduisent dans la salle de traitement et sur lesquels ils écrivent les chevaux gagnants dès que l’arrivée est officielle. C’est pourquoi, quelle que soit la difficulté d’une course PMU au Mali, les rapports sont dérisoires à condition que le réseau n’ait eu l’occasion de « frapper » ou bien si la course génère de gros gains, ceux-ci appartiennent aux membres du réseau. Ce vaste réseau implique tous les segments du PMU-Mali, de la direction générale au revendeur en passant par les superviseurs, les contrôleurs, les agents de traitement et le personnel administratif.

Les principales victimes de cette mafia, ce sont les parieurs qui souffrent énormément du fait que la pratique les prive des gains normalement dus.

Désormais, tout semble rentrer dans l’ordre avec le démantèlement du réseau dont plusieurs membres seront jugés demain au Tribunal de Grande Instance de la Commune III du District de Bamako. La vedette du jugement sera sans doute Mamadou Traoré, considéré comme le cerveau du réseau et le bourreau des parieurs (voir notre parution du mardi 18 octobre 2017, en page 3). Il comparaîtra avec quelques présumés complices.

C’est le Pôle économique et financier, saisi par le Procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance de la Commune III du District de Bamako, qui a conduit les enquêtes de cette affaire rocambolesque de vol planifié. Pendant les enquêtes, toute une chaine de personnel du PMU-Mali a été entendue ; des agents ont été confondus ; des charges suffisamment solides ont été retenus contre certains, ainsi de suite.

&nbsp;

<strong>Les faits !</strong>

En 2014, dans des circonstances douteuses, <strong>neuf (09) tickets</strong> tous issus du même kiosque, en l'occurrence le <strong>PB 122</strong>, sont sortis gagnants lors de <strong>la course du 04 novembre 2014</strong>. Cependant, durant le processus de prise en charge et de traitement des tickets gagnants, certaines anomalies ont été constatées et dénoncées par les agents. Malgré ces constats de nature à remettre en cause la validité des paris, ces tickets gagnants ont fini par être payés. Ainsi, sur la base d'une suspicion de fraude, favorisée par la violation des procédures de remontée, de traitement et de contrôle des tickets, une plainte a été formulée contre X afin d'apporter toute la lumière sur la question.

En effet, l'examen des pièces a révélé une incohérence entre le nombre de carnets remontés et le nombre de carnets traités. Aussi, malgré la non-centralisation des volets souches-contrôle des tickets, les carnets du <strong>kiosque PB 122</strong> sont parvenus au service de traitement de façon parcellaire en deux temps. Paradoxalement, des volets agence d'un carnet souche non centralisé ont été retrouvés abandonnés sur une table isolée dans la salle de traitement alors que ledit carnet n'a été ramené que le lendemain de la course au niveau du service contrôle après interpellation de la revendeuse du kiosque en cause. Quelle coïncidence que les volets agence égarés soient retrouvés par l'ex fiancé de l'aide revendeuse supposée avoir fait la remontée des carnets incriminés ! Aussi, en l'absence de toute instruction hiérarchique, un agent a précipitamment enlevé et remis lesdits volets au groupe initialement chargé du traitement des carnets du kiosque<strong> PB 122</strong>. C'est alors que le chef dudit groupe s'est chargé du traitement après le refus d'un premier agent saisi. Face à la situation, l'agent chargé du bureau des écarts et des omissions, <strong>Mamadou Simbo Diakité</strong>, a informé la Direction du contrôle des anomalies constatées. Ainsi, se fondant sur une violation du règlement des jeux du PMU suivant lequel les souches doivent être acheminées et centralisées avant le dépouillement, la Direction du PMU conclut à un préjudice de <strong>10 105 500 FCFA</strong>.

Par ailleurs, consécutivement à <strong>la course du 30 avril 2015</strong>, des dénonciations de fraude ont été faites relativement à la prise en compte du <strong>carnet numéro 9180157</strong> après le début des opérations de traitement et en dépit des observations d'un agent de traitement. Curieusement, <strong>les seuls tickets gagnants de cette course dont 2 ordres  et 23 désordres sont issus de ce carnet litigieux.</strong> En effet, dans des circonstances douteuses, un agent du PMU dénommé <strong>Souleymane Diarra</strong>, soutient avoir reçu ledit carnet dans la salle de traitement alors qu'il procédait au dispatching des carnets centralisés aux différents groupes pour le traitement. Aussi, il s'avère que l'état de paiement des gains du jour a été établi par le Directeur Technique du PMU, <strong>Mamadou Traoré</strong>, alors que cette formalité relève de la compétence du bureau des écarts. A ce niveau, la société estime une perte de <strong>4.730.000 FCFA</strong> au profit de faux parieurs. C'est donc suite à ces cas de fraudes signalées portant sur un montant total de <strong>14.835.500 FCFA</strong> sur les <strong>kiosques PB 122 et BK 80</strong>, que <strong>la 46<sup>ème</sup> session ordinaire du conseil d'administration du PMU Mali tenu le 10 juin 2017, a instruit à la Direction Générale de ladite société d'engager des poursuites judiciaires. </strong>

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<strong>Kiosque PB 122 : le vol imparfait du 4 novembre 2014</strong>

Par rapport au kiosque <strong>PB 122</strong>, objet des pratiques occultes, liées à la violation du règlement du PMU, ayant occasionné un préjudice de 10.105.500F CFA, il s'agit de la combinaison d'une multitude d'irrégularités lors des différentes phases de prise en charge des carnets consacrant les paris des clients. En effet, sur tout le long du processus, de la remontée au traitement proprement dit des paris du kiosque <strong>PB 122</strong> jusqu'au contrôle et le paiement, des défaillances, souvent dénoncées par des agents, ont été constatées sans qu'aucune mesure appropriée ne soit prise, laissant présager une fraude impliquant l'administration de la société. A ce sujet : <strong>Alpha Seydou Sangaré</strong>, Chef de Département Juridique et Contentieux du PMU-Mali, déclare que c'est suite à une correspondance du comité syndical des agents de traitement du PMU-Mali dénonçant une fraude au niveau du kiosque <strong>PB122</strong> que la Direction Générale du PMU- Mali lui a instruit de procéder aux vérifications nécessaires sur 09 tickets gagnants incriminés lors de la course du 04 novembre 2014. Des travaux ainsi effectués, il précise que des failles ont été décelées à tous les niveaux notamment lors de la remontée, du traitement et du contrôle.

A ce titre, il souligne qu'après le constat par la superviseuse <strong>Yanké Touré</strong> de l'absence d'un carnet-souches d'un lot de 10 carnets vendus lors de la remontée, les paris devaient être annulés dès le départ de la course.

Paradoxalement, les carnets agences correspondants au carnet souche non présenté ont été retrouvés dans la salle de traitement où ne siégeait pas le groupe destiné à traiter les paris de leur kiosque de provenance. C'est ainsi qu'en violation des procédures de traitement, un agent dénommé <strong>Alioune Oumar Traoré</strong> les a pris pour les amener à l'étage supérieur pour les remettre au groupe chargé de traiter le <strong>PB 122</strong> du jour. Il poursuit que l'agent chargé de la surveillance de la deuxième salle, <strong>Mamadou Simbo Diakité</strong>, a immédiatement informé la Direction du Service Contrôle qui n'a procédé aux vérifications que le lendemain des faits après que l'aide revendeuse <strong>Safiatou Coulibaly</strong> ait ramené le carnet souche manquant.

Mme <strong>Yanké Touré</strong>, Chef du département commercial II, chargée de la supervision et du contrôle des carnets souches, déclare que le jour de la course du 04 novembre 2014, la remontée du kiosque <strong>PB 122</strong> a été faite par la dame <strong>Safiatou Coulibaly</strong>, aide revendeuse d'<strong>Aminata Konandji</strong>, détentrice dudit kiosque. Elle précise qu'à l'occasion, un carnet manquait au lot présenté au contrôle et dont l'aide revendeuse, mentionnant l'avoir oublié à son point de vente tout en promettant de le ramener. Elle rajoute que pendant qu'elle avait mis de côté les autres carnets en attendant le manquant, un planton a ramassé à son insu lesdits carnets pour les acheminer dans la salle de traitement. Toutefois, elle mentionne que contrairement au nombre de <strong>49 carnets traités</strong>, elle n'a fait remonter que <strong>48</strong> pour le compte du <strong>PB 122</strong> et s'étonne de cette situation.

Par ailleurs, elle souligne que jusqu'à son départ à la maison après la course, l'aide revendeuse n'est pas revenue avec le carnet manquant qu'elle a déclaré vierge, donc non utilisé. Elle renchérit qu'avant son départ, elle a notifié à son chef hiérarchique, <strong>Moulaye Tounkara</strong>, que l'aide revendeuse du <strong>PB 122</strong> devrait ramener un carnet vierge et qu'elle n'est toujours pas arrivée.

Quant à <strong>Moulaye Tounkara</strong>, Chef du Département Prospective à la Direction des Etudes et de la Prospective, chef hiérarchique de la Mme <strong>Yanké Touré</strong> au moment des faits, il soutient que celle-ci devrait mentionner les anomalies dans l'état de distribution et de contrôle des carnets et en même temps sur la fiche de non centralisation des carnets. Il mentionne que s'il en avait été informé même verbalement par cette dernière, il aurait dit de faire les déclarations de non centralisation et soumettre les documents à l'appréciation du Directeur Commercial, à charge pour celui-ci de les envoyer à la Direction des Ressources Humaines pour l'élaboration des notes de service d'annulation.

<strong>Aminata Konandji</strong>, détentrice du <strong>PB 122</strong>, déclare qu'elle était malade, mais présente au PMU le 04 novembre 2014 en affirmant que c'est son aide revendeuse <strong>Safi Coulibaly</strong> qui s'est chargée de faire le travail de remontée et de contrôle des souches à sa place pendant qu'elle-même a effectué le versement sans savoir si le montant du carnet manquant y figurait. Par ailleurs, elle signale que c'est le lendemain que le Service Contrôle lui a fait savoir qu'il manquait une souche contrôle à un carnet de son kiosque et qu'aussitôt elle a appelé son aide revendeuse. Ainsi, devant le Directeur du Service Contrôle, l'aide revendeuse a reconnu que c'est elle qui a vendu le carnet manquant et s'est rendue chez elle pour le ramener.

<strong>Safiatou Coulibaly</strong>, aide revendeuse du <strong>PB122</strong>, confirme avoir assuré la remontée des carnets du kiosque <strong>PB 122</strong> lors de la course du 04 novembre 2014. Cependant, elle conteste que la superviseuse <strong>Yanké Touré</strong> lui ait notifiée le manque d'un carnet encore moins de converser sur ce sujet. Elle soutient que ce n'est que le lendemain qu'elle a été interpellée à la Direction du Service de Contrôle pour demander la position du carnet non présenté à la remontée. Ainsi, sur instruction d’<strong>Idrissa Dem</strong>, Directeur dudit Service, elle est retournée chez elle où elle a fouillé dans son sac à main pour retrouver le carnet en question. Elle s'est ensuite précipitée pour l'amener au PMU-Mali et le remettre à <strong>Idrissa Dem</strong>, qui après vérification, a confirmé que c'est le carnet manquant. Par ailleurs, elle souligne avoir été soumise plus tard aux investigations du Service Social du PMU.

<strong>Mamadou Simbo Diakité</strong>, Chef de la Division Maintenance au PMU-Mali, déclare qu'au moment des faits, il était l'adjoint du superviseur de la salle de traitement. A ce titre, il soutient que les carnets du <strong>PB122</strong> ont été remontés dans leur salle en deux lots et que <strong>le deuxième lot est arrivé bien après le départ de la course, donc pendant que les résultats de la course étaient déjà connus.</strong> Il poursuit que lorsque l'agent de traitement <strong>Alioune Oumar Traoré</strong> lui a remis des carnets, il s'est référé à son superviseur, <strong>Apollinaire Joachin Kondé</strong> à qui, il a rappelé que la course avait déjà lieu. Mais en dépit de cela, celui-ci lui a dit de prendre les carnets dès lors qu'ils proviennent de la première salle. C'est alors qu'après avoir relevé les séries des carnets douteux, il les a remis pour traitement au chef de groupe <strong>Moussa Diarra</strong> <strong>qui avait refusé au motif que les chevaux ont déjà couru avant de céder sous sa pression.</strong> Il précise que, quand à sa demande, celui-ci lui a signalé qu'il y avait 09 tickets gagnants dans le lot, il s'est rendu au bureau du Directeur Technique Adjoint qui n'était pas sur place avant de taper à la porte du Directeur Technique <strong>Mamadou Traoré</strong> qui n'a daigné lui répondre. C'est alors qu'il s'est adressé au Directeur Contrôle, <strong>Idrissa Dem</strong>, en lui remettant les numéros de séries des carnets et folios des tickets gagnants. A ce niveau, <strong>Mamadou Simbo Diakité</strong> soutient <strong>avoir insisté sur le caractère douteux de ces carnets</strong>, au nombre de dix (10) mais que <strong>son interlocuteur lui a demandé de garder le silence</strong>. Ce n'est que le lendemain que celui-ci lui a confirmé les doutes, eu égard au fait que les souches des agences incriminées ne sont pas centralisées à son nouveau conformément aux dispositions en vigueur. Enfin, il déclare avoir donné l'information au syndicaliste <strong>Oumar Mallé</strong> qui était venu lui demander pourquoi il avait accepté de prendre les carnets douteux.

<strong>Alioune Oumar Amadou Traoré</strong>, agent de traitement du PMU-Mali, déclare qu'en raison de sa maladie, le Directeur Technique lui avait instruit de rester dans la salle pour aider à la répartition des carnets aux différents groupes de traitement lors de la course du 04 novembre 2014. C'est alors qu'assis dans la salle, <strong>Baba Kouyaté</strong>, agent de traitement, l'a apostrophé en lui montrant un lot de carnets isolé qu'il aurait trouvé sur une table tout en lui demandant de le prendre.

Ainsi, après avoir consulté la fiche de répartition, il s'est rendu dans la seconde salle de traitement à l'étage où se trouvait le <strong>groupe 26</strong> chargé des carnets du <strong>kiosque PB 26</strong>. Il précise qu'en ce moment, le départ de la course n'avait pas eu lieu et qu'il n'a pas informé son chef des faits.

<strong>Baba Kouyaté</strong>, agent de traitement au PMU-Mali, déclare que le jour de la course, il est arrivé 24 minutes avant la fermeture des portes et qu'il faisait partie du <strong>groupe de traitement N°II </strong>dirigé par <strong>Bourama Sissoko</strong>. S'agissant des circonstances de la découverte du lot de carnets suspects, il explique qu'invoquant l'insuffisance de places autour de la table du groupe, celui-ci lui a demandé d'occuper la table de répartition des carnets remontés. C'est en s'y installant qu'il a aperçu un lot de carnets abandonnés qu'il a montré à <strong>Alioune Oumar Amadou Traoré.</strong> Mais avant, il a demandé au chef du <strong>groupe 15</strong>, <strong>Sidi Yaya Traoré</strong> si lesdits carnets étaient destinés à son groupe. Par ailleurs, il précise que les faits se sont déroulés avant le départ de la course.

<strong>Idrissa Dem</strong>, Directeur du contrôle du PMU-Mali depuis 2010, confirme que lors de la course du 04 novembre 2014, <strong>Mamadou Simbo Diakité</strong> l’a rapproché pour lui signifier qu'il avait des doutes par rapport à des tickets qui lui sont parvenus après la course et que presque tous les tickets gagnants du lot sont sortis d'un seul carnet. Il ajoute avoir donné l'assurance à son interlocuteur de prendre les dispositions nécessaires pour le contrôle avant d'enjoindre téléphoniquement à l'un de ses agents dénommé <strong>Sékou Salla Toulema</strong> de procéder au contrôle desdits tickets dès le lendemain à la première heure. Ainsi, le lendemain, celui-ci lui a signalé l'absence de la souche contrôle de ces tickets gagnants parmi les souches du kiosque <strong>PB122</strong>. C'est alors qu'il lui a instruit d'informer le Directeur Général Adjoint en attendant qu'il n'arrive au bureau. Il poursuit qu'une fois sur place, il a rencontré le Directeur Commercial, <strong>Kassoum Traoré,</strong> afin qu'il convoque la vendeuse <strong>Aminata Kounandji</strong> pour des explications. C'est à la suite que le carnet souche manquant a été ramené par l'aide-vendeuse de celle-ci qui prétend l'avoir oublié dans son sac à main lors de la remontée. Selon <strong>Idrissa Dem</strong>, les différentes vérifications effectuées ont permis d'établir la conformité entre le carnet suspect et les combinaisons des tickets agences et n'ont révélé aucune anomalie sur la fiche de pointage des agences, l'état de distribution et de contrôle des carnets et l'état des anomalies commerciales. Ainsi, fort de ce constat, <strong>il a rendu compte au Directeur Général Adjoint qui a alors instruit, en l'absence de preuve de fraude, de procéder au paiement. C'est ensuite qu'il a signé le T6 pour le paiement.</strong> Cependant, interrogé sur les mentions de <strong>49 carnets</strong> traités sur l'état récapitulatif des recettes par kiosque et de <strong>48 carnets</strong> traités sur l'état de distribution et de contrôle des carnets, il s'est ravisé en admettant une erreur de sa part. En outre, il souligne que cette incohérence constitue une anomalie qui requiert l'information de la Direction Commerciale pour disposition à prendre et la Direction Générale pour compte rendu. Néanmoins, <strong>Idrissa Dem</strong> soutient mordicus qu'il a partagé toutes les informations relatives à cette question au Directeur Général Adjoint qui est le signataire des chèques. A ce titre, il rappelle avoir présenté le carnet souche suspect et les tickets agences gagnants à ce dernier afin qu'il s'assure de la conformité des combinaisons.

Quant à <strong>Mamadou Traoré</strong>, Conseiller technique du PDG du PMU-Mali, Directeur Technique au moment des faits, il précise n'avoir été informé de la situation du <strong>PB 122</strong> que par le <strong>Directeur Général Adjoint qui lui a fait comprendre qu'on lui a fait payer des tickets douteux</strong>. C'est ainsi qu'il s'est entretenu avec son personnel afin d'en savoir davantage. A cette occasion, il lui a été notifié qu'<strong>une partie des carnets du PB 122 a été traitée à temps tandis que l'autre partie a accusé du retard</strong>. Cependant, il soutient n'avoir été informé par ses agents d'une quelconque irrégularité.

Interrogés sur la situation, <strong>Oumar Mallé, Sidi Lamine Dembelé </strong>et <strong>Jean Keïta</strong>, tous responsables syndicaux du PMU-Mali, <strong>soutiennent unanimement des irrégularités dans le traitement du kiosque PB 122 et dénoncent une attitude surprenante de l'administration</strong> de la société s'agissant du paiement des tickets douteux. A ce titre, ils invoquent que <strong>les procédures de remontée, de traitement et de contrôle ont été viciées</strong> et qu'en tout état de cause, <strong>lorsqu'un kiosque parvient après la proclamation officielle des résultats, les carnets ne doivent pas être validés.</strong> En outre, pour dénoncer la situation, ils soulignent l'organisation d'une réunion syndicale au cours de laquelle il a été décidé d'adresser une correspondance au Directeur Général Adjoint pour solliciter de faire la lumière sur cette affaire. Cependant, aucune suite n'a été donnée à cette requête.

<strong>Kiosque BK 80 : les 4,7 millions du 30 avril 2015 </strong>

S'agissant de la dénonciation de pratiques frauduleuses, lors du processus de traitement des tickets du <strong>kiosque BK 80</strong> pendant <strong>la course du 30 avril 2015</strong> ayant engendré un préjudice de <strong>4.730.000 FCFA</strong> au PMU-Mali, on peut retenir certains faits et actes marquants.

En l'espèce, il y a lieu de signaler la survenance d'événements suivant des coïncidences douteuses pendant qu'il y a eu une rupture avec les habitudes de certains personnels. En effet, la combinaison de facteurs étranges constatés et de certains actes posés par des personnes non habilitées lors du processus de traitement des tickets du kiosque <strong>BK 80</strong> laisse croire à l'existence d'une cabale visant la mise dans le circuit du traitement de paris truqués donc de fraude. A ce sujet :

Selon <strong>Alpha Seydou Sangaré</strong>, Chef de Département Juridique et Contentieux du PMU-Mali, lors de la course du 30 Avril 2015, il a été découvert des pratiques suspectes lors du processus de traitement des carnets du kiosque <strong>BK 80</strong>. Il rappelle qu'en effet, après le début des opérations de traitement des carnets remontés, un agent de traitement dénommé <strong>Souleymane Diarra</strong> a remis au chef du groupe N°8, <strong>Salimata Camara</strong>, un carnet dont il n'a pu établir la provenance en déclarant tantôt l'avoir ramassé sur le sol, tantôt l'avoir reçu d'un de ses chefs sans autres précisions. Aussi, sans se référer à sa hiérarchie, celle-ci a remis le carnet douteux à un agent d'un autre groupe, chargé du traitement du <strong>BK 80</strong>. Ainsi, après une tentative de refus au motif que les opérations ont déjà commencé, ce dernier s'est rétracté suite à la pression de son chef de groupe, mais en prenant soins de relever le numéro de série. Il ajoute qu'<strong>après dépouillement, il s'est avéré que les seuls tickets gagnants, soit 2 ordres et 23 désordres sur les 237 carnets traités du BK 80 provenaient du carnet incriminé. </strong>

Par ailleurs, <strong>le chef du Département Juridique et Contentieux mentionne sa surprise face au paiement des gains des tickets douteux pendant qu'une plainte avait été adressée au Procureur de la commune III Du district de Bamako </strong>pour élucider la question. A ce sujet, il rappelle que les paris correspondants à la souche non centralisée devraient être annulés alors que les tickets gagnants du carnet douteux ont été payés sur la base d'une souche qui n'a été centralisée que le lendemain. S'agissant du résultat de la course, il précise que celui-ci s'affiche sur les écrans des points de course en direct mais que celui-ci ne devient définitif qu'après la confirmation par fax du PMU-France. A ce sujet, il souligne que le fax qui est réceptionné au secrétariat du Directeur Général est immédiatement transmis au Directeur Technique à charge pour lui d'organiser la diffusion publique via les salles de traitement et l'écran d'affichage électronique destiné aux parieurs. Enfin, <strong>il confirme la possibilité de découverte du résultat par les agents avant sa publication. </strong>

Quant à Souleymane Diarra, agent de traitement au PMU-Mali, suspecté d'avoir frauduleusement introduit dans le traitement un carnet du kiosque <strong>BK 80</strong>, il déclare que le jour où la situation est survenue, il faisait partie de l'équipe de distribution des kiosques dans la salle de traitement et également agent BEO (Bureau des Écarts et Omissions). Il rajoute qu'à ce titre, pendant qu’il faisait la distribution dans la salle, il a reçu un carnet d'un chef de groupe pendant qu'il trébuchait. Il soutient que pour la circonstance, le chef de groupe qu’il n'a pu identifier, l'a apostrophé pour lui remettre dans son dos en disant : « <em>tenez ce carnet ! Il n'est pas destiné à mon groupe</em> ». Ainsi, sans se retourner, il a tendu sa main pour le prendre avant de continuer son chemin pour distribuer les carnets qu'il avait déjà en main. Il rajoute que ce n'est qu'ensuite qu'il a regardé le carnet qui lui avait été remis pour savoir qu'il est du <strong>BK 80</strong>. C'est ainsi qu'il l'a remis au chef du groupe chargé du <strong>BK 80</strong> avant de rejoindre son groupe d'origine en tant qu'agent BEO.

Cependant, <strong>dans une seconde audition, il a carrément changé sa version</strong> des circonstances de la réception du carnet litigieux en arguant que la personne qui le lui a remis lui a demandé de prendre un carnet pendant qu'il marchait dans une direction perpendiculaire à la sienne. Paradoxalement, il soutient dans cette même version, penser que quelqu'un d'autre a pris le carnet avec son interpellateur pour le déposer dans sa main pendant qu'il trébuchait. Par ailleurs, il rappelle que c'est à l'affichage dans la salle des résultats de la course que <strong>Salimata Camara</strong> lui a demandé la provenance du carnet avant de lui notifier qu'il y avait des gagnants et que cela n'était pas clair. Il a ensuite été interpellé par son chef de Division <strong>Sékou Bakary Kamissoko</strong> puis par le Directeur Technique Adjoint auxquels il a relaté les circonstances de la réception du carnet. En outre, <strong>Souleymane Diarra</strong> mentionne avoir été auditionné par le chef de Division Investigation et Fraude et que le même jour le Directeur Technique, <strong>Mamadou Traoré</strong>, lui a notifié verbalement sa suspension.

<strong>Salimata Camara</strong>, Agent du Bureau des Écarts et Omissions (BEO) du <strong>groupe de traitement N°8</strong> au moment des faits, évoque que la distribution des carnets était terminée quand elle recevait de Souleymane Diarra un carnet supplémentaire dont il ignorait la provenance. Elle déclare avoir ensuite remis ledit carnet à son chef de groupe <strong>Ibrahim Talil</strong>, qui, à son tour, l'a imputé à l'agent de traitement <strong>Kadidia Konaté</strong>, laquelle a signifié que c'est un carnet douteux qui sera traité à part. Elle renchérit que ce doute a été appuyé par le constat que le carnet en question contenait beaucoup de gagnants dont 01 ordre et 23 désordres. Par ailleurs, elle rappelle avoir attiré l'attention du chef de la Divion Traitement <strong>Sékou Bakary Kamissoko</strong> dès que <strong>Souleymane Diarra</strong> lui a remis le carnet en retard. Aussi, elle soutient que <strong>paradoxalement, Ahmar Maïga, Directeur Technique Adjoint, lui a instruit de remplir le document récapitulatif des montants à payer par ticket et par kiosque, appelé T6, qui est habituellement traité par un REC dès que le montant du gain atteint 250.000 FCFA</strong>. C'est ainsi qu'elle a porté toutes les inscriptions sur le T6, exceptés les montants en lettres et en chiffres ainsi que le cachet et la signature avant de le restituer à Ahmar.

<strong>Abdoulaye Talil</strong>, Agent de traitement au PMU-Mali, chef du <strong>groupe N°08</strong> lors de la course du 30 avril 2015, déclare que pendant qu'il avait déjà fini de repartir les carnets attribués à son groupe, <strong>Souleymane Diarra</strong> lui a remis un carnet qu'il a prétendu avoir ramassé par terre. A son tour, il a imputé ledit carnet à l'agente <strong>Kadidia Camara</strong> pour traitement. Cependant, quand celle-ci a attiré son attention sur le fait que les chevaux avaient déjà couru, il lui a instruit de faire la recette du carnet à part, tandis que son agente du Bureau des Ecarts et Omissions (BEO), <strong>Salimata Camara</strong>, s'est chargée d'alerter le chef au service technique d'alors, <strong>Sékou Bakary Kamissoko</strong>. En outre, il précise avoir informé le Directeur Technique Adjoint <strong>Ahmar Maïga</strong> de la transmission d'un carnet après la course. Il confirme que celui-ci n'ayant pas réagi, le traitement s'est poursuivi normalement.

<strong>Sékou Bakary Kamissoko</strong>, Chef de la division traitement du PMU-Mali au moment des faits, déclare qu'après avoir fermé à clé la grande porte de la salle de traitement, il était dans son bureau quand <strong>Salimata Camara</strong> est apparue à la fenêtre pour lui montrer un carnet du kiosque <strong>BK 80</strong> avec deux tickets gagnants (un ordre et un en combinaison complète) que <strong>Souleymane Diarra</strong> aurait amené après la réception des autres carnets. Ainsi, à sa demande sur les raisons de la prise en charge du carnet parvenu après les autres carnets du <strong>BK 80</strong>, le chef de groupe <strong>Abdoulaye Talil</strong> a répondu que le résultat de la course n'était pas encore inscrit sur le tableau d'affichage. Cependant, quand il a demandé à <strong>Souleymane Diarra</strong> sur la provenance du carnet douteux, celui-ci lui a expliqué l'avoir reçu d'un agent qu'il n'a pu identifier alors qu'il procédait à la distribution de carnets à d'autres groupes. Par ailleurs, <strong>Sékou Bakary Kamissoko</strong> signale qu'après vérification, il est ressorti que conformément à la clé de répartition, le <strong>groupe N°8</strong> a reçu 237 carnets y compris celui parvenu séparément. S'agissant de l'établissement de l'état T6 ayant permis le paiement des gains, <strong>il soutient que les deux montants chiffrés ont été portés par le directeur technique, Mamadou Traoré et que le cachet est le sien alors que la signature est habituellement déléguée les jours de course à Modibo Kotié Doumbia</strong>. Enfin, il conclut qu'aucun carnet n'est accepté après le départ de la course et que la Direction Générale doit par conséquent prendre une décision d'annulation dudit carnet.

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<strong>Mamadou Traoré, accablé et confondu !</strong>

<strong>Ahmar Moussa Maïga</strong>, Directeur Technique adjoint au moment des faits, déclare avoir été alerté par deux agents, en l'occurrence <strong>Salimata Camara </strong>et <strong>Abdoulaye Talil</strong>, de la réception d'un carnet isolé du reste des carnets du kiosque <strong>BK 80</strong>. Il a ensuite convoqué <strong>Souleymane Diarra </strong>qui a confirmé les propos des deux agents en soulignant avoir remis au <strong>groupe 8</strong> un carnet qu'il aurait reçu d'un agent dans la salle sans pouvoir l'identifier. Il rappelle que sur ces propos et au regard des gagnants sur ledit carnet, il a émis des doutes ; d'où il a rendu compte à son Directeur Technique, <strong>Mamadou Traoré</strong>, avant d'adresser au Président Directeur Général de la société une note technique, visée par sa hiérarchie, demandant entre autres de confier le cas à la Direction du Contrôle pour des investigations. A ce titre, il précise qu'en cas de doute, il est obligatoire de saisir la Direction générale afin que celle-ci impute le dossier à la Direction du Contrôle pour investigations. Le Directeur Technique adjoint souligne que dès lors qu'il a rédigé un rapport après avoir informé son directeur des faits, il revient à ce dernier de prendre les mesures qui s'imposent.

<strong>Modibo Kotié Doumbia</strong>, superviseur technique au PMU-Mali, assurant la signature des T6 par délégation informelle du Directeur Technique, déclare que ce jour, il était dans le bureau de <strong>Mamadou Traoré</strong>, alors Directeur Technique quand <strong>Ahamar Maïga</strong> est venu l'informer d'un problème concernant une série du <strong>BK 80</strong>. Il précise qu'en réaction, <strong>Mamadou Traoré</strong>, le prenant en témoin, a justifié à <strong>Ahamar</strong> avoir déjà dit en vain à <strong>Kamissoko</strong> d'enlever <strong>Souleymane Diarra</strong> de la distribution des carnets avant de lui dire d'aller gérer le problème. Il rajoute que le même jour, le Directeur Technique <strong>Mamadou Traoré</strong> l'a appelé dans son bureau pour lui montrer le rapport fourni par <strong>Ahamar Maïga</strong> relativement au problème. Par ailleurs, s'agissant de l'établissement du T6, <strong>Modibo Kotié Doumbia</strong>, s'est ravisé après ses tentatives de rejeter sa signature sur ledit document. En effet, après avoir soutenu mordicus qu'il n'a rien avoir avec le T6 incriminé, il a fini par admettre qu'il est le seul signataire des T6 sous le cachet du chef de Division Traitement tant qu'il est sur place au PMU et cela sur instruction verbale du Directeur Technique <strong>Mamadou Traoré</strong>. Il renchérit que le jour de la course, <strong>Agourou Magassa</strong> lui a amené des T6 qu'il a signés dont très probablement celui annexé à la plainte.

<strong>Abdoulaye Haïdara</strong>, agent REC (Récapitulatif des anomalies) de la Direction Technique, chargé de l'établissement des états de payement (T6) de plus de 250 000 FCFA, déclare avoir établi le jour de la course des T6, mais pas celui incriminé dans la plainte. Il rappelle que le T6 concerné n'a de valeur juridique comme support de paiement que lorsqu'il porte les signatures du Directeur du Contrôle et celui des Finances. Par ailleurs, contrairement aux propos d’<strong>Agourou Magassa</strong>, il précise que celui-ci ne l'a jamais assisté dans l'établissement des T6.

<strong>Agourou Magassa</strong>, Agent de traitement au PMU-Mali, déclare qu'il était agent chargé des écarts et des omissions (BEO) du <strong>groupe 18</strong> le jour de la course du 30 avril 2015. Il précise que bien que n'étant pas du <strong>groupe 8</strong>, il a reçu le T6 du <strong>BK 80</strong> pour en arrêter les montants en lettres alors que les montants en chiffres étaient déjà portés. A ce titre, il signale avoir aidé le REC <strong>Abdoulaye Haïdara</strong> dans ses attributions. Toutefois, il prétend ne pas se remémorer de la personne qui lui a remis le T6 qu'il a rendu après traitement à <strong>Modibo Kotié Doumbia</strong>. Cependant, <strong>confondu par l'enquête, il se rétracte en précisant que c'est le Directeur technique Mamadou Traoré qui lui a remis le T6 concerné avec les rapports chiffrés en lui demandant de l'arrêter.</strong> Ainsi, après ce remplissage, il a remis le document à <strong>Modibo Kotié Doumbia</strong> pour signature. A cet effet, il explique que, pendant qu'il travaillait dans le bureau des superviseurs techniques, contigu à celui du Directeur technique, celui-ci l'a appelé dans le sien pour lui remettre un T6 partiellement rempli avec les rapports chiffrés d'un ticket gagnant en ordre soit <strong>1.502.500 FCFA</strong> et un ticket gagnant en combinaison complète soit <strong>3.227.500 FCFA</strong>. Aussi, il rappelle qu'il avait l'habitude de remplir les T6 seulement en cas d'omission. Toutefois, il reconnait que le travail à lui confié par le Directeur Technique <strong>Mamadou Traoré</strong> ne rentrait pas dans ses prérogatives de BEO et de surcroît concernant le <strong>BK 80</strong> traité par un autre groupe différent du sien.

<strong>Mamadou Traoré</strong>, Conseiller, technique du PDG du PMU-Mali, Directeur technique au moment des faits, déclare que suite aux irrégularités constatées relativement au <strong>BK 80</strong>, son adjoint <strong>Ahmar Moussa Maïga</strong>, a adressé au Président Directeur Général un rapport sur la situation sans son aval mais qu'il l'a néanmoins laissé pour ne pas être suspecté de complicité. Ainsi, sur la base dudit rapport, il a recueilli la version des faits du principal mis en cause <strong>Souleymane Diarra</strong> qui lui a déclaré que le carnet problématique lui a été remis dans la salle par une personne qu'il a pu identifier.

Interrogé au sujet du T6 incriminé, dans une tentative de rejet, il soutient véhément n’avoir aucun lien avec ledit document contrairement aux allégations de <strong>Agourou Magassa</strong>. Ensuite, <strong>confondu par l'enquête, il se ravise et précise avoir porté les montants chiffrés des gains sur le T6 du BK 80 avant d'instruire à Agourou Magassa d'arrêter le montant total</strong>. C'est ainsi que ce document a été associé aux autres T6 pour le paiement des parieurs gagnants. Par ailleurs, il rappelle que normalement les T6 de montant inférieur à 250.000 FCFA sont remplis par l’agent BE0 tandis que ceux dont le montant est égal ou supérieur à 250.000 FCFA le sont par l'agent REC. Cependant, il soutient n'avoir pas connaissance d'un texte interdisant à un Directeur Technique de remplir un T6. Enfin, il signale que sa direction a l'obligation de traiter les carnets dès qu'ils sont centralisés dans la salle de traitement et que c'est pour donner plus de fiabilité au document qu'il a personnellement porté les montants sur le T6 incriminé. A ce titre, il précise que ledit T6 a été traité à part puis envoyé à la Direction du Contrôle pour dispositions spécifiques à prendre.

<strong>Idrissa Dem</strong>, Directeur du contrôle du PMU-MALI depuis 2010, déclare que l'implication de sa direction dans la gestion du problème lié au <strong>BK 80</strong> résulte d'une saisine de la Direction Générale demandant de mener des investigations sur le rapport de l'adjoint au Directeur technique <strong>Ahmar Moussa Maïga</strong>. Il s'agissait d'apporter la lumière sur un carnet isolé du kiosque <strong>BK 80</strong> retrouvé dans la salle de traitement lors de la course du 30 avril 2015. Il souligne qu'au cours des auditions des agents chargés du traitement du Kiosque <strong>BK 80</strong>, le chef de groupe a soutenu avoir reçu le carnet litigieux de <strong>Souleymane Diarra</strong> qui n'a pu préciser de qui il le tenait. Il poursuit qu'en outre, les différents documents qui leurs ont été transmis par les directions commerciale et technique ne présentaient aucune anomalie et qu'un compte rendu de la situation a été fait à la hiérarchie suivant un rapport du Chef de Division Recherche et Fraude, <strong>Oumar Issabré</strong>. Par ailleurs, il précise qu'<strong>en cas de dénonciation de pratique suspicieuse, l'état de paiement (T6) doit être isolé en entendant d'élucider le problème</strong>. Paradoxalement, il révèle que les gains sur le T6 du <strong>BK 80</strong>, qu'il n'a d'ailleurs pas signé, ont été payés le lendemain de la course. Quant au délai de paiement en cas de soupçon, il signale que cela est lié à la durée des investigations.

<strong>Les leçons d’une fraude à grande échelle</strong>

De toute cette procédure, les enquêteurs retiennent des enseignements pertinents. Entre autres : que les anomalies évoquées sont consécutives à la violation des procédures de remontée, de traitement et de contrôle ; qu'il est constant que dans l'affaire du kiosque <strong>PB122</strong>, le carnet souche incriminé n'a pas été centralisé le jour de la remontée ; que tous les tickets gagnants provenaient de la souche manquante et ont été retrouvés isolés dans la salle de traitement après l'heure du départ de la course ; qu'il existe une différence d'un carnet entre le nombre de carnets contrôlés et le nombre de carnets traités ; que les Directions Commerciale, Technique et de Contrôle ont minimisé les différentes anomalies et n'ont pas suffisamment joué leur rôle, ce qui a entrainé les paiements indus ; que dans des circonstances curieuses, le carnet agence incriminé dans l'affaire du kiosque <strong>BK 80</strong> a été remis au groupe de traitement après le départ de la course du jour. Aussi, ledit carnet a été découvert par <strong>Souleymane Diallo</strong> qui a donné diverses versions de sa remise à lui par un agent qu'il n'a jamais pu identifier.

La Direction Technique après avoir eu l'information des risques de fraude n'a pas isolé l'état de paiement pour les investigations appropriées, mais l'a plutôt renseigné à travers son Directeur pour permettre des paiements indus. Aussi, que ce dernier a instruit à un agent non habilité de porter des mentions sur le document ayant servi pour le paiement.

Malgré les différentes irrégularités et anomalies portées à sa connaissance, la Direction du Contrôle s'est abstenue de donner un avis clair et précis sur l'annulation des tickets incriminés.

Enfin, en dépit des dénonciations, par manquement aux devoirs de leurs charges, certains cadres de la société ont facilité des paiements indus à des parieurs.

De cette minutieuse enquête ainsi effectuée par la Brigade économique et financière de Bamako, il ressort qu'ont été réunis des indices graves et concordants de nature à motiver leur inculpation, à l'encontre de <strong>Safiatou Coulibaly, Baba Kouyaté, Souleymane Diarra, Mamadou Traoré </strong>et <strong>Idrissa Dem</strong> pour crime d'Atteintes aux Biens publics et complicité, infractions prévues et réprimées par les articles 106, 107 et 24 du Code Pénal ; <strong>Agourou Magassa </strong>et <strong>Mamadou Traoré </strong>pour crime de faux en écriture, infraction prévue et réprimée par les articles 102 à 104 du Code Pénal.

<strong>Sékou Tamboura</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
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<title>PMU Mali : Fraudeur, pourtant directeur technique aux arrêts</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/pmu-mali-fraudeur-pourtant-directeur-technique-aux-arrets-2605422.html</link>
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<pubDate>Thu, 19 Oct 2017 14:23:28 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Matinal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>L’histoire rattrape toujours ses braconniers, dit un adage. Ce dicton se vérifie dans ce qui est convenu d’appeler l’affaire des fraudeurs du PMU - Mali. En effet, les Maliens viennent d’être éclairés sur la suite du versement des ristournes. Les vautours et autres prédateurs qui tentaient par tous les moyens illégaux et illégitimes de détourner le dossier de l’informatisation des paris dorment aujourd’hui en prison. Selon des informations proches de la justice, le cerveau de l’opération Mamadou Traoré, ancien directeur technique, puis conseiller technique, est passé aux aveux, lui qui pensait être au-dessus des lois maliennes.</strong>

Pour rappel, quand le jeune Harouna Touré affectueusement appelé PAPOU par sa famille, arrivait au PMU Mali, les travailleurs n’étaient pas inscrits à l’INPS, n’avaient aucun contrat, et tous travaillaient sans support juridique. Après leur régularisation, et suite au dévouement du nouveau directeur pour le Mali, les recettes sont passées de 53 à 102 milliards de FCFA, chiffres vérifiables. Aussi, suite à une plainte du syndicat sur la vente des tickets parallèles, qui handicapaient le PMU et menaçait dangereusement sa survie, le sieur Mamadou Traoré et autres ont été interpellés, entendus et placés sous mandat de dépôt. Il ressort de nos investigations que Mamadou Traoré a passé 5 bonnes années sans toucher ni vérifier son salaire. C’est avec les nouvelles démarches de la direction qui voulait remettre l’administration du PMU au travail qu’il a été relevé pour incompétence, insouciance et inconscience professionnelle. Aujourd’hui, il ne s’agit que de deux dossiers seulement sur 32 transmis au juge, toute chose qui laisse présager que l’explosion de la bombe à retardement au PMU devrait faire des ravages.

<strong>Les complices</strong>

Nos enquêtes ont permis de savoir que le seul kiosque BK80 travaille avec 22 aides. Cette dame avec ses acolytes divaguaient entre les radios et finançaient le réseau en panne aujourd’hui. Des carnets étaient remplis une fois l’arrivée connue dans l’ordre et le désordre 20 ou 40 fois au préjudice des parieurs avec la complicité des agents de traitement. Toutes choses ayant permis à monsieur Traoré de construire plusieurs maisons à Bamako. D’autres noms comme Doudou Guèye, revendeur et beau-frère de l’ex-directeur technique, Diakaridia Traoré son neveu, et Sidiki Togola un proche sont cités dans le dossier. La question est de savoir combien de milliards ces individus avec leur réseau et ses ramifications inquiétantes ont pu soutirer au PMU Mali ? A croire aussi qu’il s’agit des mêmes personnes farouchement opposées à l’avènement de la machine numérique qui a permis de déceler la supercherie. Des têtes devraient encore tomber tant ce réseau parallèle de vente de tickets et de kiosques fictifs a fait des ravages et empêchaient les honnêtes parieurs d’avoir des cagnottes à hauteur de souhait. D’ailleurs, il semble que depuis leurs arrestations, les gagnants commencent à lécher les babines. Affaire à suivre.

<strong>Issiaka Sidibé</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Le PMU&#45;Mali éclaboussé par un scandale sur de faux paris !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/pmu-mali-eclabousse-scandale-de-faux-paris-2601252.html</link>
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<pubDate>Wed, 18 Oct 2017 00:45:08 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Informateur</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>De nouvelles interpellations ont eu lieu, ce jeudi, à Bamako, de travailleurs et responsables du Pari mutuel urbain (PMU) au Mali. Ces interpellations s'ajoutent à celles opérées la semaine dernière dans le cadre d’une enquête sur un vaste réseau de faux parieurs qui empochent illégalement des gains. Des irrégularités auraient permis à certains de remporter des dizaines voire des centaines de millions de francs CFA.</em></strong>

De faux tickets proclamés gagnants, mais comment cela est-il possible ? De source proche de l’enquête, on explique qu’une observation attentive a révélé que des gains élevés ont été empochés par des parieurs sur quasiment les mêmes points de vente des tickets.

A Bamako, par exemple, trois kiosques du Pari mutuel urbain (PMU) ont rapidement été suspectés avant de découvrir le pot aux roses. Il s’agissait en réalité « de kiosques fictifs » inventés par « un véritable réseau mafieux » à l’intérieur même de la société. Un réseau notamment démasqué grâce à l’informatisation des opérations techniques.

<strong>Réseau de faussaires</strong>

Ce réseau de faussaire opérait depuis de nombreuses années. A chaque étape, il y a avait des complices, notamment au service de validation des tickets, et au paiement des gains. Au total, plus de huit personnes ont été interpellées. Parmi elles, le directeur d’un département du PMU-Mali, et un autre haut responsable.

Ce vendredi, d’autres interpellations sont prévues d’après nos informations. Le préjudice subi par la société serait énorme. Des dizaines voire des centaines de millions de francs CFA.

<strong>La Rédaction</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Rapport annuel 2015 du Vérificateur Général : Les déperditions financières se chiffrent à 70,13 milliards de FCFA</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/rapport-annuel-2015-verificateur-general-deperditions-financieres-se-chiffrent-a-7013-milliards-de-fcfa-2590522.html</link>
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<pubDate>Fri, 13 Oct 2017 00:01:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Amadou Ousmane Touré, le Vérificateur Général a présenté, le mercredi 11 octobre 2017, son rapport annuel 2015 au président de la République Ibrahim Boubacar Kéïta. Il ressort du rapport qu’il y a eu des <em>« manquements notoires dans les opérations de gestion des fonds publics et du patrimoine de l’Et</em>at ». Selon le Vegal, ces manquements ont entrainé des déperditions financières qui se chiffrent à 70,13 milliards de FCFA dont 32,78 milliards de FCFA en fraude et 37,35 milliards de FCFA en mauvaise gestion.</strong> <strong><em>« Sur ces irrégularités financières, des remboursements ont été effectués par des gestionnaires des entités vérifiées, notamment au cours des missions de vérification. Les réformes en cours doivent indiscutablement se conjuguer avec un véritable changement de comportement et de méthodes et que chaque gestionnaire, porteur des valeurs du service public accepte volontiers d’accompagner ce changement », </em></strong><strong>a indiqué, dans son rapport, le Vérificateur général du Mali. </strong>

<strong> </strong>

Le mercredi 11 octobre 2017, le président de la République du Mali Ibrahim Boubacar Kéïta a reçu  des mains de Amadou Ousmane Touré le rapport annuel 2015 du bureau du  Vérificateur Général. C’était en présence de plusieurs membres du gouvernement et du personnel du Bureau du Vérificateur général.  Dans sa présentation du rapport, le Vegal a signalé que le document fait la synthèse de 16 vérifications financières. <em>« Au total, 23 structures, comprenant une Institution de la République, des services de l’Administration centrale y compris des Directions des Finances et du Matériel, des Autorités Administratives Indépendantes, des organismes personnalisés et des sociétés à participation étatique, ont été vérifiées ».</em>  Selon le Vérificateur général, le rapport annuel 2015 a relevé des manquements notoires dans les opérations de gestion des fonds publics et du patrimoine de l’Etat. <em>« Eu égard à la situation établie par les vérifications de 2015, il apparaît utile de noter que le phénomène de la délinquance économique et financière a véritablement tendance à survivre au génie du contrôle malien. Le climat social est gravement rompu par le déséquilibre hallucinant et délétère que les mauvaises pratiques sont arrivées à créer. Et ceci, aux dépens des repères à la fois juridiques et moraux qui veulent qu’une société démocratique cultive constamment des valeurs et des vertus de bonne conduite et de bonne gestion publique ne serait-ce que pour assurer l’avenir de ses enfants </em>», a-t-il indiqué. Il ajoutera que ces manquements ont entrainé des déperditions financières qui se chiffrent à 70,13 milliards de FCFA dont 32,78 milliards de FCFA en fraude et 37,35 milliards de FCFA en mauvaise gestion.<em> « Sur ces irrégularités financières, des remboursements ont été effectués par des gestionnaires des entités vérifiées, notamment au cours des missions de vérification. Les réformes en cours doivent indiscutablement se conjuguer avec un véritable changement de comportement et de méthodes et que chaque gestionnaire, porteur des valeurs du service public accepte volontiers d’accompagner ce changement », </em>a déclaré Amadou Ousmane Touré.

<strong>Des pertes financières de 58,07 milliards de FCFA, en trois ans, dans l’importation des produits pétroliers</strong>

Pour ce qui est des importations de produits pétroliers en provenance du Sénégal, le rapport a décelé, les manquements relevés sont relatifs, entre autres, à la non-production de rapports fiables sur les statistiques pétrolières, à l’exercice irrégulier de la profession de commissionnaire en douane et à des contrôles défaillants lors des opérations de transit ainsi que la non-application de sanctions prévues en cas de délit douanier. A titre illustratif, selon le rapport des opérateurs pétroliers ont pu procéder à des dissimulations frauduleuses d’importation ayant entraîné des droits et taxes compromis d’un montant de 22,70 milliards de FCFA. Ainsi, les différentes faiblesses ont eu pour conséquence, notamment, des pertes financières pour l’Etat d’un montant de 58,07 milliards de FCFA au titre des exercices 2012, 2013 et 2014. Concernant les conventions minières, selon le Vérificateur Général, Les nombreuses irrégularités relevées aussi bien dans la délivrance des titres miniers que dans la collecte des recettes minières, ont entraîné des pertes financières d’un montant de 1,61 milliard de FCFA. Sur l’assistance aéroportuaire,  selon le rapport du Vegal, des dysfonctionnements ont été relevés dans la mise en œuvre de la convention de partenariat ainsi que des irrégularités financières aussi bien dans les opérations de collecte de recettes que dans les dépenses effectuées.<em> « De tels manquements ont occasionné, notamment, des pertes financières qui se chiffrent à 159,29 millions de FCFA au détriment de la Société Assistance Aéroportuaire du Mali qui demeure une société à participation publique Majoritaire ». le rapport demande, aussi, de  </em>repenser la politique de gestion des bâtiments publics, afin de la rendre compatible avec les moyens de l’Etat car la vérification des opérations de cession des bâtiments publics de l’Etat a mis en évidence de graves incohérences, d’une part, entre les crédits alloués par le budget d’Etat pour l’entretien et la réparation de bâtiments publics, et d’autre part, les dépenses exorbitantes payées pour abriter les services et loger des hautes personnalités. Pour les dépenses électorales, selon le rapport, la vérification financière des dépenses électorales de 2012 et de 2013 a mis en exergue un ensemble de faiblesses dans l’organisation, la supervision et le suivi des élections ayant entraîné d’énormes irrégularités financières qui n’ont, le plus souvent, d’autres explications pour les différents gestionnaires que l’urgence et l’enjeu liés aux opérations électorales. Il en est résulté, note le rapport, des pertes financières d’un montant de 836,96 millions de FCFA. Enfin concernant les Directions des Finances et du Matériel, le rapport indique  que les procédures de passation, d’exécution et de paiement des marchés publics, des contrats simplifiés, des achats effectués par bon de commande et sur la régie violent les dispositions des textes en vigueur, notamment le Code des marchés publics. Les acquisitions, poursuit le rapport,  sont faites sans expression de besoins préalables et réceptionnées, en l’absence de structures publiques dédiées à cet effet, sans s’assurer de la conformité des biens. Plus graves encore, selon le rapport, sont les cas où des paiements sont ordonnés alors que les travaux ou les biens et services ne sont pas livrés ou ne sont que partiellement, alors même qu’on n’est pas en présence de paiement sans ordonnancement.

<strong>M.K. Diakité </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>La corruption : Une pathologie sociale ou un mal culturel dans notre pays?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/corruption-pathologie-sociale-mal-culturel-pays-2508082.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 30 Aug 2017 00:57:31 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Démocrate</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La corruption est sans doute un phénomène universel au point que bons nombres de spécialistes la qualifie de ‘’gangrène du siècle’’. Pour cause, elle sévit sévèrement autant dans les pays pauvres que dans les pays riches, dans les plus hautes sphères de l’Etat, dans la fonction publique que dans la vie de tous les jours. Mais en Afrique, de manière générale, au MALI particulièrement elle a atteint des proportions si inquiétantes qu’on peut sans ambages parler de ‘’pathologie sociale’’ ou de ‘’cancer culturel’’.</em></strong>

Ces expressions métaphoriques aux relents médicales traitant la corruption de ‘’maladie sociale ‘’ sont bien à propos dans la mesure où si on représente la société comme un organisme vivant ou un ‘’corps social’’ se nourrissant de la transparence, de la bonne gouvernance et de la probité pour vivre et avoir une santé morale, politique et économique, la corruption tel un virus attaque les organes vitaux, obstrue les artères sociopolitiques au point de plonger tous les secteur névralgiques de la communauté dans un coma profond.

La corruption apparait comme un acte pénalement blâmable par lequel une personne ‘’le corrompu’’ demande ou reçoit un don en nature ou en espèce, une offre ou une promesse, des cadeaux ou des avantages multiformes du "corrupteur" dans le but d’accomplir une tâche liée directement ou indirectement à l’exercice de ses fonctions. Qu’elle soit ‘’active" ou ‘’passive ’’, ‘’publique ‘’ou ’’ privée’’ ; la corruption cause toujours des ravages si profondes qu’elle paralyse tous les rouages de la vie sociale, politique et économique.

<strong>La corruption encrée dans les mœurs !</strong>

Au Mali, il y a lieu de le dire la corruption est si encrée dans les mœurs, dans les habitudes sociales ou quotidiennes qu’elle apparait comme une gangrène sociale fruit d’une survivance de pratiques culturelles millénaires s’exprimant dans des expressions Bamanan du genre "worossongon’’ (prix du colas) ou "Sourafen" (ce qu'on donne la nuit).

On n’ est donc pas étonné de voir l’institutionnalisation de la corruption au Mali à telle enseigne que de l’employé municipal, au fonctionnaire administratif, en passant par l’agent de police, le magistrat , le phénomène est si récurrent qu’il apparait comme normal. Chacun s’y livre sans aucun remords, sans aucune prise de conscience patriotique et demande sans vergogne son "worossongo" ou sa part du gâteau oubliant qu’il est en train de s’accaparer des deniers publics et de compromettre l’avenir du pays.

Qu’elle soit ‘’petite’’ comme celle pratiquée par les agents subalternes en parfaite collaboration avec leurs supérieurs dans l’administration, la corruption prend des allures de coopérative dans laquelle tous les acteurs touchent leur part du butin. S’il en est ainsi, c’est parce que les politiciens et les cadres de l’administration publique, de la justice du pays s’adonnent à la grande corruption inspirant les citoyens, et contribuant ainsi par le phénomène social du mimétisme à instaurer une véritable « culture de la corruption ».

Ce qui est remarquable, c’est que plus on s’enlise dans ce tourbillon de la corruption, plus on est gagné par une manie et une boulimie corruptives nous délestant de notre dignité et de notre sens du patriotisme, car on oublie qu’on est nommé ou élu non pas pour nous servir mais pour servir ses concitoyens.

Même ceux-là qui résistent à la tentation de la corruption sont soumis à une pression sociale et parfois politique insoutenable, car ils deviennent les parias d’un système mafieux qui ne tolère pas la droiture et la vertu. La corruption est partout, elle crève l’œil des citoyens résignés et parfois complices de cette pratique immonde devenue par le laxisme de nos autorités un véritable fléau social. Sinon comment accepter ou admettre que des fonctionnaires avec peu d’expérience et aux salaires modestes puissent avoir un train de vie qui n’envie rien à Kankou moussa ce célèbre empereur mandingue connu pour ses richesses fabuleuses. En réalité, le mode de vie des africain en général et particulièrement des maliens encourage la corruption dans la mesure où il promeut le règne du paraître sur l’être, du festif sur le travail de sorte que, le fonctionnaire ne peut plus se suffire de ce qu’il gagne ; il cède à la tentation corruptive et de sauver les apparences sociales en montrant qu’il gagne ‘’ bien ‘’ sa vie.

C’est ce que fait remarquer Hacinthe Sarrssoro dans son analyse de la corruption des employés du public dans le contexte africains :

« La corruption du fonctionnaire est une conséquence du mode de vie de la société dont il est issu et dans laquelle se déroule son activité professionnelle …

Ainsi tout fonctionnaire [Africain] se trouve enfermé dans une trame coutumière dont la loi n’arrive pas à l’exorciser et dont les deux composantes fondamentales sont la conception de la famille Africaine et le système socioculturel. ».

En, vérité si la corruption se développe tant au Mali, ce n’est pas seulement dû à la cupidité des corrompus, mais également aux laxismes et à l’insouciance civique des corrupteurs, car il n’y a pas de corrompus sans corruptureur. Or, l’environnement socio-culturel au MALI est corruptogène.

Toutes ces considérations sur la corruption doivent nous amener à dire que le combat contre ce phénomène ne doit pas seulement se limiter à la création d’organes ou d’institutions à l’image du Bureau du Vérificateur général mais il doit passer par un changement en profondeur de nos habitudes sociales, par une prise de conscience citoyenne du bien commun . Certes, il est plus qu’important de promouvoir la transparence et la bonne gouvernance ; mais il faudra impérativement s’attaquer aux racines du mal à savoir le sentiment d’impunité dont jouissent les corrompus pouvant prendre des formes aussi perverses que l’interventionnisme des religieux pour protéger leurs ‘’vaches laitières’’, la pression des lobbies politico-économiques pour sauvegarder leurs’’ pourvoyeurs de fonds électoraux’’, par ‘’la médiation pénale’’ pour ne pas éclabousser les parrains hauts placés de ce système corruptif et pour protéger ses arrières en cas de perte du pouvoir .

Paraphrasant, le Président Barack Obama, nous pouvons dire que la lutte contre la corruption a plus besoin d’hommes forts que d’institutions fortes, c’est- à-dire il faut que ceux qui nous gouvernent donnent l’exemple en terme de probité morale, de rigueur , de gestion des biens publics et qu’ils arrêtent d’entretenir une clientèle politique et électorale, qu’ils incitent le peuple dans leurs actes comme dans leurs propos au travail et gagner honnêtement leurs vies, qu’ils soient impitoyables dans la répression des personnes coupables de corruption de quelques bords qu’elles soient .

À défaut d’un ‘’plan Marshall’’ pour ne pas dire d’un plan ‘’IBK (Ibrahim Boubacar Keita) !!!’’ ou d’un traitement de choc pour éradiquer la corruption, l’éducation ne sortira jamais de son cycle endémique de grèves et de débrayages, la santé continuera sa déliquescence exponentielle, l’agriculture sombrera dans une léthargie profonde et incurable, les infrastructures moribondes et déficientes freineront tout espoir de développement ou d’émergence, la justice se dégradera au point de compromettre la paix sociale et la viabilité démocratique car non seulement la corruption provoque un manque à gagner économique (voir les rapports du BVG) mais surtout elle discrédite notre pays au point de faire fuir les potentiels investisseurs .

On peut donc soutenir à la suite d’Alain Etchegoyen que pour éradiquer le mal de la corruption : « la première urgence est, non pas de faire feu, mais de la mettre en pleine lumière pour dissiper les ombres. [En effet], la répression est nécessaire, mais la prévention est d’une autre importance : elle n’est possible, [cependant], que si nous connaissons au mieux la mécanique de la corruption. »

<strong>Sambou Sissoko</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Le règne d&amp;apos;un trio de mafieux sur la cagnotte publique</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/regne-dun-trio-de-mafieux-cagnotte-publique-2-2488422.html</link>
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<pubDate>Tue, 22 Aug 2017 09:48:04 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Témoin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Attributions de marchés par gré à gré déguisé, réception de bakchich et de ristournes en sourdine, etc., le tout sur fond de saignée du trésor public. Une caste mercantile prend visiblement corps dans le pouvoir avec des allures d'OPA sur la cagnotte publique.

Selon nos confidences, elle est tient sur des liens très solides avec la famille présidentielle où un membre bien connu fait figure de pilier principal d'un mécanisme bien huilé dans lequel des commerçants prébendiers trouvent leur compte. Ils sont au nombre de trois hommes d'affaires qui ont constitué une carapace infranchissable autour de la famille présidentielle.

Ils exercent ainsi leur OPA sur le système par le rôle que chacun y joue. Les uns fournissent des commandes de qualité très approximative pour le compte des structures étatiques stratégiques (forces armées et de sécurité), les autres garantissent à coups de liquidités des fournisseurs de biens et services triés sur le volet moyennant règlement des ristournes avant même l'exécution des marchés.

<strong>Source, Le Témoin</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Détournement de fond publics au Mali : Rien ne sert de courir…</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/detournement-de-fond-publics-mali-rien-ne-sert-de-courir-2469392.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 15 Aug 2017 01:15:52 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La persistance du phénomène  de la corruption dans notre pays est due à la légèreté des mesures  prises pour le combattre et qui révèlent beaucoup plus de coups de théâtre ou de règlements de comptes politiques. Sinon, si les coupables étaient punis, un seul cas aurait suffi pour entraîner une dissuasion générale.</strong>

Un proverbe bambara dit : ‘’si vous frappez avec un bâton le premier poisson qui veut remonter, les autres feront demi-tour.’’

Un chef qui s’assure de l’amitié du ministre, voire du Président de la République n’aura  point peur de détourner. Il agira illégalement au su et au vu de tout le monde et narguera par ses attitudes ostentatoires les voisins du quartier ou les collaborateurs du service. Etant assuré de son « intouchabilité », il peut donc tout se permettre.

C’est donc ce sentiment d’impunité à priori qui dévalorise aux yeux des citoyens les centaines de rapports (tous genres confondus) de vérifications ou d’inspections.

Les détournements de deniers publics sont devenus un jeu d’échec où la ruse et la promptitude sont de mise pour gagner. C’est comme dirait John Mac Namana « à qui mieux mieux » dans un pari ouvert.

Le Végal a intérêt à mettre de l’eau dans son vin car la mission qui lui est confiée n’a d’autre dessein que d’assurer au Mali des cadeaux comme le Millenium challenge. Par ailleurs, ses rapports donnent à comprendre que les dirigeants épinglés sont ceux-là dont on ne veut plus au sein de la famille, du moins dans l’entendement populaire.

Le Végal a beau réfuter les accusations en montrant sa bonne foi, la pertinence et l’objectivité de sa mission, il ne peut vaincre le scepticisme généralisé des populations vis-à-vis de sa structure.

Son action n’aura d’égard aux yeux des Maliens que s’il avait la prérogative de saisir lui-même les tribunaux. Et là, c’est le pouvoir qui    ne le  lui accordera jamais car sa mission en elle-même ne consiste pas à arrêter le détournement, mais à rendre davantage malade les pauvres avec la révélation des sommes faramineuses détournées, à leur dépens.

<strong>Mohamed Diarra</strong>

<strong>Enseignant à Missira</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Suspectés de fraude pour plus de 500 millions FCFA : 24 fournisseurs risquent d’être poursuivis en justice par l’Etat</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/suspectes-de-fraude-plus-de-500-millions-fcfa-24-fournisseurs-risquent-detre-poursuivis-justice-letat-2462762.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 11 Aug 2017 10:35:01 +0000</pubDate>
<dc:creator>Tjikan</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Les membres de la Commission  de validation des dossiers de la dette intérieure,  présidée par Sidi Kanouté, non moins chef de cabinet du ministère de l’Economie et des Finances, ont animé une conférence de presse, hier jeudi 10 août dans les locaux abritant le même ministère. Ils ont présenté aux hommes de média les résultats des travaux de la 2<sup>ème</sup> phase de réexamen des dossiers de la dette intérieure et révélé les cas de fraude décelés par la commission.</strong>

« Réexaminer l’ensemble des dossiers audités et transmis par le cabinet EGCC afin de s’assurer de la légalité, de la régularité et de la sincérité de la dépense publique aux fins de leur validation » telle est la mission assignée à la Commission de validation des dossiers de la dette intérieure, mise en place par le Ministère de l’Economie et des Finances. Les membres de cette commission étaient hier jeudi 10 août face aux hommes de média pour présenter les résultats de la 2<sup>ème</sup> phase de leurs travaux.

Lesquels résultats devront permettre à l’Etat malien de procéder aux paiements d’une partie des dossiers qui répondent aux critères établis par la commission et dans le cas échéant transmettre les dossiers à qui de droit, aux fins de paiement ou de poursuite judiciaire.

D’après le premier intervenant, Sékou Traoré, le montant examiné par la commission pour cette deuxième phase de ses travaux se chiffre à 15 547 264 018 FCFA. Sur lesquels, la commission dans son rapport a ordonné à l’Etat le paiement de la somme de 4.049.174.325FCFA au compte des dossiers de la dette intérieure avec et sans protocoles d’accord transactionnels homologués par la justice et des dossiers de dépenses engagées et non liquidées.

S’agissant des factures de communication, d’eau et d’électricité des Institutions de la République et des Départements ministériels, la commission a suggéré la transmission  des dossiers pour un montant de 511.275.428FCFA aux Directeurs des Finances et du Matériel et des Gestionnaires des structures concernées afin qu’ils soient certifiés conformément aux dispositions de la lettre circulaire n°00119/MFC-DNCF du 11 août 1995 relative au respect des procédures de traitement des factures EDM/SOTELMA, en vue de leur paiement, sur leurs crédits.

En troisième point la commission a recommandé l’identification des Directeurs Administratifs et Financiers de la présidence de la République et de la Primature, des chefs de service administratif et financier des autres institutions de la République et des départements ministériels, qui ont souscrit des engagements financiers au nom et pour le compte de l’Etat. Et cela, sans qu’il n’y ait au préalable une disponibilité de crédits et une ligne de crédit à cette fin, en vue d’engager des actions civiles, disciplinaires, voire pénales contre eux.

Le président de la commission, Sidi Kanouté, a révélé qu’au cours de leurs missions, ils ont décelé plusieurs cas d’irrégularité qui selon lui, concernent au moins vingt quatre  (24) fournisseurs suspectés entre autres : d’imitation de signatures et cachets. D’après lui, le montant des 24 dossiers suspects qui ont été rejetés s’élève à 530 389 337FCFA. Et la commission a suggéré aux autorités compétentes l’ouverture d’une poursuite judiciaire contre lesdits fournisseurs et leurs supposés complices qui servent dans l’administration publique.

<strong>Lassina NIANGALY</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Audit des marchés de l’Etat : 24 dossiers de marchés attribués dans des conditions douteuses</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/audit-marches-de-letat-24-dossiers-de-marches-attribues-conditions-douteuses-2461462.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 11 Aug 2017 07:05:03 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Indicateur du Renouveau</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La synthèse des travaux de la commission de validation des dossiers de la dette intérieure, aux fins de « réexaminer l’ensemble des dossiers audites et transmis par le cabinet EGCC afin de s’assurer de la légalité, de la régularité et de la sincérité de la dépense publique aux fins de leur validation indique 24 dossiers de marchés attribués dans des conditions douteuses ».</strong>

La commission de validation des dossiers de la dette intérieure a publié hier la synthèse des travaux de la dette intérieure. Cet audit avait pour mission d’identifier les dettes de l’Etat, afin de procéder à leur prise en charge, dans le respect des lois et règlements en vigueur au Mali. Selon le conseiller juridique du ministère de l’Economie et des Finance, Sékou Traoré, le montant de la dette fournisseur est estimé à 80.413.039.717 FCFA environs. « Les mandats et lettres de prélèvement pour un montant de 42.392.740.586 FCFA ont été transmis au Trésor, pour paiement au titre des trois exercices 2014. Il en résulte que le montant restant à payer au titre de la dette fournisseur, se chiffre à 38.020.299.131 FCFA au 30 Novembre 2016 », a-t-il expliqué<strong>.</strong>

En raison, notamment de l’importance de cette dette fournisseur validée restant à payer et de la non prise en compte des critères de légalité, de régularité et de sincérité dans l’examen des pièces justificatives des dépenses, le Ministre de l’Economie et des Finances a décidé de créer, auprès de lui, suivant Décision n°2017-0043/MEF-SG, en date du 22 mars 2017, la Commission de validation des dossiers de la dette intérieure, aux fins de réexaminer l’ensemble des dossiers audités et transmis par le Cabinet EGCC afin de s’assurer de la légalité, de la régularité et de la sincérité de la dépense publique aux fins de leur validation, a-t-il déclaré.

« Les résultats des travaux, permettant à l’Etat malien de procéder aux paiements d’une partie des dossiers qui satisfassent les critères établis par la commission  et dans le cas échéant transmettre des dossiers à qui de droit, aux fins de paiement ou de poursuite judiciaires. Le montant examiné est de 15 547 264 018 FCFA. Les dossiers de la 3ème phase sont estimés à 22 473 035 113 FCFA environs et sont en cours de traitement. Les travaux ont consisté en l’étude des documents, sur la base de critères de validation fixés par la Commission et en des entretiens avec les Directeurs Administratifs et Financiers et assimilés des Institutions de la République et des différents départements ministériels. Les textes législatifs et réglementaires régissant les finances publiques pris en compte (période 1995 – 2012)… »

Selon lui, les critères de validation retenus sont l’existence, dans le dossier, d’un bon de commande ou bon de travail signé par l’ordonnateur. « Le bordereau de livraison ou l’attestation de service fait ne doit pas comporter de rature, ni de surcharge, ni de blanco. De ce fait, les documents photocopiés et les doubles ne sont pas acceptés ».

La commission suggère le paiement d’un montant de 4.049.174.325 FCFA, au titre des Dossiers de la dette intérieure avec et sans protocoles d’accord transactionnels homologués par la Justice et des dossiers de dépenses engagées et non liquidées. Ce montant est de 6.060.620.936 FCFA environs. 24 dossiers sont passés dans des conditions douteuses. L’Etat usera les moyens pour assigner les auteurs en justice ».

<strong>Bréhima Sogoba</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Après les fonctionnaires fictifs :  Et si le gouvernement en guerre contre les faux diplômes</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/apres-fonctionnaires-fictifs-gouvernement-guerre-contre-faux-diplomes-2459462.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 10 Aug 2017 10:10:46 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Point</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le Président Ibrahim Boubacar Kéita dans sa volonté d’assainir les finances publiques a lancé depuis un certain temps une traque systématique contre les fonctionnaires fictifs de l’administration publique. Ainsi donc à ce jour l’on dénombre 12 000 agents fictifs décelés pour une incidence financière de 32 milliards F CFA. C’est l’information donnée par la ministre du Travail et de la Fonction publique Diarra Racky Talla lors du point de presse hebdomadaire du porte-parole du gouvernement, le mercredi dernier.</strong>

<strong> </strong>Donc après ce travail d’Hercule mené de mains de maitre par la ministre Diarra Racky Talla, elle doit continuer son action sur un autre plan. Celui des détenteurs de faux diplômes recrutés dans l’administration publique. Face à cette lutte implacable et les résultats escomptés de ces actions, le gouvernement décide de mettre fin à la gabegie au sein de l’appareil administratif de notre pays.

Pour le cas des fonctionnaires fictifs, un recensement de tous les agents de l’état et même des retraités doit-être effectué afin de mettre un frein à l’indice financière galopante.

Cette opération doit-être initiée par la direction générale du Trésor et de la Comptabilité publique, et permettra à l’état de savoir si tous les fonctionnaires qui continuent de percevoir régulièrement leur salaire sont toujours en vie (notamment les retraités).

Il faudra vite engager la lutte contre les faux diplômes, car cela n’honore guère le Mali. Surtout quand on sait que pour des courriers administratifs, l’on se retrouve parois avec des fautes d’orthographe à vous couper le souffle.

Aujourd’hui il est plus que jamais nécessaire de vérifier les diplômes de certains fonctionnaires dont bon nombre n’ont pas eu un cursus scolaire reluisant. Toute chose qui se ressent d’ailleurs chez certains lorsqu’ils s’expriment dans la langue de Molière et même dans l’écriture. Il urge donc pour la ministre de la Fonction Publique, de continuer sa mission d’assainissement de notre administration, afin que les personnes ressources ayant les compétences requises puissent redonner un nouveau souffle à administration.

Il faudra aussi revoir au sein du système administratif, car il y’a une complicité en interne. Si ces contrevenants ont obtenu des statuts de fonctionnaires, c'est bien souvent par l'entremise d'autres fonctionnaires qui, moyennant des sommes rondelettes, leur ont délivré de faux numéros de matricule.

Un juteux trafic d'influence, pratiqué par des agents de l'Etat qui pourraient, dans les prochains jours, avoir de sérieux problèmes avec leur hiérarchie, et avec la justice.

Selon des syndicalistes, cette découverte révèle un malaise plus profond au sein de l'administration publique malienne, qui compte 14402 agents contractuels toute catégorie confondue et 39 062 agents fonctionnaires en règle et à jour au total. Pour cela, il faut que la fonction publique fasse un sérieux exercice de conscience, compte tenu de ces nombreux dysfonctionnements. « L’administration malienne et les personnes dites fictives ont une responsabilité partagée, juge un syndicaliste. Nous pouvons dire qu’il y a eu un manque de contrôle, un manque de verrouillage du système, pour permettre de vraiment filtrer ceux qui rentrent dans la fonction publique. A partir d’aujourd’hui, l’Etat doit prendre toutes les dispositions pour ne pas qu’une telle situation arrive encore. »

La ministre promet une réforme en profondeur, qui consistera à la fois à poursuivre la traque des emplois fictifs et à changer d'état d'esprit pour rendre l'administration publique malienne plus efficace. Vivement que cela se fasse sans que des mains invisibles viennent s’en accaparer pour faire monter une fois encore la grogne sociale.

&nbsp;

<strong>Assi de Diapé</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Abus d’autorité : Des hauts gradés dont Mme le gouverneur du District, Ami Kane ; la femme du Gl Man et Gl Marie Claire Diallo au cœur d’un détournement de titre foncier à Samaya</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/abus-dautorite-hauts-grades-dont-mme-gouverneur-district-ami-kane-femme-gl-man-gl-marie-claire-diallo-coeur-dun-detournement-de-titre-foncier-a-samaya-2447152.html</link>
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<pubDate>Sun, 06 Aug 2017 01:14:27 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<img class="aligncenter size-full wp-image-2447212" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2017/08/detournement-2.jpg" alt="" width="680" height="906" />

<img class="aligncenter size-full wp-image-2447202" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2017/08/detournement-3.jpg" alt="" width="680" height="974" />

<strong>Quand des policiers de surcroît des généraux se liguent avec des malfrats, alors c’est mortel pour la justice et pour les citoyens. Un tandem mortel contre la société malienne, qui croyait au retour de la sécurité des personnes et de leurs biens. Les populations de Bamako ont beau avoir l’habitude des turpitudes des agents des forces de l’ordre et des flics en particulier, cette histoire là leur a complètement décontenancés. Une histoire totalement rocambolesque. D’abord des hauts gradés de la police et des hommes de droits se liguent dans un tango parfaitement coordonné pour narguer le Syndicat national des cheminots dans une affaire de trafic de titre foncier. Et par la suite des généraux de la Police Nationale  abusent sans scrupule de leur autorité pour spolier la section syndicale des cheminots de son titre foncier acquis au prix de 30 millions FCFA, à l’aide d’une simple promesse de vente qui n’a pas de valeur juridique.</strong>

Il y a plus d’une vingtaine d’année  qu’un litige foncier oppose le Syndicat nationale des cheminots à l’Amicale Dignité Continuité (AMIDICO) de la promotion 1976-1977 de la Police Nationale. Le bras de fer porte sur un titre foncier (TF) n°1637 de 10 ha attribué au syndicat national des cheminots à Samaya. Malgré que le dossier du TF soit pendant devant la justice, des policiers y érigent des forteresses.

<strong>Flagrant d’abus </strong>

Pour les cheminots l’occupation de leur titre n°1637 à Samaya par l’AMIDECO relève d’un abus d’autorité. Pire, de l’usage du faux et le document traficoté. Pour eux, le dossier n’a jamais été enregistré au service des domaines de Kati.

C’est après quatre années d’attente que  Mme Aline Lydie Sangaret s’est vu obligée d’aller récupérer son titre foncier chez le notaire  pour le revendre au Syndicat national des cheminots à 30 millions FCFA en 2000. Malgré une promesse de vente que l’AMIDECO a conclue le 17 octobre 1996 avec Mme Sangaret, cette dernière clame, à qui veut l’entendre, que pendant tout ce temps (de 1996 à 2000), elle n’a perçu aucun centime de l’AMIDICO.  Et cela est confirmé par deux sommations interpellatrices de l’AMIDECO par de deux cabinets d’huissiers : la première en date du 11/8/2011 de Mr Belco Touré et la seconde le 6/3/2015 de Mr Bamory Kané et de Madian Sanogo. On ne peut pas avoir 10ha à zéro franc. Mais le brigandage et l’abus d’autorité ont fini par compromettre une vente qui a été faite dans les règles de l’art.

En effet, une réquisition a été envoyée par Maître Céline Camara, notaire du syndicat national des cheminots au service des domaines de Kati. L’inspecteur qui a reçu la réquisition est Ibrahim Simpara. Ce dernier a mentionné  qu’il n’y avait pas de charge (charge nulle) sur le TF 1637 d’une superficie de 10ha à la date du 9 juin 2000. Et  la vente a eu lieu le 28 juin 2000 entre Mme Aline Lydie Sangaret et la section syndicale à 30 millions FCFA. Puis le 29 juin 2000, la vente a été enregistrée avec le paiement à l’État des 15% qui se chiffrent à 4.500.000F. C’était sous le contrôle de l’inspecteur Yoro Ouologuem qui a enregistré la vente<em>. </em>

<strong>Faux et usage de faux de l’AMIDICO</strong>

Malgré les mises en scène de l’AMIDICO, des documents attestent la propriété légale du Syndicat national des cheminots. Il s’agit de la réquisition du 9 juin 2000 ; l’attestation de vente du 28 juin 2000 ; la copie du titre foncier du 28 juin 2000, le reçu pour les frais de l’État en date du 29 juin 2000 ; l’attestation de propriété du 25 juin 2000 ; la lettre préliminaire du Ministre à la datte du 16 octobre 2001 ; la lettre définitive du Ministre datant du 6 août 2001. Soit au total, sept documents qui prouvent la propriété du titre foncier du Syndicat national des cheminots. Mais toujours est-il que l’AMIDICO sous la banière de hauts gradés de la flicaille ne jure que par spolier la section syndicale des cheminots.

Face à cette situation, le Syndicat des cheminots a envoyé le 2 juillet 2012 au ministre de la Justice de l’époque, M. Malick Coulibaly,  une lettre avec toutes les pièces jointes du litige foncier.  À l’analyse du dossier, le ministre a été favorable en envoyant l’affaire avec pouvoir d’ordre du procureur général près la Cour Suprême, à travers la lettre n°0599 du 6 novembre 2012. Suivant cette lettre, le Procureur a fait un réquisitoire (n°0029) le 27 mars 2013.

Par la suite, le 4 janvier 2016, la Cour suprême s’est fendue par l’arrêt n°005 pour annuler toutes les décisions de la Cour d’ Appel de Bamako. Avant d’envoyer les causes et les pertes devant la Cour d’Appel, autrement composée. Mais depuis le 18 mars 2016, le dossier reste pendant et bloqué, au niveau du cabinet du président de la Cour d’Appel de Bamako, Taïcha Maïga.

Au même moment, les membres de l’AMIDICO,  renforcés par le soutien indéfectible de certains officiers supérieurs de la flicaille, poursuivent des chantiers sur le site à Samaya. Au nombre de ces gradés soupçonnés d’être derrière l’AMIDICO, le Syndicat national des Cheminots cite les noms de : Mme le gouverneur du district de Bamako, Ami Kane ; Gl Marie Claire Diallo ; Awa Sidibé, épouse du général Hamidou Sissoko dit « Man » et Badra Niakaté.

Visiblement, le changement de comportement tant attendu dans  la hiérarchie policière n’est pas pour demain. Contrairement aux discours politiques qui font croire que nous sommes dans une phase de rupture avec l’impunité, le laxisme et le népotisme sous l’ancien régime.<em> Depuis, les cheminots demandent aux plus hautes autorités du Mali une justice saine par rapport à une injustice qui a duré plus de 15 ans.</em>

<strong>Youssouf Konaré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Scandale au ministère de l’enseignement supérieur (suite)  : La Direction générale des marchés publics sur la sellette</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/scandale-ministere-de-lenseignement-superieur-suite-direction-generale-marches-publics-sellette-2424572.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 28 Jul 2017 01:24:23 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le Vérificateur général sur les traces du ministre Assétou Migan Samaké et son ex DFM Aliou Mangara </strong>

<strong>Financée à hauteur de 500 millions par le budget national, la bibliothèque universitaire ne parvient pas encore à voir le jour par l’incurie et l’appétit glouton du ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique Assétou Migan Samaké et son ex DFM Aliou Mangara. </strong>

Comme nous l’annoncions dans notre dernière livraison, le marché de construction et d’équipement de la bibliothèque universitaire est depuis, janvier dernier, mis sous le boisseau par le ministre Assétou Founé Migan Samaké parce qu’un de ses protégés n’a pas remporté la mise ; c’est-à-dire à l’issue du dépouillement la commission technique composée de l’Agetipe, experte en la matière et la DFM, a cru bon de ne pas retenir le neveu de madame la ministre qui était parmi les postulants. Car il ne remplissait pas les conditions de l’offre.

Aussitôt après le dépouillement, la ministre Assétou Founé Samaké mécontente de ne pas voir son neveu rafler la mise, convoque la commission technique en réunion. Au cour de la réunion, elle est descendue dans le caniveau : tapant sur la table et lançant des flèches à la commission technique notamment à l’Agetipe dont le seul tort est de bien faire son travail.

<strong>Et la DGMP dans tout ça ?</strong>

La Direction générale des marchés publics qui a même le pouvoir d’annuler et de réattribuer un marché, attend toujours le rapport du dépouillement qui n’a jusque-là pas été envoyé. Aussi curieux que cela puisse paraitre, on ne pipa mot à la DGMP. Ce qui fait dire à certains connaisseurs que la DGMP a quelque chose à se reprocher. Sinon pourquoi ce grand silence de mort après un tel scandale ? Ce énième scandale dont le ministère de l’Enseignement supérieur n’a pas besoin par ces temps qui courent où les grèves interminables des enseignants sont pignon sur rue, risque fort de ratatiner les efforts du président de la république et du Premier ministre.

<strong>Le Vérificateur général creuse !</strong>

Selon une source bien introduite, le vérificateur général commence à s’intéresser aux dossiers sulfureux du ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique qui compromettent le ministre Assétou Migan Samaké et son ex DFM Aliou Mangara.

Certaines affaires sombres comme celle de l’achat des bus du CENOU ou encore la magouille des amphithéâtres préfabriqués à Bamako et à Ségou, suffisent pour confondre ceux qui détournent à la pelle et toujours impunément l’argent du contribuable.

<strong>La Rédaction </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Corruption, cette purge tant attendue qui n’aura pas lieu</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/corruption-cette-purge-tant-attendue-naura-lieu-2404982.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/corruption/corruption-cette-purge-tant-attendue-naura-lieu-2404982.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/12/Corruption.png" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 19 Jul 2017 17:09:05 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p id="yui_3_16_0_ym19_1_1500384010277_114813">La corruption et tous les comportements malsains qui l'accompagnent handicapent le développement du Mali. Cette pratique a transformé le visage de la société malienne, les rapports avec l'administration, ou entre particuliers sont régulés par ces pratiques. Une simple autorisation, un marché public, un document officiel, vous avez très peu de chance d'être satisfait, d'obtenir un service regulier, sans qu'il ne vous soit suggéré de glisser un petit billet pour "booster" la procédure. Comprenez que sans lui graisser la patte votre interlocuteur, détenteur du pouvoir fera traîner votre demande.</p>
<p id="yui_3_16_0_ym19_1_1500384010277_114801">Ces tracasseries, sont devenues le quotidien des maliens, et rares sont ceux que vous croiserez qui vous diront n'y avoir jamais été confrontés, ou n'avoir jamais glissé un petit biller pour accélérer une procédure. Bien évidemment au plus haut niveau du pouvoir, on ne parle pas de glisser un petit billet, mais de sommes folles, colossales se chiffrant en milliards de francs CFA (Rapports du VGE).</p>
Face à cela plusieurs solutions ont été expérimentées (VGE, CASCA) sans véritablement impacter le phénomène, l'impunité, et le manque de réaction de  la population spoliée a au contraire rassuré ceux qui sont visés.  La corruption, et les pratiques connexes ont eu de graves conséquences mesurables sur la vie des maliens.

Si l'on prend la crise au centre du pays par exemple, dans certaines zones bien précises, des insurgés ont pris les armes pour protester contre ce qu'ils ont nommé le racket des hommes en arme. Exemple, lors du marché hebdomadaire d'une grande ville bien connue, les forces de l’ordre avaient pour habitude d'ériger un barrage pour collecter des "taxes" illégalement sur les forains. Ces derniers se sont armés et ont chassés ces forces manu militari.

Face à l'ampleur du problème et au manque de sanctions, l'accord pour la paix et la réconciliation au Mali en son article 46 a demandé au Gouvernement du Mali la création d’une Commission de lutte contre la corruption et la délinquance financière. Le lien est fait entre la lutte contre la corruption et la paix au Mali.

Le Mali prendra plusieurs textes de lois parmi lesquels le Décret N° 2015-0719 P-RM du <strong>9 novembre 2015 </strong>portant organisation et modalités de fonctionnement de l’Office central de lutte contre l’enrichissement illicite (OCLEI), le  Décret N°2015-0606 P-RM du <strong>05 octobre 2015</strong> fixant les modalités d’application de la Loi N° 2014-015 du 27 mai 2014 portant prévention et répression de l’enrichissement illicite et l'ordonnance N°2015-032 P-RM du <strong>23 septembre 2015</strong> portant création de l’Office central de lutte contre l’enrichissement illicite
<p id="yui_3_16_0_ym19_1_1500384010277_114812">Créée en septembre 2015 OCLEI n'est devenue opérationnelle qu'en 2017, avec la nomination des 12 membres en mars. Déjà à l'œuvre l'OCLEI a demandé aux 55000 fonctionnaires de faire une déclaration de patrimoine qui sera évaluée comparativement à leurs revenues. Vous imaginez bien la réaction de celui qui a  à peine 300.000 francs de salaire mensuel et un patrimoine estimé à plusieurs milliards, sans le moindre prêt bancaire. La fronde et la dissimulation s'organisent, et le mécontentement  est remonté au plus haut niveau.</p>
Pour rappel le fonctionnaire assujetti, qui manque à cette obligation, doit être révoqué de ses fonctions et être interdit d’exercer les fonctions d’assujetti pendant cinq ans. Face au blocage que certains fonctionnaires entendent organiser pour échapper à l'OCLEI, seule la fermeté du plus haut niveau de décision, peut permettre de faire le travail comme il faut, de sanctionner et mettre fin à cette pratique honteuse.
<p id="yui_3_16_0_ym19_1_1500384010277_116639">On se souviendra de la malheureuse formule de l'ancien Président ATT disant "On ne peut pas mettre en prison un père de famille" autrement dit un père de famille peut se déshonorer et en humilier un autre pour son petit pécule, sans rien craindre. La déclaration est pourtant révélatrice d'une certaine mentalité chez nos élites, d'un sentiment d'impunité, du fait qu'on ne touche pas à un père de famille parce qu'il a fauté, du fait de son statut.</p>
<p id="yui_3_16_0_ym19_1_1500384010277_116641">L'OCLEI butera sur à la malice des contrevenants, sur leur capacité de résistance, ne sera pas aidé par la faiblesse d'un Etat gangréné par la corruption, qui pourrait encore une fois fermer les yeux, notamment sur les gros poissons  qui seront épinglés.</p>
<strong>Par <a id="yui_3_16_0_ym19_1_1500384010277_116623" href="https://askiamohamed.wordpress.com/author/askiamohamed/" target="_blank" rel="nofollow noopener">askiamohamed</a></strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Projets routiers &amp;quot;prioritaires&amp;quot; du Mali : Montages financiers grotesques, douteux et scabreux</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/projets-routiers-prioritaires-mali-montages-financiers-grotesques-douteux-scabreux-2320092.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 13 Jun 2017 02:50:32 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Matinal</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Le président de la République a initié des projets routiers visant à désenclaver plusieurs localités du pays. L'intention est louable car les populations et l'activité économique souffrent, en toutes saisons, du mauvais état des voies de communication. Toutefois cette opération de désenclavement a été l'occasion de montages financiers douteux et scabreux avec comme résultat une énorme évaporation financière au détriment du contribuable malien. Le Parti pour la Renaissance Nationale (PARENA), qui était en conférence de presse le week-end dernier, répond à la question par l’affirmative ! Encore des surfacturations ? Lisez plutôt ce qui suit. </strong>

&nbsp;

Cinq projets de route et un pont (celui de Kamankolé à Kayes) constituent les PPP (projets prioritaires du président) qui sont gérés par une coordinatrice des projets prioritaires sous l'autorité du Directeur national des routes (DNR)

Les PPP ont deux caractéristiques principales :
<ul>
 	<li>ils sont financés par le budget national ;</li>
 	<li>les marchés ont été attribués à la suite de "consultations restreintes" qui ont ouvert la voie à d'énormes surfacturations et à des détournements de deniers publics.</li>
</ul>
Interrogés, plusieurs spécialistes travaillant dans le secteur des routes ont répondu que le coût maximum du kilomètre de bitume au Mali ne saurait excéder 250 millions de francs CFA quelle que soient  la qualité et l'épaisseur du goudron. Or le kilomètre de goudron pour la seule route qui va relier le Bankoni à Nonsombougou coûtera au contribuable malien plus de 495 millions de francs CFA.

<strong>Les projets prioritaires et leurs coûts </strong>
<ul>
 	<li><strong>Deuxième pont de Kayes : </strong>long de 532,65 mètres, avec une largeur 26 mètres. Le coût des travaux est 36 milliards 588 millions FCFA. En outre, 16,7 kms de voies d'accès seront réalisés à environ 19 milliards de francs CFA</li>
 	<li><strong>Route Bankoni-Nonsombougou</strong> : 56 kilomètres à 27 milliards 730 millions de francs CFA;</li>
 	<li><strong>Route Kangaba-Frontière guinéenne</strong> : 52 kilomètres à 19 milliards 437 millions francs CFA ;</li>
 	<li><strong>Route Kayes-Sadiola</strong> : 90 Kilomètres à 42 milliards 478 millions de francs CFA;</li>
 	<li><strong>Route Yanfolila-Kalana</strong> : 52 kms à 18 milliards 829 millions francs CFA;</li>
 	<li><strong>Route Baraouéli-Tamani</strong> : 30, 6 kilomètres à 7 milliards 223 millions.</li>
</ul>
Ces montants sont beaucoup plus élevés que les enveloppes inscrites au budget d'État 2017 au titre des infrastructures routières. Jugez-en:
<ul>
 	<li>Le pont de Kayes: 48 milliards FCFA au lieu des 55,5 conclus avec les entreprises ;</li>
 	<li>Bankoni-Nonsombougou : 17 milliards contre 27, 7 concédés à l'entreprise ;</li>
 	<li>Kangaba-Fr Guinéenne : 13,5 contre 19,5 milliards négociés avec l'entreprise ;</li>
 	<li>Yanfolila-Kalana : 13 milliards d'inscription budgétaire contre 18,8 convenus avec l'entreprise ;</li>
 	<li>Baraouéli-Tamani : 5 milliards inscrits au budget contre 7,2 conclus avec l'entreprise chargée des travaux.</li>
</ul>
Les dépassements se passent de commentaires : 29, 5 milliards de francs CFA !

<strong>Opacité des procédures de passation </strong>

La passation des marchés des PPP s'est faite sur fond d'entente entre les donneurs d'ordre et les bénéficiaires pour alimenter une caisse noire destinée à financer les prochaines campagnes électorales. On a procédé à des "consultations restreintes" qui n'étaient, en fait, que des grés à gré déguisés. Selon plusieurs sources, il a été imposé aux entreprises des ristournes d’au moins 15% des montants des marchés. Ainsi les entreprises se sont engagées à "cotiser" des sommes colossales: entre 1 et 5 milliards de francs CFA.

Plusieurs exemples d'infrastructures confortent les soupçons de surfacturations.

✔️ le  2eme pont de Kayes avec 532m de long et 26m de large coutera 36 milliards de FCFA au contribuable. Le pont le plus long jamais construit au Mali est celui de Sotuba ; il est long de 1616m sur 24m et a couté 30 milliards ; 6 milliard de moins que le pont de Kayes qui fait moins du tiers de sa longueur.  Par ailleurs, les voies d'accès au pont de Kayes battent tous les records de coût. Le kilomètre de voie d'accès  sera facturé à plus d’1 milliard de FCFA.

✔️la corruption coûte cher au peuple malien ; pour preuve, les projets routiers financés par les partenaires financiers du Mali – et soumis à une passation de marché régulière – coûtent nettement moins chers. Par exemple,  la route Zantiébougou-Kolondiéba-Frontière Côte d'Ivoire lancé en Novembre 2016 par le président IBK coûtera 70 milliards pour 145 Km de routes et voies bitumées, 100 Km de pistes rurales, un poste de contrôle avec scanner, l’installation des pèses-essieu, la réalisation ou réhabilitation d’écoles et centres de santé, aux abords du corridor, et la construction d’un marché à bétail à la frontière Mali-Côte d’ivoire.

<strong>Conclusion</strong>

Le PARENA, comme tous les Maliens, est favorable à la construction de ponts et au bitumage des routes pour réduire les souffrances du peuple en facilitant la circulation des personnes et des biens. Mais les conditions dans lesquelles les présents projets présidentiels sont réalisés relèvent tout simplement de l'indécence. Des populations parmi les plus pauvres au monde sont dépouillées de façon éhontée de leurs maigres ressources publiques.

Le PARENA invite le chef de l'État à ne pas couvrir de son autorité ces dilapidations grossières des deniers publics. Ces marchés doivent être revus et les travaux payés à leur juste coût. Il est possible de réaliser ces routes à moindre coût sans saignée des faibles ressources du Mali.

En ce mois béni du Ramadan, mois de partage et de solidarité, le PARENA invite le Gouvernement à avoir de la compassion pour le peuple malien en mettant fin aux surfacturations grossières qui sont constitutives de crime contre le peuple.

Il exhorte l'Assemblée Nationale à diligenter une enquête parlementaire pour faire toute la lumière sur les conditions de financement des PPP.

Enfin, il exige la démission immédiate de tous les responsables impliqués dans le montage des dossiers et la passation des marchés des PPP.

<strong>Rassemblés par Salif Diallo</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Corruption/surfacturations : Les projets routiers &amp;quot;prioritaires&amp;quot; du président IBK (par Tiéblé Dramé).</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/alerte-corruption-surfacturations-projets-routiers-prioritaires-president-ibk-2314422.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 10 Jun 2017 18:09:26 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<h3><strong>Communiqué du PARENA</strong></h3>
Le président de la République a initié des projets routiers visant à désenclaver plusieurs localités du pays. L'intention est louable car les populations et l'activité économique souffrent, en toutes saisons, du mauvais état des voies de communication. Toutefois cette opération de désenclavement a été l'occasion de montages financiers douteux et scabreux avec comme résultat une énorme évaporation financière au détriment du contribuable malien.

Cinq projets de route et un pont (celui de Kamankolé à Kayes) constituent les PPP (projets prioritaires du président) qui sont gérés par une coordinatrice des projets prioritaires sous l'autorité du Directeur national des routes (DNR)

Les PPP ont deux caractéristiques principales :
• ils sont financés par le budget national;
• les marchés ont été attribués à la suite de "consultations restreintes" qui ont ouvert la voie à d'énormes surfacturations et à des détournements de deniers publics.

Interrogés, plusieurs spécialistes travaillant dans le secteur des routes ont répondu que le coût maximum du kilomètre de bitume au Mali ne saurait excéder 250 millions de francs CFA quelle que soient la qualité et l'épaisseur du goudron. Or le kilomètre de goudron pour la seule route qui va relier le Bankoni à Nonsombougou coûtera au contribuable malien plus de 495 millions de francs CFA.
Les projets prioritaires et leurs coûts

− Deuxième pont de Kayes : long de 532,65 mètres, avec une largeur 26 mètres. Le coût des travaux est 36 milliards 588 millions FCFA. En outre, 16,7 kms de voies d'accès seront réalisés à environ 19 milliards de francs CFA

− Route Bankoni-Nonsombougou : 56 kilomètres à 27 milliards 730 millions de francs CFA;

− Route Kangaba-Frontière guinéenne : 52 kilomètres à 19 milliards 437 millions francs CFA ;

− Route Kayes-Sadiola : 90 Kilomètres à 42 milliards 478 millions de francs CFA;

− Route Yanfolila-Kalana : 52 kms à 18 milliards 829 millions francs CFA;

− Route Baraouéli-Tamani : 30, 6 kilomètres à 7 milliards 223 millions.

Ces montants sont beaucoup plus élevés que les enveloppes inscrites au budget d'État 2017 au titre des infrastructures routières. Jugez-en:

− Le pont de Kayes: 48 milliards FCFA au lieu des 55,5 conclus avec les entreprises;

− Bankoni-Nonsombougou : 17 milliards contre 27, 7 concédés à l'entreprise;

− Kangaba-Fr Guinéenne : 13,5 contre 19,5 milliards négociés avec l'entreprise;

− Yanfolila-Kalana : 13 milliards d'inscription budgétaire contre 18,8 convenus avec l'entreprise ;

− Baraouéli-Tamani : 5 milliards inscrits au budget contre 7,2 conclus avec l'entreprise chargée des travaux.

Les dépassements se passent de commentaires : 29, 5 milliards de francs CFA !
Opacité des procédures de passation

La passation des marchés des PPP s'est faite sur fond d'entente entre les donneurs d'ordre et les bénéficiaires pour alimenter une caisse noire destinée à financer les prochaines campagnes électorales.
On a procédé à des "consultations restreintes" qui n'étaient, en fait, que des grés à gré déguisés. Selon plusieurs sources, il a été imposé aux entreprises des ristournes d’au moins 15% des montants des marchés.

Ainsi les entreprises se sont engagées à "cotiser" des sommes colossales: entre 1 et 5 milliards de francs CFA.

Plusieurs exemples d'infrastructures confortent les soupçons de surfacturations.

<span class="_5mfr _47e3"> <span class="_7oe">✔️</span></span> Le 2eme pont de Kayes avec 532m de long et 26m de large coutera 36 milliards de FCFA au contribuable. Le pont le plus long jamais construit au Mali est celui de Sotuba ; il est long de 1616m sur 24m et a couté 30 milliards ; 6 milliard de moins que le pont de Kayes qui fait moins du tiers de sa longueur. Par ailleurs, les voies d'accès au pont de Kayes battent tous les records de coût. Le kilomètre de voie d'accès sera facturé à plus d’1 milliard de FCFA.

<span class="_5mfr _47e3">
<span class="_7oe">✔️L</span></span>a corruption coûte cher au peuple malien ; pour preuve, les projets routiers financés par les partenaires financiers du Mali – et soumis à une passation de marché régulière – coûtent nettement moins chers. Par exemple, la route Zantiébougou-Kolondiéba-Frontière Côte d'Ivoire lancé en Novembre 2016 par le président IBK coutera 70 milliards pour 145 Km de routes et voies bitumées, 100 Km de pistes rurales, un poste de contrôle avec scanner, l’installation des pèses-essieu, la réalisation ou réhabilitation d’écoles et centres de santé, aux abords du corridor, et la construction d’un marché à bétail à la frontière Mali-Côte d’ivoire.

Les tableaux ci-dessous démontrent l’ampleur de l'évaporation financière et des excès quand on sait que le Kilomètre de bitume même en "enrobée" (couche épaisse ) ne peut dépasser 250 millions au Mali.
Conclusion

Le PARENA, comme tous les Maliens, est favorable à la construction de ponts et au bitumage des routes pour réduire les souffrances du peuple en facilitant la circulation des personnes et des biens. Mais les conditions dans lesquelles les présents projets présidentiels sont réalisés relèvent tout simplement de l'indécence. Des populations parmi les plus pauvres au monde sont dépouillées de façon éhontée de leurs maigres ressources publiques.

Le PARENA invite le chef de l'État à ne pas couvrir de son autorité ces dilapidations grossières des deniers publics. Ces marchés doivent être revus et les travaux payés à leur juste coût. Il est possible de réaliser ces routes à moindre coût sans saignée des faibles ressources du Mali.

En ce mois béni du Ramadan, mois de partage et de solidarité, le PARENA invite le Gouvernement à avoir de la compassion pour le peuple malien en mettant fin aux surfacturations grossières qui sont constitutives de crime contre le peuple.

Il exhorte l'Assemblée Nationale à diligenter une enquête parlementaire pour faire toute la lumière sur les conditions de financement des PPP.

Enfin, il exige la démission immédiate de tous les responsables impliqués dans le montage des dossiers et la passation des marchés des PPP.

<strong>Bamako, le 10 juin 2017</strong>
<p id="js_j" class="_5pbw _5vra"><strong><span class="fwn fcg"><span class="fwb fcg"><a href="https://www.facebook.com/Ti%C3%A9bil%C3%A9-Dram%C3%A9-129198110486029/?ref=page_internal&amp;fref=nf">Tiébilé Dramé</a> </span></span></strong><span class="fwn fcg"><span class="fwb fcg">(Autres d</span></span><span class="fwn fcg"><span class="fwb fcg">étails sur la page Facebook de T. DRAME)</span></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Plus de 3 milliards de déficit aux Aéroports du Mali</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/plus-de-3-milliards-de-deficit-aux-aeroports-mali-2300782.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/06/aeroport-Bamako-Senou.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Tue, 06 Jun 2017 00:01:13 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Témoin</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[A défaut d'être précipités dans  une privatisation quasi imparable, les Aéroports du Mali ne sont pas à l'abri d'un dépôt de bilan. De sources bien introduites, en tout cas, ce joyau – qui a amorcé une inexorable descente aux enfers avec le putsch de 2012 - affiche un cumul de déficits jusqu’à concurrence de 3 milliards relevés par ses commissaires aux compte. De même source, l'ancienne équipe dirigeante, sous la houlette du Dg limogé M. Dembelé, n'a pas encore justifié des manquants que les cadres de la boite imputent unanimement à une gestion caractérisée par une exploitation très peu optimale des ressources, un manque criard de vision et d'initiative, bref, une gabegie financière et administrative indescriptible. Après avoir longtemps espéré un changement de direction pour inverser la tendance, le bouleversement tant attendu est finalement survenu avec un legs assez lourd pour les résoudre à admettre que la solution pourrait résider dans la privatisation. Un schéma longtemps mijoté et auquel le personnel a jusqu'ici résisté et est demeuré longtemps rétif.

<strong>La Rédaction</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Corruption au Mali : Incompréhensibles Maliens !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/corruption-mali-incomprehensibles-maliens-2266802.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/corruption/corruption-mali-incomprehensibles-maliens-2266802.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/12/Corruption.png" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Tue, 23 May 2017 01:56:22 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[« Le Mali est le pays de la débrouillardise ».

Prononcée sur un ton presque innocent, cette phrase lapidaire est pleine de significations et cache pas mal de sous-entendus.

Le Malien se « débrouille ». Comment ?

Pas en se dérouillant selon les prescriptions divines qui veulent que l’homme gagne son pain à la sueur de son front.

En tirant sans cesse le diable par la queue, les Maliens eux aussi se font tirer la « queue » (faut pas fâcher hein ? Nous s’amuser) par le diable.

Même pas moyen de faire  économie de bouts de chandelles dans un pays où l’indigence côtoie la misère générale.

A défaut de vivre pour manger, il faut bien manger pour vivre.

Joindre les deux bouts, tout juste pour ne pas crever de faim oblige chaque jour à moult acrobaties.

La ménagère a perdu son panier, entend-on dire face à la hausse abusive des prix des produits de base, alors que le panier était déjà en mille lieues.

A force de chercher leur pitance quotidienne, même les mendiants sont devenus des loups pour l’homme. Mendicité rampante et agression sur le passant, tous les moyens sont bons pour ramasser quelques miettes.

Mais au pays des aveugles, les borgnes sont rois.

De lazare à Crésus, c’est comme la distance entre le ciel et la terre.

Si certains dorment dans les chaudières, d’autres se construisent des châteaux dignes des mille et une nuit. Ne sommes-nous donc pas tous fils d’Adam et Eve ?

Dieu n’est le père à personne. Fort bien, mais, certains roulent sur l’or, pendant que d’autres croupissent dans la misère.

Le monde se divise en deux : ceux qui trinquent et ceux qui triment, entre qui sont (presque) au jardin d’Eden et ceux qui boivent le calice jusqu’à la lie.

Le Mali est pauvre, mais <strong>certains Maliens</strong> sont très riches.

Tout le monde se « débrouille ». C’est la débrouillardise.

Pour tout dire, la débrouillardise, c’est la magouille.

Quand on n’est pas né coiffé, comment se taper une belle voiture, construire une villa au bord du fleuve Niger, avoir un beau verger, un gras compte bancaire ? Les quatre « V », c’est dans l’air du temps qui permet aussi de se taper de belles nanas.

Le petit fonctionnaire puisera à pleines mains dans la caisse du service, l’opérateur économique véreux gonflera la facture, de connivence avec le Boss, des marchés se passent de gré à gré. Commissions et pots de vin sont versés pour obtenir des faveurs particulières. Partout pullulent les plongeurs en eau trouble, les magouilleurs de haute volée, les requins de la pire espèce, les caïmans aux crocs pointus.

La sueur du peuple s’en va… en fumée ou en larmes. Misère pour la grande majorité, opulence pour la minorité.

La République est menacée.

Sait-on vraiment où on va et ce qu’on veut ?

A ne rien faire, c’est le laxisme, à frapper dans le tas, c’est l’acharnement. A faire quelque chose, c’est autre chose.

Prises sélectives dit-on par ci, élimination d’adversaires politiques, cri-t-on par-là. Ah ! Incompréhensibles Maliens !

Au premier coup de gourdins corrupteurs et corrompus font tout pour mettre leur fortune à l’abri.

Comme par enchantement, certaines banques se vident, les chantiers s’arrêtent, l’argent ne circule plus, l’économie marque le pas face à l’épée de Damoclés suspendue au-dessus  de leur souffle. Le temps de voir passer l’orage, espère-t-on.

Rincer proprement le linge sale de la grande magouille dans les eaux du fleuve Niger ! Qu’ainsi soit-il !

En prison, les voleurs !

<strong>Boubacar Sankaré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Corruption au Mali : La force de l’argent sale</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/corruption-mali-force-de-largent-sale-2266962.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/corruption/corruption-mali-force-de-largent-sale-2266962.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/05/Corruption.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Tue, 23 May 2017 01:03:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La dégradation des mœurs a atteint un niveau tel, aujourd’hui dans nos sociétés, que la corruption est la partie visible d’un phénomène dangereusement expansif : le gain facile et rapide. </em></strong>

<strong><em>D’où nous vient-il, l’argent sale ? Comment s’impose-t-il à nous ? Comment le combattre ?</em></strong>

La base des besoins essentiels s’élargit et leur satisfaction fait appel à plus d’actifs monétaires que d’actifs réels.

A coup sûr, c’est là l’une des explications du goût de la facilité.

En effet, quelques décennies avant notre époque, les besoins élémentaires se résumaient aux trois repas journaliers, et à quelques habits. Bien des choses étaient d’usage collectif : la monture (le cheval ou l’âne), l’éclairage (lampe ou chantihy) les parures (sabre, fusil, ou bijoux), l’eau (le puits ou la fontaine). Pendant ces temps, "les marginaux" étaient ceux qui possédaient un peu plus que les autres et ces marginaux souffraient de leur supériorité sur leur semblable et faisaient tout pour "cacher cette infirmité".

Dans la plupart des cas, ces marginaux étaient dotés des facteurs hors du commun qui justifiaient leur supériorité : intelligence, courage, endurance, etc… De sorte que leur supériorité était tolérée, voire acceptée. Aujourd’hui, les besoins à satisfaire sont devenus nombreux et variés : les budgets consacrés à  l’habillement, à la nourriture, aux logements, à la santé, à l’éducation, aux loisirs, sont vertigineux. La satisfaction de ces besoins se fait à travers des échanges où la monnaie est reine. Sans elle, point de salut.

Les richards marginaux qui jadis rasaient leurs murs, s’affichent désormais puis réclament leur supériorité.

Des gens qui avaient honte de leur richesse, exhibent actuellement leur puissance matérielle. Pendant ce temps, les vertus de la société basculent : la richesse qui résulte du travail, du courage ou de l’intelligence, disparaît et perd ses valeurs. Le riche est désormais celui qui possède ces qualités. Si on est riche, on est forcément intelligent, courageux, habile. La société ne fait plus de distinction de sorte que le chemin s’ouvre tout de suite.

Pour être valeureux, il faut être riche. Puisque le riche incarne toutes les vertus, le chemin le plus court d’être vertueux est d’avoir l’argent. Alors, tout est fait par les hommes pour devenir riches. L’origine de la richesse ne comptant plus. Tous les chemins mènent à Rôme. La société se forge des nouveaux concepts. "Il n’existe pas de fils vertueux, il n’y a que de fils riches". "L’argent n’a pas de couleur". "Il n’y a pas d’argent sale". L’argent achète tout et bouleverse l’équilibre social.

Dans l’administration malienne, la confidentialité du bulletin de salaire est un autre facteur qui favorise l’esprit du gain facile. Lorsqu’un salarié par exemple "cache", jusqu’à son épouse, ce qu’il gagne, c’est pour quelles raisons ? Pourtant, une épouse responsable qui sait le niveau de revenus de son mari est la première à s’insurger quand elle voit son conjoint mener un train de vie au-dessus de son gain.

En effet, lorsque Monsieur gagne 50 000 CFA par mois, Madame s’inquiétera lorsque les dépenses font chaque mois le triple du salaire. Ou elle sonne l’alarme, ou s’apprête à continuer la route sans son mari, tôt ou tard.
<h2>La magouille prend le nom "d’affaires"</h2>
Des jeunes commerçants dans des boutiques vides, sans sourciller, vous disent qu’ils sont des hommes d’affaires, alors qu’ils préparent des coups bas contre les institutions financières et/ou de l’Etat. Personne ne s’offusque de voir "le sans emploi" d’hier rouler en "4 phases" aujourd’hui. C’est plus tard qu’on se rend compte devant l’ardoise laissée aux banques et au TRESOR public.

Les "huis clos" de commissions de dépouillements de marchés sont aussi synonymes d’enrichissement illicite.

La non transparence et la loi du silence sont facteurs d’enrichissement, sans commune mesure, des intervenants dans l’attribution des gros marchés. Les cadeaux aux décideurs : corruption qui ne dit pas son nom. La question qui se pose ce n’est pas de savoir si un décideur doit ou non recevoir un cadeau, mais bien de cerner ledit cadeau.

Un cadeau prélevé sur le bien public donné à un responsable est destiné à un usage public et non privé du destinataire.

Ainsi, lorsqu’un Emir fait don d’argent à un Président, l’argent doit être versé au TRESOR Public.

Un cadeau fait à un salarié ne doit pas dépasser un certain quota de revenu.

En effet, il est compréhensible qu’un paysan donne un poulet  à un commandant de cercle, mais ça devient suspect, si l’éleveur du village lui donne un bœuf dont le prix dépasse son salaire.

En somme, la corruption est notre compagne de tous les jours, dans les bureaux, les usines, dans les écoles, partout où il y a signe de vie… d’un Malien.

Pour la combattre, il faut faire une « révision » de nos mœurs.

Un travail de longue haleine  qui doit commencer par une forte sensibilisation et une humiliation de ceux qui se prêtent au phénomène.

<strong>Malick Camara</strong>

================

<strong>Vers la publication d’une liste des corrupteurs et des corrompus du Mali</strong>

&nbsp;

Chaque jour, chaque heure, chaque minute, une certaine catégorie de maliens sans scrupule se renfloue malhonnêtement leurs poches et comptes bancaires. Au détriment de la majorité de nos populations de plus en plus pauvres.

Le système utilisé par ces vampires (oh combien nombreux) est connu de tous : l’exploitation ‘’commerciale’’ des droits des citoyens.

Nous parlons ici, de ceux qui vivent de la corruption : les corrupteurs et les corrompus.

Ces deux catégories d’individus ont les mêmes réflexes du vol, le même objectif : obtenir l’argent facile en utilisant les structures mises à leurs dispositions par l’Etat ou la Société.

Votre journal 26 MARS, se propose de traquer ces vautours vivant de la corruption.

Notre arme contre les ennemis du peuple sera la publication d’une liste des corrupteurs et corrompus du Mali.

Le jeu qui vaut un énorme acte de patriotisme est simple :
<ol>
 	<li><strong><em>Vous avez assisté à une « opération » entre (un ou) des corrompus, dites-nous : qui (agent, cadre, dans le secteur privé ou public, responsable politique ou administratif). </em></strong></li>
</ol>
A donné ou reçu quoi ?

Pourquoi (pour gagner un marché… avoir raison, etc…) ?

Quel service (public ou privé) ? Quand (le jour, l’heure) ?

Vous pouvez ajouter toutes autres informations utiles.
<ol start="2">
 	<li>Envoyez-nous votre message à 26 MARS au siège du journal Cité UNICEF (immeuble Jamana).</li>
</ol>
Ou encore contactez-nous au Tél 66795500,  76795500.
<ol start="3">
 	<li>Vous n’êtes pas obligés de décliner votre identité !</li>
</ol>
<strong>Ensemble pour étouffer les voleurs et redonner du souffle aux millions de Maliens qui croupissent dans la misère !</strong>

<strong>Vigilance et à vos plumes !</strong>

<strong> 26 MARS</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Corruption au Mali : L’argent est inodore</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/corruption-mali-largent-inodore-2218652.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/corruption/corruption-mali-largent-inodore-2218652.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/05/Corruption.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 03 May 2017 01:43:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La dégradation des mœurs a atteint un niveau tel, qu’aujourd’hui dans nos sociétés, la corruption est la partie visible d’un phénomène dangereusement expansif : le gain facile et rapide. </em></strong>

<strong><em>D’où nous vient-il, l’argent sale ? Comment s’impose-t-il à nous ? Comment le combattre ?</em></strong>

La base des besoins essentiels s’élargit et leur satisfaction fait appel à plus d’actifs monétaires que d’actifs réels.

A coup sûr, c’est là l’une des explications du goût de la facilité.

En effet, quelques décennies avant notre époque, les besoins élémentaires se résumaient aux trois repas journaliers, et à quelques habits.

Bien des choses étaient d’usage collectif : la monture (le cheval ou l’âne), l’éclairage (lampe ou chantihy) les parures (sabre, fusil, ou bijoux), l’eau (le puits ou la fontaine). Pendant ce temps, "les marginaux" étaient ceux qui possédaient un peu plus que les autres et ces marginaux souffraient de leur supériorité sur leur semblable et faisaient tout pour "cacher cette infirmité".

Dans la plupart des cas, ces marginaux étaient dotés des facteurs hors du commun qui justifiaient leur supériorité : intelligence, courage, endurance, etc… De sorte que leur supériorité était tolérée, voire acceptée. Aujourd’hui, les besoins à satisfaire sont devenus nombreux et variés : les budgets consacrés à l’habillement, à la nourriture, aux logements, à la santé, à l’éducation, aux loisirs, sont vertigineux. La satisfaction de ces besoins se fait à travers des échanges où la monnaie est reine. Sans elle, point de salut.

Les richards marginaux qui, jadis rasaient leurs murs

Des gens qui avaient honte de leur richesse, exhibent actuellement leur puissance matérielle. Pendant ce temps, les vertus de la société basculent : la richesse qui résulte du travail, du courage ou de l’intelligence, disparaît et perd ses valeurs. Le riche est désormais celui qui possède ces qualités. Si on est riche, on est forcément intelligent, courageux, habile. La société ne fait plus de distinction de sorte que le chemin s’ouvre tout de suite.

Pour être valeureux, il faut être riche. Puisque le riche incarne toutes les vertus, le chemin le plus court d’être vertueux est d’avoir l’argent. Alors tout est fait par les hommes pour devenir riches. L’origine de la richesse ne comptant plus. Tous les chemins mènent à Rôme. La société se forge des nouveaux concepts. "Il n’existe pas de fils vertueux, il n’y a que de fils riche". "L’argent n’a pas de couleur". "Il n’y a pas d’argent sale". L’argent achète tout et bouleverse l’équilibre social.

Dans l’administration malienne, la confidentialité du bulletin de salaire est un autre facteur qui favorise l’esprit du gain facile. Lorsqu’un salarié par exemple "cache", jusqu’à son épouse, ce qu’il gagne, c’est pour quelles raisons ? Pourtant, une épouse responsable qui sait le niveau de revenus de son mari est la première à s’insurger quand elle voit son conjoint mener un train de vie au-dessus de son gain.

En effet, lorsque Monsieur gagne 50 000 CFA par mois, Madame s’inquiétera lorsque les dépenses font chaque mois le triple du salaire. Ou elle sonne l’alarme, ou s’apprête à continuer la route sans son mari, tôt ou tard.
<h2>La magouille prend le nom "d’affaires"</h2>
Des jeunes commerçants dans des boutiques vides, sans sourciller, vous disent qu’ils sont des hommes d’affaires, alors qu’ils préparent des coups bas contre les institutions financières et/ou de l’Etat. Personne ne s’offusque de voir "le sans emploi" d’hier rouler en "4 phases" aujourd’hui. C’est plus tard qu’on se rend compte devant l’ardoise laissée aux banques et au TRESOR public.

Les "huis clos" de commissions de dépouillements de marchés sont aussi synonymes d’enrichissement illicite.

La non transparence et la loi du silence sont facteurs d’enrichissement, sans commune mesure, des intervenants dans l’attribution des gros marchés. Les cadeaux aux décideurs : corruption qui ne dit pas son nom. La question qui se pose ce n’est pas de savoir si un décideur doit ou non recevoir un cadeau, mais bien de cerner ledit cadeau.

Un cadeau prélevé sur le bien public donné à un responsable est destiné à un usage public et non privé du destinataire.

Ainsi, lorsqu’un Emir fait don d’argent à un Président, l’argent doit être versé au TRESOR Public.

Un cadeau fait à un salarié ne doit pas dépasser un certain quota de revenu.

En effet, il est compréhensible qu’un paysan donne un poulet (1 500 CFA) à un commandant de cercle qui gagne 100 000 CFA par mois, mais ça devient suspect, si l’éleveur du village lui donne un bœuf (150 000 CFA) dont le prix dépasse son salaire.

En somme, la corruption est notre compagne de tous les jours, dans les bureaux, les usines, dans les écoles, partout où il y a signe de vie… d’un Malien.

Pour la combattre, il faut faire une « révision » de nos mœurs.

Un travail de longue haleine, qui doit commencer par une forte sensibilisation et une humiliation de ceux qui se prêtent au phénomène.

&nbsp;

<strong>Boubacar Sankaré</strong>

========================

<strong>Vers la publication d’une liste des corrupteurs et des corrompus du Mali</strong>

&nbsp;

Chaque jour, chaque heure, chaque minute, une certaine catégorie de maliens sans scrupule se renfloue malhonnêtement leurs poches et comptes bancaires. Au détriment de la majorité de nos populations de plus en plus pauvres.

Le système utilisé par ces vampires (oh combien nombreux) est connu de tous : l’exploitation ‘’commerciale’’ des droits des citoyens.

Nous parlons ici, de ceux qui vivent de la corruption : les corrupteurs et les corrompus.

Ces deux catégories d’individus ont les mêmes réflexes du vol, le même objectif : obtenir l’argent facile en utilisant les structures mises à leurs dispositions par l’Etat ou la Société.

Votre journal 26 MARS, se propose de traquer ces vautours vivant de la corruption.

Notre arme contre les ennemis du peuple sera la publication d’une liste des corrupteurs et corrompus du Mali.

Le jeu qui vaut un énorme acte de patriotisme est simple :
<ol>
 	<li><strong><em>Vous avez assisté à une « opération » entre (un ou) des corrompus, dites-nous : qui (agent, cadre, dans le secteur privé ou public, responsable politique ou administratif). </em></strong></li>
</ol>
A donné ou reçu quoi ?

&nbsp;

Pourquoi (pour gagner un marché… avoir raison, etc…) ?

Quel service (public ou privé) ? Quand (le jour, l’heure) ?

Vous pouvez ajouter toutes autres informations utiles.

&nbsp;
<ol start="2">
 	<li>Envoyez-nous votre message à 26 MARS au siège du journal Cité UNICEF (immeuble Jamana).</li>
</ol>
Ou encore contactez-nous au Tél 66795500,  76795500.

&nbsp;
<ol start="3">
 	<li>Vous n’êtes pas obligés de décliner votre identité !</li>
</ol>
&nbsp;

<strong>Ensemble pour étouffer les voleurs et redonner du souffle aux millions de Maliens qui croupissent dans la misère !</strong>

<strong>Vigilance et à vos plumes !</strong>

<strong> 26 MARS</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Vers la publication d’une liste des corrupteurs et des corrompus du Mali</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/vers-publication-dune-liste-corrupteurs-corrompus-mali-2201132.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/corruption/vers-publication-dune-liste-corrupteurs-corrompus-mali-2201132.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/12/Corruption.png" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Tue, 25 Apr 2017 01:21:33 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Chaque jour, chaque heure, chaque minute, une certaine catégorie de maliens sans scrupule se renfloue malhonnêtement leurs poches et comptes bancaires. Au détriment de la majorité de nos populations de plus en plus pauvres.

Le système utilisé par ces vampires (oh combien nombreux) est connu de tous : l’exploitation ‘’commerciale’’ des droits des citoyens.

Nous parlons ici, de ceux qui vivent de la corruption : les corrupteurs et les corrompus.

Ces deux catégories d’individus ont les mêmes réflexes du vol, le même objectif : obtenir l’argent facile en utilisant les structures mises à leurs dispositions par l’Etat ou la Société.

Votre journal 26 MARS, se propose de traquer ces vautours vivant de la corruption.

Notre arme contre les ennemis du peuple sera la publication d’une liste des corrupteurs et corrompus du Mali.

Le jeu qui vaut un énorme acte de patriotisme est simple :
<ol>
 	<li><strong><em>Vous avez assisté à une « opération » entre (un ou) des corrompus, dites-nous : qui (agent, cadre, dans le secteur privé ou public, responsable politique ou administratif). </em></strong></li>
</ol>
A donné ou reçu quoi ?

Pourquoi (pour gagner un marché… avoir raison, etc…) ?

Quel service (public ou privé) ? Quand (le jour, l’heure) ?

Vous pouvez ajouter toutes autres informations utiles.
<ol start="2">
 	<li>Envoyez-nous votre message à 26 MARS au siège du journal Cité UNICEF (immeuble Jamana).</li>
</ol>
Ou encore contactez-nous au Tél 66795500,  76795500.
<ol start="3">
 	<li>Vous n’êtes pas obligés de décliner votre identité !</li>
</ol>
<strong>Ensemble pour étouffer les voleurs et redonner du souffle aux millions de Maliens qui croupissent dans la misère !</strong>

<strong>Vigilance et à vos plumes !</strong>

<strong> 26 MARS</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Détournement de 2 milliards 289 millions à la mutuelle de la gendarmerie :  Le général Salifou Koné couvre Balla Koné et Cie</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/detournement-de-2-milliards-289-millions-a-mutuelle-de-gendarmerie-general-salifou-kone-couvre-balla-kone-cie-2116802.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/corruption/detournement-de-2-milliards-289-millions-a-mutuelle-de-gendarmerie-general-salifou-kone-couvre-balla-kone-cie-2116802.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2017/03/Grl-Salifou-KONE.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 15 Mar 2017 01:07:01 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le détournement des fonds de la mutuelle et de la coopérative d’habitat de la gendarmerie a pris une nouvelle tournure, avec le soutien non dissimulé du secrétaire général du ministère de la Défense et des Anciens combattants, le général de brigade Salifou Koné. Ce dernier, selon plusieurs gendarmes, couvre les 4 gendarmes qui ont dilapidé leurs ressources financières. Pendant 10 ans, de 2004 à 2014, en moyenne, la mutuelle prélevait 5000 Fcfa sur le salaire de chacun de ses adhérents, et a pu ainsi mobiliser 2 milliards 289 millions de Fcfa. Cette faramineuse somme a été «maraudée» par 4 gendarmes avec leur tête un certain Balla Koné qui est apparenté au secrétaire général du ministère de la Défense et des Anciens combattants. </em></strong>

Pour faire dans le dilatoire, le général Salifou Koné veut ordonner une nouvelle enquête pour produire un rapport biaisé, dénaturer les faits et innocenter ses protégés détourneurs de fonds de la mutuelle et de la coopérative de la gendarmerie. Le secrétaire général s’oppose alors à de jeunes gendarmes, des victimes et ayant-droits qui ne veulent plus se laisser faire. Ces derniers tiennent à organiser une assemblée générale extraordinaire de la mutuelle.

Evidemment, le général de brigade Salifou Koné s’y oppose. Mais il semble ne pas mesurer le travail abattu pour en arriver à épingler les quatre gendarmes qui ont volontairement soustrait de l’argent des caisses de leur mutuelle et de la coopérative d’habit. Plusieurs enquêtes ouvertes par leur hiérarchie, avec les meilleurs limiers de la boîte, ont déjà mis à nu les pratiques délictueuses des protégés du général, à en croire certains gendarmes interrogés par nos soins. En plus d’un audit d’expertise en bonne et due forme.

Ces différentes enquêtes sont parvenues aux mêmes conclusions. Lesquelles auraient dû parvenir au ministre de la Défense et des Anciens combattants, si le général de brigade Salifou Koné ne les gardait pas dans son tiroir. En clair, il n’a jamais voulu donner les conclusions de ces enquêtes à son ministre. Et il fait pire que cela, selon nos sources, puisqu’il a incité les quatre détourneurs de fonds à prendre connaissance du contenu de la sanction qui devait leur être infligée par leur hiérarchie, mais de ne jamais rien signer. Les rassurant, au demeurant, que les propositions de sanctions relèvent de la compétence du ministère de la Défense. Et Balla Koné le dit à qui veut l’entendre : «le Segal nous a dit de prendre connaissance du document mais de ne rien signer». Excepté Boubacar Diawara, au nombre des gendarmes fautifs, tous les autres s’y sont refusés.

Selon plusieurs gendarmes et victimes de cette situation, un rapport d’expertise prouve que la mutuelle de la gendarmerie (créée en 2003) a toujours été excédentaire. Pour rappel, elle prélevait en moyenne 5000 Fcfa sur le salaire de chacun de ses adhérents, soit 19 millions Fcfa par mois. Ceci donne sur les 12 mois de l’année, de 2004 à 2014, un joli pactole de 2 milliards 289 millions de Fcfa. Et la mutuelle ne reverse aux partants à la retraite et ayant-droits que 100 millions Fcfa par an. Ce qui représente, sur les 10 ans, la somme d’un milliard de Fcfa. Où est alors passé le reste du pactole (1 milliard 289 millions de Fcfa), se demandent les gendarmes.

En plus d’avoir caché au ministre les résultats de l’expertise sur les détournements de fonds à la mutuelle et à la coopérative de l’habitat, le général Salifou Koné s’oppose à la tenue d’une assemblée générale extraordinaire devant statuer sur la question. D’où la colère des gendarmes. Salifou Koné contrecarre ainsi la volonté des responsables de la gendarmerie de mettre de l’ordre au sein de la mutuelle. Selon plusieurs victimes et jeunes gendarmes en colère, le ministre de la Défense ne serait pas au courant du fond de cette crise, «tout lui a été caché parce qu’il ne peut être au courant d’un tel détournement et soutenir son secrétaire général».

Par ailleurs, selon nos informations, beaucoup de gendarmes disent ne pas comprendre que le département en soit encore à vouloir envoyer une mission d’inspection pour analyser la situation, situer les responsabilités. Et pour prendre les mesures nécessaires pour le redressement et le meilleur fonctionnement de la mutuelle, alors que les faits ont été constatés et les responsables sont connus.

<strong><em>L’importance de l’assemblée générale extraordinaire de la mutuelle </em></strong>

L’avantage de la gendarmerie, c’est qu’elle est un corps d’élite, un corps complet avec beaucoup de compétences en son sein. Nos investigations nous ont conduits auprès de certains gendarmes avisés, lesquels conseillent par ailleurs les jeunes gendarmes en colère contre le général de brigade Salifou Koné.

Pour ces personnes ressources, la gestion, la création et le fonctionnement de la mutuelle trouvent leur fondement dans la loi spéciale sur la mutualité au Mali. Pour convoquer une assemblée générale, disent-ils, le bureau de la mutuelle ne peut se contenter que de ses seuls responsables physiques ou membres du conseil d’administration. C’est pourquoi les autres membres ont été informés de la tenue de l’assemblée générale extraordinaire.

Cette loi spéciale régissant la mutualité au Mali stipule en son article 55 qu’ «en cas de dysfonctionnement constaté, l’autorité administrative peut procéder ou faire procéder à une inspection par enquête sur la constitution, le fonctionnement et la situation financière des structures mutualistes afin de s’assurer qu’elles se conforment aux dispositions de la présente loi». En application de cette disposition pertinente, une enquête a été ouverte, sur le litige opposant les adhérents de la coopérative et le bureau de l’organe de cession immobilière «Maison du Gendarme». Elle a permis d’établir des connexions troublantes et d’énormes complicités entre plusieurs acteurs au nombre desquels certains membres du bureau de la Mutuelle du gendarme.

C’est pour toutes ces raisons qu’il avait instruit à la commission d’enquête, mise en place, d’élargir les investigations aux cas de malversations, de décaissements frauduleux, de sorties non autorisées et injustifiées de sommes d’argent ayant plongé la Mutuelle dans une crise de trésorerie. À la lumière de ces faits infractionnels avérés, ayant été reconnus en tout ou partie par les personnes en cause, il est apparu nécessaire de prendre des mesures conservatoires et d’infliger des sanctions. Et c’est bien de cela dont il est question à travers l’organisation d’une assemblée extraordinaire.

Cette instance de décision est la seule compétente pour examiner les faits aussi gravissimes que ceux relevés avec preuves à l’appui, contre un groupuscule qui aurait mieux fait d’émouvoir les milliers de victime en faisant dignement et humblement amende honorable, plutôt que de continuer à vouloir les exaspérer en procédant par des tentatives désespérées et dilatoires, et d’interprétations erronées, au sujet de la tenue de l’assemblée générale extraordinaire. La session projetée n’a d’autre objet que de créer un cadre approprié pour faire prévaloir le droit des membres de la mutuelle à l’information saine, la clarification sans ambages des faits, et l’orientation précise à donner par l’instance suprême de décision qu’elle représente.

Malgré tout cela, le secrétaire général du ministère de la Défense et des Anciens combattants, le général de brigade Salifou Koné, veut encore envoyer une mission pour sauver son parent Balla Koné et ses 3 autres complices. Puisque leur assemblée extraordinaire (prévue la semaine prochaine) est opportune et ne viole aucune loi en République du Mali, les membres de la mutuelle sont déterminés à l’organiser, et n’entendent pas se laisser distraire par l’arrivée d’aucune nouvelle mission d’inspection. Laquelle ne viendrait produire «que» des rapports biaisés.

<strong>Sinaly KEITA </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Centre National des Œuvres Universitaire :  Détournement  à ciel ouvert</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/centre-national-oeuvres-universitaire-detournement-a-ciel-ouvert-2108042.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/corruption/centre-national-oeuvres-universitaire-detournement-a-ciel-ouvert-2108042.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2017/03/UNIVERSITE-.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Sat, 11 Mar 2017 01:25:35 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Les affaires de détournement de fonds et de corruption prennent des ampleurs insoupçonnées dans notre pays. Dans sa parution d’hier, notre confrère le Sirène révélait une magouille dans la commande de cinq bus de transport des étudiants au niveau du Centre national des œuvres universitaires (CNOU). Au lieu de livrer des bus neufs comme le stipule le marché conclu avec l’opérateur économique, ce dernier a amené des véhicules d’occasion achetés en France à 4000 Euro chacun, environ 2 millions de nos francs. Les cinq bus auront coûté alors 10 millions FCFA. Tandis que le prix unitaire tel que conclu dans le marché est de 105 millions, soit un total de 625 millions. Ce qui fait un manque à gagner 615 millions de francs CFA. C’est à dire que 37,5 % seulement du montant débloqué par l’Etat ont servis à acheter les bus. L’opérateur et ses complices empochent les 62,7%. Cela veut dire que le marché a été réalisé pour l’unique bénéfice d’autres personnes. La livraison des bus qui était prévus pour hier jeudi 9 mars 2017 a été reporté de 24 heures compte tenu du tollé que l’article de notre confrère a provoqué. En attendant, des ouvriers se sont attelés toute la journée du jeudi à nettoyer les rouilles et les brisures qui sont sur ces bus. Il faut tenter de faire en sorte qu’ils ressemblent à du neuf alors que tout le monde sait que certains de ces automobiles sont amortis en 10 voir 20 ans d’exploitation. La question que certains observateurs se posent est de savoir s’il existe encore un minimum de contrôle des marchés publics dans notre pays. D’autres estiment qu’il s’agit en faite d’une grosse magouille dans laquelle seraient impliqué la Direction générale du marché public, et même le ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique.

<strong>La Rédaction</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Coopérative de l&amp;apos;habitat du gendarme et la Mutuelle de la Gendarmerie : Deux milliards de FCFA  détournés en 13 ans</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/cooperative-de-lhabitat-gendarme-mutuelle-de-gendarmerie-deux-milliards-de-fcfa-detournes-13-ans-2032482.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/corruption/cooperative-de-lhabitat-gendarme-mutuelle-de-gendarmerie-deux-milliards-de-fcfa-detournes-13-ans-2032482.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 06 Feb 2017 09:42:30 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Débat</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Plus de deux milliards de FCFA  ont été détournés en 13 ans de gestion par les membres du conseil d’administration  de la Coopérative de l’habitat et du gendarme et  la Mutuelle de la Gendarmerie. C’est ce qui ressort du rapport d’un cabinet d’audit commis afin de mettre dans leurs droits des milliers de gendarmes désabusés et de punir le cas échéant les auteurs. </strong>

La corruption et la délinquance financière sont devenues une pratique généralisée dans l’administration publique. De plus en plus les milieux militaires sont cités au cœur  de scandales financiers. Si le Président de la République a promis  faire de la lutte contre la corruption et la délinquance financières sont cheval de bataille, force est de reconnaître que ces pratiques sont toujours d’actualité. Au niveau de la Gendarmerie nationale, plus de deux milliards de FCFA ont été détournés par un groupuscule de personnes au niveau de la coopérative de l'habitat du gendarme et la Mutuelle de la Gendarmerie.  Parmi les personnes indexées, figurent le lieutenant-Colonel Balla Koné, Président du Conseil d’Administration de la coopérative de l'habitat du gendarme et la Mutuelle de la Gendarmerie. En plus du PCA, d’autres noms sont cités notamment le commandant Boubacar Diawara, le capitaine Kotigui Samaké et le lieutenant Kani Moussa Kanouté.

Pour tirer les choses au clair, le Commandement de la Gendarmerie, avec l’appui du Ministère de la défense et des anciens Combattants et celui en charge de la Sécurité et de la Protection Civile, a mis en place une commission d’enquête. Cette commission à son tour, a engagé un cabinet d’expertise pour faire l’audit de la situation au niveau de la coopérative de l'habitat du gendarme et la Mutuelle de la Gendarmerie. Après plusieurs mois de contrôle, le rapport de ce cabinet fait froid dans le dos. Un trou béant de plus de deux milliards de FCFA, creusé durant 13 ans de gestion, a été décelé. Cette somme colossale est la conséquence d’un détournement des terrains à usage d’habitation destinés aux gendarmes dans le cadre de la coopérative de l’habitat du gendarme et les cotisations des adhérents. Au total, plusieurs années de cotisation des milliers de gendarmes carottées.

Face à cette situation, la Gendarmerie aurait immédiatement saisi sa hiérarchie avec preuves à l’appui dans le rapport d’audit afin de punir les auteurs et mettre dans leurs droits les victimes. Depuis le dépôt de ce rapport au niveau des deux départements de tutelle  (Ministère de la Défense et des Anciens Combattants et Ministère de la Sécurité et de la protection Civile), les auteurs présumés ne cessent de multiplier des propos dilatoires et des tentatives d’intimidations.

Selon nos sources, lesdits auteurs présumés disent ne rien craindre. Ils compteraient sur  deux hauts cadres du Ministère de la défense et des Anciens Combattants.

Ils envisageraient  de  précipiter un changement de commandement à la tête de la Gendarmerie en vue d'étouffer l'affaire. Une manière de faire entorse à l’évolution normale du dossier.

Joint par nos soins, des sources bien informées nous confirment que les deux départements tiennent à l’aboutissement du processus en cours.

Du côté des victimes à savoir : gendarmes en activités, gendarmes à la retraite et ayants droits (veuves, orphelins ascendants de défunts) on s'organise pour constituer un collectif fort et réclamer  justice.

<strong>Affaire à suivre</strong>

<strong>Drissa Tiéné</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Impunité, corruption… : Les maux du Mali vus par Moussa Mara</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/impunite-corruption-maux-mali-vues-moussa-mara-2018822.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 30 Jan 2017 00:57:36 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Indicateur du Renouveau</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La corruption, l’administration prédatrice, l’impunité et le leadership approximatif  sont, entre autres qui entravent le développement de notre pays. C’est du moins ce qu’à affirmé Moussa Mara, président du parti Yéléma. C’était à l’ouverture de la 3<sup>e</sup> conférence nationale du parti le dimanche 29 janvier 2017  au CICB. </strong>

<strong> </strong>Devant les délégués, venus un peu partout du pays, le président du parti a égrainé l’avenir du Mali dans un monde global.

Pour Mara, l’évolution actuelle du monde est inquiétante pour les pays démunis.

"Pour un pays comme le nôtre, cela est particulièrement alarmant car, dans de nombreux domaines, nous restons dépendants. Cependant, nous ne devons pas nous contenter seulement de déplorer cette situation. Au contraire, cela doit nous inciter à regarder lucidement la situation, à analyser objectivement les perspectives et à nous engager dans le processus de renforcement des acquis et des avantages de notre pays. Ce qui passe d’abord par la correction de nos faiblesses", a indiqué l’ancien Premier ministre.

Selon Mara, l’affaiblissement du Mali est en partie lié à la gangrène de  la corruption.

"On n’a plus honte de voler, de mentir. Tant qu’on  ne pense qu’à son portefeuille, on ne peut penser au Pays ", a-t-il regretté. Il a poursuivi pour dénoncer la conduite de l’administration à travers un rapport accablant, un autre point noir de l’affaiblissement de l’Etat.

"Ce qui nous affaiblit de plus, c’est l’impunité. Le Malien est, aujourd’hui, persuadé que, quel que soient les forfaits commis, même les plus graves, il n’est pas suivi de sanction ", a-t-il déploré.

Le président du parti Yéléma, a dénoncé également la qualité du leadership et de la gouvernance dans notre pays. "L’incapacité à proposer une vision et à fixer un cap aux populations qu’on dirige, est un reproche qu’on peut faire aux leaders dans notre pays ", a-t-il indiqué.  "Il n’y aura pas d’unité nationale, ni de sursaut, ni de sortie de crise durable,  si l’on ne se décide pas à les aborder frontalement ses faiblesses en mettant en œuvre des mesures correctives appropriées ". Pour un Etat fort, il faut lutter contre la corruption,  l’administration prédatrice,  l’impunité, a expliqué, Moussa Mara,  président du parti Yéléma.

Moussa Mara,  a réaffirmé son soutien à IBK et s’engage à l’accompagner pour le développement harmonieux du pays.

<strong>M. Diallo</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Semaine de la jeunesse contre la corruption: les acteurs du consortium du projet Juprec unissent leur force</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/semaine-de-jeunesse-contre-corruption-acteurs-consortium-projet-juprec-unissent-force-2007992.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 24 Jan 2017 10:13:35 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Flambeau</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Les acteurs du Projet Justice, prévention  et la renonciation (JUPREC), ont tenu, du 16 au 22 janvier 2017, une semaine de la jeunesse contre la corruption. Cette semaine avait pour objectif de contribuer à la valorisation des principes d’intégrité et la promotion des actions de lutte contre la corruption à travers l’implication des jeunes de 18 à 40 ans,  comme acteurs du changement social.</em></strong>

Selon le Chef de mission par intérim, Mme Oumou Bolly Diallo, ce projet a été mis en œuvre sur trois fronts complémentaires pour contribuer aux perspectives durables, du respect des droits humains des Maliens, qui d’ailleurs a été gravement bafoué à travers la grande crise que le Mali traverse.

&nbsp;

Prenant la parole, Mme la Présidente de la Communauté de pratique de lutte contre la corruption (CPLC), Mme Traoré Mariétou Seydou Sénou, dira que l’organisation de cette semaine renforcera sans doute les bases des synergies, entre les différentes catégories d’acteurs maliens. A ses dires, les discutions et débats qui se tiendront pendant cette semaine permettront d’approfondir le dialogue auprès de la jeunesse, d’approfondir la compréhension de leur point de vue sur les questions clés qui les préoccupent et aussi de renforcer leur participation et leur appropriation du processus de sortie de crise de notre pays. Et d’ajouter que cette semaine s’inscrit dans le cadre des activités de communication sur la gestion de l’intégrité et la lutte contre la corruption prévues dans le PTA An 2 du volet 400.

Le représentant du Consortium et celui de l’Ambassade du Canada, ont jugé nécessaire la tenue de cette semaine car selon eux, les rencontres auront des intérêts stratégiques. Et sera très bénéfique pour tous les volets du projet Juprec, à travers des communications sur leurs activités. Il va aussi permettre d’engager les jeunes potentiels acteurs de changement dans le processus de transformation sociétale recherché par le projet à travers la promotion des droits des personnes affectées par la crise.

Pour ce qui le concerne, le représentant du ministre de la Justice, des Droits de l’Homme et Garde des Sceaux, M. Sidi Touré, conseiller technique, remerciera la mise en œuvre du projet Juprec. A l’en croire, l’objectif recherché de ce projet s’inscrit en droite ligne des préoccupations et des combats de son département. Et de souligner que le rôle de la jeunesse dans la lutte contre la corruption est d’une importance capitale

Les principaux thèmes de la semaine sont entre autres les femmes face à la corruption, défi et enjeux ; le rôle et la place de la religion dans la lutte contre la corruption, sont entre autres des thèmes débattus pendant cette semaine.

Il est nécessaire de rappeler que suite à la crise de 2012, le Projet Juprec (Justice, prévention et la réconciliation) a été mis en œuvre par un consortium piloté par, Avocats sans frontières Canada (Asfc), avec deux autres organisations canadiennes à savoir, le Centre d’études et de coopération internationale (CECI) et l’Ecole nationale d’administration publique (Enap).

<strong>Seydou Karamoko KONE  </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>La chronique du Dr Salifou Fomba : Réadmission des immigrants illégaux  Une obligation juridique pour les pays africains</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/chronique-dr-salifou-fomba-readmission-immigrants-illegaux-obligation-juridique-pays-africains-1985662.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 12 Jan 2017 01:00:17 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Aube</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Les pays africains doivent savoir qu’il existe en droit international une règle cardinale qui gouverne le comportement des Etats dans les relations internationales. Il s’agit du fameux principe « <strong>Pacta Sunt Servanda</strong> », selon lequel tout traité ou convention ou accord - n’en déplaise à la terminologie du droit constitutionnel français et malien par ricochet qui voudrait de façon inappropriée faire une distinction entre « <strong>traité</strong> » et « <strong>accord</strong> » et partant soumettre malencontreusement le premier à la « <strong>ratification</strong> » et le second à « <strong>l’approbation</strong> » en tant que procédures différentes, distinction qui n’a aucune pertinence au regard du droit international - en vigueur lie les parties et doit être exécuté par elles de bonne foi. Le terme « <strong>parties</strong> » désigne les Etats qui ont consenti à être liés par le traité et à l’égard desquels le traité est en vigueur. L’expression « <strong>exécuter le traité de bonne foi</strong> » signifie : 1- s’abstenir de tout acte visant à réduire à néant l’objet et le but du traité ; <strong>article 18 de la convention de Vienne de 1969 </strong>; 2- éviter toute tentative de « <strong>fraude à la loi</strong> » ;   3- jurer fidélité et loyauté aux engagements pris ; 4- faire prévaloir le but du traité et l’intention dans laquelle les parties ont conclu celui-ci sur son application littérale ; 5- appliquer le traité de façon raisonnable et de telle sorte que son but puisse être atteint. Or, il se trouve que les pays africains ont conclu avec l’Union Européenne un accord de partenariat, qui a été signé à <strong>Cotonou le 23 juin 2000 pour une période de 20 ans</strong> à compter du <strong>1<sup>er</sup> mars 2000</strong>, puis modifié deux fois, le 25 <strong>juin 2005 à Luxembourg et le 04 novembre 2010 à Ouagadougou.</strong> Les pays africains doivent donc strictement respecter le principe « <strong>pacta sunt servanda</strong> » à l’égard de ce traité. Mieux, ils doivent respecter de bonne foi et sans détour les obligations juridiques qui sont clairement mises à leur charge par <strong>l’article 13 de l’Accord de Cotonou</strong> en matière d’immigration illégale.

<strong> </strong>
<ol>
 	<li><strong>Les obligations juridiques des pays africains ayant ratifié l’Accord </strong></li>
</ol>
<strong>de Cotonou</strong>

Il faut savoir que l’article <strong>13 paragraphe 5 de l’Accord de Cotonou</strong> met clairement à la charge des pays africains les obligations juridiques suivantes :  1- accepter le retour ; 2- réadmettre leurs propres ressortissants illégalement présents sur le territoire d’un Etat membre de l’Union Européenne ; 3- à une double condition : a) à la demande de cet Etat et, b) sans autres formalités ; 4- fournir à leurs ressortissants des documents d’identité appropriés à cet effet ; 5- appliquer ces obligations seulement à l’égard des personnes qui, doivent être considérées comme leurs ressortissants au sens de leurs législations nationales respectives ; 6- s’assurer que les droits et la dignité des personnes sont respectés dans toute procédure mise en œuvre pour le retour des immigrants illégaux dans leur pays d’origine ; 7- accorder les facilités administratives nécessaires au retour ; 8- à la demande d’une partie, engager des négociations en vue de conclure, de bonne foi et en accord avec les principes correspondants du droit international, des accords bilatéraux régissant les obligations spécifiques de réadmission et de retour des ressortissants africains ; 9- prévoir dans ces accords, si l’une des parties l’estime nécessaire, des dispositions pour la réadmission de ressortissants de pays tiers et d’apatrides ; 10- préciser dans ces accords : a) les catégories de personnes visées par ces dispositions, b) ainsi que les modalités de leur réadmission et retour ; 11- en contrepartie, les pays africains ont le droit de bénéficier d’une assistance adéquate en vue de la mise en œuvre de ces accords. Commentaire : il est indiscutable qu’en ratifiant l’Accord de Cotonou, les pays africains se sont formellement engagés à respecter : 1- le principe du retour et de la réadmission, 2- le principe de la négociation et de la conclusion d’accords bilatéraux de retour et de réadmission, 3- la déontologie fondée sur la bonne foi et les principes correspondants du droit international.

<strong> </strong>
<ol>
 	<li><strong>Les obligations juridiques des pays africains ayant seulement signé l’Accord de Cotonou</strong></li>
</ol>
L’Accord de Cotonou n’est pas un accord en forme simplifiée. C’est bien un traité en forme solennelle. Dans le premier cas, la seule signature suffit pour engager juridiquement l’Etat. Dans le second cas, il faut en plus de la signature, accomplir la procédure de ratification dans sa double dimension interne et internationale pour engager juridiquement l’Etat. C’est le lieu de rappeler qu’il n’existe pas en droit international une obligation coutumière générale imposant aux Etats de signer puis de ratifier un traité ou d’y adhérer ; ici c’est le règne de la souveraineté et du pouvoir discrétionnaire des Etats. Pour en revenir à la question spécifique de la portée juridique de la signature, les pays africains doivent savoir que le simple fait d’avoir signé <strong>l’Accord de Cotonou</strong> implique un comportement bien  déterminé, à savoir : 1- s’abstenir d’actes qui priveraient l’Accord de son objet et de son but, tant que l’Etat n’a pas manifesté son intention de ne pas devenir partie à l’Accord ; 2- que cela ne signifie pas que l’Etat signataire est tenu de respecter les dispositions de fond de l’Accord ; 3- que cela signifie seulement que l’Etat signataire ne peut pas adopter un comportement qui viderait de toute substance son engagement ultérieur lorsqu’il exprimerait son consentement à être lié par l’Accord ; 4- que l’Etat signataire doit examiner le texte de l’Accord de bonne foi en vue de déterminer sa position définitive à son égard.

&nbsp;
<ol>
 	<li><strong>Le règlement des différends relatifs à l’Accord de Cotonou</strong></li>
</ol>
Il faut savoir que les différends nés de l’interprétation ou de l’application de l’Accord de Cotonou sont réglés suivant la procédure ci-après : 1- Ils sont d’abord soumis au Conseil des Ministres de l’Accord ; 2- entre les sessions du Conseil, ils sont soumis au Comité des Ambassadeurs ; 3- enfin, en cas d’échec du Conseil des Ministres, l’une ou l’autre des parties peut demander que le différend soit réglé par voie d’arbitrage. Cela dit, rien n’interdit aux parties de recourir à la panoplie des modes de règlement pacifique des différends, prévue à <strong>l’article 33 de la Charte de l’ONU</strong>, y compris les bons offices qui n’y figurent pas nommément.

Conclusion : 1- Parce qu’ils ont ratifié l’Accord de Cotonou, les pays africains sont juridiquement tenus de respecter le principe « <strong>pacta sunt servanda</strong> » qui veut dire respecter <strong>la parole donnée</strong>, en en respectant strictement l’esprit et la lettre ; 2- le fait pour les pays africains de ne pas accepter le retour et la réadmission des immigrants illégaux, constitue une violation de leur obligation en vertu de <strong>l’article 13 de l’Accord de Cotonou, </strong>sous réserve de la question de savoir si tel ou tel pays africain a assorti son acceptation de <strong>l’article 13</strong> d’une déclaration interprétative ou d’une réserve stricto-sensu, et de l’effet éventuel de celle-ci sur la portée juridique de son engagement; 3- il y a violation d’une obligation internationale par un Etat lorsqu’un fait, comportement consistant en une action ou une omission, dudit Etat n’est pas conforme à ce qui est requis de lui en vertu de cette obligation, quelle que soit l’origine ou la nature de celle-ci, coutumière ou conventionnelle ; 4- étant entendu que l’Etat doit être lié par ladite obligation au moment où le fait se produit ; 5- les pays africains  doivent en tout état de cause savoir que tout fait internationalement illicite de l’Etat engage sa responsabilité internationale, qui comporte des conséquences juridiques ; 6- aussi est-il important et utile de rappeler aux pays africains que le cadre juridique général de règlement des problèmes posés par la responsabilité de l’Etat a été défini par la Commission du droit international de <strong>l’ONU en 2001</strong>. Celle-ci a rédigé un projet de Convention de <strong>59 articles</strong> sur la responsabilité de l’Etat pour fait internationalement illicite, annexé à la Résolution de l’Assemblée générale <strong>A/RES/56/83 du 12 décembre 2001</strong>. Ce projet de Convention comprend  quatre parties portant respectivement sur : le fait internationalement illicite de l’Etat, le contenu de la responsabilité internationale de l’Etat, la mise en œuvre de la responsabilité internationale de l’Etat, et les dispositions générales.

Il s’agit d’un travail de codification de la coutume internationale, mais aussi de développement progressif du droit international ; 7- c’est le lieu de rappeler que nous avons personnellement eu le privilège de participer aux travaux de la Commission du droit international sur cette question centrale du droit international, pour avoir été membre de la célèbre Commission onusienne durant 15 ans.

<strong>Dr Salifou Fomba</strong>

<strong>Professeur de droit international à l’Université de Bamako,</strong>

<strong>Ancien membre et vice-président de la Commission</strong>

<strong>du droit international de l’ONU à Genève,</strong>

<strong>Ancien membre et rapporteur de la Commission</strong>

<strong>d’enquête de l’ONU sur le génocide au Rwanda.</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>La justice valide l’enquête sur l’homme d’affaires Michel Tomi et ses activités en Afrique : IBK dans les liens de l’accusation</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/justice-valide-lenquete-lhomme-daffaires-michel-tomi-activites-afrique-ibk-liens-de-laccusation-1931222.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 07 Dec 2016 00:52:25 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>L’enquête sur l’homme d’affaires corse Michel Tomi, soupçonné de corruption dans ses activités en Afrique, notamment au profit du président du Mali, a été validée lundi par la cour d’appel de Paris, qui a rejeté les recours de la défense, selon un article de l’AFP du 6 décembre 2016 et repris par les sites abamako.com et Mali7.net. L’enquête s’intéresse aux puissants relais de Michel Tomi et à ses liens avec des hommes au pouvoir dans plusieurs pays. Les enquêteurs pensent que le président malien, Ibrahim Boubacar Keita, a reçu des cadeaux de l’homme d’affaires corse, indique l’article de l’AFP. La défense de Michel Tomi contestait notamment la compétence territoriale des juges français, s’agissant de marchés conclus dans des pays africains, comme le Mali, le Cameroun, le Gabon, et soulevaient aussi l’immunité présidentielle du chef de l’Etat malien, celui-ci ne pouvant être considéré selon eux comme un agent public étranger. L’annulation de toutes les écoutes téléphoniques de Michel Tomi où apparaissent des conversations avec les présidents malien et gabonais a été demandée par les avocats de la défense. Déboutée par la cour d’appel de Paris, la défense de Tomi va se tourner vers la cour de cassation, a indiqué à l’AFP l’un des avocats de Michel Tomi, Me Philippe Dehapiot. </strong>

Paris, L’enquête sur l’homme d’affaires corse Michel Tomi, soupçonné de corruption dans ses activités en Afrique, notamment au profit du président du Mali, a été validée lundi par la cour d’appel de Paris, qui a rejeté les recours de la défense, a appris l’AFP de ses avocats. Figure de l’industrie du jeu sur le continent africain, Michel Tomi avait été mis en examen par les juges d’instruction en juin 2014 pour corruption d’agent public étranger, faux et usage de faux, abus de confiance, recel d’abus de bien social, complicité d’obtention indue d’un document administratif et travail dissimulé. L’enquête s’intéresse à ses puissants relais et à ses liens avec des hommes au pouvoir dans plusieurs pays. Parmi eux, le président malien, Ibrahim Boubacar Keita, dont les enquêteurs pensent qu’il a reçu des cadeaux de l’homme d’affaires corse.

Michel Tomi est soupçonné d’avoir joué un rôle pour que des sociétés de proches obtiennent des marchés, notamment l’entreprise française Marck (uniformes militaires) avec le Mali et le Cameroun, la société de sécurité Gallice au Mali, et des entreprises chinoises au Mali, Tchad, Sénégal, Gabon et en République démocratique du Congo, a indiqué une source proche de l’enquête. Les patrons des sociétés Marck, Philippe Belin, et Gallice Security, Frédéric Gallois, un ancien patron du GIGN, sont aussi mis en examen, tout comme deux femmes, proches de Michel Tomi, soupçonnées d’avoir obtenu la nationalité française de manière irrégulière.

L’homme d’affaires conteste les faits. Ses avocats avaient aussi formulé des recours devant la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Paris pour faire annuler la procédure, mais les magistrats les ont tous rejetés, ont-ils expliqué lundi à l’AFP à la sortie du délibéré rendu à huis clos. La défense de Michel Tomi contestait notamment la compétence territoriale des juges français, s’agissant de marchés conclus dans des pays africains. Ils soulevaient aussi l’immunité présidentielle du chef de l’Etat malien, celui-ci ne pouvant être considéré selon eux comme un agent public étranger. A ce titre, ils demandaient l’annulation de toutes les écoutes téléphoniques de Michel Tomi où apparaissent des conversations avec les présidents malien et gabonais. "Nous allons nous pourvoir en cassation. Cette question doit être tranchée par la Cour de cassation", a indiqué à l’AFP l’un des avocats de Michel Tomi, Me Philippe Dehapiot.

Michel Tomi, un ancien proche de Charles Pasqua, a déjà été condamné pour corruption active. Les juges l’avaient reconnu coupable dans l’affaire du casino d’Annemasse (Haute-Savoie), pour son rôle dans le financement de la campagne électorale des européennes en 1999 au profit du RPF, cinq ans après avoir obtenu l’autorisation d’exploitation de la salle de jeux de la part du ministre de l’Intérieur de l’époque, Charles Pasqua. arb/nal/jf/phc]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Chic ou choc &#45; Lutte contre la corruption : Débrouillardise</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/chic-choc-lutte-contre-corruption-debrouillardise-1927082.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 05 Dec 2016 10:43:15 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>« Le Mali est le pays de la débrouillardise ». Prononcée sur un ton presque innocent, cette phrase lapidaire est pleine de significations et cache pas mal de sous-entendus.</strong>

Le Malien se « débrouille ». Comment ?

Pas en se débrouillant selon les prescriptions divines qui veulent que l’homme gagne son pain à la sueur de son front, mais plutôt en tirant sans cesse le diable par la queue. Concernant les Maliens, eux, pour la plupart, c’est le diable qui les tire respectueusement, plutôt par les… oreilles.

Même pas moyen de faire  économie de bouts de chandelles dans un pays où l’indigence côtoie la misère générale.

A défaut de vivre pour manger, il faut bien manger pour vivre.

Joindre les deux bouts, tout juste pour ne pas crever de faim, oblige chaque jour à moult acrobaties.

La ménagère a perdu son panier, entend-on dire face à la hausse abusive des prix des produits de base, alors que le panier était déjà en nille lieues.

A force de chercher leur pitance quotidienne, même les mendiants sont devenus des loups pour l’homme.

Mendicité rampante et agression sur le passant, tous les moyens sont bons pour ramasser quelques miettes.

Mais, au pays des aveugles, les borgnes sont rois.

De Lazare à Crésus, c’est comme la distance entre le ciel et la terre.

Si certains dorment dans les chaudières, d’autres se construisent des châteaux dignes des mille et une nuit. Ne sommes-nous donc pas tous fils d’Adam et Eve ?

Dieu n’est le père à personne. Fort bien, mais, certains roulent sur l’or, pendant que d’autres croupissent dans la misère.

Le monde se divise en deux : ceux qui trinquent et ceux qui triment, ceux qui se croient au jardin d’Eden et ceux qui boivent le calice jusqu’à la lie.

Le Mali aussi est pauvre, mais certains Maliens sont très riches.

Tout le monde se « débrouille ».

C’est la débrouillardise.

Pour tout dire, la débrouillardise, c’est la magouille !

Quand on n’est pas né "coiffé", comment se taper une belle voiture, construire une villa au bord du fleuve Niger, avoir un beau verger, un compte  bancaire?

Les quatre « V », c’est dans l’air du temps qui permet aussi de se taper de belles nanas.

Le petit fonctionnaire puisera à pleines mains dans la caisse du service, l’opérateur économique véreux gonflera la facture, de connivence avec le Boss, des marchés se passent de gré à gré, commissions et pots-de-vin sont versés pour obtenir des faveurs particulières.

Partout pullulent les plongeurs en eau trouble, les magouilleurs de haute volée, les requins de la pire espèce, les caïmans aux crocs pointus.

La sueur du peuple s’en va… en fumée ou en larmes.

Misère pour la grande majorité, opulence pour la minorité. La République est menacée.

Pendant ce temps, on n’épingle que le menu fretin, pendant que les gros poissons passent entre les mailles du filet.

La lutte contre les délinquants financiers s’embourbe dans les méandres de la politique politicienne.

Prises sélectives, élimination d’adversaires politiques.

C’est sérieux cette affaire de corruption ! Kokadjè ! Rincer proprement le linge sale de la grande magouille dans les eaux du fleuve Niger. Qu’ainsi soit-il !

<strong>Boubacar Sankaré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Délinquance financière au ministère de la culture :  Deux ex&#45;DFM arrêtés… L’ex&#45;Ministre Bruno Maïga dans l’œil du cyclone</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/delinquance-financiere-ministere-de-culture-deux-ex-dfm-arretes-lex-ministre-bruno-maiga-loeil-cyclone-1922092.html</link>
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<pubDate>Fri, 02 Dec 2016 00:20:53 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Sentinelle</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>On peut dire sans risque de se tromper que «Les  Gardiens de la République» ont finalement obtenu la tête de Mody Sall et de Nouhoum Diallo, tous deux ex-DFM au Ministère de la Culture sous Bruno Maïga, aujourd’hui Ambassadeur du Mali en Italie.  Ce dernier a véritablement du souci à se faire. Et pour cause. </em></strong>

C’est suite à une dénonciation de « Les Gardiens de la République» (une association anonyme) courant 2015 que le Bureau du Vérificateur a ouvert et approfondi une enquête. Les conclusions du rapport se sont avérées accablantes aussi bien pour les deux ex-DFM que pour l’ex-ministre de tutelle, Bruno Maïga.  Après investigations, le Vérificateur Général a tout simplement transmis le dossier à la justice laquelle a procédé à l’interpellation des deux suspects il y a une dizaine de jours.

Il nous revient, de sources proches du dossier, que les deux ex-DFM ont, pour leur part, chargé leur ex-employeur, à savoir Bruno Maïga, à l’heure actuelle, soustrait de la procédure d’enquête  à cause de son statut de diplomate. Mais pour combien de temps encore ?

Voici un extrait de la correspondance de «Les Gardiens de la République» adressée au VEGAL avec ampliation au PM.

<em> «La subtilisation et l’utilisation frauduleuses de la somme de 15.000.000 F CFA sur le compte Opéra du Sahel, peu de temps après la prise de fonction de Nouhoum DIALLO en février 2013, en violation de la Convention de production et de financement, convention signée avec la Fondation Prince Claus des Pays Bas».</em>

<em>«Le détournement des indemnités pour travaux d’heures supplémentaires effectuées en mai 2012 par certains agents de la Direction des Finances et du Matériel dans le cadre de l’élaboration de l’Avant-Projet de Budget 2013, pour un montant de 5.664.808 F CFA».</em>

<em>«Les déprédations des crédits des chapitres, dits d’opérationnalisé technique, destinés exclusivement et spécifiquement à la valorisation et à la promotion culturelle et artistique pour un montant de 120.936.000 F CFA dilapidé en grande partie pour des achats fractionnés de fournitures, consommables, produits, matériels et mobiliers en violation des règles de la spécialité budgétaire et de la passation des marchés et dans le mépris absolu du principe de gestion axée sur les résultats».</em>

<em>«L’exécution frauduleuse, par clientélisme et favoritisme, des fonds des chapitres ‘’Fonctionnement lié à l’investissement’’ des BSI Renforcement Capacité Secteurs Culture et Appui à la CPS Secteur Culture – Jeunesse sans mise en concurrence en violation du code des Marchés Publics et de</em><strong><em>s </em></strong><em>Délégations de Service Public pour un montant de 188.238.000 F CFA entièrement exécutés par fractionnement au profit de fournisseurs dont la plupart ne figurait pas sur le fichier ( ?) Fournisseur du ministère »</em>

<em>« L’exécution frauduleuse et la dilapidation des fonds de contrepartie sur le Budget d’Etat par voie de clientélisme et de fractionnement pour un montant de 84.518.000 F CFA engloutis en grande en grande partie dans les achats de fournitures, matériels et autres en violation des règles de la spécialité budgétaire et de la passation des marchés ».</em>

<em>«L’attribution, par le ‘’truchement de soumissions arrangées’’, de marchés sur le Budget Spécial d’Investissement pour un montant de 573.304.520 F CFA, à des bénéficiaires pré-désignés qui sont en réalité des crypto-protégés (amis et proches) du ‘’tandem’’ dont certains n’avaient pas d’expérience en matière de marchés similaires ou ne disposaient pas, au vu et su de tous, de surfaces financières suffisantes».</em>

<em>«Fragmentation, par fractionnement des dépenses et indiscipline budgétaire, des achats de même nature, éparpillés sur presque tous les chapitres de manière à échapper aux règles de la passation des marchés, pour un montant portant sur plus de 150.000.000 F FCA, frauduleusement repartis par favoritisme et clientélisme entre divers fournisseurs dont la plupart ne figurait pas sur le Fichier ( ?) Fournisseur du ministère».</em>

Dans une deuxième correspondance à la même période, les dénonciateurs persistaient et signaient ainsi :

<em>«Avec la nomination de Bruno MAIGA à la tête du département de la culture et celle Nouhoum DIALLO en qualité de Directeur des Finances et du Matériel, on aura confié la bergerie à des loups travestis.</em>

<em>L’année 2013 aura failli voir le glas sonner pour la culture malienne, victime de la kleptomanie financière de ces deux cadres, une kleptomanie dont les prodromes ont déjà été diagnostiqués au cours de leurs responsabilités antérieures. Nous rengainons ici les gaffes financières déjà commises par Nouhoum DIALLO dans l’ex- Ministère de l’Elevage et de la Pêche et dans l’ex-Ministère de la Communication.</em><strong><em>  </em></strong>

<em> Nous rengainons encore ici certains manquements tout aussi graves de Bruno MAIGA et de Nouhoum DIALLO à l’éthique financière : l’acquisition par voie biaisée de panneaux solaires dont est équipé le domicile du ministre, le paiement illicite par voie biaisée des factures d’eau et d’électricité du ministre sur la Régie, l’achat illicite de plusieurs téléphones cellulaires sur le Budget et en Régie, le refus par le ministre et le DFM de l’inventaire et de la prise en charge comptable des biens de l’Etat (mobiliers, matériels et autres …) dont ils sont détenteurs, l’établissement et l’impression frauduleux par Nouhoum DIALLO de certaines factures d’achat sur son ordinateur… Et encore et encore… !»</em>

Pour la petite histoire, c’est parce que le VEGAL a élargi ses investigations sur les trois (03) dernières années au-delà des Correspondances de «les Gardiens de la République» que le nom de l’ex-DFM Mody Sall est apparu.

Rappelons en outre qu’en vue de se blanchir, l’ex-Ministre (Bruno Maïga) a porté plainte contre X, comme pour dire que les allégations des « Gardiens de la République » étaient sans fondements. Aujourd’hui, avec l’arrestation de ses ex-principaux collaborateurs, l’homme a véritablement du souci à se faire.

A suivre…

<strong>B.S. Diarra</strong>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Malversations : Vague d’interpellations et d’arrestations à l’Opam</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/malversations-vague-dinterpellations-darrestations-a-lopam-1910472.html</link>
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<pubDate>Fri, 25 Nov 2016 07:33:25 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Sirène</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Suite aux détournements du Stock national de sécurité (SNS) alimentaire à Tombouctou, un vague d’interpellations et d’arrestations a commencé à l’Office des produits agricoles du Mali (Opam). Les heures à venir risquent d’être impérieuses pour l’avenir de cette structure. Comment sommes-nous arrivés à cette situation ? Retour sur la vie d’une structure parsemée de magouilles.</em></strong>

<strong> </strong>

Il est important de rappeler que l’actuelle direction est arrivée à la tête de cette structure sur fond de complot, qui s’est traduit par la <em>"curieuse nomination"</em> de Salif B. Diarra, en qualité de PDG de l’Opam sur proposition de <em>"son ami et complice de longue date"</em>, l’ex-commissaire à la sécurité alimentaire, Nango Dembélé, qu’il accueillait dans son service à l’Observatoire du marché agricole (Oma) au moment où ce dernier était en chômage.

Malgré les multiples questionnements et doutes formulés, à l’époque par le président de la République IBK en conseil des ministres sur la qualité managériale de l’intéressé, la nomination de Salif B. Diarra est intervenue, en dépit de son statut <em>"d’ex-licencié de l’Opam"</em> ayant bénéficié de tous ses droits pécuniaires légaux, payés complaisamment sans appel par Youssouf M. Touré à l’époque PDG de l’Opam, qui en retour a été bombardé comme DGA par Salif B. Diarra en reconnaissance du service rendu.

Cependant, malgré le caractère <em>"litigieux et népotique"</em> de cette nomination, Salif B. Diarra a été nommé par décret n°0323/P-RM du 15 mai 2014, en qualité de PDG de l’Opam en violation des textes légaux et réglementaires au Mali. Un décret qui pouvait faire l’objet d’attaque au niveau de la Section administrative de la Cour suprême pour <em>"défaut de qualité"</em>. La nomination de l’actuel DGA, Youssouf M. Touré, jadis PDG, mais relevé par l’ex-PM Modibo Sidibé à la suite de mauvaise gestion du volet commercial de l’Initiative riz 2009 et 2010, n’a jamais été compris par ceux qui suivent de près le dossier Opam.

L’homme est présentement interpellé par le Pôle économique sur des affaires de détournements portant sur plusieurs milliards de F CFA dont le dossier judiciaire n’est pas encore éteint. Il s’agit de la gestion calamiteuse du riz KR 07/08/09 en complicité avec l’ex-commissaire Mme Lansry Nana Yaya Haïdara, le dossier ATC-BMS-Opam, lequel sera détaillé dans les jours à venir.

C’est donc en raison des compétences avérées dans le détournement de fonds publics que Nango Dembélé a fait appel à l’ex-PDG Youssouf M. Touré en le nommant DGA auprès de Salifou B. Diarra qui ne donnait pas entière satisfaction sur ce plan pour lui remonter <em>"les dividendes des détournements"</em>.

Pour ce faire, le jeu consistait à maintenir de façade <em>"l’incompétent"</em> Salif B. Diarra <em>"pour amuser la galerie"</em> et <em>"donner plein pouvoir"</em> à Youssouf M. Touré pour engager les surfacturations. Au nombre des surfacturations, on peut citer la passation de gré à gré de 7 milliards de F CFA et l’achat de deux véhicules d’occasions 4X4 en lieu et place de véhicules neufs.

Face aux conséquences des pratiques de détournement des fonds de l’Opam par le DGA Youssouf M. Touré, le PDG Salif B. Diarra devrait fermer les yeux ou s’absenter souvent de l’Opam, afin de permettre au <em>"Messi de la corruption et du détournement"</em>, l’actuel DGA, de faire ses manœuvres de magouilles et remonter les ressources de ces pratiques délictuelles à Nango Dembélé, qui l’a nommé sans scrupule à dessein, cela malgré le passé sulfureux de Youssouf M. Touré.

&nbsp;

<strong>Comment les agents de Tombouctou ont été conduits à l’abattoir ?</strong>

En raison de l’incompétence de la gouvernance de l’Opam, le Stock national de sécurité a fait l’objet de détournement massif à Tombouctou impliquant le duo infernal de la direction générale (Salifou B. Diarra et Youssouf M. Touré), le directeur à la sécurité alimentaire, Mamadou Sy, le délégué régional de Tombouctou et son magasinier Fagada Kéita.

Si les deux derniers ont été emprisonnés, la direction générale a voulu à travers un stratagème diabolique protéger le directeur à la sécurité alimentaire, Mamadou Sy, son complice, en envoyant une mission d’audit interne de complaisance conduite par un auditeur incompétent en la personne de Souleymane Niang.

L’objectif de cette mission de complaisance était de protéger le fameux directeur à la sécurité alimentaire Mamadou Sy par tous les moyens y compris les moyens illégaux et déloyaux en cherchant à emprisonner les pauvres délégués et son magasinier. Chose qui  fut faite dans un premier temps, car les deux agents (délégué et magasinier) suite à de fausses évaluations de l’auditeur interne en mission à Tombouctou qui était parvenu dans un premier temps à gruger le juge d’instruction Konaté de Tombouctou, qui avait immédiatement mis aux arrêts les deux responsables régionaux dans le cadre de mesure conservatoire.

Toutefois, l’expérience du juge d’instruction Konaté de Tombouctou a permis de découvrir le complot ourdi depuis Bamako et exécuté localement par l’auditeur interne en mission à Tombouctou. Face à cette situation, le juge a convoqué l’auditeur interne de l’Opam, qui précipitamment était en partance pour Mopti après son forfait. Il fut sommé par le juge Konaté de se présenter au tribunal pour affaire le concernant. Au même moment, il fut chargé d’effectuer les passations de services entre les agents en prison et ceux mutés expressément.

A son retour à Tombouctou pour répondre à la convocation du juge et faire les passations de services entre responsables régionaux entrants et sortants, l’auditeur interne Souleymane Niang s’est rendu compte que son <em>"complot"</em> a été découvert par le juge d’instruction.

Ayant appris la volonté du juge de le mettre aux arrêts par rapport à la qualité de son travail, l’auditeur Souleymane Niang a pris la poudre d’escampette en quittant précipitamment Tombouctou en bateau pour Mopti, sans aviser ses collègues, qui étaient en plein travaux de passation. Il a laissé derrière lui <em>"armes et bagages"</em> afin d’éviter de répondre aux interrogations légitimes du juge d’instruction.

Ayant constaté la fuite de l’auditeur interne et l’incapacité d’effectuer les passations de service, les cadre mutés abusivement ont rallié Bamako laissant derrière eux la délégation régionale de Tombouctou sans responsables, malgré la disponibilité d’importante quantité du Stock national de sécurité abandonné dans l’incertitude totale.

Une fois de plus, la présidence de la République, à travers le secrétaire général Soumeylou Boubèye Maïga et le commissaire à la sécurité alimentaire sont interpellés à un moment où le président de la République IBK prône la bonne gouvernance des deniers publics.

Dans nos prochaines parutions, nous parlerons des déboires de l’actuel DGA de l’Opam qui serait un des responsables de la tension sociale au sein de l’entreprise.]]> </content:encoded>
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<title>Entreprises publiques : la délinquance financière fait grand bruit à l’OPAM :  Deux voitures de 8 millions surfacturées à 90 millions de F CFA, Le DGA et le Daf interpellés par le procureur de la Commune III , Le délégué régional de Tombouctou aux arrêts</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/entreprises-publiques-delinquance-financiere-grand-bruit-a-lopam-deux-voitures-de-8-millions-surfacturees-a-90-millions-de-f-cfa-dga-daf-interpelles-procureur-de-1871862.html</link>
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<pubDate>Sat, 05 Nov 2016 12:59:57 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Sirène</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Rien ne va plus à l’Office des produits agricoles du Mali (Opam). A l’origine, le mauvais management des dirigeants actuels de l’Opam qui cause d’importantes pertes pour l’Etat. Oumar Ibrahim Touré, attendu pour apporter un changement, semble bayer aux corneilles.</strong>

Les choses se compliquent à l’Opam. Pour preuve, la structure, dirigée par le duo infernal Salif B. Diarra et Youssouf M. Touré, tarde à apporter des solutions dans la reconstruction du stock national. Pis, les responsables semblent rattrapés par leur passé récent dans leur gestion de l’Opam depuis 2010.

Notre source est formelle : le procureur de la Commune III, à travers le Pôle économique, vient d’interpeller l’actuel DGA de l’Opam jadis PDG, en même temps que le directeur administratif et financier, Alhadji Touré, et le directeur de la sécurité alimentaire,  Souleymane B. Maïga.

Les limiers du Pôle économique tentent de mettre en œuvre les pertinentes  recommandations du Rapport 2010 du BVG, suite aux vérifications de performance et financière de la gestion chaotique de l’Opam par Youssouf M. Touré et complices, dont les frasques et pratiques financières risquent de ruiner la continuité des activités de l’Opam.

Même si aucune autre information n’a filtré, tout porte à croire que ces interpellations porteraient sur les dossiers relatifs à la commercialisation en 2010 de 20 000 tonnes de mil sorgho du Stock national de sécurité (SNS), en violation des procédures de passation des marchés publics, des pertes résultant de la commercialisation du riz "Initiative riz 2009 et 2010" ayant entraîné une perte de plus d’un milliard pour le Trésor public en surfacturation, la commercialisation du riz pourri importé en complicité avec certains gros opérateurs céréaliers, notamment Bakoré Sylla et Astan Kouma, ayant entraîné une perte de plus 1,6 milliard de F CFA pour l’Etat, le détournement des ressources financières de l’Opam résultant de la gestion en tierce détention du riz thaïlandais dit riz ATC, etc. pour environ 100 millions de F CF

Comme si ces récriminations ne suffisaient pas, le duo aurait, il y a quelques jours, été épinglé par la justice pour une affaire de surfacturation portant sur l’achat de deux véhicules d’occasions 4x4 de gré à gré en dépense extrabudgétaire, effectuée en 2016, auprès d’un opérateur économique véreux Babouya Sylla.

Achetés à 4 millions de F CFA l’unité en Europe, les deux véhicules ont finalement coûté 90 millions de F CFA à l’Opam, soit une marge bénéficiaire de 82 millions de F CFA pour le revendeur, en violation du code de passation des marchés publics.

Aussi, les responsables de l’Opam viennent d’engager des dépenses extrabudgétaires de plusieurs dizaines de millions de F CFA pour des aménagements de la cour de l’Opam pour des "sociétés fantoches" de génie civil dont les résultats inefficaces sont connus d’avance.

Au même moment à Tombouctou, c’est l’arrestation de deux agents qui est d’actualité. Il s’agit du délégué régional, Mamadou Traoré, et son magasinier. Ils ont été arrêtés pour  détournement d’une partie du Stock national de sécurité.

Le commissaire à la sécurité alimentaire, l’ex-ministre Oumar Ibrahim Touré est interpellé dans les dossiers cités ci-dessus. Lui qui a été sollicité par le président IBK pour booster le secteur de l’autosuffisance alimentaire. Depuis sa prise de fonction, il y a un an, les yeux restent tourner vers lui pour nettoyer l’Opam plus sale que les écuries d’Augias. Reste à savoir s’il va combler les attentes ou s’il va se contenter de subir les ordres de milieux interlopes qui tirent grand profit du maintien de l’actuelle direction de l’Opam aux dépens de l’intérêt public.

Wait and see !

<strong>Abdourahmane. D</strong>

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</item>

<item>
<title>Affairisme au conseil régional de Tombouctou :  Le président Mohamed Ibrahim Cissé offre un marché de plus de 4 milliards Fcfa à son grand frère</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/affairisme-conseil-regional-de-tombouctou-president-mohamed-ibrahim-cisse-offre-marche-de-plus-de-4-milliards-fcfa-a-grand-frere-1871262.html</link>
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<pubDate>Sat, 05 Nov 2016 01:36:13 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>C'est grâce à un avis d'appel d'offres taillé sur mesure que le grand frère de lait du président sortant du Conseil régional de Tombouctou, Mohamed Oumar Cissé, a "remporté", il y a de cela une dizaine de jours,  le marché de 4 milliards  Fcfa relatif à la réhabilitation du lac Faguibine dans le cercle de Goundam. Il faut noter qu'en plus de Mohamed Oumar Cissé, un autre grand frère du président du Conseil régional, en la personne de  Sagaïdou Ibrahim Cissé, est aussi depuis 7 ans le fournisseur exclusif du Conseil en matériel de bureau. D'où la colère de certains fournisseurs locaux.</em></strong>

Depuis environ une dizaine de jours, le président sortant du Conseil régional de Tombouctou, Mohamed Ibrahim Cissé, repêché par l'Etat au sein des autorités intérimaires, fait l'objet de vives critiques de la part des fournisseurs et de nombreux opérateurs économique de la région. Pour cause, l'intéressé ne cesse de  résumer la gestion dudit conseil à sa famille. Et la goutte d'eau qui a débordé le vase, à en croire une source proche de la cité des 333 saints, a été l'octroi d'un marché de 4 milliards Fcfa par le président du Conseil régional à son grand frère, un certain Mohamed Oumar Cissé. Celui-ci est  un ancien directeur régional du Génie rural actuellement à la retraite et non moins président du Mouvement des Bellas pour la justice. Une entité présentée le plus souvent comme étant proche de la Cma. Cependant, ce qui a irrité plus d'un, à en croire les mêmes sources, c'est que l'avis d'appel d'offres de ce marché faramineux pour la réhabilitation du lac Faguibine a été taillé sur mesure afin de formaliser ce qui s'apparente à un gré à gré familial.<em>" Nous jurons qu'il a donné ce marché à son grand frère comme il le fait d'habitude avec un autre de ces frères qui a le monopole de toutes les fournitures de bureau au niveau de son service"</em> a dénoncé la même source, qui réclame plus de transparence dans l'attribution de ces marchés.

<strong>Un choix contesté  </strong><strong>au sein des autorités       intérimaires</strong>

En plus d'être contesté sur la gestion des affaires publiques au niveau du Conseil régional, le choix fait par l'Etat pour le désigner comme son représentant au sein des autorités intérimaires est aussi critiqué.

Il faut rappeler qu'ils sont au nombre de 13 personnes qui ont été désignées comme autorités intérimaires. A savoir 5 par la plateforme, 5 par la CMA et 3 par l'Etat. Et le président sortant du Conseil régional, compte tenu de sa facilité à changer de parti et de mouvement  en fonction de la direction du vent, a pu être repêché au sein de la liste des trois noms fournis par l'Etat. Toute chose qui irrite certains cadres et jeunes qui ont défendu l'intégrité territoriale de cette région. <em>"Pour nous, il est de la Cma. S'il devait représenter une structure, ça devait être cette entité. Pour la simple raison qu'il est proche de ces gens-là. Car dans un passé récent, il était dans un même réseau que Algabass Intallah, le fils du défunt patriarche de Kidal qui est de nos jours un haut responsable du Haut conseil pour l'unité de l'Azawad (Hcua). Et lors de l'occupation par le Mnla, toutes les structures ont été saccagées saufs le Conseil régional. Et ce sont des jeunes proches de lui qui ont pillé ces bureaux et non des jeunes du Mnla"</em>  nous a confié notre interlocuteur. Ce n'est pas tout, il se trouve que lors d'une récente visite à Bamako, le président sortant du Conseil régional aurait rendu visite à un  richissime opérateur économique de la région du nom de Timi, proche de la Cma, à qui il aurait confié sa sympathie pour la cause de ces groupes qui ont mis à rude épreuve l'intégrité territoriale avec ces lots d'exactions contre les civils et les militaires. En tout cas, les critiques fusent sur l'objectivité du choix porté par l'Etat sur ce personnage, un ancien du Cnid, qui s'est fait élu au Conseil régional avec les couleurs de l'Adema avant de virer au Rpm avec l'arrivée d'IBK au pouvoir.

<strong>KassoumTHERA</strong>

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<title>A contre&#45;courant de la corruption érigée en règle de gestion sous IBK : Le Ministre des Finances Dr. Boubou Cissé devient le nouveau symbole de la jeunesse compétente et consciente</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/a-contre-courant-de-corruption-erigee-regle-de-gestion-ibk-ministre-finances-dr-boubou-cisse-devient-nouveau-symbole-de-jeunesse-competente-consciente-1835712.html</link>
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<pubDate>Mon, 17 Oct 2016 10:20:25 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>C’est au moment où la jeunesse malienne devient sans repère, engluée dans des pratiques immorales et engagée dans une course immodérée vers le gain facile et malsain,  qu’un jeune se distingue par sa rigueur, son sens élevé  de la responsabilité, son patriotisme et surtout son respect de la chose publique. M. Boubou Cissé fait désormais partie de ces quelques rares jeunes qui ont marqué d’une encre indélébile leur passage à des postes clés de notre administration, surtout au moment où d’autres jeunes jettent le discrédit, l’anathème et  la honte sur la jeunesse malienne. Va-t-il continuer sur cette lancée ? Cédera-t-il aux pressions des gros bonnets du régime ? S’inspirera-t-il de l’exemple de Oumar Tatam Ly pour rendre le tablier en cas de discorde ? </em></strong>

Depuis le départ du Premier ministre Oumar Tatam Ly, les grandes réformes qu’il avait initiées, si elles  n’ont pas  volé en éclat, ont été vidées de leurs contenus, livrant  le Mali entre les mains des affairistes plus préoccupés par la préservation de leurs intérêts égoïstes que par la sauvegarde des biens publics. Pour rappel, l’ancien Premier ministre Oumar Tatam Ly avait voulu mettre certains postes clés de l’administration au-dessus des clivages et des considérations politiques, en permettant à toutes les intelligences de postuler à travers un « réel » appel à candidature. Ce bel héritage légué par M. Ly  n’a malheureusement pas  survécu aux conjonctures politiques des caciques du parti majoritaire, le RPM. Aujourd’hui,  tous les secteurs de la vie socio administrative du Mali sont minés  par des pratiques peu orthodoxes.

La corruption, le népotisme, la culture de la médiocrité ont atteint des seuils jamais égalés. C’est dans ce tohu-bohu généralisé qu’un jeune ministre en l’occurrence celui des finances M. Boubou Cissé s’est assumé en posant certains actes intrépides en faveur de la République. Et pourtant on disait de lui, à sa nomination à ce stratégique poste, qu’il n’en avait pas l’étoffe et qu’il manquait d’expérience. Mais, par certains actes qu’il a posés, il vient de confirmer cet adage populaire selon lequel, aux âmes bien nées la valeur n’attend point le nombre des années. Parmi ses actes audacieux, il y a ces lettres confidentielles  adressées au ministre de l’Urbanisme et de l’Habitat de l’époque pour l’annulation des conventions avec les agences immobilières pour la construction des logements sociaux. Ces lettres dénonçaient les conditions burlesques dans lesquelles les conventions avaient été signées et surtout les montants faramineux que l’Etat malien devait payer. Il avait instruit à son homologue ministre de l’Urbanisme et de l’Habitat de l’époque, M. Dramane Dembélé, d’annuler toutes les conventions qui ne respectaient pas les normes fixées par l’Etat. D’aucuns ont même pensé que cette affaire serait à la base du départ de Dramane Dembélé du gouvernement.

Aujourd’hui encore, M. Boubou Cissé récidive et vient de mettre le pied dans le plat de Mme la ministre en charge de la fonction publique, en refusant de signer la décision illégale de recrutement de plus de 500 personnes dans la fonction publique. Pour M. Cissé, ce recrutement n’a non seulement pas obéi aux règles, mais aussi l’état des finances publiques ne s’y prête pas. C’est pourquoi, il a proposé au Premier ministre l’annulation pure et simple de cette décision contre la volonté de certains grands caciques du régime qui lui en voudraient jusqu’à son départ.

<strong>En définitive, la grandeur d’un homme ne se mesure point par sa taille, encore moins par ses diplômes, mais par les actes courageux qu’il est capable de poser. Dans un pays où les valeurs d’honnêteté, de loyauté et de courage sont devenues des denrées rares en milieu jeune, Dr Boubou Cissé mérite d’être cité en exemple.</strong>

<strong> Youssouf Sissoko </strong>

<strong>youssouf@journalinfosept.com</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Délinquance financière : Manger, c’est normal !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/delinquance-financiere-manger-cest-normal-1797242.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 27 Sep 2016 00:32:10 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La corruption qui gangrène tous les secteurs de la vie publique dans notre pays est de nos jours devenue un mode de fonctionnement normal. </em></strong>

Le mauvais exemple venant très souvent des milieux les plus nantis.

A quoi bon se bercer d’illusions ! "Au Mali, tous, nous sommes corrompus", fait remarquer cette dame qui tient un "chantier" et un restaurant dans sa propre maison.

"Ici, c’est comme ça", explique pour sa part cet homme d’affaires précisant même que, "c’est une spécificité malienne… Bouffer, c’est devenu normal".

La corruption qui grippe tous les rouages de la vie du pays, et plus particulièrement l’administration, est devenue un mode de fonctionnent normal.

Ainsi, selon ce jeune fonctionnaire, géomètre chargé du relevé de terrains qui doivent être morcelés, discutant avec l’un de ses amis : "Tu sais le travail marche mal…", se plaint-il. "Mais, s’étonne l’ami, tu es toujours fonctionnaire ?" Sa réponse est révélatrice : "Oui, mais il n’y a pas assez de clients".

Pour lui, son travail ne consiste pas à effectuer une tâche pour laquelle il perçoit un salaire de l’Etat, mais à faire des affaires en faisant payer une certaine somme d’argent à chaque "client" qui a besoin d’un relevé.

Au Mali, en effet, dans les services publics, tout se paye et rares sont ceux qui le contestent.

Chacun sait que, pour obtenir des marchés ou certains documents administratifs, il faut payer...

Pour réussir un concours ou obtenir un diplôme, il est plus sûr, dans de très nombreux cas, d’avoir un parent pourvu de moyens suffisants pour amadouer les professeurs.

Tour à tour, corrupteurs et corrompus, chacun a sa part de responsabilité dans ce fléau qu’est la corruption.

Ainsi, ce chauffeur de taxi interrogé à propos de l’attitude des policiers de la circulation explique : "nous, on préfère payer 500 Fcfa ou 1 000 Fcfa au policier que 5 000 Fcfa au GMS".

Dans l’administration, "bouffer, c’est devenu normal"

La crise économique et financière actuelle a étendu ces méthodes à d’autres secteurs, chacun cherchant à compléter ses fins de mois.

A qui se fier désormais ?

Aux médecins dont nombre, de mèche avec les pharmaciens de quartier touchent une commission sur les médicaments vendus et allongent sans utilité les ordonnances ?

A ceux qui prescrivent des examens de laboratoire sans rapport avec la maladie afin d’avoir leur pourcentage sur les examens effectués ?

Aux juges censés défendre les honnêtes gens, mais qui ont pris l’habitude de se renseigner auprès des avocats avant les procès pour savoir combien sont prêts à payer les uns et les autres afin d’avoir gain de cause ?

Aux journaux qui ne cessent de dénoncer les "détournements de fonds" et la corruption dont usent les partis politiques, mais qui ne sont pas à l’abri de ces pratiques ?

Nombre de Maliens sont conscients de la perversité du phénomène de la corruption et de ses conséquences néfastes sur le développement du pays.

Englués dans ce système qui n’épargne aucun secteur de la vie quotidienne, ils se sentent toutefois impuissants à le combattre.

Pour eux, rien ne bougera, si l’exemple ne vient pas d’en haut.

Or, de ce côté-là, c’est le statu quo.

<strong>Malick Camara</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Interrogé encore pour des commissions présumées : Seydou Kane dans le collimateur de la justice française</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/interroge-commissions-presumees-seydou-kane-collimateur-de-justice-francaise-1779922.html</link>
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<pubDate>Sun, 11 Sep 2016 10:07:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<h1><em>La justice française ne lâche plus l'homme d'affaires Seydou Kane qui, il y a de cela quelques mois, avait été interrogé sous le régime de la garde à vue à la brigade financière de Nanterre avant d'être mis en examen pour corruption active et passive d'agents étrangers, abus de bien social, blanchiment, recel, faux et usage de faux. </em></h1>
L'homme d'affaires Seydou Kane a dû sans doute pousser un ouf de soulagement lorsque la Commission nationale électorale autonome et permanente (CENAP) a annoncé la réélection très contestée de son mentor Ali Bongo.  Intercepté au Bourget il y a quelques années avec 2,5 millions d'euros en liquide et ensuite mis en examen en France pour corruption active et passive d'agents étrangers, abus de bien social, blanchiment, recel, faux et usage de faux après plusieurs heures de garde à vue à Nanterre, Seydou Kane reste plus que jamais dans le collimateur du juge Roger Le Loire.

Selon les informations de Libération, le magistrat a encore interrogé discrètement l'homme d'affaires aux multiples passeports diplomatiques (sénégalais, gabonais et malien). D'ailleurs, Seydou Kane devrait encore faire face au magistrat instructeur dans les prochains jours. Il faut dire que si cela ne dépendait que du parquet, celui qui se dit ambassadeur itinérant pour le Sénégal, alors que cette nomination ne figure dans aucun décret, serait écroué en France. Le parquet avait requis sa détention provisoire mais le juge a préféré le mettre en liberté provisoire après versement d'une caution de 2 millions d'euros.

Pour rappel, c'est un contrat de 7 millions d'euros passé entre le ministère de l'intérieur gabonais et la société française Mark qui intéresse la Justice française. Tout a commencé avec un signalement de Tracfin, la cellule anti-blanchiment de Bercy. Les renseignements ont été intrigués par un virement de 300.000 euros effectuée par la société Mark en faveur d'une autre structure basée à Monaco du nom de CITP.

Il se trouve que cette entité est gérée par Seydou Kane, un intime de Maixent Accrombessi, Directeur de cabinet d'Ali Bongo brièvement gardé à vue dans le cadre de cette affaire.Deux millions d'euros seront encore virés à une autre structure, AIKM, basée au Bénin et dont le propriétaire n'est autre que le Directeur de cabinet du Président gabonais qui partage des intérêts immobiliers avec Seydou Kane à travers la SCI du Théâtre sise dans le XVIe arrondissement, à Paris.

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<title>La corruption sans disparaitre est devenue plus intelligente</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/corruption-disparaitre-devenue-plus-intelligente-1764182.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 01 Sep 2016 07:34:48 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Carréfour</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le lien entre démocratie et scandale semble s’imposer comme une évidence pour les différents régimes de l’ère démocratique au Mali. Il faut reconnaitre que cette relation associe spontanément et inévitablement le système politique pluraliste et libéral (la démocratie). Les dérives issues des scandales lui sont intrinsèquement liées puisque certaines conditions sont créés au préalable à savoir la liberté d’expression, les possibilités de vérification, la faculté de la presse de polémiquer sur le sujet. Tel semble être le cas de cet autre scandale du régime d’I.B.K, mais cette fois-ci c’est le Premier Ministre, homme de haute moralité et intègre trempé de la Notion d’Etat. Il représente un des rares symboles dans le marigot politique malien. Le mandat d’I.B.K est terni depuis deux ans par des scandales allant de l’Affaire de surfacturation de l’Avion Présidentiel, à celle des équipements militaires, des engrais frelatés, des 1000 tracteurs et enfin aux récriminations de l’Association des demandeurs de logements sociaux contre le bouillant Ministre de l’Urbanisme et de l’habitat pour ce qui est de la distribution des logements sociaux.

Certains n’hésitent pas à classer cette ère comme étant celui des scandales de la démocratie et d’autres le qualifient comme étant la démocratie des scandales.

Pour les citoyens avertis politiquement, les dérives dangereuses, les mécanismes salvateurs, remplissent de fait une fonction ‟prophylactique” en démocratie. Elles sont considérées comme un symbole de transparence et de contrôle du système. Ils agissent en quelque sorte comme une ‟soupape de sureté” aux yeux des citoyens. Ils sont en tant que spectateurs, à l’esprit, que la Politique reste un mal nécessaire ; ‟une salle affaire” faite de compromissions et de manipulations diverses. Pour eux, personne n’y échappe, même les plus honnêtes qui étant rarement les acteurs, sont tout de même généralement les victimes. N’a-t-on pas l’habitude de dire que : ‟le Pouvoir corrompt et le pouvoir absolu corrompt absolument”, surtout lorsque la famille est impliquée, alors un réseau de corruption se tisse. Il a provoqué une chute de prestige des valeurs morales et celles nationales, parce qu’il était jusque-là, la seule référence en terme de l’Ethique depuis deux ans de Gouvernance d’I.B.K.

Qui avait déclaré l’année 2014, comme celle de la lutte contre la corruption. Le Procureur Daniel TESSOUGUE, déclare que 200 dossiers de corruption restent toujours non traités par la justice. Malgré cela, la corruption continue de défier la gouvernance d’IBK. Au contraire elle est devenue plus intelligente dans les départements ministériels. Elle se fait désormais en bands organisées dans ces hauts lieux.

C’est dans la lettre n°2646 signé le 10 juin 2016 par le premier responsable des douanes du Mali relative à la question sur l’échéance de la convention de gestion en BOT scanners démontre comment le vol est organisé au sein de l’administration douanière. En effet, à la place des scanners, ce sont les agents de constatation qui s’en occupent. D’où des soupçons de détournement des gabelous dans les quatre postes des sites scanners désignés. Pour preuve lors des dernières missions conduites par le BCI, il a été constaté que les agents des douanes brillent par leur absence à ces postes par stratégie.

Le DG des douanes du Mali prouve son impuissance depuis fort longtemps face à cette situation. C’est pourquoi, l’homme fait l’objet de beaucoup de controverses sur plusieurs questions concernant la vie de ce secteur prépondérant de l’économie malienne. Pour preuve, Modibo Kane KEITA manque d’autorité pour imposer de simples décisions, tel que le cas du dossier des scanners. En effet, depuis le début d’année, il nous est revenu que le Directeur Général en référence à la lettre circulaire n°030/MEF-DGD/DRPPV du 25 juin 2016 constate impuissamment à la désertion des lieux de ses agents par stratégie pour mieux satisfaire leurs appétits inassouvis de luxe au détriment du trésor public. Malgré ces multiples lettres renvoyées aux chefs de département et services, la pratique continue de belle manière. D’où des questionnements sur les motivations réelles de ses agents.

Au niveau de la représentation nationale, les mauvaises langues ont dit que 700 millions de F CFA avaient disparus dans les caisses de l’institution. C’est pourquoi

Le jeudi 23 juin dernier, la plénière annoncée à l’Assemblée Nationale n’a pu se tenir, les députés ayant mis en application leur boycott en réaction à la gestion calamiteuse d’Issiaka SIDIBE, le président de l’auguste institution, qui a laissé semble-t-il un trou de 700 millions de F CFA dans les caisses. Il a fallu le passage du ministre de l’économie et des finances Dr Boubou CISSE, à l’Assemblée Nationale, pour que les députés se rendent compte de ce déficit dans les comptes de ladite institution. N’ayant pas eu les éclaircissements souhaités de la part du mis en cause, le bureau de l’Assemblée Nationale s’était mis en branle.

Le Ministre des finances qui a révélé cette nouvelle le 20 juin 2016 a stigmatisé les déficits budgétaires répétés de la 3<sup>ème</sup> institution du pays. Il a fallu des explications sincères à huit-clos pour se comprendre. La cause était certainement liée à un déficit de communication. Cette explication n’a pas été faite entre ce Ministre sortant de l’équipement et son personnel financier, concernant l’attribution des Marchés Publiques n’ont pas eu la chance de s’expliquer.

A en croire des opérateurs économiques de la place, des postulants sont victimes de népotisme dans l’attribution des marchés sur instruction du Ministre et du Directeur des Finances et des Matériels (DFM) à des entreprises, des coquins et coquines qui ne sont pas en règle avec les impôts. Depuis, il y a violation flagrante des règles d’attribution des marchés publics au Ministère des Transports et du Désenclavement.

L’attribution d’un marché public à une entreprise nécessite une vérification de la situation financière des soumissionnaires. Cette pratique sur la légalité est très souvent foulée au pied par les services du département de l’Equipement, des Transport et du Désenclavement. Le ministre Mamadou Hachim KOUMARE n’était pas étranger au jeu de connivence entre certains cadres de son département et des opérateurs économiques. Une situation qui discrimine d’autres entrepreneurs qui ne cessent de ruminer leur colère, face à cette injustice qui ne finit pas de finir.

Au département des transports, les « états financiers incomplets » et en déphasage avec la réglementation fiscale, ne sont plus un handicap pour se tailler un marché. L’essentiel, c’est d’être dans les grâces du DFM et du sinistre, pardon du ministre. C’est dans ce flou artistique entretenu par le ministre KOUMARÉ et son DFM que l’entreprise Générale de Bâtiment et d’Etanchéité (Egbe-Sarl), malgré des « états financier incomplets », a bénéficié d’un marché de plus de 95 millions de F CFA pour la réhabilitation des Directions Régionales des Transports Terrestres, Fluviaux et Maritimes de Kayes, Sikasso et Ségou.

Selon la lettre n° 1609 du 28 septembre 2015, portant authentification des états financiers de certains soumissionnaires, les documents d’états financiers de cette entreprise étaient incomplets. Et dans ce cas précis, l’offre la moins disant, explique notre source, était l’entreprise BMB qui a été écartée sans motif.

Un autre cas est celui de l’entreprise ECF Luxe Balimaya BTP-Sarl, bénéficiaire de la construction de la Direction Régionale des Transports de Koulikoro. Lors de l’ouverture des plis le 30 juin 2015, cette entreprise retenue n’a pas fournie d’agrément dans le dossier. Une formalité essentielle et obligatoire dont le défaut entraîne l’élimination pure et simple. Mais contre toute attente, cette entreprise a été retenue comme attributaire du marché.

Un autre scandale dans le processus d’attribution des marchés publics a été décrié par la presse privée. En effet le 31 juillet 2005, le Ministère de l’Equipement, des Transports et du Désenclavement a lancé un avis a manifestation d »intérêt relatif à la sélection de consultant pour la mise en place d’un système centralisé d’émission et de suivi de permis de conduire biométriques et de cartes grises sécurisées auquel plusieurs sociétés ont répondu . A l’issue des travaux, la commission de dépouillement a dressé le 31 décembre 2015 une liste restreinte composée de:
<ul>
 	<li>Groupement Perspective Online / GEMALTO, <strong>2)</strong> Groupement Graphic Industrie/ZETES, <strong>3)</strong> M2M Groupe, <strong>4)</strong> Obertthur technologie, <strong>5)</strong> Tranfopam <strong>6)</strong> Face</li>
</ul>
Mais aussi paradoxalement que cela puisse, le Ministère va établir plus tard une autre liste composée comme suit :

M2M Groupe, Face technologie, Groupement Graphic Industrie/ZETES, Groupement MCS/SNDI/QUIPUX AFRIVA, QUIPIUX INNOVA/ICS DKBS, Oberthur technologie, Groupement Perspective Online : GEMALTO

Comme on peut le constater le nom de Transpofam a miraculeusement disparu, l’ordre des sociétés bouleversées et une nouvelle société : le Groupement MCS/SNDI/QUIPUX AFRIVA, QUIPIUX INNOVA/ICS DKBS apparait sur la deuxième liste. Comment un groupement qui figurait sur la liste des candidats non qualifiés a pu se retrouver sur une nouvelle liste sortie d’on ne sait où ? Manifestement, on est  en face d’un délit de favoritisme  gravissime.

C’est contre ce changement opéré sur la liste initiale que Transpofam a saisi l’autorité contractante d’un recours gracieux en date du 27 mai 2016. Un recours que le Ministère de l’Equipement des Transports et du Désenclavement n’a pas daigné répondre ? Ce qui poussa à Transpofam à saisir le CRD afin de mettre fin à la magouille pestilentielle qui sentait à mille lieues dans cet appel d’offres.

Quant au Ministère de l’agriculture la campagne agricole 2016-2017 a failli être compromise à cause d’une décision polémique du Ministre DENON

Dans cette lettre adressée au Groupement des distributeurs agrées d’intrants agricoles, via le Directeur National de l’Agriculture, le Ministre Kassoum DENON indique qu’ « en application des recommandations issues du Conseil Supérieur de l’Agriculture tenu le 31 mars 2016 sous la présidence de Son Excellence El Hadj Ibrahim Boubacar KEITA, Président de la République, Chef de l’Etat, des directives spécifiques relatives à l’assainissement du circuit d’approvisionnement des producteurs en intrants agricoles, dans le cadre de la subvention, seront mises au titre de la campagne agricole 2016-2017 ».

Compte tenu, poursuit la lettre, « des cas de mauvaise gestion de la subvention due à la pléthore des fournisseurs qui est de nature à anéantir les efforts consentis par l’Etat pour rendre les intrants de qualité au plus grand nombre de producteurs, la limitation des fournisseurs d’intrants, pour une meilleure maîtrise des dossiers de remboursement, s’avère nécessaire ». C’est dans cette optique, conclut la lettre, que 12 fournisseurs d’engrais minéraux ont été retenus. Que deviendront les autres ?

Pourtant, soulignent les membres du Groupement des distributeurs agréés d’intrants  agricoles, créé en 2009 et dont le président est Yaya THIERO de la société « Mali Paysan », lors d’un point de presse organisé le 23 juin, à Faladiè, tous les fournisseurs du Mali avaient été conviés à une réunion le vendredi 13 mai 2016 par le Directeur national de l’agriculture. Là, il n’avait pas été question d’une telle volonté du ministre DÉNON de retenir ou d’écarter certains fournisseurs de la campagne 2016 – 2017. Et sur quelle base ? Sur ce point, le ministre, dans sa lettre parle d’ancienneté, de capacité financière, de représentativité… Ce qui ne convainc pas les fournisseurs exclus qui pensent plutôt à une certaine complicité ou à une combine entre les grossistes et nos plus hautes autorités. Douze fournisseurs d’engrais sur une quarantaine pour servir tous les producteurs du Mali, même ceux qui sont dans les hameaux les plus reculés, cela relève d’une utopie, disons plutôt d’un business qui ne dit pas son nom.

Le Médiateur de la République qui est l’un des points de rencontre des gens en conflit avec l’Etat a mis le doigt sur les maux de l’administration malienne dans son dernier rapport qui révèle le manque de confiance des citoyens en l’administration.

En effet le Médiateur de la République, Baba Hakhib HAÏDARA, a présenté hier mercredi son rapport annuel. C’est un document de 20pages qui fait état de 228 réclamations reçues par le Médiateur de la République et provenant de l’ensemble du territoire national.

En présentant son rapport, le Médiateur de la République a relevé que les citoyens ont perdu confiance dans l’administration. Alors qu’il existe une loi qui réglemente les rapports entre l’administration et les citoyens. A en croire Baba Hakhib, cette loi fait obligation de répondre aux sollicitations des citoyens. « Ce qui n’est pas  très souvent le cas », a-t-il regretté.

Du 1er janvier au 31 décembre 2015, les services du Médiateur de la République ont enregistré 228 réclamations provenant des citoyens de l’ensemble du territoire. A la date du 31 décembre 2015, sur les 228 réclamations enregistrées 160 ont été entièrement clôturées et 68 sont en cours de traitement. Les réclamations reçues en 2015 sont de même nature que celles des années précédentes. Sur ces réclamations, 91 réclamations concernent les affaires domaniales et foncières, 38 les décisions de justice, 28 la gestion des carrières, 27 la protection sociale, 8 les contrats et marché publics, 7 l’éducation, 10 les privés et 19 d’autres secteurs.

Les affaires domaniales et foncières restent la préoccupation constante des citoyens. Cette année encore, avec 39,91% des réclamations, elles constituent la réclamation la plus élevée. Les  réclamations liées aux affaires domaniales et foncières n’ont pas fondamentalement changé depuis plusieurs années et portent essentiellement sur « la contestation du droit de propriété, la violation de propriété, la violation des règles fixées pour la purge des droits coutumiers, le non-respect des servitudes, la démolition des édifices, la procédure de création de titre foncier, l’utilisation illégales du domaine immobilier de l’Etat, le chevauchement  de titres, l’expropriation pour cause d’utilité publique, la délivrance de titre de propriété ».

Avec 16,67 % contre 17, 30 % l’année dernière, les difficultés liées à la justice viennent au deuxième rang des préoccupations des usagers des services publics de l’Etat. Les difficultés soulevées portent sur les contestations de décisions de justice, les difficultés d’exécution des décisions de justice, la lenteur dans les procédures judiciaires.

Face à ces nouvelles pratiques intelligentes, le Président IBK est-il encore à mesure de mettre fin à cette pandémie ?

<strong>Alassane TRAORE       </strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mauvaise gestion au CICB : le DG fait les frais :  Il a géré les finances du CICB comme de l’argent dans sa propre poche</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/mauvaise-gestion-cicb-dg-frais-a-gere-finances-cicb-de-largent-propre-poche-1742952.html</link>
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<pubDate>Mon, 22 Aug 2016 00:38:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Humanité</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[La Décision N°187 du 4 août 2016 du ministre de la Culture, Mme N’Diaye Ramatoulaye Diallo n’a pas été tendre pour le désormais ex directeur général du CICB. Elle stipule : « Monsieur Paul Ismaïl Boro, N°Mle 995-74 V, Professeur, est suspendu de sa fonction de directeur général du Centre international de conférences de Bamako à compter du jeudi 4 Août 2016. L’intérim du directeur général du Cicb sera assuré pendant la période de suspension par Laban Dagnon, N°Mle 0112-109X, Administrateur des Arts et de la Culture »

Selon les informations dont nous disposons, Paul Ismaïl Boro, qui avait quitté le RPM au moment où le parti broyait le noir, avant de revenir à de meilleurs sentiments, a géré les finances du CICB comme de l’argent dans sa poche.
Vétusté de certaines parties du bâtiment, un système d’éclairage défaillant surtout lors des cérémonies auxquelles prennent part certaines personnalités, en passant par une sonorisation très défectueuse, des toilettes en manque d’eau dégageant une odeur nauséabonde, le CICB, sous la gestion de Paul Ismaël Boro, a perdu son lustre d’antan. Ce tableau sombre n’a pas laissé indifférente la ministre de la Culture qui a agi en responsable.
Selon certaines sources proches des travailleurs, la suspension de Paul Ismaïl Boro est due à la mauvaise gestion depuis son arrivée à la direction du CICB en juillet 2014. La situation financière de la structure est devenue sombre. Les recettes n’ont fait que chuter. Aujourd’hui le CICB doit de l’argent à beaucoup de fournisseurs et autres prestataires de service. « La présence de Paul Ismaïl Boro a été marquée par une mauvaise gestion sans précédent des ressources financières du CICB. », fulmine un travailleur. Et d’ajouter : « Il se croyait intouchable. Au regard de son ancrage politique. Mais, il fait les frais de son arrogance.» Pour un autre agent du CICB, le ministre a agi pendant qu’il était temps sinon, Paul allait signer l’article de mort de la structure.
Aussi, c’est exactement ce que demande le peuple. La sanction en cas de faute. Que les incompétents soient renvoyés pour laisser la place à d’autres, aux cadres valables et compétents. Il faut instaurer partout, dans tous les secteurs, la culture de la sanction. La sanction en cas de manquement et incompétence. Sans oublier également la carotte (récompense et reconnaissance) quand le travail est bien fait avec compétence dans les règles de l’art. Le ministre de la culture montre à suffisance qu’elle veille sur les services relevant de son département. Tous les ministres devraient prendre exemple sur elle pour sanctionner les incompétents qui relèvent de leur département.  La tolérance zéro devrait être appliquée partout afin d’en finir définitivement avec le laxisme.
A rappeler que la décision de la suspension de Paul Ismaël Boro a été très bien accueillie par le personnel du CCIB.
Sur un autre plan, pour le moment, il n’y a que les femmes qui montrent des bons exemples. Mme Sacko Ami Kane qui crève l’abcès avec l’opération bulldozer et la ministre de la Culture, Mme N’Diaye Ramatoulaye Diallo qui se débarrasse avec courage et responsabilité d’un directeur incompétent.  Ce qui fait dire un spécialiste de la question de la promotion des femmes, qu’il faudrait plus de femmes à des postes de responsabilité pour plus de sérieux.
Oumar Traoré]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Affaires foncières: Bathily ange ou démon ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/affaires-foncieres-bathily-ange-demon-1733352.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/corruption/affaires-foncieres-bathily-ange-demon-1733352.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 16 Aug 2016 00:58:25 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p dir="ltr"><strong>Au sein du gouvernement, il a réussi  à se faire passer comme "l'irréprochable". Celui qui est venu pour mettre de l'ordre, une fois pour toutes, dans le foncier. Source de plusieurs tensions dans la société.</strong></p>
<p dir="ltr">A travers  des déclarations souvent courageuses, Me Mohamed Ali Bathily s'est vite fait passer pour le messie qu'attend le Mali pour quitter les scandaleuses pratiques liées au foncier. Dans la lutte contre la spéculation foncière, par la force du verbe de l’avocat, il s’est quasiment transformé en  justicier pour les victimes.</p>
<p dir="ltr">Mais, Mohamed Ali Bathily est-il réellement le personnage qu’il veut incarner ? A force de lutter contre la prédation du bien public, il a fini lui-même par contracter le virus.</p>
<p dir="ltr">Dans des conditions opaques, Mohamedi Ali Bathily s’est également tapé une villa cossue (voir photo). La bâtisse, qui n’a rien à envier à un château, a été construite à une quarantaine de kilomètres de la capitale, dans son village, à Dio Gare.  En entamant le chantier, il avait indiqué qu’il appartenait à l’Etat avant de transférer la propriété en son propre nom.</p>
<p dir="ltr">A moins  d’une grande vigilance, l’on passe sans voir l’immeuble. Entouré de part et d’autre par des habitations et une multitude de hangars. Mais de jour comme de nuit, l’endroit est surveillé par des gardiens, qui ne laissent personne y accéder.</p>
<p dir="ltr">Alors, ange ou démon ?</p>
<p dir="ltr"><strong>Papa SOW/maliwe.net</strong></p>
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</item>

<item>
<title>Marché de permis de conduire : Nouveau scandale en perspective ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/marche-de-permis-de-conduire-nouveau-scandale-perspective-1615952.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 02 Jun 2016 00:23:50 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[La confection des permis de conduire fait l’objet d’un gros marché, dont l’attribution pourrait intervenir le 9 juin prochain. Cinq sociétés seraient retenues dont une française, une marocaine, une sud africaine et une malienne, selon nos sources proches du dossier.

L’opposition démocratique toujours à l’affut pour traquer les irrégularités dans l’attribution des marchés publics ne manquera pas cette occasion pour dénoncer l’absence d’appel ouvert et le refus de revoir le dossier, comme réclament des postulants, qui ont adressé une lettre à cet effet, à l’autorité de tutelle. Selon des sources crédibles, l’affaire sentirait <em>« la famille d’abord »</em>, qui soutiendrait une société dans ce dossier. L’affaire ne manquera pas de faire un grand bruit, comme ce fut le cas dans les affaires des 1000 tracteurs du président, les fibres optiques, les pick-up du MOC etc.

A croire que la longue liste des scandales financiers qui ont émaillé les deux premières années de gestion du Président IBK, n’est pas prête à s’arrêter là.]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Front social : La Chambre des mines accusée d’escroquerie</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/front-social-chambre-mines-accusee-descroquerie-1616142.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 02 Jun 2016 00:20:37 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Indicateur du Renouveau</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[La Section syndicale nationale des mines et des industries (Secnami) vient d’observer une grève de 72 h. Ce débrayage qui a pris fin hier mercredi faisait suite à un préavis de grève en date du 6 mai déposé auprès du ministère du Travail, de la Fonction publique, chargé des Relations avec les institutions.

Cheick Tidiane Fofana, secrétaire administratif de la Secnami, qui soutient que son syndicat veut se faire entendre, accuse aussi la Chambre des mines d’avoir prélevé pendant longtemps les cotisations de l’INPS et de l’Amo sur les salaires de certains de ses camarades sans les reverser aux structures concernées.]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Affaire de la disparition des 35 millions f cfa au  cap de Banconi : Bras de fer entre  un collectif d’enseignants et le  DCAP</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/affaire-de-disparition-35-millions-f-cfa-cap-de-banconi-bras-de-fer-entre-collectif-denseignants-dcap-1599942.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 24 May 2016 00:11:23 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Sentinelle</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>L’affaire relative à la disparition des 35 millions F CFA au CAP  de Banconi est loin de connaître son épilogue. </em></strong>

Ce Centre d’Animation Pédagogique est aujourd’hui un CAP à problèmes. Depuis la disparition des 35 millions sur le billeteur Mouroukoro Diarra le 25 Février 2016, les enseignants et le Directeur du CAP ne regardent  plus dans la même direction. Compte tenu de l’urgence, les salaires ont été payés, mais depuis, les enseignants attendent toujours leurs arriérés. Déficit de communication, arrogance, égocentrisme… Ce sont entre autres qualificatifs portés par les enseignants  sur le DCAP Drissa Koné. Un collectif a d’ailleurs vu jour et a organisé un sit-in Vendredi dernier devant le CAP. Il s’agit du collectif des victimes du vol des arriérés. Un sit-in qui a finalement pris une autre tournure: fermeture de la porte du CAP (personne ne pouvait ni rentrer, ni sortir du CAP). Et les manifestants  ont décidé de prendre en otage les notes du 3<sup>ème</sup> trimestre jusqu’à ce qu’ils soient remis dans leurs droits. Le bras de fer est désormais engagé<strong>.</strong>

Le collectif, après le sit-in a organisé le Lundi 15 Mai 2015 une manifestation au groupe scolaire Bahaben  Santara au cours de laquelle ils ont mis en garde le DCAP Drissa Koné contre d’éventuelles sanctions  contre eux.

Quant au DCAP M. Koné  que nous avons joint, il  affirme clairement :<em> «<strong>Je ne pardonnerai jamais ces enseignants. Ils me trouveront sur leur chemin. Même les élèves de l’AEEM n’agissent pas de la sorte. Désormais tolérance zéro pour tout enseignant  ayant pris part au mouvement… Moi, je me reproche rien».</strong></em>

Ceci n’est pas l’avis des «très fâchés» lesquels murmurent que le DCAP de Banconi Drissa Koné aurait fait cotiser les différents directeurs pour soutenir la famille de Morogoro Diarra. Une somme qu’il aurait par la suite utilisé pour d’autres fins.

Aux dernières nouvelles,  le mandat de paiement serait au niveau du trésor même si les enseignants s’impatientent. Mais qu’à cela ne tienne le CAP Banconi reste un CAP à problèmes car pour l’avancement des enseignants plusieurs, cas d’omission ont été également signalés. Négligence ou acte délibéré? Il s’agit, en tout cas<strong>, </strong>d’un  autre pétard entre les mains du DCAP.

<strong>Sadio Dembélé </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Affaire de 27 milliards de f CFA : Soumaïla Cissé brise le silence</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/affaire-de-27-milliards-de-f-cfa-soumaila-cisse-brise-silence-1597902.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 23 May 2016 11:21:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Débat</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Le journal sénégalais «L’observateur» dans sa parution  n° 3781 « du samedi 30 avril 2016 a accusé le Chef de file de l’opposition, Soumaïla Cissé  d’avoir détourné 27 milliards FCFA à l’Uemoa. Un fonds, dit le journal, destiné à la réalisation de 300 forages. Le même journal poursuivra que M. Cissé a voulu transférer ledit montant  de la   BCEAO vers Ecobank. Cette information à circulé un peu partout. Le parti du président Rpm à travers son secrétaire général,   Bocary Tréta, avait dans un communiqué demandé à Soumaïla Cissé de donner des explications aux Maliens concernant cette affaire.</strong>

Pour répondre à ses détracteurs qui l’accusent à tort ou à raison, le chef de file de l’opposition, Soumaila Cissé lors de la marche du 21 mai a été on ne  peu plus clair : « On m’accuse d’avoir volé 27 milliards, si j’avais cette somme aujourd’hui, les Maliens, particulièrement les Bamakois ne souffriront jamais de soif. Ce sont des mensonges et je n’ai rien à ma reprocher dans cette affaire. Ceux qui pillent l’argent du pays sont connus ».  Pour l’ancien président de la commission de l’Uemoa, cette accusation est un faux débat.

<strong>YD</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>L’arnaque aux visas dans les ambassades occidentales au Mali : 100 000 FCFA non remboursables pour les visas américains et 40 000 F CFA  pour les visas Schengen (Belgique et France)</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/larnaque-aux-visas-ambassades-occidentales-mali-100-000-fcfa-non-remboursables-visas-americains-40-000-f-cfa-visas-schengen-belgique-france-1583042.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 13 May 2016 09:58:10 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>A quand la fin de la domination et de l’exploitation à outrance des pays africains par les grandes puissances ? Quid des anciennes métropoles coloniales qui  plus de cinquante ans après les indépendances africaines tentent de continuer leur domination par d’autres moyens ? C’est ce qu’on serait-on tenté de se poser comme question. Ces pays, en tête desquels la France, sont à la manœuvre depuis longtemps et de façon sournoise pour nous maintenir dans une situation de précarité et de dépendance totale afin de mieux nous spolier de nos maigres ressources existantes. Tout cela est contraire à ce qu’avait affirmé M. Nicolas Sarkozy à Dakar. Ce qui se passe quotidiennement aujourd’hui dans certaines ambassades n’a d’autre nom que de l’arnaque en bonne et due forme. Sinon comment peut-on expliquer la perception dans les ambassades occidentales des indues à des africains en quête de visas. Pourquoi ne rembourse-t-on pas aux demandeurs de visas leur argent quand ils n’obtiennent pas le précieux sésame ?  En vertu de quelle disposition de la convention de Vienne se prévalent-elles d’une telle arrogance ? L’Afrique doit se réveiller. </em></strong>

A l’Ambassade des USA, selon des sources bien informées, il ne se passe pas un seul jour où au minimum une cinquantaine de personnes ne se présenterait pas pour une demande de VISA. Et le comble de la rançon, est que chacun est obligé de débourser la rondelette somme de 100 000 F CFA pour l’obtention du précieux cachet, valant pour son détenteur une autorisation de séjour dans le pays de l’Oncle Sam. Les usagers ne se plaignent pas tant du montant que du fait qu’ils ne sont jamais remboursés en cas de rejet de leur demande. Et le pire est qu’ils n’ont même pas droit à des explications courtoises. Pour que nos lecteurs se fassent une idée de la somme extorquée par an aux pauvres citoyens en quête du visa, nous nous sommes évertués à faire un petit calcul économique. En voici les révélations :

<strong>100 000 X 50 donnent 5 millions. Si on multiplie ces 5 000 000 par 5 jours ouvrables de la semaine, on obtient 25 millions. 25 000 000 multiplié par les  4 semaines du mois, le chiffre devient hallucinant, 120 millions de nos francs par mois. Alors en multipliant les 120 millions par les 12 mois de l’année, ça donne le chiffre faramineux de 1 milliard de F cfa.</strong> De quoi payer le salaire du personnel de toute l’ambassade. Cette astronomique somme ne pouvait-elle pas aider à  construire plusieurs salles de classes, des centres de santé ou créer plusieurs emplois ? Pourquoi nous prendre par la main gauche ce qu’on nous donne par la main droite ? Et dire que c’est nos propres ressources qui nous reviennent en Aide publique au développement. La première puissance économique mondiale n’a-t-elle pas honte de spolier tant une Afrique qu’elle prétend aider ?

Quant à la France altière et néo coloniale, contrairement aux Etats Unis, le montant à payer est de 40 000 F CFA comme du reste dans toutes les ambassades des pays Schengen. Mais à part la différence de prix, le mode opératoire d’arnaque reste le même. Le montant payé n’est jamais remboursé en cas de rejet de demande de visa. Quand des pays riches spolient des pays pauvres, cela devra offusquer toute conscience civilisée. On peut comprendre et accepter pour les autres pays, mais jamais pour la France, la patrie mère à laquelle nous sommes liés par l’histoire et par l’économie que nous avons délivrée par le sang de nos Pères du joug de l’occupation hitlérienne. Comment un président d’une telle France qui nous dépouille ainsi de nos ressources, a-t-il osé affirmer à l’université Cheikh Anta Diop à Dakar que l’homme africain n’était pas suffisamment rentré dans l’histoire. Ce fut non seulement une inculture notoire mais aussi un mépris souverain de l’apport de l’Afrique au développement industriel et économique de l’Europe mais aussi et surtout que l’apport que fut la contribution du savant Cheikh Anta Diop dans la renaissance de l’homme noir.

En Définitive, la vieille citation du Général De gaulle est toujours d’actualité à savoir que la France n’a pas d’amis, mais que des intérêts à défendre. A nous africains de comprendre que la colonisation n’a fait que changer que de forme et que celle que nous vivons aujourd’hui ne pourra être démasquée et combattue que par une éducation de qualité. La colonisation est morte, vive la colonisation.

<strong>Youssouf Sissoko</strong>

<strong>                                                                                                            </strong><a href="mailto:youssouf@journalinfosept.com"><strong>youssouf@journalinfosept.com</strong></a>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Fonctionnariat et commerce :  La fraude généralisée</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/fonctionnariat-commerce-fraude-generalisee-2-1571402.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 09 May 2016 01:50:29 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Nombre de fonctionnaires maliens exercent frauduleusement des activités commerciales à travers lesquelles, ils détournent marchés et contrats publics et pour finir, se retrouvent au centre de nombre de conflits d’intérêts.

Un fonctionnaire ne doit point exercer des activités commerciales ou du moins avoir d’intérêt dans des structures menant des activités liées à son service. Du contraire, il se trouve au centre d’un conflit d’intérêt qui est toujours une procédure judiciaire à rebondissement.

A Bamako, il n’est un secret pour personne qu’un grand nombre de voitures de transport public (Sotrama et taxi) appartiennent à des fonctionnaires. De même, les fonctionnaires ont soit créé eux-mêmes ou pris des parts sociales dans des agences immobilières. Le nombre de plus en plus croissant de sociétés immobilières se justifie par la prolifération des immeubles appartenant à des agents de l’administration qui auraient fait de grande fortune.

Aussi, les établissements privés poussent comme des champignons à Bamako et même une enquête la moins poussée permettrait d’en démasquer les initiateurs.

Les agents de l’administration scolaire sont pour la plupart initiateurs ou actionnaires dissimulés dernière un prête-nom de ces écoles qui ne respectent aucune règle en matière de création et de gestion d’établissement à vocation scolaire.

Les maisons, les voitures de transport en commun et les écoles ne sont pas les seules matières de cette fraude commerciale, mais elles suffisent à montrer l’ampleur et les conséquences de la pratique.

Les voitures de transport en commun sont connues pour leur non-respect du contrôle technique et de tas d’autres règles. Quand bien même elles n’échappent pas à la vigilance des agents de la sécurité routière, ceux-ci les laissent circuler librement. Le contraste est révoltant, mais tout de même, admissible quant on sait que telle ou telle Sotrama appartient à tel ou tel haut cadre de l’Etat !

Ainsi, le statut du propriétaire devient une garantie contre tout contrôle policier. Aussi, pour les immeubles, la situation est identique. Non seulement, le propriétaire de la maison, haut placé dans l’administration, ne déclare pas la maison au service du cadastre tirant ainsi le profit de se dérober à la taxe, mais il pousse le culot pour obtenir un bail portant sur ladite maison avec l’Etat. Le comble ! Sans rien gagner en retour comme l’exige le code domanial et foncier, l’Etat verse pour le bail des millions par mois. A y fouiner de près, on se rend compte illico, que la maison abritant le service appartient au chef de ce même service, dissimulé derrière un notaire ou un prête-nom ou au mieux des cas, à son épouse ou à un parent proche.

Et dire qu’il faut sensibiliser le citoyen lambda à s’acquitter de son impôt ! Et vouloir que la transparence soit une vertu !

&nbsp;

Aussi, dans le domaine des BTP, la pratique est légion. Les marchés publics sont accordés à des sociétés qui souvent, n’existent que sur papier.

Les dirigeants entrent dans toute sorte de manœuvres pour obtenir des pièces requises afin de soumissionner à tel ou tel appel d’offres. Le marché obtenu au moyen de gros subterfuges, la société adjudicataire a du mal à honorer son engagement. Cela n’est guère surprenant d’autant que son choix pour octroyer le marché ne résulte que d’un affairisme inavoué. C’est pourquoi d’ailleurs, les entreprises de BTP sont constamment défectueuses dans l’exécution des travaux. Mais, malgré tout, aucune sanction.

Ces pratiques sont monnaies courantes dans l’administration malienne, connues de tous mais tolérées. Il urge alors pour réussir la réforme des institutions, d’entamer le combat par là. Car la meilleure des réformes a besoin d’une administration d’abord moralisée. Cela éloignerait les conflits d’intérêt qui sont comme une pègre nationale !

<strong>Malick Camara</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Détournement présumé à l’UEMOA par Soumaila Cissé :   Info ou intox</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/detournement-presume-a-luemoa-soumaila-cisse-info-intox-1564752.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 04 May 2016 00:30:59 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Indicateur du Renouveau</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>L’information fait la "une" de certains journaux et enflamme les réseaux sociaux depuis sa diffusion par le journal sénégalais "L’Observateur". Info ou intox politique !</strong>

L'accusation en elle-même est très grave. Tant dans le fond que dans la forme. Elle porte sur une tentative de transfert de la somme pharaonique de 27 milliards de F CFA de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Bcéao) vers Ecobank.

<strong>Des faits et des interprétations</strong>

De plus, le principal mis en cause n'est pas n'importe qui. Il s'agit de l'honorable Soumaïla Cissé, député à l'Assemblée nationale du Mali, président de l'Union pour la République et la démocratie (URD) et de surcroît chef de file de l'opposition politique.

En plus, le fonds "détourné" était destiné à soulager les récurrentes pénuries d’eau potable dont sont généralement victimes les populations de certaines contrées du Sénégal. C'est à juste raison donc que le parti (URD) sous la signature de son secrétaire à la communication, l’avocat Me Demba Traoré, a vite réagi à l'article du journal sénégalais "L'Observateur", en apportant un démenti cinglant à l'information.

Mais un simple démenti suffit-il en pareil cas pour "lever" définitivement le doute légitime que l'opinion est en droit de se faire ?  Si diffamation il y a effectivement, la réaction de l'URD et de son président doit aller au-delà d'un simple communiqué. Car, on assiste depuis 2012 à une certaine insistance de ces rumeurs de détournements dont se serait rendu "coupable" notre compatriote pendant qu'il présidait aux destinées de la Commission de l'Uémoa.

Il est donc impératif de clore définitivement une bonne fois pour toutes de telles allégations "mensongères" si tel est véritablement le cas. Il en va de l'image et de l'honneur de notre pays et de sa classe politique, en général, de l'intéressé en particulier.

<strong>B . Sidibé</strong>

<strong>Collaborateur extérieur</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Convention des Nations unies contre la corruption : Le Mali évalué par des pairs et les experts de l’ONUDC</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/convention-nations-unies-contre-corruption-mali-evalue-pairs-experts-de-lonudc-1540982.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 20 Apr 2016 11:03:03 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Indicateur du Renouveau</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Dans le cadre du Mécanisme d’examen de l’application de la Convention des Nations unies contre la corruption, le Mali est soumis à une évaluation par ses pairs du Niger et de l’Afghanistan et des experts de l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC). Du 19 au 23 avril 2016.</strong>

&nbsp;

La cérémonie d’ouverture de l’atelier d’évaluation, qui a eu lieu hier à Bamako, était présidée par le garde des Sceaux, ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Mme Sanogo Aminata Mallé, en présence de la représentante résidente de l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC) pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, Jennifer Bradferd.

Le Mécanisme d’examen a pour but d’aider les Etats-parties à appliquer la Convention et à promouvoir la coopération internationale dans la prévention et la répression de la corruption.

La mission d’évaluation du Mali sera dirigée par le Niger et l’Afghanistan, appuyés par les experts de l’ONUDC. Pour le garde des Sceaux, elle sera d’une grande importance pour notre pays. "La présente évaluation offre à notre pays l’opportunité de faire l’état des efforts déployés dans le domaine de la lutte contre la corruption", a-t-elle précisé.

Elle doit permettre également de tirer profit de l’expertise des délégués gouvernementaux et de l’ONUDC pour identifier les points à renforcer dans le dispositif institutionnel et normatif de notre pays. Le ministre de la Justice a profité de l’occasion pour rappeler aux participants que la lutte contre la corruption ne date pas d’aujourd’hui et indiqué que beaucoup a été fait dans ce sens.

Elle a toutefois reconnu que beaucoup reste à faire dans le domaine. "Grâce à l’auto-évaluation effectuée en juillet 2015, nous savons d’ores et déjà que quelques réformes législatives sont nécessaires pour mettre la législation nationale en pleine conformité avec la Convention des Nations unies contre la corruption", a-t-elle dit.

La représentante résidente de l’ONUDC a rappelé que la corruption est un phénomène naturel mais non légal. Elle a précisé que cette évaluation doit se tenir à 3 niveaux (la législation, l’application et le bon fonctionnement des organismes). Le rapport des 4 jours de travaux devra permettre de renforcer notre pays dans la lutte contre le fléau de la corruption.

<strong>Youssouf Coulibaly</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Corruption au Mali : Les racines de l’hydre</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/corruption-mali-racines-de-lhydre-1538052.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/corruption/corruption-mali-racines-de-lhydre-1538052.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/12/Corruption.png" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Tue, 19 Apr 2016 01:06:53 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Des gens qui avaient honte de leur richesse, exhibent actuellement leur puissance matérielle. </em></strong>

<strong><em>Pendant ce temps, les vertus de la société basculent : la richesse qui résultait du travail, du courage ou de l’intelligence, disparaît et perd ses valeurs. </em></strong>

<strong><em> </em></strong>

Pour être valeureux, il faut être riche, puisque le riche incarne toutes les vertus. Etre vertueux donc, c’est avoir de l’argent.

L’origine de la richesse ne comptant plus, tous les chemins mènent à Rôme.

La société se forge des nouveaux concepts. « Il n’existe pas de fils vertueux, il n’y a que de fils de riches » « l’argent n’a pas de couleur » « il n’y a pas d’argent sale », l’argent achète tout et bouleverse l’équilibre social.

Dans l’administration malienne, la confidentialité du bulletin de salaire est un autre facteur qui favorise l’esprit du gain facile.

Lorsque, par exemple, un salarié « cache » jusqu’à son épouse ce qu’il gagne, … Pourquoi ?

Des jeunes commerçants dans des boutiques vides, vous disent qu’ils sont « hommes d’affaires » alors qu’ils préparent des coups bas contre les Institutions financières privées ou de l’Etat.

Personne ne s’offusque de voir « le sans emploi » d’hier, rouler en « 4 phases » aujourd’hui.

C’est plus tard qu’on se rend compte devant l’ardoise laissée aux banques et au Trésor public…

Les « huit clos » de commissions de dépouillements de marchés sont aussi synonymes d’enrichissement.

Parce qu’ils concernent, la non-transparence et la loi du silence, facteurs d’enrichissement sans commune mesure des intervenants dans l’attribution des gros marchés.

<strong>Les cadeaux aux décideurs (corruption qui ne dit pas son non). </strong>

La question qui se pose, ce n’est pas de savoir si un décideur doit ou non recevoir un cadeau, mais bien de cerner ledit cadeau.

Un cadeau prélevé sur le bien public donné à un responsable est destiné à un usage public et non privé du destinataire.

Ainsi, lorsqu’un Emir fait don de milliards à un Président, l’argent doit être versé au Trésor public.

Un cadeau fait à un salarié ne doit pas dépasser un certain quota de revenu.

En effet, il est compréhensible qu’un paysan donne un poulet à un préfet qui gagne 150.000 CFA par mois, mais tout devient suspect, si l’éleveur du village lui donne un bœuf dont le prix vaut son salaire.

En somme, la corruption est notre compagne de tous les jours, dans les bureaux, les ateliers, dans les écoles, partout où il y a signe de vie…

Pour la combattre, il faut faire une « révision » de nos mœurs.

Un travail de longue haleine qui doit commencer par une forte sensibilisation et une humiliation de ceux qui se prêtent au phénomène.

&nbsp;

<strong>Mamadou Camara</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Corruption dans l’administration au Mali : Les fonctionnaires indélicats</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/corruption-ladministration-mali-fonctionnaires-indelicats-1537952.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 19 Apr 2016 00:57:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Il y a quelques années, le fonctionnaire chargé de gérer les ressources publiques devait user de favoritisme ou de surfacturations pour avoir « sa part » dans les marchés attribués à des tierces. Aujourd’hui, la formule est beaucoup plus simple : la plupart des fonctionnaires sont en même temps commerçants, fournisseurs, prestataires de services, opérateurs économiques.

Outre, le fait que le cumul de telles professions est incompatible au sens de la loi, il permet de dévaliser, sans traces, le trésor public.

Nombre de fonctionnaires disposent des camions de transport ou des camions Benz etc. Ainsi, au lieu d’attribuer les marchés de gravier, sable, etc (pour la réalisation et l’entretien des routes) aux véritables transporteurs, ils se l’attribuent, eux-mêmes.

A ceux-ci s’ajoutent les fonctionnaires propriétaires de librairies, papeteries, quincailleries, qui par personnes interposées approvisionnent l’Etat en matériel informatique, matériel de bureau, matériel de construction ou pièces de rechanges.

Egalement, il y a les fonctionnaires promoteurs immobiliers, qui n’hésitent pas à se déclarer adjudicataires des baux de l’Etat afin de se tailler des loyers sur mesure.

Cette situation conduit inexorablement à faire du fonctionnaire, à la fois vendeur et acheteur. Et, dans ce cas, la suite est connue…

Aujourd’hui, force est de constater que, par laxisme, la disposition légale qui prévoit ces interdictions est complètement désuète.
<h3>Et pour cause</h3>
Ce phénomène dont le corollaire est la souplesse dans l’application des textes mine sérieusement notre économie.

Car, d’abord c’est ce manque de rigueur qui fait que nos entreprises commerciales et industrielles sont déloyalement concurrencées par les entreprises étrangères.

Ensuite, c’est le manque de fermeté dans l’application des textes qui fait que, le policier, l’agent fiscal, ou le douanier prend impunément des pots-de-vin avec le contrevenant, le fraudeur, etc…

C’est enfin, la même légèreté dans l’application des textes qui fait que, n’importe qui peut faire n’importe quoi.

C’est le cas par exemple de l’exercice du commerce auquel désormais, tout le monde peut s’atteler dans notre pays.

Or, aussi bien le code de commerce malien que l’Acte uniforme de l’OHADA relatif au droit commercial général (applicable au Mali) interdisent l’exercice de toute activité commerciale par certaines couches professionnelles.

Au premier plan, ceux qui ne doivent pas exercer une activité commerciale sont les fonctionnaires et personnels des collectivités publiques et des Entreprises à participation publique.

Ensuite, viennent, les officiers ministériels et auxiliaires de justice (avocats, huissiers, commissaires priseurs, notaires, greffiers, administrateurs et liquidateurs judiciaires).

Aussi, les experts comptables et comptables agréés, les commissaires aux comptes et aux apports, les conseils juridiques et courtiers maritimes ne doivent pas, aux termes de l’article 9 du l’Acte uniforme de l’OHADA (portant sur le droit commercial général), exercer une activité commerciale.

Mieux, au sens de la loi, l’activité commerciale est très étendue.

Il y a, les activités commerciales par leur nature qui sont les achats de biens meubles ou immeubles en vue de leur revente (spéculation), les opérations portant sur la monnaie et les valeurs fiduciaires (opération de banque, de bourse, d’assurance, de transit).

Aussi, l’exploitation industrielle des mines, carrières ou tout gisement de ressources naturelles, les opérations de transport, de télécommunication, la location des biens mobiliers ainsi que la souscription ou la vente d’actions de société commerciale ou immobilière constituent également des activités commerciales de par leur nature.

A ces activités commerciales (de par leur nature), la loi ajoute d’autres qui sont commerciales par leur forme, indépendamment de ce sur quoi elles portent. Parmi ces activités, on cite notamment les actes effectués par les sociétés commerciales.

Autrement dit, tout acte accompli par les dirigeants des quatre (4) types de sociétés commerciales légalement reconnues (Société Anonyme, Société à Responsabilité Limitée, Société en nom collectif, Société en Commandite Simple) est commercial.

C’est, dans un souci de moralité publique, que la loi a interdit l’exercice de l’activité commerciale à ces différentes couches professionnelles.

&nbsp;
<h2>Malick Camara</h2>
&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Pour détournement de 238 millions de Fcfa : L’ex&#45;ministre Cheick Diarra en prison…</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/detournement-de-238-millions-de-fcfa-lex-ministre-cheick-diarra-prison-1514222.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 06 Apr 2016 14:55:06 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>L’ancien ministre de la Réconciliation nationale, le premier à occuper ce poste sous l’ère IBK, Cheick Diarra, a été pris la main dans le sac. Enfin, il a été interpellé et écroué pour détournement de 238 millions Fcfa. Il a abusé d’une de ses parentes en lui proposant d’installer ensemble une usine au Mali. </em></strong>

La bonne dame a beaucoup d’argent, mais elle se laissera prendre au piège de ses liens de parenté avec le ministre Diarra. Lequel, grand-frère de Toto Diarra, l’un des grands militants du mouvement démocratique, a mis sa sœur en confiance, profitant de ses liens supposés avec le président de la République, parce qu’il a été ministre dans son gouvernement. C’est vrai, il avait été nommé Secrétaire général de la Présidence de la République, avant un changement de poste avec Toumani Djimé Diallo. La bonne vieille ficelle utilisée par lui, a consisté à rassurer sa parente en égrener les responsabilités qu’il aurait au plus haut niveau du pouvoir, sans occulter ses liens privilégiés avec le président de la République.

Tout cela pour dire à sa sœur qu’elle était entre de bonnes mains. Cette dernière, au départ, avait commencé à débourser au compte-gouttes la manne financière sollicitée. Mais, par la suite, Cheick Diarra lui  demandera d’accélérer le processus de paiement afin que les travaux de l’installation de l’usine puissent démarrer. La dame s’est alors exécutée. La balle était donc dans le camp de Cheick Diarra. Et rien à l’horizon !

Le mari de la dame, voyant que rien ne bougeait, a alors ordonné à sa femme de demander à son frère de leur restituer l’argent reçu, c'est-à-dire les 238 millions de Fcfa. Cheick Diarra ne l’avait plus. Il a quitté Bamako pour se rendre aux USA en vue de s’expliquer. La dame, comme c’est une affaire de famille, n’avait pas voulu porter l’affaire au niveau du Tribunal, dans un premier temps. Elle a sollicité l’intervention des parents, mais rien n’y fera : Cheick ne voulait pas rembourser son argent à la dame qui, face à la pression de son mari, a porté l’affaire devant le Tribunal de grande instance de la commune VI du District de Bamako.

Le dossier fut ainsi confié au juge Sarambé Coulibaly. Ce dernier a tout fait pour que Cheick Diarra puisse, dans la plus grande discrétion,  rembourser les 238 millions, mais il n’a pas voulu revenir des USA. Finalement, il a été obligé de saisir ses comptes bancaires. Et c’est en ce moment que l’ancien ministre Diarra est revenu au Mali afin de trouver une solution.

Au final, le juge a été obligé de l’arrêter et de l’écrouer à la prison centrale de Bamako, le mercredi 27 mars 2016. Mais, grâce à certaines relations, notamment avec le Procureur de la République, Aboubacar Sidiki Samaké, qui est un intime ami au juge Boubacar H. Diarra, petit-frère de Cheick Diarra, et grâce aussi à des interventions d’autres personnes, le juge Samaké est le petit-frère de l’ex-ministre de la Recherche scientifique, Assétou Founé Samaké Migan, Cheick Diarra étant cardiaque, il a été admis dans une clinique pour suivre un traitement, sous bonne garde. En somme, le juge Coulibaly a fait son travail. Ce sont le Parquet et l’administration pénitentiaire qui s’occupent du reste.

Euh oui, la vie nous réserve beaucoup de surprises. C’est ce Cheick Diarra, alors ministre de la Réconciliation nationale, en mission en Mauritanie, qui avait dit que le Mali se portait bien maintenant parce que des magistrats étaient en prison. Aujourd’hui, l’arroseur est arrosé à son tour. À l’époque, les syndicats des magistrats avaient demandé à lui et à Bathily de retirer leurs mots, mais ils ne l’avaient pas fait.

En tout cas, si rien n’est fait, l’Etat risque de faire partir Cheick Diarra aux USA, ruinant ainsi tout espoir de remboursement des 238 millions Fcfa de la bonne dame. Lui qui se croyait un homme de confiance du régime, il a tout fait pour joindre IBK avant son arrestation, mais peine perdue. Ce qu’il a oublié, c’est que même les ministres en activité et autres personnalités ont de la peine à joindre ou à rencontrer IBK. Ce n’est donc pas lui qui le pourra, surtout avec la justice à ses trousses.

<strong>Sinaly KEÏTA </strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Caisse malienne de sécurité sociale : Une directrice retraitée et boulimique d’argent</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/caisse-malienne-de-securite-sociale-directrice-retraitee-boulimique-dargent-1508572.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 02 Apr 2016 10:16:43 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Sirène</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>On a désormais une piste pour expliquer de façon plausible le scandale qui secoue depuis des mois la Caisse malienne de sécurité sociale (CMSS). En effet, Mme Oumou Marie Dicko, directrice générale de cette structure, est admise à faire valoir ses droits à la retraite suivant l’arrêté n°4533 signé le 21 décembre 2015 par Mme Diarra Raky Talla ministre du Travail et de la Fonction publique. Mais aussi écœurant que cela puisse paraitre, pourquoi permet-on à cette dame de faire encore des gaffes tout en bénéficiant de couvertures ?</em></strong>

<strong> </strong>

Mme Oumou Marie Dicko directrice générale de la Caisse malienne de sécurité sociale est-elle si bien soutenue par une relation de haut niveau à tel point qu’elle est devenue indéracinable ou indispensable ? Cette question mérite d’être posée face à la réalité qui suscite l’étonnement. Car, non seulement cette directrice est à la retraite (donc tombée en désuétude) mais aussi elle serait soupçonnée de complicité de malversations.

Derrière un calme olympien qu’elle affiche au quotidien avec fierté, nonobstant l’existence de ce problème, se cacherait un mystère. Celui de son <em>"intouchabilité"</em> qui s’expliquerait par son omnipuissance apparente.

En fait, depuis des mois, un scandale sans précédent, qui a consisté à ponctionner plusieurs centaines de millions de nos francs, tourmente la Caisse malienne de sécurité sociale (CMSS). Enquêteurs, observateurs et même le personnel restent à la fois perplexes et abasourdis devant les faits.

Pourquoi on ne parvient pas à élucider cette affaire pourtant très facile à comprendre ? A preuve, le principal intéressé qui n’est autre que le comptable titulaire, Djigui Kéita, envoyé à la Maison centrale d’arrêt de Bamako par les limiers du Pôle économique et financier n’y a passé qu’une semaine. Cette libération <em>"no comment"</em> de Djigui continue de susciter des interrogations.

Mieux, elle prouve que les présumés auteurs de la subtilisation des fonds de la CMSS sont des gens très puissants dont les tentacules sont enracinés dans toutes les sphères de notre pays. Du début de cette affaire à nos jours, toute leur action a consisté à étouffer et non à faire disparaître les preuves du gâchis bien visibles dans les différents comptes bancaires où sont domiciliés les fonds de la Caisse malienne de sécurité sociale (CMSS).

Convient-il de souligner que celle-ci fut mise en place au profit de ceux qui ont rendu de bons et loyaux service à la nation malienne. Donc les délinquants financiers et leurs complices ne doivent pas se permettre à travers le <em>"faux en écriture"</em> de soustraire un centime de ce qui a été consacré par l’Etat à ces dignes citoyens.

A titre de rappel, tout a commencé le vendredi 13 novembre 2015, quand des éléments en civil du Pôle économique et financier sont allés mettre la main sur Mamadou Kolon Coulibaly le frère de Moussa Sinko ancien ministre de l’Intérieur. Faut-il souligner au passage que cet homme est ou était proche de la junte qui a renversé le président ATT en mars 2012.

Il est reproché à Coulou d’avoir imité durant trois ans la signature du comptable Djigui Kéita. Quel vaudeville ? Car s’il y a imitation consistant à faire le moindre retrait, le comptable et la directrice générale, la dame de fer Oumou Marie Dicko, sont censés être au courant. Cependant, si la complicité se trouverait au niveau des banques où sont logés les fonds de la Caisse malienne de sécurité sociale (CMSS), on se tait comme un sourd.

C’est là où existe le côté vaudevillesque de cette histoire. Celle-ci, convient-il de le signaler, n’a rien d’extraordinaire sauf que les auteurs (la CMSS, les banques et même le département de tutelle) se sont constitués en bloc solide pour se livrer à la razzia du denier public. Ces derniers temps, l’argent public est devenu une vache où il suffit d’avoir un couteau à la lame bien tranchante pour se tailler la part du lion.

A quand l’application correcte de la fameuse loi sur l’enrichissement illicite ? A-t-on déjà trouvé ou est-on en train de chercher une parade pour contourner ou gripper cette loi bien avant sa promulgation qui tarde ? Par ailleurs, le directeur du trésor et de la comptabilité publique doit faire un toilettage afin d’écarter de ses effectifs les éléments nocifs qui ont commencé à ternir l’image de ce corps. A preuve, le nom d’un comptable est cité dans chaque scandale.

A suivre…

<strong>A . D.</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Unité Gambro de l’Hôpital du Point G : Les frais de dialyse de Daouda Bathily se sont&#45;ils volatilisés ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/unite-gambro-de-lhopital-point-g-frais-de-dialyse-de-daouda-bathily-se-volatilises-1506252.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/corruption/unite-gambro-de-lhopital-point-g-frais-de-dialyse-de-daouda-bathily-se-volatilises-1506252.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 01 Apr 2016 01:31:10 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Challenger</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<em>Dans une correspondance adressée au Directeur Général de l’hôpital du Point G, le Président de la commission de suivi des recettes et du contrôle des Gardes fait état de prestations réalisées non recouvrées d’un montant de 2.750.000 FCFA à 3 750 000 FCFA. Ces montants ne sont ni dans le livre comptable de l’hôpital, ni connus de l’agent comptable.</em>

Dans la plainte adressée par le collectif du personnel de la néphrologie de l’hôpital du Point G à la commission de suivi des recettes et du contrôle des Gardes, un certain Daouda Bathily, un malien vivant en France, a fait des séances de dialyse à l’unité Gambro d’août à novembre 2015 sans payer les frais conformément à la procédure financière. De quoi s’agit-il ? Le rapport de la commission de suivi des recettes et du contrôle des Gardes en date du 8 mars 2016 dont "Le Challenger" a pu obtenir une copie, donne de larges éclaircissements sur cette pratique qui sèvre nos hôpitaux d’une manne financière indispensable à leur épanouissement.

Les relevés du registre concernant Daouda Bathily font ressortir un total de 22 séances de dialyse dont le coût est de 2 750 000 FCFA à raison de 125 000 par séance. La dernière facture délivrée par le technicien d’informatique, Souleymane Samaké, fait part de 30 séances de dialyse soit un montant de 3 750 000 FCFA. Ces montants ne sont ni dans le livre comptable de l’hôpital ni connus de l’agent comptable. Et c’est seulement la somme de 250 000 FCFA qui a été versée à la caisse de l’hôpital suivant l’identifiant fourni par Souleymane Samaké.

Selon le rapport de la commission, le technicien de santé, Moussa Guindo, Major de l’unité Gambro et l’informaticien Souleymane Samaké ont outrepassé leurs prérogatives. Le premier a accepté de réaliser des actes sans respecter la procédure en vigueur. Et le second a délivré des factures comme preuves de paiement au profit d’un tiers sans en avoir la qualité.

Le rapport retient que Moussa Guindo s’est rendu responsable du non-paiement des frais dus et Souleymane Samaké affirme avoir délivré la facture sans connaître le patient Bathily et sans percevoir d’argent. Contacté par les auteurs du rapport, le patient Bathily n’a pas voulu se prononcer. Il a été recommandé à l’hôpital de saisir l’assurance du patient pour recouvrer la somme due.

Ces pratiques sont monnaies courantes dans nos établissements hospitaliers et constituent des freins à l’émergence d’un système de santé performant et efficace.

<strong>C . Doumbia</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Détournement des fonds de la mutualité de la gendarmerie nationale : Le DG tente de sévir. Mais la pression s’accentue…</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/detournement-fonds-de-mutualite-de-gendarmerie-nationale-dg-tente-de-sevir-pression-saccentue-1505682.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 31 Mar 2016 15:32:20 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Sentinelle</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le DG de la Gendarmerie Nationale, le Colonel-Major Satigui Moro Sidibé a récemment ordonné une enquête sur la destination des fonds dévolus à la mutualité de sa structure. Les investigations en question risquent bien de coûter chères à de hauts gradés sauf que…  </em></strong>

C’est au regard de la condition de vie très déplorable des gendarmes retraités que l’actuel D.G a ouvert une enquête sur les fonds qui leur sont initialement dévolus. Il se trouve en effet, qu’après plusieurs décennies de services loyaux, que des Gendarmes retraités se trouvent dans des conditions misérables, souvent en location, désormais incapables de subvenir aux besoins élémentaires de leurs familles et contraints de quémander leur pitance.

Et pourtant, alors qu’ils sont en service, des retenus sur leurs salaires sont mensuellement effectués en vue, dit-on, de préparer leur retraite. Mais rares sont ceux-là qui en bénéficient. Où va donc cette manne financière ? C’est ce que le Colonel-Major Sidibé cherche à savoir.

A la faveur de cette enquête à l’interne et soigneusement dissimulée, des responsabilités ont d’ores et déjà été situées. Mais pas toutes. Il nous revient cependant que le DG Sidibé subit en ce moment une forte pression en vue de le faire lâcher prise. Il s’avère e en effet que parmi les présumés auteurs de ce qu’il convient appeler un détournement, figurent des protégés de personnalités haut placées.

Cédera-t-il ? Le doute n’est pas permis, à condition du moins, qu’il ne soit du genre à s’accrocher à son fauteuil. Ce, pour qui sait que son prédécesseur  a été limogé pour avoir refusé de favoriser le recrutement d’une liste de jeunes militants du parti au pouvoir, non à cause de l’évasion de certains détenus contrairement à la rumeur au moment des faits.

A suivre donc !

<strong>B.S. Diarra</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Délivrance des certificats de visites techniques : L’irresponsabilité</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/delivrance-certificats-de-visites-techniques-lirresponsabilite-1497592.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2016/01/Plaques_vehicules-de-l’Etat-.png" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Sat, 26 Mar 2016 13:53:10 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>L’état de nos routes et le non respect du code de la route ne sont pas toujours à l’origine des accidents (très souvent mortels) de la circulation. </em></strong>

<strong><em>A l’origine du mal, il y a aussi la délivrance anarchique et frauduleuse de reçus de "visite technique" pour des véhicules ne remplissant pas les conditions pour circuler.</em></strong>

&nbsp;

L’établissement frauduleux de certificats de visites techniques  pour des  véhicules ne répondant pas aux critères requis, est pour beaucoup dans l’insécurité routière au Mali.

Et, dans nombre de cas d’accidents, l’état de ces engins est mis en cause.

Face à cette cruelle vérité, c’est la société chargée d’établir les certificats de visite technique des engins à 4 roues, qui est indexée.

Cela, parce que, des véhicules ayant des systèmes de freinage défectueux, dépourvus du moindre système de sécurité sont "autorisés" à circuler.

La raison de cette irresponsabilité est connue de tous : l’argent facile.

Même si, en fin de compte, doivent être fauchées des vies humaines.

N’est-ce pas pour cela que nos routes sont classées parmi  les plus dangereuses de la sous région ?

Quant le certificat de contrôle devient un timbre postal, il ne peut en être autrement.

En effet, selon nos sources, le règlement qui fait état de la limitation du contrôle technique des gros porteurs à trois serait floué au sol.

On établirait  des reçus  de visites techniques pour 6 mois contrairement aux normes (3 mois) pour les gros porteurs et deux ans pour les autres, qui n’ont droit à cette autorisation de circuler que pendant 12 mois.

Pire, signale-t-on, des véhicules ne pouvant pas passer au contrôle technique, sont remplacés (avec la complicité de certains contrôleurs) par d’autres appartenant à des agents véreux de la société chargée d’établir les certificats de "visite techniques".

Et, cette méthode fonctionnairement avec succès, au point que, plus de 80% des propriétaires de «Sotrama» et de gros porteurs obtiendraient facilement le précieux sésame.

Pire signale-t-on, on "visites techniques", établirait des certificats pour des véhicules non présents au contrôle.

Ainsi, concernant certains gros transporteurs, la présence d’un seul véhicule en bon état suffirait pour établir les reçus des visites techniques de  20 ou 30 autres, nous indiquent des sources concordantes.

Et, quand  le "marché" rapporte gros, indique-t-on, le contrat  se discute au haut niveau, c’est à dire entre l’opérateur économique et la direction de la société d’établissement des visites techniques.

Une fois le contrat conclu, les reçus sont établis et livrés en catimini dans un délai souhaité par le contractant.

S’agissant du respect de la date d’expiration des reçus établis, c’est le comble.

Seuls quelques uns la respectent, puisque, la pénalité prévue par la loi à propos  n’est jamais appliquée.

Il y a également une autre pratique irritante et pas des moindres : la délivrance à domicile de reçus des visites techniques à certaines… personnes.

Où va le Mali ?

La question est, d’actualité.

<strong>Malick</strong>

<strong>Camara</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Gestion des fonds des ADARS et des cantines dans le cercle de Nara : Comment le préfet s’ingère dans les affaires financières de la mairie</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/gestion-des-fonds-des-fonds-adars-et-des-cantines-dans-le-cercle-de-nara-comment-le-prefet-singere-dans-les-affaires-financieres-de-la-mairie-1454622.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/corruption/gestion-des-fonds-des-fonds-adars-et-des-cantines-dans-le-cercle-de-nara-comment-le-prefet-singere-dans-les-affaires-financieres-de-la-mairie-1454622.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2016/03/Mairie.png" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 07 Mar 2016 00:14:49 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>La gestion des fonds d’Appui direct à l’amélioration des rendements scolaires (ADARS) et de la Cantine provoque des grincements de dents dans le cercle de Nara, avec des empiétements de pouvoir d’un préfet qui se mélange les pédales entre déconcentration et décentralisation. Le préfet Youssoufiana Abdoulaye Maïga s’ingère directement dans les affaires financières en adressant une note au contrôleur financier. </strong>

C’est à la faveur d’une mêlée provoquée de fait un conflit entre la mairie de Nara (chef lieu Nara) un hypothétique Comité de gestion scolaire (CGS) encore en projet, que le préfet Youssoufiana Abdoulaye Maïga a cru devoir trancher à la place du directeur régional du contrôle financier. De quoi s’agit-il ?

Le traitement des marchés relatifs aux cantines scolaires, nécessite que les contrats présentés par les services de la mairie soient visés par le contrôleur financier. Ces contrats qui sont trimestriels avaient été visés sans problème pour le premier et deuxième trimestre. Mais à la faveur de deux arrêtés transférant la gestion des fonds au Comité de gestion scolaire non encore mis en place, les futurs membres de ce comité en accord avec le préfet ont cru devoir bloquer la mise en œuvre des fonds. Selon ces arrêtés 2011/03846 du 27 septembre 2011 et 2012/ 0367 du 2 février 2012, les contrats seront désormais gérés par le Comité de gestion scolaire (CGS) de la commune et non par les maires.

Pour parvenir à cette fin, le préfet dans une correspondance n°15-037/ PCNA du 17 septembre 2015, a ordonné au délégué du Contrôleur financier de ne plus viser les contrats présentés par les services des 11 mairies du cercle de Nara. Ce qui est synonyme de blocage des fonds, car sans visa pas de financement. Mais le hic est que cette correspondance adressée au contrôleur financier n’a pas été envoyé aux maires du cercle de Nara, principaux concernés dans cette affaire. C’est devant le bureau du contrôleur financier Sékou Diallo, que les maires apprendront le blocage des financements à travers les fonds ADARS et des cantines dans le cercle de Nara.

A la faveur d’une réunion dans les locaux du cercle, les maires obtiennent du préfet le déblocage des fonds pour financer les cantines scolaires. Ainsi le préfet a-t-il verbalement demandé au contrôleur financier Sékou Diallo, de viser les contrats présentés par les mairies, que celui-ci exprime le besoin d’un écrit lui autorisant, car c’est par une note que le préfet en avait fait opposition. C’est en ce moment que le directeur régional du contrôle financier, Djelitiè Michel Dembélé, jusque là effacé est entré dans la danse le 3 décembre 2015, pour exiger que le contrôleur financier vise les contrats même sans une lettre abrogative du préfet, ou alors un écrit du directeur régional du contrôle financier, requiert Sékou Diallo sans l’obtenir. Face au refus du contrôleur financier Sékou Diallo, celui-ci ne tardera pas à recevoir sa note de mutation. Quelques jours après, il devrait prendre fonction à Banamba sans autre forme de procès. Comment un préfet peut-il jouer le rôle d’un directeur financier ? Et celui-ci sans qui ne s’en émeut point, au contraire s’en réjouit en se débarrassant de son contrôleur financier qui fait les frais d’un abus de pouvoir? Aux dernières nouvelles, nous apprenons qu’après tout, les maires ont obtenu la reprise des fonds ADARS et des cantines dans le cercle de Nara, les contrats ayant été visés par le contrôle financier. Affaire à suivre.
<ol>
	<li>Daou</li>
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<title>Corruption et mal&#45;gouvernance : Une coalition porte plainte contre IBK pour haute trahison</title>
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<pubDate>Wed, 02 Mar 2016 00:12:04 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le président de la République Ibrahim Boubacar Keita est dans le viseur du Bloc d’intervention populaire et pacifique pour la Réunification entière du Mali (BIPREM Fasoko). Cette coalition d’associations de la société civile malienne a porté plainte auprès de la Haute cour de justice contre le président Keïta, jugé responsable des scandales de corruption et la mauvaise gouvernance que le pays a connus depuis 2013.</strong>

<strong> </strong>

Première du genre, cette plainte  formule des griefs contre IBK dans le but d’éclairer le « tableau assombri » par 30 mois de gouvernance chaotique. « BIPREM Fasoko, en toute responsabilité citoyenne, exige du président IBK, étant aussi le chef suprême des armées et le premier magistrat du pays, des explication et justifications », a déclaré Bocar Dicko, vice-président de BIPREM Fassoko, lors d’une conférence de presse à Bamako.

En effet, l’association reproche au président IBK « la violation de la Constitution » par le refus de présenter publiquement ses biens. Autre, reproche formulée par les plaignants, le détournement de plus de 28 milliards de francs CFA souligné par un rapport du bureau du Vérificateur général sur l’achat de l’avion présidentiel et des équipements militaires; la « dilapidation » de l’argent public dans l’acquisition des engrais dits frelatés et 1000 tracteurs pour les paysans maliens.

BIPREM Fasoko veut aussi des explications sur la sortie dramatique de Kidal du giron malien en mai 2014 avec ses lots de morts civils et militaires à l’occasion de la visite de l’ancien Premier ministre Moussa Mara. Ce dernier était sous les ordres du président de la République lorsqu’il a forcé sa visite dans cette région occupée alors par les rebelles.

Toujours sur le plan militaire, IBK est invité à se prononcer sur la diminution indue du budget des Forces armées et de défense de 281 milliards en 2015 à 213 milliards en 2016 ainsi que l’augmentation « incongrue » du budget de la présidence de la République de 9,3 milliards en 2014( c’était 14,6 milliards en 2015) à 19,3 milliards en 2016.

Il est surtout reproché au président de la République son choix de s’entourer de personnes ne voyant que leurs propres intérêts. « Nous avons reçu des informations qui énervent, surtout concernant le fils du président. Nous avons appris qu’il y a eu des listes de jeunes à recruter à EDM et à l’INPS », a affirmé Makan Konaté, un membre de la coalition qui a estimé que le rejet d’une de ces listes par un directeur de service a valu à ce dernier d’être relevé de son poste sans problème.

Le président de BIPREM, Lanciné Diawara, a expliqué que le vendredi 4 mars marque la moitié du mandat du président IBK, le moment idéal pour faire le point sur sa gestion du pays. Pour les plaignants, pendant ce mi-mandat, le Mali a subi dans les domaines sécuritaires, identitaires et financiers une gestion scandaleuse.

A en croire les responsables de BIPREM Fasoko, cette plainte ne vise pas à amuser la galerie. Dès la semaine prochaine, des cahiers seront déposés dans toutes les communes de Bamako pour recueillir la signature d’une pétition de soutien aux citoyens soutenant l’initiative.

<strong>Soumaila T. Diarra</strong>

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<item>
<title>Détournement des frais de location des magasins aux Halles de Bamako :  Mme Sangaré Nana Coulibaly de la Cafo à l’index !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/detournement-frais-de-location-magasins-aux-halles-de-bamako-mme-sangare-nana-coulibaly-de-cafo-a-lindex-1414512.html</link>
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<pubDate>Wed, 17 Feb 2016 00:10:38 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Il y a des gens qui ne pensent qu’à leur propre personne, qu’à leurs propres intérêts au détriment de la majorité, et qui ne pensent qu’à détruire ce qui appartient aux autres. Comme Mme Sangaré Nana Coulibaly, secrétaire aux affaires économiques de la Coordination des associations et Ong féminines du Mali (Cafo). </em></strong>

Cette dame a eu le toupet de tenir une réunion secrète pour s’attaquer à la Cafo. Avec d’autres femmes, elle avait envisagé de saboter les activités de la Cafo. Certaines dames contactées par ses soins pour mener ces actions de subversion ont tout simplement décliné son offre. Ce n’était guère suffisant pour entamer le zèle de la subversive Mme Sangaré Nana  Coulibaly, qui entendait mettre en œuvre sa machiavélique œuvre.

Dans une tentative d’explications, elle raconte : «Il faut le dire, la Cafo vit en ce moment un problème de communication ; ce qui crée des sentiments de frustration entre nous. Les activités se déroulent sans les membres de la  Cafo. En plus, le mandat du bureau a pris fin en 2012. Depuis cette date, le bureau vit donc dans l’illégalité. Nous voulons un changement à la Cafo pour la continuité d’une mission légale de la vie de notre association. Je signale que le mandat du bureau de la Cafo a été porté à 5 ans, renouvelable une seule fois.»

Ce auquel une militante de la Cafo rétorque par ces interrogations : «Hé bien, Mme Sangaré, c’est aussi simple. Pourquoi alors rester dans le bureau exécutif de la Cafo dont le mandat est fini ? Pourquoi vous continuez à émarger à la Céni ? Pourquoi continuez-vous à représenter la Cafo au Groupe suivi budgétaire ? Pourquoi vous vous présentez partout au nom de la Cafo, alors que vous ne venez plus rendre compte de vos activités, que vous n’êtes pas à jour de vos cotisations ?»

Avant de poursuivre : «On peut dire que tout cela s’inscrit dans le cadre des dysfonctionnements de la Cafo. Mais Mme Sangaré Nana Coulibaly n’a aucun droit de détourner les biens de la Cafo, de faire des imitations de signatures, de prendre de l’argent au nom des femmes du Mali, sans rendre compte à la structure. C’est elle qui veut prendre la tête de la Cafo, alors qu’elle fait main basse sur les magasins des femmes aux Halles de Bamako, il y a bientôt 10 ans, dans une gestion calamiteuse ?»

Last but not least : «Des centaines de millions de Fcfa ne sont pas reversés à la BHM, alors qu’elle (Mme Sangaré Nana Coulibaly) est la seule à toucher de l’argent des femmes. Face aux non remboursements cumulés, un huissier de justice a été engagé par la Cafo pour qu’il veille au bon fonctionnement. C’est ainsi que toutes les femmes qui ont des magasins de la Cafo payent directement à la banque, au lieu de donner l’argent à Nana. Tout cela, pour limiter les dégâts. Et dire que les autres responsables de la Cafo, ne pouvant régler les arriérés de millions de Fcfa détournés par Mme Sangaré Nana Coulibaly, sont en train de voir comment les éponger. D’ici là, les magasins de la Cafo sont en train d’être récupérés un à un de la gestion catastrophique de Nana».

Notre interlocutrice affirme en outre que les femmes bénéficiaires de ces magasins aux Halles de Bamako sont sur le pied de guerre. Et de s’étonner en ces termes : «C’est cette dame qui mène une cabale contre notre présidente, Traoré Oumou Touré, pour être à la tête de la Cafo ; elle qui vole les autres femmes, elle qui n’est jamais présente au niveau du siège, c’est absurde !»

Notre vis-à-vis s’exclame ainsi : «Chaque fois qu’il s’agit d’appliquer les textes de l’association, il y a des femmes qui interviennent pour calmer le jeu. Cette fois-ci, la banque ne veut pas calmer le jeu, elle veut être payée. Que Mme Nana s’exécute ! Et au plus vite !»

<strong>Sinaly KEÏTA </strong>]]> </content:encoded>
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<title>L’argent des contribuables canadiens aux mains des prédateurs africains et la montée du terrorisme en Afrique où l’insécurité grandit de plus en plus.</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/chef-detat-major-general-des-armees-du-mali-mahamane-toure-un-general-retraite-qui-fait-reculer-1390332.html</link>
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<pubDate>Thu, 04 Feb 2016 20:30:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>Option</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Depuis les indépendances, l’Afrique a beaucoup bénéficié de l’aide internationale mais sa situation ne semble pas s’améliorer. Actuellement, on assiste à l’accroissement de la pauvreté et le pillage des ressources ne cesse d’augmenter. Hier,  les coupables étaient les européens ? De nos jours, ce sont les mêmes européens, les nord-américains, les asiatiques et d’autres issues de pays émergeant qu’on pointe d’un doigt accusateur de toutes sortes de malversations. Mais tout ceci est fait en complicité avec l’élite politique africaine, qui une fois au pouvoir, ne veut jamais lâcher  prise. Pour quoi le monde entier continue t-il de soutenir ce système de gestion corrompu et criminel voire pourri jusqu'à l’os?

<strong>Le Québec et le Canada vont-ils continuer à entretenir une salle coopération?</strong>

C’est récemment en France que Mr Al Gore participait à une conférence de presse au côté du premier ministre Philippe Couillard, qui annonçait le versement de 25 millions de dollars du Québec aux pays pauvres de la Francophonie pour lutter   contre les changements climatiques. Apparemment, le Québec fera sa modeste part dans les 100 milliards de dollars prévus par les pays riches d'ici à 2020 pour aider les pays les plus pauvres à lutter contre les changements climatiques. Le gouvernement Couillard du Québec, versera précisément 25,5 millions de dollars sur cinq ans à ses partenaires de la Francophonie. Du coté canadien, le Canada consacrera 2,65 milliards de dollars au cours des cinq prochaines années pour aider les pays en développement à lutter contre les changements climatiques, a annoncé récemment le nouveau premier ministre du Canada, Justin Trudeau.

<strong>Le président Barack Obama dégouté par la gestion des dirigeants africains</strong>

En marge d’une rencontre aux Nations Unies, le président Obama a été interpelé par un journaliste nigérian qui demanda <strong><em>« Monsieur Obama, toute l’Afrique a célébré votre victoire, pourtant vos politiques ne semblent pas aider l’Afrique. »</em></strong>

Le présidant américain a répondu<strong><em> « Je ne sais pas ce que vous voulez dire par aider,  mais il faut comprendre que seulement les Africains peuvent s’aider eux-mêmes. Que les chefs d’État arrêtent la corruption et arrêtent de s’éterniser au pouvoir. On ne peut pas accuser quelqu’un d’autre de vous voler lorsque vous le faites vous-mêmes. Je dois m’en aller, merci. »</em></strong>

La réponse de Mr Obama est très révélateur du malaise profond qui existe dans la gestion des affaires par les l’élites politiques africaines. Celles-ci auraient depuis longtemps perdu toute crédibilité. Elles se font ridiculiser dans toutes les rencontres internationales où elles sont perçues comme une bande de mendiants internationaux sans scrupules et qui excellent allégrement dans le vol des ressources de leur continent.

<strong>La réalité sur le terrain où se déroule la coopération internationale</strong>

L’aide internationale ne se rend que très rarement à ceux ou à celles qui en ont besoin. Elle  est  plutôt détournée vers les pays donateurs, dans la plupart du temps par les dirigeants africains eux-mêmes en complicité avec ce qu’on appelle faussement les donateurs.

Et les autres ressources qui restent à ces maudits dirigeants noirs sont investis dans des dépenses de prestiges dans les grandes villes pour leur permettre de rester au pouvoir.

Pendant ce temps on délaisse les campagnes où règnent une extrême pauvreté galopante et une insécurité de plus en plus invivable.

Ainsi, les populations locales africaines voient leur misère et leur souffrance augmenter de jour en jour.  Abandonnés par leurs gouvernements centraux et démunis de tout, ces populations locales africaines versent de plus en plus dans l’extrémisme religieux. Car, aucun espoir n’étant permis, elles se tournent vers des prédicateurs, des charlatans ou d’autres groupes criminels  qui leurs promettent monts et merveilles ou des lendemains meilleurs.

Nous rappelons que les mouvements terroristes, violents et criminels sur le continent noir se sont propagés dans les zones les plus pauvres où le taux d’analphabétisme avoisine les 70%. Les structures étatiques dans ces zones telles que: les écoles, les centres de santé, les services de protection des populations et autres sont presque inexistantes. On est dans des zones d’anarchie devenues des lieux de prédilection de désolation économique, d’oisiveté et d’insécurité. Le désengagement des   services étatiques envers les populations qui manquent de tout a été un point tournant dans la naissance du terrorisme. La population manque de tout : eau, nourriture, électricité, soins de santé de base etc. Pendant ce temps les mosquées et centres de prêche poussent comme des champignons.

L’islamisme  radical semble répondre et malheureusement aux populations africaines

fortement désespérées et désabusées par leurs politiciens qui sont de facto de véritables et de redoutables marchands d’illusions. Cet islamisme radical est en train de s’implanter et de gagner du terrain en Afrique. Le pire est à craindre si aucune solution viable pour lutter efficacement contre la pauvreté n’est envisagée en ce moment ou très prochainement.

<strong>Ce qu’en pense le peuple canadien</strong>

Le peuple canadien est très généreux et accueillant. Ce dernier souhaiterait vivement que l’aide de leurs gouvernements aille directement aux plus démunis de la planète afin de soulager leurs souffrances. Il n’aimerait surement pas que leur argent gagné durement et utilisé sous forme d’aide à la coopération se retrouve entre les   mains de certains dirigeants politiques africains qui vont les détourner et les placer dans d’autres pays étrangers.

On ose espérer que les premiers ministres du Québec et du Canada ne verseront  pas un centime à aucun gouvernement africain sous forme d’aide. Et que les millions de dollars promis aux pays pauvres de la Francophonie ou d’autres, pour lutter   contre les changements climatiques, iront dans les organismes de coopération qui exécuteront les tâches dans ces pays à la place des dirigeants africains hautement corrompus.

&nbsp;

&nbsp;

<strong>Gondiel Ka</strong>,

<strong>Correspondant du journal Option au Canada, </strong>

<strong>Président de la Fondation Christine Sasseville (NEQ 1171469738)</strong>

<strong>Aspirant-expert pour la sécurité mondiale, Fondateur du village de Montréal au Sénégal,</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Corruption dans l’administration au Mali : Le laxisme qui tue !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/corruption-dans-ladministration-au-mali-le-laxisme-qui-tue-1383442.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 02 Feb 2016 01:20:23 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Si hier, le fonctionnaire chargé de gérer les ressources publiques devait user de favoritisme ou de surfacturations pour avoir « sa part » dans les marchés qu’il attribue, aujourd’hui, la formule est beaucoup plus simple : la plupart des fonctionnaires sont en même temps commerçants, fournisseurs prestataires de services, opérateurs économiques.

<strong>Ce qui est pourtant expressément proscrit par la loi !</strong>

S’il y a un phénomène qui mine sérieusement notre économie, c’est sans aucun doute la souplesse dans l’application des textes....

D’abord, c’est ce manque de rigueur qui fait que nos entreprises commerciales et industrielles, sont déloyalement concurrencées par les entreprises étrangères.

Ensuite, c’est le manque de fermeté dans l’application des textes qui fait que, le policier, l’agent fiscal, ou le douanier prend impunément des pots-de-vin avec le contrevenant, le fraudeur etc…

C’est enfin, la même légèreté dans l’application des textes qui fait que, n’importe qui peut faire n’importe quoi. C’est le cas par exemple de l’exercice du commerce auquel désormais, tout le monde peut s’atteler dans notre pays.

Or, aussi bien le code du commerce malien que l’acte uniforme de l’OHADA relatif au droit commercial général (applicable au Mali) interdisent l’exercice de toute activité commerciale par certaines couches professionnelles.

Au premier plan, ceux qui ne doivent pas exercer une activité commerciale sont les fonctionnaires et personnels des collectivités publiques et des Entreprises à participation publique.

Ensuite, viennent, les officiers ministériels et auxiliaires de justice (avocats, huissiers, commissaires priseurs, notaires, greffiers, administrateurs et liquidateurs judiciaires).

Aussi, les experts comptables et comptables agrées, les commissaires aux comptes et aux apports, les conseils juridiques et courtiers maritimes ne doivent pas, aux termes de l’article 9 du l’acte uniforme de l’OHADA (portant sur le droit commercial général), exercer une activité commerciale.

Mieux, au sens de la loi, l’activité commerciale est très étendue.

Il y a, les activités commerciales par leur nature qui sont les achats de biens meubles ou immeubles en vue de leur revente (spéculation), les opérations portant sur la monnaie et les valeurs fiduciaires (opération de banque, de bourse, d’assurance, de transit).

Aussi, l’exploitation industrielle des mines carrières ou tout gisement de ressources naturelles, les opérations de transport, de télécommunication, la location des biens mobiliers ainsi que la souscription ou la vente d’actions de société commerciale ou immobilière constituent également des activités commerciales de par leur nature.

A ces activités commerciales (de par leur nature), la loi ajoute d’autres qui sont commerciales par leur forme, indépendamment de ce sur quoi elles portent. Parmi ces activités, on cite notamment les actes effectués par les sociétés commerciales.

Autrement dit, tout acte accompli par les dirigeants des 4 types de sociétés commerciales légalement reconnues (société anonyme, société à responsabilité limitée, société en nom collectif, société en commandite simple) est commercial.

C’est, dans un souci de moralité publique, que la loi a interdit l’exercice de l’activité commerciale à ces différentes couches professionnelles.

Mais, aujourd’hui, force est de constater que, par laxisme, la disposition légale qui prévoit ces interdictions est complètement désuette.

Et pour cause : combien sont-ils, les fonctionnaires qui ont des camions de transport et qui, au lieu d’attribuer les marchés de gravier, sable, etc (pour la réalisation et l’entretien des routes) aux vrais transporteurs, se l’attribuent, eux-mêmes ?

Combien sont-ils les fonctionnaires maliens qui, par personnes interposées fournissent l’Etat en matériel informatique, matériel de bureau, matériel de construction etc ?

Cette situation, ne conduit-elle pas à faire du fonctionnaire, à la fois vendeur et acheteur ?

Et, dans ce cas, la suite n’est-elle connue… ?

Malick Camara]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>CMSS : Djigui Kéita en prison, le temps nous donne raison</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/cmss-djigui-keita-en-prison-le-temps-nous-donne-raison-1373802.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 28 Jan 2016 00:45:06 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Sirène</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Après presque trois mois d’enquête, Djigui Kéita le comptable de la Caisse malienne de sécurité sociale (CMSS) a été arrêté, le vendredi 22 janvier 2016, par des éléments du Pôle économique et financier. Il joint ainsi Mamadou kôlé Coulibaly (le frère de Moussa Sinko ancien ministre de l’intérieur) qui lui a précédé à la Maison centrale d’arrêt de Bamako depuis le vendredi 13 novembre 2015.</strong>

En effet, désormais on a la certitude que c’est à travers une complicité parfaite entre la directrice générale Mme Oumou Marie Dicko (la dame aux bras longs), le comptable titulaire Djigui Kéita et le comptable de fait Mamadou kôlé Coulibaly qu’environ trois milliards de nos francs auraient été soutirés de 2011 à nos jours des différents comptes de la Caisse malienne de sécurité sociale (CMSS).

Djigui aurait donc menti en disant aux tenaces enquêteurs que sa signature avait été imitée par ses collègues. À supposer que cela soit possible (accordons-le le bénéfice du doute), cependant, il ne peut jamais demeurer sans être, un jour, mis au courant de cet état de fait. Car, en sa qualité de comptable titulaire (prérogative oblige) il est le seul à être régulièrement informé de l’évolution (dépôt, virement, ou retrait effectué) au niveau des comptes bancaires dans lesquelles sont domiciliés les différents fonds de la CMSS.

Idem, pour la directrice générale Oumou Marie Dicko (la margaret Thatcher du Mali) ainsi que les banquiers dont certains sont de plus en plus cités dans des sales affaires. Les relevés bancaires le prouvent bien avec exactitude. Et à titre de rappel, une pareille histoire saugrenue s’est déroulée à la société Cissé technologie impliquant directement le comptable Adama Traoré et une banque de la place qui n’a pas encore été tirée au clair.

Pour le cas spécifique du comptable Djigui pourquoi ne s’est-il pas donné la peine d’alerter ses chefs d’une éventuelle imitation de sa signature? Pour quelle raison a-t-il attendu jusqu’à ce que cette affaire éclate au grand jour pour le faire savoir? En un mot, pourquoi aucun d’eux (agents de la CMSS et ceux des banques) ne s’est jamais douté de quoi que ce soit afin que des dispositions soient prises à temps pour arrêter cette hémorragie financière?

C’est dire que ces délinquants financiers (de classe exceptionnelle) méritent le même sort pour le même délit commis, par-dessus le marché, en associant leur savoir-faire. Surtout en cette période où la protection du denier public ne doit plus être un vain mot à la faveur de la croisade entamée récemment contre la corruption dans notre pays.

Par ailleurs, il convient de rappeler que ces as de la malversation avaient placé leur espoir en la personne de Moussa Sinko Coulibaly dont le frère est en prison depuis le vendredi 13 novembre 2015. Ils pensaient que celui-ci allait mettre en branle ses relations pour les faire tirer d’affaire surtout lorsqu’ils avaient appris que cet ancien ministre de l’intérieur aurait promis de payer 150 millions de Cfa.

Faut-il aussi souligner que Djigui Kéita fait partie de la promotion (trésor) sortie en 2000 avec 84 contrôleurs et 16 inspecteurs. Après quatre de recyclage à l’ex Ecole nationale d’administration de Bamako (ENA) il en sort avec le titre très emphatique ‘’d’inspecteur de finance’’. Ensuite, grâce à ses liens il s’est offert une place privilégiée à la Caisse malienne de sécurité sociale (CMSS) où il fut malheureusement le cerveau d’une bande de malfrats financiers.

Le lundi 25 janvier 2016, toute sa promotion était en conclave pour définir les stratégies visant à le soutenir. Malheureusement là aussi ses camarades étaient divisés en fonction des informations dont ils auraient reçues à propos de son implication directe dans ces malversations. En outre, selon notre source, Djgui Kéita se préparait à prendre la poudre d’escampette. Ce qui compliquerait encore la tâche des limiers qui allaient ainsi perdre une pièce importante du puzzle. Quant à la directrice générale Mme Oumou Marie Dicko, elle continue d’afficher le calme dans ses actes quotidiens. Et cela donne du fil à retordre.

Comme nous l’avions si bien écrit dans une de nos parutions courant novembre 2015, force est de rappeler que décidément le ministère du développement social est devenu ces dernières années un terreau pour les délinquants financiers. À preuve, au temps du ministre Sékou Diakité le département a focalisé l’attention à cause de l’acquisition d’un logiciel de gestion, la caisse des retraités aussi s’est tristement illustrée par un scandale paru dans un des rapports du Bureau de vérificateur général. S’agissant de l’Institut national de prévoyance sociale (INPS), il a brillé de mille feux suite à un incendie qui a ravagé ses archives dont l’origine (malgré la fermeté des tons) ne sera jamais connue.

A suivre !

<strong>Dougoufana Kéita</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Magouille à la mairie de la commune III :  Les salaires  de décembre  d’une centaine de gardiens  disparus</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/magouille-a-la-mairie-de-la-commune-iii-les-salaires-de-decembre-dune-centaine-de-gardiens-disparus-1362152.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/corruption/magouille-a-la-mairie-de-la-commune-iii-les-salaires-de-decembre-dune-centaine-de-gardiens-disparus-1362152.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 22 Jan 2016 11:03:53 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Débat</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Les gardiens contractuels servant dans les écoles et les mairies de la commune III, payés sur virement bancaire, attendent toujours leurs salaires du mois de décembre 2015. Comme explication donnée aux gardiens, la personne chargée du dossier serait parti pour la France. Par contre ceux qui sont payés sur billetage ont déjà été payés depuis le 25 du mois passé. Le maire Kader Sidibé, qui demeure invisible depuis le début du mois, n’est pas sans reproche dans cette affaire.</strong>

&nbsp;

Tout a commencé au mois de décembre 2015 lorsque le payement des salaires des gardiens, servant dans les écoles et les mairies de la commune II, ont débuté. À la surprise générale, une partie des gardiens payés sur billetage ont perçu leurs salaires depuis le 25 décembre. Par contre, la majorité des gardiens payés sur virement bancaire n’ont pas reçu leurs sous. Après une longue attente, chacun est allé vérifier son compte dans la banque où il  se trouve. Chaque fois devant les guichets, le constat est le même, c’est-à-dire les salaires ne sont pas tombés.

Au total, plus de 100 gardiens sont concernés par cette affaire. Les plus courageux ont donc décidé d’aller s’informer à la mairie. L’explication donnée est que la personne chargée du dossier serait partir pour la France. Les représentants des gardiens ont demandé alors de rencontrer le maire Kader Sidibé. Mais malheureusement, leur demande est restée sans suite car le maire n’est plus visible dans son bureau.

Selon des indiscrétions, la somme destinée à payer ces gardiens serait purement et simplement utilisée à des fins personnelles. Le maire de la commune III est donc interpellé afin d’apporter des éclaircissements à cette affaire qui n’a que trop duré.

Ces gardiens qui vivent dans des conditions misérables méritent de percevoir leurs salaires à temps, car ils n’ont d’autres revenus que cette somme. En plus des gardiens, certains agents de la mairie centrale de la commune III seraient aussi concernés par ce problème.

<strong>Nous y reviendrons</strong>

<strong> Drissa Tiéné</strong>

<strong> </strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Pour malversation financière, faux et usage de faux, vol abus de confiance  …Cissé technologie assigne son comptable en justice</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/pour-malversation-financiere-faux-et-usage-de-faux-vol-abus-de-confiance-cisse-technologie-assigne-son-comptable-en-justice-1247952.html</link>
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<pubDate>Tue, 17 Nov 2015 00:15:28 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Sentinelle</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La réaction déplacée du syndicat</strong>

<strong><em>L’affaire défraie la chronique et prend de plus en plus une autre tournure. En s’adressant à la justice, par une plainte avec constitution de partie civile pour des faits qualifiés de faux et usage de faux, vol, abus de confiance et complicité, Cissé Technologie est dans son droit et n’a nullement comme adversaire le Syndicat de la BICIM qui est bien loin «de la défense des intérêts matériels et moraux de ses membres».</em></strong>

<strong>Que s’est-il passé ?</strong>

Courant janvier 2014, Mohamed Cissé, gérant de la société Cissé Technologie, saisissait l’unité d’enquête de la police du 11<sup>ème</sup>  arrondissement d’une plainte pour faux et usage de faux, vol et abus de confiance à l’encontre de son comptable A.T soupçonné de malversations financières.

Les investigations entreprises par les agents enquêteurs ont permis de révéler que A.T qui gardait par devers lui l’ensemble des formules de chéquiers a détourné à son préjudice d’importantes sommes d’argent dont il n’a, à ce jour, pu donner la moindre justification.

En vérité, le susnommé imitait la signature du gérant de la société pour parvenir à la remise d’importantes sommes d’argent.

Ce sont ces faits graves qui ont poussé la société Cissé Technologie à porter plainte contre son comptable A.T. La justice a, par la suite décidé de saisir un juge d’instruction pour mener toute l’enquête et déterminer le montant des détournements effectués au détriment de la société et situer toutes les responsabilités.

Pour ce faire, le juge d’instruction saisi a ordonné une expertise des comptes et de la gestion comptable en vue de déterminer le montant réel des détournements.

A ce jour, l’expert judiciaire désigné n’a pu rentrer en possession de l’ensemble des chèques présentés au nom de la société Cissé Technologie dont les traces apparaissent pourtant sur le relevé de compte bancaire de la CTECH et ce, en raison du manque de diligence et de collaboration de la BICIM.

Les multiples lettres de rappel du juge instructeur n’ont pu vaincre à ce jour la résistance injustifiée de la BICIM à produire des chèques correspondant à des opérations financières apparues sur les relevés bancaires.

La procédure judiciaire a été marquée par la saisine du Procureur de la République du tribunal de la commune V. Les chefs d’accusation sont faux et usage de faux, vol et abus de confiance en date du 30 janvier 2014.

Ensuite, la procédure s’est poursuivie avec la phase d’instruction devant le 3ème Cabinet du tribunal de la commune V

Le PV d’interrogatoire de première comparution en date du 30 janvier 2014 a été joint au mandat de dépôt en date du 30 janvier 2014, du PV d’audition de la partie civile en date du 5 février 2014, de l’ordonnance de placement en détention du nommé H.B en date du 14 juillet 2014. Sans compter l’ordonnance aux fins de refus de mise en liberté en date du 17 juillet 2014 de H.B…

Ce fut après <strong>la procédure devant le juge d’instruction intérimaire</strong>. Elle est marquée par l’ordonnance N° 139 en date du 25 août 2014, ordonnant la mise en liberté de Monsieur H.B. Cela est suivi de l’acte d’appel N° 010 en date du 1er septembre 2014 du conseil de la partie civile, contre l’ordonnance N° 139, ordonnant la mise en liberté de H.B ; observations et demande de contre-expertise formulées par le Conseil de A.T, le 3 septembre 2014 ; l’ordonnance N° 140 du 17 septembre 2014 aux fins de contre-expertise… Ordonnance n° 141 du 7 octobre 2014, aux fins de refus d’expertise des biens appartenant à A.T, acte d’appel N° 013 du 10 octobre 2014 du conseil de la partie civile pour le compte de la partie civile, contre l’ordonnance N) 141 du 7 octobre 2014 aux fins de refus-expertise des biens appartenant à A.T. S’y ajoute l’appel du Procureur Général près la Cour d’Appel de Bamako contre l’ordonnance N° 140 du 17 septembre 2014 et celle N° 141 du 7 octobre 2014 ; suivi du désistement d’appel du Procureur Général par correspondance de l’Avocat Général près la Cour d’Appel de Bamako.

Suites aux différents actes d’appel formés par toutes les parties contre les ordonnances rendues par le juge d’instruction, transmission du dossier devant la Chambre d’Accusation à la Cour d’Appel, le juge d’appel des décisions rendues par tout juge d’instruction.

La procédure s’est poursuivie devant <strong>la Chambre d’accusation de la Cour d’Appel de Bamako</strong>. C’était le 11 novembre 2014, la chambre d’accusation a rendu l’Arrêt N° 564 qui a : déclaré irrecevable le désistement d’appel du Parquet Général, déclaré irrecevable l’appel du conseil de la partie civile contre l’ordonnance de mise en liberté de H.B, reçu l’appel du Procureur Général contre l’ordonnance de mise en liberté de H.B, confirmé l’ordonnance de mise en liberté de H.B… dit toutefois qu’il sera soumis au contrôle judiciaire avec de nombreuses obligations…

<strong>Devant la Cour suprême</strong>, il y a eu l’enrôlement du dossier devant la chambre criminelle, le 17 août 2015. Après les observations orales à l’audience des conseils de H.B et de celui de la partie civile (CTECH), l’affaire fut mise en délibéré pour qu’une décision soit rendue en fin d’audience. Le même jour, le délibéré fut prorogé au 19 octobre 2015. La chambre criminelle de la Cour suprême a rejeté le pourvoi formé par H.B.

Après cette décision souveraine de la haute juridiction, le dossier sera transmis à la chambre d’accusation de la Cour d’Appel de Bamako pour y purger sa saisine, interrompue, de mauvaise foi, par un pourvoi de toute évidence dépourvu de base légale.

<strong>Ce qu’il faut retenir</strong> : c’est que  cette affaire se trouve toujours dans la phase de l’instruction judiciaire où chaque partie par l’entremise de ses avocats assure la défense de ses intérêts dans la procédure et devant la loi.

C’est avec stupéfaction et une grande indignation que la société Cissé Technologie découvre, depuis plusieurs mois dans les médias et dans des démarches auprès de l’administration, un exposé ahurissant des faits et de la procédure par le syndicat de la BICIM qui, n’est pas partie à la procédure. En effet, en aucun moment et à aucune étape de la procédure ledit syndicat n’a été appelé.

L’inculpation du nommé H.B devant le 1er juge d’instruction n’est pas le fait de Cissé Technologie, mais bien un acte légal du juge d’instruction saisi du dossier et dans toute sa souveraineté. Il revient donc au nommé H.B d’assurer la défense de ses intérêts par les conseils de son choix comme ce fut le cas et non par le Syndicat de la BICIM qui, à ce jour, n’est pas inscrit au tableau de l’ordre des avocats du Mali.

<strong>SD</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Scandales politico&#45;économiques  :  Le régime IBK serait&#45;il en train de battre le record ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/scandales-politico-economiques-le-regime-ibk-serait-il-en-train-de-battre-le-record-1190552.html</link>
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<pubDate>Mon, 12 Oct 2015 13:58:30 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_722042" align="aligncenter" width="609"]<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/01/IBK-president.jpg"><img class="size-full wp-image-722042" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/01/IBK-president.jpg" alt="Budget annuel 2015 adopte avec ses risques : Bonjour les scandales !" width="609" height="414" /></a> Son Excellence Monsieur Ibrahim Boubacar KEITA, Président de la République[/caption]

<strong><em>Le débat sur le scandale financier des 1000 tracteurs aux paysans maliens qui éclabousse une fois encore le gouvernement malien et le président IBK donne l’occasion de revisiter un certain nombre de scandales commis sous différents régimes et d’en faire des comparaisons. Il en découle que les gouvernements successifs du président IBK ont ravi la vedette à tous les précédents régimes dans des domaines où la performance de ce niveau n’est pas recommandée</em></strong>.

L’affaire « de l’engrais frelaté » qui défraie actuellement la chronique et déchaîne les passions n’est qu’un des nombreux scandales d’Etat sous le président IBK. Dans le scandale des 1000 tracteurs du président de la République, les protagonistes se lancent des pierres et réfutent les arguments des parties adverses.     Lorsque le Parti pour la Renaissance nationale accuse, le ministère du développement rural et le Groupe Toguna s’inscrivent en faux en parlant « d’affirmations gratuites, légères et calomnieuses ». Dans tout ce méli-mélo, qui dit donc la vérité ? Il y a  lieu de se pencher sur les cas de délinquance financière dans notre pays depuis le renouveau démocratique.  Il faut d’abord reconnaître pour l’histoire et pour la postérité que les scandales politico-économiques ne sont pas l’apanage du seul président IBK au Mali. L’histoire renseigne, outre les perturbations de stabilité politique enregistrées entre les premières heures de l’indépendance et le début du renouveau démocratique dans notre pays en 1991, que des scandales politico-économiques ont eu lieu dans le pays. De 1992 à 2015, le pouvoir d’Etat est partagé entre trois hommes politiques : le professeur Historien, Alpha Oumar Konaré, l’officier de l’Armée redevenu civil Amadou Toumani Touré et l’Administrateur Sorbonnard Ibrahim Boubacar Kéita. Sous le régime du président Alpha Oumar Konaré, de sales affaires  collent à la peau de ce dernier. Car la corruption sous son règne s’est érigée en mode de gouvernance. Mais l’homme a eu le courage d’engager la lutte contre ce fléau avec la mise en place du fameux Kokadjé. Sous ATT, la corruption a pris une autre proportion. Le Mali, à la surprise générale des Maliens, regorgeait assez de milliardaires.  Avec une gloutonnerie qui a poussé les barons de ce régime à s’accaparer même des logements sociaux pour leur maitresse. Sans parler de l’affaire Air Cocaine, qui ternit l’image du Mali à l’échelle internationale. La brèche du coup de force de 2012 avec la bande au capitaine Amadou Haya Sanogo, c’était le gaspillage à outrance. Le coffre-fort du pays se trouvait de facto à Kati et non à Bamako. Le trésor n’avait plus sa raison d’être, car avec les armes, les militaires dictaient leur loi.  De ce fait, on voulait donc tourner la page de la transition, qui avait deux Chefs exécutif si l’on peut le dire. Le pouvoir de l’autoritarisme et de la délinquance financière à Kati, quant à Bamako avec le Professeur Dioncounda Traoré, c’était le silence radio total. Mais avec des faveurs à couper le souffle aux proches parents et amis.

<strong>L’imbattable Ibrahim Boubacar Kéita                                                                                             </strong>

En termes de statistiques et d’impacts criminels, le régime d’IBK a été celui de tous les records. Les affaires scandaleuses sont nombreuses et variées. Comme un athlète aux jeux olympiques, IBK a mis la barre haut au point d’être assurément imbattable. Les affaires qui reviennent fréquemment à l’esprit sont : L’achat de l’avion présidentiel, affaires des engrais hors normes, l’octroi des marchés de gré à gré et maintenant affaire des 1000 tracteurs. Chaque fois que des projets de construction de route sont lancés, il n’est pas rare d’entendre les populations dénoncer les méthodes peu orthodoxes des procédures de passation de marchés et les montants chiffrés. Le nombre des affaires scandaleuses sous IBK en deux ans de gestion du pouvoir, cité supra, n’est pas exhaustif. D’autres échappent à la mémoire en ce laps de temps. En termes d’impacts sur les Maliens, on peut convenir que ces gâchis sont à l’origine des peines qu’endure le pays à atteindre une croissance à 2 chiffres. C’est vrai, chacun porte ses dessous. Seulement, ils ne sont pas tous du même éclat.                                                                                                                                                                                         <strong>Paul N’GUESSAN</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Après les contre&#45;vérités du PARENA sur les 1 000 tracteurs et la mise en garde de Toguna : Tiébilé Dramé récidive</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/apres-les-contre-verites-du-parena-sur-les-1-000-tracteurs-et-la-mise-en-garde-de-toguna-tiebile-drame-recidive-1189872.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 12 Oct 2015 00:08:11 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_123424" align="alignleft" width="310"]<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2013/01/Tiébilé-Dramé.jpg"><img class="size-full wp-image-123424" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2013/01/Tiébilé-Dramé.jpg" alt="Tiébilé Dramé" width="310" height="232" /></a> Tiébilé Dramé, président du Parena[/caption]

<strong><em>Dans notre parution n°584 du lundi 5 octobre 2015, nous titrions à la Une: «Affaire des 100 tracteurs des paysans, les contre-vérités du PARENA de Tiébilé Dramé». Forts de nos investigations auprès des ministères des Finances, du Développement Rural, du Groupe Toguna SARL, de Mali Tracteurs et au sein du marché Dibiba, et forts surtout des nombreux documents et décrets relatifs à la passation des marchés publics, nous avons pu démentir les fausses informations distillées par le PARENA par voie de presse sur les 1 000 tracteurs des paysans.</em></strong>

Au lieu de se remettre en cause, en toute humilité, et d’accepter qu’il s’était lourdement planté, Tiébilé Dramé reprend du service en animant une conférence de presse et en distribuant une déclaration, sous forme de pamphlet, laquelle est postée sur tous les sites et envoyée aux médiats dits internationaux.

Seulement voilà: il a repris ses contre-vérités. Il persiste dans l’erreur, ce qui devient donc diabolique, selon l’adage. Et pour cause! Suivez, s’il vous plait, mon regard. Dans ce document de 11 pages, Tiébilé Dramé revient sur «l’affaire des 1 000 tracteurs des paysans», en soutenant, encore une fois, qu’il s’agissait «d’un marché à gré à gré déguisé effectué en violation flagrante de toutes les règles régissant les marchés publics» (Page 7).

A la page suivante, le même Tiébilé Dramé écrit: «d’ailleurs, le rapport de dépouillement est formel: au chapitre publicité, est écrit néant! S’il y a eu appel d’offres, il n’a pas été rendu public… ». Voilà une grande contradiction: on ne peut soutenir qu’il y a eu marché de gré à gré et parler ensuite de rapport de la commission de dépouillement. Ce qui prouve une fois de plus que Tiébilé Dramé s’est planté en parlant de gré à gré.

Maintenant, le fait qu’il n’y ait pas eu de publicité prouve l’ignorance des textes par le PARENA. En effet, il s’agit d’un appel d’offres international restreint, comme nous l’avions d’ailleurs précisé dans notre article précédent. Ce qui, il faut le savoir, ne nécessite pas de publicité, conformément à l’article 46 du Décret n°08-485 /P-RM du 11 août 2008, modifié, portant procédures de passation, d’exécution et de règlement des marchés publics et des délégations de service public.

En vérité, on sent l’absence du brillant économiste qu’est Konimba Sidibé du PARENA. Sinon, Tiébilé Dramé ne serait pas tombé dans la légèreté actuelle. Il faut que le PARENA sache que le mot «restreint» se suffit à lui-même. Tout est très légal. Le Directeur général des marchés publics, Boncano Sidi Maïga, avait, conformément à ce décret, donné son accord pour un appel d’offres international restreint le 30 avril 2015.  Alors, Messieurs du PARENA, il n’y a pas eu de gré à gré.

17 entreprises ont participé à l’appel: 1. Mali-tracteurs; 2. DTE SA; 3. DEM Group SA; 4. Groupe TOMOTA TECHNOLOGIE;  5. NORINCO MOTORS; 6.  TOGUNA- SARL; 7. AGRIPRO; 8. CENTRALE AUTO; 9. AID SA; 10. COMICOM; 11. AFGRI; 12. Groupe Arc-en-ciel /SMIAS; 13. Struc Tools GMBH; 14. DAPEX; 15. Changling deutz; 16. SMC (Société Mondiale pour le Commerce); 17. Groupe SOSACO.

Maintenant, il ne faudrait pas qu’on vienne nous demander pourquoi un appel d’offres international restreint? C’est une disposition de la loi. Elle offre cette possibilité et le recours à ce mode de passation se justifie par les spécificités techniques des tracteurs et les conditions de livraison, qui nécessitent une capacité technique et financière suffisamment solide pour le fournisseur, sans oublier les délais de livraison et les exigences du service après-vente.

Tiébilé Dramé sait qu’un tracteur ne coûte pas 5,9 millions de FCFA, mais s’entête à parler de surfacturation, sans être à mesure de le prouver. Manifestement, il veut mettre le Bureau du Vérificateur Général au chômage. Malheureusement, son parti n’a pas les compétences pour exercer ce travail. D’où les contre-vérités et les nombreuses erreurs quand le PARENA sort du champ politique pour tenter de devenir technique. On voit immédiatement ses limites.

En outre, Tiébilé Dramé, avec le courage et l’engament qu’on lui connait, a cru bon d’indexer votre fidèle serviteur, comme celui qui «défend, depuis deux ans, les dérives en tous genres du régime». Que non! Cher Président du PARENA, avec tout le respect et l’estime que j’ai pour vous, en raison de votre parcours politique, je tiens à vous dire que je me suis toujours insurgé contre les dérives, les injustices et les abus, au Mali comme ailleurs.

Je ne défends pas les «dérives», je cherche la vérité, celle-là même que votre combat politique d’aujourd’hui ne vous laisse ni voir ni entendre, encore moins accepter. La recherche de la vérité est notre crédo. A chaque fois que vous dites la vérité, nous vous publions gratuitement, au nom du droit à l’information.

Mais quand vous vous trompez ou essayez de distiller des contre-vérités, nous sommes également là pour le dire. Ainsi fonctionne 22 Septembre. Que cela plaise ou non, nous resterons fidèles à notre ligne éditoriale.

Vive le débat démocratique, le débat d’idées, sans haine ni vengeance.

<strong>Chahana Takiou</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Après les contre&#45;vérités sur les 1 000 tracteurs : Le groupe Toguna met en garde le PARENA de Tiébilé Dramé</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/apres-les-contre-verites-sur-les-1-000-tracteurs-le-groupe-toguna-met-en-garde-le-parena-de-tiebile-drame-1185872.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 08 Oct 2015 00:05:03 +0000</pubDate>
<dc:creator>22 Septembre</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em><a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/10/tracteurs.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-1184232" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/10/tracteurs.jpg" alt="tracteurs" width="350" height="164" /></a>Après notre article intitulé «Affaire des 1 000 tracteurs des paysans, les contre-vérités du PARENA de Tiébilé Dramé», l’une des parties citée, le Groupe Toguna SARL, monte au créneau pour démonter les affirmations «légères» de Tiébilé Dramé et de ses camarades. Le Groupe Toguna SARL réfute totalement ces allégations et précise qu’à l’avenir il se «réserve </em></strong><strong><em>la possibilité d’user de tous les moyens de droit pour sauvegarder et son image et ses nombreux emplois». Nous vous proposons ci-dessous l’intégralité du communiqué de presse du Groupe Toguna, dirigé par Seydou Nantoumé.</em></strong>

Le PARENA, le Parti pour la Renaissance Nationale, a porté des accusations graves et diffamatoires sur Toguna SARL dans un document rendu public le 30 septembre, relatif au marché des 1 000 tracteurs.

Ces accusations visent à susciter le mécontentement au sein de la population et à ternir l’image de marque de Toguna. Le Groupe Toguna ne peut accepter les allégations du PARENA, dans la mesure où elles sont en désaccord avec nos valeurs.

C’est pourquoi, estimant que le peuple malien a droit à une saine information, nous apportons des éclaircissements fondés sur les faits et non sur une vaine polémique.
<ol>
	<li><strong>Modalités d’attribution du marché</strong></li>
</ol>
Dans ses allégations, le PARENA affirme que le marché de fourniture des 1 000 tracteurs agricoles a été attribué de gré à gré, «sans appel d’offre ni consultation restreinte».

Ce qui est faux. En effet, le marché de fourniture des 1 000 tracteurs a fait l’objet d’un appel d’offre international. Dix-sept (17) sociétés maliennes et étrangères ont été invitées à concourir et ont présenté leurs offres le 30 Avril 2015, à la DFM du Ministère du Développement Rura,l conformément aux dispositions du cahier des charges.
<ol start="2">
	<li><strong>Prix des tracteurs de 50 CV et délit d’initié</strong></li>
</ol>
S’agissant des prix, le PARENA déclare que les tracteurs Foton de 50CV coûteraient 5 900 000 FCFA rendus Bamako. Nous ignorons le support des coûts ainsi avancés par le PARENA. Mais nous pouvons affirmer que cela n’est pas fondé.

Un tracteur Foton FT500 50 CV, 4 cylindres, moteur diesel, sans ses accessoires, ne coute pas moins de 14 000 USD HT. Les chiffres sont vérifiables partout. S’il faut donc y ajouter les prix des accessoires, ainsi que les frais de transport, on est bien loin des 5 900 000 francs CFA avancés de manière légère.

Il serait intéressant, pour éclairer la lanterne des Maliens, que le Parena publie le support des coûts qu’il avance.

Par comparaison, le tracteur 50 CV avec accessoires classiques (Charrue à 2 disques, Herse 7x7 disques, Remorque 5 Tonnes) est vendu sur la place de Bamako entre 12 690 000 FCFA et 14 500 000 FCFA, tandis que TOGUNA SARL a proposé le même équipement à 12 125 000  FCFA.

Quant au délit d’initié imprudemment avancé par le PARENA, il nous ne pas étonnés du tout, dans la mesure où c’est cela qui devait permettre au PARENA de corroborer sa thèse du marché attribué par entente directe.

Dès lors qu’il n’y a pas eu d’entente directe, qu’un appel d’offres international en bonne et due forme a été lancé, il y a des procédures avant la décision du Conseil des ministres. Ainsi, notification est faite à ceux dont les offres ont été retenues. Dans le cas qui nous concerne, la notification date du mois de mai. Un temps suffisant pour acheminer sur Bamako quelques-uns des tracteurs achetés.
<ol start="3">
	<li><strong>Période d’utilisation des tracteurs</strong></li>
</ol>
Le PARENA affirme également que les tracteurs ne seront utilisés qu’à partir de Mai / Juin 2016. Ce qui dénote de la totale méconnaissance par l’auteur de cette affirmation du mode de fonctionnement du monde rural.

En effet, les tracteurs ne servent pas qu’à labourer les champs et le labour n’a pas lieu seulement qu’aux mois de Mai / Juin. Ils servent au transport de la récolte de la campagne, au transport des fumures, des foins et des produits agricoles sur les différents marchés hebdomadaires, aux travaux de contre-saison, qui démarrent en Novembre, ainsi qu’à plusieurs autres activités du milieu rural.
<ol start="4">
	<li><strong>Qualité du fournisseur TOGUNA</strong></li>
</ol>
Le PARENA s’est insurgé qu’une partie du marché des 1 000 tracteurs ait été attribuée à un fournisseur d’engrais. Il aurait pu simplement se renseigner pour savoir que le Groupe Toguna est constitué de plusieurs sociétés ayant différentes activités, à savoir la production et la distribution d’engrais, la distribution de produits phytosanitaires, <strong><u>l’Assemblage et la distribution de tracteurs agricole</u>s</strong>, la distribution de camions Remorques et Citernes.
<ol start="5">
	<li><strong>Organisation de la cérémonie</strong></li>
</ol>
Selon les déclarations du PARENA «la cérémonie … a été organisée, non par le ministère du Développement rural ou par le Protocole de la République, mais par la société Toguna SARL, principal fournisseur des tracteurs».

Contrairement à cette affirmation, la cérémonie de remise du 22 Septembre 2015 présidée par le Chef de l’Etat, comme cela est connu de tous, a été organisée par le Protocole de la République avec l’appui d’autres structures de l’Etat. De même, c’est le Protocole de la République qui a envoyé les cartons d’invitation aux officiels conviés.

Par ailleurs, lorsque le Président de la République préside un évènement, il est de bon ton que l’ensemble des corps constitués soient présents. Une tradition qui ne date pas d’aujourd’hui et qui a été respectée sous tous les régimes.

La société Toguna SARL a apporté son soutien à l’organisation comme elle a eu à le faire par le passé pour d’autres évènements, aussi bien à Bamako qu’à l’intérieur du pays. Il n’y a donc rien d’anormal que cela soit le cas en cette occasion.

En conclusion, ce pseudo scandale dont parle l’auteur de ces déclarations a été construit sur la base de fausses informations. Au lieu de s’étaler à travers de longs commentaires, qu’il apporte les preuves de ce qu’il avance et s’en tienne à cela. Le peuple malien saura juger.

Nous avons beaucoup de respect pour les partis politiques, y compris le PARENA. Toutefois, nous attirons l’attention du PARENA et de son Président sur le fait que les affirmations gratuites, légères et calomnieuses ont une répercussion négative, au Mali et dans la sous-région, sur l’image de notre entreprise, qui paye ses impôts et emploie plus de 900 personnes, dont de nombreux chefs de famille.

A l’avenir, nous nous réservons la possibilité d’user de tous les moyens de droit pour sauvegarder et notre image et ces nombreux emplois.

<strong>Bamako, le 6 Octobre 2015</strong>

<strong>Le Chargé de Communication du Groupe Toguna</strong>

<strong>Ousmane Sagara</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>La présidence accusée de surfacturation dans un gré à gré</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/la-presidence-accusee-de-surfacturation-dans-un-gre-a-gre-1181442.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 05 Oct 2015 11:49:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_1027082" align="aligncenter" width="730"]<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/06/IBK.jpg"><img class="size-full wp-image-1027082" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/06/IBK.jpg" alt="S.E.M. IBRAHIM BOUBACAR KEÏTA, PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE" width="730" height="420" /></a> S.E.M. IBRAHIM BOUBACAR KEÏTA, PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE[/caption]

Au Mali, le Parti pour la renaissance nationale (Parena), un parti d’opposition dénonce un scandale de surfacturation à la présidence de la République. Il s’agit d’une affaire d’achat de 1000 tracteurs que le président Ibrahim Boubacar Kéïta a lui-même remis le 22 septembre dernier aux paysans maliens.

Selon le Parena, l’achat des 1000 tracteurs s’est fait dans «<em><strong> une transaction opaque</strong></em> » de «<em><strong> marché gré à gré déguisé</strong></em>» illégalement passé entre «<em><strong> l’Etat et un fournisseur sélectionné </strong></em>». Le Parena accuse la présidence d’avoir gonflé les chiffres. Selon le parti d’opposition l’Etat malien a acheté un tracteur à plus de 13 millions de francs Cfa alors que la machine coûterait réellement un peu moins de 6 millions de francs Cfa. Le montant aurait donc passé du simple au plus du double. De quoi susciter une révolte si on sort les calculatrices pour avoir une idée du montant détourné pour l’achat des 1000 tracteurs.
<h2>Faux selon la majorité présidentielle</h2>
Une telle affaire après les démêlés avec le Fmi dans de précédentes affaires de détournements, le gouvernement malien ne s’en remettrait pas. Les partis de la majorité présidentielle ont vivement protesté contre cette accusation qu’ils jugent de «<em><strong> fausse</strong></em> ». Le gouvernement a lui-même réagi et démenti les révélations du Parena. Les autorités maliennes assurent qu’aucune surfacturation n’a eu lieu et que le marché a été cédé dans les règles de l’art sous le contrôle de la Direction des marchés publics.

<span class="createdby">Olivier Ribouis</span>

&nbsp;

<strong><a href="http://www.lanouvelletribune.info/international/annonces/25755-mali-la-presidence-accusee-de-surfacturation-dans-un-gre-a-gre" target="_blank">Lu sur lanouvelletribune.info</a></strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>L’ACI dans le collimateur du pole économique et financier</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/laci-dans-le-collimateur-du-pole-economique-et-financier-1160172.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 16 Sep 2015 12:38:29 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Quelques mois, seulement, avant le coup d’éclat qui a renversé le président ATT, l’Agence de Cessions Immobilières (ACI) avait été chargée, par son département de tutelle, de procéder à la vente de certains bâtiments publics. Situés, pour la plupart, dans la zone commerciale, notamment entre le siège du PMU-Mali jusqu’aux abords de l’artisanat, ces bâtiments publics auraient été bradés ; c’est-à-dire, cédés pour une bouchée de pain.

Estimés à 200 millions CFA, certains bâtiments auraient été vendus à moins de 50 millions CFA. Ceux estimés à 150 millions CFA auraient été cédés, à des opérateurs économiques de la place, à moins de 40 millions CFA par la direction générale de l’ACI.

Les fonds générés par ces ventes devraient se chiffrer à plusieurs dizaines de milliards CFA. Mais selon nos sources, les fonds disponibles dans le compte spécial, ouvert à cet effet dans une banque de la place, ne dépasseraient guère 500 millions CFA. Où est donc passé le reste ? Peut-on se demander. C’est pour répondre à cette question, que les limiers  du Pôle Economique et Financier viennent de se saisir de ce dossier. A en croire nos informations, plusieurs hauts cadres de l’ACI et du ministère de l’Urbanisme, des Domaines de l’Etat et des Affaires Foncières seraient dans la ligne de mire du juge.

Aux dernières nouvelles, on ne dort plus que d’un œil, voire d’un demi-œil, à la direction générale de l’ACI où, c’est désormais le « chauve-qui peut ! ».

Nous y reviendrons !

<strong>Oumar Babi  </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Focus :  Banalisation de la délinquance financière</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/focus-banalisation-de-la-delinquance-financiere-1157112.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 15 Sep 2015 00:30:17 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Aube</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/02/FCFA.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-785142" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/02/FCFA.jpg" alt="FCFA" width="350" height="236" /></a>Après les scandales de l’achat de l’avion présidentiel, du marché d’équipements militaires et celui des engrais frelatés, le Mali n’en finit pas d’être pillé par les délinquants financiers. Détournements de deniers publics, surfacturations, blanchiment d’argent et autres malversations, deviennent le lot quotidien sous nos cieux.

En réalité, les délinquants financiers et leurs complices sont maintenant conscients d’une réalité : le régime d’IBK n’a ni la volonté politique, ni les moyens de lutter contre cette délinquance à grande échelle qui sévit à tous les niveaux.

D’ailleurs, le régime a été le premier à ouvrir (grandement) la voie à certaines pratiques corruptives et/ou frauduleuses. L’achat de l’avion présidentiel (qui a occasionné une grosse magouille impliquant des délinquants étrangers), a donné le coup d’envoi à une série de malversations financières. Aujourd’hui, le « festival des brigands » se poursuit, au vu et au su de tout le monde. Conséquence ? Le vol, le pillage des ressources nationales, sont devenus un sport national au Mali. Mais seuls les menus fretins risquent d’en payer les frais, alors que les gros poissons peuvent, en toute tranquillité, continuer à ‘nager en eaux troubles… »

En somme, l’on assiste à une banalisation de la délinquance financière sur fond de scandales, sous le régime d’Ibrahim Boubacar Keïta.

Or dans le programme ( ?) du candidat Keïta, l’on peut lire, entre autres, ceci : <em>« La lutte contre la corruption sera organisée sur la base d’un principe, la tolérance zéro… ». </em>IBK avait pris une série d’engagements. Il promettait<em> « l’encouragement des actions visant à la dénonciation des cas de corruption à travers la mise en place de mécanismes efficaces d’écoute et de traitement d’informations fournies par les citoyens… »</em>. Aussi, le candidat avait surtout promis «<em>l’instauration d’une politique de nominations aux postes de responsabilité publique basée sur le mérite et l’intégrité morale et prohibant le favoritisme et le clientélisme…</em> ». Ce sont là, de vaines promesses qui, aujourd’hui, sont foulées aux pieds.   <strong>  </strong>
<ol>
	<li><strong> H. Sylla</strong></li>
</ol>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Tentative de détournement de fonds a la mairie de la  commune VI : Le maire Souleymane Dagnon et ses complices  malheureux  démasqués</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/tentative-de-detournement-de-fonds-a-la-mairie-de-la-commune-vi-le-maire-souleymane-dagnon-et-ses-complices-malheureux-demasques-1152652.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 12 Sep 2015 01:41:17 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Débat</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[À quelques encablures des élections communales, régionales et du district de Bamako, prévues pour le 25 octobre prochain, le maire de la Commune VI, Souleymane Dagnon, et ses collaborateurs infortunés sont accusés de tentative de détournement du fonds destiné à l’appui direct à l’amélioration des rendements scolaires (ADARS). Un acte ignoble qui ne fait que confirmer le manque de sincérité dans la gestion des affaires de la cité par ses responsables, et étaler sur la place publique leur boulimie financière.
Cela fait plusieurs mois, jour pour jour, que le comité de gestion scolaire de la Commune VI court derrière un fonds dont la gestion lui revenait de droit. Il s’agit notamment du fonds devant servir d’appui direct à l’amélioration des rendements scolaires (ADARS) dont la gestion connaît une opacité malgré l’arrêté interministériel N°2011-3846/-MEALN-MATCL—MEF-SG du 27 septembre 2011, qui fixe clairement les modalités de gestion dudit fonds. Pourtant, tout se passe bien dans les autres communes du district. Mais le manque de sincérité et la boulimie financière du maire de la Commune VI, Souleymane Dagnon, et de ses collaborateurs sont à l’origine du blocage. Et cette situation risque d’hypothéquer l’avenir politique du maire et de ses collaborateurs à quelques encablures des communales.
En effet, ils deviennent de plus en plus la risée de toute la Commune VI à travers ce feuilleton qui n’avait vraiment pas sa raison d’être. Mais l’envie de tout croquer est presque devenue la règle générale de gestion des affaires pour des responsables aussi véreux que le maire et sa bande. En tout cas, pour ce cas spécifique, les textes sont très clairs quant à la gestion de ce fonds. Un arrêté interministériel N°2011-3846/-MEALN-MATCL-MEF-SG du 27 septembre 2011, fixant les modalités de gestion dudit fonds, stipule dans son article 2 que «l’appui direct à l’amélioration des rendements scolaires (ADARS) est destiné aux écoles fondamentales publiques et communautaires pour l’achat de petits matériels didactiques de base».
Cet arrêté interministériel, signé le 27 septembre 2011 par trois ministres de la République : le ministre de l’Education, de l’Alphabétisation et des Langues nationales, Pr. Salikou Sanogo, son homologue de l’Administration territoriale et des Collectivités locales, le général Kafougouna Koné, et leur collègue de l’Economie et des Finances, Lassine Bouaré, indique clairement dans son article 6 que l’appui direct à l’amélioration des rendements scolaires est transféré aux collectivités territoriales, qui le mettent à la disposition des comités de gestion scolaire. L’article 7 du même arrêté déclare que cet appui est géré par les comités de gestion scolaire. Le même arrêté interministériel souligne dans son article 10 que la dotation est trimestrielle : elle est liée à la taille de l’école. Les écoles bénéficiaires sont réparties en trois catégories selon leur taille : effectif allant à 100 élèves, de 101 à 300 et de plus de 300. Le paiement s’effectue par tranche, indique le même document.
Malgré toutes ces précisions, depuis le mois de janvier jusqu’à maintenant, le comité de gestion scolaire de la Commune VI n’a reçu aucun kopeck. Où est le sérieux ? Le maire Dagnon et ses collaborateurs veulent-ils détourner ce fonds ? Pourquoi s’accrocher à un fonds dont la destination était déjà prévue par les textes ?
Par ailleurs, pour maquiller leur opération de confiscation de «sous d’autrui» et tromper la vigilance des membres du CGS, le maire Dagnon et sa clique ont décidé de retirer la gestion dudit fonds au 5e adjoint au maire pour le confier au 1er adjoint au maire, Ténémakan Koné, histoire de montrer leur «bonne volonté» dans la gestion dudit fonds. Une manœuvre vite découverte dont le seul objectif est de distraire l’opinion. Car comme le dit un adage, «Les oiseaux de même plumage volent ensemble». Aussi, avaient-ils proposé au CGS de confier la gestion du même fonds à l’Académie. L’objectif étant le même : avoir la mainmise sur ledit fonds. Ce qui laisse apparaître ainsi les vraies intentions du maire et ses acolytes. Décidément, le ridicule ne tue plus dans ce pays. Comme excuse trouvée tendant à retarder l’opération de décaissement de ce fonds, du côté de la mairie, on explique que le comptable se trouve actuellement en France. Pourtant, ce dernier avait tout le temps nécessaire de débloquer la situation avant son voyage.
Ce qui est sûr, les textes sont clairs et stipulent que le fonds ADARS est géré par les comités de gestion scolaire. Il n’y a donc pas d’amalgame possible là-dessus. Et le maire Souleymane Dagnon et ses adjoints sont aujourd’hui démasqués dans leur tentative de détournement de fonds. Laquelle tentative contribue à les décrédibiliser davantage auprès des populations de la Commune VI. En attendant, tous les projecteurs sont braqués sur le maire et ses adjoints qui devront avoir le courage de remettre le CGS dans son droit. Boulimie financière, quand tu nous tiens !
À suivre…
Zakariyaou Fomba]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Lenteur dans le décaissement du fonds  ADARS en commune VI : Le maire Souleymane Dagnon et ses acolytes mis à l’index</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/lenteur-dans-le-decaissement-du-fonds-adars-en-commune-vi-le-maire-souleymane-dagnon-et-ses-acolytes-mis-a-lindex-1139832.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/corruption/lenteur-dans-le-decaissement-du-fonds-adars-en-commune-vi-le-maire-souleymane-dagnon-et-ses-acolytes-mis-a-lindex-1139832.html</guid>
<description><![CDATA[ Si certains maires et leurs conseillers sont accusés pour des spéculations foncières à ciel ouvert, le maire de la Commune VI, Souleymane Dagnon, et ses complices sont sur le banc des accusés pour leur lenteur dans le décaissement du fonds destiné à l’appui direct à l’amélioration des rendements scolaires (ADARS).
 ]]></description>
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<pubDate>Fri, 04 Sep 2015 11:23:02 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Débat</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[La gestion des fonds devant servir d’appui direct à l’amélioration des rendements scolaires (ADARS) en Commune VI du district connaît une opacité malgré l’arrêté interministériel N°2011-3846/-MEALN-MATCL—MEF-SG du 27 septembre 2011, qui fixe clairement les modalités de gestion dudit fonds pendant que dans les autres communes, tout se passe bien.

Pour ainsi dire, ni les écoles concernées, ni le comité de gestion scolaire de la Commune ne connaissent aujourd’hui la destination de cet argent. Pourtant, les textes sont clairs quant à la gestion de ce fonds. En effet, un arrêté interministériel N°2011-3846/-MEALN-MATCL-MEF-SG du 27 septembre 2011, fixant les modalités de gestion dudit  fonds, stipule dans son article 2 que «l’appui direct à l’amélioration des rendements scolaires (ADARS) est destiné aux écoles fondamentales publiques et communautaires pour l’achat de petits matériels didactiques de base».

Cet arrêté interministériel, signé le 27 septembre 2011 par trois ministres de la République, à savoir le ministre de l’Education, de l’Alphabétisation et des Langues nationales, Pr. Salikou Sanogo, son homologue de l’Administration territoriale et des Collectivités locales, le général Kafougouna Koné, et leur collègue de l’Economie et des Finances, Lassine Bouaré,  indique clairement dans son article 6 que l’appui direct à l’amélioration des rendements scolaires est transféré aux collectivités territoriales, qui le mettent à la disposition des comités de gestion scolaire. L’article 7 du même arrêté déclare que cet appui est géré par les comités de gestion scolaire. Le même arrêté interministériel souligne dans son article 10 que la dotation est trimestrielle : elle est liée à la taille de l’école. Les écoles bénéficiaires sont réparties en trois catégories selon leur taille : effectif allant à 100 élèves, de 101 à 300 et de plus de 300. Le paiement s’effectue par tranche, indique le même document. Malgré toutes ces précisions, depuis le mois de janvier jusqu’à maintenant, le comité de gestion scolaire de la Commune VI n’a reçu aucun kopeck. Le maire Dagnon et ses collaborateurs veulent-ils piétiner cet arrêté interministériel pour confisquer ce fonds ?

Pour maquiller leur opération et tromper la vigilance des membres du CGS, le maire Dagnon et sa clique ont décidé de retirer la gestion dudit fonds au 5e adjoint au maire pour le confier au 1er adjoint au maire, Ténémakan Koné, histoire de montrer leur «bonne volonté» dans la gestion dudit fonds. Mais peine perdue, car, comme le dit un adage, «Les oiseaux de même plumage volent ensemble».

D’ailleurs, voulant à tout prix avoir la mainmise sur ce fonds, le maire et ses collaborateurs avaient proposé aux membres du CGS lors de la rencontre du vendredi 14 août de confier la gestion du fonds à l’Académie. Ce qui est contraire aux textes qui stipulent que le fonds ADARS est géré par les comités de gestion scolaire. Il n’y a donc pas d’amalgame possible là-dessus. Manifestement, quelqu’un a «maraudé» ce fonds.

<strong>À suivre…</strong>

<strong>Zakariyaou Fomba</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Lutte contre la corruption : Jusqu’où ira le juge ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/lutte-contre-la-corruption-jusquou-ira-le-juge-1137072.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 03 Sep 2015 00:24:28 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_108672" align="alignleft" width="256"]<img class="size-full wp-image-108672" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2012/11/apej.jpg" alt="APEJ" width="256" height="192" /> Siège APEJ[/caption]

<strong>Les anciens agents de l’APEJ qui viennent d’être mis en accusation suite à une enquête sur le détournement de 5 milliards de nos francs sont des personnalités bien connues du grand public. Ils n’ont pas été présentés comme des trophées de chasse, mais leurs ennuis judiciaires arrivent à l’heure du bilan des deux ans d’IBK.</strong>

&nbsp;

Le Président IBK, qui s’était déclaré en guerre contre la corruption en 2014, se doit de présenter un bilan à l’occasion de l’anniversaire de son investiture, le 4 septembre 2015. Ainsi, il pourra se vanter d’avoir favorisé le difficile travail de la Justice, qui a récemment mis au gnouf des cols blancs ayant vidé les caisses de l’APEJ.

Des promesses faites par IBK en 2014, l’opinion nationale n’aura jusqu’ici retenu que des rendez-vous manqués. Une année plus tôt, des dossiers compromettants avaient été transmis aux juges en charge de la répression de la délinquance financière. Ces dossiers sont restés lettres mortes, même si les archives des services de contrôle ont été mis à la disposition de la Justice.

Il reste à savoir si les juges ont pu travailler en toute indépendance. Au sein de la famille judiciaire, des voix s’étaient levées très tôt pour dire tout le mal qu’elles pensaient de la promesse de faire de 2014 une année de lutte contre la corruption. Pour rappel, le Procureur général était des plus sceptiques qui avaient osé parler à l’époque. Cette année-là, on a surtout observé des déchirures entre le ministre de la Justice d’alors, Mohamed Aly Bathily, et les magistrats. Le garde des sceaux disait vouloir nettoyer, extirper du corps des magistrats les mauvaises graines, les corrompus.

Alors, une petite guerre éclata après la mise aux arrêts de certains magistrats qui seraient impliqués dans des transactions  douteuses.

Entre 2013 et 2014, les dossiers de corruption transmis aux magistrats impliquaient des personnalités ayant servi le Mali sous l’ancien président ATT. Mais le régime d’IBK n’allait pas tarder à faire face à ses propres délinquants financiers. De la présidence au ministère de la Défense, en passant par le département de l’Economie et des Finances, des proches du pouvoir actuel ont été cités dans des scandales de corruption révélés la même année.

Les rapports entre le Mali et certains bailleurs de fonds ont été affectés par ces scandales qui ont abouti à la suspension d’une partie de l’aide budgétaire étrangère. Or, les Maliens n’étaient pas au bout de leurs surprises, car d’autres cas d’enrichissements illicites récents ont été mis sur la place publique, et ils impliquent de très hauts responsables, des proches du président IBK. Ce dernier, dans un accès de colère, déclarait il y a un mois qu’il serait désormais impitoyable avec les « retro commissions ».

On peut donc estimer que le juge anti-corruption a du travail à faire. Pour l’instant, il fouille dans les nombreux dossiers de vérification laissés par le Bureau du vérificateur et d’autres services de contrôle. Logiquement, il doit aussi se tourner vers les nouveaux cas de délinquance financière, dont certains font l’objet d’enquêtes. Toute la question est de savoir s’il aura suffisamment les coudées franches pour achever la traque qu’il vient de commencer.

<strong>Soumaila T. Diarra</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Un marché de près de 8 milliards de F CFA conclu avec la Société CISSE TECHNOLOGIE pour la  fourniture d’un système d’information intégré d’identification biométrique et de type web service pour l’AMO</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/un-marche-de-pres-de-8-milliards-de-f-cfa-conclu-avec-la-societe-cisse-technologie-pour-la-fourniture-dun-systeme-dinformation-integre-didentification-biometrique-et-de-typ-1131062.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/corruption/un-marche-de-pres-de-8-milliards-de-f-cfa-conclu-avec-la-societe-cisse-technologie-pour-la-fourniture-dun-systeme-dinformation-integre-didentification-biometrique-et-de-typ-1131062.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 31 Aug 2015 00:37:10 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_1131112" align="alignleft" width="250"]<img class="size-full wp-image-1131112" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/08/Cisse-technologie.jpg" alt="CISSE TECHNOLOGIE " width="250" height="97" /> Logo CISSE TECHNOLOGIE[/caption]

Sur le rapport du ministre de l’Economie et des Finances, le Gouvernement adopté un projet de décret portant approbation du marché relatif à la fourniture d’un système d’information intégré biométrique et de type WEB SERVICE pour le Régime d’Assurance Maladie Obligatoire. En effet, pour assurer la mise en œuvre du régime de l’Assurance Maladie obligatoire (AMO) et du régime de l’Assistance médicale (RAMED), le Gouvernement a acquis en 2010 un progiciel dénommé ESQUIF et sa plateforme technique.
Ce progiciel contient toutes les données relatives à la gestion de l’AMO et permet d’assurer la gestion des assurés et des prestations. Toutefois, l’engagement du constructeur à assurer la maintenance dudit progiciel arrive à expiration et risque de provoquer l’arrêt de toutes les activités gérées à son niveau. C’est pourquoi, le Gouvernement a conclu avec la Société CISSE TECHNOLOGIE le présent marché relatif à la fourniture d’un système d’information intégré d’identification biométrique et de type web service pour un montant de 7 milliards 745 millions 139 mille 968 FCFA TTC et un délai d’exécution de 18 mois. La conclusion de ce marché permettra à la CANAM d’acquérir un nouveau progiciel adapté à ses activités croissantes. Il permettra aussi d’assurer la continuité de la gestion du régime d’assurance maladie obligatoire et d’en renforcer la traçabilité. Il permettra enfin d’améliorer les procédures de fourniture de prestations aux assurés.

&nbsp;

<strong>Révision du Code pénal : Des sanctions contre les agents publics étrangers et les fonctionnaires d’organisations internationales publiques ainsi que les agents du secteur privé </strong>

Le premier Conseil des ministres post vacances gouvernementales a adopté le mercredi 26 aout 2015 un projet de Loi portant modification de la Loi n°01-079 du 20 août 2001 sur le Code pénal. Il détermine des infractions de corruption et prévoit des sanctions contre les agents publics étrangers et les fonctionnaires d’organisations internationales publiques ainsi que les agents du secteur privé. Son adoption permettra la mise en conformité de la règlementation nationale avec les conventions internationales. Car, le Code pénal malien, bien qu’il  sanctionne la corruption et la concussion des fonctionnaires et des employés des entreprises privées, restait muet sur le cas des agents publics étrangers et assimilés alors que la Convention des Nations Unies contre la Corruption du 22 juillet 2005 et le Protocole de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest ( CEDEAO) sur la Lutte contre la Corruption recommandent la prise en charge de cette catégorie d’agents.
<strong>5 milliards 200 millions de F CFA pour l’électrification aux systèmes hybrides d’énergies renouvelables pour 30 villages </strong>

Sur le rapport du ministre des Affaires Etrangères, de l’Intégration Africaine et de la Coopération Internationale, le dernier Conseil des Ministres a adopté un projet de texte relatif à la ratification de l’Accord de prêt , signé à Abu Dhabi, au Emirats Arabes Unis, le 11 juin 2015, entre le Gouvernement du Mali et le Fonds d’Abu Dhabi pour le Développement. Et cela en vue du financement du projet «Electrification Rurale pour Systèmes hybrides d’Energies Renouvelables dans Trente (30) Villages au Mali». Le Projet « Electrification Rurale pour Systèmes hybrides d’Energies Renouvelables dans trente (30) Villages au Mali »concerne 30 villages répartis entre les régions de Kayes, Koulikoro, Sikasso et Mopti.

Il contribue au développement économique en soutenant le secteur de l’économie par l’accès aux moyens d’installation de systèmes hybrides hors réseau de grande capacité pouvant recevoir la production d’énergie dans les localités.

Pour le financement de ce  projet, le Gouvernement malien a signé avec le Fonds d’Abu Dhabi pour le Développement un prêt d’un montant de trente-trois millions cinquante-sept mille Dirhams Emirats soit cinq milliards deux cent millions  de francs CFA environ.

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<strong>«Aujourd’hui, le malien est ivre, non pas d’alcool, mais ivre par le poids des promesses vaines, ivre par l’absence d’acte devant améliorer sa condition de vie » dixit Soumaïla Cissé Chef de file de l’Opposition au 1<sup>ier</sup> congrès ordinaire du PS Yeleen Kura</strong>

Les 29 et 30 aout derniers s’est tenu le 1<sup>er</sup> Congrès Ordinaire du Parti Socialiste Yeleen Kura (PS) à la Maison des Ainés de Bamako. On notait à la cérémonie d’ouverture de ce Congrès la présence de M. Amadou Goita, président du PS, de dirigeants de partis politiques amis de la majorité comme de l’Opposition, dont son chef de file, l’honorable Soumaïla Cissé qui dans son intervention n’a pas manqué de critiquer la gestion actuelle du pays. Ainsi, parlant de la situation sécuritaire, l’élu de Niafunké dira que le Mali connait des moments difficiles et le pays est devenu familier d’un phénomène qu’il n’a jamais connu auparavant et qui est l’insécurité. Aujourd’hui, dit-il «le malien est en danger partout où il se trouve, à la campagne comme à la ville, et est à la merci des bandits armés mieux organisés et mieux équipés que nous». Il dira en outre que «le Malien est ivre, non pas d’alcool, mais ivre par le poids des promesses vaines, ivre par l’absence d’acte devant améliorer sa condition de vie».

« Mais à quoi devons-nous tous ses malheurs et tout se désespoir ? » se pose-t-il comme question avant de répondre que c’est la mauvaise gouvernance. Il trouve que la gouvernance actuelle est sans cap, sans leadership, ni programme et faite de corruption, de gabegie, de népotisme et de clinquant. Pire, dit-il, l’Armée, instrument de notre souveraineté est mal équipée. Pour faire face à ce manque d’équipement des forces armées de Défense et de Sécurité, l’honorable Cissé propose comme solution aux autorités de renoncer aux dépenses de prestiges. Selon lui, les 8 milliards et demi que le Gouvernement veut consacrer à la rénovation du salon de l’aéroport devraient être alloués à l’équipement de notre Armée.

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<title>Affaire Pearl Gold : L’actionnaire Olivier Couriol dénonce la gestion de la direction</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/affaire-pearl-gold-lactionnaire-olivier-couriol-denonce-la-gestion-de-la-direction-2-1114562.html</link>
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<description><![CDATA[ Olivier Couriol, un actionnaire important de Pearl Gold, détenant plus de 20% des actions de la compagnie dénonce la gestion désastreuse et catastrophique de la direction de PG, à laquelle il s&#039;était plusieurs fois insurgé. Les Afriques publie en exclusivité le communiqué -vérité, sans ambages d’Olivier Couriol. ]]></description>
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<pubDate>Wed, 19 Aug 2015 13:20:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Hier, le 5 août 2015, les procédures en réparation de préjudice engagées par Mr Diallo tant à titre personnel qu’au nom de ses deux sociétés, Pièces d’Or Mansa Moussa SA et SODINAF SA, ont trouvé une issue dramatique pour Pearl Gold AG.
En effet, notre société Pearl Gold AG a été condamnée à verser au total près de 38 MILLIONS d’euros à Mr Diallo, Pièces d’Or Mansa Moussa et SODINAF SA.
Ceci est la condamnation explicite des pratiques juridiques aventureuses de la direction de Pearl Gold AG que je dénonce depuis des mois dans mes communiqués.
Ces condamnations qui m’ont été remises hier, tout comme aux dirigeants de Pearl Gold AG, ordonnent « l’exécution provisoire de la décision nonobstant l’exercice des voies de recours ». En clair, Pearl Gold AG est condamnée à payer immédiatement la somme de 38 millions d’euros à Mr Diallo et ses deux sociétés.
Je pense qu’il n’est pas nécessaire de vous expliquer la signification de ce jugement pour une société comme la nôtre, laquelle vit déjà au crédit de Mr Pacha pour financer ses ambitions personnelles.
Cette terrible sanction montre à quel point les multiples procédures engagées par Mr Pacha étaient injustifiées aux yeux du Tribunal. Ces trois Jugements visent les procédures qui ont été intentées non pas contre Wassoul’Or SA, mais contre Mr Diallo lui-même et deux de ses sociétés, dont la SODINAF SA, détentrice de près de 55% des actions de Wassoul’Or SA, tous trois actionnaires de Wassoul’Or SA.
J’ai toujours dénoncé et marqué mon opposition à cette politique. Mes communiqués ont chaque fois été ignorés des dirigeants de Pearl Gold AG, qui ont, malgré mes demandes répétées, refusé de les publier sur leur site web, au mépris de votre droit d’être informé avec la plus grande transparence, alors que je détiens plus de 20% de la compagnie. Ce même droit qu’invoquent ces mêmes dirigeants pour publier sur leur site des articles « à charge » calomniant Mr Diallo, articles qui figurent encore aujourd’hui même sur le site de Pearl Gold AG, alors même que les auteurs de ces articles ont été condamnés pour diffamation par la Justice dans un Jugement datant du 21 avril 2015.
Cette politique de cloisonnement est la démonstration des intentions « douteuses » des dirigeants de Pearl Gold AG, qui ont été jusqu’à demander le redressement et même la LIQUIDATION de Wassoul’Or SA, notre seul actif.
Pearl Gold AG n’a pas non plus publié comme elle l’aurait dû le Jugement en Appel du 14 juillet 2015, octroyant à Wassoul’Or SA un concordat qu’elle demandait après avoir réglé toutes les dettes de tiers, et auquel Pearl Gold AG s’est opposé pour une raison qu’elle devra expliquer ultérieurement.
Pearl Gold AG est encore une nouvelle fois en infraction avec la législation allemande car elle ne communique pas non plus sur l’action que Martagon a initiée auprès des Tribunaux Allemands pour contester les résultats de la dernière Assemblée Générale qui s’est tenue à Francfort à la fin juin. En effet, Martagon conteste auprès des Tribunaux allemands la disqualification arbitraire de plus de 2,5 millions de voix, lesquelles nous auraient permis de gagner la plupart des votes lors de cette AG.
Une AG qui n’a aucunement permis de connaître la situation financière de Pearl Gold AG, contrairement à ses obligations légales. Pearl Gold AG a d’ailleurs été condamnée en Allemagne à une amende de 70’000.- euros pour ce retard. Information qui elle non plus n’est pas publiée sur le site de Pearl Gold AG, dont acte.
J’appelle ici tous les actionnaires désireux de se porter avec moi devant les Tribunaux Allemands contre les dirigeants de Pearl Gold AG, tant à l’encontre du Management que du Conseil de Surveillance, à se faire connaître de notre avocat, Me Bertrand Malmendier,http://www.malmendier-partners.com/fr ou à l’adresse suivante : martagonclaim@gmail.com !
En effet, ces dirigeants, sont tous complices de cette politique désastreuse qui nous a menés jusqu’ici, et peuvent être poursuivis personnellement à ce titre.
Si Mr Diallo se porte en justice pour l’exécution de cette décision, c’est la faillite assurée de Pearl Gold AG. Il est temps de prendre acte de l’échec de la politique menée par ces dirigeants dont aucun n’est vraiment actionnaire de notre société, et dont tous poursuivent un but et des intérêts qui nous sont contraires.
Entre temps, Wassoul’Or SA a tranquillement repris ses activités en conformité avec les propositions qu’elle a faites et qui lui ont permis d’obtenir le concordat qu’elle a demandé.

<strong>RASSEMBLÉS PAR ISMAEL AIDARA, RÉDACTEUR EN CHEF</strong>
<strong>Les Afriques</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Stations Yara Service : Attention: du mauvais carburant dans vos moteurs !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/stations-yara-service-attention-du-mauvais-carburant-dans-vos-moteurs-1104912.html</link>
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<description><![CDATA[ Depuis un certain temps, les clients dont la majeur partie est constituée de l’armée, qui s’approvisionnent dans les stations Yara service se plaignent de la mauvaise qualité du carburant distribué par le Service de Modibo Yara dit « Modibo Djan ».  Malgré la dénonciation de certains hauts gradés, l’armée continue de s’approvisionner chez « Modibo Djan ». Suivez notre enquête !
 ]]></description>
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<pubDate>Fri, 14 Aug 2015 12:01:50 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Progrès</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<img class="aligncenter size-full wp-image-1104962" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/08/yara-service.jpg" alt="yara-service" width="650" height="399" />Dans tous les pays sérieux du monde, les autorités doivent appuyer et soutenir les initiatives nationales. Au Mali, au lieu que l’Etat continue à donner chaque fois de gros marchés à des entreprises étrangères, il a préféré faire la promotion de certaines entreprises nationales intervenant dans divers domaines. C’est ainsi que depuis quelques années, le marché des hydrocarbures des armées particulièrement, est confié à certaines entreprises nationales notamment Yara Service. Appuyer les initiatives nationales est un véritable devoir pour l’Etat. Mais que cet appui se fasse dans la règle de l’art en respectant et vérifiant la bonne qualité de l’essence et du Gasoil est aussi un droit pour les consommateurs. C’est ce qui a manqué aux marchés de fourniture des hydrocarbures attribués à Yara Service.

&nbsp;

<strong>Corruption sur toute la chaine :</strong>

Au Mali, tous les rapports faits sur l’état de corruption publient des milliers de tonnes de milliards de F.CFA soutirées frauduleusement des comptes de l’Etat. Les corrompus et les corrupteurs ne sont autres que pour la plupart des opérateurs économiques et certains agents de l’administration d’Etat.

Le PDG de Yara Service, Modibo Yara dit «Modibo Djan» a bien compris le circuit administratif.  Du port à Bamako, cet individu à la moralité douteuse mélange autres produits dans son carburant importé. D’autres parlent même  de mélange du pétrole Lampant à l’essence et au Gasoil. Les agents des structures, notamment les laboratoires chargés de faire le contrôle qualité sont  tous inondés d’argent, prix de leur silence ! Tous les rapports faits par ces structures sont erronés parce que ne reflétant pas la vérité. C’est en tout cas  ce que nous dit un laborantin qui a pour le moment  gardé l’anonymat. Outre les clients ordinaires des Stations Yara Services à Bamako, Sikasso, Koutiala et Koulikoro, des chefs militaires se déchainent contre le département de la Défense et des Anciens Combattants qui octroie des Dizaines de milliards de F.CFA à Yara Service pour le ravitaillement de l’armée sans se soucier de la qualité du carburant livré.

<strong> </strong>

<strong>De Kati au MDAC :</strong>

De sources bien informées, pour avoir de gros marchés avec le Département de la Défense, Modibo Djan est parvenu à nouer des contacts avec les putschistes de Kati commandés à l’époque par le Général Capitaine Sanogo. Ce dernier le recommande aux hommes du Ministère de la Défense et des Anciens Combattants pour le ravitaillement de l’armée en hydrocarbures. L’homme a successivement eu le marché de 2013 et 2014.  Pour jouer avec les fonds de l’Etat, les amis de Modibo Yara tapis dans l’ombre au ministère de la Défense et des Anciens Combattants, attribuent le marché de 2015 à Yara Service sous couvert d’un autre Operateur Economique. Qui est-il ? Et Comment le PDG de Yara parvient à faire des fausses déclarations au niveau des Douanes en complicité avec certains responsables de la Direction Générale des Douanes (DGD) ? Vous en saurez dans nos futures livraisons.

&nbsp;

<strong>«Je suis un Prince et je m’en fous des marchés de l’Etat» :</strong>

Cette assertion est du fameux PDG de Yara Service que nous avons rencontré le lundi 03 Aout dernier à 15h43 mn dans son bureau à Sogoniko sur l’avenue de l’OUA. L’homme paniqué par la qualité de nos questions, mélangea les pédales : «Je fais cette activité depuis plus de 25 ans et j’ai l’agrément il y a 12 ans de cela». S’agissant du marché de l’armée, l’opérateur économique dira qu’’il le fait par pitié pour le pays et le gouvernement. Avant d’ajouter qu’il est né RICHE. « Je ne sais même pas où et comment sont imprimés les bons de carburant qui sont émis au nom de Yara Service. C’est après prestation que j’introduis la facture pour paiement ». Quel réseau ?

<strong>Nous y reviendrons…</strong>

<strong>Samakoro KONE  </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Délit d’initié  à l’AMRTP :  Choguel se sucre sur le dos de l’Etat</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/delit-dinitie-a-lamrtp-choguel-se-sucre-sur-le-dos-de-letat-1082102.html</link>
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<description><![CDATA[ Décidément, le ministre Choguel n’arrive pas à se défaire de la vache laitière que représente l’Autorité malienne de régulation des télécommunications et des postes (Amrtp), malgré qu’il soit à un autre poste de responsabilité. Il se fait payer des honoraires faramineux de 5 millions de nos maigres francs, en seulement dix jours, pour avoir supervisé la commission de dépouillement et d’évaluation des dossiers de candidature au poste de Directeur Général de l’Amrtp. ]]></description>
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<pubDate>Thu, 30 Jul 2015 17:59:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_740512" align="alignleft" width="236"]<img class="size-full wp-image-740512" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/01/choguel-.jpg" alt="Choguel Kokalla MAIGA" width="236" height="300" /> Choguel Kokalla Maïga,ct[/caption]

Un vrai scandale que les honoraires de 500 000 F Cfa par jour que l’Amrtp a versé à notre super ministre (Perroquet du gouvernement) de l’économie numérique, de l’information et de la communication, Choguel Kokalla Maïga et cela pendant 10 jours. Ancien Directeur Général de la boite jusqu’à sa nomination, Choguel était le seul Malien qui avait connaissance que l’Amrtp était une mine d’or. C’est à la faveur de la crise de 2012 que nous avons connue et lorsqu’il a décidé d’acheter 200 véhicules pour l’armée malienne pour un coup d’une dizaine de milliards que les Maliens ont eu connaissance de l’existence de cette mine d’or que constitue l’Amrtp.

Il n’est caché de personne que c’est à contre cœur qu’il a cédé le fauteuil de DG pour être ministre. Malgré ce nouveau poste qui lui permet toujours d’avoir une main mise sur la boite, Choguel se sucre à volonté dans les caisses de l’Amrtp, comme en témoigne les factures de paiement de ses honoraires en tant que consultant pour le dépouillement et l’évaluation des candidatures de celui ou de celle qui est supposé le remplacer comme DG de la boite. Les deux factures sont signées des mains de Mamadou Hady Traoré, le 3 avril 2015, pour un montant de 4 millions et le 8 avril 2015 pour un montant d’un million de nos francs. Le fait qu’il soit le consultant sur le Dossier malgré son statut de ministre est anodin, mais se faire verser de tels honoraires relève d’un vrai scandale. Même le Président de la République ne peut prétendre à de tels honoraires pour une mission de service public.

L’on comprend aisément comment les activités de son parti  MPR sont financées maintenant. Après le scandale des retro commissions que le Président de la République a dénoncées ouvertement lors de sa dernière sortie, le scandale des engrais (frelatés) hors normes, voilà un autre scandale qui mérite son pesant d’or. En espérant que cette affaire parvienne aux oreilles de qui de droit. On ne savait pas que l’appartenance à la mouvance présidentielle peut donner certains privilèges. Comme IBK se veut intraitable désormais, on espère que cela ne restera pas une vaine menace comme par le passé, d’ici là, notre ministre se la coule douce sur le dos du pauvre contribuable dans une affaire qui sent fort le delit d’initié.

<strong>Harber MAIGA  </strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Focus :  Le festival des brigands</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/focus-le-festival-des-brigands-1080732.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 30 Jul 2015 00:18:58 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Aube</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<img class="alignleft size-full wp-image-272292" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/04/corruption-IBK.jpg" alt="Lutte contre la corruption : « Monsieur propre »" width="320" height="425" />«<em>Quand le propriétaire se transforme en spectateur, c’est le festival des brigands</em>». C’est là une citation empruntée au président Modibo Keïta, dont l’intégrité morale, la droiture et le patriotisme lui ont valu, non pas l’honneur proportionnel à ces valeurs, mais plutôt d’être renversé (le 19 novembre 1968) par une junte militaire dirigée par un certain lieutenant Moussa Traoré. Une triste et douloureuse page de l’histoire du Mali.

Autre temps, autre réalité ! Aujourd’hui, cette phrase du président Modibo est en passe de refléter la réalité qui prévaut au Mali, où la porte est ouverte à tous les excès en matière de délinquance financière.

De scandales en scandales, l’on assiste, en effet, à une course effrénée à l’enrichissement illicite, au détournement des deniers publics, à une corruption ancrée dans les mœurs, et surtout à une délinquance financière aux dimensions démesurées.

L’affaire de l’avion présidentiel associée à celle de l’achat des équipements militaires et leur corollaire de surfacturations en dizaine de milliards de FCFA, le scandale des engrais frelatés, les démolitions d’habitations, sont autant de dossiers qui ont ébranlé la République et qui continuent à faire des vagues, depuis l’arrivée aux affaires d’Ibrahim Boubacar Keïta. Les conséquences de cette mal gouvernance sont ressenties à tous les niveaux.

Et comme l’impunité semble être érigée en système de gouvernance, aucune sanction n’a été prise à l’encontre des auteurs de ces différents scandales. Dès lors, le festival peut continuer à un rythme soutenu!

Dans cette logique d’impunité, l’attribution des logements sociaux a évidemment constitué une aubaine pour des brigands. Ils s’en sont donnés à cœur joie. Au point que la magouille a finalement tué le social. Ainsi va le Mali !

<strong>C.H Sylla    </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Conventions internationales : La corruption dans le collimateur des Nations unies</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/conventions-internationales-la-corruption-dans-le-collimateur-des-nations-unies-1079022.html</link>
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<description><![CDATA[ Le garde des Sceaux, ministre de la Justice est depuis hier en concertation avec la Convention des Nations unies contre la corruption (Cnucc) en vue d’un rapport d’auto-évaluation pour son application au Mali.
 ]]></description>
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<pubDate>Wed, 29 Jul 2015 09:06:59 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Indicateur du Renouveau</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[&nbsp;

La modernisation et la gestion efficiente de l’administration publique au profit des citoyens n’est possible sans un engagement progressif contre la corruption. Malheureusement notre pays semble être un mauvais élève en la matière.

Une rencontre entre des Maliens et les Nations unies sur le sujet se tient dans un contexte judiciaire tendu dans notre pays où la corruption gangrène tous les secteurs y compris celui de la justice. La rencontre permettra aux acteurs de la justice d’échanger en vue de préparer un rapport pour l’application de la Convention des nations unies contre la corruption.

Cet atelier préparatoire du rapport d’auto-évaluation regroupe la grande famille judiciaire malienne, mais aussi les experts de la Cnucc et de la Minusma.

Le garde des Sceaux a lancé un message fort pour ne pas dire un cri d’alarme. Selon Mamadou Diarra son département accorde assez d’importance à cet atelier, car il engagera le Mali dans l’application de la Convention des Nations unies contre la corruption.

Si le consensus est établi autour de la corruption comme facteur destructeur de l’ensemble du système, le cas de notre pays semble faire école. La lutte contre cette pandémie fut longue, on se souvient de l’"opération taxi" dans les années 1966, le"Kokajè" en 1991.

Récemment l’année 2014 déclarée comme année de lutte contre la pauvreté a vu sous le regard impuissant du chef de l’Etat produire son effet contraire. C’est vrai que la corruption se trouve dans tous les pays du monde mais le cas notre pays n’honore aucun Malien.

<strong>Zoumana Coulibaly</strong>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Niveau de corruption au Mali :  La police en tête, suivie de la justice et de la mairie</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/niveau-de-corruption-au-mali-la-police-en-tete-suivie-de-la-justice-et-de-la-mairie-1075832.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/corruption/niveau-de-corruption-au-mali-la-police-en-tete-suivie-de-la-justice-et-de-la-mairie-1075832.html</guid>
<description><![CDATA[ C’est du moins l’opinion des Maliens, selon une enquête réalisée par «Mali-Mètre» de la Fondation Friedrich Ebert. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 27 Jul 2015 22:05:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Progrès</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<img class="alignleft size-full wp-image-571122" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/10/police.jpg" alt="Un chauffeur de Sotrama insulte la mère d'un policier" width="300" height="200" />aliteLe sondage dont les résultats ont été présentés à la presse le jeudi dernier est le sixième du genre réalisé Mali-Mètre depuis son initiation par la Friedrich Ebert Stiftung en 2012. Axée principalement sur l’Accord pour la paix et la réconciliation, cette enquête d’opinion s’est déroulée du 18 au 25 mai 2015 et a concerné 1803 individus tous âgés d’au moins 18 ans. Elle a touché le district de Bamako et toutes les capitales régionales, excepté Kidal.

Des résultats de ladite enquête d’opinion, il ressort que seulement 19% des Maliens connaissent quelques points importants de l’Accord, quand bien même 80,1% de citoyens trouvent que la signature dudit Accord est une bonne chose. Pour plus de la moitié de la population, soit 55,9%, l’Accord ne porte en aucun cas atteinte à l’unité nationale, contre 29,4% d’avis contraire. Ils sont 14,7 à ne pas pouvoir donner d’avis sur ce point. Aussi, l’écrasante majorité de la population (60,6%) des Maliens pensent-ils que le gouvernement pourra difficilement mettre ce document en œuvre, malgré sa signature par les groupes armés de la CMA.

Au chapitre de la corruption, les résultats de l’enquête révèlent que plus de 2 citoyens sur  3, soit 67%, estiment que le niveau du fléau est élevé (23,8%) ou très élevé (43,2%). Les secteurs les plus concernés par la corruption sont la police (52%), la justice (44,4%), la mairie (36,8%). Les douanes occupent la 4ème position (34,5%), suivies de la santé (32%) et l’école (30).

Il faut noter par ailleurs que les Maliens, dans la grande majorité (66,3%), placent toujours leur confiance en le Président de la République, Ibrahim Boubacar Keïta. Cette marge est de 59,1% et 52,4% respectivement pour le gouvernement et l’Assemblée nationale.

Ils sont de l’ordre de 71 %, les enquêtés qui estiment que l’insécurité doit être le principal défi auquel le gouvernement doit faire face, contre 49,9% pour le chômage et 44,3% pour l’insécurité alimentaire.

Il faut rappeler que d’autres aspects de l’enquête ont concerné la notion de l’Azawad, la régionalisation, le mandat de la Minusma, la présence de Barkhane, l’Eutm, entre autres.

La cérémonie de présentation des résultats s’est déroulée en présence du Représentant résident de la FES, Jan Henrik Fahlbusch, de l’Ambassadeur allemand, Günter Overfeld, dont les missions viennent de prendre fin, et du représentant spécial de la Cedeao pour la crise malienne, Cheaka Aboudou Touré.

<strong>Bakary SOGODOGO</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Détournement de 100 millions de FCFA à la Société Oil Libya : La direction et les gérants s’accusent mutuellement</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/detournement-de-100-millions-de-fcfa-a-la-societe-oil-libya-la-direction-et-les-gerants-saccusent-mutuellement-1070632.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/corruption/detournement-de-100-millions-de-fcfa-a-la-societe-oil-libya-la-direction-et-les-gerants-saccusent-mutuellement-1070632.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 23 Jul 2015 00:12:08 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><img class="alignleft size-full wp-image-127656" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2013/02/Oilibya.jpg" alt="Oilibya" width="250" height="102" />C’est le sauve-qui-peut à la direction nationale de la société d’importation et de vente de carburant Oil-Libya. Et pour cause, un trou de près de 150 Millions de FCFA dans la caisse de la structure divise les responsables. L’affaire  remonte à 2013- 2014, selon nos sources. Des tickets de carburant ont été indûment sortis de la direction sans que cela ait été mentionné officiellement dans les registres. Or, la destination finale des tickets demeure toujours les stations. Car les clients possédant ces fameux tickets n’ont d’autre choix que de se faire servir en carburants. </strong>

Cela fait quelques  mois que les responsables de la société Oil Libya font des va-et-vient entre leurs bureaux et le tribunal de la commune IV. Et pour cause, la direction a porté plainte pour détournement de près de 150 millions de francs CFA. Ainsi, cela aurait été possible, selon nos sources proches de la direction, à travers de nombreux tickets de carburants indûment sortis de la direction. Mais ce qui est bizarre, c’est qu’aucune circulaire n’est sortie de la direction pour informer les gérants des différentes stations OiL Libya leur intimant de ne pas servir les détenteurs des tickets datant de 2013 et 2014. Ou du moins chercher les détenteurs des dits tickets afin de savoir leur provenance. Car ils sont généralement adressés aux services de l’administration d’Etat. Les responsables « fautifs » se sont permis, après avoir  été soumis aux interrogatoires du juge, de convoquer les gérants de stations Oil Libya suivants : celui de l’hôtel Olympe, Alassane Maiga, celui de la station proche de l’aéroport, Firhoun Touré et celui de Niaréla, Mahamane Maiga. Ces gérants sont accusés par les responsables d’avoir accepté de livrer du carburant aux propriétaires des tickets incriminés qui ne sont ni faux ni falsifiés. Les enquêtes tendent vers leurs fins et tout porte à croire, selon les gérants accusés, que les responsables du détournement de ces fonds ne peuvent être qu’issus de la direction. « <em>Mais, ils ne veulent pas s’assumer, c’est pourquoi ils cherchent à faire porter le chapeau aux gérants de différentes stations Oil Libya</em>. »,  se défend les gérants. Ces derniers aussi n’entendent pas se laisser faire. Il faut  préciser que ce sont les trois gérants cités plus haut qui ont été convoqués pour qu’ils répondent des accusations « fomentées » de toute pièce, selon eux, sachant que les clients qui viennent s’approvisionner au sein de ces stations utilisent le plus souvent des tickets d’essence. Selon un gérant que nous avons rencontré : « les responsables connaissent ceux qui ont posé cet acte. Mais ils veulent obliger les gérants à endosser la responsabilité de quelque chose dont ils n’ont  pas connaissance… Il y a eu des responsables qui ont été arrêtés puis relâchés. Maintenant, ces derniers cherchent à charger les menus fretins. On verra bien. Nous ne pouvons rien dire de ce qu’on n’a pas fait. » Du côté de la direction du service,  c’est l’omerta. En effet, pour vérifier notre information, nous nous sommes rendus à la direction de la société Oil Libya sise à l’ACI 2000. Mais la chargée des ressources humaines qui a convoqué les gérants au tribunal de la commune IV,  nous a poliment fait savoir qu’elle ne peut pas se prononcer car c’est une affaire interne. Rappelons que depuis la mort du guide libyen Mouammar Kadhafi en 2011, la société  Oil Libya connaît une succession de crises internes. A suivre !

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<strong>Moussa Samba Diallo </strong>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Détournement des véhicules et d&amp;apos;autres biens de l&amp;apos;Etat : Quand des gouvernants spolient le peuple de son patrimoine</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/quand-des-gouvernants-spolient-le-peuple-de-son-patrimoine-1069442.html</link>
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<pubDate>Wed, 22 Jul 2015 14:00:06 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Indépendant</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em><img class="aligncenter size-full wp-image-1069582" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/07/voiture-Etat.jpg" alt="voiture-Etat" width="750" height="392" />Détournements de véhicules étatiques par des ministres qui quittent le gouvernement au nom d'une mise en réforme qui frise le simulacre, marchés frauduleusement attribués, bâillonnement des technocrates compétents du département, gestion personnelle et clanique d'autres biens des départements ministériels. Le patrimoine de l'Etat est, hélas, encore victime de ces pratiques d'un autre âge au moment où les maigres ressources publiques doivent faire face à des dépenses toujours croissantes</em>.</strong>

La plupart de nos Etats africains sont considérés comme de véritables vaches laitières à traire jusqu'à la dernière goutte par ceux-là mêmes  qui sont chargés de nous gouverner. La mal gouvernance a donc la vie dure en Afrique. Quand ce ne sont pas des problèmes d'atteinte à la démocratie, ce sont des problèmes de corruption, de détournements de fonds publics ou d'abus de biens sociaux qui défraient la chronique au quotidien. Malgré les crises profondes auxquelles ces pratiques conduisent, nos Etats n'arrivent à rectifier le tir.

Au Mali, l'on signale encore les cas de détournement de véhicules, de mobiliers et autres matériels de bureau à des fins personnelles par de hauts responsables administratifs comme des ministres, des directeurs généraux et autres personnalités qui quittent leurs fonctions. L'on raconte que des ministres, sentant qu'ils vont être limogés du gouvernement, prétextent des travaux de rénovation pour changer des climatiseurs et autres gadgets (rideaux, moquettes, etc). Et dès qu'ils quittent le gouvernement, ils emportent les équipements changés qui, le plus souvent, sont de meilleure qualité que ceux placés dans les bureaux. En clair, le patrimoine de l'Etat s'appauvrit au détriment de celui personnel de ces anciens " <em>serviteurs "</em> (fossoyeurs serait plus juste) de l'Etat.

Il est récemment fait cas d'anciens ministres qui ont gardé par devers eux des véhicules de grande valeur en les retapant pour s'en approprier au su et au vu de tous. Faut-il rappeler que ces anciens ministres bénéficient encore d'une prise en charge par l'Etat qui leur assure les frais d'électricité, de téléphone, d'eau…L'Etat est ainsi essoufflé, tant ses ressources financières squelettiques sont pompées jusqu'à la moelle.

Par ailleurs, il nous revient que les fonctionnaires de services administratifs, notamment des projets bénéficiant de financements publics, subtilisent les véhicules, les ordinateurs, imprimantes et autres matériels pour les vendre allégrement et empocher les revenus ou n'en verser dans les caisses de l'Etat qu'une infime partie.

Au Mali, les autorités ont récemment lancé une opération de récupération de certains biens de l'Etat, notamment des véhicules qui ont été détournés par des pontes du régime à des fins personnelles. S'il faut saluer cette mesure dont on se demande si elle est l'une des conséquences de l'implication  du FMI dans les affaires maliennes, depuis l'acquisition controversée de l'avion présidentiel, il faut dire que le cas malien est loin d'être un cas isolé sur le continent.  Il est plutôt illustratif de la situation de bien des pays africains où le problème de la gestion saine des biens publics se pose avec acuité. Et est en passe de devenir l’un des défis majeurs pour nos gouvernants.

Pour s'en convaincre, il suffit de voir comment certains véhicules de l'Etat sont utilisés pour des besoins qui, parfois, n'ont rien à voir avec ceux de l'Etat, par certains responsables. Si ce ne sont pas les enfants qui sont conduits  à l'école par le chauffeur avec le véhicule du service, c'est l'épouse ou la domestique qui est transportée au marché pour faire des emplettes. Pendant ce temps, certains agents de l'Etat ne disposent d'aucun moyen de transport pour faire leur travail sur le terrain. Par ailleurs pendant que certains services de l'Etat ne disposent pas du moindre véhicule, certaines personnalités disposent à elles seules de deux à trois véhicules, voire plus. D'où la nécessité d'un changement radical, pour plus d'efficacité dans l'action gouvernementale. Cela passe nécessairement par la prise de mesures vigoureuses  afin d'inculquer un esprit nouveau aux dirigeants africains.

Le bien public est sacré et il faut en prendre le plus grand soin

Pour le cas spécifique de l'utilisation et de la gestion des véhicules de l'Etat, beaucoup d'efforts restent encore à faire. Malgré les contrôles sporadiques, il n'est pas rare de voir certains dirigeants gérer, sans aucune gêne, les biens de l'Etat comme s'il s'agissait de leur propriété personnelle. Cela traduit à souhait la mauvaise conception que les gens ont du bien public sous nos cieux. Quand ce ne sont pas des populations ou des agents qui n'ont cure de l'entretien des biens publics, parce que ces biens de l'Etat sont la propriété de tous et de personne à la fois, ce sont des dirigeants qui se les approprient tout bonnement à des fins personnelles. Ainsi, certains vont même jusqu'à refuser de rendre les véhicules de l'Etat, une fois qu'ils ont été déchargés de la fonction pour laquelle le véhicule leur a été affecté.

Il y a aussi des cas de gaspillages avérés dont personne ne s’émeut dans nos administrations.

On parle d'une facture mensuelle de téléphone de la primature qui s'élève à 3 millions F CFA ; celle de chacun des ministères avoisine en moyenne 1,5 million F CFA. Le petit calcul pour 25 départements ministériels donne une enveloppe de plus de 36 millions de nos francs chaque mois rien que pour le téléphone ! Ajouter au budget de l'eau et de l'électricité (avec des bureaux quelque fois vide avec le climatiseur fonctionnant en plein régime), la facture est simplement salée.

Par ailleurs, l'on peut se demander comment le recensement des véhicules de l'Etat est fait, s'il existe  un état fiable et maîtrisé de la situation, et   s'il y a un suivi réel et sérieux qui en est fait. Car, il n'est pas rare de trouver dans certains services des véhicules garés pendant longtemps, pour un simple problème de batterie, de pneu ou autre  panne anodine. Pendant ce temps, certains agents indélicats se permettent de remplacer les roues usagées de leurs véhicules personnels par des roues neuves de véhicules de l'Etat, quand ce ne sont pas des blocs moteurs entiers qui  sont soustraits. Ce sont là autant d'actes répréhensibles qui exigent un changement de mentalité  par rapport à l'utilisation des biens publics. Il faut avoir le courage de prendre le problème à bras-le-corps, et de travailler les esprits dans ce contexte de changement promis par le président Ibrahim Boubacar Kéita.

<strong><em>             </em>Bruno D SEGBEDJI</strong>

<strong><em>  </em></strong><a href="mailto:djitosegbedji@yahoo.fr"><strong><em>djitosegbedji@yahoo.fr</em></strong></a>

<strong><em> </em></strong>

<strong>Devoir de mémoire sur le patrimoine dilapidé...</strong>

<em><strong>Une commission avait été mise en place au début de l’ère IBK pour faire le point sur les véhicules administratifs, notamment ceux de la présidence de la République, sur lesquels les putschistes de mars 2012 avaient fait main basse. Il est question de centaines de véhicules qui se sont évanouis dans la nature. </strong></em>

On sait que le Capitaine-Général Amadou Haya Sanogo en avait distribué comme des cacahuètes à ses laudateurs et à ses griots. Des responsables politiques qui ont soutenu le putsch ont reçu en cadeaux certains de ces véhicules de l’Etat, tout comme des présentatrices de télévision, dont nous taisons les noms. Alors où en est cette Commission dans la récupération des voitures de l’Etat? On n’en a plus jamais entendu parler. Personne ne s’en est plus souciée. Ce qui prouve que la sauvegarde du patrimoine de l’Etat est le dernier des soucis de nos gouvernants.

On pourrait évoquer aussi toutes ces armes et munitions dont les putschistes et leurs complices militaires et civils s’étaient emparés dans les garnisons pour commettre leur crime et terroriser la population. Un ultimatum leur avait été lancé pour la restitution desdites armes et munitions aux premières heures du régime IBK. Apparemment, personne au Mali ne semble s’en souvenir.

<strong>                                                                                                                       </strong>

<strong> Bruno D SEGBEDJI</strong>]]> </content:encoded>
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<title>D’un scandale a  un autre :  La corruption érigée en règle de gestion sous IBK</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/dun-scandale-a-un-autre-la-corruption-erigee-en-regle-de-gestion-sous-ibk-1046842.html</link>
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<pubDate>Mon, 06 Jul 2015 00:11:11 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em><img class="aligncenter size-full wp-image-182174" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2013/11/verificateur_IBK.jpg" alt="Le président  Ibrahim Boubacar Keïta" width="620" height="413" />Rapports 2014-2015 du VGAL épinglant plusieurs cadres de l’administration ; engrais frelatés avec un fort soupçon de pot de vin ; achats de l’avion présidentiel et des équipements militaires entraînant le gel de la coopération entre le Mali et les bailleurs de fonds, l’addition semble se corser pour le premier magistrat. IBK est aujourd’hui entre le marteau de ses milliers de soutien qui ont cru et qui continuent de croire en lui pour endiguer les maux dont ils souffrent et l’enclume des bailleurs de fonds qui attendent toujours l’assainissement de l’environnement des affaires comme en Côte d’ivoire pour venir investir au Mali</em></strong><strong>. </strong>

&nbsp;

Adoptée le jeudi 15 mai 2014 par les députés à 127% de voix pour, zéro contre et zéro abstention, la loi contre l’enrichissement illicite et la délinquance financière a plus  d’un an et le peuple attend toujours les retombées surtout face à des actes avérés de corruption et de délinquance financière et à la veille du remaniement ministériel où le peuple attend de ses dirigeants une déclaration des biens. Que dit en substance cette loi : Cette loi définit l’enrichissement illicite comme<em> <strong>«l’augmentation substantielle du patrimoine de toute personne que celle-ci ne peut justifier par rapport à ses revenus légitimes ou un train de vie mené par cette personne sans rapport avec ses revenus légitimes ».</strong></em>

La loi contre l’enrichissement illicite et la délinquance financière qui a été adoptée à l’unanimité des députés présents met l’accent sur la déclaration des biens des élus nationaux, régionaux, communaux et tous les cadres de l’administration qui ont un pouvoir de décision. Elle insiste aussi, sur la répression.

Cette loi énumère en son article 9,    les personnes désormais assujetties à la déclaration de leurs biens. Il s’agit des présidents et chefs des institutions de la République, les  ministres et personnes ayant rang de ministres, le Vérificateur général, le Médiateur de la République, les membres de l’office central de lutte contre l’enrichissement illicite (qui sera créé), les présidents de conseil d’administration des organismes personnalisés, les Gouverneurs, Ambassadeurs et Consuls généraux, les Préfets et Sous-préfets, les élus nationaux, régionaux et locaux, les directeurs nationaux ou généraux des services et entreprises publics, les Directeurs des finances et du matériel des départements ministériels et des institutions de la républiques,  les secrétaires généraux des départements ministériels, les chefs de juridiction et de parquet, les magistrats du siège et du parquet.

A cette longue liste s’ajoutent les Chefs d’Etat-major, directeurs nationaux, chefs des services centraux et assimilés de l’armée, de la gendarmerie, de la police et de la garde nationales. Mais aussi les directeurs régionaux des impôts, du trésor, des finances et des services rattachés, les directeurs régionaux des douanes, les régisseurs, les Directeurs régionaux du commerce et de la concurrence, les Directeurs régionaux des domaines et du cadastre, le conservateur des domaines et du cadastre,. A ce jour quels sont ceux parmi nos dirigeants  qui ont déclaré leurs biens ?

IBK, dont la lutte contre la corruption et la délinquance financière a figuré en bonne place dans son programme de campagne, est attendu pour sanctionner les cas avérés de corruption et de  laxisme dans les dossiers d’engrais frelatés d’abord sur le plan  administratif et ensuite transmettre à la justice  les dossiers avec des fortes recommandations en tant que premier magistrat, pour qu’une suite exemplaire  puisse être donnée aux destructeurs de nos terres déjà arides. En faisant cela il aurait appliqué un des principes indispensables pour la bonne gouvernance et dans le cas contraire il serait complice des malfrats de la République.

Alors vivement l’application de la loi contre l’enrichement illicite et la délinquance financière au grand bonheur du peuple Malien. Ou tout simplement pour « l’honneur du Mali et le bonheur des maliens »

<strong>Youssouf Sissoko</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Le 2e adjoint au maire du district l’a dit : &amp;quot;Chacun participe activement à l’organisation de la fraude au Mali&amp;quot;</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/le-2e-adjoint-au-maire-du-district-la-dit-chacun-participe-activement-a-lorganisation-de-la-fraude-au-mali-1034002.html</link>
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<pubDate>Fri, 26 Jun 2015 02:59:11 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Sirène</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_202440" align="alignleft" width="300"]<img class="size-full wp-image-202440" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/03/mairie-district.jpg" alt="Mairie du District de Bamako" width="300" height="225" /> Mairie du District de Bamako[/caption]

<b>Panéliste</b><strong> au débat public sur la mobilisation des ressources fiscales et le financement des SSB, le 2e adjoint au maire du district de Bamako, Ibrahim Dioné, n’a pas fait dans la dentelle pour dénoncer ce qu’il appelle les tares de la démocratie malienne. "Si rien n’est fait, le système de gouvernance va droit au mur. Chacun participe activement comme il veut à l’organisation de la fraude", accuse-t-il.</strong>

<strong> </strong>

Le mardi 23 juin dernier, le 2e adjoint au maire du district de Bamako, Ibrahim Dioné, était l’invité de l’ONG Oxfam-Novib Mali pour un débat public sur l’accès universel des services sociaux de base et la mobilisation des ressources fiscales.

Après l’intervention de ses co-panelistes, notamment le maire de Dialakorodji, Oumar Guindo, et le secrétaire général de la mairie de la Commune VI, Yaya Traoré, sur leurs expériences en matière de gestion décentralisée, Ibrahim Dioné s’est fait remarquer par sa prise de position sur le système de gouvernance du pays.

Le pensionnaire du Grand hôtel de Bamako a souligné que la situation est caractérisée par une fuite générale de responsabilité. "Les députés qui sont censés donner les leçons de démocratie au peuple étaient sur le terrain le dimanche 21 juin, en Commune V avec armes et bagages lors des élections partielles pour le poste vacant. Des députés ont participé activement à la fraude pour entacher la crédibilité du scrutin…", expliquera-t-il, ajoutant que chacun fait ce qu’il veut dans l’organisation de la fraude au Mali. "C’est ridicule quand les élus de la nation s’organisent pour acheter les voix et se faire élire. Il n’y aura plus de redevabilité. Le fauteuil de l’élu coûte cher au Mali. Et si rien n’est fait, on va droit au mur".

<strong>Bréhima Sogoba</strong>

<strong> </strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Achat d’avion présidentiel&#45;contrat d’armement : Comment fut opéré le casse du siècle : 38 milliards dans la cagnotte</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/achat-davion-presidentiel-contrat-darmement-comment-fut-opere-le-casse-du-siecle-38-milliards-dans-la-cagnotte-1031972.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/corruption/achat-davion-presidentiel-contrat-darmement-comment-fut-opere-le-casse-du-siecle-38-milliards-dans-la-cagnotte-1031972.html</guid>
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<pubDate>Thu, 25 Jun 2015 00:32:01 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Aube</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_348872" align="aligncenter" width="610"]<img class="size-full wp-image-348872" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/06/avion-ibk-boeing737.jpg" alt="L’avion présidentiel, le Boeing 737" width="610" height="393" /> L’avion présidentiel, le Boeing 737[/caption]

<em><strong>En mars 2014, un scandale historique éclaboussait la République du Mali sous la couleur de sommes faramineuses injectées dans l’achat d’un avion présidentiel et d’un contrat de fourniture d’équipements militaires. Près de 88 milliards de FCFA venaient d’être sortis des caisses publiques d’un pays sous sérum et sous assistance internationale. Mais le drame, c’est que sur ce montant, environ 38 milliards ont été détournés dont 12,44 milliards en fraude et 25,5 milliards en mauvaise gestion (surfacturation, favoritisme).</strong></em>

Le Vérificateur général, dans son rapport 2014, épingle le ministère de la défense et des anciens combattants et celui de l’économie et des finances, avec leurs complices et alliés. Les Maliens ont encore à l’esprit ces heures chaudes de débats houleux sur l’acquisition par Ibrahim Boubacar Kéïta d’un avion présidentiel (alors même que le pays en dispose un qui a servi sous le président ATT et sous la transition de Dioncounda Traoré) et un contrat de fourniture aux Forces armées maliennes de matériels d’Habillement, de couchage, de campement et d’alimentation (Hcca) ainsi que de véhicules et de pièces de rechange. L’avion aurait coûté entre 17 et 21milliards selon les interlocuteurs et le contrat d’armement s’élevait à plus 69 milliards. D’où est sorti cet argent ? Le moment était-il propice au vu du contexte du pays ? Qui et qui étaient impliqués dans les procédures de passation de ces deux marchés ? Telles étaient les interrogations qui alimentaient et animaient les discussions dans les rouages de l’administration, au sein de la classe politique et de la société civile et même dans la rue chez le citoyen lambda.

En son temps, les deux scandales avaient défrayé la chronique au Mali et au plan international. Ecœurés et prompts à sévir, le Fmi et la Banque mondiale avaient suspendu leur appui budgétaires. Ils sont imités par l’Union européenne, plusieurs institutions et organismes internationaux ainsi que des pays dans la cadre de la coopération bilatérale. Le Mali d’IBK était pitoyablement isolé, contraint de vivre en autarcie. Cependant, le plus dur était à venir pour les Maliens, qui apprendront que des dizaines de milliards avaient été détournés dans les deux dossiers cités plus haut. C’est le Bureau du Vérificateur général, commis sur exigence du Fmi, qui découvre le pot aux roses. Le Bvg éventre toutes les stratégies mises en œuvre par les magouilleurs pour sucer le sang du contribuable malien. Le Vérificateur général a initié la vérification de la conformité et de la performance de l’acquisition d’un aéronef et la fourniture aux Fama de matériels d’habillement, de couchage, de campement et d’alimentation ainsi que de véhicules et de pièces de rechange. A cet effet, le ministère de la défense et des anciens combattants (Mdac) a effectué, entre novembre 2013 et février 2014, des dépenses pour ce faire. Les impératifs de dotations des forces armées maliennes engagées dans les opérations au nord et celles formées par la Mission d’entrainement de l’Union européenne (EUTM), ont servi de motivation au Mdac pour mettre en place une politique d’équipement.
Ainsi, le Gouvernement, a effectué en 2014 des acquisitions d’un montant total de 87, 77 milliards de FCFA, dont 18,59 milliards de FCFA pour l’acquisition d’un aéronef et 69,18 milliards de FCFA pour la fourniture d’équipements et matériels destinés aux forces armées. Appelé « avion de commandement », ledit aéronef a été acquis par le Mdac au même titre que les matériels HCCA, véhicules et pièces de rechange. Pour ces acquisitions, un recours a été fait à l’article 8 du Code des marchés publics et des délégations de service public (Cmp-Dsp) en vue de les exclure du champ dudit code.

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<strong>Magouilles sans limite</strong>

Selon le rapport du Bvg, le Mdac est tout aussi coupable le Ministère de l’économie et des finances (Mef). Les deux départements font (sciemment ?) une interprétation erronée et une application inappropriée de la disposition réglementaire relative à l’exclusion de certaines commandes publiques du champ du Cmp-Dsp. Comment ? Dans la note technique du 8 janvier 2014 relative aux schémas indicatifs de financement pour l’acquisition d’un aéronef de transport, le Mef a préconisé le recours à l’article 8 du Cmp-Dsp. Or, les commandes publiques sous l’angle de contrats de fournitures, de travaux et de services, qu’ils soient ordinaires ou « secrets », font partie intégrante de la gestion des finances publiques et doivent répondre aux principes de l’économie et de l’efficacité du processus d’acquisition, de la transparence des procédures et aux objectifs de la dépense publique. Par conséquent, tout recours aux dispositions de l’article 8 du Cmp-Dsp, en absence de dispositions spécifiques est illégal. L’acquisition de l’aéronef à 18,59 milliards de FCFA et la fourniture de matériels HCCA, ainsi que de véhicules et de pièces de rechange aux forces armées maliennes à 69,18 milliards de FCFA, sous le couvert de l’article 8 sans aucune référence légale et dans les conditions qui ne garantissent pas la transparence dans les procédures et qui ne donnent aucune assurance quant à la fiabilité et la sincérité des informations et des transactions, constituent un risque élevé de fraude. En outre, constate le Végal, le Mdac a effectué, en violation des articles 28 et 29 du Cmp-Dsp, les deux acquisitions en l’absence de toute expression de besoins appuyée de spécifications techniques préalablement définies. En l’absence d’un Cahier des clauses techniques générales, comme partie intégrante du protocole, prenant en charge les spécifications techniques correspondant aux commandes, l’efficacité de la fourniture n’est pas assurée. Ce faisant, l’autorité contractante ne dispose d’aucun moyen légal pour rejeter des livraisons rendues non-conformes. Aussi, le Mdac ne s’est pas assuré de l’existence de crédits budgétaires avant le lancement des deux acquisitions, contrairement à l’alinéa 3 de l’article 29 du Cmp-Dsp qui indique que le lancement d’une commande est subordonné à l’existence de crédits budgétaires. Pourtant, ni le protocole d’accord, ni le contrat d’acquisition de l’aéronef ne comportent d’indication budgétaire prouvant la disponibilité de crédits avant leur conclusion. L’absence de crédits disponibles peut entraîner une dégradation du cadre budgétaire.  Le Végal est formel : le Mdac et le Mef ont irrégulièrement passé les deux contrats d’acquisition et de fourniture. En effet, le Mdac a signé et/ou donné, par entente directe sans aucune motivation formelle, un protocole d’accord pour la fourniture de matériels militaires, un mandat de recherche exclusif à une société en qualité de « Conseiller du Gouvernement » et un « Contrat de Cession-Acquisition d’aéronef ». Le mandat et le protocole d’accord ont tenu lieu de contrat. En outre, seule la version anglaise du contrat d’acquisition de l’aéronef existe. Aucune traduction en français, langue officielle du Mali, n’a été faite conformément aux dispositions du contrat. De plus, le recrutement du consultant dénommé « Conseiller du Gouvernement » par le Mdac dans le cadre de l’acquisition de l’aéronef sur la base d’un mandat de recherche exclusif définissant quelques obligations en lieu et place d’un contrat et en dehors de toute procédure de passation constitue une violation de l’article 39 du Cmp-Dsp. En effet, ledit «Conseiller du Gouvernement » a été ciblé et retenu dans des conditions non transparentes puisque jouissant du privilège d’être l’Administrateur général de la Société « Afrijet Business Service », qui était prestataire de services à la Présidence de la République dans le cadre de la location d’avions. Par ailleurs, il a été relevé l’existence de deux protocoles d’accord, tenant lieu de contrat, signés le 11 novembre 2013, soit à la même date, d’une part, par Sidi Mohamed Kagnassy et d’autre part, par Amadou Kouma pour le compte de la Société « Guo Star », titulaire du marché. Le premier habilité par la Présidence de la République du Mali, à travers le Mandat n°0001/D.CAB-PR du 5 novembre 2013, pour « traiter avec tout fournisseur et intermédiaire que ce soit, des affaires d’équipement des forces de défense et de sécurité maliennes », n’a aucun lieu avec ladite société comme établi par ses statuts. Le second signataire, bien que détenant 30% du capital social, a agi en lieu et place du gérant de la société légalement déclaré au greffe du tribunal de commerce de Bamako sans un acte l’y autorisant. Autre constat du Bvg : le Mdac n’a pas fait respecter les procédures d’enregistrement des contrats dans le cadre de l’acquisition de l’aéronef et la fourniture de matériels Hcca, de véhicules et de pièces de rechange aux forces armées maliennes. Le protocole d’accord, faisant office de contrat dans le cadre de la fourniture de matériels Hcca, n’a pas été visé par le Contrôleur financier en violation des dispositions de la Loi de Finances de 2014 et du Décret n°97-192/P-RM du 9 juin 1997, abrogé, portant règlement général de la comptabilité publique. De plus, il n’a pas fait l’objet d’enregistrement, ni au Secrétariat Général du Gouvernement, ni au service des Impôts. Par conséquent, le Trésor public a été privé de l’encaissement de 2,07 milliards de FCFA de droits d’enregistrement et l’Autorité de Régulation des Marchés publics et des délégations de service public de 345,92 millions de FCFA de redevance. Concernant le contrat de « Cession-Acquisition » de l’aéronef et celui du
« Conseiller du Gouvernement », le respect du circuit d’approbation des marchés reste obligatoire surtout qu’il s’agit d’un marché d’acquisition de bien et de prestation intellectuelle, relève le rapport du Bvg. Toutefois, dans la lettre d’intention du 27 décembre 2013, le Ministre de la défense et des anciens combattants, Soumeylou Boubeye Maïga, s’est engagé à prendre en charge toutes les taxes liées à l’opération. Ainsi, indique le rapport, le Trésor public a été privé de 557,59 millions de FCFA de droits d’enregistrement et l’Autorité malienne de régulation de 92,93 de millions FCFA de redevance.

<strong> </strong>

<strong>Des intermédiaires inopportuns</strong>

L’implication d’intermédiaires dans les deux acquisitions a grevé les coûts. En effet, il a été relevé l’implication des intermédiaires dont l’opportunité n’est pas démontrée. Cette pratique a eu pour effet d’augmenter les coûts d’acquisition de 30,34 milliards de FCFA dont 1,03 milliard de FCFA payé au « Conseiller du Gouvernement » dans le cadre de l’acquisition de l’aéronef et 29,31 milliards de FCFA (dont 5,19 milliards de FCFA de frais bancaires) payés à la société « Guo Star », en sus du coût d’acquisition d’un montant total de 39,87 milliards de FCFA, pour la fourniture des matériels militaires, véhicules et pièces de rechange.
• Le Mef a irrégulièrement accordé une garantie autonome au titulaire du marché dans le cadre de la fourniture des matériels et équipements destinés aux forces armées. Le titulaire du marché n’a pas pu honorer son engagement contractuel en ne parvenant pas à mobiliser le financement.
A l’effet de combler cette défaillance, le ministre de l’économie et des finances, Bouaré Fily Sissoko, a fourni une garantie autonome à première demande de 100 milliards de FCFA à la banque de ce dernier pour assurer le financement de la fourniture des matériels et équipements, objet du protocole. Or, dans le cadre d’un marché public lorsque la nature le requiert, la garantie est toujours fournie par le titulaire et non l’autorité contractante à fortiori une autorité qui n’est pas partie prenante du protocole d’accord. Cette pratique constitue une distorsion aux principes de la commande publique. Le titulaire du protocole d’accord à l’appui de la garantie autonome, suite à son incapacité d’assurer l’intégralité du financement des commandes, a orchestré un montage financier de connivence avec sa Banque. Il a en effet signé avec cette Banque une convention de prêt portant d’une part, sur un montant de 33,24 milliards de FCFA destiné à l’achat de matériels et équipements, et d’autre part, un montant de 15 milliards de FCFA destiné à financer les frais d’approche liés à l’opération. Or, les factures proforma fournies à l’appui des lettres de crédit pour l’achat de matériels et équipements indiquent que les prix comprennent la livraison jusque dans les locaux désignés par l’autorité contractante. Par conséquent, le titulaire du marché n’avait pas à supporter les frais d’approche liés à l’opération. Ainsi, le titulaire du marché a indûment perçu et décaissé au titre des frais d’approche le montant de 9,35 milliards de FCFA. Il en résulte qu’aucune activité réelle en lien avec l’opération ne justifie ces décaissements. Que du gâchis ! Pour un avion qui disparaît si souvent des radars. Et pour des équipements, fantômes.
<strong>Sékou Tamboura</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Rebondissement dans l’affaire de l’achat de l’avion présidentiel : Un proche de Tomi en garde à vue à Paris</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/rebondissement-dans-laffaire-de-lachat-de-lavion-presidentiel-un-proche-de-tomi-en-garde-a-vue-a-paris-1031912.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 25 Jun 2015 00:23:58 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Aube</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_1031932" align="alignleft" width="250"]<img class="size-full wp-image-1031932" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/06/Marc-Gaffajoli.jpg" alt="Marc Gaffajoli" width="250" height="250" /> Marc Gaffajoli[/caption]

<em><strong>Décidément le sort n’en finit pas de s’abattre sur Ibrahim Boubacar Kéïta. Le président de la République a-t-il à peine fini de savourer « sa » victoire pour la signature par la CMA de l’Accord d’Alger que son nom, son image et sa notoriété sont, à nouveau, mis à mal outre-mer dans l’affaire de l’achat de l’avion présidentiel.</strong> <strong>Marc Gaffajoli, directeur d’Afrijet, la société de location d’avions au Gabon appartenant à Michel Tomi, a, en effet, été entendu en début de semaine à Nanterre, en région parisienne. Les policiers cherchent à savoir dans quelle mesure il a participé à <a href="http://www.jeuneafrique.com/38517/politique/mali-qui-appartient-air-ibk-one/">l’achat du Boeing présidentiel d’IBK</a>.</strong></em>

Ballotté entre les scandales qu’il a lui-même semés dès l’entame de son mandat, les sanctions du Fmi et de la Banque mondiale, un front syndical bouillonnant, un malaise social et un marasme économique sans précédent, un dossier du nord brûlant, l’on pensait enfin venue l’heure du répit ou du repos pour Ibrahim Boubacar Kéita avec le parachèvement, le 20 juin dernier, de la signature par la CMA de l’Accord d’Alger pour la paix et la réconciliation au Mali. Mais, c’était compter sans les scandales qui rechignent à s’éloigner d’IBK.

En effet, 72 heures seulement après cette signature fêtée comme un trophée à Koulouba, le magazine Jeune Afrique (avec AFP) nous apprend, dans sa parution du mardi 23 juin, qu’un proche de l'homme d'affaires français Michel Tomi a été auditionné la veille, lundi, dans le cadre de l'enquête pour corruption qui vise ce dernier.

Même si aucune charge n'a été retenue contre lui, ni aucune mise en examen prononcée pour le moment, l’hebdomadaire révèle que les policiers cherchent à savoir dans quelle mesure Marc Gaffajoli (directeur d’Afrijet, la société de location d’avions au Gabon appartenant à Michel Tomi) a participé à <a href="http://www.jeuneafrique.com/38517/politique/mali-qui-appartient-air-ibk-one/">l’achat du Boeing présidentiel malien</a>, estimé à 20 milliards de FCFA (environ 30,5 millions d’euros). L’ancien ministre de la Défense, Soumeylou Boubèye Maïga, avait été également auditionné par les enquêteurs français en charge du dossier Tomi.

En plus de Gaffajoli, un autre intermédiaire de Michel Tomi, un résident gabonais, a aussi été placé en garde à vue le 22 juin. Il s’agit du directeur financier de Kabi qui contrôle Afrijet.

Pour certains milieux politiques et judiciaires français, le nom d’IBK semble désormais intimement lié à celui de « son ami et frère » Tomi, un poids lourd du monde des jeux en Afrique de l’Ouest avec son groupe Kabi (casinos, Pmu) et qui avait été mis en examen en juin 2014, notamment pour corruption d’agent public étranger, faux et usage de faux, abus de confiance, recel d’abus de bien social, complicité d’obtention indue d’un document administratif et travail dissimulé.

Les magistrats du pôle financier de Paris s’intéressent fondamentalement aux liens entre l’homme d’affaires et le président IBK. Au cours des investigations, <a href="http://www.jeuneafrique.com/232734/politique/tomi-ibk-bongo-des-coutes-embarrassantes/">des conversations téléphoniques d’Ibrahim Boubacar Keïta et d’Ali Bongo Ondimba du Gabon, avec Michel Tomi</a>, dont le site Mediapart a publié des extraits récemment, ont notamment été interceptées.

Elles révèlent que le parrain des parrains corse a rendu de multiples services à Ibrahim Boubacar Keïta, allant du paiement et de réservations de chambres d’hôtels dans des palaces français jusqu’à la prise de rendez-vous médicaux en France etc.

Jusqu’où ce nouveau rebondissement nous mènera-t-il ?

<strong>Sékou Tamboura</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Le fardeau de la corruption</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/le-fardeau-de-la-corruption-1030902.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 24 Jun 2015 14:10:20 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<img class="alignleft size-full wp-image-274632" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/05/Corruption.jpg" alt="Lutte contre la corruption et la délinquance financière" width="310" height="233" />La confusion règne, parfois soigneusement entretenue entre la vie politique et celle des affaires, favorisant un affairisme affligeant qui a pour effet l’érection d’une race d’entrepreneurs comptant plus sur leurs relations sociales et politiques pour garnir le carnet de commande que sur la solidité de leur offre. Ainsi,  ce sont bien les différents régimes politiques qui, depuis le coup d’état militaire de 1968 ont fait et défait les grandes fortunes, faussant du coup le jeu normal de la concurrence et compromettant toute chance de créer un secteur privé compétitif, capable de conquérir sainement des parts de marché. Cela est d’autant plus vrai qu’aujourd’hui, les véritables hommes d’affaires maliens peuvent se compter sur les doigts d’une seule main.

Pour inverser la tendance, l’Etat doit cesser d’être la vache à traire pendant que le capitaine d’industrie devra être respecté pour ce qu’il est en réalité : le cheval qui peine à tirer la charrue de la croissance et de l’emploi.

&nbsp;

<strong>LA CORRUPTION EST UNE MENACE GRAVE POUR L’EMPLOI.</strong>

<strong>ELLE BLOQUE LE DEVELOPPEMENT ECONOMIQUE ET SOCIAL</strong>

&nbsp;

Le détournement de l’aide au développement, l’utilisation de la commande publique et de la fiscalité à des fins partisanes sont les principales raisons des difficultés économiques du pays et donc du chômage galopant des jeunes. Les complicités savamment entretenues en la matière à différents niveaux sont telles que même les changements de régimes politiques ne semblent pas avoir d’effet sur le système, chacun cherchant plutôt à en tirer profit. Comment expliquer la propension de tels actes de prédation dans un pays aussi démuni que le nôtre ? Un passage en revue des pratiques sous les différents régimes politiques pourrait aider à comprendre la saga des grands prédateurs de l’économie nationale. Pour l’essentiel, elle s’explique largement par la faiblesse du leadership politique.

Le premier président du Mali indépendant, Modibo Kéita était un homme totalement décomplexé vis-à-vis de l’Occident et de ses compatriotes qui voyaient volontiers en lui un intellectuel honnête, un homme de vision et de conviction. Pour cela, il avait adopté un style de vie et des choix idéologiques simples, conformes au credo resté célèbre « plutôt la mort que la honte ». Modibo et ses compagnons ont adopté un modèle de développement basé essentiellement sur l’effort national avec la création des premières sociétés d’état, afin d’assurer à tous les fils du pays une égalité de chance dans les domaines de la santé et de l’éducation, le tout soutenu par la formation morale et civique, un encadrement exemplaire de la jeunesse. Avec eux, le citoyen malien a vécu modeste mais fier, digne et respecté en Afrique. Depuis la chute de Modibo, le pays a perdu ses repères et la devise nationale est devenue un slogan creux. L’avènement de la démocratie n’a pas amélioré la situation.

&nbsp;

<strong>UNE DEMOCRATIE PERVERTIE PAR LA FAIBLESSE</strong>

<strong>DU LEADERSHIP ET UN EFFRITEMENT DU SENS MORAL</strong>

&nbsp;

Les putschistes du 19 novembre 1968 ont choisi de jeter purement et simplement l’enfant avec l’eau du bain, sans proposer d’autre modèle social que leur détermination à faire disparaître tout ce qui pouvait rappeler le régime précédent et son chef charismatique. On voit alors apparaître dans l’entourage de certains faucons une fortune plus que douteuse et un train de vie ostentatoire. La corruption et le népotisme prospèrent au point d’exacerber des frustrations y compris sous les képis, conduisant à des purges successives au sein de l’establishment militaire. Même la création d’un parti politique et ses efforts d’endiguer la corruption ne permettront pas à Moussa Traoré de sauver la situation. Le Mali  sort de mars 1991 économiquement affaibli, moralement et socialement désorienté. Dans la sous région, le citoyen malien jadis si fier a perdu de sa superbe, les autres l’ayant laissé sur le bord de la route avec des arriérés de salaires pouvant atteindre cinq mois.

Le mouvement démocratique de mars 1991 qui portait tous les espoirs de la jeunesse se révèlera en fait une révolution inachevée. En effet, la multiplicité des acteurs (scolaires, syndicalistes, associations, rue, armée), ajoutée à la faiblesse du leadership au sein de la société civile seront le véritable talon d’Achille de ce mouvement qui s’installera progressivement dans une contestation malsaine et même paralysante. ATT mène une transition au pas de course avant de céder le témoin à Alpha Oumar Konaré qui accède certes au pouvoir politique mais peine à discipliner l’armée et le milieu scolaire, pendant que la rébellion et ses adversaires politiques le harcèlent sur les flancs. Il quittera Koulouba après un bon pied de nez aux partis politiques en laissant le pouvoir à un candidat indépendant qui sera insidieusement pris en otage dans les mailles de politiciens et d’affairistes de tout acabit. Prenant prétexte de la mauvaise gestion de la crise du nord, des soldats anonymes conduits par un capitaine tout aussi inconnu informeront tôt le matin du 22 mars 2012 le peuple malien désabusé de la destitution d’ATT. Ce qui reste des biens et des caisses de l’Etat sera soigneusement pillé. Il faudra une intervention énergique de la communauté internationale soutenant le CEDEAO pour qu’une transition soit instituée pour organiser les premières élections véritablement démocratiques du pays.

IBK est ainsi élu président en 2013 avec plus de 77% des voix pour répondre à des attentes précises : juguler la rébellion dans le septentrion, reconstituer une armée nationale forte et républicaine, moraliser la vie publique en assurant la relance économique, redonner confiance aux populations et aux investisseurs. Mais déjà, certains dossiers à scandale se sont invités dans le débat politique, brouillant quelque peu l’image d’Epinal d’IBK : contrats des équipements militaires et fraudes aux examens en 2014, valse des signatures à rebondissements de l’accord de paix et attitudes mal comprises de la France et de la MINUSMA dans le nord du pays, patate encore toute chaude des engrais dits frelatés qui met en émoi le monde rural. Le discours présidentiel est certes resté ferme et sans équivoque mais les actes tardent. Seront-ils, le moment venu à la mesure des déclarations ? La distance est parfois longue de la coupe aux lèvres.

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Le Mali est en panne de modèle politique et économique mais aussi d’un modèle social. Le culte de l’argent facile et de la réussite matérielle rapide ont conduit à tous les reniements et aux pires crimes dans une impunité totale. Avec Modibo Kéita, les Maliens étaient maîtres de leur destin. Après lui, ils sont à la merci des institutions de Bretton Woods. N’est-il pas temps de se ressaisir ? La signature de l’accord de paix qui consacre l’entrée des frères fâchés du nord dans la république boucle une étape importante du retour à la paix et à la réconciliation. Cependant, son application opportune sera tributaire du sérieux et de l’efficacité de la gouvernance d’Etat. Pour qui connaît le Mali et ses pratiques, cela est une autre paire de manches ! En tout état de cause, IBK devra et cela avant 2018, instaurer une gouvernance vertueuse, avec en bonne place une gestion rigoureuse et transparente des finances publiques. C’est un défi qu’il doit nécessairement relever s’il veut être transcendant et confirmer qu’il est bien l’homme que les Maliens espéraient.

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Mahamadou Camara

Email : <a href="mailto:camara_m2006@yahoo.fr">camara_m2006@yahoo.fr</a>]]> </content:encoded>
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<title>Directeur des Finances et du Matériel  du ministère de la Culture : Un véritable fossoyeur de fonds publics !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/directeur-des-finances-et-du-materiel-du-ministere-de-la-culture-un-veritable-fossoyeur-de-fonds-publics-1028862.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/corruption/directeur-des-finances-et-du-materiel-du-ministere-de-la-culture-un-veritable-fossoyeur-de-fonds-publics-1028862.html</guid>
<description><![CDATA[ Depuis un certain temps, la DFM du ministère de la Culture est caractérisée par des maux comme, le vol, la corruption, la fraude, le favoritisme, le non respect des règles en matière de gestion. Du coup, on signale au niveau de cette structure la disparition des milliards de nos francs.
 ]]></description>
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<pubDate>Tue, 23 Jun 2015 13:03:35 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>En effet, </em></strong>Le Directeur des Finances et du Matériel de ce département  a indûment utilisé les produits issus de la vente des DAO au lieu de les reverser au Trésor Public conformément aux dispositions en vigueur, ces produits ont servi à la publication des avis d’appel d’offres, au versement de « jetons de présence » et à l’achat de produits alimentaires pour les membres des commissions chargées de l’analyse des offres.

Le montant total de ces irrégularités se chiffre à 2,6 millions de FCFA pour l’exercice 2013.

Le fraudeur, pardon le Directeur des Finances et du Matériel n’applique pas les pénalités de retard dues sur des marchés. Ainsi, cinq marchés ont connu du retard dans leur exécution pour des pénalités non appliquées totalisant 3,14 millions de FCFA.

Il faut le dire, ce Directeur des Finances et du Matériel a indûment versé 135,80 millions de FCFA au titulaire d’un marché relatif aux travaux de rénovation et d’extension du Mémorial Modibo Keita à travers quatre mandats de paiement émis en 2011. Ces mandats visent un avenant audit marché.

Cet avenant n’a pas été fourni par la DFM, ni retrouvé dans les liasses des pièces justificatives du compte de gestion du Payeur Général du Trésor.

En outre, ce montant décaissé à titre d’avenant, représente 34,48% du montant du marché initial, supérieur au taux légal de 30% au-delà duquel un nouveau marché devrait être passé.

Le Directeur des Finances et du Matériel a fait usage de faux procès-verbaux de réception lors des paiements. Dans le cadre d’un marché relatif aux travaux de construction de l’annexe du Musée de Gao d’un montant de 100,21 millions de FCFA, la DFM a joint à deux mandats de paiement totalisant 75,90 millions de FCFA un procès-verbal de réception provisoire sans numéro du 2 octobre 2011. En outre, ledit procès-verbal de réception a été signé par l’autorité contractante à Bamako pour des travaux exécutés dans la ville de Gao. De plus, le bureau de contrôle et le bureau d’architecture ont signé le procès-verbal alors qu’aucun des représentants des services publics extérieurs habilités à participer à la réception ne l’a signé. De même, dans le cadre du marché relatif aux travaux de restauration du fort de Médine, il a été décelé l’existence de trois procès-verbaux de réception provisoire comme pièces justificatives d’un mandat de 64, 75 millions de FCFA.

Notons aussi que, le Directeur des Finances et du Matériel n’a pu établir la réalité de la livraison de matériels et équipements payés pour le compte de l’atelier de tissage de l’Institut National des Arts (INA). Le contrôle d’effectivité a fait ressortir des équipements et matériels manquants, d’un montant total de 11,11 millions de FCFA. Par ailleurs, des Administrateurs de crédit n’ont pas pu établir la réalité de l’existence physique de matériels et équipements reçus pour un montant de 6,35 millions de FCFA. De même, des équipements et matériels totalisant 6 millions de FCFA, objet du marché n°0443/DGMP-2013, n’existent pas physiquement au niveau du Mémorial Modibo Keita bien qu’ils figurent dans le procès-verbal de réception définitive et le bordereau d’affectation du matériel. La valeur totale des équipements et matériels non retrouvés est de 23,46 millions de FCFA.

S’agissant du Régisseur d’avances et le Régisseur spécial d’avances, ils ont effectué des dépenses non éligibles. Le Régisseur d’avances a utilisé une partie des fonds provenant du mandat n°596 de 2012 destinés aux dépenses de fonctionnement du Mémorial Modibo Keita pour acheter de la poudre de fusil et des amorces dans le cadre de la rencontre des chasseurs.

En outre, une partie du mandat n°345 de 2012, destinée à prendre en charge les dépenses liées aux activités du patrimoine culturel, a servi à payer des frais de blanchisserie et d’effets d’habillement. Ces dépenses non éligibles se chiffrent à 11, 56 millions de FCFA pendant la période sous revue. Quant au Régisseur spécial d’avances, il a admis des factures d’achat de carburant, de fournitures de bureau et de restauration, n’entrant pas dans l’objet de la régie spéciale d’avances. Le montant total de ces dépenses s’élève à 13,71 millions de FCFA. Par ailleurs, courant 2013, le Ministre chargé de la Culture a effectué plusieurs voyages privés à Ségou, tel qu’indiqué sur les ordres de mission. Ces déplacements ont occasionné des achats de carburant, des avances à justifier et, des frais de mission pour un montant total de 4,56 millions de FCFA.

Par ailleurs, le Régisseur d’avances a accepté des pièces de dépense non probantes d’un montant de 14,90 millions de FCFA pour justifier les avances consenties à l’occasion des missions à l’intérieur du pays. En effet, il a admis des factures de carburant acheté sur des itinéraires autres que ceux de la mission, des factures d’achats de boissons et de fournitures de bureau non prévus, des factures de restauration pour des personnes ne figurant pas sur l’ordre de mission et des états d’émargement sans aucun autre support.

En d’autres lieux,  il faut signaler que, le Directeur des Finances et du Matériel a admis des décaissements sans pièces justificatives au compte de l’Opéra du Sahel. En effet, la Coordination de l’Opéra du Sahel a effectué des décaissements qui ne sont soutenus par aucune pièce justificative pour un montant total de 18,36 millions de FCFA sur lequel la somme de 11 millions de FCFA a été mise à la disposition du Régisseur d’avances suivant Décision n°13-000025/MC-SG du 20 février 2013 du Ministre de la Culture.

<strong>Youssouf Traoré</strong>

<strong>Source: La Boussole</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Contentieux Me Tall &#45; Babani Sissoko :  Le DG de l’EDM&#45;SA cité dans le dossier</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/contentieux-me-tall-babani-sissoko-le-dg-de-ledm-sa-cite-dans-le-dossier-1027322.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/corruption/contentieux-me-tall-babani-sissoko-le-dg-de-ledm-sa-cite-dans-le-dossier-1027322.html</guid>
<description><![CDATA[ Abus de confiance aggravé de faux et usage de faux, telles sont les accusations portées contre Me Mountaga Tall dans la plainte devant le Procureur général par Me Boubacar Soumaré du Cabinet  Soumaré et Fané, agissant au nom de son client, Foutanga Babani Sissoko. L’affaire avait valu, en son temps, la demande de levée de l’immunité parlementaire de Me Mountaga Tall. Il est à signaler que Monsieur Doroh Berthé, DG de l’EDM-sa, est cité dans le dossier, alors qu’il était directeur de la clientèle de la société d’électricité. ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 22 Jun 2015 09:52:19 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_50500" align="alignleft" width="310"]<img class="size-full wp-image-50500" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2012/02/Babani-xx.jpg" alt="Babani Sissoko" width="310" height="177" /> Babani Sissoko[/caption]

Ce contentieux entre Me Mountaga Tall et Foutanga Babani Sissoko fait suite à la vente de l’hôtel Mariétou Palace à 3 milliards Fcfa. Babani avait mis à la disposition de Me Tall la somme de 700 millions Fcfa pour désintéresser divers créanciers, sur la base d’un mandat spécial établi sous forme d’autorisation de paiement datée du 27 novembre 2006 et authentifiée par Me Tidiane Dème, notaire à Bamako.

Les 700 millions de Fcfa ont été versés par quatre chèques Bsic en date du 19 janvier 2007 (respectivement 100 millions Fcfa, 200 millions Fcfa, 100 millions Fcfa et 300 millions Fcfa)  émis par Me Amadou Diop, notaire instrumentaire de la vente de l’hôtel Mariétou Palace, sur le prix duquel les fonds ont été directement prélevés, comme le confirme la quittance en date du 23 janvier 2007.

Mais le sieur Babani Sissoko reprochera plus tard à Me Tall d’avoir manqué à ses obligations, surtout lorsque M. Boubacar Djigué, créancier hypothécaire de Babani, qui devait être traité en priorité, a initié une procédure d’expulsion de Babani Sissoko. Un des éléments parmi tant d’autres qui ont amené l’avocat de Babani Sissoko à dire que Me Tall n’a donc pas réglé les sommes dues par son client à son créancier hypothécaire, alors que 300 millions Fcfa, sur les 700 millions qui étaient confiés à Me Tall, étaient affectés à ce règlement.

Le Bâtonnier de l’ordre des avocats a été saisi aux fins d’une mission de bons offices auprès de Me Tall pour obtenir le compte-rendu de la gestion des fonds confiés à ce dernier. En s’exécutant, Me Tall avait fait parvenir au Bâtonnier la copie des courriers échangés entre lui et Me Amadou Sow, l’avocat du sieur Djigué, un tableau récapitulatif des paiements qu’il avait eu à effectuer à divers créanciers de Babani Sissoko, ainsi que la copie des pièces justificatives des paiements et des remboursements de prêts. Ce qui devait, normalement, mettre fin à cette brouille.

Eh bien non ! Babani conteste la situation qui lui a été présentée, jugeant que certains éléments de preuves seraient dépourvus de sincérité. En d’autres termes, il y aurait eu faux et usage de faux, comme stipulé par la plainte déposée par Me Soumaré du Cabinet Soumaré et Fané.

Parmi ces pièces contestées, comme nous le révélions, il y en a une qui concerne l’Energie du Mali (Edm-sa). Il s’agit d’un reçu de paiement d’arriérés de consommation d’électricité, délivré par un certain Doroh Berthé, en tant que directeur filière clientèle à Edm-sa, comme il l’indique lui-même sur le reçu figurant dans la liasse de documents annexée à la plainte. De reçu, il s’agit en fait d’un manuscrit sur papier simple, sans cachet ni sceau d’Edm-sa ni aucun autre signe d’authentification de l’origine de ce papier.

Pour le paiement d’une somme de 45 millions Fcfa représentant des impayés de Babani sur un compteur enregistré au nom de Balla Sissoko, la société Edm-sa pouvait quand même trouver mieux qu’un reçu écrit à la main avec désinvolture sur une simple feuille blanche, sans entête ni aucun sceau de l’entreprise. Et d’ailleurs, pourquoi un tel montant n’a-t-il pas été réglé par chèque comme l’exige la loi pour éviter le quiproquo qui s’en est suivi ?

Il se trouve justement que l’actuel DG de l’Edm-sa, Doroh Berthé, est le présumé auteur de ce bout de papier délivré en guise de quittance contestée et consignée parmi les pièces qui ont accompagné la plainte déposée devant le Procureur général par l’avocat des plaignants.

C’est dire qu’il a eu entre temps de la promotion pour se retrouver à la tête de l’Edm-sa. Reste maintenant à savoir comment il pourrait exiger la rigueur dans la gestion, avec ce fait qui reste d’ailleurs pendant devant la justice et risque de le rattraper.

Nous rappelions en son temps que pour Daniel Tessougué, qui bénéficie de préjugés favorables des justiciables, et qui venait d’être nommé Procureur général, ce dossier constituait un véritable test sérieux. Raison pour laquelle tout le monde avait les oreilles tendues vers son bureau, pour savoir quelle suite sera réservée à ce dossier dont la suite est toujours attendue.

<strong>Ibrahim M.GUEYE</strong>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Fonds d’accès universel : Où sont passés les 12,5 milliards ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/fonds-dacces-universel-ou-sont-passes-les-125-milliards-1015172.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 15 Jun 2015 13:27:22 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Aube</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Aujourd’hui, une question fondamentale taraude l’esprit des Maliens, particulièrement les usagers des télécommunications et des technologies de l’information et la communication : où sont passés les 12 milliards 656 millions 371 milles 430 FCFA du Fond d’accès universel (FAU) ? Le Vérificateur général donne un début de réponse dans son Rapport annuel 2013.
Le Fond d’accès universel (FAU) servant à financer le service d’accès universel. Qui, lui-même, consiste en « la fourniture de l’accès à un ensemble de service minimaux, évolutifs dans le temps, de qualité minimale, sur l’ensemble de la population, indépendamment de sa localisation géographique et à des conditions tarifaires abordables ». Il est mobilisé par l’Autorité malienne de régulation du secteur des télécommunications/TIC et des postes (Amrtp).
Mis en place en 2002, le FAU est alimenté par les contributions annuelles versées par les opérateurs téléphoniques Malitel et Orange-Mali.
De son institution en 2002 au 31 décembre2012, les ressources collectées au titre du FAU se chiffrent à 9,91 milliards de FCFA, révèle le Rapport 2013 du Végal.
L’importance de ces ressources a conduit les autorités politiques à solliciter de l’Amrtp la mise à disposition d’une partie du FAU pour faire face aux besoins financiers liés à la gestion de la crise sécuritaire et institutionnelle que le Mali a traversée.
Il ressort des travaux de vérifications du Bvg que le gouvernement, en vertu d’une loi d’habilitation, a pris l’ordonnance n° 2011-023/P-RM du 28 septembre 2001 relative aux télécommunications et aux technologies de l’information et la communication et l’ordonnance n° 2011-024/P-RM du 28 septembre 2001 portant régulation du secteur des télécommunications/TIC et des postes. Ces ordonnances ont été déposées à l’Assemblée nationale dans le délai fixé par la loi d’habilitation. Cependant, l’Assemblée nationale ne s’est pas prononcée sur leur ratification. La non-ratification de ces ordonnances a eu pour conséquence la non-adoption de certains décrets régissant le FAU et l’accès universel.
Néanmoins le Fonds était géré. Et justement, le Bvg a établi que cette gestion comporte des irrégularités financières. Lesquelles ?
Primo, une dépense relative au paiement de la contribution du Mali au Fonds mondial de solidarité numérique pour un montant de 199, 41 millions de FCFA a été supportée par le FAU, en violation de dispositions légales du pays, notamment celles de l’article 45 de la loi n° 01-005 du 27 février 2001 portant modification de l’ordonnance n 99-043/P-RM du 30 septembre 19999 régissant les télécommunications en République du Mali, selon lesquelles, l’état est détenteur de tous les avoirs du comité de régulation des télécommunications, à l’exception de ceux du compte de service universel alimenté par le FAU.
Secundo, une opération de transfert d’un montant de 8,91 milliards de FCFA, représentant la contribution du secteur des télécommunications à l’effort de libération des régions nord du Mali a été ordonnée par le FAU, contrairement aux dispositions susvisées. Sur ce montant, 4,91 milliards de FCFA ont été effectivement virés et 4 milliards de FCFA n’ont pu être virés du fait de la tension de trésorerie de la banque domiciliaire.
Tertio, une société de téléphonie du pays ne s’est pas acquittée de toutes ses contributions au FAU. En effet, il ressort des travaux de contrôle du paiement des factures émises par l’Amrtp et de l’examen des comptes clients « Sotelma-Malitel » et « Orange-Mali » tenus par l’Amrtp que cette société accuse un retard de paiement de ses contributions au Fau pour un montant de 3,54 milliards de FCFA.
Ce sont ces montants cumulés qui se chiffrent à 12,65 milliards de FCFA. Un montant fantôme ?
Sékou Tamboura]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Vérification financière du centre international de conférence de Bamako : De graves irrégularités financières décelées</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/verification-financiere-du-centre-international-de-conference-de-bamako-de-graves-irregularites-financieres-decelees-1013492.html</link>
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<description><![CDATA[ Dans son rapport 2014, le Bureau du Végal, qui a effectué une mission de vérification financière de la gestion du CICB de 2011 à 2013, y a décelé de graves irrégularités financières du fait de la faiblesse du contrôle interne de ce centre. Ainsi, selon le constat du rapport, la gestion de ce centre est marquée entre autres par le fractionnement de dépenses, le  favoritisme dans l’attribution des marchés,  au décaissement sans pièces justificatives d’un montant total de 644,15 millions de FCFA et à l’attribution d’indus de plus de 107 millions de F CFA à des agents du Ministère de la Culture à titre de prêts ou avances de fonds. Toutes choses qui ont été dénoncées par le vérificateur général au Procureur de la République.
 ]]></description>
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<pubDate>Mon, 15 Jun 2015 00:19:26 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Créé par la Loi n° 04-42 du 13 août 2004 modifiée par la Loi n°06-009 du 23 janvier 2006, le CICB est un Etablissement Public à caractère Administratif (EPA). Il a pour missions d’offrir le cadre pour l’organisation des rencontres, d’échanges et de manifestions à caractère scientifique, professionnel ou culturel. La vérification avait pour objet les opérations d’exécution budgétaire effectuées par le CICB et s’étendait sur la réalisation des recettes propres, leur utilisation et les dépenses effectuées sur subventions d’Etat. Elle a pour objectif de s’assurer de la régularité et de la sincérité des opérations de recettes et de dépenses effectuées au cours des exercices 2011, 2012 et 2013.

<strong><em> </em></strong>

<strong> Le contrôle interne du CICB présente des faiblesses</strong>

Selon les résultats de la vérification, le CICB n’a pas de Manuel de procédures administratives, comptables et financières. Ainsi, aucune procédure formalisée n’est en place pour procéder aux programmations des salles de réunion et des prestations connexes aux réunions, aux annulations des réservations de salles et de prestations associées, aux restitutions des avances et cautions mises en place par les clients au moment des réservations et aux remises accordées aux clients par le CICB. Ce centre tient des comptes bancaires ouverts sans autorisation du Ministre chargé des Finances contrairement aux dispositions de l’article 38 du Décret n°97-192/P-RM du 9 juin 1997 portant règlement général de la comptabilité publique qui fait obligation aux comptables publics d’obtenir l’autorisation préalable du Ministre chargé des finances pour ouvrir un compte bancaire.

Autre faiblesse interne décelée reste le fait que ce centre n’insère pas toutes ses dépenses dans «la chaîne de la dépense publique». En effet, les fonds propres sont dépensés sans faire l’objet d’engagement et de mandatement. Le CICB a effectué des opérations financières ne relevant pas de ses missions. En effet, Il a accordé des prêts et avances de fonds au Ministère de la Culture, sur demandes écrites du Ministre.

Le CICB a attribué des marchés à des soumissionnaires dont les états financiers présentent des anomalies. En effet, deux marchés relatifs à la fourniture et à l’installation de matériels audio-visuels au CICB ont été attribués à des soumissionnaires dont les états financiers ne portent pas la mention « Bilans conformes aux déclarations souscrites au service des Impôts». De même, deux autres marchés relatifs à l’aménagement du rez-de-jardin du bâtiment présidentiel du CICB, ont été attribués à une entreprise malgré qu’elle ait produit un bilan ne comportant pas la mention ci-dessus libellée. L’attribution de marchés à des soumissionnaires ayant fourni des états financiers non conformes ne favorise pas la transparence et le libre accès au marché public.

Le CICB a admis des offres de soumissionnaires comportant de fausses informations sur leurs capacités juridiques et financières. En effet, dans le cadre des marchés relatifs aux travaux de rénovation partielle de la climatisation centrale et de la tuyauterie du jet d’eau et à l’aménagement de l’esplanade, le Centre des Impôts de la Commune VI du District de Bamako, apparaissant comme ayant apposé la mention « Bilans conformes aux déclarations souscrites au service des Impôts » a déclaré, par écrit, ne pas être l’auteur de cette mention. Outre cette anomalie, les états financiers des deux entreprises titulaires des deux marchés sont identiques en ce qui concerne les comptes de résultats, le Tableau Financier des Ressources et des Emplois (TAFIRE), les tableaux des amortissements et les états annexés relatifs aux charges de personnel et aux dotations aux amortissements. Egalement, l’écriture du nom du comptable agréé qui les aurait certifiés varie du cachet au libellé de la page de garde. Enfin, il ressort de la Déclaration de constitution de personne morale n°MABKO2011B1828 du Greffe du Tribunal de commerce de Bamako que l’une des entreprises a été créée en 2011 alors qu’elle a fourni des états financiers pour les exercices 2009 et 2010. Le CICB a procédé à la réception de matières en violation des dispositions de l’article 27 du Décret n°10-681/P-RM du 30 décembre 2010 portant réglementation de la comptabilité-matières. Il a procédé à la réception de deux marchés relatifs à la fourniture et à l’installation de matériels audio-visuels, en l’absence d’un représentant de la Direction Générale de l’Administration des Biens de l’Etat (DGABE). Pour 22 réceptions de biens et services, il n’a pas, non plus, convié le Contrôleur Financier.

En outre, le centre international de Conférence de Bamako ne tient aucun des documents de la comptabilité matières. Le CICB a admis des factures ne comportant pas toutes les mentions obligatoires. En effet, sur 2 223 factures analysées, 693 ne portent pas toutes ou l’une des mentions indiquées, notamment, la date, le numéro d’identification fiscal et/ou le numéro de facture.

&nbsp;

<strong>Le CICB a commis des irrégularités financières</strong>

L’Agent Comptable n’a pas recouvré l’ensemble des recettes du CICB. Le montant total des impayés se chiffre à 52,93 millions FCFA pour la période sous revue. Les débiteurs sont principalement des Ministères, qui cumulent environ 50% des impayés. Toutefois, avant la fin de la mission, le CICB a procédé à des recouvrements pour un montant de 6,94 millions de FCFA en 2014. Ainsi, les montants non recouvrés s’élèvent à 45,99 millions de FCFA. Le montant total de ces irrégularités se chiffre à 154,66 millions de FCFA.

Outre, l’Agent comptable a procédé à des fractionnements de dépenses. En effet, en 2011, la prise en charge de la réfection des toilettes a fait l’objet de deux contrats simplifiés pour un montant total de 40,75 millions de FCFA. Du carburant a été également payé par plusieurs bons de commande, pour un montant total de 34,63 millions de FCFA. De même, en 2013, la fourniture de matériels de décoration des salles a fait l’objet de trois contrats simplifiés pour un montant total de 30,30 millions FCFA et l’achat de tables et de chaises pour l’équipement des salles suivant deux contrats simplifiés d’un montant cumulé de 48,97 millions de FCFA.

L’Agent comptable a procédé aussi à une annulation non justifiée de prêts et avances de fonds. Il a soustrait du rapport financier de 2012, sans justification, un montant total de 107,92 millions de FCFA accordé à titre de prêts et avances de fonds aux agents du Ministère chargé de la Culture. L‘Agent comptable et le Régisseur d’avances ont effectué des décaissements sans les pièces justificatives exigibles. Le montant de 238,88 millions de FCFA a été payé par des chèques bancaires qui ne sont soutenus que par des factures. De même, le montant de 376,42 millions de FCFA a été payé par chèques bancaires qui ne sont également soutenus que par des bordereaux de livraison, des attestations de service fait, des bons de travail ou des contrats simplifiés. De même, 68 achats totalisant 19,53 millions de FCFA dont 10,45 millions de FCFA ont été payés, uniquement, sur la base de fiches d’engagement et 9,08 millions de FCFA sur la base de bons de commande. En outre, ces trois types de décaissement ne sont pas toujours appuyés d’actes de réception de biens ou de services et, de manière générale, il n’existe pas tous les documents de comptabilité matières pour constater leur entrée dans le patrimoine du CICB. De plus, le Régisseur d’avances a fait des décaissements sur la base d’états de paiement pour des menues dépenses signés par la Directrice Générale, le bénéficiaire et lui-même. Le montant total des paiements effectués à cet effet sans pièces justificatives s’élève à 9,32 millions de FCFA.

Le montant total des décaissements effectués sans les pièces justificatives exigibles s’élève à 644,15 millions de FCFA qui a été dénoncé au procureur de la République.

<strong>Dieudonné Tembely</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Scandale aux entrepôts maliens au Ghana : Le chef de service «statistiques» soupçonné de faux et usage de faux</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/scandale-aux-entrepots-maliens-au-ghana-le-chef-de-service-statistiques-soupconne-de-faux-et-usage-de-faux-1009562.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 11 Jun 2015 07:17:22 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_1009582" align="alignleft" width="350"]<img class="size-full wp-image-1009582" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/06/Port-ghana.jpg" alt="Port of Tema,Ghana" width="350" height="262" /> Port of Tema,Ghana[/caption]

<strong><em>Les entrepôts maliens au Ghana, longtemps considérés comme une référence, viennent de prendre un coup. Le service vient d’être « souillé » du fait de la boulimie financière du chef de service « statistiques », Sidi Chérif Haïdara</em></strong>.

Le virus de la corruption au Mali n’épargne aucun secteur de la vie publique. Les représentants du pays à l’étranger viennent d’être atteints par le germe de déchéance morale. En effet, des informations qui nous sont parvenues indiquent l’implication du chef de service « statistiques »  des entrepôts maliens au Ghana, Sidi Chérif Haïdara, dans une affaire de faux et usage de faux. Chargé de faciliter le travail des transporteurs de carburant, expliquent nos interlocuteurs, le travail de Sidi Haïdara consistait à donner les quittances aux transporteurs. Attiré par l’importance de cette manne financière, il aurait profité de son statut pour établir des quittances et un cachet parallèles. Récemment, affirment nos sources, Sidi Cherif Haïdara aurait envoyé une quinzaine de carnets qui contiennent chacune plusieurs quittances aux transporteurs dont une partie est passée par Koury et l’autre par Heremakono. Grâce à la vigilance des agents de l’antenne de Heremakono, le pot-aux-roses a été découvert. Les quittances ont été remises à la gendarmerie pour investigations. Informé du forfait, apprend-on, Accra a mis la police sur le dossier.

A en croire nos interlocuteurs, à l’issue des enquêtes,  il aurait été découvert chez Haïdara un important lot de quittances et de cachets parallèles. Acculé, il aurait supplié ses collègues de le couvrir. Une requête qui a été refusée car, estimant que ce sont des mauvaises graines à éliminer surtout qu’il leur rendait la vie impossible au regard de sa proximité avec la directrice.

Faut-il le souligner, selon les mêmes sources, une quittance coûte au moins 40 000 FCFA et la pratique de Haïdara permettrait de se taper facilement des millions. Mais, nous signale-t-on, malgré la découverte de la forfaiture, aucune sanction sérieuse n’a été infligée à l’auteur qui est  très proche de la directrice, Mme Konaté Kadiatou Camara. La seule sanction prise contre lui est sa mise à l’écart de la chaine de distribution des quittances. Comme pour dire qu’il est bien protégé.  A suivre…

<strong>Oumar KONATE   </strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Corruption au Mali : Les parlementaires engagent une lutte implacable contre le phénomène</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/corruption-au-mali-les-parlementaires-engagent-une-lutte-implacable-contre-le-phenomene-1003842.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 08 Jun 2015 00:15:26 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><img class="alignleft size-full wp-image-274632" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/05/Corruption.jpg" alt="Lutte contre la corruption et la délinquance financière" width="310" height="233" />La représentation nationale a servi de cadre, le samedi 6 juin 2015, à la tenue d’un forum entre l’Assemblée nationale et la société civile sur la lutte contre la corruption au Mali. Organisé par le Réseau des parlementaires Maliens pour la lutte contre la corruption en partenariat avec le National Democratic Institute (NDI), l’objectif général de ce forum est de renforcer les liens entre l’Assemblée nationale et les organisations de la société civile en les amenant à avoir une compréhension commune et partagée sur les questions prioritaires pour le pays. La cérémonie d’ouverture dudit forum était présidée par le vice-président de l’hémicycle, Mamadou Tounkara en présence du directeur résident du NDI au Mali, Dr Badié Hima, du président dudit Réseau, Zoumana N’Tji Doumbia et d’autres personnalités.</strong>

Selon l’honorable Zoumana N’Tji Doumbia, la corruption est un phénomène en constante progression qui préoccupe la communauté Internationale, les instances régionales, sous régionales et les citoyens, au regard de la menace qu'elle constitue pour la stabilité et la sécurité des sociétés, le fonctionnement normal des institutions, la préservation des valeurs démocratiques et éthiques. Avant d’ajouter qu’elle est inquiétante d'autant plus qu'elle est de nature à annihiler tous les efforts de développement. Selon lui, elle touche tous les Etats, qu'ils soient développés, à économie en transition ou en développement. A ce titre, dit-il, le phénomène est devenu un sujet de préoccupation pour la communauté internationale. <em>« En organisant cet événement, le Réseau des Parlementaires maliens contre la corruption a souhaité marquer à nouveau, sa détermination à mener cette lutte pour éradiquer le phénomène de la corruption au Mali. A travers le monde, les parlementaires s’organisent pour participer à la lutte contre le fléau »</em>, a-t-il dit. En fin, il a remercié le NDI et l’Usaid pour leur appui technique et financier. Pour le directeur résident du NDI au Mali, Dr Badié Hima, la corruption est un fléau qui n'épargne personne et dont les effets néfastes se font d'abord et surtout sentir sur les couches les plus pauvres de la population qui composent la majorité de nos concitoyens. En outre, il a apprécié les nombreuses initiatives en cours au Mali afin d’endiguer le fléau dont la loi réprimant l’enrichissement illicite. Quand à Eric Pacific de l’Usaid, la transparence et la lutte contre la corruption sont non seulement une priorité pour l’Ambassade Américaine et l’Usaid, mais aussi une valeur Américaine. Avant de signaler que l’Usaid va investir 50 millions de dollars soit 25 milliard de FCFA au cours des 5 prochaines années dans des programmes qui permettront d’accroitre la reddition des comptes publiques au Mali. Le vice-président de l’Assemblée nationale, l’honorable Mamadou Tounkara a mis l’accent sur le rapport du vérificateur général qui fait état des irrégularités. La volonté du Mali à lutter contre la corruption est concrétisée par l’adhésion du pays aux instruments internationaux, régionaux et sous régionaux tels que la convention des Nations Unies contre la corruption, signée à Mérida (Mexique) le 09 décembre 2003, ratifiée par loi N°05-043 du 02 Avril 2005.

<strong>Aguibou Sogodogo</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Révélations de Mediapart sur IBK : Un chantage de bon augure</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/revelations-de-mediapart-sur-ibk-un-chantage-de-bon-augure-991062.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/corruption/revelations-de-mediapart-sur-ibk-un-chantage-de-bon-augure-991062.html</guid>
<description><![CDATA[ C&#039;est un secret de polichinelle que vient de révéler le site d&#039;information français Mediapart. Personne ne se doutait encore des liens suspects que pourraient entretenir le président Ibrahim Boubacar Keïta et le supposé mafioso corse, Michel Tomi. A la suite de Mediapart, bien d&#039;autres médias français (dont naturellement RFI et France 24) se sont délectés du dossier.  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 30 May 2015 18:34:38 +0000</pubDate>
<dc:creator>Liberté</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_634582" align="aligncenter" width="630"]<img class="size-full wp-image-634582" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/11/BONGO-TOMI-IBK.jpg" alt="Connexion IBK- BONGO – TOMI : Les révélations de Pierre Péan" width="630" height="288" /> Ali Bongo, micheal Tomi et Ibrahim boubacar Keita (G-D)<br />Photo montage maliweb[/caption]

Rien de surprenant ou d'intrigant jusque-là. Ce qui, de notre point de vue, parait intrigant et même suspect, c'est le timing choisi pour cette campagne médiatique hostile aux deux présidents africains concernés, Ibrahim B. Keïta et Ali Bongo du Gabon. Pourquoi maintenant ?

Intérêt national oblige, on tentera de formuler quelques hypothèses pour ce qui concerne le Chef de l'Etat malien. Nous pensons que la relative résistance du président malien aux visées inavouées de certaines puissances occultes (dont la France) pourrait expliquer bien de choses. La sortie musclée d'IBK, le 15 mai dernier (lors de la cérémonie de signature de l'Accord d'Alger) contre la Minusma, et au-delà contre tous ceux qui œuvrent en faveur de la CMA, a fait le bonheur des Maliens, même si l'enthousiasme a été peu après douché par l'intervention du porte-parole du gouvernement, Choguel Maïga. Mais, on le sait aussi, ce discours du président a beaucoup dérangé aussi : la Minusma et l'ONU directement, et la France, peut-on supposer, indirectement. En effet, la France, à l'origine de la venue de la Minusma dans notre pays, n'est surement pas étrangère aux faits et gestes de cette mission onusienne. Le timing donc de la publication de ces informations ne saurait s'expliquer que par la riposte du "faux ami", riposte se traduisant par des mesures de représailles contre le président IBK, à travers certains médias. Dont on sait que certains d'entre eux collaborent avec des services de renseignement.

<strong>Quel enseignement peut-on tirer donc de ce timing ?</strong>

Notre analyse est que, malgré tout ce qu'on pourrait reprocher à IBK dans ce dossier (ses liens avec un présumé mafioso, les marchés douteux liés notamment à l'achat de l'avion présidentiel, ses déclarations contradictoires sur ses liens avec Tomi, entre autres), il apparait clairement que le président malien fait tout pour défendre les intérêts du Mali dans la crise dite du Nord. Alors, une des armes dont disposent ceux qui veulent procéder à la partition du Mali, est ce chantage honteux à travers certains types de médias. Sauf que ce que ces personnes n'ont pas prévu, c'est que ce chantage est aux yeux de nombreux Maliens, le meilleur témoignage de la non trahison du président IBK. Au lieu donc de l'affaiblir, ce chantage va probablement ressouder davantage le peuple malien derrière son président.

Un autre indice sur la nature suspecte de ce timing est qu'il est choisi aussi au moment où sont prévues des manifestations de soutien à Gatia et au gouvernement, et d'autres plus hostiles à la Minusma et à la France. La manœuvre impérialiste ne trompe donc personne. ET ne produirait aucunement l'effet escompté. Au contraire, elle devrait galvaniser un peu plus le peuple autour de son président. Par ailleurs, une petite déception vient de cet "entourage direct du président malien" (selon seneweb) qui aurait pu se limiter à son "indignation par ces écoutes." en effet, c'est un non sens que de dire que "la justice française aurait dû se dire qu'il y a des limites". Des limites à quoi ? Même les Chefs d'Etat français en exercice sont écoutés par la justice française. Alors si "limites" il devrait y avoir, il faudrait désormais les fixer à son propre niveau et éviter à son pays une situation qui la placerait ni plus ni moins dans la position de "République bananière".

Un autre point sensible de ces révélations se rapporte aux conseils de Tomi rappelant "au président malien de prendre ses médicaments". Ce passage pourrait évidemment donner lieu à beaucoup de supputations sur la santé du président. Même si, tout le monde le sait, à cet âge, que ce soit en Occident ou en Afrique, on ne peut que ménager sa santé. En somme, les révélations de Mediapart, d'une manière générale, ne peuvent que grandir IBK aux yeux de son peuple.

<strong>La Rédaction</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>L’affaire Michel Tomi : L’un des talons d’Achille d’IBK dans la volonté de s’affranchir de la «tutelle» de la France</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/laffaire-michel-tomi-lun-des-talons-dachille-dibk-dans-la-volonte-de-saffranchir-de-la-tutelle-de-la-france-985652.html</link>
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<description><![CDATA[ La cinglante réplique à l’offense et aux injonctions humiliantes d’Hervé Ladsous, le Secrétaire général adjoint des Nations unies en charge des opérations de maintien de la paix de l&#039;Onu, était très osée.  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 28 May 2015 02:16:43 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_634582" align="aligncenter" width="630"]<img class="size-full wp-image-634582" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/11/BONGO-TOMI-IBK.jpg" alt="Connexion IBK- BONGO – TOMI : Les révélations de Pierre Péan" width="630" height="288" /> Ali Bongo, micheal Tomi et Ibrahim boubacar Keita (G-D)<br />Photo montage maliweb[/caption]

Et une semaine après, Mediapart a miraculeusement réussi à se procurer des extraits de conversations entre le «Parrain des parrains», le Corse Michel Tomi, et des dirigeants africains dont Ibrahim Boubacar Kéita. Aujourd’hui, tout porte à croire que «l’Affaire Tomi» est l’un des talons d’Achille d’IBK dans sa quête de s’affranchir du tutorat de la France dans la gestion de la crise du nord du Mali.

«L’affaire Tomi est le meilleur argument de géostratégie française au Mali» ! Voilà ce que nous avait dis un doyen avec qui nous échangeons régulièrement sur les questions brûlantes de l’actualité malienne et africaine. Ce jour, il faut l’avouer, nous avions eu beaucoup de peine à suivre son raisonnement.

Mais, aujourd’hui, c’est clair comme l’eau de roche. Cette affaire Tomi est l’un des talons d’Achille d’Ibrahim Boubacar Kéita dans ses velléités de s’affranchir de l’Elysée et du Quai d’Orsay sur bien de sujets, notamment la gestion de la crise au nord du Mali.

Depuis quelques mois, tous les Maliens semblent comprendre enfin que la France a de la sympathie pour le Mnla et associés et qu’elle n’est pas prête à les lâcher malgré le refus de la Coordination des Mouvements de l’Azawad (Cma) de signer l’Accord de paix dont bien de dispositions ont été imposées au gouvernement par la médiation internationale.

Et le chef des opérations de maintien de la paix de l'Onu, Hervé Ladsous, l’a dit : gare à celui qui va s’attaquer à ces narcotrafiquants parce qu’ils n’ont pas signé à Bamako !

Une menace à peine voilée qui a heurté l’orgueil du Manden Mansa Ibrahim Boubacar Kéita : Ladsous, ses parrains et ses protégés ont été remis à leur place sans ambages. Les observateurs s’attendaient alors à un retour de manivelle suite à cette «réaction patriotique» d’IBK !

Elle n’a pas tardé. En effet, une semaine après ce beau discours engagé, c'est l'affaire Michel Tomi qui refait surface avec des publications par Mediapart des extraits de conversations entre le «Parrain des parrains» (Michel Tomi) et IBK ainsi qu’Ali Bongo Odimba du Gabon.

Des extraits très embarrassants pour un Chef d’Etat qui ne cesse de réaffirmer sa volonté de restituer à son peuple son honneur et sa dignité.

Est-ce une manière de faire taire IBK ? Bien sûr que oui ! On se rappelle qu’il y a un an ou plus, quand IBK «trainait les pieds» pour l’ouverture des pourparlers avec les bandits armés par Sarkozy. Le journal Le Monde avait procédé de la même manière en révélant des liens entre le président de la République et le Mafieux.

Mais, il s’était gardé de publier les détails livrés aujourd’hui par Mediapart. Dans un premier temps, IBK avait menacé de porter plainte avant d’y renoncer sans justifier ce choix. Il avait sans doute compris que cela ne pouvait que préciser les attaques.

Aujourd’hui, tout porte à croire que la France préfère IBK à la tête du Mali sachant que c'était le «maillon faible» de la classe politique malienne, donc facilement manipulable à cause de ses compromettantes relations avec Tomi, le Corse.

Depuis 1996, on sait qu’IBK est l’ami de cet homme d’affaires aujourd’hui pourchassé par la justice française après avoir servi avec dévouement la cause de la «France-Afrique».

Une influence qui peut sans doute expliquer qu’IBK lui ait accordé une sorte de monopole pour les casinos dans notre pays. Tomi a la seule licence de casinos au Mali obtenue alors qu’IBK était Premier ministre. Une implantation autorisée contre l'avis de l'opposition et des religieux d’alors. Jusqu'ici aucune autre licence n’a été autorisée malgré la forte demande.

Si Tomi est aujourd’hui un bouc émissaire, IBK paraît comme un otage de cette amitié qu’il ne renie pas d’ailleurs. Ce n’est pas fortuit si ces extraits d’écoutes sont publiés en ce moment avec des détails humiliants pour un homme d’Etat.

La coïncidence, voire la succession des deux évènements ne doit rien au hasard du calendrier. En s’attaquant à la France à travers Ladsous, IBK savait pertinemment à quoi s’attendre.

C’est un rappel à l’ordre des autorités françaises qui semblent avoir un intérêt inavoué pour le nord du Mali et semblent alors avoir fait un deal avec des narcotrafiquants maquillés en rebelles touareg.

Ainsi, chaque fois qu’IBK veut s'attaquer au problème du nord du Mali d’une autre manière que celle prônée par Paris, la France sort ses griffes et brandit le drapeau rouge. Chaque fois qu'IBK veut sortir de son gon, on lui met des infos sur Tomi dans la presse. Et l’opposition, aphone en temps ordinaire, en fait ses choux gras.

<strong>Un bourgeois piégé par le goût effréné du luxe</strong>

«Le problème du nord Mali semble plus profond qu'on ne le pense ! Et IBK a fait piéger le Mali avec lui par son goût immodéré du luxe», pense un spécialiste des relations internationales dont nous tairons le nom pour des raisons diplomatiques.

«Si Benjamin Franklin disait des femmes que c'est par leur goût du luxe que les empires déclinent, cela en va de même pour toutes sortes d'individu qui aspirent à gouverner un peuple», ajoute-t-il.

L’évolution de la situation sur le terrain ne cesse de nous convaincre que nous avons fait le mauvais choix, aidés en cela par la France qui savait ce qu'elle faisait. Elle (la France) n’a sauvé le Mali des terroristes que pour mieux se positionner dans le Sahel, sous couvert d’une force onusienne qui lui ait acquise, en pactisant avec le diable, pardon les faux rebelles touareg.

C’est malheureux que les Maliens aient si massivement voté pour un homme déjà otage de la France à cause de sa compromettante amitié avec un mafieux traqué par la justice de son pays parce qu’il ne sert plus à la cause, les intérêts de son pays.

Dans des salons feutrés de Bamako, il se dit que c'est une société de Tomi (Galice) qui assure la sécurité d’IBK. Et que c'est une autre qui gérait ses locations d'avion alors qu'on avait un avion. Une autre est impliquée dans le scandaleux achat de l'avion présidentiel, des armes, etc.

Maintenant que nous savons tout, quelle attitude adopter face à ce chantage politico-diplomatique ? Comme le conseille si bien notre doyen, nous avons besoin de plus de prospectives sinon nous allons continuer à perdre du temps et des énergies dans les accusations alors que nous ne sommes pas assez prévoyants nous-mêmes. Le président sait que nous savons et que son peuple n’est plus naïf !

Mais comme nous l’avons toujours défendu, nous devons aider IBK malgré lui-même. Aujourd’hui, personne n’a intérêt à ce qu’IBK échoue parce que ce serait un inexorable retour à la case départ qui n’est pas sans conséquences dramatiques sur la République et la démocratie.

Le soutien des Maliens en dépit du lynchage médiatique de la France

Nous sommes en train de progressivement perdre le contrôle de notre propre pays. Si nous pouvons éviter cela en soutenant IBK, malgré ce qui s’est passé, nous pensons qu’il ne faut pas hésiter.

Autant nous offusquer de ce déballage et nous en indigner quelles que soient les raisons. Ce qui est sûr, la France ne s’adonnerait jamais à un tel chantage parce que ces Chefs d’Etat africains nuisent à leur pays, mais parce qu’ils compromettent ses intérêts en Afrique !

Visiblement, les Maliens ont majoritairement compris cela car au lieu d’accabler le président Ibrahim Boubacar Kéita, les réactions lui sont plutôt favorables sur les réseaux sociaux.

Les internautes ont compris le choix du moment et soutiennent majoritairement IBK parce qu’il a gardé l’honneur et la dignité du peuple sain et sauf en lavant sur le champ l’affront à lui fait par Hervé Ladsous, ce colon d’une autre époque.

Nous pensons que le Mali devrait patienter et accompagner IBK hors du pouvoir intelligemment en 2017 afin de choisir un «président moins compromis», s’il en existe réellement dans la classe politique malienne.

C’est prendre des risques inutiles d’embraser encore le pays que vouloir le contraindre à écourter son mandat. Il est clair que nous ne pourrons pas le faire partir si la France ne le souhaite pas.

Et aujourd’hui l’Elysée et le Quai d’Orsay ne souhaitent pas son départ. Ils n’y ont pas intérêt car Ladji Bourama est leur meilleur atout pour avoir la main mise sur ce Mali tant convoité de nos jours pour ses richesses insoupçonnées et sa position géostratégique. Et ils savent appuyer là où ça lui fait mal pour qu’il reste docile !

<strong>Alphaly</strong>

<strong>EXTRAIT DE L’ARTICLE DE MEDIAPART</strong>

Alors que le Mali est classé parmi les pays les plus pauvres du monde en plus de connaître la guerre et le terrorisme, les écoutes Tomi dans lesquelles apparait IBK montrent un président malien obsédé́ par la satisfaction de ses besoins dispendieux.

Le «parrain des parrains» le couvre d’égards et de cadeaux. Une voiture, pour commencer. Un Range Rover. Ecoute du 4 octobre 2013, à 20 h 15 : « Et le Range ? », demande Tomi au président du Mali. «Impeccable, impeccable...», répond l’intéressé́, qui n’a rien payé, d’après la justice.

Le Corse, telle une nounou pour chef d’Etat, rappelle ensuite à IBK sa prescription médicale, listant les médicaments qu’il doit prendre sans faute.

L’homme d’affaires ne ménage pas ses efforts pour permettre au président malien de bénéficier des meilleurs soins en France. Le 3 décembre 2013, après s’être assuré qu’IBK a bien réceptionné́ le manteau qu’il vient de lui faire livrer («comme ça demain vous vous couvrez bien»), Tomi tente un trait d’humour IBK, lui, a autre chose en tête. Le lendemain, à 20h 21, lors d’une conversation téléphonique, le président malien s’interroge :

-«Tu as pensé à mes lunettes, Michel ?»

-Réponse de Tomi : «Demain, j’ai celles avec les verres blancs. Il y a trois paires».

-IBK : «Les fumées, les fumées» !

-Tomi : «Ok, y a pas de problème, y a pas de problème».

Tout doit être aux petits oignons pour IBK. Le «Parrain des parrains» va même jusqu’à s’occuper des films qui doivent être téléchargés dans l’I-Pad du président malien.

La liste qu’il dicte à l’un de ses obligés, lors d’une conversation téléphonique du 8 février, à 14 h 26, parle d’elle-même : «Les trois Parrains», «Les Affranchis», «Ultimo Padrino»….

Une autre fois, Tomi fait en sorte que des costumes de la marque Cifonelli attendent son «frère» Kéita dans sa suite de l’Intercontinental de Paris. Il y en a pour plusieurs milliers d’euros. Une écoute du 2 mars 2014, à 22 h 10, montre un IBK très sensible à ces faveurs.

Très pressé, aussi. «Michel, si les gens de Cifonelli, là, pouvaient me donner mes habits de campagne, j’apprécierais beaucoup. Mes tenues légères, les trois poches là...», réclame le président malien. Tomi : « Elles seront prêtes demain. Vous avez besoin d’autre chose ?»

-IBK : « Euh..., en ce moment, non».

<strong>Mediapart </strong>

<strong>(Publié sur : http://www.attaya.net)</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Affaire Bhm contre WAIC : La Cour de Justice de l&amp;apos;OHADA donne définitivement raison à la BHM</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/affaire-bhm-contre-waic-la-cour-de-justice-de-lohada-donne-definitivement-raison-a-la-bhm-958752.html</link>
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<description><![CDATA[ Dans un Arrêt en date du 27 avril 2015, la haute juridiction communautaire confirme lma créance de 7 milliards due par WAIC à la Banque de l&#039;Habitat du Mali (BHM SA). Dans l&#039;entretien qui suit, Aguibou Bouaré, directeur juridique et chef du comité syndical de la BHM, commente les implications de cette décision. ]]></description>
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<pubDate>Tue, 12 May 2015 00:38:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_958782" align="alignleft" width="300"]<img class="size-full wp-image-958782" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/05/bhm.jpg" alt=" Aguibou Bouaré, directeur juridique et secrétaire général du comité syndical de la BHM" width="300" height="200" /> <br />Aguibou Bouaré, directeur juridique et secrétaire général du comité syndical de la BHM[/caption]

<strong><em>Il y a un rebondissement dans l'affaire BHM contre WAIC ...</em></strong>

Pour vous rafraîchir la mémoire, je reviens sur la genèse de l'affaire. Ismaïla HAIDARA, revendeur de véhicules d'occasion à l'époque, a proposé à la BHM d'introduire des investisseurs immobiliers allemands au Mali. Une convention de partenariat a été passée en ce sens avec la BHM. Une société de droit malien -<em>WAIC- </em>a été créée par HAIDARA et un Allemand nommé F. Konrad GUTMAN. HAIDARA a promis qu'à travers WAIC, des investisseurs allemands financeraient  intégralement le programme immobilier appelé <em>"Mangueraie"</em>: la BHM devait simplement vendre les maisons construites à sa clientèle.

Malgré de multiples relances, WAIC n'a pu mobiliser le moindre financement allemand alors qu'elle prenait des avances d'argent à la BHM à hauteur de plus de 7 milliards FCFA. Avances qu'elle promettait de rembourser sur les fonds allemands censés venir  incessamment. Sur ces entrefaites, Mamadou DIAWARA, PDG de la BHM, a été révoqué. HAIDARA a cru trouver  l'occasion rêvée de renier tous ses engagements qui, pourtant, étaient consignés par écrit à travers des contrats, chèques, ordres de virement, etc. C'est sur la base de ces preuves que la Cour Commune de Justice et d'Arbitrage de l'OHADA (CCJA), juridiction supranationale sise à Abidjan, vient de condamner WAIC à payer à la BHM les 7 milliards réclamés.  L'Arrêt n° 038/2015 de la Cour date du 27 avril 2015; il n'est pas susceptible de recours. Il y a lieu de rappeler qu'avant ce Arrêt, le Tribunal de première instance de la Commune IV et la Cour d'Appel de Bamako avaient reconnu la créance de la BHM.

&nbsp;

<strong><em>Concrètement, quelle est l'utilité de cet Arrêt pour la BHM ?</em></strong>

Cet Arrêt confirme, sans possibilité de recours, la créance de la BHM sur  WAIC. Il valide aussi l'hypothèque judiciaire formalisée au profit de la BHM sur les titres fonciers objet du programme immobilier <em>"La Mangueraie".</em> Cet Arrêt annule également deux décisions préjudiciables à la BHM: un jugement du Tribunal de la Commune 4 de Bamako qui refusait de valider les hypothèques judiciaires susvisées au profit de la BHM et un Arrêt de la Cour d'Appel de Bamako qui confirmait ce jugement. L'Arrêt de la CCJA ôte enfin tout effet à celui en date du 5 mars 2015 par lequel la Cour Suprême du Mali avait annulé le titre de créance de la BHM sur WAIC au motif que  HAIDARA (directeur de WAIC) et Mamadou DIAWARA (ex-PDG de la BHM) avaient été condamnés par la Cour d'Assises à payer les mêmes montants à la BHM. Désormais, malgré l'Arrêt de la Cour Suprême, la BHM détient un titre de créance à travers l'Arrêt de la CCJA qui, faut-il le rappeler, a un dégré supérieur à la Cour Suprême du Mali. L'Etat malien a exercé un recours en tierce opposition contre l'Arrêt de la Cour Suprême qui, en annulant le titre de créance de la BHM, a porté atteinte aux intértêts de l'Etat, la BHM étant une banque étatique. Que ce recours étatique aboutisse ou non, nul ne peut plus nier la créance de la BHM sur WAIC. L'Arrêt de la CCJA consacre donc pour de bon la victoire du droit et de la vérité.

&nbsp;

<strong> </strong>

<strong>Propos recueillis par Abdoulaye Koné</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Délinquance financière au Mali : Quelle mesure pour freiner le mal ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/delinquance-financiere-au-mali-quelle-mesure-pour-freiner-le-mal-919992.html</link>
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<description><![CDATA[ La délinquance financière semble devenir un comportement qui fait partie de la vie de tous les jours. Elle s’incruste dans nos mœurs, elle se vit au quotidien dans notre pays.  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 20 Apr 2015 00:16:04 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/02/FCFA.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-785142" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/02/FCFA.jpg" alt="FCFA" width="350" height="236" /></a>Dans les entreprises, publiques ou privées, dans les institutions gouvernementales, etc. De nos jours, il n’est pas exagéré de soutenir qu’elle fait partie intégrante de notre culture, et, pire, elle prend une ampleur grandissante dans la société tout entière. Mais jusque-là, elle était étrangère à certaines couches sociales ou certaines catégories de personnes. Aujourd’hui, la gangrène s’est propagée dans tout le corps social.

La délinquance financière est une réalité à la fois triste et inquiétante pour l’avenir du Mali. Chaque jour apporte son lot de pratiques malhonnêtes, douteuses, honteuses, mafieuses, aux antipodes d’une société qui se veut juste, égalitaire et démocratique. Le mal est profond, nul ne peut le contester, et il est à craindre qu’au rythme où vont les choses, les valeurs sociétales qui fondent notre nation ne soient irrémédiablement perverties. Par leur perversion, la délinquance financière sape dangereusement la société malienne dans tous ses fondements. Pourtant, le chef de l’Etat n’a jamais cessé de souligner le problème de la délinquance financière qui gagne du terrain dans notre pays. On a l’impression que la création de toutes ces structures de lutte, la mise en place de ces différents mécanismes de contrôle au sein de nos administrations n’ont pas servi à grand-chose pour combattre ce mal qui gangrène notre société. Le Président de la République a la ferme volonté d’en découdre avec la délinquance financière qui est devenue aujourd’hui un véritable fléau qui ruine notre économie et plombe tous les efforts de développement, pour arriver enfin à bout du phénomène. Mais le président semble dépasser par la tournure des choses ; surtout qu’il est lui-même pointé du doigt quelque part dans cette mauvaise gestion au sommet de l’Etat. Le Malien lambda doit déjà comprendre que les responsables politiques ou administratifs qui se rendent coupables de détournement de fonds ou autres délits du genre sont à classer dans la même catégorie que le voleur du petit matin connu et reconnu et qui, très souvent, est mis au ban de la société pour ses méfaits. Deux délinquants qui ne présentent pas forcément les mêmes visages, qui n’ont pas les mêmes manières de voler mais qui se ressemblent au travers de leurs agissements on ne peut plus condamnables. Nous devons comprendre qu’il n’y a ni petite corruption ni grande corruption, que les deux se valent et ont les mêmes effets destructeurs. Le policier qui prend 1000 francs avec le chauffeur de taxi ne vaut pas mieux que le cadre de l’entreprise publique qui détourne 1000.000. Mais il faut reconnaître que le gouvernement de Modibo Kéita, à l’instar des autres au Mali, a fait de la lutte contre la corruption et la délinquance financière son cheval de bataille même si le bilan en termes de résultats parait plus que mitigé. La délinquance financière est sans doute l’un des fléaux qui ignore le poids de l’âge et traverse majestueusement le temps, en prenant d’autres aspects encore plus pernicieux. Il faut nécessairement une reconversion des mentalités dans le sens du respect des biens publics, de la responsabilisation de chaque citoyen à faire face à ses droits et obligations. Seulement, le Président IBK lui-même reconnaît son échec à changer la mentalité des cadres qui ne craignent ni Dieu ni les lois de ce pays. C’est là toute la gravité de ce phénomène. A notre avis, la lutte contre la délinquance financière, voire son éradication totale passe par le bon exemple et la bonne conduite de nos plus hautes autorités, du premier responsable en passant par les ministres, les directeurs généraux et autres responsables administratifs et publics. Pour la majorité de nos concitoyens qui sont sceptiques quant à l’élimination de ce fléau, le Président IBK n’est pas l’homme de la situation tant sa personnalité, son caractère, son tempérament constituent un frein : il n’est pas du genre à sévir. Tous les pans de la société malienne sont souillés par le phénomène de la corruption, et pire, c’est sa banalisation qui est plus préoccupante. Aujourd’hui, le degré dans la pratique de ce qui apparaît comme un « cancer social » traduit une certaine croyance à sa normalité dans l’inconscient collectif. L’urgence serait de trouver une solution salutaire au grand bonheur des pauvres qui en sont les premières victimes.

<strong>Paul N’GUESSAN</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Moussa Mara, ancien premier ministre lors d’une conférence débat : « La corruption n’a été aussi élevée que pendant la démocratie »</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/moussa-mara-ancien-premier-ministre-lors-dune-conference-debat-la-corruption-na-ete-aussi-elevee-que-pendant-la-democratie-908912.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 13 Apr 2015 00:15:03 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_900802" align="aligncenter" width="900"]<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/04/moussa-Mara.jpg"><img class="size-full wp-image-900802" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/04/moussa-Mara.jpg" alt="Moussa Mara a la rencontre des opposants Soumaïla Cissé et de Tiebilé Dramé : L'ex-Premier ministre d'IBK à deux doigts de virer dans l'opposition ?" width="900" height="506" /></a> Moussa Mara[/caption]

<strong>L’Association des anciens élèves du Lycée Mamadou M’Bodj de Sébénikoro (AAE.LMBS) a organisé le jeudi 9 avril 2015, une conférence débat au sein dudit établissement, sur le thème « rôle des élèves et étudiants dans le processus de paix et de réconciliation». Cette conférence débat était animée par l’ancien premier ministre Moussa Mara, en présence du président de l’Association, Boubacar Koïta, du corps professoral du lycée des élèves et étudiants. Au cours de son exposé, le conférencier a souligné que la corruption est un phénomène compliqué dans notre pays.</strong>

Après les mots de bienvenu du proviseur du lycée, le président de l’Association, Boubacar Koïta a fait savoir que l’objectif de leur association est le développement du lycée. Avant d’ajouter que le choix de ce thème n’est pas gratuit vu le contexte difficile que traverse le pays. « Le Mali a une chance d’avoir des blancs, des noirs, des religieux. Cette diversité ne doit pas nous diviser. Elle doit être une chance. Pour qu’il puisse y avoir la paix et la réconciliation, il faut que les maliens se connaissent et s’acceptent », a dit le conférencier Moussa Mara. Avant d’inviter les jeunes à travailler. Selon lui, le seul combat qui vaille pour la jeunesse est celui de l’excellence. Il a souhaité l’amélioration du système éducatif au Mali. En réponse aux questions des élèves venus nombreux, Moussa Mara a fait savoir que l’accord d’Alger est équilibré et peut amener la paix s’il est bien appliqué. Par ailleurs, il a fait savoir que la corruption est beaucoup plus grave pour notre pays que le problème du nord. « C’est un phénomène compliqué dans notre pays. Pendant que j’étais premier ministre, 220 contrôles ont été faits et les rapports ont été transmis à la justice. La corruption, défavorable pour les faibles, est une lutte de longue haleine. Elle n’a été aussi élevée que pendant la démocratie car nous avons compris la démocratie à l’envers », a dit Mara. En outre, il a mis l’accent sur l’insécurité et le vol au Mali.

<strong>Aguibou Sogodogo</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Affaire de détournements à la Banque Régionale de Solidarité (BRS&#45;Mali) : Quand le judiciaire piétine le social !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/affaire-de-detournements-a-la-banque-regionale-de-solidarite-brs-mali-quand-le-judiciaire-pietine-le-social-905642.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 10 Apr 2015 00:26:22 +0000</pubDate>
<dc:creator>Tjikan</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_179136" align="alignleft" width="300"]<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2013/11/BRS.jpg"><img class="size-full wp-image-179136" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2013/11/BRS.jpg" alt="BRS" width="300" height="262" /></a> siège de la BRS[/caption]

<strong><em>Bénéficiant tous d’un non lieu au niveau du pôle économique et financier, les responsables de la défunte banque BRS (Banque Régionale de Solidarité), inculpés dans le cadre du détournement de 1,9 milliard CFA broient du noir au niveau du tribunal de travail, qui traine à leur mettre dans leurs droits, conformément au code du travail. Pourquoi doit-on laissés pour compte ces cadres de banque et leurs familles, blanchis par la justice ?</em></strong>

&nbsp;

Pour rappel, il  y’a de cela quelques mois, plus précisément en novembre 2013, que quatre directeurs de la Banque Régionale de Solidarité ( Tidiane Diarra, directeur de la Clientèle, Mohamed Balayara, directeur des Risques, Kalifala Diarra, directeur des Opérations et Abdoulaye Dia, directeur du Recouvrement et des Affaires juridiques) et d’autres chefs de cette banque (chef du contrôle interne de la Banque, Mohamed Berthé, son successeur Boubacar Dramé ; le chef de l’agence principale, Yaya Koné, le caissier principal Tounkara, le directeur des ressources humaines, Jules Yanaba) ont été interpellés, puis mis sous mandat de dépôt, suite à une mission de contrôle effectué par le Pôle économique et financier de Bamako, au sujet d’une affaire de détournement de 1,9milliard FCFA, instruit à son niveau. Après d’énormes enquêtes, investigations pointues, comparutions, le juge d’instruction de la même juridiction a accordé un non lieu à ces cadres de la BRS, il y’a quelques semaines. Mais ces derniers ne sont pas au bout de leur peine. Car, à la surprise générale le parquet a interjeté appel au niveau de la Cour d’Appel (dont la chambre d’accusation doit se statuer là-dessus). Si cette procédure relève du pénal, les concernés et leurs ayants droits ont du mal de nos jours à digérer l’attitude du tribunal de travail, qui refuse de les accorder leurs droits. Notamment celui relatif aux traitements salariaux.  Comme s’ils sont frappés par une décision de licenciement. Or, dans le cas spécifique, selon l’avis d’un juriste, le code du travail n’évoque la possibilité de licenciement que dans l’hypothèse d’une absence constatée de plus de six mois. Ce qui n’est pas le cas pour ces cadres, qui ont consacré l’essentiel de leur carrière au service de cette banque. Et qui n’ont pas accusé une absence ayant atteint ce délai légal. Qu’est ce qui motive donc cette attitude inhumaine à l’encontre de ces cadres ?

Pourtant, aux dires toujours de notre source, toute mesure du tribunal de travail doit avoir une référée sociale. A savoir, que l’esprit qui fonde le code de travail est basé de prime abord sur la protection de l’employé.

Pourquoi veut-on donc lésés ces cadres de banque qui ont bénéficié d’un non lieu dans la règle de l’art au niveau du pôle économique ?

De nombreux observateurs du milieu bancaire, estiment que la vague d’arrestations qui a suivi le rachat de la BRS par l’Orabank cache de nombreuses zones d’ombre.  Etant donné qu’elle fut mise en œuvre par le nigérian Younoussi Abdoul, nommé à la tête de la nouvelle banque. Les mêmes sources confient que de gré ou de force l’on veut faire des cadres bancaires Maliens des responsables de seconde zone au sein d’Orabank. Ancienne banque majoritaire dans le capital de la BRS, qui a fini par engloutir cet établissement financier qui a fait ses preuves dans le financement  des personnes qui n’ont pas accès au système bancaire traditionnel : notamment les jeunes, les femmes, les ruraux et les promoteurs de petites entreprises. L’objectif de cette banque est de permettre l’accès au crédit aux populations qui sont exclues du système bancaire : notamment les jeunes, les femmes, les ruraux et les promoteurs de petites entreprises.

De ce fait, il est inadmissible de nos jours de faire des anciens cadres de cette banque, des punissables  chômeurs…

Affaire à suivre

<strong>Moustapha Diawara </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Transfert des fonds dans la banque suisse HSBC : IBK doit publier la liste des Maliens incriminés</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/transfert-des-fonds-dans-la-banque-suisse-hsbc-ibk-doit-publier-la-liste-des-maliens-incrimines-806382.html</link>
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<description><![CDATA[ Comme dans une course contre la montre, IBK doit vite publier la liste des voleurs dont parlait Bouaré et engager des poursuites contre tous ceux et toutes celles qui seront déclarés présumés coupables où qu’ils pourraient se trouver même dans sa famille politique ou biologique. A ce seul prix, l’on verra que pour IBK (plébiscité par 77,62% des électeurs maliens) c’est le Mali qui passe d’abord et qu’il veut défendre l’honneur de ce pays. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 16 Feb 2015 13:58:54 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_434592" align="aligncenter" width="507"]<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/07/IBK.jpg"><img class="size-full wp-image-434592" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/07/IBK.jpg" alt="Ibrahim Boubacar Keita IBK" width="507" height="281" /></a> Ibrahim Boubacar Keita IBK[/caption]

Depuis la chute du régime nationaliste de Modibo Keïta, la corruption et la délinquance financière ont pris corps dans les mœurs de la République. En fait, en 08 ans de gestion responsable de l’économie malienne, le gouvernement du président Modibo Keïta a érigé sur les fonts baptismaux une bonne vingtaine d’usines de transformation de nos produits locaux.

Pendant les 08 ans de règne de Modibo Keïta, la probité morale et le sens du respect du bien public étaient cités en bon exemple dans la sous- région ouest africaine. Les détournements de deniers publics se racontaient comme de petits contes tant il est vrai que c’était là des phénomènes extrêmement rares. On peut  simplement retenir que le régime de Modibo Keïta était acquis à la cause des masses laborieuses de notre pays. Cela se voyait dans la gestion de nos ressources nationales tant il était vrai que les détournements de deniers publics, la surfacturation, la corruption, le népotisme étaient, entre autres, criminalisés au plus haut point. A cette époque, les responsables de l’Etat malien donnaient les premiers exemples de probité morale et de respect de la chose publique.

En lieu et place de ce sens élevé de l’intérêt général, le CMLN (Comité militaire de libération nationale) a instauré dans notre pays comme mode de gestion des affaires de nation, le vol, les détournements de deniers publics, l’affairisme, la gabegie, le népotisme, et cela à l’avantage d’une petite poignée d’hommes et de femmes élus de Dieu.

Alpha Oumar Konaré, alors ministre de la Jeunesse, des Sports, des Arts et de la Culture, n’a pas manqué de déclarer à l’occasion de la Biennale de 1980 que lorsque tout est moi, moi et encore moi, «<strong>où va le Mali ?»</strong> Ironie du sort ! C’est bien sous Alpha, président que la corruption avait atteint un seuil jamais vu dans la gestion des affaires du Mali. Ainsi, rappelons que c’est sous son règne qu’on a comptabilisé 21 milliardaires maliens dont 16 hauts fonctionnaires. On peut tout simplement dire qu’à ce niveau qu’Alpha Oumar Konaré se moquait de notre peuple travailleur. En tout cas, aucune poursuite véritable n’a été engagée contre les déprédateurs du tissu économique national. Tout s’est passé entre Moussa et Alpha comme si le second disait au premier : «<strong>ôtes-toi de là que je m’y installe</strong>».

Sous Alpha Oumar Konaré, la dilapidation des biens de l’Etat est devenue une pratique des plus courantes au Mali. Allez savoir jusqu’où les maires se sont livrés à la vente complètement irresponsable des terres de l’Etat. A ce niveau, les plus forts retiraient aux plus faibles les parcelles dument acquises par ceux-ci, et cela à volonté. Rappelons que pour inaugurer son deuxième et dernier mandat à la tête de l’Etat malien, Alpha a dit aux maires de ne plus se livrer à la vente illicite des terres de l’Etat. Il n’a pas osé dire à la face du peuple malien que les maires ayant trempé dans les affaires sales du foncier rendront compte.

Avec Amadou Toumani Touré (ATT), la corruption, la gabegie, les surfacturations, les détournements de deniers publics, entre autres, on atteint le seuil le plus inquiétant de toute l’histoire de la République du Mali. Mais il ne pouvait en être autrement dans la mesure où le prince du jour a affirmé à la face du monde et donc du peuple malien qu’il n’est pas venu pour «<strong>humilier quelqu’un</strong>».

<strong>Le 22 mars 2012</strong>,  ATT a été chassé du trône, laissant derrière lui un pays en ruines. Pour éviter de rendre compte au peuple travailleur du Mali, les hommes et les femmes déchus avec ATT ont secoué tous les cocotiers de la CEDEAO avec la bénédiction de la France et de ses alliés occidentaux pour dissuader les jeunes militaires patriotes afin qu’ils cèdent le trône au FDR. Il convient de situer la transition de Dioncounda Traoré dans cet impératif pour les déprédateurs de l’économie nationale de brouiller toutes les pistes et d’échapper au filet de la justice de notre peuple travailleur. Sans nul doute ce n’est que partie remise.

On dit souvent que la vérité finit toujours par triompher car disait Abraham Lincoln : «<strong>On peut tromper une partie du peuple tout le temps, tout le peuple une partie du temps mais pas tout le peuple tout le temps</strong>.» Assurément, les voleurs du bien public malien rendront compte au peuple malien.

C’est ainsi qu’on avait l’espoir de voir ce peuple rentrer en possession de tous ses dus que lui ont subtilisés les délinquants financiers et politiciens du Mali. Lorsque le président de la République Ibrahim Boubacar Keïta (IBK) a déclaré à la face du monde l’année 2014 «<strong>année de lutte contre la corruption</strong>», nous avions pris cette «<strong>intention</strong>» avec des pincettes car, il ne s’agissait plus de nous donner des discours pathétiques et patriotiques mais, bien plutôt des actes concrets. Cela est désormais un impératif catégorique pour tous ceux qui ont constaté que tous les gouvernants maliens ont juré (de Moussa à IBK) de défendre les intérêts supérieurs du peuple malien. Cela nous rappelle hélas cette farce politico-militaire de Moussa Traoré qui aimait dire, entre autres : «<strong>Je  m’engage à défendre les intérêts supérieurs de la nation malienne même au prix de ma vie»</strong>, car disait-il : «<strong>c’est l’uniforme que je porte qui me l’impose</strong>.»

Rappelons ici que Lénine avait averti bien avant qu’il faut apprendre à voir derrière les déclarations juridiques, politiques, religieuses qui dit quoi et qui fait quoi.

Volte-face ou duperie de la part d’IBK ? En tous cas, l’année de lutte contre la corruption s’en est allée sans résultat concret. Tout porte à croire que le président dont le slogan de campagne était «<strong>Le Mali d’abord</strong>» n’est pas pressé d’engager ledit combat contre la corruption.

IBK doit se rassurer qu’il a tout à gagner en traduisant dans les faits son slogan de lutte contre la corruption mais aussi qu’il a tout à perdre en restant au niveau du simple slogan. En politologue averti, il doit à présent s’assumer en commençant par rendre publique la liste de la soixantaine de déprédateurs de notre tissu économique national, liste dont a fait cas sur les antennes de RFI le président de l’association Yèrèwolo Ton en la personne de Boubacar Boré.

Selon ce patriote malien, plus de 100 milliards de FCFA ont été volés par les bourreaux de notre économie et placés en banque Suisse HSBC. IBK doit saisir cette occasion pour redonner confiance au peuple travailleur du Mali et le plutôt serait le plus intelligent quand on sait qu’il est de plus en plus seul aux commandes du bateau Mali. En tout cas, avec la confusion qui caractérise sa gestion économique, qu’il ne peut continuer à entretenir ce flou en comptant sur les forces vives de la nation.

Le soutien de son parti à sa politique de gestion des affaires semble de plus en plus compromis, sans perdre de vue un seul instant que le FDR est sur son pied de guerre et ne ratera aucune occasion pour désapprouver la conduite politique du président. Le jeu de la France dans la crise du Nord semble des plus ambigües. A ce niveau, IBK ne doit pas perdre de vue que la France n’a pas d’amis mais des intérêts et qu’elle a toujours comme le passé des ambitions hégémoniques. Rappelons à cet effet le ministre français de la Colonisation Jules Ferry : «<strong>Rayonner sans agir, sans se mêler des affaires du monde pour une grande nation comme la France, c’est abdiquer</strong>.»

Comme dans une course contre la montre, IBK doit vite publier la liste des voleurs dont parlait Boré et engager des poursuites contre tous ceux et toutes celles qui seront déclarés présumés coupables où qu’ils pourraient se trouver même dans sa famille politique ou biologique. A ce seul prix, l’on verra que pour IBK (plébiscité par 77,62% des électeurs maliens) c’est le Mali qui passe d’abord et qu’il veut défendre l’honneur de ce pays.

<strong>Fodé KEITA</strong>

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<title>Importation par groupage : Fraude à ciel « couvert » !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/importation-par-groupage-fraude-ciel-couvert-800732.html</link>
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<description><![CDATA[ En instaurant il y a quelques années le système de groupage à l’importation, le gouvernement pensait soutenir les petites et moyennes entreprises. Gravissime erreur. Ce sont des milliards qui se perdent chaque année.
 ]]></description>
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<pubDate>Fri, 13 Feb 2015 04:07:13 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[En effet, le système de groupage s’est vite transformé en un véritable réseau de fraude et de contrebande. Que s’est-il donc passé ?

Il y a quelques années, le gouvernement malien, pour soutenir la catégorie la plus fragile des opérateurs économiques et mieux organiser le secteur informel avait initié une procédure toute simple. Ainsi selon le principe, des petits commerçants incapables d’importer à eux seuls un contenaire se mettent en groupe, font leurs achats à l’intérieur et louent un contenaire. Arrivée au cordon douanier malien, à travers leur transitaire, ils produisent leurs factures et paient en groupe leurs droits avant la mise de leurs produits sur les marchés de consommation. La stratégie avait ceci de positif, qu’elle permettait de contrôler le volume des importations et de réduire la fraude. Hélas ! Depuis quelque temps, un véritable réseau de fraudeurs spéculent et prospèrent ostantatoirement dans le domaine. Au lieu donc des vrais petits importateurs, certains gros commerçants ont récupéré la chose.

Dans certains contenairs qui arrivent dans le circuit du groupage, on retrouve des produits de toute nature, tous appartenant généralement à un seul gros importateur qui éclate ses commandes entre les différents contenairs. Les détenteurs des documents n’étant que des prête-noms.

En clair, un opérateur économique recrute trois ou quatre jeunes à qui il remet de l’argent pour importer tel ou tel produit. Les jeunes en question quittent le pays avec de l’argent en sac, achètent leurs marchandises qu’ils confient au transitaire.

Au cordon douanier, le transitaire se débrouille pour que l’emballage ne soit pas ouvert et négocie avec les douaniers qui déterminent la valeur du contenaire selon leurs humeurs et la lourdeur des pots de vin.

Ainsi, ces quantités importées échappent à toute statistique sont déversées sur le marché. Ce sont généralement ces produits qui sont cédés à des prix défiant toute concurrence. L’importateur n’ayant presque rien payé en terme de taxe douanière.

C’est bien ce qu’il faut appeler la fraude « à ciel couvert » et qui constitue la concurrence déloyale.

Déjà dans le milieu des affaires, la grogne commence à monter, et personne ne veut être responsable de rien. Pourtant, ces pratiques sont bien connues mais personne ne lève encore le petit doigt. Il faut peut-être attendre qu’il soit trop tard pour après vouloir « prendre le taureau par la queue ». Entre temps, les honnêtes hommes d’affaires souffrent en silence et dans l’indifférence presque totale de certaines autorités.

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<strong>N. A</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Cellule Technique des Reformes du Cadre des Affaires : La directrice accusée de détournements de fonds de carburant et de matériels informatiques</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/cellule-technique-des-reformes-du-cadre-des-affaires-la-directrice-accusee-de-detournements-de-fonds-de-carburant-et-de-materiels-informatiques-785452.html</link>
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<description><![CDATA[ Des employés de la Cellule Technique des Reformes du Cadre des Affaires (CTRCA) accusent leur directrice Mme Keita Zeynabou Sacko, de gestion catastrophique, de détournement de fonds de carburant et de matériels informatiques. Des accusations que la première responsable de cette structure dément.
 ]]></description>
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<pubDate>Thu, 05 Feb 2015 07:28:37 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Gestion très catastrophique, détournement de fonds de carburant et de matériels informatiques, tels sont les griefs formulés par des employés, qui requièrent l’anonymat, de la Cellule Technique des Reformes du Cadre des Affaires contre leur directrice, Mme keita Zeynabou Sacko. Selon nos sources, depuis son arrivée à la tête de la CTRCA, en juillet 2014, la directrice gère la structure comme sa propriété privée parce qu’elle était une protégée de l’ex premier ministre Moussa Mara. <em>« Depuis son arrivée, chaque jour apporte son lot de scandale. Tout y passe, de la gestion du personnel en passant par le carburant et l’achat de matériels informatiques »</em>, nous révèlent nos sources.  Ainsi, ajoute la source, le carburant de la cellule pour le quatrième trimestre 2014, acheté pour un montant de 5 000 000 FCFA, est partagé de façon inégale entre les employés. Les cadres qui sont du même bord que la directrice toucheraient 400 000 FCFA  de carburant. Par contre, à diplôme égal, il y a des cadres qui ne touchent que 100 000 FCFA et 150 000 FCFA alignés au carburant du planton, chauffeur, stagiaire, portier et laveur de véhicule à la cellule. La directrice, elle-même, s’octroie, sur les 5 000 000 FCFA de carburant, 2 800 000 FCFA (560 Tickets de 5 000 FCFA). La directrice est, aussi, accusée, par nos sources, de s’être accaparée, après l’achat de matériels informatiques, de deux tablettes de marque Samsung venant d’un fournisseur.

En outre, il est reproché à la directrice de dilapider les ressources de l’Etat. En effet, explique nos sources, la location de l’immeuble (immeuble Oumar Niangado dit Petit Barou) qui abrite la CTRCA est de 2 130 000 FCFA par mois alors que l’Etat se serait engagé pour 800 000 FCFA. Ces <em>« comportements »</em> de la directrice, selon nos sources, interpellent, fortement, le nouveau ministre de tutelle en charge de la Promotion de l’Investissement et du Secteur Privé pour apporter une solution à la souffrance de l’Etat et des agents qui travaillent dans cette structure. Contactée par nos soins, la directrice s’est contentée de démentir et dit ne pas être au courant des <em>« faits »</em> qu’on lui reproche. <em>« Je ne suis pas du tout au courant de détournements de fonds de carburant et de matériels informatiques »,</em> a-t-elle dit.

<strong>Madiassa Kaba Diakité </strong>

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<title>Brouille à l’INFSS : Le Syndicat accuse le directeur d’être à la base des pratiques malsaines au sein de l’institut</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/brouille-linfss-le-syndicat-accuse-le-directeur-detre-la-base-des-pratiques-malsaines-au-sein-de-linstitut-780492.html</link>
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<description><![CDATA[ Le syndicat de l’Institut National de Formation en Sciences de la Santé était devant la presse, le lundi 2 Février 2015 dans les locaux de l’Institut, afin de déplumer les innombrables maux qui minent l’institut, des souffrances à cause desquelles le personnel de l’institut observe une grève illimitée depuis le 28 janvier 2015.
 ]]></description>
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<pubDate>Tue, 03 Feb 2015 05:43:25 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Népotisme, favoritisme, clientélisme et corruption sont les compagnons des travailleurs de l’Institut National de Formation en Sciences de la Santé (INFSS), a lancé le secrétaire général adjoint du syndicat de l’INFSS Lassana Keita. Avant d’ajouter que le directeur de cet Institut avec l’appui de certains collaborateurs véreux sont entrain de tuer à petit feu l’INFSS et ses travailleurs par des pratiques ignobles et infâmes. « Nous n’accepterons plus qu’on nous marche dessus car l’institut n’est la propriété privée de personne, il appartient à l’Etat malien et on mettra tout en œuvre afin que force revienne à la loi », étale-t-il. Selon Lassana Keita, le Directeur est entrain de fouler au pied les textes de l’INFSS en collaboration avec le ministère de la santé. Nonobstant les plaintes du personnel et du comité syndical au niveau du ministère de la tutelle, rien ne bouge, regrette-t-il. « <em>Depuis 2012, le personnel assiste impuissamment à des pratiques insalubres instituées par le Directeur, le professeur Alfousseini  Ag Mohamed et Madame Dicko Fatoumata S Maiga. Nous avons nos doléances qui dorment dans les tiroirs du ministère de la santé qui ne trouvent toujours pas suite. Les professeurs qui dispensent les cours au sein de l’Institut n’en peuvent plus. Face au mutisme de l’administration et du ministère de la tutelle, nous observons une grève illimitée jusqu’à la satisfaction totale de nos doléances</em>», a-t-il dit. L’institut National de Formation en Sciences de la Santé est devenu le nid des problèmes depuis 2012, ajoute le syndicaliste,  grâce aux pratiques du Directeur et ses complices. Pour sa part, Mme Keita Rouguiyatou Diallo, le secrétaire général du comité syndical a souligné que le Directeur Alfousseini Ag Mohamed est dans toutes les mauvaises sauces qui se trament au sein de l’institut. Selon elle, il falsifie a l’insu des professeurs les notes au profit des étudiants et parachutent ses enfants pour les surveillances des examens. Avant d’ajouter que même pour les stages de formations et missions de l’institut, les noms de ses enfants et proches y figurent toujours au grand dam des travailleurs de l’institut. Il urge, de son avis, que les autorités cherchent une solution idoine a ce problème qui mine l’INFSS et qui aura une conséquence fâcheuses sur la formation des étudiants dudit institut.

<strong>Moussa Samba Diallo</strong>

<strong> </strong>

<strong> </strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Aéroports du Mali :Tentative de corruption de la Commission ad’ hoc ?: Le Pdg Daouda Dembélé au cœur d’un scandale</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/aeroports-du-mali-tentative-de-corruption-de-la-commission-ad-hoc-le-pdg-daouda-dembele-au-coeur-dun-scandale-768302.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/corruption/aeroports-du-mali-tentative-de-corruption-de-la-commission-ad-hoc-le-pdg-daouda-dembele-au-coeur-dun-scandale-768302.html</guid>
<description><![CDATA[ Selon nos sources, le Président directeur général des Aéroports du Mali, le Colonel Daouda Dembélé, pour être maintenu au poste, a distribué 3 millions de Fcfa aux membres de la Commission ad’ hoc désignés à cet effet.
 ]]></description>
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<pubDate>Wed, 28 Jan 2015 00:06:20 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Les bénéficiaires de cette largesse du Colonel Daouda Dembélé sont les représentants des ministères des Transports et du Désenclavement (500 000 Fcfa) ; de la Fonction publique (500 000 Fcfa) ; le représentant du Commissariat au développement institutionnel (500 000 Fcfa) ; le représentant du conseil d’administration des aéroports du Mali (500 000 Fcfa). Quant aux représentants de la Direction des ressources humaines du secteur des infrastructures, du ministre chargé de l’Aéronautique, au chef de Cabinet du ministère de l’Équipement, des Transports et du Désenclavement et au représentant du Cabinet secrétariat, chacun a empoché 250 000 Fcfa.

Pourtant, dans sa décision N°2014 0168/METD-SG du 1<sup>er</sup>  octobre 2014, le ministre des Transports et du Désenclavement a bien précisé que les frais de fonctionnement de la Commission sont assurés par le budget national. La question est donc de savoir pourquoi le Pdg en poste a pris une autre décision (décision N°0194/ADM-PDG) pour accorder 3 millions de Fcfa à la Commission de sélection du Président directeur général des Aéroports du Mali. S’agit-il d’une tentative de corruption du Pdg actuel, à ce poste depuis la récente transition, pour conserver son fauteuil ? Le ministre Mamadou Hachim Koumaré fermera-t-il les yeux là-dessus ? N’est-ce pas un complot qui est tramé dans le dos du président de la République, Ibrahim Boubacar Kéïta ?  Lequel avait d’ailleurs déclaré 2014, année de lutte contre la gabegie, l’impunité et la corruption ?

Affaire à suivre !

<strong>Albert GUEYE</strong>

<strong>Source : L’ŒIL</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Condamné à la réclusion criminelle par la Cour d&amp;apos;assisses pour détournement  de 7 milliards FCFA dans l&amp;apos;affaire BHM&#45; WAIC&#45;Projet mangueraie : L&amp;apos;ex&#45;PDG de la BHM Mamadou Baba Diawara acquitté par la Cour suprême</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/lex-pdg-de-la-bhm-mamadou-baba-diawara-acquitte-par-la-cour-supreme-755482.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/corruption/lex-pdg-de-la-bhm-mamadou-baba-diawara-acquitte-par-la-cour-supreme-755482.html</guid>
<description><![CDATA[ La Cour suprême, dans son audience du lundi 19 janvier  présidée par Sanazana  Coulibaly,  a ordonné la libération pure et simple de l&#039;ex-PDG de la BHM  Sa, Mamadou Baba Diawara et de son coaccusé Ismail Haïdara (en fuite en Allemagne) accusés  tous les deux du détournement de 7 milliards FCFA dans le projet BHM-WAIC de la Mangueraie.   ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 21 Jan 2015 12:30:19 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Indépendant</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_72462" align="alignleft" width="250"]<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2012/06/Diawara.jpg"><img class="size-full wp-image-72462" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2012/06/Diawara.jpg" alt="Mahamadou-Diawara" width="250" height="247" /></a> Mahamadou-Diawara-Ex PDG-Bhm[/caption]

La Cour suprême a estimé que les  nouveaux éléments versés dans le dossier prouvent   qu'il n'y a pas eu de malversation dans la gestion du programme immobilier, ouvrant ainsi la voie à une révision du jugement. Lequel a innocenté les deux personnes mises en cause.

Il nous revient que c'est à la demande de l'ancien président de la République, Amadou Toumani Touré ( qui s'était pourtant opposé à sa remise en liberté après un premier verdict de la Cour suprême)  et de la partie allemande qu'un rapport d'expertise de la Mangueraie a été mené par un Cabinet indépendant.  Dans ledit rapport, il ressort que le projet de la Mangueraie a coûté 13 milliards de F CFA sur lesquels 4 milliards ont été financés par la BHM Sa et 9 milliards F CFA par les Allemands de la WAIC. Les expertises menées à l'occasion ont établi  qu' il n'y a pas eu de malversations dans la gestion du programme immobilier,  ouvrant ainsi  la voie à une révision du jugement. Celle-ci sera ordonnée par le ministre de la justice du Gouvernement Mara, Mohamed Ali Bathily.

Au cours de l'audience du lundi 19 janvier, le président de la Cour Sanzana Coulibaly non moins président de la Chambre criminelle, entouré de ses deux conseillers Sambala Traoré et Bréhima Kansaye, a annulé tous les arrêts qui condamnaient Diawara et son coaccusé Ismail Haïdara et ordonné leur mise en liberté.

Rappelons que Mamadou Baba Diawara a été arrêté le 1er juin 2007 suite à une plainte  dans l'affaire BHM-WAIC-mangueraie. Il a été condamné en 2008 à la réclusion criminelle par la Cour d'Assises en transport à Ségou. Ses avocats Maitres Hamidou Diabaté, Mahamadou Traoré, pour ne citer que ceux-là, ont interjeté appel. Le dossier a été rejugé par la Cour suprême en 2009 qui a cassé le verdict de la Cour d'assises et ordonné la libération de l'ex-PDG de la BHM.

Malgré ce verdict,  Mamadou Baba Diawara a été maintenu en détention jusqu'à l'audience de lundi 19 janvier à l'issue de laquelle  il recouvre désormais sa liberté totale  ainsi que celle d'Ismaila Haïdara exilé en Allemagne.

<strong>Nous y reviendrons</strong>

<strong>Abdoulaye DIARRA</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Prévention et répression de l’enrichissement illicite :  pour promouvoir la bonne gouvernance au Mali</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/prevention-et-repression-de-lenrichissement-illicite-pour-promouvoir-la-bonne-gouvernance-au-mali-750762.html</link>
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<description><![CDATA[ Le Groupe de suivi budgétaire (GSB) a organisé ce jeudi 15 janvier 2015 au Grand hôtel de Bamako, une journée d’information et de sensibilisation sur la loi contre l’enrichissement illicite. Les travaux de la cérémonie d’ouverture étaient présidés par Abdel Kader Sidibé maire de la Commune III, en présence de Tiémoko Souleymane Sangaré président du GSB,
 ]]></description>
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<pubDate>Mon, 19 Jan 2015 02:19:03 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Nouvelle Patrie</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_748222" align="aligncenter" width="620"]<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/01/GSB.jpg"><img class="size-full wp-image-748222" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/01/GSB.jpg" alt="Prévention et répression de l'enrichissement illicite à Bamako : Le Groupe de suivi budgétaire engage la réflexion" width="620" height="465" /></a> Une vue des officiels lors de la conférence[/caption]

L’objectif de la présente journée était de contribuer à la vulgarisation de la Loi n°2014-015/du 27 mai 2014 portant prévention et répression de l’enrichissement illicite. C’est une loi composée de 6 titres, 4 chapitres et 45 articles qui cernent le phénomène de l’enrichissement illicite dans son ensemble. Le premier titre parle des dispositions générales, le deuxième indique les organes chargés de la  lutte contre l’enrichissement  illicite pendant que le  troisième
évoque les personnalités assujetties à la déclaration  de  biens. Le quatrième parle  de la prévention de l’enrichissement illicite, le cinquième la répression de l’enrichissement et le sixième prévoit les dispositions finales.

Le président du GSB, Tiémoko Souleymane Sangaré, dans ses propos introductifs dira que cette rencontre répond au souci de vulgarisation et de sensibilisation du GSB. Avant d’ajouter que le GSB espère que la loi parvienne à instaurer la transparence et que le gouvernement actuel s’engage à relever ce défi. La présentation  du dispositif de la Loi a été faite par N’Peh Diarra, l’avocat général par intérim de la Cour suprême. En effet, la corruption et la délinquance financière est un fléau qui dangereusement sape  tous les efforts de développement. Enfin d’éradiquer  le phénomène en adoptant la loi n°
2014-015/ Du 27 mai 2014, portant prévention et répression de l’enrichissement illicite et en mettant en vigueur une loi de prévention et répression de l’enrichissement illicite. C’est pourquoi l’avocat général de la cour suprême dira que  la poursuite pour enrichissement illicite, du seul fait qu’elle se déroule sur fond de renversement de la charge classique de la preuve, la rend suffisamment polémique entre différents courants doctrinaux du droit pénal, toute chose qui devrait amener le législateur à prendre davantage de discernement précautionneux dans la fixation des règles pour la répression de cette infraction, notamment en prévoyant un titre ou un sous-titre, en tout cas dans une rubrique séquentielle, à part, la mise en demeure, en faisant une véritable phase (d’enquête) préliminaire informelle, autrement dit d’échanges d’informations ou d’explications, plutôt que de diluer les quelques dispositions s’y rapportant et ce, de façon disparate dans deux titres à la fois, les
titres IV et V traitant, respectivement, de la prévention et de la répression ».

Parlant de la loi, M. Diarra dira que l’exigence d’une déclaration, par les agents publics, de leurs patrimoines avant d’entrer en fonction, pendant et à la cessation desdites fonctions procédant du souci de dissuader  ces derniers contre toute tentation
d’appropriation illicite de biens dans l’exercice ou à l’occasion deleur charge publique. La loi portant prévention et répression de l’enrichissement illicite renvoie, nécessairement, à l’adoption
d’autres textes législatifs et réglementaires, pour en permettre une
application effective a-t-il affirmé.



<strong>Mah Traoré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Atmosphère délétère au sein du Cnrex&#45;Btp : Le comité syndical révèle des cas de malversations reprochés au directeur national, Et réclame un audit général du centre</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/atmosphere-deletere-au-sein-du-cnrex-btp-comite-syndical-revele-cas-malversations-reproches-au-directeur-national-reclame-audit-general-du-centre-709032.html</link>
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<pubDate>Mon, 22 Dec 2014 10:03:17 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvel Horizon</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Il y a deux semaines, nous évoquions dans nos colonnes les accusations de manœuvres portées par le comité syndical contre le directeur du Centre National de Recherche et d’Expérimentation en Bâtiment et Travaux Publics (Cnrex-Btp), M. Cheick Oumar Diallo. Des manoeuvres qui consisteraient à créer un bicéphalisme syndical au sein du service pour arriver à des fins personnelles. Au cours d’un entretien avec les responsables du comité syndical du Cnrex-Btp, ceux-ci nous ont décrit une kyrielle de cas de mauvaise gestion reprochés au directeur national, qui se prétendrait intouchable compte tenu des soutiens dont il bénéficierait au niveau du Ministère du tutelle. Le secrétaire général du comité syndical, M. Massa Djourté, affirme que l’affaire d’“<em>un comité syndicat bis</em>”, mis illégalement en place, sera transportée au niveau du bureau exécutif de l’Untm pour être tranchée.

LES REVENDICATIONS DU SYNDICAT

Le secrétaire général du syndicat précise que les travailleurs ne sont nullement contre le directeur Cheick Oumar Diallo et qu’ils veulent simplement être mis dans leurs droits. Les principales revendications du syndicat portent sur la Convention Collective des Bâtiments et Travaux Publics qui régie les travailleurs contractuels recrutés par le Cnrex-Btp et l’application de l’accord d’établissement. Selon les explications des syndicalistes, ladite  convention  a été certifiée par la direction du travail depuis 2007. Et sa mise en oeuvre aurait été recommandée et par le Ministère de l’Équipement, des Transports et du Désenclavement et par le Conseil d’Administration. Les syndicalistes se disent convaincus que les ressources propres du centre permettent de prendre en charge l’application de ces revendications. “<em>Les Conventions en question sont nos statuts et nous voulons qu’elles soient appliquées. Nous interpellons le Gouvernement pour nous mettre dans nos droits”</em>, ont affirmé avec insistance les syndicalistes.

LES CAS DE MAUVAISE GESTION

Les responsables du comité syndical du Cnrex-Btp évoquent plusieurs irrégularités dans l’exécution des marchés. Selon le comité syndical, le Cnrex-Btp avait commandé 2 BG en 2011, un seul aurait été livré; et celui-ci aurait été remplacé par un ancien, par la suite, par le directeur. Le comité syndical réclame une explication de Cheick Oumar Diallo sur cette affaire.

Un autre cas, toujours selon le comité syndical, serait qu’il restait une somme de 50 millions de Fcfa après toutes les prises charges faites lors de la 16è session du Conseil d’Administration du Cnrex-Btp. Cette somme se serait volatilisée sans aucune explication de la part du directeur.

Le comité syndical affirme également que depuis début 2014, le Cnrex-Btp n’a pas de directeur adjoint et la direction recherche a été surprimée. Or, soulignent les syndicalistes, cette direction est la raison d’être du Cnrex-Btp, qui est dédié aux recherches. “<em>Quand cette direction a été suprimée par le directeur, les fonds alloués à la recherche sont gérés directement par le directeur lui-même. Pour preuve, cette année, le Ministère du tutelle a alloué au centre 75 millions de Fcfa pour la recherche. Le directeur s’est octroyé le rôle de chef de division recherche pour gérer cette somme à sa guise</em>”, déclare Massa Djourté, secrétaire général du comité syndical.

Un autre cas de malversations dont le directeur Cheick Oumar Diallo est accusé, c’est le fait, toujours selon les syndicalistes, que le directeur ait affirmé avoir dépensé 10 millions de Fcfa dans l’entretien des bâtiments cette année. “<em>Alors qu’aucune trace n’est visible</em>”, affirment-ils.

Il y aurait cet autre cas de 2 millions de Fcfa pour l’achat de médicaments, alors qu’il n’existerait même pas un simple comprimé de nivaquine dans le centre de santé du Cnrex-Btp. Un centre de santé qui ne fonctionnerait même plus depuis longtemps.

Il existerait deux services de nettoyage, tous des marchés qui seraient octroyés à des amis du directeur. Le comité syndical parle également de contrats bidons qui seraient octroyés à des amis du directeur et qui ne seraient pas spécialistes. Le contrat de l’entretien des matériels serait détenu par un ami au directeur Cheick Oumar Diallo. Et le fils de cet ami détiendrait le contrat de l’entretien des climatiseurs. Un autre ami du directeur s’occuperait de l’entretien des ordinateurs et de la connexion. Autant de cas qui font dire aux syndicalistes que le directeur a transformé le Cnrex-Btp en un “<em>business center</em>” pour les membres de son “<em>grin</em>”.

Les syndicalistes tiennent pour preuve de toutes ces malversations du directeur le fait que le Ministre aurait rejeté les documents comptables fournis pour le dernier Conseil d’Administration du Cnrex-Btp.

Ils affirment par ailleurs que le directeur Cheick Oumar Diallo distribuerait les véhicules du service aux agents qui seraient de connivence avec lui et octroierait des formations à d’autres.

Autres personnes qui seraient de connivence avec le directeur Cheick Oumar Diallo, le comité syndical cite les noms du Secrétaire général et du Chef de Cabinet du Ministère de l’Équipement, des Transports et du Désenclavement. Le comité syndical affirme avoir les preuves de cette accusation. Et c’est pourquoi il interpelle le Ministre de tutelle, Mamadou Hachimi Koumaré, et le Gouvernement tout entier à régler les problèmes du Cnrex-Btp avant que l’irréparable ne soit commis.

A ce jour, il existe un climat de méfiance totale entre certains travailleurs du même service. Les autorités sont appelées à intervenir avant que la situation ne dégénère.

Compte tenu de ces multiples cas de malversations reprochés au directeur national, le comité syndical du Cnrex-Btp réclame un audit général. <em>Affaire à suivre !</em>

<strong>Modibo KONÉ</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le président du CMTR à propos de son accusation de détournement : «  Je reste serein, je ne me reproche rien, le chien aboie, la caravane  passe… »</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/president-du-cmtr-propos-accusation-detournement-reste-serein-reproche-rien-chien-aboie-caravane-passe-707072.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sun, 21 Dec 2014 00:46:59 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Révélation</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Dans les colonnes des journaux, nous avons appris que  M. Youssouf Traoré, président du CMTR, est inculpé au pôle économique  pour « atteinte aux biens publics et concussion »  pour un montant cumulé de1.300.000.000 F CFA. Pour en savoir plus nous avons fait un tour au bureau du CMTR sis à l’Hippodrome. Contrairement à ce que nous avions pensé, nous trouvâmes, à notre grande surprise,  au service une atmosphère sereine et  conviviale. Quant au président, imperturbable, il affichait une mine sereine et travaillait tranquillement dans son bureau.</em></strong>

Pour le président du CMTR, ce sont des allégations calomnieuses entreprises par trois individus afin de ternir son image et le déstabiliser  pour l’élection prochaine  des membres du bureau.  Il a tout de même profité pour  dire aux militants de ne pas céder à la panique et que le CMTR travaille  et cela dans la plus grande sérénité sur toute l’étendue du territoire (de Kayes à Kidal). Il fait savoir aussi aux militants qu’il est serein, sain et sauf sans inquiétude. A ses dires, la cabale contre lui est le fait de trois individus qui  ne sont pas transporteurs et qui vivaient des ristournes de la vente des billets.  Désœuvrés et désorientés aujourd’hui, ces individus se baladent et n’ont que leurs bouches pour crier. Pour lui, le CMTR a d’autres choses à faire ou d’autres soucis que des allégations de ce  genre qui sont de nature à ternir l’image du CMTR et de son président. Il ne se reproche rien et a d’autres préoccupations autres que des allégations fallacieuses. D’ailleurs,  le président et son bureau  étaient entrain de préparer,  ce mercredi, une mission sur Abidjan  dans le cadre de la sensibilisation sur  la conduite à tenir par rapport à la nouvelle donne qui est le pèse-essieu.

Toutefois, le président a promis de répondre et celle de la plus belle manière à ses détracteurs au moment voulu et des dispositions sont entrain d’être prises à cette fin. « Ils auront leur réponse au moment venu », a-t-il laissé entendre.

Mieux, selon le président, le bureau est entrain de préparer tranquillement les élections à venir pour la mise en place du nouveau bureau. Le CMTR a autre à faire que de répondre à des allégations prétentieuses venant d’individus qui ne sont même pas des transporteurs. Les gens doutent fort même de l’existence de la troisième entreprise citée qu’est le SET.

«  Je reste serein, je ne me reproche rien, le chien aboie, la caravane  passe», a  laissé entendre le président du CMTR.

<strong>Moussa Diarra</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Guerre autour de 29 milliards de surfacturation: Vers la décrispation entre la ministre de l’Economie et des Finances et le Vérificateur general</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/guerre-autour-29-milliards-surfacturation-vers-decrispation-ministre-leconomie-finances-verificateur-general-693322.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 13 Dec 2014 07:33:41 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Débat</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_357312" align="alignleft" width="310"]<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/06/Mme-Bouare-Fily-Sissoko.jpg"><img class="size-full wp-image-357312" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/06/Mme-Bouare-Fily-Sissoko.jpg" alt="Interview exclusive du ministre de l’Economie et des Finances : IL N’Y A PAS DE RUPTURE AVEC LE FMI" width="310" height="215" /></a> Le ministre de l’Economie et des Finances, Mme Bouaré Fily Sissoko[/caption]

<strong>Accablée par le rapport du Vérificateur général pour une question de surfacturation de 29 milliards de Fcfa dans l’achat des équipements militaires et d’un aéronef, la ministre de l’Economie et des Finances, Mme Sissoko Fily Bouaré, se défend bec et ongles pour se tirer d’affaire.  Elle a même annoncé que  20  milliards des 29 milliards Fcfa ont été justifiés et approuvés par le Vérificateur général.</strong>

&nbsp;

La ministre de l’Economie et des Finances, Mme Bouaré Fily Sissoko, en compagnie de son collègue de l’Emploi et de la Formation professionnelle et  porte-parole du gouvernement, Mahamane Baby ; le chef de file des partenaires techniques et financiers (PTF), Paul Noumba Um, et Mme Hélène N’Garnim, a animé une conférence de presse, à la fin des travaux de la revue budgétaire conjointe 2014 de l’appui budgétaire général, pour édifier les hommes de médias sur les questions économiques du pays et surtout sur le retour des PTF.

Les journalistes, avides d’informations sur l’achat d’un nouvel avion présidentiel et d’équipements militaires et surtout sur la question révélée par le Vérificateur général dans son rapport, ont mis à nu toutes leurs préoccupations. Mme le ministre de l’Economie et des Finances a été claire. Selon elle, les deux marchés n’étaient pas prévus dans le budget de l’année 2014.

Compte tenu des nécessités, ils ont été introduits sans consultation des PTF, mais avec l’approbation de l’Assemblée nationale, ce qui était à la base des frustrations entre les autorités du pays et les PTF et avait détérioré le climat de confiance entre les deux camps. Les PTF, notamment le FMI, selon ses explications, croyait qu’il y a eu des malversations financières dans les différents marchés et avait suspendu son aide budgétaire au Mali, en attendant la fin des enquêtes engagées pour la cause.

Pour renouer cette confiance et prouver aux bailleurs qu’il n’y a pas eu de détournement de fonds dans ces affaires, Mme la ministre a révélé que le président de la République, Ibrahim Boubacar Kéïta, a donné son feu vert pour l’accès à toutes les données desdits marchés au BVG et aux PTF et prévu des sanctions judiciaires contre toute personne fautive. Elle informera aussi que les enquêtes ont prouvé qu’il n’y a eu aucun détournement de fonds. Ce qui explique, selon elle, la reprise de la coopération entre le Mali et le FMI.

Sur la question de surfacturation soulignée dans le rapport de BVG, la ministre Sissoko a informé la presse que 20 milliards des 29 milliards dans le marché d’équipements militaires ont été justifiés et approuvés par le Vérificateur général. Le locataire de l’hôtel des Finances a assuré que le BVG a été éclairé sur l’utilisation des 9 milliards restants, et qu’il mène des vérifications pour savoir s’ils ont été utilisés judicieusement.

Le chef de file des PTF, Paul Noumba Um, a précisé que sa structure, la Banque mondiale, n’a jamais suspendu son aide au Mali. Mais qu’elle n’appuyait plus le budget de l’Etat. Pour cette question de budget, il a expliqué que c’est le FMI qui ordonne aux autres PTF les aides budgétaires et les avait suspendues pour des raisons de vérification sur des achats de poids que le Mali a effectués. À ses dires, les vérifications ont prouvé négatifs les soupçons de malversations financières au Mali. Il a par ailleurs félicité les autorités maliennes pour l’accès facile aux vérifications.

Précisons que l’appui budgétaire de l’année, qui s’élève à 130 milliards de Fcfa, est un plus que celui de l’année 2015 qui est pour le moment estimé à 94,4 milliards de Fcfa.

&nbsp;

<strong>Malick  Diallo</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Blanchiment d’argent : Le Mali comme plaque tournante</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/blanchiment-dargent-mali-plaque-tournante-691692.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 12 Dec 2014 07:20:27 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Indicateur du Renouveau</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2011/11/Argent.jpg"><img class="alignleft wp-image-36942 size-medium" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2011/11/Argent-300x185.jpg" alt="argent" width="300" height="185" /></a>Phénomène jusque-là méconnu dans notre pays, le blanchiment d’argent se porte bien sous nos cieux sans que ses auteurs soient inquiétés. En un laps de temps, le Mali est devenu la plaque tournante de cette activité illégale. Ce sont des milliards qui sont blanchis.</strong>

<strong> </strong>

Le Mali est  en passe de devenir un passage obligé du blanchiment d’argent, si ce n’est déjà, malheureusement, le cas. Comment démanteler ce réseau ? Telle est fait la question. Les données en la matière sont claires.

Pour l’année 2009, ce sont 4,122 milliards de F CFA qui ont été blanchis. Au cœur de ce vaste et puissant réseau, des banques de la place. La preuve, sur plus de 13 banques que compte notre pays, seulement 7 ont accepté de coopérer avec la Cellule nationale de traitement des informations financières (Centif).

Il semblerait que la pratique soit plus ancrée que cela ne paraisse. Des hommes d’affaires, des opérateurs économiques, de hauts responsables du pays, des travailleurs de banques entre autres, sont les acteurs de ce florissant business. Les auteurs de ces blanchiments ne sont jamais inquiétés, car ils bénéficiant de complicités et de protection importante, explique un agent du Centif.

"Ici, ce que nous faisons est tout simplement politique, sinon les noms des personnes soupçonnées sont connues", poursuit-il avant d’expliquer que : "Nous travaillons sous pression et les actes qu’on pose sont vérifiés à la lettre. En plus, nous avons obligation de ne pas divulguer les informations, d’être discrets".

Les faits sont là, ces dernières années, le secteur bancaire de notre pays a connu une évolution qui n’est pas sans relation avec le blanchiment d’argent. D’ailleurs, certains spécialistes ont déjà donné l’alerte. Et des banques sont ciblées comme complices de cette pratique.

"Il y a quelques banques qui sont spécialisées dans le blanchiment d’argent, elles ont des réseaux partout dans la sous-région. Ce qui explique la présence massive dans nos hôtels de ressortissants de pays voisins. Alors que ceux-ci ne mènent aucune activité", témoigne un ancien banquier.

Certains de nos compatriotes se sont illustrés dans l’escroquerie et, dans une moindre  mesure, les transferts d’argent en provenance de d’Europe. "Nous avons eu à traiter de nombreux dossiers sur les transferts d’argent et surtout des transferts de devises sur des comptes, mais dans la plupart des cas, on a découvert l’implication de hautes personnalités", fait remarquer l’inspecteur de police B. S.

Même si les noms des personnes soupçonnées ne sont pas dévoilés, il est tout de même de notoriété publique que le blanchiment d’argent a de beaux jours devant lui dans notre pays. Car, rien ne montre que les rapports transmis à la justice auront une suite. Sinon comment comprendre que des personnes qui n’ont aucune activité de grande importance fassent des opérations bancaires d’envergure dans notre pays ?

Il faut préciser que notre pays ne s’est intéressé à la question que quand la Cédéao a exigé que les Etats membres prennent des mesures urgentes pour freiner l’activité. Un peu tard, dira-t-on. Car, des réseaux puissants sont déjà installés dans des pays comme le Nigeria, le Ghana, le Bénin, etc. Maintenant, il reste à savoir, pour ce qui concerne le Mali, si la Cellule mise en place pour lutter contre ce fléau bénéficiera du soutien nécessaire.

<strong>Alpha Mahamane Cissé</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Corruption au Mali : Un mode de vie</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/corruption-au-mali-mode-vie-687542.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/corruption/corruption-au-mali-mode-vie-687542.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 09 Dec 2014 23:50:31 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[La corruption qui gangrène tous les secteurs de la vie publique dans notre pays est de nos jours devenue un mode de fonctionnement normal.

Le mauvais exemple venant très souvent des milieux les plus nantis.

A quoi bon se bercer d’illusions ! "Au Mali, tous, nous sommes corrompus", fait remarquer cette dame qui tient un "chantier" et un restaurant dans sa propre maison.

"Ici, c’est comme ça", explique pour sa part cet homme d’affaires précisant même que, "c’est une spécificité malienne… Bouffer, c’est devenu normal".

La corruption qui grippe tous les rouages de la vie du pays, et plus particulièrement l’administration, est devenue un mode de fonctionnent normal.

Ainsi, selon ce jeune fonctionnaire, géomètre chargé du relevé de terrains qui doivent être morcelés, discutant avec l’un de ses amis : "Tu sais le travail marche mal…", se plaint-il. "Mais, s’étonne l’ami, tu es toujours fonctionnaire ?" Sa réponse est révélatrice : "Oui, mais il n’y a pas assez de clients".

Pour lui, son travail ne consiste pas à effectuer une tâche pour laquelle il perçoit un salaire de l’Etat, mais à faire des affaires en faisant payer une certaine somme d’argent à chaque "client" qui a besoin d’un relevé.

Au Mali, en effet, dans les services publics, tout se paye et rares sont ceux qui le contestent.

Chacun sait que, pour obtenir des marchés ou certains documents administratifs, il faut payer...

Pour réussir un concours ou obtenir un diplôme, il est plus sûr, dans de très nombreux cas, d’avoir un parent pourvu de moyens suffisants pour amadouer les professeurs.

Tour à tour, corrupteurs et corrompus, chacun a sa part de responsabilité dans ce fléau qu’est la corruption.

Ainsi, ce chauffeur de taxi interrogé à propos de l’attitude des policiers de la circulation explique : "nous, on préfère payer 500 Fcfa ou 1 000 Fcfa au policier que 5 000 Fcfa au GMS".
<h1>Dans l’administration, "bouffer, c’est devenu normal"</h1>
La crise économique et financière actuelle a étendu ces méthodes à d’autres secteurs, chacun cherchant à compléter ses fins de mois.

A qui se fier désormais ?

Aux médecins dont nombre, de mèche avec les pharmaciens de quartier touchent une commission sur les médicaments vendus et allongent sans utilité les ordonnances ?

A ceux qui prescrivent des examens de laboratoire sans rapport avec la maladie afin d’avoir leur pourcentage sur les examens effectués ?

Aux juges censés défendre les honnêtes gens, mais qui ont pris l’habitude de se renseigner auprès des avocats avant les procès pour savoir combien sont prêts à payer les uns et les autres afin d’avoir gain de cause ?

Aux journaux qui ne cessent de dénoncer les "détournements de fonds" et la corruption dont usent les partis politiques, mais qui ne sont pas à l’abri de ces pratiques ?

Nombre de Maliens sont conscients de la perversité du phénomène de la corruption et de ses conséquences néfastes sur le développement du pays.

Englués dans ce système qui n’épargne aucun secteur de la vie quotidienne, ils se sentent toutefois impuissants à le combattre.

Pour eux, rien ne bougera, si l’exemple ne vient pas d’en haut.

Or, de ce côté-là, c’est le statu quo.

<strong>Malick Camara</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Affaires avion présidentiel et marché de fournitures d’équipement : La société civile ne décolère pas</title>
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<pubDate>Wed, 03 Dec 2014 00:09:10 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/09/IBK-nation.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-541362" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/09/IBK-nation.jpg" alt="Adresse à la Nation de SEM Ibrahim Boubacar KEITA, Président de la République, Chef de l’Etat, à l’occasion du 54ème anniversaire de l’accession du Mali à la souveraineté internationale" width="620" height="505" /></a>Le régime IBK aura-t-il le temps de se réjouir de la reprise de la coopération avec le FMI et la Banque mondiale qui lui avaient tournés dos suite aux micmacs financiers assortis de l’acquisition du Boeing 737 et du marché d’achat de fournitures d’équipements militaires ? La réponse est négative. Car si les deux institutions financières ont décidé de lui offrir une seconde chance après qu’il ait plié à ses exigences, la société civile malienne (principale victime du larcin), elle, ne fait plus confiance aux ministres cités dans l’affaire. Par conséquent, elle ne digère plus que ses affaires soient gérées par des responsables (de moralité douteuse ?) impliqués dans le détournement de l’argent public. Et pour faire valoir cette revendication dont elle en a légitimement les droits, 15 associations regroupées au sein d’une coordination monte la fronde, bandent les muscles et entendent user de tous leurs moyens pour arracher auprès du Président de la République, Ibrahim Boubacar Kéita, le limonage de tous les ministres suspectés de détournement de deniers publics. Garant, pour elles, d’une mise à  l’abri du pays contre tout risque de récidive des auteurs de malversations. Un branle-bas de révolte populaire contre les dirigeants « cuiseurs de sang du peuple». </strong>

Les Maliens ont-ils perdu toute confiance au Président IBK et à son régime? Aujourd’hui, on peut  le jurer la main sur le cœur sans le moindre risque de se tromper. Et pour cause, son silence coupable dans l’affaire de la surfacturation assortie des marchés de l’avion présidentiel et de fournitures d’équipements militaires. Cette posture incongrue du Président indispose aujourd’hui tant les Maliens qu’ils commencent à hausser le ton face au retard des sanctions contre les auteurs. En témoigne aujourd’hui la réclamation de la quinzaine d’associations de la société civile qui, en désespoir de cause, se voit contrainte de lui faire la pression pour lui faire faire ce qu’il aurait dû faire depuis les rapports de la Cour suprême et du Bureau du vérificateur général. A savoir : limoger les ministres suspectés de ce détournement de deniers publics et qui ont perdu la confiance du peuple malien. Car après les rapports d’audit de la Cour Suprême et du Vérificateur Général, l’opinion nationale s’attendait à des interpellations. Mais depuis rien. D’où cette levée de boucliers de la société civile qui, dans une déclaration « <em>invite le Président de la République à sortir de son silence…</em> <em>et de sévir en limogeant les ministres suspectés de détournement de deniers publics dans cette affaire</em>».  Mieux, ces associations au nombre desquelles l’ICMA (Initiative pour le changement au Mali et en Afrique), le réseau Joko ni Maaya, le Consortium Actions Droits Humains (CADH), le Collectif Mali Uni, l’Association des commerçants détaillants « <em>demandent au président de la République et à son Premier ministre de démettre sans délai de leurs fonctions les membres du gouvernement cités dans cette affaire, à savoir Mme Bouaré Fily Sissoko, ministre de l’économie, Moustaph Ben Barka, ministre de l’Industrie et le ministre en charge de la communication, Mahamadou Camara et exigent un vote de défiance contre le Premier ministre et son gouvernement à la lumière des nouvelles informations rendues disponibles suite à l’audit des marchés d’acquisition de l’avion et des équipements militaires»</em>.

C’est donc dire que si la Banque mondiale et le FMI ont décidé d’offrir une seconde chance au Mali  avec la reprise de leur coopération avec le pays après des recommandations, les Maliens, eux, sont épris de justice et ne veulent pas tomber dans les mêmes erreurs du passé. Et pour ce faire, ils entendent se débarrasser à tout prix de tous les ministres impliqués dans cette affaire louche qui a causée tant d’humiliations et de galère au pays. Une réclamation tout à fait légitime du peuple plus que jamais déterminé  à ne plus regarder les ressources du pays pillé au seul bénéfice d’un clan sachant bien qu’aucun développement n’est possible avec des responsables corrompus. Une véritable chasse populaire en vue contre les responsables pourris du régime ? Wait and see

<strong>Youssouf Z KEITA</strong>

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<title>Passation du marché de plus de 199 millions Fcfa à l’Inps : Ni fraude, ni surfacturation, ni violation du code des marchés publics</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/passation-du-marche-199-millions-fcfa-linps-fraude-surfacturation-violation-du-code-marches-publics-649442.html</link>
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<pubDate>Thu, 20 Nov 2014 13:46:04 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvel Horizon</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le Directeur général Bréhima Noumoussa Diallo a agi avec transparence et en toute légalité</strong>

Dans un récent article de presse, certains ont cru avoir déniché la grosse magouille à l’Institut National de Prévoyance Sociale (Inps) dans une banale procédure de passation de marché. Le montant de près de 200 millions engagé dans ledit marché a certainement du éblouir certains esprits qui, sans se donner la peine de saisir le service de communication de l’Inps pour vérification des informations dont ils disposaient, ont choisi de “descendre” le Directeur général Bréhima Noumoussa Diallo, en l’accusant de fraude, de malversation et de s’être “léché les babines au passage du magot”. Un procès en règle. Gratuitement. Sans se poser aucunement la question de savoir si les faits se sont produits comme les commanditaires les ont décrits. “Nouvel Horizon” s’st intéressé à l’affaire et a décidé de rétablir les faits.

<strong>LA RÉALITÉ DES FAITS</strong>

Face à l’épidémie du virus Ébola, qui sévissait encore dans des pays frontaliers au nôtre, et aussi pour prévenir “les infections nosocomiales” et les “maladies diarrhéiques”, l’Institut National de Prévoyance Sociale (Inps) a décidé de “doter en produits de nettoyage, détergents et désinfectants, ses Centres Médicaux Inter Entreprises (Cmie), Centres de Protection Maternelle et Infantile (Pmi), Centre Dentaire Infantile (Cdi) et autres structures de paiement des prestations, aussi bien dans le périmètre du district de Bamako qu’à l’Intérieur”. Nous étions au mois de septembre 2014.

Le 19 septembre 2014, le directeur général de l’Inps adresse au directeur général des marchés publics et des délégations de service public une “demande d’autorisation de passation de marché par entente directe relative à la fourniture de produits de nettoyage, détergents et désinfectants pour le compte de l’Inps du District de Bamako et de l’Intérieur”.

Il fournit au directeur général des marchés publics et des délégations de service public un projet de marché et une “lettre d’exclusivité”, délivrée par les Laboratoires ANIOS en France, qui fabrique les produits de désinfection, désignant la société de droit malien GROS PHARMA comme son “représentant exclusif pour le Mali”.

Dans sa lettre de demande, le Dg de l’Inps précise que les besoins de son établissement porte sur “les produits suivants: - Aniosgel 75 ml; - Aniosgel 1 litre; - Aniosgel 5 litres.”

Et il conclut sa demande par la formule suivante: “J’ai l’honneur de solliciter votre autorisation à titre exceptionnel, pour la passation d’un marché par entente directe pour l’acquisition de ces produits avec la Société GROS PHARMA pour un montant de Cent Quatre Vingt Dix Neuf Millions Neuf Cent Quatre vingt Dix mille francs Cfa hors taxes et un délai d’exécution immédiat”.

Rien donc n’à voir avec ce qui a été écrit par des confrères, qui ont affirmé que “tout s’est déroulé en aparté” et que c’est “une affaire décidée entre quatre murs”.

En effet, conformément à la loi, le directeur général des marchés publics et des délégations de service public a répondu au dg de l’Inps pour donner son “accord pour la passation du marché par entente directe”.

Une correspondance en date du 25 septembre 2014 adressée au directeur général de l’Inps par son homologue des marchés publics et des délégations de service public en fait foi. Dans cette correspondance, celui-ci écrit: “Après examen du dossier par les services techniques, notamment les arguments liés au risque d’épidémie de virus Ebola, et surtout l’exclusivité détenue par la Société GROS PHARMa concernant les produits visés, j’ai l’honneur de vous informer que je marque mon accord pour la passation du marché par entente directe  ci-dessus cité en objet avec GROS PHARMA, conformément aux dispositions de l’article 49 du Décret n–08-485/P-RM du 11 août 2008, modifié, portant procédures de passation, d’exécution et de règlement des marchés publics et des délégations de service public”.

Aussi le Directeur général des marchés publics demandait-il au dg de l’Inps de mettre “un accent particulier” “sur la compétitivité des prix. Veuillez ainsi procéder à leur négociation”.

Se soumettant à cette injonction, le Dg de l’Inps a effectivement procédé à la négociation des prix avec GROS PHARMA, telle que demandée par le dg des marchés publics. Un procès-verbal a été établi et transmis au dg des machés publics, ainsi que la “version corrigée du projet de marché y afférent”.

En réponse à ce procès-verbal, le dg des marchés publics a écrit dans une nouvelle correspondance qu’il “ne formule pas d’objection sur le PV de négociation et sur le montant de 199.990.000 fcfa Hors taxes concernant le marché” d’achats de produits de désinfections. En conséquence, il a invité l’Inps à “introduire dans le circuit de signature après vérification de l’existence effective du crédit y afférent”.

Comme vous l’aurez compris, le Dg de l’Inps a passé le marché des produits de désinfection dans la légalité la plus absolue, en respectant la procédure qui sied en la matière, en se soumettant à l’autorisation préalable de la direction des marchés publics.

Un autre point que nous ne pouvons passer sous silence, c’est la méchante accusation de fraude sur le prix. Méchante en ce sens que GROS PHARMA étant le “représentant exclusif pour le Mali” du fabricant français des produits de désinfection, les Laboratoires ANIOS, qui peut donner “moins cher” lesdits produits que lui sur le marché malien? A moins qu’il ne s’agisse de produits autres fabriqués en Chine, en Inde ou au... Nigeria. Dans ce cas la comparaison des prix qui a été publiée par des confrères est erronée et ne peut prouver qu’il ya eu surfacturation, puisque c’est ce que l’on a voulu dire par “les prix unitaires des produits ont été tous surévalués”.

D’ailleurs à propos de surfacturation, Mme le Ministre de l’Économie et des Finances, Mme Bouaré Fily Sissoko a été très claire dans une récente interview accordée à notre confrère Serge Daniel de Rfi, en déclarant que ce “terme [de surfacturations] n’existe pas du tout dans notre législation actuelle en terme de droit commercial dans la mesure où le commerce est libre au Mali, les marges sont libres, les prix sont libres, l’État n’a même pas le droit de fixer ni de plafond, ni de prix plancher, ni d’encadrer les marchés. On peut juste avoir des marges consensuelles. Dans ces conditions là, parler de surfacturation, nous pensons que c’est un peu osé.”

Alors se donner le droit d’accuser une structure d’avoir organisé “une fraude montée de toutes pièces”, en se fondant sur de soi-disant “prix réels sur le marché”, ce n’est pas seulement grave, c’est méchant. Foncièrement méchant. Et à quelles fins?

En conclusion nous retenons donc qu’il n’y a eu ni fraude, ni surfacturation, ni violation du code de passation des marchés publics à l’Inps. Le Directeur général Bréhima Noumoussa Diallo a agi avec transparence et en toute légalité dans la passation du marché de 199.990.000 fcfa Hors taxes pour l’achat de produits de désinfection.

<strong>Baba SANGARÉ</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Boulkassoum Haïdara, président de la Convention des partis politiques de la majorité présidentielle (Cmp) : «Les surfacturations sont le fait de collaborateurs d’IBK qui l’ont trahi»</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/boulkassoum-haidara-president-convention-partis-politiques-majorite-presidentielle-cmp-les-surfacturations-fait-collaborateurs-dibk-lont-tra-643302.html</link>
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<pubDate>Tue, 18 Nov 2014 01:20:33 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_582182" align="alignleft" width="310"]<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/10/Boulkassoum-Haidara.jpg"><img class="size-full wp-image-582182" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/10/Boulkassoum-Haidara.jpg" alt="Boulkassoum Haidara, vice président du RPM" width="310" height="242" /></a> Boulkassoum Haidara, vice président du RPM[/caption]

<strong><em>«Les tonitruantes surfacturations se rapportant à l’acquisition d’un avion présidentiel et à l’achat d’équipements militaires, diversement commentées dans l’opinion, sarcastiquement dénoncées par la presse écrite et orale et sévèrement critiquées par l’opposition, sont le fait de collaborateurs en qui le président Ibrahim Boubacar Keïta avait placé toute sa confiance et qui l’ont cyniquement trahi»,</em></strong><strong> c’est ce qu’a déclaré le président de la Convention des partis politiques de la majorité présidentielle (Cmp), Boulkassoum Haïdara le samedi 15 novembre 2014 au Cicb. C’était à l’occasion de la première rentrée politique de la CMP.</strong>

Malgré quelques personnalités présents à ce meeting, force est de constater que la mobilisation à fait défaut car la salle de mille places n’était pas du tout remplie. Selon les organisateurs, cela est dû à un ministre qui a invité la population d’éviter les regroupements non nécessaires sur une radio de la place. Ce qui aurait provoqué la faible mobilisation. Malgré tout, le meeting fut tenu. Après l’allocution du président de la commission d’organisation, Timoré Tioulenta, les membres de la Cmp ont été présentés au public. Lors de son discours, le président de la Cmp, Boulkasoum Haïdara a salué la mobilisation des forces vives de la nation lors de la marche pour l’unité du Mali. Avant de rappeler que la corruption, la gabegie, le népotisme, l’enrichissement illicite, l’impunité et l’insécurité ont été à l’origine de la création du bureau du vérificateur général. Selon lui, la poche résiduelle du terrorisme doit être neutralisée. <em>«Nous invitons nos négociateurs nationaux, en rapport avec les médiateurs internationaux, à demeurer vigilants pour ne pas tomber, au nom d’une régionalisation mal maîtrisée quand bien même renforcée, dans les pièges de l’autonomie ou du fédéralisme déguisé»</em>, a-t-il dit. Les partis politiques de la majorité invitent l’exécutif à organiser une campagne de sensibilisation et d’information des populations sans occulter l’épineux problème du cantonnement, du désarmement, de la démobilisation, de la réintégration et de la réinsertion judicieuse des éléments des mouvements armés au sein des forces de défense et de sécurité. L’un des points saillants de leur plan d’action pour la période 2014-2015 est le renforcement de la démocratie, de la décentralisation, de la bonne gouvernance, des institutions et de la réhabilitation de l’école. <em>«L’acquisition d’un aéronef au détriment des précautions de procédures a fait que l’arbre a caché la forêt, sinon un moyen souverain de mouvement pour le président de la République relève du bon sens commun. Nous réitérons la nécessité de mettre en place une commission nationale de crise contre la fièvre Ebola »,</em> a conclu le président de la Cmp.

<strong>Aguibou Sogodogo</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Connexion IBK&#45; BONGO – TOMI : Les révélations de Pierre Péan</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/connexion-ibk-bongo-tomi-les-revelations-pierre-pean-634572.html</link>
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<pubDate>Thu, 13 Nov 2014 03:26:38 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Aube</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_634582" align="aligncenter" width="630"]<img class="size-full wp-image-634582" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/11/BONGO-TOMI-IBK.jpg" alt="Connexion IBK- BONGO – TOMI : Les révélations de Pierre Péan" width="630" height="288" /> Ali Bongo, micheal Tomi et Ibrahim boubacar Keita (G-D)<br />Photo montage maliweb[/caption]

<strong>Décidément, la vie d’Ibrahim Boubacar Kéïta semble intimement liée aux scandales depuis qu’il assure la charge suprême de l’Etat. De septembre 2013 à nos jours, les malheurs se bousculent aux portails de Sébénicoro et de Koulouba trimballant, comme dans une partie de tennis, le président de la République entre les hauteurs de la colline du pouvoir et les bas-fonds de la résidence présidentielle. Les scandales de surfacturation dans les sulfureux dossiers de l’achat de l’aéronef et du contrat d’armement n’ont pas encore fini de révéler leur lot de révélations troublantes que l’affaire Tomi refait surface sous la plume </strong><strong>du journaliste et écrivain français,</strong><strong> Pierre Péan, dans <em>« </em></strong><em><strong>Nouvelles affaires africaines : mensonges et pillages au Gabon</strong></em><em><strong> », bientôt sur le marché. De quoi s’agit-il ?</strong></em>

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<em>Dans nos sociétés traditionnelles africaines, lorsque le malheur nous hantait comme notre ombre, les Sages nous conseillaient invariablement d’offrir du sucre en aumône, de nous laver avec l’écorce du caïlcédrat et la poudre du fusil traditionnel. Certes, ces valeurs ancestrales tendent malheureusement à disparaître, mais Ibrahim Boubacar Kéïta devrait faire sienne cette recette, dans l’espoir (infime ?) d’exorciser le sort qui l’habite depuis son plébiscite d’août 2013.</em>

<em>Installé au trône le 4 septembre 2013, le nouveau président n’a même pas eu le temps de prendre les manettes du navire que les scandales s’enchaînèrent sans discontinuer. </em>

<em>Courant mars 2014, le président achète un avion de commandement (un Boeing 737) à 20 milliards de FCFA ( ?), après avoir offert sur un plateau d’or, en novembre 2013, à un de ses conseillers un juteux marché d’armement pour un montant de 69 milliards, porté à 108 milliards avec les avenants. Le Fmi, la Banque mondiale, l’Union européenne et plusieurs bailleurs de fonds bloquent leur appui financier. Le Mali est placé sous sérum.</em>

<em>Pendant que ces deux dossiers brûlaient la République à chaudes braises, éclate, fin mars, l’affaire dite Michel Tomi, du nom de </em>l'homme d'affaires corse, Michel Tomi,<em> poursuivi par la justice française pour divers chefs d’inculpation dans lesquels le nom d’IBK est cité. </em>

<em>Soucieux et préoccupé, le président se voit assommé par la perte de Kidal et d’une grande partie du nord avec la débandade de l’armée malienne face aux groupes rebelles, le 21 mai, suite à la visite inopportune du Premier ministre Moussa Mara à Kidal, le 17 mai.</em>

<em>En outre, dans les pourparlers inclusifs inter maliens enclenchés le 16 juillet à Alger, le gouvernement malien se trouve en difficultés, coincé entre les exigences des mouvements armés, la duplicité du médiateur algérien et la position obscure de l’Equipe de Médiation.</em>

<em>Ensuite, le scandale des surfacturations éclatent et placent le président IBK, au-delà de lui le Mali, sous les projecteurs. Avec les rapports de la section des comptes de la Cour suprême et du Bureau du vérificateur général, notre pays devient la risée du monde à cause de la mauvaise gouvernance. Les révélations quotidiennes de l’ancien ministre de la défense et des anciens combattants enfoncent IBK et son clan et leur coupent le sommeil. Des ministres, cités par SBM, commencent à lui répondre, faisant craindre des déballages de secrets d’Etat aux conséquences incalculables.</em>

<em>Enfin, pendant que tout le monde se demandait où s’arrêterait cette guerre médiatique entre Soumeylou Boubeye Maïga et ses collègues d’hier, l’opinion est réveillée lundi 10 novembre dernier par les révélations de Pierre Péan, déjà relayées pendant le week-end par la presse en ligne étrangère. </em>

<strong>Ce journaliste et écrivain français s’apprête en effet à publier un</strong> <strong>ouvrage intitulé « </strong><em><strong>Nouvelles affaires africaines : mensonges et pillages au Gabon »</strong></em><strong> dans lequel il met notamment en à rude épreuve le président Ali Bongo Ondimba. Mais aussi des</strong> pratiques mafieuses du « clan » d’Ibrahim Boubacar Keïta.

Le livre n’est pas encore officiellement mais sur le marché, mais déjà tout Bamako en parle, comme si IBK était le principal concerné. Cela est d’autant plus compréhensible que Pierre Péan y remet sur le tapis, s’il ne la confirme, la supposée « connexion » le chef de l’Etat malien et l’homme d’affaire corse.

Le journal en ligne sénégalais, dakaractu.com, qui a levé le lièvre samedi dernier, sous-titre : <strong><em>« </em></strong><strong><em>Comment Accrombessi, Attias et IBK profitent du Gabon</em></strong> <strong><em>», </em></strong>révèle que « <em>Le Mali et les pratiques mafieuses du clan d’Ibrahim Boubacar Keïta, connu au Mali sous les initiales IBK ne sont pas en reste dans les ‘‘Nouvelles affaires africaines’’ de Pierre Péan. Selon le journaliste, l’un des proches du président malien, Seydou Kane, …se charge…des transferts de fonds pour les gros investissements immobiliers et les placements dans des paradis offshore</em>».
Pire, Péan confirme dans son nouvel ouvrage qu’IBK fut présenté à Michel Tomi par l’ancien président gabonais, Oumar Bongo. <em>« Alors qu’IBK venait d’être nommé Premier ministre du Mali, en février 1994, Charles Pasqua et Michel Tomi avaient fait son siège pour obtenir de lui l’ouverture d’un casino. IBK aurait accepté́, moyennant une récompense. Depuis lors, les deux hommes sont liés</em> », écrit le journal en ligne dakarois. Qui révèle en outre que « <em>Tomi n’avait d’ailleurs pas oublié l’ancien président de la République malienne, IBK pendant sa longue traversée du désert</em> ».
Même s’il n’apporte pas d’éléments fondamentalement nouveau dans l’affaire Tomi, Pierre Péan a l’insigne mérite de jeter un pavé dans la mare en remettant sur la place publique la liaison entre le chef de l’Etat malien et le parrain des parrains corse.

Le président Ibrahim Boubacar Kéïta lui-même reconnait que Michel Tomi est « son ami » et « frère ». Un drôle d’ « ami » que ce sulfureux homme d’affaires qui traîne un lourd passé étant condamné en 1976 dans une affaire de détournement de fonds dans un casino en France. La fortune de l’homme qui a implanté le PMU en Afrique et qui détient un casino à Bamako, fait toujours l’objet d’enquêtes judiciaires.

L’affaire Tomi a été révélée, pour la première fois aux Maliens, par le quotidien français <em>Le Monde</em> dans sa parution du 28 mars. Le nom du président IBK est cité dans le dossier, créant l’émoi dans les milieux politiques, diplomatiques et administratifs maliens, et bien sûr au sein de la population malienne.

Plus précisément, <em>Le Monde</em> révèle que deux juges et des dizaines d'enquêteurs sont aux trousses de l'homme d'affaires corse Michel Tomi, à la tête d'un empire industriel en Afrique, qui serait le dernier « parrain des parrains » français. Le journal poursuit que <em>« l’'affaire risque même de provoquer de forts remous dans les milieux diplomatiques, avec <strong>la mise en cause pour corruption du président malien, Ibrahim Boubacar Keita, dit IBK </strong>»</em>.

Selon les informations de Le <em>Monde</em>, depuis le 25 juillet 2013, date de l'ouverture d'une information judiciaire par le parquet de Paris pour <em>« blanchiment aggravé en bande organisée »</em>,<em> « abus de biens sociaux »</em> et <em>« faux en écriture privée »</em>, les juges Serge Tournaire et Hervé Robert enquêtent en toute discrétion sur Michel Tomi, son groupe industriel Kabi, mais également sur ses réseaux politiques. L'homme est soupçonné de blanchir en France une partie de l'argent gagné en Afrique. Et de financer des présidents africains parmi lesquels <strong>IBK</strong>, les présidents gabonais, Ali Bongo, tchadien, Idriss Déby Itno et camerounais, Paul Biya.

Plus tard, d’autres révélations jailliront que certains des voyages et séjours d’IBK, notamment à l’hôtel Royal Monceau (le prix négocié d’une suite présidentielle au Royal Monceau est de 12 millions de FCFA, la nuitée) et dans une clinique marseillaise auraient été pris en charge par Michel Tomi et ses hommes, à qui des passeports diplomatiques maliens auraient même été délivrés.

&nbsp;

Dès le lendemain de la diffusion de la nouvelle, le président Ibrahim Boubacar Keita annonce sa décision de porter plainte contre le journal Le Monde.

Dans un communiqué lu à la télévision nationale, le ministre porte-parole du gouvernement, Mahamane Baby, estime que <em>« cet article vise à salir l'honneur d'un homme, Ibrahim Boubacar Keita, dont les valeurs d'intégrité et de rigueur morale n'ont jamais été remises en cause</em> ». C'est pourquoi, <em>« ayant pris toute la mesure de cet article, le chef de l'Etat a pris l'attache d'avocats maliens et français afin d'étudier toutes les suites judiciaires possibles y compris en terme de mesures urgentes et à titre conservatoire</em> », dit-il.

Mais, depuis ce samedi 29 mars, plus rien. La piste de la justice est secrètement abandonnée. D’ailleurs, aujourd’hui encore, le peuple malien attend que le président s’explique à propos de ses liens avec son ami, le « parrain des parrains », corse, Michel Tomi.

De son côté, le président gabonais Ali Bongo Ondimba a décidé de porter plainte contre Pierre Péan. « C’est une bonne nouvelle… », a commenté le journaliste français. Un procès qui promet…

<strong>Sékou Tamboura</strong>

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<title>Gouvernance IBK :  Au festival des brigands !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/gouvernance-ibk-au-festival-brigands-632782.html</link>
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<pubDate>Wed, 12 Nov 2014 00:33:47 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><img class="aligncenter size-full wp-image-538142" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/09/ibk-forum1.jpg" alt="Le président ibk hier à l’ouverture du forum national sur l’orpaillage" width="418" height="287" />«Tu voles, je vole, on surfacture…on ment, on triche, on fraude et la vie continue !». Tel semble être le credo de nos dirigeants actuels. Mais, comme le dirait l’autre, «Dieu ne dort pas» et «tous les jours pour le voleur, un jour pour le propriétaire». C’est du moins ce que l’on peut dire dans les affaires de surfacturation relatives à l’achat de l’avion présidentiel et aux contrats d’armements qui font aujourd’hui couler beaucoup d’encre et de salive tant au plan national qu’international. Sommes-nous au pays d’Ali Baba et des quarante voleurs ? Question importante.</strong>

Pour commencer, amusons-nous un peu avec ce résumé du récit d’Ali Baba et des quarante voleurs. Ali Baba est un bûcheron pauvre. Un jour, alors qu'il coupe du bois dans la forêt, il entend des voix : il se cache dans un arbre où il entend le chef d'une bande de quarante voleurs prononcer la formule magique qui permet d'ouvrir une porte dans la roche : «Sésame, ouvre-toi !» et la formule magique pour la fermer : «Sésame, ferme-toi !». Après le départ des bandits, Ali Baba prononce la formule et entre dans la grotte, découvre des trésors accumulés et emporte une partie de l'or. Son frère Cassim, qui est un riche marchand, est surpris par la fortune soudaine d'Ali Baba qui lui raconte son aventure.
Cassim va à la caverne, mais troublé par la vue de tant de richesses, ne retrouve plus la formule qui lui permettrait de sortir de la grotte. Les bandits le surprennent dans la grotte, le tuent et découpent son corps en morceaux. Ali Baba, inquiet de l'absence de son frère, va à la grotte et découvre les restes de celui-ci, qu'il ramène chez lui. Avec l'aide de Morgiane, son esclave très habile, il réussit à enterrer son frère sans attirer l'attention de ses connaissances.

Les bandits, ne retrouvant plus le cadavre, comprennent qu'une autre personne connaît leur secret. Ils finissent par repérer la maison d'Ali Baba. Leur chef se fait passer pour un marchand d'huile et demande l'hospitalité à Ali Baba. Il est accompagné par un convoi de mules portant trente-huit jarres. Une d'elle est remplie d'huile et chacune des trente-sept autres cache un des bandits (deux bandits ayant été précédemment exécutés pour avoir échoué à retrouver Ali Baba). Ils projettent de tuer Ali Baba pendant son sommeil. Morgiane découvre leur plan et tue les bandits cachés dans les jarres en versant de l'huile bouillante dans chacune d'elles. Quand le chef va chercher ses complices, il découvre les cadavres de ses hommes et fuit.

Pour se venger, quelque temps après, le chef des bandits s'établit comme commerçant et se lie d'amitié avec le fils d'Ali Baba, désormais chargé des affaires de feu Cassim. Le chef des bandits est invité à dîner chez Ali Baba, où Morgiane le reconnaît. Celle-ci effectue alors une danse munie d'une dague, qu'elle plonge dans le cœur du bandit. Dans un premier temps, Ali Baba est furieux de voir son hôte exécuté, mais lorsqu'il découvre que le bandit a tenté de l'assassiner, il rend sa liberté à Morgiane et la donne en mariage à son fils. Ali Baba est ainsi la seule personne à connaître le secret du trésor dans la grotte et le moyen d'y accéder. L'histoire finit bien pour tous, à l'exception de Cassim et des quarante voleurs.

Si cette histoire qui peut paraître drôle et amusante, finit bien pour Ali Baba et Morgiane, tel n’est pas le cas pour le président IBK. En effet, tout commence mal pour lui en son début de quinquennat. Sur le plan politique, rien ne semble lui sourire. «L’inconscience des héritiers politiques du système ATT, le jeu stupide auquel ils se livrent, la légèreté et l’insouciance avec lesquelles la crise malienne est abordée au plus sommet de l’Etat malien sous la dictée de la Cédéao et des puissances extérieures, effraient à plus d’un titre. On a le sentiment angoissant que nulle part, on a pris la véritable mesure de la catastrophe dans laquelle le pays est plongé. Au lieu d’affronter la réalité, on la contourne, on biaise pour prolonger une situation de confusion généralisée propice à toutes les combines politiciennes en vue de perpétuer la position de rente que procure l’occupation de certains postes politiques tant convoités au niveau de l’Etat», écrivait si bien Pr. Issac N’Diaye.

On a l’impression que le président IBK est assailli de toutes parts par une montagne de problèmes. Crise au Nord du Mali, notamment l’équation redoutable de Kidal avec son corollaire de pourparlers d’Alger entre le gouvernement et les bandits armés ; descente aux enfers de l’école malienne ; grogne sociale ; affaire Tomi ; affaires  de surfacturations dans l’achat de l’avion présidentiel et des contrats d’armements avec à la clé la suspension de l’aide du Fmi au Mali… Non, trop déjà pour un président qui n’a fait seulement qu’un an, alors qu’il en a cinq !

Ce qui retient surtout l’attention ces derniers temps, c’est le rapport accablant du Vérificateur général qui met à nu les tares et les incohérences du régime actuel. En effet, dans son Rapport définitif sur l’acquisition de l’aéronef présidentiel et l’achat de matériels et d’équipements militaires, le Vérificateur général fait état de 25,48 milliards Fcfa d’actes de mauvaise gestion et 12,42 milliards Fcfa de fraude. Et la fraude se décompose comme suit: 9,35 milliards Fcfa de transactions frauduleuses sur la fourniture de matériels HCCA, de véhicules et de pièces de rechange ; 2,63 milliards Fcfa de fraude fiscale ; 438,85 millions Fcfa de fraude fiscale…

Les situations auditées sont édifiantes comme le cas d’une société privée, une Sarl au capital de 3 millions Fcfa, qui se voit attribuer, sans avoir même demandé, un contrat de 69 milliards Fcfa, exonéré de tous droits d’enregistrement et à la clé une garantie de l’acheteur-Etat, sans laquelle la banque n’aurait jamais financé une telle opération au profit de cette société. Peut-on indiquer le moindre risque qu’a pris cette entreprise dans le cadre de ce contrat, pour bénéficier in fine d’une marge bénéficiaire de plus de 25 milliards Fcfa ? Faut-il rappeler que dans le cadre de la Loi de Finances 2014, les budgets du ministère de la Justice (8,4 milliards Fcfa), du ministère de la Culture (3,1 milliards Fcfa), du ministère de la Fonction publique (1,8 milliard Fcfa), du ministère de la Réconciliation nationale, Développement des régions Nord (2 milliards Fcfa) et du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique (10 milliards Fcfa). Tous réunis font 25,3 milliards Fcfa.

Comment peut-on ainsi voler, frauder, détourner dans un pays qui se dit aussi pauvre que le Mali et qui dépend en grande partie de l’aide extérieure ? Pendant que la grande majorité de la population «trime» et «galère», comme le faisait Ali Baba (bûcheron), en espérant des lendemains meilleurs, une bourgeoisie moderne est cultivée et entretenue au sommet de l’Etat. Tout simplement incompréhensible !

<strong>Bruno E. LOMA</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Contrats frauduleux: un rapport accablant ébranle le pouvoir malien</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/contrats-frauduleux-rapport-accablant-ebranle-pouvoir-malien-631102.html</link>
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<pubDate>Tue, 11 Nov 2014 10:03:39 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<div class="intro">

[caption id="attachment_522662" align="alignleft" width="300"]<img class="size-full wp-image-522662" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/09/directrice-FMI-.jpg" alt="Mali-FMI : Les enjeux de la deuxième revue 2014" width="300" height="191" /> La Directrice générale du FMI, Christine Lagarde avec Mme Bouaré Fily Sissoko, ministre de l’Economie et des Finances (photo archives)[/caption]

<strong>Bamako bruissait de rumeurs de démission du Premier ministre hier, lundi. A l’origine du malaise qui secoue le pouvoir malien, les fameux contrats d'équipements et de matériels militaires ainsi que l'acquisition de l'avion présidentiel. Ces contrats frauduleux dénoncés dés le printemps par le FMI ont récemment livré leurs secrets à l'occasion de la publication des rapports d'audit du Bureau du vérificateur général et de la Cour suprême du Mali. Et l'on découvre l'ampleur des fraudes et des détournements.</strong>

&nbsp;

</div>
<div>

<span style="color: #ff0000"><a style="color: #ff0000" href="http://www.bvg-mali.org/85-rapport-definitif-aeronef-et-fourniture-dequipements-aux-fama.html" target="_blank">Les conclusions du rapport du bureau du vérificateur général </a></span>sont sans appel : plus de 9,35 milliards francs CFA (environ 14 millions d’euros) d'argent public ont été détournés dans le cadre de contrats frauduleux de fournitures et d'équipements militaires ainsi que pour <a title="Mali: un avion présidentiel à 20 milliards de francs CFA" href="http://www.maliweb.net/politique/mali-avion-presidentiel-20-milliards-francs-cfa-276842.html" target="_blank"><span style="color: #ff0000">l'acquisition du Boeing présidentiel.</span></a>

En 234 pages, le rapport décortique et analyse les montages financiers frauduleux. Les engagements irréguliers des finances publiques. Le constat est accablant pour les autorités maliennes chargées de ces dossiers. Et parmi elles, l'ancien ministre de la Défense Soumeylou Boubeye Maïga et l'actuelle ministre de l'Economie et des Finances, Boiré Fily Sissoko.

<strong>Gestion désastreuse des deniers publics</strong>

Ces marchés publics ont été passés de gré à gré sans appel d'offres, sous couvert de « secret défense ». Le rapport dénonce des commissions de 25 milliards de francs CFA (environ 38 millions d’euros) accordées à une société intermédiaire privée. Il parle de mauvaise gouvernance financière et d'une gestion désastreuse des deniers publics.

Mais<span style="color: #ff0000"><a style="color: #ff0000" href="http://www.rfi.fr/afrique/20141030-mali-equipement-armee-fonds-versement-rapport-avion-presidentiel/" target="_blank"> le bureau du vérificateur général va plus loin en signalant ces malversations financières au procureur de la République</a>.</span> « <em>Les sanctions peuvent être politiques, administratives ou pénales </em>», a récemment rappelé le représentant du FMI au Mali. Le FMI qui attend impérativement du gouvernement malien qu'il lui fournisse d'ici fin novembre le rapport de sanctions.

Ce scandale fragilise le pouvoir malien jusqu'au sommet de l'Etat. L'opposition demande au président Ibrahim Boubacar Keïta de s'exprimer sans tarder sur cette affaire.

<span style="color: #ff0000"><strong><a style="color: #ff0000" href="http://www.bvg-mali.org/fichiers/2014/Rapports/MDAC_2014.pdf" target="_blank">Lire le rapport dans son intégralité</a></strong></span>

&nbsp;

Par <a class="modeless" href="http://www.rfi.fr/auteur/rfi/">RFI</a>

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<title>Surfacturation : Me Kassim Tapo, avocat de Guo Star Sarl, sort de sa réserve : « Le contrat de Guo Star Sarl n’a pas été annulé et l’État malien doit honorer son engagement »</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/surfacturation-kasim-tapo-avocat-guo-star-sarl-sort-reserve-contrat-guo-star-sarl-na-pas-ete-annule-letat-malien-honorer-engagement-629442.html</link>
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<pubDate>Mon, 10 Nov 2014 12:00:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Flambeau</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_602132" align="alignleft" width="350"]<img class="size-full wp-image-602132" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/10/Me-Kassoum-Tapo.jpg" alt="Contrat d’armement -surfacturation de 29 milliards de F CFA : Les avocats de la société Guo Star sortent de leur réserve, démentent tout lien avec Sidi Mohamed Kagnassi" width="350" height="264" /> Me Kassoum Tapo[/caption]

<strong>Maitre Kasim Tapo, avocat de Guo Star,  a organisé Vendredi le 24 Octobre 2014 une conférence de presse dans son cabinet à Bamako Coura pour éclairer davantage la lanterne des journalistes sur cette affaire de surfacturation dans le marché d’équipements qui est entre le gouvernement et l’entreprise, son client.    </strong>

&nbsp;

Selon lui, aucun lien n’existe entre Sidi Mohamed Kagnassy et la société Guo Star Sarl, et le contrat de l’acquisition des équipements et matériels militaires n’a pas été résilié, l’État malien doit impérativement honorer son engagement en payant 69, 184 milliards de Franc Cfa, précisément en amont 25% de 69.184 milliards de Fcfa soit 17. 296 milliards de Fcfa au cours de cette année à la société Guo star Sarl, car il exécuté ce contrat à 95%... « <em>À notre qualité d’avocat, on ne veut plus que d’aucuns font l’amalgame entre Sidi Mohamed Kagnassy et Guo Star Sarl. Ce dernier n’est ni un actionnaire ni un partenaire de Guo Start Sarl</em> », a lancé Me Kasim Tapo. Il a ajouté que le marché qui s’est passé entre l’État malien par le biais de son ministère de la défense et anciens combattants et la société Guo star Sarl est dument conclu. Et, en toute vérité, cette société aurait une bonne réputation dans beaucoup de pays africains : elle s’est lancé dans ce domaine de fourniture des armements depuis 1997.

Concernant la surfacturation, Me Tapo n’a pas passé par quatre chemin pour dire que la Société Guo Star Sarl <em>« n’est une fondation pour l’armée ni une société de bienveillance, donc dans le domaine du business on cherche à gagner et non à perdre. Et la surfacturation n’est pas prescrite dans aucun texte malien comme une infraction. »</em> A l’en croire, la Cour Suprême dans son rapport n’a pas demandé d’annuler le contrat mais plutôt de payer le 25% des 69,184 milliards de Fcfa, soit 17,296 milliards de Fcfa sur l’exercice 2014.

Ce contrat a été conclu entre le Ministre de la défense et des anciens combattants (Mdac) désigné ci-après « l’acheteur » qui confie la gestion du contrat à la Direction du commissariat des armées (Dca) et la Direction du Matériel, des hydrocarbures et du transport des armées (Dmhta) et la société « Guo Star Sarl » représentée par son Directeur général monsieur Amadou Kouma « le Fournisseur » pour un montant de 69,184 milliards de Fcfa. Celui-ci commence à partir du 1<sup>er</sup> décembre 2013 pour une durée de 36 mois, dont 50% payable au 31 mai 2015 et 50% au 31 mai 2016 sur le budget d’État. L’article 20 dudit protocole fait obligation à cette dernière de mobiliser dans son intégralité le montant du financement nécessaire à l’opération. La commande porte sur deux lots : lot 1 (matériels Hcca) d’un montant de 34 066 867 000 Fcfa ; lot 2 (véhicules et pièces de rechange) d’un montant de soit, un total de 69 183 396 474 Fcfa. Pour ce faire, Guo Star a demandé et obtenu le financement auprès de la Banque Atlantique, qui a subordonné son accord à une garantie autonome de l’État, et à cet instant ledit contrat a été exécuté à la hauteur de 95%.

<strong>Seydou Karamoko KONÉ</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Détournements et surfacturations avérés :  Le Mali en difficulté </title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/detournements-surfacturations-averes-mali-en-difficulte-628892.html</link>
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<pubDate>Mon, 10 Nov 2014 04:18:45 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Indicateur du Renouveau</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le Mali est englué dans un scandale de détournements et de surfacturations avérés à la faveur de marchés d’achat de l’avion présidentiel et d’équipements et autres fournitures pour les forces de défense et de sécurité. Malgré les injonctions des partenaires techniques et financiers, confortées par les rapports produits par plusieurs structures de contrôles et de vérification, l’on attend toujours la réaction des plus hautes autorités afin de permettre à la justice de faire toute la lumière sur ce dossier qui entache la crédibilité et la gouvernance de notre pays. Aujourd’hui, certains n’hésitent pas à indexer le président de la République comme principal responsable de cette absence de réaction au sommet de l’Etat.</strong>

&nbsp;

Faut-il rappeler à ce sujet que ce fut d’abord la Cour suprême qui a produit un rapport accablant que personne n'a visiblement contesté. Cette haute juridiction nationale met en évidence des pratiques mafieuses dans le but de mieux détourner l'argent du contribuable dans l'achat de l'avion présidentiel même si elle ne se prononce pas sur la pertinence de cette acquisition d’aéronef à un moment où le pays est sous assistance financière et militaire de la communauté internationale. Ce qui laisse d’ailleurs beaucoup de citoyens sur leur faim sur le goût d’inachevé de ce rapport.

Mais ce n’est que partie remise, car, à la demande du Fonds monétaire international (FMI) appuyée par une lettre de saisine du Premier ministre, chef du gouvernement, le Bureau du Vérificateur général (BVG) dans un rapport encore plus cinglant que celui de la Cour suprême, met à nu les mêmes pratiques de façon plus détaillée.

Ici, plusieurs personnes, dont des membres du gouvernement et des proches collaborateurs du président de la République sont cités comme impliqués dans cette magouille du siècle, en tout cas jamais égalée dans la jeune histoire plus que cinquantenaire du Mali.

D'aucuns réclament des sanctions, à l'instar du FMI et d'autres partenaires du Mali et pas des moindres (Union européenne, notamment) pendant que d'autres demandent simplement au président de la République, chef de l'Etat, mandaté par le peuple souverain, de démettre purement et simplement un gouvernement mouillé jusqu'à la moelle dans des scandales de tous genres, où à chaque fois il est fait allusion à des affaires de dizaines, voire de centaines de milliards de F CFA dans un pays aux ressources très limitées comme le Mali.

Toutes ces positions sont soutenues par des arguments imparables. Mais curieusement, malgré son engagement à faire de 2014 (la première de son quinquennat) année de la lutte contre la corruption et la délinquance financière, le président de la République, bien qu’ayant reconnu la vigilance de l'opposition politique sur le sujet, le peuple attend impatiemment de lui les décisions fortes à même de rétablir la confiance entre le Mali et ses partenaires techniques et financiers. Cette inaction et ce mutisme observés chez le premier magistrat du pays inquiète et en rajoute à la désespérance des populations dont un nombre considérable parmi ses plus fidèles partisans.

Faut-il en déduire que le président est dans l'embarras ou simplement incapable de sanctionner certains mis en cause dans ce dossier ? Attendrait-il que le Premier ministre, chef du gouvernement fasse amende honorable à ce sujet en lui soumettant sa démission entraînant du coup celle de tout le gouvernement ? Dans tous les cas, les Maliens attendent dans l'amertume et la colère suscitées par cette affaire qui entache sérieusement la crédibilité de la gouvernance dans notre pays.

Pour se démarquer définitivement avec ceux qui apparaissent désormais, aux yeux de bon nombre de compatriotes, comme de véritables sangsues du peuple, le président de la République, Ibrahim Boubacar Kéita semble aujourd’hui dos au mur. Il ne peut plus ne pas agir. Car les faits dénoncés sont d’une gravité absolue.

En plus d’avoir déjà affecté la respectabilité de notre pays, il s’agit de pratiques qui compromettent dangereusement le retour à la normale tant souhaitée du Mali dans ses relations avec les partenaires internationaux. Pour toutes ces raisons, le président doit sévir sans délai afin de faire honneur à son image d’homme de parole et de poigne. Ne pas le faire s’apparenterait à de la complicité active avec les détourneurs et autres spécialistes des surfacturations.

<strong>B.Sidibé</strong>

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<title>URD: «Les jours passent et se ressemblent au royaume de la mauvaise gestion, de la prévarication et de la concussion pour le malheur de nos braves populations qui avaient tant espéré le bout du tunnel»</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/urd-les-jours-passent-se-ressemblent-au-royaume-mauvaise-gestion-prevarication-concussion-malheur-braves-populations-avaient-tant-espere-bout-du-t-625732.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 07 Nov 2014 14:04:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>Zénith Balé</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2012/04/signe-Urd.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-59320" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2012/04/signe-Urd.jpg" alt="signe Urd" width="250" height="142" /></a>Le Bureau Exécutif National de l'URD  a pris connaissance en même temps que tous nos compatriotes du contenu du rapport définitif du Vérificateur Général sur les contrats d'armement et d'acquisition d'un aéronef au compte du Ministère de la Défense et des Anciens Combattants du Mali.</strong>

Sans surprise, le BEN-URD voit ainsi confirmées ses alertes incessantes depuis plusieurs mois sur la gestion non orthodoxe et calamiteuse des ressources publiques par le Président de la République et son gouvernement.

Lors de la Déclaration de Politique Générale du Premier Ministre Moussa Mara en mai 2014, l'opposition républicaine à travers son groupe parlementaire Vigilance Républicaine et Démocratique après avoir mis à nu tout au long du débat la gestion catastrophique du gouvernement a refusé de voter la confiance au Premier Ministre.

Devant le mépris et la légèreté affichés par le Président de la République et son équipe face aux critiques de l'opposition, le groupe parlementaire VRD a déposé une motion de censure contre le gouvernement qui si elle n'a pas abouti a cependant donné l'occasion à nos compatriotes d'être amplement informés sur les dérives, les manquements et les dysfonctionnements de la gouvernance du Président de la République et du Premier Ministre .

Le 7 septembre 2014, lors de son meeting d'information l'opposition a donné un carton jaune à IBK pour sa gestion insouciante et clanique de la chose publique tout en l'exhortant à se ressaisir pendant qu'il est encore temps.

Cependant malheureusement, les jours passent et se ressemblent au royaume de la mauvaise gestion, de la prévarication et de la concussion pour le malheur de nos braves populations qui avaient tant espéré le bout du tunnel.

Des Ministres et de hautes personnalités du régime devront répondre devant le Procureur de la République de :

- détournement et complicité de détournement de fonds publics

- utilisation frauduleuse et détournement de deniers publics

- favoritisme

- faux et usage de faux

- trafic d' influence

- fraude fiscale .... ......

Tout cela en l'espace de 12 mois de gestion !

L'URD ne se réjouit cependant pas d'avoir eu raison si tôt car ces ressources dissipées auraient été autant d'atouts dans la lutte contre la pauvreté que le Mali et ses partenaires ont engagée depuis plusieurs années.

Le BEN-URD tient le Président de la République  pour le principal responsable de cette catastrophe nationale car il ne pouvait pas ne pas savoir que les femmes et les hommes qu'il a mis en mission conformément à ses prérogatives, s'adonnaient à ces pratiques criminelles.

Le BEN-URD tient le Président de la République pour le principal responsable même si d'aventure il venait à déclarer qu'il n'était pas au courant.

En conséquence, comme tous les Maliens, l'URD attend la réaction du Président ainsi que celle de la Justice en espérant que l'un et l'autre auront le courage et le sens du devoir de la section des comptes de la Cour Suprême et du Vérificateur Général en mettant l'intérêt général au dessus de tout.

Bamako le 6 novembre 2014

<strong>      Pour le BEN-URD.  </strong>

<strong>Le Secrétaire Général.                </strong>

<strong>Lassana Koné</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Marché des produits désinfectants à L’INPS : Quand «Gros Pharma» abuse de la menace Ebola</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/marche-produits-desinfectants-linps-gros-pharma-abuse-menace-ebola-622372.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/11/Aniosgel1.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 06 Nov 2014 00:38:50 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_622382" align="alignleft" width="250"]<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/11/Aniosgel.jpg"><img class="size-full wp-image-622382" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/11/Aniosgel.jpg" alt="Quand «Gros Pharma» abuse de la menace Ebola" width="250" height="302" /></a> L'un des produits incriminés[/caption]

<strong><em>La cupidité de certaines sociétés de la place n’a d’égal que leur manque criard du sens de patriotisme et du bon sens tout court. «Gros pharma», une société de vente et de distribution de produits pharmaceutiques, mise sur orbite par la direction de l’Institut nationale de prévoyance sociale (Inps) fait partie celles-ci. </em></strong>

En effet, au moment où les Maliens sont gagnés par la psychose de la maladie à virus Ebola, voilà que cette société de vente de produits désinfectants en profite pour se faire la poche. Ce, en procédant à la surfacturation de ses produits.

&nbsp;

Jugez-en vous même à travers la facture ci-dessous en fax-similé.

En effet, dans un contrat qu’elle a passé avec l’Inps et dont le coût total s’élève à près de  200 millions de francs CFA, Gros Pharma livre l’Aniosgel 85 NPC 1 L au prix unitaire de 27 500 FCFA, contre un prix  6 000 FCFA sur le marché. Au même moment, elle cède l’Aniosgel 85 NPC 75 ML PET au prix unitaire de  5 000FCFA, alors que le prix officiel sur le marché est 2000 FCFA. Pire, l’Aniosgel 85 NPC 5L est facturé à un prix unitaire de 132 000 contre 12 500 FCFA sur le marché.

&nbsp;

Il nous revient de sources concordantes que Gros Pharma est fictivement créée par le Directeur de l’Inps en la personne de Bréhima N. Diallo et passe la commande avec Ousmane Salamanta, Directeur médical à l’Inps.

En voilà donc une espèce de Maliens qui profitent du malheur de leurs compatriotes.

&nbsp;

<strong>La rédaction</strong>

&nbsp;

<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/11/Inps-Pharma-x.jpg"><img class="aligncenter wp-image-622412" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/11/Inps-Pharma-x.jpg" alt="Quand «Gros Pharma» abuse de la menace Ebola" width="630" height="891" /></a>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Boeing présidentiel : Les révélations accablantes de Boubèye</title>
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<pubDate>Wed, 05 Nov 2014 07:14:29 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_327732" align="alignleft" width="350"]<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/05/Soumeylou-Boubeye.jpg"><img class="size-full wp-image-327732" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/05/Soumeylou-Boubeye.jpg" alt="Soumeylou Boubèye Maïga, l’incontournable du gouvernement malien" width="350" height="255" /></a> Soumeylou Boubèye Maïga[/caption]

<strong>Lors de sa rencontre avec le Vérificateur général, l’ex-ministre de la Défense et des anciens combattants a fait des révélations croustillantes sur l’acquisition de l’avion présidentiel. Avant de charger, au passage, Moustapha Ben Barka, ministre de l’Industrie et de la promotion des investissements ; Mme Boiré Fily Sissoko, ministre de l’Economie et des finances ; Mahamadou Camara, ministre de l’Economie numérique, de l’information et de la communication et Sidi Mohamed Kagnassy, conseiller spécial d’IBK limogé…</strong>

En effet, Soumeylou Boubèye Maïga indique que l’acquisition de l’aéronef n’a pas fait l’objet d’une détermination de besoin. Il s’agissait, selon lui, d’une décision de souveraineté et le ministère de la Défense et des anciens combattants ( MDAC) n’a servi que de couverture afin de faire passer ladite acquisition sous l’empire de l’article 8 du code des marchés publics (CMP). A ses dires, le ministre Ben Barka a été le principal négociateur du côté du gouvernement malien. Il avoue que Marc Gaffajoli, représentant de Sky Colour a joué divers rôles dans le processus d’acquisition de l’aéronef. Selon Soumeylou Boubèye Maïga, c’est  Marc Gaffajoli qui a effectué l’audit de l’ancien avion présidentiel et a aussi servi d’intermédiaire entre le gouvernement et le vendeur du nouvel avion. Par ailleurs, indique-t-il, le contrat de cession-acquisition de l’aéronef a été cosigné par Marc Gaffajoli et non par le représentant d’Akira Investment. Il déclare que la signature dudit contrat a eu lieu dans son bureau. L’ancien  ministre de la Défense et des anciens combattants révèle que Marc Gaffajoli est aussi le représentant de Tomi, proprétaire d’Afrijet. La société Afrijet, a-t-il ajouté, a déjà eu à louer un avion  « Bombardier BD-700 Global Express » à la présidence de la République pour un coût de 500.000 euros. Soumeylou Boubèye Maïga signale que qu’Akira investment est une société écran, créée uniquement pour cette opération. C’est pourquoi, la BDM, a dit L’ancien ministre de la Défense, a viré les 17,5 milliards dans le compte du trésor public, car elle avait estimé que les références bancaires de ladite société n’étaient pas fiables. Toujours selon Soumeylou Boubèye Maïga, le montant de l’acquisition de l’aéronef serait de 7,470 milliards de Fcfa. Cela explique, a-t-il souligné, la récente immobilisation de l’aéronef en Suisse, à la demande du fisc américain. Il conseille entre autres, de tout mettre en œuvre pour transférer les titres de propriété de l’avion au nom du Mali afin de sauvegarder les intérêts de l’Etat. Ce qui est en parfait désaccord avec les propos du Premier ministre Moussa Mara, qui avait indiqué, lors de sa déclaration de politique générale, que l’avion appartenait au Mali. Il convient de signaler que Soumeylou Boubèye Maïga avait déclaré que, dans la mise en œuvre de ces contrats, il y a eu une information et un accord du président de la République, chef suprême des armées, à chaque étape. Le choix du conseiller du gouvernement pour l’acquisition de l’avion, en la personne de Gaffa Joli, a-t-il dit, a été établi sur la base d’un accord préalable du président de la République.

&nbsp;

<strong>                                                  Montage du dossier</strong>

Concernant le montage du dossier de l’avion, l’ancien  ministre de la Défense et des anciens combattants, Soumeylou Boubèye Maïga a rappelé que, sur l’initiative de l’ancien Premier ministre, Oumar Tatam Ly, l’ancien ministre délégué en charge du budget en relation avec le ministre délégué en charge des investissements ont procédé au montage du dossier d’acquisition de l’avion présidentiel. L’ingénierie financière relative au financement de l’aéronef, selon Boubèye, a été assurée par l’ancien ministre en charge du budget et le ministre en charge de l’économie.

&nbsp;

<strong>                 Matériels militaires : Pourquoi deux contrats ?</strong>

Le Vérificateur général, dans le compte rendu de la rencontre avec l’ancien  ministre de la Défense et des anciens combattants, Soumeylou Boubèye Maïga mentionne le contexte de l’acquisition des matériels et fournitures militaires : « par un mandat de la présidence de la République, signé par son directeur de cabinet, M. Kagnassy a été commis pour négocier toutes les transactions relatives à l’acquisition de matériels et fournitures pour les forces armées. Sachant que le Mali ne dispose pas de ressources financières pour faire face à un besoin immense en équipements militaires, une listes de besoins a été communiquée à M. Kagnassy, à charge pour lui de trouver les financements. C’est dans ce cadre qu’un protocole d’accord pour l’achat de véhicules et d’uniformes militaires sécurisés  a été signé avec la société Guo Star. » M. Kagnassy, indique le compte rendu, signataire originel du protocole d’accord pour le compte de Guo Star, n’avait pas la capacité juridique pour représenter la société. Cette situation a été signalée par la Banque Atlantique Mali, partenaire financier de la société. Le protocole fut donc repris et signé par le directeur général de la société Guo Star, en la personne de M. Amadou Baïba Kouma.

<strong>                        Décaissements et comptes frauduleux</strong>

Le Vérificateur général a soutenu que Guo-Star, titulaire du marché, a  indûment perçu et décaissé à titre de frais d’approche, le montant de 9.350.120.750 Fcfa décomposé comme suit : un premier virement de 4.200.120.750 Fcfa a été effectué le 11 février 2014 sur un compte bancaire domicilié à Abidjan, en faveur de la société Golden Rod Investment, le jour même de la mise en place du crédit. Ainsi la banque a  autorisé un découvert sur le compte du titulaire dont l’utilisation n’entre pas dans ce cadre. Les 12 et 13 février 2014, toujours dans la fourniture de garantie autonome (le 28 février 2014) deux retraits de 200 millions de Fcfa chacun, soit 400 millions de Fcfa au total, ont été effectués en espèces par le comptable de Guo Star. A la date du 2 avril 2014, indique le Vérificateur, un autre retrait de 500 millions de Fcfa en espèces a été effectué par la même personne et un virement bancaire de 4.250.000.000 Fcfa a été ordonné et exécuté au profit du bureau Africain de Recherches Technologiques (BART), domicilié à Abidjan. Il ajoute que l’objet social de cette société enregistrée au greffe du tribunal de commerce d’Abidjan n’a aucun lien avec l’opération. Il en résulte, ajoute le vérificateur, qu’aucune activité réelle en lien avec l’opération ne justifie ces décaissements.

<strong>Garantie irrégulière accordée par Mme Bouaré Fily Sissoko à Guo Star                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                   </strong>

<strong>Selon Amadou Ousmane Touré, Vérificateur général, le ministre de l’économie et des finances a accordé une garantie irrégulière au titulaire du marché dans le cadre de la fourniture des matériels et équipements destinés aux forces armés.</strong>

Il a cité l’article 85.1 du CMP qui dispose que « <em>les titulaires de marché sont tenus de fournir une garantie de bonne exécution, lorsque la nature et le délai d’exécution du marché le requièrent, en garantie de la bonne exécution du marché et du recouvrement des sommes dont ils seraient reconnus débiteurs au titre du marché. </em>» L’article 20 du protocole d’accord stipule que <em>«  le financement du marché est mobilisé dans son intégralité par le fournisseur</em>. » Selon l’équipe de vérification, le titulaire du marché n’a pu honorer son engagement contractuel en ne parvenant pas à mobiliser le financement. A l’effet de cette défaillance, le ministre de l’Economie et des finances a fourni une garantie de 100 milliards de Fcfa à la banque de ce dernier pour assurer le financement du protocole d’accord. Cette pratique, selon l’équipe de vérification, constitue une distorsion aux principes de la commande.

<strong>                    Tableau des irrégularités financières</strong>

Le tableau dressé par l’équipe de vérification est le suivant :

<strong>Fraude</strong> : 9.350.120.750Fcfa  de transactions frauduleuses sur la fourniture de matériels  HCCA, de véhicules et pièces de rechange ; 2.633.093.436 Fcfa et 438.848.906 Fcfa de fraude fiscale, soit un total de 12.422.063.092 Fcfa

<strong>Mauvaise gestion</strong> : 24.120.371.247  Fcfa au titre de la surfacturation effectuée dans la fourniture des matériels HCCA, de véhicules et pièces de rechange, dont 9.350.120.750 Fcfa de fraude ; 329.548.538 Fcfa comme montant indûment à Sky Color et 1.028.039.063 Fcfa  à titre de favoritisme ayant occasionné le recrutement irrégulier du conseiller du gouvernement dans le cadre de l’acquisition de l’aéronef, soit un total de 25.477.958.848 Fcfa.

Le total général s’élève à 28.549.901.190 Fcfa.

<strong>B.D </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Affaire de surfacturation : Guo&#45;Star au dessus de la mêlée ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/affaire-surfacturation-guo-star-au-dessus-melee-619092.html</link>
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<pubDate>Tue, 04 Nov 2014 11:20:09 +0000</pubDate>
<dc:creator>Tjikan</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Face au scandale de surfacturation sur l’achat de l’aéronef et des matériels d’équipements de l’armée malienne, une menace pèserait sur </em></strong><strong><em>le paiement à la société, relativement à l’exécution du contrat. Selon les conseils de la Société Guo-Star, la société a exécuté, pour sa part le contrat qui le lie à l’Etat du Mali par rapport à l’équipement de l’armée malienne. Guo Star a effectué la livraison à hauteur de 85%. </em></strong>

« Environ 400 containers de 40 pieds chacun comprenant les équipements militaires sont stationnés à Bamako » et attendent d’être livrés. Certains matériels serraient réceptionnés à 100%, notamment les véhicules qui ne nécessitent aucune autorisation, soutiennent les avocats de Guo-Star avec à la tête, l’ancien bâtonnier Me Kassoum Issa Tapo.

Pour les avocats de Guo Star, leur client n’a rien avoir avec l’affaire de surfacturation et demandent à être réglé intégralement. Plus, ils soutiendront que la surfacturation ne fait l’objet d’aucune  incrimination dans le droit positif malien. A en croire Me Tapo, les prix en République du Mali sont libres, en vertu de l’ordonnance 007/025/PRM du 25 juillet 2007. Et que la société Guo Star en sa qualité de commerçant a droit à une marge liée à l’exécution du contrat, notamment les frais bancaires, d’approche, le transport etc.

Mais avec cette affaire dite de surfacturation qui a coulé beaucoup d’encre et de salive depuis quelques semaines dans notre pays et dont le rapport définitif du BVG vient d’être publié, Guo Star peut-il entrer intégralement dans ses droits ?

En tout cas, avec la saisine du pole économique, sur des charges portant, entre autres,  sur surfacturation, le népotisme, la question mérite d’être posée sur une éventuelle conséquence sur le règlement de la Société Guo Star.

Pour leur part, les conseils de la société Guo Star, estiment mordicus que leur client n’entend pas abdiquer face aux menaces qui pèsent sur le paiement de ses 69 milliards de FCFA que lui doit le gouvernement à travers les contrats d’équipement et d’acquisition de matériels militaires. Ce contrat, persistent et signent-ils, est un contrat régulier et exempt de tout vice.

Affaire à suivre.

<strong>Daniel Kouriba</strong>

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<title>Achat de l’avion présidentiel : Le ministre Moustapha Ben Barka répond à Soumeylou Boubeye Maïga</title>
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<pubDate>Tue, 04 Nov 2014 09:59:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/11/beb_boubeye.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-618842" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/11/beb_boubeye.jpg" alt="Achat de l’avion présidentiel : Le ministre Moustapha Ben Barka répond à Soumeylou Boubeye Maïga" width="630" height="300" /></a>« Il n’était ni de mes attributions, ni de mes prérogatives de piloter un dossier relevant du ministre de la défense »</strong>
Le rapport du vérificateur général rendu public mercredi dernier a provoqué un vrai jeu de ping-pong entre ministres au sujet de l’achat de l’avion présidentiel. A la lecture du « rapport de vérification de l’acquisition d’un aéronef et la fourniture de matériels d’Habillement, de Couchage, de Campement et d’Alimentation (HCCA) ainsi que de véhicules et de pièces de rechange », les observations du ministre de la Défense et des Anciens Combattants, Soumeylou Boubeye Maïga chargent le ministre de l’Industrie et de la Promotion de l’Investissement Moustaph Ben Barka, qui est mis au centre de l’affaire, comme étant le principal négociateur de l’avion présidentiel.
Faux, rétorque le ministre Moustapha Ben Barka, qui a mis à profit une conférence de presse qu’il a animée sur le ‘’doing business’’, le samedi dans un des services de son département. « Il est important de clarifier les choses. Il n’était ni de mes attributions, ni de mes prérogatives de piloter un dossier relevant du ministère de la défense et des anciens combattants », a expliqué, le ministre Moustapha Ben Barka, lors de cette conférence de presse le samedi 01 novembre 2014. Non satisfait de s’inscrire en faux, il rejette en bloc la responsabilité de l’achat de l’avion présidentiel sur son ex homologue de la Défense : le rapport du Vérificateur général parle du ministère de la défense et des anciens combattants, proteste-t-il, souhaitant un démenti cinglant. Au moment des faits, l’actuel ministre de l’Industrie et de la Promotion de l’Investissement, Moustapha Ben Barka, était ministre délégué à l’Economie et aux Finances. « Ce n’était pas dans mes attributions de piloter le dossier », insiste-il.
Dans le rapport de vérification, il ressort de la rencontre de Soumeylou Boubeye Maiga, le 04 Août 2014, avec les enquêteurs du Bureau du Vérificateur Général, que « le ministre Ben Barka a été le principal négociateur du côté gouvernement malien », selon les allégations de l’ex ministre de la Défense (voir Le Républicain du vendredi 31 octobre 2014).
Et le ministre Moustapha Ben Barka poursuit : « J’ai appris que le rapport a été envoyé à la justice. Laissons la justice faire son travail. Elle va interpeller ceux qui doivent être interpellés. Il n’y a aucun débat par rapport à ça. Je suis droit dans mes bottes et tranquille», a assuré le ministre de l’Industrie et de la promotion des investissements. Qui des deux ministres est au centre de l’affaire de l’avion présidentiel ? Qui a donc directement négocié avec le représentant de Tomi Michel, en l’occurrence, Monsieur Gaffa Joli,Directeur de Afrijet (société de location d'avion appartenant à Tomi) et conseiller du gouvernement malien ? Le Premier ministre Moussa Mara qui est passé pour l’avocat du dossier de l’avion en sait certainement long sur le rôle de ses ministres dans ces négociations avec cet étrange conseiller du gouvernement et vendeur.
Madiassa Kaba Diakité
<strong>B. Daou</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Réplique du ministre Ben Barka aux propos de son ancien collègue Soumeylou B. Maïga : «Moi, je suis droit dans mes bottes…»</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/replique-du-ministre-ben-barka-aux-propos-ancien-collegue-soumeylou-b-maiga-suis-droit-mes-bottes-617922.html</link>
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<pubDate>Tue, 04 Nov 2014 00:10:09 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Témoin</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_615842" align="alignleft" width="350"]<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/11/Boubeye-Ben-barka.jpg"><img class="size-full wp-image-615842" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/11/Boubeye-Ben-barka.jpg" alt="Achat de l’avion présidentiel : Ben Barka répond à Soumeylou Boubèye" width="350" height="272" /></a> Soumeylou Boubèye et Moustapha Ben Barka<br />Photo montage maliweb.net[/caption]

En proie depuis quelques temps aux murmures insidieux dans la sulfureuse affaire d’achat d’avion, le jeune ministre des investissements, Moustapha Ben Barka, a eu l’opportunité de se prononcer sur la question, Samedi dernier, à la Cellule Technique de Réforme Cadre des Affaires. C’était en marge d’une conférence de presse plutôt consacrée aux prouesses du Mali dans le Doing-Business, mais le ministre a choisi de ne point botter en touche pour permettre à la rumeur de l’emporter sur ce qu’il présente comme la réalité des faits.

La réaction du Ministre est certes intervenue après que les bruits aient déjà envahi la capitale et interféré dans tous les canaux au risque de les brouiller. Il n’en demeure pas moins qu’elle vaut son pesant d’or, tant elle repose sur des explications et un argumentaire pour le moins défendables à tous points de vue.

En effet, après avoir été longtemps susurrée de bouche à oreille dans les salons feutrés de Bamako, le rôle présumé du Ministre Moustapha Ben Barka dans l’acquisition controversée de l’avion présidentiel a rebondi de plus belle avec la publication, dans le Rapport du Vérificateur Général, de l’audition de l’ancien ministre de la Défense et des Anciens Combattants, Soumeylou Boubèye Maïga. L’évocation des propos tenus par ce dernier a eu un retentissement si puissant dans la presse qu’elle ne pouvait laisser indifférent l’ancien ministre délégué du gouvernement Oumar Tatam Ly.
<ol>
	<li>Ben Barka, qui affirme l’avoir appris par le biais des journaux, assure s’en remettre aux procédures judiciaires déjà enclenchées et qui détermineront sans doute la responsabilité de chacun dans le processus d’acquisition de l’aéronef présidentiel. En attendant, l’interlocuteur des journalistes a d’ores et déjà consenti à apporter certaines précisions en vue d’éclairer un tant soi t peu la lanterne de l’opinion. Il a ainsi rappelé que dans sa position de ministre délégué à l’époque des faits, ni ses prérogatives ni ses attributs ne lui permettaient de jouer une partition dans la passation de marchés frappés du sceau de secret-défense. À quel titre l’actuel ministre en charge des Industries et des Investissements aurait-il donc joué un rôle dans le processus ? Les propos de son ancien collègue du département de la Défense ne sont pas assez précis là-dessus. Quant à l’intéressé, il s’estime blanc comme neige et assure n’avoir ni de près ni de loin joué rôle, en signifiant par ailleurs qu’il ne l’aurait pas décliné en tant que membre de l’équipe gouvernementale.</li>
</ol>
«Moi, je suis droit dans mes bottes», a-t-il déclaré, avant d’ajouter au passage que la tâche à lui dévolue, es qualité ministre délégué en charge des investissements, consistait en l’amélioration du climat des affaires dans le pays. «Tout le reste est hoba-hoba car les résultats sont là», a-t-il clamé, allusion faite à l’objet véritable de la rencontre, c'est-à-dire la satisfaction que lui procurent les succès engrangés par le Mali dans le classement mondial du Doing-Business.

En effet, Moustapha Ben Barka entretenait la presse autour d’un rapport annuel de la Banque Mondiale où notre pays se hisse au premier rang des pays de l’Uemoa en termes d’amélioration du climat des affaires, passant de la 155è à la 146è position mondiale.

Aux yeux du ministre comme de la directrice de la Cellule Technique de Réforme du Cadre des Affaires, Mme Keïta Zeïnab Sacko, ce «success story» est le fruit des efforts abattus depuis un certain temps dans le sens d’un allègement des procédures de création d’entreprises au Mali : garantie juridique des actes, facilité dans l’obtention des permis de construire, baisse du capital minimum, contraction des délais, etc. Ces mesures attractives ont favorisé la création de 24 000 entreprises depuis la création du Guichet unique dont 4000 pour la seule année 2013-2014, selon les deux interlocuteurs de la presse.

Quant aux points engrangés par le pays dans le rapport de la Banque Mondial, ils se traduiront, à coups sûrs, par un intérêt croissant des investisseurs étrangers car il s’agit, selon Ben Barka, d’une carte de visite qui ouvre les portes d’une telle opportunité pour le secteur des affaires au Mali.]]> </content:encoded>
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<title>C’est quoi la corruption ? </title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/cest-corruption-615612.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 03 Nov 2014 07:39:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Du verbe corrompre, venant du latin corrumpere, la corruption signifie briser complètement, détériorer, physiquement ou moralement.

Selon nos sources, la corruption est l'utilisation abusive d'un pouvoir reçu par délégation à des fins privées comme l'enrichissement personnel ou d'un tiers (famille, ami...). Elle consiste, pour un agent public, un élu, un médecin, un arbitre sportif, un salarié d'entreprise privée..., de s'abstenir de faire, de faire, de faciliter quelque chose, du fait de sa fonction, en échange d'une promesse, d'un cadeau, d'une somme d'argent, d'avantages divers.

On distingue deux types de corruption à savoir, la corruption active pour l'auteur de l'offre de promesse, de présents, d'avantages et a corruption passive pour celui qui, du fait de sa fonction, accepte ou sollicite cette offre.

les exemples de formes de corruption sont diverses comme le  "dessous de table", "pot de vin", bakchich, fraude (falsification de données, de factures), extorsion (obtention d'argent par la coercition ou la force), concussion (recevoir ou exiger des sommes non dues, dans l'exercice d'une fonction publique, en les présentant comme légalement exigible), favoritisme (ou népotisme) (favoriser des proches), détournement (vol de ressources publiques par des fonctionnaires), distorsion de la concurrence dans les marchés publics.

La corruption est une pratique illicite pouvant conduire, à des amendes  et jusqu'à 10 ans d'emprisonnement pour les personnes exerçant une fonction publique.

Selon la Banque mondiale, la corruption aurait représenté, en 2001-2002, mille milliards de dollars soit environ 3% des échanges de la planète.]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Achat de l’avion présidentiel : Ben Barka répond à Soumeylou Boubèye</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/achat-lavion-presidentiel-ben-barka-repond-soumeylou-boubeye-615792.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/corruption/achat-lavion-presidentiel-ben-barka-repond-soumeylou-boubeye-615792.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 03 Nov 2014 06:12:12 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Indicateur du Renouveau</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_615842" align="alignleft" width="350"]<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/11/Boubeye-Ben-barka.jpg"><img class="size-full wp-image-615842" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/11/Boubeye-Ben-barka.jpg" alt="Achat de l’avion présidentiel : Ben Barka répond à Soumeylou Boubèye" width="350" height="272" /></a> Soumeylou Boubèye et Moustapha Ben Barka<br />Photo montage maliweb.net[/caption]

<strong>"Il n’était ni dans mes attributions, ni dans mes prérogatives de piloter un dossier frappé du sceau du secret-défense". C’est la réponse du ministre Ben Barka à son ex-collègue du gouvernement SBM qu’un rapport du Végal accable sur l’achat de l’avion présidentiel et des équipements militaires.</strong>

&nbsp;

Visiblement, le ministre de l’Industrie et de la Promotion des investissements, Moustapha Ben Barka est embarrassé, mais soulagé de répondre à notre question sur le débat en cours relatif au marché de l’armement, notamment les propos de l’ancien ministre de la Défense et des Anciens combattants, Soumeylou Boubèye Maïga, dans la presse qui le cite comme principal négociateur dans le dossier.

"Il n’était ni dans mes attributions, ni dans mes prérogatives de piloter un dossier frappé du sceau du secret-défense", a répondu Ben Barka à la faveur du point de presse de restitution du rapport de classement du groupe de la Banque mondiale sur l’amélioration du cadre des affaires, samedi dernier.

"A l’époque, en ma qualité du ministre délégué aux Finances, il n’était ni de mes attributions, ni de mes prérogatives de piloter un dossier relevant du ministère de la Défense et des Anciens combattants, encore moins imprimé du sceau secret-défense. Ce que je peux dire et là vous pourrez le répéter, le dire : le ministre Ben Barka est effectivement le négociateur principal côté gouvernement malien pour l’amélioration du climat des affaires. Çà c’est dans mes attributions, ce sont mes prérogatives, c’est écrit. Le rapport du Vérificateur général parle du ministre de la Défense et des Anciens combattants. J’ai appris que le rapport du Végal aurait été envoyé à la justice. Laissons la justice faire son travail. La justice va interpeller ceux qui doivent être interpellés, terminé. Pour moi, il n’y a absolument aucun débat par rapport à ça. Moi, je suis droit dans mes bottes, tranquille. Et je suis négociateur principal, j’aime bien ce mot d’ailleurs pour le climat des affaires. Çà c’est mon rôle, c’est écrit noir sur blanc. Le PM m’a dit Ben Barka tu es le négociateur principal pour le climat des affaires. Je veux que tu me gagnes 5 points en 2015, on en a ramené 9 places. Franchement".

<strong>Alpha Mahamane Cissé</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Nord, Sud, avion, surfacturations, justice…   ‘’Le Mali : un fardeau sur ma tête!’’</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/nord-sud-avion-surfacturations-justice-mali-fardeau-tete-612902.html</link>
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<pubDate>Sat, 01 Nov 2014 03:20:27 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Révélation</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em><a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/10/ibk.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-612942" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/10/ibk.jpg" alt="Nord, Sud, avion, surfacturations, justice…  " width="310" height="232" /></a>Ironie du sort ? Son Excellence Ibrahim Boubacar Keïta, le sauveur dont le programme se résumait en « je dis ce que je fais et je fais ce que je dis », transformé en « ce n’est pas facile », a presque vu tous les côtés négatifs du pouvoir qu’il convoitait avec boulimie depuis deux décennies. De bourde en bourde, de bas en bas, sans jamais de haut, de scandale en scandale il devient bien difficile d’espérer que son régime puisse tout de suite rebondir, tellement son entourage l’a enfoncé, après qu’il lui parut infime au point de prétendre n’être élu que grâce à son nom et pas plus ! De cause à effet, il s’affiche seul à porter le chapeau. Synthèse.</em></strong>

<strong><em> </em></strong>

<strong><em> </em></strong>

<em>En un an, les proches d’Ibrahim Boubacar Keïta se sont, au lieu de s’occuper du renforcement des acquis, illustrés dans l’autodestruction tels des termites qui grignotent le bois dans lequel ils habitent et censés vivre encore pour le restant de leur vie. Mais au bout du compte, IBK est le seul à pouvoir donner suite aux scandales pour freiner une éventuelle grogne qui risque d’enfler dans le pays.</em>

<em>Sur le dossier du nord du pays, malgré les voies tracées par l’accord de Ouagadougou, tout fut à refaire. Et, jusque là on traine à pouvoir peaufiner un accord global et définitif de paix. Et si à Alger, se tiennent actuellement des pourparlers, c’est pour deux raisons évidentes : Primo « l’Etat n’a pas les moyens militaires adéquats pour faire face », reconnait un Ministre, et secundo, « n’eut-été la défaite subie après la visite impréparée du Premier ministre en mai dernier à Kidal, le gouvernement serait là à brandir encore des menaces sans aller à l’essentiel », a ajouté un analyste malien.   </em>

<em>Au Bamako, c’est le même climat. Ici, l’opposition qui a longtemps tenté de faire comprendre au peuple qu’ « IBK n’a pas de feuille de route pour le Mali », semble fatiguée d’une lutte sans succès. « Le peuple dort encore et nous ignorons pourquoi », s’est lamenté un cadre de l’opposition. En rappel, l’opposition qui avait rejeté la politique générale du gouvernement n’avait pas manqué d’en mordre. « Ils sont allés jusqu’à déposer une motion de censure contre le gouvernement de Moussa Mara qu’ils avaient estimé <em>incapable de résoudre les problèmes urgents de l’heure</em></em> », <em>reconnait un observateur qui conclut que « l’opposition n’est pas écoutée ici car le peuple croit qu’elle a, elle aussi dans le passé, trainé les casseroles.» Malgré tout, l’opposition qui avait critiqué le mode de gouvernance qu’elle qualifia de « chaotique », est loin d’être tombée dans le panneau. Pour preuve, des irrégularités relevées à l’issue des audits menés sur la performance et la conformité de l’achat du Boeing 737 et du marché de fournitures de matériels , d’habillement, de couchage, de campement et d’alimentation(HCCA), ainsi que des véhicules et de pièces de rechange ont montré combien, la gouvernance sous le régime IBK, est loin d’être exemplaire ou méritée pour un pays en crise. </em>

<em>A l’interne, la majorité présidentielle qui a depuis, hâte de reprendre la Primature aux mains de Moussa Mara, semble, elle aussi non satisfaite de l’allure qu’a pris la gouvernance à l’ère de celui qu’elle prétend avoir porté au pouvoir. C’est du moins ce qu’on puisse dire, quoique leurs agissements paraissent ironiques, tant ils changent de langage. En réaction aux cas faits de surfacturations après les audits demandés par le FMI, la coalition de partis autour d’IBK dit : « nous ne pouvons pas, dès lors, cautionner les pratiques et forfaits de ceux qui ont trahi la confiance placée en eux par le chef de l’Etat, et qui doivent être sanctionnés avec rigueur », le 11 août dernier. </em>

<em> </em>

<em>En face, le Président IBK qui, autrefois aimait rappeler que « nul n’est au dessus de la loi », semble dépassé par les événements, tellement, il est agacé par ce qu’il convient appeler « l’humiliation » infligée à son régime louvoyant. Humiliation par ce qu’il faut méconnaître IBK, se plaisant toujours à se taper la poitrine pour s’exhiber en ‘’homme propre’’ n’hésitant pas à jurer par « Allah » de n’avoir jamais « volé » des fonds provenant du denier public. Ceci est désormais du passé. Du passé par ce qu’à l’issue des audits menés par le Bureau du Vérificateur Général, il s’avère officiellement consommé qu’un montant de plus de 29 milliards de nos francs a dû être détourné. Et en réponse aux accusations du vérificateur qui explique que :’’le ministre de le Défense-de l’époque de la passation frauduleuse des marchés- a non seulement commis des actes d’usurpation de pouvoirs qui sont de nature à rompre la chaîne de responsabilités publiques en fonction ,mais également exposé l’Etat à des risques d’exécution budgétaires majeures, et a irrégulièrement passé, exécuté et réglé les deux contrats’’ Soumeylou Boubeye qui se sent visé par le besoin de le compromettre rétorque dans un mémorandum que le vérificateur n’a pas les compétences pour effectuer des audits sur les deux marchés, au regard des dispositions du code des marchés publics. Puisqu’en vérité, comme il le dit, l’application de l’article 8 du code des marchés publics évite à s'appliquer aux mesures de publicités puisqu’il s’agit là des travaux, de fournitures et de services, concernant des besoins de défense et de sécurité nationales, exigeant le secret ou pour lesquels la protection des intérêts essentiels de l'Etat. Or le Bureau du Vérificateur, se voyant inapte au départ d’effectuer les audits du fait de l’article 8 du CMP, a dû faire recours au même code des marchés publics, « ce qui corrompt et vicie le rapport », selon l’ancien ministre. Interprétation s’il faut pour passer à la jurisprudence car un vide juridique   y a eu, ce point relève de la compétence de la section des comptes de la cour suprême qui peut effectuer tout contrôle à tout moment. Mais, le hic en est que du long du rapport fourni par la Cour, nulle part on ne compromet ouvertement tel ou tel responsable. On comprend donc pourquoi Boubeye se hâte à remonter les bretelles au vérificateur et pas à la Cour qui ne demande que des régularisations des fautes constatées.</em>

<em>Et comme pour ne pas se faire vilipender dès le démarrage des polémiques, Soumeylou révèle sans détour que le chef suprême des armées, Ibrahim Boubacar Keïta a été informé et a accordé son « oui » le long du processus de passation des contrats sulfureux. Comme pour dire ‘’s’il faut couler, la tâche s’avérera difficile car je n’irai pas seul du fait que je ne recevais que des ordres et si vol il y en a eu, c’est sous l’égide de Ladji !’’.</em>

<em>Il faut dire que là aussi, le désormais taiseux IBK est au cœur du scandale, tant qu’il ne se prononce pas ou ne demande pas à la justice de vite mettre aux arrêts les responsables véreux qui ont orchestré cette arnaque.</em>

<em> </em>

<em>Pour ce faire, il faudra que la justice malienne à l’image de l’exemple montré par la Cour Suprême, fasse en toute indépendance la lumière sur cette affaire.</em>

<em>C’est au vu de toutes ces erreurs qui auraient pu être évitées si le premier responsable de l’Etat malien avait su mieux se faire entourer qu’il faut le voir, si agacé qu’il sent le pays sur sa tête, tel un fardeau qu’il a du mal à transporter (<strong>‘’LE MALI : UN FARDEAU SUR MA TETE!’’</strong>=pure inspiration à la confession du Président, faite par l’artiste Mylmo).</em>

<em>Il faut noter qu’Ibrahim Boubacar Keïta, qui avait sous-estimé la tâche qui l’attendait, avait tout promis. Et pour pouvoir rebondir, il lui faudra, faire arrêter des « siens», puisqu’il n’est entouré que de ceux-là, depuis son élection. Tâche pas du tout aisée, mais comme il aime le rappeler ; « la loi est dure, mais c’est la loi.» ! </em>

<em>Par ailleurs, dans le rouage du pouvoir, chacun tire la couverture sur soi dans le but de se faire blanchir, pourtant que les faits sont têtus. Cherchent-ils à faire porter le chapeau à Ladji Bourama tout seul ? En tout cas, même si ce n’est pas le cas, le peuple ne connaît qu’IBK. Les autres n’ont pu être là que grâce à ses bénédictions. Alors, « Justice !»</em>

<em> </em>

<strong><em>I.M.T</em></strong>

<strong><em> </em></strong>]]> </content:encoded>
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<title>Encore des cas de surfacturation à Koulouba : Une feuille de papier facturée  à 2.100 F CFA !    &#45; 1 café à 40.000 F CFA…</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/encore-cas-surfacturation-koulouba-feuille-papier-facturee-2-100-f-cfa-1-cafe-40-000-f-cfa-610702.html</link>
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<pubDate>Fri, 31 Oct 2014 03:26:20 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Sentinelle</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_207961" align="alignleft" width="310"]<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/03/Koulouba.jpg"><img class="size-full wp-image-207961" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/03/Koulouba.jpg" alt="Koulouba - divague" width="310" height="174" /></a> Le palais de Koulouba[/caption]

<strong><em>La surfacturation serait-elle devenue monnaie courante au Mali surtout au niveau des plus hautes instances de la République ? La question a tout son sens au regard de ce nouveau scandale à Koulouba et plus précisément à la Direction Administrative et Financière de la Présidence de la République. </em></strong>

Les bons de commande N° 003596; N° 003597et N° 003453 signés «Ordonnateur» et portant mention « Présidence de la République –Direction Administrative et Financière en date de l’année 2013 révèlent bien des cas de surfacturation.

Les documents indiquent en effet que «7 cartons de savons de main antibactérien » ont été acquis 980.000 F CFA pour un prix unitaire de 140.000 F CFA ; « Du café NESPRESSO RISTRETTO à 960.000 F CFA pour un prix unitaire de 40.000 F CFA ; « 10 blocs-notes détachables deluxe 200 pages » pour un total de 400.000 F CFA; «1000 PAPIER TOILE DE LUXE A3 80 GRS » pour un montant cumulé de 2.100.000 F CFA soit un prix unitaire de 2.100 F CFA.

Ne vous fiez surtout pas aux dénominations fantaisistes des marchandises désignées. La manœuvre a juste pour but de noyer les éventuels curieux. Tenez par exemple : tout savon est antibactérien. Il s’agit en fait de savon ordinaire à moins qu’il ne s’agisse d’un additif d’un éventuel vaccin contre EBOLA. Et le bon de commande nous apprend que 7 cartons de ce produit ont été acquis pour un montant de 980.000 F CFA soit un peu moins de 1 millions F CFA.

Sur le marché, la même marchandise (le carton de savon de 24 morceaux) revient à 9.000 F CFA, et même là ! Au regard du bon de commande, le même morceau revient donc à 833 F CFA. Son prix réel sur le marché oscille entre 100 et 400 F CFA selon les qualités.

Le café «NESPRESSO RISTRETTO», (« RISTRETTO » ? Du n’importe quoi !), est acquis à 960.000 F CFA pour un prix unitaire 40.000 F CFA. Arrêtons-nous là un instant. La quantité selon le bon de commande est de « 24 » sans autre précisions. En clair, l’on ne sait, s’il s’agit d’un étui ou d’une seule capsule. Qu’à cela ne tienne. Le prix d’un étui de 10 capsules sur le marché est de 5.000 F CFA, voire 4.000 F CFA. Alors, faîtes le calcul !

Dans la même veine, « 10 blocs-notes détachables deluxe (200 pages)» font 400.000 F CFA. Encore une fois, les appellations folkloriques n’ont de but que de brouiller les pistes. La différence d’un « bloc-note détachable » avec les autres produits de même nature est que le premier est tout simplement perforé. Et interrogez la première imprimerie ou papeterie à propos de la perforation. Au regard de sa banalité de l’opération, certaines le font gratuitement. En tout état de cause, selon la dimension (c’est le paramètre le plus important), le prix d’un bloc-note oscille entre 750 et 1.500 CFA pour les grands formats.

C’est le cas du papier toilé qui s’avère très fâcheux. Il mérite une explication technique pour une meilleure compréhension. Nous avons approché les spécialistes.

D’abord, le papier toilé n’est autre qu’une pélure ordinaire. Juste pour vous donner un aperçu: le papier journal est de 45 à 46 grammes. Il est donc plus leger qu’un papier de 80 grammes comme celui indiqué sur le bon de commande. Il s’agit donc d’une pélure de papier ordinaire seulement avec des rayures. Mais du papier ordinaire quand-même et disponible dans toutes les grandes papeteries du pays.

Dans la pratique,  c’est par ramette de 500 feuilles que ces papiers sont cédés. Et le prix d’une ramette est, tenez-vous bien, de 17.000 F CFA soit un peu moins de 35 F CFA par feuillet. Mais le bon de commande donne le chiffre de 2.100 F CFA pour un total de 2.100.000 F CFA. Selon toute évidence, il s’agit du contenu de deux (02) ramettes de 500 feuilles soit un total de 1000 (aucune autre hypothèse ne peut aboutir au montant de 2.100.000). En clair, c’est un seul feuillet qui a été facturé 2.100 F CFA alors que son prix réel sur le marché est de 35 F CFA, concédons, 50 F CFA. Mais 2.100 F CFA contre 50 F CFA ! Qui dit mieux ?
<ol>
	<li><strong> Diarrassouba </strong></li>
</ol>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Contrats et surfacturations : Savoir pour ne pas mourir idiot</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/contrats-surfacturations-savoir-pas-mourir-idiot-607932.html</link>
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<pubDate>Wed, 29 Oct 2014 11:30:22 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[La surfacturation a littéralement envahi le discours quotidien des Maliens depuis que certains contrats donnent le vertige à la république et du grain à moudre aux « <em>grins</em> ». De quoi s’agit-il exactement? De ce que les Anglais appellent « <em>overinvoicing</em> » ou « <em>overcharging</em> », c’est-à-dire une facturation excessive qui intervient lorsque, dans une intention frauduleuse le prix facturé pour un bien ou un service est nettement plus élevé que son coût réel. Il faut donc écarter la notion classique de marge commerciale car c’est moins la marge du vendeur qui pose problème que la volonté de dissimuler une partie convenue de celle-ci afin de la rétrocéder totalement ou partiellement à l’acheteur. De façon pratique, le client passe une commande à un fournisseur de biens ou de services. Le fournisseur livre effectivement le bien ou effectue la prestation. Sur la facture de vente, le prix est délibérément gonflé en accord avec le fournisseur qui rétrocède à l’acheteur une part identifiée de la marge. En principe la vente est parfaite dès qu’il y a accord sur la chose et le prix. Mais ici l’une des parties, en l’occurrence l’acheteur est un intermédiaire de l’Etat qui signe et engage son mandant sur des montants volontairement grossis aux fins de détournements. Fournisseur et client participent ainsi à la production et à la sortie discrète  d’argent au noir en fabriquant de faux documents (factures, contrats, bilans).

&nbsp;

L’intention frauduleuse découle de l’entente préalable entre les parties pour que la marge rétrocédée échappe à toute déclaration, donc à toute imposition. L’article 8 du code des marchés publics abondamment évoqué ne doit pas être sorti de son contexte qui est le souci  de protéger le pays et notre armée. Il n’a pas vocation d’enrichir des délinquants à col blanc. En réalité, la notion de secret de défense est liée à la survivance d’une certaine « raison d’Etat » qui a un contour généralement flou et extensible. C’est une prérogative qui commence heureusement à être encadrée par le droit. Le secret - défense suppose en fait la combinaison de deux conditions :

&nbsp;
<ul>
	<li>Une condition formelle qui veut que les informations et documents concernés aient «<em>fait l’objet de mesures de protection destinées à restreindre leur diffusion </em>» ;</li>
	<li>Une condition matérielle car seuls peuvent faire l’objet d’un secret les éléments dont la divulgation est de nature à nuire à la défense nationale ou pourrait conduire à la découverte d’un secret de défense nationale.</li>
</ul>
&nbsp;

Manifestement, c’est loin d’être le cas. Le lièvre a été levé en interne puis pourchassé par les bailleurs de fonds étrangers qui sont restés insensibles au somnifère. Résultat, tout le monde a dû obtempérer parce que les opérations décriées n’ont rien à voir avec la défense nationale et, on ne saurait non plus parler de droits acquis pour un dol aussi clairement établi. L’Etat malien est victime. Des documents ont été établis et signés. Il y a un commencement d’exécution. Les faits de délinquance financière sont patents et, même l’annulation de certains des contrats ne saurait faire disparaître l’infraction. Comme dans le cadre du financement illégal des partis politiques, les moyens les plus couramment utilisés sont les emplois fictifs auprès des collectivités locales et la surfacturation des marchés publics, il est important de savoir qui a fait quoi et à quelle fin ? Que ce serait-il passé si des « <em>trouble-fête</em> » ne s’en étaient pas mêlés ? En vertu du droit inaliénable des citoyens à l’information, nous avons besoin de savoir pour ne pas mourir idiots.

<strong> </strong>

<strong>Mahamadou CAMARA</strong>

<strong> </strong>

<strong><em>camara_m2006@yahoo.fr </em></strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Les avocats de Guo&#45;STar montent au créneau : «L’Etat n’annulera pas impunément les contrats», dixit Me Maliki Ibrahim  «Nous allons exiger d’être payés», dixit Me Kassoum Tapo</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/les-avocats-guo-star-montent-au-creneau-letat-nannulera-pas-impunement-les-contrats-dixit-maliki-ibrahim-allons-exiger-detre-payes-di-603842.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 27 Oct 2014 10:56:43 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Témoin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Sans indices réels de remise en cause de leurs dus -un marché de 69 milliards Fcfa sur lesquels une quarantaine serait déjà exécutée-, le conseil de l’attributaire a choisi de prévenir toutes les éventualités et de prendre la bête par les cornes. Pour les avocats Mes Kassoum Tapo et Maliki Ibrahim, ni la régularité du marché ne souffre d’équivoques ni les engagements contractuels de l’Etat envers Guo-Star ne peuvent être éludés de quelques façons que ça soit.

Côte à côte et les coudes serrés pour la circonstance, les deux confrères l’ont fait savoir à la faveur de leur conférence de presse conjointe, vendredi après-midi, au cabinet Tapo.

Après une brève présentation de la société Guo-Star et de sa longue expérience de fournisseur de matériel militaire, le tandem défensif a tenu à lever toute équivoque quant à l’exécution des engagements contractuels du côté de leur client. La société d’Amadou Baïba Kouma s’est acquittée de tous ses engagements, ont-ils conclu, en indiquant au passage que les fournitures et équipements militaires, objets de la commande de l’État, ont été livrés et réceptionnés à cent pour cent pour certains selon un constat d’huissier.

Plus de quatre cents containeurs de quarante pieds se bousculent devant les magasins de stockage de l’armée et la qualité de leur contenu n’est pas non plus contestable, a relevé pour sa part Me Maliki Ibrahim, avant de rejeter en bloc les surfacturations auxquelles allusion est faite dans le rapport d’audit du Vérificateur général.

«Nous avons procédé à une comparaison des prix pratiqués et Guo-Star est manifestement le moins-disant sur le marché», a-t-il martelé. Même son de cloche du côté de son collègue, le bâtonnier Me Tapo. Pour lui aussi, le choix du fournisseur se justifie par le préfinancement du marché et les échéances de paiement très avantageux pour l’État malien dont la commande a été déjà livrée  à 85 % sans le moindre rotin défalqué du Trésor public, a-t-il argumenté en substance. Me Kassoum Tapo a magnifié du même coup le montage financier qu’il met au compte d’une habileté de la ministre des Finances et de la notoriété de son client, Amadou Baïba Kouma, auprès des milieux financiers étrangers.

Il n’est guère tolérable, par conséquent, que l’honneur de Guo-Star et son gérant continuent d’être entachés alors que son patriotisme a permis à l’armée malienne d’être équipée comme elle ne l’a jamais été depuis l’indépendance.

Dans la même foulée, le conseil d’Amadou Baïba Kouma assure que l’absence de leur client depuis deux mois à Bamako ne s’assimile nullement à une cabale, mais elle s’explique par le choix librement consenti de s’installer au Canada pour y mener ses affaires.

Patriotisme mais pas philanthropie

Au nombre des équivoques levées à la faveur des échanges avec la presse figurent par ailleurs les lancinantes questions d’annulation de certains marchés d’équipements de l’armée et de leurs éventuelles implications juridiques. Guo-Star n’a encore engagé aucune poursuite contre l’État car aucun de ses contrats ne figure dans la vague des annulations annoncées par le département de la Défense, ont rassuré ses deux avocats, qui paraissent néanmoins sur leurs gardes et quelques peu inquiétés par le renoncement de l’État à la garantie autonome souscrite auprès de la Banque Atlantique.

Sans constituer un maillon indispensable du montage financier, ladite garantie autonome est à leurs yeux un gage solide de minimisation des risques de faillite de la banque débitrice, à cause notamment du principe de solvabilité de l’État.

L’ancien bâtonnier et son jeune confrère ont indiqué, par la même occasion, que Guo-Star n’étant pas une œuvre de bienfaisance entrera dans ses droits quoi qu’il advienne et se fera payer les montants engagés pour préfinancer l’acquisition des commandes de l’armée malienne.

«Nous allons exiger d’être payés par l’Etat», a martelé Me Kassoum Tapo avant que Me Maliki Ibrahim ne renchérisse en ces termes : «l’Etat n’annulera pas impunément les contrats». Du reste, ni le Fmi ni la Cour suprême n’ont jamais suggéré  une annulation desdits contrats, sans doute parce qu’ils en mesurent la portée, ont-il laissé entendre. Et Me Tapo d’ajouter au passage que la surfacturation ne figure pas au nombre des infractions dans l’arsenal législatif. Sur cette question comme sur celle de la protection du marché par le secret défense, la stratégie déroulée par les avocats du fournisseur, consiste, selon toute vraisemblance, à amener les autorités à mieux s’assumer pour respecter ses engagements contractuels.

Dans tous les cas  de figure, à défaut d’obtenir gain de causes à travers une affirmation de la souveraineté de l’État, Guo-Star et ses avocats n’épargneront aucun moyen de droit pour se faire rembourser.

Addaire à suivre…

<strong>Abdrahmane Kéïta</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title> Avion présidentiel et contrat d’armement :  Le procureur Tessougué ouvre une enquête </title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/avion-presidentiel-contrat-darmement-procureur-tessougue-ouvre-enquete-602242.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 27 Oct 2014 03:41:18 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Aube</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_133519" align="aligncenter" width="610"]<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2013/03/Daniel-Tessougue-.jpg"><img class="size-full wp-image-133519" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2013/03/Daniel-Tessougue-.jpg" alt="Daniel Tessougué Procureur général" width="610" height="383" /></a> Daniel Tessougué Procureur général[/caption]

<em><strong>Les enquêteurs de la Brigade économique et financière sont aux trousses des présumées personnes impliquées dans les scandales de l’achat de l’avion présidentiel et du contrat d’armement. L’action a été enclenchée par le procureur général près la Cour d’appel de Bamako, Daniel Amagouin Tessougué, via le procureur du tribunal de première instance de la commune III du District de Bamako. C’est dire que les deux affaires n’en finissent pas de faire des vagues et semblent loin d’avoir encore révélé tous leurs secrets.</strong></em>

<strong> </strong>

Vingt-neuf (29) milliards de FCFA de surfacturations signalés dans le rapport de la section des comptes de la Cour suprême ; 38 milliards de malversation avancés dans celui du Bureau du Vérificateur général (Bvg). Que nous réservent les enquêtes du Pôle économique et financier dans les affaires dites de l’achat de l’avion présidentiel et de contrat d’équipements et de matériels militaires ?

&nbsp;

Cette brigade vient en effet d’être actionnée par le procureur de la commune III à la demande du procureur général, Daniel Tessougué.

&nbsp;

Comme tout Malien, Tessougué dit avoir entendu parler des deux dossiers. Le procureur général a également eu vent d’une quinzaine de contrats annulés au ministère de la défense et des anciens combattants. Ces éléments étant suffisamment consistants, le PG décide alors, en toute souveraineté et selon les prérogatives que lui confère la loi, de demander à son procureur de la commune III d’ouvrir une enquête.

&nbsp;

« <em>C’est une enquête purement judiciaire. Nous n’avons jamais reçu une quelconque directive du gouvernement allant dans ce sens, ni un dossier sur notre table. C’est une instruction interne à la justice</em> », précise Daniel Tessougué. Qui ajoute que les enquêteurs de la brigade économique et financière ont la latitude de faire des investigations, et ils vont entendre qui ils veulent. « <em>Toute personne intéressée par l’enquête sera entendue par les enquêteurs. S’ils ont des difficultés, ils m’informent, et j’avise</em> », avertit le procureur général.

&nbsp;

Qu’il soit simple citoyen, agent, cadre, intermédiaire ou ministre, personne ne pourra se soustraire de l’enquête, précise Tessougué. Pas plus que personne n’échappera à la justice s’il est reconnu coupable. Si c’est un citoyen ordinaire, la procédure à suivre est connue de tous. Mais, si un ministre est formellement impliqué et reconnu comme tel avec des preuves irréfutables, la Cour suprême sera saisie pour actionner la Haute Cour de justice. <em>« La loi prévoit tous les cas de figure »</em>, se réjouit le PG.

&nbsp;

<strong>Sékou Tamboura</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Président de Transparency International, Peter Eiguen : « Nous sommes au Mali pour créer la sensibilité du public sur la corruption » </title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/president-transparency-international-peter-eiguen-sommes-au-mali-creer-sensibilite-du-public-corruption-602572.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 27 Oct 2014 00:05:26 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[De la 98ème place le Mali est passé à la 126ème place en matière de mal gouvernance. C’est ce qui ressort malheureusement du rapport annuel de la Fondation Friedch Ebert pendant l’année dédiée contre la lutte contre la corruption dans notre pays par le Président de la République, Ibrahim Boubacar Kéita. C’est donc dire qu’en plus de n’avoir pas pu maintenir le cap en préservant les prouesses réalisées dans ce domaine par ses prédécesseurs, le régime IBK, à travers l’achat de l’avion présidentiel, les marchés de gré à gré dans l’achat des armements a fait reculer le pays en matière de bonne gouvernance. C’est dans ce contexte accablant pour notre pays, que Transparency International, pour la première fois depuis sa création, décide de fouler le sol malien à la faveur d’une table ronde qu’elle a initié autour du thème : « Bonne gouvernance, Transparence et Développement ». Une manière pour elle sans doute d’aider les Maliens à venir à bout de la corruption. Et pour ce faire, elle veut faire des medias son cheval de bataille. D’où l’idée de la conférence de presse animée, le vendredi 24 octobre 2014, par le président fondateur de l’organisation internationale, Peter Eiguen à la Maison de la presse. Objectif : mobiliser la presse malienne et à travers elle l’ensemble de la société civile malienne pour faire face à cette chute libre de notre pays dans la corruption et dans la mauvaise gouvernance. « Il s’agit de créer la sensibilité du public sur la corruption », a expliqué Peter Eiguen. Car selon lui, la mise en place des organes de contrôle permet de limiter la corruption mais la presse doit faire en sorte qu’il ne soit pas possible au gouvernement de cacher des actes de corruption. Par ailleurs, il a précisé qu’il n’est pas venu au Mali pour faire le bilan de la corruption. « Nous sommes venus pour partager avec les Maliens notre expérience sur l’impact de la corruption », a –t-il dit.
<strong>Youssouf Z KEITA</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Surfacturation de 29 milliards fcfa : Info ou Intox ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/surfacturation-29-milliards-fcfa-info-intox-598672.html</link>
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<pubDate>Fri, 24 Oct 2014 02:28:02 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em><a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/05/Avion-Mali.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-309182" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/05/Avion-Mali.jpg" alt="Achat d’avion et marché du ministère de la Défense : « Aucune entorse aux lois et règlements budgétaires »" width="300" height="193" /></a>L’affaire de surfacturation ne cesse d’alimenter les débats sous nos cieux. Une trentaine de milliards de nos francs auraient été détournés par des Maliens dans le processus d’acquisition d’équipements militaires. Information ou intoxication ? Voire.</em></strong>

<strong> </strong>

Le lièvre a été levé à l’issue de la récente visite des experts du FMI (Fonds monétaire internationale). <em>"</em><em>Il a été découvert une surfacturation de 29 milliards de F CFA lors de l’achat des équipements militaires</em><em>"</em>, auraient déclaré les conférenciers du jour.

Il n’en fallait pas plus pour que tous s’emparent de ce qui ressemblait au scandale du siècle dans notre pays. Journalistes (naturellement), citoyens ordinaires, tous, nous sommes allés de nos propres commentaires. C’est donc avec impatience que tous attendaient les conclusions du rapport de la Section des comptes de la Cour suprême, comme l’avait exigé le FMI et celui du Vérificateur général qui traîne encore.

Les Maliens s’attendaient à des révélations pour ce qui concerne la Cour suprême. Ils ont été déçus. Aucune mention de surfacturation. Rien de plus que le commun des mortels ne savait. Depuis, on a commencé à se poser des questions. Surtout que les experts du FMI, eux-mêmes, avaient, comme par hasard, très peu parlé du volet concernant l’achat de l’avion du président, malgré tout le bruit qu’ils avaient fait des mois autour de ce qui était devenu une affaire internationale.

Aujourd’hui, on commence naturellement à se poser des questions : d’où vient réellement cette information de surfacturation ? Pourquoi des noms de personnes sont cités à tort et travers sans preuves ? Sur quoi se sont basés les experts du FMI pour faire une si grave déclaration ? Ont-ils été manipulés ? S’ils l’ont été, par qui ? Qui y a intérêt ? Et les langues commencent à se délier, et l’impatience des Maliens commence à s’exprimer. Et ce depuis qu’ils attendent en vain des preuves de cette surfacturation colossale que notre pays n’avait jamais vécu auparavant.

Aux questions qu’ils se posent sur cette affaire, chacun apporte ses propres conclusions. Nombreux sont nos compatriotes qui estiment, désormais, que la montagne pourrait accoucher d’une souris, pour la simple raison que tout ça a été monté de toutes pièces par des hommes politiques pour affaiblir d’autres.

La plupart voient le Premier ministre derrière les <em>"</em><em>fuites</em><em>"</em> dans la presse dans le seul but de nuire à des personnalités qui pourraient lui faire ombrage dans sa quête effrénée de pouvoir. La publication du rapport provisoire du Vérificateur général (œuvre de la Primature) a fini par convaincre les plus sceptiques que tout ça pourrait n’être qu’un simple montage politique afin d’affaiblir des adversaires. Le contraire serait mieux, à notre avis.

Car, s’il s’avérait que cette affaire n’est réellement pas ce qu’on nous a fait croire ; qu’il y ait eu une surfacturation mais qu’elle n’atteint pas ce qu’on a fait croire aux Maliens, au même titre que les coupables de cette surfacturation (même s’il s’agissait de 50 F CFA), ceux (ou celui) de l’intox devront aussi payer. Car, quelque part, quelqu’un s’est amusé, pour des raisons égoïstes et strictement personnelles, à traîner le pays dans la boue, à salir la réputation des Maliens et leur premier responsable, à faire de nous la risée mondiale. Rien ne doit justifier un tel agissement.

Aussi, pour ce qui concerne le gouvernement, il est important de rappeler qu’il est dans l’obligation de communiquer sur cette affaire. Les Maliens doivent comprendre et connaître la vérité et toute la vérité. Pour sa crédibilité, vis-à-vis de ses mandants et de ses partenaires, si des actes délictueux ont été posés, les coupables doivent être démasqués et punis. Quoi que ça coûte, cette épine doit être obligatoirement ôtée de nos pieds afin de permettre au Mali de repartir sur de nouvelles bases.

<strong>Madou Kané  </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Spéculation sur les timbres fiscaux : La &amp;quot;petite corruption&amp;quot; qui tue !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/speculation-les-timbres-fiscaux-petite-corruption-tue-595352.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 22 Oct 2014 09:38:25 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Demeurée longtemps anodine, la spéculation sur les timbres fiscaux traduit la dimension de l’incivisme chronique qui sévit dans notre pays, mais aussi la démission de l’autorité de l’Etat.

A vouloir localiser le phénomène dans un endroit déterminé, on sera taxé de le circonscrire.

Tout le monde sait, qu’à l’exception des guichets des Services des Impôts et du Trésor, les timbres fiscaux sont revendus à des prix supérieurs à ceux de leur valeur faciale.

Le phénomène qui existait déjà depuis quelques années de façon sporadique n’a jamais été combattu. Alors, il s’est, progressivement répandu.

Toute chose, qui n’étonne point, dans un pays majoritairement analphabète où les citoyens semblent méconnaître le danger qui en découle.

Face au laxisme et à l’incurie des autorités, le fléau a atteint de nos jours, son paroxysme parce que, "légalisé".

En effet, tout porte à croire que le phénomène est incurable, dans la mesure où les spéculateurs opèrent sous au nez et à la barbe des services chargés de le combattre, lorsque ce n’est pas de concert avec ces derniers.

Les usagers des Centres municipaux et des Commissariats de police le savent bien : à proximité de chaque Mairie ou Commissariat de police sont installés des revendeurs (spéculateurs) de timbres fiscaux.

<strong>Complicité ou connivence ? </strong>

Un mutisme curieux et équivoque règne sur le phénomène.

Une chose est cependant certaine, l’existence du phénomène est connue par le personnel desdits établissements publics dans la mesure où, ce sont eux, qui renvoient (indiquent) les usagers chez “ leurs voisins ” vendeurs.

Le cas de ce commissariat de police a particulièrement retenu notre attention.

En effet, le timbre de 100 Fcfa est, ici, revendu à 150 Fcfa dans un kiosque situé en face dudit Commissariat.

Pis, le tenancier du kiosque est réputé revendre les timbres pour le compte d’un policier avec qui, il partagerait les bénéfices.

L’agent de police, qui semble avoir pris goût à son "activité", approvisionnerait ainsi chaque matin, son "dépôt" en centaines de timbres.

Certainement que, le flic indélicat opère de mèche avec cet agent et d’autres, ou du Trésor ou des Impôts.

Car, autrement, on imagine mal que des policiers soient régulièrement fournis en centaines de timbres alors que, dans les Commissariats de Police, ils sont inexistants.

Le phénomène ne peut pas, non plus se passer à l’insu des agents des impôts, qui contrôlent périodiquement les boutiques, kiosques, magasins, etc…

En tout état de cause, face à cette situation, l’Etat est interpellé.

La spéculation sur les timbres et documents administratifs constitue des infractions prévues et punies par nos textes.

De surcroît, les peines sont particulièrement accentuées, lorsque ce sont des fonctionnaires de l’Etat qui s’y livrent.

Ce problème de la spéculation sur les timbres n’est en réalité qu’un aspect d’un autre beaucoup plus vaste qui est le mépris de la plupart des fonctionnaires maliens pour la mission de service public qui leur est assignée.

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<h2>Malick Camara</h2>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>IBK joue sa crédibilité</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/ibk-joue-credibilite-594762.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 22 Oct 2014 04:45:44 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_542592" align="alignleft" width="350"]<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/09/IBK-septembre-2014.jpg"><img class="size-full wp-image-542592" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/09/IBK-septembre-2014.jpg" alt="Dépôt de gerbes de fleur au monument de l’indépendance : IBK rend hommage à la presse malienne" width="350" height="323" /></a> IBK aux micros des journalistes après le dépôt de germes[/caption]

Depuis l’accession du « kankélintigui » à la magistrature suprême de notre pays, les scandales  se succèdent, sans discontinuer : achat controversé de l’avion présidentiel, contrats d’équipements militaires, marchés de gré à gré, violation des règles les plus élémentaires du code des marchés publics….

Toutes ces affaires auraient un dénominateur commun : elles concerneraient les proches, voire très proches, du président de la République. Dont le slogan est : « Nul n’est et ne sera au- dessus de la loi ! ». Un an après son investiture en grande pompe, les Maliens semblent ne plus se reconnaître en celui qu’ils élu. Avec un score historique de plus de 77%.

Apprécié jadis pour sa fermeté et sa poigne de fer, IBK semble s’être assagi. Face aux détournements de deniers publics, à la corruption à ciel ouvert, à la délinquance financière rampante et à l’insécurité, IBK multiplie les promesses.

Las  d’attendre, nos concitoyens brisent le silence. Qu’ils soient leaders religieux, hommes politiques, fonctionnaires, paysans, vendeurs de balaies ou mendiants……. Tous réclament l’arrestation des auteurs impliqués dans les surfacturations à la pelle, qui ont coûté au budget national la bagatelle de 38 milliards de nos francs. Tous, y compris les partis politiques de la majorité présidentielle ; mais aussi, les magistrats et les associations de défense des Droits de l’Homme.

Le président de la République va t – il accéder à leur demande en livrant, à la justice, tous les auteurs de ces scandales financiers, y compris ses proches, voire très proches ?

Une certitude : IBK joue sa crédibilité dans cette affaire.

Oumar Babi]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Investigations judiciaires : Le Parquet général se saisit de la surfacturation</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/investigations-judiciaires-parquet-general-se-saisit-surfacturation-594692.html</link>
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<pubDate>Wed, 22 Oct 2014 03:34:03 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Indicateur du Renouveau</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Après la publication du rapport de la Section des comptes de la Cour suprême, qui a permis une mise en scène de la gestion mafieuse dans l'achat de l'aéronef présidentiel et des équipements et matériels militaires, le procureur général près de la Cour d’appel de Bamako vient de saisir le </strong><strong>Tribunal de première instance de la Commune III</strong><strong> pour un traitement diligent sur les troublantes </strong><strong>révélations sur les deux marchés. La lettre est partie mercredi dernier.</strong>

<strong> </strong>

Un pas vient d’être franchi par la justice malienne dans la lutte contre la corruption et l’impunité. Après la mise en scène du système de gestion mafieuse des autorités par la Section des comptes de la Cour suprême autour de certains marchés publics, notamment l’achat d’un nouvel avion présidentiel et d’équipements et matériels militaires, la justice malienne vient d’engager des investigations.

La procédure est engagée à la demande du procureur général près la Cour d’appel de Bamako. La justice va faire la lumière sur des marchés gré à gré faites en violation des dispositions du décret 08-485/P-RM du 11 août 2008 portant code des marchés publics.

Cette démarche tombe à pic, car elle va édifier les citoyens sur le coût réel de "l’oiseau de malheur" qui s'élève à 18 milliards 586 millions F CFA et situer les responsabilités administratives. On se rappelle que l’audit de la Cour suprême avait mis à nu les contrevérités de Moussa Mara et de son ministre de l’Economie et des Finances, qui avaient toujours caché la vraie version au peuple.

Toutes les structures de contrôle ayant effectué des missions dans ce sens n’ont eu que la confirmation des soupçons évoqués par la presse, les partenaires techniques et financiers sur la gestion peu orthodoxe des fonds publics par nos autorités.

Elles ont dévoilé le non respect des règles de la comptabilité publique avec des dépenses exécutées sans visas du contrôleur financier en violation des dispositions de l’article 123 du décret 97-192-PRM du 9 juin 1997 portant règlement général de la comptabilité publique, des dépenses exécutées sans ordonnancement préalable.

L’ouverture d’une d’enquête préliminaire par la justice marque une nouvelle étape. Elle a fait l’objet d’une demande adressée au procureur de la Commune III et sera confiée à la brigade chargée des crimes économiques et financiers.

Selon des sources bien introduites, cette enquête préliminaire pourrait durer environ deux mois. Les conclusions pourraient conduire à l’ouverture de procédures judiciaires individuelles. C’est donc une occasion pour les autorités de concrétiser le slogan "2014 année de lutte contre la corruption" et sonner ainsi la fin de l’impunité.

<strong>Bréhima Sogoba</strong>

&nbsp;

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le Premier ministre à la manœuvre : Moussa Mara dévoile le lien entre Tomi et l’avion présidentiel</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/premier-ministre-manoeuvre-moussa-mara-devoile-lien-tomi-lavion-presidentiel-594072.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 22 Oct 2014 00:19:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_360132" align="aligncenter" width="600"]<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/06/Moussa-Mara-primature.jpg"><img class="size-full wp-image-360132" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/06/Moussa-Mara-primature.jpg" alt="Mali : le gouvernement approuve un prêt de la Banque Export-Import de Chine" width="600" height="400" /></a> Le premier ministre Moussa MARA[/caption]

Les observations de l’ancien ministre de la Défense Soumeylou Boubeye Maïga, sur le rapport du Vérificateur général, ont l’avantage d’apporter des précisions sur les deux dossiers querellés et enquêtés à la demande du FMI : les marchés de l’avion présidentiel et des équipements et fournitures de l’Armée.

Outre la précision que : <em>« les options ont été confortées par le mandat donné le 5 novembre 2013 par le Président de la République, Chef Suprême des Armées, à un intermédiaire qui était disposé à mobiliser le financement nécessaire à l’acquisition de nos besoins et procéder au règlement des fournisseurs à la livraison , tout en acceptant, sur la base d’une convention, d’être payé sur une durée de deux ans avec un différé d’un an »</em>; la deuxième précision non moins importante est que : <em>« Le choix du conseiller du Gouvernement pour l'acquisition de l'avion, en la personne de Monsieur Gaffa Joli, a également été établi sur la base de l'accord préalable du Président de la République ».</em>

Deux types de marché, deux types d’intermédiaires, tous deux conseillers du pouvoir, mais à chacun sa profession. Si d’une part, l’intermédiaire dans l’acquisition des équipements et fournitures militaires, est le conseiller du président, Sidi Mohamed Kagnassy de GUO-Star Il, qui a eu mandat du Président IBK, et avec lequel l’armée a signé une convention ; d’autre part, c’est Gaffa Joli, un représentant de Michel Tomi, qui a été fait conseiller du Gouvernement et choisi par IBK, pour l'acquisition de l'avion présidentiel.

Qui est Gaffa Joli ? Cet homme est le directeur d'AfriJet, société de location d'avion appartenant à Tomi. Il constitue le lien entre Tomi et l'avion d'IBK. Et le Premier ministre Moussa Mara en sait beaucoup sur les liens entre Michel Tomi et l’avion d’IBK, et sur le rôle de Gaffa Joli dans le système, en sa qualité de conseiller du Gouvernement.

En visite en France, il y a deux semaines, le Premier ministre Moussa Mara a insisté sur le fait que : « Nul n'est au-dessus des lois » (article de Vincent Hugeux, publié le 07/10/2014). Concernant l’avion présidentiel, le Boeing 737, Moussa Mara signale que <em>« c'est bien l'armée malienne qui a procédé à l'achat, puisqu'il s'agit d'un avion de commandement … C'est donc le ministre de la Défense de l'époque qui a signé le contrat. De même qu'il a été es-qualité maître d'œuvre pour les achats de fournitures [militaires] auprès de sociétés françaises. »</em>

<strong>Révélations de Moussa Mara</strong>

Moussa Mara, a indiqué que le Fonds monétaire international (FMI) a constaté, au vu du rapport d'audit de ses experts, que son prix figure bien dans la fourchette pratiquée pour les appareils de cette catégorie : 20 milliards de francs CFA [soit environ 30 millions d'euros]. Mais, souligne le Premier ministre, <em>« Reste à déterminer, s'il y a eu recours à des intermédiaires et quel a été dans ce cas le montant de leur rétribution." Michel Tomi ? ". Il ne figure pas à ma connaissance parmi ces intermédiaires, mais il se peut qu'il ait présenté X ou y au ministre de la Défense d'alors. »</em> L’allusion faite à X ou y n’est pas fortuite, et c’est Moussa Mara qui en a le secret. C’est lui qui parle de Tomi dans ce dossier, et le Monsieur X n’est autre que le représentant de Tomi auprès du gouvernement malien comme conseiller, en l’occurrence le directeur d'AfriJet, société de location d'avion appartenant à Tomi. S’interroge-t-il sur le montant de la rétribution des intermédiaires, que Moussa Mara doit se souvenir de ses propos lors de la Déclaration de politique générale à l’Assemblée nationale.

&nbsp;

<strong>La responsabilité d’IBK </strong>

Quand Moussa Mara déclare à Paris, que nul n’est au dessus de la loi, à qui fait-il allusion ? On se rappelle les déclarations faites par le président IBK au Ghana, où il est revenu sur l'achat de l'avion de commandement, en faisant selon lui, certaines mises au point nécessaires : <em>«Je vous demande, mes chers frères, est ce qu'aujourd'hui un pays au monde peut se défendre, dire au reste du monde ce qu'il est, si le chef de l'Etat n'a pas les moyens d'aller là et là, ici et là, pour dire le pays et défendre le pays. En conscience chacun peut répondre à cela. Nous louions un avion, la location est tellement chère qu'en deux ans ça nous auraient fait le prix d'un avion. Donc le gouvernement, je dis bien le gouvernement a décidé qu'on achète un avion dans des conditions de très grandes clartés, sur 5 ans et voilà le problème. Certains maliens qui se disent responsables, qui disent aimer le pays ont dit n'importe quoi, ont écrit à la banque mondiale et au fond monétaire pour mettre le Mali en cause. Et depuis tous les bruits que vous entendez, je suis tranquille dans ma tête et dans mon cœur. Cet avion n'est pas pour Ibrahim Boubacar Keita il est écrit dessus République du Mali. »</em> Mais le président IBK n’a pas dit à nos compatriotes de Ghana, qu’il a désigné le Directeur d’AfriJet  de Michel Tomi, Gaffa Joli, comme conseiller du Gouvernement pour l'acquisition de son avion.

&nbsp;

<strong>Mara lors de la DPG </strong>

Le Premier ministre a profité du débat autour de l'adoption de sa Déclaration de Politique Générale pour faire taire les rumeurs qui circulaient concernant l'achat du Boeing 737-700 acquis par la République du Mali pour les besoins de voyage de notre Chef d'Etat. En réponse aux préoccupations des députés, le nouveau chef de l'exécutif malien, Moussa Mara a déclaré <em>«Il y'a la question lancinante de l'avion. Cet avion est acquis par la République du Mali ... en toute souveraineté. Il n'appartient pas à Ibrahim Boubacar Kéita. Il appartient à tous les Maliens, cet avion est acquis pourquoi? D'abord ce que nous avons comme avion, le fameux Boeing 727 dont on dit qu’il n’a pas de problème. Sachez que le Mali ne peut pas justifier la propriété de cet avion. Nous n'avons aucun élément qui justifie que le Mali est propriétaire de ce Boeing 727. Dans nos régies financières des 10 dernières années, nous n'avons aucune trace du payement de cet avion, aucune trace! S’il a été payé, c’est par un autre canal qui ne concerne pas l'Etat. Nous n'avons pas de preuves d'immatriculation dans le patrimoine de l'Etat et auprès du ministère de la défense. Est-ce que c'est raisonnable de voyager avec cet avion ici ou là au risque de se le voir saisir? Deuxièmement nous avons procédé à un audit technique pour savoir si cet avion était sûr, l'audit est disponible, le Boeing exige un certain nombre de test auquel a échoué cet avion. Laissons de côté cet avion qui est inutilisable, si on doit voyager nous avons le choix entre louer un avion ou acheter un avion. Mesdames et Monsieur, le coût de location d'un jet pendant 4 ans équivaut au prix d'achat de l'avion qui a été acheté et qui a une durée de vie d'au moins 15 ans. Vous avez le choix entre louer et acheter, la location coute plus chère que l'achat, vous achetez. Et quand on a décidé d'acheter l'avion, nous avons dis compte tenu des moyens limités de l'Etat, nous dévons acheter un avion d'occasion. Nous avons déterminé un certain nombre de critères, dont le nombre d'heures de vol, le nombre d'atterrissage et le nombre de propriétaire de l'avion. Nous avions choisi l'avion qui offrait le meilleur rapport qualité/prix parmi les 3 options que nous avions. L'avion a couté à l'Etat malien 20 milliards de Francs, achat, transport, assurance, frais d'intermédiation. 20 milliards de francs financés par un emprunt sur 4 ans. Et au bout de 4 ans, cet avion appartiendra au peuple malien, un avion qui durera 15 ans»,</em> a indiqué le Premier ministre.

&nbsp;

<strong>Et des ministres</strong>

Comme ayant provoqué une manie, chez nos gouvernants, le Boeing 737 a suscité des réactions pour les moins inattendues. Que dire des tweets du ministre de l’Economie numérique de l’Information et de la Communication Mahamadou Camara? <em>« La République du Mali vient de se doter d'un nouvel avion, Boeing 737, qui remplace le B727 hors d'usage. Fini la location! (8 avr.) </em>

<em>1/2 Président IBK demain à Nouakchott, investiture du Président Aziz. Dimanche départ pour Washington, Sommet US-Afrique les 5 et 6 août. </em>

<em>2/2 Check up de l'avion Ok. Dommage pour les aigris (@MCamara2012/1<sup>er</sup>  août) »</em>

Comme si les propos du président de la République, du Premier ministre, et du ministre Mamadou Camara, ne suffisaient pas, le ministre de l'Economie et des Finances, Mme Bouaré Fily Sissoko se lance dans la danse de l’explication diabolique de l'avion de malheur. Selon elle, l'avion a couté 20 milliards de francs CFA, qui se décomposent comme suit: les frais d'achat, de livraison, d'assurance et de dédouanement. Donc, en tout et pour tout il a couté 20 milliards dont 18,6 milliards ont déjà été transférés du trésor public.

On voit que le diable est dans l’explication, car selon son patron de Mara, le paiement devait se faire, sur une période de 4 ans. Si vous touchez à l’argent du trésor public, c’est là où sont hébergés les fonds donnés par nos partenaires pour des raisons connues.

<strong>B Daou</strong>

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<title>Pharmacie  près de l’hôpital du Mali : Magouille à ciel ouvert !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/pharmacie-pres-lhopital-du-mali-magouille-ciel-ouvert-593822.html</link>
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<pubDate>Tue, 21 Oct 2014 23:15:08 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mutation</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Aujourd’hui il ne fait pas bon de se rendre à l’hôpital du Mali à cause des prix de médicaments excessivement très coûteux. Le comble de tout cela même les personnes inscrites à l’AMO ne sont pas épargnées de cette injustice</strong>.

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En effet il ressort des témoignages recueillis auprès d’un proche d’un malade que la majorité des médicaments recommandés par les médecins sont vendus dans une autre pharmacie et non appartenant à l’hôpital. Or tous les proches des malades sont unanimes à reconnaitre que la différence des prix de cette pharmacie est la plus élevée de toutes les autres pharmacies proches de l’hôpital c'est-à-dire du quartier. Et pour cause les médicaments recommandés par les médecins sont uniquement vendus dans cette seule pharmacie. «Pour nous cela est fait exprès pour nous obliger à payer dans cette pharmacie malgré les prix exorbitants. Ces médecins savent que nous n’aurons pas le temps d’aller chercher ces médicaments jusqu’en ville face à l’urgence. Ce qu’on ne comprend pas aussi la plus part des médicaments recommandés sont introuvables dans la pharmacie de l’intérieur appartenant à l’hôpital et le drame c’est que même étant inscrit à l’AMO comme le cas de mon malade, on ne bénéficie rien de tout cela » confie un proche d’un malade. La question qui mérite d’être posée c’est de savoir s’il existe une complicité entre les médecins et cette pharmacie ? Comment est-ce possible que c’est dans cette seule pharmacie qu’on y trouve plus part  des médicaments recommandés ?  En tout cas un appel est lancé au directeur de l’hôpital, au ministre de la santé et aux plus hautes autorités du pays pour y voir plus clair.

<strong>Hady     </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Tomi Michel connexion : L’avion d’IBK immatriculé  au nom d’une société privée</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/tomi-michel-connexion-lavion-dibk-immatricule-au-nom-dune-societe-privee-592902.html</link>
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<pubDate>Tue, 21 Oct 2014 10:49:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Témoin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/05/montage-boeing-727.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-297162" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/05/montage-boeing-727.jpg" alt="Le FMI menace de suspendre sa coopération avec le Mali s’il n’annule pas l’achat de l’avion" width="610" height="406" /></a>Outre qu’une nébuleuse entoure son coût et les conditions de son acquisition, l’aéronef présidentiel, selon des sources bien introduites, n’est enregistré nulle part dans le patrimoine de l’Etat malien. Il est immatriculé au nom d’une structure privée fictive, laquelle en ferait une exploitation frauduleuse en vertu d’un contrat de bail tout aussi confus passé avec les autorités gouvernementales.</strong>

&nbsp;

Pour ceux qui s’interrogent encore sur les liens entre Tomi Michel, ami de la présidence de la République du Mali, et l’avion présidentiel, une clarification s’impose : l’intermédiaire dans l’achat de l’appareil n’est autre que l’Administrateur général de la compagnie aérienne Afrijet, une propriété parmi tant d’autres du principal actionnaire de la Fortune’s Club de l’Hôtel de l’Amitié de Bamako. L’affaire a permis audit administrateur général d’empocher, dans le cadre de ses services de Conseiller du gouvernement dans l’acquisition de l’avion, plus d’1 milliards Francs CFA dont le règlement s’est opéré par virement du trésor malien dans des comptes séquestres à l’étranger. Il est dès lors loisible de comprendre les tenants et aboutissants de l’interpellation ainsi que de la mise en examen de l’ancien ministre de la Défense, Soumeylou Boubèye Maïga, signataire du marché et acquéreur de l’aéronef réceptionné en lieu et place d’une commission de réception prévue dans les textes qui régissent la comptabilité-matière au Mali.

Ce n’est pas la seule entorse à la règlementation dans le sulfureux marché d’acquisition d’un nouvel avion présidentiel. En effet, les dispositions du décret N°10-68/P RM sur la comptabilité-matières sont claires quant à la soumission de tous les biens de l’Etat à un recensement et un suivi-comptable. Or, il nous revient que l’avion présidentiel n’a jamais fait objet d’un transfert de propriété au nom de la République Mali, quoiqu’il soit acquis aux frais du contribuable et du trésor public maliens pour une vingtaine de milliards de nos francs.

Pour des raisons qui restent à élucider, le fameux aéronef – que le Premier ministre avait jadis présenté comme un patrimoine plus régulier que son ancêtre – n’a pas été immatriculé au Mali mais plutôt en territoire britannique d’Outre Mer, plus précisément à Anguilla. Recoupement fait, il semble que l’équation de l’immatriculation s’est aussitôt posée d’autant que cette procédure était conditionnée au recours à une société locale. C’est ainsi que les hautes autorités, à travers le ministère de la Défense et des Anciens Combattants, a consenti illico-subito à la création en Mars 2014 d’une société dénommée ‘’Mali BBJ LTD’’, dans le but de faire immatriculer l’avion présidentiel. C’est au nom de cette même société, en effet, que l’appareil, après sa radiation du registre de l’avion civile des Etats-Unis, a été enregistré pour une période de deux ans sous le certificat BVI-014/006, puis doté d’un certificat de navigabilité N°BVL-14/006 tout aussi périssable au bout d’une année.

Le hic, c’est qu’aucun document ne prouve la nature juridique ni l’appartenance de ‘Mali BBJ LTD’ au Mali, alors que l’immatriculation en matière d’aviation civile est assimilable à un titre de propriété.  En tout état de cause, les nombreuses équivoques et suspicions sur l’appartenance de l’aéronef à l’Etat du Mali sont corroborées du reste par la curieuse absence des mentions par lesquelles les appareils maliens sont reconnaissables dans le domaine de l’aviation civile, les initiales «TZ» en l’occurrence.

Ce n’est pas tout. Comble de stupéfaction, il nous revient, de même source, que l’appareil présidentiel est l’objet d’une exploitation si opaque qu’elle pourrait tenir de la pure fiction. Il s’agit du contrat de bail d’un an avec tacite reconduction par lequel le ministère de la Défense et des Anciens combattants engage le Mali auprès de la société au nom de laquelle l’appareil est immatriculé, ‘Mali BBJ LTD’, représentée pour la circonstance par un signataire sans identité précise. Toutefois, pour l’exploitation de l’avion dans le cadre du bail en question, une licence de fréquence-radio existe au nom d’une autre société dénommée ‘JETMAGIC LTD’ basée à St Julian Malte ainsi qu’une police d’assurance dont la couverture exclut le Mali pour des raisons inexpliquées. Il s’agit, selon toute évidence, d’une sous-traitance de la location qui n’aurait pas été possible sans autorisation écrite du bailleur (l’Etat malien), tout au moins selon les clauses du contrat

Comme il est loisible de l’imaginer, le contrat de bail en question n’est pas une œuvre de bienfaisance. Il a été consenti moyennant paiement d’une redevance mensuelle au profit de l’Etat malien, sauf que ladite rémunération relève plutôt d’une transaction informelle, et pour cause. Ni le montant ni les modalités de paiement de la redevance locative ne sont connus, la clause étant muette sur ces détails. Qui plus est, chaque utilisation de l’avion par la partie malienne est soumise au paiement de frais afférents à son fonctionnement et à l’équipage, au profit notamment du locataire, en l’occurrence Mali BBJ LTD, société au nom de laquelle l’avion présidentiel est immatriculé. Bref, un véritable puzzle contractuel où la démarcation n’est pas nette entre la position de locataire et de bailleur.

De quoi s’interroger, en tout cas, sur la nature et les contours réels de l’acquisition de l’aéronef et se faire une idée de la longue disparition de l’appareil des ‘’radars publics’’. Au point que d’aucuns ont même pensé à un arraisonnement à l’étranger.

L’exploration du dense univers de l’avion présidentiel révèle bien d’autres aspérités qui en rajoutent davantage à la confusion autour de l’avion d’IBK. On y dénombre, par exemple, la prise en compte par le trésor public, des frais de maintenance et d’essai de l’avion avant sa réception, une étape à laquelle aucune structure officielle malienne n’a participé comme le stipule le contrat d’acquisition. Le service d’inspection a été pourtant arbitrairement attribué à ‘AMAC AEROSPACE’. Il s’agit d’une entreprise suisse qui se serait adjugé plus de 400 millions F CFA dont les traces n’existent sur nul document autre qu’une note explicative produite par la Direction  Nationale du Trésor et de la Comptabilité Publique. On relève qu’en dehors des propositions techniques du prestataire des services d’inspection, aucune facture ne supporte lesdites dépenses qui auraient pu permettre d’en savoir davantage sur le coût réel de l’avion. A suivre

<strong>Abdrahmane KEITA</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Lutte contre la corruption : Déjà, à bout de souffle du monstre sacré ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/lutte-contre-corruption-deja-bout-souffle-du-monstre-sacre-587352.html</link>
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<pubDate>Mon, 20 Oct 2014 16:21:36 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pouce</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Ibrahim Boubacar Keita, à son élection à la présidence de la République du Mali, a décrété l’année 2014 comme celle de la lutte contre la corruption. A cet effet, il a nommé un Ministre de la Justice, Garde des Sceaux en la personne de Me Mohamed Aly Bathily, un homme du sérail qui, en toutes circonstances, rappelle la volonté ferme du chef de l’Etat de mener, courant 2014, la croisade contre la corruption et la délinquance financière. Et depuis, le Ministre Bathily est monté sur ses grands chevaux. Pour le moment, les résultats, sont mitigés. Et beaucoup se demande si le président « IBK » pourra-t-il grand-chose contre le « monstre sacré ». </em></strong>

<strong> </strong>

[caption id="attachment_189721" align="alignleft" width="350"]<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/01/Ministre-Mohamed-Ali-Bathily.jpg"><img class="size-full wp-image-189721" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/01/Ministre-Mohamed-Ali-Bathily.jpg" alt="Le ministre Mohamed A Bathily" width="350" height="263" /></a> Le ministre Mohamed A Bathily[/caption]

Dans sa croisade contre la corruption et la délinquance financière, suivant les directives du Chef de l’Etat, le Ministre Bathily s’est attaqué, dans un premier temps, à la famille judiciaire, notamment, les magistrats soupçonnés d’avoir les mains salles. Certains d’entre eux seront emprisonnés, pour, dit-on, donner le bon exemple. De cette opération que l’on pourrait caractériser de spectaculaire, jusqu’à ce jour, le Ministre de la Justice, Garde des Sceaux, ne rate d’occasion pour dire que les délinquants financiers, seront pourchassés et punis avec la dernière rigueur. Cependant, peu d’actions concrètes, sont visibles. Pire, les fossoyeurs de la République, continuent de faire main basse sur le trésor public, à la grande désolation des partenaires techniques et financiers et devant l’ahurissement des Maliens d’en bas qui croyaient cette ère révolue avec l’arrivée d’un certain « IBK » aux commandes.

&nbsp;

Le régime IBK a –t-il ouvert trop de chantiers à la fois ? Oui, peut-être ! Et c’est ça le problème car, le régime donne l’impression d’être à bout de souffle. Peut-on, efficacement, mener la lutte contre la corruption sous le son des tambours et des trompettes ? Non, certainement ! Le ministre Bathily, malgré sa volonté de faire bouger les lignes, verse parfois dans le populisme. Résultat : les magistrats, qui devraient jouer un rôle actif dans la lutte, se retournent contre le ministre de la justice ; les voleurs de République, qui devraient se mettre à trembler de tout leur, crient plutôt au voleur ; les partenaires techniques et financiers qui devraient encourager dans la lutte, se mettent à douter de ceux-là charger de mener la lutte ; la population dans sa grande majorité qui a élu le président de la République sur la base de ses engagements, commence à se demander si elle ne s’est pas trompée de cheval. En clair, la lutte contre la corruption et la délinquance financière, annoncée tambour battant, semble mal engagée.

&nbsp;

Nous sommes pratiquement à deux mois de la fin de l’année consacrée à la lutte contre la corruption et, jusqu’ici, il n’y a peu de résultat. Des menu fretins sont arrêtés et les gros poissons, restent en liberté faisant douter plus d’un Malien, sur l’efficacité de la lutte contre la délinquance financière. Depuis 1992, au lendemain de la révolution qui a amené la démocratie et le multipartisme, cette lutte est engagée avec peu de résultats visibles. Le président Alpha Oumar Konaré, avait même mis sur place une commission ad hoc, chargée de traquer les voleurs de la République afin de préserver les ressources financières de l’Etat. Les rapports de cette commission ajoutés à ceux des structures de contrôle de l’Etat, sont rangés dans les tiroirs pour protéger les nouveaux milliardaires de la démocratie. Le président ATT, à défaut d’instituer la cour des comptes de l’UEMOA, sort de sous son bonnet, une formule magique habillée du « bureau de vérificateur général ». Les rapports de cette tour de contrôle, ajoutés à ceux des structures de contrôle de l’Etat, dorment dans les tiroirs, afin de préserver le « consensus politique ». Mieux que ça, le Vérificateur général, chargé de faire l’enquête sur la délinquance financière, s’est retrouvé en prison, à la place des voleurs. Quelle formule magique dispose IBK pour faire croire que la lutte contre la délinquance financière, n’est pas un simple slogan de campagne ?

&nbsp;

Dans ce contexte, le Ministre Mohamed Aly Bathily, apparaît comme un instrument aux mains du pouvoir actuel, pour calmer les ardeurs de ceux qui voudraient voir assainir les finances publiques. En d’autres termes, le Président IBK a –t-il été freiné dans sa volonté de lutter contre la corruption, par les révélations, vraies et fausses, concernant sa supposée implication dans des affaires financières louches ? Nous parlons de l’affaire Tomy non encore élucidée. Et, récemment, l’affaire des surfacturations qui, risque d’éclabousser plusieurs personnes de son entourage. Les détracteurs du régime ont de quoi se réjouir puisqu’ils pousseront le président à balayer d’abord devant sa propre porte avant de chercher à balayer devant celle des autres. IBK, piégé ? Oui, mais par qui et à quelle fins utiles ? IBK, corrompu ? Au quel cas, nous dirons que Dieu préserve le Mali qui n’est pas encore sorti de l’ornière.

&nbsp;

Somme toute, la lutte contre la corruption, est un combat de longue haleine et nécessite l’engagement plein et entier de ceux qui sont charger de la mener. De ce fait, le ministre de la Justice doit bénéficier de coudées franches et de l’accompagnement de tous les acteurs engagés dans la lutte, notamment, les magistrats, les contrôleurs généraux, les médias, les partenaires techniques et financiers… Et cette lutte doit se faire dans la plus grande discrétion afin de produire de bons résultats.

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<strong>Tiémoko Traoré </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Gestion du Fonds Mondial au Mali : ARCAD – Sida projette la transparence </title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/gestion-du-fonds-mondial-au-mali-arcad-sida-projette-transparence-588172.html</link>
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<pubDate>Mon, 20 Oct 2014 00:04:17 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Les accusations du Fonds Mondial qui ont longtemps défrayé la chronique en 2010 par rapport à la subvention destinée aux traitements des malades du Sida, du Paludisme et la Tuberculose ont déshonoré le Mali et ses instances de mise en œuvre des programmes de santé au profit des populations avec allégations du type « <em>la fraude est un système au Mali</em> », selon les acteurs de mise en œuvre de ce programme. Pour eux, le rapport qui vient d’être publié, le 06 octobre dernier, par le Bureau de l’inspection générale du Fonds Mondial n’incrimine pas le Mali mais constate certaines « <em>irrégularités </em>» concernant les documents justificatifs du projet. C’était à la faveur d’une conférence de presse organisée par l’ONG ARCAD - Sida, le Mardi 14 octobre 2014, pour informer l’opinion nationale et internationale sur la situation. C’était au Grand Hôtel. </strong>

Avant la publication de ce rapport, le Fonds Mondial avait porté des accusations sur la gestion des subventions VIH en annonçant des montants faramineux qui aurait été détournés par les acteurs concernés. Selon les conférenciers, les conclusions du présent rapport font ressortir un montant final injustifié de 3050 dollars US soit 0,007% du budget et des factures supposées non conformes d’un montant de 2207055 dollars US soit 4,88% du budget. « <em>Ces opérations dites non conformes font généralement l’objet de recommandations d’amélioration du système de contrôle interne, mais ne sont pas considérées comme détournements ou autres utilisations frauduleuses</em> » a expliqué Dr. Youssouf Diallo, représentant du Haut Conseil national de lutte contre le Sida (HCNLS).  Et de rappeler que ces activités ont été exécutées de 2005 à 2010, à travers deux phases de 2 puis 3 ans, avec un budget de 45,2 millions de dollars US. Cette subvention a été mise en œuvre par le HCNLS comme récipiendaire principal avec 3 récipiendaires secondaires que sont notamment ARCAD – Sida et ses 14 sous bénéficiaires que sont des associations des personnes vivant avec le VIH ; la Cellule sectorielle de lutte contre le Sida du ministère de la Santé (CSLS) et ses 9 sous bénéficiaires que sont pour la plupart des structures publiques ; et le Groupe Pivot Santé (GP/SP) et ses 39 sous bénéficiaires que sont 37 ONG nationales, Santé Sud et le Réseau des intervenants auprès des Orphelins et enfants Vulnérables (RIOEV). Pour Dr. Dembélé Bintou Keïta et Souleyane Dolo, des ONG ARCAD – Sida et Groupe Pivot Santé Population (GP/SP), le Bureau de l’Inspection générale du Fonds Mondial (BIG) a jugé « <em>irrégulières</em> » une grande partie de ces opérations parce que notamment, les équipes du BIG n’ont pas pu entrer en contact avec les fournisseurs et prestataires à cause : de la détérioration de la situation sécuritaire à partir de 2012 ;  certaines adresses physiques ne semblent pas pouvoir conduire les enquêteurs aux prestataires ou fournisseurs dans un pays où la codification des rues et des portes est souvent difficile à suivre et le contexte environnemental d’utilisation des cyber-cafés ou d’éditeur unique de modèles de factures saisis ou imprimés au marché Dibida ne semble pas convaincre les enquêteurs. Selon eux, la mise en œuvre ainsi devrait faire l’objet de points de recommandations d’amélioration du système de contrôle interne dans l’architecture d’exécution et non confondue à une volonté manifeste d’utilisation frauduleuse des dons aux populations pendant que des résultats extraordinaires sont salués par tous les partenaires à tous les niveaux. Enfin, ils ont rappelé que l’instance de vérification financière officielle de la République du Mali a fait les mêmes enquêtes de vérification sur la même subvention en se rendant sur le terrain, jusque dans les zones d’exécution les plus reculées et a confirmé l’exécution réelle des activités. « <em>En conséquence, vu que les irrégularités relevées sont du ressort du contrôle interne et que les résultats programmatiques sont satisfaisants à tous les niveaux, nous invitons les autorités nationales, les Partenaires techniques et financiers ainsi que les populations à une redynamisation de la lutte contre le Sida ; à travers la mise en place d’un fonds national au profit de la lutte contre le Sida alimenté par les ressources internes</em> », ont-ils conclu.

<strong>Moussa Dagnoko</strong>

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</item>

<item>
<title>Gestion des Fonds de lutte contre le VIH et SIDA par le PNUD : La société civile dénonce</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/gestion-fonds-lutte-contre-vih-sida-pnud-societe-civile-denonce-586462.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 18 Oct 2014 10:57:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Après la publication du rapport du Fonds Mondial de lutte contre le sida, le Paludisme et la Tuberculose, ARCAD-SIDA Mali et le Groupe Pivot Santé Population (deux associations de société civile intervenant dans le secteur de lutte contre le VIH et SIDA) ont organisés une conférence de presse pour dénoncer la gestion des fonds de lutte contre le VIH et SIDA par le PNUD et partager avec les médias les conséquences des accusations du Fond Mondial sur le Mali. C’était le 14 octobre 2014 au Grand hôtel.</em></strong>

La conférence a été animée par Youssouf Diallo, représentant du Haut Conseil National de Lutte contre le Sida, Souleymane Dolo, du Groupe Pivot Santé Population et Dr Dembélé Bintou Keita, présidente d’ARCAD-SIDA Mali.

Selon les organisateurs, c’est le PNUD qui gère désormais les fonds de lutte contre le VIH et Sida du Fonds Mondial. Auparavant ces fonds gérés par le Haut Conseil Nation de Lutte contre le Sida.

Avec la gestion du PNUD, « Nous acteurs de la société civile, nous souffrons beaucoup, nous sommes déstabilisés. 17 pistes de prise en charge sont dans de mauvaises conditions de travail », a indiqué la présidente d’ARCAD-Sida Mali, Dr Dembélé Bintou Keita.

Aujourd’hui, toutes les activités de lutte contre le VIH et Sida sont arrêtées au Mali. Le Fonds Mondial a reçu plus de 100 appels des maliens pour nous accuser, une pilule amère à avaler, selon elle.

Ainsi, ajoute le représentant du Haut Conseil National de Lutte contre le Sida, Youssouf Diallo, la prévalence est un peu en chute. On est entrain de mettre out toutes les capacités nationales. « On ne permettra à personne de mettre notre intégrité en doute », a martelé M. Diallo.

<strong>Les conséquences des accusations</strong>

Selon les organisateurs de la rencontre, les accusations du Fonds Mondial à partir de 2010 jusqu’à nos jours ont pour conséquences, entre autres de : déshonorer le Mali et ses instances de mise en œuvre du programmes de santé au profit des populations avec des allégations du type « la fraude est systémique au Mali » ; faire perdre  à la société civile malienne sa crédibilité auprès des bailleurs de fonds ; fermer plus d’une cinquantaine  d’ONG et Associations maliennes œuvrant pour le bien être des populations avec des résultats salués par plus d’une dizaine de partenaires techniques et financiers sur plus de 20 ans ; mettre au chômage plus d’un millier de chefs de famille ; déstructurer l’architecture de la lutte contre le Sida au Mali (remplacement des acteurs nationaux qui étaient des Récipiendaires Principaux SE/HCNLS et GP/SP par des institutions et organisations internationales) ; démobiliser les acteurs nationaux notamment ceux de la société civile ; arrêter les appuis directs aux patients (AGR, repas quotidiens, aide scolaire, etc.) ; régression des résultats (A1 à B1 selon la notation du Fonds Mondial) et perte des acquis en matière de lutte contre la maladie.

Ainsi, pour le bien être des populations, et ce, malgré les accusations et autres coups durs qu’elle a essuyés, la société civile malienne n’a jamais cessé de poursuivre son combat.

Cependant, la société civile dénonce les conditions draconiennes entreprises par le Fonds Mondial pour l’exécution de subventions en cours à savoir : la politique de non mise à disposition de fonds (zéro cash policy) ; le remplacement des entités nationales par des organisations étrangères au titre de Bénéficiaires Principaux des fonds de subvention ; la remise en question de la pertinence des activités de formation qui impactent négativement sur la pérennité des ONG et Associations nationales et diminuent leurs opportunités de renforcement de capacités.

Par ailleurs, l’utilisation des structures internationales comme récipiendaires Principaux représente, pour elle, un manque à gagner de plus d’un milliard de francs CFA par an à titre d’honoraires et salaires qui pourraient profiter au financement des plans d’actions en faveur de nos populations.

<strong>Adama DAO</strong>

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</item>

<item>
<title>Concepts :  Corruption </title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/concepts-corruption-586402.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/corruption/concepts-corruption-586402.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 18 Oct 2014 10:36:23 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[La définition de ce concept dans le nouveau CPCPP recoupe largement celle de Transparency International (ci-dessous) qui définit la corruption comme « l’action d’abuser d’une charge publique pour en tirer un bénéfice personnel » (cf article 120, 121, 122, 123 Section VIII, Chapitre X, Titre Ier, Livre III : Des Crimes, Des Délits et de leur Punition).
<h1><strong>Concussion</strong></h1>
La concussion est le fait, pour certains agents publics, de percevoir ou de recevoir des sommes qu’ils savent ne pas être dues.

Elle se distingue de la corruption en ce sens que, dans celle-ci, le fonctionnaire coupable a reçu d’une personne un don ou un présent que cette dernière était libre de ne pas faire.
<h1><strong>Enrichissement illicite</strong></h1>
Ce concept ne figure plus dans le nouveau CODE PENAL ET CODE DE PROCEDURE PENALE (CPCPP) paru dans le Journal Officiel de la République en mai 2008.

Antérieurement le législateur malien l’avait défini comme suit :

« La propriété est garantie par la constitution et les lois. Toutefois l’acquisition de tous les biens doit être licite.

Ont le caractère de biens illicites ceux acquis à l’aide d’infractions à la loi (vol, corruption, concussion, extorsion de fonds, trafic d’influence, fraudes économiques ou fiscales, perceptions de commissions ou tout autre moyen analogue), en fraude des droits de l’Etat, des collectivités, des sociétés et entreprises d’Etat, des divers organismes publics et parapublics ».

La Convention des Nations Unies contre la Corruption définit l’enrichissement illicite comme « ….une augmentation substantielle du patrimoine d’un agent public que celui-ci ne peut raisonnablement justifier par rapport à ses revenus légitimes » (article 20).

En son article 1, entre autres concepts, la Convention de l’Union Africaine sur la Prévention et la Lutte contre la Corruption définit « l’enrichissement illicite « comme l’augmentation substantielle des biens d’un agent public ou de toute autre personne que celui-ci ne peut justifier au regard de ses revenus ».
<h1>Moralisation de la vie publique</h1>
Elle peut être définie comme la réhabilitation des valeurs de probité et de désintéressement au sein de l’administration publique. Ce qui suppose dans la situation contextuelle du Mali, non seulement l’éducation civique du citoyen se manifestant par le respect scrupuleux du bien publique, mais également la lutte sans merci contre l’enrichissement illicite et la corruption, le népotisme, la favoritisme et l’accaparement.

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<strong>Source : Lutte contre la corruption et moralisation de la vie publique au Mali 1960 à 2008. (Modibo S. Diakité)</strong>

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<title>Crime de surfacturation sur l’achat de l’aéronef et des équipements militaires : La réaction du ministre Bathily  attendue</title>
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<pubDate>Fri, 17 Oct 2014 01:37:47 +0000</pubDate>
<dc:creator>Tjikan</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_499512" align="alignleft" width="320"]<img class="size-full wp-image-499512" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/08/Bathily.jpg" alt="Bathily" width="320" height="393" /> Mohamed A Bathily, ministre de la Justice, Gardes des Sceaux[/caption]

<strong><em>Face à la scandaleuse et gravissime affaire de surfacturation de l’achat de l’aéronef et des équipements militaires portant sur la bagatelle de plus de 29 milliards sur le dos du pauvre contribuable, le ministre de la Justice, Mohamed Aly Bathily reste muet. S’agit-il d’un silence-surprise face à l’ampleur des manquements à la loi ou d’un silence de solidarité à l’endroit des collègues incriminés ? En tout cas, le peuple s’impatiente sur la lecture des faits du premier ‘’Procureur du Mali’’.</em></strong>

Depuis l’arrivée du président IBK et la déclaration de l’année 2014 par celui-ci comme l’année de lutte contre la corruption et la délinquance financière, le ministre de la Justice a fait beaucoup parler de lui (par ses sorties médiatisées) chaque fois qu’un fait, même le moindre, défraye la chronique judicaire. Au point que c’est par lui,  que le peuple est informé de l’existence des faits susceptibles de poursuites, soit du domaine du foncier, soit du détournement, ou encore des inculpations de magistrats. A chaque fois, Bathily sévit, obligeant le plus souvent les magistrats en charge des dossiers à méprendre la procédure et aussi, à faire tomber des sanctions.

Mais, sur la présente affaire dite de surfacturations, celle-là même qui constitue la honte nationale, notre ministre de la justice fait profil bas. Alors que des experts du FMI sont venus jusqu’ici pour mettre nos autorités dos au mur. Pourtant, contrairement aux autres affaires, objet de « Bathily show » cette affaire aura été beaucoup dénoncée et décriée à l’avance jusqu’au dernier rapport accablant de la Cour Suprême. De la dénonciation par l’opposition, relayée tant par la presse nationale qu’internationale en passant par la suspension de l’aide par le FMI jusqu’à la mission de cette dernière, rien n’a été fait pour une quelconque procédure judiciaire même pour l’ouverture d’une enquête.

Avec le dernier rapport de la Cour Suprême consécutif au passage de l’équipe de FMI dans notre pays, l’affaire est si muette que c’est l’Association Malienne des Procureurs et Poursuivants (AMPP) qui, soucieux du peuple meurtri, invite le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme à engager des poursuites judiciaires contre les auteurs ou toute personne susceptible d’être impliquée dans l’affaire dite des surfacturations. Cette association dont l’Avocat Général près  de la Cour Suprême du Mali, Cherif Koné, en est le président a dans une déclaration déposée à la rédaction du quotidien national L’ESSOR, déclaré suivre avec intérêt l’évolution au Mali de la lutte contre la corruption et les infractions sous-jacentes. Le super ministre Bathily devait-il attendre à être invité pour sévir sur cette affaire ?

Les faits sont pourtant d’une extrême gravité et les contours de l’achat  « d’Air force One d’IBK » ainsi que ceux du marché de Kagnassy  étaient au centre de nombreux débats publics dans notre pays. En effet, plusieurs dispositions règlementaires ont été allègrement violées. Le contrat a fait l’objet d’un marché de gré à gré alors qu’il devait faire plutôt l’objet d’une consultation restreinte.

Pire, l'achat de l’aéronef a été exécuté sur le chapitre « équipement d'investissement », à ce titre son acquisition ne peut pas être inopinée, mais plutôt à travers un programme. Le rapport souligne que le contrat n’est pas revêtu du visa du contrôleur financier, conformément aux dispositions de l’article 123  du décret 97-192- PRM du 9 juin 1997 portant règlement général de la Comptabilité Publique qui stipule clairement que : «  le contrôleur financier vise tous les engagements de dépenses, de mandats de paiement correspondant et les projets de marché publics. Il tient une comptabilité des équipements et exerce son contrôle sur l’exécution de tous les budgets des organismes  publics ». Aussi, les paiements du contrat n’ont pas été faits conformément à la procédure normale de l’exécution des dépenses publiques.

En somme, pour avoir l’esprit clair dans la détermination du gouvernement à éclaircir les lignes dans cette affaire, le bas peuple attend la version du chevronné-juriste, Me Mohamed Ali Bathily. Saura-t-il la donner ?
<strong>                                                                                                                Daniel Kouriba</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Affaire de surfacturation :  On tire les ficelles des bretelles !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/affaire-surfacturation-on-tire-les-ficelles-bretelles-582982.html</link>
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<pubDate>Fri, 17 Oct 2014 00:43:50 +0000</pubDate>
<dc:creator>Tjikan</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Après la publication de l’accablant rapport de la Cour suprême relatif à l’audit de conformité et de régularité sur le contrat d’acquisition de l’aéronef présidentiel, et celui de la fourniture d’équipements militaires, le rapport définitif du Bureau du Vérificateur Général est attendu cette semaine. Profondément choqués par le scandale, les Maliens comptent désormais sur la justice, mais surtout sur le premier magistrat de la République, Ibrahim Boubacar Keïta, pour d’éventuelles sanctions des auteurs des malversations.  </em></strong>

<strong> </strong>

« Je ne protégerai personne » rapporte nos confrères du journal ‘’22 septembre. Comme des mots prononcés par le président de la République Ibrahim Boubacar Keïta, lors de sa rencontre avec les députés de la majorité présidentielle, le samedi dernier, à propos du sulfureux dossier relatif aux contrats d’acquisition de l’aéronef présidentiel, le Boeing 737, et celui de la fourniture d’équipements militaires des FAMa (Forces Armées Maliennes) qui continuent de défrayer la chronique.  Si le rapport de la Cour suprême était essentiellement axé sur les dispositions législatives et réglementaires régissant les finances publiques, le rapport définitif du Bureau du vérificateur général, attendu cette semaine, doit en principe révéler la ‘’monstruosité’’ des malversations. Question : Qui de l’ancien ministre de la défense Soumeylou Boubèye Maïga, de l’actuel  ministre de l’Economie et des Finances, Boiré Fily Sissoko, ou d’autres collaborateurs et proches du président de la République, supposés être ‘’mouillés’’ dans l’affaire, dite désormais de surfacturation seront appelés à rendre compte devant la justice ?  Le président IBK, va-t-il, honorer son engagement en prouvant une fois de plus que nul n’est et ne sera au dessus de la loi ?

Et ce, en permettant à la justice dont-il est lui-même le premier chef de faire correctement son travail. Rien n’est moins sûr, et le réveil risque d’être brutal pour certains.

D’ores et déjà Inquiet ou pas de passer derrière les barreaux, l’ancien ministre de la Défense et des anciens combattants Soumeylou Boubèye Maïga, non moins président du parti ASMA-CFP, (un des partis alliés de la majorité présidentielle ndlr) multiplie des actions de propagande politique à travers son parti pour se blanchir. « L’ASMA-CFP, déplore la surmédiatisation et l’instrumentalisation à des fins malveillantes, ayant conduit à la divulgation et à la déformation d’informations, somme toutes stratégiques, au mépris de tout devoir de réserve », pouvait-t-on lire entre les lignes d’un communiqué publié avec  empressement, par le secrétariat général du parti après la publication du rapport de la cour  suprême. Comme pour effectivement tirer d’affaires leur président par le jeu des mots, dans le même communiqué, l’ASMA-CFP, affirme avoir noté que « la Cour suprême ne relève pas de surfacturation ni  ne retient de malversations contrairement aux allégations et supputations intentionnellement distillées et entretenues ». Drôle d’affirmation, diront  certains observateurs. Car le travail de la Cour suprême consistait juste à savoir si les dispositions législatives et réglementaires ont été respectées ou pas en la matière.

Quant aux malversations, il y a une autre institution mieux autorisée pour établir les faits dans un langage clair. Il s’agit du Bureau du Vérificateur Général. Faut-il, le rappeler, dans un rapport provisoire, l’institution de contrôle a déjà décelé des irrégularités financières d’une somme de 38 661 189 818FCFA, dont 29 311 069 068FCFA au titre de la fraude (surfacturation sur la fourniture de matériel HCCA, de véhicules et pièces de rechange) et 9 350 120 750FCFA  au titre des transactions frauduleuses.

Mais l’accablant rapport du BVG  dénonce par ailleurs la non application des droits d’enregistrement des contrats et de la redevance sur les marchés.

En attendant la publication du rapport final du Bureau du Vérificateur Général,  l’ancien ministre de la Défense et des anciens combattants, multiplie ses efforts de communication pour tenter de se blanchir.

Du sauve qui peut …

A suivre !

<strong>Lassina NIANGALY</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>INPS : le Directeur général au cœur d’un autre  scandale</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/inps-directeur-general-au-coeur-dun-autre-scandale-577842.html</link>
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<pubDate>Wed, 15 Oct 2014 09:53:43 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><img class="alignleft size-full wp-image-87440" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2012/08/Inps.jpg" alt="SIEGE INPS, Bamako" width="350" height="263" />Outre la mutation très contestée de Mme Baby</strong> <strong>Lountandi Diop à l’agence INPS de Paris (France), le Directeur général de l’INPS, Bréhima Noumoussa Diallo se retrouve  au cœur d’un autre scandale : la tenue des sessions du conseil d’administration de l’INPS.</strong>

«Nul n’est et ne saurait être au- dessus de la loi», tel est le refrain d’Ibrahim Boubacar Kéita. Ce slogan ne semble pas être pris au sérieux par Bréhima Noumoussa Diallo, qui  règne comme un monarque sur l’INPS, en violation flagrante des textes régissant  ce service.

Le dernier scandale en date et dont il est considéré comme le principal artisan en complicité avec le ministre de tutelle (ministre de la Solidarité de l’Action  Humanitaire et de la Reconstruction du nord), concerne la tenue du conseil d’administration de l’INPS. Lequel, selon nos sources, ne se fait plus dans les règles de l’art.

Rappelons que l’irrégularité ou l’illégalité dans la tenue du conseil d’administration de l’INPS a été constatée après le 12<sup>ème</sup> congrès de l’UNTM. Nul n’ignore qu’à l’issue de ce congrès, certains syndicalistes ont quitté l’UNTM pour créer un nouveau syndicat (Centrale Démocratique des Travailleurs du Mali -CDTM), dirigée par Mme Sidibé Dédéou Ousmane. Mais il nous est revenu qu’après sa démission de l’UNTM, Mme Sidibé Dédéou continue à assister, curieusement, au conseil d’administration de l’INPS avec la casquette de l’UNTM. Toute chose qui  est inadmissible, selon  les nouveaux responsables de l’UNTM, car contraire aux textes. Le secrétaire général de l’UNTM,  Yacouba Katilé, ayant constaté la présence de Mme Sidibé Dédéou Ousmane au dernier conseil d’administration de l’INPS en tant que délégué de l’UNTM, a tout simplement boudé la salle.

Au lieu de montrer la porte à madame, qui ne représente qu’elle-même à l’INPS, le DG commet l’irréparable, le mois dernier, en décidant de tenir le conseil d’administration, sans les véritables délégués de l’UNTM. Cette décision jugée impopulaire, aurait terriblement fait chuter la côte de popularité de Bréhima Noumoussa Diallo au sein de son service.

Des sources indiquent que c’est  le ministre de tutelle qui aurait exigé le maintien de Mme Dédéou dans le conseil d’administration,  en contrepartie du soutien de son syndicat (CDTM) au gouvernement dans le bras de fer qui oppose, actuellement, ce dernier à l’UNTM.

Aux dernières nouvelles, le secrétaire général de l’UNTM, Yacouba Katilé aurait adressé une lettre au DG de l’INPS et  au ministre de tutelle pour expliquer sa position : celle de ne pas s’asseoir sur la même table du conseil d’administration que Mme Sidibé Dédeou.

Les travailleurs de l’INPS reprochent, aussi, à leur patron d’autres gaffes, jugées plus graves. En vain.

Nous y reviendrons !

<strong>Abou Berthé   </strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Direction Nationale des Domaines et du Cadastre : Les travailleurs réclament le départ de leur directrice générale</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/direction-nationale-domaines-du-cadastre-les-travailleurs-reclament-depart-directrice-generale-577672.html</link>
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<pubDate>Wed, 15 Oct 2014 08:54:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><img class="alignleft size-full wp-image-577682" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/10/cadastre.jpg" alt="Direction Nationale des Domaines et du Cadastre : Les travailleurs réclament le départ de leur directrice générale" width="412" height="276" />Rien ne va plus entre la nouvelle patronne des Domaines et du Cadastre, Mme Sy Awa Diallo et ses collaborateurs, en l’occurrence, la section syndicale de cette structure. Pour cause, la première serait, selon les seconds, au cœur d’une mauvaise gestion jugée «indescriptible» à la Direction nationale des Domaines et du Cadastre. Dans cette atmosphère tendue, les travailleurs réclament, purement et simplement, le départ la nouvelle directrice avec laquelle, ils ne sont plus prêts à collaborer.</strong>

La Direction nationale des Domaines et du Cadastre est considérée comme la troisième structure de recettes au Mali après les Douanes et les impôts. Mais cette structure est  en passe d’être paralysée par la gestion chaotique de la nouvelle directrice. «incompétence, mal gouvernance, détournement…) sont entre autres, des actes que reprochent la section syndicale des domaines et du cadastre à Mme Sy Awa Diallo, bombardée, le 10 juin dernier, Directrice nationale des Domaines et du Cadastre. C’est du moins, la substance des révélations faites par la section syndicale de cette structure, il y a quelques jours, au cours d’un point de presse. L’objectif de ce point de presse, selon Lassana Diourté, secrétaire général de la section syndicale des Domaines et du Cadastre, est de <em>«prendre à témoin l’opinion nationale sur les dérives qui sont devenues la règle de gouvernance de la nouvelle directrice».</em>

Outre des incohérences juridiques constatées dans le décret de nomination de la nouvelle directrice, son inexpérience, sa non-maitrise des dossiers, son mépris envers les agents du service, les travailleurs lui reprochent, le détournement de bons de carburant d’une valeur de 20 millions CFA, la prime des structures d’appui et les fonds d’équipements d’une valeur de 50 millions CFA et l’achat,«en catimini», sans appel d’offres, de deux véhicules.

<em>«Personne dans le service ne sait à combien elle a payé ces deux véhicules »</em> a indiqué le secrétaire général de la section syndicale.

Il nous est revenu que l’un des véhicules a été acheté à 30 millions CFA et la directrice aurait attribué ce marché à l’un de ses cousins. Ledit véhicule, ont expliqué les conférenciers, a été acheté sur les fonds d’équipements du service qui s’élèvent,  à 40 millions CFA seulement. Alors que la direction nationale est presque paralysée, faute de matériels de bureau. «Pour imprimer aujourd’hui, un seul document ici, c’est le parcours du combattant, car il n’y a qu’une seule imprimante qui fonctionne» a fait savoir un agent.

Pour les représentants de la section syndicale, la nouvelle directrice pouvait se passer de l’achat de véhicules pour équiper les bureaux afin que les agents puissent travailler dans les conditions les meilleures. Mais la directrice ne voit que ses intérêts. La preuve en est qu’elle a équipé son propre bureau, indiquent les conférenciers, à hauteur de 8 millions CFA.

Face à cette situation dramatique et le refus de la directrice de dialoguer avec les travailleurs, la section syndicale des Domaines et du Cadastre, estime que seul son départ reste la seule chance pour cette structure stratégique.

En tout cas, la section syndicale n’est plus prête à collaborer avec la nouvelle directrice et entend se battre pour la faire partir. Pour cela, elle envisage d’organiser un sit-in dans les jours à venir devant le département de tutelle ou déposer un préavis de grève, s’il le faut.

<strong>Abou Berthé</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Après leur implication avérée dans les surfacturations : Les PTF réclament leur tète</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/apres-implication-averee-les-surfacturations-les-ptf-reclament-tete-577632.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 15 Oct 2014 04:43:27 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Pour reprendre leur coopération avec notre pays, et, du coup, tester la volonté de nos plus hautes autorités de lutter contre la corruption et la délinquance financière érigées  en mode de gouvernance sous nos cieux, les partenaires techniques et financiers réclament, non seulement, l’arrestation des ministres et conseillers spéciaux impliqués dans ces surfacturations, estimées à plus de 29 milliards CFA ; mais aussi, leur traduction devant la justice.

Après l’achat controversé du Boeing présidentiel et le contrat de gré à gré, conclu avec Guo Star dont le directeur général n’est autre que Sidi Mohamed Kagnassy, conseiller spécial du président de la République, les partenaires techniques et financiers n’ont pas manqué de mots assez durs pour fustiger ce qu’ils ont appelé une « indiscipline budgétaire ».

Avec,  à leur tête la France et  l’Union Européenne, le FMI et la Banque mondiale ont décidé, à la surprise générale, de suspendre tous les programmes budgétaires destinés à notre pays. Ce n’est pas tout. Le versement de 70 milliards CFA au profit du trésor public a été reporté sine die. Du moins, jusqu’à ce que le gouvernement accepte de faire l’audit de ces achats. Audits confiés au Bureau du Vérificateur général et à la section des comptes de la Cour suprême.

RAPPORTS ACCABLANTS

Courant juin, le Premier ministre, à travers une lettre confidentielle, sollicite la section des comptes de la Cour suprême pour l’audit de conformité et de régularité de l’achat de l’avion présidentiel et du marché des équipements et matériels militaires. Parallèlement, le Bureau du Vérificateur général est saisi des mêmes dossiers, à la demande expresse du FMI et de la Banque mondiale.

La suite, on la connaît : des surfacturations à la pelle. Selon le rapport d’audit de la Cour suprême, c’est le ministre de l’Economie et des Finances, Mme BouaréFily Sissoko qui a, par correspondance,  saisi le directeur national du trésor et de la comptabilité publique, entre janvier, février et mars 2014, pour lui demander de « pourvoir au financement de l’avion présidentiel, en attendant la régularisation budgétaire ».  A son tour, le directeur national du trésor et de la comptabilité publique transmet ces correspondances à l’ACCT (Agent Comptable Central du Trésor) pour exécution.

Ce dernier a, d’abord, procédé au virement de  3,2 milliards CFA et 2,1 milliards CFA au profit de AIC et SKY. Sommes insuffisantes pour couvrir le prix de cession de l’avion, estimé à 36,7 millions de dollars US.

Pour ce faire, Mme BouaréFily Sissoko va solliciter, auprès de la BDM-SA, un emprunt de 17 milliards CFA au taux de 8%. Somme versée dans le compte de l’ACCT. Pour l’acquisition de ce fameux avion, le trésor public aura mobilisé 18,5 milliards CFA.

Selon la Cour suprême cet emprunt a été conclu de gré à gré. Plus grave encore, sans l’avis du comité national de la dette publique et en violation du code des marchés publics.

Autres irrégularités relevées dans ce dossier par la Cour suprême : le contrat du conseiller du gouvernement ne figure nulle part ; alors qu’il a touché la bagatelle de 1,028 milliard CFA.

LE MONTANT DE LA SURFACTURATION PASSE DE 29 A 38 MILLIARDS CFA

Lors de la conférence de presse, tenue le 22 septembre,  le chef de la mission d’évaluation du FMI, Christian Josz a indiqué que le montant des surfacturations sur le contrat pour la fourniture de matériels et d’équipements militaires à l’armée est passé de 29 à 38 milliards CFA. Une somme qui se décline comme suit : 29,3 milliards CFA au titre de la fraude et 9,3 milliards CFA au titre des transactions ….frauduleuses.

Outre ces magouilles à ciel ouvert, le Vérificateur général a, dans son rapport d’audit sur le contrat de fourniture d’équipements et de matériels militaires attribué, de gré à gré, à Guo Star dirigé par Sidi Mohamed Kagnassy, conseiller spécial du Chef de l’Etat, fustigé la non-application des droits d’enregistrement des contrats et la non-application de la redevance sur  les marchés. A en croire le Vérificateur général, ces pratiques ont engendré, pour l’Etat, une perte sèche de 3,07 milliards CFA.

Quelques exemples pour comprendre l’ampleur des dégâts : la tente militaire de 20 places a été facturée à 6,15 millions CFA, alors que son prix réel est de 2,37 millions CFA. Soit le triple du prix. Autre  matériel, autre  surfacturation : la  paire de chaussettes a été facturée, par Guo Star, à 10.000 CFA ; alors qu’elle est cédée à 1.745 CFA.

C’est Mahamadou Camara, alors chef de cabinet du président de la République, qui avait recommandé la société Guo Star auprès de la Banque Atlantique. Recommandation corroborée par  une lettre confidentielle, en date du 28 février 2014,  par laquelle  le ministre de l’Economie et des Financesconfirme au directeur général de la Banque Atlantique que l’Etat malien se porte garant du contrat exécuté par Guo Star. D’où l’indignation du Premier ministre d’alors, Oumar Tatam Ly. Pour manifester son refus de cautionner cette magouille, il a rendu sa démission. Purement et simplement.

D’ores et déjà, on assiste à jeu de chaises musicales à la présidence. Après la démission en catimini  du directeur général de Guo Star et, de surcroît, conseiller spécial d’IBK, Sidi Mohamed Kagnassy, c’est au tour du secrétaire général de la présidence, ToumaniDjimé Diallo de quitter son poste, au profit du directeur de cabinet du président de la République : Mohamed Alhouséïni Touré.

Pour le FMI et la Banque mondiale, le président de la République doit aller plus loin, en remettant ces rapports d’audit à la justice. Afin que toutes les personnes,  impliquées dans ces deux dossiers, ministres ou autres, soient interpellés et jugés. Conformément à la loi. Du moins,  si le gouvernement entend continuer à bénéficier de leur aide, poursuit notre source proche des institutions de Bretton-Wood.

&nbsp;

« Nul n’est et ne saurait être au- dessus  de la loi ! », a coutume de dire le président de la République. Ces deux rapports d’audit, parvenus curieusement aux mêmes conclusions, constituent pour IBK une occasion inespérée pour traduire ce slogan dans les faits.

Oumar Babi

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</item>

<item>
<title>Mali : les contrats d&amp;apos;armement surfacturés, une bombe à retardement pour IBK</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/mali-les-contrats-darmement-surfactures-bombe-retardement-ibk-577592.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 14 Oct 2014 19:30:41 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="chapo" style="color: #000000"></p>


[caption id="attachment_551702" align="alignleft" width="250"]<img class="size-full wp-image-551702" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/09/Ibk.jpg" alt="Le président de la République, Ibrahim Boubacar Kéïta" width="250" height="203" /> Le président de la République, Ibrahim Boubacar Kéïta[/caption]
<p class="chapo" style="color: #000000"><strong><span style="color: #ff0000"><a href="http://www.jeuneafrique.com/Article/JA2805p016.xml0/mali-corruption-armement-sidi-mohamed-kagnassi-mali-mali-les-contrats-d-armement-surfactures-une-bombe-a-retardement-pour-ibk.html" target="_blank"><span style="color: #ff0000">Jeuneafrique.com</span></a>- </span>L'affaire des contrats d'armement surfacturés continue de faire des victimes... jusque dans le cercle rapproché du chef de l'État. Son conseiller spécial, Sidi Mohamed Kagnassi, a dû démissionner.</strong></p>
<p class="chapo" style="color: #000000"></p>
<p class="chapo" style="color: #000000"></p>
<p class="chapo" style="color: #000000"><strong><span class="date" style="color: #7c7b7b">4/10/2014 à 19:37</span><span class="source" style="color: #7c7b7b"> Par Dorothée Thiénot</span></strong></p>
<p class="chapo" style="color: #000000"></p>
<p class="chapo" style="color: #000000"></p>
<p style="color: #000000">Les casseroles que traîne le gouvernement malien - <a style="font-weight: inherit;font-style: inherit;color: #000000" href="http://www.jeuneafrique.com/Article/JA2791p032.xml0/" target="_blank">l'achat de l'avion présidentiel et plusieurs contrats d'armement surfacturés</a> - n'ont pas fini de faire jaser à Bamako. Elles ont déjà valu au Mali la suspension des aides budgétaires de ses bailleurs internationaux, en juin, et continuent de perturber le gouvernement. "Nul n'est au-dessus de la loi", a martelé Moussa Mara, le Premier ministre, alors que c'est désormais le cercle rapproché du président Ibrahim Boubacar Keïta (IBK) qui est visé.</p>
<p style="color: #000000">De fait, après le <a style="font-weight: inherit;font-style: inherit;color: #000000" href="http://economie.jeuneafrique.com/index.php?option=com_content&amp;view=article&amp;id=23152" target="_blank">licenciement du directeur financier du ministère de la Défense</a> et la <a style="font-weight: inherit;font-style: inherit;color: #000000" href="http://www.jeuneafrique.com/Article/DEPAFP20141005111845/" target="_blank">garde à vue de quarante-huit heures imposée début octobre à Soumeylou Boubèye Maïga</a>, ancien ministre de la Défense, par la brigade financière de Nanterre (nord-ouest de Paris), c'est Sidi Mohamed Kagnassi, conseiller spécial du chef de l'État, qui a remis sa démission. Kagnassi est le patron de la société d'import-export Guo-Star, celle-là même qui était censée fournir l'armée en matériel à hauteur de 69 milliards de F CFA (105 millions d'euros, soit environ 80 % du budget de la Défense)........<a href="http://www.jeuneafrique.com/Article/JA2805p016.xml0/mali-corruption-armement-sidi-mohamed-kagnassi-mali-mali-les-contrats-d-armement-surfactures-une-bombe-a-retardement-pour-ibk.html" target="_blank">.<strong><span style="color: #ff0000">Lire la suite de l'article sur Jeuneafrique.com</span></strong></a></p>]]> </content:encoded>
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<title>Rapport de la Cour Suprême: Le régime d’IBK aux antipodes de la bonne gouvernance !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/rapport-cour-supreme-regime-dibk-aux-antipodes-bonne-gouvernance-575192.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 14 Oct 2014 00:08:57 +0000</pubDate>
<dc:creator>Tjikan</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em><img class="aligncenter size-full wp-image-541362" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/09/IBK-nation.jpg" alt="Adresse à la Nation de SEM Ibrahim Boubacar KEITA, Président de la République, Chef de l’Etat, à l’occasion du 54ème anniversaire de l’accession du Mali à la souveraineté internationale" width="620" height="505" /></em></strong>

&nbsp;

<strong><em>Le délit d’initié, la volonté manifeste de détournement de deniers publics, la volonté d’enrichissement illicite, la délinquance financière… Bref, tous les ingrédients sont réunis pour accabler IBK et son gouvernement dans ce rapport.</em></strong>

<strong> </strong>

On reste perplexe après une lecture minutieuse du rapport définitif de la Cour suprême sur l’audit de conformité et de régularité de l’acquisition de l’aéronef et des équipements et matériels militaires. Il y a lieu de s’interroger sur la vraie motivation du Fonds monétaire international (FMI) en obligeant les autorités à rendre public le document. La publication d’un tel rapport dans un pays de grande démocratie obligerait le Chef de l’Etat à rendre le tablier sous la pression des contribuables. Tant il est accablant. Mais, on est Afrique et au Mali, le niveau de maturité de l’opinion publique, surtout la société civile n’a pas encore atteint un tel degré de conscience citoyenne. En réalité, on peut dire que le président de la République, El Ibrahim Boubacar Kéïta, a été simplement rattrapé par ses propres déclarations. « Ni djamana ka doromè kélé ben ne kono, Allah kana tô  nkono », en traduction littérale, cela veut dire « Si j’ai mangé un centime de l’argent public, que Dieu m’enlève du ventre ». Or, le fait décrit dans le rapport édicte le contraire. Comme dit les bambaras, toutes les créatures enfantent leur petit, mais la parole enfante sa mère. Les français disent, avant de parler il faut remuer plusieurs fois la langue. Car, on peut être rattrapé par ses propres mots un jour ou autre. Et, c’est le cas. Il faut donc retenir de ce rapport deux choses : soit le Président ne contrôle rien du fonctionnement de son gouvernement ou soit celui-ci a agit sur consigne reçue directement de lui.

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L’ancien ministre de la Défense, un proche des proches, Soumbeylou Boubeye Maïga, et son homologue de l’Economie et des Finances, une ancien inspectrice du Contrôle général d’Etat, Bouaré Fily Sissoko, et non moins ancienne employée de la Banque mondiale, ne peuvent agir avec assurance en ignorant superbement toutes les procédures de passation des marchés publics s’ils n’agissaient pas sur instruction. Surtout que l’une des raisons de la démission de l’ancien Premier ministre, Oumar Tatam Ly était liée à ces sulfureuses affaires. Selon certaines indiscrétions, il aurait demandé sans succès le remplacement de certains membres du gouvernement, parmi lesquels les deux cités plus haut. L’on comprend mieux pourquoi, il ne pouvait s’en débarrasser. C’est qu’à même une surprise que de voir Bouaré Fily Sissoko trempée dans ces genres de fautes d’amateurs.

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Obnubilé par des idées superstitieuses, IBK pousserait le gouvernement à lui doter d’un nouvel avion présidentiel. Peut-être que ses conseillers occultes l’auraient suggéré de ne jamais toucher aux objets légués par le président ATT après sa chute. Au-delà de l’avion, le Palais de Koulouba souffre des mêmes méfiances. Au lieu de réhabiliter cette résidence officielle, il s’est arrangé à se faire de nouveaux bureaux sur l’aile gauche du secrétariat général de la Présidence. Selon les indiscrétions, le plan prévoit un parking à étage pour le véhicule présidentiel, qui monterait par un ascenseur pour déposer le Président devant son Bureau, situé au deuxième niveau. Mais, passons sur ces commentaires et allons aux faits, que nous allons publier par morceau avec des commentaires.

Première partie, de l’acquisition de l’aéronef. Il ressort du rapport que celle-ci a été motivée par le coût élevé des contrats de location d’avion présidentiel lors des déplacements du président de la République. Le gouvernement a ainsi décidé de l’acquisition d’un équipement de transport sur le budget de 2014 déjà voté, à travers un programme d’urgence. En exécution de cette décision, le Boeing 737-7OO IGW 1999 a été acquis suivant un contrat libellé en anglais et signé le 10 février 2014 entre le gouvernement du Mali représenté par le Ministre de la défense et des anciens combattants, Quartier général, route de Koulouba, Bamako, Mali et <strong>Akira Investiment</strong> <strong>Limited</strong>, PO Box 659 Road Town Tortola, British Virgin Island représenté par Kerry Wrigt. Les renseignements généraux du contrat stipulent : le cout total est de 41 250 000 USD, dont : 36 750 000,00 dollars US conformément au point 1.27 du contrat ; Sky Color : 3 000 000 USD et Compte séquestre : 1 500 000 USD.

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<strong>Tordre le cou à la loi pour acquérir le Boeing !</strong>

<strong> </strong>

En terme de procédure d’acquisition, le rapport mentionne que l’aéronef a été acquis suivant  un contrat conclu en application de l’article 8 du décret n°08-485/P-RM du 11 août 2008 portant procédure de passation, d’exécution et de règlement des marchés publics et des délégations de service public, qui exclut de son champ d’application les marchés de travaux, de fournitures et de services concernant des besoins de défense et de sécurité nationale exigeant le secret ou pour lesquels la protection des intérêts essentiels de l’Etat est incompatible avec les mesures de publicité.

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A l’analyse, la Cour suprême relève une insuffisance qui a certainement été mis à profit à dessein dans le but probablement de se faire pleine la poche. Passons dessus. Mais, il est évident que le décret reste muet sur la conduite à tenir et aucune étude n’a été réalisée pour combler ce vide juridique. Ce qui a permis au ministre de couvrir l’opération avec une fine couche de vernie de légalité, mais qui n’a pas résisté à l’examen minutieux des experts du FMI et de la Cour suprême. Un seul coup de pinceau a permis de déceler les limites du texte et la volonté de malversation qu’il peut susciter. Il apparaît donc dans le rapport que le contrat signé est un contrat conclu de gré à gré, or la consultation restreinte, qui relève du pouvoir discrétionnaire de l’ordonnateur, ne nécessitant pas de publicité, pouvait être appliquée en la matière avec l’assistance des services techniques spécialisés dans le domaine (Ministère en charge des transports et l’Agence nationale de l’Aviation civile).

&nbsp;

Le pire est que ce contrat n’est pas revêtu du visa du contrôleur financier conformément aux dispositions de l’article 123 du décret 97-192/P-RM du 9 juin 1997 portant règlement général de la comptabilité publique. Lequel stipule que : « le contrôleur financier vise tous les engagements de dépenses, les mandats de paiement correspondants et les projets de marchés publics. Il tient une comptabilité des engagements et exerce son contrôle sur l’exécution de tous les budgets des organismes publics ».  Ce qui malheureusement n’a pas été le cas.

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Comme autres remarques révélées par les conseillers de la Cour suprême il y a la langue utilisée pour libeller le contrat. Au lieu du français, qui est la langue officielle, il a été libellé en anglais. Ils ont noté également l’absence du numéro du compte bancaire du fournisseur, qui ne figurait pas sur le contrat. Il ressort de leur analyse qu’en clair, le contrat tel qu’il est présenté ne peut servir de pièces justificatives probantes dans l’exécution des dépenses publiques. Il y avait donc manifestement une volonté de tricher. Au regard des faits qui sont mentionnés dans ce rapport portant sur sa gestion, l’ancien ministre de la défense SBM pourra difficilement se dédouaner de l’accusation de délinquance financière qui lui colle dessus désormais. Il doit s’expliquer.

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On comprend pourquoi, tout a été mis en oeuvre pour bombarder au poste stratégique de président de la Commission de défense, le fils aimé du Président de la République, l’honorable Karim Kéïta, qui  ne s’est plus contenté d’un simple ascenseur pour monter, mais une super ‘’Falcone’’. Quand bien qu’il a fait croire au moment de son élection comme député, qu’il préfère l’escalier à l’ascenseur. Aujourd’hui, tout y est pour faire de lui, l’un des hommes les plus riches du Mali. Et ses amis politiques profitent de son ombre pour laper le reste de  caisse de notre pauvre pays, sans pitié.

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Nous reviendrons plus en profondeur sur le rapport dans nos prochaines éditions.

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<strong>Mohamed A. Diakité</strong>

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<title>LE Mot de la semaine :  Surfacturation</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/mot-semaine-surfacturation-574072.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 13 Oct 2014 09:31:08 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le monde politico-médiatique malien a été ébranlé  ce dernier temps par les révélations des malversations sans commune mesure  du gouvernement Malien. Ces scandales financiers hors pairs ont été révélés  au cours d’un point de presse de l’équipe  d’évaluation du Fonds Monétaire International en fin de mission au Mali. Cette équipe chargée d’évaluer le gouvernement du Mali par rapport à un certain nombre de marchés publics passés entre l’état   et certaines entreprises privées, a constaté beaucoup d’irrégularités et de manquements graves aux principes de passation des marchés

Pour rappel, cette mission du FMI fait suite au gel de l’aide budgétaire de l’institution de Breton woods consécutif à certaines malversations constatées dans l’exécution de deux marchés à savoir le contrat d’armement et l’achat du Boeing de commandement du président de la république. Le premier marché n’a même pas fait l’objet d’un appel d’offres et cela au nom de l’article 8 du code de marché au Mali, secret défense aidant, les autorités ont foulé aux pieds les règles minimum de transparence en octroyant ce marché à un conseiller du président de la république. Le second marché à savoir l’avion présidentiel, le ridicule ne tue plus dans ce pays, le prix exact de l’avion est resté jusqu’ à présent inconnu du citoyen lambda, tantôt le président parle de 17 milliards, tantôt son premier ministre de 20 milliards. Toutes choses qui ont attiré l’attention du FMI qui s’est mêlé du débat entre d’une part la presse et le pouvoir et d’autre pat entre le pouvoir et l’opposition. L’institution a d’abord suspendu son aide budgétaire, elle a été suivie par les autres bailleurs de fond comme l’UE et la Banque Mondiale. Elle a également demandé  des comptes à l’état Malien à travers deux structures de vérification à savoir le Bureau du Vérificateur Général (BVG) et la cour des comptes de la cour suprême. Les rapports de ces deux respectables et respectées institutions sont sans ambigüité : des cas graves de surfacturation ont été décelés jusqu’à hauteur de 29 milliards, des souchettes militaires qui ont été cédées à 22 500 francs CFA. La colère des électeurs d’IBK a été plus amère quand ils apprirent que c’est l’entourage immédiat de leur champion qui s’est rendu coupable des malversations les plus éhontées et les plus humiliantes. Comme pour paraphraser l’imam Mahmoud Dicko  que quand tu entends un propos de la bouche du petit Balla  c’est qu’il l’a appris du grand Balla. Donc tout laisse à croire que le président de la république  en sait quelque chose, sin non des têtes seraient tombées après le départ de la mission du FMI, jusque là rien. Le peuple sidéré attend toujours de la part des autorités des sanctions pas n’importe lesquelles, mais des sanctions à la hauteur de l’infraction, pour qu’il n’ait plus ça au Mali.

Il ya déjà du rififi et des remous au sein de la majorité présidentielle, l’interpellation  de l’ancien ministre de la défense et des anciens combattants Soumeylou Boubéye Maiga à Nanterre en France a  fait  couler beaucoup d’encre et de salive des hautes personnalités du pays, car pour qui connait Boubéye il semble détenir tous les éléments concernant les deux scabreuses  affaires

A cette soudaine interpellation de l’ancien ministre de la défense, il faut ajouter également le limogeage de deux grosses pointures de la présidence de la république à savoir Sambi Touré, directeur de la cellule de communication à la présidence de la république et Sidy Mohamed Kagnassy, conseiller spécial du président de la république, par qui tous les scandales sont partis.

Vivement des poursuites  pour rendre justice au peuple qui souffre de la mal gouvernance.

<strong>                                                                                                          Youssouf Sissoko </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Pour escroquerie portant sur plus de 6 millions : Le fils de Koumba Diawara, ex femme de Kissima Doukara démasqué</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/escroquerie-portant-6-millions-fils-koumba-diawara-ex-femme-kissima-doukara-demasque-574312.html</link>
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<pubDate>Mon, 13 Oct 2014 06:53:06 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Nouvelle Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[AGRO-D SA est une société de production agricole et d’aménagement Hydro agricole, spécialisée dans la construction de canaux artificiels, de digues, lacs et tout ce qui touche à l’hydraulique agricole. Malgré sa position d’entreprise privée malienne, pionnière en termes de production de pomme de terre et de technologies agricoles, elle croupie aujourd’hui sous le poids de la dette. Un doigt accusateur est pointé sur le fils de Koumba, ex femme de Kissima Doukara et Simbala Doucouré.

En difficulté financière,  le jeune Doucouré est contraint d’escroquer les honnêtes citoyens pour maintenir un train de vie au dessus de ses moyens. Aujourd’hui la victime a pour nom IDEAL G SARL. Le premier responsable de la société affirme avoir été victime d’une escroquerie organisée par Mahamadou Doucouré portant sur 7 175 000 FCFA.
Malgré les multiples médiations entreprises par les bonnes volontés pour contraindre le PDG de la société AGRO-D SA à rendre à César ce qui appartient à César, peine perdue. Le fils de l’ex femme de Kissima Doukara et de l’ex Diamantaire Simbala Doucouré a décidé d’aller à la confrontation. Mahamadou Doucouré puisque c’est de lui qu’il s’agit est le prototype d’opérateur très dangereux pour toute la profession. Aidé par sa mère Koumba Diawara qui compte sur ses relations de l’époque du CMNL, l’enfant terrible n’hésite pas un seul instant à semer la désolation autour de lui. La mésaventure de la société IDEAL G. Sarl est loin d’être un cas isolé. Pour soutenir un train de vie au dessus de ses moyens, le PDG de la société AGRO-D SA est obligé de sucer le sang des pauvres.

Dans le lot des victimes du directeur général de la société AGROD SA, nous avons la société IDEAL G Sarl. En effet, pour son fonctionnement, le responsable approvisionnement de la société AGROD SA a délivré le 16 Mai 2013 un bon de commande portant sur 150 sacs d’engrais minéral de couverture (Urée) à 20 500 FCFA l’unité et 200 sacs d’engrais minéral de fonds (complexe céréale) également à 20 500 FCFA l’unité. Au total les 150 sacs Urées font 3 075 000 FCFA et les 200 sacs d’engrais complexe céréale font 4 100 000 FCFA, soit 7 175 000 FCFA. Le bon de commande dont nous nous sommes procurés une copie, stipule que le délai de livraison est immédiat et que le règlement est prévu un mois après la livraison.
Après avoir rempli ses obligations contractuelles, la société IDEAL G. Sarl n’imaginait pas que son calvaire ne fait que commencer. En effet, malgré toutes ses tractations, la mauvaise foi manifeste des responsables de la société AGROD SA n’a pas permis le payement de sa dette. Pour faciliter le payement, la société IDEAL G Sarl et l’avocat de la société AGROD SA avaient élaboré un protocole d’accord qui échelonne le payement. Dans le cadre de ce protocole d’accord, AGROD SA s’engageait à payer comme suit : le 15 décembre 2013, une première tranche de 2 500 000 F CFA. Le 15 janvier 2014, une deuxième tranche de 2 337 500 F CFA et le 15 février 2014, le reliquat de 2 337 500 FCFA. Malgré cette concession, Mahamadou Doucouré a refusé de s’acquitter de sa dette.

Pour être dans ses droits, la société IDEAL G Sarl n’a eu d’autres choix que de convoquer le directeur général de la Société, Mahamadou Doucouré au camp I de la gendarmerie de Bamako. Une fois sur place, le jeune Doucouré n’a pas tardé à faire étalage de sa mauvaise foi, de son arrogance et de son mépris pour les honnêtes citoyens qu’il piétine. Devant les limiers du camp I, le fils de Simbala Doucouré a affirmé qu’il est le directeur général de la société AGROD SA, mais qu’il n’est pas la société. Sans se contenter de cette phrase, il ajouta arrogamment que la montre qu’il porte vaut plus chère que la créance de la société IDEAL G Sarl, soit 7 175 000 FCFA. Agacés par ses propos d’une autre époque, les gendarmes très remontés ont demandé à la société IDEAL G Sarl d’aller porter plainte au tribunal de commerce. Dans son mépris pour le peuple malien, Mahamadou Doucouré, qui oublie visiblement que
Dieu existe, aurait affirmé qu’il a les clés de la justice. Vrai ou faux, toujours est-il que notre Directeur refuse jusqu’à ce jour de payer le montant excroqué.
Pour se moquer de la société IDEAL G Sarl qui a été contraint de licencier pour faire face à cette situation inattendue, par le biais de certaines relations, il a payé seulement 1 000 000 de FCFA. Depuis cette date, l’homme refuse de répondre aux appels téléphoniques, idem pour sa maman qui est pourtant allée à la Mecque. Peut-on se rapprocher de Dieu  pendant qu’on incite son fils à faire du mal aux  autres ?
À suivre dans nos prochaines parutions les révélations sur la société Koumba Gaz, plusieurs fois pris en flagrant délit par la direction nationale de la concurrence. Selon certaines sources, la société Koumba Oil qui vient d’être crée par Mahmadou Doucouré vise à escroquer d’autres citoyens.
A suivre…

Bissidi Simpara]]> </content:encoded>
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<title>Fin de la mission d’évaluation du FMI au Mali : IBK donne enfin raison à la presse et à l’opposition malienne</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/fin-mission-devaluation-du-fmi-au-mali-ibk-donne-enfin-raison-presse-lopposition-malienne-574092.html</link>
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<pubDate>Mon, 13 Oct 2014 03:35:43 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_551702" align="alignleft" width="250"]<img class="size-full wp-image-551702" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/09/Ibk.jpg" alt="Le président de la République, Ibrahim Boubacar Kéïta" width="250" height="203" /> Le président de la République, Ibrahim Boubacar Kéïta[/caption]

<strong><em>La mission d’évaluation du fonds monétaire international s’est achevée au Mali avec une note d’espoir de reprise de coopération au mois de Janvier ou février, bien sur au grand bonheur du  vaillant peuple Malien qui a souffert et qui  souffre encore  le martyr.</em></strong>

En effet,  après le coup d’état de 2012 et l’annexion par les narcodjihadistes  des deux tiers de notre territoire, deux événements majeurs qui ont  plongé le Mali dans une crise institutionnelle et économico-sécuritaire sans précédent. Les maliens  ont jeté leur dévolu sur Ibrahim Boubacar Keita   pour, à la fois, restaurer l’autorité de l’état, relancer l’économie nationale en lambeaux et reconstruire l’armée  afin que le Mali revienne, dans le giron des nations stable et en paix. Mais quelle ne fut notre surprise de constater,  au bout de quelques mois de gestion, les malversations financières qui n’ont d’égal que dans la gestion patrimoniale et monarchique où les rois ou prince ont un droit de vie et de mort sur leurs sujets.

Comment quelqu’un qui a été presque plébiscité peut gaspiller en un laps de temps ce capital confiance que le peuple malien a bien voulu lui donner ? A-t-il mesuré la portée du message lancé par 80 pour cent des électeurs qui ont voté pour lui s’interroge l’opinion générale

La première alerte a été donnée par la presse Malienne qui a vite décelé des failles et même des malversations, dans l’achat de l’avion de commandement et le contrat d’armements, de beaucoup de milliards de nos francs, ces révélations lui ont valu les qualificatifs de presse à la merci de l’opposition ou encore une presse manipulable, monnayable et corvéable à souhait. Cette presse  dont il faut saluer le militantisme, le pragmatisme et le professionnalisme a été et est encore le 4eme pouvoir, car elle trempe sa plume dans la plaie béante des dirigeants véreux qui n’ont d’autres soucis que leurs intérêts sordides. Ces qualités ont d’ailleurs été reconnues    par le premier magistrat de la république, qui lors d’une sortie médiatique a salué le rôle joué par la presse dans l’ancrage démocratique au Mali. Malheureusement c’est seulement maintenant qu’il reconnait à la presse son rôle de sentinelle de la démocratie, lui qui pendant dix ans, pardon, pendant un certain temps avait été le seul opposant du régime d’ATT. S’il a pu résister  et même survivre politiquement c’est grâce au soutien et  à l’accompagnement sans faille  de la presse malienne.

Après la presse l’opposition s’est invitée dans les débats, le PARENA publie son mémorandum d’une dizaine de pages intitulé « IBK au pouvoir, sept mois après le Mali toujours dans l’impasse » dans ce mémorandum Tiébilé Dramé et ses camarades ont dénoncé les dépenses de prestige faites par le président de la république dans un pays qui sort à peine d’une crise et qui est sous perfusion de la communauté internationale. Ces dépenses ont pour noms : l’achat de l’avion de commandement, la rénovation du palais présidentiel à une dizaine de milliards alors que le budget initial faisait deux milliards  et celle de sa résidence privée au frais de l’état dans la totale opacité, l’achat des motards pour sa sécurité, les multiples voyages infructueux et coûteux et enfin la lenteur constatée dans l’amorce d’un dialogue inclusif avec les groupes armés du nord du Mali, conformément  l’accord de Ouagadougou. Le PARENA ne s’est pas limité seulement aux dénonciations, il a également proposé des solutions de sortie de crise parmi les solutions proposées il ya la vente des deux avions, l’arrêt des travaux à sa résidence la diminution du poids de la famille et la relance des pourparlers inter maliens à Alger

En réponse à ces questionnements le pouvoir s’est livré à une diatribe d’une autre époque, en fuyant le débat d’idées proposé par le PARENA. Le chargé de commutation de la présidence dans un rapport intitulé « le Mali n’est pas dans l’impasse c’est Tiébilé Dramé qui est aux abois » s’est mis à attaquer en flèche le président du PARENA, en évoquant sa gestion du sommet France-Afrique et sa proximité avec l’ex-président de la république Alpha Oumar Konaré dont il est le beau fils. D’ailleurs pour une des rares fois le très controversé Mahamadou Camara a réagi après la publication de ce rapport qu’il a qualifié de bas étage, car au lieu de répondre aux questions posées, on s’en prend à la personne de Tiébilé.

A la suite du PARENA, Modibo Sidibé et Soumaila Clissé en ont  fait autant, le premier lors de sa tournée de prise de contact avec les militants de son parti FARE ANKA WOULI, dans le district de Bamako et surtout lors de son entretien avec le journaliste d’AFRICABLE Télévision en dénonçant la mal gouvernance et la campagne de dénigrement et d’intimidation orchestrée par le régime qui peine à résoudre les problèmes des maliens.  Le second, à savoir Soumaila Cissé, a dénoncé toutes les irrégularités et les manquements graves aux principes de passation des marchés  à l’Assemblée Nationale à travers des questions orales aux ministres et surtout lors du débat sur la motion  de censure déposée par l’opposition contre le premier ministre Moussa Mara, suite à  la débâcle de l’armée à Kidal,   . Au cours du débat sur la motion de censure l’achat de l’avion présidentiel s’est encore invité dans le débat. Comme il fallait s’y attendre la motion a été votée contre par une large majorité, mais le premier ministre en est sorti fragiliser par le manque d’arguments convaincants et des pièces justificatives sur la non appartenance à l’état malien de l’ancien avion et le double montant du nouvel Aéronef. « Pour avoir menti  au peuple » l’opposition a tout simplement réclamé sa démission. En réponse le Premier ministre a clamé haut et fort : « Je ne démissionnerai pas Tè Tètayorossi  on sait qui est qui et qui a fait quoi dans ce pays».

Le président de la république pour ne rien arranger a traité ses opposants des « HASIDI » en traduction littérale des égoïstes qui n’ont pas su digérer leur défaite aux élections passées.

Cette politique de l’autruche du  régime n’a pas résisté au temps car quelques semaines d’investigations  ont suffit au Fmi pour débusquer les fraudeurs et leurs complices. Tenez-vous bien 29 milliards de surfacturation dans un pays qui sort d’une  crise aussi grave  que celle qu’il a connue en 2012.

Le président de la république, en avouant publiquement qu’il ya eu manquement aux principes de passation des marchés, donne  raison à l’opposition et à la presse et du coup désavoue ses collaborateurs qui ont voulu masquer le soleil avec leurs mains, par conséquent en plus des poursuites judiciaires, IBK  doit faire un grand réaménagement tout au tour de lui pour démanteler ce réseau mafieux afin de redorer son image déjà malmenée par les scandales à répétition et celle du Mali considéré aujourd’hui par ses voisins comme un état voyous . Il doit en même temps faire de l’opposition et de la presse ses meilleurs alliés pour le reste de son quinquennat.

<strong>                                                                                                     Youssouf Sissoko </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Avion présidentiel au Mali: la Cour suprême dénonce des irrégularités</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/avion-presidentiel-au-mali-cour-supreme-denonce-irregularites-570842.html</link>
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<pubDate>Fri, 10 Oct 2014 15:16:05 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<div class="intro" style="color: #141414">

[caption id="attachment_541572" align="aligncenter" width="630"]<img class="size-full wp-image-541572" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/09/IBk-22-septembre.jpg" alt="54 ans d'indépendance au Mali: IBK prône la réconciliation" width="630" height="356" /> Ibrahim Boubacar Keita, le président malien, lors des cérémonies pour célébrer le 54e anniversaire de l’indépendance du pays.[/caption]
<p style="color: #3a3939">Au Mali, dans l’affaire de l’achat controversé d’un avion présidentiel, l'Etat avait saisi la Cour des comptes de la Cour suprême pour un audit. L’institution vient de rendre son rapport et a décelé de nombreuses irrégularités.</p>

</div>
<div style="color: #141414">
<p style="color: #3a3939"><a style="color: #e20000" href="http://www.rfi.fr/afrique/20140922-mali-premiers-resultats-audit-avion-presidentiel/" target="_blank">Selon le rapport de la Cour des comptes, </a>l’acquisition de l’aéronef a été motivée par les coûts élevés des contrats de location lors des déplacements du président. Mais, tout n’a pas été respecté.</p>
<p style="color: #3a3939">Le contrat a été signé le 10 février 2014. Le coût total de l’appareil est de 41,2 millions de dollars. Ce contrat a été signé de gré à gré. « <em>Ce n’est pas orthodoxe </em>»,précise le rapport. Ensuite, le contrat n’a pas été visé par le contrôleur financier et c’est une faute.</p>
<p style="color: #3a3939"><a style="color: #e20000" href="http://www.rfi.fr/afrique/20140927-mali-ministere-defense-annule-dizaines-contrats-surfacturation-30-milliards-fcfa-ma/" target="_blank">Autre dossier, le contrat d’équipement et de matériel militaire. </a>Son coût est estimé à 69 milliards de francs CFA. Le rapport de la Cour suprême affirme qu’il y a deux contrats pour un même marché. Il faut donc en retenir un seul. Puis, même si c’est un pôle bancaire qui mobilise les fonds, l’État malien apporte une caution avec une garantie bancaire de 100 milliards de francs CFA. Le rapport demande l’annulation immédiate de cette garantie avant de constater que là aussi, toute l’orthodoxie financière n’a pas été respectée.</p>
<p style="color: #3a3939">En clair, sur les deux dossiers, la Cour suprême du Mali demande au gouvernement malien de mettre de l’ordre dans ses affaires...... <span style="color: #ff0000"><a href="http://www.rfi.fr/afrique/20141010-mali-cour-supreme-avion-presidentiel-irregularite-audit-rapport-comptes/" target="_blank"><span style="color: #ff0000"><strong>Lire la suite de l'article sur rfi.fr</strong></span></a></span></p>

</div>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Après l&amp;apos;achat de deux véhicules 4x4 par la Directrice des domaines et du cadastre sans l&amp;apos;aval du contrôle financier : La section syndicale dénonce des surfacturations et l&amp;apos;indiscipline budgétaire</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/apres-lachat-vehicules-4x4-directrice-domaines-du-cadastre-laval-du-controle-financier-section-syndicale-denonce-surfacturations-lindiscipline-budgetaire-563052.html</link>
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<pubDate>Thu, 02 Oct 2014 14:19:19 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Indépendant</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>L'achat  de deux véhicules 4x4 pour un montant de 52 millions de F CFA par la nouvelle Directrice Nationale   des Domaines et du Cadastre Mme Sy Awa Diallo, a relancé les débats sur la gestion " obscure " des ressources de ce service par la patronne des lieux. Pour la section syndicale des Domaines, le marché d'achat du second véhicule, un Toyota Land Cruiser Prado,  en plus d'avoir été passé sans l'aval du contrôle financier, a été surfacturé  pour plusieurs millions de FCFA.</em></strong>

C'est à la suite   d'une assemblée générale suivie d'une conférence de presse  hier dans les locaux de la Direction Nationale  des Domaines et du Cadastre, que ces informations ont été livrées par le secrétaire général de la  section syndicale des Domaines,  Lassana Djourté. A le croire, à peine nommé à son poste, la Directrice a déboursé 8 millions de FCFA pour l'équipement de son bureau et  a acheté deux véhicules " <em>en catimini,    dans des conditions obscures "</em>.

Pour le responsable syndical, le premier véhicule un pick-up destiné à l'adjoint   de la directrice a été surfacturé  tandis que le second, un Toyota Land Cuiser Prado n'a pas eu l'aval du contrôle financier.

" <em>Le véhicule Pick-up qu'elle prétend avoir acheté à 22 millions FCFA ne coûte en réalité que 14 millions de FCFA. Le second, qu'elle a acquis pour ses déplacements, n'a pas eu l'aval du contrôle financier. Ce service a jugé exorbitant les 30 millions de FCFA qu'elle voulait soustraire du  fonds d'équipement pour cet achat. Mais nous ne savons pas par quelle procédure elle a pu se procurer ce véhicule, car elle a introduit un autre dossier au niveau du contrôle financier, cette fois-ci avec un montant inférieur au premier. Avant même que le contrôleur ne donne son avis sur cette proposition, le véhicule a été livré. Toute chose que nous n'arrivons pas à comprendre</em> " a ajouté le syndicaliste.  Qui trouve l'achat de ces engins inopportuns eu égard au manque de consommables dans les bureaux.

L'orateur a surtout dénoncé    les incohérences dans le  décret de nomination de leur patronne . Lequel selon lui est entaché d'irrégularités. C'est pourquoi, il a révélé que le syndicat a attaqué le décret au niveau de la Cour suprême  pour annulation. En plus, il estime  que Mme Sy Awa Diallo n'a pas d'expérience et n'arrive pas à évacuer les dossiers dans le circuit.

<em>" Elle n'a aucune expérience dans le service des Domaines. Contrairement à tous ses prédécesseurs, elle n'a été recrutée à la fonction publique qu'en 2010 comme administrateur civil. Depuis sa nomination, le constat est plus qu’alarmant. La bonne santé de ce service considéré comme le troisième pourvoyeur des recettes du pays après la Douane et les impôts va désormais à la dérive. Les dossiers s'entassent à un rythme surréaliste sauf les plus juteux et ceux de ses parents </em>" a-t-il précisé.

A en croire le  secrétaire général de la  section syndicale des Domaines et du cadastre, ce sont plus de 20 millions de bons de carburant qui se sont volatilisés. Et d’ajouter que ce climat délétère a  entrainé une dégringolade des recettes à tous les niveaux et risque de jouer sur les prévisions de  recettes de ladite structure.

En tout cas, le syndicat a été ferme. " <em>Si les autorités ne donnent pas une suite favorable à nos préoccupations, nous   envisageons dans les jours tenir un sit-in devant la Direction nationale des Domaines et du Cadastre et devant le ministère des Domaines de l'Etat, des Affaires foncières et du Patrimoine. Et si ces mesures se révèlent insuffisantes, nous exécuterons notre préavis de grève les 16 et 17 octobre 2014 reconductible automatiquement jusqu'à la satisfaction de nos doléances, à savoir le départ de la Directrice "</em> a  souligné Lassana Djourté.

K.THERA

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Délinquance financière : Bamako, capitale de la pègre ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/delinquance-financiere-bamako-capitale-pegre-559982.html</link>
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<pubDate>Thu, 02 Oct 2014 10:41:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Aube</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Un individu peu recommandable aurait récemment séjourné à Bamako. Ce monsieur qui se fait passer pour un homme d’affaires était, semble-t-il, venu du Soudan avec dans ses bagages plusieurs centaines de millions de FCFA. </em></strong>

<strong><em> </em></strong>

Sur place à Bamako, il se serait appuyé sur des « amis » hauts placés pour mener des opérations douteuses. Ça sent véritablement du blanchiment d’argent.

&nbsp;

<strong>La Rédaction</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>c : Le Réseau RAMGMA exige que les fautifs soient relevés de leurs fonctions</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/c-reseau-ramgma-exige-les-fautifs-soient-releves-leurs-fonctions-556082.html</link>
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<pubDate>Tue, 30 Sep 2014 00:47:21 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Dans une déclaration en date du 27 Septembre 2014 signé par son président, Moussa M’PE TRAORE, le Réseau  d’Appui pour une meilleure Gouvernance au Mali(RAMGMA) demande à ce que tout responsable de ce pays de près ou de loin impliqué dans les dites malversations soit immédiatement relevés de ses fonctions.  Par ailleurs, Le Réseau félicite le Fond Monétaire International (FMI) d’avoir édifié l’opinion nationale et internationale sur les malversations  financières au niveau des marchés sur les contrats d’armement et d’équipement de l’armée malienne. Soucieux du devenir et de l’avenir de ce pays, qui est notre seul héritage, le Réseau d’Appui pour une Meilleure Gouvernance au Mali demande au Président de la République son Excellence Ibrahim Boubacar KEITA d’user de ses prérogatives de premier magistrat du pays pour faire la lumière sur les fautes commises et de faire parler le droit.

<strong>Aguibou Sogodogo</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Odeur de magouille à l’AGETIPE Mali : Le DG, le DFM et le nouveau logiciel !  </title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/odeur-magouille-lagetipe-mali-dg-dfm-nouveau-logiciel-553512.html</link>
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<pubDate>Mon, 29 Sep 2014 06:36:36 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Indicateur du Renouveau</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Le directeur général de l’Agence d’exécution des travaux d’intérêt public pour l’emploi (Agetipe) et son nouveau directeur financier ont poussé la complicité jusqu’à former un réseau. C’est du moins le constat qui se dégage des dernières actions menées par le DG, Boubacar Sow au sein de l’entreprise. </strong>

<strong> </strong>

A l’Agetipe, c’est connu de tous : le DG Boubacar Sow a acquis une solide réputation à travers ses prises de décisions unilatérales et incohérentes. Après l’épisode du licenciement sélectif de plusieurs cadres, M. Sow, contre toute attente, a réembauché un directeur de finances et du matériel, celui-là même qui avait fait voir de toutes les couleurs à l’Agence suite à son licenciement.

Tout d’abord, il avait confisqué un ordinateur potable où se trouvent toutes données de l’Agence et c’est suite à plusieurs lettres de mise en garde du directeur intérimaire de l’époque de l’Agetipe qu’il avait accepté de restituer la machine de service.

Dans ce bras de fer, il s’était fait royalement octroyer ses droits. Il a obtenu le paiement d’indemnités de rupture du contrat de travail estimé selon nos sources à la somme de  plus de 16 millions de F CFA. Curieusement, c’est ce dernier qui s’est vu bombarder DFM par le DG de l’Agetipe, Boubacar Sow.

Pis, c’est l’installation du logiciel de HI BTP qui soulève des interrogations. Car, c’est ce logiciel qui permet une gestion plus performante des données de l’Agence. De ce fait, HI BTP est une société informatique qui a mis en place le logiciel du genre pour les agences du Sénégal et du Burkina Faso à travers l’Agence  Faso Baara.

Au Mali, le logiciel coûte environ 20 millions par an, nous indique notre source. "Quand on a contribué à conclure un marché aussi important, il est difficile d’en sortir bredouille. Forcément, il y a un retour en pourcentage", commente notre source.

Les forts soupçons de magouilles sont fondés sur le fait que l’actuel DFM est un informaticien et non un financier. Mais le hic est qu’à l’Agetipe, il cumule les deux fonctions (informaticien et financier). Dans ces conditions, "il produit donc les chiffres et se donne la tâche facile de les contrôler".

Au-delà de cette incompatibilité notoire, c’est le choix du DG qu’il faut examiner. En tout état de cause, avec une telle situation qui ouvre la possibilité d’habillage des chiffres, il n’est pas étonnant que les indicateurs soient présentés autrement. "Je sais ce que j’ai fait pour qu’il soit DG", lâche un membre du conseil d’administration de l’Agetipe qui connaît bien les rouages du service.

A suivre !!!

<strong>A. M. C. </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>DRTTF&#45;DB : Lutte contre la corruption, un pari presque gagné !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/drttf-db-lutte-contre-corruption-pari-presque-gagne-524672.html</link>
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<pubDate>Sun, 14 Sep 2014 02:35:20 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Révélation</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Dirigée, depuis février 2013, d’une main de fer par le directeur Mamadou Sow et son staff, la direction régionale des transports terrestres de Bamako, appelée communément l’ONT, est un service métamorphosé où la lutte contre la fraude est devenu  le cheval de bataille des agents.  En véritable soldat, Mamadou Sow, depuis son arrivée  aux commandes,  a transformé l’image d’un service autrefois réputé un lieu de corruption à grande échelle et où le laisser - aller, la fraude, le clientélisme faisaient la loi. Faisant donc du redressement de  l’ONT un sacerdote, le directeur Sow a su non seulement  s’entourer de cadres valables et  honnêtes, mais aussi  prendre des dispositions appropriées qui ont diminué considérablement,  voire  circonscrit la fraude.</strong>

Aujourd’hui, il y aune grande différence entre l’ONT d’aujourd’hui et celle d’avant février 2013. D’un service délabré et gangréné par la corruption à outrance, on est passé à une DRTTF- DB (ONT) entièrement rénovée, redressée et où la  lutte contre corruption semble être la raison du directeur et le personnel. Leur premier souci étant de mieux servir les maliens en toute transparence, des mesures appropriées ont été prises pour faire face aux cas de fraudes. Cette situation  a provoqué l’ire des faussaires qui sont désormais empêchés de s’adonner à des pratiques malsaines pour obtenir le permis de conduire ou la carte grise.

Aujourd’hui, la fluidité du service a fait que l’obtention de permis ou de la carte grise a été très facilitée. Leur obtention ne souffre actuellement d’aucune anomalie ou tracasserie, encore moins de clientélisme ou de favoritisme, contrairement à ceux que disent les transitaires ou faussaires malintentionnés.

Certes le service est très sollicité pour les permis de conduire et de la carte grise. Ce qui fait qu’au paravent c’était une véritable jungle, un lieu de la corruption à outrance et un grand centre d’affaires où l’argent faisait force de loi. Mais cela relève du passé à cause de la touche apportée par  le directeur Mamadou Sow, entouré de cadres valables,  honnêtes et rigoureux comme Allaye Guindo, Allaye Sylla et Mohamed AG MOSSA.

Ainsi, les dispositions prises ont fait que généralement, pour l’obtention du permis de conduire, après des tests théoriques et pratiques concluants et  le paiement des frais,  l’usager peut obtenir le provisoire en une semaine et le définitif est délivré par la direction nationale des transports.

Quant à la carte grise, dès que l’usager engage les procédures et paie les frais administratifs, il reçoit son provisoire signé le même jour.

Mais le hic, c’est que les propriétaires de véhicules se laissent dans des mains de transitaires ou de courtiers qui, le plus souvent, ne sont pas honnêtes. Généralement, ils prennent des montants plus élevés que les frais habituels, les bouffent  et donnent finalement des faux§ rendez- vous aux propriétaires de véhicules. A force de mentir aux propriétaires, ils finiront par accabler   l’ONT et ses agents de corruption.

A  l’ONT, la corruption était tellement encrée dans les esprits des gens qu’il est difficile de procéder à tout changement sans se faire discréditer par ceux qui y trouvaient de bons comptes.  Mais avec l’arrivée de Mamadou Sow, un véritable catalyseur et qui est entrain d’émerveiller tout le monde, particulièrement la Direction Nationale des Transports, à cause de son travail bien fait, son sens d’initiative et d’innovation, son sens élevé de patriotisme, son honnêteté et surtout sa clairvoyance, le pari du redressement de l’ONT, de la lutte contre la corruption et de mieux servir les maliens, est presque gagné. Angoissés, déracinés,  désorientés et sevrés de leurs pratiques malsaines ne cessent de crier sur tous les toits en accusant les agents de l’ONT de corrompus. La réalité est tout autre et les propriétaires des véhicules doivent limiter les intermédiaires et se rendre au service eux- mêmes pour des informations. Tout le tollé  découle  certainement des conséquences du redressement entamé depuis février 2013. Car au mali, quand vous êtes honnêtes, les gens ne vous aiment outre mesure.

Malgré tout, pour lutter contre la fraude et mieux servir les maliens, d’autres mesures salvatrices sont en gestation à la DRTTF§ DB communément appelée ONT

<strong>Moussa Diarra</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Concepts :  Enrichissement illicite</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/concepts-enrichissement-illicite-501132.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 01 Sep 2014 15:19:40 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em><strong>Ce concept ne figure plus dans le nouveau CODE PENAL ET CODE DE PROCEDURE PENALE (CPCPP) paru dans le Journal Officiel de la République en mai 2008.</strong></em>

Antérieurement le législateur malien l’avait défini comme suit :

« La propriété est garantie par la constitution et les lois. Toutefois l’acquisition de tous les biens doit être licite.

Ont le caractère de biens illicites ceux acquis à l’aide d’infractions à la loi (vol, corruption, concussion, extorsion de fonds, trafic d’influence, fraudes économiques ou fiscales, perceptions de commissions ou tout autre moyen analogue), en fraude des droits de l’Etat, des collectivités, des sociétés et entreprises d’Etat, des divers organismes publics et parapublics ».

La Convention des Nations Unies contre la Corruption définit l’enrichissement illicite comme « ….une augmentation substantielle du patrimoine d’un agent public que celui-ci ne peut raisonnablement justifier par rapport à ses revenus légitimes » (article 20).

En son article 1, entre autres concepts, la Convention de l’Union Africaine sur la Prévention et la Lutte contre la Corruption définit « l’enrichissement illicite « comme l’augmentation substantielle des biens d’un agent public ou de toute autre personne que celui-ci ne peut justifier au regard de ses revenus ».

&nbsp;

<strong> </strong>

<strong>« Part du budget », dites-vous ?</strong>

En 1995, la somme que le Mali a consacrée à l’enseignement correspondait à 2,2 % de son Produit national brut (PNB) et à 13,2 % des dépenses de l’Etat ; pour le Sénégal, ces chiffres étaient respectivement 3,6 et 33 % ; pour le Bénin, 3,1 % (Source : Pnud).

Pourquoi de tels écarts pour un même pays ?

Le PNB d’un pays est l’ensemble de la richesse créée pendant un an par ses habitants et exprimée en argent (en tout cas, la richesse connue ; le secteur informel, qui n’est pas déclaré, y échappe largement).

Parmi ces habitants, il y a des individus et des entreprises. Et aussi, l’Etat, qui y participe au moins de deux manières : d’abord directement, lorsqu’il est lui-même entrepreneur (propriétaire de sociétés nationales, par exemple) ; et indirectement, parce que le gouvernement dépense de l’argent qui fait travailler des commerçants, des entreprises de construction, des transporteurs, etc.

<em>Le budget de l’Etat c’est autre chose. </em>

Il est fait de recettes ou entrées et de dépenses ou sorties, idéalement en équilibre.

Les premières se composent de tout ce que l’Etat perçoit.

Ce sont pour une bonne part, les impôts parmi lesquels, les taxes sur les richesses qui composent le PNB.

Les sorties, sont constituées du total de ce que le gouvernement dépense, pour payer ses fonctionnaires, pour construire des routes et des écoles, pour acheter des armes, etc.

<em>Le budget de l’Etat est toujours plus petit que le PNB </em>

Voilà pourquoi, la somme consacrée par le Mali, le Sénégal, le Bénin à l’enseignement, représente toujours une part plus élevée des dépenses gouvernementales que du PNB.

Et pourtant, dans la monnaie du pays, c’est la même somme.

&nbsp;

<strong>« Entreprise publique », dites-vous ?</strong>

Géante ou minuscule, une entreprise a toujours un propriétaire : l’agriculteur, pour une petite ferme, l’hôtelier pour une auberge, Bill Gates pour Microsoft. Parfois, ce propriétaire est l’Etat ; on parle alors, d’entreprise publique. <em>Explication :</em>

Garder le contrôle d’une ressource vitale pour le pays (comme le pétrole) est une des raisons expliquant que l’Etat soit propriétaire. Il en est d’autres.

Prenons les lignes d’autobus.

Lorsqu’elles sont toutes entre les mains de personnes privées, celles-ci, pour satisfaire leurs intérêts privés, donneraient la priorité aux trajets les plus rentables.

D’autres lignes vers des villages plus éloignés, risquent de ne pas être couvertes.

Les habitants sont alors privés de moyens de transport.

L’Etat, par contre, doit, en principe donner plus d’importance au service rendu au public, qu’au bénéfice en argent.

Pour assurer le service du transport à tous, il peut décider de créer une compagnie d’autobus.

Les pays en développement ont créé de nombreuses entreprises publiques après leur indépendance.

A l’époque, le secteur privé ne s’intéressait guère au développement de la population dans son ensemble.

Aujourd’hui, une variante des entreprises publiques a fait son apparition un peu partout : l’entreprise mixte, qui appartient en partie à l’Etat, en partie à des privés (nationaux ou étrangers).

Un des problèmes posés par les entreprises publiques est celui de leur gestion : fonctionnent-elles réellement dans l’intérêt général du pays et de sa population ? Ou, sont-elles au service des personnes désignées par l’Etat pour les diriger et, qui en font illégalement une sorte de propriété privée ou familiale ?]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Rectorat de l’Université des Sciences Techniques et de Technologie de Bamako (USTTB) : Soupçon de détournement de 24 millions F CFA </title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/rectorat-luniversite-sciences-techniques-technologie-bamako-usttb-soupcon-detournement-24-millions-f-cfa-487562.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 26 Aug 2014 04:09:42 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pays</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_109771" align="alignleft" width="315"]<img class="size-full wp-image-109771" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2012/12/USTTB-EX-FMPOS-x.jpg" alt="USTTB" width="315" height="236" /> USTTB_EX_FMPOS[/caption]

<strong>Le Contrôle d’Etat fouille !</strong>

<strong><em>Le présent soupçon est relatif à une passation de commandes entre le Rectorat de l’Université des Sciences Techniques et de Technologie de Bamako (USTTB) et le Commerce Général Ibrahim KEMESSE(CGIK).</em></strong>

&nbsp;

&nbsp;

Il s’agit de commandes de fourniture de matériels, mais aussi de consommables dont le marché a été attribué au Commerce Général Ibrahim KEMESSO (CGIK) au soi-disant bénéfice de la Faculté de Médecine et d’Odontostomatologie d’une valeur de 24.703.300 F CFA.

&nbsp;

&nbsp;

L’établissement bénéficiaire du marché évolue dans les domaines tels que (Quincaillerie &amp; Divers – Fourniture de Bureau –Matériels de Labo- Informatique). Le marché serait passé sans que la Faculté (FMOS) destinatrice n’ait exprimée le besoin. Elle n’aurait aussi pas reçu les matériels achetés à son nom. Alors où sont-passés ces matériels ?

&nbsp;

Le Recteur de cette faculté,  soupçonné de détournement, aurait demandé au fournisseur de remettre ces matériels à un de ses proches pour le stockage des matériels   au bureau. S’il y avait transparence, une cérémonie de réception était salutaire. Mais cela n’a pas fait objet.

&nbsp;

&nbsp;

Alors à qui sont destinés ces matériels et consommables commandés par le Recteur?

Au moment où nous mettions cet élément sous presse, le Contrôle d’Etat séjournerait dans l’enceinte de l’USTTB pour en savoir sur la gestion des projets américains domiciliés à la Faculté de Médecine. Les fonds générés pour cela n’auraient pas été gérés à hauteur de souhait.

&nbsp;

&nbsp;

<strong>Affaire à suivre</strong>

<strong>Daddis </strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Secteurs public et privé : Tous sont corrompus !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/secteurs-public-prive-corrompus-473842.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/corruption/secteurs-public-prive-corrompus-473842.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Tue, 19 Aug 2014 03:52:50 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Même <strong><em>au village</em></strong>, on<strong><em> connaît </em></strong>désormais<strong><em> ce phénomène (co</em></strong>rruption), ce virus qui est aussi mortel<strong><em> que le sida : la délinquance financière.</em></strong>

En ce moment, vous ne trouverez jamais un corrupteur vous dénoncer un corrompu ou que le second dénonce le premier.

Il y a un phénomène qu’il faut considérer, c’est que, ces deux, sont comme une loi informelle, mais qui vaut plus que celle votée par nos honorables députés.

Pour preuve, la liberté de la presse a fait que le malien dit ce qu’il voit de bien et de mal.

Par contre il ne voit et n’entend rien comme résultat de ce qu’il a eu le courage de dire « dans les journaux, ou à la radio ».

Si nous revenons en arrière, depuis plus de 40 ans, nous constatons qu’il y avait ce qu’il convient d’appeler, la récompense du service rendu.

« Comme dans les restaurants où le client demande au serveur de garder la monnaie, au village on faisait don de poulet à un administrateur ».

De nos jours, c’est autre chose.

La corruption, c’est une carte sur table, à prendre ou à laisser. Et pour cause. En matière de corruption, il n’y a pas de place pour la dignité.

En allant plus loin, vous vous demandez, à quelle religion ces gens-là se vouent. Le musulman, le chrétien, le protestant et autres ne trichent pas, et ne coopèrent pas dans des affaires louches.

Tout le monde est d’accord que le Mali est pauvre, et nous le rendons plus pauvre avec la corruption, en rendant  la tâche difficile à celui auquel nous avons accordé nos voix pour diriger le pays…

Il ne faut pas que nous léchions nos crachats… Ce n’est pas digne d’un sang de Soudiata, Babemba, Soni Aliber, Damonzon et autres…

Sinon, le Mali sera un pays où, c’est l’argent qui fera la loi.

Vous pouvez d’ailleurs le constater dans nos familles. Vous avez 3 catégories d’agents de l’Etat.

Le premier, vit de son salaire, et est généralement Monogame par obligation.

Le 2<sup>ème</sup> est dans le filet par sa fonction et il est entouré de corrupteurs.

Enfin le 3<sup>ème</sup>, c’est le décideur de marché et autres Agents de l’administration de classe élevée qui sont « sous-couvert ».

L’agent (1), est mal perçu par les siens « parents amis et autres », parce qu’il ne vit que de son salaire ; les autres sont des bénis, car, quand il s’agit de festivités « mariages baptêmes, décès et autres » ils se manifestent à merveille, « comme si l’argent est fait uniquement pour eux ».

Pour solution ! Ma proposition est la suivante : l’Etat doit prendre ses responsabilités. En créant, au de là des « Contrôleurs d’Etat, Vérificateurs etc », un service de renseignement financier au niveau des services de sécurités comme la S.E par exemple.

Cette structure peut facilement établir à elle seule une liste des délinquants financiers.

C’est simple : je suis salarié avec 100.000 francs et je possède les quatre V ( ?…) je dois justifier mes acquis devant les autorités.

Les banques peuvent également fournir des informations.

Bien entendu, que vous pouvez trouver qu’un fonctionnaire ait des comptes éparpillés entre les caisses d’épargnes dans les quartiers pour un camouflage de ses biens mal acquis. Mais, la police et la gendarmerie sont là pour ça.

Aussi, on ne peut pas comprendre que même le chef de l’Etat montre ses biens au peuple au moment de sa prise de pouvoir, pendant que les autres décideurs (surtout ceux chargés des marchés publics) n’en fassent pas autant.

Comment pouvez-vous comprendre par exemple, que, dans certains services deux ou trois entrepreneurs seulement, bénéficient de marchés s’élevant à des milliards ?

Comment comprendre que des marchés de certaines de millions soient donnés de gré à gré sans appels d’offres ?

C’est de la pure corruption…

&nbsp;

<strong>Malick Camara</strong>

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</item>

<item>
<title>Aéroports du Mali : . L’ancienne DG, Mme Thiam Aya Diallo, épinglée par le Végal . 11 milliards de sa gestion à justifier</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/aeroports-du-mali-lancienne-dg-mme-thiam-aya-diallo-epinglee-vegal-11-milliards-gestion-justifier-471272.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 18 Aug 2014 10:15:53 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Décidément ce Végal tire sur tout ce qui bouge, parfois il lui arrive de tirer même sur ce qui ne bouge pas. Comme Madame Thiam Aya Diallo qui a trouvé un refuge doré dans le cocon diplomatique</em></strong>.

&nbsp;

[caption id="attachment_471322" align="alignleft" width="314"]<img class="size-full wp-image-471322" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/08/Thiam-Aya.jpg" alt="Mme Thiam Aya Diallo, ex-directrice des aéroports du Mali" width="314" height="237" /> Mme Thiam Aya Diallo, ex-directrice des aéroports du Mali[/caption]

La salinité du rapport du Végal sur la gestion des deniers publics au niveau des ADM laisse penser qu’un travail de fourmi a été réalisé pour aller de l’insoupçonnable au soupçonnable. A la conclusion de ce rapport, 11 milliards de FCFA sont à justifier par Mme Thiam sur 3 exercices (2010-2011 et 2012). Les troubles à l’ordre budgétaire concernent bien d’aspects qui vont des salons d’honneur à restaurer aux exigences de la nouvelle aérogare frêt. On peut cependant observer que les différentes conventions relatives aux marchés auraient été signées en partie courant l’année 2009, mais leur exécution les années suivantes, a permis au Vérificateur général d’y émettre de sérieux doute que seule une justification, pièces jointes de Mme Thiam Aya Diallo, pourrait dissiper.

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Grise mine pour cette dame qui a bu le calice jusqu’à la lie lors de son déboulonnement de la direction des ADM en 2012. On se rappelle que les femmes de ce service de l’Etat ont fait le pied de grue dans le vaste parking de l’aéroport pendant des semaines réclamant le départ de leur directrice. Pour ce faire, elles n’ont pas lésiné sur les moyens : tamtams, griots, cors et cornemuses, tous les instruments de vent ont été utilisés pour donner à leur entreprise une connotation orchestrale. De ces images folkloriques, les étrangers transitant par Bamako- Sénou s’en sont gargarisés alors que les autorités de l’époque tentaient de trouver une balise de sauvetage pour la directrice. C’est donc à son corps défendant qu’elle a été mise en congé de son poste pour ne plus y revenir. Voilà pour le rappel.

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&nbsp;

Pour l’imminence, il sied à l’ancienne patronne des ADM d’user de tous les moyens pour non seulement confondre le Végal, ce qui fera gronder longtemps le ciel sur le pays, et partant, rendre son honneur sauf, pour autant que celui-ci se trouve écorné par cette  brindille du vérificateur général. A ce jour, une meilleure gestion a été faite de cette vitrine du pays. Le colonel Daouda Dembélé qui succéda à l’éphémère intérimaire Blonkoro Samaké, force l’admiration. En si peu de temps, il a remis à flot ce service. La sûreté, la sécurité et la gestion saine des deniers publics sont  de mise à l’Aéroport international de Bamako-Sénou devenu un modèle d’inspiration. Normal pour un cadre sorti tout droit du moule de la grande muette où le travail rime avec la rigueur, alors que l’intégrité et la loyauté en sont son substrat. Gageons que ce cap de bonne espérance soit maintenu afin de tenir à distance l’imposante silhouette du Vérificateur général, Amadou Ousmane Touré, devenu l’ours polaire qui hante les nuits.

&nbsp;

<strong>Amadou SANGHO</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Direction nationale des domaines et du cadastre : La nouvelle directrice soupçonnée de faire main basse sur 20 millions de FCFA</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/direction-nationale-domaines-du-cadastre-nouvelle-directrice-soupconnee-faire-main-basse-20-millions-fcfa-446282.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 05 Aug 2014 14:00:48 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Potentiel</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>A peine installée, la nouvelle directrice nationale des domaines et du cadastre commence déjà à faire parler d’elle. Sans aucune expérience pour gérer un tel service, Mme Sy Awa Diallo a décidé de jeter son dévolu sur les 20 millions de prime des structures extérieures et des agents de sécurité (gardes). Avec la rupture du dialogue et l’entassement des dossiers, les grincements de dents commencent à se faire entendre dans ce service, 3ème pourvoyeur de recette de notre pays. De quoi s’agit-il ?</em></strong>

&nbsp;

Malgré la feuille de route sectorielle de la structure qui comporte de véritables réformes en vue de juguler l’épineuse question foncière dans notre pays, la nouvelle directrice a décidé de se fixer ses propres priorités. Est-elle en mission ? Selon les observateurs de la boîte, la réponse est Oui. En attendant le résultat complet de nos investigations sur cette question, Mme Sy Awa Diallo joue certainement avec le feu. Pour les travailleurs, le pays n’a pas besoin d’un dialogue de sourd dans un service aussi pourvoyeur de ressource que la Direction Nationale des Domaines et du Cadastre.

&nbsp;

&nbsp;

<strong>L’inexpérience de Mme Sy Awa en cause</strong>

Même dans les rêves les plus fous, les doyens de la direction nationale des domaines et du cadastre ne pouvaient pas imaginer qu’après seulement 5 ans dans la fonction publique, qu’un cadre qui n’est pas de la boite pouvait devenir Directeur National des domaines et du Cadastre. En effet, tout comme la douane et les impôts, le service des domaines et du cadastre est le 3ème poumon économique de notre pays. Pour cela, sa gestion nécessite un minimum d’expérience afin de ne pas couper la dynamique enclenchée depuis quelques années. Le choix curieux de Mme Sy Awa Diallo est un précédent qui risque de couter cher à l’Etat si les plus hautes autorités ne prennent pas leur responsabilité.

&nbsp;

&nbsp;

<strong>Qui est-elle ?</strong>

<strong> </strong>Après un passage au cabinet de notaire Gaoussou Haïdara, elle débarque comme assistante de direction à la mairie du District au temps de Feu Badoulaye et de Iba N’Diaye. Quelques années plus tard, Mme Sy Awa Diallo fut copté par Fadima, alors ministre des domaines et du Cadastre. Après une formation à la faculté des sciences juridiques, elle fut recrutée à la fonction publique en 2009 comme Administrateur Civil. C’est donc une directrice sans aucune expérience qui débarque à la direction nationale des domaines et du cadastre en ce temps de crise. Pour compenser cette situation, n’importe qui aurait choisi à sa place de faire des travailleurs ses alliés. Malheureusement, fort du soutien aveugle et motivé du 1er responsable du département, elle a décidé de ramer à contre courant des travailleurs. Au lieu de s’attaquer à l’épineuse question foncière qui focalise toutes les attentions depuis quelques années, la nouvelle directrice a décidé de s’attaquer aux 20 millions de FCFA de prime de résultat des structures extérieures et des agents de sécurité (gardes en faction à la porte) laissés par son prédécesseur Imrane Abdoulaye. Pour les travailleurs, il est inadmissible que sa majesté puisse s’accaparer d’une telle somme sans aucune communication autour de sa destination et du bien fondé de sa démarche. Pour eux, il est urgent que le Premier Ministre puisse s’intéresser à ce dossier avant qu’il ne soit trop tard. Selon les sources concordantes, acculé par les travailleurs, le syndicat entend bientôt se saisir du dossier. Va-t-il aller au clash avec Mme Sy Awa Diallo ? D’autres frasques de la nouvelle directrice dans nos prochaines parutions.

A suivre

&nbsp;

<strong><em>Lemzo Diallo  </em></strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Concours de recrutement à la police judiciaire : Çà sent de la magouille !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/concours-recrutement-police-judiciaire-ca-sent-magouille-429082.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 22 Jul 2014 05:08:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Indicateur du Renouveau</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Le test de recrutement des agents de la police judiciaire en cours se passe de tout commentaire. </strong>

<strong> </strong>

Al’initiative duministèrede l’Intérieur et de la Sécurité, une équipe d’assistance pour la sélection (SAT) de la division de la police des Nations unies séjourne depuis le 16 juillet à Bamako pour assister à la sélection des agents de la police judiciaire. Ce test vise à sélectionner une centaine de policiers et gendarmes maliens.

De sources concordantes, les premières épreuves du test seraient caractérisées pardes actes de sabotage généralisés et un tripatouillage des résultats par la hiérarchie.

En effet, sur 735 candidats en phase orale, 235 ont été déclarés admis. A la surprise générale, une commissaire de police du nom de Fatoumata Sissoko, née le 2 décembre 1962, numéro 398, a été déclarée admise au premier test, sachant bien qu’elle n’a pas pris part au concours lors de la phase orale.

Cette candidate serait remplacée par une autre Fatoumata Sissoko, adjudant-chef, dont le numéro est 475. Elle a effectivement participé aux épreuves. Le ministère, l’organisateur principal du concours, est le premier responsable de ce fiasco. Les qualitatifs ne manquent pas, car l’acte est jugé inadmissible, scandaleux, méprisable et indigne pour nos autorités.

En tout cas, la situation entache la crédibilité du département de l’Intérieur et de la Sécurité. Du coup, l’on est en droit de se demander où est passé le changement promis au peuple ?

<strong>Bréhima Sogoba</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>IBK et TOMI:  Des liaisons connues mais des raisons encore inconnues</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/ibk-tomi-liaisons-connues-raisons-encore-inconnues-422072.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 17 Jul 2014 12:45:02 +0000</pubDate>
<dc:creator>Option</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_212322" align="alignleft" width="350"]<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/04/548521.jpg"><img class="size-full wp-image-212322" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/04/548521.jpg" alt="le parrain des parrains - Soupçons - cabale - collimateur - médias - face - confrère" width="350" height="200" /></a> IBK et Tomi[/caption]

<strong><em>Dans son édition en date du 28/3/2014 le journal français le monde titrait : la justice sur la piste du « parrain des parrains ». </em></strong>

<strong><em> </em></strong>

Cet article a été signé par 2 journalistes talentueux (Gérard DAVET et Fabrice L’HOMME) qui ont, par ailleurs, leur entrée à l'Élysée (équivalent malien de Koulouba).

Cet article relata le fait que Michel TOMI, un parrain français d'origine Corse, est en affaire avec le Président de l'honneur et de la dignité des maliens, Ibrahim Boubacar KEITA dit IBK.

Etant installé en France nous essayons de trouver des réponses à des interrogations que suscite ces terribles liaisons entre Michel TOMI et le président IBK. Pour quelles raisons cette révélation n’a été faite qu’en mars 2014 après l’investiture présidentielle en septembre 2013. Alors que ce journal le Monde et les autorités françaises étaient, selon le texte, au courant de ces liaisons avant les élections présidentielles maliennes des 28 juillet(1<sup>er</sup> tour) et 11 aout(2eme tour) 2013 ?

&nbsp;

Précipitamment le porte parole de Bamako a protesté contre ce journal à la télévision national et a précisé que IBK s'est réservé le droit de porter plainte en diffamation.

&nbsp;

&nbsp;

L'histoire nous enseigne comment John KENNEDY s'était fait élire US Président, elle nous enseigne également, comment il fut assassiné.

&nbsp;

A la suite de John, comment son frère Robert qui avait aussi toutes les chances de se faire élire US Président, fut assassiné.

&nbsp;

&nbsp;

Michel TOMI est supposé être à la tête d’une Mafia. Dès qu’une telle organisation s'installe dans un pays, elle gangrène tout.

&nbsp;

Tous ceux qui la résistent sont soit corrompus soit assassinés. Son éradication est complexe. Exemples : Les cas de la Guinée Bissau, du Mexique et autres.

Cette histoire confuse d'IBK et du Parrain TOMI qui est difficile à être élucidée peut pour le moment être analysée sous ces différents angles :

&nbsp;

<strong>Acte 1:</strong>

IBK considérait feu Oumar BONGO comme un grand ami par qui il a fait la connaissance de Michel TOMI magnat des casinos à Libreville.

IBK se lie, depuis, d'amitié avec TOMI qu'il considère comme un «  frère ».

&nbsp;

&nbsp;

<strong>Acte 2 :</strong>

C’est après cette liaison avec TOMI que celui-ci ouvre un casino à Bamako.

Il est dit, sans preuve, qu'IBK y est actionnaire, ce qu'il nie avec une certaine ironie.

&nbsp;

<strong> </strong>

<strong>Acte 3 :</strong>

TOMI a du flair, il comprend que l'heure de son « frère » IBK, arrive. Il met à sa disposition des avions pour les besoins de la campagne présidentielle. IBK dira qu'il les a loués.

&nbsp;

&nbsp;

<strong>Acte 4 :</strong>

IBK dira, entre le 1<sup>er</sup> et le 2eme tour de l'élection présidentielle qu'il n’y a pas d'argent de la drogue dans sa campagne. Pourtant personne ne lui avait rien demandé. Pour quelles raisons a-t-il fait cette déclaration, cette tentative de justification ?

&nbsp;

<strong> </strong>

<strong>Acte 5 :</strong>

Après son élection, IBK se fait soigner à Marseille chez un neurochirurgien VINCENTELLI dans une clinique privée et rend visite à Michel TOMI.

Pourquoi n'était il pas venu à l’hôpital parisien du val-de-grâce où la France soigne généreusement ses hôtes de marque ?

Quel est le rôle exact du Parrain dans le choix de cette clinique privée et de ce médecin ?

&nbsp;

<strong> </strong>

<strong>Acte 6 :</strong>

Bien qu’il a été dit qu’IBK étudiera la possibilité de porter plainte contre ce journal, ce n’est pas encore fait 5 mois après. Pourquoi ? Pourtant, il a parmi ses Conseils un bâtonnier brillantissime de Paris, Maître Pierre Olivier SUR. La partie est risquée, l’efficacité des écoutes de la police française est redoutée et les 2 journalistes ont de très longues oreilles.

&nbsp;

<strong> </strong>

<strong>Acte 7 :</strong>

Une société de sécurité privée GALLICE GROUP fut chargée de la protection d' IBK pour 150 000 euro. Cette société est dirigée par un ex-commandant du GIGN (Groupement d'Intervention de la Gendarmerie Nationale) Mr GALLOIS Frédéric.

Cet ex gendarme a été présenté à IBK par B. SQUARCINI ex-patron de la DCRI (Direction Centrale du Renseignement Intérieur) qui est un très proche du Parrain TOMI.

Le payement s'est réalisé à travers des banques de la sous – région, pourquoi ces détours si tout était clair ? De quelle sécurité d'IBK s'agissait il ?

&nbsp;

<strong> </strong>

<strong>Acte 8 :</strong>

Un marché de 69 000 000 000 FCFA (soixante neuf milliards de FCFA) est passé avec la Société Guo-Star, pour tenez- vous bien essentiellement des tenues militaires Astafouroulaye-Soubahanalaye, qui se cache derrière cette société ? Pour qui roule, Sidi Mohamed KAGNASSY, ce Conseiller très Spécial du président IBK qui est le fils du très controversé Cheickné KAGNASSY, cet autre milliardaire du temps du régime du général Moussa Traoré.

Quelles sont les liens de Société Guo-Star avec TOMI ? Est il un simple courtier en Afrique comme il le prétend ?

&nbsp;

<strong> </strong>

<strong>Acte 9 :</strong>

TOMI est sous contrôle judiciaire depuis le 20 juin 2014, il est interdit de sortir du territoire français, en plus, il est malade.

IBK saura t-il en profiter pour se séparer de ce « frère » pour le bonheur des maliens et la dignité du Mali?

<strong> Acte 10 :</strong>

Après le rejet de la motion de censure, MARA a appelé à l'unité nationale afin de lutter contre la multinationale de drogue qui a infiltré jusqu'à des niveaux insoupçonnés du pouvoir. MARA est intelligent, donc, à quel niveau de pouvoir faisait il allusion?

&nbsp;

<strong>Acte 11 :</strong>

Les Autorités françaises ne laisseront jamais un État de l'Afrique Occidentale Francophone devenir un narco-État. La prise de conscience sur ce sujet est totale en France.

&nbsp;

L'aveugle n'est pas seulement le non voyant ou le très mal voyant, mais, c'est aussi celui qui, bien que sain des yeux, refuse de voir le palpable.

&nbsp;

<strong>Boubacar Sekou SOW</strong>

<strong>Correspondant en France du Journal OPTION</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Affaire Pmu&#45;Mali Le Consul honoraire du Bénin au Mali disparaît dans la nature</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/affaire-pmu-mali-consul-honoraire-du-benin-au-mali-disparait-nature-401192.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 04 Jul 2014 08:03:35 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvel Horizon</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Impliqué dans le scandale financier qu’il est convenu d’appeler “Affaire PMU-Mali”, le Consul honoraire du Bénin au Mali, M. Dehoumon Senakpon Richard Amos, s’est miraculeusement fondu dans la nature. Il est sûr de tout le monde que M. Déhoumon a été arrêté et écroué à la prison centrale de Bamako, en même temps que le Pdg de Pmu-Mali, M. Haïdara. Ce dernier ayant bénéficié d’une liberté provisoire en profitera pour prendre la poudre d’escampette. Quant à M. Déhoumon, il est resté en prison jusque la semaine dernière avant de “disparaître” à son tour. </em></strong>

<strong><em> </em></strong>

En effet, il nous a été rapporté que depuis une semaine, M. Déhoumon Senakpon Richard Amos, Consul honoraire du Bénin au Mali, a été vu dans son pays natal.

&nbsp;

Les maliens ne comprennent absolument rien dans cette “affaire Pmu-Mali”. Ils savent tout simplement qu’il y a eu malversation financière portant sur des sommes très importantes dans cette structure où l’État est actionnaire majoritaire. Plusieurs dirigeants de la structure avaient été arrêtés et conduits en prison. Mais à l’étonnement du citoyen “lambda”, tous ceux qui avaient été arrêtés sont en train de recouvrer la liberté, en catimini. M. Déhoumon aurait-il lui aussi bénéficié d’une liberté provisoire qu’il a mis à profit pour s’enfuir ? Ou s’est-il évadé de la prison centrale de Bamako avec des complicités?

&nbsp;

<strong>Tougouna A TRAORÉ</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title> Affaire Michel Tomi : Pourquoi IBK fait&#45;il diversion ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/affaire-michel-tomi-ibk-fait-il-diversion-392442.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/corruption/affaire-michel-tomi-ibk-fait-il-diversion-392442.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 30 Jun 2014 03:26:36 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_212322" align="alignleft" width="350"]<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/04/548521.jpg"><img class="wp-image-212322 size-full" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/04/548521.jpg" alt="le parrain des parrains - Soupçons - cabale - collimateur - médias - face - confrère" width="350" height="200" /></a> IBK et Tomi[/caption]

<strong><em>Mis en cause par le «Monde» l’accusant, fin mars, d’avoir été financé par l’homme d’affaires corse Michel Tomi, le président IBK qui avait envisagé de porter plainte pour diffamation, finit par lâcher prise. Qu’est-ce qui a bien pu se passer pour que le Kankélétigui malien fasse volte face. </em></strong>

<strong><em> </em></strong>

Le 28 mars dernier, après la publication d’un article par le journal Le Monde incriminant les relations entre le président IBK et Michel Tomi, la présidence malienne diffusait un communiqué démentant fermement ces informations. «Cet article vise à salir l’honneur d’un homme, Ibrahim Boubacar Keïta, dont les valeurs d’intégrité et de rigueur morale n’ont jamais été remises en cause, et ce par qui que ce soit», soulignait le document, précisant que le chef de l’État avait «pris l’attache d’avocats malien et français, afin d’étudier toutes les suites judiciaires possibles, y compris en termes de mesures urgentes et à titre conservatoire.»

&nbsp;

Ainsi donc un pool avait été constitué pour la défense du président IBK composé de Me Mamadou Konaté du Mali et Me Pierre-Olivier Sur et Me Éric Moutet de France.

Mais Ibrahim Boubacar Keïta aurait finalement décidé de ne pas déclencher de procédure judiciaire. Pour justifier cette décision, dans son entourage on parle de l’évaluation technique du dossier par le président, en plus de son appréciation politique de la situation nationale.

Ce qui est plus étonnant dans la démarche du président Ibrahim Boubacar Kéita, c’est que Michel Tomi est aux arrêts à Paris, dans le cadre d’une information judiciaire ouverte par la justice française pour «blanchiment aggravé».

&nbsp;

Les enquêteurs s’intéressent notamment à l’origine de ses revenus et à ses relations avec le président malien. Que cache-t-on de cette histoire, y-a-t-il un lien avec l’achat de l’avion présidentiel quand on sait que le gouvernement parle d’un intermédiaire? Qui est donc cet intermédiaire ?

Avec l’arrestation de Tomi, a-t-on peur que des langues commencent à se délier pour éclabousser le pouvoir de Bamako ? Affaire à suivre !

&nbsp;

<strong>La Rédaction</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Association Michel Tomi – Gallice : La protection d’IBK au cœur des enquêtes</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/association-michel-tomi-gallice-protection-dibk-au-coeur-enquetes-386162.html</link>
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<pubDate>Thu, 26 Jun 2014 02:43:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Aube</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_222112" align="aligncenter" width="610"]<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/04/Tomi.jpg"><img class="wp-image-222112 size-full" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/04/Tomi.jpg" alt="Michel Tomi" width="610" height="345" /></a> L'homme d'affaires Michel Tomi, dans son bureau d'une société de course hippiques en 2002, au Gabon. | AFP[/caption]

<strong>L’affaire Tomi Michel continue de faire des vagues. Le dernier rebondissement ? Il implique le directeur délégué d’une société de sécurité française, dénommée Gallice ; et dirigée par Frédéric Gallois, un ancien du</strong> <strong>GIGN. Celui-ci vient d’être mis en examen avec Michel Tomi pour ‘’corruption d’agent public étranger, complicité de faux et usage de faux…’’ Mais, se défendant de toute infraction dans la signature d'un contrat portant sur la protection du chef de l'Etat malien, Gallois fait des révélations compromettantes. Lesquelles ?</strong>

<strong> </strong>

Le contrat en question a été évoqué lors de la mise en examen, le vendredi dernier, de l’homme d’affaires corse par la justice française. Le bénéficiaire de ce contrat est une société française du nom de Gallice, spécialisée dans le domaine de la sécurité. Interrogé par nos confrères de L’Expresse, le directeur délégué de la société a fait des révélations et indiqué jusqu’où Michel Tomi était impliqué dans certaines affaires de l’Etat. En effet, pour expliquer comment le nom de sa société est apparu dans cette affaire, il a affirmé que la « société a signé, en 2013, avec la République du Mali un contrat portant sur la protection d’Ibrahim Boubacar Keïta ». Et que « Michel Tomi, ayant un rôle de conseiller auprès du président IBK, a sans doute permis de valider les prestataires ». Le président IBK, sur conseil de son ami Tomi, aurait engagé l’Etat malien dans un contrat, qui au-delà de sa personne, touche à la sûreté de l’Etat malien. Et c’est la preuve que le parrain des parrains, Michel Tomi, n’est pas qu’un simple ami ; il a droit de regard sur le fonctionnement de la République. Un conseiller occulte ? A quel titre c’est lui qui cherche et trouve une société pour assurer la sécurité du président de la République ? Dans son interview, Frédéric déclare« on ne peut pas travailler sur des domaines aussi sensibles sans disposer de relais de confiance auprès des responsables politiques locaux ». C’est dire que Tomi faisait parti du cercle des privilégiés de la cour de Sébénicoro.

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<strong>« Nous avons été payés par un tiers »</strong>

Ce contrat soulève moult questions, dont celle-ci : de quoi  IBK a-t-il peur? Avant lui, aucun président malien n’a fait appel à une société étrangère pour assurer sa sécurité. Autres questions : les forces armées et de sécurité malienne, qui ont toujours protégé nos différents chefs d’Etat et autres dirigeants, ne sont-elles pas capables, aux yeux de IBK, pour assurer sa sécurité? Aussi connaissant le passé sulfureux de Tomi, soupçonné d’appartenir à la mafia corse, est-il recommandé de se fier à un tel homme ?

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Au-delà de ces interrogations, cette affaire dévoile une autre facette de la gestion du régime actuel : l’intermédiation, une règle qui s’institutionnalise. En effet, à la question : Y-a-t-il eu des versements en liquide?, Frédéric Gallois répond : « lors de l'attribution du marché, il y a eu des difficultés de décaissement…. Les modalités techniques de signature du contrat font aujourd'hui l'objet d'une discussion… Nous avons été payés par un tiers, une structure étrangère liée à l'Etat malien. La question posée est de savoir si cette société a un lien quelconque avec Michel Tomi. Et si oui, quel serait sa nature…». L’Etat a fait recourt aux services d’un intermédiaire pour payer les services de la société Gallice, tout comme lors de l’achat de l’avion présidentiel (pour lequel l’Etat aurait déboursé plusieurs millions au titre de frais d’intermédiation). Ainsi, il est fort probable que des fonds aient été décaissés pour « le tiers » dont le nom n’a pas été révélé. Est-ce Michel Tomi ?

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Comme pour ne pas arranger cette sulfureuse affaire, l’ancien commandant du GIGN précise : « compte tenu de la sensibilité du contrat, il était difficile de mentionner les détails de nos prestations. Elles devaient rester confidentielles, dans les documents bancaires notamment…». Là également, il ya lieu de se demander si les missions de la société Gallice se limitaient à la seule protection du président. Ce qui, selon certains, laisse croire que cette société dispose des informations (sur le Mali et son président) qui pourraient nuire à la sécurité intérieure.

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<strong>Issa B Dembélé</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Achat d’avion et gros contrats : Le BVG entre dans la danse</title>
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<pubDate>Thu, 26 Jun 2014 00:12:57 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_336922" align="alignleft" width="276"]<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/06/IBK-avion.jpg"><img class="size-full wp-image-336922" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/06/IBK-avion.jpg" alt="Rencontre entre les présidents nigérian et malien" width="276" height="183" /></a> Son Excellence Monsieur Ibrahim Boubacar Keïta[/caption]

<strong><em>Les services du FMI et du ministère malien des finances ont discuté des faiblesses dans la gestion des deniers publics et identifié des mesures concrètes pour y remédier. Premier engagement pris: mener un audit des transactions. </em></strong>

<strong><em> </em></strong>

Il s’agit d’abord de lever les inquiétudes du FMI sur le financement d’achats qui pourraient menacer l’équilibre du budget malien, mais aussi sur la structure même des contrats. Et pour donner confiance aux partenaires financiers du pays, le bureau du Vérificateur a été sollicité pour mener l’audit.

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Comme quoi le travail bien fait du Vegal est reconnu par la communauté internationale, toute chose qui ne peut que conforter les Maliens dans leur quête de lutte contre la corruption et la délinquance financière

<strong>La Rédaction</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Détournement de fonds à l’ANASER :  Silence, Assa «bouffe» des millions ! </title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/detournement-fonds-lanaser-silence-assa-bouffe-millions-383392.html</link>
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<pubDate>Tue, 24 Jun 2014 12:34:33 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>L’Agence nationale pour la sécurité routière (Anaser) est une agence qui pompe des sous. Par la faute de sa Directrice générale qui est en train de faire main basse sur les ressources de cette agence, au vu et au su de tout le monde, parce qu’elle gère avec un ministre de la République qui s’occupe de la confection des dépliants et autres supports de communication de l’Anaser. Du coup, ce ministre devient le soutien incontournable de cette célèbre célibataire qui gère l’Anaser de façon chaotique. Sur la base d’une récente enquête au niveau de cette structure, il a été constaté des manquements graves, des détournements de fonds et des violations des procédures de passation des marchés.  </em></strong>

L’Agence nationale pour la sécurité routière (Anaser) vient de voir le passage d’une équipe d’inspection. Le constat est alarmant. Les enquêteurs ont constaté plusieurs violations et manquements graves, comme la violation de l’arrêté N°3319/MET-SG du 08 /10/2010 instituant la Régie auprès de l’Anaser. Et il y a eu un vol de 25.617.932 Fcfa, le 20 décembre 2013. Cette affaire est au niveau du Pôle économique du Tribunal de la Commune III du District de Bamako. Malgré tout, le régisseur n’a pas obtempéré en 2013. Il a retiré 191.294.553 Fcfa  dont un montant de 7 millions de Fcfa  a été justifié et le reliquat 184.294.553 Fcfa demeure non justifié, c'est-à-dire sans pièces justificatives.

Comme si tout cela ne suffisait pas, avec le dépassement du seuil des dépenses de la Régie, il y a aussi la falsification du relevé bancaire du compte Ecobank qui a mis en cause un montant de 661.100.000 Fcfa en dépenses et 1.047.000.000 Fcfa en recettes, qui a poussé l’Inspection du ministère de l’Equipement et des Transports à saisir l’Anaser  par la lettre N°009/MET-IET/14 du 03 mars 2014. Parce qu’il y avait 235.023.718 Fcfa non justifiés sur l’exercice 2013 en dépenses.

L’Anaser marche en violant les textes du Mali, parce que sa puissante Directrice générale, la célèbre célibataire, compte sur ses relations avec le ministre et les autres membres de l’ex-junte qui l’ont propulsée à ce poste juteux, en fermant les yeux sur la mauvaise gestion, tant qu’elle continuait à financer des activités, des marches et autres manifestations de soutien à Kati. Voilà comment la Directrice, de la simple femme inoffensive, a pris goût aux détournements, croyant que le Mali va rester à ce stade. C’est pourquoi à l’Anaser, il n’est pas rare de voir des études décaissées sans production de rapports. L’étude fiscale de l’Anaser étale un montant de 9.440.000 Fcfa, alors que cette structure, selon nos sources, s’acquitte quotidiennement de ses retenues fiscales.

Profitant de sa position de proximité avec les militaires de Kati qui l’ont mise à ce poste, la bonne dame faisait son business au détriment de tout le personnel. C’est pourquoi, le chef du service administratif et financier n’a signé aucun document financier concernant l’exécution du budget de l’année 2013, qui s’élève à 1.004.494.795 Fcfa.

D’après nos sources, la Directrice générale a refusé de mettre à la disposition des inspecteurs certains dossiers pouvant leur permettre de détecter des anomalies, comme le fractionnement des marchés à commandes perpètes sur le même chapitre (2432), avec le même fournisseur chargé de prestation pour les mêmes objets de dépenses concernant les mandats N°101 et 102 de l’année 2013, pour un montant de 39.500.000 Fcfa.

Selon nos différentes sources, l’Anaser était devenue la vache laitière de l’ex-junte, car elle s’occupait de la prise en charge de plusieurs associations et clubs, et même des hommes politiques qui passaient chez la Dg, sur instruction de Kati, les fins de mois. Il est fréquent, selon nos informateurs, de voir la non production des documents comptables par l’agent comptable (bilan-comptabilité générale, le livre journal, le grand livre). Aussi, il y a le non suivi des redevances de la sécurité routière par la direction : seul, le relevé bancaire est le document de travail de l’agent comptable pour produire ou tenir sa comptabilité.

<strong><em>Faux et usage de faux </em></strong>

C’est dans ce domaine que la célèbre célibataire fait endormir les gens, surtout les non initiés à la comptabilité et aux questions de finances. Pour le changement d’amortisseur et d’embrayage des véhicules KA-0532 et KA-0533 livrés il y a un an, auprès de CFAO-MOTORS  (voir mandat N°224 du 24/09/13), il a coûté la bagatelle de 3.387.190 Fcfa. Quant à la réparation des toilettes de l’Anaser (voir mandat N°222 du 24/09/2013), elle a coûté 2.362.950 Fcfa)- même des toilettes royales ne sont pas entretenues pas à cette somme. De même, du faux et usage de faux dans la réparation de l’électricité des locaux de l’Anaser. Ceci aussi est vérifiable sur le mandat N°223 du 24/09/2013, où il a été dépensé 973.677 Fcfa. Comme cela ne suffisait pas, pour la location des ordinateurs portables et projecteurs pour les différentes campagnes, l’Anaser a mis 7.434.000 Fcfa, avec des factures de deux sociétés différentes et deux en-têtes différents, mais appartenant à la même personne. Pour preuves, les copies des chèques BMS-SA N°1857886 et 1857887 établis le 31 décembre 2013 et enlevés le 31 janvier 2014. Et nos sources d’ajouter que les montants ont été enlevés par la même personne, Hady Dicko, sur le mandat N°499 et 500 du décembre 2013. Cela nous rappelle l’histoire des 11 millions de thé et quand on sait qu’elle a servi ce ministre aussi au niveau des Transports, on peut dire sans risque de nous tromper qu’elle est devenue une bonne élève dans le faux et usage de faux.

À noter que la Directrice générale de l’Anaser a eu des altercations avec le Directeur administratif et financier, à cause d’un véhicule que ce dernier a acheté. Elle le lui a retiré pour l’envoyer à une Coordination Anaser et le Daf est actuellement sans moyen de déplacement. «Assa ne s’entend avec personne au niveau de l’Anaser», conclut une de nos sources.

<strong>Kass El DIANY  </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Suite de l’affaire Tomi : Des révélations sur un contrat de protection d’IBK</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/suite-laffaire-tomi-revelations-contrat-protection-dibk-382322.html</link>
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<pubDate>Tue, 24 Jun 2014 03:24:49 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Indicateur du Renouveau</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_212322" align="alignleft" width="350"]<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/04/548521.jpg"><img class="size-full wp-image-212322" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/04/548521.jpg" alt="le parrain des parrains - Soupçons - cabale - collimateur - médias - face - confrère" width="350" height="200" /></a> IBK et Tomi[/caption]

<strong>L’affaire dite Tomi Michel n’a pas fini de faire des vagues. Son dernier rebondissement concerne l’existence d’un contrat de protection du président de la République dont le bénéficiaire l’ancien commandant du GIGN, Frédéric Gallois, a été mis en examen vendredi dernier par la justice française. Et chez nos confrères français de L’Express, le directeur délégué de la société, Gallice, spécialisée dans le domaine de la sécurité, a fait des révélations compromettantes pour nos autorités.</strong>

&nbsp;

C’est certainement l’affaire dans l’affaire : le contrat de la protection du chef de l’Etat, Ibrahim Boubacar Kéita qui a été évoqué lors de la mise en examen de l’affaire d’affaires corse et ami d’IBK vendredi dernier par la justice française. Le bénéficiaire de ce contrat est une société française de nom de Gallice, spécialisée dans le domaine de la sécurité.

Chez nos confrères français de L’Express, son directeur délégué, bénéficiaire l’ancien commandant du GIGN, Frédéric Gallois, a reconnu qu’"en 2013, nous avons signé avec la République du Mali un contrat portant sur la protection du chef de l’Etat, Ibrahim Boubacar Kéita. Michel Tomi ayant un rôle de conseiller auprès du président, il a sans doute permis de valider les prestataires. On ne peut pas travailler sur des domaines aussi sensibles sans disposer de relais de confiance auprès des responsables politiques locaux. Le contrat est transparent : notre présence au Mali était d’ailleurs suivie par les autorités françaises. Rien n’était caché. Le contrat qui a été signé l’a été en bonne et due forme. D’ailleurs, on ne nous reproche ni la réalité de la prestation, ni son montant".

Pour autant, M. Gallois reconnaît que "lors de l’attribution du marché, il y a eu des difficultés de décaissement. Les modalités techniques de signature du contrat font aujourd’hui l’objet d’une discussion. Je m’en suis expliqué lorsque j’ai été convoqué. Nous avons été payés par un tiers, une structure étrangère liée à l’Etat malien. La question posée est de savoir si cette société a un lien quelconque avec Michel Tomi. Et si oui, quelle serait sa nature. Mais il faut replacer tout cela dans le contexte d’un Etat défaillant, dans une situation de crise, avec une réelle menace sur le chef de l’Etat".

L’ancien commandant du GIGN fait presque un aveu en annonçant que "compte tenu de la sensibilité du contrat, il était difficile de mentionner les détails de nos prestations. Elles devaient rester confidentielles, dans les documents bancaires notamment. Or le document utilisé pour le décaissement, qui correspond à la procédure interne pour le contrôle des changes, est considéré comme un faux par la justice, ce que nous contestons".

Au ministère de l’Economie et des Finances, on refuse de commenter ces propos qui sont quand même compromettants pour nos autorités déjà en mauvais termes avec le FMI qui a d’ailleurs gelé le versement de ses fonds en attendant l’audit de la passation de certains contrats dont l’achat du nouvel avion président et des armements dans lequel le nom de Tomi Michel est plus jamais mêlé.

<strong>Y. C.</strong>]]> </content:encoded>
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<title>L&amp;apos;affaire Michel Tomi se corse : Interdiction pour le suspect de quitter la France  Un colonel de la Gendarmerie française en charge de la sécurité d’IBK également interpellé </title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/laffaire-michel-tomi-se-corse-interdiction-suspect-quitter-france-colonel-gendarmerie-francaise-en-charge-securite-dibk-egalement-interpelle-381712.html</link>
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<pubDate>Tue, 24 Jun 2014 03:16:46 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Sentinelle</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p style="margin-bottom: 0cm" align="LEFT"><span style="color: #000000"><span style="font-family: Arial,sans-serif"><span style="font-size: small"><i>Il s’appelle Gallois, Colonel et ancien de la Gendarmerie française (GIGN). Il a été également mis en examen par la justice française dans le cadre de l’affaire Michel Tomi. Les jugent lui reprochent les contours d’un contrat douteux portant sur la protection d’IBK. </i></span></span></span></p>


[caption id="attachment_379722" align="alignleft" width="250"]<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/06/Frederic-GalloisXX.jpg"><img class="size-full wp-image-379722" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/06/Frederic-GalloisXX.jpg" alt="Frederic-GalloisX" width="250" height="257" /></a> Frederic-GalloisX[/caption]
<p style="margin-top: 0.49cm;margin-bottom: 0.49cm;line-height: 100%" align="LEFT"><span style="font-family: Times New Roman,serif"><span style="font-size: medium"><span style="color: #000000"><span style="font-family: Arial,sans-serif"><span style="font-size: small">Mis en examen en milieu de semaine, </span></span></span><span style="color: #0000ff"><a href="http://www.lexpress.fr/actualite/societe/justice/corse-afrique-les-jeux-dangereux-de-monsieur-tomi_1548315.html" target="_self"><span style="color: #000000"><span style="font-family: Arial,sans-serif"><span style="font-size: small"><span style="text-decoration: none">Michel Tomi</span></span></span></span></a></span><span style="color: #000000"><span style="font-family: Arial,sans-serif"><span style="font-size: small"> a été présenté à un juge d'instruction parisien vendredi dernier. Les griefs retenus contre lui sont, entre autres : "corruption d'agent public étranger", "complicité de faux et d'usage de faux", "abus de confiance", "complicité et recel d'abus de biens sociaux", "faux et usage de faux", "travail dissimulé" et "obtention indue d'un document administratif". </span></span></span></span></span></p>
<p style="margin-top: 0.49cm;margin-bottom: 0.49cm;line-height: 100%" align="LEFT"><span style="font-family: Times New Roman,serif"><span style="font-size: medium"><span style="color: #0000ff"><a href="http://www.lexpress.fr/actualite/societe/justice/corse-afrique-les-jeux-dangereux-de-monsieur-tomi_1548315.html" target="_self"><span style="color: #000000"><span style="font-family: Arial,sans-serif"><span style="font-size: small"><span style="text-decoration: none">Michel Tomi</span></span></span></span></a></span><span style="color: #000000"><span style="font-family: Arial,sans-serif"><span style="font-size: small"> n’est pas le seul visé par la justice française. Six autres personnes dont un ex-colonel de la gendarmerie française ont été également mises en examen. Il s’agit en l’occurrence de Frédéric Gallois, promoteur d’une société de sécurité privée dénommée «Gallice». </span></span></span></span></span></p>
<p style="margin-top: 0.49cm;margin-bottom: 0.49cm;line-height: 100%" align="LEFT"><span style="color: #000000"><span style="font-family: Arial,sans-serif"><span style="font-size: small">En 2013, ladite société a obtenu de l’Etat du Mali, un contrat portant sur la protection du président Ibrahim Boubacar Keïta. Et Michel Tomi en a été le facilitateur. Mais ce n’est pas le contrat en tant que tel qui pose problème aux enquêteurs français, mais plutôt des versements suspects effectués plus tard sur la base de documents considérés comme faux, du moins par la justice française. </span></span></span></p>
<p style="margin-top: 0.49cm;margin-bottom: 0.49cm;line-height: 100%" align="LEFT"><span style="color: #000000"><span style="font-family: Arial,sans-serif"><span style="font-size: small">Aussi, ce n’est pas l’Etat malien pourtant signataire dudit contrat qui a effectué les premiers paiements à la société « Gallice », mais une structure étrangère fortement soupçonnée par la justice française d’avoir des liens avec Michel Tomi. C’est dans ce cadre que Fréderic Gallois a été mise en examen. Et interdiction faite à Michel Tomi de quitter la France. </span></span></span></p>
<p style="margin-top: 0.49cm;margin-bottom: 0.49cm;line-height: 100%" align="LEFT"><span style="color: #000000"><span style="font-family: Arial,sans-serif"><span style="font-size: small"><b>B.S. Diarra</b></span></span></span></p>

<h1 style="background: #c4bc96" align="LEFT"><span style="color: #000000"><span style="font-family: Arial,sans-serif"><span style="font-size: small">Michel Tomi se défend :</span></span></span></h1>
<h1 style="background: #c4bc96" align="LEFT"><span style="color: #000000"><span style="font-family: Arial,sans-serif"><span style="font-size: small">"Je ne suis pas un parrain"</span></span></span></h1>
<h2 class="western" style="background: #c4bc96" align="LEFT"><span style="color: #000000"><span style="font-family: Arial,sans-serif"><span style="font-size: small">Dans un entretien à L'Express, Michel Tomi, 66 ans, richissime entrepreneur corse visé, depuis juillet 2013, par une enquête pour "blanchiment aggravé" et soupçonné de corruption, riposte. "Allez, je veux bien concéder que je suis un homme d'honneur", ironise-t-il.  </span></span></span></h2>
<p style="margin-top: 0.49cm;margin-bottom: 0.49cm;background: #c4bc96;line-height: 100%" align="LEFT"><span style="font-family: Times New Roman,serif"><span style="font-size: medium"><span style="color: #000000"><span style="font-family: Arial,sans-serif"><span style="font-size: small"><b>Les policiers qui enquêtent sur vous vous décrivent </b></span></span></span><span style="color: #0000ff"><span style="text-decoration: underline"><a href="http://www.lexpress.fr/actualite/societe/justice/corse-afrique-les-jeux-dangereux-de-monsieur-tomi_1548315.html" target="_self"><span style="color: #000000"><span style="font-family: Arial,sans-serif"><span style="font-size: small"><b>en "parrain des parrains corses"</b></span></span></span></a></span></span><span style="color: #000000"><span style="font-family: Arial,sans-serif"><span style="font-size: small"><b>. Comment réagissez-vous?</b></span></span></span></span></span></p>
<p style="margin-top: 0.49cm;margin-bottom: 0.49cm;background: #c4bc96;line-height: 100%" align="LEFT"><span style="color: #000000"><span style="font-family: Arial,sans-serif"><span style="font-size: small"><i>Ca me fait rire. Où l'imagination va-t-elle se nicher? J'ai vraiment du mal à comprendre. Ma vie est en Afrique. Je n'ai aucune affaire en Corse, où je ne vais plus. Je suis un homme d'affaires, président d'un groupe important. Pas un parrain. Allez, je veux bien concéder que je suis un homme d'honneur car j'ai le respect de la parole donnée...  </i></span></span></span></p>
<p style="margin-top: 0.49cm;margin-bottom: 0.49cm;background: #c4bc96;line-height: 100%" align="LEFT"><span style="color: #000000"><span style="font-family: Arial,sans-serif"><span style="font-size: small">(…)</span></span></span></p>
<p style="margin-top: 0.49cm;margin-bottom: 0.49cm;background: #c4bc96;line-height: 100%" align="LEFT"><span style="font-family: Times New Roman,serif"><span style="font-size: medium"><span style="color: #000000"><span style="font-family: Arial,sans-serif"><span style="font-size: small"><b>Quelles sont au juste vos relations avec </b></span></span></span><span style="color: #0000ff"><span style="text-decoration: underline"><a href="http://www.lexpress.fr/actualite/monde/afrique/mali-ibk-nouveau-president-et-maitre-de-l-equivoque_1273131.html" target="_self"><span style="color: #000000"><span style="font-family: Arial,sans-serif"><span style="font-size: small"><b>Ibrahim Boubacar Keita</b></span></span></span></a></span></span><span style="color: #000000"><span style="font-family: Arial,sans-serif"><span style="font-size: small"><b>, dit IBK, l'actuel président malien?</b></span></span></span></span></span></p>
<p style="margin-top: 0.49cm;margin-bottom: 0.49cm;background: #c4bc96;line-height: 100%" align="LEFT"><span style="color: #000000"><span style="font-family: Arial,sans-serif"><span style="font-size: small"><i>Nous sommes frères. </i></span></span></span></p>
<p style="margin-top: 0.49cm;margin-bottom: 0.49cm;background: #c4bc96;line-height: 100%" align="LEFT"><span style="color: #000000"><span style="font-family: Arial,sans-serif"><span style="font-size: small"><b>Au sens maçonnique du terme?</b></span></span></span></p>
<p style="margin-top: 0.49cm;margin-bottom: 0.49cm;background: #c4bc96;line-height: 100%" align="LEFT"><span style="color: #000000"><span style="font-family: Arial,sans-serif"><span style="font-size: small"><i>La franc-maçonnerie n'a rien à voir là dedans. </i></span></span></span></p>
<p style="margin-top: 0.49cm;margin-bottom: 0.49cm;background: #c4bc96;line-height: 100%" align="LEFT"><span style="color: #000000"><span style="font-family: Arial,sans-serif"><span style="font-size: small"><b>Faut-il le comprendre à l'africaine alors?</b></span></span></span></p>
<p style="margin-top: 0.49cm;margin-bottom: 0.49cm;background: #c4bc96;line-height: 100%" align="LEFT"><span style="color: #000000"><span style="font-family: Arial,sans-serif"><span style="font-size: small"><i>A l'africaine, à la bretonne ou à l'auvergnate... Cela relève de l'amitié. Parfois, les choses les plus simples sont décidément les plus difficiles à faire comprendre. Avec IBK, nous nous connaissons depuis plus de vingt ans. Parler de corruption, comme le suggère la justice française, n'a aucun sens. Les présidents africains ne sont-ils pas supposés avoir de l'argent? Comment les corrompre? Nous avons le droit de déjeuner ensemble. Si nous avions quelque chose à cacher, croyez-vous que nous serions allés à la maison de la Truffe? L'épisode remonte à deux ans, à l'époque où il n'était pas encore président. Je ne pense pas que l'on puisse parler de corruption pour un repas. Si vous venez chez moi, je ne vais pas vous faire payer l'hébergement. Et je vous inviterai à déjeuner. Lorsque, par souci de discrétion, IBK est allé réaliser un bilan médical à Marseille plutôt qu'à Paris, il était en voyage officiel: nous étions escortés par des policiers français. Vous parlez d'une opération clandestine! </i></span></span></span></p>
<p style="margin-top: 0.49cm;margin-bottom: 0.49cm;background: #c4bc96;line-height: 100%" align="LEFT"><span style="color: #000000"><span style="font-family: Arial,sans-serif"><span style="font-size: small"><b>Vous êtes visé par une information judiciaire pour "blanchiment aggravé", ce qui suppose que la justice s'interroge sur vos sources de revenus.</b></span></span></span></p>
<p style="margin-top: 0.49cm;margin-bottom: 0.49cm;background: #c4bc96;line-height: 100%" align="LEFT"><span style="color: #000000"><span style="font-family: Arial,sans-serif"><span style="font-size: small"><i>Qui dit "blanchiment" dit "argent sale". Tous mes revenus sont légaux. Je défie quiconque de trouver un compte caché à l'étranger à mon nom. Les transactions se font dans des banques africaines, dans la clarté la plus totale. En France, je ne dispose que d'un compte courant. Lorsque je m'y rends, je déclare mon agent liquide à la douane. J'ai la conscience tranquille. </i></span></span></span></p>
<p style="margin-top: 0.49cm;margin-bottom: 0.49cm;background: #c4bc96;line-height: 100%" align="LEFT"><span style="color: #000000"><span style="font-family: Arial,sans-serif"><span style="font-size: small"><b>Vos amis font remarquer que, grâce à votre entregent en Afrique, vous aidez la diplomatie et l'économie française. Que vous défendez le drapeau. Quel est au juste votre rôle?</b></span></span></span></p>
<p style="margin-top: 0.49cm;margin-bottom: 0.49cm;background: #c4bc96;line-height: 100%" align="LEFT"><span style="color: #000000"><span style="font-family: Arial,sans-serif"><span style="font-size: small"><i>Je séjourne au Gabon, au Mali, au Cameroun, au Congo. Quand des sociétés françaises cherchent à s'implanter sur ces marchés, je les aide bien sûr. Cela me paraît naturel. Si je peux rendre service, je rends service. Croyez-moi, il n'y a aucun calcul derrière tout ça.  </i></span></span></span></p>
<p style="margin-top: 0.49cm;margin-bottom: 0.49cm;background: #c4bc96;line-height: 100%" align="LEFT"><span style="font-family: Times New Roman,serif"><span style="font-size: medium"><span style="color: #000000"><span style="font-family: Arial,sans-serif"><span style="font-size: small">Par </span></span></span><span style="color: #0000ff"><span style="text-decoration: underline"><a href="http://communaute.lexpress.fr/journaliste/eric-pelletier"><span style="color: #000000"><span style="font-family: Arial,sans-serif"><span style="font-size: small">Eric Pelletier</span></span></span></a></span></span><span style="color: #000000"><span style="font-family: Arial,sans-serif"><span style="font-size: small">,</span></span></span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;background: #c4bc96" align="LEFT"><span style="color: #000000"><span style="font-family: Arial,sans-serif"><span style="font-size: small">Source « l’Express - http://www.lexpress.fr/</span></span></span></p>

<h1 align="LEFT"></h1>
<h1 align="LEFT"><span style="color: #000000"><span style="font-family: Arial,sans-serif"><span style="font-size: small">FMI et marché  des armements au Mali Le réseau Michel Tomi encore cité</span></span></span></h1>
<p style="margin-top: 0.49cm;margin-bottom: 0.49cm;line-height: 100%" align="LEFT">
<span style="color: #000000"><span style="font-family: Arial,sans-serif"><span style="font-size: small"><i><b>Dans le cadre de l’enquête portant sur Tomi Michel, les juges français ont mis en examen un autre suspect spécialisé dans la fourniture de matériel militaire et ayant bénéficié d’un contrat douteux au Mali. </b></i></span></span></span></p>
<p style="margin-top: 0.49cm;margin-bottom: 0.49cm;line-height: 100%" align="LEFT"><span style="color: #000000"><span style="font-family: Arial,sans-serif"><span style="font-size: small">De nombreux chefs d’entreprises françaises ont été récemment introduits au Mali par Michel Tomi. Parmi eux, le responsable d’une société ayant bénéficié de contrats de fourniture de matériel militaire. La justice française a établi le lien entre ce négociant et l’affaire portant sur le marché des armements contestée par le Fonds Monétaire International (FMI) au même titre que l’achat d’un Boeing 737 par la présidence malienne. </span></span></span></p>
<p style="margin-top: 0.49cm;margin-bottom: 0.49cm;line-height: 100%" align="LEFT"><span style="color: #000000"><span style="font-family: Arial,sans-serif"><span style="font-size: small">Le contrat en question est évalué à plus de 63 milliards F CFA et a été attribué sans appel d’offre. Toute chose qui a effarouché l’Institution financière internationale et l’incité à geler sa coopération d’avec le Mali. </span></span></span></p>
<p style="margin-top: 0.49cm;margin-bottom: 0.49cm;line-height: 100%" align="LEFT"><span style="color: #000000"><span style="font-family: Arial,sans-serif"><span style="font-size: small">L’on comprend mieux maintenant les raisons pour lesquelles la justice française tente d’en savoir davantage sur les relations du corse avec le président malien. </span></span></span></p>
<p style="margin-top: 0.49cm;margin-bottom: 0.49cm;line-height: 100%" align="LEFT"><span style="color: #000000"><span style="font-family: Arial,sans-serif"><span style="font-size: small"><b>B. Diarrassouba</b></span></span></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mali &#45; Affaire Tomi: IBK renonce à déposer plainte contre &amp;quot;Le Monde&amp;quot;</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/mali-affaire-tomi-ibk-renonce-deposer-plainte-contre-monde-381372.html</link>
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<pubDate>Mon, 23 Jun 2014 18:49:20 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_381382" align="alignleft" width="350"]<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/06/ibkkoulouba.jpg"><img class="size-full wp-image-381382" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/06/ibkkoulouba.jpg" alt="Mali - Affaire Tomi: IBK renonce à déposer plainte contre &quot;Le Monde&quot;" width="350" height="200" /></a> Ibrahim Boubacar Keïta, le 3 mai 2014 au palais de Koulouba. © Emmanuel Daou Bakary/Jeune Afrique[/caption]
<p class="chapo" style="color: #000000">Gravement mis en cause par un article du "Monde" l'accusant, fin mars, d'avoir été financé par l'homme d'affaires corse Michel Tomi, le président malien avait sérieusement envisagé de porter plainte pour diffamation. Il n'en a finalement rien fait. Explications.</p>
<p style="color: #000000">C'est peu dire que cette affaire avait déclenché la fureur d'IBK. Le 28 mars dernier, le journal <em>Le Monde</em> provoquait un séisme à Bamako en publiant un article <a style="font-weight: inherit;font-style: inherit;color: #000000" href="http://www.jeuneafrique.com/Article/ARTJAWEB20140328114339/" target="_blank">accusant le président malien d'avoir été financé par l'homme d'affaires corse Michel Tomi</a>. Le soir-même, la présidence diffusait un communiqué démentant fermement ces informations. "Cet article vise à salir l’honneur d’un homme, Ibrahim Boubacar Keïta, dont les valeurs d’intégrité et de rigueur morale n’ont jamais été remises en cause, et ce par qui que ce soit", soulignait le document, précisant que le chef de l'État avait "pris l'attache d'avocats malien et français, afin d’étudier toutes les suites judiciaires possibles, y compris en termes de mesures urgentes et à titre conservatoire."</p>
<p style="color: #000000">IBK chargeait donc ses avocats malien, Me Mamadou Konaté, et français, Me Pierre-Olivier Sur et Me Éric Moutet, d'examiner les recours judiciaires possibles contre le quotidien français. Ceux-ci avaient même rédigé un communiqué commun dans lequel ils affirmaient que le président Keïta leur avait donné "mandat et pouvoir" afin de "déposer plainte en diffamation contre les propos tenus à son encontre par le journal <em>Le Monde</em>". Ce texte, transmis à <em>Jeune Afrique</em> à condition de respecter l'embargo auquel il était soumis, n'a finalement jamais été diffusé.</p>
<p style="color: #000000"><strong>Michel Tomi en garde à vue</strong></p>
<p style="color: #000000">Car Ibrahim Boubacar Keïta a finalement décidé de ne pas déclencher de procédure judiciaire. "L'évaluation technique du dossier par le président, en plus son appréciation politique de la situation nationale, l'ont poussé à ne pas porter plainte", justifie un de ses conseils.</p>
<p style="color: #000000">Lors d'une interview accordée mi-mai à <em>Jeune Afrique</em>, IBK avait <a style="font-weight: inherit;font-style: inherit;color: #000000" href="http://www.jeuneafrique.com/Article/JA2783p022.xml0/" target="_blank">personnellement démenti les accusations du <em>Monde</em></a>. Qualifiant Michel Tomi d'"ami", il y affirmait notamment que "jamais, au grand jamais, il n'a été question d'argent entre [eux]".</p>
<p style="color: #000000">De son côté, Michel Tomi a été <a style="font-weight: inherit;font-style: inherit;color: #000000" href="http://www.jeuneafrique.com/Article/ARTJAWEB20140619155112/" target="_blank">placé en garde à vue la semaine dernière</a>, à Paris, dans le cadre d'une information judiciaire ouverte par la justice française pour "blanchiment aggravé". Les enquêteurs s'intéressent notamment à l'origine de ses revenus et à ses relations avec le président malien.</p>
<p style="color: #000000">___</p>
<p style="color: #000000"><strong>Benjamin Roger</strong></p>
<p style="color: #000000"><a class="twitter-follow-button" style="font-weight: inherit;font-style: inherit;color: #000000" href="http://twitter.com/benja_roger">Follow @benja_roger</a></p>
<span style="color: #000000">

<span style="color: #0000ff"><a href="http://www.jeuneafrique.com/Article/ARTJAWEB20140623125146/mali-justice-michel-tomi-ibk-mali-mali-affaire-tomi-ibk-renonce-a-deposer-plainte-contre-le-monde.html" target="_blank"><span style="color: #0000ff"><strong><span style="color: #000000">Lire l'article sur</span> Jeuneafrique.com </strong></span></a></span></span>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Michel Tomi mis en examen : La justice française enquête sur ses liens avec IBK</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/michel-tomi-mis-en-examen-justice-francaise-enquete-ses-liens-ibk-379942.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 23 Jun 2014 06:14:21 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Indicateur du Renouveau</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_311292" align="alignleft" width="300"]<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/05/IBK-discours.jpg"><img class="wp-image-311292 size-medium" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/05/IBK-discours-300x232.jpg" alt="Message à la Nation de SEM Ibrahim Boubacar KEITA, Président de la République, Chef de l'Etat, suite aux évènements de Kidal" width="300" height="232" /></a> SEM Ibrahim Boubacar KEITA, Président de la République[/caption]

<strong>Placé mercredi en garde-à-vue dans le cadre d'une information judiciaire ouverte depuis une année en France notamment pour "blanchiment aggravé", l'homme d'affaires corse Michel Tomi a été mis en examen vendredi. On apprend que la justice française s'intéresse à l'origine de ses revenus et à ses relations avec le président de la République, Ibrahim Boubacar Kéita. L’homme d'affaires corse Michel Tomi a été mis en examen vendredi deux jours après sa garde-à-vue dans le cadre d'une information judiciaire ouverte depuis une année en France notamment pour "blanchiment aggravé".</strong>

<strong> </strong>

Michel Tomi, considéré comme le dernier des parrains corses, a été mis en examen le vendredi 20 juin. Il avait été placé en garde-à-vue, mercredi, dans le cadre d'une information ouverte pour fraude fiscale et sur ses liens avec le président malien Ibrahim Boubacar Kéita.

Les motifs de la mise en examen sont multiples : corruption d'agent public étranger, faux et usage de faux, abus de confiance, recel d'abus de biens sociaux, complicité d'obtention indue d'un document administratif et travail dissimulé. Figure de l'industrie du jeu en Afrique, il avait été interpellé avec neuf autres personnes, mercredi, dont six ont également été mises en examen.

Selon son avocat, Jean-Dominique Lovichi, Michel Tomi ne peut pas être soupçonné de fraude fiscale, car son client "est franco-gabonais, il ne réalise pas un centime de chiffre d'affaires en France". "Il est très difficile de concevoir une fraude fiscale pour quelqu'un qui paie l'intégralité de ses impôts au Gabon", a-t-il ajouté.

Selon une source proche du dossier, après un signalement en 2012 de Tracfin, la cellule anti-blanchiment de Bercy, les enquêteurs ont disséqué le patrimoine et le train de vie de Michel Tomi et de plusieurs personnes de son entourage. Les enquêteurs sont convaincus que l'homme d'affaires perçoit "plusieurs centaines de milliers d'euros par mois", selon une source judiciaire.

&nbsp;

<strong>"</strong><strong>On a le droit d'être ami avec un chef d'état étranger</strong><strong>"</strong>

Interrogé sur les liens entre Michel Tomi et le président malien, Me Lovichi a par ailleurs réfuté tout fait de corruption concernant l'obtention de contrats : "On a le droit d'être ami avec un chef d'Etat étranger. Il n'a pas de contrat particulier au Mali, a poursuivi l'avocat. Sur l'abus de bien social, les sociétés de mon client sont de droit étranger".

La première épouse de Michel Tomi, une autre femme de son entourage proche, son "homme à tout faire" et trois chefs d'entreprise ont également été mis en examen. Ces derniers, qui ont passé des contrats en Afrique, notamment au Cameroun et au Mali, auraient, selon les enquêteurs, obtenu ces marchés par l'entremise de Michel Tomi.

Outre des incriminations de faux et d'usage de faux en raison de fausses factures présumées, ils sont susceptibles d'être poursuivis pour des faits de corruption d'agent public étranger, tout comme Michel Tomi.

La première épouse du "parrain des parrains" a, elle, a été interrogée sur du travail dissimulé, à propos de personnes qu'elle emploie, mais aussi des faits relevant du faux et de l'usage de faux. Les enquêteurs se demandent notamment si elle n'a pas obtenu frauduleusement la nationalité française.

<strong>Rassemblés par Youssouf Coulibaly</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Frédéric Gallois convoqué chez le juge à propos du contrat sur la protection privée du président malien :  « Le contrat avec IBK est transparent, en lien avec la réelle menace qui pèse sur lui » </title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/frederic-gallois-convoque-chez-le-juge-a-propos-du-contrat-sur-la-protection-privee-du-president-malien-379552.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 23 Jun 2014 04:22:56 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Indépendant</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p style="margin-bottom: 0cm;" align="LEFT"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><b>Mis en examen dans l'affaire Michel Tomi, Frédéric Gallois, un ancien du GIGN, se défend de toute infraction dans la signature d'un contrat portant sur la protection du chef de l'Etat malien, Ibrahim Boubacar Keïta, dit "IBK".</b></span></span></span></p>


[caption id="attachment_379722" align="alignleft" width="250"]<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/06/Frederic-GalloisXX.jpg"><img class="size-full wp-image-379722" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/06/Frederic-GalloisXX.jpg" alt="Frederic-GalloisX" width="250" height="257" /></a> Frederic-Gallois (photo L'Express)[/caption]
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="LEFT"></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="LEFT"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><b>Vous allez bientôt être convoqué par le juge d'instruction pour vous expliquer sur votre mise en examen. Comment le nom de votre société, Gallice, spécialisée dans le domaine de la sécurité, est-il apparu dans cette affaire?</b></span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="LEFT"></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="LEFT"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;">En 2013, nous avons signé avec la République du Mali un contrat portant sur la protection du chef de l'Etat, Ibrahim Boubacar Keïta. Michel Tomi ayant un rôle de conseiller auprès du président, il a sans doute permis de valider les prestataires. On ne peut pas travailler sur des domaines aussi sensibles sans disposer de relais de confiance auprès des responsables politiques locaux. Le contrat est transparent: notre présence au Mali était d'ailleurs suivie par les autorités françaises. Rien n'était caché. Le contrat qui a été signé l'a été en bonne et due forme. D'ailleurs, on ne nous reproche ni la réalité de la prestation, ni son montant. </span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="LEFT"></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="LEFT"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><b>Y-a-t-il eu des versements en liquide? Des commissions occultes?</b></span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="LEFT"></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="LEFT"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;">Non. Rien de tout cela. Mais lors de l'attribution du marché, il y a eu des difficultés de décaissement. Les modalités techniques de signature du contrat font aujourd'hui l'objet d'une discussion. Je m'en suis expliqué lorsque j'ai été convoqué. Nous avons été payés par un tiers, une structure étrangère liée à l'Etat malien. La question posée est de savoir si cette société a un lien quelconque avec Michel Tomi. Et si oui, quel serait sa nature. Mais il faut replacer tout cela dans le contexte d'un Etat défaillant, dans une situation de crise, avec une réelle menace sur le chef de l'Etat. </span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="LEFT"></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="LEFT"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><b>Votre mise en examen porte aussi sur la présentation d'un faux en écriture...</b></span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="LEFT"></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="LEFT"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;">Compte tenu de la sensibilité du contrat, il était difficile de mentionner les détails de nos prestations. Elles devaient rester confidentielles, dans les documents bancaires notamment. Or le document utilisé pour le décaissement, qui correspond à la procédure interne pour le contrôle des changes, est considéré comme un faux par la justice, ce que nous contestons. Express.fr</span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="LEFT"></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="LEFT"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><b>A l'expiration du délai légal de 72 heures de garde à vue</b></span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="LEFT"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><b>Michel Tomi mis en examen pour " corruption d'agent public étranger "</b></span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="LEFT"></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="LEFT"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><b>L'homme d'affaires corse Michel Tomi est poursuivi pour une série d'infractions présumées, dont "corruption d'agent public étranger". Sa caution est fixée à 2 millions d'euros. Frédéric Gallois, un ancien du GIGN, reconverti dans la sécurité privée, est convoqué par le juge d'instruction.</b></span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="LEFT"></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="LEFT"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;">Après trois jours de garde à vue, Michel Tomi a été présenté à un juge d'instruction vendredi dernier. Cet homme d'affaires corse ayant fait fortune en Afrique a désormais interdiction de quitter le territoire français.</span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="LEFT"></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="LEFT"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;">Après trois jours de garde à vue, l'homme d'affaires corse Michel Tomi a été présenté à un juge d'instruction parisien et mis en examen vendredi 20 juin dans la soirée pour une série d'infractions présumées: "<i>corruption d'agent public étranger",</i> "<i>complicité de faux et d'usage de faux"</i>, "<i>abus de confiance</i>", "<i>complicité et recel d'abus de biens sociaux", "faux et usage de faux", "travail dissimulé"</i> et <i>"obtention indue d'un document administratif".</i> </span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="LEFT"></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="LEFT"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;">Six autres personnes ont également été mises en examen ou vont l'être, dont l'une de ses amies et deux chefs d'entreprise français. </span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="LEFT"></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="LEFT"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;">L'un des dirigeants de société concernés par les investigations, Frédéric Gallois, est un personnage emblématique, ancien du GIGN dont il fut le commandant de 2002 à 2007. </span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="LEFT"></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="LEFT"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;">Il est désormais responsable d'une entreprise de sécurité privée, Gallice, dont il est directeur général délégué. Il se défend de toute infraction (lire son interview ci-dessous).</span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="LEFT"></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="LEFT"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;">Le second s'occupe de fourniture de matériel militaire, notamment de confection d'uniformes. Ils ont chacun remporté des contrats au Mali, pays où Michel Tomi est fortement implanté. </span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="LEFT"></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="LEFT"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><b>Montant des saisies: "1 048 000 euros"</b></span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="LEFT"></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="LEFT"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;">Au total, 14 interpellations avaient été réalisées mercredi matin (Ndlr : 18 juin) dans l'entourage de Michel Tomi, un homme d'affaires ayant fait fortune dans les jeux au Gabon, au Cameroun et au Mali au cours des années 1990. Lui-même, initialement convoqué ce jour-là à 10 heures au siège de la direction centrale de la police judiciaire à Nanterre, avait en fait été interpellé au petit matin dans un appartement parisien. Selon une source judiciaire, <i>"le total des sommes en espèces saisies à l'occasion des perquisitions atteint un montant total de 1 048 000 euros." </i></span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="LEFT"></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="LEFT"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;">Au cours des interrogatoires qui se sont déroulés dans une salle de garde à vue médicalisée, les enquêteurs ont interrogé l'entrepreneur sur ses relations avec Ibrahim Boubacar Keïta, dit <i>"IBK",</i> le chef de l'Etat malien mais aussi sur ses liens avec des hommes politiques tchadiens, soupçonnant des faits de corruption. Ils ont décortiqué le train de vie qualifié de "<i>pharaonique</i>" assuré par Michel Tomi à plusieurs de ses amies, évoquant notamment le montage financier "<i>douteux"</i> d'une SCI, ayant servi à construire une maison en bord de mer, à Sausset-les-Pins. </span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="LEFT"></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="LEFT"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><b>"Pas un centime de chiffre d'affaires en France"</b></span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="LEFT"></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="LEFT"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;">L'enquête vise aussi les conditions dans lesquelles au moins deux jeunes femmes, l'une d'origine algérienne, l'autre d'origine marocaine, ont obtenu la nationalité française. </span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="LEFT"></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="LEFT"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;">"<i>L'une d'elles par le biais de faux papiers, l'autre grâce à une intervention</i>", selon une source proche du dossier. </span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="LEFT"></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="LEFT"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;">Le juge d'instruction a fixé à deux millions d'euros la caution de Michel Tomi. Une décision assortie de l'interdiction de quitter le territoire français. </span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="LEFT"></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="LEFT"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><i>"Michel Tomi est Franco-gabonais : il ne réalise pas un centime de chiffre d'affaires en France",</i> a réagi auprès de l'AFP son avocat Me Jean-Dominique Lovichi.<i> "Les sociétés de mon client sont de droit étranger</i>", a-t-il ajouté, contestant tout abus de bien social. Dans un entretien accordé à L'Express, Michel Tomi estimait entretenir des liens purement amicaux avec le président malien. Il contestait, par ailleurs, être le <i>"parrain des parrains" </i>corses décrit par certains enquêteurs. </span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="LEFT"></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="LEFT"></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="LEFT"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><b>Express.fr</b></span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="LEFT"></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="LEFT"></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Inspection du travail de Ségou : À qui profitent les pratiques mafieuses ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/inspection-du-travail-segou-profitent-les-pratiques-mafieuses-326442.html</link>
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<pubDate>Tue, 27 May 2014 10:47:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>Soir de Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<b>De sources concordantes, les relations entre les services chargés de la gestion du contentieux de l’emploi et les employeurs de Ségou ne sont pas au beau fixe. Des doigts accusateurs sont pointés sur le patron de l’inspection régionale du travail. Deux noms sont constamment cités dans cette affaire qui alimente les conversations présentement dans la cité des balanzan.</b>

&nbsp;

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A en croire certains, les concernés sont devenus des arrêtés dans la gorge des créateurs d’emplois au niveau de la 4ème région. Le chef d’une entreprise qui évolue dans les Btp a laissé entendre, lors d’une causerie à la sortie d’une conférence que "le directeur de l’inspection régionale du travail de Ségou joue un rôle de véritable prédateur pour les entreprises exerçant dans la région de Ségou". Un autre d’ajouter "lui qui est chargé de gérer les contentieux entre employeurs et les employés avec un rôle de conciliation va jusqu’à se donner le luxe de rançonner les plus petits employeurs de Ségou.”

&nbsp;

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<strong>TRAFFIC D’INFLUENCE</strong>

Dans toute la région de Ségou, les témoignages a fusent et ne sont du tout favorables au chef de l’Inspection du Travail. On l’accuse de ne menager personne et de se targuer d’avoir un dos large en ce sens qu’il dispose d’une protection solide au niveau du ministère de l’emploi et de la formation professionnelle. Est-ce à dire qu’il partage les fruits de ses rançons avec des agents tapis dans le département ? Le Ministre Mahamane Baby est interpellé.

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&nbsp;

Un autre fait inquiétant pour les chefs d’entreprises dans la région de Ségou est que les verdict rendus par les tribunaux du travail de cette circonscription ne sont jamais favorables aux entreprises, qu’elles aient raison ou pas. A tel point que certains sont à se demander dans la capitale de balanzan s’il n’y a pas de connivence entre els employés les juges et l’inspection du travail, pour arnaquer les entreprises chaque fois que l’occasion se présente. Tellement les condamnations sont lourdes et toujours à sens unique.

&nbsp;

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"Chaque fois qu’il y a un problème le responsable d’entreprise (employeur) revolte les pots cassés...", précise par ailleurs un agent d’une société qui se prepare à saisir le juge du travail. Le jeu trouble de l’inspection du Travail demeure le sujet principal des conversations dans les salons à Ségou. Il se raconte qu’en 2012, "Sukala-Sa" a été victime de la condamnation la plus infamante de son histoire.

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&nbsp;

Assignée à l’inspection du travail par un de ses agents pour reclamation d’arrières de salaires le verdict a été sans appel car la société a été condamnée à verger plus de soixante dix millions de Fcfa à l’intéressé. "On se demande si  le chef de l’Inspection du Travail ne conclue pas un marché avec les plaignants", s’interroge. Un cadre ressortissant de Ségou qui trouve que souvent ce service de l’État exagère.

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&nbsp;

Vivement alors des enquêtes pour démasquer les vautours qui ternissent l’image d’un service de l’Administration. Sous IBK, on ne doute pas que ce sera la tolérance zéro pour les agents véreux.

<b>Laya DIARRA</b>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Vaste réseau de fraude à l’INPS : Ils n’ont jamais été fonctionnaires mais ils touchent une pension de retraite</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/vaste-reseau-fraude-linps-nont-jamais-ete-fonctionnaires-touchent-pension-retraite-317182.html</link>
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<pubDate>Thu, 22 May 2014 03:10:32 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Matin</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_87440" align="alignleft" width="350"]<a href="http://www.maliweb.net/nation/inps-un-cauchemar-pour-les-employes-du-secteur-prive-87439.html/attachment/inps" rel="attachment wp-att-87440"><img class="size-full wp-image-87440" alt="INPS" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2012/08/Inps.jpg" width="350" height="263" /></a> siège INPS[/caption]

<b><i>Ce qui est sûr c’est que cette maison a besoin d’un coup de balais. Inps : Institut  National de Prévoyance  Sociale ou Initiative Nocive de Prédation Systématique ?</i></b>

<b><i> </i></b>

Quel est le nombre de fonctionnaires à qui l’Etat malien verse un salaire chaque mois ? On ne sait pas. Personne ne le sait ! Et combien de fonctionnaires touchent une pension  de retraite à l’Inps ? On ne sait pas non plus.

&nbsp;

Au cours de son second mandat, ATT (sous la pression des bailleurs de fonds) avait tenté d’éclaircir le mystère. Peine perdue. Les chiffres récoltés ont montré que le nombre de fonctionnaires de l’Etat, qui touchent donc un salaire tous les mois, oscillait entre 34 et 40 000 fonctionnaires. Et pourtant, le prince qui nous gouvernait avait préconisé le « contrôle physique » de tous et toutes. Ce que ATT ignorait était que « bien kala gninina se’n be bien kala ka ».

&nbsp;

<b>Le flou artistique qui profite aux truands</b>

A quoi correspond le lot flou de 6000 inconnus (au bataillon) ? Que peut signifier ce tas de milliers de salaires aux destinations inconnues ? Un VRAI salaire sort mais on ne sait pas là où il va ? Incroyable mais vrai. Mais, nous sommes au Mali le pays où, grâce à la démocratie, tout est possible dès qu’il s’agit de tricher.

&nbsp;

Il est tout à fait permis de croire que l’écart magique entre salaires payés et salariés répertoriés correspond à un jardin secret. Un havre de paix cultivé par une bande de truands qui ont trouvé  ce moyen de sucer le sang du peuple. Il est permis de le penser à l’aune de cet incident banale survenu à Fana depuis quelque temps et qui a opposé un illettré bénéficiaire de pension de retraite alors qu’il n’a jamais été fonctionnaire de l’Etat et son « parrain » du réseau de faussaires.

&nbsp;

Le premier, à l’insu de tous, touchait une confortable pension mensuelle de retraite de 160 000 F Cfa. Le second était son recruteur, son mentor et son percepteur. Car ce que cette personne ne savait pas aussi est que le « retraité » reversait la somme de 75 000 F chaque mois à son parrain pour le compte du réseau. Mais à un moment donné, le « retraité » estimait qu’il avait assez donné au coxer et qu’il fallait le laisser toucher « sa » pension. Mais le mentor expliquait à son tour qu’il n’était pas seul et qu’il ne pouvait pas convaincre Bamako de la chose. Mais, le « pensionnaire » ne voulait rien entendre. Il disait préférer la mort de la poule aux œufs d’or plutôt que partager l’omelette.

&nbsp;

« Lorsque les amis se querellent, les secrets s’éventrent », dit l’adage. A force de couver, le volcan du différend a fait irruption en public. Le conflit qui a éclaté au grand jour a mis tout Fana au parfum, du secret. Et toute la ville du Guegneka a découvert le pot aux roses. Mieux que cela, un malheur n’arrivant jamais seul, d’autres cas ont été mis au  grand jour. Les autorités locales ne bougent pourtant pas. Elles ont certainement peur de se frotter à cette épine vénéneuse dont la racine prospère dans le quartier chic de l’Aci 2000 de Bamako. Qui va faire le travail ? Le ministre de la justice a-t-il son mot à dire ici !

<b>                                                                                                                                             Amadou Tall</b>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Lutte contre la corruption : Le contrôle financier en ordre de bataille</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/lutte-contre-corruption-controle-financier-en-ordre-bataille-314652.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 21 May 2014 07:04:11 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<b><a href="http://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/lutte-contre-corruption-delinquance-financiere-challenge-bien-surmontable-274242.html/attachment/corruption-5" rel="attachment wp-att-274632"><img class="alignleft size-full wp-image-274632" alt="Lutte contre la corruption et la délinquance financière" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/05/Corruption.jpg" width="310" height="233" /></a>« <i>La restructuration de la Direction nationale du contrôle financier conformément aux directives du cadre harmonisé des finances publiques de l’UEMOA, en vue d’améliorer la qualité et l’efficacité de la dépense publique</i> », était le thème inscrit au cœur de la 8<sup>ème</sup> édition du Conseil de Direction du Contrôle financier, qui s’est tenu du 19 au 29 mai 2014, à l’hôtel Olympe de Bamako.</b>

&nbsp;

&nbsp;

Pendant deux jours, les contrôleurs financiers du Mali, dans le cadre de la 8<sup>ème</sup> session de leur Conseil de direction, ont débattu du thème : « <i>La décentralisation du Contrôle financier : Etat des lieux et perspectives, expériences de la région de Mopti et de la Délégation auprès de l’Ortm </i>». Mieux, l’interconnexion de la chaine de la dépense, les directives du cadre harmonisé des finances publiques de l’UEMOA, l’état de leur transposition dans la législation nationale et la restructuration de la direction nationale du contrôle financier suite à la transposition des Directives de l’UEMOA, sont des sujets qui ont occupé une place de choix dans les débats. Mais, auparavant, les participants ont fait le point de la mise en œuvre des recommandations de la 7<sup>ème</sup> session du conseil tenue en 2013. « <i>Il s’agira pour chacun des points et thèmes choisis, d’évaluer le chemin parcouru et d’en tirer les enseignements qui s’imposent </i>», a indiqué Alhassane Ag Hamed Moussa, directeur national du contrôle financier. Qu’à cela ne tienne, il a rappelé les perspectives de l’exercice 2014. Selon lui, le contrôle financier s’axera sur des activités  comme le renforcement des capacités opérationnelles, la restructuration des services du contrôle financier, notamment l’adoption de projets de textes de restructuration, l’élaboration et l’adoption des textes portant cadres organiques des Directions régionales du contrôle financier, des délégations auprès des ministères, établissement publics et des délégations locales. Il a aussi annoncé l’élaboration et l’adoption des projets d’arrêtés portant organisation et modalités de fonctionnement des Directions régionales du contrôle financier et des délégations locales. «  <i>Cette restructuration permettra l’adaptation des missions, structures, méthodes et procédures du Contrôle financier a l’évolution de son environnement suite a la transposition des directives du cadre harmonisé des fiances publiques de l’UEMOA</i> », a-t-il conclu.

&nbsp;

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Pour sa part, Mme Bouaré Fily Sissoko, ministres des finances et de l’économie, a rappelé que cette 8<sup>ème</sup> session se tient a un moment marqué par des perspectives macro économiques favorables en raison du rétablissement de la sécurité dans le pays et du retour des partenaires techniques et financiers. Selon elle, il est attendu en 2014 un taux de croissance du produit intérieur brut de 6,5% alors que le taux de croissance réel du PIB en 2013 est de 1,7%. Pour que le Mali tire d’avantages de ces perspectives économiques favorables, elle a estimé qu’il faille doubler d’efforts en vue de rendre plus efficace l’exécution de la loi des finances 2014. « A cet effet le rôle du Contrôle financier, qui est un important maillon de la chaine de la dépense, est capital », a-t-elle indiqué. Avant d’ ajouter qu’un accent  particulier  doit être mis sur la qualité et l’efficacité de la dépense publique. « <i>Pour cela la vigilance de toutes les structures de la chaine de la dépense publique, y compris les ordonnateurs, est nécessaire</i> »,a-t-elle indiqué.  Avant de rappeler que d’ores et déjà, les plus hautes autorités ont déclaré l’année 2014, l’année de la lutte contre la corruption. « <i>La corruption, un phénomène qui plombe notre décollage économique, doit être combattue par tous les moyens. La modernisation de nos outils de gestion, la rigueur et l’efficacité dans l’action publique en général et en matière de contrôle en particulier doivent intégrés la culture de nos administrations publiques, notamment celles impliquées dans l’exécution du budget de l’Etat et des budgets des démembrements de l’Etat</i> », a-t-elle indiqué.

<b>Assane Koné                        </b>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Loi contre l’enrichissement illicite : Le député a joué sa partition, reste le juge !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/loi-contre-lenrichissement-illicite-depute-joue-partition-reste-juge-312772.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 20 May 2014 13:31:20 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Challenger</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_293192" align="alignleft" width="300"]<a href="http://www.maliweb.net/politique/assemblee-nationale/assemblee-nationale-modification-grille-salaires-fonctionnaires-fait-lunanimite-293182.html/attachment/a-n-2-2" rel="attachment wp-att-293192"><img class="size-full wp-image-293192" alt="Assemblée nationale : LA MODIFICATION DE LA GRILLE DES SALAIRES" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/05/A.N-21.jpg" width="300" height="200" /></a> Assemblée nationale[/caption]
<h3>A l’unanimité les députés ont adopté  la loi contre l’enrichissement illicite 127 voix pour,  O contre  et 0 abstention le jeudi  15 mai 2014. Reste son application au regard de l’ampleur de la corruption dans l’administration malienne.</h3>
<h3></h3>
&nbsp;

Longtemps sur la table de l’Assemblée Nationale ce projet de loi, qui correctionnalise l’enrichissement illicite, a été initié par le ministère de la Justice et adopté par le conseil des ministres en sa séance du 1er août 2013. Cette loi vise à mieux adapter le dispositif législatif aux nouvelles formes de l’enrichissement illicite et de la délinquance financière. Laquelle constitue une menace pour la stabilité et la sécurité des Etats, sape les institutions et les valeurs démocratiques, les valeurs d’éthique et la justice, compromet et précarise toutes les perspectives de développement.

&nbsp;

Qui est visé ?

Dans l’article 9 de la loi portant prévention et répression de l’enrichissement illicite ,il est indiqué que les personnes assujetties à la déclaration de biens (le président et les chefs des institutions de la République, les ministres et les personnes ayant rang de ministres, le vérificateur général, le vérificateur général adjoint et  les vérificateurs, le médiateur de la République, les membres de l’Office central de lutte contre l’enrichissement illicite, les membres de la CENTIF, les présidents de conseil d’administration des organismes personnalisés, les gouverneurs, ambassadeurs et consuls généraux, les préfets et sous-préfets, les élus nationaux, régionaux,  locaux et communaux, ordinateurs ou ordonnateurs.  Egalement d’autres sont assujettis à la déclaration des biens : les secrétaires généraux des départements ministériels, les directeurs nationaux ou généraux des services et entreprises publics.  Au niveau des départements ministériels, les directeurs des finances et du matériel qui étaient devenus plus puissants que les ministres sont aussi concernés. S’y ajoutent les premiers responsables des autorités ou institutions de régulation sectorielles, les chefs de juridictions et de parquet, les magistrats du siège, du parquet et de l’ordre administratif. Au niveau l’armée, les chefs d’état-major, directeurs, chefs des services centraux et assimilés de l’armée, de la gendarmerie Nationale, de la garde Nationale, de la police nationale et de la protection civile. Cette loi n’exclut pas aussi les directeurs régionaux des services et entreprises publics. Il ne faut pas aussi oublier les régisseurs, le chef de bureau des domaines et du cadastre et tout agent de l’Etat, des collectivités locales ou des établissements administratifs publics chargé de la fonction d’ordonnateur ou de comptable public. Et enfin les responsables chargés de la passation des marchés publics et les responsables des services financiers, d’assiette ou de recouvrement. Quand au modèle de déclaration, l’article 11 indique à cet effet que le décret du conseil des ministres fixe le modèle qui devra comporter nécessairement, le détail des biens meubles et immeubles de l’intéressé, de son conjoint ayant contracté le mariage sous le régime de communauté de biens et de ses enfants mineurs, que ces biens soient sur le territoire national ou à l’étranger. Après l’adoption de cette loi,  le ministre de la Justice a félicité les députés pour leur sens républicain avant de préciser qu’avec cette loi, le Mali se conforme à la loi CEDEAO.

&nbsp;

<strong>Par Modibo Fofana</strong>

&nbsp;

<strong>Lire aussi sur  </strong><span style="color: #0000ff"><a href="http://www.lechallenger.com/" target="_blank"><span style="color: #0000ff"><b>www.lechallenger.com</b></span></a></span>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Lutte contre la corruption et la délinquance financière: Seulement 12% du plan d’action a été mis en œuvre</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/lutte-contre-corruption-delinquance-financiere-12-du-plan-daction-ete-mis-en-oeuvre-250132.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/corruption/lutte-contre-corruption-delinquance-financiere-12-du-plan-daction-ete-mis-en-oeuvre-250132.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 18 Apr 2014 00:36:27 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_250142" align="aligncenter" width="610"]<a href="http://www.maliweb.net/politique/corruption/lutte-contre-corruption-delinquance-financiere-12-du-plan-daction-ete-mis-en-oeuvre-250132.html/attachment/corruption-4" rel="attachment wp-att-250142"><img class="size-full wp-image-250142" title="Groupe de suivi budgétaire" alt="corruption et la délinquance financière " src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/04/corruption.jpg" width="610" height="458" /></a> Le Groupe de suivi budgétaire[/caption]
<p style="text-align: center">Est-ce que les autorités maliennes ont vraiment la volonté de lutter contre la corruption et la délinquance financière ? L’on est autorisé de répondre par la négative, pour la simple raison que le résultat de mise en œuvre du 1er plan quinquennal (2009-2013) de lutte contre la corruption et la délinquance financière reste très bas avec un taux moyen de 12%. La révélation a été faite le 17 avril 2014, au siège du Groupe de suivi budgétaire du Mali, lors de la présentation de son rapport d’évaluation du plan national d’action de mise en œuvre des recommandations issues des Etats généraux sur la corruption et la délinquance financière.</p>
&nbsp;

Dans le cadre de la réalisation de son projet d’appui aux initiatives du contrôle citoyen de l’action publique, financé par l’ambassade du Royaume du Danemark, le Groupe de suivi budgétaire, a organisé le 17 avril 2014, un espace contact. Cette  initiative visait à informer les journalistes sur les résultats de l’évaluation du plan national d’action de mise en œuvre des recommandations issues des Etats généraux sur la corruption et la délinquance financière. Pour réussir sa lutte contre la corruption, en novembre 2008, le Mali a organisé les Etats généraux sur la corruption et la délinquance financière. A l’issue de cette rencontre, 104 recommandations ont été formulées et traduites en plan national d’action, avec 9 objectifs spécifiques, adoptées pour la  période de 2009-2013. Pour le suivi évaluation de la mise en œuvre des recommandations, un comité a été créé par décret le 30 juin 2010. Conformément à sa mission, le Groupe de suivi budgétaire a décidé de mener une évaluation du plan national d’actions de mise en œuvre des recommandations issues des Etats généraux sur la corruption et la délinquance financière. Présenté par Cheick Oumar Dembélé, consultant, le Rapport d’évaluation est sans appel. « <em>Le résultat de mise en œuvre du 1<sup>er</sup> plan quinquennal (2009-2013) de lutte contre la corruption et la délinquance financière reste très bas avec un taux moyen de 12% au lieu de 20% annoncé par le comité de suivi et d’évaluation </em>», indique le rapport. Fort de cela, le Groupe de suivi budgétaire partant du fait que la lutte contre la corruption est une des activités phares du nouveau Gouvernement, l’a exhorté à redoubler d’effort dans cette lutte, qui mine à plus d’un titre toute les couches de notre société. « <em>Le Gouvernement doit veiller à la prise en compte des recommandations des insuffisances constatées et évoquées ci-dessus</em> », a souhaité le Groupe de suivi budgétaire. Dans son rapport, le consultant a pointé du doigt un certain nombre de difficultés rencontrées dans le cadre du suivi évaluation du plan national. Selon lui, le décret du 25 janvier 2011 qui a été pris pour la nomination des membres du comité pour la durée du mandat, a eu lieu 2 ans après la mise en vigueur du plan national de suivi et une année après la création du comité de suivi et d’évaluation. «<em> Cela a beaucoup impacté sur le chronogramme de mise en œuvre des recommandations des états généraux </em>», a-t-il indiqué. Il a aussi levé le voile sur le fait que le décret de création du comité de suivi prévoit la mise en place d’un secrétariat technique qui n’a jamais vu le jour. « <em>Ses missions sont exécutées par le comité</em> », a-t-il dénoncé. Pire, il dira que la majorité des acteurs chargés de la mise en œuvre des recommandations, que sont les départements ministériels, la société civile, le secteur privé, ignorait l’existence du plan d’actions de mise en œuvre des recommandations. Contrairement au plan d’action, un certain nombre de départements ministériels ont été incapables de déposer un rapport de mis en œuvre des recommandations. Ce sont : le ministère de la défense et des anciens combattants, le ministère de la sécurité intérieure et de la protection civile, le ministère de la promotion de la femme, de l’enfant et de la famille, le ministère des affaires étrangères et de la coopération internationale…

<strong>Assane Koné </strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Organisation non gouvernementales (ONG) au Mali : Les nids de la magouille</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/organisation-non-gouvernementales-ong-au-mali-les-nids-de-la-magouille-69553.html</link>
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<pubDate>Tue, 29 May 2012 01:55:02 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p align="left"><strong><em>Si l’avènement de la démocratie au Mali  a engendré la multiplication des ONG, il a aussi ouvert la porte à d’implacables escrocs qui, au nom du peuple, mobilisent les fonds des donateurs à leurs seul profit. </em></strong></p>
Comme nombre de nos structures publiques, la gestion de ces ONG, laisse à désirer dans notre pays.

Créées pour améliorer les conditions de vie des maliens qui vivent généralement en dessous du seuil de la pauvreté, ces structures, ne profitent qu’à un nombre très limité de nos concitoyens. Et, les stratèges de ces nids d’escrocs ne sont autres que leurs gestionnaires.

Ceux-ci élaborent des projets lesquels, s’ils venaient à être réalisés, contribueraient sans nul doute à booster le développement.

Mais seulement voilà, : le montage réussi de ces projets n’est qu’une manière pour jouir sans détour de financement.

Et, une fois le financement acquis, commence la gabegie.

Achats d’équipements, attribution de gros salaires, surfacturations à la pelle et seulement une exécution symbolique des taches…

De nos jours, elles sont nombreuses les ONG  maliennes à rapporter aux gestionnaires de grosses sommes d’argent.

Certains coordinateurs d’ONG sont payés à plus de 500 mille franc CFA, sans compter les primes et autres avantages ainsi que les sous résultants des détournements et  surfacturations.

Plus grave, ces gestionnaires, en plus d’être trop bien payés, sont dotés de grosses voitures et, passent la plupart de leur temps à se balader de site en site, histoire de suivre les "réalisations".

Et certains, pour masquer leurs détournements, font tout pour que le délai imparti pour la fin des activités ne soit pas respecté. Cela, dans l’espoir de bénéficier d’un rallongement de budget de la part des bailleurs de fonds, lesquels font malheureusement plus confiance aux ONG qu’à nos gouvernants.

Cela, malgré le fait que les ONG maliennes, pour la plupart sont de nos jours gérées par des personnages douteux.

A titre d’exemple, une école fondamentale de Kalabancoro, financée par des bailleurs reçoit de ceux-ci (chaque année), plus de 10 millions de FCFA au nom de ses élèves considérés comme des enfants défavorisés, des orphelins et des démunis.

Hélas, les sous destinés à entretenir ces enfants sont empochés par le promoteur qui bénéfice en outre, d’autres fonds dans le cadre de la micro finance.

Il y a aussi le cas de cette ONG opérant dans la région de Sikasso, dans le domaine du maraîchage.

A en croire nos sources, cette ONG est entrain de réaliser à moitié, des puits à grand diamètres à coup de millions tout en sachant que la qualité d’eau disponible dans le forage ne suffira pas pour entretenir les plantes.

En conséquence, les femmes opérant dans ces périmètre ont, courant cette année, vu leurs plantes sécher par manque d’eau.

Par ailleurs, des sacs de lait en poudre destinés à des nourrissons et gérés par la même ONG disparaissent régulièrement au sein de cette structure. Paradoxe, l’ONG en question est officiellement réputée pour son travail "bien fait". Ce qui fait qu’elle est toujours financée par les bailleurs de fonds.

Ainsi, gérer une ONG au Mali est devenu le souhait le plus ardent de tous.

Il est à retenir également que nombre de leaders politiques qui concourent à l’obtention des financements ne pensent qu’à profiter de ces mannes pour nourrir leur parti.

Conséquence : la plupart des ONG maliennes naissent et disparaissent sans poser d’actes concrets.

Au Mali, la plupart des ONG sont créées pour enrichir une poignée d’individus et non pour améliorer les conditions de vie de nos concitoyens.

<strong>Malick CAMARA</strong>

&nbsp;
<h1 align="left"></h1>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>La corruption et les révisions constitutionnelles :
Dévorent la démocratie en Afrique</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/la-corruption-et-les-rvisions-constitutionnelles-dvorent-la-dmocratie-en-afrique-42773.html</link>
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<pubDate>Tue, 10 Jan 2012 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p><span style=\"color: rgb(51, 51, 153);\"><em><strong><span style=\"font-size: x-small;\"><br />
&nbsp;La 16&egrave;me Conf&eacute;rence des chefs d&rsquo;Etat de France et d&rsquo;Afrique avait permis de faire le point sur les sujets politiques et &eacute;conomiques concernant l&rsquo;ensemble des pays repr&eacute;sent&eacute;s, dans un climat de confiance et de v&eacute;rit&eacute;. Dans son discours, Fran&ccedil;ois Mitterrand avait r&eacute;affirm&eacute; la priorit&eacute; africaine de la France et avait&nbsp; encourag&eacute; les Etats dans leurs efforts vers plus de libert&eacute; et l&rsquo;instauration d&rsquo;un Etat de droit : &laquo;La France liera tout son effort de contribution aux efforts qui seront accomplis pour aller vers plus de libert&eacute;&raquo;. Et Mitterrand d&rsquo;ajouter : &laquo;A vous peuples libres, &agrave; vous Etats souverains que je respecte, de choisir votre voie, d&rsquo;en d&eacute;terminer les &eacute;tapes et l&rsquo;allure&raquo;.</span></strong></em></span></p>
<p><span style=\"font-size: x-small;\"><br />
Au cours de ce sommet, des mesures importantes ont &eacute;t&eacute; prises pour d&eacute;sendetter les &eacute;conomies africaines. Elles consistaient &agrave; n&rsquo;accorder par principe que des dons aux pays les moins avanc&eacute;s, et &agrave; r&eacute;duire de moiti&eacute; les taux d&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t des pr&ecirc;ts consentis aux pays &agrave; revenu interm&eacute;diaire. Ces dispositions manifestaient, une fois encore, la volont&eacute; de la France d&rsquo;aider le mieux possible l&rsquo;Afrique &agrave; sortir d&rsquo;une crise, dont la dette constitue l&rsquo;un des facteurs principaux.</span></p>
<p><span style=\"font-size: x-small;\"><br />
La dette, quand on y regarde de pr&egrave;s, quand on regarde ou est pass&eacute; l&rsquo;argent, c&rsquo;est dans la plupart des cas une escroquerie absolument gigantesque. Alors, avec tout &ccedil;a on arrive &agrave; la fin des ann&eacute;es 1980. La d&eacute;cennie 80-90 a &eacute;t&eacute; marqu&eacute;e sur le continent par les Programmes d&rsquo;ajustement structurel commun&eacute;ment appel&eacute; PAS impos&eacute; par le FMI et la Banque mondiale.<br />
<br />
Le vent de la d&eacute;mocratie<br />
Il y a eu une pouss&eacute;e d&eacute;mocratique apr&egrave;s la chute du mur de Berlin. Elle a commenc&eacute;&nbsp; en Afrique au Benin par une Conf&eacute;rence nationale. Et &agrave; ce moment-l&agrave;, les dictateurs ont eu beaucoup de mal &agrave; r&eacute;sister &agrave; cette pression. Ils allaient affronter des &eacute;lections, mais ils ne pouvaient plus tenir comme discours politique : &laquo;Je me repr&eacute;sente parce que je fais le bien du peuple, parce que je vais assurer son d&eacute;veloppement&raquo;. Ce n&rsquo;est plus cr&eacute;dible, et donc les dictateurs se sont mis &agrave; utiliser l&rsquo;arme ultime des politiques, le bouc &eacute;missaire, qui malheureusement marche depuis les d&eacute;buts de l&rsquo;humanit&eacute;.<br />
Ils se mettent &agrave; expliquer que, s&rsquo;il y a des malheurs dans le pays, ce n&rsquo;est pas&nbsp; leur faute, c&rsquo;est la faute de l&rsquo;autre ethnie, &laquo;cette ethnie que vous ha&iuml;ssez, n&rsquo;est-ce pas, et qui, si elle vient au pouvoir, va vous &ocirc;ter le pain de la bouche, prendre toutes les hautes fonctions, et m&ecirc;me, &eacute;ventuellement, vous massacrer&raquo;. C&rsquo;est ce discours qui a &eacute;t&eacute; tenu au Rwanda, c&rsquo;est ce qui menace dans un certain nombre d&rsquo;autres pays. C&rsquo;est un sc&eacute;nario sous-jacent &agrave; ce qui s&rsquo;est pass&eacute; en C&ocirc;te d&rsquo;Ivoire.<br />
A la criminalit&eacute; &eacute;conomique et &agrave; des r&eacute;gimes dictatoriaux souvent tortionnaires, on a rajout&eacute; une criminalit&eacute; politique de masse en dressant les gens les uns contre les autres. Comme l&rsquo;affirme Philippe Essomba, c&rsquo;est comme si l&rsquo;Afrique est &agrave; la remorque de l&rsquo;Europe qui exercerait un droit de suzerainet&eacute; sur leurs vassaux&nbsp; africains.<br />
Et Herv&eacute; Bourges dans son livre &laquo;Les 50 Afriques&raquo; : hier, aujourd&rsquo;hui, demain &eacute;crit &agrave; propos de l&rsquo;Afrique : &laquo;Nous sommes pessimistes parce que l&rsquo;Afrique qui n&rsquo;int&eacute;ressait que tr&egrave;s peu les grandes puissances il y a encore quelques ann&eacute;es, en dehors des grandes puissances coloniales qui avaient des int&eacute;r&ecirc;ts &agrave; d&eacute;fendre, et qui avaient aussi un devoir de ne pas se d&eacute;sint&eacute;resser de ce qui s&rsquo;y passait, est devenue un enjeu mondial et, de ce fait, dans la mesure o&ugrave; cette Afrique-l&agrave; est une Afrique aux Etats peu solides, aux nations en gestation, aux fronti&egrave;res artificielles, aux &eacute;conomies factices, cette Afrique-l&agrave; est une Afrique fragile, et en cons&eacute;quence elle est &agrave; la merci des jeux des grandes puissances&raquo;.<br />
<br />
Relation France et dictateurs<br />
Entre la France et les dictateurs africains, il existe une solidarit&eacute;&nbsp; &eacute;tablie par le biais de la Fran&ccedil;afrique. Ces fonctionnements de solidarit&eacute; entre un certain nombre de Fran&ccedil;ais et d&rsquo;Africains se sont organis&eacute;s pour tenir ces pays politiquement&nbsp; par la dictature, militairement avec les mercenaires, et &agrave; travers un certain nombre de circuits financiers pompant l&rsquo;argent des mati&egrave;res premi&egrave;res, l&rsquo;argent de la dette, l&rsquo;argent de l&rsquo;aide publique au d&eacute;veloppement. La mise en sc&egrave;ne de ces fonctionnements fut le discours de la Baule en juillet 1990. La Fran&ccedil;afrique a &eacute;t&eacute; prise au d&eacute;pourvu par une r&eacute;volution d&eacute;mocratique au B&eacute;nin.<br />
<br />
Le mode des &eacute;lections op&eacute;r&eacute;es par la Fran&ccedil;afrique<br />
La France a organis&eacute; un syst&egrave;me qui a march&eacute; de mani&egrave;re quasi infaillible pendant pratiquement dix ans. Il a ainsi consist&eacute; en ceci : avec notre argent, l&rsquo;aide publique au d&eacute;veloppement, on envoie des urnes transparentes, des bulletins de vote et des enveloppes dans ces pays ; on d&eacute;clare : &laquo;Oui, vraiment, c&rsquo;est bien, ils arrivent &agrave; la d&eacute;mocratie ; donc, on va les aider&raquo; ; et en m&ecirc;me temps, on envoie dans les capitales de ces pays des coop&eacute;rants tr&egrave;s sp&eacute;ciaux, des r&eacute;seaux Pasqua ou de la mairie de Paris, qui viendront installer&nbsp; un syst&egrave;me informatique de centralisation des r&eacute;sultats un peu sp&eacute;cial : alors que les gens(assesseurs) ont veill&eacute; jour et nuit aupr&egrave;s des urnes pour &ecirc;tre s&ucirc;rs que leur suffrage soit respect&eacute;, alors qu&rsquo;ils ont vot&eacute; &agrave; 70 ou 80% pour chasser le dictateur.<br />
Le peuple ayant massivement vot&eacute; pour chasser le dictateur se retrouvera &agrave; la fin avec un dictateur r&eacute;&eacute;lu avec 80% des voix&hellip; ou 52% s&rsquo;il est modeste. Voil&agrave; une alchimie extraordinaire. La Fran&ccedil;afrique avec son argent aide les pays africains&nbsp; &agrave; se doter d&rsquo;instruments de d&eacute;mocratie. Au m&ecirc;me moment, les r&eacute;seaux de la Fran&ccedil;afrique arrivent &agrave; faire en sorte que ces pays aient encore pire qu&rsquo;un dictateur, un dictateur &laquo;l&eacute;gitim&eacute; d&eacute;mocratiquement&raquo;. Et&nbsp; cela s&rsquo;est pass&eacute; 50 fois entre 1991 et 2003 en Afrique, avec chaque fois le m&ecirc;me syst&egrave;me, chaque fois le m&ecirc;me discours, que ce soit au Togo, au Cameroun, au Congo Brazza, au Gabon, &agrave; Djibouti, en Mauritanie&hellip;</span></p>
<p><span style=\"font-size: x-small;\"><br />
Il n&rsquo;y a eu que trois ou quatre exceptions dans deux pays pauvres d&rsquo;abord, parce qu&rsquo;ils sont trop pauvres pour int&eacute;resser beaucoup la Fran&ccedil;afrique ; le Mali, avec le renversement du dictateur Moussa Traor&eacute;, et le Niger, ou quelques officiers progressistes ont renvers&eacute; le dictateur install&eacute; par Foccart, qui s&rsquo;appelait Ibrahim Barr&eacute; Mainassara(1998). Alors l&agrave;, quand ils ont renvers&eacute; le dictateur, la France a cri&eacute; &agrave; l&rsquo;interruption du processus d&eacute;mocratique. Elle a coup&eacute; sa coop&eacute;ration. Et donc les Nig&eacute;riens ont organis&eacute; leurs &eacute;lections&nbsp; sans et malgr&eacute; la France. Et &ccedil;a donn&eacute; les &eacute;lections les plus incontest&eacute;es depuis quarante ans en Afrique. Il n&rsquo;y a pratiquement pas eu un bulletin contest&eacute;. Et puis, il y a encore deux exceptions c&eacute;l&egrave;bres.<br />
Toujours s&rsquo;agissant du Niger des militaires patriotes ont mis fin au troisi&egrave;me mandat forc&eacute; (r&eacute;vision de la Constitution) de Mamadou Tandia en 2010.Au Mali le doute plane sur la tenue des &eacute;lections g&eacute;n&eacute;rales de 2012&nbsp; aux dates indiqu&eacute;es par le gouvernement.<br />
<br />
Le S&eacute;n&eacute;gal<br />
Au S&eacute;n&eacute;gal, o&ugrave; il y avait&nbsp; une fraude institu&eacute;e depuis tr&egrave;s longtemps, s&rsquo;est produite une invention d&eacute;mocratique. La soci&eacute;t&eacute;, qui en avait marre de l&rsquo;ancien r&eacute;gime corrompu- &ccedil;a ne veut pas dire que le nouveau est parfait, loin de l&agrave;-voulait au moins pouvoir changer de pr&eacute;sident. Eh bien, ils ont jumel&eacute; les t&eacute;l&eacute;phones portables et les radios locales de mani&egrave;re &agrave; annoncer en direct les r&eacute;sultats &agrave; chaque d&eacute;pouillement d&rsquo;urne, pour que l&rsquo;on ne&nbsp; puisse pas truquer la totalisation. Ainsi dans d&rsquo;autres pays, on a retard&eacute; la mise sur le march&eacute; des t&eacute;l&eacute;phones portables. Le pr&eacute;sident sortant S&eacute;n&eacute;galais brigue un troisi&egrave;me mandat malgr&eacute; son &acirc;ge (85 ans) appuy&eacute; en cela par une r&eacute;vision constitutionnelle.<br />
<br />
Autres exemples de d&eacute;saveux&nbsp; &agrave; la Fran&ccedil;afrique : Madagascar<br />
Le cas des &eacute;lections Malgaches est unique dans l&rsquo;histoire de l&rsquo;humanit&eacute;. Jour et nuit, pendant quatre ou cinq mois, entre 500 000 et 1000000 de personnes ont tenu la rue pour d&eacute;fendre le candidat &eacute;lu et obtenir son installation &agrave; la place du dictateur soutenu par l&rsquo;Elys&eacute;e et par la Fran&ccedil;afrique. </span></p>
<p><span style=\"font-size: x-small;\"><br />
Sous la pluie, des femmes de 70 ans, des m&egrave;res de famille, etc., une mar&eacute;e humaine se gardant de toute violence, a r&eacute;ussi peu &agrave; peu, par son courage, &agrave; dissuader l&rsquo;arm&eacute;e et les milices du r&eacute;gime. Chaque fois que l&rsquo;arm&eacute;e voulait attaquer le mouvement populaire, il y avait toujours une femme ou une fille de g&eacute;n&eacute;ral dans la manifestation qui appelait sur son t&eacute;l&eacute;phone portable le p&egrave;re ou le mari pour dire : &laquo;Nous sommes dans la manifestation&raquo;. Et peu &agrave; peu les g&eacute;n&eacute;raux, les officiers ont craqu&eacute; l&rsquo;un apr&egrave;s l&rsquo;autre, ils sont pass&eacute;s dans le camp du pr&eacute;sident &eacute;lu. C&rsquo;est un exemple vraiment assez exceptionnel, tellement inqui&eacute;tant pour les dictateurs&nbsp; en place qu&rsquo;ils ont mis un an avant de reconnaitre le nouveau r&eacute;gime.<br />
Donc, tout n&rsquo;est pas d&eacute;sesp&eacute;r&eacute;. Mais disons que pour ce qui est de notre r&ocirc;le, du r&ocirc;le de la France, on a pass&eacute; son temps &agrave; faire &laquo;valider&raquo; par les urnes l&rsquo;inverse de la volont&eacute; du peuple, quitte &agrave; d&eacute;gouter les gens de la d&eacute;mocratie. La plupart des g&eacute;n&eacute;raux africains francophones, y compris les g&eacute;n&eacute;raux- pr&eacute;sidents ou candidats, sont les fr&egrave;res d&rsquo;armes des militaires fran&ccedil;ais.<br />
L&rsquo;arm&eacute;e fran&ccedil;aise tient beaucoup &agrave; l&rsquo;Afrique ; elle y pratique et exp&eacute;rimente la politique de la&nbsp; France.<br />
<strong>Safoun&egrave; KOUMBA</strong><br />
<br />
<br />
</span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mafia au ministère de l’agriculture :
La Directrice des finances et du matériel au cœur d’un scandale</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/mafia-au-ministre-de-lagriculture-la-directrice-des-finances-et-du-matriel-au-cur-dun-scandale-40310.html</link>
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<pubDate>Thu, 22 Dec 2011 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Ciwara Info</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p>
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<![endif]--><span style=\"font-size: x-small;\"><b><i style=\"\"><span style=\"font-family: Arial; color: rgb(51, 51, 153);\">Depuis plusieurs mois, le minist&egrave;re de l&rsquo;agriculture est en &eacute;bullition &agrave; cause de la mauvaise gestion du dossier d&rsquo;attribution d&rsquo;un march&eacute; qui n&rsquo;est pourtant pas particulier. Il s&rsquo;agit du volet de construction des voies d&rsquo;acc&egrave;s, des digues de protection du p&eacute;rim&egrave;tre de Sarantomo et de l&rsquo;ouvrage de vidange de Pondori. Le tout s&rsquo;inscrit dans le cadre de la mise en &oelig;uvre du Programme de d&eacute;veloppement de l&rsquo;irrigation dans le bassin du Bani et &agrave; S&eacute;lingu&eacute; (PDI-BS). Lire notre enqu&ecirc;te</span></i></b></span><b><i style=\"\"><span style=\"font-size: 10pt; font-family: Arial; color: rgb(51, 51, 153);\"><o:p></o:p></span></i></b></span>
<p style=\"margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; line-height: normal;\" class=\"MsoNormal\"><span style=\"font-size: x-small;\"><b><span style=\"font-family: Arial;\">De quoi s&rsquo;agit-il?</span></b></span><b><span style=\"font-size: 10pt; font-family: Arial;\"><o:p></o:p></span></b></p>
<p style=\"margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; line-height: normal;\" class=\"MsoNormal\"><span style=\"font-size: x-small;\"><span style=\"font-family: Arial;\">Quand tout le monde veut bouffer les fonds des partenaires financiers du Mali, en faisant recours &agrave; ses affinit&eacute;s avec le pouvoir en place cela abouti toujours &agrave; des blocages. Apr&egrave;s avoir &eacute;t&eacute; accus&eacute;s &agrave; tort par des incapables, Dieu seul sait qu&rsquo;ils sont nombreux au minist&egrave;re de l&rsquo;agriculture et dans les structures relevant de ce d&eacute;partement, nous avons fouill&eacute; et farfouill&eacute; cette affaire qui ressemble <i style=\"\">&laquo;&agrave; du p&eacute;trole&raquo;</i> pour certains saigneurs de notre &eacute;conomie nationale. Aujourd&rsquo;hui, nous allons entamer une s&eacute;rie de publications pour faire la lumi&egrave;re sur ce qui se fait dans l&rsquo;opacit&eacute; la plus totale par rapport &agrave; ce march&eacute;.</span></span><span style=\"font-size: 10pt; font-family: Arial;\"><o:p></o:p></span></p>
<p style=\"margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; line-height: normal;\" class=\"MsoNormal\"><span style=\"font-size: x-small;\"><span style=\"font-family: Arial;\">Chacune de nos articles sera &eacute;tay&eacute;e par des r&eacute;f&eacute;rences officielles authentiques (copie des lettres confidentielles et des proc&egrave;s verbaux).</span></span><span style=\"font-size: 10pt; font-family: Arial;\"><o:p></o:p></span></p>
<p style=\"margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; line-height: normal;\" class=\"MsoNormal\"><span style=\"font-size: x-small;\"><b><span style=\"font-family: Arial;\">Suivez nos regards</span></b></span><b><span style=\"font-size: 10pt; font-family: Arial;\"><o:p></o:p></span></b></p>
<p style=\"margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; line-height: normal;\" class=\"MsoNormal\"><span style=\"font-size: x-small;\"><span style=\"font-family: Arial;\">Il y a quelques mois, une commission technique a &eacute;t&eacute; mise en place au niveau du minist&egrave;re de l&rsquo;agriculture afin d&rsquo;examiner les diff&eacute;rentes offres des soci&eacute;t&eacute;s qui ont soumissionn&eacute; &agrave; ce march&eacute;. Deux g&eacute;ants avaient pu sortir leur t&ecirc;te de l&rsquo;eau. Il s&rsquo;agit de Alhassane Djitt&egrave;ye promoteur de la soci&eacute;t&eacute; SMDTP-SARL et de Oumar Konar&eacute; PDG de EOK (Entreprise Oumar Konar&eacute;). Dans un premier temps et suite au d&eacute;pouillement d&rsquo;un avis d&rsquo;appel d&rsquo;offre international, le march&eacute; avait &eacute;t&eacute; provisoirement attribu&eacute; &agrave; M. Djitt&egrave;ye. Mais comme pour semer la pagaille, plus tard, ce dernier a &eacute;t&eacute; d&eacute;clar&eacute; inapte &agrave; r&eacute;aliser les travaux de ce march&eacute;. Ce qui tourna &agrave; l&rsquo;avantage de l&rsquo;Entreprise Oumar Konar&eacute; (EOK). Ce fut alors sens dessus dessous. On a alors appris que le ministre de l&rsquo;agriculture Alhassane Ag Aghatam et </span></span><span style=\"font-size: 10pt; font-family: Arial;\"><st1:personname w:st=\"on\" productid=\"la Direction\"><span style=\"font-size: x-small;\">la  Direction</span></st1:personname><span style=\"font-size: x-small;\"> g&eacute;n&eacute;rale des march&eacute;s publics et des d&eacute;l&eacute;gations de service public auraient re&ccedil;u des instructions de Koulouba pour que le march&eacute; soit attribu&eacute; &agrave; EOK. Vrai ou faux? En tout cas, cette information a &eacute;t&eacute; d&eacute;mentie de fa&ccedil;on officieuse.</span><o:p></o:p></span></p>
<p style=\"margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; line-height: normal;\" class=\"MsoNormal\"><span style=\"font-size: x-small;\"><b style=\"\"><span style=\"font-family: Arial;\">La mythomanie emp&ecirc;che l&rsquo;appareil d&rsquo;&Eacute;tat de tourner</span></b></span><b style=\"\"><span style=\"font-size: 10pt; font-family: Arial;\"><o:p></o:p></span></b></p>
<p style=\"margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; line-height: normal;\" class=\"MsoNormal\"><span style=\"font-size: x-small;\"><span style=\"font-family: Arial;\">Pourtant aujourd&rsquo;hui, on peut dire avec certitude, que la v&eacute;rit&eacute; est loin d&rsquo;&ecirc;tre dite dans cette affaire &agrave; cause certainement de la boulimie des uns et de l&rsquo;&eacute;gocentrisme des autres. Car si l&rsquo;immixtion du palais de Koulouba dans ce dossier a &eacute;t&eacute; d&eacute;mentie, par contre, une correspondance confidentielle de Mme Tounkara Fatoumata Sissoko Directrice des finances et du mat&eacute;riel du minist&egrave;re de l&rsquo;agriculture, vient contredire tout ce qui avait &eacute;t&eacute; pr&eacute;c&eacute;demment dit &agrave; haute voix dans les couloirs.</span></span><span style=\"font-size: 10pt; font-family: Arial;\"><o:p></o:p></span></p>
<p style=\"margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; line-height: normal;\" class=\"MsoNormal\"><span style=\"font-size: x-small;\"><span style=\"font-family: Arial;\">En effet, par lettre confidentielle N&deg;00869/MA-DFM du 12 D&eacute;cembre 2011 adress&eacute;e au Directeur g&eacute;n&eacute;ral des march&eacute;s publics et des d&eacute;l&eacute;gations de service public, Mme Tounkara a fait du parti pris. Mais elle n&rsquo;a pas regrett&eacute; d&rsquo;avoir voulu donner des instructions au Directeur g&eacute;n&eacute;ral des march&eacute;s publics. En fait par lettre N&deg; 4847 du 16 D&eacute;cembre 2011, le Directeur g&eacute;n&eacute;ral des march&eacute;s publics et des d&eacute;l&eacute;gations de service public, Sidi Almoctar Oumar, a &eacute;t&eacute; on ne peut plus clair. Voici le passage de sa lettre : <i style=\"\">&laquo;Par lettre confidentielle ci-dessus r&eacute;f&eacute;renc&eacute;e, vous avez bien voulu me demander de prendre les dispositions pour ent&eacute;riner les r&eacute;sultats des rapports de la commission d&rsquo;analyse et de jugement des offres avant la saisine du Conseil des ministres au titre de l&rsquo;attribution d&eacute;finitive des march&eacute;s concern&eacute;s&raquo;</i>. Que sous entend ce passage. Il veut tout simplement dire que </span></span><span style=\"font-size: 10pt; font-family: Arial;\"><st1:personname w:st=\"on\" productid=\"La Directrice\"><span style=\"font-size: x-small;\">la Directrice</span></st1:personname><span style=\"font-size: x-small;\"> des finances et du mat&eacute;riel du minist&egrave;re de l&rsquo;agriculture et ses chefs pr&eacute;f&egrave;rent que ce march&eacute; soit attribu&eacute; &agrave; Oumar Konar&eacute;. C&rsquo;est bien faisable, mais pourvu que cela se fasse dans le respect des r&egrave;gles du jeu d&eacute;finies par les textes nationaux.</span><o:p></o:p></span></p>
<p style=\"margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; line-height: normal;\" class=\"MsoNormal\"><span style=\"font-size: x-small;\"><span style=\"font-family: Arial;\">Comme si cela ne suffisait pas, plus loin, Sidi Almoctar Oumar ajoute&nbsp;ceci &agrave; endroit de Mme Tounkara Fatoumata Sissoko : <i style=\"\">&laquo;S&rsquo;agissant du pli n&deg;4 (Entreprise Oumar Konar&eacute;), vous avez joint &agrave; votre courrier les &eacute;l&eacute;ments de preuve relatifs aux exp&eacute;riences de l&rsquo;entreprise pour les travaux similaires&hellip;&raquo;</i> Et pourquoi </span></span><span style=\"font-size: 10pt; font-family: Arial;\"><st1:personname w:st=\"on\" productid=\"la DFM\"><span style=\"font-size: x-small;\">la  DFM</span></st1:personname><span style=\"font-size: x-small;\"> du minist&egrave;re de l&rsquo;agriculture n&rsquo;a-t-elle pas fait parvenir au Directeur g&eacute;n&eacute;ral des march&eacute;s publics, les preuves des autres soumissionnaires notamment celles de M. Djitt&egrave;ye? Ainsi, Sidi Almoctar Oumar a plant&eacute; la banderille au taureau en ces termes&nbsp;: <i style=\"\">&laquo;Il ressort de l&rsquo;examen de ces preuves qu&rsquo;elles sont insuffisantes par rapport &agrave; la similarit&eacute; et &agrave; la complexit&eacute; des travaux indiqu&eacute;s dans le dossier d&rsquo;appel d&rsquo;offres international (DAOI)&raquo;</i>.</span><o:p></o:p></span></p>
<p style=\"margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; line-height: normal;\" class=\"MsoNormal\"><span style=\"font-size: x-small;\"><span style=\"font-family: Arial;\">En conclusion, le Directeur g&eacute;n&eacute;ral des march&eacute;s publics et des d&eacute;l&eacute;gations de service public, Sidi Almoctar Oumar a donn&eacute;, &agrave; </span></span><span style=\"font-size: 10pt; font-family: Arial;\"><st1:personname w:st=\"on\" productid=\"La Directrice\"><span style=\"font-size: x-small;\">la Directrice</span></st1:personname><span style=\"font-size: x-small;\"> des finances et du mat&eacute;riel du minist&egrave;re de l&rsquo;agriculture, ce qui ressemble &agrave; une gifle. <i style=\"\">&laquo;De ce qui pr&eacute;c&egrave;de, les observations formul&eacute;es par mes services n&rsquo;ayant pas &eacute;t&eacute; prises en charge, j&rsquo;ai l&rsquo;honneur de vous informer que je ne peux donner mon avis de non objection sur les attributions provisoires faites par vos soins&raquo;</i>. Au regard de ce passage, Mme Tounkara Fatoumata Sissoko m&eacute;rite-t-elle&nbsp;d&rsquo;&ecirc;tre maintenue &agrave; son poste?</span><o:p></o:p></span></p>
<p style=\"margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; line-height: normal;\" class=\"MsoNormal\"><span style=\"font-size: x-small;\"><span style=\"font-family: Arial;\">De quel droit ou au nom de qui a-t-elle os&eacute; donner des instructions &agrave; </span></span><span style=\"font-size: 10pt; font-family: Arial;\"><st1:personname w:st=\"on\" productid=\"la Direction\"><span style=\"font-size: x-small;\">la Direction</span></st1:personname><span style=\"font-size: x-small;\"> g&eacute;n&eacute;rale des march&eacute;s publics et des d&eacute;l&eacute;gations de service public qui d&eacute;pend du minist&egrave;re de l&rsquo;&eacute;conomie et des finances? Cette structure n&rsquo;est pas sous la coupe de Alhassane Ag Aghatam ministre de l&rsquo;agriculture.</span><o:p></o:p></span></p>
<p style=\"margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; line-height: normal;\" class=\"MsoNormal\"><span style=\"font-size: x-small;\"><span style=\"font-family: Arial;\">Enfin, ce dossier restera-t-il dans l&rsquo;engrenage? &Agrave; quand sera-t-il valid&eacute; en Conseil des ministres? Qu&rsquo;attend </span></span><span style=\"font-size: 10pt; font-family: Arial;\"><st1:personname w:st=\"on\" productid=\"la Banque Islamique\"><span style=\"font-size: x-small;\">la  Banque Islamique</span></st1:personname><span style=\"font-size: x-small;\"> de d&eacute;veloppement (BID) qui finance ce volet du march&eacute;? Que nous ont dit Oumar Doumbia et Mme Tounkara Fatoumata Sissoko respectivement chef division approvisionnement et march&eacute;s publics et DFM du minist&egrave;re de l&rsquo;agriculture? Qu&rsquo;est-ce qui se trame au<b> </b>Programme de d&eacute;veloppement de l&rsquo;irrigation dans le bassin du Bani et &agrave; S&eacute;lingu&eacute; (PDI-BS)&nbsp;? Le coordinateur et la charg&eacute;e des march&eacute;s de ce programme ne sont-ils pas en connivence contre les int&eacute;r&ecirc;ts du ministre Aghatam?</span><o:p></o:p></span></p>
<p style=\"margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; line-height: normal;\" class=\"MsoNormal\"><span style=\"font-size: x-small;\"><b style=\"\"><span style=\"font-family: Arial;\">&Agrave; suivre&hellip;</span></b></span><b style=\"\"><span style=\"font-size: 10pt; font-family: Arial;\"><o:p></o:p></span></b></p>
<p style=\"margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; line-height: normal;\" class=\"MsoNormal\"><span style=\"font-size: x-small;\"><b style=\"\"><span style=\"font-family: Arial;\">Bah</span></b></span><span style=\"font-size: 10pt; font-family: Arial;\"><o:p></o:p></span></p>
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<title>Corruption au Mali : Un phénomène de plus en plus inquiétant</title>
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<pubDate>Wed, 07 Dec 2011 00:00:00 +0000</pubDate>
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</xml><![endif]--><span lang=\"FR\" style=\"line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;\">Au contraire ce ph&eacute;nom&egrave;ne continue de prendre de l&rsquo;ampleur. Du secteur public au secteur priv&eacute; m&ecirc;me au secteur informel ce ph&eacute;nom&egrave;ne demeure. Si les fonctionnaires de l&rsquo;&eacute;tat sont d&eacute;cri&eacute;s, force est de reconna&icirc;tre que le citoyen lambda est aussi responsable de cet &eacute;tat de fait. Ainsi il n&rsquo;est pas rare de voir un commer&ccedil;ant offrir trois cent mille francs CFA alors que ses marchandises sont estim&eacute;es &agrave; des de centaines de millions de francs CFA. De m&ecirc;me qu&rsquo;un chauffeur pr&eacute;f&egrave;re donner 1000FCFA voir 500FCFA pour ensuite aller mettre en danger la vie des passagers. Aujourd&rsquo;hui on peut dire sans se tromper que la corruption a de beaux jours devant elle car elle refl&egrave;te parfaitement la soci&eacute;t&eacute; socio -culturelle du Mali. Les fonctionnaires ne sont pas les seuls fautifs car celui qui refuse d&rsquo;&ecirc;tre corrompu est consid&eacute;r&eacute; comme un maudit de la soci&eacute;t&eacute;. En fait le corrupteur est plus dangereux que le corrompu car tout ce qui compte pour lui ce sont ses propres int&eacute;r&ecirc;ts et pas plus. Comme on le voit donc chacun de nous a sa part de responsabilit&eacute; dans ce ph&eacute;nom&egrave;ne. </span></span></p>
<p style=\"text-align: justify;\" class=\"MsoNormal\">&nbsp;</p>
<p><span style=\"font-size: x-small;\">
<p style=\"text-align: justify;\" class=\"MsoNormal\"><b style=\"\"><span lang=\"FR\" style=\"line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;\">Amara Kouyat&eacute;&nbsp;&nbsp;&nbsp; </span></b></p>
</span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>DFM du ministère de l’industrie, des Investissements et du Commerce :
Le torchon brûle entre la DFM et les fournisseurs</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/dfm-du-ministre-de-lindustrie-des-investissements-et-du-commerce-le-torchon-brle-entre-la-dfm-et-les-fournisseurs-37823.html</link>
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<pubDate>Tue, 06 Dec 2011 00:00:00 +0000</pubDate>
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<![endif]--><span style=\"font-size: x-small;\"><st1:personname w:st=\"on\" productid=\"la DFM\"><b><i style=\"\"><span style=\"font-family: Arial; color: rgb(51, 51, 153);\">La DFM</span></i></b></st1:personname><b><i style=\"\"><span style=\"font-family: Arial; color: rgb(51, 51, 153);\"> &agrave; couteaux tir&eacute;s avec les fournisseurs. Elle dans le collimateur de ceux-ci.</span></i></b><i style=\"\"><span style=\"font-family: Arial; color: rgb(51, 51, 153);\"> <b>Les fins d&rsquo;ann&eacute;e constituent les p&eacute;riodes de fin et de renouvellement des contrats au sein des Directions des Finances et du Mat&eacute;riel des d&eacute;partements minist&eacute;riels. Chose normale. Au minist&egrave;re de l&rsquo;Industrie, des Investissements et du Commerce, la nouvelle DFM, Mme Tembely Ass&eacute;kou Koniba Traor&eacute; a trouv&eacute; une formule pas tr&egrave;s catholique. Celle du chantage. </b></span></i></span><i style=\"\"><span style=\"font-size: 10pt; font-family: Arial; color: rgb(51, 51, 153);\"><o:p></o:p></span></i></span>
<p style=\"text-align: justify; line-height: normal;\" class=\"MsoNormal\"><span style=\"font-size: x-small;\"><span style=\"font-family: Arial;\">En collusion avec certains cadres du cabinet ayant des int&eacute;r&ecirc;ts personnels pour le renouvellement de certains contrats.<b> </b></span><span style=\"font-family: Arial;\">Nomm&eacute;e, il y a seulement quelques mois, la nouvelle Directrice des Finances et du Mat&eacute;riel (DFM) du minist&egrave;re de l&rsquo;Industrie, des Investissements et du Commerce, Mme Tembely Ass&eacute;kou Koniba Traor&eacute;, laisse des traces. Elle se fait beaucoup parler d&rsquo;elle &agrave; cause de sa m&eacute;thode et de son attitude face &agrave; certains op&eacute;rateurs &eacute;conomiques, prestataires de services et autres fournisseurs. Elle vient d&rsquo;adresser un courrier &agrave; tous ceux qui ont des contrats de prestations de services divers avec le minist&egrave;re. Cette lettre indique leur contrat arrive &agrave; terme au 31 d&eacute;cembre 2011. Le courrier poursuit que&nbsp;:&nbsp;&laquo;&nbsp;par cons&eacute;quent, sa reconduction est soumise &agrave; une autorisation expresse de l&rsquo;autorit&eacute; contractante&nbsp;&raquo;. Cette lettre a jet&eacute; un froid dans le monde des fournisseurs du d&eacute;partement. Elle est per&ccedil;ue par certains comme un moyen de chantage. Parce qu&rsquo;on murmure que d&eacute;sormais aucun contrat de quelque nature que &ccedil;a soit ne sera sign&eacute; sans l&rsquo;aval de </span></span><span style=\"font-size: 10pt; font-family: Arial;\"><st1:personname w:st=\"on\" productid=\"la DFM\"><span style=\"font-size: x-small;\">la  DFM</span></st1:personname><span style=\"font-size: x-small;\"> et de son clan. C&rsquo;est-&agrave;-dire, certains cadres du cabinet et fournisseurs privil&eacute;gi&eacute;s, recommand&eacute;s ou qui mettent la main &agrave; la poche pour avoir un march&eacute;. </span><o:p></o:p></span></p>
<p style=\"text-align: justify; line-height: normal;\" class=\"MsoNormal\"><span style=\"font-size: x-small;\"><span style=\"font-family: Arial;\">De toutes les fa&ccedil;ons, la missive confirme, selon nos sources, les suspicions autour de Mme Tembely Ass&eacute;kou Koniba Traor&eacute;. Quelques semaines apr&egrave;s sa nomination, elle a pris l&rsquo;engagement de faire table rase du pass&eacute; et de partir sur des nouvelles bases. Elle a dit qu&rsquo;elle ne renouvellera pas certains contrats. Elle est aid&eacute;e dans sa sale besogne par certains cadres du cabinet. &laquo;&nbsp;Elle est de mauvaise foi cette DFM. Elle n&rsquo;a pas l&rsquo;intention de proc&eacute;der au renouvellement de certains contrats&nbsp;&raquo;, nous a dit un fournisseur. Aussi, des sources proches du cabinet et de certains op&eacute;rateurs &eacute;conomiques soulignent qu&rsquo;elle veut privil&eacute;gier certains au profit d&rsquo;autres. </span></span><span style=\"font-size: 10pt; font-family: Arial;\"><o:p></o:p></span></p>
<p style=\"text-align: justify; line-height: normal;\" class=\"MsoNormal\"><span style=\"font-size: x-small;\"><span style=\"font-family: Arial;\">Au cabinet, les avis sont divers sur elle. Certains, ils sont les plus nombreux, la reproche sa lenteur dans le traitement des dossiers. D&rsquo;autres disent qu&rsquo;elle ne ma&icirc;trise pas tellement son sujet. A sein de </span></span><span style=\"font-size: 10pt; font-family: Arial;\"><st1:personname w:st=\"on\" productid=\"la DFM\"><span style=\"font-size: x-small;\">la DFM</span></st1:personname><span style=\"font-size: x-small;\"> du minist&egrave;re, elle ne fait pas l&rsquo;unanimit&eacute;. Elle n&rsquo;est pas en odeur de saintet&eacute; avec le personnel dont une grande partie juge sa m&eacute;thode d&rsquo;archa&iuml;que. A ce rythme, l&rsquo;on se demande si elle fera long feu. </span><o:p></o:p></span></p>
<p style=\"text-align: justify; line-height: normal;\" class=\"MsoNormal\"><span style=\"font-size: x-small;\"><b><span style=\"font-family: Arial;\">Moussa Mamadou Bagayoko</span></b></span><span style=\"font-size: 10pt; font-family: Arial;\"><o:p></o:p></span></p>
</p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mauvaise gestion :
La corruption s’est aggravée au  Mali en 2011 selon  Transparency International</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/mauvaise-gestion-la-corruption-sest-aggrave-au-mali-en-2011-selon-transparency-international-37814.html</link>
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<pubDate>Tue, 06 Dec 2011 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Indicateur du Renouveau</dc:creator>
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<![endif]--><span style=\"font-size: x-small;\"><b style=\"\"><i style=\"\"><span style=\"line-height: 115%; font-family: Arial; color: rgb(51, 51, 153);\">L&rsquo;ONG Transparency International a&nbsp; publi&eacute;&nbsp;&nbsp; vendredi 2 d&eacute;cembre 2011 son Indice de perception de la corruption (IPC) 2011 concernant 13 pays. Une fois encore, les pays africains sont &agrave; la traine. Si la derni&egrave;re place de </span></i></b></span><b style=\"\"><i style=\"\"><span style=\"font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: Arial; color: rgb(51, 51, 153);\"><st1:personname w:st=\"on\" productid=\"la Somalie\"><span style=\"font-size: x-small;\">la Somalie</span></st1:personname><span style=\"font-size: x-small;\"> n&rsquo;est pas surprenante, c&rsquo;est le Botswana qui est le mieux plac&eacute; &agrave; la 32e place. Notre pays&nbsp; s&rsquo;enfonce &agrave; la 118e place, 22 places perdues en 4 ans.</span><o:p></o:p></span></i></b></span>
<p style=\"text-align: justify;\" class=\"MsoNormal\"><span style=\"font-size: x-small;\"><span style=\"line-height: 115%; font-family: Arial;\">Transparency International a publi&eacute; vendredi dernier &eacute;galement&nbsp; son Indice de perception de </span></span><span style=\"font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: Arial;\"><st1:personname w:st=\"on\" productid=\"la Corruption\"><span style=\"font-size: x-small;\">la Corruption</span></st1:personname><span style=\"font-size: x-small;\"> (IPC) 2011, un classement &eacute;valuant 183 pays en fonction de la perception du niveau de corruption affectant leur administration publique et classe politique. Le Mali a am&eacute;lior&eacute; son classement, mais reste toujours &agrave; la traine, 118e&nbsp; place du classement mondial, 23e en Afrique et 8e en Afrique de l&rsquo;ouest puisque devanc&eacute; par le Cap Vert (41e), le Ghana (69), le Lib&eacute;ria (100e), le B&eacute;nin, le Burkina Faso (100e ) et le S&eacute;n&eacute;gal(112). Le Classement mondial est men&eacute; par </span><st1:personname w:st=\"on\" productid=\"la Nouvelle Z&#65513;lande\"><span style=\"font-size: x-small;\">la Nouvelle Z&eacute;lande</span></st1:personname><span style=\"font-size: x-small;\"> alors que les Etats-Unis et </span><st1:personname w:st=\"on\" productid=\"la France\"><span style=\"font-size: x-small;\">la  France</span></st1:personname><span style=\"font-size: x-small;\"> occupent respectivement les 24 et 25 e&nbsp; places.</span><o:p></o:p></span></p>
<p style=\"text-align: justify;\" class=\"MsoNormal\"><span style=\"font-size: x-small;\"><b style=\"\"><span style=\"line-height: 115%; font-family: Arial;\">Le Mali s&rsquo;enfonce</span></b></span><b style=\"\"><span style=\"font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: Arial;\"><o:p></o:p></span></b></p>
<p style=\"text-align: justify;\" class=\"MsoNormal\"><span style=\"font-size: x-small;\"><span style=\"line-height: 115%; font-family: Arial;\">Notre pays continue de s&rsquo;enfoncer dans les profondeurs du classement des pays les moins corrompus. En effet, son classement 2010, le Mali&nbsp; occupait la 116&egrave;me place sur 178 pays class&eacute;s, avec un indice de perception de la corruption s'&eacute;levant &agrave; 2,7 sur une &eacute;chelle de 10 points. Ce qui constitue un recul par rapport au pr&eacute;c&eacute;dent, celui de 2009, dans lequel il s'affichait au 111&egrave;me rang avec un indice de 2,8. Dans le classement 2008, il &eacute;tait au 96&egrave;me rang avec un indice de perception de la corruption de 3,1, soit une d&eacute;gringolade de 15 places. M&ecirc;me si notre pays n'a perdu dans le dernier classement que 5 points comparativement au pr&eacute;c&eacute;dent, ce rang est loin d'&ecirc;tre honorable pour le Mali. </span></span><span style=\"font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: Arial;\"><o:p></o:p></span></p>
<p style=\"text-align: justify;\" class=\"MsoNormal\"><span style=\"font-size: x-small;\"><span style=\"line-height: 115%; font-family: Arial;\">Autant dire que le Mali est en train de s'enfoncer dans les eaux glauques de la corruption et de la mal gouvernance&nbsp; socio-&eacute;conomique. A la grande joie des d&eacute;linquants &agrave; col blanc requinqu&eacute;s par l'impunit&eacute; ambiante.</span></span><span style=\"font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: Arial;\"><o:p></o:p></span></p>
<p style=\"text-align: justify;\" class=\"MsoNormal\"><span style=\"font-size: x-small;\"><span style=\"line-height: 115%; font-family: Arial;\">L&rsquo;existence du Bureau du V&eacute;rificateur G&eacute;n&eacute;ral et l'armada d'organismes de contr&ocirc;le, l'organisation des Etats g&eacute;n&eacute;raux de la lutte contre la corruption, ceux qu'on a l'habitude d'appeler les &quot; mercenaires du statu quo &quot; n&rsquo;ont&nbsp; servi &agrave; rien.</span></span><span style=\"font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: Arial;\"><o:p></o:p></span></p>
<p style=\"text-align: justify;\" class=\"MsoNormal\"><span style=\"font-size: x-small;\"><span style=\"line-height: 115%; font-family: Arial;\"><o:p>&nbsp;</o:p></span></span><span style=\"font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: Arial;\"><o:p></o:p></span></p>
<p style=\"text-align: justify;\" class=\"MsoNormal\"><span style=\"font-size: x-small;\"><span style=\"line-height: 115%; font-family: Arial;\">1 Nouvelle Z&eacute;lande </span></span><span style=\"font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: Arial;\"><o:p></o:p></span></p>
<p style=\"text-align: justify;\" class=\"MsoNormal\"><span style=\"font-size: x-small;\"><span style=\"line-height: 115%; font-family: Arial;\">24 &Eacute;tats-Unis </span></span><span style=\"font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: Arial;\"><o:p></o:p></span></p>
<p style=\"text-align: justify;\" class=\"MsoNormal\"><span style=\"font-size: x-small;\"><span style=\"line-height: 115%; font-family: Arial;\">25 France </span></span><span style=\"font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: Arial;\"><o:p></o:p></span></p>
<p style=\"text-align: justify;\" class=\"MsoNormal\"><span style=\"font-size: x-small;\"><span style=\"line-height: 115%; font-family: Arial;\">32 Botswana </span></span><span style=\"font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: Arial;\"><o:p></o:p></span></p>
<p style=\"text-align: justify;\" class=\"MsoNormal\"><span style=\"font-size: x-small;\"><span style=\"line-height: 115%; font-family: Arial;\">41 Cap Vert </span></span><span style=\"font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: Arial;\"><o:p></o:p></span></p>
<p style=\"text-align: justify;\" class=\"MsoNormal\"><span style=\"font-size: x-small;\"><span style=\"line-height: 115%; font-family: Arial;\">46 &Icirc;le Maurice </span></span><span style=\"font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: Arial;\"><o:p></o:p></span></p>
<p style=\"text-align: justify;\" class=\"MsoNormal\"><span style=\"font-size: x-small;\"><span style=\"line-height: 115%; font-family: Arial;\">49 Rwanda </span></span><span style=\"font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: Arial;\"><o:p></o:p></span></p>
<p style=\"text-align: justify;\" class=\"MsoNormal\"><span style=\"font-size: x-small;\"><span style=\"line-height: 115%; font-family: Arial;\">57 Namibie </span></span><span style=\"font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: Arial;\"><o:p></o:p></span></p>
<p style=\"text-align: justify;\" class=\"MsoNormal\"><span style=\"font-size: x-small;\"><span style=\"line-height: 115%; font-family: Arial;\">64 Afrique du Sud </span></span><span style=\"font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: Arial;\"><o:p></o:p></span></p>
<p style=\"text-align: justify;\" class=\"MsoNormal\"><span style=\"font-size: x-small;\"><span style=\"line-height: 115%; font-family: Arial;\">69 Ghana </span></span><span style=\"font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: Arial;\"><o:p></o:p></span></p>
<p style=\"text-align: justify;\" class=\"MsoNormal\"><span style=\"font-size: x-small;\"><span style=\"line-height: 115%; font-family: Arial;\">73 Tunisie </span></span><span style=\"font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: Arial;\"><o:p></o:p></span></p>
<p style=\"text-align: justify;\" class=\"MsoNormal\"><span style=\"font-size: x-small;\"><span style=\"line-height: 115%; font-family: Arial;\">77 Gambie </span></span><span style=\"font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: Arial;\"><o:p></o:p></span></p>
<p style=\"text-align: justify;\" class=\"MsoNormal\"><span style=\"font-size: x-small;\"><span style=\"line-height: 115%; font-family: Arial;\">80 Maroc </span></span><span style=\"font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: Arial;\"><o:p></o:p></span></p>
<p style=\"text-align: justify;\" class=\"MsoNormal\"><span style=\"font-size: x-small;\"><span style=\"line-height: 115%; font-family: Arial;\">91 Lib&eacute;ria </span></span><span style=\"font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: Arial;\"><o:p></o:p></span></p>
<p style=\"text-align: justify;\" class=\"MsoNormal\"><span style=\"font-size: x-small;\"><span style=\"line-height: 115%; font-family: Arial;\">91 Zambie </span></span><span style=\"font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: Arial;\"><o:p></o:p></span></p>
<p style=\"text-align: justify;\" class=\"MsoNormal\"><span style=\"font-size: x-small;\"><span style=\"line-height: 115%; font-family: Arial;\">95 Swaziland </span></span><span style=\"font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: Arial;\"><o:p></o:p></span></p>
<p style=\"text-align: justify;\" class=\"MsoNormal\"><span style=\"font-size: x-small;\"><span style=\"line-height: 115%; font-family: Arial;\">100 B&eacute;nin </span></span><span style=\"font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: Arial;\"><o:p></o:p></span></p>
<p style=\"text-align: justify;\" class=\"MsoNormal\"><span style=\"font-size: x-small;\"><span style=\"line-height: 115%; font-family: Arial;\">100 Burkina Faso </span></span><span style=\"font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: Arial;\"><o:p></o:p></span></p>
<p style=\"text-align: justify;\" class=\"MsoNormal\"><span style=\"font-size: x-small;\"><span style=\"line-height: 115%; font-family: Arial;\">100 Djibouti </span></span><span style=\"font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: Arial;\"><o:p></o:p></span></p>
<p style=\"text-align: justify;\" class=\"MsoNormal\"><span style=\"font-size: x-small;\"><span style=\"line-height: 115%; font-family: Arial;\">100 Gabon </span></span><span style=\"font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: Arial;\"><o:p></o:p></span></p>
<p style=\"text-align: justify;\" class=\"MsoNormal\"><span style=\"font-size: x-small;\"><span style=\"line-height: 115%; font-family: Arial;\">100 Madagascar </span></span><span style=\"font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: Arial;\"><o:p></o:p></span></p>
<p style=\"text-align: justify;\" class=\"MsoNormal\"><span style=\"font-size: x-small;\"><span style=\"line-height: 115%; font-family: Arial;\">100 Malawi </span></span><span style=\"font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: Arial;\"><o:p></o:p></span></p>
<p style=\"text-align: justify;\" class=\"MsoNormal\"><span style=\"font-size: x-small;\"><span style=\"line-height: 115%; font-family: Arial;\">100 Sao Tome &amp; Principe </span></span><span style=\"font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: Arial;\"><o:p></o:p></span></p>
<p style=\"text-align: justify;\" class=\"MsoNormal\"><span style=\"font-size: x-small;\"><span style=\"line-height: 115%; font-family: Arial;\">100 Tanzanie </span></span><span style=\"font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: Arial;\"><o:p></o:p></span></p>
<p style=\"text-align: justify;\" class=\"MsoNormal\"><span style=\"font-size: x-small;\"><span style=\"line-height: 115%; font-family: Arial;\">112 Alg&eacute;rie </span></span><span style=\"font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: Arial;\"><o:p></o:p></span></p>
<p style=\"text-align: justify;\" class=\"MsoNormal\"><span style=\"font-size: x-small;\"><span style=\"line-height: 115%; font-family: Arial;\">112 &Eacute;gypte </span></span><span style=\"font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: Arial;\"><o:p></o:p></span></p>
<p style=\"text-align: justify;\" class=\"MsoNormal\"><span style=\"font-size: x-small;\"><span style=\"line-height: 115%; font-family: Arial;\">112 S&eacute;n&eacute;gal </span></span><span style=\"font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: Arial;\"><o:p></o:p></span></p>
<p style=\"text-align: justify;\" class=\"MsoNormal\"><span style=\"font-size: x-small;\"><span style=\"line-height: 115%; font-family: Arial;\">118 Mali </span></span><span style=\"font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: Arial;\"><o:p></o:p></span></p>
<p style=\"text-align: justify;\" class=\"MsoNormal\"><span style=\"font-size: x-small;\"><span style=\"line-height: 115%; font-family: Arial;\">120 &Eacute;thiopie </span></span><span style=\"font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: Arial;\"><o:p></o:p></span></p>
<p style=\"text-align: justify;\" class=\"MsoNormal\"><span style=\"font-size: x-small;\"><span style=\"line-height: 115%; font-family: Arial;\">120 Mozambique </span></span><span style=\"font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: Arial;\"><o:p></o:p></span></p>
<p style=\"text-align: justify;\" class=\"MsoNormal\"><span style=\"font-size: x-small;\"><span style=\"line-height: 115%; font-family: Arial;\">134 Cameroun </span></span><span style=\"font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: Arial;\"><o:p></o:p></span></p>
<p style=\"text-align: justify;\" class=\"MsoNormal\"><span style=\"font-size: x-small;\"><span style=\"line-height: 115%; font-family: Arial;\">134 &Eacute;rythr&eacute;e </span></span><span style=\"font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: Arial;\"><o:p></o:p></span></p>
<p style=\"text-align: justify;\" class=\"MsoNormal\"><span style=\"font-size: x-small;\"><span style=\"line-height: 115%; font-family: Arial;\">134 Niger </span></span><span style=\"font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: Arial;\"><o:p></o:p></span></p>
<p style=\"text-align: justify;\" class=\"MsoNormal\"><span style=\"font-size: x-small;\"><span style=\"line-height: 115%; font-family: Arial;\">143 Comores </span></span><span style=\"font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: Arial;\"><o:p></o:p></span></p>
<p style=\"text-align: justify;\" class=\"MsoNormal\"><span style=\"font-size: x-small;\"><span style=\"line-height: 115%; font-family: Arial;\">143 Mauritanie </span></span><span style=\"font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: Arial;\"><o:p></o:p></span></p>
<p style=\"text-align: justify;\" class=\"MsoNormal\"><span style=\"font-size: x-small;\"><span style=\"line-height: 115%; font-family: Arial;\">143 Nigeria </span></span><span style=\"font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: Arial;\"><o:p></o:p></span></p>
<p style=\"text-align: justify;\" class=\"MsoNormal\"><span style=\"font-size: x-small;\"><span style=\"line-height: 115%; font-family: Arial;\">143 Togo </span></span><span style=\"font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: Arial;\"><o:p></o:p></span></p>
<p style=\"text-align: justify;\" class=\"MsoNormal\"><span style=\"font-size: x-small;\"><span style=\"line-height: 115%; font-family: Arial;\">154 R&eacute;publique de Centrafrique </span></span><span style=\"font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: Arial;\"><o:p></o:p></span></p>
<p style=\"text-align: justify;\" class=\"MsoNormal\"><span style=\"font-size: x-small;\"><span style=\"line-height: 115%; font-family: Arial;\">154 R&eacute;publique du Congo </span></span><span style=\"font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: Arial;\"><o:p></o:p></span></p>
<p style=\"text-align: justify;\" class=\"MsoNormal\"><span style=\"font-size: x-small;\"><span style=\"line-height: 115%; font-family: Arial;\">154 C&ocirc;te d&acute;Ivoire </span></span><span style=\"font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: Arial;\"><o:p></o:p></span></p>
<p style=\"text-align: justify;\" class=\"MsoNormal\"><span style=\"font-size: x-small;\"><span style=\"line-height: 115%; font-family: Arial;\">154 Guin&eacute;e-Bissau </span></span><span style=\"font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: Arial;\"><o:p></o:p></span></p>
<p style=\"text-align: justify;\" class=\"MsoNormal\"><span style=\"font-size: x-small;\"><span style=\"line-height: 115%; font-family: Arial;\">154 Kenya </span></span><span style=\"font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: Arial;\"><o:p></o:p></span></p>
<p style=\"text-align: justify;\" class=\"MsoNormal\"><span style=\"font-size: x-small;\"><span style=\"line-height: 115%; font-family: Arial;\">154 Zimbabwe </span></span><span style=\"font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: Arial;\"><o:p></o:p></span></p>
<p style=\"text-align: justify;\" class=\"MsoNormal\"><span style=\"font-size: x-small;\"><span style=\"line-height: 115%; font-family: Arial;\">164 Guin&eacute;e </span></span><span style=\"font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: Arial;\"><o:p></o:p></span></p>
<p style=\"text-align: justify;\" class=\"MsoNormal\"><span style=\"font-size: x-small;\"><span style=\"line-height: 115%; font-family: Arial;\">168 Angola </span></span><span style=\"font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: Arial;\"><o:p></o:p></span></p>
<p style=\"text-align: justify;\" class=\"MsoNormal\"><span style=\"font-size: x-small;\"><span style=\"line-height: 115%; font-family: Arial;\">168 Tchad </span></span><span style=\"font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: Arial;\"><o:p></o:p></span></p>
<p style=\"text-align: justify;\" class=\"MsoNormal\"><span style=\"font-size: x-small;\"><span style=\"line-height: 115%; font-family: Arial;\">168 R&eacute;publique d&eacute;mocratique du Congo </span></span><span style=\"font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: Arial;\"><o:p></o:p></span></p>
<p style=\"text-align: justify;\" class=\"MsoNormal\"><span style=\"font-size: x-small;\"><span style=\"line-height: 115%; font-family: Arial;\">168 Libye </span></span><span style=\"font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: Arial;\"><o:p></o:p></span></p>
<p style=\"text-align: justify;\" class=\"MsoNormal\"><span style=\"font-size: x-small;\"><span style=\"line-height: 115%; font-family: Arial;\">172 Burundi </span></span><span style=\"font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: Arial;\"><o:p></o:p></span></p>
<p style=\"text-align: justify;\" class=\"MsoNormal\"><span style=\"font-size: x-small;\"><span style=\"line-height: 115%; font-family: Arial;\">172 Guin&eacute;e &eacute;quatoriale </span></span><span style=\"font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: Arial;\"><o:p></o:p></span></p>
<p style=\"text-align: justify;\" class=\"MsoNormal\"><span style=\"font-size: x-small;\"><span style=\"line-height: 115%; font-family: Arial;\">177 Soudan </span></span><span style=\"font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: Arial;\"><o:p></o:p></span></p>
<span style=\"font-size: x-small;\">  <span style=\"line-height: 115%; font-family: Arial;\">182 Somalie</span></span></p>]]> </content:encoded>
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<title>Aéroports du Mali : Madame Thiam Aya Diallo épinglée</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/aroports-du-mali-madame-thiam-aya-diallo-pingle-36826.html</link>
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<pubDate>Tue, 29 Nov 2011 00:00:00 +0000</pubDate>
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<![endif]-->  <b style=\"\"><i style=\"\"><span lang=\"FR\" style=\"font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: rgb(0, 32, 96);\">A sa cr&eacute;ation en 1970, les A&eacute;roports du Mali (ADM) ont eu une &eacute;volution en dents de scie. C&rsquo;est avec l&rsquo;implication du Millenium Challenge Account (MCA - Mali) ces derni&egrave;res ann&eacute;es que le financement des infrastructures a&eacute;roportuaires et le d&eacute;veloppement des capacit&eacute;s et la s&ucirc;ret&eacute; ont pris de l&rsquo;envol.</span></i></b></span></p>
<p style=\"text-indent: 35.4pt;\" class=\"MsoNormal\"><span style=\"font-size: x-small;\"><span lang=\"FR\" style=\"font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: windowtext;\">Nos enqu&ecirc;tes viennent de prouver que c&rsquo;est bien Aya Diallo la b&ecirc;te noire des paysans de la zone a&eacute;roportuaire. Elle d&eacute;truit &agrave; volont&eacute; et &agrave; souhait des parcelles de cultures, annihilant ainsi la vie des familles de Bamako. Quand un chef d&eacute;truit la vie des pauvres, ce pays va &agrave; vau - l&rsquo;eau, nous r&eacute;v&egrave;le une sagesse bambara.</span></span></p>
<p style=\"text-indent: 35.4pt;\" class=\"MsoNormal\"><span style=\"font-size: x-small;\"><span lang=\"FR\" style=\"font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: windowtext;\">En complicit&eacute; avec le Millenium Challenge, les ADM s&eacute;vissent et le MCA r&eacute;pare, esp&eacute;rant faire de Bamako un &laquo;&nbsp;a&eacute;roport vert&nbsp;&raquo; sur le dos des pauvres agriculteurs. Du coup, ces deux structures deviennent des suceurs de sang avec des propri&eacute;t&eacute;s fonci&egrave;res acquises en &eacute;ventrant les paysans. Et pourquoi ne pas &eacute;riger cet espace en zone verte au b&eacute;n&eacute;fice des cultivateurs&nbsp;?</span></span></p>
<p style=\"text-indent: 35.4pt;\" class=\"MsoNormal\"><span style=\"font-size: x-small;\"><span lang=\"FR\" style=\"font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: windowtext;\">C&rsquo;est Aya &agrave; l&rsquo;instar de son mari Ousmane Thiam ancien ministre de l&rsquo;Industrie, de l&rsquo;investissement priv&eacute;&nbsp;et des petites et moyennes entreprises qui r&egrave;gne en ma&icirc;tre sur le foncier dans la zone a&eacute;roportuaire. On se rappelle que son mari avait pris la d&eacute;cision de sevrer des dizaines de paysans en octroyant des hectares &agrave; Nimaga qui avait, &agrave; son tour, commis des Sud - Africains pour faire le travail. Nous disons Merci et Bravo &agrave; ATT, lui, qui est intervenu pour dire &laquo;&nbsp;halte&nbsp;&raquo; au ministre. On ne sait pas si en guise de vengeance Thiam donne des id&eacute;es &agrave; sa femme (c&rsquo;est blanc bonnet, bonnet blanc). Des paysans jurent en tout cas d&rsquo;en d&eacute;coudre avec Aya. Ce qui n&rsquo;est pas bon signe pour elle. Nous y reviendrons.</span></span></p>
<p class=\"MsoNormal\">&nbsp;</p>
<p><span style=\"font-size: x-small;\">
<p class=\"MsoNormal\"><b style=\"\"><span lang=\"FR\" style=\"font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: windowtext;\">Issiaka</span></b></p>
</span></p>
<p><span style=\"font-size: x-small;\"><br />
</span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Marché des installations téléphoniques de la cité administrative :
5,5 milliards CFA volatilisés</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/march-des-installations-tlphoniques-de-la-cit-administrative-55-milliards-cfa-volatiliss-34905.html</link>
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<pubDate>Wed, 16 Nov 2011 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
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</xml><![endif]--><b style=\"\"><i style=\"\"><span lang=\"FR\" style=\"font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: rgb(0, 32, 96);\">Inaugur&eacute;e &agrave; grands renforts de publicit&eacute;, la cit&eacute; administrative appara&icirc;t, derri&egrave;re ses fa&ccedil;ades luxuriantes, comme une coquille vide. Ou presque.</span></i></b></span></p>
<p class=\"MsoNormal\"><span style=\"font-size: x-small;\"><span lang=\"FR\" style=\"font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;\">Six mois apr&egrave;s, aucune connexion internet digne de ce nom. Aucune installation t&eacute;l&eacute;phonique permettant &agrave; la vingtaine de minist&egrave;res de faire face &agrave; leurs missions. Alors que l&rsquo;appel d&rsquo;offres avait &eacute;t&eacute; enlev&eacute; par CFA &ndash; Technologies pour un montant de 5,5 milliards CFA. Et un d&eacute;lai d&rsquo;ex&eacute;cution de cinq mois. Mais quatre mois apr&egrave;s, pas un c&acirc;ble n&rsquo;a &eacute;t&eacute; install&eacute;. Curieusement.</span></span></p>
<p class=\"MsoNormal\"><span style=\"font-size: x-small;\"><span lang=\"FR\" style=\"font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;\">&nbsp;Le projet de construction de la Cit&eacute; administrative avait, au d&eacute;part, s&eacute;duit&nbsp; plusieurs partenaires financiers du Mali. Mais&nbsp; c&rsquo;est, finalement, la Libye qui&nbsp; a financ&eacute; le projet. S&rsquo;agissant des installations t&eacute;l&eacute;phoniques et de la connexion -internet de la cit&eacute; administrative, c&rsquo;est YTelcom, une soci&eacute;t&eacute; fran&ccedil;aise, situ&eacute;e au 16&egrave; arrondissement de Paris,&nbsp; avant son rachat par des Isra&eacute;liens, qui a n&eacute;goci&eacute; et obtenu le march&eacute;. Sp&eacute;cialis&eacute;e dans les installations t&eacute;l&eacute;phoniques et de&nbsp; connexion -internet, YTelcom s&rsquo;&eacute;tait engag&eacute; &agrave; installer, le t&eacute;l&eacute;phone, l&rsquo;internet ainsi qu&rsquo;un syst&egrave;me d&rsquo;interphone permettant &agrave; tous les d&eacute;partements minist&eacute;riels de communiquer via le t&eacute;l&eacute;phone et le net. Sans facture. Aussi, YTelcom proposait un syst&egrave;me de s&eacute;curit&eacute; et de surveillance tr&egrave;s avanc&eacute;. Afin d&rsquo;&eacute;pargner les d&eacute;partements minist&eacute;riels du piratage de leur syst&egrave;me. C&rsquo;est fort de ces propositions que YTelcom a arrach&eacute;&nbsp; le march&eacute; des installations t&eacute;l&eacute;phoniques pour un cout de 4 milliard CFA.</span></span></p>
<p class=\"MsoNormal\"><span style=\"font-size: x-small;\"><span lang=\"FR\" style=\"font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;\">Elle commence les travaux qui connaitront plusieurs interruptions, faute d&rsquo;argent. Entre temps, la soci&eacute;t&eacute; YTelcom est&nbsp; rachet&eacute;e par les Isra&eacute;liens. La situation se complique.&nbsp; Car Claude Daguisy, directeur de la strat&eacute;gie et des filiales d&rsquo; YTelcom, qui s&rsquo;occupait des travaux sur le terrain, d&eacute;missionne pour cr&eacute;er Cimalcom, une soci&eacute;t&eacute; de droit malien. Il est rejoint par plusieurs techniciens d&rsquo;Ytelcom. Cette situation va contraindre les nouveaux acqu&eacute;reurs d&rsquo;YTelcom (les Isra&eacute;liens), qui n&rsquo;ont pas de relations au Mali,&nbsp; &agrave; abandonner le march&eacute; de la Cit&eacute; administrative. Alors qu&rsquo;elle avait d&eacute;j&agrave; per&ccedil;u pr&egrave;s de deux milliards CFA. </span></span></p>
<p class=\"MsoNormal\"><span style=\"font-size: x-small;\"><span lang=\"FR\" style=\"font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;\">Cimalcom, dont le DG, Claude Daguisy, a une maitrise parfaite du dossier, est sollicit&eacute;e pour continuer les travaux pour le m&ecirc;me montant&nbsp;: 4 milliards CFA. Cimalcom qui venait de prendre le relais n&rsquo;h&eacute;site pas &agrave; signaler, aux autorit&eacute;s maliennes, un trop per&ccedil;u pour YTelcom d&rsquo;une somme de pr&egrave;s de deux milliards CFA. Aussi, elle demande &agrave; l&rsquo;Etat malien d&rsquo;attaquer YTelcom&nbsp; devant un tribunal de Gen&egrave;ve. Afin de r&eacute;cup&eacute;rer cet argent. L&rsquo;Etat a-t-il suivi le conseil du Directeur de Cimalcom&nbsp;? Difficile de le savoir. Une certitude&nbsp;: c&rsquo;est dans ce contexte que Ahmed Diane Semaga a &eacute;t&eacute; nomm&eacute; ministre de l&rsquo;Equipement&nbsp; et des Transports. Sans autre forme de proc&egrave;s, il s&rsquo;empare du dossier et r&eacute;silie le&nbsp; contrat de Cimalcom. Avant de lancer un appel d&rsquo;offres international auquel, quatre soci&eacute;t&eacute;s&nbsp; prennent part dont Cimalcom et CFAO Technologie.</span></span></p>
<p class=\"MsoNormal\"><span style=\"font-size: x-small;\"><span lang=\"FR\" style=\"font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;\">Selon une source bien inform&eacute;e, CFAO Technologie &eacute;tait la seule soci&eacute;t&eacute;, parmi les postulantes qui n&rsquo;&eacute;tait pas en r&egrave;gle. La m&ecirc;me source indique que cette soci&eacute;t&eacute; a &eacute;t&eacute; vendue en Bourse. Avant m&ecirc;me le lancement de l&rsquo;appel d&rsquo;offres. Mais, &agrave; la surprise g&eacute;n&eacute;rale, M. Semega attribue le march&eacute; &agrave; la soci&eacute;t&eacute; <i style=\"\">&laquo;fictive&raquo;</i>&nbsp;: CFAO -Technologie.&nbsp; Les responsables de Cimalcom, saisissent l&rsquo;Autorit&eacute; de R&eacute;gulation des March&eacute;s Publics, qui leur donnent raison.&nbsp; Avant d&rsquo;exiger l&rsquo;annulation du march&eacute;, ill&eacute;galement, attribu&eacute; &agrave; CFAO -Technologies. Cilmalcom s&rsquo;appr&ecirc;tait alors&nbsp; &agrave;&nbsp; continuer les travaux, quand le ministre S&eacute;mega attaque la d&eacute;cision de l&rsquo;Autorit&eacute; de R&eacute;gulation des March&eacute;s Publics &agrave; la Cour Supr&ecirc;me. Mais avant m&ecirc;me que la d&eacute;cision de la Cour Supr&ecirc;me ne tombe, les Maliens apprennent, par le conseil des ministres du 27 juillet 2011, que march&eacute; est attribu&eacute;, &agrave; CFAO -Technologies, pour un montant de 5,5 milliards CFA. Soit un milliard de plus&nbsp; que l&rsquo;ancien contrat.</span></span></p>
<p class=\"MsoNormal\"><span style=\"font-size: x-small;\"><span lang=\"FR\" style=\"font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;\">&nbsp;Rappelons que le march&eacute; a &eacute;t&eacute; attribu&eacute; &agrave; CFAO -Technologies depuis juillet dernier, pour un d&eacute;lai d&rsquo;ex&eacute;cution de cinq mois. A ce jour, il n&rsquo;y a ni t&eacute;l&eacute;phone, ni connexion -internet digne de ce nom &agrave; la Cit&eacute; administrative. Pour se sortir de &laquo;&nbsp;<i style=\"\">l&rsquo;isolement&nbsp;</i>&raquo; dans lequel ils sont confin&eacute;s, la vingtaine de d&eacute;partements minist&eacute;riels a recours au t&eacute;l&eacute;phone &laquo;&nbsp;<i style=\"\">Wassa&nbsp;</i>&raquo;. Un t&eacute;l&eacute;phone qui ne fonctionne que quand il veut, comme il veut. Car pour t&eacute;l&eacute;phoner ou se connecter sur internet, c&rsquo;est la croix et la banni&egrave;re. Ce qui fera dire &agrave; un conseiller technique que les <i style=\"\">&laquo;d&eacute;partements ne travaillent plus apr&egrave;s leur d&eacute;m&eacute;nagement &agrave; la cit&eacute; minist&eacute;rielle&raquo;.</i> </span></span></p>
<p class=\"MsoNormal\">&nbsp;</p>
<p><span style=\"font-size: x-small;\">
<p class=\"MsoNormal\"><span lang=\"FR\" style=\"font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;\">Pourquoi cette affaire de t&eacute;l&eacute;phone ne finit pas de finir&nbsp;? Pourquoi CFAO Technologies accuse-t-elle ce retard&nbsp;? Pourquoi le ministre S&eacute;mega tenait &agrave; ce que le march&eacute; soit attribu&eacute; &agrave; CFAO -Technologies&nbsp;? Quelles raisons ont-elles pouss&eacute; M. S&eacute;m&eacute;ga&nbsp; &agrave; attaquer la d&eacute;cision de l&rsquo;Autorit&eacute; de R&eacute;gulation des March&eacute;s Publics&nbsp;?&nbsp; </span></p>
</span><span style=\"font-size: x-small;\">
<p class=\"MsoNormal\">&nbsp;</p>
</span><span style=\"font-size: x-small;\">  </span></p>
<p class=\"MsoNormal\"><span style=\"font-size: x-small;\"><span lang=\"FR\" style=\"font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;\">C&rsquo;est pour r&eacute;pondre &agrave; ces questions que nous avons tent&eacute; de rencontrer le ministre de l&rsquo;Equipement et des Transports, Ahmed Diane S&eacute;m&eacute;ga. Peine perdue. Toutes nos sollicitations se sont heurt&eacute;es &agrave; un mur de silence</span></span></p>
<p class=\"MsoNormal\">&nbsp;</p>
<p><span style=\"font-size: x-small;\">
<p class=\"MsoNormal\"><b style=\"\"><span lang=\"FR\" style=\"font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;\">Abou BERTHE </span></b></p>
</span></p>
<p class=\"MsoNormal\">&nbsp;</p>
<p><span style=\"font-size: x-small;\">
<p class=\"MsoNormal\"><span lang=\"FR\" style=\"font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;\">&nbsp;</span></p>
</span><span style=\"font-size: x-small;\">
<p class=\"MsoNormal\">&nbsp;</p>
</span><span style=\"font-size: x-small;\">  </span></p>
<p><span style=\"font-size: x-small;\"><br />
</span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Ministère de l’industrie des investissements et du commerce :
La DFM entre magouille et pourboire</title>
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<pubDate>Fri, 28 Oct 2011 00:00:00 +0000</pubDate>
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<p class=\"MsoNormal\"><span style=\"font-size: x-small;\"><span lang=\"FR\" style=\"line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;\">&laquo;La nomination de Mme Demb&eacute;l&eacute; Ass&eacute;tou Konimba Traor&eacute; &agrave; la t&ecirc;te de la DFM du minist&egrave;re de l&rsquo;industrie des investissements et du commerce, n&rsquo;a rien apport&eacute; en terme de changement. A son arriv&eacute;e, on pensait qu&rsquo;elle &eacute;tait la dame de la situation. Mais, c&rsquo;est le contraire qu&rsquo;il nous a montr&eacute;. Pire, les vieilles habitudes sont revenues au galop &raquo;. Au bord de la crise de nerf, un travailleur du d&eacute;partement de l&rsquo;industrie d&eacute;crit en ces termes, le fonctionnement actuel de sa structure.</span></span></p>
<p class=\"MsoNormal\"><span style=\"font-size: x-small;\"><span lang=\"FR\" style=\"line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;\">Et son coll&egrave;gue assis &agrave; c&ocirc;t&eacute; d&rsquo;ajouter : &laquo; Aujourd&rsquo;hui, le personnel n&rsquo;a plus le c&oelig;ur &agrave; la t&acirc;che. Nous avons m&ecirc;me honte de dire que nous travaillons au minist&egrave;re de l&rsquo;industrie et du commerce. Tellement que&nbsp; notre Directrice des Finances et du Mat&eacute;riel est fausse &raquo;. Avant de conclure d&rsquo;un air d&eacute;go&ucirc;t&eacute; : &laquo; Tout ce que nous demandons, c&rsquo;est de nous d&eacute;barrasser de notre DFM, devenue subitement, encombrante &raquo;.</span></span></p>
<p class=\"MsoNormal\"><span style=\"font-size: x-small;\"><span lang=\"FR\" style=\"line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;\">Malgr&eacute; la volont&eacute; affich&eacute;e du chef de l&rsquo;Etat de lutter contre la corruption, la d&eacute;linquance financi&egrave;re, le client&eacute;lisme et autres pratiques peu orthodoxes au niveau de nos Directions des finances et du mat&eacute;riel (DFM), certains nouveaux DFM n&rsquo;en font qu&rsquo;&agrave; leur guise. Eperdument. Est-ce le cas de Mme Demb&eacute;l&eacute; Ass&eacute;tou Konimba Traor&eacute; au Minist&egrave;re de Mme Sangar&eacute; Niamoto Bah? En tout cas, ce qu&rsquo;on lui reproche semble le prouver. </span></span></p>
<p class=\"MsoNormal\">&nbsp;</p>
<p><span style=\"font-size: x-small;\">
<p class=\"MsoNormal\"><b style=\"\"><span lang=\"FR\" style=\"line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;\">D&rsquo;embrouilles en magouilles </span></b></p>
</span></p>
<p class=\"MsoNormal\"><span style=\"font-size: x-small;\"><span lang=\"FR\" style=\"line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;\">A sa prise de fonction, Mme Demb&eacute;l&eacute;&nbsp; avait suscit&eacute; de l&rsquo;espoir. Les travailleurs esp&eacute;raient que sa gestion n&rsquo;allait pas &ecirc;tre hant&eacute;e par la loi des 10%. Mais aujourd&rsquo;hui, ses victimes se comptent en nombre. Surtout que c&rsquo;&eacute;tait mal conna&icirc;tre cette nouvelle directrice des finances et du mat&eacute;riel du minist&egrave;re de l&rsquo;industrie, des investissements et du commerce&nbsp; qui n&rsquo;h&eacute;site plus &agrave; d&eacute;clarer, &agrave; qui veut l&rsquo;entendre, que son ministre ne peut rien contre elle, face aux affinit&eacute;s et aux relations&nbsp; bilat&eacute;rales qui les lient. Selon nos sources, Mme Demb&eacute;l&eacute; Ass&eacute;tou Konimba Traor&eacute; serait une amie de longue date de son ministre Mme Sangar&eacute; Niamoto Bah. D&rsquo;o&ugrave; l&rsquo;aubaine pour elle de s&rsquo;adonner &agrave; des pratiques qui jurent avec l&rsquo;orthodoxie financi&egrave;re.</span></span></p>
<p class=\"MsoNormal\"><span style=\"font-size: x-small;\"><span lang=\"FR\" style=\"line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;\">En parachutant &agrave; la DFM du minist&egrave;re de l&rsquo;industrie, des investissements et du commerce, Mme Demb&eacute;l&eacute; avait d&eacute;j&agrave; derri&egrave;re la t&ecirc;te des plans de pratiques dignes d&rsquo;une autre &eacute;poque.</span></span></p>
<p class=\"MsoNormal\"><span style=\"font-size: x-small;\"><span lang=\"FR\" style=\"line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;\">Adoratrice par excellence du luxe, la &laquo; princesse &raquo; de la direction des finances et du mat&eacute;riel du minist&egrave;re de Sangar&eacute; Niamoto Bah aurait mis en branle sa machine de la magouille pour se beurrer &agrave; travers des d&eacute;penses, sans raison valable, qui aujourd&rsquo;hui sont estim&eacute;es &agrave; plusieurs millions de nos francs.</span></span></p>
<p class=\"MsoNormal\"><span style=\"font-size: x-small;\"><span lang=\"FR\" style=\"line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;\">Tout comme son pr&eacute;d&eacute;cesseur Mme Demb&eacute;l&eacute; ne crache pas sur les pots de vin : les 10% sur les march&eacute;s du d&eacute;partement. Et comme en mission au service exclusif de sa seule famille, elle ne donnerait les march&eacute;s qu&rsquo;&agrave; des proches parents. Ainsi chaque jour qui passe, les locaux du d&eacute;partement sont pris d&rsquo;assaut par ses fr&egrave;res, s&oelig;urs, tantes, tontons, beaux-parents et autres cousins improvis&eacute;s fournisseurs des march&eacute;s que Madame ne manque pas de satisfaire. Pourtant pour les autres, elle n&rsquo;a le temps que sur rendez-vous. </span></span></p>
<p class=\"MsoNormal\"><span style=\"font-size: x-small;\"><span lang=\"FR\" style=\"line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;\">La suite est connue : tous les march&eacute;s seraient&nbsp; membres de la famille et du grin. </span></span></p>
<p class=\"MsoNormal\"><span style=\"font-size: x-small;\"><span lang=\"FR\" style=\"line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;\">Dans l&rsquo;ex&eacute;cution de ses pratiques mafieuses, Mme Demb&eacute;l&eacute; au passage du magot se l&egrave;che les babines. Et elle dicte sa loi. Actuellement, indiquent nos sources, elle serait sur un chantier, qui connaissait des difficult&eacute;s avant sa nomination.</span></span></p>
<p class=\"MsoNormal\"><span style=\"font-size: x-small;\"><span lang=\"FR\" style=\"line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;\">D&rsquo;o&ugrave;, des suspicions sur les r&eacute;elles motivations de madame la directrice des finances et du mat&eacute;riel. </span></span></p>
<p class=\"MsoNormal\">&nbsp;</p>
<p><span style=\"font-size: x-small;\">
<p class=\"MsoNormal\"><b style=\"\"><span lang=\"FR\" style=\"line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;\">Revirement de situation</span></b></p>
</span></p>
<p class=\"MsoNormal\">&nbsp;</p>
<p><span style=\"font-size: x-small;\">
<p class=\"MsoNormal\"><span lang=\"FR\" style=\"line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;\">Comme si cela ne suffisait pas, Mme Demb&eacute;l&eacute; Ass&eacute;tou Konimba Traor&eacute; par m&eacute;pris n&rsquo;est plus en odeur de saintet&eacute; avec les membres du d&eacute;partement. Une situation qui est sur le point de d&eacute;g&eacute;n&eacute;rer. Du jamais vu au minist&egrave;re de l&rsquo;industrie, des investissements et du commerce.&nbsp; </span></p>
</span><span style=\"font-size: x-small;\">
<p class=\"MsoNormal\">&nbsp;</p>
</span><span style=\"font-size: x-small;\">  </span></p>
<p class=\"MsoNormal\">&nbsp;</p>
<p><span style=\"font-size: x-small;\">
<p class=\"MsoNormal\"><span lang=\"FR\" style=\"line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;\">Selon nos sources, cette situation commence &agrave; jouer sur le bon fonctionnement du service de la DFM. D&rsquo;autant plus que Madame&nbsp; oriente tout vers ses seuls parents dont les comp&eacute;tences restent &agrave; v&eacute;rifier en la mati&egrave;re.&nbsp; </span></p>
</span><span style=\"font-size: x-small;\">
<p class=\"MsoNormal\">&nbsp;</p>
</span><span style=\"font-size: x-small;\">  </span></p>
<p class=\"MsoNormal\"><span style=\"font-size: x-small;\"><span lang=\"FR\" style=\"line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;\">A en croire, des travailleurs, chaque jour apporte dans ce d&eacute;partement, son lot d&rsquo;actes spectaculaires, de m&eacute;thodes, jusque-l&agrave;, inconnues. D&rsquo;o&ugrave; la grogne des uns, et la d&eacute;cision des autres, pour la plupart des chefs de service de d&eacute;missionner. En bloc.</span></span></p>
<p class=\"MsoNormal\"><span style=\"font-size: x-small;\"><span lang=\"FR\" style=\"line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;\">Aujourd&rsquo;hui, rien ne va, &agrave; la DFM du minist&egrave;re de l&rsquo;industrie, des investissements et du commerce. Selon les t&eacute;moignages,&nbsp; la directrice des finances et du mat&eacute;riel Mme Demb&eacute;l&eacute; Ass&eacute;tou Konimba Traor&eacute; ne fait pas dans la dentelle. Elle g&egrave;re tout et toute seul. Elle n&rsquo;&eacute;coute personne. M&ecirc;me ses collaborateurs venus se plaindre des d&eacute;rives. Pire, il n&rsquo;y a plus de m&eacute;thode de travail, plus de concertation autour des dossiers d&eacute;licats. En somme l&rsquo;anarchie s&rsquo;est empar&eacute;e de la DFM du minist&egrave;re de l&rsquo;industrie, des investissements et du commerce.</span></span></p>
<p class=\"MsoNormal\"><span style=\"font-size: x-small;\"><span lang=\"FR\" style=\"line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;\">Cette description de Mme Demb&eacute;l&eacute; Ass&eacute;tou Koniba Traor&eacute;, par ses collaborateurs, jure avec sa franchise. Ancienne responsable dans l&rsquo;Administration, Mme Demb&eacute;l&eacute; est r&eacute;put&eacute;e pour son franc-parler. Mais aussi pour sa combativit&eacute;, pour la transparence et la bonne gouvernance.&nbsp; Int&egrave;gre et cultiv&eacute;, elle n&rsquo;h&eacute;site pas, chaque fois qu&rsquo;elle en a l&rsquo;occasion, &agrave; fustiger le dysfonctionnement de notre syst&egrave;me administratif. A assener ses quatre v&eacute;rit&eacute;s. M&ecirc;me quand &ccedil;a fait mal. C&rsquo;est pourquoi, nous avons tent&eacute; de la rencontrer. Mais elle ne re&ccedil;oit que sur rendez-vous.</span></span></p>
<p class=\"MsoNormal\"><span style=\"font-size: x-small;\"><span lang=\"FR\" style=\"line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;\">Dans le fond, les m&eacute;contentements des uns et la d&eacute;ception des autres se justifient. Il y a un paradoxe. Comment comprendre que cet &eacute;minent cadre ne soit pas arriv&eacute; &agrave; inscrire son action dans la droite ligne de ses pr&eacute;c&eacute;dents exploits ?&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;  S&rsquo;interrogent ses proches. Pourquoi a-t-elle bais&eacute; les bras ? Surtout au moment o&ugrave;, elle a l&rsquo;occasion de donner, au minist&egrave;re de l&rsquo;industrie, des investissements et du commerce, un visage plus r&eacute;aliste.</span></span></p>
<p class=\"MsoNormal\"><span style=\"font-size: x-small;\"><span lang=\"FR\" style=\"line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;\">Pourtant, il en a les moyens : la rigueur, la culture et le caract&egrave;re. Mais depuis sa nomination, &agrave; la t&ecirc;te de la DFM de ce d&eacute;partement, le r&eacute;sultat est l&agrave; : une DFM d&eacute;go&ucirc;tante et ind&eacute;pendante de tout, sauf de l&rsquo;argent sale.</span></span></p>
<p class=\"MsoNormal\"><span style=\"font-size: x-small;\"><span lang=\"FR\" style=\"line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;\">Mais la question qui taraude les m&eacute;ninges est de savoir, si toutefois la ministre Sangar&eacute; Niamoto Bah est au parfum de cette situation qui terni l&rsquo;image de son d&eacute;partement.</span></span></p>
<p class=\"MsoNormal\"><span style=\"font-size: x-small;\"><span lang=\"FR\" style=\"line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;\">D&eacute;j&agrave;, certaines accusations contre la patronne des finances et du mat&eacute;riel du minist&egrave;re de l&rsquo;industrie, des investissements et du commerce se v&eacute;rifient en chiffre.</span></span></p>
<p class=\"MsoNormal\">&nbsp;</p>
<p><span style=\"font-size: x-small;\">
<p class=\"MsoNormal\"><span lang=\"FR\" style=\"line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;\">Nous y reviendrons dans nos prochaines &eacute;ditions. &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; </span></p>
</span><span style=\"font-size: x-small;\">
<p class=\"MsoNormal\">&nbsp;</p>
</span><span style=\"font-size: x-small;\">  </span></p>
<p class=\"MsoNormal\">&nbsp;</p>
<p><span style=\"font-size: x-small;\">
<p class=\"MsoNormal\"><b style=\"\"><span lang=\"FR\" style=\"line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;\">Jean pierre James</span></b></p>
</span></p>
<p><span style=\"font-size: x-small;\"><br />
</span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mauvaise gestion à la CEPRIS :
Les travailleurs réclament le départ du Directeur</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/mauvaise-gestion-la-cepris-les-travailleurs-rclament-le-dpart-du-directeur-32615.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 25 Oct 2011 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Combat</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p><span style=\"font-size: x-small;\"><b style=\"\"><i style=\"\"><span lang=\"FR\" style=\"font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: rgb(0, 32, 96);\">La t&ecirc;te, du Directeur de la Cellule d&rsquo;Ex&eacute;cution des Programmes de Renforcement des Infrastructures Sanitaires (CEPRIS), Mahamadou Kaya, a &eacute;t&eacute; mise &agrave; prix, par les travailleurs, &agrave; l&rsquo;issue d&rsquo;un constat amer : la mauvaise gestion des fonds et le traitement in&eacute;gal des agents. Auxquels s&rsquo;ajoutent, le manque de transparence dans la passation des march&eacute;s et la gestion clanique du carburant. D&rsquo;o&ugrave; la col&egrave;re des&nbsp; travailleurs qui r&eacute;clament le d&eacute;part, illico, du Directeur.</span></i></b></span></p>
<p class=\"MsoNormal\"><span style=\"font-size: x-small;\"><span lang=\"FR\" style=\"font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;\">L&rsquo;appel des travailleurs de la CEPRIS est sans appel : ou les autorit&eacute;s proc&egrave;dent, illico, au limogeage du Directeur, Mahamadou Kaya et des ses ouailles, ou ils se verront dans l&rsquo;obligation d&rsquo;observer des journ&eacute;es mortes &agrave; la CEPRIS.</span></span></p>
<p class=\"MsoNormal\"><span style=\"font-size: x-small;\"><span lang=\"FR\" style=\"font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;\">En effet, les travailleurs se disent d&eacute;&ccedil;us par le dysfonctionnement de la CEPRIS: incomp&eacute;tence de certains chefs parachut&eacute;s &agrave; des postes de responsabilit&eacute;, d&eacute;tournements et mauvaise gestion des fonds, magouille &agrave; la pelle etc.</span></span></p>
<p class=\"MsoNormal\"><span style=\"font-size: x-small;\"><span lang=\"FR\" style=\"font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;\">Autant de facteurs qui, selon nos sources, ont pulv&eacute;ris&eacute; la CEPRIS. Et r&eacute;duit &agrave; n&eacute;ant les efforts des agents, dans l&rsquo;exercice de leur fonction.</span></span></p>
<p class=\"MsoNormal\">&nbsp;</p>
<p><span style=\"font-size: x-small;\">
<p class=\"MsoNormal\"><span lang=\"FR\" style=\"font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;\">R&eacute;sultats : la CEPRIS n&rsquo;est que l&rsquo;ombre d&rsquo;elle-m&ecirc;me. D&eacute;sesp&eacute;r&eacute;ment. Pendant ce temps,la transparence manque &agrave; l&rsquo;appel de la caisse. Et les initiatives sont sans lendemain. Pire, les infrastructures sanitaires risquent d&rsquo;en prendre plein la gueule.&nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; </span></p>
</span><span style=\"font-size: x-small;\">
<p class=\"MsoNormal\">&nbsp;</p>
</span><span style=\"font-size: x-small;\">  </span></p>
<p class=\"MsoNormal\">&nbsp;</p>
<p><span style=\"font-size: x-small;\">
<p class=\"MsoNormal\"><b style=\"\"><span lang=\"FR\" style=\"font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;\">D&rsquo;embrouilles en magouilles&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; </span></b></p>
</span></p>
<p class=\"MsoNormal\"><span style=\"font-size: x-small;\"><span lang=\"FR\" style=\"font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;\">Depuis des ans, le &laquo; Prince &raquo; de la CEPRIS ne cesse de cumuler les &eacute;checs. Comme des troph&eacute;es de chasse.</span></span></p>
<p class=\"MsoNormal\"><span style=\"font-size: x-small;\"><span lang=\"FR\" style=\"font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;\">D&eacute;j&agrave;, &agrave; son arriv&eacute;e, le boss de la structure&nbsp; a cr&eacute;&eacute; la division pour mieux r&eacute;gner. Bien plus,&nbsp; il privil&eacute;gie le favoritisme et le n&eacute;potisme avec comme mot d&rsquo;ordre : &laquo; bouffe et tais-toi, s&rsquo;il en reste la nation pourra en b&eacute;n&eacute;ficier. Avec cette situation, le dirlo de la CEPRIS n&rsquo;a pas h&eacute;sit&eacute; &agrave; user et &agrave; abuser de la gestion du service. </span></span></p>
<p class=\"MsoNormal\"><span style=\"font-size: x-small;\"><span lang=\"FR\" style=\"font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;\">En chiffre, le Boss de la CEPRIS puise dans les caisses de l&rsquo;&eacute;tablissement sanitaire. Pendant ce temps, les programmes du service sont &agrave;-vau-l&rsquo;eau. S&rsquo;y ajoutent, l&rsquo;attribution des march&eacute;s &agrave; des coquins et coquines. Pourquoi ? Seul le Directeur g&eacute;n&eacute;ral de la CEPRIS pourrait y r&eacute;pondre &agrave; l&rsquo;heure actuelle.</span></span></p>
<p class=\"MsoNormal\"><span style=\"font-size: x-small;\"><span lang=\"FR\" style=\"font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;\">Autres dysfonctionnements relev&eacute;s dans les services du dirlo de la CEPRIS, l&rsquo;opacit&eacute; dans la gestion &agrave; tous les niveaux. Ou presque. Ce n&rsquo;est pas tout. Loin s&rsquo;en faut.</span></span></p>
<p class=\"MsoNormal\"><span style=\"font-size: x-small;\"><span lang=\"FR\" style=\"font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;\">M&ecirc;me, le flou artistique autour de la gestion du carburant destin&eacute; au mat&eacute;riel roulant du service n&rsquo;est pas de nature &agrave; temp&eacute;rer les curiosit&eacute;s. En clair, rien ne fonctionne, normalement, &agrave; la CEEPRIS. </span></span></p>
<p class=\"MsoNormal\"><span style=\"font-size: x-small;\"><span lang=\"FR\" style=\"font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;\">La Cellule d&rsquo;Ex&eacute;cution des Programmes de Renforcement des Infrastructure Sanitaire dans son histoire n&rsquo;a connu une telle gabegie. Le flop est magistral et le revers cinglant. Pire, elle n&rsquo;a jamais &eacute;t&eacute; confi&eacute;e &agrave; un homme, aussi controvers&eacute;e que Mahamadou Kaya : pendant plus de cinq ans, les caisses ont coul&eacute;. Comme le Djoliba dans son lie. Les d&eacute;tournements se succ&egrave;dent. Sans discontinuer. </span></span></p>
<p class=\"MsoNormal\">&nbsp;</p>
<p><span style=\"font-size: x-small;\">
<p class=\"MsoNormal\"><b style=\"\"><span lang=\"FR\" style=\"font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;\">Autrement dit, l&rsquo;argent coule de source et dans d&rsquo;autres sources.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; </span></b></p>
</span></p>
<p class=\"MsoNormal\">&nbsp;</p>
<p><span style=\"font-size: x-small;\">
<p class=\"MsoNormal\"><span lang=\"FR\" style=\"font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;\">Les objectifs, entre parenth&egrave;se&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; </span></p>
</span><span style=\"font-size: x-small;\">
<p class=\"MsoNormal\">&nbsp;</p>
</span><span style=\"font-size: x-small;\">  </span></p>
<p class=\"MsoNormal\"><span style=\"font-size: x-small;\"><span lang=\"FR\" style=\"font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;\">La CEPRIS n&rsquo;a pas seulement perdu de sa superbe. Elle a &eacute;t&eacute; vid&eacute;e de son &acirc;me, vendu au diable. Et jusqu&rsquo;aujourd&rsquo;hui, son Directeur n&rsquo;affiche qu&rsquo;une image de ruine et de d&eacute;solation. Et pour cause : jamais, les gaffes au sein de ce service n&rsquo;ont atteint un tel degr&eacute;.</span></span></p>
<p class=\"MsoNormal\"><span style=\"font-size: x-small;\"><span lang=\"FR\" style=\"font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;\">Jug&eacute;e, pourtant, strat&eacute;gique dans la politique de r&eacute;alisation des infrastructures sanitaires de notre pays, la CEPRIS n&rsquo;a pas &eacute;chapp&eacute; &agrave; l&rsquo;app&eacute;tit vorace de ses responsables. Par petite touche, ils ont &laquo; suc&eacute; &raquo; les caisses, &eacute;rig&eacute;s le n&eacute;potisme en mode de gestion. L&rsquo;espoir tant suscit&eacute; aupr&egrave;s des structures sanitaires, a vir&eacute; au cauchemar. Un flop magistral. </span></span></p>
<p class=\"MsoNormal\"><span style=\"font-size: x-small;\"><span lang=\"FR\" style=\"font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;\">R&eacute;put&eacute; comme la veine n&eacute;vralgique de la r&eacute;alisation des infrastructures sanitaires, la CEPRIS a vite fait de taire ses ambitions. Raison invoqu&eacute;e par nos sources : la gabegie.</span></span></p>
<p class=\"MsoNormal\"><span style=\"font-size: x-small;\"><span lang=\"FR\" style=\"font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;\">A cette mauvaise gestion, s&rsquo;ajoutent un autre mal et pas des moindres : la d&eacute;mobilisation des travailleurs. T&eacute;moins oculaires des magouilles orchestr&eacute;es, &agrave; longueur de journ&eacute;e par leur Directeur G&eacute;n&eacute;ral, les travailleurs &ndash;toute cat&eacute;gorie confondue &ndash;ont fini par &ecirc;tre d&eacute;go&ucirc;ter. Parce que &laquo; l&rsquo;homme-cabot a &eacute;t&eacute; mis &agrave; la place pivot et vice-versa &raquo;. D&rsquo;o&ugrave; le m&eacute;contentement g&eacute;n&eacute;ral &agrave; la CEPRIS.</span></span></p>
<p class=\"MsoNormal\"><span style=\"font-size: x-small;\"><span lang=\"FR\" style=\"font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;\">A travers leur sollicitation de limogeage du Directeur, Mahamadou Kaya, les travailleurs de la CEPRIS veulent amener le gouvernement &agrave; prendre ses responsabilit&eacute;s &ndash;et toutes ses responsabilit&eacute;s &ndash;dans le choix des hommes plac&eacute;s &agrave; certains postes strat&eacute;giques.</span></span></p>
<p class=\"MsoNormal\"><span style=\"font-size: x-small;\"><span lang=\"FR\" style=\"font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;\">Autrement dit, faire en sorte que &laquo; l&rsquo;homme-cabot ne soit plus &agrave; la place pivot &raquo;. Comme, c&rsquo;est le cas, actuellement, &agrave; la CEPRIS. Une structure qui, depuis plus de cinq ans, n&rsquo;est plus que l&rsquo;ombre d&rsquo;elle-m&ecirc;me.</span></span></p>
<p class=\"MsoNormal\"><span style=\"font-size: x-small;\"><span lang=\"FR\" style=\"font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;\">Mais le gouvernement, qui feint d&rsquo;ignorer l&rsquo;incomp&eacute;tence du &laquo; prince &raquo; de la CEPRIS, Mahamadou Kaya et de ses poulains, va-t-il enfin d&eacute;cider de se d&eacute;barrasser de l&rsquo;encombrant Directeur ?</span></span></p>
<p class=\"MsoNormal\"><span style=\"font-size: x-small;\"><span lang=\"FR\" style=\"font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;\">Auquel cas, notre pays risque d&rsquo;&ecirc;tre priv&eacute; du vivre par les partenaires financiers. Comme c&rsquo;est d&eacute;j&agrave; le cas au niveau du financement des Fonds destin&eacute;s pour la lutte contre le Sida. Suite &agrave; la mauvaise gestion.</span></span></p>
<p class=\"MsoNormal\"><span style=\"font-size: x-small;\"><span lang=\"FR\" style=\"font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;\">Le gouvernement malien est-il pr&ecirc;t &agrave; courir ce risque ?</span></span></p>
<p class=\"MsoNormal\">&nbsp;</p>
<p><span style=\"font-size: x-small;\">
<p class=\"MsoNormal\"><span lang=\"FR\" style=\"font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;\">Nous y reviendrons !&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; </span></p>
</span><span style=\"font-size: x-small;\">
<p class=\"MsoNormal\">&nbsp;</p>
</span><span style=\"font-size: x-small;\">  </span></p>
<p class=\"MsoNormal\">&nbsp;</p>
<p><span style=\"font-size: x-small;\">
<p class=\"MsoNormal\"><b style=\"\"><span lang=\"FR\" style=\"font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;\">Jean pierre James</span></b></p>
</span></p>
<p class=\"MsoNormal\">&nbsp;</p>
<p><span style=\"font-size: x-small;\">
<p class=\"MsoNormal\"><b style=\"\"><span lang=\"FR\" style=\"font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;\">&nbsp;</span></b></p>
</span></p>
<p><span style=\"font-size: x-small;\"><br />
</span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Cité administrative : Où sont passés les 6 milliards CFA ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/cit-administrative-o-sont-passs-les-6-milliards-cfa-ij-31735.html</link>
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<pubDate>Wed, 19 Oct 2011 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<span><span><em><strong>

[caption id="attachment_31802" align="alignleft" width="220" caption="La Cité administrative de Bamako"]<img class="size-full wp-image-31802" title="cite-administrative2" src="http://maliweb.net/wp/wp-content/news/images/2011/10/cite-administrative2.jpg" alt="" width="220" height="124" />[/caption]

Trois mois après son inauguration, la fameuse cité administrative est, toujours en chantier. Et le confort, annoncé à grands renforts de publicité aux départements ministériels, reste un leurre.

</strong></em></span></span>

<span>Tous les bâtiments, ou presque, sont en chantier : réfection des plafonds, des circuits électriques, de la plomberie ou des sanitaires…
Aussi, les plaques indicatrices volent en éclats. Sous l’action du vent ou de la pluie. Réservés aux usagers, les trottoirs sont défoncés par endroits.
Les eaux de ruissellement stagnent, partout, éclaboussant au passage les visiteurs…</span>

Plus grave, les départements ministériels étaient, du moins jusqu’à une date récente, sans moyens de communications avec l’extérieur. Et, du coup, sans connexion internet.

<span>Pour pallier à cette insuffisance, le ministère de l’Equipement a dû se rabattre sur un opérateur téléphonique de la place ; lequel vient de doter les départements ministériels d’une ligne téléphonique « Wassa » et d’une connexion internet, pour le moins, sommaires.
Pourtant il y a cinq ans, le marché des installations téléphoniques, à la cité administrative, a fait l’objet d’un appel d’offres.</span>

D’un montant d’environ 6 milliards CFA, le marché avait été remporté par une entreprise « spécialisée » en association avec celle du « célèbre » Mohamed Keita : M2 Consulting.

Selon nos sources, ce marché n’aurait jamais été exécuté. En dépit, des centaines de millions CFA déboursés pour ce faire.
Attribué à une autre entreprise, qui aurait exécuté les travaux à hauteur de plus d’un milliard CFA avant d’en être dessaisi par le ministère de l’Equipement, ce marché vient d’être confié à CFA –Technologies pour une durée de cinq mois.

Trois mois après, il n’y a ni feu, ni fumée. Pire, les ministères et leurs services techniques continuent de se débrouiller avec ces « installations sommaires », jugées indignes d’une cité « futuriste avec toutes les commodités requises ».

Une question, désormais, sur toutes les lèvres : où sont donc passés les 6 milliards CFA destinés à ces installations téléphoniques, qui tardent à pointer le bout de leur nez ?
Nous y reviendrons !

<span>Oumar BABY
</span>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Faux et usage de faux dans la livraison d’engrais :
L’étau se resserre peu à peu sur Diadié Bah, son fils et ses collaborateurs</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/faux-et-usage-de-faux-dans-la-livraison-dengraisltau-se-resserre-peu-peu-sur-diadi-bah-son-fils-et-ses-collaborateurs-29491.html</link>
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<pubDate>Mon, 03 Oct 2011 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>22 Septembre</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p><span style=\"font-size: x-small;\"><span style=\"color: rgb(51, 51, 153);\"><em><strong>Selon les informations qui nous sont parvenues en fin de semaine derni&egrave;re, le PDG de Gnoumani SA, la soci&eacute;t&eacute; qui r&eacute;clame &agrave; l&rsquo;Etat, sur du faux, plus de 2 milliards de FCFA, Diadi&eacute; Bah, sera bient&ocirc;t devant la justice. Son fils et ses autres collaborateurs impliqu&eacute;s dans la magouille sont dans la m&ecirc;me situation. </strong></em></span><br />
</span></p>
<p><span style=\"font-size: x-small;\">Et pour cause. Deux agents des services agricoles de la Direction r&eacute;gionale de Koulikoro ont d&eacute;j&agrave; &eacute;t&eacute; d&eacute;f&eacute;r&eacute;s &agrave; la Maison Centrale d&rsquo;Arr&ecirc;t de Bamako en milieu de semaine derni&egrave;re. Suite &agrave; cette incarc&eacute;ration, les autorit&eacute;s, jusque dans la plus haute sph&egrave;re de l&rsquo;Etat, auraient demand&eacute; &agrave; la justice d&rsquo;interpeller soit Diadi&eacute; Bah soit son fils, non moins DG de la soci&eacute;t&eacute; Gnoumani SA, ou encore les travailleurs charg&eacute;s de ravitailler les diff&eacute;rentes zones agricoles incrimin&eacute;es. <br />
Selon les explications qui nous ont &eacute;t&eacute; fournies, les travailleurs de la soci&eacute;t&eacute;, qui devaient ex&eacute;cuter le march&eacute; de livraison d&rsquo;engrais, &eacute;taient bien au courant que plus des deux tiers des cautions &eacute;taient fausses. Ils savaient aussi que les informations y figurant (superficies, tonnages d&rsquo;engrais, d&rsquo;ur&eacute;e&hellip;, dates de livraisons et de r&eacute;ceptions&hellip;) &eacute;taient incorrectes. Malgr&eacute; cela, ces travailleurs ont achemin&eacute; les documents jusqu&rsquo;&agrave; la Direction de Gnoumani SA. Laquelle n&rsquo;a pas h&eacute;sit&eacute; &agrave; pr&eacute;senter les cautions aux minist&egrave;res de l&rsquo;Agriculture et des Finances pour &ecirc;tre pay&eacute;e par le Tr&eacute;sor public. Pour r&eacute;sumer la th&egrave;se des techniciens, si certains agents des services agricoles ont faut&eacute;, c&rsquo;est naturellement avec la complicit&eacute; des travailleurs de Gnoumani SA, y compris la Direction. <br />
</span></p>
<p><span style=\"font-size: x-small;\">Rappelons que le scandale financier a &eacute;t&eacute; &eacute;vit&eacute; de justesse, gr&acirc;ce &agrave; la vigilance de la Direction nationale de l&rsquo;agriculture, &agrave; quelques encablures de la tenue du Conseil Sup&eacute;rieur de l&rsquo;Agriculture. Depuis, on sait que c&rsquo;est sur le cercle de Kati que Diadi&eacute; Bah et ses acolytes avaient jet&eacute; leur d&eacute;volu. D&rsquo;ailleurs, c&rsquo;est dans la m&ecirc;me zone que la suspension de Gnoumani SA court toujours, pour ce qui concerne la livraison d&rsquo;engrais. <br />
On se souvient aussi des diff&eacute;rentes d&eacute;marches de l&rsquo;op&eacute;rateur &eacute;conomique et baron du PDES &agrave; Niono (c&rsquo;est certainement cette deuxi&egrave;me casquette qui lui vaut d&rsquo;&ecirc;tre toujours en libert&eacute;) a entreprises apr&egrave;s l&rsquo;&eacute;clatement de l&rsquo;affaire. Tout d&rsquo;abord, devant les siens, &agrave; Niono, puis &agrave; l&rsquo;Assembl&eacute;e Permanente des Chambres d&rsquo;Agriculture du Mali (APCAM). Mais Bakary Togola, avec le franc parler qui le caract&eacute;rise, avait laiss&eacute; entendre que &laquo;si le minist&egrave;re de l&rsquo;Agriculture se montre tr&egrave;s intransigeant sur ce dossier, c&rsquo;est qu&rsquo;il a des arguments solides&raquo;.<br />
Diadi&eacute; Bah avait fait ensuite intervenir son parti, le PDES. Le Pr&eacute;sident de cette formation politique, et non moins ministre de l&rsquo;Equipement et des Transports, Ahmed Diane S&eacute;m&eacute;ga, s&rsquo;&eacute;tait d&eacute;plac&eacute; en personne pour rencontrer son coll&egrave;gue de l&rsquo;Agriculture, Aghatam Ag Alhassane. A la fin de leur entretien, le verdict de S&eacute;m&eacute;ga &eacute;tait clair: le dossier &eacute;tait ind&eacute;fendable. <br />
</span></p>
<p><span style=\"font-size: x-small;\">L&rsquo;ultime d&eacute;marche de l&rsquo;op&eacute;rateur &eacute;conomique-magouilleur fut en direction de Koulouba. Le Pr&eacute;sident de la R&eacute;publique, Amadou Toumani Tour&eacute;, tr&egrave;s conciliateur, mais bien inform&eacute; de la gravit&eacute; du dossier, a ferm&eacute; sa porte &agrave; Diadi&eacute; Bah. Dans les jours qui suivirent cette rencontre avort&eacute;e, ATT a d&eacute;montr&eacute; qu&rsquo;il voulait&nbsp; faire jaillir la lumi&egrave;re dans cette sale affaire, en limogeant le Chef de le Brigade du P&ocirc;le &eacute;conomique et financier de Bamako. Celui-l&agrave; m&ecirc;me qui, selon nos sources, aurait tenu des propos &laquo;partiaux&raquo;, lors des interrogatoires dans ce dossier. Il serait revenu aux oreilles du Chef de l&rsquo;Etat que cet Officier - enqu&ecirc;teur voulait &eacute;touffer l&rsquo;affaire, en faveur, bien s&ucirc;r, de Diadi&eacute; Bah.<br />
</span></p>
<p><span style=\"font-size: x-small;\">Il y a quelques jours, des indiscr&eacute;tions ont laiss&eacute; penser que cette option n&rsquo;aurait pas totalement disparu des locaux du Juge anti-corruption. &laquo;On vous pose des questions qui laissent apparaitre que les personnes qui vous interrogent prennent partie. Des questions qui n&rsquo;ont rien &agrave; voir avec ce pourquoi l&rsquo;on vous a fait venir. On a souvent l&rsquo;impression que les cadres du P&ocirc;le ne ma&icirc;trisent aucun m&eacute;canisme du fonctionnement de l&rsquo;administration. De plus, on re&ccedil;oit souvent de leur part, en pleine figure, des commentaires qui ne souffrent d&rsquo;aucun doute de partialit&eacute;. Pire, on vous traite comme un vulgaire bandit. On vous fait asseoir pendant des heures, comme pour vous intimider, alors que nous sommes tous &agrave; des postes de responsabilit&eacute;. Je crois qu&rsquo;au P&ocirc;le &eacute;conomique ils ont d&eacute;j&agrave; des pr&eacute;jug&eacute;s quand ils re&ccedil;oivent des dossiers. Il faut qu&rsquo;une enqu&ecirc;te de moralit&eacute; soit men&eacute;e sur les cadres qui composent ce service&raquo; a comment&eacute; avec d&eacute;pit un proche du dossier. <br />
</span></p>
<p><span style=\"font-size: x-small;\">Comme nous le soulignions dans l&rsquo;une de nos pr&eacute;c&eacute;dentes parutions, le gouvernement malien et, partant, la justice, ont d&eacute;sormais l&rsquo;&oelig;il sur Diadi&eacute; Bah. Esp&eacute;rons que les autorit&eacute;s comp&eacute;tentes ne nous ferons pas le coup d&rsquo;une justice &agrave; g&eacute;om&eacute;trie variable. Elles qui ont re&ccedil;u, il y a quelques jours, des instructions fermes du Chef de l&rsquo;Etat pour effectuer un nettoyage &agrave; sec dans le domaine de la lutte contre la corruption et la d&eacute;linquance financi&egrave;re. Surtout qu&rsquo;&agrave; en croire les derniers d&eacute;veloppements, les cautions de Diadi&eacute; Bah authentifi&eacute;es par les services techniques du minist&egrave;re de l&rsquo;Agriculture, ne totalisent qu&rsquo;un montant d&rsquo;un peu plus de 122 millions de FCFA.<br />
A suivre.<br />
<strong>Paul Mben&nbsp; </strong><br />
<br />
</span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Ministère de l’Artisanat et du Tourisme :
La DFM prise en flagrant délit de népotisme et de contrats fictifs</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/ministre-de-lartisanat-et-du-tourismela-dfm-prise-en-flagrant-dlit-de-npotisme-et-de-contrats-fictifs-29490.html</link>
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<pubDate>Mon, 03 Oct 2011 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>22 Septembre</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p><span style=\"font-size: x-small;\"><span style=\"color: rgb(51, 51, 153);\"><em><strong>Au moment o&ugrave; le Pr&eacute;sident de la R&eacute;publique instruit &agrave; la justice l&rsquo;ouverture de tous les dossiers du BVG, dans le cadre de la lutte contre la corruption et la d&eacute;linquance financi&egrave;re, certains Directeurs Financiers et du Mat&eacute;riel (d&eacute;sormais ex-DAF), qu&rsquo;on pensait plus honn&ecirc;tes que leurs pr&eacute;d&eacute;cesseurs limog&eacute;s, pratiquent le n&eacute;potisme, la surfacturation et la multiplication des contrats fictifs. Au nombre de ceux-ci se trouve en premi&egrave;re ligne Mme Doumbia Fanta Doucans&eacute;, du minist&egrave;re de l&rsquo;Artisanat et du Tourisme.<br />
</strong></em></span><br />
La nomination de cette&nbsp; dame, en janvier 2011, par l&rsquo;ancien ministre N&rsquo;Diaye Bah avait suscit&eacute; des inqui&eacute;tudes au sein du d&eacute;partement de l&rsquo;Artisanat et du Tourisme. Celles-ci se sont r&eacute;v&eacute;l&eacute;es aujourd&rsquo;hui bien fond&eacute;es, en raison des pratiques malsaines qui ont droit de cit&eacute; au niveau de la Direction Financi&egrave;re et du Mat&eacute;riel du d&eacute;partement. <br />
<br />
Tout d&rsquo;abord, tenez-vous bien, Mme Doumbia Fanta Doucans&eacute; a cass&eacute; tous les contrats de prestation de services qu&rsquo;elle a trouv&eacute;s sur place. Ensuite, elle a confi&eacute; certaines de ces prestations &agrave; son fils, Sadio Doumbia, &agrave; sa fille, Mme Coulibaly Assatou Doumbia,&nbsp; au mari de sa fille, Karim Coulibaly (un fonctionnaire de l&rsquo;Etat qui a quand m&ecirc;me une soci&eacute;t&eacute; de prestation de services) et &agrave; sa s&oelig;ur, Aminata Doucans&eacute;. <br />
<br />
Cette derni&egrave;re a b&eacute;n&eacute;fici&eacute; de plusieurs march&eacute;s de gr&eacute; &agrave; gr&eacute;, portant sur des montants peu &eacute;lev&eacute;s, oscillant&nbsp; entre 1 et 3 millions de nos francs. Le dernier contrat qu&rsquo;elle a obtenu date du 16 ao&ucirc;t 2011 et est relatif &agrave; l&rsquo;achat de &laquo;produits alimentaires&raquo; pour un montant de 1,&nbsp;227 millions de FCFA, avec un d&eacute;lai d&rsquo;ex&eacute;cution de deux jours. Cette somme lui a d&eacute;j&agrave; &eacute;t&eacute; vers&eacute;e, dans le compte bancaire n&deg;3314769020171-88, ouvert dans les livres d&rsquo;Ecobank au nom de Doucans&eacute; Aminata. Chaque trimestre, elle se voit r&eacute;guli&egrave;rement attribuer un tel montant.<br />
<br />
Le fils de Mme la DFM, Sadio Doumbia, s&rsquo;est vu &eacute;galement octroyer des march&eacute;s de gr&eacute; &agrave; gr&eacute;. Au nom de la soci&eacute;t&eacute; Lyg Technologie qu&rsquo;il dirige, l&rsquo;entretien et la maintenance des appareils informatiques lui ont &eacute;t&eacute; confi&eacute;s, pour un montant annuel de 7 millions de nos francs, convenu d&rsquo;un commun accord avec sa m&egrave;re, qui repr&eacute;sente pour la signature du contrat dit simplifi&eacute; le minist&egrave;re de l&rsquo;Artisanat et du Tourisme.<br />
<br />
Mme Fille, Mme Coulibaly Assatou Doumbia, agissant au nom et pour le compte d&rsquo;ASS Services Sarl, s&rsquo;est retrouv&eacute;e dot&eacute;e d&rsquo;un gros march&eacute; de 44,977 millions de nos francs, pour la &laquo;fourniture de consommables de bureau&raquo;. C&rsquo;&eacute;tait le 29 mars 2011. L&rsquo;argent est d&eacute;j&agrave; tomb&eacute; dans son compte bancaire, n&deg;01001021142590009-83 ouvert au nom de sa soci&eacute;t&eacute; &agrave; la BCI.<br />
<br />
Le mari de cette derni&egrave;re, Karim Coulibaly, fonctionnaire de l&rsquo;Etat travaillant au CICB, responsable d&rsquo;une soci&eacute;t&eacute; d&eacute;nomm&eacute;e R&eacute;f&eacute;rence CG (commerce g&eacute;n&eacute;ral) cr&eacute;&eacute;e pour les besoins de la cause, enl&egrave;vera un autre march&eacute; relatif &agrave; l&rsquo;achat de &laquo;consommables&raquo;, pour un montant total de 7 millions de nos francs.<br />
<br />
Ce n&rsquo;est pas tout. La Directrice des Finances et du Mat&eacute;riel du minist&egrave;re de l&rsquo;Artisanat et du Tourisme, Mme Doumbia Fanta Doucans&eacute; excelle aussi dans la surfacturation de &laquo;march&eacute;s dits fictifs&raquo;. De quoi s&rsquo;agit-il? Nos sources pr&eacute;cisent qu&rsquo;elle se procure des liquidit&eacute;s aupr&egrave;s d&rsquo;op&eacute;rateurs &eacute;conomiques de la place et qu&rsquo;en lieu et place du remboursement, elle fait engager des factures fictives, &agrave; concurrence du double de l&rsquo;argent emprunt&eacute;. Ensuite, &agrave; travers un avis de cr&eacute;dit, les op&eacute;rateurs concern&eacute;s se font payer par&nbsp; le Tr&eacute;sor public (nous reviendrons sur les d&eacute;tails de ce type d&rsquo;op&eacute;ration au besoin). Les prestataires impliqu&eacute;s dans cette pratique sont&nbsp;connus. La t&ecirc;te de pont est un certain Cheick Fanta Mady Sanogo, de N&rsquo;Golonina. Vous n&rsquo;en croirez pas vos yeux: en l&rsquo;espace de cinq jours, il s&rsquo;est vu attribuer trois contrats de 9,4 millions de FCFA chacun. Le premier, en date du 15 juillet 2011, est relatif &agrave; la &laquo;confection de banderoles, de badges, de bandes d&rsquo;identification et de tee-shirts imprim&eacute;s en couleur&raquo;. Le deuxi&egrave;me,&nbsp; en date toujours du m&ecirc;me 15 juillet 2011, est relatif &agrave; &laquo;l&rsquo;achat de balle de tissus creton et de balle de coton vibre (sic)&raquo;. Le troisi&egrave;me march&eacute;, en date du 19 juillet 2001, porte sur la &laquo;fourniture de mat&eacute;riels sanitaires&raquo;. Voil&agrave; comment le bienheureux Cheick Fanta Mady Sanogo a enlev&eacute; plus de 28 millions de nos francs en cinq jours, pour des prestations plus que douteuses. Sinon, comment comprendre que le d&eacute;partement de l&rsquo;Artisanat et du Tourisme ait besoin de tant de &laquo;mat&eacute;riels sanitaires&raquo;. En outre, en 2011, ce minist&egrave;re n&rsquo;a organis&eacute; pour l&rsquo;instant, &agrave; notre connaissance, aucun &eacute;v&eacute;nement grandiose, n&eacute;cessitant des banderoles et des tee-shirts &agrave; hauteur de plus de 9 millions de nos francs. Idem pour l&rsquo;achat de balles de tissus et de coton fibre. Allez-donc demandez aux artisans, s&rsquo;ils ont re&ccedil;u quoi que ce soit de tout cela.<br />
<br />
C&rsquo;est tout simplement de la grosse magouille et des march&eacute;s fictifs. A suivre.<br />
<strong>Chahana Takiou</strong><br />
</span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Commissariat à la Sécurité alimentaire : Qui veut &amp;quot;manger&amp;quot; l’ex commissaire ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/commissariat-la-scurit-alimentaire-qui-veut-manger-lex-commissaire-ij-28981.html</link>
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<pubDate>Thu, 22 Sep 2011 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<span><strong><em><span lang="\&quot;FR\&quot;">Madame Lancery Yaya Haïdara, c’est cette dame qui aura été dans l’histoire du Mali, la première à diriger cette indispensable structure : "Commissariat à la Sécurité Alimentaire".</span></em></strong></span>
<p class="\&quot;MsoNormal\&quot;">
<p class="\&quot;MsoNormal\&quot;"><span><span lang="\&quot;FR\&quot;">Ainsi, grâce à la ténacité et au sens de responsabilité de Madame Lancery, le commissariat à la Sécurité Alimentaire aura en seulement 4 petites années comblé les attentes.</span></span></p>
<p class="\&quot;MsoNormal\&quot;"><span><span lang="\&quot;FR\&quot;">Mais, le chemin aura été parsème d’embûches. Cela, à cause d’indivers malsains et destructeurs qui ont à plusieurs reprises, tenté de faire effondrer le CSA, sa commissaire et les efforts consentis par nos hautes autorités pour que la structure puisse assurer une pleine couverture des besoins alimentaires du pays.</span></span></p>
<p class="\&quot;MsoNormal\&quot;"><span><span lang="\&quot;FR\&quot;">Ainsi, le CSA a subi deux incendis criminels, la destruction et le vol de son matériel de travail.</span></span></p>
<p class="\&quot;MsoNormal\&quot;"><span><span lang="\&quot;FR\&quot;">Qu’à cela ne tienne, malgré les lâches atteintes à son honneur et à sa considération, Madame Lancery Nana Haïdara aura tenu jusqu’au bout.</span></span></p>
<p class="\&quot;MsoNormal\&quot;"><span><span lang="\&quot;FR\&quot;">Mais de nos jours encore, alors qu’elle n’assure plus la gestion du CSA, Madame Lancery Nana Haïdara continue d’être poursuivie par les chiens.</span></span></p>
<p class="\&quot;MsoNormal\&quot;"><span><span lang="\&quot;FR\&quot;">Tantôt, on l’accuse d’avoir mal géré le CSA, tantôt de l’avoir tout simplement "mangé".</span></span></p>
<p class="\&quot;MsoNormal\&quot;"><span><span lang="\&quot;FR\&quot;">Qui sont-ils ces aigris qui ne vivent que de calomnies et de mensonges gratuits ?  </span></span>
<div class="\&quot;MsoNormal\&quot;"><span><span><span lang="\&quot;FR\&quot;">
Leur combat est en tous les cas est perdu d’avance, car Madame Lancery Nana Haïdara reste sereine et fière du travail de titan qu’elle a abattu au commissariat à la sécurité alimentaire.</span></span></span>
<div><span> </span></div>
<p class="\&quot;MsoNormal\&quot;"><span><span lang="\&quot;FR\&quot;"> </span></span></p>

</div>
<p class="\&quot;MsoNormal\&quot;"> </p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>L’APCAM et ses Chambres de Koulikoro et Ségou :
Le désastre</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/lapcam-et-ses-chambres-de-koulikoro-et-sgou-le-dsastre-28976.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 22 Sep 2011 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<![endif]--></span><em><strong><span style=\"font-size: x-small;\"><span lang=\"FR\" style=\"font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: rgb(51, 51, 153);\">Inexistence de programme d&rsquo;activit&eacute;s, non mise &agrave; jour de l&rsquo;accord d&rsquo;&eacute;tablissement, non retenue et non reversement de TVA, paiement sans pi&egrave;ces justificatives, l&rsquo;existence de d&eacute;penses douteuses, inexistence de bons d&rsquo;achats et de facture proforma sont entre autres des maux qui ont mis &agrave; sac les ressources financi&egrave;res de ces structures.</span></span></strong></em></p>
<p align=\"left\" style=\"text-align: left;\" class=\"MsoBodyText2\"><span style=\"font-size: x-small;\"><span lang=\"FR\" style=\"font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-weight: normal;\">Depuis 2006, l&rsquo;Assembl&eacute;e Permanente des Chambres d&rsquo;Agriculture du Mali (APCAM) et les Chambres R&eacute;gionales d&rsquo;Agriculture (CRA) de Koulikoro et S&eacute;gou sont mal g&eacute;r&eacute;es. Or ces structures occupent une place de choix dans la propulsion de l&rsquo;agriculture au Mali. Donc leur mauvaise gestion est synonyme de l&rsquo;&eacute;chec de tout projet en faveur de l&rsquo;agriculture.</span></span></p>
<p align=\"left\" style=\"text-align: left;\" class=\"MsoBodyText\"><span style=\"font-size: x-small;\"><span lang=\"FR\" style=\"font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;\">Les irr&eacute;gularit&eacute;s qui illustrent cette fa&ccedil;on de g&eacute;rer de l&rsquo;APCAM et ses chambres de Koulikoro et S&eacute;gou se r&eacute;sument entre autres &agrave;&nbsp;: la non retenue de la TVA d&rsquo;un montant de 7, 85 millions de F CFA sur les d&eacute;penses effectu&eacute;es sur les fonds SIAGRI, l&rsquo;inexistence de programme d&rsquo;activit&eacute;s avec des objectifs mesurables et des indicateurs de performance.</span></span></p>
<p class=\"MsoNormal\"><span style=\"font-size: x-small;\"><span lang=\"FR\" style=\"font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;\">Toujours au titre des irr&eacute;gularit&eacute;s, il y a le non reversement de la TVA d&rsquo;un montant de 9.015.883 F CFA, per&ccedil;u sur des d&eacute;penses effectu&eacute;es sur le m&ecirc;me fonds, l&rsquo;existence de des d&eacute;penses douteuses s&rsquo;expliquant par&nbsp;: des ordres de missions non vis&eacute;s, la non concordance du nombre de jours inscrit sur les &eacute;tats de paiement &agrave; celui indiqu&eacute; sur les ordres de mission, des &eacute;tats de paiements de frais de mission non justifi&eacute;s par des ordres de mission, des frais d&rsquo;h&ocirc;tel pay&eacute;s sans ordre de mission, des paiements sans pi&egrave;ces justification en violation des articles 104, 107 et 924.000 F CFA.</span></span></p>
<p class=\"MsoNormal\"><span style=\"font-size: x-small;\"><span lang=\"FR\" style=\"font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;\">La non r&eacute;alisation des activit&eacute;s du Programme d&rsquo;Appui au D&eacute;veloppement Economique de l&rsquo;Office du Niger S&eacute;gou, la mauvaise tenue et la mauvaise conservation des documents, l&rsquo;inexistence du manuel de proc&eacute;dures administratives, comptables et financi&egrave;res, la non mise &agrave; jour de l&rsquo;accord d&rsquo;&eacute;tablissement, la non tenue de r&eacute;union de commission&nbsp;sont aussi des faits qui ont mis &agrave; genou ces structures.</span></span></p>
<p align=\"left\" style=\"text-align: left;\" class=\"MsoBodyText\"><span style=\"font-size: x-small;\"><span lang=\"FR\" style=\"font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;\">Par ailleurs, le dernier rapport de la CASCA d&eacute;plore au niveau de l&rsquo;APCAM et les CRA de Koulikoro et S&eacute;gou, des irr&eacute;gularit&eacute;s comme l&rsquo;inexistence de bons d&rsquo;achat et de factures proforma, la non mise en concurrence des fournisseurs, l&rsquo;inexistence de registre de paie en violation des articles 104, 107 et 108 du code du travail.</span></span></p>
<p class=\"MsoNormal\"><span style=\"font-size: x-small;\"><span lang=\"FR\" style=\"font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;\">Aussi, des arri&eacute;r&eacute;s de cotisations sociales de 11.582.857 F CFA et d&rsquo;imp&ocirc;t sur les traitements et salaires de 2.581.095 F CFA, l&rsquo;exercice de fonctions incompatibles d&rsquo;agent comptable, de r&eacute;gisseur et de secr&eacute;taire comptable, la mauvaise tenue de la comptabilit&eacute; mati&egrave;res illustrent &eacute;galement la mauvaise gestions qui r&egrave;gne au niveau de ces dites structures.</span></span></p>
<p class=\"MsoNormal\"><span style=\"font-size: x-small;\"><span lang=\"FR\" style=\"font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;\">Au del&agrave; &agrave; l&rsquo;Assembl&eacute;e Permanente des Chambres d&rsquo;Agriculture du Mali (APCAM), la CASCA d&eacute;nonce le faible taux d&rsquo;ex&eacute;cution des activit&eacute;s de l&rsquo;APCAM&nbsp;(24,77 % en 2007 et 13,76 % en 2008 pour le secteur promotion rurale, 37,59 % en 2007 et 4,77 % en 2008 pour le secteur formation, information et communication)</span></span></p>
<p class=\"MsoNormal\"><span style=\"font-size: x-small;\"><span lang=\"FR\" style=\"font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;\">Le faible taux d&rsquo;ex&eacute;cution des activit&eacute;s de la CRA de Koulikoro soit 0 % en 2007 et 33 % en 2008 pour le secteur innovation et transfert de technologie&nbsp;donne du tournis &agrave; quiconque.</span></span></p>
<p class=\"MsoNormal\"><span style=\"font-size: x-small;\"><span lang=\"FR\" style=\"font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;\">Au rythme o&ugrave; les choses vont, il y a lieu de s&rsquo;inqui&eacute;ter quant &agrave; l&rsquo;avenir de l&rsquo;agriculture au Mali voire du d&eacute;veloppement de notre pays qui doit se reposer en grande partie sur cette activit&eacute; g&eacute;n&eacute;ratrice de richesses.</span></span></p>
<p class=\"MsoNormal\"><span style=\"font-size: x-small;\"><span lang=\"FR\" style=\"font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;\">&nbsp;</span></span></p>
<h1 align=\"left\" style=\"text-align: left;\"><span style=\"font-size: x-small;\"><span lang=\"FR\" style=\"font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;\">A. Sanogo</span></span></h1>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Crime économique de Cheick Oumar Diallo du groupe Hamarilla :
&#45;300 motos chinoises vendues à la police pour un prix unitaire de 1.150.000 Cfa</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/crime-conomique-de-cheick-oumar-diallo-du-groupe-hamarilla-300-motos-chinoises-vendues-la-police-pour-un-prix-unitaire-de-1150000-cfa-28373.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 08 Sep 2011 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Ciwara Info</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p><span style=\"font-size: x-small;\"><span style=\"color: rgb(51, 51, 153);\"><em><strong>On ne finira jamais d&rsquo;&eacute;voquer les g&acirc;chis caus&eacute;s au Mali par certains op&eacute;rateurs &eacute;conomiques et hauts responsables de notre pays. C&rsquo;est le cas de la Direction g&eacute;n&eacute;rale de la police nationale qui a os&eacute; acheter 300 motos de marque chinoise &agrave; 1.150.000 de nos francs par unit&eacute; pour un co&ucirc;t total de 345&nbsp;000&nbsp;000 de Cfa. Ce montant, en 40 mensualit&eacute;s &agrave; raison de 8&nbsp;625&nbsp;000 Cfa, est tomb&eacute; dans le compte de l&rsquo;op&eacute;rateur &eacute;conomique Cheick Oumar Diallo.</strong></em></span><br />
</span></p>
<p><span style=\"font-size: x-small;\">Si les faits remontent &agrave; 2004, par contre, les motos &eacute;taient destin&eacute;es &agrave; la promotion 2001 des sous officiers de l&rsquo;&eacute;cole de police. En raison du prix exorbitant desdites motos, les sortants ont chacun pr&eacute;f&eacute;r&eacute; se d&eacute;brouiller en allant acheter au march&eacute;. Depuis lors, les engins &agrave; deux roues restent sans preneur et elles dorment encore dans les magasins du Groupement mobile de s&eacute;curit&eacute; (GMS). Mais, &agrave; quelle fin? C&rsquo;est ce que indique un rapport portant le sceau de la &lsquo;&rsquo;confidentialit&eacute;&rsquo;&rsquo;. Celui-ci a &eacute;t&eacute; adress&eacute; le 14 Septembre 2009 &agrave; Sadio Gassama l&rsquo;actuel ministre de la s&eacute;curit&eacute; int&eacute;rieure et de la protection civile par l&rsquo;inspecteur en chef des services de s&eacute;curit&eacute; et de la protection civile. Toujours rien de concret.<br />
<br />
&Agrave; pr&eacute;ciser que les motos avaient &eacute;t&eacute; r&eacute;ceptionn&eacute;es au GMS par le commissaire Samba K&eacute;ita qui coiffe, aujourd&rsquo;hui, la Brigade de lutte contre les stup&eacute;fiants install&eacute;e &agrave; Bamako Coura &agrave; c&ocirc;t&eacute;&nbsp;de la BIJ. Contact&eacute; par nos soins courant Juillet dernier, ce dernier aussi souhaiterait bien parl&eacute; mais &agrave; condition que sa hi&eacute;rarchie l&rsquo;autorise. Ce qui parait difficile.<br />
<br />
Les coups de gueule de Cheick Oumar Diallo PDG du Comptoir malien pour le commerce g&eacute;n&eacute;ral (CMCG) Groupe Hamarilla<br />
Pour Cheick Oumar Diallo du Groupe Hamarilla comme l&rsquo;appellent ses intimes par les initiales C.O.D, ce march&eacute; n&deg;1668 du 27 Novembre 2003 n&rsquo;a pas &eacute;t&eacute; surfactur&eacute;. Peut-il dire le contraire? Car, nos sources indiquent que lui et tous ceux qui ont sign&eacute; le document du march&eacute; en foulant aux pieds les r&egrave;gles de passation se seraient bien r&eacute;gal&eacute;s avec les frics de l&rsquo;&Eacute;tat malien.<br />
<br />
Mieux, C.O.D que nous avons rencontr&eacute; le 19 Juillet dernier dans son bureau pour des fins de recoupement d&rsquo;information, pense que tout ce qui est en train de se faire, aujourd&rsquo;hui, autour de ce sulfureux march&eacute; de motos est d&ucirc; &agrave; la mauvaise compr&eacute;hension des diff&eacute;rents protagonistes. &laquo;Ils vont se faire humilier, il ne doit aucunement avoir de m&eacute;sentente entre eux pour une affaire qui est finie&raquo;, nous avait-il dit en Langue nationale Bambara.<br />
<br />
Qu&rsquo;est-ce que Cheick Oumar Diallo entend dire par l&agrave;? Le g&acirc;teau ne s&rsquo;est-il pas partag&eacute; comme initialement convenu? Quelqu&rsquo;un veut-il r&eacute;gler un vieux compte? Sinon, comment expliquer la ristourne de 3% soit 10.350.000 vers&eacute;s &agrave; l&rsquo;Amicale des fonctionnaires de la police par ch&egrave;que BDM n&deg;2312407 du 09 F&eacute;vrier 2004. S&rsquo;y ajoutent les frais d&rsquo;escompte pour avalisation de la traite soit 10.025.055 F Cfa encaiss&eacute;s par la m&ecirc;me Amicale suivant ch&egrave;que BDM n&deg;2312408.<br />
<br />
En fait, C.O.D qui entretiendrait un tout autre type de rapport avec Niam&eacute; K&eacute;ita ancien directeur g&eacute;n&eacute;ral de la police a des dents longues &agrave; l&rsquo;&eacute;gard de Mahamadou Diagouraga. Or, la providence a fait que Diagouraga soit le pr&eacute;d&eacute;cesseur mais aussi le successeur &agrave; Niam&eacute; K&eacute;ita. Sans tout dire, devinez le reste de fa&ccedil;on intelligente. Pourtant, l&rsquo;autre malheur aussi est que ce ne sont pas Niam&eacute; et Diagouraga seulement qui ont sign&eacute; ce march&eacute; &agrave; probl&egrave;mes (voir en encadr&eacute;) les noms des signataires de la convention entre la police et l&rsquo;&eacute;tablissement Hamarilla.<br />
<br />
Nos sources ont &eacute;galement r&eacute;v&eacute;l&eacute; ce que le PDG du Comptoir malien pour le commerce g&eacute;n&eacute;ral (CMCG) veut garder dans le grand secret. En effet, il semble que c&rsquo;est Souleymane Sidib&eacute; ministre de la s&eacute;curit&eacute; int&eacute;rieure et de la protection civile, au moment des faits, qui aurait instruit &agrave; Mahamadou Diagouraga (son subalterne) de c&eacute;der le march&eacute; &agrave; Cheick Oumar Diallo dit C.O.D. Pour le moment, toutes nos d&eacute;marches tendant &agrave; rencontrer Souleymane Sidib&eacute; et Mahamadou Diagouraga ont &eacute;t&eacute; vaines. Est-ce une mani&egrave;re pour scl&eacute;roser notre courage ou le soumettre &agrave; rude &eacute;preuve? Notre r&eacute;daction pense avoir &eacute;t&eacute; victime de l&rsquo;une tout comme de l&rsquo;autre option.<br />
<br />
Ainsi de nos jours, le Syndicat de la police nationale (SPN) est d&eacute;termin&eacute; &agrave; tirer au clair cette affaire. Le bouillonnant Sim&eacute;on K&eacute;ita qui le dirige et ses hommes auraient crach&eacute; sur des millions de nos francs afin que la lumi&egrave;re soit faite sur ce dossier qui finira par &eacute;clater au grand jour. D&eacute;sormais, Sim&eacute;on et les t&ecirc;tes br&ucirc;l&eacute;es du SPN ne veulent plus qu&rsquo;un centime de la police prenne une autre destination.<br />
<br />
O&ugrave; sont partis le Bureau du v&eacute;rificateur g&eacute;n&eacute;ral et les autres structures de contr&ocirc;le de l&rsquo;&Eacute;tat?<br />
En cette fin du second et dernier mandat du pr&eacute;sident ATT &agrave; la t&ecirc;te du Mali, on le sait tous, les experts, inspecteurs et autres contr&ocirc;leurs de l&rsquo;&Eacute;tat ont rivalis&eacute; de talents pour d&eacute;busquer ceux qui font saigner les caisses du pays. &Agrave; ce qu&rsquo;on sache, ils seraient &eacute;galement bel et bien au courant des contours t&eacute;n&eacute;breux de ce march&eacute; des motos de la police. Mais, pourquoi jusqu&rsquo;&agrave; ce jour n&rsquo;ont-ils pas fait un tour dans les magasins du Groupement mobile de s&eacute;curit&eacute; (GMS)? L&rsquo;absence de r&eacute;ponse &agrave; cette question fait dire que les contr&ocirc;les et v&eacute;rifications seraient t&eacute;l&eacute;guid&eacute;s. On choisirait les cibles avant d&rsquo;entreprendre les actions. En tout cas, beaucoup de gens auraient b&eacute;n&eacute;fici&eacute; des retomb&eacute;es financi&egrave;res de ce march&eacute; surfactur&eacute; des motos de la promotion2001 des sous officiers de l&rsquo;&eacute;cole de police.<br />
<br />
Le scandale a &eacute;t&eacute; parfait concernant la gestion des fonds de la mutuelle de la police. &Agrave; cet effet, comme &eacute;voqu&eacute; en introduction de cet article, un rapport accablant a &eacute;t&eacute; produit et adress&eacute; au ministre Sadio Gassama. On aura l&rsquo;occasion de l&rsquo;&eacute;plucher.<br />
&Agrave; suivre&hellip;<br />
<strong>Bah</strong><br />
<br />
Le Directeur r&eacute;gional de la police du district de Bamako<br />
Le contr&ocirc;leur g&eacute;n&eacute;ral Niam&eacute; K&eacute;ita<br />
Le Commandant du GMS<br />
Le contr&ocirc;leur g&eacute;n&eacute;ral Modibo Diallo<br />
Le Pr&eacute;sident de la mutuelle<br />
Le commissaire divisionnaire Boubacar Diouf<br />
L&rsquo;Officier comptable de la DGNP<br />
Le Commissaire divisionnaire K&eacute;messery Diarra<br />
Le Directeur g&eacute;n&eacute;ral de la police nationale<br />
Le contr&ocirc;leur g&eacute;n&eacute;ral Mahamadou Diagoura chevalier de l&rsquo;ordre national<br />
Le fournisseur<br />
Ckeick Oumar Diallo<br />
<br />
<br />
</span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Office malien de l’habitat :
Un trou de 27,61 milliards FCFA dans la caisse. 
21,47 millions pour la réparation d’un véhicule</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/office-malien-de-lhabitat-un-trou-de-2761-milliards-fcfa-dans-la-caisse-2147-millions-pour-la-rparation-dun-vhicule-27905.html</link>
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<pubDate>Fri, 26 Aug 2011 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Combat</dc:creator>
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</xml><![endif]--><span style=\"color: rgb(51, 51, 153);\"><b style=\"\"><i style=\"\"><span lang=\"FR\" style=\"line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;\">L&rsquo;Office Malien de l&rsquo;Habitat (OMH) est victime de pratiques qui ne disent pas leurs noms. Il&nbsp; est au service exclusif de son dirlo Moussa Baba Diarra : gestion clanique des ressources humaines et financi&egrave;res, affairisme et magouille &agrave; la pelle, non respect des crit&egrave;res d&rsquo;&eacute;ligibilit&eacute; et des sous crit&egrave;res d&rsquo;attribution des logements attribu&eacute;s etc. </span></i></b></span></span></p>
<p class=\"MsoNormal\"><span style=\"font-size: x-small;\"><span lang=\"FR\" style=\"line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;\">Tout y passe sans que cela n&rsquo;offusque personne. Cons&eacute;quence : la structure a subi une saign&eacute;e financi&egrave;re de&nbsp; 27,61 milliards de francs CFA. Au m&ecirc;me moment, l&rsquo;octroi d&rsquo;indemnit&eacute;s et de gratification, sans base l&eacute;gale n&rsquo;est pas de nature &agrave; temp&eacute;rer les curiosit&eacute;s.</span></span></p>
<p class=\"MsoNormal\"><span style=\"font-size: x-small;\"><span lang=\"FR\" style=\"line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;\">Sauf revirement de derni&egrave;re minute, l&rsquo;Etat malien risque, les jours &agrave; venir, de faire le deuil du programme des logements sociaux. A l&rsquo;Office Malien de l&rsquo;Habitat, les d&eacute;caissements sont sans rapport avec les besoins r&eacute;els du service. Autrement dit, l&rsquo;argent coule de source et dans d&rsquo;autres sources. Pire, la non-tenue de la comptabilit&eacute; g&eacute;n&eacute;rale est de notori&eacute;t&eacute; publique. </span></span></p>
<p class=\"MsoNormal\"><span style=\"font-size: x-small;\"><span lang=\"FR\" style=\"line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;\">Mais contre toute attente, nos sources, sur la base d&rsquo;un document dont nous avons une copie, indiquent que les d&eacute;penses indues dans le cadre des missions se poursuivent sans discontinuer. Avant de poursuivre que l&rsquo;octroi, sans base l&eacute;gale, d&rsquo;indemnit&eacute;s et de gratifications est le sport favori du Boss de la structure Moussa Baba Diarra. Rien qu&rsquo;au cour de ces derni&egrave;res op&eacute;rations, la caisse de la structure a saign&eacute; &agrave; hauteur de 8,815 millions de francs CFA. Au m&ecirc;me moment, pr&eacute;cise le document, les d&eacute;ficits ne sont plus &agrave; comptabiliser au sein de la structure. S&rsquo;y ajoutent, les frais d&rsquo;entretien du seul v&eacute;hicule immatricul&eacute; K 2563 pour un montant de 21,476 millions de francs CFA pour la m&ecirc;me p&eacute;riode.</span></span></p>
<p class=\"MsoNormal\"><span style=\"font-size: x-small; \"><span lang=\"FR\" style=\"line-height: 115%; font-family: Arial, sans-serif; \">Ensuite, vient le paiement de 903.340F CFA au titre des droits d&rsquo;enregistrement &agrave; la place des prestataires. Est-ce &agrave; dire que ces derniers sont des proches parents du &laquo; Prince &raquo; de l&rsquo;Office Malien de l&rsquo;Habitat (OMH) </span></span><span lang=\"FR\" style=\"line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;\">?&nbsp;</span></p>
<p><span style=\"font-size: x-small; \">Et le hic, c&rsquo;est que la comptabilit&eacute;-mati&egrave;res de l&rsquo;OMH n&rsquo;est pas &agrave; jour. Ce n&rsquo;est pas tout. Loin s&rsquo;en faut.&nbsp;M&ecirc;me au niveau de la gestion des immobilisations, c&rsquo;est le branle bas. Au m&ecirc;me moment, le contr&ocirc;le interne de la bo&icirc;te est insuffisant. S&rsquo;y ajoute la faiblesse dans le suivi du recouvrement de la taxe de logement et la non application des p&eacute;nalit&eacute;s de retard d&rsquo;un montant de 18,32 millions de nos francs.&nbsp; En chiffre, conclu le rapport, 27,61 millions de nos francs ont pris d&rsquo;autres destinations, jusque-l&agrave;, encore inconnues. Et&nbsp; au rythme o&ugrave; vont les choses, le projet des logements sociaux initi&eacute;s par le gouvernement risque d&rsquo;&ecirc;tre envoy&eacute; au del&agrave; de l&rsquo;au-del&agrave;</span>.</p>
<p><span style=\"font-size: x-small; \"><b><span lang=\"FR\" style=\"line-height: 115%; font-family: Arial, sans-serif; \">L&rsquo;OMH, victime de sa hi&eacute;rarchie</span></b></span></p>
<p><span style=\"font-size: x-small;\"><span lang=\"FR\" style=\"line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;\">L&rsquo;Office Malien de l&rsquo;Habitat est malade. Malade de ces cadres, qui n&rsquo;en font qu&rsquo;&agrave; leur guise.</span></span></p>
<p class=\"MsoNormal\"><span style=\"font-size: x-small;\"><span lang=\"FR\" style=\"line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;\">&laquo; C&rsquo;est fini, l&rsquo;Office Malien de l&rsquo;Habitat est mort ! Il n&rsquo;existe que pour une poign&eacute;e de cadres, proches du Directeur, Moussa Baba Diarra &raquo;, nous confie un travailleur de cette structure. Mais, &agrave; en croire certains responsables, les prochains jours seront compliqu&eacute;s &agrave; l&rsquo;OMH. Et si cette situation se poursuit, le gouvernement risque de faire le deuil du projet des logements sociaux. Et son coll&egrave;gue d&rsquo;ajouter l&rsquo;air visiblement d&eacute;&ccedil;u : &laquo; si l&rsquo;OMH est cens&eacute; &ecirc;tre le fer de lance de la politique des logements sociaux de l&rsquo;Etat, sa gestion, aujourd&rsquo;hui est d&rsquo;une opacit&eacute; sans &eacute;quivalent &raquo;. Avant de conclure &laquo;&nbsp; si des changements ne sont pas apport&eacute;s au sein de ce service, les prochains jours seront durs pour l&rsquo;Etat, les maliens&hellip; &raquo;</span></span></p>
<p class=\"MsoNormal\"><span style=\"font-size: x-small;\"><span lang=\"FR\" style=\"line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;\">Certes, l&rsquo;&eacute;quipe de moussa Baba Diarra, Directeur de l&rsquo;OMH vaut mieux que rien. Mais elle reste la pire parmi toutes les structures impliqu&eacute;es dans l&rsquo;attribution des logements sociaux. Et pendant que la structure saigne, les cadres roulent dans de luxueuses bagnoles tout en hissant des b&acirc;tisses dans les quartiers hupp&eacute;s de la capitale. Mieux, selon certaines indiscr&eacute;tions, ils se taillent des p&eacute;riples au bord de la Seine. Voil&agrave; tout le sens &agrave; donner &agrave; l&rsquo;h&eacute;morragie financi&egrave;re que conna&icirc;t, aujourd&rsquo;hui, l&rsquo;Office Malien de l&rsquo;Habitat.</span></span></p>
<p class=\"MsoNormal\"><span style=\"font-size: x-small;\"><span lang=\"FR\" style=\"line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;\">Face &agrave; cette gabegie ambiante et &agrave; l&rsquo;affairisme du clan qui la dirige, doit-on s&rsquo;emmurer dans un silence pour &eacute;viter les foudres de sa col&egrave;re ?</span></span></p>
<p class=\"MsoNormal\"><span style=\"font-size: x-small;\"><span lang=\"FR\" style=\"line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;\">Heureux, ceux qui se posent, encore, ces questions. Car, il y a longtemps que l&rsquo;oligarchie financi&egrave;re a anesth&eacute;si&eacute; les convictions &agrave; l&rsquo;OMH. Et partout, le m&ecirc;me constat, l&rsquo;amer constat : motus et bouche cousue. Personne pour d&eacute;noncer cet affairisme &agrave; la pelle. Comme notifi&eacute; dans notre rapport d&rsquo;enqu&ecirc;te. On reste de marbre, face &agrave; la gestion du l&rsquo;Office Malien de l&rsquo;Habitat, face &agrave; cette crise qui hypoth&egrave;que l&rsquo;avenir des maliens.</span></span></p>
<p class=\"MsoNormal\"><span style=\"font-size: x-small; \"><b><span lang=\"FR\" style=\"line-height: 115%; font-family: Arial, sans-serif; \">L&rsquo;OMH ou une propri&eacute;t&eacute; priv&eacute;e</span></b></span></p>
<p><span style=\"font-size: x-small; \">L&rsquo;Office Malien de l&rsquo;Habitat affiche depuis des ann&eacute;es, le clich&eacute; d&rsquo;un monde &agrave; part, avec ses &laquo; dieux &raquo;, ses anges, ses proph&egrave;tes et ses esclaves. Un monde, avec ses lois, ses r&egrave;gles. Un monde dans lequel pr&eacute;vaut une seule r&egrave;gle : tous ceux, qui ne sont pas avec nous sont contre nous. Alors, il faut les briser. Co&ucirc;te que co&ucirc;te. C&rsquo;est tout le sens de l&rsquo;affaire dite &laquo; de l&rsquo;attribution des logements sociaux &raquo; un challenge &agrave; travers lequel, pr&eacute;cise nos interlocuteurs, le Boss de l&rsquo;OMH entend prendre sa revanche sur ses coll&egrave;gues. Mais aussi, de celle dite des &laquo; crit&egrave;res d&rsquo;&eacute;ligibilit&eacute;s &raquo;. Une autre paire de manche &agrave; travers laquelle, des responsables de l&rsquo;OMH entendent r&eacute;gler leurs comptes avec les postulants aux logements sociaux</span>.</p>
<p class=\"MsoNormal\"><span style=\"font-size: x-small;\"><span lang=\"FR\" style=\"line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;\">Toutes ces pratiques sont de mise &agrave; l&rsquo;Office Malien de l&rsquo;Habitat. Mais personne n&rsquo;a &eacute;t&eacute; inqui&eacute;t&eacute; jusque-l&agrave;. Et pendant que les postulants rougissent les yeux, la hi&eacute;rarchie se la coule douce. Peut-on parler d&rsquo;homme qu&rsquo;il faut &agrave; la place qu&rsquo;il faut, lorsque Moussa Baba Diarra r&egrave;gne, en ma&icirc;tre depuis des ans, sur l&rsquo;OMH avec une gestion qui jure avec l&rsquo;orthodoxie financi&egrave;re ? Peut-on parler de changement, dans notre pays, lorsque tout est devenu normal ? A savoir le vol, la corruption, le n&eacute;potisme.</span></span></p>
<p class=\"MsoNormal\"><span style=\"font-size: x-small;\"><span lang=\"FR\" style=\"line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;\">Pour en savoir plus par rapport &agrave; ces informations, somme toute accablante, nous avons tent&eacute; de rencontrer la semaine derni&egrave;re le Directeur de l&rsquo;Office Malien de l&rsquo;Habitat. En vain !</span></span></p>
<p class=\"MsoNormal\"><span style=\"font-size: x-small;\"><span lang=\"FR\" style=\"line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;\">Mais quoiqu&rsquo;il en soit, il revient &agrave; l&rsquo;Etat de prendre ses responsabilit&eacute;s. Toutes ses responsabilit&eacute;s. Du moins, s&rsquo;il tient encore au bien-&ecirc;tre des maliens et &agrave; la lutte contre la pauvret&eacute;.</span></span></p>
<p class=\"MsoNormal\"><span style=\"font-size: x-small;\"><span lang=\"FR\" style=\"line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;\">&laquo; Se mettre au service de la veuve et de l&rsquo;orphelin&nbsp; ne dispense pas pour autant, quand l&rsquo;occasion s&rsquo;en pr&eacute;sente, de d&eacute;fendre &eacute;galement le veuf et l&rsquo;orphelin &raquo;, a dit Pierre Dac, un c&eacute;l&egrave;bre penseur.</span></span></p>
<p class=\"MsoNormal\"><span style=\"font-size: x-small;\"><span lang=\"FR\" style=\"line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;\">En attendant, nos enqu&ecirc;tes se poursuivent. Comment l&rsquo;attribution des logements sociaux est op&eacute;r&eacute;e &agrave; l&rsquo;Office Malien de l&rsquo;Habitat ? </span></span></p>
<p class=\"MsoNormal\">&nbsp;<span style=\"font-size: x-small; \"><span lang=\"FR\" style=\"line-height: 115%; font-family: Arial, sans-serif; \">La r&eacute;ponse dans nos prochaines &eacute;ditions.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; </span><br />
</span></p>
<p><span style=\"font-size: x-small; \"> </span></p>
<p class=\"MsoNormal\">&nbsp;<span lang=\"FR\" style=\"line-height: 115%; font-family: Arial, sans-serif; \">&nbsp; <b style=\"\">Jean pierre James</b></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Caisse des Retraites : 27, 22 millions de francs CFA indûment payés à des députés 22 millions de frais d’Hôtel 13 millions de carburant au personnel…</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/caisse-des-retraites-27-22-millions-de-francs-cfa-indment-pays-des-dputs22-millions-de-frais-dhtel13-millions-de-carburant-au-personnel-27136.html</link>
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<pubDate>Thu, 11 Aug 2011 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Combat</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<span><em><strong><span>Mis en veilleuse, depuis un certain temps, le dossier sur la mauvaise gestion au sein de la Caisse des Retraites du Mali (CRM) qui a occasionné une perte sèche de 574,12 millions de francs CFA sera, bientôt, remis au goût du jour. Elaboré par des experts, chargés de faire toute la lumière sur la gestion calamiteuse de ces fonds, ce dossier épingle Mme Oumou Marie Louise Dicko, Directrice Générale de la Caisse des Retraites. D’où leur décision de transmettre le dossier à la justice.</span></strong></em></span><span> </span>

A l’issue de leurs investigations, les enquêteurs sont tombés, à bras le corps, sur des zones d’ombre dans la gestion de ces 574,12 millions de francs CFA.

Relégué aux calendes bamanans, ce dossier risque de sonner le glas du maintien de Mme Oumou Marie Louise Dicko à la tête de la Caisse des Retraite du Mali.

Elaboré dans les règles de l’art, ce dossier met à nu le contour, pour le moins mafieux, de la gestion des 574,12 millions de nos francs, au sein de la Caisse des Retraites du Mali.
A chaque rapport d’enquête, le même scénario : d’un côté, des détourneurs en rond en rogne, soupçonnant les enquêteurs de « traficotage » des données. Et de l’autre, des cadres qui s’en défendent. Sans convaincre.

Mais le dossier, lié à la saignée financière au niveau de la Caisse des Retraite du Mali ces 3 dernières années et dont le montant s’élève à 574,12 millions de francs CFA, risque de tourner au cauchemar pour la Directrice de la Caisse des Retraites, Mme Oumou Marie Louise Dicko. Celle-là même qui aujourd’hui s’en défend sans convaincre sur la saignée financière des pensions de retraite.

Selon le rapport,  la gestion de Mme Oumou Marie Louise Dicko à la tête de la Caisse des Retraites du Mali, jure avec l’orthodoxie financière. En chiffre, les fonds de la structure ont subi une perte sèche de 574,12 millions de francs CFA. La raison est simple: manque de suivi des ordres de recettes et des bulletins.  S’y ajoute, l’inexistence d’un système de contrôle physique de proximité des pensionnés.

Même la non-production des programmes d’activités, le non enregistrement des écritures de régularisation et l’incohérence entre les données des Directions Régionales et celles de la Direction Générale concernant les bulletins et les ordres de recettes émis ne sont pas de nature à tempérer les curiosités.

Pendant ce temps, la Caisse des Retraites ne met pas à jour son manuel de procédure et il y a une insuffisance numérique du personnel qualifié. Mais aussi, la Direction de la Caisse ne délivre pas de reçus lors de certains encaissements. Non plus, elle n’enregistre pas les reçus.

Cette situation a créé l’inexistence d’un mécanisme d’alerte systématique sur la suspension de la pension de retraite et des délais de prescription des créances.

D’où, des dépenses sans mandatement pour un montant total de 502 millions de francs CFA.
Entre magouilles et embrouilles

Avec Mme Oumou Marie Louise Dicko, la mauvaise interprétation des textes sur la pension des retraites a entraîné des versements,  sans base légale.

Il s’agit de sommes indûment perçues par des parlementaires pour un montant total de 27,22 millions de francs CFA en violation des dispositions de la loi numéro 95-071/ AN-RM du 25 Août 1995.

Ceux qui soupçonnent encore des accointances entre certaines structures de l’administration publique et des partenaires peuvent être désormais réconfortés. Selon le rapport des limiers, il n’existe aucune justification pour le payement de ce montant à des élus nationaux.
Mieux , le projet de loi relatif à la reforme des pensions de rétraite n’est pas étranger à cette généreuse donation.
Au même moment, la Directrice de la Caisse a octroyé, sans base juridique, des dotations en carburant au personnel pour un montant de 13 millions de francs CFA. Avant de procéder à l’hébergement fictif d’un site web pour un montant de 9 millions et la non-justification des frais d’Hôtel et de transport pour un montant de 22,67 millions de nos francs.

Au niveau de la base des données, c’est le pire. Les problèmes sont plus criards les uns que les autres. La suite est connue : entre le module comptable de gestion et le module de gestion technique, il n’y a pas de lien. Bien plus, il n’y a pas de lien non plus entre la Direction générale et les Directions Régionales. Ce qui provoque des doubles saisies de données.

Mais le hic dans la gestion de Mme Oumou Marie Louise Dicko à la Caisse des Retraites, c’est que la structure n’a pas de plan opérationnel. A telle enseigne que les actions ne sont pas coordonnées. Mais plutôt, gérées au cas par cas.  Cette lacune et le caractère embryonnaire de la comptabilité analytique de la structure,  empêche la Caisse des Retraites du Mali de bien suivre, ses activités et d’adopter des mesures préventives en vue de pouvoir continuer à verser aux pensionnés les prestations auxquelles ils ont droit. Et ce n’est pas tout.

Même le contrôle interne de la structure n’est pas fiable. Du coup, des cadavres continuent d’émarger à la fin des mois. Au rythme que certains pensionnés sont enregistrés plusieurs fois dans la base de données. Ce qui occasionne (encore) pour des pensionnés des paiements à la pelle pour la même prestation.

Autant de dysfonctionnements qui ont plongé la Caisse des Retraites du Mali dans l’abîme. En somme, il y a 572,12 millions de francs CFA qui manquent à l’appel dans la gestion de Mme Oumou Marie Louise Dicko à la tête de la Caisse des Retraites du Mali.

<strong>Un scandale fumant</strong>
Mais, pour nos sources, c’est cette situation pour le moins accablante que les Experts en charge de ce dossier  s’apprêtent à sortir du placard.
A en croire nos sources, généralement, bien informées, il s’agira pour ces spécialistes de faire toute la lumière sur la gestion de Mme Oumou Marie Louise Dicko à la tête de la Caisse des Retraite du Mali. Une gestion en proie à l’opacité.

Si ces accusations s’avèrent fondées, elles risquent de sonner le glas du maintien de Mme Oumou Marie Louise Dicko à la tête de la Direction Général de la Caisse des Retraites du Mali. Ou, à tout le moins d’entacher sa crédibilité.

Dans ces mêmes colonnes, nous titrions à raison: « Caisse des Retraites : partout des trous de caisse ». On ne croyait pas si bien dire. Il s’agissait, en réalité, de la mauvaise gestion à ciel ouvert au sein de la structure.

Plus grave, lors de cette gestion, les caisses du service auraient coulé comme le Djoliba dans son lit. A coup de millions.  Il s’agit, notamment de 574,12 millions de francs CFA de « manque à gagner ».

En clair, les enquêteurs  indiquent que la gestion de Mme Oumou Marie Louise Dicko à la tête de la Caisse des Retraites du Mali, n’a pas été transparente, encore moins libre. D’où leur décision à l’unanimité de transmettre le dossier à la justice.
<strong> </strong>

<strong>Jean pierre James</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Commissariat à la Sécurité Alimentaire :
Qui a détourné les 2,25 milliards de FCFA du fonds Japonais</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/commissariat-la-scurit-alimentaire-qui-a-dtourn-les-225-milliards-de-fcfa-du-fonds-japonais-26568.html</link>
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<pubDate>Thu, 28 Jul 2011 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Progrès</dc:creator>
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</xml><![endif]--><b style=\"\"><i style=\"\"><span style=\"line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: rgb(0, 32, 96);\">Ce qu&rsquo;on reproche plus&nbsp; &agrave; l&rsquo;ex Commissaire &agrave; la S&eacute;curit&eacute; Alimentaire, Lanry Nana Ha&iuml;dara, c&rsquo;est son laxisme dans la gestion du fonds alimentaire du Japon. </span></i></b></span></p>
<p class=\"MsoNormal\">&nbsp;</p>
<p><span style=\"font-size: x-small;\">
<p class=\"MsoNormal\"><span style=\"line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;\">En effet, le Commissariat &agrave; la S&eacute;curit&eacute; Alimentaire (CSA)&nbsp; a &eacute;t&eacute; cr&eacute;&eacute;&nbsp; par d&eacute;cret n&deg;150/P-RM du 18 mai 2004. Rattach&eacute; &agrave; la Pr&eacute;sidence de la R&eacute;publique, il est charg&eacute; d&rsquo;&eacute;laborer et d&rsquo;assurer la mise en &oelig;uvre de la politique nationale de s&eacute;curit&eacute; alimentaire. C&rsquo;est dans ce cadre que le Gouvernement du Japon accorde des dons en nature au Gouvernement malien qui sont vendus pour constituer le fonds de contrepartie de l&rsquo;aide alimentaire qui sert &agrave; financer les appuis financiers du Japon au Mali.&nbsp; Et Mme Lansry Nana Y&eacute;hiya Ha&iuml;dara en a b&eacute;n&eacute;fici&eacute;, par le biais du Commissariat &agrave; la S&eacute;curit&eacute; Alimentaire pour le financement de cinq projets d&rsquo;un montant total de 2,25 milliards de FCFA. Comment ces fonds ont &eacute;t&eacute; g&eacute;r&eacute;s&nbsp;? Le V&eacute;rificateur G&eacute;n&eacute;ral y a fait un tour. Voil&agrave; qui justifie le limogeage de l&rsquo;ex-Commissaire, cette fortun&eacute;e cach&eacute;e de l&rsquo;&egrave;re ATT.&nbsp; </span></p>
</span><span style=\"font-size: x-small;\">
<p class=\"MsoNormal\">&nbsp;</p>
</span><span style=\"font-size: x-small;\">  </span></p>
<p class=\"MsoNormal\"><span style=\"font-size: x-small;\"><span style=\"line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;\">Pour la mise en &oelig;uvre du PNSA, le Gouvernement du Japon a accept&eacute; la demande de financement formul&eacute;e par le Gouvernement du Mali pour son fonds d&rsquo;aide alimentaire. Ainsi, cinq projets ont &eacute;t&eacute; financ&eacute;s&nbsp;: la construction de 101 magasins de stockage dans les communes les plus vuln&eacute;rables pour 1,08 milliard de FCFA, le projet d&rsquo;appui pour la mise en &oelig;uvre du PNSA pour 749,75 millions de FCFA, la formation des membres des comit&eacute;s de gestion des banques de c&eacute;r&eacute;ales pour 250 millions de FCFA, le suivi-&eacute;valuation des banques de c&eacute;r&eacute;ales pour 100 millions de FCFA, et le projet mara&icirc;cher pour 70 millions de FCFA.</span></span></p>
<p class=\"MsoNormal\"><span style=\"font-size: x-small;\"><span style=\"line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;\">Si la cr&eacute;ation de ces projets n&rsquo;a aucunement pos&eacute; de&nbsp; probl&egrave;mes, est-il que le CSA n&rsquo;a pas respect&eacute; les dispositions des textes r&eacute;gissant les finances publiques.&nbsp; En effet, il a &eacute;t&eacute; constat&eacute; que l&rsquo;un des comptes bancaires ayant re&ccedil;u le fonds de contrepartie de l&rsquo;aide alimentaire japonaise fonctionnait sous la seule signature du Commissaire &agrave; la S&eacute;curit&eacute; alimentaire. C&rsquo;est dans ce canevas de corruption organis&eacute;e que Lansry Nana Ha&iuml;dara, ex-Commissaire a pr&eacute;lev&eacute; sur ce compte, la bagatelle de&nbsp; 28,08 millions de FCFA sans &ecirc;tre justifi&eacute;e. Comme pour dire que l&rsquo;ex Commissaire a mang&eacute; avec les deux mains &agrave; l&rsquo;Empire CSA o&ugrave;&nbsp; elle r&eacute;gnait en seul maitre &agrave; bord sans &ecirc;tre inqui&eacute;t&eacute;e. Et pour preuve, elle a pass&eacute; plusieurs march&eacute;s douteux dans le cadre de la construction de 75 magasins aux entrepreneurs n&rsquo;ayant la moindre qualification. Pour dit-on, prendre des pots de vin en retour.&nbsp; Elle a m&ecirc;me accept&eacute; travailler avec des partenaires ayant des dossiers administratifs falsifi&eacute;s. </span></span></p>
<p class=\"MsoNormal\">&nbsp;</p>
<p><span style=\"font-size: x-small;\">
<p class=\"MsoNormal\"><span style=\"line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;\">Il est &eacute;tabli dans le Rapport 2010 du BVG que l&rsquo;ex Commissaire &agrave; la S&eacute;curit&eacute; Alimentaire est all&eacute;e jusqu&rsquo;&agrave; violer le Code des March&eacute;s Publics afin de se faire la poche en douce.&nbsp; </span></p>
</span><span style=\"font-size: x-small;\">
<p class=\"MsoNormal\">&nbsp;</p>
</span><span style=\"font-size: x-small;\">  </span></p>
<p class=\"MsoNormal\"><span style=\"font-size: x-small;\"><span style=\"line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;\">Autres b&eacute;vues de Mme Lansry, le CSA a ill&eacute;galement attribu&eacute; de gr&eacute; &agrave; gr&eacute; un march&eacute; de 103,81 millions de FCFA &agrave; un GIE pour la mise en place de 265 unit&eacute;s d&rsquo;&eacute;levage &agrave; cycle court dans les r&eacute;gions de Mopti et Gao. Le budget de la convention n&rsquo;a pas &eacute;t&eacute; respect&eacute;. En effet, une partie du fonds a servi &agrave; l&rsquo;&eacute;vacuation m&eacute;dicale du responsable du GIE pour un montant de 3,1 millions de FCFA. Il a re&ccedil;u par ailleurs, des honoraires pour 12 millions de FCFA. La signature de la convention et le d&eacute;caissement du montant int&eacute;gral ont eu lieu le m&ecirc;me jour sans aucune garantie. </span></span></p>
<p class=\"MsoNormal\"><span style=\"font-size: x-small;\"><span style=\"line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;\">Par ailleurs, le CSA a d&eacute;tourn&eacute; de son objet une partie des fonds allou&eacute;s au projet mara&icirc;cher. Sur ce fonds, pr&eacute;cise le V&eacute;rificateur G&eacute;n&eacute;ral,&nbsp; le CSA a achet&eacute; 52 groupes motopompes, dont 27 ont &eacute;t&eacute; affect&eacute;s aux Directions R&eacute;gionales de la Promotion de la Femme, 25 &agrave; des personnalit&eacute;s de Gao et Tombouctou, &agrave; un ancien PDG de l&rsquo;OPAM, etc. Ces &eacute;quipements &eacute;taient destin&eacute;s &agrave; promouvoir la culture du mara&icirc;chage pour un montant de 10,81 millions de FCFA.</span></span></p>
<p class=\"MsoNormal\"><span style=\"font-size: x-small;\"><span style=\"line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;\">Le hic est que sur les 2,25 milliards de FCFA du Japon 1,32 milliard de FCFA ont &eacute;t&eacute; d&eacute;tourn&eacute;s par Mme Lansry,&nbsp; ce qui fait que l&rsquo;ex&eacute;cution des travaux de construction des magasins de stockage et des petits p&eacute;rim&egrave;tres irrigu&eacute;s villageois est encore bloqu&eacute;e. Un fardeau qui sera certainement pris en charge par le nouveau Commissaire &agrave; la S&eacute;curit&eacute; Alimentaire</span></span></p>
<p class=\"MsoNormal\">&nbsp;</p>
<p><span style=\"font-size: x-small;\">
<p class=\"MsoNormal\"><b style=\"mso-bidi-font-weight:normal\"><span style=\"line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;\">S. KONE</span></b></p>
</span></p>
<p><span style=\"font-size: x-small;\"><br />
</span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Fraudes et Mauvaise Gestion à l’IER :
 Plusieurs dizaines de millions détournés</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/fraudes-et-mauvaise-gestion-lier-plusieurs-dizaines-de-millions-dtourns-26297.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 21 Jul 2011 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Progrès</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p><span style=\"color: rgb(51, 51, 153);\"><em><strong><span style=\"font-size: x-small;\">L&rsquo;Institut d&rsquo;Economie Rurale (IER) en tant qu&rsquo;organisme sp&eacute;cialis&eacute; de recherche, participe au d&eacute;veloppement et &agrave; la comp&eacute;titivit&eacute; des secteurs agricoles ainsi qu&rsquo;&agrave; la transformation des produits agricoles. Toutefois, la gestion de ce service est entach&eacute;e de fraudes et de mauvaise gestion. Le dernier rapport du Bureau du V&eacute;rificateur G&eacute;n&eacute;ral en fait foi. </span></strong></em></span><span style=\"font-size: x-small;\"><br />
<br />
Cet Institut r&eacute;pond aux imp&eacute;ratifs de gestion durable de l&rsquo;espace rural, de pr&eacute;servation des ressources naturelles, de s&eacute;curit&eacute; sanitaire des aliments, de qualit&eacute; des produits alimentaires et prend en compte les besoins exprim&eacute;s par la profession agricole. Son budget annuel &eacute;tait de 6,19 milliards de FCFA en 2009 dont 40% de subventions de l&rsquo;Etat.&nbsp; <br />
<br />
Ce qu&rsquo;on reproche plus &agrave; la Direction de l&rsquo;Institut, c&rsquo;est le non respect des manuels de proc&eacute;dures et l&rsquo;ex&eacute;cution de certains points et t&acirc;ches ne figurant pas dans le manuel de proc&eacute;dure. Notamment, la mise en concurrence pour les achats courants. <br />
<br />
Entre autres gestions calamiteuses, les fonds du Centre R&eacute;gional de Recherche Agricole (CRRA) de Sikasso, dans le cadre de la gestion du compte Appui-Conseil, sur le dos du Directeur du Centre. Aussi, est-il qu&rsquo;il y a cumule de fonctions au Projet NERICA o&ugrave; toutes les gabegies financi&egrave;res sont commises par un seul agent &agrave; plusieurs t&ecirc;tes.<br />
<br />
&laquo;La gestion financi&egrave;re de l&rsquo;IER est affect&eacute;e par de nombreuses irr&eacute;gularit&eacute;s. L&rsquo;IER ne respecte pas certaines modalit&eacute;s d&rsquo;application du Code des march&eacute;s publics, notamment la nomination des membres de la commission de d&eacute;pouillement et de jugement des offres, les modalit&eacute;s de paiement et la date d&rsquo;entr&eacute;e en vigueur des contrats.&nbsp; L&rsquo;IER a ind&ucirc;ment d&eacute;pens&eacute; la somme de 71,71 millions de FCFA. De m&ecirc;me, il a effectu&eacute; des achats non retrac&eacute;s dans la comptabilit&eacute;-mati&egrave;res pour un montant de 6,48 millions de FCFA. Il a &eacute;galement effectu&eacute; des d&eacute;penses non &eacute;ligibles pour 34,4 millions de FCFA. Enfin, il a d&eacute;pens&eacute; 30,82 millions de FCFA sans respecter ses proc&eacute;dures d&rsquo;ex&eacute;cution de d&eacute;penses.&raquo;, r&eacute;v&egrave;le le rapport 2010 du BVG. Comme pour dire que la loi d&rsquo;orientation agricole marche &agrave; reculons &agrave; l&rsquo;IER.<br />
<strong>Samakoro KONE</strong><br />
</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style=\"color: rgb(0, 0, 255);\"><strong><span style=\"font-size: x-small;\">D&eacute;linquance Financi&egrave;re &agrave; l&rsquo;IOTA<br />
Plus de 74 millions de F.CFA dans l&rsquo;air</span></strong></span><span style=\"font-size: x-small;\"><br />
<span style=\"color: rgb(51, 51, 153);\"><em><strong>L&rsquo;Institut d&rsquo;Ophtalmologie Tropicale d&rsquo;Afrique (I.O.T.A) qui&nbsp; a pour missions de mettre en &oelig;uvre la politique nationale de lutte contre les affections ophtalmologiques et la c&eacute;cit&eacute;, de maintenir et de renforcer son r&ocirc;le de centre d&rsquo;excellence en ophtalmologie pour l&rsquo;Afrique est devenu un haut lieu de corruption g&eacute;n&eacute;ralis&eacute;e.</strong></em></span><br />
<br />
&nbsp;Aujourd&rsquo;hui, tout le monde s&rsquo;accordent que l&rsquo;IOTA pr&eacute;sente des insuffisances. Dans ce service, les dispositions de la loi hospitali&egrave;re et le d&eacute;cret n&deg;07-083/P-RM du 9 mars 2007 fixant les r&egrave;gles de gestion budg&eacute;taire et comptable des Etablissements Publics Hospitaliers (EPH) : prises en charge des cas d&rsquo;urgence et de la&nbsp; Education, sant&eacute; et d&eacute;veloppement social sont viol&eacute;es dans tous les sens. Si &agrave; l&rsquo;IER le manuel de proc&eacute;dures n&rsquo;est pas respect&eacute;, force est de constater que l&rsquo;IOTA n&rsquo;en dispose m&ecirc;me pas. En tout cas, c&rsquo;est ce qui ressort du rapport de v&eacute;rification du BVG concernant la p&eacute;riode 2007-2009.<br />
<br />
Autre constat, autre d&eacute;faillance&nbsp;: &laquo;Le mode de nomination du comptable mati&egrave;res (nomm&eacute; par d&eacute;cision du Directeur G&eacute;n&eacute;ral au lieu d&rsquo;un arr&ecirc;t&eacute; interminist&eacute;riel), l&rsquo;obligation de d&eacute;signer un r&eacute;gisseur des recettes et l&rsquo;obligation de faire payer la caution par le r&eacute;gisseur d&rsquo;avances, ne sont pas respect&eacute;s&raquo;. Aussi, la non-production des comptes de gestion par l&rsquo;Agent comptable emp&ecirc;che le rapprochement avec la comptabilit&eacute; administrative produite par l&rsquo;ordonnateur des d&eacute;penses. <br />
Les crit&egrave;res d&rsquo;attribution au moins disant ne sont ni effectu&eacute;s encore moins la retenue de garantie. Les p&eacute;nalit&eacute;s de retard, ne sont en outre pas appliqu&eacute;es. Donc, aucune m&eacute;thode s&eacute;rieuse de gestion &agrave; l&rsquo;IOTA. Ce qui fait ressortir une d&eacute;faillance de 18,57 millions de FCFA. A cela s&rsquo;ajoute des d&eacute;penses sans pi&egrave;ces justificatives pour un montant de 74,71millions de FCFA.<br />
<br />
Toutefois, le montant propos&eacute; au recouvrement&nbsp; par le BVG comme manque &agrave; gagner s&rsquo;&eacute;l&egrave;ve &agrave; 74,71 millions de FCFA. Et pire, le Service de Communication mis en place par la Direction marche comme une tortue dans la boue.<br />
<strong>S. KONE</strong><br />
</span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>PAPIM : plus de 156 millions de francs CFA  détournés</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/papim-plus-de-156-millions-de-francs-cfa-dtourns-26147.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 18 Jul 2011 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Combat</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin: 0cm 0cm 10pt\"><span style=\"font-size: x-small\"><b style=\"mso-bidi-font-weight: normal\"><i style=\"mso-bidi-font-style: normal\"><span style=\"color: #002060; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;\">Le Projet d&rsquo;Am&eacute;nagement du P&eacute;rim&egrave;tre Irrigu&eacute; de Manicoura (PAPIM) est malade. Malade de ses fonds qui ne cessent de d&eacute;gringoler, depuis des ans. Malade, aussi et surtout de sa Direction, avec &agrave; sa t&ecirc;te<span style=\"mso-spacerun: yes\">&nbsp; </span>Issa Samak&eacute; dont le d&eacute;part est vivement r&eacute;clam&eacute; aussi bien par les partenaires financiers que par les travailleurs.</span></i></b></span><b style=\"mso-bidi-font-weight: normal\"><i style=\"mso-bidi-font-style: normal\"><span style=\"font-size: 10pt; color: #002060; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;\"><o:p></o:p></span></i></b></p>
<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin: 0cm 0cm 10pt\"><span style=\"font-size: x-small\"><span style=\"line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;\">&laquo; Nous avons honte, aujourd&rsquo;hui, de dire que nous sommes des travailleurs du PAPIM ; car, la structure a perdu son prestige d&rsquo;antan. Au d&eacute;tournement des fonds, s&rsquo;ajoute un d&eacute;sint&eacute;r&ecirc;t quasi-g&eacute;n&eacute;ral pour la profession de travailleur de projet agricole. Sans compter les scandales, qui ne finissent au sein de l&rsquo;unit&eacute; de gestion du projet&hellip; &raquo;. Ainsi s&rsquo;exprime un travailleur du PAPIM.</span></span><span style=\"font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;\"><o:p></o:p></span></p>
<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin: 0cm 0cm 10pt\"><span style=\"font-size: x-small\"><span style=\"line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;\">Le PAPIM est bien dans l&rsquo;agonie. D&eacute;tournements &agrave; la pelle, corruption, n&eacute;potisme&hellip; seraient &agrave; l&rsquo;origine de la mort pr&eacute;matur&eacute;e de ce projet pourtant promu &agrave; de bel avenir.</span></span><span style=\"font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;\"><o:p></o:p></span></p>
<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin: 0cm 0cm 10pt\"><span style=\"font-size: x-small\"><span style=\"line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;\">La preuve des &eacute;preuves</span></span><span style=\"font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;\"><o:p></o:p></span></p>
<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin: 0cm 0cm 10pt\"><span style=\"font-size: x-small\"><span style=\"line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;\">Pendant des ann&eacute;es, explique notre interlocuteur, le sport favori de l&rsquo;unit&eacute; de gestion du PAPIM a &eacute;t&eacute; &laquo; l&rsquo;indiscipline budg&eacute;taire &raquo;. Qui s&rsquo;est traduite par la gabegie. Sur la base d&rsquo;un document en main, notre interlocuteur indique des achats effectu&eacute;s par l&rsquo;unit&eacute; de gestion du PAPIM et qui n&rsquo;ont jamais &eacute;t&eacute; justifi&eacute;s. Avec &agrave; la cl&eacute;, une surfacturation &agrave; la pelle. S&rsquo;y ajoute, un d&eacute;caissement de 308,13 millions de francs CFA pour l&rsquo;entretien des logements et des bureaux sans pi&egrave;ces justificatifs.<span style=\"mso-spacerun: yes\">&nbsp; </span></span></span><span style=\"font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;\"><o:p></o:p></span></p>
<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin: 0cm 0cm 10pt\"><span style=\"font-size: x-small\"><span style=\"line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;\">Pendant ce temps, le projet effectue des d&eacute;penses non &eacute;ligibles qui s&rsquo;&eacute;l&egrave;vent &agrave; 21,1 millions de francs CFA. Aussi, le PAPIM<span style=\"mso-spacerun: yes\">&nbsp; </span>a pris en charge des contrats et des factures du minist&egrave;re de l&rsquo;agriculture pour un montant de 20,33 millions de nos francs. Sans motif valable. </span></span><span style=\"font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;\"><o:p></o:p></span></p>
<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin: 0cm 0cm 10pt\"><span style=\"font-size: x-small\"><span style=\"line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;\">De m&ecirc;me, 5,08 millions de francs CFA en appui au minist&egrave;re charg&eacute; de la promotion de la femme. Et comble de la d&eacute;linquance financi&egrave;re au PAPIM, pr&eacute;cise notre interlocuteur, les frais d&rsquo;entretien de 3 v&eacute;hicules se chiffrent &agrave; plus de 39 millions de francs CFA soit plus de 13 millions de nos francs par v&eacute;hicule. Bien plus, le &laquo; prince &raquo; de l&rsquo;unit&eacute; de gestion du PAPIM a offert<span style=\"mso-spacerun: yes\">&nbsp; </span>700 litres d&rsquo;essence &agrave; un &laquo; fond&eacute; de pouvoir &raquo;, membre du Conseil d&rsquo;Administration. </span></span><span style=\"font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;\"><o:p></o:p></span></p>
<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin: 0cm 0cm 10pt\"><span style=\"font-size: x-small\"><span style=\"line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;\">Outre, cette mauvaise gestion, nos sources pr&eacute;cisent que le PAPIM est malade. Mais victime surtout de son unit&eacute; de gestion, dont les magouilles sont de notori&eacute;t&eacute; publique. Victime, aussi, de la corruption et du n&eacute;potisme, &eacute;rig&eacute;s en mode de gestion et dont l&rsquo;onde de choc a sonn&eacute; au sein de la BAD, le partenaire potentiel du projet. Les maux du PAPIM se r&eacute;sument en peu de mots : affairisme, d&eacute;tournements de fonds et gestion clanique des ressources humaines et financi&egrave;res. La preuve : 156,45 millions de francs CFA se sont &eacute;vapor&eacute;s de la caisse. Sans laisser la moindre trace.</span></span><span style=\"font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;\"><o:p></o:p></span></p>
<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin: 0cm 0cm 10pt\"><span style=\"font-size: x-small\"><span style=\"line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;\">Le PAPIM en p&eacute;ril </span></span><span style=\"font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;\"><o:p></o:p></span></p>
<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin: 0cm 0cm 10pt\"><span style=\"font-size: x-small\"><span style=\"line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;\">De funeste m&eacute;moire, jamais le PAPIM n&rsquo;a autant &eacute;t&eacute; bafou&eacute;. Les d&eacute;tournements se comptabilisent en centaines de millions de nos francs, au nez et &agrave; la barbe de tous. Pendant que des riziculteurs<span style=\"mso-spacerun: yes\">&nbsp; </span>souffrent &ndash;et dans l&rsquo;anonymat le plus total &ndash;les<span style=\"mso-spacerun: yes\">&nbsp; </span>fossoyeurs du PAPIM se la coulent douce au volant de luxueuses bagnoles. Ou &agrave; l&rsquo;ombre des forteresses. </span></span><span style=\"font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;\"><o:p></o:p></span></p>
<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin: 0cm 0cm 10pt\"><span style=\"font-size: x-small\"><span style=\"line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;\">R&eacute;sultat : tout est devenu normal &agrave; l&rsquo;unit&eacute; de gestion du PAPIM. Le vol du d&eacute;nier public est devenu un sport favori pour la sant&eacute;. </span></span><span style=\"font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;\"><o:p></o:p></span></p>
<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin: 0cm 0cm 10pt\"><span style=\"font-size: x-small\"><span style=\"line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;\">Le gouffre financier creus&eacute; au niveau de cette structure d&eacute;passe l&rsquo;entendement : plus de cent millions de francs CFA ont &eacute;t&eacute; d&eacute;gust&eacute;s &agrave; la petite cuill&egrave;re. </span></span><span style=\"font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;\"><o:p></o:p></span></p>
<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin: 0cm 0cm 10pt\"><span style=\"font-size: x-small\"><span style=\"line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;\">R&eacute;put&eacute; comme la veine n&eacute;vralgique en mati&egrave;re d&rsquo;am&eacute;nagement des p&eacute;rim&egrave;tres irrigu&eacute;s dans la zone rizicole de la commune rural de S&eacute;lingu&eacute;, le PAPIM a vite fait de taire ses ambitions. Raison invoqu&eacute;e par nos sources : l&rsquo;utilisation des fonds et des recettes du projet &agrave; d&rsquo;autres fins. Estim&eacute; &agrave; plus d&rsquo;une centaine de millions de nos francs, cette manne financi&egrave;re aurait fondu comme du beurre au soleil. Et le hic, c&rsquo;est que m&ecirc;me les d&eacute;caissements sont sans rapport avec les besoins r&eacute;els du service. </span></span><span style=\"font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;\"><o:p></o:p></span></p>
<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin: 0cm 0cm 10pt\"><span style=\"font-size: x-small\"><span style=\"line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;\">Face &agrave; ces irr&eacute;gularit&eacute;s criardes au sein de l&rsquo;unit&eacute; de gestion du PAPIM,<span style=\"mso-spacerun: yes\">&nbsp; </span>les partenaires financiers tout comme les travailleurs r&eacute;clament, le d&eacute;part, illico, du coordinateur du projet. Du moins, si l&rsquo;on en croit un travailleur de la structure.</span></span><span style=\"font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;\"><o:p></o:p></span></p>
<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin: 0cm 0cm 10pt\"><span style=\"font-size: x-small\"><span style=\"line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;\"><span style=\"mso-spacerun: yes\">&nbsp;</span>&laquo; Une telle h&eacute;morragie financi&egrave;re, compromet les actions de d&eacute;veloppement de notre pays qui conna&icirc;t un taux de pauvret&eacute; parmi les plus &eacute;lev&eacute;s au monde &raquo;, ajoutent nos sources au sujet de la gestion du PAPIM.</span></span><span style=\"font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;\"><o:p></o:p></span></p>
<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin: 0cm 0cm 10pt\"><span style=\"font-size: x-small\"><b style=\"mso-bidi-font-weight: normal\"><span style=\"line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;\">Jean pierre James</span></b></span><b style=\"mso-bidi-font-weight: normal\"><span style=\"font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;\"><o:p></o:p></span></b></p>
<p>&nbsp;</p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Unité de gestion du PAPIM :
&#45;194 chèques de  218 millions F CFA  pour un  planton &#45; &#45;39 millions F CFA pour l’Entretien de 3 véhicules  &#45; &#45;700 litres d’essence à un  membre du C.A...</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/unit-de-gestion-du-papim-194-chques-de-218-millions-f-cfa-pour-un-planton--39-millions-f-cfa-pour-lentretien-de-3-vhicules---700-litres-dessence-un-membre-du-ca-24992.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 22 Jun 2011 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Combat</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin: 0cm 0cm 10pt\"><span style=\"font-size: x-small\"><b style=\"mso-bidi-font-weight: normal\"><i style=\"mso-bidi-font-style: normal\"><span style=\"color: #002060; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;\">Initialement d&eacute;volu &agrave; l&rsquo;appui aux paysans, le projet<span style=\"mso-spacerun: yes\">&nbsp; </span>d&rsquo;Am&eacute;nagement du P&eacute;rim&egrave;tre Irrigu&eacute; de Manicoura (PAPIM) semble devenir la caisse noire des barons de la R&eacute;publique. Ce, au regard de l&rsquo;ampleur de la gabegie r&eacute;v&eacute;l&eacute;es par les contr&ocirc;leurs.</span></i></b></span><b style=\"mso-bidi-font-weight: normal\"><i style=\"mso-bidi-font-style: normal\"><span style=\"color: #002060; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;\"><o:p></o:p></span></i></b></p>
<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin: 0cm 0cm 10pt\"><span style=\"font-size: x-small\"><span style=\"line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;\">Mis en veilleuse, depuis un certain moment, le dossier sur la gestion pour le moins scabreuse<span style=\"mso-spacerun: yes\">&nbsp; </span>d&rsquo;Issa Samak&eacute; &agrave; la t&ecirc;te du PAPIM (Projet d&rsquo;Am&eacute;nagement du P&eacute;rim&egrave;tre Irrigu&eacute; de Manicoura) qui a occasionn&eacute; une perte s&egrave;che de 156,45 millions de francs CFA dans la caisse sera<span style=\"mso-spacerun: yes\">&nbsp; </span>bient&ocirc;t remis au go&ucirc;t du jour. </span></span><span style=\"line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;\"><o:p></o:p></span></p>
<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin: 0cm 0cm 10pt\"><span style=\"font-size: x-small\"><span style=\"line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;\">&Eacute;labor&eacute; par des experts financiers, charg&eacute;s de faire toute la lumi&egrave;re sur la gestion calamiteuse de ces fonds, ce dossier &eacute;pingle les gestionnaires du PAPIM.</span></span><span style=\"line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;\"><o:p></o:p></span></p>
<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin: 0cm 0cm 10pt\"><span style=\"font-size: x-small\"><span style=\"line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;\">Rel&eacute;gu&eacute; aux oubliettes, ce dossier risque de sonner le glas du maintien d&rsquo;Issa Samak&eacute; &agrave; la t&ecirc;te du PAPIM.</span></span><span style=\"line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;\"><o:p></o:p></span></p>
<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin: 0cm 0cm 10pt\"><span style=\"font-size: x-small\"><span style=\"line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;\">Elabor&eacute; dans les r&egrave;gles de l&rsquo;art, ce dossier met &agrave; nu le contour, pour le moins mafieux, de la gestion des fonds du PAPIM<span style=\"mso-spacerun: yes\">&nbsp; </span>de<span style=\"mso-spacerun: yes\">&nbsp; </span>2007 &agrave; 2009. </span></span><span style=\"line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;\"><o:p></o:p></span></p>
<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin: 0cm 0cm 10pt\"><span style=\"font-size: x-small\"><span style=\"line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;\">Les fouilles &laquo; arch&eacute;logico-financi&egrave;res &raquo; r&eacute;alis&eacute;es au PAPIM sont sans appel : surfacturations et d&eacute;tournements de fonds. Auxquels s&rsquo;ajoutent des d&eacute;penses injustifi&eacute;es et le changement des r&egrave;gles de la comptabilisation, d&rsquo;une ann&eacute;e &agrave; l&rsquo;autre. Autant de pratiques qui, selon les enqu&ecirc;teurs ont pr&eacute;cipit&eacute; le PAPIM dans l&rsquo;ab&icirc;me. Avec &agrave; la cl&eacute;, 156,45 millions<span style=\"mso-spacerun: yes\">&nbsp; </span>de francs CFA qui ont pris une destination, jusque-l&agrave;, inconnue.</span></span><span style=\"line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;\"><o:p></o:p></span></p>
<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin: 0cm 0cm 10pt\"><span style=\"font-size: x-small\"><span style=\"line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;\">Le gouffre financier creus&eacute; au niveau de cette structure d&eacute;passe l&rsquo;entendement. D&rsquo;o&ugrave; la paralysie de la structure &agrave; tous les niveaux. Pire, les d&eacute;faillances dans ce service a annihil&eacute; les efforts du gouvernement. </span></span><span style=\"line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;\"><o:p></o:p></span></p>
<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin: 0cm 0cm 10pt\"><span style=\"font-size: x-small\"><span style=\"line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;\"><o:p>&nbsp;</o:p></span></span><span style=\"line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;\"><o:p></o:p></span><span style=\"font-size: x-small\"><span style=\"line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;\"><o:p></o:p></span><strong><span style=\"line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;\">Le PAPIM entre parenth&egrave;se</span></strong></span><span style=\"line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;\"><o:p></o:p></span></p>
<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin: 0cm 0cm 10pt\"><span style=\"font-size: x-small\"><span style=\"line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;\"><o:p>&nbsp;</o:p></span></span><span style=\"line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;\"><o:p></o:p></span><span style=\"font-size: x-small\"><span style=\"line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;\"><o:p></o:p>Jug&eacute;, pourtant, strat&eacute;gique par le gouvernement dans sa politique d&rsquo;autosuffisance alimentaire, le PAPIM a vite fait de taire ses ambitions. </span></span><span style=\"line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;\"><o:p></o:p></span></p>
<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin: 0cm 0cm 10pt\"><span style=\"font-size: x-small\"><span style=\"line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;\">Raison invoqu&eacute;e par les enqu&ecirc;teurs : l&rsquo;utilisation des fonds et des recettes de la structure &agrave; d&rsquo;autres fins. Estim&eacute; &agrave; 156,45 millions de francs CFA, cette manne financi&egrave;re aurait fondu comme du beurre au soleil de Kidal. </span></span><span style=\"line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;\"><o:p></o:p></span></p>
<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin: 0cm 0cm 10pt\"><span style=\"font-size: x-small\"><span style=\"line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;\">M&ecirc;me, la non- justification des<span style=\"mso-spacerun: yes\">&nbsp; </span>d&eacute;penses n&rsquo;est pas de nature &agrave; temp&eacute;rer les curiosit&eacute;s. Du coup, les sorties de caisse ne sont pas appuy&eacute;es par des fiches d&rsquo;expression de besoins. Au m&ecirc;me moment, le Projet a &eacute;tabli des ch&egrave;ques au nom de diverses personnes, dont ses propres employ&eacute;s. Ainsi,. Sur ce montant 171,99 millions de francs CFA l&rsquo;ont &eacute;t&eacute; par d&rsquo;autres personnes. De m&ecirc;me, le PAPIM a encaiss&eacute; pour 46 millions de francs CFA des ch&egrave;ques &eacute;mis &agrave; son ordre, en sa qualit&eacute; de fournisseurs, enregistr&eacute; comme tel aupr&egrave;s de l&rsquo;Administration fiscale.<span style=\"mso-spacerun: yes\">&nbsp; </span>Et le hic qui fait tilt, c&rsquo;est que le PAPIM a d&eacute;bloqu&eacute; 308,13 million de francs CFA pour l&rsquo;entretien des logements et bureaux sans pi&egrave;ces justificatives valables.<span style=\"mso-spacerun: yes\">&nbsp; </span>Autres gaffes relev&eacute;es dans la gestion du PAPIM : le co&ucirc;t d&rsquo;entretien de 3 v&eacute;hicules fonctionnels d&eacute;passe 39 millions de francs CFA. Soit plus de 13 millions par v&eacute;hicule.</span></span><span style=\"line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;\"><o:p></o:p></span></p>
<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin: 0cm 0cm 10pt\"><span style=\"font-size: x-small\"><span style=\"line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;\">Et pendant ce temps, le PAPIM ne respecte pas les principes comptables. D&rsquo;un exercice &agrave; l&rsquo;autre, le m&ecirc;me type de d&eacute;pense a &eacute;t&eacute; enregistr&eacute; dans des comptes diff&eacute;rents. Ainsi, en, 2008, des frais de r&eacute;paration de v&eacute;hicules de 6,8 millions de francs CFA ont &eacute;t&eacute; enregistr&eacute;s &agrave; tort dans des comptes d&rsquo;achat de petits mat&eacute;riels. Histoire de cr&eacute;er un flou artistique et maquiller la trace des sous d&eacute;gust&eacute;s<span style=\"mso-spacerun: yes\">&nbsp; </span>&agrave; la petite cuill&egrave;re.</span></span><span style=\"line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;\"><o:p></o:p></span></p>
<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin: 0cm 0cm 10pt\"><span style=\"font-size: x-small\"><span style=\"line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;\"><o:p>&nbsp;</o:p></span></span><span style=\"line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;\"><o:p></o:p></span><span style=\"font-size: x-small\"><span style=\"line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;\"><o:p></o:p>Aussi, les transactions avec les fournisseurs ne sont pas toujours enregistr&eacute;es dans les comptes fournisseurs avant le r&egrave;glement de leurs cr&eacute;ances. Cette pratique rend difficile le suivi individuel des comptes fournisseurs. Plus grave, le PAPIM ne proc&egrave;de pas &agrave; la cl&ocirc;ture d&eacute;finitive des exercices comptables. Cette d&eacute;faillance rend possible la modification des applications informatiques &agrave; tout moment. Le projet paie<span style=\"mso-spacerun: yes\">&nbsp; </span>les salaires tant&ocirc;t par ordre de virement tant&ocirc;t en num&eacute;raire. Ce faisant, il ne respecte pas l&rsquo;arr&ecirc;t&eacute; n&deg; 93-7874 du 31 d&eacute;cembre 1993 fixant le seuil des paiements en esp&egrave;ce. Sans compter le non archivage des dossiers de march&eacute; qui restent &eacute;parpill&eacute;s entre le minist&egrave;re de tutelle, l&rsquo;antenne de Bamako et les agents du PAPIM. </span></span><span style=\"line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;\"><o:p></o:p></span></p>
<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin: 0cm 0cm 10pt\"><span style=\"font-size: x-small\"><span style=\"line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;\">Bien plus, indiquent les enqu&ecirc;teurs, le PAPIM a pris en charge des d&eacute;penses non &eacute;ligibles pour un montant de 21,4 millions de francs CFA. Au m&ecirc;me moment, des contrats ou<span style=\"mso-spacerun: yes\">&nbsp; </span>factures du minist&egrave;re de tutelle ont &eacute;t&eacute; pris en charge par le PAPIM. Sans motif valable pour un montant total de 20,33 millions de nos francs, dont 5,08 millions CFA en appui au minist&egrave;re charg&eacute; de la promotion de la femme, en 2008. Pourquoi ? Seul le &laquo; prince &raquo; du PAPIM Issa Samak&eacute; pourrait y r&eacute;pondre. </span></span><span style=\"line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;\"><o:p></o:p></span></p>
<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin: 0cm 0cm 10pt\"><span style=\"font-size: x-small\"><span style=\"line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;\">Mais ce qui a surpris plus d&rsquo;un, c&rsquo;est le fait que l&rsquo;homme soit arriv&eacute; &agrave;<span style=\"mso-spacerun: yes\">&nbsp; </span>offrir, sans fondement juridique, 700 litres d&rsquo;essence &agrave;<span style=\"mso-spacerun: yes\">&nbsp; </span>&laquo; un fond&eacute; de pouvoir &raquo;, membre du Conseil d&rsquo;Administration. Une pratique qui a donn&eacute; du torticolis c&eacute;r&eacute;bral au plus aguerri des enqu&ecirc;teurs.<span style=\"mso-spacerun: yes\">&nbsp; </span>&Eacute;galement, le PAPIM n&rsquo;a pas proc&eacute;d&eacute; &agrave; la retenue de l&rsquo;ADIT (Acompte sur Divers Imp&ocirc;ts et Taxes). </span></span><span style=\"line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;\"><o:p></o:p></span></p>
<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin: 0cm 0cm 10pt\"><span style=\"font-size: x-small\"><span style=\"line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;\"><o:p>&nbsp;</o:p></span></span><span style=\"line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;\"><o:p></o:p></span><span style=\"font-size: x-small\"><span style=\"line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;\"><o:p></o:p></span><strong><span style=\"line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;\">D&rsquo;embrouilles en magouilles</span></strong></span><span style=\"line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;\"><o:p></o:p></span></p>
<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin: 0cm 0cm 10pt\"><span style=\"font-size: x-small\"><span style=\"line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;\"><o:p>&nbsp;</o:p></span></span><span style=\"line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;\"><o:p></o:p></span><span style=\"font-size: x-small\"><span style=\"line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;\"><o:p></o:p>Par ailleurs, le PAPIM n&rsquo;a jamais fait application de l&rsquo;article 9 de l&rsquo;arr&ecirc;t&eacute; n&deg; 02-1506/MEF-SG du 17 juillet 2002 fixant son r&eacute;gime douanier et fiscal qui l&rsquo;oblige &agrave; pr&eacute;compter l&rsquo;ADIT. Cette situation<span style=\"mso-spacerun: yes\">&nbsp; </span>a occasionn&eacute; pour l&rsquo;Etat malien, une perte s&egrave;che de 344,7 millions de francs CFA. </span></span><span style=\"line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;\"><o:p></o:p></span></p>
<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin: 0cm 0cm 10pt\"><span style=\"font-size: x-small\"><span style=\"line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;\">M&ecirc;me par rapport aux conventions, le PAPIM a viol&eacute; les clauses le liant &agrave; la BAD et Kondo Jigima (caisse associative d&rsquo;&eacute;pargne et de cr&eacute;dit). </span></span><span style=\"line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;\"><o:p></o:p></span></p>
<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin: 0cm 0cm 10pt\"><span style=\"font-size: x-small\"><span style=\"line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;\">Ainsi, la structure a utilis&eacute; la bagatelle de 50 millions de francs CFA, (reliquat du financement de la BAD), pour acquitter les impay&eacute;s des paysans. Or, la convention sign&eacute;e avec Kondo Jigima pr&eacute;voit que le fonds de garantie supporte au maximum 30% des cr&eacute;ances compromises relatives au cr&eacute;dit agricole. En l&rsquo;esp&egrave;ce, le PAPIM n&rsquo;a pas pu &eacute;tablir que les cr&eacute;ances &eacute;taient compromises. De plus, il a r&eacute;gl&eacute; la totalit&eacute; des impay&eacute;s au lieu de respecter le plafond des 30%. La raison est simple. Voire simpliste : les d&eacute;caissements sont sans rapport avec les besoins r&eacute;els du projet. Autrement dit, l&rsquo;argent coule de source et dans d&rsquo;autres sources. </span></span><span style=\"line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;\"><o:p></o:p></span></p>
<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin: 0cm 0cm 10pt\"><span style=\"font-size: x-small\"><span style=\"line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;\">La preuve, indiquent les enqu&ecirc;teurs : l&rsquo;es coordinateur du PAPIM Seydou Bassi&eacute; Tour&eacute; ne s&rsquo;est<span style=\"mso-spacerun: yes\">&nbsp; </span>jamais assur&eacute; de l&rsquo;exactitude du calcul des int&eacute;r&ecirc;ts g&eacute;n&eacute;r&eacute;s par le d&eacute;p&ocirc;t &agrave; terme. D&rsquo;o&ugrave; des pertes &eacute;normes d&rsquo;argen. De plus, le projet ne dispose pas de fichiers fournisseurs. Envol&eacute;s !</span></span><span style=\"line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;\"><o:p></o:p></span></p>
<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin: 0cm 0cm 10pt\"><span style=\"font-size: x-small\"><span style=\"line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;\"><span style=\"mso-spacerun: yes\">&nbsp;</span>Ainsi, le PAPIM effectue les achats aupr&egrave;s des fournisseurs ne pouvant justifier d&rsquo;adresses pr&eacute;cises et qui ne disposent pas de Num&eacute;ros d&rsquo;Identification Fiscal (NIF), en<span style=\"mso-spacerun: yes\">&nbsp; </span>violation de la lettre circulaire n&deg;009/MEFPLAN-CAB-CT.7.<span style=\"mso-spacerun: yes\">&nbsp; </span>Du coup, le PAPIM ne retient pas l&rsquo;Imp&ocirc;t sur les B&eacute;n&eacute;fices Industriels et Commerciaux (IBIC). Ce qui a engendr&eacute; des pertes fiscales. </span></span><span style=\"line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;\"><o:p></o:p></span></p>
<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin: 0cm 0cm 10pt\"><span style=\"font-size: x-small\"><span style=\"line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;\">Dans certains cas, l&rsquo;unit&eacute; de gestion du projet a r&eacute;gl&eacute; des factures d&rsquo;achat au profit d&rsquo;une personne figurant parmi les trois fournisseurs ayant postul&eacute; mais diff&eacute;rente de celle qui a &eacute;t&eacute; retenue au terme de la s&eacute;lection. Est-ce &agrave; dire que le b&eacute;n&eacute;ficiaire de ce march&eacute; est un proche?</span></span><span style=\"line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;\"><o:p></o:p></span></p>
<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin: 0cm 0cm 10pt\"><span style=\"font-size: x-small\"><span style=\"line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;\">Par ailleurs le projet a effectu&eacute; des achats r&eacute;currents sans passer des march&eacute;s &agrave; commandes (cas de fournitures de bureau et des consommables). </span></span><span style=\"line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;\"><o:p></o:p></span></p>
<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin: 0cm 0cm 10pt\"><span style=\"font-size: x-small\"><span style=\"line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;\">Un seul exemple cit&eacute; par les enqu&ecirc;teurs : le PAPIM pour &eacute;viter de lancer un march&eacute;, a &eacute;mis, le m&ecirc;me jour, deux bons de commande portant sur l&rsquo;achat de table-bancs et des chaises d&rsquo;un montant de 11,97 millions de francs CFA. </span></span><span style=\"line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;\"><o:p></o:p></span></p>
<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin: 0cm 0cm 10pt\"><span style=\"font-size: x-small\"><span style=\"line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;\">M&ecirc;me, dans l&rsquo;attribution des march&eacute;s les soumissionnaires ne sont pas &agrave; l&rsquo;abri de coups bas. Dans le cadre de l&rsquo;ex&eacute;cution du volet d&eacute;veloppement rural et environnement, l&rsquo;unit&eacute; de gestion du PAPIM a d&eacute;natur&eacute; les r&eacute;sultats de l&rsquo;&eacute;valuation des offres re&ccedil;ues pour la construction du CSCOM de Manicoura. En effet, l&rsquo;offre du moins disant est de 36,225 millions CFA alors que le march&eacute; a &eacute;t&eacute; attribu&eacute; &agrave; une entreprise dont l&rsquo;offre est de 36,412 millions de nos francs. Comme par magie. </span></span><span style=\"line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;\"><o:p></o:p></span></p>
<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin: 0cm 0cm 10pt\"><span style=\"font-size: x-small\"><span style=\"line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;\">Pour le classement des soumissionnaires, les 36,142 millions de francs CFA ont &eacute;t&eacute; retenus pour cette entreprise, devenue du coup le moins disant. Pourtant, le march&eacute; a &eacute;t&eacute; sign&eacute; pour 36,412 millions, int&eacute;gralement vers&eacute; &agrave; l&rsquo;entreprise. </span></span><span style=\"line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;\"><o:p></o:p></span></p>
<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin: 0cm 0cm 10pt\"><span style=\"font-size: x-small\"><span style=\"line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;\">Bref, le PAPIM<span style=\"mso-spacerun: yes\">&nbsp; </span>a &eacute;t&eacute; sacrifi&eacute; sur l&rsquo;autel d&rsquo;int&eacute;r&ecirc;ts &eacute;go&iuml;stes. Autrement dit, la caisse de la structure a subi une saign&eacute;e financi&egrave;re de plusieurs dizaines de millions de francs CFA.</span></span><span style=\"line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;\"><o:p></o:p></span></p>
<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin: 0cm 0cm 10pt\"><span style=\"font-size: x-small\"><span style=\"line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;\">En r&eacute;alit&eacute;, cette mauvaise gestion est le fruit d&rsquo;un syst&egrave;me bien huil&eacute;.</span></span><span style=\"line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;\"><o:p></o:p></span></p>
<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin: 0cm 0cm 10pt\"><span style=\"font-size: x-small\"><span style=\"line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;\">Selon ce syst&egrave;me, les responsables veillent aux &laquo; bons soins &raquo; des bonzes du minist&egrave;re de l&rsquo;agriculture et sur leur propre personne: enveloppes de fin du mois, march&eacute;s de gr&eacute; &agrave; gr&eacute;, bons de carburant &agrave; gogo, voyages sur la C&ocirc;te d&rsquo;azur et autres cadeaux en nature. </span></span><span style=\"line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;\"><o:p></o:p></span></p>
<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin: 0cm 0cm 10pt\"><span style=\"font-size: x-small\"><span style=\"line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;\">Face &agrave; de telles pratiques qui ont occasionn&eacute; un trou de 156,45 millions de francs CFA au PAPIM, les enqu&ecirc;teurs, &agrave; l&rsquo;unanimit&eacute;, exigent &agrave; ce que le coordinateur du projet Issa Samak&eacute; et collaborateurs rendent &agrave; C&eacute;sar ce qui n&rsquo;est pas &agrave; eux. Du coup, on ne dort plus que d&rsquo;un demi-&oelig;il au PAPIM.</span></span><span style=\"line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;\"><o:p></o:p></span></p>
<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin: 0cm 0cm 10pt\"><span style=\"font-size: x-small\"><span style=\"line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;\">Nous y reviendrons</span></span><span style=\"line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;\"><o:p></o:p></span></p>
<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin: 0cm 0cm 10pt\"><span style=\"font-size: x-small\"><b style=\"mso-bidi-font-weight: normal\"><span style=\"line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;\">Jean pierre James</span></b></span><b style=\"mso-bidi-font-weight: normal\"><span style=\"line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;\"><o:p></o:p></span></b></p>
<p>&nbsp;</p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Sukala –Sa : 70 millions CFA passés à la fourchette</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/sukala-sa-70-millions-cfa-passs-la-fourchette-24990.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 22 Jun 2011 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin: 0cm 0cm 0pt\"><span style=\"font-size: x-small\"><b style=\"mso-bidi-font-weight: normal\"><i style=\"mso-bidi-font-style: normal\"><span style=\"color: #002060; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;\">Il y a ceux qui fanfaronnent. Il y a les opportunistes &agrave; la recherche du dernier tuyau, afin de s&rsquo;en mettre plein les poches. Il y a les Cassandres qui voient le Mali, comme ses voisins sombrer dans l&rsquo;anarchie. Il y a ceux qui, &agrave; un an de la pr&eacute;sidentielle, scrute l&rsquo;horizon avec un regard inquiet. Il y a, surtout, ceux qui continuent de piller les soci&eacute;t&eacute;s et entreprises d&rsquo;Etat. En toute impunit&eacute;.</span></i></b></span></p>
<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin: 0cm 0cm 0pt\"><b style=\"mso-bidi-font-weight: normal\"><i style=\"mso-bidi-font-style: normal\"><span style=\"font-size: 10pt; color: #002060; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;\"><o:p></o:p></span></i></b></p>
<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin: 0cm 0cm 0pt\"><st1:personname w:st=\"on\" productid=\"la Sucrerie\"><span style=\"font-size: x-small\"><span style=\"font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;\">La Sucrerie</span></span></st1:personname><span style=\"font-size: x-small\"><span style=\"font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;\"> de Kala Sup&eacute;rieur (Sukala &ndash;SA) est devenu la &laquo;&nbsp;<i style=\"mso-bidi-font-style: normal\">vache laiti&egrave;re</i>&nbsp;&raquo; des &laquo;&nbsp;<i style=\"mso-bidi-font-style: normal\">bouffecrates</i>&nbsp;&raquo; de </span></span><span style=\"font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;\"><st1:personname w:st=\"on\" productid=\"la Rue\"><span style=\"font-size: x-small\">la Rue</span></st1:personname><span style=\"font-size: x-small\"> publique. En 2006, 2007 et 2008, elle a &eacute;t&eacute; saign&eacute;e &agrave; blanc par les intouchables de </span><st1:personname w:st=\"on\" productid=\"la R&#65513;publique.\"><span style=\"font-size: x-small\">la R&eacute;publique.</span></st1:personname></span></p>
<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin: 0cm 0cm 0pt\">&nbsp;</p>
<p><span style=\"font-size: x-small\">
<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin: 0cm 0cm 0pt\"><span style=\"font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;\"><st1:personname w:st=\"on\" productid=\"la R&#65513;publique.\"></st1:personname></span></p>
<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin: 0cm 0cm 0pt\"><span style=\"font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;\">La passation du march&eacute;, par entente directe, est devenue un sport national. Un exemple&nbsp;: le march&eacute; relatif &agrave; la fourniture de 240 tonnes de chaux vive pour un montant de 91 millions CFA.</span></p>
</span></p>
<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin: 0cm 0cm 0pt\">&nbsp;</p>
<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin: 0cm 0cm 0pt\">&nbsp;</p>
<p><span style=\"font-size: x-small\">
<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin: 0cm 0cm 0pt\"><span style=\"font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;\"><o:p></o:p></span></p>
<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin: 0cm 0cm 0pt\"><span style=\"font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;\">Autre produit, autre exemple&nbsp;: le march&eacute; de fourniture d&rsquo;intrants agricoles (DAP, UREE, KCL) d&rsquo;un montant de 1,6 milliard CFA.</span></p>
</span></p>
<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin: 0cm 0cm 0pt\"><span style=\"font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;\"><o:p></o:p></span></p>
<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin: 0cm 0cm 0pt\"><span style=\"font-size: x-small\"><span style=\"font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;\">Pire, les p&eacute;nalit&eacute;s de retard dans l&rsquo;ex&eacute;cution de ces march&eacute;s n&rsquo;ont jamais &eacute;t&eacute; appliqu&eacute;es. Du moins, si l&rsquo;on en croit les &laquo;&nbsp;<i style=\"mso-bidi-font-style: normal\">limiers&nbsp;</i>&raquo; de </span></span><span style=\"font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;\"><st1:personname w:st=\"on\" productid=\"la Cellule\"><span style=\"font-size: x-small\">la Cellule</span></st1:personname><span style=\"font-size: x-small\"> d&rsquo;Appui aux Structures de Contr&ocirc;le de l&rsquo;Administration (CASCA). Elles s&rsquo;&eacute;l&egrave;vent &agrave; plus de 70 millions CFA, pass&eacute;s perte et profit. Ou, &agrave; la casserole. Ce n&rsquo;est pas tout. Les avenants vers&eacute;s aux fournisseurs d&eacute;passent, selon les contr&ocirc;leurs, 40 % du montant total des achats.</span><o:p></o:p></span></p>
<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin: 0cm 0cm 0pt\"><span style=\"font-size: x-small\"><span style=\"font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;\">Hier, </span></span><span style=\"font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;\"><st1:personname w:st=\"on\" productid=\"la Sucrerie\"><span style=\"font-size: x-small\">la Sucrerie</span></st1:personname><span style=\"font-size: x-small\"> du Kala Sup&eacute;rieur &laquo;&nbsp;<i style=\"mso-bidi-font-style: normal\">cassait</i>&nbsp;&raquo; du sucre sur le dos des Maliens. Avec la complicit&eacute; des &laquo;&nbsp;<i style=\"mso-bidi-font-style: normal\">pr&eacute;dateurs&nbsp;</i>&raquo; &eacute;conomiques. </span><o:p></o:p></span></p>
<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin: 0cm 0cm 0pt\"><span style=\"font-size: x-small\"><span style=\"font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;\">Aujourd&rsquo;hui, ils se sucrent sur le dos des finances publiques. Sans que nos &laquo;&nbsp;<i style=\"mso-bidi-font-style: normal\">Princes</i>&nbsp;&raquo; daignent lever le petit doigt.</span></span><span style=\"font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;\"><o:p></o:p></span></p>
<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin: 0cm 0cm 0pt\"><span style=\"font-size: x-small\"><span style=\"font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;\">Requiem&nbsp;! </span></span><span style=\"font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;\"><o:p></o:p></span></p>
<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin: 0cm 0cm 0pt\"><span style=\"font-size: x-small\"><b style=\"mso-bidi-font-weight: normal\"><span style=\"font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;\">Oumar Babi</span></b></span><b style=\"mso-bidi-font-weight: normal\"><span style=\"font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;\"><o:p></o:p></span></b></p>
<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin: 0cm 0cm 0pt\"><b style=\"mso-bidi-font-weight: normal\"><span style=\"font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;\"><o:p><span style=\"font-size: x-small\">&nbsp;</span></o:p></span></b></p>
<p>&nbsp;</p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Société Energie du Mali (EDM&#45;SA) :
De l’électricité dans l’air</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/socit-energie-du-mali-edm-sa-de-llectricit-dans-lair-24989.html</link>
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<pubDate>Wed, 22 Jun 2011 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin: 0cm 0cm 0pt\"><span style=\"font-size: x-small\"><b style=\"mso-bidi-font-weight: normal\"><i style=\"mso-bidi-font-style: normal\"><span style=\"color: #002060; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;\">Passation de march&eacute; de gr&eacute; &agrave; gr&eacute;, livraisons fictives de gaz &ndash;Oil, &eacute;carts entre les quantit&eacute;s d&rsquo;hydrocarbures livr&eacute;es et celles consomm&eacute;es, stock de plusieurs milliards CFA de pi&egrave;ces d&eacute;tach&eacute;es, inutilisables</span></i></b><b style=\"mso-bidi-font-weight: normal\"><span style=\"font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;\">&hellip;</span></b></span></p>
<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin: 0cm 0cm 0pt\"><b style=\"mso-bidi-font-weight: normal\"><span style=\"font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;\"><o:p></o:p></span></b></p>
<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin: 0cm 0cm 0pt\"><span style=\"font-size: x-small\"><b style=\"mso-bidi-font-weight: normal\"><span style=\"font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;\">Autant d&rsquo;irr&eacute;gularit&eacute;s, dont le P&eacute;d&eacute;g&eacute; devra r&eacute;pondre devant les &laquo;&nbsp;<i style=\"mso-bidi-font-style: normal\">togeards&nbsp;</i>&raquo;.</span></b></span><b style=\"mso-bidi-font-weight: normal\"><span style=\"font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;\"><o:p></o:p></span></b></p>
<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin: 0cm 0cm 0pt\"><span style=\"font-size: x-small\"><span style=\"font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;\">D&rsquo;abord, l&rsquo;achat de produits chimiques pour l&rsquo;entreprise. D&rsquo;un montant de plus de deux milliards CFA, il n&rsquo;a &ndash;du moins si l&rsquo;on en croit le rapport d&rsquo;enqu&ecirc;te de </span></span><span style=\"font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;\"><st1:personname w:st=\"on\" productid=\"la Cellule\"><span style=\"font-size: x-small\">la Cellule</span></st1:personname><span style=\"font-size: x-small\"> d&rsquo;Appui aux Structures de Contr&ocirc;le de l&rsquo;Administration (CASCA) -, fait l&rsquo;objet d&rsquo;aucun appel d&rsquo;offres.</span><o:p></o:p></span></p>
<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin: 0cm 0cm 0pt\"><span style=\"font-size: x-small\"><span style=\"font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;\">S&rsquo;y ajoutent, ensuite, les livraisons fictives de gaz &ndash;Oil. Selon les &laquo;<i style=\"mso-bidi-font-style: normal\">&nbsp;fouineurs</i>&nbsp;&raquo; de </span></span><span style=\"font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;\"><st1:personname w:st=\"on\" productid=\"la CASCA\"><span style=\"font-size: x-small\">la CASCA</span></st1:personname><span style=\"font-size: x-small\">, elles concernent 1,1 million de litres de gaz &ndash;Oil. Sans compter l&rsquo;&eacute;cart entre les quantit&eacute;s livr&eacute;es et celles consomm&eacute;es &agrave; la centrale de Balingu&eacute;. Il se chiffre, toujours selon le rapport d&rsquo;enqu&ecirc;te de </span><st1:personname w:st=\"on\" productid=\"la CASCA\"><span style=\"font-size: x-small\">la CASCA</span></st1:personname><span style=\"font-size: x-small\">, &agrave; </span><st1:metricconverter w:st=\"on\" productid=\"342.470 litres\"><span style=\"font-size: x-small\">342.470 litres</span></st1:metricconverter></span><span style=\"font-size: x-small\"><span style=\"font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;\">.</span></span></p>
<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin: 0cm 0cm 0pt\">&nbsp;</p>
<p><span style=\"font-size: x-small\">
<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin: 0cm 0cm 0pt\"><span style=\"font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;\"><o:p></o:p></span></p>
<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin: 0cm 0cm 0pt\"><span style=\"font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;\">Plus grave, les enqu&ecirc;teurs ont, au cours de leur mission, mis la main sur deux carnets de r&eacute;ception ayant, curieusement, les m&ecirc;mes num&eacute;ros&nbsp;: l&rsquo;un est utilis&eacute; par la centrale de Niono&nbsp;; tandis que l&rsquo;autre, par celle de Darsalam.</span></p>
</span></p>
<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin: 0cm 0cm 0pt\"><span style=\"font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;\"><o:p></o:p></span></p>
<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin: 0cm 0cm 0pt\"><span style=\"font-size: x-small\"><span style=\"font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;\">Enfin, les trop per&ccedil;us par </span></span><span style=\"font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;\"><st1:personname w:st=\"on\" productid=\"la Soci&#65513;t&#65513; Energie\"><st1:personname w:st=\"on\" productid=\"la Soci&#65513;t&#65513;\"><span style=\"font-size: x-small\">la Soci&eacute;t&eacute;</span></st1:personname><span style=\"font-size: x-small\"> Energie</span></st1:personname></span><span style=\"font-size: x-small\"><span style=\"font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;\"> Du Mali. Mais aussi, par ses employ&eacute;s. Notamment la redevance &eacute;clairage public, factur&eacute;e aux clients particuliers pour les p&eacute;riodes de juin, juillet et ao&ucirc;t 2009. Elle est estim&eacute;e &agrave; 13 millions CFA. Mais surtout, le paiement de 13<sup>e</sup> mois de salaire aux travailleurs de la soci&eacute;t&eacute; d&rsquo;un montant de 861 millions CFA. En d&eacute;pit des r&eacute;sultats n&eacute;gatifs enregistr&eacute;s par l&rsquo;entreprise. Aussi, un employ&eacute; expatri&eacute; de EDM-SA, selon les enqu&ecirc;teurs, per&ccedil;u 34,6 millions CFA comme salaire. Ind&ucirc;ment.</span></span></p>
<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin: 0cm 0cm 0pt\">&nbsp;</p>
<p><span style=\"font-size: x-small\">
<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin: 0cm 0cm 0pt\"><span style=\"font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;\"><o:p></o:p></span></p>
<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin: 0cm 0cm 0pt\"><span style=\"font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;\">Retrouv&eacute; dans les magasins, le stock de pi&egrave;ces d&eacute;tach&eacute;es inutilisables est estim&eacute; &agrave; 6,1 milliards CFA. Commise, entre le 1<sup>er</sup> janvier 2001 et le 10 ao&ucirc;t 2009, cette gabegie ne restera pas impunie. Du moins, si l&rsquo;on en croit une source proche du dossier.</span></p>
</span></p>
<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin: 0cm 0cm 0pt\"><span style=\"font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;\"><o:p></o:p></span></p>
<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin: 0cm 0cm 0pt\"><span style=\"font-size: x-small\"><span style=\"font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;\">&laquo;&nbsp;<i style=\"mso-bidi-font-style: normal\">Nous allons remonter la fili&egrave;re, et tous ceux qui y ont pris part rendront des comptes devant la justice</i>&nbsp;&raquo;, conclut &ndash;elle.</span></span><span style=\"font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;\"><o:p></o:p></span></p>
<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin: 0cm 0cm 0pt\"><span style=\"font-size: x-small\"><b style=\"mso-bidi-font-weight: normal\"><span style=\"font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;\">Oumar Babi</span></b></span><b style=\"mso-bidi-font-weight: normal\"><span style=\"font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;\"><o:p></o:p></span></b></p>
<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin: 0cm 0cm 0pt\"><b style=\"mso-bidi-font-weight: normal\"><span style=\"font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;\"><o:p><span style=\"font-size: x-small\">&nbsp;</span></o:p></span></b></p>
<p>&nbsp;</p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>FAFPA : un manque à gagner de 421 millions CFA</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/fafpa-un-manque-gagner-de-421-millions-cfa-24986.html</link>
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<pubDate>Wed, 22 Jun 2011 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin: 0cm 0cm 0pt\"><span style=\"font-size: x-small\"><b style=\"mso-bidi-font-weight: normal\"><i style=\"mso-bidi-font-style: normal\"><span style=\"color: #002060; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;\">421 millions CFA&nbsp;! C&rsquo;est le montant du manque &agrave; gagner relev&eacute;, par le Bureau du V&eacute;rificateur g&eacute;n&eacute;ral, dans la gestion des fonds du Fonds d&rsquo;Appui &agrave; </span></i></b></span><b style=\"mso-bidi-font-weight: normal\"><i style=\"mso-bidi-font-style: normal\"><span style=\"font-size: 10pt; color: #002060; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;\"><st1:personname w:st=\"on\" productid=\"la Formation Professionnelle\"><st1:personname w:st=\"on\" productid=\"la Formation\"><span style=\"font-size: x-small\">la Formation</span></st1:personname><span style=\"font-size: x-small\"> Professionnelle</span></st1:personname><span style=\"font-size: x-small\"> et &agrave; l&rsquo;Apprentissage (FAFPA).</span></span></i></b></p>
<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin: 0cm 0cm 0pt\">&nbsp;</p>
<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin: 0cm 0cm 0pt\"><span style=\"font-size: x-small\"><span style=\"font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;\">Ce montant r&eacute;sulte, selon le V&eacute;rificateur g&eacute;n&eacute;ral, de la minoration de la taxe de formation professionnelle. Minoration pratiqu&eacute;e, successivement, en 2006, 2007 et 2008.</span></span></p>
<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin: 0cm 0cm 0pt\">&nbsp;</p>
<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin: 0cm 0cm 0pt\"><span style=\"font-size: x-small\"><span style=\"font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;\">S&rsquo;y ajoutent les dotations, sans base juridique, en carburant au minist&egrave;re de l&rsquo;Emploi et de </span></span><span style=\"font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;\"><st1:personname w:st=\"on\" productid=\"la Formation Professionnelle\"><st1:personname w:st=\"on\" productid=\"la Formation\"><span style=\"font-size: x-small\">la Formation</span></st1:personname><span style=\"font-size: x-small\"> Professionnelle</span></st1:personname><span style=\"font-size: x-small\">, &agrave; la direction g&eacute;n&eacute;rale des Imp&ocirc;ts et &agrave; la direction nationale du Tr&eacute;sor et de </span><st1:personname w:st=\"on\" productid=\"la Comptabilit&#65513;\"><span style=\"font-size: x-small\">la Comptabilit&eacute;</span></st1:personname><span style=\"font-size: x-small\"> publique. Elles sont estim&eacute;es &agrave; plus de 30 millions CFA.</span><o:p></o:p></span></p>
<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin: 0cm 0cm 0pt\"><span style=\"font-size: x-small\"><span style=\"font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;\">Autres irr&eacute;gularit&eacute;s relev&eacute;es dans la gestion des fonds du FAFPA&nbsp;: la non &ndash;application des r&egrave;gles de la comptabilit&eacute; publique en violation de l&rsquo;article 26 de la loi du 18 octobre 1990 portant principes fondamentaux de cr&eacute;ation, de l&rsquo;organisation et du fonctionnement des Etablissements Publics &agrave; Caract&egrave;re Administratif (EPA), la non &ndash;retenue de </span></span><span style=\"font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;\"><st1:personname w:st=\"on\" productid=\"la TVA\"><span style=\"font-size: x-small\">la TVA</span></st1:personname><span style=\"font-size: x-small\"> sur les factures pour un montant de 840.000 CFA et l&rsquo;existence d&rsquo;un reste &agrave; recouvrer de 776 millions CFA.</span></span></p>
<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin: 0cm 0cm 0pt\">&nbsp;</p>
<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin: 0cm 0cm 0pt\"><span style=\"font-size: x-small\"><span style=\"font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;\">C&rsquo;est pour toutes ces raisons et bien d&rsquo;autres encore, que le dossier du FAFPA a &eacute;t&eacute; exp&eacute;di&eacute; aux autorit&eacute;s judiciaires. Afin que, conclut le rapport d&rsquo;enqu&ecirc;te du V&eacute;rificateur g&eacute;n&eacute;ral, les auteurs de cette gabegie s&rsquo;expliquent sur la destination r&eacute;elle de ces fonds.</span></span></p>
<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin: 0cm 0cm 0pt\">&nbsp;</p>
<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin: 0cm 0cm 0pt\"><span style=\"font-size: x-small\"><b style=\"mso-bidi-font-weight: normal\"><span style=\"font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;\">Le Mollah Omar</span></b></span><b style=\"mso-bidi-font-weight: normal\"><span style=\"font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;\"><o:p></o:p></span></b></p>
<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin: 0cm 0cm 0pt\"><b style=\"mso-bidi-font-weight: normal\"><span style=\"font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;\"><o:p><span style=\"font-size: x-small\">&nbsp;</span></o:p></span></b></p>
<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin: 0cm 0cm 0pt\"><b style=\"mso-bidi-font-weight: normal\"><span style=\"font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;\"><o:p><span style=\"font-size: x-small\">&nbsp;</span></o:p></span></b></p>
<p>&nbsp;</p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>ANPE : 180 millions CFA volatilisés</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/anpe-180-millions-cfa-volatiliss-24018.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 08 Jun 2011 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<span><span><img class="alignleft size-full wp-image-24502" title="CFA-billets" src="http://maliweb.net/wp/wp-content/news/images/2011/06/CFA-billets.jpg" alt="" width="200" height="200" />Passation de marchés de gré à gré, paiement sans base juridique de frais de mission et de subventions au personnel et aux cadres du département de l’emploi, non application des pénalités de retard sur le marché d’acquisition de huit véhicules…</span></span>

<span><span>Autant d’irrégularités dont le « boss » doit, bientôt, répondre devant les « robeux » Il risque gros. Très gros.</span></span>
<p class="\&quot;MsoNormal\&quot;"><span><span>D’abord, le paiement jugé « irrégulier et sans base juridique » de frais de mission. Mais aussi, de subventions au personnel et aux cadres du département.</span></span></p>
<p class="\&quot;MsoNormal\&quot;"><span><span>Estimés à 3,2 millions CFA, par les <em>« fouineurs</em> » de la Cellule d’Appui aux Structures de Contrôle de l’Administration (CASCA), les premiers jurent avec les sacro –saintes règles de l’administration publique ;<span>  </span>tandis que les secondes, d’un montant total de 177 millions CFA, ne sont dictées par aucun besoin du service. Soit au total 180 millions CFA volatilisés. Sans explication… convaincante.</span></span></p>
<p class="\&quot;MsoNormal\&quot;"><span><span>Ensuite, viennent les passations de marchés de gré à gré. Selon le rapport d’enquête de la CASCA, l’Agence Nationale pour l’Emploi (ANPE) a, entre 2006, 2007 et 2008, passé par entente directe –et sans l’autorisation de la direction générale des marchés publics –un marché de matériels informatiques d’un montant de 35 millions CFA.</span></span></p>
<p class="\&quot;MsoNormal\&quot;"><span><span>S’y ajoutent d’autres marchés d’un montant cumulé de 138 millions CFA. Sans appel d’offres.</span></span></p>
<p class="\&quot;MsoNormal\&quot;"><span><span>Enfin, des chèques « <em>mystérieux</em> », sans désignation précise des bénéficiaires. Montant total : 7,4 millions CFA.</span></span></p>
<p class="\&quot;MsoNormal\&quot;"><span><span>Autres irrégularités, relevées par les enquêteurs dans la gestion des fonds de l’ANPE : la non application des pénalités de retard sur l’exécution du marché d’acquisition de huit véhicules. Elles se chiffrent à 2,8 millions de nos francs.</span></span></p>
<p class="\&quot;MsoNormal\&quot;"><span><span>C’est pour mettre toute la lumière sur la gestion de ces fonds, que le dossier de l’Agence Nationale pour l’Emploi (ANPE) a été transmis aux autorités judiciaires. Afin que le « <em>boss </em>» s’explique sur la destination réelle de ces fonds.</span></span></p>
<p class="\&quot;MsoNormal\&quot;"><span><span>Il risque la réclusion criminelle à perpétuité. Le montant du préjudice, subi par l’Etat, étant supérieur à 50 millions CFA.</span></span></p>
<p class="\&quot;MsoNormal\&quot;"><span><strong><span>Oumar Babi
</span></strong></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Trésor public :
Le  ministre Lassine Bouaré entouré de prédateurs</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/trsor-public-le-ministre-lassine-bouar-entour-de-prdateurs-23832.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 04 Jun 2011 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Combat</dc:creator>
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</style>
<![endif]--><b style=\"\"><i style=\"\"><span style=\"line-height: 115%; font-family: Arial; color: rgb(51, 51, 153);\">Le Ministre malien des finances est sans conteste l&rsquo;un des plus performants de l&rsquo;actuel gouvernement. Mais c&rsquo;est bien connu : une seule hirondelle ne saurait faire le printemps. L&rsquo;homme est malheureusement entour&eacute; de pr&eacute;dateurs et d&rsquo;affairistes.&nbsp; Nombreux sont les usagers qui se plaignent d&eacute;sormais de certains services relevant de son d&eacute;partement.</span></i></b></span></p>
<p><span style=\"font-size: x-small;\">
<p class=\"MsoNormal\"><span style=\"line-height: 115%; font-family: Arial;\">Parmi ces structures infr&eacute;quentables figurent les services &laquo; v&eacute;rification &raquo; et &laquo; payeur &raquo; au niveau de DIBIDA. Ici la r&egrave;gle est simple : les mandats en bonne et due forme ne sont pay&eacute;s qu&rsquo;&agrave; la condition d&rsquo;un dessous de table. De nombreux t&eacute;moignages nous sont parvenus sur cet affairisme officiel du personnel de ce service. Certains envisagent m&ecirc;me porter plainte contre ces pr&eacute;dateurs&nbsp; bien connus de tous. Ils ne manquent de pr&eacute;texte pour faire chanter les usagers. Ils inventent leurs propres r&egrave;gles du jeu.&nbsp; <br />
</span></p>
</span></p>
<p class=\"MsoNormal\"><span style=\"font-size: x-small;\"><span style=\"line-height: 115%; font-family: Arial;\">Pour notre part, nous avions d&eacute;cid&eacute; de les combattre qu&rsquo;importe leur mise en garde. &laquo;Nous vous attendons au tournant&raquo;, nous ont-ils avertis. Eh bien comme le dit bien l&rsquo;adage, &laquo; c&rsquo;est la disparition d&rsquo;une seule personne qui rend la mort p&eacute;nible aux vivants&raquo;.</span></span></p>
<p class=\"MsoNormal\"><span style=\"font-size: x-small;\"><span style=\"line-height: 115%; font-family: Arial;\">A suivre !</span></span></p>
<p><span style=\"font-size: x-small;\">
<p class=\"MsoNormal\"><b style=\"\"><span style=\"line-height: 115%; font-family: Arial;\">B.S. Diarra</span></b></p>
</span></p>
<p><span style=\"font-size: x-small;\"><br />
</span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Les secteurs les plus corrompus au Mali selon la CNDH
La justice, l’éducation, la santé, la politique, les Impôts, les ONG, la police, gendarmerie, la Garde Nationale, les Eaux et forêts, les organisations paysannes …</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/les-secteurs-les-plus-corrompus-au-mali-selon-la-cndhla-justice-lducation-la-sant-la-politique-les-impts-les-ong-la-police-gendarmerie-la-garde-nationale-les-eaux-et-forts-les-organisations-paysannes-23774.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 03 Jun 2011 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Combat</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p><span style=\"font-size: x-small;\"><span style=\"color: rgb(51, 51, 153);\"><em><strong>Au Mali,&nbsp; la corruption a atteint son sommet. Elle s&rsquo;op&egrave;re &agrave; travers plusieurs modes. Du favoritisme, de la pratique des commissions (les fameux 10%), de la r&eacute;gularisation de l&rsquo;irr&eacute;gulier quand les dossiers demand&eacute;s ne sont pas complets pour obtenir un service ; &agrave; la manipulation des registres normatifs et r&eacute;glementaires pour &eacute;chapper aux contr&ocirc;les. Aux fausses d&eacute;clarations pour lesquelles les agents obligent explicitement l&rsquo;usager &agrave; acheter le mat&eacute;riel utilis&eacute; pour le service.&nbsp; Aussi, le d&eacute;doublement de fonction quand un agent oblige un usager &agrave; mener affaire avec sa propre entreprise. Et surtout la personnalisation des relations avec un agent pr&ecirc;t &agrave; intervenir en faveur du citoyen &agrave; tout moment.</strong></em></span><br />
<br />
La pratique de la corruption au Mali n&rsquo;est pas un fait isol&eacute;. Elle tend de plus en plus &agrave; se g&eacute;n&eacute;raliser.&nbsp; Apr&egrave;s les diff&eacute;rents rapports des structures sp&eacute;cialis&eacute;es pour lutter contre le fl&eacute;au, la CNDH vient &agrave; son tour de lever le voile sur le ph&eacute;nom&egrave;ne. Lequel ph&eacute;nom&egrave;ne qui est, dit-on aujourd&rsquo;hui, syst&eacute;mique. Avec des acteurs dans toutes les structures publiques, parapubliques et priv&eacute;es. Et pr&eacute;sents &agrave; toutes les &eacute;chelles des institutions et structures et dans toutes les cat&eacute;gories socioprofessionnelles.<br />
<br />
La corruption est plus visible dans certains secteurs que d&rsquo;autres. Parmi les plus sp&eacute;cialis&eacute;s, le rapport &eacute;pingle la justice, l&rsquo;&eacute;ducation, la sant&eacute;, la politique, les administrations fiscales et &eacute;conomiques, les institutions priv&eacute;es (banques, entreprises priv&eacute;s, etc.&hellip;), les institutions d&rsquo;aide au d&eacute;veloppement (agences, ONG nationales et internationales), les institutions financi&egrave;res, les services de r&eacute;pression (police, gendarmerie, garde, eux et forets), les services de contr&ocirc;le (imp&ocirc;ts, affaires &eacute;conomiques, inspections etc.&hellip;). Aussi, les organisations paysannes (AV, f&eacute;d&eacute;ration paysannes coop&eacute;ratives).&nbsp; <br />
<br />
Des cons&eacute;quences fatales pour l&rsquo;avenir du Mali<br />
Au regard de l&rsquo;aggravement de la situation dont fait &eacute;tat la CNDH, il faut s&rsquo;entendre t&ocirc;t ou tard, au Mali, &agrave; des r&eacute;voltes ou des conflits sociaux. Surtout que la corruption a des cons&eacute;quences sociales, &eacute;conomiques et politiques. Sur le plan social, la marginalisation et l&rsquo;exclusion r&egrave;gnent dans notre pays. Les citoyens n&rsquo;ayant pas les moyens de corrompre pour l&rsquo;acc&egrave;s aux services essentiels de base sont &eacute;cart&eacute;s de facto. Cette situation est le jeu favori dans les services maliens. A cela, il faut noter la marginalisation et le m&eacute;pris &agrave; l&rsquo;&eacute;gard des agents publics honn&ecirc;tes et int&egrave;gres. Ceux-ci sont trait&eacute;s d&rsquo;asociaux, de m&eacute;chants et d&rsquo;&eacute;go&iuml;stes.&nbsp; <br />
<br />
Par ailleurs, des usagers qui refusent de corrompre les agents publics sont confront&eacute;s &agrave; d&rsquo;&eacute;normes souffrances. Entre autres, l&rsquo;an&eacute;mie sociale, la d&eacute;valorisation du travail, la fuite des cerveaux et le r&egrave;gne des m&eacute;diocres, et&nbsp;&nbsp; la glorification des corrompus. <br />
<br />
Sur le plan &eacute;conomique, notre pays est confront&eacute; &agrave; de s&eacute;rieuses cons&eacute;quences suite &agrave; la corruption. Des pertes de revenus &eacute;normes pour le d&eacute;veloppement du pays. Sur l&rsquo;exercice 2002, on &eacute;value le co&ucirc;t de la corruption sur les fonds directement g&eacute;r&eacute;s par le gouvernement &agrave; 98,603 milliards de F Cfa soit 4,6% du PIB de l&rsquo;ann&eacute;e. Causant du coup des impacts n&eacute;gatifs sur la croissance et l&rsquo;efficacit&eacute; &eacute;conomique. Avec &agrave; la cl&eacute; le d&eacute;tournement des ressources nationales vers des objectifs autres que ceux du d&eacute;veloppement. Ce faisant, elle (corruption) perp&eacute;tue &agrave; long terme le sous-d&eacute;veloppement. Elle permet l&rsquo;enrichissement illicite de certains agents. Toute chose qui d&eacute;moralise les meilleurs travailleurs. <br />
<br />
Aussi, la corruption cr&eacute;e un manque &agrave; gagner&nbsp; important pour le tr&eacute;sor public. A titre indicatif, r&eacute;v&egrave;le le rapport, la perte de recettes fiscales (37 Milliards) correspond &agrave; : - Sept (7) fois le nombre de bourses d&rsquo;&eacute;tudes actuelles ; - 1850 CSCOM ou &eacute;coles ;&nbsp; - Entre 9.000 et 12.000 ha de terres am&eacute;nag&eacute;es {l&rsquo;Office du Niger ; - 41, 5 % de la masse salariale pay&eacute;e par l&rsquo;Etat la m&ecirc;me ann&eacute;e. <br />
<br />
En outre, l&rsquo;une des cons&eacute;quences de la corruption est l&rsquo;alourdissement de la dette et frais d&rsquo;entretien suppl&eacute;mentaires. Des surfacturations diverses entrainant le rench&eacute;rissement des co&ucirc;ts des projets qui alourdit le poids de la dette ext&eacute;rieure.<br />
<br />
&nbsp;En clair, la corruption emp&ecirc;che tout contr&ocirc;le sur la qualit&eacute; des services fournis. Sur le plan juridique et judiciaire, la corruption a des cons&eacute;quences. Conduisant &agrave; une justice s&eacute;lective, des&nbsp; juges sans cr&eacute;dit, des justiciables sans recours juridiques appropri&eacute;s et surtout la multiplication des actes de justice populaires. <br />
<br />
Politiquement, l&rsquo;affaiblissement des institutions et la menace pour la d&eacute;mocratie constituent en quelque sorte des cons&eacute;quences de la corruption sur la politique.<br />
&nbsp;Ainsi, la corruption devenant de plus en plus le mode d&rsquo;acc&egrave;s privil&eacute;gi&eacute; &agrave; tous services, le citoyen ordinaire n&rsquo;a plus foi en la justice de son pays. Ce faisant, il peut recourir &agrave; la justice populaire pour r&eacute;gler ses comptes. Ce qui est une menace s&eacute;rieuse pour la paix civile.<br />
<br />
<strong>Des solutions pour la survie de la nation</strong><br />
Pour ce faire, la CNDH recommande urgemment : de mettre fin &agrave; la culture de l&rsquo;impunit&eacute; ; de renforcer le Bureau du V&eacute;rificateur et toutes les structures de contr&ocirc;le et d&rsquo;inspection en vue de traiter de la corruption en amont. Et&nbsp; permettre de diagnostiquer les m&eacute;thodes utilis&eacute;es par les corrupteurs et proposer des pistes pour fermer les tuyaux.&nbsp; <br />
<br />
D&rsquo;autres solutions sont, entre autres, le renforcement des moyens des p&ocirc;les &eacute;conomiques et financiers, des cours d&rsquo;assisses et des chambres correctionnelles, pour une plus grande diligence dans le traitement des dossiers transmis &agrave; la justice. Il faut aussi appliquer le plan d&rsquo;action national des &eacute;tats g&eacute;n&eacute;raux de la corruption et la d&eacute;linquance financi&egrave;re. Informer et sensibiliser les populations sur les m&eacute;faits de ce fl&eacute;au dans les efforts de d&eacute;veloppement et la lutte contre la pauvret&eacute;. Et en plus d&rsquo;am&eacute;liorer les conditions de vie des citoyens.<br />
<strong>Oumar Diakit&eacute;</strong><br />
</span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Fraude sur  la subvention intrants 2008/2009 initiative riz :
Le PDG de Toguna Agro Industrie bientôt entendu par la justice</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/fraude-sur-la-subvention-intrants-20082009-initiative-riz-le-pdg-de-toguna-agro-industrie-bientt-entendu-par-la-justice-23676.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 01 Jun 2011 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Humanité</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin: 0cm 0cm 10pt\"><span style=\"font-size: x-small\"><b><i style=\"mso-bidi-font-style: normal\"><span style=\"color: #002060; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR\">Seydou Nantoum&eacute; ne dort plus que d&rsquo;un seul &oelig;il. Il est moralement secou&eacute; par le scandale dans lequel il est impliqu&eacute; concernant le march&eacute; d&rsquo;engrais qui lui a &eacute;t&eacute; ill&eacute;galement attribu&eacute; sans observation des principes, des proc&eacute;dures et r&egrave;gles d&rsquo;attribution des march&eacute;s publics. Des sources proches du milieu judiciaire soutiennent que le PDG de Toguna Industrie a, &agrave; travers ses relations, a b&eacute;n&eacute;fici&eacute;, avec l&rsquo;appui d&rsquo;un pool bancaire, d&rsquo;un march&eacute; pas normal. </span></i></b></span><i style=\"mso-bidi-font-style: normal\"><span style=\"font-size: 10pt; color: #002060; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR\"><o:p></o:p></span></i></p>
<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin: 0cm 0cm 10pt\"><span style=\"font-size: x-small\"><b><span style=\"line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR\">&nbsp;</span></b><span style=\"line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR\"> </span></span><span style=\"font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR\"><o:p></o:p></span><span style=\"font-size: x-small\"><span style=\"line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR\">D<span style=\"color: black\">ans le cadre de l&rsquo;approvisionnement en engrais des producteurs, l&rsquo;Etat a conclu, par entente directe, trois contrats avec le Groupement des soci&eacute;t&eacute;s Togouna Agro Industries et Partenaire Agricoles pour un montant total 12,63 milliards de FCFA. Le montage financier pour la fourniture d&rsquo;engrais a comport&eacute; des anomalies occasionnant un manque &agrave; gagner de 4,31 milliards de FCFA. La gestion de l&rsquo;IR n&rsquo;a pas int&eacute;gr&eacute; certains principes fondamentaux de la comptabilit&eacute; publique. Aucune proc&eacute;dure financi&egrave;re et comptable formelle n&rsquo;a &eacute;t&eacute; mise en place pour la gestion des deux campagnes. Le d&eacute;caissement des subventions n&rsquo;a pas respect&eacute; les quatre phases des proc&eacute;dures d&rsquo;ex&eacute;cution des d&eacute;penses publiques, en particulier pour la campagne 2009-2010 financ&eacute;e enti&egrave;rement sur les fonds publics. Le contr&ocirc;le <i>a priori </i>du Contr&ocirc;leur financier n&rsquo;a pas &eacute;t&eacute; exerc&eacute;. Les pi&egrave;ces justificatives n&rsquo;ont pas &eacute;t&eacute; conformes &agrave; la nomenclature fix&eacute;e par l&rsquo;arr&ecirc;t&eacute; n&deg;04-1886 du 24 septembre 2004. Aucun r&eacute;f&eacute;rentiel comptable sp&eacute;cifique n&rsquo;a &eacute;t&eacute; d&eacute;fini pour prendre en compte les particularit&eacute;s de la gestion de l&rsquo;IR.</span> </span></span><span style=\"font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR\"><o:p></o:p></span></p>
<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin: 0cm 0cm 10pt\"><span style=\"font-size: x-small\"><span style=\"line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR\">En plus du Bureau du V&eacute;rificateur, c&rsquo;est la CASCA qui a lev&eacute; le voile et a demand&eacute; que le dossier soit transmis &agrave; la justice. L&rsquo;analyse des rapports de la CASCA pour cette ann&eacute;e a r&eacute;v&eacute;l&eacute; des insuffisances et des irr&eacute;gularit&eacute;s particuli&egrave;rement en ce qui concerne le non respect du code des march&eacute;s publics, la mauvaise gestion du patrimoine foncier de l&rsquo;Etat, la mauvaise tenue des documents comptables, la faiblesse du recouvrement des imp&ocirc;ts et taxes et l&rsquo;octroi d&rsquo;avantages sans support juridique. </span></span><span style=\"font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR\"><o:p></o:p></span></p>
<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin: 0cm 0cm 10pt\"><span style=\"font-size: x-small\"><span style=\"color: black; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR\">On se rappelle, pour le financement de l&rsquo;achat d&rsquo;engrais destin&eacute;s aux producteurs, un pool<b> </b>bancaire avec comme chef de file la BNDA , a accord&eacute; au groupement des<b> </b>soci&eacute;t&eacute;s Togouna Agro Industries et Partenaires Agricoles un pr&ecirc;t d&rsquo;un montant de<b> </b>12,63 milliards de FCFA garanti par l&rsquo;Etat et adoss&eacute; au compte &ldquo;Subvention Intrants 2008/2009 Initiative Riz&rdquo;. Ce montage financier a co&ucirc;t&eacute; 852,13 millions de<b> </b>FCFA au titre des int&eacute;r&ecirc;ts pay&eacute;s par le Tr&eacute;sor public.<b> </b>Dans le cadre de l&rsquo;approvisionnement en engrais des producteurs, l&rsquo;Etat a conclu,<b> </b>par entente directe, trois contrats avec le Groupement des soci&eacute;t&eacute;s Togouna Agro<b> </b>Industries et Partenaire Agricoles pour un montant total 12,63 milliards de FCFA.<b> </b>Ces march&eacute;s ne r&eacute;pondent &agrave; aucune des conditions d&eacute;finies &agrave; l&rsquo;article 34 du Code<b> </b>des March&eacute;s Publics justifiant ce mode de passation. En outre, la mission n&rsquo;a pas<b> </b>constat&eacute; l&rsquo;implication de la DGMP , contrairement &agrave; l&rsquo;article 36 du code des<b> </b>march&eacute;s publics.<b> </b>De plus, dans ces contrats l&rsquo;Etat s&rsquo;est engag&eacute; &agrave; r&eacute;gler les fournisseurs avant la<b> </b>livraison, ce qui est contraire &agrave; la r&egrave;glementation.</span><span style=\"line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR\"> </span></span><span style=\"font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR\"><o:p></o:p></span></p>
<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin: 0cm 0cm 10pt\"><span style=\"font-size: x-small\"><span style=\"color: black; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR\">Malgr&eacute; que le march&eacute; ait &eacute;t&eacute; attribu&eacute; dans les conditions tr&egrave;s favorables &agrave; Toguna Agro Industrie, beaucoup de d&eacute;faillances ont &eacute;t&eacute; constat&eacute;es.&nbsp; Les prix n&eacute;goci&eacute;s avec le Groupement ont &eacute;t&eacute; sup&eacute;rieurs &agrave; ceux appliqu&eacute;s sur le march&eacute; au m&ecirc;me moment et dans les m&ecirc;mes zones, occasionnant un surco&ucirc;t de 2,32 milliards de FCFA. Enfin ces march&eacute;s n&rsquo;ont pas &eacute;t&eacute; enregistr&eacute;s, ce qui a engendr&eacute; un manque &agrave; gagner de 1,14 milliard de FCFA pour le Tr&eacute;sor Public. Les structures d&rsquo;encadrement n&rsquo;ont b&eacute;n&eacute;fici&eacute; ni d&rsquo;outils pour la gestion des cr&eacute;dits d&rsquo;intrants ni de renforcement des capacit&eacute;s.<b> </b>La vente des engrais n&rsquo;a g&eacute;n&eacute;ralement pas fait l&rsquo;objet de contrat entre les<b> </b>structures d&rsquo;encadrement et les b&eacute;n&eacute;ficiaires. Le taux de remboursement en juin 2010 est de 90% et le montant des impay&eacute;s s&rsquo;&eacute;l&egrave;ve &agrave; 647 millions de FCFA.</span><span style=\"line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR\"> </span></span><span style=\"font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR\"><o:p></o:p></span></p>
<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin: 0cm 0cm 10pt\"><span style=\"font-size: x-small\"><b><span style=\"color: black; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR\">&nbsp;</span></b><span style=\"line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR\"> </span></span><span style=\"font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR\"><o:p></o:p></span><span style=\"font-size: x-small\"><b><span style=\"color: black; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR\">La subvention des intrants par l&rsquo;&Eacute;tat a entra&icirc;n&eacute; une utilisation massive des engrais et une extension des superficies cultiv&eacute;es</span></b><span style=\"line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR\"> </span></span><span style=\"font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR\"><o:p></o:p></span></p>
<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin: 0cm 0cm 10pt\"><span style=\"font-size: x-small\"><span style=\"color: black; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR\">&nbsp;</span><span style=\"line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR\"> </span></span><span style=\"font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR\"><o:p></o:p></span><span style=\"font-size: x-small\"><span style=\"color: black; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR\">Une autre cons&eacute;quence de la boulimie financi&egrave;re de Toguna est l&rsquo;engouement suscit&eacute; chez les producteurs lors de la campagne 2008-2009 s&rsquo;est traduit par une augmentation de l&rsquo;utilisation des engrais (de 19,53%, par exemple, dans la r&eacute;gion de S&eacute;gou) ainsi que des superficies cultiv&eacute;es (de 48,24% dans la r&eacute;gion de Mopti et de 15,82% dans la r&eacute;gion de S&eacute;gou). La qualit&eacute; de l&rsquo;engrais NIELENI dans la production du riz a toutefois &eacute;t&eacute; l&rsquo;objet de pol&eacute;miques sur le terrain. Selon une grande majorit&eacute;s des OP rencontr&eacute;es, les rendements produits par le NIELENI sont en de&ccedil;&agrave; de ceux g&eacute;n&eacute;ralement obtenus avec le DAP (Phosphate de Di-Ammonium).</span><span style=\"line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR\"> </span></span><span style=\"font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR\"><o:p></o:p></span></p>
<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin: 0cm 0cm 10pt\"><span style=\"font-size: x-small\"><span style=\"color: black; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR\">A la lumi&egrave;re de tout ce qui suit, il est exig&eacute; entre autres &agrave; la direction de Toguna de<b> </b>payer les sommes ind&ucirc;ment per&ccedil;ues<b>, </b>de payer les TVA ind&ucirc;ment per&ccedil;ues, de payer les droits d&rsquo;enregistrement non acquitt&eacute;s.</span><span style=\"line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR\"> </span></span><span style=\"font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR\"><o:p></o:p></span></p>
<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin: 0cm 0cm 10pt\"><span style=\"font-size: x-small\"><b><span style=\"color: black; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR\">Moussa Mamadou Bagayoko</span></b><span style=\"line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR\"> </span></span><span style=\"font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR\"><o:p></o:p></span></p>
<p>&nbsp;</p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Fonds alimentaire du Japon :Malversation et détournement, suite </title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/fonds-alimentaire-du-japon-malversation-et-detournement-suite%25c2%25a0-21546.html</link>
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<pubDate>Tue, 10 May 2011 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Guido</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p><span style=color: rgb(51, 51, 153);"><em><strong><span style="font-size: x-small;">Dans notre premier papier sur la malversation et le d&eacute;tournement au niveau du Commissariat &agrave; la s&eacute;curit&eacute; alimentaire (CSA) qui a bousill&eacute; le Fonds alimentaire japonais, on a &eacute;voqu&eacute; un certain nombre d&rsquo;irr&eacute;gularit&eacute;s. Notamment l&rsquo;inobservation des proc&eacute;dures d&rsquo;ex&eacute;cution des d&eacute;penses publiques, le pr&eacute;l&egrave;vement sur des comptes sans justification, la violation des passations de march&eacute; et l&rsquo;attribution des march&eacute;s &agrave; des entreprises fictives. Dans ce num&eacute;ro, on aborde les d&eacute;penses effectu&eacute;es sur les fonds allou&eacute;s pour la mise en &oelig;uvre du PNSA et la formation des membres des comit&eacute;s de gestion des banques de c&eacute;r&eacute;ales.<br />Des irr&eacute;gularit&eacute;s au niveau du PNSA</span></strong></em></span><span style="font-size: x-small;"></p>
<p>Sur ce chapitre, le Commissariat &agrave; la s&eacute;curit&eacute; alimentaire (CSA) s&rsquo;est illustr&eacute; de fa&ccedil;on ill&eacute;gale par un march&eacute; de gr&eacute; &agrave; gr&eacute; de 103,81 millions de FCFA. Celui-ci a &eacute;t&eacute; attribu&eacute; &agrave; un Groupement d&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t &eacute;conomique (GIE) pour la mise en place de 265 unit&eacute;s d&rsquo;&eacute;levage &agrave; cycle court dans les r&eacute;gions de Mopti et Gao. Le budget de la convention n&rsquo;a pas &eacute;t&eacute; respect&eacute;. En effet, une partie du fonds a servi &agrave; l&rsquo;&eacute;vacuation m&eacute;dicale du responsable du GIE pour un montant de 3,1 millions de FCFA. Par ailleurs, l&rsquo;int&eacute;ress&eacute; a re&ccedil;u des honoraires pour 12 millions de CFA. Curieusement, la signature de la convention et le d&eacute;caissement du montant int&eacute;gral ont eu lieu le m&ecirc;me jour sans aucune garantie.</p>
<p>Dans le cadre de la r&eacute;alisation des travaux d&rsquo;am&eacute;nagement de quatre petits p&eacute;rim&egrave;tres irrigu&eacute;s villageois (PPIV) dans le cercle de Youwarou, le CSA a attribu&eacute; de gr&eacute; &agrave; gr&eacute; un march&eacute; de 195,96 millions de FCFA sans autorisation de la Direction g&eacute;n&eacute;rale du march&eacute; public (DGMP). Le hic est que le montant fut d&eacute;caiss&eacute; &agrave; hauteur de 90%, soit 177 millions, alors que seuls les travaux de deux des quatre PPIV ont d&eacute;marr&eacute;. Aussi irascible que cela puisse paraitre, les travaux devraient prendre fin depuis le 7 juillet 2010.</p>
<p>Les march&eacute;s d&rsquo;am&eacute;nagement de trois PPIV dans la r&eacute;gion de Mopti pour un montant total de 49,12 millions de CFA ont &eacute;t&eacute; irr&eacute;guli&egrave;rement attribu&eacute;s. Et bizarrement, les travaux pr&eacute;vus &agrave; Mopti ont &eacute;t&eacute; r&eacute;alis&eacute;s &agrave; S&eacute;gou sur la base d&rsquo;une &eacute;tude effectu&eacute;e par l&rsquo;entreprise et qui n&rsquo;a pas fait l&rsquo;objet de validation. Pourtant, la somme de 40,51 millions de CFA soit 90% du montant a &eacute;t&eacute; d&eacute;caiss&eacute;e avant le d&eacute;marrage des travaux et sans garantie.</p>
<p>S&rsquo;ajoutent au lot des malversations, la r&eacute;alisation de 5 forages &eacute;quip&eacute;s pour une valeur de 127,82 millions de FCFA attribu&eacute;e de gr&eacute; &agrave; gr&eacute; en violation du CMP. En effet, les sp&eacute;cifications techniques indiqu&eacute;es dans le devis estimatif n&rsquo;ont pas &eacute;t&eacute; respect&eacute;es. Le co&ucirc;t des forages r&eacute;alis&eacute;s est aussi inf&eacute;rieur &agrave; 100,81 millions de CFA soit au dessous de ce qui &eacute;tait pr&eacute;vu.</p>
<p>En outre, le Commissariat &agrave; la s&eacute;curit&eacute; alimentaire a pay&eacute; &agrave; l&rsquo;entreprise 3 millions de CFA de plus que le montant de la facture. Il a &eacute;t&eacute; &eacute;galement r&eacute;v&eacute;l&eacute; que l&rsquo;acquisition de 7 groupes motopompes &agrave; 47,46 millions de nos francs sur les ressources du PNSA a fait l&rsquo;objet de fractionnement. Malgr&eacute; le paiement effectif de 27,12 millions de CFA aux fournisseurs, aucune livraison n&rsquo;a &eacute;t&eacute; faite jusqu&rsquo;&agrave; ce jour.</p>
<p>G&acirc;chis concernant la formation des membres de gestion des banques de c&eacute;r&eacute;ales<br />D&eacute;cid&eacute;ment, au Commissariat &agrave; la s&eacute;curit&eacute; alimentaire (CSA) les lois et textes de la R&eacute;publique du Mali sont foul&eacute;s aux pieds. Les d&eacute;penses effectu&eacute;es sur ce fonds pour un montant total de 34,20 millions de CFA ne comportent pas de pi&egrave;ces justificatives. Les d&eacute;penses relatives &agrave; l&rsquo;&eacute;laboration d&rsquo;une strat&eacute;gie de communication pour une valeur de 21 millions de CFA ne sont pas &eacute;ligibles. Les montants des perdiems pay&eacute;s au personnel du CSA pour les d&eacute;placements &agrave; l&rsquo;int&eacute;rieur de Bamako (au taux journalier de 20 000 FCFA) ne sont pas soutenus par une d&eacute;cision. Le montant indument d&eacute;pens&eacute; &agrave; cet effet s&rsquo;&eacute;l&egrave;ve &agrave; 1,38 million de CFA.</p>
<p>&Agrave; suivre les irr&eacute;gularit&eacute;s constat&eacute;es dans les d&eacute;penses de suivi-&eacute;valuation des banques de c&eacute;r&eacute;ales et le d&eacute;tournement des fonds allou&eacute;s au projet mara&icirc;cher.<br />Ahmadou Ma&iuml;ga</p>


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</item>

<item>
<title>Pour des soins médicaux en Europe :Un ministre aurait fait virer par sa DAF 21 millions de F CFA dans le compte d&amp;apos;une clinique privée</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/pour-des-soins-medicaux-en-europe-un-ministre-aurait-fait-virer-par-sa-daf-21-millions-de-f-cfa-dans-le-compte-dune-clinique-privee-21507.html</link>
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<pubDate>Tue, 10 May 2011 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Indépendant</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Au moment où le président de la République fait le plaidoyer pour l'Assurance maladie obligatoire (AMO), un membre de son Gouvernement (certainement un grand malade !) aurait fait virer plus de 21 millions de FCFA dans le compte d'une clinique privée pour des soins en Europe. Voilà l'information qui court, depuis bientôt un mois, les rues de la capitale. Il serait utile que le ministre de la Communication, porte-parole du Gouvernement, et le ministre de la Santé, puissent édifier l'opinion sur cette question. Et non plus seulement s'étendre sur l'AMO qui est loin d'être le seul sujet de préoccupation des Maliens.

Le dossier qui était en train de suivre son cours serait actuellement parvenu au Trésor public qui va se saigner pour virer sur le compte d'une clinique privée en Europe la somme de 21 millions FCFA. Avec cette somme, on peut construire un Centre de santé communautaire (Cscom) ou assurer la prise en charge d'une centaine d'enfants de la Pouponnière, par exemple. Cette maison de l'enfance déshéritée vient de perdre dans l'indifférence totale des autorités et de l'opinion nationale 33 de ses pensionnaires des suites de malnutrition, de manque d'hygiène ou de soins, etc. Une situation dénoncée par votre quotidien préféré il y a de cela quelques jours seulement.

C'est en tout cas, au moment où le gouvernement met les bouchées doubles afin de convaincre les pauvres travailleurs de l'opportunité de l'Assurance maladie obligatoire (AMO), qu'un membre du même gouvernement prend la décision de faire virer, pour des soins médicaux, par sa DAF 21 millions F CFA dans le compte d'une clinique privée en Europe. ATT, dans sa quête d'une bonne gouvernance dans notre pays, va-t-il s'intéresser à ce dossier ? Ou, au contraire, le ministre concerné sera-t-il félicité pour avoir réussi une telle prouesse ? En tout cas, si cette information se confirme, le Premier ministre, Mariam Kaïdama Cissé, dont ce sera le premier rendez-vous avec une situation d'indélicatesse d'un membre de son gouvernement, devra se séparer de ce ministre dont la conduite tranche avec les exigences de sa mission.

La copie du document devra être disponible au niveau du Trésor public qui a certainement déjà fait virer les fonds dans le compte de la clinique en question. Sauf s'il a été retiré in extremis afin d'étouffer la gaffe car, la nouvelle avait depuis atteint l'opinion. Il devra être disponible également en tapant sur le PRED, le logiciel de traitement des dépenses, au niveau du Trésor public et au niveau également du DAF qui aurait autorisé ladite dépense. Certainement, sans l'avis du Conseil de Santé, seule autorité habilitée à autoriser une telle opération. Et même là encore, les évacuations sanitaires officielles ne concernent que la Tunisie où ChylGroup est la seule société à avoir conclu un protocole avec le ministère de la Santé. Dans ce cas, l'argent est payé après la prestation. Si le ministre a donc demandé à son DAF de virer un tel montant dans un compte à l'étranger, l'on peut dire qu'il a pêché soit par amateurisme soit par cupidité. Comme ce fut le cas récemment d'un ancien ministre de la Santé qui s'est laissé embarquer dans la fournaise du scandale du Fonds mondial et qui a autorisé des évacuations que ChylGroup n'arrivait pas à se faire rembourser.

En tout, selon les textes actuels du département de la Santé, une subvention au profit d'un malade ne peut dépasser 2 millions F CFA. Ce qui est loin des 21 millions F CFA expédiés comme une lettre à la poste dans le compte d'une clinique privée. Au profit de qui ? Où vont ces espèces sonnantes et trébuchantes ? Le Trésor public s'est-il exécuté en virant ledit montant dans le compte de cette clinique privée. Autant de questions sur lesquelles seul le ministre de la Communication, porte-parole du Gouvernement, Sidiki N'Fa Konaté, et le ministre de la Santé, Diallo Madeleine Ba, peuvent édifier l'opinion. Et non plus seulement sur l'AMO, qui est loin d'être le seul sujet de préoccupation des Maliens.
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt;">Mamadou FOFANA<span style="font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;; letter-spacing: -0.75pt;"></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Détournements à l’Hôpital du Point G :De mal en pis</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/detournements-a-l%25e2%2580%2599hopital-du-point-g-de-mal-en-pis-21503.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 10 May 2011 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Combat</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[La tête, du Directeur de l’Hôpital du Point G, le médecin-colonel Charles Fau et son Adjoint Mamady Sissoko a été mise à prix, par les travailleurs, à l’issue d’un constat amer : un trou de 284 millions de francs CFA dans la caisse. Avec à la clé, 12,74 millions de francs CFA croqués, comme frais de réparation du véhicule du dirlo adjoint. Auxquels s’ajoutent, le détournement de 330 millions de ristourne, le non reversement de 67,856 millions de francs CFA de frais de pharmacie et la non-installation d’un d’équipement de 104,37 millions de francs CFA au bloc opératoire. D’où la colère des travailleurs qui réclament la démission, illico, de Charles Fau et de son Adjoint Mamady Sissoko.

L’appel des travailleurs du Point G est sans appel : ou le dirlo de l’hosto et son adjoint, présentent illico, leur démission, ou ils se verront dans l’obligation de continuer à observer des journées mortes au centre hospitalier universitaire.

En effet, les travailleurs se disent déçus par le dysfonctionnement de l’administration du Point G : gestion clanique des ressources humaines et financière, détournements à la pelle, affairisme et magouille à ciel ouvert etc.

Autant de facteurs qui, selon les travailleurs, ont pulvérisé l’administration de l’hôpital du Point G. Et réduit à néant les efforts des responsables des pavillons.

Résultats : le centre hospitalier universitaire du Point G n’est que l’ombre de lui-même. Désespérément.

La néphrologie et le service de la dialyse souffrent particulièrement de cette situation.

Au même moment, le bloc de greffe des reins, et bien d’autres services ne fonctionnement pour la simple déraison que les montants destinés à l’équipement ont pris d’autres destinations, jusque-là encore, inconnues.

Du coup, les initiatives sont sans lendemain. Et c’est la Pire, la santé des malades qui en prend le coût.

D’embrouilles en magouilles

Depuis des ans, le « Prince » du Point G et ses sbires ne cessent de cumuler les échecs. Comme des trophées de guerre.

Déjà, à son arrivée, le boss du Centre Hospitalier a créé la division pour mieux régner. Bien plus, il impose son diktat.

On déplore un trou de caisse de 282 millions CFA. Avec à l’appui, le détournement à la pelle de 330 millions CFA au titre des ristournes. Pendant ce temps, le véhicule du dirlo adjoint, monsieur Sissoko est réparé à 12 millions de nos francs. Au rythme que le dirlo paye, sans base juridique, la somme de 1,72 million à des personnes étrangères de l’Hôpital. Aussi, il a payé (encore !) sans base légale le montant de 12 millions à la commission de suivi et de contrôle des recettes.

Le Point G dans son histoire n’a connu une telle opacité dans la gestion. Le flop est magistral et le revers cinglant.

A cette mauvaise gestion, s’ajoute un autre mal et pas des moindres : la démobilisation des travailleurs. Témoins oculaires des magouilles orchestrées, à longueur de journée, les travailleurs –toute catégorie confondue –ont fini par être dégoûtés. Parce que « l’homme-cabot a été mis à la place pivot et vice-versa ».

A travers leur requête consécutive à la démission du Directeur de l’hôpital, Charles Fau et son adjoint monsieur Sissoko, les travailleurs du centre hospitalier veulent amener le gouvernement à prendre ses responsabilités –et toutes ses responsabilités –dans le cadre du choix des hommes à la tête de certaines structures stratégiques.

Autrement dit, faire en sorte que « les détourneurs en rond ne soient plus à la place pivot ». Comme, c’est le cas, actuellement, au Pont G. Une structure qui, depuis des ans, n’est plus que l’ombre d’elle-même.

Mais la justice malienne, qui feint, depuis des lustres d’ignorer la mauvaise gestion des « princes » du Point G, va-t-elle enfin décider de prendre le taureau par les cornes ?

Au cas contraire, l’hôpital du Point G risque de tomber dans les mêmes travers que d’autres structures où, les partenaires ont fini par fermer le robinet. Suite à la mauvaise gestion des fonds.

Le gouvernement malien est-il prêt à courir ce risque ?
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt;">Jean pierre James<strong style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;"></span></strong></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Corruption d’Etat :Initiation ratée du Ministre Harouna Cissé</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/corruption-d%25e2%2580%2599etat-initiation-ratee-du-ministre-harouna-cisse-21486.html</link>
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<pubDate>Mon, 09 May 2011 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p><span style=color: rgb(51, 51, 153);"><em><strong><span style="font-size: x-small;">En crachant sur le ch&egrave;que N&deg;0647205 &eacute;mis, le 04 mai 2011 et &eacute;tabli par la Caisse Nationale d&rsquo;Assurance Maladie (CANAM), le Secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral de la Conf&eacute;d&eacute;ration Syndicale des Travailleurs du Mali (CSTM), Hammadoun Amion Guindo d&eacute;nonce ainsi une tentative de corruption de la part du Ministre du D&eacute;veloppement Social, de la Solidarit&eacute; et des Personnes &Acirc;g&eacute;es (MDSSPA),  Harouna Ciss&eacute;.</span></strong></em></span><span style="font-size: x-small;"><br /> <br />Dans la lettre confidentielle N&deg;018 dat&eacute; du 05 mai 2011 adress&eacute;e au Ministre du D&eacute;veloppement Social, de la Solidarit&eacute; et des Personnes &Acirc;g&eacute;es (MDSSPA),  Harouna Ciss&eacute;, le Secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral de la CSTM , Hammadoun Amion Guindo a refus&eacute; le ch&egrave;que de 5 millions du Ministre Ciss&eacute; destin&eacute; &agrave; financer un atelier de formation de la CSTM. Hammadoun Amion Guindo n&rsquo;a pas daign&eacute; recevoir l&rsquo;appui budg&eacute;taire venant de la CANAM qui est aujourd&rsquo;hui, d&rsquo;apr&egrave;s lui, un objet de discorde entre le Gouvernement et sa Centrale.  Dans sa correspondance, il pr&eacute;cise que la demande avait &eacute;t&eacute; faite au Minist&egrave;re et non &agrave; la CANAM , une structure g&eacute;r&eacute;e par ledit Minist&egrave;re. Il a &eacute;galement expliqu&eacute; que d&rsquo;habitude, la CSTM demande &agrave; un Minist&egrave;re technique concern&eacute; par une th&eacute;matique d&rsquo;un de leurs ateliers de formation, un appui financier sur la base d&rsquo;un projet de budget &eacute;tabli dans ce sens. Il pr&eacute;cise toujours dans sa correspondance, que c&rsquo;est ce qu&rsquo;il a fait aupr&egrave;s du Ministre Harouna Ciss&eacute; par la lettre N&deg;017 du 03 mai 2011.  </p>
<p>Ce refus de la CSTM t&eacute;moigne de l&rsquo;engagement d&rsquo; Hammadoun Amion Guindo qui a toujours marqu&eacute; sa position dans le cadre de l&rsquo;Assurance Maladie Obligatoire (AMO) et du Fonds d&rsquo;Assurance Maladie (FAM).</p>
<p>Cet argent de la CANAM , pr&eacute;lev&eacute; sur les fonds de l&rsquo;AMO qui fait l&rsquo;objet de tr&egrave;s vives contestations de la part des fonctionnaires, est suppos&eacute; &ecirc;tre utilis&eacute; uniquement dans la prise en charge des soins de sant&eacute; des pensionnaires de l&rsquo;AMO. &laquo;Comment ce fait-il alors que cet argent soit utilis&eacute; dans les d&eacute;penses publiques du gouvernement ?&raquo;, s&rsquo;interroge M. Guindo.  <br />Ce qui signifie donc que le Ministre Harouna Ciss&eacute; qui vient, &agrave; peine, d&rsquo;arriver aux affaires ne fait pas la part des choses et s&rsquo;offre le luxe de fouler au pied l&rsquo;un des chantiers le plus cher au Pr&eacute;sident de la R&eacute;publique , Amadou Toumani Tour&eacute;. Ce dernier avait instruit au Premier Ministre, Sidib&eacute; Ka&iuml;dama Ciss&eacute; d&rsquo;inscrire dans sa feuille de route, la bonne gouvernance qui ne peut s&rsquo;accommoder de l&rsquo;impunit&eacute;, de la corruption et des autres formes de d&eacute;linquance &eacute;conomique et financi&egrave;re &agrave; travers l&rsquo;assainissement des finances publiques, ainsi que la rigueur dans la gestion des ressources nationales. Harouna Ciss&eacute; qui m&eacute;rite un carton jaune, a-t-il bien re&ccedil;u le message du Chef de l&rsquo;Etat ? La question reste pos&eacute;e.<br /><strong>Mamadou DIALLO &laquo;Mass&raquo; </strong></p>


]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>74,71 millions  CFA disparus à l’IOTA :Que la lumière soit !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/7471-millions-cfa-disparus-a-l%25e2%2580%2599iota-que-la-lumiere-soit-21446.html</link>
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<pubDate>Mon, 09 May 2011 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Combat</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class=MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt"><span style="font-size: x-small"><b style="mso-bidi-font-weight: normal"><i style="mso-bidi-font-style: normal"><span style="color: #002060; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;">L&rsquo;Institut Ophtalmologique Tropicale d&rsquo;Afrique (IOTA) n&rsquo;a pas fait l&rsquo;objet d&rsquo;un appel d&rsquo;offres, en vue de sa privatisation. Du moins, pas &agrave; notre connaissance. Mais tout porte &agrave; croire qu&rsquo;il est victime, depuis trois ans, d&rsquo;une OPA (Offre Publique d&rsquo;Achat) qui ne dit pas son nom : il est au service exclusif de son Directeur et de ses parrains : gestion clanique des ressources humaine et financi&egrave;re, d&eacute;tournement &agrave; la pelle, achat de conscience et de silence&hellip; Cons&eacute;quence : 74,71 millions de francs CFA se sont &eacute;vapor&eacute;s de la caisse de la structure. D&eacute;cid&eacute;ment, la lutte contre les affections ophtalmologiques et la c&eacute;cit&eacute; dans notre pays porte les germes de sa propre destruction.</span></i></b></span><b style="mso-bidi-font-weight: normal"><i style="mso-bidi-font-style: normal"><span style="font-size: 10pt; color: #002060; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;"><o:p></o:p></span></i></b></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt"><span style="font-size: x-small"><span style="line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;">Face &agrave; la gabegie ambiante &agrave; l&rsquo;IOTA et &agrave; l&rsquo;affairisme du clan qui le dirige, doit-on s&rsquo;emmurer dans un silence pour &eacute;viter les foudres de sa col&egrave;re ? Heureux, ceux qui se posent, encore, ces questions ! Car, il y a longtemps que<span style="mso-spacerun: yes">  </span>l&rsquo;oligarchie de l&rsquo;Institut Ophtalmologique a anesth&eacute;si&eacute; les convictions. Avec esp&egrave;ces qui sonnent en tr&eacute;buchent. Et partout, le m&ecirc;me constat, l&rsquo;amer constat : motus et bouche cousus. Personne pour d&eacute;noncer ces d&eacute;tournements. On reste de marbre, face &agrave; la gestion clanique de l&rsquo;IOTA, face &agrave; cette gabegie ambiante qui hypoth&egrave;que la sant&eacute; des malades.</span></span><span style="font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt"><span style="font-size: x-small"><span style="line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;">Partout, le m&ecirc;me silence assourdissant. Parce que la direction de l&rsquo;IOTA verse des liasses dans leur escarcelle. Donc, il faut applaudir ses faiblesses, tol&eacute;rer ses fantasmes.</span></span><span style="font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt"><span style="font-size: x-small"><span style="line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;"><o:p> </o:p></span></span><span style="font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;"><o:p></o:p></span><strong><span style="font-size: x-small"><span style="line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;">L&rsquo;IOTA ou les Entreprises Diallo</span></span></strong><span style="font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt"><span style="font-size: x-small"><span style="line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;"><o:p> </o:p></span></span><span style="font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;"><o:p></o:p></span><span style="font-size: x-small"><span style="line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;">L&rsquo;Institut Ophtalmologique Tropicale d&rsquo;Afrique, en abr&eacute;g&eacute; l&rsquo;IOTA est devenu, depuis des lustres, un monde &agrave; part, avec ses &laquo; dieux &raquo;, ses anges, ses proph&egrave;tes et ses esclaves. Un monde, avec ses lois, ses r&egrave;gles. Un monde dans lequel pr&eacute;vaut une seule r&egrave;gle : le non respect des dispositions de la loi hospitali&egrave;re et le viol des principes d&rsquo;ex&eacute;cution des d&eacute;penses publiques et le code des march&eacute;s publics. Avec comme point focal une devise : &laquo; bouffe et tais-toi, s&rsquo;il en reste la nation pourra en b&eacute;n&eacute;ficier &raquo;. </span></span><span style="font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt"><span style="font-size: x-small"><span style="line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;">C&rsquo;est tout le sens de l&rsquo;affaire dite des &laquo; d&eacute;penses sans justificatif<span style="mso-spacerun: yes">  </span>pour un montant de plus de 74 millions de francs CFA &raquo;. Une<span style="mso-spacerun: yes">  </span>affaire &agrave; travers laquelle, le prince de l&rsquo;IOTA, entend r&eacute;gler ses comptes avec certains coll&egrave;gues, dont le tort est de s&rsquo;&ecirc;tre s&rsquo;oppos&eacute; &agrave; ces pratiques. C&rsquo;est exactement ce qui s&rsquo;est pass&eacute; dans une autre affaire : celle du non respect des crit&egrave;res d&rsquo;attribution au moins disant et la non retenue de garantie. Auxquelles s&rsquo;ajoute, la non-application des retards de p&eacute;nalit&eacute;. L&rsquo;incidence de ces d&eacute;faillances s&rsquo;&eacute;l&egrave;ve &agrave; 18,57 millions de nos francs. </span></span><span style="font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt"><span style="font-size: x-small"><span style="line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;">Or, c&rsquo;est connu : tous les b&eacute;n&eacute;ficiaires de ces march&eacute;s, sont des tr&egrave;s proches de la direction. </span></span><span style="font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt"><span style="font-size: x-small"><span style="line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;"><span style="mso-spacerun: yes"> </span>Toutes ces sales affaires ont vu<span style="mso-spacerun: yes">  </span>jour au FAFPA. Mais personne ne l&egrave;ve le petit doigt. Cons&eacute;quence : plus de cent millions de francs CFA manquent &agrave; l&rsquo;appel de la caisse. Mais la somme de 74,71 millions est suppos&eacute;e recouvrable par une mission d&rsquo;enqu&ecirc;te financi&egrave;re.</span></span><span style="font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt"><span style="font-size: x-small"><span style="line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;">Plus grave, elles ont suscit&eacute; la col&egrave;re de nos autorit&eacute;s qui, depuis, se sont mu&eacute;es dans un silence assourdissant. D&rsquo;o&ugrave; la col&egrave;re des partenaires de l&rsquo;Institut.</span></span><span style="font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt"><span style="font-size: x-small"><span style="line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;">Cependant, peut-on parler d&rsquo;homme qu&rsquo;il faut &agrave; la place qu&rsquo;il faut, lorsque le Directeur de l&rsquo;IOTA, Abdoulaye Diallo r&egrave;gne, depuis des ans sur l&rsquo;Institut Ophtalmologique Tropicale d&rsquo;Afrique ? Surtout que plusieurs dizaines de millions de nos francs ont pris d&rsquo;autres destinations, jusque-l&agrave; encore, inconnues. Peut-on parler de changement dans notre pays, lorsque tout est devenu normal : le viol du d&eacute;nier public, la corruption, le n&eacute;potisme etc.</span></span><span style="font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt"><span style="font-size: x-small"><span style="line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;">Peut-on parler de d&eacute;mocratie, lorsque les r&egrave;gles les plus &eacute;l&eacute;mentaires de la gouvernance, sont pi&eacute;tin&eacute;es par ceux-l&agrave; m&ecirc;me, charg&eacute;s de les appliquer ?</span></span><span style="font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt"><span style="font-size: x-small"><span style="line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;">Peut-on parler de lutte contre la pauvret&eacute;, lorsque certains services, comme l&rsquo;IOTA sont victimes d&rsquo;une Offre Publique d&rsquo;Achat qui ne dit pas sont nom ? </span></span><span style="font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt"><span style="font-size: x-small"><span style="line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;">&laquo; Se mettre au service de la veuve et de l&rsquo;orphelin ne dispense pas pour autant, quant l&rsquo;occasion s&rsquo;en pr&eacute;sente, de d&eacute;fendre le veuf et l&rsquo;orphelin &raquo;, a dit Pierre Dac.</span></span><span style="font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt"><span style="font-size: x-small"><span style="line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;">Mais comment les 74,71 millions de francs CFA ont disparu et qui sont ces suspects &agrave; col blanc ? </span></span><span style="font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt"><span style="font-size: x-small"><span style="line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;">La r&eacute;ponse dans nos prochaines &eacute;ditions.</span></span><span style="font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt"><span style="font-size: x-small"><b style="mso-bidi-font-weight: normal"><span style="line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;">Jean pierre James</span></b></span><b style="mso-bidi-font-weight: normal"><span style="font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;"><o:p></o:p></span></b></p>
 

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<title>Agence Nationale de Gestion des Stations d’Epuration du Mali (ANGESEM) :Les têtes doivent tomber</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/agence-nationale-de-gestion-des-stations-d%25e2%2580%2599epuration-du-mali-angesem-les-tetes-doivent-tomber-21441.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 09 May 2011 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class=MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; tab-stops: 27.0pt"><span style="font-size: x-small"><b style="mso-bidi-font-weight: normal"><i style="mso-bidi-font-style: normal"><span style="color: #002060; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;">D&eacute;penses injustifi&eacute;es, irrespect des proc&eacute;dures d&rsquo;ex&eacute;cution des d&eacute;penses publiques, manque de transparence, tenue frauduleuse de la comptabilit&eacute; mati&egrave;res. </span></i></b></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; tab-stops: 27.0pt"><b style="mso-bidi-font-weight: normal"><i style="mso-bidi-font-style: normal"><span style="color: #002060; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;"><o:p></o:p></span></i></b></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; tab-stops: 27.0pt"><span style="font-size: x-small"><b style="mso-bidi-font-weight: normal"><i style="mso-bidi-font-style: normal"><span style="color: #002060; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;">L&rsquo;Agence Nationale de Gestion des Stations d&rsquo;Epuration du Mali (ANGESEM) est pourrie.</span></i></b></span><b style="mso-bidi-font-weight: normal"><i style="mso-bidi-font-style: normal"><span style="color: #002060; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;"><o:p></o:p></span></i></b></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; tab-stops: 27.0pt"><span style="font-size: x-small"><span style="font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;">L&rsquo;Agence Nationale de Gestion des Stations d&rsquo;Epuration du Mali (ANGESEM), &eacute;tablissement public &agrave; caract&egrave;re administratif, a pour mission d&rsquo;assurer la gestion durable des stations d&rsquo;&eacute;puration et ouvrage annexes et de contribuer au transfert de la ma&icirc;trise d&rsquo;ouvrage de l&rsquo;Etat vers les collectivit&eacute;s territoriales. Elle est plac&eacute;e sous la tutelle du minist&egrave;re de l&rsquo;Environnement et de l&rsquo;assainissement.<span style="mso-spacerun: yes">  </span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; tab-stops: 27.0pt"> </p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; tab-stops: 27.0pt"><span style="font-size: x-small"><span style="font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;">L&rsquo;ANGESEM disposait d&rsquo;un budget de 1, 44 milliard de F CFA en 2010 et intervient dans les r&eacute;gions de Mopti et dans le District de Bamako.</span></span><span style="font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; tab-stops: 27.0pt"><span style="font-size: x-small"><span style="font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;">Pour s&rsquo;assurer que de la r&eacute;gularit&eacute; et de la sinc&eacute;rit&eacute; des op&eacute;rations de d&eacute;penses et de recettes effectu&eacute;es par l&rsquo;Agence pour les exercices 2008, 2009 et 2010 (au 30 septembre plus pr&eacute;cis&eacute;ment), le bureau du v&eacute;rificateur g&eacute;n&eacute;ral a effectu&eacute; (courant 2010) une mission de v&eacute;rification financi&egrave;re au niveau de cette agence. Toute chose qui vient &agrave; point nomm&eacute;, car en ce moment, le Mali conna&icirc;t une d&eacute;gradation de la qualit&eacute; de son environnement due au manque d&rsquo;infrastructures d&rsquo;assainissement, &agrave; la volatilisation des ressources financi&egrave;res destin&eacute;es &agrave; ce secteur.</span></span><span style="font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; tab-stops: 27.0pt"><span style="font-size: x-small"><span style="font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;">De cette v&eacute;rification, il en ressort que l&rsquo;Agence Nationale de Gestion des Stations d&rsquo;Epuration du Mali (ANGESEM), est g&eacute;r&eacute;e d&rsquo;une mani&egrave;re catastrophique. Cons&eacute;quence, ce sont des millions de nos francs (0, 05 milliard de F CFA) qui se sont volatilis&eacute;s en espace de deux ans. </span></span><span style="font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-size: x-small"><span style="font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;">A l&rsquo;origine de ces pertes, des irr&eacute;gularit&eacute;s qui ont pour noms : l&rsquo;irrespect des proc&eacute;dures d&rsquo;autorisation et la non observation des proc&eacute;dures d&rsquo;ex&eacute;cution des d&eacute;penses publiques. A ce titre, on signale que, la r&eacute;gie a proc&eacute;d&eacute; &agrave; des paiements pour un montant total de 1,75 million de FCFA en l&rsquo;absence de pi&egrave;ces justificatives (bon de commande/bon d&rsquo;Achat, attestation de services faits). En plus, les frais de mission, qui constituent la majeure partie des d&eacute;penses de la r&eacute;gie, n&rsquo;ont g&eacute;n&eacute;ralement pas fait l&rsquo;objet de budget pr&eacute;visionnel. </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"> </p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-size: x-small"><span style="font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;">Ainsi, sur un total de 14 ordres de mission pay&eacute;s, seuls 3 ont &eacute;t&eacute; soutenus par un budget pr&eacute;visionnel. L&rsquo;Agence ne dispose ni d&rsquo;un m&eacute;canisme formalis&eacute; d&rsquo;&eacute;valuation des besoins ni de fichier fournisseurs. De ce fait, elle ne peut donner l&rsquo;assurance que ses commandes correspondent &agrave; des besoins de service et qu&rsquo;elle effectue ses achats courants aux meilleurs prix.</span></span>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"> </p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"> </p>
<p><span style="font-size: x-small">
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;">Aussi, de mani&egrave;re fr&eacute;quente et r&eacute;currente, les factures, les bordereaux de livraison ou les attestations de services ne portent pas la mention de la date en violation des dispositions.</span></p>
<p></span>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"> </p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"> </p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-size: x-small"><span style="font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;">Il est &agrave; signaler &eacute;galement que l&rsquo;analyse des d&eacute;penses de la r&eacute;gie a fait appara&icirc;tre que celle-ci a effectu&eacute; des d&eacute;penses unitaires sup&eacute;rieures au plafond de 100 000 FCFA, totalisant 1,88 million de FCFA.</span></span>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"> </p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"> </p>
<p><span style="font-size: x-small">
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;">Inadmissible encore, l&rsquo;agence n&rsquo;a pas pris d&rsquo;acte relatif &agrave; la nomination d&rsquo;un comptable-mati&egrave;res ni &agrave; la nomination des membres de la commission de r&eacute;ception. </span></p>
<p></span>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"> </p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"> </p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-size: x-small"><span style="font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;">En outre, l&rsquo;Agence ne tient pas les documents de base de la comptabilit&eacute;-mati&egrave;res tels que les fiches-d&eacute;tenteur, les &eacute;tats d&rsquo;inventaires, les fiches d&rsquo;entr&eacute;e ou de sortie de mat&eacute;riel, bien qu&rsquo;elle ach&egrave;te des quantit&eacute;s importantes d&rsquo;articles. Aussi, les actifs de l&rsquo;Agence ne sont pas s&eacute;curis&eacute;s</span></span>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"> </p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"> </p>
<p><span style="font-size: x-small">
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;">Autres irr&eacute;gularit&eacute;s constat&eacute;s,<b style="mso-bidi-font-weight: normal"> </b>l&rsquo;Agence a d&eacute;pens&eacute; en 2009 et en 2010 un montant de 165,22 millions de FCFA initialement destin&eacute; &agrave; des services ou activit&eacute;s autres que ceux pr&eacute;vus, sans l&rsquo;autorisation du Ministre des Finances, en violation des dispositions de l&rsquo;articule 54 de la Loi de Finances.</span></p>
<p></span>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"> </p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"> </p>
<h1 align="left" style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: left"> </h1>
<p><span style="font-size: x-small"><br />
<h1 align="left" style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: left"><span style="font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;"><o:p></o:p></span></h1>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><strong><span style="font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;">Irr&eacute;gularit&eacute;s financi&egrave;res :</span></strong></p>
<p></span>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"> </p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-size: x-small"><span style="font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;">Les Comptes Administratifs et les rapports d&rsquo;ex&eacute;cution des budgets 2008 et 2009 certifi&eacute;s par un Cabinet Priv&eacute; pour un montant de 7,99 millions de FCFA ne donnent pas une image fid&egrave;le des op&eacute;rations, en raison notamment de nombreuses irr&eacute;gularit&eacute;s relatives &agrave; la non-conformit&eacute; des pi&egrave;ces de d&eacute;penses, &agrave; la mauvaise imputation comptable, &agrave; la r&eacute;alit&eacute; de certaines op&eacute;rations.</span></span><span style="font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-size: x-small"><span style="font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;">On signale aussi, que, la r&eacute;gie n&rsquo;a pas r&eacute;serv&eacute; au Tr&eacute;sor public un montant de 1,10 million de FCFA qu&rsquo;elle a encaiss&eacute; au titre des remboursements de cr&eacute;dits accord&eacute;s aux agents de l&rsquo;Agent pour l&rsquo;achat de motos. Ce montant n&rsquo;a pas non plus &eacute;t&eacute; comptabilis&eacute; par l&rsquo;Agent comptable.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"> </p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-size: x-small"><span style="font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;">L&rsquo;Agence comptable n&rsquo;a pu justifier l&rsquo;utilisation de 3,15 millions de FCFA per&ccedil;us au titre de la vente des dossiers d&rsquo;appel d&rsquo;offres pour les exercices 2009 et 2010.</span></span>
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<p><span style="font-size: x-small">
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;">Le dernier rapport du bureau du v&eacute;rificateur r&eacute;v&egrave;le &eacute;galement que, la r&eacute;gie a pay&eacute; des indemnit&eacute;s de consultation &agrave; domicile aux membres du CA pour un montant de 600 000 FCFA sans justification valable.</span></p>
<p></span>
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<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-size: x-small"><span style="font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;">Cette m&ecirc;me r&eacute;gie a fait des avances sur frais de mission &agrave; l&rsquo;ext&eacute;rieur pour un montant de 3,72 millions de FCFA. Ces avances son rest&eacute;s sans pi&egrave;ces justificatives probantes.</span></span>
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<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-size: x-small"><span style="font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;">Par ailleurs, la totalit&eacute; des fournitures de bureau achet&eacute;es pour un montant de 8,40 millions de FCFA n&rsquo;a pas fait l&rsquo;objet d&rsquo;une r&eacute;ception bien que le montant int&eacute;gral de la facture ait &eacute;t&eacute; pay&eacute; au fournisseur. Et le montant des articles qui n&rsquo;ont pas fait l&rsquo;objet de r&eacute;ception se chiffre &agrave; 3,72 millions de FCFA. </span></span>
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<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-size: x-small"><span style="font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;">Plus grave encore, certains biens durables achet&eacute;s, notamment les articles m&eacute;nagers, les appareils sanitaires, les tenues vestimentaires, les calculatrices et dictionnaires, n&rsquo;ont pu &ecirc;tre inventori&eacute;s. Le montant de ces biens se chiffres &agrave; 5,24 millions de FCFA.</span></span>
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<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-size: x-small"><span style="font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;">Autres faits r&eacute;voltants : des travaux de remblais effectu&eacute;s &agrave; la station d&rsquo;&eacute;puration de Mopti pour un montant de 8,85 millions de FCFA n&rsquo;ont pas pu &ecirc;tre constat&eacute;s par la mission lors de la visite de terrain. En plus, ces travaux n&rsquo;ont pas fait l&rsquo;objet d&rsquo;une r&eacute;ception par une commission, contrairement aux proc&eacute;dures d&rsquo;ex&eacute;cution des d&eacute;penses publiques.</span></span>
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<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-size: x-small"><span style="font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;">A noter aussi, qu&rsquo;un montant de 3,07 millions de FCFA a &eacute;t&eacute; d&eacute;pens&eacute; en 2010 au titre d&rsquo;entretien de maintenance des installations t&eacute;l&eacute;phonique et d&rsquo;Internet sans que le prestataire ait fait la preuve de la r&eacute;alit&eacute; de ces prestations &agrave; travers une &quot;feuille de travaux&quot; exig&eacute;e par l&rsquo;article 18 du contrat d&rsquo;entretien. Une autre mani&egrave;re de rafler nos sous.</span></span>
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<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-size: x-small"><span style="font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;">Les prix maximum relev&eacute;s sur le march&eacute; ainsi que ceux indiqu&eacute;s par la mercuriales des prix pour les motos et climatiseurs achet&eacute;s par l&rsquo;Agence sont inf&eacute;rieurs &agrave; ceux appliqu&eacute;s par les fournisseurs de l&rsquo;Agence en 2009. Par exemple, le prix maximum relev&eacute; sur le march&eacute; pour une<span style="mso-spacerun: yes">  </span>moto Jakarta est de 375 000 FCFA alors qu&rsquo;elle a &eacute;t&eacute; factur&eacute;e &agrave; 750 000 FCFA &agrave; l&rsquo;ANGESEM. La surfacturation totale &eacute;valu&eacute;e par la mission s&rsquo;&eacute;l&egrave;ve &agrave; 11,98 millions de FCFA pour les<span style="mso-spacerun: yes">  </span>motos, accessoires de motos et climatiseurs. </span></span>
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<p><span style="font-size: x-small">
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;">Les deux march&eacute;s de r&eacute;habilitation de la station d&rsquo;&eacute;puration de Mopti pr&eacute;sentent &eacute;galement des irr&eacute;gularit&eacute;s et des insuffisances. Ainsi, dans ces deux march&eacute;s de r&eacute;habilitation, le DAO inclut le co&ucirc;t du contr&ocirc;le et de la surveillance des travaux avec un prix forfaitaire. Cette pratique est contraire au code des march&eacute;s. En outre, il appara&icirc;t un conflit d&rsquo;Int&eacute;r&ecirc;t dans la mesure o&ugrave; l&rsquo;entrepreneur paye le bureau de contr&ocirc;le qui est cens&eacute; le contr&ocirc;ler. </span></p>
<p></span>
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<p><span style="font-size: x-small">
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;"><o:p></o:p></span><b style="mso-bidi-font-weight: normal"><span lang="fr" style="line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;">Le contrat de suivi des travaux de r&eacute;alisation de la station de Sotuba conna&icirc;t &agrave; son tour des difficult&eacute;s dans son ex&eacute;cution</span></b></p>
<p></span>
<p class="MsoBodyText" align="left" style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: left"> </p>
<p class="MsoBodyText" align="left" style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: left"><b style="mso-bidi-font-weight: normal"><span lang="fr" style="line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;"><o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-size: x-small"><span style="font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;">Le contrat n&deg;0120/DGMP du 9 avril 2008 conclu entre l&rsquo;Etat malien et le consultant Royal Haskoning pour le suivi des travaux de la station d&rsquo;&eacute;puration de Sotuba conna&icirc;t un faible niveau d&rsquo;ex&eacute;cution. En effet, conclu en avril 2008 pour une dur&eacute;e de 3 ans, le contrat d&rsquo;assistance technique n&rsquo;affichait en octobre 2010, soit &agrave; 7 mois de sa fin qu&rsquo;un taux d&rsquo;ex&eacute;cution de 45 %.</span></span><span style="font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-size: x-small"><span style="font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;">Pourquoi s&rsquo;adonner &agrave; des pratiques de ce genre &eacute;tant donn&eacute; que le d&eacute;ficit d&rsquo;acc&egrave;s &agrave; un assainissement correct constitue un facteur de risque important pour la sant&eacute; publique et l&rsquo;environnement touchant principalement les groupes les plus fragiles ?</span></span><span style="font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-size: x-small"><span style="font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;"><o:p> </o:p></span></span><span style="font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;"><o:p></o:p></span></p>
<p><span style="font-size: x-small">
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><b style="mso-bidi-font-weight: normal"><span style="font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;">A. Sanogo<span style="mso-spacerun: yes">  </span></span></b></p>
<p></span>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><b style="mso-bidi-font-weight: normal"><span style="font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;"><o:p></o:p></span></b></p>
 
</p>
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</item>

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<title>Centre National d’Appareillage Orthopédique :Une gestion chaotique</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/centre-national-d%25e2%2580%2599appareillage-orthopedique-une-gestion-chaotique-21356.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 05 May 2011 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Combat</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p><span style=font-size: x-small;"><em><strong><span style="color: rgb(51, 51, 153);">Des travailleurs en rogne contre ses m&eacute;thodes jug&eacute;es cavali&egrave;res, des responsables au bord de la d&eacute;mission&hellip; Les dieux sont tomb&eacute;s sur la t&ecirc;te de la Directrice du Centre National d&rsquo;Appareillage Orthop&eacute;dique du Mali (CNAOM), Mme Bocoum Mari&eacute;tou Kamissoko.</span></strong></em></p>
<p>&laquo; La nomination de Mme Bocoum Mari&eacute;rtou Kamissoko &agrave; la t&ecirc;te du CNAOM, n&rsquo;a rien apport&eacute; en terme de changement. A son arriv&eacute;e, on pensait qu&rsquo;elle &eacute;tait la dame de la situation. Mais, c&rsquo;est le contraire qui s&rsquo;est produit. Pire, les vieilles habitudes sont revenues au galop &raquo;. Au bord de la crise de nerf, un travailleur du Centre National d&rsquo;Appareillage Orthop&eacute;dique du Mali d&eacute;crit en ces termes, le fonctionnement actuel de sa structure.</p>
<p>Et son coll&egrave;gue assis &agrave; c&ocirc;t&eacute; d&rsquo;ajouter : &laquo; Aujourd&rsquo;hui, les travailleurs n&rsquo;ont plus le c&oelig;ur &agrave; la t&acirc;che. Nous avons m&ecirc;me honte de porter la blouse blanche. Tant notre patronne se montre d&eacute;sagr&eacute;able&raquo;. Avant de conclure d&rsquo;un air d&eacute;go&ucirc;t&eacute; : &laquo; Tout ce que nous demandons &agrave; nos autorit&eacute;s, c&rsquo;est de nous d&eacute;barrasser de notre Directrice, devenue subitement, encombrante &raquo;.</p>
<p>Le CNAOM ou les &eacute;tablissements Kamissoko<br />A en croire, des travailleurs du CNAOM, chaque jour apporte dans ce centre, son lot de d&eacute;sagr&eacute;ments et de m&eacute;diocrit&eacute;s. D&rsquo;o&ugrave; la grogne des uns, et la d&eacute;cision des autres, pour la plupart des responsables de la direction de d&eacute;missionner. En bloc.</p>
<p>Nos sources pr&eacute;cisent qu&rsquo;une fois la Directrice install&eacute;e, le personnel du centre a vite d&eacute;chant&eacute; : &laquo; Pourtant, quant elle a &eacute;t&eacute; nomm&eacute;e, on &eacute;tait fier et plein d&rsquo;espoir. Car, on pensait qu&rsquo;elle &eacute;tait la femme de la situation, compte tenu de sa rigueur au travail. Mais, h&eacute;las&raquo;. </p>
<p>Avec cette situation qui pr&eacute;vaut au CNAOM, nos sources indiquent que le d&eacute;sordre s&rsquo;y est install&eacute;. Pire la directrice a nomm&eacute; sa fille, son neveu et sa ni&egrave;ce &agrave; des postes. Tout en leur accordant des traitements princiers qui d&eacute;passeraient le salaire des chefs de division du centre. Pourtant, nos sources pr&eacute;cisent que ces trois personnes n&rsquo;ont pas la qualit&eacute; requise pour occuper ces fonctions. Et aucun travailleur  au CNAOM n&rsquo;est en mesure de dire ce que fait exactement la fille de la directrice comme travail au centre. </p>
<p>Le hic, poursuivent nos interlocuteurs, c&rsquo;est que les proc&eacute;dures de passation des march&eacute;s ne se font pas dans les r&egrave;gles de l&rsquo;art. Mais en fonction du go&ucirc;t de la direction et au bonheur d&rsquo;un seul prestataire. </p>
<p>Nos sources assurent et rassurent qu&rsquo;&agrave; la direction du Centre National d&rsquo;Appareillage Orthop&eacute;dique, magouille et affairisme sont &eacute;rig&eacute;s en r&egrave;gle.</p>
<p>La direction a r&eacute;cemment  invent&eacute; un projet d&rsquo;innovation des locaux du CNAOM pour un co&ucirc;t de 4 millions. Au finish ce sont les portes de trois bureaux, celui du DGA, du comptable et du r&eacute;gisseur qui ont  &eacute;t&eacute; chang&eacute;es. </p>
<p>Pareil pour ce qui est du besoin en mat&eacute;riels  de bureau et de consommables informatiques  pour un montant de 9 millions de francs CFA.</p>
<p>Et pendant ce temps, et apr&egrave;s que l&rsquo;argent soit disponible, Madame a effectu&eacute; un s&eacute;jour  d&rsquo;un mois en Italie. La vill&eacute;giature a cependant dur&eacute; deux mois &raquo;.</p>
<p>On cite d&rsquo;autres exemples cons&eacute;cutifs au manque d&rsquo;orthodoxie dans la gestion. Il s&rsquo;agit, en l&rsquo;occurrence, de l&rsquo;organisation pr&eacute;cipit&eacute;e, cette ann&eacute;e, d&rsquo;une session de formation du personnel en informatique de trois semaines que le conseil d&rsquo;orientation a approuv&eacute;. Sans ambages.</p>
<p>Par rapport &agrave; l&rsquo;aide sociale que le centre accorde aux travailleurs, chaque ann&eacute;e pendant le mois de car&ecirc;me  et lors de la f&ecirc;te du ramadan, nos sources pr&eacute;cisent que la direction, (et quelle direction !) se taille toujours la part du lion. Rien que pour le sucre et le lait, elle l&egrave;ve la barre &agrave; 15 millions de francs CFA. </p>
<p>Pour les travailleurs du centre, ces pratiques sont des transgressions &agrave; l&rsquo;orthodoxie financi&egrave;re.<br />Paradoxe<br /> Ancienne responsable de division du CNAOM, Mme Bocoum Mari&eacute;tou Kamissoko est r&eacute;put&eacute;e pour son franc-parler. Mais aussi pour sa combativit&eacute;, pour l&rsquo;instauration d&rsquo;une bonne pratique de l&rsquo;appareillage orthop&eacute;dique au Mali. Int&egrave;gre et cultiv&eacute;e, elle n&rsquo;h&eacute;site pas, chaque fois qu&rsquo;elle en a l&rsquo;occasion, &agrave; fustiger le dysfonctionnement de notre syst&egrave;me sanitaire. A assener ses quatre v&eacute;rit&eacute;s. M&ecirc;me quand &ccedil;a fait mal. C&rsquo;est pourquoi, nous avons tent&eacute; de la rencontrer. Mais, elle a d&eacute;clin&eacute; notre rendez-vous pour des raisons personnelles. </p>
<p>Il y a un paradoxe. Comment comprendre que cette &eacute;minente personnalit&eacute; ne soit pas arriv&eacute;e &agrave; inscrire son action dans la droite ligne de ses pr&eacute;c&eacute;dents exploits s&rsquo;interrogent ses proches ? <br />A suivre <br /><strong>Jean pierre James</strong><br /></span></p>

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<title>Délit d’Initié Faux et Usage de Faux dans l’Attribution de marché pour la fourniture et l’installation d’un numériseur à l’INPS :Cissé Technologie dans le collimateur de l’ARMDS</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/delit-d%25e2%2580%2599initie-faux-et-usage-de-faux-dans-l%25e2%2580%2599attribution-de-marche-pour-la-fourniture-et-l%25e2%2580%2599installation-d%25e2%2580%2599un-numeriseur-a-l%25e2%2580%2599inps-cisse-technologie-dans-le-colli-21304.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 05 May 2011 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Progrès</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p><span style=color: rgb(51, 51, 153);"><em><strong><span style="font-size: x-small;">Mohamed Ciss&eacute;, le Patron de Ciss&eacute; Technologie (CTECH), est compromis dans l&rsquo;attribution d&rsquo;un march&eacute; d&rsquo;Appel d&rsquo;Offres ouvert relatif &agrave; la fourniture et &agrave; l&rsquo;installation d&rsquo;un num&eacute;riseur CR-85X &agrave; l&rsquo;Institut National de Pr&eacute;voyance Sociale (INPS). L&rsquo;Autorit&eacute; de R&eacute;gulation des March&eacute;s Publics et des D&eacute;l&eacute;gations de Service Public (ARMDS) vient d&rsquo;&ecirc;tre saisie. </span></strong></em></span><span style="font-size: x-small;"><br /></span></p>
<p><span style="font-size: x-small;">Le Patron de Ciss&eacute; Technologie (CTECH) vient de passer outre les instructions de CAMEX-SA, repr&eacute;sentant exclusif de l&rsquo;entreprise AGFA pour la r&eacute;gion Afrique de l&rsquo;Ouest bas&eacute; en C&ocirc;te d&rsquo;Ivoire, en refusant cat&eacute;goriquement de faire une Cotation &agrave; Global CODEV (Global Cod&eacute;veloppement) dans le cadre du march&eacute; d&rsquo;Appel d&rsquo;Offres lanc&eacute; par l&rsquo;INPS. Ce, au nom du contrat d&rsquo;exclusivit&eacute; que CTECH a sign&eacute; avec CAMEX et avec la complicit&eacute; des barrons de l&rsquo;INPS. <br /></span></p>
<p><strong><span style="font-size: x-small;">Les faits :    </span></strong><span style="font-size: x-small;">  <br />Ciss&eacute; technologie est une soci&eacute;t&eacute; de droit malien fond&eacute;e en 2009 et qui s&rsquo;est sit&ocirc;t d&eacute;velopp&eacute;e dans la vente, l&rsquo;installation et la maintenance des Mat&eacute;riels d&rsquo;imagerie M&eacute;dicale et d&rsquo;&eacute;quipement pour la Gyn&eacute;co-obst&eacute;trique et l&rsquo;ORL. Il est le repr&eacute;sentant exclusif d&rsquo;AGFA au Mali. Ce contrat d&rsquo;exclusivit&eacute;, il faut le dire sent la magouille dans la mesure o&ugrave; AGFA, une soci&eacute;t&eacute; de droit belge avait d&eacute;j&agrave; un repr&eacute;sentant exclusif (CAMEX-SA) pour la r&eacute;gion ouest africaine. Dans ce contexte, le contrat d&rsquo;exclusivit&eacute; de Ciss&eacute; Technologie qui court jusqu&rsquo;en 2012 ferme la porte aux autres entreprises maliennes &eacute;voluant dans le m&ecirc;me domaine comme Global CODEV. C&rsquo;est pourquoi d&rsquo;ailleurs depuis 2009, CTECH est la seule soci&eacute;t&eacute; adjudicataire de tous les march&eacute;s relatifs &agrave; ce domaine au Mali et dont un H&ocirc;pital de Dakar. Un march&eacute; d&rsquo;hy&egrave;nes qu&rsquo;il conclut certainement avec les plus grands corrupteurs du pays.<br /></span></p>
<p><strong><span style="font-size: x-small;">La saign&eacute;e du Tr&eacute;sor Public :</span></strong><span style="font-size: x-small;"><br />S&rsquo;il y a une entreprise qui contribue, sans ambages &agrave; la saign&eacute;e du Tr&eacute;sor Public, c&rsquo;est bien Ciss&eacute; Technologie dont le plan op&eacute;rationnel est bas&eacute; sur des pratiques d&rsquo;un autre &acirc;ge. Et l&rsquo;INPS est rentr&eacute;e dans la danse avec son march&eacute; d&rsquo;Appel d&rsquo;Offres relatif &agrave; la fourniture et &agrave; l&rsquo;installation d&rsquo;un num&eacute;riseur CR-85X. Chose qui a tendance &agrave; tourner tr&egrave;s mal, car Global CODEV qui &eacute;volue aussi dans le domaine est tomb&eacute; dans un circuit ferm&eacute; o&ugrave; CTECH et les corrupteurs inv&eacute;t&eacute;r&eacute;s  sont seuls ma&icirc;tres du jeu. <br /></span></p>
<p><span style="font-size: x-small;">Ainsi, Global CODEV qui a saisi la maison AGFA, puis CAMEX-SA, le repr&eacute;sentant exclusif aux fins d&rsquo;une cotation a &eacute;t&eacute; renvoy&eacute; &agrave; CTECH. Le hic, c&rsquo;est que CTECH a cat&eacute;goriquement refus&eacute; de faire une cotation &agrave; Global CODEV. Indign&eacute;s, les responsables de Global CODEV ont saisi l&rsquo;Autorit&eacute; de R&eacute;gulation des March&eacute;s Publics et des D&eacute;l&eacute;gations de Service Public (ARMDS) aux fins d&rsquo;annulation du march&eacute; d&rsquo;Appel d&rsquo;Offres controvers&eacute;. Aux derni&egrave;res nouvelles, l&rsquo;ARMDS doit statuer sur le dossier le 9 mai prochain. Va-t-elle vraiment annuler le march&eacute; ?<br /></span></p>
<p><span style="font-size: x-small;">Cela est d&rsquo;autant plausible que Ciss&eacute; Technologie puise, de fa&ccedil;on malhonn&ecirc;te, depuis 2009, l&rsquo;argent au Tr&eacute;sor Public. L&rsquo;on retient alors que CTECH a fourni successivement en mai 2009, la num&eacute;risation radiologie de l&rsquo;H&ocirc;pital Gabriel Tour&eacute; au Mali par un CR85-X AGFA, les films AGFA &agrave; l&rsquo;H&ocirc;pital du Point G, la Radiologie de l&rsquo;h&ocirc;pital de Kati et du Point G  par un CR 85-X AGFA chacun. La liste n&rsquo;est pas exhaustive. Et tenez-vous bien. Tous les mat&eacute;riels fournis l&rsquo;ont &eacute;t&eacute; au double du prix r&eacute;el. Pour acqu&eacute;rir ces march&eacute;s, il a fallu, selon certaines indiscr&eacute;tions, que CTECH introduise les dossiers de soci&eacute;t&eacute;s fictives comme pour faire croire que ces avis d&rsquo;Appel d&rsquo;Offres &eacute;taient ouverts. Une autre b&eacute;vue de  CTECH avec la complicit&eacute; de cadres corrompus de notre pays. La soci&eacute;t&eacute; CTECH doit-elle &ecirc;tre poursuivie ?<br /></span></p>
<p><span style="font-size: x-small;">Dans tous les cas, elle &eacute;volue dans un circuit ferm&eacute; o&ugrave; aucune autre soci&eacute;t&eacute; ne peut postuler. Or, Global CODEV qui a demand&eacute; la cotation sans succ&egrave;s a pour but entre autres de promouvoir et favoriser le co-d&eacute;veloppement des technologies logicielles et mat&eacute;rielles.  Rappelons que Global CODEV a &eacute;t&eacute; constitu&eacute; avec un capital d&rsquo;un (1) milliard de Francs CFA donc dispose aujourd&rsquo;hui les moyens financiers pour faire face &agrave; ces genres de prestations. Surtout que KODAK aussi est sp&eacute;cialis&eacute; dans le m&ecirc;me domaine. Selon de sources concordantes, un num&eacute;riseur est acquis &agrave; 65 millions CFA, mais CTECH les livrent ici &agrave; plus de 100 millions de nos francs. Quel g&acirc;chis !<br />Affaire &agrave; suivre<br /><strong>Boubacar KANTE<br /></strong><br /></span></p>

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</item>

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<title>Délinquance financière :Contrôle Général des services publics où le règne des copains et coquins</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/delinquance-financiere-controle-general-des-services-publics-ou-le-regne-des-copains-et-coquins-21255.html</link>
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<pubDate>Wed, 04 May 2011 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p><span style=color: rgb(51, 51, 153);"><em><strong><span style="font-size: x-small;">La mauvaise qualit&eacute; de gouvernance que nous vivons est essentiellement due &agrave; l&rsquo;impunit&eacute;. Et voil&agrave; que, cultiv&eacute;e et entretenue, cette impunit&eacute; s&rsquo;est propag&eacute;e pour atteindre, incroyable mais vrai, une des structures charg&eacute;es du contr&ocirc;le des activit&eacute;s des autres administrations.</span></strong></em></span><span style="font-size: x-small;"></p>
<p>Le laisser aller aidant, mieux le manque d&rsquo;&eacute;thique, le Contr&ocirc;le g&eacute;n&eacute;ral des services publics serait devenu un service public o&ugrave; les cadres, admis &agrave; faire valoir leurs droits &agrave; une pension de retraite, b&eacute;n&eacute;ficieraient syst&eacute;matiquement de contrats de prestations de service.</p>
<p>O&ugrave; va-t-on dans ce pays ? D&rsquo;un c&ocirc;t&eacute;, le ministre du travail raye certains fonctionnaires des effectifs de la fonction publique et de l&rsquo;autre c&ocirc;t&eacute;, d&rsquo;une mani&egrave;re subtile, un chef de service, jouant aux copains coquins, maintient des pr&eacute;f&eacute;r&eacute;s en poste. Un pr&eacute;sident sortant maintient 660 officiers militaires et policiers partis &agrave; la retraite pendant un an dans leur fonction. O&ugrave; va alors le Mali d&rsquo;ATT ?</p>
<p>Alors questions : Sur quelles ressources la prise en charge, des frais aff&eacute;rents aux prestations fournies par ces fonctionnaires retrait&eacute;s, est-elle assur&eacute;e ? Faut-il retenir que ce comportement, qui, sans nul doute, d&eacute;motive les contr&ocirc;leurs en activit&eacute;, ne tient qu&rsquo;&agrave; une complaisance ou &agrave; un favoritisme ? Cette coquinerie est-elle sous tendue par un manque de ressources humaines de qualit&eacute; ?</p>
<p>En attendant, nous osons souligner que les cimeti&egrave;res sont remplis d&rsquo;hommes de valeur et aussi remplis de tous ces hommes, qui se croyaient indispensables.<br />A suivre.<br />Safoun&egrave; KOUMBA<br /></span></p>

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</item>

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<title>Odeur de magouille autour d’un marché à l’Inps :Le promoteur de CITECH au cœur du scandale</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/odeur-de-magouille-autour-d%25e2%2580%2599un-marche-a-l%25e2%2580%2599inps-le-promoteur-de-citech-au-coeur-du-scandale-21208.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 04 May 2011 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Combat</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class=MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt"><span style="font-size: x-small"><b style="mso-bidi-font-weight: normal"><i style="mso-bidi-font-style: normal"><span style="color: #002060; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;">Le<span style="mso-spacerun: yes">  </span>march&eacute; d&rsquo;appel d&rsquo;offres lanc&eacute; par l&rsquo;INPS et qui porte sur la fourniture et l&rsquo;installation d&rsquo;&eacute;quipements pour la num&eacute;risation de la structure n&rsquo;a &eacute;t&eacute; ni libre encore moins transparent. Du coup, les langues se d&eacute;lient.</span></i></b></span><b style="mso-bidi-font-weight: normal"><i style="mso-bidi-font-style: normal"><span style="font-size: 10pt; color: #002060; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;"><o:p></o:p></span></i></b></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt"><span style="font-size: x-small"><span style="line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;">En effet, ce march&eacute; de fourniture porte sur un num&eacute;riseur CR-85X, fabriqu&eacute; par une entreprise de droit belge d&eacute;nomm&eacute; AGFA. Ce fabriquant a un repr&eacute;sentant bas&eacute; en C&ocirc;te-d&rsquo;Ivoire du nom de la CAMEX. Mais dans la pratique, c&rsquo;est autre chose. Car, ce repr&eacute;sentant de la marque AGFA en Afrique de l&rsquo;ouest est li&eacute; par un deal &agrave; une soci&eacute;t&eacute; malienne qui r&eacute;pond sous l&rsquo;enseigne commerciale CITECH : un contrat d&rsquo;exclusivit&eacute;.</span></span><span style="font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt"><span style="font-size: x-small"><span style="line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;">Monsieur Mohamed Ciss&eacute; qui est le promoteur de cette soci&eacute;t&eacute;<span style="mso-spacerun: yes">  </span>est la seul personne habilit&eacute; dans notre pays &agrave; pr&eacute;senter une offre pour la marque faisant l&rsquo;objet du dossier d&rsquo;appel d&rsquo;offres. </span></span><span style="font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt"><span style="font-size: x-small"><span style="line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;">Face &agrave; cette situation, la soci&eacute;t&eacute; Global CODEV et bien d&rsquo;autres entreprises de la place n&rsquo;ont pas &eacute;t&eacute; &agrave; mesure de b&eacute;n&eacute;ficier d&rsquo;aucune offre du fabricant. Car le fabriquant a d&eacute;cid&eacute; de faire une offre &agrave; la soci&eacute;t&eacute; Global CODEV &agrave; travers la soci&eacute;t&eacute; CAMEX qui est son repr&eacute;sentant en Afrique. Mais le contrat d&rsquo;exclusivit&eacute; aidant, le patron de la CITECH n&rsquo;a pas voulu d&eacute;livr&eacute; la cotation &agrave; Global CODEV afin qu&rsquo;elle puisse postuler.</span></span><span style="font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt"><span style="font-size: x-small"><span style="line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;">Les raisons sont profondes : monsieur Ciss&eacute; est juge et partie. Il fait en sorte que les march&eacute;s de num&eacute;riseur tombent sur les caract&eacute;ristiques de la marque AGFA. Et cela avec la complicit&eacute; de certaines personnalit&eacute;s tapis dans les sph&egrave;res du r&eacute;gime.</span></span><span style="font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt"><span style="font-size: x-small"><span style="line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;">A l&rsquo;aide de ce syst&egrave;me de verrouillage des march&eacute;s d&rsquo;appel d&rsquo;offres d&rsquo;&eacute;quipements pour la num&eacute;risation, Mohamed lui-m&ecirc;me soumissionne &agrave; l&rsquo;aide de soci&eacute;t&eacute;s fictives pour b&eacute;n&eacute;ficier tous les march&eacute;s. Et ce contrat d&rsquo;exclusivit&eacute; n&rsquo;est valable qu&rsquo;au Mali seulement. Une situation qui est confirm&eacute; par le patron de la CAMEX qui reconna&icirc;t que le contrat d&rsquo;exclusivit&eacute; avec monsieur Ciss&eacute; prend fin en 2012.</span></span><span style="font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt"><span style="font-size: x-small"><span style="line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;">La suite on la conna&icirc;t. Mohamed Ciss&eacute;, le repr&eacute;sentant du fabriquant au Mali a vendu &agrave; prix d&rsquo;or &agrave; l&rsquo;h&ocirc;pital Gabriel Tour&eacute; un num&eacute;riseur CR 85-X &agrave; 212 millions puis un autre &agrave; l&rsquo;INPS &agrave; 220 millions. </span></span><span style="font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt"><span style="font-size: x-small"><span style="line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;">Pourtant, les professionnels du secteur expliquent que ces montants &eacute;quivalent au prix de<span style="mso-spacerun: yes">  </span>deux num&eacute;riseurs. D&rsquo;ou la col&egrave;re et l&rsquo;indignation de la soci&eacute;t&eacute; Global CODEV. </span></span><span style="font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt"><span style="font-size: x-small"><span style="line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;">Pour elle, ce march&eacute; d&rsquo;appel d&rsquo;offres lanc&eacute; par l&rsquo;INPS n&rsquo;a pas &eacute;t&eacute; ouvert. Mais plut&ocirc;t verrouill&eacute; car la soci&eacute;t&eacute; CITECH a seul postul&eacute;. Mais aussi, elle est la plus distante.</span></span><span style="font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt"><span style="font-size: x-small"><span style="line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;">Pour cette raison, Global CODEV sollicite l&rsquo;annulation pure et simple du march&eacute;.</span></span><span style="font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt"><span style="font-size: x-small"><span style="line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;">En attendant, elle a adress&eacute; une requ&ecirc;te en annulation au pr&eacute;sident de l&rsquo;autorit&eacute; de r&eacute;gulation des march&eacute;s publics et de des d&eacute;l&eacute;gations de service public (ARMDS).</span></span><span style="font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt"><span style="font-size: x-small"><span style="line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;">Nous y reviendrons.</span></span><span style="font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt"><span style="font-size: x-small"><strong><span style="line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;">Jean pierre James</span></strong></span><span style="font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;"><o:p></o:p></span></p>
 

]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Abou Bakar Traoré :Entre cupidité et cruauté… la taule</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/abou-bakar-traore-entre-cupidite-et-cruaute%25e2%2580%25a6-la-taule-107.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 28 Apr 2011 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p><span style=font-size: x-small;"><span style="color: rgb(51, 51, 153);"><em><strong>L&rsquo;ex ministre des mines Abou Bakar Traor&eacute; n&rsquo;aura pas la chance de son homologue Oumar Ibrahim Tour&eacute; de la Sant&eacute; m&ecirc;me s&rsquo;ils sont tous les deux inscrits dans le m&ecirc;me sombre registre. Selon nos sources, l&rsquo;inculpation de M. Traor&eacute; ne tient qu&rsquo;&agrave; un seul fil. C'est-&agrave;-dire le m&ecirc;me dont l&rsquo;autre bout est tenu par l&rsquo;ex premier ministre Modibo Sidib&eacute;.</strong></em></span><br /> <br />En effet, le Pr&eacute;sident de la R&eacute;publique avait promis d&rsquo;&eacute;viter l&rsquo;humiliation &agrave; tout cadre en conflit avec la loi. Et l&rsquo;humiliation &agrave; son entendement signifierait d&rsquo;envoyer un cadre en prison pour d&eacute;tournement ou pour d&eacute;linquance financi&egrave;re.</p>
<p>Mais jusqu&rsquo;o&ugrave; vont les limites de cet engagement ? Pas trop loin. En tout cas en ce qui concerne son ex ministre des finances, puis des mines qui aurait pour ce qu&rsquo;on en dit &agrave; travers les salons hupp&eacute;s de Bamako, trahi sa confiance.</p>
<p>D&rsquo;abord, selon les sources proches du milieu pr&eacute;sidentiel, Abou aurait p&eacute;ch&eacute; sur plusieurs dossiers chers au Pr&eacute;sident de la R&eacute;publique dont deux majeurs. Il s&rsquo;agit en premier lieu du processus de s&eacute;lection d&rsquo;une soci&eacute;t&eacute; d&rsquo;audit des soci&eacute;t&eacute;s mini&egrave;res du Mali. D&rsquo;apr&egrave;s des indiscr&eacute;tions venues de Koulouba, le Pr&eacute;sident de la R&eacute;publique aurait insist&eacute; aupr&egrave;s de son gouvernement afin de diligenter un processus visant &agrave; s&eacute;lectionner une soci&eacute;t&eacute; sp&eacute;cialis&eacute;e dans l&rsquo;audit des soci&eacute;t&eacute;s mini&egrave;res. Il s&rsquo;agissait pour lui de pr&eacute;server par cette op&eacute;ration les ressources li&eacute;es &agrave; l&rsquo;exploitation des mines dans notre pays. Inutile de rentrer dans les d&eacute;tails. </p>
<p>En tout cas, le ministre des mines &agrave; l&rsquo;&eacute;poque, Hamed Diane S&eacute;m&eacute;ga a saisi Abou par rapport au dossier, un appel d&rsquo;offres a &eacute;t&eacute; lanc&eacute; suite auquel l&rsquo;une des plus grosses soci&eacute;t&eacute;s de r&eacute;putation mondiale a &eacute;t&eacute; s&eacute;lectionn&eacute;e. Les faits remontent aux temps o&ugrave; il &eacute;tait ministre des finances.  De cette date &agrave; aujourd&rsquo;hui rien n&rsquo;a &eacute;t&eacute; entrepris dans le sens de la finalisation du dossier et l&rsquo;audit n&rsquo;a  jamais eu lieu. Pour quelle raison ? &laquo; Nous ne d&eacute;voilerons pas de sit&ocirc;t les secrets d&rsquo;un dossier en proc&eacute;dure &raquo;. Notre source s&rsquo;est arr&ecirc;t&eacute;e &agrave; cette timide conclusion. </p>
<p>Mais vaguement, elle marmonne que le Pr&eacute;sident aurait &eacute;t&eacute; tr&egrave;s m&eacute;content de la gestion de ce dossier dont l&rsquo;ex&eacute;cution lui tenait trop &agrave; c&oelig;ur. S&rsquo;il n&rsquo;a pas su cacher sa d&eacute;ception &agrave; Abou, ATT a d&eacute;couvert plus tard les mesquineries cupides qui ont entour&eacute; cette affaire. Ensuite &eacute;voque-t- on de sources g&eacute;n&eacute;ralement discr&egrave;tes, la&laquo; maudite &raquo; goutte qui a fait  d&eacute;border le vase pr&eacute;sidentiel, s&rsquo;appelle &laquo; Uranium de Fal&eacute;a &raquo;. Lorsqu&rsquo;il d&eacute;couvrit le pot aux roses, ATT a failli tomber de vertige, surpris d&rsquo;avoir pris un second coup de poignard au dos.</p>
<p>La gravit&eacute; de cette affaire se situe &agrave; un niveau plus &eacute;lev&eacute;. ATT n&rsquo;a jamais compris l&rsquo;attitude de son amis et fr&egrave;re premier ministre par rapport &agrave; ce dossier. D&rsquo;une part, il s&rsquo;estime trahi, de l&rsquo;autre il est en mauvaise posture vis-&agrave;-vis de la population donn&eacute;e victime des effets du terrible minerai. Entre la population &agrave; laquelle ATT se dit devoir tout et un ministre pas trop &laquo; clean &raquo;, le choix est vite fait. Abou est en tout cas sur le point d&rsquo;&ecirc;tre entendu au &laquo; Pr&eacute;toire &raquo;</p>
<p>Affaire &agrave; suivre&hellip;<br /><strong><br /> Abdoulaye Niangaly<br /><br type="_moz" /></strong><br /></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Gouvernance au Mali :Ces DAF, si puissants</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/gouvernance-au-mali-ces-daf-si-puissants-198.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 26 Apr 2011 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class=MsoBodyText" align="left" style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: left"><span><span style="color: #002060; font-family: "Arial","sans-serif"><strong><em>Outrepassant souvent les pr&eacute;rogatives que leur conf&egrave;rent les textes r&eacute;gissant l&rsquo;organisation et le fonctionnement des d&eacute;partements minist&eacute;riels, dans notre pays, nombre de Directeurs Administratifs et Financiers (DAF) s&rsquo;&eacute;rigent aujourd&rsquo;hui en v&eacute;ritables patrons de minist&egrave;res.</em></strong></span></span></p>
<p class="MsoBodyText" align="left" style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: left"> </p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span><span style="font-family: "Arial","sans-serif">Dans le cadre du renouveau de l&rsquo;action publique pr&ocirc;n&eacute; par le chef du Gouvernement, le Premier ministre Modibo Sidib&eacute;, un axe de la r&eacute;forme des directions administratives et financi&egrave;res (des d&eacute;partements minist&eacute;riels) a &eacute;t&eacute; &eacute;bauch&eacute;. Cela, dans le souci de renforcer la bonne gouvernance et lutter contre la d&eacute;linquance financi&egrave;re. </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"> </p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span><span style="font-family: "Arial","sans-serif">Des r&eacute;formes qui tardent &agrave; se concr&eacute;tiser, quand bien m&ecirc;me, lors de la r&eacute;cente c&eacute;r&eacute;monie de pr&eacute;sentation des v&oelig;ux des membres du Gouvernement au Premier Ministre, Modibo Sidib&eacute; en faisait mention, comme &eacute;tant un "chantier" imminent.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"> </p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span><span style="font-family: "Arial","sans-serif">C&rsquo;est dans ce sens qu&rsquo;avec la r&eacute;forme des march&eacute;s publics, tout semble avoir &eacute;t&eacute; mis en &oelig;uvre pour &laquo; avoir plus &agrave; l&rsquo;&oelig;il les DAF&hellip; &raquo;, comme le soufflait derni&egrave;rement un haut fonctionnaire de la primature.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"> </p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span><span style="font-family: "Arial","sans-serif">Seulement, cette r&eacute;forme qui appara&icirc;t d&rsquo;ores et d&eacute;j&agrave; comme une r&eacute;duction de la marge de man&oelig;uvre du DAF, dans la passation des march&eacute;s publics, semble lui avoir plut&ocirc;t donn&eacute; du z&egrave;le dans sa volont&eacute; de&hellip; "r&eacute;gner" . </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"> </p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span><span style="font-family: "Arial","sans-serif">Etant par excellence les "argentiers" des d&eacute;partements minist&eacute;riels, la plupart des Directeurs Administratifs et Financiers en font voir de toutes les couleurs aux cocontractants de l&rsquo;administration ; et boudent souvent les instructions de leurs sup&eacute;rieurs hi&eacute;rarchiques, &hellip; les ministres. </span></span><span style="font-size: 10pt; font-family: "Arial","sans-serif"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span><span style="font-family: "Arial","sans-serif">Selon nos investigations, r&eacute;cemment, un particulier (patron d&rsquo;une entreprise de prestation de services), cr&eacute;ancier de l&rsquo;Etat, a eu, apr&egrave;s plusieurs d&eacute;marches infructueuses au niveau de la DAF du d&eacute;partement concern&eacute; (dont nous taisons volontairement le nom), &agrave; rencontrer monsieur le ministre. </span></span><span style="font-size: 10pt; font-family: "Arial","sans-serif"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span><span style="font-family: "Arial","sans-serif">Celui-ci a donn&eacute; ferme instruction pour que le cr&eacute;ancier soit int&eacute;ress&eacute; avec diligence, illico presto. Le DAF, plus royaliste que le roi, a estim&eacute; avoir des priorit&eacute;s que le d&eacute;partement devrait satisfaire en toutes urgences. Cons&eacute;quence : deux mois plus tard, la situation est rest&eacute;e en l&rsquo;&eacute;tat.</span></span><span style="font-size: 10pt; font-family: "Arial","sans-serif"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span><span style="font-family: "Arial","sans-serif">Ce qui d&eacute;note d&rsquo;une volont&eacute; d&eacute;lib&eacute;r&eacute;e du "tout puissant DAF" &agrave; "n&rsquo;ob&eacute;ir &agrave; aucune consigne" de son chef.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"> </p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span><span style="font-family: "Arial","sans-serif">Cette situation n&rsquo;a rien d&rsquo;atypique. </span></span><span style="font-size: 10pt; font-family: "Arial","sans-serif"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span><span style="font-family: "Arial","sans-serif">Selon les t&eacute;moignages r&eacute;cemment recoup&eacute;s, au sein de plusieurs minist&egrave;res, on vit la situation de "deux capitaines dans le m&ecirc;me bateau". Toute chose qui donne bien raison &agrave; Montesquieu qui affirmait que : "toute personne qui a un pouvoir, est port&eacute; &agrave; en abuser". </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"> </p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span><span style="font-family: "Arial","sans-serif">Par ailleurs, selon nos informations, il y a quelque temps, un autre d&eacute;partement minist&eacute;riel avait programm&eacute; une activit&eacute; qui, du fait du quasi veto du DAF, a &eacute;t&eacute; report&eacute;e sine die ; pour, disait-il, des difficult&eacute;s de tr&eacute;sorerie. </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"> </p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span><span style="font-family: "Arial","sans-serif">Cette situation a failli d&eacute;boucher sur une crise gouvernementale lorsque, le ministre de tutelle, n&rsquo;ayant point &eacute;t&eacute; pr&eacute;alablement inform&eacute; de ces fameuses difficult&eacute;s de tr&eacute;sorerie, avait estim&eacute; que son DAF venait de commettre une "faute lourde", un crime de l&egrave;se-majest&eacute;, en sorte. Le chef de ce d&eacute;partement aurait exprim&eacute; d&rsquo;ailleurs son d&eacute;sir de se s&eacute;parer de son encombrant et puissant DAF ; mais il s&rsquo;est heurt&eacute; au mur d&rsquo;hostilit&eacute; de certains cercles hauts plac&eacute;s, qui soutiennent urbi orbi l&rsquo;incommodant DAF.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"> </p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span><span style="font-family: "Arial","sans-serif">Pour des questions de sensibilit&eacute; politique et de renvoi d&rsquo;ascenseur &eacute;vident, le DAF frondeur a ainsi &eacute;t&eacute; maintenu &agrave; son poste, au grand d&eacute;sarroi de son ministre.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"> </p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span><span style="font-family: "Arial","sans-serif">Aux derni&egrave;res nouvelles, le DAF en question aurait &eacute;t&eacute; finalement, apr&egrave;s moult conciliabules, mut&eacute; dans&hellip; un autre d&eacute;partement minist&eacute;riel. </span></span><span style="font-size: 10pt; font-family: "Arial","sans-serif"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span><span style="font-family: "Arial","sans-serif"><o:p> </o:p></span></span><span style="font-size: 10pt; font-family: "Arial","sans-serif"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span><b style="mso-bidi-font-weight: normal"><span style="font-family: "Arial","sans-serif">Malick Camara<span>   </span></span></b></span><b style="mso-bidi-font-weight: normal"><span style="font-size: 10pt; font-family: "Arial","sans-serif"><o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Malversation au sein de l’Office des Produits Agricoles du Mali :Les sociétés GGB et ATC indexées</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/malversation-au-sein-de-l%25e2%2580%2599office-des-produits-agricoles-du-mali-les-societes-ggb-et-atc-indexees-22987.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 22 Apr 2011 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Waati</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p><span style=font-size: x-small;"><span style="color: rgb(51, 51, 153);"><em><strong>Avec pour mission de constituer, de g&eacute;rer et de conserver le stock National de S&eacute;curit&eacute; des C&eacute;r&eacute;ales (SNS), d&rsquo;assurer l&rsquo;approvisionnement des zones d&eacute;ficitaires, de g&eacute;rer et de distribuer les aides alimentaires en c&eacute;r&eacute;ales, l&rsquo;Office des Produits Agricoles du Mali (OPAM), a &eacute;t&eacute; cr&eacute;&eacute; le 13 mars 1965. Apr&egrave;s ces d&eacute;buts tonitruants, elle a fini par sombrer dans une mauvaise gouvernance qui jours apr&egrave;s jours compromet sa mission. Revenue au centre des int&eacute;r&ecirc;ts du gouvernement et des partenaires au d&eacute;veloppement, compte tenu de la mauvaise pluviom&eacute;trie, l&rsquo;invasion acridienne, la hausse importante des prix des c&eacute;r&eacute;ales et des difficult&eacute;s d&rsquo;approvisionnement alimentaire d&rsquo;une frange de la population, c&rsquo;est le moment qu&rsquo;a choisi ses administrateurs pour signer un pacte avec les diables d&rsquo;op&eacute;rateurs &eacute;conomiques.</strong></em></span></p>
<p>Tout comme le commissariat &agrave; la s&eacute;curit&eacute; alimentaire, l&rsquo;OPAM actuelle semble &eacute;chapper au contr&ocirc;le de l&rsquo;Etat. Au lieu de contribuer &agrave; l&rsquo;instauration de la s&eacute;curit&eacute; alimentaire dans notre pays, elle constitue une menace visible pour la population. Pour atteindre ces objectifs de ravitaillement des populations sur toute l&rsquo;&eacute;tendue du territoire national,  un Stock d&rsquo;Intervention de l&rsquo;Etat (SIE) fix&eacute; &agrave; 50 000 tonnes de c&eacute;r&eacute;ales, en plus du Stock National de S&eacute;curit&eacute; de 35 000 tonnes de c&eacute;r&eacute;ales et du Fonds de S&eacute;curit&eacute; Alimentaire (FSA) repr&eacute;sentant l&rsquo;&eacute;quivalent mon&eacute;taire de 23 000 tonnes de c&eacute;r&eacute;ales ont &eacute;t&eacute; constitu&eacute;s. En plus, de son budget de 3,59 milliards de FCFA (dont 1,1 milliard de FCFA de subventions de l&rsquo;Etat) au cours de la p&eacute;riode sous revue (2007-2009), l&rsquo;OPAM dispose d&rsquo;aides alimentaires pour 5,67 milliards de FCFA et de produits de ventes d&rsquo;intervention du SNS &agrave; concurrence de 2,83 milliards de FCFA.En d&eacute;pit de ces sacrifices consentis par le contribuable, l&rsquo;administration de l&rsquo;OPAM, s&rsquo;est plong&eacute;e dans une s&eacute;rie de malversation qui a &eacute;branl&eacute; la cr&eacute;dibilit&eacute; de la structure.L&rsquo;OPAM ne respecte pas les dispositions du Code des march&eacute;s publics pour ses achats et ventes de c&eacute;r&eacute;alesLes achats et les ventes de c&eacute;r&eacute;ale par l&rsquo;OPAM s&rsquo;effectuaient en dehors du circuit des march&eacute;s publics jusqu&rsquo;en 2009, ann&eacute;e au cours de laquelle un seul march&eacute; a &eacute;t&eacute; soumis &agrave; l&rsquo;avis de la DGMP (Direction g&eacute;n&eacute;rale des march&eacute;s publics).Les contrats d&rsquo;achat ou de vente de c&eacute;r&eacute;ales de l&rsquo;OPAM ne comportent pas de clauses de p&eacute;nalit&eacute;s. La seule mesure pr&eacute;vue dans les contrats est la r&eacute;siliation en cas de d&eacute;faillance, surtout concernant le d&eacute;lai. </span></p>
<p><span style="font-size: x-small;">M&ecirc;me cette mesure n&rsquo;est pas appliqu&eacute;e &agrave; cause du recours abusif &agrave; la conclusion d&rsquo;avenants pour prolonger les d&eacute;lais, masquant ainsi que les d&eacute;faillances.Des zones d&rsquo;ombre dans l&rsquo;ex&eacute;cution des contrats d&rsquo;achats et de ventes de c&eacute;r&eacute;alesLes op&eacute;rations d&rsquo;achats dans le cadre de l&rsquo;entente de contribution Mali-Canada pour 4,5 millions $ canadien n&rsquo;ont pas &eacute;t&eacute; r&eacute;guli&egrave;res. Les op&eacute;rateurs adjudicataires des march&eacute;s ont &eacute;t&eacute; d&eacute;faillants, n&rsquo;ayant pas &eacute;t&eacute; en mesure de fournir les c&eacute;r&eacute;ales dans les d&eacute;lais impartis. Cette situation a occasionn&eacute; la signature de plusieurs avenants, augmentant ainsi le montant des march&eacute;s de 21,75 millions de FCFA, prolongeant ainsi les d&eacute;lais de livraison.L&rsquo;ex&eacute;cution de la convention de pr&ecirc;t de 2 milliards de FCFA du Minist&egrave;re de l&rsquo;Economie et des Finances pour l&rsquo;achat de 10 000 tonnes de riz local, a occasionn&eacute; 480 millions de FCFA de perte de recettes. En effet, l&rsquo;adjudicataire de ce march&eacute; ayant &eacute;t&eacute; d&eacute;faillant, six avenants ont &eacute;t&eacute; sign&eacute;s pour lui permettre d&rsquo;importer au lieu d&rsquo;acheter localement. Ces avenants ont entra&icirc;n&eacute; un surco&ucirc;t de 75 millions de FCFA et une perte de recettes au cordon douanier de 405 millions de FCFA en raison de l&rsquo;exon&eacute;ration qui a &eacute;t&eacute; accord&eacute;e.Les achats de 6 228,95 tonnes de riz local et de 11 653,35 tonnes de riz import&eacute; n&rsquo;ont pas &eacute;t&eacute; r&eacute;guliers et ont occasionn&eacute; 135,58 millions de FCFA de manque &agrave; gagner : plusieurs march&eacute;s ont &eacute;t&eacute; adjug&eacute;s dans la m&ecirc;me localit&eacute; et dans la m&ecirc;me p&eacute;riode &agrave; des prix diff&eacute;rents et l&rsquo;OPAM n&rsquo;a pas entrepris de n&eacute;gociation aupr&egrave;s des op&eacute;rateurs pour aligner les prix. L&rsquo;impact financier est &eacute;valu&eacute; &agrave; 41,1 millions de FCFA. </span></p>
<p><span style="font-size: x-small;">En outre, le retard d&rsquo;approbation des r&eacute;sultats de d&eacute;pouillement et d&rsquo;analyse des offres au niveau de la primature a abouti aux d&eacute;sistements de certains op&eacute;rateurs et &agrave; l&rsquo;augmentation du prix par rapport &agrave; celui initialement propos&eacute; entra&icirc;nant un surco&ucirc;t de 94,49 millions de FCFA.Les op&eacute;rations de vente r&eacute;alis&eacute;es sur les 11 653,35 tonnes de riz import&eacute; ont occasionn&eacute; des pertes de 831,9 millions de FCFA pour le Tr&eacute;sor Public. L&rsquo;OPAM a achet&eacute; 2 000 tonnes de riz en juin 2008 &agrave; la Soci&eacute;t&eacute; GGB &agrave; Mopti &agrave; raison de 360 FCFA le kilogramme et a revendu 1 844,76 tonnes &agrave; la m&ecirc;me soci&eacute;t&eacute; trois mois apr&egrave;s, &agrave; 275 FCFA le kilogramme, occasionnant une perte de 168,67 millions de FCFA.De m&ecirc;me, il a vendu 2 153,35 tonnes avec une perte de 136,31 millions de FCFA &agrave; Gao &agrave; des op&eacute;rateurs &eacute;conomiques et 7 500 tonnes &agrave; Bamako avec une perte de 526,91 millions de FCFA. Le Tr&eacute;sor Public a &eacute;t&eacute; oblig&eacute; de compenser la perte &agrave; hauteur de 750 millions de FCFA pour faire face au remboursement de l&rsquo;emprunt.Les pr&eacute;visions d&rsquo;achat avaient &eacute;t&eacute; fix&eacute;es &agrave; 25 000 tonnes de riz pour la reconstitution du SIE pour la campagne 2008-2009. En r&eacute;alit&eacute;, 22 297,25 tonnes ont &eacute;t&eacute; import&eacute;es et ont engendr&eacute; pour l&rsquo;Etat une perte de 1,56 milliard de FCFA.En effet, malgr&eacute; la disponibilit&eacute; du riz en quantit&eacute; suffisante sur le march&eacute; local suite &agrave; l&rsquo;Initiative Riz, le Gouvernement du Mali a autoris&eacute; un pool bancaire &agrave; pr&ecirc;ter &agrave; l&rsquo;OPAM 9,2 milliards de FCFA &agrave; la date du 2 septembre 2009 pour l&rsquo;achat des 25 000 tonnes pr&eacute;vues de riz import&eacute; &agrave; 285 000 FCFA la tonne. Sur ce prix, il faut ajouter 85 000 FCFA par tonne de perte de recettes au cordon douanier en raison de l&rsquo;exon&eacute;ration accord&eacute;e, ramenant ainsi le prix de revient pour l&rsquo;Etat &agrave; 370 000 FCFA la tonne. Au m&ecirc;me moment, le prix moyen du riz local &eacute;tait de 300 000 FCFA la tonne, soit un surco&ucirc;t de 70 000 FCFA par tonne. L&rsquo;OPAM a g&eacute;r&eacute; sans contrepartie un stock de riz au profit d&rsquo;une tierce personne, occasionnant une perte de 97,62 millions de FCFA. Une convention tripartite a &eacute;t&eacute; sign&eacute;e entre l&rsquo;OPAM, la Banque Malienne de Solidarit&eacute; (BMS) et la soci&eacute;t&eacute; ATC pour la gestion de 5 000 tonnes de riz pakistanais dont a b&eacute;n&eacute;fici&eacute; la soci&eacute;t&eacute; ATC sur financement de la BMS. L&rsquo;OPAM a &eacute;t&eacute; impliqu&eacute; dans cette op&eacute;ration purement commerciale entre deux op&eacute;rateurs sans aucune contrepartie pour les &eacute;ventuels services fournis qui sont la location, le traitement et la vente. La gestion du stock sans contrepartie pour l&rsquo;OPAM a occasionn&eacute; un manque &agrave; gagner de 97,62 millions de FCFA.Les insuffisances dans les comptesLe compte client enregistre depuis plusieurs ann&eacute;es des cr&eacute;ances en souffrance d&rsquo;un montant de 1,05 milliard de FCFA concernant parfois des structures qui n&rsquo;existent plus (comme par exemple Bamabus,Tababus&hellip;).Le compte fournisseurs a un solde d&eacute;biteur de 317,53 millions de FCFA. Selon nos investigations, l&rsquo;actuel DG qui &eacute;tait &agrave; l&rsquo;&eacute;poque dans la boite ne serait pas &eacute;trange &agrave; cette situation. Sa responsabilit&eacute; dans ce qui appara&icirc;t clairement comme un complot contre la nation vous sera livr&eacute;e dans nos prochaines parutionsA suivre et &agrave; poursuivre</span></p>
<p><span style="font-size: x-small;"><strong>Lamine Diallo </strong></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Direction nationale des Domaines : Le Boss a show !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/direction-nationale-des-domaines-le-boss-a-show-22807.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 20 Apr 2011 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class=MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span><b style="mso-bidi-font-weight: normal"><i style="mso-bidi-font-style: normal"><span style="color: #333399; font-family: Arial">La direction nationale du Domaine et du Cadastre est le troisi&egrave;me pourvoyeur de l&rsquo;Etat en argent frais, juste apr&egrave;s </span></i></b></span><b style="mso-bidi-font-weight: normal"><i style="mso-bidi-font-style: normal"><span style="font-size: 10pt; color: #333399; font-family: Arial"><st1:personname w:st="on" productid="la Douane"><span>la Douane</span></st1:personname></span><span><span style="color: #333399; font-family: Arial"> et le service des Imp&ocirc;ts. En 2009, ses recettes sont estim&eacute;es &agrave; 50 milliards CFA sur une pr&eacute;vision de 45 milliards CFA. Soit une hausse de 5 milliards CFA ; tandis qu&rsquo;en 2010, ses recettes ont battu tous les records : 60 milliards CFA.</span></span></i></b></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><b style="mso-bidi-font-weight: normal"><i style="mso-bidi-font-style: normal"><span style="font-size: 10pt; color: #333399; font-family: Arial"><o:p></o:p></span></i></b></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span><span style="font-family: Arial">Tir&eacute;es, essentiellement, des frais de cession ou de mutation, les recettes du service des Domaines et du Cadastre sont en hausse constante.</span></span><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span><span style="font-family: Arial">Pour encourager les Agents, un arr&ecirc;t&eacute; minist&eacute;riel du 31 d&eacute;cembre 2003 affecte, chaque ann&eacute;e, 0,6% des recettes aux Agents en guise de primes d&rsquo;encouragement.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"> </p>
<p><span>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-family: Arial"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-family: Arial">Mais coup de th&eacute;&acirc;tre : sur les 50 milliards CFA engrang&eacute;s en 2009 par le service des Domaines, les Agents s&rsquo;estiment l&eacute;s&eacute;s dans le partage des primes.</span></p><p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span><span style="font-family: Arial">&laquo; <i style="mso-bidi-font-style: normal">Ce sont des mis&egrave;res que la direction nous a vers&eacute;es. C&rsquo;est pourquoi, nous voulons, d&eacute;sormais, conna&icirc;tre la cl&eacute; r&eacute;partition de nos primes</i> &raquo;. </span></span><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span><span style="font-family: Arial">R&eacute;unie le 28 mai 2010, le bureau syndical adresse une correspondance au directeur national des Domaines et du Cadastre. Objectif : conna&icirc;tre la cl&eacute; de r&eacute;partition des primes de 2009. Silence &ndash;radio. Dans une autre correspondance, dat&eacute;e cette fois &ndash;ci du 16 mars 2011, le bureau syndical revient &agrave; la charge. Le directeur national des Domaines et du Cadastre n&rsquo;y r&eacute;pond pas.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"> </p>
<p><span>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-family: Arial"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-family: Arial">Pour le bureau syndical, le silence du Boss vis-&agrave;-vis de leurs correspondances rel&egrave;ve du m&eacute;pris.</span></p><p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span><span style="font-family: Arial">D&rsquo;o&ugrave; sa d&eacute;cision de saisir le ministre du logement et des Affaires Fonci&egrave;res dans une correspondance en date du 18 avril 2011.</span></span><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span><span style="font-family: Arial">Dans cette correspondance aux accents guerriers, le syndicat met le ministre e garde contre le d&eacute;couragement des Agents, face &agrave; ce qu&rsquo;il consid&egrave;re comme une &laquo; <i style="mso-bidi-font-style: normal">atteinte &agrave; leur droits</i> &raquo;.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"> </p>
<p><span>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-family: Arial"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-family: Arial">Pour l&rsquo;ann&eacute;e 2009, les primes des Agents s&rsquo;&eacute;l&egrave;vent &agrave; quelque 300millions CFA. Mais les Agents n&rsquo;y ont vu que du feu.</span></p><p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span><span style="font-family: Arial">Pour le bureau syndical, toute la lumi&egrave;re doit &ecirc;tre faite sur la r&eacute;partition de ces 300 millions CFA. Afin que les primes de 2010ne connaissent le m&ecirc;me sort. Le moins que l&rsquo;on puisse dire, c&rsquo;est que le Boss a show. Tr&egrave;s chaud.</span></span><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span><b style="mso-bidi-font-weight: normal"><span style="font-family: Arial">Oumar Babi</span></b></span><b style="mso-bidi-font-weight: normal"><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><b style="mso-bidi-font-weight: normal"><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><o:p><span> </span></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Hôpital du Point G :Des  actes de corruptions mettent en péril  le centre de transplantation de reins au Mali</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/hopital-du-point-g-des-actes-de-corruptions-mettent-en-peril-le-centre-de-transplantation-de-reins-au-mali-22771.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 20 Apr 2011 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Combat</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p><span style=color: rgb(51, 51, 153);"><em><strong><span style="font-size: x-small;">La mauvaise gestion qui a cours au niveau de l&rsquo;Administration de l&rsquo;H&ocirc;pital du Point G, a annihil&eacute; les efforts de la n&eacute;phrologie. Mais aussi, ceux du gouvernement. D&rsquo;o&ugrave; la paralysie des services de l&rsquo;hosto &agrave; tous les niveaux. Ou presque.</span></strong></em></span><span style="font-size: x-small;"><br /></span></p>
<p><span style="font-size: x-small;">Un centre de transplantation de reins au Mali ? Ce n&rsquo;est pas une utopie, un projet bien avanc&eacute; mais aujourd&rsquo;hui en p&eacute;ril pour cause de gestion peu orthodoxe de l&rsquo;Administration de l&rsquo;h&ocirc;pital du Point G. <br /></span></p>
<p><span style="font-size: x-small;">Le b&acirc;timent est flambant neuf et attend toujours les &eacute;quipements. Mais quand bien m&ecirc;me les travaux de construction soient termin&eacute;es, certains malins trouvent en ce moment moyens d&rsquo;initier des d&eacute;penses aff&eacute;rentes &agrave; la construction de l&rsquo;&eacute;difice. <br />En somme, la partie BTP est bel et bien finie. Reste les &eacute;quipements. Mais au lieu de mobiliser les ressources pour ce faire, l&rsquo;administration de l&rsquo;H&ocirc;pital engage des d&eacute;penses parall&egrave;les pour une construction d&eacute;j&agrave; achev&eacute;e. <br /></span></p>
<p><span style="font-size: x-small;">Le professeur Kalil Ma&iuml;ga chef de la n&eacute;phrologie d&eacute;plore le ph&eacute;nom&egrave;ne. C&rsquo;est lui qui a effectu&eacute; les premi&egrave;res op&eacute;rations de transplantations de reins en Allemagne, une r&eacute;f&eacute;rence en la mati&egrave;re : &laquo; tous ses malades attendent&hellip; d&eacute;sesp&eacute;r&eacute;ment. Nous avions communiqu&eacute; nos besoins  au Minist&egrave;re de la sant&eacute; sans succ&egrave;s &raquo;.<br /></span></p>
<p><strong><span style="font-size: x-small;">Mais pourquoi l&rsquo;Etat ne fait-il rien ? </span></strong><span style="font-size: x-small;"><br />Le professeur Ma&iuml;ga se dit surpris qu&rsquo;aucun service de contr&ocirc;le n&rsquo;est lev&eacute; le petit doigt malgr&eacute; les cas de corruption av&eacute;r&eacute;s dont la presse se fait r&eacute;guli&egrave;rement l&rsquo;&eacute;cho. <br />Il est lui-m&ecirc;me contraint de mettre tr&egrave;s souvent la main &agrave; la poche pour soulager ses patients de plus en plus victimes des effets pervers de la corruption. Les coupables de cette trag&eacute;die sont ailleurs. <br />&laquo; Je mets quiconque au d&eacute;fi de  prouver que j&rsquo;ai d&eacute;tourn&eacute; un seul franc de l&rsquo;Etat malien &raquo;. Ce qui n&rsquo;est pas le cas pour tout le monde.  <br />Nous y reviendrons<br />Jean pierre James</p>
<p><strong><span style="color: rgb(0, 0, 255);"><br />SERVICE DE DIALYSE DE L&rsquo;H&Ocirc;PITAL DU POINT G<br />Une r&eacute;f&eacute;rence internationale victime de son Administration</span></strong><br />Comme d&rsquo;habitude, il est 6 heures du matin ce mardi. Le Professeur Kalil Ma&iuml;ga et son &eacute;quipe sont d&eacute;j&agrave; sur pied au niveau de la n&eacute;phrologie. Objectif : dialys&eacute;s les malades du rein.<br />Depuis un certain temps, les soins au niveau des pavillons de l&rsquo;H&ocirc;pital du Point G sont confront&eacute;s aux int&eacute;r&ecirc;ts personnels du dirlo le m&eacute;decin-colonel Charles Fau et de son adjoint. Mais le hic qui tilt, c&rsquo;est que le besoin en m&eacute;dicaments de la n&eacute;phrologie, se heurte au silence coupable des responsables de la Direction de l&rsquo;h&ocirc;pital qui ont d&eacute;gust&eacute; &agrave; la petite cuill&egrave;re la somme de 282 millions de francs CFA. Avec &agrave; la cl&eacute; 12,74 millions FCFA de frais de r&eacute;paration du v&eacute;hicule du dirlo adjoint. Et pourtant, la n&eacute;phrologie a exprim&eacute; son besoin annuel en produits, depuis le d&eacute;but de l&rsquo;ann&eacute;e. Sans suite. <br /></span></p>
<p><span style="font-size: x-small;">Pendant ce temps, le nouveau bloc op&eacute;ratoire de la n&eacute;phrologie pour la greffe des reins qui a &eacute;t&eacute; construit par l&rsquo;Etat, depuis septembre dernier, &agrave; hauteur de 360 millions de francs CFA tarde toujours &agrave; r&eacute;ceptionner ses mat&eacute;riels. Pourtant, les responsables de la Direction du Point G ont pass&eacute; &agrave; la casserole la somme de 104,37 millions de nos francs. Sans installer l&rsquo;&eacute;quipement du bloc op&eacute;ratoire. <br /></span></p>
<p><strong><span style="font-size: x-small;">La n&eacute;phrologie, au four et au moulin </span></strong><span style="font-size: x-small;"><br />On peut admirer l&rsquo;ancien ministre de la d&eacute;fense pour sa rigueur, ou le d&eacute;tester pour ses m&eacute;thodes jug&eacute;es, parfois, militaires. Une certitude : depuis la cr&eacute;ation de la n&eacute;phrologie du Point G et la nomination du Professeur Mahamane Kalil Ma&iuml;ga comme premier responsable, son &eacute;quipe vole de succ&egrave;s en succ&egrave;s. <br />Comme l&rsquo;ex-pr&eacute;sident et non moins premier ministre Russe, Vladimir Poutine, le Pr Mahamane Kalil Ma&iuml;ga en charge de la n&eacute;phrologie du Point G, parle peu. Tr&egrave;s peu. Comme Poutine, il a la d&eacute;marche alerte. Avec un flegme tr&egrave;s british.<br />Tous deux des bosseurs, l&rsquo;un comme l&rsquo;autre sont r&eacute;put&eacute;s pour leur rigueur. Surtout, lorsqu&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;accomplir leur mission. Mais, &agrave; la diff&eacute;rence de l&rsquo;ex-officier du KGB, le Pr Mahamane Kalil Ma&iuml;ga sourit beaucoup. Un sourire qui cache mal son caract&egrave;re bien tremp&eacute;. Il ne badine pas avec le travail. Tous ceux qui s&rsquo;y sont essay&eacute;s ont fini par faire les frais de leur &laquo; imprudence &raquo;. La preuve : depuis ses d&eacute;buts de carri&egrave;re, il n&rsquo;a jamais accept&eacute; d&rsquo;&ecirc;tre li&eacute; &agrave; la gestion. Une strat&eacute;gie qui s&rsquo;est pr&eacute;sent&eacute;e efficace. Tr&egrave;s efficace pendant 30 ans. D&rsquo;o&ugrave;, son niet cat&eacute;gorique de ne pas s&rsquo;impliquer dans la gestion de l&rsquo;Administration du Point G. <br /></span></p>
<p><span style="font-size: x-small;">Les gestes hauts et forts le Pr mart&egrave;le : &laquo; mes besoins annuels ont &eacute;t&eacute; exprim&eacute;s. Mais nul n&rsquo;a &eacute;t&eacute; satisfait &raquo;. Avant de d&eacute;plorer : &laquo; la contribution de l&rsquo;Etat pour les soins des dialys&eacute;s est d&eacute;tourn&eacute;s &agrave; d&rsquo;autres fins. Pour la raison qu&rsquo;il y a des gens qui ne veulent pas que les malades recouvrent la sant&eacute; &agrave; cause de leurs int&eacute;r&ecirc;ts sordides &raquo;.  <br /></span></p>
<p><span style="font-size: x-small;">R&eacute;put&eacute; pour sa discr&eacute;tion de Sioux, mais aussi pour sa l&eacute;gendaire g&eacute;n&eacute;rosit&eacute;, Kalil &ndash;comme l&rsquo;appel les malades du rein &ndash;a fait de la n&eacute;phrologie au Mali, une r&eacute;f&eacute;rence en dialyse dans le monde.<br /></span></p>
<p><span style="font-size: x-small;">Gr&acirc;ce au Pr Kalil Ma&iuml;ga qui a &eacute;t&eacute; la premi&egrave;re personne &agrave; r&eacute;aliser la transplantation des reins en Allemagne et avec l&rsquo;appui de l&rsquo;Assembl&eacute;e Nationale, la dialyse dans notre pays est gratuite. Toute chose qui fait que les dialys&eacute;s que nous avons rencontr&eacute;, hier, &agrave; la n&eacute;phrologie du Point G et qui subissent les soins, depuis plus de 10 ans voient au Pr Kalil un ange. Surtout que le nombre de dialys&eacute; augmente d&rsquo;ann&eacute;e en ann&eacute;e. De 170 par an les s&eacute;ances de dialyse se chiffrent, aujourd&rsquo;hui, &agrave; 15.000.<br /></span></p>
<p><span style="font-size: x-small;">Depuis sa nomination &agrave; la t&ecirc;te de la n&eacute;phrologie du Point G, le Pr Kalil s&rsquo;est fix&eacute; trois devises : la valeur professionnelle pour les maliens mais aussi pour tout le monde. Ce sacerdoce, est, en phase d&rsquo;&ecirc;tre gagn&eacute;. Surtout qu&rsquo;il ambitionne de r&eacute;aliser dans notre pays la transplantation des reins chez les malades. Mais, depuis septembre 2011, le Professeur attend, impatiemment, les mat&eacute;riels du nouveau bloc op&eacute;ratoire de la n&eacute;phrologie financ&eacute; &agrave; hauteur de 360 millions de nos francs par l&rsquo;Etat.<br />Actuellement, le professeur encadre la quatri&egrave;me g&eacute;n&eacute;ration de jeunes m&eacute;decins qu&rsquo;il perfectionne en dialyse. <br /></span></p>
<p><span style="font-size: x-small;">Bien plus, avec son arriv&eacute;e au Point G, le niveau de reconnaissance de la n&eacute;phrologie  a &eacute;t&eacute; relev&eacute; malgr&eacute; la pauvret&eacute;  du Mali. Un bilan &eacute;logieux. D&rsquo;autant, que le Pr Mahamane Kalil est, aujourd&rsquo;hui, une r&eacute;f&eacute;rence en n&eacute;phrologie, au niveau de l&rsquo;instance de la Banque Mondiale. <br />Autant de facteurs qui ont contribu&eacute; &agrave; donner de l&rsquo;espoir au dialys&eacute;s dans notre pays. Des prouesses qui font, qu&rsquo;aujourd&rsquo;hui, le Pr Mahamane Kalil de la n&eacute;phrologie du Point G dit tout haut ce que les responsables de l&rsquo;Administration de l&rsquo;h&ocirc;pital disent tout bas dans la gestion des fonds du centre hospitalier universitaire : &laquo; je ne fait pas partie de la gestion et de l&rsquo;Administration hospitali&egrave;re du Point G &raquo;, s&rsquo;insurge-t-il. Mais avec s&eacute;r&eacute;nit&eacute;, il ajoute : &laquo; le  DG de l&rsquo;H&ocirc;pital et son Adjoint sont les responsables de la gestion &raquo;. Avant de conclure : &laquo; Si vous-&ecirc;tes entre les requins, faites tous pour ne pas saigner &raquo;.<br /><strong>Jean pierre James</strong></p>]]> </content:encoded>
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<title>Corruption au Mali :Un mode de vie</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/corruption-au-mali-un-mode-de-vie-22776.html</link>
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<pubDate>Tue, 19 Apr 2011 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p><span><span style=color: #333399"><em><strong>La corruption qui gangr&egrave;ne tous les secteurs de la vie publique dans notre pays est de nos jours devenue un mode de fonctionnement normal. </strong></em></span></span></p>
<p><span>Le mauvais exemple venant tr&egrave;s souvent des milieux les plus nantis.</span></p>
<p><span>A quoi bon se bercer d&rsquo;illusions ! "Au Mali, tous, nous sommes corrompus", fait remarquer cette dame qui tient un "chantier" et un restaurant dans sa propre maison. </span></p>
<p><span>"Ici, c&rsquo;est comme &ccedil;a", explique pour sa part cet homme d&rsquo;affaires pr&eacute;cisant m&ecirc;me que, "c&rsquo;est une sp&eacute;cificit&eacute; malienne&hellip; Bouffer, c&rsquo;est devenu normal". </span></p>
<p><span>La corruption qui grippe tous les rouages de la vie du pays, et plus particuli&egrave;rement l&rsquo;administration, est devenue un mode de fonctionnent normal. </span></p>
<p><span>Ainsi, selon ce jeune fonctionnaire, g&eacute;om&egrave;tre charg&eacute; du relev&eacute; de terrains qui doivent &ecirc;tre morcel&eacute;s, discutant avec l&rsquo;un de ses amis : "Tu sais le travail marche mal&hellip;", se plaint-il. "Mais, s&rsquo;&eacute;tonne l&rsquo;ami, tu es toujours fonctionnaire ?" Sa r&eacute;ponse est r&eacute;v&eacute;latrice : "Oui, mais il n&rsquo;y a pas assez de clients". <br />Pour lui, son travail ne consiste pas &agrave; effectuer une t&acirc;che pour laquelle il per&ccedil;oit un salaire de l&rsquo;Etat, mais &agrave; faire des affaires en faisant payer une certaine somme d&rsquo;argent &agrave; chaque "client" qui a besoin d&rsquo;un relev&eacute;.</span></p>
<p><span>Au Mali, en effet, dans les services publics, tout se paye et rares sont ceux qui le contestent. <br />Chacun sait que, pour obtenir des march&eacute;s ou certains documents administratifs, il faut payer... <br />Pour r&eacute;ussir un concours ou obtenir un dipl&ocirc;me, il est plus s&ucirc;r, dans de tr&egrave;s nombreux cas, d&rsquo;avoir un parent pourvu de moyens suffisants pour amadouer les professeurs.<br />Tour &agrave; tour, corrupteurs et corrompus, chacun a sa part de responsabilit&eacute; dans ce fl&eacute;au qu&rsquo;est la corruption. </span></p>
<p><span>Ainsi, ce chauffeur de taxi interrog&eacute; &agrave; propos de l&rsquo;attitude des policiers de la circulation explique : "nous, on pr&eacute;f&egrave;re payer 500 Fcfa ou 1 000 Fcfa au policier que 5 000 Fcfa au GMS". </span></p>
<p><span>Dans l&rsquo;administration, "bouffer, c&rsquo;est devenu normal"<br />La crise &eacute;conomique et financi&egrave;re actuelle a &eacute;tendu ces m&eacute;thodes &agrave; d&rsquo;autres secteurs, chacun cherchant &agrave; compl&eacute;ter ses fins de mois. </span></p>
<p><span>A qui se fier d&eacute;sormais ? <br />Aux m&eacute;decins dont nombre parmi eux, de m&egrave;che avec les pharmaciens de quartier touchent une commission sur les m&eacute;dicaments vendus et allongent sans utilit&eacute; les ordonnances ? <br />A ceux qui prescrivent des examens de laboratoire sans rapport avec la maladie afin d&rsquo;avoir leur pourcentage sur les examens effectu&eacute;s ? </span></p>
<p><span>Aux juges cens&eacute;s d&eacute;fendre les honn&ecirc;tes gens, mais qui ont pris l&rsquo;habitude de se renseigner aupr&egrave;s des avocats avant les proc&egrave;s pour savoir combien sont pr&ecirc;ts &agrave; payer les uns et les autres afin d&rsquo;avoir gain de cause ?</span></p>
<p><span>Aux journaux qui ne cessent de d&eacute;noncer les "d&eacute;tournements de fonds" et la corruption dont usent les partis politiques, mais qui ne sont pas &agrave; l&rsquo;abri de ces pratiques ? </span></p>
<p><span>Nombre de Maliens sont conscients de la perversit&eacute; du ph&eacute;nom&egrave;ne de la corruption et de ses cons&eacute;quences n&eacute;fastes sur le d&eacute;veloppement du pays. </span></p>
<p><span>Englu&eacute;s dans ce syst&egrave;me qui n&rsquo;&eacute;pargne aucun secteur de la vie quotidienne, ils se sentent toutefois impuissants &agrave; le combattre. </span></p>
<p><span>Pour eux, rien ne bougera, si l&rsquo;exemple ne vient pas d&rsquo;en haut. <br />Or, de ce c&ocirc;t&eacute;-l&agrave;, c&rsquo;est le statu quo. <br /><strong>Malick Camara </strong><br /></span></p>]]> </content:encoded>
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<title>Fonds alimentaire du Japon :Malversation et détournement au commissariat à la sécurité alimentaire ((CSA)</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/fonds-alimentaire-du-japon-malversation-et-detournement-au-commissariat-a-la-securite-alimentaire-csa-22756.html</link>
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<pubDate>Tue, 19 Apr 2011 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Guido</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p><span style=font-size: x-small;"><span style="color: rgb(51, 51, 153);"><em><strong>Apr&egrave;s l&rsquo;affaire de d&eacute;tournement du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le palu qui continue, d&rsquo;ailleurs, de faire des victimes, une autre malversation d&eacute;fraie la chronique. Il s&rsquo;agit du Fonds alimentaire Japonais qui serait d&eacute;tourn&eacute; par le Commissariat &agrave; la s&eacute;curit&eacute; alimentaire ((CSA) dirig&eacute; par Mme Lansry Nana Ha&iuml;dara.</strong></em></span></p>
<p>&Agrave; rappeler qu&rsquo;en novembre 2002, le gouvernement a adopt&eacute; la Strat&eacute;gie nationale de s&eacute;curit&eacute; alimentaire visant &agrave; satisfaire les besoins essentiels des populations. Celle-ci comporte notamment des objectifs d&rsquo;augmentation et de diversification de la production agricole, d&rsquo;am&eacute;lioration des revenus des populations et du d&eacute;veloppement de la transformation des produits locaux.</p>
<p>Quant au Commissariat &agrave; la s&eacute;curit&eacute; alimentaire, il &eacute;tait charg&eacute; d&rsquo;&eacute;laborer et d&rsquo;assurer la mise en &oelig;uvre du Programme national de s&eacute;curit&eacute; alimentaire (PNSA) conform&eacute;ment &agrave; cette strat&eacute;gie. Pour la mise en &oelig;uvre de ce programme, le gouvernement japonais a fait des dons en nature au Mali qui sont vendus pour constituer le fonds de contrepartie de l&rsquo;aide alimentaire.</p>
<p>C&rsquo;est ainsi que le Commissariat &agrave; la s&eacute;curit&eacute; alimentaire a b&eacute;n&eacute;fici&eacute; de 2,25 milliards de FCFA pour le financement de cinq projets. Il s&rsquo;agit de la construction de 101 magasins de stockage dans les communes les plus vuln&eacute;rables pour 1,08 milliard de FCFA, du projet d&rsquo;appui pour la mise en &oelig;uvre du PNSA pour 749,75 millions de FCFA, de la formation des membres des comit&eacute;s de gestion des banques de c&eacute;r&eacute;ales pour 250 millions de FCFA, du suivi-&eacute;valuation des banques de c&eacute;r&eacute;ales pour 100 millions de FCFA, et enfin, du projet mara&icirc;cher pour 70 millions de FCFA.</p>
<p>Au lieu d&rsquo;ex&eacute;cuter correctement ce travail pour le bonheur du peuple Malien, le CSA s&rsquo;est malheureusement illustr&eacute; par l&rsquo;inobservation des proc&eacute;dures d&rsquo;ex&eacute;cution des d&eacute;penses publiques, le pr&eacute;l&egrave;vement sur des comptes sans justification, la violation des passations de march&eacute;, l&rsquo;attribution des march&eacute;s &agrave; des entreprises fictives etc.</p>
<p>Le CSA irrespectueux des textes r&eacute;gissant les finances publiques<br />Le rapport 2010 du V&eacute;rificateur g&eacute;n&eacute;ral (V&eacute;gal) r&eacute;v&egrave;le que les proc&eacute;dures r&eacute;gissant l&rsquo;ex&eacute;cution des d&eacute;penses publiques n&rsquo;ont pas &eacute;t&eacute; observ&eacute;es par Mme Lansry Nana Ha&iuml;dara. Curieusement, l&rsquo;un des comptes bancaires ayant re&ccedil;u le fonds de contrepartie de l&rsquo;aide alimentaire japonaise fonctionne avec la seule signature de Mme Lansry Nana Ha&iuml;dara Commissaire &agrave; la s&eacute;curit&eacute; alimentaire. Les v&eacute;rifications ont constat&eacute; que la somme de 28,08 millions de FCFA a &eacute;t&eacute; pr&eacute;lev&eacute;e sur ce compte sans &ecirc;tre justifi&eacute;e.</p>
<p>Violation du code des march&eacute;s publics<br />Le CSA a attribu&eacute; irr&eacute;guli&egrave;rement deux lots de march&eacute;s de construction de 75 magasins, pour un total de 830,27 millions de FCFA. Pis, ces march&eacute;s ont &eacute;t&eacute; accord&eacute;s &agrave; des entrepreneurs qui n&rsquo;avaient pas la qualification requise eu &eacute;gard aux crit&egrave;res d&rsquo;attribution. Selon le rapport, les documents administratifs fournis par ces entrepreneurs n&rsquo;&eacute;taient pas conformes aux sp&eacute;cifications indiqu&eacute;es dans le dossier particulier d&rsquo;appel d&rsquo;offres. Il convient aussi de pr&eacute;ciser que l&rsquo;adjudicataire d&rsquo;un des lots a fourni un certificat de quitus fiscal et une attestation de taxe de logement falsifi&eacute;s.</p>
<p>Par ailleurs, des avenants de montants respectifs de 55 millions et de 35 millions de FCFA ont &eacute;t&eacute; octroy&eacute;s aux entrepreneurs alors qu&rsquo;il n&rsquo;y avait pas eu de modifications dans les travaux et aucune demande n&rsquo;a &eacute;t&eacute; formul&eacute;e par les entrepreneurs. Les ch&egrave;ques ayant servi &agrave; payer un des avenants ont &eacute;t&eacute; libell&eacute;s &agrave; l&rsquo;ordre du chef service financier du CSA et non &agrave; l&rsquo;ordre de l&rsquo;entreprise. Le montant total pay&eacute; sur ces avenants s&rsquo;&eacute;l&egrave;ve &agrave; 29,5 millions de CFA.</p>
<p>&Agrave; signaler que deux autres lots de march&eacute;s pour la construction de 11 magasins &agrave; 155,79 millions de FCFA ont &eacute;t&eacute; attribu&eacute;s de gr&eacute; &agrave; gr&eacute; et sans l&rsquo;autorisation de la DGMP. Six de ces magasins ne sont toujours pas fonctionnels. Pourtant, leur construction attribu&eacute;e &agrave; l&rsquo;entreprise Construction G&eacute;n&eacute;rale des Travaux aurait d&ucirc; faire l&rsquo;objet de r&eacute;ception provisoire, depuis novembre 2008. De plus, une partie du montant du march&eacute; soit 66,91 millions de FCFA (43%), a d&eacute;j&agrave; &eacute;t&eacute; pay&eacute;e.</p>
<p>&Agrave; suivre dans nos prochaines parutions, les d&eacute;penses effectu&eacute;es sur les fonds allou&eacute;s pour la mise en &oelig;uvre du Programme national de s&eacute;curit&eacute; alimentaire (PNSA), la formation des membres des comit&eacute;s de gestion des banques de c&eacute;r&eacute;ales, le suivi-&eacute;valuation des banques de c&eacute;r&eacute;ales, le d&eacute;tournement des fonds allou&eacute;s au projet mara&icirc;cher.</p>
<p>La question qu&rsquo;on se pose est de savoir si le gouvernement japonais va laisser cette situation pourrir. Acceptera-t-il que son don destin&eacute; aux populations soit d&eacute;tourn&eacute; par le CSA sans que l&rsquo;&Eacute;tat malien ne prenne des sanctions contre les fautifs?<br /><strong>Ahmadou Ma&iuml;ga</strong></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Direction Nationale des Domaines et du Cadastre :Le Directeur accusé d’affairisme, de clientélisme et de spoliation</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/direction-nationale-des-domaines-et-du-cadastre-le-directeur-accuse-d%25e2%2580%2599affairisme-de-clientelisme-et-de-spoliation-22740.html</link>
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<pubDate>Tue, 19 Apr 2011 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Potentiel</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class=MsoNoSpacing" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><b style="mso-bidi-font-weight: normal"><i style="mso-bidi-font-style: normal"><span style="font-size: 10pt; color: #002060; font-family: "Arial","sans-serif">Malgr&eacute; la place de choix qu&rsquo;elle occupe dans notre &eacute;conomie, la Direction Nationale des domaines et du cadastre reste confront&eacute;e &agrave; une mauvaise gouvernance, eu &eacute;gard au comportement de M. Boubacar Kadjigu&eacute; Coulibaly dit Moriba, Directeur National. En cause les primes <o:p></o:p></span></i></b></p>
<p class="MsoNoSpacing" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><b style="mso-bidi-font-weight: normal"><span style="font-size: 10pt; font-family: "Arial","sans-serif"><o:p> </o:p></span></b></p>
<p class="MsoNoSpacing" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-size: 10pt; font-family: "Arial","sans-serif">Le service des domaines est le 3<sup>&egrave;me</sup> pourvoyeur<span>  </span>des recettes de l&rsquo;Etat apr&egrave;s la douane et les imp&ocirc;ts. En guise de motivation, un arr&ecirc;t&eacute; interminist&eacute;riel pr&eacute;voit des primes sur les recettes en cas de r&eacute;sultats satisfaisants <span> </span>tout comme dans tous les services de l&rsquo;assiette. Faute d&rsquo;une application impartiale de la part du Directeur National, Boubacar Kadjigu&eacute; Coulibaly, la dynamique de l&rsquo;atteinte des objectifs amorc&eacute;e depuis 2 ans, risque de s&rsquo;estomper. Sorti <span> </span>du placard, malgr&eacute; la m&eacute;fiance de la plupart des cadres du service par l&rsquo;ex Ministre Gakou, Boubacar Coulibaly n&rsquo;a pas tard&eacute; &agrave; confirmer les craintes. Sa gestion approximative des affaires courantes a fini par instaurer un climat d&eacute;l&eacute;t&egrave;re entre lui et le syndicat. La go&ucirc;te d&rsquo;eau qui a fait d&eacute;border le vase est le partage de primes de recette de 2009. Selon les responsables du syndicat, le directeur, en violation de l&rsquo;arr&ecirc;t&eacute; instaurant la prime, se serait permis une d&eacute;rogation de payement. Sans aucun document reconnu comme support de partage, le puissant Directeur National, fort du soutien de son ministre, se serait permis une distribution affinitaire en fonction de la t&ecirc;te des agents et de son humeur. C&rsquo;est pourquoi, malgr&eacute; la demande du syndicat, il n&rsquo;est pas parvenu jusque l&agrave; &agrave; les remettre la d&eacute;cision ayant servi de support au partage.</span></p>
<p class="MsoNoSpacing" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-size: 10pt; font-family: "Arial","sans-serif"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNoSpacing" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-size: 10pt; font-family: "Arial","sans-serif">Pour le syndicat, la violation de l&rsquo;arr&ecirc;t&eacute; Interminist&eacute;riel N&deg;03-2902/MDEAF-MEF en date du 31 D&eacute;cembre 2003, constitue un frein &agrave; l&rsquo;encouragement des agents dans leur travail de tous les jours. </span></p>
<p class="MsoNoSpacing" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-size: 10pt; font-family: "Arial","sans-serif"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNoSpacing" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-size: 10pt; font-family: "Arial","sans-serif">Allergique au dialogue avec le syndicat, il ne se donne pas la peine de r&eacute;pondre aux diff&eacute;rentes correspondances du syndicat. Tr&egrave;s frustr&eacute;s par ce comportement digne d&rsquo;un autre temps de leur 1<sup>er</sup> responsable, les agents &eacute;tudient actuellement des voies appropri&eacute;es pour se faire entendre des plus hautes autorit&eacute;s. En attendant, ils d&eacute;noncent l&rsquo;affairisme, le client&eacute;lisme et la spoliation des agents de leurs primes<span>  </span>de r&eacute;compense bien m&eacute;rit&eacute;es. Signe du malaise entre le Directeur et ses agents, des tracts auraient m&ecirc;me fait leur apparition au sein du service. Une premi&egrave;re depuis l&rsquo;av&egrave;nement de la d&eacute;mocratie. </span></p>
<p class="MsoNoSpacing" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-size: 10pt; font-family: "Arial","sans-serif"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNoSpacing" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-size: 10pt; font-family: "Arial","sans-serif">Pendant que les pauvres agents font l&rsquo;objet de traitement arbitraire, le DG est entrain de se taper des grosses villas dans les quartiers hupp&eacute;s de Bamako. La liste compl&egrave;te de ces villas et des voitures hors classes du Directeur National des domaines et du cadastre Boubacar Kardjigu&eacute; Coulibaly dit Moriba, dans nos prochaines parutions.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNoSpacing" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-size: 10pt; font-family: "Arial","sans-serif">A suivre&hellip;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNoSpacing" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><b style="mso-bidi-font-weight: normal"><span style="font-size: 10pt; font-family: "Arial","sans-serif">Lemzo Diallo <span> </span><span>  </span><span>  </span><span>  </span><o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Magouille et corruption autour des  40 000 tonnes de sucre de Sukala :Près de 2 milliards FCFA de pots&#45;de vin destinés aux agents de l&amp;apos;Etat</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/magouille-et-corruption-autour-des-40-000-tonnes-de-sucre-de-sukala-pres-de-2-milliards-fcfa-de-pots-de-vin-destines-aux-agents-de-letat-22580.html</link>
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<pubDate>Fri, 15 Apr 2011 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Indépendant</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class=MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt"><span><b><i style="mso-bidi-font-style: normal"><span style="color: #002060; line-height: 115%; font-family: "Arial","sans-serif">Apr&egrave;s avoir dissout le gouvernement<span>  </span>Modibo Sidib&eacute;, voici que le pr&eacute;sident ATT vient d'abroger, mercredi 13 avril, en Conseil des ministres, les d&eacute;crets de nomination des Directeurs des Finances et du Mat&eacute;riel (DFM, ex-DAF) de l'ensemble des d&eacute;partements minist&eacute;riels. C'est dire que la machine anticorruption est en train d'&ecirc;tre, elle-m&ecirc;me, d&eacute;verrouill&eacute;e. De quoi faire maintenant la lumi&egrave;re sur les 5,6 milliards FCFA r&eacute;colt&eacute;s de la vente des 40 000 tonnes de sucre de Sukala-SA. Quand on sait que pas moins de 2 milliards FCFA de cette manne sont destin&eacute;s aux bienheureux fonctionnaires qui ont facilit&eacute; l'octroi de ce juteux march&eacute;. L'Ind&eacute;pendant a ouvert l'enqu&ecirc;te.</span></i></b></span><b><i style="mso-bidi-font-style: normal"><span style="font-size: 10pt; color: #002060; line-height: 115%; font-family: "Arial","sans-serif"><o:p></o:p></span></i></b></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt"><span><span style="line-height: 115%; font-family: "Arial","sans-serif">En tout cas, la soci&eacute;t&eacute; d'&eacute;conomie mixte Sukala-SA n'est pas partie prenante dans cette affaire qui est en train de diviser profond&eacute;ment le monde des op&eacute;rateurs &eacute;conomiques maliens. C'est dire que la magouille et la corruption autour du sucre sont en train de rendre son prix inaccessible pour nos maigres bourses. </span></span><span style="font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: "Arial","sans-serif"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt"><span><span style="line-height: 115%; font-family: "Arial","sans-serif">Aux dires de certaines mauvaises langues, sur chaque kilogramme de sucre de Sukala vendu sur le march&eacute;, des agents de l'Etat percevraient 50 FCFA. Ce qui fait pour l'ensemble des 40 000 tonnes de sucre (pour l'ann&eacute;e 2011) produits par Sukala-SA, un total de 2 milliards FCFA qui atterrissent paisiblement dans les poches de certains agents de l'Etat tapis quelque part dans l'ombre. Incognito ?</span></span><span style="font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: "Arial","sans-serif"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt"><span><span style="line-height: 115%; font-family: "Arial","sans-serif"><span> </span>Au moment o&ugrave; leur compte en banque ne cesse de se renflouer. Et cela au d&eacute;triment du consommateur &agrave; qui l'on a toujours fait croire que le prix du sucre continue de rench&eacute;rir sur le march&eacute; international. C'est apparemment une politique de cupidit&eacute; qui vient d'&ecirc;tre d&eacute;couverte &agrave; travers le prix de vente du sucre de Sukala qui est quand m&ecirc;me produit au Mali. </span></span><span style="font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: "Arial","sans-serif"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt"><span><span style="line-height: 115%; font-family: "Arial","sans-serif">Toute la production de l'unit&eacute; industrielle pour l'ann&eacute;e 2011 a &eacute;t&eacute; d&eacute;j&agrave; achet&eacute;e au prix de 360 FCFA le kilo. Il est revendu au consommateur malien &agrave; 500 FCFA au minimum. M&ecirc;me &agrave; ce prix-l&agrave;, la diff&eacute;rence entre le prix carreau usine et le prix de vente au consommateur est de 140 FCFA. Ce qui fait un total de 5,6 milliards FCFA que des op&eacute;rateurs &eacute;conomiques et des agents de l'Etat se partageraient, aux dires d'un op&eacute;rateur &eacute;conomique qui a requis l'anonymat.<span>  </span></span></span><span style="font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: "Arial","sans-serif"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt"><span><span style="line-height: 115%; font-family: "Arial","sans-serif"><span> </span>Selon cet op&eacute;rateur &eacute;conomique, qui travaille depuis longtemps avec Sukala-SA, il n'est pas normal que le kilo de sucre produit &agrave; Sukala soit achet&eacute; &agrave; l'usine &agrave; 360 FCFA pour &ecirc;tre, ensuite, revendu &agrave; 500 FCFA au consommateur malien. </span></span><span style="font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: "Arial","sans-serif"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt"><span><span style="line-height: 115%; font-family: "Arial","sans-serif">Toujours d'apr&egrave;s cet op&eacute;rateur &eacute;conomique, le kilo de sucre de Sukala doit &ecirc;tre c&eacute;d&eacute; au consommateur malien &agrave; 450 FCFA au lieu de 500 FCFA comme c'est le cas suite &agrave; une d&eacute;cision du minist&egrave;re de l'Industrie, des Investissements et du Commerce. Pour ces motifs et selon cet op&eacute;rateur &eacute;conomique, l'ancien ministre de l'Industrie, des Investissements et du Commerce, Ahmadou Abdoulaye Diallo, a tout simplement annul&eacute; le Protocole d'accord qui liait Sukala-SA au Groupement de quatre op&eacute;rateurs &eacute;conomiques sur la commercialisation du sucre. </span></span><span style="font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: "Arial","sans-serif"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt"><span><span style="line-height: 115%; font-family: "Arial","sans-serif">Du c&ocirc;t&eacute; de Sukala-SA, les Chinois de la soci&eacute;t&eacute; Clect, actionnaire majoritaire, ne sont pas non plus contents du trop gros b&eacute;n&eacute;fice qu'ils voient r&eacute;alis&eacute;s, en quelque sorte, &agrave; leur d&eacute;triment, voire sur leur dos. Ils veulent, eux-aussi, avoir leur part dans l&eacute; b&eacute;n&eacute;fice r&eacute;alis&eacute;. Surtout qu'ils s'inqui&egrave;tent &eacute;galement du fait que le ministre en question a unilat&eacute;ralement le protocole en question. R&eacute;sultat : la Cour de Justice de l'Uemoa a &eacute;t&eacute; saisie, il y a de cela deux mois, afin d'annuler cette d&eacute;cision prise du temps du ministre Ahamdou Abdoulaye Diallo. Alors que, juste avant cette d&eacute;cision, c'&eacute;tait<span>  </span>quatre gros commer&ccedil;ants, &agrave; savoir Bakor&egrave; Sylla (GGB), Modibo K&eacute;&iuml;ta (GDCM), Amadou Djigu&eacute; (Djigu&eacute;-SA) et Abdoulaye Niang qui assurait la commercialisation du sucre de Sukala sur toute l'&eacute;tendue du territoire national.</span></span><span style="font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: "Arial","sans-serif"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt"><span><span style="line-height: 115%; font-family: "Arial","sans-serif">En annulant ce protocole, le ministre Ahmadou Abdoulaye Diallo a ouvert la voie aux interrogations sur le prix r&eacute;el auquel le sucre de Sukala doit &ecirc;tre c&eacute;d&eacute; au consommateur. Et sur la destination r&eacute;elle de ces &eacute;normes profits r&eacute;alis&eacute;s sur les 40 000 tonnes de sucre de cette unit&eacute;. O&ugrave; vont les b&eacute;n&eacute;fices r&eacute;alis&eacute;s ?</span></span><span style="font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: "Arial","sans-serif"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt"><span><span style="line-height: 115%; font-family: "Arial","sans-serif">Dans les caisses des op&eacute;rateurs &eacute;conomiques tri&eacute;s sur le volet pour r&eacute;aliser ces plus-values ou dans des poches d'ind&eacute;licats agents de l'Etat? Qu'on pourrait, si tel est le cas, traiter de sangsues. </span></span><span style="font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: "Arial","sans-serif"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt"><span><span style="line-height: 115%; font-family: "Arial","sans-serif">Vivement donc que la v&eacute;rit&eacute; &eacute;clate au grand jour sur la destination et la r&eacute;partition des 2 milliards FCFA r&eacute;troc&eacute;d&eacute;s par les b&eacute;n&eacute;ficiaires de ce juteux march&eacute; de sucre. Afin de d&eacute;noncer ceux qui se sucre (sans jeu de mot) sur le dos du consommateur malien.<span>   </span></span></span><span style="font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: "Arial","sans-serif"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt"><span><span style="line-height: 115%; font-family: "Arial","sans-serif">Affaire &agrave; suivre.</span></span><span style="font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: "Arial","sans-serif"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt"><span><strong><span style="line-height: 115%; font-family: "Arial","sans-serif">Mamadou FOFANA</span></strong></span><span style="font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: "Arial","sans-serif"><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Les responsables de l’Hôpital du Point&#45;G  sur des braises :12,74 millions F CFA  comme frais de réparation d’un véhicule… Un trou de 282 millions F CFA</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/les-responsables-de-l%25e2%2580%2599hopital-du-point-g-sur-des-braises-1274-millions-f-cfa-comme-frais-de-reparation-d%25e2%2580%2599un-vehicule%25e2%2580%25a6-un-trou-de-282-millions-f-cfa-22408.html</link>
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<pubDate>Wed, 13 Apr 2011 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Combat</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class=MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt"><span><b style="mso-bidi-font-weight: normal"><i style="mso-bidi-font-style: normal"><span style="color: #002060; line-height: 115%; font-family: "Arial","sans-serif">La situation qui pr&eacute;vaut aujourd&rsquo;hui au Centre Hospitalier Universitaire du Point G est sans appel : l&rsquo;hosto se trouve en rupture de stocks sans pr&eacute;c&eacute;dent de s&eacute;rums, cons&eacute;quence d&rsquo;une gestion tr&egrave;s controvers&eacute;e. A titre illustratif : Les frais de r&eacute;paration du v&eacute;hicule du Directeur Adjoint ont &eacute;t&eacute; pris en charge pour un montant de 12,74 millions de F CFA. Et ceci n&rsquo;est que la partie visible de l&rsquo;iceberg. Ce sont les patients qui payent la note.</span></i></b></span><b style="mso-bidi-font-weight: normal"><i style="mso-bidi-font-style: normal"><span style="font-size: 10pt; color: #002060; line-height: 115%; font-family: "Arial","sans-serif"><o:p></o:p></span></i></b></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt"><span><span style="line-height: 115%; font-family: "Arial","sans-serif">Notre confr&egrave;re &laquo; les Echos &raquo;, en d&eacute;non&ccedil;ant dans sa livraison du mardi<span>  </span>une rupture de stocks de s&eacute;rum &agrave; l&rsquo;H&ocirc;pital du Point G, ne croyait pas si bien dire. C&rsquo;est la r&eacute;sultante d&rsquo;un trou de caisse de 282 millions de francs CFA... Au point de provoquer un manque criard de s&eacute;rums glucos&eacute; et sal&eacute;. </span></span><span style="font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: "Arial","sans-serif"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt"><span><span style="line-height: 115%; font-family: "Arial","sans-serif">A l&rsquo;origine de cette rupture de stocks au Centre Universitaire Hospitalier du Point G, en effet se trouvent la mauvaise gestion, la surfacturation &agrave; la pelle, le d&eacute;tournement de fonds par les responsables. Auxquels s&rsquo;ajoutent des d&eacute;penses injustifi&eacute;es et le changement des r&egrave;gles de comptabilisation, d&rsquo;ann&eacute;e en ann&eacute;e. </span></span><span style="font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: "Arial","sans-serif"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt"><span><span style="line-height: 115%; font-family: "Arial","sans-serif">A en croire nos sources, les gestionnaires de l&rsquo;h&ocirc;pital ont pouss&eacute; la complicit&eacute; jusqu&rsquo;&agrave; se beurrer sur les caisses de l&rsquo;Etat. Le gouffre financier ainsi creus&eacute; au niveau de ce centre hospitalier d&eacute;passe l&rsquo;entendement. D&rsquo;o&ugrave; un d&eacute;but de paralysie de la structure.</span></span><span style="font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: "Arial","sans-serif"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt"><span><span style="line-height: 115%; font-family: "Arial","sans-serif"><span> </span>Du coup, le service des dialyses fait face &agrave; une rupture de stocks de s&eacute;rums. Au point que les malades, eux-m&ecirc;mes d&eacute;lient les cordons de la bourse pour &ecirc;tre pris en charge. </span></span><span style="font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: "Arial","sans-serif"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt"><span><span style="line-height: 115%; font-family: "Arial","sans-serif">En clair, l&rsquo;H&ocirc;pital du Point G dans son histoire n&rsquo;a jamais connu une telle h&eacute;morragie financi&egrave;re. Pendant 3 ans, les caisses ont coul&eacute;. R&eacute;sultat : les d&eacute;tournements n&rsquo;ont pas &eacute;t&eacute; comptabilis&eacute;s en dizaines de millions. Mais en centaines de millions de nos francs.</span></span><span style="font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: "Arial","sans-serif"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt"><span><span style="line-height: 115%; font-family: "Arial","sans-serif">Les dialys&eacute;s pour soit, le personnel soignant pour le diable</span></span><span style="font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: "Arial","sans-serif"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt"><span><span style="line-height: 115%; font-family: "Arial","sans-serif">L&rsquo;H&ocirc;pital du Point G n&rsquo;a pas seulement perdu de sa superbe. Il a &eacute;t&eacute; vid&eacute; de son &acirc;me, vendu au diable. Et pour cause : jamais, les gaffes au sein de l&rsquo;hosto n&rsquo;ont atteint un tel degr&eacute;.</span></span><span style="font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: "Arial","sans-serif"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt"><span><span style="line-height: 115%; font-family: "Arial","sans-serif">Jug&eacute;, pourtant, comme le seul centre strat&eacute;gique par les autorit&eacute;s sanitaires de notre pays dans le traitement de la maladie des reins et la purification du sang, la n&eacute;phrologie du Point G n&rsquo;a pas &eacute;chapp&eacute; &agrave; l&rsquo;app&eacute;tit vorace des responsables de l&rsquo;administration de l&rsquo;H&ocirc;pital.</span></span><span style="font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: "Arial","sans-serif"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt"><span><span style="line-height: 115%; font-family: "Arial","sans-serif">Par petite touche, indiquent nos sources (sur la base d&rsquo;un document dont nous avons<span>  </span>copie), ils ont &laquo; suc&eacute; &raquo; les caisses, &eacute;rig&eacute; le n&eacute;potisme en mode de gestion. L&rsquo;espoir tant suscit&eacute; aupr&egrave;s des dialys&eacute;s, a vir&eacute; au cauchemar. Un flop magistral. </span></span><span style="font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: "Arial","sans-serif"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt"><span><span style="line-height: 115%; font-family: "Arial","sans-serif">R&eacute;put&eacute; comme l&rsquo;unique centre hospitalier le mieux dot&eacute;<span>  </span>en dialyseur au Mali, l&rsquo;H&ocirc;pital du Point G a vite fait de taire ses ambitions. Raison invoqu&eacute;e par nos sources : l&rsquo;utilisation des fonds et des recettes de la structure &agrave; d&rsquo;autres fins. Estim&eacute;es &agrave; 282 millions de francs CFA, celles-ci auraient fondues comme du beurre au soleil. Ce n&rsquo;est pas tout.<span>   </span></span></span><span style="font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: "Arial","sans-serif"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt"><span><span style="line-height: 115%; font-family: "Arial","sans-serif">M&ecirc;me, le non-reversement des recettes de pharmacie, signalent nos sources, pour un montant de 67,853 millions de francs CFA et la falsification des souches de re&ccedil;us ne sont pas de nature &agrave; temp&eacute;rer les curiosit&eacute;s. </span></span><span style="font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: "Arial","sans-serif"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt"><span><span style="line-height: 115%; font-family: "Arial","sans-serif">Autres gaffes relev&eacute;es dans la gestion des responsables du Point G : le d&eacute;passement d&rsquo;un montant de 7,937 millions dans l&rsquo;ex&eacute;cution du march&eacute; de fourniture de consommables sp&eacute;cifiques &agrave; l&rsquo;unit&eacute; de dialyse et la non-livraison de l&rsquo;appareil d&rsquo;Echographie vasculaire avec sondes. Aussi, un montant de 4,5 millions vers&eacute; par un fournisseur, pour la prise en charge des frais de d&eacute;placement de trois personnes &agrave; une foire-exposition, n&rsquo;a pas &eacute;t&eacute; justifi&eacute;. Autant de flous artistiques qui ont permis aux responsables de l&rsquo;Administration du Point G de d&eacute;guster les fonds de l&rsquo;H&ocirc;pital &agrave; la petite cuill&egrave;re.</span></span><span style="font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: "Arial","sans-serif"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt"><span><span style="line-height: 115%; font-family: "Arial","sans-serif">Aussi, le march&eacute; relatif &agrave; l&rsquo;installation d&rsquo;&eacute;quipements au Bloc Op&eacute;ratoire et &agrave; la formation de quatre techniciens n&rsquo;a pas &eacute;t&eacute; ex&eacute;cut&eacute; alors que le montant de 104,37 millions de francs CFA a &eacute;t&eacute;, int&eacute;gralement, pay&eacute; &agrave; cet effet. </span></span><span style="font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: "Arial","sans-serif"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt"><span><span style="line-height: 115%; font-family: "Arial","sans-serif">S&rsquo;y ajoutent des commandes par anticipation des mat&eacute;riels pour un montant de 60,86 millions de francs CFA. Pire, la boite de fistule a &eacute;t&eacute; lou&eacute;e avec le Cabinet m&eacute;dical &laquo; Promenade des Angevins &raquo; &agrave; 1 million de francs CFA, en l&rsquo;absence d&rsquo;un contrat de prestation. Est-ce &agrave; dire que les b&eacute;n&eacute;ficiaires de ces prestations sont des proches des seigneurs de l&rsquo;H&ocirc;pital du Point G ?</span></span><span style="font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: "Arial","sans-serif"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt"><span><span style="line-height: 115%; font-family: "Arial","sans-serif">En somme, la caisse de l&rsquo;H&ocirc;pital du Point G est g&eacute;r&eacute;e en dehors des circuits de la comptabilit&eacute;. Les frais de r&eacute;paration du v&eacute;hicule du Directeur Adjoint ont &eacute;t&eacute; pris en charge pour un montant de 12,74 millions, suite &agrave; un accident mortel commis par un chauffeur non employ&eacute; par l&rsquo;h&ocirc;pital. De m&ecirc;me que ceux d&rsquo;un particulier pour une enveloppe de 1,75 millions. </span></span><span style="font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: "Arial","sans-serif"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt"><span><span style="line-height: 115%; font-family: "Arial","sans-serif">Au m&ecirc;me moment, il n&rsquo;y a aucun suivi de la r&eacute;alit&eacute; des versements. Un seul exemple cit&eacute; par nos sources : la non justification de la somme de 637.276 francs CFA repr&eacute;sentant l&rsquo;&eacute;cart entre le mandat admis au Tr&eacute;sor et la prime d&rsquo;assurance relative &agrave; trois v&eacute;hicules. </span></span><span style="font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: "Arial","sans-serif"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt"><span><span style="line-height: 115%; font-family: "Arial","sans-serif">Par ailleurs, le Dirlo du Point G a pay&eacute;, sans base juridique, la somme de 1,72 million &agrave; des personnes &eacute;trang&egrave;res de l&rsquo;H&ocirc;pital. Aussi, il a pay&eacute; (encore !) sans base l&eacute;gale le montant de 12 millions &agrave; la commission de suivi et de contr&ocirc;le des recettes. </span></span><span style="font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: "Arial","sans-serif"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt"><span><span style="line-height: 115%; font-family: "Arial","sans-serif">La &laquo; mangecratie &raquo; &agrave; ciel ouvert</span></span><span style="font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: "Arial","sans-serif"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt"><span><span style="line-height: 115%; font-family: "Arial","sans-serif">Quant au logiciel de comptabilit&eacute;-mati&egrave;res destin&eacute;s aux ordinateurs de l&rsquo;H&ocirc;pital et au serveur, il s&rsquo;est envol&eacute;. Comme par magie. Et sans explication. D&rsquo;o&ugrave; la falsification abusive des souches de re&ccedil;us, la non justification des d&eacute;penses, le double paiement des factures et des frais d&rsquo;h&eacute;bergement d&rsquo;un montant de 415.000F CFA et l&rsquo;inexistence de num&eacute;ros sur les factures et les re&ccedil;us de paiement. </span></span><span style="font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: "Arial","sans-serif"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt"><span><span style="line-height: 115%; font-family: "Arial","sans-serif">Bien plus, des mat&eacute;riels informatiques pour un montant de 1,70 million et des lunettes corrig&eacute;es pour 165.000F CFA ont &eacute;t&eacute; achet&eacute;s, mais n&rsquo;ont jamais &eacute;t&eacute; identifi&eacute;s. </span></span><span style="font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: "Arial","sans-serif"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt"><span><span style="line-height: 115%; font-family: "Arial","sans-serif">Mais, les responsables du Point G s&rsquo;en d&eacute;fendent sans convaincre. Pour eux, la livraison de ces mat&eacute;riels est en retard. Une hypoth&egrave;se rejet&eacute;e par les enqu&ecirc;teurs qui ont s&eacute;journ&eacute; &agrave; la direction du Point G. Avec la preuve par l&rsquo;&eacute;preuve. A les en croire, toutes ces prestations ont &eacute;t&eacute; d&eacute;tourn&eacute;es. </span></span><span style="font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: "Arial","sans-serif"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt"><span><span style="line-height: 115%; font-family: "Arial","sans-serif">Mais pour les satrapes<span>  </span>du Point G, les lots de mat&eacute;riels ont &eacute;t&eacute; livr&eacute;s par la suite.</span></span><span style="font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: "Arial","sans-serif"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt"><span><span style="line-height: 115%; font-family: "Arial","sans-serif">S&rsquo;agissant des ressources humaines, c&rsquo;est le branle-bas. Les t&acirc;ches et responsabilit&eacute;s entre les caissiers du Bureau des entr&eacute;es et la comptabilit&eacute; ne sont pas d&eacute;finies. </span></span><span style="font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: "Arial","sans-serif"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt"><span><span style="line-height: 115%; font-family: "Arial","sans-serif">En outre, les enqu&ecirc;teurs ont pr&eacute;cis&eacute; que les besoins pour les d&eacute;penses de mat&eacute;riels ne sont pas exprim&eacute;s. De m&ecirc;me, les march&eacute;s et les contrats sont attribu&eacute;s &agrave; des personnes ne remplissant pas les conditions. Avec comme mot d&rsquo;ordre : &laquo; bouffe et tais-toi, s&rsquo;il en reste la nation pourra en b&eacute;n&eacute;ficier &raquo;. </span></span><span style="font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: "Arial","sans-serif"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt"><span><span style="line-height: 115%; font-family: "Arial","sans-serif">Du c&ocirc;t&eacute; des d&eacute;penses, les irr&eacute;gularit&eacute;s relev&eacute;es frisent le dol. Elles sont plus criardes les unes que les autres. L&rsquo;&eacute;chec est cuisant et le revers cinglant.</span></span><span style="font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: "Arial","sans-serif"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt"><span><span style="line-height: 115%; font-family: "Arial","sans-serif">La direction<span>  </span>du Point G a ex&eacute;cut&eacute; une d&eacute;pense de 2,4 millions de francs CFA par an relative &agrave; l&rsquo;installation, l&rsquo;assistance et la formation du personnel au logiciel PREED. Alors que ce logiciel est pris en charge par la Direction Nationale du Budget. S&rsquo;y ajoute, la non-justification de la formation de deux manipulateurs d&rsquo;&eacute;quipement sp&eacute;cifique de toxicologie.</span></span><span style="font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: "Arial","sans-serif"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt"><span><span style="line-height: 115%; font-family: "Arial","sans-serif">A tout cela, s&rsquo;ajoutent les d&eacute;penses injustifi&eacute;es ou sans justificatifs que le Boss de l&rsquo;H&ocirc;pital du point G brandit comme un &eacute;ventail. Histoire de combler les trous de caisse. </span></span><span style="font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: "Arial","sans-serif"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt"><span><span style="line-height: 115%; font-family: "Arial","sans-serif">Depuis des lustres, l&rsquo;H&ocirc;pital du Point G est au bord du pr&eacute;cipice.</span></span><span style="font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: "Arial","sans-serif"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt"><span><span style="line-height: 115%; font-family: "Arial","sans-serif">Et pire, quand il y a d&eacute;caissement, c&rsquo;est sans rapport avec les besoins r&eacute;els de la structure. En clair, l&rsquo;argent coule de source. Et dans d&rsquo;autres sources. </span></span><span style="font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: "Arial","sans-serif"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt"><span><span style="line-height: 115%; font-family: "Arial","sans-serif">De telles pratiques, indiquent nos sources, ont caus&eacute; une perte s&egrave;che de 282 millions de francs CFA &agrave; l&rsquo;H&ocirc;pital du Point G. Avec &agrave; l&rsquo;appui, une rupture de stocks de s&eacute;rums au niveau de la n&eacute;phrologie. D&rsquo;o&ugrave; le calvaire des dialys&eacute;s qui sont oblig&eacute;s de mettre &agrave; terre pour se procurer du s&eacute;rum et b&eacute;n&eacute;ficier de soins.</span></span><span style="font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: "Arial","sans-serif"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt"><span><span style="line-height: 115%; font-family: "Arial","sans-serif">Face &agrave; cette situation, des travailleurs que nous avons joints au bigophone t&eacute;moignent : &laquo; depuis tr&egrave;s longtemps nous avons expliqu&eacute; la situation aux responsables de l&rsquo;h&ocirc;pital. A commencer par le chef de la n&eacute;phrologie, le Pr Mahamane Khalil Ma&iuml;ga et le DG, le m&eacute;decin- Colonel Charle Fau. Mais que faire, lorsque les premiers responsables tardent &agrave; intervenir ? &raquo;.</span></span><span style="font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: "Arial","sans-serif"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt"><span><span style="line-height: 115%; font-family: "Arial","sans-serif">Bref, l&rsquo;H&ocirc;pital du Point G<span>  </span>a &eacute;t&eacute; sacrifi&eacute; sur l&rsquo;autel d&rsquo;int&eacute;r&ecirc;ts personnels. En somme, la caisse de l&rsquo;h&ocirc;pital a subi une saign&eacute;e financi&egrave;re de plusieurs dizaines de millions. D&rsquo;o&ugrave;, une p&eacute;nurie de produits &agrave; la n&eacute;phrologie. Avec &agrave; l&rsquo;appui, la paralysie de l&rsquo;h&ocirc;pital &agrave; certains niveaux.</span></span><span style="font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: "Arial","sans-serif"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt"><span><span style="line-height: 115%; font-family: "Arial","sans-serif">En attendant, les dialys&eacute;s sont abandonn&eacute;s &agrave; leur triste sort.</span></span><span style="font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: "Arial","sans-serif"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt"><span><span style="line-height: 115%; font-family: "Arial","sans-serif">Affaire &agrave; suivre et &agrave; poursuivre donc ! </span></span><span style="font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: "Arial","sans-serif"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt"><span><b style="mso-bidi-font-weight: normal"><span style="line-height: 115%; font-family: "Arial","sans-serif">Jean pierre James</span></b></span><b style="mso-bidi-font-weight: normal"><span style="font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: "Arial","sans-serif"><o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Détournements et mauvaise gestion à la CCIM :Les travailleurs réclament la démission de Bittar</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/detournements-et-mauvaise-gestion-a-la-ccim-les-travailleurs-reclament-la-demission-de-bittar-21932.html</link>
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<pubDate>Sat, 02 Apr 2011 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Combat</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p><span style=font-size: x-small;"><span style="color: rgb(51, 51, 153);"><em><strong>La t&ecirc;te, du pr&eacute;sident de la Chambre de Commerce et d&rsquo;Industrie du Mali (CCIM), Jeamile Bittar, a &eacute;t&eacute; mise &agrave; prix, par les travailleurs, &agrave; l&rsquo;issue d&rsquo;un constat amer : un trou de 1,35 milliard de francs CFA dans la caisse. Avec &agrave; la cl&eacute;, 50 millions de francs CFA croqu&eacute;s, chaque ann&eacute;e, par lui-m&ecirc;me, comme frais de repr&eacute;sentation. Auxquels s&rsquo;ajoutent, l&rsquo;octroi de 37,85 millions de francs CFA comme indemnit&eacute; de frais de t&eacute;l&eacute;phone &agrave; certains membres consulaires et l&rsquo;attribution d&rsquo;un march&eacute; de 3,35 millions de francs CFA &agrave; l&rsquo;imprimerie &laquo; Bittar impression &raquo;, en lieu et place de l&rsquo;imprimerie &laquo; Euro d&eacute;cor &raquo; qui avait pris le march&eacute; pour un montant de 1,21 million de nos francs. D&rsquo;o&ugrave; la col&egrave;re des  travailleurs qui r&eacute;clament la d&eacute;mission, illico, de Bittar</strong></em></span>.<br /></span></p>
<p><span style="font-size: x-small;">L&rsquo;appel des travailleurs de la CCIM est sans appel : ou le pr&eacute;sident de la chambre de commerce Jeamile Bittar, pr&eacute;sente illico, sa d&eacute;mission, ou ils se verront dans l&rsquo;obligation d&rsquo;observer des journ&eacute;es mortes &agrave; la repr&eacute;sentation consulaire du Mali.<br /></span></p>
<p><span style="font-size: x-small;">En effet, les travailleurs se disent d&eacute;&ccedil;us par le dysfonctionnement de la CCIM: gestion clanique des ressources humaines et financi&egrave;re, d&eacute;tournements &agrave; la pelle, affairisme et magouille &agrave; ciel ouvert etc.<br />Autant de facteurs qui, selon les travailleurs, ont pulv&eacute;ris&eacute; la Chambre de Commerce et d&rsquo;Industrie du Mali. Et r&eacute;duit &agrave; n&eacute;ant les efforts des op&eacute;rateurs &eacute;conomiques, dans le monde des affaires.<br /></span></p>
<p><span style="font-size: x-small;">R&eacute;sultats : la CCIM n&rsquo;est que l&rsquo;ombre d&rsquo;elle-m&ecirc;me. D&eacute;sesp&eacute;r&eacute;ment. Les innovations, exploits  et bien d&rsquo;autres choses manquent &agrave; l&rsquo;appel de la CCIM. Et les initiatives sont sans lendemain. Pire, l&rsquo;avenir de la CCIM risque d&rsquo;en prendre plein la gueule.<br /></span></p>
<p><span style="font-size: x-small;"><strong>D&rsquo;embrouilles en magouilles</strong><br />Depuis 2007, le &laquo; Prince &raquo; de la CCIM et ses sbires ne cessent de cumuler les &eacute;checs. Comme des troph&eacute;es de guerre.<br />D&eacute;j&agrave;, au d&eacute;but de son second mandat, le boss de la repr&eacute;sentation consulaire a cr&eacute;&eacute; la division pour mieux r&eacute;gner. Bien plus,  il tente d&rsquo;influer sur les syndicalistes, et impose son diktat. <br /></span></p>
<p><span style="font-size: x-small;">Le pr&eacute;sident de la CCIM n&rsquo;a pas h&eacute;sit&eacute; &agrave; user et &agrave; abuser de la gestion des fonds de la chambre consulaire. <br />En chiffre, le patron de la CCIM puise dans les caisses de l&rsquo;institution. D&rsquo;o&ugrave;, un trou de caisse de 1,35 milliards que la CCIM qu&rsquo;il n&rsquo;arrive toujours pas &agrave; justifier. Pendant ce temps, les impay&eacute;s se multiplient. Au rythme que les cr&eacute;anciers se bousculent au portillon de la chambre consulaire. <br /></span></p>
<p><span style="font-size: x-small;"><strong>En clair, rien ne va, normalement, &agrave; la CCIM. </strong><br />Un seul exemple cit&eacute; par nos sources : le passage de gr&eacute; &agrave; gr&eacute;, des march&eacute;s et le cumul de postes. <br /></span></p>
<p><span style="font-size: x-small;">La CCIM dans son histoire n&rsquo;avait jamais connu une telle opacit&eacute; dans la gestion. Le flop est magistral et le revers cinglant. <br />A cette mauvaise gestion, s&rsquo;ajoute un autre mal et pas des moindres : la d&eacute;mobilisation des travailleurs. T&eacute;moins oculaires des magouilles orchestr&eacute;es, &agrave; longueur de journ&eacute;e, les travailleurs &ndash;toute cat&eacute;gorie confondue &ndash;ont fini par &ecirc;tre d&eacute;go&ucirc;t&eacute;s. Parce que &laquo; l&rsquo;homme-cabot a &eacute;t&eacute; mis &agrave; la place pivot et vice-versa &raquo;. D&rsquo;o&ugrave; le m&eacute;contentement g&eacute;n&eacute;ral &agrave; la CCIM.<br />A travers leur sollicitation de la d&eacute;mission du pr&eacute;sident de l&rsquo;institution, Jeamile Bittar et ses ouailles, les travailleurs de la CCIM veulent amener les autorit&eacute;s maliennes &agrave; prendre leurs responsabilit&eacute;s &ndash;et toutes leurs responsabilit&eacute;s &ndash;dans le cadre de l&rsquo;&eacute;lection des hommes &agrave; la t&ecirc;te de certaines structures strat&eacute;giques.<br /></span></p>
<p><span style="font-size: x-small;">Autrement dit, faire en sorte que &laquo; les d&eacute;tourneurs en rond ne soient plus &agrave; la place pivot &raquo;. Comme, c&rsquo;est le cas, actuellement, &agrave; la CCIM. Une structure qui, depuis des ans, n&rsquo;est plus que l&rsquo;ombre d&rsquo;elle-m&ecirc;me.<br /></span></p>
<p><span style="font-size: x-small;">Mais la justice malienne, qui feint, depuis des lustres d&rsquo;ignorer la mauvaise gestion du &laquo; prince &raquo; de la CCIM, Jeamile Bittar et de ses poulains, va-t-elle enfin se  d&eacute;cider &agrave;  prendre le taureau par les cornes ?<br /></span></p>
<p><span style="font-size: x-small;">Au cas contraire notre pays risque de tomber dans les m&ecirc;mes travers que d&rsquo;autres nations o&ugrave;, les coop&eacute;rations bilat&eacute;rales ont fini en eau de boudin suite &agrave; la mauvaise gestion des fonds destin&eacute;s aux projets.<br /></span></p>
<p><span style="font-size: x-small;">Les autorit&eacute;s maliennes sont-elles pr&ecirc;tes &agrave; courir ce risque ?<br /></span></p>
<p><span style="font-size: x-small;"><strong>Mauvaise gestion &agrave; ciel ouvert</strong><br /></span></p>
<p><span style="font-size: x-small;">Le contr&ocirc;le effectu&eacute; &agrave; la Chambre de Commerce et d&rsquo;Industrie du Mali est &eacute;difiant : la gabegie du Pr&eacute;sident de l&rsquo;institution consulaire a laiss&eacute; un trou de 1,35 milliard de francs CFA dans la caisse.<br /></span></p>
<p><span style="font-size: x-small;">&laquo; Nous avons honte, aujourd&rsquo;hui, de dire que nous sommes des travailleurs de la CCIM. Car, la structure a perdu son prestige d&rsquo;antan. Aux d&eacute;tournements des fonds, s&rsquo;ajoute un d&eacute;sint&eacute;ressement quasi-g&eacute;n&eacute;ral pour la profession de travailleur dans une chambre consulaire. Sans compter les scandales, qui ne finissent pas de finir au sein de l&rsquo;Assembl&eacute;e Consulaire&hellip; &raquo;.<br />Les gestes hauts et forts, un travailleur de l&rsquo;administration consulaire de la CCIM r&eacute;sume, en ces termes, la situation d&eacute;sastreuse de sa structure. Avant d&rsquo;ajouter, &eacute;mu : &laquo; tout ce que nous demandons, &agrave; nos autorit&eacute;s, c&rsquo;est de traduire les auteurs de ces d&eacute;tournements devant la justice. Et &agrave; d&eacute;faut, de nous d&eacute;barrasser de notre encombrant pr&eacute;sident qui a pr&eacute;cipit&eacute; la chambre consulaire de notre pays dans l&rsquo;ab&icirc;me &raquo;. <br /></span></p>
<p><span style="font-size: x-small;">Selon nos sources, la Chambre de commerce et d&rsquo;Industrie du Mali est dans l&rsquo;agonie. D&eacute;tournements &agrave; la pelle, corruption, n&eacute;potisme&hellip; seraient &agrave; l&rsquo;origine de la mort pr&eacute;matur&eacute;e de cette structure, pourtant promue &agrave; un bel avenir.<br />D&rsquo;abord, la mauvaise gestion. A en croire nos sources, elle va de mal en pis. Et aujourd&rsquo;hui, de pire en pis.<br /></span></p>
<p><span style="font-size: x-small;">De 2007 &agrave; 2009, expliquent nos interlocuteurs, le sport favori ici a &eacute;t&eacute; &laquo; l&rsquo;indiscipline budg&eacute;taire &raquo; qui s&rsquo;est traduite par la gabegie. Sur la base de documents en main, un travailleur explique le dysfonctionnement du dispositif de contr&ocirc;le interne de la CCIM. S&rsquo;y ajoute, le non reversement de la TVA au service des Imp&ocirc;ts pour un montant de 66,17 millions de francs CFA ; la non application des r&egrave;gles pour comptabiliser les recettes et les d&eacute;penses. <br />Autres gaffes relev&eacute;es dans la gestion du pr&eacute;sident de la CCIM : la non comptabilisation des recettes de la structure et bien d&rsquo;autres entorses &agrave; l&rsquo;orthodoxie financi&egrave;re.<br />Et le hic qui fait tilt, selon notre source, c&rsquo;est que le pr&eacute;sident de la CCIM, &agrave; lui seul per&ccedil;oit, chaque ann&eacute;e, 50 millions, comme frais de repr&eacute;sentation et l&rsquo;accord de 37,85 millions de francs CFA comme indemnit&eacute; de frais de t&eacute;l&eacute;phone &agrave; certains membres consulaires.<br /></span></p>
<p><span style="font-size: x-small;">Rien qu&rsquo;&agrave; la suite de ces holdups financiers, les caisses de la CCIM, ont saign&eacute; &agrave; hauteur de 1,35 milliards CFA, pr&eacute;cisent notre interlocuteur. Pour qui, le comble de la &laquo; mangecratie &raquo; &agrave; la CCIM est, aussi, le r&eacute;sultat du cumul des fonctions de R&eacute;gisseur et de Comptable au sein de la m&ecirc;me structure. <br /></span></p>
<p><span style="font-size: x-small;">De m&ecirc;me signale-t-il, le Directeur de l&rsquo;Institut Consulaire d&rsquo;Etudes et de Formation (INCEF) est &agrave; la fois ordonnateur des d&eacute;penses et caissier. Avant d&rsquo;ajouter que le Magasinier de la CCIM fait office de Caissier pour le produit des imprim&eacute;s vendus &agrave; la Direction Nationale du Commerce et de la Concurrence (DNCC).<br /></span></p>
<p><span style="font-size: x-small;">Outre, cette mauvaise gestion, nos sources r&eacute;v&egrave;lent que la CCIM est malade. Malade de son pr&eacute;sident. Malade, aussi, de la corruption et du n&eacute;potisme, &eacute;rig&eacute;s en mode de gestion. Les maux de la CCIM se r&eacute;sument en peu de mots : affairisme, d&eacute;tournements de fonds et  gestion clanique des ressources humaines et financi&egrave;res de la bo&icirc;te.<br /></span></p>
<p><span style="font-size: x-small;">La preuve : 1,35 milliards de francs CFA manquent &agrave; l&rsquo;appel de la caisse. D&rsquo;o&ugrave; la recommandation d&rsquo;une mission d&rsquo;enqu&ecirc;te de restituer les sous vol&eacute;s.<br /></span></p>
<p><span style="font-size: x-small;">En revanche, comme le pr&eacute;sident de la CCIM Jeamile Bittar se fait rare au si&egrave;ge de la repr&eacute;sentation consulaire, nous avons tent&eacute; de le rencontrer &agrave; l&rsquo;imprimerie &laquo; Bittar impression &raquo;. Peine perdue. Que se reproche-t-il au juste ?<br />A suivre <br /><strong>Jean pierre James    </strong><br /></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Le Fonds Mondial poursuit ses enquêtes au Mali :Le HCNLS désormais dans l’œil du cyclone</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/le-fonds-mondial-poursuit-ses-enquetes-au-mali-rnle-hcnls-desormais-dans-l%25e2%2580%2599oeil-du-cyclone-17854.html</link>
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<pubDate>Thu, 17 Feb 2011 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>22 Septembre</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p><span><span style="color: rgb(51, 51, 153);"><em><strong>Les enqu&ecirc;teurs du Fonds Mondial de lutte contre le Sida, le Paludisme et la Tuberculose n&rsquo;en ont pas encore fini avec le Mali. En effet, ils y poursuivent des investigations pouss&eacute;es. La structure &agrave; l&rsquo;ordre du jour actuellement est le Haut Conseil National de Lutte contre le Sida, dirig&eacute;e par Malick S&egrave;ne et rattach&eacute;e directement &agrave; la Pr&eacute;sidence de la R&eacute;publique.</strong></em></span><br />rn<em><strong><br />rn</strong></em>C&rsquo;est &agrave; la suite d'un simple mail que nous avons apprs que les investigations des limiers du Fonds Mondial au Mali &eacute;taient loin d'&ecirc;tre termin&eacute;es. Le 11 f&eacute;vrier dernier, nous avons, en effet, re&ccedil;u un courriel d'un enqu&ecirc;teur du Fonds, dont nous ne donnons pas le nom complet mais juste les initiales, sous l&rsquo;onjet demande de renseignement.<br />rn<br />rnEn voici le texte: &quot;Bonjour, Mon nom est J... P... et je suis enqu&ecirc;teur au Fonds Mondial (The Global Fund). Nous menons actuellement un audit sur certains documents qui nous nous &eacute;t&eacute; communiqu&eacute;s, dont la facture ci-jointe fait partie. Pouvez-vous me dire si elle provient bien de votre &eacute;tablissement? N&rsquo;h&eacute;sitez pas &agrave; me&nbsp; contacter en cas de besoin. Avec mes remerciements&quot;?<br />rn<br />rnComme vous devez vous en douter, nous n&rsquo;avons pas h&eacute;sit&eacute; une seconde &agrave; r&eacute;pondre &agrave; un si charmant interlocuteur, apr&egrave;s avoir ouvert la pi&egrave;ce jointe dont vous avez le fac simil&eacute; ci-dessous. d'autant, il faut le souligner, qu&rsquo;elle &eacute;manait bien de nous, &eacute;tant relative au paiement d'une insertion (un avis de recrutement qui sera publi&eacute; en fait deux fois de suite).<br />rn<br />rnAinsi donc, ceux qui pensaient que tout ceci n&rsquo;&eacute;tait qu&rsquo;un mauvais cauchemar (ou qui pensaient &ecirc;tre pass&eacute;s entre les gouttes) en seront pour leurs frais. Apr&egrave;s les multiples &eacute;pisodes qu&rsquo;a connu le feuilleton Fonds Mondial / Mali, et malgr&eacute; les tentatives d'emp&ecirc;cher que les limiers genre Bourrassa ne s&rsquo;int&eacute;ressent de trop pr&egrave;s &agrave; certaines structures ou &agrave; certaines personnes, nous pouvons vous le dire: si vous avez aim&eacute; la partie Fonds vs Minist&egrave;re de la Sant&eacute; et ses d&eacute;membrements, puis celle suspension du Groupe Pivot Sant&eacute; Population, vous allez adorer le &quot;Dernier virage&quot; de ce marathon.<br />rnGageons que nous ne sommes pas encore au bout de nos surprises et que les filets du Fonds vont certainement ramener quelques belles prises. Souhaitons simplement que la politique du deux poids, deux mesures que nous avons d&eacute;nonc&eacute;e dans ces colonnes concernant ces affaires de d&eacute;tournements, fausses factures, surfacturations et autres pr&eacute;varications ne soit pas de nouveau &agrave; l&rsquo;ordre du jour. Car, apr&egrave;s tout, tous les Maliens sont cens&eacute;s &ecirc;tre &eacute;gaux devant la loi et pr&eacute;sum&eacute;s innocents avant d'avoir &eacute;t&eacute; condamn&eacute;s!<br />rn<strong>Ramata Diaour&eacute;</strong><br /></span></p>
<p>"</p>]]> </content:encoded>
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<title>Institut d’Ophtalmologie Tropicale d’Afrique (IOTA) :Silence ! On magouille</title>
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<pubDate>Thu, 17 Feb 2011 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Progrès</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt"><span style="font-size: x-small"><b style="mso-bidi-font-weight: normal"><i style="mso-bidi-font-style: normal"><span style="color: #002060; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;">Le tr&egrave;s r&eacute;put&eacute; Institut d'Ophtalmologie Tropicale d'Afrique (IOTA) reconnu pour la qualit&eacute; de son travail, risque si on n&rsquo; y prend pas garde, de perdre sa notori&eacute;t&eacute;. En effet, des agents malintentionn&eacute;s cherchent &agrave; ternir l&rsquo;image de l&rsquo;Institut suite &agrave; des pratiques qui n&rsquo;honorent pas la corporation. </span></i></b></span><b style="mso-bidi-font-weight: normal"><i style="mso-bidi-font-style: normal"><span style="font-size: 10pt; color: #002060; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;"><o:p></o:p></span></i></b></p>

<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt"><span style="font-size: x-small"><span style="line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;">L&rsquo;Institut d'Ophtalmologie Tropicale d'Afrique (IOTA) comme son nom l&rsquo;indique fait la fiert&eacute; de toute la sous r&eacute;gion. Le service, en dehors des patients maliens, re&ccedil;oit les patients venant d'horizons divers (Afrique, Asie et m&ecirc;me Europe). Pour la qualit&eacute; de ses services, l&rsquo;IOTA est une r&eacute;f&eacute;rence en Afrique de l&rsquo;Ouest.</span></span><span style="font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;"><o:p></o:p></span></p>

<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt"><span style="font-size: x-small"><span style="line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;">Cependant, cette r&eacute;putation de l&rsquo;Institut risque d'&ecirc;tre entach&eacute;e si des mesures ne sont pas prises par les services comp&eacute;tents pour &eacute;radiquer la corruption qui s&rsquo;organise en son sein.</span></span><span style="font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;"><o:p></o:p></span></p>

<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt"><span style="font-size: x-small"><span style="line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;">Nous avions nous-m&ecirc;mes journalistes &eacute;t&eacute; l&rsquo;objet de corruption dans ce service lorsque nous avons accompagn&eacute; un patient le jeudi 10 f&eacute;vrier 2010 pour une consultation.</span></span><span style="font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;"><o:p></o:p></span></p>

<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt"><span style="font-size: x-small"><span style="line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;">Il &eacute;tait 7 heures 30 minutes le matin lorsque nous arrivions &agrave; l&rsquo;IOTA. Comme d'habitude, la cour &eacute;tait bond&eacute;e de monde venue des six (06) communes du District, des r&eacute;gions du Mali et des pays de la sous r&eacute;gion. Certains pour se faire consulter pour la premi&egrave;re fois, d'autres pour des consultations postop&eacute;ratoires.</span></span><span style="font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;"><o:p></o:p></span></p>

<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt"><span style="font-size: x-small"><span style="line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;">Devant la caisse, on s&rsquo;organise pour payer les frais de consultation qui sont de 2000 FCFA pour les nationaux. Venus un peu en retard, nous avions tent&eacute; de nous renseigner aupr&egrave;s d'un vigil pour mieux se situer.</span></span><span style="font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;"><o:p></o:p></span></p>

<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt"><span style="font-size: x-small"><span style="line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;">&laquo;-Bonjour Monsieur, c&rsquo;est o&ugrave; le bureau d'accueil&nbsp;?&raquo; Sans r&eacute;pondre &agrave; notre question le vigil nous demande &laquo;En &ecirc;tes-vous &agrave; votre premi&egrave;re fois ici&nbsp;?&raquo; Evidemment que nous &eacute;tions &agrave; notre premi&egrave;re fois, nous avons r&eacute;pondu par oui. &laquo;Ok, attendez moi, je reviens et je vous emm&egrave;ne directement au b&acirc;timent principal pour votre consultation&raquo;, nous dit le fameux vigil. </span></span><span style="font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;"><o:p></o:p></span></p>

<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt"><span style="font-size: x-small"><span style="line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;">Ces propos du lave-garde selon lesquels, nous devrions &ecirc;tre consult&eacute;s sans passer par la caisse ont r&eacute;veill&eacute; notre curiosit&eacute; &agrave; en savoir plus. </span></span><span style="font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;"><o:p></o:p></span></p>

<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt"><span style="font-size: x-small"><span style="line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;">C&rsquo;est ainsi que cinq (05) minutes plus tard, d'un petit geste de la main, le vigil nous fait signe de le suivre (direction b&acirc;timent principal).</span></span><span style="font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;"><o:p></o:p></span></p>

<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt"><span style="font-size: x-small"><span style="line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;">Dans ce b&acirc;timent, le lave-garde nous pr&eacute;sente &agrave; un jeune m&eacute;decin dont nous ne savons r&eacute;ellement pas le statut en pr&eacute;sence de deux autres. Stagiaires, Internes ou des m&eacute;decins en fonction dans le service, nous ne saurions le confirmer. En tout cas, ils &eacute;taient tous habill&eacute;s en blouses blanches.</span></span><span style="font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;"><o:p></o:p></span></p>

<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt"><span style="font-size: x-small"><span style="line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;">Le jeune m&eacute;decin nous demande &laquo;que se passe t-il&nbsp;?&raquo; Nous r&eacute;pondons que nous sommes l&agrave; pour une consultation. &laquo;C&rsquo;est deux mille francs (2000 FCFA)&raquo; nous indique l&rsquo;agent. Entre temps, le vigil s&rsquo;&eacute;tait &eacute;vapor&eacute; dans la foule. D&eacute;cid&eacute;s &agrave; poursuivre le jeu, nous acceptons le paiement des deux mille francs (2000 FCFA) apr&egrave;s la consultation et la prescription de l&rsquo;ordonnance. </span></span><span style="font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;"><o:p></o:p></span></p>

<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt"><span style="font-size: x-small"><span style="line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;">Dans le bureau, il existe l&rsquo;une des machines utilis&eacute;es pour la consultation de patients. Apr&egrave;s le passage de notre patient devant la machine, l&rsquo;agent t&acirc;tonnant, nous explique que le patient souffre d'une maladie sporadique selon ses propres termes et ajoute qu&rsquo;elle pourrait dispara&icirc;tre d&egrave;s que le patient (un jeune enfant de cinq ans) atteindra l&rsquo;&acirc;ge de douze (12) ans.<span style="mso-spacerun: yes">&nbsp; </span></span></span><span style="font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;"><o:p></o:p></span></p>

<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt"><span style="font-size: x-small"><span style="line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;">Ensuite apr&egrave;s l&rsquo;&eacute;tablissement de l&rsquo;ordonnance, le jeune m&eacute;decin nous demande de payer les frais de consultations (2000 FCFA).</span></span><span style="font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;"><o:p></o:p></span></p>

<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt"><span style="font-size: x-small"><span style="line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;">Convaincus que la proc&eacute;dure est anormale et suspecte, nous demand&acirc;mes l&rsquo;&eacute;tablissement d'un re&ccedil;u, faut de quoi, nous ne pouvons payer les frais de consultation que sont les 2000 FCFA. </span></span><span style="font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;"><o:p></o:p></span></p>

<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt"><span style="font-size: x-small"><span style="line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;">Surpris par notre r&eacute;action, l&rsquo;agent nous demande de ne pas compliquer les choses. &laquo;Nous n&rsquo;avons pas de re&ccedil;u ici, si vous ne pouvez pas payer sans re&ccedil;u, alors il faut aller faire le rang&raquo;, r&eacute;torque l&rsquo;homme en blouse. Nous indiquant de passage que nous &eacute;tions trop compliqu&eacute;s.</span></span><span style="font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;"><o:p></o:p></span></p>

<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt"><span style="font-size: x-small"><span style="line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;">Pendant que nous discutions, une femme en blouse a, &agrave; son tour introduit un autre patient. &laquo;R&eacute;glez son cas rapidement, il m&rsquo;a promis de me donner un &lsquo;&rsquo;Soura fen&rsquo;&rsquo; (pot-de vin). J&rsquo;en ai pas l&rsquo;habitude, mais cette fois je vais en prendre&raquo;, raconte la bonne dame.</span></span><span style="font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;"><o:p></o:p></span></p>

<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt"><span style="font-size: x-small"><span style="line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;">C&rsquo;est &agrave; ce moment pr&eacute;cis que nous avons d&eacute;cid&eacute; de quitter la salle pour aller faire le rang devant la caisse pour &ecirc;tre en r&egrave;gle.</span></span><span style="font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;"><o:p></o:p></span></p>

<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt"><span style="font-size: x-small"><span style="line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;">Vers 10 heures, menus de notre re&ccedil;u pay&eacute; &agrave; la caisse, notre patient a &eacute;t&eacute; consult&eacute;.</span></span><span style="font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;"><o:p></o:p></span></p>

<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt"><span style="font-size: x-small"><span style="line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;">Des t&eacute;moignages recueillis sur place nous font &eacute;tat de beaucoup de magouilles, de tentative de corruptions orchestr&eacute;es par des agents dans cet h&ocirc;pital.</span></span><span style="font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;"><o:p></o:p></span></p>

<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt"><span style="font-size: x-small"><span style="line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;">Les autorit&eacute;s comp&eacute;tentes sont donc interpell&eacute;es pour que cessent ces pratiques qui, non seulement privent les caisses de l&rsquo;Institut, mais et surtout ternissent l&rsquo;image de notre pays et surtout du corps m&eacute;dical. </span></span><span style="font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;"><o:p></o:p></span></p>

<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify"><span style="font-size: x-small"><b style="mso-bidi-font-weight: normal"><span style="line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;">Daouda T. KONATE</span></b></span><b style="mso-bidi-font-weight: normal"><span style="font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;"><o:p></o:p></span></b></p>

<p>&nbsp;</p>
<p>"</p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>La SARPE et la Saignée du Trésor Public :Plus de 100 millions vaporisés: Salikou  SANOGO sous la douche</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/la-sarpe-et-la-saignee-du-tresor-public-rnplus-de-100-millions-vaporises-salikou-sanogo-sous-la-douche-17600.html</link>
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<pubDate>Sat, 12 Feb 2011 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Progrès</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: rgb(51, 51, 153);"><u><strong><span>En continuant d'appliquer la Strat&eacute;gie Alternative de Recrutement du Personnel Enseignant (SARPE), une strat&eacute;gie obsol&egrave;te tant les dipl&ocirc;m&eacute;s des IFM abondent les Rues et refuser au m&ecirc;me moment&nbsp; l&rsquo;autorisation aux &laquo;Sarpiens&raquo; de se pr&eacute;senter au r&eacute;cent Concours direct de recrutement d'enseignants, le ministre Salikou SANOGO d&eacute;valise ainsi le budget d'Etat. Pour quel dessein&nbsp;?</span></strong></u></span><span style="color: rgb(51, 51, 153);"><u><strong><span><br /></span></strong></u></span><span><br />rn<strong>Une Strat&eacute;gie obsol&egrave;te&nbsp;:</strong><br />rnLa Strat&eacute;gie Alternative de Recrutement du Personnel Enseignant (SARPE) avait &eacute;t&eacute; instaur&eacute;e dans les ann&eacute;es 2000 pour pallier au d&eacute;ficit d'enseignants de formation.&nbsp; Il est utile de pr&eacute;ciser que ce syst&egrave;me consiste &agrave; former pendant 45 jours, les d&eacute;tenteurs du BT, du CAP et du BAC &agrave; des notions de p&eacute;dagogie pour ensuite les envoyer en classe. <br />rn<br />rnParall&egrave;lement &agrave; cette politique&nbsp; de formation massive d'enseignants op&eacute;rationnels sur le march&eacute;, l'Etat a ouvert des Instituts de Formation des Ma&icirc;tres (IFM). La SARPE devrait donc prendre fin d&egrave;s que les dipl&ocirc;m&eacute;s des IFM atteignaient un nombre important pouvant combler le d&eacute;ficit d'Enseignants de formation afin que l&rsquo;Ecole malienne retrouve ses valeurs d'antan et que la comp&eacute;tence soit d&eacute;sormais au service de l&rsquo;Enseignement, un enseignement de qualit&eacute; pour la formation de futurs cadres du pays. Mais diable&nbsp;! Depuis 2009, les sortants des IFM suffissent largement pour combler le vide existant et auquel l&rsquo;Etat avait trouv&eacute; une alternative. Pour preuve,&nbsp; la plupart des dipl&ocirc;m&eacute;s des IFM baladent dans la Rue, comme des rescap&eacute;s de l&rsquo;&laquo;Etylos&raquo; pendant qu&rsquo;au m&ecirc;me moment, des agents mal form&eacute;s continuent &agrave; mettre les enfants sur un chemin sans destination, avec du n&rsquo;importe quoi comme p&eacute;dagogie. <br />rn<br />rn<strong>Les b&ecirc;tisiers du ministre Salikou&nbsp;:</strong><br />rnSuite &agrave; la nomination du ministre Salikou, acteurs de l&rsquo;Education et parents d'El&egrave;ves avaient lanc&eacute; un ouf de soulagement. Puisque tous &eacute;taient convaincus que le Pr. Salikou SANOGO, Sp&eacute;cialiste de l&rsquo;Education, allait pouvoir enfin mettre l&rsquo;Ecole malienne sur les rails. Certes, des efforts louables ont &eacute;t&eacute; faits. Mais le mode op&eacute;rationnel instaur&eacute; d&eacute;sormais par le ministre de l&rsquo;Eduction, de l&rsquo;Alphab&eacute;tisation et des Langues Nationales, le Pr. Salikou SANOGO est inqui&eacute;tant d'autant que c&rsquo;est la saign&eacute;e du Tr&eacute;sor Public planifi&eacute;e par un cadre valable de son calibre. Pour corroborer cet &eacute;tat de fait, l&rsquo;Etat, &agrave; travers le Patron du D&eacute;partement de l&rsquo;Education de base a,&nbsp; &agrave; la place de la signature de contrats, organis&eacute; cette ann&eacute;e un concours direct de recrutement d'enseignants &agrave; la Fonction Publique des collectivit&eacute;s. Les &laquo;Sarpiens&raquo; (ceux qui ont fait la formation SARPE) n'ont pas &eacute;t&eacute; autoris&eacute;s &agrave; participer &agrave; ce concours. Il &eacute;tait ouvert seulement&nbsp; aux sortants des IFM. Cela sous-tend que la SARPE est d&eacute;pass&eacute;e dans la mesure o&ugrave; les &laquo;Ifmistes&raquo;, c&rsquo;est-&agrave;-dire les sortants des IFM sont tr&egrave;s nombreux permettant &agrave; l&rsquo;Etat de ne compter qu&rsquo;avec ces dipl&ocirc;m&eacute;s en vue de pallier ainsi &agrave; l&rsquo;alternative SARPE. <br />rnParadoxalement, le Minist&egrave;re de l'Education, de l'Alphab&eacute;tisation et des Langues Nationales organise en ce moment m&ecirc;me la formation SARPE dans toutes les 15 Acad&eacute;mies du Mali avec un co&ucirc;t de plus de 100 millions F.CFA. Mais pour quoi faire&nbsp;? A-t-on vraiment encore besoin de la SARPE&nbsp;? Le ministre de l&rsquo;Education d&eacute;valise-t-il le budget d'Etat pour quelles fins&nbsp;?<br />rn<br />rnEt d'ailleurs la formation qui se tient en ce moment fr&ocirc;le l&rsquo;&eacute;chec dans la mesure o&ugrave; le taux de participation est tr&egrave;s faible comparativement aux ann&eacute;es pr&eacute;c&eacute;dentes o&ugrave; l&rsquo;affluence &eacute;tait tr&egrave;s grande tant les d&eacute;tenteurs du DEF, du CAP, du BT et du Baccalaur&eacute;at avaient de l&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t pour la formation. Puisqu&rsquo;ils &eacute;taient imm&eacute;diatement d&eacute;ploy&eacute;s dans les &eacute;tablissements &agrave; travers le pays.&nbsp; Le ministre de l&rsquo;Education, de l&rsquo;Alphab&eacute;tisation et des Langues Nationales, le Pr. Salikou SANOGO est-il sous la douce&nbsp;?&nbsp; Ou bien ces &laquo;cadres vautours&raquo; qui l&rsquo;entourent trompent-ils sa vigilance&nbsp;? En tout cas, il a int&eacute;r&ecirc;t &agrave; revoir sa copie avant qu&rsquo;il ne soit trop tard. <br />rn<br />rnDe faux dipl&ocirc;mes aussi&nbsp;:<br />rnLe hic par ailleurs est que lors de l'int&eacute;gration des contractuels dans la fonction publique de l'Etat et des Collectivit&eacute;s, plus de 2000 faux dipl&ocirc;mes ont &eacute;t&eacute; d&eacute;cel&eacute;s. La plupart des b&eacute;n&eacute;ficiaires de la SARPE avaient falsifi&eacute;&nbsp; soit le DEF, le CAP, le BT ou le BAC&hellip; pour enseigner nos enfants. La liste de ces enseignants d&eacute;tenant de faux dipl&ocirc;mes a &eacute;t&eacute; dress&eacute;e par le Centre National des Examens et Concours de l'Education. Mais aucune d&eacute;cision n'a &eacute;t&eacute; prise par le ministre Salikou SANOGO pour sanctionner. Ces fraudeurs continuent d'enseigner dans nos &eacute;tablissements et percevoir leurs salaires pendant que de vrais dipl&ocirc;m&eacute;s (sortants des Instituts de Formation des Ma&icirc;tres-IFM) baladent dans les rues comme de vulgaires clochards. Pour quelle strat&eacute;gie&nbsp;?<br />rnA vous la parole, Monsieur le Ministre<br />rnA suivre<br />rnBoubacar KANTE<br />rn<br /></span></p>
<p>"</p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Gestion de la chose publique : rnFin de sursis pour les délinquants financiers</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/gestion-de-la-chose-publique-rnfin-de-sursis-pour-les-delinquants-financiers-17380.html</link>
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<pubDate>Tue, 08 Feb 2011 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Combat</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p><span><!--[if gte mso 9]><xml>rn<w:WordDocument>rn<w:View>Normal</w:View>rn<w:Zoom>0</w:Zoom>rn<w:HyphenationZone>21</w:HyphenationZone>rn<w:PunctuationKerning />rn<w:ValidateAgainstSchemas />rn<w:SaveIfXMLInvalid>false</w:SaveIfXMLInvalid>rn<w:IgnoreMixedContent>false</w:IgnoreMixedContent>rn<w:AlwaysShowPlaceholderText>false</w:AlwaysShowPlaceholderText>rn<w:Compatibility>rn<w:BreakWrappedTables />rn<w:SnapToGridInCell />rn<w:WrapTextWithPunct />rn<w:UseAsianBreakRules />rn<w:DontGrowAutofit />rn</w:Compatibility>rn<w:BrowserLevel>MicrosoftInternetExplorer4</w:BrowserLevel>rn</w:WordDocument>rn</xml><![endif]--><!--[if gte mso 9]><xml>rn<w:LatentStyles DefLockedState="false" LatentStyleCount="156">rn</w:LatentStyles>rn</xml><![endif]--><!--[if !mso]><objectrnclassid="clsid:38481807-CA0E-42D2-BF39-B33AF135CC4D" id=ieooui></object>rn<br />
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<![endif]--><b style=""><i style=""><span style="line-height: 115%; font-family: Arial; color: rgb(51, 51, 153);">En faisant la sommation au pr&eacute;sident ATT de sauvegarder &agrave; tout prix les ressources financi&egrave;res du Mali et de mettre fin &agrave; l&rsquo;impunit&eacute;, les partenaires financiers viennent de couper le sommeil aux bandits &agrave; col blancs, aux op&eacute;rateurs &eacute;conomiques v&eacute;reux de la nation et aux truands de tout acabit. C&rsquo;&eacute;tait, &agrave; la faveur d'une rencontre portant sur l&rsquo;affaire du Fonds Mondial.&nbsp; </span></i></b></span></p>

<p class="MsoNormal"><span><span style="line-height: 115%; font-family: Arial;">&laquo; Les voleurs volent en plein jour, b&acirc;tissant leur palais au nez et &agrave; la barbe de la pl&egrave;be affam&eacute;e, roulent en carrosse en &eacute;claboussant les oubli&eacute;s de l&rsquo;agape &raquo;, &eacute;crivait le confr&egrave;re Ousmane Sow, dans son livre intitul&eacute; : &laquo; Un para &agrave; Koulouba : chronique d'une nation &agrave; repenser &raquo;. Apparemment, il ne croyait pas si bien dire. </span></span></p>

<p class="MsoNormal"><span><span style="line-height: 115%; font-family: Arial;">Au Mali, les voleurs &agrave; col blanc sont des &laquo; saigneurs &raquo; des finances publiques et des seigneurs qui semblent b&eacute;n&eacute;ficier d'une impunit&eacute; de fait. Des intouchables en somme. Ils se tapent des milliards dans les caisses de l&rsquo;Etat. En toute impunit&eacute;. </span></span></p>

<p class="MsoNormal"><span><span style="line-height: 115%; font-family: Arial;">Le&nbsp; dernier rapport du V&eacute;rificateur G&eacute;n&eacute;ral a &eacute;t&eacute; d&eacute;pos&eacute; sur la table du Chef de l&rsquo;Etat depuis des lustres. Lourd de 150 pages, ce document met &agrave; nu la somme de 112,37 milliards de francs CFA d&eacute;gust&eacute;e &agrave; la petite cuill&egrave;re.</span></span></p>

<p class="MsoNormal"><span><span style="line-height: 115%; font-family: Arial;">Pendant que les auteurs de ces h&eacute;morragies se la coulent douce, au volant de grosses cylindr&eacute;es ou &agrave; l&rsquo;ombre du ch&acirc;teau, b&acirc;tis sur des terrains arrach&eacute;s aux pauvres, le rapport du BVG a d&ucirc; &laquo; cogner &raquo; comme un marteau, les partenaires financiers. </span></span></p>

<p class="MsoNormal"><span><span style="line-height: 115%; font-family: Arial;">A en croire nos sources,&nbsp; la &laquo; fureur &raquo; ressentie dans le ton et l&rsquo;accent des bailleurs de fonds &eacute;tait bien visible, lors de cette rencontre &agrave; Koulouba : &laquo; Nous attendons des cadres, appel&eacute;s aux responsabilit&eacute;s, qu&rsquo;ils servent avec comp&eacute;tence, probit&eacute; morale et un sens &eacute;lev&eacute; de l&rsquo;Etat. La cr&eacute;dibilit&eacute; et l&rsquo;autorit&eacute; de l&rsquo;Etat sont &agrave; ce prix&hellip; &raquo;, ont-ils martel&eacute;. Avant de rappeler : &laquo; Malgr&eacute; les efforts consentis par des pr&eacute;c&eacute;dents gouvernements, il faut reconna&icirc;tre que ce ph&eacute;nom&egrave;ne pernicieux et criminel (Ndlr) continue &agrave; saper nos efforts, du fait de quelques individus se souciant de leur seul bien-&ecirc;tre. Comment demander chaque fois des financements, si vous demeurez pour un grand nombre, des spectateurs, voire des complices passifs ? &raquo;. </span></span></p>

<p class="MsoNormal"><span><span style="line-height: 115%; font-family: Arial;">Mais ce qui blanchit, aujourd'hui, les nuits des princes qui nous gouvernent, c&rsquo;est le contenu de ce rapport d&eacute;taill&eacute;. Avec &agrave; l&rsquo;appui, la preuve par l&rsquo;&eacute;preuve. Et l&rsquo;interpellation des auteurs des faits dans les jours &agrave; venir. </span></span></p>

<p class="MsoNormal"><span><span style="line-height: 115%; font-family: Arial;">Mais d'ores et d&eacute;j&agrave;, explique notre interlocuteur, cette situation s&egrave;me la terreur dans le rang des responsables de l&rsquo;Administration. Surtout que sur les 43 rapports d'enqu&ecirc;te sectorielle du BVG, une bonne partie du dossier aurait&nbsp; &eacute;t&eacute;, d&eacute;j&agrave;, remis &agrave; la justice. Du coup, les PDG, les DG, les Coordinateurs de projet, les DAF et bien d'autres chefs de service sont dans la tourmente. Une seule question sur toutes les l&egrave;vres : comment justifier les dizaines de milliards de francs CFA de manque &agrave; gagner pour l&rsquo;Etat ?</span></span></p>

<p class="MsoNormal"><span><span style="line-height: 115%; font-family: Arial;">Sauve-qui-peut !</span></span></p>

<p class="MsoNormal"><span><span style="line-height: 115%; font-family: Arial;">Selon des sources bien inform&eacute;es, le lot de dossiers remis &agrave; la justice par rapport &agrave; ces malversations financi&egrave;res est une bombe. Sa particularit&eacute; est de s&rsquo;&ecirc;tre int&eacute;ress&eacute;e &agrave; la destination des milliards qui manquent &agrave; l&rsquo;appel des caisses de l&rsquo;Etat. Mais aussi, &agrave; la mauvaise gestion et au d&eacute;tournement de fonds en cours, au sein de l&rsquo;Administration.</span></span></p>

<p class="MsoNormal"><span><span style="line-height: 115%; font-family: Arial;">A en croire certaines sources, ces centaines de millions auraient fondu, comme du beurre, dans les poches de certains barons de la R&eacute;publique. Aussi, nombreux sont les cadres, qui se seraient l&eacute;ch&eacute;s les babines, au passage du magot. </span></span></p>

<p class="MsoNormal"><span><span style="line-height: 115%; font-family: Arial;">Tout au long de leur entretien, les partenaires financiers sont apparus comme des hommes d&eacute;&ccedil;us et bless&eacute;s par les pratiques peu orthodoxes d&eacute;crites par le V&eacute;rificateur dans son rapport.</span></span></p>

<p class="MsoNormal"><span><span style="line-height: 115%; font-family: Arial;">Ainsi, les dizaines de milliards&nbsp; de manque &agrave; gagner pr&eacute;cis&eacute;es dans le document se sont&nbsp; r&eacute;v&eacute;l&eacute;es&nbsp; comme le point le plus visible de l&rsquo;iceberg. d'o&ugrave;, les sommations des partenaires financiers &agrave; l&rsquo;endroit&nbsp; du Pr&eacute;sident ATT de sortir de son laxisme, face &agrave; la lutte contre la corruption. Car arguent-ils,&nbsp; trop c&rsquo;est trop.</span></span></p>

<p class="MsoNormal"><span><span style="line-height: 115%; font-family: Arial;">Ce rapport du V&eacute;gal, si l&rsquo;on doit se fier &agrave; la d&eacute;termination des partenaires financiers,&nbsp; servira, &agrave; n&rsquo;en pas douter, de d&eacute;clic &agrave; une chasse sans r&eacute;pit aux truands les plus redoutables.</span></span></p>

<p class="MsoNormal"><span><span style="line-height: 115%; font-family: Arial;">L&rsquo;objectif de cette chasse aux sorci&egrave;res est de donner&nbsp; r&eacute;ponse &agrave; la question que tous les maliens se posent, surtout &agrave; un moment o&ugrave; le d&eacute;tournement du d&eacute;nier public est devenu un excellent sport dans le pays : o&ugrave; sont partis les milliards de francs CFA d&eacute;bloqu&eacute;s par l&rsquo;Etat malien pour le financement de ses projets ?</span></span></p>

<p class="MsoNormal"><span><span style="line-height: 115%; font-family: Arial;">Ces milliards qui disparaissent chaque ann&eacute;e des caisses publiques sont destin&eacute;s &agrave; construire et &agrave; &eacute;quiper des h&ocirc;pitaux et des &eacute;coles, afin d'offrir aux enfants du pays une bonne sant&eacute; et une &eacute;ducation de qualit&eacute;. Ces enfants qui feront le Mali de demain.</span></span></p>

<p class="MsoNormal"><span><span style="line-height: 115%; font-family: Arial;">Le contexte de notre syst&egrave;me d&eacute;mocratique est handicap&eacute; par le manque de responsabilit&eacute;s des leaders politiques. Au m&ecirc;me moment, ils ont fini par abandonner le peuple &agrave; son triste sort. Avant de se ruer, comme des vautours, sur les privil&egrave;ges que conf&egrave;rent la proximit&eacute; et la complicit&eacute; des affaires.</span></span></p>

<p class="MsoNormal"><span><span style="line-height: 115%; font-family: Arial;">&laquo; La trahison, dont se rendent coupables ces chefs de partis, ont conduit le Mali dans une impasse &raquo;, ajoute le confr&egrave;re Ousmane Sow dans son livre.</span></span></p>

<p class="MsoNormal"><span><span style="line-height: 115%; font-family: Arial;">R&eacute;sultat : cadres et hauts cadres ont du mal &agrave; convaincre l&rsquo;opinion publique de leur efficacit&eacute; et de leur int&eacute;grit&eacute; morale. Surtout, dans la gestion des affaires publiques. Et le dernier rapport du BVG en rajoute davantage &agrave; la col&egrave;re des maliens qui assistent, impuissant, aux vols et aux d&eacute;tournements du d&eacute;nier public.</span></span></p>

<p class="MsoNormal"><span><span style="line-height: 115%; font-family: Arial;">Mais pour cette fois-ci, les partenaires financiers sont plus que jamais d&eacute;termin&eacute;s &agrave; traquer dans notre pays les &laquo; d&eacute;tourneurs &raquo; en rond, jusque dans leur dernier retranchement. Afin qu&rsquo;ils rendent &agrave; &laquo; C&eacute;sar &raquo; ce qui ne leur appartient pas. Et le premier signe apparent de l&rsquo;arsenal mobilis&eacute; pour cette cause est la d&eacute;claration du Fonds Mondial; selon laquelle, la justice b&eacute;n&eacute;ficie d'un grand soutien en ce qui concerne l&rsquo;interpellation des auteurs &raquo;. D&egrave;s lors, c&rsquo;est le sauve-qui-peut au sein des structures de l&rsquo;Administration. Autrement dit, c&rsquo;est la fin du sursis pour les d&eacute;linquants financiers.</span></span></p>

<p class="MsoNormal"><span><span style="line-height: 115%; font-family: Arial;">Jean pierre James</span></span></p>

<p class="MsoNormal"><span><span style="line-height: 115%; font-family: Arial;">&nbsp;</span></span></p>
<p>"</p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Programme National de Lutte contre le Paludisme  (PNLP) :Le Boss rattrapé par ses casseroles</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/programme-national-de-lutte-contre-le-paludisme-pnlp-rnle-boss-rattrape-par-ses-casseroles-17180.html</link>
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<pubDate>Thu, 03 Feb 2011 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Combat</dc:creator>
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<![endif]-->  <b style=""><i style=""><span style="line-height: 115%; font-family: Arial; color: rgb(51, 51, 153);">Mis en veilleuse, depuis un certain moment, le dossier sur la gestion du Programme National de Lutte contre le Sida (PNLP) sera, bient&ocirc;t remis au go&ucirc;t du jour. Elabor&eacute; par des experts financiers, charg&eacute;s de faire toute la lumi&egrave;re sur la gestion calamiteuse de cette structure, ce dossier &eacute;pingle le Dr Kl&eacute;non Traor&eacute;,&nbsp; Coordinateur du PNLP. Mais aussi, ses complices.&nbsp;&nbsp; A l&rsquo;issue de leurs investigations, les Experts financiers sont tomb&eacute;s, &agrave; bras le corps, sur un os : plus de 41 millions de francs CFA qui ont pris une destination jusque-l&agrave;, encore inconnue.</span></i></b></span></p>

<p class="MsoNormal"><span><span style="line-height: 115%; font-family: Arial;">Rel&eacute;gu&eacute; aux oubliettes, ce dossier risque de sonner le glas de la carri&egrave;re professionnelle du Dr Kl&eacute;non Traor&eacute;. Avant de l&rsquo;envoyer en prison avec ses complices.</span></span></p>

<p class="MsoNormal"><span><span style="line-height: 115%; font-family: Arial;">d'une dizaine de pages, ce dossier met &agrave; nu le contour, pour le moins mafieux, de la gestion des fonds dans le cadre de la lutte contre le paludisme dans notre pays. </span></span></p>

<p class="MsoNormal"><span><span style="line-height: 115%; font-family: Arial;">A chaque financement de Projet au Mali, le m&ecirc;me sc&eacute;nario : d'un c&ocirc;t&eacute;, des partenaires financiers en col&egrave;re, soup&ccedil;onnant les responsables de d&eacute;tournement et de traficotage&nbsp; des documents. Et de l&rsquo;autre, des cadres qui s&rsquo;en bourgeoisent. Au grand dam des b&eacute;n&eacute;ficiaires du projet. </span></span></p>

<p class="MsoNormal"><span><span style="line-height: 115%; font-family: Arial;">Mais le dossier, li&eacute; &agrave; la gestion de la bagatelle d'un milliard de nos francs, au niveau du PNLP, durant la p&eacute;riode sous revue, risque de tourner au cauchemar pour le Coordinateur national, Kl&eacute;non Traor&eacute;.&nbsp; Celui-l&agrave; m&ecirc;me qui se trouve au c&oelig;ur&nbsp; d'autres scandales, au sein du Projet.</span></span></p>

<p class="MsoNormal"><span><span style="line-height: 115%; font-family: Arial;">La preuve par l&rsquo;&eacute;preuve</span></span></p>

<p class="MsoNormal"><span><span style="line-height: 115%; font-family: Arial;">A en croire nos sources, la comptabilit&eacute; du PNLP ne permet pas de relier les sorties de fonds aux entr&eacute;es des biens et services. Du coup, le Programme n&rsquo;assure pas la tra&ccedil;abilit&eacute; des op&eacute;rations. </span></span></p>

<p class="MsoNormal"><span><span style="line-height: 115%; font-family: Arial;">Mais le hic, c&rsquo;est que le PNLP ne dispose pas d'un syst&egrave;me d'archivage des pi&egrave;ces comptables, ni d'un m&eacute;canisme de suivi des bons en nature.</span></span></p>

<p class="MsoNormal"><span><span style="line-height: 115%; font-family: Arial;">Pendant ce temps, la structure a enregistr&eacute; la somme de 11,19 millions de francs CFA dans la rubrique &laquo; salaires et charges sociales &raquo;. Sans justificatifs. Envol&eacute;s. Pareil pour les justificatifs relatifs &agrave; l&rsquo;organisation des s&eacute;minaires et ateliers. Une situation que le coordinateur du PNLP brandit comme un troph&eacute;e de chasse. Histoire de combler les d&eacute;ficits. En somme, il se d&eacute;fend sans convaincre, qu&rsquo;il a investis 11,44 millions de nos francs dans l&rsquo;organisation d'une rencontre. Mais, il n&rsquo;est pas &agrave; mesure de prouver cette situation.</span></span></p>

<p class="MsoNormal"><span><span style="line-height: 115%; font-family: Arial;">M&ecirc;me dans l&rsquo;ex&eacute;cution des march&eacute;s, les irr&eacute;gularit&eacute;s sont plus criardes les unes que les autres. Un seul exemple cit&eacute; par les enqu&ecirc;teurs : le Programme n&rsquo;exige pas des fournisseurs, la caution de bonne ex&eacute;cution. Est-ce &agrave; dire que les b&eacute;n&eacute;ficiaires de ces march&eacute;s sont des proche-parents du boss du PNLP ?</span></span></p>

<p class="MsoNormal"><span><span style="line-height: 115%; font-family: Arial;">Au niveau de la gestion du financement du Fonds Mondial, c&rsquo;est le branle-bas : 11,187 millions se sont &eacute;vapor&eacute;s de la caisse. Sans la moindre trace.</span></span></p>

<p class="MsoNormal"><span><span style="line-height: 115%; font-family: Arial;">Quant &agrave; la conception du PNLP, c&rsquo;est le sauve-qui-peut. Le Projet n&rsquo;implique pas de fa&ccedil;on formelle tous les acteurs susceptibles de jouer un r&ocirc;le moteur dans la lutte contre le paludisme. La suite est connue : plus de 1914 enfants de 0 &agrave; 5 ans d&eacute;c&egrave;dent des suite du palu. Et les outils utilis&eacute;s pour &eacute;valuer les besoins des populations en m&eacute;dicaments manquent de pr&eacute;cision. S&rsquo;y ajoutent, les ruptures de stocks qui s&rsquo;accumulent et les insuffisances notoires dans la prise en charge de la forme grave du paludisme.</span></span></p>

<p class="MsoNormal"><span><span style="line-height: 115%; font-family: Arial;">&nbsp;Un scandale fumant</span></span></p>

<p class="MsoNormal"><span><span style="line-height: 115%; font-family: Arial;">Mais, pour les Experts en charge du dossier sur la gestion du PNLP, c&rsquo;est cette situation pour le moins accablante, qu&rsquo;ils s&rsquo;appr&ecirc;tent &agrave; sortir du placard.</span></span></p>

<p class="MsoNormal"><span><span style="line-height: 115%; font-family: Arial;">A en croire nos sources, g&eacute;n&eacute;ralement, bien inform&eacute;es, il s&rsquo;agira pour ces sp&eacute;cialistes de savoir qui a mang&eacute; quoi et comment&nbsp; au passage du magot. Une gestion qui jure avec l&rsquo;orthodoxie financi&egrave;re.</span></span></p>

<p class="MsoNormal"><span><span style="line-height: 115%; font-family: Arial;">R&eacute;dig&eacute;, par des experts en gestion, ce dossier &eacute;pingle plusieurs cadres, dont le Dr Kl&eacute;non Traor&eacute;, Coordinateur du PNLP. </span></span></p>

<p class="MsoNormal"><span><span style="line-height: 115%; font-family: Arial;">A en croire nos sources, il aurait d&eacute;gust&eacute; &agrave; la petite cuill&egrave;re la somme de 41 million de francs CFA. Si ces accusations s&rsquo;av&egrave;rent fond&eacute;es, elles risquent de sonner le glas de la carri&egrave;re professionnelle du Dr Kl&eacute;non Traor&eacute;, avant d'entacher sa cr&eacute;dibilit&eacute;. Ou, &agrave; tout le moins l&rsquo;envoyer au gnouf.</span></span></p>

<p class="MsoNormal"><span><span style="line-height: 115%; font-family: Arial;">A un moment, un confr&egrave;re de la place titrait &agrave; la une : &laquo; Programme National de Lutte contre le Paludisme : en flagrant d&eacute;lit de magouille &raquo;. Il ne croyait pas si bien dire. Il s&rsquo;agissait, en r&eacute;alit&eacute;, de la magouille &agrave; plein nez. </span></span></p>

<p class="MsoNormal"><span><span style="line-height: 115%; font-family: Arial;">Plus grave, lors de la gestion de ces fonds destin&eacute;s &agrave; la lutte contre le palu, l&rsquo;argent a coul&eacute; de source. Et dans d'autres sources. Plusieurs dizaines de millions de francs CFA.&nbsp; Il s&rsquo;agit, de montants d&eacute;tourn&eacute;s sur le financement du Fonds mondial au sein du PNLP.</span></span></p>

<p class="MsoNormal"><span><span style="line-height: 115%; font-family: Arial;">Grosso modo, les Experts, indiquent que, la gestion des fonds du Programme National de Lutte contre le Paludisme, n&rsquo;a pas &eacute;t&eacute; transparente, encore moins d&eacute;taill&eacute;e. d'o&ugrave; leur d&eacute;cision de tirer les choses au clair.</span></span></p>

<p class="MsoNormal"><span><span style="line-height: 115%; font-family: Arial;">En attendant, le Coordinateur du PNLP le Dr Kl&eacute;non Traor&eacute;, risque gros. Tr&egrave;s gros. Ses complices aussi. Accablant.</span></span></p>

<p class="MsoNormal"><span><span style="line-height: 115%; font-family: Arial;">Affaire &agrave; suivre et poursuivre donc !</span></span></p>

<p class="MsoNormal">&nbsp;</p>

<p><span>rn
<p class="MsoNormal"><b style=""><span style="line-height: 115%; font-family: Arial;">Jean pierre James</span></b></p>
</span></p>

<p><span><br /></span></p>
<p>"</p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Haut Conseil NATIONAL de Lutte contre le Sida (HCNLS):Magouille et affairisme</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/haut-conseil-national-de-lutte-contre-le-sida-hcnlsrnmagouille-et-affairisme-17082.html</link>
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<pubDate>Wed, 02 Feb 2011 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Combat</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p><span><!--[if gte mso 9]><xml>rn<w:WordDocument>rn<w:View>Normal</w:View>rn<w:Zoom>0</w:Zoom>rn<w:HyphenationZone>21</w:HyphenationZone>rn<w:PunctuationKerning />rn<w:ValidateAgainstSchemas />rn<w:SaveIfXMLInvalid>false</w:SaveIfXMLInvalid>rn<w:IgnoreMixedContent>false</w:IgnoreMixedContent>rn<w:AlwaysShowPlaceholderText>false</w:AlwaysShowPlaceholderText>rn<w:Compatibility>rn<w:BreakWrappedTables />rn<w:SnapToGridInCell />rn<w:WrapTextWithPunct />rn<w:UseAsianBreakRules />rn<w:DontGrowAutofit />rn</w:Compatibility>rn<w:BrowserLevel>MicrosoftInternetExplorer4</w:BrowserLevel>rn</w:WordDocument>rn</xml><![endif]--><!--[if gte mso 9]><xml>rn<w:LatentStyles DefLockedState="false" LatentStyleCount="156">rn</w:LatentStyles>rn</xml><![endif]--><!--[if !mso]><objectrnclassid="clsid:38481807-CA0E-42D2-BF39-B33AF135CC4D" id=ieooui></object>rn<br />
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<![endif]-->  <b style=""><i style=""><span style="line-height: 115%; font-family: Arial; color: rgb(51, 51, 153);">Le Haut Conseil de Lutte contre le Sida (HCLS) est malade. Malade de sa gestion qui ne cesse de d&eacute;gringoler, depuis des ans. Malade, aussi et surtout de ses responsables qui, en d&eacute;pit de leur impuissance av&eacute;r&eacute;e &agrave; suivre les activit&eacute;s sur le terrain et leurs gabegies tant d&eacute;cri&eacute;s, gardent encore leur poste. En clair, il y a ceux qui vivent du Sida et ceux qui en meurent.</span></i></b></span></p>

<p class="MsoNormal"><span><span style="line-height: 115%; font-family: Arial;">Financ&eacute; &agrave; coups de milliards de nos francs, le Haut Conseil National de Lutte contre le Sida (HCNLS) n&rsquo;est plus que l&rsquo;ombre de lui-m&ecirc;me.</span></span></p>

<p class="MsoNormal"><span><span style="line-height: 115%; font-family: Arial;">Son Coordinateur, Malick S&egrave;ne,&nbsp; apr&egrave;s s&rsquo;&ecirc;tre gargaris&eacute;, durant les trois premi&egrave;res ann&eacute;es, d'un bilan pour le moins flatteur, le HCNLS sombre, d&eacute;sormais, dans la d&eacute;pression. Comme en t&eacute;moigne une mission d'enqu&ecirc;te, dont il fait l&rsquo;objet : prolongation du d&eacute;lai de s&eacute;jour (9 mois) des ARV (Anti &ndash;R&eacute;tro Viraux) dans les magasins de la Pharmacie Populaire du Mali, retard dans le contr&ocirc;le de la qualit&eacute; des m&eacute;dicaments par le Laboratoire National de la Sant&eacute;, mauvaise tenue des fiches de stock, mais aussi, dans l&rsquo;installation des bureaux r&eacute;gionaux du HCNLS&hellip;</span></span></p>

<p class="MsoNormal"><span><span style="line-height: 115%; font-family: Arial;">S&rsquo;y ajoutent des livraisons de m&eacute;dicaments non conformes aux protocoles d'accord sign&eacute;s avec les partenaires techniques et financiers&hellip;</span></span></p>

<p class="MsoNormal"><span><span style="line-height: 115%; font-family: Arial;">Autant de rat&eacute;s qui ont suscit&eacute; col&egrave;re et indignation au sein des associations de soutien aux malades du sida. Mais surtout, le rejet par l&rsquo;Agence pour le D&eacute;veloppement International (IDA) de 70 % des d&eacute;penses pr&eacute;sent&eacute;es par l&rsquo;Agence de Gestion Financi&egrave;re (AGF).</span></span></p>

<p class="MsoNormal"><span><span style="line-height: 115%; font-family: Arial;">Pendant que les malades du sida peinent &agrave; se procurer les fameux ARV, les responsables du HCNLS roulent en carrosse. Avec, &agrave; la cl&eacute;, des traitements princiers.</span></span></p>

<p class="MsoNormal"><span><span style="line-height: 115%; font-family: Arial;">Bref, le HCNLS n&rsquo;est plus qu&rsquo;une coquille vide. Avec d'un c&ocirc;t&eacute;, ceux qui meurent du sida. Et, de l&rsquo;autre, ceux qui en&nbsp; vivent. Confortablement.</span></span></p>

<p class="MsoNormal"><span><span style="line-height: 115%; font-family: Arial;">Le projet en p&eacute;ril</span></span></p>

<p class="MsoNormal"><span><span style="line-height: 115%; font-family: Arial;">Selon nos sources, le syst&egrave;me d'approvisionnement et de distribution des produits pharmaceutiques du HCLS est dans l&rsquo;agonie. L&rsquo;absence de mise &agrave; jour des informations relatives aux besoins en produits pharmaceutiques, l&rsquo;arr&ecirc;t de la cha&icirc;ne de distribution au niveau r&eacute;gional, l&rsquo;utilisation de produits p&eacute;rim&eacute;s &hellip; seraient &agrave; l&rsquo;origine de la mort pr&eacute;matur&eacute;e de cette structure.</span></span></p>

<p class="MsoNormal"><span><span style="line-height: 115%; font-family: Arial;">Quant au d&eacute;pistage rapproch&eacute; des ruraux, il va de mal en pis. Et aujourd'hui, de pis en pire.</span></span></p>

<p class="MsoNormal"><span><span style="line-height: 115%; font-family: Arial;">Pendant des ann&eacute;es, expliquent nos sources, le sport favori des responsables du HCLS a &eacute;t&eacute; &laquo; l&rsquo;indiscipline dans la gestion &raquo;. Qui s&rsquo;est traduite par la gabegie. Un seul exemple cit&eacute; par les enqu&ecirc;teurs : l&rsquo;insuffisance d'infrastructures pour accueillir les malades des localit&eacute;s recul&eacute;es. Pourtant, le HCLS est financ&eacute; &agrave; coup de milliards de nos francs. </span></span></p>

<p class="MsoNormal"><span><span style="line-height: 115%; font-family: Arial;">S&rsquo;y ajoute, la gestion des activit&eacute;s de lutte contre le SIDA qui a occasionn&eacute; le faible niveau des tests r&eacute;alis&eacute;s par l&rsquo;INRSP (Institut National de Recherche en Sant&eacute; Publique) sur le financement du Fonds Mondial.</span></span></p>

<p class="MsoNormal"><span><span style="line-height: 115%; font-family: Arial;">Et le hic qui fait tilt, selon nos sources, c&rsquo;est le dysfonctionnement&nbsp; du HCNLS &agrave; tous les niveaux. Ou presque. Cette situation, a occasionn&eacute; des d&eacute;faillances relatives &agrave; l&rsquo;intervention simultan&eacute;e de plusieurs Partenaires Techniques et Financiers (PTF) finan&ccedil;ant les m&ecirc;mes projets. Bien plus, le manque de sensibilisation des pairs &eacute;ducateurs est plus criard. </span></span></p>

<p class="MsoNormal"><span><span style="line-height: 115%; font-family: Arial;">Outre, cet affairisme &agrave; ciel ouvert au sein du HCNLS, le Projet est malade. Malades de ces responsables, dont les magouilles sont de notori&eacute;t&eacute; publique. Malade, aussi, de la corruption et du n&eacute;potisme, &eacute;rig&eacute;s en mode de gestion. Les maux du HCLS se r&eacute;sument en peu de mots : affairisme et magouille &agrave; la pelle, gestion clanique des ressources humaines et financi&egrave;res du projet.</span></span></p>

<p class="MsoNormal"><span><span style="line-height: 115%; font-family: Arial;">D&eacute;cidemment, le patron du HCNLS, Malick S&egrave;ne est mal barr&eacute;. La gabegie au niveau de cette structure d&eacute;passe l&rsquo;entendement. d'o&ugrave; la paralysie de la structure &agrave; tous les niveaux. Ou presque. </span></span></p>

<p class="MsoNormal"><span><span style="line-height: 115%; font-family: Arial;">En clair, le HCNLS ces derni&egrave;res ann&eacute;es n&rsquo;a jamais connu une telle opacit&eacute;. Pire, son coordinateur Malick S&egrave;ne, est au c&oelig;ur de la controverse: de 2001 &agrave; aujourd'hui, la structure a chavir&eacute;. Comme un navire. Les irr&eacute;gularit&eacute;s au sein du service sont plus criardes les unes que les autres.</span></span></p>

<p class="MsoNormal"><span><span style="line-height: 115%; font-family: Arial;">Le HCNLS n&rsquo;a pas seulement perdu de sa superbe. Il&nbsp; a &eacute;t&eacute; vid&eacute; de son &acirc;me, vendu au diable. Et jusqu&rsquo;aujourd'hui, son Coordinateur n&rsquo;affiche qu&rsquo;une image de ruine et de d&eacute;solation. Et pour cause : jamais, les gaffes au sein de cette structure n&rsquo;ont atteint un tel degr&eacute;.</span></span></p>

<p class="MsoNormal"><span><span style="line-height: 115%; font-family: Arial;">Jug&eacute;, pourtant, strat&eacute;gique dans la lutte contre la pand&eacute;mie du si&egrave;cle dans notre pays, le HCNLS n&rsquo;a pas &eacute;chapp&eacute; &agrave; l&rsquo;app&eacute;tit vorace de ses responsables. Par petite touche, ils ont &laquo; suc&eacute; &raquo; les caisses, &eacute;rig&eacute;s le n&eacute;potisme en mode de gestion. L&rsquo;espoir tant suscit&eacute; aupr&egrave;s des malades du Sida, a vir&eacute; au cauchemar. Un flop magistral. </span></span></p>

<p class="MsoNormal"><span><span style="line-height: 115%; font-family: Arial;">R&eacute;put&eacute; comme la veine n&eacute;vralgique dans la lutte contre le Sida au Mali, le HCNLS a vite fait de taire ses ambitions. Raison invoqu&eacute;e par les enqu&ecirc;teurs : la magouille et l&rsquo;affairisme &agrave; tous les niveaux.</span></span></p>

<p class="MsoNormal"><span><span style="line-height: 115%; font-family: Arial;">Autant d'entorses qui selon les enqu&ecirc;teurs ont paralys&eacute; le fonctionnement du Haut Conseil National de Lutte contre le Sida. Une structure, pourtant promue &agrave; un bel avenir.</span></span></p>

<p class="MsoNormal"><span><span style="line-height: 115%; font-family: Arial;">Nous y reviendrons !</span></span></p>

<p class="MsoNormal"><span><span style="line-height: 115%; font-family: Arial;">&nbsp;</span></span></p>

<p class="MsoNormal">&nbsp;</p>

<p><span>rn
<p class="MsoNormal"><b style=""><span style="line-height: 115%; font-family: Arial;">Jean pierre James</span></b></p>
</span></p>

<p><span><br /></span></p>
<p>"</p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Détournement de biens publics à Bougouni :
Le maire de la commune urbaine sur la sellette</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/detournement-de-biens-publics-a-bougouni-le-maire-de-la-commune-urbaine-sur-la-sellette-1534.html</link>
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<pubDate>Mon, 24 Jan 2011 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Coq Cocorico</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-size: x-small><b style=mso-bidi-font-weight: normal><i style=mso-bidi-font-style: normal><span style=color: #002060; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>Le maire de la commune urbaine de la &laquo;&nbsp;Cit&eacute; du Banimonoti&eacute;&nbsp;&raquo;, Yaya Togola, de </span></i></b></span><b style=mso-bidi-font-weight: normal><i style=mso-bidi-font-style: normal><span style=font-size: 10pt; color: #002060; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><st1:personname w:st=on productid=la CDS><span style=font-size: x-small>la CDS</span></st1:personname><span style=font-size: x-small>, serait incrimin&eacute; dans le d&eacute;tournement de deux containers contenant plusieurs objets destin&eacute;s<span style=mso-spacerun: yes>&nbsp; </span>&agrave; la commune urbaine de Bougouni. Ces objets seraient entre autres&nbsp;: des ordinateurs, des &eacute;quipements sportifs, des mat&eacute;riaux pour la construction d&rsquo;un b&acirc;timent pour la mairie &agrave; Bougouni et deux camions bennes de marque Renault&hellip;</span><o:p></o:p></span></i></b></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p><span style=font-size: x-small>&nbsp;</span></o:p></span></b></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-size: x-small><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>Selon nos sources, le maire Yaya Togola aurait &eacute;t&eacute; d&eacute;nonc&eacute; par Mamadou Fan&eacute;, qui n&rsquo;est autre qu&rsquo;un membre-cl&eacute; du bureau du parti CDS de Bougouni. Leur d&eacute;saccord serait venu de la convoitise d&rsquo;un poste &eacute;lectoral. Les m&ecirc;mes sources font &eacute;tat, que le poste de Mamadou Fan&eacute; lui aurait &eacute;t&eacute; retir&eacute; au profit de quelqu&rsquo;un d&rsquo;autre. D&egrave;s lors se sentant l&eacute;s&eacute; au sein du bureau local du parti CDS, le sieur Fan&eacute; d&eacute;cidait ainsi de d&eacute;noncer les mauvais comportements de ses d&eacute;tracteurs. </span></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify>&nbsp;</p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-size: x-small><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>Fid&egrave;le compagnon avant cette guerre de place, Mamadou Fan&eacute; semblerait &ecirc;tre au parfum de tous les actes pos&eacute;s par le maire.</span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-size: x-small><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>En d&eacute;cidant de d&eacute;noncer les faits n&eacute;gatifs du maire Togola, Mamadou Fan&eacute; semble pris son destin en main pour d&rsquo;autres cieux. Il n&rsquo;a pas h&eacute;sit&eacute; &agrave; &eacute;taler les m&eacute;faits du maire au grand jour et devant les populations de la <i style=mso-bidi-font-style: normal>&laquo;&nbsp;Cit&eacute; du Banimonoti&eacute;&nbsp;&raquo;</i>. Fort des propos tenus par Mamadou Fan&eacute;, des jeunes de Bougouni seraient en porte &agrave; faux avec le maire Yaya Togola (CDS), de la commune urbaine. </span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-size: x-small><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>Suite &agrave; une m&eacute;diation men&eacute;e par les d&eacute;put&eacute;s &eacute;lus &agrave; Bougouni et plusieurs autres hautes personnalit&eacute;s de la commune, la <span style=mso-spacerun: yes>&nbsp;</span>jeunesse s&rsquo;est pour l&rsquo;instant calm&eacute;e. Une rencontre est m&ecirc;me pr&eacute;vue pour mettre tout au clair. Selon nos sources, cette rencontre devrait se tenir en la pr&eacute;sence du ministre de l&rsquo;Administration territoriale et des collectivit&eacute;s locales, le G&eacute;n&eacute;ral Kafougouna Kon&eacute;. </span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-size: x-small><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>La suite de cette affaire nous &eacute;claircira davantage sur les tenants et les aboutissants de cette crise... </span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-size: x-small><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>Par Kassoum<span style=mso-spacerun: yes>&nbsp; </span>Mariko</span></b></span><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></b></p>
<p>&nbsp;</p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Ministère du Développement Social:
Deal entre le ministre et son beau&#45;frère</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/ministere-du-developpement-socialdeal-entre-le-ministre-et-son-beau-frere-1618.html</link>
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<pubDate>Fri, 21 Jan 2011 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Combat</dc:creator>
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<p><![endif]--><b><i style=><span style=line-height: 115%; font-family: Arial; color: rgb(51, 51, 153);>En jetant, en p&acirc;ture le Minist&egrave;re du D&eacute;veloppement Social de la Solidarit&eacute; et des Personnes Ag&eacute;es &agrave; ses potes et en attribuant le march&eacute; de l&rsquo;entretien des ordinateurs &agrave; son beau fr&egrave;re, S&eacute;kou Diakit&eacute; a, au fil des jours, nourrit l&rsquo;hostilit&eacute; de son d&eacute;partement&nbsp; &agrave; son endroit. Mais surtout, celle de ses coll&egrave;gues, qui n&rsquo;h&eacute;sitent plus &agrave; r&eacute;clamer sa d&eacute;mission, jug&eacute;e salutaire pour notre pays, d&eacute;sormais, en voie de &laquo;&nbsp;sous-d&eacute;veloppement&nbsp;&raquo;.</span></i></b></span></p>
<p class=MsoNormal><span style=font-size: x-small;><span style=line-height: 115%; font-family: Arial;>&laquo;&nbsp;</span><i><span style=line-height: 115%; font-family: Arial;>Apr&egrave;s toutes ces imprudences, commises &agrave; tort ou &agrave; raison dans ce dossier, le ministre du D&eacute;veloppement Social de la Solidarit&eacute; et des personnes&nbsp; Ag&eacute;es doit avoir le courage de rendre le tablier. Ne serait-ce que pour le salut de son &acirc;me</span></i><span style=line-height: 115%; font-family: Arial;>&nbsp;&raquo;.</span></span></p>
<p class=MsoNormal>&nbsp;</p>
<p><span style=font-size: x-small;></p>
<p class=MsoNormal><span style=line-height: 115%; font-family: Arial;>En col&egrave;re, un haut responsable du minist&egrave;re du D&eacute;veloppement Social &ndash;qui a requis l&rsquo;anonymat &ndash;passe, outre la solidarit&eacute; d&eacute;partementale, pour fustiger ce qu&rsquo;il appelle, volontiers, le &laquo;&nbsp;<i>g&acirc;chis de S&eacute;kou Diakit&eacute; autour de l&rsquo;attribution du march&eacute; de l&rsquo;entretien des ordinateurs du d&eacute;partement et de ses d&eacute;membrements</i>&raquo;. Et d&rsquo;ajouter, avec un sourire crisp&eacute;&nbsp;: &laquo;&nbsp;<i>Nous esp&eacute;rons qu&rsquo;il le fera, avant que le pire n&rsquo;arrive. Surtout qu&rsquo;il se trouve, d&eacute;j&agrave;, au c&oelig;ur d&rsquo;une affaire d&rsquo;achat de serveur estim&eacute; &agrave; 1,5 milliard de nos francs&nbsp;&raquo;.</i></span></p>
<p></span></p>
<p class=MsoNormal><span style=font-size: x-small;><span style=line-height: 115%; font-family: Arial;>Bref, en quelques jours, le ministre de la solidarit&eacute; et non moins Secr&eacute;taire G&eacute;n&eacute;ral de la section Adema de la commune III est pass&eacute; de la gr&acirc;ce &agrave; la disgr&acirc;ce. Du statut de &laquo;&nbsp;<i>gardien</i>&nbsp;&raquo; du d&eacute;veloppement &agrave; celui de &laquo;&nbsp;<i>saigneur&nbsp;</i>&raquo; de la &laquo;&nbsp;solide aridit&eacute;&nbsp;&raquo;. Et sans transition, aucune.</span></span></p>
<p class=MsoNormal><span style=font-size: x-small;><span style=line-height: 115%; font-family: Arial;>M&ecirc;me au sein de l&rsquo;attelage gouvernemental, certains ministres n&rsquo;h&eacute;sitent plus &agrave; prendre leur distance, vis-&agrave;-vis d&rsquo;un homme, devenu, subitement, encombrant. Les travailleurs du d&eacute;partement ont mis sa t&ecirc;te &agrave; prix. Plus grave encore, certains menacent m&ecirc;me d&rsquo;observer des &laquo;&nbsp;<i>journ&eacute;es mortes</i>&nbsp;&raquo; soit, pour le contraindre &agrave; revenir sur son choix dans l&rsquo;attribution du march&eacute; &agrave; son beau fr&egrave;re. Et ce n&rsquo;est qu&rsquo;un d&eacute;but.</span></span></p>
<p class=MsoNormal><span style=font-size: x-small;><span style=line-height: 115%; font-family: Arial;>A l&rsquo;origine de la descente en enfer du &laquo;&nbsp;<i>locataire</i>&nbsp;&raquo; du d&eacute;partement de la solidarit&eacute;, l&rsquo;attribution du march&eacute; de l&rsquo;entretien des ordinateurs du</span></span></p>
<p class=MsoNormal><span style=font-size: x-small;><span style=line-height: 115%; font-family: Arial;>d&eacute;partement et des services rattach&eacute;s &agrave; son beau fr&egrave;re. Avec &agrave; la cl&eacute;, une surfacturation &agrave; la pelle. S&rsquo;y ajoute, le retard et la n&eacute;gligence coupable de ce dernier dans ses t&acirc;ches. </span></span></p>
<p class=MsoNormal><span style=font-size: x-small;><span style=line-height: 115%; font-family: Arial;>En choisissant le bureau de son beau fr&egrave;re comme prestataire de service au minist&egrave;re du d&eacute;veloppement social, S&eacute;kou Diakit&eacute; semble avoir confondu &laquo;&nbsp;<i>soci&eacute;t&eacute; la mieux distante&nbsp;</i>&raquo; et &laquo;&nbsp;<i>soci&eacute;t&eacute; la plus parlante</i>&nbsp;&raquo;.</span></span></p>
<p class=MsoNormal><span style=font-size: x-small;><span style=line-height: 115%; font-family: Arial;>Par ce choix p&eacute;rilleux, le ministre a cr&eacute;&eacute; l&rsquo;effet inverse.</span></span></p>
<p class=MsoNormal>&nbsp;</p>
<p><span style=font-size: x-small;></p>
<p class=MsoNormal><b><span style=line-height: 115%; font-family: Arial;>S&eacute;kou Diakit&eacute; &ndash;son beau fr&egrave;re: m&ecirc;me odeur</span></b></p>
<p></span></p>
<p class=MsoNormal><span style=font-size: x-small;><span style=line-height: 115%; font-family: Arial;>En effet, comme l&rsquo;entretien des machines du d&eacute;partement est confi&eacute; au bureau du beau fr&egrave;re du ministre du D&eacute;veloppement Social, une personnalit&eacute; qui n&rsquo;a ni l&rsquo;expertise ni la comp&eacute;tence requise est confirm&eacute;, la DAF est de facto, oblig&eacute; de d&eacute;bourser des dizaines de millions de francs CFA pour l&rsquo;entretien des ordinateurs. Et le hic, c&rsquo;est que l&rsquo;homme ne respecte pas ses engagements. Pourtant, le co&ucirc;t du march&eacute; est jug&eacute; trop &eacute;lev&eacute;. </span></span></p>
<p class=MsoNormal><span style=font-size: x-small;><span style=line-height: 115%; font-family: Arial;>&laquo;&nbsp;<i>C&rsquo;est inacceptable pour un pays comme le n&ocirc;tre&nbsp;&raquo;,</i> r&eacute;torque un autre cadre du d&eacute;partement du D&eacute;veloppement Social.</span></span></p>
<p class=MsoNormal><span style=font-size: x-small;><span style=line-height: 115%; font-family: Arial;>Pour lui, seule la destitution ou la d&eacute;mission de S&eacute;kou Diakit&eacute; pourra mettre fin &agrave; cette tendance suicidaire. Non seulement pour la relance des march&eacute;s des structures relevant du minist&egrave;re du d&eacute;veloppement social&nbsp;; mais aussi, pour la gestion interne du d&eacute;partement. Par ailleurs les travailleurs du d&eacute;partement sont sur les dents. Selon eux, leur message est clair&nbsp;: &laquo;&nbsp;<i>l&rsquo;entretien et le d&eacute;pannage des ordinateurs demandent une technicit&eacute; particuli&egrave;re ainsi qu&rsquo;une comp&eacute;tence absolue&nbsp;&raquo;, </i>d&eacute;clarent-ils.<i> Avant d&rsquo;ass&eacute;ner leur quatre v&eacute;rit&eacute; : &laquo;&nbsp;c&rsquo;est inadmissible que le beau fr&egrave;re du ministre fasse peiner le minist&egrave;re et ses d&eacute;membrements </i>&raquo;.</span></span></p>
<p class=MsoNormal>&nbsp;</p>
<p><span style=font-size: x-small;></p>
<p class=MsoNormal><b><span style=line-height: 115%; font-family: Arial;>La disgr&acirc;ce&hellip;</span></b></p>
<p></span></p>
<p class=MsoNormal><span style=font-size: x-small;><span style=line-height: 115%; font-family: Arial;>En confiant le d&eacute;partement du D&eacute;veloppement Social &agrave; S&eacute;kou Diakit&eacute; le gouvernement &eacute;tait loin d&rsquo;imaginer le pire. La preuve&nbsp;: de sa nomination &agrave; la t&ecirc;te de ce minist&egrave;re &agrave; aujourd&rsquo;hui, les irr&eacute;gularit&eacute;s se succ&egrave;dent. Alternant, parfois avec les youyous des casseroles dont le plus r&eacute;cent</span></span></p>
<p class=MsoNormal><span style=font-size: x-small;><span style=line-height: 115%; font-family: Arial;>est celui du march&eacute; du serveur. Une addition trop sal&eacute;e pour celui en charge du d&eacute;partement des Transports.</span></span></p>
<p class=MsoNormal><span style=font-size: x-small;><span style=line-height: 115%; font-family: Arial;>Pour certains proches du Ministre S&eacute;kou Diakit&eacute;, il est victime d&rsquo;une campagne, lanc&eacute;e par une multinationale, d&eacute;cid&eacute;e &agrave; s&rsquo;adjuger le march&eacute; de fourniture du serveur destin&eacute; au minist&egrave;re du D&eacute;veloppement Social. Celle-ci, indiquent nos interlocuteurs, aurait d&eacute;bloqu&eacute; plusieurs dizaines de millions de nos francs pour lancer ce qu&rsquo;ils appellent une &laquo;&nbsp;<i>campagne anti-S&eacute;kou&nbsp;</i>&raquo;.</span></span></p>
<p class=MsoNormal><span style=font-size: x-small;><span style=line-height: 115%; font-family: Arial;>En attendant la preuve de cette affirmation, la d&eacute;mission du ministre du D&eacute;veloppement Social revient au devant de l&rsquo;actualit&eacute;. Sans tambour, ni trompette. </span></span></p>
<p class=MsoNormal><span style=font-size: x-small;><span style=line-height: 115%; font-family: Arial;>Bref, tout se passe, aujourd&rsquo;hui, comme si le ministre du d&eacute;veloppement Social est devenu persona non gratta.</span></span></p>
<p class=MsoNormal><span style=font-size: x-small;><span style=line-height: 115%; font-family: Arial;>De l&rsquo;avis de nos interlocuteurs, il n&rsquo;est pas en odeur de saintet&eacute; avec ses coll&egrave;gues.</span></span></p>
<p class=MsoNormal><span style=font-size: x-small;><span style=line-height: 115%; font-family: Arial;>Pour les uns comme les autres, S&eacute;kou Diakit&eacute; n&rsquo;a plus le choix&nbsp;: ou il rend son tablier, ou il sera d&eacute;mis de ses fonctions. Car, disent-ils, trop c&rsquo;est trop&nbsp;!</span></span></p>
<p class=MsoNormal><span style=font-size: x-small;><span style=line-height: 115%; font-family: Arial;>En politique comme &agrave; la guerre, l&rsquo;erreur ne se pardonne gu&egrave;re. Elle se paie ch&egrave;re. Tr&egrave;s ch&egrave;re.</span></span></p>
<p class=MsoNormal><span style=font-size: x-small;><span style=line-height: 115%; font-family: Arial;>En revanche, toutes nos d&eacute;marches pour rencontrer le ministre du D&eacute;veloppement social se sont sold&eacute;es par un &eacute;chec.</span></span></p>
<p class=MsoNormal>&nbsp;</p>
<p><span style=font-size: x-small;></p>
<p class=MsoNormal><b><span style=line-height: 115%; font-family: Arial;>Jean pierre James </span></b></p>
<p></span></p>
<p><span style=font-size: x-small;><br />
</span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Délinquance financière :
Le Mali sur le fil  du rasoir &#45; Un gouverneur du district milliardaire; Un maire de Bamako milliardaire</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/delinquance-financiere-le-mali-sur-le-fil-du-rasoir-un-gouverneur-du-district-milliardaire-un-maire-de-bamako-milliardaire-2417.html</link>
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<pubDate>Tue, 21 Dec 2010 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p><span style=color: rgb(51, 51, 153); ><em><strong><span style=font-size: x-small; >Des rapports de la CASCA en passant par  ceux du Bureau du V&eacute;rificateur g&eacute;n&eacute;ral, le Mali n&rsquo;a plus bonne presse aupr&egrave;s de ses partenaires. A l&rsquo;&eacute;mission de l&rsquo;ORTM intitul&eacute; &laquo; Ce jour l&agrave;  sur la corruption &raquo;, mon cousin sonink&eacute; Mamadou Diawara a dit  vertement sur les antennes : &laquo; le Mali est pauvre, mais les Maliens sont riches &raquo;.</span></strong></em></span></p>
<p><span style=font-size: x-small; >En bon sonink&eacute; et r&eacute;parateur d&rsquo;engins &agrave; deux roues, issue de la classe des prol&eacute;taires est bien plac&eacute; pour tenir un tel propos qui doit retenir l&rsquo;attention de nos gouvernants. Je savais personnellement que le r&eacute;gime ATT n&rsquo;allait pas &eacute;chapper &agrave; la d&eacute;linquance financi&egrave;re. Parce que tout  chef d&rsquo;Etat qui veut montrer &laquo; pattes blanches &raquo; en Afrique doit emp&ecirc;cher, surtout, sa  femme d&rsquo;&ecirc;tre au c&oelig;ur du syst&egrave;me &eacute;conomique et financier du pays. M&ecirc;me ce ph&eacute;nom&egrave;ne de mode, qui a souffl&eacute; sur l&rsquo;Afrique, consistant &agrave; cr&eacute;er de toute pi&egrave;ce des fondations et de les g&eacute;rer, est la trajectoire toute trouv&eacute;e par les premi&egrave;res dames d&rsquo;&eacute;tablir un pont avec les gestionnaires des fonds publics. Une fondation se cr&eacute;e sur des acquis.</span></p>
<p><span style=font-size: x-small; >En Afrique, c&rsquo;est tout &agrave; fait le contraire, elle est cr&eacute;&eacute;e pour s&rsquo;enrichir. Cela est tellement vrai qu&rsquo;aucune des premi&egrave;res dames ne peut justifier d&rsquo;une fortune, petite soit elle, avant l&rsquo;arriv&eacute;e de son mari &agrave; la magistrature supr&ecirc;me. Voil&agrave; l&rsquo;autoroute de la corruption avec toutes ses ramifications trouv&eacute;es. L&rsquo;affaire du Fonds mondial ne vise en r&eacute;alit&eacute; que la Fondation pour l&rsquo;Enfance dont  le minist&egrave;re de la Sant&eacute; est l&rsquo;un des partenaires inconditionnels tout comme celui du minist&egrave;re de la Solidarit&eacute; et des Personnes &acirc;g&eacute;es.  Il revient  d&eacute;sormais aux Maliens de juger avec s&eacute;r&eacute;nit&eacute; le couple pr&eacute;sidentiel qui aura pass&eacute; bient&ocirc;t une d&eacute;cennie &agrave; la t&ecirc;te du Mali. Mais d&rsquo;ores et d&eacute;j&agrave;, quelques r&eacute;flexions s&rsquo;imposent.</span></p>
<p><span style=font-size: x-small; >Pur produit de l&rsquo;arm&eacute;e malienne, issu  d&rsquo;une famille pauvre  connaissant bien  les r&eacute;alit&eacute;s  du pays, n&rsquo;a pas su tirer les cons&eacute;quences de la chute du g&eacute;n&eacute;ral Moussa Traor&eacute;. Bref,  ATT n&rsquo;a manifestement pas le sens de l&rsquo;Histoire. Rien d&rsquo;&eacute;tonnement &agrave; cela quand on sait que l&rsquo;homme s&rsquo;est coup&eacute; de toutes les r&eacute;alit&eacute;s, en s&rsquo;entourant d&rsquo;une foule de courtisans qui lui disent ce qu&rsquo;il veut entendre. Otage de son entourage et prisonnier de sa conception du pouvoir et de la tr&egrave;s haute id&eacute;e qu&rsquo;il fait de lui-m&ecirc;me. Il a tout int&eacute;r&ecirc;t &agrave; sanctionner les d&eacute;linquants financiers ou &agrave; partir &agrave; temps, comme beaucoup de Maliens, j&rsquo;ai aim&eacute;, ador&eacute;, puis j&rsquo;ai fini par d&eacute;tester Amadou Toumani Tour&eacute;. Et pour cause : ses amis du PDES ont bouff&eacute; notre argent. Selon les experts de Tanspararency International, le r&eacute;gime ATT aurait accouch&eacute; de 48 milliardaires.</span></p>
<p><span style=font-size: x-small; >Parmi eux, des cadres de l&rsquo;administration publique (dont la quasi-totalit&eacute; des directeurs administratifs et financiers des d&eacute;partements minist&eacute;riels), des op&eacute;rateurs &eacute;conomiques proches du r&eacute;gime. Un des maires du district de Bamako serait sur la liste des nouveaux milliardaires, un gouverneur aurait r&eacute;cemment achet&eacute; un appartement &agrave; Paris. Ce qui aurait irrit&eacute; les Fran&ccedil;ais. Un banquier de la place tient un bon rang sur la liste.</span></p>
<p><span style=font-size: x-small; >Enfin, c&rsquo;est un autre banquier devenu diplomate de circonstance qui assure les mouvements bancaires d&rsquo;une haute personnalit&eacute; de la R&eacute;publique.</span></p>
<p><span style=font-size: x-small; >Le Mali est l&rsquo;un des pays les plus pauvres de la plan&egrave;te, avec un budget d&rsquo;Etat toujours d&eacute;ficitaire dont l&rsquo;&eacute;quilibre repose uniquement sur l&rsquo;apport des partenaires au d&eacute;veloppement, au lieu d&rsquo;une cr&eacute;ation r&eacute;elle de richesses. Malgr&eacute; ce fait, les plus hautes autorit&eacute;s ne manifestent aucune volont&eacute; d&rsquo;assainir les finances publiques.</span></p>
<p><span style=font-size: x-small; >La location des immeubles Tomota pour servir d&rsquo;amphith&eacute;&acirc;tre co&ucirc;te &agrave; l&rsquo;Etat 34 millions de F CFA par mois. De quoi faire fr&eacute;mir plus d&rsquo;un Malien qui mange une fois par jour en famille.</span></p>
<p><span style=font-size: x-small; >L&rsquo;Etat malien paye au m&ecirc;me moment, comme frais de location pour 352 b&acirc;timents baill&eacute;s, un montant de 1 056 999 804 de F CFA par an. Pendant ce temps, les plus hautes autorit&eacute;s s&rsquo;accaparent du patrimoine immobilier de l&rsquo;Etat, d&eacute;molissent ces vieux b&acirc;timents pour y construire par les soins de l&rsquo;entreprise Covec des immeubles insolents au centre ville sous couvert de ?</span></p>
<p><span style=font-size: x-small; >Cependant, les mauvaises langues rapportent que les deux immeubles en chantier sur l&rsquo;ex site de la Somiex et celui du si&egrave;ge du Haut Conseil des Maliens de l&rsquo;Ext&eacute;rieur appartiendraient au pr&eacute;sident de la R&eacute;publique et un fid&egrave;le parmi les fid&egrave;les, Bany Kant&eacute;, le repr&eacute;sentant des int&eacute;r&ecirc;ts de la famille Kadhafi au Mali. Vrai ou faux. Le temps nous le dira.</span></p>
<p><span style=font-size: x-small; >Amy SANOGO  </span></p>
<p>&nbsp;</p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Les nouveaux riches de la côte d’ivoire :
Les 38 milliardaires du FPI</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/les-nouveaux-riches-de-la-cote-d%25e2%2580%2599ivoire-les-38-milliardaires-du-fpi-226.html</link>
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<pubDate>Sat, 18 Dec 2010 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Bamako Hebdo</dc:creator>
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<p><![endif]-->  </span></p>
<p style=text-indent: 0in; class=AAAE-TEXTE>&nbsp;</p>
<p><span style=font-size: x-small;></p>
<p style=text-indent: 0in; class=AAAE-TEXTE><b style=><i style=><span lang=FR style=color: rgb(0, 32, 96);>Depuis des mois que nous sommes sur les pistes des milliardaires de la refondation, &agrave; mesure que nous avan&ccedil;ons les choses se pr&eacute;cisent et certaines donn&eacute;es changent. </span></i></b></p>
<p></span></p>
<p class=AAAE-TEXTE><span style=font-size: x-small;><span lang=FR>Gr&acirc;ce &agrave; la compr&eacute;hension et &agrave; la bonne collaboration de certains partenaires de la haute finance internationale et des amis de certaines institutions financi&egrave;res nationales, nous avons boucl&eacute; le dossier en ayant en notre possession tous les &eacute;l&eacute;ments d'informations souhait&eacute;s. Toutefois, nous comprenons la r&eacute;action de certains lecteurs qui estiment que le nombre 38 que nous avan&ccedil;ons est loin d'&ecirc;tre exhaustif. </span></span></p>
<p class=MsoNormal><span style=font-size: x-small;><span lang=FR style=line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;>En effet, nous le reconnaissons car il est absurde que certaines personnes bien r&eacute;put&eacute;es dans les d&eacute;tournements et occupant des postes tr&egrave;s strat&eacute;giques au sein des instances et des r&eacute;gies financi&egrave;res ne soient pas du nombre. C'est qu'elles sont souvent tr&egrave;s rus&eacute;es et tr&egrave;s strat&eacute;giques. Dans tous les cas, nous poursuivons nos investigations. En attendant, nous pr&eacute;sentons ici les banques et les pays o&ugrave; est domicili&eacute; l'argent des 38 milliardaires dont nous disposons des informations certaines.</span></span></p>
<p class=MsoNormal>&nbsp;</p>
<p><span style=font-size: x-small;></p>
<p class=MsoNormal><b style=><span lang=FR style=line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;>Liste des 38 milliardaires en FCFA</span></b></p>
<p></span></p>
<p class=MsoNormal><span style=font-size: x-small;><span lang=FR style=line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;>1-Laurent Gbagbo (chef de l'Etat) : 2834,6 milliards</span></span></p>
<p class=MsoNormal><span style=font-size: x-small;><span lang=FR style=line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;>2-Simone Ehivet Gbagbo (1&egrave;re Dame) : 1731 milliards</span></span></p>
<p class=MsoNormal><span style=font-size: x-small;><span lang=FR style=line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;>3-Bohoun Bouabr&eacute; (ministre du plan et du d&eacute;veloppement) : </span></span></p>
<p class=MsoNormal><span style=font-size: x-small;><span lang=FR style=line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;>&nbsp;&nbsp;&nbsp; 904 milliards</span></span></p>
<p class=MsoNormal><span style=font-size: x-small;><span lang=FR style=line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;>4-Emmanuel Monney (ministre des mines et de l'&eacute;nergie) : 676 milliards</span></span></p>
<p class=MsoNormal><span style=font-size: x-small;><span lang=FR style=line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;>5-Affi N'guessan (pr&eacute;sident du Fpi) : 499 milliards</span></span></p>
<p class=MsoNormal><span style=font-size: x-small;><span lang=FR style=line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;>6-Marcel Gossio (DG du port d'Abidjan) : 454 milliards</span></span></p>
<p class=MsoNormal><span style=font-size: x-small;><span lang=FR style=line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;>7-Kadet Bertin (conseiller du chef de l'Etat) : 445 milliards</span></span></p>
<p class=MsoNormal><span style=font-size: x-small;><span lang=FR style=line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;>8-Hubert Zohor&eacute; (conseiller du chef de l'Etat) : 401 milliards</span></span></p>
<p class=MsoNormal><span style=font-size: x-small;><span lang=FR style=line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;>9-Pierre Amondji (gouverneur du district d'Abidjan) : 187 milliards</span></span></p>
<p class=MsoNormal><span style=font-size: x-small;><span lang=FR style=line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;>10-Firmin Kouakou (DG du FRC) : 143 milliards</span></span></p>
<p class=MsoNormal><span style=font-size: x-small;><span lang=FR style=line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;>11-Ottro Zirignon (Pca de la Sir) : 132 milliards</span></span></p>
<p class=MsoNormal><span style=font-size: x-small;><span lang=FR style=line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;>12-Gnamien Konan (DG des douanes) : 127 milliards</span></span></p>
<p class=MsoNormal><span style=font-size: x-small;><span lang=FR style=line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;>13-Jean Claude Bayou (Pca du Fgccc) : 124 milliards</span></span></p>
<p class=MsoNormal><span style=font-size: x-small;><span lang=FR style=line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;>14-Nady Bamba (PDG de cyclone, patron des journaux &quot;Le Temps&quot; </span></span></p>
<p class=MsoNormal><span style=font-size: x-small;><span lang=FR style=line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;>et &quot;Prestige&quot;) : 98 milliards</span></span></p>
<p class=MsoNormal><span style=font-size: x-small;><span lang=FR style=line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;>15-Amani N'guessan Michel (ministre de la d&eacute;fense) : 94 milliards</span></span></p>
<p class=MsoNormal><span style=font-size: x-small;><span lang=FR style=line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;>16-Philippe Mangou (chef d'Etat-Major des Arm&eacute;es) : 87 milliards</span></span></p>
<p class=MsoNormal><span style=font-size: x-small;><span lang=FR style=line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;>17-Hubert Oulaye (ministre de la fonction publique et de l'emploi) : </span></span></p>
<p class=MsoNormal><span style=font-size: x-small;><span lang=FR style=line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 78 milliards</span></span></p>
<p class=MsoNormal><span style=font-size: x-small;><span lang=FR style=line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;>18-Mo&iuml;se Lida Kouassi (conseiller du chef de l'Etat): 39 milliards</span></span></p>
<p class=MsoNormal><span style=font-size: x-small;><span lang=FR style=line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;>19-Kla Sylvanus (ATCI) : 38 milliards</span></span></p>
<p class=MsoNormal><span style=font-size: x-small;><span lang=FR style=line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;>20-Kassoum Fadiga : 31 milliards</span></span></p>
<p class=MsoNormal><span style=font-size: x-small;><span lang=FR style=line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;>21-SEM Kon&eacute; (ambassadeur en Afrique du Sud) : 28 milliards</span></span></p>
<p class=MsoNormal><span style=font-size: x-small;><span lang=FR style=line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;>22-Vincent Libi Koita (DG de la Sigogi) : 24 milliards</span></span></p>
<p class=MsoNormal><span style=font-size: x-small;><span lang=FR style=line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;>23-Mo&iuml;se Kor&eacute; (pasteur, conseiller du chef de l'Etat) : 16 milliards</span></span></p>
<p class=MsoNormal><span style=font-size: x-small;><span lang=FR style=line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;>24-Patrice Bahi : 16 milliards</span></span></p>
<p class=MsoNormal><span style=font-size: x-small;><span lang=FR style=line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;>25-S&eacute;ka Yapo Anselme : 12 milliards</span></span></p>
<p class=MsoNormal><span style=font-size: x-small;><span lang=FR style=line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;>26-Bl&eacute; Goud&eacute; (pr&eacute;sident de l'alliance des jeunes patriotes) : 08 milliards</span></span></p>
<p class=MsoNormal><span style=font-size: x-small;><span lang=FR style=line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;>27-Colonel Logbo (aide de camp de la pr&eacute;sidence) : 09 milliards</span></span></p>
<p class=MsoNormal><span style=font-size: x-small;><span lang=FR style=line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;>28-Allou Eug&egrave;ne (Directeur du protocole du chef de l'Etat) : 08 milliards</span></span></p>
<p class=MsoNormal><span style=font-size: x-small;><span lang=FR style=line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;>29-Christine Adjobi (ministre de la lutte contre le VIH/ SIDA) : </span></span></p>
<p class=MsoNormal><span style=font-size: x-small;><span lang=FR style=line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 07 milliards</span></span></p>
<p class=MsoNormal><span style=font-size: x-small;><span lang=FR style=line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;>30-Sangar&eacute; Aboudramane (conseiller du chef de l'Etat) : 06 milliards</span></span></p>
<p class=MsoNormal><span style=font-size: x-small;><span lang=FR style=line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;>31-Mme Boga Doudou (&eacute;pouse de feu le ministre Boga Doudou) :</span></span></p>
<p class=MsoNormal><span style=font-size: x-small;><span lang=FR style=line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;>05 milliards</span></span></p>
<p class=MsoNormal><span style=font-size: x-small;><span lang=FR style=line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;>32-Clotilde Ohouochi (ex-ministre des affaires sociales, de la solidarit&eacute; </span></span></p>
<p class=MsoNormal><span style=font-size: x-small;><span lang=FR style=line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;>et des handicap&eacute;s) : 05 milliards</span></span></p>
<p class=MsoNormal><span style=font-size: x-small;><span lang=FR style=line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;>33-Sokouri Bohui (d&eacute;put&eacute; de Koumassi) : 05 milliards</span></span></p>
<p class=MsoNormal><span style=font-size: x-small;><span lang=FR style=line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;>34-Att&eacute;by William (d&eacute;put&eacute; de Yopougon) : 08 milliards</span></span></p>
<p class=MsoNormal><span style=font-size: x-small;><span lang=FR style=line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;>35-Odette Sauyet Likikouet (d&eacute;put&eacute; de Oum&eacute;) : 04 milliards</span></span></p>
<p class=MsoNormal><span style=font-size: x-small;><span lang=FR style=line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;>36-D&eacute;sir&eacute; Tagro (ministre de l'int&eacute;rieur) : 67 milliards</span></span></p>
<p class=MsoNormal><span style=font-size: x-small;><span lang=FR style=line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;>37-Marie Laure Digbeu (journaliste) : 03 milliards</span></span></p>
<p class=MsoNormal><span style=font-size: x-small;><span lang=FR style=line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;>38-Serges Koffi (&eacute;tudiant, SG de la Fesci) : 02 milliards</span></span></p>
<p class=MsoNormal><span style=font-size: x-small;><span lang=FR style=line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;>II- Les banques et les pays o&ugrave; est domicili&eacute; l'argent :</span></span></p>
<p class=MsoNormal><span style=font-size: x-small;><span lang=FR style=line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;>Bni, Bfa, et dans des banques en Afrique du Sud, en Inde, en Iran, </span></span></p>
<p class=MsoNormal><span style=font-size: x-small;><span lang=FR style=line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;>en Guin&eacute;e, au Liban, en Isra&euml;l, &agrave; Sao Tom&eacute; principe et au Portugal </span></span></p>
<p class=MsoNormal>&nbsp;</p>
<p><span style=font-size: x-small;></p>
<p class=MsoNormal><span lang=FR style=line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;>via l'Angola.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; </span></p>
<p></span></p>
<p class=MsoNormal><strong><span style=font-size: x-small;><span lang=FR style=line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;>&nbsp;&nbsp; Source: Le Rebond </span></span></strong></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Démocratie et corruption :
48 nouveaux milliardaires de la République</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/democratie-et-corruption-48-nouveaux-milliardaires-de-la-republique-328.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 13 Dec 2010 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p style=text-align: left;  class=MsoNormal><span style=font-size: x-small; ><b style=><i style=><span lang=FR style=line-height: 115%; font-family: Arial, sans-serif; color: rgb(0, 32, 96); >Qu&rsquo;est ce qui peut se passer au Mali en 2011, apr&egrave;s des ann&eacute;es&nbsp; de gabegie&nbsp;? ATT avait, certes, pu rassurer tous ses partenaires &eacute;conomiques, ainsi que les organismes internationaux, par la cr&eacute;ation du Bureau du V&eacute;rificateur g&eacute;n&eacute;ral d&egrave;s 2003. Le Mali &eacute;tait m&ecirc;me devenu un exemple, en Afrique de l&rsquo;ouest, cit&eacute; discr&egrave;tement par les&nbsp; partenaires au d&eacute;veloppement dans &nbsp;l&rsquo;assainissement des finances publiques et dans la lutte contre la d&eacute;linquance financi&egrave;re.</span></i></b></span></p>
<p style=text-align: left;  class=MsoNormal><span style=font-size: x-small; ><span lang=FR style=line-height: 115%; font-family: Arial, sans-serif; >Malheureusement, cette opinion s&rsquo;est dissip&eacute;e. Et voil&agrave; que le pr&eacute;sident Amadou Toumani Tour&eacute;, lui-m&ecirc;me, suite &agrave; de nombreuses accusations, se voit oblig&eacute; par ses partenaires au d&eacute;veloppement de partir en guerre contre la gestion d&rsquo;un de ses ministres et d&rsquo;un haut cadre charg&eacute; du programme de lutte contre le Sida. Ces deux hautes personnalit&eacute;s repr&eacute;sentent la charpente de&nbsp; l&rsquo;aide bilat&eacute;rale et multilat&eacute;rale du Mali. Des visites d&rsquo;inspection inopin&eacute;es ont eu lieu durant plusieurs mois et ont vite pris l&rsquo;allure de proc&egrave;s improvis&eacute;s. Les accusations des partenaires vont de la mauvaise gestion, &agrave; la malversation.</span></span></p>
<p style=text-align: left;  class=MsoNormal><span style=font-size: x-small; ><span lang=FR style=line-height: 115%; font-family: Arial, sans-serif; > Les&nbsp; rapports sur ces deux structures (minist&egrave;re de la Sant&eacute; et le Haut conseil de lutte contre le Sida) paraissent effrayants, et m&ecirc;me une Fondation serait &eacute;pingl&eacute;e &nbsp;pour avoir surv&eacute;cu gr&acirc;ce au minist&egrave;re de la Sant&eacute;. &nbsp;A chacune des inspections des structures incrimin&eacute;es, il a &eacute;t&eacute; demand&eacute; aux inspecteurs de pousser l&rsquo;enqu&ecirc;te sur les malversations et d&eacute;tournements et de pr&eacute;senter des projets de redressements. Des diff&eacute;rentes missions diligent&eacute;es par les partenaires, le pr&eacute;sident de la R&eacute;publique Amadou Toumani Tour&eacute; a &eacute;t&eacute; &eacute;difi&eacute; sur la responsabilit&eacute; de ses ministres et cadres maliens.</span></span></p>
<p style=text-align: left;  class=MsoNormal><span style=font-size: x-small; ><span lang=FR style=line-height: 115%; font-family: Arial, sans-serif; >Aussi, bon nombre de t&ecirc;tes pourront, en principe, tomber du fait que les accusations port&eacute;es contre certains membres du gouvernement, y compris la primature, par le Bureau du V&eacute;rificateur g&eacute;n&eacute;ral ont &eacute;t&eacute; repris par les inspecteurs de certains partenaires au d&eacute;veloppement et relay&eacute;s par Transparency International qui aurait d&eacute;cel&eacute; quarante huit (48) nouveaux milliardaires sous le r&eacute;gime du g&eacute;n&eacute;ral ATT. Qui l&rsquo;aurait cru&nbsp;? Celui qui avait averti en ces termes en 2002&nbsp;:&nbsp;&laquo;&nbsp;Si tu bouffes, tu paies&nbsp;&raquo;.</span></span></p>
<p style=text-align: left;  class=MsoNormal><span style=font-size: x-small; ><span lang=FR style=line-height: 115%; font-family: Arial, sans-serif; >Au Mali, tout se passe comme si le gouvernement et autres institutions n&rsquo;existent pas. Pourtant, ils existent bel et bien, mais inop&eacute;rants. En r&eacute;alit&eacute;, les responsables de l&rsquo;Etat, tout comme les cadres, sont au c&oelig;ur de toutes les op&eacute;rations &eacute;conomiques, s&rsquo;ils ne sont pas des &laquo;&nbsp;op&eacute;rateurs &eacute;conomiques&nbsp;&raquo; ou leurs prog&eacute;nitures, profitant ainsi du pouvoir d&rsquo;Etat pour s&rsquo;enrichir. </span></span></p>
<p style=text-align: left;  class=MsoNormal><span style=font-size: x-small; ><span lang=FR style=line-height: 115%; font-family: Arial, sans-serif; >A dix huit mois du d&eacute;part d&eacute;finitif du pr&eacute;sident Amadou Toumani Tour&eacute;, l&rsquo;heure n&rsquo;est plus &agrave; la d&eacute;finition d&rsquo;une strat&eacute;gie de lutte contre la corruption ou la d&eacute;linquance financi&egrave;re, mais plut&ocirc;t de dresser l&rsquo;&eacute;tat des lieux&nbsp;; ce gouvernement n&rsquo;ayant plus rien &agrave; d&eacute;montrer. </span></span></p>
<p style=text-align: justify; class=MsoNormal><span style=font-size: x-small; ><span lang=FR style=line-height: 115%; font-family: Arial, sans-serif; >Le bilan de cette grande d&eacute;linquance financi&egrave;re&nbsp;: 48 nouveaux milliardaires tous issus du r&eacute;gime en place.</span></span></p>
<p style=text-align: left;  class=MsoNormal><span style=font-size: x-small; ><b><span lang=FR style=line-height: 115%; font-family: Arial, sans-serif; >Safoun&egrave; KOUMBA</span></b></span></p>
<p>&nbsp;</p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Crime organisé à l’Inps :
Le DG n’est&#45;il pas sur le chemin de la prison?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/crime-organise-a-l%25e2%2580%2599inps-le-dg-n%25e2%2580%2599est-il-pas-sur-le-chemin-de-la-prison-396.html</link>
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<pubDate>Thu, 09 Dec 2010 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Ciwara Info</dc:creator>
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<p style=text-align: justify; class=MsoNormalCxSpFirst><b style=><i style=><span lang=FR style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: rgb(0, 32, 96);>Jamais l&rsquo;Institut national de pr&eacute;voyance sociale (INPS) n&rsquo;avait connu un directeur g&eacute;n&eacute;ral autant sadique et maniaque que Br&eacute;hima Noumoussa Diallo. Au refus d&rsquo;appliquer l&rsquo;arr&ecirc;t de recours en r&eacute;vision n&deg;65 du 8 avril 2010 de la section administrative de la Cour supr&ecirc;me relatif &agrave; un march&eacute; entre M&eacute;tal Soudan et M&eacute;tallux, s&rsquo;ajoute d&eacute;sormais le crime organis&eacute; de M. Diallo qui veut acheter les mat&eacute;riels informatiques et de bureau de sa structure pour les dix ann&eacute;es &agrave; venir. Voir les photos de livraison de fournitures prises le mardi 7 d&eacute;cembre 2010 &agrave; l&rsquo;INPS.</span></i></b></p>
<p></span></p>
<p style=text-align: justify; class=MsoNormalCxSpMiddle><span style=font-size: x-small;><span lang=FR style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;>Voulant co&ucirc;te que co&ucirc;te s&rsquo;enrichir au prix de causer la saign&eacute;e au niveau tr&eacute;sor public, le directeur g&eacute;n&eacute;ral de l&rsquo;INPS continue &agrave; se procurer des fournitures aupr&egrave;s d&rsquo;un magasin cens&eacute; appartenir &agrave; sa cousine. Mais nos sources indiquent que celle-ci est en fait charg&eacute;e de la sale besogne du Dg. Sinon, le magasin en question serait une caverne d&rsquo;Ali Baba de l&rsquo;inoxydable Br&eacute;hima Noumoussa Diallo.</span></span></p>
<p style=text-align: justify; class=MsoNormalCxSpMiddle><span style=font-size: x-small;><span lang=FR style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;>Toujours le m&ecirc;me mardi 7 d&eacute;cembre, une cons&oelig;ur charg&eacute;e de communication d&rsquo;une grande personnalit&eacute; respect&eacute;e et respectable, en l&rsquo;occurrence Mme Tour&eacute; Lobbo Traor&eacute; &eacute;pouse du chef de l&rsquo;Etat a &eacute;t&eacute; re&ccedil;ue &agrave; l&rsquo;INPS. Le motif de la pr&eacute;sence de cette dame (dont nous taisons le nom par esprit de confraternit&eacute;) au moment o&ugrave; la structure connait un moment difficile reste diversement interpr&eacute;t&eacute;. On sait qui l&rsquo;a re&ccedil;ue. Reste &agrave; savoir sur instruction de qui? La question demeure sans r&eacute;ponse. On a quand m&ecirc;me la conviction intime que la pr&eacute;sidente de la Fondation pour l&rsquo;enfance ne s&rsquo;est jamais m&ecirc;l&eacute;e des sales affaires. Elle s&rsquo;est toujours bien illustr&eacute;e. Alors qui veut ternir son image?</span></span></p>
<p style=text-align: justify; class=MsoNormalCxSpMiddle><span style=font-size: x-small;><span lang=FR style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;>En effet, Br&eacute;hima Noumoussa Diallo directeur g&eacute;n&eacute;ral de l&rsquo;Institut national de pr&eacute;voyance sociale (INPS) continue &agrave; jouer au trafic d&rsquo;influence. Il se fait passer pour un des proches du pr&eacute;sident ATT. Le Dg Diallo s&rsquo;en glorifie en brandissant comme argument convaincant son passage &agrave; la t&ecirc;te de la Cellule d&rsquo;appui aux structures de contr&ocirc;le de l&rsquo;administration (CASCA). Or ATT a toujours dit &agrave; qui veut l&rsquo;entendre qu&rsquo;il n&rsquo;a pas d&rsquo;amis. R&eacute;ellement, il n&rsquo;en a pas car au moment de pr&eacute;senter le bilan de ses deux mandats, il sera seul face au Peuple Malien. Mieux, Br&eacute;hima Noumoussa Diallo se fie aux propos de D&eacute;d&eacute;ou chef service contentieux et &eacute;pouse de l&rsquo;ancien ministre Souleymane Sidib&eacute; dit Bebel. Celle-ci lui aurait dit de ne pas signer le contrat de M&eacute;tallux. Que le Dg n&rsquo;a rien &agrave; craindre. Se sont-ils partag&eacute;s les bakchichs?</span></span></p>
<p style=text-align: justify; class=MsoNormalCxSpMiddle><span style=font-size: x-small;><span lang=FR style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;>Nos sources proches de l&rsquo;INPS soutiennent qu&rsquo;il aurait un deal entre le Dg de M&eacute;tal Soudan et celui de l&rsquo;INPS. Les deux parties auraient mat&eacute;rialis&eacute; leur mafia par acte qu&rsquo;ils ont sign&eacute;. Et chaque fois que le Dg de l&rsquo;INPS veut appliquer la d&eacute;cision de la Cour supr&ecirc;me en restituant le march&eacute; du lot n&deg;3 concernant la construction d&rsquo;un complexe immobilier INPS R+5, le Dg de M&eacute;tal Soudan le menacerait avec ledit acte. Ce dernier qui vivrait en France est en train de suivre minute par minute l&rsquo;&eacute;volution de cette affaire. Pourtant, celle-ci a r&eacute;uni tous les ingr&eacute;dients susceptibles de faire partir Br&eacute;hima Noumoussa Diallo de l&rsquo;INPS.</span></span></p>
<p style=text-align: justify; class=MsoNormalCxSpMiddle><span style=font-size: x-small;><span lang=FR style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;>Comme une sangsue, le Dg ne l&acirc;che pas prise. Pour preuve, dans sa correspondance du 25 juin 2010 adress&eacute;e &agrave; Satigui Sidib&eacute; directeur g&eacute;n&eacute;ral des march&eacute;s publics et des d&eacute;l&eacute;gations de service public, il ressort un passage qui fait h&eacute;risser le poil. <i style=>&laquo;C&rsquo;est &agrave; bon droit que la haute juridiction s&rsquo;est abstenue de donner des injonctions &agrave; l&rsquo;INPS&hellip;&raquo;</i>, a-t-il soulign&eacute; (voir copie de sa lettre et celle de Satigui).</span></span></p>
<p style=text-align: justify; class=MsoNormalCxSpMiddle><span style=font-size: x-small;><span lang=FR style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;>Le Dg de l&rsquo;INPS a fait quelle &eacute;cole? O&ugrave; a-t-il vu une juridiction donner des injonctions? Lui et ses avocats ne savent-ils pas interpr&eacute;ter une d&eacute;cision de justice prise au nom du Peuple Malien? En effet, loin de pr&eacute;tendre jouer au g&eacute;nie, la derni&egrave;re partie de chaque grosse porte des mentions on ne peut plus clair. Voici&nbsp;le passage : &laquo;<i style=><u>En cons&eacute;quence, la R&eacute;publique du Mali mande et ordonne</u></i> <i style=>&agrave; tous Huissiers et Agents sur ce requis <u>de mettre &agrave; ex&eacute;cution ledit arr&ecirc;t</u>&hellip;&raquo; </i>Que veulent savoir Br&eacute;hima Noumoussa Diallo et sa bande? D&eacute;fier la justice? O&ugrave; alors il y a-t-il r&eacute;ellement une justice pour les riches et une autre pour les pauvres?</span></span></p>
<p style=text-align: justify; class=MsoNormalCxSpMiddle><span style=font-size: x-small;><span lang=FR style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;>C&rsquo;est pourquoi, on parle de crime organis&eacute; surtout au regard de l&rsquo;incendie qui a ravag&eacute;, il y a quelques ann&eacute;es, les archives de l&rsquo;INPS. Arriv&eacute; en mai 2009, l&rsquo;ind&eacute;boulonnable Dg fait &agrave; l&rsquo;INPS ce qu&rsquo;un &eacute;l&eacute;phant fait dans un magasin de porcelaines. Et qu&rsquo;en est-il de la perception des pensions de certains fonctionnaires d&eacute;c&eacute;d&eacute;s? Ah l&rsquo;impi&eacute;t&eacute;, quand tu nous tiens on ne renonce &agrave; rien&nbsp;! Comme quoi, le feuilleton ne fait que commencer. Pour en savoir plus adressez-vous &agrave; son secr&eacute;tariat particulier qui sait taire les secrets, sauf ceux qui sont unanimement connus.</span></span></p>
<p style=text-align: justify; class=MsoNormalCxSpMiddle>&nbsp;</p>
<p><span style=font-size: x-small;></p>
<p style=text-align: justify; class=MsoNormalCxSpMiddle><b style=><span lang=FR style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;>A suivre&hellip;</span></b></p>
<p></span></p>
<p style=text-align: justify; class=MsoNormalCxSpMiddle>&nbsp;</p>
<p><span style=font-size: x-small;></p>
<p style=text-align: justify; class=MsoNormalCxSpMiddle><b style=><span lang=FR style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;>Le baroudeur</span></b></p>
<p></span></p>
<p style=text-align: justify; class=MsoNormalCxSpMiddle><span style=font-size: x-small;><span lang=FR style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;>&nbsp;</span></span></p>
<p style=text-align: justify; class=MsoNormalCxSpMiddle><span style=font-size: x-small;><span lang=FR style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: black;>&nbsp;</span></span></p>
<p style=text-align: justify; class=MsoNormalCxSpMiddle>&nbsp;</p>
<p><span style=font-size: x-small;></p>
<p style=text-align: justify; class=MsoNormalCxSpMiddle><b style=><span lang=FR style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: black;>NDLR</span></b></p>
<p></span></p>
<p style=text-align: justify; class=MsoNormalCxSpMiddle><span style=font-size: x-small;><span lang=FR style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: black;>A signaler que dans notre pr&eacute;c&eacute;dent num&eacute;ro, une erreur nous a fait &eacute;crire Abdoulaye Diop comme ambassadeur du Mali dans l&rsquo;article &laquo;&eacute;cart de langage&nbsp;au si&egrave;ge des Nations Unies &agrave; New York : l&rsquo;ambassadeur du Mali se fait parler de lui. Il fallait &eacute;crire&nbsp;: Mamadou Traor&eacute; qui lui a remplac&eacute; en mi 2009. Toutes nos excuses &agrave; M. Diop et &agrave; son avocat.</span></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>INPS :
Le bateau va couler !</title>
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<pubDate>Wed, 08 Dec 2010 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Option</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 10pt><span style=font-size: x-small><b style=mso-bidi-font-weight: normal><i style=mso-bidi-font-style: normal><span style=color: #002060; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>L&rsquo;Institut national de pr&eacute;voyance sociale (INPS) va droit au mur. Il ne s&rsquo;agit plus de &laquo;&nbsp;gestion&nbsp;&raquo; douteuse mais de pratiques autodestructrices. Et le Directeur g&eacute;n&eacute;ral est au centre&hellip; </span></i></b></span><b style=mso-bidi-font-weight: normal><i style=mso-bidi-font-style: normal><span style=font-size: 10pt; color: #002060; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></i></b></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 10pt><span style=font-size: x-small><span style=line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>Les services publics de l&rsquo;Etat constituent la vache laiti&egrave;re de certains cadres qui, &agrave; travers leur gestion n&eacute;potique, affairiste, et quelques fois &eacute;go&iuml;stes les mettent en p&eacute;ril. Pr&eacute;textant leur appartenance politique, ils n&rsquo;accordent aucun respect aux normes et aux proc&eacute;dures de gestion de leur entreprise et surtout, cultivent<span style=mso-spacerun: yes>&nbsp; </span>une m&eacute;prise totale des autres agents.<span style=mso-spacerun: yes>&nbsp; </span>L&rsquo;INPS qui, il y a moins de deux ans,<span style=mso-spacerun: yes>&nbsp; </span>avait constitu&eacute; les r&eacute;serves n&eacute;cessaires &agrave; la garantie de la s&eacute;curit&eacute; sociale de ses adh&eacute;rents et des travailleurs, inqui&egrave;te plus d&rsquo;un &agrave; cause de son super directeur g&eacute;n&eacute;ral.<span style=mso-spacerun: yes>&nbsp; </span>Plus rien ne se passe normalement dans cette boite qui, &agrave; l&rsquo;analyse, pourrait voir son sort ressembler (touchez du bois&nbsp;!) &agrave; celui des d&eacute;funtes soci&eacute;t&eacute;s et entreprises d&rsquo;Etat des cinquante premi&egrave;res ann&eacute;es de notre ind&eacute;pendance.<span style=mso-spacerun: yes>&nbsp; </span></span></span><span style=font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify><span style=font-size: x-small><span style=line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>L&rsquo;Institut National de Pr&eacute;voyance Sociale (I.N.P.S) est un &eacute;tablissement public &agrave; caract&egrave;re administratif plac&eacute; sous la tutelle du Minist&egrave;re du D&eacute;veloppement Social de </span></span><span style=font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><st1:personname w:st=on productid=la Solidarit&#65513;><span style=font-size: x-small>la Solidarit&eacute;</span></st1:personname><span style=font-size: x-small> et des Personnes Ag&eacute;es. Il a pour missions essentielles : de recouvrer les cotisations sociales assises sur les salaires des travailleurs et les revenus des non salari&eacute;s; et de payer les diff&eacute;rentes prestations pr&eacute;vues par le Code de Pr&eacute;voyance Sociale au titre des prestations familiales, de la protection contre la maladie, des accidents de travail et des maladies professionnelles, de l&rsquo;assurance vieillesse invalidit&eacute; et allocation de survivants ainsi que d&rsquo;une action sanitaire et sociale.<span style=color: red> </span></span><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 10pt><span style=font-size: x-small><span style=line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>Nomm&eacute; le 08 mai 2009<span style=color: red> </span>l&rsquo;actuel directeur g&eacute;n&eacute;ral donne l&rsquo;impression d&rsquo;un homme en mission de destruction de tout le patrimoine accumul&eacute; par ses pr&eacute;d&eacute;cesseurs. Pour tout commencer, il met en place une entreprise de fourniture de mat&eacute;riels tous genres &laquo;&nbsp;RABA DISTRIBUTION&nbsp;&raquo; du nom de sa cousine qui a tous les march&eacute;s du service&nbsp;: mat&eacute;riels de bureaux, ameublement, <span style=mso-spacerun: yes>&nbsp;</span>etc. <span style=mso-spacerun: yes>&nbsp;</span>A propos, les directeurs r&eacute;gionaux disposent d&rsquo;un montant pour meubler leur logement &agrave; leur prise de service. Cette rubrique est habituellement laiss&eacute;e &agrave; leur gestion. Mais les derni&egrave;res nominations ont plut&ocirc;t profit&eacute; &agrave; sa cousine qui envahit les bureaux de l&rsquo;INPS et y impose sa loi et ses tarifs.</span></span><span style=font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 10pt><span style=font-size: x-small><span style=line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><span style=mso-spacerun: yes>&nbsp;</span>L&rsquo;ameublement de la direction r&eacute;gionale de Sikasso, a par exemple &eacute;t&eacute; son &oelig;uvre et a donn&eacute; lieu &agrave; une facturation ridicule&nbsp;: <span style=mso-spacerun: yes>&nbsp;</span>un matelas une place aura co&ucirc;t&eacute; deux cent cinquante mille francs&nbsp;! Ne regardez pas le prix des autres mat&eacute;riels fournis &agrave; cette occasion&nbsp;! Pour<span style=mso-spacerun: yes>&nbsp; </span>vingt deux millions de francs CFA l&rsquo;unit&eacute;, une imprimante a &eacute;t&eacute; achet&eacute;e par le service et quasiment inutilis&eacute;e.<span style=mso-spacerun: yes>&nbsp; </span>Au dire des agents, l&rsquo;INPS ne peut pas exploiter le dixi&egrave;me de la capacit&eacute; de cette machine pour ses activit&eacute;s normales. Quel g&acirc;chis&nbsp;!<span style=mso-spacerun: yes>&nbsp; </span>Dans la r&eacute;partition des mat&eacute;riels certains se sont retrouv&eacute;s &agrave; des destinations autres voire inconnues. <span style=mso-spacerun: yes>&nbsp;</span>Pour badigeonner la direction g&eacute;n&eacute;rale enti&egrave;rement couverte de carreaux une bagatelle de cent cinquante millions aurait &eacute;t&eacute; mobilis&eacute;e. Le service des recouvrements dont la restauration &eacute;tait budg&eacute;tis&eacute;e &agrave; trente millions aura finalement co&ucirc;t&eacute; le double &agrave; l&rsquo;entreprise. Et sans traces r&eacute;elles perceptibles.<span style=mso-spacerun: yes>&nbsp;&nbsp; </span>Les dotations du premier trimestre en fournitures de bureau<span style=mso-spacerun: yes>&nbsp; </span>n&rsquo;ont &eacute;t&eacute; livr&eacute;es qu&rsquo;en juin juillet.</span></span><span style=font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 10pt><span style=font-size: x-small><span style=line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>Que penser du d&eacute;m&eacute;nagement forc&eacute; des attach&eacute;s de direction vir&eacute;s depuis un certain temps dans une villa du pr&eacute;sident du conseil d&rsquo;administration<span style=mso-spacerun: yes>&nbsp; </span>lou&eacute;e &agrave; neuf cent mille francs par an. Ils y sont parce qu&rsquo;ils<span style=mso-spacerun: yes>&nbsp; </span>g&ecirc;neraient les actions du tout puissant DG qui ne veut pas les croiser dans les escaliers ou dans l&rsquo;ascenseur. En f&eacute;vrier 2010 il a annul&eacute; les assurances d&eacute;j&agrave; pay&eacute;es de son service pour les remplacer par de nouvelles tout simplement parce qu&rsquo;il y gagnerait <span style=mso-spacerun: yes>&nbsp;</span>mieux. Un double usage qui fait perdre des millions &agrave; l&rsquo;entreprise. </span></span><span style=font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 10pt><span style=font-size: x-small><span style=line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>La cour de l&rsquo;INPS offre un spectacle lamentable,<span style=mso-spacerun: yes>&nbsp; </span>les fleurs s&egrave;chent et meurent<span style=mso-spacerun: yes>&nbsp; </span>parce que mal entretenues, mal arros&eacute;es sinon pas du tout d&rsquo;ailleurs, contrairement &agrave; la belle p&eacute;riode de Bouar&eacute;, actuel ministre du Budget, ou c&rsquo;&eacute;tait un plaisir de faire un tour dans la cour pour prendre de l&rsquo;air. Le chef n&rsquo;est pr&eacute;occup&eacute; que par les dividendes qu&rsquo;il partage avec ses cousins, cousines et amis qui forment une v&eacute;ritable cour autour de lui. Le service d&rsquo;entretien compress&eacute; et reconverti aux couleurs de son autre fr&egrave;re<span style=color: #c00000> </span>ne parvient pas &agrave; maintenir le service dans un cadre agr&eacute;able.<span style=mso-spacerun: yes>&nbsp;&nbsp; </span></span></span><span style=font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoListParagraphCxSpFirst style=margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal; text-align: justify; mso-add-space: auto; tab-stops: 198.1pt><span style=font-size: x-small><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>D&eacute;j&agrave; le directeur g&eacute;n&eacute;ral commence &agrave; attribuer les raisons des mauvaises performances de l&rsquo;Institut &agrave; la<span style=mso-spacerun: yes>&nbsp; </span>crise financi&egrave;re internationale, &agrave; la revalorisation pour compter du 1<sup>er</sup> janvier 2009 de 5% des salaires, des pensions et des rentes d&rsquo;accidents de travail et &agrave; l&rsquo;incendie d&rsquo;une partie des archives physiques. Quand il n&rsquo;y aura plus un rond pour payer les pensions &agrave; la fin de la construction du m&eacute;ga si&egrave;ge de l&rsquo;ACI, c&rsquo;est l&rsquo;Etat qui colmatera les br&egrave;ches et le DG ne rendra jamais de comptes. C&rsquo;est le Mali de 2010. <br style=mso-special-character: line-break /><br />
<br style=mso-special-character: line-break /><br />
</span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<div style=border-right: medium none; padding-right: 0cm; border-top: medium none; padding-left: 0cm; padding-bottom: 1pt; border-left: medium none; padding-top: 0cm; border-bottom: windowtext 1.5pt solid; mso-element: para-border-div>
<p class=MsoListParagraphCxSpMiddle style=border-right: medium none; padding-right: 0cm; border-top: medium none; padding-left: 0cm; padding-bottom: 0cm; margin: 0cm 0cm 0pt; border-left: medium none; line-height: normal; padding-top: 0cm; border-bottom: medium none; text-align: justify; mso-add-space: auto; mso-border-bottom-alt: solid windowtext 1.5pt; mso-padding-alt: 0cm 0cm 1.0pt 0cm; tab-stops: 198.1pt><span style=font-size: x-small><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>Correspondance particuli&egrave;re </span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
</div>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Affaire Fonds Mondial :
Le deux poids, deux mesures d’ATT</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/affaire-fonds-mondial-le-deux-poids-deux-mesures-d%25e2%2580%2599att-510.html</link>
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<pubDate>Thu, 02 Dec 2010 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>22 Septembre</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-size: x-small><b style=mso-bidi-font-weight: normal><i style=mso-bidi-font-style: normal><span style=color: #002060; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>Y a-t-il eu des malversations financi&egrave;res ou pas au niveau des sommes allou&eacute;es &agrave; notre pays par le Fonds Mondial de lutte contre le Sida, le paludisme et la tuberculose? La r&eacute;ponse est positive. Il y a eu bel et bien un d&eacute;tournement de fonds, portant sur 140 millions de FCFA. Cette pratique frauduleuse, d&eacute;couverte en octobre 2009, est cons&eacute;cutive &agrave; une imitation de signature, imput&eacute;e par le d&eacute;partement de la Sant&eacute; &agrave; Issiaka Diallo, le comptable gestionnaire du Fonds Mondial. </span></i></b></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify>&nbsp;</p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-size: x-small><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>Depuis, les investigations se sont poursuivies. Le Fonds Mondial a lui-m&ecirc;me d&eacute;p&ecirc;ch&eacute; des enqu&ecirc;teurs &agrave; Bamako et a produit un rapport &laquo;invisible&raquo;, puisque jamais communiqu&eacute; au minist&egrave;re concern&eacute;. Le principe, &eacute;l&eacute;mentaire en mati&egrave;re de justice, du contradictoire en mati&egrave;re de contr&ocirc;le n&rsquo;a pas &eacute;t&eacute; observ&eacute; par les v&eacute;rificateurs du Fonds Mondial, conduits par le d&eacute;sormais c&eacute;l&egrave;bre Guy Bourassa.</span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-size: x-small><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>A l&rsquo;&eacute;poque, nous avions d&eacute;nonc&eacute; cette m&eacute;thode cavali&egrave;re, sinon porteuse de relents colonialistes du Fonds Mondial. Ainsi la pr&eacute;cipitation avec laquelle le pouvoir avait mis le Procureur Somb&eacute; Th&eacute;ra sur ce dossier, alors que ceux du V&eacute;rificateur G&eacute;n&eacute;ral, qui respectent toutes les proc&eacute;dures en mati&egrave;re de contr&ocirc;le, dorment dans les tiroirs. </span></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify>&nbsp;</p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-size: x-small><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>Sur la base des &eacute;l&eacute;ments contenus dans ce rapport du Canadien Guy Bourassa, le Procureur Somb&eacute; Th&eacute;ra a proc&eacute;d&eacute; &agrave; des arrestations tous azimuts. Ainsi, la Direction Administrative et Financi&egrave;re du minist&egrave;re de la Sant&eacute; a-t-elle &eacute;t&eacute; d&eacute;capit&eacute;e, avec l&rsquo;arrestation de son Directeur, Ousmane Diarra, suivie de celles de la Coordinatrice du Programme national de lutte contre la tuberculose (PNLT), le Dr Halima Naco et de plusieurs agents financiers du d&eacute;partement.</span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-size: x-small><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>Ulc&eacute;r&eacute; par cette vague d&rsquo;arrestations, le ministre de la Sant&eacute;, Oumar Ibrahim Tour&eacute;, avait &eacute;crit &agrave; ses partenaires pour leur demander de lui transmettre le fameux rapport, afin d&rsquo;&ecirc;tre au fait de leurs r&eacute;criminations et de leur apporter les r&eacute;ponses idoines. Celles-ci auraient pu &ecirc;tre explicatives ou administratives, voire judiciaires. En vain. Le ministre Tour&eacute; a &eacute;t&eacute; compl&egrave;tement &eacute;cart&eacute; de la gestion du dossier, transmis directement au Procureur anti-corruption. C&rsquo;est le trio ATT &ndash; Modibo Sidib&eacute; - Somb&eacute; Th&eacute;ra qui coordonnait les actions &agrave; mener. Les nombreuses investigations ont m&ecirc;me conduit le juge d&rsquo;instruction sur le chemin du ministre Tour&eacute;. Heureusement pour celui-ci, le magistrat comp&eacute;tent a laiss&eacute; entendre qu&rsquo;il ne pouvait &ecirc;tre concern&eacute;, car il ne g&eacute;rait pas les fonds, n&rsquo;avait aucune d&eacute;l&eacute;gation de signature et n&rsquo;avait jamais sign&eacute; de march&eacute;, fictif ou r&eacute;el. </span></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify>&nbsp;</p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-size: x-small><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>Il avait donc &eacute;t&eacute; bien &eacute;tabli que le ministre n&rsquo;avait qu&rsquo;un devoir de conseils et d&rsquo;orientation. C&rsquo;est pourquoi toutes les insinuations tendant &agrave; le mouiller n&rsquo;ont pu rien donn&eacute;. Ce qui explique aussi son maintien au gouvernement, malgr&eacute; toutes les man&oelig;uvres politico-m&eacute;diatiques dont il a &eacute;t&eacute; l&rsquo;objet.<span style=mso-spacerun: yes>&nbsp;&nbsp;&nbsp; </span></span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-size: x-small><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>Aujourd&rsquo;hui, les contr&ocirc;les et audits d&rsquo; l&rsquo;inspecteur Bourassa comptaient s&rsquo;&eacute;tendre &agrave; l&rsquo;aspect SIDA log&eacute; &agrave; la Pr&eacute;sidence de la R&eacute;publique,<span style=mso-spacerun: yes>&nbsp; </span>&agrave; travers le Haut Conseil National de Lutte contre le SIDA (HCNLS),<span style=mso-spacerun: yes>&nbsp; </span>structure rattach&eacute;e &agrave; la Pr&eacute;sidence et dirig&eacute;e par Malick S&egrave;ne, r&eacute;put&eacute; &ecirc;tre un proche d&rsquo;ATT. Cons&eacute;quence imm&eacute;diate: le chef de l&rsquo;Etat s&rsquo;est rendu compte de la &laquo;proc&eacute;dure biais&eacute;e des enqu&ecirc;teurs du Fonds Mondial, qui ne respectent ni les contr&ocirc;l&eacute;s ni le pays, encore moins les proc&eacute;dures classiques de la v&eacute;rification financi&egrave;re&raquo;.<span style=mso-spacerun: yes>&nbsp; </span>ATT a laiss&eacute; &eacute;clater sa col&egrave;re le jeudi 25 novembre dernier, lors de la rencontre du Comit&eacute; Ex&eacute;cutif du SIDA, remettant clairement en cause les m&eacute;thodes de contr&ocirc;le du Fonds Mondial. Il reconnait donc que le DAF de la Sant&eacute; et les autres ont &eacute;t&eacute; inculp&eacute;s sur le base d&rsquo;un rapport non conforme aux proc&eacute;dures.</span></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify>&nbsp;</p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-size: x-small><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>ATT doit donc &ecirc;tre maintenant coh&eacute;rent avec lui-m&ecirc;me et demander au Procureur Th&eacute;ra d&rsquo;annuler les documents du Fonds Mondial sur lesquels il continue de travailler et, par cons&eacute;quent, de lib&eacute;rer, ne serait-ce que provisoirement, tous ceux qui ont &eacute;t&eacute; incarc&eacute;r&eacute;s sur leur base. En ne le faisant pas, ATT ferait une politique de deux poids, deux mesures, puisque ceux qui sont aujourd&rsquo;hui accus&eacute;s par le m&ecirc;me Guy Bourassa pour la composante HCNLS ne sont pas inqui&eacute;t&eacute;s. De deux choses l&rsquo;une, en effet: soit le rapport est bon pour tout le monde, soit il est mauvais pour tout le monde.</span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-size: x-small><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>Dans une R&eacute;publique, tous les citoyens sont &eacute;gaux en droits et en devoirs. Le rapport ne peut pas &ecirc;tre acceptable pour les cadres de la Sant&eacute; et inadmissible pour ceux de la Pr&eacute;sidence. Affaire &agrave; suivre.</span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-size: x-small><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>Chahana Takiou </span></b></span><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></b></p>
<p>&nbsp;</p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>En désespoir de cause dans l’affaire du Fonds mondial :
Oumar I. Touré sollicite l&amp;amp;#039;intervention de l&amp;amp;#039;URD auprès d&amp;amp;#039;ATT</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/en-desespoir-de-cause-dans-l%25e2%2580%2599affaire-du-fonds-mondial-oumar-i-toure-sollicite-lintervention-de-lurd-aupres-datt-508.html</link>
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<pubDate>Thu, 02 Dec 2010 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Indépendant</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 10pt><span style=font-size: x-small><b><i style=mso-bidi-font-style: normal><span style=color: #002060; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>Accus&eacute; depuis longtemps d'&ecirc;tre assis entre deux fauteuils, celui d'ATT et celui de Souma&iuml;la Ciss&eacute;, le 2&egrave;me vice-pr&eacute;sident de l'URD, Oumar Ibrahima Tour&eacute;, ministre de la Sant&eacute;, est aujourd'hui sans soutien au sein de son parti. Alors que l'&eacute;tau est en train de se resserrer de plus en plus sur lui dans le cadre du scandale du Fonds mondial o&ugrave; il est pr&eacute;sum&eacute; coupable de malversations et de corruption. Et les d&eacute;put&eacute;s sollicit&eacute;s pour interc&eacute;der en sa faveur aupr&egrave;s du pr&eacute;sident de la R&eacute;publique ne sont gu&egrave;re press&eacute;s de poser cette demande sur la table du Bureau ex&eacute;cutif national du parti de la poign&eacute;e de main.</span></i></b></span><b><i style=mso-bidi-font-style: normal><span style=font-size: 10pt; color: #002060; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></i></b></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 10pt><span style=font-size: x-small><span style=line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>Comme on le dit tr&egrave;s souvent : &quot; <i>Un malheur ne vient jamais seul </i>&quot;. Voil&agrave; une le&ccedil;on que le deuxi&egrave;me vice-pr&eacute;sident de l'URD et ministre de la Sant&eacute;, Oumar Ibrahima Tour&eacute;, serait tr&egrave;s certainement en train de m&eacute;diter actuellement. </span></span><span style=font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 10pt><span style=font-size: x-small><span style=line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><span style=mso-spacerun: yes>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; </span>En effet, ayant boud&eacute;, et cela depuis belle lurette, les r&eacute;unions hebdomadaires<span style=mso-spacerun: yes>&nbsp; </span>de son parti et cess&eacute; de s'acquitter de sa cotisations mensuelle de 100 000F CFA, depuis plusieurs mois d&eacute;j&agrave;, voil&agrave; que Oumar Ibrahima Tour&eacute; cherche maintenant, &agrave; travers des d&eacute;put&eacute;s qu'il a re&ccedil;us le 9 novembre 2010 dans son bureau &agrave; Koulouba, le soutien de l'URD dans l'affaire dite du Fonds mondial qui secoue, depuis octobre 2009, le d&eacute;partement tr&egrave;s sensible de la Sant&eacute;.</span></span><span style=font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 10pt><span style=font-size: x-small><span style=line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><span style=mso-spacerun: yes>&nbsp;&nbsp;&nbsp; </span>Selon les propos qui nous ont &eacute;t&eacute; rapport&eacute;s, &agrave; l'issue de cette rencontre, le deuxi&egrave;me vice-pr&eacute;sident de l'URD a souhait&eacute; que les d&eacute;put&eacute;s soient son porte-parole aupr&egrave;s de la direction du parti afin qu'ils sollicitent le pr&eacute;sident de la R&eacute;publique pour &eacute;viter que le ministrene soit renvoy&eacute; du gouvernement ou envoy&eacute; en prison. Car, aujourd'hui, l'opinion nationale est convaincue, sauf si <i>un deux machina</i> s&rsquo;interposait, qu&rsquo;Oumar Ibrahima Tour&eacute; n'a plus sa place en Conseil des ministres. Depuis longtemps, cette opinion attendait de le voir soit devant la Haute cour de justice soit devant la Cour d'Assises dont les travaux se poursuivent actuellement.<span style=mso-spacerun: yes>&nbsp; </span></span></span><span style=font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 10pt><span style=font-size: x-small><span style=line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>Cette sollicitation que le ministre aurait faite aupr&egrave;s des d&eacute;put&eacute;s (ils &eacute;taient au total 7 dont deux dames) appara&icirc;t comme les derniers mots d'un condamn&eacute; &agrave; mort si, toutefois, la justice &eacute;tait pass&eacute;e par l&agrave;. Car, aux dires des gens proches du dossier de d&eacute;tournement au niveau du Fonds mondial, ce ne sont plus les preuves qui manquent, c'est plut&ocirc;t la volont&eacute; politique d'envoyer un citoyen, fut-il ministre, devant la justice qui manque. </span></span><span style=font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 10pt><span style=font-size: x-small><span style=line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>Car, plusieurs preuves, d&eacute;j&agrave; rassembl&eacute;es tant par ceux qui sont en prison &agrave; cause de cette affaire que par les juges qui ont eu &agrave; traiter le dossier, sont l&agrave; pour accabler Oumar Ibrahima Tour&eacute; qui porte une grande responsabilit&eacute; dans la gestion calamiteuse des subventions du Fonds mondial mises &agrave; la disposition de son d&eacute;partement. </span></span><span style=font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 10pt><span style=font-size: x-small><span style=line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>Maintenant, comment comprendre qu'il puisse solliciter l'organe dirigeant de<span style=mso-spacerun: yes>&nbsp;&nbsp; </span>l'URD, au sein duquel il compte tr&egrave;s peu de sympathisants, pour d&eacute;fendre sa cause aupr&egrave;s du pr&eacute;sident ATT, dont le r&ocirc;le est loin de prot&eacute;ger des pr&eacute;sum&eacute;s d&eacute;linquants &agrave; col blanc. Il s'agit maintenant de savoir si les d&eacute;put&eacute;s charg&eacute;s de cette mission se sont d&eacute;j&agrave; ex&eacute;cut&eacute;s. En tout cas, il est quasi impossible que le ministre de la Sant&eacute; puisse avoir le soutien de l'URD, qui l'avait d'ailleurs suspendu pour mauvaise conduite et travail fractionnel en septembre 2008. </span></span><span style=font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 10pt><span style=font-size: x-small><span style=line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>De source s&ucirc;re, il semblerait que les d&eacute;put&eacute;s soient eux-m&ecirc;mes divis&eacute;s sur la question. Au cours de la rencontre, il avait &eacute;t&eacute; rappel&eacute; qu'un ministre d'un parti de la majorit&eacute; pr&eacute;sidentielle ayant d&eacute;tourn&eacute; quelques centaines de millions de F CFA avait &eacute;t&eacute; absout et maintenu au gouvernement. Et cela gr&acirc;ce &agrave; l'intervention de son parti aupr&egrave;s du pr&eacute;sident de la R&eacute;publique. Le nom de ce ministre (que nous n&rsquo;allons pas divulquer pour le moment) de l'&eacute;quipe du Premier ministre Modibo Sidib&eacute; aurait m&ecirc;me &eacute;t&eacute; prononc&eacute; lors de la rencontre entre Oumar Ibrahima Tour&eacute; et les sept d&eacute;put&eacute;s URD re&ccedil;us en audience ce jour l&agrave;. </span></span><span style=font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 10pt><span style=font-size: x-small><span style=line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>C'est pourquoi, le deuxi&egrave;me<span style=mso-spacerun: yes>&nbsp; </span>vice-pr&eacute;sident de l'URD souhaiterait avoir le m&ecirc;me traitement et les m&ecirc;mes faveurs que ceux accord&eacute;s &agrave; ce ministre<span style=mso-spacerun: yes>&nbsp; </span>corrompu. Alors que ce dernier devrait, normalement, quitter le gouvernement pour aller directement devant la justice et &eacute;coper de la peine de mort. La somme que ce ministre aurait re&ccedil;ue en pots-de vin se chiffrant &agrave; plus d'un demi-milliard de F CFA.</span></span><span style=font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 10pt><span style=font-size: x-small><b><span style=line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><span style=mso-spacerun: yes>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; </span><span style=mso-spacerun: yes>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span>Mamadou FOFANA</span></b></span></p>
<p>&nbsp;</p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Fonds mondial : Quand Malick Sène pourfend le rapport Bourassa</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/fonds-mondial-quand-malick-sene-pourfend-le-rapport-bourassa-615.html</link>
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<pubDate>Fri, 26 Nov 2010 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p><span style=font-size: x-small; >Septembre 2010, le contr&ocirc;leur Guy Bourassa du Bureau de l&rsquo;Inspecteur G&eacute;n&eacute;ral du Fonds Mondial qui s&eacute;journe &agrave; Bamako avec onze autres contr&ocirc;leurs de ce Bureau, est &agrave; Bamako pour contr&ocirc;ler, sur d&eacute;nonciations locales, la composante Sida du Fonds Mondial. Au Mali, celui-ci est mis en &oelig;uvre &agrave; travers le Haut Conseil National de Lutte Contre le Sida (Hncls) relevant de la pr&eacute;sidence de la R&eacute;publique et pilotant le programme &agrave; travers un l&eacute;ger secr&eacute;tariat. Ce secr&eacute;tariat appel&eacute; b&eacute;n&eacute;ficiaire principal est bas&eacute; sur le &laquo; faire-faire &raquo;. </span></p>
<p><span style=font-size: x-small; >Notamment par les B&eacute;n&eacute;ficiaire Secondaire Ainsi donc plusieurs organes et m&eacute;canismes valid&eacute;s par le Fonds Mondial collaborent t-ils avec le Hcnls sous l&rsquo;appellation de sous-b&eacute;n&eacute;ficiaires. Ce sont la cellule sectorielle de lutte contre le Sida du minist&egrave;re de la Sant&eacute;, les &laquo; fa&icirc;ti&egrave;res &raquo; Groupe Pivot Sant&eacute;/Education&nbsp;ainsi qu&rsquo;Arcad-Sida qui travaillent avec plus de 80 Ong nationales &agrave; travers le pays.&nbsp;Pour les m&eacute;canismes : la gestion financi&egrave;re a &eacute;t&eacute; confi&eacute;e &agrave; une Agence de Gestion Fiduciaire recrut&eacute;e sur appel d&rsquo;offre international pour &laquo;&nbsp;g&eacute;rer les fonds, planifier, d&eacute;bourser, assurer la comptabilit&eacute; au niveau central et au niveau des B&eacute;n&eacute;ficiaires Secondaires, le suivi des pi&egrave;ces justificatives et faire rapport au si&egrave;ge du Fonds Mondial&raquo;. </span></p>
<p><span style=font-size: x-small; ><b>Volte face</b></span></p>
<p><span style=font-size: x-small; >La gestion contractuelle &eacute;tait assur&eacute;e par une Agence de Gestion des Contrats recrut&eacute;e, elle aussi sur appel d&rsquo;offre international et avec pour objectif d&rsquo;aider &agrave; &eacute;laborer les contrats des B&eacute;n&eacute;ficiaires secondaires et des sous-b&eacute;n&eacute;ficiaires&nbsp;sur la base d&rsquo;activit&eacute;s valid&eacute;es.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; </span></p>
<p><span style=font-size: x-small; >L&rsquo;approvisionnement en produits m&eacute;dicaux et les gros &eacute;quipements &eacute;tait confi&eacute; au PNUD, &agrave; la Pharmacie populaire du Mali et &agrave; l&rsquo;AGC. Malick S&egrave;ne, le secr&eacute;taire ex&eacute;cutif du Hncls a aussi d&rsquo;autres m&eacute;canismes : des manuels de proc&eacute;dures sp&eacute;cifiques, quatre audits financiers et comptables (2006-2007-2008-2009) par le Cabinet d&rsquo;audit Aziz Di&egrave;ye du S&eacute;n&eacute;gal, l&rsquo;audit interne par&nbsp;le cabinet Diarra, l&rsquo;audit de performance par le V&eacute;rificateur G&eacute;n&eacute;ral en 2008. Le Fonds Mondial lui-m&ecirc;me a adress&eacute; un satisfecit au programme Sida en 2009 tout en d&eacute;plorant des faiblesses au niveau du programme Palu et Tuberculose. Une revue trimestrielle des performances effectu&eacute;e par le Fonds lui-m&ecirc;me a permis de classer le Mali dans la cat&eacute;gorie A2 c&rsquo;est-&agrave;-dire celle des programmes r&eacute;pondant aux attentes &agrave; la cat&eacute;gorie A1 depuis 2007, ce qui veut dire que les r&eacute;alisations d&eacute;passent les attentes. </span></p>
<p><span style=font-size: x-small; >Mieux, le Mali &eacute;tait pr&eacute;sent&eacute; partout comme une vitrine. Malick S&egrave;ne en &eacute;tait l&agrave; quand le 15 octobre, l&rsquo;inspecteur Bourassa, dans une note de synth&egrave;se au Conseil d&rsquo;administration du Fonds met les pieds dans le plat et verse l&rsquo;eau du bain avec le b&eacute;b&eacute;. Certes, il pr&eacute;cise que l&rsquo;enqu&ecirc;te est &agrave; ses d&eacute;buts et que des conclusions d&eacute;finitives ne peuvent pas &ecirc;tre tir&eacute;es avant de finir l&rsquo;analyse des 250 000 documents ( !) collect&eacute;s.</span></p>
<p><span style=font-size: x-small; > Mais il anticipe tout de m&ecirc;me &laquo; des fraudes et des mal-pratiques de la nature de celles relev&eacute;es dans l&rsquo;audit du Fonds Palu et Tuberculose. Il insiste sur le paiement de march&eacute;s fictifs et estime qu&rsquo;en &eacute;chelle l&rsquo;anomalie sera ici plus importante que dans le cas du programme Palu et Tuberculose. La premi&egrave;re grosse couleuvre est que Bourassa avait d&eacute;clar&eacute; que ce sont 50 millions de dollars que le programme Sida Mali a re&ccedil;us de la part du Fonds Mondial. Or rectifie, Malick S&egrave;ne, piqu&eacute; &agrave; vif &laquo;&nbsp;&agrave; la suite des coupes arbitraires op&eacute;r&eacute;es par le Fonds Mondial lui-m&ecirc;me, le montant r&eacute;ellement d&eacute;caiss&eacute; au profit du Mali s&rsquo;&eacute;l&egrave;ve &agrave; 45 188 576 $ dont 8,9 millions directement pay&eacute;s au PNUD par le Fonds &raquo;.</span></p>
<p><span style=font-size: x-small; ><b>&nbsp;Indignation et col&egrave;re</b></span></p>
<p><span style=font-size: x-small; >L&rsquo;&eacute;quipe S&egrave;ne a le moral bas mais elle d&eacute;cide de se battre, quoiqu&rsquo;il lui en co&ucirc;te. Elle met au point un m&eacute;morandum qui r&eacute;pond point par point aux all&eacute;gations de l&rsquo;Inspecteur dont elle demande la r&eacute;cusation tout en se d&eacute;clarant pr&ecirc;te pour d&rsquo;autres auditeurs. Pour elle, Bourassa et son &eacute;quipe sont venues pour trouver des probl&egrave;mes m&ecirc;me l&agrave; o&ugrave; il n&rsquo;y en a pas, d&eacute;non&ccedil;ant &laquo;des affirmations charg&eacute;es de m&eacute;pris avec une d&eacute;sinvolture qui laissait transparaitre des pr&eacute;jug&eacute;s bien arr&ecirc;t&eacute;s sur les Maliens. Floril&egrave;ge :&nbsp;&laquo; examinant une photo sur laquelle figure le p&egrave;re d&rsquo;un op&eacute;rateur &eacute;conomique en compagnie du Chef de l&rsquo;Etat du Mali, M. Guy Bourrassa a d&eacute;clar&eacute; : &laquo; Cela a facilit&eacute; certainement la passation des march&eacute;s &raquo;. </span></p>
<p><span style=font-size: x-small; >En pr&eacute;sence du directeur du &laquo; Groupe Pivot Sant&eacute; et Population &raquo;, il juge : &laquo; Au Mali, tout le monde vole &raquo; . C&rsquo;est peut-&ecirc;tre pourquoi le 12 juillet 2010&nbsp;le Fonds Mondial &eacute;crivant au&nbsp;juge d&rsquo;instruction du Mali est p&eacute;remptoire : &laquo; la corruption est syst&eacute;mique au Mali &raquo;. Les Ong, non plus, ne trouvent aucune gr&acirc;ce non plus aux yeux de Bourassa qui &eacute;crit dans un mail :&laquo;je me demande s&eacute;rieusement ce que ces petites ONG apportent ; elles re&ccedil;oivent un salaire et du carburant et quoi d&rsquo;autre possiblement de faux documents &raquo;.</span></p>
<p><span style=font-size: x-small; >Le Redaction</span></p>
<p>&nbsp;</p>]]> </content:encoded>
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<title>Affaire Fonds Mondial   : ATT récuse l’inspecteur Bourassa</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/affaire-fonds-mondial-att-recuse-l%25e2%2580%2599inspecteur-bourassa-611.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 26 Nov 2010 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p><span style=font-size: x-small; >&laquo; Nous n&rsquo;avons jamais vu le pr&eacute;sident dans une telle col&egrave;re affirment nos sources &agrave; la session du Haut Conseil National de Lutte contre le Sida tenue, hier, &agrave; Koulouba. ATT ne se retenait plus apr&egrave;s l&rsquo;expos&eacute; de Malick S&egrave;ne sur la note de synth&egrave;se du 15 octobre de l&rsquo;Inspecteur du Fonds Mondial, le tr&egrave;s cyclonique Guy Bourassa, pressentant d&eacute;j&agrave; des d&eacute;tournements massifs, en attendant d&rsquo;aller au fonds de plusieurs dizaines de milliers de pi&egrave;ces comptables collect&eacute;s lors de sa mission de septembre &agrave; Bamako qui pour plus d&rsquo;un observateur, avait l&rsquo;allure d&rsquo;un raid. </span></p>
<p><span style=font-size: x-small; >C&rsquo;est, dit-on, donc, un v&eacute;ritable cri d&rsquo;indignation qu&rsquo;a pouss&eacute; le pr&eacute;sident Amadou Toumani Tour&eacute; devant les agissements de Guy Bourassa rapport&eacute; dans un m&eacute;morandum du Hncls. Il s&rsquo;est comport&eacute; &laquo; comme dans un pays conquis &raquo;, ses m&eacute;thodes rappellent celles du &laquo; temps de la conqu&ecirc;te du Far West &raquo; et d&rsquo;autres propos pour le moins s&eacute;v&egrave;res : ATT r&eacute;cuse donc Bourassa, sans pr&eacute;juger du fond des investigations. Il n&rsquo; a donn&eacute; de blanc seing &agrave; quiconque et reconna&icirc;t qu&rsquo;il y a eu des actes crapuleux dans la gestion du Programme Palu et Tuberculose, constate un de nos informateurs m&eacute;dus&eacute; par la sortie pr&eacute;sidentielle. Il a lou&eacute; le Fonds Mondial pour son appui dans notre pays et ailleurs en Afrique et dans le monde. Il a ensuite ajout&eacute; qu&rsquo;il condamnait par avance et avec toute son &eacute;nergie tout manquement ou d&eacute;tournement dans ces programmes sensibles.</span></p>
<p><span style=font-size: x-small; >&nbsp;Tout montant d&eacute;tourn&eacute; sera restitu&eacute; au centime pr&egrave;s, a-t-il promis, quitte &agrave; ce que l&rsquo;Etat se retourne contre les fonctionnaires ind&eacute;licats.&nbsp;Mais personne n&rsquo;a &laquo; le droit de manquer de respect au peuple malien &raquo;, avertit ATT en r&eacute;ponse, sans doute aux propos pr&ecirc;t&eacute;s &agrave; Bourassa, &agrave; savoir que &laquo; Tout Malien est un voleur &raquo;. Les d&eacute;lateurs ou opportunistes de tout poil en ont eu aussi pour leur grade pour pr&eacute;f&eacute;rer leurs int&eacute;r&ecirc;ts personnels &agrave; ceux du Mali. </span></p>
<p><span style=font-size: x-small; >Le Mali, a poursuivi le pr&eacute;sident, ne doit pas &ecirc;tre une victime de la guerre de positionnement et ou des r&egrave;glements de compte au sein du Fonds Mondial lui-m&ecirc;me. Que dans cette sale guerre, on en arrive &agrave; amoindrir les m&eacute;rites du Mali ou &agrave; d&eacute;montrer que ceux-ci ne reposent sur rien n&rsquo;est pas acceptable, selon le pr&eacute;sident qui a promis plus de rigueur dans la gestion des relations entre le Mali et le Fonds Mondial. Pour lequel, il r&eacute;it&eacute;ra son respect et rappela l&rsquo;action de plaidoyer qu&rsquo;en tant que ressortissant malien il fit pour le Fonds Mondial en Octobre dernier, obtenant un &laquo; engagement sur le champ de 11 milliards de dollars &raquo; de la part de diff&eacute;rents bailleurs.</span></p>
<p><span style=font-size: x-small; >&nbsp;La repr&eacute;sentante du Pnud, louant les efforts du Mali dans la lutte contre le Sida, promet la continuation des actions des Nations-Unies. La BAD, la Banque Mondiale, l&rsquo;Onusida n&rsquo;ont pas &eacute;t&eacute; en reste. Tombouctou lundi o&ugrave; il paraissait avoir mang&eacute; du lion contre les d&eacute;tracteurs du Mali, Hier &agrave; Koulouba o&ugrave; Bourassa a du entendre siffler ses oreilles, c&rsquo;est peut-&ecirc;tre l&rsquo;ATT nouveau qui est arriv&eacute; ?&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; </span></p>
<p><span style=font-size: x-small; ><b>Adam Thiam</b></span></p>
<p>&nbsp;</p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Corruption et gabégie au sein du gouvernement :
&#45; 600 millions de F CFA de pots&#45;de&#45;vin pour l&amp;amp;#039;un  &#45;
100 millions de F CFA pour l&amp;amp;#039;autre  &#45;
Deux belles maisons en France pour Mme la ministre</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/corruption-et-gabegie-au-sein-du-gouvernement-600-millions-de-f-cfa-de-pots-de-vin-pour-lun-100-millions-de-f-cfa-pour-lautre-deux-belles-maisons-en-france-pour-mme-la-ministre-610.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/corruption/corruption-et-gabegie-au-sein-du-gouvernement-600-millions-de-f-cfa-de-pots-de-vin-pour-lun-100-millions-de-f-cfa-pour-lautre-deux-belles-maisons-en-france-pour-mme-la-ministre-610.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 26 Nov 2010 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Indépendant</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p><span style=font-size: x-small; >L'histoire court, depuis longtemps, les rues de la capitale : un ministre aurait per&ccedil;u, l'ann&eacute;e derni&egrave;re, 600 millions de  F CFA de pots-de-vin sur un seul march&eacute; public. Un second aurait construit deux belles maisons en France, sur le dos du Prince, l'Etat, et un troisi&egrave;me aurait re&ccedil;u 100 millions de  F CFA de bakchichs de la part d'un concessionnaire de la place pour terminer ses villas et son ch&acirc;teau. Pour combien de temps encore, le pr&eacute;sident de la R&eacute;publique, va-t-il laisser ces gens-l&agrave;, &agrave; l'app&eacute;tit glouton, d&eacute;vorer les deniers publics alors que l'&eacute;crasante majorit&eacute; de la population croupit dans une mis&egrave;re noire? O&ugrave; est la justice dans ce pays ?</span></p>
<p><span style=font-size: x-small; >Au moment o&ugrave; le pr&eacute;sident de la R&eacute;publique s'appr&ecirc;te &agrave; remettre les cl&eacute;s du Palais &agrave; celui qui va le succ&eacute;der en 2012, il est temps que les ministres, de tous bords politiques, ayant &eacute;t&eacute; m&ecirc;l&eacute;s &agrave; des affaires de march&eacute;s surfactur&eacute;s ou fictifs, de d&eacute;tournement de deniers publics soient renvoy&eacute;s du gouvernement afin que le procureur anticorruption, Somb&eacute; Th&eacute;ra, puisse faire son travail : les confondre et les exp&eacute;dier au bagne.</p>
<p>Pour le moment, trois ministres, devenus des barons sans foi ni loi dans le d&eacute;tournement et le pillage des deniers           publics,    d&eacute;fraient la chronique bamakoise. Assur&eacute;s qu'ils sont d'&ecirc;tre couverts par le lourd manteau de l'impunit&eacute;&hellip; gouvernementale. Ils ne s'en cachent m&ecirc;me pas et prennent de l'argent directement des mains des op&eacute;rateurs &eacute;conomiques. Et cela, toute honte bue. Il semblerait, d'ailleurs, que le premier cit&eacute; sur cette short-list des membres du gouvernement les plus corrompus soit          &eacute;galement le plus riche des ministres, tant il a  siphonn&eacute; le d&eacute;partement qu'il dirigeait &agrave; l'&eacute;poque. Malgr&eacute; la d&eacute;couverte de cette malversation, le ministre en question a &eacute;t&eacute; retenu au Gouvernement. Maintenant, face au fait que le pr&eacute;sident de la R&eacute;publique s'appr&ecirc;te &agrave; rendre les cl&eacute;s de la maison, les observateurs  s'interrogent : &quot; Que fera ATT de tous ces voleurs &agrave; col blanc ? &quot;. </p>
<p>En effet, m&ecirc;me si le pr&eacute;sident de la R&eacute;publique a dit qu'il ne va pas humilier un chef de famille coupable de d&eacute;tournement de fonds publics, rien ne prouve que cela puisse rassurer les           membres du gouvernement qui sont devenus des multimillionnaires gr&acirc;ce &agrave; des commissions per&ccedil;ues sur des march&eacute;s publics surfactur&eacute;s ou carr&eacute;ment fictifs. Et cela, en un laps de temps si court qu'il a fallu qu'ils soient des champions de haut vol pour r&eacute;ussir une telle prouesse. Si l'Etat est fragilis&eacute; et continue de l'&ecirc;tre, c'est parce que ceux qui sont cens&eacute;s donner l'exemple ont, depuis longtemps, cess&eacute; d'&ecirc;tre des exemples eux-m&ecirc;mes. C'est pourquoi, au fur et &agrave; mesure qu'on s'approche de l'&eacute;ch&eacute;ance de 2012, de plus en plus de hauts cadres, y compris des ministres, &eacute;prouvent de la peur et font des cauchemars en plein jour. Car personne ne sait, si ATT, en quittant le pouvoir, ne va pas mettre les fers aux pieds de tous ces fossoyeurs de l'&eacute;conomie nationale qui ont eu &agrave; s'illustrer dans la gabegie et le pillage des ressources publiques. Que ce soit des cas qui ont &eacute;t&eacute; d&eacute;nonc&eacute;s dans le Rapport annuel 2009 du Bureau du V&eacute;rificateur G&eacute;n&eacute;ral ou dans des rapports d'autres structures de contr&ocirc;le, il faut s'attendre &agrave; ce que, t&ocirc;t ou tard, ces gens soient mis sous les verrous.</p>
<p>Le pr&eacute;sident de la R&eacute;publique n'ayant pas, lui-m&ecirc;me, le choix car le contraire signifierait une protection des voleurs &agrave; col blanc. Ce qui serait une ing&eacute;rence grave qui sonnera le glas de l'ind&eacute;pendance de la justice dans notre pays. Une responsabilit&eacute; que personne ne souhaite normalement prendre.</p>
<p><strong>Le peuple attend d'ATT qu'il frappe fort<br />
</strong> <br />
D'apr&egrave;s certaines          informations, un ministre de l'&eacute;quipe de Modibo         Sidib&eacute; aurait la palme d'or de la magouille. En effet, ce dernier aurait carott&eacute; quelque 600 millions de F CFA, un second aurait construit deux belles maisons en France sur le dos du Prince, c'est-&agrave;-dire l'Etat, et un troisi&egrave;me baron aurait re&ccedil;u 100 millions de F CFA de  bakchichs de la part d'un concessionnaire de la   place pour terminer ses villas et son ch&acirc;teau. </p>
<p>Ce sont l&agrave; des             dossiers auxquels la justice devait s'int&eacute;resser si ces ministres soup&ccedil;onn&eacute;s de corruption ne          b&eacute;n&eacute;ficiaient pas de          l'impunit&eacute; qui a pignon sur rue dans notre pays. D'apr&egrave;s des informations dignes de foi, c'est la course effr&eacute;n&eacute;e &agrave; l'argent sale qui est devenue le sport favori de certains membres du gouvernement. Et en cas de d&eacute;nonciation, c'est toujours le menu fretin et les seconds couteaux qui vont au gnouf. Comme c'est, effectivement, le cas dans l'affaire du Fonds mondial qui continue &agrave; &eacute;branler le d&eacute;partement de la Sant&eacute;.   </p>
<p>Il suffit seulement de jeter un regard sur les diff&eacute;rents rapports du Bureau du V&eacute;rificateur G&eacute;n&eacute;ral pour se rendre compte de l'ampleur de la fraude et de la magouille dans les hautes sph&egrave;res de l'Etat, notamment au niveau des d&eacute;partements minist&eacute;riels. Des rapports qui sont remis chaque ann&eacute;e aux plus hautes autorit&eacute;s mais qui sont, malheureusement, rang&eacute;s dans les tiroirs poussi&eacute;reux avec la mention        &quot; Archives &quot;.</p>
<p>Aujourd'hui, le constat est triste de voir l'impunit&eacute; s'&eacute;riger en r&egrave;gle de gouvernement pendant que les sangsues de l'&eacute;conomie nationale         narguent les pauvres        populations gr&acirc;ce &agrave; la fortune amass&eacute;e dans le vol des biens et ressources de l'Etat.<br />
A la fin du mandat d'ATT, ce sont ces ministres et autres hauts         cadres auteurs  de d&eacute;tournements et de malversations  qui craignent de perdre les d&eacute;lices dans lesquels ils se sont si  solidement incrust&eacute;s. </p>
<p>Au sein du gouvernement, c'est un secret de polichinelle de dire que sont tapis l&agrave; de gros  magouilleurs dont certains sont devenus, en complicit&eacute; avec des op&eacute;rateurs &eacute;conomiques          v&eacute;reux, de v&eacute;ritables         businessmen ou de femmes entrepreneurs, sp&eacute;cialistes des march&eacute;s          fictifs et de la cr&eacute;ation de soci&eacute;t&eacute;s &eacute;cran afin de pomper des sous provenant de juteux march&eacute;s publics, octroy&eacute;s sans concurrence r&eacute;elle. Aux dires d'un ministre d'un parti membre de la majorit&eacute; pr&eacute;sidentielle, un membre du gouvernement de Modibo Sidib&eacute;, militant lui aussi d'un parti de la majorit&eacute;, aurait carott&eacute; quelque 600 millions de F CFA au pr&eacute;judice du d&eacute;partement qu'il dirigeait. Vrai ou faux? Il sera difficile, m&ecirc;me pour la justice, de savoir toute la v&eacute;rit&eacute; dans cette affaire tant que l'int&eacute;ress&eacute; continue de b&eacute;n&eacute;ficier du parapluie du gouvernement devenu, on ne sait par quel miracle, le sanctuaire des brebis galeuses se nourrissant du lait de la corruption et de la magouille.</p>
<p>Rappelons que l'ex-r&eacute;gisseur du CHU Gabriel Tour&eacute;, Zoumana Diaby, vient d'&eacute;coper de 20 ans de r&eacute;clusion criminelle pour avoir d&eacute;tourn&eacute;               465 millions de F CFA. Alors que des sous du m&ecirc;me centre hospitalier, en tout cas de la Sant&eacute;, auraient pris la route du nord pour financer un ch&acirc;teau minist&eacute;riel. Combien d'ann&eacute;es de prison encourent ces ministres ayant d&eacute;tourn&eacute; des milliards de F CFA au d&eacute;triment de l'Etat? En tout cas, il y a un peu plus d'un an, tout le monde ne parlait que du cas de ce ministre, avec ses 600 millions de F CFA pris sur un seul march&eacute;, devenu le plus riche du gouvernement de Modibo Sidib&eacute;. On ignore, cependant, s'il a &eacute;t&eacute; d&eacute;class&eacute; depuis par d'autres dont les noms reviennent de plus en plus, aujourd'hui, dans les m&eacute;dias.</p>
<p>C'est dire que tous ces ministres seront de plus en plus proches de la prison au fur et &agrave; mesure que le mandat d'ATT tire vers sa fin. A moins que le pr&eacute;sident de la R&eacute;publique ne veuille laisser son successeur s'occuper du lavage des &eacute;curies d'Augias. Lui-m&ecirc;me ne voulant, nullement, humilier personne. M&ecirc;me les voleurs ?</p>
<p>Mamadou FOFANA</span></p>
<p>&nbsp;</p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Malversation et détournement à l’Inps :
Ibrahim N. Diallo ancien Dg de la CASCA est&#45;il propre?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/malversation-et-detournement-a-l%25e2%2580%2599inps-ibrahim-n-diallo-ancien-dg-de-la-casca-est-il-propre-643.html</link>
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<pubDate>Thu, 25 Nov 2010 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Ciwara Info</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class=MsoNormal style=text-align: justify; margin: 0in 0in 10pt><b style=mso-bidi-font-weight: normal><i style=mso-bidi-font-style: normal><span lang=FR style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: #002060; font-size: 10pt>Le moins que l&rsquo;on puisse dire c&rsquo;est que l&rsquo;actuelle direction g&eacute;n&eacute;rale de l&rsquo;INPS pourrait par sa mauvaise gestion mettre les voyants de cette structure au rouge en un temps record. A preuve, le n&eacute;potisme, l&rsquo;affairisme, le client&eacute;lisme et quoi d&rsquo;autres encore auxquels se livrent le tout puissant directeur g&eacute;n&eacute;ral vraisemblablement sorti tout droit de la cuisse de Jupiter. Pardon&nbsp;! Du PDES. Joint par nos soins mardi et mercredi 23 et 24 novembre, le secr&eacute;tariat particulier n&rsquo;a pu nous mettre en contact avec le Dg Br&eacute;hima Noumassa Diallo que dans l&rsquo;apr&egrave;s midi. Ce dernier a instruit sa charg&eacute;e de relation publique de recevoir notre r&eacute;daction. Suivre en encadr&eacute; ses propos, mais en attendant voici les faits rapport&eacute;s par des sources dignes de foi.<o:p></o:p></span></i></b></p>
<p class=MsoNormal style=text-align: justify; margin: 0in 0in 10pt><span lang=FR style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 10pt>Brehima Noumoussa Diallo puisque c&rsquo;est de lui qu&rsquo;il s&rsquo;agit, est pourtant un ancien de la CASCA, redoutable contr&ocirc;leur financier, auteur de rapports accablants sur la gestion des structures qu&rsquo;il a visit&eacute;es. Il est un vaillant soldat du tr&egrave;s grand combattant de la lutte contre la corruption qui est parti jusqu'&agrave; mettre un v&eacute;rificateur g&eacute;n&eacute;ral aux trousses des fossoyeurs de l&rsquo;&eacute;conomie malienne. Militant aux couleurs politiques douteuses, il a l&rsquo;art de porter la couleur du jour ou de se faire excuser lorsque sa ruse ne trouve pas la solution &agrave; l&rsquo;&eacute;quation de &laquo;&nbsp;la pr&eacute;sence exig&eacute;e&raquo;.<o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=text-align: justify; margin: 0in 0in 10pt><span lang=FR style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 10pt>Initiateur des mont&eacute;es de couleurs, il y est toujours absent les lundi matins car incapable de venir &agrave; 7heures 30mn comme les autres agents. Et pour la descente, il est excus&eacute; pour raison de compte de gains et personnels hebdomadaires et remplac&eacute; par un de ses adjoints.<o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=text-align: justify; margin: 0in 0in 10pt><span lang=FR style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 10pt>Aussit&ocirc;t &agrave; la t&ecirc;te de l&rsquo;INPS en mai 2009, le tout puissant DG retire le nettoyage de la direction g&eacute;n&eacute;rale pour le confier &agrave; son fr&egrave;re qui a gard&eacute; les m&ecirc;mes agents que son pr&eacute;d&eacute;cesseur. De la m&ecirc;me mani&egrave;re, la fourniture des mat&eacute;riels informatiques est revenue &agrave; sa cousine. Les appels d&rsquo;offres sont biais&eacute;s et seuls les recommand&eacute;s du tout puissant directeur g&eacute;n&eacute;ral sont b&eacute;n&eacute;ficiaires des march&eacute;s quelle que soit leur offre. Des achats de mat&eacute;riels inutiles font l&eacute;gion, des stocks de fournitures de bureau, mat&eacute;riels informatiques pour 2015 existent d&eacute;j&agrave; pendant que des agents n&rsquo;ont pas de fauteuil pour s&rsquo;asseoir.<o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=text-align: justify; margin: 0in 0in 10pt><span lang=FR style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 10pt>Le cinquantenaire a &eacute;t&eacute; une aubaine pour certains responsables de service. Le tout puissant DG de l&rsquo;Institut national de pr&eacute;voyance sociale (INPS) en fait partie. Tenez&nbsp;! Pour le badigeonnage de la direction g&eacute;n&eacute;rale il a fallu une bagatelle de 150&nbsp;000&nbsp;000 de francs CFA (cent cinquante millions). Une somme astronomique quand on sait que ce b&acirc;timent est presque enti&egrave;rement couvert de carreaux. Le tr&eacute;sor public n&rsquo;aurait pas mis autant pour mettre Bamako dans une peau neuve m&ecirc;me &agrave; l&rsquo;occasion du centenaire.<o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=text-align: justify; margin: 0in 0in 10pt><span lang=FR style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 10pt>Et comme si cela ne suffisait pas notre puissant DG transporte &agrave; Sikasso les derni&egrave;res sessions ordinaire et extraordinaire de sa boite pour pr&egrave;s de trente millions de f CFA. Et pourtant, toutes les commodit&eacute;s existent &agrave; l&rsquo;institut. Vraisemblablement, il fallait aller chercher les d&eacute;penses de la tabaski et plus loin on partait plus grands dataient les frais. Compar&eacute;es aux anciennes, ses factures sont presque toujours le double, le triple, le quadruple, voire le centuple pour certaines.<o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=text-align: justify; margin: 0in 0in 10pt><span lang=FR style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 10pt>Le personnel dont certains sont venus volontairement nous confier leurs t&eacute;moignages, se trouve, au regard de toutes ces consid&eacute;rations et bien d&rsquo;autres que nous nous ferons le plaisir de vous citer dans nos prochaines parutions, se trouve d&eacute;mobilis&eacute; d&eacute;motiv&eacute; et se r&eacute;signe au silence que lui impose le cri de&nbsp;:&nbsp;<i style=mso-bidi-font-style: normal>&laquo;c&rsquo;est ATT qui le veut ainsi, je ne fais qu&rsquo;ex&eacute;cuter sa volont&eacute;&raquo;</i>. <o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=text-align: justify; margin: 0in 0in 10pt><span lang=FR style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 10pt>Un v&eacute;hicule de service a &eacute;t&eacute; retir&eacute; du service et mis &agrave; la disposition de la famille du tout puissant DG. Le chauffeur ne fait que d&eacute;poser les enfants &agrave; l&rsquo;&eacute;cole et faire le th&eacute; pour ses coll&egrave;gues entre temps. Toute la boite se plaint de sa gestion non pas qu&rsquo;il g&egrave;re serr&eacute; mais parce qu&rsquo;ils voient le service aller &agrave; la faillite et &agrave; grands pas. Suivez le reste du feuilleton en encadr&eacute;.<o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=text-align: justify; margin: 0in 0in 10pt><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span lang=FR style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 10pt>A suivre&hellip;<o:p></o:p></span></b></p>
<p class=MsoNormal style=text-align: justify; margin: 0in 0in 10pt><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span lang=FR style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 10pt>Le Baroudeur<o:p></o:p></span></b></p>
<p class=MsoNormal style=text-align: justify; margin: 0in 0in 10pt><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span lang=FR style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 10pt><o:p>&nbsp;</o:p></span></b></p>
<p class=MsoNormal style=text-align: justify; margin: 0in 0in 10pt><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span lang=FR style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 10pt><o:p>&nbsp;</o:p></span></b><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span lang=FR style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 10pt>INPS DANS LA TOURMENTE<o:p></o:p></span></b></p>
<p class=MsoNormal style=text-align: justify; margin: 0in 0in 10pt><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span lang=FR style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 10pt>LA CHARGEE DE RELATION PUBLIQUE EST-ELLE LE DG?<o:p></o:p></span></b></p>
<p class=MsoNormal style=text-align: justify; margin: 0in 0in 10pt><span lang=FR style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 10pt>Comme pr&eacute;c&eacute;demment dit, notre r&eacute;daction a &eacute;t&eacute; re&ccedil;ue par la charg&eacute;e de relation publique, Mme Bouar&eacute; A&iuml;ssata Sidib&eacute; qui, de prime abord, se demandait si on pouvait prendre pour de la v&eacute;rit&eacute; les propos qu&rsquo;elle va nous tenir concernant les informations compromettant le directeur g&eacute;n&eacute;ral de l&rsquo;Institut national de la pr&eacute;voyance sociale (INPS). Depuis lors n&rsquo;a-t-elle pas cr&eacute;dibilis&eacute; nos informations?<o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=text-align: justify; margin: 0in 0in 10pt><span lang=FR style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 10pt>Car, concernant le&nbsp;badigeonnage de la structure &agrave; la somme astronomique de 150 millions de nos francs et la voiture de l&rsquo;Etat mise au service exclusif de la famille sise &agrave; l&rsquo;Hippodrome II, Mme Bouar&eacute; r&eacute;pond tant&ocirc;t par &laquo;non&raquo; tant&ocirc;t par &laquo;je ne sais pas&raquo;. Ce qui prouve qu&rsquo;elle est loin de pouvoir r&eacute;pondre &agrave; des faits qui se sont tenus &agrave; son insu total.<o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=text-align: justify; margin: 0in 0in 10pt><span lang=FR style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 10pt>Par contre, s&rsquo;agissant du transport &agrave; Sikasso de la derni&egrave;re session de l&rsquo;INPS, elle affirma qu&rsquo;il se justifie par le fait que l&rsquo;&eacute;tablissement a inaugur&eacute; en d&eacute;cembre 2009, une nouvelle direction r&eacute;gionale. <i style=mso-bidi-font-style: normal>&laquo;Nous avons tenu deux sessions, l&rsquo;une ordinaire et l&rsquo;autre extraordinaire comme l&rsquo;exige la situation&raquo;</i>, a pr&eacute;cis&eacute; Mme Bouar&eacute; A&iuml;ssata Sidib&eacute;. pour le service de nettoyage confi&eacute; au fr&egrave;re du tout puissant Br&eacute;hima Noumoussa Diallo et le march&eacute; de fourniture informatiques &agrave; sa cousine, la charg&eacute;e de relation publique, sans pouvoir confirmer ni infirmer nos informations, a dit que des appels d&rsquo;offres ont &eacute;t&eacute; publi&eacute;s. Et que c&rsquo;est toujours le moins disant qui est retenu. Est-ce vrai?<o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=text-align: justify; margin: 0in 0in 10pt><span lang=FR style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 10pt>Par ailleurs, le moins que l&rsquo;on puisse dire est qu&rsquo;il y avait, hier apr&egrave;s midi, un v&eacute;ritable balai dans la salle d&rsquo;attente du DG. En effet, un haut responsable de l&rsquo;INPS s&rsquo;entretenait avec M. Diallo quand un autre du nom de M. Fadiga a fait son entr&eacute;e. Ce dernier qui n&rsquo;a pu attendre s&rsquo;y engouffra. Car, la secr&eacute;taire particuli&egrave;re lui a fait savoir qu&rsquo;elle a &eacute;t&eacute; charg&eacute;e de les appeler pour qu&rsquo;ils s&rsquo;entretiennent &agrave; trois avec le DG Br&eacute;hima Noumoussa Diallo. Ces rencontres inattendues annoncent-elles la temp&ecirc;te&nbsp;? En tout cas, elles n&rsquo;augurent rien de bon pour les plus hauts responsables de l&rsquo;INPS.<o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=text-align: justify; margin: 0in 0in 10pt><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span lang=FR style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 10pt>A suivre&hellip;<o:p></o:p></span></b></p>
<p>&nbsp;</p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Tabaski et corruption :
Le domicile de certains hauts responsables transformés en ferme à ovins</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/tabaski-et-corruption-le-domicile-de-certains-hauts-responsables-transformes-en-ferme-a-ovins-909.html</link>
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<pubDate>Tue, 09 Nov 2010 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Guido</dc:creator>
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<p style=text-align: justify; class=MsoNormalCxSpFirst>&nbsp;</p>
<p><span style=font-size: x-small;></p>
<p style=text-align: justify; class=MsoNormalCxSpFirst><b style=><i style=><span lang=FR style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: rgb(0, 32, 96);>Plus on s&rsquo;approche de la f&ecirc;te de tabaski, plus le domicile de certains hauts responsables se fait bourrer de b&eacute;liers par ceux qui cherchent de march&eacute;s, de protection et d&rsquo;autres gr&acirc;ces. Pourtant la religion musulmane, et m&ecirc;me le bon sens, recommandent &agrave; ce qu&rsquo;ils soient offerts aux n&eacute;cessiteux. Lire notre article.</span></i></b></p>
<p></span></p>
<p style=text-align: justify; class=MsoNormalCxSpMiddle><span style=font-size: x-small;><span lang=FR style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;>Loin de nous l&rsquo;id&eacute;e de s&rsquo;attaquer &agrave; la religion musulmane, on veut juste d&eacute;noncer une pratique qui l&rsquo;air d&rsquo;&ecirc;tre assimil&eacute;e &agrave; l&rsquo;un des pr&eacute;ceptes de l&rsquo;Islam. En effet, c&rsquo;est devenu une tradition, &agrave; l&rsquo;approche de la f&ecirc;te de tabaski, &laquo;Des Chercheurs&raquo; de place, de march&eacute;s, de protection ou de gr&acirc;ce s&rsquo;empressent &agrave; acheter des gros b&eacute;liers pour les offrir aux non n&eacute;cessiteux que sont les plus hauts responsables du pays.</span></span></p>
<p style=text-align: justify; class=MsoNormalCxSpMiddle><span style=font-size: x-small;><span lang=FR style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;>La logique de la religion recommande &agrave; ce que les riches offrent des b&eacute;liers aux pauvres. Mais au Mali, c&rsquo;est tout le contraire qui se fait. C&rsquo;est ainsi qu&rsquo;&agrave; chaque tabaski, le domicile &agrave; Korofina nord d&rsquo;un conseiller &agrave; la pr&eacute;sidence de la R&eacute;publique ne cesse de recevoir de b&eacute;liers venant de toutes parts offerts par des nantis. La m&ecirc;me sc&egrave;ne est visible au domicile des DAF, chefs de cabinet et ministres qui re&ccedil;oivent des b&eacute;liers en quantit&eacute; et en qualit&eacute;. Pis, la m&ecirc;me sale pratique est &eacute;galement observ&eacute;e chez pas mal de ceux qui se font passer pour des &laquo;Hommes de Dieu&raquo;.</span></span></p>
<p style=text-align: justify; class=MsoNormalCxSpMiddle><span style=font-size: x-small;><span lang=FR style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;>Selon nos sources, chacun de ces b&eacute;n&eacute;ficiaires aussi se fait le devoir d&rsquo;offrir &agrave; ses &laquo;Chefs&raquo; les plus beaux et plus gras des b&eacute;liers qu&rsquo;il a re&ccedil;us. Il le fait afin de se maintenir &agrave; son poste ou chercher d&rsquo;autres gr&acirc;ces de son chef. Par ces pratiques gauches, la religion musulmane est en train de perdre certaines de ses valeurs fondamentales dont la solidarit&eacute; et l&rsquo;assistance aux d&eacute;minus.</span></span></p>
<p style=text-align: justify; class=MsoNormalCxSpMiddle><span style=font-size: x-small;><span lang=FR style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;>Les m&ecirc;mes sources indiquent que certain ne fait aucun geste de largesse avec autant de b&eacute;liers re&ccedil;us gratis. Il l&rsquo;enverrait dans leur champ pour les consommer ult&eacute;rieurement &agrave; l&rsquo;occasion des c&eacute;r&eacute;monies sociales &agrave; n&rsquo;en pas finir. Comme dirait l&rsquo;autre, le Mali connait encore des pratiques qui ne riment pas avec les 90% de sa population musulmane.</span></span></p>
<p style=text-align: justify; class=MsoNormalCxSpMiddle><span style=font-size: x-small;><span lang=FR style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;>Il semble que le m&ecirc;me ph&eacute;nom&egrave;ne est observ&eacute; concernant la distribution entre riches des kilos de sucre pendant le Ramadan et des billets d&rsquo;avion du p&egrave;lerinage &agrave; la Mecque.</span></span></p>
<p style=text-align: justify; class=MsoNormalCxSpMiddle>&nbsp;</p>
<p><span style=font-size: x-small;></p>
<p style=text-align: justify; class=MsoNormalCxSpMiddle><b style=><span lang=FR style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;>S&eacute;kou Coulibaly</span></b></p>
<p></span></p>
<p style=text-align: justify; class=MsoNormalCxSpMiddle><span style=font-size: x-small;><span lang=FR style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;>&nbsp;</span></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Trésorerie Régionale de Ségou :
Les fossoyeurs des fonds publics</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/tresorerie-regionale-de-segou-les-fossoyeurs-des-fonds-publics-2379.html</link>
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<pubDate>Tue, 12 Oct 2010 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt><span style=font-size: x-small><b><i><span style=font-family: Arial; color: #333399>Non reversement total des montants recouvr&eacute;s, non respect des r&egrave;gles de gestion des ch&egrave;ques, absence de pi&egrave;ces justificatives pour les d&eacute;penses, ce sont l&agrave;, entre autres, les causes pour lesquelles </span></i></b></span><b><i><span style=font-family: Arial; color: #333399; font-size: 10pt><st1:personname w:st=on productid=la Tr&#65513;sorerie R&#65513;gionale><span style=font-size: x-small>la Tr&eacute;sorerie R&eacute;gionale</span></st1:personname><span style=font-size: x-small> de S&eacute;gou est de nos jours &agrave; terre, occasionnant au contribuable malien un manque &agrave; gagner de 10, 46 milliards de F CFA.</span></span></i></b></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt><b><i><span style=font-family: Arial; color: #333399; font-size: 10pt><span style=font-size: x-small>&nbsp;</span><o:p></o:p></span></i></b></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt><st1:personname w:st=on productid=la Tr&#65513;sorerie R&#65513;gionale><span style=font-size: x-small><span style=font-family: Arial>La Tr&eacute;sorerie R&eacute;gionale</span></span></st1:personname><span style=font-size: x-small><span style=font-family: Arial> de S&eacute;gou est l&rsquo;un des huit services r&eacute;gionaux de </span></span><span style=font-family: Arial; font-size: 10pt><st1:personname w:st=on productid=la Direction Nationale><span style=font-size: x-small>la Direction Nationale</span></st1:personname><span style=font-size: x-small> du Tr&eacute;sor et de </span><st1:personname w:st=on productid=la Comptabilit&#65513; Publique><span style=font-size: x-small>la Comptabilit&eacute; Publique</span></st1:personname><span style=font-size: x-small> (DNTCP)</span></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt><span style=font-family: Arial; font-size: 10pt><span style=font-size: x-small>. </span><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt><span style=font-size: x-small><span style=font-family: Arial>Elle assure la comptabilisation de l&rsquo;ensemble des op&eacute;rations de recettes et des op&eacute;rations de d&eacute;penses r&eacute;alis&eacute;es dans la r&eacute;gion.</span></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt>&nbsp;</p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt><span style=font-size: x-small><span style=font-family: Arial>Cette Tr&eacute;sorerie effectue les op&eacute;rations comptables du budget r&eacute;gional qui a atteint, en 2008 13 milliards de F CFA en recettes et 24 milliards de FCFA en d&eacute;penses. </span></span><span style=font-family: Arial; font-size: 10pt><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt><span style=font-size: x-small><span style=font-family: Arial>Elle occupe donc une place primordiale dans le processus de financement du fonctionnement des services publics dans la r&eacute;gion. C&rsquo;est pourquoi, le d&eacute;s&eacute;quilibre qui appara&icirc;t entre les recettes et les d&eacute;penses peut affecter la qualit&eacute; des services rendus dans la r&eacute;gion. </span></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt>&nbsp;</p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt><span style=font-size: x-small><span style=font-family: Arial>Ainsi, en vue de rassurer <span style=mso-spacerun: yes>&nbsp;</span>que les recettes et les d&eacute;penses r&eacute;alis&eacute;es refl&egrave;tent la r&eacute;alit&eacute;, </span></span><span style=font-family: Arial; font-size: 10pt><st1:personname w:st=on productid=la Tr&#65513;sorerie R&#65513;gionale><span style=font-size: x-small>la Tr&eacute;sorerie R&eacute;gionale</span></st1:personname><span style=font-size: x-small> de S&eacute;gou a fait (en 2009) l&rsquo;objet d&rsquo;une v&eacute;rification financi&egrave;re de la part du bureau du v&eacute;rificateur g&eacute;n&eacute;ral. </span></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt>&nbsp;</p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt><span style=font-size: x-small><span style=font-family: Arial>Cette v&eacute;rification a port&eacute; sur l&rsquo;effectivit&eacute; du reversement de la totalit&eacute; des recettes dans un d&eacute;lai raisonnable et sur la moralit&eacute; des d&eacute;penses effectu&eacute;es dans la r&eacute;gion de S&eacute;gou pendant les exercices 2006-2007 et 2008.</span></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt>&nbsp;</p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt><span style=font-size: x-small><span style=font-family: Arial>Ladite v&eacute;rification a port&eacute; &eacute;galement sur l&rsquo;examen de la qualit&eacute; de la comptabilisation et des informations relatives &agrave; ces op&eacute;rations. </span></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt>&nbsp;</p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt><span style=font-size: x-small><span style=font-family: Arial>Comme la plupart des services publics au Mali, il s&rsquo;est av&eacute;r&eacute; que </span></span><span style=font-family: Arial; font-size: 10pt><st1:personname w:st=on productid=la Tr&#65513;sorerie R&#65513;gionale><span style=font-size: x-small>la Tr&eacute;sorerie R&eacute;gionale</span></st1:personname><span style=font-size: x-small> de S&eacute;gou est aussi synonyme de mauvaise gestion, d&rsquo;o&ugrave; la disparition sans trace, de plus de 10 milliards de nos francs.</span></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt>&nbsp;</p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt><span style=font-size: x-small><b><span style=font-family: Arial>Les irr&eacute;gularit&eacute;s qui ont engendr&eacute; ce manque &agrave; gagner sont nombreuses. </span></b></span><b><span style=font-family: Arial; font-size: 10pt><o:p></o:p></span></b></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt><span style=font-size: x-small><span style=font-family: Arial>A l&rsquo;origine du mal, le non reversement du total des montants recouvr&eacute;s. </span></span><span style=font-family: Arial; font-size: 10pt><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt><span style=font-size: x-small><span style=font-family: Arial>Ainsi, le receveur des Douanes d&eacute;livre des quittances pour des montants sup&eacute;rieurs &agrave; la valeur des ch&egrave;ques d&eacute;livr&eacute;s par les contribuables ou leurs commissionnaires. </span></span><span style=font-family: Arial; font-size: 10pt><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt><span style=font-size: x-small><span style=font-family: Arial>A titre d&rsquo;exemple, pour 3 ann&eacute;es, l&rsquo;&eacute;cart entre les quittances et la r&eacute;alit&eacute; des ch&egrave;ques s&rsquo;est &eacute;lev&eacute; &agrave; 1,43 milliard de F CFA. </span></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt>&nbsp;</p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt><span style=font-size: x-small><span style=font-family: Arial>De m&ecirc;me, il y a de nombreux autres ch&egrave;ques que le receveur n&rsquo;a pas transmis &agrave; </span></span><span style=font-family: Arial; font-size: 10pt><st1:personname w:st=on productid=la Tr&#65513;sorerie. Ceux-ci><span style=font-size: x-small>la Tr&eacute;sorerie. Ceux-ci</span></st1:personname><span style=font-size: x-small> repr&eacute;sentent 6,66 milliards de F CFA.</span></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt>&nbsp;</p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt><span style=font-size: x-small><span style=font-family: Arial>Le receveur des Imp&ocirc;ts n&rsquo;a, non plus revers&eacute; les recettes recouvr&eacute;es &agrave; hauteur de 9,44 millions de F CFA.</span></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt>&nbsp;</p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt><span style=font-size: x-small><span style=font-family: Arial>Quant au Commandant de </span></span><span style=font-family: Arial; font-size: 10pt><st1:personname w:st=on productid=la Brigade Territoriale><span style=font-size: x-small>la Brigade Territoriale</span></st1:personname><span style=font-size: x-small> de Gendarmerie de S&eacute;gou, il n&rsquo;a pas revers&eacute; sa recette de 1,21 millions de F CFA.</span></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt>&nbsp;</p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt><span style=font-size: x-small><span style=font-family: Arial>Une autre irr&eacute;gularit&eacute;, le non respect<span style=mso-spacerun: yes>&nbsp; </span>des r&egrave;gles de gestion des ch&egrave;ques.</span></span><span style=font-family: Arial; font-size: 10pt><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt><span style=font-size: x-small><span style=font-family: Arial>A ce propos, le rapport du v&eacute;rificateur g&eacute;n&eacute;ral r&eacute;v&egrave;le que le receveur des Douanes ne transmet pas les ch&egrave;ques &agrave; </span></span><span style=font-family: Arial; font-size: 10pt><st1:personname w:st=on productid=la Tr&#65513;sorerie><span style=font-size: x-small>la Tr&eacute;sorerie</span></st1:personname><span style=font-size: x-small> dans les d&eacute;lais ad&eacute;quats. </span><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt><span style=font-size: x-small><span style=font-family: Arial>Il garde certains ch&egrave;ques pendant 45 jours, avant de les d&eacute;poser &agrave; </span></span><span style=font-family: Arial; font-size: 10pt><st1:personname w:st=on productid=la Tr&#65513;sorerie R&#65513;gionale.><span style=font-size: x-small>la Tr&eacute;sorerie R&eacute;gionale.</span></st1:personname><span style=font-size: x-small> Ce qui aura priv&eacute; celle-ci de fonds pour faire face aux d&eacute;penses<span style=mso-spacerun: yes>&nbsp; </span>courantes durant cette p&eacute;riode.</span></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt>&nbsp;</p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt><span style=font-size: x-small><span style=font-family: Arial>Quant &agrave; </span></span><span style=font-family: Arial; font-size: 10pt><st1:personname w:st=on productid=la Tr&#65513;sorerie><span style=font-size: x-small>la Tr&eacute;sorerie</span></st1:personname><span style=font-size: x-small>, elle aussi retient les ch&egrave;ques pendant de longs d&eacute;lais, avant de les envoyer aux banques pour encaissement. </span></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt>&nbsp;</p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt><span style=font-size: x-small><span style=font-family: Arial>Le retard le plus long constat&eacute; a &eacute;t&eacute; de 91 jours en 2008, alors que le d&eacute;lai l&eacute;gal est de 8 jours.</span></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt>&nbsp;</p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt><span style=font-size: x-small><span style=font-family: Arial>Toujours s&rsquo;agissant des irr&eacute;gularit&eacute;s, </span></span><span style=font-family: Arial; font-size: 10pt><st1:personname w:st=on productid=la Tr&#65513;sorerie><span style=font-size: x-small>la Tr&eacute;sorerie</span></st1:personname><span style=font-size: x-small> n&rsquo;engage aucune action pour r&eacute;clamer aupr&egrave;s des citoyens les montants qu&rsquo;ils doivent. </span></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt>&nbsp;</p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt><span style=font-size: x-small><span style=font-family: Arial>Ainsi, d&rsquo;importantes sommes d&rsquo;argent demeurent impay&eacute;es alors que </span></span><span style=font-family: Arial; font-size: 10pt><st1:personname w:st=on productid=la Tr&#65513;sorerie><span style=font-size: x-small>la Tr&eacute;sorerie</span></st1:personname><span style=font-size: x-small> dispose de moyens l&eacute;gaux pour les recouvrer.</span></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt><span style=font-family: Arial; font-size: 10pt><span style=font-size: x-small>&nbsp;</span></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt><span style=font-size: x-small><span style=font-family: Arial>Le montant propos&eacute; au recouvrement s&rsquo;&eacute;l&egrave;ve &agrave; 2,35 milliards de F CFA.</span></span><span style=font-family: Arial; font-size: 10pt><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt><span style=font-size: x-small><span style=font-family: Arial>Autre irr&eacute;gularit&eacute;, </span></span><span style=font-family: Arial; font-size: 10pt><st1:personname w:st=on productid=la Direction R&#65513;gionale><span style=font-size: x-small>la Direction R&eacute;gionale</span></st1:personname><span style=font-size: x-small> du Budget conserve mal les pi&egrave;ces justificatives. C&rsquo;est pourquoi, elle ne peut pr&eacute;senter l&rsquo;int&eacute;gralit&eacute; des documents qu&rsquo;elle a &eacute;tablis dans le cadre des d&eacute;penses de la r&eacute;gion. </span></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt>&nbsp;</p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt><span style=font-size: x-small><span style=font-family: Arial>A titre d&rsquo;exemple, sur 1&nbsp;870 mandants demand&eacute;s par le bureau du v&eacute;rificateur g&eacute;n&eacute;ral, elle n&rsquo;a pu pr&eacute;senter que 974.</span></span><span style=font-family: Arial; font-size: 10pt><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt><span style=font-size: x-small><span style=font-family: Arial>Il y a aussi l&rsquo;incoh&eacute;rence des documents comptables. </span></span><span style=font-family: Arial; font-size: 10pt><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt><span style=font-size: x-small><span style=font-family: Arial>A propos, le rapport du V&eacute;gal signale que la cha&icirc;ne de la d&eacute;pense publique rec&egrave;le de nombreuses incoh&eacute;rences au sein des donn&eacute;es de chaque service et entre les donn&eacute;es d&rsquo;un service par rapport &agrave; celles d&rsquo;autres. </span></span><span style=font-family: Arial; font-size: 10pt><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt><span style=font-size: x-small><span style=font-family: Arial>Il y a aussi le cas o&ugrave; les engagements (montants initiaux des dettes de l&rsquo;Etat vis-&agrave;-vis des fournisseurs) sont inf&eacute;rieurs aux liquidations (montants d&eacute;finitivement calcul&eacute;s) ou ordonnancements (montants dont le paiement a &eacute;t&eacute; accept&eacute; par le service et ordonn&eacute; au comptable charg&eacute; du paiement).</span></span><span style=font-family: Arial; font-size: 10pt><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt><span style=font-size: x-small><span style=font-family: Arial>Les incoh&eacute;rences apparaissent par ailleurs dans les documents comptables de synth&egrave;se.</span></span><span style=font-family: Arial; font-size: 10pt><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt><span style=font-size: x-small><span style=font-family: Arial>Le rapport du bureau du v&eacute;rificateur g&eacute;n&eacute;ral signale &eacute;galement que certaines d&eacute;penses ne sont pas support&eacute;es par des pi&egrave;ces justificatives. </span></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt>&nbsp;</p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt><span style=font-size: x-small><span style=font-family: Arial>Ainsi, </span></span><span style=font-family: Arial; font-size: 10pt><st1:personname w:st=on productid=la Direction R&eacute;gionale><span style=font-size: x-small>la Direction R&eacute;gionale</span></st1:personname><span style=font-size: x-small> du Budget a d&eacute;pens&eacute; en 2008 la somme de 1,96 millions de F CFA sans pi&egrave;ces justificatives sous le motif d&rsquo;aide aux d&eacute;munis.</span><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt><span style=font-size: x-small><span style=font-family: Arial>D&rsquo;autres d&eacute;penses ont &eacute;t&eacute; fractionn&eacute;es sans que les conditions &eacute;num&eacute;r&eacute;es par le code des march&eacute;s publics ne soient remplies. Ces d&eacute;penses se sont &eacute;lev&eacute;es &agrave; 18 millions de F Cfa.</span></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt>&nbsp;</p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt><span style=font-size: x-small><span style=font-family: Arial>A ceux-ci s&rsquo;ajoute, la mauvaise gestion des fonds allou&eacute;s aux sessions de formation et aux ateliers divers. A titre d&rsquo;exemple, le total des perdiems allou&eacute;s aux responsables de l&rsquo;Acad&eacute;mie d&rsquo;Enseignement de S&eacute;gou et des Centres d&rsquo;Animation P&eacute;dagogique est sup&eacute;rieur au total des perdiems vers&eacute;s aux b&eacute;n&eacute;ficiaires des formations et des ateliers, qui sont des enseigants.</span></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt>&nbsp;</p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt><span style=font-size: x-small><span style=font-family: Arial>A ce propos, le montant des sous d&eacute;tourn&eacute;s s&rsquo;&eacute;l&egrave;ve &agrave; 179,87 millions de F CFA.</span></span><span style=font-family: Arial; font-size: 10pt><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt><span style=font-size: x-small><b><span style=font-family: Arial>A. Sanogo</span></b></span><b><span style=font-family: Arial; font-size: 10pt><o:p></o:p></span></b></p>
<p>&nbsp;</p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Affaire de détournement au ministère de la Santé :
Conduit par l&amp;amp;#039;Algérien Bourassa, 12 enquêteurs chevronnés du Fonds mondial débarquent à Bamako</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/affaire-de-detournement-au-ministere-de-la-sante-conduit-par-lalgerien-bourassa-12-enqueteurs-chevronnes-du-fonds-mondial-debarquent-a-bamako-1976.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 15 Sep 2010 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Indépendant</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 10pt><span style=font-family: Arial><b style=mso-bidi-font-weight: normal><i style=mso-bidi-font-style: normal><span style=font-size: 10pt; color: #002060; line-height: 115%>Depuis quelques jours d&eacute;j&agrave;, c'est une v&eacute;ritable armada d'enqu&ecirc;teurs du Fonds mondial qui est &agrave; pied d'&oelig;uvre dans les diff&eacute;rentes structures du d&eacute;partement en charge de la Sant&eacute;. Cela en vue de d&eacute;celer d'&eacute;ventuels cas de malversations ou de d&eacute;linquance financi&egrave;re sur le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme. Constitu&eacute;e, entre autres, de six auditeurs, d'un expert comptable et d'enqu&ecirc;teurs, cette mission, conduite par l'Alg&eacute;rien Bourassa, s&eacute;journera durant deux &agrave; trois mois dans notre pays, dans le but de voir clair dans la gestion des importantes sommes d'argent mises &agrave; la disposition de notre pays dans le cadre de la lutte contre ces trois pand&eacute;mies les plus d&eacute;vastatrices de la plan&egrave;te.</span></i></b></span><b style=mso-bidi-font-weight: normal><i style=mso-bidi-font-style: normal><span style=font-size: 10pt; color: #002060; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></i></b></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 10pt><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt; line-height: 115%>Depuis l'intervention du Procureur anticorruption, Somb&eacute; Th&eacute;ra, sur les antennes de la t&eacute;l&eacute;vision nationale, les 3 et 4 septembre 2010, l'affaire dite du Fonds mondial est en train d'entrer dans une phase beaucoup plus active. En effet, apr&egrave;s cette intervention, l'opinion nationale et internationale a &eacute;t&eacute; mieux &eacute;clair&eacute;e quant &agrave; la volont&eacute; des plus hautes autorit&eacute;s de ne laisser aucun point d'ombre subsister &agrave; la perspicacit&eacute; des limiers tant nationaux qu'&eacute;trangers. Surtout qu'il semblerait que certaines personnes, actuellement en prison, ne comprennent toujours pas que leurs chefs hi&eacute;rarchiques soient en libert&eacute; alors qu'ils devraient eux-aussi, selon eux, &ecirc;tre entendus et pourquoi pas interpell&eacute;s. </span></span><span style=font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 10pt><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt; line-height: 115%>C'est dire que les langues ont commenc&eacute; &agrave; se d&eacute;lier car,certaines personnes &eacute;crou&eacute;es ne veulent pas &ecirc;tre les seules victimes d'une affaire qui n'a pas, encore, fini de livrer tous ses secrets. Selon des personnes incrimin&eacute;es, leurs directeurs et autres chefs hi&eacute;rarchiques devraient &ecirc;tre avec eux, en prison. De l'avis des observateurs, il est difficilement concevable que des directeurs n'aient pu &ecirc;tre au courant des malversations portant sur des dizaines, voire des centaines de millions de FCFA dont sont suspect&eacute;s leurs agents.</span></span><span style=font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 10pt><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt; line-height: 115%>Avec l'arriv&eacute;e des limiers du Fonds mondial, il y aura infailliblement une &eacute;volution allant dans le sens de l'&eacute;claircissement de cet aspect de la question. Surtout que la mission est constitu&eacute;e d'enqu&ecirc;teurs de la Police judiciaire qui peuvent directement remettre leurs rapports &agrave; la justice malienne.<span style=mso-spacerun: yes>&nbsp; </span></span></span><span style=font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 10pt><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt; line-height: 115%>Le retour en force des enqu&ecirc;teurs du Fonds mondial en vue d'&eacute;plucher, en commission rogatoire, l'ensemble des pi&egrave;ces justificatives, sur la p&eacute;riode allant de 2006 &agrave; maintenant, atteste du respect parfait de la proc&eacute;dure par la justice malienne. Comme ce fut le cas, d'ailleurs, lors de la mission pr&eacute;c&eacute;dente.<span style=mso-spacerun: yes>&nbsp;&nbsp; </span></span></span><span style=font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 10pt><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt; line-height: 115%>En effet, lors de cette premi&egrave;re mission, c'est encore la tr&egrave;s intr&eacute;pide &eacute;quipe conduite par le tr&egrave;s perspicace Bourassa, le m&ecirc;me qui a d&eacute;cel&eacute;, en octobre 2009, les premiers cas de d&eacute;tournements au niveau du Fonds mondial et qui ont conduit &agrave; l'inculpation de Ichiaka Diallo, l'ex-comptable dudit fonds au niveau du minist&egrave;re de la Sant&eacute;. C'est ensuite que ce dernier a &eacute;t&eacute; rejoint, depuis ao&ucirc;t 2010, par notamment le directeur administratif et financier du m&ecirc;me d&eacute;partement, Ousmane Diarra,<span style=mso-spacerun: yes>&nbsp; </span>l'ancienne coordinatrice du Programme national de lutte contre la tuberculose (PLNT), Dr Diallo Halima Nako et son adjoint Mohamed Berth&eacute;. Ils sont, en effet, aujourd'hui une dizaine de cadres et d'agents du minist&egrave;re de la Sant&eacute; &agrave; avoir &eacute;t&eacute; &eacute;crou&eacute;s dans le cadre de cette affaire. Un op&eacute;rateur &eacute;conomique et un agent qui travaillerait &agrave; Graphique Industrie (nous taisons volontairement leurs noms) sont &eacute;galement en prison dans l'affaire des motos surfactur&eacute;es et des march&eacute;s fictifs portant notamment sur la confection de supports de communication. </span></span><span style=font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 10pt><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt; line-height: 115%>D'autre part, certains cadres du minist&egrave;re de la Sant&eacute;, fortement soup&ccedil;onn&eacute;s dans le cadre des march&eacute;s fictifs, seraient en train de proposer des villas &agrave; la vente en vue de pouvoir rembourser ce qui pourrait leur &ecirc;tre reproch&eacute;. Auront-ils le temps de r&eacute;aliser ces op&eacute;rations, avec l&rsquo;&eacute;volution spectaculaire<span style=mso-spacerun: yes>&nbsp; </span>de cette affaire, que certains croyaient presque &eacute;teinte comme c'est parfois le cas dans des situations du genre au Mali? </span></span><span style=font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 10pt><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt; line-height: 115%><o:p>&nbsp;</o:p></span></span><span style=font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span><strong><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt; line-height: 115%>Le financement de la lutte contre le Sida dans l'&oelig;il du cyclone </span></span></strong><span style=font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 10pt><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt; line-height: 115%><o:p>&nbsp;</o:p></span></span><span style=font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt; line-height: 115%>Cette mission, conduite par l'auditeur chevronn&eacute; Bourassa, aura pour mission principale de pousser les enqu&ecirc;tes en vue de parvenir rapidement &agrave; une conclusion quant &agrave; l'avenir de la coop&eacute;ration entre le Fonds mondial et le Mali.</span></span><span style=font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 10pt><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt; line-height: 115%>Il s'agira, pour l'institution que dirige Michel Kazatchkine, de savoir, au vu de l'&eacute;tendue des d&eacute;tournements et des malversations, s'il faudra toujours continuer &agrave; accorder des subventions &agrave; notre pays ou bien s'il faudra se retirer d&eacute;finitivement. </span></span><span style=font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 10pt><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt; line-height: 115%>En un mot, il s'agira de d&eacute;cider, au terme de cette mission, du sort du Mali. Le mot n'est pas trop fort. Car, sans le financement du Fonds mondial, notre pays rencontrera d'&eacute;normes difficult&eacute;s &agrave; ex&eacute;cuter son programme de sant&eacute; et particuli&egrave;rement de lutte contre les trois maladies les plus d&eacute;vastatrices de la plan&egrave;te que sont pr&eacute;cis&eacute;ment le Sida, la tuberculose et le paludisme. </span></span><span style=font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 10pt><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt; line-height: 115%>En vue d'&eacute;clairer amplement et de mani&egrave;re professionnelle la lanterne des d&eacute;cideurs du Fonds mondial, la mission s&eacute;journera, durant deux &agrave; trois mois, dans nos murs, afin de recueillir l'ensemble des informations concernant quelque 600 000 pi&egrave;ces justificatives au niveau du minist&egrave;re de la Sant&eacute; et du Haut conseil national de lutte contre le Sida (HCNLS), une structure rattach&eacute;e &agrave; la pr&eacute;sidence de la R&eacute;publique.</span></span><span style=font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 10pt><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt; line-height: 115%>D&eacute;j&agrave;, la mission serait pass&eacute;e au niveau de certaines ONG b&eacute;n&eacute;ficiant des subventions du Fonds mondial. C'est le contenu de l'ensemble des Round (du 4&egrave;me jusqu'au 8&egrave;me en cours actuellement) qui sera &eacute;pluch&eacute; sur la p&eacute;riode allant de 2006 &agrave; 2010. C'est donc la gestion de plusieurs milliards de FCFA, par les diff&eacute;rents b&eacute;n&eacute;ficiaires principaux et secondaires de notre pays, qui est concern&eacute;e par cette mission de tr&egrave;s haut niveau. </span></span><span style=font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 10pt><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt; line-height: 115%>En attendant de voir clair dans cette gestion, le Fonds mondial a notifi&eacute;, la semaine derni&egrave;re, le gel total des d&eacute;caissements au profit des programmes du minist&egrave;re de la Sant&eacute;. Sont concern&eacute;s par cette d&eacute;cision radicale, le Programme national de lutte contre le paludisme (PNLP) et le Programme national de lutte contre la tuberculose (PLNT). Quelle sera l'incidence de cette mesure sur la vie des malades ? En tout cas, avec ce gel des d&eacute;caissements, c'est comme si des malades venaient de donner rendez-vous directement avec la mort. La part du budget national dans la prise en charge des patients tuberculeux, par exemple, &eacute;tant presque insignifiante. </span></span><span style=font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 10pt><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt; line-height: 115%>C'est dire que le gouvernement, en attendant la lev&eacute;e du blocus du Fonds mondial, devra prendre toutes ses responsabilit&eacute;s pour ne pas laisser les malades &agrave; leur triste sort.</span></span><span style=font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 10pt><span style=font-family: Arial><strong><span style=font-size: 10pt; line-height: 115%>Mamadou FOFANA</span></strong></span><span style=font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p>&nbsp;</p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Caisse Nationale d&amp;amp;#039;Assurance Maladie (CANAM) :
Une odeur de magouille autour du marché du serveur   d&amp;amp;#039;une valeur de plus d&amp;amp;#039;un milliard et demie de FCFA</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/caisse-nationale-dassurance-maladie-canam-une-odeur-de-magouille-autour-du-marche-du-serveur-dune-valeur-de-plus-dun-milliard-et-demie-de-fcfa-2061.html</link>
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<pubDate>Wed, 08 Sep 2010 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Indépendant</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 10pt><span style=font-family: Arial><span style=font-size: x-small><b><i style=mso-bidi-font-style: normal><span style=color: #002060; line-height: 115%>Une odeur de magouille est perceptible autour du march&eacute; d'un serveur &agrave; la Caisse Nationale d'Assurance Maladie. Cet instrument informatique a &eacute;t&eacute; achet&eacute; et factur&eacute; &agrave; 1 570 000 000 FCFA, selon nos sources, par le d&eacute;partement du D&eacute;veloppement Social. Alors qu'une structure de la place avait achet&eacute; quatre serveurs de derni&egrave;re g&eacute;n&eacute;ration du m&ecirc;me genre &agrave; un peu plus de 200 millions de FCFA.</span></i></b></span></span><b><i style=mso-bidi-font-style: normal><span style=font-size: 10pt; color: #002060; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></i></b></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 10pt><span style=font-family: Arial><span style=font-size: x-small><span style=line-height: 115%>La Caisse nationale d'Assurance Maladie est l'une des r&eacute;formes sur laquelle, le Pr&eacute;sident de la R&eacute;publique, Amadou Toumani Tour&eacute;, compte beaucoup pour am&eacute;liorer les conditions de vie des Maliennes et des Maliens. C'est lors du Conseil des ministres du 7 janvier 2009 que les projets de textes relatifs &agrave; la cr&eacute;ation de cette structure ont &eacute;t&eacute; adopt&eacute;s. </span></span></span><span style=font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 10pt><span style=font-family: Arial><span style=font-size: x-small><span style=line-height: 115%>Pour ceux qui ne le savent pas, la Caisse nationale d'assurance maladie est un &eacute;tablissement public national &agrave; caract&egrave;re administratif cr&eacute;&eacute;e pour assurer la gestion du r&eacute;gime d'assurance maladie obligatoire. Elle est charg&eacute;e de l'encaissement des cotisations du r&eacute;gime d'assurance maladie obligatoire ; l'immatriculation des assur&eacute;s et la mise &agrave; jour des droits des b&eacute;n&eacute;ficiaires ; l'allocation aux organismes gestionnaires d&eacute;l&eacute;gu&eacute;s des dotations de gestion couvrant leurs d&eacute;penses techniques et de gestion courante. Ce n'est pas tout. </span></span></span><span style=font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 10pt><span style=font-family: Arial><span style=font-size: x-small><span style=line-height: 115%>La Caisse nationale d'assurance maladie est &eacute;galement charg&eacute;e de la passation des conventions avec les formations de soins et le suivi de leur d&eacute;roulement ; le contr&ocirc;le de la validit&eacute; des prestations soumises &agrave; la prise en charge et l'&eacute;tablissement des statistiques de l'assurance maladie obligatoire. </span></span></span><span style=font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 10pt><span style=font-family: Arial><span style=font-size: x-small><span style=line-height: 115%>Pr&eacute;c&eacute;demment Conseiller technique au d&eacute;partement du D&eacute;veloppement social, de la solidarit&eacute; et des personnes &acirc;g&eacute;es, Nouhoun Sidib&eacute; a &eacute;t&eacute; nomm&eacute; pour diriger cette structure. </span></span></span><span style=font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 10pt><span style=font-family: Arial><span style=font-size: x-small><span style=line-height: 115%>Malheureusement, la Caisse est confront&eacute;e &agrave; d'&eacute;normes difficult&eacute;s qui ont pour noms : le recrutement du personnel, l'installation du serveur et le retard des cartes de sant&eacute; des assur&eacute;s. C'est le constat que nous avons fait lors de notre passage en d&eacute;but de semaine, au si&egrave;ge de la CANAM &agrave; l'ACI 2000. </span></span></span><span style=font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 10pt><span style=font-family: Arial><span style=font-size: x-small><span style=line-height: 115%>S'agissant du personnel, le minist&egrave;re avait charg&eacute;, moyennant 14 millions de FCFA, un cabinet priv&eacute; pour recruter une vingtaine d'agents. Ce qui est une violation flagrante des textes de la Caisse, qui est un &eacute;tablissement public national &agrave; caract&egrave;re administratif dot&eacute; de la personnalit&eacute; morale et de l'autonomie financi&egrave;re. C&rsquo;est donc &agrave; ellede recruter son personnel et non au d&eacute;partement. </span></span></span><span style=font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 10pt><span style=font-family: Arial><span style=font-size: x-small><span style=line-height: 115%>Pire encore, une liste de recrues avait &eacute;t&eacute; envoy&eacute;e par le<span style=mso-spacerun: yes>&nbsp; </span>minist&egrave;re de S&eacute;kou Diakit&eacute; au Directeur de la Caisse qui l&rsquo;a cat&eacute;goriquement rejet&eacute;e. Pour la petite histoire, cette liste &eacute;tait majoritairement compos&eacute;e de jeunes de l&rsquo;ADEMA.</span></span></span><span style=font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 10pt><span style=font-family: Arial><span style=font-size: x-small><span style=line-height: 115%>Pour le fonctionnement de sa structure, le Directeur de la CANAM avait demand&eacute; au Cabinet du minist&egrave;re de mettre &agrave; sa disposition certains cadres de l'Institut National de Pr&eacute;voyance Sociale (INPS) et de la Caisse Nationale des Retraites.</span></span></span><span style=font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 10pt><span style=font-family: Arial><span style=font-size: x-small><span style=line-height: 115%>Si la Caisse Nationale des Retraites a refus&eacute; de c&eacute;der ses agents,<span style=mso-spacerun: yes>&nbsp;&nbsp; </span>l'INPS, en revanche,<span style=mso-spacerun: yes>&nbsp; </span>a acc&eacute;d&eacute; &agrave; la demande de la CANAM.<span style=mso-spacerun: yes>&nbsp; </span></span></span></span><span style=font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 10pt><span style=font-family: Arial><span style=font-size: x-small><span style=line-height: 115%>S'agissant de l'affaire du serveur, on ne peut s&rsquo;emp&ecirc;cher de sentir une odeur de magouille. En effet, cet outil informatique, qui sert &agrave; stocker toutes les donn&eacute;es de la Caisse, aura co&ucirc;t&eacute; la bagatelle de 1 570 000 000 de nos francs. Alors qu'une structure de la place avait achet&eacute; quatre serveurs de derni&egrave;re g&eacute;n&eacute;ration du m&ecirc;me genre &agrave; un peu plus de 200 millions de FCFA seulement. C'est dire qu&rsquo;une magouille &agrave; grande &eacute;chelle se profile derri&egrave;re cette affaire. En effet, tout laisse &agrave; croire que<span style=mso-spacerun: yes>&nbsp; </span>ledit<span style=mso-spacerun: yes>&nbsp; </span>serveur a &eacute;t&eacute; surfactur&eacute; au frais du contribuable malien.</span></span></span><span style=font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 10pt><span style=font-family: Arial><span style=font-size: x-small><span style=line-height: 115%>L'autre difficult&eacute; rencontr&eacute;e par la Caisse nationale d'assurance maladie l&rsquo;a &eacute;t&eacute; au niveau de la confection des cartes de sant&eacute; des assur&eacute;s. </span></span></span><span style=font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 10pt><span style=font-family: Arial><span style=font-size: x-small><span style=line-height: 115%>Ce march&eacute; vient d'&ecirc;tre annul&eacute;, selon nos informations, par l'Autorit&eacute; de r&eacute;gulation des march&eacute;s publics.. Alors que la Direction de la CANAM voulait distribuer les premi&egrave;res cartes &agrave; l'occasion de la f&ecirc;te de l'ind&eacute;pendance, le 22 septembre prochain.</span></span></span><span style=font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 10pt><span style=font-family: Arial><span style=font-size: x-small><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=line-height: 115%>Alou B HAIDARA</span></b></span></span><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></b></p>
<p>&nbsp;</p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Education :
Odeur de délinquance financière autour du nouveau siège de l’Unerec et du CSE</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/education-odeur-de-delinquance-financiere-autour-du-nouveau-siege-de-l%25e2%2580%2599unerec-et-du-cse-4469.html</link>
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<pubDate>Mon, 06 Sep 2010 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Informateur</dc:creator>
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<p><![endif]-->  </span><span style=font-size: x-small;><span style=font-family: Arial;><b><i style=><span style=color: rgb(51, 51, 153); letter-spacing: 0.75pt;>La ministre de l'Enseignement sup&eacute;rieur et de la recherche scientifique, Mme Siby Ginette Bellegarde, a proc&eacute;d&eacute;, le mardi 31 ao&ucirc;t, &agrave; la coupure du ruban symbolique du b&acirc;timent devant servir de nouveau si&egrave;ge pour l'Union nationale des enseignants retrait&eacute;s de l'&eacute;ducation et de la culture (UNEREC) et le Consesil sup&eacute;rieur de l&rsquo;&eacute;ducation (CSE). Rien de mal&nbsp; en cela, si pour un petit b&acirc;timent d&rsquo;un niveau comportant 6 bureaux, 2 salles de conf&eacute;rences, des toilettes et un escalier, l&rsquo;entrepreneur n&rsquo;&eacute;tait pas venu dire &agrave; l&rsquo;assistance qu&rsquo;il a &eacute;t&eacute; r&eacute;alis&eacute; &agrave; plus de 50 millions de nos francs, rien qu&rsquo;en g&eacute;nie civil.</span></i></b></span></span><b style=><i style=><span style=font-size: 10pt; font-family: Arial; color: rgb(51, 51, 153);><o:p></o:p></span></i></b></span></p>
<p style=line-height: 13pt; class=MsoNormal><span style=font-size: x-small;><span style=font-family: Arial;><span style=color: black;>Les personnes qui ont assist&eacute; le mardi 31 ao&ucirc;t 2010 &agrave; l&rsquo;inauguration du nouveau b&acirc;timent devant servir de si&egrave;ge et pour l'Union nationale des enseignants retrait&eacute;s de l'&eacute;ducation et de la culture (Unerec) et pour le Conseil sup&eacute;rieur de l&rsquo;&eacute;ducation (CSE), ont failli tomber des nues dans la cour du Minist&egrave;re de l&rsquo;&eacute;ducation de l&rsquo;alphab&eacute;tisation et des langues nationales, quand l&rsquo;entrepreneur Baba Tangara de l&rsquo;ETC-EBT r&eacute;alisateur de l&rsquo;&oelig;uvre est venu expliquer que pour un b&acirc;timent d&rsquo;&agrave; peu pr&egrave;s </span></span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: Arial; color: black;><st1:metricconverter w:st=on productid=10 m><span style=font-size: x-small;><span style=font-family: Arial;>10 m</span></span></st1:metricconverter><span style=font-size: x-small;><span style=font-family: Arial;> de largeur et </span></span><st1:metricconverter w:st=on productid=15 m><span style=font-size: x-small;><span style=font-family: Arial;>15 m</span></span></st1:metricconverter><span style=font-size: x-small;><span style=font-family: Arial;> de longueur, a &eacute;t&eacute; r&eacute;alis&eacute;e &agrave; 15.750&nbsp;000 FCFA. A l&rsquo;&eacute;vocation de cette somme aussi astronomique, beaucoup se sont pris les t&ecirc;tes. Ils ne pouvaient pas comprend qu&rsquo;un b&acirc;timent R+1, entre autres, compos&eacute; d'une salle de conf&eacute;rence, 3 bureaux, un escalier et 2 toilettes. A l'&eacute;tage, on per&ccedil;oit aussi une salle des archives, 3 bureaux, 1 escalier et 2 toilettes soit r&eacute;alis&eacute; en g&eacute;nie civil &agrave; une telle somme. Les gens s&rsquo;interrogeaient &agrave; propos de ce qui a pu &ecirc;tre fait avec une telle somme. &laquo;&nbsp;Plus de cinquante millions de nos francs dans un tel b&acirc;timent&nbsp;? &Ccedil;a c&rsquo;est de la surfacturation pure et simple&nbsp;&raquo;, se demandaient les uns et les autres. Et dire qu&rsquo;encore que ce montant n&rsquo;a rien &agrave; voir avec les frais d&rsquo;&eacute;quipement du b&acirc;timent, il y a de quoi s&rsquo;inqui&eacute;ter par rapport &agrave; l&rsquo;utilisation des deniers publics. Mais au lieu de se pr&eacute;occuper d&rsquo;une telle gabegie, la ministre de l'Enseignement sup&eacute;rieur et de la recherche scientifique, Mme Siby Ginette Bellegarde, s&rsquo;est permise d&rsquo;indiquer que la remise des cl&eacute;s consacre l'aboutissement d'une pr&eacute;occupation majeure sans cesse partag&eacute;e par tous les ministres qui se sont succ&eacute;d&eacute; &agrave; la t&ecirc;te des d&eacute;partements en charge de l'&eacute;ducation. </span></span><o:p></o:p></span></p>
<p style=line-height: 13pt; class=MsoNormal><span style=font-size: x-small;><span style=font-family: Arial;><span style=color: black;>&quot;<i>Vous &ecirc;tes et vous resterez des interlocuteurs privil&eacute;gi&eacute;s au service des d&eacute;partements en charge de l'&eacute;ducation. C'est pourquoi, je vous exhorte &agrave; faire de votre si&egrave;ge un bel outil pour le dialogue au profil d'une &eacute;cole apais&eacute;e et performante</i>&quot; a-t-elle d&eacute;clar&eacute; sous les grondements du public.</span></span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: Arial; color: black;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal><span style=font-size: x-small;><span style=font-family: Arial;><b>B.Kont&eacute;</b></span></span><b><span style=font-size: 10pt; font-family: Arial;><o:p></o:p></span></b></p>
<p class=MsoNormal><span style=font-family: Arial;><span style=font-size: 10pt;><o:p><span style=font-size: x-small;>&nbsp;</span></o:p></span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: Arial;><o:p></o:p></span></p></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Fonds social  de l’hôpital du Point G :
7 millions détournés</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/fonds-social-de-l%25e2%2580%2599hopital-du-point-g-7-millions-detournes-4335.html</link>
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<pubDate>Mon, 30 Aug 2010 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt><span style=font-family: Arial><span style=font-size: x-small><b style=mso-bidi-font-weight: normal><i style=mso-bidi-font-style: normal><span style=color: #002060>Depuis un certain temps, le fonds social de l&rsquo;h&ocirc;pital du Point fait l&rsquo;objet de tripatouillage. En cons&eacute;quence, des millions (environ 7 millions de FCFA) auraient disparu sans laisser de traces.</span></i></b></span></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt>&nbsp;</p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt><span style=font-family: Arial><span style=font-size: x-small>En effet, chaque trimestre, la Direction de l&rsquo;h&ocirc;pital met &agrave; la disposition du syndicat des fonds (environ 2% des b&eacute;n&eacute;fices r&eacute;alis&eacute;s), &agrave; titre de ristournes.</span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt><span style=font-family: Arial><span style=font-size: x-small>Ces fonds servent &agrave; secourir le personnel de l&rsquo;h&ocirc;pital et leurs proches en cas de maladie. </span></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt>&nbsp;</p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt><span style=font-family: Arial><span style=font-size: x-small>La somme octroy&eacute;e en cas de sollicitation est de 10&nbsp;000 F par personne et par trimestre.</span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt><span style=font-family: Arial><span style=font-size: x-small>Pour les demandes de bons, les sous d&eacute;bours&eacute;s sont de 25&nbsp;000F par personne et par trimestre.</span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt><span style=font-family: Arial><span style=font-size: x-small>A noter que, ces sous sont rembours&eacute;s &agrave; la fin du trimestre par les b&eacute;n&eacute;ficiaires.</span></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt>&nbsp;</p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt><span style=font-family: Arial><span style=font-size: x-small>Mais seulement voil&agrave;, depuis plus de deux mois, des travailleurs ne cessent de se plaindre de la gestion de ces fonds par le syndicat qui peine &agrave; satisfaire les demandes.</span></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt>&nbsp;</p>
<p class=MsoBodyText align=left style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: left><span style=font-family: Arial><span style=font-size: x-small>A en croire les travailleurs, cette situation s&rsquo;explique par des d&eacute;tournements op&eacute;r&eacute;s par le syndicat qui aurait d&eacute;tourn&eacute; plus de 7 millions de F CFA de ces sous en seulement 5 mois.<span style=mso-spacerun: yes>&nbsp; </span></span></span></p>
<p class=MsoBodyText align=left style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: left>&nbsp;</p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt><span style=font-family: Arial><span style=font-size: x-small>Toute foi, s&rsquo;il y a un secteur d&rsquo;activit&eacute; plus sensible<span style=mso-spacerun: yes>&nbsp; </span>dans un pays, comme le n&ocirc;tre, c&rsquo;est bien celui du social. Car, au Mali, travailleur ou pas, tout le monde a besoin de l&rsquo;appui social en raison de la pr&eacute;carit&eacute; qui s&eacute;vit dans ce pays. </span></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt>&nbsp;</p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt><span style=font-family: Arial><span style=font-size: x-small>C&rsquo;est pour quoi, dans tous les Etats particuli&egrave;rement le n&ocirc;tre, des strat&eacute;gies et tactiques ont &eacute;t&eacute; d&eacute;ploy&eacute;es pour am&eacute;liorer les conditions de vie<span style=mso-spacerun: yes>&nbsp; </span>des travailleurs d&rsquo;o&ugrave; la cr&eacute;ation d&rsquo;un fonds social au niveau de l&rsquo;h&ocirc;pital du Point G.</span></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt>&nbsp;</p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt><span style=font-family: Arial><span style=font-size: x-small>Certes, au Mali personne ne peut nier les efforts remarquables consentis par les plus hautes autorit&eacute;s &agrave; ce sujet.</span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt><span style=font-family: Arial><span style=font-size: x-small>Mais seulement voil&agrave;, tous ces efforts d&eacute;ploy&eacute;s par<span style=mso-spacerun: yes>&nbsp; </span>l&rsquo;Etat et l&rsquo;h&ocirc;pital du Point G pour relever le d&eacute;fi sanitaire sont entrain d&rsquo;&ecirc;tre compromis en raison du comportement peu scrupuleux de certaines personnes. Celles-ci profitent de leur statut pour sucer<span style=mso-spacerun: yes>&nbsp; </span>le sang de leurs collaborateurs.<span style=mso-spacerun: yes>&nbsp;&nbsp; </span></span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt><span style=font-family: Arial><span style=font-size: x-small>En effet, ce d&eacute;lit dont il est question a &eacute;t&eacute; constat&eacute; par des infirmiers de la dite structure. Ceux-ci vivent cette douloureux situation, depuis des mois, &agrave; les en croire. </span></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt>&nbsp;</p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt><span style=font-family: Arial><span style=font-size: x-small>Par ailleurs il semblerait aussi que, les fonds du service social (500&nbsp;000 F CFA par r&eacute;gie) de cet h&ocirc;pital auraient fait, &agrave; leur tour l&rsquo;objet de d&eacute;tournement. </span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt><span style=font-family: Arial><span style=font-size: x-small>Il est &agrave; signaler que ces fonds g&eacute;r&eacute;s par le service social sont destin&eacute;s &agrave; prendre en charge les frais d&rsquo;hospitalisation et de traitement des personnes indig&egrave;nes. </span></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt>&nbsp;</p>
<p class=MsoBodyText align=left style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: left><span style=font-family: Arial><span style=font-size: x-small>A ce propos, nous avons rapproch&eacute; le DGA du Point G qui nous a laiss&eacute; entendre que, les difficult&eacute;s de prise en charge des cas sociaux sont intervenus, le moment o&ugrave; l&rsquo;h&ocirc;pital a demand&eacute;, conform&eacute;ment &agrave; la loi aux mairies de lui rembourser les sous d&eacute;pens&eacute;s dans la prise en charge des cas sociaux.</span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt><span style=font-family: Arial><span style=font-size: x-small>Selon le DGA, pour qu&rsquo;un patient b&eacute;n&eacute;ficie de ces services, il doit pr&eacute;senter un certificat d&rsquo;indig&eacute;nat &eacute;tabli soi par la mairie, soi par la pr&eacute;fecture ou un autre service habilit&eacute;. Et l&rsquo;h&ocirc;pital prend en charge les frais du patient. Bien entendu dans l&rsquo;espoir d&rsquo;&ecirc;tre rembours&eacute; par la mairie ou la pr&eacute;fecture d&rsquo;o&ugrave; rel&egrave;ve le patient.</span></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt>&nbsp;</p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt><span style=font-family: Arial><span style=font-size: x-small>Cependant, le hic est que, des mairies, par souci de ne plus rembourser les sous de l&rsquo;h&ocirc;pital, n&rsquo;ont trouv&eacute; mieux que de refuser de livrer des certificats d&rsquo;indig&eacute;nat.</span></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt>&nbsp;</p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt><span style=font-family: Arial><span style=font-size: x-small>En cons&eacute;quence, ce sont des centaines de patients d&eacute;munis et sans certificats qui n&rsquo;arrivent plus &agrave; se faire soigner. </span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt><span style=font-family: Arial><span style=font-size: x-small><span>Fort heureusement, par devoir, la Direction de l&rsquo;h&ocirc;pital du Point G tenant compte de cette situation, dans la mesure du possible vient au secours de ces personnes. </span></span></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt>&nbsp;</p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt><span style=font-family: Arial><span style=font-size: x-small>Ainsi, ce sont 368 cas de ce genre qui ont &eacute;t&eacute; r&eacute;cemment pris en charge par l&rsquo;h&ocirc;pital.<span style=mso-spacerun: yes>&nbsp; </span></span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt><span style=font-family: Arial><span style=font-size: x-small>A part cela, le service ne souffre d&rsquo;aucune anomalie, surtout quand on sait qu&rsquo;il est g&eacute;r&eacute; par Madame Goumar&eacute; Lousienne qui se bat farouchement aupr&egrave;s des bailleurs de fonds pour relever le d&eacute;fi du social.</span></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt>&nbsp;</p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt><span style=font-family: Arial><span style=font-size: x-small>Qu&rsquo;&agrave; cela ne tienne, &agrave; en croire d&rsquo;autres sources, des travailleurs de ce service, auraient profit&eacute; de l&rsquo;analphab&eacute;tisme des b&eacute;n&eacute;ficiaires de l&rsquo;appui du service social, pour<span style=mso-spacerun: yes>&nbsp; </span>remplir des faux documents &agrave; leur place.<span style=mso-spacerun: yes>&nbsp;</span><span style=mso-spacerun: yes>&nbsp;</span></span></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt><span style=font-family: Arial><span style=font-size: x-small><span style=mso-spacerun: yes>&nbsp;</span></span></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt><span style=font-family: Arial><span style=font-size: x-small>Et, en attendant de tirer tout au clair, les patients du service social croupissent dans le d&eacute;sespoir.</span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt><span style=font-size: x-small><span style=font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p><span style=font-family: Arial>&nbsp;</span></o:p></span></span></p>
<p><span style=font-family: Arial></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt><span style=font-size: 10pt><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt><span style=font-size: x-small><span style=mso-spacerun: yes>&nbsp;&nbsp; </span><b style=mso-bidi-font-weight: normal>Fatoumata Cheikh Tidiane Ciss&eacute;</b></span></p>
<p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; tab-stops: 363.75pt><span style=font-family: Arial><span style=font-size: x-small><span style=mso-tab-count: 1>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; </span></span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; tab-stops: 363.75pt><span style=font-family: Arial><span style=font-size: x-small><b style=mso-bidi-font-weight: normal>A. Sanogo</b></span></span><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></b></p>
<p>&nbsp;</p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Corruption :
400 milliards de dollars volés en Afrique</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/corruption-400-milliards-de-dollars-voles-en-afrique-4050.html</link>
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<pubDate>Wed, 11 Aug 2010 00:00:00 +0000</pubDate>
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<p class=ecxmsonormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-family: Arial><b><i><span style=font-size: 10pt; color: rgb(51,51,153)>Dans de nombreuses &eacute;conomies, la corruption rev&ecirc;t un caract&egrave;re institutionnel et il semble plus pratique d&rsquo;y faire face au jour le jour que de la combattre. </span></i></b><b><i><span style=font-size: 10pt; color: rgb(51,51,153)>Examiner la corruption sous un angle &eacute;conomique, c&rsquo;est reconna&icirc;tre que ce ph&eacute;nom&egrave;ne d&eacute;passe le cadre d&rsquo;un comportement inacceptable. C&rsquo;est reconna&icirc;tre aussi que la corruption, si elle fait le jeu d&rsquo;un petit nombre d&rsquo;individus, co&ucirc;te cher &agrave; long terme &agrave; la soci&eacute;t&eacute;, au secteur priv&eacute; et aux gouvernements. Il faut &eacute;radiquer la corruption pour les raisons suivantes :</span></i></b></span><b><i><span style=font-size: 10pt; color: rgb(51,51,153); font-family: Arial><span><o:p></o:p></span></span></i></b></p>
<p class=ecxmsonormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt><o:p>&nbsp;</o:p></span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: Arial><o:p></o:p></span></p>
<p class=ecxmsonormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt>Elle est responsable de la mauvaise r&eacute;partition des ressources&nbsp;:</span><span style=font-size: 10pt> Les ressources qui seraient normalement consacr&eacute;es &agrave; la production de biens et de services servent souvent &agrave; corrompre. Ceci comprend les ressources tant directes, sous la forme de transferts de fonds, qu&rsquo;indirectes, par exemple le fait de rester en contact avec des agents publics ou d&rsquo;octroyer une licence d&rsquo;exploitation ou de production &agrave; une entreprise moins efficiente. En outre, la corruption d&eacute;tourne des ressources qui pourraient &ecirc;tre affect&eacute;es &agrave; la fourniture de services publics. Au lieu de contribuer au budget, les fonds provenant des licences ou de l&rsquo;imp&ocirc;t sur le revenu peuvent finir dans la poche d&rsquo;agents publics corrompus.&nbsp; En outre, les ressources ne sont pas utilis&eacute;es dans un souci d&rsquo;efficience maximale parce que c&rsquo;est l&rsquo;entreprise la mieux <i>&quot;pistonn&eacute;e&quot;, </i>et non la plus performante, qui se voit adjuger un march&eacute; public.</span></span></p>
<p class=ecxmsonormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify>&nbsp;</p>
<p class=ecxmsonormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-size: 10pt; font-family: Arial><o:p></o:p></span></p>
<p class=ecxmsonormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt>Elle encourage l&rsquo;adoption de politiques et de r&egrave;glements vagues et mal avis&eacute;s</span><span style=font-size: 10pt>&nbsp;: Dans les syst&egrave;mes corrompus, le l&eacute;gislateur s&rsquo;emploie souvent &agrave; &eacute;chafauder des politiques et des r&egrave;glements qui n&rsquo;ont pas pour finalit&eacute; d&rsquo;am&eacute;liorer l&rsquo;environnement &eacute;conomique ou politique global. Ils tendent plut&ocirc;t &agrave; faire le jeu d&rsquo;un petit nombre d&rsquo;individus qui se tiennent dans les coulisses du pouvoir ou de ceux qui soudoient les agents publics pour qu&rsquo;ils adoptent un r&egrave;glement favorable.</span></span></p>
<p class=ecxmsonormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify>&nbsp;</p>
<p class=ecxmsonormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-size: 10pt; font-family: Arial><o:p></o:p></span></p>
<p class=ecxmsonormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt>Elle diminue les niveaux d&rsquo;investissements&nbsp;: La corruption a des effets n&eacute;gatifs sur le niveau des investissements, qu&rsquo;ils soient &eacute;trangers ou int&eacute;rieurs.</span><span style=font-size: 10pt> Les investisseurs finissent toujours par &eacute;viter les environnements o&ugrave; la corruption est end&eacute;mique parce qu&rsquo;elle accro&icirc;t la ran&ccedil;on des affaires et qu&rsquo;elle sape la primaut&eacute; du droit.&nbsp; De m&ecirc;me, la corruption est souvent associ&eacute;e &agrave; un haut degr&eacute; d&rsquo;incertitude, ce qui fait toujours fuir les investisseurs.</span></span></p>
<p class=ecxmsonormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify>&nbsp;</p>
<p class=ecxmsonormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-size: 10pt; font-family: Arial><o:p></o:p></span></p>
<p class=ecxmsonormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt>Elle porte atteinte &agrave; la concurrence et &agrave; l&rsquo;efficience&nbsp;:</span><span style=font-size: 10pt> Les employ&eacute;s du gouvernement qui exigent des pots-de-vin pour fournir ou refuser des services, licences ou permis par exemple, r&eacute;duisent le nombre d&rsquo;entreprises capables de p&eacute;n&eacute;trer sur le march&eacute;, ce qui cr&eacute;e un environnement reposant sur la maximisation de la rente qui pousse vers le secteur non structur&eacute; les entreprises d&eacute;termin&eacute;es &agrave; ne pas verser des dessous-de-table ou incapables de le faire. Les activit&eacute;s de maximisation de la rente d&eacute;bouchent parfois sur le protectionnisme et aussi sur la fabrication de produits de faible qualit&eacute;, d&rsquo;o&ugrave; une baisse de l&rsquo;efficacit&eacute;, de la productivit&eacute; et de la comp&eacute;titivit&eacute;. Au bout du compte, le manque de concurrence nuit au consommateur, qui re&ccedil;oit moins de biens de haute technologie ainsi que des biens de qualit&eacute; inf&eacute;rieure, lesquels leur co&ucirc;tent pourtant plus cher.</span></span></p>
<p class=ecxmsonormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify>&nbsp;</p>
<p class=ecxmsonormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-size: 10pt; font-family: Arial><o:p></o:p></span></p>
<p class=ecxmsonormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt>Elle r&eacute;duit les recettes publiques consacr&eacute;es aux biens et services essentiels&nbsp;:</span><span style=font-size: 10pt> La fraude fiscale, l&rsquo;une des plus grandes menaces aux flux de fonds publics, r&egrave;gne de mani&egrave;re end&eacute;mique dans les pays o&ugrave; s&eacute;vit la corruption parce que les entreprises du secteur non structur&eacute; ne d&eacute;clarent pas leurs b&eacute;n&eacute;fices et que, par cons&eacute;quent, elles ne paient pas d&rsquo;imp&ocirc;ts. &nbsp;De plus, les entreprises qui op&egrave;rent dans le secteur formel paient des pots-de-vin au lieu de payer leurs imp&ocirc;ts quand le fisc est corrompu ou que les possibilit&eacute;s d&rsquo;abus du code fiscal sont nombreuses. Qui plus est, les fonctionnaires corrompus mettent dans leurs poches les redevances et les paiements qu&rsquo;ils collectent aupr&egrave;s des entreprises pour le compte de l&rsquo;&Eacute;tat, ce qui prive l&rsquo;administration de fonds n&eacute;cessaires &agrave; la fourniture de biens et de services essentiels.</span></span></p>
<p class=ecxmsonormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify>&nbsp;</p>
<p class=ecxmsonormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-size: 10pt; font-family: Arial><o:p></o:p></span></p>
<p class=ecxmsonormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt>Elle accro&icirc;t les d&eacute;penses publiques&nbsp;:</span><span style=font-size: 10pt> Les projets d&rsquo;investissements publics offrent souvent aux repr&eacute;sentants du gouvernement des occasions de toucher des pots-de-vin.&nbsp; La v&eacute;rit&eacute;, c&rsquo;est que les agents publics qui entrevoient la possibilit&eacute; de tirer un profit personnel de l&rsquo;adjudication de contrats selon le principe du copinage vont promouvoir le plus grand nombre possible de projets d&rsquo;investissements publics.&nbsp; En fait, ce genre de scandale &eacute;clate non seulement dans les pays en d&eacute;veloppement, mais aussi dans le monde plus d&eacute;velopp&eacute; o&ugrave; la corruption s&eacute;vit pourtant moins.&nbsp; Dans de nombreux pays, il arrive parfois que les projets dont l&rsquo;ex&eacute;cution rel&egrave;ve du copinage n&rsquo;arrivent jamais &agrave; terme parce que les fonds sont vol&eacute;s, purement et simplement. La corruption entra&icirc;ne la mauvaise gestion des projets d&rsquo;investissements publics et contribue ainsi au creusement des d&eacute;ficits budg&eacute;taires, ce qui met en p&eacute;ril toute politique budg&eacute;taire rationnelle.</span></span></p>
<p class=ecxmsonormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify>&nbsp;</p>
<p class=ecxmsonormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-size: 10pt; font-family: Arial><o:p></o:p></span></p>
<p class=ecxmsonormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt>Elle fait baisser la productivit&eacute; et d&eacute;courage l&rsquo;innovation&nbsp;:</span><span style=font-size: 10pt> Dans les syst&egrave;mes corrompus, les individus et les entreprises consacrent du temps et des ressources &agrave; des tractations malhonn&ecirc;tes (versements de pots-de-vin, relations avec des agents corrompus, etc.) au lieu de se concentrer sur les activit&eacute;s propices &agrave; la croissance. En outre, la corruption d&eacute;courage l&rsquo;innovation parce que les institutions des syst&egrave;mes corrompus ne respectent ni la loi ni les droits de la propri&eacute;t&eacute;.</span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: Arial><o:p></o:p></span></p>
<p class=ecxmsonormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt>Elle accro&icirc;t le co&ucirc;t des affaires (fait fonction de taxe sur les affaires)&nbsp;:</span><span style=font-size: 10pt> Le temps et l&rsquo;argent consacr&eacute;s &agrave; obtenir les faveurs des agents publics et &agrave; la navigation au travers de r&egrave;glements complexes accroissent les co&ucirc;ts des transactions commerciales. &nbsp;Soit ces co&ucirc;ts sont r&eacute;percut&eacute;s sur le consommateur par le biais de la hausse des prix ou de la baisse de la qualit&eacute; des produits, soit ils emp&ecirc;chent certaines entreprises de p&eacute;n&eacute;trer sur le march&eacute;. De m&ecirc;me, lorsqu&rsquo;il est corrompu, le pouvoir judiciaire limite la capacit&eacute; des entreprises de faire respecter les contrats, ce qui nuit au bon fonctionnement du syst&egrave;me et fait obstacle aux nouveaux d&eacute;bouch&eacute;s.</span></span></p>
<p class=ecxmsonormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify>&nbsp;</p>
<p class=ecxmsonormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-size: 10pt; font-family: Arial><o:p></o:p></span></p>
<p class=ecxmsonormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt>Elle diminue le taux de croissance&nbsp;</span><span style=font-size: 10pt>: La corruption nuit aux petites entreprises par son co&ucirc;t &eacute;lev&eacute; (en temps et en argent) qu&rsquo;il leur est plus difficile &agrave; soutenir que les grandes soci&eacute;t&eacute;s.&nbsp; En r&egrave;gle g&eacute;n&eacute;rale, les petites entreprises sont en moins bonne position pour &eacute;viter la corruption et elles ont tendance &agrave; fonctionner dans un environnement hautement concurrentiel, ce qui signifie qu&rsquo;il leur est difficile de r&eacute;percuter les co&ucirc;ts sur le consommateur.&nbsp; Par cons&eacute;quent, dans les environnements corrompus, les petites entreprises ont plus de mal &agrave; survivre, et cet &eacute;tat de fait nuit &agrave; la croissance &eacute;conomique parce que ce sont elles qui en sont le moteur dans la plupart des &eacute;conomies.</span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: Arial><o:p></o:p></span></p>
<p class=ecxmsonormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt>Elle r&eacute;duit l&rsquo;emploi dans le secteur priv&eacute;&nbsp;:</span><span style=font-size: 10pt> En poussant les entreprises vers le secteur non structur&eacute;, en cr&eacute;ant des obstacles &agrave; la p&eacute;n&eacute;tration sur le march&eacute; et en accroissant le co&ucirc;t des transactions commerciales, la corruption r&eacute;duit l&rsquo;emploi dans le secteur priv&eacute; parce que les entreprises sont moins susceptibles de grandir et de s&rsquo;&eacute;largir.</span></span></p>
<p class=ecxmsonormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify>&nbsp;</p>
<p class=ecxmsonormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-size: 10pt; font-family: Arial><o:p></o:p></span></p>
<p class=ecxmsonormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt>Elle r&eacute;duit le nombre de postes de qualit&eacute; dans le secteur public&nbsp;</span><span style=font-size: 10pt>: Les gouvernements corrompus offrent souvent un grand nombre de postes &agrave; bas salaire pour rendre service &agrave; leurs principaux &eacute;lecteurs. En outre, la qualit&eacute; des emplois publics p&acirc;tit de la corruption parce que les agents publics consacrent des ressources &agrave; extorquer des pots-de-vin au lieu de fournir des services. Dans de nombreux cas, par exemple, les agents publics des organismes d&rsquo;octroi de licences proc&egrave;dent ni plus ni moins &agrave; des man&oelig;uvres dilatoires s&rsquo;ils ne touchent pas de paiements suppl&eacute;mentaires ou de cadeaux.</span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: Arial><o:p></o:p></span></p>
<p class=ecxmsonormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt>Elle exacerbe la pauvret&eacute; et les in&eacute;galit&eacute;s&nbsp;:</span><span style=font-size: 10pt> La corruption affaiblit la capacit&eacute; de gain des pauvres dans la mesure o&ugrave; elle diminue les possibilit&eacute;s d&rsquo;emploi dans le secteur priv&eacute;.&nbsp; En outre, en limitant les d&eacute;penses consacr&eacute;es aux services du secteur public, elle encourage les in&eacute;galit&eacute;s, par exemple en restreignant l&rsquo;acc&egrave;s aux services essentiels que sont les soins m&eacute;dicaux et l&rsquo;&eacute;ducation.</span></span></p>
<p class=ecxmsonormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify>&nbsp;</p>
<p class=ecxmsonormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-size: 10pt; font-family: Arial><o:p></o:p></span></p>
<p class=ecxmsonormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt>Elle sape l&rsquo;&Eacute;tat de droit&nbsp;</span><span style=font-size: 10pt>: La corruption cr&eacute;e une culture au sein de laquelle les repr&eacute;sentants du gouvernement ne sont pas tenus de r&eacute;pondre de leurs actions.&nbsp; En outre, dans les syst&egrave;mes corrompus, les lois et les r&egrave;glements ne sont pas appliqu&eacute;s de mani&egrave;re syst&eacute;matique et &eacute;quitable. D&egrave;s lors, ce n&rsquo;est pas la loi qui compte : ce sont les relations et le prix qu&rsquo;on est pr&ecirc;t &agrave; payer.</span></span></p>
<p class=ecxmsonormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify>&nbsp;</p>
<p class=ecxmsonormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-size: 10pt; font-family: Arial><o:p></o:p></span></p>
<p class=ecxmsonormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt>Elle entrave l&rsquo;adoption de r&eacute;formes d&eacute;mocratiques et ax&eacute;es sur le march&eacute;&nbsp;:</span><span style=font-size: 10pt> Pour prosp&eacute;rer dans les &eacute;conomies de march&eacute; et les soci&eacute;t&eacute;s d&eacute;mocratiques, les pays doivent construire et d&eacute;velopper les institutions qui assurent l&rsquo;application des lois ainsi que la transparence d&rsquo;un processus inclusif d&rsquo;&eacute;laboration de politiques. &nbsp;Dans les syst&egrave;mes corrompus, la mise en place de telles institutions, saines et bien con&ccedil;ues, est une t&acirc;che ardue. Les agents publics corrompus qui sont charg&eacute;s d&rsquo;appliquer les r&eacute;formes sont moins susceptibles de prendre des mesures qui auraient pour effet de les emp&ecirc;cher de toucher des pots-de-vin et des dessous de-table.&nbsp; En outre, la corruption sape la l&eacute;gitimit&eacute; de la fonction publique et elle nuit &agrave; la vie d&eacute;mocratique en d&eacute;courageant la participation des citoyens.</span></span></p>
<p class=ecxmsonormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify>&nbsp;</p>
<p class=ecxmsonormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-size: 10pt; font-family: Arial><o:p></o:p></span></p>
<p class=ecxmsonormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt>Elle accro&icirc;t l&rsquo;instabilit&eacute; politique&nbsp;: La corruption g&eacute;n&eacute;ralis&eacute;e contribue &agrave; l&rsquo;instabilit&eacute; politique parce que les citoyens se sentent pouss&eacute;s &agrave; chasser du pouvoir leurs dirigeants corrompus et incapables de repr&eacute;senter efficacement les int&eacute;r&ecirc;ts du peuple.</span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: Arial><o:p></o:p></span></p>
<p class=ecxmsonormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt>Elle contribue &agrave; un taux &eacute;lev&eacute; de criminalit&eacute;&nbsp;</span><span style=font-size: 10pt>: La corruption donne naissance &agrave; un syst&egrave;me qui ne tient absolument pas compte de la primaut&eacute; du droit et elle cr&eacute;e une soci&eacute;t&eacute; dans laquelle les institutions judiciaires et polici&egrave;res sont inefficaces. Dans les syst&egrave;mes corrompus, les escrocs n&rsquo;ont aucun mal &agrave; se soustraire &agrave; la loi. La corruption d&eacute;bouche non seulement sur les crimes politiques et la criminalit&eacute; des entreprises, mais aussi sur la criminalit&eacute; organis&eacute;e.</span></span></p>
<p class=ecxmsonormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify>&nbsp;</p>
<p class=ecxmsonormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-size: 10pt; font-family: Arial><o:p></o:p></span></p>
<p class=ecxmsonormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt>D&eacute;ni d&rsquo;Asile et Recouvrement des Avoirs&nbsp;</span><span style=font-size: 10pt>: La corruption aux &eacute;chelons les plus &eacute;lev&eacute;s du gouvernement &ndash; ou kleptocratie &ndash; repr&eacute;sente une menace particuli&egrave;re pour la d&eacute;mocratie et la primaut&eacute; du droit dans les pays en voie de d&eacute;veloppement. &nbsp;Elle sape l&rsquo;obligation de rendre des comptes financiers, d&eacute;courage les investissements &eacute;trangers, nuit au progr&egrave;s &eacute;conomique et sape la confiance dans les syst&egrave;mes juridiques et judiciaires. Selon </span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: Arial><st1:personname productid=la Banque w:st=on><span style=font-family: Arial>la Banque</span></st1:personname><span style=font-family: Arial> mondiale, mille de milliards de dollars est d&eacute;bours&eacute; chaque ann&eacute;e en pots-de-vin et, d&rsquo;apr&egrave;s les Nations unies, plus de 400 milliards de dollars( deux cent mille milliards Cfa) ont &eacute;t&eacute; d&eacute;tourn&eacute;s d&rsquo;Afrique et dissimul&eacute;s dans des pays &eacute;trangers.&nbsp; La kleptocratie est un probl&egrave;me de d&eacute;veloppement car elle nuit au d&eacute;veloppement &eacute;conomique et rend inefficaces d&rsquo;importants programmes comme la lutte contre la pauvret&eacute;. </span></span></p>
<p class=ecxmsonormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify>&nbsp;</p>
<p class=ecxmsonormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-size: 10pt; font-family: Arial><o:p></o:p></span></p>
<p class=ecxmsonormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt>Dans de nombreuses r&eacute;gions du monde, les kleptocrates remplissent leurs poches au lieu de financer la construction de routes, d&rsquo;&eacute;coles, d&rsquo;h&ocirc;pitaux et autres travaux de d&eacute;veloppement. Ces derni&egrave;res ann&eacute;es, les &Eacute;tats-Unis et leurs partenaires internationaux ont mis au point de nouvelles fa&ccedil;ons d&rsquo;emp&ecirc;cher les hauts fonctionnaires corrompus d&rsquo;avoir acc&egrave;s &agrave; la richesse qu&rsquo;ils ont accumul&eacute;e illicitement, et ils utilisent de nouveaux outils pour cibler ces avoirs. En 2006, pour lutter contre la corruption de haut niveau, les &Eacute;tats-Unis ont adopt&eacute; la <i>&quot;National Strategy to Internationalize Efforts against Keptocracy&quot; </i>(Strat&eacute;gie nationale visant &agrave; mondialiser la lutte contre la kleptocratie). </span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: Arial><o:p></o:p></span></p>
<p class=ecxmsonormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt>Cette strat&eacute;gie porte &agrave; un nouveau niveau la lutte contre la corruption des hauts fonctionnaires en amenant les partenaires &eacute;trangers des &Eacute;tats-Unis et les institutions financi&egrave;res &agrave; d&eacute;ployer des efforts plus intensifs pour mettre au point les meilleurs moyens de d&eacute;couvrir et de saisir les fonds vol&eacute;s, d&rsquo;accro&icirc;tre les &eacute;changes d&rsquo;informations et de garantir une plus grande responsabilit&eacute; dans l&rsquo;usage qui est fait de l&rsquo;aide au d&eacute;veloppement.</span><span style=font-size: 10pt> Deux aspects cruciaux de la lutte contre la kleptocratie sont le d&eacute;ni d&rsquo;asile aux fonctionnaires corrompus ainsi que le recouvrement et l&rsquo;utilisation ad&eacute;quate des produits de la corruption.</span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: Arial><o:p></o:p></span></p>
<p class=ecxmsonormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt>D&eacute;ni d&rsquo;asile</span><span style=font-size: 10pt>&nbsp;: Le 12 janvier 2004, le pr&eacute;sident BUSH a publi&eacute; la proclamation pr&eacute;sidentielle 7750 qui donne &agrave; la secr&eacute;taire d&rsquo;&Eacute;tat des pouvoirs juridiques pr&eacute;cis pour identifier les personnes qui devraient se voir refuser l&rsquo;entr&eacute;e aux &Eacute;tats-Unis en raison de leur participation &agrave; une corruption publique ayant des effets n&eacute;fastes sur les int&eacute;r&ecirc;ts des &Eacute;tats-Unis, notamment : les activit&eacute;s &eacute;conomiques internationales des soci&eacute;t&eacute;s am&eacute;ricaines ; les objectifs de l&rsquo;aide am&eacute;ricaine &agrave; l&rsquo;&eacute;tranger ; la protection des &Eacute;tats-Unis contre le crime international et le terrorisme ; la stabilit&eacute; des pays et institutions d&eacute;mocratiques. Cette proclamation emp&ecirc;che ces personnes de venir aux &Eacute;tats-Unis pour jouir des fruits de leur corruption et montre que les &Eacute;tats-Unis sont d&eacute;cid&eacute;s &agrave; soutenir les efforts internationaux visant &agrave; combattre la corruption publique partout o&ugrave; elle existe.</span></span></p>
<p class=ecxmsonormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify>&nbsp;</p>
<p class=ecxmsonormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-size: 10pt; font-family: Arial><o:p></o:p></span></p>
<p class=ecxmsonormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt>Recouvrement des avoirs&nbsp;:</span><span style=font-size: 10pt> Les &Eacute;tats-Unis coop&egrave;rent &eacute;galement avec leurs partenaires internationaux pour retracer la corruption et, gr&acirc;ce &agrave; des enqu&ecirc;tes polici&egrave;res et &agrave; des mesures de confiscation, ils aident aussi les autorit&eacute;s &eacute;trang&egrave;res &agrave; recouvrer ces avoirs. Au cours de ces derni&egrave;res ann&eacute;es, les autorit&eacute;s am&eacute;ricaines ont rendu &agrave; divers pays des millions de dollars d&eacute;tourn&eacute;s par d&rsquo;anciens dirigeants. Les &Eacute;tats-Unis coop&egrave;rent &eacute;galement avec leurs partenaires internationaux pour d&eacute;couvrir les meilleurs moyens d&rsquo;identifier, de retrouver, de geler et de r&eacute;cup&eacute;rer les avoirs illicitement acquis par la corruption de haut niveau, et ils &oelig;uvrent avec d&rsquo;autres centres financiers internationaux pour mettre en place et promouvoir les meilleurs moyens d&rsquo;emp&ecirc;cher l&rsquo;entr&eacute;e des produits de la corruption, faciliter l&rsquo;&eacute;change d&rsquo;informations sur les op&eacute;rations financi&egrave;res douteuses, et encourager et d&eacute;velopper la coop&eacute;ration entre les secteurs public et priv&eacute;. En plus de ces mesures, le Compte du mill&eacute;naire - programme pr&eacute;sidentiel qui aide les gouvernements &eacute;trangers qui s&rsquo;engagent &agrave; diriger dans le respect de la justice, &agrave; investir dans leur peuple et &agrave; encourager la libert&eacute; &eacute;conomique - r&eacute;compense les pays qui &eacute;liminent la corruption.</span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: Arial><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=text-align: justify><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt; line-height: 115%><o:p>&nbsp;</o:p></span></span><span style=font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: Arial><o:p></o:p></span></p>
<p class=ecxmsonormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-family: Arial><b><span style=font-size: 10pt>John SULLIVAN </span></b><b><span style=font-size: 10pt>est directeur administratif du CIPE (Center for International Private Enterprise), qui est une filiale de </span></b></span><b><span style=font-size: 10pt; font-family: Arial><st1:personname productid=la Chambre w:st=on><span style=font-family: Arial>la Chambre</span></st1:personname><span style=font-family: Arial> de commerce des &Eacute;tats-Unis.</span><o:p></o:p></span></b></p>
<p class=ecxmsonormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-family: Arial><b><span style=font-size: 10pt>Aleksandr SHKOLNIKOV </span></b><b><span style=font-size: 10pt>est responsable de programme au CIPE.</span></b></span><b><span style=font-size: 10pt; font-family: Arial><o:p></o:p></span></b></p>
<p>&nbsp;</p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Corruption :
Priorité à la récupération des fonds détournés</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/corruption-priorite-a-la-recuperation-des-fonds-detournes-3971.html</link>
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<pubDate>Fri, 06 Aug 2010 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class=MsoNormal style=text-align: justify; margin: 0cm 0cm 10pt><span style=font-family: Arial><b style=mso-bidi-font-weight: normal><i style=mso-bidi-font-style: normal><span style=color: #333399; font-size: 10pt>&lsquo;&rsquo;Mes collaborateurs et moi-m&ecirc;me constatons avec satisfaction que nos recommandations sont largement mises en &oelig;uvre. Ainsi, le suivi effectu&eacute; en 2008 fait ressortir &agrave; 75% le taux de mise en &oelig;uvre des recommandations formul&eacute;es suite &agrave; nos travaux de 2005 et 2006.</span></i></b><span style=font-size: 10pt> </span></span><span style=font-family: Arial; font-size: 10pt><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=text-align: justify; margin: 0cm 0cm 10pt><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt>Ce taux est de 61% pour des recommandations formul&eacute;es en 2007, qui ont fait l&rsquo;objet d&rsquo;un suivi en </span></span><span style=font-family: Arial; font-size: 10pt><st1:metricconverter w:st=on productid=2009. A><span style=font-family: Arial>2009. A</span></st1:metricconverter><span style=font-family: Arial> ce sujet, je tiens &agrave; signaler que de nombreuses recommandations, en raison de leurs sp&eacute;cificit&eacute;s, n&eacute;cessitent une longue p&eacute;riode pour leur mise en &oelig;uvre. Nous nous f&eacute;licitons &eacute;galement de votre contribution, de celles du Gouvernement et de </span><st1:personname w:st=on productid=la Justice><span style=font-family: Arial>la Justice</span></st1:personname><span style=font-family: Arial> dans les actions de recouvrement des manques &agrave; gagner et de suivi des recommandations. Cependant, la faible diffusion des r&eacute;sultats de vos efforts maintient les citoyens dans la m&eacute;connaissance du chemin parcouru et laisse planer des doutes et des h&eacute;sitations. Cette situation m&eacute;rite, &agrave; notre avis, de retenir votre attention.&lsquo;&rsquo; Cette d&eacute;claration du V&eacute;rificateur G&eacute;n&eacute;ral, Sidi Sosso Diarra, lors de la remise de son rapport, explique que, malgr&eacute; le manque &agrave; gagner de 112 milliards de Fcfa, ses recommandations sont mises en &oelig;uvre. C&rsquo;est donc dire que le ph&eacute;nom&egrave;ne de la corruption est tr&egrave;s complexe dans notre pays et que mener la lutte contre ce fl&eacute;au, c&rsquo;est s&rsquo;imposer un v&eacute;ritable chemin de croix. Il ne faut pas, pour autant, fl&eacute;chir dans ce noble combat. En effet, le gouvernement a adopt&eacute; un plan d&rsquo;action de lutte contre la corruption qui a &eacute;t&eacute; pr&eacute;sent&eacute; aux bailleurs de fonds en octobre 2009. Ce plan d&rsquo;action indique&nbsp;: &lsquo;&rsquo; les nouvelles strat&eacute;gies de lutte contre la corruption sacralisent le principe de la pr&eacute;somption d&rsquo;innocence et visent en occurrence la r&eacute;cup&eacute;ration des fonds d&eacute;tourn&eacute;s, sans pr&eacute;judice de la conduite r&eacute;guli&egrave;re et rigoureuse des proc&eacute;dures judiciaires relativement aux dossiers de crimes &eacute;conomiques et financiers concern&eacute;s. Dans le cadre de l&rsquo;application des instruments de lutte contre la corruption, un montant de 30&nbsp;132&nbsp;105 699 Fcfa a &eacute;t&eacute; r&eacute;cup&eacute;r&eacute; par le p&ocirc;le &eacute;conomique et financier de Bamako en date du 22 juillet 2008. Au surplus, 85 dossiers de crimes &eacute;conomiques et financiers ont &eacute;t&eacute; jug&eacute;s par </span><st1:personname w:st=on productid=la Cour><span style=font-family: Arial>la Cour</span></st1:personname><span style=font-family: Arial> d&rsquo;assises, assortis de condamnations au principal et au titre de dommages et int&eacute;r&ecirc;ts au b&eacute;n&eacute;fice de l&rsquo;Etat du montant de 9&nbsp;043&nbsp;645 097 Fcfa. Enfin, de d&eacute;cembre 2009 &agrave; fin Janvier 2010, </span><st1:personname w:st=on productid=la Cour><span style=font-family: Arial>la Cour</span></st1:personname><span style=font-family: Arial> d&rsquo;assises de Bamako, si&eacute;geant en session extraordinaire a jug&eacute; 54 accus&eacute;s poursuivis de crimes &eacute;conomiques et financiers. &lsquo;&rsquo; Selon le plan d&rsquo;action gouvernemental, la situation des dossiers, en date du 12 mai 2009, faisait ressortir un total des sommes acquises au b&eacute;n&eacute;fice de l&rsquo;Etat d&rsquo;un montant de 18&nbsp;264&nbsp;493 735 Fcfa. En outre, indique le plan d&rsquo;action, les recettes des imp&ocirc;ts et de la douane, avec l&rsquo;informatisation, sont en nette progression. Malgr&eacute; tout, pour le citoyen, la lutte contre la corruption laisse encore planer des doutes et des h&eacute;sitations, puisque le montant record de 112 milliards de Fcfa de manque &agrave; gagner reste inexpliqu&eacute;.&nbsp;</span><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=text-align: justify; margin: 0cm 0cm 10pt><span style=font-family: Arial><strong><span style=font-size: 10pt>&nbsp;Baba Demb&eacute;l&eacute;</span></strong></span><span style=font-family: Arial; font-size: 10pt><o:p></o:p></span></p>
<p>&nbsp;</p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Magouille et négligence :
Le percepteur de Kalabancoro se croit intouchable</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/magouille-et-negligence-le-percepteur-de-kalabancoro-se-croit-intouchable-3682.html</link>
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<pubDate>Thu, 22 Jul 2010 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Ciwara Info</dc:creator>
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<p style=text-align: justify; class=MsoNormal><span style=font-family: Arial;><b><i style=><span style=font-size: 10pt; color: rgb(51, 51, 153);>Le percepteur de Kalabancoro Abdoulaye Guindo g&egrave;re mal le denier public en faisant fi des r&egrave;gles orthodoxes en mati&egrave;re des d&eacute;penses et du fonctionnement des communes relevant de sa structure. Mieux, il foule aux pieds les recommandations du ministre de l&rsquo;administration territoriale et des collectivit&eacute;s locales. M. Guindo serait du coup une v&eacute;ritable m&eacute;duse.</span></i></b></span><b><i style=><span style=font-size: 10pt; font-family: Arial; color: rgb(51, 51, 153);><o:p></o:p></span></i></b></p>
<p style=text-align: justify; class=MsoNormal><span style=font-family: Arial;><span style=font-size: 10pt;>Abdoulaye Guindo s&rsquo;est d&eacute;j&agrave; fait une r&eacute;putation avec ses magouilles, sa n&eacute;gligence et surtout son arrogance envers les r&eacute;gisseurs des mairies relevant de la perception de Kalabancoro. Idem, pour les cr&eacute;anciers. Il g&egrave;re le denier public selon sa propre convenance contrairement aux recommandations du ministre de l&rsquo;administration territoriale, le g&eacute;n&eacute;ral Kafougouna Kon&eacute;. Celui-ci avait instruit &agrave; ce que le paiement du salaire de personnel engag&eacute; par chacune des mairies soit prioritaire. Cette instruction fut donn&eacute;e dans le respect strict du Code des collectivit&eacute;s territoriales (CCT).</span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: Arial;><o:p></o:p></span></p>
<p style=text-align: justify; class=MsoNormal><span style=font-family: Arial;><span style=font-size: 10pt;>Cette volont&eacute; du ministre ne semble pas arranger le percepteur de Kalabancoro. Ce dernier veut aller &agrave; contre courant en transgressant de fa&ccedil;on flagrante le CCT. Puisqu&rsquo;il n&eacute;glige et refuse cat&eacute;goriquement de payer les porteurs de mandats inscrits dans les d&eacute;penses de fonctionnement. Surtout, si la somme est petite et qu&rsquo;on ne peut pas en soutirer d&rsquo;importants pots de vin. Les gens apr&egrave;s avoir fait le travail des municipalit&eacute;s sont confront&eacute;s, &agrave; un interminable va et vient entre leurs communes et la perception de Kalabancoro. Ce que certains d&eacute;pensent comme frais de transport &eacute;quivaut presque &agrave; la totalit&eacute; de l&rsquo;argent qu&rsquo;on leur doit. En plus de ces d&eacute;placements, ils subissent le d&eacute;dain et l&rsquo;arrogance de M. Guindo qui ne manque pas de comportements pour les mettre en col&egrave;re.</span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: Arial;><o:p></o:p></span></p>
<p style=text-align: justify; class=MsoNormal><span style=font-family: Arial;><span style=font-size: 10pt;>Finalement, travailler dans les communes concern&eacute;es est synonyme de b&eacute;n&eacute;volat. Pourtant, les autorit&eacute;s comp&eacute;tentes de l&rsquo;administration territoriale ont &eacute;t&eacute; mises au courant de cette situation par &eacute;crit. Il s&rsquo;agit du ministre de tutelle Kafougouna Kon&eacute;, du gouverneur de Koulikoro et du pr&eacute;fet de Kati. Mais jusqu&rsquo;&agrave; pr&eacute;sent Abdoulaye Guindo se croit intouchable et fait ce qu&rsquo;il veut.</span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: Arial;><o:p></o:p></span></p>
<p style=text-align: justify; class=MsoNormal><span style=font-family: Arial;><span style=font-size: 10pt;>Des fois, il d&eacute;serte son bureau laissant derri&egrave;re lui des cr&eacute;anciers qui passent toute la journ&eacute;e &agrave; l&rsquo;attendre et &agrave; tenter de le joindre en vain sur son portable. Il a horreur de payer, comme si l&rsquo;argent lui appartenait. En mai dernier, le personnel de la mairie de la commune de Moribabougou a observ&eacute; 48 heures de gr&egrave;ve suite &agrave; un retard de 4 mois de salaire. Et de mai &agrave; la date d&rsquo;aujourd&rsquo;hui, les travailleurs n&rsquo;ont per&ccedil;u qu&rsquo;un mois. Pourtant, en d&eacute;but d&rsquo;ann&eacute;e, le percepteur Abdoulaye Guindo avait d&eacute;j&agrave; r&eacute;gl&eacute; au compte de la m&ecirc;me commune des fournisseurs &agrave; hauteur de plus de 10 millions de Cfa. C&rsquo;&eacute;tait bien entendu dans le cadre de l&rsquo;investissement.</span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: Arial;><o:p></o:p></span></p>
<p style=text-align: justify; class=MsoNormal><span style=font-family: Arial;><span style=font-size: 10pt;>Il met &agrave; c&ocirc;t&eacute; les d&eacute;penses prioritaires au profit des fournisseurs qui d&eacute;caissent de tr&egrave;s fortes sommes d&rsquo;argent. Les gens expos&eacute;s &agrave; ses magouilles sont &eacute;c&oelig;ur&eacute;s. De source s&ucirc;re, Abdoulaye Guindo serait complice de faux et usage de faux pour la mobilisation de certains fonds d&rsquo;investissement. Il aurait proc&eacute;d&eacute; au paiement des mandats portant des signatures imit&eacute;es. Ainsi va la perception de Kalabancoro.</span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: Arial;><o:p></o:p></span></p>
<p style=text-align: justify; class=MsoNormal><span style=font-family: Arial;><b style=><span style=font-size: 10pt;>Affaire &agrave; suivre&hellip;</span></b></span><b style=><span style=font-size: 10pt; font-family: Arial;><o:p></o:p></span></b></p>
<p style=text-align: justify; class=MsoNormal><span style=font-family: Arial;><b style=><span style=font-size: 10pt;>Issa Santara</span></b></span><b style=><span style=font-size: 10pt; font-family: Arial;><o:p></o:p></span></b></p></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Avec l’éviction du PDG de l’Opam :
Mme Lansry du CSA démasquée</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/avec-l%25e2%2580%2599eviction-du-pdg-de-l%25e2%2580%2599opam-mme-lansry-du-csa-demasquee-3366.html</link>
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<pubDate>Tue, 06 Jul 2010 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Indicateur du Renouveau</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class=MsoNormal style=margin: 0in 0in 0pt><span style=font-family: Arial><b style=mso-bidi-font-weight: normal><i style=mso-bidi-font-style: normal><span lang=FR style=font-size: 10pt; color: #002060>Depuis un certain temps, la s&eacute;curit&eacute; alimentaire occupe le haut du pav&eacute;. Et pour cause. Si l&rsquo;ex-PDG, Youssouf Mahamar Tour&eacute;, a &eacute;t&eacute; limog&eacute; pour avoir &eacute;t&eacute; pris en flagrant d&eacute;lit de scandales c&eacute;r&eacute;aliers par la s&eacute;curit&eacute; d&rsquo;Etat, il risque d&rsquo;&ecirc;tre le bouc &eacute;missaire si la s&eacute;rie des limogeages ne continuait pas, bien entendu avec le d&eacute;part de sa principale comparse, la commissaire &agrave; la s&eacute;curit&eacute; alimentaire.</span></i></b></span><b style=mso-bidi-font-weight: normal><i style=mso-bidi-font-style: normal><span lang=FR style=font-size: 10pt; color: #002060; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></i></b></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0in 0in 0pt><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span lang=FR style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p><span style=font-family: Arial>&nbsp;</span></o:p></span></b></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0in 0in 0pt><span style=font-family: Arial><span lang=FR style=font-size: 10pt>Avec le limogeage du PDG de l&rsquo;Office des produits agricoles du Mali (OPAM), Youssouf Mahamar Tour&eacute;, le combat contre l&rsquo;impunit&eacute; semble &ecirc;tre entr&eacute; dans sa phase pratique, en tout cas dans le petit monde de la s&eacute;curit&eacute; alimentaire. Mais les efforts entrepris dans la lutte contre la corruption et l&rsquo;impunit&eacute; resteront vains si l&rsquo;&eacute;viction de toutes les parties qui tremp&eacute; dans sa combine n&rsquo;est pas effective.</span></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0in 0in 0pt>&nbsp;</p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0in 0in 0pt><span style=font-family: Arial><span lang=FR style=font-size: 10pt>Dans les milieux du droit, l&rsquo;on a coutume de dire que &laquo;&nbsp;la responsabilit&eacute; p&eacute;nale est personnelle&nbsp;&raquo;. Fort de cette assertion, et sans aucune pr&eacute;tention de laver l&rsquo;ex-PDG de l&rsquo;OPAM des accusations qui p&egrave;sent sur ses &eacute;paules, preuves &agrave; l&rsquo;appui, il reste entendu que ses agissements ont &eacute;t&eacute; encourag&eacute;s par la commissaire &agrave; la s&eacute;curit&eacute; alimentaire qui y tirait grand profit.</span></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0in 0in 0pt>&nbsp;</p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0in 0in 0pt><span style=font-family: Arial><span lang=FR style=font-size: 10pt>Les machinations, avec comme principale commanditaire la commissaire &agrave; la s&eacute;curit&eacute; alimentaire, relancent le d&eacute;bat sur la sinc&eacute;rit&eacute; de Mme Lansry Nana Yaya Ha&iuml;dara, accus&eacute;e d&rsquo;autre part, de s&rsquo;approprier &eacute;galement le stock de s&eacute;curit&eacute; de l&rsquo;Etat.<span style=mso-spacerun: yes>&nbsp; </span></span></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0in 0in 0pt>&nbsp;</p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0in 0in 0pt><span style=font-family: Arial><span lang=FR style=font-size: 10pt>On se rappelle (le sachant &laquo;&nbsp;taillable et corv&eacute;able &agrave; merci&nbsp;&raquo;) que Mme Lansry Nana Yaya Ha&iuml;dara avait fait le forcing pour imposer Youssouf Mahamar Tour&eacute; &agrave; la t&ecirc;te de l&rsquo;OPAM. Ce dernier, ayant pris go&ucirc;t &agrave; cette pratique malsaine, et sans daigner r&eacute;fl&eacute;chir &agrave; la port&eacute;e de ses actes qui contribuent inexorablement &agrave; an&eacute;antir les efforts des autorit&eacute;s politiques et des partenaires, a accept&eacute; de prendre part au &laquo;&nbsp;crime organis&eacute;&nbsp;&raquo;, avec Mme la commissaire comme t&ecirc;te de proue.</span></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0in 0in 0pt>&nbsp;</p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0in 0in 0pt><span style=font-family: Arial><span lang=FR style=font-size: 10pt>Cette citoyenne semble assur&eacute;e de sa proximit&eacute; avec certaines hautes autorit&eacute;s du pays qui n&rsquo;h&eacute;sitent pas pourtant, &agrave; l&rsquo;occasion, &agrave; s&rsquo;insurger contre la dilapidation de deniers publics. La commissaire se trouve fortement accus&eacute;e dans ce qu&rsquo;il convient d&rsquo;appeler le &laquo;&nbsp;scandale de l&rsquo;OPAM&nbsp;&raquo;. Va-t-elle rester impunie&nbsp;? Dans l&rsquo;affirmative, ce sera un scandale dans le scandale.</span></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0in 0in 0pt>&nbsp;</p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0in 0in 0pt><span style=font-family: Arial><span lang=FR style=font-size: 10pt>C&rsquo;est fort de cette triste r&eacute;alit&eacute; que le conseil des ministres du 23 juin </span></span><span lang=FR style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><st1:metricconverter w:st=on productid=2010 a><span style=font-family: Arial>2010 a</span></st1:metricconverter><span style=font-family: Arial> d&eacute;cid&eacute; d&rsquo;&eacute;vincer Youssouf Mahamar Tour&eacute; de la t&ecirc;te de l&rsquo;OPAM sans consulter son sup&eacute;rieur hi&eacute;rarchique. Un coup de massue sur la t&ecirc;te de Mme Lansry Nana Yaya Ha&iuml;dara qui en dit long sur la caducit&eacute; des relations entre la commissaire et ses chefs qui ne tarderont plus, on ose le croire, &agrave; se pencher sur son cas pour plus de justice et d&rsquo;&eacute;quit&eacute;. Aujourd&rsquo;hui, la commissaire ne pourra plus &eacute;chapper au sort subi par Youssouf Mahamar et autres, tant sa responsabilit&eacute; est grande.</span><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0in 0in 0pt><span style=font-family: Arial><span lang=FR style=font-size: 10pt>Voil&agrave;, entre autres, des man&oelig;uvres qui ont constitu&eacute; une s&eacute;rieuse entrave au rayonnement de &laquo;&nbsp;l&rsquo;Initiative riz&nbsp;&raquo;, dont la prosp&eacute;rit&eacute; constituait pourtant l&rsquo;un des d&eacute;fis majeurs que s&rsquo;&eacute;tait fix&eacute;s </span></span><span lang=FR style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><st1:personname w:st=on productid=la Primature. Si><st1:personname w:st=on productid=la Primature.><span style=font-family: Arial>la Primature.</span></st1:personname><span style=font-family: Arial> Si</span></st1:personname><span style=font-family: Arial> l&rsquo;Initiative a &eacute;chou&eacute; dans une composante (la commercialisation et le stockage), on peut aussi dire que Mme Lansry n&rsquo;a plus de parapluie, ce qui l&rsquo;expose par ces temps d&rsquo;hivernage. Ce n&rsquo;est qu&rsquo;une m&eacute;taphore.</span><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0in 0in 0pt><span style=font-family: Arial><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span lang=FR style=font-size: 10pt>Abdoul Karim Ma&iuml;ga</span></b></span><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span lang=FR style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></b></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0in 0in 0pt><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span lang=FR style=font-size: 10pt; color: #0070c0; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p><span style=font-family: Arial>&nbsp;</span></o:p></span></b></p>
<p>&nbsp;</p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Détournement de céréales :
Trois  ex&#45;maires aux arrêts</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/detournement-de-cereales-trois-ex-maires-aux-arrets-3344.html</link>
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<pubDate>Mon, 05 Jul 2010 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class=MsoNormal style=margin: 0in 0in 0pt; line-height: 13pt; mso-layout-grid-align: none><i style=mso-bidi-font-style: normal><span lang=FR style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p><span style=font-family: Arial>&nbsp;</span></o:p></span></i></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0in 0in 0pt; line-height: 13pt; mso-layout-grid-align: none><span style=font-family: Arial><span lang=FR style=font-size: 10pt>Cette assertion pourrait bien illustrer le comportement de certains ex-&eacute;lus communaux qui, apr&egrave;s avoir fini de vendre les terrains du domaine public, se sont attaqu&eacute;s aux banques de c&eacute;r&eacute;ales ouvertes par l'Etat dans leur localit&eacute;. En effet, le gouvernement du Mali, dans sa politique de pr&eacute;vention de la famine sur l'ensemble du territoire, a, depuis quelques ann&eacute;es, mis en place des banques de c&eacute;r&eacute;ales dans les 703 communes du pays. Ainsi, chaque commune a re&ccedil;u 20 tonnes de c&eacute;r&eacute;ales qui doivent, en cas de besoin, &ecirc;tre c&eacute;d&eacute;es aux populations &agrave; moindre co&ucirc;t. Et ces banques &eacute;taient plac&eacute;es sous la responsabilit&eacute; des maires des diff&eacute;rentes communes. Si certains les ont g&eacute;r&eacute;es avec patriotisme, ce n'est pas le cas chez d'autres qui ont d&eacute;tourn&eacute; ces c&eacute;r&eacute;ales.<span style=mso-spacerun: yes>&nbsp;&nbsp; </span></span></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0in 0in 0pt; line-height: 13pt; mso-layout-grid-align: none>&nbsp;</p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0in 0in 0pt; line-height: 13pt; mso-layout-grid-align: none><span style=font-family: Arial><span lang=FR style=font-size: 10pt>Face &agrave; certains renseignements re&ccedil;us par les autorit&eacute;s du cercle de Koutiala quant &agrave; la disparition d'importantes quantit&eacute;s de sacs de c&eacute;r&eacute;ales<span style=mso-spacerun: yes>&nbsp; </span>dans certaines communes du cercle, une enqu&ecirc;te fut ouverte imm&eacute;diatement. Elle permettra de constater des pertes r&eacute;elles. Dans la commune de Karangasso, l'ex-maire, qui est aujourd'hui conseiller communal, a &eacute;t&eacute; mis aux arr&ecirc;ts pour le d&eacute;tournement d'environ 16 tonnes de c&eacute;r&eacute;ales. Le 23 juin 2010, ce fut<span style=mso-spacerun: yes>&nbsp; </span>le tour de M&egrave;guatan Demb&eacute;l&eacute;, ex-maire de la commune Zebala, de se faire conduire en prison pour d&eacute;tournement de 6 tonnes de c&eacute;r&eacute;ales. Au moment o&ugrave; les populations de Koutiala<span style=mso-spacerun: yes>&nbsp; </span>croyaient les arrestations termin&eacute;es, l'ex-maire de Baramba fut lui aussi admis &agrave; la Maison d'arr&ecirc;t pour les m&ecirc;me raisons. </span></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0in 0in 0pt; line-height: 13pt; mso-layout-grid-align: none>&nbsp;</p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0in 0in 0pt; line-height: 13pt; mso-layout-grid-align: none><span style=font-family: Arial><span lang=FR style=font-size: 10pt>Conscients de leur culpabilit&eacute;, d'autres ex-maires et conserillers communaux<span style=mso-spacerun: yes>&nbsp; </span>ont tout simplement d&eacute;cid&eacute; de prendre la poudre d'escampette avant que les enqu&ecirc;teurs n'arrivent dans leur commune<b>. </b>Les enqu&ecirc;tes, au niveau du cercle de Koutiala, continuent afin de faire la lumi&egrave;re sur l'&eacute;tendue des d&eacute;tournements et l'identit&eacute; des d&eacute;tourneurs. Il pr&eacute;vu des enqu&ecirc;tes parall&egrave;les soient ouvertes dans d'autres cercles et elles promettent beaucoup de surprises.</span></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0in 0in 0pt; line-height: 13pt; mso-layout-grid-align: none><strong><span style=font-family: Arial><span lang=FR style=font-size: 10pt>Ti&eacute;korobani</span></span></strong></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0in 0in 0pt; line-height: 13pt; mso-layout-grid-align: none><span style=font-family: Arial><span lang=FR style=font-size: 10pt><o:p>&nbsp;</o:p></span></span><span lang=FR style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p>&nbsp;</p>
</p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0in 0in 0pt; line-height: 13pt; mso-layout-grid-align: none><b><i><span lang=FR style=font-size: 10pt; color: #002060; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>&quot;Apr&egrave;s avoir &eacute;puis&eacute; toute l'huile destin&eacute;e &agrave; la consommation, on ne peut que s'attaquer &agrave; la pommade destin&eacute;e au corps &quot;</span></i></b><b style=mso-bidi-font-weight: normal><i style=mso-bidi-font-style: normal><span lang=FR style=font-size: 10pt; color: #002060; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>, dit l'adage.</span></i></b><i style=mso-bidi-font-style: normal><span lang=FR style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;> </span></i></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0in 0in 0pt; line-height: 13pt; mso-layout-grid-align: none><i style=mso-bidi-font-style: normal><span lang=FR style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></i></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mauvaise gestion à l’hôpital Gabriel Touré :
Le D G Abdoulaye Néné Coulibaly sur la sellette</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/mauvaise-gestion-a-l%25e2%2580%2599hopital-gabriel-toure-le-d-g-abdoulaye-nene-coulibaly-sur-la-sellette-3333.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 05 Jul 2010 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p style=line-height: 11.25pt><span style=font-family: Arial><em><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span lang=FR style=font-size: 10pt; color: #002060>Jamais dans son histoire, l&rsquo;h&ocirc;pital Gabriel Tour&eacute; n&rsquo;a connu une telle crise li&eacute;e &agrave; l&rsquo;ent&ecirc;tement d&rsquo;un homme qui s&rsquo;est illustr&eacute; aussi bien dans la mauvaise gestion des fonds que dans ses relations avec son personnel et le syndicat. Tout cela sur un fond de commerce&nbsp;: le nom de Lobbo Traor&eacute;, &eacute;pouse du pr&eacute;sident de la r&eacute;publique.</span></b></em></span><em><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span lang=FR style=font-size: 10pt; color: #002060; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><span style=mso-bidi-font-weight: bold><o:p></o:p></span></span></b></em></p>
<p style=line-height: 11.25pt><span style=font-family: Arial><em><span lang=FR style=font-size: 10pt; color: black; mso-themecolor: text1>C&rsquo;est cette mauvaise gestion qui a conduit l&rsquo;inspection de contr&ocirc;le la semaine derni&egrave;re &agrave; se<span style=mso-spacerun: yes>&nbsp; </span>rendre &agrave; l&rsquo;h&ocirc;pital Gabriel Tour&eacute; pour tirer l&rsquo;affaire au clair.</span></em></span><em><b><span lang=FR style=font-size: 10pt; color: black; font-style: normal; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-themecolor: text1; mso-bidi-font-style: italic><o:p></o:p></span></b></em></p>
<p style=line-height: 11.25pt><span style=font-family: Arial><em><span lang=FR style=font-size: 10pt; color: black>L&rsquo;h&ocirc;pital<span style=mso-spacerun: yes>&nbsp; </span>Gabriel Tour&eacute; traverse une crise profonde li&eacute;e &agrave; la gestion scandaleuse de son directeur g&eacute;n&eacute;ral. D&egrave;s sa nomination en ao&ucirc;t 2007, il adopta de nouvelles strat&eacute;gies tendant &agrave; placer ses hommes &agrave; des postes de sources de revenus. Car il n&rsquo;y&rsquo;a aucune fiabilit&eacute; du syst&egrave;me informatique d&rsquo;encaissement des recettes au niveau du bureau des entr&eacute;es. </span></em></span><em><span lang=FR style=font-size: 10pt; color: black; font-style: normal; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-weight: bold; mso-bidi-font-style: italic><o:p></o:p></span></em></p>
<p style=line-height: 11.25pt><span style=font-family: Arial><em><span lang=FR style=font-size: 10pt; color: black>Depuis un certain temps, des contestations vives et des protestations se sont fait entendre pour d&eacute;noncer la malversation financi&egrave;re et la mauvaise gestion de l&rsquo;h&ocirc;pital Gabriel Tour&eacute;. Nous avons men&eacute; des investigations tr&egrave;s profondes aupr&egrave;s de certains responsables de l&rsquo;h&ocirc;pital. Le constat est patent. Une r&eacute;elle confusions des taches et responsables entre les caissiers et le r&eacute;gisseurs des recettes.</span></em></span><em><span lang=FR style=font-size: 10pt; color: black; font-style: normal; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-weight: bold; mso-bidi-font-style: italic><o:p></o:p></span></em></p>
<p style=line-height: 11.25pt><span style=font-family: Arial><em><span lang=FR style=font-size: 10pt; color: black><span style=mso-spacerun: yes>&nbsp;</span>&laquo;&nbsp;Notre h&ocirc;pital est uniquement g&eacute;r&eacute; par le directeur, personne n&rsquo;a acc&egrave;s au montant des entr&eacute;es&nbsp;&raquo;, nous a confi&eacute;, une source proche de l&rsquo;h&ocirc;pital. Certains estiment m&ecirc;me qu&rsquo;il serait en complicit&eacute; ourdie avec son complice pour falsifier le montant des entr&eacute;es.<span style=mso-spacerun: yes>&nbsp; </span>Certains nous ont m&ecirc;me confirm&eacute; qu&rsquo;il laisse entendre &agrave; chaque occasion qu&rsquo;il g&egrave;re la structure &agrave; sa guise et n&rsquo;a pas de compte &agrave; rendre &agrave; qui que se soit. Il lui arrive souvent de d&eacute;clarer &laquo;&nbsp;qu&rsquo;il est prot&eacute;g&eacute; par la premi&egrave;re dame&nbsp;&raquo;.</span></em></span><em><span lang=FR style=font-size: 10pt; color: black; font-style: normal; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-weight: bold; mso-bidi-font-style: italic><o:p></o:p></span></em></p>
<p style=line-height: 11.25pt><span style=font-family: Arial><em><span lang=FR style=font-size: 10pt; color: black>Aujourd&rsquo;hui, l&rsquo;h&ocirc;pital Gabriel Tour&eacute; est presque au bord du gouffre &agrave; cause de sa mauvaise gestion.</span></em></span><em><span lang=FR style=font-size: 10pt; color: black; font-style: normal; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-weight: bold; mso-bidi-font-style: italic><o:p></o:p></span></em></p>
<p style=line-height: 11.25pt><span style=font-family: Arial><em><span lang=FR style=font-size: 10pt; color: black>Nomm&eacute; pour redresser, il passe &agrave; la vitesse sup&eacute;rieure pour liquider cet h&ocirc;pital. Il est fortement d&eacute;cri&eacute; par le personnel et il a engag&eacute; un bras de fer avec le ministre de la Sant&eacute;, car il d&eacute;fie les instructions du ministre et d&eacute;clare m&ecirc;me &ecirc;tre le prochain ministre de la Sant&eacute;.</span></em></span><em><span lang=FR style=font-size: 10pt; color: black; font-style: normal; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-weight: bold; mso-bidi-font-style: italic><o:p></o:p></span></em></p>
<p style=line-height: 11.25pt><span style=font-family: Arial><em><span lang=FR style=font-size: 10pt; color: black>Pire encore, la quasi-totalit&eacute; des fournisseurs d&eacute;nonce la mauvaise gestion<span style=mso-spacerun: yes>&nbsp; </span>du directeur actuel. La structure sanitaire n&rsquo;avait jamais connu une telle crise depuis plusieurs d&eacute;cennies. Le comble&nbsp;: l&rsquo;h&ocirc;pital est enti&egrave;rement endett&eacute; et aurait m&ecirc;me &eacute;puis&eacute; l&rsquo;exercice budg&eacute;taire de 2011.<span style=mso-spacerun: yes>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; </span></span></em></span><em><b><span lang=FR style=font-size: 10pt; color: #333399; font-style: normal; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-style: italic><o:p></o:p></span></b></em></p>
<p style=line-height: 11.25pt><span style=font-family: Arial><span lang=FR style=font-size: 10pt; color: black>Selon des sources bien introduites, il serait dans l&rsquo;incapacit&eacute; totale de payer ses fournisseurs, d&rsquo;o&ugrave; une r&eacute;traction de d&eacute;livrance<span style=mso-spacerun: yes>&nbsp;&nbsp; </span>des produits pour assurer le fonctionnement des prestations &agrave; l&rsquo;endroit des patients. </span></span><span lang=FR style=font-size: 10pt; color: black; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p style=line-height: 11.25pt><span style=font-family: Arial><span lang=FR style=font-size: 10pt; color: black>En faisant un tour, on aper&ccedil;oit tr&egrave;s clair que la pharmacie de l&rsquo;h&ocirc;pital Gabriel Tour&eacute; est le comble d&rsquo;une catastrophe<span style=mso-spacerun: yes>&nbsp; </span>annonc&eacute;e. Cette situation atteste que factures impay&eacute;es aux fournisseurs est l&rsquo;explication nette de disjonctions intempestives en produits pharmaceutiques au niveau du magasin. </span></span><span lang=FR style=font-size: 10pt; color: black; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p style=line-height: 11.25pt><span style=font-family: Arial><span lang=FR style=font-size: 10pt; color: black>On se rappelle que<span style=mso-spacerun: yes>&nbsp; </span>les fid&egrave;les<span style=mso-spacerun: yes>&nbsp; </span>fournisseurs avaient exprim&eacute; leur refus cat&eacute;gorique<span style=mso-spacerun: yes>&nbsp; </span>de ne plus livrer des m&eacute;dicaments &agrave; l&rsquo;h&ocirc;pital Gabriel Tour&eacute;. Ils avaient exig&eacute; une<span style=mso-spacerun: yes>&nbsp; </span>solution idoine<span style=mso-spacerun: yes>&nbsp; </span>aux probl&egrave;mes des factures impay&eacute;es. Malgr&eacute;, le soi-disant prot&eacute;g&eacute; de Koulouba reste sur sa position et se dit m&ecirc;me intouchable. Ce qui encore irrita les fournisseurs qui ont mis leur ex&eacute;cution<span style=mso-spacerun: yes>&nbsp; </span>en application. </span></span><span lang=FR style=font-size: 10pt; color: black; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p style=line-height: 11.25pt><span style=font-family: Arial><span lang=FR style=font-size: 10pt; color: black>La<span style=mso-spacerun: yes>&nbsp; </span>semaine derni&egrave;re, l&rsquo;h&ocirc;pital Gabriel Tour&eacute; a v&eacute;cu une des pires<span style=mso-spacerun: yes>&nbsp; </span>cons&eacute;quences f&acirc;cheuses avec &agrave; sa cl&eacute;<span style=mso-spacerun: yes>&nbsp; </span>des ruptures dans son approvisionnement des produits<span style=mso-spacerun: yes>&nbsp; </span>indispensables aux interventions chirurgicales, notamment les produits anesth&eacute;siants. </span></span><span lang=FR style=font-size: 10pt; color: black; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p style=line-height: 11.25pt><span style=font-family: Arial><span lang=FR style=font-size: 10pt; color: black>Selon nos investigations, certains m&eacute;decins, par manque de produits anesth&eacute;siques, n&rsquo;ont pas pu faire certaines interventions chirurgicales programm&eacute;es la semaine derni&egrave;re.<span style=mso-spacerun: yes>&nbsp; </span>Une source nous a d&eacute;clar&eacute; que la situation laisse &agrave; d&eacute;sirer et aura une cons&eacute;quence lourde sur des patients.<span style=mso-spacerun: yes>&nbsp; </span>Aucune<span style=mso-spacerun: yes>&nbsp; </span>anesth&eacute;sie pour les interventions pr&eacute;vues chez les enfants &laquo;&nbsp;amis&nbsp;&raquo; du pr&eacute;sident de la R&eacute;publique.</span></span><span lang=FR style=font-size: 10pt; color: black; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p style=line-height: 11.25pt><span style=font-family: Arial><span lang=FR style=font-size: 10pt; color: black>&laquo;&nbsp;La semaine derni&egrave;re, je n&rsquo;ai pas pu faire mes interventions. Mais, cette semaine, apparemment tout semble &ecirc;tre rentr&eacute; dans l&rsquo;ordre. On m&rsquo;a inform&eacute; que des produits sont disponibles&nbsp;&raquo;, a-t-il affirm&eacute;. </span></span><span lang=FR style=font-size: 10pt; color: black; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p style=line-height: 11.25pt><span style=font-family: Arial><span lang=FR style=font-size: 10pt; color: black>Interrog&eacute; sur la provenance de ces m&eacute;dicaments,&nbsp;il avoue n&rsquo;avoir pas cherch&eacute; &agrave; savoir d&rsquo;o&ugrave; venaient ces produits et il ne peut pas dire non plus que cela signifie que les probl&egrave;mes au niveau de la pharmacie sont r&eacute;gl&eacute;s.&nbsp;</span></span><span lang=FR style=font-size: 10pt; color: black; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p style=line-height: 11.25pt><span style=font-family: Arial><span lang=FR style=font-size: 10pt; color: black>Des sources proches<span style=mso-spacerun: yes>&nbsp; </span>de l&rsquo;h&ocirc;pital, indiquent que ces produits seraient<span style=mso-spacerun: yes>&nbsp; </span>achemin&eacute;s d&rsquo;urgence &agrave; Gabriel Tour&eacute; par Mme Togo, conseill&egrave;re technique au ministre de la Sant&eacute;, charg&eacute;e des h&ocirc;pitaux, qui avait constat&eacute; l&rsquo;acuit&eacute; du probl&egrave;me auquel le Centre hospitalo-universitaire est confront&eacute;.</span></span><span lang=FR style=font-size: 10pt; color: black; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p style=line-height: 11.25pt><span style=font-family: Arial><span lang=FR style=font-size: 10pt; color: black>Le directeur g&eacute;n&eacute;ral de l&rsquo;h&ocirc;pital Gabriel Tour&eacute;, lui-m&ecirc;me, confirme<span style=mso-spacerun: yes>&nbsp; </span>que la pharmacie connait une rupture consid&eacute;rable. </span></span><span lang=FR style=font-size: 10pt; color: black; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p style=line-height: 11.25pt><span style=font-family: Arial><span lang=FR style=font-size: 10pt; color: black>Notre h&ocirc;pital Gabriel Tour&eacute;<span style=mso-spacerun: yes>&nbsp; </span>est dans un gouffre financier de moins de deux milliards de F CFA. </span></span><span lang=FR style=font-size: 10pt; color: black; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p style=line-height: 11.25pt><span style=font-family: Arial><span lang=FR style=font-size: 10pt; color: black>Les fournisseurs sont sur pied de guerre<span style=mso-spacerun: yes>&nbsp; </span>tant qu&rsquo;ils ne sont remis dans leur droit.</span></span><span lang=FR style=font-size: 10pt; color: black; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p style=line-height: 11.25pt><span style=font-family: Arial><span lang=FR style=font-size: 10pt; color: black><span style=mso-spacerun: yes>&nbsp;</span>Dr Abdoulaye N&eacute;n&eacute; Coulibaly est conscient que les sous<span style=mso-spacerun: yes>&nbsp; </span>de la<span style=mso-spacerun: yes>&nbsp; </span>pharmacie se sont volatilis&eacute;s.</span></span><span lang=FR style=font-size: 10pt; color: black; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p style=line-height: 11.25pt><span style=font-family: Arial><span lang=FR style=font-size: 10pt; color: black>On se rappelle aussi que les internes avaient<span style=mso-spacerun: yes>&nbsp; </span>observ&eacute; des gr&egrave;ves de protestations pour d&eacute;crier la mauvaise gestion du directeur.<span style=mso-spacerun: yes>&nbsp; </span>La pharmacie est la source principale de sources de revenus pour l&rsquo;h&ocirc;pital et c&rsquo;est l&agrave; o&ugrave; il a le contr&ocirc;le. Pour profiter des malversations financi&egrave;res, il rempla&ccedil;a le premier gestionnaire par son homme.</span></span><span lang=FR style=font-size: 10pt; color: black; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p style=line-height: 11.25pt><span style=font-family: Arial><span lang=FR style=font-size: 10pt; color: black>Le directeur g&eacute;n&eacute;ral, <em>Abdoulaye N&eacute;n&eacute; Coulibaly, avait b&eacute;n&eacute;fici&eacute; de plus de 50 millions de la part de Sino-pharma lors des &eacute;lections communales derni&egrave;res. L&rsquo;h&ocirc;pital doit &agrave; Sino-pharma plus de 180 millions de FCFA. </em></span></span><span lang=FR style=font-size: 10pt; color: black; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><em><span style=font-style: normal; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-weight: bold; mso-bidi-font-style: italic><o:p></o:p></span></em></span></p>
<p style=line-height: 11.25pt><span style=font-family: Arial><em><span lang=FR style=font-size: 10pt; color: black>Les Maliennes et les Maliens n&rsquo;attendent que la r&eacute;action de Koulouba pour d&eacute;poser le Dr Abdoulaye N&eacute;n&eacute; Coulibaly. M&ecirc;me<span style=mso-spacerun: yes>&nbsp; </span>si<span style=mso-spacerun: yes>&nbsp; </span>les mauvaises langues disent d&eacute;j&agrave; qu&rsquo;il serait un prot&eacute;g&eacute; de la premi&egrave;re.</span></em></span><em><span lang=FR style=font-size: 10pt; color: black; font-style: normal; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-weight: bold; mso-bidi-font-style: italic><o:p></o:p></span></em></p>
<p style=line-height: 11.25pt><span style=font-family: Arial><em><span lang=FR style=font-size: 10pt; color: black>D&rsquo;autres r&eacute;v&eacute;lations dans nos prochaines &eacute;ditions. </span></em></span><em><span lang=FR style=font-size: 10pt; color: black; font-style: normal; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-weight: bold; mso-bidi-font-style: italic><o:p></o:p></span></em></p>
<p style=line-height: 11.25pt><span style=font-family: Arial><em><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span lang=FR style=font-size: 10pt; color: black>Moustapha GUITTEYE </span></b></em></span><em><b><span lang=FR style=font-size: 10pt; color: black; font-style: normal; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-bidi-font-style: italic><o:p></o:p></span></b></em></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0in 0in 10pt><span style=font-family: Arial><span lang=FR style=font-size: 10pt; line-height: 115%><o:p>&nbsp;</o:p></span></span><span lang=FR style=font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p>&nbsp;</p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Détournements au fonds Mondial :
L’ex&#45;Secrétaire Général du Ministère de la Santé en  liberté provisoire</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/detournements-au-fonds-mondial-l%25e2%2580%2599ex-secretaire-general-du-ministere-de-la-sante-en-liberte-provisoire-3289.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 02 Jul 2010 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Indépendant</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 10pt><span style=font-family: Arial><b style=mso-bidi-font-weight: normal><i style=mso-bidi-font-style: normal><span style=font-size: 10pt; color: #002060; line-height: 115%>Apr&egrave;s 193 jours pass&eacute;s derri&egrave;re les barreaux &agrave; la Maison centrale d'arr&ecirc;t de Bamako, Dr Lasseni Konat&eacute;, ancien Secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral du minist&egrave;re de la Sant&eacute;, a b&eacute;n&eacute;fici&eacute;, hier, d'une libert&eacute; provisoire. </span></i></b></span><b style=mso-bidi-font-weight: normal><i style=mso-bidi-font-style: normal><span style=font-size: 10pt; color: #002060; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></i></b></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 10pt><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt; line-height: 115%>En effet, arr&ecirc;t&eacute; le 21 d&eacute;cembre 2009, dans le cadre des enqu&ecirc;tes sur le d&eacute;tournement de quelque 500 millions de F CFA au minist&egrave;re de la Sant&eacute;, sur les ressources du Fonds mondial de lutte contre la tuberculose, Dr Lasseni Konat&eacute;, ancien Directeur national de la Sant&eacute; sous l'actuel Premier ministre, Modibo Sidib&eacute;, &agrave; l'&eacute;poque ministre de la Sant&eacute;, ancien Inspecteur en Chef de la Sant&eacute;, sous Mme Ma&iuml;ga Z&eacute;&iuml;nab Mint Youba, actuellement Conseiller sp&eacute;cial du pr&eacute;sident de la R&eacute;publique, et ancien Secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral du d&eacute;partement de la Sant&eacute; nomm&eacute; par Oumar Ibrahima Tour&eacute;, ministre de la Sant&eacute;, est depuis hier apr&egrave;s-midi parmi les siens, &agrave; Bacodjiconi.</span></span><span style=font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 10pt><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt; line-height: 115%>Un bref rappel des faits : convoqu&eacute; au P&ocirc;le &eacute;conomique, le 21 d&eacute;cembre 2009, pour y &ecirc;tre entendu, Dr Lasseni Konat&eacute;, qui exerce, depuis son limogeage du poste de Secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral, au CNESS (Comit&eacute; national d'&eacute;thique pour la sant&eacute; et les sciences de la vie), situ&eacute; dans la cour du CNAM<span style=mso-spacerun: yes>&nbsp; </span>(Centre national de lutte contre la maladie) &agrave; Djicoroni-Para, se rend &agrave; pied aupr&egrave;s de l'institution judiciaire charg&eacute;e de confondre notamment les d&eacute;linquants financiers, les fossoyeurs de l'&eacute;conomie nationale et les sangsues &agrave; col blanc, et qui si&egrave;ge &agrave; l'ACI 2000. Dr Lasseni Konat&eacute;, qui est loin de ressembler &agrave; un quelconque personnage de ce genre, ne pouvait, dans ses r&ecirc;ves les plus fous, penser qu'il allait, de cette structure, partir directement en prison. Pour y rejoindre Ichiaka Diallo, ancien comptable aupr&egrave;s du Fonds mondial &agrave; la DAF du minist&egrave;re de la Sant&eacute;. Par qui tout son malheur est venu. A cause d'une histoire de signature que l'ex-comptable lui aurait fait faire. Et que ce dernier aurait exploit&eacute; pour soutirer d'importantes sommes d'argent aupr&egrave;s d'une banque de la place sur les ressources du Fonds mondial. </span></span><span style=font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 10pt><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt; line-height: 115%>Le minist&egrave;re de la Sant&eacute; a m&ecirc;me rembours&eacute; le montant incrimin&eacute; par Gen&egrave;ve, o&ugrave; si&egrave;ge le Fonds mondial, soit un peu moins de 200 millions de F CFA.<span style=mso-spacerun: yes>&nbsp;&nbsp; </span></span></span><span style=font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 10pt><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt; line-height: 115%>En effet, c'est principalement &agrave; cause de Ichiaka Diallo que Dr Lasseni Konat&eacute; s'est retrouv&eacute; dans cette situation fort embarrassante. Lui, qui a consacr&eacute; trente ans de sa vie &agrave; servir loyalement et honn&ecirc;tement l'Etat et son pays, est loin d'&ecirc;tre un d&eacute;linquant en col blanc. Heureusement que le Tribunal vient de lui accorder la libert&eacute; provisoire. Nous y reviendrons.</span></span><span style=font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 10pt><span style=font-family: Arial><b><span style=font-size: 10pt; line-height: 115%><span style=mso-spacerun: yes>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; </span>Mamadou FOFANA</span></b></span><span style=font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p>&nbsp;</p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Bonne gouvernance et lutte contre la corruption :
Bientôt la liberté provisoire pour Dr Lasseni Konaté l’ex&#45;Secrétaire général du ministère de la Santé</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/bonne-gouvernance-et-lutte-contre-la-corruption-bientot-la-liberte-provisoire-pour-dr-lasseni-konate-l%25e2%2580%2599ex-secretaire-general-du-ministere-de-la-sante-3176.html</link>
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<pubDate>Fri, 25 Jun 2010 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Indépendant</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 10pt><span style=font-family: Arial><b style=mso-bidi-font-weight: normal><i style=mso-bidi-font-style: normal><span style=font-size: 10pt; color: #002060; line-height: 115%>Ce haut cadre de l'administration de la Sant&eacute; a eu la malchance de rencontrer, au cours de son parcours exceptionnel, sur son chemin un escroc qui l'a amen&eacute; l&agrave; o&ugrave; il est aujourd'hui. Le sort venait de s'abattre sur la t&ecirc;te d'un homme dont l'honn&ecirc;tet&eacute; est reconnue par tous , m&ecirc;me par ses pires adversaires.</span></i></b></span><b style=mso-bidi-font-weight: normal><i style=mso-bidi-font-style: normal><span style=font-size: 10pt; color: #002060; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></i></b></p>
<p class=AAAE-TEXTE style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 0cm; mso-line-height-alt: 9.7pt><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt>Ancien Directeur national de la Sant&eacute; sous l'actuel Premier ministre, Modibo Sidib&eacute;, &agrave; l'&eacute;poque ministre de la Sant&eacute;, ancien Inspecteur en Chef de la Sant&eacute;, sous Mme Ma&iuml;ga Z&eacute;&iuml;nab Mint Youba, actuellement Conseiller sp&eacute;cial du pr&eacute;sident de la R&eacute;publique, et ancien Secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral du d&eacute;partement de la Sant&eacute; nomm&eacute; par Oumar Ibrahima Tour&eacute;, ministre de la Sant&eacute;, Dr Lasseni Konat&eacute; est d&eacute;tenu, depuis le 21 d&eacute;cembre 2009, &agrave; la Maison centrale d'arr&ecirc;t de Bamako. Motif : il aurait sign&eacute; des documents qui ont permis &agrave; Chiaka Diallo, &agrave; l'&eacute;poque comptable &agrave; la DAF du minist&egrave;re de la Sant&eacute;, de retirer d'importantes sommes d'argent des comptes bancaires du Fonds mondial de lutte contre la tuberculose. La rumeur situe le montant d&eacute;tourn&eacute; autour de 500 millions F CFA, sur une p&eacute;riode allant de 2007 &agrave; 2009. Tout cela par un seul individu? Vrai ou faux. La justice &eacute;difiera. </span></span></p>
<p class=AAAE-TEXTE style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 0cm; mso-line-height-alt: 9.7pt>&nbsp;</p>
<p class=AAAE-TEXTE style=margin: 0cm 0cm 0pt; mso-line-height-alt: 9.7pt><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt>C'est dire que ce haut cadre de l'administration de la Sant&eacute; a eu la malchance de rencontrer, au cours de son parcours exceptionnel, sur son chemin un escroc qui l'a amen&eacute; l&agrave; o&ugrave; il est aujourd'hui. Le sort venait de s'abattre sur la t&ecirc;te d'un homme dont l'honn&ecirc;tet&eacute; est reconnue par tous ; m&ecirc;me par ses pires adversaires. </span></span><span style=font-size: 10pt><o:p></o:p></span></p>
<p class=AAAE-TEXTE style=margin: 0cm 0cm 0pt; mso-line-height-alt: 9.7pt><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt>Travailleur infatigable, Dr Lasseni Konat&eacute;<span style=mso-spacerun: yes>&nbsp; </span>est l'exemple<span style=mso-spacerun: yes>&nbsp; </span>du cadre disciplin&eacute; dont peut se glorifier toute administration digne de ce nom. D'un commerce facile, presque jamais f&acirc;ch&eacute;, ce natif du Banimonoti&eacute; (Bougouni) a fait du respect de l'autorit&eacute; et de l'amour du travail bien fait son br&eacute;viaire. </span></span><span style=font-size: 10pt><o:p></o:p></span></p>
<p class=AAAE-TEXTE style=margin: 0cm 0cm 0pt; mso-line-height-alt: 9.7pt><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt>Arriv&eacute;e au bureau &agrave; Koulouba &agrave; 6 heures, d&eacute;part pour le domicile familial &agrave; 22h-23heures. Est-ce par hasard si son premier poste fut Gourma Rharouss. Il aime toujours parler, avec une certaine fiert&eacute; qu'il a, d'ailleurs, du mal &agrave; cacher, de ces ann&eacute;es de jeune m&eacute;decin pass&eacute;es &agrave; soigner les populations dans les dures conditions climatiques du Septentrion de notre pays. Dr Konat&eacute; est et demeure un exemple de simplicit&eacute; et de modestie. Une exp&eacute;rience et un comportement de praticien dignes d'&ecirc;tre enseign&eacute;s dans les &eacute;coles de sant&eacute;. Surtout de nos jours.</span></span></p>
<p class=AAAE-TEXTE style=margin: 0cm 0cm 0pt; mso-line-height-alt: 9.7pt>&nbsp;</p>
<p class=AAAE-TEXTE style=margin: 0cm 0cm 0pt; mso-line-height-alt: 9.7pt><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt>Comment une telle personnalit&eacute;, qui a consacr&eacute; toute sa vie &agrave; soigner et &agrave; lutter contre la maladie, va-t-elle accepter de carotter des fonds destin&eacute;s &agrave; combattre la tuberculose, le paludisme ou le sida ? D'autres, peut-&ecirc;tre, mais pas Dr Konat&eacute; qui n'est pas homme &agrave; pr&ecirc;ter le flanc &agrave; une entreprise visant &agrave; d&eacute;truire l'image de l'institution -voire celle du pays- &agrave; laquelle il a consacr&eacute; toute sa vie ? La recherche du gain facile n'a jamais &eacute;t&eacute; son dada. </span></span></p>
<p class=AAAE-TEXTE style=margin: 0cm 0cm 0pt; mso-line-height-alt: 9.7pt>&nbsp;</p>
<p class=AAAE-TEXTE style=margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: 10pt><span style=font-family: Arial><b><span style=font-size: 10pt>Un exemple d'int&eacute;grit&eacute;</span></b></span><span style=font-size: 10pt><o:p></o:p></span></p>
<p class=AAAE-TEXTE style=margin: 0cm 0cm 0pt; mso-line-height-alt: 9.7pt><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt>Au d&eacute;partement de la Sant&eacute;, quand certains faisaient, par exemple, la courbette ou le pied de grue pour de petits march&eacute;s ou pour de grandes ou petites commissions, Dr Lasseni Konat&eacute; lui passait son temps &agrave; travailler sur des dossiers pour faire avancer la sant&eacute;, la recherche en sant&eacute; ou la t&eacute;l&eacute;m&eacute;decine, une de ses passions. Et cela jusque tard dans la nuit. En retour, il ne demandait rien &agrave; personne. Il n'a jamais troqu&eacute; sa signature contre une quelconque commission, ni baisser la t&ecirc;te devant un op&eacute;rateur &eacute;conomique, aussi riche et puissant soit-il. Car, lui n'en a cure. C'est dire que Dr Lasseni Konat&eacute; n'a jamais &eacute;t&eacute; &eacute;pat&eacute; ni par le gain facile ni par les biens mat&eacute;riels. De par son incorruptibilit&eacute;, beaucoup de gens le trouvent dr&ocirc;le. Ce n'est<span style=mso-spacerun: yes>&nbsp; </span>m&ecirc;me pas exclu qu'il soit un jour le V&eacute;rificateur g&eacute;n&eacute;ral. Ne serait-ce que pour davantage de cr&eacute;dit de cette structure.</span></span></p>
<p class=AAAE-TEXTE style=margin: 0cm 0cm 0pt; mso-line-height-alt: 9.7pt>&nbsp;</p>
<p class=AAAE-TEXTE style=margin: 0cm 0cm 0pt; mso-line-height-alt: 9.7pt><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt>En effet, ce qui devait arriver arriva&hellip;Chiaka Diallo, ancien comptable &agrave; la DAF du minist&egrave;re de la Sant&eacute; charg&eacute; du Fonds mondial de lutte contre la tuberculose, aurait, aux dires de certains, fait signer par Dr Lasseni Konat&eacute;, &agrave; l'&eacute;poque Secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral au minist&egrave;re de la Sant&eacute;, un document qui, aujourd'hui, le compromet&hellip; Une histoire de d&eacute;tournement de fonds &eacute;trangers qui continue encore &agrave; donner des maux de t&ecirc;te &agrave; l'Etat malien face &agrave; des bailleurs de fonds qui ne cessent d'exiger une meilleure utilisation des ressources qu'ils mettent &agrave; la disposition de notre pays. Pour b&eacute;n&eacute;ficier, avant tout, aux populations d&eacute;munies, aux femmes et aux enfants. Nous n'en dirons pas plus, l'affaire &eacute;tant devant les honorables juges &agrave; qui il appartiendra de situer les responsabilit&eacute;s. </span></span></p>
<p class=AAAE-TEXTE style=margin: 0cm 0cm 0pt; mso-line-height-alt: 9.7pt>&nbsp;</p>
<p class=AAAE-TEXTE style=margin: 0cm 0cm 0pt; mso-line-height-alt: 9.7pt><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt>Nos propos ne visent donc qu'&agrave; pr&eacute;senter ce haut cadre de l'Etat, qui aime &agrave; se faire tout petit, alors qu'il est tout grand, voire tr&egrave;s grand. Pas de taille, ni par son portefeuille. Mais de c&oelig;ur, de par sa moralit&eacute;, son don de soi, son amour pour son terroir, Bougouni, et pour sa patrie, le Mali auquel il a tout donn&eacute;. Sans rien r&eacute;clamer, en retour. C'est vrai qu'il n'a pas besoin, que quelqu'un monte au cr&eacute;neau pour chanter tout &ccedil;a. Mais peu importe pour moi, que &ccedil;a lui plaise ou non! Le petit Konat&eacute; ! </span></span><span style=font-size: 10pt><o:p></o:p></span></p>
<p class=AAAE-TEXTE style=margin: 0cm 0cm 0pt; mso-line-height-alt: 9.7pt><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt>Vivement donc que son proc&egrave;s puisse se tenir afin qu'il recouvre la libert&eacute; et retourne parmi les siens et &agrave; son travail au CNESS (Comit&eacute; national d'&eacute;thique pour la sant&eacute; et les sciences de la vie). Mais d&egrave;s demain, quand il b&eacute;n&eacute;ficiera de cette libert&eacute; provisoire, <i>&quot;Grand </i>&quot; (c'est comme &ccedil;a qu'il appelle tout le monde) en v&eacute;ritable croyant, pourra dire, encore une fois : &quot;<i>Dieu est grand&quot;. Et tous avec lui, disons : &quot;Que Dieu soit lou&eacute;</i>&quot;. Amen!&nbsp;<b><span style=mso-spacerun: yes>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span></b></span></span></p>
<p class=AAAE-TEXTE style=margin: 0cm 0cm 0pt; mso-line-height-alt: 9.7pt><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt><b><span style=mso-spacerun: yes>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span></b></span></span><span style=font-size: 10pt><b><o:p></o:p></b></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 10pt><span style=font-family: Arial><b><span style=font-size: 10pt; line-height: 115%><span style=mso-spacerun: yes>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; </span>Mamadou FOFANA</span></b></span><b><span style=font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></b></p>
<p>&nbsp;</p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Corruption et délinquance financière au Mali :
Quelle politique pour freiner ce fléau ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/corruption-et-delinquance-financiere-au-mali-quelle-politique-pour-freiner-ce-fleau-3089.html</link>
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<pubDate>Mon, 21 Jun 2010 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Nouvelle Patrie</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none><span style=font-family: Arial><b><i style=mso-bidi-font-style: normal><span style=font-size: 10pt; color: #333399>La corruption et la d&eacute;linquance financi&egrave;re semblent devenir des comportements qui font partie de notre vie de tous les jours. Elles s&rsquo;incrustent dans nos m&oelig;urs, elles se vivent au quotidien dans notre pays. Dans les entreprises, publiques ou priv&eacute;es, dans les institutions gouvernementales etc. De nos jours, il n&rsquo;est pas exag&eacute;r&eacute; de soutenir qu&rsquo;elles font partie int&eacute;grante de notre culture&nbsp;et pire elles prennent une ampleur grandissante dans la soci&eacute;t&eacute; toute enti&egrave;re. Mais jusque l&agrave;, la corruption &eacute;tait &eacute;trang&egrave;re &agrave; certaines couches sociales ou certaines cat&eacute;gories de personnes, tels que nos braves ruraux, les religieux et m&ecirc;me les enseignants pour ne citer que ceux- ci. Aujourd&rsquo;hui, la gangr&egrave;ne s&rsquo;est propag&eacute;e dans tout le corps social.</span></i></b></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none><b><i style=mso-bidi-font-style: normal><span style=font-size: 10pt; color: #333399; font-family: Arial><o:p></o:p></span></i></b></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt>La corruption et la d&eacute;linquance financi&egrave;re sont une r&eacute;alit&eacute; &agrave; la fois triste et&nbsp;inqui&eacute;tante, pour l&rsquo;avenir de notre cher Mali. Chaque jour apporte son lot de pratiques malhonn&ecirc;tes, douteuses, honteuses, mafieuses, aux antipodes d&rsquo;une soci&eacute;t&eacute; qui se veut juste, &eacute;galitaire et d&eacute;mocratique. Le mal est profond, nul ne peut le contester, et il est &agrave; craindre qu&rsquo;au rythme o&ugrave; vont les choses, les valeurs soci&eacute;tales qui fondent notre nation ne soient irr&eacute;m&eacute;diablement perverties. Par leur perversion, la corruption et la d&eacute;linquance financi&egrave;re sapent dangereusement la soci&eacute;t&eacute; malienne dans tous ses fondements,</span></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none>&nbsp;</p>
<p><span style=font-family: Arial></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none><span style=font-size: 10pt><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none><span style=font-size: 10pt>Pour le huiti&egrave;me anniversaire des deux mandats du pr&eacute;sident Amadou Toumani Tour&eacute; &agrave; la t&ecirc;te de la magistrature supr&ecirc;me du pays, la traditionnelle rencontre avec la presse n&rsquo;a pas d&eacute;rog&eacute; &agrave; la r&egrave;gle des questionnements sur le fl&eacute;au. Le pr&eacute;sident en a profit&eacute; pour souligner le probl&egrave;me de la corruption et la d&eacute;linquance financi&egrave;re qui gagnent du terrain au Mali.</span></p>
<p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none>&nbsp;</p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt>On a l&rsquo;impression que la cr&eacute;ation du VEGAL, de </span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: Arial><st1:personname w:st=on productid=la CASCA><span style=font-family: Arial>la CASCA</span></st1:personname><span style=font-family: Arial>, d&rsquo;un juge anti-corruption et de diff&eacute;rents m&eacute;canismes de contr&ocirc;le mis en place au sein de nos administrations n&rsquo;ont pas servi &agrave; grand-chose pour combattre ce mal qui gangr&egrave;ne notre soci&eacute;t&eacute;. Le gouvernement d&rsquo;apr&egrave;s le Pr&eacute;sident a la ferme volont&eacute; d&rsquo;en d&eacute;coudre avec la corruption et la d&eacute;linquance financi&egrave;re qui sont devenues aujourd&rsquo;hui un v&eacute;ritable fl&eacute;au qui ruine notre &eacute;conomie et plombe tous les efforts de d&eacute;veloppement, pour arriver enfin &agrave; bout du ph&eacute;nom&egrave;ne Le Malien lambda doit d&eacute;j&agrave; comprendre que les responsables politiques ou administratifs qui se rendent coupables de d&eacute;tournement de deniers de fonds ou autres d&eacute;lits du genre est &agrave; classer dans la m&ecirc;me cat&eacute;gorie que le voleur du petit matin connu et reconnu, et qui tr&egrave;s souvent est mis au banc de la soci&eacute;t&eacute; pour ses m&eacute;faits. Deux d&eacute;linquants qui ne pr&eacute;sentent pas forc&eacute;ment les m&ecirc;mes visages, qui n&rsquo;ont pas les m&ecirc;mes mani&egrave;res de voler mais qui se ressemblent au travers de leurs agissements on ne peut plus condamnables.<span style=mso-spacerun: yes>&nbsp; </span>Nous devons comprendre qu&rsquo;il n&rsquo;y a ni petite corruption ni grande corruption, que les deux se valent et ont les m&ecirc;mes effets destructeurs. Le policier qui prend 1000 francs avec le chauffeur de Sotrama ne vaut pas mieux que le cadre de l&rsquo;entreprise publique qui d&eacute;tourne 1000.000 de nos francs.<span style=mso-spacerun: yes>&nbsp;&nbsp; </span></span></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none>&nbsp;</p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt>Mais il faut reconna&icirc;tre que le gouvernement d&rsquo;ATT &agrave; l&rsquo;instar des autres<span style=mso-spacerun: yes>&nbsp; </span>au Mali, a fait de la lutte contre la corruption et la d&eacute;linquance financi&egrave;re son cheval de bataille m&ecirc;me si le bilan en termes de r&eacute;sultats parait plus que mitig&eacute;.<span style=mso-spacerun: yes>&nbsp; </span>La d&eacute;linquance financi&egrave;re est sans doute l&rsquo;un des fl&eacute;aux qui ignore le poids de l&rsquo;&acirc;ge et traverse majestueusement le temps, en prenant d&rsquo;autres aspects encore plus pernicieux. </span></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none>&nbsp;</p>
<p><span style=font-family: Arial></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none><span style=font-size: 10pt><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none><span style=font-size: 10pt>Il faut n&eacute;cessairement une reconversion des mentalit&eacute;s dans le sens du respect des biens publics, de la responsabilisation de chaque citoyen &agrave; faire face &agrave; ses droits et obligations. Seulement le Pr&eacute;sident ATT lui-m&ecirc;me reconna&icirc;t son &eacute;chec &agrave; changer la mentalit&eacute; des cadres qui ne craignent ni Dieu ni lois de ce pays. C&rsquo;est l&agrave; toute la gravit&eacute; de ce ph&eacute;nom&egrave;ne, puisque la corruption a pris ses fondements sous le r&eacute;gime des militaires et que le Pr&eacute;sident Moussa Traor&eacute; avait lui aussi reconnu son incapacit&eacute; &agrave; faire changer la mentalit&eacute; de nos fonctionnaires. A notre avis, la lutte contre la corruption et la d&eacute;linquance financi&egrave;re, voire son &eacute;radication totale passe par le bon exemple et la bonne conduite de nos plus hautes autorit&eacute;s, du premier responsable en passant par les ministres, les PDG et autres responsables administratifs et publics.<span style=mso-spacerun: yes>&nbsp; </span></span></p>
<p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none>&nbsp;</p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none>&nbsp;</p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt>Malgr&eacute; la cr&eacute;ation et le renforcement des institutions de lutte contre la corruption, et malgr&eacute; toutes les initiatives autour de la question (forums et autres assises), le ph&eacute;nom&egrave;ne prend de l&rsquo;ampleur au grand dam des couches les plus d&eacute;favoris&eacute;es qui subissent une situation plus o&ugrave; moins injuste. Ce paradoxe tient &agrave; une seule et unique explication&nbsp;: notre pr&eacute;sident n&rsquo;a pas les moyens de sa politique. Pour la majorit&eacute; de nos concitoyens qui sont sceptiques quant &agrave; l&rsquo;&eacute;limination de ce fl&eacute;au, le Pr&eacute;sident ATT n&rsquo;est pas l&rsquo;homme de la situation tant sa personnalit&eacute;, son caract&egrave;re, son temp&eacute;rament sont un frein&nbsp;: il n&rsquo;est pas du genre&nbsp;&agrave; s&eacute;vir, et comme il<span style=mso-spacerun: yes>&nbsp; </span>l&rsquo;a toujours dit,<span style=mso-spacerun: yes>&nbsp; </span>ne jamais<span style=mso-spacerun: yes>&nbsp; </span>humilier les chefs de famille. Une phrase qui en dit long sur l&rsquo;&eacute;tat d&rsquo;esprit du pr&eacute;sident face &agrave; cette probl&eacute;matique&nbsp;: l&rsquo;homme malien dans sa dignit&eacute;, son honneur et sa fiert&eacute; a aussi droit a un minimum de respect.</span></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none>&nbsp;</p>
<p><span style=font-family: Arial></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none><span style=font-size: 10pt><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none><span style=font-size: 10pt>Tous les pans de la soci&eacute;t&eacute; Malienne sont souill&eacute;s par le ph&eacute;nom&egrave;ne de la corruption, et pire c&rsquo;est sa banalisation qui est plus pr&eacute;occupante. &nbsp;Aujourd&rsquo;hui, le degr&eacute; dans la pratique de ce qui appara&icirc;t comme un &laquo;&nbsp;cancer social&nbsp;&raquo; traduit une certaine croyance &agrave; sa normalit&eacute; dans l&rsquo;inconscient collectif. L&rsquo;urgence serait de trouver une solution salutaire au grand bonheur des pauvres qui sont en les premi&egrave;res victimes</span></p>
<p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none><span style=font-size: 10pt; font-family: Arial><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none><b><span style=font-size: 10pt; font-family: Arial><o:p><span style=font-family: Arial>&nbsp;</span></o:p></span></b></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none><span style=font-family: Arial><b><span style=font-size: 10pt>Mah Traor&eacute;</span></b></span><b><span style=font-size: 10pt; font-family: Arial><o:p></o:p></span></b></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none><b><span style=font-size: 10pt; font-family: Arial><o:p><span style=font-family: Arial>&nbsp;</span></o:p></span></b></p>
<p>&nbsp;</p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Rapport de la Cellule d&amp;amp;#039;appui aux structures de contrôle de l&amp;amp;#039;administration :
Fatoumata Siré Diakité et Nana Yaya Haïdara dans l&amp;amp;#039;œil du cyclone ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/rapport-de-la-cellule-dappui-aux-structures-de-controle-de-ladministration-fatoumata-sire-diakite-et-nana-yaya-haidara-dans-loeil-du-cyclone-2938.html</link>
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<pubDate>Mon, 14 Jun 2010 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Challenger</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt><span style=font-family: Arial><b style=mso-bidi-font-weight: normal><i style=mso-bidi-font-style: normal><span style=font-size: 10pt; color: #002060>Parmi les structures &eacute;pingl&eacute;es par le rapport de </span></i></b></span><b style=mso-bidi-font-weight: normal><i style=mso-bidi-font-style: normal><span style=font-size: 10pt; color: #002060; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><st1:personname w:st=on productid=la Cellule><span style=font-family: Arial>la Cellule</span></st1:personname><span style=font-family: Arial> d'appui aux structures de contr&ocirc;le de l'administration (Casca) figurent l'Ambassade du Mali &agrave; Berlin et le Commissariat &agrave; la s&eacute;curit&eacute; alimentaire.<span style=mso-spacerun: yes>&nbsp; </span></span></span></i></b></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt>&nbsp;</p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt>Cr&eacute;&eacute;e par le d&eacute;cret n&deg; 590/P-RM du 28 novembre 2000, </span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><st1:personname w:st=on productid=la Cellule><span style=font-family: Arial>la Cellule</span></st1:personname><span style=font-family: Arial> d'appui aux structures de contr&ocirc;le de l'administration (Casca) est une structure rattach&eacute;e &agrave; la pr&eacute;sidence de </span><st1:personname w:st=on productid=la R&eacute;publique. Elle><span style=font-family: Arial>la R&eacute;publique. Elle</span></st1:personname><span style=font-family: Arial> a pour mission d'&eacute;tudier et exploiter les rapports de contr&ocirc;le et d'inspection transmis au pr&eacute;sident de </span><st1:personname w:st=on productid=la R&eacute;publique. Pour><span style=font-family: Arial>la R&eacute;publique. Pour</span></st1:personname><span style=font-family: Arial> le compte de ce dernier, elle suit et &eacute;value la mise en &oelig;uvre des recommandations desdits rapports. Dans son bulletin d'information 2008-2009, elle &eacute;pingle plusieurs services dont le Commissariat &agrave; la s&eacute;curit&eacute; alimentaire et<span style=mso-spacerun: yes>&nbsp; </span>l'ambassade du Mali &agrave; Berlin.</span><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt>Distributions </span></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt>&nbsp;</p>
<p><span style=font-family: Arial></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt><span style=font-size: 10pt><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt><strong><span style=font-size: 10pt>Alimentaires gratuites, octroi s&eacute;lectif, manque de transparence &hellip;</span></strong></p>
<p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt>Au Commissariat &agrave; la s&eacute;curit&eacute; alimentaire, dirig&eacute; par Mme Lansry Nana Yaya Ha&iuml;dara, le rapport de </span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><st1:personname w:st=on productid=la Casca><span style=font-family: Arial>la Casca</span></st1:personname><span style=font-family: Arial> fait &eacute;tat d'un certain nombre d'irr&eacute;gularit&eacute;s sur la p&eacute;riode allant de janvier 2004 &agrave; juin 2007. Ainsi, dans la r&eacute;gion de Tombouctou, en violation des dispositions de l'article 15 du contrat Etat-Opam, il a &eacute;t&eacute; constat&eacute; en 2006 des distributions alimentaires gratuites jusqu'&agrave; concurrence de 170 tonnes. A l'Opam de Gao, il est relev&eacute; des pertes de stocks de 197,9 tonnes de c&eacute;r&eacute;ales d'une valeur de 32 867 230 FCFA. Il existe un &eacute;cart de 320 tonnes de c&eacute;r&eacute;ales entre l'inventaire fait par l'Opam r&eacute;gional de Tombouctou et celui op&eacute;r&eacute; par la direction g&eacute;n&eacute;rale de Bamako. </span></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt>&nbsp;</p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt>Il a &eacute;t&eacute; octroy&eacute;, de mani&egrave;re s&eacute;lective et irr&eacute;guli&egrave;re, par le ministre des Finances, des exon&eacute;rations ayant caus&eacute; un pr&eacute;judice financier &agrave; l'Etat de 1 617 070 451 FCFA en violation des dispositions du d&eacute;cret n&deg; 04-145/P-RM du 13 mai 2004 fixant les attributions des membres du gouvernement. Par ailleurs, on constate un manque de transparence et d'efficacit&eacute; dans la gestion des importations dans le cadre de l'approvisionnement correct du march&eacute; et de la protection d'une soci&eacute;t&eacute; sucri&egrave;re. Le rapport constate des &eacute;carts importants entre les quantit&eacute;s annonc&eacute;es et celles re&ccedil;ues, l'inexistence de tableaux synth&egrave;se ou r&eacute;capitulatifs. </span></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt>&nbsp;</p>
<p><span style=font-family: Arial></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt><span style=font-size: 10pt><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt><strong><span style=font-size: 10pt>Consommation abusive de t&eacute;l&eacute;phone, non - r&eacute;clamation de </span></strong></p>
<p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><st1:personname w:st=on productid=la TVA><span style=font-family: Arial><strong>la TVA</strong></span></st1:personname><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt>A l'Ambassade du Mali &agrave; Berlin o&ugrave; officie Mme Fatoumata Sir&eacute; Diakit&eacute;, il a &eacute;t&eacute; constat&eacute; entre le 1er juillet 2005 et le 31 juillet 2007, un d&eacute;ficit de 135 786,30 euros, soit 89 069 975 FCFA. La mission de contr&ocirc;le signale, entre autres, une consommation abusive de t&eacute;l&eacute;phone, la prise en charge sur le budget de l'Ambassade des frais de consommation de t&eacute;l&eacute;phones (fixe et mobile) &agrave; la r&eacute;sidence de l'Ambassadeur et aux domiciles des 1er et 2&egrave;me conseillers et du secr&eacute;taire agent comptable pour un montant de 57 568 898,5 de FCFA. Et cela, contrairement au d&eacute;cret n&deg;0099-334/P-RM du 03 novembre 1999.<span style=mso-spacerun: yes>&nbsp; </span></span></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt>&nbsp;</p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt>La mission d'inspection &eacute;tablit la non - r&eacute;clamation de </span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><st1:personname w:st=on productid=la TVA><span style=font-family: Arial>la TVA</span></st1:personname><span style=font-family: Arial> d'un montant total de 100 303 315 FCFA. Il a &eacute;t&eacute; retir&eacute; une somme de 6 000 euros, soit 3 935 742, sur un compte bancaire par la seule signature de l'ambassadeur. </span><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt>Le rapport fait cas &eacute;galement de l'existence d'une diff&eacute;rence de 53 156 345 FCFA entre la masse salariale envoy&eacute;e par la paierie g&eacute;n&eacute;rale du Tr&eacute;sor (PGT) et celle pay&eacute;e par l'ambassade, sans oublier d'autres irr&eacute;gularit&eacute;s comme les travaux cens&eacute;s avoir &eacute;t&eacute; effectu&eacute;s &agrave; la r&eacute;sidence de l'Ambassadeur pour 1 008 205 FCFA. Le rapport signale aussi'' La demande de fonds pour le r&egrave;glement de loyers impay&eacute;s d'une valeur de 137 088,14 euros, soit 89 889 073 FCFA, alors qu'il existe sur le chapitre frais de location b&acirc;timents un disponible de 131.020.419 FCFA.'', peut-on lire dans le bulletin de </span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><st1:personname w:st=on productid=la Casca.><span style=font-family: Arial>la Casca.</span></st1:personname></span><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt> </span></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt>&nbsp;</p>
<p><span style=font-family: Arial></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt><span style=font-size: 10pt><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt><span style=font-size: 10pt>Au regard des insuffisances et irr&eacute;gularit&eacute;s constat&eacute;es, </span></p>
<p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><st1:personname w:st=on productid=la Casca><span style=font-family: Arial>la Casca</span></st1:personname></span><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt> a sugg&eacute;r&eacute; la transmission aux autorit&eacute;s judiciaires de ces dossiers. Il appartient donc &agrave; la justice de faire la lumi&egrave;re sur les faits ainsi &eacute;nonc&eacute;s. </span></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt>&nbsp;</p>
<p><span style=font-family: Arial></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt><span style=font-size: 10pt><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt><b style=mso-bidi-font-weight: normal><i style=mso-bidi-font-style: normal><span style=font-size: 10pt>Chiaka Doumbia</span></i></b></p>
<p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt><b style=mso-bidi-font-weight: normal><i style=mso-bidi-font-style: normal><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></i></b></p>
<p>&nbsp;</p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Ministère de l’Equipement et des transports :
Un trou de  6,9 miniards CFA dans la caisse</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/ministere-de-l%25e2%2580%2599equipement-et-des-transports-un-trou-de-69-miniards-cfa-dans-la-caisse-2875.html</link>
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<pubDate>Wed, 09 Jun 2010 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt><span style=font-family: Arial><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-size: 10pt; color: #333399>Prise en charge sans base l&eacute;gale des d&eacute;penses qualifi&eacute;es de souverainet&eacute; au profit du ministre, paiement indu de primes au profit d&rsquo;agents ne relevant pas du programme&nbsp;&laquo;&nbsp;Pluies provoqu&eacute;es&nbsp;&raquo;, gestion opaque des fonds destin&eacute;s aux travaux routiers d&rsquo;urgence&hellip;. </span></b></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt>&nbsp;</p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt>Autant de pratiques qui, selon les enqu&ecirc;teurs de </span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: Arial><st1:personname w:st=on productid=la Cellule><span style=font-family: Arial>la Cellule</span></st1:personname><span style=font-family: Arial> d&rsquo;Appui aux Structures de Contr&ocirc;le de l&rsquo;Administration (CASCA),<span style=mso-spacerun: yes>&nbsp; </span>ont creus&eacute;<span style=mso-spacerun: yes>&nbsp; </span>un trou de 6,9 milliards CFA dans la caisse du d&eacute;partement.</span><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt>La lutte contre la pauvret&eacute; passe par la lutte contre la d&eacute;linquance financi&egrave;re. Cette affirmation,<span style=mso-spacerun: yes>&nbsp; </span>que personne n&rsquo;oserait contester, aboutit parfois &agrave; d&rsquo;&eacute;tranges paradoxes. Surtout, dans un pays en voie de &laquo;&nbsp;sous d&eacute;veloppement&nbsp;&raquo; comme le n&ocirc;tre. Ainsi, plus on multiplie les services de lutte contre le d&eacute;tournement du d&eacute;nier public, plus les &laquo;&nbsp;Saigneurs&nbsp;&raquo; de </span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: Arial><st1:personname w:st=on productid=la R&eacute;publique><span style=font-family: Arial>la R&eacute;publique</span></st1:personname><span style=font-family: Arial> continuent de saigner les finances publiques &agrave; blanc. Avant de se la couler douce au volant de luxueuses bagnoles. Ou &agrave; l&rsquo;ombre de ch&acirc;teaux b&acirc;tis sur des terrains arrach&eacute;s aux pauvres. </span></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt>&nbsp;</p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt>Au cours de leurs investigations, men&eacute;es du 1er janvier 2005 au 31 d&eacute;cembre 2007 au minist&egrave;re de l&rsquo;Equipement et des Transports, les fouineurs de </span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: Arial><st1:personname w:st=on productid=la CASCA><span style=font-family: Arial>la CASCA</span></st1:personname><span style=font-family: Arial> sont tomb&eacute;s sur un os&nbsp;: un trou de 6,9 milliards CFA dans la caisse.</span><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt>D&rsquo;abord, la gestion<span style=mso-spacerun: yes>&nbsp; </span>&laquo;&nbsp;frauduleuse&nbsp;&raquo; des fonds destin&eacute;s aux travaux routiers d&rsquo;urgence. Estim&eacute;s &agrave; 6,9 milliards CFA, ces fonds n&rsquo;auraient pas &eacute;chapp&eacute; aux coups de<span style=mso-spacerun: yes>&nbsp; </span>fourchette des &laquo;&nbsp;bouffecrates&nbsp;&raquo;.<span style=mso-spacerun: yes>&nbsp; </span>A en croire les enqu&ecirc;teurs de </span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: Arial><st1:personname w:st=on productid=la CASCA><span style=font-family: Arial>la CASCA</span></st1:personname><span style=font-family: Arial>, 2,5 milliards CFA auraient &eacute;t&eacute; d&eacute;pens&eacute;s de mani&egrave;re&nbsp;&laquo;&nbsp;frauduleuse&nbsp;&raquo;. Et, 4,3 milliards CFA ont &eacute;t&eacute; victimes de &laquo;&nbsp;mauvaise gestion&nbsp;&raquo;. Soit un total de 6,9 milliards CFA.</span><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt>Autres irr&eacute;gularit&eacute;s constat&eacute;es dans la gestion du directeur administratif et financier (DAF) du d&eacute;partement&nbsp;: la prise en charge, sans base l&eacute;gale, de d&eacute;penses qualifi&eacute;es de &laquo;&nbsp;frais de souverainet&eacute;&nbsp; au profit du premier responsable du d&eacute;partement&nbsp;&raquo;. En d&rsquo;autres termes, au profit du ministre. Ces vrais-faux frais de souverainet&eacute;<span style=mso-spacerun: yes>&nbsp; </span>mis, ill&eacute;galement, &agrave; la disposition du ministre sont estim&eacute;s &agrave; 10,2 millions CFA. </span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: Arial><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt>S&rsquo;y<span style=mso-spacerun: yes>&nbsp; </span>ajoutent les primes, pay&eacute;es &agrave; travers divers mandats, &agrave; des agents fictifs&nbsp;; c'est-&agrave;-dire, des agents qui ne rel&egrave;vent pas du &laquo;&nbsp;Programme Pluies Provoqu&eacute;es&nbsp;&raquo;. Elles se chiffrent &agrave; 13,9 millions CFA. D&rsquo;o&ugrave; la d&eacute;cision de </span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: Arial><st1:personname w:st=on productid=la Cellule><span style=font-family: Arial>la Cellule</span></st1:personname><span style=font-family: Arial> d&rsquo;Appui aux Structures de Contr&ocirc;le de l&rsquo;Administration(CASCA) de transmettre son rapport d&rsquo;enqu&ecirc;te au P&ocirc;le Economique.<span style=mso-spacerun: yes>&nbsp; </span>Afin que le DAF, principal gestionnaire des fonds, s&rsquo;explique sur leur destination.</span><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt><span style=font-family: Arial><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-size: 10pt>Oumar Babi</span></b></span><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-size: 10pt; font-family: Arial><o:p></o:p></span></b></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt><o:p>&nbsp;</o:p></span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: Arial><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt><o:p>&nbsp;</o:p></span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: Arial><o:p></o:p></span></p>
<p>&nbsp;</p>]]> </content:encoded>
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