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<title>Actualités au Mali en temps réel et info en direct &#45; : Corruption (Lutte contre la)</title>
<link>https://www.maliweb.net/rss/category/corruption-lutte-contre-la</link>
<description>Actualités au Mali en temps réel et info en direct &#45; : Corruption (Lutte contre la)</description>
<dc:language>fr</dc:language>
<dc:rights>Copyright 2002&#45;2026 maliweb.net &#45; All Rights Reserved.</dc:rights>

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<title>Lutte contre l’enrichissement illicite : deux nouveaux membres rejoignent le conseil de l’OCLEI</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/lutte-contre-lenrichissement-illicite-deux-nouveaux-membres-rejoignent-le-conseil-de-loclei-3116689.html</link>
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<description><![CDATA[ Le Lieutenant-colonel de gendarmerie Ousmane Drago et Monsieur Ibrahim Kalilou Sacko, ingénieur en génie civil, ont prêté serment devant la Cour suprême le vendredi 8 mai 2026. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 11 May 2026 15:42:08 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span lang="FR-ML" style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Ils rejoignent l’Office central de Lutte contre l’Enrichissement illicite (OCLEI) en qualité de membres du Conseil pour un mandat de quatre ans.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span lang="FR-ML" style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Lieutenant-colonel de gendarmerie Ousmane Drago et Monsieur Ibrahim Kalilou Sacko, ingénieur en génie civil, rejoignent l’Office central de Lutte contre l’Enrichissement illicite (OCLEI) en qualité de membres du Conseil pour un mandat de quatre ans. L'audience de prestation de serment s'est déroulée devant un collège de magistrats de la Cour suprême, sous la présidence de Monsieur Samba Lamine Koïté, Président de la Section administrative, qui a officiellement renvoyé les nouveaux membres à l’exercice de leurs fonctions.<o:p></o:p></span></p>
<p><img src="https://www.maliweb.net/uploads/images/202605/image_870x_6a01f8956ec40.jpg" alt=""></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span lang="FR-ML" style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">A titre de rappel, le Lieutenant-colonel Ousmane Drago a été désigné par le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, sur proposition de son homologue chargé de la Sécurité et de la Protection civile. Monsieur Ibrahim Kalilou Sacko a, quant à lui, été désigné par le Conseil National du Patronat du Mali (CNPM).<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span lang="FR-ML" style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ces nominations interviennent en application de l’article 8 de l’ordonnance n°2015-032/P-RM du 23 septembre 2015 portant création de l’OCLEI.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span lang="FR-ML" style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Abdrahamane SISSOKO/maliweb.net</strong> <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span lang="FR-ML" style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Lutte contre l’enrichissement illicite : l’OCLEI et l’EMP&#45;ABB signent une convention de partenariat</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/lutte-contre-lenrichissement-illicite-loclei-et-lemp-abb-signent-une-convention-de-partenariat-3116269.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 27 Apr 2026 08:57:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><i style="mso-bidi-font-style: normal;"><span lang="FR-ML" style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans le cadre du renforcement de ses missions, l’Office central de Lutte contre l’Enrichissement illicite (OCLEI) a signé, ce vendredi 26 avril, une convention de partenariat avec l’École de maintien de la paix Alioune Blondin Beye (EMP-ABB). La cérémonie s’est déroulée dans la salle de conférence de l’EMP-ABB, en présence des responsables des deux structures.<o:p></o:p></span></i></b></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span lang="FR-ML" style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La signature de cette convention de partenariat avec l’École de maintien de la paix Alioune Blondin Beye (EMP-ABB) s’inscrit dans le cadre du renforcement des missions de l’OCLEI. Signée par le Dr Modibo Sacko, Président de l’OCLEI, et le Colonel-major Souleymane Sangaré, Directeur de l’EMP-ABB, cet accord vise notamment : - La promotion de la recherche et le renforcement des capacités en matière de bonne gouvernance et de consolidation de l’État de droit ;- Le renforcement de l’intégrité, de la transparence et de l’éthique ; - La prévention et la lutte contre la corruption et l’enrichissement illicite.<o:p></o:p></span></p>
<p><img src="https://www.maliweb.net/uploads/images/202604/image_870x_69ef24ab7e8a8.jpg" alt=""></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span lang="FR-ML" style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans son intervention, le Colonel-major Souleymane Sangaré a salué cette initiative de collaboration interinstitutionnelle. Il a mis en avant l’importance de ce cadre de partenariat pour le partage des connaissances et le renforcement des compétences. À son tour, le Dr Modibo Sacko a exprimé sa satisfaction quant à la disponibilité de l’EMP-ABB à accompagner cette dynamique de coopération, au service de la promotion de la bonne gouvernance au Mali.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span lang="FR-ML" style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au terme de la cérémonie, le président de l’OCLEI a procédé à la signature du livre d’or de l’École de maintien de la paix Alioune Blondin BEYE. Il convient de rappeler que la signature de la convention s’est déroulée en présence des responsables des deux structures.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span lang="FR-ML" style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span lang="FR-ML" style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Abdrahamane SISSOKO/maliweb.net <o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Gestion transparente de l’Etat : Accentuer les efforts en cours</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/gestion-transparente-de-letat-accentuer-les-efforts-en-cours-3115606.html</link>
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<description><![CDATA[ En dépit des avancées en matière de bonne gouvernance, passant notamment par le système de digitalisation de certaines administrations, l’Etat malien écope encore du « peut mieux faire » ]]></description>
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<pubDate>Sat, 11 Apr 2026 23:55:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Mali est très mal classé en matière de transparence dans la gestion des affaires publiques. Ce qui fait bondir certaines organisations de la société civile, dont le Réseau des associations maliennes de lutte contre la corruption et la délinquance financière (RAMLCDF), qui vient d’interpeler le chef de l’Etat, le Général d’Armée Assimi Goïta.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C’est dans un communiqué du 30 mars 2026, que les acteurs majeurs rassemblés au sein du RAMLCDF ont attiré l’attention sur le mauvais classement du Mali par l’ONG Transparency International.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour le président du RAMLCDF, Moussa Ousmane Touré, l’organisation internationale de promotion de la bonne gouvernance a classé le Mali en mauvaise posture, en 2025. « Le Mali a un score de 28 sur 100, se classant 136ème sur 182 pays. …»<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour des acteurs de la société civile, qui suivent cet indice de transparence dans la gestion publique, depuis sa création en décembre 2021, il y a une dégradation continue de la situation du Mali.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">D’autres voix s’élèvent pour relever que depuis 2012, le Mali stagne au plan de la transparence administrative, oscillant entre la 95ème et la 136ème place, et entre la 28ème et la 35ème sur 100. « Après une lueur d’espoir en 2015, où il s’est classé 95ème sur 168 et a obtenu un score de 35, le déclin se confirme à la fois dans le résultat et dans le classement, soit, une baisse de 7 points et de 41 places en dix ans », lit-on dans le communiqué.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette situation s’explique, soulignent les experts, notamment par : «un affaiblissement de l’État de droit et de l’indépendance de la justice ; une corruption perçue comme structurelle et systémique ; une qualité démocratique en recul ; un espace civique sous pression et des mécanismes de contrôle fragilisés.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le document signale aussi « des impacts directs sur les services publics et les populations les plus vulnérables ».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Par ailleurs, les données internationales font également cas d’une «tendance à l’autocratisation, plaçant le Mali parmi les autocraties électorales, avec des risques accrus pour la liberté des médias, la participation citoyenne et la redevabilité publique ».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En clair, les experts en gouvernance estiment que les autorités doivent accentuer les efforts en vue d’améliorer la gestion des finances publiques à travers leur assainissement. Ils recommandent alors que l’Etat renforce l’indépendance de la justice et celle des institutions de contrôle ; de garantir l’accès à l’information publique ; la protection des lanceurs d’alerte ; le renforcement de la transparence des marchés publics et du secteur extractif.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sans oublier la nécessité de préserver l’espace civique et la liberté des médias ; assurer la cohérence entre engagements publics et actions concrètes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En clair, il s’agit d’un véritable appel adressé aux plus hautes autorités à poursuivre les efforts, pour créer les conditions de gestion de plus en plus transparentes des affaires publiques.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Boubou SIDIBE/maliweb.net<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Bilan du pôle national de lutte contre la cybercriminalité en 2025 : 834 procédures en enquête sur 1 338 soit&#45;transmis avec 208 auto&#45;saisines et 1130 plaintes</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/bilan-du-pole-national-de-lutte-contre-la-cybercriminalite-en-2025-834-procedures-en-enquete-sur-1-338-soit-transmis-avec-208-auto-saisines-et-1130-plaintes-3115760.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/bilan-du-pole-national-de-lutte-contre-la-cybercriminalite-en-2025-834-procedures-en-enquete-sur-1-338-soit-transmis-avec-208-auto-saisines-et-1130-plaintes-3115760.html</guid>
<description><![CDATA[ Il est nécessaire de doter la juridiction en technologie indispensable … ]]></description>
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<pubDate>Sat, 11 Apr 2026 20:52:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">A l’instar des autres structures du ministère de la Justice et des Droits de l’Homme, le Pôle national de lutte contre la cybercriminalité sous la conduite du procureur Adama Coulibaly<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>a présenté les activités qu’il a menées au cours de l’année 2025 lors de la cérémonie de remise du rapport annuel des activités des services centraux et des juridictions. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Après la présentation de la structure, ses missions et ses compétentes, le document mentionne les difficultés rencontrées lors de la période sous revue.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">A cet effet, il ressort que le Pôle national de lutte contre la cybercriminalité connaissait des difficultés, dans un contexte de crise mondiale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au rang de ces difficultés, nous pouvons évoquer : l'insuffisance du personnel ; le manque de matériel et de logistique ; le déficit de coopération et de collaboration. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En ce qui concerne la difficulté relative à l’insuffisance du personnel, il est précisé que le Pôle de lutte contre la cybercriminalité est animé par dix magistrats dont trois au parquet et sept au siège. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sur les sept magistrats du siège, quatre ont une fonction cumulative avec le Tribunal de grande instance de la Commune IV du district de Bamako. Ces magistrats sont assistés dans leurs tâches respectives par dix greffiers et secrétaires de greffes et parquet.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Par ailleurs, l'effectif de la Brigade spéciale du Pôle de lutte contre la cybercriminalité est très insuffisant. A ce jour, il y a 24 militaires soit 16 officiers de police judiciaire et 8 agents de police judiciaire pour animer la brigade.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">S’agissant du manque de matériel et de logistique, le Pôle de lutte contre la cybercriminalité est une juridiction répressive dont l'environnement de travail est essentiellement le numérique et les Ntic. Dès lors, il est nécessaire de doter la juridiction en technologie indispensable pour pouvoir mener des enquêtes dignes de ce nom. Le Pôle fait de l'investigation numérique avec les moyens de droit commun. A ce jour, aucune application, ni logiciel n'est à la disposition du pôle pour l'exécution de ses missions.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cet état de fait explique beaucoup le chiffre d'environ 834 procédures en enquête sur 1338 soit-transmis (soit 208 auto-saisines et 1130 plaintes).<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il est à signaler également à ce niveau que, le manque de véhicules d'intervention et de déferrement pour la Brigade de lutte contre la cybercriminalité de nature à pouvoir opérer efficacement sur l'étendue du territoire. En outre, il faut noter la méconnaissance du pôle et des textes applicables par la population de manière générale et spécifiquement par les acteurs judiciaires et les justiciables. Ce qui peut parfois être à l'origine de certaines récriminations et déficit de collaboration.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Quant au déficit de coopération et de collaboration, il faut noter que la loi donne au Procureur du Pôle national de lutte contre la cybercriminalité une compétence exclusive pour les infractions prévues aux points 1 à 7 de l'article 609 bis de la loi n°2022-058 du 22 décembre 2022, portant modification du Code de procédure pénale. Il est saisi par dénonciation ou plainte de tout organisme public ou privé ou de toute personne physique ou morale dans les formes prévues par le Code de procédure pénale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Procureur de la République chargé du Pôle national de Lutte contre la Cybercriminalité est destinataire des rapports à connotation pénale de tout organisme spécifiquement désigné par la loi etc.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette prescription concerne des Autorités administratives indépendantes comme l'APDP, la Hac, l'AMRTP etc. Celles-ci méconnaissent, en général, les dispositions légales, faisant du procureur du Pôle national de lutte contre la cybercriminalité le destinataire de leurs rapports. Chose qui impacte l'efficacité de la lutte contre la délinquance sur le cyberespace.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Toutefois, peut-on lire dans le document, il y a lieu de signaler une certaine amélioration au cours de cette année 2025 dans la collaboration entre le Pôle et les Autorités sectorielles, notamment des activités organisées conjointement avec la Hac, l'APDP (à savoir des conférences et panels pour sensibiliser les acteurs concernés et la population) et plusieurs opérations d'envergure avec l'AMRTP, notamment des interpellations relatives à la possession d'équipements de télécommunications destinés à la vente en violation de la Loi, ou à la vente par des revendeurs de cartes SIM préenregistrées en violation de la loi<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En outre, mentionne le document, l'une des difficultés majeures est le non-respect, par les juridictions de droit commun, des dispositions du Code de procédure pénale relatives à la répartition des compétences. Cet état de fait récurrent conduit jusqu'à présent certaines juridictions à continuer de recevoir des procédures de la compétence du Pôle en violation de la loi. Cette situation remet en cause, de manière globale, la politique pénale et les actions subséquentes. Il y a donc lieu que des mesures soient prises pour y remédier.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En termes de perspectives, il ressort du document que le Pôle national de lutte contre la cybercriminalité, après quelques années d'existence et d'exercice, a encore besoin d'être vulgarisé. Cette démarche qui est en cours se fera auprès des organismes qui interviennent dans le domaine (les Autorités administratives indépendantes), justiciables voire des professionnels du droit que sont les magistrats et les auxiliaires de justice. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En cela, la formation continue des acteurs magistrats, greffiers et enquêteurs est nécessaire de même que la dissémination de la notion de cybercriminalité, de ses dangers et des bonnes pratiques auprès des populations sont des impératifs<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Malgré les résultats engrangés, le Pôle national de lutte contre la cybercriminalité requiert, pour plus d'efficacité et d'efficience, des moyens humains, matériels et logistiques, etc.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il y a une nécessité absolue de renforcement des effectifs en personnel magistrats, greffiers, enquêteurs. Des formations spécifiques en matière de cybercriminalité, d'enquêtes numériques et téléphoniques sont nécessaires.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La mise en place du staff d'assistants spécialisés qui est plus de nécessaire permettra sans aucun doute de donner une plus grande efficacité au Pôle et à la lutte contre la cybercriminalité ainsi que le renforcement de ses capacités opérationnelles ne pourra qu'accroître son efficacité<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Et d’ajouter qu’il y a lieu, en tenant compte des mutations irréversibles de l'environnement mondial et des dangers qui s'y attachent, de prendre conscience des enjeux du numérique. Dès lors, il s'impose de doter le Pôle de lutte contre la cybercriminalité d'un local propre à lui, conforme aux exigences et normes dignes et en phase avec les réalités d'un monde désormais numérisé. Enfin, conclut le document, il est impératif de doter le Pôle en logiciels et matériel informatique, en bibliothèque et en salle de visioconférence qui sont des perspectives de nature à garantir plus de résultats.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Boubacar Païtao<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Entrave à la gouvernance vertueuse : Refus de déclarer les biens ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/entrave-a-la-gouvernance-vertueuse-refus-de-declarer-les-biens-3115599.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/entrave-a-la-gouvernance-vertueuse-refus-de-declarer-les-biens-3115599.html</guid>
<description><![CDATA[ La Transition se veut une phase de gouvernance vertueuse. Elle doit enregistrer plus de déclaration de biens. Cela ne semble pas être le cas. ]]></description>
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<pubDate>Tue, 07 Apr 2026 08:12:49 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Si le pilier central de la « gouvernance vertueuse » est la transparence dans la gestion publique, celle-ci impose l’obligation de déclaration du patrimoine à la charge de certains agents publics. Surtout que la vertu dans la gouvernance oblige au strict respect de la loi.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En effet, le renouveau malien, appelé de tous les vœux, doit interpeler les hauts cadres de l’Etat, assujettis à l’obligation de transparence, donc à la déclaration du patrimoine, à se conformer aux dispositions législatives relatives au respect du bien public.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C’est dans ce sens que se situe le combat du Réseau des associations maliennes se lutte contre la délinquance financière (RAMMLCDF).<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>C’est ainsi que, par une correspondance datée du 30 mars dernier, ce Réseau a presque dénoncé une certaine réticence des cadres concernés à déclarer leurs biens, comme l’exige la loi.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Aussi le RAMLCDF a-t-il saisi le président de la Transition, par courrier, pour qu’il «Invite les nouveaux Ministres, Secrétaires Permanents, Commissaires, Présidents par intérim, DG, PDG, PCA, DFM, des secrétaires généraux à l’observation des dispositions légales et réglementaires relatives à la déclaration de biens ».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour plusieurs cadres de la société civile, dont le président du RAMLCDF, Moussa Ousmaane Touré, « les périodes au cours desquelles la déclaration de biens doit se faire, sont fixées par les dispositions des articles 37 et 57, 56,79 et 102, 10 et 12, 10 respectivement des Constitutions du 25 février 1992 et 22 juillet 2023 en vigueur, de la Loi n°2014-015 du 27 mai 2014 et de la Charte de la Transition en vigueur ».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>D’autres voix s’élèvent pour relever que le chef de l’Etat s’est engagé à respecter et faire respecter ces textes. Donc, il doit user de toute son influence pour que ce principe de transparence soit observé à la lettre, dans l’esprit de la gouvernance vertueuse promise. Sans oublier que le changement de cap, prôné par la Transition, doit être une réalité et non un simple discours.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">« Il ressort de ces dispositions que la déclaration de biens se fait en trois périodes :<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">-<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>à l’entrée en fonction ou de mandat ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">-<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>l’actualisation ou le renouvellement annuel ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">-<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>à la fin de la fonction ou du mandat », a précisé le RAMLCDF dans sa correspondance adressée au président de la Transition. Avant de relever : «Cependant, les nouveaux ministres de l’Administration Territoriale et de la Décentralisation ; de la Refondation de l’Etat, chargé des Relations avec les Institutions ; de l’Energie et de l’Eau<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>et de l’Agriculture ; les nouveaux secrétaires permanents de la stratégie nationale de lutte contre la corruption, de l’initiative pour la transparence dans les industries extractives, du contenu local et du conseil de sécurité nationale; les nouveaux commissaires chargé des mines et au développement institutionnel ;<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>les nouveaux présidents par intérim de la Cour Suprême et de la Section des Comptes de la Cour Suprême ; les nouveaux DG du Contentieux de l’Etat, de l’ORTM, de l’Office du Niger, de l’Agence pour la Promotion des Investissements, des Douanes, des Impôts, du Trésor, de l’INPS, de la CMDT et de la COMATEX ; les nouveaux DFM au ministère des Affaires étrangères et de la coopération internationale, au ministère de l’urbanisme de l’habitat des domaines de l’aménagement du territoire et de la population, au ministère de l’élevage et de la pêche ; au ministère des affaires religieuses, du culte et des coutumes, à l’OCLEI,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>le nouveau DG de l’Office Malien des Produits Pétroliers; les nouveaux PCA de la SOTELMA et de l’INPS ; les nouveaux secrétaires généraux du ministère de la promotion de la femme de l’enfant et de la famille, du ministère des affaires étrangères et de la coopération internationale ne se seraient pas encore pliés à cette formalité ». Alors même que, poursuit le courrier, la loi n°2014-015 du 27 mai 2014 portant prévention et répression de l’enrichissement illicite prévoit des sanctions. Et dire que ces textes en prescrivent que « le refus de s’exécuter, dans le délai imparti, sera sanctionné, de la révocation ou de la déchéance immédiate de l’agent incriminé par l’autorité de nomination ou d’investiture. ». D’où des interrogations sur cette réticence ou ce refus de se conformer à ces prescriptions légales de déclaration de patrimoines. Et pour des sanctions ne sont-elles pas prises, pour inciter à instaurer cette culture de redevabilité et de respect du<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>bien public ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Par conséquent, souligne le RAMLCDF, « il est opportun, en ce qui concerne les nouveaux ministres de constater la violation des dispositions sus-rappelées si ces hauts cadres de ministères ne se sont pas conformés à ces dispositions et prononcer leur déchéance.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En définitive, à travers cette correspondance adressée au chef de l’Etat, les associations engagées dans la lutte contre la corruption et la délinquance financière tentent de mettre la pression sur les hautes autorités, pour l’observance stricte de la loi protégeant les ressources de l’Etat. Et, dans la même veine, l’Office central de lutte contre l’enrichissement illicite (OCLEI) est interpellé.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette structure, dont les agents sont les mieux payés de la République, fait-elle preuve de laxisme ou de complaisance par rapport à cette tendance à l’opacité dans la gestion des affaires publiques ? Vivement que les plus hautes autorités sifflent la fin de ce laisser-aller, en vue de donner un coup d’accélérateur à la lutte contre l’enrichissement illicite. Car l’obligation à déclarer ses biens dissuade les velléités prédatrices au détriment des ressources de l’Etat<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Et il ne faut pas oublier que la « refondation » désirée doit avoir pour crédo le respect du bien public.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Et l’exemple doit être donné par les hauts dirigeants du pays !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Boubou SIDIBE/maliweb.net<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Bilan 2025 de l&amp;apos;ARGASC : 3,6 milliards F CFA reversés dans la lutte contre la corruption</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/bilan-2025-de-largasc-36-milliards-f-cfa-reverses-dans-la-lutte-contre-la-corruption-3115526.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 04 Apr 2026 02:18:56 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'Agence de recouvrement et de gestion des avoirs saisis ou confisqués (ARGASC)dirigée par Oumar Traoré a présenté son rapport d'activités 2025, soulignant une contribution majeure de 3,6 milliards de F CFA au compte spécial de lutte contre la corruption et la délinquance économique, tout en détaillant ses avancées en matière de recouvrement et de gestion des biens confisqués.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Lors de la cérémonie de remise du rapport d'activités 2025 des services centraux du ministère de la Justice et des Droits de l'Homme le 30 mars dernier, l'ARGASC a exposé les principales actions menées au cours de l'année écoulée.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sur le plan opérationnel, l'Agence a mis en place des organes de gestion pleinement fonctionnels, notamment le conseil d'administration, la direction générale et le comité de gestion.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Parallèlement, le processus de digitalisation des services est en cours, avec l'acquisition de logiciels de paie, de gestion des ressources humaines et des courriers, la conception d'un mécanisme de gestion d'entrepôt, la création d'une base de données des avoirs saisis ou confisqués et la mise en ligne d'un site web. La formation du personnel à l'utilisation de ces outils est actuellement en cours.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Concernant le recouvrement des avoirs, l'Agence a collecté les décisions définitives du Tribunal d'instance de Kéniéba portant sur la confiscation de 137,90 g d'or, quatre pelleteuses et cinq véhicules pick-up. Des dispositions sont en cours pour déterminer la dévolution de ces biens.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans le cadre de l'exécution des condamnations pécuniaires prévues par le Pnef, l'ARGASC a contribué à l'approvisionnement du compte spécial de lutte contre la corruption et la délinquance économique et financière, dont le solde dépasse aujourd'hui 3,6 milliards de F CFA.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour la gestion des biens, cinq biens immobiliers sont actuellement sous la responsabilité de l'Agence, dont un hôtel 4 étoiles, des immeubles en location et un bâtiment en chantier. L'exploitation des scellés du Pôle judiciaire spécialisé est en cours afin d'identifier d'autres biens saisis et de suivre leur gestion avant confiscation éventuelle.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'Agence assure également le suivi de plus de 42 biens saisis au Tribunal d'instance de Kéniéba, comprenant 32 pelleteuses, six véhicules pick-up, des groupes électrogènes et d'autres biens.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Parmi les défis, l'appropriation des mécanismes de recouvrement par les magistrats et officiers de police judiciaire reste prioritaire.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour 2026, l'ARGASC prévoit de poursuivre la sensibilisation des acteurs judiciaires, de désencombrer les juridictions et de finaliser une stratégie de gestion participative et inclusive des scellés.<span style="mso-spacerun: yes;">                                </span></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Boubacar Païtao</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong></strong></span></p>
<p class="MsoNormal"></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le pôle national économique et financier en 2025 : Une juridiction spécialisée qui s&amp;apos;impose au cœur de la lutte contre la corruption</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/le-pole-national-economique-et-financier-en-2025-une-juridiction-specialisee-qui-simpose-au-coeur-de-la-lutte-contre-la-corruption-3115525.html</link>
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<description><![CDATA[ Plus de 263 milliards de F CFA recouvrés, 19 cas de blanchiment, 26 dossiers d&#039;atteintes aux biens publics et 4 affaires de corruption ]]></description>
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<pubDate>Sat, 04 Apr 2026 02:04:02 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Depuis son opérationnalisation en 2023, le Pôle national économique et financier (Pnef) dont le Procureur est Mohamedine Ag Houssa s'affirme comme l'un des principaux leviers judiciaires dans la lutte contre la corruption, la délinquance financière et les atteintes aux biens publics au Mali. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">vec des centaines d'enquêtes ouvertes, des dizaines de jugements rendus et plus de 263 milliards de F CFA recouvrés en 2025, la structure affiche désormais un bilan chiffré qui illustre l'ampleur de son action.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Une juridiction créée pour centraliser la lutte contre la délinquance financière<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Institué par la loi n°2021-051 du 29 septembre 2021, le Pôle national économique et financier est rattaché au Tribunal de grande instance de la Commune III du district de Bamako. Comme les autres juridictions spécialisées, il trouve son fondement dans le Code de procédure pénale, notamment à l'article 881 et suivants.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Après la mutation des magistrats entérinée par les décrets n°2023-0341/PT-RM et n°2023-0342/PT-RM du 8 juin 2023, le Pôle est devenu pleinement opérationnel, avec une compétence territoriale nationale et exclusive pour traiter les infractions économiques et financières listées par la loi.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Certaines exceptions demeurent toutefois : matières couvertes par le Code des douanes, le Code général des impôts, dossiers impliquant le président de la République, les ministres, les magistrats (instruction à la Cour suprême) ou encore les mineurs.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Une organisation structurée pour un traitement intensif des dossiers<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La juridiction repose sur plusieurs entités spécialisées :<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Parquet : un procureur de la République et cinq substituts. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Brigade d'investigations spécialisées : un chef de brigade et 60 enquêteurs issus de la police et de la gendarmerie (arrêté n°2024-1217/MJDH-SG du 10 mai 2024). <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Siège : une présidente, trois juges au siège et dix juges d'instruction spécialisés. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Greffe : 16 agents. <o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Personnel d'appui : 19 agents de sécurité, un chauffeur, une assistante d'administration et un comptable-matière. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Assistants spécialisés : aucun. <o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Malgré un personnel limité, l'activité enregistrée est particulièrement dense. En 2025, la brigade a transmis 147 procès-verbaux au parquet, contre 103 l'année précédente, auxquels s'ajoutent 15 PV émis sur réquisition de juges d'instruction.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au total, 404 enquêtes ont été ouvertes par le parquet jusqu'au 31 décembre 2025, sans compter une centaine supplémentaire depuis janvier 2026.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Des centaines d'enquêtes et des dossiers lourds<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour renforcer ses investigations, la brigade a émis 181 actes de coopération et réquisitions, sollicitant régulièrement la Centif, l'Oclei, les domaines, les services fiscaux et d'autres entités spécialisées.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les cabinets d'instruction ont été saisis de 127 dossiers. Ils ont clôturé 148 dossiers répartis comme suit :<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- 30 ordonnances de transmission au parquet général et mises en accusation <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- 66 ordonnances de renvoi en police correctionnelle <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- 28 ordonnances de non-lieu <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- 24 ordonnances diverses (refus d'informer, extinction de l'action publique, incompétence, etc.) <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans ces dossiers, on dénombre notamment 19 cas de blanchiment, 26 dossiers d'atteintes aux biens publics et 4 affaires de corruption.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Un rythme judiciaire soutenu<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La Chambre correctionnelle spécialisée a tenu 41 audiences au cours de l'année 2025, pour 108 dossiers enrôlés, contre 60 l'année précédente.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Elle a rendu 119 jugements en 2025, contre 69 en 2024. La quasi-totalité des jugements étaient rédigés à la fin de l'année.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le taux de traitement des dossiers atteint 110,18 % en 2025, contre 115 % en 2024, en raison de l'augmentation massive des saisines.La Chambre criminelle, quant à elle, a siégé durant près d'un mois et demi en 2025, rendant deux jugements ADD sur six dossiers, avant de prononcer un autre jugement le 27 mars 2026.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Plus de 263 milliards de F CFA recouvrés<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'un des indicateurs les plus significatifs reste le montant des recouvrements réalisés grâce aux actions du Pôle : 263 756 783 667 F CFA ont été récupérés en 2025, directement ou indirectement. Une contribution majeure au Trésor public dans un contexte marqué par la lutte contre la délinquance financière.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Fidèle à sa mission de contrôle, le Pôle a également effectué trois visites de maisons d'arrêt et conduit plusieurs transports judiciaires (Sikasso, Bougouni, Kéniéba, Ségou, Koulikoro…)<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Défis et perspectives<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Malgré ces résultats, plusieurs défis persistent :<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- Obtention d'un siège adapté aux besoins de la juridiction ; <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- Renforcement du personnel, notamment au siège ; <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- Spécialisation accrue des acteurs ; <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- Relecture des textes relatifs à la médiation pénale, à l'organisation et au fonctionnement du Pôle ; <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- Formation continue pour faire face à la complexité croissante des dossiers financiers.<span style="mso-spacerun: yes;">                </span></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"></span></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong><span style="mso-spacerun: yes;">  </span>El Hadj A.B. HAIDARA</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Justice – Corruption et Délinquance financière : Le lourd héritage du régime IBK</title>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 30 Mar 2026 03:14:57 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Aube</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C’est un séisme judiciaire qui a secoué le Mali ces derniers mois. En l’espace de quelques semaines, la Cour d’assises spéciale de Bamako et la chambre criminelle du pôle national économique et financier ont vidé deux des dossiers les plus emblématiques de la gouvernance sous l’ancien président Ibrahim Boubacar Keïta (IBK). <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Entre l’affaire «Paramount-Embraer» et celle de l’acquisition controversée de l’avion présidentiel, le verdict est sans appel : l’État, sous la conduite des autorités de transition, affiche une intransigeance inédite dans la traque de certains anciens dignitaires accusés de dilapidation des deniers publics.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Trois mois après l’ouverture des débats du procès de<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>l’affaire «Paramount-Embraer», le verdict est tombé le 27 mars 2026. L’ancien Premier ministre Boubou Cissé a été condamné à vingt ans de réclusion criminelle. La même peine a été infligée à Tiéman Hubert Coulibaly (ex-ministre de la défense), Mamadou Igor Diarra (ancien ministre de l’Économie) et Babaly Bah (ex-directeur de la Banque Malienne de Solidarité, BMS) et<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Mamadou Lamine Diakité. Ils ont été reconnu coupable<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>des faits de faux<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>usage de faux, atteintes aux deniers publics. Tous, résidant actuellement en exil, ont été jugés par contumace. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les juges ont également reconnu coupable de complicité Tiéna Coulibaly, autre ancien ministre de l’Économie, ainsi que plusieurs hauts gradés des Forces Armées Maliennes (FAMa), dont le gal Bemba Moussa Keita, gal<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Souleymane Bamba, gal Moustapha Drabo,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Colonel Major Abdoul Wahab Touré, Abou Berthé, écopent de 7<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>de prison chacun.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>En revanche, Mamadou Nampala Traore, Nouhoum Dabitao, Bougadaly Bah, Mamourou Togo, Mahamane Touré, Aminata Doho et Mahamadou Kiné, ont été déclarées non coupables. Par conséquent, ont été acquittés des accusations de complicité de faux, usage de faux, d’atteintes aux deniers publics et de blanchiment de capitaux.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Par ailleurs, les accusés Boubou Cissé, Tiéman Hubert Coulibaly, Mamadou dit Igor Diarra, Tiena Coulibaly, Babaly Bah, Mamadou lamine Diakité, Bemba Moussa Keita, Souleymane Bamba, Abdoul Wahab Touré, Moustapha<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Drabo, Abou Berthé, ont été condamnés solidairement à payer la somme de 3, 747 milliards Fcfa (indiqués comme le<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>montant non justifié sur les 11 milliards) et 2 milliards Fcfa de dommages et intéret. Apres ce verdict, les condamnés disposent du droit de recours. De ce fait, ils peuvent attaquer cette décision devant la cour suprême. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Des faits remontant à 2015</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’affaire trouve son origine dans la Loi d’orientation et de programmation militaire (LOPM) de 2015. Face à la dégradation de la situation sécuritaire, l’État malien signe un contrat d’environ 60 millions de dollars avec les sociétés sud-africaine Paramount et brésilienne Embraer. L’accord portait sur l’achat de véhicules blindés, de pièces détachées et la remise en état de deux appareils de l’armée de l’air.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Très vite, des soupçons de surfacturation, d’irrégularités dans les procédures d’attribution et de détournements via la BMS émergent. Boubou Cissé, nommé à la tête du ministère de l’Économie et des Finances en 2016, hérite du dossier. Après le coup d’État de 2020, les audits commandités par les nouvelles autorités mettent au jour des «irrégularités majeures», ouvrant la voie à des mandats d’arrêt internationaux émis en juillet 2022.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À l’audience, le ministère public avait requis la perpétuité contre les principaux accusés en exil. Si les peines prononcées sont lourdes, elles marquent surtout une rupture : pour la première fois, un ancien chef du gouvernement est condamné à une peine aussi sévère pour des faits de corruption.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Affaire de l’avion présidentiel : 10 ans ferme pour l’ex-ministre Fily Sissoko</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le 8 juillet 2025, la Cour d’assises spéciale de Bamako avait mis un point final à un autre volet sensible : l’achat opaque du Boeing 737 présidentiel et d’équipements militaires connexes. Après huit semaines de procès, le jugement a frappé l’ancienne ministre de l’Économie et des Finances, Bouaré Fily Sissoko, condamnée à 10 ans de prison ferme et 500 000 FCFA d’amende pour «faux et atteinte aux biens publics».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Son coaccusé, Nouhoum Dabitao, écope de 7 ans de prison, 300 000 FCFA d’amende, et devra verser 2 milliards de FCFA de dommages et intérêts à l’État. En revanche, Mahamadou Camara et Moustapha Drabo ont été acquittés et libérés.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mais c’est le sort réservé aux absents qui frappe le plus. Sidi Mohamed Kagnassy, Nouhoum Kouma, Amadou Kouma, Soumaila Diaby et Moustapha Ben Barka ont été condamnés par contumace à la prison à perpétuité pour corruption et favoritisme.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Un achat sous pression et des remboursements colossaux</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce dossier, qui date de 2014, avait provoqué un véritable scandale politico-financier. L’acquisition de gré à gré du Boeing 737 et d’équipements militaires, pour un montant de plus de 20 milliards de FCFA, s’était faite sans inscription budgétaire initiale, entraînant un gel des aides du Fonds Monétaire International (FMI) à l’époque.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Outre les peines d’emprisonnement, la Cour a ordonné des remboursements massifs. Plusieurs accusés ont été déclarés solidairement responsables et devront restituer à l’État malien plus de 42 milliards de FCFA. Fily Sissoko, Ben Barka et d’autres devront s’acquitter de tranches successives de 3, 8, 26 et 3 milliards de FCFA.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Une volonté politique affirmée</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La concomitance de ces deux verdicts - à trois mois d’intervalle - envoie un signal puissant. L’exécutif de transition, dirigé par le Général Assimi Goïta, transforme en actes judiciaires ses déclarations de principe.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">«La lutte contre la délinquance économique et financière, la corruption et l’impunité n’est pas une option, elle s’impose comme un devoir. […] Nul n’est au-dessus de la loi, et l’argent indûment soustrait à la nation doit obligatoirement revenir à la nation», avait prévenu le chef de l’État dans son discours du 31 décembre 2024.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Avec des peines allant jusqu’à la perpétuité par contumace et des réparations financières qui se chiffrent en dizaines de milliards de francs CFA, la justice malienne semble avoir pris le contrepied des années d’impunité souvent dénoncées sous l’ère IBK.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour les observateurs, si ces procès illustrent la fermeté des nouvelles autorités, ils posent aussi la question de l’effectivité des peines pour les principaux condamnés vivant à l’étranger. Des mandats d’arrêt internationaux ont été émis, mais leur exécution dépendra désormais de la coopération judiciaire avec les pays d’accueil des exilés.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans l’immédiat, pour les Maliens qui ont suivi ces audiences publiques, c’est le sentiment que «le droit a prévalu», selon les termes du parquet, qui domine. Reste à savoir si ces condamnations historiques marquent le début d’une ère d’assainissement durable des finances publiques ou si elles resteront un symbole fort mais isolé dans la quête de justice transitionnelle.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>M. SANOGO</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Cérémonie de Clôture du Projet de Lutte Contre la Corruption et pour la Bonne Gestion des Finances Publiques « PROLAC&#45;GFP »</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/ceremonie-de-cloture-du-projet-de-lutte-contre-la-corruption-et-pour-la-bonne-gestion-des-finances-publiques-prolac-gfp-3114153.html</link>
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<description><![CDATA[ Le lundi 16 février 2026, l&#039;hôtel de l&#039;Amitié a accueilli la cérémonie de clôture du Projet de Lutte Contre la Corruption et pour la Bonne Gestion des Finances Publiques, connu sous le nom de PROLAC-GFP. ]]></description>
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<pubDate>Wed, 18 Feb 2026 08:04:04 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’événement s'est déroulé en présence de plusieurs<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>personnalités, dont Svenja BODE, Représentante Résidente de la Fondation Friedrich Ebert Stiftung (FES), Sidy Dagnoko, Représentant du Centre d'Études et de Réflexion au Mali (CERME), ainsi qu'Olivier Lefay, Représentant de l'Union Européenne.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Démarré en mars 2023 pour une durée de 36 mois, le PROLAC-GFP est financé par l'Union Européenne et réalisé par le CERME et la FES au Mali, avec des activités exécutées à Bamako et à Ségou. Ledit<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>projet vise à enrichir et à améliorer les mécanismes de gestion participative des finances publiques et à lutter contre la corruption. Ses cibles incluaient les élèves, les élèves fonctionnaires, les étudiants, les jeunes de la société civile, les femmes, les experts, les acteurs institutionnels, des artistes bref<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>le grand public, afin de faire d'eux des acteurs actifs dans la lutte contre la corruption et dans la promotion d'une bonne gestion des finances publiques.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Selon la Représentante Résidente de la FES, Svenja BODE, ce projet vise à faire de la société un levier pour combattre la corruption en dotant les participants des connaissances et compétences nécessaires pour analyser et s'engager réellement contre ce phénomène. Et pour elle, cette rencontre de clôture n'est pas une fin, mais plutôt le début d'une continuité dans les réflexions et une réaffirmation des engagements pour l'avenir. Comme elle la expliqué, le<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>projet a été conçu non pas comme une intervention ponctuelle, mais comme un investissement stratégique dans le capital civique et démographique. « Ce projet a permis de semer des graines de conscience, contribuant à former des citoyens plus informés, sensibles aux enjeux de transparence et de redevabilité, capables d'adopter des pratiques plus exigeantes et responsables à leur échelle. », a –t-elle déclaré lors de la clôture.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Concernant le bilan, le projet a atteint des résultats positifs, incluant la tenue de formations destinées à 1500 étudiants, la création d'un module pluridisciplinaire sur les mécanismes de lutte contre la corruption, élaboré en synergie avec les acteurs de l'école, ainsi que le renforcement des compétences des membres de la société en plus de<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>la réalisation d' autres actions contre la corruption.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Joignant ses propos à ceux de la représentante de la FES, Sidy Dagnoko,<span style="mso-spacerun: yes;">   </span>le représentant du CERME a invité à<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>soutenir cette dynamique, notant que le phénomène de la corruption est structurel, entravant ainsi tout développement.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: Calibri; mso-fareast-theme-font: minor-latin; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: EN-US; mso-bidi-language: AR-SA;">Khadydiatou SANOGO/maliweb.net</span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mohamed Saïdou Sène, membre de l’OCLEI, sur la lutte contre la corruption : « La jeunesse est une force de transformation, un levier de changement… »</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/mohamed-saidou-sene-membre-de-loclei-sur-la-lutte-contre-la-corruption-la-jeunesse-est-une-force-de-transformation-un-levier-de-changement-3114080.html</link>
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<description><![CDATA[ Lors de la cérémonie de lancement de la 10e édition de la Semaine de la Jeunesse contre la Corruption, le représentant de l’Office Central de Lutte contre l’Enrichissement Illicite (OCLEI), Mohamed Saïdou Sène dans son intervention a souligné la place prépondérante de la jeunesse pour la cause de la lutte contre la corruption. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 16 Feb 2026 08:36:45 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Sursaut</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Pour lui, elle n’est pas seulement une cible de sensibilisation, mais aussi une force de transformation, un levier de changement et un acteur central de la prévention.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Président de la Transition, le Général d’armée Assimi Goïta, a mis la jeunesse en première ligne de ses grands chantiers. « Je suis jeune au même titre que vous. Et si j’échoue, c’est toute la jeunesse malienne qui aura échoué » a-t-il déjà clamé. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Par ailleurs, dans le cadre de la lutte contre la corruption, que ce soit le Ministère de la Justice ou encore les Organisations nationales ou internationales qui combattent ce fléau, ils ont tous mis<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>les jeunes au cœur des actions pour lutter efficacement contre ce fléau. C’est ce que le représentant de l’OCLEI, le Magistrat Mohamed Saïdou Sène a fait part dans son intervention lors de la cérémonie d’ouverture des activités de la 10e édition de la Semaine de la Jeunesse contre la Corruption. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Selon lui, la corruption n’est pas une abstraction. Qu’elle prive les jeunes d’opportunités, affaiblit la confiance dans les institutions et compromet l’avenir collectif. En outre, qu’elle nourrit les inégalités et fragilise la cohésion sociale. « Face à ce fléau, la jeunesse n’est pas seulement une cible de sensibilisation. Elle est une force de transformation, un levier de changement, un acteur central de la prévention. La lutte contre la corruption ne peut être l’affaire des seules institutions.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Elle est un combat citoyen quotidien, qui commence par les comportements individuels, les choix éthiques et le refus de la banalisation des pratiques déviantes » a-t-il fait savoir.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il poursuit qu’en février 2025, l’OCLEI a lancé le Réseau des Clubs Honnêteté, Intégrité et Conseil (CHIC), qui est en droite ligne des orientations du Président de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goïta. Qui a fait de la prévention un pilier majeur de la lutte contre la corruption.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">« Ce réseau regroupe des jeunes autour d’une approche d’éducation par les pairs, visant à promouvoir l’honnêteté, l’intégrité, le respect du bien public et le rejet de la corruption et de l’enrichissement illicite sous toutes leurs formes. À travers des activités éducatives, culturelles, sportives et de sensibilisation, l’initiative CHIC s’inscrit pleinement dans la vision du Malikura, en contribuant à l’ancrage durable des valeurs morales et civiques chez la jeunesse » a précisé M. Sène. Qui traduit par cette intervention, les attentes fortes de l’OCLE sur l’apport des jeunes dans la réussite de sa mission.<span style="mso-spacerun: yes;">   </span></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Mariam Sissoko</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Chronique :  Corruption, quand tu nous tiens !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/chronique-corruption-quand-tu-nous-tiens-3114060.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/chronique-corruption-quand-tu-nous-tiens-3114060.html</guid>
<description><![CDATA[ Il est des poisons qui ne tuent pas d’un coup, mais qui rongent lentement les fondations d’une nation. ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/uploads/images/202602/image_870x580_6991cec771f1b.jpg" length="62184" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 16 Feb 2026 03:08:42 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Aube</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal; background: white;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: #1d1d1d; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-weight: bold;">Au Mali, la petite corruption est devenue ce poison invisible, omniprésent, banalisé. Elle ne se manifeste pas par des scandales spectaculaires de milliards détournés, mais par ces gestes quotidiens, ces billets glissés discrètement pour accélérer un dossier, obtenir un service ou contourner une file d’attente. C’est une corruption de proximité, insidieuse, qui touche directement le citoyen dans son rapport à l’État et qui détruit, à petit feu, la confiance collective.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal; background: white;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: #1d1d1d; mso-fareast-language: FR;">Dans les bureaux de l’administration, il est devenu presque normal de devoir «motiver» une secrétaire avec 10.000 francs pour qu’un dossier avance, ou de débourser 5000 francs pour qu’un papier soit traité dans des délais raisonnables. Ce qui devrait être un droit - l’accès aux services publics - se transforme en marchandage humiliant. Le citoyen n’est plus considéré comme un usager, mais comme une proie dont on peut soutirer quelques billets. Cette pratique, répétée à l’infini, mine la dignité nationale. Elle installe l’idée que l’État n’est pas au service du </span><span lang="EN-US" style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: #1d1d1d; mso-ansi-language: EN-US; mso-fareast-language: FR;">citoyen,</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: #1d1d1d; mso-fareast-language: FR;"> mais au service de ceux qui savent payer.  <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal; background: white;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: #1d1d1d; mso-fareast-language: FR;">La crise des hydrocarbures a révélé, de manière brutale, la face hideuse de cette corruption ordinaire. Au moment où le pays souffrait d’une pénurie dramatique, où les citoyens faisaient la queue pendant des heures pour obtenir quelques litres de carburant, certains pompistes exigeaient 7500 francs pour servir un client. Les masques sont tombés : ceux qui devraient être au service de la collectivité se sont transformés en prédateurs, profitant de la détresse pour se «sucrer» sur le dos du </span><span lang="EN-US" style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: #1d1d1d; mso-ansi-language: EN-US; mso-fareast-language: FR;">contribuable</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: #1d1d1d; mso-fareast-language: FR;">. Ce n’était plus seulement de la petite corruption, mais une véritable vampirisation sociale, une manière de sucer le sang des contribuables et des consommateurs.  <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal; background: white;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: #1d1d1d; mso-fareast-language: FR;">Le plus grave est que cette corruption est devenue passive et généralisée. Passive, parce qu’elle ne choque plus personne : on la subit, on la pratique parfois, on la raconte comme une anecdote. Généralisée, parce qu’elle touche tous les secteurs : administration, santé, éducation, énergie, transport. Elle est partout, comme une poussière qui s’infiltre dans chaque recoin de la vie publique. Et elle est anti-national, car elle détruit le lien de confiance entre l’État et ses citoyens, elle affaiblit la cohésion sociale et elle sabote les efforts de développement.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal; background: white;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: #1d1d1d; mso-fareast-language: FR;">Les autorités ne sont pas restées muettes face à ce fléau. Des mesures ont été annoncées, des campagnes de sensibilisation ont été lancées, des affiches ont été placardées dans les bureaux pour rappeler que «la corruption est un crime». Mais ces mesures sont restées au stade de l’affichage. Dans la réalité, rien n’a changé. Les pratiques continuent, les billets circulent, les citoyens paient. L’écart entre le discours officiel et la réalité quotidienne est abyssal. Cette hypocrisie institutionnelle est elle-même une forme de corruption : on affiche la transparence, mais on laisse prospérer l’opacité.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal; background: white;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: #1d1d1d; mso-fareast-language: FR;">La petite corruption est d’autant plus dangereuse qu’elle nourrit la grande corruption. Elle crée une culture de l’impunité, une habitude de la transaction illicite, une banalisation du vol. Celui qui accepte de payer 5000 francs pour un dossier acceptera demain que des millions disparaissent des caisses publiques. Celui qui exige 7500 francs pour un litre de carburant n’hésitera pas à détourner des cargaisons entières. La petite corruption est la graine qui fait pousser l’arbre du pillage national.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal; background: white;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: #1d1d1d; mso-fareast-language: FR;">Il faut le dire avec force : cette pratique est une trahison. Elle trahit le peuple, qui se voit dépouillé de ses droits élémentaires. Elle trahit la nation, qui se voit affaiblie dans sa capacité à se développer. Elle trahit l’avenir, car elle enseigne aux jeunes générations que la règle n’est pas le mérite ou la transparence, mais le bakchich et la combine.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal; background: white;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: #1d1d1d; mso-fareast-language: FR;">La lutte contre la petite corruption ne peut pas se limiter à des slogans. Elle exige des actes concrets : sanctions exemplaires, contrôles rigoureux, mécanismes de dénonciation protégés. Elle exige surtout une révolution morale, une prise de conscience collective que chaque billet glissé sous la table est une balle tirée contre la République. Tant que cette corruption sera tolérée, le Mali restera prisonnier d’un cercle vicieux où l’État est affaibli, le citoyen humilié et la nation trahie.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal; background: white;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: #1d1d1d; mso-fareast-language: FR;">Il est temps de briser ce cercle. La petite corruption n’est pas une fatalité culturelle, elle est un choix social. Et ce choix doit être rejeté avec la plus grande fermeté. Car un pays ne peut pas se construire sur la fraude quotidienne, mais sur la confiance, la justice et la dignité.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal; background: white;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: #1d1d1d; mso-fareast-language: FR;">Il n’y a pas plus de petite que de grande corruption. Toute corruption est la corruption.  <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal; background: white;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: #1d1d1d; mso-fareast-language: FR;"></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal; background: white;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: #1d1d1d; mso-fareast-language: FR;">Khaly Moustapha Leye<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Gestion de la commune rurale de Kalabancoro :  Des irrégularités financières s&amp;apos;élevant à plus de 105 millions de FCFA décelées par le BVG</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/gestion-de-la-commune-rurale-de-kalabancoro-des-irregularites-financieres-selevant-a-plus-de-105-millions-de-fcfa-decelees-par-le-bvg-3114011.html</link>
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<description><![CDATA[ Ces irrégularités financières sont relatives au non-reversement de l&#039;intégralité des frais de mariage pour un montant total de 100 070 000 FCFA ; à la non-application des pénalités de retard pour un montant total de 2 538 149 FCFA ; au paiement de TVA indue pour un montant total de 3 141 245 FCFA et à la soumission d&#039;offres par des candidats en situation de conflit d&#039;intérêts. ]]></description>
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<pubDate>Sat, 14 Feb 2026 01:28:52 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La gestion de la Commune Rurale de Kalabancoro a fait l'objet d'une vérification financière au titre des exercices 2022, 2023, 2024 et 2025 (30 juin). Elle avait pour objectif de s'assurer de la régularité et de la sincérité des opérations de recettes et de dépenses ainsi que la conformité des actes des organes délibérant et exécutif de la Commune. Les travaux de vérification ont concerné la mobilisation des recettes et leur reversement, l'exécution des dépenses, la gouvernance administrative, l'état civil et la tenue de la comptabilité-matières. Cette mission de vérification a mis en exergue des irrégularités administratives et des irrégularités financières.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Irrégularités administratives<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La mission de vérification a constaté que la Commune Rurale de Kalabancoro ne respecte pas le principe de sincérité budgétaire. Elle n'établit pas les rôles d'impôts forfaitaires. Le Conseil Communal ne respecte pas les taux plafonds des taxes communales. Le Receveur-Percepteur n'a pas établi les états financiers de la Commune. La Commune Rurale de Kalabancoro n'a pas respecté la procédure d'annulation d'un appel à concurrence. Le Receveur-Percepteur et le Maire de la Commune Rurale de Kalabancoro ne procèdent pas au contrôle sur pièces et sur place des Régies de recettes et de dépenses. La Commune Rurale de Kalabancoro ne dispose pas de Programme de Développement Economique Social et Culturel actualisé. Elle ne tient pas tous les documents administratifs. Elle ne transmet pas tous les volets n°2 des registres d'actes de mariage au Représentant de l'État. Les Centres secondaires d'état civil de la Commune ne remplissent pas systématiquement le volet n°1 et le volet n°2 des registres d'actes de mariage. La Commune Rurale de Kalabancoro ne dispose pas d'un dispositif d'archivage adéquat. Elle ne procède pas au reversement de la part de l'Autorité de Régulation des Marchés Publics et des Délégations de Service Public sur les produits issus de la vente des Dossiers d'Appels d'Offres. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au regard de ces constatations, l'équipe de vérification a recommandé au Maire de la Commune Rurale de Kalabancoro de respecter le principe de sincérité budgétaire dans l'élaboration du budget de la Commune ; de veiller à l'établissement des rôles d'impôts forfaitaires, conformément à la réglementation en vigueur ; de respecter les procédures d'annulation des appels à concurrence conformément à la réglementation en vigueur ; de procéder au contrôle des Régies de recettes et de dépenses de la Commune ; de veiller à l'actualisation du Programme de Développement Économique Social et Culturel de la Commune ; de veiller à la tenue de l'ensemble des documents administratifs requis par la réglementation en vigueur ; de veiller à la transmission régulière du volet n°2 des registres d'actes de mariage au Représentant de l'État ; de veiller à la mise en place d'un dispositif d'archivage adéquat des documents de la Commune ; de veiller au reversement de la quote-part de l'autorité de régulation des marchés publics des produits issus des ventes de dossiers d'appel d'offres. Aux Chefs des Centres d'état civil, il a été recommandé de veiller au remplissage systématique du volet n°1 et du volet n°2 des registres d'actes de mariage. Quant au Conseil Communal, il doit respecter les plafonds légaux de taux des impôts et taxes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Enfin, au Receveur-Percepteur d'établir les états financiers de la Commune Rurale de Kalabancoro à la fin de chaque exercice ; de procéder au contrôle sur pièces et sur place des Régies de recettes et de dépenses de la Commune.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Irrégularités financières :<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La vérification a également relevé des irrégularités financières d'un montant total 105 749 394 FCFA. Ces irrégularités financières sont relatives au non-reversement de l'intégralité des frais de mariage pour un montant total de 100 070 000 FCFA ; à la non-application des pénalités de retard pour un montant total de 2 538 149 FCFA ; au paiement de TVA indue pour un montant total de 3 141 245 FCFA et à la soumission d'offres par des candidats en situation de conflit d'intérêts.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les faits relevés dans le rapport de vérification et qui sont susceptibles de constituer des infractions à la loi pénale et à la législation budgétaire et financière concernant ces irrégularités financières ont été dénoncés au Président de la Section des Comptes de la Cour Supreme, au Procureur de la République Financier.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;">          <strong>            </strong></span><strong>Source BVG</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Dossier Paramount &#45; Embraer : La Cour opte pour un désaveu de la procédure</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/dossier-paramount-embraer-la-cour-opte-pour-un-desaveu-de-la-procedure-3113891.html</link>
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<description><![CDATA[ À l’instar du dossier des «équipements militaires et de l’avion présidentiel», celui des marchés «Paramount - Embraer» n’a pu être vidé sans déconvenue pour le ministère public. ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/uploads/images/202406/justice5.jpg" length="113308" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Tue, 10 Feb 2026 08:15:54 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Témoin</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En cause, un rapport d’audit bancal et peu intelligible de l’ancienne ministre Bintou Camara, auquel les juges ont décidé d’infliger une cinglante censure en exigeant des compléments d’informations sur l’ensemble des contours et péripéties ayant jalonné les commandes publiques y afférentes. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C’est la décision que plusieurs semaines de bras de fer judiciaire ont inspirée à la formation criminelle de la Cour suprême sur lesdites affaires. Au lieu du verdict annoncé, les attentes et pronostics ont été déjoués, vendredi après-midi, par la surprenante option de faire rejouer la partie sur la base de données et témoignages plus édifiants et moins tendancieux que le spécieux descriptif servi par l’ancienne conseillère de la présidence dans son rapport d’audit. Le renvoi des deux affaires a été ainsi assorti de la promesse de reprendre les audiences à la date du 23 mars prochain avec une approche nouvelle à la clé : l’extension des auditions au Contrôleur général de services publics, puis la consultation des fournisseurs de matériels militaires sur la teneur et l’exécution des marchés les concernant. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour ce qui est de la commande spécifique des 36 Marauders, le scénario s’annonce d’autant plus judicieux qu’il implique l’opportunité de redresser tant de torts causés aux inculpés par la défiguration ou la rétention des données, le galvaudage des faits et les manœuvres sibyllines de les éluder par endroit, ainsi que la soustraction de témoins indispensables aux besoins de manifestation de la justice. Autant de lacunes ayant empoisonné la procédure et déteint sur sa moralité, tout au long des confrontations publiques marquées par le démantèlement en règle des chefs d’inculpation ainsi que des énormités servies à l’opinion comme pertes financières imputables au marché des engins blindés. Face à l’épreuve, les responsables présents et leurs conseils respectifs n’ont pas manqué d’argumentaires assez solides pour pulvériser la montagne de conclusions à la sauvette ayant sous-tendu la prétention du Parquet Général d’infliger la perpète aux accusés absents et 10 ans de réclusion à leurs comparses ayant choisi d’affronter leurs sorts. Si ce réquisitoire maximaliste du ministère public n’a pas emporté d’adhésion à l’issue des audiences, c’est qu’il pèche par excès de dissonance avec les réalités dissimulées du dossier et paraissent d’une grosseur à heurter la conscience justicière. À l’instar du rapport d’audit dont s’inspire la qualification des faits, il est en déphasage manifeste, tant avec la teneur des montants en souffrance qu’avec la partition et la responsabilité de certains acteurs. En effet, contrairement à la propension du parquet à entretenir la confusion entre le montant total du contrat Paramount et son taux d’exécution, les paiements effectués avant interruption des opérations dépassent à peine 25% des 39 milliards conclus entre la firme sud-africaine et l’Etat malien pour l’acquisition de 36 blindés équipés et la prestation de services connexes. Il s’agit de 11 milliards libérés au total contre lesquels la partie malienne, par le biais de ses structures compétentes, ont accusé réception partielle du matériel, depuis 2019, pour une valeur de 7 milliards francs CFA que l’audit et la procédure ont feint d’ignorer. Il en résulte, somme toute, une différence de 4 milliards francs que plus d’une dizaine d’anciens hauts responsables de l’Etat auraient injustement payé par la perpétuité pour certains et 10 ans de réclusion pour d’autres, si la sentence des juges avait résonné dans le sens de l’amplification à dessein des pertes supposées ainsi que de la responsabilité des acteurs avec. Au lieu de quoi, la sagesse et la vigilance ont pu triompher de la justice expéditive et la superficialité habituelle a pu laisser la place à la profondeur qui consiste à ne négliger aucun aspect de l’affaire qui soit déterminant dans la manifestation de la vérité. C’est toute la teneur de la décision des juges du dossier «Paramount-Embrayer». Elle s’assimile à un désaveu cinglant et inédit de procédure et contribue par conséquent à réhabiliter la justice dans son rôle de maillon autonome d’une lutte contre la corruption qu’aurait décrédibilisé davantage la persistance dans les ardeurs répressives à l’aveuglette. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">A. KEÏTA <o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Procès Affaires Paramount&#45;Embraer :  Rabat sur le délibéré pour &amp;quot;complément d&amp;apos;informations&amp;quot;.</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/proces-affaires-paramount-embraer-rabat-sur-le-delibere-pour-complement-dinformations-3113874.html</link>
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<description><![CDATA[ Finalement le verdict tant attendu sur le procès Affaires Paramount-Embraer par l’opinion nationale et internationale va devoir attendre. Car le verdict n’a pas été rendu le vendredi 6 février dernier par les juges. ]]></description>
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<pubDate>Tue, 10 Feb 2026 00:37:33 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Enquêteur</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour complément d’informations, le dossier a été renvoyé à nouveau devant les juges et les débats seront reouverts le 23 mars prochains avec la comparution des représentants des sociétés incriminées Paramount et Embraer. Les responsables de ces sociétés citées, seront saisis par la justice malienne.<span style="mso-spacerun: yes;">   </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Lors de la séance du vendredi ou la salle s’attendait au verdict du dossier, la chambre criminelle en matière économique et financière du Pôle national économique et financier a décidé de rabattre le délibéré pour "complément d'informations". <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce rabat de délibéré entraine automatiquement le renvoi du dossier et aussi la reprise des débats.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Pour ce faire la prochaine reprise de l’audience a été fixée au 23 mars 2026.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">A cette occasion,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>la Cour prévoit d’auditionner le Contrôleur général des services publics sur l’exécution du budget<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>alloué à<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>la Loi d’orientation et de programmation militaire sur<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>les contrats d'équipements militaires qui font l’objet de ce procès. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Par ailleurs,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>il sera<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>question de faire venir les responsables des sociétés Paramount et Embraer de produire un état détaillé des éléments discutés dans le cadre des deux contrats en question. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Selon les sources proches du dossier,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>huit personnes bénéficient de la suspension de leur mandat de dépôt jusqu’à la reprise du procès. Toutefois,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>ces huit accusés restent à la disposition de la justice.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">A noter que Affaire Paramount – Embraer est un dossier lié à l’achat d’armements pour les Forces armées et de sécurité du Mali dont les sous ont été détournés par certains responsables politiques et militaires sous le régime IBK. Des montants estimés à<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>plusieurs milliards de nos francs que la justice tente de faire la lumière sur cette affaire de corruption. </span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">A suivre… <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Habi Kaba Diakité <o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Procès Affaire &amp;quot;Paramount&#45;Embraer&amp;quot; : La procédure dénoncée et l&amp;apos;acquittement pur et simple des accuses demandé</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/proces-affaire-paramount-embraer-la-procedure-denoncee-et-lacquittement-pur-et-simple-des-accuses-demande-3113759.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 07 Feb 2026 07:46:50 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Après les réquisitoires du parquet et du contentieux de l'Etat devant<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>la Chambre criminelle spécialisée dans les affaires économiques et financières du Pôle National Économique et Financier de Bamako statuant sur l'affaire " Ministère public contre Boubou Cissé et autres " relatif à l'acquisition de véhicules blindés et d'avions pour l'Armée malienne connue sous le nom de : " Paramount-Embraer ", les 19 avocats des 13 présumés présents à la barre<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>ont entamé leurs plaidoiries. Si les uns ont dénoncé la procédure en réfutant les accusations à l'encontre de leurs clients tout en démontrant la défaillance de notre système, les autres ont demandé purement et simplement l'abandon des charges en demandant leur acquittement. Dans sa réplique, le Contentieux de l'Etat s'est montré plutôt inflexible, car en plus des 18 milliards de nos francs, il réclame le paiement de 15 milliards de dommages et intérêts.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">ans sa plaidoirie, l'un des avocats a fait savoir que les infractions de "faux et usage de faux, atteinte aux biens publics et blanchiment de capitaux" pour lesquelles son client est poursuivi ne tiennent pas. Car, selon lui, la société Embraer n'a jamais contesté les conventions substituées et l'Etat malien non plus n'a pas contesté avant de procéder au paiement. Et d'ajouter que cette modification avait été exigée par le ministre de l'Économie et des Finances et constituait une condition pour accepter l'avenant en martelant que c'est très logique et qu'il n'y avait aucune intention de quelque nature que ce soit. Et d'inviter la Chambre à dire le droit en procédant à la vérification de l'acte d'accusation.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En réplique aux réquisitions du ministère public qui avait requis de lourdes peines contre son client, il a estimé que le parquet avait des attentes irréalistes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans sa plaidoirie, un autre avocat s'est assenti sur les tares de notre justice. Car, selon lui, la justice malienne va très mal. Avant de rappeler que les magistrats sont protégés contre les menaces et attaques de quelque nature que ce soit dans l'exercice de leurs fonctions. En plus, dit-il, ils sont protégés par la loi et aucune pression, quelle qu'en soit la nature, ne peut leur être adressée. Il poursuivra que l'indépendance de la magistrature est indispensable à l'exercice d'une justice impartiale et il doit respecter cette indépendance et favoriser l'application des mesures et garanties visant à la préserver. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">259 contrats pour la période 2015-2019<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour lui, son client est innocent dans cette affaire. A ce titre, il a demandé son acquittement pur et simple en expliquant que la loi d'orientation et de programmation militaire a été adossée à un budget de 1 238 milliards de FCFA ayant fait l'objet de 259 contrats pour la période 2015-2019 et 72 sociétés ont été bénéficiaires de l'exécution de la loi d'orientation et de programmation militaire. Et de préciser que curieusement, sur ces nombreux contrats, c'est le seul contrat qui est tiré au sort notamment celui du Paramount et qui concerne curieusement aussi une quinzaine d'officiers supérieurs, des anciens ministres de la Défense, un ancien Premier ministre et un ancien ministre de l'Économie et des Finances. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En réplique aux réquisitions, il a exprimé son incompréhension sur la question de détournement de 11 milliards de FCFA. Car, dit-il, lors de son audition, la partie civile avait affirmé que sur les 11 milliards incriminés, 8 milliards avaient été justifiés. Pourtant, poursuit-il, cette même partie civile soutient à la barre que le préjudice s'élève toujours à 11 milliards de FCFA. Avant de dénoncer ce qu'il qualifie de mauvaise foi de la part de la partie civile en ajoutant qu'il "y a une intention manifeste de nuire à la probité de ces personnes. Le détournement des 11 milliards n'a jamais existé. C'était un pur montage, un pur mensonge. L'avenant a sauvé le contrat initial".<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Prenant la parole, un autre avocat de la défense a laissé entendre que personne ne veut la vérité dans ces dossiers qualifiant la poursuite de sélective dont les coupables sont désignés. Et de poursuivre que les accusés ne sont en réalité que des boucs émissaires que la société doit périodiquement sacrifier pour se redonner bonne conscience. A l'entendre, dans ce dossier, certaines questions méritent d'être répondues permettant à la Chambre criminelle de trancher véritablement, notamment : Qui a détourné quoi ? Où est parti l'argent ? Quel est l'acte préalable de détournement ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Retrait du fonds séquestre avant la livraison des matériels<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Après les plaidoiries des avocats de la défense, la partie civile et le parquet ont répliqué en soutenant que l'État du Mali a subi des préjudices dans l'exécution des deux contrats incriminés. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">De son côté, le Contentieux de l'État réclame un remboursement de 18 milliards de F CFA et 15 milliards de FCFA à titre de dommages et intérêts en expliquant que certains éléments n'étaient pas disponibles au stade de l'instruction, précisant que "la solution définitive se trouve à la barre". Il a laissé entendre que le compte séquestre logé à la Banque malienne de solidarité (BMS) avait été utilisé dès octobre 2017, soit avant même la livraison des matériels. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Concernant l'exécution du contrat, il a affirmé qu'aucune réception n'avait été effectuée au Mali, les aéronefs ayant été réceptionnés, alors qu'une commission de services devait se réunir pour constater la conformité des équipements, ce qui, selon lui, n'a jamais eu lieu. Avant de rappeler que le chef d'état-major général des armées occupe une position centrale dans la chaîne de la commande militaire, depuis l'expression des besoins jusqu'à la réception du matériel. "Nous ne sommes pas ici par orgueil, encore moins pour régler des comptes personnels. Nous défendons les intérêts de l'État. Ce qui nous anime, c'est la manifestation de la vérité. Nous ne cherchons la tête de personnes et nous n'avons aucun lien particulier avec les accusés", a-t-il fait savoir.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour la partie civile, de nombreuses irrégularités ont été constatées dans l'exécution des contrats Paramount et Embraer ayant entraîné des pertes considérables pour l'État. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour sa part, le ministère public a exprimé son incompréhension sur le retrait du fonds séquestre avant la livraison des matériels. "Un compte séquestre de 6 milliards de F CFA a été entièrement utilisé, alors même qu'il est soutenu qu'il n'y a ni détournement, ni blanchiment. Pour nous, il y a bien blanchiment de capitaux. De plus, l'avenant a dénaturé le contrat initial", a affirmé le parquet, évoquant également des manquements graves dans l'exécution des contrats.<span style="mso-spacerun: yes;">                                 </span><span style="mso-spacerun: yes;">        </span></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Boubacar Païtao</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Procès de l&amp;apos;affaire &amp;quot;Paramount&#45;Embraer&amp;quot; : Réclusion criminelle à perpétuité requise contre cinq accusés et 10 ans contre treize autres</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/proces-de-laffaire-paramount-embraer-reclusion-criminelle-a-perpetuite-requise-contre-cinq-accuses-et-10-ans-contre-treize-autres-3113488.html</link>
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<description><![CDATA[ Le Contentieux de l&#039;Etat réclame le remboursement de plus de 18 milliards de F CFA ]]></description>
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<pubDate>Sat, 31 Jan 2026 01:47:08 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Après les débats houleux lors des différentes audiences devant la Chambre criminelle spécialisée dans les affaires économiques et financières du Pôle national économique et financier de Bamako, le procès "Ministère public contre Boubou Cissé et autres" relatif à l'acquisition de véhicules blindés et d'avions pour l'Armée malienne connu sous le nom de "Paramount-Embraer" impliquant 18 responsables civils et militaires, vient de connaitre une nouvelle phase avec le réquisitoire du procureur et du Contentieux de l'Etat. Si le premier a requis la réclusion criminelle à perpétuité contre ceux qui n'ont pas comparu et 10 ans de réclusion criminelle contre les accusés présents à l'audience, le second a réclamé le remboursement de plus de 18 milliards de F CFA, correspondant au montant des matériels qui n'ont jamais été livrés dans le cadre des contrats.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Premier à prendre la parole, le Contentieux de l'Etat s'est beaucoup appesanti sur la violation de certaines règles procédurales, notamment l'exclusion des chefs d'état-major des Armées des procédures contractuelles, l'absence de garanties d'exécution, l'utilisation abusive des fonds publics et le manque de contrôle et l'existence de documents falsifiés. Ainsi, se basant sur différentes accusations, il a réclamé la réparation du préjudice subi par l'Etat malien. En affirmant qu'aucune cérémonie de commission de réception des matériels n'a eu lieu et en se basant sur différentes accusations, il a réclamé la réparation du préjudice subi par l'Etat malien estimé à plus de 18 milliards de F CFA, dont 11 milliards pour le contrat "Paramount" et 7,477 milliards pour le contrat "Embraer".<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour sa part, le parquet a rappelé certains passages du rapport à l'origine de la procédure dont la qualité été unanimement mise en cause par les accusés. A l'en croire, ce sont les faits qui sont jugés et non le rapport. Et de préciser qu'il peut être saisi par tous moyens. Dans réquisitoire, il est formel : "Aucune règle de la réglementation financière ni norme juridique n'a été respectée dans l'élaboration et l'exécution des contrats incriminés. Il y a une infraction financière manifeste. Plus de 11 milliards de F CFA ont été payés à la société Paramount sans aucune livraison de matériels".<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Stratégie de dénégation systématique des faits</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le procureur ajoutera que les inculpés avaient tous opté pour une stratégie de dénégation systématique des faits reprochés. Toutefois, il a indiqué que cette approche ne pouvait prospérer face à la solidité des éléments présentés.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">A ses dires, ce procès représente également une opportunité de réflexion pour les acteurs de l'Etat, en particulier envers ceux exercent dans des fonctions sensibles. "La dénégation systématique des faits ne peut prospérer devant la constance des faits. La mesure qui sera prise ici dans ce procès, au-delà des faits et de la constance, est une décision aussi qui doit nous amener nous tous cadres de l'Etat à réfléchir, surtout pour nos frères et sœurs qui sont engagés et pour lesquels nous avons énormément de respect", a-t-il renchéri.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ensuite, le procureur a requis la réclusion criminelle à perpétuité contre les accusés absents, qui n'ont ni comparu ni été auditionnés, pour des faits de faux et usage de faux, atteinte aux biens publics, blanchiment de capitaux et complicité. Il a justifié cette requête par le fait qu'ils se sont volontairement soustraits à la justice de leur pays.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Avant de rappeler qu'ils répondront tôt ou tard devant la justice parce que les infractions criminelles sont imprescriptibles. Il s'agite des accusés Boubou Cissé, ancien Premier ministre et ministre de l'Economie et des Finances, Mamadou Igor Diarra et Tiéman Hubert Coulibaly, anciens ministres de l'Economie et des Finances, le colonel Mamadou Lamine Diakité de la direction des finances et du matériel du ministère de la Défense, Babaly Bah, ancien PDG de la Banque malienne de solidarité (BMS-SA).<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Quant aux autres accusés présents lors des différentes audiences, le parquet a requis 10 ans de prison fermes à leur encontre pour des faits "de complicité active ou passive, ou pour abstention de signalement", dans des infractions "de faux, usage de faux, atténuant aux biens publics et blanchiment de capitaux".<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Rendre justice aux citoyens maliens</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il s'agit, entre autres de Tiéna Coulibaly, ancien ministre de la Défense, des généraux Moussa Bemba Kéita et Mahamane Touré, tous anciens chefs d'état-major général des Armées, du colonel-major Souleymane Bamba, ancien sous-chef d'Etat-major de l'Armée de l'Air, du général Moustapha Drabo, ancien patron des hydrocarbures et du matériel de l'Armée, du colonel-major Nouhoum Dabitao, ancien directeur du commissariat des Armées, des colonels Abdoul Wahab Touré et Mamourou Togo, d'Aminata Doho, de Bougadaly Bah Mamadou N'Traoré, d'Abou Traoré et de Mamadou Koné.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Par ailleurs, le parquet a demandé à la Cour de donner suite aux requêtes de la partie civile. Car, selon lui, cette procédure doit aboutir à rendre justice aux citoyens maliens tout en envoyant un signal fort contre la corruption et le détournement des fonds publics. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">A l'issue du réquisitoire du procureur, les avocats de la défense ont sollicité un délai de 48 h afin de leur permettre de mieux préparer leurs plaidoiries.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il convient de noter que les cinq contre lesquels il a été requis une réclusion criminelle à perpétuité font tous l'objet de mandats d'arrêt internationaux en vigueur depuis 2022.<span style="mso-spacerun: yes;">            </span></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Boubacar Païtao<o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Renforcement de la Justice au Mali : L’ARGASC dévoile son guide pratique sur les saisies et confiscations</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/renforcement-de-la-justice-au-mali-largasc-devoile-son-guide-pratique-sur-les-saisies-et-confiscations-3113296.html</link>
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<description><![CDATA[ L’Hôtel Maeva Palace a servi de cadre, le jeudi 22 janvier 2026, à l’atelier de validation du Guide des saisies et des confiscations. ]]></description>
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<pubDate>Sat, 24 Jan 2026 09:42:22 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’ouverture des travaux a été placée sous la présidence d'Ibrahima Berthé, représentant du Ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, en présence du Directeur Général de l’Agence de Recouvrement et de Gestion des Avoirs Saisis ou Confisqués (ARGASC), Oumar Traoré, ainsi que d'Olivier Tshibola, représentant du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD).<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Organisé par l’ARGASC avec l’appui du Projet LUCCEI II, cet atelier a porté sur la validation du guide pratique des saisies et des confiscations des avoirs illicites. Surtout, il a été un espace d’échanges et de concertation pour présenter le contenu du guide, recueillir les observations et recommandations des praticiens en vue d’ enrichir le document sur la base des réalités du terrain pour aboutir à un outil consensuel, opérationnel et adapté aux exigences du système judiciaire malien.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au cours de son intervention, le représentant du PNUD, Olivier Tshibola, a souligné que l’élaboration d’un guide pratique harmonisé sur les procédures de saisie et de confiscation revêt une grande importance. Et d’ajouter que ce guide répond à un besoin réel de clarification des rôles, d’unification des pratiques et de renforcement de l’efficacité des procédures tout au long de la chaîne pénale. Il a également indiqué que le guide technique intègre des dispositions innovantes du Code pénal malien, notamment celles relatives à la confiscation sans condamnation pénale, qu'il a qualifiée d’avancée majeure dans la lutte contre la criminalité financière. Cependant, il a précisé que sa mise en œuvre nécessite une compréhension partagée et une appropriation collective par l’ensemble des acteurs concernés.<o:p></o:p></span></p>
<p><img src="https://www.maliweb.net/uploads/images/202601/image_870x_697493b27d969.jpg" alt=""></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Un avis partagé par le Directeur Général de l'ARGASC, Oumar Traoré, qui a déclaré : « La saisie et la confiscation font intervenir divers acteurs dans la gestion de leur suite. C’est pourquoi il est de plein droit que ces acteurs soient associés à l’élaboration d’un guide dédié à ces matières, afin de recueillir leurs succès, leur expérience et leurs bonnes pratiques dans l’exécution de leur rôle. » Il a ensuite salué leur implication durant la période d’élaboration du guide tout en les invitant à poursuivre leur collaboration pour sa perfection. De plus, il a joint sa voix à celle du représentant du PNUD pour saluer le professeur Bréhima Kaména, dont l’expertise a permis l’élaboration du guide.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Quant au représentant du ministre, Ibrahima Berthé, il a également<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>soutenu l’importance du guide, indiquant que ce document constitue la boussole des règles de saisie et de confiscation, et que son adoption est d’une importance capitale pour la mise en œuvre des activités de l’ARGASC. Il a également remercié le PNUD et l’ARGASC pour leurs efforts.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Créée en 2022, l’ARGASC joue un rôle central dans la gestion, la valorisation et la restitution des avoirs saisis ou confisqués au profit de l’État.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Comme, il<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>a été répété lors de cette rencontre,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>le recouvrement des avoirs illicites constitue aujourd’hui un levier essentiel non seulement pour sanctionner les infractions économiques et financières, mais<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>il permet surtout de<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>restaurer la confiance des citoyens dans la justice et dans l’action publique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Khadydiatou SANOGO/maliweb.net<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>En 2024, Seuls 5 ministres avaient déclaré leurs biens : Qu’en est&#45;il de 2025 ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/en-2024-seuls-5-ministres-avaient-declare-leurs-biens-quen-est-il-de-2025-3112985.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/en-2024-seuls-5-ministres-avaient-declare-leurs-biens-quen-est-il-de-2025-3112985.html</guid>
<description><![CDATA[ Le dernier rapport de l’Office central de lutte contre l’enrichissement illicite (OCLEI), remis fin décembre 2024 au président de la Transition, dresse un constat sans appel : en 2023, seuls 5 ministres sur 29 ont respecté l’obligation légale de déclaration de leurs biens avant leur prise de fonction. Une question centrale en 2025 : qu’en est-il aujourd’hui ? ]]></description>
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<pubDate>Wed, 14 Jan 2026 13:55:18 +0000</pubDate>
<dc:creator>Arc en Ciel</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Un an après la remise de ce rapport alarmant au chef de l’Etat, une question demeure sans réponse : combien de ministres ont déclaré leurs biens en 2025 ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le président de la Transition a-t-il instruit le Premier ministre afin que les membres du gouvernement se conforment à cette exigence légale, au nom de la transparence et de l’exemplarité ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Si une telle instruction a été donnée, combien de ministres s’y sont effectivement soumis ? Et dans ce cas, pourquoi l’OCLEI n’a-t-il pas communiqué ces informations aux Maliens en 2025 ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Deux poids, deux mesures ?</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette situation alimente un sentiment de justice à géométrie variable dans l’opinion publique. D’un côté, des directeurs de services, des responsables administratifs ou des ambassadeurs sont limogés quasi immédiatement à la suite de rapports du Bureau du Vérificateur général. De l’autre, aucune conséquence visible ne semble découler des manquements relevés par l’OCLEI, en ce qui concerne l’absence de déclaration de leurs biens par des ministres en exercice.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pire encore, la Cour suprême, pourtant dépositaire des déclarations de biens, ne semble pas exercer de pression suffisante pour les contraindre<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>à se conformer à la loi. Dans ces conditions, comment convaincre les citoyens que la lutte contre l’enrichissement illicite n’est pas sélectif ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Selon le rapport 2023, depuis le démarrage effectif du processus en 2016, aucune année n’a enregistré 100 % de déclarations au sein du gouvernement. Toutefois, l’année 2020 fait figure d’exception, avec un taux record de 96 %, soit 24 déclarations sur 25 ministres attendus. Depuis lors, la courbe est nettement descendante.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">De manière générale, le nombre de déclarations de biens est passé de 629 en 2018 à seulement 60 en 2023, soit une baisse de 90,46 % en cinq ans, un niveau quasiment identique à celui de l’année 2016, avant le plein démarrage des activités de l’OCLEI.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La situation est tout aussi préoccupante au niveau des services centraux de l’État. Sur 151 services centraux relevant de 29 départements ministériels, seules 7 déclarations ont été déposées à la Cour suprême, soit un taux de 4,64 %, contre 3,6 % en 2022 et 15,23 % en 2021.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">A titre d’illustration : Au ministère de l’Administration territoriale, le nombre de déclarations est passé de 257 en 2018 à zéro en 2023 ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au ministère de l’Agriculture, de 54 déclarations en 2017 à 2 en 2023 ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au ministère de l’Énergie et de l’Eau, de 38 déclarations en 2017 à 2 en 2023.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En 2023, la Cour suprême n’a enregistré que 60 déclarations de biens, soit 3,20 % des assujettis, confirmant l’essoufflement d’un mécanisme pourtant essentiel à la prévention de la corruption.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Des milliers d’assujettis, peu de déclarants<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Selon l’OCLEI, 1 479 agents publics sont légalement assujettis à l’obligation de déclaration de biens. Pourtant, sur la période 2016-2023, seules 1 317 déclarations ont été enregistrées, contre 8 874 attendues, soit un taux moyen de 13,81 %.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La majorité de ces agents continuent donc d’exercer leurs fonctions en violation flagrante de la loi.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Des causes connues, mais peu traitées<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour expliquer cette baisse continue, l’OCLEI pointe plusieurs facteurs : la méconnaissance de la loi par les assujettis, notamment sur l’annualité de la déclaration et sa mise à jour à chaque changement de poste ; les restrictions de communication imposées à l’Office à la suite du protocole signé entre le gouvernement et l’UNTM ; la situation sociopolitique du pays ; surtout, la faible implication des autorités politiques dans l’application stricte de cette obligation légale ; enfin, les réticences multiformes de certains responsables publics.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans un pays où des dizaines de milliards de F CFA se volatilisent chaque année du fait de la mauvaise gouvernance, la déclaration de biens demeure l’un des outils les plus simples et les plus symboliques de prévention de l’enrichissement illicite.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Djibril Diallo<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Corruption : Petits présents, un mal, un drame social</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/corruption-petits-presents-un-mal-un-drame-social-3112969.html</link>
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<description><![CDATA[ « Bonya » (respect), « woro songo » (prix de la cola), « buru songo » (prix du pain) … Les termes et les vocables ne manquent pas dans les langues nationales maliennes pour parler des « petits cadeaux » indus qui font le lit de la corruption. Une pratique qui inquiète mais que tout le monde semble accepter. ]]></description>
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<pubDate>Wed, 14 Jan 2026 02:11:28 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Qu’est-ce qui fait que cette corruption passe dans la société ? Comment dénoncer un phénomène a priori accepté par le plus grand nombre ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Selon le mouvement Transparency Internationale dans un document intitulé « Dictionnaire de la corruption », la corruption se définit comme étant « le détournement à des fins privées d’un pouvoir confié en délégation ». Sous cet angle, des actes qu’on pourrait qualifier de « corrompus » sont courants au Mali.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette corruption se manifeste dans les services publics, les échanges avec les administrations, et peut prendre la forme de pots-de-vin, de faveurs indues ou d'autres formes d'influences.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’expérience de Myriam (nom d’emprunt), directrice commerciale dans une agence de communication à Bamako, décrit bien le phénomène. « Chaque fois que je trouve un marché, des agents de la structure contractante m’exigent qu’un pourcentage leur revienne. Et, c’est à prendre ou à laisser », témoigne écœurée la dame. Myriam dit ne plus être « sûre de pouvoir tenir à ce rythme » tellement, cette forme d’extorsion de fonds « est quasi ancrée dans les mœurs ».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La corruption peut aussi prendre des formes plus banales : un pot-de-vin pour accélérer une procédure administrative, un « cadeau » pour réussir un examen, ou une faveur obtenue à travers des connaissances plutôt que par le mérite. Ces pratiques, devenues routinières, finissent par être perçues comme « normales » dans de nombreux secteurs.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Après avoir passé « toute une journée » à faire la queue, l’entrepreneur Omar Keita témoigne qu’il a dû se résoudre à donner 10.000 F.CFA au pompiste qui refusait de le servir sans cette « gratification ». <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Mali a connu ces derniers mois une grande pénurie de carburant causée par des attaques « terroristes » contre les camions-citernes en provenance du Sénégal et de la Côte d'Ivoire. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Omar Keita s’est dit « profondément blessé » par son acte. Pourtant, cette pratique corruptive est devenue banale et crée un cercle vicieux. Plus elle s’ancre dans les habitudes et se répand, moins la corruption est perçue comme un mal. Un glissement culturel qui constitue l’un des principaux facteurs qui installent son acceptation au sein de la société.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sibiri Diarra, ancien fonctionnaire international à la retraite, rappelle que dans le système des Nations-Unies, « les cadeaux étaient bien encadrés », et ne pouvait dépasser une certaine valeur, sinon c’est assimilable à de la corruption. Dans ces grandes organisations comme dans certains pays, ces « cadeaux » sont bien organisés, et pourtant, les scandales de corruption n’y manquent pas. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans des pays comme le Mali où ces genres de règles sont peu connues du grand public, c‘est la porte ouverte à tous les abus. Pour le réseau Malien de lutte contre la corruption, le manque de sanctions réelles renforce la pratique.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mohamed Abdellahi Elkhalil, sociologue, spécialiste des questions sociales et sécuritaire du Sahel, explique que « la corruption a infiltré les rouages de la société malienne ». Le sociologue contacté par Ouestaf News pour donner son analyse sur le phénomène, évoque « une normalisation » de la pratique avec des risques qui mettent en « péril les fondements de la démocratie et de l’économie du pays ».<span style="mso-spacerun: yes;">  </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Selon lui, la banalisation des pratiques corruptives est « sociologique » et non « culturelle ». « L’envie de vouloir vivre au-delà de ses moyens », encourage et répand la corruption, ajoute-t-il.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Oumar Korkosse, membre du Réseau des communicateurs traditionnels pour le développement au Mali (Recotrade), « dans certains contextes, la pauvreté et le chômage jouent un rôle de catalyseur » de la corruption.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Interpellé par Ouestaf News sur la question, Korkosse estime que « quand les salaires sont bas ou irréguliers, les petits actes de corruption deviennent une source de revenus complémentaires pour survivre ». Ainsi, même ceux qui voudraient agir avec intégrité s’y laissent aller. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Face à cette réalité, la question n’est pas seulement juridique ou politique. Elle est « profondément morale » estime le Réseau malien de lutte contre la corruption dans …(déclaration ?? quand ??). Pour ce réseau il y a un besoin de construction d’« une conscience citoyenne, fondée sur l’éthique, la responsabilité et le respect du bien commun ». <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">A ce titre, estime le réseau, « les initiatives de la société civile, les programmes d’éducation à la citoyenneté et les discours religieux peuvent jouer un rôle essentiel dans cette prise de conscience ».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Phénomène endémique</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Selon un sondage mené en mars 2024 par Afrobaromètre, aux yeux des citoyens, les juges et magistrats, les hommes et femmes d’affaires, les fonctionnaires, les agents des impôts, les policiers et gendarmes seraient les plus trempés dans des affaires de corruption. En plus, bon nombre de citoyens disent avoir versé un pot-de-vin pour obtenir un service public.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Afrobaromètre est un réseau de recherche panafricain, « indépendant et non-partisan », qui réalise des sondages de l'opinion publique sur des sujets économiques, politiques et sociaux à travers le continent africain. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sur les routes, la corruption est omniprésente, et elle exaspère Ousmane Diarra, conducteur de taxi-moto. Selon lui, les policiers l’interpellent cinq à six fois dans la journée pour les mêmes motifs. Qu’il soit « en règle ou non », il est obligé de « payer » 1.000 ou 2.000 FCFA à chaque contrôle routier, s’alarme-t-il. « C’est énorme », estime Ousmane Diarra qui dit passer « une bonne partie » de sa journée à « supplier » les agents.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le sondage de Afrobaromètre qui fait le point sur le phénomène dans toutes ses dimensions (secteurs, acteurs, formes et risques dans la dénonciation) retrace l'évolution sur la décennie écoulée. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le sondage révèle également que c’est au sein des administrations publiques que les pratiques corruptives sont plus courantes. Que ce soit dans les établissements publics de santé, les écoles publiques ou à la police, l’étude de Afrobaromètre montre que les citoyens ont recours à la corruption pour accéder à certains services.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En raison de ces pratiques, le Mali est perçu comme un pays avec un niveau de corruption très élevé. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Avec un score de 27 sur 100 dans l'Indice de perception de la corruption (IPC) de Transparency International en 2024, le Mali se situe à la 135e position sur 180 pays évalués. Même situation dans le un autre rapport similaire (cite le nommément et son auteur) (début 2025) où le Mali se situe au 136e rang avec un score de 28/100.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Cette stagnation confirme la persistance d’un niveau élevé de corruption perçue.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Performance du Mali dans l’Indice de perception de la corruption (IPC) de 2020 à2025<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Année<span style="mso-tab-count: 1;">         </span>2020<span style="mso-tab-count: 1;"> </span>2021<span style="mso-tab-count: 1;"> </span>2022<span style="mso-tab-count: 1;"> </span>2023<span style="mso-tab-count: 1;"> </span>2024<span style="mso-tab-count: 1;"> </span>2025<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Score<span style="mso-tab-count: 1;">          </span>30/100<span style="mso-tab-count: 1;">        </span>29/100<span style="mso-tab-count: 1;">        </span>28/100<span style="mso-tab-count: 1;">        </span>28/100<span style="mso-tab-count: 1;">        </span>27/100<span style="mso-tab-count: 1;">          </span>28/100<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Rang<span style="mso-tab-count: 1;"> </span>129e<span style="mso-tab-count: 1;"> </span>136e<span style="mso-tab-count: 1;"> </span>137e<span style="mso-tab-count: 1;"> </span>136e<span style="mso-tab-count: 1;"> </span>135e<span style="mso-tab-count: 1;"> </span>136e<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les notes dans l’IPC présentent également le Mali parmi les pays où « le secteur public est considéré comme fortement corrompu par des analystes, des hommes d’affaires et des experts internationaux », explique un expert de la société civile, travaillant sur les questions de gouvernance.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En 2023, le Worldwide Governance Indicators de la Banque mondiale indique que le niveau de contrôle de la corruption au Mali se situe à - 0,86. « Ce score nettement en dessous de la moyenne mondiale (-0,04), indique une faible capacité des institutions pour combattre et contrôler la corruption », précise le rapport de la Banque mondiale. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">« Lorsqu’une grande partie de la population doute de l’intégrité des institutions la corruption peut devenir une stratégie de survie. Puisque tout le monde le fait, pourquoi pas moi ? », explique Me. Soumaré Boubacar, avocat au Barreau de Bamako.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Aminata Aagaly Yattara<o:p></o:p></span></strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Faydy Dramé<o:p></o:p></span></strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Tidiane Sy<o:p></o:p></span></strong></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Ouestafnews</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
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<title>Marine Le Pen fait un (petit) changement de pied à son procès, ce que ça cache</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/Marine-Le-Pen-fait-un-petit-changement-de-pied-%C3%A0-son-proc%C3%A8s%2C-ce-que-%C3%A7a-cache-3112840.html</link>
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<description><![CDATA[ Une défense revisitée pour le match retour. Le procès en appel de Marine Le Pen dans l’affaire des assistants parlementaires du FN, s’est ouvert mardi 13 janvier avec un premier rebondissement : la cheffe de file du Rassemblement national a décidé d’infléchir sa ligne. ]]></description>
<enclosure url="https://focus.huffingtonpost.fr/2026/01/14/79/0/4803/2701/728/409/75/0/1a6f3dc_upload-1-shbocstbxoou-afp-20260113-92jz6ug-v1-highres-francepoliticsjusticetrialrn.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Sat, 10 Jan 2026 02:19:12 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="asset asset-text">En mars dernier, le tribunal correctionnel de Paris,<span> </span><a href="https://www.huffingtonpost.fr/justice/article/marine-le-pen-ineligible-immediatement-pourquoi-la-presidente-du-tribunal-a-decide-cette-lourde-peine_248187.html">peu convaincu par ses arguments et autres démentis tranchants</a>, l’avait déclaré<span> </span><a href="https://www.huffingtonpost.fr/politique/article/apres-la-condamnation-de-marine-le-pen-ce-que-disent-les-reactions-outrancieres-de-l-extreme-droite_248184.html">coupable de détournement de fonds publics</a>. Avec à la clé, une condamnation à quatre ans d’emprisonnement et une peine d’inéligibilité immédiate, qui avaient fait l’effet d’un coup de tonnerre au moment où la candidate survolait les intentions de vote pour le premier tour de la prochaine présidentielle.</p>
<p class="asset asset-text">Pour son va-tout, dix mois plus tard, Marine Le Pen semble donc encline à modifier son discours. Elle a effectivement pris la parole, au premier jour du procès, pour expliquer qu’elle n’a jamais eu<span> </span><em>« le sentiment d’avoir commis le moindre délit »</em>, en insistant sur son absence d’intentionnalité<span> </span><em>« si tant est qu’une faute ait été commise »</em>. Deux tirades qui n’ont rien d’anodin.</p>
<h2 class="ci-subtitle" id="4747346"><strong>« <em>Si un délit a été commis… »</em></strong></h2>
<p class="asset asset-text">Avec cette formule inédite dans sa bouche, Marine Le Pen reconnaît pour la première fois la plausibilité d’une faute, en l’occurrence d’un délit. Ce qu’elle avait toujours refusé jusqu’à présent, optant plutôt pour une défense dite de<span> </span><em>« rupture »</em><span> </span>faite de dénégations et d’attaques contre la justice ou l’Union européenne. Loin des enjeux de fond.</p>
<p class="asset asset-text"><em>« Si un délit a été commis – et tout le monde semble dire qu’un délit a été commis -, je veux bien l’entendre</em>, a-t-elle ainsi insisté dans un retournement de situation attendu.<span> </span><em>Mais je veux que la cour sache qu’en ce qui nous concerne, nous n’avions aucun sentiment d’avoir commis le moindre délit lorsqu’en 2004, 2009 puis 2014 nous avons embauché nos propres assistants puis mutualisé ces assistants. »</em></p>
<p class="asset asset-text">Pour comprendre cet ajustement stratégique, il faut donc remonter au mois de mars dernier et se pencher sur les motivations du tribunal correctionnel pour infliger une lourde peine à la cheffe de file de l’extrême droite française, et la grande majorité de ses co-prévenus. Pour justifier son inéligibilité immédiate (et donc l’impossibilité de concourir à une nouvelle présidentielle), les magistrats se sont notamment appuyés sur un «<em> risque de récidive objectivement avéré. »</em></p>
<p class="asset asset-text">Pour cause : les accusés ont donné l’impression de ne pas comprendre, avant ou après l’audience, l’existence d’impairs ou de délits liés à leurs pratiques. Impossible, dans ces conditions, d’éviter une réitération de ce type de faits.</p>
<h2 class="ci-subtitle" id="4747399"><strong>Éviter le spectre de la récidive</strong></h2>
<p class="asset asset-text">Ils «<em> n’ont exprimé aucune prise de conscience de leur violation de la loi et de l’importance de la probité »</em>, même dix ans après, niant les faits « <em>parfois jusqu’à l’évidence »</em>, avaient ainsi détaillé les juges dans leur jugement de plus de 150 pages. Un « <em>logiciel</em> » de défense d’autant plus problématique, estimaient-ils, de la part de personnes ayant « <em>une formation de juriste ou d’avocat. »</em></p>
<p class="asset asset-text">Pour Marine Le Pen, on comprend donc aisément l’objectif de ce changement de pied : reconnaître l’existence d’un éventuel délit, puisque « <em>tout le monde semble dire qu’il a été commis »</em>, selon ses nouveaux mots, pour mieux écarter le risque de récidive et donc la peine d’inéligibilité immédiate qui lui a été accolée en première instance. Le tout, en rejetant la faute sur le Parlement européen.</p>
<p class="asset asset-text">Selon les nouveaux éléments de cette défense, les frontistes accusent effectivement leur bête noire de ne pas avoir « <em>joué ce rôle d’alerte tel qu’il aurait dû (le) jouer, alors qu’il avait connaissance de l’ensemble des éléments constitutifs de ces contrats »</em>.<span> </span><em>« Nous n’avons jamais rien dissimulé, ni dans la publication de nos organigrammes ni dans les contrats déposés »</em>, a encore argué Marine Le Pen. Coupable peut-être, mais à son corps défendant, selon elle.</p>
<p class="asset asset-text">De quoi convaincre les juges, cette fois-ci ? Le risque de cette défense : faire passer le Parlement européen, partie civile et donc victime dans cette histoire, comme le fautif. Il lui faudra aussi convaincre qu’une alerte de cette institution qu’elle abhorre, qui plus est portant sur la façon dont elle devait gérer son propre parti, l’aurait conduit à rectifier le tir. Pas simple.</p>
<p class="asset asset-text">Quoi qu’il en soit, une nouvelle déclaration de culpabilité ne l’empêcherait pas de concourir à la prochaine présidentielle. À condition, toutefois, que la peine d’inéligibilité qui pourra l’accompagner soit inférieure à deux ans, ou sans exécution provisoire. Voilà l’enjeu, qui méritait bien une défense musclée pour éviter de nouvelles déconvenues.</p>
<p class="asset asset-text">Source: https://www.huffingtonpost.fr/</p>
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<title>Audit du financement public des partis politiques : La section des comptes de la cour suprême publie son rapport</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/audit-du-financement-public-des-partis-politiques-la-section-des-comptes-de-la-cour-supreme-publie-son-rapport-3112813.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/audit-du-financement-public-des-partis-politiques-la-section-des-comptes-de-la-cour-supreme-publie-son-rapport-3112813.html</guid>
<description><![CDATA[ Le document de plus de mille pages concerne l’audit de 143 formations politiques pour la période 2000 à 2024. Les juges de la haute juridiction ont épluché leurs opérations de recettes et de dépenses, leurs trésoreries, leurs biens meubles et immobiliers ]]></description>
<enclosure url="https://admin.journalessor.ml/assets/img/posts/1767862884.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 08 Jan 2026 10:12:01 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"><span data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"><span class="text-node">Sur demande du Premier ministre, la section des Comptes de la Cour suprême a réalisé et rendu public, en décembre dernier, son rapport d’audit définitif sur le financement public des partis politiques pour la période allant de 2000 à 2024. Cette démarche a pour objet, la vérification du financement des partis politiques, qui porte notamment sur leurs opérations de recettes et de dépenses, leurs trésoreries, leurs biens meubles et immobiliers sur la période de juillet 2000 à mai 2025. Cependant, précise le rapport, les travaux d’audit ont porté sur la période de 2000 à 2024, faute d’informations sur l’exercice 2025.</span><br data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"></span><span data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"></span></p>
<p class="pf-br-replacement" orig-style="null"><span class="text-node">Le document signale que depuis l’instauration du multipartisme intégral suite à la révolution de mars 1991, plusieurs partis politiques ont été créés dans notre pays. Selon le répertoire actualisé des partis politiques du ministère chargé de l’Administration territoriale, 297 entités politiques disposent de récépissés matérialisant leur existence, note le rapport.</span></p>
<p class="pf-br-replacement" orig-style="null"><span class="text-node">D’après le document, ces partis politiques sont investis d’une mission d’intérêt général, car ils doivent concourir par les moyens pacifiques et démocratiques, à la formation de la volonté politique ainsi qu’à l’éducation civique des citoyens et des dirigeants ayant naturellement vocation à assurer des responsabilités publiques. «En raison de cette mission d’utilité publique, l’état apporte une aide financière aux partis politiques depuis 2000», souligne le document. Les lois portant Charte des partis politiques, abrogées, ont prévu la vérification des comptes annuels des structures politiques par la section des Comptes de la Cour suprême. Le rapport ajoute que la section des Comptes, conformément aux dispositions de ces textes et de ses attributions, a procédé à la vérification des comptes des partis au titre des exercices 2000 à 2023.</span></p>
<p class="pf-br-replacement" orig-style="null"><span class="text-node">« Les rapports de vérification de tous les exercices ont été transmis au ministre en charge de l’Administration territoriale et publiés sur le site de la section des Comptes », relève le document. Et de poursuivre : « alors que les travaux de vérification des comptes de l’exercice 2024 étaient en cours, le Premier ministre a saisi le 05 mai 2025, le président de la Cour suprême en vue de la réalisation par la section des Comptes de l’audit du financement des partis politiques pour la période de 2000 à 2025 ». Cette saisine fait suite aux concertations des forces vives de la nation tenues à Bamako les 28 et 29 avril derniers au titre de la phase nationale, qui ont recommandé, entre autres, l’audit du financement des structures politiques, indique le rapport.</span></p>
<p class="pf-br-replacement" orig-style="null"><span class="text-node">Le document fait savoir que la section des Comptes a été confrontée au refus des partis politiques de collaborer. Il ressort du rapport que la quasi-totalité des formations politiques n’a pas produit les documents sollicités pour l’audit au motif qu’elles ont libéré leurs sièges et leurs personnels suite au décret portant dissolution des partis politiques. «En outre, les anciens dirigeants de ces ex-partis politiques ont indiqué qu’ils ne sont pas en mesure de recevoir l’équipe d’audit pour des entretiens ou des travaux de vérification de leurs patrimoines mobilier et immobilier», ajoute le rapport. Et de poursuivre : «Ils estiment que la période couverte par l’audit (juillet 2000 à mai 2025) n’est pas en conformité avec le délai de conservation des pièces des documents comptables, qui est de 10 ans selon la réglementation en la matière».</span></p>
<p class="MsoNormal added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"><span class="text-node">Des partis politiques qui ont déjà fait l’objet de vérification par la section des Comptes et qui ne figurent pas au répertoire des partis politiques communiqué par le ministère de l’Administration territoriale et de la Décentralisation n’ont pas fait l’objet d’audit, précise le rapport.  Le document précise aussi que les entités politiques qui n’ont jamais déposé leurs comptes annuels ou qui n’ont pas transmis les documents sollicités au terme du communiqué diffusé sur l’ORTM, le 17 juin dernier, n’ont pu faire l’objet d’audit de vérification, faute de données financières.</span></p>
<p class="pf-br-replacement added-to-list1" orig-style="null"><b data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"><span class="text-node">PIECES JUSTIFICATIVES NON CONFORMES-</span></b><span class="text-node"><span> </span>En conséquence, poursuit le rapport, seuls les partis qui ont déposé au moins une fois un compte de gestion ont fait l’objet de vérification. Parmi ces formations politiques au nombre de 143, figure l’Alliance pour la démocratie au Mali-Parti africain pour la solidarité et la justice (Adema-PASJ). Sur un montant total de 8,157 milliards Fcfa de ressources déclarées par le parti de l’Abeille pour la période de 2000 à 2024, un montant de 211,805 millions Fcfa n’est pas sous-tendu par des pièces, selon le rapport.</span></p>
<p class="pf-br-replacement" orig-style="null"><span class="text-node">Aussi, sur un montant total de 8,067 milliards Fcfa de dépenses déclarées par la formation politique entre 2001 et 2024, un montant de 542,928 millions Fcfa n’est pas sous-tendu par des pièces justificatives, ajoute le document. Pour la même période, un montant de 462,183 millions Fcfa de dépenses déclarées est sous-tendu par des pièces justificatives non conformes, soutient le rapport.</span></p>
<p class="pf-br-replacement" orig-style="null"><span class="text-node">S’agissant de l’Alliance pour la solidarité au Mali-Convergence des forces patriotiques (Asma-CFP), créée en juin 2013, au cours de la période 2013-2020, elle a justifié toutes ses recettes par des pièces régulières, a souligné la section des Comptes dans son rapport. « Toutes les dépenses du parti sont justifiées par des pièces régulières », a-t-elle confirmé.</span></p>
<p class="pf-br-replacement" orig-style="null"><span class="text-node">Les principales contestations concernant l’Asma-CFP sont relatives à l’absence de numérotation des pièces justificatives au titre de l’exercice 2013, au non reversement du solde de la caisse en banque au titre de l’exercice 2018 et au déficit du solde bancaire au titre de l’exercice 2020, signale le document.</span></p>
<p class="pf-br-replacement" orig-style="null"><span class="text-node">Créé en juin 1991, le Congrès national d’initiative démocratique-Faso Yiriwa Ton (Cnid-FYT), a, lui aussi, fait l’objet d’audit de la section des Comptes. Sur un montant total de 2,083 milliards Fcfa de ressources déclarées du parti, les ressources non justifiées se chiffrent à 41,607 millions Fcfa (soit un taux de 1,99%), d’après le document. «Sur la période 2001-2024, des dépenses d’un montant total de 60,098 millions Fcfa ne sont pas justifiées», signale-t-il. Avant d’ajouter que des dépenses d’un montant total de 123,428 millions Fcfa sont justifiées par des pièces irrégulières (attestations de reçus, bons provisoires… ).</span></p>
<p class="MsoNormal added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"><span data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"><span class="text-node">La Convergence pour le développement du Mali (Codem), créée en 2008, est également épinglée par le rapport. Selon le document, des dépenses d’un montant de 2,5 millions Fcfa n’ont pas été justifiées au titre de l’exercice 2009 et celles d’un montant de 4,2 millions Fcfa n’ont pas été justifiées par des pièces conformes pour le même exercice. «Le parti n’a pas produit l’état d’inventaire de ses biens meubles et immeubles», note le rapport.</span><br data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"></span><img data-filename="int.jpg" data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" data-pf_rect_width="784" data-pf_rect_height="441.640625" class="pf-large-image blockImage" orig-style="null" 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style="display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;"><span data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"><br data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"></span></p>
<p class="added-to-list1" orig-style="null" style="text-align: center;"><b data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"><span class="text-node">Les activités des partis politiques ont été suspendues en 2025 par les autorités</span></b><span data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"></span></p>
<p class="pf-br-replacement" orig-style="null"><span class="text-node">Le document reproche au Mouvement patriotique pour le renouveau (MPR) d’avoir justifié des ressources d’un montant total de 18,811 millions Fcfa au titre de l’exercice 2005 par «des pièces non conformes (souches de reçus non cachetés ni signés par un responsable du parti)». «Sur la période 2001-2024, des dépenses d’un montant total de 4,945 millions Fcfa ne sont pas justifiées», signale-t-il.   Le Rassemblement pour le Mali (RPM), créé en 2001, n’a pas été épargné par le rapport.</span></p>
<p class="pf-br-replacement" orig-style="null"><span class="text-node">Il indique que sur 8,930 milliards Fcfa de ressources déclarées, l’ancien parti au pouvoir n’a pas justifié les ressources d’un montant de 318,028 millions Fcfa, «en violation des dispositions de l’article 34» de la loi, abrogée, portant Charte des partis politiques. Aussi, signale le document, des ressources justifiées par des pièces non conformes (souches de carnets de reçus ne faisant mention ni de militants, ni de sympathisants et celles de reçus non pré numérotés) se chiffrent à 544,679 millions Fcfa.</span></p>
<p class="pf-br-replacement" orig-style="null"><span class="text-node">Le rapport incrimine l’Alliance démocratique pour la paix (ADP-Maliba) d’avoir enregistré, au titre de l’exercice 2013, des ressources d’un montant total de 47,550 millions Fcfa de provenance «inconnue». «Au titre du même exercice, des ressources d’un montant total de 117,050 millions Fcfa sont justifiées par des pièces irrégulières (souches de reçus tirées de carnets de reçus non pré-numérotés)», ajouté le document.</span></p>
<p class="pf-br-replacement" orig-style="null"><span class="text-node"> Le rapport soutient aussi que des dépenses d’un montant total de 116,761 millions de Fcfa au titre de l’exercice 2013 ne sont pas justifiées.  L’Union pour la République et la démocratie (URD) est, elle aussi, pointée du doigt dans le rapport. Selon le document, des dépenses d’un montant de 12 millions de Fcfa sont justifiées par des pièces irrégulières (bons et décharges). Quant au parti Yèlèma (le Changement), les dépenses totales se chiffrent à 287,508 millions de Fcfa sur lesquelles 8,965 millions de Fcfa n’ont pas été justifiés par des pièces présentées conformes, d’après la section des Comptes de la Cour suprême.</span></p>
<p class="MsoNormal added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"><span class="text-node">Le rapport souligne que dans le cadre du respect du principe du contradictoire, les partis politiques ont été invités, par un communiqué diffusé sur la télévision nationale le 29 octobre dernier, à retirer les extraits du rapport provisoire et à déposer leurs observations au plus tard le 5 novembre 2025. Suite à ce communiqué, 35 partis ont retiré leurs rapports provisoires et 15 d’entre eux ont communiqué des éléments de réponse, indique le document, qui précise que les entités politiques n’ayant jamais déposé un compte de gestion à la section des Comptes sont au nombre de 150.</span></p>
<p data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" class="added-to-list1" orig-style="null"><strong data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"><span class="text-node">Bembablin DOUMBIA</span></strong></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le général Assimi Goïta avertit les délinquants financiers : « Nul n’est au&#45;dessus de la loi »</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/le-general-assimi-goita-avertit-les-delinquants-financiers-nul-nest-au-dessus-de-la-loi-3112686.html</link>
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<description><![CDATA[ Le Président de la Transition s’est adressé à la nation le 31 décembre dernier. ]]></description>
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<pubDate>Fri, 02 Jan 2026 10:47:29 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto; text-align: justify;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-language: FR;">Un discours d’environ vingt minutes au cours duquel il a décliné plusieurs projets pour l’année 2026, même si celui-ci est resté avare en chiffres et en chronogrammes précis. Le propos laisse néanmoins transparaître, chez le Chef de l’État, une certaine confiance quant à l’avènement d’un Mali meilleur.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto; text-align: justify;"><i style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-language: FR;">« L’année 2026 sera l’année de la consolidation, de la conquête du bien-être et du progrès »,</span></i><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-language: FR;"> a promis le Président de la Transition à la fin de son message de Nouvel An. Mais avant cette projection, le général Assimi Goïta a adressé un avertissement clair aux délinquants financiers, dont les agissements ternissent régulièrement les rapports des structures publiques de contrôle.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto; text-align: justify;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-language: FR;">Selon le Président de la Transition, la lutte contre la délinquance économique et financière, la corruption et l’impunité n’est pas une option. « Elle s’impose comme un devoir », a-t-il martelé. À l’en croire, la création d’un Pôle national économique et financier, ainsi que celle de l’Agence nationale de recouvrement des avoirs saisis ou confisqués, participe à l’affirmation de cette règle.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto; text-align: justify;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-language: FR;">Ces efforts démontrent, selon le Chef de l’État, « que nul n’est au-dessus de la loi et que l’argent indûment soustrait à la nation doit obligatoirement revenir à la nation ».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto; text-align: justify; mso-outline-level: 3;"><b><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">2026… l’année des partis politiques ?<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal" style="mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto; text-align: justify;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-language: FR;">Un pan du discours du Chef de l’État n’a sans doute pas échappé aux acteurs politiques, anciens comme nouveaux, parfois regroupés au sein de mouvements de soutien à la Transition. « <i style="mso-bidi-font-style: normal;">L’année 2026 ouvrira les sentiers de concertation nécessaires autour de l’avant-projet des lois déterminant les conditions de formation et d’exercice des activités des partis politiques prévues à l’article 39 de la Constitution », </i>a annoncé le Président de la Transition.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto; text-align: justify;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-language: FR;">Il a, par ailleurs, justifié la dissolution des partis politiques comme un moyen de « repartir sur des bases plus saines et plus justes et de procéder à l’audit des partis politiques », conformément aux recommandations des Assises nationales de la Refondation.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto; text-align: justify;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-language: FR;">Toutefois, ce retour annoncé des partis politiques ne saurait être assimilé à un retour à l’ordre constitutionnel, marqué par des pouvoirs publics émanant du peuple, tel que l’exige la Constitution de juillet 2023. En effet, le budget des élections a disparu de la Loi de finances 2026.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto; text-align: justify;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-language: FR;"></span></p>
<p><b><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: Calibri; mso-fareast-theme-font: minor-latin; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-language: AR-SA;">Mamadou TOGOLA/maliweb.net</span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Lutte contre la corruption au Mali : la société civile et les structures de contrôle unissent leurs efforts</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/lutte-contre-la-corruption-au-mali-la-societe-civile-et-les-structures-de-controle-unissent-leurs-efforts-3112663.html</link>
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<description><![CDATA[ Une rencontre de concertation entre des organisations de la société civile et des structures de contrôle et de vérification de l’État s’est tenue le mardi 30 décembre 2025 au siège des Organisations de la Société Civile. ]]></description>
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<pubDate>Wed, 31 Dec 2025 17:41:42 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette initiative s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de la Stratégie nationale de lutte contre la corruption au Mali, avec pour ambition de renforcer la synergie entre les acteurs étatiques et non étatiques.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">« La lutte contre la corruption n’est ni un slogan ni une option. C’est une exigence de gouvernance et un engagement moral envers les citoyens », a déclaré Mme Traoré Nana Sissako, vice-présidente de la Plateforme des Femmes Leaders du Mali (PFLM), qui a prononcé le discours d’ouverture de la rencontre. Selon elle, la corruption constitue un enjeu majeur de gouvernance publique, fragilisant l’État, sapant la confiance des citoyens et compromettant durablement l’efficacité de l’action publique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Bureau du Vérificateur général (BVG), l’Office central de lutte contre l’enrichissement illicite (OCLEI), le Contrôle général des services publics (CGSP) ainsi que le Pôle national économique et financier (PNEF) figuraient parmi les structures étatiques invitées à cette concertation avec les organisations de la société civile.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Aux dires de Mme Traoré Nana Sissako, la Stratégie nationale de lutte contre la corruption offre un cadre clair, mais son efficacité, a-t-elle assuré, dépend de son appropriation et de sa mise en œuvre concertée par l’ensemble des acteurs concernés. Selon elle, la présente rencontre vise à dépasser les échanges ponctuels pour aller vers une collaboration structurée, pérenne et opérationnelle entre les structures de contrôle et la société civile.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À l’instar du président du Conseil national de la société civile, la présidente de la CAFO, Mme Goundo Sissoko, a remercié les participants ainsi que les experts panélistes présents à cette rencontre. La présidente de la Coordination des organisations et ONG féminines du Mali a précisé que cette initiative s’inscrit dans le cadre du projet d’appui au renforcement du dialogue entre les organisations de la société civile, l’État et les partenaires, un projet financé par l’Union européenne.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les participants ont exprimé leur volonté commune de traduire les échanges en actions concrètes, coordonnées et évaluables, afin de renforcer la transparence, la redevabilité et la confiance des citoyens envers les institutions publiques. Les travaux de cette rencontre de concertation ont ainsi été officiellement ouverts dans un esprit de responsabilité partagée et d’engagement en faveur d’une gouvernance plus intègre au Mali.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Mamadou TOGOLA/maliweb.net</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Lutte contre la corruption : Une semaine pour sensibiliser la jeunesse</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/lutte-contre-la-corruption-une-semaine-pour-sensibiliser-la-jeunesse-3112020.html</link>
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<description><![CDATA[ À l&#039;occasion de la Journée mondiale de lutte contre la corruption, célébrée chaque 9 décembre, le ministre de la Justice et des Droits de l&#039;Homme, Garde des Sceaux, Mamoudou Kassogué, a présidé, hier, dans son département, la cérémonie de lancement de la Semaine nationale de lutte contre la corruption, édition 2025, placée sous le thème : « S&#039;unir avec la jeunesse contre la corruption, anciennement l&#039;intégrité de demain ». ]]></description>
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<pubDate>Wed, 10 Dec 2025 10:27:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Essor</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"><span dir="auto">C'était en présence de son collègue chargé de la Refondation de l'État, Bakary Traoré, du président de la commission nationale d'organisation, Dr Boubacar Sidiki Diarrah, ainsi que de plusieurs autres personnalités. <span> </span></span><span dir="auto">La Semaine nationale de lutte contre la corruption a été instituée par le décret n°10-624/P-RM du 26 novembre 2010. Elle vise à informer l'opinion publique sur les actions menées dans le cadre de la lutte contre la corruption et la délinquance économique et financière, et à renforcer la sensibilisation sur le phénomène, afin de restaurer un climat de confiance entre les pouvoirs publics et les citoyens.</span></p>
<p class="pf-br-replacement" orig-style="null"><span dir="auto">La corruption ayant des effets graves sur toute la société, une mobilisation générale s'impose. C'est dans ce contexte que l'ONU a adopté en 2003 la Convention contre la corruption et a proclamé le 9 décembre Journée internationale de lutte contre la corruption afin de sensibiliser et de promouvoir cette Convention.</span></p>
<p class="pf-br-replacement" orig-style="null"><span dir="auto">Le ministre chargé de la Refondation a rappelé que sous l'instruction du Président de la Transition, le gouvernement a approuvé, le 21 septembre 2023, la Stratégie nationale de lutte contre la corruption et son plan d'action 2023-2027. Ce plan prévoit notamment la tenue régulière de la Semaine nationale de lutte contre la corruption, à l'instar d'autres pays.</span></p>
<p class="pf-br-replacement" orig-style="null"><span dir="auto">«Le Secrétariat permanent chargé du suivi de la mise en œuvre de cette stratégie est désormais opérationnel, après le recrutement du secrétaire permanent, des experts et du personnel d'appui, ainsi que la mise à disposition de locaux et d'équipements», a rappelé Bakary Traoré. Et d'ajouter que de nombreuses activités ont été engagées, notamment les sessions d'appropriation de la stratégie nationale de lutte contre la corruption dans l'ensemble des régions administratives et le District du Bamako, l'élaboration d'un répertoire des organisations de la société civile engagées dans la lutte contre la corruption, l'évaluation de la politique nationale de transparence. Selon lui, ces actions contribuent à l'atteinte des objectifs du plan d'action gouvernemental 2025-2026.</span></p>
<p class="MsoNormal added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"><span dir="auto">Pour sa part, le ministre chargé de la Justice a indiqué que son département fait de cette célébration une activité phare, afin de mieux sensibiliser l'opinion et fédérer les acteurs étatiques et non étatiques autour d'une mobilisation générale. </span><span data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"></span></p>
<p class="pf-br-replacement" orig-style="null"><span dir="auto">En prélude à l'édition 2025, une réunion a été organisée le 25 novembre dernier avec l'ensemble des acteurs concernés pour partager les grandes orientations.</span></p>
<p><span dir="auto">«Chaque acteur est responsable des activités qu'il prévoit de mener, à condition de s'inscrire dans le programme national», a précisé le ministre Kassogué, avant de souligner que des activités seront organisées tout au long du mois, voire de l'année, car la lutte contre la corruption doit être permanente pour favoriser un changement de comportement, tant dans le secteur public que privé.</span></p>
<p class="pf-br-replacement" orig-style="null"><span dir="auto">Concernant la réponse judiciaire face à la corruption et aux autres formes de délinquance économique et financière, le ministre chargé des droits de l'Homme a réaffirmé la détermination de son département à poursuivre la mise en œuvre des réformes ayant permis la création et l'opérationnalisation du Pôle national économique et financier (PNEF) et de l'Agence de recouvrement et de gestion des avoirs saisis ou confisqués (ARGASC). «L'action combinée du PNEF et de l'ARGASC renforcera l'effet dissuasif de la lutte contre la corruption et la délinquance économique et financière, le produit du crime ne pouvant plus profiter à son auteur», a souligné le Garde des Sceaux.</span></p>
<p class="pf-br-replacement" orig-style="null"><span dir="auto">Mamoudou Kassogué a également indiqué que le nouveau Code pénal et le nouveau Code de procédure pénale renforceront l'efficacité de la justice, notamment grâce à l'imprescriptibilité des infractions économiques et financières liées aux biens publics lorsqu'elles sont de nature criminelle, ainsi qu'à la suppression des privilèges et immunités autrefois reconnues à certaines catégories.</span></p>
<p><span dir="auto">Il a rappelé la mise à disposition de la ligne verte «Binkani Kunafoni» (36 111), un numéro gratuit destiné aux usagers du service public de la Justice pour dénoncer les pratiques corruptives. Il a également annoncé que, suite à une phase de test réussie par l'Agetic, la plateforme informatique de la Justice est prête à être déployée dans une dizaine de juridictions pilotes avant sa généralisation. Il a insisté sur l'importance de la collaboration et du partenariat entre les différentes structures étatiques aux missions complémentaires.</span></p>
<p data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" class="added-to-list1" orig-style="null"><strong data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"><span dir="auto">Amadou Guéguere</span></strong></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Lutte contre la corruption au mali en milieu judiciaire :  Le projet Luceg&#45;Enap défend une justice équitable et transparente</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/lutte-contre-la-corruption-au-mali-en-milieu-judiciaire-le-projet-luceg-enap-defend-une-justice-equitable-et-transparente-3111893.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/lutte-contre-la-corruption-au-mali-en-milieu-judiciaire-le-projet-luceg-enap-defend-une-justice-equitable-et-transparente-3111893.html</guid>
<description><![CDATA[ Le mercredi 3 décembre 2025, le projet Luceg-Enap Mali, en partenariat avec l’Office central de lutte contre la corruption et l’enrichissement illicite (Oclei), a organisé la cérémonie de lancement du rapport mis à jour de l’Etude sur la corruption en milieu judiciaire au siège du Conseil national du patronat du Mal (CNPM)i. ]]></description>
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<pubDate>Sat, 06 Dec 2025 17:39:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cet événement contribuera à la lutte contre les pratiques corruptibles et discriminatoires, notamment celles qui affectent les droits des femmes et des filles, ainsi que des groupes vulnérables.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Placée sous la présidence du représentant du ministère de la Justice et des Droits de l’Homme, la cérémonie a réuni le directeur du Projet d’appui à la lutte contre la corruption pour et par l’égalité des genres (Luceg), Dramane Yacouba Diallo, des représentants de l’ambassade du Canada, de l’Oclei et une cinquantaine de participants, dont des membres d’organisations de la société civile (OSC) et des partenaires du projet Luceg.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour contribuer à soulager la souffrance des Maliennes et des Maliens, le projet Luceg, financé par Affaire Mondial Canada (AMC), est mis en œuvre au Mali par l’Ecole nationale d’administration publique du Québec (Enap) et ses partenaires d’exécution, notamment les organisations de la société civile (OSC) et l’Oclei.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ainsi, dans le cadre de la mise en œuvre des activités du projet, il est prévu de faire une mise à jour du document de l’état des lieux de la corruption au Mali, produit dans le cadre du Juprec (Justice prévisionnelle et réconciliation). Le rapport sur l’état des lieux de la corruption au Mali avait permis d’avoir une compréhension générale sur la corruption, notamment ses formes, ses manifestations, les secteurs les plus exposés et les plus affectés ainsi que les acteurs impliqués.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’objectif général de la mission consiste à mettre à jour l’état des lieux de la corruption au Mali (produit dans le cadre du Juprec) et ses effets négatifs sur les femmes et les filles en collaboration avec les OSC partenaires incluant une cartographie des inégalités (Etude sur la corruption du système judiciaire).<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il s’agit spécifiquement de faire une analyse de la corruption et ses impacts sur la crédibilité de la justice, identifier les pratiques corruptives dans le milieu judiciaire, notamment celles qui affectent les femmes, les filles et les groupes vulnérables, identifier les causes et les conséquences de la corruption en milieu judiciaire et ses implications sur la paix sociale et le développement économique et politique du Mali, évaluer le niveau d’engagement des acteurs de la justice pour lutter contre la corruption et le potentiel qu’ils représentent dans la lutte contre la corruption dans ce domaine, analyser la perception des usagers sur la qualité des services offertes par la justice…<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le directeur du projet Luceg encourage les participants à s’approprier le contenu du rapport et à le rendre accessible, afin de jeter les bases d’une transformation durable.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Moussa Bangaly</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mécanismes de recouvrement des avoirs criminels : Les acteurs de la chaîne pénale et de la société civile en conclave</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/mecanismes-de-recouvrement-des-avoirs-criminels-les-acteurs-de-la-chaine-penale-et-de-la-societe-civile-en-conclave-3111279.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/mecanismes-de-recouvrement-des-avoirs-criminels-les-acteurs-de-la-chaine-penale-et-de-la-societe-civile-en-conclave-3111279.html</guid>
<description><![CDATA[ L’hôtel Maeva Palace de Bamako a abrité, le lundi 17 novembre 2025, un séminaire d’appropriation des mécanismes de recouvrement des avoirs criminels par les acteurs de la chaîne pénale et ceux de la société civile. ]]></description>
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<pubDate>Tue, 18 Nov 2025 07:52:02 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Organisé par l’Agence de Recouvrement et de Gestion des Avoirs Saisis ou Confisqués (ARGASC) avec le soutien du projet de lutte contre la corruption et l’enrichissement illicite (LUCCEI phase 2), cet événement s'inscrit dans le cadre de la lutte contre la criminalité financière.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette activité visait à faciliter la compréhension des mécanismes de recouvrement des avoirs criminels, à identifier les défis à leur mise en œuvre et à explorer ensemble des solutions concrètes pour améliorer leur efficacité.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La cérémonie d’ouverture a été présidée par le Conseiller technique du Ministère de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, Ibrahim Berthé, en présence d'Oumar Traoré, Directeur Général de l’ARGASC, et de Fatimata Traoré, Représentante du PNUD.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Lors de son intervention, Mme Fatimata Touré, responsable de l’Unité gouvernance au Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), a souligné la problématique du recouvrement des avoirs issus du crime, indiquant qu’elle reste aujourd’hui un enjeu majeur dans la lutte contre la corruption. Selon elle, cela touche à la fois à l’efficacité de la lutte contre la criminalité financière, à la crédibilité de nos institutions judiciaires et à la restauration de la confiance des citoyens dans l’État de droit.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Elle a également précisé que le recouvrement n’est pas qu’une simple procédure technique, mais qu’il est avant tout un levier stratégique pour renforcer l’intégrité des institutions, servant à restaurer la confiance des citoyens et à garantir les ressources publiques. Pour elle, plus que des sanctions, il est nécessaire d’assurer la restitution des richesses illégalement acquises afin que la justice soit complète et que les ressources publiques retrouvent leur place au service du développement.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Soutenant la pertinence de ce séminaire en raison de son objectif, Madame Fatimata Traoré a réitéré l’engagement de son organisation à continuer d’accompagner le gouvernement du Mali et l’ARGASC afin de renforcer la transparence, l’intégrité et l’efficacité institutionnelle dans la lutte contre la corruption et la criminalité économique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans son intervention, le représentant du Ministre de la Justice, contextualisant la rencontre et ses enjeux, s’est joint à la représentante du PNUD pour soutenir la pertinence d'une telle initiative pour une compréhension commune et une synergie d’actions efficace de l’ensemble des acteurs de la chaîne nationale et internationale. Il n’a pas manqué de signifier sa gratitude aux Partenaires techniques et financiers pour leur appui.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Khadydiatou SANOGO/maliweb.net</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Dr Modibo Sacko, un magistrat au parcours exceptionnel</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/dr-modibo-sacko-un-magistrat-au-parcours-exceptionnel-3111145.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 13 Nov 2025 11:05:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Essor</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"><span dir="auto">Magistrat de son état, universitaire accompli et aujourd'hui président de l'Office central de lutte contre l'enrichissement illicite (Oclei), le Dr Modibo Sacko fait partie de ces cadres maliens dont le parcours force le respect. Fort de deux doctorats en droit, l'un en droit privé obtenu en 2019, et l'autre en droit public soutenu en 2023 à l'Institut de Pédagogie Universitaire du Mali, le Dr Sacko a fait de la connaissance juridique le socle de sa carrière.</span></p>
<p class="MsoNormal added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"><span dir="auto">Titulaire d'une maîtrise en droit privé, option droit des affaires, obtenue à la Faculté des sciences juridiques et économiques de l'Université de Bamako, le Dr Sacko a poursuivi ses études supérieures au Mali et à l'étranger. Il est détenteur de plusieurs diplômes universitaires : un diplôme de l'Institut national de formation judiciaire Maître Demba Diallo, un diplôme de droit international humanitaire obtenu à l'Université de Nice Sophia Antipolis en 2013, un diplôme en droit (SAR) de l'Université Jean Moulin Lyon 3 (2017), ainsi qu'un Master en droit public de l'Université privée Ahmed Baba (2018).</span></p>
<p class="MsoNormal added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"><span dir="auto">En 2019, il soutient un doctorat en droit privé à l'Institut de pédagogie universitaire du Mali, puis un second en droit public en 2023 dans le même établissement. Il est également titulaire d'un certificat pour jeunes professionnels en droit international pénal délivré par l'Académie internationale des principes de Nuremberg en Allemagne.</span></p>
<p class="MsoNormal added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"><span dir="auto">Le Dr Sacko a servi la justice malienne à divers niveaux. De 2007 à 2011, il a été juriste senior au cabinet de Me Famoussa Keïta, puis juriste au cabinet WAC Partners jusqu'en 2012. Entre 2012 et 2016, il effectue des étapes au Tribunal de grande instance de la Commune V du District de Bamako et à la Justice de paix à compétence étendue de Fana. De 2016 à 2017, il occupe le poste de juge au siège au Tribunal de grande instance de la Commune III du District de Bamako.</span></p>
<p class="MsoNormal added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"><span dir="auto">Il devient ensuite conseiller technique au ministère de la Justice et des Droits de l'Homme (2017-2020), puis magistrat chargé des affaires juridiques, judiciaires et de la coopération à la Cellule nationale de traitement des informations financières (Centif). De 2023 à sa nomination, il était conseiller à la section judiciaire de la Cour suprême du Mali.</span></p>
<p data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" class="added-to-list1" orig-style="null"><strong data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"><span dir="auto">Amadou Guéguere</span></strong></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Oclei : Modibo Sacko succède à Moumouni Guindo</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/oclei-modibo-sacko-succede-a-moumouni-guindo-3110954.html</link>
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<description><![CDATA[ On connait désormais les nouveaux membres de l&#039;Office Central de lutte contre l&#039;enrichissement illicite (Oclei). ]]></description>
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<pubDate>Mon, 10 Nov 2025 01:49:32 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ainsi, le nouveau président s'appelle Modibo Sacko, qui succède à Moumouni Guindo dont son mandat a pris fin, il y a quelques mois. Les trois autres membres ont pour noms : Mohamed Saïdou Sène, le colonel-major Modibo Issa Georges Kéita et Mamadou Siragata Traoré.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">es nouveaux membres ont été nommés par décret n°0733/PT-RM du 31 octobre 2025 par le président de la Transition, le général d'armée Assimi Goïta avec la signature du Premier ministre, le général de division Abdoulaye Maïga, du ministre de la Réconciliation, de la Paix et de la Cohésion sociale, le général de corps d'armée Ismaël Wagué, assurant l'intérim du ministre de la Justice et<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>enfin du ministre de l'Economie et des Finances, Alousséni Sanou. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Disposant de toutes les qualités pour occuper ce poste très stratégique, le nouveau président de l'Oclei est un magistrat et titulaire de plusieurs diplômes en droit. C'est en 2019 qu'il a soutenu deux thèses de doctorat, l'une en droit privé sur : "La répression des violations de droits humains en temps de conflit armé : le cas du Mali" et l'autre en droit public en 2023 sur : "Le renseignement dans la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme". Ce n'est pas tout.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Modibo Sacko est l'auteur de plusieurs publications relatives, notamment aux droits de l'Homme, au droit international humanitaire, à la justice transitionnelle, au litige stratégique, au blanchiment de capitaux, au financement du terrorisme. Il a également suivi plusieurs formations professionnelles, essentiellement dans le domaine des droits de l'Homme, le droit international humanitaire, les questions humanitaires, le genre, les questions sécurité internationale et défense, y compris les opérations de maintien de la paix ainsi que de la prévention, de la poursuite et de la<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>répression de la criminalité transnationale organisée.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sur le plan professionnel, le nouveau patron de l'Oclei a été élu juge de la Cour africaine des droits de l'Homme et des peuples en février 2021, pour un mandat de six ans, renouvelable. En juillet 2023, il a été élu vice-président de la Cour pour un mandat de deux ans.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Avant son élection à la Cour africaine, Modibo Sacko a occupé plusieurs fonctions au sein des juridictions maliennes. Il également occupé le poste de<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>conseiller technique chargé des droits de l'Homme, des libertés publiques, de la lutte contre le blanchiment de capitaux, le financement du terrorisme et les armes de destruction massive au ministère de la Justice des droits de l'Homme du Mali avant d'être détaché à la Cellule nationale de traitement des informations financières (Centif) du Mali.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il a été également juge à la Cour suprême du Mali.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Professeur invité au cours d'été de droits de l'Homme et de droit international humanitaire de la Fondation René Cassin de l'Institut international des droits de l'Homme de Strasbourg, le nouveau président de l'Oclei est également chargé de cours en droit international humanitaire, en droit international des droits de l'Homme, en sociologie des droits de l'Homme, en droit international pénal, en droit pénal général dans plusieurs universités du Mali, écoles militaires et à l'Ecole nationale de police du Mali. <o:p></o:p></span></p>
<p><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: Calibri; mso-fareast-theme-font: minor-latin; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: EN-US; mso-bidi-language: AR-SA;"><span style="mso-spacerun: yes;">                                               </span></span></p>
<p><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: Calibri; mso-fareast-theme-font: minor-latin; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: EN-US; mso-bidi-language: AR-SA;"><span style="mso-spacerun: yes;">  </span>El Hadj A.B. HAIDARA</span></strong></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Lutte contre la corruption et la délinquance financière : 15 professionnels des médias outillés par la CLC</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/lutte-contre-la-corruption-et-la-delinquance-financiere-15-professionnels-des-medias-outilles-par-la-clc-3110105-3110105.html</link>
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<description><![CDATA[ La Maison de la Presse du Mali a accueilli, du 8 au 10 septembre 2025, une session de renforcement des capacités des professionnels des médias sur la corruption et les pratiques assimilées. 15 journalistes, dont 5 venus des régions de l’intérieur, ont pris part à cet atelier. ]]></description>
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<pubDate>Thu, 09 Oct 2025 20:50:38 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Challenger</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Organisée par la Coalition des organisations de la Société civile de lutte contre la corruption et la pauvreté (CLC), cette session visait à renforcer les compétences professionnelles des médias dans le cadre des dénonciations des affaires de corruption.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Selon la Vice-présidente de la CLC, Mme Adda Diawara, les médias et le journalisme d’investigation jouent un rôle essentiel dans la lutte contre la corruption, en exerçant une fonction de veille citoyenne. «Ils peuvent aider les citoyens à prendre conscience de l’impact du phénomène de corruption sur le développement du pays. Ils jouent un rôle crucial dans la dénonciation des allégations de corruption et dans la lutte contre l’impunité. En dénonçant les abus et en sensibilisant la population, notamment les jeunes, ils contribuent à la prévention et à la mobilisation sociale contre la corruption ». <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mahamadou Bandjougou Diawara, Procureur Général près la Cour d’Appel de Mopti, a expliqué le cadre législatif et institutionnel de lutte contre la corruption, les manifestations de la corruption et pratiques assimilées, propres à la société malienne. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Selon David Dembélé, facilitateur, consultant et journaliste d’investigation, il existe des étapes clés pour mener une enquête journalistique. Il a souligné l’importance des sources humaines et de celle des sources ouvertes pour mieux poser l’hypothèse.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Précieux, les conseils pratiques de sécurité quand le sujet est sensible<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour le troisième facilitateur, Chiaka Doumbia, Secrétaire exécutif du Réseau malien des journalistes d’investigation (RMJI), il est crucial d’observer les conseils pratiques de sécurité numérique et physique pour des journalistes travaillant sur des sujets sensibles. Lors des travaux de groupes sur la formulation d’hypothèse d’enquête et ceux de restitution de groupes qu'il a dirigés, il leur communiqua les stratégies de diffusion d’enquête à fort impact. Il a sensibilisé les participants sur les mesures de sécurité physique et numérique dans la conduite des enquêtes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les participants ont eu des échanges avec Mme Adda Diawara sur les objectifs, la vision, les activités réalisées et les perspectives de la Coalition des organisations de la Société civile de lutte contre la corruption et la pauvreté. De 2023 à 2025, la CLC a fait un plaidoyer pour l’adoption d’une loi protégeant les lanceurs d’alerte et les journalistes d’investigation, organisé de concours de meilleurs articles, rappeurs, slameurs et graffitistes sur la corruption. Elle a réalisé le monitoring et la documentation de 1200 alertes de corruption sur la plateforme Kènèkanko. Elle a également analysé et vérifié ces alertes et cas de corruption. Ce n’est pas tout : la CLC a organisé l’atelier d’appropriation de la Stratégie nationale de lutte contre la corruption au Mali pour les OSC (organisations de la société civile). Elle a en outre transmis des dossiers de dénonciation aux autorités compétentes. La Coalition a aussi capitalisé quelques actions à travers le comité de contrôle de l’action publique (CCAP).<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En guise de reconnaissance, la CLC a reçu deux distinctions pour son engagement dans la lutte contre la corruption décernée par Le baromètre et la communauté des pratiques, en matière de lutte contre la corruption (CPLC) pour les efforts menés.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les participants ont formulé plusieurs recommandations. il s’agit,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>entre autres de : former les médias de l’intérieur sur les actions de prévention, de dénonciation des actions de corruption ; multiplier les sessions de renforcement des capacités ; outiller les journalistes de moyens matériels et financiers pour faire des investigations sur les affaires de corruption ; accorder des subventions aux journalistes pour mener des enquêtes ; nouer des partenariats avec les radios de proximité pour des émissions de sensibilisation et d’information sur la corruption ; organiser un atelier consacré uniquement à la Coalition, ses missions et ses réalisations et approfondir la coopération avec la Coalition pour le partage des alertes de corruption publiées sur la Plateforme Kènèkanko. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mohamed Koné<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Syndicats : 1er Congrès ordinaire de la Plate&#45;forme des Organisations Syndicales de Lutte Contre la Corruption POS&#45;LC</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/syndicats-1er-congres-ordinaire-de-la-plate-forme-des-organisations-syndicales-de-lutte-contre-la-corruption-pos-lc-3109422.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/syndicats-1er-congres-ordinaire-de-la-plate-forme-des-organisations-syndicales-de-lutte-contre-la-corruption-pos-lc-3109422.html</guid>
<description><![CDATA[ Le Bureau National de la Plate-forme des Organisations Syndicales de Lutte contre la Corruption (POS-LC) en partenariat avec l&#039;office Central de Lutte contre l&#039;Enrichissement illicite (OCLEI) et sous la présidence du Ministre de la Justice Garde des Sceaux organisent du 19 au 20 Septembre 2025 son premier Congrès Ordinaire au Mémorial Modibo ΚΕΪΤΑ. ]]></description>
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<pubDate>Sat, 20 Sep 2025 01:43:50 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce premier congrès Plate-forme des Organisations Syndicales de Lutte contre la Corruption (POS-LC) dont les travaux se sont ouverts ce vendredi 19 septembre 2025 a enregistré la participation de plus d’une cinquantaine des membres venus des centrales syndicales affiliées à la plateforme. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce congrès permettra de faire le point des rapports d’activité de la Plate-forme des Organisations Syndicales de Lutte contre la Corruption (POS-LC) depuis sa création suite à une recommandation phare de l'atelier organisé par l'OCLEI en partenariat avec les organisations Syndicales le 12 juillet 2019 au Gouvernorat du District de Bamako sur le thème « rôle du syndicat dans la lutte contre la corruption» en marge de la célébration de la journée africaine de lutte contre la corruption.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">A l’ouverture du congrès, M Seydou Keita de l’OCLEI dira que la Plateforme des Organisations Syndicales de Lutte contre la Corruption POS - LC de sa création en juillet 2020 et en partenariat avec l'Office Central de Lutte contre l'Enrichissement Illicite OCLEI ont conjointement mené des activités dans plusieurs activités de la lutte contre la corruption dans le cadre des plans d’actions. Et que l’OCLEI sera toujours présent à accompagner la plateforme.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Quant au président de la plateforme M Issa Synayoko, la Plateforme des Organisations Syndicales de Lutte contre la Corruption a été reconnue par l'État suivant le récépissé n°0880/G-DB en date du 30 décembre 2020.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Elle est composée par les organisations syndicales de : CSTM ; CDTM ; CMT ; la coordination des syndicats de la DAF, des DRH, des CPS, des DFM ; de la Primature et des départements Ministériels (CSDDCD) ; SYNAC ;SYLTMAT ; SYLTAE ; SYNTRACT ; SYNAG ont décidé de former une union sacrée autour de l'OCLEI et des autres structures de contrôle et de vérification pour prévenir, voire lutter contre la corruption. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ajout ‘il que ce rêve a été une réalité grâce à l'engagement de Mr Oumar TRAORE et de Mr Yero DIALLO tous membres du pole prévention de l'OCLEI mais surtout de la détermination des représentants des organisations syndicales membres. Après des journées laborieuses de travail nous sommes parvenus à valider une charte et un règlement intérieur. Car aujourd'hui le plan d'action triennal de la Plateforme des Organisations Syndicales de Lutte contre la Corruption sera soumis à l’appréciation pour validation après la prise en charge des observations. La corruption au Mali est devenue un fléau qui sape tous les ambitieux projets d'épanouissement des travailleurs et la répartition du revenu reste encore une véritable illustration de la loi de Pareto.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Car pour lui seule l'union sacrée des organisations syndicales et la société civile pourrait être une panacée pour éradiquer ce fléau qui est loin d'être une fatalité mais qui malheureusement hypothèque nos précieuses ambitions d'assurer un salaire de dignité pour nos militants. La lutte contre la corruption est sans doute une aspiration des forces vives de la nation malienne qui reste la revendication majeure de la quatrième République.<o:p></o:p></span></p>
<p><img src="https://www.maliweb.net/uploads/images/202509/image_870x_68cdb6ebcbec8.jpg" alt=""></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour la représentante du Ministère de la justice et des Droits de l’Homme Koutie Marie Thérèse Dansoko, la lutte contre la corruption est un combat pour l'équité et un acte de Patriotisme.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Elle interpelle les membres du bureau exécutif de la Plateforme à impliquer les syndicats dans la prévention et dans la lutte contre la corruption, l'enrichissement illicite, la délinquance économique et financière en vue d'informer et de sensibiliser les travailleurs sur l'existence, les causes et les graves conséquences de ces fléaux sur leurs conditions de vie et de travail et de mettre au cœur de la gouvernance l'intégrité, la transparence, la responsabilité, la bonne gestion des affaires publiques et des biens publics et la redevabilité en tant que règles déontologiques inspirées de nos valeurs sociétales pour enfin susciter un changement de comportement chez les agents publics et les agents du secteur privé par la diffusion des connaissances sur les règles déontologiques notamment l'intégrité et leur respect scrupuleux afin de soutenir les actions des structures de prévention et de lutte contre la corruption.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Bokoum Abdoul Momini/maliweb.net<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Programme présidentiel &amp;quot;un malien, un masque&amp;quot; : Les 20 millions de masques auraient été entièrement distribués</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/programme-presidentiel-un-malien-un-masque-les-20-millions-de-masques-auraient-ete-entierement-distribues-3107648.html</link>
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<description><![CDATA[ Une liste des bénéficiaires et une lettre  officielles brandies comme preuves ]]></description>
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<pubDate>Sat, 26 Jul 2025 01:43:03 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'affaire dite du programme d'urgence présidentiel "Un Malien, un masque" et impliquant dans un dossier judiciaire l'ancien président de la Chambre de commerce et d'industrie du Mali (CCIM), Youssouf Bathily, et certains de ses ex-collaborateurs ne cesse de faire couler encre et salive. Entre refus d'accorder la liberté provisoire et décisions de justice, le dossier reste stagnant pendant que les présumés coupables croupissent en prison. Et pourtant, les preuves existent, palpables qui attestent que les conventions entre le ministère de l'Economie et des Finances et la CCIM auraient été entièrement exécutées. En effet, sur cette affaire qui défraie la chronique, nous avons pu mettre la main sur deux documents précieux : la liste nominative de distribution des masques du programme présidentiel "Un Malien, un masque" et une lettre du ministre de l'Industrie, du Commerce et de la Promotion des investissements, Harouna Niang, adressée au Premier ministre, chef du gouvernement de l'époque, Moctar Ouane.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Le tableau de distribution des masques fait ressortir 10 050 000 pièces de masques chirurgicaux à usage unique et 10 950 000 pièces de masques en coton lavables et réutilisables, soit un total net de 20 millions de masques correspondant au nombre fixé par la convention de financement. Ces produits auraient été reçus par des structures allant des communes aux cercles du pays, en passant par la présidence de la République, la Primature, les départements ministériels, les institutions de la République, les régions, le gouvernorat de Bamako, la CCIM, la mairie du district, le CNJ, les directions générales ou nationales des services publics etc. L'identité complète, la qualité et le titre du réceptionneur sont mentionnés en bonne et due forme (cf. fac-similé).Quant à la lettre susmentionnée et datée du 30 octobre 2020, elle informe, à travers son objet, le Premier ministre de "l'état d'acquisition et de répartition des 20 millions de masques de protection du Programme 'Un Malien, un masque'" (cf. fac-similé).<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>A titre de rappel, Youssouf Bathily et consorts sont poursuivis et incarcérés à la MCA pour les faits de blanchiment de capitaux, atteinte aux biens publics, faux et usage de faux, favoritisme. Aux dernières nouvelles, il nous revient de sources généralement crédibles qu'un arrêt rendu le 15 juillet 2025 par la Chambre d'accusation de la Cour d'appel de Bamako prononce le non-lieu pour certains inculpés, notamment Alpha Paul Guindo, Alou Bathily, Soya Golfa Bathily et Sékou Draméra, concernant une somme d'environ 8 milliards de F CFA. Par contre, Youssouf Bathily et plusieurs autres coaccusés sont renvoyés devant une juridiction criminelle pour blanchiment de capitaux, atteinte aux biens publics, faux et usage de faux, favoritisme.<span style="mso-spacerun: yes;">          </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"><span style="mso-spacerun: yes;"></span></span></span></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;">  </span>La Rédaction<span style="mso-spacerun: yes;">   </span></span></strong></p>
<p><img src="https://www.maliweb.net/uploads/images/202507/image_870x_68836cd7f2c73.jpg" alt=""></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;">  </span></span></strong></p>
<p></p>
<p><img src="https://www.maliweb.net/uploads/images/202507/image_870x_688368f5b7ecf.jpg" alt=""></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Affaire des 20 millions de masques COVID&#45;19 : La lettre qui fait rebondir le dossier</title>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 26 Jul 2025 01:30:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><i style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette lettre du ministre de l’Industrie, du Commerce et de la Promotion des Investissements faisant le point de l’acquisition et la distribution des 20 millions de masques de protection, en dit long sur cette affaire. Au-delà des explications, cette lettre accompagnée du tableau de distribution des masques change le cours du procès de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Mali (Ccim) dont les premiers responsables sont emprisonnés depuis 3 ans.<o:p></o:p></span></i></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Des masques stockés au Parc des expositions à leur arrivée<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’Etat est une continuité. A la mise en place du gouvernement Moctar Ouane, par lettre n°008 du 30 octobre 2020, le ministre de l’Industrie, du Commerce et de la Promotion des Investissements Harouna Niang, a informé le Premier ministre de la situation des 20 millions de masques de protection issu du programme présidentiel « un Malien, un masque ».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Selon la lettre ayant pour objet : « l’état d’acquisition et de répartition des 20 millions de masques du programme un Malien, un masque », (voir en facsimilé), l’achat des masques résulte des instructions et recommandations du conseil des ministres. Lequel a chargé le ministre de l’Industrie, du Commerce et de la Promotion des Investissements, à travers la Ccim, de trouver les moyens d’acquérir 20 millions de masques de protection. Cela sous le sceau de « l’extrême urgence ». Il s’agissait des masques à importer et à faire fabriquer localement par des artisans locaux.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’extrême urgence et l’exonération accordée par le ministre de l’Economie et des Finances pour la réussite de l’opération plaident en faveur de la Ccim. D’ailleurs si la commande et la confection des masques avaient obéit à la procédure édictée par le code des marchés publics au Mali, il n’eut fallu pas moins de quatre mois pour avoir les 20 millions de masques. Par la même lettre n°008 du 30 octobre 2020, le ministre reconnaît avoir reçu tous les masques avant de procéder à une correcte répartition.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’urgence était commandée par l’apparition du Covid-19, une menace mondiale et à l’orée du second tour des élections législatives d’avril 2020 où le port de masque était préconisé à travers le monde comme étant le seul moyen sûr et efficace contre la pandémie.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans la nomenclature des masques, les commandes portaient sur dix millions cinquante mille (10 050 000) masques chirurgicaux et neuf millions neuf cent cinquante mille (9 950 0000) masques lavables et réutilisables locaux et importés. L’ensemble des masques a coûté 10,9 milliards F CFA.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le travail étant confié au secteur privé par le biais de la Chambre du Commerce et d’Industrie du Mali, une convention de financement avait été signée entre le ministre de l’Industrie et du Commerce, celui de l’Economie et des Finances et le président de la Ccim. Cet argent a alors permis de financer l’achat des 20 millions de masques.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans un reportage de l’ORTM, les masques ont été réceptionnés à l’aéroport international président Modibo Kéita de Sénou, par le ministre de l’Industrie et du Commerce Mohamed Ag Erlaf, accompagné de son collègue des Transports et de la Mobilité urbaine Aboul Ly, le 18 avril 2020.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Vu l’extrême urgence, en trois jours, l’Etat a distribué les 10 millions de masques chirurgicaux aux agents électoraux, aux électeurs et aux différents destinataires dans les six Communes du district de Bamako et à l’intérieur du pays. Les semaines suivantes, 9 950 0000 masques lavables ont commencé à être distribués.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans ce dossier judiciaire, le président de la Ccim Youssouf Bathily et des co-accusés sont écroués depuis le 23 novembre 2022, « pour atteinte aux biens publics et favoritisme ».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La Chambre d’accusation de la Cour d’appel de Bamako, dans son arrêt du 15 juillet 2025, a renvoyé l’affaire devant une juridiction criminelle tout en accordant le non-lieu partiel à certains accusés.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Abdrahamane Dicko<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Journée africaine de lutte contre la corruption : ‘’Nos hauts responsables réticents à déclarer publiquement leurs biens’’</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/journee-africaine-de-lutte-contre-la-corruption-nos-hauts-responsables-reticents-a-declarer-publiquement-leurs-biens-3107483.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 21 Jul 2025 12:47:32 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Challenger</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans le cadre de la célébration de la Journée africaine de lutte contre la corruption et en droite ligne de son programme de prévention contre l’enrichissement illicite, la Communauté de Pratique en Matière de Lutte contre la Corruption (CPLC) a initié un panel sur le thème : « La problématique de la déclaration des biens par les assujettis, rôle de la société civile pour sa concrétisation ».<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Mali a célébré le 11 juillet dernier, la Journée africaine de lutte contre la corruption sous le thème : « Promouvoir la dignité humaine dans la lutte contre la corruption ». Ainsi dans le cadre de cette célébration et en droite ligne de son programme de prévention contre l’enrichissement illicite, la Communauté de Pratique de Lutte contre la Corruption au Mali (CPLC) en partenariat avec le projet LUCEG, a organisé un panel sur le thème : « La problématique de la déclaration des biens par les assujettis, rôle de la société civile pour sa concrétisation ». C’était le 17 juillet dernier au siège du Conseil national du Patronat du Mali en présence de Dr Djibril Coulibaly, Représentant de l’Office central de lutte contre l’enrichissement illicite (OCLEI), Mariam Diama Sanogo, présidente de la CPLC, Mahamadou Traoré, représentant du projet LUCEG et Mme Ada Diawara, Vice-présidente de la Coalition des organisations de la société civile pour la lutte contre la corruption et la pauvreté (CLC).<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mme Mariam Diama Sanogo a évoqué les conséquences dévastatrices de la corruption qu’elle considère comme un frein au développement de la nation et à la jouissance des populations de leurs droits fondamentaux. « Du fait de la corruption des millions d’Africains sont privés de leurs besoins fondamentaux tel que la santé, l’éducation, le logement, l’accès à l’eau potable et à l’assainissement », a laissé entendre la Présidente de la CPLC.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Pour une gestion saine des ressources publiques au bénéfice de tous les Maliens</strong> <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Selon elle, le Mali a connu un recul en matière de lutte contre la corruption. De 2020 à 2023, le Mali a régressé de 121è à la 136 place sur 180 pays selon les données de Transparency International. Le taux de conformité à la loi de déclaration des biens effectué par les services centraux au niveau de la Cour suprême reste très faible, a noté Mme Mariam Diama Sanogo en mettant en relief quelques chiffres, à savoir : 7 déclarations, soit 4,64% en 2023 contre 5 déclarations en 2022, soit un taux de 3,6% et 23 en 2021 pour un taux de 15, 23%. Face à ce constat alarmant, elle appelle à la mobilisation générale contre les pratiques corruptrices, pour une gestion saine des ressources publiques au bénéfice de tous les Maliens. Elle a plaidé pour le renforcement des efforts déployés par le Mali en matière de prévention de lutte contre la corruption notamment « la déclaration des biens par les assujettis conformément à la Loi n° 2014-015 du 27 mai 2014 portant prévention et répression de l’enrichissement illicite». <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mahamadou Traoré, Représentant du Projet d’appui à la lutte contre la corruption pour et par l’égalité de genre (LUCEG), a déclaré que la corruption est une violation de la dignité humaine. Il a réaffirmé l’engagement de LUCEG aux côtés des femmes et des filles maliennes, premières victimes des pratiques de corruption, afin de mener une lutte efficace contre la corruption. Ce combat, selon lui, passe par la déclaration des biens des responsables des services publics, la fin de l’impunité et la participation entière de la société civile. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dr Djibril Coulibaly a révélé que l’Afrique perd plus de 50 millions de dollars par an, et le Mali entre 2015 et 2019 a perdu 126 milliards de FCFA. Une perte énorme qui sape le développement de la nation et porte atteinte à la dignité humaine. Selon lui, la lutte contre l’enrichissement illicite et d’autres formes de corruption est une priorité des autorités de la Transition qui se matérialise par mise en place des instruments juridiques et des structures spécialisées comme l’Office central de lutte contre l’enrichissement illicite (OCLEI) pour mener une bataille implacable. « La lutte contre la corruption est un devoir pour tous», a-t-il lancé.<span style="mso-spacerun: yes;">   </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les panélistes, à savoir, Dr Djibril Coulibaly, membre de l’Oclei, Mme Ada Diawara, Vice-présidente de la Coalisation des organisations de la société civile, Abdoul Aziz Koné, universitaire, ont évoqué les différentes formes de corruption, les moyens de prévention et de lutte contre les pratiques corruptrices, le rôle de la société civile pour la gouvernance vertueuse. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour sa part, Dr Coulibaly a insisté sur l’importance de la déclaration publique des biens par les responsables des services publics à la prise et à la fin de leur fonction pour permettre de savoir « s’il n’y a pas eu une augmentation substantielle de revenus, d’atteinte au denier public ». <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Quant à Mme Ada Diawara, elle a évoqué le rôle de la société à exiger des gouvernants le respect des textes en matière de prévention et de lutte contre la corruption. Elle a déploré le déficit d’information et sensibilisation de la société civile sur la déclaration de patrimoine, mais aussi l’impunité qui encourage les assujettis à ne pas se conformer aux textes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">A l’en croire, le Mali doit s’inspirer de l’exemple rwandais pour exiger la déclaration de biens avant la prise de fonction et révoquer tout responsable n’ayant pas respecté la loi.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Mali a célébré le 11 juillet dernier, la Journée africaine de lutte contre la corruption sous le thème : « Promouvoir la dignité humaine dans la lutte contre la corruption ». Ainsi dans le cadre de cette célébration et en droite ligne de son programme de prévention contre l’enrichissement illicite, la Communauté de Pratique de Lutte contre la Corruption au Mali (CPLC) en partenariat avec le projet LUCEG, a organisé un panel sur le thème : « La problématique de la déclaration des biens par les assujettis, rôle de la société civile pour sa concrétisation ». C’était le 17 juillet dernier au siège du Conseil national du Patronat du Mali en présence de Dr Djibril Coulibaly, Représentant de l’Office central de lutte contre l’enrichissement illicite (OCLEI), Mariam Diama Sanogo, présidente de la CPLC, Mahamadou Traoré, représentant du projet LUCEG et Mme Ada Diawara, Vice-présidente de la Coalition des organisations de la société civile pour la lutte contre la corruption et la pauvreté (CLC).<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mme Mariam Diama Sanogo a évoqué les conséquences dévastatrices de la corruption qu’elle considère comme un frein au développement de la nation et à la jouissance des populations de leurs droits fondamentaux. « Du fait de la corruption des millions d’Africains sont privés de leurs besoins fondamentaux tel que la santé, l’éducation, le logement, l’accès à l’eau potable et à l’assainissement », a laissé entendre la Présidente de la CPLC.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Par Broulaye Koné</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Cour d’Appel :  Le Covidgate devant une Cour d’assises</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/cour-dappel-le-covidgate-devant-une-cour-dassises-3107428.html</link>
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<description><![CDATA[ L’affaire des 21 millions de masques Covid-19 connait un nouveau rebondissement. ]]></description>
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<pubDate>Sat, 19 Jul 2025 01:38:43 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le mardi dernier, la Chambre d’accusation de la Cour d’appel de Bamako a renvoyé l’ancien président de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Mali (Ccim), Youssouf Bathily et autres devant une juridiction criminelle. Autrement dit une Cour d’assises.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Youssouf Bathily, le président de la Ccim, son Secrétaire général Cheick Oumar Camara et Lamine Sacko le comptable, ont été inculpés et placés sous mandat de dépôt le 23 novembre 2022 par le Pôle économique et financier, pour « atteinte aux biens publics, blanchiment de capitaux et favoritisme ». Soya Golfa Bathily, Sékou Dramera, Alpha Paul Guindo et Alou Bathily ont été écroués dans le même dossier.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La Chambre d’accusation de la Cour d’appel a accordé dans son arrêt du 15 juillet 2025, un non-lieu partiel à Soya Golfa Bathily, Sékou Dramera, Alpha Paul Guindo et Alou Bathily. Dans le même arrêt, Youssouf Bathily, Cheick Oumar Camara et Lamine Sacko sont maintenus dans les liens de l’accusation et renvoyés devant une juridiction criminelle en l’occurrence une Cour d’assises.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Avant d’en arriver-là, cette affaire qualifiée de Covidgate par les médias a connu différentes péripéties judiciaires. La dernière en date remonte au pourvoi en cassation du Procureur général de la Cour d’appel contre l’arrêt n°371 du 6 juin 2023 donnant droit à la demande de liberté de Youssouf Bathily contre le paiement d’une caution dont le montant est passé de 150 millions à 850 millions F CFA. L’arrêt a été cassé par la Cour suprême au motif que les investigations se poursuivent.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ces arrestations font suite à un rapport du Bureau du Vérificateur général (BVG) faisant état d’irrégularités financières dans la procédure de commande des 21 millions de masques Covid-19, d’un montant de 10,9 milliards F CFA. Les agents du BVG qui avaient procédé à des contrôles auprès des structures bénéficiaires de masques ont constaté l’effectivité des livraisons. Ils ont même reconnu avoir trouvé des stocks chez certains. Dès lors le BVG a écarté toute idée de détournement, mais reproche le non-paiement des droits d’enregistrement des différents contrats. Là encore, le marché était exonéré de droits, impôts et taxes. Une exonération attestée par un arrêté du ministre de l’Economie et des finances, Dr. Boubou Cissé.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Flash-back</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En 2020, en plein Covid-19, le Président de la République, feu Ibrahim Boubacar Kéita (IBK) avait lancé un programme présidentiel dénommé (un Malien, un masque), dans le but d’agir urgemment contre cette maladie devenue une menace planétaire. L’initiative parmi tant d’autres visait aussi à créer les conditions de l’organisation et du déroulement normal des législatives de 2020.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C’est ainsi qu’est né le programme de confection de 10 050 0000 masques chirurgicaux et 9 050 000 autres masques lavables et réutilisables importés et locaux. Soit 21 millions de masques d’un coût de 10,9 milliards de F CFA. Pour rappel, lors d’une vidéoconférence avec ses pairs de la Cédéao sur les dispositions prises par les Etat pour la lutte contre le Covid-19 dans la sous-région, le Président IBK avait ébauché parmi les efforts déployés par l’Etat malien, le programme présidentiel « un Malien, un masque », piloté par le secteur privé. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce travail a été confié au secteur privé avec à sa tête la Ccim, sous l’égide du ministère du Commerce, de l’Industrie et de la Promotion des Investissements. Au terme d’une convention de financement signée avec le ministère de l’Economie et des Finances, les commandes ont été lancées à l’extérieur. A l’arrivée des masques, le ministre du Commerce, de l’Industrie et de la Promotion des Investissements, Harouna Niang avait adressé le 30 octobre 2020 un courrier au Premier ministre, Dr. Boubou Cissé. L’objet était de lui faire l’état d’acquisition et de répartition des 21 millions de masques du programme présidentiel « un Malien, un masque ». Le Premier ministre avait personnellement assisté à la cérémonie de remise officielle de lots de masques de protection chirurgicaux et jetables commandés dans le cadre de ce programme présidentiel.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’ensemble des masques a été réceptionné et livré au ministère du Commerce, de l’Industrie et de la Promotion des Investissements contre un bordereau. Un tableau de distribution des différents masques a été subséquemment établi par le Secrétaire général du ministère du Commerce indiquant la répartition correcte des 21 millions de masques sur toute l’étendue du territoire. Il s’agit notamment des différents ministères, institutions, régions, cercles, services centraux, organisations de jeunesse, etc.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Abdrahamane Dicko</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Lutte contre la drogue et la corruption :  Deux nouveaux ouvrages pour outiller la justice malienne</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/lutte-contre-la-drogue-et-la-corruption-deux-nouveaux-ouvrages-pour-outiller-la-justice-malienne-3107317.html</link>
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<description><![CDATA[ À l’École de Maintien de la Paix Alioune Blondin Bèye, des acteurs majeurs de la justice, de la sécurité et de la société civile se sont réunis pour le lancement de deux ouvrages de référence sur les méthodes d’investigation criminelle. ]]></description>
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<pubDate>Wed, 16 Jul 2025 01:28:07 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Signés par Alfousseyni Diawara, PhD, Abdoulaye Guimba Ouane, avocat, Kassoun Koné, magistrat, et Mamoudou Kassogué, ministre, magistrat, ces travaux traitent respectivement de la lutte contre les stupéfiants et les substances psychotropes, ainsi que de la corruption.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le premier ouvrage, intitulé « Investigation criminelle : étude et enquête des stupéfiants et substances psychotropes (drogues) », aborde les mécanismes d’identification, de traçabilité et de démantèlement des réseaux de trafic de drogue. À travers une approche pluridisciplinaire, les auteurs analysent les chaînes de production, de distribution et de consommation, tout en soulignant les lacunes actuelles en matière de prévention et de répression.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le second, « Investigation criminelle : la méthodologie criminalistique d’investigation appliquée à la corruption », explore les méthodologies concrètes d’enquête sur la corruption, un fléau qui gangrène les institutions publiques comme privées. S’appuyant sur des cas concrets et les meilleures pratiques internationales, l’ouvrage vise à améliorer la capacité des enquêteurs, procureurs et magistrats à documenter et poursuivre les faits de corruption.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les auteurs, Dr. Alfousseyni Diawara : Spécialiste des sciences criminelles, il est connu pour ses travaux sur la criminalistique appliquée aux contextes sahéliens ; Abdoulaye Guimba Ouane : Avocat, engagé dans la défense des droits humains et la transparence judiciaire ; Kassoun Koné et Mamoudou Kassogué : Magistrats ont pris le temps, selon l’éditeur, Samba Niaré de EDIS, de fournir « un ouvrage de référence ».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans un pays confronté à une instabilité sécuritaire persistante, à une justice fragilisée et à une économie largement informelle, la problématique des drogues et de la corruption revêt une urgence stratégique. Cette situation a d’ailleurs été reconnue par les auteurs et les multiples témoignages des agents de sécurité, de l’OCS ainsi que des services de douane ou de santé.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ces deux phénomènes entretiennent un cercle vicieux : la corruption affaiblit les mécanismes de contrôle étatiques, favorisant ainsi le développement du trafic de stupéfiants, souvent lié aux groupes armés et aux réseaux transnationaux.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Selon les témoignages des auteurs, le Mali, de zone de transit pour la cocaïne et le cannabis à destination de l’Europe, devient zone de consommation et finalement, zone de production. Parallèlement, la corruption continue de miner la confiance des citoyens dans les institutions et freine les efforts de développement.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La cérémonie de lancement a été marquée par la présence de magistrats, avocats, officiers de police judiciaire, représentants d’organisations de répression… Tous ont salué la portée pratique et scientifique de ces ouvrages.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour Mamoudou Kassogué, « il est impératif que les professionnels de la justice malienne s’approprient des outils méthodologiques rigoureux pour mieux comprendre et combattre les formes contemporaines de criminalité ». Connu pour son engagement contre la corruption, il a, insisté sur l’importance de « rendre la justice plus crédible et plus redoutable face aux criminels en col blanc ».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ces publications s’inscrivent dans une dynamique plus large de renforcement des capacités des acteurs judiciaires maliens. En collaboration avec des institutions de formation comme l’École de Maintien de la Paix et l’Institut National de Formation Judiciaire, les auteurs espèrent que ces manuels serviront de supports dans les modules de formation initiale et continue.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: Calibri; mso-fareast-theme-font: minor-latin; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: EN-US; mso-bidi-language: AR-SA;">Alexis Kalambry</span></strong></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Lutte contre la corruption au Mali : La Coalition s’affirme et compte parmi les acteurs clés</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/lutte-contre-la-corruption-au-mali-la-coalition-saffirme-et-compte-parmi-les-acteurs-cles-3107258.html</link>
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<description><![CDATA[ La Coalition des Organisations de la Société civile pour la lutte Contre la Corruption et la Pauvreté a tenu une Assemblée générale le 10 juillet 2025 au siège du Conseil national de la Société civile (CNSC). ]]></description>
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<pubDate>Mon, 14 Jul 2025 12:09:46 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Challenger</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">D’importantes décisions ont été prises par les participants, dont la révision des statuts et du règlement intérieur, le changement du sigle de la Coalition.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Présidée par le Président de la Coalition, Ahmed Sékou Diallo, cette assemblée générale a enregistré la présence des représentants du Programme des Nations unies pour le Développement (Pnud), du Projet Luceg et du Bureau du Vérificateur général (BVG).<span style="mso-spacerun: yes;">  </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans son mot de bienvenue, le Secrétaire général adjoint du Conseil national de la Société civile (CNSC), Hamidou Traoré, a souligné que la Coalition est un maillon important de la société civile. Le Président Ahmed Sékou Diallo a alors pris la parole. Il<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>a déclaré que cette assemblée générale est une rencontre de bilan mais aussi de relecture des textes. Selon lui, « le Mali entre dans une phase cruciale dans sa lutte contre la corruption et l’enrichissement illicite à travers le Décret N°2023-0546/PT-RM du 21 septembre 2023 portant approbation de la Stratégie Nationale de Lutte Contre la Corruption et son Plan d’Actions (2023-2027) ». Ahmed Sékou Diallo a noté plusieurs mesures prises par les différents gouvernements qui contribuent positivement à la lutte contre la corruption. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il a cité la mise en place et l’opérationnalisation du Bureau du Vérificateur Général de la République (BVG), de l’Office Central de Lutte contre l’Enrichissement Illicite (Oclei), de la Cellule Nationale de Traitement des Informations Financières (CENTIF) et du Pôle National Economique et Financier (PNEF), de l’Agence de Recouvrement et de Gestion des Avoirs saisis ou confisqués (ARGASC). « Il faut signaler aussi l’adoption de la Loi n°2024-027 du 13 décembre 2024 portant Code Pénal et de la Loi n°2024-028 du 13 décembre 2024 portant Code de Procédure Pénale, qui prévoit entre autres des mesures de protection des dénonciateurs, etc. La Coalition se retrouve dans ces grands acquis de l’Etat parce qu’ayant toujours œuvré côte à côte avec les services publics et les partenaires au développement pour l’amélioration de la gouvernance».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Plus 1200 cas avérés de corruption remontées à travers la plateforme KENEKANKO<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">concernant les réalisations, Ahmed Sékou Diallo a cité les actions de plaidoyer, d’interpellation, de renforcement de capacités, de sensibilisation. Plus de 1200 dénonciations de cas avérés de corruption menées à travers la plateforme KENEKANKO, s’est-il réjoui.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La Coalition, selon son président, a fait un bout de chemin et a besoin aujourd’hui de faire son autocritique pour savoir ce qui a marché, ce qu’il faut corriger. Ce qui justifie la nécessité de revisiter les textes. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il a encouragé les participants à participer activement aux discussions. « C’est grâce à notre collaboration que nous pourrons continuer à progresser et à réaliser notre vision commune d'un monde juste, équitable et exempt de corruption et de pauvreté », a-t-il souligné.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ahmed Sékou Diallo a remercié le ministère de la Justice et des Droits de l’Homme, le ministère de la Refondation de l’Etat, chargé des relations avec les Institutions, le ministère de l’Administration Territoriale et de la Décentralisation. Il n’a pas oublié le BVG, l’OCLEI, la CENTIF, l’ARGASC pour leur disponibilité à accompagner la Coalition. Le Président Ahmed Sékou Diallo a remercié les Partenaires techniques et financiers, notamment l’Ambassade Royale des Pays-Bas, le PNUD, le Projet LUCEG pour leurs appuis multiformes. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sur la révision des statuts et du règlement intérieur, les participants ont mené des discussions sur le rapport de la Commission technique ayant travaillé sur ces deux textes. Ainsi, ils ont adopté la recommandation en vertu de laquelle le Président de la Coalition est élu pour un mandat de trois (3) ans renouvelable une fois. Le bureau sortant peut être reconduit au 1/3 à la fin de son premier mandat. La cotisation est désormais fixée à 30 000 FCFA par an en raison de 2 500 FCFA par mois. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La Coalition est désormais dotée d’une direction exécutive qui exécute les décisions du bureau national et met en œuvre ses projets. Le nouveau sigle de la Coalition est CLC.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Les participants ont adopté le Rapport annuel du Bureau ainsi que celui des Commissaires aux comptes avant de se prononcer sur une adhésion. Il ressort du Rapport annuel que « la Coalition s’affirme et s’affiche dans la sphère de la lutte contre la corruption et l’enrichissement illicite. La dynamique de ses organisations membres amplifie ses actions et offre des opportunités de plaidoyer pour combattre le fléau de la corruption. La bonne collaboration instaurée par elle avec les autorités de la transition et les structures de contre la corruption augure des lendemains meilleurs ». <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Saluant la bonne tenue de cette assemblée, le Président de la Coalition a exprimé toute sa reconnaissance à l’ensemble des participants et aux Partenaires techniques et financiers. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Par Ousmane Tangara</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Lutte contre la corruption : Un manuel pour plus de résultats !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/lutte-contre-la-corruption-un-manuel-pour-plus-de-resultats-3106883.html</link>
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<description><![CDATA[ Le Projet de Lutte contre la corruption et pour la bonne gestion des finances publiques (PROLAC-GFP) a procédé à la présentation d’un manuel visant à combattre plus efficacement le fléau qui annihile tout effort de développement ]]></description>
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<pubDate>Thu, 03 Jul 2025 13:10:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Challenger</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C’était le mercredi 02 juillet 2025 au Grand Hôtel de Bamako, en présence de plusieurs autres personnalités, dont l’ancien Premier ministre, Moussa Mara, représentant le Centre d'Etudes et de Réflexion au Mali - CERM, la<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>représentante résidente de la Fondation Friedrich Ebert (FES) Svenja Bode, et l'ambassadeur de la Délégation de l’Union européenne au Mali, Thomas Eckert.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le projet a été mis en œuvre par la FES<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>en partenariat avec le CERM et le soutien financier de la Délégation de l’Union européenne.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Lancé en mars 2023, selon la représentante - résidente au Mali de la FES, il vise à sensibiliser particulièrement les jeunes, les étudiants et les membres de la société civile aux enjeux de la corruption et à l’importance d’une gestion transparente et responsable des ressources publiques. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Suite à<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>de nombreux séminaires et conférences-débats avec des étudiants d’universités publiques et privées, un manuel a été élaboré par un groupe pluri-disciplinaire d’universitaires et de praticiens composé de cinq experts dont deux en provenance du Sénégal et de la Côte d’Ivoire.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le manuel a fait l'objet d'une projection publique au cours de laquelle une présentation des finances publiques par Oury Koné.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Dr Drissa M. Coulibaly a présenté le document sur la corruption ainsi que les liens avec la gestion des finances publiques. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Afin de mieux le vulgariser, le manuel sera disponible en version imprimée ainsi qu’en ligne dans les universités et les bibliothèques.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: Calibri; mso-fareast-theme-font: minor-latin; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: EN-US; mso-bidi-language: AR-SA;">Rokia Coulibaly</span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>De nouvelles fautes de gestion à la Mairie de Bougouni :  La mise en place d&amp;apos;une délégation spéciale à la Cité du Banimonotié s&amp;apos;impose</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/de-nouvelles-fautes-de-gestion-a-la-mairie-de-bougouni-la-mise-en-place-dune-delegation-speciale-a-la-cite-du-banimonotie-simpose-3106545.html</link>
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<description><![CDATA[ Décidément, la Mairie de la Commune urbaine de Bougouni ne cessera pas de se ridiculiser au milieu des collectivités territoriales du pays. ]]></description>
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<pubDate>Wed, 25 Jun 2025 10:21:23 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Après les razzias foncières et domaniales, le détournement des taxes et redevances, un autre scandale financier vient d'éclater. Il concerne la Régie des recettes de la Mairie. De quoi s'agit-il ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Tout est parti d'une correspondance du Percepteur adressée, le mercredi 19 juin 2025,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>à l'administration et aux différents services techniques pour dénoncer le comportement de la Régie des recettes de la Mairie de la Commune urbaine de Bougouni. Dans sa correspondance, il indique que depuis plus de 7 mois, les quittances sont bloquées au niveau de la Mairie. Pourquoi le blocage des quittanciers ? Nous avons mené des investigations.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Une affaire de quittanciers d'un montant de plus de 50 millions de FCFA<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il ressort de nos investigations que les quittances bloquées au niveau de la Mairie ont permis au Régisseur de recouvrer plus de 50 millions de FCFA dont 26 millions uniquement dans le cadre des transferts de lots, volet qui heureusement a été retiré, à ce jour, à la Mairie pour être affecté au service des domaines. Mais, le régisseur peine à verser cette somme d'argent à la perception ; d'où le blocage des quittanciers à son niveau. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En effet, les quittanciers enlevés à la Perception doivent être retournées avec la valeur des sommes d'argent pour lesquelles elles ont servies. Incapable de faire cet exercice, le régisseur Mamadou Ouattara est resté pendant plus de 7 mois, sans faire retourner les quittances. Suite à la correspondance de la Perception, un contrôle a été effectué à la Régie des recettes de la Mairie de la Commune urbaine de Bougouni. Au cours de ce contrôle, le Régisseur a reconnu les montants qu'il devrait verser à la perception. Ainsi, il a demandé à se concerter avec ses collègues. A l'issue de cette concertation, le régisseur a reconnu les faits et a demandé un sursis de 2 mois pour qu’il puisse verser les sommes dues à la Perception. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans la foulée, le bureau communal, au cours d'une réunion, a décidé de le remplacer. Une note de service a été prise à cet effet. Il a été remplacé par Mme Bagayoko Maimouna Diarra, la fille de Soumana Diarra, un notable de la ville de Bougouni. Celle-ci, dès sa prise de service, a voulu travailler conformément aux règles. Très vite, elle en a été empêchée par les ‘’faucons’’ de la Mairie qui veulent qu'elle travaille de la même manière que son prédécesseur. C'est-à-dire, encaisser les recettes dans une opacité totale. Ce qu'elle a refusé. Et à ce jour, tout est en train d'être mis en œuvre pour l'enlever du poste de régisseur. Au regard de la loi, le régisseur sortant devrait se retrouver devant la justice pour s'expliquer et payer<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>la somme en question à la Perception.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Face à cette situation qui traîne, les habitants de la Cité du Banimonotié se demandent qui protège le Sieur Mamadou Ouattara.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Qui est Mamadou Ouattara ?</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il était le Régisseur de la Commune urbaine de Bougouni depuis 2011, après la suspension du maire Yaya Togola et sur recommandation de la première adjointe Maïmouna Mariko, mairesse pendant la suspension. Maimouna Mariko avant d’assurer l’intérim était, à l'époque, Secrétaire général de la section MPR de Bougouni. C'est sur intervention de cette dame que Mamadou Ouattara a été muté à Bougouni pour rejoindre sa famille politique et biologique. De sa mutation à Bougouni à ce jour, Mamadou Ouattara s'est imposé comme l'un des plus puissants et intouchables fonctionnaires des Collectivités territoriales. L'homme s'est bougrement enrichi. De l'achat de premières voitures de marque Golf et Toyota, il dispose aujourd'hui, d'un véhicule 4x4 de marque GMC Rouge (avec comme numéro de châssis : CH-1133) ; payé récemment. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au titre de l'acquisition de biens immeubles, notre ancien Régisseur est propriétaire de deux villas à Massablacoura-extension derrière le siège de An-Sardine et d'une troisième en construction à Torakabougou. Il est important de souligner que Mamadou Ouattara est le fils de Zegué Ouattara qui fut en 1975-76 Inspecteur de l'Enseignement Fondamental de Bougouni qui couvrait à l'époque les cercles de Yanfolila et de Kolondièba. Il fut aussi Secrétaire général de la section UDPM et député,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>jusqu' en 1991. Certainement que ce passé de son père lui permet d'être un intouchable à Bougouni.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Avec la suspension du Maire Yaya Togola en 2011à la Mairie de la Commune urbaine de Bougouni,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>la mairesse intérimaire Maïmouna Mariko, pendant ces mois de règne a, irrégulièrement, institué une Régie de recettes. Et son choix fut porté sur Mamadou Ouattara qui fut le Régisseur de recettes de la Mairie de Bougouni, pendant<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>plus d’une décennie. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cependant, lors de la vérification financière de la période du 1er janvier 2017 au 31 Décembre 2019, le Bureau du Vérificateur<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Général a décelé que le Régisseur de recettes Mamadou Ouattara, avant d’entrer en fonction, n’a pas constitué un cautionnement. Cette situation pour le moins irrégulière, a exposé la Mairie de Bougouni à une non-couverture financière et à des défaillances du régisseur Ouattara. Au même moment, le bureau du vérificateur a constaté que la Mairie de Bougouni, à cette époque, Mamourou Coulibaly, n’a pas institué par délibération, une Régie de recettes. Jusqu’aujourd’hui, la Régie de recettes existante à la Mairie de Bougouni n’a jamais été instituée par une quelconque délibération du Conseil communal.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>En bloc, la Régie de cette municipalité excelle dans le flou et l’informel. Ce qui ne favorise pas une gestion efficiente des recettes de la Commune urbaine de Bougouni.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La mauvaise gestion dans la Mairie de Bougouni dure depuis plus de 15 ans <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il ressort de nos investigations que depuis plus de 15 ans, la gestion de la Cité du Banimonotié est sujette à plusieurs problèmes, tant les édiles en complicité avec certains membres de la chefferie traditionnelle ont stoppé net le développement de la ville de Bougouni. Et pour causes, les espaces auraient été presque tous vendus. Même ceux qui ne le devraient pas tels que les zones réservées à la construction de l'aéroport et des bâtiments administratifs. En un mot, le plan d'urbanisation de la ville de Bougouni a été saboté.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Malgré l'existence de sources de revenus permettant à la Mairie de renflouer ses caisses, la collectivité territoriale ne dispose pratiquement de rien en termes de fonds. Et voilà que l'affaire de quittanciers vient s'ajouter à cette mauvaise gestion décriée par les populations.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En tout cas, cette affaire de quittanciers qui secoue la Mairie de la commune urbaine de Bougouni vient s'ajouter à d'autres scandales ; tels que la spéculation foncière, l'anarchie dans le recouvrement des recettes... <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Par ailleurs, la Mairie de Bougouni a tenu, hier mardi, la session du budget additionnel. Une rencontre qui normalement se tient en 5 jours pour bien éplucher les sujets de la commune. Mais contre toute attente, le Conseil communal a bâclé le travail en une seule journée, sous prétexte que les Secrétaires généraux des collectivités et certains travailleurs de la commune, doivent observer une grève à partir de ce mercredi 25 juin 2025. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Du coup, les participants ont empoché, chacun, le perdiem de 5 jours de session en lieu et place d’une seule journée. Et ce sont les résolutions de cette rencontre bâclée et controversée que le Préfet s’apprête à approuver pour toute la Commune urbaine de Bougouni.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au regard de tout cela, la mise en place d'une délégation spéciale à la Mairie de Bougouni devient une impérieuse nécessité. Les autorités nationales sont interpellées.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong></strong></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Cyrille Coulibaly</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
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<title>OCLEI :  Vide juridique au sommet</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/oclei-vide-juridique-au-sommet-3106510.html</link>
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<description><![CDATA[ Sans président depuis le 2 juin 2025, l’Office central de lutte contre l’enrichissement illicite (Oclei), fonctionne dans un grand vide. Depuis quelques jours, la lutte contre l’enrichissement illicite enregistre un grand coup d’arrêt. ]]></description>
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<pubDate>Wed, 25 Jun 2025 02:31:13 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le magistrat Dr. Moumouni Guindo a remis son rapport au Premier ministre, général Abdoulaye Maïga, le 30 mai 2025 avant d’effectuer son départ de la tête de l’Oclei le 2 juin dernier. Il s’agit bien sûr de son rapport de fin de mandat 2017-2025, soit un mandat de 8 ans. Sans entrer dans le fond de son rapport de ses 8 années écoulées, l’Oclei sous le magistère de Dr. Moumouni Guindo, a enquêté sur 63 affaires de corruption sur un total de 100 pour un montant de 32 milliards F CFA.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Un bilan assez élogieux pour un Oclei désormais orphelin de son président depuis une vingtaine de jours. Créé par la loi n° 2014-015 du 27 mai 2014, cette structure parmi tant d’autres dans notre pays, œuvrant dans la lutte contre la corruption et l’enrichissement illicite, connaît un véritable vide juridique depuis le départ précipité de son président, dont le mandat devrait être prorogé jusqu’en fin 2026.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce vide juridique, au vu du règlement intérieur de l’Oclei, s’explique du fait que l’intérim est assuré aujourd’hui par le doyen d’âge des conseillers. Or selon le même règlement intérieur, la question d’intérim ne prévoit pas les cas de départ du président, c’est juste pour des absences temporaires (mission, maladie, congé, etc.). Ce qui fait que celui qui assure l’intérim est limité dans ses prérogatives.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Une question aussi fondamentale qu’essentielle est que le décret de nomination de Dr. Moumouni Guindo n’est pas encore abrogé jusqu’au moment où nous mettons sous presse. Juridiquement et au vu de la loi, il demeure encore le président de l’Oclei. En plus, selon les procédures administratives, son mandat continue de courir jusqu’à la nomination et la prestation de serment du nouveau président, donc de son remplaçant.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En plus une autre entrave dans le fonctionnement normal de l’Oclei est qu’en plus de son président, d’autres conseillers sont en fin de mandat ou absents. En fait, sur les 12 membres, il n’y a que 7 en fonction, dont 1 absent depuis plus d’un an, et 4 autres en fin de mandat en décembre et novembre prochain. Ce qui pose déjà un problème de quorum dans les prises de décisions.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Nous y reviendrons<o:p></o:p></span></p>
<p><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: Calibri; mso-fareast-theme-font: minor-latin; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: EN-US; mso-bidi-language: AR-SA;">Abdrahamane Dicko</span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Lutte contre l’enrichissement illicite au Mali : l’OCLEI dresse le bilan de huit années d’intenses activites</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/lutte-contre-lenrichissement-illicite-au-mali-loclei-dresse-le-bilan-de-huit-annees-dintenses-activites-3106331.html</link>
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<description><![CDATA[ Le Président de l’Office central de Lutte contre l’Enrichissement illicite (OCLEI), Dr Moumouni Guindo, a présenté, le vendredi 30 mai 2025, son rapport de fin de mandat au Premier ministre, Général de Division Abdoulaye Maïga. ]]></description>
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<pubDate>Fri, 20 Jun 2025 01:31:19 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Challenger</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce moment solennel a permis de faire le point sur huit années d’activités intenses de l’OCLEI, devenu un pilier de la transparence et de la probité au Mali.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Des résultats concrets et mesurables<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Depuis sa création en juin 2017, l’OCLEI a transmis 42 dossiers à la justice, traité 63 affaires de corruption sur un total de 100, pour un montant cumulé de 32 milliards de francs CFA. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Par ailleurs, plus de 550 biens immobiliers ont été identifiés comme potentiellement issus d’enrichissement illicite, concernant environ 40 individus.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En matière de contrôle de patrimoine des assujettis, l’institution a traité environ 2 000 déclarations de biens, contre seulement 43 avant sa création. Ce travail a permis de détecter 127 variations patrimoniales significatives, chacune ayant donné lieu à une enquête approfondie.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Réformes structurelles et mobilisation citoyenne<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au-delà des enquêtes, l’OCLEI a contribué à plusieurs avancées institutionnelles. Il a participé à l’insertion de la lutte contre la corruption et l’enrichissement illicite dans la Constitution du 22 juillet 2023 ; à l’élaboration de la Stratégie nationale de lutte contre la corruption (SNLCC) et fut un acteur majeur de la création de l’Agence de Recouvrement et de Gestion des Avoirs Saisis ou Confisqués. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’action de sensibilisation n’a pas été en reste : plus de 75 grandes campagnes ont été organisées dans tout le pays. Elles ont touché plus de 11 000 personnes. Ces activités ont généré quelques 852 productions médiatiques et ont permis d’ancrer les questions de probité au cœur du débat public. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les Clubs Honnêteté, Intégrité et Conseil (CHIC) ont aussi été lancés pour impliquer les jeunes dans la lutte contre la corruption et l’enrichissement depuis le bas âge. Plus de 1500 élèves et étudiants ont participé au lancement du Réseau ; 700 autres jeunes, issus du Conseil national des jeunes, ont participé à une matinée d’échange sur la lutte contre la corruption.<span style="mso-spacerun: yes;">   </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Un ancrage international affirmé<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’OCLEI a noué plusieurs partenariats stratégiques sur le plan national et international. Il a signé 5 accords de collaboration avec les structures nationales et 10 protocoles d’accord de coopération avec ses homologues d’Afrique, d’Europe ; avec le Royaume des pays bas, la Banque africaine de Développement et la Banque Ouest africaine de Développement. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans le cadre du financement des activités de promotion de la bonne gouvernance dans notre pays, les engagements de l’OCLEI ont fortement contribué à mobiliser environ 16 milliards de nos francs auprès de partenaires qui ont pour nom le LUCEG, le LUCEI et le PASG. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Des études de référence<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Plus d’une dizaine d’études majeures ont été conduites, notamment sur l’étiologie de l’enrichissement illicite dans l’administration publique, les techniques d’enrichissement illicite dans l’administration, la déontologie des agents publics, l’analyse des subventions dans le secteur éducatif et la gouvernance des contrats publics. Ces travaux ont débouché sur des recommandations concrètes comme l’instauration de «référents déontologues» au sein de l’administration.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Un bilan digne d’éloges<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Premier ministre a salué un « bilan élogieux », rappelant que la lutte contre l’enrichissement illicite reste un axe stratégique dans la vision du Président de la Transition. Il a félicité le Président Guindo pour son engagement et assuré du soutien continu des autorités pour consolider les acquis.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Rappelons que le Président GUINDO a passé 8 ans à la tête de l’OCLEI (juin 2017 - mai 2025), conformément à la loi qui le désigne pour un mandat de 4 ans, renouvelé une fois.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Source : Cellule<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Com-OCLEI<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Acquisition des équipements militaires : Déclarations et controverses</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/acquisition-des-equipements-militaires-declarations-et-controverses-3106079.html</link>
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<description><![CDATA[ Après avoir traité le volet de l’avion présidentiel, la Cour a entamé, ce lundi 9 juin 2025, la seconde partie du procès consacrée à l’acquisition des équipements militaires. ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/uploads/images/202506/image_870x580_684c636cd748b.jpg" length="103564" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Sat, 14 Jun 2025 02:35:43 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify; line-height: normal;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><i style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">À cette occasion, les magistrats s’efforcent de déterminer les conditions dans lesquelles ces équipements ont été obtenus, en interrogeant les principaux acteurs de l’affaire : Bouaré Fily Sissoko, Mahamadou Camara, Nouhoum Dabitao et Moustapha Drabo.<o:p></o:p></span></i></b></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">À la reprise du procès ce lundi matin, le président de la Cour, Bamassa Sissoko, a donné la parole à Mme Bouaré Fily Sissoko, l’une des figures clés du dossier, afin qu’elle réagisse aux témoignages de Moussa Mara et Boubacar Ben Bouillé.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mme Bouaré a insisté sur le fait que l’achat de l’avion présidentiel avait été largement discuté en Conseil des ministres, en contradiction avec les affirmations de l’ancien chef du gouvernement. Concernant le déblocage de 15 milliards de FCFA par l’ex-directeur du Trésor sur son ordre le jeudi 13 mars 2014, elle précise que son autorisation n’a été donnée que huit jours plus tard, c’est-à-dire le vendredi 21 mars 2014, réfutant ainsi l’idée d’une régularisation a posteriori.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le conseil de Mme Bouaré, Me Tounkara, a sollicité la Cour afin d’interroger Mahamadou Camara, ex-directeur de Cabinet du président IBK, sur une réunion où l’acquisition de l’avion présidentiel aurait été évoquée. M. Camara a confirmé y avoir assisté, expliquant que les voyages présidentiels affrétés coûtaient excessivement cher aux contribuables maliens, atteignant parfois 300 millions FCFA.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Suite à cette déclaration, le parquet général, dirigé par Koké Coulibaly, a demandé à la Cour d’ajouter aux charges pesant sur Mahamadou Camara des faits d’atteinte aux biens publics. Cependant, après délibération, la Cour a rejeté cette requête, estimant qu’elle était mal fondée à ce stade du procès.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify; line-height: normal;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’affaire des équipements militaires : surfacturation et garanties financières<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">À 11h, la Cour a abordé le volet relatif aux matériels et équipements militaires. Mme Bouaré a expliqué son rôle dans cette transaction, précisant que l’État malien s’était engagé à fournir aux Forces armées maliennes des équipements pour un montant de 69 milliards FCFA.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cependant, elle a révélé que Guo Star n’avait pas pu mobiliser les fonds nécessaires auprès de la Banque Atlantique, qui exigeait des garanties. En réponse à cette difficulté, le ministère de l’Économie et des Finances, à la demande du ministre de la défense, a accordé à la Banque Atlantique une garantie autonome de 100 milliards FCFA, largement supérieure au montant initialement prévu.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Face à cette situation, la Cour s’est interrogée sur la légitimité de cette garantie disproportionnée, alors que le protocole d’accord stipulait que Guo Star devait elle-même trouver les financements nécessaires.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le rapport du Vérificateur général a mis en lumière une surfacturation notable, notamment sur des gilets pare-balles vendus par les fournisseurs traditionnels du ministère de la défense à 200 000 FCFA, mais facturés à 600 000 FCFA.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mme Bouaré a rejeté ces accusations, affirmant que la fixation des prix dépend du marché libre et que l’État dispose d’un mécanisme d’homologation des prix. Au vu de ces éléments, la Cour estime que certains acteurs ont abusé des ressources publiques, dénonçant ainsi « des manœuvres dolosives » dans la conclusion du contrat avec Guo Star.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">En outre, la signature successive de deux protocoles d’accord, l’un avec Sidi Mohamed Kagnassy et l’autre avec Amadou Kouma, véritable propriétaire de Guo Star, soulève de lourdes interrogations. Le parquet général va plus loin en évoquant un dol caractérisé, voire une fraude organisée ayant causé un grave préjudice financier à l’État.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify; line-height: normal;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Contestations et tensions autour des équipements militaires<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le mardi, la Cour a repris les auditions avec Bouaré Fily Sissoko, cette fois sur un avenant signé le 23 juillet 2014 d'un montant de 5,9 milliards FCFA, ainsi que sur une mobilisation de 15 milliards FCFA destinée à l'achat d'armes létales.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sur ces points, Mme Fily Sissoko réfute catégoriquement les allégations, niant avoir engagé l'État dans cet avenant, d'autant que le fournisseur bénéficiait déjà d’une garantie autonome de 100 milliards FCFA auprès de la Banque Atlantique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify; line-height: normal;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mahamadou Camara à la barre : un mandat controversé<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">À 15h, l'ancien directeur de Cabinet de la présidence, Mahamadou Camara, accusé de faux et usage de faux en écriture dans cette procédure a été appelé à la barre pour livrer sa vérité sur le dossier des équipements militaires. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">En effet, c’est lui qui avait préparé et signé un mandat exclusif au nom de la présidence pour Sidi Mohamed Kagnassy, conseiller spécial du président plus tard, en vue du préfinancement du protocole. Dans sa déclaration, M. Camara s’est réjoui de pouvoir s’exprimer devant cette Cour d’assises spéciale pour crimes économiques et financiers.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">"M. le président, j’ai été mandaté verbalement par feu IBK pour établir un document administratif confiant à Sidi Mohamed Kagnassy, ainsi qu’aux sociétés qu’il représente, le traitement des affaires d’équipements des Forces de défense et de sécurité du Mali. Le président m’a précisé que M. Kagnassy rencontrait des difficultés dans l'exécution de ses missions. Ainsi, en tant que directeur de Cabinet, j’ai rédigé et signé ce mandat", dit-il.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cependant, la Cour remet en cause l'authenticité de ce mandat, soulignant que son signataire, M. Camara, s’est attribué des prérogatives sans délégation de pouvoir ni délégation de signature du président de la République.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Face à cette mise en cause, M. Camara rétorque : "J’ai agi exclusivement sous les ordres du président de la République et dans l’intérêt général. En aucun cas, je n’ai agi en mon nom, et je ne me sens coupable de rien", ajoute-t-il.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Suite à cette déclaration, le parquet général a déposé une requête spéciale auprès de la Cour, demandant l’ajout d’une nouvelle infraction aux charges existantes : "association de malfaiteurs". Selon le ministère public, Bouaré Fily Sissoko et ses coaccusés se seraient constitués en coalition de fonctionnaires en violation des lois et de la Constitution malienne, au détriment de l’État.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette requête a suscité de vives tensions entre le parquet et les avocats de la défense. Ces derniers ont vivement critiqué Koké Coulibaly, procureur général, l’accusant d’extrapoler les faits et de prolonger les débats sans fondement valable. Après délibération, la Cour a "réservé aux dépens", la décision.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify; line-height: normal;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify; line-height: normal;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Témoins clés : Oumar Tatam Ly et Madani Touré absents<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’ancien Premier ministre Oumar Tatam Ly et Madani Touré étaient attendus comme témoins à charge et à décharge, mais n'ont pas encore comparu. Ce mercredi, à la reprise de l’audience, les avocats ont informé la Cour que M. Ly se trouve au Canada pour raisons familiales, tandis que M. Touré est en mission à Moroni (Comores) pour la Banque mondiale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Son conseil a indiqué qu'il ne pourrait témoigner avant six semaines. Face à cette situation, la Cour a ordonné au ministère public de prendre toutes les mesures nécessaires pour assurer leur comparution d’ici au 19 juin 2025, estimant que leur témoignage est crucial pour la dignité des accusés.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les auditions se poursuivent en cette fin de semaine avec le général Moustapha Drabo et le colonel-major Nouhoum Dabitao.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Nous y reviendrons en détail dans notre prochaine parution.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify; line-height: normal;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ousmane Mahamane<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mali : Lutte contre l’enrichissement illicite, l’OCLEI dresse le bilan de huit années de combat</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/mali-lutte-contre-lenrichissement-illicite-loclei-dresse-le-bilan-de-huit-annees-de-combat-3105768.html</link>
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<description><![CDATA[ Le Président de l’Office central de Lutte contre l’Enrichissement illicite (OCLEI), Dr Moumouni Guindo, a présenté, le vendredi 30 mai 2025, son rapport de fin de mandat au Premier ministre, le Général de Division Abdoulaye Maïga. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 02 Jun 2025 18:00:46 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce moment solennel a permis de faire le point sur huit années d’activités intenses de l’OCLEI, devenu un pilier de la transparence et de la probité au Mali.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Des résultats concrets et mesurables<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Depuis sa création en juin 2017, l’OCLEI a transmis 42 dossiers à la justice, traité 63 affaires de corruption sur un total de 100, pour un montant cumulé de 32 milliards de francs CFA. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Par ailleurs, plus de 550 biens immobiliers ont été identifiés comme potentiellement issus d’enrichissement illicite, concernant environ 40 individus.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En matière de contrôle de patrimoine des assujettis, l’institution a traité environ 2 000 déclarations de biens, contre seulement 43 avant sa création. Ce travail a permis de détecter 127 variations patrimoniales significatives, chacune ayant donné lieu à une enquête approfondie.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Réformes structurelles et mobilisation citoyenne<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au-delà des enquêtes, l’OCLEI a contribué à plusieurs avancées institutionnelles. Il a participé à l’insertion de la lutte contre la corruption et l’enrichissement illicite dans la Constitution du 22 juillet 2023 ; à l’élaboration de la Stratégie nationale de lutte contre la corruption (SNLCC) et fut un acteur majeur de la création de l’Agence de Recouvrement et de Gestion des Avoirs Saisis ou Confisqués.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p><img src="https://www.maliweb.net/uploads/images/202506/image_870x_683de69766991.jpg" alt=""></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’action de sensibilisation n’a pas été en reste : plus de 75 grandes campagnes ont été organisées dans tout le pays. Elles ont touché plus de 11 000 personnes. Ces activités ont généré quelques 852 productions médiatiques et ont permis d’ancrer les questions de probité au cœur du débat public.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les Clubs Honnêteté, Intégrité et Conseil (CHIC) ont aussi été lancés pour impliquer les jeunes dans la lutte contre la corruption et l’enrichissement depuis le bas âge. Plus de 1500 élèves et étudiants ont participé au lancement du Réseau ; 700 autres jeunes, issus du Conseil national des jeunes, ont participé à une matinée d’échange sur la lutte contre la corruption.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"></span></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Un ancrage international affirmé<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’OCLEI a noué plusieurs partenariats stratégiques sur le plan national et international. Il a signé 5 accords de collaboration avec les structures nationales et 10 protocoles d’accord de coopération avec ses homologues d’Afrique, d’Europe ; avec le Royaume des pays bas, la Banque africaine de Développement et la Banque Ouest africaine de Développement. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans le cadre du financement des activités de promotion de la bonne gouvernance dans notre pays, les engagements de l’OCLEI ont fortement contribué à mobiliser environ 16 milliards de nos francs auprès de partenaires qui ont pour nom le LUCEG, le LUCEI et le PASG. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong></strong></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Des études de référence</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Plus d’une dizaine d’études majeures ont été conduites, notamment sur l’étiologie de l’enrichissement illicite dans l’administration publique, les techniques d’enrichissement illicite dans l’administration, la déontologie des agents publics, l’analyse des subventions dans le secteur éducatif et la gouvernance des contrats publics. Ces travaux ont débouché sur des recommandations concrètes comme l’instauration de « référents déontologues » au sein de l’administration.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Premier ministre a salué un « bilan élogieux », rappelant que la lutte contre l’enrichissement illicite reste un axe stratégique dans la vision du Président de la Transition. Il a félicité le Président Guindo pour son engagement et assuré du soutien continu des autorités pour consolider les acquis.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Rappelons que le Président GUINDO a passé 8 ans à la tête de l’OCLEI (juin 2017 - mai 2025), conformément à la loi qui le désigne pour 4 ans, renouvelés une fois.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>OCLEI</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>L’OCLEI sous la présidence de Moumouni Guindo : Identification de 500 biens immobiliers liés à une quarantaine de personnes</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/loclei-sous-la-presidence-de-moumouni-guindo-identification-de-500-biens-immobiliers-lies-a-une-quarantaine-de-personnes-3105730.html</link>
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<description><![CDATA[ Le Président de l’Office Central de Lutte Contre l’Enrichissement Illicite (OCLEI), Moumouni GUINDO, en fin de mandat, a présenté son rapport au Premier ministre, le Général de Division Abdoulaye Maïga, vendredi. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 02 Jun 2025 01:26:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Sursaut</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">A la lumière de ce rapport, il ressort 63 dossiers de corruption sur un total de 100, représentant un montant de 32 milliards de francs CFA, ainsi que l’identification de 500 biens immobiliers liés à une quarantaine de personnes<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette audience était l’occasion pour le Président de l’OCLEI d’exprimer sa reconnaissance aux autorités de la Transition. Il a remercié le Premier ministre pour son accompagnement et sa solidarité à l’égard des activités de l’Office.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pendant huit ans, l’équipe a œuvré à la promotion de l’OCLEI. « Nous l’avons structuré, doté d’outils pour œuvrer à la prévention de l’enrichissement illicite. Nous avons entrepris des investigations et développé la coopération aux niveaux national et international » a affirmé le Président de l’OCLEI.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans sa présentation, il a soulevé l’implication de toutes les couches de la nation notamment les confessions religieuses, les jeunes à travers des centres et des clubs. Au niveau opérationnel, l’OCLEI a mené des actions de sensibilisation, organisé des conférences, et conduit des campagnes médiatiques. Il a également participé activement à l’élaboration de la Constitution du 22 juillet 2023.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’OCLEI a traité 63 dossiers de corruption sur un total de 100, représentant un montant de 32 milliards de francs CFA, ainsi que l’identification de 500 biens immobiliers liés à une quarantaine de personnes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sur le plan international, l’OCLEI a porté la voix du Mali en signant des protocoles d’accord avec douze pays, dans le but de contrôler les investissements à l’étranger issus de l’enrichissement illicite au Mali. Il a également mobilisé des ressources extérieures à hauteur de 15 milliards de francs CFA, au bénéfice des services de l’État. Il a conduit sept études et a traité 2000 déclarations de biens, contre seulement 43 avant la création de la structure, dans le cadre d’un protocole d’accord établi avec la Cour Suprême.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En termes de difficultés, le Président a relevé l’absence du terme « corruption » dans son intitulé, dans les textes fondateurs de l’OCLEI. Il recommande une harmonisation avec les normes internationales, afin d’élargir le champ d’action de l’OCLEI, notamment vers le secteur privé.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Premier ministre, en réponse, a assuré que la lutte contre l’enrichissement illicite demeure une priorité dans la lettre de cadrage du Président de la Transition. Il a félicité le Président de l’OCLEI pour son bilan qu’il a qualifié d’élogieux. Il a également formulé ses remerciements pour le travail accompli au service de la Nation.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Mariam Sissoko, source :CCRP</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Direction Générale des Marchés Publics et des Délégations de Service Public (DGMP&#45;DSP) :  Violation flagrante des conditions de passation des marchés...</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/direction-generale-des-marches-publics-et-des-delegations-de-service-public-dgmp-dsp-violation-flagrante-des-conditions-de-passation-des-marches-3105558.html</link>
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<description><![CDATA[ La Direction Générale des Marchés Publics et des Délégations de Service Public (DGMP-DSP) est secouée par un scandale de marché de gré-à-gré, à la lumière de l’attribution de ce marché à l’AGETIER-MALI par le patron de la DGMP-DSP en violation flagrante des conditions de passation. ]]></description>
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<pubDate>Wed, 28 May 2025 12:28:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La transparence dans l’attribution des marchés est encore mise à rude épreuve par ceux qui ont la charge de la traduire dans les faits en respectant la réglementation en vigueur. Et qui mieux que les responsables de la DGMP devaient veiller à respecter scrupuleusement la loi ? Et qui sont aujourd’hui au creux de cette affaire scabreuse ? Les responsables de la DGMP-DSP eux-mêmes. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Tripatouillage des textes<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Selon le rapport de Vérification sur la Primature couvrant les exercices<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>2021, 2022, 2023 et 2024 (30 novembre), le Directeur de la DGMP-DSP, a accordé à l’AGETIER, un marché par entente directe sans respecter les conditions requises. D’une valeur de 45 millions FCFA (45 795 333 F), ce marché octroyé, de gré à gré, à l’AGETIER-MALI par le DG de la DGMP-DSP, porte sur le volet communication d’une convention de maîtrise d’ouvrage déléguée. Et comme par magie, il a été attribué entre les quatre murs en violation totale du principe de transparence et de saine concurrence pour les marchés publics, objet d’une réforme du code des marchés publics (décret n°2015-0604/P-RM du 25 septembre 2016, modifié, portant code des marchés publics et des délégations de service public). Aucun dossier d’appel d’offres.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’article 58 dudit décret<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>portant recours au marché par entente directe est<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>sans appel. Et son article 58.2 stipule : le marché est passé par entente directe dans les cas suivants :<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- Lorsque les besoins ne peuvent être satisfaits que par une prestation nécessitant l’emploi d’un brevet d’intervention, d’une licence ou de droits exclusifs détenus par un seul entrepreneur, un seul fournisseur ou un seul prestataire ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- Dans le cas d’extrême urgence, pour les travaux, fournitures ou services que l’autorité contractante doit faire exécuter en lieu et place de l’entrepreneur, du fournisseur ou du prestataire défaillant ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- Dans le cas d’urgence impérieuse motivée par des circonstances imprévisibles ou de force majeure ne permettant pas de respecter les délais prévus dans les procédures d’appel d’offres, nécessitant une intervention immédiate, et lorsque l’autorité contractante n’a pas pu prévoir les circonstances qui sont à l’origine de l’urgence ; lorsqu’il ne peut être confié qu’à un prestataire déterminé pour des raisons techniques ou artistiques.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cependant, en ce qui concerne l’exécution de ce marché qui porte sur une convention de maîtrise d’ouvrage, il n’y avait pas de besoin, encore moins une urgence pour que la DGMP-DSP attribue un marché par entente directe à l’AGETIER. Mieux, l’AGETIER n’est pas le seul entrepreneur, fournisseur ou prestataire qui détient le droit d’exclusivité du produit au Mali. Bien plus, il n’y avait pas de cas d’urgence impérieuse motivée par des circonstances imprévisibles ou de force majeure ne permettant pas de respecter les délais prévu dans les procédures d’appel d’offres, nécessitant une offre par entente directe. Enfin, le seuil de passation du marché de gré à gré qui est de 24 millions, selon la loi, a été dépassé. Comme par magie. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En bloc, c’est le goût du lucre qui a prévalu dans l’exécution de ce marché de gré à gré pour l’AGETIER mais conclue en aparté.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Flagrant délit</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour s’assurer du respect des dispositions dudit marché, une mission du Vérificateur Général a examiné la Convention n°356/IP/2021 et les dossiers de marché. Elle s’est également entretenue avec le Directeur Technique et le Chef de Service Passation des Marchés de l’AGETIER-MALI. Elle a constaté que la Direction Générale des Marchés Publics et des Délégations de Service Public a autorisé la passation par entente directe d’une convention de maîtrise d’ouvrage déléguée sans respecter les conditions requises. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour la passation par entente directe de la Convention n°356/IP/2021 relative à la réalisation d’activités sociales touchant directement les populations, le Directeur Administratif et Financier de la Primature a demandé l’autorisation au Directeur Général des Marchés Publics et des Délégations de Service Public par Lettre n°0032/PRIM-DAF du 19 novembre 2021. Pour justifier sa requête, il a expliqué que l’AGETIER-MALI dispose des expériences avérées dans le domaine des infrastructures prioritaires sociales et des ressources humaines suffisantes pour conduire le projet, qu’un accent particulier sera mis sur la célérité dans l’exécution des travaux compte tenu des urgences, eu égard au contexte de crise socio-économique et sécuritaire actuel du pays et que les populations bénéficiaires sont dans une situation de précarité qui ne permet pas de conduire une procédure normale de passation des marchés d’où une situation d’urgence impérieuse. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En réponse, par Lettre n°04393/MEFDGMP-DSP du 19 novembre 2021, le Directeur Général des Marchés Publics et des Délégations de Service Public a autorisé la passation par entente directe de la convention compte tenu des arguments développés. Or, l’urgence impérieuse évoquée par l’AGETIER-MALI est insuffisante car cette urgence devrait être motivée par des circonstances imprévisibles ou de force majeure ne permettant pas de respecter les délais prévus dans les procédures d’appel d’offres, nécessitant une intervention immédiate, et les circonstances qui sont à l’origine de l’urgence auraient dû être imprévisibles par l’autorité contractante. La situation de précarité des populations ne respecte donc pas ces conditions de l’urgence impérieuse car elle est présente depuis plusieurs années. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>La DGMP-DSP en proie à une gestion opaque</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La Direction Générale des Marchés Publics et des Délégations de Service Public (DGMP-DSP) n’a pas fait l’objet d’un appel d’offres, en vue de sa privatisation. Du moins, pas à notre connaissance. Mais tout porte à croire qu’elle est victime, depuis un certain temps, d’une Offre Publique d’Achat (OPA) qui ne dit pas son nom : elle est au service exclusif de ces cadres et de leurs parrains: gestion clanique; achat de conscience et de silence ; magouille et affairisme à ciel ouvert… Tout y passe sans que cela n’offusque personne. Décidemment, la DGMP-DSP porte les germes de sa propre destruction.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Face à la gabegie ambiante à la DGMP-DSP et à l’affairisme du clan qui la dirige, doit-on s’emmurer dans un silence pour éviter les foudres de sa colère ? Heureux, ceux qui se posent, encore, ces questions. Car, il y a longtemps que l’oligarchie de la DGMP-DSP a anesthésiée les convictions. Avec espèces qui sonnent en trébuchant. Et partout, le même constat, l’amer constat : motus et bouche cousus. Personne pour dénoncer ces magouilles et affairisme à la pelle. On reste de marbre, face à la gestion clanique de la DGMP, face à cette gabegie ambiante qui hypothèque l’avenir des maliens.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Partout, le même silence assourdissant. Parce que les bonzes de la DGMP-DSP versent des liasses dans les escarcelles. Donc, il faut applaudir leurs faiblesses, tolérer leurs fantasmes. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>La DGMP-DSP comme une propriété privée</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La DGMP-DSP<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>est devenue, depuis<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>des lustres, un monde à part, avec ses « dieux », ses anges, ses prophètes et ses esclaves. Un monde, avec ses lois, ses règles. Un monde dans lequel prévaut une seule règle : tous ceux, qui ne sont pas avec nous, sont contre nous. Alors, il faut les briser. Coûte que coûte. Et quoiqu’il en coûte. C’est tout le sens de l’affaire dite de « la passation des marchés ». Une<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>affaire à travers laquelle, les caciques de la DGMP-DSP ne se soucient que de leur cent sous. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Autant de situations qui ont vu le jour à la DGMP-DSP. Mais personne ne lève le petit doigt. Depuis, il y a à la DGMP-DSP un grand réseau de mafieux savamment monté en vue de saccager les fonds publics. Ces bandits à col blanc, connectés par les liens sacrés de la fraude permettent une réglementation des pratiques frauduleuses au niveau<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>de la Direction générale des marchés publics. Conséquence : la DGMP-DSP viole les dispositions des textes régissant les marchés publics. Du coup, les procédures régissant l’exécution des marchés ne sont pas observées.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le gouvernement va-t-il prendre des mesures pour démasquer la machine à piller de la DGMP-DSP? En tout cas, le jeu en vaut la chandelle, rien que de par les pratiques d’outre-tombe qui ont cours dans le service de la Direction générale des marchés publics. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Depuis des lustres, les magouilles et l’affairisme et bien d’autres phénomènes jugés diffus sont devenus courants au niveau de la DGMP. Et si le gouvernement pouvait ordonner, sans complaisance ni parti pris, la vérification de fond en comble de tous les services de la DGMP-DSP, on devrait, peut-être, découvrir un grand réseau mafieux savamment monté en vue de saccager les fonds publics. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">A en croire nos sources, ce genre de petits truands à la DGMP-DSP ne cessent de causer d’énormes préjudices à l’Etat malien, par leur façon de faire. A travers leurs méthodes de faire, on voit qu’au niveau de la DGMP les anciens amours, sont encore présents dans la tête de certains travailleurs en charge de cette entité administrative. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">A qui profite ce genre d’activités mafieuses? Et tout le monde s’interroge actuellement si le ministre Sanou qui a promis de mettre de l’ordre dans l’administration des finances, ne sera pas roulé dans la farine.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Voilà un dossier qui, loin de troubler l’ordre public (comme rapporteraient les maffiosi de la république), sonnerait comme une véritable alerte aux oreilles du Ministre de l’Economie et des Finances, Alousséni Sanou. Si en réalité le ministre Sanou veut aller loin, il ferait mieux de tirer au clair les affaires en cours à la DGMP. Sa crédibilité en dépend aussi, même si elle peut cacher d’autres affaires managées par des proches. Sauf s’il veut à l’instar de certain de ces prédécesseur devenir «sinistre de l’économie et des finances» du Mali.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>En tout cas, au<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>ministre Sanou, vous avez un très bon dossier sur votre bureau. Déployez seulement les enquêteurs. Et vous pourrez donner raison aux médisants de la république.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Jean Pierre James</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le VEGAL fouille à la Primature :   Clarification de la gestion de Choguel Maïga</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/le-vegal-fouille-a-la-primature-clarification-de-la-gestion-de-choguel-maiga-3104963.html</link>
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<description><![CDATA[ Depuis son éviction de la tête du gouvernement, Dr Choguel Kokalla Maïga semble dormir que d&#039;un seul œil. En l&#039;espace de six mois, deux rapports du Vérificateur général épinglent l’ancien locataire de la Primature. ]]></description>
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<pubDate>Thu, 15 May 2025 07:17:30 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'un est relatif à l'AGEFAU, une structure qui relève de la Primature et l'autre, à son cabinet. La gestion financière effectuée dans son cabinet ne devrait pas être celle de quelqu'un qui réclame tant la clarification aux autres. Toutefois, ce dernier<span style="color: #3f3f46; border: none windowtext 1.0pt; mso-border-alt: none windowtext 0cm; padding: 0cm; background: white; mso-bidi-font-weight: bold;"> </span><span style="color: black; mso-themecolor: text1; border: none windowtext 1.0pt; mso-border-alt: none windowtext 0cm; padding: 0cm; background: white; mso-bidi-font-weight: bold;">rapport qui couvre les exercices 2021, 2022, 2023 jusqu’au 30 novembre 2024, incrimine la gouvernance de l’ancien Premier Ministre de la transition, nommé en juin 2021 et limogé le 20 novembre 2024.</span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Un adage connu de tous dit qu'il ne faut jamais grimper un arbre quand on a le pantalon troué. Un autre affirme que trop parler, ce n'est pas bon. L'ancien Premier ministre, Dr Choguel, aurait-il oublié ces deux maximes ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En tout cas, il semble ne les avoir pas pris en compte pour sa gouvernance de la primature. Car un rapport du bureau du vérificateur général rendu public met à nu cette gestion que l'on peut qualifier de chaotique. Ledit rapport est issu d'une vérification financière et de conformité au titre des exercices 2021, 2022, 2023, 2024 (30 novembre). Il fait ressortir un montant total de 2 068 394 986 FCFA d'irrégularités financières. Sur ce montant, 6 825 920 FCFA ont été régularisés à la suite des travaux de vérification et 330 218 000 FCFA ont été justifiés pendant la séance du contradictoire. Le reliquat des irrégularités financières non justifiées s’élève à 1 731 351 066 FCFA. Parmi ces irrégularités, il y a celles commises sur le filet social et le fonds de souveraineté.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Paiement de 262 millions FCFA de dépenses non éligibles sur le filet social<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Selon les conclusions du rapport, les lettres n°00103/MEF-SG du 12 janvier 2021 ; n°00079/MEF-SG du 10 janvier 2022 ; n°00139/MEF-SG du 16 janvier 2023 et n°01070/MEF-SG du 4 avril 2024 du Ministre de l’Economie et des Finances précisent que le filet social est utilisé «<i style="mso-bidi-font-style: normal;"> Dans le cadre du financement des activités à impact rapide et visible à l’endroit des couches vulnérables […]». </i>L'enquête a révélé que les dépenses effectuées par le Premier ministre Choguel, au titre du filet social, <span style="color: black; mso-themecolor: text1;">n’entrent </span>pas dans le cadre de l'esprit des différentes lettres du ministre de l'économie et des finances relatives à l'utilisation des fonds. Autrement dit, ces dépenses ne constituent aucunement des activités à impact rapide et visible à l’endroit des couches vulnérables. Entre autres, on peut citer : l’achat de carburant ou de produits alimentaires pour le Cabinet, la désinfection du bâtiment de la Primature, la dératisation, l’appui financier du Gouvernement à l’Union des Radiodiffusions et Télévisions Libres du Mali dans le cadre de l’organisation de leur congrès ou le financement de formation de Master ou de Doctorat. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En violation des textes sur l'utilisation des fonds du filet social, le Premier ministre Choguel a ordonné, à travers des décisions de mandatement signées par le Directeur de Cabinet, l’exécution de dépenses non éligibles d'un montant total de 262 312 924 FCFA. Au regard des textes et précisément dans le cas de ces décisions de mandatement, la signature du directeur de cabinet a valeur de celle du Premier ministre. Ces textes sont les décrets<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>n°2020-0199/PM-RM du 20 novembre 2020 portant délégation de signature et n°2023-0012/PM-RM du 12 janvier 2023 portant délégation de signature. Le premier décret, dans son article 1er stipule que : «<i style="mso-bidi-font-style: normal;">Délégation permanente est donnée à Monsieur le Directeur de Cabinet du Premier ministre, à l’effet de signer, dans les limites de ses attributions, au nom du Premier ministre et par délégation, les correspondances et actes ci-après : - les décisions de mandatement sur le budget de la Primature ; […].</i> ». L'article 1er du second décret est aussi clair : « <i style="mso-bidi-font-style: normal;">Délégation permanente est donnée à Monsieur le Directeur de Cabinet du Premier ministre, à l’effet de signer, dans les limites de ses attributions, au nom du Premier ministre et par délégation, les correspondances et actes ci-après : - les décisions de mandatement sur le budget de la Primature ; […].</i> »<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Des dépenses de souveraineté de plus de 800 millions FCFA irrégulièrement payées <o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les limiers du bureau du Vérificateur général ont fait l’amer constat que le Directeur administratif et financier (DAF) de la Primature a, irrégulièrement, ordonné le paiement de dépenses de souveraineté au Premier ministre dans le cadre de missions à l’intérieur et à l’extérieur du Mali. En effet, à la suite de requêtes d’avances de trésorerie adressées par le Directeur de Cabinet du Premier ministre au Ministre chargé des Finances, le Payeur Général du Trésor a émis des chèques au nom du Régisseur spécial d’avances de la Primature pour la prise en charge des dépenses de missions du Premier ministre et de sa délégation, à l’intérieur et à l’extérieur du Mali. A la réception des fonds, le Régisseur spécial d’avances a payé des dépenses de souveraineté au Premier ministre en lieu et place des frais d’hébergement, de nourriture et de déplacement ou en sus de ces frais, sur la base des budgets et des états de paiement établis par le Directeur Administratif et Financier. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Par la suite, le DAF a régularisé les avances de trésorerie par l’émission de mandats de paiement imputés sur les natures de dépenses 61-1-1-03 (Frais de transport) ou 61-1-1-01 (Frais de transport à l’extérieur). Or, les dépenses de souveraineté sont payables, uniquement, sur la nature de dépenses 60-9-1-25 (Autres dépenses). Les vérificateurs sont allés plus loin en faisant ressortir la violation flagrante des dispositions du Décret n°2016-0001/P-RM du 15 janvier 2016 fixant les conditions et les modalités d’octroi de l’indemnité de déplacement et de mission. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'article 3 de ce décret dispose : <i style="mso-bidi-font-style: normal;">« L’indemnité de déplacement et de mission est destinée à couvrir les frais relatifs à la nourriture, à l’hébergement, aux<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>déplacements pendant la mission. </i>» Le décret, en son article 4, est clair : « <i style="mso-bidi-font-style: normal;">Les frais supplémentaires engagés par le missionnaire dans le cadre de l’exécution de sa mission lui seront remboursés sur présentation de justificatifs.</i> » Il en est de même pour l'article 5 qui stipule que : « <i style="mso-bidi-font-style: normal;">Les missions effectuées à l’intérieur et à l’extérieur par le Chef de l’État et le Premier ministre font l’objet d’une prise en charge totale sur la base d’un budget présenté au ministre chargé du budget par le protocole.</i> » Au finish, le montant total des dépenses de souveraineté irrégulièrement payées au PM Choguel s’élève à 803 205 425 FCFA.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Rien qu'avec ces deux cas d'irrégularités, on peut dire que personne n'a à apprendre de l'ancien premier ministre des bonnes leçons de gouvernance vertueuse et de clarification. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">D'ailleurs, il risque d'aller se clarifier chez le juge, car les irrégularités révélées ont été dénoncées et transmises au président de la section des comptes de la Cour suprême et au procureur de la République du <span style="color: black; mso-themecolor: text1;">pôle national économique et financier. Les irrégularités relevées dans la gestion de la primature sous l’ère Choguel sont relatifs </span>au paiement de dépenses inéligibles sur le filet social pour un montant de 262 312 924 FCFA ;<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>au paiement irrégulier de dépenses de souveraineté au Premier ministre pour un montant total de 803 205 425 FCFA ; à la reconduction irrégulière de marchés pour un montant total de 126 647 040 FCFA ; à la non-application de pénalités de retard sur des marchés non exécutés dans les délais contractuels pour un montant total de 1 533 085 FCFA ; <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>à la non-justification de fonds destinés au volet communication d’une convention de maîtrise d’ouvrage déléguée pour un montant de 45 795 333 FCFA ; à l’attribution d’un marché à un soumissionnaire en situation de conflit d’intérêt vis-à-vis d’un autre soumissionnaire au même marché pour un montant de 33 185 730 FCFA ; <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>à la non-justification de missions pour un montant total de 10 730 904 FCFA ; <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>à la production de fausses expériences similaires pour obtenir des marchés d’un montant de 444 590 625 FCFA ;<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>et à la réception sans réserve de marchés non entièrement exécutés pour un montant de 3 350 000 FCFA.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Par ailleurs, un autre rapport du vérificateur général sur la gestion des exercices 2020, 2021, 2022 et 2023 de l'AGEFAU (Agence de gestion du fonds universel, une structure dont il est le président du conseil d'administration en sa qualité de Premier ministre) l'avait incriminé suite à des irrégularités financières relatives au paiement indu de frais de missions. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">D'après ce rapport, Choguel s'est fait payer 15 millions F CFA pour une seule journée de mission alors que ses frais de mission, selon les textes, sont de 75 000 F CFA par jour. Dans le cadre d'une deuxième mission,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>il s'est fait aussi payer, indûment, la somme de 20 millions F CFA en deux journées de mission. Sacré clarificateur !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le temps est le meilleur juge, dit-on. C'est avec lui que l'on découvre la vraie nature des uns et des autres. Cette vérité générale peut se justifier à travers le cas de l'ancien premier ministre de la transition. Il a fallu seulement 6 mois après son limogeage de la Primature (20 novembre 2024) que l'opinion publique découvre une face cachée de Dr Choguel Kokalla Maïga. Et cela, à travers la publication, en fin décembre 2024 et la semaine dernière d'un nouveau rapport de vérification financière sur la gestion de la primature pendant les périodes 2021, 2022, 2023 et 2024 (30 novembre).<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: #222222; background: white;">En tout cas, les jours prochains s'annoncent sombres et même très sombre, pour celui qui rêvait d'être le premier magistrat du Mali. Avec ces rapports de vérification financière, l'on peut affirmer que le précurseur de " <i style="mso-bidi-font-style: normal;">la clarification</i>" est en passe d'être victime de sa propre doctrine lancée par lui-même, quelques jours, avant son fameux meeting dit de clarification au cours duquel il s'en est violemment pris à ses employeurs en kaki, espérant avoir un soutien populaire. Mal lui en a pris, car quelques jours après il a été purement et simplement limogé comme un mal propre. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: #222222; background: white;">En attendant, l'ancien PM, Dr Choguel, est rattrapé par la clarification tant chantée par lui-même.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: #222222; background: white;">Jean Pierre James<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Lutte contre la corruption et l&amp;apos;enrichissement illicite : La BOAD et l&amp;apos;OCLEI scellent leur destin</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/lutte-contre-la-corruption-et-lenrichissement-illicite-la-boad-et-loclei-scellent-leur-destin-3104958-3104958.html</link>
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<description><![CDATA[ La lutte contre la corruption est un fléau, un défi collectif nécessitant une mobilisation générale et des actions conjointes pour l&#039;éradiquer. ]]></description>
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<pubDate>Wed, 14 May 2025 22:20:44 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p style="background: white;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Helvetica','sans-serif'; color: #26282a;">Face à ces enjeux, la Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD) et l'Office Central de Lutte contre l'Enrichissement Illicite (OCLEI) ont décidé de mener ensemble ce combat, concrétisé par un protocole d'accord de coopération. La cérémonie de signature dudit protocole s'est déroulée le jeudi 8 mai 2025 dans les locaux de l'OCLEI, en présence des membres de leurs structures respectives.<o:p></o:p></span></p>
<p style="background: white; outline: none !important; font-variant-ligatures: normal; font-variant-caps: normal; orphans: 2; widows: 2; -webkit-text-stroke-width: 0px; text-decoration-thickness: initial; text-decoration-style: initial; text-decoration-color: initial; word-spacing: 0px;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Helvetica','sans-serif'; color: #26282a;">La présente signature est la concrétisation d'un processus entamé en 2022 entre la BOAD et l'OCLEI. Elle est l'expression de leur volonté commune à promouvoir la bonne gouvernance au Mali et dans l'espace UEMOA de manière générale, à travers un partenariat structurant qui s'articulera autour d'axes concrets : le partage d'informations pertinentes, la sensibilisation des acteurs, le renforcement des capacités techniques et l'évaluation rigoureuse des risques de corruption.<o:p></o:p></span></p>
<p style="background: white; outline: none !important; font-variant-ligatures: normal; font-variant-caps: normal; orphans: 2; widows: 2; -webkit-text-stroke-width: 0px; text-decoration-thickness: initial; text-decoration-style: initial; text-decoration-color: initial; word-spacing: 0px;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Helvetica','sans-serif'; color: #26282a;">La cérémonie de signature a été officialisée par le Président de l'OCLEI, Dr Moumouni Guindo, et le Vice-président de la BOAD, Braima Luis Soares Cassama, avec la participation de leurs cadres et des représentants des secteurs concernés. Dans son intervention, le Vice-président de la BOAD a rappelé l'engagement de la BOAD ainsi que sa politique de « tolérance zéro » face à la corruption et à la fraude, conformément à leur plan stratégique Djoliba (2021-2025). Il a ensuite salué le mérite de l'OCLEI pour ses résultats remarquables atteints dans le cadre de sa mission. « Ensemble, en partageant nos expériences et en mobilisant nos compétences, nous serons plus efficaces face à ce fléau », a-t-il dit.<o:p></o:p></span></p>
<p style="background: white; outline: none !important; font-variant-ligatures: normal; font-variant-caps: normal; orphans: 2; widows: 2; -webkit-text-stroke-width: 0px; text-decoration-thickness: initial; text-decoration-style: initial; text-decoration-color: initial; word-spacing: 0px;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Helvetica','sans-serif'; color: #26282a;">Une mutualisation de leurs efforts pour identifier, prévenir et combattre toutes formes de délinquance financière, notamment la corruption et l'enrichissement illicite, a repris le Dr Guindo pour soutenir à son tour la pertinence du partenariat. Il a ajouté qu'il permettrait de converger leurs expertises pour sécuriser les investissements publics et veiller à ce que chaque franc mobilisé contribue effectivement au bien-être collectif.<o:p></o:p></span></p>
<p style="background: white; outline: none !important; font-variant-ligatures: normal; font-variant-caps: normal; orphans: 2; widows: 2; -webkit-text-stroke-width: 0px; text-decoration-thickness: initial; text-decoration-style: initial; text-decoration-color: initial; word-spacing: 0px;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Helvetica','sans-serif'; color: #26282a;">« La lutte contre l'enrichissement illicite est un combat de longue haleine. C'est ensemble que nous pouvons faire la différence et bâtir une Afrique plus juste, plus intègre, plus prospère et plus résiliente », a souligné le président de l'OCLEI. Par ailleurs, il faut savoir que l'OCLEI est la septième institution régionale avec laquelle la BOAD signe un tel accord.<o:p></o:p></span></p>
<p style="background: white; outline: none !important; font-variant-ligatures: normal; font-variant-caps: normal; orphans: 2; widows: 2; -webkit-text-stroke-width: 0px; text-decoration-thickness: initial; text-decoration-style: initial; text-decoration-color: initial; word-spacing: 0px;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Helvetica','sans-serif'; color: #26282a;">La cérémonie a également été marquée par des remises de présents entre les deux structures.<o:p></o:p></span></p>
<p style="background: white; outline: none !important; font-variant-ligatures: normal; font-variant-caps: normal; orphans: 2; widows: 2; -webkit-text-stroke-width: 0px; text-decoration-thickness: initial; text-decoration-style: initial; text-decoration-color: initial; word-spacing: 0px;"><strong><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Helvetica','sans-serif'; color: #26282a;">Khadydiatou SANOGO /maliweb.net</span></strong></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Lutte contre la corruption et l&amp;apos;enrichissement illicite : La BOAD et l&amp;apos;OCLEI scellent leur destin</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/lutte-contre-la-corruption-et-lenrichissement-illicite-la-boad-et-loclei-scellent-leur-destin-3104716.html</link>
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<description><![CDATA[ La lutte contre la corruption est un fléau, un défi collectif nécessitant une mobilisation générale et des actions conjointes pour l&#039;éradiquer. Face à ces enjeux, la Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD) et l&#039;Office Central de Lutte contre l&#039;Enrichissement Illicite (OCLEI) ont décidé de mener ensemble ce combat, concrétisé par un protocole d&#039;accord de coopération ]]></description>
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<pubDate>Fri, 09 May 2025 07:10:05 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto; background: white;"><span style="font-size: 10.0pt; font-family: 'Helvetica','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: #1d2228; mso-fareast-language: FR;">La cérémonie de signature dudit protocole s'est déroulée le jeudi 8 mai 2025 dans les locaux de l'OCLEI, en présence des membres de leurs structures respectives.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto; background: white;"><span style="font-size: 10.0pt; font-family: 'Helvetica','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: #1d2228; mso-fareast-language: FR;"><o:p> </o:p></span><span style="font-size: 10.0pt; font-family: 'Helvetica','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: #1d2228; mso-fareast-language: FR;">La présente signature est la concrétisation d'un processus entamé en 2022 entre la BOAD et l'OCLEI. Elle est l'expression de leur volonté commune à promouvoir la bonne gouvernance au Mali et dans l'espace UEMOA de manière générale, à travers un partenariat structurant qui s'articulera autour d'axes concrets : le partage d'informations pertinentes, la sensibilisation des acteurs, le renforcement des capacités techniques et l'évaluation rigoureuse des risques de corruption.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto; background: white;"><span style="font-size: 10.0pt; font-family: 'Helvetica','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: #1d2228; mso-fareast-language: FR;">La cérémonie de signature a été officialisée par le Président de l'OCLEI, Dr Moumouni Guindo, et le Vice-président de la BOAD, Braima Luis Soares Cassama, avec la participation de leurs cadres et des représentants des secteurs concernés. Dans son intervention, le Vice-président de la BOAD a rappelé l'engagement de la BOAD ainsi que sa politique de « tolérance zéro » face à la corruption et à la fraude, conformément à leur plan stratégique Djoliba (2021-2025). Il a ensuite salué le mérite de l'OCLEI pour ses résultats remarquables atteints dans le cadre de sa mission. « Ensemble, en partageant nos expériences et en mobilisant nos compétences, nous serons plus efficaces face à ce fléau », a-t-il dit.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto; background: white;"><span style="font-size: 10.0pt; font-family: 'Helvetica','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: #1d2228; mso-fareast-language: FR;">Une mutualisation de leurs efforts pour identifier, prévenir et combattre toutes formes de délinquance financière, notamment la corruption et l'enrichissement illicite, a repris le Dr Guindo pour soutenir à son tour la pertinence du partenariat. Il a ajouté qu'il permettrait de converger leurs expertises pour sécuriser les investissements publics et veiller à ce que chaque franc mobilisé contribue effectivement au bien-être collectif.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto; background: white;"><span style="font-size: 10.0pt; font-family: 'Helvetica','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: #1d2228; mso-fareast-language: FR;">« La lutte contre l'enrichissement illicite est un combat de longue haleine. C'est ensemble que nous pouvons faire la différence et bâtir une Afrique plus juste, plus intègre, plus prospère et plus résiliente », a souligné le président de l'OCLEI. Par ailleurs, il faut savoir que l'OCLEI est la septième institution régionale avec laquelle la BOAD signe un tel accord.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto; background: white;"><span style="font-size: 10.0pt; font-family: 'Helvetica','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: #1d2228; mso-fareast-language: FR;">La cérémonie a également été marquée par des remises de présents entre les deux structures.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto; background: white;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 10.0pt; font-family: 'Helvetica','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: #1d2228; mso-fareast-language: FR;">Khadydiatou SANOGO/maliweb.net<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal" style="mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto; text-align: justify;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;"><o:p> </o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Transition et lutte contre la corruption : Un chantier arrêté ou en vie ralentie ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/transition-et-lutte-contre-la-corruption-un-chantier-arrete-ou-en-vie-ralentie-3102644.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 15 Apr 2025 07:50:32 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Quelles sont les retombées de la lutte contre la corruption et la délinquance financière ? Combien de milliers ont été recouvrés, depuis l’amorce de cette transition ?</em></strong>

Une « transition axée sur la gouvernance vertueuse ». C’est la véritable profession de foi du Président de la Transition et de son Premier ministre, en septembre 2020, après le coup de force ayant conduit à la chute du président IBK.

Cet engagement stratégique de la gouvernance a été réaffirmé avec « la rectification », avec les assurances de Dr Choguel Kokalla Maïga. Et, dans   la foulée l’on assistera à l’ouverture des dossiers de poursuites judiciaires notamment dans certains scandales

En clair, si l’Etat devrait se pencher sur les nombreuses malversations ayant émaillé la gouvernance antérieure, les enquêteurs et autres auditeurs ne doivent pas chômer un seul instant. Car, le seul régime iBK avait habitué l’opinion à diverses affaires présumées de détournements de deniers publics ? C’est au point que plusieurs opposants d’alors appelaient « le gouvernement à être aux affaires et non dans les affaires ». Les colonnes des journaux n’étaient-ils pas bien meublés par les scandales dits « des engrais frelatés », « des 1000 tracteurs », « des aéronefs en carton », de l’avion présidentiel, des équipements militaires surfacturés, etc ? Sans oublier que de nombreux rapports annuels du Bureau du Vérificateur Général n’ont de cesse d’épingler certaines structures publiques de cas présumés d’indélicatesses financières…

En effet, à l’entame de cette transition, les plus hautes autorités ont placé la barre de la bonne gouvernance très haute. Mais, avec l’évolution des choses, le zèle de départ semble s’émousser.

C’est au point que l’on se demande pourquoi des dossiers chauds comme celui de l’avion présidentiel, celui des équipements militaires, des aéronefs cloués au sol n’avancent point. Pourquoi, depuis l’éclatement de ces scandales dans lesquels l’Etat malien a perdu plusieurs milliards de nos francs, rien n’a évolué ? N’est-ce pas dans ces affaires de l’avion présidentiel et des équipements militaires que  l’ancien Premier ministre Soumeylou Boubèye Maïga a été détenu, pendant plusieurs mois, avant son décès en détention, à la suite d’une maladie, en 2022? Quid de l’ancienne ministre de l’Economie et des finances, Mme Bouaré Fily Sissoko,  encore détenue ? L’on se demande pourquoi ces dossiers prennent autant de temps, alors qu’il s’agit simplement de situer les responsabilités dans les passations de ces marchés ayant révélés des malversations ?

En outre, dans d’autres scandales ayant entaché la gouvernance IBK, les observateurs ont l’impression que les enquêtes traînent. Ce qui semble jeter un discrédit sur le fonctionnement de la justice. Et, quand on sait que la machine judiciaire fonctionne sous les orientations stratégiques du Garde des Sceaux, ministre de la Justice, l’on déduit qu’il y a une lenteur incompréhensible. Le gouvernement fait-il preuve de la diligence requise dans des dossiers pareils ? Qu’est-ce qui freine l’évolution de ces dossiers ?  Pourquoi les témoins récemment cités, comme l’ancien Premier ministre Oumar Tatam Ly et l’ancien ministre Mamadou Igor Diarra n’ont pas été auditionnés ?

Par ailleurs, dans toutes ces procédures judiciaires portant sur de gros scandales, quels ont été les fonds éventuellement recouvrés ? L’Etat malien est-il en mesure de récupérer au moins une partie des fonds censés détournés ? Silence et  boule de neige ! Ce qui est sûr, c’est que l’espoir suscité par le déclenchement de cette politique de fin de l’impunité, semble s’estomper. Car, l’on n’entend plus rien en matière de procédures judiciaires ; alors que l’Etat a perdu de faramineuses sommes d’argents pour diverses malversations. C’est à croire que les nouvelles autorités manquent de zèle ou de détermination à nettoyer les écuries d’Augias de la gouvernance actuelle ou antérieure. Ce qui incite à dire que la lutte contre la corruption et la délinquance financière a eu un effet de feu de paille. Il est temps de rallumer ce feu pour donner un signal fort  de dissuasion en direction d’éventuels hauts cadres administratifs indélicats. C’est à ce prix que l’opinion croira encore en la volonté de bâtir le Malikura appelé de tous les vœux.

<strong>Boubou SIDIBE/maliweb.net</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Collectivités Territoriales/Bougouni :  Bougouba de la délinquance financière et foncière</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/collectivites-territoriales-bougouni-bougouba-de-la-delinquance-financiere-et-fonciere-3101415.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 02 Apr 2025 09:04:10 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Au Mali, la délinquance financière et foncière a pris des proportions très inquiétantes qui dépassent l'entendement et cela, depuis plus de trois décennies. Si ce sont les cas des hauts cadres de l'Administration publique qui sont le plus souvent dénoncés et rendus publics, force est de reconnaître que la situation de délinquance a fortement gagné les collectivités territoriales. Des édiles, censés représenter les populations pour gérer leurs affaires au niveau local, se sont transformés en bourreaux pour ces mêmes populations, en pillant leurs ressources, sans état d'âme. Les cas de la Commune Urbaine de Bougouni et de certaines communes rurales de la région du même nom illustrent parfaitement cette situation. </strong>

En effet, suite à des dénonciations du Comité régional de la Plateforme de lutte contre la Corruption et le Chômage (PCC) de Bougouni, une très mauvaise gestion de la Commune urbaine de Bougouni par l’équipe du défunt Maire Mamourou Coulibaly, a été constatée par le bureau du vérificateur général. Cette vérification a porté sur une période de 2 ans (2017-2019) et a fait ressortir un manquant dans la caisse de 208,14 millions de FCFA. Dans d'autres rapports du Bureau du Végal, d'autres communes rurales de la région ont été épinglées, suite à des dénonciations des lanceurs d’alertes.

<strong>Un trou de 208,14 millions FCFA  en 2 ans de gestion à la Mairie de Bougouni</strong>

Des enquêtes, il ressort que pendant cette période, le Maire de Bougouni, à lui seul, a croqué indûment comme avantages la somme de 3 875 000 FCFA.  S’y ajoutent, le non-reversement des produits issus de la vente de DAO (Dossiers d’appel d’offres) pour un montant total de 950 000 FCFA et le paiement de salaires d’enseignants n’existant pas dans la Commune de Bougouni pour un montant total de 126,7 millions FCFA (126 712 156 F).  Autres gaffes relevées à cette époque par le vérificateur dans la gestion de l'équipe municipal de Bougouni, le non-recouvrement du tarif minimal de transfert de parcelles de terrain pour un montant total de 53 millions de nos francs (53 999 750 FCFA) et l’encaissement de recettes sans délibération pour un montant total de 10 millions (10 124 250 FCFA). De quoi faire monter la colère des travailleurs de la Mairie qui appellent à la destitution du Maire.

Et c’est dans un climat de contestation et sur fond de scandales de détournement d’argent et de passation de marchés publics douteux que le Maire de la Commune Urbaine de Bougouni, M. Mamourou Coulibaly, a procédé, au moment des faits, à la restitution, en catimini, de son compte administratif 2019.

<strong>Un déficit de 180 millions FCFA uniquement  sur le compte administratif 2019</strong>

Le compte administratif du Maire de Bougouni, véritable boîte de Pandore, et tonneau des Danaïdes, a fait un déficit cumulatif de 400 millions FCFA de 2009 à 2021, soutient un responsable de la municipalité de Bougouni. Avant d’ajouter sur la base d’un document dont nous avons une copie, que pour la seule année 2019, le solde déficitaire de la Commune de Bougouni s’est chiffre à 180 millions FCFA (180 038 325F).  Pourtant, les populations et les travailleurs de la commune, dans leur désarroi, dénoncent une gestion scabreuses des taxes et redevances communales par l’équipe communale, alternant au rythme de manifestations, de grèves et de mouvements de protestation réguliers de couches socio-professionnelles comme le corps enseignant. L’énorme enveloppe recouvrée, mensuellement, au titre des taxes et redevances communales ne profite guère à la Commune Urbaine de Bougouni, à la lumière des dossiers d’enquête sur la gestion de la Mairie de la Commune. Elle constitue cependant «<em>un gain</em>» convoité par des groupes d’intérêts, bien introduits dans les rouages de cette municipalité. Cette enveloppe recouvrée profiterait, selon nombre de sources au fait de ces manipulations, aux corrompus et corruptibles, composés, selon elles, essentiellement du Maire et son réseau ainsi que des prestataires.

De telles pratiques depuis l’exercice 2019 sont déplorées par la Plateforme contre la Corruption et le Chômage (PCC) de Bougouni qui dévoile de graves dépassements enregistrés dans la gestion des taxes et redevances communales, impliquant des Maire et des membres du Conseil municipal.

Par ailleurs, il faut signaler  que le compte administratif 2019 de la Mairie est éclaboussé par des scandales financiers  que sont : la réalisation annuelle de 199 500 FCFA de taxe marché/foire pour l’ensemble des 4 marchés de la ville de Bougouni contre plus de 200 000F/j  et par marché sous l’ancienne équipe municipale ; 26 millions FCFA (26 083 068F) de carburant  pour la Mairie en une année ; 39,2 millions (39 216 900F) en une année au titre du paiement d’indemnités des élus; 6,3 millions de nos francs (6 356 740F) de frais de missions, réceptions, voyage et déplacement englouti par la Mairie de Bougouni en une année. A ces gaffes, s’ajoutent,  la destination, jusque-là inconnue, des ristournes de l’EDM et de la CMDT ; la passation frauduleuse de la réalisation des infrastructures publiques ; les surfacturations en séries. Malgré tout,  l’équipe de la Maire de Bougouni,  procède toujours en catimini, à la restitution du compte administratif de la Mairie.  Jamais, les partenaires techniques et financier de la Mairie de Bougouni (la Perception, le Contrôle financier, les Services financiers, les Domaines, l’Urbanisme, la Société civile…) n’ont été conviés à une quelconque session de restitution publique du compte administratif.

<strong>Les Communes Rurales de Tièmala-Banimonotiè et Bladiè-Tièmala victimes de leurs édiles</strong>

Dans la Commune Rurale de Tiémala-Banimonotié (CRTB), en procédant à une vérification financière, durant les exercices comptables de 2019, 2020, 2021 et 2022 (1er semestre), le Bureau du Vérificateur général a décelé des irrégularités financières d'un montant de plus de 10 millions de FCFA. Ces irrégularités sont relatives au non-reversement, par le Maire Zoumana Sangaré et sa bande, des recettes issues de la vente des vignettes pour un montant de 268 000 FCFA ; au non-reversement des frais d’établissement des actes d’état civil  pour un montant de 697 750 FCFA ; au non-recouvrement des droits de patente sur des marchés publics pour un montant de 3 929 180 FCFA ; à la non-justification de l’utilisation du carburant pour un montant de 2 636 912 FCFA et à l’exécution des dépenses irrégulières pour un montant de 2 469 571 FCFA.

Au titre des irrégularités administratives, il a été constaté des dysfonctionnements du contrôle interne. Ce qui a amené le Vérificateur général  a recommandé au Représentant de l’État dans le Cercle de Bougouni de procéder à l’inspection de la Commune Rurale de Tiémala-Banimonotié, au moins une fois par an.

<strong>- </strong>Pour ce qui est du cas de la Commune rurale de Bladiè-Tièmala, il s'agit d'un scandale foncier portant sur 600 lots. Un scandale qui a amené les populations regroupées en association de porter plainte contre l’ex maire, Drissa Sangaré pour <em>« détournement de fonds ; corruption ; escroquerie ; faux et usage de faux</em> ».

Tout débute en 2016. Le Maire Drissa Sangaré après sa réélection à la tête de la Mairie de Bladié-Tiémlala, a établi un Procès-verbal (PV) de passation de service dans lequel il a fait la situation domaniale et foncière. Il ressort de ce document que le nombre de parcelles loties est de 600 lots sur lesquels le Maire Drissa a délivré 597 parcelles et réserver 3 terrains. Mieux, le prix des ventes des parcelles occupées par les usagers était de 12 500 FCFA ; les parcelles en bordure de la route à 55 000F et les prix des parcelles de l’intérieur à 25 000F.

Toutefois, pour une faute de précision dans le PV de passation de service, il a été constaté que le Maire Drissa Sangaré, au moment des faits, a vendu 100 lots à 12 500F l’unité et n’a versé que la somme de 1 millions FCFA dans la caisse alors que les frais des parcelles à usages et celle de l’intérieur font déjà 8 750 000 FCFA, sans compter les restes des parcelles qui sont vendues à 55 000F chacune. Depuis cette date, jusqu’à l’élection du Maire Drissa Sangaré comme député à l’Assemblée Nationale, à l’issue des législatives controversées de 2020, cette situation est entourée de mystère.

Par ailleurs, l’ex Maire ‘’Dri’’ de Bladié-Tiémala est accusé de détournement dans la banque de céréale. Dans son PV de passation, il affirme que l’argent liquide en banque est de 1 656 000 FCFA avec un crédit de 444 000F. À en croire les documents mis à notre disposition, cette situation n’est pas vérifiée et le Maire ‘’Dri’’ s’est contenté de donner de simples informations dans le PV.

<strong>Un audit imminent dans les Communes de Zantiébougou et de Sido</strong>

Dans la Commune rurale de Zantiébougou, le Maire Seydou Koné a été révoqué, le 20 avril 2022 en Conseil des ministres. Par la suite, le 22 juillet 2022, il a été envoyé en prison avec son successeur Mamadou Koné dit Vieux ainsi que le Régisseur Issa Diarra. Aujourd’hui, ils bénéficient d’une liberté provisoire.

À l’origine de leurs arrestations, une dénonciation de faits du bureau local de la PCC de Bougouni, le 27 septembre 2021, auprès de l’Office Centrale de Lutte contre l’Enrichissement Illicite (OCLEI) pour ‘<em>’mauvaise gestion et détournements de fonds’’</em>.  En bloc, les preuves sont établies contre l’ex Maire Seydou Koné et sa bande pour « <em>concussion et détournement du domaine foncier du village</em> ».

Tout débute en 2017. Les populations de Zantiébougou ont été surprises de constater que le Maire Drissa Koné et sa clique ont procédé à un morcellement illicite et à la vente de 4 hectares envoisinant la gare routière du Chef-lieu de la commune et le domaine du service de l’élevage.

Face à cette situation, le Préfet du cercle de Bougouni, à l’aide d’un communiqué (N°2019-001/P-CB) en date du 28 février 2019, a dénoncé l’attitude du Maire Seydou Koné en rappelant aux uns et aux autres que les actes délivrés par ce dernier, en violation des textes et de procédure de lotissement restent nuls et de nul effet. Par la même occasion, le Préfet a invité les détenteurs de ces lots à s’enregistrer au niveau du Sous-préfet de Zantiébougou, en vue de prétendre à un éventuel dédommagement.

Pour plus de détails sur le dossier, le Préfet a mené une inspection sur la gestion domaniale du maire Seydou Koné. Du coup, les enquêtes ont révélé, entres autres, l’absence d’une autorisation définitive de lotissement et le nombre inconnu des lots vendus. Mieux, les résultats de l’inspection ont mis à nu une concussion s’élevant à 36,8 millions FCFA (36 825 000F) au titre de la vente de 491 lots en raison de 75 000F par parcelle. Et comble de la supercherie, c’est que les enquêteurs ont décelé que le maire Seydou Koné, aurait vendu plus cher en mai 2017, la première tranche desdits lots (200 000F à 250 000F) avant même la délibération du Conseil communal en juillet 2017 qui  fixa le prix d’une parcelle à 75 000F. Plus grave encore, sur les 36 millions issus de la deuxième vague de la vente des lots, le maire Seydou Koné n’a versé que la somme de 1,5 million (1 525 000FCFA) au Trésor public. Et ce n’est pas tout. Loin s’en faut.

Face à ces séries de vente illicite de lots, la majorité des conseillers de la Mairie de Zantiébougou ont rejeté le compte administratif 2018 du Maire Seydou Koné.

Pour ces conseillers municipaux, la situation du lotissement est floue au motif que la somme de 1,5 million de nos francs ne reflète pas la réalité par rapport aux 491 lots vendus par le maire Koné. Mieux, ils trouvent que la dépense de 4,8 millions FCFA (4 814 640F) effectuée pour le carburant est trop élevée. En même temps, ils trouvent que le montant de l’entretien courant des écoles qui se chiffrent à 3,3 millions de nos francs (3 316 220 FCFA) n’est pas clair.

Et <strong>c</strong>omme si cela ne suffisait pas comme scandale financier dans le cercle de Bougouni,  la Commune rurale de Sido a fait parler d'elle à travers l'ex président du Syndicat de l'inter-collectivité "Bulonba" et ancien Maire de la Commune de Sido, Moussa Doumbia accusé d'avoir détourné 450 millions FCFA. Cette information avait été rendue publique le jeudi 13 février 2014, à l’issue d’une session extraordinaire.

En effet selon, une lettre de protestation du personnel de l’Inter-Collectivité ‘’Bulonba’’ de Bougouni,  à cause de la gestion scabreuse, de 2007 à 2014 du président Moussa Doumbia dit ‘’Sido Bala’’, maire de Sido au moment des faits, le syndicat de l’Inter-Collectivité est, aujourd’hui, débiteur de 35 mois d’arriérés de frais de location des locaux du siège et 9 mois d’impayés de salaire du personnel technique (environ 9,2 millions pour 5 agents). S’y ajoutent, le détournement des fonds et dons des partenaires.

Le Syndicat de l’Inter-collectivité ‘’Bulonba’’ est une structure associative créée par les 26 communes et le Conseil de Cercle de Bougouni. Elle a pour mission de gérer les projets transversaux bénéfiques à différentes collectivités ou à l’ensemble des collectivités dans les domaines de l’environnement, l’hydraulique, l’éducation et la santé. Aussi, les services de ‘’Bulonba’’ au profit des collectivités sont aussi la formation professionnelle et le montage des dossiers de candidatures pour les financements. Toutes ces missions de ‘’Bulonba’’ sont aujourd’hui compromises à cause de la mauvaise gestion de l’ancien président de l’Inter-collectivité,  Moussa Doumbia dit ‘’Sido Bala’’.

<strong>Dossier CAMEC de Bougouni, un scandale fumant</strong>

Dans le dossier de la CAMEC (Caisse Mutualiste d’Épargne et de Crédit de l’Éducation et de la Culture) de Bougouni, il faut signaler qu’il y a plus de 200 millions de francs CFA d’épargnes en souffrance de paiement.  Le scandale de la CAMEC dans la région de Bougouni, contrairement à ce que d’aucuns pensent, n’a pas fini de faire des dégâts au sein des populations spoliées et grugées dans cette nauséabonde affaire de placement d’argent. Des années après, les dizaines de milliers de victimes de cette affaire pris à bras le corps par le collectif des adhérents de la caisse d’épargne sont entre le désespoir, le suicide et la mort…

Décidément, les 53.000 sociétaires des 27 caisses de la CAMEC courent depuis 2014 derrière leurs sous qui se chiffrent à 1,4 milliard FCFA dont 200 millions pour la seule antenne de la région de Bougouni. Du coup, le sieur Moussa Diarra, le Président locale de l’antenne CAMEC de Bougouni, à l’époque des faits, se trouve au cœur de la controverse. Révoqué à la faveur d’une Assemblée Générale de la CAMEC en 2015, il se trouve, actuellement, au devant de la scène. Et cela, après une alerte des déposants à son encontre au niveau d’un Pôle d’avocat.

Plus les jours passent, plus le calvaire des dizaines de milliers de victimes du scandale de la CAMEC (que ça soit dans la région  de Bougouni ou d’autres parties du Mali) l’expression n’est pas trop forte, va en augmentation exponentielle, c’est-à-dire, de plus en plus grande ; ceci, de façon inquiétante dans la mesure où après les promesses de début de remboursement en 2017 de la nouvelle Direction nationale, aucune bonne nouvelle jusqu’ici pour ces pauvres victimes.

À cet effet, il faut dire avec larmes, affliction et tristesse, que les victimes du scandale financier de la CAMEC sont depuis lors entre le désespoir, le suicide et la mort puisque aux morts déjà enregistrés ici et là sur toute l’étendue du territoire national, se sont ajoutés d’autres. Endettés, appauvris, malades, et désespérés, certaines victimes ont vite rendu l’âme.

Face à toutes ces situations scandaleuses, il urge pour les Contrôleurs de l’Etat, qui avaient à un certain moment entamé à Bougouni des enquêtes sur la corruption et la mauvaise gouvernance de boucler, rapidement, leurs missions et de situer les responsabilités.

En attendant, le gouvernement de transition qui a moult fois dit qu’il travaille avec méthode et transparence, oubliant qu’il s’est mis une corde au cou, est vivement interpellé. Encore quelques mois, et ce sera vraisemblablement la fin de la transition et pourtant, les gens ne sont pas encore rentrés en possession de leurs droits. Parallèlement, les dégâts sont immenses et cruels dans la région de Bougouni.

<strong>Cyrille Coulibaly</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Rebondissement dans l&amp;apos;affaire COVID 19/CCIM /  portant sur 10,9 milliards F cfa : 4 milliards F CFA pour la liberté provisoire de Youssouf Bathily et ses co&#45;accusés !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/rebondissement-dans-laffaire-covid-19-ccim-portant-sur-109-milliards-f-cfa-4-milliards-f-cfa-pour-la-liberte-provisoire-de-youssouf-bathily-et-ses-co-accuses-3101179.html</link>
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<pubDate>Sat, 29 Mar 2025 01:41:53 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Pour bénéficier la mise en liberté provisoire, l'ex-président de la Chambre de commerce et d'industrie du Mali (CCIM) Youssouf Bathily devra payer 3 milliards F CFA et 1 milliard F CFA pour ses quatre co-accusés, soit 250 millions F CFA chacun. Il s'agit de Mamadou Baba Sylla, Cheick Oumar Camara, Lamine Sacko et Alphadi Guindo. C'est ce qui res</em></strong><strong><em>sort l'arrêt de la Cour d'appel de Bamako en date du 25 mars 2025.  Ils sont inculpés pour "atteinte aux biens publics et délit de favoritisme" dans le dossier de l'achat de 21 millions de masques de protection contre la Covid-19 portant sur 10 942 500 000 F CFA, dans le cadre de l'opération "Un Malien, un masque" sous feu le président IBK.   </em></strong>

Le dossier dit <strong>"Achat de 21 millions de masques anti-Covid 19"</strong> de la Chambre de commerce et d'industrie du Mali (CCIM) pour un montant global de 10,9 milliards F CFA, vient de connaitre un nouveau rebondissement. Après plusieurs tentatives de mise en liberté provisoire, la Cour d'appel de Bamako vient de faire une nouvelle proposition suite à son arrêt en date du mardi 25 mars 2025.

L'ex-président de la CCIM, Youssouf Bathily devra payer à lui seul 3 milliards F CFA comme caution de garantie pour sa liberté ; 1 milliard F CFA pour les quatre co-accusés, soit 250 millions F CFA. Il s'agit de l'ex-secrétaire général Cheick Oumar Camara, l'ancien chef approvisionnement Alphadi Guindo, l'ex-agent comptable Lamine Sacko et celui qui fut président de la commission de réception des masques, Mamadou Baba Sylla.

On se rappelle que plusieurs montants (150 millions F CFA, puis 180 millions F CFA, 500 millions F CFA et 850 millions F CFA) avaient été annoncés pour que Youssouf Bathily puisse bénéficier la liberté.

Avec cette somme faramineuse de 3 milliards F CFA de la Cour d'appel de Bamako, il faut craindre que l'ex-patron de la CCIM ne puisse être en mesure de payer pour rester en prison. Sauf, oui sauf si, il dispose de moyens financiers pour verser cet argent au Trésor public.

Deuxième chose, on ignore aussi si le procureur de la Cour suprême ne va pas s'opposer à cette mise en liberté. En tout cas, il dispose de trois jours pour casser l'arrêt de la Cour d'appel de Bamako.

On se rappelle que la Chambre criminelle de la Cour suprême du Mali avait rejeté une fois cette demande de liberté provisoire le 20 novembre 2023. Elle avait juste confirmé le pourvoi du procureur général de la Cour d'appel contre l'arrêt de mise en liberté provisoire accordé précédemment par la Chambre d'accusation de la Cour d'appel de Bamako.

C'est le 23 novembre 2022 que Youssouf Bathily a été placé sous mandat de dépôt. Il est depuis lors incarcéré à la Maison centrale d'arrêt de Bamako (MCA).

A titre de rappel, l'Etat, sous le régime IBK, face à l'urgence de la situation, avait pris, sur ses maigres ressources, la somme de 10 942 500 000 F CFA pour l'achat de masques de protection dans le cadre du programme <strong>"Un Malien, un masque".</strong>  Ledit montant a été déposé sur un compte bancaire dont la gestion a été confiée à la Chambre de commerce et d'industrie du Mali (CCIM), afin que nos opérateurs économiques puissent procéder, dans des délais les plus brefs possibles, à l'achat de masques et à leur acheminement dans notre pays. Cela pour faire barrage à la pandémie du coronavirus qui menaçait dangereusement le monde entier.

A l'issue d'un audit desdits fonds, le Vérificateur général a décelé de nombreuses irrégularités. A la publication de son Rapport 2020, la CCIM et, plus précisément, son président Youssouf Bathily, ont été épinglés. A la suite de quoi, le dossier avait été transmis à la justice, à travers le Pôle économique et financier de Bamako.

<strong>       El Hadj A.B. HAIDARA</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Lutte contre la corruption et autonomisation de la Femme : La CPLC ouvre le débat</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/lutte-contre-la-corruption-et-autonomisation-de-la-femme-la-cplc-ouvre-le-debat-3099706.html</link>
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<pubDate>Mon, 17 Mar 2025 01:15:28 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La Communauté des Pratiques en Matière de Lutte Contre la Corruption (CPLC), en partenariat avec l'URTEL, a organisé une table ronde le 14 mars 2025 pour souligner le lien entre les droits des femmes et la lutte contre les pratiques corruptives.</strong>

La rencontre, qui s'est tenue à l'École de Maintien de la Paix Alioune Blondin Béye, a rassemblé des représentants de la société civile, des médias et d'autres acteurs engagés dans la lutte contre la corruption. Organisée dans le cadre de la Journée Internationale des Droits des Femmes, elle a permis de mettre en évidence la corrélation entre la promotion du genre et la lutte contre les pratiques corruptives qui affectent les droits des femmes et des filles.

<a href="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2025/03/CPLC-photo.jpg"><img class="aligncenter wp-image-3099714 size-full" src="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2025/03/CPLC-photo.jpg" alt="" width="650" height="485" /></a> Lors de l’ouverture des panels, Diama Mariam Sanogo, Présidente de la CPLC, a souligné que la lutte contre la corruption est un moyen de défendre les droits des femmes et des filles, fréquemment bafoués par des pratiques discriminatoires et corruptives. Elle a rappelé l’origine de la Journée Internationale des Femmes et a établi un lien entre les droits des femmes, la corruption et leur autonomisation. De plus, Diama Mariam Sanogo a insisté sur l’importance de ce lien pour la protection et la préservation des droits des femmes, car elles sont particulièrement vulnérables aux effets néfastes de la corruption.

Quant au représentant du Projet LUCEG, Mohamed Gakou, il a mis en évidence le lien entre la corruption et l’autonomisation des femmes. Il a souligné le rôle essentiel des femmes dans le développement : représentant 49% de la population, elles contribuent significativement à l’économie nationale, à hauteur de 40% du PIB et de 60% de la main d’œuvre agricole. Pour M. Gakou, le thème de la Journée Internationale des Femmes ‘ Accélérer  le rythme de l’autonomisation des femmes et des filles, gage d’un développement humain durable’, appelle à la réflexion et à la mobilisation.  Pour cause, malgré ces contributions, les femmes font face à d’importants défis, notamment en matière d’accès à l’éducation, à la santé, à l’emploi et à la participation politique, ainsi qu’à des violences basées sur le genre et de pratiques discriminatoire. D’où impératif appel à des actions collectives pour accélérer l’autonomisation des femmes et des filles.

Abdoulaye Handane, représentant de l’URTEL (Union des radios et télévisions libres du Mali) et directeur de la radio klédu, à son tour, a salué le rôle incommensurable des femmes dans la société et leurs contributions essentielles à toutes les entreprises humaines. Il a également encouragé les femmes à prendre conscience de leur pouvoir et à s’impliquer davantage pour leurs droits.

Cette  table-ronde a permis de mieux comprendre les liens étroits entre la lutte contre la corruption et l’autonomisation des femmes. Elle a surtout mis en évidence l’important rôle des femmes dans ce combat pour garantir leurs droits et promouvoir un développement durable dans une société inclusive.

<strong>KHADYDIATOU SANOGO/maliweb.net</strong>

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<title>Gestion de la commune urbaine de Koutiala : Des irrégularités financières s&amp;apos;élevant à plus de 114 millions de FCFA.</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/gestion-de-la-commune-urbaine-de-koutiala-des-irregularites-financieres-selevant-a-plus-de-114-millions-de-fcfa-3097511.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 01 Mar 2025 01:56:19 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[La vérification financière a relevé des irrégularités financières d'un montant total de 114 134 563 FCFA. Elles sont relatives au non-recouvrement des droits de patente et amendes sur des marchés publics et amendes pour un montant de 17 964 563 FCFA ; au non-reversement des redevances pour un montant de 3 000 000 FCFA ; à l'octroi d'avantages indus pour un montant de 72 600 000 FCFA et au non-recouvrement des droits d'enregistrement pour un montant de 20 570 000 FCFA.

La présente vérification financière porte sur la gestion de la Commune Urbaine de Koutiala (CU-KLA) au titre des exercices 2021, 2022, 2023 et 2024 (30 septembre). Elle a pour objectif de s'assurer de la régularité et de la sincérité des opérations de recettes et de dépenses ainsi que de la conformité des actes des organes délibérant et exécutif de la Commune. Les travaux de vérification ont porté sur la mobilisation des recettes et leur reversement, l'exécution des dépenses, la gouvernance administrative, l'état civil, les affaires domaniales et foncières et la comptabilité-matières.

La mission de vérification a mis en exergue des irrégularités administratives et des irrégularités financières.

Irrégularités administratives :

Au nombre des dysfonctionnements de contrôle interne, l'équipe de vérification a constaté que le Représentant de l'Etat dans le Cercle de Koutiala a approuvé des délibérations irrégulières accordant des avantages. Le Maire de la CU-KLA et le Receveur-percepteur n'effectuent pas de contrôle sur les régies d'avances et de recettes. La CU-KLA dispose d'un Comptable-matières irrégulièrement nommé. Le Comptable-matières tient une comptabilité-matières incomplète. La CU-KLA a irrégulièrement fait présider les commissions de réception par l'ordonnateur-matières.  La CU-KLA et les Comités de Gestion Scolaire (CGS) ne respectent pas les procédures de gestion des fonds d'Appui Direct à l'Amélioration des Rendements Scolaires (ADARS). Des Organes d'Administration et de Gestion des Centres de Santé Communautaire (CSCOM) de la CU-KLA ne tiennent pas régulièrement les sessions statutaires.  La CU-KLA ne respecte pas les dispositions des arrêtés d'approbation des lotissements. La CU-KLA ne respecte pas le plafond d'encaisse autorisé pour les régies de recettes. Des agents de la CU-KLA perçoivent des frais de déclaration de mariages en lieu et place du Régisseur de recettes.

Afin de corriger ces dysfonctionnements, l'équipe de vérification a formulé des recommandations dont la mise en œuvre diligente permettra de lever ou d'atténuer les lacunes constatées.

La mission a ainsi demandé au Représentant de l'Etat dans le Cercle de Koutiala de cesser d'approuver les délibérations irrégulières de la Commune.

Au Receveur-percepteur de Koutiala de procéder, au moins une fois par an, au contrôle sur place et sur pièces des régies d'avances et de recettes.

&nbsp;]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Lutte contre la corruption : L&amp;apos;Oclei implique les jeunes !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/lutte-contre-la-corruption-loclei-implique-les-jeunes-3097535.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 01 Mar 2025 01:43:02 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le Centre international des conférences de Bamako (CICB) a abrité le lundi 24 février 2025 la cérémonie de lancement du Réseau des Clubs honnêteté-intégrité et conseils (Chic). Présidée par Mamadou Touré, directeur de cabinet du Premier ministre, ladite cérémonie a enregistré la présence d'Amadou Sy Savané, ministre de l'Education nationale, Abdoul Kassim Fomba, ministre de la Jeunesse et des Sports, Dr. Moumouni Guindo, président de l'Office central de lutte contre la corruption et l'enrichissement illicite (Oclei), Mme Sanogo Aminata Mallé, Médiateur de la République, et de nombreux élèves. </em></strong>

A l'occasion de la célébration de la 9e édition de la Semaine de la jeunesse contre la corruption, l'Oclei a apporté une innovation à travers le lancement et la mise en place du Réseau des Clubs honnêteté-intégrité et conseil (Chic) dans les écoles, les lycées, les universités et les organisations formelles et informelles des jeunes.

Selon le président de l'Oclei, le Réseau Chic est une initiative que sa structure lance à partir des bonnes pratiques développées dans d'autres pays, notamment au niveau de la Commission indépendante anti-corruption (Icac) de Hong Kong de Chine et au niveau du Bureau indépendant anti-corruption (Bianco) de Madagascar.

<em>"Le Réseau des Chic est une réponse à l'une des orientations du président de la Transition, qui a fortement insisté sur la prévention comme un des outils majeurs à mettre en avant dans la lutte contre la corruption dans notre pays",</em> a-t-il indiqué.

Le Chic regroupe des jeunes de 5 à 40 ans qui créent, entre eux, un espace d'échange et de sensibilisation pour promouvoir les valeurs morales d'honnêteté, d'intégrité et, surtout, de rejet de la délinquance financière, notamment la corruption et l'enrichissement illicite sous toutes leurs formes.

Aux dires de Dr. Moumouni Guindo, l'approche Chic est basée sur l'éducation par les pairs, pour cultiver chez les jeunes le respect du bien public et la culture de l'esprit citoyen. <em>"Ainsi, dans un Chic, les jeunes réaliseront des activités artistiques et culturelles (dessins, jeux, poésie et autres textes littéraires, musique et danse), des activités sportives et des séances d'information et de sensibilisation (conférences-débats, causeries, émissions radio et télé) pour passer des messages contre la corruption et l'enrichissement illicite",</em> a-t-il expliqué.

A l'en croire, cette approche s'inscrit dans la vision du Mali Kura portée par les autorités, notamment l'éducation aux valeurs, le renforcement de la culture morale et civique chez les jeunes et la culture du rejet de la corruption et de toutes les autres formes de délinquance financière.

Selon une étude réalisée en 2023 par le projet d'appui à la Lutte contre la corruption par et pour l'égalité des genres (Luceg), 64 % des jeunes Maliens estiment que l'éthique et la morale ne sont plus une préoccupation pour la plupart des jeunes et que c'est l'appât du gain facile afin de s'enrichir à tout prix. 66 % des jeunes ignorent également les missions dévolues aux structures de lutte contre la corruption.

Le président de l'Oclei a soutenu que ces statistiques sont révélatrices d'un constat amer, <em>"la corruption est un vice sournois, mais dévastateur. Ces statistiques nous interpellent tous et nous recommandent de redoubler d'ardeur dans l'accomplissement de notre mission.  Les organisations de la société civile, le secteur privé, les confessions religieuses, les femmes et les jeunes ont tous et chacun un rôle essentiel à jouer en matière de prévention, de sensibilisation et d'éducation des populations pour un changement positif des comportements". </em>

Le directeur de cabinet du Premier ministre a rappelé que la corruption a des impacts négatifs sur tous les aspects de la société. <em>"Elle compromet le développement social et économique et sape les institutions démocratiques et l'Etat de droit. Elle est l'un des obstacles majeurs au développement de notre pays", </em>a martelé M. Touré.

Il a ajouté que selon une estimation récente de la Commission économique des Nations unies pour l'Afrique, notre continent perd plus de 50 milliards de dollars par an en raison des flux  financiers illicites.

L'éclat de cette cérémonie a été rehaussé par des prestations du rappeur Mylmo N-Sahel et Jeunesse-Art, un groupe de slam, en vue de sensibiliser et motiver les jeunes à s'engager dans cette lutte<strong>.                                                             </strong>

<strong>Marie Dembélé</strong>]]> </content:encoded>
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<title>9e édition de la semaine de la jeunesse contre la corruption : 40 000 personnes informées et sensibilisées</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/9e-edition-de-la-semaine-de-la-jeunesse-contre-la-corruption-40-000-personnes-informees-et-sensibilisees-3097635.html</link>
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<pubDate>Sat, 01 Mar 2025 01:09:58 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Commencée le 18 février dernier, la 9e édition de la Semaine de la jeunesse contre la corruption a connu son épilogue le mardi 25 février 2025 au Maeva Palace. Avec comme thème "S'unir avec la jeunesse contre la corruption : former l'intégrité de demain, la corruption ne passera pas par moi", l’édition a permis de sensibiliser et d’informer plus de 40 000 personnes.

A l'instar des autres années, la célébration cette année de la Semaine de la jeunesse contre la corruption a été une occasion pour sensibiliser davantage autour d'un thème, sur l'acuité de la problématique liée à la lutte contre ce phénomène. Elle a été l'expression éloquente de l'attachement des plus hautes autorités de la Transition, en particulier le président de la Transition, le général d'armée Assimi Goïta, à la lutte implacable et irréversible contre la corruption dans notre pays.

Elle s'inscrit dans la Semaine nationale de lutte contre la corruption qui a été instituée par le décret n°10-624/P-RM du 26 novembre 2010 dont l'objet est d'"informer l'opinion publique sur les actions entreprises dans le cadre de la lutte contre la corruption et la délinquance économique et financière en République du Mali et contribuer par la sensibilisation sur le phénomène en vue de restaurer un climat de confiance entre les pouvoirs publics et les citoyens".

Conformément aux objectifs visés, cette 9e édition a connu une mobilisation enthousiaste qui a permis de voir avec plein d'optimisme, un franc succès des activités menées, tout au long de la semaine, par différentes structures et organisations de jeunesse intervenant dans le domaine de la lutte contre la corruption.

Dans son intervention, le conseiller technique du ministère de la Justice, Ibrahima Berthé a souligné que la corruption affecte davantage les jeunes, en raison de leur implication dans tous les aspects de la vie sociale, en tant qu'étudiants, militants, citoyens, travailleurs, consommateurs et électeurs.

Les jeunes sont, par leur nombre, la variété de leurs rôles et les transactions qu'ils concluent, exposés, plus que d'autres groupes, au risque de la corruption. Il estimera qu'en tant que groupe, les jeunes forment une part importante des communautés et des sociétés au sein desquels ils vivent. Et qu'ils ont également le poids numérique nécessaire pour susciter des changements sociaux et constituent une force sans égale, capable de faire basculer l'équilibre des forces dans le combat contre la corruption. <em>"Il sera donc difficile de réaliser de nouveaux progrès sans faire jouer aux jeunes un rôle de premier plan. C'est tout l'intérêt du thème de cette année"</em>, dira-t-il.

Cependant, à la lumière des discussions et des activités menées, les acteurs ont émis des recommandations suivantes:

Recommandations à l'endroit des autorités: Inclure des modules d'éducation à la citoyenneté et à la lutte contre la corruption dans les curricula scolaires et universitaire en mettant l'accent sur les enseignements traditionnels et culturels qui prônent la justice et la droiture, adapter les plateformes de digitalisation de l'administration publique aux déficients visuels, appliquer de manière effective le processus de digitalisation des moyens de paiement des services de l'administration publique, accompagner les OSC pour la vulgarisation des mécanismes de dénonciation des cas de corruption, être un accent particulier sur la lutte contre la corruption dans le secteur de la justice, de l'éducation et de la santé, développer des stratégies pour une plus grande représentativité des jeunes et des femmes au sein des structures de lutte contre la corruption; disséminer la politique de l'éducation aux valeurs, créer des cadres d'échanges entre les structures de lutte contre la corruption et les étudiants: Intensifier les activités de plaidoyer pour une lutte efficace contre la corruption.

Recommandations à l'endroit des PTF : renforcer l'accompagnement des organisations de la société civile (OSC), dans le cadre de la lutte contre la corruption, améliorer l'appui institutionnel et organisationnel des OSC évoluant dans la lutte contre la corruption.

Recommandations à l'endroit des OSC de lutte contre la corruption : renforcer la sensibilisation des jeunes, des femmes et des filles sur leur rôle et responsabilité dans la lutte contre la corruption, intensifier la sensibilisation sur l'éthique et l'intégrité, favoriser la collaboration entre les OSC les services de protection (police) et les services judiciaires; multiplier des séances de sensibilisation sur le contrôle citoyen de l'action publique. Recommandation à l'endroit des citoyennes et des citoyens, s'informer, se former sur les textes et les procédures administratives des affaires publiques; adhérer aux organisations de lutte contre la corruption; dénoncer lorsque vous êtes victimes ou témoin des actes de corruption.

Dans son discours de clôture, la représentante du ministre de la Jeunesse et des Sports, chargé de l'Instruction civique et de la Construction citoyenne, Hawa Aw, a jugé la semaine de très importante. Selon elle, la jeunesse c'est le devenir d'un pays et  c'est dans ce sens que le ministre a bien voulu organiser cet événement tout en mettant les moyens nécessaires pour sa réussite.

La cérémonie de clôture a été marquée par la remise du communiqué final aux partenaires.

<strong>Ibrahima Ndiaye </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Lutte contre la corruption et l’enrichissement illicite Les CHIC fin prêts !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/syndicat-48-heures-darret-de-travail-du-personnel-local-de-lambassade-du-mali-a-washington-contre-les-agissements-et-abus-de-pouvoir-de-lambassadeur-sekou-berthe-3097103.html</link>
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<pubDate>Thu, 27 Feb 2025 13:00:02 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Challenger</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>L'Office central de Lutte contre l'Enrichissement illicite (OCLEI) a lancé le Réseau des Clubs Honnêteté, Intégrité et Conseils (CHIC). C’était le 24 février dernier dans la salle Djélibaba Sissoko du Centre international de conférence de Bamako sous la présidence du Directeur de cabinet du Premier ministre, Mamadou Touré, en présence du ministre de la jeunesse et des Sports, chargé de l’Instruction civique et de la Construction citoyenne, Abdoul Karim Ibrahim Fomba, du ministre de l’Entrepreneuriat national, de l’Emploi et de la Formation professionnelle Mme Oumou Sall Seck et de celui de l’Education nationale, Dr Amadou Sy Savané.</strong>

<strong> </strong>Ils étaient très nombreux les jeunes scolaires au Cicb pour assister à cette cérémonie de lancement des CHIC. Le 5è adjoint au Maire de la Commune III du District de Bamako, Issa Niambélé, a salué les efforts déployés par les autorités dans la lutte contre la corruption.

L’Oclei selon son Président, Dr Moumouni Guindo, apporte une innovation à la célébration de la 9è édition de la Semaine de la jeunesse contre la corruption, à travers le lancement et la mise en place du réseau des CHIC dans les écoles, les lycées, les universités et les organisations formelles et informelles des jeunes. Le réseau des CHIC s’inspire des bonnes pratiques développées dans d’autres pays comme en Chine ou en Madagascar. Mieux, il «est une réponse à l'une des orientations du Président de la Transition, le Général d'Armée Assimi Goïta, qui a fortement insisté sur la prévention comme un des outils majeurs à mettre en avant dans la lutte contre la corruption dans notre pays», a déclaré Dr Guindo.

<strong>L'éducation par les pairs</strong>

<a href="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2025/02/Chic-oclei-1.jpg"><img class="aligncenter wp-image-3097394 size-full" src="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2025/02/Chic-oclei-1.jpg" alt="" width="1080" height="720" /></a>Un CHIC regroupe des jeunes de 5 à 40 ans qui créent entre eux un espace d'échange et de sensibilisation pour promouvoir les valeurs morales d'honnêteté, d'intégrité et, surtout, de rejet de la délinquance financière, explique le Président de l’Oclei. «L'approche CHIC est basée sur l'éducation par les pairs, pour cultiver chez les jeunes le respect du bien public et la culture de l'esprit citoyen. Ainsi, dans un CHIC, les jeunes réaliseront des activités artistiques et culturelles (dessins, jeux, poésie et autres textes littéraires, musique et danse), des activités sportives et des séances d'information et de sensibilisation (conférences-débats, causeries, émissions radio et télé) pour passer des messages contre la corruption et l'enrichissement illicite ».

Dr Moumouni Guindo a cité les résultats d’une étude réalisée par le projet d'appui à la Lutte contre la Corruption par et pour l'Egalité des Genres (LUCEG)  en 2023 concernant la perception des jeunes sur la corruption au Mali « 64% des jeunes maliens estiment que l'éthique et la morale ne sont plus une préoccupation pour la plupart des jeunes et que c'est l'appât du gain facile afin de s'enrichir à tout prix qui compte le plus. 66% des jeunes ignorent les missions dévolues aux structures de lutte contre la corruption … Selon un sondage publié en 2024 par un organisme basé en Afrique du Sud, 60 % des jeunes de 18 à 24 ans de 16 pays africains jugent que la corruption menace leur avenir et que ce risque pourrait les pousser à tenter d'émigrer », a-t-il déclaré.

À ses dires, ces statistiques interpellent tous et recommandent de redoubler d'ardeur. «Aucune action n'est de trop et chaque citoyen doit jouer sa partition ». L’Oclei, a rassuré son Président, continuera de jouer sa partition, toute sa partition. L’Oclei encourage les jeunes à rejeter la corruption et à refuser énergiquement l'enrichissement illicite, fruit de la corruption, a-t-il conclu.

<strong>Une gouvernance de rupture et d’exemplarité</strong>

Pour le Directeur de cabinet du Premier ministre, la lutte contre la corruption est l’une des préoccupations majeures des plus hautes autorités du Mali. Selon lui, la promotion de la Bonne gouvernance est l’un des piliers du Plan d’actions du gouvernement. Il s’agit, a-t-il laissé entendre, de créer les conditions d’une gouvernance de rupture et d’exemplarité qui sera bâtie sur la lutte contre l’enrichissement illicite, la corruption, les détournements des biens publics et, surtout, l’impunité. Mamadou Touré a reconnu que « lutter contre la corruption n’est pas une chose simple et cette lutte ne saurait être l’affaire du seul Gouvernement ». Il a lancé un appel aux jeunes à s’organiser davantage face à ce fléau. Chacun doit jouer son rôle en matière de prévention, de sensibilisation et d’éducation des populations sur le danger de la corruption et l’enrichissement illicite sur l’avenir de nos pays.

Slam, sketch, chorégraphie et prestation du rappeur Mylo N Sahel sont les autres temps-forts de cette cérémonie de lancement.]]> </content:encoded>
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<title>Lutte contre la corruption :  Quand l’art s’en mêle</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/lutte-contre-la-corruption-quand-lart-sen-mele-3097224.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 26 Feb 2025 09:36:11 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le vendredi dernier, c’est à travers des œuvres artistiques que le projet de lutte contre la corruption et pour la bonne gestion des finances publiques (Prolac-GFP), a mené sa campagne de sensibilisation de lutte contre la corruption et la bonne gestion des finances publiques. C’était à l’espace public du centre culturel "Blonba" à Baco-Djicoroni.</em></strong>

<strong><em> </em></strong>Trois œuvres d’art, à savoir, un film de huit minute, un sketch et une chanson engagée, pour sensibiliser et lutter contre la corruption et aussi encourager la bonne gestion des finances publiques. Une initiative du coordinateur du projet Prolac-GFP, Gaoussou Dagnoko. Pour lui, une manière d’impliquer l’art (film, musique et autres), dans sa lutte contre la corruption et pour la bonne gestion des finances publiques.

Dans le film projeté, le réalisateur, Sékou Mama Théra fait ressortir les dérives et les conséquences de la corruption dans nos administrations dans le film. C’est l’histoire d’une communauté qui voulait recruter un agent de santé pour leurs traitements et soins sanitaires. La personne chargée du recrutement va retenir un agent de santé mais par corruption. Le jeune recruté lui un verse un pot contre lequel, le chargé du recrutement le retient.

Après le pot de vin, le chargé du recrutement prend cette somme et s’en va acheter de la viande grillée pour sa propre mère. La maman mange la viande qui malheureusement n’était pas de bonne qualité. Elle part au centre de santé pour ses soins et tombe sur l’agent de santé recruté sous pot de vin par son propre fils. Le traitement finit par une opération qui s’achève mal et la maman décède.

Tous les trois œuvres d’art étaient dans ce sens. Le sketch théâtral montrait une communauté qui f fait reculer un maire et un opérateur économique dans une affaire de construction de pont dans leur village. Le public a fortement apprécié les trois scènes. <em>"Avec cette manière de sensibiliser, je pense qu’ils vont toucher beaucoup de personnes et pourront changer beaucoup de mentalités"</em>, estimera une spectatrice.

Le projet Prolac-GFP a été financé par l’Union européenne à hauteur de 655 millions de F CFA pour une durée de trois ans. Il vise, selon le coordinateur, Gaoussou Dagnoko, à sensibiliser et à lutter contre la corruption à travers des conférences débats, des rencontres et autres. Le projet à mi- bilan, est très satisfaisant déjà, selon lui. <em>"Nous avons dépassé les objectifs fixés en qualité et quantité"</em>, a fait savoir M. Dagnoko sur le projet Prolac.

<strong>Koureichy Cissé</strong>

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<title>Lancement du Réseau CHIC : l’OCLEI engage les jeunes dans la lutte contre la corruption</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/lancement-du-reseau-chic-loclei-engage-les-jeunes-dans-la-lutte-contre-la-corruption-3097089.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/lancement-du-reseau-chic-loclei-engage-les-jeunes-dans-la-lutte-contre-la-corruption-3097089.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2025/02/OCLEI-Lutte-corruption.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Tue, 25 Feb 2025 07:57:03 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Dans le cadre de la Semaine de la Jeunesse contre la corruption au Mali, l’Office Central de Lutte contre l’Enrichissement Illicite (OCLEI) a procédé, ce lundi, au lancement du réseau des CHIC (Clubs Honnêteté, Intégrité et Conseils) au Centre International de Conférences de Bamako (CICB). L’événement était placé sous l’égide du Directeur de Cabinet du Premier ministre, Mamoudou Touré.</em></strong>

Initiée par la Communauté de Pratique en matière de Lutte contre la Corruption (CPLC) et soutenue par l’OCLEI, la Semaine de la Jeunesse contre la Corruption comprend des activités d'information, de sensibilisation et de plaidoyer visant à intensifier la lutte contre les pratiques corruptives. Le thème de l’édition 2025 est : « S'unir avec la jeunesse contre la corruption : Former l'intégrité de demain ».

À l’occasion de cette 9e édition de la Semaine de la Jeunesse contre la Corruption, l'OCLEI va procéder au lancement et à la mise en place du réseau des Clubs Honnêteté, Intégrité et Conseil (CHIC) dans les écoles, lycées, universités, ainsi que dans les organisations formelles et informelles des jeunes. À travers ce réseau, l’OCLEI encourage les jeunes à rejeter la corruption et à refuser fermement l’enrichissement illicite, résultat de la corruption.

Concrètement, un CHIC regroupe des jeunes âgés de 5 à 40 ans qui créent un espace d’échange et de sensibilisation entre eux pour promouvoir les valeurs d’honnêteté, d’intégrité, et surtout, de rejet de la délinquance financière, notamment la corruption et l’enrichissement illicite sous toutes ses formes. Selon le président de l'OCLEI, Dr Moumouni Guindo, l’approche CHIC est fondée sur l'éducation par les pairs, afin de cultiver chez les jeunes le respect du bien public et la culture de l’esprit citoyen.

<a href="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2025/02/OCLEI-1.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-3097091" src="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2025/02/OCLEI-1.jpg" alt="" width="650" height="366" /></a>Ainsi, dans un CHIC, les jeunes réaliseront des activités artistiques et culturelles (dessins, jeux, poésie, autres textes littéraires, musique et danse), des activités sportives, ainsi que des séances d’information et de sensibilisation (conférences-débats, causeries, émissions radio et télé) pour transmettre des messages contre la corruption et l’enrichissement illicite. Selon le président de l’OCLEI, le réseau des Clubs Honnêteté, Intégrité et Conseil (réseau des CHIC) constitue une réponse à l’une des orientations du président de la Transition, le Général d’Armée Assimi GOITA, qui a insisté sur la prévention comme un des outils majeurs à mettre en avant dans la lutte contre la corruption dans notre pays.

<strong>Créer les conditions d’une gouvernance de rupture et d’exemplarité</strong>

En lançant le réseau CHIC, l’OCLEI réaffirme sa conviction qu’il est possible, dans les années à venir, d’avoir une administration malienne avec une gestion totalement assainie, a déclaré le représentant du maire de la commune III, Issa Niambélé. De son côté, le directeur de cabinet du Premier ministre, Mamoudou Touré, a souligné les méfaits de la corruption, tout en indiquant que la lutte contre ce phénomène est une question de survie pour notre pays.

« <em>Cette lutte est une des préoccupations majeures des plus hautes autorités du Mali</em> », a rappelé le chef de cabinet du Premier ministre. Il a précisé que, dans le Plan d’Actions gouvernemental, la promotion de la bonne gouvernance est un pilier essentiel. L’objectif du gouvernement est de créer les conditions d’une gouvernance de rupture et d’exemplarité, fondée sur la lutte contre l’enrichissement illicite, la corruption et les détournements de biens publics.

La cérémonie, qui a été marquée par des prestations artistiques, s’est déroulée en présence du ministre de l’Emploi, Oumou Sall Seck et du ministre de la Jeunesse et des Sports, <strong>Abdoul Kassim Ibrahim Fomba</strong> . À noter que des délégations venues du Burkina Faso, du Niger et de Madagascar ont participé à cet événement. Des élèves de tous les ordres d’enseignement, venus de plusieurs écoles de Bamako, ont également pris part à la cérémonie.

<strong>Abdrahamane SISSOKO / maliweb.net</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Semaine  de la jeunesse contre la corruption : Conférence&#45;débats, campagne d&amp;apos;information et de sensibilisation, projection de films… pour valoriser les pratiques d&amp;apos;intégrité</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/semaine-de-la-jeunesse-contre-la-corruption-conference-debats-campagne-dinformation-et-de-sensibilisation-projection-de-films-pour-valoriser-les-pratiques-dintegrite-3096552.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/semaine-de-la-jeunesse-contre-la-corruption-conference-debats-campagne-dinformation-et-de-sensibilisation-projection-de-films-pour-valoriser-les-pratiques-dintegrite-3096552.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 22 Feb 2025 01:32:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Conférence débats, campagne d'information et de sensibilisation des jeunes contre la corruption, projection de films sur la corruption… Voilà les temps forts qui vont marquer la Semaine de la jeunesse contre la corruption  dont le lancement a été effectué le mardi 18 février à l'Hôtel Maeva Palace de Bamako.</em></strong>

Cette semaine, faut-il le rappeler, est  organisée par la Communauté de pratiques en matière de lutte contre la corruption (CPLC) grâce au soutien et à l'accompagnement des autorités maliennes, de l'Enap-Canada, d'Affaires mondiales Canada et surtout du Projet d'appui à la lutte contre la corruption pour et par l'égalité des genres (Luceg). Selon la présidente de la CPLC, Mariam Diama Sanogo, l'objectif principal recherché par cette 9e édition de la Semaine de la jeunesse contre la corruption est de valoriser les principes d'intégrité et la promotion des actions d'intégration de l'égalité des genres à travers l'implication des jeunes et des femmes comme piliers du changement social tout en consolidant les acquis des éditions précédentes et des actions déjà menées dans le cadre du projet Luceg.

Le thème retenu pour cette année, "S'unir avec la jeunesse contre la corruption, former l'intégrité de demain", fait ressortir selon elle le rôle des aînés dans la transmission des valeurs sociétales à la jeunesse en matière de lutte contre la corruption. <em>"Il est évident que la jeunesse est une force et un pilier essentiel du changement social que le monde s'unira avec elle, à travers la valorisation du principe de l'intégrité, afin de lutter efficacement contre le fléau de la corruption. La CPLC a savamment pris de l'avance en faisant de cette union avec la jeunesse une réalité depuis près de 10 ans",</em> a constaté la présidente.

Cette 9e édition consécutive de la Semaine de la jeunesse contre la corruption sera marquée par la présence d'observateurs internationaux dont une délégation de l'Autorité supérieure de contrôle d'Etat et de lutte contre la corruption du Burkina Faso, une délégation du Bureau indépendant anticorruption de Madagascar et une représentante de la Commission de lutte contre la délinquance économique, financière et fiscale de la République du Niger.

La présidente Sanogo a souhaité que ces sept jours d'activités vont contribuer à accroitre la culture du refus de la corruption par les jeunes pour l'émergence d'une jeunesse conscientisée sur les enjeux de la lutte contre le phénomène de la corruption.

Dans son intervention, le ministre de la Jeunesse et des Sports, Abdoul Kassim Ibrahim Fomba, a insisté sur la place centrale de la jeunesse dans ce combat de lutte contre la corruption et a invité les  jeunes à être vertueux dans leurs actions quotidiennes pour permettre à l'Etat d'avoir des ressources et faire face à ses charges.

<em>"Dans notre département, nous avons commencé à auditer à commencer par notre propre ministère, le cabinet, la DFM mais aussi nos structures partenaires à savoir les fédérations",</em> a révélé le ministre Abdoul Kassim Ibrahim Fomba.

Le secrétaire général du ministre de la Justice et des Droits de l'homme, Boubacar S. Diarrah, de poursuivre que pour mener à bien ce combat contre la corruption, il est important de mettre la jeunesse au cœur des politiques publiques de manière, non seulement, à assurer, efficacement, la relève générationnelle, mais aussi à engager la bataille du futur dont le succès passe, indubitablement et inexorablement, par une jeunesse dont la force réside dans l'assimilation et le respect des valeurs de compétence, d'intégrité, de moralité et de citoyenneté. <em>"C'est la raison pour laquelle la jeunesse, en tant que force déterminante pour notre avenir commun, doit être prise en compte à tous les niveaux de l'action gouvernementale. A cet effet, ma présence devant vous aujourd'hui est la preuve éloquente de cette vision au niveau de l'action gouvernementale, mais aussi du témoignage et de l'engagement des plus hautes autorités de notre pays à placer la lutte contre la corruption au centre des préoccupations essentielles", </em>a déclaré le secrétaire général du ministère de la Justice.  Selon lui, la corruption est devenue un problème majeur qui sévit dans tous les pays. <em>"Elle constitue un obstacle majeur à la paix, à la sécurité et au développement",</em> a soutenu le représentant du ministre.

Quant au président de l'Oclei, Moumouni Guindo, il a loué cette initiative de la CPLC et ses partenaires pour la résilience et la pérennité de la Semaine de la jeunesse contre la corruption qui, du haut de ses neuf ans de longévité, aborde, à présent, sa phase de maturité et de reconnaissance nationale et internationale. <em>"Dans ce cadre, l'Oclei, qui participe activement à cette initiative depuis huit ans, continue de jouer sa partition en contribuant à consolider les bases de cette importante activité non seulement au niveau national mais également au niveau international",</em> a soutenu le président de l'Oclei. Il a donné l'assurance qu'il ne ménagera aucun effort pour le succès des travaux de cette édition.

Pour le directeur-pays du projet Luceg au Mali, Dramane Yacouba Diallo, la Semaine de la jeunesse contre la corruption n'est pas une simple rencontre. <em>"Elle est une plateforme de mobilisation, un appel à l'action et surtout une initiative clé pour sensibiliser et renforcer notre engagement collectif en faveur de l'intégrité. Cette continuité et cette dynamique sont le fruit de la ténacité et de l'engagement de nos partenaires de la société civile que je tiens à saluer pour leur courage dans ce combat quotidien"</em>, a-t-il soutenu.

Le  chef de Coopération du Canada, Valéry Kiyogoma, a aussi salué l'instauration de cette tribune  qui offrira  l'opportunité aux jeunes de s'exprimer et de jouer pleinement leur rôle dans la lutte contre le fléau.

<strong>Kassoum Théra</strong>

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</item>

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<title>9ème édition de la Semaine de la Jeunesse contre la corruption : Les jeunes  du Mali engagés pour l’intégrité</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/9eme-edition-de-la-semaine-de-la-jeunesse-contre-la-corruption-les-jeunes-du-mali-engages-pour-lintegrite-3096166.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 19 Feb 2025 01:43:11 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p style="background: white"><strong><span style="font-size: 14.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: black">La 9<sup>ème</sup> édition de la Semaine de la Jeunesse contre la corruption s’est ouverte ce mardi 18 février 2025 à Maeva Palace de Bamako sous le thème «  S’unir avec la jeunesse contre la corruption : Former l’intégrité de demain ».  Occasion pour les participants de réaffirmer leur engagement à éradiquer la pratique sous nos cieux,</span></strong></p>
<p style="background: white"><strong><span><span style="font-size: 14.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: black;font-weight: normal">La cérémonie d’ouverture placée sous la présidence du ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Gardes des Sceaux, en présence du ministre de la Jeunesse et des Sports chargé de l’Instruction Civique et de la Construction Citoyenne, Abdoul Kassim Ibrahim Fomba, a enregistré la participation de nombreuses personnalités, dont le  représentant de l’ambassade du Canada au Mali,  celui du ministère de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, le directeur pays du Projet LUCEG (projet de lutte contre la corruption et pour l’égalité du genre ), le président de l’OCLEI (Office central de lutte contre l’enrichissement illicite ),  le représentant de la Délégation spéciale de la mairie de la commune IV, la présidente de la Communauté de pratique en matière de lutte contre la corruption (CPLC), les délégations de Madagascar, du Burkina et du Niger, ainsi que nombreux acteurs de la société civile impliqués dans la lutte contre la corruption.</span></span></strong></p>
<p style="background: white"><strong><span><span style="font-size: 14.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: black;font-weight: normal">Dans son intervention, le ministre de la Jeunesse, Abdoul Karim Fomba, a indiqué la ferme volonté du Président de la Transition à lutter contre la pratique de la corruption dans l’ensemble des sphères de la société malienne.  Mettant en avant la corrélation entre  la corruption, la gouvernance et les besoins et attentes des populations, M. Fomba, a salué les efforts de l’OCLEI en matière de lutte contre la corruption,  et engagé la jeunesse à jouer pleinement  sa  partition.</span></span></strong></p>
<p style="background: white"><strong><span><span style="font-size: 14.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: black;font-weight: normal">La présidente de la CPLC, Mariam Diama Sanogo, pour sa part, a situé l’évènement dans son contexte à savoir tiré </span></span></strong><span style="font-size: 14.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: black">de l’expérience du projet JUPREC à travers son volet ‘gestion de l’intégrité et lutte contre la corruption’ géré par l’ENAP, la semaine de la jeunesse se veut un tremplin de promotion de l’intégrité et de promotion de la prise en compte du genre dans la lutte  contre les pratiques corruptives.  Mme Mariam Diama Sanogo, a ensuite réaffirmé l’engagement de son organisation composée d’une trentaine  de regroupements de la société civile à encourager les bonnes pratiques au sein des communautés pour consolider les acquis des précédentes éditions. De plus, elle a appelé les jeunes à cultiver le refus de la corruption et à porter haut les valeurs d’intégrité et de promotion du genre.</span></p>
<p style="background: white"><span style="font-size: 14.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: black">Selon  le Directeur –Pays du projet LUCEG au Mali,  Dramane Yacouba Diallo, plus qu’un  simple événement, la semaine mobilise, et elle fait appel à l’action et au plaidoyer contre la corruption. Pour lui, le thème de l’édition traduit à dessein leur engagement commun à lutter contre le phénomène qui constitue une menace pour les femmes et les jeunes.</span></p>
<p style="background: white"><span style="font-size: 14.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: black">Pour le Chef de Coopération du Canada, Valéry Kiyogoma, la corruption n’est pas sujet tabou et  cet événement offre l’opportunité aux jeunes de s’exprimer et jouer pleinement leur rôle dans la lutte contre le fléau.  Il a également souligné des actes de partenariats entre le Mali et le Canada tout en précisant leur vision en matière de lutte contre la corruption et la grande place qu’elle accorde aux femmes.</span></p>
<p style="background: white"><span style="font-size: 14.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: black">Quant au  président de l’OCLEI , Dr Moumouni Guido,  il a  salué la CPLC et ses partenaires pour la résilience  et la pérennité de la semaine. Poursuivant, M. Guido, a rappelé l’engagement de sa structure  à leur côté, et les a donné l’assurance de l’accompagnement de l’OCLEI. Il a joint sa voix à ses prédécesseurs pour souligner l’impact néfaste de la pratique, relevé le rôle des jeunes en les invitant à jouer leur partition, précisant que la lutte contre la corruption nécessite la mise en commun des efforts.</span></p>
<p style="background: white"><span style="font-size: 14.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: black">Le secrétaire général du ministère de la Justice, Dr Boubacar Sidiki Diarra, a attesté d’une justice désormais plus crédible au Mali. Selon ses dires grâce au changement de paradigme, et les reformes, la justice est actuellement plus punitive et agissante. Et pour M. Diarra les objectifs de la semaine cadre parfaitement avec la vision de son département.  A la suite du représentant de l’ambassade du Canada, il a souhaité que les recommandations de la semaine soient contributrices à la justice et à  la lutte contre la corruption.</span></p>
<p style="background: white"><b><span style="font-size: 14.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: black">Khadydiatou SANOGO/maliweb.net</span></b></p>]]> </content:encoded>
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<title>COMATEX : Plus de 50 millions carottés</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/comatex-plus-de-50-millions-carottes-3096141.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 19 Feb 2025 01:08:45 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Des irrégularités financières de plus de 50 515 557 F CFA de F CFA. Tel est le résultat de la vérification du Bureau du Vérificateur général (BVG) lors de la vérification financière et de conformité de la gestion de la Compagnie malienne des textiles (Comatex). </em></strong>

La présente vérification financière et de conformité porte sur la gestion de la Compagnie malienne des textiles (Comatex) au titre des exercices 2023 et 2024 (du 1er avril 2023 au 16 août 2024). Elle a pour objectif de s’assurer de la régularité et de la sincérité des opérations de produits, de charges, de la structuration financière ainsi que de la conformité des actes des organes d’administration et de gestion.

Les travaux de vérification ont porté sur les produits encaissables et les charges décaissables, l’exécution des dépenses au niveau de la caisse, la gestion des stocks, la constitution du capital social, la gestion du patrimoine mobilier et immobilier, les paiements des arriérés de salaires ainsi que la conformité des actes du conseil d’administration et de la direction générale.

La mission de vérification a mis en exergue des irrégularités administratives et des irrégularités financières.

La vérification a relevé des irrégularités financières d’un montant total de 50 515 557 F CFA. Elles sont relatives au non-reversement des produits de ventes de déchets d’usine et de ferrailles pour un montant de 28 359 797 F CFA ; à la perception indue d’indemnité de fonction des administrateurs pour un montant de 4 500 000 F CFA ; à la non-retenue à la source de l’impôt sur les revenus de valeurs mobilières sur les rémunérations versées aux administrateurs pour un montant de 6 676 000 F CFA ; à la non-retenue à la source de l’impôt sur les bénéfices industriels et commerciaux sur les factures ne portant pas de numéro d’identification fiscale pour un montant de 10 979 760 F CFA.

Les faits relevés dans le rapport de vérification et qui sont susceptibles de constituer des infractions à la loi pénale et à la législation budgétaire et financière concernant ces irrégularités financières ont été dénoncés au Procureur de la République chargé du Pôle national économique et financier et transmis au président de la Section des comptes de la Cour suprême.

Au nombre des dysfonctionnements de contrôle interne, l’équipe de vérification a constaté que le ministre de l’Industrie et du Commerce a irrégulièrement constitué une nouvelle Comatex-SA. La Comatex-SA ne dispose pas de comité de gestion. Le conseil d’administration de la Comatex SA ne dispose pas de règlement intérieur. Le chef du service audit interne n’est pas rattaché à un niveau garantissant son indépendance. L’auditeur interne et le caissier principal de la Comatex-SA ne procèdent pas à l’arrêt journalier de caisse.

Le conseil d’administration de la Comatex-SA ne dispose pas de registre de délibérations. Elle n’enregistre pas des achats à la bonne période. Le service utilisateur ne participe pas à la réception des marchandises. Elle ne procède pas à l’inventaire exhaustif des éléments de son patrimoine. Elle ne respecte pas le principe de non-compensation des postes d’actif et de passif. Le manuel des procédures de gestion comptable, administrative et financière de la Comatex-SA n’est pas à jour. Elle ne respecte pas le principe d’intangibilité du bilan d’ouverture.

Afin de corriger ces dysfonctionnements, l’équipe de vérification a formulé des recommandations dont la mise en œuvre diligente permettra de lever ou d’atténuer les lacunes constatées.

Elle a ainsi demandé au ministre de l’Industrie et du Commerce, de procéder à la régularisation de la création de la Comatex-SA.

Au président du conseil d’administration, il a été recommandé de veiller à la mise en place d’un comité de gestion ; de veiller à l’élaboration et à l’adoption d’un règlement intérieur ; veiller au rattachement de l’auditeur interne au conseil d’administration et disposer d’un registre des délibérations, coté et paraphé par le président du tribunal de commerce.

Au directeur général de mettre en place le comité de gestion tout en veillant sur son bon fonctionnement ; veiller à la participation des utilisateurs à la réception des achats ; veiller à la tenue d’un inventaire exhaustif des éléments du patrimoine de la société et veiller à la mise à jour du manuel des procédures.

Enfin, à l’auditeur interne et au caissier principal de procéder à l’arrêt journalier de caisse conformément aux dispositions du manuel des procédures. Quant au chef du département des opérations financières, il doit veiller à l’enregistrement des opérations à la bonne période ; respecter le principe de non-compensation et le principe d’intangibilité du bilan d’ouverture.

<strong> </strong>

<strong>Source </strong>

<strong>Cecom BVG</strong>

&nbsp;

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Lutte contre la corruption et l’enrichissement illicite : Plus de 700 jeunes du CNJ à l’écoute de l’OCLEI</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/lutte-contre-la-corruption-et-lenrichissement-illicite-plus-de-700-jeunes-du-cnj-a-lecoute-de-loclei-3095974.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 17 Feb 2025 17:37:19 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[À l’occasion de la formation civique des Présidents élus du Conseil national de la jeunesse, le Président de l’OCLEI a animé une conférence – débats sur le rôle de la jeunesse dans la lutte contre la corruption et l’enrichissement au Mali. Cette activité a eu lieu le dimanche 16 février 2025, au palais des jeunes, à Magnambougou.

Plus de 700 jeunes, représentants les présidents de bureaux communaux du Conseil national des jeunes du Mali, ont eu le privilège directement avec le Dr Moumouni Guindo sur l’implication et le rôle combien important des jeunes dans le combat engagé par notre pays contre corruption, l’enrichissement illicite.

<a href="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2025/02/CNJ-Oclei.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-3095976" src="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2025/02/CNJ-Oclei.jpg" alt="" width="650" height="425" /></a>A cette occasion, les 700 jeunes qui ont pris d’assaut la salle de conférence du palais des jeunes, ont été informés, sensibilisés et surtout mobilisés par le Président de l’OCLEI dans la direction voulue par les plus hautes de notre pays face au fléau de la corruption et les infractions assimilées. Cette direction est celle de l’implication de tous, quel que soit le genre, le statut ou la catégorie socio professionnelle dans le combat contre la corruption et l’enrichissement illicite. Ce combat, a rappelé le Président GUINDO, n’est pas le combat du seul gouvernement car chacun de nous est concerné.

Le Président de l’OCLEI a fortement insisté auprès des jeunes sur le respect du bien public, le respect du travail, particulièrement le travail pour lequel l’Etat vous met dans les conditions et vous paye un salaire.

Moumouni Guindo a appelé les jeunes à développer l’esprit de pairs éducateurs, à rejeter systématiquement la corruption et l’enrichissement illicite. Enfin, il a recommandé aux jeunes la nécessité de s’investir dans le combat contre la délinquance financière par la dénonciation.

Les 700 jeunes du CNJ ont été édifiés sur l’OCLEI, sa mission, son fonctionnement et l’apport de la lutte contre la délinquance financière dans l’augmentation des recettes de l’Etat.

Le Président de l’OCLEI était entouré de Sory Ibrahim Cissé Président du CNJ, du Directeur national de la jeunesse Mahamadou Abdou Aziz et de Sidi Dicko, Directeur général adjoint du palais des pionniers.

<strong>Source : OCLEI</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>État des lieux de la corruption de 1968 à 2020 : Chaque homme politique ou chef militaire tend à se servir et à servir sa base ou les intérêts des siens</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/etat-des-lieux-de-la-corruption-de-1968-a-2020-chaque-homme-politique-ou-chef-militaire-tend-a-se-servir-et-a-servir-sa-base-ou-les-interets-des-siens-3095828.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 17 Feb 2025 07:44:42 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[La grande corruption s’installe lorsqu’il y a faiblesse de l’État, absence de sentiment national, précarité du régime politique. Chaque homme politique, ou chef militaire tend absolument à se servir et à servir sa base ou les intérêts des siens. Cela se voit, se sent même à travers les différentes décisions ou différents débats officieux en dehors des institutions.

La corruption est à la fois cause et effet de mauvaise gouvernance. Les Nations-unies estiment que «la corruption demeure le défi le plus redoutable pour l‘élimination de la pauvreté, la création d’un environnement prévisible et favorable à l’investissement».

Selon un rapport officiel de l’Organisation des Nations unies (ONU), la corruption atteindrait des proportions alarmantes dans de nombreux pays africains: «Si cette tendance se poursuit, une corruption de grande envergure et institutionnalisée pourrait rapidement anéantir le discours sur une Afrique émergente et les objectifs de la transformation structurelle du continent».

La corruption a un effet dévastateur sur le développement. Il faut combattre l’accaparement des rentes par un clan et c’est ce que l’on voit se produire au Mali. Pour la politique d’éradication de la corruption et de la délinquance financière, le président Amadou Toumani Touré (ATT) a fait ratifier en 2004, la Convention de l’Union africaine (UA) sur la prévention et la lutte contre la corruption. Il s’était ainsi engagé à renforcer les instruments juridiques de lutte que sont la Cellule d’appui aux structures de contrôle de l’administration (CASCA) et le Bureau du Vérificateur général (BVG) au Mali. Malheureusement, le régime d’ATT (2002-2012) n’a pas démontré une vraie volonté politique d’éradiquer ces fléaux, qui s’étaient généralisés à tous les niveaux de la société à travers des détournements de deniers publics, des vols, des pratiques de concussion et des trafics d’influence que Amadou N’Fa Diallo, du quotidien L’Indépendant, écrit: «Le Mali est un pays immensément riche, mais un pays volé, pillé, violé et violenté dans sa marche vers le progrès».

Depuis 2014, déclarée par le président Ibrahim Boubacar Keïta (IBK), année de la lutte contre la corruption, il n’a pas non plus démontré une vraie volonté politique d’éradiquer ces fléaux qui ont pris une ampleur sans précédent, se contentant de recevoir et d’apprécier les divers rapports annuels d’investigations de ces deux (02) instruments juridiques (CASCA, BVG) sans que ceux-ci aboutissent à une poursuite judiciaire et pénale. Conséquence ? Il créa une autre structure Office central de lutte contre l’enrichissement illicite (OCLEI).

Depuis 2005, des institutions internationales indépendantes d’évaluation de la corruption ont interpellé le Mali sur son niveau trop élevé de corruption et demandé aux autorités plus de transparence et d’efficience dans la gestion des richesses et des deniers publics. De son côté, l’Organisation non-gouvernementale (ONG) Oxfam American a dénoncé dans son rapport 2006 (intitulé: Trésor caché ? À la recherche des revenus de l’exploitation aurifère au Mali), le manque de transparence du gouvernement malien dans la gestion de revenus tirés de l’or, tout en invitant les compagnies d’exploitation à publier leurs comptes bancaires.

La grande corruption s’installe lorsqu’il y a faiblesse de l’État, absence de sentiment national, précarité du régime politique. Dans son rapport 2005-2006, la CASCA a signalé que quarante-huit (48) dossiers sur les cent soixante-seize (176) qu’elle a examinés, méritaient d’être soumis à la justice, du fait des actes graves de corruption et de délinquance financière décelés (détournements de deniers publics, fractionnement illégal de dossiers d’Appel d’offres en violation du Code des marchés publics, argent volatilisé, facturations malhonnêtes.

Le rapport 2009 du BVG (le cinquième du genre), une synthèse de quarante-trois (43) rapports portant sur la vérification de quarante (40) services publics travaillant dans les domaines du développement rural, infrastructures, assiette et recouvrement, santé, solidarité, recherche scientifique, emploi, formation professionnelle, finances publiques, élection et justice, publié en 2010, a décelé un manque à gagner (détournement) de 112 milliards de francs CFA pour l’État.

En effet, le régime d’IBK a été caractérisé depuis 2014 par son réel manque de volonté politique en matière de lutte contre ces fléaux, empêtré qu’il était dans des affaires douteuses: marché opaque des véhicules pickups destinés au Mécanisme opérationnel de coordination (MOC) de l’Accord d’Alger; contrat d’armement de gré à gré s’élevant à 108 milliards de francs CFA, achat opaque de l’avion présidentiel, ayant coûté entre 17 et 20 milliards de francs CFA, selon les sources contradictoires de différents départements ministériels; gestion non transparente du filet social destiné aux couches sociales les plus vulnérables du Mali; gestion non transparente des fonds d’aide destinés aux populations du Nord; gestion opaque du projet de fibres optiques.

Le Centre de recherche et d’analyses politiques, économiques et sociales du Mali (CRAPES) a montré que malgré l’augmentation régulière du budget, ces dernières années, la situation sociale au Mali reste désastreuse. Le Centre souligne en outre que la réduction du train de vie de l’État reste la seule alternative crédible en vue d’une discipline budgétaire rigoureuse (où va l’argent public et à quoi il sert ?; pourquoi dépenser six (06) milliards de francs CFA pour le carburant des administrations publiques alors qu’on peut construire des infrastructures ?

Les chiffres de la grande délinquance financière au Mali: 1991 à nos jours. Le tableau est sombre, les chiffres sont très élevés
<ul>
 	<li>Sous Moussa Traoré (1968-1991): La somme qu’auraient détournée les dignitaires de l’ancien régime deux (02) milliards de dollars. Ils sont selon le quotidien <em>L’Essor</em>. L’ancien gouverneur du district de Bamako aurait placé 40 millions de francs CFA à Dakar. Une broutille, mais il venait d’arriver au «pouvoir». L’ancien ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, lui reconnaîtrait avoir détourné 165 millions de francs CFA en provenance de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS). Un général, ancien maire de Bamako, aurait reconnu deux (02) millions de dollars (l’équivalent au bas mot de 500 millions de francs CFA, sur le projet de construction du marché surélevé de Bamako (style Ouaga) pour les connaisseurs. Un autre docteur (ancien ministre des Affaires étrangères, docteur vétérinaire) aurait sur sa conscience, dixit <em>L’Esso</em>r, trois (03) milliards de francs CFA plus d’autres fonds, dépensés à l’aménagement de certaines villas.</li>
 	<li>Sous Alpha Oumar Konaré (1992-2002): En 1999, la Banque mondiale, dans un rapport, a décelé vingt et un (21) milliardaires au Mali pendant le second mandat d’Alpha Oumar Konaré dont seize (16) fonctionnaires et cinq (05) opérateurs économiques.</li>
 	<li>Sous Amadou Touumani Touré (2002-2012): Au total sept cent vingt-trois (723) dossiers des services de contrôle. Le nombre de milliardaires a multiplié. Celui qui avait prévenu en ces termes: «Si tu bouffes, tu paies», a finalement laissé les cadres, les chefs militaires bouffer impunément sans coup férir. 2012: l’effort de guerre consentis par le peuple s’élevait à 10 milliards de francs CFA. Cette coquette somme a été retrouvée dans un compte bancaire individuel d’un président par intérim d’une des institutions du pays. Le pot-aux-roses aurait été découvert lors de la passation de pouvoir entre le nouveau président et celui sortant en 2013.</li>
 	<li>Sous Ibrahim Boubacar Keïta (2013-2020): L’année 2014 a été déclarée par Ibrahim Boubacar Keïta (IBK), année de la lutte contre la corruption. Mais hélas ! Le clientélisme politico-ethnique, facilité par le fanatisme et la corruption, fait que l’intérêt national de la Nation et l’avenir du pays ne préoccupent personne. Chaque homme politique, ou chef militaire tend absolument à se servir et à servir sa base ou les intérêts des siens. Cela se voit, se sent même à travers les différentes décisions, ou différents débats officieux en dehors des institutions.</li>
</ul>
<strong>Dossiers transmis à la justice</strong>

Le Procureur général de la Cour suprême dixit que 80 milliards de francs CFA ont été détournés des caisses de l’État durant la période 2012-2023. L’Office central de lutte contre l’enrichissement illicite (OCLEI) a transmis vingt-neuf (29) dossiers à la justice. Sur vingt-six (26) cas, six (06) enquêtes ont abouti à des rapports pour lesquels le conseil de l’OCLEI a donné son avis favorable à la transmission à la justice. Dans les six (06) dossiers d’enquêtes transmis à la justice, la valeur totale des biens identifiés est estimée à 2 716 643 302 francs CFA.

Le nombre de maisons d’habitations identifiés est de trente-sept (37), les parcelles sont au nombre de cent soixante-dix-huit (178) dont quatre-vingt-huit (83) concessions rurales totalisant 176 ha 10 a 21 ca. Le montant total des enquêtes sur les comptes bancaires s’élève à 2 588 943 620 francs CFA.

Dans la même période, les revenus légitimes des six (06) personnes s’élèvent à 317 033 470 francs CFA. Le montant des sommes à justifier par ces personnes s’élève à 261 5520217 francs CFA. Parmi eux, des maires, des inspecteurs de finances, un ancien ministre utilisant des prête-noms.

<strong>Safounè KOUMBA</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Semaine de la Jeunesse contre la Corruption : La 9ème édition s’ouvre le 18 février à Bamako</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/semaine-de-la-jeunesse-contre-la-corruption-la-9eme-edition-souvre-le-18-fevrier-a-bamako-3095812.html</link>
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<pubDate>Mon, 17 Feb 2025 01:23:41 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>« S’unir avec la Jeunesse contre la Corruption : Former l’intégrité de Demain », tel est le thème de la 9<sup>ème</sup> édition de la Semaine de la Jeunesse contre la Corruption, qui se déroulera du 18  au 25  février 2025 à Bamako et dans les régions. Initiée par la Communauté de pratique en matière de lutte contre la corruption (CPLC) sur financement de  son partenaire le Projet d’Appui à la lutte contre la Corruption et pour l’Egalité du Genre ( LUCEG),  l’activité réunira différents acteurs impliqués dans la lutte contre ce fléau  en plus des structures de lutte contre la corruption et l’enrichissement illicite de Madagascar, du Burkina probablement du Niger autour des principes  de l’intégrité et de   lutte contre la corruption.</strong>

En prélude de  l’événement,  la présidente de la CPLC, Mariam Diama Sanogo et le Chef de Mission du projet LUCEG ont animé une conférence de presse le samedi 15 février pour annoncer l’événement et son objectif. La Semaine de la Jeunesse contre la Corruption dénote de   l’engagement du Projet LUCEG et ses partenaires à ne citer que l’ OCLEI et d’autres  structures et associations de défense des droits  dans la  lutte contre la corruption  des   OSC( organisation de la société civile),  a fait savoir la présidente de la Communauté de pratique en matière de lutte contre la corruption. Tout en précisant que l’initiative a été  tirée de l’expérience du projet JUPREC à travers son volet ‘gestion de l’intégrité et lutte contre la corruption’ géré par l’ENAP.  Pour cette édition, de nombreuses activités ont été annoncées à savoir l’animation des conférences-débats, des débats diffusés à la télévision et à la radio, et sur les réseaux sociaux, en plus de grandes  conférences  publiques prévues  au ‘Grin’ (regroupements).  Son objectif est  de   contribuer à la lutte contre la corruption de manière générale mais plus spécifiquement, lutter contre les pratiques corruptives et discriminatoires qui affectent les droits des filles et des femmes et des autres personnes vulnérables., ceci à travers la valorisation des principes de l’intégrité et de la promotion du genre, selon les explications de Mme Sanogo.

A travers cette semaine, ses organisateurs espèrent toucher près de 7000 personnes dont au moins 30%  de femmes. L’événement sera présidé par le  ministre de la Justice et celui  de la Promotion de la Femme, de l’Enfants et de la Famille avec l’implication  du ministre de la Jeunesse et des Sport ainsi que les acteurs de la société civile, singulièrement les jeunes et les femmes. S’agissant des précédentes éditions, la présidente de la CPLC, a souligné leur succès, exprimé par la démystification du phénomène auprès des populations, notamment auprès  jeunes et des femmes dont la compréhension et capacité ont été améliorées.

Dans son intervention, Dramane Yacouba Diallo, a tenu à rappeler les missions du Projet LUCEG, financé par Affaires Mondiales Canada et mis en œuvre par l’ENAP.  Il a également soutenu l’impact positif de la semaine dans la lutte contre la corruption , aussi  les conférences ont  souhaité sa pérennisation ainsi que celui du Projet LUCEG. En effet,  ils   contribuent à grande échelle  aux efforts du gouvernement et le renforcement de la veille citoyenne, notamment dans la lutte contre la corruption.

<strong>Khadydiatou SANOGO/maliweb.net</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Rapport accablant sur la gestion de l’AGEFAU: Quand l&amp;apos;ancien PM Choguel est rattrapé par la clarification tant chantée par lui&#45;même</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/rapport-accablant-sur-la-gestion-de-lagefau-quand-lancien-pm-choguel-est-rattrape-par-la-clarification-tant-chantee-par-lui-meme-3094329.html</link>
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<pubDate>Thu, 06 Feb 2025 11:38:45 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le temps est le meilleur juge, dit-on. C'est avec lui que l'on découvre la vraie nature des uns et des autres. Cette vérité générale peut se justifier à travers le cas de l'ancien premier ministre de la transition. Il a fallu seulement moins de deux mois après son limogeage que l'opinion publique découvre une face cachée de Dr Choguel Kokalla Maïga. Et cela, à travers la publication, en fin décembre 2024, d'un rapport de vérification financière du bureau du Vérificateur général.

En effet, il s'agit d'un rapport sur la gestion de l'Agence de Gestion du Fonds d'accès Universel (AGEFEAU), une structure étatique qui relève de la primature et dont Dr Choguel Kokalla Maïga est le président du conseil d'administration. La vérification a porté sur les exercices 2020, 2021, 2022 et 2023. Elle a mis en lumière des manquements significatifs en matière de gouvernance se traduisant par des irrégularités administratives et financières.

Parmi les irrégularités administratives relevées, la non-prise de certains textes réglementaires permettant le financement du fonds, la non-invitation de la DGMP-DSP aux séances d’ouverture des plis des marchés passés dans le cadre de l’exécution de trois (3) conventions de maîtrise d’ouvrage déléguée conclues entre l’AGEFAU et l’AGETIER ou le non-respect des critères de la passation par entente directe d’une convention de maîtrise d’ouvrage déléguée.

Quant aux irrégularités financières constatées, elles sont multiples et ont un impact financier important, totalisant plus de 20 milliards FCFA (20 635 952 322 F). Toutefois, sur ce montant, 503 243 901 FCFA ont été régularisés à la suite des travaux de vérification. Sur le reste du montant n'ayant pas eu de justifications, il faut signaler celui que le président du conseil d'administration, Dr Choguel Maïga, s'est fait payer indûment au titre des dépenses de souveraineté et cela, à la faveur uniquement de deux missions de l'ancien premier ministre. Ces deux missions sont : la cérémonie d’inauguration du projet de centres d’accès universels conteneurisés, phase III, à Konobougou ; et le lancement du projet pilote d’extension de la couverture réseau.

Dans la première mission, il se fait payer 15 millions FCFA pour une seule journée de mission alors que ses frais de mission, selon les textes, sont de 75 000 FCFA par jour. Le Président de l'agonissant MPR (Mouvement patriotique pour le renouveau) et non moins Président contesté du M5-RFP (Mouvement du 05 juin- Rassemblement des forces patriotiques) récidive dans le cadre d'une deuxième mission au cours de laquelle il s'est fait payer indûment la somme de 20 millions FCFA en deux journées de mission. Pour ces deux missions à l'intérieur du pays, Dr Choguel s'est fait payer des millions de FCFA comme frais de mission. Ce qui dépasse de très loin le montant prévu par les textes, c’est-à-dire, 75 000 FCFA par jour.

Pour la première mission, il s'est fait payer pour une journée de mission  15 millions FCFA

Il s'agit de la mission relative  à la cérémonie d'inauguration de la phase III du projet de centres d’accès universels conteneurisés à Konobougou. C'était, le 09 décembre 2023. Une cérémonie à laquelle le Premier ministre, Président du Conseil d’Administration a été invité par l’AGEFAU.

Pour cet événement, selon le rapport du vérificateur général, le Directeur Général de l'AGEFAU a autorisé, suivant la Décision n°2023-217-AGEFAU-DG du 7 décembre 2023, le mandatement de la somme de 18 460 000 FCFA pour la prise en charge des frais de mission, imputable au budget de l’AGEFAU sur le code économique 611112 (frais de mission à l’intérieur) sur la base d’un budget dans lequel il a prévu un paiement de 15 000 000 FCFA comme dépenses de souveraineté. L’Agent Comptable a payé au Régisseur d’avances le montant ordonné par chèque BMS-SA n°6501209 du 7 décembre 2023 de 18 460 000 FCFA. Après réception des fonds, le Régisseur d’avances a payé la somme de 15 000 000 FCFA au Premier Ministre, Président du Conseil d’Administration, suivant un document du 8 décembre 2023 intitulé «Etat de remise de fonds pour servir au paiements de dépenses de souverainetés du Premier ministre » signé pour ordre par l’Attaché de cabinet ( Moussa Diakité , un compagnon politique de très longue date de Choguel et enseignant du fondamental à la retraite) du Premier ministre.

Selon les stipulations de l’accord d’établissement de l’AGEFAU, le Président du Conseil d’administration avait droit au paiement de frais de mission d’un montant de 75 000 FCFA pour cette mission d’une (1) journée au lieu de dépenses de souveraineté de 15 000 000 FCFA. De plus, ces dépenses de souveraineté, non prévues dans le budget de l’AGEFAU, ont été imputées sur le chapitre budgétaire consacré aux frais de mission.

Pour la deuxième mission, il puise 20 millions FCFA de frais de mission pour deux journées.

La deuxième mission concerne le lancement du projet pilote d’extension de la couverture réseau. C'était du 27 au 28 décembre 2023. Un lancement auquel le Premier ministre, Président du Conseil d’Administration a également été invité par l’AGEFAU, le Directeur Général a autorisé, suivant la Décision n°2023-238-AGEFAU-DG du 22 décembre 2023, le mandatement de la somme de 28 420 000 FCFA pour la prise en charge des frais de mission, imputable au budget de l’AGEFAU sur le code économique 611112 (frais de mission à l’intérieur) sur la base d’un budget dans lequel il a prévu un paiement de 20 millions FCFA comme fonds de souveraineté. L’Agent Comptable a payé au Régisseur d’avances le montant ordonné par chèque BMS-SA n°6501234 du 26 décembre 2023 de 28 420 000 FCFA. Après réception des fonds, le Régisseur d’avances a payé la somme de 20 millions FCFA au Premier Ministre, Président du Conseil d’Administration, suivant un document du 26 décembre 2023 intitulé « Etat de remise de fonds pour servir au paiement de dépenses de souveraineté du Premier ministre » signé pour ordre par l’Attaché de cabinet du Premier ministre. Selon les stipulations de l’accord d’établissement de l’AGEFAU, le Président du Conseil d’administration avait droit au paiement de frais de mission d’un montant de 150 000 FCFA pour cette mission de deux (2) journées au lieu de dépenses de souveraineté de 20 millions FCFA. Ces dépenses de souveraineté, non prévues dans le budget de l’AGEFAU, ont été également imputées sur le chapitre budgétaire des frais de mission.

Face à ces graves irrégularités financières, les soutiens de l'ancien locataire de la primature ont sorti des arguments. Ainsi, ils estiment que les paiements effectués à Dr Choguel sont légaux et légitimes. D'après eux, ils sont conformes au décret n°2016-0001/P-RM du 15 janvier 2016 : "les missions effectuées par le Chef de l’État et le Premier ministre bénéficient d’une prise en charge totale sur la base d’un budget présenté au ministère chargé des finances."

Ils vont plus loin en citant la lettre circulaire n°2016-003/PM-RM du 11 août 2016, qui selon eux, permet au Premier ministre d’exercer un pouvoir de dérogation, notamment pour autoriser des dépenses provenant des organismes sous sa tutelle.

Dans leur argumentation, ils estiment qu'en tant que Chef du Gouvernement, le statut du Premier ministre prime largement sur celui de Président du Conseil d’administration d’une agence comme l’AGEFAU. Et que par conséquent, ses missions sont soumises à des règles spécifiques et adaptées à ses fonctions. Les soutiens du "choguelisme" indiquent que les fonds sollicités auprès de l’AGEFAU ont été utilisés pour couvrir des dépenses légitimes de souveraineté, notamment pour indemniser plus de 200 personnes ayant participé aux activités liées aux deux missions du Premier ministre. Parmi ces personnes, ils citent les journalistes de l’ORTM et de l’AMAP, les membres de l’escorte de sécurité, les chauffeurs, les membres des forces spéciales. Ces arguments sont-ils suffisants pour blanchir leur mentor ?

En tout cas, le vérificateur général a indiqué, dans son rapport, que ces irrégularités financières concernant Choguel et d'autres aspects de la gestion de l'AGEFAU, ont été dénoncées aux autorités judiciaires.

En tout cas, les jours prochains s'annoncent sombres pour celui qui rêvait d'être le premier magistrat du Mali. Avec ce rapport, l'on peut affirmer que le précurseur de " la clarification" est en passe d'être victime de sa propre doctrine lancée par lui-même quelques jours avant son fameux meeting dit de clarification au cours duquel il s'en est violemment pris à ses employeurs en kaki, espérant avoir un soutien populaire. Mal lui en a pris, car quelques jours après il a été purement et simplement limogé comme un mal propre. Alors, la prédiction de Cheick Oumar Sissoko, président de EMK (Ensemble pour le Mali), une forte composante du M5-RFP originel, s'est réalisée. Celui-ci avait en son temps, dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux, que Choguel sera débarqué de la primature de la façon la plus humiliante.

<strong>Arouna Traoré</strong>

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<title>Visite du ministre de la Refondation à l’OCLEI : échanges sur les réformes à venir</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/visite-du-ministre-de-la-refondation-a-loclei-echanges-sur-les-reformes-a-venir-3092794.html</link>
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<pubDate>Tue, 28 Jan 2025 01:41:25 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le ministre de la Refondation de l’Etat, chargé des Relations avec les Institutions, Bakary Traoré, a rendu visite à l’Office central de Lutte contre l’Enrichissement illicite (OCLEI). L'événement qui a eu lieu, ce lundi 27 janvier 2025, intervient deux mois après la prise de fonction du nouveau ministre.</strong>

<strong> </strong><em>« L’OCLEI est une structure importante au Mali »</em>, a indiqué le ministre Bakary Traoré dans ses propos introductifs lors de la séance d’échanges, dans la salle de réunion de l’OCLEI. La visite, explique le ministre de la Refondation, vise à encourager l’OCLEI dans ses activités qui ont un impact réel sur le bon fonctionnement des institutions. Il s’agit enfin, a ajouté le ministre, de venir demander l’appui de l’Office pour l’atteinte d’objectifs communs fixés par les autorités de la transition.

Prenant la parole après avoir présenté ses collaborateurs dans la salle et ceux en ligne, le président de l’OCLEI, Moumouni Guindo a d’abord exprimé le sentiment qui l’anime. C’est un privilège et du bonheur pour avoir bénéficié de cette visite du ministre. Aussi, le président de l’OCLEI a exposé la composition, les missions et les défis de l’office qui est à sa huitième année de fonctionnement.

Le collège de l’OCLEI se compose de plusieurs membres dont six représentants de l'Etat, parmi eux trois magistrats et un haut fonctionnaire de la gendarmerie et un autre de la police. Aujourd’hui 80 personnes travaillent à l’OCLEI. Le Président Guindo a profité de ce passage pour expliquer le besoin pour l’OCLEI d’avoir un siège digne de son rang. A ses dires, le dossier d'appel d’offres pour la construction du siège est en cours d’élaboration et l’appel pourrait être lancé d’ici la fin de l’année 2025.

Selon le président de l’OCLEI, les missions de l’OCLEI concourent à lutter contre l'enrichissement illicite. Il s'agit, explique Moumini Guindo, de lutter contre la corruption, contre la fraude et contre les abus dans les marchés publics. A l’heure des réformes, le président de l’OCLEI a attiré l’attention du ministre sur un « débat imposé », à éviter mais qu’il faut débattre souvent. Il s’agit du débat qui vise à opposer l'enrichissement illicite à la corruption qui ne serait pas le champ d’action de l’OCLEI.

« Cette opposition est une erreur », a tranché le président de l’OCLEI. Et d’ajouter : « la corruption est la source de l'enrichissement illicite. Et la convention de l'Union africaine est claire là-dessus ». Moumini Guindo a rappelé que le Forum des organisations de la société civile sur la corruption dont le rapport est à la base de la création de l’OLCEI avait recommandé la création d’un “Office de lutte contre la corruption et l’enrichissement illicite”. Chemin faisant, l’intitulé « corruption » a disparu dans le nom OCLEI. « Il faut en tenir compte dans les réformes à venir », a préconisé le président Guindo, avant de remettre la documentation composée de rapports annuels et de rapports d’étude à la délégation ministérielle.

<strong>Mamadou TOGOLA/maliweb.net</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Dr Boubacar Bocoum sur la lutte contre la corruption et la réforme pénale : «Les dispositions du Code pénal réprimant la corruption révèlent une réelle volonté de lutter contre ce fléau»</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/dr-boubacar-bocoum-sur-la-lutte-contre-la-corruption-et-la-reforme-penale-les-dispositions-du-code-penal-reprimant-la-corruption-revelent-une-reelle-volonte-de-lutter-contre-ce-fleau-3090327.html</link>
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<pubDate>Wed, 08 Jan 2025 10:23:33 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Essor</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Enseignant-chercheur à l'Université des sciences juridiques et politiques de Bamako (USJPB), Dr Boubacar Bocoum porte l'attention sur les innovations apportées au Code pénal, sans passer sous silence l'absence de certaines règles. Le professeur de droit pénal évoque également des défis dans le secteur de la justice</strong>

L'enseignant rappelle que l'histoire récente du Mali a été marquée par la guerre contre le terrorisme et la corruption galopante. Pour lui, la plupart des observateurs attribuent les causes sous-jacentes du conflit au Mali à des dizaines d'années de mauvaise gouvernance ayant engendré la répartition inéquitable des ressources, la corruption et les atteintes aux droits de l'Homme.

Toutes choses, estime le Dr Boubacar Bocoum, ayant provoqué le mécontentement de la population, la violence et l'instabilité. Il affirme qu'il ne fait aucun mystère que la corruption engendre un cercle vicieux d'injustice et d'inégalités, affectant le développement économique et social. « Elle fausse le jeu des marchés et nuit à la qualité de la vie.

Elle joue un rôle de catalyseur de la criminalité organisée et d'ingérences étrangères hostiles», souligne-t-il. Selon lui, ce mal endémique porte gravement atteinte à nos institutions dont nous dépendons et affaiblit leur crédibilité, ainsi que leur capacité à mettre en œuvre des politiques publiques et à fournir des services de qualité. Ce phénomène est une constatation flagrante dans le nombre de secteurs d'activité au Mali et un mal insidieux dont les effets sont aussi multiples que délétères, déplore le spécialiste du droit pénal.

Se prononçant sur la progression de l'offre de corruption, le chercheur précise que des exemples éloquents de corruption ont outré l'opinion publique et sérieusement ébranlé la confiance dans l'intégrité des institutions publiques et privées. Mais aussi dans la vie politique et les processus démocratiques.

S'agissant des postures normatives face à cette gangrène, notre expert juge que la corruption est un cancer. Si on la laisse se développer, argumente le Dr Bocoum, elle étouffera notre société démocratique et détruira ses institutions. D'après lui, en homme averti, nous devons améliorer la prévention. Il ajoute que c'est dans cette optique que le législateur a constitué un outil majeur, le Code pénal dont les dispositions réprimant la corruption révèlent une réelle volonté de lutter contre ce fléau.

NOUVEAU DISPOSITIF PÉNAL- Boubacar Bocoum soutient que le nouveau dispositif pénal a intégré les améliorations dans ce sens. Et pour preuve, insiste l'analyste, la loi n° 027 du 13 décembre 2024 a tout d'abord étendu le champ d'application «rationae personae» de l'infraction de corruption aux agents publics étrangers.

Puis, la récente loi a créé trois autres infractions : le délit d'apparence, le délit d'acceptation ou d'offre de cadeaux industriels et la simulation illicite, illustre le professeur de droit pénal. Et de poursuivre par l'extension de la responsabilité juridique aux personnes morales. Outre l'extension du champ d'application «rationae personae» de l'infraction de corruption, indique notre interlocuteur, aux agents publics et de justice, étrangers ou internationaux, le législateur a également consacré la responsabilité des personnes morales.

Il en est de même pour la protection des dénonciateurs, témoins et experts. Ce faisant, des mesures appropriées sont prises pour assurer une protection des dénonciateurs, témoins et experts contre des actes éventuels de représailles ou d'intimidation. Dans le cadre du renforcement de la saisie et de la confiscation pénale, le nouveau Code pénal, a profondément réformé le régime général de confiscation, notamment en créant des dispositifs de confiscation plus étendus, explique Boubacar Bocoum.

Ce dernier déclare que le législateur a introduit la possibilité d'ordonner des mesures conservatoires sur les biens d'une personne inculpée, notamment afin de garantir l'exécution de la confiscation. Dr Bocoum révèle que ce nouveau texte a également créé l'Agence de recouvrement et de gestion des avoirs saisis et confisqués (ARGASC) dont l'une des principales missions est d'assurer la gestion des biens saisis et confisqués nécessitant des actes d'administration. .

AUTRES AVANCÉES - L'instauration d'un système visant à renforcer la lutte contre les conflits d'intérêts. De l'avis de l'enseignant du supérieur, la lutte contre les conflits d'intérêts est devenue une nécessité devant la confusion de plus en plus fréquente des intérêts publics et privés. Le législateur décide, apprécie notre consultant, de renforcer les mesures destinées à lutter contre les conflits d'intérêts et à restaurer le lien de confiance. La suppression également du principe d'opportunité des poursuites ne dispose pas du parquet en matière de corruption.

Désormais, en matière de corruption, fait remarquer l'universitaire, le procureur de la République financière qui reçoit des rapports à connotation pénale d'un organisme spécifiquement désigné par la loi est tenu d'informer les responsables de ces structures des suites données à ces les transmissions qui ne peuvent être classées sans suite pour raison d'opportunité conformément aux dispositions de l'article 56 nouveau du Code de procédure pénale.

La réforme de la prescription en matière de corruption, explicite l'expert, allonge le délai de prescription de l'action civile (jusqu'à 20 ans) en même temps qu'elle consacre la jurisprudence prévoyante, pour les délits occultes et dissimulés, le rapport du point de départ du délai de prescription de l'action publique au jour de leur découverte.

Dans cette, l'on retient aussi le renforcement de la participation de la société civile à la lutte contre la corruption, se réjouit l'enseignant, rapportant que la loi confère le droit pour toute association reconnue d'utilité publique et régulièrement déclarée depuis au moins cinq ans qui se proposent, par ses statuts, de lutter contre la corruption, de se constituer partie civile à l'audience. En outre, approuve Boubacar Bocoum, l'adoption de mesures permettant d'identifier les sociétés fictives ou sociétés écrans.

À ce niveau, défendez le Dr Bocoum, une disposition de la nouvelle loi qui mérite ici de retenir l'attention, est celle qui instaure des mesures permettant d'éviter le recours à des sociétés écrans aux fins de blanchiment de capitaux et de financement du terrorisme.

En somme, le bilan sur les lois adoptées récemment est «globalement positif, mais si la lutte contre la corruption semble enfin devenue une priorité politique, beaucoup reste à faire», commente le professeur de droit pénal. Il a évoqué les nombreux éléments qui n'ont pas encore été pris en compte dans les dernières réformes législatives. Parmi lesquels, l'absence de véritables mécanismes permettant de responsabiliser les sociétés en obligeant celles-ci à se doter de mécanismes internes de lutte contre la corruption, l'absence de réforme du système judiciaire visant une parfaite indépendance du parquet.

À ce propos, notre expert fait connaître la nécessité d'une justice pénale suffisamment forte et indépendante pour garantir l'égalité de tous devant la loi, gage d'un État de droit. Sur ce point, «le visage du parquet malien est donc paradoxal avec des actions traduisant une capacité de modernisation tout en conservant un statut hiérarchisé en lien avec le politique», souligne le Dr Bocoum.

S'y ajoutent des attentes croissantes de la part du grand public, une justice rapide et efficace ainsi que des moyens humains et financiers à la hauteur des enjeux. «De toute évidence, le Pôle national économique et financier, malgré ses succès, doit donc sans cesser s'adapter pour conserver son efficacité face à des adversaires toujours plus innovants», conclut le spécialiste du droit pénal.

<strong>Namory KOUYATE</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Bonne gouvernance :  La volonté politique en question</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/bonne-gouvernance-la-volonte-politique-en-question-3089655.html</link>
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<pubDate>Mon, 30 Dec 2024 09:18:18 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Une petite ébauche de bilan en matière de lutte contre la mauvaise gouvernance semble laisser les observateurs avertis perplexes.</em></strong>

La Transition actuelle, enclenchée depuis septembre 2020, avait pour cheval de bataille ce que l’on a appelé « la gouvernance vertueuse ». Elle est censée être exemplaire et particulièrement respectueuse des ressources publiques. Ce qui signifie que dans cette gestion des affaires publiques, les biens publics et spécialement les deniers publics doivent être particulièrement respectés. Et le respect de la loi doit être le corollaire de cette gouvernance. Mais, à la longue, au fil de l’évolution de cette période transitoire, l’on note qu’il y a comme une baisse de régime sur ce chantier.

C’est au point que l’on se demande si la volonté politique d’atteindre une gestion efficiente et performante des ressources publiques est réelle ou est toujours de mise. Car, à titre d’exemple, l’on signale que les principes de transparence et de gestion rigoureuse des finances publiques peinent à s’incruster dans les mœurs de l’administration malienne. Et nul n’ignore que les pots-de vin sont encore d’actualité pour faire avancer des dossiers au niveau des administrations financières. Ainsi, à la Douane, aux impôts, au Trésor, des sources ayant requis l’anonymat indexent des cas de corruptions, de malversations et de nombreuses irrégularités. Idem pour d’autres administrations, comme les collectivités décentralisées, où l’orthodoxie financière est superbement ignorée. Quid du simple respect du principe de transparence dans la gestion des deniers publics ? Pourquoi la tendance à l’enrichissement illicite ne fléchit pas dans le pays ? Pourquoi au sein du gouvernement, rapporte un responsable de la classe politique, seuls quatre ministres sur les 28 ont procédé à la déclaration de leur patrimoine ? Pourquoi le chef de l’Etat n’a-t-il pas corrigé ces manquements, depuis des mois ? Quid du chef de l’Etat ? A-t-il déclaré ses biens ? Voilà autant de questions qui poussent les observateurs à plaider pour un renforcement de la volonté politique relative à la bonne gouvernance.

L’on signale, par ailleurs, que le niveau de corruption et de mauvaise gouvernance n’a pas significativement baissé, quand on compare les contenus des rapports des structures de contrôle de ce fléau. Cela interpelle les plus hautes autorités à faire des efforts de traque et de pédagogie, afin que les finances publiques soient gérées avec l’orthodoxie requise. C’est cela qui démontrera à tous que les bases du Malikura sont en train d’être posées.

<strong>Boubou SIDIBE/maliweb.net</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Corruption : l’ennemi public numéro 1 et comment le neutraliser</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/corruption-lennemi-public-numero-1-et-comment-le-neutraliser-3088192.html</link>
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<pubDate>Mon, 16 Dec 2024 17:03:13 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Les analyses des événements en Syrie évoquent la corruption comme l’une des causes de la chute du système politique précédent ; ces analyses semblent, à mon avis, ne pas accorder à la corruption son importance stratégique comme motif explicatif.</strong>

<strong>Importance de la corruption</strong>
Dans un panier, un fruit pourri gâche les autres ; sur un arbre, des vers pourrissent un fruit jusqu’à sa chute par terre.

Pour dominer un peuple, la première méthode consiste à corrompre ses élites dirigeantes. Ensuite, la corruption s’étend aux différentes couches de la société, des plus influentes (économique, militaire) à celle qui façonne l’opinion citoyenne (la culture).

La corruption peut commencer par le bas de la pyramide sociale : le peuple, soumis à une existence matérielle trop difficile, recourt aux moyens les plus illicites pour survivre, dont la corruption.

La corruption peut naître par la courroie de transmission entre les dirigeants étatiques et le peuple, pour une amélioration des conditions matérielles, par exemple juge, policier, douanier, soldat, employé, enseignant, jusqu’au simple portier d’un immeuble.

La corruption peut commencer par le haut de la pyramide sociale. Les dirigeants du pays succombent au désir d’enrichissement pour jouir de villas, de véhicules, de compte bancaire à l’intérieur ou/et à l’étranger.

Dès lors, la nation, dans ses divers domaines, dévorée par la corruption, devient une proie facile à ses ennemis internes ou/et externes.

<strong>Quelques rappels historiques</strong>
De l’antiquité à aujourd’hui, le problème est identique : pour dominer un peuple et sa nation, par des agents autochtones (dictature) ou/et étrangers (impérialisme), il faut corrompre.

Un étranger, venu dans l’antique Sparte et ne voyant pas de muraille, s’inquiéta auprès du chef de la cité. Ce dernier lui montra les paysans au travail dans les champs : «Voici notre muraille». Les citoyens étaient tous dotés d’une formation militaire adéquate et d’une idéologie conséquente.

Vous étonnerez-vous, par exemple, de voir les manifestations de liesse de Syriens, après la chute du système politique des Assad ?… Les dirigeants de cette nation n’ont pas voulu constituer leur peuple en muraille capable de résister aux agressions, interne ou/et externe. Je dis «voulu», car un peuple-muraille signifie lui donner la capacité culturelle de savoir défendre sa patrie contre deux dangers : 1) une dictature interne, 2) une agression étrangère.

La Muraille de Chine fut construite pour protéger le pays des invasions. Informations données par Chat-GPT :

<strong>«Corruption et trahisons</strong>

L’idée que des gardiens de la Muraille de Chine aient été corrompus par les Mongols fait référence à des événements spécifiques où des officiers ou des fonctionnaires locaux, ou même des membres de l’élite, ont trahi leurs propres dirigeants pour s’allier avec les envahisseurs. Par exemple, dans le cadre de la dynastie Jin, certains officiers ou seigneurs locaux ont ouvert les portes ou facilité l’accès des Mongols en raison de leurs alliances secrètes, de leur insatisfaction envers leur propre gouvernement ou, dans certains cas, de pots-de-vin.

Les Mongols, en tant que conquérants, étaient également très habiles à exploiter les divisions internes entre les peuples qu’ils attaquaient. Ils ont souvent promis des récompenses, des postes de pouvoir ou des terres à ceux qui se ralliaient à leur cause. Cela a conduit à plusieurs trahisons, y compris parmi les gardiens des fortifications de la Muraille de Chine, bien que les sources historiques sur cet aspect soient parfois floues.

Ce qui est certain, c’est que la stratégie des Mongols a été aussi psychologique que militaire, exploitant à la fois la corruption, la division interne et les faiblesses des dynasties chinoises pour parvenir à leurs fins».

Comment l’Empire romain a conquis d’autres nations ?… par la corruption de leurs dirigeants. Durant la guerre contre l’impérialisme romain menée par Jugurtha, quel aspect inquiéta le plus l’oligarchie romaine ?… Non pas les victoires militaires du chef numide, mais un autre fait : il utilisait la même arme que les Romains, à savoir corrompre par l’argent des représentants de l’oligarchie romaine.

Quel motif déterminant explique la chute du système «soviétique» ?… Si l’on prend la peine de connaître l’histoire réelle, et non pas la propagande, on découvre ce motif dans les toutes premières années de l’installation de ce système :

«Il avait rudement raison, ce paysan qui déclara au VIIIe Congrès des Soviets :

«Tout va très bien… Seulement, si la terre est à nous, le pain est à vous ; l’eau est à nous, mais le poisson est à vous ; les forêts sont à nous, mais le bois est à vous.

À part ça, le travailleur ne doit pas s’en faire».1

Autrement dit, après le Révolution d’Octobre, très vite, une caste privilégiée se constitua et imposa sa domination, camouflée en «dictature du prolétariat». Le pourrissement de la «pomme» se concrétisa en soixante-dix ans (19212-1991).

Durant l’agression militaire états-unienne contre l’Irak, Scott Ritter, analyste en géo-stratégie, déclara : quatre-vingt généraux de l’armée irakienne, complices de l’armée U.S., furent emmenés aux États-Unis.

En 2024, l’AIPAC, organisme états-unien lobby sioniste, affirma avoir acheté environ 65% des Représentants du Congrès U.S. Face à eux, que peut faire le président élu du pays, Trump ?

À propos de la chute de la Syrie, que sont devenus les dirigeants de l’armée ?

Comment opère les agences, clandestines ou déclarées type ONG, d’une oligarchie impérialiste actuelle pour recruter des représentants des élites d’une nation, puis changer le système politique en faveur des intérêts de cette oligarchie étrangère ?… par des pots de vin, l’octroi de bourses, la formation de «Young Leaders», le financement plus ou moins occulte d’activités dans tous les domaines, notamment culturel (Centres, Instituts, etc.), la publication des «œuvres» et la diffusion des déclarations largement médiatisées d’»influenceurs».

L’argent, utilisé pour enrichir les éléments corrompus d’une nation, est le moyen de soumission. Tous les autres domaines suivent : économie, militaire, culturel.

<strong>Agent corrupteur et agent corrompu</strong>
À l’intérieur d’une nation, l’oligarchie dictatoriale crée une caste opportuniste, assoiffée d’enrichissement, pour encadrer le peuple et vivre à son détriment.

À l’échelle internationale, l’oligarchie impérialiste crée une oligarchie autochtone à son service : les deux vivent de l’exploitation des richesses naturelles de la nation vassale.

Si l’argent se révèle insuffisant comme moyen de soumission, il est complété par l’exercice de la violence. Elle s’exerce par la dictature autochtone ou/et par l’agression militaire étrangère. Cette violence est d’autant plus efficace que le degré de corruption dans la société est grave.

L’argent permet de constituer des armées mercenaires, capables de renverser des régimes politiques corrompus ; et le manque d’argent fragilise les armées jusqu’à les rendre inefficaces face à une agression militaire interne ou/et externe3. L’argent est le nerf de la guerre, et de la force ou de la faiblesse d’une nation.

<strong>Solution</strong>
Une nation indépendante, un peuple souverain doivent, en premier lieu, éliminer toute forme de corruption parmi leurs représentants, dans tous les domaines.

Pour qu’une nation soit victorieusement résistante à une agression étrangère, il faut que cette nation le soit à ses contradictions internes. Pour l’être, il faut que son peuple soit informé et conscient des enjeux. Pour qu’il le soit, il faut un rapport non de peur, de méfiance et d’hostilité, mais de confiance et de coopération entre dirigeants et dirigés, dans tous les secteurs de l’activité sociale.

Cette excellence de situation d’une nation n’est pas facile à réaliser : les corrompus existent dans toute société. Plus grave encore : ils pratiquent l’art de se présenter comme les meilleurs défenseurs de la nation et du peuple, d’où la difficulté de repérer leurs méfaits.

<strong>Comment découvrir ces derniers, pour les neutraliser ?</strong>

Tout représentant ou défenseur de la nation et du peuple, qui agit dans le domaine social, doit rendre public son compte bancaire et ses biens matériels. Ces informations doivent être connues avant l’entrée en fonction et à la fin de celle-ci : cela permet de vérifier si, durant l’activité publique, la personne n’en a pas profité pour s’enrichir illégalement.

Un organisme national de contrôle, constitué en réseau dans tout le pays, vérifie la conformité des déclarations de ces représentants. Cet organisme fonctionne correctement à une condition : que les dirigeants étatiques le permettent ; et, pour qu’il en soit ainsi, elles doivent défendre réellement les intérêts de leur peuple.

Est-ce là une proposition utopique ?… Des indices de Perception de la Corruption dans les diverses nations existent. Ils servent d’indicateurs aux investisseurs et aux… corrupteurs. Il est donc possible de réduire la corruption à un minimum qui met hors de danger le fonctionnement correct d’une nation.

Accuser les corrupteurs d’asservir des corrompus, c’est reprocher à un serpent d’émettre son poison, à un virus d’envahir le corps : stupide et inutile. L’attitude correcte est de veiller à ce que le serpent n’utilise pas son venin, que le virus n’envahisse pas le corps. Le venin ou le virus, dans une société, sont les individus dépourvus de dignité humaine : ils se vendent au plus offrant et accomplissent ses ordres les plus abominables, en se présentant comme les personnes les plus bienfaitrices. Prévenir vaut mieux que guérir.

<strong>Source: https://reseauinternational.net/</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Semaine nationale de lutte contre la corruption : Des jeunes pour susciter des changements sociaux</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/semaine-nationale-de-lutte-contre-la-corruption-des-jeunes-pour-susciter-des-changements-sociaux-3087840.html</link>
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<pubDate>Sat, 14 Dec 2024 01:24:15 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le ministre de la Justice et des Droits de l'Homme, garde des Sceaux, Mamoudou Kassogué a présidé, le lundi 9 décembre, au Centre international de conférence de Bamako, la cérémonie de lancement de la Semaine nationale de lutte contre la corruption, édition 2024.</em></strong>

Dans son intervention, il a rappelé que l'Assemblée générale des Nations unies a, par la résolution 58/4 en date du 31 octobre 2003, adopté la Convention Ades Nations unies contre la corruption (Cnucc).

Et d'ajouter que par la même résolution, elle a décidé de déclarer le 9 décembre, Journée internationale de la lutte contre la corruption afin de sensibiliser au problème de la corruption et faire connaître le rôle de la Convention dans la lutte contre celle-ci et sa prévention.

Selon lui, la corruption est l'une des principales sources des déséquilibres économiques et sociaux aux lourdes conséquences pour la paix, la stabilité et la cohésion sociale, facteurs essentiels pour le développement socio-économique de tout pays.

A ses dires, cette cérémonie de lancement de la semaine de lutte contre la corruption est l'expression éloquente de la volonté politique et de l'attachement des plus hautes autorités de la Transition à la lutte implacable et irréversible contre la corruption dans notre pays. Avant de préciser que la Semaine nationale de lutte contre la corruption a été instituée par le décret n°10-624/P-RM du 26 novembre 2010 avec pour objectif d'informer l'opinion publique sur les actions entreprises dans le cadre de la lutte contre la corruption et la délinquance économique et financière en République du Mali et contribuer par la sensibilisation sur le phénomène en vue de restaurer un climat de confiance entre les pouvoirs publics et les citoyens.

A l'en croire, conformément aux objectifs visés par la semaine de la lutte contre la corruption, il est heureux de constater la mobilisation enthousiaste à l'occasion de cette cérémonie de lancement laissant envisager, avec plein d'optimisme, un franc succès des activités qui seront menées, tout au long de la semaine, par différentes structures et organisations intervenant dans le domaine de la lutte contre la corruption.

<strong>La corruption affecte davantage les jeunes</strong>

Il a saisi l'occasion pour souligner que la corruption affecte davantage les jeunes, en raison de leur implication dans tous les aspects de la vie sociale, en tant qu'étudiants, militants, citoyens, travailleurs, consommateurs et électeurs. Car, selon lui, les jeunes sont, par leur nombre, la variété de leurs rôles et les transactions qu'ils concluent, exposés, plus que d'autres groupes, au risque d'avoir à payer des pots-de-vin.

<em>"A l'occasion de leurs relations avec l'administration et les entreprises, ils se trouvent souvent en première ligne sur le front de la corruption. Il arrive qu'ils soient obligés de payer pour aller en classe, passer un examen ou obtenir un emploi",</em> a-t-il ajouté.

Dans bien des cas, a-t-il poursuivi, payer indument et regretter durant toute sa vie avec des conséquences inimaginables peut devenir une étape obligée pour décrocher un premier emploi ou le seul moyen de remporter les rares postes proposés face à une concurrence de plus en plus forte.

Pour le garde des Sceaux, il faut toujours avoir à l'esprit que seul le travail honnête et sérieux paye avec la gratification et la reconnaissance de ses concitoyens. Ainsi, martèlera-t-il, en tant que groupe, les jeunes forment une part importante des communautés et des sociétés au sein desquels ils vivent. Selon les chiffres les plus récents, dira-t-il, les jeunes de 15 à 24 ans représentent un cinquième de la population mondiale, et vivent, dans leur majorité, dans la précarité et si l'on ajoute ceux de moins de 15 ans, ils représentent 60 % de la population du Mali.

Toutes choses qui font que les jeunes constituent le poids numérique nécessaire pour susciter des changements sociaux et constituent une force sans égale, capable de faire basculer l'équilibre des forces dans le combat mondial contre la corruption. Et de poursuivre qu'il sera donc difficile de réaliser de nouveaux progrès sans faire jouer aux jeunes un rôle de premier plan.

<em>"C'est tout l'intérêt du thème de cette année. Engager les jeunes à dire non à la corruption, aujourd'hui et dans l'avenir, est une étape essentielle pour progresser, de manière effective, dans la lutte contre les abus de toute sorte pots-de vin, fraude, collusion et clientélisme. </em>

<em>Si l'engagement des jeunes n'est pas suffisant à lui tout seul, c'est toutefois un élément complémentaire indispensable du combat contre la corruption"</em>, a-t-il fait savoir.

<strong>Plusieurs mesures adoptées</strong>

Pour le ministre Kassogué, élever et éduquer une nouvelle génération dans le respect de l'intégrité, de la démocratie et de la transparence est l'un des moyens les plus efficaces de s'assurer d'un futur où la corruption ne sera pas dans l'ordre naturel des choses. Car, l'éducation formelle et informelle peut contribuer à atteindre cet objectif, d'une façon importante, et doit être utilisée pour modifier les perceptions et les pratiques en matière de corruption, renforcer l'intérêt des jeunes et les pousser à prendre une plus grande part dans le combat contre la corruption.

Notons que dans le cadre de la lutte contre la corruption, le Mali a adopté plusieurs mesures à la fois normative, structurelle et organisationnelle, dont l'impact positif est de plus en plus perceptible notamment la Stratégie nationale de lutte contre la corruption (SNLCC) et son Plan d'actions (2023-2027), approuvée par le décret n°2023-0546/PT-RM du 21 septembre 2023, un document qui constitue désormais la référence pour toutes les mesures et les actions à entreprendre dans le cadre de la lutte contre la corruption dans notre pays.

Au plan institutionnel, il a précisé qu'en seulement trois ans, notre pays a créé et rendu opérationnelles plusieurs structures aussi importantes que stratégiques pour faire face, efficacement, au phénomène de la corruption et la délinquance économique et financière, à savoir : le Pôle national économique et financier avec une compétence nationale, composé de magistrats spécialisés, d'enquêteurs de la police et de la gendarmerie et d'assistants spécialisés en investigations financières ; l'Agence de recouvrement et de gestion des avoirs saisis ou confisqués (Argasc), chargée de gérer les biens dont la saisie ou la confiscation est ordonnée par les autorités judiciaires ; le Pôle national de lutte contre la cybercriminalité, composé de magistrats spécialisés, d'enquêteurs de la police et de la gendarmerie et d'assistants spécialisés en investigation d'infraction de cybercriminalité cette juridiction est une première dans notre sous-région, voire au niveau continental ; la direction nationale des droits de l'Homme alliant la lutte contre la corruption et les exigences de respect des droits de l'homme.

<strong>Coexistence entre les </strong><strong>structures impliquées dans </strong><strong> la lutte contre la corruption</strong>

Il ajoutera que ces organes coexistent avec d'autres structures impliquées dans la lutte contre la corruption comme l'Office central de lutte contre l'enrichissement illicite, le Bureau du Vérificateur général, la Cellule de traitement des informations financières, l'Autorité de régulation des marchés publics et des délégations de service public, la Section des comptes de la Cour suprême qui vient d'être érigée en Cour des comptes avec l'adoption de la Constitution du 22 juillet 2023.

Pour finir, il a salué l'adoption, le 31 octobre 2024, par le Conseil national de transition du nouveau Code Pénal et du nouveau Code de Procédure Pénale qui sont porteurs d'un immense espoir pour la transformation positive de la justice pénale de notre pays. Aussi, l'adoption de ces textes va contribuer à améliorer, considérablement, l'arsenal juridique de lutte contre la corruption et l'impunité en ce qu'ils prévoient d'importantes innovations, notamment : l'imprescriptibilité des infractions en matière de délinquance économique et financière en lien avec les biens publics, lorsqu'elles sont de nature criminelle ; l'introduction de techniques d'enquête spéciales ; la protection des dénonciateurs, des témoins, des experts et des victimes ; la suppression des privilèges et immunités des parlementaires qui constituaient un terreau favorable pour l'impunité de certains agents publics et élus ; la suppression des cours d'assises au profit des chambres criminelles instituées au niveau des tribunaux de grande instance afin d'aboutir à la célérité dans le traitement des dossiers ; l'institution des chambres criminelles au niveau des tribunaux de grande instance pour plus de célérité dans le traitement des dossiers ; la prise en charge de plusieurs nouvelles incriminations et l'intégration de différents textes pénaux dans différentes matières de la vie économique, politique et sociale.

<strong>                            Boubacar Païtao </strong>

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<title>Semaine nationale de lutte contre la corruption : La jeunesse au cœur de l’édition 2024</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/semaine-nationale-de-lutte-contre-la-corruption-la-jeunesse-au-coeur-de-ledition-2024-3087395.html</link>
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<pubDate>Tue, 10 Dec 2024 09:44:57 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Essor</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Les magistrats sont appelés à contribuer à la pleine réussite de l'événement pour donner à la lutte contre la corruption un élan à hauteur de souhait. Et que la jeunesse soit bien informée des cours en matière de lutte contre ce fléau</strong>

Sous le thème : «S'unir avec la jeunesse contre la corruption-former l'intégrité de demain», la Semaine nationale de lutte contre la corruption a été lancée hier par le ministre de la Justice et des Droits de l'Homme, Garde des Sceaux, Mamoudou Kassogué.

C'était au Centre international de conférences de Bamako (CICB) en présence des magistrats, des représentants des institutions impliquées dans la lutte contre ce fléau et des diplomates accrédités dans notre pays. La semaine est une occasion pour sensibiliser davantage, autour d'un thème choisi, sur l'acuité de la problématique liée à combattre ce phénomène.

Des activités seront exercées, tout au long de la semaine, par différentes structures et organisations intervenant dans le domaine de la lutte contre la corruption. Les jeunes sont, par leur nombre, la variété de leurs rôles et les transactions qu'ils concluent, exposés, plus que d'autres groupes, au risque d'avoir à payer des pots-de-vin.

À l'occasion de leurs relations avec l'administration et les entreprises, ils se retrouvent souvent en première ligne sur le front de la corruption. Il arrive qu'ils soient obligés de payer pour aller en classe, passer un examen ou obtenir un emploi.

Selon le ministre de la Justice, dans bien des cas, payer indument et regretter durant toute sa vie avec des conséquences inimaginables peut devenir une étape obligée pour décrocher un premier emploi ou le seul moyen de remporter les rares postes proposés face à une concurrence de plus. en plus forte. «Il faut toujours avoir à l'esprit que seul le travail honnête et sérieux paye avec la gratification et la reconnaissance de ses concitoyens», a conseillé le Garde des Sceaux, tout en admettant que les jeunes forment une part importante dans la précarité.

Ainsi, Mamoudou Kassogué a estimé que les jeunes ont le poids numérique nécessaire pour susciter des changements sociaux et constituer une force sans égale, capable de faire basculer l'équilibre des forces dans le combat mondial contre la corruption. Il sera donc difficile de réaliser de nouveaux progrès sans faire jouer aux jeunes un rôle de premier plan. C'est tout l'intérêt du thème de cette année.

Pour le ministre chargé de la Justice, il s'agit d'élever et éduquer une nouvelle génération dans le respect de l'intégrité, de la démocratie et de la transparence comme un des moyens les plus efficaces de s'assurer d'un futur. où la corruption ne sera pas dans l’ordre naturel des choses. Surtout que l'éducation formelle et informelle peut contribuer à atteindre cet objectif, et doit être utilisée pour modifier les perceptions.

ARSENAL JURIDIQUE- Le ministre de la Justice rappellera les dispositions prises par les autorités dans le cadre de la lutte contre la corruption. Il a cité et apprécié l'adoption, le 31 octobre dernier, par le Conseil national de Transition (CNT) du nouveau Code pénal et du nouveau Code de procédure pénale. Lesquels sont porteurs d'un immense espoir pour la transformation positive de la justice pénale de notre pays. « Leur adoption va contribuer à améliorer, considérablement, l'arsenal juridique dans la lutte contre la corruption et l'impunité en ce qu'ils connaissent d'importantes innovations », a salué Mamoudou Kassogué.

Toutes ces avancées n'auraient servi à rien si une lutte efficace n'est pas menée contre la corruption dans le secteur judiciaire, à tous les niveaux de fonctionnement de l'appareil judiciaire. A cet égard, le ministre de la Justice a prévenu que son département s'attèle à renforcer le contrôle interne qui est désormais systématique pour des besoins de prévention et de répression.

Le ministre Kassogué s'est félicité du bilan de la dernière session de la Cour d'assises de Bamako, consacrée aux affaires de corruption et de délinquance économique et financière. En effet, les condamnations pécuniaires prononcées ont atteint plus de 11 milliards de Fcfa. Les cautions s'élèvent à plus de 15 milliards de Fcfa. Déjà, selon lui, la somme de 330 millions de Fcfa a été versée au titre des remboursements, uniquement sur les atteintes aux biens publics.

Sur ce tableau encourageant, la Garde des Sceaux a exhorté les magistrats à contribuer à la pleine réussite des activités de cette semaine pour donner à la lutte contre la corruption un élan à hauteur de souhait, afin que la jeunesse soit informée des réalisations en cours dans le domaine de la lutte contre ce fléau.

Après avoir rappelé la genèse et les objectifs de la Semaine nationale de lutte contre la corruption, le président de la commission nationale d'organisation, non moins secrétaire général du département de la Justice, Dr Boubacar Sidiki Diarrah, a dévoilé le programme qui va au -au-delà d'une semaine sera marquée par des campagnes de sensibilisation, des conférences-débats et d'autres activités.

<strong>Oumar DIAKITE</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Rapport de l&amp;apos;Office central de lutte contre l’enrichissement illicite (OCLEI) : La mairie du District dans la ligne de mire !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/rapport-de-loffice-central-de-lutte-contre-lenrichissement-illicite-oclei-la-mairie-du-district-dans-la-ligne-de-mire-3087216.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/rapport-de-loffice-central-de-lutte-contre-lenrichissement-illicite-oclei-la-mairie-du-district-dans-la-ligne-de-mire-3087216.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 09 Dec 2024 01:10:03 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Aube</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>À Bamako la capitale, le coup de balai des vérificateurs et auditeurs publics n’a pas manqué de porter ses effets. Non seulement l’insalubrité y est ambiante, mais la gestion des déchets domestiques et ordures ménagères n’est pas de tout repos. C’est dans ce contexte que le rapport de l’OCLEI (Office central de lutte contre l’Enrichissement illicite) est tombé pour apporter des éclairages sur les préoccupations des autorités quant la nébuleuse que constitue la gestion de l’insalubrité dans la ville de Bamako où la population est confronté au quotidien à ce problème majeur en l’absence de rotation des bennes d’enlèvement des ordures ménagères en général et des déchets liquides et solides plus particulièrement créant des frictions entre mitoyens parfois. Ce phénomène persiste depuis maintenant plusieurs années.</strong>

Pour rappel, dans le cadre de la Décentralisation, la gestion des déchets solides est une compétence transférée aux Collectivités Territoriales par le décret N°2014-0572/P-RM du 22 juillet 2014. À ce titre, dans le domaine de l’assainissement et de la lutte contre les pollutions et nuisances, les municipalités ont un rôle prépondérant à jouer.

Le rapport d’analyse sur les compétences transférées aux collectivités territoriales et des contrats liés à l’assainissement de la ville de Bamako et noués par la Mairie du District de 2014 à 2022 a révélé ses conclusions, suite à une mission qui s’est déroulée dans le cadre de ses prérogatives. l’OCLEI a passé en revue tous les contrats liés à l’assainissement de la ville de Bamako, et plus spécifiquement, l’analyse a porté sur la mise en œuvre de la convention de gestion déléguée des services de propreté de la ville de Bamako conclue entre la Mairie du District et la société OZONE Mali sur la période de 2014 à 2022. Pour mener à bien ces travaux jusqu’à leur terme, l’habilitation n°2023-0000001/OCLEI-SG du 09 novembre 2023 a été délivrée par le Président de l’OCLEI à une équipe du Pôle Investigations.  Cette équipe a fait plusieurs remarques. Primo, la Convention de la gestion des services de propreté de la ville de Bamako a été conclue dans des conditions opaques ; secundo l’Etat s’est substitué à la Mairie du District pour le paiement des prestations de la société OZONE Mali ; tertio, la Mairie a engagé et payé d’autres prestataires pour le nettoiement sur la période sous contrat avec la société OZONE Mali. Tout cela fait désordre aux yeux de l’équipe d’investigations. Car la facturation au forfait a entrainé une dépense indue de 20,3 milliards de FCFA.

Conséquence : le Ministre des Finances a engagé l’Etat à rembourser 18 milliards de FCFA empruntés par OZONE Mali. Le président de l’Office central de Lutte contre l’Enrichissement illicite (OCLEI) a donc transmis, pour leurs observations, le rapport provisoire par Lettre n°000356/OCLEI-P du 13 août 2024 au Ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable, par Lettre n°000357/OCLEI- P du 13 août 2024 au Ministre de l’Economie et des Finances et, par Lettres n°2024-358/OCLEI du 13 août 2024 et n°2024-0480/OCLEI du 30 octobre 2024 à la Mairie du District de Bamako. Pour obtenir des éléments de réponse aux questions soulevées par son équipe d’investigations. En résumé, il en résulte que les éléments de réponse reçus par l’OCLEI figurent en encadré dans son présent rapport qui couvre la période allant de 2014 à 2022.

L’Office central de Lutte contre l’Enrichissement illicite (OCLEI) fait observer que la Mairie du District a engagé 87 milliards de francs CFA dans l’assainissement de la ville de Bamako. Ce montant résulte de la Convention de gestion des services de propreté de la ville de Bamako avec la société Ozone Mali du groupe marocain Ozone Environnement et Services, pour un montant annuel de 9 197 141 781 FCFA sur une durée de 8 ans, et celle de contrats avec des groupements d’intérêt économique pour 13 459 223 148 FCFA entre 2019 et 2022.  Une nébuleuse que l’OCLEI a déplorée dans le processus de conclusion et de signature de la Convention de la gestion des services de propreté de la ville de Bamako, parce qu’il s’est déroulé dans des circonstances opaques.

À signaler que les échanges sur les prestations et leurs coûts ont été bouclés sans une intervention documentée des services techniques compétents, notamment ceux de la Mairie du District de Bamako, du Ministère chargé des collectivités territoriales et du Ministère de l’Economie et des Finances, a noté l'OCLEI, qui n’a trouvé aucun document attestant une analyse rigoureuse et documentée sur les besoins, la faisabilité du projet, la nature et le volume des prestations, les voies et moyens de stockage et de traitement des déchets collectés, la typologie et le nombre des ressources humaines requises. Sans compter qu’il n’y a eu aucune évaluation financière permettant de déterminer les montants à payer par le Mali ni leurs modalités.

À ce point d’analyse, l’OCLEI fait remarquer que le Ministre de l’Environnement, de l’Eau et de l’Assainissement a conduit le processus de conclusion de la convention en apposant sa signature, alors qu’il n’était ni autorité concédante ni autorité de tutelle de la Mairie du District. Ce qui est d’autant plus grave qu’il s’agit de commande publique. Au détail près, le rapport met en évidence, à la date du 31 décembre 2022, selon les données reçues à son siège, des paiements effectués à la société OZONE Mali de la somme de 25.318.335.372 FCFA au titre de ses prestations sur la période. Sur ces paiements, 24.605.857.262 FCFA, soit 97% du montant, proviennent du budget national à travers des subventions accordées par le Ministre de l’Economie et des Finances.

Par contre, la Mairie n’a payé sur ses fonds propres que 712.478.110 FCFA, soit 3% des paiements effectués. L’OCLEI en déduit que parallèlement à l’exécution de la Convention avec la société OZONE Mali, la Mairie du District a, de 2019 à 2022, contracté également avec d’autres prestataires des marchés de nettoiement pour lesquels elle a engagé par contre 13.459.223.148 FCFA et payé 4.894.129.617 FCFA sur ses fonds propres. Ce n’est pas tout, puisque, de 2015 à 2019, les autorités de la Mairie du District de Bamako ont permis à la société OZONE Mali de procéder à une facturation forfaitaire de ses prestations. Ce qui est aussi gravissime, car par ce système de facturation ils font ressortir un taux d’exécution de 100%, obligeant la Mairie à payer la totalité des prestations prévues dans le bordereau des prix. En procédant ainsi, le montant total facturé par la société OZONE Mali s’est élevé à 42.504.956.354 FCFA sur cette période. L’évaluation faite par l’équipe d’investigations de l’OCLEI sur les prestations réellement exécutées fait ressortir 22.152.848.721 FCFA. Or le montant facturé dépasse de 20.352.107.633 FCFA la réalité des prestations effectuées.  C’est le comble !

De plus, note le rapport, en juin 2020, le Ministre de l’Economie et des Finances a engagé l’Etat, à travers l’octroi d’une garantie autonome à un pool bancaire, au remboursement d’un prêt bancaire de 18.007.549.044 FCFA accordé à la société OZONE.  Il est presque normal de dire que la Mairie du District, bien qu’étant la partie contractante de la Convention, n’a pas été associée à la conclusion de ce prêt bancaire.

Pour tous ces faits épinglés, l’Office central de Lutte contre l’Enrichissement illicite recommande aux autorités : d'impliquer en temps opportun les services techniques dans les évaluations techniques et financières préalables à la signature d’une convention de délégation de service public ; de ne pas impliquer officiellement des services et responsables qui n’ont pas d’attributions légales dans la signature d’une convention de délégation de service public ; d'identifier les sources de financement et le mécanisme de mobilisation des ressources avant la signature de toute convention de délégation de service public ; de déterminer la nature et l’étendue des besoins de manière exhaustive et avec précision afin d’éviter l’attribution de contrats parallèles ayant les mêmes objectifs.

En conclusion, le caractère opaque de la négociation et de la conclusion de la Convention de la gestion des services de propreté de la ville de Bamako entre la Mairie du District et la société OZONE Mali explique, principalement, les difficultés rencontrées par les parties pour sa mise en œuvre, dit le rapport. Cette opacité dans laquelle la convention a été conclue a impacté négativement l’intérêt et l’engagement de ces acteurs dans le suivi, le contrôle et le règlement des prestations de nettoyage et d’assainissement de la ville de Bamako par la société OZONE Mali.

L’approche adoptée par les autorités l’a été au détriment des principes fondamentaux régissant la commande publique, à savoir l’économie et l’efficacité du processus d’acquisition et la transparence dans les procédures, ajoute-t-il.

L’ensemble des manquements observés n’a pas favorisé les conditions de la transparence et de la légalité requises à l’établissement et à l’exécution judicieux de la convention dans l’intérêt général. Des acteurs majeurs des services techniques ayant un rôle à jouer en amont et en aval de la signature de la convention n’ont pas été impliqués avant l’étape de la conclusion de ladite convention. Afin d’assurer une saine gestion des ressources publiques, l’Office central de Lutte contre l’Enrichissement illicite a formulé ses recommandations citées plus haut.

L’Office central de Lutte contre l’Enrichissement illicite (OCLEI) a été créé par l’Ordonnance n°2015-032/P-RM du 23 septembre 2015. Le Décret n°2015-0719/P-RM du 09 novembre 2015 en fixe l’organisation et les modalités de fonctionnement. Il est une autorité administrative indépendante telle que prévue aux articles 46 à 49 de la Loi n°2014-049 du 19 septembre 2014 fixant les principes fondamentaux de la création, de l’organisation, du fonctionnement et du contrôle des services publics. Conçu colle outil d’amélioration de la gouvernance publique mis en place par l’Etat du Mali, d’une part, pour accélérer l’atteinte de ses objectifs de transparence et de bonne gestion des ressources publiques et, d’autre part, pour mettre en œuvre les obligations qui lui incombent en vertu des instruments communautaires, régionaux et internationaux de lutte contre la corruption et les infractions assimilées, l’OCLEI a pour mission de mettre en œuvre l'ensemble des mesures de prévention, de contrôle et de lutte envisagées au plan national, sous régional, régional et international contre l'enrichissement illicite. À ce titre, il est chargé, entre autres, d'effectuer ou de faire effectuer des études périodiques sur l'évolution des techniques utilisées aux fins d’enrichissement illicite ; de centraliser les informations nécessaires à la détection et à la prévention des faits d'enrichissement illicite ; d'animer et de coordonner, en tant que de besoin, aux niveaux national et international, les moyens d’investigations dont disposent les administrations ou services pour la recherche des infractions induisant des obligations de déclaration ;  d'émettre un avis sur la mise en œuvre de la politique de l’Etat en matière de lutte contre l'enrichissement illicite et de proposer toutes réformes nécessaires au renforcement de l'efficacité de la lutte contre l'enrichissement illicite ; de susciter et de promouvoir au sein des institutions et des organismes publics et parapublics des mécanismes destinés à prévenir, détecter et faire réprimer l'enrichissement illicite ; d'évaluer périodiquement l'impact des stratégies et les performances atteintes ; de recommander toutes réformes, législative, réglementaire ou administrative, tendant à promouvoir la bonne gouvernance, y compris dans les transactions commerciales internationales.

Les études réalisées par l’OCLEI peuvent aboutir à l’ouverture d’investigations financières pour présomption d’enrichissement illicite contre les personnes impliquées.

<strong>Khaly-Moustapha LEYE </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Rapport annuel 2023 de l&amp;apos;OCLEI : Une «tromperie» sur la marchandise !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/rapport-annuel-2023-de-loclei-une-tromperie-sur-la-marchandise-3087009.html</link>
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<pubDate>Sat, 07 Dec 2024 01:32:30 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>De l'"auto-saisine suite à des dénonciations", une fausse route</strong>

<strong><em>Dans sa volonté manifeste de transformer l'Office central de lutte contre l'enrichissement illicite (Oclei) en machine à broyer le cadre malien, Moumouni Guindo ne lésine sur aucun moyen pourvu que l'honneur et la considération de ceux qui mouillent véritablement le maillot pour le Mali soient jetés aux chiens.</em></strong>

En deux pièces, le vendredi 29 novembre 2024, Moumouni Guindo, le président de l'Office central de lutte contre l'enrichissement illicite (Oclei), a remis au chef de l'Etat, le rapport annuel d'activités de son institution de la façon la plus solennelle. Dans la foulée, il a également remis au chef de l'Etat <em>"le rapport d'analyse des contrats liés à l'assainissement de la ville de Bamako par la mairie du district de 2014 à 2022".</em> En réalité, une lecture fine et critique permet de mettre à jour le vide abyssal qu'il y a dans ce spectacle. Il y a un parfum de dol, mais notre sagesse populaire dit que <em>"la parole a été dite devant des personnes sensées".</em>

Avec emphase, Moumouni Guindo, "PhD, MBA, DPAI, officier de l'Ordre national" a parlé fièrement de ses réalisations qui se résument lapidairement à la sensibilisation d'environ 1000 personnes et la transmission à la justice de six dossiers d'agents publics, supposés, jusqu'à preuve du contraire, innocents mais dont le sort paraît scellé déjà.

Un bilan assez éloquent pour qu'il demande au chef de l'Etat de doter son institution d'un siège à la hauteur de ses ambitions. C'était sous les lambris dorés de Koulouba. Il faut "rentrer" dans le rapport édité pour se rendre compte de la «tromperie sur la marchandise». Déjà, l'esprit inattentif retiendra que les dossiers à contentieux ne sont pas au nombre de six mais 23 ! Ce n'est pas tout, il s'agit d'un cumul qui va de 2019 à 2023 <em>"pour un montant présumé de 25,460 milliards de F CFA".</em> On le lit clairement dans le résumé du rapport. En réalité, les six dossiers communiqués à la justice pour 2023 ne font que 1 541 704 779 misérables FCFA. C'est bien ce qu'on lit à la page 61 du document avec la précision que <em>"les 6 dossiers transmis sont consécutifs à des enquêtes ouvertes par le Conseil de l'Oclei sur auto-saisine suite à des dénonciations". Sur "auto-saisine suite à des dénonciations"</em> ! Les puristes aviseront. Sur le cas des deux agents (douane et impôts) il s’agit bien des mouvements dans leur compte. Et ce qu’il faut savoir, c’est que les agents de la douane et des impôts bénéficient légalement d’autres avantages dans le cadre de leur fonction (primes et surtout en cas de contentieux). Et pourquoi ces deux agents réputés être les plus intègres parmi tant d’autres ? On ne sait pas trop.

Les conclusions du document sont édifiantes. L'Oclei, à son corps défendant, constate que <em>"la baisse continue des déclarations de biens, depuis 2018 est préoccupante"</em> (point 318). Il s'empresse d'ajouter également que <em>"la lenteur constatée dans le traitement des dossiers transmis à la justice impacte négativement l'Oclei et affecte la perception de l'opinion sur le bien-fondé de la lutte contre la corruption et l'enrichissement illicite. Sur l'ensemble des dossiers transmis à la justice par l'Oclei, de 2018 à 2023, aucun n'a encore fait l'objet d'un jugement".</em> (point 319).

<em>"L'analyse des contrats liés à l'assainissement de la ville de Bamako par la mairie du district de 2014 à 2022"</em> laisse perplexe le lecteur. Car s'il y a détournement et mauvaise gestion pour des montants faramineux aucun lien n'a été établi avec des responsabilités individuelles qui ont eu à s'enrichir de façon illicite. Dans le fond, il s'agit d'un rapport de vérification.

<strong>La rédaction</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Lutte contre la corruption : Le rapport annuel 2023 de l’OCLEI remis au président Assimi Goïta</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/lutte-contre-la-corruption-le-rapport-annuel-2023-de-loclei-remis-au-president-assimi-goita-3086762.html</link>
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<pubDate>Thu, 05 Dec 2024 03:52:43 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le rapport annuel 2023 de l’Office central de lutte contre l’enrichissement illicite (OCLEI) a été remis au président Assimi Goïta vendredi dernier, 29 novembre 2024. Dans son discours, Dr. Moumouni Guindo a présenté les actions clés menées par l’OCLEI, notamment les activités de sensibilisation ayant touché près de 1 000 personnes à travers des partenariats dynamiques avec les confessions religieuses. En répression, l’OCLEI a transmis six dossiers importants à la justice, mettant en lumière des écarts significatifs entre les revenus légitimes et les patrimoines déclarés des agents concernés.

A cette occasion, le Chef de l’Etat a réaffirmé son «<em>engagement ferme à lutter résolument contre l’enrichissement illicite et toutes les formes de délinquance économique et financière</em>». Inscrite au cœur du Programme d’action du gouvernement, cette priorité vise à combattre la corruption, les détournements de biens publics et l’impunité.

La modernisation de l’administration à travers la digitalisation des services publics «<em>témoigne de notre engagement à endiguer le phénomène de corruption</em>», a-t-il souligné. Le président Goïta a mis l’accent sur les avancées significatives telles que l’adoption de la nouvelle Constitution et la mise en œuvre de la Stratégie nationale de lutte contre la corruption. Ces réformes s’accompagnent de la création d’outils spécifiques comme le Pôle national économique et financier et l’Agence de recouvrement et de gestion des avoirs saisis ou confisqués.

Le Général d’Armée Assimi Goïta a appelé à une mobilisation collective pour un «<em>Mali pacifié et prospère</em>» Il a encouragé les agents de l’OCLEI à «<em>redoubler d’efforts face aux défis à venir</em>» et réaffirmé que cette lutte, menée ensemble, constituera la pierre angulaire du «<em>Mali Kura</em>» !]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Rapport 2023 de l’OCLEI : Le président Moumini Guindo dénonce et accuse</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/rapport-2023-de-loclei-le-president-moumini-guindo-denonce-et-accuse-3086515.html</link>
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<pubDate>Tue, 03 Dec 2024 01:33:13 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Témoin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Remis dernièrement au chef d’Etat, le rapport 2023 de l’OCLEI a comme de coutume fait grandement saliver ceux qui ont pris le temps de parcourir son contenu plus que vertigineux. On sait que grand fait généralement ses choux gras des dossiers en lien avec les investigations ainsi que des présomptions de malversations. Et le rapport de l’OCLEI n’a pas dérogé à la tradition. Et pour cause : ses révélations et constatations concluent sur la transmission à la justice de six dossiers, tandis que l’OCLEI s’abstient d’en envoyer six autres et que quinze autres sont en cours de traitement. Les six dossiers transmis sont consécutifs à des enquêtes ouvertes par cette structure sur auto-saisine et à la suite de dénonciations. Ils concernent la période 2014 - 2023 pendant laquelle le montant total des entrées sur les comptes bancaires et de finances mobiles des agents accablés s’élève à 1 877 080 560 FCFA. Courant la même période, leurs revenus légitimes se chiffreraient à 335 375 781 FCFA d’où un cumul du montant non justifié s’élevant à 1 541 704 779 FCFA. Parmi les six (6) présumés coupables d’enrichissement illicite on dénombre un inspecteur des douanes épinglé pour 383 589 465 FCFA sur ses comptes bancaires pour un cumul de revenus légitimes s’élevant à 50 505 503 FCFA, un inspecteur des impôts épinglé pour 388 834 971 FCFA pour un cumul de revenus légitimes s’élevant à 122 716 471 FCFA, puis un inspecteur des finances pour 198 573 110 FCFA pour des revenus légitimes cumulés de 51 027 629 FCFA. Y figure aussi un agent d’organisme personnalisé disposant de 482 750 989 FCFA pour un cumul de revenus légitimes s’élevant à 26 770 998 FCFA, un autre inspecteur des finances que le rapport accable pour un écart de plus de 50 millions entre ses revenus réguliers et ses avoirs, ainsi qu’un autre agent d’organisme personnalisé qui brasse 312 813 617 FCFA en banque pour un cumul de revenus de 25 661 678 FCFA annuels.

Selon l’OCLEI, cette situation participe d’élan traque d’un train de vie sans rapport avec les revenus légitimes tels que définis dans l’article 2 de la loi N° 2014-015 du 27 Mai 2014 portant prévention et répression de l’enrichissement illicite. Au chapitre des dénonciations, l'unité des plaintes et dénonciations de la structure a reçu 43 dénonciations par appels sur son numéro vert, par courrier et par saisine verbale, de la part de personnes physiques et d’organisations socioprofessionnelles. En conclusion de son rapport L’OCLEI n’a pas manqué d’attirer l’attention sur la préoccupante baisse continue des déclarations de biens mais également sur la lenteur dans le traitement des dossiers transmis à la justice, qui impactent négativement ses actions et affectent la perception de l’opinion sur le bien-fondé de sa lutte contre la corruption et l’enrichissement illicite. De 2018 à 2023, par exemple, aucun dossier fourni à la justice n’a encore fait objet de jugement. On peut également relever, dans la même veine, qu’aucun rapport d’enrichissement n’a concerné un seul acteur de la corporation judiciaire à laquelle apportaient son président. Une sélectivité qui affecte également la crédibilité et la pertinence de la lutte contre l’enrichissement parce qu’elle figure au nombre des raisons pour lesquelles un certain Syndicat National de l’Administration (SYNTADE) s’est cru en droit de ne pas se soumettre à la déclaration des biens.

<strong>Seydou Diakité</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Rapport 2023 de l&amp;apos;Oclei : Les irrégularités financières se chiffrent à plus de 230 milliards de Fcfa</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/rapport-2023-de-loclei-les-irregularites-financieres-se-chiffrent-a-plus-de-230-milliards-de-fcfa-3086365.html</link>
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<pubDate>Mon, 02 Dec 2024 08:34:40 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Essor</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le document, remis vendredi dernier au Président de la Transition, a été élaboré sur la base de 27 enquêtes. Six dossiers ont été transmis à la justice, avec des preuves solides</strong>

La cérémonie solennelle de remise du rapport 2023 de l'Office central de lutte contre l'enrichissement illicite (Oclei) au Président de la Transition, le Général d'armée Assimi Goïta, s'est tenue vendredi à Koulouba en présence du Premier ministre, ministre de l'Administration territoriale et de la Décentralisation, le Général de division Abdoulaye Maïga, du président du Conseil national de Transition (CNT), le Général de corps d'armée Malick Diaw et des membres du gouvernement.

Avec 27 enquêtes menées courant l'année 2023, l'Office a transmis six dossiers à la justice, basés sur des preuves solides, tandis que six autres ont été écartés faute de preuves suffisantes. Cependant, les 15 enquêtes restantes sont toujours en cours et devraient aboutir avant la fin de l'année.

En s'appuyant sur les audits de 2022 réalisés par des structures de contrôle sectorielles, l'Oclei a enrichi ses investigations. En 2023, l'organisme a exploité 18 rapports, incluant diverses missions de contrôle et de suivi, renforçant ainsi ses capacités à détecter et à prévenir les irrégularités.

Selon son président, les irrégularités financières s'élèvent à plus de 230 milliards de Fcfa, soulèvent des préoccupations majeures quant à la gestion financière et à la transparence dans les structures concernées. L'Oclei a constaté que seulement 58,81% des 940 irrégularités et 36 dysfonctionnements identifiés ont été corrigés par les structures de contrôle. « Ce taux de mise en œuvre indique un besoin d'améliorer les systèmes de contrôle pour garantir une gestion plus rigoureuse dans l'avenir », a insisté Moumouni Guindo.

CAS ALARMANTS- L'Oclei étale également des cas alarmants d'enrichissement illicite impliquant six agents dont le train de vie dépasse largement leurs revenus légitimes. Selon son président, les enquêtes ont révélé que ces agents ont géré, via leurs comptes bancaires, un total de 1.877.080 560 Fcfa. Cependant, leurs revenus déclarés pour la même période s'élèvent à seulement 335.375.781 Fcfa, créant ainsi un écart inexpliqué de 1.541.704.779 Fcfa. Moumouni Guindo soutient que ce décalage significatif entre les ressources perçues et les fonds dépensés a conduit à la transmission des dossiers à la justice pour un examen plus approfondi et, probablement, des poursuites judiciaires.

En 2023, bien que 95,84% des déclarations reçues ont été traitées par l'Office, le président note néanmoins une baisse continue du nombre de dépôts depuis 2018. «Cette diminution est préoccupante, d'autant plus que l'Oclei ne dispose pas de pouvoirs nécessaires pour effectuer les relances qui pourraient encourager davantage de déclarations», déplore Moumouni Guindo. Avant de souligner que ce manque de pouvoir limite la capacité de l'Office à renforcer la transparence au sein des institutions.

«En intégrant des mesures contraignantes, l'Oclei cherche à accroître la conformité et à dissuader les retards ou les omissions volontaires», dit-il. Pour le président, ces mesures pourraient inclure des rappels réguliers, des pénalités en cas de non-respect ou un suivi rigoureux des déclarations. Surtout que l'objectif est de garantir une meilleure reddition de comptes et de lutter efficacement contre la corruption et l'enrichissement illicite. Pour le président Guindo, l'ampleur des efforts déployés pour lutter contre la corruption et l'enrichissement illicite demeure considérable. Il dira que le nombre de dossiers traités entre 2019 et 2023 s'élève à 29 impliquant un montant total évalué à 25,5 milliards de FCFA.

136 MAISONS ET 368 TERRAINS- L'enquête menée par l'Oclei a permis, selon Moumouni Guindo, de découvrir et d'identifier 136 maisons et 368 terrains non bâtis, mettant en exergue des actifs considérables acquis de manière illégale. Le rapport révèle qu'entre 2019 et 2023, une série de 40 dossiers d'enquête ont été finalisés, impliquant divers professionnels et fonctionnaires de l'État. Parmi eux, cinq inspecteurs des Finances.

Les douanes et les impôts ont également été scrutés, avec quatre inspecteurs des douanes et deux inspecteurs des impôts concernés. Le spectre des enquêtes s'étend aussi à d'autres secteurs, y compris un inspecteur du Trésor, un contrôleur des Finances et même des figures politiques et judiciaires comme quatre ministres et anciens ministres, ainsi que trois magistrats. De plus, les enquêtes ont touché des membres du corps préfectoral, des cadres des collectivités territoriales, des diplomates et d'autres acteurs clés comme deux maires et un membre du Parlement.

Malgré ces performances, l'Oclei fait face à plusieurs défis depuis sa création nuisant à son efficacité. Afin de surmonter ces obstacles, le président Guindo suggère une révision des textes législatifs et réglementaires qui régissent son fonctionnement. Cette relecture permettra de renforcer les pouvoirs de l'Office, de clarifier ses missions et de lever les ambiguïtés qui pourraient entraîner son action dans la lutte contre la corruption.

APPROCHE PROACTIVE - Le Président de la Transition a, au cours de la cérémonie, réitéré son engagement résolu à combattre l'enrichissement illicite ainsi que toutes les formes de délinquance économique et financière dans le pays. Le Général d'armée Assimi Goïta a souligné que cette détermination est au cœur du programme d'action du gouvernement, qui repose sur la lutte contre la corruption et l'impunité. Cette approche, selon lui, vise non seulement à attaquer l'environnement économique, mais aussi à renforcer la confiance des citoyens et des investisseurs dans les institutions publiques. En attaquant ces fléaux, le gouvernement espère promouvoir une gouvernance transparente et équitable, essentielle pour le développement durable et la justice sociale.

En insistant sur la prévention, le contrôle et la lutte contre l'enrichissement illicite, le Président Goïta a mis l'accent sur la nécessité d'une approche proactive. Selon lui, les actions de sensibilisation jouent un rôle central dans cette stratégie, car elles visent à éduquer et à informer le public sur les dangers et les conséquences de l'acquisition de biens de manière illicite. «J'insiste particulièrement sur la nécessité d'intensifier les actions de sensibilisation afin de prévenir l'acquisition des biens illicites», dit le Chef de l'État. En mettant l'accent sur ces initiatives, le Président de la Transition vise à instaurer une culture d'intégrité et de transparence, essentielle pour un développement durable et équitable. Il soutiendra que la résolution des défis liés à la bonne gouvernance nécessite impérativement une modernisation de l'administration.

Pour le Chef de l'État, la numérisation des services publics permet de simplifier les prestations de l'État au bénéfice des citoyens tout en améliorant leur efficacité. Il a également insisté sur le fait que l'adoption des nouveaux Codes pénaux et de procédure pénale renforce de manière significative les dispositifs de lutte contre la corruption. Par ailleurs, le Président Goïta a exprimé son attention particulière aux préoccupations soulevées par l'Oclei, en ce qui concerne notamment la diminution significative des déclarations de patrimoine. Cette tendance à la baisse pourrait soulever des inquiétudes quant à la transparence et à la lutte contre la corruption, a indiqué le Général Goïta, qui a également exprimé son intérêt pour la demande de construction d'un siège pour l'Office. La construction d'un siège dédié pourrait offrir à l'Oclei, les ressources et l'infrastructure nécessaires pour mener sa mission de manière plus efficace.

<strong>Amara Ben Yaya TRAORE</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Lutte contre la corruption :  Le rapport annuel 2023 de l’OCLEI remis au Général Goïta</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/lutte-contre-la-corruption-le-rapport-annuel-2023-de-loclei-remis-au-general-goita-3086314.html</link>
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<pubDate>Mon, 02 Dec 2024 01:30:44 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Aube</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le Président de la Transition, Assimi Goïta, a reçu le 29 novembre 2024 le rapport annuel de l’OCLEI, mettant en avant les efforts et défis dans la lutte contre l’enrichissement illicite. Il a réaffirmé son engagement pour un Mali transparent et gouverné par l’intégrité.</strong>

Vendredi 29 novembre 2024, le Président de la Transition, le Général d’armée Assimi Goïta, a reçu au Palais de Koulouba le rapport annuel 2023 de l’Office central de lutte contre l’enrichissement illicite (Oclei). La cérémonie a rassemblé, le premier ministre, le Président du Conseil national de Transition, plusieurs membres du Gouvernement, ainsi que le personnel de l’Oclei.

Lors de la remise du rapport, le Général Goïta a réaffirmé son engagement ferme à combattre l’enrichissement illicite et toutes les formes de délinquance économique et financière. Cette lutte constitue une priorité inscrite dans le Programme d’action du gouvernement. Parmi les réalisations mises en avant figurent l’adoption de la nouvelle Constitution et la mise en œuvre de la Stratégie nationale de lutte contre la corruption. Ces initiatives visent à moderniser l’administration publique grâce à la digitalisation des services, renforçant ainsi la transparence et l’efficacité.

Selon les données du rapport, 1 873 déclarations de biens ont été enregistrées, avec un taux de traitement de 95,84%. Toutefois, une baisse préoccupante des déclarations est notée sur cinq ans, passant de 629 en 2018 à seulement 60 en 2023, soit une diminution de 90,46%. En répression, l’Oclei a transmis six dossiers majeurs à la justice, révélant des écarts significatifs entre les revenus déclarés et les patrimoines réels des agents concernés.

<strong> </strong><strong>Renforcement des efforts de prévention et de coopération internationale</strong>

L’Oclei a intensifié ses activités de prévention, avec 12 sessions de sensibilisation ayant touché près de 1000 participants, dont 203 femmes. Ces efforts ont été renforcés par une coopération internationale accrue, notamment à travers la signature de protocoles avec des partenaires comme la Banque mondiale et le Bureau d’investigation spécial d’Afrique du Sud. Par ailleurs, l’Oclei a activement participé à la 10ᵉ session de la Conférence des États parties à la Convention des Nations Unies contre la corruption.

Malgré ces progrès, le rapport souligne des contraintes budgétaires importantes. En 2023, le budget de l’Oclei a été réduit à 2,427 milliards Cfa, contre une prévision initiale de 2,724 milliards. Cette situation a limité les capacités d’action de l’institution. Le Président de l’Oclei, Dr. Moumouni Guindo, a également mis l’accent sur le besoin urgent d’un siège propre pour améliorer les conditions de travail de ses agents.

En réponse, le Général Goïta a salué ces requêtes, estimant qu’elles s’alignent sur les politiques de renforcement des institutions publiques. Il a également insisté sur la nécessité d’une mobilisation collective pour instaurer un Mali pacifié et prospère, où la lutte contre la corruption constitue une priorité nationale.

Il a réaffirmé que «la bonne gouvernance constitue le pilier d’un Mali émergent» et a invité tous les citoyens à s’impliquer activement dans cette lutte. Le Président de la Transition a conclu en encourageant les agents de l’Oclei à redoubler d’efforts face aux défis à venir. «<em>La qualité de notre développement dépend de notre capacité commune à lutter efficacement contre les infractions économiques</em>», a-t-il affirmé. Il a réitéré que cette lutte, menée dans un esprit de solidarité, sera la pierre angulaire du Mali Kura, un Mali nouveau, résolument engagé sur la voie de la transparence et de la bonne gouvernance.

Le rapport annuel 2023 de l’OCLEI témoigne des avancées significatives dans la lutte contre la corruption, tout en mettant en évidence les défis à relever. Le soutien des autorités de transition, combiné à l’implication des citoyens et des partenaires internationaux, constitue une opportunité unique pour renforcer les mécanismes de transparence et de responsabilisation.

<strong>M Sanogo</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Lutte contre la corruption : remise du rapport annuel 2023 de l’OCLEI au Président de la Transition</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/lutte-contre-la-corruption-remise-du-rapport-annuel-2023-de-loclei-au-president-de-la-transition-3086213.html</link>
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<pubDate>Fri, 29 Nov 2024 19:20:58 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Ce vendredi 29 novembre 2024, la cérémonie de remise du rapport annuel 2023 de l’Office Central de Lutte contre l’Enrichissement Illicite (OCLEI) au Président de la Transition, Son Excellence le Général d’armée Assimi GOÏTA, s’est tenue au Palais de Koulouba. Cette cérémonie a enregistré la présence du Premier ministre, du Président du Conseil national de Transition, de plusieurs membres du Gouvernement, ainsi que du personnel de l’OCLEI.

Lors de cette cérémonie de remise du rapport annuel 2023 de l’Office Central de Lutte contre l’Enrichissement Illicite (OCLEI), le Général d’armée Assimi GOÏTA, Président de la Transition, a réaffirmé son « engagement ferme à lutter résolument contre l’enrichissement illicite et toutes les formes de délinquance économique et financière. » Cette priorité, inscrite au cœur du Programme d’Action du Gouvernement, vise à combattre la corruption, les détournements de biens publics et l’impunité.

Le Général GOÏTA a surtout insisté sur la modernisation de l’administration à travers la digitalisation des services publics, une démarche qui « témoigne de notre engagement à endiguer le phénomène de corruption. » Il a mis en avant des avancées significatives telles que l’adoption de la nouvelle Constitution et la mise en œuvre de la Stratégie Nationale de Lutte contre la Corruption. Ces réformes s’accompagnent de la création d’outils spécifiques comme le Pôle national économique et financier et l’Agence de Recouvrement et de Gestion des Avoirs Saisis ou Confisqués.

Par ailleurs, le Président de la Transition a pris bonne note des préoccupations soulevées par le Président de l’OCLEI, Dr. Moumouni GUINDO, notamment sur la baisse des déclarations de biens. « La qualité de notre développement dépend de notre capacité commune à lutter efficacement contre les infractions économiques, » a souligné le Général GOÏTA, tout en soutenant les efforts de l’OCLEI pour instaurer un processus plus efficace de relance des assujettis.

Dans son discours, Dr. GUINDO a présenté les actions clés menées par l’OCLEI, notamment les activités de sensibilisation ayant touché près de 1 000 personnes à travers des partenariats dynamiques avec les confessions religieuses. En répression, l’OCLEI a transmis six dossiers importants à la justice, mettant en lumière des écarts significatifs entre les revenus légitimes et les patrimoines déclarés des agents concernés.

Le Président de l’OCLEI a également sollicité la construction d’un siège pour sa structure afin d’améliorer les conditions de travail de ses agents. Le Général GOÏTA a salué cette requête, qu’il juge en adéquation avec la politique du Gouvernement visant à renforcer les capacités des institutions publiques.

Le Président de la Transition a appelé à une mobilisation collective pour un « Mali pacifié et prospère. » Il a encouragé les agents de l’OCLEI à « redoubler d’efforts face aux défis à venir » et réaffirmé que cette lutte, menée ensemble, constituera la pierre angulaire du « Mali Kura. »

<strong>Source : La Présidence</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Lutte contre la corruption : La part du genre</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/lutte-contre-la-corruption-la-part-du-genre-3085915.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 28 Nov 2024 01:36:07 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La Fédération nationale des jeunes filles et femmes (Fenajfa), avec l'appui du projet de lutte contre la corruption et pour l’égalité du genre (LUCEG) veut prendre sa part dans la lutte contre la corruption et impliquer le genre.</em></strong>

Ce cadre d'échanges et de partage avec les structures de prise en charge des cas de corruption est une démarche stratégique qui vise à renforcer la compréhension mutuelle. Il permet d'améliorer la coordination des efforts, promouvoir la transparence et la redevabilité, de renforcer les capacités des acteurs, d’identifier les lacunes et les solutions innovantes.

La corruption n’est pas qu’une simple infraction morale ou juridique. Elle est une véritable gangrène sociale. Elle érode les institutions publiques, détourne les ressources, fragilise la confiance des citoyens envers leurs gouvernants, et amplifie les inégalités sociales. Les populations les plus vulnérables, notamment les femmes, les jeunes et les groupes marginalisés, en sont les premières victimes.

A en croire le représentant du projet Luceg, Dramane Yacouba Diallo, pour enrayer cette spirale néfaste, il est impératif d’établir des mécanismes inclusifs et efficaces pour détecter, signaler et traiter les cas de corruption. C’est là que les OSC jouent un rôle crucial en tant que ponts entre les citoyens et les structures formelles de gouvernance et de prise en charge des abus.
<ol>
 	<li>Diallo a également souligné l’importance d’intégrer les femmes et les jeunes dans ces initiatives. <em>"Ces groupes sont souvent les premières victimes de la corruption, mais aussi des acteurs clés dans le plaidoyer et la mobilisation pour un changement durable. Les OSC doivent veiller à ce que leurs voix soient entendues et leurs contributions reconnues"</em>, a-t-il conclu.</li>
</ol>
Pour sa part, la directrice exécutive de la Fenajfa, Ramata Diakité affirmera que l'inégalité genres engendre la corruption. Même si les femmes ont tendance à condamner les comportements corrompus plus que les hommes, elles signalent moins la corruption que les hommes, car elles ont une plus grande crainte des répercussions. Les femmes sont souvent confrontées à des formes de discrimination sociale, culturelle, politique et institutionnelle. L’accès aux institutions étant déjà limité pour les femmes, la corruption génère des obstacles supplémentaires pour leur permettre d’accéder aux biens publics (y compris les services publics) et à participer à la vie politique. Les femmes sont touchées de manière disproportionnée par la corruption, a-t-elle déploré.

Selon une enquête de perception des Maliens en 2022, « Mali-mètre », réalisée par la Fondation Frederich Ebert; plus de quatre malien (ne)s enquêté́ (e)s sur cinq estiment que la corruption est élevée au Mali (43 % très élevée et 39 % élevée). Selon ces usagers les niches de corruption se retrouvent dans les services de : la police, la justice, la santé, les douanes, les mairies, les affaires foncières, la gendarmerie, l’éducation, les marchés publics principalement.

&nbsp;

<strong>Ibrahima Ndiaye </strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Corruption et délinquance financière : Quelle stratégie pour freiner le fléau ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/corruption-et-delinquance-financiere-quelle-strategie-pour-freiner-le-fleau-3084740.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 18 Nov 2024 07:48:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Si, en dépit de la forte répression des crimes économiques, la tendance à la délinquance financière est toujours en hausse, il faut s’interroger et… réajuster le tir.</em></strong>

Les autorités de Transition poursuivent inlassablement leurs efforts de lutte contre la corruption et la délinquance financière. Sauf que l’on peine à en percevoir les retombées. Et l’on l’impression que la corruption et la délinquance financière s’est résolument installées dans nos mœurs.

En effet, le Vérificateur Général était au palais de Koulouba, le jeudi dernier, pour présenter au chef de l’Etat, le Rapport annuel 2023.  Et c’est au total, une cinquantaine de missions de vérification, de contrôle de performance, et d’évaluation des politiques publiques, que les Enquêteurs du Bureau du Vérificateur Général (BVG) ont menées en 2023. Il s’agit des investigations dans des secteurs importants comme la santé, l’éducation, l’énergie et l’eau.

L’on retiendra de cette cérémonie de présentation de Rapport que le nombre de dossiers de malversations présumées dénoncés à la justice est en hausse par rapport à l’édition précédente. Ce qui  prouve que les autorités de Transition sont sur une bonne lancée, mais le mal persiste. Donc, la croisade contre la mauvaise gouvernance n’est pas une course contre la montre, mais de longue haleine. Car, il apparait que les cas d’indélicatesses portant sur les deniers publics ne diminuent pas. Au contraire… Comment expliquer alors qu’en dépit des nombreuses poursuites judiciaires engagées pour détournements présumés de deniers publics, la tendance n’est pas à la baisse ? La politique de répression des actes de mauvaise gouvernance ne serait donc pas la solution. Elle a des limites qu’il faut contourner.

Puisque, à l’entame de cette période transitoire, c’était tout feu, tout flamme contre les potentiels délinquants financiers. Mais, aujourd’hui, une baisse de régime est perceptible. Car, au sein des administrations, les agents ont dû noter que la plupart des actions en justice n’ont pas abouti. Il y a eu des cas de liberté provisoire ou des détentions préventives, en attendant des enquêtes complémentaires.,

LIl faut rappeler que le Rapport du BVG a permis au président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goïta, que la corruption ne recule presque pas au Mali., Puisque le Rapport des autres structures de contrôles et en particulier celui de l’Office central de lutte contre l’enrichissement illicite (OCLEI) avaient fait noté cet état de chose. Donc, le constat global, du reste, titré par un confrère en manchette, est «  le nombre de dossiers dénoncés aux Pôles économiques et financiers passe de 22 en 2022 à 35 en 2023 ». Ce qui pousse certains observateurs à conseiller aux autorités de revoir la politique de l’Etat en matière de luette contre la corruption et la délinquaance financière. Car, le mal est profond et il faut lui administrer une thérapie de choc, qui ne doit pas nécessairement être la répression.

C’est dans ce sens qu’au temps d’ATT, l’Etat a toujours privilégier une pédagogie préventive et une sensibilisation à la restitution de fonds détournés. Et feu le président  ATT disait qu’il ne doit pas s’agir d’une politique spectacle visant à ridiculiser ou humilier des cadres du pays.

Cela incite à se demander si les actions judiciaires entamées dans ce domaine ont permis de concentrer les efforts sur le recouvrement des fonds présumés détournés. Combien de milliards F CFA des nombreux dossiers de malversations enregistrées par l’Etat ont été recouvrés ? Pourquoi les autorités judiciaires ne peuvent-elles pas mettre siur pied des mécanismes discrets de coercition pour récupérer les fonds publics en cause ? Cela ne devrait-il pas se faire en privilégiant une sorte de diplomatie de confrontation ou de justice transitionnelle ? N’a-t-on l’impression que la pléthore de mandats de dépôts décernés dans ce domaine a été plutôt contre-productive ? Rien n’est moins sûr, quand on sait que plusieurs cadres de l’Etat jetés en prison se résignent à n’envisager même pas des paiements de caution de liberté provisoire….

En outre, il urge que les pouvoirs publics réfléchissent à mettre en place des initiatives dissuasives des indélicatesses financières. Cela peut se faire à travers un haut degré de digitalisation des services de perception. Ce qui donne des gages de traçabilité et de transparence dissuadant tout cadre d’avoir des velléités prévaricatrices sur les deniers de l’Etat.

<strong>Boubou SIDIBE/maliweb.net</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Lutte contre la corruption :  Vérité et justice</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/lutte-contre-la-corruption-verite-et-justice-3081374.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 21 Oct 2024 07:48:02 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le Mali, particulièrement notre pays, a aujourd’hui plus besoin de justice que d’aide. Tout comme nous avons besoin de justice que de démocratie: «tenir des élections, n’est pas la preuve d’une démocratie». Depuis les années 1972 et 1973, dates de la grande sécheresse, le Mali est l’espace de déploiement le plus important de l’action humanitaire.</strong>

Les Organisations non-gouvernementales (ONG) sont installées à demeure dans notre pays. L’aide y est, après l’État, le deuxième employeur. C’est à partir de 1973 que le Mali a basculé dans la mauvaise gouvernance. L’aide accordée au gouvernement a contribué à cela, un système de gouvernance basé sur le détournement de deniers publics, des malversations financières.

L’action humanitaire d’urgence, conçue pour intervenir dans le cadre de crises graves, est ainsi devenue un partenaire non pas du développement, mais un cadre de détournement de l’aide. Ainsi, la gestion de la grande sécheresse de 1973, s’est soldée par la construction des «<strong>villas de la sécheresse</strong>». Tout est parti des détournements des fonds destinés aux populations en cette période de famine.

Notre pays compte parmi les Etats les plus riches de l’Afrique de l’Ouest. Mais, les Maliens ont en commun: la misère. L’extrême pauvreté est la première maladie. Le système de gouvernance n’a pas changé de 1968 à nos jours. Ce sont les mêmes personnalités qui se passent le pouvoir comme dans une course de relais. C’était de père en fils, maintenant, ce sont les petits fils qui sont aux commandes. Ils se tiennent afin que le pouvoir ne les échappe pas. La volonté d’accaparement des richesses du pays par quelques hauts personnages est obsessionnelle. Toute activité, tout contrat fait l’objet d’un prélèvement important. Les détournements de biens publics sont continuels.

Dans un tel système, les scandales sont permanents. Nous n’en citerons que quelques-uns parmi les plus honteux: achat de l’avion présidentiel, CMDT (Compagnie malienne pour le développement des textiles), ACI-SA (Agence de Cessions immobilières).  De hauts cadres de l’administration publique qui ont utilisé leur prérogative   et leur rang pour sortir du Trésor des fonds. Pendant ce temps, l’État malien continue à s’endetter lourdement, nos dirigeants pendant le même temps font de bonnes Affaires.

L’attention du monde entier est attirée sur le procès de l’achat de l’avion présidentiel (IBK). Plusieurs personnalités des différents régimes se sont substituées à l’État pour devenir des propriétaires fonciers. Il n’y a pas deux (02) façons d’assurer le pouvoir. Soit juste, il le faut. Vérité et justice sont les deux (02) mamelles de la démocratie.

En cette période de transition, la vérité doit être la pratique quotidienne et responsable par tous et toutes dans le respect des règles établies. Trois (03) dossiers défrayent la chronique (achat de l’avion présidentiel, CMDT, ACI-SA). Les personnes interpellées sont tous de hauts cadres, qui ont fait fi des règles des dépenses publiques. Dans ces procès, la justice malienne sera mise à rude épreuve pour retrouver ceux qu’on nous a volés des caisses de l’État ces trente (30) dernières années.

Pendant trente (30) ans, on a laissé une catégorie de citoyens organiser l’exploitation des autres.  Mais, le problème de la justice, c’est la caution. Le paiement d’une caution, est une prime à l’impunité.

<strong>Amy SANOGO</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Lutte contre la corruption au Mali :   &amp;quot;Sariya Bato&amp;quot; au front !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/lutte-contre-la-corruption-au-mali-sariya-bato-au-front-3079527.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 04 Oct 2024 01:15:02 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Challenger</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Le Programme Sariya Bato, financé par Usaid et mis en œuvre par Dexis, a organisé les 25 et 26 septembre 2024 à l’Hôtel Azalaï de Bamako, un atelier visant à renforcer les capacités des Organisations de la société civile, des journalistes d’investigation et des étudiants en journalisme sur les mécanismes de corruption, les techniques d’enquête et de reportage en matière de lutte contre la corruption.   </strong>

D’une durée de cinq (5) ans (2024-2029) et structurée en quatre (4) composantes, le Programme "Sariya Bato" a pour objectif principal de soutenir le secteur judiciaire malien dans ses efforts de renforcer l’Etat de droit, améliorer l’accès à la justice, lutter contre la corruption et protéger les droits de l’homme.

"Sariya Bato", à travers sa Composante 3, est conscient du rôle important des Organisations de la Société civile, des journalistes d’investigation et des étudiants en journalisme dans la lutte contre la corruption et la promotion de la bonne gouvernance. Cet atelier  vise donc à doter ces acteurs d’outils indispensables à la conduite de la lutte contre ce fléau qui constitue un véritable frein au développement.

Selon le responsable de la composante 3 de "Sariya Bato", Moussa Diallo, cette session a été organisée en collaboration avec la Coalition des Organisations de la Société civile pour la lutte contre la corruption et la pauvreté (COSCLCCP), le Réseau malien des journalistes d’investigation (RMJI), la direction de l’Ecole supérieure de journalisme et des sciences de la communication (ESJSC).

A la différence de "Mali Justice Project", "Sariya Bato" a souligné, Jean La Voix, a élargi son champ d’actions. A l'en croire, le travail des acteurs réunis au cours de cette formation est très important dans la lutte contre la corruption. Jean La Voix a insisté sur certains aspects de cette lutte tels que le souci de vérité, la discrétion, la confidentialité, la sécurité des journalistes, la rigueur dans le travail pour ne pas salir la réputation des citoyens.  Il a invité les différents acteurs à travailler en réseau pour obtenir plus de résultats.

Le facilitateur de la session, Ibrahima Sylla, a fait plusieurs présentations, notamment sur «la stratégie nationale de lutte contre la corruption adoptée par le gouvernement du Mali», «les facteurs favorisant la corruption au Mali», «les principales causes de la corruption», «les actons de la chaîne anti-corruption : les acteurs et leurs missions», «les formes courantes de corruption». Le journaliste d’investigation est-il un auxiliaire de justice ? En quoi son travail peut aider la justice ? En quoi, le journaliste contribue-t-il à la lutte contre la corruption ? Quelles sont les principales actions des OSC pouvant contribuer à la lutte contre la corruption ? Telles sont des questions qui ont été abordées par les participants au cours du panel sous la direction du facilitateur. Ibrahim Sylla a insisté sur le caractère très sensible de l’information en lien avec la corruption.

<strong>Début d’un processus de mise en connexion des acteurs concernés par l’Axe stratégique 4 de la Stratégie nationale </strong>

«Pendant ces deux jours, nous avons été informés sur les mécanismes de la corruption et avons reçu des techniques d'investigation et de dénonciation des actions liées à la corruption, tout en évitant au maximum de s'exposer aux éventuels dangers. Nous avons également été invités à jouer un rôle actif dans la mise en œuvre de la "stratégie de lutte contre la corruption", dont l'Axe 4 est consacré à la communication, d’où la nécessité d'impliquer les professionnels des médias et de la communication», a souligné Aboubacar Warma, étudiant à l’Ecole supérieure de journalisme et des sciences de la communication.

Le Président de la Coalition des Organisations de la Société civile pour la lutte contre la corruption et la pauvreté (COSCLCCP), Ahmed Sékou Diallo, a tenu à remercier le chef de la Composante 3 de "Sariya Bato". Il a aussi remercié les participants pour leurs contributions de qualité.

Au nom des participants, Dr Tounkara de l’ESJSC a remercié le Projet Sariya Bato pour cette initiative salutaire. « Cette formation était une opportunité. On a été informé et on n’a pas été formé. On veut que d’autres initiatives puissent suivre dans l’intérêt des bénéficiaires », a-t-il souligné.

Le chef de la Composante 3 de "Sariya Bato" a souligné à la fin de la formation que l’un des objectifs est atteint par le fait de réunir les OSC, les médias et les universitaires dans une dynamique commune contre le fléau.  Selon Moussa Diallo, cette formation est le début d’un processus qui va mettre en connexion les acteurs concernés par l’Axe stratégique 4 de la Stratégie nationale de lutte contre la corruption.

En créant une synergie d’actions entre ces acteurs - clés, "Sariya Bato" pose des jalons de la promotion d’une société plus transparente et responsable, capable de lutter efficacement contre la corruption. Cette synergie d’actions est une étape cruciale pour mener des enquêtes rigoureuses. Elle vise aussi à informer la population sur les mécanismes de la corruption et ses conséquences à travers des actions de sensibilisation, tenir les autorités responsables de leurs actes et dénoncer les abus par des actions de contrôle de l’action publique, promouvoir des réformes politiques et législatives pour renforcer la transparence et la responsabilité, par la conduite des actions de plaidoyer.

<strong>CD</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Procès de l’avion présidentiel d’IBK : Rappel des faits qui attirent toujours la curiosité des Maliens</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/proces-de-lavion-presidentiel-dibk-rappel-des-faits-qui-attirent-toujours-la-curiosite-des-maliens-3079000.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/proces-de-lavion-presidentiel-dibk-rappel-des-faits-qui-attirent-toujours-la-curiosite-des-maliens-3079000.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 30 Sep 2024 08:12:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>La Cour d’Assises jugera les personnes impliquées dans les deux plus grands scandales financiers survenus sous le magistère de l’ancien président de la République, feu Ibrahim Boubacar Keïta.</strong>

<strong>Le scandale de l’achat de l’aéronef présidentiel que votre journal préféré a baptisé: «<em>Ladji Bourama Air Force One</em>» et celui du non moins sulfureux marché d’achat d’équipements et de matériels pour l’Armée sera enfin jugé.</strong>

L’alerte a été donnée par «<strong>Le Sphinx</strong>». En début novembre 2013, votre journal préféré annonçait la signature par le ministre de la Défense et des Anciens combattants d’alors, Soumeylou Boubèye Maïga, de deux (02) marchés. L’un relatif à l’achat d’un avion pour le tout nouveau président de la République, Ibrahim Boubacar Keïta, pour 7 milliards de FCFA environ, mais surfacturé, avec les frais d’approche à 21 milliards de FCFA, l’autre relatif à l’achat de divers équipements pour l’Armée malienne attribué à Sidi Mohamed Kagnassi qui était, au moment des faits, Conseiller spécial du président de République Ibrahim Boubacar Keïta. Un retour sur investissements en quelle sorte pour avoir été l’un des bailleurs de fonds du candidat vainqueur de la présidentielle de 2013.

Ces révélations, <em>us usual</em>, vont susciter une levée de bois vert contre «<em>Le Sphinx</em>» de la part des autorités de l’époque et au plus haut niveau. Car, c’est le chef de l’État malien himself qui va monter au créneau, pour dire, dans l’une de ses diatribes dont il avait seul le secret: «<strong>Sidi Mohamed Kagnassi est un citoyen malien, et comme tous les autres Maliens, il a le droit de postuler et d’être adjudicataire de marchés publics</strong>». Feu IBK allait profiter d’une interview qu’il a accordée à «<em>Jeune Afrique</em>» pour essayer de justifier l’achat et le coût de son avion qu’il réclamait lors des Conseils de ministres, comme un enfant, son jouet de Noël. Cette interview allait d’ailleurs nous mettre sur des pistes intéressantes pour la suite de nos investigations.

Mais seulement, <em>Le Sphinx</em> persistait et signait: non seulement la facture présentée par Guo Star dégageait une forte odeur de tripatouillages financiers de près de 30 milliards de FCFA mais que Sidi Mohamed Kagnassi, le signataire originel du protocole d’Accord pour le compte de Guo Star, n’avait pas la capacité juridique de représenter celle-ci avec laquelle il n’a, du reste, aucun lien. Ce qu’IBK et Soumeylou Boubèye finirent par reconnaître. Comme un enfant pris le doigt dans le pot de confiture, ce dernier remplacera le nom de Sidi Mohamed Kagnassi par celui d’Amadou Baïba Kouma, le vrai gérant et propriétaire de Guo Star. À l’époque, nous reçûmes des injures et même des menaces de mort, alors qu’on n’avait fait que notre métier de journaliste.

Fort heureusement, le Fonds monétaire international (FMI) qui est mieux informé que nous, entra dans la danse. Lui aussi, avait senti de forts soupçons de malversations financières. Il finira par exiger un audit du Bureau du Vérificateur général, pour en quelque sorte départager votre journal préféré et nos kleptocrates en puissance.

Le gouvernement, alors dirigé par le Premier ministre, Moussa Mara, sera obligé de saisir le Bureau du Vérificateur Général (BVG) le 10 juin 2014. Le Rapport fourni plusieurs mois après par ce dernier est sans équivoque, il confirme, à tous points de vue, les révélations du <em>Sphinx</em>. Pire, il va entrainer la suspension de l’aide du FMI à notre pays pendant plus de six (06) mois !

<strong>Une surfacturation de 28 milliards</strong>

Dans son rapport le Bureau du Vérificateur Général (BVG) précise que le Gouvernement du Mali a effectué en 2014 des acquisitions d’un montant de total de 87,77 milliards de FCFA dont 18,9 milliards de FCFA pour l’acquisition d’un aéronef destiné au président de la République et 69,18 milliards de FCFA pour l’achat d’équipements et de matériels destinés aux Forces Armées. Le montant total des irrégularités financières s’élève à 28 49 901 190 FCFA dont 12 422 0 092 FCFA au titre de la fraude.

Les vérificateurs ont découvert lors de leur audit qu’il n’y a aucune référence à aucun texte législatif et/ou règlementaire pour donner une base légale aux contrats de marchés que Soumeylou Boubèye Maïga a établis et signés pour l’acquisition de l’aéronef et des matériels HCCA, véhicules et pièces de rechange.

En tout état de cause, l’acquisition de l’aéronef à 18 915 933 278 FCFA, montant reconstitué par l’équipe de vérification sur la base des supports de paiement fournis par le Trésor Public relatifs au Contrat de «<strong>Cession-Acquisition d’aéronef</strong>» et la fourniture aux Forces Armées Maliennes de matériels HCCA, de véhicules et de pièces de rechange à 69 183 396 494 FCFA sous l’empire de l’article 8 du CMP sans aucune référence légale et dans des conditions qui ne garantissent pas la transparence dans les procédures font partie des plus grands scandale financiers sous le magistère d’IBK alias Ladji Bourama.

La mission de vérification a constaté que la fourniture de matériels et équipements destinés aux FAMa n’a pas fait l’objet d’expression de besoin formelle, appuyée de spécifications techniques préalablement définies avant la signature.

Elle enfonce le clou. Le contrat de «<strong>Cession-Acquisition d’aéronef</strong>» et la fourniture aux Forces Armées Maliennes (FAMa) de matériels HCCA, de véhicules et de pièces de rechange à 69 183 396 494 FCFA sous l’empire de l’article 8 du CMP sans aucune référence légale et dans des conditions qui ne garantissent pas la transparence dans les procédures et qui ne donnent aucune assurance quant à la fiabilité et la sincérité des informations et des transactions, constituent un risque hautement élevé de fraude.

<strong>La mafia maliano-corse installée à Bamako se gave</strong>

Le montant de 18 915 933 278 FCFA représentant le coût d’acquisition de l’aéronef se décompose comme suit:

- 17 555 495 175 FCFA (36 700 $US), payé à Akira Investissements Limited représentée par un certain Kerry Wrigth, relatif au prix d’achat de l’aéronef incluant 100$US de frais bancaires. Ladite Société-écran a été créée de toutes pièces, pour les besoins de la cause, à Tortola, un autre paradis fiscal, situé dans les Iles Vierges Britanniques;

- 2 850 500 CFA (6 000 $US), payé à AIC Title Service relatif à la rémunération de l’agent fiduciaire;

-1 023 039 063 FCFA (2 137 000 $US), payé à Sky Colour Limited au titre des frais de recherche;

- 329 548 538 FCFA (655 492 $US), payé à Sky Colour relatif au frais d’inspection de l’appareil, au frais d’immatriculation, aux honoraires d’avocat, à l’armement de l’avion, à la maintenance et à la peinture de l’appareil, à l’achat de fuel pour convoyage de l’appareil à Bamako, etc.

Or l’article 42.2 du Code des Marchés Publics précise: <em>«</em><strong>Le recours à tout mode de passation autre que l’appel d’offres ouvert doit être exceptionnel, justifié par l’autorité contractante et être autorisé au préalable par la Direction Générale des Marchés Publics</strong><em>»</em>.

Rappelons que Sky Colour Limited est une Société créée, elle aussi, dans le paradis fiscal d’alors, Hong-Kong, par Marc Gaffajoli qui n’est autre que le représentant de Michel Tomi, le Parrain des parrains corses et «<strong>frère</strong>» de feu Ibrahim Boubacar Keïta. Vous l’aurez compris, la mafia corse est au début et à la fin de l’acquisition de l’aéronef présidentiel comme de tous les gros marchés de commande publique sous le règne de Ladji Bourama. Pour la petite histoire, Gaffajoli a ramassé la bagatelle de 1,3 milliards de FCFA rien qu’en guise de commissions.

Deux (02) Sociétés seront créées par nos kleptocrates: Mali BBJ Jet, le 7 mars 2014, à Heywood House Anguilla, un paradis fiscal situé dans les Caraïbes britanniques à Aruba une petite île des Antilles néerlandaises au nom de qui l’avion sera immatriculé et MajicJet, le 24 mars de la même année, dans ce même paradis fiscal hollandais pour l’exploitation de l’avion. Pourquoi toutes ces Sociétés-écrans ? Pourquoi tout ce montage ? Tout simplement pour permettre à la mafia maliano- corse qui s’était installée à Bamako dès l’élection d’IBK qu’elle a d’ailleurs financée pour mieux escamoter les milliards de FCFA détournés des caisses du Trésor public.

<strong>Un contrat, deux signataires</strong>

Par ailleurs, l’équipe de vérification a constaté, exactement comme l’avait révélé «<em>Le Sphinx</em>» l’existence de deux (02) protocoles d’Accord tenant lieu de contrat, signés le 11 novembre 2013, soit à la même date, d’une part, par Sidi Mohamed Kagnassi et d’autre part, par Amadou Kouma pour le compte de la Société «<strong>GUO STAR</strong>», titulaire du protocole. Le premier, habilité par la Présidence de la République du Mali, à travers le Mandat n°0001/D.CAB-PR du novembre 2013 signé par Mahamadou Camara (voir documents), pour «<strong>traiter avec tout fournisseur ou intermédiaire que ce soit, des affaires d’équipement des forces de défense et de sécurité maliennes</strong>», n’a aucun lien avec ladite Société, comme établi par ses statuts.

En outre, le ministre de la Défense et des Anciens Combattants (MDAC) a fait preuve d’inattention dans la conclusion du protocole d’accord car il y a été inscrit de façon inappropriée la dénomination de Directeur Général de la Société «<strong>GUO STAR</strong>» en lieu et place de celle de gérant pour les SARL.

Toutefois, il convient de préciser qu’en ce qui concerne l’acquisition de l’aéronef, le règlement a été effectué exclusivement par le Ministère de l’Économie et des Finances par un emprunt bancaire complété par des crédits sur les «<strong>Charges Communes</strong>».

<strong>Le MDAC a retenu des candidats n’ayant pas les capacités requises pour assurer l’acquisition de l’aéronef et la fourniture de matériels HCCA, de véhicules et de pièces de rechange</strong>

La mission de vérification a constaté que les deux (02) acquisitions, de montants respectifs de 17 555 495 175 FCFA (montant ne prenant pas en compte les autres frais liés à l’immatriculation, à la recherche etc., cités au paragraphe 2) et de 69 183 396 494 FCFA, approuvées par le ministre de la Défense et des Anciens Combattants sortent de sa compétence en matière d’approbation. Il en résulte qu’en approuvant ces contrats, le ministre de la Défense et des Anciens Combattants a non seulement commis des actes d’usurpation de pouvoirs, qui sont de nature à rompre la chaîne de responsabilités publiques en fonction desquelles s’organisent et s’exercent les autorités publiques, mais a également exposé l’État à des risques d’exécution budgétaire majeurs.

Dans le cadre de la fourniture des matériels HCCA, en plus des deux (02) signataires du protocole d’Accord, l’équipe de vérification a constaté l’intervention de trois (03) Sociétés: ACMAT, SOFRAMA SARL et MAG FORCE International, fournisseurs de la totalité des matériels et équipements, objet du protocole d’Accord. L’équipe de vérification dispose de documents qui prouvent que les Sociétés MAG FORCE International et SOFRAMA SARL ont l’habitude de fournir directement, sans intermédiaire, le Ministère de la Défense et des Anciens Combattants et cela conformément aux dispositions du Code des Marchés Publics. La Société MAG FORCE est titulaire d’une importante partie des commandes effectuées, notamment le matériel HCCA à hauteur de 10 174 123 966, 85 FCFA. D’où l’intérêt de les consulter à travers les modes de passation appropriés des marchés prévus dans le CMP, vu l’importance de l’écart de 29 311 069 068 FCFA dégagé entre le prix facturé par le titulaire du marché «<strong>Société GUO STAR</strong>» et celui indiqué sur leurs factures proforma, qui prennent en charge les frais d’approche jusque dans les magasins de la DMHTA et de la DCA à Bamako.

Par ailleurs, il ressort de la situation du financement obtenue de la banque que les frais bancaires engendrés par l’opération sont évalués à 2 128 910 667 FCFA au 31 décembre 2014, sur les montants déjà décaissés en fonction des livraisons effectuées. Au 31 mai 2014, les frais bancaires ont coûté à l’État malien la bagatelle de 5 190 697 821 FCFA. Ce montant vient en déduction de l’écart brut ci-dessus dégagé en cas de détermination de la marge nette. Cette marge importerait peu s’il s’agissait d’un appel d’offres ouvert renfermant les principes de la commande publique, notamment, l’économie.

En effet, les factures pro-forma devant servir de base de négociation et de contrôle sont postérieures au protocole d’Accord et au devis estimatif. Les dates des factures pro-forma qui, tantôt adressées à Sidi Mohamed Kagnassi intuitu personae et tantôt adressées à GUO STAR, se situent entre le 24 novembre 2013 et le 15 janvier 2014, alors que le devis estimatif devant être établi sur la base de ces factures pro-forma date du 13 novembre 2013. Dans leur précipitation d’engranger leurs bakchichs, nos kleptocrates n’ont même pas fait attention à certains détails qui sautent pourtant aux yeux.

<strong>Le MEF a irrégulièrement accordé une garantie au titulaire du marché dans le cadre de la fourniture des matériels et équipements destinés aux Forces armées</strong>

Suite à son incapacité manifeste à assurer l’intégralité du financement des commandes, le titulaire du marché a orchestré un montage financier de connivence avec la Banque Atlantique, le ministre de la Défense et des Anciens Combattants (MDAC) et le ministre de l’Économie et des Finances (MEF), en signant avec cette banque bénéficiaire de la garantie, une convention de prêt portant d’une part, sur un montant de 33 241 570 881 FCFA destiné à l’achat des matériels et équipements, à travers la mise en place de 11 lettres de crédits, et d’autre part, sur un montant de 1 milliards de FCFA destiné à financer les frais d’approche liés à l’opération. Toutefois, des incohérences découlent de l’analyse de cette convention et des autres actes adossés à la garantie autonome. En effet, le montant du prêt destiné à l’achat ne couvre pas toutes les commandes, objet du protocole d’Accord, notamment une partie du matériel roulant, bien que cette partie de la commande ait fait l’objet de lettres de crédit pour un montant total de 3 220 132 525 FCFA. Par conséquent, la banque, forte de la garantie autonome, a pris des engagements non prévus dans la Convention de prêt, vis-à-vis des Sociétés fournisseurs du titulaire du marché. Toutefois, avant la finalisation du rapport définitif de vérification, la banque a signé un avenant, dont la copie a été remise à l’équipe de vérification, pour prendre en compte ces décaissements.

De plus, les neuf (09) lettres de crédits établies le 14 février 2014 ainsi que la convention de prêt signée le 18 février 2014 sont antérieures à la lettre de garantie fournie le 28 février 2014. De ce fait, la fourniture de la garantie autonome n’était pas nécessaire à la mobilisation du financement dans la mesure où les engagements avaient été finalisés suite à la lettre de confort du ministre de l’Économie et des Finances d’alors, M<sup>me</sup> Bouaré Fily Sissoko, en date du 30 décembre 2013, adressée à la banque.

Ainsi, sur les 15 milliards de FCFA destinés à financer les frais d’approche liés à l’opération, 5 milliards de FCFA ont été mis en place dans le compte du titulaire du marché à la date du 11 février 2014 avant même l’octroi de la garantie (le 28 février 2014) et la signature de la convention de prêt (le 18 février 2014) ainsi que 5 autres milliards de FCFA le 2 avril 2014. Donc, sans convenir des termes de la Convention, la banque a crédité le compte du titulaire du marché de 5 milliards de FCFA. Sur ces 10 milliards de FCFA destinés à couvrir les frais d’approche, des opérations frauduleuses d’un montant total de 9 350 120 700 FCFA ont été effectuées.

En effet, les factures proforma à l’appui des lettres de crédit pour l’achat de matériels et d’équipements indiquent clairement que les prix comprennent la livraison (frais d’approche) jusque dans les locaux désignés par l’autorité contractante. Par conséquent, le titulaire du marché n’avait plus à supporter les frais d’approche liés à l’opération.

En effet, le titulaire du marché a indûment perçu et décaissé à titre de frais d’approche le montant de 9 350 120 700 FCFA décomposé comme suit:

- un premier virement de 4 200 120 750 FCFA a été effectué le 11 février 2014 sur un compte bancaire domicilié à Abidjan (République de Côte- d’Ivoire) en faveur de la Société «<strong>GOLDEN ROD INVESTISSEMENT</strong>», le jour même de la mise en place du crédit. Ainsi, la banque a autorisé un découvert sur le compte du titulaire et dont l’utilisation n’entre pas dans ce cadre;

- les 12 et 13 février 2014 toujours avant la fourniture de la garantie autonome (le 28 février 2014), deux retraits de 200 millions de FCFA chacun, soit 400 millions de FCFA au total, ont été effectués en espèces par le Comptable de «<strong>GUO STAR</strong>», le fameux Ousmane Bouaré, lequel n’aurait aucun lien avec M<sup>me</sup> Bouaré Fily Sissoko;

- à la date du 2 avril 2014, un autre retrait de 500 millions de FCFA en espèces a été effectué par la même personne et un virement bancaire de 4 250 000 000 de FCFA a été ordonné et exécuté au profit du Bureau Africain de Recherches Technologiques (BART), domicilié à Abidjan. L’objet social de cette Société à Responsabilité Limitée Unipersonnelle; enregistrée au greffe du Tribunal de Commerce d’Abidjan sous le numéro CI-ABJ-2008-B-1, n’a aucun lien avec l’opération.  De véritables alchimistes les IBK-Boys. Contacté par «<em>Le Sphinx</em>» avant même l’audit du Bureau du Vérificateur Général (BVG), pour lui donner des explications sur ces cabrioles bancaires, Niamé Traoré, alors PDG (Président Directeur Général) de la Banque Atlantique, nous avait dit que tout est normal; que la B.A n’avait fait que son boulot.

Il en résulte qu’aucune activité réelle en lien avec l’opération ne justifie ces décaissements. Par conséquent, ces transactions sont constitutives de fraude. En réalité ces premiers décaissements ont servi à mouiller les barbes des uns et des autres.

Et suivant le planning des livraisons fourni par les sociétés françaises, les premières livraisons devraient intervenir au mois de mai 2014 et à la date du 19 août 2014, elles ont procédé à la livraison partielle jusque dans les magasins indiqués par l’autorité contractante de matériels HCCA, de véhicules et de pièces de rechange à hauteur de 5 milliards de FCFA.

Les titulaires des deux (02) acquisitions n’ont pas respecté leurs obligations contractuelles. Ils ont livré les commandes avec un très grand retard.

Dénonciation des faits au Procureur de la République par le Vérificateur Général relativement:

- au détournement et complicité de détournement de fonds publics par l’engagement irrégulier des finances publiques;

- à l’utilisation frauduleuse et au détournement de deniers publics d’un montant de 9 012 070 000 FCFA;
<ul>
 	<li>au délit de favoritisme;</li>
 	<li>au faux et usage de faux;</li>
 	<li>au trafic d’influence aux fraudes fiscales portant sur le non-paiement des droits d’enregistrement et des redevances de régulation, en l’absence de toute autorisation légale d’exemption.</li>
</ul>
Les situations auditées sont édifiantes comme le cas d’une société privée, une SARL au capital de 3 millions de FCFA, qui se voit attribuer, sans avoir même demandé, un contrat de 69 milliards de FCFA, exonéré de tous droits d’enregistrement et à la clé une garantie de l’acheteur, État malien, sans laquelle la banque n’aurait jamais financé une telle opération au profit de cette Société. Peut-on indiquer le moindre risque qu’a pris cette entreprise dans le cadre de ce contrat, pour bénéficier, in fine, d’une marge bénéficiaire de plus de 25 milliards de FCFA ?

Faut-il rappeler que dans le cadre de la Loi de Finances 2014, les budgets du ministère de la Justice (8,4 milliards de FCFA), du ministère de la Culture (3,1 milliards de FCFA), du ministère de la Fonction Publique (1,8 milliard de FCFA), du ministère de la Réconciliation nationale, Développement des Régions Nord (2 milliards de FCFA) et du ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique (10 milliards de FCFA), réunis, faisaient 25,3 milliards de FCFA.

<strong>Soumeylou Boubèye paie les 24 milliards à Guo Star</strong>

À la sortie du rapport qui confirme tout ce que «<em>Le Sphinx</em>» avait déjà révélé, le FMI avait demandé à l’État malien de plus payer un kopeck aux deux fournisseurs mais surtout de poursuivre tous les ministres qui ont trempé dans ces deux (02) marchés malodorants. À savoir Soumeylou Boubèye Maïga, celui qui a signé les deux marchés, M<sup>me</sup> Bouaré Fily Sissoko, ministre de l’Économie et des Finances, pour avoir signé la lettre de Garantie Autonome pour Guo Star, Moustapha Ben Barka pour avoir été le principal négociateur du côté gouvernemental de l’achat de l’avion présidentiel et Mahamadou Camara, pour avoir signé le Mandat qui faisait de Sidi Mohamed Kagnassi, le seul homme habilité à faire des commandes d’équipements militaires au nom et pour le compte du Mali.

Sous la contrainte de l’institution de Brettons Woods, IBK sera obligé de se débarrasser d’eux. Pour un moment seulement, car sortis par la fenêtre, ils reviendront par la grande porte. Soumeylou Boubèye Maïga, la cheville ouvrière de toutes ses malversations, sera Secrétaire général de la Présidence de la République puis… Premier ministre, Ben Barka qui était son adjoint le remplaça, M<sup>me</sup> Bouaré Fily Sissoko, après une petite traversée du désert, sera Commissaire du Mali à l’UEMOA (Union Économique et Monétaire Ouest-Africaine). Seul Mahamadou Camara alias Papi, l’ennemi intime du fiston national, Karim Keïta, ne fera pas son come-back. Il l’a espéré fortement, c’est la raison pour laquelle il est resté l’un des afficionados attitrés d’IBK jusqu’à la chute du régime ultra-corrompu de son mentor Soumeylou Boubèye Maïga dès sa nomination à la Primature, n’a eu qu’un seul souci:  payer à la Société Guo star d’Amadou B. Kouma ou de Sidi Mohamed Kagnassi, les 24 milliards de FCFA qui représentaient le solde ou le reste des rétro-commissions, c’est selon- du scandaleux marché de fourniture aux Forces Armées maliennes de matériel d’habillement, de couchage, de campement et d’alimentation, de véhicules et de pièces de rechange qu’il avait signé, en tant que ministre de le Défense et des Anciens combattants, avec ladite Société. Ce qui lui a valu de croupir en prison puis de rendre l’âme dans une clinique huppée de la place le 21 mars 2022.

Pour ce faire, comme l’a aussi révélé votre journal préféré, il s’empressa d’ordonner à un hiérarque de la Cour Suprême du Mali de juger, dans les plus brefs délais, la plainte que Guo Star avait introduite contre l’État malien à qui, justement le Fonds monétaire international (FMI) avait demandé de ne payer ledit montant qui relève de la surfacturation. Aussitôt dit, aussitôt fait. Boubèye donna ensuite l’ordre formel au Contentieux de l’État de ne pas interjeter appel à l’Arrêt de notre plus haute juridiction. Ce que naturellement ce dernier fit, le doigt sur la couture de son pantalon.

Restait plus qu’à convaincre le ministre de l’Économie et des Finances d’alors, Boubou Cissé à débloquer les 24 milliards de FCFA. Ce dernier après avoir refusé un moment, sans doute plus par indisponibilité de fonds que par éthique, finit par accepter. Et comment ?

Selon notre source qui, jusqu’à une date récente, occupait des très hautes fonctions dans le pays, Guo Star a été payé à la suite d’un montage juridico-politico-financier. En espèces, s’il vous plait, puisque les autorités ne voulaient pas qu’on retrouve des traces de ce paiement à un certain niveau.

Toujours selon notre source qui a requis l’anonymat, l’État aurait contracté un prêt auprès d’une structure bancaire du Royaume chérifien qui a des liens avec la Banque Atlantique auprès de qui justement il avait laissé une Garantie Autonome de 60 puis de 100 milliards de FCFA pour couvrir l’achat des équipements militaires. Toujours selon notre source, deux hautes personnalités maliennes auraient fait le voyage sur le Maroc pour débloquer ladite somme.

En répondant à une des questions du «<em>Sphinx</em>» lors d’une conférence de presse, un des inculpés, alors au zénith de son pouvoir, avait répondu que ces 24 milliards n’étaient que «<strong>simple bénéfice de commerçant</strong>».

Après notre article qui parlait du paiement des 24 milliards de FCFA, là aussi, on avait répondu au «<em>Sphinx</em>»: «<strong>C’est Dallas !</strong>»<em>.</em>

Seulement, nos kleptomanes ne savaient pas qu’Allah, dans sa Grandeur, mettra fin à leur sinistre magistère corrompu ce jour béni du 18 août 2020. Grâce au concours de trois de ses hiérarques du même régime qui ont agi pour éviter le pire et assurer leurs arrières et ceux de leurs patrons.

Mais ça, c’est une autre histoire.

<strong>Adama DRAMÉ, Directeur du journal «Le Sphinx»</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Société : Effets collatéraux de la grande corruption sur la délinquance juvénile !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/societe-effets-collateraux-de-la-grande-corruption-sur-la-delinquance-juvenile-3076047.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 03 Sep 2024 01:44:38 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Témoin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Au Mali c’est un euphémisme de dire que la corruption est un fléau. Elle a même tendance à devenir cette tumeur cancéreuse métastatique qui conduit le pays à l’agonie et hypothèque par conséquent l’avenir d’une jeunesse en proie à moult forme de déperditions.

L’enracinement de la corruption de grande envergure a, en clair, des implications particulièrement pernicieuses sur le taux exponentiel de la délinquance juvénile. Et pour cause, le phénomène découle de moult facteurs parmi lesquels l’exode rural des jeunes campagnards, elle-même causée en grande partie par la gestion catastrophique d’un secteur agricole assez affecté par la corruption pour entraîner la jeunesse rurale dans la délinquance des grandes agglomérations urbaines. On peut citer également l’amer désenchantement qu’offre le système corrompu de l’éducation nationale, singulièrement aux élèves-étudiants provenant de la basse extraction sociale -  et qui génère des frustrations muettes faisant de l’espace estudiantin le nid d’une délinquance scolaire inouïe. Le scandaleux népotisme qui règne sur le secteur de l’emploi n’est pas en reste, avec la transformation des concours de la fonction publique en honteux théâtres où les méritants moins nantis embrassent l’échec en cultivant la délinquance idéologique. Et que dire des pots de vin et autres petits arrangements judiciaires - malheureusement inhérents au fonctionnement convulsif et frustrant du monde judiciaire malien - qui font de l’univers carcéral une école de radicalisation pour des jeunes victimaires d’une société devenue trop inégalitaire.

Somme toute, nul besoin d’être exhaustif sur les implications juvéniles de la grande corruption au Mali pour prouver la nécessité impérieuse pour les pouvoirs publics d’accorder à chaque citoyen malien son droit de naitre et de vivre dans une société plus juste faite de probité, d’équité et d’égalité. Faute de quoi, la corruption à ciel ouvert fera davantage plus de frustrés dans tous les secteurs d’activité, en dépit des efforts déployés pour la vaincre.

&nbsp;

<strong>Seydou Diakité </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Opération &amp;quot;Citerne &amp;quot; de la SOMAGEP : Des anciens dirigeants au cœur d&amp;apos;un scandale financier de plusieurs milliards de FCFA</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/operation-citerne-de-la-somagep-des-anciens-dirigeants-au-coeur-dun-scandale-financier-de-plusieurs-milliards-de-fcfa-3074632.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/operation-citerne-de-la-somagep-des-anciens-dirigeants-au-coeur-dun-scandale-financier-de-plusieurs-milliards-de-fcfa-3074632.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2024/08/SOMAGEP.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 21 Aug 2024 09:14:47 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>La satisfaction des besoins des populations en eau potable a toujours fait partie des priorités des autorités. Pour mieux accomplir cette mission, elles ont créé la SOMAGEP-SA (Société malienne de gestion de l'eau potable) issue de la scission de la société Énergie du Mali.</strong>

En effet, c'est le département Eau de la société EDM-SA qui a été érigé en Société d'État sous la dénomination de Société malienne de gestion de l'eau potable dont le sigle est SOMAGEP. Sa mission principale est de fournir aux populations de l'eau potable tant en quantité qu'en qualité. A ce titre, elle reçoit les demandes d'abonnement des citoyens qu'elle traite et par la suite installe les équipements nécessaires. Autrement dit, elle connecte les domiciles des citoyens au réseau de distribution d'eau dont elle dispose.

Cependant, son réseau n'arrive pas à donner satisfaction à tous les citoyens sur l'enseignement du territoire national. C'est pourquoi, elle  met en place des bornes fontaines dans les quartiers où son réseau est défaillant ou inexistant. C'est le cas de beaucoup de quartiers périphériques de Bamako. En période de chaleur, les populations de ces quartiers se voient sevrées d'eau au niveau de ces bornes fontaines. Pour pallier à cette situation, la Somagep a continué une initiative prise depuis l'époque où la Société EDM-SA s'occupait de la fourniture d'eau potable. Cette initiative dénommée "OPÉRATION CITERNE" consiste à distribuer gratuitement de l'eau potable aux populations par le biais de citernes d'eau. Ces citernes se chargent d'eau au niveau de la station de pompage de la Somagep et se rendent tour à tour dans les quartiers en manque d'eau.

Pendant 8 ans, la Somagep réalisait la même activité de distribution gratuite d'eau potable. Si l'opération est salutaire, il faut noter qu'elle a été, malheureusement, une occasion pour certains responsables de la société de détourner de sommes colossales estimées, d'après des confidences, à une dizaine de milliards de FCFA. Ce qui a amené le Dg actuel, Dramane Coulibaly, à résilier le contrat de prestation pour y voir clair.

<strong>Comment cela s'est-il passé ?</strong>

Dramane Coulibaly a commencé à faire fouiller au niveau de la comptabilité. De cette fouille, il est ressorti que pendant 8 ans, des responsables de la Somagep faisaient sortir, annuellement, des caisses de la société 1 milliard FCFA  pour la réalisation de l'opération citerne. Toujours, selon Ies évaluations et calculs effectués, il a été constaté que la fourniture de chaque m3 d’eau a pu coûter à la Somagep au moins 8 000 francs CFA, ce qui équivaut à  près de 80 fois le prix de cession ordinaire du m3.

A en croire toujours nos sources, le marché de l'opération citerne revenait pendant les 8 longues années au même prestataire qui se présentait chaque année sous une nouvelle identité. Ce prestataire serait l'époux d'une dame influente qui a fait partie de l'ancienne équipe dirigeante de la société. Dès lors, c'est la panique chez tous ceux qui se sentent impliqués dans ce scandale financier. Ceux-ci n'auraient pas hésité, un seul instant, à monter des stratagèmes pour ternir d'abord l'image du Dg Dramane  puis "<em>noyer le poisson dans l'eau"</em> et enfin manipuler l'opinion nationale. C'est ainsi qu'ils ont mis en branle une stratégie de sabotage du travail de la Somagep telles que l'information selon laquelle l'eau produite par la Somagep est de mauvaise qualité, obligeant le Dg à sortir au niveau de la presse pour démontrer le contraire de cette calomnieuse information.

Dans leur sale besogne, les détracteurs auraient utilisé un responsable d'un des nombreux comités syndicaux de la société. Il s’agit de Cheick Diallo, Secrétaire général du syndicat autonome de la Somagep (SASO) qui s'est pourfendu d'un communiqué reconnaissant la mauvaise qualité de l'eau produite par son employeur. Mal lui en a pris car il n'a pas été soutenu par les autres comités syndicaux qui sont plus représentatifs que le sien. Ceux-ci, sans autre forme de procès, se sont désolidarisés de son acte en publiant des communiqués.

Suite à la publication de son information calomnieuse, le fameux secrétaire général du SASO s'est retrouvé devant le conseil de discipline dont il attend prochainement les résultats. Il faut rappeler que cette stratégie  ne fera pas reculer le DG Dramane Coulibaly qui, s'est fait remarquer par l'opinion nationale pour la première fois lorsqu'il a été Directeur général de la société EDM-SA. Au niveau de cette société, il a, dans le cadre du recouvrement des créances de l'entreprise, suspendu la fourniture d'électricité à des structures nationales comme l'Assemblée nationale, les Directions générales de plusieurs services centraux, les Mairies, etc.

<strong>Cyrille Coulibaly</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Journée africaine de lutte contre la corruption : La CPLC s&amp;apos;engage pour un Mali sans corruption !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/journee-africaine-de-lutte-contre-la-corruption-la-cplc-sengage-pour-un-mali-sans-corruption-3074101.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 17 Aug 2024 03:20:07 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>En commémoration de la Journée africaine de lutte contre la corruption,  la Communauté de pratique en matière de lutte contre la corruption (CPLC) a tenu une conférence débat autour du thème "dénonciations et lanceurs d'alerte : quel stratégie pour appuyer le processus d'adoption et application effective d'une loi pour leur protection au Mali". C'était le mardi 13 août à l'Escale gourmande à Hamdallaye. </em></strong>

La cérémonie d'ouverture s'est tenue en présence de la présidente du CPLC Mme Diama Mariam Sanogo, le représentant de Luceg, Mohamed Gakou, ainsi que le président de l'Oclei Moumouni Guindo. A en croire la présidente du CPLC, Mme Diama Mariam Sanogo, pour contribuer à soulager la souffrance des Maliennes et Maliens,  le Projet d'appui à la lutte contre la corruption pour et par l'égalité des genres (Luceg),  financé par Affaire Mondiale Canada (AMC) est mis en œuvre au Mali par l'Ecole nationale d'administration publique du Québec (Enap) et ses partenaires, les organismes de la société civile (OSC) et l'Office central de lutte contre l'enrichissement illicite (Oclei).

Selon elle, cette année, le thème de la Journée africaine de lutte pour la corruption est : <em>"Mécanismes efficaces de protection des lanceurs d'alertes : un outil essentiel de la lutte contre la corruption".</em> <em>"Ce thème cadre parfaitement avec le contexte actuel du Mali où les autorités de la Transition sont engagées dans un processus d'adoption d'une loi visant la protection des lanceurs d'alerte suite aux multiples efforts déployés par les OSC et leurs partenaires techniques et financiers",</em> a souligné la présidente Mme Diama.  Elle a ajouté que l'objectif général d'un panel est d'attirer l'attention sur la nécessité de poursuivre les efforts pour l'aboutissement du processus de la loi visant la protection des lanceurs d'alertes. A ses dires, elle vise à rechercher et à mobiliser les leaders  femmes et filles autour de la problématique de la lutte contre la corruption notamment sur la question de protection des lanceurs d'alertes et des dénonciations. <em>"Les résultats attendus à l'issue du panel sont, entre autres, 80 participants qui seront conscientisés sur l'urgence d'adopter une loi portant protection des lanceurs d'alertes. La compréhension de 80 leaders femmes et fille est renforcée sur la problématique de la lutte contre la corruption notamment sur la question de protection de lanceurs d'alertes et des dénonciations",</em> a-t-elle laissé entendre. Mohamed Gakou, représentant de Luceg, s'est dit fier de soutenir cette activité réalisée dans les cadre de la Journée africaine de lutte contre la corruption qui s'inscrit en droite ligne avec l'objectif ultime du projet Luceg soit le renforcement  du pouvoir des femmes et des filles face aux pratiques corruptives et discriminatoires qui les affectent. <em>"Une Journée africaine de lutte contre la corruption constitue la période la mieux indiquée pour réfléchir sur le phénomène de la corruption et ses conséquences mais surtout pour conjuguer nos efforts en vue d'intensifier la lutte contre ce fléau insidieux et destructeur",</em> a souligné M. Gakou. Le Luceg, dira-t-il, reste convaincu que la multiplication de telles activités de sensibilisation à Bamako et dans les régions contribuera à lutter efficacement contre le phénomène de la corruption au Mali.  Pour sa part, le président de l'Oclei, Moumouni Guindo, a salué un événement organisé pour magnifier et commémorer l'adoption de la convention. <em>"L'édition 2014 de la Journée africaine de lutte contre la corruption porte sur les mécanismes efficaces de protection des lanceurs d'alertes en tant que mécanismes essentielles de lutte contre la corruption. La corruption est une gangrène. Nous luttons contre la corruption car c'est une maladie",</em> a-t-il expliqué.

Avant de déclarer ouverts les travaux de la Journée africaine de lutte contre la corruption, le président de l'Oclei a précisé qu'ils ont besoin d'une loi globale de protection des lanceurs d'alerte. <strong>       </strong>

<strong>Aoua Traoré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Lutte contre corruption et la délinquance financière : Le défi de mieux faire est&#45;il trop pesant ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/lutte-contre-corruption-et-la-delinquance-financiere-le-defi-de-mieux-faire-est-il-trop-pesant-3071865.html</link>
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<pubDate>Mon, 29 Jul 2024 08:27:40 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="yiv4332915051ydp9f354e1emsonormal" style="background: white"><b><i><span style="font-size: 14.0pt;font-family: 'Helvetica','sans-serif';color: #1d2228">Le coup d’Etat du 18 août 2020 avait, malgré sa condamnation de principe, suscité l’espoir d’une « gouvernance vertueuse », rompant avec la délinquance financière. Celle-ci persiste, en dépit des efforts</span></i></b></p>
<p class="yiv4332915051ydp9f354e1emsonormal" style="background: white"><span><span style="font-size: 14.0pt;font-family: 'Helvetica','sans-serif';color: #1d2228"> Pour avoir pris la relève de la gouvernance IBK, abondamment décriée pour ses nombreux scandales, le pouvoir de Transition avait pris un pari risqué. Celui de mieux faire ou de faire oublier les mauvaises pratiques telles que la corruption, les détournements de deniers publics, l’affairisme, la gabegie et le clientélisme dans la gestion des affaires publiques.</span></span></p>
<p class="yiv4332915051ydp9f354e1emsonormal" style="background: white"><span><span style="font-size: 14.0pt;font-family: 'Helvetica','sans-serif';color: #1d2228">Mais, il faut reconnaître que la gouvernance de transition ne semble pas avoir nettement amélioré cette performance exécrable de la gestion publique. Ce qui fait que des organismes internationaux tels que Transparency international continuent de classer le Mali comme un pays où la mauvaise gouvernance bat son plein. Et les « dossiers » ne manquent pas dans ce sens…</span></span></p>
<p class="yiv4332915051ydp9f354e1emsonormal" style="background: white"><span><span style="font-size: 14.0pt;font-family: 'Helvetica','sans-serif';color: #1d2228">En effet, même si le scandale de l’EDM, qui entraîne le délestage électrique sans précédent (toujours en cours), date du temps de la gouvernance IBK, il est évident que cette crise dure trop. Alors que l’on avait parlé de fraudes et magouilles dans l’achat du carburant approvisionnant les groupes électrogènes, l’on a finalement compris qu’il s’agit d’un gros scandale aux ramifications insoupçonnées… Et, en dépit des arrestations de cadres impliqués dans ce scandale, la pénurie du courant électrique est toujours une triste réalité.</span></span></p>
<p class="yiv4332915051ydp9f354e1emsonormal" style="background: white"><span><span style="font-size: 14.0pt;font-family: 'Helvetica','sans-serif';color: #1d2228">En outre, la récente affaire de la Compagnie malienne de développement du textile (CMDT) révèle que la mauvaise gouvernance est une pratique qui a la vie dure dans le pays. Comment comprendre que de si hauts cadres, comme le ministre de l’Agriculture, Lassine Dembélé, le PDG de la société, Dr Nango Dembélé soient ainsi limogés pour dit-on une affaire relative à l’achat de plusieurs milliards d’engrais destinés aux cotonculteurs ? Cette affaire ne doit-elle pas donner lieu à une procédure judiciaire comme les éventuels coupables de ces malversations ? Quelles sont les éventuelles complicités dans ce scandale, au moment où certains murmurent que d’autres gros poissons y sont mouillés jusqu’aux os ? Le chef de l’Etat, premier magistrat, président du conseil supérieur de la magistrature ne doit-il pas s’impliquer personnellement, pour clarifier cette situation de délinquance financière présumée ? Pourquoi ne pas actionner avec diligence des structures d’investigation comme le Bureau du Vérificateur Général, l’Office central de lutte contre l’enrichissement illicite, le Contrôle général d’Etat et les différentes inspections pour édifier sur ce cas présumé de prédation des deniers publics ?</span></span></p>
<p class="yiv4332915051ydp9f354e1emsonormal" style="background: white"><span><span style="font-size: 14.0pt;font-family: 'Helvetica','sans-serif';color: #1d2228">Par ailleurs, ces scandales et d’autres, comme celui des logements sociaux, de certains concours de recrutements dans la fonction publique prouvent à suffisance que la lutte contre l’impunité, le discours portant sur la gouvernance vertueuse ne suffisent pas à freiner la mal gouvernance. Il faut un changement de mentalité et une conscience citoyenne et patriotique en vue de respecter les ressources publiques. Ce qui pousse à dire, sans risque de se tromper, que le pouvoir militaire aussi a du mal à dissuader contre les détournements de deniers publics, l’enrichissement illicite et les infractions similaires. En clair, le pouvoir de Transition, malgré les efforts, a du pain sur la planche. A lui de réajuster le tir et savoir que la lutte contre l’impunité a besoin d’être mieux canalisée, pour des résultats plus efficients. </span></span></p>
<p class="yiv4332915051ydp9f354e1emsonormal" style="background: white"><b><span style="font-size: 14.0pt;font-family: 'Helvetica','sans-serif';color: #1d2228">Boubou SIDIBE</span>/maliweb.net</b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Digitalisation des moyens de paiement  et des services publics de l&amp;apos;état :  L’opération lancée par Assimi Goïta</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/digitalisation-des-moyens-de-paiement-et-des-services-publics-de-letat-loperation-lancee-par-assimi-goita-3071668.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 27 Jul 2024 01:44:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le président de la Transition, SE le colonel Assimi Goïta, a présidé le vendredi 19 juillet 2024 à Koulouba, la cérémonie de lancement de la digitalisation des moyens de paiement et des services publics de l'Etat. L'événement a enregistré la présence du Premier ministre, Dr. Choguel Kokalla Maïga, du ministre d'Etat chargé de l'Administration territoriale et de la Décentralisation, porte-parole du gouvernement, du ministre de l'Economie et des Finances, ainsi que du ministre de la Communication, de l'Economie numérique et de la Modernisation de l'administration, accompagnés de certains membres du gouvernement.</em></strong>

Au Mali, il est désormais possible de payer directement via son téléphone mobile pour des services tels que la carte d'identité, les contraventions de police et les actes d'état civil. Le président de la Transition, SE le colonel Assimi Goïta, a effectué le premier clic lors d'une cérémonie à Koulouba. Cette première phase, initialement déployée à Bamako, sera progressivement étendue à toutes les régions du Mali et aux représentations diplomatiques. Ce processus inclura progressivement tous les services publics, y compris les impôts et les marchés publics.

Le ministre de la Communication, de l'Economie numérique et de la Modernisation de l'administration, Alhamdou Ag Ilyène, a souligné l'importance de la digitalisation, affirmant qu'elle renforce la transparence et la responsabilité. "Elle contribue à une plus grande transparence des processus administratifs et renforce la confiance du public", a-t-il précisé. Il a ajouté que ce nouveau processus permettra de lutter efficacement contre la fraude, la corruption, le népotisme et les falsifications de documents administratifs, tout en améliorant l'accessibilité des citoyens aux services publics et privés grâce à des services numériques plus conviviaux, simples et accessibles indépendamment de la géographie, avec des réponses plus rapides, transparentes et pertinentes.

De plus, cette digitalisation améliorera la performance de l'administration en renforçant le système de suivi-évaluation et en optimisant la performance des agents de l'Etat à travers des outils d'évaluation, des lettres de mission et des contrats de performance. Elle permettra également de réaliser des économies d'échelle en réduisant significativement certaines dépenses de l'Etat grâce à la mise en place d'une administration électronique.

Le président de la Transition, SE le colonel Assimi Goïta, a sollicité l'engagement et la collaboration de tous les agents concernés pour assurer le bon fonctionnement du système, soulignant que cela renforcera la gouvernance et la sécurité en garantissant une meilleure traçabilité des actions administratives et en renforçant la transparence et la responsabilité. Il a encouragé les citoyens à utiliser davantage ces plateformes pour permettre au gouvernement à relever les défis de la modernisation. Il a également insisté sur l'importance d'intégrer les dimensions régionales et internationales dans le processus de digitalisation, afin de permettre à notre pays de mieux saisir les opportunités de développement et de croissance offertes par le numérique.

La digitalisation des moyens de paiement et des services publics de l'État est une initiative du Président de la Transition, qui avait annoncé dans son discours à Sikasso le 22 juin 2024 la modernisation de l'administration, en lançant en premier lieu le processus de digitalisation des moyens de paiement, suivi par la digitalisation de l'administration générale dans une seconde phase.

La mise en œuvre de cette première étape témoigne de la détermination du chef de l'Etat à transformer l'administration malienne en une administration moderne, juste et accessible à tous, tout en combattant activement les maux qui entravent le développement économique du pays.

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Digitalisation de l’administration malienne : Quelle efficacité dans la lutte contre la corruption ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/digitalisation-de-ladministration-malienne-quelle-efficacite-dans-la-lutte-contre-la-corruption-3071465.html</link>
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<pubDate>Thu, 25 Jul 2024 09:10:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Pour lutter efficacement contre la corruption au Mali, les autorités de Transition ont lancé la semaine dernière le projet de digitalisation des moyens de paiement et des services publics de l’Etat. Cette digitalisation de l’administration malienne, à en croire les autorités, va améliorer la transparence et permettra également de lutter contre la corruption qui gangrène les services publics.</em></strong>

L’initiative de digitalisation lancée par le président de la Transition vendredi dernier, a été saluée et largement commentée par beaucoup de Maliens sur les réseaux sociaux et dans les "grin".

La digitalisation des paiements des services publics dont l'objectif principal est de permettre aux citoyens maliens d'effectuer leurs démarches administratives en ligne, de payer leurs taxes et impôts de manière électronique et d'accéder à une large gamme de services publics dématérialisés, essuie déjà quelques critiques de part et d’autre. Certains commentateurs l’ont même taxé de "privation des petits poissons de leur appât au profit des crocodiles".

Pour Ousmane Dembélé, entrepreneur, cette digitalisation ne portera ses fruits que s’il y a des mécanismes éliminant toute autre éventualité pour les usages au niveau des paiements.

<em>"Dans une situation où tu dois payer 20 000 F CFA comme redevance ou amende, si l’on te propose 2000 F CFA, ils ne sont pas nombreux ceux d’entre nous qui ne céderaient pas à la tentation. La digitalisation doit venir après des mesures exigeant le respect des principes déontologiques chez les agents. Les usagers n’auront d'autre choix que de s’exécuter convenablement face à des agents inflexibles en toute situation"</em>, laisse entendre M. Dembélé.

Face aux problèmes récurrents d’électricité, d’insuffisance en termes de couverture Internet dans le pays, de l’insécurité grandissante au nord sans oublier le taux d’alphabétisation, Anass Maïga, un habitant de Gao spécule que la digitalisation ne va pas plus loin.

<em>"Ils auraient quand même pu s'assurer d'abord que tous les Maliens ont accès à la connexion Internet avant de s'engager dans un tel projet. Les agents des services financiers refusent de retourner à Gao depuis 2012 parce qu'ils disent qu'ils n'ont pas accès à la connexion Internet ou à cause de la situation sécuritaire. Malgré les différentes décisions les intimant de regagner leurs postes, ils s'entêtent à ne pas revenir. Sans compter que les usagers eux-mêmes doivent se débrouiller pour avoir accès à l'Internet dans beaucoup de nos localités dont les plus importantes comme Gao"</em>, persifle M. Maïga.

<strong>Ousmane Mahamane</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Lutte contre la délinquance financière au Mali :  Cap sur la digitalisation des moyens de paiement dans les services publics</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/lutte-contre-la-delinquance-financiere-au-mali-cap-sur-la-digitalisation-des-moyens-de-paiement-dans-les-services-publics-3071029.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 22 Jul 2024 01:24:22 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Sursaut</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le mercredi 10 juillet, lors du Conseil des ministres sous l’égide du Colonel Assimi GOITA, Président de la Transition, sur le rapport du ministre de l’Economie et des Finances, il a été adopté un décret fixant les principes de la digitalisation des moyens de paiement dans les services publics dans le cadre de la lutte contre la corruption et la délinquance financière au Mali.</em></strong>

Le Mali, à l’instar d’autres pays, a fait face au cours de la dernière décennie à d’importantes mutations technologiques qui ont accéléré les besoins de digitalisation. Ces transformations sont nécessaires pour s’adapter à un écosystème de plus en plus complexe, innovant et basé sur les solutions numériques.

Malgré la disponibilité de ces solutions, un grand nombre d’opérations de paiement de l’État, des établissements publics nationaux, des collectivités territoriales et de leurs établissements publics continuent de s’effectuer en espèces et par chèque. Cette gestion manuelle des procédures administratives et de paiement induit des lenteurs, des risques d’erreurs dans les traitements, de corruption et de déperdition des deniers publics, entraînant des préjudices pour les organismes publics et les usagers des services publics.

Face à ces enjeux et dans le cadre de la modernisation de la gestion des finances publiques, la digitalisation des moyens de paiement est nécessaire pour la sécurisation des ressources de l’État et des autres organismes publics, la réduction de l’informel et le renforcement de l’inclusion financière.

En plus de contribuer à la promotion de la bancarisation, à l’utilisation accrue des nouveaux instruments et procédés de paiement, à l’inclusion financière et à la lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme, le projet de décret adopté vise à compléter le cadre législatif et réglementaire existant.

Une mesure salutaire qui voit le jour, quelques jours seulement après l’annonce du Chef de l’Etat à cet effet, lors de sa visite dans la ville de Sikasso.

&nbsp;

<strong>Par Fatoumata Coulibaly</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Lutte contre la corruption et l’enrichissement illicite : l’OCLEI favorable à la mise en place de groupes d’action anticorruption dans nos établissements scolaires et universitaires</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/lutte-contre-la-corruption-et-lenrichissement-illicite-loclei-favorable-a-la-mise-en-place-de-groupes-daction-anticorruption-dans-nos-etablissements-scolaires-et-universit-3069905.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/lutte-contre-la-corruption-et-lenrichissement-illicite-loclei-favorable-a-la-mise-en-place-de-groupes-daction-anticorruption-dans-nos-etablissements-scolaires-et-universit-3069905.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2024/07/Madagascar-Seybou-OCLEI.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 11 Jul 2024 01:18:46 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Une délégation de l'OCLEI, conduite par le Dr Moumouni Guindo, séjourne dans la capitale de la république Malgache, Antananarivo, sur invitation du Bureau Indépendant Anti-Corruption (BIANCO), l'agence anti-corruption de Madagascar, du 8 au 2 juillet 2024. La visite est mise à profit par l’OCLEI et le BIANCO pour partager les expériences sur les bonnes pratiques en matière de lutte contre la Corruption et l'enrichissement illicite. Déjà, une trouvaille : le concept de groupe ou de réseau d’actions anticorruption des jeunes. Ceci pourrait bien voir le jour au sein de nos établissements scolaires et universitaires très bientôt.

Sous la houlette du Directeur du BIANCO Monsieur Laza Eric Donat Andrianirina, Moumouni Guindo et sa délégation ont été invités à faire siennes des activités prévues par le BIANCO, dans la cadre de la commémoration de la journée africaine de lutte contre la Corruption, célébrée à travers le monde le 17 juillet.

<img class="aligncenter size-full wp-image-3069907" src="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2024/07/Madagascar-oclei-m.jpg" alt="" width="650" height="292" />A cet effet, la délégation de l’OCLEI a suivi avec un grand intérêt des visites, suivies d’échanges avec des écoliers et universitaires de deux établissements d’enseignement réputés d’Antananarivo.

<img class="aligncenter size-full wp-image-3069908" src="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2024/07/Seybou-Madagaxcar.jpg" alt="" width="650" height="292" />Les échanges ont porté sur la socialisation des jeunes à l’éthique. Cette question, faut-il le souligner, est spécifiquement prise à bras le corps par le BIANCO, grâce à un concept particulièrement intéressant, appelé le RHI ou Réseau d’intégrité et d’honnêteté.

Le RHI est un regroupement de jeunes écoliers, lycéens et universitaires à travers les 6 provinces de Madagascar. L’objectif est de mobiliser ces jeunes vers un seul but : "faire de la jeunesse Malgache un mur contre la corruption". Bref, c’est d’arriver à constituer une jeunesse consciente, intègre et honnête, capable de dire non à la corruption aujourd’hui et demain pour leur propre avenir et l’avenir de leur pays. Un bon exemple, disons plutôt un cas d’école pour bien de pays africains.

Le RHI n’a qu’une voix, c’est celle des jeunes. Des jeunes qui s’expriment, conscientisent et éduquent à travers le Slam, la poésie, les affiches et autres débats de groupes. Et ça marche bien à Madagascar. La grande cérémonie de la finale de concours de slam organisée par le BIANCO à l’occasion de la journée nationale du RHI, le mercredi 10 juillet 2024, est une parfaite illustration.

Par ailleurs, le lundi 8 juillet, la délégation de l’OCLEI a eu une séance de travail avec les responsables du Système Anticorruption (SAC) Malgache. Il a permis aux deux délégations d’échanger sur leurs stratégies nationales de lutte contre la corruption et leurs bonnes pratiques de lutte.

Dans la même journée, le Président Guindo et sa délégation ont été reçus en audience par Mme le ministre des affaires étrangères et Monsieur le ministre de la santé de Madagascar, celui-là même qui assure l’intérim du l’éducation nationale. Avec ces différentes autorités, il a été question de partage de savoir-faire en matière de lutte contre la corruption et l’enrichissement illicite dans nos deux pays.

La signature d’un protocole d’accord de coopération entre l’OCLEI et le BIANCO, le vendredi 12 juillet 2024, met fin à ce voyage d’étude de l’OCLEI au pays de la Vanille.

Rappelons que la délégation de l'OCLEI, outre le Président Moumouni Guindo, est composée du Membre du Conseil Djibril Coulibaly, le Secrétaire général  Djibril Soumbounou et le Directeur de la communication Seybou Keita.

<strong>OCLEI</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Le Mali se dote d’une stratégie nationale de lutte contre la corruption</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/le-mali-se-dote-dune-strategie-nationale-de-lutte-contre-la-corruption-3067566.html</link>
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<pubDate>Fri, 21 Jun 2024 13:56:45 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<article id="post-166049" class="article post-166049 post type-post status-publish format-standard has-post-thumbnail hentry category-politique tag-corruption">
<div class="articleText">

<strong>Les autorités de la transition prévoient plus de 6 milliards 772 millions de FCFA, pour mettre en œuvre le plan quinquennal de la stratégie de lutte contre la corruption. L’annonce a été faite hier à l’ouverture des sessions de partages et d’appropriation de la stratégie nationale de lutte contre la corruption et son plan d’action 2023-2027.</strong>

L’initiative du Ministère de la refondation en partenariat avec l’ambassade du Canada. Aboubacar Tiécoura Konaté est conseiller technique à ce département. Selon lui, ce document a pour vision de doter le Mali d’un mécanisme opérationnel afin de lutter contre la corruption et promouvoir la bonne gouvernance. <em>« C’est un document qui ramasse un peu comment est-ce que nous envisageons effectivement de combattre la corruption. Il y a effectivement des axes stratégiques, la gouvernance et les réformes. Le deuxième axe, c’est la prévention des faits de corruption, la répression et la communication »</em>, explique M.Konaté qui demande l’accompagnement des<em> </em>uns et des autres dans ce combat.

<strong>Mettre l’accent sur la sensibilisation</strong>

Des responsables des organisations de lutte contre la corruption se réjouissent de cette initiative. Moussa Ousmane Touré, président du réseau des associations maliennes de lutte contre la corruption affirment qu’il y a des actions phares dans le document. Comme exemple, il cite <em>« des actions de sensibilisation »</em>. <em>« Nous, nous sommes un réseau qui dénonce. Avant de dénoncer, il faut d’abord sensibiliser, parce que beaucoup s’adonnent aux pratiques corruptives par ignorance »</em>, martèle M.Touré. Donc il pense qu’<em>« en essayant de mettre ces axes en œuvre, ça pourra véritablement aider à lutter contre la corruption »</em>.

Des participants précisent que les femmes et les jeunes ont aussi leur rôle à jouer. <em>« Je pense que c’est surtout ces jeunes-là qu’il faut mettre en avant. C’est à eux qu’il faut réellement inculquer ces valeurs-là et j’espère qu’ils vont s’en sortir vraiment satisfaits »</em>, indique une participante. Pour atteindre des objectifs probants, un participant invite <em>« tout le monde à s’y mettre »</em>. <em>« J’appelle les femmes à voir et à revoir cette stratégie. Vu ce qui se trouve dans ce document, tel que la lutte contre l’impunité, il peut vraiment aider le pays à sortir du gouffre »</em>, lance une dame.

À noter que le financement de la stratégie Nationale de lutter contre la corruption sera assurée par le budget national à 70% et la contribution de 30% des partenaires techniques et financiers, selon les autorités.

Source: https://www.studiotamani.org/

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<title>Sessions de partage et d’appropriation de la Stratégie nationale de Lutte contre la Corruption : Le Ministre de la Refondation de l’État donne le coup d’envoi</title>
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<pubDate>Fri, 21 Jun 2024 09:06:41 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Après son adoption en septembre 2023, maintenant place à sa phase d’appropriation par les différentes parties prenantes! En effet, le ministre de la Refondation de l’État, chargé des Relations avec les Institutions, M. Ibrahim Ikassa Maïga, a pris part ce jeudi 20 juin 2024  au Commissariat au Développement Institutionnel, à l’ouverture des sessions de partage et d’appropriation de la Stratégie nationale de Lutte contre la Corruption et son Plan d’Action  2023-2027. C’était en présence des membres des  organisations de la société civile, de l’administration ainsi que des partenaires techniques et financiers.</strong>

Adopté en septembre 2023 par le Décret n°2023-0546/PT-RM le document  de  Stratégie nationale de  Lutte contre la Corruption  (SNLCC) et son Plan d’Action 2023-2027 ainsi que le dispositif institutionnel de coordination et de son  suivi-évaluation institué suivant le Décret n°2024-0335/PM_RM du 12 juin 2024 s’inscrivent dans le cadre de la lutte contre la corruption et ses assimilées qui gangrènent l’ensemble des sphères de la société.  Pour le ministre Ibrahim Ikassa Maïga,  ceci démontre à juste titre  l’engagement implacable des autorités de la Transition à lutter contre la pratique de la corruption et de la délinquance financière des fléaux qui mettent en danger notre mieux être à tous pour reprendre ses propos. La  SNLCC est un important instrument juridique, et il est attendu qu’elle serve de cadre de référence et  de convergence pour l’ensemble des parties prenantes à la matière

[caption id="attachment_3067516" align="aligncenter" width="650"]<img class="size-full wp-image-3067516" src="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2024/06/Ikassa-Maiga.jpg" alt="" width="650" height="844" /> Le ministre de la Refondation de l’État, chargé des Relations avec les Institutions, M. Ibrahim Ikassa Maïga[/caption]

Pour réussir sa mise en œuvre effective, le ministère de la Refondation a initié une série de sessions de partage et d’appropriation à l’intention des acteurs des organisations de la société civile, ceux du Secteur privé, des Universitaires, des représentants des Confessions religieuses en plus des cadres de l’Administration publique.

Les sessions d’appropriation de la stratégie visent donc à amener les différents participants à s’imprégner  et se familiariser avec la SNLCC   afin de mieux jouer leur partition dans la lutte.

Le Commissaire  au Développement Institutionnel ( CDI), M. Mamadou Dembélé, explique qu’elles se dérouleront en deux temps, à savoir celle  du   20 juin  au  21 juin 2024; et  celle annoncée  pour les 24 et 25 juin 2024. Il relève de l’Axe 4 de Plan d’Action de la Stratégie nationale de Lutte contre la Corruption portant sur la communication et la sensibilisation  dans le but de la bonne appropriation des actions.

Le représentant de l’Ambassade du Canada au Mali, Louis-Charles Coderre, Deuxième secrétaire politique,  dans son intervention, a félicité le Mali pour ce dispositif qui renforce la bonne gouvernance du pays expression de la redevabilité envers les citoyens. M. Coderre n’a pas manqué de réaffirmer l’accompagnement de son pays aux côtés du Mali.

<strong>Khadydiatou SANOGO/maliweb.net</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Femmes et lutte contre la corruption :  Témoignages et actions concrètes au Mali</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/femmes-et-lutte-contre-la-corruption-temoignages-et-actions-concretes-au-mali-3065005.html</link>
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<pubDate>Sat, 25 May 2024 09:38:32 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Dans de nombreux pays à travers le monde, les femmes jouent un rôle essentiel dans la lutte contre la corruption. Leur engagement, leur intégrité et leur détermination contribuent à promouvoir la transparence et l'éthique dans la gestion des affaires publiques. Au Mali, les femmes se mobilisent également pour combattre ce fléau qui entrave le développement socio-économique du pays.</em></strong>

<strong> </strong>De nombreuses femmes au Mali sont engagées dans le Réseau de lutte contre la corruption, une plateforme qui dénonce des cas de concussions. A travers ce Réseau, elles ont lancé des initiatives pour promouvoir la transparence et lutter contre la corruption. Parmi celles-ci, on peut citer des campagnes de sensibilisation, des dépôts de plaintes, des dénonciations, ainsi que des mécanismes de surveillance citoyenne.

Plusieurs femmes maliennes ont partagé leur expérience et leur vision de la lutte contre la corruption. Elles soulignent l'importance de l'éducation, de la participation citoyenne et de la responsabilisation des acteurs publics pour instaurer une culture de l'intégrité et de la reddition de comptes.

Pour Seynabou Top, directrice au Canada du projet Luceg, exécuté par l'Ecole nationale d'administration publique de Québec et financé par Affaires mondiales Canada, <em>" elles sont les plus touchées par le phénomène de la corruption parce qu'elles sont les plus vulnérables. Les études ont montré que la corruption touche plus les acteurs les plus vulnérables, notamment les femmes et les jeunes. Donc, a priori, on peut dire que les femmes constituent un des maillons dans lequel on peut constituer les actrices les plus vulnérables face à la corruption"</em>.

Sa collègue, Tembely Maïmouna Traoré, spécialiste égalité femmes et hommes (EFH) du Projet d’appui à la lutte contre la corruption pour et par l’égalité des genres (Luceg), indique pour sa part, <em>"nous avons remarqué que nous avons tendance, dans la vie de tous les jours, à un peu oublier que l'impact de la corruption peut être différentiel lorsqu'il s'agit d'une femme ou d'un homme. Par exemple lorsqu'il y a un problème par rapport à la construction des routes ou un problème par rapport à la mise à disposition de fonds dans un centre de santé, nous pensons, mais sur la base d'études qui ont été menées et qui ont prouvé que les femmes sont les plus affectées, ne serait-ce que par les difficultés d'accès aux soins de santé pour les enfants, les difficultés d'accès aux soins de santé pour la maman et bien d'autres exemples"</em>.

Pour Oumou Bouaré, enseignante, assure que <em>"pour renforcer l'implication des femmes dans la lutte contre la corruption, des actions concertées sont nécessaires. Il est crucial de promouvoir l'égalité des genres, de soutenir le leadership féminin et de créer un environnement propice à la participation active des femmes à tous les niveaux de décision"</em>.

De son côté, Bouaré Bintou Founè Samaké, présidente de Wildaf-Mali, note que <em>"le phénomène est endémique au Mali. Donc, il était temps qu'on en parle et qu'on puisse voir comment les femmes peuvent s'impliquer dans la lutte et pouvoir vraiment développer des stratégies innovantes"</em>.

Bouaré Bintou Founè Samaké propose que les femmes contribuent à cette lutte en mettant un accent particulier sur l'éducation. <em>"Parce que ce sont elles qui éduquent les enfants. Ce sont elles qui peuvent vraiment être des vecteurs pour vulgariser l'information, mais aussi mobiliser autour de ce phénomène-là. Donc, leur rôle devient primordial dans la lutte contre la corruption. Aujourd’hui, en termes de corruption, les femmes n’occupent pas les devants parce qu’elles n'ont pas encore saisi tout l'enjeu qui est lié à la corruption"</em>.

Pour le Réseau malien de lutte contre la corruption et la délinquance financière, <em>"pour mieux lutter contre la corruption au Mali, il faut que les femmes arrivent à connaître leurs droits. Il faut que les femmes commencent à s'intéresser aux prises de décisions, que ce soit au niveau local, au niveau national ou international, à la politique du pays"</em>.

<em>"Les femme doivent s'engager dans la lutte contre la corruption par la sensibilisation et la dénonciation. Pour moi, ce sont des leviers sur lesquels elles peuvent s'appuyer pour lutter contre la corruption, mais également essayer d'acquérir des connaissances, de savoir c'est quoi leurs droits et leurs devoirs face à ces pratiques corruptives-là"</em>, ajoute Seynabou Top, directrice au Canada du projet Luceg,

<strong>Aminata Agaly Yattara</strong>

<em>Cet article est publié avec le soutien de Journaliste pour les droits humains, JDH et NED</em>

&nbsp;]]> </content:encoded>
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<title>Clôture du Colloque International Femme et Corruption</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/cloture-du-colloque-international-femme-et-corruption-3064258.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 20 May 2024 08:32:07 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le Colloque international sur  le genre et la corruption : Briser le silence et Agir a pris fin, le vendredi 17 mai 2024 à l’hôtel Radisson  Collection de Bamako, avec de fortes recommandations en faveur de la protection  des femmes contre les impacts du fléau de la corruption.  La cérémonie de clôture a enregistré la présence du ministre de la Refondation de l’Etat, Chargé des Relations avec les Institutions, Ibrahim Ikassa Maïga.</strong>

Tenu du 15 au 17 mai 2024 à Bamako, le Colloque international sur le genre et la corruption  organisé par l’ Ecole Nationale d’ Administration Publique du Québec (ENAP) à travers le Projet LUCEG  sur financement des Affaires Mondiales du Canada, a pris fin sur de fortes recommandations en faveur de la protection du genre contre la pratique de la corruption.

Durant trois jours, les participants ont eu à échanger sur la problématique de la corruption spécifiquement les pratiques corruptibles discriminatoires qui affectent les femmes, les filles et les couches vulnérables. Ils ont pu déterminer les causes de la corruption,  les impacts  de la pratique  sur les femmes, les  enjeux  pour ensuite émettre des pistes de solutions. Parmi les recommandations issues des travaux  on cite la vulgarisation et l’opérationnalisation  de la stratégie nationale de lutte contre la corruption, l’adoption de la loi sur la protection des lanceurs d’alerte etc.

<img class="aligncenter size-full wp-image-3064263" src="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2024/05/assistance-collogue-cloture.jpg" alt="" width="650" height="488" />La Directrice de l’ENAP, N’Dèye Zeynabou Diop dans ses mots de remerciements, a vivement salué l’engagement des participants pour la lutte contre la corruption. Aussi, elle s’est déclarée satisfaite des résultats de la  première édition   du colloque internationale sur le genre et la corruption.

Un avis partagé par le ministre Maïga qui à son tour, a félicité la réussite de l’initiative.  Il n’a pas manqué de rappeler l’engagement des autorités à lutter contre la pratique sous toutes ses dimensions. A ce titre, il indique le programme national d’éduction aux valeurs  instruit par les autorités, dont l’objectif est de former des citoyens modèles, responsable, soucieux et respectueux du bien public et de l’autorité.

Le ministre de la Refondation  s’est engagé  à porter   les recommandations  formulées. Qui selon ses dires, seront analysées et intégrer dans les politiques publiques  de lutte contre la corruption. La Directrice de l’ENAP,  s’est également  engagée  pour  la prise en compte des recommandations qui vont servir à mettre à jour les  analyses et programmations concernant le Mali.

<strong>Khadydiatou SANOGO /maliweb.net</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Colloque international sur le genre et la corruption :  1 266 milliards de FCFA de détournements de fonds publics au Mali, selon le rapport de l’OCLEI</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/colloque-international-sur-le-genre-et-la-corruption-1-266-milliards-de-fcfa-de-detournements-de-fonds-publics-au-mali-selon-le-rapport-de-loclei-3064223.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 20 May 2024 01:24:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Sursaut</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Sous le thème « Femmes et corruption : briser le silence et agir ensemble », le projet d’appui à la lutte contre la corruption par et pour l’égalité des genres, mis en œuvre par l’École d’Administration Publique du Québec, a organisé la première édition du colloque international sur le genre et la corruption. L’événement s'est tenu le mercredi 15 mai à Bamako. L’occasion fut opportune pour le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux Mamoudou Kassogué, de rappeler qu'entre 2005 et 2019, l’État du Mali a perdu 1 266 milliards de FCFA en raison de détournements de fonds publics, de fraudes aux marchés publics, de gaspillages et de détournements de biens de l’État, selon le rapport de l’OCLEI.</em></strong>

La cérémonie d’ouverture de ce colloque s’est tenue en présence de plusieurs personnalités, notamment le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux Mamoudou Kassogué, l’ambassadeur du Canada au Mali, SEM. Nicolas Simard, le représentant de la mairie de la CIV, Mahamadou Guindo, la Directrice du projet LUCEG à l’École d’Administration Publique du Québec, Seynabou Top et le Directeur pays du projet LUCEG, M. Jean Paul Riverin.

De prime abord, le ministre de la Justice, Mamoudou Kassogué, a déclaré que l'organisation de cette activité est en adéquation avec les priorités de son département, qui est en première ligne de la lutte contre la corruption au Mali. C’est pourquoi, dira-t-il, depuis quelques années, d’importantes réformes ont été entreprises pour renforcer le cadre institutionnel. Parmi ces réformes, la création de structures telles que le Pôle National Économique et Financier et le Pôle National de Lutte contre la Cybercriminalité, ainsi que l’Agence de Recouvrement et de Gestion des Avoirs Saisis ou Confisqués, a révélé le Ministre Kassogué. D’ailleurs que cette dernière structure, essentielle pour la gestion et l’efficacité des procédures judiciaires, est en cours d’opérationnalisation avec des dotations en ressources humaines et budgétaires. « De plus, des missions d’inspection ont été systématisées, et des réformes majeures du Code pénal et du Code de procédure pénale sont en cours, avec des projets de loi soumis au Conseil National de Transition pour adoption » a fait savoir le Ministre de la Justice.

Comme l’on pouvait s’y attendre, il a mis le curseur sur les effets néfastes de la corruption, qui touchent toutes les couches sociales et retardent le développement des pays. Sans manquer de signifier que les femmes, malgré leur rôle crucial dans la lutte contre la corruption, sont souvent confrontées à des défis importants, notamment leur sous-représentation dans les postes de pouvoir et les stéréotypes sexistes. Il a souligné que la présence accrue des femmes dans les postes politiques entraîne davantage d’investissements dans l’éducation et les soins de santé.

Revenant sur les conséquences de la corruption, le Ministre Kassogué a indiqué que, selon une estimation de la Commission Économique des Nations Unies pour l'Afrique, le continent perd plus de 50 milliards de dollars par an en raison des flux financiers illicites, dont une grande partie est liée à la corruption. Il a déploré l'ampleur des pertes pour le Mali et a appelé à un combat collectif contre la corruption.

De son côté, la directrice du projet LUCEG à l’École d’Administration Publique du Québec, Seynabou Top a attiré l’attention sur les conséquences spécifiques de la corruption sur les femmes, notamment dans les secteurs de l’éducation, de la santé, de la justice et sur les corridors routiers.

<strong>Par Fatoumata Coulibaly</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Lutte contre la corruption : Les femmes approfondissent les réflexions</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/lutte-contre-la-corruption-les-femmes-approfondissent-les-reflexions-3064053.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 18 May 2024 02:02:38 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La 1re édition du colloque international sur le genre et la corruption s'est ouverte le mercredi 15 mai 2024 à Bamako. Le thème retenu est : "Femmes et corruption, briser le silence et agir ensemble". Elle est organisée par l'Ecole nationale d'administration publique du Québec (Enap), à travers son Projet d'appui à la lutte contre la corruption pour et par l'égalité des genres (Luceg). Cette rencontre vise à mettre en lumière le rôle crucial des femmes dans la lutte contre la corruption et encourager une action collective pour créer un monde plus juste et équitable. L'événement réunit des délégations venues du Canada, de la Côte d'Ivoire, du Burkina Faso, du Bénin et du Sénégal.</em></strong>

La cérémonie d'ouverture du colloque était présidée par le ministre de la Justice et des Droits de l'Homme, Mamoudou Kassogué. Il avait à ses côtés Nicolas Simard, l'ambassadeur du Canada au Mali, et Mme Ndèye Seynabou Top, directrice du projet Luceg au siège de l'Enap.

Le diplomate canadien a rappelé que son pays est en partenariat avec les autorités maliennes depuis plus de 50 ans. En 2023, l'aide internationale canadienne au Mali était plus de 128 millions de dollars. Le Canada s'est positionné ainsi au 4e rang des bailleurs de fonds bilatéraux au Mali. <em>"Les femmes, les adolescentes et les filles sont au cœur de la programmation du Canada. Notre politique d'aide internationale féministe prévoit au moins 95 % du financement de l'aide au développement, principalement la réduction des inégalités du genre, le renforcement du pouvoir des femmes, leur droit sexuel et reproductif ainsi que la protection contre les violences basées sur le genre",</em> a précisé Nicolas Simard.

Le ministre de la Justice et des Droits de l'Homme a souligné la portée de cette rencontre pionnière au Mali qui doit approfondir les réflexions sur l'implication des femmes dans le combat contre les pratiques corruptrices. <em>"La corruption est une pratique qui entrave le développement économique et social des pays et constitue un facteur compromettant pour la paix, la stabilité et la cohésion sociale. Elle fragilise davantage les couches vulnérables tout en hypothéquant l'avenir de la jeunesse. C'est pourquoi il est important de se mettre ensemble pour combattre ce fléau afin d'en réduire les conséquences sur nos populations", </em>a-t-il ajouté.

Le garde des Sceaux a déploré la difficulté des femmes souvent confrontées à des stéréotypes sexistes qui limitent leur capacité à participer pleinement à la vie publique. Il a rappelé qu'une meilleure représentation féminine dans les sphères décisionnelles favorise les investissements sociaux. A propos de l'intitulé du thème <strong>"Femmes et corruption, briser le silence et agir ensemble"</strong>, il a indiqué trouve qu'il est assez révélateur et évocateur. <em>"C'est une adresse non seulement aux femmes et filles du Mali, mais aussi à la planète entière pour plus d'implication et de détermination dans le légitime combat contre les pratiques corruptibles et discriminatoires qui affectent leur droit",</em> a-t-il analysé.Sur la foi de certains chiffres fournis par l'Office centrale de lutte contre l'enrichissement illicite (Oclei), le ministre a révélé que de 2005 et 2019, l'Etat a perdu 1266 milliards de F CFA des suites de détournements de deniers publics, fraudes aux marchés publics, gaspillages et détournements de biens de l'Etat. Il a annoncé que son département a entrepris depuis quelques années d'importantes réformes innovantes dans la lutte contre la corruption. <em>"Ces réformes ont conduit au renforcement du cadre institutionnel avec la création de certaines structures, notamment le Pôle national économique et financier, le Pôle national de lutte contre la cybercriminalité et l'Agence de recouvrement et de gestion des avoirs saisis et confisqués",</em> a-t-il mentionné.

Pour terminer, Mamoudou Kassogué a annoncé la tenue prochaine d'une session spéciale de la Cour d'assises de Bamako sur les dossiers de corruption et de délinquance économique et financière.

Notons que les travaux de ce colloque dureront trois jours et prendront fin avec des recommandations.    <strong>           </strong>

<strong>Marie Dembélé</strong>

<strong><em> </em></strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Colloque International sur le Genre et la Corruption : Bamako accueille  la 1er édition</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/colloque-international-sur-le-genre-et-la-corruption-bamako-accueille-la-1er-edition-3063864.html</link>
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<pubDate>Thu, 16 May 2024 09:16:03 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="yiv3458472386ydp15046d1bmsonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><b><span style="font-size: 14.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: black">Le mercredi 15 mai 2024 s’est ouverte à Bamako la 1<sup>ère</sup> édition du Colloque International sur le Genre et la Corruption sous le thème  « Femmes et Corruption-Briser le Silence et Agir » sous la présidence du ministre de la justice et des droits de l’Homme, Garde des Sceaux.</span></b></p>
<p class="yiv3458472386ydp15046d1bmsonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 14.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: black">Les 15, 16 et 17 mai 2024 se tient  à Bamako dans la capitale malienne  la 1<sup>ère</sup> édition du Colloque International sur le Genre et la Corruption sous le thème «  Femmes et Corruption-Briser le Silence et Agir ».</span></p>
<p class="yiv3458472386ydp15046d1bmsonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 14.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: black">Organisé par le Projet LUCEG, projet d’appui à la lutte contre la corruption et pour et par l’égalité des genres, mis en œuvre par  l’Ecole Nationale d’ Administration Publique du Québec  (ENAP) sur financement des Affaires Mondiales Canada, la présente rencontre se veut un cadre d’échange et de partage d’expériences pour la lutte contre la corruption et la promotion de l’égalité des genres.</span></p>
<p class="yiv3458472386ydp15046d1bmsonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 14.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: black">Elle réunit différentes expertises du monde à savoir des défenseurs de droits humains, des acteurs de la société civile, des décideurs  venant du Canada, de la Côte d’Ivoire, du Burkina Faso, du Bénin et du Sénégal<i> </i>qui vont durant  trois jours  échanger sur la problématique de la corruption et ses impacts sur les femmes.  Et ce en vue d’identifier et proposer des solutions efficaces et efficientes pour mieux lutter contre la corruption de manière inclusive et équitable.</span></p>
<p class="yiv3458472386ydp15046d1bmsonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 14.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: black">Ce jour 15 mai, le ministre de la justice et des droits de l’Homme, Garde des Sceaux, Mahamadou Kassogué a procédé à l’ouverture des travaux, il avait à ses côtés l’Ambassadeur du Canada au Mali, Nicolas Simard, la Directrice de l’ENAP, N’Dèye Zeynabou Top et le Chef de mission de LUCEG, Jean-Paul Riverin.</span></p>
<p class="yiv3458472386ydp15046d1bmsonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 14.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: black">La corruption est un  fléau qui gangrène et sape tous les efforts de développement économique et social des pays et constitue un facteur compromettant pour la paix, la stabilité et la cohésion sociale vue qu’elle fragilise davantage les couches vulnérables.</span></p>
<p class="yiv3458472386ydp15046d1bmsonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 14.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: black">Le Mali à l’instar du reste du monde est touchée par la pratique, de 2005 à 2019, l’Etat du Mali a perdu 1266 milliards de FCFA des suites de détournements de deniers publics, de fraudes aux marchés publics, de gaspillages et de détournements de biens de l’Etat indique un rapport de l’OCLEI (Office central de lutte contre l’Enrichissement illicite).</span></p>
<p class="yiv3458472386ydp15046d1bmsonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 14.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: black">Selon les conclusions d’une étude publiée dans la revue scientifique « Journal of Economic Behavior &amp;Organization », aux Etats Unis en 2018, et citée par le ministre Kassogué, une analyse approfondie des données de 125 pays, a permis de mettre en évidence le lien direct entre la corruption et la représentation des femmes en politique.</span></p>
<p class="yiv3458472386ydp15046d1bmsonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 14.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: black">La Directrice de l’ENAP, N’Dèye Zeynabou Top, rappelant  les disparités entre hommes et femmes d’accès aux  postes décisionnels au Mali, a attiré l’attention sur les conséquences néfastes  de la corruption sur les femmes notamment  des pratiques spécifiques aux femmes dans des secteurs de l’éducation, la santé, la justice et sur les corridors routiers.  Toute chose qui est mis à débat durant ce colloque au terme duquel il est attendu des recommandations pour bouter la pratique ou réduire</span> <span style="font-size: 14.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: black">ses impacts sur le genre à l’échelle internationale.</span></p>
<p class="yiv3458472386ydp15046d1bmsonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 14.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: black">Pour le ministre  de la justice, l’activité s’inscrit en adéquation avec les priorités de son département, chargé de la lutte contre la corruption.  Aussi, il s’est engagé à  s’approprier la recommandation pour usage utile. Tout en indiquant que la lutte contre la corruption nécessite une solidarité internationale.
Quant à l ‘ambassadeur du Canada au Mali, il a salué à sa juste valeur la coopération entre les deux pays qui date d’une cinquantaine d’année. Pour ensuite réaffirmer leur soutien et accompagnement aux côtés du Mali dans la lutte contre la corruption.</span></p>
<p class="yiv3458472386ydp15046d1bmsonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><b><span style="font-size: 14.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: black">Khadydiatou SANOGO  </span>/maliweb.net</b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Corruption et enrichissement illicite au Mali : Les communicatrices de l&amp;apos;Apac&#45;Mali armées pour contribuer à la lutte contre le fléau</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/corruption-et-enrichissement-illicite-au-mali-les-communicatrices-de-lapac-mali-armees-pour-contribuer-a-la-lutte-contre-le-fleau-3063235.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 11 May 2024 01:32:25 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[L'Office central de lutte contre l'enrichissement illicite (Oclei) et le Projet d'appui à la lutte contre la corruption pour et par l'égalité des genres (Luceg) ont compris que les femmes ont un grand rôle à jouer dans la lutte contre la corruption et l'enrichissement illicite. C'est ainsi qu'ils ont organisé le jeudi 2 mai 2024 à l'hôtel Radisson Collection une formation sur les pratiques de corruption à l'endroit des communicatrices de l'Association des professionnelles africaines de la communication (Apac). Le thème de cette formation était "Combattre la corruption pour une gouvernance inclusive, garante d'un bien-être collectif".

Selon Mme Bello Rokiatou Touré, chargée du genre à l'Oclei, l'atelier organisé en partenariat avec le Luceg et l'Apac-Mali, vise à sensibiliser les femmes communicatrices sur les pratiques corruptives et à renforcer leur engagement dans la lutte contre la corruption et l'enrichissement illicite. Pour elle, l'atelier est une opportunité de partage des connaissances sur le fléau, d'identifier les défis et de proposer des solutions pratiques pour un Mali plus juste et transparent.

<em>"Ensemble, nous pouvons faire la différence. Ensemble, nous pouvons créer un environnement où la corruption n'a pas sa place. Car la corruption est un fléau qui entrave le développement économique et social de notre pays. Et lorsque nous envisageons l'impact de la corruption sur les femmes, nous devons reconnaitre les défis et les vulnérabilités uniques auxquels elles sont confrontées. Les femmes, en particulier en Afrique, sont touchées de manière disproportionnée par des pratiques de corruption qui leur bloque l'accès aux opportunités, aux ressources et une participation égale aux processus de prise de décision. Il est impératif que nous agissions avec détermination pour éradiquer la corruption. Le Mali, en ratifiant divers accords internationaux, a pris des engagements fermes dans la lutte contre ce fléau. Les missions de l'Oclei témoignent de notre volonté de combattre l'enrichissement illicite sous toutes ses formes. Nous devons sensibiliser et mobiliser toutes les couches de la population, en particulier les femmes qui sont souvent victimes de la corruption"</em>, a-t-elle indiqué.

Mme Diaby Makoro Camara, présidente de l'Apac-Mali, a déclaré que les communicatrices de son organisation sont les mieux indiquées pour accompagner l'Oclei dans la lutte contre la corruption et l'enrichissement illicite au Mali. Elle a réaffirmé l'engagement de son organisation à accompagner l'Oclei.

Dans son intervention, Jean Paul Riverain de Luceg a rappelé que le rôle des journalistes ne se limite pas à rapporter des faits. Elles ont la capacité de façonner les perceptions, destimuler le débat public et d'encourager un changement de comportement au sein de la société. <em>"Les femmes journalistes sont à l'avant-garde de la sensibilisation, armées de vos plumes, de vos voix, et de votre engagement indéfectible envers la vérité et la justice. La corruption, dans ses multiples facettes, est un obstacle majeur à l'égalité des chances, à la justice sociale et au développement durable. Elle affecte de  manière disproportionnée les femmes, limitant leur accès à l'emploi, à l'éducation, et à des services de santé de qualité. En tant que journalistes, vous avez le devoir et le pouvoir de mettre en lumière ces injustices, d'exposer les pratiques corruptives et d'en exposer les causes. La corruption est un fléau qui sape les fondements de nos sociétés. Elle détourne les ressources des services publics essentiels, creuse les inégalités et entrave le développement économique. Les femmes, souvent les plus vulnérables dans nos sociétés, subissent de manière disproportionnée les conséquences de la corruption. Elle limite leur accès à l'éducation, à la santé et à l'emploi, entravant ainsi leur autonomisation et leur capacité à contribuer pleinement au développement de nos communautés",</em> a-t-il fait savoir.

D'une part, il s'agit de sensibiliser sur les pratiques corruptives, comprendre leur fonctionnement, leur impact destructeur. Et d'autre part, de souligner le rôle crucial que les femmes communicantes peuvent jouer dans la lutte contre ce fléau. <em>"Votre profession vous donne une voix et il est de votre responsabilité d'utiliser cet outil puissant pour éclairer, éduquer et mobiliser. Vous avez le pouvoir de changer les perceptions, d'encourager la transparence et de promouvoir l'intégrité. En mettant en lumière les cas de corruption et en célébrant les histoires de résilience et de lutte contre l'enrichissement illicite, vous pouvez contribuer à créer une culture de l'intégrité et de la responsabilité.</em>

<em> C'est ainsi que vous pourrez non seulement protéger les droits et les opportunités des femmes mais aussi renforcer l'efficacité de la lutte contre les pratiques corruptives dans votre pays. Par vos reportages, vos enquêtes et vos prises de parole, vous pouvez contribuer à forger une génération de femmes leaders, engagées et résilientes, prêtes à relever les défis de demain. L'engagement des femmes et des filles est essentiel pour une lutte efficace contre l'enrichissement illicite. </em>

<em>En tant que communicantes, vous avez le devoir de faire entendre leur voix et d'inspirer leur action. Votre rôle est d'autant plus crucial aujourd'hui, dans un contexte où les femmes aspirent à une plus grande égalité et à une participation accrue dans tous les aspects de la vie économique, sociale et politique",</em> a-t-il déclaré.

En ouvrant l'atelier au nom de Dr. Moumouni Guindo, président de l'Oclei, Seidina Oumar Diarra a fait remarquer que la corruption est un problème omniprésent qui porte atteinte aux valeurs d'intégrité, de transparence et de responsabilité des institutions et de des communautés. <em>"Et lorsque nous envisageons l'impact de la corruption sur les femmes, nous devons reconnaître les défis et les vulnérabilités uniques auxquels elles sont confrontées. Les femmes en particulier en Afrique, sont touchées de manière disproportionnée par des pratiques de corruption qui leur refusent des opportunités, un accès aux ressources et une participation égale aux processus de prise de décision. Elles subissent souvent le poids de la corruption sous diverses formes, notamment les pots-de-vin, le népotisme le harcèlement et l'exploitation. Cela perpétue non seulement l'inégalité entre le genre mais aussi les cycles de pauvreté, de violence et d'injustice. </em>

<em>Aujourd'hui, alors que nous nous réunissons pour discuter et élaborer des stratégies sur la manière de lutter contre les pratiques de corruption à l'égard des femmes, nous devons reconnaître l'importance d'amplifier les voix, les expériences et le leadership des femmes dans les efforts de lutte contre la corruption. Il est crucial d'écouter leurs histoires, de leur donner les moyens de s'exprimer et de soutenir leur agence dans ses revendications de responsabilité et de justice. </em>

<em>Notre atelier vise à mettre en lumière la manière dont la corruption recoupe la dynamique de genre, perpétue la discrimination et la violence à l'égard des femmes et entrave leur participation aux sphères économiques, politiques et sociales. Nous explorerons également des stratégies et des solutions pour promouvoir des politiques anti-corruption sensibles au genre, donner aux femmes les moyens de résister à la corruption et favoriser une culture de transparence et d'intégrité", </em>a-t-il développé.

Il a exhorté les participants à l'atelier à travailler ensemble pour que les droits des femmes soient respectés, que leurs voix soient entendues et que leurs expériences soient valorisées dans les efforts pour lutter contre les pratiques de corruption et construire un avenir meilleur pour tous. L'atelier était animé par Seybou Kéita, Ibrahima Coulibaly, Mme Mama Koïta et Siriman Sackho.

<strong>                                                                                            Siaka Doumbia</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Pôles judiciaires spécialisés : Les brigades équipées de véhicules de terrain</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/poles-judiciaires-specialises-les-brigades-equipees-de-vehicules-de-terrain-3062291.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 03 May 2024 01:50:20 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Challenger</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>En guise de soutien à la lutte contre l'impunité, la corruption et autres délinquances, le Président de la Transition a offert six véhicules flambant neufs aux Brigades des trois Pôles Judiciaires Spécialisés du ministère de la Justice et des Droits de l’homme.</em>

Pour le ministre de la Justice et des Droits de l'Homme, ce geste «traduit» l’engagement «indéfectible» du Président de la Transition  à soutenir la justice et à renforcer ses capacités opérationnelles. Rappelant le rôle crucial joué par les Brigades des Pôles Judiciaires Spécialisés dans la lutte contre les fléaux qui minent la société malienne, Mamoudou Kassogué estime que «ces chevilles ouvrières de notre système judiciaire accomplissent une mission d'une importance capitale dans la lutte contre la corruption, la délinquance économique et financière, le terrorisme et la criminalité transnationale organisée».

Pour sa part, le Directeur des Finances et du Matériel du département, Moussa Kissima Traoré, a exprimé sa satisfaction de remettre ces véhicules aux Brigades des Pôles Judiciaires Spécialisés. "C'est pour moi un immense honneur de participer à cette cérémonie qui marque un tournant important dans la lutte contre l'impunité au Mali", tout en rassurant l’engagement de sa Direction à «veiller à l'utilisation adéquate de ces véhicules et à leur entretien régulier».

Des bénéficiaires "auréolés" et "engagés"

Le porte-parole des Pôles Judiciaires Spécialisés a, au nom des bénéficiaires, exprimé sa profonde gratitude au Président de la Transition et au ministre de la Justice pour ce don précieux. "Cette dotation arrive à point nommé, car elle nous permettra de mieux accomplir notre mission dans le cadre de la lutte contre l'impunité", a-t-il déclaré.

<strong>Ousmane Tangara  </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Affaire d’indemnités au CNT :  Le Ram&#45;LCDF saisit le Vérificateur général</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/affaire-dindemnites-au-cnt-le-ram-lcdf-saisit-le-verificateur-general-3062158.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 01 May 2024 12:09:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le Réseau des associations maliennes de lutte contre la corruption et la délinquance financière (Ram-LCDF) a saisi le Vérificateur général sur l’affaire des indemnités au Conseil national de transition (CNT). En plus du Vérificateur général, le Réseau compte saisir la justice à travers la Section des comptes de la Cour suprême. Une confidence du président du Réseau, Moussa Ousmane Touré.</em></strong>

<strong><em> </em></strong>Selon M. Touré, <em>"nous avons saisi le Végal pour dénonciation des violations graves de lois des finances en cours au CNT. Consistant pour ses membres, non représentants de la nation à s’octroyer, sans titre ni droit, des indemnités colossales, des avantages frauduleux avec des montants indiscutablement effrénés. Ainsi que d’autres avantages exagérés frôlant la démesure et l’insouciance"</em>. Et d’ajouter que : <em>"Le tout, sans base légale ou le moindre socle juridique"</em>.

En ses mots, le 16 novembre 2023, les membres du Conseil national de transition ont adopté à huis-clos la proposition de loi organique fixant les avantages, indemnités et autres traitements des membres du CNT. La loi a été votée à l’unanimité des membres du Conseil présents, soit 132 voix pour, zéro voix contre et zéro abstention. Il s’agit de 11 indemnités différentes et d’autres avantages.

La Cour constitutionnelle a rejeté le projet de loi pour fixation de montant des indemnités et les autres avantages mais aux dires de M. Touré, les conseillers percevaient déjà ces avantages et que la loi devait juste servir de base légale. Il ajoute : <em>"Soit moins de trois millions de F CFA, en dehors du salaire calculé sur la base de l’indice le plus élevé de la fonction publique"</em>.

Selon le Réseau,<em> "ces avantages indûment perçus, en plus d’être des violations graves de la loi des finances au niveau du CNT, constituent des cas classiques de délinquances économiques et financières, d’enrichissement illicite, d’atteinte aux biens publics, de détournement et de dilapidation de deniers publics. Tous faits répréhensibles impliquant la restitution des indus, sans préjudice de la mise en mouvement tôt ou tard de l’action publique"</em>.

<em>"C’est pourquoi, nous avons saisi, par une correspondance, tout en transmettant l’arrêt n°2024-01/CC du 18 avril 2024 par lequel nous avons appris l’existence de la loi et le règlement intérieur du Conseil national de transition stipulant en son article 53 que les séances du CNT, sont publiques, afin que le Vérificateur puisse auditer le CNT, aux fins de situer les responsabilités des faits dénoncés"</em>, a conclu le président du Réseau, Moussa Touré.

<strong>Koureichy Cissé</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Malgré la fixation du montant de  la caution à 850 millions FCFA : Le procureur général dit &amp;quot;niet&amp;quot; à la mise en liberté de Youssouf Bathily</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/malgre-la-fixation-du-montant-de-la-caution-a-850-millions-fcfa-le-procureur-general-dit-niet-a-la-mise-en-liberte-de-youssouf-bathily-3056397.html</link>
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<pubDate>Sat, 09 Mar 2024 02:34:28 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>L'affaire de nouveau devant la Cour suprême ! </strong>

<strong><em>Malgré un montant de la caution fixé à 850 millions F CFA au lieu de 150 millions F CFA, précédemment proposé par la Chambre d'accusation de la Cour d'appel de Bamako, le procureur a refusé la mise en liberté provisoire de l'ex-président de la Chambre de commerce et d'industrie du Mali (CCIM), Youssouf Bathily. Du coup, l'affaire sera de nouveau devant la Cour suprême. On se rappelle que Youssouf Bathily et autres à savoir Mamadou Sylla, ex-vice-président, Cheick Oumar Camara, ancien secrétaire général de la CCIM, Alpha Kouly Guindo, chef approvisionnement, et Lamine Sacko, ex-agent comptable, sont écroués à la Maison centrale d'arrêt depuis novembre 2022 dans l'affaire dite "Covidgate-CCIM". Ils sont soupçonnés de "détournements" de plus de 10 milliards F CFA et accusés "d'atteinte aux biens publics, délits de favoritisme et complicités".</em></strong>

C'est un nouveau rebondissement dans l'affaire dite <strong>"Covidgate"</strong> portant sur de supposés <strong>"détournements de plusieurs milliards de F CFA" </strong>avec la décision du procureur de la Cour d'appel de Bamako dans le dossier de mise en liberté provisoire de l'ancien président de la Chambre de commerce et d'Industrie du Mali (CCIM), Youssouf Bathily, et autres. Après la fixation des cautions par la Chambre d'accusation, le procureur s'est opposé, faisant appel de la décision. Visiblement, aux yeux du défenseur des intérêts de l'Etat, les montants proposés restent <strong>"insignifiants"</strong> dans un tel dossier.

Pour bénéficier de la liberté provisoire, la Chambre d'accusation de la Cour d'appel de Bamako avait revu à la hausse les différentes cautions. Ainsi, Youssouf Bathily devrait débourser d'abord 800 millions F CFA à titre de garantie à la représentation de l'inculpé à tous les actes de la procédure et 50 millions F CFA pour l'exécution du jugement. Ce qui fait un montant de la caution de 850 millions F CFA, sans oublier les 750 millions F CFA au titre des dommages et intérêts.

S'agissant de Cheick Oumar Camara et Lamine Sacko, la Cour réclame à chacun d'eux la somme de 100 millions F CFA de caution et 45 millions F CFA de dommages et intérêts.

Mamadou Sylla devrait payer 50 millions F CFA et 45 millions F CFA de dommages et intérêts, tout comme Alpha Kouly Guindo.

Après le refus du procureur, le dossier sera de nouveau devant la Chambre criminelle de la Cour suprême, chargée de contrôler toutes les structures étatiques afin de l'examiner pour la deuxième fois. Cette fois-ci, ce sera l'autorité de la chose jugée. En termes clairs, le dernier ressort. Et la décision prise par cette juridiction sera inattaquable. C'est dire que le sort de Youssouf Bathily et autres est entre les mains des juges de la Cour suprême. Ils pourraient aussi s'attendre à une grâce présidentielle pour bénéficier de la liberté.

Rappelons que Youssouf Bathily est incarcéré depuis le 23 novembre 2022. C'est la deuxième fois que le procureur lui refuse la liberté provisoire, après la fixation d'une caution de 150 millions de F CFA. Et 30 millions F CFA pour Lamine Sacko (agent comptable) tandis que Mamadou Sylla (vice-président) et Alpha K. Guindo devaient payer chacun 20 millions de F CFA. Comme il fallait s'y attendre, le procureur général avait fait le pourvoi devant la Cour suprême. Voilà, pourquoi Youssouf Bathily et autres, à savoir Mamadou Sylla, Cheick Oumar Camara, Alpha K. Guindo et Lamine Sacko sont restés en prison.On se rappelle aussi que ce même dossier était au Tribunal de grande instance de la Commune III, chargé du Pôle économique et financier à l'époque. A ce niveau, la demande de mise en liberté de Youssouf Bathily avait été refusée à trois reprises.

<strong>      El Hadj A.B. HAIDARA</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mamadou Sinsy Coulibaly  :  « La lutte contre la corruption ne doit pas être téléguidée par qui que ce soit … »</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/mamadou-sinsy-coulibaly-la-lutte-contre-la-corruption-ne-doit-pas-etre-teleguidee-par-qui-que-ce-soit-3056156.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/mamadou-sinsy-coulibaly-la-lutte-contre-la-corruption-ne-doit-pas-etre-teleguidee-par-qui-que-ce-soit-3056156.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 06 Mar 2024 01:26:52 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alerte</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Opérateur économique de son Etat, Mamadou Sinsy Coulibaly est plus que jamais déterminé à jouer toute sa partition dans la lutte contre la corruption. En plus de ses sorties médiatiques pour dénoncer certaines pratiques qu’il juge peu orthodoxes dans la conduite des affaires publiques, le patron du groupe Kledu vient d’ajouter une autre flèche dans son arc. En effet, le samedi 24 février 2024, il a procédé au lancement des activités de l’Observatoire pour la défense des droits de l’Homme et de la démocratie au Mali (Oddhdm).</strong>

Pour la circonstance, le géant opérateur économique était entouré dans la grande salle de conférence de la Maison de la presse par le président de la Ligue internationale des droits de l’Homme, Me Amadou Tiéoulé Diarra, représentant de la Commission nationale des droits de l’Homme (Cndh), Diawoye Magassa et le coordonnateur de l’Oddhdm, Youssouf Sanogo.

En hôte du jour, le président de la Maison de presse, Bandiougou Danté, a rappelé la nécessité du respect et de la sauvegarde de la liberté d’expression qui, selon lui, est le fruit de haute lutte. <em>« Personne ne peut manipuler les Maliens en instrumentalisant les questions des droits de l’Homme comme un fonds de commerce.  La situation de notre pays ne doit pas être utilisée par personne pour remettre en cause cette liberté. Les Maliens n’accepteront jamais la dictature. La loi sur la cybercriminalité a été votée par des démocrates. Nous allons continuer à nous battre pour la liberté d’expression. Personne ne peut nous embarquer dans un combat pour les intérêts personnels. Dans un paysage médiatique très riche avec plus de 500 radios, 200 journaux, 40 chaînes de télévision, tout le monde a droit à la parole même si la liberté donnée à la population de s’exprimer a été menacée »,</em> a-t-il averti.

Dans son exposé, le président de l’Oddhdm, Mamadou Sinsy Coulibaly, a dressé le tableau du phénomène de la corruption qui serait, selon lui, dans la mentalité de la société malienne une partie intégrante dans la culture de la gestion des affaires publiques. Cette réalité est devenue le fondement des relations de travail tant dans l’administration publique que dans le secteur privé. Toute chose qui n’est pas sans conséquence sur la crédibilité de l’Etat.  Aux dires de l’orateur du jour, le Mali se classe aujourd’hui parmi les dix pays les plus corrompus. « <em>Mais les pratiques de corruption sont devenues si complexes et si variées qu’elles sont un indicateur de la qualité de la vie de mes contemporains »</em>, a-t-il regretté.

Pour lui, cette lutte contre la corruption revient principalement aux responsables publics qui disposent des leviers de répression mais également des moyens d’engager des dynamiques de sensibilisation pour contenir le mal. Pour ce faire, le président de l’Oddhdm estime que les politiques doivent soutenir les initiatives privées, le droit à la propriété et s’engager à diminuer ou empêcher la corruption. « <em>Il est donc temps d’arrêter de dévorer avec frénésie, comme des frelons dans la ruche dévorant le travail des abeilles, les maigres richesses créées par l’économie nationale</em> », a-t-il asséné au passage.

Selon lui, les conséquences de l’injustice et du harcèlement dans le cadre de la lutte contre la corruption sont entre autres : la frustration et la destruction morale de la personne humaine, la fragilisation de la personne morale (les entreprises). <em>« Ces mêmes errements et absurdités criminelles de la corruption et de la mauvaise gouvernance sont coupables de l’anéantissement du développement personnel de la jeunesse et de l’insécurité dans tous les domaines »</em>, a-t-il indiqué.

Partant, il dira que l’insécurité judiciaire et juridique fragilise non seulement les actions mais également les entreprises et leurs dirigeants. Ce qui crée, poursuit-il, une situation d’improbité des moyens de production de la richesse. Droit dans ses bottes, le président de l’Observatoire a été on ne peut plus clair pour ceux-là qui veulent faire de la lutte contre la corruption un instrument politique. « <em>La lutte contre la corruption ne doit pas être arrimée à des fins politiques, ni engagée dans le populisme. Elle ne doit pas également être téléguidée par qui que ce soit, ni par un groupe professionnel donné. L’injustice, l’improbité, l’esprit de fraude sont entre autres absurdités à bannir pour réussir toute lutte contre la corruption et la mauvaise gouvernance. Les personnes de droiture exceptionnelle, et non uniquement technique, doivent pouvoir fédérer les différentes structures publiques de lutte contre la mauvaise gouvernance, la lutte contre la corruption et créer un lien entre elles »,</em> a-t-il averti.  Pour M. Coulibaly, les résultats et les décisions dans le cadre de la lutte contre la corruption doivent bénéficier d’une large publication pour le plus grand nombre.

Pour réussir une lutte contre la corruption et la mauvaise gouvernance et avoir une croissance économique solide et conséquente, à travers la création de la richesse par les entrepreneurs, il faut tenir compte de la dimension culturelle et de la rupture idéologique.

<strong>N.D</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Transition et lutte contre la délinquance financière :  Quelles limites ne pas franchir ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/transition-et-lutte-contre-la-delinquance-financiere-quelles-limites-ne-pas-franchir-3055762.html</link>
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<pubDate>Tue, 05 Mar 2024 22:17:42 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La Transition doit-elle, au motif de lutter contre la corruption, sacrifier  des cadres valeureux du pays, cités dans de présumés  dossiers de délinquance financière ?</em></strong>

Le pouvoir de Transition n’a cessé de marteler qu’il va mener une lutte sans merci contre la corruption et la délinquance financière. Et cette lutte a été déclenchée, sans répit, mais il semble qu’elle est très loin d’atteindre ses objectifs. Surtout que certaines cibles de cette traque se trouvent être de hauts cadres du pays, qui étaient aux affaires il n’y a pas longtemps. Ce qui pose le débat sur l’opportunité de cette lutte contre l’impunité. Le concept de la « raison d’Etat » n’a-t-il pas fait libérer des criminels pour préserver des intérêts stratégiques du pays à un moment donné de son histoire ? Que vaut cette lutte contre la délinquance financière, quand des anciens ministres, dont l’Etat a besoin de l’expertise, sont dans son collimateur ? La Transition n’a-t-elle pas  plus besoin de rassembler les fils du pays, pour l’aider à sortir du gouffre sociopolitique du moment ? Comment comprendre qu’un Etat aussi exsangue du fait des sanctions, se livre à pourchasser de hauts cadres pouvant agir en sa faveur ? Des personnalités ne sont-elles, depuis peu, dans le collimateur de la justice, pour des faits de gouvernance antérieure, alors qu’elles peuvent aider à débloquer des situations financières du pays au niveau des instances régionales ? Rien n’est moins sûr et c’est là tout le débat sur l’opportunité d’une lutte contre la délinquance financière dans un contexte de transition. Et cette préoccupation plombe les ardeurs des gouvernants du jour, qui ont des difficultés à engranger des succès par rapport à la traque de la mauvaise gouvernance.

Puisqu’à ce jour, à la question, posée aux structures spécialisées, de savoir si ce fléau baisse d’intensité au Mali, la réponse négative l’emporte.

Ainsi, malgré le travail redoutable qu’abat la machine judiciaire, passant par la Brigade du Pôle économique et financier chargée de la lutte contre la corruption, l’on a l’impression d’être dans un mythe de Sisyphe. Des mandats de dépôt sont décernés à la pelle contre des cadres présumés indélicats, mais, le phénomène continue de plus belle. C‘est au point que l’on se demande si la prison fait peur aux cadres de l’administration. « Pas du tout », assurent les uns et les autres. D’autres observateurs soulignent  que « l’on ne peut pas servir l’Etat à un haut niveau et être blanc comme neige ». « Tout est une question de destin et de chance », confie un comptable public d’un service stratégique de l’Etat. Celui-ci assure que parmi les cadres placés sous mandat de dépôt, la majorité d’entre eux finiront par être libérés… Comme pour dire que la plupart des dossiers de corruption présumée sont vides, mais ils servent à convaincre le peuple sur la volonté du pouvoir de mettre fin à l’impunité. Sinon, comment expliquer que malgré la politique de répression contre les infractions économiques et financières, les cas de malversations continuent de défrayer toujours la chronique. Comment peut-on lutter efficacement contre le phénomène de la corruption sans un réel changement de mentalité ? Comment freiner l’enrichissement illicite dans un pays où l’Etat est toujours considéré comme une vache laitière à traire, dans la mesure du possible ? Comment avoir une gestion saine des deniers publics quand des fonctionnaires voient leurs fonctions comme opportunités pour satisfaire leurs boulimies et caprices gloutonnes ? Peut-on freiner drastiquement la corruption avec des agents publics poussés à s’accaparer des ressources publiques pour diverses pesanteurs sociales ? L’on peut en douter. Tout semble indiquer que c’est le credo de la gouvernance vertueuse qui pousse à intensifier la lutte contre la corruption, malgré son inefficacité. Ne faut-il pas alors rectifier le tir en revisitant la stratégie et les mécanismes de traque, au risque de jeter les meilleurs cadres du pays en prison, sans grand résultat ? Quelle est, d’ailleurs, la part de remboursement des fonds incriminés comme objet de ces magouilles ou malversations ? Silence et boule de gomme !

Par ailleurs, comment le fléau de la corruption peut-il être dompté, lorsque les décideurs, eux-mêmes, ne semblent pas être des modèles. Mais, pour le moment, les cas d’irrégularités financières se multiplient dans la gestion de plusieurs services publics. Il est donc temps de repenser notre stratégie pour mieux préserver les ressources publiques et assurer un minimum de bonne gouvernance, dans la conduite des affaires de l’Etat.

<strong>Boubou SIDIBE/maliweb.net</strong>]]> </content:encoded>
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<title>8ème édition de la semaine nationale de la jeunesse contre la corruption :  Renforcer la volonté de résistance à la corruption chez les jeunes</title>
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<pubDate>Mon, 04 Mar 2024 01:52:17 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Sursaut</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Lutter efficacement contre la corruption en impliquant surtout les jeunes, c’est l’objectif de la Semaine Nationale de la Jeunesse contre la Corruption au Mali. Une initiative du Projet d’appui à la lutte contre la corruption pour et par l’égalité des genres (LUCEG), de l’Ecole nationale d’administration publique (Enap) en partenariat avec l’Office Central de lutte contre l’enrichissement illicite (Oclei) et de l’Ambassade de Canada au Mali. Les travaux de lancement de cette 8<sup>ème</sup> édition de ladite semaine ont été présidés, le lundi dernier au CICB, par le Ministre de la Refondation, chargé des Relations avec les Institutions, Pr Ibrahim  Ikassa Maiga.</em></strong>

Pendant une semaine du 19 au 26 février, les activités de la Semaine Nationale de la Jeunesse contre la Corruption ont lieu dans toutes les zones d’intervention du Projet LUCEG, à savoir la Capitale Bamako et six régions du pays.

Des conférences-débat dans les universités et instituts entre les organisations de lutte contre la Corruption au Mali et les étudiants, des causeries dans des Grins (lieux de regroupement des jeunes), des rencontres sportives entre les jeunes, sont entre autres activités au cœur de cette semaine au profit des jeunes afin qu’ils soient pleinement engagés dans la lutte contre la corruption. Sous le thème « 20 ans de la Convention des Nations Unies contre la Corruption, unissons le monde contre la corruption »,  cette 8<sup>ème</sup> édition  revêt une particularité au Mali avec  la participation des délégations venues du Congo et du Gabon.

Pour la Présidente de la Communauté de Pratique en matière de lutte contre la Corruption (CPLC), Mariam.D.Sanogo, cette semaine se singularise d’une importance particulière  puisqu’elle met  en lumière l’urgence d’une synergie d’actions pour combattre la corruption qui gangrène nos administrations et notre système de vie et renforcer la volonté de résistance à la corruption chez les jeunes. Tout cela avec l’espoir que cet évènement aura un impact significatif sur la justice, l’éducation et la paix et devrait contribuer à renforcer le rejet de la corruption qui reste un défi majeur à relever. En droite ligne du thème de cette semaine, elle dira que c’est ensemble en tant que communauté internationale en unissant nos forces qu’on pourra lutter contre la corruption dans le monde.

Pour sa part, Jean Paul Riverin, Directeur Pays de LUCEG, s’est dit fier d’accompagner l’organisation de cette 8<sup>ème</sup> édition de la Semaine nationale de la Jeunesse contre la Corruption. Pour lui, cette semaine vise à sensibiliser la population notamment les jeunes sur les conséquences néfastes des pratiques corruptives et discriminatoires. Et de féliciter les autorités maliennes, notamment le ministère en charge de la Refondation qui est en train de faire un travail remarquable pour lutter contre la corruption dans toutes ses composantes. « LUCEG accompagnera toujours les autorités maliennes pour la lutte contre les pratiques corruptives et discriminatoires » , a-t-il confié.

Quant au Président de l’OCLEI, Moumini Guindo, il a dévoilé qu’une étude effectuée en 2016 fait ressortir que plus de 86% des jeunes maliens seraient favorables à la corruption dès que l’occasion se présente. Un constat amer, selon lui. C’est pourquoi, il estime que de telle initiative permet de sensibiliser la population et surtout les jeunes contre ce fléau qui stoppe le développement. L’occasion fut opportune pour lui de féliciter les organisations en matière de lutte contre la corruption notamment la CPLC, LUCEG qui font un travail remarquable pour lutter contre ce fléau. A cet effet, que les activités de la semaine de la Jeunesse contre la Corruption ont le mérite d’insuffler cette dynamique. « La lutte contre la corruption nécessite un engagement de toutes les parties prenantes » a indiqué le Pdt de l’Oclei.

Dans son allocution, le Ministre de la Refondation, chargé des Relations avec les Institutions, Pr Ibrahim Ikassa Maiga, a déclaré que cette semaine doit être placée parmi les activités phares de notre pays. En tant que porteur de la stratégie nationale de lutte contre la corruption, il a donné l’assurance sur la participation et l’accompagnement sans faille de son ministère dans la réussite de cette semaine. Sans manquer de féliciter et encourager ses initiateurs. S’adressant aux jeunes, il leur dira que l’avenir de notre pays est entre leur main et que personne ne peut venir développer ce pays à leur place. Or pour lui, la corruption est tout simplement contre le développement. « Il faut y remédier », a-t-il soutenu.

<strong>Adama Tounkara</strong>

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<title>Corruption et enrichissement illicite : Les phénomènes et leurs conséquences expliqués aux scolaires par le président de l&amp;apos;Oclei</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/corruption-et-enrichissement-illicite-les-phenomenes-et-leurs-consequences-expliques-aux-scolaires-par-le-president-de-loclei-3055658.html</link>
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<pubDate>Sat, 02 Mar 2024 01:45:40 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Dans le cadre de la célébration de la 8e édition de la Semaine nationale de lutte contre la corruption et l'enrichissement illicite et de la Journée internationale de lutte contre la corruption, le président de l'Office central de lutte contre l'enrichissement illicite (Oclei), Dr. Moumouni Guindo était devant les scolaires le samedi 24 février 2024 à la Cité des enfants pour les entretenir sur le phénomène de la corruption et de l'enrichissement illicite et ses conséquences afin qu'ils soient des ambassadeurs de cette lutte. </em></strong>

Avant d'expliquer le phénomène de la corruption et de l'enrichissement illicite, le président de l'Oclei, Dr. Moumouni Guindo a testé le niveau des scolaires avec des questions sur les notions d'Etat, de pays, de fonctionnaire, de privé. Des élèves ont su donner des réponses plus ou moins satisfaisantes. Dans ses explications du phénomène de la corruption et de l'enrichissement illicite en bambara, le président de l'Oclei, Dr. Moumouni Guindo a expliqué que la corruption est un phénomène qui a des impacts négatifs sur tous les aspects de la société. Il a pris un exemple terre à terre d'un grand frère gourmand égocentrique qui, autour du plat, se permet de manger seul sa part et la part de ses frères.

Selon Dr. Moumouni Guindo, la corruption compromet le développement social et économique et sape les institutions démocratiques et l'Etat de droit. <em>"Elle est l'un des obstacles majeurs au développement de notre pays. La corruption et l'enrichissement illicite profite à une minorité. La lutte contre la corruption et l'enrichissement illicite ne saurait donc être le problème du seul gouvernement. La lutte contre la corruption et l'enrichissement illicite est une lutte permanente et irréversible pour assurer le développement du pays".</em>

D'où l'organisation de la Journée de sensibilisation des écoliers sur la lutte contre la corruption et l'enrichissement illicite. Car, à ses dires, <em>"les scolaires constituent l'avenir du Mali. Ils doivent donc être imprégnés du phénomène afin de cultiver chez eux l'intégrité pour qu'ils soient des citoyens responsables. C'est en bien éduquant les enfants d'aujourd'hui que nous pouvons construire un meilleur avenir eux. Les fonctionnaires à quel que niveau et qualité qu'ils soient, les élus, les organisations de la société civile, les  journalistes, universitaires, chercheurs, hommes, femmes, jeunes et vieux, tous, nous sommes des ambassadeurs de la lutte contre la corruption et l'enrichissement illicite. Chacun, pris dans son domaine ou secteur d'activité, a un rôle essentiel à jouer dans la prévention, la sensibilisation et l'éducation des populations pour un changement de comportement.  La coopération et l'implication de chaque personne et Institution est nécessaire pour atteindre cet objectif d'unir le monde contre la corruption",</em> a-t-il déclaré.

Il a expliqué aux jeunes les missions de l'Oclei qui est une autorité administrative indépendante. A ce titre, l'Oclei est chargé, entre autres, d'assurer, dans le respect des compétences propres à chacune des structures concernées, une coopération efficace et la concertation des autorités nationales, directement ou indirectement concernées par la lutte contre l'enrichissement illicite ; de prendre communication des déclarations de biens aux fins d'exploitation ; de recevoir également toutes autres informations utiles nécessaires à l'accomplissement de sa mission, notamment celles communiquées par les organes de contrôle et d'inspection ainsi que les officiers de police judiciaire. L'Office central de Lutte contre l'enrichissement illicite peut, sur la base d'informations graves, concordantes et fiables en sa possession, saisir le procureur du Pôle économique et financier compétent.

A ce titre, a-t-il ajouté, l'Oclei assure une coopération efficace et la concertation des autorités nationales, directement ou indirectement concernées par la lutte contre l'enrichissement illicite. Il anime et coordonne, en tant que de besoin, aux niveaux national et international, les moyens d'investigations dont disposent les administrations ou services pour la recherche des infractions induisant des obligations de déclaration. Aussi, l'Oclei propose toutes réformes nécessaires au renforcement de l'efficacité de la lutte contre l'enrichissement illicite au Mali.

<strong>Commentaire saisir l'Oclei ?  </strong>

L'Oclei peut être saisie par toute personne physique ou morale, malienne ou non par voie de dénonciation. Celle-ci peut être faite, entre autres, par lettre écrite, par tous les moyens électroniques de communication (email, SMS, tweet...), par contact physique avec l'Unité des plaintes et des dénonciations, par dénonciation publique ou anonyme. Le numéro vert est le 80 00 22 22.

Auparavant, Tonton Sacko (de la Cité des enfants) a conseillé aux scolaires d'étudier dignement à l'école, d'être des exemples de droiture, d'être justes, de ne pas être trop pressés pour avoir de l'argent, de ne pas accepter des pots-de-vin. Et Mme Mariam Sanogo de la Communauté de la pratique en matière de lutte contre la corruption a déclaré que l'idée d'impliquer les scolaires dans la lutte contre la corruption et l'enrichissement illicite a été nourrie et concrétisée depuis les premières éditions de la Semaine de lutte contre la corruption et l'enrichissement illicite à travers l'Oclei.  "La journée de sensibilisation des scolaires contre la corruption et l'enrichissement illicite a pour objectif de conscientiser les scolaires sur les causes, les conséquences de la corruption sur leur avenir et sur l'avenir du Mali", a-t-elle conclu.

La conférence s'est tenue en présence des observateurs internationaux venus du Congro Brazzaville et du Gabon qui étaient dans nos mur pour s'inspirer de l'exemple du Mali en matière de lutte contre la corruption et l'enrichissement illicite.

<strong>                              Siaka Doumbia</strong>

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<title>Cartes AMO et cartes biométrique : Le Ramlcdf dénonce des irrégularités dans l&amp;apos;attribution des marchés</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/cartes-amo-et-cartes-biometrique-le-ramlcdf-denonce-des-irregularites-dans-lattribution-des-marches-3055651.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/cartes-amo-et-cartes-biometrique-le-ramlcdf-denonce-des-irregularites-dans-lattribution-des-marches-3055651.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 02 Mar 2024 01:42:22 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le président du Réseau des associations maliennes de lutte contre la corruption et la délinquance financière (Ramlcdf), Moussa Ousmane Touré a animé, la semaine derrière une conférence de presse pour dénoncer des faits susceptibles de constituer des infractions d'atteinte aux biens publics ayant occasionné des pertes pour le Trésor public à l'occasion des marchés de cartes Amo, de cartes biométriques.</em></strong>

Selon le conférencier, cette volonté de dénonciation rentre plus globalement dans le cadre de l'obligation faite à tout citoyen de dénoncer aux autorités compétentes de tout fait délictuel dont ils ont connaissance. Avant d'ajouter que son organisation a été davantage ravivée par le dernier discours du président de la Transition, en fin d'année, dans lequel celui-ci encourageait les citoyens à la dénonciation des cas de corruption dont ils auraient connaissance, tout en en promettant un traitement diligent, sans complaisance. A l'en croire, l'affaire débute le 29 avril 2016, par l'adoption en conseil des ministres du décret n°0253/P-RM portant institution et règlement de la carte d'identité nationale sécurisée Cédéao couplée aux cartes de l'Assurance maladie obligatoire (Amo). <em>"Cette carte si importante devrait servir à la fois de carte d'identité sécurisée, de carte médicale, de carte d'électeur et même de carte bancaire parce qu'ayant une sécurisation garantie par des éléments de sécurité, notamment de biométrie"</em>, a-t-il ajouté. Dans un premier, précisera-t-il, les deux parties s'étaient mises définitivement d'accord depuis le 27 janvier 2017 sur un prix unitaire de 9000 F CFA avant que les mêmes représentants de l'Etat ne remettent en cause les montants convenus par PV, pour l'attribution définitive du marché à la société Cissé Technologies pour exiger un coût unitaire de 6000 F CFA. En dépit de l'accord définitif sus-indiqué, indiquera-t-il, la société Cissé Technologies a accepté ce nouveau prix imposé, par courrier, en date du 29 août 2017, pour lever le dernier blocage à la <em>"deuxième finalisation définitive"</em> du marché de production des cartes biométriques sécurisées couplés aux cartes Amo, en acceptant le énième prix imposé par l'Etat lui-même qui était de 6000 F CFA l'unité. Et de poursuivre que la société Cissé Technologie avait même été retenue par une commission technique au cours de laquelle le représentant de la Commission de la Cédéao confirmé la conformité des spécimens proposés par ladite société aux exigences de l'organisation sous-régionale en vue d'assurer la sécurité de niveau 1 et 2. Ainsi, dira-t-il, en application du décret n°2016-0253/P-RM du 29 avril 2016 portant institution et réglementation de la carte d'identité nationale sécurisée Cédéao couplée à la carte Amo et services associés, le marché a été attribué en toute conformité avec les textes nationaux et ceux de la Cédéao.

Aux dires du conférencier, en dépit de l'acceptation formelle des prix proposés par le gouvernement lui-même, celui-ci a trouvé le moyen d'annuler ledit marché dont l'attribution formelle avait été déjà notifiée à Cissé Technologies, pour des raisons qu'il ignore. Avant de préciser qu'au cours de cette procédure, le Comité de règlement des différends de l'Autorité de régulation des marchés publics et des délégations de service public avait rendu la décision n°043/ARMDS-CRD du 23 août 2016 qui déclare la demande de la DGMP-DSP mal fondée et ordonne la continuation de la procédure de passation de l'appel d'offres.

Cependant, déplorera-t-il, avant même la fin des négociations, la Canam a, parallèlement, lancé un appel d'offres, pour la confection de nouvelles cartes Amo, approuvé par le directeur général des marchés publics, Ben Haidara, pourtant président de la commission de négociation de prix, pendant que ces négociations continuaient, certainement une astuce pour découpler et casser le marché, au mépris du décret qui prônait le couplage de la carte d'identité biométrique et de la carte de l'assurance maladie. Or, le couplage permettait au Mali de payer le prix d'une seule carte, en mutualisant plusieurs éléments (cartes, matériel d'enrôlement, lecteurs…). Pour le conférencier, l'attributaire floué avait affirmé que toutes les cartes finalement produites, prises une à une, en dépit de leur coût élevé, ne sont pas à la hauteur de celles qu'il proposait et qui permettaient, en même temps d'économiser sur le coût de fabrication (cartes Amo, cartes d'identité biométriques sécurisées) et de proposer des services associés, comme le transfert d'argent. Suivant ses affirmations, celles-ci ne répondent pas non plus aux normes et spécificités exigées par la Cédéao. Pourtant, a-t-il poursuivi, tout laisse à croire que les responsables de la Canam de l'époque ont procédé à un fractionnement pour pouvoir produire lesdites cartes, à travers les marchés suivants, en lien avec le marché annulé à des sociétés qui venaient juste d'être créées, apparemment pour les besoins de la cause. Pour M. Touré, plus d'une dizaine de marchés, frôlant la dizaine de milliards ont été attribués, pour les besoins de la cause comme le corroborent les numéros d'immatriculation au Registre du commerce et du crédit mobilier des deux nouvelles sociétés, fraichement créées la même année, soit en 2017 notamment les sociétés : Solution Informatique SARL, immatriculé sous le numéro RCCM MA.BKO.2017 B.312700, représentée par Boubacar Diakité et Centre malien pour le commerce (Cemac) SARL immatriculée au RCCM sous le numéro MA.BKO. 2017. B.3127, représentée par Cheick O. O. Koné. Il ajoutera que les décideurs de la Canam d'alors avaient certainement des raisons particulières d'attribuer ces marchés à Cemac SARL et Solution Informatique, deux sociétés créées de toutes pièces pour les besoins de la cause, certainement. Ce faisant, la Canam aurait fait dépenser plus de 10 milliards FCFA au contribuable malien alors même que leur fournisseur avait promis de leur livrer gratuitement les cartes. Et au conférencier de poursuivre qu'il devient donc clair que sur les plans sécuritaire et même budgétaire, la confection de carte Amo en couplage avec la carte d'identité sécurisée était plus que bénéfique et répondait techniquement aux besoins de sécurité avec l'actualité du terrorisme et la volonté de sécuriser et assainir l'accès aux pièces d'état civil maliens. Par ailleurs, dira-t-il, le motif ayant servi à l'annulation du marché attribué à la société Cissé Technologies en 2018 est manifestement erroné à partir du moment où le prix accepté de 6000 F CFA a été fixé par le Gouvernement lui-même. A travers ces agissements incohérents, selon lui, son organisation soupçonne des faits déguisés de corruption, de délit d'initié et même de blanchiment, favorisés par un fractionnement grossier permettant d'attribuer des marchés à des sociétés nouvellement créées pour capter ces "opportunités" et qui a abouti à mettre en sécurité la base de données des maliens occasionnant une impossibilité d'accès à ces données.<strong>           </strong>

<strong>Boubacar Païtao</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Mamadou Sinsy Coulibaly persiste et signe: &amp;quot;La lutte contre la corruption ne doit  pas être arrimée à des fins politiques ...&amp;quot;</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/mamadou-sinsy-coulibaly-persiste-et-signe-la-lutte-contre-la-corruption-ne-doit-pas-etre-arrimee-a-des-fins-politiques-3055648.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/mamadou-sinsy-coulibaly-persiste-et-signe-la-lutte-contre-la-corruption-ne-doit-pas-etre-arrimee-a-des-fins-politiques-3055648.html</guid>
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<pubDate>Sat, 02 Mar 2024 01:39:09 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La salle de conférence de la Maison de la presse a abrité, le samedi 24 février 2024, le lancement des activités de l'Observatoire pour la défense des droits de l'Homme et de la démocratie au Mali (ODDHDM). La cérémonie était présidée par le président de l'organisation, Mamadou Sinsy Coulibaly, en présence de son coordonnateur, Youssouf Sanogo, du président de la Ligue internationale des droits de l'Homme, Me Amadou Tiéoulé Diarra, du président de la Maison de la presse, Bandiougou Danté, du représentant de la Commission nationale des droits de l'Homme (CNDH), Diawoye Magassa, et de plusieurs responsables d'organisations de défense des droits humains.</em></strong>

Après les mots de bienvenue du coordonnateur de l'Observatoire pour la défense des droits de l'homme et de la démocratie au Mali, le président de la Maison de la presse, Bandiougou Danté, a rappelé que la liberté d'expression a été arrachée de haute lutte. Et d'ajouter qu'elle ne se limite pas à la liberté de la presse qui est encadrée par des lois. <em>"Personne ne peut manipuler les Maliens en instrumentalisant les questions de droits de l'Homme comme un fonds de commerce"</em>, a-t-il ajouté.

Selon lui, dans un paysage médiatique très riche avec plus de 500 radios, 200 journaux, 40 chaînes de télévision, tout le monde a droit à la parole même si la liberté donnée à la population de s'exprimer a été menacée. <em>"La situation de notre pays ne doit être utilisée par personne pour remettre en cause cette liberté. Les Maliens n'accepteront jamais la dictature. La loi sur la cybercriminalité a été votée par des démocrates. Nous allons continuer à nous battre pour la liberté d'expression. Personne ne peut nous embarquer dans un combat pour les intérêts personnels"</em>, a martelé le président de la Maison de la presse.

Pour sa part, le président de l'Observatoire pour la défense des droits de l'Homme et de la démocratie au Mali, Mamadou Sinsy Coulibaly, a déclaré que le fléau de la corruption est tel aujourd'hui qu'il est devenu un phénomène compris comme inhérent, voire partie intégrante de la culture de gestion des affaires publiques, une composante des échanges et des relations de travail.

Depuis des décennies, ajoutera-t-il, acteurs publics, comme du secteur privé et citoyens anonymes, tout le monde convient à la fois du constat de l'existence réelle de la corruption classant le Mali parmi les dix pays les plus corrompus et de la nécessité impérieuse de l'éradiquer.

<em>"Mais les pratiques de corruption sont devenues si complexes et si variées qu'elles sont un indicateur de la qualité de la vie de mes contemporains"</em>, a-t-il déploré.

A ses dires, même si tout le monde a un rôle indispensable dans la lutte pour annihiler l'hydre, la part prépondérante revient aux responsables publics, parce qu'ils disposent au gré des vicissitudes de la gouvernance de notre pays, des leviers de répression certes, mais davantage de moyens d'engager des dynamiques de sensibilisation pour le vaincre.

Comme préalable pour lutter contre la corruption, il dira qu'il faudrait d'abord que les politiques croient et encouragent l'initiative privée, le droit à la propriété et s'engagent à diminuer ou empêcher la corruption, déjà en prenant résolument des initiatives pour circonscrire les facteurs de génération et de propagation du phénomène. Il est donc temps d'arrêter de dévorer avec frénésie, comme des frelons dans la ruche dévorant le travail des abeilles, les maigres richesses créées par l'économie nationale.

A l'en croire, les conséquences de l'injustice et du harcèlement, dans le cadre de la lutte contre la corruption, sont d'abord : la frustration et la destruction morale de la personne humaine, la fragilisation de la personne morale (les entreprises). <em>"Ces mêmes errements et absurdités criminelles de la corruption et de la mauvaise gouvernance sont coupables de l'anéantissement du développement personnel de la jeunesse et de l'insécurité, dans tous les domaines"</em>, a fait remarquer M. Coulibaly.

A l'entendre, l'insécurité juridique et judiciaire, dans tous les domaines, comme le harcèlement fiscal et douanier, fragilisent les entreprises et leurs dirigeants, créent une situation d'improbité de nos moyens de production de la richesse nationale. Pour cette situation inédite, les entrepreneurs ont tendance à croire abusivement à des réalités imaginaires, à la superstition et à la magie.

<em>"La lutte contre la corruption ne doit pas être arrimée à des fins politiques, ni engagée dans le populisme. Elle ne doit pas également être téléguidée par qui que ce soit, ni par un groupe professionnel donné. L'injustice, l'improbité, l'esprit de fraude sont, entre autres absurdités, à bannir pour réussir toute lutte contre la corruption et la mauvaise gouvernance. Les personnes de droiture exceptionnelle, et non uniquement technique, doivent pouvoir fédérer les différentes structures publiques de lutte contre la mauvaise gouvernance, la lutte contre la corruption et créer un lien entre elles",</em> a-t-il renchéri.

S'agissant de l'action initiée contre la corruption, il dira que tous les résultats et décisions doivent bénéficier d'une large publication pour le plus grand nombre. Pour réussir une lutte contre la corruption et la mauvaise gouvernance et avoir une croissance économique solide et conséquente, à travers la création de la richesse par les entrepreneurs, il faut avant tout tenir compte de la dimension culturelle et de la rupture idéologique. Ceci est indispensable pour mener une réflexion plus aboutie, qui tienne compte de la capacité humaine, sans oublier l'usage du numérique, des algorithmes et de l'IA. Des élites politiques, des arts et de la culture, des économistes des entrepreneurs sont trop obnubilés et dans la soumission, la magie, la superstition ainsi que les réalités imaginaires, pour sauver notre économie, de même que la démocratie et la société. <em>"Nous devons agir impérativement et immédiatement pour savoir ce que nous voulons léguer pour les prochaines générations car 86 % des jeunes Maliens sont favorables à la corruption si l'occasion se présente"</em>, a-t-il conclu.   <strong>   </strong>

<strong> Boubacar Païtao</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>8ème édition de la semaine de la jeunesse contre la corruption : Les jeunesses s’approprient la lutte</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/8eme-edition-de-la-semaine-de-la-jeunesse-contre-la-corruption-les-jeunesses-sapproprient-la-lutte-3055545.html</link>
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<pubDate>Thu, 29 Feb 2024 19:13:27 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Les rideaux sont tombés le 27 février 2024  sur les travaux d’une semaine de la jeunesse contre la corruption. Placée sous l’égide   du ministre de la jeunesse et des sports, chargé de l’instruction civique et de la construction citoyenne, Abdoul Kassim Fomba, cette cérémonie de clôture a été marquée par de fortes recommandations en faveur de la lutte contre la corruption dans notre pays.</strong>

La 8<sup>ème</sup> édition de la semaine de la jeunesse contre la corruption s’est déroulée  du 19 au 26 février 2024 à l’hôtel Maeva Palace sis à Hamdallaye ACI 2000 sous le thème « Unissons le monde contre la corruption ».  Elle a rassemblé différents participants notamment des délégués venus de différentes régions du Mali, du Congo, du Gabon

La présente cérémonie de  clôture des travaux d’une semaine  riche en réflexion et  propositions pour bouter la corruption sous nos cieux, a  été marquée par des interventions et recommandations formulées par les organisateurs dans le cadre de la lutte contre la corruption.

Le président de l’Office centre de lutte contre l’enrichissement illicite ( OCLEI) , Dr Moumouni Guindo, le Directeur –pays du Projet d’Appui à la lutte contre la corruption et par l’égalité des genres( LUCEG), Jean Paul Riverain, le représentant de l’Ambassade du Canada au Mali ou encore le Secrétaire général de la Communauté des Pratiques en Matière de Lutte contre la Corruption ( CPLC), Baba Boubacar Kéita,  tous dans leurs interventions, ont rappelé l’impact négatif de la pratique sur la  bonne gouvernance et le développement durable.

Relevant la nécessité de  mutualiser les efforts pour mieux combattre le phénomène de la corruption,  la présidente de la Communauté des Pratiques en Matières de Lutte contre la Corruption, Mariam Diama Sanogo, notera les efforts consentis par son organisation  dans la lutte  via différentes activités d’information et de sensibilisation des citoyens.

Dans une déclaration commune, les participants du séminaire, ont formulé  certaines recommandations à savoir : l’institutionnalisation de la semaine ;  l’inclusion des politiques d’éducation à la citoyenneté et la lutte contre la corruption ;   la digitalisation de l’ administration publique ;  le renforcement des organisations de la société civile ;  l’intégration des modules  contre la corruption dans le  système éducatif ; le renforcement et la sensibilisation des jeunes et des femmes  dans le domaine de la lutte …

Félicitant l’ensemble des participants, le président de l’OCLEI n’a pas manqué de rappelé l’engagement des autorités en matière de lutte contre la corruption.
<strong>Khadydiatou SANOGO /maliweb.net </strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Lutte contre la corruption au Mali : Mamadou Sinsy Coulibaly lance son observatoire</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/lutte-contre-la-corruption-au-mali-mamadou-sinsy-coulibaly-lance-son-observatoire-3055528.html</link>
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<pubDate>Thu, 29 Feb 2024 15:18:39 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Challenger</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>L’observatoire pour la défense des droits de l’homme et de la démocratie au Mali (Oddhdm) a été officiellement lancé, le 24 février 2024 à la Maison de la presse, au cours d’une conférence de presse sur le thème  «la corruption, démocratie et droit de l’homme» animée par son président, Mamadou Sinsy Coulibaly.</em>

Le Président de l’Oddhdm, Mamadou Sinsy Coulibaly, avait à ses côtés Youssouf Sanogo, le Coordinateur général, Me Amadou Tiéoulé Diarra, Président de Ljdh et Bandiougou Danté, Président du Comité de pilotage de la Maison de la presse.

Selon Youssouf Sanogo, Coordinateur général de l’Oddhdm, «la liberté d’expression étant un pilier de la démocratie, il était nécessaire d’organiser cette conférence pour mobiliser et sensibiliser la population sur la démocratie et le droit de l’homme.»

Pour Mamadou Sinsy Coulibaly, «qui ne lutte pas ou n’empêche pas la corruption est un corrupteur». Le Président de l’Observatoire appelle à bannir la corruption sous toutes ses formes. Tout enrichissement illégal et illicite, a-t-il souligné, se fait toujours au détriment du développement économique du pays. «Pour réussir une lutte contre la corruption et la mauvaise gouvernance et avoir une croissance économique solide et conséquente, à travers la création de la richesses par les entrepreneurs, il faut avant tout tenir compte de la dimension culturelle et de la rupture idéologique», a reconnu Mamadou Sinsy Coulibaly. Aux dires de l’ancien Patron des patrons, «l’injustice, l’improbité et l’esprit de fraude sont à bannir pour réussir la lutte contre la corruption et la mauvaise gouvernance».

Le Président du Comité de pilotage de la Maison de la Presse appelle « la population, surtout la jeunesse, à se battre contre ce phénomène qui est un frein au développement socio-économique du pays.»

L’Oddhdm vise à éveiller la conscience de la société civile en général et celle de la jeunesse en particulier, à la motiver pour le développement socio-économique, culturel ainsi que sportif dans un contexte de lutte contre la corruption et l’enrichissement illicite, la mauvaise gouvernance, la lutte contre l’injustice sociale. L’Observatoire travaille aussi à assurer l’équité au sein de la justice.

<strong>Rokia Coulibaly, Stagiaire </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>La sensibilisation pour l’implication des écoliers</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/la-sensibilisation-pour-limplication-des-ecoliers-3055529.html</link>
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<pubDate>Thu, 29 Feb 2024 14:20:36 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Challenger</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>Le président de l’Office centrale de lutte contre l’enrichissement illicite (Oclei), Dr Moumine Guindo, a animé le 24 février 2024 à la Cité des Enfants à Niamakoro une conférence-débat sur la lutte contre la corruption à l’intention des écoliers. Venus de différents établissements scolaires du district ont nombreux Cité-Unicef, ces derniers ont suivi les explications avec un vif intérêt.</em>

La conférence-débat a enregistré la présence de Mme Mariam Diaman Sanogo, Présidente de la Communauté des pratiques en matière de lutte contre la corruption. Elle s’inscrit dans le cadre de la 8è édition de la semaine de la jeunesse contre la corruption. Elle a été initiée par des organisations de la société civile en partenariat avec le Projet d’appui à la lutte contre la corruption pour et par l’égalité des genres. L’objectif était d’informer et de conscientiser cette jeunesse  sur les dangers de la fraude sous toutes ses formes, afin de les préparer au respect du bien public dans leurs missions futures.

La Semaine de la jeunesse contre la corruption, selon Mme Mariam Diaman Sanogo, Présidente de Communauté des pratiques en matière de lutte contre la corruption, est un événement annuel organisé par les faitières de la société civile. A l’en croire, elle a été toujours une réussite grâce aux soutiens croissants des structures engagées dans la dynamique de lutte contre l’enrichissement illicite, qui se matérialise par la prise en compte des recommandations issues des éditions précédentes.

Mme Mariam Diaman Sanogo a salué l’appui remarquable de l’Oclei pour la concrétisation de cette journée de sensibilisation à l’endroit des écoliers sur la lutte contre la corruption et l’enrichissement illicite avec l’accompagnement sans faille de son président, Dr Moumine Guindo qui est, selon elle, un soldat de la communauté des pratiques en matière de lutte contre la corruption. Elle s’est réjouie de la présence des observateurs internationaux venus du Gabon et du Congo, attirés par le modèle malien. Elle considère le thème de la semaine : « 20 ans de la convention des nations unies, tous unis et mobilisés contre la corruption et l’enrichissement illicite », comme un appel à l’action commune pour lutter efficacement contre la fraude.

Des échanges fructueux entre le conférencier du jour, Dr Moumine Guindo et les écoliers ont permis d’abord, de définir les concepts de la corruption, ensuite de dégager ses conséquences sur l’avenir des enfants, enfin de les inviter à éviter la fraude sous toutes ses formes. La corruption, dira le président, c’est comme si un individu s’empare de façon illégale du plus gros morceau dans un partage collectif. Il a également souligné que l’enrichissement illicite est un obstacle à la réalisation des services sociaux de bases comme les hôpitaux, l’école, les routes, etc. Donc elle doit être combattue afin que chaque franc appartenant à l’Etat puisse servir à l’utilité public, a-t-il laisser entendre.

Selon lui, la tenue de cette conférence-débat prouve à suffisance que les sanctions seules ne suffisent pas. Il faut des actions d’information et de sensibilisation à tous les niveaux, notamment à l’endroit de la jeunesse qui constitue plus de la moitié de la population, et sur laquelle repose l’avenir de la nation, a-t-il expliqué.

L’organisation de la semaine de la jeunesse contre la corruption est d’une importance particulière pour le Mali. Elle ambitionne de contribuer à prévenir le mal depuis sa source avant qu’il ne se métastase.

<strong>Broulaye Koné, Stagiaire</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Gangrène de la corruption au Mali : Le Plaidoyer de Coulou à la jeunesse !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/gangrene-de-la-corruption-au-mali-le-plaidoyer-de-coulou-a-la-jeunesse-3055090.html</link>
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<pubDate>Mon, 26 Feb 2024 13:50:42 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alternance</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>L’existence avérée de la corruption et l’impérieuse nécessité de l’extirper des mœurs qu’elle gangrène font l’unanimité. La détermination des décideurs à engager résolument la lutte contre ce cancer reste timide voire inexistante ! Quand bien même que les pratiques néfastes du phénomène annihilent tous les efforts de développement et obèrent durablement l’avenir d’une jeunesse à laquelle Mamadou Sinsy Coulibaly lance un vibrant plaidoyer pour une prise de conscience collective !</em></strong>

Le fléau de la corruption est tel aujourd’hui qu’il est devenu un phénomène compris comme inhérent, voire partie intégrante de la culture de gestion des affaires publiques, une composante des échanges et des relations de travail.

Depuis des décennies, acteurs publics, comme du secteur privé et citoyens anonymes, tout le monde convient à la fois du constat de l’existence réelle de la corruption classant le Mali parmi les  dix pays les plus corrompus et de la nécessité impérieuse de l’éradiquer.

Mais les pratiques de corruption sont devenues si complexes et si variées qu’elles sont un indicateur de la qualité de la vie de mes contemporains.

<strong>Impératif d’une lutte efficace</strong>

La répétition, dit-on, a des vertus pédagogiques indéniables, cependant il n’est pas indispensable, pour éviter de faire trop long, de revenir sur les engagements et initiatives mises en avant dans le pays afin d’éradiquer le fléau autant qu’en extirper les implications insidieusement disséminées au sein de la société.

Toutefois, même si tout le monde a un rôle indispensable dans la lutte pour annihiler l’hydre, la part prépondérante revient aux responsables publics, parce qu’ils disposent au gré des vicissitudes de la gouvernance de notre pays, des leviers de répression certes, mais davantage des moyens d’engager des dynamiques de sensibilisation pour le vaincre.

Comme préalable pour lutter contre la corruption, il faut d’abord que les politiques croient et encouragent l’initiative privée, le droit à la propriété et s’engagent à diminuer ou empêcher la corruption, déjà en prenant résolument des initiatives pour circonscrire les facteurs de génération et de propagation du phénomène. C’est aussi avoir un raisonnement économique libéral dans un monde globalisé, pour créer la richesse nationale, croire et faciliter le développement personnel de la jeunesse et de leur mobilité sociale, en faire un enjeu national pour leur faire accéder à une vie industrieuse et entreprenante.

Il est donc temps d’arrêter de dévorer avec frénésie, comme des frelons dans la ruche dévorant le travail des abeilles, les maigres richesses créées par l’économie nationale.

<strong>Dieu et ses messagers haïssent….</strong>

Une dynamique économique solide et scientifiquement conçue ne se nourrit pas des effets de mode ou d’annonces. Les pays, qui ont une économie forte et qui s’imposent sur l’échiquier international, mettent en avant et surtout misent davantage sur les mérites de l’entrepreneur, en faisant de la concurrence l’outil privilégié de l’action économique concurrentielle, empêchant ainsi les pratiques de corruption et donc la frustration des entrepreneurs.

Dieu et ses messagers haïssent et bannissent l’enrichissement illicite et illégal. L’homme corrompu est un faiseur de faux miracle : « <strong><em>Djina Borayé</em></strong> », qualifie-t-on ainsi son enrichissement soudain et spontané. Un individu de ce genre, qui est la négation de l’effort et de l’honnêteté, crée l’insécurité, l’injustice, l’incertitude et surtout la frustration, d’où naît la violence à l’état brut, surtout dans notre pays, où la richesse est très rare voire inexistante

Qui ne lutte pas ou n’empêche pas la corruption et ne bannit pas les errements et les absurdités criminelles de la corruption gangreneuse et de la mauvaise gouvernance, ces hommes et ces femmes, engagés dans les pratiques de corruption, sont responsables et coupables du retard économique de notre pays, en anéantissant les efforts des entrepreneurs pour la création de la richesse nationale.

Chers contemporains, bannissez les pratiques de corruption ! Tôt ou tard, vos actes vous rattraperont ou vous conduiront à l’humiliation car, aujourd’hui à l’heure du digital, de l’IA, tout se sait, tout est gravé dans le quartz pour l’éternité.

<strong>Prise d’otage</strong>

Aujourd’hui dans notre pays, où la société est frugale et inégalitaire, survivant sous les contraintes et la réduction des libertés individuelles, c’est une société archaïque, sous-développée, ignorante qui ne serait jamais ni souveraine, ni indépendante. Une lutte sélective contre la corruption est assimilable à une prise d’otage. Faire également de la lutte contre la corruption un règlement de comptes est abject et crapuleux.

Une justice rendue au nom du peuple doit agir sans donner l’impression comme si elle est dans un système. Les organes chargés de lutte, de prévenir, de dénoncer la corruption et de contrôler les services publics, doivent agir dans le strict cadre de la loi.

Les conséquences de l’injustice et du harcèlement, dans le cadre de la lutte contre la corruption, sont d’abord : la frustration et la destruction morale de la personne humaine, la fragilisation de la personne morale (les entreprises). Ce n’est pas tout : ça affecte lourdement la cohésion sociale et l’entente séculaire des communautés.

<strong>Errements et absurdités criminelles…</strong>

Ces mêmes errements et absurdités criminelles de la corruption et de la mauvaise gouvernance sont coupables de l’anéantissement du développement personnel de la jeunesse et de l’insécurité, dans tous les domaines.

L’insécurité juridique et judiciaire, dans tous les domaines, comme le harcèlement fiscal et douanier, fragilisent les entreprises et leurs dirigeants, créent une situation d’improbité de nos moyens de production de la richesse nationale. Seuls les passe-droits feront légion. Pour cette situation inédite, les entrepreneurs ont tendance à croire abusivement à des réalités imaginaires, à la superstition et à la magie « Chiai Fin Wari », comme si l’immolation d’animaux fait la richesse.

La lutte contre la corruption ne doit pas être arrimée à des fins politiques, ni engagée dans le populisme. Elle ne doit pas également être téléguidée par qui que ce soit, ni par un groupe professionnel donné.

L’injustice, l’improbité, l’esprit de fraude sont entre autres absurdités à bannir pour réussir toute lutte contre la corruption et la mauvaise gouvernance.

<strong>Dimension culturelle</strong>

Les personnes de droiture exceptionnelle, et non uniquement technique, doivent pouvoir fédérer les différentes structures publiques de lutte contre la mauvaise gouvernance, la lutte contre la corruption et créer un lien entre elles.

S’agissant de l’action initiée contre la corruption, tous les résultats et décisions doivent bénéficier d’une large publication pour le plus grand nombre

Sachez que l’enrichissement illégal et illicite se fait toujours au détriment du développement économique.

Pour réussir une lutte contre la corruption et la mauvaise gouvernance et avoir une croissance économique solide et conséquente, à travers la création de la richesse par les entrepreneurs, il faut avant tout tenir compte de la dimension culturelle et de la rupture idéologique. Ceci est indispensable pour mener une réflexion plus aboutie, qui tienne compte de la capacité humaine, sans oublier l’usage du numérique, des algorithmes et de l’IA.

Des élites politiques, des arts et de la culture, des économistes des entrepreneurs sont trop omnibulés et dans la soumission, la magie, la superstition ainsi que les réalités imaginaires, pour sauver notre économie, de même que la démocratie et la société.

Nous devons agir impérativement et immédiatement pour savoir ce que nous voulons léguer pour les prochaines générations car, 86% des jeunes maliens sont favorables à la corruption si l’occasion se présente !

<strong>Mamadou Sinsy Coulibaly, </strong>

<strong>Président de l’Observatoire pour la Défense des Droits de l’Homme</strong>

<strong>Et la Démocratie au Mali, Commandeur de l'ordre national du Mali</strong>

<strong>Officier de l'ordre national du mérite de la France</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Lutte contre la corruption :  Comment gagner le pari ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/lutte-contre-la-corruption-comment-gagner-le-pari-3054990.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/lutte-contre-la-corruption-comment-gagner-le-pari-3054990.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 26 Feb 2024 01:53:05 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La Transition pourra-t-elle gagner le pari de la lutte contre la corruption, dans un Mali où ce fléau a fini par s’incruster dans les mœurs, dans un environnement peu favorable?</em></strong>

Le pouvoir de Transition n’a cessé de marteler qu’il va lutter farouchement contre la corruption et la délinquance financière. Et cette lutte a été déclenchée, sans répit, mais il semble qu’elle est très loin d’atteindre ses objectifs. Puisqu’à la question posée aux structures spécialisée de savoir si ce fléau baisse au Mali, la réponse négative l’emporte.

Ainsi, malgré le travail redoutable qu’abat la machine judiciaire, passant par la Brigade du Pôle économique et financier chargée de la lutte contre la corruption, l’on a l’impression d’être dans un mythe de Sisyphe. Des mandats de dépôts sont décernés à la pelle contre des cadres présumés indélicats, mais, le phénomène continue de plus belle. C‘est au point que l’on se demande si la prison fait peur aux cadres de l’administration. « Pas du tout », assurent les uns et les autres. D’autres soulignent que « l’on ne peut pas servir l’Etat à un haut niveau et être blanc comme neige ». « Tout est une question de destin et de chance », confie un comptable public d’un service stratégique de l’Etat. Celui-ci assure que parmi les cadres placés sous mandat de dépôt, la majorité d’entre eux finiront par être libérés… Comme pour dire que la plupart des dossiers de corruption présumée sont vides, mais ils servent à convaincre le peuple sur la volonté du pouvoir de mettre fin à l’impunité. Sinon, comment expliquer que malgré la politique de répression contre les infractions économiques et financières, les cas de malversations continuent de défrayer toujours la chronique. Comment peut-on lutter efficacement contre le phénomène de la corruption sans un réel changement de mentalité ? Comment freiner l’enrichissement illicite dans un pays où l’Etat est toujours considéré comme une vache laitière à traire, dans la mesure du possible ? Comment avoir une gestion saine des deniers publics quand des fonctionnaires voient leurs fonctions comme opportunités pour satisfaire leurs boulimies et caprices ? Peut-on freiner drastiquement la corruption avec des agents publics poussés à s’accaparer des ressources publiques pour diverses pesanteurs sociales ? L’on peut en douter. Tout semble indiquer que c’est le credo de la gouvernance vertueuse qui pousse à intensifier la lutte contre la corruption, malgré son inefficacité. Ne faut-il pas alors rectifier le tir en revisitant la stratégie et les mécanismes, au risque de jeter les meilleurs cadres du pays en prison, sans grand résultat ? Quelle est d’ailleurs la part de remboursement des fonds incriminés comme objet de ces magouilles ou malversations ? Silence et boule de gomme !

Par ailleurs, comme  la lutte contre le fléau de la corruption peut-il être dompté lorsque les décideurs, eux-mêmes, ne semblent pas être des modèles. Les structures de contrôle ne devraient-elles pas enquêter sur certains marchés ? Mais, pour le moment, les cas d’irrégularités financières se multiplient dans la gestion de plusieurs services publics. Il est donc temps de repenser notre stratégie pour mieux préserver les ressources publiques et assurer un minimum de bonne gouvernance, dans la conduite des affaires de l’Etat.

<strong>Boubou SIDIBE /maliweb.net</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Semaine de la jeunesse contre la corruption : Les jeunes encouragés à s&amp;apos;engager à fond</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/semaine-de-la-jeunesse-contre-la-corruption-les-jeunes-encourages-a-sengager-a-fond-3054856.html</link>
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<pubDate>Sat, 24 Feb 2024 02:28:11 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le ministre de la Refondation de l'Etat, chargé des Relations avec les institutions, Ibrahim Ikassa Maïga, a présidé le lundi 19 février dernier, au Centre international de conférences de Bamako (CICB), la cérémonie de lancement de la 8e édition de la Semaine de la jeunesse contre la corruption. L'objectif de la Semaine est de contribuer à la lutte contre les pratiques corruptives et discriminatoires affectant les droits des filles, des femmes et d'autres personnes vulnérables.</em></strong>

La cérémonie d'ouverture a enregistré la présence de Dr. Moumouni Guindo, président de l'Office central de lutte contre l'enrichissement illicite (Oclei), Jean-Paul Riverin, directeur-pays du Projet d'appui à la lutte contre la corruption et par l'égalité des genres (Luceg), Amadou Bengaly, représentant de l'ambassade du Canada au Mali, Mariam Diama Sanogo, présidente de la Communauté pratique en matière de lutte contre la corruption (CPLC), ainsi que plusieurs responsables des structures chargées du contrôle et de lutte contre la corruption au Mali. C'est pour inciter la jeunesse à lutter contre la corruption que les responsables du Projet d'appui à la lutte contre la corruption et par l'égalité des genres (Luceg) et les organisations de la société civile ont initié cette Semaine de la jeunesse contre la corruption au Mali.

Dans son discours d'ouverture, le ministre de la Refondation de l'Etat, chargé des Relations avec les institutions, a indiqué que le thème retenu pour cette 8e édition est : <strong><em>"20 ans de Convention des Nations unies contre la corruption : Unissons le monde contre la corruption".</em></strong> <em>"C'est visiblement une invitation des jeunes à plus d'implication et de sensibilisation des pairs pour une lutte sans merci contre la corruption et les infractions assimilées ; toutes choses qui gangrènent notre économie et sapent nos efforts de reconstruction de notre pays. Selon une estimation récente de la Commission économique des Nations unies pour l'Afrique, notre continent perd plus de 50 milliards de dollars (plus de 30 400 milliards de F CFA) par an en raison des flux financiers illicites. Et la corruption compte pour beaucoup dans ces flux financiers illicites", </em>a-t-il expliqué.

<em>"S'agissant de notre pays, je vais citer le président de l'Oclei qui, dans une étude faite sur les rapports des structures de contrôle de notre pays, nous révèle que de 2005 à 2019, l'Etat a perdu 1256 milliards de F CFA des suites de détournements de deniers publics, de fraudes aux marchés publics, de gaspillage et de détournement de biens de l'Etat"</em>, a-t-il précisé, avant de saluer la tenue de cet évènement prestigieux menée par la jeunesse qui incite cette couche à plus d'engagement dans le combat de la lutte contre la corruption.

Le président de l'Oclei a annoncé que la jeunesse doit fortement s'impliquer dans le combat contre la corruption et l'enrichissement illicite par l'information, l'éducation et la communication.<em> "Chaque jeune du Mali, homme et femme, se doit d'être un ambassadeur du combat contre la corruption et l'enrichissement illicite. L'Oclei, par ma voix, vous donne l'assurance qu'il ne ménagera aucun effort pour vous accompagner dans l'atteinte cet </em>ob<em>jectif. Au demeurant, le Conseil de l'Oclei félicite la Communauté de pratique en matière de lutte contre la corruption (CPLC) pour sa grande mobilisation contre la corruption, notamment à travers la Semaine de la jeunesse contre la corruption, et ce, depuis huit ans. C'est une formidable preuve de l'engagement et de la ténacité des jeunes de la CPLC"</em>, a-t-il laissé entendre. Pour Jean-Paul Riverin, la Semaine de la jeunesse contre la corruption offre un moment propice à tous les acteurs de la lutte contre la corruption, du secteur public comme du secteur de la société civile, pour mener des actions de sensibilisation et diffuser leurs réalisations. <em>"Les activités prévues permettront aux participants, non seulement, de mesurer l'importance que représente le combat contre la corruption pour la stabilité et l'avenir du Mali, mais aussi, de réfléchir sur leur rôle, leur contribution et leur engagement dans les efforts déployés pour lutter contre la corruption",</em> a-t-il conclu.

Chaque activité vise à sensibiliser, communiquer et informer sur les conséquences néfastes des pratiques corruptives et discriminatoires à travers des espaces d'échanges, des conférences-débats, des activités de sensibilisation et de communication, ainsi que des manifestations culturelles et sportives à Bamako et dans les six régions d'interventions du Projet Luceg.  <strong>                                                          </strong>

<strong> Mahamadou Traoré</strong>

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</item>

<item>
<title>Affaire fonds COVID : Quand la lutte contre la corruption bouffe les meilleurs fils du pays</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/affaire-fonds-covid-quand-la-lutte-contre-la-corruption-bouffe-les-meilleurs-fils-du-pays-3054821.html</link>
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<pubDate>Sat, 24 Feb 2024 01:50:21 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[La lutte contre la corruption, l'enrichissement illicite et la délinquance financière, enclenchée par les autorités de la Transition, est certes une exigence du peuple malien, inscrite en bonne place dans les recommandations des Assises nationales de la refondation (ANR), mais, au train des arrestations aujourd'hui, on ne peut s'empêcher d'avoir le sentiment du manque de discernement dans les interpellations, ce qui risque très rapidement de plomber les ailes d'un combat somme toute noble.

Il en est de l'arrestation de médecins émérites, tous directeurs d'hôpital respectés, dans le cadre de la gestion du fonds Covid-19 puis leur révocation par la hiérarchie. Ces mesures ont laissé perplexes de nombreux citoyens maliens, qui s'interrogent sur la tenue des enquêtes et la trop grande rigueur de la loi au regard de la modicité des montants reprochés dans certains cas.

La gestion du fonds Covid dans un contexte d'urgence sanitaire allait naturellement laisser des traces à cause des entorses faites  à la loi et à la réglementation en vigueur. Mais, visiblement, la justice n'a pas eu la même lecture de la situation et a donc investigué comme dans une affaire normale avec des procédures de passation de marché à respecter scrupuleusement.

Résultat des courses : des médecins chevronnés, des chefs de famille respectables et respectés, des enseignants chevronnés ont été livrés à la vindicte populaire, vilipendés et déchus de leur titre.

Curieusement, la plupart de ces gens sont probablement distingués dans les Ordres nationaux pour services rendus à la nation. C'est dire que ceux qui ont reçu la reconnaissance de l'Etat méritent tout au moins qu'on réfléchisse à leur cas avant de prendre des mesures draconiennes. On pouvait par exemple demander aux médecins concernés de rembourser les montants indûment décaissés.

Chargés de cours dans les facultés et grandes écoles pour la plupart, comment pourront-ils regarder leurs étudiants droit dans les yeux pour leur parler d'éthique et de déontologie ? C'est donc dire que le crédit de l'Etat en a pris un sacré coup.

Il urge de faire baïonnette intelligente dans la lutte contre la corruption pour ne pas mécontenter une bonne partie de l'opinion et ne pas donner l'occasion à des gens de régler leurs comptes personnels.

<strong>                                                                            </strong>

<strong>   El hadj A. B. HAIDARA</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Le président de l&amp;apos;OCLEI, Moumouni Guindo lors de la semaine de la jeunesse contre la corruption : &amp;quot;La corruption a des impacts négatifs sur tous les aspects de la société&amp;quot;</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/le-president-de-loclei-moumouni-guindo-lors-de-la-semaine-de-la-jeunesse-contre-la-corruption-la-corruption-a-des-impacts-negatifs-sur-tous-les-aspects-de-la-societe-3054853.html</link>
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<pubDate>Sat, 24 Feb 2024 01:25:39 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>"Chaque jeune, homme et femme, se doit d'être un ambassadeur du combat contre la corruption et l'enrichissement illicite"</strong>

<strong><em>Pour le président de l'Office central de lutte pour l'enrichissement illicite (Oclei), Moumouni Guindo, "la jeunesse malienne doit fortement s'impliquer dans le combat contre la corruption et l'enrichissement illicite par l'information, l'éducation et la communication". C'était à la faveur de la cérémonie de lancement de la 8e édition de la Semaine de la jeunesse contre la corruption, le lundi 19 février 2024 dont le thème était axé sur : "20 ans de la Convention des Nations unies contre la corruption : Unissons le monde contre la corruption". </em></strong>

Au nom du Conseil de l'Oclei, je me réjouis de prendre la parole à l'occasion de la cérémonie de lancement de la 8e édition de la Semaine de la Jeunesse contre la corruption, prévue du 19 au 26 février 2024 à Bamako, Kayes, Sikasso, Ségou, Mopti et Gao. Les circonstances m'imposent, avant tout propos, de souhaiter la bienvenue à nos frères et collègues du Congo et du Gabon, à savoir : les délégués de haut niveau de la Commission nationale de transparence et de responsabilité dans la gestion des finances publiques de la République du Congo, de la Haute autorité de la lutte contre la corruption de la République du Congo et de la Commission nationale de lutte contre la corruption et l'enrichissement illicite du Gabon. Ces deux pays frères et amis sont présents ici à Bamako, pour vivre avec nous cette 8e édition. Ils sont venus s'en inspirer et éventuellement reproduire le même concept dans leurs pays respectifs et, pourquoi pas, avec un effort conjugué de nos trois pays, porter ce projet à l'échelle régionale et mondiale.

<strong>Mesdames et Messieurs ;</strong>

<strong><em>"20 ans de la Convention des Nations unies contre la corruption : Unissons le monde contre la corruption"</em></strong>, c'est le thème de l'édition 2024 de la Semaine de la jeunesse contre la corruption.

Ce thème a été choisi en référence à celui de l'édition 2023 de la Journée internationale de lutte contre la corruption, qui a été instituée en 2003 par l'Assemblée générale de l'ONU pour sensibiliser les populations, jeunes et moins jeunes, sur les conséquences néfastes de la corruption et pour faire connaître le rôle de la prévention dans la lutte contre le phénomène. A cet effet, la jeunesse malienne doit fortement s'impliquer dans le combat contre la corruption et l'enrichissement illicite par l'information, l'éducation et la communication. Chaque jeune du Mali, homme et femme, se doit d'être un ambassadeur du combat contre la corruption et l'enrichissement illicite.

L'Oclei, par ma voix, vous donne l'assurance qu'il ne ménagera aucun effort pour vous accompagner dans l'atteinte cet objectif. Au demeurant, le Conseil de l'Oclei félicite chaleureusement la Communauté de pratique en matière de lutte contre la corruption (CPLC) pour sa grande mobilisation contre la corruption, notamment à travers la Semaine de la jeunesse contre la corruption, et ce depuis huit ans. C'est une formidable preuve de l'engagement et de la ténacité des jeunes de la CPLC. Merci ! Compte tenu de l'intérêt primordial de cette initiative, l'Oclei y prend part depuis sept ans.

<strong>Mesdames et Messieurs ;</strong>

L'engagement soutenu et multiforme de la CPLC tranche avec une perception générale inquiétante des jeunes maliens qui, selon une étude menée en 2016, seraient à 86 % plutôt favorables à la corruption. Nous espérons qu'entre-temps, la situation générale s'est améliorée. En toute occurrence, les jeunes, les femmes, les filles et toutes les couches sociales doivent se lever en blocs compacts pour lutter énergiquement contre la corruption.

La lutte contre l'enrichissement illicite est une tâche transversale nécessitant de la conviction, de l'engagement et des actes de toutes les parties prenantes. C'est pourquoi, le Conseil qui, selon les textes, est chargé de <strong><em>«veiller à l'implication de chaque secteur d'activités dans la prévention et la lutte contre l'enrichissement illicite»</em></strong> a fait effectuer une étude pour disposer d'un outil opérationnel efficace pour inclure tous les secteurs d'activités et toutes les couches socioprofessionnelles dans ses actions de prévention et de lutte contre l'enrichissement illicite, de manière à obtenir un engagement du plus grand nombre de citoyens à se sentir concernés par la lutte contre la corruption et l'enrichissement illicite. Et c'est pour cette raison que l'Oclei déploie, sans relâche, des actions multiformes tant à l'échelle nationale qu'aux niveaux sous-régional, africain et international.

La corruption a des impacts négatifs sur tous les aspects de la société. Elle compromet le développement social et économique et sape les institutions démocratiques et l'Etat de droit. Elle est le principal obstacle au développement économique et social dans le monde. En effet, selon la Banque africaine de développement (Bad), la corruption cause, à elle seule, une perte annuelle estimée à 148 milliards de dollars, soit 25 % du PIB de l'Afrique.  L'ONUDC précise que, chaque année, 1000 milliards de dollars sont versés comme pots de vin, tandis que quelque 2600 milliards de dollars, soit plus de 5 % du PIB mondial, sont détournés.

<strong>Mesdames et Messieurs ;</strong>

La lutte contre la corruption ne doit pas être un slogan, mais plutôt un projet sociétal et un travail de longue haleine. Ce n'est pas non plus être l'affaire du seul gouvernement. Les organisations de la société civile, le secteur privé, les femmes et les jeunes ont un rôle essentiel à jouer en matière de prévention, de sensibilisation et d'éducation des populations pour un changement de comportement. Aucune action n'est de trop et chaque citoyen doit jouer sa partition. Les activités de la Semaine de la jeunesse contre la corruption ont le mérite d'insuffler cette dynamique à une jeunesse en panne de repères. Le Conseil de l'Oclei en appelle, une fois de plus, aux jeunes d'être eux-mêmes des exemples, car, dit-on, <strong>«aux âmes bien nées, la valeur n'attend point le nombre des années». </strong>

<strong>Mesdames et Messieurs ;</strong>

Au nom du Conseil de l'Oclei, je vous souhaite une excellente Semaine de la jeunesse avec la Communauté de pratique et son partenaire le Projet d'appui à la lutte contre la corruption pour et par l'égalité du genre (Luceg) que je salue pour ses multiples appuis. Je remercie instamment les hautes autorités nationales présentes ou représentées ici et dont nous savons tous l'engagement sincère pour une lutte implacable contre la corruption et la délinquance économique et financière".

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<item>
<title>Moumouni Guindo, président de l’OCLEI :  « 86% de la jeunesse favorable à la corruption si l’occasion se présente »</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/moumouni-guindo-president-de-loclei-86-de-la-jeunesse-favorable-a-la-corruption-si-loccasion-se-presente-3054438.html</link>
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<pubDate>Wed, 21 Feb 2024 09:11:44 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Cette déclaration a été faite à l’occasion du lancement de la 8<sup>e</sup> édition de la semaine nationale de la jeunesse contre la corruption, le 19 février 2024, au Centre International de Bamako. Le ton a été donné par le Ministre de la Refondation, M. Ibrahim Ikassa Maiga. L'événement a enregistré la présence des représentants des organismes de lutte contre la corruption et la délinquance financière, ainsi que de plusieurs personnalités éminentes.</strong>

Sous le thème "<em>20 ans de la convention des Nations Unies contre la corruption, unissons-nous contre la corruption</em>", cette édition 2024 prévoit une série d'activités de sensibilisation. À noter la participation d'observateurs internationaux venus du Congo-Brazzaville et du Gabon.

Le ministre Ibrahim Ikassa Maiga souligne que la jeunesse doit se mobiliser pour former un front uni contre la corruption. « <em>Si cette lutte réussit, elle sera bénéfique pour la jeunesse</em> », estime le Ministre. Par ailleurs, il considère que l'organisation de cette semaine est une invitation à intensifier la sensibilisation contre la corruption, qui mine les efforts de reconstruction.

A sa suite, le Dr Moumini Guido, président de l'Office Central de Lutte contre l'Enrichissement Illicite (OCLEI), a révélé que 86% de la jeunesse est favorable à la corruption, une réalité alarmante qu'il considère comme un appel à l'action. Toutefois, il exhorte la jeunesse à s'impliquer activement dans la lutte contre ce fléau, tout en appelant chaque jeune à devenir un ambassadeur anti-corruption.

Le représentant de l’Ambassade du Canada au Mali estime que le thème choisi offre une perspective approfondie sur la corruption, un mal qui sévit dans tous les pays. Il souligne que la lutte contre la corruption doit impliquer tous les citoyens, car elle affecte négativement toutes les strates de la société, en particulier les femmes et les filles.

Pour Mariam D. Sanogo, présidente de la Communauté de Pratique en matière de lutte contre la corruption, cette semaine revêt une importance particulière, car elle met en lumière l'urgence d'une synergie d'actions pour combattre ce fléau et renforcer la volonté de résistance à la corruption chez les femmes et les filles. Mieux, elle espère que cet événement aura un impact significatif sur la justice, l'éducation et la paix, et devrait contribuer à renforcer le rejet de la corruption, qui reste un défi majeur à relever.

<strong>Adama Coulibaly</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Lutte contre la corruption au Mali :  Sale temps pour les brebis galeuses de l’Administration</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/lutte-contre-la-corruption-au-mali-sale-temps-pour-les-brebis-galeuses-de-ladministration-3054434.html</link>
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<pubDate>Wed, 21 Feb 2024 09:03:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le Conseil des ministres du mercredi 14 février dernier a prouvé la volonté affirmée des autorités maliennes de combattre la corruption au sein de l'administration publique. </strong>

En effet, les décrets de nomination de plusieurs directeurs généraux du Ministère de la Santé et du Développement social, ainsi que du chef de cabinet et d'autres agents du département de la fonction publique, ont été abrogés. Cette mesure, recommandée par les ministres de tutelle, découle des pratiques corruptives mises en lumière dans la gestion des fonds alloués à la lutte contre la pandémie du COVID-19, ainsi que dans le concours d'entrée à la fonction publique 2023.

L'arrestation et la garde à vue, le mercredi 7 février 2024, de onze responsables hospitaliers, dont certains directeurs d’hôpitaux en exercice, constitue, une autre preuve tangible de la détermination des autorités maliennes à faire face à la corruption. Cette action, menée par la Brigade du Pôle national économique et financier, intervient suite à des allégations de détournement de fonds COVID-19 et d'autres malversations évaluées à plus de 35 milliards de F CFA.

Parmi les inculpés , même s’ils sont libérés sous condition, figurent des personnalités telles que M. Boureïma Mamadou DIARRA, ancien régisseur spécial auprès du Ministère des Affaires étrangères ; le Pr Akory Ag IKANANE, ancien Directeur Général de l'Institut National de Santé Publique (INSP) ; M. Ousmane ATTAEHER, ancien Directeur Général de l'Hôpital du Mali ; et M. Abdoulaye SANOGO, Directeur Général du Centre Hospitalier Universitaire (CHU) Gabriel Touré. Cette liste comprend également d'autres personnalités comme Ilo Bella DIALL, ancien Directeur Général de l'Hôpital du Point G ; Moussa BABY, Directeur Général du Centre de Recherche et de Lutte contre la Drépanocytose ; Ousmane FAYE, Directeur Général de l'Hôpital Dermatologique ; Almoustapha OUATTARA, ancien Directeur Général de l'Hôpital de Kati.

Parmi les personnes impliquées, on retrouve également Moussa COULIBALY, ancien Directeur Général de l'Hôpital de Ségou ; Dadé Ben Sidi BENO, Directeur Général de l'Hôpital de Sikasso ; et Nathanaël SOGOBA, Comptable matières à l'Hôpital de Sikasso.

De manière similaire, le Ministère du Travail, de la Fonction Publique et du Dialogue Social a décelé une série de fraude et de collusion lors du concours de recrutement dans la fonction publique de l'État en 2023. Des mesures drastiques ont été prises pour restaurer l'intégrité et la transparence dans le processus de sélection des fonctionnaires, avec l'abrogation de certains décrets de nomination au sein du ministère, conformément aux recommandations du ministre en charge. Il est indéniable que ces actions démontrent la volonté ferme des autorités maliennes de lutter contre la corruption qui mine les fondements mêmes de la fonction publique.

En agissant contre les brebis galeuses de l'administration malienne, les autorités envoient un message clair selon lequel la corruption ne sera pas tolérée et que ceux qui enfreignent la loi seront tenus responsables de leurs actes.

En fin de compte, la restauration de la confiance du public dans les institutions gouvernementales passe par des mesures concrètes visant à garantir que les processus de recrutement sont équitables, transparents et fondés sur le mérite. Les actions entreprises par les autorités maliennes montrent qu'elles sont résolues à relever ce défi et à restaurer l'intégrité de l'administration publique pour le bien-être de la société dans son ensemble.

<strong>Adama Coulibaly</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Lutte contre la corruption au Mali : Défis et perspectives</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/lutte-contre-la-corruption-au-mali-defis-et-perspectives-3054199.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 19 Feb 2024 15:04:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>Arc en Ciel</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La corruption demeure un défi majeur pour le Mali, compromettant le développement économique, sapant la confiance des citoyens dans les institutions gouvernementales et entravant la justice sociale. Malgré les efforts déployés par les autorités pour lutter contre ce fléau, les progrès restent lents et les défis persistent.</em></strong>

<em> </em>La corruption est omniprésente dans divers secteurs au Mali, y compris l’administration publique, le système judiciaire, les forces de sécurité et les institutions financières. Des pots-de-vin, des détournements de fonds publics et des pratiques clientélistes sont monnaie courante, compromettant l’intégrité des services publics et l’équité dans la distribution des ressources.

Rien que pour 2022, le Rapport du Végal a été on ne peut  plus clair. 700 milliards de F CFA de manque à gagner pour le trésor public.

Selon Hamza Maiga, économiste, les conséquences de la corruption sont dévastatrices pour le Mali. « Elle décourage les investissements étrangers, entrave la croissance économique et aggrave la pauvreté en détournant les ressources destinées aux programmes sociaux et au développement. De plus, elle alimente le mécontentement populaire, contribuant à l'instabilité politique et à la méfiance envers les institutions démocratiques ».

Selon lui bien que le gouvernement malien a mis en place plusieurs mesures pour lutter contre la corruption, notamment la création d'organes de contrôle tels que la Cour suprême, chargée de la vérification des comptes publics, et le Bureau du Vérificateur général, chargé d'enquêter sur les cas de corruption et de malversation. Des lois anti-corruption ont également été adoptées, mais leur mise en œuvre reste souvent inefficace en raison de la faiblesse des institutions et du manque de volonté politique.

<strong>Perspectives d’avenir</strong>

Pour surmonter ce défi, le Mali, propose-t-il, « doit renforcer ses institutions, améliorer la transparence et la reddition de comptes, et promouvoir une culture de l'intégrité à tous les niveaux de la société. Cela nécessite un engagement politique ferme, un renforcement des capacités des acteurs anti-corruption et une participation active de la société civile. De plus, une coopération régionale et internationale accrue est essentielle pour lutter efficacement contre la corruption, en particulier dans le contexte de la mondialisation et de la mobilité croissante des capitaux ».

En sommes conclu-t-il, la lutte contre la corruption demeure un défi complexe et persistant pour le Mali. Cependant, avec une volonté politique forte, une mobilisation sociale et une coopération internationale, des progrès significatifs peuvent être réalisés pour promouvoir la bonne gouvernance, renforcer l'état de droit et garantir un avenir meilleur pour tous les Maliens.

<strong><em>(Correspondance particulière)</em></strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Fonds COVID&#45;19 :  Quatre DG d’hôpitaux en délicatesse avec la loi limogés</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/fonds-covid-19-quatre-dg-dhopitaux-en-delicatesse-avec-la-loi-limoges-3053985.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 17 Feb 2024 10:54:11 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Confondus par la justice dans leur gestion du fonds Covid-19, quatre directeurs d’hôpitaux ont été éjectés de leur fauteuil. Sur décision du Conseil des ministres.</em></strong>

La décision est tombée au Conseil des ministres du mercredi 14 février 2024. Le ministre de la Santé et du Développement Social a proposé au Conseil des ministres, l’abrogation de décrets portant nomination au ministère de la Santé et du Développement social. Le même Conseil des ministres a abrogé les décrets de certains directeurs généraux relevant du ministère concerné. Ces désormais anciens directeurs généraux sont ceux-là mêmes qui sont en conflit avec la loi, dans le cadre de la gestion du fonds Covid-19.

Dans le cadre des enquêtes liées à la gestion du fonds Covid-19, onze directeurs d’hôpitaux dont quatre directeurs en fonction, ont été placés en garde à vue le 7 février 2024, par la brigade du pôle national économique et financier. Ils sont inculpés de <em>« </em><em>faux et usage de faux et atteinte aux biens publics »</em>. Après quelques heures de détention, l’ensemble des directeurs concernés ont recouvré la liberté, mais non sans rembourser les sommes d’argent à eux reprochées.

<em>« Un mauvais arrangement vaut mieux qu’un bon procès »</em>, dit-on. Mais s’ils ont pu échapper au placement sous mandat de dépôt, cela n’absout pas pour autant leur forfait au niveau pénal. Le ministre de la Santé et du Développement social, colonel Assa Badiallo Touré, guidée par la rigueur et la discipline militaire, n’a pas perdu de temps pour appliquer les sanctions administratives contre ces cadres indélicats.

En regardant de près la liste des cadres mêlés dans cette affaire rocambolesque, on peut aisément voir les quatre responsables d’hôpitaux qui sont frappés par la décision de révocation du Conseil des ministres de mercredi dernier. Les cadres concernés par ce fonds Covid-19 sont : Abdoulaye Sanogo (DG du CHU Gabriel Touré) ; Pr. Mounirou Baby (DG du Centre de recherche et de lutte contre la drépanocytose) ; Pr. Ousmane Faye (DG de l’Hôpital dermatologique) ; Dade Sidi Ben Bouillé Haïdara (DG de l’Hôpital de Sikasso) ; Illo Bella Diall (ancien DG du CHU du Point G) ; Pr. Akory Ag Iknane (ancien DG de l’INSP) ; Almoustapha Ouattarra (ancien DG de l’Hôpital de Kati) ; Moussa Coulibaly (ancien DG de l’Hôpital de Ségou) ; Boureïma Diarra (ancien régisseur spécial auprès des Maliens de l’extérieur) et Nathan Sogoba (comptable matières de l’Hôpital de Sikasso).

Cette affaire de malversation dans la gestion du fonds Covid-19 au niveau hospitalier, est estimée à plus de 35 milliards de F CFA. La justice a encore de la matière.

<strong>Abdrahamane Dicko</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Pesanteurs sociales de la gouvernance :  Cette répression dévastatrice…</title>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 12 Feb 2024 10:24:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Doit-on freiner l’impunité par une politique de répression judiciaire, qui dope le mal-vivre ?</em></strong>

Parmi les pensionnaires de certaines maisons d’arrêt, l’on dénote de grands opérateurs économiques, des chefs d’entreprises qui, dans le contexte actuel, devraient aider l’Etat dans divers domaines.

Certes, il n’est pas souhaitable d’assurer l’impunité à des cadres véreux véritables prédateurs des caisses de l’Etat. Mais, il est admis à l’échelle planétaire que les Etats protègent le secteur privé, donc les opérateurs économiques, les chefs d’entreprises, les investisseurs.

C’est dans ce sens que certains experts des questions de gouvernance parlent des « pesanteurs sociales de la gouvernance ». Il s’agit des éléments dont il faut tenir compte pour préserver certains équilibres socio-économiques, même s’il est porté atteinte à certains textes.

Par exemple, lorsqu’un homme d’affaires comme de la trempe de Mama Lah est en délicatesse avec la loi, l’Etat doit réfléchir par deux fois avant de l’emprisonner. Car, en le privant de liberté, il y a un risque de ses entreprises connaissent une faillite. Ce qui pourrait impacter négativement sur son poids financier dans le circuit économique national. Il s’agit de ces genres d’opérateurs économiques employant des centaines d’agents, toutes catégories confondues. Si ce promoteur tombe en faillite, ses entreprises et donc tout le personnel en subissent les conséquences. Et, par ricochet, ce sont des chefs de famille qui se retrouvent au chômage et le fisc éprouvant un manque à gagner en termes d’impôts. Ce qui va impacter tout le circuit économique.

En outre, certains opérateurs économiques et acteurs majeurs de la vie socio-économique nationale doivent bénéficier de traitement de faveur de la part de l’Etat. Car, il y en a qui, grâce à leur influence et carnet d’adresses, peuvent aider l’Etat à débloquer certaines situations pouvant générer des ressources profitables…

<strong>Boubou SIDIBE  /maliweb.net</strong>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Lutte contre la délinquance financière :  L’Etat privilégie&#45;t&#45;il le recouvrement des fonds ?</title>
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<pubDate>Mon, 12 Feb 2024 09:15:29 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Avec le nombre croissant de présumés coupables de délinquance financière, l’Etat devrait résorber sa tension de trésorerie en récupérant ses fonds. </em></strong>

Pour nombre d’observateurs, le pouvoir de Transition intensifie la lutte contre l’impunité et la délinquance financière, en envoyant de nombreux cadres en prison, sans nécessairement chercher à remettre l’Etat dans ses droits.

En effet, l’Etat malien connaît aujourd’hui un grand nombre d’affaires relatives à des détournements de deniers publics. Et ces scandales ont conduit la machine judiciaire à mettre en branle sa force répressive. C’est dans ce sens que de nombreux cadres sont placés sous mandat de dépôt. Et les procédures judiciaires se poursuivent avec des enquêtes qui prennent du temps, en vertu du principe de présomption d’innocence.  C’est à ce niveau que se pose la question de savoir pourquoi l’Etat ne met pas en place un dispositif, qui privilégie le recouvrement des fonds concernés. Celui-ci pourrait être plus efficace et permettrait au Trésor public d’être renfloué en toute discrétion, sans grand préjudice. Car, à titre d’exemple, si dans l’affaire Sécuricom, celle des équipements militaires, les anciens ministres impliqués étaient confondus par un collège d’enquêteurs, ils seraient obligés de reverser à l’Etat plusieurs millions de nos francs. Ce qui permettra au pays de faire face à la tension de trésorerie à laquelle il fait face.

Ce processus évitera de remplir les prisons de présumés coupables, qui finissent par bénéficier de libertés provisoires ou de cas de non-lieu, alors qu’ils avaient été brandis comme des trophées de la lutte contre l’impunité et la délinquance financière. Sans oublier que certains de ces présumés indélicats finissent par se considérés comme victime d’acharnement judiciaire, eu égard à la difficulté de prouver leur culpabilité. Il s’ensuit que l’Etat perd ses fonds détournés par des systèmes sophistiqués de prédation

En outre, certains dossiers de détournements de deniers publics ont des ramifications assez étendues au point qu’il est plus pragmatique d’engager des mécanismes de transactions judiciaires pour que l’Etat rentre en possession de ses ressources financières. C’est ce que le président ATT préconisait entre 2004 et 2007 en soulignant que la lutte contre la corruption et la délinquance financière ne doit pas donner lieu à un spectacle en vue d’humilier des citoyens. Car, certains anciens ministres et opérateurs économiques emprisonnés dans certains dossiers ont des possibilités avérées d’aider l’Etat dans des opérations de financement internes.

En les jetant en pâture à la justice, alors que leur culpabilité n’est même pas établie, l’Etat puissance publique manque de réalisme pour faire face à ses difficultés du moment.

<strong>Boubou SIDIBE/maliweb.net     </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Détournements de biens publics :  Le vol a&#45;t&#45;il contaminé le sang des fonctionnaires maliens ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/detournements-de-biens-publics-le-vol-a-t-il-contamine-le-sang-des-fonctionnaires-maliens-3053195.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 12 Feb 2024 08:31:22 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Malgré les mécanismes mis en place pour préserver l’intérêt général, les cadres maliens ne manquent pas d’ingéniosité pour les contourner à leur seul avantage. Les récentes arrestations de hauts fonctionnaires en disent long sur leur comportement face à l’argent public. La semaine dernière, ils sont plus d’une dizaine de directeurs des structures sanitaires et autres agents de l’Etat à  être interpellés et placés sous mandat de dépôt par le Pôle économique et financier de Bamako, chargé de traquer les voleurs de la République.</strong>

Si la transition n'existait pas, il fallait la créer. Depuis l'arrivée du colonel Assimi Goïta, à la tête de l'État malien, en mai 2021, les Maliens découvrent l'énorme gâchis financier opéré sur leur dos par des démocrates prédateurs qui travaillaient pour leurs poches. Il a secoué tous les cocottes, même ceux considérés comme intouchables et sous lesquels les voleurs de la République s'étaient abrités pour échapper à leur ''<strong>justice'</strong>'. Avec les interpellations et les mandats de dépôt, ils viennent de comprendre que nul n'est au-dessus de la loi. Comme on dit souvent, laisser mouton courir, tabaski viendra.

Les arrestations en cours, en rapport avec les détournements de deniers publics, les malversations financières, en disent long sur le comportement crapuleux des fonctionnaires maliens face à l'argent public. Incroyable, pourrait-on dire. Comment des fils du pays, après avoir étudié aux frais du pauvre paysan, du pêcheur, du cultivateur, bénéficié d'autres avantages, se comportent ainsi. Quelle déchéance ! Ils ne s'attendaient pas à ce coup de pied du colonel Goïta dans la fourmilière de la corruption. Car, dans l’imaginaire populaire, le citoyen lambda avait fini de dire qu’avec la fin du régime du président d’Ibrahim Boubacar Keïta (IBK), les dossiers allaient être aussi enterrés comme l’ont fait les régimes précédents. Mais c’était sans compter avec la détermination de la transition à faire la lumière sur tous les scandales politico- financiers qui ont séché le Trésor public. Même ceux qui ont adhéré à des mouvements de soutien ou créé des associations de soutien à la transition, croyant se mettre à l’abri, ont été surpris de leur interpellation. Ils pensaient que c’était le vieux temps de la démocratie prédatrice, où le tour était joué quand les caisses du parti au pouvoir étaient renflouées d'une partie de l'argent détourné. Avec ce geste de ''<strong>générosité</strong>'', le dossier était mis dans les placards, mettant en confiance le voleur. Ce dernier ne pouvait pas imaginer qu'un jour, il sera rattrapé par son passé. Grâce à la transition, c'est chose faite. Et ils n'ont que leurs yeux pour pleurer.

On se demande aujourd’hui si le sang des fonctionnaires maliens n’est pas contaminé par la corruption. Ces arrestations ne concernent que des sommités, des références dans leur domaine et sur lesquelles le pays pouvait compter pour amorcer un développement durable. Comment des cadres émérites peuvent- ils se trouver dans cette nasse et mettre leur carrière en péril? Difficile de répondre, mais la recherche du gain facile peut amener l’homme  à se transformer en monstre. Cette réalité rattrape aujourd’hui les cadres maliens qui ont érigé l’argent au rang de Dieu.

Si c’est avec des fonctionnaires de cette catégorie que le Mali doit se faire, il y a du chemin à faire. Face à cette situation, le forum du président feu ATT sur l’homme malien est toujours d’actualité. Avant cela, le changement de comportement doit être le cheval de bataille de la transition, sinon les efforts pour la construction du Mali Koura seront voués à l’échec.

<strong>Yoro SOW</strong>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Humeur : Aucun individu ne devrait être au&#45;dessus de la loi</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/humeur-aucun-individu-ne-devrait-etre-au-dessus-de-la-loi-3051783.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 30 Jan 2024 11:03:06 +0000</pubDate>
<dc:creator>Arc en Ciel</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La lutte contre la corruption demeure un défi essentiel pour la préservation des valeurs éthiques et la consolidation de la justice sociale. Cependant, son efficacité réside dans l’égalité de tous devant la loi.</em></strong>

<strong><em> </em></strong>La corruption, omniprésente sous différentes formes, sape les fondements démocratiques en créant des disparités et en ébranlant la confiance du public envers les institutions. Dans notre contexte, cette corruption a engendré la disparition de milliards de F CFA des caisses de l’Etat. Rien qu’en 2022, le rapport du Vérificateur général signale la disparition de plus de 700 milliards de F CFA au Mali, une situation sans précédent. Une situation qu’il faut éclaircir. Un record jamais atteint au Mali. Et comment expliquer que cela est intervenue sous une transition dirigée par des militaires, censés redressée le tir ?

Il faut dire que la transparence demeure un remède contre la corruption. Les citoyens ont le droit de connaître les processus décisionnels, l’attribution des contrats, et l’utilisation des fonds publics, qu’il s’agisse de contrats militaires ou même classifiés comme « secret défense ».

Dans cette lutte, chaque individu doit être traité équitablement, sans faveurs ni discrimination. La question se pose de savoir si cette égalité est actuellement respectée.

L’égalité dans la lutte contre la corruption nécessite une application impartiale de la loi. Les actes de corruption doivent être poursuivis sans distinction de statut social, de richesse, ou de puissance politique. Aucun individu ne devrait être au-dessus de la loi, et nul ne devrait être sacrifié au nom de privilèges indus.

Il est crucial de promouvoir une culture de responsabilité individuelle et collective. Chaque citoyen, fonctionnaire, homme politique, militaire, colonel ou général, doit reconnaître son rôle dans la préservation de l’intégrité de la société.

En conclusion, la lutte contre la corruption doit être un effort collectif, impliquant chaque individu, institution, et segment de la société. C’est en cultivant une culture d’égalité, de transparence, et de responsabilité que nous pourrons espérer construire une société plus juste et plus résiliente face à la corruption.

<strong>AS.</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Bradage des bâtiments administratifs :  Le Président Assimi instruit à la  justice de donner une suite à ce dossier</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/bradage-des-batiments-administratifs-le-president-assimi-instruit-a-la-justice-de-donner-une-suite-a-ce-dossier-3051703.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/bradage-des-batiments-administratifs-le-president-assimi-instruit-a-la-justice-de-donner-une-suite-a-ce-dossier-3051703.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 30 Jan 2024 01:32:43 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Enquêteur</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Après les dossiers de la Zone aéroportuaire, celui de l’EDM-Sa, de Samanko, de l’Assemblée nationale du Mali, de Sécuriport, de l’avion présidentiel et des équipements militaires, le président de la Transition colonel Assimi Goita vient d’instruire au ministre de la Justice Mamoudou Kassogué de donner une suite au dossier du bradage des bâtiments administratifs cédés sous le régime IBK à des prix dérisoires et dans l’opacité la plus totale. C’était lors de sa traditionnelle présentation de vœux du nouvel an aux forces vives de la nation le 15 janvier 2024 à Koulouba.    </em></strong>

Sales temps pour les délinquants financiers et les détourneurs professionnels de derniers publics. Après le sulfureux dossier de l’Energie du Mali ou les intouchables du régime d’Assimi ont été touchés et mis au gnouf. Maintenant, place au dossier du siècle qui concerne la vente des bâtiments publics opérés sous le régime d’IBK  et qui concerne selon certaine source 27 bâtiments administratifs dont le coût de cession est largement inférieur à la valeur réelle des terrains nus car tous ces édifices bâtis sont situés en plein de Bamako. Selon certaines indiscrétions, malgré la mise en place d’une commission l’argent issu de la vente des bâtiments atterrissaient dans la poche de certains cadres et que d’autres barons du régime n’ont pas hésité de devenir des nouveaux propriétaires des bâtiments et en retour de les louer à l’Etat.  Si l’on en croit des sources. Une autre anomalie de cette affaire est que malgré les ventes des bâtiments de l’État aux commerçants et opérateurs économiques, les édifices figurent toujours sur la liste du patrimoine immobilier de l’État. Ce qui les exemptent aussi du paiement des impôts et taxes à l’État malien. Le hic est qu’au même moment l’Etat loue des bâtiments privés, pour caser les services publics.

C’est pourquoi le Conseil des Ministres du mercredi 6 Avril 2022 avait instruit au ministre de l’Urbanisme, de l’Habitat, des Domaines, de l’Aménagement du Territoire et de la Population  d’engager des poursuites à l’encontre des personnes impliquées. Après les investigations du Pôle économique et financier et des services de l’inspection des domaines, du cadastre et des affaires foncières et la DGAB. Les responsables impliqués dans ce dossier vont bientôt répondre de leurs actes devant la justice.

<strong><em> Les-faits…   </em></strong>

Selon notre confrère du ‘’Nouveau Réveil’’ Sous la transition de 2012 et sur instruction du ministre du Logement, de l’Urbanisme et des Affaires foncières de l’époque, M. David Sagara, un mandat n°0001 a été émis le 25 juillet 2013 pour la vente des bâtiments publics de l’État. Et c’est en 2014, sous le premier gouvernement d’IBK que le ministre de l’Urbanisme et de la Politique de la Ville, M. Moussa Mara a établi les premiers contrats de vente des édifices de l’État. Une commission dirigée par le DG de l’ACI de cette époque, M. Cheick Sidi Yaya Sissoko dit Kalifa, a déclenché la vente des premiers lots de bâtiments de l’État. Plusieurs sources confirment que les expertises effectuées par l’ACI pour établir les contrats de vente de ces immeubles sont fausses. Mieux, d’autres lots de bâtiments ont été vendus pendant que Mohamed Aly Bathily était le ministre des Domaines de l’État.
<strong><em>
Des milliardaires du jour au lendemain</em></strong>

Plusieurs experts confirment que les prix de vente ont été réduits au quart (1/5) du prix réel des bâtiments contre le reversement de plusieurs millions aux membres de la commission de vente dirigée par le PDG de l’ACI de l’époque, M. Kalifa Sissoko. De nombreux fonctionnaires qui ont fait partie des commissions de cession sont devenus (pour la plupart) des milliardaires. À commencer par le Directeur général de l’ACI de l’époque, M. Cheick Sidi Yaya Sissoko dit Kalifa qui fut par la suite ministre de l’Urbanisme et de l’Habitat du gouvernement IBK. Une promotion pour couvrir les arrières.

Ont également amassé des fortunes, M. Kalilou Sissoko, Directeur Commercial de l’ACI ; M. Mama Djénépo Secrétaire général du ministère des Domaines de l’État et des Affaires foncières de l’époque ; monsieur Sadibou Diabaté, ancien DG du Patrimoine bâti de l’État ; Mme Sy Awa Diallo, Directrice nationale des Domaines et du Cadastre, au moment des faits. Pour faire la lumière sur cette affaire saugrenue, les autorités de la transition sont décidées d’aller jusqu’au bout.

<strong>Les bâtiments vendus… </strong>

<strong> </strong>Voici les noms  de quelques bâtiments bradés : l'ex ministère du développement social ;  l'Agence pour l'aménagement de la gestion des zones industrielles de Bamako ;   la Direction Nationale de la géologie et des mines ;la Direction du ministère de la santé ;  la Direction des affaires sociales ; l'ex Direction nationale des Industries ; l'ex bâtiment de la formation des magistrats ; la Direction des associations des historiens de Bamako ; Bureau de la mission d'appui aux réformes politiques ; la Direction Régionale du commerce de Bamako ; la grande chancellerie de Bamako ;   la Direction de l'emploi, du travail et de la sécurité sociale de Bamako ;   la Direction nationale des impôts de Bamako ; la Direction Régionale des Douanes; la Division des cadastres et de la propriété Foncière ;  la Maison des Avocats ;  le Centre national Artisanal et les 02 bâtiments de l'institut de la statistique ; l'ex Direction Régionale du génie Rural et  la Direction des douanes etc.…

&nbsp;

<strong>Aliou Badara Diarra </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Numérique et lutte contre la corruption : la Fondation Friedrich Naumann relance le débat</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/numerique-et-lutte-contre-la-corruption-la-fondation-friedrich-naumann-relance-le-debat-3051493.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 29 Jan 2024 07:52:27 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>En partenariat avec le Réseau des Associations Maliennes de Lutte contre la Corruption et la Délinquance Financière (RAMLCDF), la Fondation Friedrich Naumann (FFN) a organisé, ce vendredi 26 janvier, une conférence sur le thème : « le numérique comme outil participatif de gouvernance ». C’était dans la salle de conférence du patronat, sous la présidence du secrétaire général du ministre de la Refondation de l’Etat et chargé des relations avec les institutions.</strong>

<strong> </strong>Après la conférence de juin 2021, la Fondation Friedrich Naumann, relance le débat sur le numérique et la transparence dans la gouvernance. Venu de Dakar, Daouda Seck, Directeur adjoint pour l’Afrique de l’Ouest de la FFN, a expliqué les objectifs recherchés par l’organisation d’une telle conférence. « Le numérique constitue un vecteur de croissance, de productivité et de valeur ajoutée », a indiqué Daouda Seck. C’est pourquoi a-t-il ajouté : « il faut lancer la réflexion sur les enjeux liés au numérique et à la gouvernance économique et financière ».

Prenant la parole, le président du Réseau des Associations Maliennes de Lutte contre la Corruption et la Délinquance Financière, Moussa Ousmane Touré, a salué cette deuxième phase du programme « numérique comme outil participatif de gouvernance ». Une deuxième phase qui s'attachera au développement « d’outils de lutte contre la corruption ». La corruption, selon Moussa Ousmane Touré, est notre cancer au Mali. « Elle doit être combattu pour protéger l’avenir des jeunes maliens du chômage et ses conséquences dont l’alcoolisme et le tabagisme », a affirmé le président du RAMLCDF.

Les obstacles juridiques de lutte contre la corruption ; l’état des lieux de la digitalisation au Mali ; ou encore les défis de la transparence dans les affaires publiques. Tels sont les sous-thèmes développés au cours du panel animé par des experts. Le secrétaire général du ministre de la Refondation de l’Etat et chargé des relations avec les institutions, Abraham Bengaly, a salué la tenue de la conférence. Les actions judiciaires en cours montrent selon lui la volonté du gouvernement de la transition de lutter contre la corruption. Tout en saluant la FFN, Abraham Bengaly a assuré que le gouvernement reste à l’attente des recommandations issues de la conférence.

<strong> </strong>

<strong>Mamadou TOGOLA/maliweb.net</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Lutte contre la corruption : «Personne ne sera épargnée», dixit Assimi Goïta</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/lutte-contre-la-corruption-personne-ne-sera-epargnee-dixit-assimi-goita-3051025.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 25 Jan 2024 01:45:52 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Matin</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[«<em>Que chacun prie pour que son nom n’apparaisse pas dans un dossier de corruption</em>» ! C’est le souhait exprimé par le président de la Transition lors de la cérémonie de présentation des vœux (familles fondatrices de Bamako, leaders religieux et forces vives de la nation) le 15 janvier 2024 à Koulouba. «<em>Personne ne sera épargnée parce qu’elle est proche de moi</em>», a renchéri le Colonel Assimi Goïta en insistant sur l’adage bambara qui dit qu’il faut battre le mort pour sensibiliser le vivant. «<em>Ce qui marque encore plus le citoyen, c’est la petite corruption dans les bureaux. Comment peut-on faire un document de 500 F CFA à 5000 F Cfa ?</em>», s’est interrogé le chef de l’Etat en félicitant la justice pour le travail en cours.

Les familles fondatrices de Bamako, les leaders religieux et les forces vives ont exhorté les autorités de la transition à poursuivre le combat contre la corruption et l’enrichissement illicite pour «<em>plus de justice, d’égalité et de transparence au sein de l'administration publique et dans le secteur privé</em>». On sent quand même cette fermeté dans le feuilleton judiciaire du dossier d’EDM. A ce niveau, même le président du Conseil d’administration n’est pas épargné. Et le ministre de la Justice a annoncé la tenue d’une Cour d’assises spéciale consacrée aux crimes économiques et financiers, notamment l'achat de l'avion présidentiel, les équipements militaires, la ristourne des cotonculteurs, Securiport, le Fonds Covid-19, EDM-SA…

<strong>Liberté d’expression : Une volonté de mieux protéger le citoyen et non de le museler </strong>

«<em>Le langage</em> (prise de parole) <em>est un couteau à double tranchant. C’est pourquoi il faut s’en servir avec prudence</em>» ! Le conseil est du Colonel Assimi Goïta, président de la Transition, lors de la cérémonie de présentation de vœux le 15 janvier 2024 à Koulouba. Le chef de l’Etat exhortait ainsi chaque citoyen à rester dans son domaine de compétence pour éviter les pièges de la parole. Il a assuré que l’intention du pouvoir n’est pas de «<em>s’en prendre aux Maliens</em>». Mais, ​d'applique​r la loi dans toute sa rigueur. Il faisait allusion à la loi sur la cybercriminalité qui fait aujourd’hui couler beaucoup d’encre et de salive et qui, selon lui, vise à protéger le citoyen et non le pouvoir.

<strong>Train de vie de l’état : Des sacrifices consentis par les ministres sur leurs salaires</strong>

<img class="aligncenter size-full wp-image-3051028" src="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2024/01/membres-du-gouvernement.jpg" alt="" width="840" height="476" />«<em>Aucun membre du gouvernement n’a eu son salaire entier en deux ans</em>» ! Telle est la révélation faite par le président de la Transition en recevant les vœux de nouvel An des forces vives de la nation le 15 janvier 2024 au palais de Koulouba. «<em>Depuis l’embargo, aucun ministre n’a eu son salaire entier… Je devais prendre des mesures pour leur salaire, mais je leur ai demandé de patienter… Aujourd’hui, même si tu veux dilapider l’argent public, tu ne peux pas</em>», a-t-il assuré. Le chef de l’Etat a expliqué que les voyages des ministres à Moscou en avion présidentiel sont faits seulement s’il est estimé que le coût des billets dépasse les frais de déplacement de l’avion. N’empêche que des Maliens continuent de se poser des questions sur l’augmentation des budgets des principales institutions, notamment la Présidence, le Conseil national de la Transition ou encore la Primature. Et cela au moment où ils continuent à faire preuve de résilience pour le changement souhaité.]]> </content:encoded>
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<title>Cour Suprême/ EDM&#45;SA :  Un ex&#45;ministre et deux anciens DG placés sous mandat de dépôt</title>
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<pubDate>Wed, 24 Jan 2024 01:50:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>A l’issue de quelques jours de garde à vue à la Brigade du Pôle national financier, l’ancien ministre des Mines, de l’Energie de l’Eau et ses  ex-directeurs Koureichi Konaré et Oumar Diarra ont été écroués par la Cour suprême hier. Ils répondent de leurs actes dans le marché de fourniture de 27 groupes électrogènes et de transformateurs.</em></strong>

Ces inculpations suivies de placement sous de dépôts font suite à l’origine d’une plainte déposée au Pôle national économique et financier par Mme Bintou Camara, ministre de l’Energie et de l’Eau contre des présumés coupables de vols de carburant (disparition de 59 citernes). Mais cette piste a été vite abandonnée faute de preuve au profit des fameux groupes électrogènes défectueux.

Au regard des faits commis dans l’exercice de leur fonction impliquant Lamine Seydou Traore, ministre des Mines, de l’Energie et de l’Eau au moment des faits, le dossier des 27 groupes électrogènes a été transmis à la Cour suprême, par le procureur de la République financier. L’ancien ministre qui avait séjourné à la Brigade du Pôle national financier pendant quelques jours aux côtés de plusieurs autres cadres d’EDM-SA (parmi lesquels Koureichi Konaré mais Oumar Diarra) et dont la garde à vue a été prolongée plusieurs fois, a été placé sous mandat de dépôt hier en fin de matinée. Il est accompagné des anciens DG d’EDM-SA, Oumar Diarra  (directeur d’août 2020 au 27 juillet 2022) et Koureichi Konaré. Tous inculpés de « faux et usage de faux, atteinte aux biens publics ».

Comme tout accusé, ils sont écroués sur la base de leur responsabilité pénale. Seydou Lamine Traoré, Koureichi Konaré et Oumar Diarra sont placés sous mandat de dépôt dans l’affaire du marché n° 22/522DG/DP du 06 12/2022 portant achat de 27 groupes électrogènes conteneurisés de marque Perkins et transformateurs à 6 269 000 000 F CFA. Un marché attribué à l’entreprise « Case Construction » par EDM-SA. Plusieurs de ces équipements qui ne répondaient pas aux normes techniques contractuelles sont à la base de ce scandale. Du coup, Seydou Lamine Traoré, Koureichi Konaré, Oumar Diarra et leurs co-accusés cadres d’EDM-SA et du Conseil d’administration sont soupçonnés d’avoir sciemment altéré la vérité à partir du moment où le cahier des clauses techniques particulières dudit contrat a été occulté. Pourtant en tant que ministre de tutelle, les directeurs généraux d’EDM-SA lui rendaient régulièrement compte dans cette opération. M. Traoré porte une autre accusation. Celle d’avoir nuit aux intérêts de l’Etat en lui causant des préjudices matériels et moraux et même sociaux.

L’ex-ministre et les ex-DG devancent en prison d’autres. Notamment : Mme Aminata Niane, secrétaire générale chargée du département contrôle des contrats et passation des marchés, compliance et communication, Mamadou Sidibé, chef du département contrôle des contrats et passation des marchés et compliance, Boubacar Diallo, ancien directeur administratif et financier (actuellement conseiller spécial du DG), Joseph Théra, chef du département juridique, Ousmane Traoré, ancien directeur de la production, et Mme Saran Diakité, inspectrice des douanes, ancienne chef de bureau des produits pétroliers. Le sort de ceux-ci interpellés depuis le 10 janvier 2024, n’était pas encore connu au moment où nous mettions sous presse. Mais tout porte à croire qu’ils n’échapperont pas aux mailles de la justice.

L’opérateur économique dont le nom est constamment cité dans ce marché sulfureux de 27 groupes électrogènes et transformateurs livrés à EDM-SA, n’a jamais été entendu dans ce dossier. En tout cas pas pour le moment. Alors que tout est parti de ces mêmes groupes (dont certains de très mauvaise qualité) financés à 6 milliards de F CFA par le président Assimi Goïta afin de pallier les coupures d’électricité pendant les périodes de pointe.

<strong>Abdrahamane Dicko</strong>

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<title>Mali : l’ex&#45;ministre Seydou Lamine Traoré, plusieurs hauts cadres de l’EDM et des fournisseurs d’hydrocarbures placés sous mandat de dépôt</title>
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<pubDate>Tue, 23 Jan 2024 09:45:18 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Au Mali,  l’affaire dite «  EDM Gate » relative à l’achat de  27 groupes électrogènes et deux transformateurs au compte de société Energie du Mali  (EDM-SA), qui défraie la chronique depuis quelques jours,  a connu une nouvelle évolution, hier lundi 22 janvier 2024. La Cour suprême a décerné plusieurs mandats de dépôt contre l’ancien ministre de l’énergie et des mines, des cadres de  la société Energie du Mali et des fournisseurs d’hydrocarbures. </em></strong>

La Cour Suprême, saisie il y a quelques  jours  par le pôle économique et financier de Bamako, sur le dossier de fourniture de 27 groupes électrogènes et des  transformateurs ainsi que du carburant non livré  à la société énergie du Mali  a  procédé à l’arrestation de plusieurs personnes. Parmi elles,  l’ancien ministre de l’Energie et de l’eau, Lamine Seydou Traoré, et deux ex-directeurs généraux de la société Energie du Mali, notamment Oumar Diarra et Koureissi Konaré.S’y ajoute à ces trois hauts responsables, l’ex-chef du département  contrats et compliance d’EMD-SA, Mamadou Sidibé,  l’ancien Directeur de la production , Oumane Traoré , l’actuel chef du département juridique , Joseph Thera, l’ex-directeur administratifs et financier , conseiller de l’actuel Directeur général et la secrétaire générale, chargée du département juridique, de la communication, du contrôle des contrats et de la compliance, Amina Niane. Ces  hauts cadres sont tous inculpés  par la Cour Suprême pour « faux et usage de faux, atteintes aux biens publics » dans l’exécution du marché relatif à l’acquisition de 27 groupes électrogènes et deux transformateurs  au compte de la société Energie du Mali. Par ailleurs, nos  sources nous  informent que le président du conseil d’administration de la société énergie du Mali et presque tous ces collaborateurs  longuement auditionnés à la Cour suprême  ont été mis hors cause de ces arrestations. Ils doivent leur salut, selon nos recoupements, grâce aux alertes qu'ils ont donné sur ce dossier.

<strong>Des opérateurs économiques arrêtés aussi</strong>

La Cour suprême a également décerné des mandats de dépôt contre des  opérateurs économiques en charge de la fourniture des hydrocarbures  à la centrale thermique de la société EDM SA. Il  nous revient  que le patron de société Lah et fils, Mama Lah, très populaire  dans  le cercle des hommes d’affaires, a été placé sous mandat de dépôt et d’autres responsables bénéficiaires des exonérations 2023. Les bénéficiaires des titres d’exonérations ont été épinglés pour la simple et bonne raison qu’ils n'ont pas livré les quantités requises. Un  document des investigations judiciaires  fuité sur les réseaux sociaux relève des écarts énormes en quantité de combustibles non livrés. L’enquête préliminaire  fait état, selon ce document  un total de 22 millions 340 litres de gasoil et 315 mille litres de fuel non livrés. Ce qui serait à l’origine de plusieurs dizaines de milliards de FCFA de manquement dans les comptes.

Dans cette affaire des exonérations, le chef de bureau des hydrocarbures à la direction générale des douanes, Saran Daikité, a été arrêtée.

Par rapport à la plainte de la ministre de l’Energie sur la non-justification d’un écart de 59 citernes de combustibles, un support juridique fuité sur les réseaux sociaux produit, lors de l’enquête de la brigade du pôle économique et financier, dément cette disparition. Il ressort de ce document que le nombre de citernes recensés à Balingué dépasse celui déposé au niveau des centrales thermiques. L’enquête a recensé 78 citernes livrées sur la période citée dans la plainte de la ministre Mme Bintou Camara. Ce qui laisse moins de chance à la thèse du détournement de 59 citernes

Pour rappel, c’est à la suite d’une plainte de l’actuelle ministre de l’Energie, Mme Bintou Camara, que la brigade d’investigation du pôle économique et financier de Bamako a ouvert une enquête qui a abouti à l’interpellation de l’ancien ministre de l’Energie et plus d’une dizaine de hauts cadres de la société Energie du Mali. Les personnes interpellées sont restées pendant deux semaines en garde à vue au Pôle économique et financier de Bamako avant que la Cour suprême ne se saisisse du dossier.

<strong>Siaka DIAMOUTENE/Maliweb.net</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Lutte contre la corruption au Mali :  Le Gouvernement ne doit&#45;il pas revoir sa stratégie ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/lutte-contre-la-corruption-au-mali-le-gouvernement-ne-doit-il-pas-revoir-sa-strategie-3050659.html</link>
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<pubDate>Mon, 22 Jan 2024 12:30:57 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alternance</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La lutte contre la corruption et la délinquance financière occupe une place de choix dans la gouvernance sous la transition dirigée par le colonel Assimi Goita. Ce combat soutenu par une frange importante du peuple ne doit pas être un motif d’ébranler tous les fondements de notre économie au risque de la faire effondrer. S’il est normal de mener une lutte implacable contre la corruption il est tout aussi utile de préserver l’économie en protégeant les acteurs que sont les opérateurs économiques et les sources de financements qui permettent de renflouer les caisses de l’Etat. Ne faudrait-il pas manier le bâton et la carotte ? Les opérateurs économiques qui ont servi avec loyauté et patriotisme le pays pendant plus de quarante ans ne méritent-ils pas d’être protégés ? Quid des failles de nos textes qui font des victimes innocentes ?</em></strong>

Pour rappel  sous nos tropiques l’économie repose sur les recettes douanières et les taxes payées par les opérateurs économiques et les entreprises, or les acteurs de ces secteurs souffrent souvent de harcèlement  fiscal, de chasse aux sorcières ou même de règlement de compte, toutes choses qui peuvent faire ébranler l’économie. Les opérateurs économiques  sont véritablement à bout de souffle et  ont besoin d’un climat serein et des garanties pour pouvoir mener leurs activités commerciales afin de renflouer les caisses de l’Etat. En effet, les opérateurs économiques tout comme les industriels sont les véritables pourvoyeurs de l’économie  dans notre pays, donc toute politique tendant à mettre du bâton dans leur roue fait infailliblement couler l’économie d’où la nécessité pour l’Etat d’avoir  la carotte et le bâton. La stratégie jusque-là utilisée par le gouvernement semble montrer ses limites et fait fuir les capitaux vers d’autres horizons où le climat des affaires est serein et propice. En effet, tous les régimes ont fait de la lutte contre la corruption leur cheval de bataille. D’Alpha Oumar Konaré à IBK en passant par ATT chacun de ces Présidents avait fait de la lutte contre la corruption sa priorité,  mais en utilisant des méthodes  beaucoup plus flexibles, bref en maniant le bâton et la carotte. Si la lutte contre la corruption pourrait être classée parmi les points positifs du bilan de la transition d’Assimi Goita, la manière de mener cette lutte peut bien être discutable voir critiquable.  Le président  semble faire feu de tout bois en privilégiant la méthode forte celle de l’arrestation et de la détention, souvent à longue durée sans jugement. Toutes choses qui sont  aux antipodes des réalités socioculturelles maliennes. Nul ne doit soutenir l’impunité encore moins la corruption qui gangrènent malheureusement notre économie, mais nul ne doit non plus faire fi des réalités socioéconomiques de notre pays et surtout des failles de nos textes qui induisent non seulement certains opérateurs économiques en erreur, mais aussi les exposent à la faute. D’où la pédagogie avant la coercition avec ses conséquences graves sur l’économie.

C’est sans nul doute le cas de certains grands opérateurs économiques qui ont travaillé avec  rigueur, loyauté et abnégation  dans le pays depuis plus de quatre décennies et qui semblent avoir des démêlées judiciaires qui défraie la chronique. Loin de nous le sentiment de les disculper, mais de par leur poids sur l’économie, leur longévité dans le monde des affaires, leur apport dans l’économie et même leur rigueur dans l’observation des principes, on peut affirmer sans risque de se tromper qu’ils ont dû être induit en erreur, donc une erreur qui pourrait être réparée à l’amiable sans en faire une affaire judiciaire. Compte tenu du rôle que ces opérateurs économiques jouent tant sur le plan financier que social, il est du devoir de l’Etat de les protéger afin de préserver ses intérêts financiers. Une économie comme celle du Mali n’est nullement forte pour entreprendre certaines actions, elle repose sur des bases encore  fragiles, donc vouloir  trop redresser la barre, elle risque de se casser. La meilleure manière de lutter contre la corruption n’est pas forcement la mise sous mandat de dépôt des contrevenants, mais procéder à de la pédagogie, toiletter les textes  et mettre des gardes fous pour empêcher en amont des actes de corruption. En attendant de réunir les conditions pour une telle lutte il demeure indispensable de manier la carotte et le bâton au grand bonheur du peuple pour qui la justice est rendue.

<strong>Youssouf Sissoko</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Affaire de malversations à l’EDM :  Toute la vérité a&#45;t&#45;elle été dite ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/affaire-de-malversations-a-ledm-toute-la-verite-a-t-elle-ete-dite-3050580.html</link>
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<pubDate>Mon, 22 Jan 2024 08:10:52 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le scandale de l’EDM-SA ne semble pas avoir fini de révéler la capacité de nuisance de certains cadres véreux pour s’enrichir sur le dos de l’Etat</em></strong><strong>.</strong>

Apparemment le dossier des scandales de EDM-SA a encore de beaux jours devant lui. Car, c’est une affaire qui eu de nombreux connections au point que les plus hautes autorités ont fini par décider de faire prendre le taureau par les cornes. Ceci, en vue de sévir et rendre gorge, le cas échéant à ceux qui ont considéré cette entreprise publique comme une vache laitière que chaque agent pouvait traire à loisir.

En effet, après les enquêtes judiciaires ayant révélé que l’ancien ministre de l’Energie, Seydou Lamine Traoré devrait répondre des questions concernant l’achat des groupes électrogènes pour EDM, et les citernes de gaz oil disparues, l’on entend d’autres développements. Il s’agit de l’implication de certaines sociétés comme la Société Lah et fils, la société Fatouma Bathily et autres dans ce scandale du siècle. Et il nous revient que la Cour suprême a été chargée de poursuivre les investigations afin de débusquer toutes les magouilles autour de cette affaire.

Seulement, en débit des interrogations, des mandats de dépôts décernés dans ce scandale, les citoyens continuent de broyer du ,noir par rapport aux délestages intempestifs du courant électrique. C’est au point que les nombreux usagers du service public de la fourniture de l’électricité ne savent plus à quel saint se vouer. C’est pourquoi des voix s’élèvent pour exiger   que toute la vérité soit dite sur ces malversations qui ont plombé l’EDM-SA.

Et il n’est pas exclu que des connections insoupçonnées existent tant au sein du Syndicat que des hauts cadres dirigeants de cette entreprise. Il urge que tout le puzzle soit éventré et que toutes les têtes tombent.

Il appartient aux plus hautes autorités d’actionner tous les leviers de l’appareil judiciaire afin de faire toute la lumière dans cette affaire. Pourquoi pas mettre à contribution les enquêteurs du Bureau du Vérificateur Général et de l’Office central de lutte contre l’enrichissement illicite (OCLEI). C’est à ce prix que cette affaire aura permis d’impacter positivement la volonté de gouverner   avec vertu le secteur de l’énergie au Mali.

<strong>Boubou SIDIBE/maliweb.net</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Lutte la corruption et l’enrichissement illicite :  Trois importantes inspections visitées par le Président de l’OCLEI</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/lutte-la-corruption-et-lenrichissement-illicite-trois-importantes-inspections-visitees-par-le-president-de-loclei-3050211.html</link>
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<pubDate>Thu, 18 Jan 2024 09:34:09 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="yiv9964703350s5"><span class="yiv9964703350s4"><span class="yiv9964703350bumpedFont15">Le Président de l’OCLEI, Dr </span></span><span class="yiv9964703350s4"><span class="yiv9964703350bumpedFont15">Moumouni</span></span><span class="yiv9964703350s4"><span class="yiv9964703350bumpedFont15"> </span></span><span class="yiv9964703350s4"><span class="yiv9964703350bumpedFont15">Guindo</span></span><span class="yiv9964703350s4"><span class="yiv9964703350bumpedFont15">, a effectué une série de visites respectivement à l’inspection générale des forces </span></span><span class="yiv9964703350s4"><span class="yiv9964703350bumpedFont15">armées </span></span><span class="yiv9964703350s4"><span class="yiv9964703350bumpedFont15">et services, à l’inspection des services de sécurité et de protection civile et enfin à l’inspection des affaires sociales les 15, 16 et 17 janvier 2024. Ces différentes visites </span></span><span class="yiv9964703350s4"><span class="yiv9964703350bumpedFont15">entrent </span></span><span class="yiv9964703350s4"><span class="yiv9964703350bumpedFont15">dans le cadre</span></span><span class="yiv9964703350s4"><span class="yiv9964703350bumpedFont15"> de la collaboration </span></span><span class="yiv9964703350s4"><span class="yiv9964703350bumpedFont15">interservices que l’OCLEI s’efforce de développer et d’entretenir dans la lutte contre la corruption et l’enrichissement illicite</span></span><span class="yiv9964703350s4"><span class="yiv9964703350bumpedFont15"> dans notre pays</span></span><span class="yiv9964703350s4"><span class="yiv9964703350bumpedFont15">.</span></span></p>
<p class="yiv9964703350s5"><span class="yiv9964703350s4"><span class="yiv9964703350bumpedFont15">A l’inspection générale des </span></span><span class="yiv9964703350s4"><span class="yiv9964703350bumpedFont15">forces </span></span><span class="yiv9964703350s4"><span class="yiv9964703350bumpedFont15">armées </span></span><span class="yiv9964703350s4"><span class="yiv9964703350bumpedFont15">et services</span></span><span class="yiv9964703350s4"><span class="yiv9964703350bumpedFont15">, le Président de l’OCLEI a été reçu par l’inspecteur chef en la personne du </span></span><span class="yiv9964703350s4"><span class="yiv9964703350bumpedFont15">G</span></span><span class="yiv9964703350s4"><span class="yiv9964703350bumpedFont15">énéral de </span></span><span class="yiv9964703350s4"><span class="yiv9964703350bumpedFont15">b</span></span><span class="yiv9964703350s4"><span class="yiv9964703350bumpedFont15">rigade </span></span><span class="yiv9964703350s4"><span class="yiv9964703350bumpedFont15">Brahima</span></span><span class="yiv9964703350s4"><span class="yiv9964703350bumpedFont15">Diabaté, assisté de plusieurs autres inspecteurs. </span></span></p>
<p class="yiv9964703350s5"><span class="yiv9964703350s4"><span class="yiv9964703350bumpedFont15">C’est l’inspecteur en chef des services de sécurité et de protection civile, </span></span><span class="yiv9964703350s4"><span class="yiv9964703350bumpedFont15">le</span></span><span class="yiv9964703350s4"><span class="yiv9964703350bumpedFont15"> </span></span><span class="yiv9964703350s4"><span class="yiv9964703350bumpedFont15">Commissaire </span></span><span class="yiv9964703350s4"><span class="yiv9964703350bumpedFont15">Général de Brigade de Police Moussa Boubacar M</span></span><span class="yiv9964703350s4"><span class="yiv9964703350bumpedFont15">ariko</span></span><span class="yiv9964703350s4"><span class="yiv9964703350bumpedFont15">, entouré de ses pro</span></span><span class="yiv9964703350s4"><span class="yiv9964703350bumpedFont15">ches</span></span><span class="yiv9964703350s4"><span class="yiv9964703350bumpedFont15"> collaborateurs, qui a reçu le président de l’OCLEI et sa délégation.</span></span></p>
<p class="yiv9964703350s5"><span class="yiv9964703350s4"><span class="yiv9964703350bumpedFont15">A l’i</span></span><span class="yiv9964703350s4"><span class="yiv9964703350bumpedFont15">nspection des affaires sociales, l’inspecteur en chef </span></span><span class="yiv9964703350s4"><span class="yiv9964703350bumpedFont15">Mamoudou</span></span><span class="yiv9964703350s4"><span class="yiv9964703350bumpedFont15"> Togo et ses collaborateurs inspecteurs ont accueilli la délégation de l’OCLEI, conduite par son président.</span></span></p>
<p class="yiv9964703350s5"><span class="yiv9964703350s4"><span class="yiv9964703350bumpedFont15">Face à ces trois personnalités et leurs proches collaborateurs, le Dr </span></span><span class="yiv9964703350s4"><span class="yiv9964703350bumpedFont15">Moumouni</span></span><span class="yiv9964703350s4"><span class="yiv9964703350bumpedFont15"> </span></span><span class="yiv9964703350s4"><span class="yiv9964703350bumpedFont15">Guindo</span></span><span class="yiv9964703350s4"><span class="yiv9964703350bumpedFont15"> a rapporté le message de remerciements du Conseil de l’OCLEI pour l’excellente collaboration que ces différentes inspections ont toujours entretenu avec l’OCLEI</span></span><span class="yiv9964703350s4"><span class="yiv9964703350bumpedFont15">.</span></span><a rel="nofollow noopener noreferrer" name="_GoBack"></a><span class="yiv9964703350s4"><span class="yiv9964703350bumpedFont15">Cette excellente collaboration, précise Dr </span></span><span class="yiv9964703350s4"><span class="yiv9964703350bumpedFont15">Guindo</span></span><span class="yiv9964703350s4"><span class="yiv9964703350bumpedFont15">, est </span></span><span class="yiv9964703350s4"><span class="yiv9964703350bumpedFont15">matérialisée par la transmission </span></span><span class="yiv9964703350s4"><span class="yiv9964703350bumpedFont15">régulière </span></span><span class="yiv9964703350s4"><span class="yiv9964703350bumpedFont15">de</span></span><span class="yiv9964703350s4"><span class="yiv9964703350bumpedFont15">s différents </span></span><span class="yiv9964703350s4"><span class="yiv9964703350bumpedFont15">rapports </span></span><span class="yiv9964703350s4"><span class="yiv9964703350bumpedFont15">d’inspection </span></span><span class="yiv9964703350s4"><span class="yiv9964703350bumpedFont15">à l’OCLEI depuis </span></span><span class="yiv9964703350s4"><span class="yiv9964703350bumpedFont15">2017.</span></span></p>
<p class="yiv9964703350s5"><span class="yiv9964703350s4"><span class="yiv9964703350bumpedFont15">Aussi, le Président de l’OCLEI a rappelé la nécessité du renforcement de la collaboration  interservices face au fléau de la corruption et l’enrichissement illicite dans notre pays. Cette collaboration, faut-il le ra</span></span><span class="yiv9964703350s4"><span class="yiv9964703350bumpedFont15">ppeler</span></span><span class="yiv9964703350s4"><span class="yiv9964703350bumpedFont15">, est une des </span></span><span class="yiv9964703350s4"><span class="yiv9964703350bumpedFont15">missions</span></span><span class="yiv9964703350s4"><span class="yiv9964703350bumpedFont15"> de l’OCLEI</span></span><span class="yiv9964703350s4"><span class="yiv9964703350bumpedFont15"> </span></span><span class="yiv9964703350s4"><span class="yiv9964703350bumpedFont15">à qui la loi demande d</span></span><span class="yiv9964703350s4"><span class="yiv9964703350bumpedFont15">’assurer une coopération efficace et la concertation des autorités nationales, directement et indirectement </span></span><span class="yiv9964703350s4"><span class="yiv9964703350bumpedFont15">concernées </span></span><span class="yiv9964703350s4"><span class="yiv9964703350bumpedFont15">par la lutte contre l’enrichissement illicite. </span></span></p>
<p class="yiv9964703350s5"><span class="yiv9964703350s4"><span class="yiv9964703350bumpedFont15">Les trois structures et l’OCLEI ont saisi leurs rencontres pour se connaitre davantage et mettre en place des mécanismes de renforcement de leurs collaborations, aujourd’hui devenue un cas d’école.</span></span></p>
<p class="yiv9964703350s5"><strong><span class="yiv9964703350s2"><span class="yiv9964703350bumpedFont15">OCLEI</span></span></strong></p>]]> </content:encoded>
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<title>Enrichissement illicite au sein de l’Administration Publique :  Comment les Agents de l’Etat et des collectivités font&#45;ils pour voler et dissimuler l’argent du peuple ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/enrichissement-illicite-au-sein-de-ladministration-publique-comment-les-agents-de-letat-et-des-collectivites-font-ils-pour-voler-et-dissimuler-largent-du-peuple-3050135.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 17 Jan 2024 14:59:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>L’enrichissement illicite est un fléau qui gangrène l’Administration publique au Mali. Il semble être systémique puisqu’il touche tous les démembrements du service public.  Les agents publics et les usagers s’accusent mutuellement d’être à la base de ce fléau. Comment ces agents font-ils pour voler  et dissimuler l’argent du contribuable ?</strong>

Nul n’ignore que le phénomène de l’enrichissement illicite des agents publics  au Mali a atteint un niveau qui dépasse l’entendement. L’amplitude du fléau a été démontrée par les rapports élaborés par l’OCLEI (Office central de lutte contre l’enrichissement illicite).

Ainsi, de 2017 à 2021, l’OCLEI a procédé à des investigations sur l’ensemble des dossiers issus de dénonciations, d’auto-saisine et d’exploitation des rapports. La valeur totale des biens (maisons d’habitation, parcelles, entrées sur les comptes bancaires, etc.) s’élève à 6 775 762 641 FCFA. En sus, il ressort de l’analyse des rapports provenant des services de contrôle et de vérification notamment le BVG  (Bureau du Vérificateur Général) et certaines inspections des départements ministériels des irrégularités financières d’un montant de 307 921 736 714 F CFA, d’une part et d’autre part, des transactions en espèces déclarées à la CENTIF (Cellule national de traitement des informations financières) pour un montant de 22 468 000 000 F CFA.

Par ailleurs, selon le rapport 2021 de Tranparency International sur l’Indice de Perception de la Corruption (IPC), le Mali est 136ème sur 180 pays au plan mondial, 33ème sur 54 pays en Afrique et avant dernier dans la zone UEMOA après la Guinée Bissau.

Autrement dit, le Mali se classe comme deuxième pays de l’espace UEMOA  dans lequel l’enrichissement est monnaie courante. Les moyens et techniques d’enrichissement illicite au Mali sont presque connus de tous. Malgré cela et pour être sûr, l’organe chargé de lutter contre le phénomène a mené une étude sur la question. Les résultats de cette étude se trouvent dans un rapport de 2021. Dans ce rapport sont dévoilées les techniques de vol des fonds publics ainsi que les manœuvres utilisées pour les dissimuler.

<strong>Des techniques de vol diverses pour s’enrichir illicitement au détriment de l’Etat</strong>

Par « <em>techniques </em>», il faut entendre les pratiques au moyen desquelles des agents publics s’enrichissent illégalement au détriment de l’Etat. Il s’agit des pratiques corruptives et d’autres procédés au sein de l’Administration publique. Ce sont  les pratiques corruptives ; la lenteur procédurière et la création de file d’attente ; le Dédoublement de l’administration publique ;  la Prise illégale d’intérêt ; la Surfacturation ; la Fraude (en matière des examens et concours, fiscale, douanière, électorale, informatique, etc.) ;  les Atteintes aux biens publics ; le Faux et usage de faux ; le Délit d’initié ; l’Usurpation de titre ou de fonction ;  l’Octroi d’avantages sans base légale.

Quand le rapport parle de Pratiques corruptives, il s’agit des pratiques des Pots-de-vin  qui se réalisent à travers la Rétrocession illicite, le Paiement de facilitation (pour diligence), la Mauvaise prise en charge de l’usager pour l’amener à payer pour un service public gratuit ;  l’Accès à certains lieux ou autorités publics contre paiement d’une somme d’argent ; le Paiement d’une somme d’argent par les détenus pour accéder à une chambre de détention plus confortable.

Comme pratiques corruptives citées dans le rapport, il y a  la Commission illicite (Acceptation d’argent par un agent pour influencer l’attribution d’une commande publique) ; la Fixation d’un pourcentage du montant du marché à payer ; Acceptation de fausses déclarations (impôts, douane) ; la Gratification illégale ; la Concussion/Rétribution indue de service ; le Trafic d’influence (Utilisation de la position d’élus politiques pour démarcher les services de l’Etat en vue de bénéficier des marchés publics) ; l’Usage de l’influence par les autorités publiques pour l’obtention des marchés, le recrutement du personnel, l’acceptation de dossiers irréguliers de candidature aux postes électifs, le détournement de suffrages; l’Abus d’autorité ou de pouvoir.

D’autres pratiques corruptives sont également annoncées dans le rapport telles que  le Favoritisme (Fractionnement des marchés ; Attribution illégale de marchés de gré à gré ; Octroi de promotion à un agent ne remplissant pas les critères ; Agents publics dirigeant des Associations/ONG/fondations à travers leurs proches pour leur octroyer des marchés et ainsi bénéficier des avantages de ces structures sous forme de revenus additionnels non déclarés ; Accord entre les membres de la commission d’appel d’offres pour favoriser une entreprise afin qu’elle soit attributaire du marché public) ; l’Extorsion/Racket/Chantage ; la Distorsion dans l’attribution et l’exécution des marchés publics et délégations de service public (en matière de passation de marché public, d’exécution des marchés publics, etc.) ; Fixation des critères sélectifs dans les DAO (compétences et capacités techniques, capacités financières, etc.) ; l’Acceptation de faux documents qui permettent l’élimination subjective dès l’entrée en jeu ;  l’Utilisation des systèmes de pondération ciblée sans possibilité de recours ; Une seule entreprise postule sous différents noms afin d’être bénéficiaire d’un marché public; l’Augmentation indue des quantités commandées par rapport au besoin réel ; Etablissement de faux attachements et de faux certificats de paiement ; la Multiplication des avenants aux marchés ; Etablissement de faux bordereaux de livraison et de procès-verbal de réception.

Les autres techniques de vol comme  la fraude, l’Atteintes aux biens publics et le Faux et usage de faux se manifestent à travers plusieurs faits. La  fraude est perceptible en matière des examens et concours, fiscale, douanière, électorale, informatique, etc.

En d’autres termes, il s’agit de la Vente des sujets ou laisser les candidats tricher lors des examens et concours contre le paiement d’argent, du  Redressement des contribuables puis négociation en faveur de ces derniers avec paiement de pots-de-vin aux agents publics, de la Minoration des droits à payer. Il y a aussi la  Fraude en faveur de partis politiques ou des candidats par les personnes chargées de l’organisation, de la supervision et du contrôle des élections moyennant le paiement des pots-de-vin ou autres avantages ; et celle relative à la  Modification, suppression, altération des données informatiques dans le cadre des malversations diverses.

Quant aux Atteintes aux biens publics, elles sont relatives au  Règlement des prestations non effectuées par les entreprises et les fournisseurs ; à la Réutilisation des documents d’achats (double emploi) ;  au Détournement de certaines valeurs : tickets, carburant ; au Détournement par la non récupération des avances accordées aux fournisseurs ; à la Soustraction de biens du patrimoine de l’entreprise, sortie d’articles en stocks ; à la Dépréciation des stocks ;  à l’Existence d’agents fictifs émargeant sur les états de salaire ; au Détournement de recettes publiques (droits et taxes) ; au Détournement par le biais des caisses d’avances ;  à la Signature d’accord d’établissement ou autres documents au niveau de certains services publics afin de rendre légal des avantages indus.

En ce qui concerne le Faux et usage de faux, il se manifeste à travers  l’Acceptation des élèves ayant épuisé leur cycle scolaire depuis des années comme candidats réguliers ; la Falsification de documents financiers (mandats, chèques) ; l’Établissement de fausses signatures, de faux diplômes et de faux documents d’état civil et d’identification, de faux quitus fiscaux, de faux cadastres, de fausse attestation bancaire et caution sur marchés, de faux Curriculum vitae, de fausses capacités techniques, de faux procès-verbaux, de faux bordereaux de livraison, etc. ; Imitation de signatures ;  les Fausses écritures destinées à couvrir un détournement .

D’autres techniques de vol viennent compléter la liste rendue publique par l’OCLEI. Ce sont  la Lenteur procédurière et la création de file d’attente ; le Dédoublement de l’administration publique ; la Prise illégale d’intérêt ;  et la Surfacturation (facturation abusive) : Augmentation frauduleuse des prix des matières ou des services lors de la commande publique.

<strong>Des manœuvres ingénieuses  utilisées pour dissimuler les fonds volés</strong>

La dissimulation des fonds dans le cadre de la présente étude consiste en l’utilisation de moyens pour les soustraire à la connaissance ou à la vue du public. C’est une action importante pour les agents publics concernés afin d’être à l’abri de tout soupçon.

Les fonds issus de ces pratiques sont dissimulés le plus souvent dans l’investissement immobilier, mobilier, les métaux précieux,  les titres financiers au porteur ou au nom de tiers ; les produits d’assurance au nom de tiers ; les dépôts bancaires et comptes DAT (Dépôt à terme) au nom de tiers ou anonyme. Ils sont investis dans les domaines suivants : les activités commerciales et lucratives (transport, commerce, prise d’action dans le capital des sociétés ou entreprises, écoles privées, cliniques, laboratoires d’analyses, etc.) ; le mécénat ;  le financement de partis politiques et ONG. Les zones de préférence pour l’acquisition de biens immobiliers avec les fonds volés sont : le Mali, la France, le Sénégal, la Côte d’Ivoire, le Canada et les Etats Unis d’Amérique.

<strong>Cyrille Coulibaly</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Promotion de la  bonne gouvernance : La Stratégie nationale de lutte contre la corruption lancée</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/promotion-de-la-bonne-gouvernance-la-strategie-nationale-de-lutte-contre-la-corruption-lancee-3047605.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 23 Dec 2023 01:21:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le Premier ministre, Dr. Choguel Kokalla Maïga, a présidé, le jeudi 14 décembre 2023 au Centre international de conférences de Bamako (CICB), la cérémonie de lancement de la Stratégie nationale de lutte contre la corruption (SNLCC) et son plan d'action 2023-2027. Pour la circonstance, il avait à ses côtés le ministre de la Refondation de l'Etat, chargé des Relations avec les institutions, Ibrahim Ikassa Maïga et plusieurs membres du gouvernement ainsi que plusieurs représentants des partenaires techniques et financiers du Mali.

Dans son intervention, le ministre de la Refondation de l'Etat, chargé des Relations avec les institutions, Ibrahim Ikassa Maïga dira que cette stratégie, un mécanisme opérationnel conçu de manière holistique avec de nouveaux instruments pour une gouvernance vertueuse, est une recommandation des Assises nationales de la refondation (ANR). <em>"La corruption est un phénomène social, politique, économique complexe qui sape les efforts de développement. C'est ensemble que nous gagnerons le pari de la lutte contre la corruption",</em> a-t-il ajouté. A sa suite, le représentant du Pnud a laissé entendre que le fléau de la corruption concerne toutes les couches socioéconomiques. Avant de se réjouir que les autorités maliennes font de la lutte contre la corruption l'une de leurs priorités. <em>"La corruption est inversement proportionnelle au progrès économique",</em> a-t-il souligné.

Pour sa part, le chef du gouvernement a cité trois pays dont il faut suivre l'exemplarité en matière de lutte contre la corruption, en l'occurrence le Danemark, la Suisse et les Pays-Bas. Et d'ajouter que dans chacun de ces pays géographiquement petits qui apportent un appui conséquent au Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) dans le domaine, a un produit intérieur brut (PIB) plus important que plusieurs pays d'Afrique noire réunis. Car, ajoutera-t-il, ces pays se sont développés sur la base de la répartition équitable des richesses entre les citoyens<em>. "Là où il y a la pauvreté, il y a la corruption, la malhonnêteté et ce sont les plus rusés, les voleurs qui gagnent</em>", a-t-il martelé. Il a aussi rappelé que, pour contrer le fléau, de nombreux efforts ont été consentis par les pouvoirs publics à travers notamment le Bureau du Vérificateur général (BVG), l'Office central de lutte contre l'enrichissement illicite (Oclei), la Cour des comptes, le Pôle national économique et financier, la Cellule nationale de traitement des informations financières (Centif) et les inspections des départements ministériels. Il poursuivra que ces efforts tiennent à la tenue des Etats-généraux sur la corruption et la délinquance financière, l'adoption de la Stratégie nationale de lutte contre le blanchiment d'argent et le financement du terrorisme et de la Politique nationale de transparence et la mise en place d'un dispositif institutionnel de prévention, de détection et de répression de la corruption. A l'en croire, malgré ces efforts, il est apparu nécessaire d'adopter une stratégie conformément au Plan d'action du gouvernement (Pag) dont l'axe 4 est dédié à la promotion de la bonne gouvernance et à l'adoption d'un pacte de stabilité sociale. Ainsi, le document de Stratégie nationale de lutte contre la corruption et son plan d'action 2023-2027 ont-ils été adoptés par le gouvernement sous l'impulsion du président de la Transition, le 21 septembre 2023.

Selon le chef du gouvernement, la SNLCC est conçue et voulue comme un outil d'amélioration de la gouvernance publique visant à mettre en œuvre l'ensemble des mesures de prévention, de contrôle et de lutte contre la corruption sous toutes ses formes, aussi diversifiées soient-elles. Sa mise en œuvre permettra, sans nul doute, de rétablir la confiance des citoyens aux institutions dont le crédit a été largement entamé.Il a salué les partenaires techniques et financiers et surtout les nombreux serviteurs loyaux, "ceux-là qui ont reçu, par l'éducation, la conviction que le bien public est sacré". Avant de révéler que le gouvernement a récemment rejeté une aide extérieure de 60 millions d'euros qui ne répondait pas à l'éthique malienne parce que plus de 10 millions du don étaient destinés à la poche de certains individus.

<strong>  Boubacar Païtao</strong>

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<title>Lutte contre l’enrichissement illicite :  Plus de 1.200 milliards de F CFA saisis</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/lutte-contre-lenrichissement-illicite-plus-de-1-200-milliards-de-f-cfa-saisis-3047215.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 20 Dec 2023 01:19:28 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Informateur</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Dans le cadre d’une enquête préliminaire ouverte pour enrichissement illicite, les investigations ont révélé, selon Aboubacar Sidiki Fomba, <em>membre du Conseil National de Transition</em> (CNT) des sommes susceptibles de provenir des infractions poursuivies.  La justice a ordonné la saisie pénale en valeur des sommes de 1.200 milliards figurant au solde de comptes bancaires dont les mis en cause sont titulaires, en plus de plusieurs centaines d’immobiliers et de  parcelles. L’importance des sommes en cause, la très grande faculté des délinquants à col blanc poussent le Mali à donner une dimension nouvelle à la lutte contre la délinquance financière. Il est dorénavant clairement acquis que l’argent sale met en danger l’économie, la démocratie, la société, et même l’Etat.

Toute action sur le patrimoine est complexe : elle implique une stratégie d’ensemble incluant des dispositifs préventifs, la conduite des enquêtes pénales classiques sur les trafics eux-mêmes, des enquêtes pénales approfondies sur le recyclage des produits du crime, l’existence de dispositions civiles, de gel, de saisie et de confiscation des avoirs, etc. Or, il faut en outre prendre en compte, à propos de chacune de ces approches, une dimension internationale qui entraîne bien des cloisonnements et des lourdeurs.

Des immeubles et des milliers de parcelles sont également saisis. Avec une pointe d’humour, Fomba a conclu que bien de gens vont  bientôt dénier leur qualité de propriétaires.]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Lutte contre la corruption au Mali : Le Vegal a remis son rapport à la Société civile</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/lutte-contre-la-corruption-au-mali-le-vegal-a-remis-son-rapport-a-la-societe-civile-3047115.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/lutte-contre-la-corruption-au-mali-le-vegal-a-remis-son-rapport-a-la-societe-civile-3047115.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 19 Dec 2023 01:24:56 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Challenger</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<em>Le Conseil national de la Société civile (CNSC) a reçu solennellement, le rapport annuel 2022 du Vérificateur général, le 12 décembre 2023 à son siège au cours d’une cérémonie présidée par le ministre de la Réconciliation et de la Cohésion sociale, Colonel-major Ismaël Wagué, en présence de son collègue en charge de la Refondation, Ibrahim Ikassa Maïga.</em>

Souhaitant la bienvenue aux invités, notamment aux deux membres d’un gouvernement qui a réhabilité les autorités traditionnelles, à travers l’instauration d’une journée dédiée à elles, le Coordinateur des chefs de quartier de la Commune VI, Seydou Sangaré, a invité les citoyens à mettre le Mali au-dessus de tout.

A sa suite, Mme Aminata Diakité, représentante du Maire de la Commune VI du District de Bamako, a planté le décor de la cérémonie. La corruption, a-t-elle déclaré, est un phénomène complexe qui touche les pays avec des conséquences sur la stabilité des institutions, les investissements et l’économie.

Le Président du Conseil national de la Société civile, Bouréima Allaye Touré, a rappelé que cette activité est organisée dans le cadre de la Semaine nationale de lutte contre la corruption, afin d’informer, de communiquer et de sensibiliser les populations, sur les effets pervers de ce fléau et de la délinquance économique et financière, en général. «La célébration de la Journée internationale de lutte contre la corruption est un événement majeur, pour la réalisation de la bonne gouvernance et qui associe les organisations de la société civile, dans la lutte contre la corruption et la délinquance financière, au sein de l’administration publique».

Bouréima Allaye Touré a rappelé que les enquêtes d’opinions d’experts et des citoyens du Mali, ont montré une amplification des indices de corruption et de délinquance financière. Selon lui, le Mali s’est engagé dans un processus de réformes administratives et institutionnelles, pour la promotion de la culture de résultats, l’amélioration des relations entre l’administration et les usagers des services publics, et la consolidation de la confiance entre l’administration et les usagers. «Des institutions salutaires ont été mises en place avec notamment la création de grandes institutions, participant à la lutte contre la délinquance financière comme le Bureau du Vérificateur général», a-t-il rappelé.

<strong>Des actions vigoureuses contre le fléau ces dernières années</strong>

Cette remise solennelle, a déclaré le Président Touré, met la société civile et le citoyen au cœur de la croisade à engager contre ce fléau, en renforçant leurs capacités à jouer pleinement leur rôle de sentinelle. Il a salué le travail gigantesque, réalisé et les actions vigoureuses entamées ces dernières années dans le cadre de la lutte contre la corruption et la délinquance financière. Il a donné l’assurance de l’engagement des organisations de la société civile, à sensibiliser l’opinion sur les vertus d’une gestion saine des ressources publiques et les inconvénients de la corruption.

Le Vérificateur général du Mali, Samba Baby, a renouvelé avec conviction et détermination son adhésion sans faille, à la volonté inébranlable du Président de la Transition, dans le cadre de la lutte contre la corruption et la délinquance économique et financière. «Notre contribution, en termes de vérification et d’évaluation de politiques publiques, s’exerce bien évidemment dans le respect du rôle des autres acteurs de la chaîne de la lutte contre la corruption et  la délinquance économique et financière».

Il a réitéré la disponibilité du Bureau, à accorder une attention particulière à toutes les questions d’intérêt national, concernant la gestion des deniers publics, la performance des structures et l’évaluation des politiques publiques. «Ensemble avec le Conseil national de la Société civile, nous nous réjouissons de l’institution de la Semaine nationale de lutte contre la corruption. Un support idéal de collaboration qui nous permet de mettre à disposition, les résultats de nos travaux afin que les acteurs de la société civile, les citoyens et les autres acteurs de la gouvernance puissent apprécier la pertinence et la valeur ajoutée de nos missions », a expliqué Samba Baby.

<strong>Collaboration dynamique au service de la refondation </strong>

Présidant la cérémonie, le ministre de la Justice par intérim, Colonel-major Ismaël Wagué, a remercié le Bureau du Vérificateur général et le Conseil national de la société civile pour cette initiative. Il a salué les deux décennies de dévouement et d’intégrité du Bureau du Végal, au service des finances publiques. Il a salué une collaboration dynamique au service de la refondation.

Il y a eu ensuite projection vidéo sur les 20 ans du Bureau du Vérificateur général avec les témoignages de trois Vérificateurs généraux. Dans sa présentation du Bureau du Vérificateur général, Adama Konaté a souligné que de juin 2018 à nos jours, l’autorité indépendante a mené 132 missions. Les montants des régularisations effectuées au cours des missions du BVG s’élèvent à 8.644.942.383 F CFA. Drissa Mamadou Coulibaly et Ibrahima Katilé ont présenté le rapport annuel 2022 du BVG, avant de répondre aux questions des participants.

Selon Drissa Mamadou Coulibaly, le BVG a mené 36 missions de vérifications et d’évaluation de performance en 2022.  «En 2022, le BVG a reçu 41 saisines provenant du gouvernement, des citoyens et des associations de lutte contre la corruption et la délinquance économique et financière. Sur ce chiffre, 7 saisines ont donné lieu à des missions de vérifications. 21 dossiers ont fait l’objet de transmission au Président de la Section des comptes de la Cour suprême. 22 dossiers dénoncés au Procureur de la République en charge du Pôle économique et financier. Des exemplaires de tous les dossiers ont été transmis au Directeur général du Contentieux de l’Etat, pour suivi et défense des intérêts de l’Etat», a souligné Ibrahima Katilé.

Mme Kadi M’Gom, substitut du Procureur de la République en charge du Pôle national économique et financier, a déclaré qu’il y a une amélioration visible dans le traitement des dossiers depuis la prise de fonction de la nouvelle équipe.

<strong>Boubacar Idriss Diarra  </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Lutte contre  la  corruption :   Qu&amp;apos;en est&#45;il aussi  pour   les  membres de l&amp;apos;OCLEI ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/lutte-contre-la-corruption-quen-est-il-aussi-pour-les-membres-de-loclei-3047085.html</link>
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<pubDate>Mon, 18 Dec 2023 11:50:56 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alternance</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Cette   question  taraude   quand  même  les esprits  et  suscite  de doute  sur   l'impartialité   de   cette    lutte  dite  "implacable"  contre  la  corruption   dont  certains  jugent  de  " politique".  Pour cause,  des  inculpations  et incarcérations pour  d'éventuels faits de corruption  sont perceptibles  ces dernières  années,  mais  aucun mécanisme  ne semble  pas  être  mis en place susceptible   de  saisir, de  s'auto-saisir   et  de contrôler  aussi  les  membres  de la structure   stratégique qu’est l’Oclei.

Plus  particulièrement,   il  s'agit  l'Office  Centrale  de  lutte  contre l'enrichissement  illicite (OCLEI), connu  dans l'élaboration  des  différents  rapports  de  corruption  dans le  pays.   Cette  exception  manifeste   à l'égard  de cette  structure  concernerait     aussi    les    autres   institutions  publiques   voire gouvernementales  qui doivent  elles  aussi,   être en  mesure   de  se  soumettre   aux  contrôles   judiciaires  pour  d'éventuels  détournements des deniers publics.   Certainement,   c'est  à  cet esprit  d'exemplarité  et d'équité  sociale   qu'on  parviendrait  à  bout de ces pratiques  qui  gangrènent  nos administrations.  Toute chose qui  épargnerait  à   la justice  la  méfiance  dont elle  fait  l'objet   à  longueur  de journée.   En effet,   au  Mali, le fléau   semble   prendre   une proportion  alarmante   et ceci  est  traduit   par    plusieurs  cas   d'interpellations  et   d'incarcérations  pour   dilapidation   des  sommes  colossales  au détriment   du  pays,  utilisées  à  d'autres  fins.   Même  si  cette  traque de délinquants financiers  est fortement  saluée  par  une frange  importante  de  la  société   mais  par contre,  certains citoyens  manifestant  leurs mécontentements   s'opposent   au  caractère   jugé  " d'unilatéral"   de  ces  dénonciations  et inculpations  pour  corruption  qui n'auraient  jamais  touché  selon   eux,  cette structure  qui  établit   les   différents  rapports  de  détournements et de blanchiments  d'argent  dans  nos  administrations   publiques  et  privées.   En d'autres  termes,  ça   semble  prédire   une frustration en  vue   qu'il  faudrait   y  réfléchir  suffisamment  surtout  que  la  perception  de la  justice   n'est  pas  aussi  reluisante  due  à  la méfiance  de   la population.   Il s'agirait  par exemple, de l'incapacité   à  mener  de   contrôles   envers   les  membres   travaillant  au compte   de  l'Office  centrale  de lutte  contre  l'enrichissement  illicite ( OCLEI)  d'autant  qu'ils   occupent  aussi  des  postes  de  responsabilité  donc, contrôlables.     Et    enfin,   il serait   difficile   que  la lutte  contre  la  corruption  soit  effective  et  plus  dissuasive   sans  que   des  personnes  sensées  être  détentrices  de  cette   machine  ne soient    poursuivies    comme  des  autres  citoyens  ordinaires  sinon,  l'élan  déclenché  pour  ce combat   serait  non seulement  vain  et  considéré comme    "politique"  au  détriment  des  autres.

<strong>Yacouba  COULIBALY </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Corruption : Une stratégie nationale pour intensifier la lutte</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/corruption-une-strategie-nationale-pour-intensifier-la-lutte-3046983.html</link>
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<pubDate>Mon, 18 Dec 2023 01:20:03 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Aube</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le </strong><strong>Centre Internat</strong><strong>ional des Conférences de Bamako (Cicb) a servi de cadre pour le lancement officiel de la Stratégie</strong><strong> Nationale de Lutte contre la Corruption et son plan d’action (2023-2027). </strong><strong>L'événement était présidé par le Premier ministre, Choguel K Maïga, en présence de plusieurs membres du gouvernement, notamment le ministre de la Refondation de l’Etat, chargé des Relations avec les Institutions, Ibrahim Ikassa Maïga, ainsi que de certains</strong><strong> partenaires techniques et financiers..</strong><strong>. </strong>

L’adoption du document de Stratégie Nationale de Lutte contre la Corruption et son plan d’action (2023-2027) s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre des recommandations des Assises Nationales de la Refondation et du plan d’Action du Gouvernement de Transition en vue d’instaurer une lutte efficace contre la corruption et l’impunité sous toutes leurs formes.

Le processus d’élaboration dudit document de Stratégie a été conduit suivant une approche participative et inclusive.

Le ministre de la Refondation de l’Etat, chargé des Relations avec les Institutions, Ibrahim Ikassa Maïga, a déclaré que la stratégie, qui est un mécanisme opérationnel conçu de manière holistique avec de nouveaux instruments pour une gouvernance vertueuse, est une recommandation des Assises nationales de la Refondation (ANR) : <em>«La corruption est un phénomène social, politique, économique complexe qui sape les efforts de développement. C’est ensemble que nous gagnerons le pari de la lutte contre la corruption»</em>…

Pour M. Maïga son élaboration était une impérieuse nécessité.  Aussi, initié par  le Ministère de la Refondation de l’Etat avec l’appui technique et financier du PNUD dans  son  programme de stabilisation du Mali à travers l’Etat de Droits de  (PROSMED), l’élaboration d’un  document de Stratégie nationale de lutte contre la corruption et son plan d’action (2023-2027),  a été  effectuée  de manière participative et inclusive, selon les explications du  ministre Ibrahim Ikassa Maïga.

Pour sa part, le PM Choguel K Maïga a cité trois pays dont il faut suivre l’exemplarité en matière de lutte contre la corruption, en l’occurrence le Danemark, la Suisse et les Pays-Bas. Chacun de ces pays géographiquement petits, poursuit M. Maïga, qui apportent un appui conséquent au Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) dans le domaine, a un produit intérieur brut (PIB) plus important que plusieurs pays d’Afrique noire réunis. Des pays qui se sont développés sur la base de la répartition équitable des richesses entre les citoyens. Et d’ajouter : <em>« Pour conter le fléau, de nombreux efforts ont été consentis par les pouvoirs publics à travers notamment le Bureau du Vérificateur général (BVG), l’Office central de lutte contre l’enrichissement illicite (OCLEI), la Cour des comptes, le Pôle national économique et financier, la Cellule nationale de traitement des informations financières (CENTIF) et les inspections des départements ministériels »</em>.

Selon Choguel K Maïga, la SNLCC <em>« est conçue et voulue comme un outil d’amélioration de la gouvernance publique visant à mettre en œuvre l’ensemble des mesures de prévention, de contrôle et de lutte contre la corruption sous toutes ses formes, aussi diversifiées soient-elles. Sa mise en œuvre permettra, sans nul doute, de rétablir la confiance des citoyens aux institutions dont le crédit a été largement entamé»</em>.

Il a salué les partenaires techniques et financiers et surtout les nombreux serviteurs loyaux, «ceux-là qui ont reçu, par l’éducation, la conviction que le bien public est sacré». Une preuve de courage, d’honnêteté et de dignité ! Dans le même sens, le PM a révélé que le gouvernement a récemment rejeté une aide extérieure de soixante (60) millions d’euros qui ne répondait pas à l’éthique malienne en ce que plus de dix (10) millions du don étaient destinés à la poche de certains individus.

Quant au représentant du PNUD, il s’est réjoui que les autorités fassent de la lutte contre la corruption l’une de leurs priorités. <em>« La corruption est inversement proportionnelle au progrès économique… »</em>, avant de réitérer toute la volonté et l’engagement du Système des Nations Unies de continuer à accompagner les autorités et acteurs de la société civile maliens pour la mise en œuvre effective du Plan d’Action qui sera issu de cette stratégie une fois adoptée.

<strong>MS</strong>

<strong> </strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Lutte contre la corruption et l’enrichissement illicite : Le Mali se dote d’une stratégie nationale</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/lutte-contre-la-corruption-et-lenrichissement-illicite-le-mali-se-dote-dune-strategie-nationale-3046889.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 16 Dec 2023 10:05:39 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le Premier Ministre, Choguel Kokalla Maïga a procédé le jeudi 14 décembre 2023 au CICB  au   lancement officiel  de la Stratégie nationale de lutte contre la corruption au Mali. C’était  en présence de plusieurs  membres du gouvernement,  des partenaires techniques et financiers notamment le PNUD  en plus des représentants des structures accréditées pour la lutte contre la corruption au Mali.</strong>

La Stratégie nationale de lutte contre la corruption comme arme  efficace de lutte contre la corruption et l’impunité sous toutes ses formes, émane de plusieurs volontés dont celle de la Charte de la Transition, le plan  d’action du gouvernement de transition adopté le 02 août 2021par le Conseil National de Transition qui consacre un axe à « La promotion de la bonne gouvernance et l’adoption d’un pacte de stabilité sociale » ; elle est également l’une des  recommandations  formulée lors des Assises Nationales de la Refondation du 11 au 30 décembre 2021.

Le document de Stratégie nationale de lutte contre la corruption adopté par le gouvernement est assorti d’un plan d’actions quinquennal ( 2023-2027) structuré autour de 4 axes stratégiques : gouvernance et reformes ; prévention des faits de corruption ; répression et réparation ; communication.  Elle a pour vision de « doter le Mali de mécanismes opérationnels afin de lutter efficacement contre la corruption et promouvoir la bonne gouvernance dans le respect des Droits de l’Homme et des règles d’éthique et de transparence ».

Selon le   ministre de la Refondation de l’Etat, chargé des Relations avec les Institutions, Ibrahim Ikassa, son élaboration était une impérieuse nécessité.  Aussi, initié par  le Ministère de la Refondation de l’Etat avec l’appui technique et financier du PNUD dans  son  programme de stabilisation du Mali à travers l’Etat de Droits de  (PROSMED), l’élaboration d’un  document de Stratégie nationale de lutte contre la corruption et son plan d’action (2023-2027),  a été  effectuée  de manière participative et inclusive, selon les explications du  ministre Ibrahim Ikassa Maïga.

Le représentant  Résident du PNUD au Mali, Maleye Diop,  s’est joint au ministre de la Refondation de l’Etat pour rappeler l’impact néfaste de la corruption, un  phénomène  complexe qui sape tous les efforts de développement et constitue l’un des plus grands défis pour la stabilité politique, sécuritaire et économique d’un pays. Et d’ajouter que la stratégie nationale est le lieu de renforcer le cadre de collaboration entre les structures étatiques, non étatiques et les organisations pour   lutter contre la corruption. M. Diop n’a pas manqué de réaffirmer la disponibilité du PNUD aux côtés du Mali.

Quant au Premier ministre, il a salué les  différents acteurs pour les efforts consentis tout en invitant à plus  d’intensifier les efforts contre la corruption .
La présente cérémonie qui marque le  démarrage effectif de la mise en place du plan d’actions de la stratégie, sera suivie de deux autres activités capitales courant ce mois de décembre, a  fait savoir le ministre de la Refondation.  Qui annonce la <strong> </strong>session inaugurale du Comité de pilotage prévue  les 18 et 19 décembre 2023 en vue de la validation du plan de travail annuel au titre de 2024 ; et les  journées d’appropriation du document de la stratégie nationale de lutte contre la corruption et son plan d’action organisées à l’intention des agents de l’Administration publique prévues pour  les 21 et 22 décembre 2023.

<strong>Khadydiatou SANOGO/maliweb.net</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
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<title>Lutte contre la corruption et la délinquance économiques et financière : Le BVG et le CNSC célèbrent la semaine nationale de lutte contre la corruption</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/lutte-contre-la-corruption-et-la-delinquance-economiques-et-financiere-le-bvg-et-le-cnsc-celebrent-la-semaine-nationale-de-lutte-contre-la-corruption-3046828.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 16 Dec 2023 01:35:40 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Dans le cadre des activités de commémoration de la Semaine nationale de lutte contre la corruption, instituée par le décret n°10-624 du 26 novembre 2010, le Bureau du Vérificateur général (BVG) et le Conseil national de la société civile (CNSC) ont organisé un atelier d'information et de sensibilisation à l'attention des organisations de la société civile, membres du CNSC. C'était le mardi 12 décembre 2023 au siège du Conseil.</em></strong>

La cérémonie d'ouverture était placée sous la coprésidence du ministre de la Réconciliation, de la Paix et de la Cohésion nationale, chargé de l'Accord pour la paix et la réconciliation nationale, le colonel-major Ismaël Wagué, assurant l'intérim du garde des Sceaux, ministre de la Justice et des Droits de l'Homme, Mamadou Kassogué, et le ministre de la Refondation de l'Etat, chargé des Relations avec les institutions, Ibrahim Ikassa Maïga.

C'était en présence du Vérificateur général, Samba Alhamdou Baby, et du président du CNSC, Boureima Allaye Touré. En plus des représentants des autorités judiciaires et des autres structures impliquées dans la chaîne de la lutte contre la corruption et de la délinquance économique et financière, une centaine de représentants d'organisations de la société civile y ont pris part.

Dans ses mots de bienvenue, le président du Réseau des communicateurs traditionnels (Recotrade) a formulé des bénédictions de paix et de réconciliation pour l'ensemble du pays.

A son tour, le coordonnateur des chefs de quartier, Seydou Sangaré, a formulé des mots de remerciement et affiché toute sa satisfaction avant d'appeler nos compatriotes à la réconciliation et à l'unité.

Pour la représentante du maire de la Commune VI, Mme Aminata Diakité, la corruption et de la délinquance financière faussent le libre exercice de la concurrence entre les acteurs économiques et doivent être condamnées, car leurs auteurs détournent les fonds destinés au développement.

Quant au président du CNSC, M. Touré, il dira qu'il que les organisations membres sans exception de la société civile s'engagent à informer, communiquer, sensibiliser les populations sur les effets pervers de la corruption et de la délinquance financière. C'était pour lui l'occasion de saluer le travail gigantesque et les actions engagées dans la lutte contre la corruption et la délinquance financière. <em>"Je donne l'assurance et l'engagement que la société civile jouera toute sa partition" et "je sais compter sur la synergie entre le BVG, les autorités judiciaires et l'ensemble des acteurs engagés dans cette lutte pour arriver à bout de ce phénomène",</em> dira-t-il.

Dans ses mots de cadrage de la journée, le Vérificateur général Samba Alhamdou Baby, dira : <em>"C'est le lieu pour nous de renouveler avec conviction et détermination notre adhésion sans faille à la volonté inébranlable de S. E. M. le président de la Transition, chef de l'Etat, dans le cadre de la lutte contre la corruption et la délinquance économique et financière. Notre contribution, en termes de vérification et d'évaluation de politiques publiques, s'exercice bien évidemment dans le respect du rôle des autres acteurs de la chaîne de la lutte contre la corruption et la délinquance économique et financière. C'est la raison pour laquelle un partenariat a été établi avec le Conseil national de la société civile pour lui permettre une meilleure dissémination et sensibilisation autour du rapport annuel du Vérificateur général"</em>.

Le ministre de la Réconciliation, de la Paix et de la Cohésion nationale, chargé de l'Accord pour la paix et la réconciliation nationale a, dans son discours d'ouverture, remercié le Vérificateur général et le CNSC pour cette initiative qui entre dans le cadre de la semaine nationale de lutte contre la corruption avant de rappeler l'engagement ferme des autorités de la Transition à circonscrire ce fléau.

Après ces mots, un magazine TV de 24 minutes réalisé à l'occasion du 20e anniversaire de la création du Bureau du Vérificateur général (BVG) a été projeté. Les participants ont pu voir les interviews des trois Vérificateurs généraux Sidi Sosso Diarra (2003-2011), Amadou Ousmane Touré (2011-2018) et Samba Alhamdou Baby, actuel Vérificateur général qui ont donné d'amples informations sur l'historique du Bureau, les difficultés rencontrées et les réussites. Un extrait du discours de Son Excellence le colonel Assimi Goïta, président de la Transition, chef de l'Etat, témoignant sa détermination à lutter contre la corruption et la délinquance financière conclut le magazine.

Juste après, Adama Konaté, chargé de partenariats, a fait un exposé sur le BVG et les structures de contrôle au Mali. Ensuite, le Vérificateur Drissa Mamadou Coulibaly, directeur de la formation, du personnel et de la documentation et Ibrahima Katilé, chargé de dossiers à la Cellule juridique, tous du BVG, ont présenté le Rapport annuel 2022 du Vérificateur général.

Dans leurs exposés, ils se sont appesantis sur le fondement dudit rapport, son architecture, sa synthèse par type de mission, la situation des transmissions et dénonciations aux autorités judiciaires et la participation du BVG aux activités des organisations de la société civile et d'autres partenaires en 2022.

La cérémonie a pris fin avec une série de questions-réponses enrichissantes.  <strong>   </strong>

<strong> Source BVG</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Corruption et mauvaise gestion au Mali :  La bombe OCLEI !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/corruption-et-mauvaise-gestion-au-mali-la-bombe-oclei-3046641.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 14 Dec 2023 02:10:56 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Entre 43 et plus de 50 milliards de F Cfa ! Tel serait, selon des services de contrôle et de vérification, le montant total des irrégularités financières entre 2015 et 2023. Une situation révoltante dans un pays où la grande majorité de la population peine à réunir le minimum vital pour vivre décemment. En 2023, le vérificateur a publié 23 rapports individuels de vérifications financières. Le montant total des irrégularités s'élève à 43 milliards de F CFA pour la période de 2015 à 2023. </strong>

Au titre de la contribution à la répression, de 2019 à 2022, l’Office central de lutte contre l’enrichissement illicite (OCLEI) a transmis à la justice 23 dossiers pour 23,855 milliards de F CFA, soit en moyenne plus d’un milliard de francs CFA par dossier ! C’est ce qu’a révélé son président, Dr Moumouni Guindo, lors de la remise du rapport annuel 2022 au président de la Transition le 28 novembre 2023.

Dans ces dossiers, a-t-il souligné, les enquêtes de l’OCLEI ont identifié 503 biens immobiliers présumés illicitement acquis, notamment 124 maisons d’habitation, 29 bâtiments commerciaux ou professionnels, 285 parcelles et 65 concessions rurales totalisant 181 hectares.

En 2022, selon Dr Guindo, l’OCLEI a reçu et analysé 32 rapports produits par les structures de contrôle et de régulation. L’analyse de ces rapports fait ressortir des irrégularités financières pour un montant de 188,876 milliards de F CFA.

Aujourd’hui, on est en mesure de se demander si toutes ces structures de vérification, de prévention (OCLEI, Bureau Vérificateur général…) ont un impact réel la corruption et la délinquance financière dans notre pays. En tout cas, la bonne gouvernance reste une utopie dans notre pays. Ce qui est le comble de l’ironie sous l’ère de démocratie qui était supposée débarrasser notre pays de tous les maux qui hypothèquent son développement.

«C’est lors de la Conférence nationale que le peuple malien a exprimé son choix pour les principes de la bonne gouvernance en jetant les bases d’une société démocratique. Pour ce faire, il a élaboré une stratégie de renforcement de l’Etat incorporée dans la Constitution qui a été adoptée lors de la même conférence», avait rappelé M. Nangouman Sanou (Professeur à la Faculté de droit public) lors du Forum multi-acteurs sur la gouvernance au Mali.

En effet, la constitution de la 3e République prévoyait des mécanismes de bonne gouvernance comme le respect des droits et libertés des citoyens ; l’existence de trois pouvoirs (exécutif, législatif et judiciaire) conformément au principe de la séparation des pouvoirs qui un principe sacré de la démocratie moderne.

Malheureusement, l’immense espoir soulevé par l’avènement de la démocratie a été vite déçue. En effet, pour les observateurs, «la démocratie pour beaucoup de Maliens, loin d’être un idéal à atteindre, est devenue une ressource de survie». Au lieu de favoriser l’avènement des patriotes réellement investis de leur mission de redressement, elle a permis (pour paraphraser M. Poniatowski) à des cercles de «copains et de coquins» de prendre le pays en otage.

«Sous les deux premières Républiques, l’Etat était perçu comme le principal instrument de développement. Aussi lui avaient-elles confié un rôle très ambitieux. En effet, il était chargé de satisfaire l’intérêt général, promouvoir le développement, instaurer la justice sociale par la réduction progressive des inégalités, assurer l’éducation, l’emploi, la santé, la sécurité alimentaire à tous», avait rappelé M. Nangouman Sanou.

«C’est parce qu’il n’a pas pu remplir correctement ce rôle que la 3e République, avec l’appui des partenaires techniques et financiers, a entrepris de la rationnaliser par la multiplication des structures de contrôle gage de transparence, le recours au secteur privé gage d’efficacité», a-t-il poursuivi. Hélas, a-t-il déploré, «aucun de ces secours n’a joué utilement le rôle qu’on attendait de lui». En effet, a-t-il souligné, les structures de contrôle non seulement n’étaient pas techniquement, financièrement, humainement armées pour remplir leur rôle mais aussi les rapports qu’elles dressaient après leurs enquêtes au lieu de connaître une suite judiciaire prenaient directement le chemin des armoires où ils plongeaient dans «un sommeil éternel ouvrant alors des boulevards pour la corruption».

Tout cela a pu aussi arrivé, a expliqué M. Nangouman Sanou  dans sa présentation, parce que «les contre-pouvoirs tels que la société civile et la presse» n’ont pas joué correctement leur partition. Cela explique en partie que, 32 ans après l’avènement de la démocratie, la «bonne gouvernance» reste encore une illusion au Mali où des dizaines de milliards continuent d’enrichir des comptes prives au dépens du Trésor public.

Ce qui n’est d’ailleurs pas surprenant dans un environnement marqué, selon le professeur de droit public, par un déficit chronique de leadership de la classe politique ; une crise de la représentation ; les difficultés dans la mise en oeuvre de la décentralisation ; la lenteur dans la mise en oeuvre d’une véritable reforme de l’administration afin de substituer à l’administration de jouissance ignorant le principe de l’homme qu’il faut à la place qu’il faut, une administration de développement fondée sur le mérite ; la faillite des grands services de l’Etat ; une société civile molle et d’une faiblesse notoire, qui n’a pas encore acquis le statut de véritable contre-pouvoir, les médias publics et privés qui ne jouent pas leur rôle d’aiguillon de l’Etat et du reste de la société ; l’incivisme et l’impunité qui minent dangereusement la société… Ce qui explique pourquoi le fossé ne cesse de s’élargir entre une minorité riche et une majorité de démunis. Pour M. Sanou, «ce chapelet de constats constitue autant de défis que l’Etat malien doit lever» s’il veut entrer de plein pied dans la mondialisation et surtout permettre au pays d’amorcer son émergence socioéconomique. L’or, le coton, les terres agricoles… ne peuvent constituer pour cela de précieux atouts tant que les permis d’exploitation sont attribués en fonction des intérêts personnes aux dépens de l’intérêt général !

<strong>Naby</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Rapport annuel 2022 de l’OCLEI :  23 dossiers transmis à la Justice !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/rapport-annuel-2022-de-loclei-23-dossiers-transmis-a-la-justice-3046424.html</link>
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<pubDate>Mon, 11 Dec 2023 14:07:10 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Sursaut</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le mardi 28 novembre dernier, à la Salle des Banquets du Palais de Koulouba, le Président de </em></strong><strong><em>l’Office central de Lutte contre l’Enrichissement illicite (OCLEI), Dr Moumouni Guindo accompagné de ses collègues a été reçu par le Président de la Transition, le Colonel Assimi Goïta. C’était dans le cadre de la cérémonie de remise officielle du Rapport annuel 2022 de ladite structure. Un rapport qui a de nouveau mis le curseur sur le taux considérable de la délinquance financière dans notre pays.</em></strong>

Cette cérémonie de remise s’est tenue en présence du Premier Ministre de la Transition, Dr Choguel Kokalla Maïga, les Présidents des Institutions et les membres du Gouvernement.

Dans son allocution, Dr Guindo a, de prime abord, salué le Président de la Transition pour son disponibilité de le recevoir pour la remise solennelle de ce document qu’est le Rapport Annuel 2022 de l’OCLEI. De même que certains documents produits par son service. A savoir, une étude sur les techniques de l’enrichissement illicite dans l’administration publique au Mali ; une étude sur la stratégie d’implication des secteurs dans les activités de prévention et de lutte contre l’enrichissement illicite au Mali  et un rapport d’analyse des subventions accordées aux établissements privés d’enseignement secondaire général, technique et professionnel.

Avant d’entrer dans le vif du sujet, il a fait part des missions de son organisation qui est chargée de mettre en œuvre l’ensemble des mesures de lutte contre l’enrichissement illicite envisagées aux niveaux national, sous-régional, régional et international.  A ce titre, que l’OCLEI mène des activités de prévention de l’enrichissement illicite par l’information et la sensibilisation ;  contribue à la répression du phénomène à travers des enquêtes ; assure la promotion de la collaboration interservices et de la coopération internationale en réalisant diverses études et analyses afin de formuler des recommandations d’amélioration de la gestion publique. En outre, qu’elle est chargée d’exploiter les déclarations de biens.

« L’OCLEI repose sur un organe collégial composé de six représentants de l’Etat et de six représentants de la société civile au sens large. Les douze membres, dont le Président, forment le conseil de l’OCLEI et prennent ensemble toutes les décisions relatives aux actions de prévention et de lutte contre la corruption et l’enrichissement illicite » a-t-il précisé.

Concernant l’Enrichissement illicite au cours de l’exercice 2019-2022, l’OCLEI aurait transmis à la Justice 23 dossiers pour 23 milliards 855 millions de FCFA, soit en moyenne plus d’un milliard de francs CFA par dossier. Dans ces dossiers, Dr Guindo a fait savoir que les enquêtes de l’OCLEI ont identifié 503 biens immobiliers présumés illicitement acquis, à savoir : 124 maisons d’habitation, 29 bâtiments commerciaux ou professionnels, 285 parcelles et 65 concessions rurales totalisant 181 hectares. Outre, que le montant total des fonds, présumés illicites identifiés sur les comptes bancaires des 23 personnes, s’élève à 21 milliards 335 millions de francs CFA alors que, dans la même période, leurs revenus légitimes s’élèvent à 1 milliard 106 millions de francs CFA. Les personnes concernées proviennent de différentes couches socioprofessionnelles, dévoile-t-il, à savoir du gouvernement, des élus, l’administration générale, les administrations financières, la justice, l’armée, les affaires étrangères et les établissements publics, etc.  « Le Conseil de l’OCLEI veille au respect scrupuleux des principes du contradictoire, de la présomption d’innocence et de la confidentialité dans la réalisation des enquêtes » a rassuré Dr Guindo.

Ainsi, qu’au titre des déclarations de biens, à la date du 31 décembre 2022, l’OCLEI a exploité 2.842 déclarations de biens et a mis en œuvre un système de codification et d’archivage, qui améliore considérablement le traitement, l’exploitation et la confidentialité des déclarations de biens.

<strong>Le truquage des subventions de l’Etat par des établissements privés de l’Enseignement secondaire général, technique et professionnel </strong>

Enfin, l’analyse faite par l’OCLEI en 2022, mentionnée par son Président, a porté sur les subventions accordées par l’Etat aux établissements privés de l’Enseignement secondaire général, technique et professionnel, durant la période 2017-2021. Qu’elle ait révélé que, chaque année, l’État verse, en moyenne aux écoles privées, la somme de 49 milliards 600 millions de FCFA. Avec ce montant, l’État peut construire et faire fonctionner annuellement 80 nouveaux lycées. En outre, détaille-t-il, plus de 1000 écoles fonctionnent avec des arrêtés présumés faux.

Quant au Président de la Transition, le Colonel Goïta, il a fait savoir l’intérêt particulier qu’il porte sur cette lutte contre l’Enrichissement illicite. Que ce soit du côté prévention, contrôle et répression sur le plan national, sous régional et international. Avant de féliciter l’OCLEI pour  le résultat obtenu et l’exhorter à plus de détermination dans sa mission….

<strong>Par Mariam Sissoko   </strong>

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<title>Lutte contre la délinquance financière :  Et si l’Etat privilégiait la restitution…</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/lutte-contre-la-delinquance-financiere-et-si-letat-privilegiait-la-restitution-3046310.html</link>
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<pubDate>Mon, 11 Dec 2023 09:55:20 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Au-delà de la ferme volonté des plus hautes autorités de la Transition de lutter contre l’impunité, l’Etat doit se préoccuper de récupérer ses deniers détournés</em></strong>

La gouvernance vertueuse, appelée de tous les vœux, a permis de doper la politique de répression de l’Etat face à toutes les formes d’indélicatesses sur les  finances publiques. Cette politique d’intolérance zéro contre la mauvaise gouvernance a permis d’envoyer de nombreux cadres en prison, au risque d’entraîner un engorgement de nos maisons d’arrêt.

En effet, depuis l’amorce de cette transition, la volonté et la promesse de rupture a renforcé la diligence et la promptitude de l’appareil judiciaire à sévir contre les fossoyeurs de l’économie nationale Cela a fait que des anciens ministres, des anciens dirigeants de structures publiques ont régulièrement maille à pâtir avec la justice. Combien d’anciens ordonnateurs de l’Etat sont aujourd’hui dans le collimateur de la machine judiciaire ?

Selon plusieurs experts de la gouvernance, les pouvoirs publics doivent instituer des mécanismes adaptés au contexte pour prioriser les stratégies de remettre l’Etat dans ses droits. Il peut s’agir de procédures appropriées permettant au trésor public de recouvrer au moins une partie des deniers censés détournés. Car, à quoi sert-il de jeter plusieurs hauts responsables du pays en prison, alors que les caisses de l’Etat sont au rouge ? Quelle est l’utilité des mécanismes de libertés sous caution et de contrôles judiciaires pour un pays en tension de trésorerie et décidé à lutter contre l’impunité ? Faut-il rappeler que les rapports de l’Office central de lutte contre l’enrichissement illicite (OCLEI) et du Bureau du Vérificateur Général (BVG) établissent régulièrement des milliards de manque à gagner et des cas d’irrégularités financières. Et, il est établi qu’il existe des canaux de recouvrement des fonds censés détournés ou mal gérés, sauf que les autorités judiciaires ne font pas diligence pour que l’Etat récupère cette manne financière. Or,  il est établi que la politique de lutte contre la corruption et la délinquance financière doit aussi se donner un objectif d’efficacité et de pragmatisme pour la défense des intérêts du peuple. Feu le président ATT ne disait-il pas qu’il  faut que l’Etat évite d’humilier des citoyens et privilégie les méthodes de gestion efficace de ses ressources ? Il ne sert presque pas à grand-chose de remplir nos prisons pour le spectacle et perdre les ressources publiques dans l’indifférence.

<strong>Boubou SIDIBE/maliweb.net</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Lutte contre l’enrichissement illicite :   Le Président Assimi GOÏTA   salue les efforts de l’OCLEI</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/lutte-contre-lenrichissement-illicite-le-president-assimi-goita-salue-les-efforts-de-loclei-3046341.html</link>
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<pubDate>Mon, 11 Dec 2023 09:42:49 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le mardi 28 novembre 2023, Son Excellence le Colonel Assimi GOÏTA, Président de la Transition, Chef de l’État, a présidé la cérémonie de remise du rapport annuel 2022 de l’Office Central de lutte contre l’Enrichissement illicite (OCLEI), dans la salle des banquets de Koulouba. On y notait la présence du Premier ministre, du ministre d’État en charge de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, Porte-parole du Gouvernement, ainsi que du Président du Conseil national de Transition (CNT) et certains membres du Gouvernement.</em></strong>

<strong><em>La présentation de ce rapport annuel a été assurée par Moumouni GUINDO, Président de l’OCLEI, qui a exprimé sa gratitude envers le Président de la Transition pour l'opportunité qu’il avait ainsi de présenter publiquement ce rapport.</em></strong>

Moumouni GUINDO a mis en avant l'innovation du rapport de cette année. Un document qui est accompagné de deux études et d'un rapport d’analyse. La première étude examine les techniques d’enrichissement illicite dans l’administration publique au Mali, la deuxième se penche sur la stratégie d’implication des différents secteurs publics dans la prévention et la lutte contre l’enrichissement illicite. Le rapport d’analyse sur les subventions accordées par l’État aux établissements privés d’enseignement secondaire général, technique et professionnel de 2017 à 2022 complète ces ajouts.

Le Président de l’OCLEI a profité de l'occasion pour rappeler les réalisations majeures de l’Office dans la lutte contre l’enrichissement illicite au Mali, mettant en lumière trois résultats significatifs : l'inscription de cette lutte dans la Constitution de juillet 2023, l'élaboration de la Stratégie nationale de lutte contre la corruption, et la création de l’Agence de Recouvrement et de Gestion des Avoirs saisis ou confisqués (ARGASC).

Au cours de la dernière année, l’OCLEI a organisé 23 activités de sensibilisation à travers le Mali, touchant directement 2063 personnes de toutes les classes sociales. En ce qui concerne la répression, de 2019 à 2022, 23 dossiers, totalisant plus de 23 milliards de FCFA ont été transmis à la justice, conduisant à la saisie de 503 biens immobiliers, d'une valeur de plus de 20 milliards de FCFA.

Au 31 décembre 2022, 2842 déclarations de biens ont été enregistrées. Toutefois, le Président de l’OCLEI déplore la diminution des demandes de déclaration au niveau de la Cour suprême. Malgré cela, il se réjouit des partenariats établis avec diverses structures, y compris au niveau régional, au cours de la période en revue.

Moumouni GUINDO a souligné les défis liés à un environnement national ambigu en matière de corruption, rappelant l’engagement du Chef de l’État dans la lutte contre la corruption depuis son investiture, en juin 2021. Il a ensuite remis le rapport 2022 au Président de la Transition, qui a exprimé son plaisir de recevoir ce document.

Le Colonel Assimi GOÏTA, Chef de l’État, a salué les efforts de l’OCLEI dans la lutte contre la corruption et l’enrichissement illicite, soulignant les conséquences de la corruption sur la bonne gouvernance et le développement national. Reconnaissant les défis auxquels l’OCLEI est confronté, le Chef de l’État a appelé à une rupture dans la gouvernance par une lutte sans complaisance contre l’impunité, la corruption, et l’enrichissement illicite en République du Mali. Il a remercié le Président de l’OCLEI pour les résultats déjà obtenus tout en encourageant l’Office à intensifier les activités de sensibilisation pour éradiquer ce fléau.

Cette cérémonie a pris par une photo de famille.]]> </content:encoded>
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<title>Lutte contre la corruption : BVG&#45;OCLEI : Les deux gendarmes des deniers publics</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/lutte-contre-la-corruption-bvg-oclei-les-deux-gendarmes-des-deniers-publics-3046106.html</link>
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<pubDate>Sat, 09 Dec 2023 01:48:15 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>L'un alpague les services qui engloutissent les deniers publics sans retenue et à des fins non publiques ; l'autre traque les bandits au service de l'Etat mais qui détournent l'argent public sans servir l'Etat. Le Bureau du Vérificateur général (BVG) et l'Office central de lutte contre l'enrichissement illicite (Oclei) ont en commun cette lutte farouche contre la corruption, la délinquance financière et l'enrichissement illicite au Mali au détriment du contribuable malien dont le sacrifice financier est impunément dilapidé. Certes, il y a d'autres services et institutions dédiés à cette noble cause,à</em></strong>l'image du Contrôle général des services publics, de la Cellule d'appui aux structures de contrôle de l'administration (Casca), de la Section des comptes de la Cour suprême et des inspections des départements ministériels, mais le BVG et l'Oclei constituent les deux structures phares et plus efficaces dans la lutte contre le détournement des deniers publics. Elles sont dirigées par deux cadres émérites dans leur domaine et à l'aise avec leur sujet. Ils s'appellent Samba Alhamdou Baby (BVG) et Moumouni Guindo (président de l'Oclei).

<strong> Eclairage !</strong>

La lutte contre la corruption est le goulot d'étranglement de toutes les administrations dans tous les Etats à travers le monde, des plus grandes démocraties comme aux Etats-Unis à celles naissantes à l'instar de l'expérience malienne.

Justement au Mali, plusieurs structures publiques ont été créées pour lutter contre ce fléau, mais toutes ont montré leurs limites. Cependant, avec l'avènement des deux dernières nées, à savoir le Bureau du Vérificateur général et l'Office central de lutte contre l'enrichissement Illicite, le pays commence à maîtriser le mal, juste à maîtriser, parce qu'aujourd'hui, les délinquants financiers sont conscients de ce qui peut leur arriver en cas de corruption ou de détournements.

<strong>BVG : une structure de pression</strong>

Créé en avril 2004, le Bureau du Vérificateur général (BVG) est une autorité indépendante de contrôle financier. De construction juridique originale d'inspiration canadienne, le Vérificateur général symbolise une rupture avec le contrôle public classique, assuré par le Contrôle général des services publics et la Section des comptes de la Cour suprême.

Il répond à un souci d'innovation dans le dispositif de contrôle de l'action publique au Mali avec comme objectif de permettre aux contribuables maliens de participer au contrôle des deniers publics à travers une <strong>"autorité indépendante"</strong> qui peut recevoir et traiter leurs dénonciations sur la gestion d'un service public. Et pour cause : tout citoyen peut saisir le Vérificateur général, qui fait un rapport chaque année au président de la République, au Premier ministre et au président de l'Assemblée nationale.

Le BVG a pour missions : une vérification financière qui concerne l'examen de la régularité et de la sincérité des recettes et des dépenses publiques, une vérification de performance relative à l'examen des structures publiques au regard des exigences d'économie, d'efficience et d'efficacité, une vérification de suivi des recommandations qui examine la mise en œuvre des recommandations formulées par des vérifications précédentes.

Sa seule différence avec le Contrôle général des services publics (qui assure le contrôle interne) est le caractère externe ou encore indépendant de son contrôle par rapport à l'administration publique.

Par ses rapports de vérification, le Bureau du Vérificateur général a contribué à insuffler une prise de conscience au sein de l'opinion nationale et internationale ainsi que des services publics vérifiés sur l'urgente nécessité de revoir les modes de gestion des ressources publiques. A cela s'ajoute, l'évaluation des politiques publiques qui consiste généralement à rechercher si les moyens juridiques, administratifs ou financiers mis en œuvre permettent de produire les effets attendus d'une politique et d'atteindre les objectifs qui lui sont fixés.

Le BVG est dirigé par un Vérificateur général, assisté d'un Vérificateur général adjoint, tous deux nommés, par décret présidentiel, pour un mandat de sept ans non renouvelables. Sa structure organisationnelle s'appuie sur : six (6) structures en staff (secrétaire général, auditeur interne, Centre de formation technique, Cellule de gestion de la qualité, Cellule juridique, Cellule communication) et trois (3) directions opérationnelles : direction des pratiques professionnelles, direction des finances et de la comptabilité, direction de l'informatique.

A travers les rapports annuels du Végal, certaines structures remboursent le manque à gagner constaté dans leur gestion par les vérificateurs.  Car, le Bureau du Vérificateur général ne peut pas être à la fois contrôleur, juge et procureur. En effet, les vérificateurs ne peuvent pas se substituer au procureur. Ils font un contrôle administratif qui n'a pas le droit de contraindre quelqu'un.

La mission du BVG n'a pas pour but de punir, mais d'aider à rendre efficace la gestion des structures contrôlées. C'est pourquoi, poursuit-il, dans le souci de la prise en compte rapide des recommandations, le Bureau du Vérificateur général n'attend pas la publication du rapport annuel pour informer les entités contrôlées des irrégularités constatées dans leur gestion. Elles sont informées à travers un rapport individuel plus détaillé afin de se corriger.

<strong> Et arriva Samba Alhamdou Baby</strong>

Voilà un homme honnête, intègre et objectif. Nommé Vérificateur général le 11 avril 2018 par feu le président Ibrahim Boubacar Kéita, Samba Alhamdou Baby a prêté serment le 28 avril 2018 devant la Cour suprême.

Devant la Cour suprême, il a juré de remplir ses fonctions avec honnêteté, intégrité et objectivité pour les 7 ans de son mandat. Il s'agissait pour lui de lutter efficacement contre la corruption, la mauvaise gestion et la délinquance économique et financière.

Samba Alhamdou Baby, en plus de ses diplômes et ses formations en audit-finance, est connu pour son professionnalisme, pour avoir été contrôleur au Contrôle général des services publics pendant treize (13) années, où il a dirigé des missions de vérification après avoir été membre d'équipes. A ce titre, il a procédé à la vérification financière de la gestion de services centraux, d'établissements publics, de collectivités territoriales, de missions diplomatiques.

Il a également été chef du département des investigations au Contrôle général des services publics, conseiller technique au secrétariat général du gouvernement, secrétaire général du ministère de la Solidarité et de l'Action humanitaire. Il a aussi conduit les audits de performance de projets et programmes.

Un vieux de la vieille donc, comme on dit ! En effet, jamais le Bureau du Vérificateur général n'a été aussi au cœur de la lutte contre la corruption au Mali, que sous l'impulsion de Samba Alhamdou Baby et cela sans jeter la pierre à ses devanciers Sidi Sosso Diarra et Amadou Ousmane Touré.

Depuis son arrivée à la tête de cette structure de contrôle financier, les juges du Pôle économique et financier de Bamako ayant l'opportunité des poursuites voient leur travail simplifié du fait de la pertinence des rapports du Bureau du Vérificateur général (BVG). Des rapports qui sont d'ailleurs à l'origine de la majorité des poursuites judiciaires actuelles contre beaucoup de responsables délinquants financiers.

Pour le succès de la lutte contre la corruption au Mali, tous les regards des autorités de la Transition sont fixés sur le Bureau du Vérificateur général dont les rapports sont de plus en plus clairs et précis. Toutes choses qui permettent aux procureurs de la République près les Pôles économiques et financiers et aux juges d'instructions d'aller plus vite dans les dossiers relatifs aux scandales financiers.

Sur ce terrain, l'actuel Vérificateur général et son équipe mouillent le maillot à hauteur de souhait. Faudrait-il à ce niveau rappeler ces propos du Premier ministre Choguel Kokalla Maïga lors d'une visite au BVG : <strong><em>"La lutte contre la corruption et la délinquance financière fait partie des engagements forts du président de la Transition. Les maillons essentiels de notre système de riposte contre ce fléau sont les services de contrôle de l'Etat dont le BVG occupe une place de choix. C'est pourquoi, au nom du chef de l'Etat et de l'ensemble du gouvernement, mes propos doivent être perçus comme un message de total soutien et d'appui constant du gouvernement malien qui est engagé dans le sens de mettre le BVG en confiance pour qu'il puisse faire son travail en toute indépendance pour le bien de notre peuple".</em></strong>

Son mode d'action : Samba Alhamdou Baby a mis en place une stratégie qui se révèle très efficace et qui a porté ses fruits dans le cadre de la lutte contre la corruption et la délinquance financière au Mali. Avec la seule motivation de réduire considérablement le champ d'action des délinquants financiers, le Végal Baby a vite mis un accent particulier sur la vérification de performance, le suivi des recommandations et l'évaluation des politiques publiques, sans occulter l'impérieuse nécessité de consolider les acquis des vérifications financières ou de conformité.

<strong>Du boulot pour les juges</strong>

Le Vérificateur général a remis son Rapport annuel 2022 au président Assimi Goïta le vendredi 3 novembre 2023, à Koulouba. Il ressort de ce document que le BVG a réalisé 36 missions qui se répartissent en 23 vérifications financières et de conformité, 3 vérifications de performance, 8 vérifications de suivi des recommandations et 2 évaluations de politiques publiques.

Dans ces lots, en 2022, le Vérificateur général a transmis 21 dossiers au président de la Section des comptes de la Cour suprême et dénoncé 22 dossiers aux procureurs de la République près les Tribunaux de grande instance de la Commune III du district de Bamako, de Kayes et de Mopti, chargés des Pôles économiques et financiers.

Plus précisément, dix-sept (17) dossiers ont été transmis au Procureur de la République près le Tribunal de grande instance de la Commune III du district de Bamako ; deux (2) dossiers au procureur de la République près le Tribunal de grande instance de Kayes ; et trois (3) dossiers au procureur de la République près le Tribunal de grande instance de Mopti, tous chargés du Pôle économique et financier.

Aussi, l'ensemble a été transmis au directeur général du Contentieux de l'Etat pour suivi et défense des intérêts de l'Etat.

En retour, le président de la Section des comptes de la Cour suprême a communiqué par écrit au Bureau la situation des suites judiciaires des transmissions reçues. Ici, cinq (5) dossiers ont été déférés au Parquet général de la Cour suprême et onze (11) ont fait l'objet d'examen par les chambres de la Section des comptes dont deux (8) par la Chambre de contrôle et de jugement des comptes des organismes personnalisés ; huit (8) par la Chambre de contrôle et de jugement des comptes des collectivités territoriales ; un (1) par la Chambre de contrôle et de jugement des opérations financières des institutions de la République et des administrations de l'Etat ; et cinq (5) sont en instruction par les conseillers rapporteurs devant lesquels comparaissent les personnes poursuivies.

Tout cela dénote de la synergie d'action entre les autorités judiciaires et le BVG, suite notamment à l'adoption et à la promulgation de la nouvelle loi régissant le Vérificateur général.

Au chef de l'Etat, le Vérificateur général a soutenu que les actions vigoureuses de lutte contre la corruption et la délinquance économique et financière engagées, sous sa très haute autorité, se concrétisent de jour en jour et consolident la refondation de l'Etat.

En réponse, le président Assimi Goïta a exprimé toute sa fierté pour le travail abattu qui a permis de mettre en exergue les dysfonctionnements et les faiblesses constatés dans la gestion publique des entités ayant fait l'objet des vérifications et évaluations publiques en 2022.

<strong>Repères et impacts positifs</strong>

A l'occasion des vérifications et lors des interventions  subséquentes de la justice, des recouvrements et reversements de sommes d'argent sont effectués. A titre d'illustration, sur la centaine de vérifications financières effectuées de 2004 à 2011, un manque à gagner de 382,93 milliards de F CFA a été décelé au préjudice du Trésor public et des entités vérifiées, dont 393,14 milliards de F CFA proposés au recouvrement.

Sans être exhaustif, il faudra ajouter à cette situation, pour la période 2012-2015, un montant de 6,02 milliards de F CFA représentant des recouvrements, des remboursements ou des régularisations sur les dossiers. Ces différentes sommes ont été réinvesties éventuellement dans les actions de développement du pays. Il y a également eu une amélioration du comportement des gestionnaires, d'où l'aspect pédagogique de la vérification, qui doit entrainer donc un changement de comportement des agents publics. L'institution du BVG a fortement contribué à ancrer dans la pratique des gestionnaires de fonds publics un plus grand respect des normes, textes législatifs ou règlements applicables au Mali.

En réalité, l'objectif visé n'est pas d'entreprendre nécessairement une action répressive contre les agents, mais plutôt de susciter auprès de chaque acteur de la vie publique, et en particulier des gestionnaires, un meilleur comportement vis-à-vis du bien public. Cela peut se traduire par un respect de la part de ceux-ci de la réglementation en matière financière et comptable.

A noter aussi en bonne place, la forte implication de la société civile et de la presse dans le processus de mobilisation autour des rapports du BVG-Mali, à travers une communication efficace. En effet, la société civile, dans toutes ses composantes, estime que l'institution du Vérificateur Général est un nouvel outil de contrôle de la gestion des derniers publics et, partant, donne une indication appréciable du niveau de respect de l'utilisation des deniers publics.

Enfin, il faut noter que la création du BVG au Mali a considérablement revalorisé la fonction de contrôle. L'indépendance accordée au Bureau lui a permis d'aborder en toute liberté, dans l'action et la formulation des résultats, les secteurs les plus variés de l'administration et des finances publiques.

<strong>L'OCLEI : La cible, les individus</strong>

L'Office central de lutte contre l'enrichissement illicite (Oclei) est un service public malien. Il a été créé, d'abord par une loi du 27 mai 2014, ensuite par une ordonnance du 23 septembre 2015. C'est donc un service public que l'Etat malien dédié à la lutte contre le phénomène de l'enrichissement illicite, au combat pour l'amélioration de la gestion des deniers publics et des biens acquis sur les ressources publiques.

L'enrichissement illicite au sens de l'article 2 de la Loi du 27 mai 2014 a deux composantes. Une première composante a trait à l'augmentation substantielle du patrimoine d'un fonctionnaire sans que cette augmentation ne puisse être justifiée par les revenus légitimes dudit fonctionnaire.

La deuxième composante de l'enrichissement illicite a trait au train de vie du fonctionnaire. Un fonctionnaire, dont les revenus légitimes sont connus, exhibe un état de richesse et qu'on ne puisse pas établir un lien suffisant et cohérent entre ce train de vie et ses revenus légitimes, alors il y aurait présomption d'enrichissement illicite à l'égard de ce fonctionnaire.

L'Oclei est composé d'un Conseil, qui est le cœur central de l'Office ; il est composé de 12 membres. Parmi ces douze membres, il y a trois magistrats désignés par le président de la République, deux officiers de police judiciaire désignés par le ministre de la Justice sur proposition du ministre chargé de la Sécurité et de la Protection civile ; un cadre des administrations financières désigné par le ministre de l'Economie et des Finances ; un spécialiste de la passation des marchés publics désigné par l'Autorité de régulation des marchés publics et des délégations de service public ; un expert-comptable représentant l'Ordre national des experts comptables et comptables agréés du Mali ; un représentant de la société civile désigné par le Conseil national de la Société civile ; un représentant des organisations de défense des droits de l'homme désigné par la Commission nationale des droits de l'Homme, et un communicateur désigné par la Haute autorité de communication (Hac).

La mission de l'Office central de lutte contre l'enrichissement illicite a été déclinée par l'ordonnance du 23 septembre 2015 en plusieurs sous-composantes.

La première rubrique concerne la prévention de l'enrichissement illicite. La deuxième composante, c'est la contribution à la répression de l'enrichissement illicite. La troisième composante, c'est la coopération au plan national, sous-régional, régional et international dans le cadre de la lutte contre la corruption et les infractions assimilées dont l'enrichissement illicite.

Et la quatrième composante, ce sont les études que l'Office central devrait mener à l'effet de parvenir à des recommandations sous forme de réformes législatives, règlementaires ou administratives.

L'aspect <strong>"Prévention"</strong> a pour but de mener des actions permettant d'éviter la survenue des faits d'enrichissement illicite. Il s'agit donc pour l'Office central de lutte contre l'enrichissement illicite de mettre en œuvre un ensemble d'actions et d'activités pour décourager les fonctionnaires qui en auraient la tentation, de céder à l'enrichissement illicite.

Ceci passe par des actions de formation et de sensibilisation, donc de communication tous azimuts pour faire ressortir les enjeux qui sont liés à l'enrichissement illicite sous l'angle du développement socio-économique, qui est une mission régalienne de l'Etat. Mission à laquelle tous les citoyens, tous les fonctionnaires, se devraient de concourir.

La deuxième composante qui consiste en la contribution à la répression de l'enrichissement illicite amène l'Office central à prêter concours aux autorités judiciaires, notamment les Pôles économiques et financiers pour poursuivre, instruire, juger et le cas échéant condamner les personnes qui seraient suspectées d'enrichissement illicite.

A cette fin, l'Office central a un outil important, c'est l'exploitation des déclarations de biens.  Il s'agit aussi pour l'Office central de mener des investigations sur la base notamment des signes extérieurs de richesse, à savoir le train de vie des fonctionnaires, pour aboutir à des constatations susceptibles de mener à des poursuites.

S'agissant de la composante <strong>"Coopération"</strong>, il faut préciser qu'elle a des variantes au plan national. Il s'agit donc pour l'Office central de mener des actions de concertation, de coordination et d'animation des activités de lutte contre l'enrichissement illicite entre les différentes structures nationales qui ont plus ou moins une mission dans ce domaine. Il faut parler, au sens de la loi, de la Cellule nationale de traitement des informations financières, qui gère notamment les déclarations d'opérations suspectes au niveau des services financiers, à savoir les établissements financiers, les banques.

Il faut également parler des inspections ministérielles, du Contrôle général des services publics, du Bureau du Vérificateur général et éventuellement de la Section des comptes de la Cour suprême. Il s'agit donc pour l'Office de jouer un peu le rôle d'animateur de l'action de mise en cohérence de ces différentes initiatives, de manière à optimiser les résultats.

Au plan sous régional, régional et international, il s'agit pour l'Office central de représenter l'Etat au niveau des instances créées à ces différents niveaux dans le cadre de la lutte contre la corruption et les enrichissements illicites.

Enfin, les études consistent pour l'Office central à procéder à des études techniques sur les voies et moyens empruntés au Mali par les fonctionnaires et leurs complices pour l'enrichissement illicite, identifier les techniques, les points faibles soit de l'arsenal juridique législatif, soit de la pratique administrative, soit des questions de motivation, de soutien ou d'encouragement des ressources humaines de l'Etat.

En tous les cas, tous les aspects qui pourraient concourir à favoriser la survenue des faits d'enrichissement illicite. Et sur cette base, faire à l'Etat des propositions pour améliorer soit le système juridique, soit le système judiciaire, soit les mesures de motivation et de traitement des ressources humaines.

<strong> Pas comme les autres </strong><strong> structures… !</strong>

Si la loi prévoit des rapports de coopération entre l'Oclei et les structures de contrôle financier non seulement au plan national, mais aussi au niveau international, il convient de préciser que c'est en termes d'informations. L'Oclei peut recevoir communication des rapports des structures de contrôle financier et peut faire des formations avec elles. Leur coopération s'arrête là. Car, contrairement aux organismes de contrôle qui s'intéressent aux structures, l'Oclei vise les individus. Au-delà des structures et services, l'Oclei vise des individus. Et son instrument privilégié de travail est la déclaration des biens des individus assujettis à son contrôle.  Son action vise des individus et non des structures sauf si ces individus sont trempés dans une affaire louche avec une autre structure. Mais toujours est-il que l'individu est sa porte d'entrée dans une structure.

Alors, à part la lutte contre la corruption et le pillage des deniers publics, il n'y a pas télescopage entre l'Oclei et les structures de contrôle financier à partir du moment où  il ne regarde rien de ce que font les structures, mais les individus. Exemple concret : si un tel responsable déclare qu'il a 4 maisons, 3 véhicules alors qu'il a un salaire de 300 000 F CFA par mois et il a travaillé pendant 5 ans ; la question que l'Oclei se pose est de chercher à savoir ce que ce fonctionnaire peut réaliser avec un salaire de 300 000 F CFA pendant 5 ans étant donné qu'il a une femme et 3 enfants à entretenir.

En prenant en compte toutes les dépenses d'un ménage normal, l'Oclei s'interroge sur ce qu'il peut faire avec son salaire en 5 ans, pour voir s'il y a concordance entre ses biens et ce qui doit lui rester de son salaire. Et s'il n'y a pas concordance, l'Oclei demande au fonctionnaire des explications. C'est dire que sa démarche de contrôle est complètement différente de celle des structures de contrôle financier.

Bon à savoir : contrairement à ce qui se dit, tous les fonctionnaires peuvent faire l'objet de contrôle de l'Oclei dès lors qu'il y a des soupçons. Les enquêtes de l'Office ne visent pas que les assujettis à l'obligation de déclaration des biens qui sont des fonctionnaires d'une certaine catégorie. Et généralement, ce sont ceux qui manipulent les fonds publics.

<strong> Environ 21,3 milliards recouvrés de 2019 à 2022</strong>

Le président de l'Oclei s'appelle Moumouni Guindo, un magistrat de grade exceptionnel, nommé en 2017 par feu le président Ibrahim Boubacar Kéita et reconduit, en mars 2022, par le président colonel Assimi Goïta. Justement, le mardi 28 novembre 2023, le chef de l'Etat a reçu des mains de celui-là le rapport annuel 2022 de l'Office central de lutte contre l'enrichissement illicite à Koulouba. Il ressort de l'analyse de ce rapport 2022 que l'Office central de lutte contre l'enrichissement  illicite a transmis  de 2019 à 2022 à la justice 23 dossiers pour 23 milliards 855 millions de F CFA, soit en moyenne plus d'un milliard de F CFA par dossier. Ce rapport de 2022 souligne aussi  que  les enquêtes de l'Oclei ont identifié 503 biens immobiliers présumés illicitement acquis ; à savoir : 124 maisons d'habitation, 29 bâtiments commerciaux ou professionnels, 285 parcelles et 65 concessions rurales totalisant 181 hectares.

Selon le rapport, le montant total des fonds, présumés illicites identifiés sur les comptes bancaires des 23 personnes, provenant de différentes couches socioprofessionnelles comme gouvernement, élus, administration générale, administrations financières, justice, armée, affaires étrangères, établissements publics, etc., s'élève à 21 milliards 335 millions de F CFA alors que, dans la même période, leurs revenus légitimes s'élèvent à 1 milliard 106 millions de F CFA.

En plus, une analyse faite par l'Oclei qui  a porté sur les subventions accordées par l'Etat aux établissements privés de l'enseignement secondaire général, technique et professionnel, dans la période de 2017 à 2022 a révélé que, chaque année, l'Etat verse, en moyenne, aux écoles privées, la somme de 49 milliards 600 millions de F CFA. Avec ce montant, l'Etat peut construire et faire fonctionner annuellement 80 nouveaux lycées. En outre, plus de 1000 écoles fonctionnent avec des arrêtés présumés faux.

Enfin, s'agissant de l'évaluation des activités de lutte contre la corruption et l'enrichissement illicite, il ressort qu'en 2022, l'Oclei a reçu et analysé 32 rapports produits par les structures de contrôle et de régulation. L'analyse de ces rapports fait ressortir des irrégularités financières pour un montant de 188 milliards 876 millions de F CFA, 1166 irrégularités administratives et 88 manquements aux exigences de performance.

C'est dire qu'avec le BVG et l'Oclei, les délinquants financiers ont du souci à se faire et les potentiels voleurs vont se raviser rapidement sachant en pensant à l'épée de Damoclès qui pend au-dessus de leur tête. Si ces deux structures n'existaient pas, aurait-il fallu les inventer ?

<strong>                   El Hadj A.B. HAIDARA</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Moumouni Guindo au lancement de la semaine  nationale de lutte contre la corruption : &amp;quot;65 % des jeunes maliens expriment une attitude passive face à la corruption et 21 % sont admiratifs du phénomène&amp;quot;</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/moumouni-guindo-au-lancement-de-la-semaine-nationale-de-lutte-contre-la-corruption-65-des-jeunes-maliens-expriment-une-attitude-passive-face-a-la-corruption-et-21-sont-admiratifs-du-phenomene-3046046.html</link>
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<pubDate>Sat, 09 Dec 2023 01:42:18 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>"Nous sommes tous des ambassadeurs de la lutte</strong><strong> contre la corruption et l'enrichissement illicite"</strong>

<strong><em>Dans le cadre de la célébration du 9 décembre consacré Journée internationale de lutte contre la corruption par les Nations unies, l'Office central de lutte contre l'enrichissement illicite (Oclei) a organisé une Semaine nationale de lutte contre la corruption sur le thème "Convention des Nations unies contre la corruption a 20 ans : unir le monde contre la corruption", en partenariat avec l'ambassade du Royaume des Pays-Bas à travers le Programme de lutte contre l'enrichissement illicite (Luccei phase 2), le Luceg et le Pnud. Présidée par Ibrahim Ikassa Maïga, ministre de la Refondation de l'Etat, chargé des Relations avec les institutions, la cérémonie de lancement des activités de la semaine a eu lieu le lundi 4 décembre 2024 à l'hôtel de l'Amitié.</em></strong>

La cérémonie d'ouverture de la Semaine nationale de lutte contre la corruption a été une tribune pour Moumouni Guindo, président de l'Oclei, d'informer que l'objectif visé est de sensibiliser le plus possible sur les conséquences néfastes de la corruption et faire connaître le rôle de la prévention dans la lutte contre le phénomène.

<em>"Notre pays a décidé, à cette occasion, de mettre toute une semaine à profit pour mener des activités de sensibilisation, d'où la Semaine nationale de lutte contre la corruption. Pour cette édition 2023, l'Oclei est resté fidèle à la tradition. Il a prévu une série d'activités au profit, spécifiquement, des journalistes, acteurs de la société civile et structures de contrôle sur des thématiques en rapport avec le thème central.  L'Oclei organise l'édition de 2023 en partenariat avec l'ambassade du Royaume des Pays-Bas à travers le Programme de lutte contre l'enrichissement illicite (Luccei phase 2), le Luceg et le Pnud. L'organisation du présent atelier entre dans ce cadre de partenariat"</em>, a-t-il dit.

Il a ajouté que la corruption a des impacts négatifs sur tous les aspects de la société. <em>"Elle compromet le développement social et économique et sape les institutions démocratiques et l'Etat de droit.  Elle est l'un des obstacles majeurs au développement de notre pays.  Selon une étude faite en 2016 par le projet JUPREC, il est regrettable de constater que 65 % des jeunes Maliens expriment une attitude passive face à la corruption et 21 % sont admiratifs du phénomène, soit un cumul de 86 % de nos jeunes compatriotes en besoin d'être sensibilisés sur la gravité de la corruption et l'enrichissement illicite. La Banque africaine de développement (Bad) rapporte que la corruption cause, à elle seule, une perte annuelle estimée à 148 milliards de dollars, soit 25 % du PIB de l'Afrique.  L'ONUDC ajoute que chaque année, 1000 milliards de dollars sont versés comme pots de vin ; tandis que quelque 2 600 milliards de dollars, soit plus de 5 % du PIB mondial, sont détournés"</em>, a-t-il indiqué.

Il a rappelé que l'Oclei est chargé de mettre en œuvre l'ensemble des mesures de prévention, de contrôle et de lutte envisagées au plan national, sous-régional, régional et international pour une lutte efficace et coordonnée contre l'enrichissement illicite. A ce titre, a-t-il souligné, l'Oclei assure une coopération efficace et la concertation des autorités nationales, directement ou indirectement concernées par la lutte contre l'enrichissement illicite. Il anime et coordonne, en tant que de besoin, aux niveaux national et international, les moyens d'investigations dont disposent les administrations ou services pour la recherche des infractions induisant des obligations de déclaration.  Aussi, l'Oclei propose toutes réformes nécessaires au renforcement de l'efficacité de la lutte contre l'enrichissement illicite au Mali.

Selon Moumouni Guindo, la corruption ne saurait être le problème du seul gouvernement. <em>"Fonctionnaires à quelque niveau et qualité que vous soyez, élus, organisations de la société civile, journalistes, universitaires, chercheurs, hommes, femmes, jeunes et vieux, tous, nous sommes des ambassadeurs de la lutte contre la corruption et l'enrichissement illicite. Chacun, pris dans son domaine ou secteur d'activité, a un rôle essentiel à jouer dans la prévention, la sensibilisation et l'éducation des populations pour un changement de comportement.  La coopération et l'implication de chaque personne et Institution est nécessaire pour atteindre cet objectif d'unir le monde contre la corruption",</em> a-t-il précisé.

D'après le président de l'Oclei, la lutte contre la corruption est irréversible. <em>"Contre la corruption, la communauté internationale est mobilisée avec la même ardeur que contre les plus grandes pandémies comme la poliomyélite, le paludisme ou la Covid-19. Corrompus et corrupteurs doivent être conscients de l'ampleur de cette mobilisation, avec l'ONUDC au centre à l'image de l'OMS pour les pandémies de santé publique"</em>, a-t-il laissé entendre.

Il a profité de la cérémonie pour remercier et exprimer sa reconnaissance aux partenaires de l'Oclei dont les ministères en charge de la Refondation, de la Justice et le projet canadien <strong><em>"Lutte contre la corruption pour et par l'égalité du genre"</em></strong> (Luceg).

Avant de lancer les activités de la Semaine, Ibrahim Ikassa Maiga (ministre de la Refondation de l'Etat, chargé des relations avec les institutions) a fait savoir que la lutte contre la corruption est une des préoccupations majeures des plus hautes autorités du Mali. <em>"Le président de la Transition, chef de l'Etat, Son Excellence le colonel Assimi Goïta, a clairement exprimé son engagement résolu à lutter contre la corruption sous toutes ses formes, pour une gouvernance économique et financière exemplaire et vertueuse. Dans ce sillage, le Programme d'action gouvernementale élaboré sous l'égide du Premier ministre,Choguel Maïga, prône un gouvernement de rupture, qui sera bâti sur la lutte implacable contre l'enrichissement illicite, la corruption, les détournements de biens publics et, surtout l'impunité qui est un facteur majeur ayant permis à ces vices de se propager dans notre pays"</em>, a-t-il indiqué.

<strong> Moralisation de l'action publique</strong>

Aux dires du ministre, le processus engagé pour la refondation de l'Etat malien est irréversible. <em>"Un des piliers de cette refondation est assurément la moralisation de l'action publique. De même, la culture d'une conscience collective et citoyenne face aux biens publics est l'une des conditions sine qua non à satisfaire pour l'émergence de notre pays qui a tant souffert des conséquences de la mauvaise gestion des ressources publiques. A cet effet, je voudrais saluer l'Oclei pour sa forte implication dans l'élaboration de la stratégie nationale de lutte contre la corruption et de son plan d'actions, mais également dans la création de l'Agence de recouvrement et de gestion des avoirs saisis ou criminels.  Ce sont là deux outils importants pour faire échec à la corruption et l'enrichissement illicite dans notre pays. Leur adoption démontre tout l'intérêt que les plus hautes autorités attachent à la lutte contre la corruption dans notre pays"</em>, a-t-il souligné.

Il a fait remarquer que la Journée internationale de lutte contre la corruption est observée chaque année, le 9 décembre, depuis l'adoption de la Convention des Nations unies contre la corruption le 31 octobre 2003. D'après lui, l'objectif de cette journée est d'attirer l'attention du public sur les problématiques de lutte contre la corruption ; sensibiliser le monde à ce problème et faire connaître le rôle de la Convention en matière de prévention et de lutte contre ce fléau. <em>"En organisant la conférence de la Semaine, l'objectif recherché par l'Oclei est de sensibiliser sur les conséquences néfastes des pratiques corruptives sur le développement harmonieux de notre pays à l'heure où beaucoup de facteurs continuent à réduire de façon drastique les ressources dont il dispose. A cet effet, je reste convaincu que vous, les participants à la conférence, allez accorder toute votre attention à cette conférence en vue de vous approprier de cette convention et d'en faire un bréviaire dans l'exercice des missions publiques qui vous sont confiées"</em>, a-t-il espéré.                            <strong>Siaka Doumbia</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Semaine nationale de lutte contre la corruption : Le  Président de l’Oclei regrette  la passivité de 65% des jeunes maliens face au phénomène</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/semaine-nationale-de-lutte-contre-la-corruption-le-president-de-loclei-regrette-la-passivite-de-65-des-jeunes-maliens-face-au-phenomene-3045959.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 08 Dec 2023 01:21:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Challenger</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>En se référant à une étude réalisée par le Projet Juprec, le Président de l’Office central de Lutte contre l’Enrichissement illicite (Oclei), Dr Moumouni Guindo, a regretté que «65% des jeunes maliens expriment une attitude passive face à la corruption». C’était le 3 décembre 2023 à l’Hôtel de l’Amitié, à l’occasion de la cérémonie de lancement de la Semaine nationale de lutte contre la corruption.</em>

Les Nations-Unies ont institué en 2003, le 9 décembre, la Journée internationale de lutte contre la corruption. Cette année, le thème retenu est : «La Convention des Nations unies contre la corruption a 20 ans : unir le monde contre la corruption». Le Mali consacre une semaine entière à cette célébration, dont l’objectif est de sensibiliser le plus possible sur les conséquences néfastes de la corruption et faire connaître le rôle de la prévention dans la lutte contre le phénomène. Le lancement de la Semaine nationale de lutte contre la corruption a eu lieu, le 3 décembre 2023 à l’Hôtel de l’Amitié.

Selon le Président de l’Oclei, « la corruption a des impacts négatifs sur tous les aspects de la société. Elle compromet le développement social et économique et sape les institutions démocratiques et l'Etat de droit. Elle est l’un des obstacles majeurs au développement de notre pays ». À en croire Dr Moumouni Guindo, «la Banque africaine de Développement (Bad) rapporte que la corruption cause, à elle seule, une perte annuelle estimée à 148 milliards de dollars, soit 25% du PIB de l’Afrique. L’O.n.u.d.c ajoute que chaque année, 1. 000 milliards de dollars sont versés comme pots-de vin ; tandis que quelque 2 600 milliards de dollars, soit plus de 5 % du Pib mondial, sont détournés».

Le Président de l’Oclei estime que la jeunesse malienne a besoin d’être sensibilisée sur le phénomène de la corruption. «Selon une étude faite en 2016 par le projet Juprec, il est regrettable de constater que 65% des jeunes maliens expriment une attitude passive face à la corruption et 21% sont admiratifs du phénomène, soit un cumul de 86% de nos jeunes compatriotes en besoin d’être sensibilisés sur la gravité de la corruption et l’enrichissement illicite», a-t-il déclaré.

<strong>Être des Ambassadeurs de la lutte contre la corruption </strong>

La corruption ne saurait être le problème du seul Gouvernement, a insisté Dr Moumouni Guindo en appelant fonctionnaires, élus, Organisations de la Société civile, Journalistes, Universitaires – Chercheurs, Hommes, Femmes, Jeunes et Vieux à être des Ambassadeurs de la lutte contre la corruption et l’enrichissement illicite. «Chacun, pris dans son domaine ou secteur d’activité, a un rôle essentiel à jouer dans la prévention, la sensibilisation et l’éducation des populations pour un changement de comportement », a-t-il ajouté.

Pour le Président de l’Oclei, « la lutte contre la corruption est irréversible ». «Contre la corruption, la communauté internationale est mobilisée avec la même ardeur que contre les plus grandes pandémies comme la poliomyélite, le paludisme ou la Covid-19. Corrompus et corrupteurs doivent être conscients de l’ampleur de cette mobilisation, avec l’O.n.u.d.c au centre à l’image de l’O.m.s pour les pandémies de santé publique».

<strong>Moussa Diarra</strong>

<strong>Peut-on combattre le fléau au Mali ?</strong>

H.N : ‘’Publier la liste des marchés publics’’

On dit que le premier ennemi de la corruption, c’est la transparence. J’ai suggéré plusieurs fois que des mesures soient prises pour que chaque année la liste des marchés passés par département ministériel et structure publique autonome soit rendue publique en indiquant les bénéficiaires desdits marchés et les montants.

Ces listes permettent de rendre transparents les marchés passés et de donner la possibilité de connaître les gros bénéficiaires des marchés publics et de pouvoir les suivre. Cette mesure va beaucoup aider à dissuader les mauvaises pratiques dans l’attribution des marchés publics et de préserver au grand jour les intérêts de l’Etat.

<strong>Malien Latika : ‘’Extirper ces acteurs de l’ombre…’’</strong>

Notre économie n’arrive pas à se développer, parce qu’il y’a des acteurs tapis dans l’ombre ceux-ci cassent les règles du jeu. Des fonctionnaires qui n’ont pas eu le courage ou les moyens d’être dans le privé. Ils profitent de leur poste pour se positionner pour les marchés à travers des prête-noms et la corruption pour se faire les poches. Les dés sont pipés.

Tout cela a pour conséquence la destruction de l’économie, mais aussi de l’emploi car ces types et leurs agents de main n’en créent pas et  détruisent au contraire le peu existant.

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Lutte contre la corruption : le ministre Ibrahim Ikassa Maiga lance la semaine nationale</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/lutte-contre-la-corruption-le-ministre-ibrahim-ikassa-maiga-lance-la-semaine-nationale-3045629.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 05 Dec 2023 01:34:13 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em><strong>Le ministre de la Refondation de l’Etat, chargé des relations avec les institutions, Ibrahim Ikassa MAÏGA, a lancé, ce lundi 4 décembre, l’édition 2023 de la semaine nationale de lutte contre la corruption. Un événement organisé par l’Office central de Lutte contre l’Enrichissement illicite (OCLEI).</strong></em>

<strong> </strong>« La Convention des Nations Unies contre la corruption a 20 ans : unir le monde contre la corruption ». Tel est le thème retenu par les Nations unies pour l’édition 2023 de la journée internationale de lutte contre la corruption. Selon Moumouni Guindo, président de l’OCLEI, l’objectif visé par ce thème est de <em>« sensibiliser le plus possible sur les conséquences néfastes de la corruption et faire connaître le rôle de la prévention dans la lutte contre le phénomène ».</em>

<strong> </strong>Selon une étude faite en 2016 par le projet JUPREC, 86% des jeunes maliens sont indifférents à la corruption. Pour le président de l’OCELI, il s’agit d’autant de jeunes qui ont besoin d’être sensibilisés sur la gravité de la corruption et l’enrichissement illicite. <em>« La corruption a des impacts négatifs sur tous les aspects de la société. Elle compromet le développement social et économique et sape les institutions démocratiques et l'Etat de droit. Elle est l’un des obstacles majeurs au développement de notre pays », </em>a indiqué Moumouni Guindo, dans mon mot de cadrage.

Dans son discours, le ministre Ibrahim Ikassa MAÏGA a souligné les efforts du gouvernement à lutter contre la corruption au Mali. Il a souligné l’élaboration de la stratégie nationale de lutte contre la corruption et son plan d’actions, mais également la création de l’Agence de recouvrement et de gestion des Avoirs saisis ou criminels. « Ce sont là deux outils importants pour faire échec à la corruption et l’enrichissement illicite dans notre pays », a expliqué le ministre de la Refondation de l’Etat.

Parce que la lutte contre la corruption est l’affaire de tous, l’OCLEI a prévu une série d’activités au profit, spécifiquement, des journalistes, acteurs de la société civile et structures de contrôle sur des thématiques en rapport avec le thème central. L’OCLEI organise l’édition de 2023, en partenariat avec l’Ambassade du Royaume des Pays-Bas à travers le Programme de Lutte contre l’Enrichissement illicite (LucCEI), le LUCEG et le PNUD.

<strong>Mamadou TOGOLA/maliweb.net</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Rapports 2022 BVG&#45;OCLEI :  La saignée de trop !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/rapports-2022-bvg-oclei-la-saignee-de-trop-3045489.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/rapports-2022-bvg-oclei-la-saignee-de-trop-3045489.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/12/Oclei-Assimi.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 04 Dec 2023 09:02:13 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Malgré la présence des structures pour lutter contre la corruption, le Malien reste égal à lui-même: celui d’un croqueur de l’argent public. Les rapports 2022 du Bureau du Vérificateur général (BVG), </strong><strong>de l’Office central de lutte contre l’enrichissement illicite (OCLEI) laissent perplexe plus d’un. Une véritable saignée de notre Trésor public:</strong><strong> 700 milliards de F CFA, </strong><strong>23 milliards 855 millions de FCFA</strong><strong> siphonnés</strong><strong>. Ils ont été remis au chef de l’État, le colonel Assimi Goïta, à Koulouba, en l’espace de deux (02) semaines. Tous les regards sont maintenant tournés vers le président de la transition. Révèlera- t- il le défi sur cet autre front ?</strong>

Placé sous le signe de la refondation, le Mali Kura est plus que jamais miné par une corruption silencieuse dont les concepteurs de ce slogan somnolant sont les plus touchés par cette gabegie. Les rapports 2022 du Bureau du Vérificateur général (BVG) et de l’Office central de lutte contre l’enrichissement illicite (OCLEI) donnent des larmes aux yeux. Des femmes et des hommes, censés tournés la page de plus de trente ans de prédation, de ponction, de clientélisme, sont mouillés. La période 2020, 2021 et 2022 des deux (02) rapports les incrimine. Elle couvre l’arrivée des militaires au pouvoir (août 2020) et la nomination en 2021 de Choguel Kokalla Maïga comme Premier ministre, l’homme qui a mis au cœur de son dispositif de discours populistes et propagandistes, le slogan «<strong>Mali Kura</strong>».

Arrivés au pouvoir en août 2020 pour assainir la situation politico- économique du pays, malminé par une mauvaise gouvernance instaurée en système de gestion durant plus de trois décennies par une cohorte d’apatrides agissant au nom d’une démocratie importée et jeter les bases d’un véritable décollage économique, les militaires et leurs complices civils se sont bien «<strong>sucrés</strong>». À l’instar des démocrates prédateurs, ils ont eux aussi croqué des milliards, sortis des caisses de l’État pour satisfaire les besoins fondamentaux des Maliens, comme si le Mali Kura est tombé dans les oubliettes. Cet énorme gâchis contre le peuple malien était inimaginable sous cette transition, dont l’un des slogans phares était la restauration de l’honneur et de la dignité des Maliens. Ensuite, les déclarations fracassantes et de dénonciations des cas de corruption et de détournements de deniers publics durant le règne de des démocrates donnaient l’assurance au peuple malien que le Premier ministre Maïga était l’homme de la situation pour lutter efficacement contre la corruption et la délinquance financière.

Mais voilà. Ces deux (02) rapports bafouent de nouveau l’honneur et la dignité des Maliens qui sont surpris de la saignée de notre Trésor public. Dans le rapport 2022 du BVG, 700 milliards de F CFA ont été siphonnés par certains de nos compatriotes pour leur propre compte. Quant à celui de l’OCLEI, nous vous invitons à lire: «<em>Au titre de la contribution à la répression, de 2019 à 2022, l’OCLEI a transmis à la justice 23 dossiers pour <strong>23 milliards 855 millions de FCFA</strong>, soit en moyenne plus d’un milliard de francs CFA par dossier. </em>

<em>Dans ces dossiers, les enquêtes de l’OCLEI ont identifié 503 biens immobiliers présumés illicitement acquis, à savoir : <strong>124 maisons d’habitation, 29 bâtiments commerciaux ou professionnels, 285 parcelles et 65 concessions rurales totalisant 181 hectares. </strong></em>

<em>Le montant total des fonds, présumés illicites identifiés sur les comptes bancaires des <strong>23 personnes, s’élève à 21 milliards 335 millions de francs CFA alor</strong>s que, dans la même période, leurs revenus légitimes s’élèvent à <strong>1 milliard 106 millions de F CFA</strong>. </em>

<em>Les personnes concernées proviennent de différentes couches socioprofessionnelles: gouvernement, élus, administration générale, administrations financières, justice, armée, affaires étrangères, établissements publics, etc.».</em>

Ils mettent à nu l’incapacité d’un gouvernement à lutter contre les nouveaux prédateurs qui brandissent les banderoles sur lesquelles on peut lire: ‘‘<strong>Souveraineté retrouvée</strong>’’, ‘‘<strong>Retour à nos valeurs</strong>’’, ‘‘<strong>Restauration de l’honneur et de la dignité du peuple malien</strong>’’. Nous pensons que ceux qui s’adonnent à de tels crimes ne sauraient incarnés le Mali Kura.

Ce crime commis par les porteurs du slogan «<strong>Mali Kura</strong>» contre le peuple malien restera-t-il impuni ? La balle est dans le camp du colonel Assimi Goïta, président de la transition malienne. Il est impératif pour qu’il relève ce défi pour redonner son blason sur ce front dont il a promis au peuple qu’il ne protégera personne. Trop, c’est trop. Le peuple malien est toujours victime de ses propres fils. Il est temps d’arrêter cette saignée de trop pour fonder un autre Mali pour le bien de nous tous.

<strong>Yoro SOW</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Le président de l&amp;apos;OCLEI lors de la remise de son  rapport 2022 Au Colonel Assimi Goïta :  &amp;quot;De 2019 à 2022, l&amp;apos;Oclei a transmis à la justice 23 dossiers pour 23 milliards 855 millions FCFA&amp;quot; &amp;quot;503 biens immobiliers présumés illicitement acquis et plus  de 1000 écoles fonctionnent avec des arrêtés présumés faux&amp;quot;</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/le-president-de-loclei-lors-de-la-remise-de-son-rapport-2022-au-colonel-assimi-goita-de-2019-a-2022-loclei-a-transmis-a-la-justice-23-dossiers-pour-23-milliards-855-millions-fcfa-503-bi-3045282.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/le-president-de-loclei-lors-de-la-remise-de-son-rapport-2022-au-colonel-assimi-goita-de-2019-a-2022-loclei-a-transmis-a-la-justice-23-dossiers-pour-23-milliards-855-millions-fcfa-503-bi-3045282.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 02 Dec 2023 01:41:02 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Après le Vérificateur général, Samba A. Baby, ce fut le tour du président de l'Office central de lutte contre l'enrichissement illicite (Oclei) Moumouni Guindo de remettre officiellement son rapport 2022 au président de </em></strong><strong><em>la Transition, le colonel Assimi Goïta, le mardi 28 novembre 2023. Dans ce rapport, il ressort que "les enquêtes de l'Oclei ont identifié 503 biens immobiliers présumés illicitement acquis, à savoir : 124 maisons d'habitation, 29 bâtiments commerciaux ou professionnels, 285 parcelles et 65 concessions rurales totalisant 181 hectares. Le montant total des fonds, présumés illicites identifiés sur les comptes bancaires des 23 personnes, s'élève à 21 milliards 335 millions de F CFA alors que, dans la même période, leurs revenus légitimes s'élèvent à 1 milliard 106 millions de F CFA. Les personnes concernées proviennent de différentes couches socioprofessionnelles : gouvernement, élus, administration générale, administrations financières, justice, armée, affaires étrangères, établissements publics, etc." Selon Moumouni Guindo, "le Conseil de l'Oclei veille au respect scrupuleux des principes du contradictoire, de la présomption d'innocence et de la confidentialité dans la réalisation des enquêtes ". Voici le discours intégral du président de l'Oclei lors de la remise de son rapport 2022 au président de la Transition. </em></strong>

Au nom des membres et du personnel de l'Office central de lutte contre l'enrichissement illicite (Oclei), je voudrais vous remercier de l'insigne honneur que vous me faites de pouvoir vous remettre solennellement les documents majeurs ci-après produits par notre service :

- le rapport annuel 2022 de l'Oclei ;

- une étude sur les techniques de l'enrichissement illicite dans l'administration publique au Mali ;

- une étude sur la stratégie d'implication des secteurs dans les activités de prévention et de lutte contre l'enrichissement illicite au Mali ;

- et un rapport d'analyse des subventions accordées aux établissements privés d'enseignement secondaire général, technique et professionnel.

<strong>Monsieur le Président de la Transition,</strong>

L'Oclei est chargé de mettre en œuvre l'ensemble des mesures de lutte contre l'enrichissement illicite envisagées aux niveaux national, sous-régional, régional et international.  A ce titre, l'Oclei mène des activités de prévention de l'enrichissement illicite par l'information et la sensibilisation ; il contribue à la répression du phénomène à travers des enquêtes ; il assure la promotion de la collaboration interservices et de la coopération internationale ; il réalise diverses études et analyses afin de formuler des recommandations d'amélioration de la gestion publique. En outre, il est chargé d'exploiter les déclarations de biens.

L'Oclei repose sur un organe collégial composé de six représentants de l'Etat et de six représentants de la société civile au sens large. Les douze membres, dont le Président, forment le conseil de l'Oclei et prennent ensemble toutes les décisions relatives aux actions de prévention et de lutte contre la corruption et l'enrichissement illicite.

<strong>Monsieur le Président,</strong>

Dans le cadre du présent rapport annuel, l'Oclei a contribué à l'atteinte de trois résultats significatifs de niveau stratégique.

Premièrement, suite à une étude qu'il a fait faire en 2019 sur <strong>"La consolidation de l'amélioration de la bonne gouvernance"</strong>, l'Oclei a mené un intense plaidoyer pour l'inscription du principe de la lutte contre la corruption et l'enrichissement illicite dans la nouvelle Constitution du Mali, notamment avec le soutien de Monsieur le Ministre de la Refondation de l'Etat, chargé des Relations avec les institutions. Ce plaidoyer a produit son effet avec une affirmation forte de la volonté politique de s'attaquer à ce fléau, comme en témoigne le préambule de la Constitution du 22 juillet 2023 qui énonce explicitement :<strong> "Le Peuple souverain du Mali, […] Considérant que la corruption et l'enrichissement illicite compromettent les efforts de développement du pays ;</strong>

<strong>[…] S'engage à entreprendre toutes actions nécessaires pour lutter contre la corruption et l'enrichissement illicite et promouvoir la bonne gouvernance".</strong>

Cette disposition avant-gardiste fait entrer le Mali dans le cercle très restreint des pays qui ont gravé le principe de la lutte contre la corruption et l'enrichissement illicite dans le marbre de la Constitution.

Deuxièmement, l'Oclei a activement suscité et pleinement soutenu auprès du gouvernement l'élaboration de la Stratégie nationale de lutte contre la corruption au Mali. Ce document, récemment adopté par le conseil des ministres, permet à notre pays de disposer d'un cadre unique de référence des actions de lutte contre la corruption.

Troisièmement, l'Oclei a suscité et fortement appuyé auprès de Monsieur le Ministre de la Justice et des Droits de l'Homme la création de l'Agence de recouvrement et de gestion des avoirs saisis ou confisqués, qui, à son tour, assurera une meilleure gestion des biens placés sous <strong>"main de justice"</strong>, notamment à l'issue des enquêtes de l'Oclei et des structures de contrôle.

<strong>Monsieur le Président,</strong>

Dans la période sous revue, l'Oclei a réalisé de nombreuses actions de niveau opérationnel dont les plus importantes sont présentées ci-après.

Au titre de la prévention, l'Oclei a mené 23 activités de sensibilisation à travers le Mali. Ces activités ont directement touché 2063 personnes de toutes les couches socioprofessionnelles.

Au titre de la contribution à la répression, de 2019 à 2022, l'Oclei a transmis à la Justice 23 dossiers pour 23 milliards 855 millions de F CFA, soit en moyenne plus d'un milliard de francs CFA par dossier.

Dans ces dossiers, les enquêtes de l'Oclei ont identifié <strong>503 biens immobiliers présumés illicitement acquis, à savoir : 124 maisons d'habitation, 29 bâtiments commerciaux ou professionnels, 285 parcelles et 65 concessions rurales totalisant 181 hectares.</strong>

Le montant total des fonds, présumés illicites identifiés sur les comptes bancaires des <strong>23 personnes, s'élève à 21 milliards 335 millions de F CFA</strong> alors que, dans la même période, leurs revenus légitimes s'élèvent à 1 milliard 106 millions de F CFA.

Les personnes concernées proviennent de différentes couches socioprofessionnelles : gouvernement, élus, administration générale, administrations financières, justice, armée, affaires étrangères, établissements publics, etc.

Le Conseil de l'Oclei veille au respect scrupuleux des principes du contradictoire, de la présomption d'innocence et de la confidentialité dans la réalisation des enquêtes.

Au titre des déclarations de biens, à la date du <strong>31 décembre 2022, l'Oclei a exploité 2842 déclarations de biens</strong>. Il a mis en œuvre un système de codification et d'archivage, qui améliore considérablement le traitement, l'exploitation et la confidentialité des déclarations de biens.

Cependant, l'Oclei constate une baisse drastique du nombre des déclarations de biens déposées à la Cour suprême.

Au titre de la collaboration et de la coopération, l'Oclei a établi en octobre 2018 un protocole d'accord de collaboration avec la Cour suprême du Mali. D'autres protocoles de partenariat seront signés bientôt, notamment avec l'Université des sciences juridiques et politiques de Bamako, l'Ecole nationale d'administration, le Centre de formation des collectivités territoriales et l'Institut national de formation judiciaire. Au niveau international, l'Oclei a signé, à nos jours, 7 protocoles d'accord de partenariat avec ses homologues d'Afrique et d'Europe.

Le Mali, à travers le président de l'Oclei, a été le vice-président du Réseau des institutions nationales de lutte contre la corruption d'Afrique de l'Ouest (RINLCAO). Depuis juin 2022, il assume la charge de 1er vice-président de l'Association des autorités anti-corruption d'Afrique (AAACA).

A l'issue des travaux de la 6e Assemblée générale de cette association, tenue en Afrique du Sud, en juillet 2023, le Mali a été unanimement désigné par les 39 pays représentés pour abriter la 7e Assemblée générale prévue pendant le premier semestre de l'année 2024. Ce choix salue le leadership de notre pays dans la lutte contre la corruption et l'enrichissement illicite.

Par ailleurs, l'Oclei a organisé, à Bamako, du 20 au 22février 2023, la 2e édition de la Conférence de haut niveau sur la lutte contre la corruption en Afrique, sur le thème : <strong>"Lutte contre la corruption : nouvelles dynamiques, recouvrement d'avoirs illicites, coopération internationale"</strong>. Trente-six (36) pays ont participé à cette rencontre.

La conférence de Bamako a recommandé aux États africains, entre autres :

- de mettre l'accent sur l'enseignement des valeurs sociales africaines dans les langues maternelles, en particulier à travers des programmes d'éducation civique et morale réhabilités ;

- de renforcer les capacités des structures de lutte contre la corruption ;

- de mettre en œuvre les mécanismes de sanction et de lutte contre l'impunité ;

- de renforcer la synergie entre les structures de contrôle, les organismes de lutte contre la corruption et l'enrichissement illicite et les autres acteurs, à travers la mise en place de cadres de concertation et de coordination. D'ores et déjà, le Mali a pris une option stratégique pour la mise en œuvre de ces recommandations, notamment à travers la valorisation de nos langues nationales érigées en langues officielles dans la nouvelle Constitution.

Pour capitaliser l'expérience de la conférence de haut niveau de Bamako, l'Oclei sollicite l'appui des hautes autorités maliennes pour organiser une nouvelle éditiontous les deux ans, faisant ainsi de notre pays un carrefour international de la lutte contre la délinquance financière.

Au titre des études, l'Oclei a réalisé des études conduites par des cabinets de consultation sélectionnés conformément au code des marchés publics. Chaque rapport d'étude est validé par un atelier national auquel sures fortes pour améliorer la gouvernance du secteur de l'éducation nationale.

C'est dans ce cadre que l'Oclei recommande aux autorités, entre autres :

- de procéder à un contrôle administratif systématique des actes de création et d'ouverture des établissements privés de l'enseignement secondaire général, technique et professionnel sur l'ensemble du territoire ;

- de veiller au strict respect des dispositions règlementaires en matière d'orientation et de réorientation des élèves dans les établissements privés ;

- d'adopter un plan de progression du nombre d'établissements secondaires publics ;

- de procéder à la fermeture de tous les établissements privés ne remplissant pas rigoureusement les conditions d'exercice ;

- de traduire en justice les auteurs, coauteurs et complices de la production et de l'utilisation des arrêtés présumés faux.

Au titre de l'évaluation des activités de lutte contre la corruption et l'enrichissement illicite. En 2022, l'Oclei a reçu et analysé 32 rapports produits par les structures de contrôle et de régulation. L'analyse de ces rapports fait ressortir des irrégularités financières pour un montant de 188 milliards 876 millions de F CFA, 1166 irrégularités administratives et 88 manquements aux exigences de performance.

L'Oclei recommande, entre autres, de valoriser le contrôle interne, les inspections et le Contrôle général des Services publics, pour favoriser la prévention ; etde doter les juridictions de moyens logistiques, financiers et humains pour diligenter le traitement des dossiers.

L'Oclei remercie et invite les structures impliquées dans la lutte contre l'enrichissement illicite à lui transmettre leurs rapports pour lui permettre, conformément aux textes, de procéder à une évaluation rigoureuse des activités de lutte contre la corruption et l'enrichissement illicite et, ainsi, de formuler des recommandations pertinentes dans l'esprit d'une synergie d'actions, gage d'efficacité et d'efficience dans le noble combat contre le phénomène.

L'Oclei évolue malheureusement dans un environnement national ambigu face à la corruption. En effet, ses enquêtes sont ralenties par diverses obstructions qui perdurent.

<strong>Monsieur le Président,</strong>

L'Oclei est aujourd'hui en phase de croissance, une phase qui requiert l'accroissement de ses ressources humaines et le renforcement de ses moyens logistiques, techniques et technologiques.

A ce titre, permettez-moi, Monsieur le Président, de remercier le gouvernement qui, à travers Monsieur le Ministre de l'Economie et des Finances, accordedes moyens permettant à l'Oclei de maintenir sa croissance. Le Conseil de l'Oclei sait compter sur ce soutien constant pour que la construction de son siège soit une réalité dans les prochains mois.

<strong>Monsieur le Président,</strong>

Votre soutien réaffirmé à l'Oclei nous réconforte dans la vision que la lutte contre la corruption et l'enrichissement illicite est un pilier du changement dans la gouvernance de notre pays. Dans votre discours d'investiture du lundi 7 juin 2021, Vous avez promis aux Maliennes et aux Maliens une gouvernance économique et financière vertueuse et une meilleure distribution des services publics. Vous pouvez compter sur l'Oclei pour relever ce défi.

Au nom du Conseil et du personnel de l'Oclei, et à mon nom propre, Je vous remerciede Votre Haute attention".

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</item>

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<title>Remise du rapport annuel 2022 de l’OCLEI  au président de la transition :  Assimi Goïta déplore la diminution  des demandes de déclaration des biens  Il encourage l&amp;apos;Oclei à intensifier les activités de sensibilisation pour éradiquer ce fléau</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/remise-du-rapport-annuel-2022-de-loclei-au-president-de-la-transition-assimi-goita-deplore-la-diminution-des-demandes-de-declaration-des-biens-il-encourage-loclei-a-intensifier-les-ac-3045315.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 02 Dec 2023 01:24:39 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le colonel Assimi Goïta a salué les efforts de l'Oclei dans la lutte contre la corruption et l'enrichissement illicite, soulignant les conséquences de la corruption sur la bonne gouvernance et le développement national. Reconnaissant les défis auxquels l'Oclei est confronté, le chef de l'Etat a appelé à une rupture dans la gouvernance par une lutte sans complaisance contre l'impunité, la corruption, et l'enrichissement illicite en République du Mali.</em></strong>

Le mardi 28 novembre 2023, le colonel Assimi Goïta, président de la Transition, chef de l'Etat, a présidé la cérémonie de remise du rapport annuel 2022 de l'Office central de lutte contre l'enrichissement illicite (Oclei), dans la salle des banquets de Koulouba. On y notait la présence du Premier ministre, du ministre d'Etat en charge de l'Administration territoriale et de la Décentralisation, porte-parole du gouvernement, ainsi que du président du Conseil national de Transition (CNT) et certains membres du gouvernement. La présentation de ce rapport annuel a été assurée par Moumouni Guindo, président de l'Oclei, qui a exprimé sa gratitude envers le président de la Transition pour l'opportunité qu'il avait ainsi de présenter publiquement ce rapport. Moumouni Guindo a mis en avant l'innovation du rapport de cette année. Un document qui est accompagné de deux études et d'un rapport d'analyse. La première étude examine les techniques d'enrichissement illicite dans l'administration publique au Mali, la deuxième se penche sur la stratégie d'implication des différents secteurs publics dans la prévention et la lutte contre l'enrichissement illicite. Le rapport d'analyse sur les subventions accordées par l'État aux établissements privés d'enseignement secondaire général, technique et professionnel de 2017 à 2022 complète ces ajouts.

Le président de l'Oclei a profité de l'occasion pour rappeler les réalisations majeures de l'Office dans la lutte contre l'enrichissement illicite au Mali, mettant en lumière trois résultats significatifs : l'inscription de cette lutte dans la Constitution de juillet 2023, l'élaboration de la Stratégie nationale de lutte contre la corruption, et la création de l'Agence de Recouvrement et de Gestion des Avoirs saisis ou confisqués (ARGASC).

Au cours de la dernière année, l'Oclei a organisé 23 activités de sensibilisation à travers le Mali, touchant directement 2063 personnes de toutes les classes sociales. En ce qui concerne la répression, de 2019 à 2022, 23 dossiers, totalisant plus de 23 milliards de F CFA ont été transmis à la justice, conduisant à la saisie de 503 biens immobiliers, d'une valeur de plus de 20 milliards de F CFA. Au 31 décembre 2022, 2842 déclarations de biens ont été enregistrées. Toutefois, le président de l'Oclei déplore la diminution des demandes de déclaration au niveau de la Cour suprême. Malgré cela, il se réjouit des partenariats établis avec diverses structures, y compris au niveau régional, au cours de la période en revue.

Moumouni Guindo a souligné les défis liés à un environnement national ambigu en matière de corruption, rappelant l'engagement du chef de l'Etat dans la lutte contre la corruption depuis son investiture, en juin 2021. Il a ensuite remis le rapport 2022 au président de la Transition, qui a exprimé son plaisir de recevoir ce document.

Le colonel Assimi Goïta, chef de l'Etat, a salué les efforts de l'Oclei dans la lutte contre la corruption et l'enrichissement illicite, soulignant les conséquences de la corruption sur la bonne gouvernance et le développement national.

Reconnaissant les défis auxquels l'Oclei est confronté, le chef de l'Etat a appelé à une rupture dans la gouvernance par une lutte sans complaisance contre l'impunité, la corruption, et l'enrichissement illicite en République du Mali. Il a remercié le président de l'Oclei pour les résultats déjà obtenus tout en encourageant l'Office à intensifier les activités de sensibilisation pour éradiquer ce fléau. Cette cérémonie a pris par une photo de famille.

<strong>Source Présidence du Mali</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Koulouba | Remise du Rapport annuel 2022 de l’OCLEI au Président de la Transition</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/koulouba-remise-du-rapport-annuel-2022-de-loclei-au-president-de-la-transition-3044983.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/koulouba-remise-du-rapport-annuel-2022-de-loclei-au-president-de-la-transition-3044983.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/11/ASSIMI-OCLEI.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 29 Nov 2023 10:34:39 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le mardi 28 novembre 2023, Son Excellence le Colonel Assimi GOÏTA, Président de la Transition, Chef de l’État, a présidé la cérémonie de remise du rapport annuel 2022 de l’Office Central de lutte contre l’Enrichissement illicite (OCLEI), dans la salle des banquets de Koulouba. On y notait la présence du Premier ministre, du ministre d’État en charge de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, Porte-parole du Gouvernement, ainsi que du Président du Conseil national de Transition (CNT) et certains membres du Gouvernement.</strong>

La présentation de ce rapport annuel a été assurée par Moumouni GUINDO, Président de l’OCLEI, qui a exprimé sa gratitude envers le Président de la Transition pour l'opportunité qu’il avait ainsi de présenter publiquement ce rapport.

Moumouni GUINDO a mis en avant l'innovation du rapport de cette année. Un document qui est accompagné de deux études et d'un rapport d’analyse. La première étude examine les techniques d’enrichissement illicite dans l’administration publique au Mali, la deuxième se penche sur la stratégie d’implication des différents secteurs publics dans la prévention et la lutte contre l’enrichissement illicite. Le rapport d’analyse sur les subventions accordées par l’État aux établissements privés d’enseignement secondaire général, technique et professionnel de 2017 à 2022 complète ces ajouts.

Le Président de l’OCLEI a profité de l'occasion pour rappeler les réalisations majeures de l’Office dans la lutte contre l’enrichissement illicite au Mali, mettant en lumière trois résultats significatifs : l'inscription de cette lutte dans la Constitution de juillet 2023, l'élaboration de la Stratégie nationale de lutte contre la corruption, et la création de l’Agence de Recouvrement et de Gestion des Avoirs saisis ou confisqués (ARGASC).
Peut être une image de 4 personnes et estrade

Au cours de la dernière année, l’OCLEI a organisé 23 activités de sensibilisation à travers le Mali, touchant directement 2063 personnes de toutes les classes sociales. En ce qui concerne la répression, de 2019 à 2022, 23 dossiers, totalisant plus de 23 milliards de FCFA ont été transmis à la justice, conduisant à la saisie de 503 biens immobiliers, d'une valeur de plus de 20 milliards de FCFA.

Au 31 décembre 2022, 2842 déclarations de biens ont été enregistrées. Toutefois, le Président de l’OCLEI déplore la diminution des demandes de déclaration au niveau de la Cour suprême. Malgré cela, il se réjouit des partenariats établis avec diverses structures, y compris au niveau régional, au cours de la période en revue.

Moumouni GUINDO a souligné les défis liés à un environnement national ambigu en matière de corruption, rappelant l’engagement du Chef de l’État dans la lutte contre la corruption depuis son investiture, en juin 2021. Il a ensuite remis le rapport 2022 au Président de la Transition, qui a exprimé son plaisir de recevoir ce document.

Le Colonel Assimi GOÏTA, Chef de l’État, a salué les efforts de l’OCLEI dans la lutte contre la corruption et l’enrichissement illicite, soulignant les conséquences de la corruption sur la bonne gouvernance et le développement national.

Reconnaissant les défis auxquels l’OCLEI est confronté, le Chef de l’État a appelé à une rupture dans la gouvernance par une lutte sans complaisance contre l’impunité, la corruption, et l’enrichissement illicite en République du Mali. Il a remercié le Président de l’OCLEI pour les résultats déjà obtenus tout en encourageant l’Office à intensifier les activités de sensibilisation pour éradiquer ce fléau.
<p class="card-text"><strong>Source : Présidence</strong></p>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Rapport 2022  de l’OCLEI :  26,288 milliards FCFA de disparités décelées  sur les 196,095 milliards FCFA de subventions versées aux établissements  privés entre 2017 et 2021</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/rapport-2022-de-loclei-26288-milliards-fcfa-de-disparites-decelees-sur-les-196095-milliards-fcfa-de-subventions-versees-aux-etablissements-prives-entre-2017-et-2021-3044967.html</link>
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<pubDate>Wed, 29 Nov 2023 09:35:27 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le Rapport 2022 de l’Office Central de lutte contre l’Enrichissement Illicite publié, hier  mardi,  révèle de nombreuses  disparités  financières entre les données  fournies  par la Direction Générale du Budget  et  celles de la cellule de Planification  et des statistiques  durant la période 2017 à 2021. Le  montant s’élève  à 26 288 879 207 FCFA. </em></strong>

Pendant ces cinq dernières années, selon le rapport, l’Etat a versé la somme de 196,095 milliards FCFA aux établissements secondaires privés de l’Enseignement secondaire général, professionnel et technique, soit en moyenne 49,023 milliards FCFA.  Le  document de l’OCLEI  indique  que  ce  montant  peut permettre  à l’Etat  de  construire,  d’équiper et de  faire fonctionner chaque année un nouveau contingent de 80 lycées publics, toutes charges comprises dont les dépenses du personnel. Mais,  le rapport 2022 de l’office Central de Lutte Contre l’Enrichissement Illicite  a révélé des disparités  entre les paiements retracés par  la Direction Générale du Budget  et  ceux de la cellule de Planification  et des statistiques. « <em>Les paiements retracés par la Direction générale du Budget dépassent de 26,288 milliards FCFA ceux indiqués par la Cellule de Planification et de Statistique (CPS). Cette différence significative doit être expliquée par les services concernés</em> », a rapporté le rapport de l’OCLEI, précisant que « <em>Les investigations ont révélé d’importantes disparités entre les données des services techniques du Ministère de l’Education nationale et celles de la DGB qui centralise les situations d’exécution du budget. Les subventions décaissées suivant les données de la DGB s’élèvent à 196 095 864 207 FCFA alors que les montants communiqués par la CPS  s’établissent à 169 806 985 000 FCFA »</em>.

[caption id="attachment_3044972" align="aligncenter" width="680"]<img class="size-full wp-image-3044972" src="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/11/OCLEI-Moumouni.jpg" alt="" width="680" height="370" /> Le président de l'OCLEI, Moumouni Guindo[/caption]

Par ailleurs, le rapport soutient  que le nombre des établissements secondaires privés est passé de 1 147 en 2016 à 2 421 en 2021, soit une augmentation de 111% en 5 ans. Ce nombre dépasse de  loin le nombre d’établissements secondaires publics  qui  demeurent 111 sur l’ensemble du territoire national. Parmi  ces établissements  privés,  le rapport de l’OCLEI a dénombré 1 077 écoles secondaires privées fonctionnant grâce à des arrêtés présumés faux. « <em>Les subventions versées à 236 de ces établissements s’élèvent à 15,565 milliards de FCFA de 2017-2018 à 2020-2021. Plusieurs de ces écoles ont pour promoteurs des fonctionnaires du Ministère de l’Education nationale », </em>déplore   le rapport<em>. </em>

<strong><img class="aligncenter size-full wp-image-3044974" src="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/11/OCLEI-assistance-gouv.jpg" alt="" width="650" height="366" />19 établissements privés sans arrêté d’ouverture</strong>

Poursuivant les investigations l’OCLEI  a  également  décelé  19 établissements privés fonctionnant sans arrêté d’ouverture.  Ils possèdent un  arrêté de création, mais pas d’arrêté d’ouverture  et  ont reçu 12 002 élèves de l’Etat et des subventions y afférentes pour un montant de 2 065 363 000 FCFA  entre 2017-2021.

Au regard de toutes ces anomalies décelées, le  rapport de l’OCLEI a déploré  dans ses recommandations la méthode actuelle d’orientation des élèves de l’Etat vers les établissements privés. « <em>Elle n’est pas de nature à assurer une saine gestion des ressources publiques. Les dysfonctionnements ont atteint un seuil alarmant. Il convient d’adopter des mesures fortes pour améliorer la gouvernance du secteur sans compromettre les équilibres macroéconomiques », </em>a exhorté  le rapport, insistant que ces mesures, qui entrent dans le cadre de la prévention et de la lutte contre la corruption et l’enrichissement illicite, permettront d’améliorer l’emploi des ressources publiques.

Egalement, le  rapport de l’OCLEI  a  recommandé des mesures  de représailles contre les  auteurs de cette forfaiture. Au nombre desquelles, l’on retient  l’adoption d’ un plan de progression du nombre d’établissements secondaires publics, la fermeture de tous les établissements privés ne remplissant pas rigoureusement les conditions d’exercice, le recouvrement des sommes indument perçues par les établissements se prévalant d’arrêtés présumés faux et la  traduction en justice des auteurs, coauteurs et complices de la production et de l’utilisation des arrêtés présumés faux.

<strong> Siaka DIAMOUTENE/Maliweb.net</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Gouvernement, élus, administration, justice, armée…  Pris dans un immense scandale de corruption</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/gouvernement-elus-administration-justice-armee-pris-dans-un-immense-scandale-de-corruption-3044930.html</link>
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<pubDate>Wed, 29 Nov 2023 01:38:45 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Informateur</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Des cadres de différentes couches professionnelles sont mis en cause dans une affaire de fraude et de corruption portant sur plus de 23 milliards  de F CFA entre 2019 et 2022.</em></strong>

L’Office central de lutte contre l’enrichissement illicite (OCLEI) a engagé des poursuites contre des personnes provenant de différentes couches socioprofessionnelles  constituées de membres des gouvernements successifs, élus, agents d’administrations générale et financières, justice, armée, affaires étrangères, établissements publics.

A l’origine, un énorme scandale de fraude et de corruption portant sur des montants faramineux de l’ordre de plus de 23 milliards de F CFA. En tout, 23 dossiers ficelés faisant état de présumés avoirs décelés dans des comptes bancaires de 23 personnes d’un montant dépassant 214 milliards de nos francs.

Au cœur de l’affaire  révélée dans son dernier rapport remis hier au président de la transition, Assimi Goïta l’exploitation de 2.812 déclarations de biens qui sont en net recul.

Aujourd'hui, le moins que l'on puisse dire est que la corruption, la concussion, l’avidité, la cupidité et les détournements des deniers publics ont atteint leur

point culminant. On pourrait même dire qu'ils sont institutionnalisés. Jamais le pays n'a été aussi pillé et le peuple aussi exploité. De temps en temps, la presse et les institutions de lutte contre l’enrichissement illicite scandalisées, finissent par donner des détails troublants. En dépit des freins, le commun des mortels sait que la corruption est devenue un sport national.

<strong>Comment panser les plaies ?</strong>

<strong> </strong>L’OCLEI ne se contente point d’enfoncer son stylo à bille dans la plaie ouverte, mais son combat le pousse à commanditer des études dont une rapporte dans les détails les techniques d’enrichissement illicite dans l’administration publique malienne. Avec à la clef une pile de recommandations à l’endroit des autorités qui vont de l’allègement, voire la suppression des privilèges de juridiction et les immunités dans les dossiers de délinquance financière ( une préoccupation prise en compte dans la nouvelle loi fondamentale) , au renforcement de la capacité des services domaniaux et fonciers dans la gestion de leurs archives, en passant la mise en place d’un cadre juridique de protection des lanceurs d’alerte et d’autre acteurs de la lutte contre la corruption, assortie de levée des obstacles à l’accès de l’OCLEI aux documents domaniaux et fonciers.

Une seconde étude a identifié une méthodologie objective et systématique de réparation annuelle des actions de lutte contre l’enrichissement illicite entre les différents secteurs de l’action publique.

Le chapitre consacré aux subventions étatiques accordées aux établissements secondaires privés renvoie en dernière analyse à l’interrogation : à qui profite la dépense d’éducation tournée vers l’enseignement privé sous contrat ? D’un point de vue descriptif, ces questions supposent de considérer les investissements respectivement consentis par l’État.  Il convient de rappeler le besoin scolaire reconnu couplé à l’idée de  contribution privée au service public d’éducation  ou de  service privé d’utilité publique. On sait que cela est de plus en plus contesté, puisqu’on sait aujourd’hui, sous l’effet des pratiques le gros des effectifs sont dans les écoles secondaires (dont un millier fonctionne avec des arrêtés présumés faux) et de moins en moins dans les établissements publics. Il ressort des investigations menées que de 2017 à 2021, l’Etat a versé en moyenne aux privées 49, 600 milliards de CFA, un joli pactole suffisant pour bâtir et assurer le fonctionnement régulier de 80 nouveaux lycées.

En clair, le gouvernement doit porter  ici toute son attention sur les financements et leur destination, autrement dit changer le fusil d’épaule en construisant des écoles aux fins de réaliser de substantielles économies.

<strong>Ibrahim Yattara</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>La lutte contre la corruption :  Quelle leçon en tirer ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/la-lutte-contre-la-corruption-quelle-lecon-en-tirer-3043404.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 16 Nov 2023 07:41:33 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Cela fait quelques mois que des grosses  pointures du monde politique et des Affaires  sont interpellées et mises  sous mandat de dépôt, dans le cadre de la lutte contre la corruption. Ce sont réalité, des personnalités, des Hauts cadres et responsables administratifs et politiques ainsi que Hommes d’Affaires  qui sont interpellées. Et cela,  pour des  questions relevant de plusieurs domaines de gestion, tant dans le public  que  le privé. Le listing contient donc des élus, ministres, responsables  sportifs et même des diplomates.

Toutefois, nous n’avons pas le devoir de préciser que, seul le jugement pourra clairement déterminer leur culpabilité ou non. Voilà pourquoi, notre réflexion  va s'intéresser  strictement au sujet de leur interpellation. C'est  bien sûr de la lutte contre la corruption dont il s'agit. Ainsi,  la qualité des personnes interpellées dans ce cadre, donne véritablement un sens à la volonté et surtout, à la détermination des plus Hautes autorités de  la Transition, pour  mener  une lutte implacable contre la corruption et la délinquance financière.

Autrement dit, dans cette logique, personne ne pourrait être épargné. Et que chaque citoyen  pourrait bien répondre, un jour ou l’autre,  de la gestion faite du bien public, qu'il soit privé ou étatique. De même, vu le nombre actuel des grosses têtes interpellées et qui sont mises sous mandat de dépôt, l'on peut aisément s'interroger sur la définition de la conscience professionnelle. Sur la bonne  gouvernance dans la gestion du bien public.

Il  y a également la question de l'absence de la bonne moralité, du mental patriotique. Toutes  choses  qui mettent  en cause, voire renient  le principe de la confiance. Puisque sont nombreux sous mandat de dépôt,  ceux qui devraient  servir d'exemples  au niveau national,  notamment  compte  tenu de leurs qualités, grades et rangs.

Même si avant la fin du procès, nul ne peut être taxé  ou  qualifié de voleur, il est tout de même clair que le doute qui naît de leur arrestation, porte également atteinte à leur sérieux et crédibilité. De même que  cela projette une mauvaise image de toute la nation malienne  hors de nos frontières. D'ailleurs, le dernier scandale  qui concerne  le détournement de plusieurs camions citernes,  transportant du carburant  de l’EDM,  a mis au grand jour, l'existence de groupes et réseaux de  voleurs et escrocs qui pillent l'État  et la société de fournitures d’électricité, sans remords.

De toute façon, c’est déjà une bonne chose  que de grosses têtes soient actuellement sous mandat de dépôt. Encore qu’il  est à espérer que  d’autres  seraient bientôt sur la liste des personnes interpellées. Même si  certains ont réussi à fuir  hors du pays.  Mais pourrait-on imaginer développer une nation, si ceux qui  devraient  avoir  la confiance des populations, à tous hauts niveaux et dans presque tous les secteurs de responsabilités et d'activités,  s’adonnent  à détourner  les biens communs ?

Cette lutte contre la corruption, déclenchée par les Autorités de la Transition,  pourrait-elle  déboucher sur la moralisation  du  citoyen malien  lambda, aux fins du changement positif de comportement ? Cette lutte pourrait-elle  servir  de base  à une bonne éducation dans la gestion du bien public ou privé ? Quoi qu’il  advienne, une chose est désormais certaine : les efforts  des Hautes Autorités,  pour la lutte contre la corruption,  sont à saluer et  encourager. Mais la question de changement de mentalité et de comportement dans un pays, est  perçue par un grand nombre d’individus  comme   le   rêve de quelqu’un  qui veut vider l'océan. Alors osons espérer le meilleur !

<strong>Monoko Toaly</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Rapport 2022 du bureau du BVG : L’envol de la corruption au Mali</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/rapport-2022-du-bureau-du-bvg-lenvol-de-la-corruption-au-mali-3043048.html</link>
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<pubDate>Mon, 13 Nov 2023 09:50:47 +0000</pubDate>
<dc:creator>Arc en Ciel</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le contenu du Rapport 2022 du Bureau du Vérificateur général révèle que la corruption se porte toujours à merveille au Mali. </em></strong>

<strong><em> </em></strong>La loi instituant le Vérificateur général invite à remettre chaque année au chef de l’Etat, un rapport faisant la synthèse des observations, analyses, critiques et suggestions pour la période de référence.  C’est pour accomplir ce devoir légal que le Végal a remis la semaine dernière une copie du rapport 2022 du Bureau du vérificateur général (BVG).

Le Rapport annuel 2022 prend en compte les saisines reçues des citoyens, des organisations de la société civile et du gouvernement. Il est riche de 36 missions de vérification et d’évaluation de politiques publiques qui ont concerné des services de l’Administration centrale, des organismes personnalisés, des collectivités territoriales, des projets et des politiques publiques. Ces missions se répartissent en 23 vérifications financières et de conformité ; 3 vérifications de performance ; 8 vérifications de suivi des recommandations ; 2 évaluations de politiques publiques.

Ces missions de vérification et d’évaluation de politiques publiques, affirment le Vérificateur général ont été ordonnées dans divers secteurs de la vie de la Nation, tels que la Santé, le Transport, la décentralisation, l’Energie et l’Eau, le Développement rural, l’Environnement, le Secteur minier et les technologies de l’Information et de la communication.

Le rapport annuel 2022 fait également état des activités de renforcement des capacités professionnelles du personnel et des partenariats et synergies développés, durant la période de référence.

Pour le Végal, les différentes vérifications menées au cours de l’année 2022, ont mis en relief <em>« un certain nombre de dysfonctionnements et de lacunes qui entament notamment l’image des entités auditées. Les vérifications financières et de conformité ont mis en exergue des irrégularités administratives et financières qui, en comparaison avec celles effectuées en 2021, sont presque tendancielles ».</em>

Les irrégularités administratives dit-il, feront l’objet de vérifications de suivi des recommandations par le Bureau.

Quant aux irrégularités financières, selon le rapport, elles ont fait l’objet de dénonciation et de transmission aux autorités judiciaires.

Certaines de ces irrégularités financières, en raison de leur caractère fiscal ou douanier, ont été transmises à la direction générale des Impôts ou à la direction générale des Douanes.

Ainsi, au cours de l’année 2022, le Bureau a transmis 21 dossiers au Président de la Section des Comptes de la Cour suprême. Pendant la même période, il a également dénoncé 22 dossiers aux Procureurs de la république près les Tribunaux de Grande instance de la Commune III du district de Bamako, de Kayes et de Mopti, chargés du Pôle Economique et Financier.

En outre, compte tenu de leur caractère fiscal ou douanier, 3 dossiers ont été transmis à la direction générale des Impôts pour redressement et recouvrement des droits d’enregistrement et des redevances de régulation et 1 dossier à la direction générale des Douanes pour recouvrement de droits.

<strong>Situation des dénonciations</strong>

La situation des dénonciations se présente comme suit : 17 dossiers au Procureur de la République près le Tribunal de Grande instance de la Commune III du District de Bamako, chargé du Pôle économique et financier ; 2 dossiers au Procureur de la République près le Tribunal de Grande instance de Kayes, chargé du Pôle économique et financier ; 3 dossiers au Procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance de Mopti, chargé du Pôle économique et financier.

Les exemplaires des 22 dossiers ont été transmis au directeur général du Contentieux de l’Etat pour suivi et défense des intérêts de l’Etat.

L’évolution de la situation de traitement de ces dossiers se présente comme suit : sur les 17 dossiers dénoncés au Procureur de la République près le Tribunal de Grande instance de la Commune III du District de Bamako, chargé du Pôle économique et financier, 8 ont fait l’objet d’ouverture d’enquête et se trouvent au niveau de la brigade économique et financière et les 9 autres sont en cours de traitement ; les 2 dossiers dénoncés au Procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance de Kayes, chargé du Pôle économique et financier, sont en cours de traitement ; les 3 dossiers dénoncés au Procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance de Mopti, chargé du Pôle économique et financier, sont également en cours de traitement.

Il faut signaler que la création et l’opérationnalisation, en 2023, du Pôle national économique et financier apporte une célérité notoire dans le traitement des dénonciations, a laissé entendre le Végal.

<strong>Suite judiciaire transmis à la Cour suprême </strong>

En ce qui concerne les suites judiciaires des dossiers transmis au Président de la Section des Comptes de la Cour Suprême : 5 dossiers ont été déférés au Parquet Général de la Cour Suprême, et 11 ont fait l’objet d’examen par les Chambres de la Section des Comptes.

S’agissant des vérifications de suivi de la mise en œuvre des recommandations, au nombre de 8, elles ont porté sur les recommandations de vérifications réalisées en 2018, 2019 et 2020. Ces missions totalisent 130 recommandations sur lesquelles 30 sont non applicables.

Ainsi, le suivi des 100 recommandations applicables a donné les résultats ci-après : 56 entièrement mises en œuvre, soit 56% ; 13 partiellement mises en œuvre, soit 13% ; 31 non mises en œuvre, soit 31%.

<strong>Taux des recommandations  56%</strong>

A l’analyse, le taux des recommandations entièrement mises en œuvre est passé de 52,58 % en 2021 à 56% en 2022.

La loi qui institue le Vérificateur Général offre à nos compatriotes la possibilité de saisir le Bureau chaque fois qu’ils souhaitent une vérification en lui fournissant les informations nécessaires. Dans cette optique, le Bureau a reçu, en 2022, 41 saisines provenant du Gouvernement, des citoyens et des associations de lutte contre la corruption et la délinquance financière. La situation de ces saisines se présente comme suit : 7 ont fait l’objet de programmation de mission de vérification ; 9 ont été classées ; 25 sont en cours de traitement.

<strong>Djibril Diallo</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Rapport annuel 2022 du BVG remis au président Assimi Goïta :  22 dossiers transmis au procureur</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/rapport-annuel-2022-du-bvg-remis-au-president-assimi-goita-22-dossiers-transmis-au-procureur-3042513.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 08 Nov 2023 11:40:41 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le Vérificateur général Samba Alhamdou Baby a solennellement remis son rapport annuel 2022 au président de la Transition, le vendredi dernier à Koulouba.</em></strong>

A cette occasion, le Vérificateur général a soutenu que <em>"les actions vigoureuses de lutte contre la corruption et la délinquance économique et financière engagées, se concrétisent de jour en jour et consolident la refondation de l’Etat"</em>, avant d’ajouter qu’en 2022, il a réalisé 36 missions qui se répartissent en 23 vérifications financières et de conformité, 3 vérifications de performance, 8 vérifications de suivi des recommandations et 2 évaluations de politiques publiques.

<em>"Sur le dix-sept dossiers dénoncés au procureur de la République près le Tribunal de grande instance de la Commune III du district de Bamako, chargé du Pôle économique et financier, huit ont fait l’objet d’ouverture d’enquête et se trouvent au niveau de la brigade économique et financière et les neuf autres sont en cours de traitement. Les deux dossiers dénoncés au procureur de la République près le Tribunal de grande instance de Kayes chargé du Pôle économique et financier sont en cours de traitement ;  les trois dossiers dénoncés au procureur de la République près le Tribunal de grande instance de Mopti, chargé du Pôle économique et financier, sont également en cours de traitement"</em>.

En retour, Assimi Goïta a exprimé <em>"toute notre fierté pour le travail abattu qui vous a permis de mettre en exergue les dysfonctionnements et les faiblesses constatés dans la gestion publique des entités ayant fait l’objet de vos vérifications et évaluations publiques en 2022</em>"<em>.</em>

Le chef de l’Etat a ajouté qu’il <em>"apprécie et encourage la synergie d’actions avec les autorités judiciaires et la direction générale du Contentieux de l’Etat dans le cadre de la lutte contre la corruption".</em>

En ce qui concerne les transmissions et dénonciations en 2022, le Végal a transmis 21 dossiers au président de la Section des comptes de la Cour suprême et dénoncé 22 dossiers aux procureurs de la République près les Tribunaux de grande instance de la Commune III du district de Bamako, de Kayes et de Mopti, chargés des Pôles économiques et financiers.

Des exemplaires des 22 dossiers ont été transmis au directeur général du Contentieux de l’Etat pour suivi et défense des intérêts de l’Etat.

Par ailleurs, le président de la Section des comptes de la Cour suprême a communiqué par écrit au Bureau la situation des suites judiciaires des transmissions reçues. A ce niveau, cinq  dossiers ont été déférés au Parquet général de la Cour suprême et onze ont fait l’objet d’examen par les chambres de la Section des comptes dont deux par la Chambre de contrôle et de jugement des comptes des organismes personnalisés ; huit par la Chambre de contrôle et de jugement des comptes des collectivités territoriales ; un par la Chambre de contrôle et de jugement des opérations financières des institutions de la République et des administrations de l’Etat et cinq sont en instruction par les conseillers rapporteurs devant lesquels comparaissent les personnes poursuivies.

Ces résultats sont le fruit des rapports synergiques entre les autorités judiciaires et le Bureau, suite notamment à l’adoption et à la promulgation de la nouvelle loi régissant le Vérificateur général.

Après cette cérémonie solennelle, le Vérificateur général remettra dans les jours à venir son rapport annuel 2022 au Premier ministre, chef du gouvernement et au président du Conseil national de Transition. Il le présentera aussi au président de la Cour suprême.

<strong>Source</strong>

<strong><em>Cellule de Communication du BVG</em></strong>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Les Communes Rurales de Tièmala&#45;Banimonotiè et Bladiè&#45;Tièmala victimes de leurs édiles</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/les-communes-rurales-de-tiemala-banimonotie-et-bladie-tiemala-victimes-de-leurs-ediles-3042450.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/les-communes-rurales-de-tiemala-banimonotie-et-bladie-tiemala-victimes-de-leurs-ediles-3042450.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 08 Nov 2023 10:08:09 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Dans la Commune Rurale de Tiémala-Banimonotié (CRTB), en procédant à une vérification financière, durant les exercices comptables de 2019, 2020, 2021 et 2022 (1er semestre), le Bureau du Vérificateur général a décelé des irrégularités financières d'un montant de plus de 10 millions de FCFA. Ces irrégularités sont relatives au non-reversement, par le Maire Zoumana Sangaré et sa bande, des recettes issues de la vente des vignettes pour un montant de 268 000 FCFA ; au non-reversement des frais d’établissement des actes d’état civil  pour un montant de 697 750 FCFA ; au non-recouvrement des droits de patente sur des marchés publics pour un montant de 3 929 180 FCFA ; à la non-justification de l’utilisation du carburant pour un montant de 2 636 912 FCFA et à l’exécution des dépenses irrégulières pour un montant de 2 469 571 FCFA.

Au titre des irrégularités administratives, il a été constaté des dysfonctionnements du contrôle interne. Ce qui a amené le Vérificateur général  a recommandé au Représentant de l’État dans le Cercle de Bougouni de procéder à l’inspection de la Commune Rurale de Tiémala-Banimonotié, au moins une fois par an.

<strong>-</strong>Pour ce qui est du cas de la Commune rurale de Bladiè-Tièmala, il s'agit d'un scandale foncier portant sur 600 lots. Un scandale qui a amené les populations regroupées en association de porter plainte contre l’ex maire, Drissa Sangaré pour <em>« détournement de fonds ; corruption ; escroquerie ; faux et usage de faux</em> ».

Tout débute en 2016. Le Maire Drissa Sangaré après sa réélection à la tête de la Mairie de Bladié-Tiémlala, a établi un Procès-verbal (PV) de passation de service dans lequel il a fait la situation domaniale et foncière. Il ressort de ce document que le nombre de parcelles loties est de 600 lots sur lesquels le Maire Drissa a délivré 597 parcelles et réserver 3 terrains. Mieux, le prix des ventes des parcelles occupées par les usagers était de 12 500 FCFA ; les parcelles en bordure de la route à 55 000F et les prix des parcelles de l’intérieur à 25 000F.

Toutefois, pour une faute de précision dans le PV de passation de service, il a été constaté que le Maire Drissa Sangaré, au moment des faits, a vendu 100 lots à 12 500F l’unité et n’a versé que la somme de 1 millions FCFA dans la caisse alors que les frais des parcelles à usages et celle de l’intérieur font déjà 8 750 000 FCFA, sans compter les restes des parcelles qui sont vendues à 55 000F chacune. Depuis cette date, jusqu’à l’élection du Maire Drissa Sangaré comme député à l’Assemblée Nationale, à l’issue des législatives controversées de 2020, cette situation est entourée de mystère.

Par ailleurs, l’ex Maire ‘’Dri’’ de Bladié-Tiémala est accusé de détournement dans la banque de céréale. Dans son PV de passation, il affirme que l’argent liquide en banque est de 1 656 000 FCFA avec un crédit de 444 000F. À en croire les documents mis à notre disposition, cette situation n’est pas vérifiée et le Maire ‘’Dri’’ s’est contenté de donner de simples informations dans le PV.

<strong>Un audit imminent dans les Communes de Zantiébougou et de Sido</strong>

<img class="aligncenter size-full wp-image-3042459" src="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/11/zantiebougou-Sido.jpg" alt="" width="650" height="330" />Dans la Commune rurale de Zantiébougou, le Maire Seydou Koné a été révoqué, le 20 avril 2022 en Conseil des ministres. Par la suite, le 22 juillet 2022, il a été envoyé en prison avec son successeur Mamadou Koné dit Vieux ainsi que le Régisseur Issa Diarra. Aujourd’hui, ils bénéficient d’une liberté provisoire, en attendant un jugement.

À l’origine de leurs arrestations, une dénonciation de faits du bureau local de la PCC de Bougouni, le 27 septembre 2021, auprès de l’Office Centrale de Lutte contre l’Enrichissement Illicite (OCLEI) pour ‘<em>’mauvaise gestion et détournements de fonds’’</em>.  En bloc, les preuves sont établies contre l’ex Maire Seydou Koné et sa bande pour « <em>concussion et détournement du domaine foncier du village</em> ».

Tout débute en 2017. Les populations de Zantiébougou ont été surprises de constater que le Maire Drissa Koné et sa clique ont procédé à un morcellement illicite et à la vente de 4 hectares envoisinant la gare routière du Chef-lieu de la commune et le domaine du service de l’élevage.

Face à cette situation, le Préfet du cercle de Bougouni, à l’aide d’un communiqué (N°2019-001/P-CB) en date du 28 février 2019, a dénoncé l’attitude du Maire Seydou Koné en rappelant aux uns et aux autres que les actes délivrés par ce dernier, en violation des textes et de procédure de lotissement restent nuls et de nul effet. Par la même occasion, le Préfet a invité les détenteurs de ces lots à s’enregistrer au niveau du Sous-préfet de Zantiébougou, en vue de prétendre à un éventuel dédommagement.

Pour plus de détails sur le dossier, le Préfet a mené une inspection sur la gestion domaniale du maire Seydou Koné. Du coup, les enquêtes ont révélé, entres autres, l’absence d’une autorisation définitive de lotissement et le nombre inconnu des lots vendus. Mieux, les résultats de l’inspection ont mis à nu une concussion s’élevant à 36,8 millions FCFA (36 825 000F) au titre de la vente de 491 lots en raison de 75 000F par parcelle. Et comble de la supercherie, c’est que les enquêteurs ont décelé que le maire Seydou Koné, aurait vendu plus cher en mai 2017, la première tranche desdits lots (200 000F à 250 000F) avant même la délibération du Conseil communal en juillet 2017 qui  fixa le prix d’une parcelle à 75 000F. Plus grave encore, sur les 36 millions issus de la deuxième vague de la vente des lots, le maire Seydou Koné n’a versé que la somme de 1,5 million (1 525 000FCFA) au Trésor public. Et ce n’est pas tout. Loin s’en faut.

Face à ces séries de vente illicite de lots, la majorité des conseillers de la Mairie de Zantiébougou ont rejeté le compte administratif 2018 du Maire Seydou Koné.

Pour ces conseillers municipaux, la situation du lotissement est floue au motif que la somme de 1,5 million de nos francs ne reflète pas la réalité par rapport aux 491 lots vendus par le maire Koné. Mieux, ils trouvent que la dépense de 4,8 millions FCFA (4 814 640F) effectuée pour le carburant est trop élevée. En même temps, ils trouvent que le montant de l’entretien courant des écoles qui se chiffrent à 3,3 millions de nos francs (3 316 220 FCFA) n’est pas clair.

Et <strong>c</strong>omme si cela ne suffisait pas comme scandale financier dans le cercle de Bougouni,  la Commune rurale de Sido a fait parler d'elle à travers l'ex président du Syndicat de l'inter-collectivité "Bulonba" et ancien Maire de la Commune de Sido, Moussa Doumbia accusé d'avoir détourné 450 millions FCFA. Cette information avait été rendue publique le jeudi 13 février 2014, à l’issue d’une session extraordinaire.

En effet selon, une lettre de protestation du personnel de l’Inter-Collectivité ‘’Bulonba’’ de Bougouni,  à cause de la gestion scabreuse, de 2007 à 2014 du président Moussa Doumbia dit ‘’Sido Bala’’, maire de Sido au moment des faits, le syndicat de l’Inter-Collectivité est, aujourd’hui, débiteur de 35 mois d’arriérés de frais de location des locaux du siège et 9 mois d’impayés de salaire du personnel technique (environ 9,2 millions pour 5 agents). S’y ajoutent, le détournement des fonds et dons des partenaires.

Le Syndicat de l’Inter-collectivité ‘’Bulonba’’ est une structure associative créée par les 26 communes et le Conseil de Cercle de Bougouni. Elle a pour mission de gérer les projets transversaux bénéfiques à différentes collectivités ou à l’ensemble des collectivités dans les domaines de l’environnement, l’hydraulique, l’éducation et la santé. Aussi, les services de ‘’Bulonba’’ au profit des collectivités sont aussi la formation professionnelle et le montage des dossiers de candidatures pour les financements. Toutes ces missions de ‘’Bulonba’’ sont aujourd’hui compromises à cause de la mauvaise gestion de l’ancien président de l’Inter-collectivité,  Moussa Doumbia dit ‘’Sido Bala’’.

<strong>Dossier CAMEC de Bougouni, un scandale fumant</strong>

Dans le dossier de la CAMEC (Caisse Mutualiste d’Épargne et de Crédit de l’Éducation et de la Culture) de Bougouni, il faut signaler qu’il y a plus de 200 millions de francs CFA d’épargnes en souffrance de paiement.  Le scandale de la CAMEC dans la région de Bougouni, contrairement à ce que d’aucuns pensent, n’a pas fini de faire des dégâts au sein des populations spoliées et grugées dans cette nauséabonde affaire de placement d’argent. Des années après, les dizaines de milliers de victimes de cette affaire pris à bras le corps par le collectif des adhérents de la caisse d’épargne sont entre le désespoir, le suicide et la mort…

Décidément, les 53.000 sociétaires des 27 caisses de la CAMEC courent depuis 2014 derrière leurs sous qui se chiffrent à 1,4 milliard FCFA dont 200 millions pour la seule antenne de la région de Bougouni. Du coup, le sieur Moussa Diarra, le Président locale de l’antenne CAMEC de Bougouni, à l’époque des faits, se trouve au cœur de la controverse. Révoqué à la faveur d’une Assemblée Générale de la CAMEC en 2015, il se trouve, actuellement, au devant de la scène. Et cela, après une alerte des déposants à son encontre au niveau d’un Pôle d’avocat.

Plus les jours passent, plus le calvaire des dizaines de milliers de victimes du scandale de la CAMEC (que ça soit dans la région  de Bougouni ou d’autres parties du Mali) l’expression n’est pas trop forte, va en augmentation exponentielle, c’est-à-dire, de plus en plus grande ; ceci, de façon inquiétante dans la mesure où après les promesses de début de remboursement en 2017 de la nouvelle Direction nationale, aucune bonne nouvelle jusqu’ici pour ces pauvres victimes.

À cet effet, il faut dire avec larmes, affliction et tristesse, que les victimes du scandale financier de la CAMEC sont depuis lors entre le désespoir, le suicide et la mort puisque aux morts déjà enregistrés ici et là sur toute l’étendue du territoire national, se sont ajoutés d’autres. Endettés, appauvris, malades, et désespérés, certaines victimes ont vite rendu l’âme.

Face à toutes ces situations scandaleuses, il urge pour la Mission des Contrôleurs d’Etat, qui ont déjà pris leurs quartiers à Bougouni, de passer au crible tous les dossiers brulants de l’heure au niveau de cette région.

En attendant, le gouvernement de transition qui a moult fois dit qu’il travaille avec méthode et transparence, oubliant qu’il s’est mis une corde au cou, est vivement interpellé. Encore quelques mois, et ce sera vraisemblablement la fin de la transition et pourtant, les gens ne sont pas encore rentrés en possession de leurs droits. Parallèlement, les dégâts sont immenses et cruels dans la région de Bougouni.

<strong>Cyrille Coulibaly</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Mauvaise gouvernance dans les Collectivités Territoriales :  La Région de Bougouni, à travers la Commune Urbaine et certaines Communes Rurales, championne dans la délinquance financière et foncière</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/mauvaise-gouvernance-dans-les-collectivites-territoriales-la-region-de-bougouni-a-travers-la-commune-urbaine-et-certaines-communes-rurales-championne-dans-la-delinquance-financiere-et-fonciere-3042446.html</link>
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<pubDate>Wed, 08 Nov 2023 09:55:26 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Au Mali, la délinquance financière et foncière a pris des proportions très inquiétantes qui dépassent l'entendement et cela, depuis plus de trois décennies. Si ce sont les cas des hauts cadres de l'Administration publique qui sont le plus souvent dénoncés et rendus publics, force est de reconnaître que la situation de délinquance a fortement gagné les collectivités territoriales. Des édiles, censés représenter les populations pour gérer leurs affaires au niveau local, se sont transformés en bourreaux pour ces mêmes populations, en pillant leurs ressources, sans état d'âme. Les cas de la Commune Urbaine de Bougouni et de certaines communes rurales de la région du même nom illustrent parfaitement cette situation.</strong>

En effet, suite à une mission de vérification menée par le bureau du vérificateur général à la Mairie de la Commune Urbaine de Bougouni, il a été constaté une très mauvaise gestion de la part du Maire, Mamourou Coulibaly. Cette vérification a porté sur une période de 2 ans (2017-2019) et a fait ressortir un manquant dans la caisse de 208,14 millions de FCFA. Dans d'autres rapports du Bureau du Végal, d'autres communes rurales de la région ont été épinglées.

<strong>Un trou de 208,14 millions FCFA  en 2 ans de gestion à la Mairie de Bougouni</strong>

Des enquêtes, il ressort que pendant cette période, le Maire de Bougouni, à lui seul, a croqué indûment comme avantages la somme de 3 875 000 FCFA.  S’y ajoutent, le non-reversement des produits issus de la vente de DAO (Dossiers d’appel d’offres) pour un montant total de 950 000 FCFA et le paiement de salaires d’enseignants n’existant pas dans la Commune de Bougouni pour un montant total de 126,7 millions FCFA (126 712 156 F).  Autres gaffes relevées par le vérificateur dans la gestion de l'élu municipal de Bougouni, le non-recouvrement du tarif minimal de transfert de parcelles de terrain pour un montant total de 53 millions de nos francs (53 999 750 FCFA) et l’encaissement de recettes sans délibération pour un montant total de 10 millions (10 124 250 FCFA). De quoi faire monter la colère des travailleurs de la Mairie qui appellent à la destitution du Maire.

Et c’est dans un climat de contestation et sur fond de scandales de détournement d’argent et de passation de marchés publics douteux que le Maire de la Commune Urbaine de Bougouni, M. Mamourou Coulibaly, a procédé à la restitution, en catimini, de son compte administratif 2019.

<strong>Un déficit de 180 millions FCFA sur uniquement le compte administratif 2019</strong>

Le compte administratif du Maire de Bougouni, véritable boîte de Pandore, et tonneau des Danaïdes, a fait un déficit cumulatif de 400 millions FCFA de 2009 à 2021, soutient un responsable de la municipalité de Bougouni. Avant d’ajouter sur la base d’un document dont nous avons une copie, que pour la seule année 2019, le solde déficitaire de la Commune de Bougouni se chiffre à 180 millions FCFA (180 038 325F).  Pourtant, les populations et les travailleurs de la commune, dans leur désarroi, dénoncent une gestion scabreuses des taxes et redevances communales par le Maire Mamourou Coulibaly et sa bande, alternant au rythme de manifestations, de grèves et de mouvements de protestation réguliers de couches socio-professionnelles comme le corps enseignant. L’énorme enveloppe recouvrée, mensuellement, au titre des taxes et redevances communales ne profite guère à la Commune Urbaine de Bougouni, à la lumière des dossiers d’enquête sur la gestion de la Mairie de la Commune. Elle constitue cependant «<em>un gain</em>» convoité par des groupes d’intérêts, bien introduits dans les rouages de cette municipalité. Cette enveloppe recouvrée profiterait, selon nombre de sources au fait de ces manipulations, aux corrompus et corruptibles, composés, selon elles, essentiellement du Maire et son réseau ainsi que des prestataires.

De telles pratiques depuis l’exercice 2019 sont déplorées par la Plateforme contre la Corruption et le Chômage (PCC) de Bougouni qui dévoile de graves dépassements enregistrés dans la gestion des taxes et redevances communales, impliquant le Maire Mamourou Coulibaly et des membres du Conseil municipal.

Par ailleurs, il faut signaler  que le compte administratif 2019 de la Mairie est éclaboussé par des scandales financiers  que sont : la réalisation annuelle de 199 500 FCFA de taxe marché/foire pour l’ensemble des 4 marchés de la ville de Bougouni contre plus de 200 000F/j  et par marché sous l’ancienne équipe municipale ; 26 millions FCFA (26 083 068F) de carburant  pour la Mairie en une année ; 39,2 millions (39 216 900F) en une année au titre du paiement d’indemnités des élus; 6,3 millions de nos francs (6 356 740F) de frais de missions, réceptions, voyage et déplacement englouti par la Mairie de Bougouni en une année. A ces gaffes, s’ajoutent,  la destination, jusque-là inconnue, des ristournes de l’EDM et de la CMDT ; la passation frauduleuse de la réalisation des infrastructures publiques ; les surfacturations en séries. Malgré tout,  le Maire de Bougouni, Mamourou Coulibaly, procède toujours en catimini à la restitution du compte administratif de la Mairie.  Jamais, les partenaires techniques et financier de la Mairie de Bougouni (la Perception, le Contrôle financier, les Services financiers, les Domaines, l’Urbanisme, la Société civile…) n’ont été conviés à une quelconque session de restitution publique du compte administratif]]> </content:encoded>
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<title>Rapport 2022 du vérificateur général :  43 dossiers de dénonciations déjà transmis à la Cour suprême et aux pôles économiques et financiers</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/rapport-2022-du-verificateur-general-43-dossiers-de-denonciations-deja-transmis-a-la-cour-supreme-et-aux-poles-economiques-et-financiers-3042197.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 06 Nov 2023 10:03:39 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le président de transition, le colonel Assimi Goïta, a reçu en fin de semaine dernière le rapport 2022 du vérificateur général. Le document de 238 pages contient 43 dossiers de dysfonctionnement financier ou d’irrégularités financières que le Vérificateur Général, Samba Alhamdou Baby, a déjà transmis à la Section des Comptes de la Cour Suprême et aux Procureurs de la République près des Tribunaux de Grande Instance de la Commune III du District de Bamako, de Kayes et de Mopti, chargés des Pôles Economiques et Financiers. </em></strong>

C’est en présence de tous les présidents des institutions de la transition que le Président de transition le colonel Assimi GOITA, a reçu dans le Palais de Koulouba le rapport 2022 du vérificateur général. Pendant l’année 2022, le bureau du vérificateur général a mené 36 missions de vérifications reparties à 23 vérifications financières et de conformité, 3 vérifications de performance, 8 vérifications de suivi des recommandations et 2 évaluations de politiques publiques.

Ces missions  d’enquêtes ont permis  au  bureau du vérificateur général  de dénoncer 22 dossiers  d’irrégularités financières aux Procureurs de la République près les Tribunaux de Grande Instance de la Commune III du District de Bamako, de Kayes et de Mopti, chargés des Pôles Economiques et Financiers. Au nombre de ces dénonciations, explique le Végal, le Procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance de la Commune III du District de Bamako, chargé du Pôle Economique et Financier, a été saisi de 17 dossiers, 2 dossiers au pôle Economique et Financier de Kayes tandis que les 3 autres dossiers sont dénoncés et confiés au Procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance de Mopti, chargé du Pôle Economique et Financier. Le total des 22 exemplaires des dossiers ont été transmis au Directeur Général du Contentieux de l’Etat pour suivi et défense des intérêts de l’Etat, annonce le vérificateur général, Alhamdou Baby.

Toujours sur le fond du rapport, Alhamdou Baby a soutenu que 21 dossiers d’irrégularités financières ont été transmis au président de section des comptes de la cour suprême. Celle- ci a écrit au Bureau du vérificateur général sur les suites judiciaires réservées aux  transmissions reçues. Selon le vérificateur, qui a rapporté le  contenu de cette communication de section des comptes de la Cour Suprême, cinq  dossiers ont été déférés au Parquet Général de la Cour Suprême, cinq sont en instruction par les Conseillers Rapporteurs devant lesquels comparaissent les personnes poursuivies et 11 ont fait l’objet d’examen par les Chambres de la Section des Comptes.

Sur les 11 dossiers, deux sont examinés par la Chambre de Contrôle et de Jugement des Comptes des Organismes Personnalisés, 8 dossiers par la Chambre de Contrôle et de Jugement des Comptes des Collectivités Territoriales ; un dossier par la Chambre de Contrôle et de Jugement des opérations financières des Institutions de la République et des administrations de l’Etat.

En recevant le rapport 2022, le Président de la Transition, le colonel Assimi Goïta a déclaré que «  la transparence, la rédévabilité et la lutte contre la corruption  ainsi que la délinquance financière font partie des priorités des autorités de la transition. Dans la foulée il a exprimé toute sa fierté au travail déjà abattu par le bureau du vérificateur qui, selon lui, a permis de mettre en exergue les dysfonctionnements et les faiblesses constatés dans la gestion publique des entités ayant fait l’objet de  vérifications et d’évaluations publiques en 2022. Selon lui, les rapports transmis par le bureau du vérificateur général montrent déjà certains défis majeurs dont le pays est confronté. En conséquence, il a souhaité que ces rapports fassent  l’objet  d’un examen rigoureux, d’une correction des lacunes pour que le pays puisse et emprunter les chemins vertueux pour la justice. Il rassuré le bureau vérificateur qu’en plus du suivi de la judiciarisation des dossiers, le gouvernement accordera une attention particulière à l’application des sanctions.

<strong>Siaka DIAMOUTENE/Maliweb.net</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Afrique du sud : Le ministre de la justice et le Président de l’OCLEI ensemble à l’Assemblée panafricaine sur la corruption</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/afrique-du-sud-le-ministre-de-la-justice-et-le-president-de-loclei-ensemble-a-lassemblee-panafricaine-sur-la-corruption-3041777.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 03 Nov 2023 01:15:38 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Une délégation de l'OCLEI conduite par son Président, le Docteur Moumouni GUINDO, participe aux travaux de l'Assemblée panafricaine sur la corruption, qui se tiennent du 02 au 03 novembre 2023, en Afrique du Sud, précisément à Stellenbosch, dans la Région du Cape.

Cette assise de Cape Town est organisée par le Centre régional Africain d'Excellence pour l'Intégrité, qui est le fruit d'un partenariat impliquant l'Académie PAVOCAT de Stellenbosch, la Faculté de Droit de l'Université de Stellenbosch et le Gouvernement sud-africain. Elle ambitionne de fédérer les acteurs principaux de la lute contre la corruption en Afrique dans un cadre, pour proposer des solutions endogènes aux maux qui rongent notre continent, surtout en matière de gouvernance.

<img class="aligncenter size-full wp-image-3041785" src="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/11/OCLEI-Afrique-du-sud-x.jpg" alt="" width="650" height="488" />Pour ce faire, des Haut responsables d’organismes gouvernementaux, non gouvernementaux et autres Experts africains, sont invités à Stellenbosch.

Le Mali a fait fort dans cette composition avec la présence remarquée du Ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, Mamoudou Kassogue et de son Excellence Bakary Coulibaly, Ambassadeur de notre pays en Afrique du Sud. Aux deux personnalités, s’ajoutent le Président Moumouni Guindo et Issa Sow, Chargé du protocole et de l’appui à la coopération à l’OCLEI. Ces personnalités porteront haut la voix du Mali à Stollenbosch.

Une autre étape importante de cette forte présence malienne en Afrique du Sud est la signature duProtocole d'accord entre l'OCLEI et l'Unité spéciale d'Investigation (SUI) d'Afrique du Sud, le samedi 4 novembre 2023 à Pretoria.

Ce protocole sera le 8<sup>ème</sup> du genre que l’OCLEI aura signé avec des homologues en Afrique et Europe, pour renforcer le partenariat face à la corruption et l’enrichissement illicite, notamment par-delà les frontières.

<strong>Service Communication OCLEI </strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Lutte contre la corruption : la coopération Mali – Algérie, souhait du Président de l’OCLEI</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/lutte-contre-la-corruption-la-cooperation-mali-algerie-souhait-du-president-de-loclei-3039167.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/lutte-contre-la-corruption-la-cooperation-mali-algerie-souhait-du-president-de-loclei-3039167.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/10/OCLEI-Algerie.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 12 Oct 2023 01:10:01 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>En visite chez l’Ambassadeur d’Algérie au Mali, Moumouni GUINDO ouvre la fenêtre de la coopération </strong>et la formation pour une lutte efficace et coordonnée contre la corruption et les infractions assimilées.

A la tête d’une forte délégation, le Président de l’OCLEI, Dr Moumouni GUINDO, a rendu visite à l’Ambassadeur de la République d’Algérie au Mali, son Excellence El Haoues Riache, le mercredi 11 octobre 2023.

La visite de travail avait à son ordre du jour, un seul point : le partenariat possible entre le Mali et l’Algérie, à travers leur institution nationale de lutte contre la corruption que sont : l’OCLEI au Mali et la Haute Autorité de Transparence, de Prévention et de Lutte contre la Corruption en Algérie.

<img class="aligncenter size-full wp-image-3039170" src="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/10/OCLEI-Algerie-2.jpg" alt="" width="650" height="488" />Selon le Président Guindo, les deux structures homologues sont déjà dans la dynamique de collaboration. Cela, à travers plusieurs initiatives qu’elles mènent ensemble dans le cadre des activités de l’Association des Autorités Anticorruption d’Afrique, dont le Mali, à travers le président de l’OCLEI, occupe la première vice-présidence du Comité exécutif ; l’Algérie est membre dudit comité.

Le Président de l’OCLEI a surtout insisté sur le partage d’expériences entre les deux structures mais aussi entre les deux Etats. Cela passe, dit-il, par la signature d’un protocole de coopération entre l’OCLEI et la Haute Autorité de Transparence, de prévention et de lutte contre la corruption. Aussi, le partenariat concernera un renforcement dans le domaine de la formation judiciaire, en faisant une mise en commun des efforts du côté de l’Institut national de formation judiciaire du Mali et l’Ecole de la Magistrature de l’Algérie. Ceci sera d’un apport très utile dans la formation de nosmagistrats dans la lutte contre la corruption, le blanchiment de capitaux et le trafic financier illicite transfrontalier.

De son côté, son Excellence Monsieur l’Ambassadeur El Haoues Riache a salué la démarche de l’OCLEI et loué son dynamisme sur le plan africain. Il a affirmé la disponibilité de son pays pour la coopération entre leurs deux institutions institutionnelles mais aussi la formation des magistrats.

L’Ambassadeur a rappelé le lien séculaire qui lie les deux peuples du Mali et d’Algérie, toute chose qui justifie le partenariat dans biens de domaines de développement de nos deux pays.

Rappelons qu’une mission du Mali, conduite par le Président de l’OCLEI, Dr Moumouni GUINDO, était à Alger du 14 au 17 juillet 2023, pour prendre part au lancement de la stratégie nationale de lutte contre la corruption de ce pays ami.

Outre le président Guindo, la délégation de l’OCLEI comprenait Djibril Kane, Colonel Hamadoun Traoré, Oualy Sekou Traoré et Seybou KEITA.

<strong>Service communication OCLEI   </strong>

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<title>Lutte contre l’enrichissement illicite :  Entre l’OCLEI et le Syntade, le bras de fer est&#45;il relancé ?</title>
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<pubDate>Thu, 21 Sep 2023 14:07:50 +0000</pubDate>
<dc:creator>22 Septembre</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[L’Office Central de Lutte Contre l’Enrichissement Illicite cristallise la controverse, s’attire de plus en plus les projecteurs au point de ravir le zèle à tous les autres instruments répressifs de la criminalité à col blanc. Au cœur de l’actualité depuis le sulfureux rapport inachevé sur le secteur de l’éducation, les équipes du magistrat Moumini Guindo ne démordent pas pour autant. Elles n’observent aucun répit, ni ne comptent s’arrêter en si bon chemin. Il nous revient de bonne source, en tout cas, que leur ardeur à la besogne est sur le point d’être poussée jusqu’à la détermination à en découdre de nouveau avec le puissant syndicat de l’administration. Il s’agit du Syntade avec lequel les autorités avaient précédemment désamorcé de justesse une crise sur fond de contestations de la machine de lutte contre l’enrichissement illicite. On se rappelle, en effet, que sous la houlette de Yacouba Katilé, son Secrétaire général et non moins Secrétaire général de l’incontournable centrale UNTM, le front syndical de l’administration avait vigoureusement protesté, en son temps, contre ces rapports qu’il juge biaisés par leurs orientations et centres intérêts. Les dénonciations avaient trait, en outre, au caractère bancal de la loi sur l’enrichissement illicite quant à la sélection arbitraire des catégories professionnelles astreintes à la déclaration de biens exploitable par l’OCLEI. Allusion était faite notamment aux parlementaires, entre autres élus, ainsi qu’aux membres de la famille judiciaire soigneusement épargnés alors que nombre d’entre eux se distinguent par l’exorbitance de leurs signes extérieurs de richesse.

Du reste, les réserves et récriminations du monde syndical figuraient en bonne place dans diverses plateformes revendicatives et mots d’ordre de grèves finalement désamorcées. À défaut donc d’une relecture de la loi pour la rendre plus inclusive et extensive, la frange dominante du front social n’avait baissé la garde qu’en échange d’un gage d’assouplissement, par les autorités, des délations spectaculaires et harcèlements orientés de l’OCLEI contre leurs syndiqués. C’est dans le cadre de cet accord tacite et restrictif des compétences de l’Office que les deux parties entretiennent un modus vivendi, qui en est probablement pour beaucoup dans l’accalmie observée sur le front social pendant cette Transition. Cette paix des braves, toutefois, est en passe de voler en éclats avec un nouveau bras de fer latent entre l’OCLEI et un maillon très sensible de l’administration malienne, au sujet notamment de l’accès aux données domaniales et foncières. De sources concordantes, en clair, les fouineurs de Moumini Guindo, en voulant pénétrer le secret de certaines propriétés, se sont récemment heurtés à la ferme opposition du syndicat des domaines. Contrairement à une idée insidieusement répandue, la Direction des Domaines n’y est pour rien. Nos recoupements indiquent que la responsabilité des Livres Fonciers relève exclusivement du Chef Bureaux en charge des domaines et du cadastre. Il ressort des mêmes recoupements, en revanche, que derrière les obstacles qui se dressent devant l’OCLEI se trouve plutôt la main à peine voilée du Syntade, pour qui les incursions dans les données personnelles s’assimilent à un subtile contournement des réticences à la déclaration de biens.

Quoi qu’il en soit, le malaise intervient dans la foulée d’un précieux moratoire quinquennal que les autorités de transition viennent d’arracher au front social - et dont l’observance pourrait dépendre de la gestion de cette nouvelle crise en gestation.

<strong>A. KEÏTA</strong>

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<title>Lutte anti&#45;corruption :  Choisir entre le peuple qui demande la rupture ou continuer avec l’ancien système pour périr ?</title>
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<pubDate>Mon, 18 Sep 2023 07:34:52 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Lorsque le défunt Conseil national de salut du peuple (CNSP) a pris le pouvoir en 2020, il a promis le changement dans le système de gouvernance. Pour le moment, le changement attendu tarde à venir. Les femmes et les hommes qui ont servi les régimes successifs de 1992 à 2020 sont toujours en service comme si le pays était leur patrimoine.

Au Mali, on change le président, mais le système de gouvernance demeure avec tout l’arsenal de gabegie. Une fois le président connu, tous les partis politiques se sabordent pour lui apporter son soutien. Tous courent vers la majorité. L’homme malien vénère deux (02) choses: la célébrité et la richesse. Or le pouvoir apporte ces deux choses. D’où une course effrénée vers l’ascension et le pouvoir.

Aujourd’hui, la transition est face à un dilemme, gérer avec l’ancien système et leurs hommes ou faire la rupture. C’est choisir entre le peuple qui demande la rupture ou continuer avec l’ancien système pour périr ? La question est d’actualité et se trouve sur toutes les lèvres, car les attentes du peuple n’ont pas été comblées : l’extrême pauvreté, le manque d’argent. Rares sont les Maliens qui mangent trois fois par jour.

Le Mali va mal pour avoir désétatisé, l’éducation, la santé, le commerce, le foncier. Ces secteurs qui permettaient de renflouer les caisses de l’État seraient aujourd’hui des créneaux d’enrichissement de certains fonctionnaires véreux. Conséquences ? Mauvaise condition de vie. La création de Groupements d’intérêt économique (GIE) pour le ramassage des ordures brasse les fonds de l’État en direction de ses promoteurs. Les écoles privées, une perte d’argent pour l’État ? N’importe qui est promoteur d’écoles privées. Ensuite, la santé: cliniques privées, pharmacies privées pullulent comme des boutiques d’alimentation dans les quartiers. Aucun contrôle dans ces secteurs privés pour connaître l’identité des vrais promoteurs.

Au Mali, on vend tout: agrément de création d’écoles, de pharmacie, vente de licence d’exploitation d’une pharmacie. C’est pourquoi notre pays n’avance pas et il y a deux (02) catégories de Maliens: les uns très riches, les uns trop pauvres. Ce sont ces dysfonctionnements qui ont donné naissance à la grande corruption.

Quand le peuple a commencé à perdre tout espoir après deux ans de gestion, la transition opte pour une lutte sélective contre la corruption. Les Maliens sont impatients de connaître la suite du procès sur les équipements militaires, l’achat de l’avion présidentiel. Pour le moment, la lutte contre la corruption reste sélective, car elle n’a jusqu’ici pas concerné les couches les plus corrompues.

Selon l’Organisation non-gouvernementale (ONG) Transparency International, édition 2019, plus de la moitié des Africains interrogés déclarent que la corruption s’est aggravée, que leur gouvernement ne fait pas assez pour l’enrayer et que les politiques sont les plus corrompus. Les personnes les plus corrompues sont: fonctionnaires: 39%; les parlementaires: 36%; l’entourage du président: 34%, les juges: 34%.

Il serait souhaitable de placer en résidence surveillée les présumés coupables et de procéder à la saisie et vente de leurs biens au profit avant qu’ils ne les cèdent à vil prix.

<strong>Amy SANOGO</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Corruption :  La chasse (re) ouverte !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/corruption-la-chasse-re-ouverte-3035634.html</link>
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<pubDate>Mon, 11 Sep 2023 02:03:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Aube</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La lutte contre la corruption et la délinquance financière figure parmi les engagements  des Autorités  de la transition. Si certains dossiers ont connu  une évolution notable  avec l’interpellation de hauts cadres de l’Etat, d’autres dossiers sulfureux sont actuellement au niveau du pôle économique. Il s’agit notamment de dossiers liés à la gestion de l’ancien régime.</strong>

Le Président, Assimi Goïta, a fait de la lutte anti-corruption sa priorité, avec des résultats tangibles. La chasse  aux corrompus et autres délinquants financiers semble prendre un coup d’accélérateur ces derniers temps. Même si, pour le moment, aucun procès n’a encore été tenu dans ce sens, beaucoup d’anciens dignitaires notamment du régime déchu ont été placés sous mandat de dépôt.

Les cas les plus emblématiques de ces derniers temps concernent notamment le président sortant de la confédération des sociétés coopératives de producteurs de coton, en l’occurrence Bakary Togola. Lui et cinq autres proches collaborateurs sont en détention depuis le 29 août dernier pour « faux et usage de faux », « complicité et atteinte aux biens publics ». Bakary Togola avait déjà été mis aux arrêts sous le  président IBK pour détournement d’un montant de plus de 9 milliards de FCFA. Sous Assimi, il a été jugé à Bamako par une Cour d’assises spéciale qui l’a, purement et simplement, libéré n’ayant pu prouver les faits des charges retenus contre lui et ses co-accusés. Mais, le ministre en charge de la justice, Mamoudou Kassogué, a réintroduit son dossier dans le circuit, ce qui a abouti à sa nouvelle incarcération.

Mercredi 30 août 2023, c’est une autre figure marquante du régime déchu qui a été interpellée. Il s’agit de l’ancien ministre de la Sécurité et de la Protection civile, le général de division Salif Traoré. Il a été placé sous mandat de dépôt dans le cadre de l’affaire dite de « Sécuriport».
Une autre figure en l’occurrence celle qui était chargée du département de l’équipement et des transports au moment des faits, Mme Traoré Seynabou Diop, a été brièvement interrogée dans le cadre de la même affaire avant d’être autorisée à rentrer chez elle. Dans le cadre de la même affaire, l’ancien ministre des Transports, Me Baber Gano, serait porté disparu et activement recherché.

A ce sujet, c’est en septembre 2016 que le Conseil des Ministres sous la présidence d’Ibrahim Boubacar Keïta a adopté un décret approuvant un contrat de concession entre le Gouvernement du Mali et la Société Sécuriport LLC pour la fourniture d’un système de sécurité pour l’aviation civile et l’immigration.

Ce contrat visait à renforcer l’identification des passagers et du personnel de l’aviation dans les aéroports maliens, conformément aux recommandations de l’Organisation internationale de l’Aviation civile en matière de lutte contre le terrorisme et le trafic de drogue aux frontières aéroportuaires. Son objectif était également d’instaurer un cadre institutionnel pour la gestion de la redevance de sécurité aéroportuaire.

Toutefois, des malversations ont été constatées dans le cadre de l’exécution de ce dossier. D’autres personnalités militaires ou civiles pourraient être inquiétées dans la même affaire, selon des sources proches de l’enquête.

Aussi, dans quel cadre le ministre en charge des Maliens établis à l’extérieur a-t-il été récemment entendu ? Quid de la convocation de l’ancien ministre de l’industrie et du Commerce, Mohamed Ould Mahmoud, toujours introuvable.

Depuis le 26 août 2021, l’ancienne ministre des Finances Mme Bouaré Fily Sissoko, poursuivie pour « atteintes aux biens publics », «complicité de favoritisme» dans l’affaire dite de «l’avion présidentiel» est maintenue en détentions. Elle aurait refusé de s’acquitter de la caution de 500 millions de francs CFA fixée pour sa libération provisoire.

C’est tout le contraire de l’autre co-accusé dans cette affaire, l’ancien ministre de la Communication, Mahamadou Camara, interpellé au même moment et libéré sous caution depuis le 16 mars dernier. Un communiqué du Procureur général a affirmé qu’une liberté provisoire a été accordée à ce dernier pour avoir payé une caution de 500 millions de FCFA, soit la valeur des 10 titres fonciers remis au directeur national du cadastre. L’ancien premier ministre, Soumeylou Boubèye Maïga, mort en prison le 21 mars 2021, avait été incarcéré dans le cadre de cette affaire.

Autre figure de l’ancien régime dans les mailles de la justice, Issiaka Sidibé, ancien président de l’Assemblée nationale (de janvier 2014 à mai 2020) ; et 4 autres personnes  qui ont été écroués, le mercredi 9 août 2023, à la Maison centrale d’arrêt de Bamako (MCA) dans le cadre des dossiers de corruption et de détournements de deniers publics en instruction au niveau du Pôle économique<strong>.</strong>

Il s’agit  de Mamoutou Touré, dit « Bavieux », le président de la Fédération malienne de football (Fémafoot) depuis le mois d’août 2019, Modibo Sidibé, le secrétaire général de l’Assemblée Nationale et du CNT<u>,</u> Demba Traoré, Anfa Kalka, respectivement ancien comptable et contrôleur financier de l’institution parlementaire. Un autre poids lourd de l’ex-parti présidentiel, Mamadou Diarrassouba, est cité dans ce dossier  pour « atteinte aux biens publics ». Il était questeur de l’Assemblée nationale entre 2013 et 2020. Il est membre du Conseil National de Transition et n’a pas été placé en détention pour le moment.

Un autre  ancien député a été interpellé. Il s’agit de l’ex député de Ténenkou M. Abderrahmane Niang qui a été placé sous mandat de dépôt. La semaine dernière Il nous revient que M. Niang est soupçonné de malversation lorsqu’il présidait la Haute Cour de justice

<strong>Plus de 1200 personnes auditionnées  </strong>

Dans un entretien, accordé à l’Ortm, Mamadou Kassogué<em>,</em> le ministre de la Justice et Garde des sceaux s’était prononcé sur l’évolution de certains dossiers, notamment celui portant sur la Loi d’orientation et de programmation militaire et de la Loi de la programmation du secteur de la sécurité. <em>« Il y a plus de 1200 personnes qui ont été auditionnées par la Brigade et ces chiffres ont entre-temps augmenté. Il y a quatre (4) dossiers qui ont pu être traités et transmis aux juridictions et qui sont en cours de traitement dans le cadre de la Loi d’orientation et de programmation militaire. Il s’agit du dossier de l’avion présidentiel, le dossier des équipements militaires, le dossier Paramount (Ndlr : une société sud-africaine de vente d’armes) et du dossier des pick-up. En ce moment, il y a 18 personnes qui sont sous-mandat de dépôt, cinq (5) mandats d’arrêt ont été décernés contre des hauts gradés de l’armée, contre des opérateurs économiques, des hauts cadres de l’administration et d’autres actions vont suivre dans le cadre de ces dossiers »</em>, avait précisé M. Kassogué.

Le ministre avait promis que bientôt les dossiers liés à la lutte contre la corruption connaitront une célérité car il envisage des reformes  dont certaines sont déjà en cours  dont entre autres la<em>  </em>relecture du code pénal, le Code de procédure pénal et la mise  en place d’un pôle national économique et financier pour prendre à bras le corps la question de la corruption. Malgré tout, les Maliens s’interrogent et s’impatientent sur l’évolution de la croisade contre la corruption et la délinquance financière promise par les Autorités de la transition. En effet, la lutte contre l’impunité et l’enrichissement illicite sont toujours une demande forte des Maliens.

<strong> M Sanogo</strong>

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<title>Affaires ristournes de coton :  Bakary Togola renvoyé en prison</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/affaires-ristournes-de-coton-bakary-togola-renvoye-en-prison-3035263.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 06 Sep 2023 16:02:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le Pôle national économique et financier a placé sous mandat de dépôt Bakary Togola et cinq autres personnes dans l’affaire dite des ristournes de coton. Ils font leur retour à la maison carcérale après avoir été acquittés par la session crimes économiques de la Cour d’assises du 29 novembre 2021.</em></strong>

&nbsp;

Le jeudi 31 août 2023 tard dans la soirée, à l’issue de 72 h de garde à vue à la brigade du Pôle national économique et financier, l’ancien président de la Confédération des sociétés coopératives des producteurs de coton (C-SCPC) et président de l’Assemblée permanente des chambres d’agriculture du Mali (Apcam), Bakary Togola, a été incarcéré à la Maison d’arrêt centrale de Bamako.

Il est accompagné de Soloba Mady Kéita, secrétaire général et président de la Fédération de Kita, Mady Kéita, comptable de la Fédération de Kita et de Drissa Traoré, Mamadou Fomba et Alou Dembélé tous membres du conseil de surveillance de la C-SCPC. Ils sont tous inculpés pour "atteinte aux biens publics, faux et usage de faux et complicité".

Comme nous l’écrivions dans notre dernière édition, cette affaire avait défrayé la chronique après la libération de Bakary Togola par la Cour d’assises. Ce rebondissement est consécutif à la montée au créneau du procureur général près la Cour d’appel de Bamako d’alors, Idrissa Arizo Maïga. Ce dernier à la clôture de ladite session, avait déclaré que la session a été un <em>"désastre"</em> et un <em>"fiasco"</em>. Ces propos du procureur Idrissa Arizo Maïga ont été  suivis d’une ouverture d’enquête ordonnée par le ministre de la Justice, Mahamoudou Kassogué. Celui-ci avait dénoncé le fait que la procédure était l’objet de <em>"connivence et de comportements douteux de certains membres de la Cour"</em>.

L’arrêt d’acquittement du 29 novembre 2021 de la Cour d’assises a été cassé par un autre arrêt de la Cour suprême en avril 2022. Ce qui justifie une nouvelle enquête de la brigade du Pôle national économique et financier et son placement sous mandat de dépôt en vue d’un nouveau procès.

<strong>Abdrahamane Dicko</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
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<title>AGETIER&#45;Mali :  La gestion calamiteuse du DG Zana Coulibaly</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/agetier-mali-la-gestion-calamiteuse-du-dg-zana-coulibaly-3035261.html</link>
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<pubDate>Wed, 06 Sep 2023 16:01:59 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Surfacturation des contrats et incompétence dans le travail, telles sont les caractéristiques principales du directeur général de L’Agence pour la gestion des travaux d’infrastructures et d’équipements ruraux (Agetier-Mali), Zana Coulibaly. Ces maux ont rongé l’entreprise qui vient de mettre à la porte 13 de ses bras valides.</em></strong>

<strong><em> </em></strong>La boulimie d’argent et l’incompétence sont les raisons fondamentales du désamour entre Zana Coulibaly et son chef hiérarchique, le président du conseil d’administration de l’Agetier-association, Sanoussi Bouya Sylla, qui est également le président de l’Assemblée permanente des chambres d’agriculture du Mali.

Sylla a décidé de le relever de ses fonctions en 2021 lorsqu’il a pris connaissance de ses malversations financières et de son incompétence notoire dans le traitement des conventions. Toutes choses qui ont fait perdre des dizaines de milliards de F CFA de contrats à l’entreprise.

Les faits et les chiffres parlent d’eux-mêmes. En 2017, achat d’une parcelle nue avec Bakary Togola, président du conseil d’administration de l’Agetier-Mali à l’époque des faits. Ladite parcelle devant abriter le siège de l’Agetier à Ségou a coûté 150. 000. 000 F CFA. Mais la différence est énorme entre le contrat d’achat et la pièce comptable.

L’écart est de 130. 000. 000 F CFA. Ce qui sous-entend que le prix d’achat réel est de 20. 000. 000 F CFA. En 2018, achat avec le même Bakary Togola d’un terrain dans la zone résidentielle de Ségou abritant les services de la DAF de l’Agetier. Le prix indicatif est de 200. 000. 000 F CFA.

Mais au moment où Sanoussi Bouya Sylla faisait ce constat, le contrat d’achat de ce terrain n’était toujours pas formalisé. Toujours en 2018, le même Zana Coulibaly, responsable de l’Agetier, a acheté un bâtiment de plus haut standing que celui acquis avec Bakary Togola pour reloger la direction générale de l’Agetier. Le montant avancé est de 100. 000. 000 F CFA. Au vu de  la pièce comptable, il y a surfacturation à ce niveau aussi, car la différence est de 50. 000. 000 F CFA.

Eu égard à toutes ces incohérences sous le couvert d’arnaque, le président du conseil d’administration de l’Agetier a invité son directeur général de lui apporter des éclaircissements sur trois de ces acquisitions qui ont fait l’objet d’achat-vente.

Les gaffes de M. Coulibaly ne se limitent pas là. Après 9 ans de service à la tête de l’Agetier, il a causé d’énormes préjudices à son service employeur dont les travailleurs assistent impuissants à sa descente aux enfers. D’ailleurs, 13 d’entre eux ont été mis à la porte sous le vocable de chômage technique temporaire de 3 mois.

Sur le plan de son incompétence, plusieurs conventions de construction signées avec d’autres entreprises ont été résiliées incognito. Sans entrer dans les détails des chiffres, le coût total des conventions annulées au détriment de l’Agetier s’élève à plus de 165. 655. 907. 816 F CFA en deux ans entre 2017 et 2018.

Ces faits gravissimes sont greffés à d’autres qui montrent la vraie face du directeur général et de son mentor Bakary Togola. Selon les mêmes dénonciations faites par Sanoussi Bouya Sylla, le DG de l’Agetier a donné gratuitement en 2018 à la réforme, 3 véhicules à des personnes. Il s’agit notamment de Bakary Togola (Toyota Land Cruiser V8 n°31 53 CIT), Moussa Traoré, vice-président du conseil d’administration de l’Agetier au moment des faits (Toyota Land Cruiser VX n°77 21 BIT), Ladji Traoré, commissaire aux comptes de l’Agetier, (Toyota Hilux pick-up n°21 03 BIT).

Quatre autres véhicules ont été mis à la reforme à des prix dérisoires. Notamment une Toyota pick-up à 2. 650. 000 F CFA et trois Toyota Land Cruiser GX pour les montants de 3. 017. 500 F CFA ; 3. 517. 500 F CFA  et 3. 000. 000 F CFA. A la même année 2018, le tout puissant DG de l’Agetier a acheté pour le compte du même Bakary Togola, un véhicule neuf V8 full option.

Pour davantage puiser dans les caisses du service, Zana Coulibaly a donné en bail ses propres maisons à Badalabougou Sema-Gexco pour y loger l’Association Agetier-Mali et l’antenne Agetier-Mali à Bamako. Ces bâtisses portent les noms de tierces personnes qui sont visiblement des membres de sa famille. Le hic est que les frais de location dont les montants ne ressortent pas dans la correspondance de Sanoussi Bouya Sylla sont encore surfacturés et au double du montant prévu à cet effet par l’Agetier.

En plus de cette gestion financière et organisationnelle calamiteuse, des partenaires extérieurs ont émis de fortes réserves sur la capacité de Zana Coulibaly à bien conduire ce service stratégique de l’Etat. Des griefs sont portés notamment par les présidents des organisations professionnelles du secteur BTP du Mali (Ordre des architectes du Mali, Ordre des ingénieurs conseils du Mali, Ordre des urbanistes du Mali et Ordre patronal des entreprises de construction du Mali).

Ces derniers lui reprochent <em>"le manque de transparence et de crédibilité dans les passations des marchés ; la faible implication, voire son absence dans le suivi des travaux ; les ambiguïtés dans les clôtures des travaux ; la baisse de la performance de l’Agence ; la manque de suite par rapport à la construction à l’issue d’un concours d’architecture surtout leurs préoccupations par rapport à l’annulation des conventions par les bailleurs de fonds (la BAD sur les projets P2RS et la Banque mondiale sur les conventions n°324/2017/IP et n°325/2016/IP</em>".

Malgré tout, Zana Coulibaly garde confortablement son fauteuil comme si de rien n’était. L’ancien ministre du Développement rural, Modibo Kéita, qui avait eu en son temps le courage d’acter sa lettre de licenciement jusqu’à alerter les banques et établissements financiers de ne plus reconnaître sa signature, avait dû ravaler sa langue. Au motif que l’affaire le dépasserait.

Selon des indiscrétions, le DG de l’Agetier ne lésine pas sur les moyens pour parvenir à ses fins quel que soit le problème. Ceci explique-t-il cela ?

Wait and see !

<strong>Abdrahamane Dicko</strong>

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<item>
<title>Après l’audit des fonds destinés aux unions&#45;secteurs de 2013 à 2018 :  Bakary Togola à nouveau sur le box des accusés</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/apres-laudit-des-fonds-destines-aux-unions-secteurs-de-2013-a-2018-bakary-togola-a-nouveau-sur-le-box-des-accuses-3035105.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 05 Sep 2023 10:22:40 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Témoin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Pour faux et usage de faux et complicité, atteinte aux biens publics, l’ex-roi des cotonculteurs, Bakary Togola et 5 de ses anciens collaborateurs ont été mis sous mandat de dépôt, la semaine derrière. Il s’agit du secrétaire général, du comptable et du président de la fédération de Kita, respectivement Soloba Mady Keita, Drissa Traoré et Mady Keita ainsi que Mamadou Fomba et Alou Dembelé tous membres du conseil de surveillance de la C-SCPC. De bonnes sources, leur nombre connaître une extension, cette semaine, d’autant que le dossier concerne tous les dirigeants des différentes fédérations des sociétés coopératives de producteurs de coton de l’ère Bakary.

<strong>Qui de ce qu’on leur reproché ?</strong>

Contrairement aux rumeurs, le retour de Bakary Togola à Bamako-Coura n’est pas un rebondissement de l’affaire des ristournes où leur précédent acquittement a été annulé sur requête du ministère public. En effet, après le verdict des assises spéciales de novembre 2021 sur les crimes économiques et financiers, les cotonculteurs, dans une pétition adressée respectivement à la Présidence et au Garde des Sceaux, ont réclamé le paiement en intégral de leurs ristournes estimées entre 9,4 des 13,4 milliards de francs CFA et demandé en même temps aux autorités de faire la lumière sur leur fonds de stabilisation estimés à 18 milliards disparus dans les couloirs de la BIM-SA, entre le président du C-SCPC et le ministre des Finances de l’époque. En plus de ces deux requêtes, ils ont également demandé l’audit des fonds destinés aux unions-secteurs de 2013 à 2018. Il ressort de cet audit qu’une importante somme a été décaissée pour la construction de sièges locaux des unions-secteurs, dont les contrats et même les plans de bâtiments existent, à en croire nos confidences. Seulement voilà : lesdits bâtiments n’ont jamais vu le jour, y compris chez Bakary Togola à Sikasso et Koumantou où il assurait respectivement les présidences de la fédération et de l’union-secteur.

Ce nouveau dossier vient donc s’ajouter à l’affaire des ristournes qui, de sources concordantes, sera portée devant les assises prévues en fin d’année pour juger les crimes économiques et financiers.

<strong>Amidou Keita</strong>

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<title>Lutte contre la corruption et la délinquance financière :  Jusqu’où iront les colonels au pouvoir</title>
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<pubDate>Tue, 05 Sep 2023 09:44:21 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Témoin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[La lutte contre la corruption a pris une nouvelle dimension. Alors qu’un certain Soumeylou Boubeye, ex-Premier ministre de son État, est mort en détention dans l’attente de son procès en même temps que sa co-détenue, Fily Sissoko, qui attend toujours son procès, la justice malienne a ordonné une série de mandats de dépôt en rapport avec d’autres dossiers de délinquance financière. La nouvelle vague emporte essentiellement d’anciens dignitaires du régime défunt et donne l’air d’une véritable chasse aux sorcières qui ne dit pas son nom.

La semaine derrière, l’ex-ministre de la sécurité d’IBK, le Général Salif Traoré, accusé de « faux, usage de faux, détournement de biens publics et complicité d’abus de biens sociaux », a été placé sous mandat de dépôt. Cette arrestation intervient dans le cadre de l’affaire dite «Sécuriport», une société américaine spécialisée dans la mise en place de systèmes de sécurité dans les aéroports, au détour de laquelle l’ex dignitaires aurait détourné plusieurs milliards de nos francs. Dans la même affaire, l’ex ministre Zeinabou Diop serait également visée. Et, de sources judiciaires, l’intéressée aurait passé une journée entière dans les allées du Pôle économique et financier, pour une audition devant reprendre cette semaine. Le même jour, le Directeur financier et du matériel du ministère de la jeunesse et des sports, chargé de l’instruction civique et de la construction citoyenne ainsi que son régisseur ont également été écroués, sur fond de présomption de malversations financières de montants non reversés.

Et ça n’est pas. L’ancien président de l’assemblée permanente des chambres d'agricultures du Mali APCAM Bakary Togola et 5 de ses proches collaborateurs se retrouvent à nouveau sous mandat de dépôt. Il se rapporte, dans les milieux paysans, qu’ils pourraient être rejoints par au moins une dizaine d’autres potentiels accusés attendues au Pôle économique et financier cette semaine, notamment sur la gestion des fonds alloués aux unions sectorielles entre 2013-2018.

Cette longue liste vient rallonger les incarcérations de l’ancien président de l’Assemblée nationale du Mali, Issiaka Sidibé, avec quatre de ses anciens collaborateurs dont Mamoutou Touré, président de la Fédération malienne de football, pour « atteintes aux biens publics ».

Et de sources judiciaires, l’ancien ministre Baba Moulaye serait également convoqué au Pôle cette semaine, après avoir été empêché de voyager au Sénégal, dans la foulée des auditions des deux autres anciens ministres. Lui qui s’était pourtant rangé en tant que soutien de la Transition, dans le sillage de la création de son nouveau parti politique, serait également la cible d’action judiciaire pour présomption de détournement de deniers publics.

Reste à savoir jusqu’où ira cette forme d’exhibition répressive qui n’est peut-être pas celle attendue par une opinion qui assiste parallèlement aux indices d’enrichissements illicites parallèles, en même temps que s’intensifie la lutte spectaculaire contre l’impunité

&nbsp;

<strong>Amidou Keita</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Transition et lutte contre la corruption :  Un second souffle contre les potentiels délinquants financiers ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/transition-et-lutte-contre-la-corruption-un-second-souffle-contre-les-potentiels-delinquants-financiers-3034825.html</link>
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<pubDate>Mon, 04 Sep 2023 01:45:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>L’on avait pensé que le pouvoir de transition avait baissé les bras quant à la volonté de sévir contre les fossoyeurs de l’économie nationale. Cela ne semble pas être le cas. Au contraire.…</em></strong>

<strong>-<em>maliweb.net-</em></strong> Après la première phase  de la lutte contre l’impunité lancée par les autorités de la Transition, en vue d’impacter la gouvernance vertueuse, l’on assiste, depuis peu, à une nouvelle poussée  de  fièvre  sur le  terrain de la traque contre la mauvaise gestion des  deniers publics.

En effet, la semaine écoulée a  été marquée, au plan de l’actualité, par les informations relatives à quelques nouvelles affaires relatives à la mauvaise gouvernance. C’est ainsi que l’on apprend que Bakary Togola a été à nouveau placé sous mandat de dépôt dans l’affaire des ristournes des cotonculteurs, que certains anciens ministres et cadres administratifs ont été subi à des interrogatoires devant le Pôle économique et financier de Bamako dans diverses affaires de gestion de ressources publiques.

Sans compter que de sources judiciaires, il nous revient que d’autres hauts responsables administratifs seraient dans le collimateur de la justice pour de faits présumés de malversations et/ou d’enrichissements illicites au préjudice de l’Etat.

Ces développements prouvent à suffisance que les autorités ont à cœur de poursuivre les efforts en vue de nettoyer les écuries d’Augias de la gouvernance passée et donner des signaux forts sur son engagement à assurer une gouvernance vertueuse du pays. Comment cela pourrait en est-il autrement, quand l’attente de l’opinion est très forte pour une gestion optimale des maigres ressources du pays ? Car, le peuple ne peut être convaincu de la volonté du changement des dirigeants qu’à travers qu’une justice forte qui donne des preuves de sévir contre toutes les formes d’indélicatesses.

En clair, il urge que le gouvernement de Transition fasse preuve d’une gestion saine au quotidien et que tous les cas susceptibles d’atteintes aux deniers publics subissent les rigueurs de la loi. C’est cela qui crédibilisera davantage le fonctionnement du pouvoir de transition. Ce qui va aider le pouvoir du Col Assimi Goïta à gagner l’estime de certains partenaires occidentaux comme la Banque Mondiale et le Fonds Monétaire international.

Il appartient désormais aux plus hautes autorités du pays de donner des exemples à travers un changement de cap. Il s’agit, pour elles, de veiller pour que tous les rapports de vérification et de contrôle des structures travaillant à assainir la gouvernance, soient suivis d’effets et de mesures coercitives. C’est à ce prix qu’on assistera à un changement véritable de mentalité et poser des actes forts sur le chemin du Mali kurra.

<strong>Boubou SIDIBE/maliweb.net</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Affaire Securiport :  Deux anciens ministres inculpés</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/affaire-securiport-deux-anciens-ministres-inculpes-3034738.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 02 Sep 2023 18:12:50 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le général de division Salif Traoré, ex-ministre de la Sécurité et de la Protection civile, et sa collègue Seynabou Diop, précédemment ministre de l’Equipement, des Transports et du Désenclavement sous IBK, ont été placés sous mandat de dépôt mercredi dernier. Ils sont envoyés en prison pour <em>« faux et usage de faux, surfacturation et trafic d’influence »</em>.

Leur arrestation est liée à la signature en 2016 d’un contrat de concession relatif à la fourniture et l’exploitation d’un système de sécurité de l’aviation civile et de l’immigration avec un groupe appelé Securiport. Ce dossier qui est loin d’être bouclé concerne d’autres personnalités qui attendent de connaître leur sort.

<strong>A. Dicko</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Acquitté  par la cour d’assises :  Bakary Togola de nouveau interpellé</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/acquitte-par-la-cour-dassises-bakary-togola-de-nouveau-interpelle-3034735.html</link>
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<pubDate>Sat, 02 Sep 2023 16:10:30 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Acquitté par la session crimes économiques de la Cour d’assises de Bamako, le 29 novembre 2021, Bakary Togola et coaccusés ont été placés en garde à vue à la brigade du Pôle national économique et financier, le mardi 29 août 2023. Il s’agit du remake de l’affaire des ristournes de coton dont l’arrêt de la Cour d’assises avait été cassé par la Cour suprême en avril 2022.</em></strong>

&nbsp;

L’ancien président de Confédération des sociétés coopératives de producteurs de coton (C-SCPC) et de l’Assemblée permanente des chambres d’agriculture du Mali (Apcam) a été placé en garde à vue avec cinq autres personnes pour <em>"atteinte aux biens publics, faux et usage de faux et complicité"</em>.

Les personnes concernées sont Soloba Mady Kéita, secrétaire général et président de la Fédération de Kita, Mady Kéita, comptable de la Fédération de Kita, Drissa Traoré, Mamadou Fomba et Alou Dembélé tous membres du conseil de surveillance de la C-SCPC. Le seul qui manque à l’appel est M’Piè Doumbia, le trésorier général, est décédé il y a quelques mois. La procédure le concernant est naturellement éteinte.

L’affaire dite des ristournes de coton remonte à 2019 quand Bakary a été placé sous mandat de dépôt pour <em>"atteinte aux biens publics, faux et usage de faux et complicité"</em>, par le procureur près le Tribunal de la Commune III en charge du Pôle économique et financier, Mahamoudou Kassogué, actuel ministre de la Justice.

Il lui était reproché le détournement de 9 milliards de F CFA sur les ristournes coton payées aux associations villageoises. Cette affaire était l’attraction principale de la session de la Cour d’assises de Bamako de 2021. Elle a duré à elle seule sept jours sur les 54 affaires inscrites au rôle.

L’acquittement de Bakary Togola et ses coaccusés prononcé par le président de la Cour d’assises dite session crimes économiques était moins à l’attente des autorités judiciaire que de l’opinion publique. Ce qui avait provoqué d’ailleurs l’indignation du procureur général près la Cour d’appel, Idrissa Arizo Maïga, à la clôture de la dite session.

<em>"L’affaire Bakary Togola et coaccusés était la plus importante de cette session. Elle a pris, à elle seule, 7 jours d’audience pour accoucher de ce que tout le monde sait. Alors, il faut s’interroger : est-ce que les dossiers sont mal ficelés, ou c’est parce que, les juges font montre de mansuétude particulière vis-à-vis des délinquants ?"</em>, s’interrogeait M. Maïga indigné.

Le procureur a déploré le fait que les inculpés de la bande de Bakary Togola ont comparu libres devant la Cour, ce qui est anormal même pour ceux qui sont en liberté provisoire. Il ne s’est pas empêché de qualifier la session de <em>"désastre"</em>  et de <em>"fiasco"</em> même s’il s’est montré en phase avec les autres arrêts rendus.

Cette succession de faits a fait sortir le ministre de la Justice de sa réserve. Mahamoudou Kassogué a demandé dans une lettre en décembre 2021, l’ouverture d’une enquête suite à des <em>"informations concernant le comportement de certains membres de la Cour et les connivences qui auraient entouré la gestion de cette procédure"</em>. L’arrêt d’acquittement de Bakary Togola et de sa suite en date du 29 novembre 2021 a été dans ce contexte cassé par la Cour suprême en avril 2022.

Voilà tout le bien-fondé de la procédure qui vient d’être ouverte par le parquet du Pôle national économique et financier et qui justifie le retour probable de Bakary devant le prétoire.

<strong>Abdrahamane Dicko</strong>

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</item>

<item>
<title>Bakary Togola et coaccuses à nouveau interpelles pour faux et usage de faux, complicité et atteinte aux biens publics</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/bakary-togola-et-coaccuses-a-nouveau-interpelles-pour-faux-et-usage-de-faux-complicite-et-atteinte-aux-biens-publics-3034699.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 02 Sep 2023 10:00:26 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le National</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Et les juges qui les avaient relaxés purement et simplement ?</strong>

<strong>Mardi, 29 août 2023 : la nouvelle a vite fait le tour du Mali. Bakary Togola, le gentleman-farmer et ses coaccusés ont été mis en garde à vue par la brigade du Pôle Economique et Financier. Le président sortant de la confédération des sociétés coopératives de producteurs de coton revient donc devant la justice, après avoir bénéficié d’un acquittement qui a défrayé la chronique en son temps.</strong>

En effet, les Maliens ont été surpris et sidérés dans leur écrasante majorité d’apprendre le lundi, 29 novembre 2021, l’acquittement de Bakary Togola et ses 11 co-accusés dans une des affaires les plus retentissantes d’atteinte aux biens publics et complicité, faux et usage de faux qui ont émaillé le régime déchu d’Ibrahim Boubacar Keïta. Voilà que le 29 d’un autre mois, deux ans après, les célèbres relaxés reviennent dans les mailles de la justice pour les mêmes raisons. Le gentleman-farmer, devenu un politicien populaire à sa façon, était perçu comme l’âme damnée d’Ibrahim Boubacar Keïta durant sept ans et, en tant que tel, il défrayait trop la chronique pour que l’opinion nationale acceptât facilement le verdict de son acquittement. Beaucoup de questions avaient alors été posées par les uns et les autres. Comment, en ces temps-ci, une des figures vues comme étant les plus horribles coupablesde diverses frasques contre les intérêts de l’Etat, pouvait-il parvenir aussi facilement à s’échapper des mailles des filets de la justice ? Erreur judiciaire ? Bakary Togola avait-t-il bien graissé la patte aux magistrats qui l’ont jugé ou sont-ce ses marabouts et autres de ses féticheurs qui seraient d’une redoutable efficacité ? De nombreuses questions ont fusé, qui turlupinaient sans arrêt les esprits. D’autant que les bons magistrats de la cour d’Assises, qui ont rendu la sentence lors de la session spéciale sur les affaires économiques et financières, avaient assorti leur décision d’excuses publiques au sieur Togola, tout en lui indiquant qu’il peut bien réclamer des dommages et intérêts pour le temps qu’il a passé en détention, soit dit injustement. C’était, il faut le rappeler, à un moment où se trouvent sous mandat de dépôt d’anciennes hautes personnalités de la République pour des motifs similaires, comme l’ancien Premier ministre SoumeylouBoubèye Maïga (qui y trépassera) et l’ancienne ministre Bouaré Fily Sissoko, qui s’y trouve toujours.

La surprise, en tout cas, avait été totale à la fois pour les citoyens et pour le département de la justice lui-même.Depuis, l’affaire n’a jamais quitté les esprits, elle revenait sans cesse dans les conversations. Tout le monde est demeuré convaincu que Bakary Togola avait réussi tout simplement à arroser les juges pour qu’ils rendent une décision aussi biaisée. Le ministre de la justice lui-même, Garde des Sceaux, Mamoudou Kassogué, avait réagi en toute responsabilité. Au bout d’une dizaine de jours après l’acquittement fort décrié, il avait adressé à Monsieur le Procureur  général près la Cour d’Appel, le 07 décembre, une demande d’ouverture d’une enquête. Cet acte a montré qu’il y avait eu, sinon manifestement de la corruption dans l’affaire, du moins de lourds soupçons d’une nature liée au fonctionnement de la justice. Le ministre Kassogué, déterminé à en tirer toutes les conséquences, avait été clair dans ses instructions : <em>« Des informations concernant le comportement de certains membres de la Cour et les connivences qui auraient entouré la gestion de cette procédure, il résulte un faisceau d’indices graves incitant à faire ouvrir une enquête afin de faire toute la lumière sur cette affaire, notamment des manquements susceptibles de recevoir une qualification pénale » et d’instruire « de faire procéder aux investigations nécessaires</em>… » Simples suspicions ou collision avérée des magistrats avec des délinquants, la question reste posée de savoir si les juges qui ont rendu le verdict d’acquittement il y a deux ans ne doivent aussi répondre devant la justice.

<strong>Raymond Dembélé</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Rapport de l&amp;apos;OCLEI sur les subventions  accordées aux écoles privées au Mali : 1077 établissements secondaires privés fonctionnent sur la base de faux documents</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/rapport-de-loclei-sur-les-subventions-accordees-aux-ecoles-privees-au-mali-1077-etablissements-secondaires-prives-fonctionnent-sur-la-base-de-faux-documents-3034648.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 02 Sep 2023 02:14:17 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Par délibération n°2021-0004/OCLEI-SG du 23 février 2021, le Conseil de l'Office central de lutte contre l'enrichissement illicite (Oclei) a autorisé le Pôle investigations à mener une mission d'analyse des subventions accordées par l'Etat aux établissements privés d'enseignement secondaire, général, technique et professionnel, conformément à l'article 4 de l'ordonnance n°2015-032/P-RM du 23 septembre 2015 portant création de l'institution et les articles 26, 27 et 28 du décret n°2015-0719/P-RM du 9 novembre 2015 portant sur son organisation et les modalités de son fonctionnement. Suite à cette autorisation, le président de l'Oclei a délivré l'habilitation n°000033/OCLEI du 7 décembre 2021 pour cette mission, qui porte sur la période de 2014 à 2021 et couvre l'étendue du territoire national. A l'issue de la mission, le président de l'Oclei a transmis le 16 décembre 2022 par la lettre n°2022-000462-Bis/Oclei-P, le rapport provisoire à Mme le ministre de l'Education nationale pour observations et suggestions d'amélioration. Ainsi, par lettre n°2022-105/Cab-MEN du 28 décembre 2022, le ministre de l'Education nationale a retourné le rapport avec ses observations et suggestions qui ont été prises en charge par l'OCLEI.</em></strong>

En ce qui concerne la pertinence de la mission, le rapport indique que selon les situations d'exécution du budget, de 2017 à 2021, l'Etat a versé 196,095 milliards F CFA aux établissements privés d'enseignement secondaire, général, technique et professionnel au titre de paiement des frais scolaires, demi-bourses et pensions alimentaires des élèves de l'Etat orientés dans les établissements privés équivaut à environ 6,90 % du budget national de l'exercice 2021 s'élevant en dépenses à 2 841 579 700 000 F CFA et représente une moyenne annuelle de 49 milliards de F CFA sur la période de 2017 à 2021.  Et de poursuivre que dans les Lois de finances, la dotation du compte <strong>"frais scolaires"</strong> ou <strong>"frais de formation"</strong> est destinée à la prise en charge des dépenses de formation des élèves orientés par l'Etat dans les établissements d'enseignement secondaire privé et laïc. Quant à celle relative à la <strong>"demi-bourse"</strong>, elle est destinée à la prise en charge des dépenses liées au matériel didactique.

La Loi n°2012-013 du 24 février 2012 relative aux établissements privés d'enseignement en République du Mali définit un établissement privé d'enseignement comme une entité de droit privé participant à la mission de service public d'éducation, fondée et entretenue par une ou plusieurs personnes physiques ou morales.

Au vu de l'importance des fonds publics alloués à ces établissements et suite à des dénonciations faites par plusieurs associations sur la gestion de ces fonds, l'Oclei a initié une mission afin d'avoir les éléments d'appréciation sur la gestion des ressources allouées par l'Etat qui visait à analyser les subventions accordées par l'Etat aux établissements privés d'enseignement secondaire, général, technique et professionnel.

Plus spécifiquement, il s'agissait de : déterminer les montants des subventions accordées ; déterminer si les sommes d'argent décaissées au titre des frais scolaires, demi-bourses et pensions alimentaires correspondent à la réalité du nombre d'élèves du secteur public orientés dans les établissements privés ; vérifier l'existence d'éventuels effectifs fictifs ; déterminer si le système actuel d'orientation des élèves dans les établissements d'enseignement privé favorise l'Etat ou, au contraire, s'il a avantage à prendre en charge la totalité des élèves du secteur public.

<strong>Le montant versé par an aux établissements secondaires privés peut construire 80 lycées publics</strong>

Selon le rapport, les subventions allouées par l'Etat aux établissements d'enseignement privé sont passées de 43 milliards de F CFA en 2017-2018 à 57 milliards de F CFA en 2020-2021, soit une augmentation de 133 %. Sur la période de 2017-2018 à 2020-2021, le montant que l'Etat a versé en moyenne par an aux établissements secondaires privés (49,03 milliards de F CFA) équivaut aux coûts de construction et de fonctionnement de 80 lycées publics. En d'autres termes, l'Etat peut construire et faire fonctionner chaque année un nouveau contingent de 80 lycées publics avec l'équivalent des subventions accordées aux écoles privées de l'enseignement secondaire.

A titre illustratif, les coûts de construction du lycée de Niamana (506 757 658 F CFA) et du lycée de Nara (351 835 153 FCFA) en 2017 et les charges de fonctionnement (dépenses de personnel, de matériel et fonctionnement des services, de carburant et lubrifiants, de santé et sports, de matériel didactique, de frais de transport, d'entretien de matériel informatique, d'internet et d'entretien courant des bâtiments) en 2021 des lycées Massa Makan Diabaté (27 764 000 F CFA) et Kankou Moussa (27 905 000 FCFA) s'élèvent à 914 261 811 F CFA.

Ainsi, précise le rapport, sur les 4 ans, les montants alloués au titre des subventions pouvaient construire 320 lycées publics. Ce nombre représente près de 3 fois le nombre actuel d'établissements publics d'enseignement secondaire général, technique et professionnel qui sont au nombre de 111.

<strong>26,288 milliards de F CFA</strong>

<strong> d'écart entre les données </strong>

<strong>de la DGB et celles de la CPS</strong>

<strong> du secteur de l'éducation</strong>

Aussi, le rapport mentionne que les données financières sont incohérentes au sein du ministère de l'Education nationale. Car, il existe des disparités entre les données communiquées par les services techniques du ministère de l'Education nationale.

En effet, le montant total retracé par la DNESG est de 169 849 780 000 F CFA et celui communiqué par la CPS est de 169 806 985 000 F CFA. Entre les données fournies par les deux services techniques, il existe un écart de 42 795 000 F CFA. Les données de la DGB dépassent de 26,288 milliards de F CFA celles de la CPS du secteur de l'éducation.

A en croire le rapport de l'Oclei, les investigations ont révélé d'importantes disparités entre les données des services techniques du ministère de l'Education nationale et celles de la DGB qui centralise les situations d'exécution du budget. Car, les subventions décaissées suivant les données de la DGB s'élèvent à 196 095 864 207 F CFA alors que les montants communiqués par la CPS s'établissent à 169 806 985 000 F CFA. Il en résulte que les montants réellement payés dépassent de 26 288 879 207 F CFA les données de la CPS de 2017-2018 à 2020-2021.

Il ressort du rapport que l'Oclei n'a pas eu de données sur les paiements effectués de 2014 à 2017 parce que la mission n'a pas obtenu les situations des paiements effectués sur ladite période ni avec la CPS du secteur de l'éducation ni avec les deux directions de l'enseignement secondaire général et l'enseignement technique et professionnel.

<strong>Paiement sur la base de décisions non chiffrées et ne précisant que le nombre d'élèves de l'Etat</strong>

<strong> par établissements privé</strong>

Il ressort de la lettre n°2021-000106/MEN-DNESG du 28 décembre 2021 en réponse à la demande d'informations de l'Oclei par lettre n°2021-000346/Oclei-P du 24 décembre 2021 que : <em>"De 2014 à 2017, le paiement des frais scolaires et demi bourses aux établissements privés d'enseignement secondaire général et technique professionnel reposait sur les décisions d'attribution de frais scolaires et demi bourses élaborées par les directions nationales (DNESG et DNETP). Ces décisions n'étaient pas chiffrées et ne précisaient que le nombre d'élèves de l'Etat par établissements privé. Les états de paiement étaient élaborés sur la base de ces documents par les établissements, vérifiés par les Académies d'enseignement. Les paiements étaient effectués par les services financiers de l'Etat et des collectivités. Cette méthode ayant montré ses limites, le département de l'Education a décidé de changer de mode de gestion.</em>

<em> Nous ne sommes pas en mesure de vous communiquer exactement combien l'Etat a mis dans le paiement des frais scolaires, des demi bourses et des pensions alimentaires aux établissements privés d'enseignement secondaire pour la période de 2014 à 2017. Pour corriger ces insuffisances, le département de l'Education nationale a opté pour la mise en place d'une base de données unique qui sert de référence pour la production des états de paiement relatifs aux frais scolaire, aux demi-bourses et aux pensions alimentaires dus aux établissements privés d'enseignement secondaire". </em>

Quant à la DNETP, elle n'a apporté aucune réponse écrite à l'Oclei suite à la demande d'informations formulée par courrier confidentiel n°2021-000345/OCLEI-P du 24 décembre 2021. En effet, le directeur national a fait savoir à l'équipe d'enquête, lors d'un entretien, que pour des raisons d'archivage, son service ne dispose pas d'informations relatives aux subventions versées aux établissements privés de son domaine.

<strong>1 165 665 élèves orientés dans les établissements privés pendant la période sous revue</strong>

En ce qui concerne la direction générale du budget, elle a fourni des informations dans un délai de 1 à 2 mois. Lesdites informations sont incomplètes, ou <strong>"provisoires",</strong> comme il ressort de la lettre N°0386/MEF-DGB du 16 août 2022 du directeur général du budget : <em>"… Aussi, voudrais-je préciser que les données des exercices 2017 et 2018 sont définitives et annexées aux lois de règlement desdits exercices ; quant aux données des exercices 2019, 2020 et 2021, elles sont encore provisoires en attendant la production des lois de règlement y afférentes".</em>

Le nombre des établissements secondaires privés est en forte croissance. De 2014 à 2021, les informations recueillies font état de 111 établissements publics d'enseignement secondaire sur l'ensemble du territoire contre 2421 établissements privés offrant ce type d'enseignement.

Les enquêteurs de l'Oclei estiment que le nombre de ces établissements s'accroit de manière significative. A titre illustratif, à la rentrée 2015-2016, il y avait 1147 établissements privés contre 2421 en 2021. Sur l'effectif global de 1 625 944 élèves de l'enseignement secondaire dans la période sous revue, 449 188 ont été orientés vers les établissements publics contre 1 165 665 vers les établissements privés. Cela revient à dire que sur l'ensemble des élèves du secondaire, les établissements publics n'accueillent que 28 % de l'effectif contre 72 % pour l'enseignement privé.

Il ressort également du rapport que plus de 1000 écoles secondaires privées fonctionnent grâce à des arrêtés présumés faux. De nombreux établissements privés existent et ont reçu des élèves sans avoir au préalable les autorisations requises. Il y a 1077 écoles privées qui fonctionnent sur la base d'arrêtés d'autorisation de création et d'ouverture présentant de graves anomalies.

<strong>Des arrêtés régulièrement </strong>

<strong>enregistrés au SGG utilisés pour ouvrir certains établissements </strong>

Les numéros et les dates d'arrêtés régulièrement enregistrés au secrétariat général du gouvernement (SGG) sont utilisés dans d'autres arrêtés sous la dénomination d'arrêtés d'autorisation de création d'établissement ou d'autorisation d'ouverture. A titre illustratif, les références de l'arrêté n°2011-3196/Mlafu-SG du 5 août 2011 fixant la liste des titres fonciers situés dans l'emprise et les servitudes des travaux de construction de la route Kita-Sekokoto-Bafing-Falémé de la route régionale Kita-Saraya, sont reprises dans l'arrêté d'ouverture de deux établissements privés : le lycée privé Intelligentsia à Sotuba et le lycée technique Intelligentsia sis à Boulkassoumbougou dans la circonscription de l'Académie d'enseignement de Bamako Rive Gauche. Aussi, les références de l'arrêté n°2010-2829/MSIPC-SG du 6 septembre 2010, portant détachement d'un commissaire de police auprès du Tribunal pénal international pour le Rwanda, sont reprises dans l'arrêté d'ouverture de deux établissements privés notamment le lycée Coumba Sidibé et l'Institut de formation professionnelle tous à Kita Sirako.

Les références de l'arrêté n°2022-1563/MEN-SG du 19 mai 2022 portant autorisation d'ouverture d'un établissement privé d'enseignement secondaire général dénommé <strong>"Lycée privé sportif Boubou Sow"</strong>, en abrégé (LPSBS), sis à Soutoucoulé, dans la Commune rurale de Khouloum, Cercle de Kayes, sont reprises dans l'arrêté d'ouverture d'un autre établissement privé d'enseignement secondaire général dénommé <strong>"Lycée privé Djiguiya"</strong>, en abrégé "<strong>LPD-Bla",</strong> sis à Bla.

Les références de l'arrêté n°2013-3157/MEAPLN-SG du 1er août 2013, portant autorisation d'ouverture d'une école privée de premier cycle de l'enseignement Fondamental dénommée <strong>"Ecole privée Amicale Tunbaru du Cinquantenaire"</strong> à Kobalacoro II, sont reprises dans l'arrêté d'ouverture de trois établissements privés d'enseignement secondaire général : <strong>"Lycée privé franco-arabe Ousmane Chérif Madani Haïdara"</strong> de Baco-Djicoroni, <strong>"Lycée privé Fanta Diakité"</strong> de Magnambougou, <strong>"Lycée franco-arabe Mahmoud Dicko"</strong> de Niamakoro.

Les références de l'arrêté n°2013-3901/MEAPLN-SG du 3 septembre 2013, portant autorisation d'ouverture d'un établissement privé d'enseignement secondaire général dénommé <strong>"Lycée privé Nafatouma Kanté de Yirimadio",</strong> sont reprises dans l'arrêté d'ouverture de deux établissements privés d'enseignement secondaire général à savoir <strong>"Lycée privé Amadou Traoré"</strong> à Kolokani et <strong>"Lycée privé Boïba Soumaré"</strong> à Baguinéda Camp.

<strong>15,565 milliards de FCFA </strong>

<strong>payés à des écoles ayant des arrêtés présumés faux</strong>

Selon le rapport, l'autorisation de création relève de la compétence des gouverneurs de région et du district et l'autorisation d'ouverture intervient à la suite d'une visite technique effectuée et assortie de la production obligatoire de deux rapports (favorables ou défavorables), l'un par l'inspection et l'autre par la direction de l'ordre d'enseignement concerné, soit la direction nationale de l'enseignement secondaire général ou la direction nationale de l'enseignement technique et professionnel.

Plus de 15,565 milliards de F CFA ont été payés à des écoles ayant des arrêtés présumés faux. L'évaluation de l'effectif reçu par les écoles des académies des rives gauche et droite de Bamako, de Kati, Nioro, San, Kita, Douentza, Mopti, Tombouctou, Gao, Ségou, Koutiala, Sikasso, Bougouni et Kayes, disposant d'arrêtés d'ouverture présumés faux, fait état de 105 234 élèves. Les subventions indument perçues par ces établissements s'élèvent à 15 565 322 000 F CFA pendant les années scolaires 2017-2018, 2018-2019, 2019-2020 et 2020-2021.

La mission a recensé 19 établissements qui ont un arrêté de création, mais pas d'arrêté d'ouverture. Ces établissements ont reçu 12 002 élèves de l'Etat et des subventions y afférentes pour un montant de 2 065 363 000 F CFA au titre des années scolaires 2017-2018, 2018-2019, 2019-2020 et 2020-2021.

La mission a également constaté l'existence d'établissements dont les promoteurs sont des fonctionnaires du ministère chargé de l'Education nationale. Ces établissements disposent d'arrêtés présumés faux notamment le Centre de formation Agrosylvo pastoral Idrissa Cissé de Kimparana détenant l'arrêté présumé faux n°2016-5883/MEN-SG du 28 décembre 2016 ; le Centre de formation technique et professionnelle Hubert Haltel de Kimparana, qui détient l'arrêté présumé faux n°2015-2492/MEN-SG du 25 juin 2015 ; l'Institut Technique Kinsa Diallo de Mandiakuy, ayant l'arrêté présumé faux n°2016-5884/MEN-SG du 28 décembre 2016 ; l'Institut de formation Veka Coulibaly de Tominian, qui détient un arrêté présumé faux n°2016-5027/MEN-SG du 30 décembre 2016.

<strong>Huit établissements fonctionnent après le décès de leur promoteur</strong>

Les enquêteurs ont décelé que des élèves initialement orientés dans les établissements publics sont transférés ou réorientés dans des écoles privées en violation de l'article 22 de la décision n°10-03733/MEALN-SG-CPS du 16 septembre 2010 qui énonce : <em>"Tout mouvement de transfert ou de réorientation d'un établissement public vers un établissement privé est strictement interdit, sauf cas de force majeure". </em>

La mission a aussi constaté le fonctionnement de huit établissements (le lycée Mémoire, le lycée Technique Danki, le lycée Coumba Sané, le lycée Coumba Sakiliba, le lycée Kuru Kan Fuga, le Emitec, le Ceci, le CSTP-SIK) après le décès du promoteur en violation de la réglementation en vigueur précisément l'article 4 du décret n°118-PG-RM du 20 septembre 1971 portant règlementation de l'enseignement privé en République du Mali ; l'article 8 de la Loi n°1994-032/AN-RM du 25 juillet 1994 portant statut de l'enseignement privé ; les articles 12 et 18 de la Loi n°2012-013/AN-RM du 24 février 2012 relative aux établissements privés d'enseignement en République du Mali ; et, enfin, le décret n°2012-0588/PG-RM en son article 17. Car, les autorisations sont délivrées à titre strictement personnel.

En résumé, il ressort du rapport définitif que dans la période 2017-2018 à 2020-2021, l'Etat a versé la somme de 196,095 milliards F CFA aux établissements secondaires privés de l'enseignement secondaire général, professionnel et technique au titre de paiement des frais scolaires, demi-bourses et pensions alimentaires des élèves de l'Etat orientés dans lesdits établissements, soit en moyenne 49,023 milliards F CFA par an.

Avec ce montant, l'Etat peut construire, équiper et faire fonctionner chaque année un nouveau contingent de 80 lycées publics, toutes charges comprises dont les dépenses de personnel. Les paiements retracés par la direction générale du budget dépassent de 26,288 milliards F CFA ceux indiqués par la Cellule de planification et de statistique (CPS) du secteur de l'éducation. Ainsi, la mission estime que cette différence significative doit être expliquée par les services concernés. Car, l'Oclei n'a pas eu de données sur les paiements effectués de 2014-2015 à 2016-2017.

<strong>Des fonctionnaires du ministère de l'Education nationale promoteurs de plusieurs d'écoles privées </strong>

Le nombre des établissements secondaires privés est passé de 1147 en 2016 à 2421 en 2021, soit une augmentation de 111 % en 5 ans. Le nombre d'établissements secondaires publics est de 111 sur l'ensemble du territoire national. L'Oclei a dénombré 1077 écoles secondaires privées fonctionnant grâce à des arrêtés présumés faux. Les subventions versées à 236 de ces établissements s'élèvent à 15,565 milliards de F CFA de 2017-2018 à 2020-2021. Plusieurs de ces écoles ont pour promoteurs des fonctionnaires du ministère de l'Education nationale.

En conclusion, la mission d'enquête déclare que la méthode actuelle d'orientation des élèves de l'Etat vers les établissements privés n'est pas de nature à assurer une saine gestion des ressources publiques. Les dysfonctionnements ont atteint un seuil alarmant. Il convient d'adopter des mesures fortes pour améliorer la gouvernance du secteur sans compromettre les équilibres macroéconomiques. Ces mesures, qui entrent dans le cadre de la prévention et de la lutte contre la corruption et l'enrichissement illicite, permettront d'améliorer l'emploi des ressources publiques.

<strong>Procéder au contrôle administratif systématique des actes de création et d'ouverture des établissements privés</strong>

En termes de recommandations, l'Oclei recommande aux autorités : de procéder au contrôle administratif systématique des actes de création et d'ouverture des établissements privés de l'Enseignement secondaire, général, technique et professionnel sur l'ensemble du territoire ; de veiller au respect strict des dispositions règlementaires en matière d'orientation et de réorientation des élèves dans les établissements privés ; d'adopter un plan de progression du nombre d'établissements secondaires publics ; de procéder à la fermeture de tous les établissements privés ne remplissant pas rigoureusement les conditions d'exercice ; de mettre en recouvrement des sommes indument perçues par les établissements se prévalant d'arrêtés présumés faux ; de traduire en justice les auteurs, coauteurs et complices de la production et de l'utilisation des arrêtés présumés faux.

<strong>       Synthèse de Boubacar Païtao</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Agetier Ségou : Une mise en congé de 3 mois et non un licenciement !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/agetier-segou-une-mise-en-conge-de-3-mois-et-non-un-licenciement-3034482.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 31 Aug 2023 12:35:39 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Challenger</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>Les rumeurs d'un licenciement abusif à l’Agetier Ségou sont devenues si persistantes ces derniers jours qu’elles ont suscité de vives inquiétudes au sein d’une opinion générale hostile à l’injustice. Cependant, les informations recueillies sur place auprès des protagonistes permettent de comprendre ce qui se passe réellement dans la Cité des balanzans.</em>

En fait, au lieu de licenciement selon les responsables de l’Association pour la Gestion des Travaux d’Infrastructures et d’Équipements Ruraux, il s’agit de la mise en chômage technique temporaire de 11 agents. Toutes les décisions importantes étant prises par l'assemblée générale, selon les principes de fonctionnement de l'Agetier, la mesure a donc été décidée par la 32è session ordinaire de son Assemblée générale tenue le 11 janvier 2023.

Ainsi plutôt que de procéder à des licenciements massifs face aux difficultés financières que l’Agetier vit actuellement, l'assemblée a opté pour cette solution temporaire dans le but de réduire les coûts sans mettre en péril le fonctionnement de la structure entière.

Cette mise en congé technique prendra fin en principe en novembre prochain. Conformément aux exigences légales, l'Agetier a pris soin d’en aviser en amont la direction régionale du travail de Ségou. Et, en application de l'article L.53 nouvellement modifié du Code du travail, précise la correspondance n° 23/050 DRT-S, il n’y aura ni recrutement de nouveaux travailleurs ni d’imposition d’heures supplémentaires au personnel restant.

Il nous revient que l'Agetier a exploré toutes les possibilités pour éviter cette mesure qui était la seule option pour préserver l’entité confrontée à des impayés considérables, notamment de la part de l'État, qui lui doit plus d'un milliard de francs Cfa. Malgré les efforts du Synapro et l'intervention sollicitée du secrétaire général de l'Untm, Yacouba Katilé, pour faciliter un règlement financier, rien n’y fit.

C’est donc une stratégie temporaire et prudente pour surmonter les difficultés financières et préserver les emplois à long terme. L'Agetier continuera de chercher des solutions durables pour garantir sa stabilité économique dans les mois à venir.

Rappelons que la mission de l’Agetier est de faire exécuter par des entreprises et Bureaux d’Etudes, sur appel d’offres, des travaux publics ou d’utilité publique, de fournir des biens et services pour le compte de l’Etat, des collectivités territoriales ou d’associations reconnues d’utilité publique.

A suivre

<strong>Drissa Togola</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>En guise d&amp;apos;indemnités &amp;quot;sans base juridique&amp;quot;  comme reproché à Issiaka Sidibé : Déjà près de 11 milliards F CFA touchés par les conseillers du CNT</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/en-guise-dindemnites-sans-base-juridique-comme-reproche-a-issiaka-sidibe-deja-pres-de-11-milliards-f-cfatouches-par-les-conseillers-du-cnt-vers-ladoption-dune-loi-organique-en-catimini-3032954.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/08/Malick-Diaw.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Sat, 19 Aug 2023 02:19:23 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Vers l'adoption d'une loi organique en catimini pour corriger l'"insuffisance" </strong>

<strong><em>Les services de contrôle reprochent à l'ancien président de l'Assemblée nationale Issiaka Sidibé et son équipe d'avoir augmenté leurs indemnités «sans base juridique» et que ce procédé n'aurait pas été entériné par une loi organique. Sauf qu'il ressort de nos recoupements que ce sont les mêmes barèmes adoptés sous Issiaka Sidibé qui continuent d'être touchés par ceux qui siègent de nos jours au Conseil national de transition dirigé</em></strong><strong><em> par le colonel Malick Diaw, sans que ces avantages ne soient aussi couverts par une base juridique. Toute chose qui continue de faire des remous au CNT vu la récente interpellation de l'ancien président de l'hémicycle sous IBK. Et tous les moyens seraient aujourd'hui deployés CNT pour corriger en catimini cette "insuffisance" comme souligné par le Contrôle général des services publics suite à son rapport d'audit sur la gestion d'Issiaka Sidibé. Cette structure, faut-il le rappeler, est directement rattachée à la Primature.</em></strong>

Plus d'une <strong>dizaine de milliards de F CFA !</strong> C'est le montant qui serait reproché à l'ex-président de l'Assemblée nationale, Issiaka Sidibé, aux questeurs au moment des faits mais aussi à des cadres de l'hémicycle comme l'ex-secrétaire général, Modibo Sidibé, qui occupe le même poste au CNT. Cependant, il se trouve que pour la seule année de 2014, les services de l'inspection générale des services publics rattachés à la Primature ont épinglé les personnalités mises en cause pour <strong>10 milliards de F CFA</strong>, qui représentait le budget global de l'hémicycle à cette époque. Comment cela est-il possible ? Selon nos recoupements, près de 70 % du budget de l'Assemblée nationale sont destinés au payement des indemnités et du personnel de l'hémicycle et le restant est dépensé dans les consommables et d'autres charges. Le contrôle général des services publics, une structure rattachée à la Primature, reproche surtout à Issiaka Sidibé et son équipe d'avoir augmenté leurs indemnités sans base juridique et que ce procédé n'a pas été entériné par une loi organique. Ainsi, c'est partant de ces charges que l'ex-président de l'Assemblée nationale, Issiaka Sidibé et certains de ses collaborateurs se retrouvent à la prison centrale de Bamako.

De notre enquête, il ressort que jusqu'au coup d'Etat contre IBK à l'installation du Conseil national de transition, c'est les barèmes adoptés sous Issiaka Sidibé qui continuent d'être touchés par ceux qui siègent de nos jours audit conseil sans que ces avantages ne soient couverts aussi par une loi organique. D'ailleurs, il est utile de rappeler que déjà près de 11 milliards de F CFA ont été déjà touchés en termes d'indemnités par les membres du CNT ce, d'août 2020 à juillet 2023. Pour ceux qui ne le savent un simple membre du CNT qui n'est membre d'aucune commission empoche 1,5 million de F CFA chaque mois repartis comme suite : indemnité de représentation 500 000 F CFA, indemnité de logement 300 000 F CFA, indemnité de monture 400 000 F CFA et une indemnité spéciale de 300 000 F CFA.

Pour les vice-présidents en plus des 1 500 000 F CFA, ils ont tous une autre indemnité de 800 000 F CFA. Le questeur a un bonus de 600 000 F CFA, les secrétaires parlementaires  et le rapporteur général de la commission des finances ont respectivement 400 000 F CFA comme rajout. Ce, sans oublier 200 000 F CFA comme indemnité spéciale des présidents des commissions et 150 000 F CFA pour les vice-présidents. N'en parlons pas pour le président du CNT. D'ailleurs c'est pourquoi l'interpellation de l'ancien président de l'hémicycle a été vu d'un mauvais œil au niveau du Conseil par des membres de cette institution qui pensent que si ce n'est pas un piège pour certains de régler leurs comptes avec cet organe au terme de la Transition dans la mesure où ce sont les mêmes indemnités qui sont touchées au centime près par le colonel Malik Diaw et les autres membres du CNT sur la base du montant arrêté par Issiaka Sidibé et son bureau.  Selon nos informations, le CNT s'apprêterait à adopter une ordonnance permettant de corriger cette insuffisance à travers une loi organique. Et ce serait trop tard. Et tous les regards sont tournés vers le CNT pour voir la démarche qu'il va adopter suite à ce dossier qui n'a pas encore fini de dévoiler tous ses secrets.

Affaire à suivre  <strong>       </strong>

<strong>              Kassoum THERA</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Affaire de la gestion de l&amp;apos;Assemblée nationale sous Issiaka Sidibé :  Une procédure entachée d&amp;apos;irrégularités?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/affaire-de-la-gestion-de-lassemblee-nationale-sous-issiaka-sidibe-une-procedure-entachee-dirregularites-3032999.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2016/04/Issiaka-Sidibe.png" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Sat, 19 Aug 2023 02:00:58 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Le sort de Diarrassouba entre</strong><strong> les mains de Diaw</strong>

S'il reste encore une once d'indépendance, d'impartialité et de probité au sein de la Justice malienne (article 133 de la Constitution du 22 juillet 2023), MM. Issaka Sidibé et Mamoutou Touré "Bavieux" devraient rapidement sortir de prison et regagner les leurs. Et pour cause : dans l'affaire dans laquelle l'ancien président de l'Assemblée nationale du Mali (2014-2020) et l'ancien directeur des services administratifs et financiers, le dossier serait, de l'avis de tous les spécialistes et sur la base de preuves concrètes et tangibles, une coquille vide. Mieux, il y a, de toute évidence, vice de forme qui rend caduque toute la procédure de contrôle et d'inculpation des deux cadres. Le troisième larron initialement cité dans l'affaire, Mamadou Diarrassouba, bénéficie de l'immunité parlementaire que seuls les députés peuvent lever. Le président Malick Diaw, qui commis l'outrecuidance de permettre le contrôle de la gestion de son institution par l'Etat, ne commettra sans doute pas une deuxième erreur qui sera fatale à tous les membres du CNT qui sont en train d'émarger, pour certains indemnités et avantages, en l'absence de toute base juridique. Ils ont déjà carotté plus de 10 milliards d'août 2020 à juillet 2023.

&nbsp;

etit rappel du droit constitutionnel malien via quelques extraits tirés de la Constitution du 22 juillet 2023 :

<strong>Article 129 : Le pouvoir judiciaire est indépendant </strong>des pouvoirs exécutif et législatif…

<strong>Article 130 :</strong> <strong>Le pouvoir judiciaire est gardien des libertés... </strong>Il veille<strong> au respect des droits et des libertés…</strong>

<strong>Article 131 : La justice est rendue au nom du Peuple malien.</strong>

Les décisions de justice <strong>sont rendues sur le seul fondement de l'application impartiale de la loi…</strong>

<strong>Article 132 : </strong>Les Juges<strong> ne sont soumis,</strong> dans l'exercice de leurs fonctions,<strong> qu'à l'autorité de la loi…</strong>

Article 133 : <strong>Tout manquement,</strong> de la part du Juge <strong>à ses devoirs d'indépendance, d'impartialité et de probité, constitue une faute professionnelle grave </strong>passible de sanctions disciplinaires, sans préjudice, le cas échéant, de poursuites judiciaires.

Article 134 : <strong>Le Président de la République est garant de l'indépendance</strong> <strong>du pouvoir judiciaire…</strong>

Si nous faisons ce renvoi à notre nouvelle Constitution très chèrement acquise par le peuple malien, c'est pour dénoncer l'attitude et la décision du juge qui a envoyé en prison Issaka Sidibé et Mamoutou Touré dit "Bavieux" respectivement ancien président et ancien directeur des services administratifs et financiers de l'Assemblée nationale du Mali (2014-2020).

En effet, l'homme de droit, censé veiller <strong><em>"au respect des droits et des libertés",</em></strong> n'aurait même pas daigné entendre les <strong>"accusés"</strong> le temps de cinq fois le tour d'une horloge. Comme téléguidés par une influence (un ordre ?) extérieur, le juge en charge du dossier les a expédiés en taule en un éclair manquant du coup <strong>"à ses devoirs d'indépendance, d'impartialité et de probité"</strong>. <strong><em>"Une faute professionnelle grave passible de sanctions disciplinaires, sans préjudice, le cas échéant, de poursuites judiciaires",</em></strong> dixit la Loi fondamentale.

<strong>Un coup prémédité</strong>

Le 9 août 2023, l'opinion nationale et internationale apprenait avec stupéfaction qu'Issaka Sidibé et Mamoutou Touré étaient inculpés et placés sous mandat de dépôt. Ont également connu le même sort, Modibo Sidibé, ancien secrétaire général de l'Assemblée nationale et secrétaire général du Conseil national de Transition (CNT), Demba Traoré, comptable à la retraite depuis 6 ans et Kalifa Angha, contrôleur financier à la retraite.

Convoqués par un juge d'instruction du cabinet numéro 9 au Pôle économique et financier du Tribunal de grande instance de la Commune III du district de Bamako, et après les avoir interrogés très brièvement, le magistrat leur a signifié leur inculpation <em>"pour atteinte aux biens publics ainsi que pour faux et usages de faux et complicité"</em>, et leur placement immédiat en détention provisoire à la Maison centrale d'arrêt de Bamako. En plus, plusieurs fournisseurs sont placés sous contrôle judiciaire. Mais, le ridicule vient lorsque l'on saura plus tard que le préjudice, donc le montant incriminé, s'élèverait à 17 milliards de F CFA dont 10 milliards pendant l'année 2014 et 7 milliards de F CFA de 2014 à 2017.

<strong>Un dossier presque vide</strong>

Comme une coquille vide, le dossier qui incrimine Issiaka Sidibé, Mamoutou Touré et consorts est tellement léger que nul n'est besoin d'être un spécialiste en droit pour conclure à un règlement de comptes, notamment à l'encontre des têtes d'affiche, l'un, cadre influent du RPM, ex-parti au pouvoir, et l'autre, président de la Fédération malienne de football en fin de mandat et à 20 jours piles de l'Assemblée générale élective. Et pour cause.

On parle de 10 milliards détournés au cours de l'année 2014. Ce qu'il faut savoir à ce niveau, c'est que le budget total de l'Assemblée nationale du Mali en 2014 était de 10 milliards de F CFA. Sur ce montant, quasiment insignifiant, les charges des députés et du personnel, à savoir les salaires (gérés d'ailleurs par le Bureau central des soldes - BCS) et les indemnités représentent 68 %, soit 6,8 milliards de F CFA. Le reste, 3,2 milliards de F CFA, est injecté dans l'ensemble des autres dépenses annuelles de l'Institution parlementaire comme les charges de fonctionnement interne, les fournisseurs, les missions, etc.

Si 10 milliards FCFA (équivalent au budget annuel, rappelons-le) avaient été détournés, comment l'Institution a-t-elle pu fonctionner cette année-là ? Donc, les 10 milliards incriminés sont tout à fait justifiables. Intégralement. Moralité n°1 : l'argument tombe à l'eau.

Concernant les 7 milliards supposés volatilisés de 2014 à 2015, leur destination est tout aussi connue. La vérité est qu'en 2015, les indemnités ont été augmentées par le président Sidibé sous la (très) forte pression des députés. Mais, la bonne nouvelle est qu'il y a la délibération de cet acte ainsi qu'une décision dûment signée pour chaque indemnité spéciale concernée (cf. les fac-similés).

C'est pourquoi, les enquêteurs n'ont, en réalité, rien eu à se mettre sous la dent que quelques dossiers de fournisseurs qui ont "dribblé" les impôts pour un montant total de 38 millions de F CFA déjà remboursés d'ailleurs.  Moralité n°2 : l'argument ne tient pas.

<strong>Vice de procédure</strong>

Selon nos sources, la dénonciation a été faite par le Premier ministre. Le principe de procéder au contrôle a été accepté par le président du CNT, colonel Malick Diaw après plusieurs refus. Et la tâche confiée au Contrôle général des services publics. C'est là où le bât blesse. Car, le gouvernement et son administration n'ont aucun pouvoir de contrôle sur l'Assemblée nationale, ni sur son action. Au contraire, selon l'article 127 de la Constitution du 22 juillet 2023 : <em>"Le Parlement contrôle l'action du gouvernement. Les membres du Parlement peuvent poser des questions écrites aux ministres…. Les membres du Parlement peuvent poser aux ministres des questions orales et des questions d'actualité".</em>

Pour en revenir à l'aspect juridique de l'affaire, ce sont les agents du Contrôle général des services publics qui ont mené les enquêtes. Or, il nous revient que seule la Cour des comptes est habilitée à faire ce genre de contrôle, selon la Constitution : <em>"La Cour des comptes peut, à tout moment, exercer tout contrôle, soit de sa propre initiative, soit à la demande du président de la République, du Premier ministre, du président de l'Assemblée nationale ou du Sénat"</em>. (Article 159).

En effet, <strong><em>"la Cour des comptes est la juridiction supérieure des finances publiques et l'institution supérieure de contrôle des finances publiques. Elle a des attributions juridictionnelles, de contrôle et de consultation"</em></strong>. (Article 156). <strong><em>"La Cour des comptes juge les comptes des comptables publics de deniers et de matières.Elle contrôle la régularité des opérations financières, sanctionne les fautes de gestion, déclare et apure les gestions de fait"</em></strong>. (Article 158). C'est dire que le Premier a tapé à côté, rendant caduque toute la procédure qui a conduit à l'emprisonnement d'Issaka Sidibé et Mamoutou Touré, et arbitraire cette détention. Moralité n°3 : le château de mensonges s'écroule. Comme le dit le dicton, le plus grave n'est pas de commettre une erreur, mais de refuser de la réparer. C'est pourquoi, il est attendu des autorités judiciaires qu'elles libèrent, les "détenus" afin qu'ils regagnent leurs familles respectives. <strong>              </strong>

<strong> La Rédaction </strong>

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<title>Mali : l’OCLEI révèle  le versement  frauduleux de plusieurs dizaines de milliards FCFA de subventions aux écoles privées</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/mali-loclei-revele-le-versement-frauduleux-de-plusieurs-dizaines-de-milliards-fcfa-de-subventions-aux-ecoles-privees-3032906.html</link>
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<pubDate>Fri, 18 Aug 2023 02:38:01 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Lors d’une rencontre  avec le nouveau ministre de l‘Education national,  la semaine dernière, le Président de l’Office Central de lutte contre l’enregistrement illicite, Moumini Guindo, a alerté les autorités de l’éducation sur le versement frauduleux de plusieurs dizaines de milliards  au compte des écoles privées secondaires.

Après le scandale des enseignants fictifs qui émargent à la fin de chaque mois au compte du contribuable malien, un autre scandale financier est signalé au sein de l’enseignement secondaire.

Alors qu’il était en visite au département de l’éducation national, le président de l’OCLEI a remis un document détaillé des enquêtes sur la destination des subventions accordées par l’État entre 2014 à 2021 aux établissements privés de l’enseignement secondaire général, technique et professionnel. Il ressort de cette enquête que les subventions de l’État aux écoles privées de l’enseignement secondaire prennent souvent une autre destination. « Il <em>est apparu que chaque année, l’État verse, en moyenne à ces écoles, plusieurs dizaines de milliards de nos francs. Avec cet argent, nous avons estimé que l’État du Mali peut construire, équiper et faire fonctionner environ 80 nouveaux lycées chaque année », </em>a déclaré  le Moumini Guindo.

Poursuivant que les vérifications des enquêteurs auprès du secrétariat général du gouvernement ont révélé qu’un millier d’écoles fonctionnent avec de présumés faux Arrêtés. C’est-à- dire  des  montants colossaux du contribuable malien ont été versés pendant cette période à des promoteurs d’écoles privées qui  fonctionnent sous des faux arrêtés.

<strong> Siaka DIAMOUTENE/Maliweb.net</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Soupçon de Corruption à l’Assemblée Nationale du Mali :  17 milliards FCFA carottés entre 2014 et 2020 : le DAF Mamoutou Touré dit « Bavieux » et compagnie en prison</title>
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<pubDate>Wed, 16 Aug 2023 00:55:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La justice malienne a procédé, le mercredi 9 août 2023, à l’inculpation et au placement en détention de plusieurs personnalités de l’Assemblée Nationale du Mali qui </strong><strong>sont soupçonnées de faits de corruption de janvier 2014 à mai 2020.</strong>

Au nombre de ces individus mis aux arrêts, il y a l’ancien Directeur Administratif et Financier (DAF) de l’Assemblée, Mamoutou Touré, dit « Bavieux » et non moins président de la Fédération malienne de football (Fémafoot), depuis août 2019. S’y ajoute, M. Issiaka Sidibé dit Isaac, l’ancien président de l’Assemblée nationale  et qui a dirigé également l’AS Real de Bamako. Vient ensuite,  Modibo Sidibé, le Secrétaire général de l’Assemblée nationale et du Conseil national de transition (CNT) ; ainsi que les Sieurs Demba Traoré et Anfa Kalfa, respectivement, ancien comptable et contrôleur financier de l’institution parlementaire, pendant cette même époque de 2014 à 2020.

Les cinq hommes avaient été convoqués par un juge d’instruction du cabinet numéro 9 au Pôle économique et financier du tribunal de grande instance de la commune III du district de Bamako. Après un interrogatoire de plusieurs semaines, le magistrat leur a signifié leur inculpation <em>« pour atteinte aux biens publics ainsi que pour faux et usages de faux et complicité »</em>, et leur placement immédiat en détention préventive à la Maison centrale d’arrêt de Bamako. Et ce n<em>’est pas la première fois qu’ils étaient convoqués, puisqu’une enquête était en cours</em>, depuis le jeudi 13 juillet 2023.

<strong>Plus de 15 milliards FCFA de détournements présumés</strong>

Les faits reprochés à ces cinq personnalités portent sur la période 2013-2019, et sont donc antérieurs à l’accession à la présidence de la Fémafoot de Mamoutou Touré dit « Bavieux ».

En effet, l’homme a occupé pendant plusieurs années le poste de DAF de l’Assemblée nationale du Mali. Et le montant des détournements présumés atteindrait, selon des sources, près de 17 milliards de francs CFA <em>‘’pour des indemnités irrégulières et autres dépenses’’. </em>

Et c’est cette somme qui se murmure dans les milieux proches du dossier. Et certains rassurent que les cinq inculpés appartenaient au Rassemblement pour le Mali (RPM), le parti de feu Ibrahim Boubacar Keïta, qui fut chef de l’État du Mali de septembre 2013 à août 2020.

Le placement en détention provisoire de « Bavieux » Touré intervient à presque trois semaines de l’élection à la présidence de la FEMAFOOT, prévue le 29 août prochain.

Dans un communiqué publié, le jeudi 10 août 2023, la Fémafoot a déploré que cette arrestation « <em>fasse suite à des rumeurs circulant sur les réseaux sociaux depuis plus d’un mois, et alimentées par les opposants de Monsieur Touré. </em>»

Elle a rappelé également son attachement <em>« à la présomption d’innocence »</em> qui doit bénéficier en tout temps et à toute personne accusée, et dans le cas présent à Monsieur Mamoutou Touré.

Mais une certitude : Au Mali, la détention provisoire peut durer longtemps. Il y a des cas de personnes soupçonnées de corruption et qui croupissent en prison depuis deux ou trois ans dans l’attente de leur procès.

<strong>Un scandale fumant</strong>

Décidemment, l'Assemblée Nationale du Mali de 2014 à 2020 était devenue un générateur de scandales financiers. À en croire les révélations faites à l’époque des faits, chaque année, ce sont des milliards qui ont été détournés à l'Assemblée Nationale rien que pour ce qui était des charges du personnel administratif.

À en croire l’ex élu Bafotigui Diallo qui avait alerté au moment des fait, à la faveur d’une conférence de presse, le DAF de l’Assemblée Nationale, Mamoutou Touré dit Bavieux et sa compagnie, ont mené la représentation nationale droit dans le mur.

Avec une gouvernance en proie à l’opacité,  la gestion financière de l’Assemblée Nationale du Mali de 2014 à 2020 épingle plusieurs cadres, dont Bavieux Touré, DAF de l’hémicycle de Bagadadji, à l’époque des faits et Président de la FEMAFOOT et candidat à sa propre succession. À en croire nos sources, monsieur Bavieux Touré et compagnie, se sont beurrés au passage du magot. Grosso modo, la justice trouve que leur gestion, à l’Assemblée Nationale du Mali de 20214 à 2020, n’a pas été transparente, encore moins libre : 17 milliards de francs CFA <em>‘’pour des indemnités irrégulières et autres dépenses’’</em>. D’où sa détermination à en savoir davantage dans ce scandale.

En attendant, le président de la FEMAFOOT et sa compagnie risque gros. Très gros. Leurs complices aussi. Accablant.

<strong>Jean Pierre James</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Incarcération de Mamoutou Touré   dit  Bavieux :   Est&#45;ce  un règlement de compte politique ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/incarceration-de-mamoutou-toure-dit-bavieux-est-ce-un-reglement-de-compte-politique-3032494.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 14 Aug 2023 09:25:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alternance</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[En  tout cas,   les membres  du Comité  exécutif  de la fédération  malienne   de  football  indexe  indirectement  les  opposants   du président sortant d'être derrière  cette  action    à   travers  des réseaux   sociaux.  Déjà   dans  les coulisses,   certains  dénoncent   plutôt  une   《arrestation  politique》 et   une  tentative  d'instrumentalisation  de la justice  à  d'autres  fins.

Au lendemain  du lancement  des   campagnes   de Mamoutou  Touré, candidat   à  sa propre  succession  pour  la  quête d'un  second  mandat,  il   a été  emmené   manu-militari  à  la maison  Centrale où il est  inculpé  et écroué   pour dit-on,  "atteintes  aux  biens   publics".     Cette  arrestation  incriminant   l'ancien  comptable   de l'Assemblée nationale  rentre  dans le   cadre  d'une  enquête judiciaire déclenchée par le pôle  économique  et  financier   pour    atteintes  aux  biens   publics,  des   faux  et usage des  faux  qui  remonte    à  la période  2013  à  2019.     Ce qui aurait  suscité  de  doute  sur  la clarté   de ce   feuilleton  judiciaire. Et sur  la  promptitude  de cette  affaire   survenue  au  moment  de l'ouverture  des campagnes   de  l'élection  du nouveau  bureau  du  Comité exécutif  de  la  FEMAFOOT  prévue  en  principe,   pour  le  29  août  prochain.    Pour  rappel,   les   deux   candidats   avaient  au début,   été   retenus  sur   la  liste  notamment,  l'ancien  président  de  l'AS Real  Bavieux,   et  celui   de   la  ligue  régionale  de  Tombouctou  Salaha  Baby  qui,   après  vérification  de  la Commission électorale,  a vu  ses  dossiers  invalidés  suite  à  un   recours  déposé  par son adversaire.  Par  ailleurs,     les  membres  du  Comité  exécutif  de la  FEMAFOOT  indiquent   dans  un  communiqué,   que  cette   arrestation  fait  suite   à  des  《rumeurs   circulant  sur  les réseaux  sociaux  depuis  plus  d'un  mois alimentés  par les opposants   de  Mamoutou  Touré》.   Tout compte fait,   l'évolution  des  procédures   judiciaires   déterminera   la  suite   du candidat   favori  selon  ses fidèles,   à  moins  que  la   justice   soignerait  son image  en  tirant  au clair  et  aller  au bout  de  cette  affaire.   Parmi les inculpés  se trouvent   les noms  de  l'ancien député,   élu dans les circonscriptions de Koulikoro, Issiaka Sidibé    et  celui  de Dioila   actuellement,   membre  du  CNT,  Mamadou  Diarrassouba.  Ils  sont   tous  accusés   pour  les mêmes  faits  et   l'ancien président  de   l'assemblée  a  été  lui  aussi,    mis  sous mandat de dépôt.

<strong>                                                                                                                                 Yacouba  COULIBALY</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Corruption :  Issiaka Sidibé et ses financiers inculpés</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/corruption-issiaka-sidibe-et-ses-financiers-inculpes-3032372.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 14 Aug 2023 01:15:13 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Aube</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>L'ancien président de l'Assemblée Nationale et 4 autres personnes ont été écroués à la Maison centrale d’arrêt de Bamako (MCA) dans le cadre des dossiers de corruption et de détournements de deniers publics en instruction au niveau du Pôle économique.</strong>

La justice a procédé, le mercredi 9 août dernier, à l’inculpation et au placement en détention de plusieurs personnalités, dont Mamoutou Touré, dit « Bavieux », le président de la Fédération malienne de football (Fémafoot) depuis le mois d’août 2019. Issiaka Sidibé, ancien président de l’Assemblée nationale (de janvier 2014 à mai 2020) ; Modibo Sidibé, le secrétaire général de l’Assemblée nationale et du Conseil national de transition (CNT), Demba Traoré, Anfa Kalfa, respectivement ancien comptable et contrôleur financier de l’institution parlementaire, ont connu le même sort. Un autre poids lourd de l’ex-parti présidentiel, ’ Mamadou Diarrassouba, est  cité dans ce dossier  pour ‘’atteinte aux biens publics’ ’il s’agit de l’ancien questeur de l’Assemblée nationale entre 2013 et 2020. Il est membre du Conseil National de Transition et n’a pas été place en détention pour le moment.

Les cinq hommes avaient été convoqués par un juge d’instruction du cabinet numéro 9 au pôle économique et financier du tribunal de grande instance de la commune III du district de Bamako. Après les avoir interrogés, le magistrat leur a signifié leur inculpation <em>« pour atteinte aux biens publics ainsi que pour faux et usages de faux et complicité »</em>, et leur placement immédiat en détention provisoire à la maison centrale d’arrêt de la capitale malienne. <em>« Ce n’est pas la première fois qu’ils étaient convoqués, puisqu’une enquête était en cours »</em>, précise une source proche de l’enquête.

Les faits qui leur sont reprochés portent sur la période 2013-2019.

Le montant des détournements présumés atteindrait, selon plusieurs sources, près de 17 milliards de francs CFA <em>« pour des indemnités irrégulières et autres dépenses. C’est la somme qui circule dans les milieux proches de l’enquête </em>», à en croire une source.

<strong>Mémé Sanogo</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Pôle national économique et financier :  Sale temps pour l’ex&#45;président de l’Assemblée nationale et collaborateurs</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/pole-national-economique-et-financier-sale-temps-pour-lex-president-de-lassemblee-nationale-et-collaborateurs-3032307.html</link>
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<pubDate>Sat, 12 Aug 2023 14:55:39 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Issiaka Sidibé, 77 ans, ancien président de l’Assemblée nationale sous IBK, et quatre de ses collaborateurs ont été placés sous mandat de dépôt le mercredi 9 août. Une inculpation du juge d’instruction du Pôle national économique et financier. Des sources évoquent un montant à eux reproché de 9 milliards de F CFA.</em></strong>

<strong><em> </em></strong>

Issiaka Sidibé, ancien président du Parlement, Modibo Sidibé, ancien secrétaire général et présentement secrétaire général du Conseil national de transition (CNT), Mamoutou Touré dit Bavieux, ex-directeur du service administratif et financier et président sortant de la Fémafoot, Anfa Kalifa, ex-contrôleur financier et Demba Traoré, ex-comptable, tous de l’Assemblée nationale de la magistrature 2014-2020, sont placés depuis mercredi matin sous mandat de dépôt dans une affaire de corruption. Ils sont accusés de crime d’atteinte aux biens publics, faux et usage de faux et complicité. Le dossier pèse 9 milliards de F CFA, selon des sources.

Issiaka Sidibé dit Isaac est un douanier de classe exceptionnelle à la retraite et militant du RPM, l’ex-parti au pouvoir. Très proche de la famille d’IBK (il est le beau-père du fils aîné de l’ancien président Karim Kéita), il a été élu au perchoir de 2014 à 2020. Il avait déjà accompli un mandat de cinq ans à l’hémicycle de Bagadadji en tant que député élu à Koulikoro, à l’issue des législatives de 2002.

Ces arrestations survenues le mercredi dernier dans la journée, sont une première grande action du Pôle national économique et financier, créé par la loi n°01-080 du 20 août 2001 modifiée, portant code de procédure pénale.

Le nouveau Pôle national, économique et financier basé à Bamako, est le seul qui s’occupe désormais des cas de corruption et de lutte contre la délinquance financière sur toute l’étendue du territoire national avec des attributions robustes et un personnel étoffé. L’ancien pôle économique et ses démembrements disparaissent. Il s’agit des pôles de Kayes et de Mopti.

Les affaires de corruption de Ségou, Koulikoro et Sikasso relevaient du pôle économique de Bamako.

<strong>Abdrahamane Dicko</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Urgent : l’ancien président de l’Assemblée nationale, Issiaka Sidibé,  et  son comptable placés sous mandat de dépôt pour corruption</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/urgent-lancien-president-de-lassemblee-nationale-issiaka-sidibe-et-son-comptable-places-sous-mandat-de-depot-pour-corruption-3031989.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 09 Aug 2023 15:11:01 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Le pôle économique et financier de Bamako a inculpé ce mercredi  l’ancien président de l’Assemblée nationale, Issiaka Sidibé, et , l'ex-Directeur du Service Administratif et Financier , Mamoutou Touré dit Bavieux,  pour ‘’ atteinte aux biens publics’’. Les deux présumés coupables  ont été placés sous mandat de dépôt à la prison centrale de Bamako dans la matinée de ce mercredi. L’honorable Issiaka Sidibé a dirigé l’Assemblée nationale du Mali entre 2013 et 2020. Il était député élu dans la circonscription électorale de Koulikoro et beau-père  du fils de feu Président Ibrahim Boubacar Keïta. Et quant à son agent comptable, il était parvenu à se faire élire à la tête de la fédération malienne de Football en 2019.

Un autre poids lourd de l’ex-parti présidentiel, l’honorable Mamadou Diarrassouba, est  cité dans ce dossier  pour ‘’atteinte aux biens publics’’. Il était questeur de l’Assemblée nationale entre 2013 et 2020. Il est membre du Conseil National de Transition depuis l’interruption de l’ordre Constitutionnel en août 2020.

Nous reviendrons

<strong> Siaka DIAMOUTENE/Maliweb.net</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Assemblée générale de l’association des Autorités anticorruption d’Afrique : L’OCLEI renforce son leadership</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/assemblee-generale-de-lassociation-des-autorites-anticorruption-dafrique-loclei-renforce-son-leadership-3030603.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/assemblee-generale-de-lassociation-des-autorites-anticorruption-dafrique-loclei-renforce-son-leadership-3030603.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 31 Jul 2023 01:33:52 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Une délégation de l’OCLEI, conduite par le Président Moumouni Guindo séjourne en terre sud-africaine depuis le samedi 29 juillet 2023. Elle participe aux travaux de la 6<sup>ème</sup> assemblée générale annuelle de l’association des Autorités anticorruption d’Afrique (AAACA), à Johannesburg du 31 juillet au 1<sup>er</sup> août.

En marge de ce forum, Moumouni Guindo a participé à deux importantes rencontres. Une, la réunion du comité exécutif de l’AAACA ; deux, la séance de travail entre l’OCLEI et l’Association internationale des Autorités anticorruption (IAACA).

<a href="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/07/OCLEI-Afrique-du-Sud-1.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-3030608" src="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/07/OCLEI-Afrique-du-Sud-1.jpg" alt="" width="650" height="455" /></a>Présidée par le Général Docteur Khaled MOHAMED SAÏD HASSAN d’Egypte, la réunion du comité exécutif de l’AAACA a permis d’examiner des points cruciaux de l’association. Parmi ceux-ci, la recherche de nouveaux partenaires, l’état de mise en œuvre des protocoles d'accord avec la BAD et le CCUAC, etc.

Sur ces points, l’expertise de l’OCLEI a été reconnue et saluée par les membres du comité exécutif. A cet effet, le Mali a été désigné pour assister l’Egypte dans l’élaboration et l’exécution d’une stratégie à même de convaincre d’autres partenaires du continent et hors, à accompagner financièrement et techniquement l’AAACA dans son combat contre la corruption et les infractions assimilées.

Dans la même dynamique, le Mali et l’Algérie ont été salués pour les actions menées dans le cadre de la mise en œuvre du protocole d'accord avec la BAD. Cette mission a été conduite par le Président de l’OCLEI à Abidjan, au siège de l’institution financière africaine, le 13 juin 2023. Une séance de travail avec Mme Paula Santos Da Costa, directrice du Bureau de l'intégrité et de la lutte contre la corruption (PIAC) de la Banque Africaine de Développement a sanctionné ladite mission.

Par ailleurs, la délégation de l’OCLEI a été reçue en séance de travail par le staff de l’Association internationale des autorités anticorruption (IAACA), conduit par son patron, Simon Peh de la Chine (Hong Kong).

A l’occasion, les deux délégations ont évoqué la collaboration étroite face à la corruption. Une vidéo d’une dizaine de minutes a montré le savoir faire de Hong Kong en matière d’éducation à la lutte contre la corruption, la prévention et la répression du phénomène. Un cas d’école.

Docteur Guindo a, dans la foulée, présenté l’OCLEI dans ses attribution et mission. Les échanges ont permis d’approfondir les connaissances mutuelles et de jeter les bases de la collaboration OCLEI - IAACA.

Au terme de la rencontre, Monsieur Simon Peh a donné l’information que le Mali est officiellement membre de l’association internationale des autorités anticorruption (IAACA).

A noter que la délégation du Mali en Afrique du sud est composée du Président Moumouni Guindo, Oumar Wague, membre du conseil et Seybou KEITA, directeur de la communication.

Moumouni Guindo est le premier vice-président de l’association des Autorités anticorruption d’Afrique (AAACA) depuis juin 2022.

<strong>Service communication OCLEI</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Corruption et enrichissement illicite : L’OCLEI et la Cour suprême s’accordent sur une lutte cordonnée et soutenue</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/corruption-et-enrichissement-illicite-loclei-et-la-cour-supreme-saccordent-sur-une-lutte-cordonnee-et-soutenue-3030425.html</link>
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<pubDate>Thu, 27 Jul 2023 21:32:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em><strong>Le mercredi 26 juillet 2023, le Président de l’OCLEI, Moumouni GUINDO, à la tête d’une forte délégation, a été reçu en séance de travail par le procureur général de la Cour suprême Mamoudou TIMBO, entouré à l’occasion de 7 avocats généraux. </strong></em>

Au menu de la rencontre, les deux délégations ont discuté de la cruciale problématique de la lutte contre la corruption et l’enrichissement illicite dans notre pays. Il s’agit concrètement, selon le Procureur Timbo de « faire en sorte que le travail fait en amont par l’OCLEI ne soit pas vain » et surtout de « changer de cheval de bataille face à la corruption ».

Le Président de l’OCLEI a rappelé la nécessaire collaborationentre la justice, les structures de contrôle et l’institution nationale de lutte contre la corruption pour une lutte coordonnée et efficace contre la corruption et l’enrichissement.

<a href="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/07/OCLEI-formation.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-3030427" src="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/07/OCLEI-formation.jpg" alt="" width="640" height="359" /></a>Le Procureur Timbo et ses 7 collaborateurs ont été unanimes sur l’exigence de qualité et de pertinence des dossiers à présenter à la justice. Ces dossiers de poursuite, précisent-ils, doivent être très solidement ficelés pour ne pas être finalement classés videsde contenu devant le Procureur.

« La Cour suprême est l’antre des hauts magistrats » dira le Procureur Timbo; raison de plus pour l’éminent magistrat d’appeler ses collègues à donner le meilleur d’eux-mêmes pour répondre effectivement aux attentes des maliens.

Pour faciliter le travail, l’OCLEI a désigné un point focal en son sein pour assister la Cour suprême dans la constitution des dossiers de corruption et d’enrichissement illicite. Un cadre régulier de concertation Cour suprême – OCLEI est prévu très bientôt.

<strong>OCLEI</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Corruption : Ils sont dans le collimateur…</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/corruption-ils-sont-dans-le-collimateur-3028948.html</link>
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<pubDate>Mon, 17 Jul 2023 01:20:04 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Aube</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La lutte contre la corruption et la délinquance financière figure parmi les engagements  des Autorités  de la transition. Si certains dossiers ont connu  une évolution notable  avec  l’interpellation de hauts cadres de l’Etat, d’autres dossiers sulfureux sont actuellement au niveau du pôle économique. Il s’agit notamment de dossiers liés à la gestion calamiteuse de l’ancien régime.         </strong>

En effet, selon plusieurs sources, le dossier concernant la gestion de l’Assemblée nationale, sous Ibrahim Boubacar Keïta et présidée à l’époque par Issiaka Sidibé, pourrait  connaitre un rebondissement dans les jours à venir. En effet, selon les mêmes sources, le juge en charge de ce dossier s’apprêterait à auditionner l’ancien président de l’Assemblée nationale et deux de ses anciens collaborateurs, Mamadou Diarrassouba, ancien questeur et  Mamoutou Touré dit Bavieux, ancien directeur administratif et financier de l’Assemblée nationale. Selon certaines informations, le Pôle économique s’intéresserait surtout à la gestion de l’institution parlementaire sur la période comprise entre 2013 et 2020.

Déjà, cette affaire suscite beaucoup de commentaire dans les milieux politiques et même sportifs du pays. Car, les responsables concernées par ce dossier sont connus des maliens. Si Issiaka Sidibé, depuis la chute de IBK, a pratiquement disparu de la scène, ce n’est pas le acs de Diarrassouba et de Bavieux. En effet, le premier nommé (Diarrassouba) a pu se caser au sein du CNT, dont il est membre. Alors que Mamoutou Touré dit Bavieux est le président de la Femafoot et il s’apprête à briguer un second mandat en août prochain.

Si elles ont lieu, ces auditions ne manqueront pas<strong> sans doute de relancer la machine judiciaire dans le cadre des poursuites relatives à la </strong>lutte contre la corruption. D’autres dossiers sulfureux (achat de l’avion présidentiel, équipements militaires, avions de l’armée de l’air) sont toujours entre les mains des juges…. <strong> </strong>

&nbsp;
<h4><strong>Plus de 1200 personnes auditionnées  </strong></h4>
Dans un entretien, accordé à l’Ortm, <em>Mamadou Kassogué</em><em>,</em> le ministre de la Justice et Garde des sceaux s’était prononcé sur l’évolution de certains dossiers, notamment celui portant sur la Loi d’orientation et de programmation militaire et de la Loi de la programmation du secteur de la sécurité. <em>« Il y a plus de 1200 personnes qui ont été auditionnées par la Brigade et ces chiffres ont entre-temps augmenté. Il y a quatre (4) dossiers qui ont pu être traités et transmis aux juridictions et qui sont en cours de traitement dans le cadre de la Loi d’orientation et de programmation militaire. Il s’agit du dossier de l’avion présidentiel, le dossier des équipements militaires, le dossier Paramount (Ndlr : une société sud-africaine de vente d’armes) et du dossier des pick-up. En ce moment, il y a 18 personnes qui sont sous-mandat de dépôt, cinq (5) mandats d’arrêt ont été décernés contre des hauts gradés de l’armée, contre des opérateurs économiques, des hauts cadres de l’administration et d’autres actions vont suivre dans le cadre de ces dossiers »</em><em>, avait précisé M</em>. Kassogué.

Le ministre avait promis que bientôt <em>les dossiers liés à la lutte corruption  connaitront une célérité car il envisage des reformes  dont certaines sont déjà en cours  dont entre autres la</em><em>  </em>relecture du code pénal, le Code de procédure pénal et la mise  en place d’un pôle national économique et financier pour prendre à bras le corps la question de la corruption. Malgré tout, l<strong>es Maliens s’interrogent et s’impatientent sur l’évolution de la croisade contre la corruption et la délinquance financière promise par les Autorités de la transition. En effet, la lutte contre l’impunité et l’enrichissement illicite sont toujours une demande forte des Maliens.</strong>

<strong> </strong><strong>Mémé Sanogo</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Lutte contre la corruption. L’OCLEI sensibilise le personnel des Aéroports du Mali</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/lutte-contre-la-corruption-loclei-sensibilise-le-personnel-des-aeroports-du-mali-3028719.html</link>
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<pubDate>Fri, 14 Jul 2023 01:13:19 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>L’Office central de lutte contre la corruption (OCLEI) organise une série d’activités. Ce jeudi 13 juillet 2023, un atelier de sensibilisation a été initié à l’intention des personnels des Aéroports du Mali et du ministère des Transports. La cérémonie d’ouverture de l’atelier, à l’hôtel Millénium, a été présidée par le président de l’OCLEI. C’était en présence du PDG des Aéroports du Mali.</strong>

<strong> </strong><em>« L’OCLEI n’a pas vocation de donner des leçons »</em>, a indiqué le président de l’OCLEI, Moumouni Guindo. Et d’ajouter : <em>« L’office n’est pas créateur de normes ni juridiques ni sociales ni institutionnelles. Il est porteur d’information, un médiateur normatif pour l’amélioration de la gouvernance publique ».</em> Selon le président de l’OCLEI, l’atelier du jour a lieu dans le cadre de l’édition 2023 de la Journée africaine de lutte contre la corruption.

« Personnel des Aéroports du Mali et agents du ministère des Infrastructures et des transports contre la corruption ». C’est le thème de l’atelier qui vise à améliorer la gestion des affaires publiques et le cadre de travail entre l’administration publique et les usagers. Il s’agit, selon le président de l’OCLEI, d’une mission de prévention de la corruption.

Au cours de l’atelier, les participants ont échangé sur les pratiques, les habitudes et les normes et les mécanismes existants dans les services. Ils en ont détecté les vertus et ont examiné les charges négatives éventuelles sur les usagers, et pour enfin proposer des pistes de solutions pour le bonheur des usagers.

&nbsp;

<strong>Mamadou TOGOLA/maliweb.net</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Lutte contre la corruption et l’enrichissement illicite :  L’OCLEI poursuit et intensifie ses actions</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/lutte-contre-la-corruption-et-lenrichissement-illicite-loclei-poursuit-et-intensifie-ses-actions-3028513.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 12 Jul 2023 11:18:05 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Horizon</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Comme un beau diable dans l’eau bénite, le président de l’OCLEI se bat de toute ses forces pour freiner un tant soit peu le fléau de la délinquance finance financière, en particulier celui de l’enrichissement illicite.</em></strong>

Dans le but de dynamiser davantage le chantier de la luette contre l’enrichissement illicite et les dérives similaires, l’Office central de luette contre l’enrichissement illicite (OCLEI) était sur le terrain, la semaine dernière où il a rencontre les responsables et cadres de la Chambre di commerce et d’industrie du Mali (CCIM). L’occasion a permis au président de cette structure phare d’aide à une gouvernance vertueuse, Moumouni Guindo,  de sensibiliser la faîtière des opérateurs économiques sur les dangers du phénomène.

Il a expliqué que tout comportement assimilable à un enrichissement illicite ou indû pénalise l’Etat, qui est le protecteur de l’intérêt général. Et d’ajouter qu’un enrichissement personnel au détriment de l’Etat est illicite et constitue une atteinte grave au principe de l’égalité des citoyens devant les charges publiques. Et de sensibiliser les opérateurs économiques et les cadres du secteur privé en général qu’il est important que l’Etat, la puissance publique arrive à percevoir les ressources qui lui sont dues pour son fonctionnement pour ^réserver un environnement sain du monde des affaires.

Pour d’autres intervenants, les efforts de développement ne peuvent qu’$etre anéantis s’il n’y a pas un respect du bien public et une conscience aigue des responsabilités des uns et des autres, en particulier par rapport aux charges fiscales et douanières telles édictées par la loi.

Rappelons qu’en début d’année, lors d’une rencontre internationale de haut niveau  à Bamako, sur la thématique de l’enrichissement illicite, le président de l’OCLEI n’avait pas mâché ses mots pour dire que ce fléau provoque le terrorisme.. « Dans le cadre de la synergie d’actions, l’OCLEI a inclus au processus d’organisation le Pôle économique et financier de Bamako, la Cellule nationale de traitement des informations financières et les structures nationales de contrôle ».

Pour lui, la corruption, l’enrichissement illicite, le blanchiment des capitaux et toutes les autres formes de délinquance financière sapent le développement socioéconomique, creusent les inégalités, provoquent le terrorisme et déstabilisent nos Etats et nos sociétés.

« Toutes choses interpellent et incitent à engager une lutte implacable et concertée contre ces fléaux. Aussi, cette lutte est un devoir de génération en suivant la voie tracée par les mères et pères fondateurs qui, dans l’hymne national du Mali, nous ont instruits: Pour le salut public, forgeant le bien commun », avait alors  insisté le président de l’OCLEI.

<strong>Bruno D SEGBEDJI</strong>

<strong> xxx</strong>

<strong>Lutte contre la délinquance financière</strong>

<strong>L’OCLEI et la CCIM ensemble face à la corruption</strong>

Le président de l’Office de lutte contre l’enrichissement illicite (OCLEI) Dr Moumouni Guindo, à la tête d’une délégation de cette structure,, a rencontré, le vendredi 07 juillet dernier, le président de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Mali (CCIM), Mandiou Simpara, et ses collaborateurs, pour un échange de haut niveau sur la problématique de la corruption et de l’enrichissement illicite au Mali et la collaboration des deux structures face à ce fléau qui plombe tant les efforts de développement du pays ;

Aussi, les échanges ont porté sur la présentation de l’OCLEI, ses missions et l’impact très néfaste de la corruption sur les activités commerciales en particulier, le développement de notre pays en général.

Le président de la Chambre de commerce et d’industrie du Mali, accompagné de son staff, s’est dit très heureux de cette visite de l’OCLEI. Mandiou Simpara se déclare désormais prêt à aider l’OCLEI dans sa mission de prévention et de répression de la corruption au Mali.

La rencontre a pris fin par une remise de documents d’information entre les deux structures.

<strong>Source : OCLEI</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Mali : « la corruption et l’enrichissement illicite des agents publics sont dus d’abord à des causes institutionnelles (...) », selon le président de l’OCLEI, Moumouni Guindo</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/mali-la-corruption-et-lenrichissement-illicite-des-agents-publics-sont-dus-dabord-a-des-causes-institutionnelles-selon-le-president-de-loclei-moumoun-3028359.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 12 Jul 2023 08:16:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Dans le cadre de la célébration de la journée africaine de lutte contre la corruption, l’Office Central de Lutte Contre l’Enrichissement Illicite (Oclei) en collaboration avec l’Université des Sciences Juridiques et Politiques (USJP) a organisé une conférence-débat à la Faculté des Sciences Administratives et Politiques (FSAP) sur le thème : « La Convention de l’Union africaine sur la prévention et la lutte contre la corruption, 20 après : réalisations et perspectives ». C’était le mardi 11 juillet sous l’égide du médiateur de la République, Sanogo Aminata Mallé. </em></strong>

La corruption et l’enrichissement illicite sont corrélés, nocifs et pernicieux, dangereux et graves ; ils sont transnationaux mais aussi transversaux.  Citant le groupe de travail de l’Union africaine dit groupe de haut niveau Thabo MBEKI, le président de l’Office Central de Lutte Contre l’Enrichissement Illicite (Oclei), Moumouni Guindo a indiqué que : « <em>L’Afrique perd au moins 50 milliards de dollars par an du fait des transactions illégales</em><em>.</em> »

Au Mali, assure le président Guindo, une recherche publiée en 2020 a évalué à 1.266 milliards de FCFA les pertes financières et les gaspillages subis par l’Etat de 2005 à 2019. Une somme suffisante pour construire des centaines d’écoles et de centres de santé.  <em>« Les fonds illicites sont dissimulés dans l’immobilier, les métaux précieux, les valeurs mobilières et les dépôts à terme dans les banques, au Mali et à l’extérieur</em> », a-t-il expliqué.

<strong><a href="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/07/OCLEI-Moumouni.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-3028361" src="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/07/OCLEI-Moumouni.jpg" alt="" width="680" height="383" /></a>La lutte contre la corruption est une des préoccupations majeures des autorités de notre pays</strong>

A en croire, le président de l’Oclei, la corruption et l’enrichissement illicite des agents publics sont dus d’abord à des causes institutionnelles, législatives et règlementaires, notamment les insuffisances des textes qui favorisent leur contournement par les agents publics et privés ; ensuite à des causes économiques y compris les ambitions d’enrichissement personnel et la faiblesse des rémunérations. Il y a aussi des causes juridiques et judiciaires, des causes socioculturelles et des causes politiques.

La lutte contre la corruption est une des préoccupations majeures des autorités de notre pays, a rappelé le médiateur de la République, Sanogo Aminata Mallé, représentant le ministre de la Refondation. Car dit-elle, la corruption a des impacts négatifs sur tous les aspects de la société. « <em>Elle compromet le développement social et économique et sape les institutions démocratiques et l'état de droit. Elle est le principal obstacle au développement économique et social dans le monde</em> », a-t-elle expliqué.

Mais avant, le vice-recteur de l’USJP, le Pr Mamadou Lamine Dembélé, a salué la tenue de cette conférence-débat à la FSAP, qui marque selon lui le début d’un cadre de collaboration entre l'Université et l’Oclei. Il faut rappeler que la Journée africaine de lutte contre la corruption a été instituée par l’Union africaine en 2017, pour commémorer la signature de la Convention africaine sur la prévention et la lutte contre la corruption, intervenue le 11 juillet 2003. Elle est l’occasion pour les Africains de jeter un regard rétrospectif sur la lutte contre la corruption dans leurs communautés afin de voir ce qui fonctionne, ce qui ne fonctionne pas et ce qui est à améliorer.

<strong>Abdrahamane SISSOKO/maliweb.net </strong>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Affaire OCLEI contre Djibril Sogoba : La Cour suprême rejette le recours  en révision du Contentieux de l&amp;apos;Etat Le capitaine gagne la Der aussi !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/affaire-oclei-contre-djibril-sogoba-la-cour-supreme-rejette-le-recours-en-revision-du-contentieux-de-letat-le-capitaine-gagne-la-der-aussi-3022443.html</link>
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<pubDate>Sat, 20 May 2023 01:44:46 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Décidément, le Contentieux de l'Etat ne démord pas dans l'affaire qui l'oppose à Djibril Sogoba, gendarme à la retraite domicilié à N'Tomikorobougou et (ancien) membre de l'Oclei (Office central de lutte contre l'enrichissement illicite). Mais, cette fois-ci, il va devoir se plier définitivement : la Cour suprême vient de rejeter comme étant mal fondé son recours en révision dirigé contre son arrêt du 15 juillet 2021 favorable au capitaine Sogoba (cf. notre parution 360 du vendredi 5 mai 2023).</em></strong>

Dans notre édition du vendredi 5 mai 2023, nous vous offrions un dossier spécial sur cette affaire à la manchette et en pages 6 et 7 sous le titre : <em>"Oclei : La Cour suprême annule deux décrets de nomination".</em> A titre de rappel, dans deux arrêts rendus respectivement le 15 juillet 2021 et le 23 mars 2023, la Cour suprême annulait deux décrets portant nomination d'un membre de l'Office central de lutte contre l'enrichissement illicite suite à des plaintes devant la justice de Djibril Sogoba et Mme Bagayoko Fanta dite Dioukha Camara dont on avait mis fin aux fonctions avant la fin du mandat.

<strong>Rappel des faits</strong>

Dans le cas spécifique de Djibril Sogoba, la Section administrative de la Cour suprême du Mali, en son audience publique ordinaire du 15 juillet 2021, avait rendu l'arrêt n°469 entre le requérant d'une part et, le décret n°2020-184/P-RM du 2 avril 2020 du président de la République, portant nomination d'un membre de l'Oclei, le ministère des Forces armées et des Anciens combattants, représenté par la direction générale du Contentieux de l'Etat d'autre part.

Dans son verdict la Cour a déclaré la requête comme bien fondée ; a annulé, pour excès de pouvoir, le décret n°2020-0184/P-RM du 2 avril 2020, portant nomination d'un membre de l'Office central de lutte contre l'enrichissement illicite ; a dit que le décret n°2017-017/P-RM en date du 10 mars 2017 du président de la République produira tous ses effets en ce qui concerne le capitaine Djibril Sogoba ; a ordonné la restitution de la consignation versée ; et a mis les dépens à la charge du Trésor public.

Contestant ce verdict, le Contentieux de l'Etat a introduit auprès de la Cour suprême un recours en révision de l'arrêt n°469. Une fois de plus, la Cour rejettera ce recours en révision après analyse des prétentions des parties en droit et la discussion juridique dans la forme et dans le fond.

<strong>L'attaque du Contentieux de l'Etat</strong>

A l'appui de son recours, la direction générale du Contentieux de l'Etat, agissant pour le compte du ministère des Forces armées et des Anciens combattants et celui de la Justice et des Droits de l'Homme, garde des Sceaux, a fait valoir une kyrielle d'arguments. Entre autres :

Qu'il ressort des dispositions de l'article 254 de la loi n°2016-046 du 23 septembre 2016, portant Loi organique fixant l'organisation, les règles de fonctionnement de la Cour suprême et la procédure suivie devant elle, que <em>"le recours en révision est dirigé contre les arrêts contradictoires de la Section administrative dans les cas suivants : si la décision a été rendue sur pièces fausses ; si la partie a été condamnée faute de présenter une pièce décisive retenue par l'adversaire ; s'il y a eu non application de la loi, fausse application ou fausse interprétation de la loi ; si la décision rendue est entachée d'une erreur de procédure non imputable à la partie et qui a affecté la solution donnée à l'affaire"</em> ; de la non application de la loi, fausse application ou fausse interprétation de la loi :

Que l'arrêt déféré procède de la non application de la loi, fausse application et fausse interprétation des dispositions de l'article 14 de la loi portant création de l'Oclei qui précisent que : <em>"il ne peut être mis fin aux fonctions de membre de l'Office central de</em> <em>lutte contre l'enrichissement illicite, avant l'expiration du mandat, qu'en cas de mission de décès, de faute lourde ou d'empêchement" ;</em>

Que Djibril Sogoba avait sollicité de la Section administrative de la Cour suprême, l'annulation pour excès de pouvoir du décret n°2020-184/P-RM du 2 avril 2020 portant nomination d'un membre de l'Oclei.

Que suivant arrêt déféré, la cour de céans accéda a sa demande ;

Que contrairement à la motivation de l'arrêt susdit, le sieur Djibril Sogoba est tombé sous le coup des conditions énumérées à l'article 14 sus évoqué ;

Que le décret n°2020-184/P-RM du 02 avril 2020 dont l'arrêt attaqué procéda à l'annulation, est bel et bien conforme aux dispositions de l'article susvisé dès lors que Djibril Sogoba a fait valoir son droit à la retraite depuis 2020 ; Que sa mise à la retraite ayant entrainé la perte de sa qualité d'agent public et son rayement du corps de la gendarmerie, ont eu pour conséquence l'empêchement absolu de Sogoba à exercer les fonctions de l'Oclei ; Qu'aucune violation de la loi ou illégalité ne peut être reproché au décret ci-dessus litigieux, qui a été pris du fait que Djibril Sogoba a fait valoir ses droits à la retraite ; Que le motif qui a entrainé sa nomination en qualité de membre de l'Oclei en 2017, n'existant plus par sa mise à la retraite, l'autorité de nomination était dans l'obligation absolue de le remplacer ;

Qu'en édictant le décret attaqué, l'autorité administrative n'a nullement excédé ses pouvoirs ;

Qu'au regard de tout ce qui précède, l'arrêt en cause mérite d'être révisé dans toutes ses dispositions, statuant à nouveau, rejeter le recours de Djibril Sogoba, comme mal fondé.

<strong>La contre-attaque </strong><strong>de Djibril Sogoba</strong>

Dans son mémoire en défense, reçu au greffe de la cour de céans le 11 octobre 2021 sous le n°3201/CS, Djibril Sogoba a rétorqué aux prétentions la direction générale du Contentieux de l'Etat.

D'abord sur le bienfondé et la confirmation de l'arrêt Mère :Qu'en fondant sa motivation sur l'ordonnance n°2015-032/P-RM du 23 septembre 2015, ratifiée par la loi n°2016-017 du 9 juin 2016 portant création de l'Oclei ainsi que le décret n°2017-017/P-RM en date du 10 mars 2017du 23 septembre 2016, qui ont consacré la qualité de membre de l'Oclei du capitaine de gendarmerie Djibril Sogoba pour un mandat de cinq (05) ans renouvelable une fois, conformément à l'article 10 de la loi susvisée, l'arrêt déféré a procédé d' une saine et juste application de la loi ;

Qu'il y a lieu de rappeler que l'Oclei est une autorité administrative indépendante dont la mission est de mettre en œuvre l'ensemble des mesures de prévention, de contrôle et de lutte envisages au plan national, sous régional et international contre l'enrichissement illicite ;

Qu'à ce titre, ses membres reconnus pour leur probité, leur honorabilité et leur intégrité morale ont besoin de garantie et de protection particulière pour lutter contre l'enrichissement illicite et contribuer à la prévention et à la répression des malversations économiques et financières ; Que l'article 14 de l'ordonnance n°2015-032/P-RM du 23 septembre 2015, ci-dessus citée, prescrit en ses termes : <em>"Il ne peut être mis fin aux fonctions de membres de l'Office central de lutte contre l'enrichissement illicite avant l'expiration du mandat qu'en cas de démission, de décès, de faute lourde ou d'empêchement absolu"</em> ; Que cette prescription impérative de la loi vise à servir de gardes fou qui protègent les membres de l'Oclei contre toutes formes de pressions ou de trafics d'influences quelconque ;

Que c'est là, l'excès de pouvoir reproché au décret n°2020-184/P-RM du 2 avril 2020, attaqué en annulation pour avoir violé l'intangibilité, la garantie et la norme de protection légale dévolue aux membres de l'Oclei par les lois spéciales en l'occurrence, Djibril Sogoba pour le cas d'espèce ; Que l'Oclei est une autorité administrative indépendante régie par la loi n°2017-55 du 20 janvier 2017 portant statut général des autorités administratives indépendantes, des autorités publiques indépendantes, lesquelles sont placées en dehors des structures administratives classiques ; Que ce régime spécial régissant l'organisation et le fonctionnement des AAI des API mais également la durée du mandat de ses membres ainsi que les modalités de leur révocation, met du coup à l'abri des injonctions des pouvoirs publics qui ne peuvent révoquer leurs membres (dont la durée du mandat varie entre 3 et 6 ans renouvelable une fois), si ce n'est pour les cas où la loi autorise ;

Que la DGCE est demeurée stérile à démontrer en quoi et pour quel motif de droit, le décret attaqué est-il fondé prématurément le 2 avril 2020, à démettre le défendeur de sa qualité de membre de l'Oclei et ce, avant le terme de son mandat de quatre (04) ans ; Qu'elle soutient, en interprétant par analogie que la mise à la retraite de Sogoba serait un motif d'empêchement absolu ; Que le départ à la retraite n'est pas retenu expressément parmi les quatre causes énumérés à l'article 14 ci-dessus citées ; Que dans le cas d'espèce, en l'absence de la preuve de démission, de décès, de faute lourde ou d'empêchement absolu contre Sogoba et ce, conformément à l'article 9 du décret n°09-220/P-RM du 11 mai 2009 du CPCCS, il y a manifestement excès de pouvoir fondé sur l'absence de base légale du décret attaqué en violation des articles 10, 14 et 15 du chapitre III de la loi sur l'Oclei, relativement au mode de désignation et la durée du mandat de ses membres.

Qu'en tout état de cause, le décret mis en cause, ayant révoqué Djibril Sogoba sans motif légitime est manifestement excessif, illégal et abusif en ce qu'il heurte le principe de la légalité qui gouverne la matière administrative, s'agissant des actes administratifs créateurs de droits ;

Que de tout ce qui précède, l'autorité administrative ne pouvait sans violer la loi, rapporter la décision, n°2017-017/P-RM du 10 mars 2017 après épuisement du délai légal de rétractation qui court pour compter de la signature de l'acte rapporté.

Que ce délai de quatre (04) mois est d'ordre public et son observation s'impose à tous y compris aux juridictions ; Qu'étant intervenu largement après ce délai, le décret incriminé procède d'un excès de pouvoir, qui entache sa validité en tant qu'acte administratif et l'expose à la censure de la haute juridiction administrative ; d'où il requiert de le retirer dans l'ordonnancement juridique par le rejet du présent recours ;

Qu'a la lumière de l'analyse ci-dessus, il convient de rejeter le recours en révision comme étant mal fondé et de confirmer l'arrêt déféré dans toutes ses dispositions ;

<strong>La Cour partage la poire en deux</strong>

Dans la discussion juridique, et en la forme, la Cour suprême considère que toutes les conditions de recevabilité exigées par la loi ont été respectées par la direction générale du Contentieux de l'Etat et qu'il convient, par conséquent, de recevoir le recours en révision comme régulier.

Cependant, au fond, le problème est tout autre. En premier lieu, sur la non-application de la loi, fausse application ou fausse interprétation de la loi :

Considérant que l'article 254 de la loi n°206-046 du 23 Septembre 2016 portant loi organique, fixant l'organisation, les règles de fonctionnement de la Cour suprême et la procédure suivie devant elle, dispose : <strong><em>"le recours en révision est dirigé contre les arrêts contradictoires de la Section administrative dans les cas suivants :</em></strong>

<strong><em>- Si la décision a été rendue sur pièces fausses ;</em></strong>

<strong><em>- Si la partie a été condamnée faute de présenter une pièce décisive retenue par l'adversaire ;</em></strong>

<strong><em>- S'il y a eu non application de la loi, fausse application ou fausse interprétation de la loi ;</em></strong>

<strong><em>- Si la décision rendue est entachée d'une erreur de procédure non imputable à la partie et qui a affecté la solution donnée à l'affaire" ;</em></strong>

Considérant qu'il est fait grief à l'arrêt incriminé d'avoir procédé à la non application de la loi, fausse application ou fausse interprétation de la loi en ce que la mise à la retraite de Djibril Sogoba en 2020 a, par voie de conséquence, entrainé la perte de sa qualité d'agent public et de radiation des effectifs de la gendarmerie nationale ; Qu'au regard des empêchements sus évoqués et conformément aux dispositions de l'article 14 de l'ordonnance n°2015-032/P-RM du 23 septembre 2015, portant création de l'Oclei que le décret n°2017-017/P-RM du 10 mars 2017 portant nomination de Djibril Sogoba a été rapporté par le décret n°2020-0184/P-RM du 2 avril 2020 ; Que la requérante conclut qu'aucune violation, aucune illégalité ne peut être reprochée à l'acte incriminé et soutient que c'est donc à tort que l'arrêt déféré a prononcé son annulation.

Considérant cependant qu'il résulte de l'analyse du présent recours, il est constamment établi que les points de droits soumis à l'examen des juges de révision ont déjà été développés devant les juges de fond, qui ont souverainement apprécié avant de les rejeter comme étant mal fondés.

Qu'il a été suffisamment démontré, à travers l'arrêt déféré que le départ à la retraite d'un agent public n'est pas retenu comme motif d'empêchement absolu, tel que stipulé par les dispositions de l'article 14 de la loi portant création de l'Oclei ;

Considérant que le décret attaqué a mis fin, avant terme, au mandat de Djibril Sogoba, motif pris de son départ à la retraite alors qu'il y a lieu de préciser que la survenance de la limite d'âge dans le corps d'origine n'autorise pas l'administration à retirer des fonctions conférées dans un organisme indépendant pour une durée fixée (Conseil d'Etat, Ordonneau, 7 juillet 1989) ; Qu'il s'ensuit que les griefs reprochés à l'arrêt déféré méritent d'être repoussés en qu'il procède d'une saine application de la loi et de la jurisprudence ; Que de tout ce qui précède, il y a lieu de conclure que les moyens invoqués par la requérante pour parvenir à la rétraction de l'arrêt incriminé, n'entrent donc pas dans les cas d'ouvertures prévus par les dispositions de l'article 254 de la loi n°2016-046 du 23 septembre 2016 ci-dessus citée.

Par tous ces motifs, la Cour suprême du Mali (Section administrative) rejette le recours comme étant mal fondé ; et met les dépens à la charge du Trésor public.

Clap de fin ! <strong>   </strong>

<strong>El Hadj A.B. HAIDARA</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Plus de 749 millions d’irrégularités financières au Projet de Reconstruction et de Relance Économique (PRRE) :  Le Coordinateur du Projet défile au Pôle économique… les DG de l’AGETIER et de l’AGETIPE cités…</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/plus-de-749-millions-dirregularites-financieres-au-projet-de-reconstruction-et-de-relance-economique-prre-le-coordinateur-du-projet-defile-au-pole-economique-les-dg-de-l-3018710.html</link>
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<pubDate>Wed, 12 Apr 2023 22:40:31 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em><strong>Agacé, par les frasques sur la gestion du </strong></em><strong>Projet de Reconstruction et de Relance Économique (PRRE)</strong><em><strong>, les autorités maliennes ont décidé de faire entendre le Coordinateur du PRRE, M. Oumarou Camara, sur l</strong></em><strong>es opérations de dépenses relatives à la gestion du projet et du Plan de Sécurisation Intégré des Régions du Centre (PSIRC) qui s’élèvent à 749,6 millions FCFA (749 612 155F) pendant les exercices 2018, 2019 et 2020.<em> Pour cette raison, le patron du PRRE, Oumarou Camara défile au Pôle Économique et Financier, depuis le mardi 4 avril dernier. Du moins, si l’on en croit une source bien introduite. Au même moment,</em> les DG de l’AGETIER, Zana Coulibaly et de l’AGETIPE, Boubacar Sow, sont cités dans le scandale par le rapport  d’enquête du Vérificateur. C’est dire que les prochains jours seront chauds et même très chauds pour ces trois personnalités. </strong>

<em>On dit de ces trois responsables, plus ou moins ironiquement, qu’ils  sont opportunistes, qu’ils sont riches et puissants. Très puissants. Trop puissants, au point de se comporter, sous nos cieux, comme des éléphants dans un magasin de porcelaine. Pour cela, ils ont multiplié des pratiques qui ont engendré des centaines de millions d’irrégularités financières sur les fonds du PRRE. Face à l’opacité qui entoure la gestion des fonds du PRRE, le Vérificateur général a adressé une dénonciation de faits au Pôle Économique et Financier. Depuis, le Vérificateur est traité de tous les noms d’oiseau, de tous les péchés d’Israël. </em>

<em>Après la publication du rapport d’enquête sur la gestion du PRRE,  le Coordinateur Oumarou Camara et les dirlos de l’AGETIER et de l’AGETIPE ont jeté le discrédit sur le rapport de cette structure de contrôle.</em>

<em>Surpris par leur réaction les autorités judiciaires ne sont pas restées bouche bée. Et les autorités de transition sont déterminées à connaître la vérité, toute la vérité et rien que la vérité. Elles veulent savoir qui a fait quoi ? Qui n’a pas fait quoi ? Et qui a bouffé quoi ?</em>

<em>Bien plus, elles sont passés à la vitesse supérieure en confiant le dossier du </em>Plan de Sécurisation Intégré des Régions du Centre<em> au Pôle économique et financier...</em>

<em><strong>Une colère de trop !</strong></em>

<em>Du côté du gouvernement malien, cette manne financière est considérée comme un détournement de trop. Après avoir eu échos de cette gestion pour le moins scabreuse, le président de la transition aurait, selon des sources, piqué une colère noire. «Trop c’est trop », aurait laissé entendre le Président de la transition. </em>

L’audit explosif du Bureau du Vérificateur Général (BVG) sur la gestion du Projet de Reconstruction et de Relance Économique exhale une odeur de scandale. Cet audit énumère, pêle-mêle, les dysfonctionnements et la mauvaise gestion des fonds dédiés au Plan de Sécurisation Intégré des Régions du Centre. Entre dépassements de budget, évasion des fonds et prestataires douteux, entre autres, tout y a passé ; au point qu’il y a eu des irrégularités financières de 749,6 millions FCFA (749 612 155F) pendant les exercices 2018, 2019 et 2020.

Jugé pourtant stratégique dans la politique du gouvernement  malien de  réhabiliter des infrastructures de base et rétablir les activités productives des communautés touchées par la crise politique et sécuritaire que traverse le pays,  le PRRE a vite fait de taire ses ambitions. Raison invoquée par les enquêteurs : l’utilisation des fonds et des recettes du Projet à d’autres fins. Estimée à plus de 749 millions de nos francs, cette manne financière aurait disparu, sans laisser la moindre trace.

La vérification financière du PRRE fait ressortir que les opérations de dépenses relatives à la gestion du projet et du Plan de Sécurisation Intégré des Régions du Centre (PSIRC) ont été entachées d’irrégularités financières d’un montant total de 749 612 155 FCFA. Ces irrégularités sont relatives à la violation des règles d’exécution et de règlement des marchés publics et à des dépenses irrégulières sur les intérêts créditeurs.

Des séries d’Irrégularités financières

Le Coordinateur de l’Unité de Coordination du PRRE, Oumarou Camara, a autorisé des prélèvements irréguliers sur le compte d’intérêt de SOS-Sahel. En effet, il ressort de l’examen des comptes bancaires de l’UCP (Unité de Coordination du Projet) et des Maîtrises d’Ouvrage Délégué (MOD) ainsi que des pièces justificatives des décaissements effectués sur le compte d’intérêts de SOS-Sahel que le Coordinateur de l’UCP, Oumarou Camara, a autorisé l’ONG SOS-Sahel à effectuer trois (3)  prélèvements irréguliers sur le compte d’intérêt pour préfinancer des activités du financement additionnel du PRRE en attendant la mise à disposition des fonds. Le manuel de procédures du projet ne prévoit pas ces préfinancements, et le Coordinateur n’a pas demandé l’avis de non objection de l’IDA (Association International de Développement). Le montant total des trois décaissements effectués en avril, mai et juin 2019, au profit de l’AMAP pour la publication d’avis à manifestation d’intérêts dans le journal « L’Essor », s’élève à 1 937 700 FCFA. De plus, après réception des fonds depuis le 27 août 2019, SOS-Sahel n’a pas procédé au remboursement du préfinancement. Cependant, suite aux travaux de vérification, l’ONG a effectué les remboursements dans le compte d’intérêt de l’UCP, notamment à travers les ordres de virement n°63/SOSSIF-PRRE2 MD-2020 de 1 722 450 FCFA et n°63/SOSSIF-PRRE2 MD-2020 de 215 250 FCFA, tous en date du 15 juillet 2022 et reçus par la banque le 2 août 2022.

<strong>Entre magouilles et embrouilles </strong>

Le Directeur Général de l’AGETIER, Zana Coulibaly, a irrégulièrement payé le marché de construction du pont de la localité de Kaneye. Pour s’assurer que les travaux de construction de l’ouvrage de franchissement de Kaneye ont été totalement achevés et que la réception définitive a eu lieu, l’équipe de vérification a examiné les dossiers dudit marché. Elle s’est également entretenue avec le Chef de projet de l’AGETIER, le Spécialiste en Passation de Marchés et le Spécialiste en Gestion Financière de l’Unité de Coordination du PRRE.

Du coup, les enquêteurs ont constaté que le Directeur Général de l’AGETIER, Zana Coulibaly, a procédé au paiement intégral du contrat n°T1-IVP2-280-03-29/2014 relatif aux travaux de construction du pont (ouvrage) de Kaneye d’un montant de 24,5 millions FCFA (24 597 500F), bien que ledit ouvrage se soit écroulé durant le délai de garantie. En effet, la réception provisoire du pont de Kaneye objet dudit contrat a eu lieu le 7 août 2018 et il s’est effondré le 1er mars 2019 avant l’expiration du délai de garantie des travaux soit environ sept (7) mois. Ainsi, par lettre n°007 du 2 mars 2019, le Maire de la Commune Rurale de Kaneye a informé le Coordinateur Oumarou Camara du PRRE pour lui faire part de l’effondrement du pont.

À son tour, le Coordinateur de l’Unité de Coordination du Projet a saisi le dirlo de l’AGETIER, Zana Coulibaly par e-mail en date du 5 mars 2019 pour l’informer de l’effondrement du pont de Kaneye et solliciter par la même occasion les mesures urgentes qu’il compte prendre pour y remédier.

Auparavant, par e-mail du 7 février 2019, le Coordinateur Oumarou de l’UCP avait informé la Direction de l’AGETIER des plaintes faites par les autorités communales sur la qualité de certaines infrastructures routières réalisées sous la maîtrise d’ouvrage de l’AGETIER dans la Région de Tombouctou et spécifiquement, les travaux de construction de l’ouvrage de franchissement de Kaneye sur le marigot de Bourem.

En réponse à la correspondance du Coordinateur de l’UCP, l’AGETIER par e-mail en date du 11 février 2019 émanant du Directeur Technique de l’Agence a assuré que toutes les dispositions seront prises pour réparer les dégradations survenues.

Nonobstant l’engagement formel pris par l’AGETIER à travers son Directeur technique, aucune disposition n’a été prise pour prendre en charge les plaintes formulées par le Maire de la Commune de Kaneye alors que les clauses contractuelles du marché, stipulent que l’entrepreneur est tenu, durant le délai de garantie, à une obligation dite ‘<em>’obligation de parfait achèvement</em>‘’ au titre de laquelle il doit remédier à tous les désordres signalés par l’autorité contractante ou le bureau d’étude et de contrôle, de telle sorte que l’ouvrage soit conforme à l’état où il était lors de la réception provisoire.

En outre, le Bureau d’études Techniques et de Gestion de Projets (BGET) chargé de l’étude et du contrôle des travaux, objet dudit marché, n’a fait aucune diligence pour signaler les défaillances sur l’ouvrage. Il a également procédé à la validation des trois décomptes relatifs au paiement des 80 564 275 FCFA. De plus, il a participé à la réception technique des travaux, le 16 juillet 2018 à Kaneye.

Par ailleurs, la retenue de garantie d’un montant de 4,2 millions FCFA (4 240 225F) a été payée par le Directeur de l’AGETIER, Zana Coulibaly, à l’entreprise. Aussi, l’AGETIER n’a entrepris aucune action pour mobiliser la caution de retenue de garantie fournie par l’entreprise. Le montant total compromis s’élève à 24 597 500 FCFA.

Plus grave encore, le dirlo de l’AGETIER, Zana Coulibaly, a irrégulièrement payé un bureau de contrôle qui n’a pas rempli ses obligations contractuelles.

Ainsi, il ressort des vérifications que le Bureau d’études Techniques et de Gestion de Projets (BGET), chargé des études et du contrôle des travaux de construction du pont de Kaneye n’a pas exécuté correctement ses obligations contractuelles relatives au contrôle et à la surveillance des travaux. Pire, ledit bureau n’a signalé dans aucun de ses rapports une situation de non ou mauvaise exécution des travaux pouvant compromettre la solidité de l’ouvrage.  De plus, il a approuvé l’ensemble des décomptes de paiement de l’entreprise chargée des travaux ; a établi et signé les documents de réceptions techniques et provisoires des travaux de construction du pont de Kaneye.

Aussi, il résulte du procès-verbal de réception technique établi le 16 juillet 2018 par le Bureau d’études Techniques et de Gestion de Projets, notamment après une visite contradictoire des tâches exécutées par l’entreprise, et des vérifications techniques nécessaires que la commission (composée des représentants du bureau de contrôle et de l’entreprise) a procédé à la réception technique sans réserve des travaux.

Également, il apparaît dans le procès-verbal de réception provisoire établi le 7 août 2018 et signé par les représentants de l’UCP ; de l’AGETIER ; du bureau de contrôle BGET ; de l’entreprise et du maire de Kaneye que l’AGETIER en sa qualité de Maître d’Ouvrage Délégué a approuvé, sans réserve , le document attestant la bonne exécution des travaux du pont 22 de Kaneye alors que l’ouvrage comportait des malfaçons, et il a cédé le 1er mars 2019 avant l’expiration de la période de garantie, soit sept (07) mois après sa réception provisoire.  Le montant total payé par le Directeur Général de l’AGETIER, Zana Coulibaly, au bureau de contrôle BGET pour ses prestations alors qu’il n’a pas accompli ses obligations contractuelles relatives au contrôle et à la surveillance des travaux s’élève à 23,4 millions FCFA (23 437 000F).

<strong>Les combines et les combinards</strong>

Le Coordinateur de l’UCP, Oumarou Camara ; le Directeur Général de l’AGETIER, Zana Coulibaly, le Directeur Général de l’AGETIPE, Boubacar Sow et le Directeur pays de CARE International au Mali ont procédé aux règlements de marchés sans exiger le paiement des droits d’enregistrement ou de la redevance de régulation. Dans ce processus, l’équipe de vérification a constaté que le Coordinateur de l’UCP, Oumarou Camara, a payé les marchés n°0612CPMP/2019 relatif au recrutement d’une Agence de Communication et n°3592/CPMP/2019 relatif au suivi des activités déjà visitées par la tierce partie sans s’assurer de l’acquittement de la redevance de régulation pour des montants respectifs de 286 950 FCFA et 75 440 FCFA. Le montant total compromis s’élève à 362 390 FCFA.

Au même moment, la mission de vérification a constaté que le Directeur Général de l’AGETIPE, Boubacar Sow, ne s’est pas assuré du paiement de la même redevance sur 22 contrats de marché payés pour un montant cumulé compromis de 8 771 454 FCFA ainsi que deux (2) autres contrats réglés mais dont les droits d’enregistrement n’ont pas été payés pour un montant de 3 623 842 FCFA. La redevance de régulation n’a pas été acquittée pour un montant de 712 689 FCFA. Le montant compromis s’élève à plus de 13 millions FCFA (13 107 985F). Plus grave, l’équipe de vérification a constaté que le Directeur Général de l’AGETIER, Zana Coulibaly, ne s’est pas assuré du paiement de la redevance de régulation sur le contrat n°F1-BFEO-280-02-09/ pour un montant de 78 538 FCFA.

En outre, le Directeur pays de CARE International au Mali ne s’est pas assuré du paiement de la redevance de régulation sur cinq (5) contrats payés pour un montant total compromis de 1 180 514 FCFA. Le montant total compromis s’élève à 14 729 427 FCFA dont 3 623 842 FCFA pour les droits d’enregistrement et 11 105 585 FCFA pour les redevances de régulation.

Par ailleurs, le Coordinateur de l’UCP Oumarou Camara et le Directeur Général de l’AGETIPE Boubacar Sow, ont ordonné le paiement de contrats revêtus de faux cachets d’enregistrement. Il ressort du rapport d’enquête que le Coordinateur de l’Unité de Coordination du Projet a payé trois (3) marchés revêtus de faux cachets d’enregistrement. Le montant total compromis s’élève à plus de 69 millions de nos francs (69 252 900 FCFA) dont 59 359 629 FCFA au titre des droits d’enregistrement et 9 893 271 FCFA au titre de la redevance de régulation.

Comme si cela ne suffisait pas, l’équipe de vérification a constaté que le dirlo de l’AGETIPE, Boubacar Sow, a payé quatorze (14) contrats revêtus de faux cachets d’enregistrement. Le montant total compromis s’élève à 59 833 642 FCFA dont 51 285 979 FCFA au titre des droits d’enregistrement et 8 547 663 FCFA au titre de la redevance de régulation. Ce n’est pas tout. Loin s’en faut.

Même le dirlo de l’AGETIPE, Boubacar Sow et celui de l’AGETIER, Zana Coulibaly, ont poussé la complicité, jusqu’à ne pas appliquer les pénalités de retard. Cependant, dans le cadre de l’exécution des contrats dans les délais prescrits et de l’application des pénalités de retard, l’équipe de vérification a examiné les contrats de marché, les ordres de service de démarrage, les procès-verbaux de réception provisoire ainsi que les documents de paiement. Du coup, elle a constaté des retards dans l’exécution des contrats, lesquels varient entre 1 et 679 jours alors que les pénalités n’ont pas été appliquées par le Dg Boubacar de l’AGETIPE. Aussi, il n’a pris aucune disposition pour résilier les marchés concernés. Ces manquements concernent 31 marchés pour des pénalités de retard non appliquées totalisant un montant de plus de 555 millions de nos francs (555 593 028 FCFA).

Par la suite, l’équipe de vérification a constaté que l’exécution des contrats T1-EAPO-280-02-30/2014 du 5 février 2020 relatif aux travaux de réalisation d’un forage productif à débit supérieur ou égal à 5m3/h dans un rayon de 1,5 à 2km du site équipé de pompe solaire et raccordement au château d’eau du CSCOM de la localité de Lerneb pour son alimentation en eau potable dans la Commune de Tilemsi, Cercle de Goundam, Région de Tombouctou et F1-BFEO-280-02-09/2014 du 16 janvier 2018 relatif à la fourniture des équipements pour les écoles de l’académie d’enseignement de Tombouctou, CAP de Tombouctou, une école dans la Commune de Ber, une école dans la Commune de Lafia, quatre (4) écoles dans la Commune de Salam, une école dans la Commune de Tombouctou, dans le Cercle Tombouctou, a accusé du retard et le Directeur Général de l’AGETIER, Zana Coulibaly, n’a pas appliqué les pénalités d’un montant total de 2 millions FCFA (2 168 658F). De plus, notre dirlo n’a pris aucune disposition pour résilier les marchés concernés. Le montant total compromis, suite à la non-application des pénalités de retard, s’élève à plus de 557 millions de nos francs (557 761 686 FCFA).

Et comble de la « <em>mangecratie </em>» à l’Unité de Coordination du Projet de Reconstruction et de Relance Économique, le Coordinateur Oumarou Camara et le Spécialiste en Gestion Financière ont effectué des décaissements irréguliers sur les intérêts créditeurs générés par les comptes bancaires. De l’examen du compte d’intérêt de l’UCP par la mission de vérification, il apparaît que le Coordinateur du PRRE, Oumarou Camara et le Spécialiste en Gestion Financière du projet, ont effectué des décaissements irréguliers sur les intérêts générés par les comptes bancaires. De janvier à juillet 2022, ils ont effectué, sur le compte d’intérêts de l’UCP, 81 décaissements pour un montant total de plus de 132 millions  FCFA (1132 35 926F) alors qu’aucune dépense sur les intérêts générés n’a été prévue dans le PTBA 2022. Toutefois, au cours de la vérification, ils ont procédé au remboursement d’un montant total de 123 578 849 FCFA dont 71 498 359 FCFA en juin 2022 et 52 080 490 FCFA en août 2022. Le reliquat non remboursé s’élève à 8 557 077 FCFA. Au cours de la mission de vérification et avant la séance du contradictoire, l’UCP a procédé au remboursement des intérêts créditeurs utilisés d’un montant de 8 557 077 FCFA à travers l’ordre de virement n°35/2022/FA/Compte PRRE du 07 septembre 2022 et déchargé par le service courrier arrivée de la BNDA, le 14 septembre 2022.

Autant de pratiques et de manœuvres dolosives à l’origine de l’évaporation de 749,6 millions FCFA à l’Unité de Coordination du Projet de Reconstruction et de Relance Économique.  D’où le lieu pour le Coordinateur du PRRE de défiler devant le Pôle économique et financier. Et cela après, une dénonciation de faits par le Vérificateur général au Président de la Section des Comptes de la Cour Suprême et au Procureur du Pôle économique et financier relativement : au paiement irrégulier des travaux de l’ouvrage du pont de Kaneye pour un montant de 24 597 500 FCFA ;  au paiement irrégulier du contrôle et de la surveillance du pont de Kaneye pour un montant de 23 437 000 FCFA ; à la non-application de pénalités de retard pour un montant de 557 761 686 FCFA.

Depuis, le Coordinateur du PRRE Oumarou Camara est sur une pente raide. Au même moment, les DG de l’AGETIER Zana Coulibaly et de l’AGETIPE Boubacar Sow sont dans la tourmente pour leur implication dans certaines opérations de dépenses du PRRE.

<strong>Youssouf Konaré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Rebondissement dans le dossier de la CAMEC de Bougouni :  Plus de 200 millions FCFA d’épargnes en souffrance de paiement</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/rebondissement-dans-le-dossier-de-la-camec-de-bougouni-plus-de-200-millions-fcfa-depargnes-en-souffrance-de-paiement-3017896.html</link>
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<pubDate>Wed, 05 Apr 2023 09:58:23 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le scandale de la </strong><strong>CAMEC (Caisse Mutualiste d’Épargne et de Crédit de l’Éducation et de la Culture) dans la région de Bougouni</strong><strong>, contrairement à ce que d’aucuns pensent, n’a pas fini de faire des dégâts</strong> <strong>au sein des </strong><strong>populations</strong><strong> spoliées et grugées dans cette nauséabonde affaire de placement d’argent. Des </strong><strong>années </strong><strong>après, les dizaines de milliers de victimes de cette affaire pris à bras le corps par le</strong><strong> collectif des adhérents de la caisse d’épargne</strong><strong> sont entre le désespoir, le suicide et la mort…</strong>

Décidément, les 53.000 sociétaires des 27 caisses de la CAMEC courent depuis 2014 derrière leurs sous qui se chiffrent à 1,4 milliard FCFA dont 200 millions pour la seule antenne de la région de Bougouni. Du coup, les sieurs Martin Pierre Dakono et Moussa Diarra,  respectivement, le Président national de la CAMEC et le président locale de l’antenne de Bougouni, à l’époque des faits, se trouve au cœur de la controverse. Révoqués à la faveur d’une Assemblée Générale de la CAMEC en 2015, les deux personnalités se trouvent, actuellement, au devant  la scène. Et cela, après une alerte des déposants à leur encontre au niveau d’un Pôle d’avocat.

Plus les jours passent, plus le calvaire des dizaines de milliers de victimes du scandale de la CAMEC (que ça soit dans la région  de Bougouni ou d’autres parties du Mali) l’expression n’est pas trop forte, va en augmentation exponentielle, c’est-à-dire, de plus en plus grande ; ceci, de façon inquiétante dans la mesure où après les promesses de début de remboursement en 2017 de la nouvelle Direction nationale, aucune bonne nouvelle jusqu’ici pour ces pauvres victimes. À cet effet, il faut dire avec larmes, affliction et tristesse, que les victimes du scandale financier de la CAMEC sont depuis lors entre le désespoir, le suicide et la mort puisque aux morts déjà enregistrés ici et là sur toute l’étendue du territoire national, se sont ajoutés d’autres.

Endettés, appauvris, malades, et désespérés, certaines victimes ont vite rendu l’âme. Ceci, on n’a pas besoin d’être régisseur de morgue, médecin ou agent recenseur pour l’affirmer dans la mesure où d’une part ; les contacts avec le collectif des victimes, leurs amis, familles, collègues de travail ; d’autre part, des visites devant les caisses de la Direction générale de la CAMEC à Badalabougou et autres antennes, les hôpitaux durant les mouvements perlés de ces dernières années ainsi que certaines émissions radiophoniques permettent d’authentifier l’hécatombe, les dégâts funestes causés par le scandale des placements d’argent de la CAMEC, tant à Bougouni qu’au niveau des autres antennes du Mali. Toujours rien pour ces victimes mis à part la petite fumée d’espoir vue lors du paiement de ceux qui ont placé leur argent au niveau de la Direction générale de la CAMEC. Conséquence, aux morts déjà enregistrés dans la région de Bougouni et ailleurs, à cause de l’état de désespoir des pauvres populations, sont venus s’ajouter d’autres.

<strong>Les sociétaires roulés dans la farine </strong>

Comme il faut s’y attendre, les pertes en vie humaines, espèces de danses macabres, ne sont pas prêtes de s’arrêter. Car, signalons le tout de suite, il y en a qui sont encore sur le point de se suicider ou qui s’interrogent sur l’utilité de leur vie. Non seulement, ils n’ont pas leur argent, mais appauvris, désemparés, malades, ils en sont dépourvus et donc incapables d’assurer leurs besoins ou ceux de leurs familles. Quid de ces agents de la CAMEC de Bougouni ou cadre de la CAMEC nationale qui ont manipulé les fonds en les plaçant dans des conditions illégales de placement.

« <em>Au début, c’est Martin Pierre Dakono, le président national de la CAMEC et Moussa Diarra, le président locale de l’antenne de Bougouni, en même temps, le président de la Commission crédit, qui ont scandalisé les activités de la CAMEC dans la région de Bougouni. Et c’est le président locale, Moussa Diarra, qui faisait le porte-en-porte pour récupérer les carnets des adhérents et  réaliser en leur place, des versements. Avec cette confiance, il a réussi à inscrire à la CAMEC des ressortissants  de sa localité de Sandaré à Kayes, et leur octroyer par la suite, des crédits au niveau de la caisse CAMEC de Bougouni. Mais avec son décès, aujourd’hui, tous ces carnets et montants sont sans trace</em> », se lamente la voix mourante et cahoteuse, un déposant de la CAMEC de Bougouni et homme d’affaires qui en plus nous confie qu’il n’est plus facile pour lui de faire fasse au dépenses de sa famille.

Un ex membre de l’Assemblée Générale de la CAMEC de Bougouni  déplore : « <em>la faillite de l’antenne CAMEC de Bougouni est intervenue lorsque Martin Pierre Dakono et Moussa Diarra sont arrivés à octroyer  un montant de 50 millions FCFA à un commerçant de Niono, sans que l’Assemblée générale de la CAMEC  de Bougouni ne se prononce sur ce dossier. Du coup, des membres de l’Assemblée ont démissionné. C’est de là que les problèmes de la Caisse de Bougouni ont commencé</em> ». Et notre interlocuteur de préciser : « <em>Les indicateurs de la CAMEC nationale, jadis fleurissante, sont au rouge. Une perte financière estimée à 1,5 milliard FCFA. Aujourd’hui, cette situation est caractérisée par une crise de liquidité et de solvabilité dans les caisses du réseau. Comme c’est le cas à la CAMEC de Bougouni, où il n’y a pas de possibilité à ce jour de restituer aux épargnants leurs argents ».</em>

Face à cette situation, le gouvernement de transition qui a moult fois dit qu’il travaille avec méthode et transparence, oubliant qu’il s’est mis une corde au cou, est vivement interpellé. Encore quelques mois, et ce sera vraisemblablement la fin de la transition et pourtant, les gens ne sont pas encore rentrés en possession de leurs argents. Parallèlement, les dégâts sont immenses et cruels…

<strong>Jean Pierre James</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Semaine de lutte contre la corruption :   La jeunesse au cœur de la lutte</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/semaine-de-lutte-contre-la-corruption-la-jeunesse-au-coeur-de-la-lutte-3015110.html</link>
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<pubDate>Wed, 15 Mar 2023 01:42:47 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Mardi dernier s’est tenue la clôture de la 7e édition de la Semaine de la jeunesse contre la corruption. Les organisateurs ont placé la cérémonie sous le leadership de la jeunesse surtout celle de la femme.</em></strong>

<strong><em> </em></strong>Construire ensemble un monde uni contre la corruption pour la paix et le développement au Mali, tel était le thème retenu pour la 7e édition de la Semaine de la jeunesse contre la corruption au Mali qui s’est tenue au Mémorial Modibo Keita, organisée par la Communauté de pratique en matière de lutte contre la corruption (CPLC) en partenariat avec le projet d’appui à la lutte contre la corruption pour et par l’égalité des genres entente Canada-Mali (LUCEG) avec l’accompagnement financier du Canada.

L’objectif principal de cette semaine est de sensibiliser les jeunes contre la corruption et LUCEG a réalisé en une semaine une panoplie d’activités dans diverses localités. Comme dans toutes les éditions précédentes les dates coïncident toujours avec le mois dédié aux femmes histoire de leur rendre hommage et de les magnifier.

<strong>Fatty Maïga</strong>

<em>(Stagiaire)</em>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Gouvernance de Transition :  La lutte contre la corruption comme désirée par la majorité des maliens</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/gouvernance-de-transition-la-lutte-contre-la-corruption-comme-desiree-par-la-majorite-des-maliens-3014646.html</link>
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<pubDate>Mon, 13 Mar 2023 09:20:23 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La corruption et la délinquance financière a été baissé dans le pays, depuis l’arrivée aux affaires des nouvelles autorités ? Les avis sont partagés, avec certains grincements de dents</em></strong><strong>.</strong>

Surfant sur la soif de changement du peuple, les nouvelles autorités, issues des événements du 18 août 2020, ont rapidement promis le changement de la gouvernance du pays. Celle-ci doit, selon les discours, passer par « une lutte sans merci contre la corruption et la délinquance financière ».

Or, selon les spécialistes, cette croisade contre la mauvaise gouvernance n’est pas aisée du fait de diverses pesanteurs socioculturelles, mais elle est surtout un processus de longue haleine. Comment donc un gouvernement de transition, censé gérer le pays pendant quelques mois, peut-il efficacement combattre ce fléau ? Comment traquer la délinquance financière sans disposer des outils et mécanismes juridiques nécessaires à cette fin ? Par exemple, sans une Haute Cour de justice fonctionnelle, comment peut-on mettre en accusation des anciens ministres impliqués dans des malversations présumées ?

En effet, l’engagement à s’engager dans une « gouvernance vertueuse » semble avoir incité les autorités de la Transition à faire feu de tout bois pour poursuivre certains présumés fossoyeurs des deniers publics. C’est ce qui s’est passé avec le dossier de l’avion présidentiel et des équipements militaires. Dans ces dossiers, selon de bonnes sources, de nombreux magistrats instructeurs impliqués n’ont pu établir la constitution des infractions pouvant confondre les suspects. Ce qui avait plombé les ardeurs des parquets et du Contentieux de l’Etat, malgré l’existence de faisceaux d’indices sur d’éventuels détournements ou indélicatesses financières.

Mais, avec l’avènement de certains éléments d’appréciation, les dossiers ont été rouverts et « mis à jour » pour des magistrats plutôt disposés à « faire évoluer les choses ». C’est ainsi que, selon de récentes révélation du président de l’Association des Procureurs et poursuivants, Cheick Mohamed Chérif Koné, feu l’ancien Premier ministre Soumeylou Boubèye Maïga a été interpellé et placé sous mandat de dépôt dans l’affaire de l’avion présidentiel et des équipements militaires. Il ne sera pas jugé, mais gardé en détention jusqu’à sa mort, faute de soins appropriés à l’extérieur…

Idem pour l’ancienne ministre de l’Economie et des finances, Mme Bouaré Fily Sissoko, en détention depuis un long moment, alors même qu’elle ne cesse de clamer son innocence en réclamant que justice lui soit rendue. Et dire qu’une caution pour liberté provisoire de 500 millions de nos francs est demandée à la pauvre dame, qui se considère comme un véritable agneau sacrificiel sur l’autel de lutte contre la corruption et la délinquance financière ! D’autres exemples,  comme la détention de l’ancien ministre Mahamadou Camara, peuvent être cités comme des cas de « boucs émissaires » de  ce que les autorités ont appelé « la fin de l’impunité et la lutte contre la mauvaise gouvernance ». Sauf que, dans tous ces dossiers, l’on peine à voir les véritables coupables des malversations présumées sur nos deniers publics.

C’est cette situation qui pousse certains observateurs à se demander si la volonté de sévir contre la délinquance financière n’est pas un paravent pour séduire le peuple. Car, les Maliens sont assoiffés de voir une nouvelle gouvernance plus respectueuse des ressources publiques. Et tous les chemins sont bons pour faire croire qu’on est décidé à châtier les délinquants financiers supposés de l’ancien régime. Mais, comme le disait un grand homme d’Etat, « l’on peut tromper une partie du peuple, tout le temps, mais, nul ne peut tromper tout le peuple tout le temps !

<strong>Boubou SIDIBE/maliweb.net</strong>lutte contre la corruption]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Lutte contre la corruption :   L’Oclei a balisé le terrain grâce aux recommandations de la conférence de Bamako</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/lutte-contre-la-corruption-loclei-a-balise-le-terrain-grace-aux-recommandations-de-la-conference-de-bamako-3014199.html</link>
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<pubDate>Wed, 08 Mar 2023 14:33:46 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Bamako a abrité avec succès la 2e édition de la Conférence de haut niveau sur la lutte contre la corruption en Afrique qui s’est tenue à Bamako du 20 au 23 février 2023. Une belle initiative de l’Office Central de Lutte contre l’Enrichissement Illicite (OCLEI) avec l’accompagnement des autorités de la Transition et des par­tenaires techniques et financiers. Cette rencontre a été sanctionnée par des recommandations fortes devant permettre d’enrayer la corruption endémique qui hypothèque le développement socioéconomique des Etats africains, du Mali notamment.</strong>

&nbsp;

La refondation du système éducatif à travers le renforcement de l’éducation civique et morale dans les programmes d’enseignement et la promotion, dès le bas âge, des valeurs anti-corruption qui sont au fondement des sociétés afri­caines. Telle est l’une des 15 principales recommandations qui ont sanctionné la 2e édition de la Conférence de haut niveau sur la lutte contre la corruption en Afrique organisée à Bamako du 20 au 23 février 2023.

Une recommandation très pertinente dans la mesure où la corruption est un fléau lié à la mentalité, aux comportements. L’enrayer, suppose donc un changement de mentalité, de comportement voire un éveil de la conscience citoyenne patriotique poussant à protéger le bien commun, à privilégier l’intérêt national et non individuel. Dans ce combat, le rôle de l’Education doit être complété par celui de la justice.

En effet, dans la lutte contre  la corruption et les autres mauvaises pratiques financières qui privent le Trésor public des ressources vitales au développement du pays, «<em>le rôle primordial et la place de premier ordre revient à la justice qui doit être le centre d'impulsion, de dissuasion, de réparation du préjudice causé à l'Etat, de l'égalité des citoyens devant leur responsabilité sans tomber dans les pièges de la délation, des règlements de compte ou d'impunité selon les cas</em>», avait préconisé Oumarou Bocar, inspecteur des services judiciaires lors d’un atelier sur  «<em>le rôle et place de la justice dans la lutte contre la corruption</em>». Si dans un pays comme le Mali «<em>la corruption s’est solidement installée dans l’administration, les organisations professionnelles, le milieu politique et baigne dans un climat social de tolérance et même d’incitation</em>» c’est en partie lié à l’impunité.

Les arrestations sont annoncées en grande pompe et au finish le requin arrêté est faiblement condamné ou bénéficie d’une liberté provisoire sans fin, s’il n’est pas simplement relâché faute de preuves. Sans doute que cela n’a pas échappé aux participants de la conférence de Bamako organisée par l’Oclei. Le renforcement des capacités des institutions et agences dédiées à la lutte contre la corruption et la mise en oeuvre effective des mécanismes de sanction et de lutte contre l’impunité ; la consolidation des liens de collabo­ration et la synergie entre les structures nationales de contrôle et les agences de lutte contre la corruption et l’enrichisse­ment illicite et les autres acteurs, à tra­vers la mise en place de plateformes et de cadres de dialogue, de concertation, de coordination ; le renforcement des moyens humains et matériels des structures en charge de la lutte contre la corruption, du recouvre­ment et de la gestion des avoirs illicites ; la conception et la mise en oeuvre de programmes communs de formation, d’information et de sensibilisation impli­quant tous les acteurs oeuvrant dans le domaine de la lutte contre la corruption et l’enrichissement illicite, incluant la pu­blication et la diffusion de leurs rapports… sont entre autre recommandations formulées par les 80 participants venus de 35 pays des cinq continents).

Ils ont également souhaité le renforcement des mécanismes de recouvrement, de gel et de confiscation des avoirs illicites et celui des capacités des spécialistes d’enquête et d’investiga­tions pour accroître leurs compétences et leurs performances ; le renforcement des systèmes de collecte d’information et de surveillance des transactions financières et commer­ciales ; ’implication effective des jeunes et des femmes dans la préparation et la mise en oeuvre des stratégies de lutte contre la corruption et l’enrichissement illicite ; l’accompagnement des femmes et le renforcement de leurs capacités en leadership pour la défense de leurs droits face aux pratiques corruptives et discriminatoires ; la promotion de la culture de décla­ration des biens net sa digitalisation…

Le renforcement du rôle et la dotation en moyens conséquents de la société ci­vile, de la presse, des confessions reli­gieuses et des chefferies traditionnelles dans les mécanismes de sensibilisation sur les méfaits de la corruption, dans le sens de la mutualisation de leurs actions au niveau national et continental est aussi l’une des recommandations fortes de ces assises. Tout comme la restitution des conclusions et re­commandations de la présente confé­rence dans les langues nationales afri­caines pour une meilleure sensibilisation des populations à la base ; la mise en place d’une commission technique chargée de la mise en oeuvre des recommandations issues de la pré­sente conférence.

Nous espérons que les pays africains, notamment le Mali, ne vont pas laisser ces recommandations dormir dans les tiroirs faisant de cette belle initiative de l’Oclei une conférence de plus contre un fléau dont les effets néfastes sont entrain de plonger nos Etats dans le chaos social et sécuritaire faute de perspective sûre pour la jeunesse notamment. En effet, la perte de confiance entre le citoyen et l’Etat ; l’érosion des valeurs éthiques, morales et l’incivisme généralisé ; l’inégalité entre les citoyens ; la paupérisation des populations, la fragilisation de la démocratie et du droit ; l’instabilité politique et la précarisation de l’Etat ; la constitution de groupes de «<em>privilégiés</em>» constituant un réseau de criminels ayant au bout du compte la haute main sur l’Etat et ses moyens, le tarissement de l’investissement...

Voilà, entre autres, les conséquences de la corruption, de la délinquance financière qui ont conduit notre pays au bord de l’abîme ! Et il est temps de se ressaisir en profitant des expertises comme celles que l’Oclei vient de réunir dans notre capitale !

<strong>Moussa Bolly</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Moumini Guindo, président de l’OCLEI : « 86% des jeunes Maliens ne sont pas hostiles à la corruption »</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/moumini-guindo-president-de-loclei-86-des-jeunes-maliens-ne-sont-pas-hostiles-a-la-corruption-3013470.html</link>
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<pubDate>Fri, 03 Mar 2023 09:06:57 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Au lancement de la 7<sup>e</sup> édition de la Semaine de la jeunesse contre la corruption, ce jeudi 2 mars, le président de l’Office central de lutte contre l’Enrichissement illicite (OCLEI) a révélé des chiffres qui montrent l’endémicité du phénomène de la corruption au Mali. Une situation qu’il a lui-même jugé d’ « effrayante » pour notre pays.</strong>

<strong> </strong><em>« La situation est très grave »</em>, a alerté le président de l’OCLEI dans son discours de lancement de la semaine. Devant le public, au Mémorial Modibo Keita, Moumini Guindo a ajouté : « les jeunes, les femmes, les filles et toutes les couches sociales doivent se réveiller et se lever pour lutter énergiquement contre la corruption ». En cela, le président de l’OCLEI salue la tenue de la semaine de la jeunesse qui permet d’activer des « soldats de la lutte contre la corruption ».

Rapportant les conclusions d’une étude de 2016 menée par le projet Justice, prévention et réconciliation des femmes et mineurs affectés par la crise au Mali (JUPREC), Moumini Guindo dépeint une « situation effrayante » sur la corruption au Mali. Chiffre à l’appui, le président de l’OCLEI estime que 86% des jeunes Maliens ne sont pas hostiles à la corruption. Aussi, 65% des jeunes enquêtés sont passifs devant la corruption ; et 21% sont même admiratifs face à la corruption.

Le thème de la 7<sup>e</sup> édition de la Semaine de la jeunesse contre la corruption est « construire ensemble un monde uni contre la corruption ». Selon Mariam Diama Sanogo, la présidente de la Communauté de pratique en matière de lutte contre la Corruption (CPLC), ce thème vise à accentuer le refus de la corruption. Grâce à cette semaine, explique-t-elle, beaucoup de jeunes filles et de femmes ont vu leur connaissance améliorée sur la corruption.

<em>« La corruption ne respecte pas les frontières, elle les rend poreuses. Aucun Etat n’est à l’abri. Elle n’épargne personne »,</em> a assuré Jean-Paul Riverin, le Directeur pays de Projet d’appui à la lutte contre la corruption pour et par les genres (LUCEG), partenaire de la CPCL dans l’organisation de la semaine de la jeunesse. La corruption, selon Jean-Paul Riverin, est le principal obstacle au développement économique et social dans le monde. Chaque année, c’est plus de 3000 milliards de dollars détournés à travers le monde.

&nbsp;

<strong>Mamadou TOGOLA/maliweb.net</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>DFM du ministère des Maliens établis à l’extérieur :  Doute autour de la destination de plus 300 millions de FCFA de fonds Covid&#45;19</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/dfm-du-ministere-des-maliens-etablis-a-lexterieur-doute-autour-de-la-destination-de-plus-300-millions-de-fcfa-de-fonds-covid-19-3013412.html</link>
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<pubDate>Thu, 02 Mar 2023 17:40:01 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le directeur des finances et du matériel du ministère des Maliens établis à l’extérieur et de l’intégration africaine est cité dans une affaire de malversation financière de près de 300 millions Fcfa destinés à la lutte contre la Covid-19. Contacté par Le Wagadu, Abdoulaye Ag Mohamed <em>« nie les faits et affirme qu’aucune dépense n’est inéligible à la lutte contre la maladie à Coronavirus</em> ».</strong>

Dans le cadre de la prévention et de la riposte contre la Covid-19, l’Etat a mis à la disposition du ministère des Maliens établis à l’extérieur et de l’Intégration africaine près de 300 millions de Fcfa en 2021. Ce fonds, selon nos informations, devrait servir à payer les indemnités de travail et des produits entrant dans le cadre de la lutte contre la maladie à Coronavirus notamment les masques et le gel hydro-alcoolique, pour ne citer que ceux-ci.

Cet argent, qui était destiné à la lutte contre la Covid-19, a été utilisé à d’autres fins, rapportent des sources concordantes, pointant du doigt la responsabilité du directeur des finances et du matériel. Abdoulaye Ag Mohamed est accusé d’avoir détourné les fonds à travers des dépenses comme l’achat de pneus pour le matériel roulant du ministère. Des dépenses jugées fictives par plusieurs sources concordantes qui n’ont en mémoire l’achat d’aucun produit dans le cadre de la lutte contre la maladie.

On lui reproche aussi d’avoir utilisé de l’argent pour des missions. <em>« Et là encore, il n'y a jamais eu de mission concernant la Covid-19 depuis qu'il a été nommé DFM dans ce département </em>», jurent plusieurs sources qui affirment mettre au défi Abdoulaye Ag Mohamed de prouver le contraire. Les mêmes sources accablent le directeur des finances et du matériel de n’avoir pas payé comme prévu dans le budget les indemnités et les salaires des travailleurs.

<strong>Toutes les dépenses s’inscrivent en droite ligne dans la lutte contre la Covid-19</strong>

Approché par Le Wagadu, le directeur des finances et du matériel nie les faits. Il a indiqué que toutes les dépenses faites au département rentrent bien dans le cadre de la lutte contre le Coronavirus. Sans donner de chiffres ni présenter un document, Abdoulaye Ag Mohamed a affirmé qu’aucune dépense n’est inéligible à la lutte contre la maladie à Coronavirus. « <em>Toutes les dépenses s’inscrivent en droite ligne dans la lutte contre la Covid-19 </em>», a-t-il expliqué.

Concernant les missions, le DFM, sans en préciser le nombre, a indiqué que des membres du département ont bien effectué des missions de sensibilisation contre la Covid-19 auprès des Maliens établis à l’extérieur notamment au Gabon et en RDC. Il a rappelé qu’il n’est pas signataire des ordres de missions, soulignant que son rôle se limite simplement à mettre des moyens à la disposition du service demandeur en fonction de la disponibilité des ressources. « <em>Je n’ai pas le droit de refuser une défense sauf s'il n'y a pas de ressources</em> », a-t-il commenté.

L’argent a servi à payer des indemnités et des salaires, a-t-il souligné. « <em>Si les gens pensent que la lutte contre la maladie se limite à l’achat de gels, de masques seulement, ils se trompent. C’est l’agrégation de l’ensemble des dépenses liées aux Maliens de l’extérieur </em>», a expliqué Abdoulaye Ag Mohamed.

Il a rappelé que ce sont les activités qui sont évaluées en budget mode-programme. De ce fait, souligne-t-il, toutes les dépenses sont adossées à un terme de référence (TDR). <em>« Au Mali, on est sorti du cadre de dépense directe depuis 2018 </em>», a-t-il expliqué.

Pour terminer, Abdoulaye Ag Mohamed a rappelé que le DFM est un service d’appui-conseil. « <em>On n’a pas le pouvoir de dépense. En mode budget programme vous ne pouvez pas faire sortir un centime sans l’autorisation d’un responsable de programme</em> », a-t-il précisé.

Cependant, selon d’autres sources, le DFM Abdoulaye Ag Mohamed serait en conflit avec de nombreux prestataires qu’il refuse de payer au prétexte qu’il n’était pas DFM au moment des faits. Alors que, selon les mêmes sources, la primature et la Direction des finances et du matériel du ministère de la Santé ont mis à sa disposition l’argent destiné à la prise en charge des dépenses liées à la Covid-19.

<strong>Abdrahamane SISSOKO</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Lutte contre les mauvaises pratiques financières :    « La corruption engendre le terrorisme », dixit Moumouni Guindo</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/lutte-contre-les-mauvaises-pratiques-financieres-la-corruption-engendre-le-terrorisme-dixit-moumouni-guindo-3013227.html</link>
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<pubDate>Wed, 01 Mar 2023 15:49:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Bamako a abrité du 20 au 22 février 2023 la 2e édition de la Confé­rence sur la corruption en Afrique. Une initiative de l’Office central de lutte contre l’enrichissement illicite (OCLEI). Le chef du gouvernement de transition a rappelé que la lutte contre la corruption s’inscrit en bonne place dans le projet de refondation du Mali et qu’aucun effort ne sera économisé pour atteindre les objectifs. Mais, le constat du Malien lambda est que la création d’une panoplie de structures n’a aucun impact sur la lutte contre ces mauvaises pratiques qui ne cessent de prendre de l’ampleur. </strong>

Faire de la lutte contre la corruption, l’enrichissement illicite et la délinquance financière une priorité ! C’est sans doute l’engagement commun à tous les régimes qui ont eu à diriger notre pays, y compris pendant les périodes transitoires. A l’image des précédents régimes de l’ère démocratique, les au­torités de la Transition sont «<em>engagées à mener une lutte implacable contre la corruption</em>». C’est ce qu’a en tout cas révélé le Premier ministre Choguel Kokalla Maïga lors de la cérémonie d’ouverture de la 2e édition de la Confé­rence sur la corruption en Afrique (du 20 au 22 février 2023). Une initiative de l’Office central de lutte contre l’enrichissement illicite (OCLEI).

Selon le président de l’Oclei, Moumouni Guindo, la corruption, l’enrichissement des capitaux et toutes les autres formes de délinquance financière sapent le développement socioéconomique, creusent les inégalités, provoquent le terrorisme et, en général, déstabilisent nos Etats et nos sociétés. Toutes choses qui, selon lui, interpellent et incitent à engager une lutte implacable et concertée contre ces fléaux.<strong> </strong>

En tout cas, en théorie, le Mali est doté d’un bel arsenal de lutte, de répression des maux qui entravent nos efforts de développement comme la corruption, le blan­chiment d’argent, l’enrichissement illicite, la délinquance financière… N’empêche, ces mauvaises pratiques ne cessent de prendre curieusement de l’ampleur. Un fléau comme la corruption ne cesse par exemple de prendre des formes de plus en plus complexes malgré cette volonté politique sans cesse martelée pour séduire le peuple.

Alors que, comme l’a déploré le président de l’OCLEI, toutes ces mauvaises pratiques sapent «<em>le développement socioéconomique, creusent les iné­galités, provoquent le terrorisme et, en général, déstabilisent nos Etats et nos sociétés</em>». D’où la nécessité et l’urgence d’une «<em>lutte implacable et concertée contre ces fléaux</em>». A écouter le Premier ministre, cet arsenal souffre sans doute d’un problème de coordination et il a invité les structures concernées à «<em>une synergie d’action</em>».

Un avis partagé par le Directeur général du Contrôle gé­néral des Services publics, M. Badra Alou Coulibaly, qui n’a pas manqué de rappeler qu’il n’existe pas de «<em>solution miracle pour lutter contre la corrup­tion et aucun acteur, pris individuel­lement, ne peut réussir</em>». L’OCLEI est-il suffisamment outillé pour alors jouer ce rôle de structure de coordination ? Toujours est-il que l’ambition de cette structure est, selon son président Moumouni Guindo, «<em>d’instituer la conférence internationale de Bama­ko contre la corruption comme un rendez-vous périodique de niveau mondial</em>».

La corruption est un gros problème qui entrave le développement ! Ce point est partagé par l’ensemble des acteurs et des responsables des structures engagées contre les mauvaises pratiques financières. Comment alors efficacement combattre la corruption et les autres fléaux ? C’est cette équation qui résiste encore au temps, à la démagogie politicienne, pardon à la volonté politique… Mais, nous savons tous que promouvoir et imposer la bonne gouvernance est un passage obligé pour espérer un jour la vaincre. Cette gouvernance vertueuse doit s’imposer à tous les secteurs, et prioritairement à la justice sans l’efficacité et l’intégrité de laquelle vouloir vaincre ces mauvaises pratiques financières est du leurre.

«<em>La lutte contre la corruption est de la responsabilité de nous tous car chacun, à son niveau, doit refuser la corruption</em>», a rappelé Abba Niaré, maire de la commune II du district de Ba­mako. En tout cas, la conférence de Bamako (organisée autour de quatre sessions plénières et de douze panels) a été saisie par les participants (80 participants de 35 pays des cinq continents) comme une belle opportunité de renforcer la coopération dans la lutte contre la corruption entre tous les Etats. Ils ont examiné les voies et moyens conduisant vers des approches polyva­lentes contre toutes ces mauvaises pratiques financières qui annihilent nos efforts de développement en poussant chaque jour davantage de citoyens dans la précarité, dans la misère, dans l’enfer de la pauvreté.

Selon les Nations unies, la corruption fait par exemple perdre à l’Afrique 50 à 80 millions de dollars chaque année. Ce qui représente un nombre impressionnant de personnes privées du minimum pour vivre décemment, de communautés ou de localités privées des services sociaux de base, hôpitaux sous-équipés, de jeunes privés d’emplois pour contribuer au développement de leurs pays et réaliser leurs rêves. Ces 50 à 80 millions de dollars continuent à servir à bâtir des îlots de prospérité dans des océans de misère !

<strong>Moussa Bolly</strong>

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<title>Conférence de haut niveau sur la corruption en Afrique :  Les acteurs à la découverte des innovations de la lutte contre la corruption</title>
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<pubDate>Sun, 26 Feb 2023 01:18:39 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Les 20, 21 et 22 février 2023, s’est tenue à Bamako, la 2e édition de la conférence de haut niveau sur la corruption en Afrique organisée par l’Office central de lutte contre l’enrichissement illicite (Oclei), en partenariat avec les structures nationales impliquées directement ou indirectement dans la lutte contre la corruption et l’enrichissement illicite. La cérémonie d’ouverture était placée sous la présidence du président de la Transition, représenté par le Premier ministre, Dr. Choguel K. Maïga. </em></strong>

La 2e édition de la conférence de haut niveau sur la corruption s’inscrit dans le cadre du suivi des recommandations pertinentes de la 1re édition, de la perpétuation d’une telle rencontre comme cadre de référence du recouvrement des avoirs criminels, confisqués et saisis à travers la promotion des bonnes pratiques et la facilitation de la coopération internationale à l’instar des initiatives comme STAR (Solution Asset Recovery Initiative), Réseau CARIN (Camdem Asset Recovery Interagency Network) et Interpol.

Elle est consacrée aux nouvelles dynamiques concernant les stratégies nationales anticorruptions, le recouvrement des avoirs illicites et la coopération internationale. Plus de 300 participants y ont pris part, notamment des Maliens et 80 participants de 35 pays des cinq continents.

Le thème de la présente édition est : <em>"lutte contre la corruption : nouvelles dynamiques, recouvrement d’avoirs illicites, coopérations internationale"</em>. Le but était d’en faire l’occasion d’un cadre référentiel en matière de bonnes pratiques de lutte contre la corruption à travers les déclarations de patrimoine et le recouvrement d’avoirs illicites.

Les trois jours d’échanges ont permis aux participants de découvrir les innovations de la lutte contre la corruption dans le monde, partager des expériences pertinentes et des meilleures pratiques du recouvrement des avoirs illicites et de la déclaration de patrimoine, développer des réseaux formels et informels entre acteurs de la lutte contre le crime financier.

A entendre, le président de l’Oclei, Moumouni Guindo, la corruption, l’enrichissement des capitaux et toutes les autres formes de délinquance financière sapent le développement socioéconomique, creusent les inégalités, provoquent le terrorisme et, en général, déstabilisent nos Etats et nos sociétés. Toutes choses qui, selon lui, interpellent et incitent à engager une lutte implacable et concertée contre ces fléaux.

<em>"Aussi, cette lutte est-elle un devoir de génération en suivant la voie tracée par les mères et pères fondateurs qui, dans l’hymne national du Mali, nous ont instruits : </em>‘Pour le salut public, forgeons le bien commun’<em>. C’est tout le sens de l’engagement solennel du président de la Transition, à apporter le changement nécessaire pour une gouvernance économique et financière vertueuse", </em>dira-t-il.

Dans son discours d’ouverture, le Premier ministre, représentant du président de la Transition, Choguel K. Maïga, a fait savoir que l’enrichissement illicite est un corollaire de la corruption. Pour lui, il s’agit d’un fléau pernicieux qui compromet gravement le développement d’un pays.

A ses yeux, le combat planétaire contre la corruption, l’enrichissement illicite, le blanchissement des capitaux est irréversible. C’est pourquoi, a-t-il ajouté, les autorités de la Transition mènent une lutte implacable contre la délinquance financière.  Il dit engager, à cet effet, le gouvernement à apporter tout son soutien à la mise en œuvre de des recommandations.

<em>"La lutte contre la corruption s’inscrit dans notre projet de refondation du pays en phase avec les recommandations des Assises nationales de la refondation comme boussole qui doit guider tout à travers le chemin de la souveraineté retrouvée de notre peuple", </em>expliquera-t-il.

Dans le cadre de la synergie d’actions, l’Oclei, pour cette édition, a inclus au processus d’organisation le Pôle économique et financier de Bamako, la Cellule nationale de traitement des informations financières et les structures nationales de contrôle.

<strong>Ibrahima Ndiaye </strong>

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<title>Le premier ministre Choguel Kokalla Maïga  à la conférence de Haut niveau sur la lutte contre la corruption en Afrique :  &amp;quot; La lutte contre la corruption doit être un sacerdoce pour chacun et pour tous &amp;quot;</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/le-premier-ministre-choguel-kokalla-maiga-a-la-conference-de-haut-niveau-sur-la-lutte-contre-la-corruption-en-afrique-la-lutte-contre-la-corruption-doit-etre-un-sacerdoce-pour-chacun-et-pour-to-3012480.html</link>
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<pubDate>Sat, 25 Feb 2023 03:48:41 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Les rideaux sont tombés le mercredi 22 février sur la deuxième édition de la conférence de haut niveau sur la lutte contre la corruption en Afrique. Avec pour thème " lutte contre la corruption : nouvelles dynamiques, recouvrement d'avoirs illicites, coopération internationale", cette rencontre organisée par l'Office central de lutte contre l'enrichissement illicite (OCLEI) se veut un cadre de découverte des innovations de la lutte contre la corruption dans le monde.

Placée sous la présidence du Premier ministre, chef du gouvernement, Dr Choguel Kokalla Maïga, ces assises ont regroupé durant 3 jours des personnalités et organisations  étatiques et de la société civile reconnues dans la lutte contre la corruption venant du Mali, de plusieurs pays africains, de l'Europe, des Etats Unis d'Amérique et du Canada.Cette conférence, selon les organisateurs, se veut un cadre référentiel en matière de bonnes pratiques de lutte contre la corruption à travers la déclaration de patrimoine et le recouvrement d'avoirs illicites.

Plus de 300 participants de 85 pays des cinq continents

Dans son mot de bienvenue aux participants, le président de l'OCLEI, Dr Moumouni Guindo,  a rappelé  que la première édition de la Conférence a été organisée les 26 et 27 février 2020 par sa structure et l'Office des Nations Unies contre la Drogue et le Crime et portait  sur les "<em>bonnes pratiques en matière de déclaration des biens et de recouvrement des avoirs"</em>. Et avait réunis plus de 100 personnes du Mali et de quinze pays africains, de deux organisations internationales et d'une université canadienne. S'agissant de cette deuxième  édition,  ce sont plus de 300 participants  de 35 pays des cinq continents qui étaient au rendez-vous, a précisé le président Guindo.

A cet égard, quatre sessions plénières et douze panels étaient au programme des travaux. Pour le président de l'OCLEI, la corruption, l'enrichissement illicite, le blanchiment des capitaux et toutes les formes de délinquance financière sapent le développement socioéconomique, creusent les inégalités, provoquent le terrorisme et, en général, déstabilisent nos Etats et nos sociétés. Toutes choses qui interpellent et incitent à engager une lutte implacable et concertée contre ces fléaux. " Aussi, cette lutte est-elle un devoir de génération en suivant la voie tracée par les mères et pères fondateurs qui, dans l'hymne national du Mali, nous ont instruits "Pour le salut public, forgeons le bien commun ",  a déclaré le président de l'OCLEI. Pour lui, c'est tout le sens de l'engagement solennel du Président de la Transition, le Colonel  Assimi Goïta, à apporter le changement nécessaire pour une gouvernance économique et financière vertueuse.

Un rendez-vous périodique de niveau mondial.

Aussi, le premier responsable de l'OCLEI  a adressé ses vifs remerciements au gouvernement du Mali pour les dotations budgétaires permettant à l'Office de réaliser ses activités, notamment la présente conférence qui participe de sa mission de prévention par l'information et la sensibilisation. Il a adressé aussi des remerciements aux  partenaires techniques et financiers de la présente conférence, à savoir : le Programme des Nations Unies pour le Développement, l'Office des Nations Unies contre la Drogue et le Crime, le Royaume des Pays- Bas et le Canada. Le président Guindo a surtout révélé que leur ambition est d'instituer la Conférence internationale de Bamako contre la corruption comme un rendez-vous périodique de niveau mondial.

Du Contrôleur général des services publics du Mali, Badra Aliou Coulibaly, au Directeur général Anticorruption de la Zambie, Thom Trevor Shamakamba au représentant du Groupe de travail de Haut niveau Thabo Mbeki sur les flux financiers illicites, Akere Muna, tous ont salué la tenue de cette conférence et ont insisté sur la nécessité de mener ce combat contre la corruption. " Les flux financiers illicites violent les lois et notre continent, l'Afrique perd chaque année avec ces flux financiers, 50 à 80 milliards de Dollards US, un montant qui représente 3 fois, l'assistance financière du continent ", a constaté Dr Akéré.

Dr Khaled Mohamed Saïd Hassan, président de l'Association des autorités anti-corruption d'Afrique (AAACA), s'est réjoui de l'organisation de cette conférence par l'OCLEI et a surtout salué la pertinence du thème.

Prenant la parole au nom des partenaires techniques et financiers, l'ambassadeur du Royaume des Pays Bas au Mali, SE Marchel Germman, de soutenir que la complexité de la corruption nous oblige à travailler tous ensemble.  "<em>La corruption est un défi majeur dans le monde entier, aucun pays n'est à l'abri, en l'absence de mesure efficace, elle contribue à affaiblir l'Etat, à renforcer les inégalités, c'est pourquoi la lutte contre ce fléau est une priorité de la coopération internationale des Pays Bas. Ensemble, les autres PTF comme le Canada et l'Union européenne, nous soutenons les efforts du gouvernement du Mali dans la lutte contre la corruption",</em> a rassuré le diplomate hollandais avant de  féliciter l'OCLEI pour cette initiative. Ce même soutien a été affirmé par le coordinateur Résidant du Système des Nations Unies au Mali, Alain Noudéhou lors de son intervention car affirmant que la corruption est un obstacle au développement des pays engendrant au passage  des frustrations au niveau communautaire.

Pour le Premier ministre chef du gouvernement, Dr Choguel Kokalla Maïga, le phénomène de la corruption  persiste et gagne même en ampleur, nécessitant " un renforcement des capacités de riposte et d'endiguement " de la part des citoyens, de la société civile, des médias, des services de l'Etat et des organismes des collectivités territoriales avec l'appui et le soutien des plus hautes autorités. "<em>La lutte contre la corruption doit être un sacerdoce pour chacun et pour tous. Nous devons tirer des leçons des actions déjà réalisées, identifier ce qui n'a pas marché jusqu'à présent, et changer de fusil d'épaule, car, dit-on, "la folie, c'est de faire toujours la même chose et d'attendre un résultat différent»</em>, a déclaré Dr Choguel Kokalla Maïga. Le Premier ministre a saisi cette occasion pour adresser ses vifs remerciements et ses encouragements à tous les partenaires qui se sont joints à l'OCLEI pour organiser, en février 2020, la première édition. Selon le chef du gouvernement, il s'agit surtout pour les participants, de faire de cette conférence un cadre référentiel en matière de bonnes pratiques de lutte contre la corruption et l'enrichissement illicite, à travers les déclarations de patrimoine et le recouvrement d'avoirs illicites.

<em>" Vous devez également travailler, de manière plus spécifique, pour découvrir les innovations de la lutte contre la corruption dans le monde, pour partager des expériences pertinentes et des meilleures pratiques du recouvrement des avoirs illicites et de la déclaration de patrimoine et, enfin, pour développer des réseaux formels entre acteurs de la lutte contre le crime financier </em>" a conseillé le Premier ministre. Il a aussi  engagé le Gouvernement à apporter tout son soutien à la mise en œuvre des recommandations qui seront issues de la présente conférence comme gage indéfectible de l'Etat du Mali à mettre en œuvre l'ensemble de ses engagements internationaux et de ses choix primordiaux de bonne gouvernance dans le respect du bien public. " La lutte contre la corruption s'inscrit dans notre projet de la refondation globale de notre pays, en phase avec les recommandations fortes issues des Assises nationales de la Refondation (ANR) comme la boussole qui doit nous guider, tous, vers le chemin de la Souveraineté retrouvée pour notre peuple ", a conclu Dr Choguel Kokalla Maïga.

&nbsp;

<strong> Kassoum Théra</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Moumouni Guindo, président de l’Oclei :  « La corruption provoque le terrorisme »</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/moumouni-guindo-president-de-loclei-la-corruption-provoque-le-terrorisme-3012396.html</link>
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<pubDate>Fri, 24 Feb 2023 09:39:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>Tjikan</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="yiv7279804666ydpddfa2404msonormal" style="background: white"><b><span style="font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Engagé dans la lutte contre la corruption dans toutes ses formes au Mali en particulier et en Afrique en général, l’Office central de lutte contre l’enrichissement illicite (Oclei) a organisé une conférence de haut niveau sur la corruption en Afrique.</span></b></p>
<p class="yiv7279804666ydpddfa2404msonormal" style="background: white"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">La rencontre qui s’est déroulée du 20 au 22 février dernier à l’hôtel de l’Amitié avait pour thème : « Lutte contre la corruption : nouvelles dynamiques, recouvrement d’avoirs illicites et coopération internationale ».</span></p>
<p class="yiv7279804666ydpddfa2404msonormal" style="background: white"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">L’objectif global était de susciter une réponse aux appels lancés par les pays d’Afrique, pour que des réformes soient menées en matière de gouvernance et que la lutte contre la corruption soit intensifiée.</span></p>
<p class="yiv7279804666ydpddfa2404msonormal" style="background: white"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Ainsi, la cérémonie d’ouverture de la rencontre a été présidée par le Premier ministre Choguel Kokalla Maïga, qui a précisé que l’enrichissement illicite est le corollaire de la corruption et du blanchiment des capitaux.</span></p>
<p class="yiv7279804666ydpddfa2404msonormal" style="background: white"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">« Les autorités de la transition mènent une lutte implacable contre la délinquance financière et l’impunité. Ce combat s’inscrit dans une longue tradition d’actions des autorités maliennes, pour imposer une meilleure gestion des ressources publiques », a rappelé le Premier ministre.</span></p>
<p class="yiv7279804666ydpddfa2404msonormal" style="background: white"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Selon lui, de 1960 à nos jours, de nombreuses actions ont été menées tant dans le cadre de la fameuse retentissante opération taxi, que de la loi portant sur la prévention et répression de l’enrichissement illicite.</span></p>
<p class="yiv7279804666ydpddfa2404msonormal" style="background: white"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Pour sa part, le président de l’Oclei, Moumouni Guindo, a rappelé que la première édition de la conférence de haut niveau de Bamako sur la lutte contre la corruption a été organisée les 26 et 27 février 2020 par l’Oclei et l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime. Elle a porté sur les « bonnes pratiques en matière de déclaration des biens et de recouvrement des avoirs ».</span></p>
<p class="yiv7279804666ydpddfa2404msonormal" style="background: white"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">La présente édition, précise-t-il,  porte sur les nouvelles dynamiques concernant la stratégie nationale anticorruption, le recouvrement des avoirs illicites et la coopération internationale.</span></p>
<p class="yiv7279804666ydpddfa2404msonormal" style="background: white"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">« Dans le cadre de la synergie d’actions, l’Oclei a inclus au processus d’organisation le Pôle économique et financier de Bamako, la Cellule nationale de traitement des informations financières et les structures nationales de contrôle » a indiqué M. Guindo.</span></p>
<p class="yiv7279804666ydpddfa2404msonormal" style="background: white"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Pour lui, la corruption, l’enrichissement illicite, le blanchiment des capitaux et toutes les autres formes de délinquance financière sapent le développement socioéconomique, creusent les inégalités, provoquent le terrorisme et déstabilisent nos Etats et nos sociétés.</span></p>
<p class="yiv7279804666ydpddfa2404msonormal" style="background: white"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">« Toutes choses interpellent et incitent à engager une lutte implacable et concertée contre ces fléaux. Aussi, cette lutte est un devoir de génération en suivant la voie tracée par les mères et pères fondateurs qui, dans l’hymne national du Mali, nous ont instruits: Pour le salut public, forgeant le bien commun », a insisté le président de l’Oclei.</span></p>
<p class="yiv7279804666ydpddfa2404msonormal" style="background: white"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">C’est pourquoi, le chef du Gouvernement a rappelé que les autorités de la Transition mènent une lutte implacable contre la corruption et l’impunité. Il a assuré le soutien total et de l’accompagnement sans ambiguïté du Gouvernement pour poursuivre la lutte implacable contre la corruption, l’enrichissement illicite et le blanchiment de capitaux.</span></p>
<p class="yiv7279804666ydpddfa2404msonormal" style="background: white"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">« La lutte contre la corruption s’inscrit dans notre projet de refondation du pays », a-t-il déclaré. Le Premier ministre Maïga pense que la lutte contre la corruption doit être un sacerdoce pour chacun.</span></p>
<p class="yiv7279804666ydpddfa2404msonormal" style="background: white"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">« J’engage le Gouvernement à apporter tout son soutien à la mise en œuvre de vos recommandations », a conclu le Premier ministre.</span></p>
<p class="yiv7279804666ydpddfa2404msonormal" style="background: white"><b><span style="font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Adama DAO</span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Lutte contre la corruption en Afrique :  Une synergie d’actions comme solution</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/lutte-contre-la-corruption-en-afrique-une-synergie-dactions-comme-solution-3012057.html</link>
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<pubDate>Wed, 22 Feb 2023 09:59:04 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Donner un nouvel élan à la lutte contre la corruption à travers l’appel à une synergie des actions, c’est l’objectif recherché de la deuxième conférence de haut niveau en Afrique, organisée par l’Office Central de Lutte contre l’Enrichissement Illicite (OCLEI). L’ouverture de cette rencontre internationale qui a été présidée, le lundi 20 février dernier, par le Dr Choguel Kokalla Maïga, premier Ministre, représentant le Président de la transition, le Colonel Assimi Goïta, prendra fin ce mercredi. </strong>

C’est l’Hôtel de l’Amitié de Bamako qui sert de cadre à cette conférence sous le thème : <em>« Lutte contre la corruption: nouvelle dynamique, recouvrement d’avoirs illicites et coopération internationale ».</em>

Outres, le président Dr Moumini Guindo et les membres de l’OCLEI, la cérémonie d’ouverture a enregistré la présence des représentants des autorités anticorruption d'Afrique, des membres du gouvernement et des représentants des partenaires techniques et financiers. Sans oublier les responsables des structures de contrôle et d’audits comptables du Mali. En effet, cette 2<sup>e</sup> conférence de haut niveau permettra à 300 participants venus du Mali et 35 autres pays des cinq continents de travailler en synergie pour mettre fin au phénomène de la corruption et pratiques assimilées.

Selon le président de l’OCLEI, le Dr Moumini Guindo, la corruption et son corolaire de l’enrichissement illicite constituent une préoccupation majeure au regard de leurs effets néfastes sur le développement socio-économique des pays. D'où la nécessité d'une lutte implacable en vue de venir à bout de ces phénomènes.

Dans son intervention, il a annoncé qu’au programme de cette 2<sup>e</sup> conférence internationale, il est prévu 4 séances plénières et 12 sessions. Et que l’événement participe à la mission de sensibilisation et de formation de sa structure qui ambitionne d'instituer la conférence de Bamako comme rendez-vous périodique contre la corruption.

Selon M. Badra Aliou Coulibaly, Contrôleur général des Services publics du Mali, la corruption est un phénomène qui persiste et est présente dans toutes les sphères. Il estime que la solution à ces phénomènes n’est pas miraculeuse mais elle réside plutôt à la synergie des actions.

À son tour, l’Ambassadeur du royaume des Pays-Bas, porte-parole des partenaires techniques et financiers, a soutenu que la complexité du phénomène de la corruption impose de travailler ensemble car aucun pays n'est à l'abri du phénomène qui affaibli l'état de droit et réduit les ressources pour la lutte contre la pauvreté. Toutefois, il a salué la politique nationale de lutte contre la corruption adoptée par le gouvernement qu’il soutien d’ailleurs.  Convaincu que la lutte contre la corruption est un combat de longue haleine, l’Ambassadeur du Royaume des Pays-Bas a évoqué l’implication de toutes les couches de la société.

« <em>Nous soutenons la lutte contre la corruption</em> ». C’est en ces termes que le Représentant du système des Nations Unies au Mali, a salué cette deuxième conférence internationale sur la lutte contre la corruption, laquelle se penchera sur la déperdition des ressources. « <em>La corruption est dans tous les pays et prends des formes difficiles à détecter</em> », reconnaît-il, avant d’appeler à une synergie des actions pour mettre fin à ce phénomène qui gangrène les pays. <em>« Il faut continuer le combat pour construire les bases d'un développement durable</em> », a-t-il lancé.

Dans son intervention, le Dr Choguel Kokalla Maïga a apprécié à sa juste valeur, cette rencontre dont l'importance n'est plus à démontrer. Face aux effets néfastes du phénomène, le premier ministre pense qu’il faut changer de fusil d’épaule. C’est pourquoi, il a demandé de faire de cette rencontre, un cadre de partage d’expériences et de développement des réseaux formels de lutte contre la corruption, tout en réitérant le soutien et l'accompagnement du gouvernement qu’il engage pour la mise en œuvre des recommandations.

<strong>Adama Coulibaly</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Gestion du fonds Covid : La dilapidation, cet autre virus!</title>
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<pubDate>Wed, 15 Feb 2023 10:59:44 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Horizon</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La covid-19 n’a pas fait que des victimes, dont les millions de morts, en Afrique et surtout dans la sous-région ouest-africaine (Mali, Sénégal, Togo, etc), elle a activé…le virus du détournement des deniers publics affectés à sa riposte.</em></strong>

La pandémie du coronavirus a énormément sévi en Afrique 2020, entraînant le chamboulement des économies. Elle a provoqué des déblocages importants d’argent public pour réduire ses effets sur les services et les ménages. Ce qui a aiguisé les appétits gloutons des fossoyeurs des deniers publics. Et, puisqu’après la pluie vient le beau temps, presque trois ans après cette faucheuse, c’est le temps des comptes et vérification (Cour des comptes et autres structures de contrôle) par rapport aux fonds covid. Et partout, surtout sous nos tropiques, l’on se rend compte que des cadres administratifs indélicats se sont bougrement engraissés avec cet argent du pauvre contribuable. C’est le cas au Mali, où des audits signalent des détournements, mais c’est aussi le cas au Sénégal, au Togo et ailleurs dans la sous-région.

Au Mali, les observateurs avertis s’interrogent encore sur les développements liés à la gestion (plutôt opaque) des fonds affectés à la riposte de cette pandémie. En plus de l’interpellation du président de la Chambre de commerce et d’industrie du Mali(CCIM), Youssouf Bathily, présumé impliqué dans des malversations relatives à ce fonds, sans compter ses collaborateurs, le Secrétaire général de la CCIM, Cheick Oumar Camara et son comptable Lamine Sacko, des indiscrétions citent d’autres suspects récemment entendus devant le Pôle économique et financier de Bamako. Et il semble que les investigations se poursuivent et pourraient aboutir à l’interpellation d’autres … »gros poissons ».

Ainsi, au Sénégal voisin, l’on signale ceci : « Le montant total des dépenses (faites par différents ministères) et sans lien avec la Covid-19 s’élève à 19 727 096 727 francs CFA » soulève un document publié récemment. Ici, la Cour des comptes dit avoir par exemple relevé une « surfacturation » de plus de 2,7 milliards F CFA sur le prix du riz acheté et distribué aux populations les plus démunies.

Il faut signaler que des centaines de Sénégalais avaient manifesté début janvier à
Dakar pour réclamer des poursuites judiciaires après les nombreuses irrégularités
relevées. Ce fonds, faut-il le rappeler, était financé par l’État sénégalais et par
des bailleurs de fonds, et alimenté à hauteur de 1 000 milliards de francs CFA.
Plus de 740 milliards ont été officiellement dépensés selon le rapport de la Cour des comptes du pays de la Teranga.

Au Togo, un récent rapport de la Cour des comptes établit<strong> d'importantes irrégularités dans la gestion du fonds covid, destiné à combattre la pandémie de coronavirus et ses conséquences économiques. Ce rapport, qui épingle certains hauts cadres administratifs, provoque l'indignation dans le pays de Faure Gnassingbé.</strong>

Publié fin janvier, le document de 86 pages fait la une des journaux et est largement discuté sur les <strong>réseaux sociaux</strong>, plusieurs personnalités de l'opposition appelant le président à agir. Il faut souligner que le <strong>Fonds de riposte et de solidarité Covid-19</strong> (FRSC) avait été créé au Togo par le gouvernement au lendemain de la découverte du premier cas de <strong>coronavirus</strong> en mars 2020. Il avait notamment reçu le soutien technique et financier de partenaires internationaux, comme <strong>l'Union Européenne</strong>, le FMI ou encore <strong>la Banque mondiale</strong>.

Sur 108 milliards de FCFA (165 millions d'euros) dépensés en 2020, affirme le rapport, <em>"certains paiements (...) ont porté sur des dépenses non prioritaires ou n'ayant pas de liens directs avec la mise en œuvre des mesures de riposte contre la Covid 19"</em>. Il pointe aussi des <strong>transferts monétaires</strong>, mesure destinée à soutenir les plus pauvres, qui ont parfois bénéficié à des personnes qui n'étaient pas éligibles.

Le rapport relève surtout une dépense de 13 millions d'euros, passée pour l'achat de 31 500 tonnes de riz par le ministère du Commerce, sans aucune trace de commande. D’autres ministres sont aussi cités comme devant s’expliquer dans ces cas de dilapidation présumée.

La situation est presque similaire dans plusieurs autres pays de la sous-région, voire du continent africain, où l’orthodoxie dans la gestion des deniers publics est une denrée rare ! Ce qui fait dire avec le cas du fonds covid que ce virus a dû subir une mutation dans la gouvernance, pour générer « le virus de la dilapidation » !

<strong>Bruno D SEGBEDJI</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Corruption et malversations :  Comment les milliardaires élisent les candidats</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/corruption-et-malversations-comment-les-milliardaires-elisent-les-candidats-3008883.html</link>
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<pubDate>Mon, 30 Jan 2023 07:46:44 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Pour faire la politique, il faut de l’argent et l’argent n’est pas à la portée de tous les candidats. Des faiseurs de présidents sont aux aguets à chaque élection présidentielle. Alpha Oumar Konaré doit son second mandat à un fonctionnaire, chef d’un projet financé par la Banque mondiale. La campagne présidentielle d’Amadou Toumani Touré (ATT) fut financée par un groupe d’opérateurs économiques dirigé par Afourou Dao. Celle d’Ibrahim Boubacar Keïta par un autre groupe d’opérateurs économiques connu sous l’appellation de sept (07) milliardaires. Concernant la transition, on susurre le nom d’un opérateur économique des routes.

Les auteurs de pratiques de la corruption se recrutent exclusivement dans certaines couches sociales privilégiées et minoritaires: fonctionnaires, magistrats, agents des Forces armées et de sécurité (FAS), membres des professions libérales, commerçants, industriels, notabilités traditionnelles ou religieuses. Il ressort des analyses que ce sont les mêmes couches qui occupent aussi le champ politique. On a besoin d’argent pour faire la politique, et en faisant la politique on peut se faire beaucoup d’argent.

D’un côté, l’argent sale accumulé en détournant des fonds publics ou en attribuant complaisamment des marchés publics est un des concours précieux pour se faire une place au soleil dans l’arène politique par le système du patronage fortement ancré dans les habitudes des Maliens.

De l’autre côté, l’obtention d’un mandat électif ou la nomination à de hautes fonctions de l’État offre une certaine couverture, voire une certaine impunité pour entretenir divers réseaux d’accumulation et de fructification de l’argent sale.

Depuis quelque temps, certains fonctionnaires de l’État et certains opérateurs économiques accusés de détournements de fonds publics ou d’escroquerie ont trouvé refuge au Conseil national de transition (CNT), dans le gouvernement et dans le cabinet du président de la transition. La corruption et les malversations financières ont démoli la confiance entre gouvernés et gouvernants. L’État est devenu un «État prédateur». Les chiffres de l’indice de perception de la corruption publiés par l’Organisation Transparency International confirment, pour ainsi dire l’existence du phénomène.

Pour illustrer notre argument voici des exemples frappants. Les Maliens seraient de fins calculateurs en politique. Ceux-là qui disent qu’ils sont pour le Mali se comptent au bout des doigts. La quasi-totalité des Maliens roulent pour leur propre intérêt personnel. De la candidature de Amadou Toumani Touré, candidat indépendant à la présidence de la République en passant par celui d’Ibrahim Boubacar Keïta (IBK) pour aboutir à la transition de Goïta, les exemples de corruption du pouvoir foisonnent.

Lorsqu’en 2002, l’Alliance pour la démocratie au Mali- Parti africain pour la solidarité et la justice (ADEMA-PASJ), qui a dirigé le Mali durant dix ans, s’était rassuré de l’élection du général ATT à la présidentielle, il s’est d’abord scindé dans un premier temps pour sortir sept (07) candidatures, ensuite, on a vu dix (10) barons du parti soutenir la candidature du général ATT pour éviter la prison, ont-ils souligné.

En 2013, quand les hommes politiques, des opérateurs économiques savaient la direction du vent l’élection présidentielle, ils ont tous couru pour se liguer derrière IBK et son parti le Rassemblement pour le Mali (RPM).

Pour la petite histoire, sept (07) opérateurs économiques tous des milliardaires étaient parmi les financiers de la campagne du candidat Ibrahim Boubacar Keïta. La suite ! Un des régimes le plus corrompu de ruche deux (02). Le parti du Rassemblement pour le Mali (RPM) transforma le Mali en État-marmite avec la montée en puissance des religieux.

Autre exemple, lorsque Karim Keïta a annoncé sa candidature pour les élections législatives en Commune II du district de Bamako, certains opérateurs économiques de la place n’ont pas hésité à lui apporter leur appui financier. Ainsi, un jeune opérateur économique diawambé lui a offert une grosse cylindrée toute neuve en provenance des États-Unis d’Amérique. Son domicile, à la Cité du Niger, s’était transformé en un quartier général de campagne. Des opérateurs économiques milliardaires se bousculaient à sa porte. Elu député en Commune II, en 2013, Karim Keïta devenait l’otage de ses financiers. Ses financiers de campagne lui réclamèrent les bénéfices de leur capital.

L’honorable Karim Keïta était obligé de satisfaire aux nombreuses doléances de ses financiers. Marchés, monopoles, exonérations, baux leur étaient accordés. L’honorable Karim Keïta céda à ses amis milliardaires des biens immobiliers de l’État. Lorsqu’intervint le coup d’État du 19 août 2020, il a pris la poudre d’escampette en laissant son trésor de guerre dans les mains de ses financiers. Ils ont fructifié leur commerce en brassant des milliards. Karim Keïta a tout perdu.

Sous la transition d’Assimi Goita, après le putsch et son redressement, les mêmes prémices de corruption sont perceptibles. Les politiques sont aux aguets. Pour les hommes politiques très futés, la nomination de gouverneurs militaires dans les dix-huit (18) régions du Mali est un signal fort. Puis, la nomination par le président de la transition de cinq membres à l’Autorité indépendante de gestion des élections (AIGE) prouve à suffisance que la messe est déjà dite.

Ensuite, le fait de donner plein pouvoir aux autorités traditionnelles prouve que les élections à venir seront sous contrôle militaire. Les récentes distributions de médailles rentrent dans le cadre des échéances à venir.

<strong>Safounè KOUMBA</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
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<title>Lutte contre la  corruption : 2023, l’année de la grande traque !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/lutte-contre-la-corruption-2023-lannee-de-la-grande-traque-3008803.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 30 Jan 2023 02:27:47 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Aube</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<h5><em><strong>L’année 2023 sera-t-elle  celle de la grande traque contre la corruption et la délinquance financières ? Selon certaines indiscrétions, des poursuites seront bientôt lancées  pour ouvrir plusieurs dossiers de détournement et traquer toutes les personnes impliquées dans ces dossiers. Le </strong>Président de la Transition serait décidé à faire le ménage</em>!</h5>
<strong> En effet, la lutte contre la corruption est</strong> une exigence majeure des populations et les Autorités de la transition sont fortement attendues sur ce terrain. Conscient de ce fait , le Chef de l’Etat, a<strong>  </strong><strong>l’occasion de la présentation de vœux des familles fondatrices de Bamako, des autorités religieuses et des forces vives de la nation, a dénoncé  la corruption qui gangrène notre pays et annoncé la poursuite de la lutte implacable contre la délinquance financière </strong>

<strong>.Il a également </strong>interpellé chacun dans sa responsabilité dans <em>« la déliquescence et la persistance » </em>de la situation de corruption avec souvent des exemples pédagogiques à l’appui. <em>« Un commerçant importateur bénéficiant de la subvention de l’Etat qui au lieu de payer les taxes préfèrent payer des passe- droits à un fonctionnaire et va stocker cette marchandise dans un magasin gardé ». </em>

Auparavant  lors de la remise du rapport du vérificateur général, le Chef de l’Etat a indiqué que  «  la  lutte contre la corruption trouve sa signification dans les aspirations profondes du peuple malien dont le désir d’équité et la soif de justice augmentent de jour en jour. Cela nous interpelle donc tous, et à juste titre, a reconnu le Chef de l’Etat. Pour lequel ce rapport contribuera sans nul doute à instaurer une gouvernance vertueuse, axée sur le respect de « la Chose publique ».

Les poursuites dans le cadre de la lutte contre la corruption ont certes connu une évolution certaine. Cependant, les gros scandales de corruption ne font l’objet pour le moment  d’aucune action notable pour les citoyens  qui espéraient  des actes forts dans le traitement  de certains dossiers sulfureux qui ont défrayés la chronique sous le régime de IBK : loi de programmation militaire, achats de l’avion présidentiels et d’équipements militaires, réfection du palais de Koulouba, dossiers de l’engrais frelaté…

<strong> Des  dossiers qui avancent  </strong>

Le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, Mamadou Kassogué, lors de l’émission « Mali Kura Taasira » de l’Ortm, en juin 2022, affirmait que des actions concrètes ont été menés sur différents dossiers, entre autres, les dossiers de l’avion présidentiel, des équipements militaires, l’affaire dite la ristourne des coton-cutteurs…
Selon Mamadou Kassogué, sur les dossiers de la Loi d’orientation et de programmation militaire et de la Loi de la programmation du secteur de la sécurité ou d’autres dossiers, les choses sont en train d’évoluer. Explication du ministre Kassogué : <em>« Il y a plus de 1200 personnes qui ont été auditionnées par la Brigade et ces chiffres ont entre-temps augmenté. Il y a quatre (4) dossiers qui ont pu être traités et transmis aux juridictions et qui sont en cours de traitement dans le cadre de la Loi d’orientation et de programmation militaire. Il s’agit du dossier de l’avion présidentiel, le dossier des équipements militaires, le dossier Paramount (Ndlr : une société sud-africaine de vente d’armes) et du dossier des pick-up. En ce moment, il y a 18 personnes qui sont sous-mandat de dépôt, cinq (5) mandats d’arrêt ont été décernés contre des hauts gradés de l’armée, contre des opérateurs économiques, des hauts cadres de l’administration et d’autres actions vont suivre dans le cadre de ces dossiers ».</em>

Aussi, selon le ministre de la justice ; sur la période de la Transition de juin 2021 à nos jours, il a été organisé une session spéciale de la Cour d’assises au cours de laquelle 47 personnes ont été jugées dans le cadre de 18 dossiers. D’autres dossiers ont été jugés pendant la même période.
Les remboursements, rien que pour cette période n’est de l’ordre de 1 milliard 500 millions de Fcfa. Les amendes prononcées sont au-delà de 630 millions de Fcfa et les dommages et intérêts sont à plus de 230 millions de Fcfa. Les cautions qui ont été versées dans le cadre de ces procédures, durant la période de la transition, c’est au-delà de 8 milliards de Fcfa sur les 15 milliards Fcfa qui ont été déclarés avant.

Plusieurs audits ont été réalisés et leurs résultats ont été  transmis à la justice. Il s’agit, entre autres, de l’audit des dépenses liées à la LPSI (Loi de programmation de la sécurité intérieure) et au Fonds Covid, l’audit de la cession des bâtiments publics à Bamako, l’audit de certaines institutions de la République (Assemblée Nationale, Haut Conseil des Collectivités, Haute Cour de Justice), l’audit de certains organismes personnalisés et autorités administratives indépendantes (AGEFAU, AMRTP, ANGESEM (Agence nationale de gestion des stations d’épuration du Mali). Quant aux audits du cadastre minier, de certains grands programmes/projets nationaux, et l’évaluation de la LOPM, les audits sont  en cours.

En outre, on a assisté à des poursuites dans le cadre de certains dossiers, objets des rapports de contrôle du Bureau du Vérificateur Général et des autres organismes de contrôle de l’État.

Le ministre avait promis que bientôt les dossiers liés à la lutte corruption connaitrons une célérité car il envisage des reformes dont certaines sont déjà en cours dont entre autres la relecture du code pénal, le Code de procédure pénal et la mise en place d’un pôle national économique et financier pour prendre à bras le corps la question de la corruption. Il s’agira, à travers ces mesures, de faire en sorte que ceux qui sont chargés de lutter contre la corruption ne s’occupent que de cela.

<strong>Mémé</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Centre Hospitalier Universitaire du Point G (CHU du Point G) :  Soigner les patients et carotter les fonds publics !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/centre-hospitalier-universitaire-du-point-g-chu-du-point-g-soigner-les-patients-et-carotter-les-fonds-publics-3007949.html</link>
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<pubDate>Mon, 23 Jan 2023 10:45:07 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Sursaut</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Au titre des exercices 2018, 2019, 2020 et 2021, le Bureau du Vérificateur Général (BVG) a dévoilé, dans son rapport annuel de 2021, des irrégularités financières au niveau de la Gestion du Centre Hospitalier Universitaire du Point G (CHU du Point G). Le trou béant est estimé à 764, 91 millions de FCFA. En effet, cet hosto en plus des services fournis qui sont loin d’être à hauteur de souhait se distingue au fil des exercices budgétaires dans la mauvaise gestion des fonds publics. L’un pourra expliquer l’autre. </em></strong>

<strong> </strong>Le Centre Hospitalier Universitaire du Point G (CHU du Point G) sait bien faire parler de lui, surtout en matière de gestion<strong>. </strong>En plus d’arrêts récurrents de travail du personnel de ce CHU pour causes diverses, notamment la réclamation de l’amélioration de conditions de travail, sa gestion ne résiste à aucun contrôle ou vérification de bonne gouvernance. En atteste, ce Rapport annuel 2021 du BVG, qui vient de mettre en lumière des irrégularités financières non justifiées sur la gestion des fonds de cet hôpital, le plus grand du pays.

<strong>Kits de dialyse : 571,76 millions de FCFA perdus sous la blouse blanche !</strong>

Selon ce rapport, le Chef du Service de la néphrologie du CHU du Point G n’a pas justifié l’utilisation de consommables de dialyse., de même que l’utilisation de 10.999 kits de dialyse correspondant à l’écart entre le nombre de kits et solutions mises à sa disposition par le service de la pharmacie et le nombre de kits et solutions utilisés lors des séances de dialyse. Le montant de cet écart non justifié est de 377,45 millions de FCFA. De plus, le montant total de marchés de kits et de solutions de dialyse a été intégralement payé alors qu’un stock de 84.756 consommables de dialyse, pour une valeur de 194,31 millions de FCFA, était disponible chez le fournisseur à la date du 16 septembre 2021. Que cela constitue une violation des principes des marchés à commande qui s’exécutent au fur et à mesure des expressions de besoin et de l’émission des bons de commande. Le montant total de ces désordres sur les consommables de dialyse s’élève à 571,76 millions de FCFA.

Dans la même forfaiture, le rapport du Végal note aussi que  l’Agent Comptable n’a pas reversé la part des produits issus de la vente des DAO (Dossier d’Appel d’Offres) destinée à l’ARMDS (Autorité de Régulation des Marchés Publics et des Délégations de Service Public). Le montant total non reversé s’élève à 270. 000 FCFA. Quant au Contrôleur financier, il a visé les pièces d’engagement et de paiement des marchés sans vérifier les prix par rapport à la mercuriale en vigueur et d’apposer son visa sur les pièces d’engagement et de paiement de 4 marchés de fourniture de climatiseur et de sucre alors que leur prix dépassait le prix maximum fixé par la mercuriale. Le montant des dépassements est à 9,69 millions de FCFA.

&nbsp;

<strong>Repas de garde : </strong><strong>115,29 millions de FCFA d’assiettes vides !</strong>

La Commission de réception, selon le même rapport, a élaboré des procès-verbaux sans les supports justifiant la quantité des repas livrés au personnel de garde du CHU du Point G. Elle n’a pas pu fournir le nombre de plats livrés au personnel de garde sur la base duquel les procès-verbaux (PV) de réception ont été établis, déclare-t-il. De plus, que les quantités de plats consignées sur les PV ne correspondent pas au nombre de jours-hommes de garde. Ainsi, l’écart total entre le nombre de plats payés et le nombre de jours-hommes de garde s’élève à 304.185 plats pour un montant total de 115,29 millions de FCFA.

Le Surveillant Général n’est pas resté en marge de ces irrégularités. Il lui est reproché irrégulièrement d’utiliser le carburant acheté. « Il a donné du carburant à l’attributaire du marché relatif à l’évacuation des ordures à partir des cartes d’approvisionnement des ambulances du CHU du Point G alors que ledit marché ne prévoit pas cette prise en charge. Le montant total en cause s’élève à 254.350 FCFA » décèle le rapport du Végal.

<strong>Le DG, l’Agent Comptable, les Guichetiers et le Régisseur, tous mouillés !</strong>

Le Directeur Général du CHU du Point G n’est pas aussi épargné de ces manquements. Il a ordonné le paiement d’indemnités indues à son personnel participant aux sessions du Conseil d’Administration et a octroyé une indemnité de 100. 000 FCFA par participant non-administrateur au lieu de l’indemnité de 75 000 FCFA autorisée. Le montant total des indemnités indues fait 1,28 million de FCFA.  Egalement, il a procédé à des fractionnements de dépenses tout en autorisant, sur la régie d’avances, 6 achats de consommables informatiques en mars et en avril 2018 pour un montant cumulé de 979.400 FCFA afin d’éviter un marché par demande de cotation qui nécessite au moins la sollicitation de 3 fournisseurs.

A l’en croire, l’Agent Comptable du CHU du Point G n’a ni déclaré ni payé des cotisations fiscales et sociales encore moins déclaré et payé 7 mois de cotisations fiscales et 8 mois de cotisations sociales au cours de 2018. Le montant total à payer s’élève à 38,11 millions de FCFA dont 6,12 millions de FCFA au titre de l’ITS (Impôt sur les Traitements et Salaires) et de la taxe de logement et 31,99 millions de FCFA au titre des cotisations INPS et AMO.

« Des chefs de service du CHU du Point G n’ont pas justifié l’absence de matériels mis à leur disposition. Le chef du service de médecine nucléaire, le chef du service de chirurgie, le chef du service de maintenance, le chef du service de néphrologie et le chef du service de cardiologie n’ont pas pu justifier l’absence de certains matériels affectés à leurs services au cours des travaux d’effectivité réalisés avec la comptabilité-matières du CHU du Point G. Le montant total des matériels manquants au cours du contrôle d’effectivité s’élève à 3,09 millions de FCFA » dénonce le rapport du BVG.

Pour la conclusion, le document montre aussi que les Guichetiers et le Régisseur de recettes ont procédé à des annulations irrégulières des recettes hospitalières du CHU du Point G, pendant la période sous revue, des recettes sans émission d’ordre d’annulation par l’ordonnateur. Ce montant total des recettes irrégulièrement annulées s’élève à 25,16 millions de FCFA.

Après vérification, le BVG aurait fait des transmissions et dénonciations aux autorités judiciaires. Espérons que la piqûre inoculée puisse soigner le grand malade, le CHU du PG !

<strong>Par Mariam Sissoko</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Corruption au Mali :  Assimi crève l’abcès des requins financiers !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/corruption-au-mali-assimi-creve-labces-des-requins-financiers-3007479.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/corruption-au-mali-assimi-creve-labces-des-requins-financiers-3007479.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 19 Jan 2023 01:41:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alerte</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>A l’occasion de la présentation de vœux des familles fondatrices de Bamako, des autorités religieuses et des forces vives de la nation à Assimi Goïta, ce dernier en a profité pour dévoiler les réseaux mafieux de corruption qui gangrènent la marche du Mali vers le développement. C’était ce dimanche 1<sup>er</sup> janvier 2023 dans la salle de banquets du Palais de Koulouba.</strong>

Un fait rare chez le président de la transition malienne mais très salutaire pour la suite de la transition. Jamais le président Assimi n’a été aussi volubile que lors de cette rencontre de présentation de vœux.

Après avoir salué les actions des autorités, les différents intervenants ont abordé les défis concernant la paix, l’école, l’esclavage par ascendance, la lutte contre la corruption, le projet de Constitution et les élections. C’est un président de la transition qui rassure avoir pris bonne note des préoccupations de ses compatriotes.

S’il y a un mal qui ronge le plus le Mali et freine son développement, c’est bien la corruption. En matière de corruption, le Mali était devenu, dans ces dernières années, un bel exemple. Depuis leur installation à la tête du pays en août 2020, contre ce mal, le travail des autorités du Mali n’a pas été de tout repos. Parlant de la lutte contre ce fléau, le président Goïta s’est réjoui de la récupération des fonds de l’Etat. Ce qui, dit-il, a permis le payement des salaires et l’achat des équipements malgré l’embargo.

Selon lui, la lutte contre la corruption a fait tache d’huile. « C’était le partage des biens entre quelques personnes, la passation de marchés dans les conditions douteuses. C’est la transition qui s’est engagée contre tout cela pour faire face aux défis de l’heure », a martelé le président de la transition.

Il a mentionné les trois principes clés qui guident la transition. Il s’agit, dit-il, du respect de la souveraineté du Mali, du respect des choix stratégiques et du partenariat opéré par le Mali et la défense des intérêts du peuple malien dans  les prises de décision.

A noter qu’Assimi sollicite le concours de tous pour la réussite de la transition. Pour ce faire, il en appelle à la tendresse des syndicats en leur demandant de sursoir aux différentes revendications. Il reconnaît pour autant que c’est un droit pour les travailleurs mais, mais à l’entendre, le moment ne s’y prêtent pas.

<strong>Bazoumana KANE</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Jigisemejiri :    De éclaircissements opportuns sur la gestion du fonds Covid&#45;19</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/jigisemejiri-de-eclaircissements-opportuns-sur-la-gestion-du-fonds-covid-19-3006375.html</link>
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<pubDate>Wed, 11 Jan 2023 16:10:30 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Capitalisation des dix ans d’expérience du programme JIGISEMEJIRI (l’arbre de l’espoir), et des éclaircissements par rapport à l’incrimination du Programme du fonds d’aide du gouvernement malien pour atténuer les effets de crise sanitaire liée au Covid-19 sur les ménage. Une enveloppe de 100 milliards de F Cfa sur lesquels l’organisme déclare n’avoir reçu que 41 milliards de F Cfa de l’Etat. Ces précisions ont été données par les responsables de JIGISEMEJIRI lors d’une conférence de presse animée le 8 décembre 2022.</strong>

La capitalisation des 10 ans d’expérience et l’incrimination, ou plutôt l’incompréhension sur certains points du programme des filets sociaux Jigisemejiri ! Tels étaient les deux points essentiels au centre de cette conférence de presse animée le 8 décembre dernier par les responsables de cet organisme. Il a été épinglé par le rapport du Bureau du vérificateur général.

Après l’enregistrement des premiers cas de la pandémie du Covid-19 au mois de mars 2020 au Mali, l’Etat avait pris plusieurs dispositions sécuritaires et de soutien aux populations. Et le programme filets sociaux Jigisemejiri y figurait. Des fonds, d’une valeur de 100 milliard de F Cfa, lui ont été attribués pour soutenir un million de Maliens en raison de 90 mille F Cfa par ménage. Etaient ciblés des bénéficiaires pauvres et vulnérables touchés par l'effet de la pandémie à Covid-19. Et selon le rapport du Bureau du vérificateur général (BVG), ces fonds n’ont pas été bien gérés.

Décidé à prouver l’innocence du programme Jigisemejiri et a lavé son honneur, le coordinateur du programme a rencontré la presse pour apporter des éléments de réponse. Ainsi, Mahmoud Aly Sako a fait l’historique de la création du programme tout en s’évertuant à faire la lumière sur la gestion du fonds Covid-19. L’Etat lui a fait confiance compte tenu de son expérience avérée dans le domaine du transfert monétaire depuis sa création à nos jours. Le programme national des filets sociaux Jigisemejiri vise à mettre en place des transferts monétaires destinés aux ménages vulnérables et pauvres afin de leur mettre à l’abri de l’insécurité alimentaire.

Créé en 2013 par le gouvernement malien et mis en place au mois de février 2013 sous l’autorité du ministère de l’Economie et des Finances (avec le soutien technique et financier de la Banque mondiale), ce programme vient en aide aux ménages pauvres et vulnérables tout en créant également des opportunités pour l’amélioration du capital humain de ces foyers à travers des activités génératrice de revenus, des soutiens aux micro-projects …

Pour cet énième transfert, qu’est-ce qui s’est réellement passé ? Le programme s’est t’il déroulé comme prévu ? Sinon, qu’est-ce qui a mal tourné ? Y’a-t-il eu des malversations ? Suite à l’incrimination du BVG dans son rapport annuel 2021 (page 122/123) a décelé des irrégularités financières concernant la gestion des ressources de l'État utilisé dans le cadre de la lutte contre le Covid-19. Une incompréhension pour le coordinateur qui a assuré avoir pris contact (à la suite de la publication du rapport) avec le département de l’Economie et des Finances ainsi qu’avec le pôle économique pour apporter toutes les preuves de la gestion de ce fond au Bureau du vérificateur général.

Pour sa part, le coordinateur du programme assure qu’il a été un succès à 41 %. Il a souligné que sur les 100 milliards de Fcfa annoncés, l’Etat n’a débloqué que 41 fin 2020 et début 2021. Deux milliards ont été consacrés à l’organisation, l'identification et l’enregistrement des bénéficiaires sur une base de données au programme appelé Registre Social Unifié RSU à travers les représentants des différentes communautés comme les chefs de village ou de quartier, chefs religieux, maires et leader communautaire… Et les 39 milliards pour les différentes bénéficiaires dans tout le Mali. «<em>Le programme a été un succès à hauteur de 91 % dans notre localité qui a bénéficié pleinement du projet»</em>, a précisé Modibo Keita, représentant et adjoint au maire de la commune 4 du district de Bamako.

Si les habitants de Bamako et ceux du nord ont reçu leur argent par paiement mobile (Orange money), ceux de Kayes et de Koulikoro l'ont reçu à travers la Banque malienne de solidarité (BMS SA), et ceux de Ségou et de Sikasso par la BNDA.

Par ailleurs, si des milliers de personnes dans le pays se sont réjouis du financement reçu au moment opportun où rien n’allait et d’avoir décaissé leurs argents facilement, des milliers d'autres espèrent également bénéficier de ce financement. Et pour sa part Mahmoud Aly Sako (coordinateur du programme Jigisemejiri) nous a affirmé être en contact avec le gouvernement de la transition qui leur a assuré de la continuité du programme jusqu’au mois de décembre 2023 pour les ménages pauvres et vulnérables de la nation malienne.

<strong>Sory Diakité</strong>

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<title>Youssouf Bathily, président de la CCIM : Quand un scandale foncier s&amp;apos;ajoute au fonds Covid</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/youssouf-bathily-president-de-la-ccim-quand-un-scandale-foncier-sajoute-au-fonds-covid-3004490.html</link>
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<pubDate>Sat, 24 Dec 2022 01:49:26 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[La Chambre de commerce et d'industrie du Mali (CCIM), un scandale en chasserait-il toujours l'autre ?

En tout cas, pendant que son président, Youssouf Bathily, se trouve derrière les barreaux à propos de l'utilisation frauduleuse présumée de 9 milliards de F CFA du fonds Covid-19 de l'Etat mis à la disposition de son institution dans le cadre de la politique <strong>"Un Malien, un masque",</strong> une autre affaire scabreuse dans laquelle son nom est intimement lié vient d'éclater au grand jour. Il s'agit de l'achat, pour 3 milliards de F CFA, d'un immeuble appartenant à Alpha Gamby.

Le terrain, qui se trouve au Quartier du fleuve et qui a abrité, entre autres, le ministère de la Culture et du Tourisme sous le président ATT et le siège de la campagne du Rassemblement pour le Mali (RPM) pour la présidentielle de 2013, est prévu pour abriter le nouveau siège de la Chambre de commerce et d'industrie du Mali (CCIM).

Quête somme toute légitime dans la mesure où l'institution est engagée depuis belle lurette dans une politique de modernisation de ses délégations régionales sur l'ensemble du territoire national. Le seul hic est que la CCIM, malgré le paiement intégral du montant pour l'acquisition du titre foncier, n'a toujours pas un document pouvant justifier son droit de propriété. Le titre foncier demeure au nom du propriétaire initial, dont l'un des enfants est opposé à la vente.

<em>"L'argent est sorti des caisses de la Chambre, mais celle-ci n'a toujours pas le titre foncier. Le TF n'est pas transféré en son nom",</em> assure une source. Tant et si bien que la CCIM ne peut même pas réclamer les loyers des magasins érigés sur le site. Un huissier de justice qui avait tenté d'encaisser lesdits frais de location s'est fait rabrouer par ses homologues qui défendaient la cause de la partie <strong>"opposée".</strong>

Ces 3 milliards de F CFA aussi seront-ils classés au bilan des pertes et profits ? Wait and see !

<strong>      El hadj A. B. HAIDARA</strong>

<strong> </strong>

<strong>Covid-gate/CCIM</strong>

<strong>Un marché fictif de 117,6 millions de F CFA</strong>

Le principal protagoniste de cette affaire dite Covid-gate- serait un parent du président incarcéré. Il s'agit d'un marché dont la nature n'est pas précisée de 117,6 millions de FCFA et poussières. Naturellement, il a été rejeté pour <em>«dépense non conforme et non-respect des procédures».</em> Curieusement, un bordereau de livraison en date du 24 septembre 2020 existe le concernant. Aujourd'hui, la question que l'on se pose est de savoir si la marchandise a été livrée ou pas.

Toujours est-il que les griefs sont nombreux : pièces fiscales non jointes, acte d'engagement, bon de commande, bon d'achat non joints, copie d'entente directe non jointe, procédure de dépense non conforme, etc. Comme quoi, il y à boire et à manger pour les enquêteurs qui devraient séparer le bon grain de l'ivraie.

<strong>El hadj A. B. H.</strong>

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<title>COVID&#45;GATE/CCIM : Les non&#45;dits d&amp;apos;une livraison fictive de 3 millions de masques L&amp;apos;ex&#45;directeur de cabinet du PM s&amp;apos;est&#45;il mouillé sa barbe ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/covid-gate-ccim-les-non-dits-dune-livraison-fictive-de-3-millions-de-masques-lex-directeur-de-cabinet-du-pm-sest-il-mouille-sa-barbe-3003568.html</link>
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<pubDate>Sat, 17 Dec 2022 01:35:09 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La connivence entre les services de la Primature et la Chambre de commerce et d'industrie du Mali (CCIM) dans la mauvaise gestion du fonds Covid-17 par la seconde est presque établie.  </em></strong>

La nomination par décret du Premier ministre, ce 12 décembre 2022, d'un nouveau directeur de cabinet à la Primature en remplacement du titulaire du poste, Issiaka Ahmadou Singaré, démissionnaire en début de week-end dernier, ne fait que renforcer la conviction de ceux qui soutiennent que le scandale de détournement des fonds Covid-19 à la Chambre de commerce et d'industrie du Mali (CCIM), soit près de 10 milliards de F CFA, éclabousse au plus haut point les services du chef du gouvernement. Le directeur de cabinet sortant, enseignant émérite, reconnu intègre par tous, a-t-il été abusé ou s'est-il volontairement laissé entraîner dans un engrenage ? Nul ne peut, au stade actuel des investigations, répondre avec certitude à cette question. Par contre, ce qui est sûr, c'est qu'Issiaka Ahmadou Singaré est bel et bien l'auteur d'une correspondance adressée à la ministre de la Santé et du Développement social l'invitant à vérifier et à enlever 3 millions de masques de protection contre la Covid-19 des artisans auprès de la CCIM. C'était le 10 octobre 2022.

<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2022/12/fax-smile-CCIM.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-3003551" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2022/12/fax-smile-CCIM.jpg" alt="" width="650" height="1003" /></a>Le hic est que ces masques n'ont jamais été confectionnés et gardés à la Chambre, conformément à la lettre n°0112/MICPI-SG du 15 avril 2021. Cette correspondance instruisait du reste à la CCIM de coordonner et de centraliser les différentes offres sur la base du "premier venu, premier servi".

Invitée à se réunir le jeudi 20 octobre 2022, la commission chargée de la réception et de la distribution des masques de protection contre la Covid-19 n'a pu se réunir alors que le président de la Chambre de commerce et d'industrie du Mali qui l'avait convoquée avait pris soin de la faire présider par un de ses "protégés" au mépris du bon sens tout court.

Plus grave, il y a eu dans ce dossier un simulacre de livraison des 3 millions de masques à la direction générale de la Pharmacie populaire du Mali. Ce qui s'est révélé totalement faux, mais attesté par le bordereau de remise n°01-22 de la CCIM au ministère de la Santé et du Développement social en date du 26 octobre 2022.

Au nom du département de la Santé et du Développement social, un certain Aliou Ascofaré reconnaît avoir reçu ce jour-là un total de 2 942 000 masques lavables et renouvelables sur 3 000 000, conformément à la lettre 1362-PM-Cab du 10 octobre 2022.

Comment donc un directeur de cabinet du Premier ministre qui dispose de services de renseignements, de moyens de contrôle et de vérification pouvait se tromper à ce point et donner à des aigrefins l'occasion de faire un montage grotesque ? Il n'y a assurément pas de fumée sans feu. Alors de quel pouvoir Youssouf Bathily, le président de la CCIM et principal protagoniste de la Covid-gate, disposait-il pour induire en erreur de hauts cadres de l'Etat rompus aux arcanes de l'administration ?

<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2022/12/fax3-ccim.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-3003552" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2022/12/fax3-ccim.jpg" alt="" width="650" height="867" /></a>Des questions qui taraudent l'esprit des Maliens qui attendent que les autorités leur donnent enfin la preuve qu'elles sont réellement engagées contre la corruption en menant l'instruction de cette affaire jusqu'au bout.

Il faudrait finalement que tous ceux qui ont mangé l'argent de la Covid-19 rendent gorge. Vivement la révélation des connexions, des révélations, des dénonciations. Pour que justice soit faite.

<strong>El Hadj A.B. HAIDARA</strong>

<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2022/12/fax2-Ccim.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-3003559" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2022/12/fax2-Ccim.jpg" alt="" width="650" height="879" /></a>]]> </content:encoded>
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<title>Semaine nationale de lutte contre la corruption : l’édition 2022 appelle à la mobilisation de tous</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/semaine-nationale-de-lutte-contre-la-corruption-ledition-2022-appelle-a-la-mobilisation-de-tous-3003262.html</link>
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<pubDate>Wed, 14 Dec 2022 09:19:30 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>L’Édition 2022 de la Semaine nationale de lutte contre la corruption a été officiellement lancée, ce mardi 13 décembre. Une cérémonie de lancement présidée par Ikassa Maïga, ministre de la Refondation de l’Etat. C’était en présence de Moumouni Guindo, président de l’Office Centrale de lutte contre la Corruption et l’Enrichissement Illicite (OCLEI).</strong>

<strong> </strong><em>« Construire un monde uni contre la corruption »</em>. Tel est le thème de l’Édition 2022 de la Semaine nationale de lutte contre la corruption. Pour le ministre de la Refondation de l’Etat, ce thème met en lumière la nécessité d’agir ensemble contre la corruption au Mali. Le Gouvernement de la transition est conscient, selon le ministre, de l’ampleur de la corruption dans notre pays. C’est pourquoi, a souligné Ikassa Maïga, <em>« il est inscrit dans le Plan d’action du gouvernement de la transition, l’élaboration d’une stratégie nationale de bonne gouvernance et de lutte contre la corruption ».</em>

Le thème de l'Édition 2022 de la Semaine de lutte contre la corruption a été choisi par l’ONU et adopté par le Mali. Ainsi, une série d’activités sont prévues à Bamako et à l’intérieur du pays notamment à Diola, Kati, Koutiala et Kéniéba. Les services comme la direction générale des impôts, le Centre de formation des collectivités sont au cœur des activités de la semaine.

La lutte contre la corruption est un devoir et une responsabilité pour chaque Malien. <em>«Nous avons tous un rôle à jouer contre la corruption et l’enrichissement illicite », </em>a indiqué Moumouni Guindo. Aux dires du président de l’OCLEI, la corruption freine le développement, et son impact annuel se chiffre, selon la Banque africaine de développement, à 148 milliards de dollars en Afrique, soit 25% du PIB du continent africain.

La situation de la corruption est grave et l’OCLEI choisit la sensibilisation à travers l’organisation de la Semaine nationale de lutte contre la corruption. Une responsabilité assignée à l’Office par la loi afin de mettre en œuvre l’ensemble des mesures au niveau national et international.

&nbsp;

<strong>Mamadou TOGOLA/maliweb.net</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Fonds Covid de la CCIM :  Des zones d’ombres</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/fonds-covid-de-la-ccim-des-zones-dombres-3003162.html</link>
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<pubDate>Wed, 14 Dec 2022 01:27:02 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Les 20 millions de masques achetés par la Chambre de Commerce et d’Industrie du Mali (Ccim) ont soulevé un tollé quant à la violation de certaines règles de la commande publique évoquée dans le rapport 2021 du Vérificateur général. Pourtant des non-dits existent sur les réserves du Végal.</em></strong>

<strong><em> </em></strong>Dans l’affaire dite Fonds Covid-19, le Vérificateur général a relevé des failles contre plusieurs attributaires de fonds publics alloués par l’Etat dans le cadre du vaste plan de riposte économique et sociale au Covid-19. Le programme présidentiel <em>« un Malien, un masque »</em>, est un autre pan de ce plan de riposte contre la pandémie du Coronavirus pour lequel la gestion du président de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Mali (Ccim) est mise en cause par le Végal. Youssouf Bathily et 2 de ses proches collaborateurs ont été écroués et placés sous mandat de dépôt par un juge d’instruction du Pôle économique et financier de Bamako, le 23 novembre 2022, <em>« pour atteinte aux biens publics »</em>.

Le rapport 2021 du Vérificateur général n’a pas tenu compte de la lettre du Premier ministre Dr. Boubou Cissé, ministre de l’Economie et des Finances, envoyée à son homologue Mme le ministre Délégué auprès du ministre de l’Economie et des Finances chargé du Budget. Dans cette correspondance en date du 16 avril 2020, le Premier ministre d’alors énumère en 12 points, les mesures économiques et sociales prises urgemment contre la menace de la progression de la maladie à Coronavirus dans notre pays. Il s’agit bien sûr des mesures économiques et sociales.

Celles-ci vont de l’apurement de la dette intérieure due au 31 décembre 2019, au paiement des mandats au titre de l’exercice 2020 (à hauteur de 100 milliards de F CFA), à la suspension des pénalités de retard dans l’exécution des marchés publics, la mise en place d’un fonds de 100 milliards de F CFA pour le soutien aux personnes affectées par la crise liée à la Covid-19, la dotation du Fonds de Garantie du Secteur Privé d’argent frais (20 milliards de F CFA), la remise d’impôts aux secteurs et entreprises affectés par la Covid-19. En dernier  point de ce plan de riposte figure l’exonération des droits et taxes des produits sanitaires et pharmaceutiques entrant dans le cadre de la lutte contre la Covid-19.

N’importe quel décideur aurait agi comme le chef du gouvernement Dr. Boubou Cissé. Vu l’hécatombe et le bouleversement de l’ordre économique et social mondial de la maladie à Coronavirus.

&nbsp;

<strong>Achat de 20 millions de masques</strong>

Les 10 942 500 000 F CFA ont été affectés par l’Etat malien pour l’achat de 20 millions de masques, dans le cadre du Programme présidentiel <em>« un Malien, un masque »</em>. Selon le tableau de répartition établi par le ministère de l’Industrie et du Commerce, les 20 millions de masques lavables importés et locaux, des masques chirurgicaux ont été réceptionnés et distribués entre plusieurs structures étatiques, privées communales, militaires, entre autres. Il s’agit de la Présidence de la République et du gouvernement, des ministères, gouvernorats de régions, institutions de la République, du service de santé de l’armée, du Conseil national des Jeunes. Plus de 3 millions de masques ont été affectés aux électeurs et agents électoraux au 2è tour des législatives du 19 mars 2020.

Selon le même tableau de répartition des masques de protection du programme présidentiel <em>« un Malien, un masque »</em>, le coût total des 20 millions de masques commandés en Chine via Abidjan en Côte d’Ivoire, s’élève à 10 050 000 F CFA.

Par ailleurs, dans le même rapport, le Vérificateur général met de côté le point 12 du plan de riposte économique et sociale à la Covid-19 du Premier ministre, lorsqu’il retient comme irrégularité financière, <em>« le paiement sans l’acquittement de droits d’enregistrement et de redevance de régularisation estimé à 378 087 500 F CFA »</em>. Quand bien même il est écrit dans ledit plan de riposte, <em>« exonérer de droits et taxes les produits sanitaires et pharmaceutiques entrant dans le cadre de la lutte contre la Covid-19 »</em>.

Ce qui signifie que l’importateur, quel qu’il soit, est exempté du paiement des 3,5 % du droit d’enregistrement prévu par le code des impôts, ce qui équivaut aux 378 087 500 F CFA dans le cas de la Ccim.

En clair, nonobstant cette exonération dont ont bénéficié à l’époque tous les importateurs de matériels sanitaires anti-Covid y compris les pharmacies et sociétés d’importation de produits pharmaceutiques, la charge est retenue contre le président de la Ccim. Idem pour d’autres failles trouvées par le Végal comme <em>« l’exécution de marché d’acquisition des masques en l’absence de contrat »</em>.

Le Végal aurait dû observer des circonstances atténuantes relativement à la situation d’urgence à laquelle le Mali et le monde entier faisaient face en ce moment-là. D’ailleurs sans les masques, ni les examens de fin d’année de 2020 encore moins le 2<sup>e</sup> tour des législatives du 19 mars 2020 ne se tiendraient.

<strong> </strong>

<strong>Abdrahamane Dicko</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Gestion de la Commune Urbaine de Gao :  Le Maire de Gao en taule position</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/gestion-de-la-commune-urbaine-de-gao-le-maire-de-gao-en-taule-position-3003131.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/gestion-de-la-commune-urbaine-de-gao-le-maire-de-gao-en-taule-position-3003131.html</guid>
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<pubDate>Wed, 14 Dec 2022 01:11:08 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Informateur</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Plus de 154 millions de FCFA d’irrégularités financières</strong>

Dans cette jungle de la délinquance financière dans la commune urbaine de Gao, Il ressort dans le rapport de vérification financière du Bureau du Vérificateur Général au titre des exercices 2019, 2020 et 2021. Cette vérification a pour objectif de s’assurer de la régularité et de la sincérité des opérations de recettes et de dépenses ainsi que de la conformité des actes des organes délibérant et exécutif de la Commune. Les travaux de vérification ont porté sur les dépenses de fonctionnement, de personnel, les marchés publics, la gestion domaniale et foncière, l’état civil, les archives, la comptabilité-matières, et le recouvrement des recettes issues des contrats de délégation de gestion et diverses taxes.

A titre de rappel, la CUG a été érigée en Commune urbaine par la Loi n°69-AN/RM du 02 mars 1966 puis par la Loi 96-059 du 4 novembre 1996, modifiée, portant création de Communes. Elle est l’une des sept (7) communes que compte le Cercle de Gao avec neuf (9) quartiers : Gadèye, Farandjirèye, Aljanabandia, Djoulabougou, Sanèye, Sosso-Koïra, Boulgoundjé, Château et Djidara. La CUG fait partie des 102 communes bénéficiaires des appuis du Projet de Déploiement des Ressources de l’Etat pour l’Amélioration des Services et la Riposte Locale à la COVID-19 (PDREAS). Suivant les comptes administratifs des exercices 2019, 2020 et 2021 de la CUG, les recettes et les dépenses s’élèvent respectivement à 1 494 422 565 FCFA et 1 256 679 735 FCFA.

<u>Irrégularités administratives : </u>

Pour remédier à ces irrégularités le Vérificateur Général, Monsieur Samba Alhamdou BABY, a recommandé au Maire de la Commune Urbaine de Gao, entre autres, de veiller à la mise en place du fichier-fournisseurs, à la tenue du registre d’enregistrement des offres ; à l’arrêt et à la clôture correcte des registres et à la tenue de l’ensemble des documents administratifs obligatoires. Il doit aussi respecter les procédures d’attribution des parcelles de terrain à usage d’habitation, veiller à l’élaboration régulière des plans prévisionnels annuels de passation des marchés et à leur approbation par l’autorité compétente et à la nomination d’un Comptable-matières. Enfin, il lui a été demandé d’émettre des ordres de recettes afin de permettre le recouvrement régulier des taxes spécifiques de la Commune, de veiller à l’archivage régulier des dossiers de marchés de la Commune, au respect des modes de passation des marchés publics, à la prestation de serment des Régisseurs et à la constitution de leur cautionnement.

Au Secrétaire Général, il a été recommandé de mettre en place le fichier-fournisseurs, tenir le registre d’enregistrement des offres et les documents administratifs obligatoires et d’élaborer et faire approuver par l’autorité compétente les plans prévisionnels annuels de passation des marchés conformément à la réglementation en vigueur sans oublier l’archivage régulier des dossiers de marchés de la Commune.

Quant au Chef du Bureau spécialisé des Domaines et du Cadastre, il doit tenir un registre ad hoc d’enregistrement chronologique des demandes de parcelle de terrain à usage d’habitation, vérifier auprès du conseil de quartier que le demandeur ne dispose pas de terrain à usage d’habitation bâti ou non dans la même agglomération avant de procéder à une nouvelle attribution.

A titre d’irrégularités financières, le bureau du vérificateur a dépoussiéré la gestion calamiteuse de l’actuel maire de Gao.

A cet effet, le montant total des irrégularités financières s’élève à 154 841 200 FCFA. Le Verificateur Général a dénoncé au Procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance la Commune III du district de Bamako chargé du Pôle économique et financier les irrégularités relatives à la minoration des frais d’édilité des cessions de parcelles de terrain à usage d’habitation pour un montant total de 56 646 000 FCFA ; au non-recouvrement des redevances de marchés pour un montant de 4 532 200 FCFA ;  au non-recouvrement des frais de transfert pour un montant de 20 060 000 FCFA ; et au non-recouvrement des droits d’enregistrement des mutations de parcelles à usage d’habitation pour un montant de 73 603 000 FCFA.

Le maire de Gao serait bientôt devant le procureur du pole économique et du coup en taule position.

<strong>Yattara Ibrahim</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Lutte contre la corruption : La nécessité d’une union sacrée !</title>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 12 Dec 2022 10:40:31 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Essor</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Les autorités de notre pays accueillent favorablement l’appel des Nations unies en faveur d’une union sacrée à l’échelle mondiale afin de combattre efficacement la corruption</strong>

La communauté internationale a célébré, le 9 décembre dernier, la Journée internationale de lutte contre la corruption sous le thème : «20 ans de la Convention des Nations unies contre la corruption : Unissons le monde contre la corruption». En choisissant ce thème, l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime (Onudc) met un accent particulier sur l’importance de la problématique liée à la lutte contre la corruption tout en fixant les pays membres de l’Organisation onusienne face à leur responsabilité.

En prélude à la célébration de ladite journée, le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, Mahamadou Kassogué, avait fait une déclaration, le jeudi dernier, dans laquelle il a indiqué que notre pays appréciait le thème mondial de cette édition qui démontre, une fois de plus, la nécessité de créer une union sacrée sur le plan international pour circonscrire le mal.

Car, selon le Garde des Sceaux, la corruption est le fléau qui fragilise le tissu économique de nos pays, annihile les efforts de développement dans tous les domaines, et occasionne des inégalités pouvant menacer la paix, la stabilité politique et économique des états et entamer la cohésion sociale.

Pour sensibiliser l’opinion nationale sur le phénomène, le ministre en charge de la Justice a rappelé que le gouvernement a institué, en novembre 2010, une semaine nationale de lutte contre la corruption.

L’objectif consiste à informer l’opinion publique sur les actions entreprises dans ce cadre en vue de restaurer un climat de confiance entre les pouvoirs publics et les citoyens.

Sous les orientations éclairées du président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, le gouvernement a pris la juste mesure du fléau de la corruption et de la délinquance économique et financière en faisant de cette lutte une priorité parmi ses choix stratégiques.

À cet égard, Mahamadou Kassogué a évoqué que le chef de l’État a placé son action sous le signe de la rigueur dans la gestion et de la moralisation des comportements. Un combat que notre pays peut surement gagner afin qu’il soit au rang des nations prospères. Cet engagement s’est traduit par l’adoption de mesures visant à réduire les opportunités de corruption et à promouvoir une gouvernance vertueuse dans notre pays.

DES RÉSULTATS PROBANTS-Selon le Garde des Sceaux, la dynamique doit être soutenue par la mise en œuvre des mesures de transparence de la vie publique. Notamment l’appropriation par les agents publics de la déclaration des biens et le respect des règles d’éthique et de déontologie en vue de parvenir à l’exercice correct, honorable et adéquat des fonctions publiques.

S’agissant des organes de prévention et de lutte contre la corruption, Il rappellera que notre pays a mis en place certaines structures qui luttent contre le phénomène conformément à leurs missions. Pour renforcer l’efficacité de la lutte contre la corruption au Mali, il est apparu nécessaire de créer une synergie d’actions entre ces différentes structures à travers la mise en place de cadre de coordination et de concertation qui sont en cours de formalisation.

Mahamadou Kassogué a rassuré que des réformes se poursuivront avec l’adoption des avant-projets de code pénal et de code de procédure pénale pour mettre à la disposition des praticiens un outil de travail moderne et adapté à la lutte contre la criminalité. Et de souligner que les actions de répression de la délinquance économique et financière ont abouti à des résultats probants dont il faut se féliciter.

« Les actions judiciaires engagées dans le cadre des dossiers de la Loi d’orientation et de programmation militaire, de la Loi de programmation de sécurité intérieure et de l’avion présidentiel connaissent des évolutions satisfaisantes devant aboutir prochainement à leur clôture », a-t-il apprécié.

Ajoutant qu’il en est de même des dossiers reçus en 2021 des structures de vérification, de contrôle et d’inspection. «Certains seront bientôt jugés par la Cour d’assises dont une session se tient actuellement», a informé le ministre Kassogué.

<strong>Par Oumar DIAKITE</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Lutte contre la corruption et la délinquance financière :  Pourquoi les hommes politiques ne se sont pas inquiétés</title>
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<pubDate>Mon, 12 Dec 2022 09:25:13 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Les hommes politiques maliens impliqués dans le détournement de deniers publics sont-ils au-dessus de la loi ? C’est le moins que l’on puisse dire. Depuis l’avènement de la rectification, en juin 2022, leurs dossiers dorment dans les tiroirs. Alors qu’une des raisons du coup d’État contre le président Ibrahim Boubacar Keïta (IBK) était de mettre fin au règne de l’impunité dont bénéficiaient les prédateurs de notre tissu socio-économique.</strong>

Très attendue sur le vaste chantier de la lutte contre la corruption et la délinquance financière, la transition malienne, issue du coup d’État du 20 août 2020 contre le président Ibrahim Boubacar Keïta (IBK), a déçu tous les espoirs, donnant même du zèle aux gens cités dans les dossiers de corruption les plus scandalisés de l’histoire politique de notre pays. À part quelques arrestations spectaculaires et médiatisées pour enjoliver leur pouvoir et s’enraciner dans le landerneau politique, les autorités de la transition ont donné un coup de pied à la fourmilière. Elles ont enfoui les dossiers de la lutte contre la corruption et la délinquance financière des hommes politiques dans des zones marécageuses, où elles espèrent sur les intempéries pour les disparaître à jamais. Et cela, contre la volonté de la grande majorité de Maliens qui comptaient sur la transition pour recouvrer l’argent volé à l’État par des hommes politiques et leurs complices.

La lutte contre la corruption et la délinquance financière est devenue le serpent de mer dans notre pays. Elle n’a jamais produit les espoirs escomptés. Chaque régime en a fait son cheval de bataille pour bénéficier les faveurs de l’opinion nationale. Du président Alpha Oumar Konaré à Ibrahim Boubacar Keïta en passant par Amadou Toumani Touré (ATT), elle a figuré en bonne place de leurs préoccupations. Mais au finish, elle se termine en queue de poisson, ouvrant la voie à d’autres de pomper impunément les richesses nationales.

Malheureusement, la transition ne fait pas exception à cette règle. Elle est tombée dans le piège des régimes précédents qui, au lieu de traquer les gangsters économiques, les ont protégés sous couvert d’appartenance politique ou d’autres liens. Sauf les opposants politiques qui constituaient une menace à l’élection d’un proche dans une circonscription électorale. Ceux-ci ont été jetés en prison avant de bénéficier d’une liberté provisoire ou d’un non-lieu. Et c’est avec consternation que nous constatons que la transition emboite le pas aux régimes précédents dans le cadre de la lutte contre la corruption et la délinquance financière. On en parle plus. Les hommes politiques, responsables du délitement de l’État du Mali, se réjouissent de l’abandon des poursuites contre eux.

Mieux, les femmes et les hommes, cités dans les affaires de détournement, bénéficient de promotion dans la haute sphère de l’administration. Les Maliens n’ont que leurs yeux pour pleurer. Et tant pis pour ceux qui sont incarnés dans l’affaire de l’achat des équipements militaires. Leurs procès sont au bon vouloir des princes du jour. Or, il se trouve que les grands délinquants financiers se recrutent dans la classe politique. Si certains ont retourné la veste dès les première heures du coup d’État d’août 2020, d’autres ont pris le terrain en marche pour devenir des soutiens financiers de la transition. Ces tractations financières se dérouleraient loin des yeux indiscrets. En contrepartie, les dossiers de corruption contre eux sont mis dans les tiroirs.

S’il faut protéger les bandits à col blanc contre l’intérêt supérieur du Mali, il y a un pas à ne pas franchir. Les Maliens attendent beaucoup de la transition sur les affaires d’achat  de l’avion présidentiel, d’équipements militaires, d’engrais ‘‘<strong>frelatés</strong>’’. Cette coalition entre les hommes politiques corrompus et la transition constitue une trahison contre le peuple malien qui croyait dur comme fer que la justice sera rendue pour rendre à l’État ce qui lui avait été volé. Mais, il vient de comprendre que les hommes politiques ne sont pas inquiétés ou sont épargnés de la lutte contre la corruption.

Les hommes politiques maliens impliqués dans le détournement de deniers publics sont-ils au-dessus de la loi ?

<strong>Yoro SOW</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Scandale financier des 10 milliards FCFA du fonds COVID à la CCIM : Comment près de 7 milliards de F CFA ont été soutirés par Youssouf Bathily dans une banque en Côte d’Ivoire</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/scandale-financier-des-10-milliards-fcfa-du-fonds-covid-a-la-ccim-comment-pres-de-7-milliards-de-f-cfa-ont-ete-soutires-par-youssouf-bathily-dans-une-banque-en-cote-divoire-3002589.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 10 Dec 2022 01:32:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le scandale financier en cours à la Chambre de commerce et d'industrie du Mali (CCIM) portant sur un présumé détournement de plus de 10 milliards F CFA du fonds Covid n'a pas encore livré tous ses secrets. Et pour cause, il se trouve que c'est à partir d'un montage financier grossier entre le Mali et la Côte d'Ivoire que près de 7 milliards F CFA ont été soutirés de ce fonds dans la représentation d'une banque malienne en Côte d'Ivoire avant de prendre une destination inconnue</em></strong><strong><em>.</em></strong>

Cela fait près d'une vingtaine de jours que le président de la Chambre de commerce et d'industrie du Mali (CCIM) et certains de ses affidés sont incarcérés à la Maison centrale d'arrêt de Bamako suite à des vérifications menées par le Bureau du Vérificateur général et par des enquêteurs du Pôle économique et financier. Lesquelles ont décelé un trou béant dans la gestion des 10 milliards de F CFA qui avaient été affectés à la CCIM dans le cadre de l'intuitive présidentiel <em>"Un Malien, un masque"</em>. C'était en 2020 sous l'ex-président de la République Ibrahim Boubacar Kéita. Comment cet important fonds destiné à l'achat de masques a été subtilisé au niveau de la Chambre ? De nos investigations, il ressort qu'après la mise à disposition de plus des 10 milliards de F CFA à la CCIM, toute la totalité du fonds a été d'abord logé dans une banque de la place.

Sachant bien qu'il est très facile de faire la traçabilité de cet argent une fois dépensé au Mali pour l'achat de ces masques, les autorités de la Chambre d'après nos sources ont jeté leur dévolu sur la Côte d'Ivoire pour l'acquisition des précieux masques auprès d'une société dénommée Groupe AZ domiciliée à Abidjan au quartier Marcory.

Sauf qu'en réalité, selon des investigations poussées par des enquêteurs maliens qui se sont rendus à cet effet dans le pays de Félix Houphouët-Boigny, aucune société spécialisée dans la confection des masques ne répond au nom Groupe AZ. D'ailleurs, pour la petite histoire, la seule structure qui répond à ce nom est une école maternelle.

<strong>Une société fictive</strong>

<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2022/12/Fax-bon-ccim.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-3002671" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2022/12/Fax-bon-ccim.jpg" alt="" width="650" height="740" /></a>Ainsi, nos investigations plus poussées ont permis de découvrir que près de 6 milliards 950 millions de F CFA ont été transférés dans le compte bancaire dudit groupe en Côte d'Ivoire numéro CI 118/01301/01 00 590 02001-46 avec pour motif règlement de facture. Mais coup de théâtre. Au lieu que ce fonds soit retiré dans cette banque par un employé du Groupe AZ, c'est plutôt les signatures du président de la CCIM Youssouf Bathily et celui de son comptable sont découvertes sur les papiers qui ont permis de faire quatre retraits.

<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2022/12/Fax-bon2-ccim.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-3002672" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2022/12/Fax-bon2-ccim.jpg" alt="" width="650" height="740" /></a>Il s'agit de trois retraits opérés le même jour ; à savoir : le 7 mai 2022 pour un même montant. Le premier montant est de 1 750 000 000 FCFA. Idem pour le second et troisième.  Aussi un quatrième a été opéré le 11 mai 2020 toujours pour un montant de 1 750 000 000 F CFA. Le total cumulé de ces retraits est de 6 950 000 000 F CFA (voir fac-similés). Toute chose qui a convaincu les enquêteurs que le Groupe AZ n'était qu'une structure fictive dans la mesure même au Mali, les responsables de la CCIM n'ont pas été en mesure de produire le numéro d'identification fiscale de la société ou même le contrat et la facture du marché.

Ce sont en somme ces éléments de preuves qui ont été déterminants, selon nos sources, pour mettre le grappin sur le président de la Chambre de commerce et d'industrie du Mali Youssouf Bathily et certains de ses collaborateurs.

Comme quoi l'enquête sur ce scandale financier du fonds Covid au niveau de la CCIM n'a pas encore fini de livrer tous ses secrets.

Affaire à suivre                                                                                                                                                                                  <strong>Kassoum Théra</strong>

&nbsp;

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le PRRE ploie sous la mauvaise gestion : Des travailleurs témoignent !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/le-prre-ploie-sous-la-mauvaise-gestion-des-travailleurs-temoignent-3002388.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 08 Dec 2022 01:22:48 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Le contrôle financier effectué par le Bureau du Vérificateur Général au niveau du Projet de Reconstruction et de Relance Économique (PRRE) est édifiant : la gabegie du Coordinateur, M. Oumarou Camara et sa bande, a occasionné plus de 749 millions FCFA (</strong><strong>749 612 155F) </strong><strong>d’irrégularités financières, pendant les exercices 2018, 2019 et 2020. </strong>

<strong>« </strong><em>Nous avons honte, aujourd’hui, de dire que nous sommes des travailleurs du PRRE ; car, la </em>gestion du projet et du Plan de Sécurisation Intégré des Régions du Centre (PSIRC) <em>a perdu son prestige d’antan. À la mauvaise gestion des fonds, s’ajoute un désintéressement quasi-général pour le  travail d’agent du PRRE. Sans compter les scandales, qui ne finissent pas de finir au sein du projet… </em>». Les gestes hauts et forts, un travailleur du PRRE résume, en ces termes, la situation désastreuse de sa structure. Avant d’ajouter, ému : « <em>tout ce que nous demandons, à nos autorités, c’est de traduire les auteurs de ces irrégularités financières devant la justice. Et à défaut, de nous débarrasser de notre encombrant Coordinateur Oumarou Camara qui a précipité le PRRE dans l’abîme</em> ».

Selon nos sources, le PRRE est dans l’agonie. Mauvaise gestion à la pelle, corruption, népotisme… seraient à l’origine de la mort prématurée de ce projet, pourtant promu à un bel avenir.

D’abord, la mauvaise gestion. À en croire nos sources, elle va de mal en pis. Et aujourd’hui, de pis en pire.

<strong>La preuve des épreuves </strong>

Pendant les exercices 2018, 2019 et 2020, expliquent nos interlocuteurs, le sport favori du Coordinateur du projet a été « <em>l’indiscipline budgétaire</em> » qui s’est traduite par la gabegie. Sur la base de documents en main, un travailleur explique le dysfonctionnement du dispositif de contrôle interne du PRRE. <strong> </strong>

En effet, il ressort de l’examen des comptes bancaires de l’UCP (Unité de Coordination du Projet) et des Maîtrises d’Ouvrage Délégué (MOD) ainsi que des pièces justificatives des décaissements effectués sur le compte d’intérêts de SOS-Sahel que le Coordinateur de l’UCP, Oumarou Camara, a autorisé l’ONG SOS-Sahel à effectuer trois (3)  prélèvements irréguliers sur le compte d’intérêt pour préfinancer des activités du financement additionnel du PRRE en attendant la mise à disposition des fonds. Le manuel de procédures du projet ne prévoit pas ces préfinancements, et le Coordinateur n’a pas demandé l’avis de non objection de l’IDA (Association International de Développement). Le montant total des trois décaissements effectués en avril, mai et juin 2019, au profit de l’AMAP pour la publication d’avis à manifestation d’intérêts dans le journal « L’Essor », s’élève à 1 937 700 FCFA. De plus, après réception des fonds depuis le 27 août 2019, SOS-Sahel n’a pas procédé au remboursement du préfinancement. Cependant, suite aux travaux de vérification, expliquent nos sources, l’ONG a effectué les remboursements dans le compte d’intérêt de l’UCP, notamment à travers les ordres de virement n°63/SOSSIF-PRRE2 MD-2020 de 1 722 450 FCFA et n°63/SOSSIF-PRRE2 MD-2020 de 215 250 FCFA, tous en date du 15 juillet 2022 et reçus par la banque le 2 août 2022.

<strong>Un service de mafieux pour des mafieux </strong>

Autres gaffes relevées dans la gestion du PRRE, le Coordinateur de l’UCP, Oumarou Camara ; le Directeur Général de l’AGETIER, Zana Coulibaly, le Directeur Général de l’AGETIPE, Boubacar Sow et le Directeur pays de CARE International au Mali ont procédé aux règlements de marchés, sans exiger le paiement des droits d’enregistrement ou de la redevance de régulation.

Et le hic qui titille, selon nos interlocuteurs, c’est que le Coordinateur de l’UCP, Oumarou Camara, a payé les marchés n°0612CPMP/2019 relatif au recrutement d’une Agence de Communication et n°3592/CPMP/2019 relatif au suivi des activités déjà visitées par la tierce partie sans s’assurer de l’acquittement de la redevance de régulation pour des montants respectifs de 286 950 FCFA et 75 440 FCFA. Le montant total compromis s’élève à 362 390 FCFA.

Au même moment, le Directeur Général de l’AGETIPE, Boubacar Sow, ne s’est pas assuré du paiement de la même redevance sur 22 contrats de marché payés pour un montant cumulé compromis de 8 771 454 FCFA ainsi que deux (2) autres contrats réglés mais dont les droits d’enregistrement n’ont pas été payés pour un montant de 3 623 842 FCFA. La redevance de régulation n’a pas été acquittée pour un montant de 712 689 FCFA. Le montant compromis s’élève à plus de 13 millions FCFA (13 107 985F). Pire, le Vérificateur a constaté que le Directeur Général de l’AGETIER, Zana Coulibaly, ne s’est pas assuré du paiement de la redevance de régulation sur le contrat n°F1-BFEO-280-02-09/ pour un montant de 78 538 FCFA.

En outre, le Directeur pays de CARE International au Mali ne s’est pas assuré du paiement de la redevance de régulation sur cinq (5) contrats payés pour un montant total compromis de 1 180 514 FCFA. Le montant total compromis s’élève à 14 729 427 FCFA dont 3 623 842 FCFA pour les droits d’enregistrement et 11 105 585 FCFA pour les redevances de régulation.

<strong>Alerte aux scandales</strong>

Le Coordinateur de l’UCP, Oumarou Camara et le Directeur Général de l’AGETIPE, Boubacar Sow, ont ordonné le paiement de contrats revêtus de faux cachets d’enregistrement. Il ressort du rapport d’enquête du Vérificateur que le Coordinateur de l’Unité de Coordination du Projet reconstruction et de relance Économique a payé trois (3) marchés revêtus de faux cachets d’enregistrement. Le montant total compromis s’élève à plus de 69 millions de nos francs (69 252 900 FCFA) dont 59 359 629 FCFA au titre des droits d’enregistrement et 9 893 271 FCFA au titre de la redevance de régulation.

Comme si cela ne suffisait pas, nos sources révèlent que le dirlo de l’AGETIPE, Boubacar Sow, a payé quatorze (14) contrats revêtus de faux cachets d’enregistrement. Le montant total compromis s’élève à 59 833 642 FCFA dont 51 285 979 FCFA au titre des droits d’enregistrement et 8 547 663 FCFA au titre de la redevance de régulation. Ce n’est pas tout.

Le Coordinateur Oumarou Camara du PRRE et le Spécialiste en Gestion Financière du projet ont effectué des décaissements irréguliers sur les intérêts créditeurs générés par les comptes bancaires.

De janvier à juillet 2022, indiquent nos interlocuteurs, ils ont effectué, sur le compte d’intérêts de l’UCP, 81 décaissements pour un montant total de plus de 132 millions FCFA (132 135 926F) alors qu’aucune dépense sur les intérêts générés n’a été prévue dans le PTBA (Plan de Travail et de Budget Annuel) 2022. De même, ils ajoutent que les deux responsables de l’UCP ont procédé au remboursement d’un montant total de 123 578 849 FCFA dont 71 498 359 FCFA en juin 2022 et 52 080 490 FCFA en août 2022. Le reliquat non remboursé s’élève à 8 557 077 FCFA. Au cours de la mission de vérification financière et avant la séance du contradictoire, l’UCP a procédé au remboursement des intérêts créditeurs utilisés d’un montant de 8 557 077 FCFA à travers l’ordre de virement n°35/2022/FA/Compte PRRE du 07 septembre 2022 et déchargé par le service courrier arrivée de la BNDA, le 14 septembre 2022.

Outre, cette mauvaise gestion, nos sources révèlent que l’Unité de Coordination du PRRE est malade. Malade de son Coordinateur Oumarou Camara, dont les magouilles sont de notoriété publique. Malade, aussi, de la corruption et du népotisme, érigés en mode de gestion. Les maux du PRRE se résument en peu de mots : affairisme, détournement de fonds et  gestion clanique des ressources humaines et financières de la boîte.

La preuve : plus de 726 millions de francs CFA manquent à l’appel de la caisse. D’où la recommandation du vérificateur général de transmettre le dossier à la justice.

<strong>Jean Pierre James</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Gestion du Fonds Covid&#45;19 	 :  Le DG du FGSP et le Coordinateur de « Jigisemejiri » : même odeur et même goût pour la chose publique</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/gestion-du-fonds-covid-19-le-dg-du-fgsp-et-le-coordinateur-de-jigisemejiri-meme-odeur-et-meme-gout-pour-la-chose-publique-3002399.html</link>
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<pubDate>Thu, 08 Dec 2022 01:10:01 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La gestion du Fonds Covid-19 au Mali, pendant l’exercice 2020 par le Directeur Général du Fonds de Garantie du Secteur Privé (FGSP-SA), Moustapha Adrien Saar et le Coordinateur du Projet Jigisemejiri, M. Mahmoud Ali Sako, n’a pas été transparente encore moins libre. D’où le lieu pour le Vérificateur Général d’adresser une dénonciation de faits à la Justice par rapport aux ressources, irrégulièrement, utilisée à des fins d’enrichissement individuels ou collectifs au détriment des besoins réels dans la lutte contre le Covid-19. </strong>

Le FGSP et le Projet « <em>Jigisemejiri </em>» n’ont pas fait l’objet d’un appel d’offres, en vue de leur privatisation. Du moins, pas à notre connaissance. Mais tout porte à croire que dans la lutte contre la pandémie du Covid-19, au Mali en 2020,  ces deux structures ont été victimes d’une OPA (Offre publique d’achat) qui ne dit pas son nom : elles ont été au service exclusif de leurs responsables qui n’ont pas respecté les dispositions conventionnelles, conformément,  à leurs engagements avec l’État du Mali. Depuis, le FGSP et le Projet « Jigisemejiri », portent les germes de leur propre destruction.

Le Directeur Général du Fonds de Garantie du Secteur Privé, Moustapha Adrien Saar et le Coordinateur du Projet « Jigisemejiri », Mahmoud Ali Sacko, n’ont pas géré le fonds COVID-19, conformément aux dispositions de la convention.  Du coup, ils doivent répondre d'une gouvernance qui frise le dol et la mauvaise gestion du denier public.

<strong>Succession d’irrégularités</strong>

Selon le rapport annuel 2021du Vérificateur général, le dirlo du FGSP, Moustapha Adrien Saar, n’a pas respecté les exigences de reddition des comptes conformément aux dispositions de la convention de gestion du fonds COVID-19.  Il n’a pas fourni au département de l’Économie et des Finances les rapports trimestriels d’utilisations détaillées des fonds accordés et les reporting.

<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2022/12/Jigiseme-jiri.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-3002402" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2022/12/Jigiseme-jiri.jpg" alt="" width="480" height="320" /></a>Par ailleurs, précise le rapport de vérification, le DG du FGSP a reçu de l’État malien, entre le 17 décembre 2020 et le 10 mai 2021, un montant total de 20 milliards de FCFA destiné au financement de la garantie des crédits bancaires en faveur des PME/PMI pour une durée de deux ans au cours de laquelle, il n’a traité que les dossiers de garantie de trois (3) entreprises sur les 2 000 prévues. Pendant ce temps, le Directeur Moustapha Adrien Saar, a signé des Conventions de Dépôts à Terme (DAT) à hauteur de 13,500 milliards de FCFA avec les établissements financiers soit un reliquat de 6,500 milliards de FCFA non encore utilisé.

Autres injonctions relevées par le Vérificateur dans la gestion du fonds Covid-19 au Mali : le Coordinateur du Projet « Jigisemejiri », Mahmoud Ali Sako, n’a pas reversé le reliquat du fonds COVID-19 non utilisé. Il a reçu du Trésor Public un montant total de 39 milliards de FCFA dans le cadre du programme de Transfert Monétaire d’Urgence à l’endroit des ménages les plus pauvres et vulnérables du Mali pour répondre aux effets de la COVID-19. Sur ce montant, indique le rapport, il a dépensé 8,902 milliards de FCFA dans le traitement et le transfert aux ménages ciblés soit un reliquat de 30,097 milliards de FCFA non encore utilisé. Comme si cela ne suffisait pas, indique le rapport du Vérificateur, le Coordinateur de « Jigisemejiri » a effectué des dépenses indues. Il a dépensé un montant de 25,20 millions de FCFA au titre des frais de transport des membres du Comité de Pilotage et du Comité Technique de Coordination alors que ce projet existait depuis 2013 avec son budget de fonctionnement propre. Depuis, le Projet «Jigisemejiri » croule sous la mauvaise gestion.

Face à ces irrégularités financières de plusieurs milliards de francs CFA au FGSP et au Projet de filets sociaux « Jiguisemejiri », le Vérificateur a saisi la Justice malienne, afin que le dirlo du FGSP, Moustapha Adrien Saar et le Coordinateur de « Jigisemejiri », Mahmoud Ali Sako, rendent à César ce qui n’est pas à eux. D’où leur situation inconfortable.

<strong>Youssouf Konaré</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Lutte contre la corruption : L’Auditeur général du Rwanda chez le Colonel Assimi Goïta</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/lutte-contre-la-corruption-lauditeur-general-du-rwanda-chez-le-colonel-assimi-goita-3002310.html</link>
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<pubDate>Wed, 07 Dec 2022 13:02:03 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[En marge de la cérémonie de remise du Rapport annuel 2022 du Bureau du vérificateur général (BVG), le 29 novembre 2022, le président de la Transition, Colonel Assimi Goïta, a accordé une audience à l’Auditeur général du Rwanda, M. Alexis Kamuhire. «<em>Le président nous a reçus et nous avons discuté sur différents sujets, notamment la coopération entre nos deu</em>x pays, dans le cadre de la gestion des biens publics», a confié à la presse M. Kamuhire à sa sortie d’audience. Il a estimé qu’il y a beaucoup de similitudes entre les deux pays. «<em>Le travail d’audit est basé sur des normes internationales</em>», a-t-il indiqué.

Cette visite de M. Alexis Kamuhire dans notre pays se situe dans le cadre d’un partage d’expériences entre le Rwanda et le Mali pour une meilleure gestion des finances publiques. Plusieurs analystes convergent sur l’expérience éprouvée du Rwanda en matière de pratiques de gestion des finances publiques. Ainsi, dans son discours lors de la cérémonie de remise du Rapport 2021 du Bureau du Vérificateur général, le président Goïta a souligné que la présence de l’Auditeur général du Rwanda au Mali «<em>témoigne sans nul doute d’une volonté affirmée de partenariat fécond entre nos deux pays qui partagent quasiment les mêmes défis</em>» !

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<item>
<title>Subvention de céréales Kidal/Ménaka :  2,08 milliards F CFA évaporés entre deux ministères</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/subvention-de-cereales-kidal-menaka-208-milliards-f-cfa-evapores-entre-deux-ministeres-3002255.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 07 Dec 2022 11:11:02 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le ministère de l’Economie et des Finances et celui de l’Industrie et du Commerce sont à la base de subventions indues de denrées alimentaires au profit d’un opérateur économique. La valeur est estimée à 2,086 milliards de F CFA.</em></strong>

&nbsp;

Le rapport 2021 du Vérificateur général qui fait un gros plan sur la gestion du fonds Covid-19, a été remis au Président de la Transition, le mardi 29 novembre. Ce 10e rapport du Vérificateur général met en cause les ministères de l’Economie et des Finances et de l’Industrie et Commerce, dans la gestion du fonds Covid-19.

Le fonds débloqué par le gouvernement pour réduire l’impact de la Covid-19 sur les populations vulnérables, aussi appelé <em>fonds Covid-19</em>, n’a pas fini de révéler tous ses secrets. Ces deux ministères sont accusés d’avoir indument ordonné une dépense au profit d’un opérateur économique dont l’identité et le nom de sa société n’apparaissent pas dans le même rapport.

Selon le rapport, en dépit de la politique de subvention de l’Etat par le canal du Commissariat à la Sécurité alimentaire, le ministre de l’Economie et des Finances a ordonné par lettre confidentielle n°00609/MEF-SG du 19 mai 2020, sur demande de son homologue de l’Industrie et du Commerce, suivant lettre n°0055/MIC-SG du 11 mai 2020, une prise en charge des surcoûts liés à la vente de produits alimentaires à Kidal et à Ménaka sur 3 mois, en réponse à la Covid-19. Le hic est que Kidal et Ménaka avaient déjà bénéficié de plusieurs tonnes de céréales au même titre que les autres régions du centre et du nord, dans le cadre de la riposte à la Covid-19.

L’irrégularité constatée est que la subvention a été réglée avant la réalisation des ventes. L’opérateur économique n’a pas été en mesure de fournir la preuve de l’effectivité de la réalisation des ventes aux prix subventionnés dans les régions de Kidal et Ménaka. Au-delà de ces deux ministères, plusieurs autres structures publiques, parapubliques, des CHU, hôpitaux, etc. sont concernés par la gestion calamiteuse du fonds Covid-19.

Le montant total des irrégularités financières s’élève à 50,733 milliards de F CFA. Le rapport relatif aux différents manquements à l’orthodoxie financière constatés a été remis au procureur en charge du Pôle économique et financier. Il s’agit au total de 22 dossiers, transmis au procureur anti corruption.

A la réception du rapport axé sur les vérifications financières, administratives, de conformité et de performance, le chef de l’Etat, le Colonel Assimi Goïta, a mis en exergue l’initiative de l’exécutif  basée sur l’élaboration d’une stratégie nationale de lutte contre la corruption.

&nbsp;

<strong>Abdrahamane Dicko</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>CHU Point G :  764,91 millions de francs CFA carottés !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/chu-point-g-76491-millions-de-francs-cfa-carottes-3002159.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 07 Dec 2022 01:27:13 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Depuis la remise officielle du rapport du vérificateur général au président de la transition, les bandits à col blanc de l’administration publique se cherchent

Le cas que nous traitons concerne le CH Point G dont les malades de reins ne cessent de se plaindre dans la prise en charge des dialyses.

Dans ledit rapport, il ressort que le chef du service de néphrologie de cette structure sanitaire de haut niveau n’a pas pu justifier l’utilisation de consommables de dialyse en terme clair, 10 999 kits de dialyse ont pris d’autres chemins sous sa barbe alors que ses kits correspondant à l’écart entre le nombre de kits et solutions mis à sa disposition par le service de la pharmacie et le nombre de kits et solutions utilisés lors des séances de dialyse.

Tenez bien, le montant de cet écart  non justifié s’élève à 377,45 millions de francs CFA. Alors que le montant total de marchés de kits et solutions a été intégralement payé alors qu’un  stock de 84 756 consommables de dialyse, pour une valeur de 194,31 millions de FCFA, était disponible chez le fournisseur à la date du 16 septembre 2021 en violation des principes des marchés à commande qui s’exécutent au fur et à mesure des expressions de besoins et de l’émission des bons de commande. Le montant total des irrégularités sur les consommables de dialyse s’élève alors à 571,76 millions de FCFA.

L’Agent Comptable n’a pas reversé la part des produits issus de la vente des DAO destinée à l’ARMDS. Le montant total non reversé s’élève à 270 000 FCFA.

S’agissant du Contrôleur financier, il  a visé les pièces d’engagement et de paiement  des marchés sans vérifier les prix par rapport à la mercuriale en vigueur.

Il a apposé son visa sur les pièces d’engagement et de paiement de quatre (4) marchés de fourniture de climatiseur et de sucre alors que leur prix dépassait le prix maximum fixé par la mercuriale. Le montant  des dépassements s’élève à 9,69 millions de FCFA.

Et quand à la Commission de réception, elle a élaboré des procès-verbaux sans les supports justifiant la quantité des repas livrés au personnel de garde du CHU du Point G. Elle n’a pas pu fournir le nombre de plats livrés au personnel de garde sur la base duquel les procès-verbaux (PV) de réception ont été établis. De plus, les quantités de plats consignées sur les PV ne correspondent pas au nombre de jour hommes de garde. Ainsi, l’écart total entre le nombre de plats payé et le nombre de jours-hommes de garde s’élève à 304 185 plats pour un montant  total de 115,29 millions de FCFA.

Et dire qu’au Mali, ses pratiques continuent impunément et les  responsables auteurs de ses crimes se pavanent à l’enceinte du CHU Point G sans vergogne. Le procureur de pôle économique doit sévir et très rapidement.

<strong>Yattara Ibrahim</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Lutte contre la corruption : La stratégie nationale validée par les experts</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/lutte-contre-la-corruption-la-strategie-nationale-validee-par-les-experts-3002066.html</link>
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<pubDate>Tue, 06 Dec 2022 06:35:18 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le ministère de la refondation de l’Etat, chargé des relations avec les Institutions, en collaboration avec les partenaires techniques dont le PNUD, a organisé, du 29 novembre au 1er décembre 2022, dans un grand hôtel de la place, un atelier national de validation de la stratégie nationale de lutte contre la corruption. C’était sous la présidence du ministre de la refondation de l’Etat, chargé des relations avec les institutions, Pr. Ibrahim Ikassa Maïga.</strong>

L’objectif principal de cet atelier national est de valider le document de la Stratégie Nationale de Lutte contre la Corruption (SNLCC) au Mali ; d’analyser la version provisoire du document de la Stratégie Nationale de Lutte Contre la Corruption pour les dix années à venir et son plan d’actions triennal ; de valider les formulations faites:  la vision, les axes stratégiques, le plan d’action, le mécanisme de suivi-évaluation de la stratégie nationale; de finaliser la réflexion sur le dispositif institutionnel (ancrage) et le mécanisme de coordination à mettre en place (niveau national et si possible déconcentré) et de valider le projet de plan d’actions triennal.

Dans son intervention, le ministre Ikassa Maïga a fait savoir que depuis plusieurs décennies, de nombreuses initiatives ont été prises en matière de lutte contre la corruption. A l’en croire, cette abondance d’initiatives pousserait-elle à faire confirmer l’assertion selon laquelle « <em>Plus l'État est corrompu, plus les lois sont nombreuses.</em> ». « <em>Peu s’en est fallu sous nos cieux. Fort heureusement, sur le plan institutionnel, des avancées majeures ont été enregistrées avec la mise en place du Bureau du Vérificateur général et la création de l’Office Central de Lutte contre l’enrichissement illicite (OCLEI) </em>», a souligné le ministre.

Selon le ministre, ces deux structures sont venues renforcer les efforts déployés en matière de lutte contre la corruption et infractions assimilées par les Inspections sectorielles des départements ministériels, le Contrôle général des Services Publics, la Section des Comptes de la Cour Suprême, les Pôles économiques et financiers, etc. Cependant, il dira qu’aujourd’hui, les résultats obtenus, tant en matière de contrôle, de vérification, de déclaration de patrimoine des assujettis, que de répression de la fraude et de la corruption et de sensibilisation des populations, sont plus qu’encourageants. Plus loin, il a déclaré que ces avancées significatives ne doivent guère leur faire perdre de vue l’immensité de la tâche qui les attend.

Pour lui, ce combat, grâce à la détermination des hautes autorités de la transition, est à leur portée, du fait qu’il y a un arsenal juridique éprouvé en la matière, des organes crédibles, une volonté politique affirmée en faveur de la transparence et un peuple en éveil. « <em>Il nous manquait, justement, une stratégie coordonnée et consensuelle pour mutualiser les efforts des organes, de la société civile, des partenaires au développement et des populations en vue d’améliorer l’efficacité de notre action </em>», a précisé le Pr. Ikassa Maïga.

Selon lui, en se dotant d’une Stratégie nationale de lutte contre la corruption, le Mali aura désormais toutes les cartes en main, pour faire échec à l’opacité dans la gestion des affaires publiques, la concussion, le népotisme, les pratiques illicites, frauduleuses voire criminelles de gains de diverses natures pour un profit personnel au détriment du trésor public et de l’amélioration des conditions de vie des populations.

Par ailleurs, il dira que l’élaboration et la mise en œuvre d’une stratégie nationale de lutte contre la corruption constituaient l’un des objectifs identifiés par l’axe 4 du Plan d’action du gouvernement consacré à la promotion de la bonne gouvernance. Et qu’aujourd’hui, cet objectif est sur le point d’être atteint grâce à la détermination des acteurs qui y travaillent depuis le 13 octobre 2021, date à laquelle le comité de pilotage composé des représentants des structures de l’Etat, a été chargé de coordonner le processus d’élaboration de la Stratégie nationale de lutte contre la corruption.

Le Représentant du Système des Nations Unies a déclaré lors de son allocution que la corruption est un phénomène qui affecte beaucoup de pays et qui a un effet direct sur le développement et le bien-être des populations.  Selon lui, cette problématique est aussi bien présente au Mali et qu’elle semble s’être renforcée ultérieurement à cause de l’instabilité politique et de la crise multidimensionnelle que traverse depuis quelques années le pays. Pour lui, cette activité contribue donc directement à la réalisation des objectifs fixés par la charte de la transition.

Pour le représentant, c’est un privilège pour le système des Nations Unies d’appuyer le Ministère de la Refondation et le comité de pilotage dans ce processus d’élaboration et de validation de la stratégie nationale de lutte contre la corruption qui arrive aujourd’hui à sa phase finale. « <em>Notre accompagnement à ce processus s’inscrit dans le cadre du Programme d’appui à la Stabilisation du Mali à travers le renforcement de l’État de Droit (PROSMED)</em> », a conclu le représentant du système des Nations Unies.

<strong>O B. Dramé</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Projet de  Stratégie Nationale de Lutte contre la Corruption, sa validation au cœur des échanges</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/projet-de-strategie-nationale-de-lutte-contre-la-corruption-sa-validation-au-coeur-des-echanges-3001738.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 03 Dec 2022 15:35:25 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="yiv7469501370ydp6365c21dmsonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><b><span style="font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Le ministre de la Refondation de l’Etat chargé des Relations avec les Institutions,  M. Ibrahim Ikassa Maïga a présidé le mardi 29 novembre 2022 à  Bamako l’ouverture des travaux de l’atelier national de validation du document portant Projet de Stratégie nationale de lutte contre la corruption et son plan d’action.</span></b></p>
<p class="yiv7469501370ydp6365c21dmsonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white;background-image: initial;background-position: initial;background-size: initial;background-attachment: initial"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">La lutte contre la corruption est une priorité pour l’Etat du Mali et ses partenaires.  L’élaboration et la mise en œuvre d’une stratégie nationale de lutte contre la corruption est l’un des objectifs de  l’axe 4 du Plan d’action du gouvernement  consacré à la promotion de la bonne gouvernance. Elle vient renforcer la lutte contre la corruption et  selon le ministre  MaÏga  à travers ce document  le Mali aura  en main toutes les cartes nécessaires pour combattre l’opacité de la corruption dans la gestion des affaires publiques ainsi que les autres pratiques illicites.  </span></p>
<p class="yiv7469501370ydp6365c21dmsonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white;background-image: initial;background-position: initial;background-size: initial;background-attachment: initial"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Rappelant les  initiatives nationales en  la matière, le ministre de la Refondation, notera que  depuis plusieurs décennies de nombreuses initiatives ont été prises en matière de lutte contre la corruption. Parmi lesquelles il  cite : la tenue en 2008 des Etats généraux sur la corruption et la délinquance financière ; l’adoption en octobre 2012 du document de Stratégie Nationale de Lutte contre le Blanchiment d’Argent et le Financement du Terrorisme ;  l’adoption de la loi n°2014-015 du 27 mai 2014 portant prévention et répression de l’enrichissement illicite ; l’adoption en janvier 2016 du Document cadre de politique nationale de transparence dans l’Administration et la vie publique. Et d’ajouter qu’ il nous manquait, justement, une stratégie coordonnée et consensuelle pour mutualiser les efforts des organes, de la société civile, des partenaires au développement et des populations en vue d’améliorer l’efficacité de notre action.  Car si aujourd’hui, les résultats obtenus, tant en matière de contrôle, de vérification, de déclaration de patrimoine des assujettis, que de répression de la fraude et de la corruption et de sensibilisation des populations, sont plus qu’encourageants,  ils ne doivent guère nous faire perdre de vue l’immensité de la tâche qui nous attend, a fait savoir le ministre Ibrahim. I. Maïga. Qui a tenu à rappeler l’engagement des hautes autorités dans ce sens . « <i>Le Président de la Transition, son Excellence le Colonel Assimi GOITA, a constamment marqué son attachement à  la promotion d’une gouvernance vertueuse en général et à la lutte contre la corruption, en particulier </i>», a –t-il déclaré.  Quant aux partenaires notamment le représentant résident du PNUD, MMaleye Dio et</span></p>
<p class="yiv7469501370ydp6365c21dmsonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white;background-image: initial;background-position: initial;background-size: initial;background-attachment: initial"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif';color: black">la représentante de l’ Ambassade des Pays-Bas, Mme Willemujn Van Lelyvel , tous deux ont  dénoncé  la corruption un fléau qui gangrène le monde et rappelé  leur engagement dans sa lutte. Car comme l’a déclaré   Mme Lelyved il s’agit d’une question de bonne gouvernance balise du  développement durable.   C’est dans cette optique que le Mali se dote de mécanisme efficace pour  se mettre toutes les chances de son côté pour bouter le phénomène hors de ses frontières. Et il a le soutien de ses partenaires pour y parvenir, un accompagnement réaffirmé  le représentant du PNUD et de  l’ Ambassades des Pays-Bas.
<b>Khadydiatou SANOGO/maliweb.net</b></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Présumé coupable d&amp;apos;une délinquance financière portant sur 10 milliards de fcfa du fonds covid&#45;19 :  Les nuages s&amp;apos;amoncellent sur la tête de Youssouf Bathily</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/presume-coupable-dune-delinquance-financiere-portant-sur-10-milliards-de-fcfa-du-fonds-covid-19-les-nuages-samoncellent-sur-la-tete-de-youssouf-bathily-3001612.html</link>
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<pubDate>Sat, 03 Dec 2022 01:44:44 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le juge ne s'est même pas prononcé sur le montant de la caution que Youssouf Bathily, président de la Chambre de commerce et d'industrie du Mali (CCIM), présumé coupable d'une délinquance financière portant sur 10 milliards de F CFA du fonds Covid-19, se débat du fond de sa cellule à la Maison centrale d'arrêt (MCA) de Bamako pour obtenir une mise en liberté provisoire afin de garder son fauteuil de président de la Chambre.

Les textes de la Chambre de commerce et d'industrie du Mali sont clairs en la matière : une absence prolongée du président conduit à l'intérim, assuré par le 1er vice-président, en l'occurrence Madiou Simpara, qui semble jouir du soutien de ses mandants. A défaut, il est prévu une nouvelle élection pour élire un nouveau président.  D'où l'agitation de M. Bathily qui, présentement, met des pieds et des mains pour obtenir la liberté provisoire. Cependant, l'intéressé n'est pas au bout de ses peines quand on sait que le dossier dans lequel il est incriminé est surveillé comme le lait sur le feu en haut lieu. Les éclaircissements demandés à l'Etat par l'Union nationale des travailleurs du Mali (UNTM) sur la gestion du fonds Covid font partie des doléances incompressibles de la centrale historique. A l'heure du bouillonnement du front social, il ne viendrait à l'esprit de personne de susciter la colère de l'UNTM par une mesure d'assouplissement ou de clémence en faveur d'un suspect dans la gestion du fonds Covid-19.

Réputé peu généreux, M. Bathily ne devrait pas voir les nuages se dissiper de sitôt sur sa tête.  Son nom est cité aujourd’hui dans d’autres sales affaires.<strong>     </strong>

<strong>                                                                                 </strong>

<strong> El hadj A. B. HAIDARA</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le vérificateur général, Samba  Alhamdou Baby lors de la remise du rapport 2021 à Assimi Goïta :  &amp;quot;De 50 en 2020, les saisines reçues par  le Bureau sont passées à 64 en 2021&amp;quot;</title>
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<pubDate>Sat, 03 Dec 2022 01:34:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>"33 missions dont 20 vérifications financières et de conformité; </strong>

<strong>4 vérifications de performance ; 8 vérifications de suivi des recommandations; 1 évaluation de politique publique"</strong>

<strong><em>Mardi 29 novembre 2022, le Vérificateur général, Samba Alhamdou Baby, a officiellement remis son rapport 2021 au Président de la Transition, le Colonel Assimi Goïta. Selon lui, le BVG a reçu 64 saisines en 2021 contre 50 en 2020. Sur les 64 saisines, 23 ont fait l'objet de programmation de missions de vérification financière, 5 ont été classées et 36 sont en cours de traitement.  Ce n'est pas tout. Le BVG a également reçu 16 dénonciations dont un dossier a fait l'objet de l'ouverture d'une information judiciaire au niveau d'un cabinet d'instruction du Pôle Economique et Financier ; 6 dossiers sont en enquête préliminaire ; 9 dossiers sont en cours de traitement au Parquet du Pôle Economique et Financier. Cette cérémonie de remise du rapport 2021 s'est déroulée en présence de plusieurs personnalités dont le Premier ministre par intérim, le Colonel Abdoulaye Maïga, et les membres du gouvernement. On notait aussi la présence de l'Auditeur Général du Rwanda, Alexis Kamuhire. Nous vous publions le discours intégral du Vérificateur Général, Samba Alhamdou Baby. </em></strong>

<strong>Excellence Monsieur le Président,</strong>

Devenue traditionnelle, la cérémonie qui nous réunit ce jour et qui consacre la remise solennelle du Rapport annuel du Vérificateur Général est un évènement hautement symbolique. En effet, elle marque un moment inédit de porter à la très haute attention de Son Excellence Monsieur le Président de la Transition, Chef de l'Etat, la synthèse des observations, analyses, critiques et suggestions formulées au compte de l'année 2021. Il s'agit également du couronnement d'une année de vérification et d'évaluation de politique publique ayant concerné d'importants domaines et structures publiques.

Je voudrais donc vous renouveler notre profonde reconnaissance et notre sincère gratitude pour l'occasion que vous nous offrez, ici, de remplir cette exigence légale. Le personnel du Bureau et moi-même en sommes fièrement honorés et nous vous en remercions très vivement.

Aussi, voudriez-vous me permettre de vous adresser mes sincères félicitations pour les efforts inlassables et multiformes que vous déployez au quotidien pour faire face aux innombrables défis auxquels notre Nation est confrontée.

Je voudrais également, dans ces propos préliminaires, exprimer toutes mes pensées, en souvenir des victimes de l'insécurité et du terrorisme ; qu'il s'agisse des militaires ou civils, nationaux ou étrangers. Aux blessés des actes de terrorisme, j'adresse mes souhaits ardents de prompt rétablissement.

<strong>Excellence Monsieur le Président,</strong>

Permettez-moi de saluer la présence, parmi nous, en terre africaine du Mali de l'Auditeur Général du Rwanda, Monsieur Alexis KAMUHIRE, qui a bien voulu répondre à notre invitation, malgré un agenda extrêmement chargé. Sa présence témoigne de la volonté du Bureau du Vérificateur Général du Mali de s'approprier des meilleures pratiques de gestion de finances publiques, domaine dans lequel plusieurs analystes convergent sur la dimension éprouvée de l'expérience du Rwanda dans ce domaine. Merci infiniment, Monsieur l'Auditeur Général et cher Alexis KAMUHIRE.

<strong>Excellence Monsieur le Président,</strong>

Le Rapport annuel 2021, objet de la présente cérémonie, est le fruit d'une analyse approfondie se fondant non seulement sur la cartographie des risques et l'importance des secteurs d'activités des entités, mais également sur les saisines reçues des citoyens, des organisations de la société civile et surtout du Gouvernement. Il s'articule autour de 33 missions qui ont concerné des services centraux, des organismes personnalisés, des Collectivités Territoriales, une politique publique ainsi que la gestion des fonds COVID-19. Ces missions se répartissent entre :

<strong>-      vingt (20) vérifications financières et de conformité ;</strong>

<strong>-      quatre (4) vérifications de performance ;</strong>

<strong>-      huit (8) vérifications de suivi des recommandations ;</strong>

<strong>-      une (1) évaluation de politique publique.</strong>

Elles ont couvert essentiellement les domaines de la Santé, des Transports, de l'Education, de la Décentralisation, de l'Energie et de l'Eau, des Mines, du Développement rural, des Technologies de l'Information et de la Communication.

<strong>Excellence Monsieur le Président,</strong>

Ces différentes vérifications et évaluation offrent un tableau moins luisant de la gestion des secteurs concernés.

D'abord, les vérifications financières et de conformité.

Les 20 missions de vérification financière et de conformité ont mis en relief des faiblesses concernant la gestion administrative et financière dans les administrations publiques et les Collectivités. Elles ont décelé, d'une part, des irrégularités administratives relevant des dysfonctionnements du contrôle interne et, d'autre part, des irrégularités financières.

Les irrégularités administratives feront l'objet de vérifications de suivi des recommandations par le Bureau.

Quant aux irrégularités financières, elles ont fait l'objet de transmission et de dénonciation aux autorités judiciaires et la Direction Générale du Contentieux de l'Etat a été tenue en ampliation pour la défense des intérêts de l'Etat.

En 2021, le Bureau a transmis 18 dossiers au Président de la Section des Comptes de la Cour Suprême et dénoncé 22 dossiers aux Procureurs de la République près les Tribunaux de Grande Instance de la Commune III du District de Bamako, de Kayes et de Mopti, chargés des Pôles Economiques et Financiers.

La situation des dénonciations se présente comme suit :

- seize (16) dossiers au Procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance de la Commune III du District de Bamako, chargé du Pôle Economique et Financier ;

- cinq (5) dossiers au Procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance de Kayes, chargé du Pôle Economique et Financier ;

-      un (1) dossier au Procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance de Mopti, chargé du Pôle Economique et Financier.

Des exemplaires des 22 dossiers ont été transmis au Directeur Général du Contentieux de l'Etat pour suivi et défense des intérêts de l'Etat.

En ce qui concerne les suites judiciaires des dossiers transmis et dénoncés par le Bureau aux autorités judiciaires, le Président de la Section des Comptes de la Cour Suprême a communiqué, par écrit, au Bureau la situation des suites judiciaires des 18 transmissions reçues. Elle se présente comme suit :

<strong>- quatre (4) dossiers ont été déférés au Parquet Général de la Cour Suprême ;</strong>

<strong>- quatorze (14) dossiers ont fait l'objet d'examen par les chambres compétentes. </strong>

S'agissant du Procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance de la Commune III du District de Bamako, chargé du Pôle Economique et Financier, il a fait parvenir par écrit au Bureau la situation des suites judiciaires des 16 dénonciations reçues au titre de l'année 2021. Ainsi :

<strong>- un (1) dossier a fait l'objet de l'ouverture d'une information judiciaire au niveau d'un cabinet d'instruction du Pôle Economique et Financier;</strong>

<strong>- six (6) dossiers sont en enquête préliminaire ;</strong>

<strong>- neuf (9) dossiers sont en cours de traitement au Parquet du Pôle Economique et Financier.</strong>

<strong>Concernant le Pôle Economique et Financier près le Tribunal de Grande Instance de Kayes : </strong>

- un (1) dossier est programmé pour être jugé ;

- deux (2) dossiers ont fait l'objet de l'ouverture d'une information judiciaire au niveau des cabinets d'instruction du Pôle Economique et Financier ;

- un (1) dossier est en enquête préliminaire ;

-un (1) dossier est en cours de traitement au Parquet du Pôle Economique et Financier.

Enfin, suite au seul dossier de dénonciation qu'il a reçu au titre de l'année 2021, le Procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance de Mopti, chargé du Pôle Economique et Financier, a transmis ledit dossier à la Brigade d'Enquête Financière du Pôle aux fins d'enquête préliminaire. Il s'agit là d'une situation qui a présentement évolué par rapport à la date de collecte des données.

Ce résultat est le fruit de la forte synergie engagée entre les autorités judiciaires et le Bureau, suite notamment à l'adoption et à la promulgation de la nouvelle loi régissant le Vérificateur Général.

Ensuite, les vérifications de performance.

Les quatre (4) missions de vérification de performance ont relevé des déficiences non seulement dans le pilotage stratégique, mais aussi, dans la gestion opérationnelle des structures contrôlées, toutes choses qui ont entamé l'efficacité, l'économie et l'efficience des activités des structures concernées.

Dans plusieurs cas, les différents acteurs de la gouvernance n'assument pas pleinement leurs rôles et responsabilités, une situation qui agit négativement sur l'atteinte des résultats escomptés. En outre, les diligences de suivi-évaluation des activités ou de reddition des comptes restent largement en deçà du souhaitable.

S'agissant des vérifications de suivi de la mise en œuvre des recommandations, au nombre de 8, elles ont porté sur les recommandations de vérifications réalisées en 2017 et en 2019. Ces missions totalisent 122 recommandations sur lesquelles 25 sont non applicables. Ainsi, l'évaluation des 97 recommandations applicables a donné les résultats ci-après :

<strong>- 51 entièrement mises en œuvre, soit 52% ;</strong>

<strong>- 24 partiellement mises en œuvre, soit 25% ;</strong>

<strong>- 22 non mises en œuvre, soit 23%.</strong>

L'analyse par entité révèle que la Commune Urbaine de Ségou, l'Agence Malienne de Radioprotection et le suivi des procédures concernant les Etablissements privés d'enseignement fondamental et secondaire dans le District de Bamako et la Région de Koulikoro, relevant du Ministère de l'éducation Nationale, ont réalisé des taux inférieurs à la moyenne de 52% avec respectivement 44%, 34% et 27%. Par contre, la Collectivité Cercle de Ségou et la Commune Urbaine de Kayes ont réalisé des taux satisfaisants supérieurs à la moyenne.

Globalement, il est souhaitable, en plus des suites réservées aux dénonciations et transmissions aux autorités judiciaires concernant les irrégularités financières, qu'une attention particulière soit accordée à  l'application effective des sanctions administratives et disciplinaires.

<strong>Excellence Monsieur le Président,</strong>

En plus de ces vérifications, le Bureau a conduit pour la deuxième fois consécutive une évaluation de politique publique. Ainsi, après la première qui a porté sur la composante 1 <strong>"Santé et Hygiène Publique"</strong> du Programme de Développement Socio-Sanitaire (PRODESS) - Phase III, la deuxième évaluation s'est intéressée à la Composante 3 du même programme <strong>"Femme, Enfant et Famille".</strong> Elle a concerné la pertinence, l'efficacité et les effets du Programme sur les populations pendant la période de 2014 à 2018.

A l'analyse, les systèmes de santé semblent mieux répondre aux besoins des femmes et des enfants du fait des mécanismes mis en place. Les conditions de collaboration entre les départements créées par le PRODESS III ont contribué à rendre les centres de santé plus à l'écoute des femmes qui, rassurées les fréquentent plus. En outre, les femmes sont incitées à participer davantage à la prise de décision sur le système de santé, dans le cadre de la gestion communautaire. Elles s'intéressent plus au développement de leurs centres et s'investissent pour la bonne marche de ceux-ci. Leur niveau d'implication leur a valu des postes de responsabilité au niveau des organes de gestion dans certains cas. Le programme a également contribué à la réduction des mariages précoces et forcés grâce à l'implication de beaucoup d'acteurs y compris les enseignants et les élèves.

Toutefois, les réels changements de pratiques nécessitent sans doute plus de temps et d'efforts soutenus.

<strong>Excellence Monsieur le Président,</strong>

Ces vérifications et évaluation de l'année 2021 sont largement inspirées des saisines. De 50 en 2020, les saisines reçues par le Bureau sont passées à 64 en 2021. Cet accroissement du nombre de saisines témoigne de l'intérêt que les saisissants ont pour le Bureau. Ces saisines proviennent du Gouvernement, des citoyens et des associations de lutte contre la  corruption et la délinquance économique et financière. Elles sont relatives à la gestion des services, des organismes publics et des Collectivités Territoriales.

Les suites réservées aux 64 saisines reçues par le Vérificateur Général au cours de l'année 2021 se présentent ainsi qu'il suit :

- vingt-trois (23) ont fait l'objet de programmation de missions de vérification financière ;

- cinq (5) ont été classées ;

- trente-six (36) sont en cours de traitement.

<strong><em>Excellence Monsieur le Président,</em></strong>

Le Bureau du Vérificateur Général continue sa dynamique partenariale. C'est dans ce cadre que certains partenaires ont décidé de soutenir le Bureau, à travers des appuis multiformes.  Je voudrais à cet effet, avec votre permission, remercier vivement la Coopération Canadienne, la Délégation de l'Union Européenne, la Banque Mondiale, le Pays Bas et le Consortium Banque Mondiale, Pays-Bas, Suisse et Agence Française de Développement.

Je voudrais également remercier la Section des Comptes de la Cour Suprême, les Pôles Economiques et Financiers, le Conseil National de la Société Civile et tous les autres acteurs intervenant dans la chaine de la lutte contre la corruption et la délinquance économique et financière. Je voudrais enfin saluer et remercier le Gouvernement de notre Pays, à travers notamment le Ministère de l'Economie et des Finances, pour l'appui financier constant apporté au Bureau et qui lui a permis d'améliorer ses capacités logistiques et professionnelles et conduire ses missions de vérification et d'évaluation dans un contexte économique assez difficile.

<strong>Excellence Monsieur le Président,</strong>

Nous ne saurions terminer sans vous renouveler nos très sincères remerciements et vous exprimer tout notre engagement à remplir convenablement notre mission.

Je voudrais particulièrement remercier le Gouvernement et saluer vivement votre vision de la lutte contre la corruption et la délinquance économique et financière qui nous permet de mettre en œuvre des stratégies efficaces grâce notamment aux dispositions pertinentes de la nouvelle loi régissant le Vérificateur Général. C'est sur ces mots de remerciement que j'ai l'insigne honneur et l'agréable plaisir de vous demander qu'il vous plaise, Excellence Monsieur le Président, bien vouloir recevoir le rapport annuel 2021.]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Mandat dépôt contre le Président du CCIM:  Youssouf Bathily coupable ou victime de son dévouement</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/mandat-depot-contre-le-president-du-ccim-youssouf-bathily-coupable-ou-victime-de-son-devouement-3001474.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 02 Dec 2022 01:25:20 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Youssouf Bathily, Président de la Chambre de commerce et d'industrie du Mali (CCM) a été placé sous mandat de dépôt depuis le mercredi 23 novembre 2022 avec son Secrétaire général Cheick Oumar Camara, et son comptable, Lamine Sacko par le Procureur du Pôle économique et financier, près le tribunal de Grande instance de la Commune Ill de Bamako. Ils sont accusés « d'atteinte aux biens publics »

Cette arrestation est pour le moins curieuse. En effet, le rapport du Bureau du vérificateur général sur la gestion des ressources de l'État utilisées dans le cadre de la lutte contre la COVID-19 (exercice 2020), publié en septembre 2021, ne démontre nulle part que le Président de la CCIM et ses collaborateurs ont détourné des fonds.

Au contraire, il s'est agi plutôt d'irrégularités financières par rapport à l'achat des masques. Intervenu sans appel d'offres ; ce qui, il est vrai, est contraire aux lois de finances et au code de procédure des marchés publiques du Mali.

Ce qui explique, également, que les fournisseurs qui ont reçu le marché des 20 millions de masques n'ont versé les droits d'enregistrement et la redevance de régulation des marchés publics au Trésor public du Mali. Raison pour laquelle l'équipe de vérification a valorisé les montants des droits d'enregistrement que les fournisseurs devraient payer au trésor public à la somme de 378 087 500 FCFA selon la valeur marchande des masques.

Chose bizarre, le rapport du vérificateur évoque les fournisseurs au lieu du Président de la CCIM; ce qui démontre que la CCIM est considérée comme l'ordonnateur du marché: et normalement c'était le rôle des fournisseurs d'aller se faire enregistrer au Trésor public du Mali et payer les droits d'enregistrement. En résumé, la CICM n'est pas fauteur juste simplement, elle n'a pas respecté les procédures des marchés publics.

<strong>Comment donc expliquer les déboires du Président de la CCIM Youssouf Bathily et ses collaborateurs? </strong>

Dans cette affaire d'achat des 20 millions de masques, il importe de préciser que: le Président Yousouf Bathily a été contraint par le Président défunt IBK et son Pm Boubou Cissé, vu le temps imparti, d'user de tous ses moyens, pour fournir au Mali des masques dans un bref délai y compris en passant outre la procédure d'appel d'offres, qui requiert plus de temps. L'objectif étant que les élections législatives maliennes du 29 mars et 19 avril 2020 puissent se tenir ; de même que la rentrée scolaire et universitaire 2020-2021.

On peine donc à comprendre qu'un citoyen qui s'est autant dévoué, soit écroué avec ses collaborateurs à la maison centrale de correction de Bamako. De fait, l'homme est victime de son dévouement

Nulle part, une fois de plus, le rapport du vérificateur General n'évoque des détournements de fonds par la CCIM. Il constate, par ailleurs. que les dépenses ont été effectuées pour l'achat de 20 millions de protection anti-COVID-19 dans le cadre du programme présidentiel « Un Malien - un masque » à un coût total de 10 942 500 000 FCFA.

Quoi qu'il en soit, ce que l'on peut reprocher à Youssouf Bathily et ses deux collaborateurs, c'est, peut-être une, forme de légèreté dans la procédure d'achat des masques; mais aucunement un détournement de deniers publics.

&nbsp;

<strong>Bokoum Abdoul Momini/maliweb.net</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mise sous mandat de dépôt du président de la CCIM et de deux de ses collaborateurs : Méprise ou mauvaise appréciation, attention à l’erreur de justice !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/mise-sous-mandat-de-depot-du-president-de-la-ccim-et-de-deux-de-ses-collaborateurs-meprise-ou-mauvaise-appreciation-attention-a-lerreur-de-justice-3001512.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/mise-sous-mandat-de-depot-du-president-de-la-ccim-et-de-deux-de-ses-collaborateurs-meprise-ou-mauvaise-appreciation-attention-a-lerreur-de-justice-3001512.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 02 Dec 2022 00:29:17 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le National</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Cela fait maintenant une semaine, depuis le 23 novembre, que Youssouf Bathily, le très entreprenant président de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Mali (CCIM), et deux de ses proches collaborateurs,</strong> <strong>Cheick Oumar Camara et Lamine Sacko, respectivement Secrétaire général et comptable de l’institution consulaire, croupissent à la Maison Centrale d’Arrêt  de Bamako dans l’affaire dite des fonds du Covid-19. Depuis cette mise sous mandat de dépôt qui ne cesse de défrayer la chronique, le monde des affaires et aussi le landerneau politique sont traversés par de multiples questionnements. Le rapport du bureau du Vérificateur général à la base de la poursuite est retourné dans tous les sens pour déceler d’éventuelles failles. Normal puisque Youssouf Bathily n’est pas n’importe qui : il est connu comme un homme d’affaires particulièrement avisé, sérieux et honnête, qui, au-delà de sa personne, a toujours eu grand souci du secteur privé et du Mali.</strong>

<strong>*</strong>Dans l’affaire, deux choses ne souffrent d’aucun doute. La première est que tout le monde sait que le bureau du Vérificateur général investigue selon des règles précises de gestion, de comptabilité, de passation des marchés, en suivant les conséquences qui doivent être absolument traçables dans les livres d’opérations. La deuxième est qu’il ne viendra à l’esprit de personne de vouloir défendre les manquements aux bonnes procédures. Mais ces deux positions suffisamment claires et incontournables, l’opinion publique, non pas seulement les citoyens lambda, mais aussi de nombreux chevronnés des questions économiques et financières, se demandent si le rapport du bureau du Végal a tenu de l’exceptionnel, c’est-à-dire des autorisations ad hoc qui ont prévalu dans la gestion des fonds Covid-19 en 2020. Le magistrat, en l’occurrence le Procureur en charge du Pôle économique et financier de la commune III,  contraint lui aussi au respect des règles en vigueur, peut ne pas s’accommoder des facilités accordées officiellement dans l’urgence par le président de la République et le chef du gouvernement en matière de procédures de décaissement et d’inscriptions légales des opérations. Or, se référant (se fondant donc) sur un discours à la nation prononcé le vendredi, 10 avril 2020, par le Président Ibrahim Boubacar Keïta, le Premier ministre, Boubou Cissé, avait adressé sept jours après, le 17 avril 2020, une lettre confidentielle à madame le ministre délégué auprès du ministre de l’Economie et des Finances, c’est-à-dire lui-même puisqu’il cumulait les deux fonctions de Premier ministre et de ministre de l’Economie et des Finances). Autrement dit, IBK, le président de la République, et son Premier ministre, chef du gouvernement et non moins ministre de l’Economie et des Finances, sont, en tant qu’autorités au niveau supérieur, ceux-là qui ont autorisé d’enjamber les procédures avec célérité afin que les élections législatives auxquelles ils tenaient comme à la prunelle de leurs yeux se tiennent qu’ils voulaient, peu importe que les règles soient respectées ou pas. On se souvient toujours de la malencontreuse affirmation du Premier ministre d’alors, qui a eu au moins sept jours pour se concerter avec son Président, disant « Covid-19 ou pas, les élections législatives se tiendront ». Or, la lettre confidentielle du 17 avril 2020 mettait particulièrement l’accent sur l’exonération  (« - exonérer droits et taxes les produits sanitaires et pharmaceutiques entrant dans le cadre dans la lutte contre le Covid-19… ».   Quand le président de la République et son Premier ministre, qui est en plus le ministre de l’Economie et des Finances ordonnent prestement l’exonération sur des produits dans un contexte particulier, ils en portent l’entière responsabilité. Ceux qui s’y conforment ne sont rien de moins que comme  des soldats qui reçoivent des ordres particuliers.

Or, selon l’opinion de beaucoup, il y a dans l’affaire une différence dans l’interprétation des règles de procédure de passation des marchés selon que l’on soit de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Mali ou selon la rigueur de la démarche suivie par le bureau du Végal ou la perception non moins professionnelle du magistrat. Dans tous les cas, dès lors qu’il existe bien une instruction confidentielle autorisant l’exonération aux opérateurs engagés dans la lutte contre le Covid-19,  il est difficile de faire l’impasse sur l’esprit de cette lettre confidentielle du Premier ministre qui est, ipso facto, la cause de l’imbroglio.

En 2020, c’est effectivement et indéniablement dans cet esprit que, dans le cadre du « Plan de riposte économique et social contre la Covid-19 », la Primature a alloué des fonds à plusieurs structures publiques et parapubliques. La Chambre de Commerce et d’Industrie du Mali (CCIM) en a bénéficié pour l’achat de 20 millions de masques anti-Covid-19 pour prendre une part importante dans le programme présidentiel <em>«Un Malien, un masque</em> ». La raison ? Sans doute parce que la CCIM, en tant que tremplin des opérateurs privés, est la structure appropriée pour agir dans l’urgence. Et c’est parce que, aussi, le Président de la CCIM, Youssouf Bathily est connu pour ses capacités de négociation et pour son carnet d’adresses bien fourni. C’est pourquoi il convient et il urge de réexaminer avec minutie  rapport du Végal sur la gestion des fonds alloués à toutes les structures publié le 13 juin 2021, et transmis à la justice, dans lequel le Vérificateur général indique avoir décelé des irrégularités financières d’un montant de 10 942 500 000 F CFA dans l’achat des masques effectué par l la CCIM. Ce qui a valu à Youssouf Bathily et à ses deux collaborateurs directs d’être convoqués par le Pôle économique et financier de Bamako et ensuite placés en garde à vue, pour être finalement mis sous mandat de dépôt et envoyés illico dare-dare à la Maison Centrale d’Arrêt de Bamako. Il s’avère bien pourtant que les protagonistes dans cette affaire n’ont pas eu la même façon d’interpréter les règles de procédures de passation de marché de la Ccim en raison, justement, d’une instruction confidentielle du Chef de l’Etat et du Chef du gouvernement.

S’il y a méprise, voire différence d’interprétation, il importe d’éviter de commettre l’erreur judiciaire. Youssouf Bathily et ses collaborateurs peuvent être bien exhibés comme de formidables trophées dans la lutte contre la corruption et la délinquance financière, mais s’il s’avère demain que c’est dans la hâte qu’il n’a pas été tenu compte de l’exonération sur la base de laquelle ils ont agi, le préjudice, moral et social, sera énorme pour eux, et on aura brisé des acteurs innocents qui n’auront joué que selon une opportunité offerte par le président de la République et son Premier ministre. Il s’y ajoute que de vrais délégués, véritables fossoyeurs de l’Etat, se la coulent douce, narguant même l’opinion publique, et ne manquent d’actionner les syndicats, les centrales en l’occurrence, chaque fois que la justice veut les rattraper.

Youssouf Bathily n’est pas n’importe qui. En mars 2022, il y a seulement huit mois, c’est lui qui, au nom de son institution, a accompagné   le Premier ministre, chef du gouvernement, Dr. Choguel Kokalla Maïga, à Doha (Qatar), à la tête d’une importante délégation. La Chambre de Commerce et d’Industrie du Mali (CCIM) avait été en vedette au cours de ce voyage qui a été, pour les opérateurs économiques de notre pays une véritable aubaine. En effet, un protocole d’accord signé par M. Bathily avait consacré entre Qataris et Maliens plusieurs opportunités d’affaires.  On citera, entre autres : le secteur de l’agriculture et l’agro-industrie, le textile (le Mali est premier producteur du coton en Afrique subsaharienne), l’élevage (Mali le cheptel occupe la 2<sup>ème</sup> place après le Nigeria en bétail sur pieds),  le commerce et les services connexes, les mines (le Mali est 2<sup>ème</sup> producteur d’or après le Ghana) ;  les énergies, l’eau potable, le gaz, les industries manufacturières, les industries du bâtiment et des travaux publics, le tourisme et l’hôtellerie, les transports, les télécommunications, les services financiers ; les caisses d’épargnes et les banques, les nouvelles technologies de l’information, les industries artistiques et culturelles, le ciment dont le clinker, principale matière première, est   disponible à ciel ouvert dans beaucoup de zones au Mali, la formation professionnelle, la liste n’est pas exhaustive. Un mois après cette belle moisson, l’opportunité lui sera offerte de se rendre en Guinée, avec  Abdoulaye Diop, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, qui y conduisait une délégation officielle comprenant Alousséni Sanou, ministre de l’Economie et des Finances, et Madame DEMBELE Madina SISSOKO, ministre des Transports et des Infrastructures. Il négociera avec talent au profit du Mali une importante livraison de carburant dont le pays était en attente fébrile. Par son entremise d’homme d’affaires averti, la négociation a été en effet engagée avec les autorités guinéennes pour céder au Mali quatre millions de litres de gasoil de leur stock. L’esprit de fraternité prévalant par ces temps d’hostilité à l’égard du Mali, la partie guinéenne ne rechignera pas, elle accélère même la conclusion du contrat. Ainsi, la SONAP (Société Nationale du Pétrole de Guinée) met les bouchées doubles pour vendre à son homologue du Mali, la SOMAPP (Société Malienne des Produits Pétroliers), les quatre millions de litres de gasoil. Ce n’est pas tout. La société guinéenne offre en plus 52 de ses citernes pour acheminer à Bamako, en deux voyages aller-retour, la précieuse quantité de carburant. En deux semaines, l’opération, contrôlée de bout en bout par Youssouf Bathily, a été exécutée à la grande satisfaction de la partie malienne.

Cette bouffée d’oxygène insufflée à EDM-sa, qui consomme un million de litres de gasoil par jour, était arrivé au bon moment. Elle aura coûté deux fois 800 millions FCFA pour la première phase et autant pour la seconde, soit 3,2 milliards FCFA, une importante somme qui vaut autant le sacrifice consenti. Tel se présente, dans l’opinion publique nationale, Youssouf Bathily, aujourd’hui privé de sa liberté.

<strong>Salifou Cissé   </strong>

<strong>Luc Sidibé</strong>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Gestion du fonds Covid&#45;19 :  Le Président de la CCIM et ses hommes en prison… plus de 10 milliards FCFA de marchés frauduleux attribués…</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/gestion-du-fonds-covid-19-le-president-de-la-ccim-et-ses-hommes-en-prison-plus-de-10-milliards-fcfa-de-marches-frauduleux-attribues-3001283.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 01 Dec 2022 01:35:50 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le 23 novembre dernier, le Président de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Mali </strong><strong>(CCIM), Youssouf Bathily et 2 de ses proches collaborateurs, Cheick Oumar Camara et Lamine Sacko, respectivement Secrétaire général et Comptable de l’institution consulaire, ont été placés sous mandat de dépôt, pour « atteinte aux biens publics », dans l’affaire dite de « <em>l’acquisition de masques de protection contre la Covid-19</em> ».</strong>

Faux et usage de faux ; manque à gagner pour l’État, à travers le non acquittement des droits d’enregistrement et de la redevance de régulation ; corruption à ciel ouvert... les responsables de la CCIM sont désormais rattrapés par leurs casseroles, après le passage du Bureau du Vérificateur Général qui a découvert un flou artistique exorcisé autour de la gestion des fonds pour l’acquisition des masques de protection contre le coronavirus dans le cadre de l’exécution du programme présidentiel <em>« un malien, un masque </em>».

Les faits reprochés au président de la CCIM, Youssouf Bathily et ses hommes, sont intervenus en 2020 dans le cadre de la lutte enclenchée par les autorités maliennes contre le coronavirus. Ainsi, au 31 décembre 2020, le Gouvernement, à travers la Paierie Générale du Trésor, a payé à 125 entités, une somme totale de 43,13 milliards FCFA (43 139  473 128F sur un crédit alloué de 132,37 millions (132 372 298 618F). Sur ce montant, la bagatelle de 10,94 milliards FCFA (10 942 500 000F) a été confiée à la CCIM pour l’acquisition de 20 Millions de masques de protection. Mais il ressort du rapport du Vérificateur Général (BVG) que ce fonds n’a pas échappé à l’appétit vorace du Président de la CCIM et de ces complices.

<strong>Violations flagrantes du code des marchés publics </strong>

Le rapport du BVG révèle que la CCIM a violé certaines dispositions du code des Marchés Publics et des Délégations de Service Public comme l’article 82.1 du Décret n°2015-0604/P-RM du 25 septembre 2015, modifié, portant Code des Marchés Publics et des Délégations de Service Public qui dispose que « <em>Les marchés publics, selon la qualité de l’autorité contractante, sont transmis à l’autorité d’approbation visée à l’article 21 du présent décret. L’autorité d’approbation a la responsabilité de faire approuver le marché dans le délai de validité des offres </em>».

Il se trouve que dans l’exécution des marchés des masques de protection, l’alinéa 2 de l’article 82.2 du même décret qui dispose que « <em>les marchés qui n’ont pas été approuvés sont nuls et de nul effet</em> », a également été violé. De même que les paragraphes 3 et 4 de l’article 4.6 de l’Arrêté n°2015-3721/MEFSG du 22 octobre 2015 fixant les modalités d’application du Décret n°2015-0604/P-RM du 25 septembre 2015 portant Code des Marchés Publics et des Délégations de Service Public qui stipulent que « <em>lorsqu’il est déclaré attributaire provisoire, le candidat national doit produire des attestations prouvant qu’il est à jour du paiement des impôts, droits et taxes à caractère fiscal et parafiscal. Le candidat étranger, lorsqu’il est déclaré attributaire, est tenu de remplir les formalités d’immatriculation auprès des services fiscaux et parafiscaux. Il est en outre tenu de désigner un représentant au Mali</em> ».

Afin de s’assurer de l’application des dispositions susvisées, l’équipe de vérification a examiné les contrats de marché par rapport au programme présidentiel « <em>Un Malien - un masque</em> » et a constaté que la CCIM a réceptionné des masques et payé des fournisseurs, sans avoir élaboré des contrats de marché au préalable.

Ainsi, les contrats des fournisseurs locaux ont été signés et approuvés après les livraisons et paiements de ces derniers. Dans une note explicative du 1<sup>er</sup> février 2021 adressée au Vérificateur Général, la CCIM affirme avoir finalisé, après les livraisons et paiements, des marchés attribués aux fournisseurs locaux conformément au Décret n°2020-0276/P-RM du 11 juin 2020 fixant le Régime des marchés publics relatifs aux mesures de prévention et de riposte contre la maladie à coronavirus. Toujours selon le rapport du Vérificateur, la CCIM en violation flagrante du code des Marchés Publics et Délégation de Service, a attribué six marchés à des sociétés étrangères (Côte d’Ivoire) pour un montant total de 9,46 milliards FCFA (9 462 500 000F) soit 86% du montant total du programme présidentiel. Malheureusement, ces sociétés étrangères n’ont pas de représentants au Mali. Pire, après l’attribution des marchés, elles n’ont pas rempli les formalités d’immatriculation auprès des services fiscaux et parafiscaux du Mali.

<strong>Des manques à gagner pour l’État </strong>

Dans le cadre de l’exécution du marché des masques de protection, le Président de la CCIM en la personne de M. Youssouf Bathily, a autorisé le paiement de marchés sans l’acquittement des droits d’enregistrement et de la redevance de régulation. Alors que l’article 357 de la Loi n°06- 67 du 29 décembre 2006 portant Code général des impôts dispose que « <em>Les actes constatant les adjudications au rabais et marchés de toutes natures (travaux publics et immobiliers, prestations de services divers), qui ne contiennent ni vente ni promesse de livrer des marchandises, denrées ou autres objets mobiliers, sont assujettis à un droit de 3%</em> ».

Aussi, l’article 2 du Décret n°09-687/P-RM du 29 décembre 2009, modifié, fixant les taux de la redevance de régulation des marchés publics et des délégations de service public, des produits des ventes des Dossiers d’appels d’offres (DAO) versés à l’autorité de régulation des marchés publics et des délégations de service public et des frais d’enregistrement des recours non juridictionnels dispose que « <em>Les taux de la redevance de régulation sont fixés comme suit : 0,5% du montant hors taxes des marchés publics…</em> ».

Afin de s’assurer du respect des dispositions susvisées, l’équipe de vérification a examiné des documents d’exécution et de paiement des marchés de fourniture de masques. Du coup, elle a constaté que les titulaires de neuf marchés de fourniture de masques n’ont pas payé les droits d’enregistrement et la redevance de régulation des marchés publics. Pourtant, ces différents marchés, conclus entre la CCIM et les fournisseurs nationaux et étrangers, ont été intégralement payés depuis très longtemps.

Le coût de la convention signée est de 10,942 milliards FCFA pour l’acquisition de vingt millions de masques de protection sur lequel aucun droit d’enregistrement et de redevance n’a été perçu par l’État. Ainsi, l’équipe de vérification a valorisé les montants des droits d’enregistrement et de la redevance que les fournisseurs devraient payer au Trésor public à la somme de 378 millions de nos francs (378.087.500F).

<strong>Le Président de la CCIM et ses complices en taule</strong>

La passation de ces marchés sur fond de magouille et ayant entraîné des manques à gagner pour l’État malien, a servi de matière pour la justice malienne, qui depuis un certain temps est aux trousses des délinquants financiers.

Face à la gravité des infractions de la CCIM dans l’acquisition des masques de protection contre la Covid-19, les commanditaires ou du moins, le Président de la chambre consulaire du Mali, Youssouf Bathily ; le Secrétaire général, Cheick Oumar Camara et le Comptable, Lamine Sacko, ont été placés, le mercredi 23 novembre 2022, sous mandat de dépôt pour « <em>atteinte aux biens publics</em> »,  par le Pôle économique et financier du tribunal de grande instance de la Commune III du district de Bamako.

En attendant, le Président de la CCIM et ses hommes séjournent à la Maison centrale d’arrêt (MCA) de Bamako.

<strong>Arouna Traoré</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Corruption et délinquance financière :   La machine judiciaire redémarre</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/corruption-et-delinquance-financiere-la-machine-judiciaire-redemarre-3000679.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 28 Nov 2022 01:52:43 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Aube</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le président de la Chambre de commerce et d’industrie du Mali (CCIM), Youssouf Bathily, le secrétaire général Cheick Oumar Camara et le comptable, Lamine Sacko ont été placés sous mandat de dépôt mercredi 23 novembre 2022 par un juge d’instruction du pole économique et financiers de Bamako.</strong>

Selon plusieurs sources proches du dossier, le patron de la plus grande faîtière des commerçants maliens et ses deux collaborateurs sont entendus dans une affaire « d’atteinte aux biens publics » en lien avec la gestion d’un Fonds de plus de 10 milliards de Fcfa, lié à la lutte contre pandémie de la Covid-19.

Cette interpellation du <strong>président de la Chambre de commerce et d’industrie du Mali, et de deux de ses collaborateurs relance les poursuites dans le cadre de la </strong>lutte contre la corruption. <strong>Une exigence majeure des populations. Cependant, </strong>les gros scandales de corruption ne font l’objet d’aucune action majeure pour le Malien moyen qui espérait des actes significatifs dans certaines directions: les problèmes d’achats sulfureux d’aéronefs et autres affaires sous le régime déchu…

<strong> </strong><strong>Plus de 1200 personnes auditionnées  </strong>

Cependant, le<em> ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, Mamadou Kassogué, lors de l’émission « Mali Kura Taasira » de l’Ortm, en juin 2022, affirmait que des actions concrètes ont été menés sur différents dossiers, entre autres, les dossiers de l’avion présidentiel, des équipements militaires, l’affaire dite la ristourne des coton-cutteurs…</em>

Selon <em>Mamadou Kassogué, </em>sur les dossiers de la Loi d’orientation et de programmation militaire et de la Loi de la programmation du secteur de la sécurité ou d’autres dossiers, les choses sont en train d’évoluer : <em>« Il y a plus de 1200 personnes qui ont été auditionnées par la Brigade et ces chiffres ont entre-temps augmenté. Il y a quatre (4) dossiers qui ont pu être traités et transmis aux juridictions et qui sont en cours de traitement dans le cadre de la Loi d’orientation et de programmation militaire. Il s’agit du dossier de l’avion présidentiel, le dossier des équipements militaires, le dossier Paramount (Ndlr : une société sud-africaine de vente d’armes) et du dossier des pick-up. En ce moment, il y a 18 personnes qui sont sous-mandat de dépôt, cinq (5) mandats d’arrêt ont été décernés contre des hauts gradés de l’armée, contre des opérateurs économiques, des hauts cadres de l’administration et d’autres actions vont suivre dans le cadre de ces dossiers »</em>.

Aussi, selon le ministre de la justice ; sur  la période de la Transition de juin 2021 à nos jours, il  a été  organisé une session spéciale de la Cour d’assises au cours de laquelle  47 personnes ont été jugées dans le cadre de 18 dossiers. D’autres dossiers ont été jugés pendant la même période.

Les remboursements, rien que pour cette période n’est de l’ordre de 1 milliard 500 millions de Fcfa. Les amendes prononcées sont au-delà de 630 millions de Fcfa et les dommages et intérêts sont à plus de 230 millions de Fcfa. Les cautions qui ont été versées dans le cadre de ces procédures, durant la période de la transition, c’est au-delà de 8 milliards de Fcfa sur les 15 milliards Fcfa qui ont été déclarés avant.

Le ministre avait promis que bientôt <em>les dossiers liés à la lutte corruption  connaitrons une célérité car il envisage des reformes  dont certaines sont déjà en cours  dont entre autres la  </em>relecture du code pénal, le Code de procédure pénal et la mise  en place d’un pôle national économique et financier pour prendre à bras le corps la question de la corruption. Il s’agira, à travers ces mesures, de faire en sorte que ceux qui sont chargés de lutter contre la corruption ne s’occupent que de cela.

<strong>Mémé Sanogo</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Gestion du fonds covid&#45;19 à la CCIM :  Comment Youssouf Bathily a été inculpé</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/gestion-du-fonds-covid-19-a-la-ccim-comment-youssouf-bathily-a-ete-inculpe-3000606.html</link>
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<pubDate>Sat, 26 Nov 2022 12:45:27 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le mercredi 23 novembre, le président de la Ccim, Youssouf Bathily et 2 de ses proches collaborateurs ont été placés sous mandat de dépôt, pour « atteinte aux biens publics », dans l’affaire dite des masques anti-Covid-19. Avant d’être écroués, ils avaient passé 24 heures à la Brigade du Pôle économique et financier de Bamako.</em></strong>

<strong><em> </em></strong>

Après plusieurs mois d’enquêtes au Pôle économique et financier de Bamako, Youssouf Bathily, président de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Mali (Ccim), Cheick Oumar Camara et Lamine Sacko, respectivement Secrétaire général et comptable de l’institution consulaire, ont été envoyés en prison le mercredi dernier en fin de journée. Le chef d’inculpation retenu contre eux est, <em>« atteinte aux biens publics »</em>. Le juge d’instruction en charge du dossier en a décidé ainsi en attendant le jugement des suspects.

Tout est parti du rapport du Vérificateur général, Samba Alhamdou Baby, déposé sur la table du procureur général près le tribunal de la Commune III en charge du Pôle économique et financier de Bamako. Ledit rapport décèle des irrégularités dans le programme présidentiel <em>« un Malien, un masque »</em>, pour un montant de 10 942 500 000 F CFA, alloués à la Ccim et destiné à l’achat de 20 millions de masques anti-Covid-19.

&nbsp;

<strong>Les irrégularités reprochées</strong>

Les irrégularités reprochées à l’exécutif de la Ccim sont : exécution de marchés d’acquisition de masque sans contrat (9 462 500 000 F CFA), paiement sans l’acquittement de droits d’enregistrement et de redevance de régularisation (37 8087 500 F CFA). En outre, la Ccim n’aurait pas fait déposer dans les banques, conformément aux dispositions de la convention, 6 500 000 000 F CFA par le directeur du Fonds de Garantie du Secteur privé.

Tout cela s’est déroulé dans un contexte difficile avec la progression de la maladie à Coronavirus et l’urgence de tenir les législatives d’avril 2020 qui pointaient. Dans ce contexte particulier, la Ccim a passé la commande des 20 millions de masques en Chine et qui ont été acheminés avec diligence sur le port autonome d’Abidjan pour Bamako. Grâce à la diligence avec laquelle ces masques sont rentrés et distribués dans les Communes et les régions du Mali, les législatives ont pu se tenir à la date indiquée et dans la sérénité.

Selon une source proche du dossier, une lettre envoyée le 16 avril 2020 par le Premier ministre, Dr. Boubou Cissé, au ministre délégué auprès du ministre de l’Economie et des Finances chargé du Budget, précise : <em>« exonérer des droits et taxes, les produits sanitaires et pharmaceutiques entrant dans le cadre de la lutte contre la Covid-19 »</em>. Cette correspondance est la réponse à l’accusation du Vérificateur général relative à l’acquittement des droits d’enregistrement et de redevance de régularisation.

Par ailleurs, selon la même source, l’absence de contrat évoquée par le Vérificateur général est justifiée par la lourdeur qui caractérise le décaissement de fonds à la Ccim. Selon le règlement intérieur de la Ccim, les décaissements de fonds peuvent s’étendre sur un trimestre. Or l’urgence du moment obligeait à faire passer la commande et à diligenter l’acheminement des masques avant la fermeture des frontières aériennes et terrestres envisagées par beaucoup de pays pour contrer la progression de la Covid-19.

<strong>Flash-back</strong>

En 2020, l’Etat du Mali à travers la Primature, a alloué des fonds dans le cadre du <em>« Plan de riposte économique et social contre la Covid-19 »</em>. Plusieurs structures publiques et parapubliques dont la Ccim ont bénéficié d’argent à cet effet. Le Vérificateur général a publié le 13 juin 2021 son rapport relatif à l’utilisation de ces fonds.

Plusieurs bénéficiaires (ministères, Primature, INPS, EDM, Opam, Ccim, le Fonds de Garantie du Secteur privé, hôpitaux, CHU, CSref, etc.) ont été accusés d’irrégularités dans la gestion de l’argent qui leur a été attribué.

Selon le rapport du Vérificateur général, les irrégularités totales pour l’ensemble des structures concernées s’élèvent à 50 733 274 104 F CFA.

&nbsp;

<strong>Abdrahamane Dicko</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mali : Pourquoi le président de la chambre du commerce et deux de ses collaborateurs sont en garde à vue</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/mali-pourquoi-le-president-de-la-chambre-du-commerce-et-deux-de-ses-collaborateurs-sont-en-garde-a-vue-3000132.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 23 Nov 2022 09:49:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le Président de la Chambre de commerce et d’industrie du Mali, Youssouf Bathily, son secrétaire général Cheick Oumar Camara et son comptable, Lamine Sacko,  ont  tous été placés en garde à vue  hier mardi  par  un juge d’instruction du Pôle Economique et financier de Bamako.

L’information de la garde à vue du Président de la Chambre du commerce et de l’industrie du Mal et ses collaborateurs  est  tombée  hier mardi dans la matinée. Les trois personnalités sont, selon une source concordante,  dans une affaire « d’atteinte aux biens publics » en lien avec la gestion d’un fonds de la COVID-19  qui s’élève à 10 milliards de F CFA. C’est un rapport du Bureau du Vérificateur Général  qui a relevé des irrégularités  financières et des dysfonctionnements dans la gestion  de ces  fonds COVID-19 alloués à la chambre du commerce.

Il y a un an,  ce dossier a fait l’objet de transmission et de dénonciation par le Vérificateur général au Président de la Cour suprême et aux Procureurs de la République près des tribunaux de grande instance de la Commune III du district de Bamako, de Mopti et de Kayes, chargés du Pôle économique et financier. Selon le rapport du végal, les  faits portent « sur des marchés d’acquisition de masques par la CCIM sans contrat à hauteur de 9 462 500 000 FCFA et des  droits d’enregistrement et redevance de régulation non exigés par la CCIM pour 378 087 500 FCFA ». Aujourd’hui, la justice  soupçonne la responsabilité du Président de la Chambre du Commerce et ses deux collaborations dans la mauvaise gestion  dans l’exécution de  ce marché des  fonds  en lien avec la COVID-19.

<strong> Siaka DIAMOUTENE/Maliweb.net</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Lutte contre la corruption : Vers une synergie d’actions entre structures de contrôle, de vérification et la justice</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/lutte-contre-la-corruption-vers-une-synergie-dactions-entre-structures-de-controle-de-verification-et-la-justice-2999714.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/lutte-contre-la-corruption-vers-une-synergie-dactions-entre-structures-de-controle-de-verification-et-la-justice-2999714.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 19 Nov 2022 08:26:50 +0000</pubDate>
<dc:creator>Tjikan</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>«Synergie dans les rapports fonctionnels entre les structures de contrôle, de vérification et de poursuites dans la lutte contre la corruption, la délinquance économique et financière et pratiques assimilées ». C’est le principal thème qui était au cœur des débats de la 5<sup>ème</sup> édition des journées d’échanges justice et presse, célébrée le vendredi dernier à la Maison de la Presse.</strong>

« Cette thématique est d'une importance capitale en matière de lutte contre la corruption, car le contrôle, la vérification et les poursuites sont des étapes essentielles tributaires de la réussite des procédures de corruption et de délinquance économique et financière », disait Dr Boubacar Sidiki Diarrah, secrétaire général du ministère de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des sceaux.

Pour lui, la justice joue un rôle prééminent dans la lutte contre la corruption et la délinquance économique et financière. A ce titre, elle doit continuer à capitaliser les expertises des structures de contrôle et de vérification.

« La plupart des affaires judiciaires en matière de corruption ou de délinquance économique et financière sont consécutives à des missions de contrôle ou de vérification à la suite desquelles des constatations opérées relèvent très souvent des comportements frauduleux ou attentatoires aux principes légaux de gestion des fonds publics », précise-t-il.

En effet, les structures de contrôle et de vérification sont les principales sources d'informations permettant le déclenchement des poursuites judiciaires. L'expérience et la pratique enseignent que l'appréhension des délinquants financiers, en matière de corruption et de délinquance économique et financière, est périlleuse en raison des contraintes sociales et du manque de civisme face aux biens publics.

« Une véritable synergie doit être de mise entre la justice et les missions de contrôle. Vous conviendrez avec moi qu'une synergie doit nécessairement exister entre les structures de contrôle et de vérification et la chaine judiciaire, afin d'appréhender les délinquants financiers », a souligné M. Diarrah.

Et d’ajouter que ce rôle complémentaire des structures de contrôle et de vérification, dans les différentes phases de traitement des dossiers judiciaires paraît important pour le succès des procédures judiciaires à cause de la complexité des questions financières et comptables pour les juges, mais aussi de l'accès difficile aux documents administratifs pour les preuves.

La forme de la collaboration devant exister entre les structures de contrôle ou de vérification et la justice mérite une réflexion approfondie, la comparution des contrôleurs ou des vérificateurs devant les instances judiciaires n'étant pas une question définitivement tranchée.

« La lutte contre la corruption et la délinquance financière est l'une des plus courageuses batailles pour un minimum de justice. Il importe de veiller sur la sincérité et l'objectivité des rapports de contrôle et de vérification qui ne doivent point être tronqués ni volontairement erronés pour des raisons subjectives ou pour d'autres raisons inavouées ou même à des fins mercantiles », conseille-t-il.

A l'analyse de la situation concernant les suites judiciaires des actes de dénonciations des structures de contrôle ou de vérification, il a été jugé nécessaire de faire évoluer la législation de manière à supprimer le classement sans suite du Procureur de la République en matière de corruption et de délinquance économique et financière.

« La suite judiciaire logique desdits actes serait soit l'ouverture d'une information judiciaire au niveau d'un juge d'instruction ou la saisine du tribunal correctionnel aux fins de jugements, en fonction de la nature délictuelle ou criminelle de l'affaire. Cela veut dire qu'aucun rapport de contrôle ou de vérification n'est classé sans suite en l'état », a conclu Boubacar Sidiki Diarrah.

<strong>Adama DAO</strong>

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<title>Projet de Reconstruction et de Relance Économique (PRRE) : Plus de 749 millions évaporés : le Coordinateur du Projet, les DG de l’AGETIER et de l’AGETIPE cités dans le scandale</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/projet-de-reconstruction-et-de-relance-economique-prre-plus-de-749-millions-evapores-le-coordinateur-du-projet-les-dg-de-lagetier-et-de-lagetipe-cites-dans-le-scandale-2999118.html</link>
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<pubDate>Wed, 16 Nov 2022 12:00:35 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>C'est un audit explosif du Bureau du Vérificateur Général (BVG) sur la gestion du Projet de Reconstruction et de Relance Économique (PRRE) qui exhale une odeur de scandale et qui pourrait avoir des conséquences graves. Cet audit énumère pêle-mêle les dysfonctionnements et la mauvaise gestion des fonds dédiés au PRRE</strong><strong>  et au Plan de Sécurisation Intégré des Régions du Centre (PSIRC). Entre dépassements de budget, évasion des fonds et prestataires douteux, entre autres, tout y passe ; au point qu’il y a eu des irrégularités financières de 749,6 millions FCFA (749 612 155F) pendant les exercices 2018, 2019 et 2020.</strong>

Jugé pourtant stratégique dans la politique du gouvernement  malien de  réhabiliter des infrastructures de base et rétablir les activités productives des communautés touchées par la crise politique et sécuritaire que traverse le pays,  le PRRE a vite fait de taire ses ambitions. Raison invoquée par les enquêteurs : l’utilisation des fonds et des recettes du Projet à d’autres fins. Estimée à plus de 749 millions de nos francs, cette manne financière aurait fondu comme du beurre au soleil.

La vérification financière du PRRE fait ressortir que les opérations de dépenses relatives à la gestion du projet et du Plan de Sécurisation Intégré des Régions du Centre (PSIRC) ont été entachées d’irrégularités financières d’un montant total de 749 612 155 FCFA. Ces irrégularités sont relatives à la violation des règles d’exécution et de règlement des marchés publics et à des dépenses irrégulières sur les intérêts créditeurs.

Des irrégularités financières à la pelle

Le Coordinateur de l’Unité de Coordination du PRRE, Oumarou Camara, a autorisé des prélèvements irréguliers sur le compte d’intérêt de SOS-Sahel<strong>. </strong>En effet, il ressort de l’examen des comptes bancaires de l’UCP (Unité de Coordination du Projet) et des Maîtrises d’Ouvrage Délégué (MOD) ainsi que des pièces justificatives des décaissements effectués sur le compte d’intérêts de SOS-Sahel que le Coordinateur de l’UCP, Oumarou Camara, a autorisé l’ONG SOS-Sahel à effectuer trois (3)  prélèvements irréguliers sur le compte d’intérêt pour préfinancer des activités du financement additionnel du PRRE en attendant la mise à disposition des fonds. Le manuel de procédures du projet ne prévoit pas ces préfinancements, et le Coordinateur n’a pas demandé l’avis de non objection de l’IDA (Association International de Développement). Le montant total des trois décaissements effectués en avril, mai et juin 2019, au profit de l’AMAP pour la publication d’avis à manifestation d’intérêts dans le journal « L’Essor », s’élève à 1 937 700 FCFA. De plus, après réception des fonds depuis le 27 août 2019, SOS-Sahel n’a pas procédé au remboursement du préfinancement. Cependant, suite aux travaux de vérification, l’ONG a effectué les remboursements dans le compte d’intérêt de l’UCP, notamment à travers les ordres de virement n°63/SOSSIF-PRRE2 MD-2020 de 1 722 450 FCFA et n°63/SOSSIF-PRRE2 MD-2020 de 215 250 FCFA, tous en date du 15 juillet 2022 et reçus par la banque le 2 août 2022.

<strong>D’embrouilles en magouilles </strong>

Le Directeur Général de l’AGETIER, Zana Coulibaly, a irrégulièrement payé le marché de construction du pont de la localité de Kaneye. Pour s’assurer que les travaux de construction de l’ouvrage de franchissement de Kaneye ont été totalement achevés et que la réception définitive a eu lieu, l’équipe de vérification a examiné les dossiers dudit marché. Elle s’est également entretenue avec le Chef de projet de l’AGETIER, le Spécialiste en Passation de Marchés et le Spécialiste en Gestion Financière de l’Unité de Coordination du PRRE.

Du coup, les enquêteurs ont constaté que le Directeur Général de l’AGETIER, Zana Coulibaly, a procédé au paiement intégral du contrat n°T1-IVP2-280-03-29/2014 relatif aux travaux de construction du pont (ouvrage) de Kaneye d’un montant de 24,5 millions FCFA (24 597 500F), bien que ledit ouvrage se soit écroulé durant le délai de garantie. En effet, la réception provisoire du pont de Kaneye objet dudit contrat a eu lieu le 7 août 2018 et il s’est effondré le 1er mars 2019 avant l’expiration du délai de garantie des travaux soit environ sept (7) mois. Ainsi, par lettre n°007 du 2 mars 2019, le Maire de la Commune Rurale de Kaneye a informé le Coordinateur Oumarou Camara du PRRE pour lui faire part de l’effondrement du pont.

À son tour, le Coordinateur de l’Unité de Coordination du Projet a saisi le dirlo de l’AGETIER, Zana Coulibaly par e-mail en date du 5 mars 2019 pour l’informer de l’effondrement du pont de Kaneye et solliciter par la même occasion les mesures urgentes qu’il compte prendre pour y remédier.

Auparavant, par e-mail du 7 février 2019, le Coordinateur Oumarou de l’UCP avait informé la Direction de l’AGETIER des plaintes faites par les autorités communales sur la qualité de certaines infrastructures routières réalisées sous la maîtrise d’ouvrage de l’AGETIER dans la Région de Tombouctou et spécifiquement, les travaux de construction de l’ouvrage de franchissement de Kaneye sur le marigot de Bourem.

En réponse à la correspondance du Coordinateur de l’UCP, l’AGETIER par e-mail en date du 11 février 2019 émanant du Directeur Technique de l’Agence a assuré que toutes les dispositions seront prises pour réparer les dégradations survenues.

Nonobstant l’engagement formel pris par l’AGETIER à travers son Directeur technique, aucune disposition n’a été prise pour prendre en charge les plaintes formulées par le Maire de la commune de Kaneye alors que les clauses contractuelles du marché, stipulent que l’entrepreneur est tenu, durant le délai de garantie, à une obligation dite ‘<em>’obligation de parfait achèvement</em>‘’ au titre de laquelle il doit remédier à tous les désordres signalés par l’autorité contractante ou le bureau d’étude et de contrôle, de telle sorte que l’ouvrage soit conforme à l’état où il était lors de la réception provisoire.

En outre, le Bureau d’études Techniques et de Gestion de Projets (BGET) chargé de l’étude et du contrôle des travaux, objet dudit marché, n’a fait aucune diligence pour signaler les défaillances sur l’ouvrage. Il a également procédé à la validation des trois décomptes relatifs au paiement des 80 564 275 FCFA. De plus, il a participé à la réception technique des travaux, le 16 juillet 2018 à Kaneye.

Par ailleurs, la retenue de garantie d’un montant de 4,2 millions FCFA (4 240 225F) a été payée par le Directeur de l’AGETIER, Zana Coulibaly, à l’entreprise. Aussi, l’AGETIER n’a entrepris aucune action pour mobiliser la caution de retenue de garantie fournie par l’entreprise. Le montant total compromis s’élève à 24 597 500 FCFA.

Plus grave encore, le dirlo de l’AGETIER, Zana Coulibaly, a irrégulièrement payé un bureau de contrôle qui n’a pas rempli ses obligations contractuelles<strong>. </strong>Pour s’assurer que le Bureau d’études Techniques et de Gestion de Projets (BGET) chargé de l’étude et du contrôle des travaux de construction du pont de Kaneye a respecté ses obligations contractuelles, notamment le contrôle de conformité des réalisations avec les dossiers contractuels, l’équipe de vérification a examiné les documents du marché. Elle a procédé à des entrevues avec le Chef de projet de l’AGETIER, le Spécialiste en Passation de Marchés et le Spécialiste en Gestion Financière de l’UCP.

Elle a constaté que le Bureau d’études Techniques et de Gestion de Projets, chargé des études et du contrôle des travaux de construction du pont de Kaneye n’a pas exécuté correctement ses obligations contractuelles relatives au contrôle et à la surveillance des travaux. En effet, il n’a signalé dans aucun de ses rapports une situation de non ou mauvaise exécution des travaux pouvant compromettre la solidité de l’ouvrage.

De plus, il a approuvé l’ensemble des décomptes de paiement de l’entreprise chargée des travaux, a établi et signé les documents de réceptions techniques et provisoires des travaux de construction du pont de Kaneye. Aussi, il résulte du procès-verbal de réception technique établi le 16 juillet 2018 par le Bureau d’études Techniques et de Gestion de Projets, notamment après une visite contradictoire des tâches exécutées par l’entreprise, et des vérifications techniques nécessaires que la commission composée des représentants du bureau de contrôle et de l’entreprise a procédé à la réception technique sans réserve des travaux.

Également, il apparaît dans le procès-verbal de réception provisoire établi le 7 août 2018 et signé par les représentants de l’UCP, de l’AGETIER, du bureau de contrôle BGET, de l’entreprise et du maire de Kaneye que l’AGETIER en sa qualité de Maître d’Ouvrage Délégué a approuvé, sans réserve , le document attestant la bonne exécution des travaux du pont 22 de Kaneye alors que l’ouvrage comportait des malfaçons, et il a cédé le 1er mars 2019 avant l’expiration de la période de garantie, soit sept (07) mois après sa réception provisoire.  Le montant total payé par le Directeur Général de l’AGETIER, Zana Coulibaly, au bureau de contrôle BGET pour ses prestations alors qu’il n’a pas accompli ses obligations contractuelles relatives au contrôle et à la surveillance des travaux s’élève à 23,4 millions FCFA (23 437 000F).

<strong>Les combines et les combinards</strong>

Le Coordinateur de l’UCP, Oumarou Camara ; le Directeur Général de l’AGETIER, Zana Coulibaly, le Directeur Général de l’AGETIPE, Boubacar Sow et le Directeur pays de CARE International au Mali ont procédé aux règlements de marchés sans exiger le paiement des droits d’enregistrement ou de la redevance de régulation.

Afin de s’assurer du respect des dispositions contractuelle, l’équipe de vérification a examiné les contrats de marché et demandé au Directeur Général des Impôts, par Lettre n°Conf. 0365/2020/BVG du 7 juillet 2022, de fournir les informations relatives au paiement des droits d’enregistrement et de la redevance de régulation sur les contrats de marché passés dans le cadre de la vérification du PRRE. L’équipe de vérification a constaté que le Coordinateur de l’UCP, Oumarou Camara, a payé les marchés n°0612CPMP/2019 relatif au recrutement d’une Agence de Communication et n°3592/CPMP/2019 relatif au suivi des activités déjà visitées par la tierce partie sans s’assurer de l’acquittement de la redevance de régulation pour des montants respectifs de 286 950 FCFA et 75 440 FCFA. Le montant total compromis s’élève à 362 390 FCFA.

Au même moment, l’équipe de vérification a constaté que le Directeur Général de l’AGETIPE, Boubacar Sow, ne s’est pas assuré du paiement de la même redevance sur 22 contrats de marché payés pour un montant cumulé compromis de 8 771 454 FCFA ainsi que deux (2) autres contrats réglés mais dont les droits d’enregistrement n’ont pas été payés pour un montant de 3 623 842 FCFA. La redevance de régulation n’a pas été acquittée pour un montant de 712 689 FCFA. Le montant compromis s’élève à plus de 13 millions FCFA (13 107 985F). Pire, l’équipe de vérification a constaté que le Directeur Général de l’AGETIER, Zana Coulibaly, ne s’est pas assuré du paiement de la redevance de régulation sur le contrat n°F1-BFEO-280-02-09/ pour un montant de 78 538 FCFA.

En outre, le Directeur pays de CARE International au Mali ne s’est pas assuré du paiement de la redevance de régulation sur cinq (5) contrats payés pour un montant total compromis de 1 180 514 FCFA. Le montant total compromis s’élève à 14 729 427 FCFA dont 3 623 842 FCFA pour les droits d’enregistrement et 11 105 585 FCFA pour les redevances de régulation.

Par ailleurs, le Coordinateur de l’UCP, Oumarou Camara et le Directeur Général de l’AGETIPE, Boubacar Sow, ont ordonné le paiement de contrats revêtus de faux cachets d’enregistrement. Il ressort du rapport d’enquête que le Coordinateur de l’Unité de Coordination du Projet a payé trois (3) marchés revêtus de faux cachets d’enregistrement. Le montant total compromis s’élève à plus de 69 millions de nos francs (69 252 900 FCFA) dont 59 359 629 FCFA au titre des droits d’enregistrement et 9 893 271 FCFA au titre de la redevance de régulation.

Comme si cela ne suffisait pas, l’équipe de vérification a constaté que le dirlo de l’AGETIPE, Boubacar Sow, a payé quatorze (14) contrats revêtus de faux cachets d’enregistrement. Le montant total compromis s’élève à 59 833 642 FCFA dont 51 285 979 FCFA au titre des droits d’enregistrement et 8 547 663 FCFA au titre de la redevance de régulation. Ce n’est pas tout. Loin s’en faut.

Même le dirlo de l’AGETIPE, Boubacar Sow et celui de l’AGETIER, Zana Coulibaly, ont poussé la complicité, jusqu’à ne pas appliquer les pénalités de retard. Cependant, dans le cadre de l’exécution des contrats dans les délais prescrits et de l’application des pénalités de retard, l’équipe de vérification a examiné les contrats de marché, les ordres de service de démarrage, les procès-verbaux de réception provisoire ainsi que les documents de paiement. Du coup, elle a constaté des retards dans l’exécution des contrats, lesquels varient entre 1 et 679 jours alors que les pénalités n’ont pas été appliquées par le dirlo de l’AGETIPE. Aussi, il n’a pris aucune disposition pour résilier les marchés concernés. Ces manquements concernent trente-un (31) marchés pour des pénalités de retard non appliquées totalisant un montant de plus de 555 millions de nos francs  (555 593 028 FCFA).

Par la suite, l’équipe de vérification a constaté que l’exécution des contrats T1-EAPO-280-02-30/2014 du 5 février 2020 relatif aux travaux de réalisation d’un forage productif à débit supérieur ou égal à 5 M3/H dans un rayon de 1,5 à 2 km du site équipé de pompe solaire et raccordement au château d’eau du CSCOM de la localité de Lerneb pour son alimentation en eau potable dans la Commune de Tilemsi, Cercle de Goundam, Région de Tombouctou et F1-BFEO-280-02-09/2014 du 16 janvier 2018 relatif à la fourniture des équipements pour les écoles de l’académie d’enseignement de Tombouctou, CAP de Tombouctou, une école dans la Commune de Ber, une école dans la Commune de Lafia, quatre (4) écoles dans la Commune de Salam, une école dans la Commune de Tombouctou, dans le Cercle Tombouctou, a accusé du retard et le Directeur Général de l’AGETIER, Zana Coulibaly, n’a pas appliqué les pénalités d’un montant total de 2 millions FCFA (2 168 658F). De plus, notre dirlo n’a pris aucune disposition pour résilier les marchés concernés. Le montant total compromis, suite à la non application des pénalités de retard, s’élève à plus de 557 millions de nos francs (557 761 686 FCFA).

Et comble de la « <em>mangecratie </em>» à l’Unité de Coordination du Projet de Reconstruction et de Relance Économique, le Coordinateur Oumarou et le Spécialiste en Gestion Financière ont effectué des décaissements irréguliers sur les intérêts créditeurs générés par les comptes bancaires. De l’examen du compte d’intérêt de l’UCP par la mission de vérification, il apparaît que le Coordinateur du PRRE, Oumarou Camara et le Spécialiste en Gestion Financière du projet, ont effectué des décaissements irréguliers sur les intérêts générés par les comptes bancaires. De janvier à juillet 2022, ils ont effectué, sur le compte d’intérêts de l’UCP, 81 décaissements pour un montant total de plus de 132 millions  FCFA (1132 35 926F) alors qu’aucune dépense sur les intérêts générés n’a été prévue dans le PTBA 2022. Toutefois, au cours de la vérification, ils ont procédé au remboursement d’un montant total de 123 578 849 FCFA dont 71 498 359 FCFA en juin 2022 et 52 080 490 FCFA en août 2022. Le reliquat non remboursé s’élève à 8 557 077 FCFA. Au cours de la mission de vérification et avant la séance du contradictoire, l’UCP a procédé au remboursement des intérêts créditeurs utilisés d’un montant de 8 557 077 FCFA à travers l’ordre de virement n°35/2022/FA/Compte PRRE du 07 septembre 2022 et déchargé par le service courrier arrivée de la BNDA, le 14 septembre 2022.

Pourquoi une telle stratégie ? Seul le Coordinateur du PRRE, Oumarou Camara et son Spécialiste en gestion financière pourront y répondre. Du moins à l’heure actuelle.

Bref, le Projet de Reconstruction et de Relance Économique (PRRE) a été sacrifié sur l’autel d’intérêts égoïstes. Autrement dit, la caisse de la structure a subi une saignée financière de plusieurs dizaines de millions de francs CFA.

En réalité, cette mauvaise gestion est le fruit d’un système bien huilé, mis en place par le « <em>prince</em> » de l’Unité de Coordination du PRRE et ses complices.

Selon ce système, les responsables du PRRE veillent aux « <em>bons soins </em>» de leurs pots et de leur propre personne: enveloppes de fin du mois, marchés de gré à gré, bons de carburant à gogo, voyages et autres cadeaux en nature. Du moins, s’ils veulent éviter les « <em>ennuis</em> ».

Autant de pratiques et de manœuvres déloyales qui sont à l’origine de l’évaporation de 749,6 millions FCFA à l’Unité de Coordination du Projet de Reconstruction et de Relance Économique.  D’où la transmission et la dénonciation de faits par le Vérificateur général au Président de la Section des Comptes de la Cour Suprême et au Procureur du Pôle économique et financier relativement : au paiement irrégulier des travaux de l’ouvrage du pont de Kaneye pour un montant de 24 597 500 FCFA ;  au paiement irrégulier du contrôle et de la surveillance du pont de Kaneye pour un montant de 23 437 000 FCFA ; à la non-application de pénalités de retard pour un montant de 557 761 686 FCFA.

<strong>Jean Pierre James</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Gestion du projet de reconstruction et de relance économique (PRRE) : Des irrégularités financières de plus de 749 millions de FCFA décelées par le BVG</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/gestion-du-projet-de-reconstruction-et-de-relance-economique-prre-des-irregularites-financieres-de-plus-de-749-millions-de-fcfa-decelees-par-le-bvg-2998602.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 12 Nov 2022 01:24:53 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La présente vérification a pour objet la gestion du Projet de Reconstruction et de Relance Economique, au titre des exercices 2018, 2019 et 2020. Elle a pour objectif de s'assurer de la régularité et de la sincérité des opérations de dépenses effectuées. Les travaux de vérification ont porté sur les procédures de passation et d'exécution des dépenses effectuées dans le cadre de la mise en œuvre du projet. </em></strong>

<strong>Irrégularités administratives : </strong>

Pour remédier aux irrégularités constatées par l'équipe de vérification, le Vérificateur Général, Samba Alhamdou BABY, a recommandé au Ministre chargé des Finances de fixer par arrêté la liste nominative des membres du Comité d'Orientation et de Pilotage du PRRE. Au Coordinateur du PRRE, d'accepter des procès-verbaux de réception conformes, de modifier les conditions initiales des marchés conformément aux dispositions règlementaires en vigueur, de justifier les sorties de matières et fournitures conformément aux dispositions règlementaires en vigueur, de veiller à l'enregistrement chronologique des opérations comptables du Projet, de requérir l'autorisation du Ministre chargé des Finances pour l'ouverture de comptes bancaires et de procéder au recrutement d'un Auditeur Interne pour le compte du PRRE.

Au Directeur général de l'Agence d'Exécution des Travaux d'Intérêt Public pour l'Emploi (AGETIPE), il a été recommandé de procéder au recrutement d'un Auditeur Interne pour le compte du PRRE, de respecter le délai d'attente requis dans l'exécution des marchés, de procéder à une bonne conservation des archives, d'informer les soumissionnaires non retenus des résultats de l'analyse des offres et d'exiger des titulaires de marchés, la souscription aux polices d'assurance conformément aux clauses contractuelles.

Au Directeur général de l'Agence d'Exécution des Travaux d'Infrastructures et d'Equipements Ruraux (AGETIER), de procéder au recrutement d'un Auditeur Interne pour le compte du PRRE. A lui et au Directeur Pays de CARE International au Mali, il a été demandé de respecter le délai d'attente requis dans l'exécution des marchés.

<strong>Irrégularités financières :</strong>

Le montant total des irrégularités financières s'élève à 749 612 155 FCFA.

Le Vérificateur Général a saisi le Président de la Section des Comptes de la Cour Suprême et le Procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance de la Commune III du District de Bamako, chargé du Pôle Economique et Financier relativement au paiement irrégulier des travaux de l'ouvrage du pont de Kaneye pour un montant de 24 597 500 FCFA ; au paiement irrégulier du contrôle et de la surveillance du pont de Kaneye pour un montant de 23 437 000 FCFA et à la non-application de pénalités de retard pour un montant de 557 761 686 FCFA. Le Directeur Général des Impôts a été saisi relativement au non-paiement des droits d'enregistrement par les titulaires de contrats d'un montant de 3 623 842 FCFA ; au non-paiement des redevances de régulation par les titulaires de contrats d'un montant de 11 105 585 FCFA ; au non-paiement des droits d'enregistrement par les titulaires de contrats, relativement aux faux enregistrements d'un montant de 110 645 608 FCFA et au non-paiement des redevances de régulation par les titulaires de contrat, relativement aux faux enregistrements d'un montant de 18 440 934 FCFA.]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Transition et gouvernance vertueuse :  Quelle avancée dans la lutte contre la corruption ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/transition-et-gouvernance-vertueuse-quelle-avancee-dans-la-lutte-contre-la-corruption-2997933.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/transition-et-gouvernance-vertueuse-quelle-avancee-dans-la-lutte-contre-la-corruption-2997933.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2022/11/Ministere-justice.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 07 Nov 2022 07:03:32 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La Transition malienne a-t-elle sévi contre la corruption et la mauvaise gouvernance après deux ans ? Le pouvoir du Colonel Assimi Goïta a-t-il mieux fait dans ce domaine que les pouvoirs précédents ? La réponse est plutôt…mitigée.</em></strong>

<em>-<strong> maliweb.net</strong>-</em> Le peuple malien exige plus de transparence dans la gestion des affaires du pays. Cela ne saurait en être autrement quand on sait que les nouvelles autorités se sont installées sur la promesse ferme de gérer vertueusement le pays.

En effet, avec la rupture de l’ordre constitutionnel en août 2020, les nouveaux hommes forts du Mali avaient promis une gouvernance vertueuse et de rupture basée sur la transparence dans la gestion des affaires. Mais, avec l’évolution de la transition, l’on a l’impression que les fruits révélés ne sont pas à la taille de la promesse des fleurs du discours. Combien de dossiers de corruption et de délinquance financière ont abouti au jour d’aujourd’hui ? Très peu !

Au contraire, l’on signale de nombreux secteurs de la gestion publique où des soupçons et des supputations sont laissés sans aucune enquête ou investigation. Quid des nombreux marchés du ministère de la Défense ? Quid des départements du Développement rural, de la Sécurité et de la protection civile, des divers concours ? Quid de la question même de l’impunité et de nombreuses mauvaises pratiques de gouvernance de l’Etat ? L’on peine à donner des éclairages à l’opinion qui se contente de son incrédulité quant à l’exemplarité de la gestion des autorités actuelles.

C’est ainsi que pour de nombreux responsables politiques maliens, la montagne du changement, promis  par les tenants du pouvoir actuel, a accouché d’une souris, après plus de deux ans de gouvernance post-IBK.

C’est ainsi que des leaders réunis au sein du Cadre d’échange des partis et regroupements politiques pour une transition réussie dénoncent une tendance à des « harcèlements judiciaires ». Idem pour des chefs du M5-RFP, qui estiment que « les défis sont encore immenses dans le domaine de la bonne gouvernance ». Tous relèvent que cette problématique constitue « un enjeu aussi important que la sécurité pour la réussite de la transition ».

Aussi bien qu’Amadou Koïta, Tiéman Hubert Coulibaly, Modibo Soumaré que, Konimba Sidibé, Me Mohamed Aly Bathily et d’autres ténors  politiques, la restauration du crédit de l’Etat passe par de réelles avancées sur le terrain de la lutte contre la corruption, la lutte contre toutes les autres mauvaises pratiques de gouvernance, l’impunité dans la gestion des affaires publiques.

Et certains leaders politiques du M5-RFP Malikura de relever que rien ne permet de dire aujourd’hui que « le taureau ait été pris par les cornes ». Ce qui constitue là un doux euphémisme, pour dire que rien de significatif n’a été fait dans le sens d’une lutte farouche contre la délinquance sur les deniers publics

L’on se souvient, en effet, de l’affaire de la distribution sulfureuse teintée d’opacité des logements sociaux, de l’affaire de la fourniture tardive et irrégulière d’engrais. Ces sujets défraient la chronique au sein de l’opinion sur les pratiques malsaines, qui entachent la gestion des affaires publiques, après les événements du 18 août 2020.

C’est pourquoi de nombreuses voix s’élèvent pour exiger des pouvoirs publics d’ « auditer des pans entiers de la gestion des affaires du pays ». Comme pour souligner que la conduite des affaires publiques dans divers domaines est loin d’être satisfaisante.

Par ailleurs, sur d’autres sujets liés à la gouvernance, de nombreux acteurs sociopolitiques « souhaitent vivement» de nouvelles impulsions fortes des autorités en vue de nettoyer les écuries d’Augias de la gouvernance et faire rendre gorge aux fossoyeurs des caisses de l’Etat

<strong>Boubou SIDIBE/maliweb.net</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>BOAD:  Des torticolis pour Moustapha Ben Barka</title>
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<pubDate>Mon, 31 Oct 2022 09:42:05 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alternance</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Selon plusieurs sources, les autorités de la transition voudraient le remplacement de Moustapha Ben Barka, deuxième vice-président, qui a été interpellé le 12 septembre 2022 à Paris, alors qu’il était en transit à destination de Séoul. Il a été libéré le lendemain, par Abdoulaye Daffé, ancien patron de la Banque de développement du Mali (BDM) et ancien ministre des Finances au Mali.</strong>

Moustapha Ben Barka, vice-président de la Banque ouest-africaine de développement (BOAD) depuis le 2 mars 2020, quelques mois avant le naufrage du bateau IBK, l’ancien secrétaire général de la présidence du Mali avec rang de ministre de décembre 2017 à sa nomination à la BOAD, en remplacement de Monsieur Bassary TOURE, est cité dans l’affaire dite « Equipements militaires » dans le cadre de l’exécution de la Loi d’Orientation et de Programmation Militaire.

Le conseil des ministres de l’UEMOA réunit le 30 septembre 2022 à Dakar à huis clos, présidé par le Togolais Sani Yaya. Parmi les nombreux points de discussion, le souhait des autorités maliennes est de remplacer Moustapha Ben Barka.

L’ancien secrétaire général de la présidence du Mali sous le régime déchu d’IBK représentait le Mali à ce poste depuis 2020. Visé, à la demande de la justice malienne, par une notice rouge d’Interpol dans le cadre de l’affaire de l’acquisition de l’avion présidentiel d’Ibrahim Boubacar Keïta.

<strong>                                                                                                                                                    M.Yattara</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Gestion du fonds Covid19 :  Le rapport d’enquête du Vérificateur donne la poisse au Coordinateur du Projet Jigisemejiri</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/gestion-du-fonds-covid19-le-rapport-denquete-du-verificateur-donne-la-poisse-au-coordinateur-du-projet-jigisemejiri-2996485.html</link>
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<pubDate>Wed, 26 Oct 2022 09:08:07 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le Projet Jigisemejiri, est aujourd’hui, éclaboussé par le scandale des irrégularités financières dans la gestion du fonds Covid-19 au Mali, pendant l’exercice 2020. Selon le rapport du Bureau du Vérificateur Général (BVG), il y a plus de 30 milliards FCFA non transférés aux ménages vulnérables. Du coup, le Coordinateur du Projet Jigisemejiri, M. Mahmoud Ali Sacko,  risque gros. Et même très gros. Accablant. </strong>

Qu’attendent les autorités maliennes pour agir, après la publication du rapport d’enquête financière du Bureau du Vérificateur Général sur la gestion de M. Sacko, à la tête du Projet Jigisemejiri? Pourquoi garde-t-il toujours son poste, alors que le rapport du Vérificateur lui charge d’avoir commis des irrégularités financières dans la gestion du fonds covid-19 au Mali durant l’exercise 2020 ? Autant de questions qui préoccupent, aujourd’hui, des travailleurs du Projet Jigisemejiri.

<strong>La Preuve des épreuves</strong>

La gestion du Coordinateur du Projet Jigisemejiri, a occasionné des irrégularités financières. Selon le rapport d’enquête du Bureau du vérificateur général, le Coordinateur du Projet Jigisemejiri qui devrait mettre en place un programme ciblé de transferts monétaires ou en nature pour les populations pauvres et vulnérables du Mali et établir le socle pour le développement d’un système national de filets sociaux au Mali, avec un montant de 33,75 milliards FCFA (33 750 000 000F) dans le cadre du Programme Présidentiel de Transfert Monétaire d’Urgence (TMU) à l’endroit de Trois cent cinquante mille ménages, les plus pauvres et les plus vulnérables du Mali pour répondre aux effets de la COVID-19, n'a pas reversé le reliquat du fonds non utilisé, 15 mois après la pandémie.

À en croire le rapport d’enquête du Végal (entendez le Vérificateur général ), le Coordinateur du Projet Jigisemejiri, M. Mahmoud Ali Sacko, a reçu du Trésor Public (comme mentionné dans le document d’enquête), un montant total de 39 milliards FCFA dans son compte bancaire destinés aux ménages, les plus pauvres et les plus vulnérables du Mali pour répondre aux effets de la COVID-19. Mais contre toute attente, le rapport indique, qu’il a dépensé seulement, un montant de 8,9 milliards FCFA (8 902 528 475F) sur le fonds COVID-19, à la date du 30 juin 2021, soit après 15 mois de pandémie ; et seulement aussi dans les régions de Mopti, Tombouctou, Gao, Kidal et le District de Bamako alors que les autres régions, qui sont après Bamako, les plus touchées par la Covid-19 et la pauvreté, ne sont toujours pas concernées par les transferts monétaires Orange.

Pendant ce temps, les indemnités de transport des responsables du Projet Jigisemejiri ; les diverses activités et les frais consentis dans les recensements pour l’actualisation de la base ont coûté, sur le Fonds COVID-19 remis par l'État malien, un montant de plus de 858 millions de nos francs (858 375 875 FCFA) qui n’est pas correctement justifié.

Le rapport du Bureau du Vérificateur Général révèle qu’il n’existe aucune information sur les partenaires chargés de la collecte et de l’enregistrement des données. Les chèques pour ces activités sont établis au nom des agents du projet depuis Bamako. Pourtant, le Projet a utilisé une base de données des bénéficiaires antérieurement répertoriés par Jigisemejiri, des indigents bénéficiaires du Régime d’Assistance Médicale (RAMED) de l’Agence Nationale d’Assistance Médicale (ANAM), des bénéficiaires de certaines ONG internationales notamment ceux du Cadre Commun et du Programme KEY de l’Union Européenne des populations déplacées.

La non justification de ce fonds, selon le rapport du BVG, met en doute l’efficacité du projet pour la mission qui lui a été confiée. Le montant total non utilisé et non reversé s’élève à 30 milliards FCFA (30 097 471 525F).

<strong>Des témoignages bouleversants </strong>

«<em>Le rapport d’enquête sur la gestion du Projet de Filet Sociaux Jigisemejiri est suffisamment éloquent. À l’étape actuelle, les chiffres parlent d’eux-mêmes. Les actes sont établis et il y a des irrégularités financières à Jigisemejiri de par la gestion des fonds. On ne peut pas gérer les fonds de l’État et du contribuable malien de cette façon. Il faut écarter M. Mahmoud Ali Sacko de la gestion du Projet Jigisemejiri, car on ne peut pas continuer à mener une politique de deux poids, deux mesures</em> », déplorent des travailleurs du Projet Jigisemejiri qui estiment que leur Coordinateur n’affiche actuellement, qu’une image de ruine et de désolation.

Ces travailleurs pour leur part, se demandent pourquoi des décisions conséquentes, jusque-là, n’ont pas suivi le rapport d’enquête sur la gestion du fonds Covid-19  au Projet Jigisemejiri. «<em>Comment quelqu’un à qui on reproche d’avoir occasionné des irrégularités financières de 30 milliards FCFA, garde toujours sa place comme si de rien n’était ?</em>», s’interrogent-ils. Avant de formuler qu’ils croient surtout qu’il serait normal que ceux qui occasionnent des irrégularités financières sur les ressources de l’État et violent les textes de la République, soient jugés. Et ces travailleurs d’ajouter : « <em>Il faut que l’impunité des crimes économiques et politiques, cesse au Mali</em> ».

Pour ces travailleurs de Jigisemejiri, on n’a pas besoin d’attendre pour interpeller le coordinateur du Projet et sa bande. Ils croient savoir qu’on n’a donc pas besoin d’un cabinet d’audit international pour confondre le coordinateur Mahmoud Ali Sacko, après un audit financier.

Pour eux, le cas du Projet Jigisemejiri est aussi un scandale de plus, qui vient s’ajouter à d’autres déjà existants. Ils estiment que c’est un scandale fondé sur des irrégularités financières et qu’à l’heure où les populations maliennes sont confrontées au récurent problème de la maladie à coronavirus, on ne saurait laisser les auteurs de ces irrégularités financières impunies.

Pourtant,  comme l’atteste le rapport d’audit du BVG, la responsabilité de M. Mahmoud Ali Sacko est patente dans ces irrégularités financières qui s’élèvent à plus de 30 milliards FCFA (30 097 471 525 F).

À en croire nos sources, les conclusions du rapport d’enquête du BVG appellent à une prise de conscience générale dans le sens où il n’est pas rare d’entendre la population active se plaindre de la gestion des dirigeants maliens. Cependant, même si les autorités maliennes tardent à révoquer le Coordinateur du Projet Jigisemejiri, Mahmoud Ali Sacko,  il est à noter que le rapport du Vérificateur lui reproche beaucoup de choses dans sa gestion du fonds covid-19.

En bloc, les faits parlent d’eux-mêmes sur la gestion du Coordinateur de Jigisemejiri. Et le rapport d’audit du BVG dont il est question, présente de nombreux dysfonctionnements et des irrégularités financières qui se sont traduites par des manquements dans la gestion des opérations financières effectuées.

Décidemment, la gestion du Projet Jigisemejiri est comparable à celle d’une épicerie et son Coordinateur, M. Mahmoud Ali Sacko, selon le rapport du Vérificateur général, a irrégulièrement dépensé un montant de plus de 25 millions FCFA (25 200 000F) au titre des frais de transport des membres du Comité de Pilotage (CP) et du Comité Technique de Coordination (CTC).  En effet, explique le rapport d’enquête du Végal, cette dépense sort du cadre de transfert monétaire aux pauvres, car ce projet existait depuis 2013, avec son budget de fonctionnement propre. Le paiement des indemnités de transport sur le Fonds COVID-19 n’est donc pas dû.

Ainsi, le rapport du Végal poursuit que l’indemnité de transport du CP pendant les mois de Juillet/Août/Septembre 2020 se chiffre à 3 750 000F. Et pendant cette même période, l’indemnité de transport du CTC s’élève à 6 975 000F. S’y ajoutent, les indemnités de transport du CP en Avril/Mai/Juin 2020 qui fait 3 750 000F et 6 975 000F à la même date pour le CTC. Enfin, l’indemnité de transport du Comité de Pilotage en Octobre/Novembre/Décembre 2020 s’élève à 3 750 000 F. Soit au total, une enveloppe de 25,2 millions (25 200 000 FCFA).

Autant de pratiques à l’origine des irrégularités financières dans la gestion des fonds Covid-19 par le Projet Jigisemejiri.  D’où le lieu pour le Vérificateur général de transmettre et de dénoncer des faits au Président de la Section des Comptes de la Cour Suprême et au Procureur du Pôle Économique et Financier portant sur des irrégularités financières de plus de 30 milliards FCFA non transférés aux ménages vulnérables par le Coordinateur du Projet Jigisemejiri.

<strong>La tête du Coordinateur mise à prix </strong>

À ces irrégularités financières au Projet Jigisemejiri, s’ajoute un autre mal et pas des moindres : la démobilisation des travailleurs. Témoins oculaires des pratiques orchestrées, à longueur de journée par des responsables, des travailleurs ont fini par être dégoûter. Parce que « <em>l’homme-cabot a été mis à la place pivot et vice-versa</em> ». D’où le mécontentement général à Jigisemejiri.

À travers leur sollicitation de révocation du  Coordinateur Mahmoud Ali Sacko, des agents du Projet Jigisemejiri veulent amener les autorités maliennes à prendre leurs responsabilités –et toutes leurs responsabilités –dans le cadre du choix des hommes au niveau de certains postes stratégiques. Autrement dit, faire en sorte que « <em>les saigneurs de la république ne soient plus à la place pivot </em>». Comme, c’est le cas, actuellement, au Projet Jigisemejiri. Une structure qui, depuis un certains temps, n’est plus que l’ombre d’elle-même. Mais le Ministre de l’Économie et des Finances, qui feint d’ignorer les irrégularités financières au Projet Jigisemejiri, va-t-il enfin décider de prendre le taureau par les cornes ?

Auquel cas, le Projet Jigisemejiri risque de tomber dans les mêmes travers que d’autres services où, l’atteinte des objectifs a fini en eau de boudin, suite à la mauvaise gestion. Les autorités maliennes sont-elles prêtes à courir ce risque ?

Affaire à suivre !

<strong>Youssouf Traoré</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Justice et presse : Rôle et place des hommes de médias dans la lutte contre la corruption au Mali</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/justice-et-presse-role-et-place-des-hommes-de-medias-dans-la-lutte-contre-la-corruption-au-mali-2996040.html</link>
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<pubDate>Sat, 22 Oct 2022 10:09:10 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La Maison de la presse a abrité la 4e édition des Journées d’échanges justice et presse, le jeudi 13 octobre 2022. « Rôle et place des hommes de médias dans la lutte contre la corruption au Mali », était le thème retenu.</em></strong>

Bandjougou Danté, président de la Maison de la presse, a déclaré à cette occasion que les Journées justice et presse sont devenues une tradition. <em>« Pour la 4e fois, nous allons échanger encore sur le rôle des médias dans la lutte contre la corruption et la délinquance financière. C’est important pour les populations et les jeunes journalistes afin qu’ils prennent conscience du rôle qu’ils peuvent jouer ».</em>

Dr. Boubacar Sidiki Diarra, Secrétaire général du ministère de la Justice, des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, a insisté sur l’engagement des acteurs et intervenants. Les investigations menées par la presse sont d’une importance capitale pour la suite des procédures. La presse a indiscutablement un rôle à jouer dans tous les aspects de la vie.

Après la cérémonie d’ouverture, ont pris place les panélistes dont Alexis Kalambry, directeur de publication de Mali-Tribune et Ousmane Bamba avec le modérateur Chahana Takiou, directeur de publication du 22 Septembre. Ils ont parlé des médias et de la lutte contre la corruption.

Le premier intervenant a rappelé le rôle du journaliste qui est de s’assurer de la fiabilité de son information, du coût de la vérité et des contraintes financières du journaliste. Il a prodigué des conseils aux journalistes dans leur travail au quotidien. <em>« Le journaliste cherche et synthétise l’information pour la rendre accessible »</em>, a-t-il déclaré.

Le second intervenant, Ousmane Bamba, qui a parlé de la presse numérique et corruption, s’est interrogé sur comment les médias sociaux peuvent lutter contre la corruption. Il a d’abord défini ce qu’est un média social. À son avis, il faut un réseau de journalistes spécialisés sur la corruption afin qu’ils puissent continuer à investiguer sur certaines thématiques. <em>« Dans le cadre de la lutte contre la corruption, tant que vos données ne sont pas fondées, il est mieux de ne rien publier »</em>, dit-il.

Selon M. Bamba, le journaliste doit être en étroite relation avec les sources, la population et se baser sur les sources documentées.

&nbsp;

<strong>Aminata Agaly Yattara </strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Corruption : Un mal à bannir pour la refondation de l’Etat Malien</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/corruption-un-mal-a-bannir-pour-la-refondation-de-letat-malien-2995781.html</link>
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<pubDate>Thu, 20 Oct 2022 06:23:36 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Pays en voie de développement, le Mali est confronté à l’épineuse question de la corruption qui freine son développement. Ce phénomène qui sévit dans notre pays est pratiqué un peu partout sur le territoire national. Gouvernant et gouverné, chacun, à sa manière, pratique ce mal qui s’est établi dans notre société au point d’être normalisé. En cette période de transition, les autorités du moment entendent donner un élan historique pour venir à bout du phénomène. Mais, d’ores et déjà, il convient de rappeler que de 2018 à décembre 2021, le nombre total de dossiers ouverts en matière de corruption est de 1462. Ces chiffres ont été avancés par le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme Garde des Sceaux, Mamoudou Kassogué.

« <em>De la base au sommet, notre pays est corrompu jusqu’à l’os. Si on n’en parle pas sérieusement, on regardera toujours le sommet alors qu’à la base, nous sommes en train de faire la même chose. Tant que la base est corrompue, personne n’arrivera à combattre la corruption au sommet. Tant que nous n’arrivons pas à corriger cela, la lutte contre la corruption sera de la rigolade</em>», disait Moussa Mara, ancien premier ministre du Mali. Il s’exprimait ainsi sur la corruption devant les étudiants de la Faculté des Sciences administratives et politiques de Bamako (FSAP), lors de la présentation de son livre « Pour un Mali meilleur », le jeudi 25 août 2022.

Parlant du lien entre la politique et la corruption, le leader du parti YELEMA a été on ne peut plus clair. « <em>On dit que les politiciens, quand ils sont élus, volent l’argent du pays. Ils ne nous considèrent pas. Mais est-ce que vous savez la raison principale ? Les politiciens, pour qu’ils soient élus, les populations leurs prennent de l’argent. Quand vous commencez une campagne, vous allez dans les villages, les quartiers. Les gens vous demandent de réparer leurs forages en panne. Le politicien va s’endetter pour réparer et s’il est élu, il va tout faire pour récupérer ce qu’il vous a donné. Il ne va pas s’arrêter là, il va se préparer encore. Tout ça c’est de la corruption </em>», a expliqué Moussa Mara.

De l’avis de l’ancien maire et député de la commune IV du district de Bamako, tout argent pris à quelqu’un qui est en campagne pour être élu est la corruption. Pour cet expert comptable, il est primordial d’enlever la corruption de la politique sans quoi le pays ne sera pas sans corruption. L’ancien premier ministre n’a pas manqué aussi de dénoncer la responsabilité de la société face à la montée fulgurante de la corruption. « <em>Quand les gens deviennent responsables, ils cherchent à s’enrichir parce que la société les oblige. Quand tu deviens maire quelque part, les gens viennent pour que tu leur donnes des parcelles de terrain au lieu des idées de développement. C’est la réalité de notre pays. Il faut que nous nous disions ces vérités »</em>, explique-t-il.

En vue de remettre de coté ces pratiques néfastes, Moussa Mara a invité les preneurs des billets de banques de 10.000F et 2000 FCFA d’arrêter pour le bien du pays. Aux dires de l’ancien premier ministre,  le politicien est élu pour régler les problèmes d’emploi, de santé et de développement. « <em>Pour que vous puissiez le sanctionner, il faut arrêter de lui prendre de l’argent. Il faut que la population comprenne que si l’on veut lutter contre la corruption, il faut que la base change. On ne sortira le pays des problèmes que si nous acceptions de transpirer et de souffrir. Dès fois, on doit faire des efforts dont on ne verra même pas les fruits, mais dont nos enfants et petits enfants verront. Aucun pays au monde n’est sauvé par un autre pays. C’est nous qui allons nous sauver ou pas </em>», a indiqué Moussa Mara.

Dans l’une de ses sorties sur la chaîne nationale, précisément dans l’émission « invité de la semaine », le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme Garde des Sceaux, Mamoudou KASSOGUE, a averti qu’il n’ y a pas de la place pour la corruption en cette période de transition. Dans ses explications, le chef du département de la justice a salué la volonté politique des plus hautes autorités de la transition de lutter contre la corruption sous toutes ces formes. Toutefois, il a reconnu  les lenteurs dans les procédures en matière d’enquête de corruption. « <em>Les procédures sont très longues. L’enquête de corruption n’est pas facile. Ce qui fait qu’il y a beaucoup de dossiers qui traînent. L’Etat tient à respecter tous les droits pour éviter les dérives </em>», a précisé le ministre Kassogué.

Selon le ministre Mamoudou Kassogué, de 2018 à décembre 2021, le nombre total de dossiers ouverts en matière de corruption est de 1462. « <em>Sur ces 1462, il y a 690 dossiers qui sont clôturés et transmis ; 275 dossiers ont déjà été totalement jugés. Les montants en cause sont de l’ordre de 126 119 983 938 FCFA. Nous avons pu, au titre des remboursements versés au niveau du trésor public la somme de 4 241 661 863 Francs sur la période des trois ans. Les cautions qui ont été versées pour les remises en liberté et autres sont de l’ordre de 15 372 827 410 Francs. Les remboursements qui sont effectués rien que pour la session spéciale d’assise de décembre 2021 sont de 1 577 145 907FCFA. Des amendes ont été prononcées aussi au cours de cette session pour 639 040 000. Des dommages intérêts  pour 260 150 000. Les condamnations qui ont été prononcées et dont les montants n’ont pas été encore recouvrés sont de l’ordre de 86 873 496 505F CFA </em>», a révélé le patron du département de la justice.

Une lutte implacable contre la corruption sans recouvrement des avoirs n’est pas une lutte efficace. Soutenant cette affirmation, le ministre de la justice a, dans un ton convaincant, réaffirmé la pleine implication de la direction générale du contentieux de l’Etat afin de prendre des dispositions pour que ces différents montants puissent être recouvrés.

Dans son adresse à la nation à l’occasion du 62<sup>ème</sup> anniversaire de l’indépendance de notre pays, le président de la transition, le colonel Assimi Goïta, a rappelé que la lutte contre la corruption et la délinquance économique et financière figure au centre des actions du Gouvernement de la transition, ce, conformément à ses orientations et instructions. « <em>Cette nouvelle dynamique, fondée sur une justice redynamisée, va se poursuivre afin de tracer le cadre d’une nouvelle gouvernance fondée sur le respect du bien public, la récompense du mérite et la sanction de la faute</em> », a déclaré le président de la transition. Le Chef de l’Etat, le colonel Assimi Goïta, soulignera que la justice doit lutter contre les infractions économiques et financières. Cela, dit-il, pour garder son rôle de régulateur pour la société. « <em>Dès à présent, et en attendant l’opérationnalisation du Pôle national économique et financier, des actions sont en cours pour donner des suites judiciaires aux différentes dénonciations faites par les structures de vérifications et de contrôles </em>», a annoncé le président de la Transition.

<strong>Sidiki Dembélé</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Hémorragie financière à la DFM du Ministère du Développement rural :  Destina tion inconnue d’une bagatelle de 2,329 milliards FCFA : bonjour l’insomnie !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/hemorragie-financiere-a-la-dfm-du-ministere-du-developpement-rural-destina-tion-inconnue-dune-bagatelle-de-2329-milliards-fcfa-bonjour-linsomnie-2992973.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 28 Sep 2022 10:41:03 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La Direction des Finances et du Matériel (DFM) du Ministère du Développement Rural ou l’antichambre de la fraude, la mauvaise gestion et du favoritisme ? C’est la question que bon nombre d’observateurs se posent, depuis la publication du rapport du Bureau du Vérificateur Général sur la gestion financière de cette structure, pendant les exercices 2018, 2019, 2020 et le premier trimestre 2021. </strong>

Décidément, la corruption et la mauvaise gestion du dernier public ont atteint un niveau inquiétant au Mali. Et le contraire ne se dit pas dans l’administration malienne, où ces mauvaises pratiques sont gangrenées à tel point que l’on se demande si la fin annoncée de la corruption et de la délinquance financière est pour demain. En tout cas, l’espoir n’est pas permis, si l’on s’en tient aux révélations faites par le Bureau du Vérificateur Général, à travers un rapport récemment publié sur la gestion financière de la DFM du Ministère du Développement Rural. Il a fallu le passage des auditeurs du Bureau du Vérificateur Général pour mettre à nu les affaires nauséabondes qu’entretiennent les responsables de cette DFM qui seraient en complicité avec le département de tutelle, au détriment des textes.

<strong>De la mauvaise gestion à ciel ouvert </strong>

Pendant les exercices 2018, 2019, 2020 et le premier trimestre, les caisses de la DFM du Ministère du Développement rural ont connu une hémorragie financière, avec comme conséquence, le risque de mettre les clés dudit département sous le paillasson. Mais comme les départements ministériels fonctionnent sur le budget de l’État qu’est l’argent du contribuable, on a aujourd’hui l’impression qu’il y’a une nouvelle logique dans notre administration qui voudrait que les fonds soient gérés comme bon « nous semble » même si les résultats escomptés ne sont pas atteints.

En effet, au cours de leur fouille ‘’archéologico-financière’’, les enquêteurs du Bureau du Vérificateur Général, ont contre toute attente, découvert des irrégularités financières de 2, 329 milliards FCFA (2 329 496 637 F). Pourtant, ce montant diaboliquement perdu, pouvait servir à construire des infrastructures, agricoles, sanitaires ou éducatives. Malheureusement, cette perte financière résulte du laxisme et du favoritisme qui règnent au niveau de la DFM du Ministère du Développement rural où les irrégularités financières semblent permises, au détriment du contribuable malien.

<strong>D’embrouilles en magouilles  </strong>

Au nombre des mauvaises pratiques ayant laissé un trou dans les caisses de la DFM du département ministériel en question, le manque de rigueur, le favoritisme, le laxisme et le népotisme dans la passation des marchés en lien avec les intrants agricoles, les équipements et même ceux relatifs à la construction des infrastructures.

Au-delà du non-respect des critères de sélections des fournisseurs d’intrants agricoles, la Direction des Finances et du Matériel et le Ministre du Développement rural n’ont pas respecté, selon le rapport du Vérificateur Général, les procédures d’attribution des marchés de distribution des intrants agricoles subventionnés. Et comme si cela ne suffisait pas. Au titre des irrégularités financières, le ministre de tutelle et le Directeur des Finances et du Matériel ont procédé au paiement de travaux de construction non exécutés pour un montant de plus de 145 millions FCFA (145 505 277F). Aussi, les irrégularités financières sont relatives aux équipements agricoles non fonctionnels remis aux représentants locaux de l’APCAM pour un montant de plus de 923 millions FCFA (923 465 780F) et à la Commission de gestion et de suivi du Programme de Subvention des Équipements pour un montant de 653,2millions FCFA  (653 208 920F).

Toujours selon le rapport de vérification, les irrégularités ont trait au paiement non conforme des quantités d’engrais livrés par le système E-Voucher pour un montant de 1 091 565 FCFA, au paiement de marchés non exécutés conformément aux clauses contractuelles pour un montant de 100 669 038 FCFA et à la non-application de pénalités de retard pour un montant de 18 551 577 FCFA. S’y ajoutent le paiement des produits et équipements piscicoles non conformes pour un montant de 26 950 000 FCFA ; le paiement des cages flottantes incomplètes pour un montant de 13 500 000 FCFA et le paiement des travaux de construction non conformes au devis estimatif et quantitatif pour un montant de 29 738 700 FCFA.

À ces gaffes s’ajoutent,  l’absence de preuves de cession des véhicules reformés pour un montant de 700 000 FCFA, le paiement d’indemnités de déplacement et de missions indues de 3 chef de division pour un montant de 125 000 FCFA et des dépenses irrégulières pour un montant de 2 000 000 FCFA. Ce n’est pas tout, loin sans faut.

Même les irrégularités financières révélées sont aussi le résultat du non-reversement au Trésor public des produits issus de la vente des équipements pour un montant de 108 177 486 FCFA ; du non-reversement des montants dus sur les échéances des équipements reçus pour un montant de 7 632 960 FCFA et au paiement des engrais subventionnés non livrés pour un montant s’élevant à 14 888 750 FCFA. Sans compter la majoration du prix de cession de l’engrais subventionné pour un montant de 28 054 500 FCFA, le non reversement des produits issus de la vente des équipements pour un montant de 235 119 917 FCFA et au non-reversement par les représentants locaux de l’APCAM-Kayes au Trésor public des produits issus de la vente d’équipements pour un montant de 20 117 167 FCFA. En effet, ces irrégularités financières prouvent à suffisance, non seulement, le non-respect des textes par les responsables de la DFM qui devraient veiller à la bonne gestion des ressources, mais aussi leur insouciance quant au respect de l’éthique et la déontologie en matière de finance.

En tout cas, c’est une situation qui interpelle les autorités de la transition qui se sont données le défi de refonder le Mali. Toute chose qui ne pourra se faire dans la démagogie. En attendant, les personnes suspectées dans cette affaire dite ‘’irrégularités financières’’ ne dorment qu’avec un seul œil.

<strong>Adama Coulibaly</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Lutte contre la corruption et la délinquance financière :  Bakari Togola défie à nouveau la justice la malienne</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/lutte-contre-la-corruption-et-la-delinquance-financiere-bakari-togola-defie-a-nouveau-la-justice-la-malienne-2992801.html</link>
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<pubDate>Tue, 27 Sep 2022 08:53:19 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Témoin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Il faut le dire et tout de suite : Bakary Togola brigue à nouveau la présidence de la Confédération des Sociétés et coopératives des Producteurs de Coton (C-SCPC). Il a même franchi un pas de géant dans ses ambitions en remportant  les primaires au niveau du secteur de Koumantou, hier dimanche 25 septembre 2022. S’il venait à se concrétiser, son projet risque d’assener un coup dur à la volonté des autorités de la transition de lutter contre la corruption et la délinquance financière. Et pour cause, alors qu’un certain Soumeylou  Boubeye est mort en détention pour présomption d’atteinte aux biens publics et que d’autres continuent de croupir derrière les quatre murs de la prison en attendant leur jugement, Bakary Togola, le richissime ex-président de l’Apcam et de la C-SCPC inculpés pour présomption de détournement de 9,4 des 13, 4 milliards de francs CFA, avait été acquittés en même temps que ses coïnculpés par des assises spéciales relatives aux crimes économiques et financiers organisées en novembre 2021. Sans pour autant dire où est passée la manne financière qu’on lui reproche. Les traces des virements entre son organe et la CMDT semblaient pourtant repérables, du moins pour ceux qui se rappellent du point de presse animé par le procureur anti-corruption dans la foulée de son arrestation. C’est pourquoi, le verdict de son acquittement a été aussitôt attaqué par le ministère public devant la Cour Suprême aux fins d’annulation pure et simple. Il avait été annoncé par la suite la formation d’un autre collège de juges appelés à se prononcer à nouveau sur le dossier, mais rien ne bougera dans ce sens en dépit d’une pétition signée par plus de 3 000 cotonculteurs par secteurs et adressée au gouvernement, par le biais du ministère de la justice, pour accélérer la réouverture du dossier.
En attendant, il n’est pas à écarter que le spectre du dernier boycott soit mis au goût du jour. De bonnes sources, les cotonculteurs n’écartent aucune de ses hypothèses. Ils comptent sur la responsabilité des plus hautes autorités qui, plusieurs mois après la tenue des assises sur le coton, n’arrivent toujours pas à appliquer les recommandations. En tout état de cause, à part une communication en conseil de ministre, rien ne semble bouger en ce sens. Or le retour de Bakary Togola, pour qui connaît l’homme, pourrait remettre tout le processus en cause.

Amidou Keita]]> </content:encoded>
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<title>Le ministre Mamoudou Kassogué lors de la 3ème journée  des échanges presse  et justice &amp;quot;L&amp;apos;indépendance de la justice est une question qui s&amp;apos;adresse, avant tout, au magistrat lui&#45;même dans son état d&amp;apos;esprit&amp;quot;</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/le-ministre-mamoudou-kassogue-lors-de-la-3eme-journee-des-echanges-presse-et-justice-lindependance-de-la-justice-est-une-question-qui-sadresse-avant-tout-au-magistrat-lui-meme-dans-son-etat-2992311.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 22 Sep 2022 01:48:56 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>"Ethique et déontologie du magistrat, quel impact dans la lutte contre la corruption ?" était le thème de la troisième journée des échanges Presse et  Justice initiée par la Maison de la Presse en partenariat avec le ministère de la Justice et des Droits de l'Homme, Garde des Sceaux. Cette rencontre était placée sous la présidence du ministre en charge de la Justice, Mamoudou Ka</em></strong><strong><em>ssogué, le jeudi 15 septembre dernier, en présence de plusieurs responsables de la justice et des hommes de média. "Le thème qui a été choisi est d'autant plus pertinent que cette troisième journée se tient à un moment où mon département cherche à rendre opérationnel le nouveau Pôle National Economique et Financier qui va changer, je l'espère, le visage de notre justice en la matière ", a précisé Mamoudou Kassogué. A cette occasion, le ministre Kassogué a livré un discours que nous publions en intégralité.</em></strong>

J'ai l'immense plaisir d'être avec vous, ce matin, à l'occasion de l'ouverture de la Troisième Journée d'échanges <strong>"Justice et Presse"</strong> dont le thème central est : <strong><em>"Ethique et déontologie du magistrat, quel impact dans la lutte contre la corruption ? ".</em></strong>

A l'entame de mon propos, je voudrais vous rendre un hommage, chers professionnels des médias, et vous exprimer toute notre gratitude pour le professionnalisme et la promptitude avec lesquels vous avez su nous accompagner dans le cadre de la deuxième Journée d'échanges <strong>"Justice et presse". </strong>Le succès des deux premières journées est, sans doute, la preuve que la justice et les médias sont dans une alliance naturelle caractérisée par la recherche d'éléments dont la bonne exploitation permet de servir les citoyens dans leur quête d'information ou de justice.

Mon Département, en scellant ce partenariat dynamique entre la Presse et la Justice, est conscient du rôle fondamental de la Presse dans l'administration et la distribution de la justice, en tant qu'instrument de conscientisation contre l'incivisme et son corollaire de comportements infractionnels, mais aussi de boussole pour l'orientation de l'action judiciaire dans certaines procédures.

Je voudrais saluer l'ouverture d'esprit et la grande disponibilité dont ont fait preuve les responsables de la Maison de la Presse pour arriver à ce résultat.

Le thème central de cette troisième journée <strong><em>"Ethique et déontologie du magistrat, quel impact dans la lutte contre la corruption ?"</em></strong>, est autant un sujet d'actualité que de préoccupation nationale à cause de la profondeur et de la complexité du phénomène de la corruption dans notre pays.

L'échec des mesures qui ont été prises par les gouvernements successifs s'explique, pour une large part, par l'incohérence et l'inconstance des politiques publiques en la matière ainsi que l'inefficacité et l'inadéquation du cadre juridique institutionnel.

A ces insuffisances, il faut ajouter l'inobservation des règles d'éthique et de déontologie dans la gestion des biens publics.

Une analyse objective de la situation nous conduit, inexorablement, vers la responsabilité de l'Etat en ce qui concerne le faible niveau ou l'absence de répression face aux comportements déviants des fossoyeurs des ressources publiques.

C'est pour vous dire qu'au regard de l'ampleur du phénomène qui touche à presque tous les secteurs d'activité, le thème de cette journée aurait pu être intitulé <strong><em>"éthique et déontologie des agents publics face au fléau de la corruption".</em></strong>

Nous avons décidé, de façon spécifique, de traiter de la problématique en ce qui concerne les magistrats en raison de l'importance de leur mission dans le combat contre le phénomène.

En effet, la justice est le levier fondamental dont l'Etat doit se servir pour garantir la mise en œuvre d'une politique ne laissant aucune place à l'impunité dans ce domaine.

Cela ne saurait être une réalité que lorsque ceux-là même, chargés d'appliquer la loi aux délinquants économiques et financiers, exercent leur fonction dans la stricte observation des règles d'éthique et de déontologie qui encadrent leur profession.

Les détournements des deniers publics à flots, les missions de contrôle ou de vérification biaisées, les procédures judicaires inefficaces, l'inexécution des décisions de justice en ce qui concerne les condamnations pécuniaires, l'inapplication des textes en matière de sanctions disciplinaires ont fini par créer l'impunité et le sentiment d'impunité qu'il convient de combattre avec détermination et persévérance.

Là réside tout le rôle de la justice pour faire en sorte que ces insuffisances et ces faiblesses ne continuent à servir de boulevard pour des agents publics, sans scrupule, qui pillent les ressources de l'Etat, empêchant ainsi de faire face aux besoins d'investissement dans les différents secteurs de développement de notre pays.

Autant les qualités techniques et professionnelles des magistrats sont nécessaires pour la qualité des décisions qu'ils rendent autant leur indépendance, face à toute influence, est d'une indispensable nécessité pour la saine application de la loi

Sur ce point, l'indépendance de la justice qui repose, en théorie, sur les textes et, en pratique, sur les conditions matérielles et financières dans lesquelles les magistrats exercent leur profession, est une question qui s'adresse, avant tout, au magistrat lui-même dans son état d'esprit.

Indépendamment des valeurs qui encadrent le comportement du magistrat pour sa bonne conduite en dehors et dans son service, il est nécessaire de mettre en œuvre un mécanisme efficace pour sanctionner les manquements aux règles d'éthique et de déontologie se caractérisant par la mise en cause de sa responsabilité.

A cet égard il est important de souligner, que la responsabilité du magistrat liée à la violation des règles d'éthique et de déontologie est une question qui interpelle en premier lieu le Département de la Justice, mais aussi les organisations syndicales des magistrats dans une dynamique de veille et de mise en œuvre des sanctions disciplinaires conformément aux textes.

A ce sujet je voudrais affirmer, ici, avec force, ma volonté et ma détermination à assumer mon rôle dans le cadre du contrôle interne afin de bannir les comportements déviants et d'encourager les bonnes pratiques pour une saine distribution de la justice.

Sur ce chapitre, je me réjouis des résultats déjà obtenus par l'Inspection des Services Judiciaires dont les missions se poursuivront, certes avec pédagogie, mais avec rigueur et objectivité.

De la même manière, des actions de formation sur la thématique liée à l'éthique et à la déontologie ont été mises en œuvre par l'Institut National de Formation Judiciaire <strong>"Maître Demba Diallo"</strong> à l'intention des acteurs de la justice, notamment les magistrats.

Le thème qui a été choisi est d'autant plus pertinent que cette troisième journée se tient à un moment ou mon Département cherche à rendre opérationnel le nouveau Pôle National Economique et Financier qui va changer, je l'espère, le visage de notre justice en la matière.

En effet tout semble concourir à la mise en œuvre d'une synergie d'actions contre le phénomène de la corruption non seulement par la création de ce Pôle, mais aussi et surtout, par l'adoption de nouvelles dispositions juridiques garantissant l'efficacité des procédures et la diligence dans le traitement des dossiers.

Aussi convient-il de noter le partenariat dynamique qui s'est installé entre les structures de contrôle ou de vérification et le Département favorisant un renforcement des autorités judiciaires dans la conduite des procédures généralement complexes qui requièrent, chez les magistrats en charge des dossiers de corruption et d'infractions assimilées, des connaissances approfondies et spécifiques.

Permettez-moi de saluer la présence parmi nous de Hamèye Founé Mahalmadane, magistrat de son état et ancien Ministre, qui a bien voulu accepter d'être le facilitateur de cette troisième journée malgré ses multiples occupations.

Sa longue et riche expérience dans la pratique judiciaire et dans l'enseignement au niveau de l'Institut National de Formation Judicaire <strong>"Maître Demba Diallo"</strong>, notamment en mature d'éthique et de déontologie, justifient, amplement, le choix porté sa personne pour vous entretenir sur cette thématique.

Il convient de saluer également, comme dans les précédentes journées, l'engagement et la disponibilité de Chahana Takiou, un éminent homme de média, qui a accepté de mettre son expérience et son temps pour la mise en œuvre de cette activité en qualité de modérateur.

Je voudrais profiter de cette occasion pour adresser mes vifs et sincères remerciements à la coopération canadienne pour son accompagnement dans la mise en œuvre de cette troisième journée d'échanges entre acteurs de la justice et hommes de médias, renforçant ainsi le partenariat dynamique existant entre notre pays et le Canada.

Je ne saurais terminer sans renouveler mes remerciements à l'endroit du Président de la Maison de la Presse pour sa disponibilité et son engagement dans la pérennisation de ce partenariat entre la justice et le monde la Presse.

Je voudrais associer à ces remerciements toutes les organisations de la Presse pour leur mobilisation, leur ouverture d'esprit et leur accompagnement pour la réussite de ces journées.

Je suis convaincu que la justice et la presse, la main dans la main, offriront à notre peuple un espace d'échanges favorisant l'éveil des consciences pour une pleine et entière participation de chacun citoyen et chaque citoyenne dans l'œuvre de construction nationale."

XX

<strong>Justice : vers la création d'une Agence de gestion des biens gelés, saisis ou confisqués </strong>

Sur le rapport du ministre de la Justice et des Droits de l'Homme, Garde des Sceaux, le Conseil des Ministres du mercredi 14 septembre 2022 a adopté des projets de texte relatifs à la création, à l'organisation et aux modalités de fonctionnement de l'Agence de Gestion des Biens gelés, saisis ou confisqués. Le Gouvernement a adopté la Loi n°2021-051 du 29 septembre 2021 portant modification du Code de procédure pénale pour renforcer le cadre institutionnel en matière de lutte contre la corruption et la délinquance économique et financière. Cette modification a permis d'instituer le Pôle national économique et financier et de corriger les insuffisances du Code de procédure pénale en matière de saisie.

Cependant, la conservation et la gestion des biens saisis dans le cadre de la procédure pénale, actuellement assurées par le Greffe sont confrontées à de sérieuses difficultés au niveau des juridictions en ce qui concerne entre autres :

- l'état de la conservation des objets saisis, leur gestion et les responsabilités liées à cette gestion avant la détermination de leur sort à la fin de la procédure ;

- l'insuffisance de moyens pour assurer la conservation et l'entretien des biens saisis en attendant la fin de la procédure.

Il est apparu nécessaire de résoudre ces difficultés conformément aux dispositions pertinentes des instruments juridiques internationaux de lutte contre la corruption et les infractions assimilées pour éviter de compromettre le désintéressement des victimes.

Les projets de texte sont adoptés dans ce cadre. Ils créent sous la forme d'établissement public à caractère administratif l'Agence de Gestion des Biens gelés, saisis ou confisqués. La création de cette Agence contribue à l'amélioration de la gouvernance dans le domaine de la gestion des avoirs dans le cadre de la procédure pénale.

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<title>Lutte contre la corruption : le ministre de la justice plaide pour un changement de mentalité de la population</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/lutte-contre-la-corruption-le-ministre-de-la-justice-plaide-pour-un-changement-de-mentalite-de-la-population-2992364.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 22 Sep 2022 01:12:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le 14 septembre 2022, s’est tenue la 3<sup>e</sup> édition des journées d’échanges Justice-Presse à la Maison de la Presse de Bamako. Consacrée au thème : « Ethique et Déontologie du Magistrat, Quel impact sur la lutte contre la corruption ? », cette journée était placée sous l’égide du ministre de la Justice, des Droits de l’Homme, Grade des Sceaux, Mamadou Kassogué.</em></strong>

Ces différentes journées, s’inscrivant dans une alliance nouée entre le département de la Justice et les médias, visent à outiller les hommes et les femmes de médias sur la justice pour qu’ils puissent à leur tour donner aux citoyens des informations justes et crédibles sur la justice.

Le ministre de la Justice, dans son intervention, a fait savoir que ce partenariat dynamique entre son département et la presse est une prise de conscience du rôle fondamental de la presse dans l’administration et la distribution de la justice, en tant qu’instrument de conscientisation et de veille contre l’incivisme et son corollaire de comportements déviants, mais aussi de boussole pour l’orientation de l’action judiciaire dans certaines procédures.

La thématique de cette troisième journée, selon lui, est autant un sujet d’actualité que de préoccupation nationale à cause de sa profondeur et de la complexité du phénomène de la corruption dans le pays.  « <em>Nous avons décidé, de façon spécifique, de traiter de la problématique en ce qui concerne les magistrats en raison de l’importance de leur mission dans le combat contre le phénomène</em> » a-t-il expliqué.

Le ministre Kassogué a aussi affirmé que la lutte contre la corruption ne saurait être une réalité que lorsque ceux qui sont chargés d’appliquer la loi aux délinquants économiques et financiers, exercent leur fonction dans la stricte observation des règles d’éthique et déontologiques qui encadrent leur profession.

Il convient selon lui de combattre avec détermination l’impunité et le sentiment d’impunité créés dans les détournements des deniers publics, les missions de contrôle ou de vérification biaisées, les procédures judiciaires inefficaces, l’inexécution des décisions de justice concernant les condamnations pécuniaires, l’inapplication des textes en matière de sanctions disciplinaires.

Pour le chef du département de la justice, la justice constitue un levier fondamental dont l’Etat doit se servir pour garantir la mise en œuvre d’une politique ne laissant aucune place à l’impunité dans la lutte contre la corruption. Il a aussi soutenu que les corrupteurs et corrompus doivent être réprimés sans ménagement mais qu’il faudrait arriver à changer de mentalité et faire comprendre à la population que celui qui corrompt rend un mauvais service au magistrat et à son pays.
<ol>
 	<li>Kassogué a expliqué, en outre, que l’échec des mesures prises par les gouvernements successifs dans la lutte contre la corruption, s’explique, pour une large part, par l’incohérence et l’inconstance des politiques en la matière mais aussi par l’inefficacité et l’inadéquation du cadre institutionnel.</li>
</ol>
Le ministre Kassogué est convaincu que cette alliance dynamique entre la justice et la presse offrira au peuple malien un espace d’échanges favorisant l’éveil des consciences pour une pleine et entière participation de chaque citoyen et chaque citoyenne dans l’œuvre de construction nationale.

Les journalistes ont été édifiés, à travers une conférence-débat, sur la thématique de la journée, animée par Hameye Founé Mahalmadane, magistrat, ancien ministre et membre du Conseil national de transition.

<strong>Fadiala N. Dembélé </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme : Le Mali veut sortir de la surveillance accrue</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/lutte-contre-le-blanchiment-des-capitaux-et-le-financement-du-terrorisme-le-mali-veut-sortir-de-la-surveillance-accrue-2-2992228.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/lutte-contre-le-blanchiment-des-capitaux-et-le-financement-du-terrorisme-le-mali-veut-sortir-de-la-surveillance-accrue-2-2992228.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 21 Sep 2022 09:29:19 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Les autorités maliennes en charge de la lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme (LBC/FT), le groupe conjoint d’évaluateurs constitué de pays membres du groupe d’action financière (Gafi), le secrétariat du Gafi et celui du groupe intergouvernemental d’action contre le blanchiment d’argent en Afrique de l’ouest (Giaba) ont tenu le lundi 12 septembre 2022, en mode hybride, une réunion d’évaluation du plan d’action consensuel du dispositif national de lutte contre la blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme (LBC/FT) du Mali.</em></strong>

Le ministre de l’Economie et des Finances, M. Alousséni Sanou, accompagné par le ministre de la Justice et des Droits de l'Homme, Garde des Sceaux, M. Mahamadou Kassogué et le ministre de la Sécurité et de la Protection Civile le Général de Brigade Daoud Aly Mohammedine ont pris part aux discussions, par visioconférence avec les membres du Groupe conjoint Afrique/Moyen-Orient du Gafi en présence d’une délégation malienne conduite par M. Sékou Amadou N’Doure, chargé de mission au cabinet du ministre de l’Economie et des Finances. Ladite délégation comprenant également le Président de la Cellule nationale de Traitement des Informations Financières du Mali (Centif-Mali) M. Idrissa Mahamar Haïdara, des cadres des départements en charge de la Justice et de la Sécurité ainsi que le représentant de la Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Bceao).

D’autres représentants de la Gafi -Mali, de la Commission bancaire de l’Uemoa et des structures membres de la Commission Nationale de Coordination des Activités de Lutte contre le Blanchiment des Capitaux et le Financement du Terrorisme (Conaca-LBC/FT) ont participé par visioconférence aux discussions.

Ce processus fait suite à l’engagement politique de haut niveau pris par les autorités maliennes en octobre 2021 à travailler avec le Gafi et le Giaba pour renforcer l’efficacité de son régime de LBC/FT. La réunion suit celle qui s’est tenue à Saly (Sénégal) en mai 2022, à laquelle le Mali a présenté l’état de mise en œuvre du plan d’action issu du processus de l’International Cooperation Review Group (ICRG) du Gafi.

<em>«Il est important de vous faire part de la détermination des autorités maliennes à mettre en œuvre le plan d’actions issu du processus International Cooperation Review Group (ICRG) du Gafi. Nous ne ménagerons aucun effort dans ce cadre. Ainsi, les conclusions issues du processus ont été communiquées au Conseil des ministres par le ministre de l'Économie et des Finances, ainsi qu’à toutes les parties prenantes pertinentes »</em>, a dit Alousséni Sanou lors de l’ouverture des travaux.

Le ministre de l’Économie et des Finances a évoqué les efforts importants consentis par l’Etat du Mali dans le cadre de la mise en œuvre du plan d’actions de l’ICRG malgré les contraintes majeures causées par l’embargo infligé par le Cedeao et le contexte sécuritaire.

Le plan d’action, qui vise l’atténuation des insuffisances du dispositif national LBC/FT, compte 27 mesures parmi lesquelles trois ont été totalement mises en œuvre et le reste est en cours de réalisation conformément au calendrier d’exécution.

L’engagement de haut niveau donné par les plus hautes autorités de tout mettre en œuvre dans la Lutte contre le Blanchiment des Capitaux et le Financement du Terrorisme à travers la mobilisation des trois ministres, le déplacement de la délégation malienne pour la réunion de « face à face » en Zambie ainsi que les progrès réalisés dans la mise en œuvre du plan d’action ont été salués par les experts du Comité mixte Afrique/Moyen-Orient du GAFI. Les résultats appréciables obtenus par le Mali augurent de bonnes perspectives en vue d’une sortie du Mali de la « surveillance accrue » à travers un dispositif national de LBC/FT répondant aux normes de conformité technique et d’efficacité.

Le ministre de l’Économie et des Finances a remercié, aux noms des plus hautes autorités maliennes le Groupe Conjoint, le Gafi, l’Office des Nations unies contre les Drogues et le Crime (ONUDC), le secrétariat du Giaba, le Groupe Anti-Blanchiment en Afrique orientale et Australe (Gabaoa) et tous les partenaires pour leur soutien constant en faveur du Mali dans le cadre de la mise en œuvre du plan d’action de l’ICRG.

Enfin, Alousséni Sanou a réaffirmé l’engagement du Mali à tout mettre en œuvre pour assurer la conformité du dispositif national de LBC/FT aux normes internationales.

<strong>Mahamet Traoré</strong>

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</item>

<item>
<title>Lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme :  Le Mali veut sortir de la surveillance accrue</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/lutte-contre-le-blanchiment-des-capitaux-et-le-financement-du-terrorisme-le-mali-veut-sortir-de-la-surveillance-accrue-2992215.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 21 Sep 2022 07:46:53 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Les autorités maliennes en charge de la lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme (LBC/FT), le groupe conjoint d’évaluateurs constitué de pays membres du groupe d’action financière (Gafi), le secrétariat du Gafi et celui du groupe intergouvernemental d’action contre le blanchiment d’argent en Afrique de l’ouest (Giaba) ont tenu le lundi 12 septembre 2022, en mode hybride, une réunion d’évaluation du plan d’action consensuel du dispositif national de lutte contre la blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme (LBC/FT) du Mali.</em></strong>

Le ministre de l’Economie et des Finances, M. Alousséni Sanou, accompagné par le ministre de la Justice et des Droits de l'Homme, Garde des Sceaux, M. Mahamadou Kassogué et le ministre de la Sécurité et de la Protection Civile le Général de Brigade Daoud Aly Mohammedine ont pris part aux discussions, par visioconférence avec les membres du Groupe conjoint Afrique/Moyen-Orient du Gafi en présence d’une délégation malienne conduite par M. Sékou Amadou N’Doure, chargé de mission au cabinet du ministre de l’Economie et des Finances. Ladite délégation comprenant également le Président de la Cellule nationale de Traitement des Informations Financières du Mali (Centif-Mali) M. Idrissa Mahamar Haïdara, des cadres des départements en charge de la Justice et de la Sécurité ainsi que le représentant de la Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Bceao).

D’autres représentants de la Gafi -Mali, de la Commission bancaire de l’Uemoa et des structures membres de la Commission Nationale de Coordination des Activités de Lutte contre le Blanchiment des Capitaux et le Financement du Terrorisme (Conaca-LBC/FT) ont participé par visioconférence aux discussions.

Ce processus fait suite à l’engagement politique de haut niveau pris par les autorités maliennes en octobre 2021 à travailler avec le Gafi et le Giaba pour renforcer l’efficacité de son régime de LBC/FT. La réunion suit celle qui s’est tenue à Saly (Sénégal) en mai 2022, à laquelle le Mali a présenté l’état de mise en œuvre du plan d’action issu du processus de l’International Cooperation Review Group (ICRG) du Gafi.

<em>«Il est important de vous faire part de la détermination des autorités maliennes à mettre en œuvre le plan d’actions issu du processus International Cooperation Review Group (ICRG) du Gafi. Nous ne ménagerons aucun effort dans ce cadre. Ainsi, les conclusions issues du processus ont été communiquées au Conseil des ministres par le ministre de l'Économie et des Finances, ainsi qu’à toutes les parties prenantes pertinentes »</em>, a dit Alousséni Sanou lors de l’ouverture des travaux.

Le ministre de l’Économie et des Finances a évoqué les efforts importants consentis par l’Etat du Mali dans le cadre de la mise en œuvre du plan d’actions de l’ICRG malgré les contraintes majeures causées par l’embargo infligé par le Cedeao et le contexte sécuritaire.

Le plan d’action, qui vise l’atténuation des insuffisances du dispositif national LBC/FT, compte 27 mesures parmi lesquelles trois ont été totalement mises en œuvre et le reste est en cours de réalisation conformément au calendrier d’exécution.

L’engagement de haut niveau donné par les plus hautes autorités de tout mettre en œuvre dans la Lutte contre le Blanchiment des Capitaux et le Financement du Terrorisme à travers la mobilisation des trois ministres, le déplacement de la délégation malienne pour la réunion de « face à face » en Zambie ainsi que les progrès réalisés dans la mise en œuvre du plan d’action ont été salués par les experts du Comité mixte Afrique/Moyen-Orient du GAFI. Les résultats appréciables obtenus par le Mali augurent de bonnes perspectives en vue d’une sortie du Mali de la « surveillance accrue » à travers un dispositif national de LBC/FT répondant aux normes de conformité technique et d’efficacité.

Le ministre de l’Économie et des Finances a remercié, aux noms des plus hautes autorités maliennes le Groupe Conjoint, le Gafi, l’Office des Nations unies contre les Drogues et le Crime (ONUDC), le secrétariat du Giaba, le Groupe Anti-Blanchiment en Afrique orientale et Australe (Gabaoa) et tous les partenaires pour leur soutien constant en faveur du Mali dans le cadre de la mise en œuvre du plan d’action de l’ICRG.

Enfin, Alousséni Sanou a réaffirmé l’engagement du Mali à tout mettre en œuvre pour assurer la conformité du dispositif national de LBC/FT aux normes internationales.

&nbsp;

<strong>Mahamet Traoré</strong>

(MEF)]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Interpellation de Moustapha Ben Barka à CDG :  Les avocats de Moustapha Ben Barka dénoncent un « terrorisme judiciaire d’État »</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/interpellation-de-moustapha-ben-barka-a-cdg-les-avocats-de-moustapha-ben-barka-denoncent-un-terrorisme-judiciaire-detat-2992180.html</link>
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<pubDate>Wed, 21 Sep 2022 01:25:41 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Informateur</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<h5>L’ancien secrétaire général de la présidence d’Ibrahim Boubacar Keïta avait été interpellé le 12 septembre en France sur mandat d’arrêt malien, avant d’être relâché le lendemain.</h5>
Les avocats français de Moustapha Ben Barka, <a href="https://www.jeuneafrique.com/1376462/politique/mali-pourquoi-moustapha-ben-barka-a-ete-brievement-interpelle-a-paris/">temporairement incarcéré en France lundi sur mandat d’arrêt malien avant d’être relâché</a>, ont dénoncé jeudi « le terrorisme judiciaire d’État auquel se livrent les autorités maliennes. »

Me Marcel Ceccaldi et Dominique Inchauspé « engagent Interpol », qui avait émis selon eux une notice rouge, « à plus de discernement dans l’exercice de ses fonctions quand l’organisation est sollicitée d’agir par des États qui se placent en marge des règles internationales ».

<strong>« Caractère arbitraire de la procédure »</strong>

Moustapha Ben Barka, vice-président de la Banque ouest-africaine de développement (BOAD), avait été interpellé à l’aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle alors qu’il faisait l’objet d’un mandat d’arrêt international émis par les autorités maliennes, dans le cadre de <a href="https://www.jeuneafrique.com/38517/politique/mali-qui-appartient-air-ibk-one/">l’affaire de l’acquisition de l’avion présidentiel</a> sous le régime d’IBK, <a href="https://www.jeuneafrique.com/mag/619717/politique/mali-la-garde-rapprochee-de-ibrahim-boubacar-keita/">durant lequel il a notamment exercé les fonctions de ministre de l’Industrie et de secrétaire général de la présidence.</a>

Il avait été placé en rétention judiciaire, distincte de la garde à vue parce qu’il n’est pas soupçonné de délit commis en France, avant d’être relâché le lendemain suite à une « décision » de la justice française « de ne pas poursuivre la procédure d’extradition, qui avait été initiée à la suite d’une demande formulée par les autorités maliennes », d’après une source judiciaire.

« L’absence de tout fondement factuel et juridique du mandat d’arrêt, l’atteinte évidente à la liberté individuelle de Moustapha Ben Barka, le caractère arbitraire de cette procédure sont à l’origine de cette main-levée », selon ses avocats.

<strong>L’Informateur avec L’AFP</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>La confiscation polémique des biens supposés mal acquis</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/la-confiscation-polemique-des-biens-supposes-mal-acquis-2992011.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 20 Sep 2022 01:45:04 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Témoin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[La lutte contre l’enrichissement illicite entre dans une nouvelle phase polémique avec l’avènement d’une Agence de gestion des biens gelés, saisis ou confisqués. Il s’agit d’un organisme public à caractère administratif encadré par les nouvelles modifications du Code de procédures pénales avec la prétention de combler de soi-disant insuffisances dans la gestion, la conservation et les responsabilités liées aux objets saisis pendant les procédures pénales en rapport avec les délinquances financières et l’enrichissement illicite. Cette nouvelle donne s’inspire vraisemblablement des dispositions de la loi sur l’enrichissement illicite en vertu desquelles les biens de justiciables mis en cause sont passibles de confiscation. Seulement voilà : la mesure découle d’une législation visiblement contrariée depuis son entrée en vigueur par de réelles défis d’applicabilité sur fond de réserves et de dénonciations de sa sélectivité par certaines catégories socioprofessionnelles. Le hic, en sus, est aussi que rares sont les biens concernés qui ne soient des patrimoines acquis avant l’avènement de la loi qui leur est applicable. De quoi poser le problème de la rétroactivité du texte en rapport avec l’enrichissement illicite. La législation en question remonte à 2014 et pourrait être contestée pour tous les faits antérieurs à cette période, y compris pour la vente des biens auxquels allusion est faite dans un certain communiqué du parquet de la Cour Suprême.

<strong>La Rédaction</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Lutte contre la corruption: Justice et Presse, des alliés naturels</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/lutte-contre-la-corruption-justice-et-presse-des-allies-naturels-2991937.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 19 Sep 2022 07:38:30 +0000</pubDate>
<dc:creator>22 Septembre</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le département de la Justice est conscient du rôle fondamental de la Presse dans l’administration et la distribution de la justice, en tant qu’instrument de conscientisation et de veille contre l’incivisme et son corollaire de comportements déviants, mais aussi de boussole pour l’orientation de l’action judiciaire dans certaines procédures</strong>

La 3<sup>ème</sup> Journée d’échanges Justice et Presse, s'est tenue le jeudi 15 Septembre à la Maison de la Presse sous le thème : « Ethique et déontologie du magistrat, quel impact dans la lutte contre la corruption ? ». C’était sous la présidence du ministre de la Justice et des Droits de l'Homme, Garde des Sceaux, Mamoudou Kassogué, en  présence du Président de la Maison de la presse, Bandiougou Danté, du représentant de la Coopération canadienne au Mali, Alexander Mcgill.

Initiées par le ministère en charge de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux en partenariat avec la Maison de la presse et la Coopération canadienne, ces journées d’échanges presse et justice visent à maintenir un cadre permanent de dialogue et d’échanges entre les hommes de médias et les acteurs de la justice. C’est aussi une occasion de mobiliser des experts pour édifier l’opinion sur le rôle et la place des hommes de médias dans la lutte contre la corruption au Mali, l’impact du magistrat respectueux des principes d’éthique et de déontologie dans la lutte contre la corruption, mais également la synergie dans les rapports fonctionnels entre structures de contrôle, de vérification et de poursuite de faits de corruption et pratiques assimilées.

A l’entame de ses propos, le ministre de la Justice, Mamoudou Kassogué a rendu un hommage aux professionnels des médias, et exprimé toute sa gratitude pour le professionnalisme et la promptitude avec lesquels ces hommes et femmes ont  accompagné son département dans le cadre des première et  deuxième journées d’échanges « Justice et presse ».

« Le succès des deux premières journées est, sans nul doute, la preuve que la justice et les médias sont dans une alliance naturelle caractérisée par la recherche d’éléments dont la bonne exploitation permet de servir les citoyens dans leur quête permanente d’information juste et crédible sur la justice », a estimé le ministre Kassogué. Selon lui, son département, en scellant ce partenariat dynamique entre la Presse et la Justice, est conscient du rôle fondamental de la Presse dans l’administration et la distribution de la justice, en tant qu’instrument de conscientisation et de veille contre l’incivisme et son corollaire de comportements déviants, mais aussi de boussole pour l’orientation de l’action judiciaire dans certaines procédures.

Le choix de la thématique centrale de cette troisième journée, selon le Garde des Sceaux, est autant un sujet d’actualité que de préoccupation nationale à cause de la profondeur et de la complexité du phénomène de la corruption dans notre pays.

« L’échec des mesures qui ont été prises par les gouvernements successifs s’explique, pour une large part, par l’incohérence et l’inconstance des politiques publiques en la matière ainsi que l’inefficacité et l’inadéquation du cadre juridique et institutionnel », a-t-il dit. A ces insuffisances, selon le ministre Kassogué, il faut ajouter l’inobservation des règles d’éthique et de déontologie dans la gestion des biens publics.

A ses dires, une analyse objective de la situation conduit, inexorablement, vers la responsabilité de l’Etat en ce qui concerne le faible niveau ou l’absence de répression face aux comportements déviants des fossoyeurs des ressources publiques.

« Les corrupteurs et les corrompus doivent être réprimés sans ménagement. Au besoin les textes sur la corruption doivent être revus et adaptés aux exigences actuelles », a déclaré le ministre Kassogué, selon lequel « il faudrait arriver à un changement de mentalité et faire comprendre aux populations que celui qui corrompt rend un mauvais service au magistrat et à son pays, car c'est la justice qui va en pâtir ».

Pour le Garde des Sceaux, « une mauvaise justice ne profite à personne et ouvre la voie à des situations de conflit et de vengeance ».

« Je suis convaincu que la justice et la presse, la main dans la main, offriront à notre peuple un espace d’échanges favorisant l’éveil des consciences pour une pleine et entière participation de chacun citoyen et chaque citoyenne dans l’œuvre de construction nationale », a conclu le ministre.

La cérémonie d’ouverture a été suivie par l’expose du magistrat Hamèye Founè Mahalmadane, ancien ministre et membre du CNT sur le thème : « Ethique et déontologie du magistrat, quel impact dans la lutte contre la corruption ? ». Avec comme modérateur Chahana Takiou, Directeur de publication du Journal 22 Septembre.

<strong>AMTouré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Lutte contre la corruption et la délinquance financière :  A&#45;t&#45;on progressé avec une récupération de fonds détournés ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/lutte-contre-la-corruption-et-la-delinquance-financiere-a-t-on-progresse-avec-une-recuperation-de-fonds-detournes-2991875.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 19 Sep 2022 01:47:25 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La lutte contre la corruption, à en croire de nombreux experts, ne doit pas donner lieu à des spectacles, ou à des campagnes médiatiques sans aucune incidence en termes de récupération des fonds détournés.</em></strong>

-<strong>-maliweb.net-</strong> Si au temps d’ATT, le pouvoir avait privilégie les démarches pédagogiques dans sa politique de lutte contre la corruption et la délinquance financière, le système IBK s’est lui montré quelque peu laxiste.

Or, il est de notoriété qu’avant 2013, le Trésor public n’avait pas aussi lourdement saigné que sous le régime du « Mali d’abord », où les scandales se sont multipliés à un rythme effréné. Et, avec eux, des milliards de nos francs volés des caisses de l’Etat dans des affaires comme celles de l’avion présidentiel, des équipements militaires, des engrais frelatés, des 1000 tracteurs, des avions cloués au sol, etc. Le tout ayant poussé l’opposant d’alors, l’ex-Premier ministre Modibo Sidibé des FARE Anka Wuli d’inviter le gouvernement à « être aux affaires et non dans les affaires ».

Avec ce passé sulfureux dans la gouvernance, le pouvoir de Transition devrait se donner un serment d’honneur de faire recouvrer à l’Etat, au moins une partie substantielle des milliards de francs de deniers publics détournés. Car, que sert-il à un pouvoir militaire de prôner la rupture en traquant les indélicatesses financières sans  en récolter des fruits et irriguer les caisses de l’Etat ? Le pouvoir de transition n’a-t-il pas annoncé une croisade de poursuite des potentiels délinquants financiers de l’ère IBK ?  Le PM Choguel Kokalla Maïga n’a-t-il juré que la gouvernance en cours est vertueuse ? Quelle conséquence concrète cette vertu dans la gestion des affaires publiques a-t-elle si la machine judiciaire ne permet pas de récupérer des fonds pour le Trésor public ?

En effet, quelles retombées concrètes ont pu avoir la poursuite judiciaire et la détention d’anciens ministres pour des indélicatesses financières présumées ? Car, l’ancien Premier ministre feu Soumeylou Boubèye Maïga, des anciens ministres comme Mme Bouaré Fily Sissoko, Mahamadou Camara, Thierno Amadou Hass Diallo et d’autres hauts cadres administratifs comme Bakary Togola, le maire Adama Sangaré et d’autres ont maille à partir avec la justice malienne, pour de présumées malversations financières.

Or, dans ces situations, les prévenus pour des cas échéants, négocient des mises en libertés provisoires sous cautions ou arrivent même à restituer parties ou totalités des fonds qu’on leur reproche d’avoir détourné ou mal géré. C’est dans ce sens que la question se pose aujourd’hui de savoir quelle somme d’argent le Trésor public a-t-il pu recouvrer depuis l’entame de cette Transition par rapport à ces dossiers.

Car, lors d’un récent séminaire avec les médias, les premiers responsables de l’Office central de lutte contre l’enrichissement illicite (OCLEI) annonçaient que leurs travaux (investigations, enquêtes sur des cas présumés d’enrichissements illicites, traque de la corruption) permettaient à l’Etat de recouvrer beaucoup d’argent. Sans donner de chiffres. Ce qui fait qu’on se perd en conjectures. Quels sont les fruits portés par le discours de la traque des corrompus et corrupteurs ? Cette lutte à fort battage médiatique doit avoir nécessairement produit un certain nombre de fruits. Ne pas en donner une quelconque visibilité serait fait preuve d’opacité pouvant entretenir des suspicions sources d’appréhensions.

En conclusion, il urge que la gouvernance vertueuse prônée par les autorités de la transition marque des points au sein de l’opinion à travers des retombées visibles et perceptibles. Et c’est le Trésor public qui doit ressentir ces …recouvrement.

<strong>Boubou SIDIBE/maliweb.net</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Stratégie nationale de lutte contre la corruption :   Des experts en conclave</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/strategie-nationale-de-lutte-contre-la-corruption-des-experts-en-conclave-2990475.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/strategie-nationale-de-lutte-contre-la-corruption-des-experts-en-conclave-2990475.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 07 Sep 2022 01:30:15 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le Centre international de conférence de Bamako abrite du 05 au 06 septembre 2022 l’atelier de validation du document diagnostic sur la corruption au Mali dans le cadre du processus de l’élaboration de la stratégie nationale de lutte contre la corruption. L’ouverture des travaux a été présidée ce jour 05 septembre par Mme la ministre des Transports et des Infrastructures représentant son homologue de la Refondation  de l’Etat, chargé des relations avec les Institutions.</strong>

« Le Mali à l’instar de nombreux pays en développement est confronté au fléau de la corruption qui constitue une gangrène à son développement économique et Social.  Malgré les efforts engagés depuis plusieurs décennies dans un processus d’amélioration de la gouvernance et de la gestion des ressources publiques, il est regrettable de constater que notre pays ne dispose pas encore de document de stratégie en la matière », a déclaré Mme Dembélé Madina Sissoko ministre des Transports et des Infrastructures en procédant à l’ouverture des travaux. Et d’ajouter que pour combler ce vide, le gouvernement de Transition a initié des actions parmi lesquelles s’inscrit ce projet d’élaboration d’un document de stratégie  nationale de lutte contre la corruption. Le ministère de la Refondation de l’Etat, a en charge de mener ce processus à travers un Comité de pilotage (COPIL) crée à cet effet par Décision N°0021/MRE du 13 octobre 2021. Et depuis plusieurs mois des consultants sous la supervision du comité ont mené des réflexions  et après plusieurs concertations, ils  ont produit un rapport faisant état du diagnostic qui traite des problématiques liées notamment à la situation de mise en œuvre des recommandations des états généraux sur la corruption, la cartographie des acteurs dans la chaine de la lutte contre la corruption, de recensement des bonnes pratiques. Aussi ce présent atelier avait pour objectif de  présenter et valider les résultats du diagnostic du phénomène de la corruption et des infractions assimilées au Mali en plus du bilan des mécanismes anti-corruption mise en place.  L’adoption du document de stratégie nationale sera assorti d’un plan d’action triennal, a fait savoir Mme Dembélé.  Soulignons que le Mali est soutenu dans ce processus par ses partenaires notamment, les Nations-Unies. « C’est un privilège pour le système des Nations-Unies d’appuyer le Ministère de la Refondation et le comité de pilotage du processus d’élaboration de la stratégie nationale de lutte contre la corruption. », a déclaré le représentant des Nations Unies à l’occasion. Et de préciser que  ce processus s’inscrit dans le cadre du « Programme d’appui à la Stabilisation du Mali à travers le renforcement de l’État de Droit » (PROSMED) mis en œuvre par le PNUD conjointement avec ONU-FEMMES et la MINUSMA et qui bénéficie de l’appui technique et financier de plusieurs Partenaires dont l’Ambassade du Royaume des Pays-Bas et le Fonds des Nations Unies de Consolidation de la Paix que je voudrais remercier pour leur appui constant au renforcement de l’État de droit au Mali.

<strong>Khadydiatou SANOGO /maliweb.net</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Détenu par les services de renseignements du Tchad : La famille de Mamadou Bass, directeur d&amp;apos;Orabank Tchad, interpelle le colonel Assimi Goïta</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/detenu-par-les-services-de-renseignements-du-tchad-la-famille-de-mamadou-bass-directeur-dorabank-tchad-interpelle-le-colonel-assimi-goita-2986568.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/detenu-par-les-services-de-renseignements-du-tchad-la-famille-de-mamadou-bass-directeur-dorabank-tchad-interpelle-le-colonel-assimi-goita-2986568.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 06 Aug 2022 01:20:23 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Cela fait exactement plus d'un mois que notre compatriote Dr. Mamadou Bass (directeur général d'Orabank Tchad) est détenu dans les locaux de l'Agence nationale de sécurité et les renseignements généraux du Tchad dans une affaire de présumés "détournements d'argent" dans un compte de la Société des hydrocarbures du Tchad, logé au sein de ladite banque. Très inquiète et préoccupée par ses conditions de détention, la famille de Mamadou Bass invite les autorités de la Transition à commencer par le colonel Assimi Goïta à tout mettre en œuvre pour qu'il puisse bénéficier de la liberté provisoire. </em></strong>

Notre compatriote Dr. Mamadou Bass, directeur général d'Orabank Tchad est détenu depuis le 24 juin 2022 par les locaux de l'Agence nationale de sécurité (ANS) et des renseignements généraux tchadiens dans une affaire de détournement sur le compte de la Société des hydrocarbures du Tchad (SHT) impliquant plusieurs personnalités du pays. Cette affaire continue de défrayer la chronique dans le pays de feu le président Idriss Deby Itno.

Parmi les personnalités impliquées, il y a l'ex-secrétaire particulier du président du Conseil militaire de transition du Tchad, le général Youssouf Boy. Il était poursuivi pour <strong><em>"trafic d'influence et abus de fonction"</em></strong>. Le quotidien tchadien <strong>"Le Progrès"</strong> dans sa parution du lundi 1er août 2022, précise que le général Idriss Youssouf Boy a obtenu une liberté provisoire le vendredi 29 juillet.

Avec rang de ministre, il a été traduit devant la Cour suprême, comme l'exige la loi tchadienne où son dossier a été jugé les 23 et 29 juillet, à huis clos, selon le journal. Pour obtenir cette liberté provisoire, les avocats du général Idriss Youssouf Boy ont soulevé la question de vices de procédure.

Toujours selon le journal <strong>"Le Progrès"</strong>, ses co-accusés à savoir Mahamat Taher Issa, ancien directeur général adjoint de la Société des hydrocarbures du Tchad et Mamadou Bass, directeur général d'Orabank Tchad sont toujours en prison.

Précisément le cas de notre compatriote Mamadou Bass préoccupe aujourd'hui tous les Maliens à commencer par sa famille. Des correspondances ont été adressées aux autorités de la Transition notamment au ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop et celui des Maliens de l'extérieur et de l'Intégration africaine, Alhamdou Ag Ilyene. Même le Premier ministre, Choguel Kokalla Maïga aurait été saisi afin d'expliquer la situation de détention de Dr. Mamadou Bass à Ndjamena.

<em>"Nous avons l'honneur de vous adresser la présente correspondance en tant que membres de la famille de Monsieur Mamadou Bass, ressortissant malien et directeur général d'Orabank à Ndjamena. Mamadou Bass a été interpellé le 24 juin 2022 par l'Agence nationale de sécurité, le service de renseignements tchadiens pour une raison qui n'est pas connue à ce jour et laquelle, aucune information n'a été donnée à sa famille, encore moins un droit de visite.</em>

<em> A ce jour, aucun membre de la famille n'a eu accès à Monsieur Mamadou Bass dont nous ignorons à la fois son état de santé, ainsi que les faits qui lui sont reprochés. Cette situation nous préoccupe fortement"</em>, précise la lettre de la famille.<em>"Dans ce cadre, nous avons échangé avec l'ambassade du Mali au Tchad depuis le 28 juin 2022 mais nous n'avons à ce jour aucun retour favorable de l'ambassade. C'est pourquoi, nous tenions par la présente à attirer votre attention, en tant que ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale dans l'espoir que l'Etat du Mali nous assiste pour faire toute la lumière sur la situation et contribuer à la libération de Monsieur Mamadou Bass, qui n'a rien à se reprocher et dont le parcours à la tête de multiples établissements bancaires à travers le monde et ses performances actuelles à la tête d'Orabank honorent tout le Mali"</em>, conclut la lettre.

<em>"Sincèrement, nous sommes dépassés par la façon dont Mamadou Bass a été interpellé et détenu par les services de renseignements. Personne ne peut dire que ce Monsieur est impliqué dans une affaire de détournement d'argent. Ce n'est pas son habitude. Il a toujours travaillé pour la bonne marche de sa banque afin de défendre ses intérêts. C'est pourquoi, quand il a pris fonction à Ndjamena, la première des choses, c'était vraiment de redresser la banque en initiant une véritable campagne de recouvrement. Là, il faut noter que plusieurs personnalités du pays étaient impliquées et refusaient de rembourser l'argent de la banque. Du coup, il a commencé à recevoir des menaces par ci, par là. En tout cas, tout le monde peut témoigner que Mamadou Bass est un cadre intègre, honnête. Je suis sûr que Mamadou Bass est victime d'un complot"</em>, nous confie un proche de sa famille.

C'est depuis mars 2018 qu'il est à la tête d'Orabank Tchad, après avoir occupé le poste de directeur général adjoint à Orabank Togo d'août 2016 à février 2018. Il a également occupé plusieurs postes de responsabilités comme directeur des risques d'Orabank, directeur régional des risques des filiales francophones de Diamond Bank (un groupe bancaire nigérian). Il a travaillé aussi à Capital Financial Holding à Douala, au Cameroun.

Auparavant, Mamadou Bass avait servi à Abidjan au sein d'Ecobank Côte d'Ivoire où il fut chef du département analyse du risque de crédit. De mars 2001 à septembre 2003, il a travaillé à DZ Bank AG en Allemagne.

Pour la petite histoire, partout où il est passé, Dr. Mamadou Bass a laissé de très bons souvenirs.

<strong>        El Hadj A.B.HAIDARA</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Agence Nationale d’Évaluation des Hôpitaux (ANEH) :  Le DG et son clan font perdre plus de 18 millions FCFA à la structure</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/agence-nationale-devaluation-des-hopitaux-aneh-le-dg-et-son-clan-font-perdre-plus-de-18-millions-fcfa-a-la-structure-2987228.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 04 Aug 2022 00:10:48 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Paiement de jetons de présence indus pour un montant de 5,4 millions FCFA (5 490 000 F) auquel s’ajoute, le paiement des indemnités de déplacement et de missions indues d’un montant de plus de 12 millions (12 779 000 FCFA). Telles sont les mauvaises pratiques qui sont à l’origine d’une perte sèche de 18,2 millions FCFA (18 269 000 F) à l’Agence Nationale d’Évaluation des Hôpitaux, seulement en 2018, 2019, 2020 et le premier semestre 2021. </strong>

18 269 000 FCFA, c’est le montant total des irrégularités financières décelées par le Bureau du Vérificateur Général à l’Agence Nationale d’Évaluation des Hôpitaux.  Si l’on s’en tient au rapport de l’équipe de vérification, il ressort que le Directeur Général de l’ANEH, Sékouli Fadjadji Touré gère dans un laisser-aller sans précèdent.

<strong>Non respect des textes par le DG </strong>

Selon l’article 6 du Décret n°03-143/P-RM du 07 avril 2003 fixant l’organisation et les modalités de fonctionnement de l’Agence Nationale d’Evaluation des Hôpitaux, « Le Conseil d’administration de l’Agence est composé de douze (12) membres ». Afin de s’assurer du respect de ces dispositions, l’équipe de vérification a demandé pour examen suivant mémo n°001 du 28 décembre 2021, les résolutions du CA, les décrets de nomination des administrateurs et leurs procurations lors des sessions. Elle a également procédé à l’examen du registre et des comptes rendus des sessions du Conseil d’Administration de l’ANEH ainsi que des états de paiement de la période sous revue.

Contre toute attente, elle a constaté que le Directeur Général de l’ANEH, Sékouli Fadjadji Touré, a ordonné le paiement de jetons de présence indus à des administrateurs lors des 22ème, 24ème et 25ème sessions du Conseil d’Administration. Ainsi, lors de la 22ème session, des jetons de présence de 100 000 FCFA ont été payés à l’administrateur représentant la Fédération Nationale des Associations de Santé Communautaire (FENASCOM) alors que son nom ne figurait pas dans le registre de délibération de ce jour. De même, l’administrateur représentant le Ministère de la Santé et de l’Hygiène Publique a encaissé sans procuration, des jetons de présence de trois (3) administrateurs en raison de 100 000 FCFA par administrateur, dont un à la 22ème session et les deux autres à la 24ème session. Le montant indûment payé est de 300 000 FCFA.

Comme si cela ne suffisait pas, au cours de la 25ème session du CA, tenue le 16 février 2021, l’équipe devérification a constaté que 12 administrateurs ont bénéficié des jetons de présence alors que 8 administrateurs seulement ont participé à la session. Le montant indûment payé est de 400 000 FCFA.

Également, l’équipe de vérification a constaté le paiement de jetons de présence à des observateurs ainsi qu’à des employés de l’ANEH lors des 22ème, 24ème et 25ème sessions du CA alors qu’ils ne sont pas administrateurs, soit un montant indûment payé de 1 100 000 FCFA pour onze (11) observateurs et 3 590 000 FCFA pour les employés. Le montant total des jetons de présence indûment payés est de 5 490 000 FCFA.

<strong>Le DG ordonne le paiement d’indemnités indues </strong>

Le passage de l’équipe de vérification à l’Agence Nationale d’Evaluation des Hôpitaux a mis à nue la complicité entre le Directeur Général Sékouli Fadjadji Touré et ses collaborateurs de travail dans le seul but de se partager l’argent du contribuable. Sans arrière-pensée, ils ont foulé au pied l’article 2 du Décret n°2016-0001/P-RM du 15 janvier 2016 fixant les conditions et les modalités d’octroi de l’indemnité de déplacement et de mission. Cet article est clair: « <em>L’indemnité de déplacement et de mission est une indemnité journalière allouée aux fonctionnaires et agents de l’Etat en vue de couvrir les frais encourus pour les déplacements ou missions à l’intérieur ou à l’extérieur du pays</em> ». Et l’article 3 du même décret d’ajouter : « <em>L’indemnité de déplacement et de mission est destinée à couvrir les frais relatifs à la nourriture, à l’hébergement, aux déplacements pendant la mission</em> ».

Dans le but de s’assurer du respect des dispositions susvisées, l’équipe de vérification a procédé à l’analyse des états de paiement ainsi que des ordres de mission relatifs aux missions d’évaluation et de dissémination des référentiels.

Du coup, les enquêteurs sont tombés sur des pratiques qui ne permettent pas à un service d’atteindre les résultats escomptés. Ils ont décelé que le Directeur Général de l’ANEH a ordonné le paiement des indemnités de déplacement et de mission indues.

En effet, sans aucune base légale, des indemnités de déplacement et de mission indues ont été payées à des participants résidents au cours des ateliers tenus les 21 septembre 2018, 23 mai 2019 et 7 septembre 2020 à Bamako, relatifs à la phase d’élaboration des référentiels et à la dissémination du référentiel pédiatrique dans les hôpitaux du district de Bamako. Les indemnités de déplacement indûment payées pour ces ateliers est de 3 200 000 FCFA.

S’agissant de l’atelier du référentiel sur la prise en charge des urgences urologiques, la mission a constaté des paiements de perdiems aux participants résidents à la phase d’élaboration ainsi qu’à sa validation technique en date du 27 septembre 2019 alors que ledit référentiel avait fait l’objet de validation interne d’étape au cours d’un atelier en date du 6 septembre 2019. Le montant indûment payé est de 5 325 000 FCFA.

De même, pour le référentiel de prise en charge des urgences cardiovasculaires, l’ANEH a payé des perdiems à des participants résidents pour un montant de 4 254 000 FCFA. Le montant total indûment payé aux participants résidents est de 12 779 000 FCFA.

Cette gestion catastrophique d’une agence aussi importante que l’ANEH prouve à suffisance que son DG en la personne de Sékouli Fadjadji Touré est non seulement loin de respecter les textes fixant l’organisation et les modalités de fonctionnement de l’Agence qu’il dirige. En bloc, sa gestion est comparable à celle d’une épicerie.

Face à cette gestion calamiteuse, il doit répondre de ses actes. Et depuis la transmission du rapport d’enquête, à qui de droit, le dirlo de l’ANEH et ses complices,  son Adjoint Oumar Diakité ; le régisseur Boubacar Soumounou ; l’Agent Comptable Oumou Gassama et le comptable  Hassim Traoré ne dorment plus que d’un seul œil.

<strong>Adama Coulibaly </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Affaire « Paramount » (achat des équipements militaires) :  Boubou and Co, désormais sur le grill !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/affaire-paramount-achat-des-equipements-militaires-boubou-and-co-desormais-sur-le-grill-2985802.html</link>
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<pubDate>Mon, 01 Aug 2022 01:53:32 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Sursaut</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le jeudi 28 juillet   , le Procureur Général près la Cour Suprême a émis un mandat d’arrêt  international contre certains anciens ministres et cadre de banque de l’ancien régime d’Ibrahim Boubacar Keita (IBK), suite à l’affaire du marché public « Paramount » (achat des équipements militaires). Cette information, qui était d’abord en phase de rumeur, s’est confirmée au courant de la semaine à la faveur d’un communiqué de presse de la Cour suprême.</em></strong>

Dans ce communiqué, le Procureur Général près la Cour Suprême informe l’opinion nationale et internationale que suite à l’ouverture par la Chambre d’Instruction de la Cour Suprême du Mali d’une information judiciaire sur les faits qualifiés de crime de faux et d’usage de faux, d’atteinte aux biens publics et de complicités de ces infractions , faits liés à l’affaire du marché public dit «  Paramount », lequel marché public s’inscrit dans la mise en œuvre de la Loi d’orientation et de programmation militaire ainsi que de la Loi de programmation pour la sécurité intérieure, un mandat d’arrêt international daté du 25 juillet 2022 est lancé contre certains anciens ministres sous IBK.

Parmi les anciens dignitaires du régime d’IBK concernés par cette affaire figurent l’ancien Premier ministre et ancien ministre de l’Economie et des Finances (en même temps), Dr Boubou Cissé ; de l’ancien ministre de la Défense nationale Tiéman Hubert Coulibaly ; de Mamadou dit Igor Diarra, Ex ministre de l’Economie et des Finances et de l’ancien patron de la Banque Malienne de Solidarité (BMS) Babaly Bah.

En effet, les Autorités de la Transition sont déterminées à aller jusqu’au bout dans cette affaire de corruption qui a fait perdre à l’Etat malien plusieurs centaines de milliards de nos Francs. La sécurité qui demeure l’un des objectifs de notre pays pour recouvrer sa souveraineté, les fonds qui sont alloués à ce secteur doivent être utilisés à bon échéant pour qu’il y ait des bons résultats sur le terrain. Malheureusement cela n’a pas été le cas, malgré la bonne volonté du Président de la République d’alors, Ibrahim Boubacar Kéita, qui s’est battu corps et âme à cet effet. Malheureusement sa seule bonne volonté n’a pas suffi. Il avait à son entourage proche des mafiosi qui se sont alliés pour piller les maigres ressources des contribuables maliens, destinées à la mise en œuvre  de la Loi d’orientation et de programmation militaire ainsi que de la Loi de programmation pour la sécurité intérieure. Aussi curieux que cela puisse paraitre, après la chute du régime, ces mêmes protagonistes ont changé de manteau dans le but d’immigrer dans des formations politiques, pourtant opposées au régime déchu.

Espérons que cette fois ci la justice parvienne à rattraper et juger ceux qui ont conduit le régime d’IBK à l’échec sur tous les plans notamment sur le plan sécuritaire.

<strong>A.Tounkara   </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Scandale de  l’achat  des  équipements militaires :  La justice aux trousses de  trois anciens ministres</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/scandale-de-lachat-des-equipements-militaires-la-justice-aux-trousses-de-trois-anciens-ministres-2985758.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 01 Aug 2022 01:45:43 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Aube</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La justice a émis la semaine dernière  des mandats d’arrêt internationaux contre quatre personnalités. Parmi eux, trois anciens ministres de l’ère IBK. </strong>

<em>Les quatre personnalités visées par ces mandats d’arrêts sont : Dr. Boubou Cissé, ancien Premier ministre et ministre des finances, Tièman Hubert Coulibaly, ancien ministre de la défense et des anciens combattants. Mamadou Igor Diarra, également ex ministre de l’économie et des finances. La quatrième personnalité visée par la justice est l’ancien directeur de la banque malienne de solidarité BMS, Babaly Bah.</em>

<em>Ces personnes sont hors du pays pour la plupart. Selon un communiqué de la Cour suprême, elles sont poursuivies dans le cadre de l’affaire des détournements dans l’achat des équipements militaires. Un dossier dans lequel, plusieurs officiers supérieurs et des anciens ministres ont déjà été placés sous mandat de dépôt. Parmi eux, Soumeylou B Maïga, ancien ministre de la Défense (décédé en détention), Mme Bouaré Fily Sissoko, ex ministre de l’économie et des finances, Général M’Bemba Moussa Keita, ex chef d’état-major des armées, et l’ancien patron de la direction du matériel, des hydrocarbures et des transports de l’armée</em>

<strong>Tiéman Hubert Coulibaly</strong>, l’ancien Ministre de la défense  qui a pris la poudre d’escampette  depuis plusieurs mois a été au cœur de certaines opérations d’achats d’équipements militaires. Dans ce cadre il pourrait éclairer la lanterne des enquêteurs.  Le ministre Tiéman, fut débarqué du gouvernement  en septembre 2016, suite à la prise de la ville de Boni (région de Mopti) par des djihadistes, Auparavant, une base des FAMa avait été attaquée à Nampala, au centre dans la région de Ségou, le 19 juillet 2016. Sollicité, le renfort n’est jamais arrivé faute d’équipements. Finalement, Tiéman Hubert  fut éjecté du Gouvernement.

<strong>Boubou Cissé</strong>, ministre des Finances, à l’époque des faits, et Premier ministre du gouvernement, jusqu’à la chute d’IBK, a toujours cumulé la gestion de ces deux portefeuilles. Si les premiers scandales ne l’ont pas trouvé à l’hôtel des Finances, ceux relatifs à l’achat des hélicoptères cloués au sol ainsi que d’autres scandales financiers ont été commis pendant qu’il avait  la main  sur les Finances du pays.

La troisième  personnalité vise par le mandat  est  <strong>Mamadou Igor Diarra</strong>, lui aussi ancien ministre de l’Economie et des Finances sous IBK. A ce titre, son nom est apparu  dans  le dossier.

Le dernier mandat d’arrêt concerne l’ancien  <em>directeur de la banque malienne de solidarité BMS, <strong>Babaly Bah</strong>. Quel rôle ce banquier a-t- il joué dans ce scandale financier ? La justice  veut  en savoir.</em>

Ce scandale financier, parmi beaucoup d’autres, est intervenu sous la magistrature calamiteuse d’IBK. A l’époque, les autorités  avaient attribué ce marché de 60 millions de dollars à la société sud-africaine Paramount, pour l'achat de véhicules blindés dont une grande partie n'a jamais été livrée… Le mandat d'arrêt daté du 25 juillet 2022, <em>"fait suite à l'ouverture par la chambre d'instruction de la Cour suprême du Mali d'une information judiciaire sur les faits qualifiés de crime de faux et d'usage de faux, d'atteinte aux biens publics et de complicité de ces infractions, faits liés à l'affaire du marché public dit Paramount. »</em> , précise  un le communiqué de la cour suprême.

<strong> Il est à préciser,</strong><strong> c</strong>’est un pactole de 1230 milliards de francs CFA qui avait été décaissé pour l’exécution de la loi d’orientation et de programmation militaire. Cependant, c’est un véritable festival qui a été organisé autour de cette colossale somme. Conséquence ? Des enquêtes sont ouvertes sur la gestion de cette Loi d’orientation et de programmation militaire sous l’ancien régime.

Selon un Rapport élaboré en 2018 par le Canada, les Autorités maliennes ont dépensé de manière irrégulière 1,3 milliard $ de ressources publiques entre 2005 et 2017 et 35,5% de ce montant relèverait de la fraude.

Cette corruption endémique a d’ailleurs eu des répercussions sur les performances du pays au plan sécuritaire.

En effet, sous le Régime défunt, l’Assemblée Nationale avait adopté, en février 2015, une Loi d’orientation et de programmation militaire. L’adoption de cette Loi devrait permettre d’enclencher le processus de la réforme progressive de l’Armée. Ce programme quinquennal (2015-2019) devrait permettre de mobiliser un fonds spécial de plus de 1000 milliards de francs CFA. Cette Loi prévoyait également la transformation en profondeur de l’Armée en termes de ressources humaines, de formation, d’effectifs et d’équipements militaires modernes, mais aussi d’amélioration des conditions de vie et de travail du personnel et du commandement.
Cependant, des faits avérés de surfacturation dans la dotation des FAMA de matériels et d’équipements militaires neufs avaient été dénoncés par le Fonds Monétaire International en 2014 et attestés par le Rapport du Vérificateur Général. Sur l’achat des équipements militaires et de l’avion présidentiel, il y a eu aussi de forts soupçons de détournements, de surfacturations et d’escroquerie dans la passation des contrats.

Ces initiatives prises par les autorités judiciaires, visent à faire la lumière dans cette affaire de détournements de fonds d’armes. Depuis leur arrivée au pouvoir, les autorités ont fait de la lutte contre la corruption, leur cheval de bataille.

<strong>Mémé Sanogo</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mandat d’arrêt international contre trois ministres et un banquier</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/mandat-darret-international-contre-trois-ministres-et-un-banquier-2985780.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 01 Aug 2022 01:35:35 +0000</pubDate>
<dc:creator>22 Septembre</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Toute la vérité sur le gap de 3,7 milliards de l’affaire Paramount Group LTD, relative à l’acquisition des 36 véhicules blindés Marauder

Le Procureur Général de la Cour suprême, Mamadou Timbo, celui-là même qui avait placé Soumeylou Boubèye Maiga sous mandat de dépôt, a informé, à travers un communiqué de presse,  le 28 juillet dernier l’opinion nationale et internationale de  «  l’ouverture par la Chambre d’instruction d’une information judiciaire sur les faits qualifiés de crime de faux et usage de faux, d’atteinte aux biens publics et de complicités de ces infractions ». Le texte précise que  ces faits liés à l’affaire du marché public dit Paramount s’inscrivent dans la mise en œuvre de la Loi d’orientation et de programmation militaire ainsi que de la Loi de programmation pour la sécurité intérieure. Aussi,  un mandat d’arrêt international,  daté du 25 juillet 2022, a-t-il été lancé contre trois anciens ministres et un banquier. Il s’agit de Mamadou Igor Diarra, Boubou Cissé, tous deux anciens ministres de l’Economie et des Finances ; de Tiéman Hubert Coulibaly, ex-ministre de la Défense nationale ; de Babaly Bah, ancien patron de la BMS-sa.

Ce qu’il faut d’abord savoir, c’est que cette information judiciaire ne s’est pas faite sur la base d’un rapport du Bureau du vérificateur général ou sur la base d’un rapport des services de contrôle spécialisé de l’Etat.

C’est sur commande, que les Autorités de la transition ont demandé un audit au cabinet de Bintou Camara, ex- épouse du  notaire Gaoussou Haïdara. Ce sont les conclusions de ce rapport qui ont servi de document de travail pour les magistrats de la Chambre d’instruction, selon nos recoupements. Il se trouve que les accusés rejettent en bloc ce rapport qui n’a pas fait l’objet de contradiction parce que tout au long de son élaboration, les intéressés n’ont pas été entendus. Contrairement à l’orthodoxie qui veut que le rapport d’un audit soit publié et surtout communiqué à ceux qui pourraient être intéressés ou concernés par ses conclusions.

Il est de notoriété publique que tous les rapports du Bureau du vérificateur général et des services de contrôle font l’objet de contradiction et même de large diffusion y compris par des moyens électroniques. Tel n’est pas le cas de ce rapport gardé toujours secret. Nos multiples tentatives pour trouver une copie de ce rapport d’audit sont restées vaines.

Ce qu’il faut également savoir, c’est que Paramount Group est un groupe de sociétés spécialisé dans les industries mondiales de la Défense, de la Sécurité intérieure et du Maintien de la paix. C’est une entreprise sud-africaine.

Fondé en 1994, Paramount Group propose une gamme de véhicules blindés, d’avions et d’hélicoptères.

Nous sommes en 1994, l’Armée malienne, affaiblie dans la lutte contre le terrorisme par un déficit d’équipements, exprime son souhait de travailler avec cette société sud-africaine, afin de reconstituer ses unités blindées.

L’Armée de terre exprime les besoins, lesquels sont vite validés par l’Etat major général des armées, puis par le Conseil supérieur de la défense nationale. Les discussions démarrent avec le fournisseur, malheureusement elles demeurent improductives jusqu’en 2015.

Dans la planification de la Loi d’Orientation et de Programmation militaire l’achat des « blindés Marauder » y est inclus. Le Marauder est un véhicule blindé résistant aux mines, mis sur le marché en février 2007. Il sert de transport de troupes avec une autonomie de 700 km.

En Septembre 2015, alors ministre de la Défense et des Anciens Combattants, Tiéman Hubert Coulibaly, au nom du Gouvernement du Mali, signe un Accord de crédit-fournisseur avec le Goup Paramount, le vendeur.

Il s’agit de l’acquisition de 36 véhicules blindés Marauder et la réparation des avions 2SF 260 Marchetti pour un montant total de 35 399 259 739 (trente cinq milliards trois cent quatre vingt dix neuf millions deux cinquante neuf mille sept cent trente neuf).

Dans les conditions de paiement, l’acheteur est tenu de verser une avance équivalente à 20% de la valeur du contrat. Cette avance est mise dans un compte séquestre ouvert à la BMS-sa.

Les modalités de mainlevée donnée par l’acheteur sur ce compte séquestre sont les suivantes : 50% libérables à la livraison du 1er lot de véhicules sur présentation de la liste de colisage et facture commerciale ; 50% libérables à la livraison du second lot, dans les mêmes conditions.

Le reliquat du prix contractuel (80%) sera versé en trois versements annuels, au 1er trimestre de chacune des 3 années à venir, soit 30% (avril 2016) ; 30% (mars 2017) ;  20% (mars 2018).

Ce qu’il faut aussi savoir, c’est que le ministre de la Défense et des Anciens combattants est l’acheteur, celui de l’Economie et des Finances, le payeur.

Le ministre des Fiances d’alors, Mamadou Igor Diarra, n’a rien fait dans ce contrat, en dehors des obligations du département : s’assurer que les acquisitions du contrat Paramount entrent dans le cadre de la Loi d’Orientation et de Programmation militaire et que des dotations budgétaires seraient disponibles pour permettre sa faisabilité ;  honorer le paiement de l’avance 20% sur un compte séquestre domicilié à la BMS-sa comme le prévoit le contrat. Il était aussi question de procéder par un dispositif appelé « billet à ordre ». C’est un document par lequel le souscripteur se reconnait débiteur du bénéfice auquel il promet de payer une certaine somme d’argent à un certain terme spécifié sur le titre. Le billet à ordre peut être transmis par voie d’endossement. Il est considéré comme un instrument de paiement à date échue.

Grossomodo, Mamadou Igor Diarra a quitté le Gouvernement en janvier 2016, après avoir assumé, selon un conseiller de l’hôtel des finances, toutes ses responsabilités administratives en respectant la procédure de paiement édictée par le contrat.

Quant à Tiéman Hubert Coulibaly, après l’approbation du marché par la Commission technique et le Conseil supérieur de la Défense nationale, il l’a signé avec Paramount, bien sûr sous le sceau du « secret défense ».

Il sort du Gouvernement en septembre 2016, à l’époque les 20% du compte séquestre avaient déjà été mis en place, et un premier paiement a eu lieu, sans aucune livraison de blindés Marauder. Son successeur, Abdoulaye Idrissa Maiga, a hérité du dossier, et n’a cessé de réclamer au fournisseur la livraison des engins. En vain.

Boubou Cissé, successeur de Mamadou Igor Diarra, après avoir eu connaissance du dossier, a été conseillé par les responsables du trésor de ne pas faire les autres décaissements. Aussitôt, il a mis en route une mission d’inspection, dirigée à l’époque par Moussa Ag Alassane, directeur du contrôle financier, actuellement membre du CNT, pour aller jusqu’en Afrique du Sud, afin d’avoir des informations précises sur la société et le contrat.

Malheureusement, la délégation malienne a trouvé que la société était en difficulté et sous liquidation judiciaire. Ce qui a réconforté Boubou Cissé dans sa position de ne procéder à aucun paiement. Au lieu d’annuler le contrat, le nouveau ministre des Finances l’a relu, à travers des amendements/ modification.

C’est avec ce nouveau document et les menaces proférées que finalement seuls huit véhicules blindés Marauder ont été livrés en 2019.

Alors où se trouve le problème ? Il réside dans le fait que le montant versé par l’Etat au fournisseur avec une traçabilité permet l’acquisition de douze véhicules blindés Marauder au lieu de huit. Où est entrée la valeur des quatre engins manquants ? Ce montant est estimé à 3,7 milliards. Voilà où résident tous les soupçons ! Alors que des preuves existent que le fournisseur a touché le montant. Sans livrer les quatre engins restants. Les autorités de la transition pensent à des retro commissions, ce qui pourrait expliquer à leurs yeux le montant non justifié.

Dans cette hypothèse, l’Etat doit plutôt s’attaquer à Paramount, même si elle est au bord de la faillite, pour savoir davantage ce qui s’était passé. Il se pourrait aussi qu’il ait eu des défaillances au niveau des procédures de paiement, ce qui pourrait expliquer la présence de Babaly Bah dans ce dossier.

Dans tous les cas, l’audit, qui a permis à la Cour suprême de lancer les mandats d’arrêt internationaux, doit être mis sur la place publique à l’instar de tous les rapports de contrôle, afin que le citoyen lamda puisse savoir réellement ce qu’on reproche à ces honorables personnalités. A suivre !

Wa-Salam !

El Hadj Chahana TAKIOU]]> </content:encoded>
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<title>Journée africaine de lutte contre la corruption : Focus sur les manquements dans la gestion des fonds covid&#45;19</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/journee-africaine-de-lutte-contre-la-corruption-focus-sur-les-manquements-dans-la-gestion-des-fonds-covid-19-2984706.html</link>
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<pubDate>Sun, 24 Jul 2022 10:01:49 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Essor</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<div class="article__heading" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible">
<p class="article__desc added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible"><strong><span class="text-node">«Stratégies et mécanismes pour la gestion transparente des fonds de lutte contre la Covid-19 » était le thème d’une conférence organisée hier, dans un hôtel de la place par l’Office central de lutte contre l’enrichissement illicite (Oclei).</span></strong></p>
Présidée par le président de la structure, Dr Moumouni Guindo, en présence de plusieurs invités, cette rencontre fait partie d’une série d’activités initiées dans le cadre de la Journée africaine de lutte contre la corruption, célébrée le 11 juillet de chaque année. Le thème retenu par les chefs d’état de l’Union africaine pour cette 6ème édition est : « Mécanismes et stratégies de gestion des fonds Covid-19».

La Journée africaine de lutte contre la corruption a été instituée par l’Union africaine en janvier 2017 pour célébrer la signature de la Convention africaine sur la prévention et la lutte contre la corruption, intervenue le 11 juillet 2003 à Maputo au Mozambique.

Selon le président de l’Oclei, cette journée offre aux Africains l’occasion de poser un regard rétrospectif et prospectif sur la lutte contre la corruption dans leurs pays ou dans leurs communautés afin d’analyser les réussites et de scruter le chemin à parcourir vers plus de succès dans cette mission de sauvegarde de l’intérêt général.

Dr Moumouni Guindo a rappelé que la maladie à Covid-19 est un mal planétaire et qu’à la date du 19 juillet dernier, plus de 500 millions de personnes avaient été déclarées affectées par ce virus à travers le monde, plus de 6 millions de personnes en sont décédées. Le Mali est classé 153ème des pays touchés par la pandémie, avec 31.203 cas confirmés, dont 13.962 guéris et 737 décès.

Selon lui, les conséquences de cette pandémie sur nos économies sont catastrophiques. « En 2020 au Mali, la Banque mondiale concluait que les effets combinés de la pandémie de la Covid-19 et de la crise sociopolitique ont entraîné une récession de l’économie nationale et une augmentation de la dette publique », a-t-il souligné.

Selon la Banque mondiale, a-t-il argumenté, ce ralentissement économique a engendré une hausse de la population pauvre de près de 900.000 personnes, portant un coup d’arrêt aux progrès réalisés pendant la dernière décennie en matière de réduction de la pauvreté au Mali. De même, poursuivra-t-il, le financement du plan d’urgence de riposte contre la Covid-19 (2,3 % du PIB) a creusé le déficit budgétaire qui s’est établi à 5,5 % du Produit intérieur brut (PIB) en 2020 au moment où la dette publique atteignait 44,1 % du PIB.

« Pour faire face à la pandémie, l’état du Mali a créé le Comité de gestion du fonds de concours pour la lutte contre la Covid-19 en mai 2020. Sur la gestion des fonds destinés à la lutte contre la pandémie, le Bureau du Vérificateur général a décelé de nombreuses irrégularités administratives mais surtout des irrégularités estimées à 50,73 milliards de Fcfa», a révélé le président de l’Oclei. En outre, Moumouni Guindo a indiqué que les politiques traditionnelles de lutte contre la corruption sont insuffisantes dans le cadre des réponses apportées aux urgences et crises sanitaires de grande ampleur, comme l’a démontré la présente pandémie.

Il est donc indispensable d’adopter des approches anti-corruption spécifiques et innovantes, mieux adaptées aux périodes d’urgence sanitaire et humanitaire, a-t-il préconisé, avant d’ajouter que le thème de cette année a tout son sens, car dira-t-il, plusieurs pays ont été concernés par des manquements à l’éthique dans le cadre de la gestion des fonds destinés à la riposte contre la pandémie.

Dans la mise en œuvre de sa mission, soulignera-t-il, l’Oclei accorde une grande place à la prévention, à travers les échanges, la sensibilisation et le partage d’initiatives. La présente activité participe à cette approche.

<strong>Amadou GUÉGUÉRÉ</strong>

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<title>Lutte contre la corruption :  L&amp;apos;OCLEI et la société civile  se donnent la main</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/lutte-contre-la-corruption-loclei-et-la-societe-civile-se-donnent-la-main-2984538.html</link>
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<pubDate>Sat, 23 Jul 2022 01:44:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Dans le cadre de la commémoration de la Journée africaine de lutte contre la corruption, célébrée le 11 juillet de chaque année, l'Office central de lutte contre l'enrichissement illicite (Oclei) a organisé un atelier sur le thème : "Sensibilisation des acteurs des organisations de la société civile sur le cadre juridique national et international de lutte contre la corruption". C'était le mardi 19 juillet 2022 à l'hôtel Maeva Palace. La présente session est destinée à outiller les acteurs de la société civile pour mieux accomplir leurs fonctions.</em></strong>

Au Mali, la société civile est reconnue pour son implication dans la lutte contre la corruption. Elle va rendre la lutte encore plus effective et plus active à travers des actions de lobbying auprès des autorités publiques, des réclamations et des demandes d'information sur le traitement judiciaire des dossiers de délinquance financière, l'exploitation des rapports des structures de contrôle, notamment ceux qui sont accessibles au public comme les rapports annuels de l'Oclei, de la Centif et du Bureau du Vérificateur Général.

Cet atelier est une des activités majeures de la Journée africaine de lutte contre la corruption, célébrée le 11 juillet de chaque année. Pour cette 6ème édition, le thème retenu est : <em>"Mécanismes et stratégies de gestion des fonds Covid".</em>

Selon une estimation récente de la Commission économique des Nations Unies pour l'Afrique, notre continent perd plus de 50 milliards de dollars par an en raison des flux financières illicites. Ces pertes sont tributaires des sorties illicites de ses ressources naturelles, d'objets précieux des sociétés africaines et de divers produits du crime.

Aux dires de Moumouni Guindo, président de l'Office central de lutte contre l'enrichissement illicite (Oclei), en ce qui concerne notre pays, il ressort des rapports des structures de contrôle que, de 2005 à 2019, l'Etat a perdu 1 266 milliards de Fcfa des suites de détournements de deniers publics, de fraudes aux marchés publics, de gaspillages et de détournements de biens de l'Etat.

<em>"Ce manque à gagner aurait pu servir à financer la construction d'écoles, d'hôpitaux, d'infrastructures publiques, à donner accès à de l'eau potable aux populations, entre autres. Il est estimé que ces moyens financiers spoliés à l'Etat pouvaient lui suffire pour construire 264 hôpitaux de haut standing, 1767 centres de santé de référence et environ 42 ponts, etc. Evidemment, ces sorties frauduleuses de fonds ont un impact direct sur la qualité de vie de nos concitoyens. Elles freinent quasiment tous nos efforts de développement"</em>, a-t-il indiqué

Mme Barry Aminata Touré, secrétaire générale du Conseil national de la société civile (Cnsc) souligne que leur présence à cette activité témoigne leur engagement à contribuer dans la lutte contre la corruption et la délinquance financière afin que la population malienne puisse jouir de leurs droits socio-économiques et politiques et que la cohésion sociale soit renforcée dans le pays. <em>''On dit souvent que le Mali est l'un des pays les plus pauvres en Afrique et dans le monde. Cela n'est pas une réalité étant donné que les ressources naturelles et les ressources humaines y existent. Le pays est plutôt confronté à de la mauvaise gouvernance financière et économique"</em>, a-t-elle déclaré.

Mme Barry Aminata Touré a félicité le gouvernement du Mali à travers l'Office central de lutte contre l'enrichissement illicite (Oclei) et les institutions de contrôle pour les efforts déployés pour une meilleure transparence dans la gestion des biens publics.

<em>"Pour éviter une crise de confiance entre l'Etat et les citoyens et citoyennes du pays, un avenir incertain pour notre pays, le Cnsc souhaite le renforcement des dispositifs de contrôle qui existent en matière de lutte contre la corruption, la délinquance financière et la violation des droits humains, mais aussi le renforcement de capacité de la société civile afin qu'elle puisse jouer son rôle en tant qu'acteur du changement"</em>, a souligné Mme Barry Aminata Touré, secrétaire générale du Conseil national de la société civile (Cnsc).

Lors des échanges, la question sur la non suite des dossiers au niveau de la justice revenait à chaque fois.  Le conférencier, Oumar Traoré, conseiller technique du ministère de la justice et des Droits de l'homme a fait savoir qu'il y a une loi permettant aux usagers de s'imprégner de la situation des différents dossiers, notamment ceux de l'Oclei, de la Centif et du BVG. Il rassure qu'ils vont communiquer sur ces lois afin de permettre aux gens de savoir comment réagir face aux dossiers qui prennent du temps.

Après cette journée d'échange entre les membres de l'Oclei, le Conseil national de la société civile, les leaders religieux et les légitimités coutumières, les uns et les autres se disent satisfaits.

Pour Amadou Yalkoye, représentant l'église protestante : <em>"Le fait que l'Oclei réunisse la société civile et partage avec elle toutes ses actions, cela est essentiel car la société civile est un élément très important pour pouvoir transmettre. Lorsqu'on réunit les membres de la société civile, les leaders religieux et leaders d'opinion, c'est pour atteindre un certain nombre de cibles. Une telle activité est à pérenniser car après les différents échanges, on est sorti requinqué. Lorsqu'on ne sait pas de quoi il s'agit, il sera très difficile de lutter contre ce phénomène. La répression oui, mais il faut sensibiliser d'abord. On ressort ici avec des outils, des nouvelles stratégies"</em>.

Mme Dembélé Oulématou Sow, présidente nationale de la Coordination des associations et ONG féminines (Cafo) trouve que cet atelier a eu lieu au moment opportun : <em>"On a besoin encore de nous réimprégner dans la lutte contre la corruption parce que c'est un travail qu'on faisait déjà, mais qui a été écourté. C'est pourquoi on a demandé à l'Oclei de le faire avec efficacité et inclusion parce ce c'est avec eux qu'on a commencé. Ça faisait belle lurette qu'on n'était plus au courant de ce qui se passe, alors qu'un travail administratif et institutionnel a été bien abattu. </em>

<em>On aimerait à présent qu'on retisse les relations avec la société civile pour une meilleure inclusivité et une meilleure appropriation de la société civile par rapport aux lois et décrets et par rapport à la méthode de lutte parce que les femmes ont beaucoup travaillé sur la petite corruption qui fait référence par exemple aux notes sexuellement transmissibles au niveau de l'école, les filles sont victimes de cela. Il y en a aussi dans la rue, dans la circulation. Les femmes ont besoin de s'approprier pour pouvoir monter des initiatives allant dans le sens de la lutte",</em> a-t-elle fait savoir.

A entendre Mme Dembélé Oulématou Sow, présidente nationale de la Coordination des associations et ONG féminines (Cafo), il faut avoir des outils, il faut être informé, sensibilisé surtout car nous sommes dans un pays majoritairement analphabète.

<em>"L'Oclei doit faire une sensibilisation intensive sur les médias pour prévenir parce qu'il faut éviter que les jeunes cadres tombent aussi dans le filet comme leurs ainés. Les gens doivent comprendre les méfaits de la corruption afin de prendre peur. Par rapport à la dénonciation, il faut qu'on explore les anciennes méthodes comme ils ont déjà commencé avec les légitimités, mais il faut aller au-delà, faire des ateliers de réflexion pour qu'on puisse avoir des méthodes de dénonciation parce que c'est très compliqué. Les gens ont peur sans compter qu'ils ne sont pas protégés.</em>

<em> Il ne faut pas oublier les jeunes, les universitaires, il faut les outiller, sensibiliser, informer et taper sur la conscience des gens pour qu'ils comprennent que la corruption n'est pas une bonne chose"</em>, a souhaité Mme Dembélé Oulématou Sow, présidente nationale de la Coordination des associations et ONG féminines (Cafo).

Pour rappel, la Journée africaine de lutte contre la corruption est l'occasion pour les Africains de faire un regard rétrospectif sur la lutte contre la corruption dans leurs communautés afin de voir ce qui fonctionne, ce qui ne fonctionne pas et ce qui reste à essayer.

Elle a été instituée par le Conseil exécutif de l'Union africaine à Addis Abeba en janvier 2017 pour célébrer la signature de la Convention africaine sur la prévention et la lutte contre la corruption, intervenue le 11 juillet 2003 à Maputo au Mozambique.

<strong>     Marie DEMBELE</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Mali/Gestion transparente des fonds de lutte contre la Covid&#45;19 : l’Oclei ouvre le débat</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/mali-gestion-transparente-des-fonds-de-lutte-contre-la-covid-19-loclei-ouvre-le-debat-2984421.html</link>
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<pubDate>Fri, 22 Jul 2022 01:18:19 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Dans le cadre de la célébration de la journée africaine de lutte contre la corruption, l’Office Central de Lutte contre l’Enrichissement Illicite (Oclei) a organisé le jeudi 21 juillet à Bamako une conférence débat sur le thème « <em>Stratégies et mécanisme pour la gestion transparente des fonds de lutte contre la COVID-19</em> ». C’était sous l’égide de son président Moumouni Guindo. </strong>

La Journée africaine de lutte contre la corruption offre aux Africains l’occasion de poser un regard rétrospectif et prospectif sur la lutte contre la corruption dans leurs pays ou dans leurs communautés afin d’analyser les succès et de scruter le chemin à parcourir vers plus de succès dans cette mission de sauvegarde de l’intérêt général.  Le thème de cette année «Mécanismes<em> et stratégies de gestion des fonds Covid-19 »</em> a tout son sens, car plusieurs pays ont été concernés par des manquements à l’éthique dans le cadre de la gestion des fonds destinés à la riposte contre la pandémie.

[caption id="attachment_2984423" align="aligncenter" width="680"]<img class="size-full wp-image-2984423" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2022/07/OCLEI-Corruption-1.jpg" alt="" width="680" height="510" /> Une vue des participants[/caption]

Pour le cas précis du Mali, pour faire face à la pandémie, l’Etat a créé le Comité de gestion du «Fonds de concours pour la lutte contre la Covid-19 » en mai 2020. Sur la gestion des fonds destinés à la lutte contre la pandémie à COVID-19, le Bureau du Vérificateur général a décelé de nombreuses irrégularités administratives mais surtout des irrégularités estimées à 50,73 milliards de FCFA.

<img class="aligncenter size-full wp-image-2984424" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2022/07/OCLEI-fonds-Covid.jpg" alt="" width="680" height="510" />qui fait dire au président de l’Office Central de Lutte contre l’Enrichissement Illicite (Oclei) que les politiques traditionnelles de lutte contre la corruption sont insuffisantes dans le cadre des réponses apportées aux urgences et crises sanitaires de grande ampleur, comme l’a démontré la présente pandémie. « <em>Il est donc indispensable d’adopter des approches anti-corruption spécifiques et innovantes, mieux adaptées aux périodes d’urgence sanitaire et humanitaire</em> », a précisé Moumouni Guindo

Les conséquences de la maladie sur nos économies sont catastrophiques. Citant la Banque mondiale, le président de l’Oclei a indiqué que le ralentissement économique a engendré une hausse de la population pauvre de près de 900 000 personnes, portant un coup d’arrêt aux progrès réalisés pendant la dernière décennie en matière de réduction de la pauvreté au Mali.

Dans la mise en œuvre de sa mission, l’Oclei, selon son président, accorde une grande place à la prévention, à travers les échanges, la sensibilisation et le partage d’initiatives. La présente activité avec les responsables des directions financières et du matériel (DFM), des forces de défenses de sécurité, les membres du patronat, les administrateurs financiers, les experts comptables, les membres du Conseil national de la transition (Cnt), la présidence, les gestionnaires des hôpitaux participent de cette approche.

Elle fait partie d’une série d’activités initiées par l’Oclei dans le cadre de la Journée africaine de lutte contre la corruption, célébrée le 11 juillet de chaque année. Le thème retenu par les Chefs d’Etat de l’Union africaine pour cette 6<sup>ème</sup> édition est : « Mécanismes<em> et stratégies de gestion des fonds Covid-19»</em>.

<strong>Abdrahamane SISSOKO/Maliweb.net </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mali : les acteurs de la société civile outillés par l’Oclei sur le cadre juridique national et international de lutte contre la corruption</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/mali-les-acteurs-de-la-societe-civile-outilles-par-loclei-sur-le-cadre-juridique-national-et-international-de-lutte-contre-la-corruption-2984099.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/mali-les-acteurs-de-la-societe-civile-outilles-par-loclei-sur-le-cadre-juridique-national-et-international-de-lutte-contre-la-corruption-2984099.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 20 Jul 2022 01:15:07 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Dans le cadre de la journée africaine de lutte contre la corruption, célébrée le 11 juillet de chaque année, l’Office Central de Lutte contre l’Enrichissement Illicite (Oclei) a organisé, le mardi 19 juillet, un atelier de formation à l’intention des acteurs de la société civile malienne. C’était sous l’égide de son président, Moumouni Guindo.

Placé sous le thème : « <em>Sensibilisation des acteurs des organisations de la société civile sur le cadre juridique national et international de lutte contre la corruption</em> », l’objectif du présent atelier est d’aider les organisations de la société civile à mieux connaître les textes nationaux et internationaux en matière de la lutte contre la corruption et la délinquance financière. Autrement dit, il s’agit de renforcer les capacités des acteurs de la société civile afin qu’ils puissent accompagner les structures de contrôle dans la lutte contre le phénomène.

La société civile accorde une importance capitale à la lutte contre la corruption, a souligné la secrétaire générale du Conseil national de la société civile (OSC). Barry Aminata Touré a salué les efforts déployés par l’Etat à travers l’Office Central de Lutte contre l’Enrichissement Illicite (Oclei) et les autres structures de contrôle. Toutefois, elle a plaidé pour le renforcement des dispositifs de contrôle existant en matière de lutte contre la corruption et la délinquance financière et la violation des droits humains. Cela afin que la société civile puisse jouer son rôle en tant qu’acteur du changement.

<strong>Il faut des jugements </strong>

De son côté, le président de l’Oclei a indiqué que le présent atelier vise à aider les acteurs de la société civile à mieux connaître le cadre juridique national et international de lutte contre la corruption. Conscient du poids et du rôle de la société civile, Moumouni Guindo a affirmé que la société civile est vivement attendue pour s’impliquer davantage dans la lutte contre la corruption.

« <em>Elle rendrait la lutte encore plus effective et plus active par des actions de lobbying auprès des autorités publiques, des réclamations et des demandes d’information sur le traitement judiciaire des dossiers de délinquance financière, l’exploitation des rapports des structures de contrôle</em> (…) », a-t-il expliqué.

« <em>Il ne sert à rien que les structures de contrôle produisent des rapports qui n’ont pas d’aboutissement au niveau de la justice », </em>s’agace-t-il, laissant ainsi transparaître toute sa déception.  C’est dans ce cadre que le président de l’Oclei a invité les acteurs de la société civile à s’impliquer afin qu’il ait des jugements. « <em>Qu’il ait des condamnations ou pas il faut qu’il ait des jugements</em> », a-t- expliqué.

Célébrée le 11 juillet de chaque année depuis 2017, la journée africaine de lutte contre la corruption est l’occasion pour les africains de faire un regard rétrospectif sur la lutte contre la corruption dans leurs communautés afin de voir ce qui fonctionne, ce qui ne fonctionne pas et ce qui reste à essayer. Le thème de cette 6<sup>e</sup> édition est : « <em>Mécanismes et stratégies de gestion des fonds Covid-19</em>».

<strong>Abdrahamane SISSOKO/Maliweb.net </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Lutte contre la corruption :  L’éradication du phénomène est&#45;elle possible ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/lutte-contre-la-corruption-leradication-du-phenomene-est-elle-possible-2983835.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/lutte-contre-la-corruption-leradication-du-phenomene-est-elle-possible-2983835.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 18 Jul 2022 01:43:15 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alternance</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[La lutte contre des malversations financières dans notre pays n’est pas une pratique nouvelle et son combat ne serait pas possible tant que le citoyen lambda ne soit pas conscient qu'il s’agit là de la préservation de son bien-être.    Mais la passivité des autorités judiciaires et administratives semble motiver   de plus le phénomène, destructeur de l’économie nationale.

La corruption en Afrique, particulièrement au Mali, est devenue un phénomène   très préoccupant et freine   nos développements socio-économiques.    Aujourd'hui, il est difficile de voir un citoyen   malien   se limiter au-delà de ses   salaires élevés ou pas sans corrompre   en vue de s'enrichir illicitement et en toute conséquence. Triste constat.  C’est ainsi   que   l'on perçoit l’expansion dudit phénomène   faisant naître de doute sur l'efficacité de la justice   qui  couvrirait selon certains,  des personnes impliquées ou  incriminées dans des affaires de détournements de deniers publics.   De même, les rapports d'études   sur la déontologie des agents de l’État remis aux autorités par les organes de lutte contre la corruption demeurent dès fois, sans suite.   En effet, dans nos sociétés, la corruption est perçue comme une culture de soi   et  est  faite consciemment sans  prendre en compte  des   pertes  économiques  colossales qui en découlent  caractérisant ainsi,   par  des  arrangements   dans nos services de sécurité,   dans nos  circulations routières,   dans  nos   centres  de références médicales  entre autres.  À cela s'ajoutent des irrégularités administratives et financières   qui font froid dans le dos.  Par ailleurs, il ressort d'une compilation des rapports des structures de contrôle que de 2005 à 2019, les irrégularités financières au détriment de l'État et des collectivités territoriales s'élèvent à 1 266 milliards de nos francs CFA.  Selon le coordinateur de l’Office centrale de la lutte contre l'enrichissement illicite (OCLEI), Moumouni Guindo, ces montants   perdus   auraient pu servir à financer entre autres, la construction des écoles, des hôpitaux des infrastructures publiques.  Dans un autre passage, il ajoutera que ces moyens financiers   spoliés à l'État pouvaient lui suffire à construire 264 hôpitaux de haut standing, 1767 centres de santé de référence et environs 42 ponts.   En fin, la lutte contre ce fléau ne devrait plus être un vain mot, mais   traduite plutôt   en actes concrets.   Et   pour ne pas être dévoyée et décrédibilisée, la justice doit   être ferme et rigoureuse sur la question   et   nos   autorités, doivent être exemplaires dans leurs prises de décisions en vue d’éradiquer ces pratiques d'une  autre époque.

<strong>Yacouba   COULIBALY </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Corruption et enrichissement illicite :  L’Oclei reproche 22 milliards FCFA en 3 ans</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/corruption-et-enrichissement-illicite-loclei-reproche-22-milliards-fcfa-en-3-ans-2983402.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/corruption-et-enrichissement-illicite-loclei-reproche-22-milliards-fcfa-en-3-ans-2983402.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2022/07/Moumouni-Guindo-OCLEI.jpeg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 15 Jul 2022 07:37:20 +0000</pubDate>
<dc:creator>Tjikan</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>En trois ans, l’Office central de lutte contre l’enrichissement illicite (Oclei) a transmis 21 enquêtes au Pôle économique pour un montant reproché de 22 milliards de FCFA. Cette information a été donnée à la presse lors d’un  une journée d’échange et de sensibilisation des journalistes sur  la corruption et l’enrichissement illicite dénommée « Oclei-Medias ». Tenue le  07 juillet dernier à Maeva Palace, elle était  présidée par Moumouni Guindo, président de ladite structure.</strong>

Dans le cadre de la Journée africaine de lutte contre la corruption, instituée par le Conseil exécutif de l’Union africaine à Addis-Abeba en janvier 2017 pour commémorer la signature de la Convention africaine sur la prévention et la lutte contre la corruption,  et célébrée chaque 11 juillet, l’Office central de lutte contre l’enrichissement Illicite (l’Oclei) a saisi cette occasion pour tenir une journée d’échange avec les journalistes afin de mieux expliquer leurs missions et difficultés.

Selon Djibril Kané, magistrat, président du pôle d’investigation de l’Oclei, à leur première année d’investigation, ils ont bouclé 5 dossiers dont 3 transmis à la justice. Il dira qu’ils ont également travaillé sur un dossier de la structure homologue du Niger, et qu’il y a d‘autres dossiers sur lesquels ils ont mené les enquêtes et en conclusion, ils ont été informés que ces dossiers ne relèvent pas de leur compétence. A en croire le président du pôle d’investigation, en 3 ans, ils ont transmis 21 enquêtes à la justice concernant 22 milliards de FCFA de montant reproché au total.

« Nous avons mené trois enquêtes au cours de l’année 2019, 6 enquêtes pour 2020 et 12 enquêtes pour l’année 2021. Les montants reprochés sont de 4 milliards pour 2019, 2 milliards pour 2020 et 16 milliards pour 2021 », a-t-il précisé.

D’après lui, la mission de l’Oclei est de ‘’mettre en œuvre l’ensemble des mesures de prévention, de contrôle, et de lutte envisagés au plan national, sous-régional, régional et international contre l’enrichissement illicite’’.

« Notre critère ce n’est pas le régime défunt ou le régime en cours. Nous prenons les déclarations, nous fixons les critères par rapport aux variations et ces critères nous permettent de poursuivre. Que la personne soit verte, jaune ou blanche », a-t-il indiqué.

Il sera conforté par son président, Moumouni Guindo, qui avait déclaré dans son discours d’ouverture que la compilation des rapports des structures de contrôle stipule que de 2005 à 2019, les irrégularités financières au détriment de l'Etat et des collectivités territoriales s'élèvent à environ 1 266 milliards de FCFA. Et cela, il a précisé que c’est suite à des détournements de deniers publics, de fraudes aux marchés publics, de gaspillages et de violations des textes. Selo lui, ces moyens financiers spoliés à l'Etat pouvaient suffire pour construire 264 hôpitaux de haut standing, 1767 centres de santé de référence et environ 42 ponts. Pour dire que ces actes de corruption impactent directement  la qualité de vie des concitoyens et freinent les efforts de développement.

A en croire M. Kané, les choses ne se font pas au hasard. Après plainte ou dénonciation, ils procèdent à des vérifications et si les informations qu’ils ont leur permettent de continuer, ils vont pousser des investigations jusqu’à l’aboutissement de la vérité. Il rassure qu’à l’Oclei, il n’y a pas que des plaintes et dénonciations. Ils peuvent aussi s’autosaisir à travers des informations recueillies dans la presse ou dans d’autres canaux de communication. Ainsi qu’à travers l’exploitation des rapports des structures de contrôle et des déclarations de biens. L’Oclei mène des enquêtes administratives et des procédures judiciaires qui, par la suite, seront transmises au Pôle économique judiciaire.

<strong> « Nous avons difficilement accès à l’information »</strong>

Aux dires du président du pôle investigation de l’Oclei, les difficultés qu’ils rencontrent lors de leurs missions sont entre autres : la mauvaise organisation de l’administration et la mauvaise foi de certaines structures. Il se trouve qu’au cours de leurs enquêtes, ils adressent des demandes à des structures publiques ou privées. Avec la coopération, il s’est réjoui que les choses s’améliorent un peu plus, mais, quelques fois il dira qu’ils ont du mal à accéder aux informations. « Certaines administrations ont des fichiers mais qui sont mal organisés. Certaines structures peuvent refuser de coopérer en se disant si je donne de l’information concernant x, mon tour pourrait arriver un jour », a-t-il déploré.

Par ailleurs, il avoua que dans la composition des équipes d’investigations, qu’il y a des officiers de police judiciaire qui sont de la police et de la gendarmerie. Ils sont au nombre de 10 agents, précise-t-il, dont 5 de la police et 5 de la gendarmerie.

« Si une dénonciation est faite, on peut remonter au centime près. Nous avons les possibilités de savoir ce qu’un agent devrait avoir légalement. Maintenant, ce qui ne rentre pas dans le cadre de ce que nous savons légalement, on lui demande s’il a d’autres revenus qui rentrent dans la légalité et que nous ne savons pas », a expliqué Dr. Adama Coulibaly, magistrat, chef du service juridique de l’Oclei. Durant la journée, il a exposé le cadre juridique international et national de la lutte contre la corruption.

Pour lui, ce n’est pas une chose qui est faite au hasard, car, dit-il, le sens de leurs enquêtes est de savoir ce qu’un agent a, qu’est-ce qu’il devrait avoir. Est-ce qu’il y a problème ou pas. Il s’agit évidemment d’un agent de l’Etat.

Donc, pour qu’il y ait enquêtes et poursuites judiciaires d’enrichissement illicite, il faut l’implication d’un agent public, qui émarge au budget de l’Etat. Les agents privés peuvent également être atteints de complicité d’enrichissement illicite. « Il faut être en mesure de justifier tes biens, les dons et les cadeaux que vous recevez. À défaut, refuser de les prendre pour ne pas se retrouver inquiéter par l’Oclei », a-t-il précisé.

Cependant, il a souligné que le fait de ne pas se déclarer est une violation de la loi. Il invite donc les agents concernés à aller déclarer leurs biens à l’Oclei.

Le commissaire divisionnaire Badji Coulibaly, qui a présenté la mission de prévention et de sensibilisation de l’Oclei, ajoutera que depuis sa création jusqu’à ce jour, l’Office a mené plus de 2829 évènements. Si en 2017 il n’y a eu que 20 déclarations, il dira qu’en 2018, il y a eu 629 déclarations de biens contre 331 en 2019 et 253 en 2020. Une chute des tendances due à la mauvaise volonté de la part des assujettis. « Des activités de sensibilisation ont été menées et d’autres en cours pour augmenter la tendance », at-il dit.

Par ailleurs, dans son discours, Moumouni Guindo a signalé que  l'apport des journalistes dans la lutte contre la corruption est jugé en-deçà des attentes par de nombreux observateurs. Et il a justifié cette insuffisance d’une part par la faiblesse de la collaboration entre les médias et les structures en  charge de lutter contre la corruption ; et d’autre part par le déficit de formation des journalistes maliens sur les concepts de la corruption et l'enrichissement illicite. Une manière pour lui d’inviter les hommes de medias à s’impliquer davantage sur les problématiques de la corruption et de l’enrichissement illicite.

<strong>Moussa Sékou Diaby</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Mali : l’OLCEI célèbre la Journée africaine de la lutte contre la corruption avec les journalistes</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/mali-lolcei-celebre-la-journee-africaine-de-la-lutte-contre-la-corruption-avec-les-journalistes-2983248.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 12 Jul 2022 20:31:43 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>L’Office Centrale de lutte contre la Corruption et l’Enrichissement Illicite (OCLEI) a organisé, le jeudi 7 juillet, une journée d’échange et de sensibilisation des journalistes sur la corruption et l’enrichissement illicite. La cérémonie d’ouverture de ladite journée a été présidée par Moumouni Guindo, président de l’OCLEI. C’était à Maeva palace, à l’ACI-2000.</strong>

<strong> </strong><em>« Cadre juridique international et national de lutte contre la corruption »</em> ; <em>« présentation de la mission de prévention et de sensibilisation de l’OCLEI »</em> ; <em>« présentation du Pôle enquête de l’OCLEI ».</em> Ce sont les trois présentations faites par différents experts de l’office qui ont édifié les hommes de média. Des cordiales discussions ont permis, après chaque présentation, de mieux éclairer les journalistes.

Le nombre de déclarations de biens est en chute d’année en année ; très peu de pression sur ceux qui refusent de déclarer les biens ; très peu de personnes interpellées… bref : manque de résultats. Tels étaient entre autres les remarques faites par les journalistes à la suite des différentes présentations. <em>« Il y a parfois une mauvaise volonté des assujettis »,</em> a indiqué Dr Adama Coulibaly, Chef du service juridique de l’OCLEI. <em>« On a vu à une époque, un ancien Premier ministre déclarer ses biens et exiger de même aux autres assujettis, cela avait fait augmenter le nombre de déclaration »</em>, a expliqué l’expert.

Par ailleurs, a détaillé Dr Coulibaly, l’OCLEI n’est pas destinataire de la déclaration des biens. <em>« L’office exploite juste les rapports »</em>, a-t-il précisé. Aussi, a ajouté le Chef du service juridique, l’OCLEI est tenue par le respect strict des textes. Par exemple, a-t-il expliqué, l’office n’a pas le pouvoir de geler les comptes d’un présumé délinquant financier. <em>« Nous sommes obligés de collaborer avec certains services extérieurs pour avoir des résultats », </em>a affirmé Dr Coulibaly.

De 2005 à 2019, <em>« les irrégularités financières au détriment de l'Etat et des collectivités territoriales s'élèvent à 1 266 milliards de FCFA », </em>a indiqué Moumouni Guindo, président de l’OCLEI, dans son discours d’ouverture de la Journée « OCLEI-Médias ». Cette somme aurait pu servir, selon le président de l’OCLEI, à construire 264 hôpitaux de haut standing, 1767 centres de santé de référence et environ 42 ponts.

La Journée africaine de lutte contre la corruption a été instituée par le Conseil exécutif de l’Union Africaine à Addis-Abeba, en janvier 2017, pour commémorer la signature de la Convention africaine sur la prévention et la lutte contre la corruption. Elle est célébrée chaque 11 juillet. Le thème retenu pour cette édition 2022 est : <em>« Stratégies et mécanismes pour la gestion transparente des fonds de lutte contre la COVID-19 ».</em>

&nbsp;

<strong>Mamadou TOGOLA/maliweb.net</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Mali : les agents et élus des collectivités territoriales de Bougouni outillés par l’Oclei et l’ONG Gract sur les conséquences socio&#45;économiques de la corruption</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/mali-les-agents-et-elus-des-collectivites-territoriales-de-bougouni-outilles-par-loclei-et-long-gract-sur-les-consequences-socio-economiques-de-la-corruption-2983193.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 11 Jul 2022 19:42:49 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[En prélude à la journée africaine de lutte contre la corruption, célébrée le 11 juillet de chaque année, l’Office Central de Lutte contre l’Enrichissement Illicite (Oclei) et l'ONG Groupe de Recherches et d’Actions aux Collectivités Territoriales (Gract) ont organisé un atelier, le mercredi 06 juillet, à Bougouni sur le thème : « <em>Sensibilisation des agents et élus des collectivités territoriales sur les conséquences socio-économiques de la corruption</em> ». C’était sous l’égide du préfet du cercle, Ibrahim Ongoiba.

Organisé à l’attention des agents et élus des collectivités territoriales de Bougouni et grâce à l’appui du projet LUCEG, ce séminaire qui porte sur les conséquences socio-économiques de la corruption dans notre pays a vu la participation d’une cinquantaine de personnes. Il est organisé conjointement par l’Office Central de Lutte contre l’Enrichissement Illicite (Oclei) et l'ONG Groupe de Recherches et d’Actions aux Collectivités Territoriales (Gract).

Le thème : « <em>Sensibilisation des agents et élus des collectivités territoriales sur les conséquences socio-économiques de la corruption</em> » est une importance capitale a rappelé le préfet de Bougouni. Conscient des dangers du phénomène, Ibrahim Ongoiba a affirmé que la corruption détruit notre économie et annihile les efforts consentis par notre pays dans le cadre de son développement. Il n’a pas manqué de saluer le choix de Bougouni pour abriter l’évènement et la présence assez remarquable des femmes au séminaire.

<strong><em>« 1 266 milliards FCFA de deniers publics détournés en 14 ans »</em></strong>, selon Djibril Kané

« <em>La Journée africaine de lutte contre la corruption est l’occasion de réfléchir au rôle de la corruption dans tous ces méfaits</em> » a souligné le représentant du président de l’Oclei. C’est dans cette dynamique qu’entre cette activité avec l’ONG Gract, a précisé Djibril Kané. Elle vise, d’après lui, à former et sensibiliser une cinquantaine d’agents et d’élus des collectivités territoriales sur les conséquences socio-économiques de la corruption et l’enrichissement illicite au Mali.

Citant les rapports des structures de contrôle, Djibril Kané a indiqué que, l’Etat du Mali a perdu en 14 ans 1 266 milliards FCFA des suites de détournements de deniers publics, de fraudes aux marchés publics, de gaspillages et de détournements de biens de l’Etat. « <em>Ce manque à gagner aurait pu servir à financer la construction d’écoles, d’hôpitaux, d’infrastructures publiques, à donner accès à de l’eau potable aux populations entre autres. Il est estimé que ces moyens financiers spoliés à l’Etat pouvaient lui suffire pour construire 264 hôpitaux de haut standing, 1767 centres de santé de référence et environ 42 ponts etc</em> », a-t-il fait remarquer.

Après la cérémonie d’ouverture, Dr Amadou Maïga, économiste et membre du Conseil national de la Transition (Cnt) a longuement exposé sur les conséquences socio-économiques de la corruption dans notre pays. Sa communication a été suivie par un débat entre les participants. Parmi lesquels, on peut citer Siriki Samaké, président du conseil de cercle de Bougouni, Mohamed Lamine Camara, maire de Bougouni, les élus municipaux et régisseurs de plusieurs mairies de la région.

Outre le représentant du président de l’Oclei, Djibril Kané, qui était à la tête d’une forte délégation, l’activité s’est déroulée en présence du Pr Souleymane DE, président de l'ONG Gract. Il faut souligner que le 11 juillet de chaque année est consacré journée africaine de lutte contre la corruption. Elle a été instituée par le conseil exécutif de l’Union Africaine à Addis Abeba en janvier 2017 pour célébrer la signature de la Convention africaine sur la prévention et la lutte contre la corruption, intervenue le 11 juillet 2003 à Maputo au Mozambique. Le thème cette année est : « <em>Mécanismes et stratégies de gestion des fonds Covid-19</em> ».

<strong>Abdrahamane SISSOKO/Maliweb.net </strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Lutte contre la corruption : La prévention reste de mise</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/lutte-contre-la-corruption-la-prevention-reste-de-mise-2983158.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 11 Jul 2022 11:07:44 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Essor</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<div id="module"><span class="FullArticleTexte"><strong>En prélude à la Journée africaine de la lutte contre la corruption célébrée le 11 juillet de chaque année, l’Office central de lutte contre l’enrichissement illicite (OCLEI) a organisé, jeudi dernier, une journée d’échanges avec les médias sur la thématique de la lutte contre la corruption et l’enrichissement au Mali.</strong>

L’apport des journalistes dans la lutte contre la corruption est jugé en-deçà des attentes

La Journée africaine de lutte contre la corruption a été instituée par le conseil exécutif de l’Union africaine (UA) à Addis Abeba en janvier 2017 pour commémorer la signature de la Convention africaine sur la prévention et la lutte contre la corruption, intervenue le 11 juillet 2003 à Maputo au Mozambique. Le thème de cette année est intitulé : «Stratégie et mécanismes pour la gestion transparente des fonds de lutte contre la Covid-19».
</span></div>
<div></div>
<div><span class="FullArticleTexte">Pour l’occasion, le président de l’OCLEI, Dr Moumouni Guindo, était accompagné du commissaire de police Badji Coulibaly, membre du conseil de l’OCLEI et de la représentante de la Maison de la presse, Mme Traoré Dado Camara. Les différentes faîtières de la presse n’ont pas manqué à l’appel : Union nationale des journalistes du Mali (UNAJOM), Association des éditeurs de la presse privée (ASSEP), Association des professionnels de la presse en ligne au Mali (AFPM), Union des jeunes reporters du Mali (UJRM) ainsi que des rédacteurs en chef et directeurs de publication.
</span></div>
<div></div>
<div><span class="FullArticleTexte">La corruption est l’un des plus grands tabous et souvent l’un des sujets les plus dangereux auxquels un journaliste peut s’attaquer. Dans certains pays, l’alerte et le suivi assidu de la presse ont contraint les autorités à faire des réformes institutionnelles et législatives majeures pour renforcer les dispositifs anti-corruption de leurs pays, a soutenu Dr Moumouni Guindo. Le conférencier a aussi déploré le fait «qu’au Mali, l’apport des journalistes dans la lutte contre la corruption est jugé plutôt en-deçà des attentes par de nombreux observateurs».   Cette insuffisance, selon lui, s’explique particulièrement par la faiblesse de la collaboration entre les médias et les structures chargées de lutter contre la corruption. Mais aussi, par le déficit de formation des hommes de médias sur les concepts de corruption et d’enrichissement illicite. à cet effet, l’OCLEI accorde une grande place à la prévention de la corruption en général et de l’enrichissement illicite en particulier.   «La présente activité avec la presse est une réponse à ce besoin», a-t-il indiqué. Selon une estimation récente de la Commission économique des Nations unies pour l’Afrique, notre continent perd 50 milliards de dollars (environ 25.000 milliards de Fcfa) par an du fait des flux financiers illicites. Ces pertes représentent des sorties illicites de ressources naturelles, d’objets précieux des sociétés africaines et de divers produits de crime.
</span></div>
<div><span class="FullArticleTexte">Se prononçant sur notre pays, le président de l’OCLEI a assuré : «Il ressort d’une compilation des rapports des structures de contrôles que de 2005 à 2009, les irrégularités financières au détriment de l’état et des collectivités territoriales s’élèvent à environ 1.266 milliards de Fcfa des suites des détournements de deniers publics, de fraudes aux marchés publics, de gaspillages et de violations des textes». Et d’ajouter que les moyens ainsi perdus ou gaspillés auraient pu servir à financer la construction de 264 hôpitaux de haut standing, 1.767 centres de santé de référence et environ 42 ponts, etc...
</span></div>
<div></div>
<div><span class="FullArticleTexte">Pour Daouda dit Tugan Traoré, directeur de publication du journal d’investigation «L’Investigateur », ce cadre d’échange avec l’OCLEI est salutaire. « Il nous permet d’apprendre, d’échanger et proposer des solutions avec les institutions chargées de lutter contre la corruption et l’enrichissement illicite». Rappelons que nombre de journalistes sont assassinés souvent ou ont des déboires avec la justice dans le cadre de leur travail. à cet effet, Daouda Traoré invite les autorités à s’impliquer dans cette lutte et assurer un environnement propice aux journalistes dans le cadre de leur travail.
</span>
<div class="clear"></div>
</div>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Association des autorités anti&#45;corruption d’Afrique :  Moumouni Guindo 1er vice&#45;président</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/association-des-autorites-anti-corruption-dafrique-moumouni-guindo-1er-vice-president-2981251.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 25 Jun 2022 01:36:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le Président de l'OCLEI, Docteur Moumouni Guindo, est le nouveau premier vice-président de l'Association des Autorités Anti-Corruption d'Afrique (AAACA). C'est du moins ce qu'il faut retenir des travaux de la 5ème Assemblée Générale Annuelle de l'Association des Autorités Anti-Corruption d'Afrique (AAACA), qui se sont déroulés du 20 au 23 juin 2022 à Bujumbura, capitale du Burundi. </em></strong>

Les travaux de Bujumbura étaient placés sous le thème : <strong><em>"Protéger le patrimoine africain : combattre la corruption et les flux financiers illicites".</em></strong> A cette importante rencontre, le président Moumouni Guindo était à la tête d'une forte délégation, composée de Oumar Wagué membre du conseil - président du pôle coopération de l'OCLEI et Issa Sow chef du service du protocole et d'appui à la coopération de l'OCLEI.  A l'issue du vote pour la recomposition du bureau, le candidat du Mali a été élu premier vice-président de l'Association des Autorités Anti-Corruption d'Afrique. La deuxième vice-présidence revenait au Cameroun. Le candidat de l'Egypte est désigné pour assurer la présidence de cette organisation panafricaine de lutte contre la corruption pour la bonne gouvernance.

Outre ces trois pays, le bureau de l'AAACA est composé des pays membres suivants : la Sierra Leone pour la zone Afrique de l'ouest, l'Algérie pour l'Afrique du nord, la Tanzanie en Afrique de l'est, le Zimbabwe en Afrique australe et la République du Congo (Brazzaville) pour la zone Afrique Centrale.

Pour revenir au Docteur Moumouni Guindo, disons que l'homme est sur un terrain connu. Il a déjà occupé des postes de haute responsabilité au sein d'institutions sous régionales de lutte contre la corruption. Dr Moumoui Guindo est membre fondateur et a été deux fois vice-président du RINLCAO soit de 2011 à 2014 et de 2018 à 2021. Et président par intérim de la même organisation de 2018 à 2019. Le RINLCAO veut dire Réseau des Institutions Nationales de Lutte contre la Corruption en Afrique de l'Ouest (RINLCAO)

A noter que l'Association des Autorités Anti-Corruption d'Afrique (AAACA) est une plateforme continentale créée en 2013, son objectif est de contribuer à combattre la corruption et consolider la bonne gouvernance sur le continent. <strong>                                                                                                                   </strong>

<strong>  K.THERA</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Lucarne :  Quand le Pôle économique transforme le khoutba en meeting politique</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/lucarne-quand-le-pole-economique-transforme-le-khoutba-en-meeting-politique-2980763.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/lucarne-quand-le-pole-economique-transforme-le-khoutba-en-meeting-politique-2980763.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 21 Jun 2022 10:58:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[L'imam du jour (17/06/2022) à la mosquée Demba Wagué de Djélibougou a annoncé au début de son prêche de ce vendredi que le Pôle économique et financier de Bamako a demandé aux imams de parler sur le thème de la corruption.

À première vue, rien d'anormal qu'un imam parle des tares de la société lors du prêche hebdomadaire du vendredi. Mais, qu'un organe comme le Pôle économique demande que les imams traitent d'un thème spécifique dans les mosquées ; cela peut ouvrir la boîte de Pandore.

Aujourd'hui, l'imam Traoré n'est pas allé par le dos de la cuillère. Il avait un document certainement élaboré de façon conjointe par Limama et le Pôle économique. Il a révélé qu'entre 2005 et 2019, plus de 1000 milliards ont été détournés dans l'administration publique au Mali, que ce montant pouvait permettre de construire plus de 200 hôpitaux comme l'hôpital du Mali, plus de 40 ponts comme le troisième pont de Bamako, etc.

Ensuite, il s'est lancé, tel dans un meeting politique, dans un jugement à charge contre la classe politique, depuis ceux issus du coup d'État de 1968 à nos jours. Pendant 45 mn, il a fustigé, dénoncé, accusé, dénigré et même maudit, sans réellement donner les sources, ni de preuves qui étayent les allégations avancées. Tout seul, sans contradicteur, il a égrainé les malversations et généralisé la saleté des commis de l'État.

Dans la mosquée, on entendait beaucoup de murmures. Après la prière, les discussions devant l'enceinte religieuse étaient vraiment rudes et partaient dans tous les sens.

Nous nous demandons si cette méthode de sensibilisation du Pôle économique a une efficacité. Et puis ne va-t-elle pas produire l'effet contraire du résultat attendu? Enfin, les imams qui doivent apporter le message en mélangeant la foi, la politique, les analyses macroéconomiques, en mesurant les conséquences du vagabondage budgétaire tout cela en quelques minutes, ne vont-ils pas embrouiller des fidèles dont la majorité n'est vraiment pas en posture de faire le tri ?

Le Pôle économique doit se concentrer sur ses enquêtes pour faciliter aux juges de faire leur travail. Et de l'autre côté, les imams doivent assainir l'âme des croyants, apaiser l'opinion nationale et permettre aux citoyens de choisir le droit chemin. Chaque entité a sa voie déjà tracée, sa mission clairement définie, mais chercher à mélanger les genres pourra donner une chimère incontrôlable, surtout dans un pays qui cherche à s'orienter.

Qu'on ne me classe dans aucun camp, je ne fais qu'opiner sur un procédé que je ne trouve pas profitable à mon pays dans le contexte actuel.

<strong>Moussa Sey Diallo</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Lutte contre la corruption et la délinquance financière :  Le PM annonce des milliards F CFA reversés à l’Etat</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/lutte-contre-la-corruption-et-la-delinquance-financiere-le-pm-annonce-des-milliards-f-cfa-reverses-a-letat-2979988.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/lutte-contre-la-corruption-et-la-delinquance-financiere-le-pm-annonce-des-milliards-f-cfa-reverses-a-letat-2979988.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2022/04/CHOGUEL-CNT-7.jpeg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 15 Jun 2022 12:55:44 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Horizon</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Dans ses réponses aux questions des journalistes lors de la journée d’information clôturant les émissions Malikura Taasira, le Premier ministre Choguel Maïga s’est félicité du recouvrement de plusieurs milliards F CFA au titre de la lutte contre la délinquance financière et contre la corruption.</strong>

Cette lutte contre la corruption et l’impunité, dira le chef du gouvernement, porte ses fruits, sauf que le temps de la justice n’est pas celui des populations souvent impatientes de voir des arrestations et interpellations à un rythme plus soutenu. « Tous les dossiers relatifs à la corruption que nous avons trouvés ont été remis à la justice, qui fait son travail… », a souligné le locataire de la primature. Et de préciser que les procédures judiciaires se déroulent normalement et de nombreux délinquants financiers présumés reversent  l’argent détournés  à l’Etat soit par des restitutions ou par paiement de cautions.

Sauf qu’en tenant ces propos, le PM est resté évasif sans donner aucun chiffre sur les montants récupérés par le Trésor public, ni sur les dossiers dans lesquels ces fonds auraient été reversés ou les modalités de ces restitutions ou paiements de cautions. Comment alors le citoyen lambda peut-il croire en la gouvernance vertueuse tant prônée par le PM, quand on sait que les restitutions des fonds publics donnent souvent lieu à de rocambolesques marchandages et même des… marchés de dupes.

<strong>Bruno D S</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Cités dans une affaire de malversations financières portant sur plus de 2 milliards Fcfa : Le maire de Dialakorodji Oumar Guindo, le régisseur  de recettes … placés sous mandat de dépôt</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/cites-dans-une-affaire-de-malversations-financieres-portant-sur-plus-de-2-milliards-fcfa-le-maire-de-dialakorodji-oumar-guindo-le-regisseur-de-recettes-places-sous-mandat-de-depot-2979336.html</link>
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<pubDate>Sat, 11 Jun 2022 01:41:56 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le maire de la commune rurale de Djalakoodji dans le cercle de Kati, Oumar Guindo, le régisseur de recettes Moustapha Traoré et un agent du nom de Urbain Diarra ont été mis sous mandat dépôt le lundi dernier par le Pôle économique de Bamako, ce,  suite à des soupçons qui pèsent sur eux, relatifs à des malversations financières portant sur plus de 2 milliards de Fcfa.</em></strong>

Dans notre dernière parution, nous avons révélé que le maire de la commune rurale de Djalakorodji dans le cercle de Kati, Oumar Guindo, a été longuement <strong>"cuisiné"</strong> au Pôle économique et financier dans une affaire de malversations financières portant sur plus de 2 milliards Fcfa. Ce, suite à une plainte du <em>"Collectif des contestataires de la mauvaise gestion du maire de la Commune rurale de Dialakorodji". </em>Ainsi, il nous revient que cela fait environ deux semaines que le maire et ses plus proches collaborateurs ont été longuement auditionnés au Pôle économique.

<strong>Que reproche-t-on à Oumar Guindo ?</strong>

Selon le document du Collectif que nous avons parcouru, il est reproché au maire Oumar Guindo des <em>"cas de détournement de biens publics et de confection de faux documents administratifs dans le cadre de la gestion des affaires courantes de la commune rurale de Djalakorodji"</em>.

Il en ressort que le maire Guindo est aussi accusé d'utiliser des reçus de marché en lieu et place de la quittance du Trésor public, en violation de l'article 275 du code des collectivités territoriales portant fonds des CT qui dispose : <em>"Les fonds des collectivités territoriales sont des fonds publics obligatoirement déposés au Trésor public".</em> Ce qui ne serait pas le cas au niveau de la mairie de Dialakorodji où ces fonds tombaient directement dans les poches du maire et de ses proches, à en croire les dénonciateurs.

Ce n'est pas tout.  En violation du code des collectivités, le maire Guindo aurait recruté un élu communal comme agent des collectivités. Des fonctions qui ne sont pas compatibles.

<em>"Cette pratique d'élaboration des quittances parallèles, l'utilisation de reçus de marché en lieu et place de la quittance du Trésor public a fait perdre à la localité le montant de plus de 2 milliards de Fcfa"</em> nous a confié une de nos sources. C'est fort de ces arguments que les dénonciateurs ont déposé des plaintes au niveau de plusieurs services de répression des infractions économiques comme le Bureau du vérificateur général et le Parquet du Pôle économique et financier de Bamako qui a  fini par mettre le maire Oumar Guindo, le régisseur de recettes  Moustapha Traoré et un agent du nom de Urbain Diarra  sous mandat de dépôt. Ils sont à la prison centrale de Bamako.

Notons que cela fait environ près de 20 ans que Oumar Guindo, un cadre du parti Codem, règne en maitre absolu sur la mairie de la commune rurale de Djalakorodji. <strong>              </strong>

<strong>              Kassoum THERA</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Interpellations en cascades sur la LOPM :  Entre diversion et croisade contre l’impunité</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/interpellations-en-cascades-sur-la-lopm-entre-diversion-et-croisade-contre-limpunite-2978817.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 07 Jun 2022 09:45:03 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Témoin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le box déjà si rempli d’accusés de la Transition est en passe d’en déborder davantage avec la myriade de personnalités annoncées à la Cour suprême, , dans le cadre de l’ouverture d’informations judiciaires sur la mise en œuvre de la Loi de programmation militaire. On y dénombre des acteurs avec des responsabilités apparentes dans la gestion de la LOPM dont deux ministres de la Défense que sont Tieman Hubert Coulibaly absent du pays et Tieman Coulibaly ou encore deux ministres des Finances dont Boubou Cissé et Mamadou Igor Diarra. Mais à cette impressionnante brochette de personnalités, qui font figure de justiciables de la Haute cour de justice, s’ajoutent curieusement des justiciables ordinaires parmi lesquels le chef d’Etat-major général des armées, Général Mahamane Touré, et l’ancien PDG de la BMS Babali Ba. De quoi scandaliser de nombreux observateurs, et pour cause : si l’interpellation d’un chef d’Etat-major peut s’expliquer par sa proximité avec la matière concernée, il en est sans doute différemment avec un banquier sans partition déterminante dans les procédures et mécanisme de passation des marchés du département de la Défense. Ils en veulent pour preuve l’épisode d’achat de l’avion présidentiel soutenu par une lettre de garantie de l’Etat à hauteur de 100 milliards auprès de la Banque atlantique sans que les responsables de cette institution bancaire soient visés par une quelconque interpellation de la justice. Et d’en déduire, par ailleurs, que par l’interpellation de certaines célébrités la justice veut tout simplement donner plus d’envergure et de substance à la croisade contre l’impunité au gré de la cadence que le politique voudrait lui imprimer et quoique l’entreprise ait visiblement du plomb dans l’aile, tel qu’en atteste le piétinement du dossier des équipements militaires avec un décès en détention préventive avant même le déclenchement des écoutes.
Quoi qu’il en soit, ce n’est pas fortuit si l’épisode intervient dans la foulée de la levée ratée des sanctions comme pour divertir l’opinion de l’essentiel. Surtout qu’il nous revient de sources concordantes que la plupart des personnalités annoncées n’ont reçu aucune convocation de la part de la Cour suprême comme pour en rajouter à la diversion.

<strong>A KEITA</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Cité dans une affaire de malversations financières de plus de 2 milliards Fcfa : Le maire de Dialakorodji Oumar Guindo cuisiné au Pôle économique</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/cite-dans-une-affaire-de-malversations-financieres-de-plus-de-2-milliards-fcfa-le-maire-de-dialakorodji-oumar-guindo-cuisine-au-pole-economique-2978463.html</link>
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<pubDate>Sat, 04 Jun 2022 01:33:04 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Suite à une plainte du "Collectif des contestataires de la mauvaise gestion du maire de la Commune rurale de Dialakorodji" contre le maire, Oumar Guido,  relative à une malversation  portant sur plus de 2 milliards de Fcfa, l'édile communal, à en croire plusieurs sources,  était au niveau au Pôle économique avec son régisseur de dépenses, où ils ont longuement été cuisinés par rapport à leur gestion.</em></strong>

Bloqué depuis plusieurs années au niveau de plusieurs services de répression contre les infractions économiques, le dossier impliquant le maire de Dialakorodji a connu depuis la semaine dernière une nette évolution. Et pour cause ! L'inamovible élu de Djalakorodji, selon plusieurs sources concordantes, a été entendu à trois reprises avec son régisseur de dépenses par rapport à des soupçons de malversations financières qui ont été révélées par des élus.

Il nous revient qu'il est reproché au maire l'utilisation de reçus de marchés en lieu et place des quittances du Trésor public, en violation de l'article 275 du Code des collectivités territoriales portant fonds des CT qui dispose : <em>"Les fonds des collectivités territoriales sont des fonds publics obligatoirement déposés au Trésor public".</em> Ce qui ne serait  pas le cas au niveau de la mairie de Dialakorodji où ces fonds tombaient directement dans les poches du maire et de ses proches, à en croire les dénonciateurs.

Aussi, en violation du code des collectivités, le maire Guindo aurait recruté un élu communal comme agent des collectivités, toutes choses qui ne sont pas compatibles.

<em>"Cette pratique d'élaboration des quittances parallèles, l'utilisation de reçus de marché en lieu et place de la quittance du Trésor public a fait perdre à la localité le montant de plus de 2 milliards de Fcfa"</em>, nous a confié une de nos sources. C'est forts de ces arguments que les dénonciateurs ont déposé des plaintes au niveau de plusieurs services de répression des infractions économiques, comme le Bureau du vérificateur général, le Pôle économique, l'Oclei. Cependant, il se trouve que ces plaintes dormaient au niveau de ces services. Il a fallu que le Collectif interpelle les autorités politiques administratives et judiciaires pour que le dossier connaisse enfin une évolution avec la convocation du maire Oumar Guindo qui est de nos jours plus fréquent au Pôle économique que dans son propre bureau.

Reste maintenant à savoir quel sort sera réservé au maire de Dialakorodji. Les prochains jours nous édifieront davantage.  <strong>                                                                                       </strong>

<strong>   Kassoum THERA</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Primature, CCIM, INSP, ex&#45;ministres, directeurs  régionaux, régisseurs, médecins&#45;chefs de CSREF… La tontine des fonds Covid</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/primature-ccim-insp-ex-ministres-directeurs-regionaux-regisseurs-medecins-chefs-de-csref-la-tontine-des-fonds-covid-2977700.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 28 May 2022 01:31:40 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Irrégularités de plus de 50 milliards FCFA dénoncées devant la justice</strong>

<strong><em>Mise à part la vérification de la gestion des fonds du projet d'intervention d'urgence Covid-19 qui a fait l'objet de recommandations et de dénonciations devant la justice, le Vérificateur Général a initié la vérification financière de la gestion des ressources de l'Etat utilisées dans le cadre de la lutte contre la Covid-19 au titre de l'exercice 2020. Les irrégularités financières, constatées et dénoncées devant la Section des comptes de la Cour suprême et le procureur chargé du Pôle économique et financier près le tribunal de Grande instance de la commune, dépassent 50 milliards de Fcfa. La balle est donc dans le camp de la justice pour la suite logique attendue par les citoyens.</em></strong>

Comme le rappelle si bien le Vérificateur général, en réponse à cette pandémie de la Covid-19, le Mali a adopté son premier plan gouvernemental de préparation et de riposte le 4 mars 2020 avec un financement de 3,3 milliards de Fcfa. Celui-ci a connu une première révision le 10 mars 2020 et a été porté à 5,1 milliards de Fcfa.

Au-delà de ce plan de riposte, précise le Vérificateur général, le Gouvernement a initié un ensemble de mesures destinées à atténuer les impacts socioéconomiques de la pandémie estimés à un montant révisable de 500 milliards de Fcfa. Les partenaires techniques et financiers ont également pris des initiatives visant à soutenir les plans du Gouvernement et activer leurs propres plans ou mécanismes spéciaux d'appuis multidimensionnels à la gestion de la riposte ainsi que la phase de relèvement post-pandémie. Ainsi, pour soutenir ces efforts, la redevabilité des acteurs a été reconnue comme un facteur déterminant dans la bonne gouvernance des structures chargées de la gestion des fonds Covid-19.  Et c'est là où gît toute la pertinence des missions de vérification initiées par le Vérificateur général pour voir clair dans la gestion des ressources publiques utilisées dans le cadre de la lutte contre la Covid-19 au titre de l'exercice 2020.

Pour les irrégularités financières constatées et dont le montant total dépasse 50 milliards de Fcfa, la justice a été saisie concernant la plupart des faits incriminés puisque, conformément à la loi, le Vérificateur général a procédé à leurs dénonciations auprès du président de la Section des comptes de la Cour suprême et du procureur de la République en charge du pôle économique et financier près le tribunal de Grande instance de la commune III de Bamako. La suite, à ce jour, est attendue du côté de la justice qui doit déterminer le niveau de responsabilité de chacun et la qualification des faits reprochés afin de donner une suite judiciaire aux dénonciations.

Ces irrégularités relevées par le Bueu du Vérificateur Général qui les a consignées dans un rapport rendu public concernent :

<strong>Président de la Chambre de commerce et d'industrie du Mali (Ccim)</strong> : des marchés d'acquisition de masques par la Chambre de commerce et d'industrie du Mali (Ccim) sans contrat à hauteur de 9 462 500 000 Fcfa et lesdits marchés ont été attribués à des entreprises ivoiriennes ; des droits d'enregistrement et redevance de régulation non exigés par la Ccim pour 378 087 500 Fcfa.

<strong>Directeur général du FGSP:</strong> il s'agit de montants non déposés dans les banques par le directeur général du Fonds de garantie du secteur privé, à hauteur de 6 500 000 000 Fcfa.

<strong>Coordinateur du projet Jigisemejiri :</strong> un montant non transféré par le Coordinateur du Projet Jigisemejiri pour un montant de 30 097 471 525 Fcfa ; des dépenses indues effectuées par le Coordinateur du Projet Jigisemejiri pour 25 200 000 Fcfa.

<strong>Régisseur du Ministère des Maliens de l'Extérieur </strong>; des dépenses indues effectuées par le Régisseur de la caisse d'avance du Ministère des Maliens de l'Extérieur à hauteur de 436 679 741 Fcfa.

<strong>2 ex-ministres :</strong> une dépense indue au profit d'un opérateur économique ordonné par un ex-ministre de l'Économie et des Finances et un ex-ministre de l'Industrie et du Commerce pour un montant de 2 085 600 000 Fcfa.

<strong>Régisseur du Ministère de la Sécurité et de la Protection Civile</strong> : des dépenses irrégulières du Régisseur d'avances du Ministère de la Sécurité et de la Protection Civile pour un montant de 55 090 078 Fcfa.

<strong>Primature :</strong> Le Régisseur spécial d'avances de la Primature doit répondre de 202 802 875 Fcfa ; sans compter des dépenses non justifiées par le directeur administratif et financier de la Primature.

<strong>Pdg de l'Opam :</strong> il a payé des contrats non enregistrés occasionnant une perte de recettes pour l'Etat de 20 727 000 Fcfa.

<strong>Directeur Général de l'Insp : </strong>Il a effectué des dépenses indues à hauteur de 144 630 000 Fcfa.

<strong>Médecins-chefs des CSRéf des Communes I, II, III, IV, V et VI du district de Bamako et leurs comptables </strong>: des dépenses indues dont le montant total s'élève à 29 400 000 Fcfa.

<strong>Médecins-chefs de CSRéf :</strong> Banamba (dépenses indues de 1 660 000 Fcfa) Dioïla (1 900 000 Fcfa) Fana (1500 000 Fcfa) et Kalabancoro (3 270 000 Fcfa) Kati (1 490 000 Fcfa) Kolokani (1 310 000 Fcfa) Koulikoro (1 040 000 Fcfa) Niono (1 350 000 Fcfa) Sikasso (1 825 000 Fcfa) Bougouni (2 173 742 Fcfa) Anderamboukane (1 800 000 Fcfa).

<strong>Directeurs généraux d'hôpitaux:</strong> CHU du Point G (dépenses indues de 24 320 800 Fcfa) CHU Gabriel Touré (100 551 667 Fcfa) Hôpital de Kayes (utilisation irrégulière de pièces comptables pour justifier des dépenses de carburant et de gardiennage à hauteur de 18 985 680 Fcfa et des dépenses indues pour un montant de 21 156 000 Fcfa) DG du CHU Bocar Sall de Kati (dépenses indues à hauteur de 88 953 387 Fcfa) Hôpital du Mali (dépenses indues à hauteur de 53 411 000 Fcfa) hôpital de Sikasso (l'autorisation d'un payement irrégulier d'indemnités à hauteur de 2 940 000 Fcfa et des dépenses indues de 9 346 180 Fcfa ) Hôpital Nianankoro Fomba de Ségou (dépenses indues de 10 376 750 Fcfa) Hôpital de Mopti (des dépenses indues effectuées pour 24 335 000 Fcfa) .

<strong>Directeur Général du Centre de recherche et de lutte contre la Drépanocytose</strong> : des dépenses indues effectuées pour un montant de 3 900 000 Fcfa.

<strong>Directeur régional de la Santé de Kayes :</strong> dépenses indues effectuées à hauteur de 4 810 000 Fcfa.

<strong>Régisseur de la Direction régionale du Budget de Sikasso</strong> : utilisation irrégulière de Bon de caisse pour un montant de 12 233 362 Fcfa.

<strong>Médecins-chefs de CSRéf  et leur comptable :</strong> Kayes (des dépenses indues effectuées pour un montant de 1 080 000 Fcfa) Kita (des dépenses indues effectuées pour un montant de 871 000 Fcfa) Koutiala (3 347 520 Fcfa) Ansongo (228 000 Fcfa) Bourem (222 000 Fcfa) Almoustarat (228 000 Fcfa).

<strong>Directeurs régionaux de la Santé:</strong> Ségou pour des dépenses indues de 6 299 460 Fcfa ; Sikasso pour 4 422 627 Fcfa ; Tombouctou et Kidal pour un montant total de 74 780 000 Fcfa ; Koulikoro : des dépenses indues effectuées pour 15 484 003 Fcfa.

<strong>Edm-sa :</strong> surplus de facturation payés à l'Edm-sa sur la gratuité de consommation à hauteur de 760 177 650 Fcfa.

<strong>Agents des impôts :</strong> minoration de droits d'enregistrement et de redevances de régulation sur des contrats conclus par l'Opam pour un montant de 27 381 557 Fcfa.

<strong>Comme une tontine nationale :</strong>

Comme on le voit, la gestion des fonds Covid19, au vu des innombrables irrégularités constatées par le Bureau du Vérificateur Général, renvoie donc à une tontine à ciel ouvert où chacun se sert, selon son tour et à qui mieux-mieux.Si certains des responsables des faits incriminés sont toujours à leur poste, d'autres, au contraire, ont été relevés ou appelés parfois à des fonctions plus juteuses. Raison pour laquelle, il faut savoir distinguer l'auteur des faits ciblés d'un quelconque occupant du poste de responsabilité cité car les hommes passent, mais l'Administration demeure.<strong>        </strong>

<strong> Amadou Bamba NIANG</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Détournement au GEDEFOR I : La Suède exige le remboursement des fonds détournés</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/detournement-au-gedefor-i-la-suede-exige-le-remboursement-des-fonds-detournes-2977376.html</link>
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<pubDate>Wed, 25 May 2022 01:35:23 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alerte</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Les accords qui liaient la Suède et le Mali connaissent d’énormes difficultés. Et pour cause : des détournements de fonds présumés décelés dans la gestion du projet, Gestion décentralisée des forêts (Gedefor Phase I) de l’ancienne coordonnatrice du Programme, Kanouté Fatoumata Koné. C’est suite à cette mauvaise gouvernance que la Suède, par le biais de son ambassade, a jugé opportun de résilier les accords de don. Du coup, elle a décidé de bloquer les fonds dont le décaissement devrait permettre de financer la phase III de Gedefor.</strong>

De graves manquements à l’orthodoxie financière sont légions sous nos cieux. Ils font perdre au Mali d’importantes sommes que les partenaires financiers décaissent pour le financement de certains projets et programmes de développement. Pour preuve, la Suède vient d’arrêter son financement du Gedefor qui attendait la mise en œuvre de sa phase III.

De ce fait, selon des confidences, l’ambassade de Suède, dans une correspondance adressée au département de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable, le 14 juillet 2021, a fait savoir que le Siège de l’Asdi à Stockolm leur a instruit de régler définitivement le contentieux dans les meilleurs délais. Ainsi ladite ambassade a estimé que des actions diligentes seront prises à cet effet.

D’après nos informations, le blocage du financement de la Phase III du Gedefor trouve son explication dans le détournement de fonds des opérés dans les Phases précédentes par l’ancienne coordinatrice, Fatoumata Koné. Elle a trinqué avec les fonds. En effet, dans la correspondance l’ambassade fait savoir son regret en expliquant que « tout nouveau décaissement sur le programme Gedefor III/Promotion des chaines de valeurs agricoles (Pcva) sera conditionné au remboursement intégral du fonds incriminé ». Elle ajoute : « Son Excellence Monsieur le ministre, nous vous saurons gré des dispositions à prendre pour le remboursement du montant que le Mali doit à la Suède conformément aux conditions générales de coopération entre nos deux pays et aux termes des accords spécifiques relatifs à la mise en œuvre des phases successives du Programme Gedefor ».

Comme cette lettre est restée longtemps sans suite, le 24 mars 2022, l’ambassade de Suède s’est donc vue dans l’obligation d’adresser une correspondance à la directrice nationale des Eaux et Forêts du Mali pour lui demander de faire l’inventaire des matériels et équipements du Programme de Gestion décentralisée des forêts Phase III. Elle demande également à la directrice des Eaux et Forêts de sursoir à la remise des véhicules et des motos du Programme. Toujours la même correspondance, l’ambassade note qu’il s’agit de 17 véhicules de marque Nissan, 24 motos Yamaha, 200 gilets florissants et masques Covid-19.

Dans la foulée, après une longue période d’omerta, l’actuel ministre de l’Environnement, de l’assainissement et du Développement durable, Modibo Koné a réagi à la correspondance envoyée par l’ambassade de Suède. Il a fait part à l’ambassadeur son mécontentement lors de la visite de ce dernier pour notifier, de façon verbale, la suspension du Programme Gedefor-PDD-DIN. Le ministre, quelque peu nerveux, qualifie cet état de fait de chantage.

Cependant, tout en reconnaissant le détournement des fonds, le patron du département de l’Environnement, dans sa réponse, explique que le processus de réalisation des garanties est déjà enclenché et que c’est la présidente de l’ONG Amidef, non moins ex-coordinatrice de Gedefor a mis sous caution des parcelles de terrain. « Etant en prison, elle a remboursé 13 millions sur les fonds détournés et mis sous caution 11 parcelles de terrains que nous sommes en train de vendre, et le premier versement sur les ventes étaient prévu pendant le premier trimestre 2022 », dit le ministre en charge de l’Environnement.

Madame Kanouté Fatoumata Koné, non moins accusée du détournement des fonds de Gedefor I, c’est cette même dame qui a été nommée par le ministre Koné comme directrice générale des Eaux et Forêts du Mali, à la faveur du Conseil des ministres du 9 février dernier. Cette nomination a étonné plus d’un puis qu’elle traîne derrière elle les casseroles aussi retentissantes de détournement. De même, lors qu’elle avait été nommée directrice de la grande Muraille par Housseini Amion Guindo, des partenaires avaient exigé des explications au Ministre. Au départ de Poulo du département, elle a été éjectée.

Pourquoi, elle se trouve encore parachuter à la tête de la direction  générale des eaux et forêts à cette heure de la rectification de la transition tant chantée ? Le ministre Modibo Koné se laisse-t-il manipuler par le cercle fermé qui protège cette dame ? Une dame pour laquelle il est très difficile de grimper à l’arbre de la transparence car elle laisse des taches noires partout où elle passe.

Lorsqu’on engage le pays dans la voie de la souveraineté, chacun se doit de traduire le dans les actions. Au moment où on demande au peuple d’accepter la souffrance pour cette cause, certaines décisions sont de nature à essouffler l’engagement patriotique. Ce ne sont guère des mots qui feront le nouveau Mali, mais il se forge avec des actions loin de tout favoritisme.

<strong>Bazoumana KANE</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Corruption et délinquance financière :  Des  généraux sous les verrous !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/corruption-et-delinquance-financiere-des-generaux-sous-les-verrous-2977083.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 23 May 2022 02:58:17 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Aube</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<em><strong>Les enquêtes sur l’affaire de détournement des fonds de la </strong></em><strong>Loi d’orientation et de programmation militaire viennent de connaître un rebondissement avec l’arrestation de plusieurs militaires dont des généraux</strong><strong>.</strong>

<em>En effet, la Cour suprême du Mali a placé sous mandat de dépôt, le mardi 17 mai 2022, trois généraux des Forces armées de défense et de sécurité dans le cadre de l’affaire d’équipements militaires. Il s’agit de : l’ancien</em> ministre de la Sécurité et de la Protection civile, Général M’Bemba Moussa Kéita. Il fut Chef d’état-major général des Armées du Mali, avant d’être limogé suite aux attaques d’Ogossagou survenues en mars 2019 ; le Général Souleymane Bamba qui a assumé les fonctions de Chef d’état-major de l’Armée de l’air puis celle de Chef d’état-major général adjoint des Armées ; le Général Moustapha Drabo. Jusqu’au coup d’Etat du 20 août 2020, il était le Directeur du matériel, des hydrocarbures et du transport des Armées. Auparavant, le colonel Abdoul Wahab Touré, le commandant Adama Kaba, le Lieutenant Tio Konaté et cinq autres personnalités ont été inculpés et incarcérés pour atteinte aux biens publics dans le cadre de l’affaire d’un contrat de fournitures de véhicules au compte du ministère de la Défense et des Anciens Combattants, selon de sources judiciaires. Aussi, le colonel Mamourou Togo est placé sous contrôle judiciaire et le colonel Mohamed Lamine Diakité est recherché, n’ayant pas daigné comparaitre librement.

&nbsp;

<strong>De quoi s’agit-il ?</strong>

C’est un pactole de 1230 milliards de francs CFA qui avait été décaissé pour l’exécution de cette loi. Cependant, c’est un véritable festival qui a été organisé autour de cette colossale somme. Conséquence ? Des enquêtes sont ouvertes sur la gestion de cette Loi d’orientation et de programmation militaire sous l’ancien régime.

Selon un Rapport élaboré en 2018 par le Canada, les Autorités maliennes ont dépensé de manière irrégulière 1,3 milliard $ de ressources publiques entre 2005 et 2017 et 35,5% de ce montant relèverait de la fraude.

Cette corruption endémique a d’ailleurs eu des répercussions sur les performances du pays au plan sécuritaire.

En effet, sous le Régime défunt, l’Assemblée Nationale avait adopté, en février 2015, une Loi d’orientation et de programmation militaire. L’adoption de cette Loi devrait permettre d’enclencher le processus de la réforme progressive de l’Armée. Ce programme quinquennal (2015-2019) devrait permettre de mobiliser un fonds spécial de plus de 1000 milliards de francs CFA. Cette Loi prévoyait également la transformation en profondeur de l’Armée en termes de ressources humaines, de formation, d’effectifs et d’équipements militaires modernes, mais aussi d’amélioration des conditions de vie et de travail du personnel et du commandement.
Cependant, des faits avérés de surfacturation dans la dotation des FAMA de matériels et d’équipements militaires neufs avaient été dénoncés par le Fonds Monétaire International en 2014 et attestés par le Rapport du Vérificateur Général. Sur l’achat des équipements militaires et de l’avion présidentiel, il y a eu aussi de forts soupçons de détournements, de surfacturations et d’escroquerie dans la passation des contrats.

<strong>Réseau de spoliation des ressources de l’armée</strong>

Ainsi, de l’achat des aéronefs et d’autres matériels et d’équipements militaires, à la formation des pilotes, un vaste réseau de spoliation des ressources dégagées officiellement pour la mise en œuvre de la loi de programmation militaire. C’est un sulfureux dossier impliquant des Généraux, Ministres et proches collaborateurs et parents de l’ancien Chef de l’État qui a été dénoncé. Ce énième scandale avait poussé la principale coalition de l’opposition de l’époque à demander un audit sur l’utilisation des fonds de la loi programmation militaire.
Aussi, le front pour la sauvegarde de la démocratie (FSD) avait exigé « un audit financier et comptable, dans les plus brefs délais, de l’utilisation des 1230 milliards de francs CFA votés à l’Assemblée Nationale dans le cadre de la loi de programmation militaire. Il exige également une enquête sérieuse sur la livraison, l’état et la disponibilité des équipements militaires ».

Même au plan international, l’utilisation de ces fonds avait suscité des interrogations. Ainsi, dans un Rapport sur l’intégrité dans le secteur de la sécurité et de la défense au Mali, publié en octobre 2019, Transparency international soulignait la nécessité d’instaurer un contrôle. « L’Article 8 du Code des marchés publics permet à certaines acquisitions d’échapper au contrôle du Parlement et des mécanismes d’audit externe. De même, le contrôle de l’éligibilité des achats secrets, hors Budget et la supervision de leur exécution par un organe externe indépendant tel que le Bureau du Vérificateur Général (BVG) ou l’Autorité de régulation des marchés publics et des Délégations de services publics (ARMDS), s’avère essentiel », affirma l’ONG internationale.

<strong>Mohamed Sylla</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Nouvelle affaire dite d’équipements militaires : Qui sont les trois généraux inculpés ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/nouvelle-affaire-dite-dequipements-militaires-qui-sont-les-trois-generaux-inculpes-2976771.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 19 May 2022 11:57:28 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Challenger</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>La Cour suprême du Mali a placé sous mandat de dépôt, le 17 mai 2022, trois généraux des Forces armées de défense et de sécurité dans le cadre d’une nouvelle affaire d’équipements militaires. Qui sont donc ces trois généraux ?</em>

M’Bemba Moussa Kéita fut Chef d’état-major général des Armées du Mali. Il a été limogé suite aux attaques d’Ogossagou survenues en mars 2019  et remplacé par le général Abdoulaye Coulibaly. Ancien N°2 de l’ONUCI (Mission des Nations Unies en Côte d’ivoire), Général M’Bemba Moussa Kéita a été le ministre de la Sécurité et de la Protection civile dans le dernier gouvernement du Président Ibrahim Boubacar Kéita.

Général Souleymane Bamba a assumé les fonctions de Chef d’état-major de l’Armée de l’air puis celle de Chef d’état-major général adjoint des Armées. Officier réputé brillant, il a été une des pièces maîtresses de la renaissance de l’Armée de l’air du Mali dans le cadre de la mise en œuvre de la Loi d’orientation et de programmation militaire.

Le dernier officier général placé sous mandat de dépôt s’appelle Général Moustapha Drabo. Jusqu’au coup d’Etat du 20 août 2020, il était le Directeur du matériel, des hydrocarbures et du transport des Armées. Un poste que le général Drabo a occupé pendant longtemps.

Dans le cadre de cette nouvelle affaire d’équipements militaires, dont l’enquête est menée par le Pôle économique et financier de Bamako, d’autres personnes se trouvent déjà sous mandat de dépôt. Il est utile de préciser que la constitution malienne garantit à ces officiers-généraux, la présomption d’innocence jusqu’à ce que soit prouvée leur culpabilité.

<strong>La Rédaction</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Lutte contre la corruption : 3 généraux, un Colonel et un commandant inculpés pour détournement, faux et usage de faux</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/lutte-contre-la-corruption-3-generaux-un-colonel-et-un-commandant-inculpes-pour-detournement-faux-et-usage-de-faux-2976691.html</link>
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<pubDate>Thu, 19 May 2022 01:35:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>22 Septembre</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>-Le colonel Mamourou Togo placé sous contrôle judiciaire</strong>

<strong>-Le colonel Mohamed Lamine Diakité activement recherché</strong>

La lutte contre la corruption continue son chemin car le pôle économique et financier de Bamako a placé sous mandat de dépôt le lundi des hauts gradés de l'armée.

Ils ont été inculpés pour détournement, faux et usage de faux dans la gestion des fonds alloués aux militaires dans le cadre de la loi de programmation militaire.

Il s'agit du général Bemba Moussa Keita, Général Souleymane Bamba, général Moustapha Drabo, colonel Abdoul Wahab Touré commandant Aminata Doho.

Quant au colonel Mamourou Togo, il a été placé sous contrôle judiciaire.

Le colonel Mohamed Lamine Diakité en fuite est activement recherché.

L'information a fait le tour de la toile dans l'après-midi de mardi. Il sera avec 5 autres officiers impliqués dans les malversations dans la gestion des fonds de la loi de programmation militaire.

Pour rappel, la justice malienne a ouvert une enquête sur la gestion des fonds loués à l'armée.

<strong>Seydou Diamoutene</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Gestion des fonds militaires : le Général Moussa Bemba Keïta et 06 autres personnes placées sous mandat de dépôt</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/gestion-des-fonds-militaires-le-general-moussa-bemba-keita-et-06-autres-personnes-placees-sous-mandat-de-depot-2976513.html</link>
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<pubDate>Tue, 17 May 2022 20:43:35 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Ancien chef d’Etat-major Général des armées et ancien ministre de la Sécurité sous le régime d’Ibrahim Boubacar Keita, le Général Moussa Bemba Keïta a été interpellé et placé sous mandat de dépôt, ce mardi 17 mai 2022. L’information a été confirmée à Maliweb.net par une source judiciaire. Celle-ci affirme qu’au total, 06 personnes ont été interpellées et placées sous mandat de dépôt dont le Général Moussa Bemba Keita.

Avec d’autres officiers supérieurs également mis aux arrêts, le Général Keita est soupçonné de malversations financières dans la gestion des fonds de la Loi d'Orientation et de Programmation militaire. Cette loi avait  été initiée en 2015,par le Président IBK, pour équiper l’armée avec un budget de 1230 milliards de F CCFA. La Cour Suprême est à l’origine des investigations en cours et des poursuites engagées autour de ce dossier.

&nbsp;

<strong>La Rédaction</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Corruption et délinquance financière :  OCLEI : Une structure qui fait peur à la Bourse du travail</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/corruption-et-delinquance-financiere-oclei-une-structure-qui-fait-peur-a-la-bourse-du-travail-2976197.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 16 May 2022 01:49:28 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Aube</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Dans le cadre de la lutte contre la corruption et délinquance financière, les autorités ont mis en place l’</strong><strong>Office central de lutte contre l’enrichissement illicite (OCLEI). Mais dès le départ, la création de cette structure a provoqué des grincements de dents au niveau de l’UNTM et du syndicat national de l’administration d’Etat (Syntade), tous deux dirigés par Yacouba Katilé. L’une des raisons de l’agitation en cours à la Bourse du travail s’expliquerait par les résultats de l’OCLEI dans ses enquêtes contre la délinquance financière.</strong>

Rappel : L’Office Central de Lutte contre l’Enrichissement Illicite (OCLEI) est une Autorité administrative indépendante créée par l’Ordonnance N°2015-032/P-RM du 23 septembre 2015. L’OCLEI a pour mission de mettre en œuvre l’ensemble des mesures de prévention, de contrôle et de lutte envisagées au plan national, sous régional, régional et international contre l’enrichissement illicite.

A ce titre, il est chargé : d’assurer, dans le respect des compétences propres à chacune des structures concernées, une coopération efficace et la concertation des autorités nationales, directement ou indirectement concernées par la lutte contre l’enrichissement illicite ; de prendre communication des déclarations de biens aux fins d’exploitation ; de recevoir également toutes autres informations utiles nécessaires à l’accomplissement de sa mission, notamment celles communiquées par les organes de contrôle et d’inspection ainsi que les officiers de police judiciaire ; de demander aux assujettis ainsi qu’à toute autre personne physique ou morale, la communication des informations détenues par eux et susceptibles d’enrichir les éléments justifiant la saisine des autorités judiciaires compétentes ; d’effectuer ou de faire effectuer des études périodiques sur l’évolution des techniques utilisées aux fins d’enrichissement illicite ;…

&nbsp;

<strong>De gros délinquants dans le collimateur</strong>

<em>En effet, en octobre 2020, le Président de l’Office central de lutte contre l’enrichissement illicite (OCLEI), Moumouni Guindo, a remis au Chef de l’Etat, le Colonel Assimi Goïta, les Rapports 2019 et 2020. Le document révèlait plusieurs cas d’enrichissement illicite présumés dont le montant s’élève à plusieurs milliards FCFA. </em>

Les deux documents remis au Chef de l’Etat couvrent la période du 1<sup>er</sup> janvier 2019 au 31 décembre 2020. Le Président de l’OCLEI, Moumouni Guindo, a expliqué que sa structure a réalisé au titre préventif 19 activités d’information et de sensibilisation à travers le Mali sur 1556 personnes.

En outre, poursuit M. Guindo, cette synergie d’actions entre les Agents  de l’OCLEI et ces organisations citées ont contribué  à la répression en transmettant  à la Justice 9 dossiers d’enrichissement illicite présumé.  <em>« La valeur des Biens présumés illicites dans ces 9 dossiers s’élève à 6 milliards 995 millions de FCFA… Les enquêtes de l’OCLEI ont identifié 384 Biens immobiliers, soit 34 maisons d’habitation, 72 bâtiments commerciaux ou professionnels, 139 parcelles ainsi que 78 concessions rurales totalisant 181 hectares », </em>avait révélé le patron de l’Office central de lutte contre l’enrichissement illicite<em>.</em>

Et d’ajouter que toujours à la même période que le montant total des entrées sur les comptes bancaires des 9 personnes s’élève à 3 milliards 671 millions de francs CFA entre la période 2014 et 2020. Pour le Président de l’OCLEI,  ces revenus  indûment acquis  dépassent loin  dans  la même période les revenus légitimes  de 9 personnes  qui, selon lui, s’élèvent à 444 millions de FCFA.

Concernant les personnes soupçonnées de s’enrichir illicitement sur les Biens de l’Etat, Moumouni Guindo a indiqué qu’il s’agit bel et bien des Agents de l’Etat…

&nbsp;

<strong>De quoi a-t-on peur ?</strong>

Dès son annonce, le Syndicat des Travailleurs des Administrations d’Etat (Syntade) a affiché son hostilité. Et pour cause, il n’appréciait pas la loi n°2014-015 portant prévention et répression de l’enrichissement illicite en République du Mali. C’est ainsi qu’après avoir observé une grève de 72 heures (10 octobre 2017) contre ladite loi, le syndicat était dans la logique d’entamer une autre grève de 5 jours allant du 6 au 10 novembre 2017 pour l’abrogation pure et simple de cette loi.

Pour éviter que l’administration ne soit paralysée par cette fronde sociale, le gouvernement avait donc décidé de suspendre cette loi jusqu’à sa relecture. Le Syntade a finalement levé son mot d’ordre de grève.

Après des tractations, le gouvernement, le SYNTADE et la Commission de conciliation ont convenu de ce qui suit : La suspension des effets de la loi N°014-015 du 27 mai 2014 portant création de l'Office centrale de Lutte contre l'Enrichissement illicite (OCLEI). L'arrêt de toutes les activités publiques de l'OCLEI jusqu'à la relecture complète de la loi 014-015. En conclusion : Il n'y a plus de déclaration des biens.

En réalité, l’OCLEI<strong>,</strong> donne de l’insomnie aux cadres de l’Etat qui se sont bougrement enrichis en puissant dans les caisses de l’Etat et sur le dos du contribuable malien dans des conditions douteuses.

Précision : Les militants du syntade sont généralement, entre autres, les fonctionnaires, conventionnaires de l’Etat qui exercent dans les services publics. Certains se sont tapés villas, virements bancaires, champs et belles voitures sur le dos du pauvre malien. Ils sont désormais dans les viseurs du redouté office central contre l’enrichissement illicite(OCLEI) dirigé par Moumouni GUINDO, un magistrat à la réputation reconnue. Mais, il semble que certains syndicalistes cherchent sa tête.

A croire que dans notre pays, le ridicule ! Car, des fonctionnaires millionnaires, milliardaires et propriétaires de nombreuses concessions et lots à usage d’habitation sur l’ensemble du territoire national, sachant bien que la loi est flexible et permet à tout citoyen de contester dans le désordre, se plaisent de s’insurger contre la loi contre l’enrichissement illicite. Comment une loi ayant pour objectif de lutter contre la délinquance financière peut-elle être combattu par des syndicats ?.

<strong>Mohamed Sylla</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le Ministre Kassogué l’a révélé sur le plateau de l’ORTM : De 2018 à décembre 2021 plus de126 milliards FCFA ont été détournés au Mali !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/le-ministre-kassogue-la-revele-sur-le-plateau-de-lortm-de-2018-a-decembre-2021-plus-de126-milliards-fcfa-ont-ete-detournes-au-mali-2975390.html</link>
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<pubDate>Mon, 09 May 2022 14:05:56 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Sursaut</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>En sa qualité de ‘’L’invité de la semaine’’ de l’ORTM du jeudi 5 mai dernier, le Ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, Mamoudou Kassogué a levé un coin de voile sur l’état d’avancement des dossiers de corruption et de la délinquance financière dans notre pays. Une question que la Transition a inscrit parmi ses missions majeures. Selon lui, de 2018 à décembre 2021, c’est la somme de 126 milliards 119 millions 983.938 FCFA qui a été détournée et de juin 2021 à aujourd’hui, 1.200 personnes ont été auditionnées par la seule Brigade Economique et Financière de Bamako sur plus de 90 dossiers qui sont en instance à son niveau. </em></strong>

La justice malienne était le thème de l’émission ‘’L’invité de la semaine’’ de l’ORTM 1 du jeudi 5 mai 2022 avec sur le plateau, le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, Mamoudou Kassogué. Pendant une trentaine de minutes, le Ministre Kassogué s’est prononcé sur l’état de l’appareil judiciaire malien et les dossiers dans ses registres. Tout cela, sous le label de la lutte contre la corruption et la délinquance financière.

De prime abord, il a évoqué l’affaire contre le patron du coton, Bakary Togola et autres, qui vient d’être renvoyée à la Cour d’Assises. Selon lui, il s’agit d’un dossier emblématique de la lutte contre la corruption, au sujet duquel l’enquête administrative a été bouclée. Ce qui a permis de rétablir certains faits contre certaines personnes qui étaient dans la composition de ce jugement ayant commis des fautes professionnelles susceptibles de les conduire devant le conseil de discipline. D’où l’occasion pour lui de rassurer qu’ils luttent contre la corruption tant à l’extérieur qu’à l’intérieur du corps de la magistrature. Il a aussi déclaré qu’’il n’y a pas de justice sélective, pour répondre à ceux qui disent qu’il suffit d’être du côté du pouvoir pour ne pas être inquiété. « Dans toutes les couches de la société, nous avons des personnes qui passent devant la justice, donc il n’y a pas de justice sélective » a-t-il étayé.

Dans la même dynamique, le ministre Kassogué a notifié que de juin 2021 à aujourd’hui, 1.200 personnes ont été auditionnées par la seule Brigade Economique et Financière de Bamako sur plus de 90 dossiers qui sont en instance à son niveau. Cela, pour lever toute équivoque sur la détermination de la justice malienne à lutter contre ce mal (corruption).

A la lumière de cette sortie du Garde des Sceaux, il ressort que de jour comme de nuit, les procédures se construisent patiemment et efficacement au Mali. « Ce n’est pas une course de vitesse. Donc, en matière d’enquête financière on va doucement pour non seulement permettre de réunir des éléments, d’approfondir les enquêtes mais aussi respecter la présomption d’innocence, respecter les droits de la défense » a-t-il synthétisé en face du journaliste Yaya Konaté.

En outre, par rapport au recouvrement qui est en train d’être réalisé, il a donné l’information que sur la période de 2018 à décembre 2021, le nombre total des dossiers en matière de corruption est de 1.462 dossiers. Au compte desquels, il y a 690 qui sont clôturés et transmis, 275 dossiers totalement jugés. De ce fait, les montants en cause sont de l’ordre de 126 milliards 119 millions 983.938 FCFA.

Au titre de remboursement versé au trésor public,  le ministre Kassogué a évoqué la somme de 4 milliards 241 millions 661.863FCFA sur la période de 3 ans. Quant aux cautions versées pour les remises en liberté et autres, dit le Ministre Kassogué, elles sont de l’ordre de 15 milliards 372 millions 827.410FCFA et les remboursements effectués lors de la session spéciale d’Assises de décembre 2021 sont de 1 milliard 577 millions 145.907FCFA et les amendes prononcées au cours de cette session sont de 639 millions 40.000FCFA. Dans le même registre, dira le ministre  de la Justice, les dommages et intérêts recueillis sont de 260 millions 150.000FCFA. « Les condamnations qui ont été prononcées et dont les montants n’ont pas encore été recouvrés sont à l’ordre de 86 milliards 873 millions 496.505FCFA » a-t-il renchérit.

Comme perspectives pour lutter efficacement contre ce fléau de corruption, en sa qualité d’ancien Procureur près du Pôle Economique et Financier de la Commune III, il a indiqué que la mise en place du Pôle National Economique et Financier va radicalement changer la conduite des opérations en matière de lutte contre la corruption. D’ailleurs, que ce Pôle détachera le parquet financier à celui du droit commun, qu’il aura un Procureur Spécialisé, des Substituts Spécialisés, des Juges d’Instructions spécialisés, des Juges au siège Spécialisés et une Brigade Spécialisée. Quand la justice va tout va !

<strong>Par Mariam Sissoko</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mali : 1 462 dossiers portant sur 126, 1 milliards FCFA sur la corruption ouverts par la justice entre 2018&#45;2021</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/mali-1-462-dossiers-portant-sur-126-1-milliards-fcfa-sur-la-corruption-ouverts-par-la-justice-entre-2018-2021-2975349.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/mali-1-462-dossiers-portant-sur-126-1-milliards-fcfa-sur-la-corruption-ouverts-par-la-justice-entre-2018-2021-2975349.html</guid>
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<pubDate>Mon, 09 May 2022 09:56:26 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="yiv2766237799s5" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span class="yiv2766237799bumpedfont15"><b><i><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Interpellé sur le chantier de la lutte contre la corruption, le ministre de la Justice, Garde des Sceaux, le magistrat Mamadou Kassogué, invité de l’émission « Question d’actualité’’ sur l’ORTM, a fait le point des dossiers traités par la justice. Sur ce chapitre, le bilan de la justice sur les périodes 2018 à 2021 se chiffre à 1 462 dossiers de corruption ouverts pour 690 dossiers déjà clôturés et transmis. </span></i></b></span></p>
<p class="yiv2766237799s5" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span class="yiv2766237799bumpedfont15"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Le Ministre de la justice s’est livré à un entretien bilan  sur les antennes de l’ORTM. La croisade contre la corruption a été enclenchée par les autorités en 2018. De cette date à 2021, le Garde des Sceaux explique que 1 462 dossiers de scandales financiers ont été ouverts, relatifs à la mauvaise gestion des ressources publiques. Ces dossiers de corruption, déclare Mamadou Kassogué, portent sur un montant de plus de 126milliards, 119 millions FCFA. Le Ministre de la Justice indique que sur ces dossiers ouverts, «  <i>690  ont déjàété clôturés et transmis par la justice, 295 dossiers ont été totalement jugés ». </i>Les montants mis en cause sont de l’ordre de 126 milliards FCFA, poursuit le ministre Mamadou Kassogué. Au titre de remboursement, selon lui, la justice aurait déjà versé au niveau du trésor publicplus de 4,2 milliards FCFA et 15 milliards FCFA au titre de caution dont plus 1,5 milliards FCFA remboursés au trésor rien que lors des assises de décembre 2021.</span></span></p>
<p class="yiv2766237799s5" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span class="yiv2766237799bumpedfont15"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">S’agissant des condamnations qui ont été prononcées et dont le montant n’a pas encore été recouvré, elles se chiffrent à environ 86,8 milliards FCFA, selon les mots du ministre de la Justice. Le ministre a mis à profit cette occasion pour donner des gages par rapport au recouvrement des dizaines de milliards volatilisésauprès des personnes condamnées. C’est ainsi qu’il a réaffirmé la détermination de la Direction Générale du Contentieux de l’Etat à recouvrer ces montants incriminés. </span></span></p>
<p class="yiv2766237799s5" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span class="yiv2766237799bumpedfont15"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">« <i>En matière d’atteinte aux biens publics, la médiation pénale est interdite. C’est pour dire lorsqu’il y a remboursement, le condamné peut voir sa peine atténuée mais l’action publique ne tombe pas », </i>a expliqué le ministre de la justice lors de cette sortie médiatique. </span></span></p>
<p class="yiv2766237799s5" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span class="yiv2766237799bumpedfont15"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Ces dernières années, la justice malienne a ouvert une croisade contre la mauvaise gestion des ressources publiques. Cette opération de la lutte contre la corruption a permis à la justice d’enquêter sur un millier de dossiers. Parmi ces dossiers de scandales corruptions, l’on retient les affaires dites « de l’achat de l’aéronef présidentiel et l’acquisition des équipements militaires » et  «  des avions de combats cloués au sol ». Rien que dans les enquêtes menées par la justice sur ces deux dossiers, des proches de l’ancien et défunt Président de la République, Ibrahim Boubacar Keïta, et plusieurs de ses collaborateurs et anciens ministres ont été inquiétés et d’autres se sont vus placés en détention préventive et des mandats d’arrêts lancés contre certains. </span></span></p>
<p class="yiv2766237799s5" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span class="yiv2766237799bumpedfont15"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">D’autres dossiers, tels que le scandale de détournements  des « ristournes des producteurs de coton », l’affaire des ‘’éclairage publics à Bamako’’, le détournement des fonds alloués au conseil régionale de Kayes et des scandales liés à la spéculation foncière ont défrayé la chronique. L’ouverture de ces dossiers a conduit à l’arrestation d’anciens ministres, des Directeurs généraux, des maires, des financiers et comptables, des officiers de l’armée. Malgré l’ouverture de ces dossiers, la justice reste pointée du doigt par de nombreuses personnes et les associations de droits de l’homme. Et pour cause, plusieurs dossiers de corruption ouverts peinent à connaître une évolution conséquente, au point que des centaines de personnes placées en détention préventive attendent des mois voire une année sans qu’elles soient fixées sur leur sort par un procès équitable. Cette lenteur dans le traitement des dossiers de présumés détournements de fonds publics est souvent décriée par les maliens lambda qui réclament plus de célérité.</span></span></p>
<p class="yiv2766237799s5" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span class="yiv2766237799bumpedfont15"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Siaka DIAMOUTENE/Maliweb.net</span></b></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Bakary Togola : Bis repetita</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/bakary-togola-bis-repetita-2973958.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 23 Apr 2022 13:00:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>En novembre 2021, la Cour d’Assises spéciale avait acquitté Bakary Togola des accusations de détournement de deniers publics. Cet arrêt vient d’être cassé par la Cour suprême qui renvoie le prévenu et ses co-accusés devant une Cour autrement constituée. Des magistrats menacés.</em></strong>

<strong><em> </em></strong>

<strong><em> </em></strong>

Le procès Bakary Togola, ancien président de la Confédération des Sociétés coopératives des producteurs de coton (C-SCPC) et de l’Assemblée permanente des Chambres d’Agricultures du Mali (Apcam) était l’attraction de la Cour d’Assises spéciale de novembre dernier. M. Togola et ses 11 co-accusés sont inculpés pour <em>« corruption, atteinte aux biens publics, complicité d’atteinte aux biens publics, faux et usage de faux »</em> pour le détournement de 9,4 milliards de F CFA des ristournes de coton.

La Cour d’Assises spéciale de novembre, qui avait comme point d’orgue les crimes économiques les a blanchis. Bakary Togola a été déclaré <em>« non coupable »</em> et l’accusation jugée <em>« sans objet »</em>. Le principal inculpé avait passé près de 2 ans sous mandat de dépôt (de septembre 2019 à novembre 2021).

C’est contre cet arrêt que la Cour d’Appel a fait pourvoit. La Cour suprême lui a donné droit. L’arrêt de la Cour d’Assises spéciale de novembre est cassé. C’est une Cour autrement composée qui va siéger sur la même affaire.

Un verdict qui a déclenché la colère du procureur général près la Cour d’Appel de Bamako, Idrissa Arizo Maïga. A la clôture de cette session, le procureur général avait qualifié l’arrêt <em>« de fiasco judiciaire »</em>.

Dans son discours de fin de session, le procureur général Maïga avait déclaré :<em> « C’était l’affaire la plus importante et qui a pris 7 jours d’audience pour accoucher de ce que tout le monde sait ». […]. «Un fiasco judiciaire unique dans les annales des Cours d’Assises au Mali »</em>. Selon lui, <em>« la présente session était attendue pour être la session de tous les espoirs, pour donner un signal fort dans la lutte contre la corruption et la délinquance financière »</em>.

En prélude aux déclarations du procureur général, le ministre de la Justice, des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, Mahamoudou Kassogué avait mis les pieds dans les plats. Celui-ci là même qui avait hérité de ce dossier chaud de son prédécesseur Mamadou Bandiougou Diawara alors procureur de la République de la Commune III en charge du Pôle économique et financier. Le désormais ancien procureur Kassogué devenu ministre de la Justice a dénoncé l’arrêt de la Cour d’Assises et demandé des enquêtes sur le procès en évoquant des indices troublants qui l’auraient émaillé.

&nbsp;

<strong>Abdrahamane Dicko</strong>

<strong> </strong>

<strong> </strong>

<strong> </strong>

<strong>Encadré</strong>

<strong>Des magistrats menacés de sanctions</strong>

Selon nos informations en plus du pourvoi en cassation obtenu par les autorités judiciaires, des magistrats de la Cour d’Assises spéciale étaient eux aussi visés par des enquêtes. Ils étaient menacés de blâmes ou de radiation du corps de la magistrature.

<strong>A D.</strong>

<strong> </strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Dossier du bradage des immeubles de l&amp;apos;état :  Un ex&#45;PDG de l&amp;apos;ACI et plusieurs ex&#45;ministres dans le viseur de la justice ! Près d&amp;apos;un milliard de Fcfa versés à des intermédiaires</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/dossier-du-bradage-des-immeubles-de-letat-un-ex-pdg-de-laci-et-plusieurs-ex-ministres-dans-le-viseur-de-la-justice-pres-dun-milliard-de-fcfa-verses-a-des-intermediaires-2973104.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 16 Apr 2022 01:50:23 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Les nombreuses irrégularités qui caractérisent les opérations de cession des immeubles de l'Etat, bien que relevées par le Bureau du vérificateur général, en son temps, n'avaient connu aucune suite, jusqu'à ce conseil des ministres du mercredi 6 avril 2022 où les autorités de la Transition ont annoncé avoir transmis ce dossier sulfureux à la justice. D'ores et déjà, dans le viseur de la justice, deux ex ministres de Feu le président IBK et un ex Pdg de l'ACI qui a mené cette opération ayant rapporté plus de 16 milliards de Fcfa, non sans permettre à des intermédiaires déclarés de se partager un peu moins d'un milliard de Fcfa.</em></strong>

Nous avions évoqué dans nos colonnes que pour une opération qui s'est déroulée dans l'opacité totale, sans publicité, encore moins d'appel d'offres, comment les acheteurs ont-ils eu vent des immeubles à céder pour prendre connaissance des prix et des conditions de vente ? Qui les a contactés et comment cela s'est-il déroulé ? Par ailleurs, est-ce qu'on a procédé à l'expertise réelle des immeubles en question avant de procéder à l'estimation de leur valeur ? Qui a fait les estimations ? Mais le cas le plus étonnant que nous avions posé est celui des intermédiaires grassement rémunérés. En effet, comment pour des opérations si secrètement gérées, ces gens présentés comme des intermédiaires ont-ils pu être informés des ventes des immeubles pour pouvoir jouer le rôle de <strong>"coxeurs"</strong> afin d'empocher, chacun, une somme équivalant à 5% de la valeur de l'immeuble concerné ? En plus, qui étaient ces intermédiaires et en avaient-ils la qualité ou étaient-ils des prête-noms pour récupérer une part non négligeable du produit de la vente de ces immeubles de l'Etat ?

[caption id="attachment_2973097" align="alignleft" width="480"]<img class="wp-image-2973097 size-full" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2022/04/Kalifa-Sissoko.jpg" alt="" width="480" height="320" /> Kalifa Sissoko[/caption]

Rappelons que le Ministère du Logement, des Affaires foncières et de l'Urbanisme (MLAFU) avait commis l'Agence de cessions immobilières (ACI), par mandat n°2013-001/MLAFU-SG du 25 juillet 2013, pour procéder à la vente de certains bâtiments publics de l'Etat. C'est ainsi qu'un nombre important de bâtiments de l'Etat dans le district de Bamako <em>"a fait l'objet de cession suite au changement de leur vocation ou en raison de leur situation au centre commercial dans le District. Ces cessions n'ont néanmoins fait l'objet d'aucune évaluation tant sur le plan technique que financier par les services compétents"</em> écrivait le Bureau du vérificateur général (BVG) dans son rapport annuel 2015.

<strong>Il n'existe aucun Décret autorisant la vente des immeubles de l'Etat</strong>

Plus grave, le ministre du Logement, des Affaires Foncières et de l'Urbanisme, en donnant ce mandat à l'ACI, violait la loi car il n'existe aucun décret pris en Conseil des ministres pour autoriser la cession desdits immeubles. Il y a donc violation des dispositions du Décret n°01-040/P-RM du 2 février 2001 déterminant les formes et conditions d'attribution des terrains du domaine privé immobilier de l'État, comme le signalait d'ailleurs le BVG dans le rapport précité.

[caption id="attachment_2775618" align="alignleft" width="300"]<img class="wp-image-2775618 size-medium" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2018/09/MAMADOU-TIENI-BON-300x291.jpg" alt="" width="300" height="291" /> Mamadou Tieni Konate[/caption]

Il faut retenir que le MLAFU s'est borné à s'en référer aux Lettres n°0653/PM-CAB du 21 mai 2008 et n°0236/PM/CAB du 14 mars 2013 du Premier ministre pour donner mandat à l'ACI en vue de la vente ou de la location des bâtiments administratifs au Centre commercial de Bamako. Et le BVG de dénoncer des faits graves: <em>"Le MLAFU a inclus dans le mandat octroyé à l'ACI des immeubles non immatriculés. En effet, la cession de cinq immeubles non immatriculés au Livre foncier, donc sans numéro de titre foncier, a été inscrite dans le mandat donné à l'Agence, en violation de la réglementation en vigueur. Cette situation affecte la sécurité des transactions y afférentes et le droit de propriété de l'Etat",</em> écrit le Vérificateur général.

<strong>Un cabinet privé recruté en catimini pour l'expertise des immeubles</strong><strong> en lieu et place des services compétents de l'Etat</strong>

Par ailleurs, ajoute le BVG: <em>"Le MLAFU a irrégulièrement inclus dans le mandat de l'ACI un immeuble faisant l'objet d'une hypothèque. Il a fait figurer sur la liste des immeubles dont la gestion a été confiée à l'ACI un bâtiment ayant fait l'objet d'une hypothèque dans le cadre de l'accord de prêt entre une banque étrangère et l'État malien, relativement au financement des travaux de construction de la Cité Administrative de Bamako. Pourtant, l'ACI a cédé le bâtiment pour un montant de 1,45 milliard de Fcfa en l'absence de la radiation de l'hypothèque consentie en faveur de ladite banque".</em>

Cela renvoie à la question des études préalables qu'il fallait mener avant d'exécuter ces opérations de cession des immeubles de l'Etat et principalement l'évaluation de la valeur desdits immeubles afin de pouvoir fixer un prix e cession convenable.

A ce niveau, le rapport du Vérificateur révèle que <em>"le MLAFU a irrégulièrement recruté un expert privé. Il a commis un cabinet d'architecture privé pour procéder au recensement et à l'expertise immobilière des bâtiments appartenant à l'Etat, alors que cette compétence relève de la Section Promotion Immobilière de la Direction Nationale de l'Urbanisme et de l'Habitat. Le recrutement ainsi opéré renchérit le coût financier de l'opération de cession des bâtiments publics de l'Etat".</em> Comme si cela ne suffisait pas, le MLAFU en rajoute à la série de gaffes, notamment en recrutant un Cabinet d'Expertise Immobilière <strong><em>"sans mise en concurrence".</em></strong> Pis, pour procéder au recensement, à l'état des lieux et l'expertise  immobilière des bâtiments administratifs du centre commercial de Bamako, <em>"le Ministre a choisi, par simple lettre, un Cabinet d'Expertise Immobilière, en violation des dispositions régissant la commande publique. La transparence et le libre accès à la commande publique n'ont ainsi pas été respectés"</em> constate le BVG.

<strong>Le Ministre a recruté un expert immobilier qui a sous-évalué </strong><strong>la superficie de certains immeubles</strong>

En outre, <em>"le Ministre du Logement des Affaires Foncières et de l'Urbanisme a commis un expert immobilier qui a sous-évalué la superficie de certains immeubles. En effet, les superficies de deux immeubles dont la gestion a été confiée à l'ACI ont été sous-évaluées avec conséquemment une diminution des montants de mise à prix à hauteur de 768, 25 millions de Fcfa"</em> relève le BVG. Autant d'irrégularités, voire des fautes pour lesquelles les responsabilités doivent être situées et les auteurs en répondre devant la justice. C'est en ce sens que la saisine de la justice par les autorités de la Transition est salutaire.

Du côté de l'ACI, ce mandat donné par le Ministère, bien qu'illégal a été quand même exécuté, mais avec  aussi beaucoup d'irrégularités.

A ce niveau, les constats du BVG en dissent long: <em>"L'ACI n'a pas recouru à la vente aux enchères publiques lors de la cession des bâtiments publics. Elle n'a fourni aucune preuve de publicité donc de mise en concurrence des acquéreurs potentiels des bâtiments concernés. Cette non mise en concurrence a entaché la transparence des opérations de cession et a procuré des situations de privilégiés à certaines personnes physiques ou morales".</em> Et le BVG d'enfoncer le clou: <em>"L'ACI a cédé des bâtiments publics suivant un mode d'attribution illégal. Lors de certaines cessions, le mode "location-accession" qui ne figure ni au nombre des modes d'attribution prévus par le Code domanial et foncier, ni dans le mandat donné par le MLAFU à l'ACI a été utilisé comme mode d'attribution".</em> Les opérations de cession s'étant donc déroulées en catimini, comment les acquéreurs ont-ils été choisis ? Qui a pris contact avec eux ? Et quid des intermédiaires tombés comme des cheveux dans la soupe pour encaisser ensuite 5% du montant de chaque cession ?

<strong>Une véritable chaine de complicité</strong>

Il fallait bien être ami d'enfance, un proche ou simplement un prête-nom d'un des responsables en charge de la vente des immeubles de l'Etat pour détenir des informations permettant d'être intermédiaire ou de le simuler pour encaisser des centaines de millions de Fcfa. Ceux qui parlaient en son temps de pure délinquance concernant ce dossier de bradage des biens de l'Etat n'avaient pas tort et d'ailleurs, trouver un terme plus fort aurait mieux qualifié ce qui s'est réellement déroulé.La justice, par le biais du parquet de la République, a bien raison d'intervenir car ce dossier nécessite d'être passé au crible pour savoir qui est réellement impliqué ? Qui a fait quoi et à quel titre ? Et déterminer ainsi le niveau de responsabilité de chacun des intervenants. C'est toute une chaine de complicité qui a été mise en place, dans laquelle des gens, jusque-là insoupçonnés, ont eu un rôle à jouer pour gagner des dizaines, voire des centaines de millions de nos francs, sans aucun effort. Une véritable tontine à ciel ouvert !

<strong>Les intermédiaires déclarés reçoivent près </strong><strong>d'un milliard de Fcfa : des prête-noms ?</strong>

Parmi ces intermédiaires, il y a des retraités tranquillement assis chez eux depuis des années, mais qui, subitement, se sont retrouvés mieux informés que tout le monde pour entrer dans ce business de bradage des immeubles de l'Etat en tant qu'intermédiaires et gagner des sommes faramineuses. Qui les a informés ? Comment ont-ils identifié les acquéreurs potentiels ? De quel droit ont-ils agi pour vendre un bien public ? Quelle autorité a validé leur intervention en tant qu'intermédiaire ? C'est dire qu'ils ont tout simplement été parrainés. Les intermédiaires seraient-ils donc de véritables commissionnaires de gens qui jouent aux plus malins, se cachant derrière eux pour récupérer une partie des 5% de la valeur de cession de chaque immeuble ? Au finish, c'est près d'un milliard de Fcfa que représente la somme déclarée versée aux intermédiaires.

<strong>                                                                              </strong>

<strong>  Amadou Bamba NIANG</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Gestion du Fonds Covid&#45;19 au Mali :  Plus de 30 milliards FCFA non transférés aux familles vulnérables par le DG du Projet Jigisemejiri</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/gestion-du-fonds-covid-19-au-mali-plus-de-30-milliards-fcfa-non-transferes-aux-familles-vulnerables-par-le-dg-du-projet-jigisemejiri-2972847.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 13 Apr 2022 09:38:41 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>La gestion du Fonds Covid-19 au Mali, pendant l’exercice 2020 par le Coordinateur du Projet Jigisemejiri, M. Mahmoud Ali Sacko, n’a pas été transparente encore moins libre. D’où le lieu pour le Vérificateur Général d’adresser une dénonciation de faits à la Justice par rapport aux ressources, irrégulièrement, utilisée à des fins d’enrichissement individuels ou collectifs au détriment des besoins réels dans la lutte contre le Covid-19. </strong>

C’est sur la base de l’adresse à la nation du Président de la République du Mali en date du 10 avril 2020, que le gouvernement a déployé des efforts importants pour la prévention et la riposte face à la pandémie du COVID-19 et amoindrir son impact négatif sur l’économie et la société. Ainsi, au 31 décembre 2020 le Gouvernement, à travers la Paierie Générale du Trésor, a payé à 125 entités, une somme totale de 43,13 milliards FCFA (43 139 473 128F) sur un crédit alloué de 132,37 milliards de nos francs (132 372 298 618 FCFA). Ainsi, il ressort des enquêtes que la gestion de ces ressources souffre d’irrégularités administratives et financières importantes.

<strong>Entre magouilles et embrouilles  </strong>

C’est sans appel : le Coordinateur du Projet Jigisemejiri, M. Mahmoud Ali Sacko, n’a pas correctement réalisé les transferts monétaires d’urgence à l’endroit des ménages, les plus pauvres et vulnérables du Mali pour répondre aux effets de la COVID-19. Il a gardé dans son compte bancaire un montant de plus de 30 milliards FCFA, soit plus de 77% des sommes reçues du Trésor Public.

Pourtant, le 28 Janvier 2020, soit deux mois avant l'arrivée du Coronavirus au Mali, le dirlo de Jigisemejiri, M. Sacko, fêtait en grande pompe, une décoration de Chevalier de l'Ordre National du Mali que le régime IBK lui avait décerné pour on ne sait quels services rendus. Il se la coulait douce sur l'argent des pauvres et des vulnérables, parce qu'il avait l'avantage de gérer une partie des fonds Covid, qui devaient soulager des pauvres maliens, à travers les filets sociaux de ce fameux Projet Jigisemejiri. C’est dans ces conditions que le Projets Jigisemejiri s’est érigé en Projet Jigiwarojiri (entendez un projet de désespoir). Après la sortie du rapport du Végal qui épingle la gestion du Projet Jigisemejiri, les maliens remarquent d'ailleurs cette frénésie du Coordinateur  Sacko à faire du trompe-l’œil, en utilisant des chefs de quartiers de notre pays, pour distribuer des miettes d'argent qui crée de la zizanie entre les populations.

Le Coordinateur du Projet Jigisemejiri qui devrait mettre en place un programme ciblé de transferts monétaires ou en nature pour les populations pauvres et vulnérables du Mali et établir le socle pour le développement d’un système national de filets sociaux au Mali, avec un montant de 33,75 milliards FCFA (33 750 000 000F) dans le cadre du Programme Présidentiel de Transfert Monétaire d’Urgence (TMU) à l’endroit de Trois cent cinquante mille ménages, les plus pauvres et les plus vulnérables du Mali pour répondre aux effets de la COVID-19, n'a pas reversé le reliquat du fonds non utilisé, 15 mois après la pandémie.

Le Coordinateur du Projet Jigisemejiri, M. Mahmoud Ali Sacko, a reçu du Trésor Public un montant total de 39 milliards FCFA dans son compte bancaire destinés aux ménages, les plus pauvres et les plus vulnérables du Mali pour répondre aux effets de la COVID-19. Mais contre toute attente, le Coordi Sacko, a dépensé, seulement, un montant de 8,9 milliards FCFA (8 902 528 475F) sur le fonds COVID-19, à la date du 30 juin 2021, soit après 15 mois de pandémie ; et seulement aussi dans les régions de Mopti, Tombouctou, Gao, Kidal et le District de Bamako alors que les autres régions, qui sont après Bamako, les plus touchées par la Covid-19 et la pauvreté, ne sont toujours pas concernées par les transferts monétaires Orange.

Pendant ce temps, les indemnités de transport des responsables du Projet Jigisemejiri ; les diverses activités et les frais consentis dans les recensements pour l’actualisation de la base ont coûté, sur le Fonds COVID-19 remis par l'État malien, un montant de plus de 858 millions de nos francs (858 375 875 FCFA) qui n’est pas correctement justifié.

Le rapport du Bureau du Vérificateur Général révèle qu’il n’existe aucune information sur les partenaires chargés de la collecte et de l’enregistrement des données. Les chèques pour ces activités sont établis au nom des agents du projet depuis Bamako. Pourtant, le Projet a utilisé une base de données des bénéficiaires antérieurement répertoriés par Jigisemejiri, des indigents bénéficiaires du Régime d’Assistance Médicale (RAMED) de l’Agence Nationale d’Assistance Médicale (ANAM), des bénéficiaires de certaines ONG internationales notamment ceux du Cadre Commun et du Programme KEY de l’Union Européenne des populations déplacées.

La non justification de ce fonds met en doute l’efficacité du Projet pour la mission qui lui a été confiée et frôle le détournement de deniers publics, l'argent des pauvres secoués par les conséquences de la maladie.  Le montant total non utilisé et non reversé s’élève à 30 milliards FCFA (30 097 471 525 F).

<strong>Jiguisemejiri devient  Jiguiwarojiri  </strong>

Le Coordinateur du Projet Jigisemejiri, a irrégulièrement dépensé un montant de plus de 25 millions FCFA (25 200 000F) au titre des frais de transport des membres du Comité de Pilotage (CP) et du Comité Technique de Coordination (CTC).  En effet, cette dépense sort du cadre de transfert monétaire aux pauvres, car ce projet existait depuis 2013, avec son budget de fonctionnement propre. Le paiement des indemnités de transport sur le Fonds COVID-19 n’est donc pas dû.

Ainsi, l’indemnité de transport du CP durant les mois de Juillet/Août/Septembre 2020 se chiffre à 3 750 000F. Et pendant cette même période, l’indemnité de transport du CTC s’élève à 6 975 000F. S’y ajoutent, les indemnités de transport du CP en Avril/Mai/Juin 2020 qui fait 3 750 000F et 6 975 000F à la même date pour le CTC. Enfin, l’indemnité de transport du CP en Octobre/Novembre/Décembre 2020 s’élève à 3 750 000 F. Soit au total, une enveloppe de 25,2 millions (25 200 000 FCFA

Décidemment, le dirlo du Projet Jiguisemejiri, M. Mahmoud Ali Sacko est  mal barré. Le gouffre financier creusé dans la gestion du projet dépasse l’entendement. D’où la paralysie de la structure à tous les niveaux. Ou presque. Pire, le service doit plusieurs dizaines de milliards de nos francs aux pauvres et aux ménages vulnérables.

En clair, le Projet Jigisemejiri dans son histoire n’a jamais connu une telle hémorragie financière. Pire, il n’a jamais été confié à une personnalité, aussi controversée que M. Mahmoud Ali Sacko : depuis le début de la pandémie du Covid-19 au Mali, les caisses  du Projet coulent. Comme le fleuve Niger dans son lit. Les détournements ne sont pas comptabilisés en millions. Mais en milliards de nos francs.

En bloc, le Projet Jiguisemejiri n’a pas seulement perdu de sa superbe. Il  a été vidé de son âme, vendu au diable. Et jusqu’aujourd’hui, son Directeur Mahmoud Ali Sacko, n’affiche qu’une image de ruine et de désolation. Et pour cause : les gaffes au sein du projet dépasse l’entendement.

Jugé, pourtant, stratégique dans la politique de soutien financier de l’État malien aux populations face à la lutte contre le Covid-19, le Projet Jigisemejiri n’a pas échappé à l’appétit vorace de ses responsables. Par petite touche, ils ont « <em>sucé</em> » les caisses, érigés le népotisme en mode de gestion. L’espoir tant suscité auprès des populations, a viré au cauchemar.

Face à cette mauvaise gestion qui a occasionné une perte sèche de 30 milliards de francs CFA au Projet Jiguisemejiri, le Vérificateur a adressé une dénonciation de fait au Pôle économique et à la Cour Suprême, afin que le dirlo du projet et ses complices rendent à César ce qui n’est pas à eux. D’où, leur situation inconfortable.

<strong>Cyrille Coulibaly </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Bradage des bâtiments publics au Mali : Le gouvernement de transition engage des poursuites à l’encontre des personnes impliquées</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/bradage-des-batiments-publics-au-mali-le-gouvernement-de-transition-engage-des-poursuites-a-lencontre-des-personnes-impliquees-2972838.html</link>
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<pubDate>Wed, 13 Apr 2022 09:34:27 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Sous le régime du président feu Ibrahim Boubacar Keita (IBK), plusieurs bâtiments publics ont été frauduleusement expertisés puis cédés à certains opérateurs économiques à des prix de vente quatre fois inférieurs à la valeur réelle de ces édifices. Au total, 22 bâtiments publics relevant du patrimoine immobilier de l’État, ont été bradés puis loués souvent à ce même État-vendeur. Un véritable hold-up qui fait, aujourd’hui, la fortune de plusieurs opérateurs économiques, fonctionnaires et intouchables de l’ancien régime. Révélations sur un scandale de l’ère IBK.</strong>

Face à l’opacité qui entoure la cession de ces 17 bâtiments publics, il a été relevé une série de violation des clauses du Mandat conféré à l’Agence de Cessions Immobilières (ACI). Pour un départ, le Pôle économique et financier de la commune III du district de Bamako, a ouvert le jeudi 29 avril 2021, une enquête afin de « <em>faire toute la lumière sur la régularité formelle et les conditions de fonds de ces opérations</em> ».  Afin de faire la lumière sur ces violations, le Gouvernement a commis l’Inspection des Domaines et des Affaires foncières à entreprendre des investigations qui ont abouti à des constatations, notamment le non reversement à l’État d’importantes sommes issues de la vente desdits bâtiments.

Au regard des éléments nouveaux qui ressortent du rapport d’Inspection, le Conseil des Ministres du mercredi 6 Avril 2022 a instruit le ministre de l’Urbanisme, de l’Habitat, des Domaines, de l’Aménagement du Territoire et de la Population d’engager des poursuites à l’encontre des personnes impliquées.

<strong>Des ventes opaques à des opérateurs économiques véreux et des prête-noms connus</strong>

L’État malien fait face à une insuffisance criarde de patrimoines immobiliers, au point que beaucoup des services publics sont en location.

Malgré cette situation, l’État du Mali a mandaté en 2013, l’Agence de Cessions Immobilières (ACI-SA) a cédé certains bâtiments administratifs afin de réaliser avec le produit de la vente de nouveaux immeubles pour reloger des services. Ledit mandat a porté sur 22 bâtiments administratifs, sur lesquels 17 ont fait l’objet de cession opaque. Aujourd’hui, il est difficile de concevoir que les immeubles de l’État malien soient bradés à vil prix par des personnes malhonnêtes n’ayant aucun droit de propriété sur lesdits immeubles, avec la complicité de certains agents de l’État, à des opérateurs économiques proches de l’ancien régime.  <strong>C’est là, un véritable scandale  qui  mérite de sérieuses enquêtes afin de faire la lumière sur cette casse du siècle opérée sous le régime IBK. </strong>

<strong>Du coup, il</strong> urge que la Justice donne une suite à ce dossier scandaleux qui ne peut rester impuni. Les Autorités de la Transition sont attendues. En tout cas, cette affaire coupe le sommeil à des hauts cadres de l’État qui ont participé aux bradages de ces bâtiments et les opérateurs économiques, proches de l’ancien régime, qui sont cités dans cette affaire rocambolesque qui ne peut laisser indifférent surtout, quand on sait que plusieurs services de l’État sont en location.  Mais le plus effarant dans ce puzzle pour les maliens, est le fait que ces bâtiments cédés sont à nouveau loués par leurs nouveaux acquéreurs à l’État malien, à des prix faramineux au détriment des contribuables.

Un des motifs de la cession de ces bâtiments était la construction d’un nouveau centre administratif au Mali, en l’occurrence la Cité administrative devant abriter tous les ministères et certains services publics. Sauf que, le prix total de la « <em>moisson</em> » issue des bâtiments bradés et le nécessaire pour la construction d’une cité administrative digne de son nom, le gap est de trop.

Comptant 22 bâtiments, la Cité administrative de Bamako a coûté un peu plus de 53 milliards FCFA. Pourtant, la recette de ces 22 bâtiments bradés se chiffre à 17,3 milliards de francs CFA. Du moins, si l’on en croit des sources. Une autre anomalie de cette affaire est que malgré les ventes des bâtiments de l’État aux commerçants et opérateurs économiques, les édifices figurent toujours sur la liste du patrimoine immobilier de l’État. Ce qui les exemptent aussi du paiement des impôts et taxes à l’État malien.

En revanche, plusieurs questions  demeurent : quels critères ont été pris en compte pour fixer les prix de ces immeubles? Et surtout où sont parties les recettes des ventes ? Plus d’un malien voudrait savoir si toutefois, les bâtiments bradés retourneront dans les girons de l’État malien ?

<strong>Des fausses expertises pour minorer la valeur réelle des bâtiments publics  </strong>

Pendant que l’État malien fait face à une insuffisance criarde de patrimoines immobiliers au point que beaucoup des services publics sont en location, il est difficile de concevoir que les bâtiments publics soient bradés à prix dérisoires par des personnes n’ayant aucun droit de propriété sur lesdits immeubles avec la complicité de certains agents de l’État à des opérateurs économiques. La liste des immeubles bradés, leurs prix de cession et les adjudicateurs, tous des opérateurs bien connus, continue toujours de défrayer la chronique. Quelle sera aujourd’hui, la suite de cette affaire ?

<strong>Des bâtiments vendus et toujours sur la liste du patrimoine de l’État </strong>

De nos jours, malgré la vente des bâtiments de l’État aux commerçants et opérateurs économiques, les édifices figurent toujours sur la liste du patrimoine de l’État. Une situation qui les exemptent aussi du paiement des impôts et taxes à l’État malien.

À en croire des sources, certains de ces bâtiments bradés sont toujours en location pour loger les services de l’État, à plusieurs centaines de millions de FCFA par an.

Sous la transition de 2012 et sur instruction du ministre du Logement, de l’Urbanisme et des Affaires foncières de l’époque, M. David Sagara, un mandat n°0001 a été émis le 25 juillet 2013 pour la vente des bâtiments publics de l’État. Et c’est en 2014, sous le premier gouvernement d’IBK que le ministre de l’Urbanisme et de la Politique de la Ville, M. Moussa Mara, a établi les premiers contrats de vente des édifices de l’État. Une commission dirigée par le DG de l’ACI de cette époque, M. Cheick Sidi Yaya Sissoko dit Kalifa, a déclenché la vente des premiers lots de bâtiments de l’État. Plusieurs sources confirment que les expertises effectuées par l’ACI pour établir les contrats de vente de ces immeubles sont fausses. Mieux, d’autres lots de bâtiments ont été vendus pendant que Mohamed Aly Bathily était le ministre des Domaines de l’État.

<strong>Des milliardaires du jour au lendemain</strong>

Plusieurs experts confirment que les prix de vente ont été réduits au quart (1/5) du prix réel des bâtiments contre le reversement de plusieurs millions aux membres de la commission de vente dirigée par le PDG de l’ACI de l’époque, M. Kalifa Sissoko. De nombreux fonctionnaires qui ont fait partie des commissions de cession sont devenus (pour la plupart) des milliardaires. À commencer par le Directeur général de l’ACI de l’époque, M. Cheick Sidi Yaya Sissoko dit Kalifa qui fut par la suite ministre de l’Urbanisme et de l’Habitat du gouvernement IBK. Une promotion pour couvrir les arrières.

Ont également amassé des fortunes, M. Kalilou Sissoko, Directeur Commercial de l’ACI ; M. Mama Djénépo Secrétaire général du ministère des Domaines de l’État et des Affaires foncières de l’époque ; monsieur Sadibou Diabaté, ancien DG du Patrimoine bâti de l’État ; madame Sy Awa Diallo, Directrice nationale des Domaines et du Cadastre, au moment des faits.

<strong>Un scandale fumant… </strong>

Mais, pour les autorités transitoires au Mali, c’est cette situation pour le moins accablante que la justice s’apprête à déballer. D’où le lieu pour le Conseil des Ministres du mercredi 6 Avril dernier  d’instruire au ministre de l’Urbanisme, de l’Habitat, des Domaines, de l’Aménagement du Territoire et de la Population d’engager des poursuites à l’encontre des personnes impliquées

À en croire nos sources, généralement, bien informées, il s’agira pour la justice de faire toute la lumière sur la vente des immeubles de l’État sous le régime IBK. Une vente en proie à l’opacité.

Sur une télévision privée, Me Kassoum Tapo, l’ancien Garde des Sceaux du mini gouvernement, avant la chute d’IBK, n’a pas hésité de citer nommément un ancien ministre d’avoir : « <em>vendu 27 immeubles de l’État, dont la liste se trouve à la Chambre de Commerce du Mali (CCIM) </em>».

Ces accusations auraient bien pu passer inaperçues, si elles n’émanaient pas d’un homme de droit, surtout un ancien ministre de la Justice. Il urge pour les autorités de la transition, de faire toute la lumière sur ce dossier afin d’en disséquer le vrai du faux. Car dans les secrets de ce dossier qui coupe le sommeil à des barons de l’ancien régime et leurs complices, plus d’un malien voudrait savoir si toutefois, les bâtiments ont été mis aux enchères. Quels critères ont été pris en compte pour fixer les prix ? Et surtout où se trouvent les recettes des ventes ?

En tout état de cause, les acquéreurs ne peuvent aucunement se prévaloir de leur propre turpitude, sachant bien que ces immeubles, au regard de leur emplacement, et surtout de leurs prix de cession, ont été bien bradés.

Pour toutes ces raisons, le Conseil des Ministres du mercredi 6 Avril dernier  a instruit au ministre de l’Urbanisme, de l’Habitat, des Domaines, de l’Aménagement du Territoire et de la Population d’engager des poursuites à l’encontre des personnes impliquées. Objectif : « <em>faire toute la lumière sur la régularité formelle et les conditions de fond de ces opérations</em> ».

Mais une certitude : le journal en ligne ‘’Africa-kibaru’’ a déjà révélé la liste de certaines personnalités présumées bénéficiaires de ces édifices bradés. Et c’est au Pôle économique de trancher le dossier.

<strong>Jean Pierre James </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Office Central de Lutte contre  l&amp;apos;enrichissement Illicite (OCLEI) :  Moumouni Guindo reconduit pour 4 ans, la récompense du mérite !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/office-central-de-lutte-contre-lenrichissement-illicite-oclei-moumouni-guindo-reconduit-pour-4-ans-la-recompense-du-merite-2972254.html</link>
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<pubDate>Sat, 09 Apr 2022 02:15:04 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Moumouni Guindo a été reconduit à la tête de l'Office central de lutte contre l'enrichissement Illicite (Oclei) pour un nouveau mandat de 4 ans. Son mandat avait pris fin, il y a quelques mois, après avoir mené plusieurs activités. Lors de son premier mandat, il a produit deux rapports, notamment ceux de 2019 et 2020. Sa reconduction comme président de l'Oclei par les autorités de la Transition est non seulement une récompense de son mérite, mais aussi une façon de l'encourager à continuer de traquer les délinquants financiers qui se sont enrichis illégalement sur le dos de l'Etat. </em></strong>

Les autorités de la Transition viennent de renouveler leur confiance à Moumouni Guindo à la tête de l'Office central de lutte contre l'enrichissement Illicite (Oclei). Son mandat a été reconduit, lors du Conseil des ministres du 30 mars 2022, au titre des nominations à la Primature. Ce qui n'est guère surprenant pour qui connait les efforts déployés par cet homme pour la réussite des missions de cette jeune structure, malgré des difficultés rencontrées çà et là. Une manière de dire que tout n'est pas rose aussi au sein de l'Oclei, qui a du chemin à faire.

Aujourd'hui, il est important que l'Oclei revoie sa méthode et sa stratégie de travail puisque beaucoup de fonctionnaires veulent savoir la source de leurs ressources.

Et on sait que le président Moumouni Guindo, en tant que magistrat chevronné, de grade exceptionnel, est très <strong>"méthodique et vigilant"</strong> en la matière.

Au titre de la contribution à la répression, l'Oclei a transmis à la justice 6 dossiers d'enrichissement illicite présumé, pour des biens évalués à 2 milliards 715 millions de Fcfa, soit 37 maisons d'habitation et 178 parcelles dont 83 concessions rurales totalisant 176 ha. Et le montant total des entrées sur les comptes bancaires des six personnes s'élève à 2 milliards 588 millions de Fcfa de 2014 à 2020. Dans la même période, leurs revenus légitimes s'élèvent à 317 millions de Fcfa.

Docteur en droit, Moumouni Guindo a une riche carrière professionnelle. Avant d'être à la tête de l'Office depuis sa création en 2017, Moumouni Guindo fut d'abord chef de Cabinet au ministère de la Justice et des Droits de l'Homme en 2015, puis secrétaire général du même département de 2015 à 2017. Il a occupé plusieurs fonctions au sein du Bureau du Vérificateur général (BVG) de 2005 à 2014 : Vérificateur assistant de 2005 à 2007, avant de passer chef de mission entre 2007 et 2009.

Il a été désigné Vérificateur chargé de la Cellule juridique entre 2009 et 2011. Avant de terminer sa mission au Bureau du Vérificateur général  à la tête de la Cellule de gestion de la qualité des vérifications de 2011 à 2014.

Dans le domaine de la justice, il a été juge d'instruction au Tribunal de première instance de Ségou de 1996 à 2000. Président du Tribunal du travail de la même ville de 1998 à 2000, avant d'être appelé au Pôle économique et financier de Bamako comme juge d'instruction, de 2000 à 2003.

De cette date à 2005, Moumouni Guindo fut vice-président du Tribunal de première instance de la Commune IV du district de Bamako.

Sur le plan académique, Moumouni Guindo est diplômé de l'Ecole nationale d'administration (ENA) du Mali en sciences juridiques. Il en sortit major de sa promotion en 1993, et continue sa route à l'Institut national de formation judiciaire qu'il termine en 1996.

En 2003, l'intrépide magistrat décroche un MBA de l'Ecole supérieure de gestion de Paris en plus d'un diplôme d'Université en droits fondamentaux de l'Université de Nantes à la même année

Il obtient son MBA de l'Université du Québec à Montréal en 2008 et son diplôme professionnel d'audit interne de l'Institut français de l'audit et du contrôle internes, la même année 2008. Ce n'est pas tout.  Dr. Guindo, passe le Master 2 en finances publiques de l'Université de Strasbourg et le diplôme du cycle international de perfectionnement de l'ENA de France à Strasbourg de 2014-2015, promotion Olympe de Gouges.

En 2020, à l'Université de Strasbourg, il a soutenu avec brio sa thèse de Doctorat en droit public, option finances publiques.

Pour ceux qui ne le savaient pas encore, Dr. Moumouni Guindo a publié chez L'Harmattan, en avril 2021, un livre intitulé <strong>"Le contrôle des finances publiques au Mali. D'indispensables réformes"</strong>, qui a été bien accueilli par les autorités et l'ensemble des acteurs de la finance publique.

Ce livre de 518 pages traite de l'évolution des finances publiques au Mali de 1960 à 2020.

Notons que l'Oclei est une autorité administrative indépendante composée d'un conseil de 12 membres nommés par décret pris en Conseil des ministres. Il s'agit de 3 magistrats, 1 cadre des administrations financières, 1 représentant de la Haute autorité de la communication, 1 représentant du secteur privé, 1 représentant des experts comptables, 1 spécialiste en passation des marchés publics, 2 officiers de police judiciaire, 1 représentant du Conseil national de la société civile, 1 représentant des défenseurs des droits de l'Homme.

En 2020, l'Oclei a enregistré 10 nouveaux agents dont 5 fonctionnaires mis à disposition et 5 agents contractuels recrutés par contrat à durée déterminée.

<strong>       El Hadj A.B. HAIDARA</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Construction et réhabilitation d&amp;apos;infrastructures à Taoudéni :  L&amp;apos;Entreprise &amp;quot;Azawad Constructions Sarl&amp;quot; suspendue pour 1 an pour production de &amp;quot;faux documents&amp;quot;</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/construction-et-rehabilitation-dinfrastructures-a-taoudeni-lentreprise-azawad-constructions-sarl-suspendue-pour-1-an-pour-production-de-faux-documents-2972237.html</link>
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<pubDate>Sat, 09 Apr 2022 02:00:58 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>L'ARMDS ordonne la résiliation du marché de 410 millions Fcfa et la transmission du dossier à la justice ! </strong>

<strong><em>Le Comité de règlement des différends (CRD) de l'Autorité de régulation des marchés publics et des délégations de service public (Armds) vient de sanctionner l'entreprise "Azawad Construction Sarl" pour avoir fournis de "faux documents" dans le cadre de l'appel d'offres national relatif aux travaux de construction et de réhabilitation d'infrastructures dans la région de Taoudéni en deux lots distincts. Cela fait suite à une dénonciation de l'Entreprise Nord Développement Construction Sarl. Ainsi, l'Armds ordonne la résiliation du contrat pour un montant de 410 millions de Fcfa et la transmission du dossier au Pôle économique et financier. </em></strong>

Dans le cadre du Programme d'Urgence pour la relance du développement des régions du Nord dans sa phase III, à travers la convention n°317/2017/IP, l'Agence d'exécution des travaux d'infrastructures et d'équipements ruraux (Agetier) a lancé en septembre 2020 l'appel d'offres national relatif aux travaux de construction et de réhabilitation d'infrastructures dans la région de Taoudéni en deux lots distincts.

Le lot 1 concerne les travaux de construction de la résidence du gouverneur de la région de Taoudéni tandis que le lot 2 était axé sur les travaux de construction des bureaux de la préfecture.

Suite à cet appel d'offres national, quatre entreprises ont soumissionné et l'ouverture des plis a eu lieu au siège de l'Agetier à Ségou, en octobre 2020. Les quatre entreprises ont pour noms : Entreprise Tahar Construction BTP (lots n°1 et n°2, Entreprise Azawad Construction Sarl (lot n°1) Groupement d'Entreprise EBB/ENDC SARL (lots n°1 et n°2) et Groupement d'entreprise Société Hama et frères (Sohaf Sarl)/Entreprise Tamchachar (ET-BTP) pour Lot n°2.

Pour l'attribution des marchés, il a été procédé à l'évaluation des offres relatives à l'appel d'offres, le 2 novembre 2020. Ainsi, le lot n°1 a été attribué à l'Entreprise Azawad Construction Sarl pour un montant de 410 285 000 Fcfa tandis que l'Entreprise Tahar Construction BTP a eu le marché du lot n°2 d'un montant de 525 716 264 Fcfa.

Malheureusement, après publication des résultats de l'évaluation dans un journal de la place, l'Entreprise Nord Développement Construction Sarl a saisi le Comité de règlement des différends de l'Autorité de régulation des marchés publics et des délégations de service public pour dénoncer l'utilisation des bilans falsifiés des exercices 2017, 2018 et 2019 par l'Entreprise Azawad Construction Sarl.

Du coup, l'Agetier a été saisie par cette dénonciation. L'Armds a sollicité les copies d'appel d'offres des différentes offres, le rapport d'évaluation des offres ainsi que l'avis de non objection de la Direction générale des marchés publics. Comme il fallait s'y attendre, tous ces documents ont été fournis.

Par lettre en date du 26 avril 2021, le Comité de règlement des différends de l'Armds a sollicité encore la confirmation de l'authenticité des bilans des exercices 2017, 2018 et 2019 fournis par l'Entreprise Azawad Construction Sarl, cette fois-ci, auprès de la Direction régionale des impôts de Tombouctou. Et la réponse a été très claire : <strong><em>"Les bilans de cette entreprise et les mentions y figurant ne sont pas authentiques". </em></strong>Lors de l'audition avec les membres du Comité de règlement des différends, l'Entreprise Azawad Construction Sarl n'a pas pu fournir toutes les preuves concernant les états financiers visés par les services compétents des impôts. Elle a transmis les copies de son certificat de dépôt de ses états financiers de 2017, 2018 et 2019 délivré par la Direction régionale des impôts de Tombouctou à la date du 5 août 2021, intervenant malheureusement après l'attribution du marché. C'est ainsi que l'Armds a sollicité la confirmation de l'authenticité de ce certificat de dépôt des états financiers auprès de la Direction régionale des impôts de Tombouctou, qui a été confirmé.

Pour ce marché, il était exigé aux soumissionnaires dans le dossier d'appel d'offres des chiffres d'affaires annuels moyens des activités de construction d'au moins égal à 400 millions Fcfa pour le lot n°1 et 500 millions Fcfa pour le lot n°2.

<em>"Ces montants doivent correspondre au total des paiements ordonnés reçus pour les marchés en cours ou achevés en cours des années 2017, 2018 et 2019. Les bilans doivent être certifiés par un soumissionnaire au compte régulièrement inscrit à l'ordre. Sur ces bilans, doivent figurer la mention suivante apposée par les services compétents des impôts "Bilan ou extrait des bilans conformes aux déclarations souscrites aux services des impôts". </em>

<em>L'Entreprise Azawad Construction, pour satisfaire à ces exigences du DAO a fourni les bilans des exercices concernés sur lesquels figurent les mentions de la Direction régionale des impôts de Tombouctou",</em> selon l'avis du Comité de règlement des différends qui souligne : <em>"Au moment de la soumission à l'appel d'offres, les mentions figurant sur les états financiers fournis dans l'offre de l'entreprise Azawad Construction ne sont pas celles des services compétents des impôts. </em>

<em>Qu'il en résulte que l'entreprise Azawad Construction a fourni dans son offre des états financiers non authentiques. Qu'elle a été désignée titulaire du contrat sur la base des informations fausses et mensongères fournies.  Considérant que la fourniture des fausses pièces constitue une faute passible de sanctions conformément aux dispositions de l'article 127 du décret n°2015-0604 P-RM du 22 septembre 2015, modifié. Dès lors, il y a lieu de prononcer des sanctions contre cette entreprise". </em>

Comme sanctions, l'Entreprise Azawad Construction Sarl est exclue du droit à concourir, seule ou en association, pour l'obtention de marchés publics ou de délégations de service public lancés au Mali. Cela, pour une période de 1 an. En plus, le Comité de règlement des différends a ordonné la résiliation dudit marché en cause, d'un montant de 410 285 000 Fcfa et la transmission du dossier au Pôle économique et financier.

<strong>      El Hadj A.B. HAIDARA</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Loi de programmation militaire :  L’Etat recouvre des milliards de F CFA</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/loi-de-programmation-militaire-letat-recouvre-des-milliards-de-f-cfa-2971962.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/loi-de-programmation-militaire-letat-recouvre-des-milliards-de-f-cfa-2971962.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 06 Apr 2022 11:08:42 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Plusieurs dizaines de milliards de F CFA ont été recouvrées par le trésor public. Ce pactole provient de l’audit de la Loi d’Orientation et de Programmation militaire (Lopmi), lancé en septembre dernier par le Président de la Transition, le colonel Assimi Goïta.</em></strong>

Le Président de la Transition, le Colonel Assimi Goïta, dans le cadre de la lutte contre la corruption, a mis en place une commission d’audit au mois de septembre 2021 pour la traçabilité de la Lopmi. Une commission pilotée par un expert-comptable chevronné. Dans la foulée, en octobre, une liste de plus de 100 opérateurs économiques a été remise au Procureur de la République près le tribunal de la Commune III en charge du Pôle économique et financier de Bamako. Cette liste ne concernait pas que les fournisseurs d’équipements militaires. Il y avait les noms de sociétés de prestation de service, de vente de produits alimentaires, d’hydrocarbures, entre autres.

Celles d’entre celles-ci qui ont été épinglées par le procureur anti-corruption Ousmane Fati avaient été sommées de présenter certaines pièces dont la copie de leurs contrats, des quitus fiscaux, etc. Certaines d’entre elles ont été contraintes de rembourser le prix de leurs forfaitures. Cette pédagogie qui vise à payer l’argent plutôt que de se soumettre à une procédure judiciaire a été conseillée par le comité d’audit. La stratégie s’est avérée payante. A ce jour, ce sont des dizaines de milliards de F CFA qui sont allées dans les caisses de l’Etat. <em>« Un mauvais arrangement vaut qu’un bon procès », </em>a-t-on coutume de dire.

La Loi d’Orientation et de Programmation militaire a été initiée en 2015 par le Président IBK. Pour un budget de 1230 milliards de F CFA sur 5 ans, la Lopmi a pour objectif essentiel l’équipement, le recrutement, la formation, entre autres, dans l’armée malienne pour la mettre à hauteur de mission. Mais les budgets dégagés pour sa première et deuxième année n’ont pas été judicieusement dépensés. Surtout au niveau des équipements militaires, il y a eu des surfacturations, des marchés attribués, payés et non livrés, des indélicatesses avec le fisc, etc.

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<strong>Abdrahamane Dicko</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Corruption et harcèlement routier : Plaidoyers de Mali Justice project</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/corruption-et-harcelement-routier-plaidoyers-de-mali-justice-project-2970463.html</link>
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<pubDate>Sat, 26 Mar 2022 01:20:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Mali justice Project a renforcé les capacités de ses partenaires en communications d’influence et de plaidoyer afin de lutter contre</em></strong> <strong><em>la corruption et le harcèlement routier</em></strong><strong><em>.</em></strong> <strong><em>Cette session de formation en communication contribuera à compléter un système d'influence visant à réduire le manque de conscience, d'action ou de certitude des décideurs dans la prise de décision</em></strong><em>.</em>

<strong><em> </em></strong>Une dizaine de participants venus de Bougouni, Sikasso ; Kadiolo Koutiala ont été formés pendant 4 jours aux mécanismes de communication d’influence et de plaidoiries pour impacter leurs actions auprès des décideurs.

Mali Justice Project (MJP) dans son mode opératoire, travaille avec les secteurs formel et informel de la justice et avec la société civile pour faire avancer les réformes institutionnelles, élargir l'accès à la justice et lutter contre la corruption. Il contribue à la réduction de la corruption le long des corridors commerciaux Sikasso-Koury, Sikasso-Hèrèmakono, Sikasso- Zégoua en fournissant une assistance judiciaire aux citoyens affectés par la corruption et les tracasseries routières et en mettant en place un système d’alerte.

Maitre Lury NKouessom, directeur général adjoint de MJP « <em>Cette rencontre réunit les officiels de la communication et nos organisations partenaires principalement la plateforme, afin de travailler sur la fluidité du commerce transfrontalier au niveau de la région de Sikasso. Notre projet travaille depuis 6 ans à faciliter le commerce transfrontalier entre le Mali et ses voisins principalement le Burkina et la Côte d’Ivoire. A travers ce projet nous plaidons pour le changement de politique publique en matière de lutte contre la corruption au niveau des corridors. Et aussi nous fournissons une assistance aux différents usagers de ses corridors que ce soit les commerçants ou les transporteurs généralement tous ceux qui doivent traverser les frontières. »</em>

Cette session de formation en communication contribuera à faire acquérir aux responsables de communications des partenaires du MJP les connaissances nécessaires et utiles pour leur permettre de développer et mettre en œuvre un plan de communication d’influence. Elle contribuera également à l'intégrité du système de contrôle des points de contrôle en mettant davantage en lumière les risques de corruption dans l'environnement opérationnel des corridors commerciaux et les risques de corruption. Tout en faisant progressivement évoluer les opinions des décideurs vers des actions plus favorables, en accord avec les objectifs des campagnes de communication d'influence respectives.

<strong>O F.</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Gouvernance vertueuse promise… Où en est&#45;on avec les audits ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/gouvernance-vertueuse-promise-ou-en-est-on-avec-les-audits-2969998.html</link>
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<pubDate>Wed, 23 Mar 2022 12:41:46 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Horizon</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Les nouveaux dirigeants du Mali ne se font pas prier pour promettre la refondation du pays. Celle-ci, a-t-on assuré, devrait commencer par divers audits. Leurs résultats se font désirer.</em></strong>

A l’amorce de la Transition en cours, avec les concertations nationales de septembre 2020, des voix autorisées parmi les nouveaux dirigeants du pays avaient quasiment juré auditer plusieurs domaines de la gouvernance. Après plus de 18 mois, dont 9 mois de « rectification » (qui se poursuit), des citoyens se demandent où en est-on avec ces audits annoncés à grand renfort médiatique.

En effet, une chose est de promettre le changement dans la gestion des affaires publiques, une toute autre est de poser les actes forts de ce renouveau. Si la Transition malienne a dû passer par ce que l’on a appelé « la rectification », c’est, a-t-on souligné, par manque de rupture. L’on a expliqué au peuple malien que ld duo Bah N’Daw-Moctar Ouane conduisait une « transition de continuité », au lieu de d’opérer une transition de rupture d’avec les anciens systèmes de gouvernance. C’est dans ce sens que le Premier ministre de la rectification, Dr Choguel Kokalla Maïga a, juré, la main sur le cœur qu’il devait s’inscrire dans une « gouvernance vertueuse ». Et, le chef de l’Etat, le chef du gouvernement et d’autres membres influents de l’ex-CNSP avaient assuré de la nécessité d’auditer des pans entiers de la gestion du pays.

C’est dans ce sens que, dans son discours à la nation du 21 septembre 2021, le chef de l’Etat, le Colonel Assimi Goïta annonçait qu'« une vaste campagne d’audit des services publics est actuellement en cours ». Et le Président de la transition de rassurer le peuple que ses attentes seront comblées. <em>« Aucun privilège ne sera accordé aux personnes impliquées »</em>, promettait-il. Et l’on avait ciblé des secteurs comme la Loi d’orientation et de programmation militaire (LOPM) de février 2015 à février 2020 portant sur 1230 milliards de Francs CFA, la loi d’orientation de la sécurité, la justice, le fonds covid-19 comme devant être prioritairement audités ; surtout qu’il y avait une seconde génération de LOPM pour équiper l’outil de défense national.

Plus de dix mois après le début de ces audits, les observateurs se perdent en conjectures. A quand la publication des résultats de ces investigations de gestion financière ? Pourquoi aucune communication n’est faite autour de ces audits ? Quid des poursuites judiciaires conséquentes que ces audits doivent légitimement entraîner ? Quid du principe de l’homme qu’il faut à la place qu’il faut ?

Il urge de souligner avec force que la volonté des autorités de la transition d’assainir la gouvernance du pays semble émoussée, depuis un moment. Les priorités de la Transition rectificative sont-elles désormais ailleurs ? C’est en tout cas l’avis d’un grand nombre d’observateurs qui font état de déceptions à ce sujet. Surtout que l’on signale encore des cas de mauvaise gouvernance, d’indélicatesse dans la gestion des affaires publiques, en particulier au niveau de certains départements ministériels. C’est le cas du ministère de Développement rural, où la DFM connaîtrait des cas de gestion d’une certaine opacité portant sur les deniers publics. Quid de marchés d’infrastructures routières, de marchés d’équipements des forces armées et de sécurité ? Quid des cas suspect de favoritisme ou de clientélisme dans des concours administratifs de recrutements ? A quand la rigueur dans la gestion de ces pans des affaires publiques ?

Le Malien a aujourd’hui soif de plus de transparence dans la conduite des affaires du pays, pour continuer à croire en le Malikura, appelé de tous les vœux. Il faut que les plus hauts dirigeants du pays veillent à impulser une dynamique forte d’instauration d’une gouvernance véritablement vertueuse, pas simplement dans les mots.

<strong>Bruno D SEGBEDJI</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Lutte contre l’impunité, la corruption et la délinquance financière :  La Transition a&#45;t&#45;elle jeté l’éponge?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/lutte-contre-limpunite-la-corruption-et-la-delinquance-financiere-la-transition-a-t-elle-jete-leponge-2967917.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 09 Mar 2022 12:14:32 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Horizon</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>L’aspiration populaire à une lutte farouche contre les fossoyeurs des fonds publics semble être de courte durée. Car, après les arrestations liées à l’affaire de l’achat des équipements militaires, la traque contre la corruption et la délinquance financière est en léthargie. Ce répit redonne du poil de la bête à de présumés délinquants financiers, désormais assurés d’une immunité les poussant même à narguer les populations assoiffées de justice sociale. </em></strong>

&nbsp;

Pour de nombreux Maliens, après la sécurité, l’un des grands défis du pouvoir de Transition reste  la lutte contre la corruption et la délinquance financière. C’est aussi et surtout cette problématique qui a fait tomber le régime de feu Ibrahim Boubacar Kéita.

Pour répondre à cette exigence dans le but de bénéficier d’un soutien populaire au sein de la population, en vue de mener à bon port la transition, les auteurs du « coup d’État » n’ont pas douté à confer des dossiers brûlants de détournements de deniers publics à la justice pour montrer leur bonne foi dans la lutte contre ce fléau de la prédation sur les deniers publics.

Ainsi, cette initiative porteuse d’espoir a mis aux arrêts  ceux-là qu’on croyait intouchables. Cela a commencé par Soumeylou Boubèye Maïga, ancien ministre de la Défense et des Anciens combattants, M<sup>me</sup> Bouaré Fily Sissoko, ancien ministre de l’Économie et des Finances, Mahamadou Camara, ancien ministre de la Communication, Amadou Thierno Hass Diallo, ministre des affaires religieuses et du culte. De hauts cadres se sont vus inculper dans des dossiers de corruption, même s’ils sont présumés innocents. Il y a par exemple les maires Adama Sangaré du district, Yoro Ouologuem de Kati et des adjoints, Issa Guindo de la commune IV.

Ces différentes arrestations avaient suscité un grand soulagement au sein de l’opinion nationale qui croyait à une série de châtiments. Avec leur inculpation, certains avaient commencé par féliciter les autorités pour cette nouvelle dynamique.

En outre, la publication du rapport en 2021 de l’Office central de lutte contre l’enrichissement illicite (OCLEI), avait dopé l’espoir du peuple, tant le détournement des fonds publics avait atteint des proportions jamais égalées dans notre pays. Ce rapport relève que des cadres du pays se sont octroyé des salaires faramineux et des avantages et privilèges indus. Mais aujourd’hui, on constate un frein de cette dynamique tendant à mettre fin à l’impunité. Qui a freiné cette lutte pour assainir la gouvernance du pays ?

Il faut quand même rappeler que lors de la  rencontre entre les membres du Conseil supérieur de la magistrature et le président de la Transition, le Colonel Assimi Goïta martelait : <em>«Il n’y a pas d’État fort, sans une justice forte».</em> Plus loin, il dira que: <em>«Des hommes sont prêts à vendre leur nation pour leurs propres intérêts». </em>Qu’à cela ne tienne, la lutte contre la corruption se poursuivra: <em>«Il s’agit de la volonté du peuple on n’a pas d’autres choix que de l’exécuter»</em>. Enfin, il a laissé entendre que <em>la lutte contre la corruption sera sans état d’âme et sans esprit de recul. </em>A-t-il alors oublié cette profession de foi ? Qui a ordonné l’abandon des chantiers de lutte contre la corruption et du détournement des deniers publics ? La question reste posée.

<strong>Lamine BAGAYOGO</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Lutte contre la corruption et la délinquance financière :  La machine grippée !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/lutte-contre-la-corruption-et-la-delinquance-financiere-la-machine-grippee-2967569.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 07 Mar 2022 07:22:54 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>L’espoir né de la lutte contre les prédateurs des fonds publics a été de courte durée. Après les arrestations liées à l’achat des équipements militaires, la machine de la lutte contre la corruption et la délinquance financière est en panne. Le citoyen lambda, dont l’attente sur ce dossier était grande, ne sait plus à quel se vouer. Et les délinquants financiers se la coulent douce dans leurs salons feutrés et palaces construits sur le dos de leurs concitoyens. Au point d’exaspérer les femmes et les hommes qui ont donné leur vie pour l’avènement d’un Mali de rupture avec la mauvaise gouvernance des démocrates mafieux.</strong>

Après la sécurité, l’une des grandes attentes du peuple malien sous la transition des colonels qui ont parachevé l’œuvre patriotique des femmes et des hommes du Mouvement du 5 juin-Rassemblement des forces patriotiques (M5-RFP), le 18 août 2020, est sans nul doute la lutte sans merci contre la corruption et la délinquance financière, un raccourci qui a permis aux vrais faux démocrates de piller le Trésor public dans l’impunité la plus totale. Et pour répondre à cette exigence dans le but de bénéficier d’un soutien populaire au sein de la population malienne pour mener à bon port la transition sans le peuple sur son dos, les auteurs du coup d’État n’ont pas hésité à transmettre des dossiers brûlants de détournements de deniers publics à la justice pour montrer leur bonne foi dans la lutte contre la corruption et la délinquance financière. Ainsi, ceux qui se croyaient au-dessus de la justice et intouchables ont été les premiers à faire les frais de l’opération déclenchée dans le cadre du combat implacable contre le détournement des fonds publics. À commencer par Soumeylou Boubèye Maïga, ancien ministre de la Défense et des Anciens combattants, M<sup>me</sup> Bouaré Fily Sissoko, ancien ministre de l’Économie et des Finances, Mahamadou Camara, ancien ministre de la Communication. Ils ne se sont pas arrêtés aux ministres. Des arrestations ont été opérées dans le rang des élus communaux. Elles ont concerné Adama Sangaré, le maire du district de Bamako, Yoro Ouologuem, maire de la commune de Kati et deux de ses adjoints, Issa Guindo, ancien maire de la commune IV.

Les arrestations des anciens ministres du président IBK dont les noms sont liés à l’affaire de l’achat de l’avion présidentiel avaient suscité un grand soulagement au sein des masses populaires maliennes qui croyaient à un véritable début de nettoyage de la vie publique. Mais surtout  celles de certains maires qui se sont rendus coupables des crimes fonciers à Bamako et à Kati. Elles ont été un soulagement pour la population malienne qui ne rêvait que de la mise en marche de la redoutable machine contre les bandits à col blanc. Les anciens ministres Maïga et Sissoko ont été inculpés par la Cour suprême d’escroquerie, de faux, usage de faux et de favoritisme. On se rappelle que l'achat de l’avion présidentiel date de 2013-2014. Avec leur inculpation, les langues avaient commencé à se délier. Les uns avaient adressé un satisfecit aux autorités de la transition pour avoir mis aux arrêts des gens adossés à l’impunité. Les autres sont restés prudents. Ils estimaient que les arrestations consistaient à détourner l’attention des Maliens sur leur quotidien.

Avec la publication du rapport en 2021 de l’Office central de lutte contre l’enrichissement illicite (OCLEI), un autre espoir était né dans le cadre de la lutte contre la corruption et la délinquance financière. Le rapport a dépassé tout entendement et a laissé beaucoup de nos compatriotes sur le carreau qui ne croyaient pas à leurs yeux tant le détournement des fonds publics avait atteint des proportion jamais égalées dans notre pays. Il relève que des gens se sont octroyé des salaires à hauteur des millions de F CFA et d’autres avantages faramineux. L’avantage du rapport de l’OCLEI a montré la profondeur de la corruption dans les services publics maliens. Des milliards de F CFA du contribuable malien ont pris des destinations inconnues. Et le peuple malien n’attendait qu’un retour de l’ascenseur pour que les coupables de ces forfaitures soient punis conformément à la loi. Mais hélas !

Un autre espoir était né à l’occasion d’une rencontre entre les membres du Conseil supérieur de la magistrature et le président de la transition Assimi Goïta. C’était le 14 septembre 2021 à Koulouba. Il a déclaré en substance: <em>«</em><em><strong>Il n’y a pas d’État fort, sans une justice forte</strong></em><em>».</em> Plus loin, il dira que: <em>«</em><em><strong>Des hommes sont prêts à vendre leur nation pour leurs propres intérêts</strong></em><em>». </em>Qu’à cela ne tienne, la lutte contre la corruption se poursuivra: <em>«</em><em><strong>Il s’agit de la volonté du peuple on n’a pas d’autres choix que de l’exécuter</strong></em><em>»</em>. Enfin, il a laissé entendre que <em>la lutte contre la corruption sera sans état d’âme et sans esprit de recul.</em>

Même ton martial à l’occasion de son adresse à la nation le 22 septembre 2021. Le colonel Goïta poursuit qu’à travers la lutte contre la corruption et la délinquance financière qu’aucun privilège ne sera accordé aux personnes impliquées.

Mais hélas ! La montagne a accouché d’une souris. Les discours ont atteint leurs limites objectives. Et la lutte anti- corruption annoncée à grand renfort médiatique marche à reculons ainsi que la machine qui est sérieusement grippée à ce stade du combat contre les voleurs de la République. Les rapports des structures de contrôle semblent être mis dans les tiroirs pour des raisons dont ignore encore le commun des mortels. Et le doute est en train d’être semé dans les esprits des Maliens quant à la poursuite de la lutte contre la corruption et la délinquance financière.

Les autorités de la transition sont interpellées pour poursuivre la lutte contre les prédateurs de notre économie nationale afin de satisfaire la soif du peuple malien qui réclame justice depuis le 26 mars 1991.

<strong>Yoro SOW</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>6ème édition de la semaine de la jeunesse contre la corruption :  « 86% des jeunes maliens ne sont pas hostiles à la corruption » dixit le président de l’OCLEI</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/6eme-edition-de-la-semaine-de-la-jeunesse-contre-la-corruption-86-des-jeunes-maliens-ne-sont-pas-hostiles-a-la-corruption-dixit-le-president-de-loclei-2967483.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 07 Mar 2022 01:23:31 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Sursaut</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Sous le thème : « La corruption au sein de l’administration judiciaire : Enjeux et défis, la corruption ne passera pas par moi ! », l’hôtel Radisson Collection a abrité le mardi 1<sup>er</sup>  mars, la cérémonie de lancement de la 6<sup>ème</sup> édition de la semaine de la jeunesse contre la corruption, organisée par la Communauté de Pratiques de Lutte contre la Corruption (CPLC) en collaboration avec le Projet d’Appui à la Lutte contre la Corruption pour et par l’égalité des Genres (LUCEG). </em></strong>

Cette 6<sup>ème</sup>  édition de la semaine de la jeunesse contre la corruption  était placée sous la présidence du Ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, Mamoudou Kassogué. Etaient également  présents à ce lancement, la présidente de la CPLC, M. Traoré Mariétou Sénou, Jean Paul Riverin, directeur du Projet LUCEG et le Chef de Coopération de l’Ambassade de Canada au Mali, Alexander Mc Gill. Quant au président de l’Office Central de lutte contre l’Enrichissement illicite (OCLEI), Dr Moumouni Guindo, il a aussi pris part à cet évènement, d’où il a affirmé que selon une étude, 86% des jeunes maliens ne sont pas hostiles à la corruption. Pour ainsi dire que ceux-ci sont aussi des acteurs potentiels de ce fléau.

Comme les précédentes éditions, cette semaine a été marquée par d’intenses activités, au niveau du District de Bamako et dans certaines capitales régionales du pays. Des activités dédiées à la lutte contre la corruption et la délinquance économique et financière. Toute chose qui souscrit parfaitement avec les objectifs poursuivis par le Projet LUCEG.

A cette cérémonie, la présidente de la CPLC, après avoir félicité ses partenaires notamment l’Autorité malienne et l’École Nationale d’Administration Publique du Québec (ENAP), a fait le descriptif de son organisation. Selon elle, la CPLC est une organisation libre, apolitique, non confessionnelle et indépendante.  Elle a ainsi pour mission, de promouvoir et de véhiculer les valeurs d’intégrité et d’éthique à travers tout le pays,  en formant, en sensibilisant et en communiquant avec une masse importante de citoyens comme agents actifs de changement dans la construction d’une meilleure communauté pour nos économies, pour nos finances et pour le développement du pays.

Occasion pour le directeur du Projet LUCEG, à faire savoir que son projet s’inscrit dans la ligne droite des politiques des autorités maliennes. Qui continuent de mener une lutte implacable contre la corruption. D’où l’expression continue de la volonté des autorités canadiennes de les accompagner dans ce sens.

Le Projet d’appui à la lutte contre la corruption pour et par l’égalité des genres (LUCEG), a-t-il indiqué, est financé par Affaire Mondiale Canada (AMC). Il est mis en œuvre au Mali par l’École Nationale d’Administration Publique du Québec (ENAP) et ses partenaires d’exécution, notamment les organisations de la société civile (OSC) et l’Office Central de lutte contre l’enrichissement illicite (OCLEI).

A ses dires, cette 6<sup>ème</sup> édition de la Semaine de la jeunesse contre la corruption, sera une opportunité pour les partenaires de son projet de mettre en œuvre plusieurs actions d’information et de communication en vue de sensibiliser et de mobiliser encore davantage des Maliennes et de Maliens en faveur de la lutte contre la corruption. Ce, à travers des conférences-débats publics, des débats radiophoniques, des projections de films, des rencontres populaires dans les ‘’grins’’, des activités culturelles et sportives à Bamako et dans les régions de Kayes, Koulikoro, Ségou et Gao.

Pour Dr Moumouni Guindo, président de l’OCLEI, la lutte contre la corruption ne saurait être le problème du seul Gouvernement mais de tout un chacun. C’est pourquoi, estime-t-il, nous avons tous des rôles à jouer. Cela, en matière de prévention, de sensibilisation et d’éducation des populations pour un changement de comportement.

Pour coller au thème de la semaine, Dr Guindo a souligné que les jeunes sont des victimes de la corruption dans l’accès à l’emploi, à la justice et aux services sociaux de base. Néanmoins, il a dénoncé que ces mêmes jeunes sont aussi des acteurs potentiels de la corruption. A ce titre, il a rappelé qu’une étude effectuée en 2016 par le projet JUPREC a révélé une situation effrayante, à savoir 86% des jeunes maliens ne sont pas hostiles à la corruption ! En effet, que 65% des jeunes enquêtés sont passifs devant la corruption et 21% sont même admiratifs face à la corruption. « C’est dire que la situation est très grave. Les jeunes, les femmes, les filles et toutes les couches sociales doivent se réveiller et se lever pour lutter énergiquement contre la corruption » a donné comme message le président de l’OCLEI.

Après avoir parlé des conséquences que la corruption peut engendrer, le Ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, Mamoudou Kassogué a soutenu qu’avec les possibilités de saisies conservatoires pouvant être opérées sur les biens des personnes poursuivies pour des faits entrant dans la compétence du PNEF, dès le stade de l’enquête préliminaire, les nouvelles dispositions du Code de Procédure Pénale amenuisent les risques d’insolvabilité organisée. Cela, en faisant permettre à l’Etat toute possibilité de recouvrer les biens frauduleusement sortis de son patrimoine.

Pour venir à bout du phénomène, le ministre Kassogué a prôné une mobilisation générale de l’ensemble des acteurs publics et parapublics, mais aussi des partenaires techniques et financiers.

A noter que les activités de cette 6<sup>ème</sup> édition de la Semaine de la journée contre la corruption prennent fin aujourd’hui lundi 7 mars 2022.

<strong>Par Mariam Sissoko</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Gouvernance de transition et refondation de l’Etat : Le combat contre la corruption et le favoritisme, l’autre grand défi</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/gouvernance-de-transition-et-refondation-de-letat-le-combat-contre-la-corruption-et-le-favoritisme-lautre-grand-defi-2966626.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/gouvernance-de-transition-et-refondation-de-letat-le-combat-contre-la-corruption-et-le-favoritisme-lautre-grand-defi-2966626.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 28 Feb 2022 02:42:21 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le changement du système de gouvernance passera nécessairement par la fin des pratiques de favoritisme et de « petites corruptions ». Bref, un changement de mentalité de l’homme malien. </em></strong>

<span style="color: #808080;"><strong><em>maliweb.net -</em></strong> </span>Avec le renversement du régime d’Ibrahim Boubacar Kéita, le 18 août 2020, l’écrasante majorité des Maliens s’est inscrite dans une dynamique de refondation de leur pays. Cela doit passer notamment par une lutte farouche contre toutes les formes de corruption, dont le favoritisme, le népotisme.

En effet, la récente actualité de la suspension de l’attribution des logements sociaux a ouvert les yeux sur l’enracinement de pratiques malsaines dans la vie des Maliens. Il s’agit d’un système dit « d’arrangements » qui caractérise les relations entre administrations et usagers.

A titre d’exemple, la petite corruption dans les services comme au niveau de la police. Celle-ci pousse l’usager de la route à promptement glisser un billet de 1000 F CFA au policier de la circulation routière pour échapper à la verbalisation. Combien de fois ces pratiques honteuses ont pignon sur rue dans la circulation routière ? Comment faire pour freiner ces genres de corruption ? Ne faut-il pas un véritable changement de mentalité tant de l’agent de police que de l’usager pour éradiquer de telles pratiques ? Quel rôle nos autorités doivent-elles jouer dans ce sens ?

Idem pour l’usager du service public qui donne un billet de banque à l’agent public pour bénéficier de la délivrance d’un document administratif auquel il a pourtant droit. Ceci souvent pour faire diligenter le service dont il doit légitimement bénéficier. La situation est aussi similaire quand par exemple un opérateur économique doit être payé pour des prestations ou des fournitures de services au sein de certaines administrations.

Il urge que le nouveau Mali que tous les Maliens appellent de tous leurs vœux prévoit des dispositions sévères pour mettre fin à ces pratiques qui n’ont d’autres noms que la corruption et entrent dans la catégorie des cas de mauvaise gouvernance. Et le processus de refondation de l’Etat doit se préoccuper de trouver des mécanismes pour dissuader ces pratiques.

Par ailleurs, la question de l’enrichissement illicite et de la mauvaise répartition des richesses nationales doit être au cœur du renouveau auquel le peuple aspire. Comment comprendre que lors de divers concours de recrutement dans la fonction publique ou dans différents corps socioprofessionnels, des pratiques de favoritisme et de népotisme soient encore de mise ? Ne signale-t-on pas des cas présumés ou avérés dans le dernier concours d’entrée à l’EMIA et dans le concours de recrutement à la fonction publique ? Quid des soupçons de pratiques du genre dans la récente attribution des logements sociaux qui a finalement été suspendue ?

Les plus hautes autorités du Mali doivent, dans le cadre des réformes politiques et institutionnelles à venir, tout mettre en œuvre pour proscrire les pratiques frauduleuses ou de corruption dans l’accès à toutes les fonctions ou tous les privilèges de l’Etat. C’est à ce prix aussi que le nouveau Mali sera crédible et digne d’intérêt. Sans des dispositions courageuses dans ce sens, de nombreux Maliens prendront simplement les discours sur le Malikura comme un vœu pieux.

<strong>Boubou SIDIBE/maliweb.net</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Soupçons d&amp;apos;enrichissement illicite : Pourquoi Thierno Hass Diallo seul ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/soupcons-denrichissement-illicite-pourquoi-thierno-hass-diallo-seul-2964453.html</link>
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<pubDate>Sat, 12 Feb 2022 01:40:09 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Si l'on s'en tient au contenu des différents rapports, notamment ceux de 2019 et de 2020 de l'Office central de lutte contre l'enrichissement illicite (Oclei), on ne peut s'empêcher d'avoir le sentiment d'une justice à deux vitesses aux dépens de l'ancien ministre des Affaires religieuses et du Culte, Thierno Amadou Oumar Hass Diallo, écroué à la Maison centrale d'arrêt (MCA) de Bamako-Coura depuis le 31 décembre 2021 pour des soupçons d'enrichissement illicite pour un montant de <strong>355 066 061 Fcfa en 7 ans</strong> de fonction ministérielle. On devrait même être scandalisé par l'acharnement contre l'ancien ministre quand on sait que des personnalités épinglées, de rang inférieur, et auxquelles l'Oclei reproche chacune un milliard et poussières de Fcfa sont libres comme poissons dans l'eau. Elles continuent en tout cas de vaquer à leurs occupations, à l'abri des rigueurs de la détention préventive.

En d'autres termes, les faits éventuels reprochés à Thierno Amadou Oumar Hass Diallo ne seraient que peccadilles à côté de l'ampleur des dégâts de ses "co-enquêtés".

Tenez ! Dans le rapport 2019 de l'Oclei, le dossier n°1 concerne un inspecteur de sécurité sociale. Le 26 février 2019, le Conseil de l'Oclei a effectivement ouvert une enquête pour des présomptions d'enrichissement illicite le concernant.

Les biens lui appartenant sont composés de 20 maisons d'habitation, une parcelle non bâtie, 4 véhicules particuliers. La valeur totale des biens acquis ou mis en valeur de 2014 à 2019, estimée par une expertise immobilière indépendante, est de 960 618 000 Fcfa. Le cumul des salaires et accessoires de salaires, primes et indemnités de l'intéressé est un peu plus de 63,3 millions de Fcfa dans la même période. L'écart non justifié s'élève à plus de 906 millions de Fcfa.

Le 18 juin de la même année, l'Office s'est intéressé au cas d'un inspecteur des finances, propriétaire de 22 maisons d'habitation, 46 parcelles non bâties, un bâtiment commercial et 2 parcelles tous vendus, 2 parcelles non identifiées. Cette personne, aux dires de l'Office, a utilisé comme prête-noms des membres de sa famille, dont des enfants mineurs. La valeur totale des biens acquis ou mis en valeur de 2014 à 2019, estimée par expertise immobilière indépendante, est de 1 531 269 081 Fcfa. Le cumul des salaires, primes et indemnités s'élève 29 473 628 FCFA dans la même période. L'écart non justifié s'élève à 1 501 795 453 Fcfa.

L'homme à abattre

Le 27 août 2019, un second inspecteur des finances est <strong>"débusqué"</strong> par l'Office. Il est retrouvé en possession de 21 maisons d'habitation dont 3 déjà vendues, 47 parcelles non bâties, dont 3 déjà vendues, 10 parcelles non identifiées. Comme son prédécesseur, il a utilisé comme prête-noms des membres de sa famille, dont des enfants mineurs.

La valeur de ses biens, estimée par une expertise immobilière indépendante, est de 1 726 636 050 Fcfa entre 2014 et 2019. Au cours de la même période, les salaires, accessoires de salaires, primes et indemnités par lui perçus s'élèvent à 34,9 millions de Fcfa. L'écart non justifié est de 1 691 713 198 Fcfa.

Dans le rapport 2020, l'Office soupçonne, en même temps que le ministre Diallo, un inspecteur des finances pour un écart à justifier de 706 416 643 Fcfa ; un inspecteur du trésor pour un écart non justifié de 719 659 147 Fcfa, entre autres.

Le hic est qu'aucune de ces personnalités n'est arrêtée. Certes qui a volé un œuf volera un bœuf. Dans ce cas, pourquoi ne pas mettre tout simplement tout le monde dans le même sac si l'objectif de la Transition en cours est réellement le Mali Kura, fondé sur une justice égale pour tous ?

Malheureusement, peut-être que sous la dictée de plus fort qu'eux en son temps les enquêteurs de l'Office n'ont pas jugé nécessaire de faire la part des choses, en décidant sans contradiction que Thierno Diallo est coupable alors qu'une contre-expertise pouvait par exemple leur permettre d'estimer sa maison de Nioro du Sahel à son vrai coût de réalisation, étant donné que le chargement de sable à Nioro est de 10 000 Fcfa contre 80 000 Fcfa, voire plus, dans la capitale. Sans oublier que cette maison a été construite bien avant qu'il soit ministre puisqu'il a servi à l'Ambassade du Mali à Bruxelles pendant plusieurs années. C'est encore là-bas que Thierno Hass a acheté sa première Remorque pour la mettre en location à Bamako. Ce n'est pas tout. Thierno Hass Diallo dispose aussi d'une Ecole de formation professionnelle depuis des années qui lui rapporte aussi de l'argent. C'est dire que Thierno Hass Diallo faisait ses affaires avant d'être dans le gouvernement. Ce qui est sûr, les acteurs du pèlerinage (des gens peuvent ne pas l'aimer dans ce milieu) savent unanimement que Thierno Amadou Oumar Hass Diallo se battait toujours pour le maintien du coût du pèlerinage à un niveau soutenable pour les candidats. Il a crânement refusé les chants de la sirène du profit pour ne tenir compte que de l'instruction du défunt président IBK pour un pèlerinage à la portée du plus grand nombre de fidèles musulmans.

Autrement dit, au ministère des Affaires religieuses et du Culte, il avait bel et bien la possibilité de s'enrichir en catimini, mais s'était gardé de le faire par peur du qu'en-dira-ton. Mais Machiavel, visiblement, est encore trop fort.

<strong><em>"Tous ceux qui connaissent Thierno savaient très bien qu'il n'est jamais dans l'argent. Sinon, il avait la possibilité de gagner de l'argent, mais il n'a jamais voulu se mêler. Durant son séjour au département des Affaires religieuses et du Culte, il s'est battu pour améliorer les conditions du Hadj afin de permettre à nombreux fidèles d'effectuer le 5ème pilier de l'islam à moindre coût. Voilà, pourquoi, le Mali était le seul pays à diminuer chaque année le coût du Hadj"</em></strong>, nous a confié un ancien cadre du département. Avant de préciser : <strong><em>"Thierno a fait bénéficier à l'Etat des centaines de millions de Fcfa par rapport au Hadj. Il a fait diminuer beaucoup de charges que le gouvernement prenait en charge, notamment les frais pour l'encadrement. Pour la petite histoire, le Mali a toujours été cité en exemple par les autorités saoudiennes pour la bonne organisation du Hadj". </em></strong>

En tout cas, le ministre Thierno Hass Diallo ne mérite pas une telle récompense, après avoir servi avec loyauté son pays. Surtout qu'il gérait le département le plus pauvre du gouvernement avec un budget annuel d'environ 800 millions Fcfa.

La seule certitude aujourd'hui est que tôt ou tard la vérité finira par triompher.

<strong>                                                                                 </strong>

<strong> El Hadj A.B. HAIDARA</strong>

<strong> </strong>

<strong>XX</strong>

<strong>Incarcération du ministre Thierno Hass Diallo</strong>

<strong>Les dessous d'une affaire alambiquée!</strong>

<strong><em>Délit de compétence ! C'est cette "faute" combattue par les administrations lourdes et sclérosées sous nos tropiques qui vaut certainement à l'ancien ministre des Affaires religieuses et du Culte, Thierno Amadou Hass Diallo, d'être derrière les barreaux depuis le 31 décembre 2021. Alors que le président de la République de l'époque IBK (paix à son âme), son collègue feu Hamadoun Konaté, des diplomates accrédités et des partenaires techniques et financiers ne tarissaient pas d'éloges à son égard et lui prédisaient une meilleure carrière gouvernementale, Thierno Amadou Hass Diallo, brillant intellectuel, qui connaît les religions révélées comme les traits de sa paume, a vu le ciel s'effondrer sur lui avec les conclusions d'une enquête taillée sur mesure. A qui devait profiter le " crime " ? Suivez notre regard.</em></strong>

Trois (3) maisons d'habitation, 51 parcelles non bâties (dont 5 au nom de ses enfants), comprenant 47 concessions rurales d'une contenance de 45 ha 51 a 65 ca, dont la valeur immobilière est évaluée par une expertise à plus de 420 millions de Fcfa contre 65 millions Fcfa, résultant du cumul des salaires, accessoires de salaires, primes et autres indemnités, 7 ans durant au poste de ministre de la République, soit un écart non justifié de 355 millions de Fcfa.

Il s'agit là de la quintessence de ce qui est reproché à l'ancien ministre des Affaires religieuses et du Culte, Thierno Hass Diallo, comme source d'enrichissement illicite. C'est la conclusion d'une enquête que l'Office central de lutte contre l'enrichissement illicite (Oclei) a conduite à son encontre, en août 2019, et qui lui vaut un séjour dans la Maison centrale d'arrêt de Bamako après qu'il a été placé sous mandat de dépôt, le vendredi 31 décembre 2021, par la Cour suprême. En clair, ce n'est pas une affaire de gestion financière de son ministère puisqu'aucun technicien en la matière ne l'accompagne en prison dans ce cadre, à savoir : les ordonnateurs de dépense au moment des faits ayant fait l'objet d'enquêtes des services compétents en la matière comme le Bureau du Vérificateur général ou le Contrôle général des services publics.

<strong>Est-ce à dire qu'il faut chercher ailleurs ?</strong>

Selon certaines sources, les ennuis du ministre Thierno Hass Diallo ont curieusement commencé en 2019 quand les appréciations les plus élogieuses étaient faites à son sujet jusque dans l'entourage immédiat du président IBK (paix à son âme).

Tenez, selon les mêmes sources, un jour, le ministre Hamadoun Konaté (paix à son âme) avait lâché : <strong><em>"Thierno, tu es le meilleur parmi nous".</em></strong>

Cette haute appréciation faisait suite à celle d'un diplomate étranger qui louangeait le ministre Thierno Hass Diallo devant le président Ibrahim Boubacar Kéita.

D'autres personnalités nationales ne manquaient pas non plus de vanter ses mérites à son poste, à l'aise avec toutes les confessions religieuses (toutes tendances confondues), comme un poisson dans l'eau bénite, et son éloquence à faire pâlir de jalousie plus d'un dans le cercle rapproché de Koulouba. Toutes ces remarques fondaient-elles le président IBK à avoir des ambitions plus hautes pour lui dans le gouvernement, y compris au poste de Premier ministre ?

Curieusement et subitement, les enquêtes pleuvaient de toutes parts : Bureau du Vérificateur général, Contrôle général des services publics, Office central de lutte contre l'enrichissement illicite (Oclei), etc. Ce, d'autant plus que le budget de son ministère dépassait à peine, au départ, les 800 millions de Fcfa par an à côté des mastodontes ministériels et autres services aux budgets faramineux.

En tout cas, cela a intrigué plus d'un, au Mali et à l'étranger, que ce soit son petit ministère, avec un budget minuscule, qui fasse l'objet d'acharnement des services d'enquête de tous genres, au point de lui valoir aujourd'hui un séjour carcéral, consécutivement à ces enquêtes, de l'indépendance à nos jours.

Allez savoir…                                                                                   <strong> El Hadj A.B. HAIDARA</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Lutte contre la corruption et la délinquance financière :  L’OCLEI fait recouvrer des milliards F CFA</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/lutte-contre-la-corruption-et-la-delinquance-financiere-loclei-fait-recouvrer-des-milliards-f-cfa-2964152.html</link>
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<pubDate>Wed, 09 Feb 2022 10:21:04 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Horizon</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>L’intense activité de l’Office central de lutte contre l’enrichissement illicite (OCLEI) permet à l’Etat de recouvrer plusieurs milliards de nos francs, fruit de nombreuses indélicatesses de certains agents publics. C’est ce que révèlent des sources bien introduites dans le milieu des structures de contrôle des finances publiques de l’Etat.</em></strong>

<strong> </strong>

Au moment où l’équipe de l’OCLEI, avec à sa tête le haut magistrat Moumouni Guindo, s’active au four et au moulin pour publier, dans les prochaines mois, son rapport 2021, des confidences émanant des hautes autorités font état d’un satisfécit total du bilan de cette structure phare de traque de la corruption et de l’enrichissement indu. Lesquelles confidences sont confirmées par des experts des finances publiques et des structures de contrôle de l’Etat et par des experts internationaux. « L’activité de l’OCLEI est admirable et nous nous inspirons de ses performance », a récemment confié en marge d’un colloque international sur la corruption, des auditeurs financiers du Togo (membre du HAPLUCIA : Haute Autorité de prévention et de lutte contre la corruption et infractions assimilées). Même son de cloche chez des experts burkinabé de l’Autorité supérieure de Contrôle d’Etat et de Lutte contre la Corruption (ASCE-LC). Ce satisfecit est confirmé par des experts nationaux, dont des comptables et hauts des structures de contrôle de l’Etat malien. Ils assurent que grâce aux actions de l’OCLEI, une partie non négligeable des deniers publics détournés sont récupérés, soit plusieurs milliards F CFA recouvrés.

Comme, on le voit, sans nécessairement faire le gendarme contre la cupidité maladive, qui envahit des agents publics, l’Office de lutte contre l’enrichissement illicite travaille méticuleusement, sans bruit, pour traquer les présumés auteurs d’indélicatesses par rapport aux biens publics.

Rappelons que c’est l’ordonnance n°2015-032/P-RM du 23 septembre 2015 portant création de l’Office central de Lutte contre l’Enrichissement illicite (OCLEI), qui lui sert de fondement juridique. Ce texte et son décret d'application exigent à l’OCLEI de produire, chaque année, un rapport d’activités et un rapport d’évaluation des activités liées à la prévention et à la répression de l’enrichissement illicite au Mali. Ces rapports sont adressés au président de la République. Actuellement, l’OCLEI prépare activement la publication de son rapport pour l’année 2021. Celui-ci, selon certaines indiscrétions, doit mettre en lumière certains cas d’enrichissement illicite concernant de hauts cadres de l’Etat, dont des ministres et des élus.

En définitive, malgré l’adversité et les incompréhensions qu’il endure avec abnégation, l’équipe dynamique de Dr Moumouni Guindo travaille d’arrache-pied pour freiner sensiblement la tendance à l’avidité au détriment des ressources publiques.

Nous y reviendrons.

<strong>Bruno D SEGBEDJI</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Corruption et délinquance financière :  La lutte dans l’impasse !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/corruption-et-delinquance-financiere-la-lutte-dans-limpasse-2963667.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 07 Feb 2022 01:11:36 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Aube</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Engager une lutte contre la corruption et la délinquance financière. Telle est la volonté exprimée par les Autorités de la transition. Si certains dossiers sulfureux ont connu un début de traitement  d’autres n’ont connu aucune évolution significative, et l’opinion s’interroge... </strong>

Ainsi, le 26 août 2021, l’ancien Premier Ministre, non moins ancien Ministre de la Défense et des Anciens Combattants, Soumeylou Boubeye Maïga, a été placé sous mandat de dépôt après avoir été entendu par la Chambre d’Accusation de la Cour Suprême et Mme Bouaré Fily Sissoko, ancienne Ministre de l’Economie et des Finances, elle aussi écrouée à la prison pour femmes de Bolé pour la même affaire.

En effet, depuis le coup d’Etat d’août 2020, les Maliens attendent l’ouverture des enquêtes sur les scandaleux dossiers financiers et autres détournements des deniers publics qui ont entaché les 7 années du mandat d’Ibrahim Boubacar Keïta. Et le Premier Ministre, Choguel Kokalla Maïga avait, lors de la présentation du plan d’actions du gouvernement 2021-2022, a promis une « gouvernance de rupture et d’exemplarité », fondée sur la lutte contre la corruption et l’impunité.

L’arrestation de Soumeylou Boubèye Maïga, Mme Bouaré Fily Sissoko, et de deux Opérateurs économiques dont Mohamed Aly Niangadou semblait donner une nouvelle impulsion à la lutte contre la délinquance financière. Cette volonté de la Justice de mener une lutte implacable contre les auteurs des actes détournements des deniers publics doit se poursuivre et aller jusqu’au bout ; car, les dossiers de scandales financiers et autres malversations ne manquent pas.

Cependant, la réalité est là : Au-delà, ces discours et actes volontaristes sont loin de se concrétiser en actes. De nombreux dossiers consécutifs aux scandales sous le régime défunt dorment toujours dans les tiroirs. Et au même moment, des personnes inculpées pour détournements sont remis en liberté sans aucune explication. D’où le scepticisme d’une opinion malienne qui ne croit plus aux discours tenus çà et là. Aussi, beaucoup d’interrogations sont posées sur le sort réservé à certains sulfureux dossiers de détournement et/ou de scandales financiers qui avaient défrayé la chronique sous le défunt régime : Achat de l’avion présidentiel, scandale des engrais frelatés ou encore celui des logements sociaux…

En effet, pendant les 7 dernières années, les scandales financiers se sont succédés. Outre l’achat de l’avion présidentiel, acquis à la suite d’un montage financier opaque mêlant sociétés-écrans et hommes d’affaires douteux. Hors, de toute inscription budgétaire, 20 milliards de francs CFA ont été sortis des caisses de l’Etat pour acquérir un Boeing 737 non encore immatriculé au nom du Mali. Le Bureau du Vérificateur général a été commis par le Fmi pour auditer cette affaire, ainsi que la section des comptes de la Cour suprême par le gouvernement malien. Les rapports de ces deux structures de contrôle sont accablants : des surfacturations comprises entre 29 milliards et 38 milliards sont décelées. Aujourd’hui encore, la justice s’est-elle saisie de cette affaire.

Au même moment, était révélée aux Maliens et au monde entier la nature d’un marché de gré à gré de 69 milliards de F CFA attribué, en violation des règles des marchés publics, à un proche de la famille présidentielle. Avec l’avenant, le marché a finalement porté sur 108 milliards de FCFA. Le fait que ce marché ait été attribué de gré à gré constitue un piétinement flagrant des principes élémentaires de passation de marché public. Pire, dans le même contrat, Aussi, plusieurs milliards de F CFA sont détournés par an à cause de la corruption. C’est selon plusieurs Rapports dont celui du Bureau de Vérificateur Général qui élabore périodiquement un document de contrôle sur la gestion des deniers publics. Tous les secteurs sont infestés : santé, éducation, emploi, sécurité, justice, …

Mais au-delà des rapports du Bureau de Vérificateur Général plusieurs autres sandales ont ébranlé le Mali ces dernières années.

Comme celui concernant la fourniture de véhicules au MOC. Ainsi en avril 2016, le gouvernement a remis au MOC (Mécanisme opérationnel de coordination) 42 véhicules destinés aux patrouilles mixtes. La presse a rapporté que lesdits véhicules ont coûté à l’État 2 milliards 300 millions de FCFA, soit plus de 50 millions l’unité.

Après l’affaire de l’avion présidentiel et des équipements militaires surfacturés, le Malien lambda était loin de s’imaginer qu’un autre scandale, portant lui aussi sur des milliards de FCFA, éclaterait. Ce énième scandale portait sur une soixantaine de milliards F CFA destinés à l’achat de l’engrais pour les paysans, sous forme de prêts à rembourser dès la fin des récoltes dans les opérations de développement rural.

C’est un minuscule GIE (Groupement d’intérêt économique) qui était chargé de l’attribution, à travers un avis d’appel fort douteux, de ce gros et juteux marché à des fournisseurs, parfois sans foi ni loi. Il a fallu qu’un concurrent mécontent crache dans la soupe, en soumettant au test de conformité l’engrais d’un rival à un laboratoire de la place, pour que le pot aux roses soit découvert et que la vérité dans toute son horreur commence à être étalée sur la place publique.

<strong>L’impunité encourageant de nouvelles atteintes à la morale publique, une nouvelle affaire dite « des 1000 tracteurs » a été révélée à l’opinion malienne.</strong>

Un autre scandale : l’attribution des 1552 logements sociaux de Tabacoro, dans laquelle il a été orchestré une véritable magouille à ciel ouvert. En plus des ministres de la République et des cadres de l’administration.

Déjà, à l’achat de ces hélicoptères, un officier supérieur de l’armée malienne avait déclaré dans Bloomberg news (parution du 13 juillet 2017) : « Nous avons deux hélicoptères cloués au sol et qui ne servent à rien». Avant de préciser : « Les appareils sont cloués au sol parce que l’armée ne peut pas obtenir les pièces de rechange».

<strong>Mohamed Sylla</strong>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Les vraies raisons de l&amp;apos;incarcération de Thierno Diallo</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/les-vraies-raisons-de-lincarceration-de-thierno-diallo-2963189.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 03 Feb 2022 01:27:31 +0000</pubDate>
<dc:creator>22 Septembre</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>L'ancien ministre est en prison au compte de " l'OCLEI" qui évalue ses biens à 3 maisons, 51 parcelles non bâties...</strong>

Placé sous mandat de dépôt le vendredi 31 Décembre par la Cour Suprême, l'ancien ministre des Affaires religieuses et du culte, Thierno Amadou Hass Diallo, croupit toujours à la grande prison de Bamako.

Une certaine presse et les réseaux disaient que son incarcération est consécutive à des irrégularités estimées à 639 millions par le Bureau du Vérificateur général.

Depuis, nous étions étonnés que le ministre lui-même puisse faire la prison, seul, sans aucun agent de la direction des Finances et du matériel ( DFM) du département concerné. Ni le DFM, ni le régisseur, ni le ou les responsables des engagements et des finances, ni encore le secrétaire général, ordonnateur du budget, n'ont été interpellés.

Nous avons continué à nous interroger même sur certains groupes Watsaps dont celui des anciens de l'AEEM. Nous avons même interpellé au sein de ce groupe des camarades financiers, afin que nous puissions comprendre. Sans réponse!

De fil en aiguille, finalement, il nous est revenu qu'il n'a pas été inculpé sur la base du rapport du Bureau du Vérificateur général mais sur la base du rapport annuel 2020 de l'Office central de lutte contre l'enrichissement illicite ( l'OCLEI).

Nous nous sommes donc empressés d’éplucher le rapport qui dormait dans notre tiroir. En page 51 figure en bonne place le dossier numéro 2. Il concerne un ministre au moment de l'enquête. Aujourd'hui, il est ancien ministre. Ce dossier fait partie des six dossiers emblématiques que Dr Moumouni Guindo et son équipe ont transmis à la justice comme étant des faits présumés d'enrichissement illicite.

Le ministre en question, selon nos investigations, n'est autre que Thierno Amadou Hass Diallo, chargé des Affaires religieuses et des Cultes.

L'OCLEI a ouvert une enquête le concernant le 28 août 2019. Les conclusions de cette procédure enclenchée ont identifié des biens appartenant à l'intéressé au nombre de 54, composés de 3 maisons d'habitation; 51 parcelles non bâties ( dont 5 au nom de ses enfants) comprenant 47 concessions rurales d'une contenance de 45 ha 51 à 65 ca.

L'enquête a fait ressortir que le ministre et ses  prête-noms ont 6 comptes bancaires. Les entrées sur ces comptes sont de plus 434 millions de nos francs dans la période allant du 1er mai 2014 au 31 janvier 2020.

La valeur totale des biens acquis ou mis en valeur durant la même période est estimée par expertise immobilière indépendante à plus de 420 millions de FCFA. Toujours selon l'OCLEI, le cumul des salaires, accessoires de salaires, primes et indemnités de l'intéressé est de près de 65 millions de nos francs dans la même période.

L'écart non justifié devant l'OCLEI s'élève à 355 millions de nos francs. Cette somme de l'avis de l'OCLEI représente la différence entre la valeur des biens de la personne sous enquête et le total de ses revenus légitimes, sans prendre en compte ses dépenses incompressibles.

Voilà pourquoi Thierno a été mis sous mandat de dépôt par la plus haute juridiction du pays.

Il est aujourd'hui le seul cadre malien, le premier, à être emprisonné dans le cadre de l'OCLEI.

Plaide t- il coupable ? Non, selon son entourage qui le connaît bien.

Plusieurs témoignages soutiennent que Thierno peut et doit avoir tous les biens qui lui sont attribués parcequ'il se bat depuis sa tendre enfance.

Albinos de son état, ainé de sa famille, il avait perdu sa mère à l'âge de deux ans. Il a donc bataillé dur, comme il avait su le faire au sein de l'AEEM en 1991 à l'ENI. La suite est connue avec son engagement, son esprit brillant, entrepreneurial. Il dispensait des cours dans des écoles privées avant d'accéder à la Fonction publique. Au finish, il est devenu promoteur d'école privée.

Fonctionnaire, diplomate à Bruxelles, Thierno multipliait les initiatives pour avoir plusieurs cordes sur son arc. Il achetait des camions pour les revendre à Bamako. Lui-même est propriétaire de benne pour vendre le sable et le gravier depuis plusieurs années. Il est aussi propriétaire de Sotrama, sans compter ses solides relations avec la famille royale du Maroc et d'autres personnalités étrangères et maliennes qui le portent dans leur cœur. Avec bien sûr des retombées financières. Nous évoquerons pas son statut l'albinos dont il est très fier.

Cet homme là, selon son entourage, peut bien construire plusieurs maisons et acheter des parcelles.

" Depuis à bas âge, Thierno a toujours mouillé le maillot pour vivre honnêtement. Son enrichissement, s'il en est un, n'est pas illicite. Il a le plus petit département du gouvernement. Sans dotation budgétaire conséquente. Qu'est-ce qu'il peut trouver dans ce département ? Je peux jurer que ses biens n'ont rien à voir avec l'Etat. Depuis plusieurs années, son établissement privé marche... on veut faire de Thierno un cobaye. Ça ne marchera pas, il va bien se défendre", nous a expliqué un de ses proches.

En tout cas, le premier prisonnier de l'OCLEI est connu. Il serait intéressant de savoir l'évolution des cinq autres dossiers: un ancien maire; un maire en fonction ; un inspecteur des finances ; un inspecteur de trésor ; un administrateur civil.

Rappelons que l'OCLEI a reçu 434 dénonciations dont 422 sur le numéro vert 80 00 22 22 et 12 par courrier.

Le cas de Thierno émane, nous a t- on dit, de son proche entourage qui est allé jusqu'à faire identifier une de ses maisons à Nioro du Sahel.

A suivre.

Wa- Salam !

<strong>Elhadj Chahana Takiou</strong>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Indice de perception de la corruption : Le Mali stagne à la 129e place du classement de Transparency international</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/indice-de-perception-de-la-corruption-le-mali-stagne-a-la-129e-place-du-classement-de-transparency-international-2962740.html</link>
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<pubDate>Mon, 31 Jan 2022 12:06:43 +0000</pubDate>
<dc:creator>Arc en Ciel</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<h1><em>Dans le classement de Transparency international 2021, le Mali n’a pas fait de progrès. Notre pays stagne à la 129è place sur 180 au niveau mondial. </em></h1>
&nbsp;

Le Mali garde sa place de 129è mondial au classement de Transparency International sur l’indice de perception de la corruption. En 2020, le pays occupait le même rang et avait progressé d’une place de 130è à 129è. Sur le continent africain, notre place reste inchangée occupant la 29e place sur 54 Etats. Pourquoi ce score est attribué au Mali ?

Selon l’indice, le Mali est confronté à des crises politiques, institutionnelles et sécuritaire : trois coups d’État militaires ont été commis au cours des 10 dernières années. Son score IPC a chuté à 29 et son score en matière de libertés civiles est également en pente descendante, car les conflits armés en cours empêchent le fonctionnement normal de l’Etat, ce qui conduit à un cercle vicieux de corruption et de violations des droits de l’homme.

Il faut dire que ce rapport publié chaque année par Transparency International permet de cerner la situation de corruption à travers le monde dans le but d’inciter des gouvernements à mener des reformes systématiques dans leurs pays respectifs afin d’améliorer la gouvernance.

L’indice qui classe 180 pays et territoires, dont 54 en Afrique en fonction du niveau de corruption dans le secteur public. Alors que la planète traverse une crise sanitaire, l’IPC dresse un tableau assez sombre de l’état de la corruption dans le monde. La plupart des pays ont fait peu ou pas de progrès dans la lutte contre la corruption en près d'une décennie, de sorte que plus des deux tiers des pays obtiennent un score inférieur à 50.

Sur le continent, seuls six pays sont arrivés à passer la barre des 50 points. Il s’agit des Seychelles (66), du Botswana (60), du Cap-Vert (58), du Rwanda (54), de Maurice (53) et de la Namibie (51).

Au bas de l’indice, on trouve le Soudan (16), la Somalie (12) et le Soudan du Sud (12).

Avec un score moyen de 32, l'Afrique subsaharienne en particulier est la région la moins performante sur l'IPC, affichant peu d'amélioration par rapport aux années précédentes.

Dans toute la région, la pandémie de covid-19 met en évidence des lacunes structurelles dans les systèmes nationaux de soins de santé, des risques de corruption associés aux marchés publics et le détournement de fonds d'urgence, indique Transparency International.

Une situation qui est d’ailleurs globale puisque le rapport souligne que la corruption sape non seulement la réponse sanitaire mondiale à la covid-19, mais contribue à une crise démocratique continue.

Depuis sa création en 1995, l’Indice de perception de la corruption est devenu le principal indicateur de la corruption dans le secteur public au niveau mondial. Il classe 180 pays et territoires dans le monde en fonction de la perception de la corruption dans le secteur public, à l’aide de données provenant de 13 sources externes, dont la Banque mondiale, le Forum économique mondial, des entreprises privées de conseil et de gestion des risques, des groupes de réflexion et d’autres. Les scores reflètent les points de vue d’expert (e) s, et d’hommes et femmes d’affaires.

Le système de calcul de l’IPC est régulièrement revu pour garantir autant que possible sa robustesse et sa cohérence, et en 2017, il l’a été par le Centre commun de recherche de la Commission européenne. Depuis 2012, tous les scores de l’IPC sont comparables d’une année une autre.

<strong>Djibril Diallo</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Gouvernement de transition et lutte contre la corruption : Où en est&#45;on avec la lutte contre l’impunité ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/gouvernement-de-transition-et-lutte-contre-la-corruption-ou-en-est-on-avec-la-lutte-contre-limpunite-2962644.html</link>
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<pubDate>Mon, 31 Jan 2022 07:40:08 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La chute de feu le président IBK a été marqué par un discours politique majeur, celui sur la lutte contre la corruption et la fin de l’impunité. 17 mois après, quel état des lieux peut-on faire sur ce chantier ?</em></strong>

La montagne du changement, chantée à cor et à cri, lors du renversement du régime IBK, en août 2020, a-t-elle accouché d’une souris ? Même si la réponse à cette question n’est pas affirmative, de nombreux observateurs affirment que le bilan est plutôt mitigé.

En effet, au début de la Transition sous Bah N’Daw et Moctar Ouane, le mouvement contestataire du régime renversé, le M5-RFP avait dénoncé « une gouvernance IBK sans IBK ». C’est dans ce sens que Dr Choguel Kokalla Maïga avait fustigé une « transition de continuité » qu’il fallait remplacer par « une transition de rupture », dont l’axe majeur était la lutte contre la corruption et la fin de l’impunité. Et c’est cette dénonciation qui a conduit à ce qu’il est convenu d’appeler « la rectification » avec les événements de mai 2021 ayant éjecté le duo Bah N’Daw-Moctar Ouane. Celui-ci avait même été accusé de protéger les délinquants financiers présumés du régime déchu ou, du moins, empêchait leur poursuite devant les tribunaux.

C’est après cette phase que l’on notera que la machine judiciaire s’est brièvement signalée avec notamment le dossier de l’avion présidentiel et des équipements militaires. Ce qui a conduit à la l’arrestation et la détention de l’ancien Premier ministre Soumeylou Boubèye Maïga, des anciens ministres, Mme Bouaré Fily Sissoko, Mahamadou Camara. Puis, plus rien. Ce qui a poussé les uns et les autres à se demander si l’affaire de l’avion présidentiel et des équipements militaires a été le seul scandale ayant marqué la gouvernance sous IBK. Qu’en est-il des affaires des engrais frelatés, des 1000 tracteurs, des aéronefs de l’armée cloués au sol, etc ?

En plus de ces dossiers majeurs qui avaient défrayé la chronique un moment donné, les rapports du Bureau du Vérificateurs général avaient cité de nombreux cas présumés de malversations portant sur les deniers publics. Pourquoi la machine judiciaire ne s’est-elle pas intéressée à fouiner dans ces dossiers ? A titre d’exemple, n’a-t-on pas qualifié publiquement, dans un passé récent,  un ancien président de la Cour suprême du Mali d’être le fonction le plus corrompu du Mali ? Cette accusation grave n’est-elle pas en elle-même pas une dénonciation ? Quid des dossiers ayant conduit l’ancien président de l’APCAM en prison avant un curieux non-lieu ? Un non-lieu par rapport auquel le ministre de la Justice actuel avait demandé des enquêtes complémentaires, dont nul ne connaît la suite… Voilà autant de questions et de suspicions qui pousse à croire que la fin de l’impunité clamée haut et fort par les nouvelles autorités de la transition demeure un slogan, voire une simple profession de foi.

Il urge donc d’interpeller les plus hautes autorités du pays à agir pour réveiller certains dossiers qui, à défaut de conduire des délinquants financiers en prison, doit permettre à l’Etat de récupérer de nombreux milliards de F CFA détournés par des cadres et fonctionnaires indélicats dans un passé relativement récent. Si cela n’est pas fait dans un bref délai, plus d’un Malien pourrait conclure que la lutte contre la corruption, durant cette transition, n’a été qu’un moyen pour des règlements de compte politiques.

<strong>Boubou SIDIBE/Maliweb.net</strong>

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<title>Lutte anti&#45;corruption : Mme Bouaré Fily Sissoko, une victime expiatoire</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/lutte-anti-corruption-mme-bouare-fily-sissoko-une-victime-expiatoire-2959488.html</link>
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<pubDate>Sat, 08 Jan 2022 10:31:42 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Dans le cadre de l’affaire dite de « l’avion présidentiel », Mme Bouaré Fily Sissoko ancienne ministre des Finances est en prison depuis longtemps. Elle n’a pas pu assister aux obsèques de sa mère décédée alors qu’elle était en prison. Veut-on en faire un exemple ?</em></strong>

Fily Bouaré, après son passage au Ministère de l’Economie et des Finances, et s’apprêtant à aller à la Mecque, a organisé à la Maison des Aînés une conférence pour définir sa ligne de conduite. Elle a profité de l’occasion pour affirmer qu’elle n’est pas du genre à tremper dans des combines. Elle reviendra sur cette ligne de conduite à plusieurs occasions.

Le dossier avait d’ailleurs été instruit et le Procureur de la République près le tribunal de la Commune III de l’époque, Mahamadou Bandjougou Diawara, chargé du Pôle économique et financier de Bamako, l’avait classé sans suite, estimant que <em>« les faits dénoncés ne pouvant admettre aucune qualification pénale »</em>.

Le 27 octobre 2014, le Vérificateur général avait demandé au procureur de voir la conformité de l’acquisition d’un aéronef et fourniture aux forces armées maliennes de matériels d’habillement, de couchage, de campement et d’alimentation, ainsi que de véhicules et de pièces de rechange du Ministère de la Défense et des Anciens combattants.

Le Végal, demandait à la justice de vérifier les faisceaux de présomptions de détournements de fonds publics et complicité par l’engagement irrégulier des finances publiques et par surfacturation portant sur des centaines de milliards F CFA.

Une véritable campagne de lynchage a été menée contre Mme Bouaré Fily Sissoko et elle semble la seule dans les liens de la détention, alors qu’ils sont nombreux à être cités. Elle continue à clamer son innocence et à demander des preuves. Mais, visiblement, elle n’est pas audible, dans un contexte où la messe semble dite.

&nbsp;

<strong>Alexis Kalambry</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Lutte contre la corruption :  Tuwindi dans la sensibilisation</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/lutte-contre-la-corruption-tuwindi-dans-la-sensibilisation-2959146.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 05 Jan 2022 10:38:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Mercredi 29 décembre dernier, au Mémorial Modibo Keïta, le consortium Occipre a organisé un panel informatif autour de la corruption. Le thème débattu est : « La lutte contre la corruption au Mali, quels résultats ».</em></strong>

&nbsp;

Pour lutter contre la corruption, devenue un phénomène très répandu dans le monde, le consortium Occipre a initié une vaste campagne de sensibilisation. Cette lutte ne peut se faire sans pour autant inclure la couche la plus importante, la jeunesse. D’où l’organisation de ce panel à l’intention des jeunes de Bamako et des régions. Les deux panélistes, Pr. Bachir Kagnasy et Mamadou Gamby, experts du thématique, ont briffé les jeunes sur la corruption, ses conséquences et comment lutter contre.

Le Pr. Kagnasy fait savoir que la corruption est un délit qui est très difficile à punir, car elle se fait sans laisser de trace ni de preuve. « <em>La corruption, c’est comme si c’est deux individus qui se rendent service, car c’est l’un qui vient proposer de l’argent pour avoir un poste en contrepartie », </em>précise-t-il.

Mamadou Gambi, membre de la société civile, explique qu’il faut une prise de conscience massive pour réduire, voire mettre fin à la corruption. « <em>C’est ensemble que nous pouvons freiner ce fléau, surtout que la jeunesse est l’avenir du Mali », </em>ajoute-t-il.

La jeunesse, très réjouit d’avoir pris part à ce panel, se dit prête à être des facteurs de changement, car la corruption est un phénomène qui met un terme au développement d’un pays.

Tidiani Togola, Ceo de Tuwindi, explique que l’objectif du panel a été atteint, car les jeunes qui ont pris part au panel sauront à leur tour sensibiliser un plus grand nombre de personnes sur les conséquences néfastes de la corruption.

&nbsp;

<strong>Hamady Sow </strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Lutte contre la corruption au Mali : Les Jeunes des Partis Politiques entendent jouer leur partition</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/lutte-contre-la-corruption-au-mali-les-jeunes-des-partis-politiques-entendent-jouer-leur-partition-2958684.html</link>
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<pubDate>Thu, 30 Dec 2021 06:27:52 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>A l’occasion de la Journée internationale de lutte contre la corruption du 9 décembre, le Réseau des jeunes des Partis Politiques du Mali (RJPPM) et Communauté des Pratiques en Matière de Lutte Contre la Corruption (CPLC) et l’Office des Nations Unies contre la Drogue et le crime (ONUDC) ont organisé, le mercredi 29 décembre 2021, à l’hôtel Salam de Bamako, une conférence débat sur le thème : « Lutte contre la corruption et terrorisme: nos droits, nos défis ». L’objectif général de cette conférence débat est d’éveiller les consciences des jeunes sur les méfaits de la corruption et ses conséquences néfastes sur le développement, la sécurité.</strong>

Plusieurs personnes ont pris part à cette conférence débat parmi lesquelles le Président du Réseau des jeunes des Partis Politiques du Mali (RJPPM), Mamadou Sansi Bah ; la présidente de CPLC, Mariam D Sanogo ; le Conférencier Boubacar Coulibaly, président du comité de suivi des états généraux pour la lutte contre la corruption et la délinquance financière et d’autres personnalités. Dans son discours, le Président du Réseau des jeunes des Partis Politiques du Mali (RJPPM), Mamadou Sansi Bah, a fait savoir que la corruption et les crimes financiers peuvent sembler des concepts abstraits. Mais leur impact, dit-il, est très concret et affecte la vie quotidienne de centaines de millions de personnes dans le monde. « Ils sapent les élections, la démocratie et la primauté du droit.

Ils érodent les droits de l'Homme et entravent l'inclusion sociale. Dans certaines régions du monde, ils contribuent à l'insécurité et à alimenter le terrorisme. Et pratiquement partout, ils freinent finalement le développement durable », a-t-il déclaré.

Selon lui, des problèmes de corruption persistent dans la société malienne pendant que les lacunes en matière de sécurité et de justice ont affecté la confiance du public dans le système judiciaire. A ses dires, la corruption et la criminalité financière doivent être combattues. « La jeunesse qui constitue les forces vives de demain sur qui repose l’avenir de la nation, se retrouve bien souvent au cœur des actes de corruption et autres malversations financières qui gangrènent notre société.

L’objectif général de ces espaces de débats citoyens qui vont à la rencontre de ces principaux acteurs est d’éveiller les consciences des jeunes sur les méfaits de la corruption et ses conséquences néfastes sur le développement et la sécurité », a conclu Mamadou S. Bah.

A sa suite, le Conférencier Boubacar Coulibaly a développé la thématique : « Lutte contre la corruption et terrorisme: nos droits, nos défis ». Dans son exposé, il a mis l’accent sur les conséquences de la corruption sur le développement du pays.

Aguibou Sogodogo

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</item>

<item>
<title>REAO&#45;entree annuelle : Les entrepreneurs se penchent sur la corruption et ses conséquences</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/reao-entree-annuelle-les-entrepreneurs-se-penchent-sur-la-corruption-et-ses-consequences-2956820.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 15 Dec 2021 01:06:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La rentrée annuelle du Réseau de l’Entreprise en Afrique de l’Ouest (Réao), section du Mali, a eu lieu le vendredi 10 décembre autour d’un dîner à Bamako. Elle était placée sous la présidence du Premier ministre, Choguel Kokalla Maïga.</em></strong>

&nbsp;

Le Réseau de l’Entreprise en Afrique de l’Ouest (Réao) est une association professionnelle apolitique à but non lucratif. Il a été créé par un groupe d’entrepreneurs motivés et soucieux d’améliorer l’environnement des affaires en Afrique de l’Ouest et au Mali, nécessaire à l’essor d’un secteur privé fort et dynamique qui serait en mesure de contribuer au développement économique du pays, a rappelé la présidente du Réao, Dr. Awa Diarra.

Aussi, c’est un espace de réflexion, d’échanges, de débats, de propositions sur les enjeux économiques et les enjeux de gouvernance. Pour le Réseau, la Rentrée annuelle est une occasion de poser un sujet sur la table, d’en discuter, d’analyser les contours, les menaces, les opportunités y afférentes et proposer des solutions.

Pour l’édition de cette année, le thème choisi a été <em>« lutter contre la corruption en matière de bonne gouvernance »</em>. Un thème autour duquel, les débats ont également touché les sujets suivants : la neutralité de l’État dans la compétition entre les entreprises, l’équité dans l’application de la fiscalité, la transparence dans les procédures de commande public, l’assainissement du cadre des affaires en limitant la domination de l’informel

Evoquant le bien fondé du choix du thème, la présidente du Réseau a indiqué que nul besoin de rappeler combien la corruption est une gangrène, qui étouffe et par la suite tue les opérateurs économiques car elle ne favorise nullement une compétition saine, ne garantit pas la neutralité de l’Etat, alourdit la fiscalité des entreprises formelles au détriment de l’informel.

Ancien homme d’affaires, député canadien, Christian Lévesque a fait un brillant exposé sur le sujet devant un auditoire qui a également apporté  sa contribution lors des questions-réponses.

De l’avis du conférencier, la lutte contre la corruption qui sera certainement de longue haleine est <em>« le projet d’aujourd'hui pour les prochaines générations ! ».</em> Pour cette raison, il a expliqué qu’elle ne doit pas être traitée comme un projet ou un poste budgétaire. <em>« C’est une partie intégrante et cohérente du cycle de gestion stratégique de l'organisation ».</em>  Comme moyens efficaces et durables, le conférencier a prôné l’éducation et la communication. <em>« Communiquer efficacement et former nos dirigeants, nos employés et nos partenaires ; organiser et intégrer nos stratégies de lutte contre la corruption dans nos opérations courantes ; renforcer l’imputabilité à tous les niveaux et voir à l’amélioration continue de nos pratiques et de nos outils de contrôle ».</em>

Pour sa part, le Premier ministre a salué le choix du thème qui entre en ligne de compte des actions du gouvernement de la transition.

&nbsp;

<strong>Alassane Cissouma</strong>

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</item>

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<title>Les assises spéciales sur les crimes économiques et financiers : après l’acquittement de Bakary Togola et co&#45;accusés :   Qui seront les prochains ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/les-assises-speciales-sur-les-crimes-economiques-et-financiers-apres-lacquittement-de-bakary-togola-et-co-accuses-qui-seront-les-prochains-2956651.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 14 Dec 2021 01:27:03 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Humanité</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>C’est la question qui taraude les esprits. Après l’acquittement de Bakary Togola et co-accusés dans le dossier des ristournes des cotonculteurs détournées à hauteur de plus de 9 milliards de FCFA, les citoyens qui avaient commencé à placer un certain espoir dans la lutte contre la corruption enclenchée par les autorités actuelles commencent à douter de l’issue de cette chasse aux grands délinquants financier qui ont confondu les caisses de l’Etat avec leurs poches, </strong>

« Comme peut-on voler des milliards dans ce pays et être condamne? », telle semble la devise. Malheureusement cette devise résume tout. Dans un pays sérieux où la justice est libre et indépendante de tout tel que de l’argent sale, une telle devise n’aurait pas en cours. Mais au Mali, c’est une réalité. C’est pourquoi, les gens qui pillent les caisses de l’Etat n’ont pas peur. Ils savent qu’une fois que l’affaire devant les juges, le reste devient un jeu soutenu par des espèces sonnantes et trébuchantes. La suite on la connait : liberté provisoire synonyme de classement sans suite de l’affaire, non-lieu, acquittement…)

Après l’acquittement de Bakary Togola et co-accusés, le ministère public s’est pourvu en cassation et a ouvert une enquête, le 07 décembre 2021, afin de faire toute la lumière sur cette affaire, notamment les manquements susceptibles de recevoir une qualification pénale. On se rappelle, Bakary Togola avait été accusé des faits d'atteinte aux biens publics par détournement et autres malversations financières portant sur la somme de plus de 9 milliards de FCFA. Les inquiétudes du ministre de la justice se comprennent. C’est un connaisseur qui connaît ! Il sait que certains juges maliens ne sont pas des modèles d’honnêteté, rarement ils parviennent à résister face à l’argent, face à des propositions financières, face des espèces sonnantes et trébuchantes,…  Il sait aussi que s’il ne vielle pas, les prochains présumés délinquants financiers à être acquittés seront Soumeylou Boubeye Maïga, Mme Bouaré Fily Sissoko, Mahamadou Camara tous détenus dans le cadre de l’affaire de l’achat de l’avion présidentiel et l’achat des équipements et matériels militaires. Et autres cadres (maires, préfets, directeurs de service..) qui sont accusés d’atteinte aux biens publics tel que le maire du District de Bamako, Adama Sangaré. Et pourtant l’ancien président, Modibo Keïta avait averti et mis en garde contre la mauvaise distribution de la justice… Il a dit ceci : «Nous avons un peuple admirable, capable d’accepter tous les sacrifices pourvu que ceux-ci soient équitablement répartis. Ce qui peut le décourager, le démobiliser, le révolter, c’est l’injustice. Faites donc en sorte que tous ceux qui sortiront de nos Palais de justice, après une sentence, disent : justice a été rendue».

<strong>M.M.B</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Lutte contre la corruption et la délinquance financière :  Qui veut mettre les bâtons dans les roues du trio infernal ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/lutte-contre-la-corruption-et-la-delinquance-financiere-qui-veut-mettre-les-batons-dans-les-roues-du-trio-infernal-2956655.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/lutte-contre-la-corruption-et-la-delinquance-financiere-qui-veut-mettre-les-batons-dans-les-roues-du-trio-infernal-2956655.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 14 Dec 2021 01:05:20 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Humanité</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Tentative de découragement, tentative de dissuasion, de mettre le bâton dans les roues des magistrats qui veulent donner une autre dimension à la justice malienne, qui veulent redorer le blason de la justice très ternie par le comportement honteux de certains acteurs de la justice. C’est connu, depuis l’amorce par les nouvelles autorités de la lutte contre la corruption et l’impunité, des clans se forment au sein de la classe politique, au sein de la justice pour saboter cette belle initiative à laquelle adhère la population. Ils sont en train de faire tout pour gripper le système. On ne laissera jamais le trio révolutionner la justice malienne. Il leur faut du courage, de la persévérance, de la détermination, du soutien des autorités politiques ainsi que des populations. Tellement que la justice est pourrie, parce que certains magistrats ont eu le soutien des pouvoirs politiques successifs (recrutement, promotion etc..) donc ce n’est pas facile certains juges de juger et de condamner ceux qui les ont formatés. Comme le dit un adage : « Tu ne dois pas mordre la main qui te nourrit. » Et Modibo Keita, premier président de la République a mis en garde contre les dangers, les risques d’une justice pas équitable. Il a dit ceci. «Nous avons un peuple admirable, capable d’accepter tous les sacrifices pourvu que ceux-ci soient équitablement répartis. Ce qui peut le décourager, le démobiliser, le révolter, c’est l’injustice. Faites donc en sorte que tous ceux qui sortiront de nos Palais de justice, après une sentence, disent : justice a été rendue».

<strong>M.M.B</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Mali : la justice rejette à nouveau la demande de liberté provisoire de Soumeylou Boubèye Maïga</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/mali-la-justice-rejette-a-nouveau-la-demande-de-liberte-provisoire-de-soumeylou-boubeye-maiga-2956102.html</link>
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<pubDate>Thu, 09 Dec 2021 13:27:02 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Arrêté depuis fin août 2021 et placé sous mandat de dépôt dans l’affaire dite « l’acquisition de l’aéronef présidentiel et des équipements militaires », l’ancien premier ministre, Soumeylou Boubèye Maïga,  peine à obtenir une liberté provisoire.

Soumeylou Boubèye Maïga devrait  attendre encore  jusqu’à ce que  la justice accepte sa demande de liberté provisoire.  Selon des  sources proches du dossier, la nouvelle demande de liberté provisoire formulée par ses conseillers a été rejetée pour la  seconde fois par le juge d’instruction de la chambre d’accusation de la Cour suprême. Les avocats de l’accusé avaient évoqué les raisons de santé et  les conditions de détention pour justifier la première demande de liberté provisoire.

Placé sous mandat de dépôt  dans une affaire d’achat en 2014 de l’avion présidentiel  et l’acquisition des équipements, alors qu’il était ministre de la Défense au moment des faits,  l’ancien premier ministre aurait rejeté en bloc tous les chefs d’accusations lors d’une récente comparution.

La Cour suprême du Mali  a  inculpé cet ancien ministre de la défense dans cette affaire d’acquisition de l’aéronef présidentiel et des équipements militaires pour « faux en écriture, usage de faux et falsification de documents»,« atteinte aux biens publics par détournement ».

<strong>Siaka DIAMOUTENE/Maliweb.net  </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Lutte contre la corruption : le code de déontologie des Magistrats passé aux cribles</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/lutte-contre-la-corruption-le-code-de-deontologie-des-magistrats-passe-aux-cribles-2956096.html</link>
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<pubDate>Thu, 09 Dec 2021 13:05:39 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Dans le cadre de la semaine nationale de la lutte contre la corruption, l’Office Central de Lutte contre la Corruption et l’Enrichissement Illicite (OCLEI) en partenariat avec la Direction nationale de l’Administration de la Justice, a organisé le jeudi 09 novembre dans un hôtel de la place, un atelier de formation sur la déontologie des Magistrats. C’était sous l’égide de Cheick Tidiane Traoré, représentant le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux.

<em><strong>-maliweb.net-</strong></em> L’Office Central de Lutte contre la Corruption et l’Enrichissement Illicite (OCLEI) organise depuis 2018 dans le cadre de la semaine nationale de la lutte contre la corruption diverses activités d’information et de sensibilisation sur le phénomène et ses conséquences. Cette année, au nombre des activités envisagées figure la vulgarisation du code de déontologie du Magistrat.

Le présent séminaire contribue à l’information continue des magistrats en leur rappelant avec force les devoirs auxquels ils sont professionnellement, mais aussi personnellement tenus dans la perspective d’une bonne distribution de la justice. C’est qu’a déclaré, Cheick Tidiane Traoré, représentant du ministre de la justice. Le but ultime de ce séminaire est d’amener à une meilleure application du code de déontologie pour l’exercice correct, honorable et adéquat des fonctions publiques, a-t-il insisté.

Dans la perspective de la prévention des comportements qui jurent avec la déontologie, souligne-t-il, la formation continue, la sensibilisation et la responsabilisation des magistrats s’imposent comme mesure à envisager et à renforcer. Ce d’autant que la maitrise des règles déontologiques n’est pas une garantie de leur respect par les agents publics.

Le thème du présent atelier est : « <em>La déontologie des Magistrats : ce qu’un Magistrat doit faire et ce qu’il ne doit pas faire</em> ». Selon le président de l’OCLEI, Moumouni Guindo, la déontologie est d’une importance vitale dans la qualité de prestation de l’agent public, dans la qualité de sa relation avec l’usager et, finalement, dans l’amélioration de la qualité de vie de l’agent de l’usager. « <em>Le respect de cette déontologie est encore crucial quand il s’agit des magistrats</em> », a—il lancé

C’est au regard de cette importance vitale que l’OCLEI a effectué en 2020 une étude sur la déontologie des agents publics au Mali. Cette étude, assure-t-il, a établi qu’il existe 20 textes dans le domaine. Parmi ceux-ci figurent en bonne place le code de déontologie des magistrats.

D’après le président Guindo, l’étude a montré que les textes ne sont pas connus par les agents, qu’ils sont faiblement mis en œuvre que les manquements de ne sont pas sanctionné pour améliorer l’étude de l’OCLEI a recommandé la mise en place d’un référent déontologique dans les services de l’Etat et des collectivités territoriales.

Le présent atelier de formation entre dans le cadre de la semaine nationale de lutte contre la corruption initiée depuis 2010 au Mali. Elle-même s’inscrit dans le cadre la journée mondiale de lutte contre la Corruption Instituée par les Nations Unies en 2003.

<strong>Abdrahamane SISSOKO/Maliweb.net </strong>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Acquittement de Bakary Togola et autres : Vers un rebondissement ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/acquittement-de-bakary-togola-et-autres-vers-un-rebondissement-2955951.html</link>
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<pubDate>Thu, 09 Dec 2021 01:50:58 +0000</pubDate>
<dc:creator>22 Septembre</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le verdict du procès de Bakary Togola rendu la semaine dernière a fait couler beaucoup d'encre et de salive. Comme nous l'annoncions dans nos parutions passées la Cour avaient estimé qu'il n'a pas de preuves contre l'ancien président de l'APCAM.

Ce dénouement avait surpris la quasi-totalité des citoyens maliens. Le ministre de la Justice et des droits de l'homme, Mamadou Kassogué a instruit l'ouverture d'une enquête, afin de faire toute la lumière sur ladite affaire. A cet effet, il a adressé une correspondance datée du mardi 7 décembre au Procureur général près de la Cour d'appel et à l'inspecteur en chef du département, afin de faire la lumière suite à la décision d’acquittement prononcée dans l’affaire « Ministère public contre Bakary Togola et autres »

Dans ladite correspondance, le ministre précise " que la Cour d’assises, en session spéciale sur les affaires économiques et financières, a rendu le lundi 29 novembre 2021, un arrêt d’acquittement dans le dossier « ministère public contre Bakary Togola et autres », accusés d’atteinte aux biens publics et complicité, faux et usage de faux"

Cependant il résulte, des informations concernant le comportement de certains membres de la Cour et les connivences qui auraient entravé la gestion de cette procédure, selon la même source, un faisceau d’indices graves incitant à faire ouvrir une enquête afin de faire toute la lumière sur cette affaire, notamment des manquements susceptibles de recevoir une qualification pénale précise le garde de Sceaux.

« Dans ces conditions, je vous instruis de faire procéder aux investigations nécessaires et me tenir informé des résultats desdites investigations », précise le ministre Mahamadou Kassogué dans sa correspondance. Et d’ajouter : « j’attache du prix à l’exécution correcte de la présente instruction ».

Il faut noter que le parquet de la Cour d'appel avait fait déjà appel et que l'affaire est au niveau de la Cour suprême. Ce qui veut dire que Bakary Togola et ses co-accusés pourront passer devant les juges encore. Les jours à venir nous édifieront

A suivre !

<strong>Seydou Diamoutené</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Procès : Bakary Togola et ses co&#45;accusés acquittés par la justice</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/proces-bakary-togola-et-ses-co-accuses-acquittes-par-la-justice-2955855.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 08 Dec 2021 15:42:28 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le procès Bakary Togola et ses compagnons a finalement connu son épilogue en début d'après-midi du lundi 29 novembre à la Cour d'appel de Bamako. Après une semaine d'audience, la Cour a rendu son verdict permettant aux accusés de sortir libres de la salle. Dans l'affaire de ristournes ayant défrayé la chronique, il était reproché à l'ancien président de l'Assemblée permanente des chambres d'agriculture du Mali (APCAM) et ses co-accusés, le détournement de 9 milliards de F Cfa au détriment de la confédération des cotonculteurs. Au cours du procès, les accusés ont tous nié les faits en dépit des arguments avancés par l’accusation. Par le recours juridique à l’acte uniforme de l’OHADA sur les coopératives, les avocats ont plaidé non coupables et sollicité l’acquittement de leurs clients.

Après délibération sur la culpabilité ou l’innocence des accusés, la Cour a, dans sa sagacité, reconnu les inculpés non coupables des faits et les a acquittés purement et simplement. L’annonce du verdict a donné lieu à des manifestations de joie dans la salle où s’étaient donnés rendez-vous de cet agriculteur modèle venus de toutes les zones de production de coton. Mais, nous avons appris cette semaine que le contentieux de l’Etat a fait appel de ce verdict.]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Achat de l’avion présidentiel :  Soumeylou Boubèye Maïga de nouveau devant un juge, jeudi</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/achat-de-lavion-presidentiel-soumeylou-boubeye-maiga-de-nouveau-devant-un-juge-jeudi-2955767.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 08 Dec 2021 01:30:48 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Informateur</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Après une première audition le 25 novembre dernier, l’ancien Premier ministre est repassé devant le juge jeudi alors que ses proches se démènent comme de beaux diables pour obtenir sa libération.</em></strong>

Soumeylou Boubèye Maïga, une grosse cylindrée de la scène politique malienne s’apprête à vivre ses 100 premiers jours dans les geôles de la Maison d’arrêt de Bamako qu’il vient de subir sa seconde audition dans le cadre de l’affaire de l’achat de l’avion de commandement du président Ibrahim Boubacar Keïta. A 67 ans, ce confrère reconverti en politique est resté sur sa ligne de défense en rejetant en bloc les accusations portées à son encontre. De gros soupçons pèsent sur lui dans une affaire d’achat en 2014, alors qu’il était ministre de la Défense, d’un avion présidentiel pour un montant de 20 milliards de francs CFA, une acquisition épinglée par le Bureau vérificateur général qui a dénoncé des pratiques de surfacturation, de détournement de fonds publics, de fraude, de trafic d’influence et de favoritisme. Bouaré Fily Sissoko, ancienne ministre de l’Économie et des Finances,  inculpée et mise sous mandat de dépôt jeudi dernier, pour les mêmes motifs connait la case prison de Bollé.

Soumeylou Boubèye Maïga, qui fut de 2017 à 2019 <a href="https://www.lepoint.fr/afrique/issa-kaou-djime-ibk-est-le-probleme-du-mali-05-06-2020-2378555_3826.php">le Premier ministre du président Ibrahim Boubacar Keïta</a>, renversé il y a un an par un coup d’État, a été mis sous mandat de dépôt par la Cour suprême du Mali jeudi 26 août dans une affaire de « faux en écriture, usage de faux et falsification de documents », ainsi que pour « atteinte aux biens publics par détournements ». Il est également accusé « d’avoir cédé à des sollicitations qui tendent à la corruption », « d’abus d’influence réelle ou supposée en vue d’obtenir des avantages » et d’avoir réalisé des « montages pour percevoir des avantages indus » dans l’exercice de ses fonctions.

<strong>L’espoir d’une libération</strong>

Selon l’hebdomadaire Jeune Afrique, de retour à la maison centrale d’arrêt de Bamako, Soumeylou Boubeye Maïga a confié à ses proches que son audition s’est bien déroulée et qu’il doit se rendre de nouveau devant les juges le 9 décembre. « Il est implacable sur ce dossier, qui est vide. Il n’a pas besoin d’avocat pour se défendre », observe l’un de ses conseils, qui estime que cette audition « fait bouger les lignes ». Alors que le cas de SBM a fait l’objet d’intenses négociations, ces derniers mois entre ses proches, ses soutiens et les autorités maliennes, ses avocats ont également exercé une forte pression sur les juges pour que leur client soit entendu.

<strong>Brin d’éclairci ou optimisme béat ? </strong>

Ses proches qui se démènent comme de beaux diables pour obtenir mise en liberté surveillée - rejetée par la chambre d’instruction de la Cour suprême – entretiennent à présent l’espoir d’une libération. Une demande devrait être introduite dans ce sens.

Cette affaire d’avion présidentiel a éclaboussé beaucoup de monde, c’est peut-être le début d’une grande lessive. Soumeylou Boubèye Maïga surnommé « Le Tigre » a tissé un vaste réseau dans les milieux sécuritaires maliens et régionaux. Il est fondateur de l’Asma-CFP (Alliance pour la solidarité au Mali- Convergence des forces patriotiques) qu’il dirige. Il avait été contraint de céder le fauteuil de <a href="https://www.lepoint.fr/tags/ministere-de-la-defense">ministre de la Défense</a> en mai 2014, après une lourde perte dans les rangs de l’armée à Kidal face à la rébellion touareg.

Nommé Premier ministre en 2017, il avait été contraint à la démission en avril 2019 après le massacre le mois précédent de quelque 160 civils peuls à Ogossagou et sous la pression de manifestations monstres contre la gestion de l’État.

<strong>Douche froide</strong>

Le procureur de la Cour suprême, Mamadou Timbo, avait annoncé à la  télévision publique que ce dossier n’était pas clos, contrairement à ce qu’avait publiquement déclaré le 19 août Soumeylou Boubèye Maïga, qui avait assuré avoir été blanchi par le classement sans suite en 2018 de l’affaire.

« À un moment donné, sous l’ancien régime, il avait été instruit au procureur de la République du pôle économique et financier d’alors de classer l’affaire sans suite […]. Par la suite, un autre ministre de la Justice a estimé que cette affaire ne devait pas faire l’objet d’un classement sans suite. Des enquêtes complémentaires ont été menées […]. Le travail judiciaire se fera », avait alors expliqué le procureur. « Il n’y a rien de plus dangereux pour la bonne santé d’une République que l’impunité », avait-il souligné.

<strong>Ibrahim Yattara</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Dossier Bakary Togola : le ministère de la Justice demande une enquête sur certains juges</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/dossier-bakary-togola-le-ministere-de-la-justice-demande-une-enquete-sur-certains-juges-2955728.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/dossier-bakary-togola-le-ministere-de-la-justice-demande-une-enquete-sur-certains-juges-2955728.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 08 Dec 2021 00:27:01 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: black">C’est un nouveau rebondissement dans le dossier Bakary Togola, du nom de l’ancien tout puissant président de l’Assemblée permanente des Chambres d’Agriculture du Mali (APCAM). Accusé d’avoir détourné près de 9 milliards FCFA, Bakary avait été acquitté le 29 novembre dernier, par la Cour d’Assises spéciale sur les affaires économiques et financières.</span></b></p>
<p style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: black"> </span></b></p>
<p style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: black"><em><strong>-maliweb.net-</strong></em> On croyait l’affaire close. C’était vraisemblablement sans compter sur la ténacité de Mamoudou Kassogué, ancien procureur en charge du dossier et aujourd’hui ministre de la Justice. Dans une note marquée « Confidentiel », le ministre de la Justice demande l’ouverture d’une enquête au Procureur général de la Cour d’Appel. Une enquête sur le «<i>comportement de certains membres de la Cour ».</i></span></p>
<p style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: black"> </span></p>
<p style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify"><i><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: black">« Des informations concernant le comportement de certains membres de la Cour et les connivences qui auraient entouré la gestion de cette procédure, il résulte un faisceau d'indices graves incitant à faire ouvrir une enquête afin de faire toute la lumière sur cette affaire »</span></i><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: black">, peut-on lire dans la lettre. Selon le document, il s’agirait de manquements susceptibles de recevoir une qualification pénale.</span></p>
<p style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: black"> </span></p>
<p style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: black">Avec 11 autres personnes, Bakary Togola était poursuivi pour « atteinte aux biens publics et complicité, faux et usages de faux ».</span></p>
<p style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: black"> </span></p>
<p style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: black">Mamadou TOGOLA/maliweb.net</span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Bakary Togola et co&#45;accusés libérés pour faute de preuve :  Où sont donc passés les 9,4 milliards ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/bakary-togola-et-co-accuses-liberes-pour-faute-de-preuve-ou-sont-donc-passes-les-94-milliards-2955361.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/bakary-togola-et-co-accuses-liberes-pour-faute-de-preuve-ou-sont-donc-passes-les-94-milliards-2955361.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 06 Dec 2021 01:18:17 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Malien</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="yiv5478960285s6" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span class="yiv5478960285bumpedfont15"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Le procès tant attendu avec beaucoup de passion a connu son épilogue le lundi 29 novembre 2021 après trois jours de débats engagés entre les juges et les avocats de la défense. Le sieur Bakary Togola et autres ont bénéficié du non-lieu selon le verdict de la Cour d'Assise Spéciale. Cependant, le film de l'évènement qui avait suscité beaucoup de commentaires depuis le 16 septembre 2019, date à laquelle le cerveau de l'affaire, Bakary Togola a été incarcéré. En attendant de savoir où sont passés les 9,4 milliards de 2013 à 2019, les contribuables resteront méduser.</span></span></p>
<p class="yiv5478960285s6" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">​<span class="yiv5478960285bumpedfont15">Le vénéré paysan Bakary Togola et ses onze (11) collaborateurs avaient été inculpés pour ''atteinte aux biens publics, faux et usage de faux et complicité'' depuis le16 septembre 2019. Cette affaire de détournement de 9.462.152.071 F CFA appartenait à la Confédération des Sociétés Coopératives des Producteurs de Coton (C-SCPC). Après plus de 2 ans passés à la Maison centrale d'arrêt de Bamako, Bakary Togola et ses coaccusés ont été acquittés, le lundi 29 novembre 2021 faute de preuve.  Il convient de saluer le professionnalisme et le sérieux dans le travail des tribunaux en général et en particulier la Cour d'Assises Spéciale qui était chargée de vider cette affaire très complexe. </span></span></p>
<p class="yiv5478960285s6" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span class="yiv5478960285bumpedfont15"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Si nous analysons les propos avancés par M. Bakary Togolalors de sa comparution, ce procès montre à suffisance que de 2004 jusqu'à son arrestation en septembre 2019, l'Assemblée Permanente des Chambres d'Agricultures du Mali (APCAM) était gérée dans le désordre sous Bakary Togola. Une structure qui doit normalement être la fierté de plus de 60% des maliens selon les spécialistes du secteur, il est inadmissible que cela soit confiée à un analphabète. Comme lui-même l'a signifié à la barre. '' Je suis analphabète, la plus part de nous ne savaient pas le contenu de la fonction de trésorier. Nous avons été nommés sur la base de la confiance des cotonculteurs'', avait déclaré l'ancien président de l'APCAM à la barre. Il faut reconnaître que la responsabilité de ce gâchis qui fait perdre au Trésor public une somme aussi importante est l'incarnation et la négligence des autorités du pays qui ont accepté à tout prix d'élire Bakary Togola à la tête de l'APCAM enfin de pouvoir lui récompenser de sa lutte politique en leur faveur. </span></span></p>
<p class="yiv5478960285s6" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">​<span class="yiv5478960285bumpedfont15">L'analphabétisme a été le mot directeur durant tout au long de ce procès et, a servi peut être de circonstance atténuante chez les Magistrats. Il est inconcevable sinon incompréhensible que dans un pays comme le Mali, dont la principale source de revenue est basée sur l'agriculture et le pastoralisme accepte de perdre banalement près de 10 milliards sans destination exacte. Un pays qui, pratiquement manque de tout, notamment les infrastructures routières, le plateau sanitaire, l'école au bas de l'échelle comparativement à tous les pays de la sous-région depuis l'avènement de la démocratie, les forces de défense et de sécurité délaissées sous les rafales des narcotrafiquants indépendantistes faute d'armement pour faire face de l'ennemi. A la fin du procès, le ministère public a partagé son amertume avec l'auditoire en disant ceci : ''comment tolérer un tel acte dans un pays où l'économie est à terre ?' Il est temps de punir très sévèrement ces actes''.  Malheureusement le ridicule ne tue plus au Mali…</span></span></p>
<p class="yiv5478960285s6" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228"> </span></p>
<p class="yiv5478960285s11" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span class="yiv5478960285bumpedfont15"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Y. MARIKO  </span></b></span></p>
<p style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;line-height: 16.2pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228"> </span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Lutte contre la corruption : les membres du Conseil national des Arabophones du Mali sensibilisés par l’OCLEI</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/lutte-contre-la-corruption-les-membres-du-conseil-national-des-arabophones-du-mali-sensibilises-par-loclei-2955193.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 03 Dec 2021 13:49:46 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[La lutte contre la corruption et le développement était au menu d’une conférence débat, le jeudi 02 décembre, à l’école de maintien de la Paix Alioune Blondin Beye. Organisée par l’Office Central de Lutte contre la Corruption et l’Enrichissement Illicite (OCLEI) à l’attention les membres du Conseil national des Arabophone du Mali, cette activité entre dans cadre de la semaine nationale de la lutte contre la corruption. C’était sous l’égide du ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, Mamoudou Kassogué.

Sensibiliser les membres du Conseil National des Arabophone du Mali sur les effets néfastes de la corruption afin qu’ils servent de relais auprès de la population, c’est l’objectif recherché par cette conférence débat organisée par l’Office Central de Lutte contre la Corruption et l’Enrichissement Illicite (OCLEI). Selon le président de l’OCLEI, Moumouni Guindo, la mobilisation des acteurs de la société civile sur la thématique de la corruption et de l’enrichissement illicite est salutaire.

C’est ainsi qu’il a indiqué que l’OCLEI ne ménagera aucun effort afin d’encourager et d’appuyer les acteurs non étatiques. C’est ce qui explique le sens du partenariat avec le Conseil national des Arabophones du Mali pour l’organisation de la présente activité qui se veut un espace d’échange, de formation, d’information et de sensibilisation sur la lutte contre la corruption et l’enrichissement illicite.

Pour le président du Conseil national des Arabophones du Mali, Abdoul Salam Traoré, la lutte contre la corruption requiert une synergie d’action de toutes les couches sociales et professionnelles sans exclusion aucune. « <em>Et la seule performance des organes publics de prévention et de répression de la corruption et l’enrichissement illicite ne saurait suffire </em>», a-t-il fait remarquer. C’est pourquoi, le Conseil national des Arabophones du Mali prendra toute sa part dans la sensibilisation des Maliens dans cette lutte contre la corruption et l’enrichissement illicite.

« <em>La lutte contre la corruption et les pratiques connexes est non seulement l’affaire des structures dédiées mais aussi celle de tous les citoyens qui en sont d’ailleurs les principales victimes à travers leur privation des services sociaux de base tel que l’éducation, la santé</em>… », a renchéri le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, Mamoudou Kassogué. C’est pourquoi, il a salué à juste titre le partenariat noué par l’OCLEI et le Conseil national des Arabophones du Mali.

Ce choix, souligne-t-il, traduit éloquemment la mise en œuvre par l’OCLEI de son attribution spécifique d’assurer une coopération efficace et la concertation des acteurs étatiques et non étatiques, directement ou indirectement concernés par la lutte contre l’enrichissement illicite.

Il faut rappeler que cette conférence entre dans le cadre de la semaine nationale de lutte contre la corruption qui va du 02 au 09 décembre. Elle s’inscrit dans la commémoration de la journée internationale de lutte contre la corruption célébrée le 09 décembre de chaque année depuis 2003. Une journée qui a été instituée pour « <em>sensibiliser au problème de la corruption et faire connaitre le rôle de la Convention dans la lutte contre celle-ci et sa prévention</em> ». Le thème de cette année est : « Votre droit, votre défi : dites non à la corruption ».

<strong>Abdrahamane SISSOKO/Maliweb.net </strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Suivi des recommandations des Etats généraux sur la corruption : Le blocage d’un rapport qui interpelle le Premier ministre Maïga</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/suivi-des-recommandations-des-etats-generaux-sur-la-corruption-le-blocage-dun-rapport-qui-interpelle-le-premier-ministre-maiga-2955076.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 02 Dec 2021 11:06:05 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Challenger</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>Un rapport du Comité de suivi et d’évaluation des recommandations des Etats généraux sur la corruption est bloqué depuis mars 2018 par le cabinet du Premier ministre. Les membres du Comité de suivi et d’évaluation refusent la demande de modification du document exigée par la Primature.</em>

Le gouvernement de la République du Mali a organisé, en 2009, les Etats généraux sur la corruption. Après un comité indépendant de suivi des recommandations a été mis en place auprès du Premier ministre. Ce comité produit des rapports en toute indépendance que le gouvernement publie après un passage en Conseil des ministres. Depuis mars 2018, un «Rapport d’évaluation des recommandations des Etats généraux sur la lutte contre la corruption » est au cœur de fortes divergences entre le Comité et le Cabinet du Premier ministre.

Déposé depuis mars 2018, ce rapport fait l’état de trois des 104 recommandations de ses assises tenues en 2009. Il s’agit de la situation des véhicules de l’Etat, la situation des bâtiments loués et la suspension des cadres soupçonnés de corruption.

Une liste de 1500 véhicules appartenant à l’Etat a été communiquée au Comité de suivi par la Direction Générale de l’Administration des Biens de l’Etat (DGABE) y compris l’ancien véhicule de commandement du Président Modibo Kéïta. Le Comité de suivi a mené ses propres enquêtes au niveau des services compétents du ministère des Transports et de la Douane. Il ressort que l’Etat dispose de 3 500 véhicules en réalité, sans compter ceux de l’armée. On y dénombre quelque 200 Toyota V8, dont le prix moyen est de 60 millions FCFA l’unité. Il a été constaté 130 véhicules n’avaient plus de clés et que l’achat de nouvelles clés a coûté au contribuable malien plus d’un million de nos francs ! Le coût d’entretien des véhicules est estimé à environ 1.4 milliard. Et cela pour neuf mois !

Ce rapport, dont la Primature refuse la publication, fait aussi l’inventaire des bâtiments loués par l’Etat. Il s’est aussi intéressé à la suspension des cadres de l’administration soupçonnés de corruption. Le document fait des propositions concrètes pour la responsabilisation des cadres de l’administration publique dans la gestion des biens de l’Etat. Il propose également à l’Etat de cesser les achats de véhicules, d’en accorder juste deux aux ministres de la République et d’allouer des indemnités aux autres cadres de l’administration en lieu et place de véhicules.

Le cabinet du Premier ministre invite le Comité de suivi à revoir son rapport qui ne serait pas dans le format indiqué. Ce que refuse le président du Comité de suivi du plan d’actions des recommandations des Etats généraux sur la corruption au Mali qui a perçu les injonctions comme une insulte.

Le rapport de ce rapport qui interpelle le Premier ministre Dr Choguel Kokalla Maïga qui promet la gouvernance de rupture conformément aux aspirations profondes du peuple malien.

<strong>Chiaka Doumbia </strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Procès Bakary Togola et co&#45;accusés: Un acquittement sans surprise</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/proces-bakary-togola-et-co-accuses-un-acquittement-sans-surprise-2955014.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 02 Dec 2021 01:13:15 +0000</pubDate>
<dc:creator>22 Septembre</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le procès le plus attendu, sans doute, de l'année, qui a débuté depuis le 23 novembre dernier à la Cour d'appel de Bamako, dans le cadre de la cour d'assises spéciale sur les crimes économiques et financiers a atteint son épilogue le lundi dernier.

Le principal accusé dans cette affaire, Bakary Togola et ses compagnons ont été finalement fixés sur leur sort. Après une semaine d'audience marathon dans les débats la Cour a donné le verdict qui libère définitivement, l'ex patron de l'APCAM et ses compagnons.

En effet, cette affaire de ristournes détournées reprochée à l'ancien président de l'Assemblée permanente des chambres d'agriculture du Mali (APCAM) et ses co-accusés portait sur 9 milliards de FCFA au détriment de la confédération des coton-cutteurs.

Lors des débats, les accusés ont nié catégoriquement les faits en dépit des arguments donnés par le ministère public dirigé par le jeune magistrat, non moins substitut au Pôle économique et financier de Bamako, Diakaridia Bakayoko.

Dans son réquisitoire, le procureur a estimé que les accusés sont coupables et risqueraient une peine de 10 à 20 ans. Les choses se compliquent en ce moment pour l'enfant de Niamana et ses compagnons. Il souligne par la suite que les pièces justificatives produits par les accusés ne sont pas fiables

Ainsi, le pôle d'avocat au nombre de 8 et piloté par Me Traoré, a démontré dans leur plaidoirie que le cadre de l'unification juridique de l’OHADA ne s’applique pas sur les coopératives. Les avocats ont plaidé non coupables et sollicité l’acquittement de leurs clients.

La défense des accusés a aussi soutenu que, conformément aux lois propices à OHADA, il n'y a pas de détournement de fonds publics et en plus ces fonds sont pour la société<strong>.</strong>

" C'était au ministère public de choisir un expert-comptable pour certifier les pièces justificatives, s'il ne l'a pas fait, donc il doit libérer nos clients" a martelé Me Fofana.

Après cette longue plaidoirie de la défense en réplique aux difficultés soulevées par le ministère public, on sentait déjà l'acquittement des accusés.

Après délibération sur la culpabilité ou l’innocence des accusés, la Cour dirigée par Alassane Abbas a, dans sa sagacité déclaré " non coupables " des faits les accuses et les a acquittés Elle les a purement et simplement relaxés. L’annonce du verdict tant attendu par les sympathisants des accusés a donné lieu à des scènes de joie au sein de la cour d'appel de Bamako.

Après cet acquittement, quel sort réservé au roi du coton dans l'avenir ?

L'avenir nous édifiera.

Il faut noter qu'il a perdu sa mère pendant qu'il était en plein procès. L'enterrement est prévu ce matin dans son village natal ( Niamana) près de Koumatou dans le cercle de Bougouni.

<strong>Seydou Diamoutené</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Affaire de ristournes de coton :  Les accusations sur les 9,4 milliards de F CFA sans objet</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/affaire-de-ristournes-de-coton-les-accusations-sur-les-94-milliards-de-f-cfa-sans-objet-2954868.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 01 Dec 2021 09:44:56 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Bakary Togola et ses 11 co-accusés inculpés dans le détournement de 9,4 milliards de F CFA des ristournes coton, ont été déclarés non coupables par la Cour d’Assises spéciale présidée par Djakaridja Touré, le lundi 29 novembre. Un procès qui a duré une semaine.</em></strong>

Lundi 29 novembre, le président de la Cour d’Assises spéciale de Bamako sur les crimes économiques, Djakaridja Touré et ses conseillers ont acquitté Bakary Togola et ses 11 co-accusés. Ils ont été déclarés non coupables. Après délibération, toutes les charges concernant les 9,4 milliards de F CFA ont été jugées sans objet. Ils sont désormais libres de leurs mouvements sauf si le procureur trouve d’autres accusations les concernant.

Dans la journée du 25 novembre, l’ex-comptable de Bakary Togola, Fadjala Coulibaly est passé à la barre pour s’expliquer en tant que témoin à charge. <em>« J’ai été comptable de la Confédération en 2014. Depuis 2015, j’ai remarqué la mauvaise gestion de Bakary Togola et son entourage. Des retraits de 10 à 30 millions de F CFA se faisaient sans que je ne sois au courant. A chaque fois que je demandais les pièces justificatives, il me répondait que c’était avec le trésorier général. Ce qui n’est pas normal. Donc j’ai demandé de me rapporter les pièces justificatives et de dresser un plan d’activité pour les paysans. J’ai dit que la somme envoyée dans les régions était très peu par rapport à ce que la CMDT mettait à la disposition de la Confédération des Sociétés coopérative des Producteurs de Coton (C-SCPC). Dès lors, il y a eu des petites disputes entre nous. Il m’a accusé de vouloir révolter les paysans contre lui. J’ai mis le coordinateur Raymond au courant de cette situation. Le comble dans tout ça est que le Conseil de Surveillance est absorbé par le Conseil administratif ».</em>

A la suite de ce témoignage, Me Ladji Traoré, l’avocat de Bakary Togola  a adressé une série de questions à Fadjala Coulibaly. Selon lui, après toutes ces remarques, pourquoi M. Coulibaly n’avez pas démissionné, porter plainte qu’après l’expiration de son contrat ?

Ces questions sont restées sans repose. <em>« Fadjala Coulibaly peut être écouté comme informateur et non comme témoin, car il a entretenu un lien de subordination avec l’administration »</em>, conclut-il.

Un autre témoin à charge, Mamadou Togola comptable de la Confédération depuis 2008, déclare avoir les pièces justificatives de 2013 à 2019 d’une somme de 3 969 284 966 milliards de F CFA. Concernant le reste, il dit ne pas avoir pas les documents. Il a dénoncé la mauvaise organisation de l’administration. Aguibou Traoré comptable d’une Fédération reconnait avoir reçu 576 078 000 F CFA ; 172 475 451 F CFA justifiés et 398 309 257 F CFA non justifiés. <em>« Le trésorier dispose des autres documents comptables »</em>, plaide-t-il. Selon ses déclarations l’ensemble des fédérations semblent avoir le même problème.

&nbsp;

<strong>« Je suis analphabète »</strong>

A la lumière de ce procès, il apparaît que les trésoriers de la C-SCPC ont pour excuse à la bouche, <em>« je suis analphabète »</em>. La plupart d’entre eux ne savent pas le contenu de la fonction de trésorier. Ils disent avoir été nommés sur la base de la confiance des cotonculteurs. Pour plus de lumière sur le paiement de 13 milliards de F CFA à la C-SCPC, par la CMDT, le présidant de la Cour, par Djakaridja Touré a fait appel à Amadou Cissé, gestionnaire à la CMDT. <em>« Je ne peux pas confirmer le payement des 13 milliards de F CFA. Le montant donné à la Confédération varie d’une campagne à l’autre. Seuls le PDG et le comptable au service financier peuvent confirmer le montant exact »</em>, a-t-il affirmé.

Au cours de l’audience, dans la soirée du 26 novembre, la nouvelle du décès de la mère de Bakary Togola est tombée. La Cour qui s’associe à la douleur de sa famille accorde une minute de silence en la mémoire de la défunte avant de poursuivre les travaux.

Le parquet représenté par Djakaridja Bakayoko a soutenu l’achat de conscience dans cette affaire. <em>« Il a acheté le silence des administrateurs qui l’ont rejoint dans sa mauvaise gestion et ceux qui disaient non étaient mis à l’écart et considérés comme ennemis des cotonculteurs. Les autres trésoriers et comptables des fédérations ont falsifié toutes les pièces, ils l’ont tous aidé à mener à bien ses opérations. Raymond a déclaré avant sa mort de n’avoir disposé d’aucune pièce. Comment tolérer un tel acte dans un pays où l’économie est à terre ? Il est temps de punir très sévèrement ces actes…»</em>, a dit le ministère public

Les 11 avocats de la défense ont pleinement assumé leurs fonctions. Me Maïga affirme que <em>« Fadjala Coulibaly, ex-comptable de Bakary Togola, déclaré être le dénonciateur anonyme, a fait disparaitre quelques pièces justificatives pour que Bakary soit inculpé pour une raison personnelle. Nous avons les pièces justificatives de toutes les opérations effectuées. Les numéros des personnes formées, le siège construit, les salaires des employés, les factures d’EDM et de la Somagep justifiant les 9 milliards. Est-ce que Bakary peut falsifier la signature de L’EDM et de la Somagep ? Pourquoi le ministère public n’a pas fait des investigations à ce niveau, par ce que les pièces sont venues en retard ? Il s’est juste contenté de dire que c’était faux qu’il nous amène des preuves »</em>, a-t-il indiqué.  Pour son confrère, Me Ladji Traoré, <em>« le fonds prétendu détourné par Bakary et  ces 11 co-accusés n’était ni pour l’État ni pour la CMDT. Après les ventes de coton, les cotonculteurs ont un pourcentage de 15 % que la CMDT leur doit. Même s’il y avait détournement, seuls les cotonculteurs pouvaient le poursuivre selon les articles de l’Ohada (Organisation pour l’Harmonisation en Afrique des Droits des Affaires). Il faut faire la différence entre un bien social et un bien public »</em>. Me Traoré a demandé la disqualification de la poursuite.

<strong>Aboubacar Sidiki Diarra</strong>

<strong><em>Stagiaire</em></strong>

&nbsp;

<strong>ME LADJI TRAORE, AVOCAT DE BAKARY TOGOLA</strong>

<strong>“</strong><strong>La vérité a triomphé »</strong>

<strong><em> </em></strong>

<strong><em>Me Ladji Traoré, se réjouissant de la relaxe de son client, voit en ce verdict, la manifestation de la vérité.</em></strong>

<strong> </strong><strong>Mali Tribune :</strong> <strong><em>quel sentiment vous anime après la relaxe de votre client ?</em></strong>

[caption id="attachment_2954877" align="alignleft" width="300"]<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/12/Me-Ladji-Traore.jpg"><img class="size-medium wp-image-2954877" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/12/Me-Ladji-Traore-300x300.jpg" alt="" width="300" height="300" /></a> Me Ladji Traore[/caption]

<strong>Me Ladji Traoré</strong> <strong>:</strong> la vérité a afin triomphé, Bakary et les autres étaient tous innocents sinon ils allaient partir en prison. Nous avions toutes les preuves et le juge a fait la différence.

<strong>Mali Tribune</strong>: <strong><em>Est-ce la fin de toutes les poursuites ?</em></strong>

Me L. T. : bon le procureur peut encore l’interpeller, mais à ce jour, il est innocent jusqu’à preuve de contraire. C’est-à-dire sauf si le procureur arrive avec d’autres preuves.
<strong>Mali Tribune :</strong> <strong><em>Avez-vous un dernier mot ?</em></strong>

<strong>Me L. T. :</strong> Si j’ai une satisfaction aujourd’hui c’est que le Mali peut désormais compter sur la justice. Ces hommes méritent du respect, car il faut reconnaitre que l’agriculture a fait son apogée à l’ère de mes clients.

<strong><em>Propos recueillis par</em></strong>

<strong>Aboubacar Sidiki Diarra </strong>

(Stagiaire)

<strong> </strong>

<strong> XXX</strong>

<strong> </strong><strong>COUR D’ASSISES</strong>

<strong>Les faux-fuyants de Bakary Togola</strong>

<strong><em>Au lieu d’apporter des preuves de son innocence dans le détournement de 9,4 milliards de F CFA des ristournes coton, Bakary Togola se débine. Il parle de trahison, d’affaire de femme. Est-ce là des preuves ?</em></strong>

Dans l’arrêt de renvoi, Bakary Togola, le président de la C-SCPC et de l’Apcam est inculpé de <em>« corruption »</em> et de <em>« détournement de deniers publics »</em> dans l’affaire de ristournes de coton pour un montant de 9,4 milliards de F CFA, ponctionné sur le fonds de la CMDT de plus de 13 milliards de F CFA. Pour se laver des charges retenues contre lui, Bakary Togola s’est lancé dans une diatribe loin de le blanchir. Il a mis en avant son illettrisme dont se seraient servis ses collaborateurs pour le mener en bateau.

Dès l’entame de son audience, Bakary Togola a accusé les enquêteurs au niveau du Pôle économique et financier de Bamako. Selon lui, ses pièces comptables n’ont pas été prises en compte au cours des enquêtes. Il serait donc l’homme à abattre par tout le monde y compris ses proches et même ceux qui sont loin de la gestion de la C-SCPC dont il était le président du Conseil d’administration.

<em>« Je suis trahi par mes employés. Mon coordinateur Raymond Dansoko, qui n’est plus de ce monde n’a pas pu enregistrer nos opérations effectuées par mon comptable Mamadou Togola, Fadjala Coulibaly le responsable administratif et financier est sorti m’insulter pour une question de femme et surtout le Premier ministre Boubou Cissé. J’ai été convoqué par celui-ci pour me demander d’augmenter le prix de l’engrais de 11 000 F CFA à 19 000 F CFA le sac. Ce que j’ai refusé. (….) Boubou Cissé m’a répondu : si tu ne le fais pas, tu le verras. Le lundi, je me retrouve avec des vérificateurs à mes trousses »</em>.

Ces accusations tous azimuts ne sont pas des preuves qui plaident en faveur du prévenu Bakary Togola. Même si tout ce qu’il dit est blanc comme neige, comme on le dit dans le jargon judiciaire, <em>« nul ne peut se prévaloir que de ses propres turpitudes »</em>.

S’agissant de trahison, est-ce une preuve que d’accuser Mamadou Togola celui-là même qu’il a recruté à la C-SCPC et qui est son propre neveu ? Pourquoi invoquer une affaire de femme au prétoire pour accuser Fadjala Coulibaly d’être à la base de ses malheurs ? Quid du Premier ministre Boubou Cissé qu’il accable de l’avoir instruit d’augmenter le prix de l’engrais et dont le refus de cette demande lui a valu ses déboires judiciaires ?

Ses conseils n’auraient pas dû le suivre dans ces accusations stériles qui peuvent se retourner contre lui et qui n’auront aucune incidence sur les charges retenues contre lui.

<strong>Abdrahamane Dicko</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mali : Bakary Togola  et ses 11 coaccusés jugés ‘’ non coupables’’</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/mali-bakary-togola-et-ses-11-coaccuses-juges-non-coupable-2954580.html</link>
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<pubDate>Mon, 29 Nov 2021 15:54:12 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>L’ancien président de l’APCAM, Bakary Togola, ses 11 autres coaccusés ont été déclarés «  non coupables » par la Cour d’assises spéciales consacrée aux crimes économiques dans l’affaire dite« détournements des ristournes des producteurs de coton».</strong>

Le procès des présumés coupables dans l’affaire dite « le détournement des ristournes des producteurs de coton » a connu son épilogue ce lundi 29 novembre. L’ex-président de l’Assemblée permanente de la Chambre d’agriculteur du Mali et de la Confédération des sociétés coopératives des producteurs de coton (C-SCPC), Bakary Togola, et 11 autres coaccusés ont été reconnus non coupables par une Cour d’assises spéciales consacrées. Tout au long de ce procès qui a duré une semaine, les accusés ont nié en bloc les faits qu’on leur reprochait.

A la barre , Bakary Togola a indiqué qu’il a toujours dit à la justice depuis son arrestation que le montant qu’on lui reproche d’avoir détourné ne valait pas 13 milliards F CFA. «  Les greffes qu’on les reproche ne sont pas solides. Ils ont été poursuivis sur les bases juridiquement non solides. Il n’y avait pas d’infractions. Le juge a dit le droit », a déclaré l’un des avocats au terme du procès.

Pour rappel, L’ex-président de l’APCAM, Bakary Togola a été inculpé avec 11 autres accusés, le 13 septembre 2019, suite à une décision du procureur du ¨pôle économique et financier de Bamako pour ‘’ malversation’’, détournement,‘’ faux et usage de faux’’.

Le montant que le procureur le soupçonnait d’avoir détourné qui s’élève à 9,4 milliards de FCFA et concernait les ristournes de la confédération des sociétés coopératives des producteurs du coton que la Compagnie malienne du développement des textiles ( CMDT) avait versé à cette coopérative entre 2013 et 2019.

<strong>Siaka DIAMOUTENE/Maliweb.net</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Détournements&#45;surfacturations&#45;gaspillage sous l’ère IBK   : A quand l’audit  promis ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/detournements-surfacturations-gaspillage-sous-lere-ibk-a-quand-laudit-promis-2954426.html</link>
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<pubDate>Mon, 29 Nov 2021 01:20:35 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Aube</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Les Maliens attendent impatiemment des signaux forts. Parmi ces signaux, un audit général  sur la gestion des principales Administrations publiques et parapubliques de l’ère IBK.  Un audit promis par les Autorités de la transition.</strong>

Dans cette perspective, le Chef de l’Etat, le Colonel Assimi Goïta, à l’occasion de la fête d’Indépendance nationale, le mercredi 22 septembre 2021, s’est engagé à mener une lutte implacable contre « <em>la corruption, la délinquance financière et l’impunité.</em>

<em>Ainsi,</em> <em>sur</em><em> </em>la question de la lutte contre la corruption et la délinquance financière, le Chef de l’Etat indiquait qu’une « vaste campagne d’audits des services publics » est en cours. Et les interpellations de ces derniers temps ont donné l’espoir au peuple malien que désormais rien ne sera plus comme avant en matière de lutte contre la corruption et la délinquance financière. En d’autres termes, il n’y a plus d’intouchables et chacun devra, donc, répondre de ses actes voire de ses responsabilités.

Ces mesures de contrôle financier en cours sont aussi valables pour les Départements de la Défense et de la Sécurité, notamment l’audit des fonds alloués aux lois d’orientation et de programmation militaire et sécuritaire. « A travers cette lutte, nous rassurons le Peuple malien que ses attentes seront comblées ; car, aucun privilège ne sera accordé aux personnes impliquées », a rassuré le Colonel Assimi Goïta qui, au demeurant, a saisi cette occasion pour appeler au respect des principes sacro-saints des procédures judiciaires requises afin que nul ne se méprenne sur la noblesse de l’engagement de l’Exécutif malien.

Cette volonté du Chef de l’Etat trouve un écho favorable au sein du Peuple malien qui attend beaucoup de ces audits annoncés, particulièrement celui concernant les lois d’orientation et de programmation militaire et sécuritaire. En substance, l’opinion nationale veut être édifiée sur l’utilisation de la faramineuse somme de (1230 Milliards FCFA) de la Loi de programmation militaire.

<strong> </strong><strong>Epilogue sur des dossiers sulfureux</strong>

En effet, sous le Régime défunt, l’Assemblée Nationale avait adopté, en février 2015, une Loi d’orientation et de programmation militaire. L’adoption de cette loi devrait permettre d’enclencher le processus de la réforme progressive de l’Armée. Ce programme quinquennal (2015-2019) devrait permettre de mobiliser un fonds spécial de plus de 1000 milliards de francs CFA. Cette Loi prévoyait également la transformation en profondeur de l’Armée en termes de ressources humaines, de formation, d’effectifs et d’équipements militaires modernes, mais aussi d’amélioration des conditions de vie et de travail du personnel et de modernisation des régimes de commandement des Forces armées et de sécurité nationales.

Et pendant que nous sommes dans les dossiers concernant l’armée, c’est bon de rappeler les marchés des aéronefs de l’Armée acquis puis cloués au sol (avions de transport et hélicos), en plus des deux dossiers qui ont secoué le Mali ces derniers temps : le marché des équipements militaires donné en gré à gré à Guo Star pour près 70 Milliards de francs CFA dont l’exécution, à travers une garantie de l’Etat dans une banque de la place, est allée à une centaine de milliards Fcfa. S’y ajoute l’acquisition de l’avion de commandement facturé à 20 milliards Fcfa alors qu’il aurait coûté 7,4 milliards de nos francs, selon un aveu d’un des Acteurs, recueilli par le Bureau du Vérificateur Général lors de l’audit du processus d’achat de cet avion.

Outre l’audit sur l’utilisation des fonds de la loi programmation militaire, le Premier Ministre, Choguel Kokalla Maïga, avait annoncé des audits dans les Institutions, les grandes Administrations, les grands projets nationaux et locaux et dans les collectivités ainsi que sur le patrimoine immobilier et minier de l’Etat.

En décidant de faire l’audit des services publics, l’Etat malien cherche forcement à retrouver les traces des fonds détournés sous l’ancien régime et  à opérer le changement promis aux Maliens. Car un audit financier indépendant des principales administrations est nécessaire. Il permettra de déceler les fraudes, dégager les responsabilités, traduire des délinquants financiers en justice et en faire un exemple pour les prochains décideurs. Il s’agit d’abord de récupérer les sommes détournées aux dépends de l’Etat. Les dossiers sont connus et les présumés coupables aussi. Il est inconcevable que les rapports annuels du Bureau du Vérificateur général, qui ressortent des détournements massifs à chaque fois, restent dans les tiroirs.

En moyenne, sur plus de 2000 milliards de dépenses annuelles de l’Etat, une estimation assez conservatrice note plus de 1000 Milliards de francs CFA qui disparaissent sous les radars et se retrouvent dans les poches privées des dirigeants et leurs proches via des détournements massifs et surfacturations. A l’ère de l’internet, qui peut désormais s’octroyer le luxe de facturer un bien ou un service avec une marge de plus de 1000% ?  Imaginez un seul instant ce qu’on peut faire avec 1000 Milliards de francs CFA en termes d’investissements dans les secteurs clés comme la sécurité, l’éducation, la santé, les infrastructures routières, sécurité sociale pour les plus vulnérables ?

<strong>Mémé Sanogo</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Cour d’assises :  Bakary Togola et ses 11 coaccusés en vedettes</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/cour-dassises-bakary-togola-et-ses-11-coaccuses-en-vedettes-2953909.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 24 Nov 2021 10:20:45 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Bakary Togola, ancien président de la C-SCPC et de l’Apcam et ses 11 consorts, accusés dans l’affaire de ristournes de coton, comparaissent à l’audience aujourd’hui, l’audience d’hier ayant été reportée. Leur procès est l’attraction de la deuxième session de la Cour d’Assises spéciale.</em></strong>

La deuxième session de la Cour d’Assises spéciale de Bamako, qui a ouvert ses portes le lundi 15 novembre 2021, est consacrée exclusivement aux crimes économiques (atteintes aux biens, faux et usage de faux, abus de confiance et blanchiment d’argent). Elle a à son rôle 54 affaires pour 18 dossiers.

Bakary Togola est accusé en sa qualité de président de la Confédération des Sociétés coopératives des producteurs de coton (C-SCPC) à l’époque pour le détournement de 9,4 milliards de F CFA sur les ristournes de coton payées aux paysans par la CMDT. L’ancien président de l’Assemblée permanente des Chambres d’Agriculture du Mali (Apcam), est inculpé de <em>« corruption »</em> et de <em>« détournement de deniers publics ».</em> Ils sont 11 accusés dans le dossier et trois témoins dont Fadiala Coulibaly (ancien responsable administratif et financier).

Togola comparaît avec Mady Kéita, comptable de la C-SCPC de la délégation régionale de Kita au moment des faits. Il est accusé <em>« de faux et usage de faux ». </em>Des membres du Comité de surveillance de la C-SCPC que sont : Tiassé Coulibaly, Dialamoussa Dembélé, Mamadou Fomba et Aliou Cissé sont inculpés de<em> « complicité de détournement de deniers publics »</em>. Les deux derniers (MM. Fomba et Cissé) ne s’étaient pas présentés à temps car étant en liberté provisoire, c’est la veille de l’audience qu’ils ont regagné la prison nuitamment. C’est pourquoi l’audience d’hier a été remise à ce mardi. Djiguiba dit Ampha Coulibaly (vice-président ; M’piè Doumbia (trésorier général) ; Seydou Coulibaly, (délégué à l’approvisionnement), Drissa Coulibaly (président du Comité de surveillance et de Contrôle) ; Raymond Dembélé (décédé) et Solobay Mady (tous deux de la coordination) font partie des accusés.

L’arrestation de Bakary Togola est consécutive à une dénonciation anonyme. C’est l’aboutissement d’un long processus qui a commencé sous Mamadou Bandiougou Diawara, Procureur de la République près le tribunal de grande instance de la Commune III en charge du Pôle économique et financier de Bamako. Il a été écroué le 13 septembre 2019 par l’actuel ministre de la Justice des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, Mamoudou Kassogué, alors procureur de la République de la Commune III en charge du Pôle économique et financier.

Au cours d’un point de presse deux jours après l’inculpation de M. Togola, le procureur Kassogué avait indiqué que <em>« les investigations ont prouvé 9 milliards de F CFA sur plus de 13,431 milliards octroyés aux 7 700 membres de la C-SCPC par la CMDT de 2013 à 2019 »</em>. Il s’était engagé devant la presse, de faire pousser les enquêtes au niveau du juge d’instruction du Pôle économique et financier pour voir s’il y a d’autres infractions qui pourraient alourdir les charges le concernant.

Au regard de sa santé dégradante, Bakary Togola a recouvré la liberté sous caution le 7 avril 2021 en payant 4 milliards de F CFA. Mais pour comparaître à la présente session, il est retourné en prison avec ses trois coaccusés le jeudi dernier, suite à une prise de corps ordonnée par le procureur général près la Cour d’Appel de Bamako Idrissa Arizo Maïga. Ce jugement où Bakary Togola risque la prison à perpétuité au vu de l’énormité du montant détourné (9 milliards de F CFA) qui franchit de loin le seuil des 10 millions pour que l’inculpé soit condamné à vie. Le procès pourrait s’étaler jusqu’au vendredi prochain. La pléiade d’avocats qui défend ce dossier a du pain sur la planche.

&nbsp;

<strong>Abdrahamane Dicko</strong>

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<title>Faux, usage de faux et atteintes aux biens publics :  Le maire de Baguinéda écope de 5 ans de prison ferme</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/faux-usage-de-faux-et-atteintes-aux-biens-publics-le-maire-de-baguineda-ecope-de-5-ans-de-prison-ferme-2953820.html</link>
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<pubDate>Wed, 24 Nov 2021 01:03:54 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Informateur</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<h1><b><i></i></b>L’accusé a nié en bloc les faits, mais la justice est persuadée du contraire, au regard de l’accumulation des preuves.</h1>
Sa descente aux enfers a tiré sa source d’une dénonciation d’un citoyen qui a pris suffisamment la mesure des dommages causés par l’impunité dont ont
joui le maire et ses proches collaborateurs. Il a communiqué au procureur de la République près le tribunal de grande instance de la commune III de Bamako, chargé du pôle économique et financier les faits dont il a eu connaissance. En le faisant, il a permis que des enquêtes soient menées, que la justice soit saisie, que les coupables soient démasqués et que les fonds publics détournés soient confisqués et restitués à l’État. Une mission du Bureau du vérificateur général a confirmé les soupçons. Les exercices budgétaires de trois années – 2015, 2016 et 2017 –le maire et ses proches collaborateurs ont siphonné 529.746.090 F CFA.

Les détails sont ahurissants : le régisseur des recettes, Yaya Traoré, n’a pas procédé au reversement des sommes encaissées d’un montant de 2.068.850 F CFA  et n’a ni  justifié l’utilisation de formulaires des concessions rurales d’habitation d’un montant de 7.574.000F CFA ni les vignettes reçues totalisant 8.358.000 F CFA.

Le maire Salia Diarra a délivré des autorisations de construire sans perception de frais y afférents d’un montant de 7.574.000 F CFA s’est abrité derrière une délibération irrégulière pour justifier des dispenses de paiement des frais d’édilité d’un montant de 307.052.000 F CFA, fait un achat non retracé d’un montant de 2.298.640 F CFA.

Fortunes diverses

Des investigations plus poussées ont permis de mettre la main sur le 1er adjoint au préfet de Kati, Harouna Diarra inculpé de « complicité des faits d’atteintes aux biens publics » et sur Mahamadou Samaké, chargé de l’état civil de la mairie entre 2015 et 2017, à qui il est reproché le détournement de 3.544.600 F CFA.

Des faits nouveaux sont venus s’y greffer, notamment le détournement des taxes d’abattage et taxes de délivrance de certificat sanitaire de 2015, 2016 et 2017 respectivement de 233.280.000 et  221.616 F CFA.

Les mis en cause ont nié les faits reprochés. Mais pour la justice, les faits sont têtus pour certains. Ainsi, Salia Diarra, maire, Daouda Cissé et Yaya Traoré  respectivement régisseurs des dépenses et recettes ont été condamnés, vendredi, à 5 ans d’emprisonnement ferme, au remboursement de 504.92.000 FCFA, à une amende de 500.000F et à  20 millions de CFA de dommages et intérêts.

Mahamadou Samaké s’en est tiré avec 5 ans d’emprisonnement avec sursis. La cour d’assisses spéciale a acquitté Mamadou Sinayoko, et les charges ont été abandonnées contre Harouna Diarra.

Georges François Traoré]]> </content:encoded>
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<title>Lutte contre la corruption et la délinquance financière :  L’apaisement du climat politique pour ralentir les ardeurs ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/lutte-contre-la-corruption-et-la-delinquance-financiere-lapaisement-du-climat-politique-pour-ralentir-les-ardeurs-2953482.html</link>
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<pubDate>Mon, 22 Nov 2021 12:47:31 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>En brandissant la hache de guerre de la traque contre la corruption et la délinquance financière, le pouvoir de Transition devait être sûr de porter un manteau répulsif vis-à-vis d’acteurs politiques de premier plan.</em></strong>

<em>-<strong> maliweb.net</strong> -</em> « Qui trop embrasse, mal étreint » ! Cette maxime est bien connue et semble être le reproche majeur à faire au pouvoir de la transition en cours. Celui-ci veut poser les bases des réformes politiques censées consensuelles, mais il peine à rassembler les acteurs politiques ayant déjà participé à la gouvernance du pays. Cela s’explique par le fait que la plupart des anciens gouvernants peuvent se faire reprocher certaines indélicatesses. Car, la gestion vertueuse des affaires publique était devenue une denrée rare sous nos cieux…

En clair, certains des anciens ministres de l’ère IBK ne sont pas des modèles de bons gestionnaires de la chose publique. Et ces personnalités sont pour la plupart des leaders de partis politiques, dont le pouvoir de Transition a besoin de l’adhésion pour l’amorce des réformes majeures. Comment donc rassembler ces responsables politiques autour des chantiers de réformes politico-institutionnelles à l’ordre du jour ? Comment entreprendre des réformes politiques dans un contexte où des leaders de certains partis politiques sont poursuivis pour de présumés cas de délinquance financière ? Il va de soi que les formations politiques concernées s’opposeront aux réformes envisagées. Elles plaideront en sourdine pour un abandon de poursuite avant toute recherche de consensus. A titre d’exemple, quelle position l’ASMA-CFP de l’ancien Premier ministre Soumeylou Boubèye Maïga peut-il adopter dans un processus de refondation de l’Etat, alors que son leader est en prison ? Quid du maire Adama Sangaré, non moins vice-président de l’ADEMA, en prison, des cadres du RPM en détention ? Des leaders politiques intimidés ou persécutés pour de présumés dossiers de délinquance financière dans lesquels ils seraient cités ? Le consensus pour aller aux réformes en question sera difficile à trouver, voire impossible. C’est pourquoi une période de transition n’est pas le moment propice pour envisager un processus de refondation de l’Etat.

Dans son communiqué, après leur rencontre avec le chef de l’Etat, les responsables du Cadre d’échanges des partis et regroupements politiques pour une transition réussie s’étaient réjouis des propos du chef de la Transition de « faire fi des erreurs du passé et se tourner vers l’avenir ». Ils  ont dénoncé « les invectives, les menaces, les intimidations », qui  « ne sont pas de nature à aider notre pays à relever les nombreux défis soulevés ». Ils n’ont pas manqué de relever que « la neutralité des autorités qui devrait être de rigueur » et qui ne s’est pas fait sentir ». Ces éléments de langage semblent se diriger contre les poursuites ou menaces de poursuites judiciaires contre les anciens ministres  dirigeants de partis politiques. Comme pour dire que si le pouvoir actuel veut bénéficier de leur accompagnement en vue d’un consensus politique, il leur faut lever le pied sur la répression contre d’éventuelles fautes de gestion des affaires publiques. C’est aussi dans ce sens que les responsables du Cadre ont indexé dans leur communiqué « respect de l’Etat de droit ». Ce qui semble évoquer les reproches que certains politiques font aux autorités de transition par rapport aux atteintes aux principes de la présomption d’innocence. Quid des griefs concernant la détention de l’ex-Premier ministre Soumeylou Boubèye Maïga, dont la poursuite devrait passer par la Haute Cour de Justice ?

Comme on le voit, en vue de l’apaisement du climat politique, les dirigeants de la Transition pourraient freiner leurs ardeurs par rapport à la lutte contre la délinquance financière durant la gouvernance antérieure.

<strong>Boubou SIDIBE/maliweb.net</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Remembrement du conseil de l&amp;apos;OCLEI : Trois nouveaux membres prêtent serment</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/remembrement-du-conseil-de-loclei-trois-nouveaux-membres-pretent-serment-2953240.html</link>
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<pubDate>Sat, 20 Nov 2021 01:36:36 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>L'Office central de lutte contre l'enrichissement illicite (Oclei) est dans le processus de remembrement de son Conseil. Ainsi, 3 trois nouveaux membres  du conseil de l'Oclei, désignés par décret pris en conseil des ministres, ont prêté  serment le mercredi 17 novembre 2021 devant les juges de la Cour suprême. Il s'agit de Oualy Sékou Traoré (membre désigné par le Conseil national du patronat), le colonel de gendarmerie Hammadoun Traoré et le commissaire divisionnaire Badji Coulibaly, tous deux désignés par le ministère de la Sécurité et de la Protection civile. Ces trois personnes viennent en remplacement de trois autres membres du conseil de l'Oclei dont les mandats de 4 années sont arrivés à termes en 2021.</em></strong>

Avant leur entrée en fonction, les 3 conseillers de l'Office central de lutte contre l'enrichissement illicite (Oclei) ont prêté serment devant la Cour suprême. Ils ont juré dit à haute et intelligible voix : <strong><em>"Je le jure",</em></strong> après la lecture du serment suivant : <em>"Je jure solennellement de bien remplir fidèlement et loyalement, en toute impartialité et équité, la fonction dont je suis investi, de respecter en toutes circonstances les obligations qu'elles m'imposent, de garder le secret des délibérations auxquelles j'ai pris part, d'observer le respect de la confidentialité des déclarations de biens, et de me conformer aux lois et règlements en vigueur, notamment ceux en rapport avec la lutte contre l'enrichissement illicite".</em> Ils ont ensuite été renvoyés à leur fonction par le président de la Cour suprême.

Auparavant, le parquet de la Cour suprême (ministère public), dans son réquisitoire, avait fait savoir que l'Office central de lutte contre l'enrichissement illicite (Oclei) est une structure importante dans la lutte contre l'enrichissement illicite. <em>"Si l'Oclei n'existait pas, il fallait le créer"</em>, a-t-il dit. A ses dires, la prestation de serment n'est pas fortuite. Elle permet de prendre la société à témoin que le fonctionnaire va loyalement servir son pays. Il a rappelé la mission de l'Oclei qui est de mettre en œuvre l'ensemble des mesures de prévention, de contrôle et de lutte envisagées au plan national, sous-régional, régional et international contre l'enrichissement illicite.

A ce titre, l'Oclei est chargé, entre autres, d'assurer, dans le respect des compétences propres à chacune des structures concernées, une coopération efficace et la concertation des autorités nationales, directement ou indirectement concernées par la lutte contre l'enrichissement illicite ; de prendre communication des déclarations de biens aux fins d'exploitation ; de recevoir également toutes autres informations utiles nécessaires à l'accomplissement de sa mission, notamment celles communiquées par les organes de contrôle et d'inspection ainsi que les officiers de police judiciaire ; de demander aux assujettis ainsi qu'à toute autre personne physique ou morale, la communication des informations détenues par eux et susceptibles d'enrichir les éléments justifiant la saisine des autorités judiciaires compétentes ; d'effectuer ou de faire effectuer des études périodiques sur l'évolution des techniques utilisées aux fins d'enrichissement illicite ; de centraliser les informations nécessaires à la détection et à la prévention des faits d'enrichissement illicite ; d'animer et de coordonner, en tant que de besoin, aux niveaux national et international, les moyens d'investigations dont disposent les administrations ou services pour la recherche des infractions induisant des obligations de déclaration…

L'Oclei peut, sur la base d'informations graves, concordantes et fiables en sa possession, saisir le procureur du Pôle économique et financier compétent.           <strong>                                                                                                                            </strong>

<strong> Siaka Doumbia</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Délinquance  et Corruption  financière : Les comptes après le pillage</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/delinquance-et-corruption-financiere-les-comptes-apres-le-pillage-2951943.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/delinquance-et-corruption-financiere-les-comptes-apres-le-pillage-2951943.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 11 Nov 2021 01:20:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Aube</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>De 2013 à 2020, sous la magistrature d’IBK, le Mali a assisté  à un  véritable pillage en règle des ressources de l’Etat. Entre  détournements,  surfacturations,  vols… le clan du Roi fainéant s’est livré  à toutes sortes de délinquances financières. Au lendemain de la chute de IBK, les maliens ont rêvé à un changement radical de la gouvernance du pays dont le socle allait être une lutte implacable contre la délinquance financière. Aujourd’hui, le peuple Malien attend de voir les nouvelles Autorités enclenché  des  actions salvatrices  pour permettre  à l’Etat de recouvrer les milliards volés par le clan d’Ibrahim Boubacar Keïta, sa famille et ses affidés.  </strong>

<strong>En effet, la vitesse supérieure dans la lutte contre la corruption semble être enclenché  avec l’arrestation de plusieurs personnalités dont l’ ancien Premier ministre Soumeylou Boubeye Maïga, Mme Sissoko Fily Bouaré ancienne ministre des Finances et de l’Économie , Mahamadou Camara, ancien directeur de cabinet à la présidence, tous trois inculpés et placés sous mandat de dépôt par la Cour suprême, notamment dans l’affaire de l’achat de l’avion de commandement de l’ancien président Ibrahim Boubacar Keïta. Dans cette affaire, comme dans d’autres, il se pourrait que de nouvelles interpellations soient programmées.</strong>

L’arrestation de Soumeylou Boubèye Maïga, Mme Bouaré Fily Sissoko, et de deux Opérateurs économiques dont Mohamed Aly Niangadou semble donner une nouvelle impulsion à la lutte contre la délinquance financière. Cette volonté de la Justice de mener une lutte implacable contre les auteurs des actes détournements des deniers publics doit se poursuivre et aller jusqu’au bout ; car, les dossiers de scandales financiers et autres malversations ne manquent pas.

Aussi, pendant les 7 dernières années du Régime calamiteux d’IBK,  le maki a connu  une série  d’affaires sulfureuse  Outre l’achat de l’avion présidentiels équipements militaires pour l’Armée malienne, il y a les sulfureuses affaires de « blindés en carton », l’opacité qui entoure l’emploi des fonds de la loi de programmation militaire, les engrais frelatés, les 10000 tracteurs, les logements sociaux, etc. Des détournements des fonds publics qui ont mis la République dans un gouffre financier sans précédent de l’Histoire de notre pays.

En effet, <strong>en 2014, l’audit des deux affaires par le Bureau du Végal (commandité par le Fmi) et par la section des comptes de la Cour suprême étale au grand jour l’ampleur de la fraude et de la corruption sous IBK dans une année   (2014) décrétée « année de lutte contre la corruption ». Entre 29 et 38 milliards FCFA auraient disparu dans ces deux scandales (Achat de l’avion présidentiel et l’équipement de l’armée. Mais</strong>,<strong> l’affaire avait été classés sans suite en 2018 puis relancée en mars 2020 sur instruction du Ministre de la Justice de l’époque, Malick Coulibaly. Depuis, certaines personnalités ont été blanchies, mais la procédure judiciaire vient de connaitre un nouveau rebondissement, le jeudi 26 août 2020, avec la mise sous mandat de dépôt Soumeylou Boubèye Maïga, Mme Bouaré Fily Sissoko, M. Egalement mis sous mandat de dépôt l’ancien directeur de cabinet de la Présidence, Mahamadou Camara, ancien Directeur de cabinet. Mais </strong>l’ancien Secrétaire général  de la  présidence  de la République, Moustapha Ben Barka, (neveu d’IBK) qui  serai dans le collimateur de la justice. Il est actuellement <strong>en poste à la Boad.</strong>

<strong>Achat d’équipement militaire</strong>

S’agissant  du scandale concernant celle dite d’achat des équipements militaires Cinq personnalités dont quatre officiers de l'armée  ont été placées sous mandat de dépôt par le pôle économique et financier. Officiellement, aucune information n’a filtré sur les raisons de ces nouvelles arrestations. Mais des sources judiciaires indiquent, que ces personnes sont inculpées et incarcérées pour atteinte aux biens publics dans le cadre de l'affaire d'un contrat de fournitures de véhicules au compte du ministère de la Défense et des Anciens Combattants. Cinq noms sont cités dans ce dossier. Il s'agit des colonels Abdoul Wahab Touré, Mohamed Lamine Diakité, le commandant Adama Kaba, le Lieutenant Tio Konaté et le contrôleur Financier Mme SANGHO Fatoumata BOCOUM.

Aucun communiqué officiel sur ces arrestations pour le moment, mais des sources judiciaires évoquent l’affaire <em>« d'un contrat de fournitures de véhicules non livrés »</em> à la défense. Selon ces informations, ces personnes sont inculpées et placées en détention pour atteinte aux biens publics, faux et usage de faux. Une dizaine d'officiers avaient été précédemment entendus dans ladite affaire.

Concernant toujours le volet des enquêtes sur  l’achat des équipements militaires, Tiéman Hubert Coulibaly, l’ancien Ministre de la défense  esy également cité Il setrouve hors du paysepuis le mois dernier. Ce départ précipité de l’ancien ministre ’expliquerai par sa crainte d’être prochainement attendu par les magistrats du pôle économique dans le cadre  de l’achat d’équipements miliaires. Aussi, en tant que ministre de la Défense, il a été au cœur de certaines opérations d’achats d’équipements militaires. Dans ce cadre il pourrait éclairer la lanterne des enquêteurs.  Le ministre Tiéman, fut débarqué du gouvernement le samedi 3 septembre 2016, après la prise de la ville de Boni (région de Mopti) par des djihadistes, à la veille. Auparavant, une base des FAMa avait été attaquée à Nampala, au centre dans la région de Ségou, le 19 juillet 2016. Sollicité, le renfort n’est jamais arrivé faute d’équipements. Pris de panique, Tiéman Hubert aurait fait des déclarations mensongères ce qui lui coûta son poste Outre. Tiéman Hubert Coulibaly, un autre ancien ministre de la défense, Tiémoko Sangaré est  dans le viseur de la justice. Il a ainsi été auditionné   deux  fois  au niveau du pôle économique la semaine dernière. Et est attendu cette semaine au sein de la même structure.

Ainsi, de l’achat des aéronefs et d’autres matériels et d’équipements militaires, à la formation des pilotes, un vaste réseau de spoliation des ressources dégagées officiellement pour la mise en œuvre de la loi de programmation militaire était passé par là. C’est un sulfureux dossier impliquant des Officiers Supérieurs, Généraux, Ministres, des proches collaborateurs et parents de l’ancien Chef de l’État qui a été dénoncé. Ce énième scandale financier et économique dans ce pays avait poussé la principale coalition de l’opposition de l’époque à demander un audit sur l’utilisation des fonds de la loi programmation militaire.

Même au plan international, l’utilisation de ces fonds avait suscité des interrogations. Ainsi, dans un Rapport sur l’intégrité dans le secteur de la sécurité et de la défense au Mali, publié en octobre 2019, Transparency international, soulignait la nécessité d’instaurer un contrôle. « L’Article 8 du Code des marchés publics permet à certaines acquisitions d’échapper au contrôle du Parlement et des mécanismes d’audit externe. De même, le contrôle de l’éligibilité des achats secrets, hors Budget et la supervision de leur exécution par un organe externe indépendant tel que le Bureau du Vérificateur Général (BVG) ou l’Autorité de Régulation des Marchés publics et des Délégations de Services publics (ARMDS), s’avère essentiel », affirma l’ONG Transparency internationale.

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<strong> </strong><strong>Rénovation du palais et de la résidence de Sébéninkoro</strong>

Autre scandale qui a défraye la chronique ? La rénovation du palais présidentiel et celle de la  résidence privée du chef de l’Etat. Le président IBK ayant décidé d’habiter à Sébéninkoro (résidences privée).  Il a entrepris d’importants travaux dans sa résidence privée suscitant de multiples interrogations : Qui a financé ces Travaux. ? Le Budget de l’Etat ? Le Chef de l’Etat lui-même ? Quel est le coût réel des travaux ?

Quant au Palais de Koulouba, sa rénovation  a fait l’objet de beaucoup de supputations. Confié, en 2015, au groupe français Eiffage la rénovation du palais présidentiel de Koulouba (avait été évaluée à près de 6 milliards de francs CFA). Au finish, nul n’est en mesure d’avancer les montants exacts soutirés dans les caisses de l’Etat pour réaliser les travaux. Idem pour la réhabilitation de la résidence des hôtes présidentiels, évaluée quant à elle à près de 5,5 milliards de francs CFA les travaux de rénovation du palais présidentiel ont été   portés à 10 milliards et supervisé par un beau-frère du chef de l’Etat.  Et plus de 3 milliards de nos francs ont été décaissés du budget national pour la réfection du seul bâtiment abritant le Secrétariat général de la présidence. Un bâtiment presque neuf, construit (à 2 milliards F CFA) en 2007.

Il faut rappeler que les deux chantiers de rénovation du palais Koulouba et de la résidence privée du Président ont chacun bénéficié de rallonge budgétaire en 2016.

<strong> </strong><strong>Engrais et logements sociaux aussi</strong><strong>…</strong>

L’impunité encourageant de nouvelles atteintes à la morale publique, une nouvelle affaire dite « des 1000 tracteurs » a été révélée à l’opinion malienne. Ce énième scandale portait sur une soixantaine de milliards F CFA destinés à l’achat de l’engrais pour les paysans, sous forme de prêts à rembourser dès la fin des récoltes dans les opérations de développement rural.

Un autre scandale qui a éclaboussé le mandat d’IBK : l’attribution des 1552 logements sociaux de Tabacoro, dans laquelle il a été orchestré une véritable magouille à ciel ouvert. En plus des ministres de la République et des cadres de l’administration, le ministre en fonction chargé de logements sociaux à l’époque, le ministre de l’Habitat, avait distribué des villas « sociales » à tour de bras (2015-2016). Ainsi, sous IBK, le Mali est entré dans une nouvelle ère des logements sociaux.

Casse du siècle sous IBK!

Sous le régime défunt  d’Ibrahim Boubacar Kéïta, plusieurs bâtiments publics ont été cédés à certains opérateurs économiques à des prix largement inférieurs à leur valeur. Ces’’ ventes ‘’ opérées dans des conditions opaques ont profité à des ‘’ opérateurs économiques’’ véreux et à des prêtes noms connus. Aussi, la quasi-totalité du patrimoine de l’Etat dont une grande partie a été acquise  sous les régimes précédents et même avant a ainsi été touché par ce bradage. C’est là un véritable scandale  qui  mérite de sérieuses enquêtes afin de faire la lumière sur cette casse du siècle opérée ces sept dernières années.

Au total, 27 bâtiments ont été bradés puis souvent loués à ce même État vendeur. Et cela au moment où l’Etat fait face à une insuffisance criarde de patrimoines immobiliers au point que beaucoup de services publics sont en location, il est difficile, donc, de concevoir que les bâtiments de l’Etat aient été bradés à des prix dérisoires à des opérateurs économiques proches de l’ancien Régime.

La liste des immeubles bradés, leurs prix de cession et les adjudicateurs, tous des opérateurs bien connus, avait  défrayé la chronique, quelques jours avant la chute du Président IBK et de son régime.

<strong>Mémé Sanogo</strong>

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<title>Lutte contre la corruption et la délinquance financière :  Moussa Mara au Pôle Economique</title>
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<pubDate>Tue, 09 Nov 2021 01:41:08 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Malien</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="yiv5165154299s6" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span class="yiv5165154299bumpedfont15"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">La lutte contre la corruption a atteint sa vitesse croisière. L'ancien maire de la Commune IV et non moins ancien Premier Ministre sous le régime IBK, Moussa Mara a été aperçu courant la semaine dernière dans les locaux du pôle économique et financier. Pour l'instant, rien n'a filtré sur les réelles raisons de son interpellation par le juge. De sources proches de son interpellation nous rapportent que le juge en charge de l'affaire serait en déplacement. En attendant son retour à Bamako, l'ancien maire et ancien président du parti Yéléma, Moussa Mara peut se préparer pour répondre à certains actes posés lorsqu'il était le Maire principal de la Commune IV du District de Bamako et de l'achat de l'avion de commandement du Président IBK lorsqu'il était Premier ministre. Puisque ladite affaire de l'avion présidentiel ne cesse de produire des miracles. Jusqu'à présent le contribuable malien ne connait pas le prix réel de cet appareil. Le prix varie d'une autorité à une autorité. Aujourd'hui, les autorités de la transition veulent connaitre le prix réel de l'avion. </span></span></p>
<p class="yiv5165154299s6" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">​<span class="yiv5165154299bumpedfont15">Il faut rappeler que le Boeing 737 a été livré au lendemain de sa nomination à la Primature. Lors de son interpellation à l'Assemblée nationale, en tant que Premier ministre, Moussa Mara a affirmé devant les députés que l'avion a couté au Trésor public la bagatelle somme de 20 milliards F CFA. Cependant dans une interview accordée à l'hebdomadaire ''Jeune Afrique'', l'ancien Président Ibrahim Boubacar Keïta avait déclaré que le Boeing 737 a été acquis à 18,9 milliards F CFA. Donc deux montants diamétralement opposés. Lors de son déplacement à Tombouctou, Moussa Mara a justifié cette différence par l'immatriculation de l'appareil ainsi que le transport et les frais de parking en Californie. En plus de cette affaire de l'avion présidentiel et d'équipements militaires, l'ancien Premier ministre est cité aussi dans plusieurs scandales fonciers en Commune IV notamment la gestion du foncier de Kalabambougou. Déjà sur la gestion domaniale en Commune IV du District de Bamako, il convient de rappeler que quelques conseillers communaux à savoir M. Issa Guindo, Siriman Bathily et autres croupissent à la Maison centrale d'arrêt de Bamako. Une affaire à suivre alors !  </span></span></p>
<p class="yiv5165154299s6" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228"> </span></p>
<p class="yiv5165154299s7" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span class="yiv5165154299bumpedfont15"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Y. MARIKO</span></b></span></p>
<p class="yiv5165154299s7" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228"> </span></p>]]> </content:encoded>
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<title>OCLEI :   Le Rapport 2020 remis au Médiateur</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/oclei-le-rapport-2020-remis-au-mediateur-2950818.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 04 Nov 2021 01:15:48 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Aube</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le Président de l’Office Central de Lutte contre l’Enrichissement illicite (OCLEI), Dr. Moumouni GUINDO, a remis, jeudi 21 octobre 2021, au Médiateur de la République le Rapport annuel 2019 et celui de 2020 de l’OCLEI et l’étude faite sur la déontologie dans l’Administration publique au Mali. L’occasion pour lui de déplorer la baisse du nombre de déclarations des Biens.</strong>

Dr Moumouni Guindo a remis au Médiateur de la République <strong>le Rapport 2020 de l’Office Central de Lutte contre l’Enrichissement Illicite (OCLEI). Six dossiers d’enquête sur 25 ont été transmis à la justice, selon le Président de la structure, Moumouni Guindo.</strong>  D’après le document, la valeur totale des Biens identifiés relatifs aux 6 dossiers s’élève à 2.716.439.302 FCFA. Le montant des sommes à justifier par les personnes concernées s’élève à 2.615.520.217 FCFA.

Par ailleurs, 37 maisons d’habitation appartenant aux fonctionnaires d’Etat ont été identifiées ; 178 parcelles dont 83 concessions rurales totalisant 176 ha de 10 à 21 a.

En outre, le montant total des entrées sur les comptes bancaires s’élève à 2.588.943.620 FCFA.

Par ailleurs, l’Office de lutte contre l’enrichissement illicite estime que, sur la même période, les revenus légitimes des six fonctionnaires dont les dossiers ont été remis à la justice s’élèvent à 317.033.470 FCFA et le montant des sommes à justifier par ces personnes s’élève à 2.615.520.217 FCFA.

S’agissant de la déclaration des Biens, le Président de l’OCLEI a déploré la baisse. A ses dires, il y a eu 300 déclarations de Biens en 2019, 250 en 2020 et une centaine, pour le moment, pour l’année 2021. Il a ainsi sollicité l’implication du Médiateur de la République pour que les Fonctionnaires assujettis se soumettent à cette exigence.

Dr Moumouni Guindo a également expliqué au Médiateur de la République ses enquêtes sur la connaissance des codes de déontologie. Selon lui, l’OCLEI s’est rendu compte de la faible connaissance des Agents publics des codes de déontologie. L’organisation a ainsi recommandé l’Institution d’un Référent déontologue dans les services de l’État et des collectivités territoriales.

Pour sa part, le Médiateur de la République a salué Dr Moumouni Guindo et son équipe pour ce colossal travail abattu. <em>« S’il y a une obligation que nous avons en commun, c’est la redevabilité et c’est la raison pour laquelle nous produisons chaque année un rapport sur nos activités respectives comme le recommandent les textes sur lesquels reposent nos institutions »,</em> a déclaré Mme Sanogo Aminata Mallé devant le Président de l’OCLEI. Pour elle, l’OCLEI occupe un rôle prépondérant dans le paysage institutionnel malien. <em>« En raison du noble combat qu’il mène pour l’assainissement de notre pays dans sa lutte implacable contre l’enrichissement illicite et la délinquance financière qui ne peut que contribuer à la refondation dont on parle tant</em> ». Le Médiateur de la République a exprimé sa fierté du travail honorable réalisé par l’OCLEI. <em>« Je vous félicite ainsi que toute votre équipe pour le travail effectué dans la diligence et le respect strict des textes portant création de l’Office central de la lutte contre l’enrichissement illicite »</em>, a déclaré Mme Aminata Mallé.

<strong>Mémé Sanogo </strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>6 dossiers d’enrichissement illicite présumé dans le rapport de l’OCLEI  : Des biens estimés à plus de 2 milliards FCFA à saisir par la justice</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/6-dossiers-denrichissement-illicite-presume-dans-le-rapport-de-loclei-des-biens-2950723.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 03 Nov 2021 11:43:05 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Horizon</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Dans le but de vulgariser davantage le contenu de son Rapport 2020, l’Office central de lutte contre l’enrichissement illicite (OCLEI) vient de rencontrer les représentants des structures membres.</em></strong>

<em> </em>Pour rendre plus accessible le dernier Rapport de l’OCLEI sur l’état de l’enrichissement frauduleux, le président de cette structure phare de la lutte contre les détournements de deniers publics, Moumouni Guindo, accompagné par les membres du conseil de sa structure, a rencontré, le jeudi dernier, les représentants des structures des membres installant l’OCLEI. L’objectif de cette rencontre, selon M. Guindo, était non seulement de remettre le rapport 2020 à ces représentants des structures de son conseil, mais aussi et surtout échanger sur le contenu dudit document.

Le présent rapport couvrant  la période du 1er janvier au 31 décembre 2020, portait sur les activités menées par l’Office central de Lutte contre l’Enrichissement illicite (OCLEI) lui-même et sur l’évaluation qu’il a faite de l’activité des autres structures impliquées dans la lutte contre l’enrichissement illicite.

Dans ce rapport, il a été précisé qu’au  titre de la contribution à la répression, l’OCLEI a transmis à la justice 6 dossiers d’enrichissement illicite présumé, pour des biens évalués à 2 milliards 715 millions de FCFA, soit 37 maisons d’habitation et 178 parcelles, dont 83 concessions rurales totalisant 176 ha. Avant d’ajouter que le montant total des entrées sur les comptes bancaires des 6 personnes s’élève à 2 milliards 588 millions de FCFA de 2014 à 2020. Dans la même période, poursuit le rapport, leurs revenus légitimes s’élèvent à 317 millions de FCFA.

A en croire le rapport,  le succès de la lutte contre l’enrichissement illicite nécessite une intense collaboration inter-services et multi-acteurs. « Cette nécessité a été nettement perçue par le Forum national sur la corruption et la délinquance financière organisé par le Gouvernement en février 2014. Ce forum a, en effet, recommandé que  la mission principale de l’Office central de lutte contre la corruption [soit] la coordination » souligne-t-il.

Parlant des canaux de dénonciations, le président de l’OCLEI soutiendra que les gens peuvent dénoncer des cas à travers les lettres ou en appelant le numéro vert de l’OCLEI. Avant de préciser que sa structure  a reçu 422 appels sur le numéro vert 80 00 22 22 au compte de 2020.

Au titre de la coopération, indique-t-il,  l’OCLEI a signé un protocole d’accord de partenariat et de coopération avec l’Office national de lutte contre la Fraude et la Corruption du Sénégal.

« L’OCLEI a représenté le Mali dans le cadre du Second cycle du Mécanisme d’examen de l’application de la Convention des Nations Unies contre la Corruption à l’examen, conjointement avec la Bolivie, du cadre juridique et institutionnel de lutte contre la corruption de la Colombie. » a précisé le rapport

S’agissant des études et recommandations, le rapport dira que la structure   a finalisé une étude sur la déontologie dans l’administration publique.  Et d’ajouter que cette étude recommande l’institution d’un référent déontologue dans les services publics. Le référent déontologue est chargé de conseiller les agents et les chefs de service sur la déontologie de leur corps.

Au titre de l’évaluation des activités de lutte contre l’enrichissement illicite, l’Office  a reçu les rapports d’audits ou d’activités de 7 structures sur 19 sollicitées (les structures de contrôle et la CENTIF).

Parmi les structures sollicitées, le Vérificateur général, le Médiateur de la République, l’ARMDS et la CNDH ont transmis spontanément leur rapport annuel.

L’évaluation des activités révèle que seules 27,99% des recommandations des structures de contrôle sont mises en œuvre.

Rappelons que l’Office central de Lutte contre l’Enrichissement illicite (OCLEI), a remis récemment son rapport final de l’année 2020 aux plus hautes autorités du pays et tient à contribuer de façon significative à l’assainissement de la gestion des affaires publiques du pays.

<strong>Lamine BAGAYOGO</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Lutte contre la corruption : La justice aux trousses des délinquants financiers</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/lutte-contre-la-corruption-la-justice-aux-trousses-des-delinquants-financiers-2950244.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 01 Nov 2021 01:30:33 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Aube</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Choses prises, choses dues ? Au fond, qui l’aurait cru quand le duo Assimi-Choguel prévenait que la</strong><strong> </strong><strong>lutte contre la corruption sera implacable et</strong><strong> que </strong><strong>ceux qui sont appelés à servir l’Etat ne pourront plus se servir de l’Etat impunément ? Ils avaient pourtant prévenu que tous </strong>les <strong>dossiers scandaleux dont l’achat de l’avion présidentiel, les équipements militaires, la rénovation du palais de Koulouba, etc., ne resteraient pas impunis. Tous les crimes</strong> <strong>économiques seront</strong><strong> </strong><strong>sévèrement punis et les Auteurs et leurs complices répondront tous de leurs actes de malversations financières, de détournement des deniers publics, de vols, de gabegies et de train de vie ostentatoire</strong><strong>.</strong><strong> </strong><strong>Le Premier Ministre, Dr Choguel Kokalla Maïga, avait bel et bien déclaré que désormais tous ceux qui servent de l’Etat ne se serviront plus de l’Etat. C’est dans cette perspective que,</strong> <strong>depuis la fin du Régime d’IBK, les structures et services attitrés dans ce combat pour la protection des maigres ressources financières de l’Etat ont remis leurs Rapports (2019-2020) à savoir le Bureau du Vérificateur Général (BVG), l’Office Central de Lutte contre l’Enrichissement Illicite (OCLEI), au Président de la transition, le Colonel Assimi Goïta. </strong>

<em>Le Président de l’Office central de lutte contre l’enrichissement illicite (OCLEI), Moumouni Guindo, a remis, lors d’une cérémonie déroulée à Koulouba, au Chef de l’Etat, le Colonel Assimi Goïta, les Rapports 2019 et 2020. Le document révèle plusieurs cas d’enrichissement illicite présumés dont le montant s’élève à plusieurs milliards FCFA. </em>

Les deux documents remis au Chef de l’Etat couvrent la période du 1<sup>er</sup> janvier 2019 au 31 décembre 2020. Le Président de l’OCLEI, Moumouni Guindo, a expliqué que sa structure a réalisé au titre préventif 19 activités d’information et de sensibilisation à travers le Mali sur 1556 personnes.

En outre, poursuit M. Guindo, cette synergie d’actions entre les Agents  de l’OCLEI et  ces organisations citées ont contribué  à la répression en transmettant  à la Justice  9 dossiers d’enrichissement illicite présumé.  <em>« La valeur des Biens présumés illicites dans ces 9 dossiers s’élève à 6 milliards 995 millions de FCFA… Les enquêtes de l’OCLEI ont identifié 384 Biens immobiliers, soit 34 maisons d’habitation, 72 bâtiments commerciaux ou professionnels, 139 parcelles ainsi que 78 concessions rurales totalisant 181 hectares », </em>a déclaré le patron de l’Office central de lutte contre l’enrichissement illicite<em>.</em>

Et d’ajouter que toujours à la même période que le montant total des entrées sur les comptes bancaires des 9 personnes s’élève à 3 milliards 671 millions de francs CFA entre la période 2014 et 2020. Pour le Président de l’OCLEI,  ces revenus  indûment acquis  dépassent loin  dans  la même période les revenus légitimes  de 9 personnes  qui, selon lui, s’élèvent à 444 millions de FCFA.

Concernant les personnes soupçonnées de s’enrichir illicitement sur les Biens de l’Etat, Moumouni Guindo a indiqué qu’il s’agit bel et bien des Agents de l’Etat. A savoir un Comptable, deux Inspecteurs des Finances, un Inspecteur du Trésor, un Contrôleur financier, deux Maires, un Ministre et un Préfet.

S’agissant des déclarations de Biens, le Président de l’OCLEI informe que  ses Agents ont dénombré au niveau de la Cour Suprême 1351 Déclarations déposées sur la période 2019-2020. Lors du traitement de ces dossiers, le Président de l’institution de lutte contre l’enrichissement illicite a constaté « <em>qu’en 2019, le Premier Ministre et plusieurs Ministres sont restés en fonction plusieurs mois sans avoir procédé à leur déclaration de biens. Le retard a dépassé trois années pour certains d’entre eux »,</em> …

En effet, la lutte contre la corruption promise par les plus hautes Autorités de la Transition connait une nouvelle tournure avec l’interpellation de plusieurs personnes soupçonnées d’être trempés dans plusieurs scandales qui ont émaillés les deux mandats de l’ancien Président IBK.

En effet, pendant les 7 dernières années (sous le régime calamiteux d’IBK) ce ne sont pas les scandales qui ont manqué. De l’achat de l’avion présidentiel à l’acquisition des équipements militaires pour l’armée malienne en passant par les affaires non moins sulfureuses d’engrais frelatés… Ce régime de destruction nationale s’était abonné aux scandales financiers sur fond de dilapidation des ressources de l’Etat. Au plan financier, les scandales qui ont mis la République au fond du gouffre sont sans précédent dans l’Histoire de notre pays.

Aussi, l’achat de 2 hélicos Puma, en 2017, avait donné lieu à un vaste scandale, après que le Président IBK ait confirmé dans un entretien à Jeune Afrique que les avions achetés sous son magistère sont cloués au sol « faute de maintenance appropriée ». Puis, ce fut au tour du Président de la Commission Défense de l’Assemblée Nationale de l’époque, Karim Kéïta, le fils du Président de la République, de déclarer, lors d’un colloque à Paris : « Les hélicoptères que nous avons acheté ne peuvent plus voler ; ça marchait au début, mais, vraisemblablement, on a un problème d’entretien depuis l’achat et je me demande même si on n’a pas été floué à l’achat»,… Cette déclaration avait à l’époque réveillée des forts soupçons de surfacturation et de malversations portant sur les ressources financières destinées à acquérir des équipements pour l’armée.

Déjà, à l’achat de ces hélicoptères, un Officier Supérieur de l’Armée malienne avait déclaré dans Bloomberg news (parution du 13 juillet 2017) ceci : « Nous avons deux hélicoptères cloués au sol qui ne servent à rien ». Avant de préciser : « Les appareils sont cloués au sol parce que l’Armée ne peut pas obtenir les pièces de rechange ».

<strong> </strong>

<strong><em>Place à la justice ?</em></strong>
<ol>
 	<li>Guindo a révélé que l’OCLEI a analysé certaines charges du personnel de l’Institut national de Prévoyance sociale (INPS). Il a constaté qu’en dehors de toute légalité, deux Responsables de l’Institut ont perçu 2 milliards 53 millions de F CFA comme indemnités de départ à la retraite. Par mois, l’un de ces deux Responsables perçoit une pension de plus de 6 millions de francs CFA et, l’autre, plus de 8 millions de francs CFA : <em>« L’OCLEI recommande aux Autorités de procéder au recouvrement des sommes indûment perçues au titre des indemnités et pensions de retraite et de veiller sur le fonctionnement du Conseil d’Administration de l’INPS »</em>.</li>
</ol>
En saluant la qualité des Rapports produits, le Président de la transition, le Colonel Assimi Goïta, a déclaré que la lutte contre l’enrichissement illicite et la corruption demeure l’une des priorités de son Gouvernement. <strong> « </strong>Vos Rapports nous confortent dans notre vision d’un Mali nouveau, un Mali où les citoyens ont accès à l’eau potable, à la santé, à l’éducation aux routes de bonne qualité », s’est réjoui le Chef de l’Etat qui promet une Gouvernance de rupture et d’exemplarité durant cette période transitoire.

Occasion pour le Colonel Goïta de rappeler que la lutte contre la corruption et l’enrichissement illicite fait partie des préoccupations majeures des Autorités de la Transition. Il a aussi assuré l’OCLEI de son soutien et de celui du Gouvernement. «<em> En quatre années, vous avez dû fournir d’énormes efforts pour aboutir aux résultats qui méritent des encouragements. Nous vous félicitons et vous encourageons à poursuivre votre mission, car le Mali attend beaucoup de vous</em> (…).  <em>Nous avons entendu et compris vos préoccupations par rapport à certaines difficultés</em>. <em>Tout sera mis en œuvre pour obtenir la bonne collaboration de tous les agents ainsi que les services publics avec l’OCLEI conformément aux textes en vigueur</em> », a conclu le Chef de l’État.

Les Rapports de l’OCLEI indiquent également que, dans le cadre de ses missions, 19 activités d’informations et de sensibilisation ont été menées à travers le pays. L’office a recommandé aussi qu’il y ait des référents déontologues dans tous les services de l’État. Rappelons que cette cérémonie de remise des rapports de l’OCLEI est intervenue 48 Heures après celle du Rapport 2020 du Vérificateur Général.

<strong>Mohamed Sylla</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le rapport explosif de la CIPRES qui accable la gestion de l&amp;apos;ex&#45;directeur général de l&amp;apos;INPS, Bréhima N. Diallo : L&amp;apos;achat d&amp;apos;un appartement en France à 192 195 401 FCFA et facturé à Bamako à 426 372 050 FCFA   Une parcelle acquise à 38 millions F CFA à Kidal</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/le-rapport-explosif-de-la-cipres-qui-accable-la-gestion-de-lex-directeur-general-de-linps-brehima-n-diallo-lachat-dun-appartement-en-france-a-192-195-401-fcfa-et-facture-a-bamako-a-426-372-2950018.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 30 Oct 2021 01:18:46 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>L'ex-directeur général de l'Institut national de prévoyance sociale (INPS) Bréhima Noumoussa Diallo, vient d'être accablé concernant sa gestion par un rapport "provisoire" de la Conférence interafricaine de prévoyance sociale (Cipres). Beaucoup de révélations sur des malversations financières, notamment sur les titres de propriété, des immo</em></strong><strong><em>bilisations acquises par l'Institut. Les griefs sont, entre autres, l'acquisition d'un appartement en France à Aubervilliers facturée à 426 372 050 FCFA au lieu de 192 195 401 FCFA ; le dossier de l'acquisition de 55 terrains nus dont celui de Kidal déclaré acheté à 38 millions FCFA.</em></strong>

Le rapport de la Conférence interafricaine de la prévoyance sociale (Cipres) fait des révélations qui accablent la gestion <strong>"catastrophique"</strong> de l'ex-directeur général de l'Institut national de prévoyance sociale (INPS), Bréhima Noumoussa Diallo. Ce rapport (il est provisoire) dont nous détenons copie dénonce certaines pratiques de malversations financières qui ont mis la structure à terre car ayant surtout contribué à détériorer la trésorerie de l'INPS.

Dans ce rapport, la Cipres a regardé à la loupe les titres de propriété des immobilisations acquises par la structure. Ainsi, des engagements avaient été pris pour l'acquisition de 55 terrains nus d'une valeur totale de 2,6 milliards de nos francs. Pour ce faire, une convention avait été signée entre un certain <strong>"Adama M'Pié Sanogo"</strong> et l'INPS par l'intermédiaire d'un notaire. Et des terrains ont été dans différentes régions.

Malheureusement, il ne ressort dans la comptabilité que 8 des 55 terrains acquis. En d'autres termes, le reste, soit 47 terrains, ne ressort dans aucune situation comptable tenue du service. <em>"Cette omission ne reflète pas la situation exhaustive des engagements et donne une valeur incorrecte des immobilisations et des créances dans les états financiers. La non-prise en compte de ces terrains dans la comptabilité de l'Institut est justifiée par leur non-paiement"</em>, précise le rapport.

<em>"Le paiement des 8 terrains a été effectué par chèque en date du 7 novembre 2018 au nom de personnes désignées et non les propriétaires desdits terrains sur la base de la convention sus-évoquée. En outre, les titres de propriété de ces parcelles sont en possession du notaire et non de l'Institut bien qu'elles sont prises en compte dans son patrimoine. La garde des titres de propriété par le notaire est consécutive au non-paiement des propriétaires et des honoraires relatives à l'acquisition des 55 terrains pour un montant total de 265 millions FCFA, soit 5 millions de F CFA par terrain ainsi que le stipule la convention signée. Il n'existe pas l'assurance, qu'en l'état, l'Institut puisse justifier de son droit de propriété sur les biens en question"</em>, souligne le rapport.

Ainsi, les 8 parcelles dont toutes disposent de permis d'occuper, ont coûté 293 millions de F CFA. Il s'agit de la parcelle n°12295 à Bafoulabé achetée à 40 millions FCFA, la parcelle n°12290 à Sadiola acquise à 39 millions F CFA, la parcelle n°12291 à Banamba achetée à 39 millions FCFA, la parcelle n°12292 à Nara achetée à 38 millions FCFA, la parcelle n°12294 à Mahina achetée à 38 millions FCFA, la parcelle n°12288 à Toukoto à 35 millions FCFA, la parcelle n°12228 à Dioïla achetée à 26 millions FCFA, le 9 octobre 2018.

Ce qui est révoltant, la parcelle n°12293 de Kidal a été achetée à la faramineuse somme de 38 millions FCFA. Ce coût d'acquisition parait très élevé.

<em>"Il ressort de l'analyse des immobilisations acquises et de leur situation géographique que l'acquisition des 55 parcelles n'a pas tenu compte des conditions de placement définies par la Cipres. La mission n'a connaissance d'aucune évaluation de la rentabilité de la liquidité et de la sécurité avant les acquisitions. Les 10 sur les 55 parcelles acquises pour une valeur totale de 387 millions FCFA sont situées dans les régions de Kidal, Tombouctou et Mopti. En outre, les acquisitions sont intervenues au moment où l'insécurité sévit dans ces zones. La localité de Graolo où une parcelle a été acquise pour un montant de 37 millions FCFA demeure inconnue de la mission"</em>, souligne le rapport.

Les dix parcelles sont : Abeïbara (39 millions F CFA), Boni (30 millions FCFA), Bourem (39 millions FCFA), Goundam (39 millions FCFA), Gourma Rharous (37 millions FCFA), Graolo (37 millions FCFA), Kidal (38 millions FCFA), Léré (38 millions FCFA) et Mandiakouye (40 millions FCFA).

Autres griefs : c'est l'acquisition d'un appartement en France, plus précisément à Aubervilliers dans la banlieue parisienne pour servir de logement au représentant de l'INPS. Cette acquisition a été émaillée d'irrégularités. Ainsi, la valeur réelle comptable pose problème. Deux actes notariés, selon le rapport de la Cipres, soutiennent cette opération avec des valeurs différentes pour le même appartement.

<em>"Une attestation de vente établie à Paris par une étude notariale indique un prix d'achat de 293 000 euros, soit 192 195 401 F CFA tandis que celle établie au Mali par un notaire à Bamako fait ressortir un prix d'achat</em> <em>de 650 000 euros, soit 426 372 050 F CFA. L'absence de concordance entre les deux prix d'acquisition qui dégage un écart de 357 000 euros, soit 234 176 649 F CFA, laisse planer un doute sur le prix réel d'acquisition. Il a néanmoins été constaté que c'est le montant le plus élevé, celui figurant sur l'attestation de l'étude notariale de Bamako, qui a été comptabilisé"</em>, dévoile dans le rapport.

Avant de préciser : <em>"L'expertise commanditée par le vendeur dont le rapport date de 2015, fournie lors de la vente de l'appartement, a indiqué une valeur de 640 000 euros, soit 419 812 480 FCFA. </em>

<em>Cependant, cette expertise date de trois ans avant l'opération et elle n'a pas été réalisée par l'Institut au moment de l'acquisition de façon contradictoire. Cette situation a pu entraîner le paiement d'un prix d'achat supérieur à la valeur vénale compte tenu de l'utilisation durant les trois ans, avant l'acquisition à partir de l'expertise réalisée. </em>

<em>Aucune règle de la commande publique n'a été observée lors de cette acquisition, notamment celle relative à l'acquisition des biens par entente directe. Il est préconisé dans ce cadre une négociation des prix assorti d'un procès-verbal de négociation. Or, aucun document de cette nature n'a été communiqué".</em>

Cette opération, selon le rapport de la Cipres, a aussi entrainé le paiement de la somme de 85 millions FCFA au titre des honoraires de notaire, dont 65 millions FCFA pour le cabinet de notaire de Bamako et 20 millions FCFA au cabinet de notaire se trouvant à Paris.

L'éléphant était bel et bien dans un magasin de porcelaines.

<strong>                   El Hadj A.B. HAIDARA</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Affaire INPS :  A quoi joue l’OCLEI ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/affaire-inps-a-quoi-joue-loclei-2949220.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 22 Oct 2021 10:16:35 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pouce</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>La semaine dernière, l’OCLEI a présenté ses rapports 2019 et 2020, avec 9 dossiers d’enrichissement illicite transmis à la justice. Mais, le boulot est loin d’être parfait.</strong>

Selon Dr. Moumouni Guindo, il a été constaté qu'en dehors de toute légalité, le Directeur général adjoint de l'INPS a perçu 353,72 millions de FCFA comme indemnités de départ à la retraite et de la même manière et au même titre, l'agent comptable a perçu 1 milliard 700 millions de FCFA. Par mois, précise le président de l’OCLEI, le directeur général adjoint reçoit une pension de plus de 6 millions de francs CFA et l'agent comptable, plus de 8 millions de francs CFA. En outre, le directeur général de l'INPS perçoit un salaire brut de 54 millions de francs CFA par mois. La rémunération de ces 3 dirigeants s'élève à 1 milliard 900 millions de francs CFA par an, soit 7% de la masse salariale de l'ensemble des 1 197 employés de l'INPS. « <em>La masse salariale totale de l'INPS atteint 21% de ses revenus récurrents alors que le ratio de référence de la Conférence interafricaine de la Prévoyance sociale (CIPRES) est de 15%</em> », indique le président de l’OCLEI.

L'OCLEI a recommandé aux autorités de procéder au recouvrement des sommes indûment perçues au titre des indemnités et pensions de retraite et de veiller sur le fonctionnement du Conseil d'administration de l'INPS.

En réalité, c’est un faux problème dans la mesure où il ne date pas d’aujourd’hui. Il y a eu plusieurs missions d’inspections qui ont repris le calcul de la liquidation des droits et la pension de retraite du directeur général adjoint et de l’agent comptable de l’INPS dénoncé par l’OCLEI. Pour le cas d’espèce, il s’agissait de Boubacar Sidiki N’Diaye et de Modibo Diarrah. Ils ne se sont pas auto attribués ces salaires. C’est l’administration qui leur a alloué ces émoluments de façon légale et légitime. Sur ces salaires, ils ont cotisé régulièrement jusqu’à leur retraite.

Pour liquider une pension et des droits, le calcul est fait sur les revenus des huit (08) dernières années. Les calculs ont été repris également par la CIPRES, qui n’a pas vu d’irrégularité dans le calcul. La direction a bloqué pendant presqu’une année le paiement de leur pension. Plusieurs missions d’audits interne et externe se sont succédés à l’INPS pour faire éclater la vérité au grand jour. Au terme des multiples contrôles et audits, l’INPS s’est décidé à les payer.

La surprise est grande en ce moment de constater que ce dossier qui a été vidé depuis longtemps, revienne au-devant de l’actualité malienne. Est-ce par ce que le vérificateur général a remis son rapport à la plus haute autorité, que l’OCLEI a voulu lui aussi emboîter le pas en le mimant ?

De sa création à nos jours, cette structure a, de tout temps, été contestée comme étant une structure de trop. Les cadres voudraient que la direction de l’OCLEI justifie les salaires très élevés qu’elle distribue. En manque de popularité, l’OCLEI veut justifier son existence, ses salaires aux yeux du citoyen lambda. A quoi sert- il de vouloir induire les plus hautes autorités en erreur pour une question existentielle ? Un peu de sérieux.

<strong>Youma</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Covid&#45;19 au Mali : Les casseroles du DG du Fonds de Garantie du Secteur Privé : 6,5 milliards FCFA volés !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/covid-19-au-mali-les-casseroles-du-dg-du-fonds-de-garantie-du-secteur-prive-65-milliards-fcfa-voles-2-2949071.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/10/Moustapha-Adrien.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 21 Oct 2021 08:30:11 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Le Fonds de Garantie du Secteur Privé (FGSP)</strong><strong> n’a pas fait l’objet d’un appel d’offres, en vue de sa privatisation. Du moins, pas à notre connaissance. Mais tout porte à croire que dans la lutte contre la pandémie du Covid-19 au Mali en 2020, il a été victime d’une OPA (Offre publique d’achat) qui ne dit pas son nom : il a été au service exclusif de son Directeur, M. Moustapha Adrien Saar qui n’a pas respecté les dispositions conventionnelles relatives à la reddition des comptes conformément à ces engagements avec l’État du Mali. Depuis, le FGSP porte les germes de sa propre destruction.  </strong>

Le Directeur Général du Fonds de Garantie du Secteur Privé, Moustapha Adrien Saar  n’a pas géré le fonds COVID-19, conformément aux dispositions de la convention.  Du coup, il doit répondre d'une délinquance qui frise le dol et le détournement du denier public.

<strong>D’embrouilles en magouilles</strong><strong>  </strong>

À en croire le rapport du Vérificateur général, sur un montant total de 20 milliards FCFA destiné au financement de la garantie des crédits bancaires en faveur des PME/PMI pour une durée de deux ans, le Dg Moustapha Adrien Saar n’a traité que les dossiers de garantie de trois entreprises sur 2 000 prévues. Non plus, il n’a pas justifié l’utilisation du reliquat de 6,5 milliards FCFA (6 500 000 000F) n’ayant pas fait l’objet de Dépôt à terme (DAT) dans des banques commerciales pour conforter leur trésorerie comme l’exige ladite convention.

L’Article 1er de l’Avenant N°1 portant sur les engagements des parties à la Convention de Financement N°06/2020 entre le Ministère de l’Économie et des Finances et le Fonds de Garantie pour le Secteur Privé (FGSP-SA) du 1er Octobre 2020, dans le cadre de la riposte à la crise liée à la COVID-19, est clair :

L’État du Mali s’engage à  mettre à la disposition du FGSP-SA, un montant de vingt milliards FCFA, pour garantir principalement les crédits bancaires en faveur des PME/PMI, de certaines grandes entreprises et des Systèmes Financiers Décentralisés.

Le FGSP-SA s’engage à accepter la gestion des fonds confiés sous forme de « <em>gestion pour le compte de tiers</em> » ; à faire une gestion transparente et professionnelle des fonds selon le manuel de procédure du FGSP-SA ; à fournir un rapport trimestriel d’utilisation détaillé des fonds accordés, (…).

Suivant l’Article 2 de la même convention portant sur la mise en place d’un suivi et d’évaluation « <em>dans le cadre du suivi du Programme d’Urgence Présidentiel, de la riposte à la crise liée au Covid-19, il est mis en place un comité qui aura à la charge de suivre mensuellement l’utilisation de la dotation, d’effectuer un reporting pour le département de l’Économie et des Finances, d’informer les partenaires financiers de l’impact sur la crise</em> ». Tout cela pour une durée initiale d’utilisation de deux (2) ans à compter de leur date de déblocage.

Cette dotation de l'État Malien pour le FGSP vient donc considérablement renforcer les capacités d’intervention de cette structure et devrait permettre de mobiliser jusqu’à 100 milliards de FCFA en faveur de plus de 2 000 entreprises pour plus de 12 000 emplois directs sauvegardés/créés. Pour le reste de l’année 2020, la priorité sera donnée aux mesures conjoncturelles d’urgence. Mais ce fût du leurre.

<strong>Les pourboires du dirlo </strong>

Pour s’assurer de la conformité des opérations sur le fonds COVID-19 mis à la disposition du FGSP pendant l’exercice 2020, l’équipe de vérification a examiné les relevés bancaires, les conventions, les contrats et correspondances. Du coup, il ressort que le Directeur du FGSP, Moustapha Adrien Saar, n’a pas respecté les exigences de reddition des comptes contrairement aux engagements des parties. Plus grave, il n’a pas fourni les rapports trimestriels d’utilisations détaillées des fonds accordés et les reporting pour le département de l’Économie et des Finances.

Par ailleurs, entre le 17 Décembre 2020 et le 10 Mai 2021, le Directeur du FGSP a reçu de l’État, un montant total de 20 milliards FCFA destiné au financement de la garantie des crédits bancaires en faveur des PME/PMI pour une durée de deux ans au cours de laquelle, il n’a traité que les dossiers de garantie de trois entreprises sur les 2 000 prévues.

Il a accordé respectivement des garanties de 40 millions FCFA, 106 millions FCFA (106 106 250F) et 450 millions FCFA, soit un total de plus de 596  millions FCFA (596106 250 F) sur une garantie de 100 milliards FCFA prévue.

En bloc, le non-respect des dispositions de la convention ne permet pas une traçabilité dans la gestion des ressources mises à disposition.

En effet, le Dg Moustapha Adrien Saar, a signé des conventions de Dépôts à terme (DAT) à hauteur de 13,5 milliards FCFA (13 500 000 000F) avec les établissements financiers dont les revenus reviennent au FGSP. Au même moment, l’utilisation du reliquat de 6,5 milliards FCFA (6 500 000 000F) n’est toujours pas justifiée. Envolés !

La situation de ces DAT se présente ainsi qu’il suit : à la date du 30/12/2020, il y a 1 milliard FCFA à la BCS ; 1 milliards à la Banque Atlantique a partir du 18/01/2021 ; 500 millions auprès de CFREDITKASH à la date du 01/02/2021 ; 2 milliards à la BNDA à partir du 04/02/2021 ; 1 milliard à la BDM à la date du 09/02/2021 ; 500 millions à COFINA à partir du 13/04/2021 ; 500 millions à la BOA ; 4 milliards à la BMS à la date du 28/04/2021 ; 1 milliards à Kafo Jiginew à partir du 29/04/2021 et 2 milliards à la BNDA le 04/05/2021. Soit au total, la somme de 13,5 milliards FCFA (13 500 000 000F).

Décidemment, de nombreuses anomalies affectent la gestion du Fonds de Garantie du Secteur Privé. Du coup, le détournement de fonds est érigé en système. Et le mot d’ordre de cette « mangecratie » reste : « <em>bouffe et tais-toi, s’il en reste la nation pourra en bénéficier</em> ».

En chiffre, le Dg du FGSP, Moustapha Adrien Saar n’arrive toujours pas à justifié l’utilisation du reliquat de 6,5 milliards de nos francs non déposé dans les banques.

D’où une dénonciation de faits du Vérificateur général à la section des Comptes de la Cour Suprême et au Procureur en charge du Pôle Économique et Financier par rapport aux sous non déposés en banque par le Directeur du FGSP, M. Moustapha Adrien Saar. Depuis, l’homme se trouve dans une situation inconfortable.

<strong>Youssouf Konaré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Scandale foncier dans la Commune de Zantiébougou ; Le Maire Seydou Koné accusé de concussion et de détournement de fonds</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/scandale-foncier-dans-la-commune-de-zantiebougou-le-maire-seydou-kone-accuse-de-concussion-et-de-detournement-de-fonds-2-2949025.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/scandale-foncier-dans-la-commune-de-zantiebougou-le-maire-seydou-kone-accuse-de-concussion-et-de-detournement-de-fonds-2-2949025.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 21 Oct 2021 07:49:17 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Décidément, les dieux semblent tombés sur le crâne du maire de la Commune Rurale de Zantiébougou dans le cercle de Bougouni. Pendant que M. le Maire Seydou Koné, puisque c’est de lui qu’il s’agit, se défait du nœud gordien des populations qui le chargent d’avoir réalisé un morcellement illicite, des membres du Conseil municipal viennent de mettre au goût du jour la supercherie dont le maire Seydou s’est rendu coupable à la municipalité de la Commune rurale de Zantièbougou.  D’où une nouvelle plainte du bureau local de l’AMLCDF (Association Malienne de Lutte contre la Corruption et la Délinquance Financière) de Bougouni, le 5 Octobre dernier, auprès des structures de contrôle de l’État pour ‘<em>’mauvaise gestion et détournements de fonds’’</em>. </strong>

Les populations de Zantiébougou sont sur le pied de guerre contre le maire Seydou Koné. Si bien que certains d’entre eux n’hésitent pas à faire entendre aujourd’hui leurs regrets d’avoir voté pour cet homme qui, à leurs yeux, incarnait le changement. Mais à la longue, ils ont fini par découvrir son vrai visage et exigent, aujourd’hui, que sa gestion à la tête de municipalité soit auditée. Depuis, il y a une plainte en veilleuse des notabilités de Zantiébougou et de la jeunesse contre le Maire Seydou Koné pour « <em>concussion et détournement du domaine foncier du village</em> ».

Rappel des faits

Tout débute en 2017. Les populations du village de Zantiébougou ont été surprises de constater que le Maire Seydou Koné, a procédé à un morcellement illicite et à la vente des 4 hectares envoisinant la gare routière du Chef-lieu de la commune et le domaine du service de l’élevage.

Face à cette situation, le Préfet du cercle de Bougouni, à l’aide d’un communiqué (N°2019-001/P-CB) en date du 28 février 2019, a dénoncé l’attitude du maire Seydou Koné en rappelant aux uns et aux autres que les actes délivrés par ce dernier, en violation des textes et de procédure de lotissement restent nuls et de nul effet. Par la même occasion, le Préfet a invité les détenteurs de ces lots à s’enregistrer au niveau du Sous-préfet de Zantièbougou, en vu de prétendre à un éventuel dédommagement.

Pour plus de détails sur le dossier, le Préfet a mené une inspection sur la gestion domaniale du maire Seydou Koné. Du coup, les enquêtes ont révélé, entres autres, l’absence d’une autorisation définitive de lotissement et le nombre inconnu des lots vendus. Mieux, les résultats de l’inspection ont mis à nu une concussion s’élevant à 36,8 millions FCFA (36 825 000F) au titre de la vente de 491 lots en raison de 75 000F par parcelle. Et comble de la supercherie, c’est que les enquêteurs ont décelé que le maire Seydou Koné, aurait vendu plus cher en mai 2017, la première tranche desdits lots (200 000F à 250 000F) avant même la délibération du Conseil communal en juillet 2017 qui  fixa le prix d’une parcelle à 75 000F. Plus grave encore, sur les 36 millions issus de la deuxième vague de la vente des lots, le maire Seydou Koné n’a versé que la somme de 1,5 million (1 525 000FCFA) au Trésor public. Et ce n’est pas tout. Loin s’en faut.

Même pour satisfaire sa cupidité financière, le Maire Koné n’a pas lésiné sur les moyens de vendre, encore, 46 lots en mai 2017, sans aucune quittance à un certain Bouréhima Cissé, commerçant résident dans la Commune de Koumantou.

<strong>Le Maire dans la tourmente</strong>

Face à ces séries de vente illicite de lots, la majorité des conseillers de la Mairie de Zantiébougou ont rejeté le compte administratif-2018 du Maire Seydou Koné.

Pour ces conseillers municipaux, la situation du lotissement est floue au motif que la somme de 1,5 million de nos francs ne reflète pas la réalité par rapport aux 491 lots vendus par le maire Koné. Mieux, ils trouvent que la dépense de 4,8 millions FCFA (4 814 640F) effectuée pour le carburant est trop élevée. En même temps, ils trouvent que le montant de l’entretien courant des écoles qui se chiffrent à 3,3 millions de nos francs (3 316 220 FCFA) n’est pas clair.

Pour toutes ces raisons et bien d’autres, l’AMLCDF de Bougouni, a saisi le Pôle économique et financier, le 5 Octobre 2021, sur la gestion du maire de la Commune rurale de Zantiébougou, M. Seydou Koné.

Avant la plainte de l’AMLCDF de Bougouni, des habitants de Zantièbougou avait également saisi en Février 2020 le Pôle économique et financier de Bamako sur la même affaire. Mais toujours était-il que le dossier traînait.

D’où le lieu pour les limiers de la Cour des Comptes de débarquer, le vendredi 15 octobre dernier, à la Mairie de Zantiébougou. En bloc, ils passeront au crible, la gestion des 10 mairies du cercle de Bougouni et du Conseil de Cercle.

Face à cette situation, le Maire Seydou se défend et clame son innocence. <em>« C’est faux et archi-faux. Je suis victime d’une guerre politique. Tous ceux qui sont en train de faire du tapage, des bruits sont des adverses politiques. Ils cherchent à avoir raison sur moi. Ce n’est pas un combat contre la mauvaise gouvernance», déclare-t-il.</em>

Sur les plaintes évoquées, l’élu communal soutient avoir fait du raccordement et non du morcellement. <em>« L’ancienne équipe de la mairie a morcelé des parcelles et laissé çà et là des petits espaces. Ce sont ces domaines que nous avons cédés à 75 000 FCFA par lot. J’ai les pièces à conviction de toutes les opérations effectuées dans cette affaire », </em>explique M. Koné tout en insistant qu’il ne se reproche rien.<em>   </em>

Sur les 46 lots cédés, sans quittance, le maire répond : <em>« C’est vrai que Bourama Cissé a en sa position les documents de 46 lots. Mais ce n’est pas le maire qui vend directement. Si  M. Cissé arrive à acheter ces terrains avec des propriétaires, cela n’est pas la faute au maire ».</em>

Ces propos du maire Koné sont démentis par M. Cissé, lui-même : <em>« C’est le maire qui m’a vendu presque tous les lots. Il m’appelle et m’envoie quelqu’un à qui  je donne l’argent »,</em> explique le commerçant. Redoutant cette situation, son souhait est de rentrer en possession de son argent, à défaut d’avoir les terrains.

Depuis l’arrivée des enquêteurs de la Cour des Comptes à la Mairie de Zantiébougou, plusieurs personnalités ont la peur au ventre. Selon nos sources, le maire Seydou Koné se fait rare à son bureau sous prétexte qu’il est en mission à Bamako. De quoi a-t-il peur s’il ne se reproche rien?

Pour le maire Seydou Koné, indiquent nos sources, il s’agit de saper les apparences et effacer la preuve des épreuves. Mais les enquêteurs de la Cour des Comptes sont sereins. Ils ne jurent que par la transparence dans la gestion du dénier public. Leur  objectif est d’assurer le bien-être des maliens en réduisant les principales sources de détresse et d’instabilité sociale pour un développement humain durable.

Déjà pris de panique, M. le maire Seydou Koné de Zantiébougou, ne cesse de multiplier les démarches nocturnes. Surtout, auprès de certains responsables politiques de Bougouni, pour se garer des mouches. Refus catégorique de ces derniers.

Pour eux, de deux choses, l’une : ou le maire retourne à la commune de Zantiébougou les 4 hectares vendus ou il restitue, les fonds générés par cette vente, pour le moins, illicite. D’où la situation inconfortable du maire Seydou Koné.

En attendant, c’est le sauve-qui-peut, général, à la Mairie de Zantiébougou. Est-ce à dire que le maire Seydou Koné, va-t-il faire les frais de son imprudence ? De même, les autres élus du cercle de Bougouni vont-ils répondre de leur gestion ? Seul le temps nous en dira de plus.

<strong>Arouna Traoré</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Fonds Covid&#45;19 au Mali : Plus de 30 milliards FCFA non transférés aux ménages vulnérables par le Coordinateur du Projet ‘’Jiguisemejiri’’</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/fonds-covid-19-au-mali-plus-de-30-milliards-fcfa-non-transferes-aux-menages-vulnerables-par-le-coordinateur-du-projet-jiguisemejiri-2949032.html</link>
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<pubDate>Thu, 21 Oct 2021 07:09:35 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>L</strong><strong>a gestion du Fonds Covid-19 au Mali, pendant l’exercice 2020 par le Coordinateur du Projet Jigisemejiri, M. Mahmoud Ali Sacko, n’a pas été transparente encore moins libre. D’où le lieu pour le Vérificateur Général d’adresser une dénonciation de faits à la Justice par rapport aux ressources, irrégulièrement, utilisée à des fins d’enrichissement individuels ou collectifs au détriment des besoins réels dans la lutte contre le Covid-19. </strong>

C’est sur la base de l’adresse à la nation du Président de la République du Mali en date du 10 avril 2020, que le gouvernement a déployé des efforts importants pour la prévention et la riposte face à la pandémie du COVID-19 et amoindrir son impact négatif sur l’économie et la société. Ainsi, au 31 décembre 2020 le Gouvernement, à travers la Paierie Générale du Trésor, a payé à 125 entités, une somme totale de 43,13 milliards FCFA (43 139 473 128F) sur un crédit alloué de 132,37 milliards de nos francs (132 372 298 618 FCFA). Depuis, il ressort des enquêtes que la gestion de ces ressources a souffert d’irrégularités administratives et financières importantes.

<strong>Flagrant délit de vol </strong>

C’est sans appel : le Coordinateur du Projet Jigisemejiri, M. Mahmoud Ali Sacko, n’a pas correctement réalisé les transferts monétaires d’urgence à l’endroit des ménages, les plus pauvres et vulnérables du Mali pour répondre aux effets de la COVID-19. Il a gardé dans son compte bancaire un montant de plus de 30 milliards FCFA, soit plus de 77% des sommes reçues du Trésor Public.

Pourtant, le 28 Janvier 2020, soit deux mois avant l'arrivée du Coronavirus au Mali, le dirlo de Jigisemejiri,  fêtait en grande pompe, une décoration de Chevalier de l'Ordre National du Mali que le régime d'IBK lui avait décerné pour on ne sait quels services rendus. Il se la coulait douce sur l'argent des pauvres et des vulnérables, parce qu'il avait l'avantage de gérer une partie des fonds Covid, qui devaient soulager des pauvres maliens, à travers les filets sociaux de ce fameux Projet Jigisemejiri.

Les maliens auront d'ailleurs remarqué, depuis quelques semaines, après la sortie du rapport du Végal qui l'épingle, cette frénésie du Coordinateur  Sacko à faire du trompe-l’œil, en utilisant des chefs de quartiers de notre pays, pour distribuer des miettes d'argent qui crée de la zizanie entre les populations.

Le Coordinateur du Projet Jigisemejiri qui devrait mettre en place un programme ciblé de transferts monétaires ou en nature pour les populations pauvres et vulnérables du Mali et établir le socle pour le développement d’un système national de filets sociaux au Mali, avec un montant de 33,75 milliards FCFA (33 750 000 000F) dans le cadre du Programme Présidentiel de Transfert Monétaire d’Urgence (TMU) à l’endroit de Trois cent cinquante mille ménages, les plus pauvres et les plus vulnérables du Mali pour répondre aux effets de la COVID-19, n'a pas reversé le reliquat du fonds non utilisé, 15 mois après la pandémie.

Le Coordinateur du Projet Jigisemejiri, M. Mahmoud Ali Sacko, a reçu du Trésor Public un montant total de 39 milliards FCFA dans son compte bancaire destinés aux ménages, les plus pauvres et les plus vulnérables du Mali pour répondre aux effets de la COVID-19. Mais contre toute attente, le Coordinateur Mahmoud Ali Sacko, a dépensé, seulement, un montant de 8,9 milliards FCFA (8 902 528 475F) sur le fonds COVID-19, à la date du 30 juin 2021, soit après 15 mois de pandémie ; et seulement aussi dans les régions de Mopti, Tombouctou, Gao, Kidal et le District de Bamako alors que les autres régions, qui sont après Bamako, les plus touchées par la Covid-19 et la pauvreté, ne sont toujours pas concernées par les transferts monétaires Orange.

Pendant ce temps, les indemnités de transport des responsables du Projet Jigisemejiri ; les diverses activités et les frais consentis dans les recensements pour l’actualisation de la base ont coûté, sur le Fonds COVID-19 remis par l'État malien, un montant de plus de 858 millions de nos francs (858 375 875 FCFA) qui n’est pas correctement justifié.

Le rapport du Bureau du Vérificateur Général révèle qu’il n’existe aucune information sur les partenaires chargés de la collecte et de l’enregistrement des données. Les chèques pour ces activités sont établis au nom des agents du projet depuis Bamako. Pourtant, le Projet a utilisé une base de données des bénéficiaires antérieurement répertoriés par Jigisemejiri, des indigents bénéficiaires du Régime d’Assistance Médicale (RAMED) de l’Agence Nationale d’Assistance Médicale (ANAM), des bénéficiaires de certaines ONG internationales notamment ceux du Cadre Commun et du Programme KEY de l’Union Européenne des populations déplacées.

La non justification de ce fonds met en doute l’efficacité du projet pour la mission qui lui a été confiée et frôle le détournement de deniers publics, l'argent des pauvres secoués par les conséquences de la maladie.  Le montant total non utilisé et non reversé s’élève à 30 milliards FCFA (30 097 471 525 F).

<strong>Les transferts de fonds de ‘’Jiguisemejiri’’, entre guillemets </strong>

Le Coordinateur de ‘’Jigisemejiri’’ a irrégulièrement dépensé un montant de plus de 25 millions FCFA (25 200 000F) au titre des frais de transport des membres du Comité de Pilotage (CP) et du Comité Technique de Coordination (CTC).  En effet, cette dépense sort du cadre de transfert monétaire aux pauvres, car ce projet existait depuis 2013, avec son budget de fonctionnement propre. Le paiement des indemnités de transport sur le Fonds COVID-19 n’est donc pas dû.

Ainsi, l’indemnité de transport du CP pendant les mois de Juillet/Août/Septembre 2020 se chiffre à 3 750 000F. Et pendant cette même période, l’indemnité de transport du CTC s’élève à 6 975 000F. S’y ajoutent, les indemnités de transport du CP en Avril/Mai/Juin 2020 qui fait 3 750 000F et 6 975 000F à la même date pour le CTC. Enfin, l’indemnité de transport du CP en Octobre/Novembre/Décembre 2020 s’élève à 3 750 000 F. Soit au total, une enveloppe de 25,2 millions (25 200 000 FCFA

Décidemment, le dirlo du Projet Jiguisemejiri, M. Mahmoud Ali Sacko est  mal barré. Le gouffre financier creusé dans la gestion du projet dépasse l’entendement. D’où la paralysie de la structure à tous les niveaux. Ou presque. Pire, le service doit plusieurs dizaines de milliards de nos francs aux pauvres et aux ménages vulnérables.

En clair, le Projet Jigisemejiri dans son histoire n’a jamais connu une telle hémorragie financière. Pire, il n’a jamais été confié à une personnalité, aussi controversée que M. Mahmoud Ali Sacko : depuis le début de la pandémie du Covid-19 au Mali, les caisses  du Projet coulent. Comme le fleuve Niger dans son lit. Les détournements ne sont pas comptabilisés en millions. Mais en milliards de nos francs.

En bloc, le Projet Jiguisemejiri n’a pas seulement perdu de sa superbe. Il  a été vidé de son âme, vendu au diable. Et jusqu’aujourd’hui, son Directeur Mahmoud Ali Sacko, n’affiche qu’une image de ruine et de désolation. Et pour cause : les gaffes au sein du projet dépasse l’entendement.

Jugé, pourtant, stratégique dans la politique de soutien financier de l’État malien aux populations face à la lutte contre le Covid-19, le Projet Jigisemejiri n’a pas échappé à l’appétit vorace de ses responsables. Par petite touche, ils ont « <em>sucé</em> » les caisses, érigés le népotisme en mode de gestion. L’espoir tant suscité auprès des populations, a viré au cauchemar.

Face à cette mauvaise gestion qui a occasionné une perte sèche de 30 milliards de francs CFA au Projet Jiguisemejiri, le Vérificateur a saisi la justice malienne, afin que le dirlo du projet et ses complices rendent à César ce qui n’est pas à eux. Du coup, ils ne dorment plus que d’un demi-œil.

<strong>Cyrille Coulibaly</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Loi d&amp;apos;Orientation et de Programmation Militaire 2015&#45;2016 au Mali 	: Plus de 2 milliards FCFA de surfacturation de prix sur trois marchés d’avion</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/loi-dorientation-et-de-programmation-militaire-2015-2016-au-mali-plus-de-2-milliards-fcfa-de-surfacturation-de-prix-sur-trois-marches-davion-2949029.html</link>
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<pubDate>Thu, 21 Oct 2021 07:06:29 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Les autorités de la transition au Mali sont décidées à aller au bout de leurs logiques sur le scandale des marchés de gré-à-gré d’avions militaires ; de véhicules blindés et  des pièces de rechanges pour une surfacturation de 2 milliards 130 millions FCFA (2.130.000.000F) à la lumière de l’attribution de ces marchés à « EMBRAER SA Brésil » ;  à China National Aéro-technolgy Import&amp;Export Corporation (CATIC) et au Groupe Paramount LTD Afrique du Sud. Des sociétés qui évoluent dans le domaine de l’Aéronautique et des équipements militaires</strong>.

Décidemment, le fameux rapport d’audit sur les avions militaires maliens existe. Et il est bien l’œuvre d’un cabinet d’experts (un groupe). Aucun doute sur ces deux aspects. L’audit a-t-il été discrètement commandité par les autorités maliennes ? Nous en sommes convaincus au regard de la précision des données. Et pour cause : il aurait fallu le consentement exprès et formel de la plus haute autorité militaire, le chef suprême des armées en l’occurrence, afin que ce cabinet ait accès aux dossiers pourtant jugés confidentiels. Élémentaire ! Confidentiels uniquement du point de vue des finances soit-dit en passant. Il n’y a aucune caractéristique militaire confidentielle. Uniquement les finances ! Voici une synthèse des détails exclusifs et croustillants du document.

<strong>Graves irrégularités dans la passation des marchés</strong>

La transparence des attributions de marchés est encore mise à rude épreuve par ceux qui ont la charge de la traduire dans les faits en respectant la réglementation en vigueur. Et qui mieux que le Ministère de la Défense et des Anciens Combattant,  pendant l’exercice 2015,  devait veiller à respecter scrupuleusement la loi? Et qui est aujourd’hui au creux de cette affaire scabreuse ? Le ministre de la Défense en 2015.

En effet, et dans le cadre de la mise en œuvre de la Loi d'orientation et de programmation militaire (LOPM) 2015-2016, le Ministère de la Défense et des Anciens Combattants (MDAC) à passé en  2015, 13 contrats. À savoir, le marché par entente directe pour la réparation de MI-24D conclu avec le fournisseur ALGEMIRA Algérie d’un coût de 5,820 milliards de FCFA signé le 10/06/2015 ; le marché relatif à la fourniture de 06 Avions SUPER TUCANA conclu avec le Fournisseur EMBRAER S.A Brésil pour 51,682 milliards FCFA ; la fourniture d’aéronefs d’une valeur de 20,903 milliards conclue avec le fournisseur China National Aéro-technologie Import &amp; Export Corporation (CATIC) en date du 07/08/2015 ; la fourniture d’un avion de transport CASA conclue avec le fournisseur AIRBUS DEFENSE &amp; SPASES Europe, le 13/10/2015 pour un coût de 22,184 milliards FCFA; la fourniture d’un SUPER PUMA révisé conclu le 15/06/2015 avec le fournisseur AIRBUS Hélicoptère Europe  pour un montant de 3,870 milliards ; la fourniture d’un (01) Hélicoptère AS332L (SUPER PUMA) conclu le 15/06/2015 avec le fournisseur Vector Aéropspase Financial Services Ireland Limited pour une facture de 3,466 milli lards de nos francs ; la fourniture de quatre (04) Hélicoptère MI-35M conclu le 18/06/2015 pour un montant de 72 ,274 milliards de nos francs avec le fournisseur ROSOBORON EXPORT SA Russie. S’y ajoutent, le marché de fourniture de munitions d’aviation d’une valeur de 9,354 milliards FCFA conclu (encore) avec le fournisseur ROSOBORON EXPORT SA Russie, le même jour du 18/06/2015 ; le marché de fourniture des pièces de rechanges &amp; outillage, de la formation, de la maintenance et de l’Assistance Technique d’une valeur de 3,908 milliards FCFA signé le 21/09/2015 avec AIRBUS Hélicoptère Europe ; le marché de la formation des pilotes conclu 16/11/2015 avec le Fournisseur Sité Dixel Partners Singapore pour 3,780 milliards FCFA ; le marché de fourniture de Véhicules blindés Maraudeurs et des pièces de rechange de 34,948 milliards FCFA, conclu le 02/10/2015 avec le fournisseur Groupe Paramount LTD Afrique du Sud ; le marché de rénovation de l’atelier de coupe et de couture de Kati pour 1,489 milliards, conclu encore le 02/10/2015 avec le fournisseur SOFRECAP-SA France et le marché de fourniture de munitions, conclu le 13/07/2015 avec le fournisseur COMPEL INDUSTRIE s.r.o. pour un montant de 2,654 milliards de nos francs.  Le montant total des 13 contrats se chiffre à 236,332 milliards de FCFA.

Toutefois, dans l’exécution de ces marchés et à l’analyse d’un rapport d’audit  sur les avions militaires, des irrégularités financières sautent à l’œil. D’abord,  il n’y a pas de taux de conversion dans les contrats libellés en monnaie étrangère notamment en dollars USD. De ce fait, les auditeurs se sont référés au cours de la BCEAO affiché sur le site www.onada.com par rapport à la date de chaque contrat. Ensuite, il n’y a pas d'information sur quelle base le Ministère de la Défense et des Anciens Combattants, à l’époque des faits, s'est référé pour convertir le dollar UDS en FCFA. Enfin, le cachet et la signature du contrôle financier  ne figure pas sur les contrats. C’est dire qu’aucun contrat n’a été visé pour être exécuté. S’y ajoute, la disparition notoire des références d’imputation budgétaire pour les contrats ainsi que l’absence de certains documents et mentions obligatoire aux contrats de marché. Une manière pour les responsables en charge des marchés d’entretenir un flou artistique et empocher des ristournes. Sans laisser la moindre trace.

C’est avec clarté que le rapport d’audit révèle que les prix de trois marchés sur les 13 ont été surévalués. En effet, s’agissant du marché de fourniture des 06 Avions Super TUCANO avec EMBRAER SA Brésil, il  ressort du rapprochement des auditeurs, un écart de 1,562 milliards de FCFA. Un montant qui selon les enquêteurs et une surévaluation de la dette fournisseur. La valeur recalculée du marché se chiffre exactement à 51,682 milliards de FCFA  au lieu de 53,247 milliards identifiés comme étant la valeur du contrat en date du 09/10/2015. Il en est de même pour le marché de fourniture d'aéronefs avec China National Aéro-technology Import &amp; Export Corporation (CATIC) qui a subi une surévaluation de 118 millions de FCFA, soit une valeur recalculée de 20, 903 milliards au lieu de 21,021 milliards identifiés comme étant la valeur du marché en date du 07/08/2015.  Enfin, il y a une surfacturation de 450 millions de FCFA sur le marché de fourniture de Véhicules blindés Maraudeurs et pièces de rechange passé avec le Groupe Paramount LTD Afrique du Sud. La valeur réelle recalculée de ce contrat par les enquêteurs s'élève à 34,948 milliards de FCFA  au lieu de 35,399 milliards identifiés comme étant la valeur du marché signé le 02/10/2015. Du coup, il y a une surfacturation totale de 2 milliards 130 millions de FCFA (2,130 milliards FCFA) sur les trois marchés.

<strong>Violation flagrante des textes</strong>

Pour  ce qui est de la passation de ces marchés en 2015, il s’agit  manifestement d’une fraude montée de toute pièce par le Ministère de la Défense de l’époque, avec la complicité de certains cadres des Finances. Trois marchés de plus de 136 milliards de francs CFA attribués en violation totale du principe de transparence et de saine concurrence pour les marchés publics. Pas de dossiers d’appel d’offres.

Des marchés revêtus du sceau de ‘’secret défense’’ mais décidés entre quatre murs. Sur ce pactole, de plus de 136 milliards de FCFA pour les 3 marchés, des responsables maliens en charge de ces contrats et  leurs complices se sont léchés les babines au passage du magot. Des contrats qui n’ont respecté aucune forme légale ou régulière malgré les prétentions de transparence affichées par les autorités dans ce domaine. Mais le grand hic est que cette attribution a été faite en 2015 par le ministère de la Défense e lui-même et dans les conditions les plus opaques. Aucun avis n’a été faite sur ces marchés par la commission d’attribution. Preuve certaine, les sociétés spécialisées dans le domaine de l’aéronautique et des équipements militaires n’ont pas été informées par avis d’appel d’offre. Elles n’ont jamais été saisies de ce dossier.  Pas la moindre trace d’un PV traitant de l’attribution de ces marchés de plus de 136 milliards de francs CFA par le ministère de la Défense,  à l’époque des faits. Rien ! Absolument rien. Mais en remontant cette affaire, on apprend qu’au ministère de la Défense où tout s’est décidé en aparté, ces trois attributions n’ont fait l’objet du moindre marché régulier malgré l’importance de l’enveloppe engagée, soit plus de 136 milliards de francs CFA.

En revanche, on apprend que c’est une attribution faite en 2015 par le ministre de la Défense à des <em>« proches ».</em> Ses bienfaiteurs, en l’occurrence.

En bloc, ces marchés ont été attribué directement comme s’il n’y avait aucune réglementation sur l’octroi des marchés publics revêtus du sceau de ‘’secret défense’’ dans notre pays. À quoi servent alors les lois et règlements allègrement piétinés.

Si des membres du gouvernement se sont livrés à de telles pratiques on peut considérer que le pari lancé, au moment des faits, par le président de la République à l’encontre de la gabegie -et chaque jour démenti à l’époque par les faits de la pratique- est resté un slogan creux. Le pari de la transparence et de la lutte contre la corruption a donc été loin d’être gagné.

En attendant, c’est dire que l’insécurité était devenue un moyen pour  des ministres maliens de s’enrichir sur le dos du contribuable malien.  Rien que de par l’achat de matériels militaires pour les FAMA’s (Forces armées maliennes).

<strong>Jean Pierre James   </strong>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Rapports de l’OCLEI et du BVG :   Le Trésor public dévalisé au profit des comptes personnels condamnant la majorité des Maliens à la misère</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/rapports-de-loclei-et-du-bvg-le-tresor-public-devalise-au-profit-des-comptes-personnels-condamnant-la-majorite-des-maliens-a-la-misere-2948943.html</link>
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<pubDate>Wed, 20 Oct 2021 12:36:57 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La semaine dernière (mardi 12 et jeudi 14 octobre 2021), le président de la Transition a reçu les rapports annuels du Bureau du vérificateur général (BVG) et de l’Office central de lutte contre l’enrichissement illicite (OCLEI). Sur une période de six ans (2014-2020), on a retrouvé dans les comptes bancaires de 9 fonctionnaires 3,7 milliards de francs CFA au lieu de 444 millions de revenus légitimes. C’est ce qui ressort du rapport 2020 de l’OCLEI. Autant dire que, malgré la pléthore des structures de prévention et de répression, la corruption et la délinquance financière ont pris des proportions inimaginables dans notre pays. Mais, le Colonel Assimi Goïta est déterminé à couper la tête de la pieuvre et à neutraliser tous ses tentacules. Le défi est énorme car cette lutte va au-delà de la transition en cours.</strong>

«<em>Je me réjouis d'avoir reçu ce matin</em> (jeudi 14 octobre 2021)<em>, les rapports annuels 2019 2020 de l'OCLEI et le rapport d’étude relative à la déontologie des agents publics au Mali. Je salue les énormes efforts pour aboutir aux résultats qui méritent des encouragements</em>» ! Telle est la réaction sur twitter du président de la Transition, Colonel Assimi Goïta, après avoir reçu les rapports de l’Office central de la lutte contre l’enrichissement illicite (OCLEI).

«<em>Vos rapports nous confortent dans notre vision d’un Mali nouveau. Un Mali où les citoyens ont accès à l’eau potable, à la santé, à l’éducation aux routes de bonne qualité… Nous vous félicitons et vous encourageons à poursuivre votre mission car le Mali attend beaucoup de vous</em>», a souligné le chef de l’Etat.

Des documents qui portent sur des actions menées entre le 1er janvier 2019 et le 31 décembre 2020. Au titre de la prévention, par exemple, l’OCLEI a mené 19 activités d’information et de sensibilisation à travers le pays. Il a ainsi accompagné la mise en place de la Plateforme des organisations syndicales de lutte contre la corruption composée de 3 centrales syndicales et de 6 syndicats. Il a également noué un partenariat avec les confessions religieuses pour assurer la prévention de l’enrichissement illicite sous l’angle des religions.

Au titre de la contribution à la répression, l’office a transmis à la justice 9 dossiers d’enrichissement illicite présumé. La valeur des biens présumés illicites dans ces 9 dossiers s’élève à près de 7 milliards Cfa (6, 995 milliards de F Cfa). Dans ces dossiers, les enquêteurs de l’OCLEI ont identifié 384 biens immobiliers, soit 34 maisons d’habitation, 72 bâtiments commerciaux ou professionnels, 139 parcelles et 78 concessions rurales totalisant 181 hectares. Et le montant total des entrées sur les comptes bancaires des 9 personnes s’élève à 3,671 milliards de F Cfa de 2014 à 2020.

Dans la même période, leurs revenus légitimes s’élèvent à 444 millions Cfa. Les personnes concernées sont un comptable, quatre cadres financiers, deux maires, un ministre et un préfet. Le président de l’OCLEI, Dr Moumini Guindo, a souligné que les 3 dossiers transmis en 2019 ont été traités par le procureur de la République pendant environ plusieurs mois en application des textes qui, dans ce domaine, insistent sur les droits de la défense dans ce domaine. Et deux d’entre eux ont été inculpés par des juges d’instruction qui, en outre, ont pris des mesures conservatoires sur certains biens identifiés par l’OCLEI.

Pour l’ensemble des dossiers, la procédure judiciaire est en cours sans aucune implication de l’OCLEI. En effet, selon les textes «<em>la transmission du rapport au procureur dessaisit l’Office central</em>», précisé M. Guindo.

<strong>L’INPS sur la sellette</strong>

Au titre des études et recommandations, l’OCLEI a analysé certaines charges de personnel de l’Institut national de prévoyance sociale (INPS). Il a constaté qu’en dehors de toute légalité, le Directeur général adjoint de l’INPS a perçu 353,72 millions F Cfa comme indemnités de départ à la retraite. De la même manière et au même titre, l’agent comptable a perçu 1,700 milliards de F Cfa. Par mois, le directeur général adjoint reçoit une pension de plus de 6 millions de F Cfa ; et l’agent comptable plus de 8 millions de francs F Cfa.

En outre, le Directeur général de l’INPS perçoit un salaire brut de 54 millions de francs CFA par mois. La rémunération de ces 3 dirigeants s’élève à presque 2 milliards Cfa (1,900 milliard de francs CFA par an, soit 7 % de la masse salariale de l’ensemble des 1 197 employés de l’INPS. La masse salariale totale de l’INPS atteint 21 % de ses revenus récurrents alors que le ratio de référence de la Conférence interafricaine de la prévoyance sociale (CIPRES) est de 15 %. L’OCLEI a donc recommandé aux autorités de procéder au recouvrement des sommes indûment perçues au titre des indemnités et pensions de retraite et de veiller sur le fonctionnement du Conseil d’administration de l’INPS.

<strong>«Le désir d'équité et la soif de justice du peuple malien augmentent de jour en jour» !</strong>

Le Vérificateur général, Samba Alhamdou Baby, a aussi remis son Rapport annuel 2020 au président de la Transition, Colonel Assimi Goïta, le 12 octobre 2021. Il a indiqué que de 39 en 2019, les saisines sont passées à 48 en 2020. Treize saisines ont fait l’objet de programmation de missions de vérification, 27 ont été classées et 8 sont en cours de traitement. Lors de la cérémonie de remise officielle du document, le chef de l’État a salué le travail abattu et rappelé le rôle indispensable de la structure dans le processus de lutte contre la corruption et la délinquance financière dans notre pays

«<em>En plus des autorités de la Transition, c'est tout le peuple qui est fier de votre détermination dans la documentation des irrégularités dans la gestion des services publics. Plus que le respect d'une simple tradition de remise solennelle de votre rapport annuel, votre action trouve sa signification dans les aspirations profondes du peuple malien dont le désir d'équité et la soif de justice augmentent de jour en jour</em>», a souligné le Colonel Assimi Goïta. Et d’ajouter, «<em>nous devons honorablement mener cette lutte afin que notre pays retrouve sa souveraineté économique et assure l'épanouissement de ses populations</em>», a souhaité le président Assimi Goïta conscient que cela est une attente forte des Maliens.

Et cela d’autant plus que les malversations financières dépassent tous les seuils imaginables dans notre. Et les chiffres contenus dans ce nouveau rapport l’attestent. Au niveau de l’ambassade du Mali en Côte d’Ivoire par exemple, la mission de vérification a mis en évidence des irrégularités financières à hauteur de 2,59 milliards de F Cfa.

<strong>Moussa Bolly</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Enrichissement illicite : Les incohérences et provocations de l’OCLEI</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/enrichissement-illicite-les-incoherences-et-provocations-de-loclei-2948811.html</link>
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<pubDate>Tue, 19 Oct 2021 01:32:08 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Témoin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Alors qu’il était au cœur d’une discorde entre l’Etat et la plus grande centrale syndicale, l’OCLEI a choisi de passer outre les engagements des pouvoirs publics de corriger la loi y afférente, en procédant notamment à la publication de deux brûlots où ses incohérences le disputent à ses efforts pour survivre.

Voici une série de rapports dont la teneur et la pertinence résident dans le combat d’existence par le sensationnel. La semaine dernière, en effet, l’Office central de lutte contre l’enrichissement illicite a pu rattraper tout le temps perdu dans l’effacement imposé par les controverses qui entourent sa raison d’être. Pour ce faire, la structure dirigée par Moumini Guindo s’y est pris par la publication simultanée de trois brûlots que sont ses rapports des années 2019 et 2020, puis une réflexion sur les règles déontologiques de l’administration publique. Les deux premiers rapports sus-mentionnés ajoutent peu de choses aux légendes précédemment ébruitées sur l’enrichissement spectaculaire de certains cadres de l’administration publique triés sur le volet. Les documents n’ont donc que le mérite d’aiguiser à nouveau la curiosité publique et tirent parti d’un moment très propice à la stigmatisation de la moindre différence matérielle. Il en est ainsi des passages du rapport consacrés a certains élus et agents de l’administration dont les avoirs sont exposés avec le dessein évident d’indigner davantage une opinion déjà chauffée à blanc. Même tendance quant à l’énonciation des avantages accordés aux hauts cadres de l’INPS, exposés à la vindicte par la mise en exergue des proportions de pensions, salaires ou indemnités de départ à la retraite supposés indûment octroyés. L’OCLEI met le curseur, en clair, sur un salaire mensuel de 54 914 682 FCFA pour le seul DG et une indemnité de départ à la retraite de 1 639 465 154 FCFA pour l’agent comptable tandis que le DGA bénéficie d’une pension mensuelle de 6 230 906 F CFA. Autant d’autres avantages consignés dans l’accord d’établissement de lINPS et avalisés par le Conseil d’administration de celui-ci - mais vivement remise en cause dans le rapport au motif d’une entrée en vigueur juridiquement prématurée. Quoique retenue comme une entorse à la régularité, l’OCLEI n’a paradoxalement pas jugé opportune une rétorsion au-delà du remboursement des trop-perçus et de la révocation des textes y afférents. Les auteurs présumés desdites irrégularités sont ainsi épargnées par la procédure judiciaire que la  structure recommande pour tous les cas de présomptions de variation substantielle de patrimoines. Et, pendant que l’identité des personnes de cette catégorie jouit d’une couverture par l’anonymat, les projecteurs sont braqués dans la moindre réserve sur les cadres de l’INPS à coups de descriptions et commentaires à tronquer la rigueur scientifique du rapport. C’est le cas notamment des passages ci-après où l’objectivité est manifestement biaisée par les détails sur les disparités et écarts de traitement : «Le cumul annuel des rémunérations des 3 principaux dirigeants s’élève à 1 900 068 365 F CFA, soit 7% de la masse salariale totale de l’ensemble des 1 197 employés de l’INPS. Cette situation contribue à augmenter exagérément la masse salariale totale qui atteint 21% des revenus récurrents alors que le ratio de référence de la Conférence interafricaine de la Prévoyance sociale (CIPRES) est de 15%». On aura noté une nette extrapolation descriptive où l’exercice déductif élude manifestement la neutralité des faits au risque de dévier la structure de sa vocation.

L’autre paradoxe tient au fait que le rapport retient comme irrégularité l’application anticipée d’un texte alors qu’il s’autorise la connaissance de faits antérieurs à l’avènement de la structure de lutte contre l’enrichissement illicite. En effet, l’ordonnance de la création de l’OCLEI date de 2014 et certains des actes fondateurs de 2015 alors que la plupart des biens mobiliers et immobiliers épinglés remontent parfois à plus d’une décennie. La question était d’ailleurs d’un quiproquo entre les autorités maliennes et les syndicats de l’administration dont les réserves, portée par l’UNTM, avait fait l’objet d’un protocole en bonne et due forme entre l’Etat et la centrale syndicale. Il nous revient que les parties se sont notamment engagées à suspendre toute activité de l’OCLEI avant la relecture de la loi y afférente afin de tirer au clair la question de la rétroactivité du texte et d’en corriger les manquements à l’égalité des catégories de citoyens quant à l’astreinte à la déclaration de biens.

Comme quoi, la publication des rapports avant d’apporter les corrections nécessaires pourrait être perçue comme une provocation susceptible s’entraîner un nouveau lever de bouclier du côté des syndicats de l’administration publique.

&nbsp;

<strong>A KEÏTA</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>OPAM :   Le Végal décèle un trou de 830 millions et dénonce des faits à la justice</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/opam-le-vegal-decele-un-trou-de-830-millions-et-denonce-des-faits-a-la-justice-2948777.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 18 Oct 2021 15:20:35 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>A travers son rapport rendu public la semaine dernière, la mission de vérification  financière et administrative 2020 du Bureau du vérificateur général a constaté des irrégularités financières estimées à plus de 830 millions de FCFA. </em></strong>

<strong><em>
</em></strong>De par sa mauvaise gestion, l’Office des produits agricoles du Mali (Opam) est régulièrement cité dans les différents rapports du Vérificateur général de ces dernières années.

La présente vérification financière,qui porte sur la gestion de l’Office des produits agricoles du Mali (Opam) au titre des exercices 2016, 2017, 2018 et 2019 (31 août), est aussi accablante que les précédentes. Elle révèle que la régularité et de la sincérité des
opérations de recettes et de dépenses ainsi que du respect des conditions d’emploi du personnel en stage de qualification ne sont pas au rendez-vous.

<strong>Au titre des irrégularités financières </strong>

Dans le présent rapport, le tableau dressé au compte de l’Opam est sombre. Le montant total des irrégularités financières s’élève à 830 438 105 FCFA.Ces irrégularités sont détaillées par le bureau du vérificateur général ainsi qu’il suit :la Directrice financière et comptable n’effectue pas un suivi régulier du recouvrement des frais de location des magasins. Des locataires de magasins ont cumulé des retards de paiement des frais de location et les dossiers correspondants n’ont pas été transmis au service chargé du contentieux en vue d’engager la procédure contentieuse. Suite aux travaux de la mission de vérification, la Directrice financière etcomptable a recouvré, à travers les services d’un huissier recruté à
cet effet, un montant total de 19,68 millions de FCFA, soit un restant à recouvrer de 60,91 millions de FCFA.
Les membres de la commission de réception ont accepté 100 425
sacs vides neufs en jute inappropriés pour l’ensachage des céréales pour un montant de 68,79 millions de FCFA. La Direction générale a revendu lesdits sacs pour un montant total de 60,26 millions FCFA, d’où une perte de 8,53 millions de FCFA. Aussi, poursuivra le rapport, la Directrice financière et comptable n’a pas appliqué des pénalités aux fournisseurs qui ont accusé des retards dans la livraison des commandes. Les pénalités non appliquées s’élèvent à 27,25 millions de FCFA sur lesquelles 1,03 million de FCFA ont été régularisés, soit un reliquat de 26,22 millions de FCFA à recouvrer.

La Directrice financière et comptable, précise-t-on, n’a pas reversé l’intégralité des recettes issues des ventes du Stock d’intervention au Secrétariat technique et financier du Dispositif national de sécurité alimentaire (STF/Dnsa). Le montant total des ventes de céréales non reversé au STF/Dnsa durant la période sous revue s’élève à 734,77 millions de FCFA.

<strong>Les irrégularités administratives</strong>

Il ressort du présent rapportdes dysfonctionnements du contrôle interne. A ce sujet, indique le document, la Direction générale ne dispose pas de manuel de procédures validé par la commission de suivi des systèmes de contrôle interne dans les organismes publics pilotée par le Contrôle général des services publics. Aussi, dénonce le rapport, la Direction générale n’a pas soumis des marchés au visa du Contrôleur financier. Elle a ordonné l’exécution de 71 contrats nonvisés par le Contrôleur financier dont 27 en 2016 et 44 en 2018. Non seulement l’Opam ne dispose pas d’un agent comptable régulièrement nommé, mais aussi son PDG a nommé une directrice financière et comptable assurant les attributions de l’agent comptable, par décision, en lieu et place d’un arrêté conjoint du ministre de tutelle et du ministre chargé des Finances. Comme si cela ne suffisait pas, il a été révélé que la Direction générale ne procède pas au contrôle phytosanitaire des céréales. Elle n’a pu fournir aucun bulletin d’analyse et de vérification d’usage matérialisant l’effectivité du contrôle de la qualité phytosanitaire des céréales achetées pendant la période sous revue. Elle n’a pas prévu de garantie de l’avance
de démarrage dans trois (3) marchés relatifs au transit et au dédouanement de riz. Elle n’a pas également procédé à une mise en concurrence des fournisseurs lors du transport des céréales du Stock national de sécurité des exercices 2016 et 2018 ainsi que lors des achats des biens de l’Opam. Elle n’a pu fournir aucune preuve justifiant la mise en concurrence dans le choix des prestataires et fournisseurs retenus.
L’autre manquement est l’absence de mise en place des commissions deréception des céréales du Stock national de sécurité. Les céréales achetés dans le cadre du Stock national de sécurité sont admises en magasin sur la base d’un bon d’achat signé par le magasinier et le représentant du fournisseur en lieu et place d’une commission régulièrement constituée. Aussi, regrette le Vérificateur général, la Direction générale n’a pas soumis des marchés à la numérotation de la Dgmp-DSP. Il s’agit de dix-neuf (19) marchés, dont quatre (4) de 2016 et quinze (15) de 2018, exécutés sur financement de la Banque islamique de développement dans le cadre de la constitution du Stock d’Intervention de l’Etat. La Directrice Financière et Comptable (DFC) n’a pas mobilisé, aux fins d’encaissement, des cautions de bonne exécution des prestataires défaillants dans le cadre de l’exécution des marchés n°19, 21, 22 et 26 de 2017, tous relatifs à la livraison de céréales à l’Opam. La Directrice Financière et Comptable n’effectue pas de suivi régulier des comptes de dépôts à terme de l’Opam dans les différentes banques. En effet, les intérêts sur les dépôts à terme ne sont pas crédités à temps sur les comptes de l’Opam, conformément aux délais des conventions, en l’absence de toute action de la part de l’Opam.

Pour corriger les manquements, le Bureau du vérificateur général invite le PDG à faire valider le manuel de procédures par la commission compétente ;  soumettre les marchés au Contrôleur financier pour visa avant toute exécution ; prendre les dispositions nécessaires pour la nomination d’un Agent comptable conformément à la réglementation en vigueur ; procéder au contrôle phytosanitaire lors de toutes réceptions de céréales
achetées conformément à la réglementation en vigueur ; prévoir dans les marchés une clause relative au paiement de l’avance de
démarrage ;  procéder à la mise en concurrence des fournisseurs lors des achats conformément à la réglementation en vigueur ; respecter les modalités de réception des céréales conformément à la réglementation en vigueur. Et à procéder à la numérotation des marchés conformément aux dispositions réglementaires en vigueur.
A la Directrice financière et comptable, le vérificateur général recommande à : mobiliser les cautions de bonne exécution des prestataires défaillants et à suivre régulièrement l’imputation des intérêts des dépôts à termes sur les comptes de l’Office des produits agricoles du Mali conformément aux
conventions en cours.

&nbsp;

&nbsp;

Les constatations issues de la présente vérification mettent en exergue des
irrégularités administratives et financières. Les irrégularités administratives sont assorties de recommandations tandis que les financières donnent lieu à des transmissions et dénonciations aux autorités judiciaires.
Au titre des irrégularités administratives.

<strong>Dénonciation faite au Pôle économique et à la Cour suprême</strong>

Au titre de réparation des irrégularités financières, le Bureau du vérificateur a fait une transmission et dénonciation de faits   au président de la section des comptes de la Cour suprême et au procureur de la République près le tribunal de grande instance de la commune III du district de Bamako, charge du Pôle économique et financier relativement à la non-application des procédures de recouvrement des frais de location des magasins ayant entraîné des retards de paiement des frais de location pour un montant de 60,91 millions de FCFA ; à des pertes dues à la livraison de sacs non conformes pour un montant de 8,53 millions de FCFA ;
à la non-application des pénalités de retard sur des marchés pour un montant de 26,22 millions de FCFA ; au non-reversement des recettes issues de la vente du Stock d’Intervention
pour un montant de 734,77 millions de FCFA.

<strong>Oumar KONATE</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>OCLEI :  Le dossier d’un ministre envoyé à la justice</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/oclei-le-dossier-dun-ministre-envoye-a-la-justice-2948772.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 18 Oct 2021 15:00:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Tout le monde se pose la question de savoir quelle est l'identité du ministre dont le dossier vient d’être transmis à la justice par l’Office central de lutte contre l’enrichissement illicite (Oclei). Selon cette structure de contrôle, c’est la preuve que la loi est appliquée à tout le monde. Les ministres et d’autres personnalités qui bénéficient de privilège de juridiction ne peuvent plus se cacher derrière les textes.</strong>

<strong> </strong><strong> </strong>Ainsi, Moumouni Guindo, le président de l’Oclei, a fait des révélations surprenantes le 12 octobre sur des déclarations de biens par des personnalités. Ainsi, plusieurs personnalités ont déposé des déclarations de bien qui suscite des interrogations au regard de leur rang. Un responsable a ainsi déclaré n’avoir que 5000 FCFA de bien. Une autre personnalité a fait savoir à la justice qu’elle la valeur de ses biens est de 25 000 FCFA.

Ces cas font déjà l’objet d’une enquête de la part des autorités judiciaires, et des sanctions pourraient suivre. L’analyse des 229 déclarations en 2020 a fait ressortir 204 cas de variation positive par rapport à l’année 2019. En valeur nominale, l’augmentation va de 5 278 FCFA à 2 402 563 630 FCFA. En taux, elle varie de 5% à 126%. Dans le cadre de l’exploitation des déclarations communiquées par la Cour suprême, l’Oclei a analysé les variables statistiques significatives afin d’apprécier la variation des déclarations de biens d’année en année.

Cette analyse vise à systématiser le choix des dossiers à mettre en investigation de façon à ne rien laisser au hasard ou à l’arbitraire, tout en s’assurant d’un traitement équitable des assujettis dans le choix et l’appréciation des dossiers. En effet, « lorsqu’il apparaît des incohérences manifestes et injustifiées entre l’évolution du patrimoine de l’assujetti, ses revenus et ses activités déclarés, l’Office central de Lutte contre l’enrichissement illicite peut décider d’enquêter sur les éventuelles inexactitudes ou omissions contenues dans la déclaration des biens de l’assujetti. A cette fin, il peut se faire communiquer tous les documents ou pièces justificatives de nature à le renseigner sur les éléments de déclaration de l’intéressé et procéder à l’audition des personnes dont il estime le témoignage nécessaire, sans que ces dernières ne puissent lui opposer un éventuel secret professionnel».

L’analyse de la population des personnalités assujetties à la déclaration de biens au moyen de caractéristiques statistiques a permis d’appréhender les variations de patrimoine susceptibles de conduire à des cas d’enrichissement illicite. Pour approfondir les présomptions issues des variations relevées par les méthodes statistiques, l’Oclei a fait effectuer une étude. A partir des conclusions de cette étude, le Conseil a adopté une méthode d’identification des déclarations de biens à investiguer. Cette méthode vise à apporter aux investigations une démarche méthodique, objective et systématique dans la détermination des déclarations de biens devant faire l’objet d’investigations approfondies.

Dans ce cadre, le Conseil de l’Oclei a adopté le 29 septembre 2020 un seuil à partir duquel toute variation de patrimoine doit enclencher l’ouverture d’une enquête pour présomption d’enrichissement illicite.  Article 19 du décret n°2015-0606/P-RM du 5 octobre 2015 fixant les modalités d’application de la loi n°2014-015 du 27 mai 2014 portant prévention et répression de l’enrichissement illicite. Le seuil a été déterminé à l’issue d’analyses statistiques. Il peut être modifié par le Conseil de l’Oclei en fonction des données et des moyens humains et financiers disponibles.

Sur un total de 1 633 déclarations de biens déposées à la Cour suprême de 2016 à 2020, l’Oclei a traité 1 048 déclarations, transmises par 815 assujettis. Au terme des travaux, il ressort que de 2016 à 2020, 48 personnalités ont connu une variation de patrimoine atteignant le seuil défini par le Conseil de l’Oclei. Celui-ci a décidé d’ouvrir des enquêtes concernant ces 48 personnalités. En raison de la présomption d’innocence, les personnes sont désignées par une série alphanumérique dans le présent rapport. Les variations de patrimoine sont déterminées par comparaison de deux déclarations d’une même personne. Les ratios des variations constatées vont de 57,41 à -15,42. 44. Une variation positive indique une augmentation de patrimoine

<strong>Oumar KONATE</strong>

<strong> </strong>

&nbsp;

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Corruption :  Des officiers généraux attendus au Pôle économique</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/corruption-des-officiers-generaux-attendus-au-pole-economique-2948767.html</link>
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<pubDate>Mon, 18 Oct 2021 14:34:36 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Dans l’affaire des équipements militaires, la justice malienne veut entendre des généraux de l’armée malienne. Personne n’avait été inquiété jusqu’à présent parmi les généraux qui seraient impliqués dans les détournements et les pratiques de corruption entourant le financement de l’armée à travers la loi d’orientation et de programmation militaire (Lopm). </em></strong>

Pourtant, on sait que rein ne saurait être fait dans la mise en œuvre de cette loi sans l’implication des généraux qui commandaient à l’époque les services stratégiques de l’armée. Pourtant, la justice a procédé à de nombreuses arrestations et contrôles dans le cadre des poursuites engagées contre les auteurs du détournement des fonds de l’armée et leurs complices.

Des civils ont ainsi été arrêtés et de nombreux opérateurs économiques en font partie. D’autres sont sous un contrôle strict, leurs mouvements étant surveillés par la justice. Du côté militaire, des officiers du ministère de la Défense ont été aussi arrêtés au cours des derniers mois, mais aucun général n’avait été entendu dans le cadre des poursuites.

Seulement la semaine dernière, des généraux ont été mis à la disposition de la justice, dit-on, dans le cadre de l’audit de la Lopm. C’est dans la foulée de l’inculpation et du placement sous mandat de dépôt de l’ancien DFM, le colonel Abdoul Wahab Touré, son adjoint avec deux de ses collaborateurs militaires et deux civils (le contrôleur financier Mme Sangho Fatoumata Bocoum et son prédécesseur, Toumaye Traoré, en poste actuellement à Gao).

Ces personnalités sont accusées de « faux et usage de faux ». Le ministre de la Défense et des Anciens combattants, le colonel Sadio Camara, vient d’informer des généraux, conformément à la règlementation militaire, de s’apprêter à leur éventuelle mise à la disposition de la justice. Ces hauts gradés sont des ex-chefs d’état-major généraux de l’armée, des généraux qui ont géré des matériels et équipements militaires dans l’exercice de leurs fonctions.

Une partie de l’opinion nationale attend impatiemment le prochain passage de ces hauts gradés devant le parquet du Pôle économique et financier de Bamako se déroule dans le cadre de l’audit de la Loi de programmation militaire (Lopm). Beaucoup sont convaincus qu’ils ont joué un grand rôle dans la descente aux enfers de l’armée. Pour rappel, l’audit a été demandé par le Président de la Transition, le colonel Assimi Goïta suite au rapport du Vérificateur général.

<strong>Oumar KONATE</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Lutte contre l’enrichissement illicite : Ou une chasse à l’homme</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/lutte-contre-lenrichissement-illicite-ou-une-chasse-a-lhomme-2948707.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 18 Oct 2021 07:51:39 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Malien</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le Président de l’Office central de lutte contre l’enrichissement illicite (OCLEI), M MouminouGuindo a remis la semaine dernière ses rapports 2019 et 2020 au Président de la Transition à Koulouba, le Colonel Assimi Goïta. Au titre de la répression, selon les rapports, 9 personnes sont suspectés d’enrichissement illicite présumé dont les biens sont évalués à 6,995 milliards de F CFA. Des sommes engrangées de 2014 à 2020.

Aujourd’hui, cette lutte engagée contre l’enrichissement illicite est mal compris par ceux-là mêmes qui sont chargés de mener les premières enquêtes afin d’élaborer des rapports. Tel est le cas de l’OCLEI qui est devenu une chasse à l’homme où il faut abattre l’ennemi. Pour preuve !

Le président de l’OCLEI, en vue d’élaborer les présents rapports, avait demandé à un Directeur général d’une structure de l’assiette (service pourvoyeur des recettes de l’Etat) de lui communiquer les noms de tous les directeurs de service qui se sont succédés à la tête de ces entités. Ainsi, sur la liste, figurait un responsable qui, en un moment donné, a beaucoup dérangé le gouvernement à raison. En recevant cette liste, le président de l’OCLEI n’a pas hésité à manifester sa satisfaction en voyant un nom correspondant à ce dernier. Pour la circonstance, il avait appelé certains hauts responsables de l’Etat pour leur expliquer avec quelles rigueurs, il comptait épingler l’homme en question. Malheureusement, les enquêtes préliminaires ont montré qu’il ne s’agissait de l’homme dont le président de l’OCLEI visait. Mais, ils avaient les mêmes noms de famille et prénoms. Et au même moment, on ferme les yeux sur les malversations financières de certaines personnes qui sont intouchables pour des raisons dont seul l’OCLEI peut expliquer.

Aussi, le format actuel de l’OCLEI est sélectif, anticonstitutionnel et discriminatoire. L’Office central de lutte contre l’Enrichissement illicite, au lieu de pousser les populations à la délation qui conduira à dresser les Maliens contre les Maliens, pourquoi les juges ne s’intéressent-ils pas aux révélations faites par les médias dans la presse ?

Dans aucun pays du monde, il n’est fait obligation à l’ensemble des fonctionnaires de l’Etat de faire des déclarations de biens sauf pour le Président de la République, les Ministres, les députés et certains hauts cadres ordonnateurs de dépenses publiques. Car, il est quasiment impossible de suivre l’évolution des biens pour plus de 55.000 personnes pendant plus de trente (30) ans. Et beaucoup plus encore en y ajoutant les privés qui peuvent parfois jouer un rôle dans la gestion de la chose publique.

Mieux, le premier responsable de l'Office central de lutte contre l'Enrichissement Illicite, la structure querellée, dans sa toute première interview, avait indexé publiquement et gravement les agents de recouvrement pour illustrer sa vision de l'enrichissement illicite. Autrement dit, il avait parlé des fonctionnaires en services dans les Impôts, Douanes, Trésor, etc. " C'en était de trop, " clament dès lors des agents sont indexés. Depuis ce jour, le président Guindo de l’OCLEI avait montré qu’il a des dents contre certaines structures de l’Etat. Aussi, cette loi est en contradiction avec certaines dispositions de la Constitution malienne. Donc une loi anticonstitutionnelle. Cette loi porte entrave au bon fonctionnement de la justice.

Tout porte à croire que cette lutte engagée par les autorités dans la lutte contre l’enrichissement illicite est en train d’emprunter un autre chemin qui n’est pas celui de la transparence. Aujourd’hui, c’est devenue une chasse à l’homme ou un règlement de compte contre certains cadres intègres de l’Etat mais qui ont eu la malchance de se retrouver à un niveau de responsabilité qui ne leur permet pas de voir le gouvernement empiéter sur les pauvres maliens en quête de leurs droits.

<strong>Youssouf Sangaré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Après les rapports du Vegal et de l’OCLEI : Place au recouvrement de l’argent siphonné au peuple malien !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/apres-les-rapports-du-vegal-et-de-loclei-place-au-recouvrement-de-largent-siphonne-au-peuple-malien-2948694.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 18 Oct 2021 07:12:59 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>On nous a habitués à produire des rapports de contrôle sans suite pour protéger des femmes et des hommes qui ont fait de la chose publique leur propriété privée. Mais avec les propos du président de la transition, le colonel Assimi Goïta, à l’occasion de la remise, la semaine dernière, au palais de Koulouba, des rapports de deux (02) structures de contrôle du Mali, on peut dire que l’espoir renaît dans le cadre de la lutte contre l’impunité dans notre pays. À condition que le peuple rentre dans ses droits sans vengeance, sans haine et de règlements de compte.</strong>

Avec les actions déjà en cours pour mettre fin à l’impunité dont les responsables des régimes précédents (ATT-IBK) ont bénéficié pour s’adonner à toutes sortes de détournements de deniers publics et de malversations, on peut dire que les rapports du Vérificateur général et de l’Officine central de lutte contre l’enrichissement illicite (OCLEI) ne dormiront pas dans les tiroirs comme par le passé. Nous espérons qu’ils seront transmis à qui de droit pour que la lumière soit faite sur des cas d’enrichissement illicite qui dépendent tout entendement. Et au nom <strong> </strong>d’une gouvernance de rupture et d’exemplarité, le recouvrement de l’argent volé au peuple malien se fera dans la plus transparence.

Cette année, les rapports qui ont le plus attiré l’attention des Maliens, ce sont les rapports de 2019 et 2020 de l’Office central de lutte contre l’enrichissement illicite (OCLEI). Dans les rapports, on tombe des nues. Tellement, l’enrichissement illicite de quelques personnes dépasse tout commentaire. Selon le directeur de l’OCLEI, Moumouni Guindo, la valeur des biens présumés illicites s’élève à 6 milliards 955 millions de F CFA.

Le président l’Office central de lutte contre l’enrichissement illicite (OCLEI), Moumouni Guindo, a révélé qu’entre le 1<sup>er</sup> janvier 2019 et le 31 décembre 2020, au titre de la contribution à la répression, que sa structure a transmis à la justice neuf (09) dossiers d'enrichissement illicite présumé. Selon lui, la valeur des biens présumés illicites dans ces 9 dossiers s'élève à <strong>6 milliards 995 millions de F CFA</strong>. Dans ces neuf (09) dossiers transmis à la justice, les enquêtes ont identifié <strong>384 biens immobiliers, soit trente-quatre (34) maisons, soixante-douze (72) bâtiments, cent trente-neuf (139) parcelles et soixante-dix-huit (78) concessions rurales de cent quatre-vingt et un (181) hectares.</strong>

Le président Guindo dira que le montant total des entrées sur les comptes bancaires des neuf (09) personnes s'élève à 3 milliards 671 millions de FCFA, de 2014 à 2020. Dans la même période, précise le président de l’OCLEI, leurs revenus légitimes s'élevaient à 444 millions de FCFA. «<strong>Les personnes concernées sont un comptable, quatre cadres financiers, deux (02) maires, un ministre et un préfet. Les trois (03) dossiers transmis, en 2019, ont été traités par le procureur de la République pendant environ plusieurs mois en application des textes qui, dans ce domaine, insistent sur les droits de la défense dans ce domaine</strong>». Il a fait savoir que conformément au code de procédure pénale, deux d'entre eux ont été inculpés par des juges d'instruction qui, en outre, ont pris des mesures conservatoires sur certains biens identifiés par l'OCLEI.

Le président Moumouni Guindo, constate, concernant les déclarations de biens, que l'OCLEI a dénombré au niveau de la Cour suprême 1 351 déclarations déposées en 2019 et 2020. L'OCLEI a traité la totalité. Il a constaté qu'en 2019, le Premier ministre et plusieurs ministres sont restés en fonction plusieurs mois sans avoir procédé à leur déclaration de biens. Le retard a dépassé trois années pour certains d'entre eux, dira le président de l’OCLEI.

&nbsp;

<strong>La rémunération de 3 dirigeants de l’INPS s'élève à 1 milliard 900 millions de francs CFA par an</strong>

Selon le président de l’Office central de lutte contre l’enrichissement illicite (OCLEI), après analyse de certaines charges de personnel de l'Institut national de prévoyance sociale (INPS), il a été constaté qu'en dehors de toute légalité, le directeur général adjoint de l'INPS a perçu <strong>353,72 millions de F CFA comme indemnités de départ à la retraite</strong> et de la même manière et au même titre, l'agent comptable a perçu <strong>1 milliard 700 millions de F CFA</strong>. Par mois, confirme le président de l’OCLEI, le Directeur général adjoint reçoit une pension de plus de <strong>6 millions de F CFA et l'agent comptable</strong>, plus de <strong>8 millions de F CFA</strong>.

En outre, le directeur général de l'INPS perçoit un salaire brut de <strong>54 millions de F CFA par mois</strong>. La rémunération de ces trois (03) dirigeants s'élève à <strong>1 milliard 900 millions de F CFA par an</strong>, soit 7% de la masse salariale de l'ensemble des 1 197 employés de l'INPS. «<strong>La masse salariale totale de l'INPS atteint 21% de ses revenus récurrents alors que le ratio de référence de la Conférence interafricaine de la prévoyance sociale (CIPRES) est de 15%»,</strong> soutient le président de l’OCLEI.

Enfin, l'OCLEI recommande aux autorités de procéder au recouvrement des sommes indûment perçues au titre des indemnités et pensions de retraite et de veiller sur le fonctionnement du Conseil d'administration (CA) de l'INPS.

Ces cas d’enrichissement illicite donnent froid au dos. Mais après avoir reçu le rapport des mains du président Guindo, les propos du président de la transition, le colonel Assimi Goïta peuvent donner une lueur d’espoir à la lutte contre le détournement de deniers publics. Il a laissé entendre que  la lutte contre l’enrichissement illicite et la corruption demeure l’une des priorités de son gouvernement.

Avant de déclarer:<strong> </strong>«<strong>Vos rapports nous confortent dans notre vision d’un Mali nouveau, un Mali où les citoyens ont accès à l’eau potable, à la santé, à l’éducation aux routes de bonne qualité</strong>». Il a promis une gouvernance de rupture  et d’exemplarité durant cette période transitoire.

À partir de cet instant, tous les regards sont désormais tournés vers Koulouba pour l’aboutissement de ces dossiers d’enrichissement illicite. En les laissant dormir dans les tiroirs, cela équivaudrait à un abandon du peuple malien en plein vol.

<strong>Yoro SOW</strong>

<strong> </strong>

<strong> </strong>

<strong>COMMUNIQUÉ DE PRESSE DE L’OCLEI</strong>

Le Président de l’Office central de Lutte contre l’Enrichissement illicite (OCLEI), Dr Moumouni Guindo, a solennellement remis au Président de la Transition Son Excellence le Colonel Assimi GOÏTA à Koulouba le rapport annuel 2019, le rapport annuel 2020 de l’OCLEI et l’étude faite sur la déontologie dans l’administration publique au Mali, ce jeudi 14 Octobre 2021.

Les rapports font ressortir le travail effectué par l’OCLEI tant au niveau des enquêtes que du traitement des déclarations de biens dans la période du 1<sup>er</sup> janvier 2019 au 31 décembre 2020.

L’OCLEI a contribué à la répression en transmettant à la justice 9 dossiers d’enrichissement illicite présumé. La valeur des biens présumés illicites dans ces 9 dossiers s’élève à 6 milliards 995 millions de FCFA. Dans ces dossiers, les enquêtes de l’OCLEI ont identifié 384 biens immobiliers, soit 34 maisons d’habitation, 72 bâtiments commerciaux ou professionnels, 139 parcelles ainsi que 78 concessions rurales totalisant 181 hectares. Le montant total des entrées sur les comptes bancaires des 9 personnes s’élève à 3 milliards 671 millions de FCFA de 2014 à 2020. Or dans la même période, leurs revenus légitimes s’élèvent à 444 millions de FCFA.

Les personnes concernées sont un comptable, deux inspecteurs des Finances, un inspecteur du Trésor, un contrôleur financier, deux maires, un ministre et un préfet.

Au titre des déclarations de biens, en 2019, l’OCLEI a exploité 400 déclarations. Constat a été fait que le Premier ministre et plusieurs ministres sont entrés en fonction sans avoir fait leur déclaration de biens. Certains ministres sont restés en fonction plus d’une année, d’autres plus de trois ans sans effectuer leurs déclarations de biens.

L’analyse des déclarations fait ressortir 164 cas de variation positive par rapport à une déclaration antérieure. La variation positive indique que le patrimoine de la personne a augmenté. En valeur nominale, l’augmentation va de 260.000 francs CFA à 1.490.303.230 CFA

La valeur totale des biens déclarés s’élève à 15.307.428.201 fracs CFA pour 127 déclarations transmises par 107 personnes. La valeur la plus élevée par personnalité est de 1.390.786.204 francs CFA et la plus faible est de 25.000 FCFA.

En 2020, sur un total de 253 déclarations, l‘OCLEI en a traité 229 effectuées par 220 personnes. L’analyse des déclarations fait ressortir 204 cas de variation positive par rapport à 2019. En valeur nominale, l’augmentation va de 5278 FCFA à 2.402.563.630 FCFA. La valeur cumulée des biens figurant dans les 229 déclarations est de 31.773.152.247 FCFA. La valeur la plus élevée par personne est de 2.402.563.630 FCFA et la plus faible par personne est 5.277 FCFA.

Au titre des études et recommandations, l’OCLEI a analysé certaines charges de personnel de l’Institut national de Prévoyance sociale (INPS). Il a constaté qu’en dehors de toute légalité, deux responsables de l’INPS ont perçu 2 milliards 53 millions de FCFA comme indemnités de départ à la retraite. Par mois, l’un de ces deux responsables perçoit une pension de plus de 6 millions de francs CFA; et, l’autre, plus de 8 millions de francs CFA (voir pages 48-49, rapport 2019, paragraphes 68 à 71). L’OCLEI recommande aux autorités de procéder au recouvrement des sommes indûment perçues au titre des indemnités et pensions de retraite et de veiller sur le fonctionnement du Conseil d’administration de l’INPS.

L’OCLEI s’est rendu compte de la faible connaissance des agents publics des codes de déontologie. L’OCLEI recommande l’institution d’un référent déontologue dans les services de l’Etat et des collectivités territoriales.]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Lutte contre la délinquance financière :	 Et si la récupération des fonds détournés était privilégiée</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/lutte-contre-la-delinquance-financiere-et-si-la-recuperation-des-fonds-detournes-etait-privilegiee-2948619.html</link>
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<pubDate>Mon, 18 Oct 2021 03:07:49 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Même si de nombreux Maliens applaudissent les emprisonnements de hauts cadres de l’Etat dans des cas avérés ou supposés de détournements de deniers publics, l’on s’interroge sur la volonté du pouvoir.</em></strong>

<strong><em>-maliweb.net-</em></strong> Pour certains observateurs, ce sont des motivations plutôt populistes qui sont à la base de ces cas d’arrestations de présumés délinquants financiers, par ces temps de transition.

Si l’objectif de « la lutte farouche contre la corruption et la délinquance financière » est d’envoyer d’anciens hauts responsables de l’Etat en prison, il serait en voie d’être atteint. Car, aujourd’hui, une bonne dizaine de hauts ordonnateurs sont déjà placés sous mandat de dépôt. Il s’agit, entre autres, à titre d’exemple de l’ancien Premier ministre, non moins ancien ministre de la Défense, Soumeylou Boubèye Maïga, l’ancien ministre de l’Economie et des finances, Mme Bouaré Fily Sissoko, l’ancien ministre- Directeur de cabinet du président IBK, Mahamadou Camara. Sans compter de hauts gradés de l’Armée, tous détenus dans les affaires dites de l’avion présidentiel et des équipements militaires. Pour tous ces « gros poissons », il semble que les fonds présumés détournés devraient atteindre plusieurs milliards de nos francs. Et il est établi au jour d’aujourd’hui qu’aucun sou n’est encore récupéré, surtout que la justice n’a pas encore évolué sur ces dossiers, la procédure n’étant qu’à la phase de la détention préventive, les prévenus évoquant des vices de procédures ou plaidant leur innocence. Ce qui pousse à se demander pourquoi les autorités n’ont pas privilégié une démarche pédagogique visant à récupérer les fonds présumés détournés dans ces affaires.

En effet, au temps d’ATT, les cadres épinglés dans les premiers rapports du Vérificateur Général recevaient des citations discrètes pour être confondus et sommés de rembourser les fonds supposés volés. N’est-il pas avantageux de faire reverser dans les caisses de l’Etat l’argent qui lui est volé du fait des marchés frauduleux ou surfacturés dans ces différentes affaires ? Puisque, dans les cas susmentionnés, les présumés délinquants financiers sont jetés en prison sans aucune forme de procès, comme pour simplement plaire à une certaine opinion. Alors que certains pays, comme le Rwanda, la Tanzanie, le Bénin, etc  ont remporté des succès éclatants dans la lutte contre la délinquance financière par la prise de certaines mesures préventives ou des dispositions dissuasives discrètes mais efficaces.

En clair, tout se passe aujourd’hui au Mali comme si la promesse des autorités de la Transition de « sévir contre la corruption et la mauvaise gouvernance » doit être tenue à tout prix pour plaire à une bonne partie de l’opinion. Les caisses de l’Etat en tirent-elles un profit quelconque, par ces temps de tension de trésorerie ? Rien n’est moins sûr ! Cet engagement populiste du « changement » ne peut passer que par l’emprisonnement de certaines personnalités qui ont géré d’importants fonds publics. Celles-ci accuseront très tôt d’une chasse aux sorcières et d’une violation des textes en vigueur juste pour les humilier ou briser leurs ambitions politiques. Des arguments qui pourraient emballer certains observateurs et tenter de semer la confusion dans les esprits. Certains partenaires du Mali n’élèvent-ils pas la voix déjà pour exiger la fin des poursuites contre certains acteurs politiques ? Ces récriminations ne polluent-elles pas le climat politique devant conduire à des élections apaisées ? Dans un Mali aussi fragile au plan politique et sécuritaire, doit-on poursuivre sans ménagement des officiers supérieurs de l’Armées, et/ou des leaders politiques, au moment où le pays a besoin de plus de cohésion pour contrer toute adversité étrangère ? Ne sera-t-il pas plus pragmatique de créer une commission de récupération des fonds publics détournés ou mal gérés dans les différents scandales qui ont pu marquer la gouvernance IBK ? « Certainement », analysent plusieurs observateurs, qui relèvent que cette méthode serait plus efficace et permettrait à l’Etat de se porter mieux, tant au plan financier que sociopolitique.

<strong>Boubou SIDIBE/maliweb.net</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Rapports 2019 et 2020 de l’OCLEI : Trois cadres de l&amp;apos;INPS épinglés et d&amp;apos;autres dossiers transmis à la justice</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/rapports-2019-et-2020-de-loclei-trois-cadres-de-linps-epingles-et-dautres-dossiers-transmis-a-la-justice-2948648.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 18 Oct 2021 01:04:22 +0000</pubDate>
<dc:creator>22 Septembre</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[La salle des banquets du palais de Koulouba a servi de cadre de la cérémonie de remise des rapports 2019, 2020 et l'audit sur la déontologie de l'OCLEI au Président de la transition, colonel Assimi Goïta le jeudi dernier. Cela après le remise de celui du vérificateur général au président de la transition il y a quelque jours.

Cette cérémonie a enregistré la présence du Premier ministre Dr Choguel Maiga et plusieurs membres du Gouvernement.

A l'entame de la cérémonie, le président de l'OCLEI, Moumini Guindo a présenté sommairement les tois documents. Moumini Guindo a demandé le soutien des plus hautes autorités, afin de bien mener sa mission.

Le chef de l'Etat, le colonel Assimi Goïta, en prenant la parole a remercié les membres de l'OCLEI pour le travail remarquable qu'ils font pour mener le combat de la lutte contre la corruption. " L'état ne ménagera aucun effort pour apporter assistance à l'OCLEI" a déclaré le colonel Assimi Goïta. Le président de la transition a apporté son soutien ainsi à l'OCLEI à poursuivre son combat.

Dans son exposé, le président de l’OCLEI, a révélé qu’entre le 1er janvier 2019 et le 31 décembre 2020, au chapitre de la contribution à la répression, sa structure a transmis à la justice 9 dossiers d'enrichissement illicite présumé. La valeur des biens présumés illicites dans ces 9 dossiers s'élève à 6 milliards 995 millions de FCFA. Selon les résultats des enquêtes de l'OCLEI, 384 biens immobiliers, soit 34 maisons d'habitation, 72 bâtiments commerciaux ou professionnels, 139 parcelles et 78 concessions rurales totalisant 181 hectares ont été identifiés. La valeur des mouvements des entrées sur les comptes bancaires des 9 personnes est estimée à 3 milliards 671 millions de FCFA de 2014 à 2020. Alors que leurs revenus légitimes s'élevaient à 444 millions de FCFA à la même époque. « Les personnes concernées sont un comptable, quatre cadres financiers, deux maires, un ancien ministre et un préfet ». Les 3 dossiers transmis en 2019 ont été traités par le procureur de la République de la Commune III où l'OCLEI a noué un pacte de collaboration pour mieux mener son travail.

Conformément au code de procédure pénale, deux personnes  ont été inculpés par des juges d'instruction qui ont pris des mesures de confisquer  certains de leurs biens . Et pour l'ensemble des dossiers, poursuit  Moumouni Guindo, la procédure judiciaire par les acteurs de la justice se poursuit.

Sur le plan des déclarations volontaires de biens, selon Moumouni Guindo, l'OCLEI a enregistré au niveau de la Cour suprême 1 351 déclarations déposées en 2019 et 2020. Selon le premier responsable de l'OCLEI en 2019, le Premier ministre et plusieurs ministres sont restés en fonction pendant plusieurs mois sans déclarer leurs biens.

La rémunération de 3 dirigeants de l’INPS s'élève à 1 milliard 900 millions de francs CFA par an. Après analyse de certaines charges de personnel de l'Institut National de Prévoyance sociale (INPS), selon Dr. Moumouni Guindo, il a été constaté qu'en dehors de toute légalité, le directeur général adjoint de l'INPS a perçu 353,72 millions de FCFA comme indemnités de départ à la retraite et de la même manière et au même titre, l'agent comptable a perçu 1 milliard 700 millions de FCFA. Par mois, précise le président de l’OCLEI, le Directeur général adjoint gagne une pension de plus de 6 millions de francs CFA et l'agent comptable, plus de 8 millions de francs CFA. En outre, le Directeur général sortant de l'INPS touche un salaire brut de 54 millions de FCFA par mois. Le salaire de ces 3 responsables de la structure est estimé entre 1 milliard 900 millions de FCFA par an, soit 7% de la masse salariale de l'ensemble des 1 197 employés de la même structure( l'INPS). « La masse salariale totale de l'INPS atteint 21% de ses revenus récurrents, alors que le ratio de référence de la Conférence interafricaine de la prévoyance sociale (CIPRES) est de 15%», a expliqué Moumini Guindo. L'OCLEI, dans sa mission d'amélioration du service public a formulé aussi des recommandation aux  autorités du pays. Il les invite à  procéder au recouvrement des sommes indûment perçues au titre des indemnités et pensions de retraite et de veiller sur le fonctionnement du Conseil d'administration de l'INPS afin de pallier tout autre dysfonctionnement ou à des irrégularités.

<strong>Seydou Diamoutené</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Répression de l’enrichissement illicite :  9 dossiers de 6 milliards de F CFA transmis à la justice</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/repression-de-lenrichissement-illicite-9-dossiers-de-6-milliards-de-f-cfa-transmis-a-la-justice-2948523.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/repression-de-lenrichissement-illicite-9-dossiers-de-6-milliards-de-f-cfa-transmis-a-la-justice-2948523.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 16 Oct 2021 01:18:59 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le Président de l’Office central de lutte contre l’enrichissement illicite (Oclei) a remis hier ses rapports 2019 et 2020 au Président de la Transition à Koulouba. Au titre de la répression, 9 personnes sont suspectés d’enrichissement illicite présumé dont les biens sont évalués à 6,995 milliards de F CFA. Des sommes engrangées de 2014 à 2020.</em></strong>

&nbsp;

9 dossiers dont la valeur des biens présumés illicites est estimée à 6 milliards 995 millions de F CFA, ont été transmis à la justice. C’est la contribution à la répression de l’enrichissement illicite de l’Oclei. Le Président de la Transition, Assimi Goïta a reçu hier des mains du président de l’Oclei, Dr. Moumouni Guindo, les rapports 2019 et 2020.

Dans les dossiers incriminés, les enquêteurs ont identifié 384 biens immobiliers (34 maisons d’habitation, 72 bâtiments commerciaux ou professionnels, 139 parcelles ainsi que 78 concessions rurales totalisant 181 hectares).

Les suspects d’enrichissement illicite sont un comptable, deux inspecteurs du trésor, un contrôleur financier, deux maires, un ministre et un préfet. Les 9 personnes épinglées disposent sur les entrées de leurs comptes bancaires la somme de 3,671 milliards de F CFA de 2014 à 2020. Leurs propres revenus s’élèvent à 444 millions de F CFA dans la même période.

Selon le président de l’Oclei, certains d’entre eux ont été poursuivis par le procureur de la République, et inculpés par des juges d’instruction, conformément au code de procédure pénale. Certains de leurs biens identifiés par l’Oclei ont fait l’objet de saisie provisoire par la justice.

<strong>Ibrahima NDiaye</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Office central de lutte contre l&amp;apos;enrichissement illicite : 9 dossiers d&amp;apos;enrichissement illicite présumé pour une valeur de près de 7 milliards de F CFA</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/office-central-de-lutte-contre-lenrichissement-illicite-9-dossiers-denrichissement-illicite-presume-pour-une-valeur-de-pres-de-7-milliards-de-f-cfa-2948427.html</link>
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<pubDate>Sat, 16 Oct 2021 01:16:49 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Un comptable, deux inspecteurs des finances, un inspecteur du trésor, un contrôleur financier, deux maires, un ministre et un préfet dénoncés par l'Office central de lutte contre l'enrichissement illicite (Oclei).</em></strong>

Le président de l'Office central de lutte contre l'enrichissement illicite (Oclei) a officiellement remis les rapports annuels 2019 et 2020 au colonel Assimi Goïta, président de la Transition. C'était hier jeudi 14 octobre 2021 dans la salle des banquets du palais présidentiel de Koulouba.

Cette cérémonie solennelle a eu lieu en présence du Premier ministre, Dr. Choguel Kokalla Maïga et de certains membres du gouvernement.

Dans la période du 1er janvier 2019 au 31 décembre 2020, l'Oclei a réalisé les actions ci-après.

Au titre de la prévention, il a mené 19 activités d'information et de sensibilisation à travers le Mali. 1556 personnes ont pris part à ces activités. Selon Moumouni Guindo, président de l'Oclei, sa structure a noué un partenariat avec les confessions religieuses pour assurer la prévention de l'enrichissement illicite sous l'angle des religions. Il a également été associé aux activités de la Plateforme des organisations syndicales de lutte contre la corruption, composée de 3 centrales syndicales et 6 syndicats.

Au titre de la contribution à la répression, <em>"l'Oclei a transmis à la justice 9 dossiers d'enrichissement illicite présumé. La valeur des biens présumés illicites dans ces 9 dossiers s'élève à 6 milliards 995 millions de FCFA. Dans ces dossiers, les enquêtes de l'Oclei ont identifié 384 biens immobiliers, soit 34 maisons d'habitation, 72 bâtiments commerciaux ou professionnels, 139 parcelles ainsi que 78 concessions rurales totalisant 181 hectares"</em>, a-t-il détaillé.  Le montant total des entrées sur les comptes bancaires des 9 personnes s'élève à 3 milliards 671 millions de FCFA entre 2014 et 2020. Dans la même période, leurs revenus légitimes s'élèvent à 444 millions de FCFA.

Les personnes concernées sont un comptable, deux inspecteurs des finances, un inspecteur du trésor, un contrôleur financier, deux maires, un ministre et un préfet.

Conformément au Code de procédure pénale, certains d'entre eux ont été poursuivis par le procureur de la République et inculpés par des juges d'instruction. Des mesures de saisie provisoire ont été prises par la justice sur certains des biens identifiés par l'Oclei.

La durée moyenne d'une enquête est d'environ 6 mois. L'Oclei dispose de 8 officiers de police judiciaire et d'un auditeur pour mener les enquêtes.

Par ailleurs, en collaboration avec le ministère de la Justice, l'Oclei a mis en place en décembre 2019 un numéro vert 80 00 22 22. Il a reçu 585 appels sur ce numéro, dont 9 dénonciations d'enrichissement illicite, 87 dénonciations de corruption et 52 dénonciations d'autres infractions. Les "<strong>félicitations et encouragements" </strong>sont au nombre de 137, soit 23 % du total des appels.

Au titre des déclarations de biens, l'Oclei a dénombré au niveau de la Cour suprême 1351 déclarations déposées en 2019 et 2020. L'Oclei a traité la totalité de ces déclarations.

L'Office a constaté qu'en 2019, le Premier ministre et plusieurs ministres sont restés en fonction plusieurs mois sans avoir procédé à leur déclaration de biens. Le retard a dépassé trois années pour certains d'entre eux.

Pour exploiter les déclarations de biens, l'Oclei a adopté une démarche méthodique, objective et systématique qui lui a permis d'identifier 48 personnes dont le patrimoine a subi des variations significatives. Des enquêtes sont en cours sur ces cas.

Au titre de la coopération, l'Office a signé un protocole d'accord de partenariat et de coopération avec l'Office national de lutte contre la fraude et la corruption du Sénégal. Ce protocole s'ajoute à ceux que l'Oclei a déjà signés avec des organismes anti-corruption de l'Ile Maurice, de la France, de la Guinée et du Royaume du Maroc.

<strong>Deux retraités de l'INPS perçoivent respectivement 6 et 8 millions de FCFA de pension par mois</strong>

L'Oclei a représenté le Mali dans le cadre du Mécanisme d'examen de l'application de la Convention des Nations unies contre la corruption. Ainsi, il a participé à l'examen du cadre juridique et institutionnel de lutte contre la corruption de la Colombie. Il assiste également les autorités maliennes pour l'examen du Mali par la France et les Seychelles. Le rapport d'examen sera produit prochainement par ces deux pays avec l'assistance technique de l'Office des Nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC).

L'Office a organisé en février 2020 à Bamako une conférence de haut niveau sur la lutte contre la corruption avec l'appui technique et financier de l'ONUDC. Cette 1re édition a regroupé une centaine de Maliens et les délégués de 17 pays, une université canadienne et plusieurs organisations internationales dont l'ONUDC et Interpol. Les échanges ont porté sur le thème <em>"Promouvoir les bonnes pratiques en matière de déclaration des biens et de recouvrement des avoirs".</em> Des recommandations ont été formulées. La 2e édition est prévue en février 2022 à Bamako.

L'Oclei sollicite l'accompagnement des autorités pour pérenniser cette initiative, en organisant chaque année au Mali une conférence de haut niveau. Cette initiative fera de notre pays un carrefour international de la lutte contre la délinquance financière.

Au titre des études et recommandations, l'Office a analysé certaines charges de personnel de l'Institut national de prévoyance sociale (INPS). Il a constaté qu'en dehors de toute légalité, deux responsables de l'INPS ont perçu 2 milliards 53 millions de FCFA comme indemnités de départ à la retraite. Par mois, l'un de ces deux responsables perçoit une pension de plus de 6 millions de F CFA et, l'autre, plus de 8 millions de FCFA.

L'Oclei recommande aux autorités de procéder au recouvrement des sommes indûment perçues au titre des indemnités et pensions de retraite et de veiller sur le fonctionnement du conseil d'administration de l'INPS. L'Oclei a réalisé une étude sur la déontologie dans l'administration publique. Cette étude a révélé l'existence de 20 textes sur la déontologie des agents publics.

Le constat est qu'en général, les agents ont une faible connaissance des codes d'éthique et de déontologie et que les manquements sont rarement sanctionnés. Pour améliorer le niveau de connaissance et d'application des codes de déontologie, l'Oclei a formulé plusieurs recommandations.

Principalement, il recommande l'institution d'un référent déontologue dans les services de l'Etat et des collectivités territoriales. Le référent déontologue devra être choisi parmi les agents ; il doit avoir mission de conseiller les agents et les chefs de service sur la déontologie de leur corps.

Au titre de l'évaluation des activités de lutte contre l'enrichissement illicite, l'Oclei a analysé les rapports d'audit ou d'activités des structures de contrôle et autorités de régulation sectorielle. En 2019, 51,4 % des recommandations formulées par les structures de contrôle ont été entièrement mises en œuvre.

En 2020, ce taux est retombé à 27,99 %. En outre, pour des motifs juridiques, les inspections des départements ministériels ne saisissent pas la justice. Cette situation favorise l'impunité.

En retour, le colonel Assimi Goïta a félicité président de l'Oclei et toute son équipe pour l'effort consenti. A ses dires, la lutte contre la corruption et l'enrichissement Illicite est l'une de leur préoccupation majeure et cela se justifie par le fait que ces deux phénomènes sont à l'origine de l'affaiblissement continu de notre économie.

<em>"La bonne gouvernance étant l'un des piliers majeurs de l'action gouvernementale, vos activités révèlent d'une importance particulière. Vos rapports nous conforte dans notre vision d'un Mali nouveau, un Mali où les citoyens ont accès à l'eau potable, à la santé, à l'éducation et aux routes de bonne qualité"</em>, a déclaré le chef de l'Etat.

Signalons qu'après cette remise de rapports, il y a eu un déjeuner de presse au restaurant Balassoko sis entre le Parc national et le Jardin zoologique.

<strong>                              Marie Dembélé</strong>

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<title>Rapport 2020 du vérificateur général : 22 missions de vérification au total 23 dossiers transmis à la Cour Suprême 22 dénonciations aux pôles économiques et financiers</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/rapport-2020-du-verificateur-general-22-missions-de-verification-au-total-23-dossiers-transmis-a-la-cour-supreme-22-denonciations-aux-poles-economiques-et-financiers-2948423.html</link>
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<pubDate>Sat, 16 Oct 2021 01:13:56 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Dans la matinée du mardi 12 octobre 2021, le Vérificateur Général, Samba Alhamdou Baby, a solennellement remis son Rapport annuel 2020 au président de la Transition, chef de l'Etat, le colonel Assimi Goïta. C'était en présence du Premier ministre, Dr Choguel Kokala Maïga et de plusieurs membres du Gouvernement. Ce rapport est un recueil sur les 22 missions effectuées par le Bureau du vérificateur général (BVG) dont douze (12) vérifications financières ou de conformité, quatre (4) vérifications de performance, cinq (5) vérifications de suivi des recommandations et une évaluation de politique.  </em></strong>

Dans son allocution introductive, le Vérificateur Général n'a pas manqué de souligner que sur souligné que sur les 33 missions prévues, seules 22 ont pu être réalisées. C'est une conséquence de l'impact de la Covid-19 a affecté négativement l'exécution du programme initial de vérification pour l'année 2020 du Bureau du Vérificateur Général (BVG).

Le BVG a précisé que <em>"les  vingt-deux  (22)  rapports  de  vérification  et  d'évaluation  de  politique publique  dont  la  synthèse  constitue  l'ossature  de  ce  rapport  annuel concernent des secteurs importants de la vie de la nation. D'abord, le secteur de la sécurité alimentaire qui vise à faciliter l'accès des populations aux aliments de base nécessaires à une vie saine et active. Ensuite, le secteur des infrastructures et de la sécurité routière qui retient l'attention de nos compatriotes au regard de l'état préoccupant des routes et du nombre assez élevé des accidents de la circulation. Par ailleurs, des vérifications ont été menées dans des secteurs qui touchent directement le bien-être des citoyens, car se rapportant à la fourniture des services sociaux de base comme les soins de santé de qualité, l'eau et l'électricité".</em>

Faisant allusion aux missions de vérification menées dans les représentations diplomatiques du Mali, le BVG précise : <em>"Certains services extérieurs ont été vérifiés car ils portent l'image et la voix du pays sur la scène internationale".</em>

Notons aussi que le  secteur  de  la  gouvernance  et  du  développement  local  a  été également concerné avec les vérifications réalisées à la Primature et dans les Collectivités Territoriales.

Une première cependant dans les activités ne pouvait passer inaperçu dans les activités menées, telles que présentées par le BVG. Il s'agit de son initiative de mener pour la première fois la mission pilote d'évaluation de politique publique, laquelle a porté sur la composante <strong><em>"Santé et Hygiène Publique"</em></strong> du Programme de Développement Socio-Sanitaire - Phase III (PRODESS III) dont la majorité des objectifs assignés n'ont pas été atteints, en dépit des efforts fournis dans certains domaines.

Mais le BVG étant certes un élément du dispositif central de la lutte contre la corruption, il reste entendu qu'il travaille n bonne intelligence avec d'autres services spécialisés et aussi des organisations assez représentatives pour donner plus d'éclat et une finalité aux différentes missions du BVG. C'est ainsi que, dans son allocution, le BVG a rappelé le partenariat fort qui existe entre lui et la Section des Comptes de la Cour Suprême, les Pôles Economiques et Financiers, le Conseil National de la Société Civile et les acteurs de la gouvernance dans le cadre de la lutte contre la corruption et la délinquance économique et financière.

En réponse, le président de la Transition et chef de l'Etat, le colonel Assimi Goïta, a manifesté toute la reconnaissance de l'Etat au Vérificateur Général et son équipe d'experts, notamment en leur adressant des félicitations solennelles  pour le travail contraignant que le BVG a abattu durant une année entière et qui a permis de produire le présent rapport car, au regard principes de justice et d'équité, la détermination du Bureau du Vérificateur est indispensable pour l'avènement d'une gouvernance vertueuse afin que le peuple retrouve sa souveraineté économique et financière.

<strong>Situation des saisines </strong><strong>reçues en 2020 :</strong>

Le BVG a noté en 2020 un accroissement des saisines. De trente-neuf (39) en 2019, les saisines sont passées à cinquante (50) en 2020. Ces saisines sont relatives à la gestion des Collectivités Territoriales, des services et organismes publics. La plupart concerne les Collectivités Territoriales.

Les suites réservées à ces cinquante (50) saisines reçues par le Vérificateur Général se présentent ainsi qu'il suit : treize (13) saisines ont fait l'objet de programmation de missions de vérification ; vingt-sept (27) ont été classées ; dix (10) sont en cours de traitement.

Ces saisines proviennent du Gouvernement, de différentes associations de lutte contre la corruption et la délinquance financière et des citoyens. Les saisines classées sont celles qui sont sans support ou qui ne rentrent pas dans la sphère de compétence du Vérificateur Général.

Les saisines retenues pour la programmation d'une mission de vérification portaient entre autres sur la gestion des deniers publics, la gouvernance des services publics de l'État, des Collectivités Territoriales et des organismes personnalisés.

Pour l'exercice 2020 :

<strong>Vérifications financières</strong>

Les vérifications financières ou de conformité ont concerné : la Direction Administrative et Financière de la Primature ; l'Ambassade du Mali au Caire en Egypte ; l'Ambassade du Mali à Brazzaville en République du Congo ; l'Ambassade du Mali à Addis-Abeba en Ethiopie ; les Entrepôts Maliens en Côte d'Ivoire (Emaci) ;

-      les Entrepôts Maliens au Sénégal (Emase) ; la Société Malienne de Gestion de l'Eau Potable (Somagep-sa) ; le Fonds d'Entretien Routier par l'Agence d'Exécution des Travaux d'Entretien Routier (Ageroute) ; l'Agence Nationale de la Sécurité Routière (Anaser) ; l'Office des Produits Agricoles du Mali (Opam) ; le Nouveau Complexe Sucrier du Kala Supérieur (N-Sukala-sa) ; la traçabilité des paiements sociaux effectués par les sociétés minières (Somilo-sa et Gounkoto-sa).

<strong>Vérifications de performance</strong>

Les vérifications de performance ont porté sur : la Société Energie du Mali (Edm-sa) ; la Commune Urbaine de Bougouni ; la Commune Rurale de Siby ; la Commune Rurale de Guégnéka (Fana).

<strong>Vérifications de suivi des</strong><strong> recommandations</strong>

Les vérifications de suivi des recommandations ont concerné : la vérification de performance, de la gouvernance et la gestion administrative du Centre Hospitalier Universitaire Gabriel Touré (CHU-GT)  réalisée en 2018; la vérification de performance du système de mise à disposition des médicaments aux clients par la Pharmacie Populaire du Mali (PPM) réalisée en 2018 ; la vérification financière des opérations d'exécution budgétaire de "<strong>Aéroports du Mali" </strong>(ADM) réalisée en 2018 ;

-      la vérification financière des opérations de recettes et de dépenses effectuées par la Mairie de la Commune Rurale de Baguineda-Camp réalisée en 2018 ; la vérification financière des opérations de recettes et de dépenses de la Commune Urbaine de Koulikoro réalisée en 2017.

Situation des transmissions et dénonciations effectuées en 2020 :

Au  cours  de  l'année  2020,  vingt-trois  (23)  dossiers  ont  fait  l'objet  de transmission au Président de la Section des Comptes de la Cour Suprême. Vingt-deux (22) dossiers ont été dénoncés aux Procureurs de la République, chargés  des  Pôles  Économiques  et  Financiers  près  les  Tribunaux  de Grande Instance de la Commune III du District de Bamako et de Kayes.

La situation de ces dénonciations se présente comme suit : dix-neuf (19) dossiers de dénonciation au Procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance de la Commune III du district de Bamako, chargé du Pôle Économique et Financier ;  trois (3) dossiers de dénonciation au Procureur de la République près  le  Tribunal  de  Grande  Instance  de  Kayes,  chargé  du  Pôle Économique et Financier.

Des exemplaires des vingt-trois (23) dossiers ont été transmis au Directeur Général du Contentieux de l'Etat pour suivi et défense des intérêts de l'Etat.

<strong>                  Amadou Bamba NIANG</strong>

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<title>Lutte contre la corruption : L’OCLEI à la manœuvre</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/lutte-contre-la-corruption-loclei-a-la-manoeuvre-2948483.html</link>
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<pubDate>Fri, 15 Oct 2021 15:28:50 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Essor</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>L’Office a déjà transmis à la justice des dossiers d’enrichissement illicite dont le montant s’élève à plus de 4 milliards de Fcfa. Le chef de l’État l’a félicité et encouragé à persévérer sur cette voie</strong>

Le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, a reçu hier au palais de Koulouba, les rapports annuels 2019 et 2020 et celui relatif à l’étude sur la déontologie des agents dans l’administration publique malienne, de l’Office central de lutte contre l’enrichissement illicite (Oclei). C’est dans une ambiance courtoise que s’est déroulée la cérémonie de remise de ces rapports de l’Oclei, en présence du Premier ministre Choguel Kokalla Maïga et de plusieurs membres du gouvernement

Le président de l’Oclei, Moumouni Guindo, a fait une brève présentation des rapports avant de les remettre officiellement au président de la Transition. «C’est une cérémonie très significative pour le chef de l’État. Depuis son arrivée à la tête du pays, il a fait de la lutte contre la corruption et l’enrichissement illicite l’une de ses préoccupations majeures», a commenté le patron de l’Oclei.

Dans la présentation du rapport 2019, on note que l’Oclei a mené 11 activités d’informations et de sensibilisation à travers le pays, dans le cadre de ses missions de prévention. Concernant les déclarations de biens, l’Office en a exploité 400.

Il a mis en place et animé un dispositif de gestion des déclarations de biens. Ainsi, il est arrivé au constat que le Premier ministre et plusieurs membres du gouvernement sont entrés en fonction sans avoir procédé à la déclaration de leurs biens. Certains ministres sont restés en fonction pendant plus d’une année sans s’acquitter de cette disposition de la loi. D’autres ont fait plus de trois ans sans effectuer leur déclaration de biens, souligne le rapport.

L’Oclei occupe une place de choix dans la lutte contre l’enrichissement illicite au Mali

Dans le cadre de la répression de l’enrichissement illicite, la structure de contrôle a mis à la disposition du public un numéro vert (80 00 22 22) en décembre 2019. Elle a ouvert 32 dossiers d’enquête dont trois ont été transmis à la justice. La valeur des biens meubles et immeubles présumés illicites dans ces trois dossiers s’élève à 4,279 milliards de Fcfa, alors que le total des revenus légitimes des trois agents publics concernés est de 127,69 millions de Fcfa sur la même période. La valeur des biens représente plus de 33 fois le total des revenus légitimes.

GOUVERNANCE DE RUPTURE- Au titre des avis et recommandations, l’Oclei, sur auto-saisine et après examen, a constaté que la liquidation en 2015 des indemnités de départ à la retraite du directeur général adjoint et l’agent comptable de l’Institut national de prévoyance sociale (INPS) est contraire à la loi. En dehors de toute légalité, le directeur général adjoint a perçu 353,72 millions de Fcfa et l’agent comptable a perçu 1,70 milliard de Fcfa.

En 2020, la contribution de l’Oclei à la répression de l’enrichissement illicite porte sur la transmission à la justice de six dossiers d’enrichissement illicite présumé. Les biens sont évalués à 2,715 milliards de Fcfa, soit 37 maisons d’habitation et 178 parcelles dont 80 concessions rurales d’une superficie de 176 ha. Le montant total des entrées sur les comptes bancaires des six personnes, s’élève à 2,588 milliards de Fcfa entre 2014 et 2020. Sur la même période, leurs revenus légitimes sont estimés à 317 millions de Fcfa.

L’Office a adopté une méthode d’identification des déclarations de biens à investiguer. Cette démarche a permis d’identifier 48 personnes dont le patrimoine a subi des variations significatives. Des enquêtes sont ouvertes sur ces cas, a assuré Moumouni Guindo.

Le président Assimi Goïta s’est réjoui de constater tous les efforts accomplis par l’Oclei dans le cadre de la prévention de l’enrichissement illicite, la répression du phénomène, les déclarations des biens et la coopération avec d’autres structures tant au Mali qu’à l’extérieur. «La bonne gouvernance étant un pilier essentiel de l’action gouvernementale, vos actions revêtent une importance particulière, s’est-il adressé à l’équipe de l’Oclei. Ce qui mérite l’accompagnement de l’État à la structure anti-corruption pour l’atteinte des objectifs qui sont fixés », a-t-il souligné.

Le chef de l’État a déclaré, à cet effet, qu’il faut tout mettre en œuvre pour créer une gouvernance de rupture et d’exemplarité. Pour ce faire, aucun sacrifice ne sera de trop, a souligné le président de la Transition.

Ces rapports confortent les autorités de la Transition dans leur vision d’un Mali nouveau, un Mali où les citoyens ont accès à l’eau potable, à la santé, à l’éducation et aux autres services sociaux de base. «Bref, nous voulons d’un Mali en phase avec la satisfaction des besoins vitaux de sa population».
En ce qui concerne les difficultés d’opérationnalisation de l’Oclei, le chef de l’État a rassuré Moumouni Guindo et tous les agents de l’Office que tout sera mis en œuvre pour obtenir la bonne collaboration avec les services publics, conformément aux textes en vigueur.

Cheick Amadou DIA]]> </content:encoded>
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<title>Bourama Air Force One : l’avion de toutes les controverses</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/bourama-air-force-one-lavion-de-toutes-les-controverses-2948384.html</link>
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<pubDate>Fri, 15 Oct 2021 09:44:42 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Au Mali, s’il y a une histoire qui défraie la chronique, c’est bien l’affaire dite « achat de l’avion présidentiel ». Plusieurs personnalités, dont trois anciens ministres du régime de l’ex-président Ibrahim Boubacar Keita, sont actuellement incarcérées dans cette affaire qui date de 2014. Ils sont poursuivis pour « escroquerie, favoritisme etc.».</em></strong>

Mais pourquoi l’acquisition d’un avion présidentiel fait autant de bruit ? Comment en sommes-nous arrivés à une telle situation ? Autant de questions sans réponse.

Pour mémoire, faisons un <strong>tour d’horizon</strong> sur cette histoire rocambolesque qui tient en haleine toute une nation depuis des années, laquelle a connu de nouveaux rebondissements depuis plusieurs semaines.

Tout commence le 3 mai 2014 à l’Assemblée nationale. Le nouveau Premier ministre Moussa Mara annonce, devant les députés, l’achat d’un nouvel avion de commandement. Sur le coup, il avance un coût de vingt milliards de francs CFA. Il dit se baser sur les documents que lui ont présentés ses services techniques.  C’est le début d’une controverse sans fin.

<strong>Prix d’achat inconnu et l’image du Mali ternie</strong>

Cette acquisition provoque des remous. Le 13 mai 2004, Anton Op de Beke est en colère. Il est le représentant du Fonds monétaire international (FMI) au Mali. C’est normal, depuis Washington, ses patrons se posent des questions. L’institution monétaire mondiale, six mois auparavant, avait donné 4,4 milliards de francs CFA sur les vingt milliards prévus pour un programme qui prévoyait des missions de contrôle régulier dans le pays.

Le lendemain de l’annonce du représentant, Koulouba est secoué, mais pas tous les ministres. L’un d’entre eux réagit, car il « n’apprécie pas la manière ». C’est Mahamadou Camara qui était en charge de l’Information et de la Communication.

« <em>L’achat de l’avion présidentiel ainsi que le contrat d’armement passé par le ministère de la Défense sont conformes aux lois maliennes</em>. »  Il ajoute qu’il est normal que le FMI, avec qui nous travaillons, demande des comptes. Ce que nous n’apprécions pas, c’est la manière<em>.</em>

L’image du Mali est ternie auprès des institutions financières internationales, notamment, le FMI. Le pouvoir en place tente de calmer le jeu. Bouaré Fily Sissoko, ministre de l’Economie et des Finances d’alors, se rend au siège du Fonds monétaire international à Washington. C’était le 16 juin 2014.

À son retour de mission, elle annonce à la presse « q<em>u’il n’y a pas de rupture entre le Mali et le FMI</em> » et ajoute : « <em>toute œuvre humaine est perfectible…Quand le problème est intervenu, la première chose qu’on a eu à faire, c’est de nous interroger pour savoir si on a suivi les règles qu’on devait suivre en la matière. La réponse est oui !</em> ».

Quant au prix d’achat de l’avion, cela<em> « révèle d’un secret-défense ». « La cour suprême auditera tout ce qui a été engagé, en termes de dépenses sur 2014 pour dire si c’est régulier ou pas. Si ce n’est pas le cas, elle nous le dira et on corrigera</em> » avait-elle argué.  La procédure dure quatre ans et l’affaire est classée sans suite.

<strong>L’opposition et la société civile demandent des comptes au pouvoir IBK</strong>

Les partis d’opposition et la société civile veulent connaître le coût de l’appareil. Feu l’honorable Soumaïla Cissé donne le ton. Il était le chef de file de l’opposition avant sa mort en 2020. Il déclare que « Ceux qui sont à la tête de ce pays, doivent comprendre qu’ils ont commis des surfacturations qui les sanctionnent ».

Les responsables du camp du bélier blanc (PARENA) qualifient l’histoire de l’appareil « d’une ingénierie financière diabolique d’essence mafieuse mêlant sociétés-écrans et paradis fiscaux, le tout, au détriment du trésor et du contribuable malien ».

Dans la foulée, le vérificateur général publie un rapport. Il est mentionné que «<em> malgré près de 19 milliards de francs CFA déboursés pour l’achat de l’avion présidentiel, à ce jour, aucun document n’atteste que l’appareil a été intégré dans le patrimoine de l’État malien ». </em>Pour son achat,<em> « toutes les règles de l’orthodoxie financière n’ont pas été respectées</em> », poursuit le même rapport.

<strong>« Quand on échoue dans les préparatifs, cela augure sans aucun doute le grand échec »</strong>

Nous sommes le jeudi 26 août 2021, huit ans après l’achat de l’avion, c’est la chute de Soumeylou Boubeye Maïga, surnommé le Tigre. Il est placé sous mandat de dépôt par la Cour suprême. Maître Kassoum Tapo, son avocat, annonce la nouvelle. Il est poursuivi pour « escroquerie, favoritisme » dans le cadre de l’achat de l’avion présidentiel et les armements militaires.

Le Tigre était le ministre de la Défense à l’époque des faits. Quelques heures après, c’est au tour de Bouaré Fily Sissoko. Elle est immédiatement transférée à la prison pour femmes de Bollé pour les mêmes motifs. Ces arrestations marquent alors un nouveau rebondissement dans cette affaire.

Moussa Mara, qui est arrivé à la primature au même moment que l’éclatement au grand jour de ce scandale, a fait savoir  que «l’avion est arrivé en même temps que moi, donc je suis tombé dedans. »

Les arrestations continuent. Le 23 septembre 2021, c’était au tour de l’ancien ministre de l’Économie numérique, de l’Information et de la Communication, Mahamadou Camara, de rejoindre ses ex-collaborateurs, dernière les barreaux. Mais, d’autres personnalités civiles et militaires attendent dans le couloir du juge pour être entendues.

En attendant le début d’un probable procès, les commentaires vont bon train dans les grins et salons de Bamako. Saurions-nous un jour la vérité sur cette affaire ? Le temps nous le dira !

<strong> Arouna SISSOKO</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Lutte contre la corruption : Le Vegal et le président de l’OCLEI au front</title>
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<pubDate>Fri, 15 Oct 2021 01:14:08 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Observatoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="yiv6050874670ydpeac410a8msonormal" style="background: white"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Le président de la transition, le colonel Assimi GOITA a officiellement reçu, ce mardi 12 octobre 2021, le Rapport annuel 2020 du Vérificateur Général lors d’une cérémonie solennelle au Palais de Koulouba, en présence du premier ministre Dr Choguel Kokalla Maïga et de plusieurs membres de son gouvernement. Au même moment, le président de l’OCLEI était reçu par le ministre de la sécurité et de la protection civile, le colonel-major Daoud Aly Mohammedine.</span></b></p>
<p class="yiv6050874670ydpeac410a8msonormal" style="background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Cette remise officielle du rapport annuel au Chef de l'Etat marque une année de travail d’investigations au sein de différents services publics, à l’issue desquelles une cartographie d’irrégularités a été établie ainsi que la formulation de recommandations conséquentes. Ainsi sur 33 missions programmées, le Bureau a réalisé vingt-et-une (21) missions de vérification et une évaluation de politique publique, a affirmé dans son discours Samba Alhamdou BABY, vérificateur général qui précisera que ces missions ont concerné un service de l’Administration centrale, des services extérieurs, des organismes personnalisés, des sociétés minières et des Collectivités Territoriales. Selon le vérificateur général, le choix de ces vingt-deux missions a été basé, non seulement sur la traditionnelle cartographie des risques utilisée par le Bureau, mais aussi sur l’importance des secteurs d’activités des entités vérifiées. Les missions de vérification ont couvert essentiellement les domaines de la sécurité alimentaire, les infrastructures et la sécurité routières, la gouvernance institutionnelle, le développement local, la santé et enfin l’Energie et l’eau. Ce travail effectué par le vérificateur général a été salué par le président de la transition Assimi Goita et le rapport est disponible sur le site internet du vérificateur. Cependant on peut s’interroger sur son contenu et le résultat des différentes enquêtes menées.</span></p>
<p class="yiv6050874670ydpeac410a8msonormal" style="background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Toujours dans cette même dynamique, le président de l’Office central de Lutte contre l'Enrichissement Illicite (L’OCLEI), m. Moumouni Guindo à quant à lui été reçu en audience par le ministre de la sécurité et de la protection civile le colonel-major Daoud Aly Mohammedine. Ce dernier, dans ses propos liminaires, dira que sa démarche s'inscrit dans le cadre d'une série de visites de courtoisie qu'il a initiée auprès des membres du gouvernement. Pour lui, certains départements ministériels notamment celui de la sécurité occupent une place particulière dans le registre dans lequel il évolue. Le Président de l'OCLEI a successivement fait part au Ministre de la composition de la structure qu'il dirige, de ses missions.</span></p>
<p class="yiv6050874670ydpeac410a8msonormal" style="background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Il a rappelé au ministre de la protection civile ses missions qui consiste entre autres, à contribuer à l'amélioration de la gouvernance publique à travers la lutte contre la corruption, la prévention par le biais de l'information et de la sensibilisation des agents publics ainsi qu'en appuyant la justice suivant des enquêtes administratives menées par des Officiers de Police Judiciaire dont les qualités professionnelles lui ont été reconnu.</span></p>
<p class="yiv6050874670ydpeac410a8msonormal" style="background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Moumouni GUINDO a mis un accent particulier sur le mauvais accueil dont ses agents font l'objet dans certaines structures étatiques et les nombreuses menaces et intimidations qui en découlent. En guise de réponse à cette inquiétude, le Ministre de la Sécurité et de la Protection Civile, le Colonel-Major Daoud Aly MOHAMMEDINE l'a rassuré de la disponibilité totale et entière de son Département à l'accompagner dans sa mission, en lui fournissant, au besoin, les éléments des forces de sécurité dont il aura besoin. Et d'ailleurs, dira le Ministre, tous les Départements ministériels devraient accompagner l'OCLEI dans sa mission, en rappelant au Président de l’OCLEI, pour conclure ses propos, que le Département de la Sécurité et de la Protection Civile participe également à la lutte contre la corruption qui gangrène notre société.</span></p>
<p class="yiv6050874670ydpeac410a8msonormal" style="background: white"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Ahmadou Kanta</span></b></p>
<p class="yiv6050874670ydpeac410a8msonormal" style="background: white"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">…………………………</span></b></p>
<p class="yiv6050874670ydpeac410a8msonormal" style="background: white"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">DAF DE LA PRIMATURE</span></b></p>
<p class="yiv6050874670ydpeac410a8msonormal" style="background: white"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">1,42 milliard de FCFA d’irrégularités financières</span></b></p>
<p class="yiv6050874670ydpeac410a8msonormal" style="background: white"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Le Rapport annuel 2020 du Vérificateur général décèle 1,42 milliard de FCFA comme irrégularités financières à la Direction Administrative et Financière (DAF) de la Primature. De quoi susciter des inquiétudes au sein des populations sur la gestion des affaires publiques.</span></b></p>
<p class="yiv6050874670ydpeac410a8msonormal" style="background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">La vérification financière porte sur la gestion de la DAF pour les périodes allant du 10 avril au 31 décembre 2017 et du 2 janvier 2018 au 22 avril 2019. Elle a pour objectif de s’assurer de la régularité et de la sincérité des opérations de dépenses et de l’effectivité des passations de service et fait suite à une saisine du Premier ministre.</span></p>
<p class="yiv6050874670ydpeac410a8msonormal" style="background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Ainsi, la Direction Administrative et Financière de la primature estépinglée pour non-respect de la réglementation en matière d’autorisation de passation des marchés par entente directe et des dysfonctionnements du contrôle interne d’une part et des irrégularités financières qui s’élèvent à 1,42 milliard de FCFA d’autre part.</span></p>
<p class="yiv6050874670ydpeac410a8msonormal" style="background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Il ressort du rapport rendu au Président de la transition, par le vérificateur général que le Directeur Administratif et Financier a procédé au fractionnement des dépenses. Il a ainsi au cours de l’année budgétaire 2017, exécuté à travers des acquisitions par demandes de cotation des dépenses de même nature, pour la même unité fonctionnelle dont le montant cumulé atteint le seuil requis pour la passation de marchés par demande de renseignement et de prix.</span></p>
<p class="yiv6050874670ydpeac410a8msonormal" style="background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Aussi est-il reproché au Directeur Administratif et Financier n’a pas reversé, au trésor public, des produits issus de la vente de dossiers d’appel à concurrence pour un montant de 2,6 millions de FCFA. Toutefois, à la suite du rapport provisoire de vérification, ledit montant a été reversé le 5 mai 2020.</span></p>
<p class="yiv6050874670ydpeac410a8msonormal" style="background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Autre détail, le DAF a autorisé le règlement des marchés passés par demande de Renseignement et de prix sans exiger le paiement de la redevance de régulation ; ce qui inclus qu’il a autorisé le paiement de 63 marchés sans que les fournisseurs ne se soient acquittés de la redevance de régulation. Le montant des redevances non payées par les titulaires des marchés concernés s’élève à 4,82 millions de FCFA.</span></p>
<p class="yiv6050874670ydpeac410a8msonormal" style="background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Le même rapport indique que le DAF a autorisé des paiements irréguliers en autorisant pendant les périodes sous revue, le paiement de frais supplémentaires de mission au Premier ministre sous le vocable « frais de souveraineté » pour un montant de 708,97 millions de FCFA, sans production de pièces justificatives, contrairement aux dispositions réglementaires.</span></p>
<p class="yiv6050874670ydpeac410a8msonormal" style="background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Quant au régisseur spécial, il lui est reproché d’avoir effectué des décaissements non justifiés en effectuant des remises d’espèces non soutenues par des pièces justificatives pour un montant de 148,41 millions de FCFA.</span></p>
<p class="yiv6050874670ydpeac410a8msonormal" style="background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">En outre, il n’a pas reversé au Trésor public des reliquats d’avances d’un montant de 35,65 millions de FCFA ce qui revient à dire que le montant total de ces irrégularités s’élève à 184,06 millions de FCFA. Il a par ailleurs procédé à des décaissements irréguliers en faveur du Premier ministre en procédant en 2018 à des remises d’espèces au Premier ministre, contre décharges, pour un montant total de 171 millions de FCFA à titre de « Dépenses et divers appuis financiers du Premier ministre » et « Appui financier du Gouvernement à certaines familles militaires » sans exiger en retour la production de pièces justificatives.</span></p>
<p class="yiv6050874670ydpeac410a8msonormal" style="background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Le vérificateur général a également décelé que le régisseur spécial a procédé au paiement de dépenses non conformes aux décisions d’approvisionnement de la régie et a ensuite après le retour des missionnaires, réglé des factures d’achat de carburant et de réparation de véhicules sur des avances destinées à prendre en charge des indemnités et autres frais divers (frais de mission et charges connexes aux missions) pour un montant total des factures concernées qui est de 18,40 millions de FCFA.</span></p>
<p class="yiv6050874670ydpeac410a8msonormal" style="background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Par ailleurs, le rapport précise que ce dernier n’a pas justifié un déficit de caisse d’un montant de 1,05 million de FCFA et qu’il s’agit d’un écart entre le solde théorique de l’arrêté de caisse du 29 novembre 2019, reconstitué à partir des mandats de paiement, et le solde physique. Néanmoins, ledit déficit a été régularisé par le Régisseur spécial après réception du rapport provisoire de vérification du BVG par le Directeur Administratif et Financier.</span></p>
<p class="yiv6050874670ydpeac410a8msonormal" style="background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Autre précision capitale, le régisseur spécial a irrégulièrement justifié des avances reçues dans le cadre des dépenses avant ordonnancement. En effet, au cours de l’exercice budgétaire de 2018, la Primature a bénéficié des avances de trésorerie qui ont été mises en régie pour couvrir, d’une part, les festivités du 58ème anniversaire du Mali et, d’autre part, des dépenses liées à la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali. Lesdites dépenses n’ont pas été justifiées par des pièces justificatives requises. Le montant total des dépenses irrégulièrement justifiées s’élève à 327,48 millions de FCFA.</span></p>
<p class="yiv6050874670ydpeac410a8msonormal" style="background: white"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Ahmadou Kanta</span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Rapport OCLEI 2019&#45;2020:   9 dossiers d’enrichissement illicite d’une valeur 6,9 milliards FCFA  transmis à la justice</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/rapport-oclei-2019-2020-9-dossiers-denrichissement-illicite-dune-valeur-69-milliards-fcfa-transmis-a-la-justice-2948247.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 15 Oct 2021 00:05:17 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Au Mali, le président de l’office central de lutte contre l’enrichissement illicite, Moumouni Guindo, a remis, hier jeudi, lors d’une cérémonie à Koulouba au Chef de l’Eat, le Col Assimi Goïta, les rapports 2019 et 2020. Le document révèle plusieurs cas d’enrichissement illicite présumés  dont le montant s’élève à plusieurs milliards FCFA .  </em></strong>

<strong><em>-maliweb.net-</em></strong>La salle de Banquet du Palais de Koulouba qui a servi de cadre à la remise officielle de ces deux rapports sur l’enrichissement  illicite et un troisième sur la déontologie des agents publics. Les deux documents remis au chef de l’Etat  ont  concerné la période comprise entre  le premier  janvier 2019 au 31 décembre 2020. Durant ces deux années explique le magistrat Moumouni Guindo,  l’OCLEI a réalisé  au  titre de la prévention 19 activités d’information et de sensibilisation à travers le Mali sur 1 556 personnes. Pour y faire,  le président de l’OCLEI indique que sa structure  a noué un partenariat avec les confessions religieuses, une  plateforme des Organisations syndicales de Lutte contre la Corruption pour assurer la prévention de l’enrichissement illicite.

A  ce titre, poursuit le présentateur,  cette synergie d’action entre les agents  de l’OCLEI et  ces organisations citées a contribué  à la répression en transmettant  à la justice  9 dossiers d’enrichissement illicite présumé.  « La valeur des biens présumés illicites dans ces 9 dossiers s’élève à 6 milliards 995 millions de FCFA », a déclaré le patron de l’office central de lutte contre l’enrichissement illicite.  Lequel poursuit que dans ces dossiers, <em>«  les enquêtes de l’OCLEI ont identifié 384 biens  immobiliers, soit 34 maisons d’habitation, 72 bâtiments commerciaux ou professionnels,139  parcelles ainsi que78 concessions rurales totalisant 181 hectares ».</em>

Et de poursuivre toujours qu’au même que le  montant total des entrées sur les comptes bancaires des 9 personnes s’élève à 3 milliards 671 millions de FCFA entre la période 2014 à 2020. Pour  le président de l’OCLEI,  ces revenus  indûment acquis    dépassent loin  dans  la même période les revenus légitimes  de 9 personnes  qui, selon lui, s’élèvent à 444 millions de FCFA.

Sans vouloir décliner l’identité de ces personnes soupçonnées de s’enrichir illicitement sur les biens de l’Etat,  Moumouni Guindo a  indiqué que  ces agents de l’Etat sont : un comptable, deux inspecteurs des Finances, un inspecteur du Trésor, un contrôleur financier, deux maires, un ministre et un préfet.

S’agissant des déclarations de biens,  le président de l’OCLEI  informe que   ses agents  ont dénombré au niveau de la Cour suprême 1 351 déclarations déposées en 2019 et 2020. Lors du traitement de ces dossiers,  l’institution de lutte contre l’enrichissement illicite a  constaté  « <em>qu’en 2019, le Premier ministre et plusieurs ministres sont restés en fonction plusieurs mois sans avoir procédé à leur déclaration de biens. Le retard a dépassé trois années pour certains d’entre eux »</em>.

<strong>«  2, 5 milliards d’indemnité de départ à la retraite reçus par deux responsables de l’INPS »</strong>

En constatant les différents cas d’enrichissement illicite présumés, l’OCLEI  a fait des  recommandations  sur certaines charges de personnel de l’Institut national de Prévoyance sociale (INPS). Selon Moumouni Guindo,  les analyses ont  constaté qu’en dehors de toute légalité, «   le directeur général adjoint  et l’agent comptable de l’INPS ont perçu 2 milliards 53 millions de FCFA comme indemnités de départ à la retraite ».  De quoi  permettre au premier de percevoir une pension de plus de 6 millions F CFA par mois et  de percevoir  plus de 8 millions FCFA.  Face à  des ces pratiques contraires à la loi, l’OCLEI a recommandé aux autorités  « de procéder au recouvrement des sommes indûment perçues au titre des indemnités et pensions de retraite et de veiller sur le fonctionnement du Conseil d’administration de l’INPS ».

<strong>« Une gouvernance de rupture et d’exemplarité »</strong>

En saluant la qualité des rapports produits, le Président de la transition, le colonel Assimi Goïta, a déclaré que  la lutte contre l’enrichissement illicite et la corruption demeure l’une des priorités de son gouvernement. <strong> « </strong>Vos rapports nous confortent dans notre vision d’un Mali nouveau, un Mali où les citoyens ont accès à l’eau potable, à la santé, à l’éducation aux routes de bonne qualité »,  s’est réjoui le Chef de l’Etat qui promeut  une gouvernance de rupture  et d’exemplarité durant cette période transitoire.

A Koulouba, le troisième document remis au chef de l’Etat  a  concerné une étude sur la déontologie dans l’administration publique.  Laquelle étude, selon le patron de l’OCLEI, a révélé l’existence de 20 textes sur la déontologie des agents publics.  Il ressort de ce rapport  de façon générale que les agents ont une faible connaissance des codes d’éthique et de déontologie et que les manquements sont rarement sanctionnés. L’OCLEI a formulé plusieurs recommandations en fin de pallier à ses insuffisances à savoir : l’institution d’un référent déontologue dans les services de l’Etat et des collectivités territoriales.

<strong>Siaka DIAMOUTENE/Maliweb.net</strong>

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</item>

<item>
<title>Affaire équipements militaires :  Des généraux mis à la disposition de la justice</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/affaire-equipements-militaires-des-generaux-mis-a-la-disposition-de-la-justice-2947917.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/affaire-equipements-militaires-des-generaux-mis-a-la-disposition-de-la-justice-2947917.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 13 Oct 2021 01:34:08 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Dans le cadre de l’audit de la LOPM, plusieurs généraux ont été mis à la disposition de la justice.</em></strong>

Dans la foulée de l’inculpation et du placement sous mandat de dépôt de l’ancien DFM le colonel Abdoul Wahab Touré, son adjoint avec 2 de ses collaborateurs militaires et deux civiles (le contrôleur financier Mme Sangho Fatoumata Bocoum et son prédécesseur Toumaye Traoré en poste actuellement à Gao), <em>« pour faux et usage de faux »</em>, le lundi 27 et mardi 28 septembre ; le ministre de la Défense et des Anciens combattants, le colonel Sadio Camara vient d’informer des généraux, conformément à la règlementation militaire, de s’apprêter à leur éventuelle mise à la disposition de la justice.

Ces hauts gradés sont des ex-chefs d’état-major généraux de l’armée, des généraux qui ont géré des matériels et équipements militaires dans l’exercice de leurs fonctions.

Le prochain passage de ces hauts gradés devant le parquet du pôle économique et financier de Bamako se déroule dans le cadre de l’audit de la Loi de Programmation militaire (LOPM). Un audit demandé par le Président de la Transition, le colonel Assimi Goïta suite au rapport du Vérificateur général.

&nbsp;

<strong>Abdrahamane Dicko</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Affaires des équipements militaires  et de l’achat de l’avion présidentiel :  .Tiéman Hubert en fuite ? .Tiémoko et Ben Barka dans le collimateur de la justice</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/affaires-des-equipements-militaires-et-de-lachat-de-lavion-presidentiel-tieman-hubert-en-fuite-tiemoko-et-ben-barka-dans-le-collimateur-de-la-justice-2947549.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/affaires-des-equipements-militaires-et-de-lachat-de-lavion-presidentiel-tieman-hubert-en-fuite-tiemoko-et-ben-barka-dans-le-collimateur-de-la-justice-2947549.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 11 Oct 2021 01:45:35 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Aube</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>L’ancien ministre de la Défense et des anciens combattants, Tiéman Huber Coulibaly, qui prend la clé des champs. Cet autre ancien ministre de la Défense, Tiémoko Sangaré qui fait l’objet d’une série d’auditions au niveau du pôle économique. L’ancien Secrétaire général de la présidence, Moustapha Ben Barka, en poste à la Boad, qui est convoqué au pôle économique. C’est là, les dernières évolutions des enquêtes ouvertes sur des scandales impliquant certains barons du régime IBK. Il s’agit de l’achat d’équipements militaires, la gestion des fonds alloués à l’exécution de la loi d’orientation et de programmation militaire et de l’achat d’avion présidentiel </strong>

En effet, Tiéman Hubert Coulibaly, l’ancien Ministre de la défense a pris la poudre d’escampette   depuis la semaine dernière. Ce départ précipité de l’ancien ministre ’expliquerai par sa crainte d’être prochainement attendu par les magistrats du pôle économique dans le cadre  de l’achat d’équipement s miliaires. Aussi, en tant que ministre de la Défense, il a été au cœur de certaines opérations d’achats d’équipements militaires. Dans ce cadre il pourrait éclairer la lanterne des enquêteurs.  Le ministre Tiéman, fut débarqué du gouvernement le samedi 3 septembre 2016, après la prise de la ville de Boni (région de Mopti) par des djihadistes, à la veille. Auparavant, une base des FAMa avait été attaquée à Nampala, au centre dans la région de Ségou, le 19 juillet 2016. Sollicité, le renfort n’est jamais arrivé faute d’équipements. Pris de panique, Tiéman Hubert aurait fait des déclarations mensongères ce qui lui coûta son poste

Outre. Tiéman Hubert Coulibaly, un autre ancien ministre de la défense, Tiémoko Sangaré est  dans le viseur de la justice. Il a ainsi été auditionné   deux  fois  au niveau du pôle économique la semaine dernière. Et est attendu cette semaine au sein de la même structure.

Quant à l’ancien Secrétaire général  de la  présidence  de la République, Moustapha Ben Barka, il a reçu une  convocation  du juge en charge du pôle économique.  Son nom est cité dans la sulfureuse affaire de l’achat de l’avion présidentiel. Cette affaire a déjà vu l’incarcération de plusieurs personnalités, notamment l’ancien Premier ministre Soumeylou Boubeye Maïga, a Mme Sissoko Fily Bouaré ancienne ministre des Finances et de l’Économie, Mahamadou Camara, ancien directeur de cabinet à la présidence<strong>.</strong>

<strong>La Rédaction</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Corruption  et Délinquance financière :  Le temps de la clarification !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/corruption-et-delinquance-financiere-le-temps-de-la-clarification-2947545.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 11 Oct 2021 01:31:47 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Aube</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La vitesse supérieure dans la lutte contre la corruption semble être enclenché  avec l’arrestation de plusieurs personnalités dont l’ ancien Premier ministre Soumeylou Boubeye Maïga, Mme Sissoko Fily Bouaré ancienne ministre des Finances et de l’Économie , Mahamadou Camara, ancien directeur de cabinet à la présidence, tous trois inculpés et placés sous mandat de dépôt par la Cour suprême, notamment dans l’affaire de l’achat de l’avion de commandement de l’ancien président Ibrahim Boubacar Keïta. Dans cette histoire, comme dans d’autres, il se pourrait que de nouvelles interpellations soient programmées.</strong>

En effet la lutte contre la corruption promise par les Autorités de la Transition connait une nouvelle tournure avec l’interpellation de plusieurs personnes soupçonnes d’être trempés dans les multiples scandales  qui ont émaillés les deux  mandats de l’ancien président IBK

En effet pendant les 7 dernières années (sous le régime calamiteux d’IBK) ce ne sont pas les scandales qui ont manqué. De l’achat de l’avion présidentiel à l’acquisition des équipements militaires pour l’armée malienne en passant par les affaires non moins sulfureuses d’engrais frelatés… Ce régime de destruction nationale s’était abonné aux scandales financiers sur fond de dilapidation des ressources de l’Etat. Des scandales qui ont mis la République au fond d’un gouffre financier sans précédent dans l’histoire de notre pays.

Aussi, l’achat de 2 hélicos Puma, en 2017, avait donné lieu à un vaste scandale, après que le président de la République IBK ait confirmé dans un entretien à Jeune Afrique que les avions achetés sous son magistère sont cloués au sol « faute de maintenance appropriée ». Puis, ce fut au tour du président de la commission défense de l’Assemblée nationale de l’époque, Karim Keïta, le fils du président de la République, de déclarer, lors d’un colloque à Paris : «Les hélicoptères que nous avons achetés ne peuvent plus voler, ça marchait au début mais, vraisemblablement, on a un problème d’entretien depuis l’achat, je me demande si on n’a pas été floué à l’achat »…

Cette déclaration du président de la commission défense de l’Assemblée nationale avait à l’époque réveillé les forts soupçons de surfacturation et les malversations portant sur les ressources financières destinées à acquérir des équipements pour l’armée.

Déjà, à l’achat de ces hélicoptères, un officier supérieur de l’armée malienne avait déclaré dans Bloomberg news (parution du 13 juillet 2017) : « Nous avons deux hélicoptères cloués au sol et qui ne servent à rien». Avant de préciser : « Les appareils sont cloués au sol parce que l’armée ne peut pas obtenir les pièces de rechange».

<strong> </strong><strong>Le temps des scandales</strong>

Ce énième scandale s’ajoutait à une longue liste de magouilles et de surfacturations qui ont entaché le mandat d’IBK ces dernières années. En effet, le régime défunt s’était singularisé par sa propension à susciter des scandales…

Apres le scandale de l’achat de l’avion présidentiel était  révèle au Malien et au monde t au monde entier la nature d’un marché de gré à gré de 69 milliards de F CFA attribué, en violation des règles des marchés publics, à un proche de la famille présidentielle. Avec l’avenant, le marché a finalement porté sur 108 milliards de FCFA. Le fait que ce marché ait été attribué de gré à gré constitue un piétinement flagrant des principes élémentaires de passation de marché public. Pire, dans le même contrat, les Maliens apprendront que la ministre des Finances de l’époque avait couvert ce marché par une garantie de 100 milliards de francs CFA. Des personnalités, l’on se souvient, avaient profité de ces affaires pour se livrer à des surfacturations dont seules les Républiques bananières ont le secret.
2016, le gouvernement a remis au MOC (Mécanisme opérationnel de coordination) 42 véhicules destinés aux patrouilles mixtes. La presse a rapporté que lesdits véhicules ont coûté à l’État 2 milliards 300 millions de FCFA, soit plus de 50 millions l’unité. Le Parena a, au mois suivant, publiquement critiqué ce marché et sollicité l’intervention des pouvoirs publics pour sauver l’argent public. En vain!

Après l’affaire de l’avion présidentiel et des équipements militaires surfacturés, le Malien lambda était loin de s’imaginer qu’un autre scandale, portant lui aussi sur des milliards de FCFA, éclaterait. Ce énième scandale portait sur une soixantaine de milliards F CFA destinés à l’achat de l’engrais pour les paysans, sous forme de prêts à rembourser dès la fin des récoltes dans les opérations de développement rural.

C’est un minuscule GIE (Groupement d’intérêt économique) qui était chargé de l’attribution, à travers un avis d’appel fort douteux, de ce gros et juteux marché à des fournisseurs, parfois sans foi ni loi. Il a fallu qu’un concurrent mécontent crache dans la soupe, en soumettant au test de conformité l’engrais d’un rival à un laboratoire de la place, pour que le pot aux roses soit découvert et que la vérité dans toute son horreur commence à être étalée sur la place publique. Le président de la République a promis la fermeté dans ce dossier au cours de la session du Conseil supérieur de l’agriculture qu’il a présidée le 16 mai 2016. L’opinion a longtemps attendu sa réaction. En vain.

<strong>Engrais et logements sociaux aussi…</strong>

L’impunité encourageant de nouvelles atteintes à la morale publique, une nouvelle affaire dite « des 1000 tracteurs » a été révélée à l’opinion malienne.

Un autre scandale qui a éclaboussé le mandat d’IBK : l’attribution des 1552 logements sociaux de Tabacoro, dans laquelle il a été orchestré une véritable magouille à ciel ouvert. En plus des ministres de la République et des cadres de l’administration, le ministre en fonction chargé de logements sociaux à l’époque, le ministre de l’Habitat, avait distribué des villas « sociales » à tour de bras (2015-2016). Ainsi, sous IBK, le Mali est entré dans une nouvelle ère des logements sociaux.

Ainsi, de l’achat des aéronefs et d’autres matériels et d’équipements militaires, à la formation des pilotes, un vaste réseau de spoliation des ressources dégagées officiellement pour la mise en œuvre de la loi de programmation militaire était passé par là. C’est un sulfureux dossier impliquant des Officiers Supérieurs, Généraux, Ministres, des proches collaborateurs et parents de l’ancien Chef de l’État qui a été dénoncé. Ce énième scandale financier et économique dans ce pays avait poussé la principale coalition de l’opposition de l’époque à demander un audit sur l’utilisation des fonds de la loi programmation militaire.

Même au plan international, l’utilisation de ces fonds avait suscité des interrogations. Ainsi, dans un Rapport sur l’intégrité dans le secteur de la sécurité et de la défense au Mali, publié en octobre 2019, Transparency international, soulignait la nécessité d’instaurer un contrôle. « L’Article 8 du Code des marchés publics permet à certaines acquisitions d’échapper au contrôle du Parlement et des mécanismes d’audit externe. De même, le contrôle de l’éligibilité des achats secrets, hors Budget et la supervision de leur exécution par un organe externe indépendant tel que le Bureau du Vérificateur Général (BVG) ou l’Autorité de Régulation des Marchés publics et des Délégations de Services publics (ARMDS), s’avère essentiel », affirma l’ONG Transparency internationale.

<strong>Aussi, le Mali sous IBK tournait au rythme de scandales financiers qui paralysent le fonctionnement de l’Administration, asphyxient l’économie et ternissent l’image du pays.</strong> Outre l’achat d’avion de commandement, contrat d’armement, accusation de connexion avec un parrain de la mafia, sanctions des bailleurs de fonds notamment le Fmi, infestation du pouvoir par la famille d’autres scandales, dont entre autres rénovation de résidence privée, surfacturations, l’affaire projet Soundjata (énergie), les rapports du vérificateur général, aéroports du Mali, les marchés de gré à gré de l’office du Niger

En traduisant en acte ses engagements de lutte contre la corruption, et la délinquance financière les Autorités de la transition répondent  au souhait de la majeure partie du Peuple.   Car le peuple  attend  le retour à la justice sociale et la lutte contre l’impunité. Donc, il était  plus que temps d’entamer des procédures judiciaires contre toutes les personnes physiques accusées de corruption, de détournement des biens ou des fonds publics.

<strong>Mémé Sanogo</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Lutte contre la corruption :  Ces dossiers sulfureux dont l&amp;apos;épilogue est attendu</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/lutte-contre-la-corruption-ces-dossiers-sulfureux-dont-lepilogue-est-attendu-2947317.html</link>
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<pubDate>Sat, 09 Oct 2021 01:33:05 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>C'est une vraie opération mains propres que les autorités de la Transition ont déclenchée, donnant ainsi un contenu à la lutte contre la corruption et la délinquance financière qui avait bien du mal à sortir des discours de déclaration de foi et d'intentions, malgré les montagnes de dossiers produits par les différents corps de l'Etat, en charge des missions de contrôle et de vérification de la gestion des services publics. Au rythme où vont actuellement les choses, il y a lieu d'espérer que les nombreux dossiers sulfureux actuellement dans les méandres de la justice, après avoir fait couler beaucoup d'encre et de salive, connaîtront enfin un épilogue marqué par une décision de justice. </em></strong>

Les interpellations de ces derniers temps ont donné l'espoir au peuple malien que désormais rien ne sera plus comme avant en matière de lutte contre la corruption et la délinquance financière. En d'autres termes, il n'y a plus d'intouchables et chacun devra donc répondre de ses actes, voire de ses responsabilités.

Les réformes entreprises dans le secteur de la justice dont la création d'un unique Pôle économique et financier de compétence nationale, doté de tous les pouvoirs et moyens nécessaires (matériels, financiers comme humains) pour traiter les dossiers, renforce l'engagement des autorités publiques actuelles à rendre plus fluide et diligent le traitement des affaires de corruption et de délinquance financière.

Cette réforme majeure permettra certainement aux nombreux dossiers en cours d'instruction de pouvoir passer en phase de jugement quand c'est nécessaire pour certains ou d'être classés suite à un non-lieu des juges d'instruction, pour d'autres. Mais dans tous les cas, le souci de l'information des populations doit être de mise, elles qui suivent avec beaucoup d'attention les dossiers relatifs à divers scandales financiers qui ont tant fait jaser.

C'est le cas du marché des engrais frelatés de 2015 où il était question de plus de 60 milliards de nos francs. Un dossier qui n'est pas sans rappeler celui qui a fait séjourner Bakary Togola en prison. Pour cette affaire, on disait en son temps, que la Compagnie malienne de développement de textile (Cmdt) a octroyé, entre 2013 et 2019, 13,431 milliards Fcfa à la Confédération des sociétés coopératives de producteurs de coton (C-Scpc). Seul le montant 8,854 milliards est traçable dans les comptabilités de la Confédération et en plus, sur ce montant comptabilisé, 4,886 milliards seraient introuvables. Un total <strong>"non justifié"</strong> de 9,462 milliards Fcfa nécessitait donc l'ouverture d'enquêtes avec ce que cela comporte comme interpellations et embastillements. Mais où en est-on actuellement ?

De la Cmdt, nous passons à l'Office du Niger avec le tollé entretenu autour d''un marché de gré à gré de plusieurs dizaines de millions de Fcfa, donné sur un plateau doré à un bonze du régime du président IBK.

Par ailleurs, on attend toujours la suite réservée aux dénonciations du Bureau du vérificateur général, avec des affaires ayant alimenté la chronique, comme celles contenues dans son rapport 2018 mentionnant 10 vérifications effectuées, dont 7 dossiers transmis à la justice et portant sur des irrégularités financières constatées : 1 836 065 838 Fcfa à l'Ambassade du Mali à Ouagadougou (Burkina Faso) ; 166 287 446 Fcfa à l'Ambassade du Mali à Abidjan (Côte-d'Ivoire) ; 51 047 885 Fcfa à l'Ambassade du Mali à Madrid (Espagne) ; 133 687 909 Fcfa au Consulat général du Mali à Douala ; 284 151 956 Fcfa à l'Ambassade du Mali à Rome (Italie) ; 77,4 millions Fcfa d'achats de carburant non justifiés à la Direction nationale de la Santé.

A cela il faut ajouter que la justice doit se mettre sur les traces de plus de 2 milliards Fcfa délestés des caisses des Aéroports du Mali où il y a eu 550 dollars US versés, par jour, à MAE (Mali Air Express) dont la convention est résiliée depuis 2013 ; 72,4 millions Fcfa payés à la société de gardiennage Aérosec, sans contrat ; 711 millions Fcfa d'écarts de passation de service entre les Pdg ; 891,6 millions Fcfa de créances non recouvrées ; 147,6 millions Fcfa de dépenses fractionnées et 60,8 millions Fcfa, indûment payés à un cabinet de conseil fiscal.

Par ailleurs, il y a l'audit des 1230 milliards destinés à la Loi d'orientation et de programmation militaire (Lopm) dont les échos sont toujours attendus. Et pendant que nous sommes dans les dossiers concernant l'armée, c'est bon de rappeler les marchés des aéronefs de l'armée acquis puis cloués au sol (avions de transport et hélicos), en plus des deux dossiers qui ont secoué le Mali ces derniers temps : le marché des équipements militaires donné en gré à gré à Guo Star pour près 70 milliards de Fcfa dont l'exécution, à travers une garantie de l'Etat dans une banque de la place, est allée à une centaine de milliards Fcfa. S'y ajoute l'acquisition de l'avion de commandement facturé à 20 milliards Fcfa alors qu'il aurait coûté 7,4 milliards de nos francs, selon un aveu d'un des acteurs, recueilli par le Bureau du vérificateur général lors de l'audit du processus d'achat de cet avion.

A ce tableau déjà sombre, il faut pourtant ajouter un grand scandale financier à l'Institut national de prévoyance sociale (Inps) avant l'arrivée de l'actuelle directrice générale ; le marché de la rénovation et de l'équipement de l'hôpital Gabriel Touré; les 3 milliards volatilisés au Ministère de l'Economie et des Finances; le bradage du patrimoine bâti de l'Etat ; le projet Soundjata où le promoteur se déclare floué par une haute autorité de l'Etat, alors qu'il voulait investir 50 milliards Fcfa dans l'énergie solaire et last but not least, le dossier de 741 milliards Fcfa prétendument détournés et qui a provoqué la colère des partenaires techniques et financiers.

Que de milliards mis en cause ! Raison pour laquelle, toutes ces affaires doivent avoir un épilogue connu car les citoyens attendent avec impatience de savoir : Qui a fait quoi ? Comment ? Avec quels complices ? Autant de questions dont les réponses restent suspendues aux décisions de justice.

<strong>                  Amadou Bamba NIANG</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Lutte contre la corruption :  Le ministre Kassogué dévoile les missions du nouveau Pôle économique</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/lutte-contre-la-corruption-le-ministre-kassogue-devoile-les-missions-du-nouveau-pole-economique-2947385.html</link>
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<pubDate>Fri, 08 Oct 2021 15:14:31 +0000</pubDate>
<dc:creator>Tjikan</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Pour la deuxième fois, le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, Mamoudou Kassogué, répondait aux questions des journalistes à l’occasion d’une journée d’échanges, mardi dernier, à la Maison de la presse.</strong>

Les discussions portaient essentiellement sur « l’institution du Pôle national économique et financier », la dernière-née des institutions judiciaires de lutte contre la corruption et la délinquance économique et financière.

« Cette nouvelle institution remplace les trois pôles économiques et financiers de Kayes, de Mopti et de Bamako, et se caractérise par l’élargissement de la compétence-matière, la prise en charge de toute la chaîne de traitement des infractions économiques et financières, à savoir, la poursuite, l’instruction et le jugement, la spécialisation des animateurs et la mise en place d’une batterie de mesures conservatoires, notamment les saisies des biens appartenant aux personnes poursuivies pour garantir l’efficacité des procédures », a expliqué le ministre Kassogué.

Il a précisé que c’est pour le renforcement de la lutte contre la corruption et la délinquance financière décidée par les autorités de la Transition qu’il a  été créé un nouveau Pôle économique et financier unique qui a une compétence nationale, et qui est dirigé par un procureur de la République spécialisé dans les affaires de corruption et de délinquance économique et financière.

« Les saisies conservatoires qui peuvent être pratiquées sur les biens des personnes poursuivies à hauteur des montants reprochés, et cela, depuis l’enquête préliminaire, constituent une innovation majeure car, jusqu’ici les saisies de biens ne pouvaient porter que sur les biens ayant été utilisés pour commettre l’infraction ou sur les produits directs tirés de l’infraction », indiquait Mamoudou Kassogué.

Pour sa part, le Directeur national des affaires judiciaires, Mohamed Maouloud Najim, a cité quelques grandes réformes en cours, telles que la relecture des textes, les recrutements, la modernisation des infrastructures, les travaux sur l’examen du projet de code pénal et de procédure pénale en y insérant des préoccupations majeures de l’heure, l’abandon de la pratique des assisses par la création des chambres criminelles dans les tribunaux de grande instance, entre autres.

Le président de la Maison de la presse, Bandiougou Danté, a salué ce partenariat naissant entre la Maison de la presse et la justice et a rassuré le ministre de la Justice que la presse jouera pleinement sa partition pour informer la population malienne sur les grandes réformes en cours.

Auparavant, le ministre Mamoudou Kassogué avait indiqué que son département, en signant ce partenariat dynamique avec la presse, est conscient du rôle fondamental qu’elle joue dans l’administration et la distribution de la justice.

« La presse est non seulement un instrument de conscientisation contre l’incivisme et son corolaire de comportements infractionnels, mais aussi une boussole pour l’orientation de l’action judiciaire dans certaines procédures », a-t-il flatté.

<strong>Adama DAO</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Accusés de malversations foncières :  Issa Guindo, Siriman Bathily et Issa Sidibé placés sous mandat</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/accuses-de-malversations-foncieres-issa-guindo-siriman-bathily-et-issa-sidibe-places-sous-mandat-2946370.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 02 Oct 2021 01:55:10 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Après 72 heures de garde à vue à la Bridage du Pôle économique et financier de Bamako, l’ex-maire de la Commune IV, Issa Guido et ses deux ex-adjoints ont été écroués le mercredi dernier. </em></strong>

Issa Guindo précédemment édile de la Commune IV du district de Bamako et ses deux adjoints au moment des faits, Siriman Bathily et Issa Sidibé ont été placés sous mandat de dépôt le 29 septembre après avoir passé trois jours au pôle économique. Ils sont inculpés d’« atteinte aux biens publics».

Comme nous l’annoncions dans notre précédente parution, leur arrestation est relative à une présumée malversation foncière en 2017 sur le T F n° 4966 du Dojo du Camp Para, d’une valeur de plus de 92 millions de F CFA. Plusieurs autres titres fonciers situés à Sibiribougou, Mamaribougou, Kalambabougou sont concernés. Assane Sidibé, lui-même 3e adjoint au maire  à mairie de la Commune IV en charge du foncier (2016-2020), avant d’être au Conseil national de la transition (CNT), avait confondu dans une plainte adressée au tribunal de grande instance de la Commune IV et au Pôle économique Issa Guindo et ses deux adjoints de <em>« gestion opaque et immorale »</em>.

Il s’agit d’un véritable scandale foncier qui implique de grands opérateurs économiques, de cadres et de hauts gradés. Les enquêtes suivent leur cours pour situer les degrés de responsabilité et de complicité d’autre suspects.

<strong>Abdrahamane Dicko</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Equipements militaires	 :  Le président de l&amp;apos;ADEMA, Pr Tiémogo Sangaré, cité dans l&amp;apos;affaire</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/equipements-militaires-le-president-de-ladema-pr-tiemogo-sangare-cite-dans-laffaire-2946078.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 30 Sep 2021 01:27:26 +0000</pubDate>
<dc:creator>22 Septembre</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le Mardi 28 Septembre 2021, le Pôle Économique et Financier de Bamako a déféré à la Maison centrale de Bamako ( MCA) Toumeye Traoré, directeur régional du contrôle financier de Gao. Au moment des faits, il était délégué du contrôle financier auprès du Ministère de la Défense et des Anciens Combattants.  Il a été inculpé pour Complicité d'atteinte aux biens publics, faux et usage de faux, dans le cadre du marché d'acquisition d'équipements militaires au moment où le président de l'ADEMA, Tiémogo Sangaré, était ministre de la Défense et des anciens combattants.

Toumeye Traoré est réputé être un homme rigoureux, qui a servi dans plusieurs services au compte du contrôle financier.

Il nous est revenu qu'il a été chargé par un de ses agents, en l'occurrence Mme Sangho Fatoumata Bocoum, inculpée, elle aussi la veille. On reproche à celle- là d'avoir fait une réception fictive. Elle dit l'avoir fait sur instruction de Toumeye Traoré.

En tout cas, les textes sont clairs : seul le signataire est responsable du document sur lequel il appose sa signature. Certains s'étonnent que je juge inculpe Toumeye sur la base de la parole de Mme Sangho, contrairement à la législation.

C'est la même affaire qui a provoqué la chute de deux colonels : Abdoul Wahab TOURÉ, Mohamed Lamine DIAKITÉ, respectivement DFM et DFM adjoint. Ils sont sous mandat de dépôt au camp I de la gendarmerie.

Le chargé des marchés, le Commandant Adama KABA et d'autres agents sont tous mouillés dans l'acquisition des matériels militaires.

Selon nos informations, le nom de Tiémogo Sangaré est constamment cité dans l'affaire, au point que certains susurraient qu'il a reçu une convocation de la Cour Suprême pour ce jeudi 30 septembre.

Après recoupements y compris auprès de l'intéressé, nous nous sommes rendus compte qu'il n'a reçu, pour l'instant, aucune convocation.

La seule certitude, son nom est cité dans l'affaire puisque le DFM et son adjoint étaient à la Défense au même moment que le Pr Tiémogo Sangaré. L'opération s'est déroulée durant sa gestion.

Pour autant, peut- on dire que le président du puissant parti, l'ADEMA-PASJ, est aussi impliqué dans ce dossier?

Le temps nous édifiera !

Wa- Salam !

<strong>El Hadj Chahana Takiou   </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Commune IV: L&amp;apos;ancien maire RPM, Issa Guindo et deux de ses collaborateurs déférés à la MCA</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/commune-iv-lancien-maire-rpm-issa-guindo-et-deux-de-ses-collaborateurs-deferes-a-la-mca-2946069.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/commune-iv-lancien-maire-rpm-issa-guindo-et-deux-de-ses-collaborateurs-deferes-a-la-mca-2946069.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 30 Sep 2021 01:19:09 +0000</pubDate>
<dc:creator>22 Septembre</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Le tribunal de  grande instance de la Commune III, en charge du Pôle économique et financier a placé en garde à vue, lundi  dernier, l’ancien maire de la Commune IV du district de Bamako ainsi que deux de ses anciens adjoints. Un placement en garde à vue rendu possible grâce au courage de l’ancien 3e maire adjoint de ladite mairie, chargé du foncier, Assane Sidibé, actuel membre du Conseil national de la Transition qui a osé dénoncer des pratiques louches au sein de la municipalité.

C’est l’implosion au sein de la mairie de la Commune IV du district de Bamako, pour ne pas dire la mafia du foncier, avec l’interpellation et le placement en garde à vue de l’ancien maire Issa Guindo ainsi que deux de ses adjoints, Siriman Bathily et Issa Sidibé. Sale temps donc pour ces élus municipaux. Les faits en cause datent de 2017, lorsque le trio était aux commandes de l’une des mairies les plus rentables de la capitale.

En effet, c’est suite à une dénonciation de l’ancien 3e adjoint au maire de la Commune IV chargé du foncier, Assane Sidibé, que les mis en cause se trouvent derrière les barreaux du Pôle économique pour « atteinte aux biens publics ». Une interpellation relative à la gestion « opaque et immorale » du morcellement de plusieurs titres fonciers à Sibiribougou, Mamaribougou, Kalambabougou, mais plus précisément le T F n°4966 du dojo du Camp Para, au préjudice des acquéreurs floués par ces présumés prédateurs fonciers.

En sa qualité du maire chargé du foncier à l’époque (2016-2020), Assane Sidibé a saisi l’Inspection des domaines dont le rapport « expositif » sera remis à la Cellule d’appui aux structures de contrôle de l’administration (CASCA) qui transmettra par la suite le dossier, en 2017, au Pôle économique et financier. Le juge anti-corruption vient de réchauffer l’affaire pour la tirer au clair.

D’après nos investigations, le titre foncier en question serait vendu à la mairie de la Commune IV pour 92 millions de FCFA par le ministère des Domaines en 2017. En manque de liquidités, la mairie se serait même endettée auprès des opérateurs économiques de la place pour payer le terrain qu’elle a ensuite morcelé avec des faux documents dans le dessein de duper le plus grand nombre de clients pour amasser plus d’argent sale.

Dans son entêtement à dénoncer cette mafia foncière, Assane Sidibé aurait résisté à des pressions financières avec des propositions de sommes d’argent atteignant plus de 200 millions de FCFA et plusieurs lots venant d’appels anonymes. Son obstination lui aurait valu des menaces de mort.

Pas enclin à encourager une telle pratique, l’actuel membre du Conseil national de la Transition (CNT) avait dénoncé, en son temps, des falsifications de décisions d’attribution de parcelles et des morcellements irréguliers au sein de la mairie.

<strong>Seydou Diamoutené</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Plus de 340 millions volatilisés à l’ANAC :  Qu’attend la Ministre Madina pour limoger M.  Oumar Mamadou Ba ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/plus-de-340-millions-volatilises-a-lanac-quattend-la-ministre-madina-pour-limoger-m-oumar-mamadou-ba-2945937.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/plus-de-340-millions-volatilises-a-lanac-quattend-la-ministre-madina-pour-limoger-m-oumar-mamadou-ba-2945937.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 29 Sep 2021 09:26:56 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La publication par le Vérificateur Général d’un mémorandum sur les irrégularités financières à la pelle de 343,7 millions FCFA (343 730 565F) à l’Agence Nationale de l’Aviation Civile (ANAC), pendant les exercices 2017, 2018 et 2019,  continue d’alimenter les conversations et de susciter des interrogations au niveau de bon nombre de gens. Dans ce contexte, beaucoup se demandent les raisons pour lesquelles le ministre Mme Dembélé Madina Sissoko des Transports et des Infrastructures tarde-t-elle à relever, le Directeur général de l’ANAC, M. Oumar Mamadou Ba, après les révélations dudit mémorandum.</strong>

Lors du dernier Conseil des ministres, la ministre avait décidé de mettre fin, provisoirement, aux fonctions du dirlo de l’ANAC. Principal motif, permettre la manifestation de la vérité dans la mauvaise gouvernance en cours à la Direction de l’ANAC dans laquelle le Dg est désigné par la mission d’enquête du Bureau du Vérificateur Général (BVG) comme étant le principal responsable de sa gestion solitaire ou opaque. Composé de plusieurs pages, le rapport d’enquête du BVG sur l’ANAC, depuis sa publication, continue d’alimenter la polémique. Et pour cause, il faut le rappeler, la richesse de son contenu ou du moins, les nombreuses révélations qui s’y trouvent concernant la gestion scabreuse de l’ANAC. À un certain moment, le dilo de l’ANAC rejette toutes les accusations portées contre lui dans la gestion calamiteuse de la direction. À l’inverse, les enquêteurs affirment dans leur rapport, que l’ANAC avec à sa tête M. Oumar Mamadou Ba doit être traduit devant la justice et qu’il ne saurait être seul comptable des faits à lui reprochés.

Même si le rapport d’enquête ne culpabilise pas de manière directe, le Dg de l’ANAC, il est à noter qu’il a eu à reprocher beaucoup de choses à certains cadres de l’ANAC, notamment, l’Agent Comptable, Moussa Ouologeum. En conséquence, la ministre des Transports et des Infrastructures,  adepte de la bonne gouvernance ne saurait incriminer seulement les petits poissons. Elle devrait en effet reprocher ou sanctionner le Directeur général de l’ANAC  pour n’avoir pas suivi les règles de l’orthodoxie financière. En ne le faisant pas, elle fait selon beaucoup d’observateurs, la politique de deux poids, deux mesures.

Auparavant, des directeurs ont été débarqués étant donné qu’en tant que premiers responsables de leurs services, ils ne sauraient décevoir le ministre dans la conduite des affaires ou missions à eux confiées ou à leurs services respectifs. Si donc des directeurs indésirables ont été limogés, nombreux sont les maliens qui se demandent pourquoi le ministre Mme Dembélé Madina Sissoko, tarde-t-elle à en faire de même pour le Dg de l’ANAC, M. Oumar Mamadou Ba. Est-ce pour des raisons personnelles, politiques ou autres ?

Dans tous les cas, mutatis mutandis, dit la sagesse. Le ministre des Transports et des Infrastructures doit se décider au risque d’énerver davantage ses compatriotes qui ont déjà compris que le ‘’Malikura’’ promis par la transition est une affaire d’amis spécialisés dans la malbouffe, la mal gouvernance, le pilotage à vue, les dérives et autres frasques anti-démocratiques.

Affaire à suivre !

<strong>Cyrille Coulibaly</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>118 millions FCFA détournés en deux ans :  Le Président du Conseil de Cercle de Kayes en prison</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/118-millions-fcfa-detournes-en-deux-ans-le-president-du-conseil-de-cercle-de-kayes-en-prison-2945940.html</link>
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<pubDate>Wed, 29 Sep 2021 09:25:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le 2 septembre dernier, le président du Conseil de cercle de Kayes, Dr Modibo Timbo et Mme Diarra Bassira Coulibaly, Comptable au Centre de Santé de Référence de Kayes, ont été placés sous mandat de dépôt par le juge d'instruction dans l'affaire dite  “dossier du Centre de Santé de Référence de Kayes’’.  Ils sont accusés pour ‘’faux et usage de faux, détournement et abus de confiance’’ par le juge d'instruction de Kayes.</strong>

Les fouilles ‘’archéologico-financières’’ effectuées sur la gestion du Conseil de Cercle de Kayes (CCK), entre le 1<sup>er</sup> janvier 2016 au 31 décembre 2018, ont permis de déceler des irrégularités financières qui font qu’aujourd’hui, le Conseil de Cercle de la Cité des Rails est dans un coma profond.

Au Conseil de Cercle de Kayes, on a bouffé sans compter : un trou de plus de 118 millions FCFA (118 421 165F) dans la caisse. Voilà d’un trait, le montant dégusté à la petite cuillère au niveau du Conseil de Cercle de Kayes, en seulement  deux ans de gestion. Soit du 1<sup>er</sup> janvier 2016 au 31 décembre 2018.

Et les auteurs de cette gabegie financière ne sont autres que le président du Conseil de Cercle de Kayes, le Dr Modibo Timbo (élu depuis 2009) ; le Comptable-matières et le Secrétaire général. Ils ont vidé les caisses, avant de vendre au diable, les 28 communes de la collectivité du cercle de Kayes.

En effet, les ressources financières du Conseil de Cercle de Kayes ont été abusées par ces trois responsables dont le mode de gestion au cours de cette période sous revue s’est traduit par l’indiscipline budgétaire : surfacturations à la pelle, détournements et dépenses injustifiées. Autant de pratiques qui ont pulvérisé les fonds du Conseil de Cercle de Kayes.

Selon un rapport d’enquête du Bureau du Vérificateur Général, le Comptable-matières a procédé à des réceptions fictives. Pour comprendre les choses, la mission d’audit a procédé à l’analyse des factures et des bordereaux de livraison ; ainsi qu’au contrôle physique des biens achetés. Du coup, il apparaît que le Comptable matières du Conseil de Cercle de Kayes, a procédé à des réceptions fictives d’un montant de 3,3 millions FCFA (3 347 247F). Pire, il n’a pas pu fournir la preuve de l’existence physique du matériel informatique acheté suivant mandat n°457.

Pendant ce temps, le Président du Conseil de Cercle de Kayes, Dr Timbo Modibo, a aussi procédé à des achats fictifs. À commencer par  200 tables bancs suivant contrat n°003/EAD-CCK-2017 pour le compte du lycée Dougoukolo Konaré d’un montant de 14,5 millions de nos francs (14 584 800 FCFA). S’y ajoutent, des tickets de carburant d’un montant de 28 923 619 FCFA et l’autorisation irrégulière du payement des dépenses d’installation d’un système de vidéo surveillance à 12,78 millions de nos francs (12 780 580 FCFA), millions de nos francs. Une situation que le Comptable-matières n’a pas pu justifier jusqu’à preuve de contraire.

S’agissant du carburant pour le CCK, l’équipe de contrôle a reconstitué les dotations en tickets de carburant, en rapprochant les quantités figurant dans les documents de mouvement de la comptabilité-matières à celles des états d’acquisition, d’utilisation et de répartition. Elle a constaté que le comptable-matières n’a pas pu justifier l’utilisation des tickets de carburant achetés pour un montant de plus de 58 millions FCFA (58 784 919 F) malgré les demandes formulées par l’équipe. Au même moment, les distributions de carburant au personnel, ainsi qu’à des partenaires du Conseil de Cercle de Kayes ne sont soutenues par aucun acte administratif. Autres gaffes  relevées dans la gestion de la Collectivité Cercle de Kayes, elle ne dispose pas d’un cadre organique ni d’un organigramme. Aussi, le Bureau du Conseil de Cercle de Kayes ne tient pas une Comptabilité-matières régulière. Sans compter le fait que le Conseil de Cercle de Kayes ne dispose pas d’un cadre organique ni d’un organigramme.

Autant de pratiques, qui ont occasionné au Conseil du Cercle de Kayes, une perte sèche de 118,42 millions de francs CFA.
Pour cette raison, le Vérificateur général a adressé une dénonciation de fait à la Justice de Kayes portant sur : des dépenses fictives de matériels informatiques pour un montant de 3,34 millions FCFA ;  des achats fictifs de tables bancs pour le compte du Lycée Dougoukolo Konaré pour un montant de 14, 58 millions ; l’installation indue d’une vidéo surveillance pour le compte du Trésor  régional de Kayes pour un montant de 12,78 millions ; des achats fictifs de carburant d’un montant de 28,92 millions FCFA et à la non-justification de l’utilisation de carburant pour un montant de 58,78 millions.

C’est dans cette situation que le Procureur du Pôle économique et financier, a placé sous mandat de dépôt, le président du CCK, Dr Modibo Timbo et Mme Diarra Bassira Coulibaly, Comptable au Centre de Santé de Référence de Kayes ainsi que leurs complices p<em>our</em>  détournements de biens publics et pour faux et usage de faux<em>. C’était le 2 septembre dernier.  </em>

En attendant la confirmation ou l’infirmation des éléments de l’inculpation par la justice, le président du Conseil de Cercle de Kayes et ses codétenus sont en détention préventive, sans préjudice de la jouissance de la présomption d’innocence.

<strong>Mariam Konaré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Inter&#45;Collectivité ‘’Bulonba’’ de Bougouni :  L’ex Président Moussa Doumbia et ses complices cités d’avoir détournés 450 millions FCFA environ</title>
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<pubDate>Wed, 29 Sep 2021 09:22:11 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Abus de pouvoir, escroquerie, détournement de fonds, faux et usage de faux… Autant de griefs relevés dans la gestion de l’ex président du Syndicat de l’Inter-Collectivité ‘’Bulonba’’ de Bougouni, M. Moussa Doumbia dit ‘’Sido Bala’’, ancien Maire de la Commune Rurale de Sido et ses complices. D’où le lieu pour ses paires de le destituer pour mauvaise gestion. C’était, le jeudi 13 février 2014, à l’issue d’une session extraordinaire. </strong>

Selon, une lettre de protestation du personnel de l’Inter-Collectivité ‘’Bulonba’’ de Bougouni,  à cause de la gestion scabreuse, de 2007 à 2014 du président Moussa Doumbia dit ‘’Sido Bala’’, maire de Sido au moment des faits, le syndicat de l’Inter-Collectivité est, aujourd’hui, débiteur de 35 mois d’arriérés de frais de location des locaux du siège et 9 mois d’impayés de salaire du personnel technique ( environ 9,2 millions pour 5 agents). S’y ajoutent, le détournement des fonds et dons des partenaires. ,

Le Syndicat de l’Inter-collectivité ‘’Bulonba’’ est une structure associative créée par les 26 communes et le Conseil de Cercle de Bougouni. Elle a pour mission de gérer les projets transversaux bénéfiques à différentes collectivités ou à l’ensemble des collectivités dans les domaines de l’environnement, l’hydraulique, l’éducation et la santé. Aussi, les services de ‘’Bulonba’’ au profit des collectivités sont aussi la formation professionnelle et le montage des dossiers de candidatures pour les financements. Toutes ces missions de ‘’Bulonba’’ sont aujourd’hui compromises à cause de la mauvaise gestion érigée en mode par l’ancien président de l’Inter-collectivité,  M. Moussa Doumbia dit ‘’Sido Bala’’.

<strong>D’embrouilles en magouilles </strong>

Le 3 octobre 2013, ‘’Bulonba’’ a bénéficié à travers la convention BUCO, un montant de 23 millions FCFA (23 025 00F) financés par la Coopération Suisse. Mais contre toute attente, ce financement  a été pris en recette en à la perception, le 31 octobre 2013. Et c’est à partir de cet instant que l’exécution de cette convention s’est arrêtée pour faute de financement. Et pourquoi ? Seul, l’ex Maire  ‘’Sido Bala ‘’ et ancien président de ‘’Bulonba’’ et ses hommes pourraient y répondre. Du moins, à l’heure actuelle.

En fait, les 23 millions FCFA étaient destinés à la formation de 27 Conseillers techniques (CT) et du personnel de ‘’Bulonba’’. S’y ajoute, l’appui à l’animation dans les communes sur la mobilisation des ressources et la gestion des ouvrages hydrauliques ainsi que l’aménagement du nouveau siège. Mais aucun décaissement sur ce fonds, n’a été justifié dans les comptes de l’Inter-Collectivité ‘’Bulonba’’ par le président Moussa Doumbia et ses sbires.

Su le plan de la réhabilitation des forages en 2010,’’Bulonba’’ doit 4,8 millions de nos francs (4 800 685 FCFA) à l’entreprise ENERCOM BTP SARL. Dans une dernière lettre en date du 30/09/2013, le Directeur de Helvetas Suisse reconnaît avoir versé l’intégralité du montant de la convention (23 millions) à ‘’Bulonba’’ ; mais la société ENERCOM dit n’être pas rentrée en possession de ses sous. Autrement dit, l’argent  a été détourné.

Pour ce qui est de la Mutuelle d’Eau, ACQUA OING a mis à la disposition de l’Inter-Collectivité ‘’Bulonba’’ de Bougouni, la somme de 100 000 euro pour la réhabilitation/réparation de 40 Pompes motrices humaines (PMH) dans les villages de 5 communes de Bougouni. Notamment, Kouroulamini ; Kokélé ; Faragouaran, Dogo et Sido. Ce projet visait à contribuer à l’avènement d’une Mutuelle de l’Eau et ‘’Bulonba’’ devrait ouvrir un compte pour le versement de la quote-part des mutualistes. Ce qui n’a pas été fait. Et pour le volet animation qui était réservé au Syndicat de l’Inter-Collectivité ‘’Bulonba’’, il était prévu, une enveloppe de 5 millions FCFA. Mieux, une moto Djakarta ; une imprimante ; et une photocopieuse étaient disponibles pour le programme. Tous ces appuis ont disparu, miraculeusement, dans la nature sans laisser la moindre trace. Par la suite, il y a eu une deuxième animation avec un versement de 110 000F de quote-part pour chaque village retenu.

Pour ce rendre compte de l’effectivité du programme, AQUA OING a envoyé une équipe d’évaluation sur le terrain, qui contre toute attente, a constaté que des politiques se sont appropriés des réalisations de  AQUA OING. Et ce n’est pas tout. Loin s’en faut.

Même dans le cadre de l’exécution du Programme Aval de la Coopération,  l’inter-Collectivité ‘’Bulonba’’ de Bougouni sous la présidence de ‘’Sido Bala’’ a reçu du Conseil de Cercle, un montant de 4 millions FCFA pour la formation de ses membres en Officier de police judicaire (OPJ). Malgré que le décaissement soit effectif, cette activité n’a jamais été réalisée et les sous ont disparus. Envolés !

Plus grave, la Secrétaire comptable de ‘’Bulonba’’ a vu des mandats de 3 millions FCFA (3 190 000F) enlevés en son nom alors qu’elle n’a pas été associée à l’élaboration. Pourtant, elle n’avait pas fait de demande de  congés du 25/10 au 11/11/2013, période d’élaboration desdits mandats. En bloc, ces sorties d’argents sont de vrais faux mandats. Également, il y a eu deux versements de la TDRL du Conseil de Cercle d’un montant de 223 186F en 2012 et 500 000F en 2013, soit un total de 723186 FCFA que la bonne dame ignore. Au même moment, la somme de 1,4 million de nos francs (1 400 000 FCFA) a été versé dans un compte par le président  de l’Inter-Collectivité ‘’Bulonba’’, M. Moussa Doumbia. Une pratique qui justifie qu’il existe des comptes bancaires parallèle au nom de ‘’Bulonba’’ pour lesquels la Secrétaire Comptable n’a pas connaissance.

Et comble de la ‘’mangecratrie’’ sous le président Moussa Doumbia et son bureau, l’Inter-Collectivité ‘’Bulonba’’ de Bougouni disposait d’une cantine (équipement marchand) utilisée sans contrat pendant 2 ans. Et comme par magie, les recettes de cette cantine ne sont dans aucune écriture comptable. Ensuite, vient des arriérés de 9 mois de salaires du personnel de ‘’Bulonba’’, soit 18 millions FCFA et le non reversement de 42 mois de cotisation INPS ; ainsi que des arriérés de loyer de 35 mois, soit  2 100 000 FCFA. En plus, il y a des impayées de 4 mois pour l’EDM et de la SOMAGEP pour des factures cumulatives de 167 593F et une créance de 5,4 millions FCFA (5 423 860F).

Pour toutes ces gabegies financière et bien d’autres irrégularités et non des moindres dans la gestion de l’Inter-Collectivité ‘’Bulonba’’ de Bougouni,  les partenaires se sont retirés. Face à cette situation, le sous-préfet de Bougouni a autorisé la création d’un Comité de crise. C’est ainsi que le président de ‘’Bulonba’’ M. Moussa Doumbia, maire de Sido, à l’époque des faits et son bureau ont été destitués, le 13 février 2014, à l’issue d’une session extraordinaire.

En bloc, le comité estime que l’ex président ‘’Sido Bala’’ de l’Inter-Collectivité ‘’Bulonba’’  <em>et</em> ses complices se sont rendus coupables de détournement des fonds d’environ 450 millions FCFA de 2007 à 2014. Ce qui a engendré des conséquences assez graves qui vont de la cessation des activités de ‘’Bulonba’’ sur le terrain et au manque de fournitures de bureau et de consommables pour la structure. Les mêmes charges sont retenus par le comité de crise contre l’ex Maire de Bougouni, M. Yaya Togola alias ‘’Madou s’en fou’’ ;  ainsi que son successeur, l’actuel maire Mamourou Coulibaly, qui furent tous deux, l’adjoint du président de ‘’Bulonba’’, M. Moussa Doumbia .

<strong>Un scandale fumant</strong>

Face à la situation de l’inter-Collectivité ‘’Bulonba’’, le Comité régional de la Plateforme de lutte contre la Corruption et le Chômage (PCC) de Bougouni a porté plainte au Tribunal de la localité en janvier 2020 contre l’ex-maire de Sido et ancien Président de l’Inter-Collectivité, M. Moussa Doumbia et ses complices pour « <em>abus de pouvoir, escroquerie, détournement de fonds, faux et usage de faux </em>». Mais le dossier avait été arrangé dans les tiroirs à un certain moment, mais il sera bientôt déclassifié par le Pôle économique. Et ce n’est qu’une question de temps.

Relégué aux oubliettes, le dossier lié à la gestion de l’Inter-Collectivité ‘’Bulonba’’ de Bougouni risque de sonner le glas pour M. Moussa Doumbia alias ‘’Sido Bala’’ dans l’arène politique. Avant d’envoyer ses complices en prison.

Pour la plateforme PCC de Bougouni, il est important de jeter une lumière sur les moyens par lesquels l’ex-président de ‘’Bulonba’’, M. Moussa Doumbia et sa bande ont détourné les fonds du Syndicat de l’Inter-Collectivité. C’est cette situation pour le moins accablante que la justice s’apprête à sortir du placard.

À en croire nos sources, généralement bien informées, il s’agira pour les autorités maliennes de la transition de faire toute la lumière sur la gestion de M. Moussa Doumbia et de ses complices, à la tête de l’Inter-Collectivité ‘’Bulonba’’ de Bougouni. Une gestion en proie à l’opacité. Bien fondé, ce dossier de ‘’Bulonba’’ épingle plusieurs hommes politiques de Bougouni, dont Moussa Doumbia, ex maire de Sido ; Yaya Togola alias ‘<em>’Madou s’en fou’’</em>, ancien maire de Bougouni et Mamourou Coulibaly,  actuel maire de la Commune Urbaine de Bougouni.

À en croire nos sources, monsieur ‘’ Sido Bala’’ et ses complices se seraient beurrés au passage du magot. Si ces accusations s’avèrent fondées, ils risquent la prison. Ou, à tout le moins, d’entacher leur crédibilité.

Interrogé à l’époque sur les faits à lui reprochés, M. Moussa Doumbia, a affirmé qu’il ne reconnaît pas la décision prise par ses pairs au motif que le premier vice-président n’a pas  qualité pour convoquer une réunion du syndicat à sa place. Mieux, que la destitution du président ou d’un vice-président ne peut être faite sur la base des statuts et règlement de ‘’Bulonba’’, mais plutôt du nouveau code des collectivités territoriales du Mali.

En 2014, un confrère de la place titrait à la une : « <em>Syndicat de l’Inter-Collectivité de Bougouni : partout, des trous de caisse </em>». Il ne croyait pas si bien dire. Il s’agissait, en réalité, de la mauvaise gestion à ciel ouvert au sein de la structure.

Plus grave, lors de cette gestion, les caisses de ‘’Bulonba’’ auraient coulé comme le Djoliba dans son lit. À des centaines de millions.  Il s’agit, notamment de 450 millions FCFA de détournement.

Grosso modo, la PCC indiquent que la gestion de ‘’Sido Bala’’ et ses complice à la tête de ‘’Bulonba’’, n’a pas été transparente, encore moins libre. D’où son engagement à tirer les choses au clair.

En attendant, l’ex président de l’Inter-Collectivité de Bougouni, M. Moussa Doumbia, risque gros. Très gros. Ses complices aussi. Accablant.

<strong>Jean Pierre James</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mairie de la commune IV :  Issa Guindo et son équipe rattrapés par leur gestion</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/mairie-de-la-commune-iv-issa-guindo-et-son-equipe-rattrapes-par-leur-gestion-2945859.html</link>
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<pubDate>Wed, 29 Sep 2021 02:04:19 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le tribunal de grande instance de la Commune III en charge du Pôle économique et financier a placé en garde à vue, hier lundi, l’ancien maire de la Commune IV du district de Bamako ainsi que deux de ses anciens adjoints. Un placement en garde à vue rendu possible grâce au courage de l’ancien 3e maire adjoint de ladite mairie, chargé du foncier, Assane Sidibé, qui a osé dénoncer des pratiques louches au sein de la municipalité.  </em></strong>

&nbsp;

C’est l’implosion au sein de la mairie de la Commune IV du district de Bamako, pour ne pas dire la mafia du foncier,  avec l’interpellation et le placement en garde à vue de l’ancien maire Issa Guindo ainsi que deux de ses adjoints que sont Siriman Bathily et Issa Sidibé. Sale temps donc pour ces élus municipaux. Les faits en cause datent de 2017 lorsque le trio était aux manettes de l’une des mairies les plus rentables de la capitale.

En effet, c’est suite à une dénonciation de l’ancien 3e adjoint au maire de la Commune IV chargé du foncier, Assane Sidibé, que les mis en cause se trouvent derrière les barreaux du Pôle économique pour <em>« atteinte aux biens publics »</em>. Une interpellation relative à la gestion <em>« opaque et immorale »</em> du morcellement de plusieurs titres fonciers à Sibiribougou, Mamaribougou, Kalambabougou, mais plus précisément le T F n°4966 du dojo du Camp Para, au préjudice des acquéreurs floués par ces présumés prédateurs fonciers.

En sa qualité du maire chargé du foncier à l’époque (2016-2020), Assane Sidibé a saisi l’Inspection des Domaines dont le rapport « expositif » sera remis à la Cellule d’Appui aux Structures de Contrôle de l’Administration (Casca) qui transmettra par la suite le dossier, en 2017, au Pôle économique et financier. Le juge anti-corruption vient de réchauffer l’affaire pour la tirer au clair.

D’après nos investigations, le titre foncier en question serait vendu à la mairie de la Commune IV pour 92 millions de F CFA par le ministère des Domaines en 2017. En manque de liquidités, la mairie se serait même endettée auprès des opérateurs économiques de la place pour payer le terrain qu’elle a ensuite morcelé avec des faux documents dans  le dessein de duper le plus grand nombre de clients pour amasser plus d’argent sale.

Dans son entêtement à dénoncer cette mafia foncière, Assane Sidibé a résisté à des pressions financières avec des propositions de sommes d’argent atteignant plus de 200 millions de F CFA et plusieurs lots venant d’appels anonymes. Son obstination lui a valu des menaces de mort.

Pas enclin à encourager une telle pratique, l’actuel membre du Conseil national de la Transition (CNT) avait dénoncé, en son temps, des falsifications de décisions d’attribution de parcelles et des morcellements irréguliers au sein de la mairie. Assane Sidibé s’était alors attiré la foudre de la mafia foncière, soupçonnée en 2017, d’être derrière l’attaque de son domicile situé à Hamdallaye avec des tirs nourris sur les fenêtres de sa maison.

Malgré des intimidations pour le réduire au silence, l’ancien élu du Collectif Action Vérité (CAV) et du parti Yeelema en appelle à d’autres hommes politiques à s’armer de courage pour continuer à dénoncer de tels comportements.

&nbsp;

<strong>Abdrahamane Dicko</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Equipements militaires 5 officiers et civils sous les verrous</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/equipements-militaires-5-officiers-et-civils-sous-les-verrous-2945845.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/equipements-militaires-5-officiers-et-civils-sous-les-verrous-2945845.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 29 Sep 2021 01:12:04 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Informateur</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le dossier des contrats des équipements militaires a connu de nouveaux rebondissements cette semaine avec la mise sous mandat de dépôt de cinq autres personnalités militaires et civile.
Les incarcérations se poursuivent dans le cadre des équipements militaires. Après l’ancien ministre Premier ministre, Soumeylou Boubèye Maïga, l’ex-ministre de l’Economie et des Finances, Mme Fily Bouaré, et Mahamadou Camara, ex-directeur de cabinet et ministre de de la Communication, c’est au tour des colonels Abdoul Wahab Touré et Mohamed Lamine Diakité, du commandant Adama Kaba, du lieutenant Tio Konaté et du contrôleur financier Mme Sangho Fatoumata Bocoum d’être visés. A l'issue de leur audition devant un juge du pôle économique et financier de Bamako, ces cinq personnes ont été mises sous mandat de dépôt pour atteinte aux biens sociaux.

Ces dernières semaines, l’affaire de l’acquisition de l’avion présidentiel et celle portant sur l’achat de matériel militaire avaient été relancées au Mali. Classés sans suite en 2018, ces deux dossiers ont fait l’objet d’une nouvelle information judiciaire.

La nouvelle a provoqué une onde de choc à Bamako. Dans un communiqué diffusé le 27 mars, Mamoudou Kassogué, procureur de la République près le tribunal de grande instance de la commune III de Bamako, a annoncé la réouverture sur ces deux dossiers emblématiques

Récréer la confiance

Depuis décembre 2019, les enquêteurs ont entendu des personnes visées. Les investigations menées par le pôle économique et financier de Bamako « ont permis de conforter les graves manquements à l’orthodoxie financière et comptable, relevés par le bureau du Vérificateur Général », a précisé le procureur, qui a évoqué « des faits de détournements de deniers publics sur fond d’opérations frauduleuses pour un montant de 9 350 120 750 F CFA et de surfacturation par faux et usage de faux pour un montant de 29 311 069 068 F CFA ». L’affaire a eu d’autant plus de retentissement, depuis 2014, qu’elle implique des personnalités ayant occupé de hautes fonctions dont certaines considérées intouchables. Fodie Tandjigora, maître de conférences et chef du département sociologie- anthropologie à l'université de Bamako, interrogé par la Deutsche Welle, a estimé que pour gagner la confiance du peuple "il faut insérer le dossier de la lutte contre la corruption dans un élan de récupération de la confiance entre les dirigeants et le peuple, une confiance qui avait été rompue durant tout le régime de l'ex-président Ibrahim Boubacar Keita qui avait fait une gestion domestique avec les gens qui entourent la famille et aussi le lignage parental."

De 2013 à 2017, l’État malien a perdu plus de 300 milliards de francs CFA à cause de la fraude et de la mauvaise gouvernance, selon les rapports présentés chaque année par le Bureau du vérificateur général (BVG). En 2019, selon le classement réalisé par Transparency International sur la perception que les populations ont de la corruption dans leur pays, le Mali arrivait en  queue de peloton, à la 130e place sur 180.

<strong>Fani</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Tornade judiciaire sur Bamako hier :  . Des officiers supérieurs placés sous mandat de dépôt . Issa Guindo et deux de ses anciens collaborateurs en garde en vue</title>
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<pubDate>Tue, 28 Sep 2021 09:43:15 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alerte</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le ciel judiciaire du Mali est de plus en plus nuageux. Il s’assombrit de jour en jour. Après l’arrestation de SBM, Mme Bouaré Fily Sissoko et l’ancien ministre de la Communication, Mahamadou Camara dans l’affaire des équipements militaires et de l’achat de l’avion présidentiel, hier, au cours de la journée, une pluie judiciaire à torrents s’est encore abattue sur Bamako.</strong>

En effet, selon des sources judiciaires, plusieurs officiers supérieurs de l’armée malienne ont été placés sous mandat de dépôt par le Pôle économique et financier de Bamako.  Selon les mêmes sources, on apprend également que l’ancien maire de la Commune IV du district de Bamako et deux ses anciens collaborateurs sont en garde en vue dans les geôles du Parquet financier de Bamako.

Du coup, c’est la peur au ventre chez les présumés délinquants financiers et autres bandits à col blanc cités dans les rapports des différents services de contrôle et d’audit du Mali. Le nuage judiciaire plane toujours sur le Mali. Les prévisions judiciaires annoncent d’autres arrestations dans les jours avenir.

D’ores et déjà dans le dossier de l’acquisition des équipements militaires au compte du ministère de la Défense et des Anciens combattants, les colonels Abdoul Wahab Touré, Mohamed Lamine Diakité, le commandant Adama Kaba, le Lieutenant Tio Konaté, le contrôleur financier Mme Sangho Fatoumata Bocoum ont rejoint Soumeylou Boubèye Maïga hier lundi, 21 octobre 2021 à la prison centrale de Bamako pour atteinte aux biens publics, faux et usage de faux.

Il est reproché aux désormais locataires de la prison centrale d’arrêt de Bamako l'achat d'un avion présidentiel pour près de 40 millions de dollars, ainsi que des matériels militaires avec une société malienne, tous les deux sans appel d'offres. On se rappelle encore que cette opération criminelle avait engendré en 2014 au Mali des sanctions des institutions financières. Il s’agit notamment du gel pendant six mois des décaissements du Fonds monétaire international (FMI) en faveur du Mali.

Dans le même dossier, on apprend également la convocation de plusieurs collaborateurs civils et militaires de l’ancien président de la République, Ibrahim Boubacar Kéita. Ce n’est nullement l’ancien secrétaire général de la présidence, Moustapha Ben Barka, actuel vice -président de Banque ouest africaine de développement qui pourra démentir cette information. Puisque l’enfant spirituel d’IBK depuis Lomé aurait reçu une convocation pour se présenter devant la Cour suprême du Mali. Mais bien avant, l’ancien ministre de la Communication d’IBK, Mahamadou Camara a été placé sous mandat de dépôt le 23 septembre 2021.

Selon certaines indiscrétions, la machine judiciaire est plus que jamais déterminée à atteindre sa vitesse de croisière avant la fin de la transition pour être au rendez-vous de Mali-Kura (le Mali nouveau).

Dans la même journée du lundi 27 septembre 2021, un autre coup de tonnerre a secoué Bamako. En effet, dans la mi-journée, les Maliens ont appris le placement en garde en vue de l’ancien maire de la commune IV, Issa Guindo et deux de ses adjoints. Ce, au Pôle économique et financier de Bamako pour atteinte aux biens publics. Il s’agit de Stiman Bathily et Issa Sidibé. C’est bien sûr le président de la Ligue de football du district de Bamako.

<strong>Nouhoum DICKO</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Choguel Kokalla Maïga à l’ONU   :  La nouvelle situation née de la fin de l’opération BARKHANE nous conduit à …</title>
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<pubDate>Mon, 27 Sep 2021 13:32:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Aube</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>A l’Assemblée Générale des Nations Unies, à la faveur de la 76<sup>e</sup> session de l’Assemblée Générale, le Premier Ministre a livré un brillant Discours portant sur la crise multidimensionnelle que traverse le Mali depuis 2021 et les sacrifices consentis par le de la transition pour permettre le pays de tourner cette page douloureuse. Fidèle à son style de franc-parler, Dr Choguel Kokalla Maïga a fait savoir clairement que son pays est en passe d’être abandonné en plein vol par ses partenaires traditionnels, principalement par la France.    </strong>

Le samedi 25 septembre 2021, à New York, à la tribune de l’Assemblée Générale de l’Organisation des Nations Unies, le Premier Ministre Choguel Kokalla Maïga a livré une allocution retentissante. Sans détour, il a passé en revue les circonstances difficiles que traverse actuellement le Mali tant au plan sécuritaire, sociopolitique, économique que sanitaire et climatique.

En effet, après s’être félicité de la présence massive de la Communauté internationale aux côtés du Mali et de l’ensemble des pays du Sahel auxquels est imposé une crise sécuritaire depuis presque plus d’une décennie, le Chef du Gouvernement a attiré l’attention du Secrétariat Général de l’ONU et de ses différentes commissions en charge des questions de paix, de sécurité et d’intervention à travers le monde la phase où se trouve actuellement le Mali face à « l’hydre du terrorisme, à l’extrémisme violent et à l’instabilité ». Situation pleine de risques majeurs d’enlisement, de banalisation ou de lassitude, en mesure de détourner la Communauté international dans ses objectifs et agenda au service de la paix et de la stabilité au plan universel.

A cette occasion, Dr Choguel Kokalla Maïga a réitéré au Secrétaire Général de l’ONU, le Portugais António GUTERRES, la haute appréciation du Mali des efforts louables qu’il continue de déployer pour la réalisation des nobles objectifs à la tête de l’Organisation commune. Il s’est félicité aussi du fait que la 76<sup>e</sup> session ordinaire de l’Assemblée Générale de l’ONU en cours s’ouvre fort opportunément sur le thème de l’espoir. « L’espoir de renforcer notre résilience pour nous relever de la pandémie de la Covid-19, dans un esprit de responsabilité, de coopération et de solidarité. L’espoir d’un monde plus sûr, d’un monde de sécurité humaine. L’espoir que le Sahel retrouve la stabilité et redevienne un havre de paix et un pôle de croissance et de développement. L’espoir, enfin, de revitaliser l’Organisation des Nations Unies ». Selon le PM Maïga, le Mali souscrit pleinement à l’esprit et à la lettre de ce thème, qui résume parfaitement les idéaux de l’Organisation des Nations Unies. Et d’ajouter que c’est une lapalissade d’affirmer que le Mali et les pays du Sahel sont, de nos jours, confrontés à l’hydre du terrorisme, à l’extrémisme violent et à l’instabilité. Une crise sécuritaire qui n’a que trop duré avec tous les risques de débordement tant au plan sous-régional qu’international au détriment de la paix, de la sécurité et de la stabilité mondiales.

A cette crise sécuritaire devenue à la base d’angoisses et de tragédies quotidiennes est venue se greffer un énième larron, celui dû à  la pandémie de la COVID-19 avec tous ses impacts négatifs sur l’Economie et les conditions de vie des populations maliennes. Situation depuis toujours précaire du fait des défis économiques, politiques et humanitaires. « Rarement, un pays ou une Région aura été aussi durement éprouvé par l’empilement des crises plus que le Mali et les Etats du Sahel », a insisté Dr Choguel Kokalla Maïga en face des Dirigeants et Représentants des 193 pays réunis.

S’agissant de la crise du Nord, le Premier Ministre rassure que le Gouvernement de transition qu’il dirige depuis le 11 juin 2021 n’est pas sans être conscient des préoccupations des Représentants des forces vives nationales maliennes, du souci d’inclusivité des membres des Mouvements signataires de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali, issu du processus d’Alger, ainsi que des efforts que continue de déployer la Communauté internationale au chef du Mali (NDLR : depuis 2013 pratiquement).  D’où, l’élaboration du Plan d’Actions du Gouvernement de transition, qui contient un ensemble de mesures dont la mise en œuvre va assurer la prise en charge des préoccupations majeures des populations éprouvées par la crise sécuritaire, politique, sanitaire et économique. Ce Plan d’Action Gouvernemental, adopté le 2 août 2021 par le Conseil National de Transition, organe législatif transitoire, s’articule autour de quatre axes prioritaires. Il est assorti d’un chronogramme d’exécution et d’un Budget prévisionnel raisonnable.

L’arbre ne devant pas cacher la forêt, Dr Choguel Kokalla Maïga déplora, en revanche, du fait que mars 2012 à nos jours, la situation de son pays ne s’est guère améliorée. Ce, malgré ce soutien massif et accru international et la présence sur le sol malien d’une Opération de paix de l’ONU, la MINUSMA, et d’autres forces internationales dont l’Opération française Barkhane, la Force européenne TAKUBA et la Force conjointe du G5 Sahel. Et il explique que la situation continue de se détériorer, au point que des pans entiers du territoire national échappent au contrôle du Gouvernement. Les Maliens vivent sous l’emprise des Groupes armés terroristes dans le déni de leurs droits les plus élémentaires. Leur accès aux services sociaux de base demeure hypothétique en raison de la faible présence des services de l’Etat, consécutive à l’insécurité grandissante.

La MINUSMA qu’il salua le courage et la contribution à la stabilisation du Mali, évolue dans cet environnement vulnérable avec tout ce que cela comporte comme menaces sur elle.

Face à cette situation préoccupante, le Gouvernement malien est régulièrement et fortement interpellé par les populations, de plus en plus exigeantes vis-à-vis des pouvoirs publics et des partenaires internationaux. S’il est établi que l’un des droits fondamentaux des populations est le droit à la sécurité, la garantie de celle-ci est, assurément, l’élément de légitimation de l’Etat aux yeux des citoyens.

Pour conclure, Dr Choguel Kokalla Maïga a regretté la décision unilatérale du retrait de Barkhane et sa transformation sans tenir compte du lien tripartite qui liant le Mali, la France et l’ONU en tant que partenaires sur le front de la lutte contre les facteurs de déstabilisation et justifie la volonté de Bamako de mise sur l’élargissement de sa coopération militaire avec d’autres nouveaux partenaires. « Le Mali regrette que le principe de consultation et de concertation qui doit être la règle entre partenaires privilégiés n’ait pas été observé en amont de la décision du Gouvernement français.

Aussi, la nouvelle situation née de la fin de l’Opération Barkhane, plaçant le Mali devant le fait accompli et l’exposant à une espèce d’abandon en plein vol, nous conduit à explorer les voies et moyens pour mieux assurer la sécurité de manière autonome ou avec d’autre partenaires, de manière à combler le vide que ne manquera pas de créer par la fermeture de certaines emprises de Barkhane dans le Nord de notre pays. Cette situation doit également inciter les Nations Unies à avoir désormais une posture plus offensive sur le terrain », a-t-il déplu.

<strong>Djankourou</strong>

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<title>Arrestation de Mahamadou Camara, convocation de Moustapha Ben Barka : La mise en accusation d’IBK se précise</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/arrestation-de-mahamadou-camara-convocation-de-moustapha-ben-barka-la-mise-en-accusation-dibk-se-precise-2945683.html</link>
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<pubDate>Mon, 27 Sep 2021 13:26:29 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Témoin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[L’évolution du rocambolesque et brûlant dossier d’acquisition des matériels militaires a franchi un nouveau palier, la semaine dernière, avec la mise sous mandat de dépôt d’un nouvel acteur, l’ancien ministre Mamadou Camara, par la Cour suprême. À l’instar de l’ancien Premier ministre Soumeylou Boubèye Maïga et de l’ancienne ministre de l’Economie et des Finances, Bouaré Fily Sissoko, cet ancien Directeur de cabinet à la présidence de la République est également un justiciable de la Haute cour de justice - une institution vacante à laquelle la Cour suprême a choisi de suppléer pour rattraper, dit-on, un risque de prescription des faits. Mais à la différence de ses coïnculpés, M. Camara n’est pas à sa première expérience d’incarcération dans la même affaire. Il a connu un précédent séjour de plusieurs mois à la Maison Centrale d’Arrêt, avant de bénéficier d’une mise en liberté, en vertu d’un arrêt de la Cour d’appel de Bamako lui ayant reconnu le privilège juridictionnel au détour d’une liaison entre les faits et son rang de ministre. Ce privilège sera confirmé par un autre arrêt de la Cour suprême et même étendu à ses coaccusés et justiciables ordinaires dans la même affaire - dont le fournisseur des matériels militaires -, mais la haute juridiction vient de se déjuger en inculpant  à nouveau l’ancien porte-parole du candidat IBK. Le chef d’accusation le concernant nous est pour l’instant inconnu, mais on subodore une implication de l’ancien ministre Mamadou Camara à travers sa correspondance adressée au ministre de la Défense es qualité directeur de cabinet du président de la République,  dans laquelle missive Sidi Mohamed Kagnassy est désigné pour représenter l’Etat malien dans le marchandage des commandes de matériels militaires. Cette désignation du conseiller spécial de Koulouba, selon toute vraisemblance, tient lieu d’instruction du chef suprême des Armées à Soumeylou Boubèye Maïga car tout indique que l’auteur de la correspondance n’agit pas en son propre nom. En atteste la mention P/o (par ordre) qui, toutefois, n’exonère pas de responsabilité le signataire de la correspondance, aux yeux de la justice. Il est plausible, par conséquent, que cette responsabilité soit extensible à l’employeur de Mamadou Camara de l’époque, le donneur d’ordre exclusif de Koulouba, en l’occurrence le président IBK dont les accointances et la proximité avec le principal bénéficiaire de l’instruction ne sont plus à démontrer. Sidi Mohamed Kagnassy n’est autre, en effet, que cet opérateur économique connu pour la partition qu’il a jouée dans campagne d’IBK en 2012. En définitive, l’insistance de la justice sur les tenants de la lettre au profit de l’ancien conseiller spécial d’IBK pourrait annoncer la plausibilité d’un glissement de la procédure vers l’ancien président de la République démissionnaire ou démis par les putschistes du 18 Août 2020. En tout cas, ce dernier jamais contesté ni la forme ni le contenu de la correspondance dont les implications et la teneur juridiques transparaissent dans le chef d’implication de l’ancien ministre de la Défense sous le vocable de favoritisme. Il faut entendre par-là la préférence faite à Mamadou Kagnassy, collaborateur du président de la République, comme fournisseur-écran, au détriment d’une passation régulière d’un moyen au moyen d’une ouverture de la commande à la concurrence. Toutefois, si les éclats de la salve d’interpellations venaient à éteindre IBK, il ne sera probablement pas poursuivi pour «favoritisme» mais manquement à son devoir et trahison de son serment de préserver les intérêts de la nation. Une procédure similaire avait été du reste enclenchée contre son prédécesseur par ses soins et la Haute cour de justice installée en toute diligence pour les besoins de ce dessein finalement abandonné. Spécialisée dans les procédures contre une certaine catégorie de citoyens, cette juridiction a cette disparu de l’arsenal judiciaire du pays avec la disparition de l’assemblée nationale dont elle est l’émanation. Cette donne ne saurait logiquement constituer un frein à une éventuelle mise en accusation d’IBK, et pour cause : les hautes personnalités détenues dans l’affaire sont toutes des justiciables de la même Haute cour de justice que la Cour suprême a mises sous mandat de dépôt en vertu de la prescriptibilité des faits.
Quoi qu’il en soit, avec la convocation de Moustapha Ben Barka par la Cour suprême, un autre proche d’IBK, les procédures de l’avion présidentiel et des commandes militaires ne se sont jamais aussi approché de l’ancien locataire de Koulouba.

<strong>A KEÏTA</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Lutte contre la corruption :  Place aux audits !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/lutte-contre-la-corruption-place-aux-audits-2945659.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 27 Sep 2021 12:38:59 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Aube</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le Président de la Transition, Colonel Assimi Goïta, s’est adressé à la Nation, le mardi dernier, à la veille de la fête d’Indépendance nationale célébrée le mercredi 22 septembre 2021.  Occasion pour le Président de la transition de revenir sur certains chantiers dont celui de la lutte contre la corruption et l’impunité. </strong>

<strong> </strong> En effet, notre pays célébrait, le mercredi 22 septembre 2021, son accession à la Souveraineté nationale et internationale proclamée il y a 61 ans de de cela par Modibo Kéïta, son premier Président de la République.

A cette occasion, le Colonel Assimi Goïta s’est adressé aux Maliens sur les ondes de l’ORTM. Dans son discours, le Président de la transition a fait un bilan d’étape : validation de la charte de Transition, installation du CNT, défi sécuritaire, présentation du plan d’actions gouvernementales. Puis il s’est attardé particulièrement sur la lutte contre « <em>la corruption, la délinquance financière et l’impunité ».</em>

<em>Ainsi, sur</em> la question de la Justice, la lutte contre la corruption et la délinquance financière, le Chef de l'Etat a indiqué qu’une « vaste campagne d’audits des services publics » est en cours. Des mesures qui valent déjà à des anciens Ministres comme Soumeylou Boubèye Maïga et Mme Fily Sissoko, et à l’ancien Chef de la FORSAT (Police) puis Mahamadou Camara (Ancien Ministre de la Communication et Che de Cabinet du Président IBK) et le Commissaire Divisionnaire Oumar Samaké, d’être inculpés et incarcérés. Karim Kéïta, le fils du Président déchu IBK, fait également l’objet d’un mandat d’arrêt international.

Ces mesures de contrôle financier en cours sont aussi valables pour les Départements de la Défense et de la Sécurité, notamment l’audit des fonds alloués aux lois d’orientation et de programmation militaire et sécuritaire. « A travers cette lutte, nous rassurons le Peuple malien que ses attentes seront comblées ; car, aucun privilège ne sera accordé aux personnes impliquées », a rassuré le Colonel Assimi Goïta qui, au demeurant, a saisi cette occasion pour appeler au respect des principes sacro-saints des procédures judiciaires requises afin que nul ne se méprenne sur la noblesse de l’engagement de l’Exécutif malien.

Le Colonel Assimi Goïta a, par ailleurs, rassuré les Maliens concernant la poursuite de la lutte contre la corruption, la délinquance financière et l'impunité.

« <em>À travers cette lutte, nous rassurons le Peuple malien que ses attentes seront comblées ; car, aucun privilège ne sera accordé aux personnes impliquées. Ces mesures sont aussi valables pour les Départements de la Défense et de la Sécurité</em> », a-t-il assuré.

Cette assurance du Chef de l’Etat trouve un écho favorable au sein du Peuple malien qui attend beaucoup de ces audits annoncés, particulièrement celui concernant les lois d’orientation et de programmation militaire et sécuritaire. En substance, l’opinion nationale veut être édifiée sur l’utilisation de la faramineuse somme de (1230 milliards FCFA) de la Loi de programmation militaire.

Sous le Régime défunt, l’Assemblée Nationale avait adopté, en février 2015, une Loi d’orientation et de programmation militaire. L’adoption de cette loi devrait permettre d’enclencher le processus de la réforme progressive de l’Armée. Ce programme quinquennal (2015-2019) devrait permettre de mobiliser un fonds spécial de plus de 1000 milliards de francs CFA. Cette Loi prévoyait également la transformation en profondeur de l’Armée en termes de ressources humaines, de formation, d’effectifs et d’équipements militaires modernes, mais aussi d’amélioration des conditions de vie et de travail du personnel et de modernisation des régimes de commandement des Forces armées et de sécurité nationales. Mais, hélas, des faits avérés de surfacturation dans la dotation des FAMA de matériels et d’équipements militaires neufs ont été décelés et dénoncés par le Fonds Monétaire International en 2014 et attestés par le Rapport du Vérificateur Général. Sur l’achat des équipements militaires et de l’avion présidentiel, il y a eu aussi de forts soupçons de détournements, de surfacturations, d’escroquerie dans la passation des contrats d’achat des hélicoptères PUMA, comme des avions « Super Tucano ».

Ainsi, de l’achat des aéronefs et d’autres matériels et d’équipements militaires, à la formation des pilotes, un vaste réseau de spoliation des ressources dégagées officiellement pour la mise en œuvre de la loi de programmation militaire était passé par là. C’est un sulfureux dossier impliquant des Officiers Supérieurs, Généraux, Ministres, des proches collaborateurs et parents de l’ancien Chef de l’État qui a été dénoncé. Ce énième scandale financier et économique dans ce pays avait poussé la principale coalition de l’opposition de l’époque à demander un audit sur l’utilisation des fonds de la loi programmation militaire.

Même au plan international, l’utilisation de ces fonds avait suscité des interrogations.  Ainsi, dans un Rapport sur l’intégrité dans le secteur de la sécurité et de la défense au Mali, publié en octobre 2019, Transparency international, soulignait la nécessité d’instaurer un contrôle. « L’Article 8 du Code des marchés publics permet à certaines acquisitions d’échapper au contrôle du Parlement et des mécanismes d’audit externe. De même, le contrôle de l’éligibilité des achats secrets, hors Budget et la supervision de leur exécution par un organe externe indépendant tel que le Bureau du Vérificateur Général (BVG) ou l’Autorité de Régulation des Marchés publics et des Délégations de Services publics (ARMDS), s’avère essentiel », affirma l’ONG Transparency internationale.

Outre l’audit sur l’utilisation des fonds de la loi programmation militaire, le Premier Ministre,  Choguel Kokalla Maïga, a déjà annoncé  des audits dans les Institutions, les grandes Administrations, les grands projets nationaux et locaux et dans les collectivités ainsi que sur le patrimoine immobilier et minier de l’Etat.

En décidant de faire l’audit des services publics, l’Etat malien cherche forcement à renouveler ses services. Car, la finalité des audits n’a d’autre objectif que déboucher sur des textes de réorganisation ou, au cas échéant, des textes de création des services audités e des cadres organiques préparés sur la base des fiches de description des postes. Sachant que l’audit n’est autre qu’une opération destinée à contrôler, dans une entreprise, la bonne gestion et la sauvegarde du patrimoine financier et l’application correcte des décisions prises.

<strong>Mémé Sanogo</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Mali : 02 regroupements de Magistrats rappellent que le dossier du Dr Choguel K Maïga est encore pendant devant le 5e cabinet du pôle économique et financier</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/mali-02-regroupements-de-magistrats-rappellent-que-le-dossier-du-dr-choguel-k-maiga-est-encore-pendant-devant-le-5e-cabinet-du-pole-economique-et-financier-2945483.html</link>
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<pubDate>Sat, 25 Sep 2021 12:10:39 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[L’Association malienne des Procureurs et Poursuivants (AMPP) et la Référence Syndicale des Magistrats (REFSYMA) s’étonnent que « <em>les commandes du gouvernement soient confiées à un citoyen épinglé par les services de contrôle</em> », en occurrence Dr Choguel Kokalla Maïga, Chef du gouvernement de la transition. Les deux regroupements de Magistrats l’ont fait savoir à travers un communiqué daté du jeudi 23 septembre.

C’est désormais la guerre entre L’Association malienne des Procureurs et Poursuivants (AMPP) et la Référence Syndicale des Magistrats (REFSYMA) et le Dr Choguel K Maïga. Dans un communiqué daté du jeudi 23 septembre, les 02 regroupements ont fortement dézingué le Chef du gouvernement.

Selon l’AMPP et la REFSYMA, Dr Choguel K Maïga sans le nommé, est épinglé par les services de contrôle d’où son étonnement de le voir à la tête du gouvernement. Ce qui contrarie les propos du Premier ministre qui avait affirmé la veille à la télévision nationale n’avoir jamais été épinglé par un service de contrôle au Mali.

Il faut à titre de rappel que Dr Choguel Kokalla Maïga, alors PDG de l’AMRTP, a été épinglé par un rapport du Bureau du Vérificateur Général en date du 17 Juin 2016. Le rapport porte sur le contrôle de l’AMRTP pour la période allant du 1er Janvier 2012 au 31 Décembre 2015.

D’après les 02 regroupements de Magistrats, « <em>le Premier ministre a reconnu publiquement lors d’une de ses sorties médiatiques, avoir restitué tardivement et sous la contrainte, le montant intégral des deniers publics avoisinant les sept cent millions (700.000.000) FCFA </em>». Ces aveux du Dr Choguel K Maïga loin de le blanchir sont plutôt de nature à faciliter la tâche du parquet auquel incombe la charge de soutenir le bien-fondé de la poursuite, estiment l’AMPP et la REFSYMA qui rappellent que « <em>le dossier du Dr Maïga est encore pendant devant le 5<sup>e</sup> cabinet du pôle économique et financier</em> ».

« <em>Cette restitution forcée</em>, soutiennent-elles<em>, vaut confirmation, par anticipation, par le mis en cause lui-même de sa culpabilité, quoiqu’aujourd’hui, Premier Ministre du Gouvernement</em>. » Aussi, Cheick Mohamed Chérif Koné et ses camarades dénoncent comme troublante <em>« la révocation sur fond de règlement de comptes, dès le conseil des ministres du 28 Juillet 2021, de la responsable du Contrôle Général des Services Publics, celle- là même qui avait audité sa gestion à l’AMRTP</em> ». Toute chose que les 02 regroupements de Magistrats jugent injuste et arbitraire.

Pour terminer, l’AMPP et la REFSYMA se disent préoccupées par « <em>les velléités manifestes d’instrumentalisation de l’appareil judiciaire par le pouvoir exécutif au mépris du principe de la séparation des pouvoirs et de l’indépendance de la justice, avec fort malheureusement, l’aval de quelques responsables de la justice elle-même »</em>.

Il faut dire que toute cette affaire intervient dans un contexte de lutte contre la corruption engagée par le gouvernement. Plusieurs personnalités ont été incarcérées dans des affaires de détournements de fonds publics. Des incarcérations que plusieurs juristes trouvent injustes puisque n’ayant selon eux pas respectées la procédure. Cheick Mohamed Chérif Koné qui était à la pointe de la contestation a vu son décret de nomination comme Premier avocat général à la Cour Suprême abrogé.

<strong>Abdrahamane SISSOKO/Maliweb.net </strong>

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<title>Avion présidentiel, équipements militaires : Mahamadou Camara écroué</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/avion-presidentiel-equipements-militaires-mahamadou-camara-ecroue-2945422.html</link>
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<pubDate>Sat, 25 Sep 2021 01:19:01 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>L’ancien directeur de cabinet et ministre de l’ancien Président de la République IBK a été placé sous mandat de dépôt hier en fin de matinée. Il est arrêté dans le cadre de l’affaire dite de l’avion présidentiel et des équipements militaires.</em></strong>

<strong>                                               </strong>

La semaine dernière, des informations faisaient état d’un mandat d’amener émis par la Chambre d’accusation de la Cour suprême contre Mahamadou Camara, Amadou Kouma, Nouhoum Kouma et Soumaïla Diaby. Auquel mandat ils ne se seraient pas présentés.

Mais depuis hier, Mahamadou Camara, l’ancien directeur de cabinet à la présidence de la République et ancien ministre de la Communication et des Nouvelles Technologies sous IBK a été inculpé de <em>« faux en écriture, usage de faux et complicité d’atteinte aux biens publics par usage de faux et autres malversations et de complicité de favoritisme »</em>. Cette accusation est relative à l’affaire de surfacturation présumée des matériels militaires, matériels d’habillements, de couchage, de campement et d’alimentation (HCCA), des véhicules et pièces de rechanges et d’aéronef en 2014.  Pour ces faits, il avait été écroué en mars 2020 avec Nouhoum Kouma, un proche d’Amadou Kouma. Un mois plus tard en avril, il a recouvré la liberté et la Chambre d’accusation de la Cour suprême avait annulé la procédure. Bien avant en 2018, le parquet du Pôle économique avait classé sans suite la même affaire.

Le dossier a été rouvert en 2019 par Mahamoudou Kassogué (l’actuel ministre de la Justice, des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux) alors procureur de la République près le tribunal de la Commune III en charge du Pôle économique et financier. Celui-ci s’était basé sur la conclusion des enquêtes menées sur le rapport du Vérificateur général pour conforter sa thèse de <em>« manquements graves à l’orthodoxie financière »</em>. Des détournements de deniers publics ont été estimés à 9 350 120 750 F CFA et la surfacturation par <em>« faux et usage de faux »</em> pour un montant de 29 311 069 068 F CFA.

Les même charges qui avaient entaché les relations entre le Mali et le FMI, sont imputées à Sidi Mohamed Kagnassy (conseiller spécial d’IBK au moment des faits), Soumeylou Boubèye Maïga, ministre de la Défense et des Anciens combattants à l’époque des faits et ancien Premier ministre, Mme Bouaré Fily Sissoko, ministre de l’Economie et des Finances, Moustaph Ben Barka ancien ministre délégué à l’Investissement et de l’Initiative Privée (actuellement vice-président de la Boad) et Marc Gaffajoly.

Les ministres concernés avaient été ignorés par la procédure en cours. Leur dossier avait été transmis au procureur de la Cour suprême afin de saisir l’Assemblée nationale pour le compte de la Haute Cour de Justice selon les dispositions des articles 613 du code de procédure pénale et 125 de la loi portant composition, organisation et fonctionnement de la Haute Cour de Justice.

Soumeylou Boubèye Maïga et Mme Bouaré Fily Sissoko séjournent en prison depuis plus d’un mois.

<strong>Abdrahamane Dicko</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Affaire des équipements militaires et de l&amp;apos;avion présidentiel :  Pourquoi seulement SBM et Fily ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/affaire-des-equipements-militaires-et-de-lavion-presidentiel-pourquoi-seulement-sbm-et-fily-2945355.html</link>
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<pubDate>Sat, 25 Sep 2021 01:16:29 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Il est vrai que les Maliens ont soif de justice et ont tant réclamé à cors et à cris une lutte farouche contre la corruption. La Transition qui a pour souci majeur de se donner une véritable légitimité à travers les actes qu'elle pose, allant surtout dans le sens d'une réponse efficace aux demandes des citoyens, a </em></strong><strong><em>bien fait de rassurer les Maliens en agitant des dossiers judiciaires aussi significatifs que les scandales du marché des équipements militaires et de l'achat de l'avion de commandement. Mais, malheureusement, la suite est tant attendue pour convaincre que ce n'est pas une justice sélective, au goût d'inachevé !</em></strong>

Depuis l'arrestation de deux grands dignitaires du régime IBK, notamment l'ancien Premier ministre Soumeylou Boubèye Maïga et l'ex-ministre de l'Economie et des finances, Mme Bouaré Fily Sissoko, pour leur implication supposée dans les scandales financiers liés au marché d'équipements militaires donné à la Guo Star en gré à gré et au processus d'acquisition de l'avion de commandement pour IBK, tout le monde se demande : à qui le tour désormais ?

Question logique parce que ce dossier est une chaine de complicité, si l'on s'en tient aux rapports d'audit qui relèvent de graves irrégularités financières ayant causé un énorme préjudice à l'Etat malien.

De toutes les façons, n'étant pas compétents en tant que journalistes, pour qualifier les faits, nous laissons la justice faire son travail pour nous en tenir aux faits bruts, dans leur crudité têtue, afin de nous interroger sur le sort réservé à plusieurs personnes pourtant citées dans ce dossier qui, rappelons-le, n'en est pas à ses premiers pas sur les sentiers de la justice.

D'ailleurs, rappelons que, sous Malick Coulibaly en tant que ministre de la Justice, la réouverture de ces dossiers avait provoqué l'embastillement pour quelques jours d'un autre ministre, par ailleurs ex-directeur de Cabinet du président IBK. Des rumeurs avaient aussitôt circulé, faisant état de mandats d'arrêt internationaux lancés contre des opérateurs économiques et d'autres dignitaires du régime IBK ciblés par la justice dans le cadre des enquêtes. La justice se voyait obligée de se fendre d'un communiqué pour faire les précisions nécessaires et mettre le holà sur les supputations.

Mais n'empêche ! Où sont alors tous les autres, comme les deux personnalités citées par une mission de la Banque mondiale ? C'était lors d'une conférence de presse de fin de mission, en présence du ministre de l'Economie et des Finances d'alors. Sans détour, les émissaires de la Banque mondiale affirmaient que l'une des personnalités rencontrées a avoué avoir reçu d'un de ses collègues la somme de 400 millions de Fcfa comme sa part dans le business d'achat de l'avion de commandement. Une affirmation consignée dans la presse en son temps et les archives sont là pour preuve irréfutable. Mais alors, pourquoi la justice tarde-t-elle à s'intéresser à cette piste et aussi se mettre aux trousses des fournisseurs incriminés ?

C'est vrai que le temps de la justice n'est pas celui du citoyen Lambda, mais au vu de la tournure prise par ces deux dossiers ces derniers temps, donnant l'impression d'une justice qui sort d'une certaine léthargie pour mettre le turbo, on est retombé très rapidement dans le goût d'inachevé parce que depuis l'arrestation de Soumeylou Boubèye Maïga et Mme Bouaré Fily Sissoko, les citoyens attendent encore la suite des interpellations, refusant de croire à ceux qui chantent que c'est une opération sélective ou ceux qui osent dire que c'est un règlement de comptes, voire une revanche orchestrée par des épaules lourdement galonnées, lesquelles chercheraient la tête de Soumeylou, en guise de vengeance.

La justice, en laquelle nous avons foi, doit justement tout faire pour ne pas donner l'impression de valider pareilles thèses.

<strong>     Amadou Bamba NIANG</strong>

<strong> </strong>

<strong>Après SBM et Fily, l’ancien ministre Mahamadou Camara placé sous mandat de dépôt</strong>

C’est vers le petit soir, lorsque nous avions fini le bouclage du journal, que nous avons appris la mise sous mandat de dépot de l’ancien ministre sous IBK, Mahamadou Camara, qui rejint ainsi SBM et Fily Sissoko en prison, dans le cadre de la procédure judiciaire relative au marché d’acquisition d’équipements militaires et d’achat de l’avion prévidentiel. Nous y reviendrons.]]> </content:encoded>
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<title>Lutte contre la corruption et la délinquance financière : Ce qui va changer</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/lutte-contre-la-corruption-et-la-delinquance-financiere-ce-qui-va-changer-2945300.html</link>
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<pubDate>Fri, 24 Sep 2021 13:36:40 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Devant le Conseil Supérieur de la Magistrature le 14 septembre dernier, le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta a promis que la lutte contre la corruption et l’impunité qui a été déclenchée sera une lutte sans état d’âme et sans esprit de recul. C’est dans ce sens que le gouvernement a initié trois projets de loi pour la création d’un pôle économique et financier unique avec les compétences renforcées, qui ont été examinés et adoptés par le Conseil National de Transition (CNT) par 102 voix pour, 0 contre et 1 abstention.</em></strong>

Devant les membres du Conseil Supérieur de la Magistrature, le colonel Assimi Goïta a indiqué qu’il y a deux préoccupations majeures auxquelles il faut trouver de solutions : la securité et la justice. Le chef de l’Etat a promis que le gouvernement va lutter contre l’impunité. Selon lui, la lutte contre la corruption et l’impunité qui a été déclenchée sera une lutte sans état d’âme et sans esprit de recul. Pour ce faire, il a assuré la justice de son soutien, de celui du gouvernement et de l’ensemble du peuple malien. Egalement, lors de son adresse à la Nation à l’occasion du 61<sup>ème</sup> anniversaire de l’accession du Mali à l’indépendance, le chef de l’Etat a annoncé qu’une vaste campagne d’audit des services publics est actuellement en cours par les soins des différentes structures de contrôle et de lutte contre la corruption et la délinquance financière. « À travers cette lutte, nous rassurons le peuple malien que ses attentes seront comblées car aucun privilège ne sera accordé aux personnes impliquées. Ces mesures sont tout aussi valables pour les départements de la Défense et de la Sécurité dont les lois d’orientation et de programmation sont déjà en cours d’audit », a martelé le colonel Assimi Goïta.

Pour réussir cette lutte, le gouvernement s’est doté d’instruments juridiques dans ce sens. En effet, trois projets de loi ont été initiés par le gouvernement à travers le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux. Il s’agit du projet de loi modifiant la loi n°01-080 du 20 août 2001 modifiée, portant code de procédure pénale ; du projet de loi modifiant la loi n°02-54 du 16 décembre 2002 modifiée, portant statut de la magistrature et du projet de loi portant modification de la loi n°2011-37 du 15 juillet 2011 portant organisation judiciaire. Ces trois textes étaient défendus devant le CNT le 16 septembre dernier par le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux Mahamadou Kassogué.

Ces textes  ont été initiés dans le but de faire face aux insuffisances constatées dans les missions des pôles économiques institués au siège des Cours d’Appel de Bamako, Kayes et Mopti.  Ceux-ci n’ayant pas atteint les résultats escomptés pour diverses raisons. Il s’agit de corriger ces insuffisances à travers l’institution d’un pôle économique et financier unique dont les compétences seront élargies. L’objectif recherché est donc de remplacer les trois pôles économiques et financiers par un pôle unique, de renforcer sa compétence et de combler le vide juridique concernant la saisie de biens.

Sur le sujet, le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux a fait savoir qu’en 2017, une mission de son département avait parcouru tout le territoire particulièrement les régions de Kayes et de Mopti. D’après Mahamadou Kassogué, cette mission avait examiné le niveau de fonctionnalité des pôles économiques et financiers. Son constat était que ceux de Kayes et de Mopti avaient très peu d’affaires à traiter. C’est pourquoi, ladite mission avait recommandé que ces deux pôles soient absorbés par celui de Bamako.

Le ministre Kassogué a indiqué que les textes dont notre pays dispose étaient insuffisants. Il fallait donc faire en sorte que le Mali ait un seul pôle basé à Bamako et qui a une compétence sur toute l’étendue du territoire national. « Cela permettra de donner de la cohérence à la politique pénale, plus de visibilité aux actions qui vont être menées. Cela permettra aussi, à travers les textes adoptés, d’assurer la saisie des avoirs », a expliqué le Garde des Sceaux, qui précise qu’avec ces textes, la justice a la possibilité de saisir les biens qui ont dérobés par les délinquants financiers. « Nous avons même la possibilité de saisir des biens qu’ils ont acquis même avant commission des infractions jusqu’à hauteur des infractions qui leur sont reprochées », a-t-il ajouté.

<strong>Amadou Diallo </strong>

<strong>La Nouvelle Voie du Mali</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Mali : l’ancien ministre, Mahamadou Camara, arrêté dans l’affaire aéronef présidentiel</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/mali-lancien-ministre-mahamadou-camara-arrete-dans-laffaire-aeronef-presidentiel-2945262.html</link>
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<pubDate>Fri, 24 Sep 2021 07:16:09 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Pour la seconde fois dans l’affaire  dite ‘’avion présidentielle’’, l’ancien ministre de la communication et de l’économie numérique, Mahamadou Camara, a été placé sous mandat de dépôt hier jeudi</em></strong>.

Il était le Directeur  de cabinet de l’ancien  Président de la République  Ibrahim Boubacar Keïta  de septembre 2013 en avril 2014. La même période qui a coïncidé avec les  opérations d’achat de cet aéronef présidentiel. En mars 2020, il a été inculpé par un juge d’instruction du  pôle économique et financier  près du tribunal de première instance de la commune III du district de Bamako pour «favoritisme» dans l’affaire de l’achat de l’avion présidentiel. Mamadou Camara a été l’homme par qui passaient tous les dossiers du Président de la République.

Un rapport spécial du Bureau du vérificateur général du Mali révèle 28,5 milliards FCFA d’irrégularités financières dans cette affaire de fourniture de matériels aux FAMAS et l’achat d’un aéronef présidentiel. Son arrestation il y a plus d’un an avait suscité beaucoup de bruits au sommet de l’Etat. Sous la pression du cercle fermé du président IBK, le séjour de Mamadou Camara à la prison centrale de Bamako n’a été que de courte durée. En absence d’une haute Cour de justice compétente devant la loi malienne  pour juger les anciens ministres ou Président reconnus coupables de délits au moment de l’exercice de leur fonction, il a été très vite libéré, puis le dossier classé sans suite. Le pouvoir exécutif justifiait sa libération  en évoquant son statut de rang de ministre au moment où il était en poste à la présidence.

La même affaire vient de rattraper ce protégé du régime déchu d’IBK, car, le dossier de l’achat de l’avion présidentiel et la fourniture des équipements militaires a été rouvert par la Cour Suprême. Cette haute juridiction du pays évoque une jurisprudence qui lui permet de poursuivre les anciens ministres même en cas d’absence d’une haute cour de justice. D’autres anciens ministres (Soumeylou Boubèye Maïga et Mme Bouaré Fily Sissoko) d’IBK cités avec lui dans ce dossier ont été déjà arrêtés et mis sous mandat de depôt. Depuis leur arrestation,  beaucoup d’analystes prédisaient déjà l’inculpation de l’ancien Directeur de cabinet d’IBK. Les trois anciens ministres arrêtés ne sont pas les seuls concernés dans ce sulfureux dossier.

<strong>Siaka DIAMOUTENE/Maliweb.net </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Gestion du fonds Covid&#45;19 dans les régions de Kidal et Ménaka :  Plus de 2 milliards d’irrégularité financière selon BVGAL</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/gestion-du-fonds-covid-19-dans-les-regions-de-kidal-et-menaka-plus-de-2-milliards-dirregularite-financiere-selon-bvgal-2945214.html</link>
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<pubDate>Fri, 24 Sep 2021 01:26:53 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>L’équipe de vérification a constaté que, par lettre confidentielle n°00609/MEF-SG du 19 mai 2020, le ministre de l’Economie et des Finances  a ordonné, sur demande du ministre de l’Industrie et du Commerce suivant sa lettre n°0055/MIC-SG du 11 mai 2020, une subvention de 2 085 600 000 FCFA au profit du Moulin Moderne du Mali (3M), pour la prise en charge des surcoûts liés à la vente de produits alimentaires à Kidal et à Ménaka sur trois mois en réponse aux impacts de la maladie à Coronavirus (COVID -19).</em></strong>

Il ressort des travaux de vérification que cet appui a été accordé à un fournisseur sous forme de subvention des surcoûts de ses opérations de vente dans le cadre de l’approvisionnement des régions de Kidal et de Ménaka en réponse aux impacts de la maladie à coronavirus (COVID-19) sur trois mois.

Ladite subvention est composée d’un montant de 1 443 888 000 FCFA par le mandat n°27 du 14 août 2020 pour la Région de Ménaka et de 641 712 000 FCFA par mandat n°34 du 18 septembre 2020 portant prise en charge du plan d’urgence d’approvisionnement de la Région de Kidal sur trois mois.

Ce montant a été payé à l’opérateur Moulin Moderne du Mali pour qu’il vende des produits alimentaires à Kidal et à Ménaka sans rehausser ses prix, contrairement à la politique de subvention de l’État à travers le CSA.

Pourtant Kidal avait reçu du CSA 77 tonnes de céréales, Taoudéni 875 tonnes, Abeibara 59 tonnes, Tessalit 92 tonnes, Tin-Essako 28 tonnes.  En plus, elles ont bénéficié du transport de riz kr 17 de Bamako vers le centre et le nord (1 009,140 tonnes). La subvention a été réglée avant la réalisation desdites ventes et l’opérateur n’a pas pu fournir la preuve de l'effectivité des ventes effectuées.

Ainsi, du début de la pandémie au 25 janvier 2021, neuf mois plus tard, sur un total de 7 983 cas positifs confirmés à la COVID-19 au Mali, la région de Kidal n’a enregistré que 61 cas dont l’ensemble provient du camp de la Minusma (aucun cas dans la population de Kidal). Et à Ménaka, il n’a été détecté que trois cas le 25 décembre 2020 et un cas le 08 janvier 2021.

En plus, les responsables de la santé n’ont pas connaissance de vente de produits alimentaires de l’opérateur en question. Alors, ces deux régions, Kidal et Ménaka, étant les régions les moins touchées avec respectivement 0,8% des cas et 0,1% des cas, étaient loin d’être les plus impactées par la pandémie pour recevoir une subvention au-delà des céréales reçues dans le cadre du Plan national de réponse du Commissariat à la Sécurité Alimentaire. Le montant total de l’irrégularité s’élève à 2 085 600 000 FCFA.

<strong>Moustaph Maïga</strong>

………………………………………………………………………………………………………………………

<strong>Gestion du Fonds COVID 19 : plus de 50 milliards d’irrégularités financières selon le rapport du BVG </strong>

50.733.274.104 FCFA. C’est le montant total des irrégularités financières, constatées dans le dernier rapport du Vérificateur publié le lundi 13 septembre 2021. Une vérification portant sur la gestion des ressources de l’État utilisées en 2020 dans le cadre de la lutte contre la COVID-19.Covid-19]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Lutte contre la corruption :  Ne pas mélanger torchons et serviettes !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/lutte-contre-la-corruption-ne-pas-melanger-torchons-et-serviettes-2944968.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/lutte-contre-la-corruption-ne-pas-melanger-torchons-et-serviettes-2944968.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 21 Sep 2021 18:01:11 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Toutes les dénonciations de cas de détournements de fonds publics sont-elles avérées ? La tentation d’aller à des raccourcis transparaît dans certains processus de vérifications financières…</em></strong>

<em>-<strong> maliweb.net</strong> -</em> La volonté de traquer les présumés délinquants financiers, qui ont mis à mal les caisses de l’Etat, est une réalité durant cette phase de la Transition. Mais, il est important d’éviter de fâcheuses précipitations.

Les autorités de la Transition n’hésitent pas, depuis un moment, à donner un coup d’accélérateur à la lutte contre la corruption, en vue de promouvoir davantage la bonne gouvernance. C’est dans ce sens que la machine judiciaire vient visiblement d’opter pour un nettoyage à grande eau des écuries d’Augias de la gouvernance précédente.

C’est ainsi que le ministre de la Justice a affirmé qu’aucun répit ne sera donné à la traque des fossoyeurs de l’économie nationale. Avant de souligner que ceux qui se sont donné certaines libertés face aux deniers publics devront rendre des comptes. Et la conséquence c’est qu’on a assisté à la mise en route de certaines poursuites judiciaires, notamment les dossiers ayant conduit en prison les anciens hauts cadres comme l’ex-Premier ministre Soumeylou Boubèye Maïga et l’ex-ministre de l’Economie et des finances, Mme Fily Bouaré Sissoko.

A partir de là, des questions se posaient sur les autres dossiers et scandales de gouvernance en vue. Quid des affaires de l’avion présidentiel, des engrais frelatés, des 1000 tracteurs, des avions cloués au sol, etc ?

Mais, en plus de ces préoccupations, de nombreux observateurs estiment que certaines dénonciations provenant des structures de contrôle ou de vérifications font plus dans le sensationnel que dans le réel. C’est dans ce sens que les « milliards de F CFA » pointés du doigt récemment dans un rapport du Bureau du Vérificateur Général seraient, confie un expert du Trésor, plus dans « la dénonciation abusive qu’autre chose ». Et, celui-ci d’affirmer que de nombreux éléments contenus dans ledit rapport concluent hâtivement en des « irrégularités financières », sans en préciser les contours exacts ni les implications juridiques précises.

Pour certains analystes, les bureaux des magistrats des Pôles économiques et financiers sont engorgés de dossiers. Alors même que ceux-ci manquent de consistance factuelle pouvant en établir le caractère infractionnel. « Certaines dénonciations semblent vouloir faire plaisir à l’opinion ou à l’autorité pour donner l’illusion d’une lutte contre les détournements, alors qu’il n’est en rien », confie un contrôleur de la Direction nationale du Trésor et de la comptabilité publique. Avant de relever que certains documents de vérifications ou d’audits ne respectent pas les normes internationalement reconnues et perdent leur valeur pédagogique ou coercitive. Sans oublier que certains rapports doigtent des fonds « mal gérés » ou « détournés », alors que ce sont des ressources financières disponibles ou en attente d’être utilisées. Tout cela, estime-t-il, sème un sérieux doute dans la pertinence des dénonciations de cas de mauvaise gouvernance.

C’est pourquoi certains cadres craignent une sorte de banalisation des rapports d’investigation de la gestion de certaines ressources publiques. Tel est le cas de la gestion des fonds covid-19. Et c’est cela qui fait dire que la traque de la corruption doit éviter d’exposer des cadres innocents dans leur gestion.

En un mot, la volonté de sévir contre les potentiels délinquants financiers ne doit surtout pas finir par mélanger torchons et serviettes.

<strong>Boubou SIDIBE/maliweb.net</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Gestion fonds  COVID&#45;19 : Cet autre scandale à 50 milliards de francs CFA</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/gestion-fonds-covid-19-cet-autre-scandale-a-50-milliards-de-francs-cfa-2944601.html</link>
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<pubDate>Mon, 20 Sep 2021 01:22:48 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Aube</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le Bureau du Vérificateur Général a initié une mission de vérification financière de la gestion du fond Covid-19</strong><strong> au titre de la période allant du 14 mai 2020 au 31 décembre 2020</strong><strong>. Le rapport de cette mission fait cas d’irrégularités pour un montant de </strong><strong>50 milliards F CFA.</strong>

En effet selon le bureau du vérificateur général, l’exécution des opérations de gestion du PIU Covid-19, au titre de la période allant du 14 mai 2020 au 31 décembre 2020, présente des faiblesses en ce qui concerne les exigences de régularité et de sincérité des dépenses. Sa
gestion repose, principalement, sur la passation de marché et la gestion de
la trésorerie.  Aussi, la vérification des huit premiers mois de la gestion du projet révèle des
irrégularités liées au non-respect des procédures, à la non-justification des avances, à la non-production des états financiers semestriels et au  payement des dépenses du projet sur les fonds REDISSE III pour plus de  50 milliards de F CFA.

Par ailleurs, sur les paiements effectués sur les fonds REDISSE III par l’UCP, le montant de 215 801 935 F CFA n’a pas encore été justifié par les structures bénéficiaires.

La vérification avait pour objectif de s’assurer de la régularité et de la sincérité des
opérations de gestion du PIU Covid-19.  Les travaux de vérification ont porté sur l’examen des opérations de dépenses, de mobilisation de fonds et de trésorerie effectuées au cours
de la période allant de l’entrée en vigueur du Projet, le 13 mai 2020, au 31 décembre 2020 (soit huit mois). Le montant total des irrégularités financières, s’élève à1 032 162 037 F CFA.

Ces irrégularités concernent les marchés d’acquisition de masques par la CCIM sans contrat à hauteur de 9 462 500 000 F CFA ; les droits d’enregistrement et redevance de régulation non exigés par la CCIM pour 378 087 500 F CFA ; le montant non déposé dans les banques par le Directeur Général du Fonds de Garantie du Secteur Privé à hauteur de 6 500 000 000 F CFA ; le montant non transféré par le Coordinateur du Projet Jigisemejiri pour un montant de 30 097 471 525 FCFA.

La première irrégularité financière, portant sur le payement intégral de marchés dont une partie des livrables n’a pas été réceptionnée, concerne  deux marchés dont le montant total est de 2,295 milliards de F CFA. La mauvaise application des dispositions d’enregistrement des contrats de marchés a privé l’Etat de 196,816 millions de FCFA dont 37 741 877 FCFA
imputables aux services des impôts. Aussi, sur la gestion du compte  bancaire tenu par l’UCP, des dépenses indues ont été relevées à hauteur de  7 189 500 FCFA en plus des dépenses non justifiées de 21 937 930 F CFA.

Le paradoxe est que l’UCP n’a pas ouvert de compte d’intérêt avec un fonds de 3,8 milliards de FCFA alors que cela est encouragé par la banque à  travers ses fiches-produits et même exigé par le manuel d’exécution du projet. Cet état de fait a empêché le PIU Covid-19 d’avoir un revenu financier  semestriel de 73 018 159 F CFA. D’autre part, un nombre important d’intrants Covid-19 d’une valeur de  98,19 millions de F CFA, sortis des magasins de la DPM, ne sont pas arrivés  sur les sites de destination. La faiblesse du suivi dans l’acheminement
des intrants Covid-19 à partir de la DPM expose le projet au risque de détournement, ce qui peut affecter l’efficacité de ses activités.

Enfin, certains intrants réceptionnés, d’un montant de 250 millions de F CFA, n’ont pas de trace à la DPM.

Il s’agit également des dépenses indues effectuées par le Coordinateur du Projet Jigisemejiri pour 25 200 000 F CFA ; des dépenses indues effectuées par le Régisseur de la caisse d’avance du Ministère des Maliens de l’Extérieur à hauteur de 436 679 741 F CFA ; de la dépense indue au profit d’un opérateur économique ordonné par l’ex Ministre de l’Économie et des Finances et l’ex Ministre de l’Industrie et du Commerce pour un montant de 2 085 600 000 F CFA ; des dépenses irrégulières du Régisseur d’avances du Ministère de la Sécurité et de la Protection Civile pour un montant de 55 090 078 F CFA ; des surplus de facturation payé à l’EDM SA sur la gratuité de consommation à hauteur de 760 177 650  CFA ; des dépenses non justifiées par le Directeur Administratif et Financier et le Régisseur Spécial d’Avances de la Primature à hauteur de 202 802 875 F CFA ; de la minoration de droits d’enregistrement et de redevances de régulation par les agents des impôts sur des contrats conclus par l’OPAM pour un montant de 27 381 557 F CFA ; du paiement de contrats non enregistrés par le PDG de l’OPAM occasionnant une perte de recettes pour l’Etat de 20 727 000 F CFA.

Il s’agit également des dépenses indues effectuées par le Directeur Général de l’INSP à hauteur de 144 630 000 F CFA ; des dépenses indues effectuées par les Médecins chef des CSRéf des Communes I, II, III, IV, V et VI du District de Bamako et leurs comptables pour un montant de 29 400 000 F CFA ; des dépenses indues effectuées par Directeur Général de l’hôpital du Mali à hauteur de 53 411 000 F CFA ; des dépenses indues effectuées par le Directeur Général du CHU du Point G pour 24 320 800 F CFA ; des dépenses indues effectuées par le Directeur Général du CHU Gabriel TOURE pour 100 551 667 F CFA ; des dépenses indues effectuées par le Directeur Général du Centre de Recherche et de Lutte contre la Drépanocytose pour un montant de 3 900 000 F CFA ; des dépenses indues effectuées par le Directeur Régional de la Santé de Kayes pour 4 810 000 F CFA ; de l’utilisations irrégulières de pièces comptables pour justifier des dépenses de carburant et de gardiennage par le Directeur Général de l’Hôpital de Kayes à hauteur de 18 985 680 F CFA ; des dépenses indues effectuées par le Directeur de l’Hôpital de Kayes pour un montant de 21 156 000 F CFA ; des dépenses indues effectuées par le Médecin-Chef du CSRéf de Kayes et son Comptable pour un montant de 1 080 000 FCFA ; des dépenses indues effectuées par le Médecin-Chef et son Comptable du Centre de CSRéf de Kita pour un montant de 871 000 F CFA ; des dépenses indues effectuées par la Directrice Régionale de la Santé de Koulikoro pour 15 484 003 F CFA.

<strong> </strong>

<strong>Des irrégularités administratives constatées ! </strong>

Des irrégularités administratives ont été constatées au cours de cette mission de vérification. <em>«</em>Les irrégularités administratives constatées relèvent des dysfonctionnements du système de contrôle interne. A ce titre, l’équipe du BVG a formulé des recommandations qu’elle a adressées au SG du Ministère des Maliens de l’Extérieur, DG de l’OPAM, au Commissaire à la Sécurité Alimentaire, au Directeur Régional de la Santé de Ségou, au DG de l’hôpital de Ségou au Directeur de la Pharmacie et des Médicaments et aux Gouverneurs des Régions de Kayes et de Koulikoro<em> », </em>précise le rapport.

&nbsp;

<strong>Des dossiers transmis à la justice </strong>

Ainsi  à l’issue de sa mission le vérificateur  général  a transmis et dénoncer les faits  au président de la section des comptes de la cour suprême et au procureur de la république près le tribunal de grande instance de la commune iii du district de  Bamako, charge du pole économique et financier relativement au payement intégral d’un marché non totalement exécuté pour un  montant de 250 000 000 FCFA ; - au payement de dépenses indues pour un montant de 7 189 500 FCFA ; - à la minoration des droits d’enregistrement des marchés et de la  redevance de régulation pour un montant total de 36 094 612 FCFA ; - au non-paiement des droits d’enregistrement et de la redevance de  régulation sur des marchés pour un montant total de 159 074 461FCFA ; - à la non-justification des avances pour un montant de 21 937 930 FCFA ; - à la non-mobilisation de la garantie bancaire d’un fournisseur défaillant  pour un montant de 170 855 440 FCFA ; - à la non-ouverture d’un compte d’intérêt pour les fonds du Projet pour  un montant de 73 018 159 FCFA ; - à des avances non justifiées par les bénéficiaires pour un montant de  215 801 935 FCFA ; - aux intrants non réceptionnés dans les régions de Kayes, Kita et  Koulikoro pour un montant de 98 190 000 FCFA

En outre, la mise en œuvre des recommandations de cette vérification permettra au
Projet d’améliorer ses ressources financières de plus de 100 millions de FCFA par an, de moraliser davantage ses dépenses et de faire gagner à l’Etat des centaines de millions de recettes fiscales sur les marchés vérification a pour objet la gestion du Projet d’Intervention  d’Urgence Covid-19.

<strong>Mémé Sanogo</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Enrichissement illicite :  L&amp;apos;Etat malien a perdu 1266 milliards de Fcfa en 14 ans</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/enrichissement-illicite-letat-malien-a-perdu-1266-milliards-de-fcfa-en-14-ans-2944426.html</link>
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<pubDate>Sat, 18 Sep 2021 13:34:21 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>"Une perte financière évaluée à 1266 milliards Fcfa à cause de la mauvaise gestion au sein des services publics de 2005 à 2019", selon le président de l'Office central de lutte contre l'enrichissement illicite.</em></strong>

Selon le président de l'Office central de lutte contre l'enrichissement illicite (Oclei) Dr Moumouni Guindo, l'enrichissement illicite a un impact grave sur le développement socio-économique d'un pays. Selon lui, le phénomène au Mali a atteint un seuil critique qui exige de l'Etat des mesures fortes pour lutter efficacement contre la corruption, mais surtout contre l'impunité. Il l'a dit lors de la visite du Premier ministre, Choguel K. Maïga, à l'Oclei.

Jusqu'ici, dira-t-il, le Mali est le 29e pays africain le plus corrompu sur les 54 du continent et 129e sur les 180 du monde, selon le rapport 2020 de Transparency International.

Dr Moumouni Guindo a également précisé que le Mali a subi, en 15 ans, soit de 2005 à 2019, une perte financière évaluée à 1266 milliards de Fcfa à cause de la mauvaise gestion au sein des services publics. Une cagnotte qui, selon le président Guindo, aurait permis la construction de 1700 centres de santé.

<em>"Si on prend l'exemple sur le CS-Réf de Diéma qui est presque un hôpital par exemple, cette somme est l'équivalent de la construction de 1700 centres de santé. Aussi, ce montant fait l'équivalent de 264 fois l'Hôpital du Mali qui est un hôpital de 3e niveau de référence au Mali".</em> Parole du président de l'Oclei.

<strong>El Hadj A.B. HAIDARA</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Primature, Opam, Inps, Edm, Ccim, Projet Jigisemeyiri, Ministères, Csref, Chu… Ceux qui ont puisé dans le fonds Covid&#45;19</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/primature-opam-inps-edm-ccim-projet-jigisemeyiri-ministeres-csref-chu-ceux-qui-ont-puise-dans-le-fonds-covid-19-2944465.html</link>
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<pubDate>Sat, 18 Sep 2021 01:36:47 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le Vérificateur général dans son dernier rapport a constaté des irrégularités dans la gestion du fonds Covid-19 évaluées à 50 733 274 104 F CFA. Plusieurs structures publiques, parapubliques, hôpitaux et CSREf de Bamako et de l’intérieur sont concernés.</em></strong>

Dans son rapport de 187 pages publié le 13 septembre dernier, intitulé : <em>vérification financière des ressources de l’Etat utilisées dans le cadre de la lutte contre la Covid-19, exercice 2020</em>, le Vérificateur général a examiné la moralité des dépenses de ce fonds. Le rapport de contrôle porte sur les opérations de dépenses, de gestion des intrants et équipements et de répartition des céréales au cours de l’exercice 2020 sur le fonds Covid-19. Les irrégularités constatées sont d’ordre financier et administratif. Le rapport sur les plus de 50 milliards de F CFA de malversations a été transmis au procureur de la République en charge du Pôle économique et financier.

La responsabilité de plusieurs ministères, des services étatiques et parapublics, des structures sanitaires et hospitalières est engagée dans le rapport. Les 50 milliards de F CFA ont été irrégulièrement dépensées.

Des dépenses non justifiées (202 802 875 F CFA) ont été relevées contre le Directeur administratif et financier et le Régisseur spécial d’Avances de la Primature. Le ministère des Maliens de l’Extérieur, par l’entremise de son régisseur d’avances a engagé des dépenses indues (436 679 741de F CFA). Les ex-ministres de l’Economie et des Finances et de l’Industrie et du Commerce sont accusés de dépenses indues au profit d’un opérateur économiques (2 085 600 000 F CFA) lors de la distribution de denrées alimentaires au nord. Le régisseur d’avances du ministère de la Sécurité et de la Protection civile a fait lui aussi des dépenses irrégulières (55 090 078 F CFA).

La Chambre de Commerce et d’Industrie du Mali (Ccim) est doublement concernée. Ses irrégularités portent sur l’acquisition de masques sans contrat par le canal d’un fournisseur ivoirien pour 9 462 500 000 F CFA. Dans le même contrat, les droits d’enregistrements et redevance de régulation n’ont pas été exigés à hauteur de 378 087 500 F CFA.

Le Coordinateur du projet Jigissemeyiri ou filet social est épinglé pour des sommes non transférées aux bénéficiaires (30 097 30 097 F CFA) en plus des dépenses indues de 25 200 000 F CFA.

Sur la gratuité de consommation du courant décidée par l’Etat pour atténuer la souffrance des abonnés, EDM a fait fi de la décision en facturant des surplus à hauteur de 760 177 560 F CFA. L’Opam et des agents des impôts ont procédé à la minoration de droits d’enregistrement et de redevance de régulation sur des contrats (27 381 557 F CFA) et au paiement de contrat non enregistrés par le PDG de l’Opam avec une perte de recettes pour l’Etat de 20 727 000 F CFA. Le directeur général de l’Institut national de Santé publique (INSP), est taxé d’avoir fait des dépenses indues de 144 630 000 F CFA.

Les CHU du Point G, de Gabriel Touré, de Kati, l’Hôpital du Mali, le Centre de Recherche et de Lutte contre la Drépanocytose, les CSREf des Commune I, II, III, IV et VI, de Kayes, Kita, Koulikoro, Banamba, Diola, Fana, Kalabancoro, Kati, Kolokani, Sikasso, Koutiala, Bougouni, Mopti, Ansogo, Bourem, Almoustarat, Anderamboukane, Tombouctou sont sur la liste des prédateurs. Il en est de même pour la plupart des directions régionales de la santé.

Dans sa méthodologie de travail, le Végal a envoyé une copie de son rapport aux structures concernées pour obéir au principe du contradictoire.

&nbsp;

<strong>Abdrahamane Dicko</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Corruption au Mali : l’OCLEI a reçu 674 appels sur son numéro vert</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/corruption-au-mali-loclei-a-recu-674-appels-sur-son-numero-vert-2944198.html</link>
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<pubDate>Thu, 16 Sep 2021 10:14:06 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Pour être plus efficace, l’Office central de lutte contre la corruption (OCLEI) redynamise son numéro vert. Un atelier a regroupé, ce mercredi 15 septembre, les responsables de l’office et des magistrats chargés de la lutte anti-corruption au Mali.</strong>

Le 80 00 22 22 est un numéro attribué à l’OCLEI par l’Autorité malienne de régulation des télécommunications/tic et des postes et approuvé par l’Autorité de protection des données à caractère personnel. De sa mise en fonction le 9 avril 2019 à nos jours, le numéro vert a reçu 674 appels dont 14% de dénonciation de corruption et 2% d’enrichissement illicite.

Malgré son utilité dans la lutte contre la corruption, le numéro vert n’a pas donné les résultats escomptés, notamment à cause de la partition judiciaire qui a fait défaut. <em>« La partition judiciaire qui consiste à organiser la réunion d’éléments probants sur la corruption en cours d’omission », </em>a indiqué Moumini Guindo, président de l’OCLEI, à l’ouverture de l’atelier. Mettre la main sur les auteurs de corruption en flagrant délit, tel est donc l’objectif recherché pour la redynamisation du numéro vert.

Selon le président de l’office, le numéro vert est un mécanisme anti-corruption qui a fait ses preuves dans plusieurs pays à travers le monde. A l’issue de l’atelier, le président de l’OCLEI plaide pour un « fonctionnement optimal » du numéro vert au Mali. Le mot de lancement de l’atelier a été prononcé par Mohamed Dramané Traoré, chargé de mission représentant le ministre de la Justice.

&nbsp;

<strong>Mamadou TOGOLA/maliweb.net</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Assimi Goïta : «Nul ne peut prospérer dans le désordre !»</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/assimi-goita-nul-ne-peut-prosperer-dans-le-desordre-2944121.html</link>
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<pubDate>Thu, 16 Sep 2021 01:24:23 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Lors des travaux du Conseil supérieur de la Magistrature, mardi 14 septembre, le chef de l’Etat et président de la Transition, colonel Assimi Goïta, a réaffirmé sa détermination à mettre la justice dans de bonnes conditions de travail. Il dit espérer en retour que «la justice donne espoir au peuple malien». Puisqu’elle en a aujourd’hui l’opportunité. Voici son discours.</em></strong>

Cette rencontre s’inscrit dans le cadre de la prise de contact. Il était de mon devoir de faire votre connaissance aussi de saluer votre engagement et féliciter tous les efforts consentis depuis le début de la rectification de la transition. Vous dire aussi qu’à travers vos actions, vous commencez à donner de l’espoir au peuple malien. Aujourd’hui, nous, moi en tant que Président de la transition, il y a 02 grandes préoccupations dont nous devons coûte que coûte et très rapidement trouver des solutions. Il s’agit notamment de la question de la sécurité et surtout la justice. Je ne cesse chaque jour que j’ai l’occasion de parler avec le ministre de la justice de lui dire que la stabilité du pays repose sur la justice.

C’est vrai que l’armée doit aujourd’hui jouer son rôle par rapport à la stabilité du pays mais c’est surtout la justice. Et malheureusement ces 02 facteurs sont liés. On a beau maintenir la sécurité tant qu’il y aura l’injustice, tant qu’il y aura l’impunité, nous vivrons toujours les mêmes problèmes d’insécurité voire du banditisme et du terrorisme.

Il ne peut jamais y avoir un Etat fort sans une justice forte. Une justice forte repose toujours sur la qualité des hommes et des femmes qui la composent. Malheureusement aujourd’hui et c’est dans tous les secteurs, nous avons des éléments infiltrés. Des secteurs infectés, affectés par certains éléments corrompus qui sont prêts à vendre leur nation au profit de leur intérêt personnel. Raison pour laquelle nous avons besoin des magistrats déterminés, engagés qui sont prêts à prendre des risques pour sauvegarder l’intérêt supérieur de la Nation.

En revenant sur la question de la lutte contre la corruption et l’impunité, c’est aujourd’hui la volonté du peuple malien, c’est aussi l’engagement que nous avons pris face à l’Etat. Face à la volonté du peuple, on n’a pas d’autre choix que de l’exécuter. Regardez l’Etat de nos routes, beaucoup de contrats sont signés au nom de l’Etat, regardez qu’à un kilomètre d’ici les gens n’ont même pas à boire. Qu’avons-nous fait de tout cet argent qui a été mis à la disposition de l’Etat ?

Ces populations ne nous demandent pas de travail, ne nous demande pas de l’argent ; nous demandent uniquement le minimum et aujourd’hui on est incapable d’apporter ce minimum à ces populations. Cette lutte contre la corruption, contre l’impunité, qui a été déclenchée, sera une lutte sans état d’âme et sans esprit de retour. On n’a pas d’autre choix. Donc c’est pour vous rassurer de notre soutien total, le soutien du gouvernement et aussi le soutien du peuple malien.

Aujourd’hui, nul ne peut prospérer dans le désordre et c’est le moment aussi de mettre de l’ordre dans notre pays. Concernant toutes les difficultés évoquées, je suis en contact permanent avec le ministre de la justice, et à chaque occasion, il ne cesse d’évoquer vos problèmes. Et nous allons étudier les différentes difficultés afin d’apporter des solutions idoines. Parce que c’est le minimum qu’on peut vous apporter parce que votre mission demande qu’on vous sécurise que vous soyez protégés. Donc nous allons mettre tout ce qui est possible afin de vous mettre dans des conditions vous permettant d’accomplir votre mission. Soyez toujours rassurés de notre accompagnement et en retour nous vous demandons d’accompagner cette transition. Car comme on le dit, l’individu laissé à lui seul ne vaut rien mais c’est tout un chacun qui doit apporter son appui.

Et aujourd’hui tout le monde parle de la refondation, je vais aller plus loin parce qu’il s’agit en réalité de refonder l’individu, l’homme malien. Parce que quand vous regardez la corruption, c’est passé par l’homme, c’est planifié par l’homme et c’est mis en œuvre par l’homme. Il faut des femmes et des hommes engagés capables d’arrêter cet animal féroce qui ravage tout sur son chemin.

Une fois de plus, vous avez tous nos encouragements, toutes mes félicitations, je vous encourage à prospérer, à être déterminants. Cela ne peut surtout pas aller sans la prise de risque. Si c’était facile on n’allait pas se retrouver ici. Félicitations à vous et continuez à apporter de l’espoir. Parce que vous avez aujourd’hui cette opportunité. La chance de donner espoir au peuple malien. Merci d’être venus et à la prochaine. Que Dieu protège et bénisse le Mali.

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Fonds Covid&#45;19 :  Le rapport BVG a relevé un trou de plus de 50 milliards de F CFA</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/fonds-covid-19-le-rapport-bvg-a-releve-un-trou-de-plus-de-50-milliards-de-f-cfa-2944154.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/fonds-covid-19-le-rapport-bvg-a-releve-un-trou-de-plus-de-50-milliards-de-f-cfa-2944154.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 16 Sep 2021 01:03:47 +0000</pubDate>
<dc:creator>22 Septembre</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Ce rapport du Bureau du Vérificateur Général a relevé des irrégularités administratives et des dysfonctionnements dans la gestion du fonds Covid-19</strong>

Ces irrégularités et dysfonctionnements ont fait l’objet de transmission et de dénonciation par le Vérificateur général au Président de la Cour suprême et aux Procureurs de la République près les tribunaux de grande instance de la Commune III du district de Bamako, de Mopti et de Kayes, chargés du Pôle économique et financier

<strong> </strong>Ces irrégularités financières, portent sur : des<strong> marchés d’acquisition de masques par la CCIM sans contrat à hauteur de 9 462 500 000 FCFA ; </strong> droits d’enregistrement et redevance de régulation non exigés par la CCIM pour 378 087 500 FCFA ; du  montant non déposé dans les banques par le Directeur général du Fonds de garantie du Secteur privé à hauteur de 6 500 000 000 FCFA ; du montant non transféré par le Coordinateur du Projet Jigisemejiri estimé à 30 097 471 525 FCFA ; des dépenses indues effectuées par le Coordinateur du Projet Jigisemejiri pour 25 200 000 FCFA ; des dépenses indues effectuées par le Régisseur de la caisse d’avance du ministère des Maliens de l’extérieur à hauteur de 436 679 741 FCFA ;

A  celles-ci s’ajoutent la dépense indue au profit d’un opérateur économique ordonné par l’ex ministre de l’Économie et des Finances et son homologue de l’Industrie et du Commerce pour un montant de 2 085 600 000 FCFA  des  dépenses irrégulières du Régisseur d’avances du ministère de la Sécurité et de la Protection civile pour un montant de 55 090 078 FCFA ; des  surplus de facturation payé à l’EDM sur la gratuité de consommation à hauteur de 760 177 650 FCFA ; des  dépenses non justifiées par le Directeur administratif et financier et le Régisseur spécial d’avances de la Primature à hauteur de 202 802 875 FCFA ; de la minoration de droits d’enregistrement et de redevances de régulation par les agents des impôts sur des contrats conclus par l’OPAM pour un montant de 27 381 557 FCFA ; au paiement de contrats non enregistrés par le PDG de l’OPAM occasionnant une perte de recettes pour l’Etat de 20 727 000 FCFA

D’autres irrégularités non moins importantes sont aussi à signaler, à savoir : les dépenses indues effectuées par le Directeur général de l’INSP à hauteur de 144 630 000 FCFA ; les  dépenses indues effectuées par les Médecins chef des CSRéf des Communes I, II, III, IV, V et VI du District de Bamako et leurs comptables pour un montant de 29 400 000 FCFA ; les dépenses indues effectuées par Directeur général de l’hôpital du Mali à hauteur de 53 411 000 FCFA ; les  dépenses indues effectuées par le Directeur général du CHU du Point G pour 24 320 800 FCFA ; les  dépenses indues effectuées par le Directeur général du CHU Gabriel TOURE pour 100 551 667 FCFA ; les  dépenses indues effectuées par le Directeur général du Centre de recherche et de lutte contre la drépanocytose pour un montant de 3 900 000 FCFA ; les dépenses indues effectuées par le Directeur régional de la santé de Kayes pour 4 810 000 FCFA ; l’utilisations irrégulières de pièces comptables pour justifier des dépenses de carburant et de gardiennage par le Directeur général de l’Hôpital de Kayes à hauteur de 18 985 680 FCFA ; les dépenses indues effectuées par le Directeur de l’Hôpital de Kayes pour un montant de 21 156 000 FCFA ; les  dépenses indues effectuées par le Médecin-Chef du CSRéf de Kayes et son comptable pour un montant de 1 080 000 FCFA ; les dépenses indues effectuées par le Médecin-Chef et son Comptable du Centre de CSRéf de Kita pour un montant de 871 000 FCFA ; les  dépenses indues effectuées par la Directrice régionale de la Santé de Koulikoro pour 15 484 003 FCFA ; les dépenses indues effectuées par le Médecin-Chef du CSRéf de Banamba pour 1 660 000 FCFA  etc.

Comme les rapports précédents, le BVG a fait des recommandations pour la bonne gestion des ressources issues du contribuable malien.

<strong>Diakalia M Dembélé</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Assimi Goïta prévient : « la lutte contre la corruption sera sans état d’âme et sans esprit de recul »</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/assimi-goita-previent-la-lutte-contre-la-corruption-sera-sans-etat-dame-et-sans-esprit-de-recul-2944001.html</link>
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<pubDate>Wed, 15 Sep 2021 09:44:18 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le président de la Transition a rencontré les membres du Conseil supérieur de la Magistrature au Palais de Koulouba, ce mardi 14 septembre 2021. En sa qualité du président du Conseil le Colonel Assimi Goïta a galvanisé sa troupe et les a exhortés à poursuivre la lutte contre la corruption engagée.</strong>

<strong> </strong><strong><em>-maliweb.net-</em></strong><em> « Aujourd’hui, vous avez l’opportunité de donner espoir au peuple malien »</em>. C’était les derniers mots du président Assimi Goïta aux magistrats, et ce n’était pas les plus importants. Dans l’intervention de cinq minutes, le colonel Assimi Goïta est apparu sûr de lui, avec un discours à la hauteur de l’enjeu. Le chef de l’Etat a commencé par saluer les « efforts » des uns et des autres <em>« depuis le début du redressement de la transition ».</em>

La stabilité du Mali est liée à la sécurité, reconnaît Assimi Goïta. Mais, plus que la sécurité, a indiqué le Chef de l’Etat, la justice est le premier pilier de la stabilité. <em>« Il n’y a pas d’Etat fort, sans une justice forte », </em>a-t-il insisté devant les membres du Conseil supérieur de la magistrature.

Dans la lutte contre la corruption, le Colonel Assimi Goïta avertit les magistrats. Les éléments défectueux existent à tous les niveaux de la société. <em>« Des hommes prêts à vendre leur nation pour leurs propres intérêts »,</em> a affirmé le président de la transition. Qu’à cela ne tienne, la lutte contre la corruption se poursuivra.  <em>« Il s’agit de la volonté du peuple on n’a pas d’autres choix que de l’exécuter », </em>a expliqué Assimi.

<em>« La lutte contre la corruption sera sans état d’âme et sans esprit de recul »,</em> a prévenu le président Goïta, invitant ses visiteurs du jour à regarder l’état des routes, des hôpitaux…. “Où est parti l’argent dégagé pour leur réalisation ? ”interroge-t-il, soucieux sans doute du bien-être des populations. On parle de refondation, mais il faut refonder l’homme malien. Selon Assimi, ce sont des hommes qui planifient et exécutent la corruption. Il faut donc des hommes capables de combattre cela.

&nbsp;

<strong>Mamadou TOGOLA</strong><strong> /maliweb.net</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Marchés des équipements militaires : Du lourd se prépare</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/marches-des-equipements-militaires-du-lourd-se-prepare-2943924.html</link>
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<pubDate>Wed, 15 Sep 2021 00:51:26 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Les marchés du ministère de la Défense et des Anciens Combattants (Mdac), connus sous le nom d’équipements militaires, connaissent un rebondissement avec l’interpellation de plusieurs opérateurs économiques,  personnalités civiles et militaires. Samedi dernier, trois fournisseurs en lien avec cette affaire ont été placés sous mandat de dépôt.</em></strong>

<strong><em> </em></strong><em>« Le temps de la justice n’est pas celui des hommes »</em>. Cet adage bien usité dans le milieu judiciaire qui signifie que la justice prend tout son temps pour enquêter dans un dossier donné, a eu tout son sens le samedi 11 septembre 2021, par le placement sous mandat de dépôt de Moussa Amadou Aly Niangado, Moussa Fané et Abdramane Kéita. Les trois commerçants sont inculpés d’<em>« atteinte aux biens publics »</em>, <em>« faux et usage de faux »</em> dans des marchés de livraison de moyens roulants à l’armée. Les enquêtes les concernant ont pris 72 heures puisqu’ils étaient gardés à la brigade de recherche du Pôle économique, située à l’ACI-2000 pour des besoins d’enquêtes, avant d’être envoyés en prison le samedi dernier par le juge d’instruction du Pôle économique et financier de Bamako.

Le dossier des équipements militaires où l’on parle de 1200 milliards de F CFA pompés dans la Loi de Programmation militaire (Lopmi), ressemble à une véritable caserne d’Aly Baba.

Le Procureur en charge du Pôle économique et financier de Bamako avait ouvert les enquêtes depuis plusieurs mois. Le mois de mai dernier, le porte-parole du Président de la Transition, le Colonel Assimi Goïta avait cité parmi les causes du putsch contre Bah Ndaou, la lenteur observée par le gouvernement de Moctar Ouane dans l’ouverture des enquêtes contre des ex-dignitaires trempés dans des affaires de corruption, notamment ceux qui sont soupçonnés de détournement des derniers publics en rapport avec la Lopmi.

<strong>Traque en cours contre les suspects</strong>

L’inculpation de ces trois opérateurs économiques qui ne sont pas reconnus comme de gros clients du ministère de la Défense et des Anciens combattants est un signe avant-coureur de la traque en cours contre les suspects de marchés douteux des équipements militaires à des degrés différents. Les regards sont tournés vers de gros opérateurs économiques qui ont bénéficié des dizaines de milliards de F CFA au Mdac, sous le couvert de la Lopmi. Ces présumés délinquants financiers ne seront pas les seuls à répondre de leurs actes. Leurs complices civils ou militaires sont aussi fichés.

Jusque-là, un seul opérateur économique avait été inquiété par la justice. En mai 2020, le PDG de Motors Leader Africa (GMLA Africa), Cheickné Sylla dit « Colonel », l’un des fournisseurs du Mdac, avait été écroué sur plainte de son client (Madac) pour « escroquerie », « faux et usage de faux » dans une affaire de livraison de 300 véhicules aux FAMa. Sur ce fait, il a été accusé d’imitation de signature du ministre de la Défense et du DFM pour établir de faux contrats de fourniture de véhicules, d’une valeur de 795 290 000 F CFA, avec la complicité d’un cadre de la BCS. « Colonel » a recouvré la liberté conditionnelle après quelques mois en détention.

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<strong>Abdrahamane Dicko</strong>

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<title>Mali : le Premier ministre réaffirme le soutien du gouvernement à l’OCLEI dans sa croisade contre la corruption et la délinquance financière</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/mali-le-premier-ministre-reaffirme-le-soutien-du-gouvernement-a-loclei-dans-sa-croisade-contre-la-corruption-et-la-delinquance-financiere-2943661.html</link>
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<pubDate>Mon, 13 Sep 2021 13:28:59 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le Premier ministre, Dr Choguel K Maïga, a rendu le lundi 13 septembre une visite de courtoisie à l’Office Central de Lutte Contre l’Enrichissement Illicite (OCLEI). Occasion pour lui de réaffirmer la volonté des autorités de la transition à lutter contre la corruption et la délinquance financière. </strong>

-<strong> <em>maliweb.net</em> - </strong>En se rendant à l’Office Central de Lutte Contre l’Enrichissement Illicite (OCLEI), le Premier ministre témoigne de son attachement à lutter contre la mauvaise gouvernance et la corruption. Une visite dont se réjouissent les membres de l’OCLEI. Ce, d’autant que c’est la première fois qu’un Chef du gouvernement se rend à l’OCLEI depuis sa mise en place en 2017.

Selon le président de l’OCLEI, Dr Moumouni Guindo, l’enrichissement illicite est un phénomène qui a un impact très grave au Mali. Il a, à titre illustratif, affirmé que les différents rapports de contrôle de 2005 à 2019, ont fait ressortir plus de 1266 milliards FCFA comme étant des conséquences financières des actions de mauvaise gouvernance dans certains services publics du Mali. Ce qui est énorme en 15 ans ! S’exclame-t-il. Cette somme, affirme-t-il, peut construire environ 1500 centres de santé de références au Mali en prenant comme modèle le Centre de Santé de Diéma. Celui-ci, dit-il, est presque comme un hôpital pour ceux qui le connaissent.

D’après le président Guindo, tous les secteurs du pays sont malheureusement affectés par le phénomène. Et L’OCLEI a déjà transmis près de 10 dossiers à la justice pour pas moins de 07 milliards de biens. Il dit compter sur le Chef du gouvernement pour faire accélérer les dossiers dans le strict respect des droits de la défense et la séparation des pouvoirs.

Tout en se disant très heureux de voir la lutte contre la corruption et la délinquance financière figurer en bonne place dans le Programme d’Action du Gouvernement (PAGT), le président Guindo a attiré l’attention du Premier ministre sur les problèmes qui assaillent l’OCLEI. Parmi ceux-ci les relations exécrables avec les citoyens et certaines centrales syndicales notamment l’UNTM, qui demande la relecture de la Loi portant création de l’OCLEI. Dr Guindo dit compter sur l’implication personnelle du Premier ministre pour atténuer, voire lever ses difficultés. A cela s’ajoute l’exigüité du bâtiment dans lequel loge l’OCLEI.

<strong>La lutte contre la corruption et l’impunité figure en bonne place dans le PAGT </strong>

Malgré toutes ces difficultés, l’OCLEI entend poursuivre d’une part les enquêtes et les investigations et d’autre part poursuivre ses collaborations avec les autres services de contrôle impliqués dans la lutte contre la corruption et l’enrichissement illicite et la justice.

« <em>Cette visite s’inscrit dans une série de visites de terrain que je suis en train d’effectuer pour faire passer des messages</em> », a tout de go déclaré le Premier ministre, Dr Choguel K Maïga.  D’après lui, le gouvernement de transition a une ferme intention et la ferme résolution de mettre en œuvre tout ce qui est inscrit dans le PAGT dans lequel la lutte contre l’impunité et la bonne gouvernance est inscrite en bonne place. « <em>La mauvaise gouvernance et l’impunité sont l’une des causes fondamentales de la déliquescence de l’Etat malien</em> », a-t-il diagnostiqué.

C’est pourquoi, il se dit persuadé qu’aussi longtemps que l’Etat ne prend pas en main la question de lutte contre la corruption et l’impunité, le redressement attendu des maliens restera un vain mot. « <em>La refondation de l’Etat, le mot clé des discours politiques, n’aura pas de sens </em>», a dit le Chef du gouvernement. A l’en croire, les maliens ont soif de sécurité et de justice. C’est pourquoi, affirme-t-il, les autorités de la transition n’ont d’autre choix que de soutenir l’OCLEI, de l’apporter ce dont il a besoin dans la lutte contre la corruption et la délinquance financière.  « <em>Aucun doute sur la volonté du gouvernement de transition de lutter contre la corruption et l’enrichissement illicite </em>», a martelé le Premier ministre.

<strong>Abdrahamane SISSOKO/Maliweb.net </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Corruption et délinquance financière :   Vivement l’ouverture d’autres dossiers</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/corruption-et-delinquance-financiere-vivement-louverture-dautres-dossiers-2943487.html</link>
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<pubDate>Mon, 13 Sep 2021 01:21:54 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Aube</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Engager une véritable lutte contre la corruption et la délinquance financière au Mali. Telle ensemble la volonté affichée des Autorités de la transition. Ainsi, le 26 août 2021, </strong><strong>l’ancien Premier Ministre, non moins ancien Ministre de la Défense et des Anciens Combattants, Soumeylou Boubeye Maïga, a été placé sous mandat de dépôt après avoir été entendu par la Chambre d’Accusation de la Cour Suprême et Mme Bouaré Fily Sissoko, ancienne Ministre de l’Economie et des Finances, elle aussi écrouée à la prison pour femmes de Bolé pour la même affaire.</strong>

<strong> </strong><strong>En effet, depuis le coup d’Etat d’août 2020, les Maliens attendent l’ouverture des enquêtes</strong> <strong>sur les scandaleux dossiers financiers et autres détournements des deniers publics qui ont entaché les 7 années du mandat d’Ibrahim Boubacar Kéïta. Et le Premier Ministre, Choguel Kokalla Maïga avait, lors de la présentation du plan d’actions du gouvernement 2021-2022, a promis une « </strong><em>gouvernance de rupture et d’exemplarité</em><strong> », fondée sur la lutte contre la corruption et l’impunité. </strong>

L’arrestation de Soumeylou Boubèye Maïga, Mme Bouaré Fily Sissoko, et de deux Opérateurs économiques dont Mohamed Aly Niangadou semble donner une nouvelle impulsion à la lutte contre la délinquance financière. Cette volonté de la Justice de mener une lutte implacable contre les auteurs de<strong>s </strong>actes <strong>détournements des deniers publics doit se poursuivre et aller jusqu’au bout ; car, les dossiers de scandales financiers et autres malversations ne manquent pas.</strong>

Aussi, pendant les 7 dernières années du Régime calamiteux d’IBK, ce ne sont pas les scandales qui ont manqué. Outre l’achat de l’avion présidentiel et l’acquisition des équipements militaires pour l’Armée malienne, il y a les sulfureuses affaires de « blindés en carton », l’opacité qui entoure l’emploi des fonds de la loi de programmation militaire, les engrais frelatés, les 10000 tracteurs, les logements sociaux, etc. Des détournements des fonds publics qui ont mis la République dans un gouffre financier sans précédent de l’Histoire de notre pays.<strong> </strong>

Aussi, plusieurs milliards de FCFA sont détournés par an à cause de la corruption. C’est selon plusieurs Rapports dont celui du Bureau de Vérificateur Général qui élabore périodiquement un document de contrôle sur la gestion des deniers publics. Tous les secteurs sont infestés : santé, éducation, emploi, sécurité, justice, …

Mais au-delà des rapports du Bureau de Vérificateur Général plusieurs autres sandales ont ébranlé le Mali ces dernières années.

Comme celui concernant la fourniture de véhicules au MOC. Ainsi en avril 2016, le gouvernement a remis au MOC (Mécanisme opérationnel de coordination) 42 véhicules destinés aux patrouilles mixtes. La presse a rapporté que lesdits véhicules ont coûté à l’État 2 milliards 300 millions de FCFA, soit plus de 50 millions l’unité.

Après l’affaire de l’avion présidentiel et des équipements militaires surfacturés, le Malien lambda était loin de s’imaginer qu’un autre scandale, portant lui aussi sur des milliards de FCFA, éclaterait. Ce énième scandale portait sur une soixantaine de milliards F CFA destinés à l’achat de l’engrais pour les paysans, sous forme de prêts à rembourser dès la fin des récoltes dans les opérations de développement rural.

C’est un minuscule GIE (Groupement d’intérêt économique) qui était chargé de l’attribution, à travers un avis d’appel fort douteux, de ce gros et juteux marché à des fournisseurs, parfois sans foi ni loi. Il a fallu qu’un concurrent mécontent crache dans la soupe, en soumettant au test de conformité l’engrais d’un rival à un laboratoire de la place, pour que le pot aux roses soit découvert et que la vérité dans toute son horreur commence à être étalée sur la place publique. Le Président de la République a promis la fermeté dans ce dossier, au cours de la session du Conseil supérieur de l’agriculture qu’il a présidée le 16 mai 2016. L’opinion a longtemps attendu sa réaction. En vain !

<strong>L’impunité encourageant de nouvelles atteintes à la morale publique, une nouvelle affaire dite « des 1000 tracteurs » a été révélée à l’opinion malienne.</strong>

Un autre scandale qui a éclaboussé le mandat d’IBK : l’attribution des 1552 logements sociaux de Tabacoro, dans laquelle il a été orchestré une véritable magouille à ciel ouvert. En plus des ministres de la République et des cadres de l’administration Ainsi, sous IBK, le Mali est entré dans une nouvelle ère des logements sociaux. Désormais, tous les bénéficiaires doivent avoir un caractère particulier : être militant ou sympathisant d’un parti de la mouvance présidentielle, ou avoir un lien avec un président ou un membre des institutions de la République. Un autre scandale qui a marqué le règne d’IBK est l’achat de 2 hélicos Puma, en 2017.  Cette affaire sombre a éclaté après que l’ancien Président de la République IBK ait confirmé dans un entretien à Jeune Afrique que les avions achetés sous son magistère sont cloués au sol « faute de maintenance appropriée ». Après, c’était au tour du Président de la Commission Défense de l’Assemblée Nationale de l’époque, Karim Kéïta, de déclarer, lors d’un colloque à Paris que : « les hélicoptères que nous avons achetés ne peuvent plus voler, ça marchait au début mais vraisemblablement on a un problème d’entretien depuis l’achat, je me demande si on n’a pas été floué à l’achat » …

Cette déclaration a réveillé les forts soupçons de surfacturation et les malversations portant sur les ressources financières destinées à acquérir des équipements pour l’armée.

Il urge donc pour la Justice de donner suite sur un certain nombre de dossiers qui ont mis à mal notre pays. C’est dans, notamment, l’achat de l’avion présidentiel et des équipements militaires, des engrais frelatés… dont les présumés coupables n’ont nullement été pour le moment inquiétés.   Ces affaires sont aujourd’hui pendantes au niveau de la Justice.

Pourtant tous les scandales dissimulés jusque-là se dévoilent facilement après un audit anodin. Ceux qui avaient été découverts par les institutions habilitées et organes de contrôle, mais mis dans les tiroirs par l’ancien président Ibrahim Boubacar Keita, durant tout le temps qu’il était aux affaires, commencent à apparaitre au grand jour. Mais les <strong>Auteurs des détournements de deniers publics (nullement inquiétés) se pavanent toujours dans les rues à l’intérieur et extérieur du pays. Curieusement depuis le coup d’Etat du 18 août 2020, aucun d’entre eux n’a été inquiété.</strong>

En 2018, un Rapport canadien sur le traitement judiciaire des cas d’irrégularités financières précise que <em>« près de la moitié des dossiers font l’objet d’un classement sans suite ; donc, pas de poursuites, faute d’infraction pénale »</em>. Ce qui amène à un <em>« niveau très bas de recouvrement de 6,5 % du montant total des irrégularités financières ».</em> En clair, les Autorités maliennes n’auraient récupéré qu’environ 48 milliards de francs CFA (73,2 millions d’euros) sur les 741,5 milliards de francs CFA d’irrégularités financières constatées par le BVG entre 2005 et 2017.  On attend, en somme, plus de rigueur de la part des Autorités de la Transition dans le recouvrement des irrégularités financières.

<strong>Mohamed Sylla</strong>

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<title>Lutte contre la corruption :  Une cour d&amp;apos;assises spéciale en chantier</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/lutte-contre-la-corruption-une-cour-dassises-speciale-en-chantier-2943256.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 11 Sep 2021 01:25:31 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Des interpellations et des détentions provisoires, on en apprend tous les jours, sans voir aboutir lesdits dossiers. De sorte que les citoyens commencent à douter de l'efficacité de la justice en matière de lutte contre la corruption et la délinquance financière. Mais le temps de la justice n'étant pas celui du citoyen, les magistrats en charge des dossiers ont pris le temps de bien les ficeler avant de les faire passer en phase de jugement, notamment devant la Cour d'assises dont une session spéciale consacrée à la matière est prévue dans le dernier trimestre de l'année en cours.</em></strong>

Beaucoup de gestionnaires, cadres politiques et administratifs interpellés dans le cadre de la lutte contre la corruption et la délinquance financière, seront bientôt fixés sur leur sort. En effet, beaucoup de ceux qui sont inculpés après un passage au Parquet du Pôle économique et financier du tribunal de Grande instance de la commune III de Bamako, qu'ils soient en détention préventive ou en liberté, devront se préparer à se présenter à la barre d'une Cour d'assises spéciale pour y être jugés.

D'ores et déjà, des préparatifs sont en cours au niveau des autorités judiciaires pour la tenue de ces procès tant attendus, à cause de la personnalité des prévenus qui ne sont pas des citoyens anonymes, mais surtout parce que des résultats concrets sont attendus de la part de la justice, en ce qui concerne la suite réservée aux nombreux rapports des corps de contrôle et services spécialisés de vérification.

C'est vrai qu'avec la publicité maintenue autour des rapports de vérification et d'audit, lesquels mettent en cause des gestionnaires en faisant état de sommes faramineuses délestées illégalement à l'Etat, les citoyens ont l'impression de vivre dans une impasse parce que s'il y a beaucoup de bruit en amont, c'est le silence radio en aval, plus précisément quand il s'agit de préciser le sort réservé à ces multiples rapports.

C'est d'autant plus important que la déclaration du président IBK lors d'une rentrée solennelle des cours et tribunaux, notamment qu'il avait transmis plus de deux-cents (200) dossiers à la justice sans suite, raisonne encore dans la tête des Maliens qui observent la justice, attendent, mais s'impatientent.

C'est vrai qu'en son temps le Procureur général d'alors, le magistrat émérite Daniel Tessougué, avait pris le soin de remettre les choses en ordre, précisant que la transmission d'un rapport ne signifiait pas systématiquement l'ouverture d'une procédure de poursuite judiciaire, d'autant que la plupart de ces dossiers étaient des rapports inexploitables en justice parce que dépourvus de substance en termes de preuves et de documents devant permettre d'actionner véritablement l'action judiciaire.

Mais puisque depuis deux à trois ans les choses s'accélèrent, jusqu'à priver des personnalités de leur liberté, en les faisant loger gratuitement, malgré leur gré, dans l'hôtel hors classe de Bamakocoura où ils côtoient les pires délinquants de la République, les juger devant la Cour d'assises serait la chose la mieux souhaitée afin d'écourter leur période de détention préventive déjà longue pour certains.

En un mot comme en mille, une Cour d'assises spéciale avant la fin de l'année en cours est une bonne réponse de la justice aux doutes et préoccupations des citoyens quant à l'efficacité de la lutte contre la corruption et la délinquance financière.

Rendez-vous est donc pris au cours du dernier trimestre de cette année comme nous y invitait le Procureur général lors de l'ouverture officielle de la session de la Cour d'assises en cours à Bamako. Sans détour, il annonçait la tenue de cette cour d'assises spéciale que nous attendons avec impatience pour savoir finalement qui a fait quoi et taire ainsi les supputations sur des dossiers qui ont fait, évidemment, les choux gras dans les causeries des <strong>"grins"</strong> et les salons feutrés de Bamako où, très souvent, on pense laver plus blanc ou sévir plus que la justice. A tort ! <strong>  </strong>

<strong>Amadou Bamba NIANG</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Scandale du marché d&amp;apos;équipements militaires et de l&amp;apos;achat de l&amp;apos;avion de commandement :  Pourquoi la Cour suprême remet l&amp;apos;affaire sur le tapis</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/scandale-du-marche-dequipements-militaires-et-de-lachat-de-lavion-de-commandement-pourquoi-la-cour-supreme-remet-laffaire-sur-le-tapis-2943251.html</link>
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<pubDate>Sat, 11 Sep 2021 01:17:21 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Faux en écriture, atteinte aux biens publics, favoritisme, surfacturation, fraudes fiscales, violations répétées du code des marchés publics… sont quelques-uns des griefs qui motivent la réouverture des enquêtes sur l'affaire de l'avion présidentiel et des équipements militaires. Un dossier qui incrimine l'ancien Premier ministre Soumeylou Boubèye Maïga (ministre de la Défense et des Anciens combattants à l'époque des faits), Mme Bouaré Fily Sissoko (ministre de l'Economie et des Finances), Moustapha Ben Barka (ministre délégué à la Promotion des investissements) et nombre de personnalités du monde des affaires.

On croyait l'affaire définitivement close après le classement sans suite suivant décision n°28/PR/017 du 18 août 2017 du procureur de la République chargé du Pôle économique et financier du Tribunal de grande instance de la Commune III du district de Bamako, mais c'était faire fi des arcanes et des subtilités du droit, qui permettent, apprend-on, à la justice de revenir sur une affaire classée sans suite, avec la survenue de faits nouveaux.

Au-delà de la polémique entre les spécialistes du droit sur la compétence ou non de la Cour suprême à se saisir de l'affaire dite de l'avion présidentiel et des équipements militaires dans laquelle les noms de trois membres du gouvernement en son temps sont cités, une source proche du dossier souligne que la totalité des équipements a été fournie par des sociétés non attributaires du marché comme Acma, SOFRADC et Mag. Ce qui, du point de vue du droit, est une grave entorse à la loi.

Ensuite, le parquet général de la Cour suprême reproche pêle-mêle aux personnalités incriminées le choix du gré à gré en lieu et place de la consultation restreinte ; le paiement de frais bancaires d'un montant de 5 milliards de Fcfa aux frais de l'Etat sur la garantie autonome à première demande de 100 milliards de Fcfa annulée ; le paiement d'environ 9 milliards 350,1 millions de Fcfa de frais d'approche pour Guo-Star, avant même la définition des termes de la convention ; le paiement d'un frais de transit d'un montant de plus 453 millions de Fcfa ; la non traduction du contrat du marché en langue française (il n'est disponible qu'en anglais).

L'autre grief porte sur l'usage injustifié de l'article 8 du code des marchés publics (secret-défense). A ce propos, de hauts magistrats de la Cour suprême arguent que les matériels figurant sur les devis (pelles, pioches, bérets, macarons, bidons individuels, couverture en laine, tente, etc.), sont des biens ordinaires dont le marché pouvait être passé par la procédure ordinaire des marchés publics ; autrement dit aucune nécessité de les couvrir par le secret-défense.

Du reste, pour justifier l'inapplication du secret-défense aux commandes passées, la Cour suprême vise l'article 15 de la loi de 1998 régissant les relations entre l'administration et les usagers du service public, qui règlemente les conditions de délivrance de certains actes tout en classifiant ceux qui sont frappés du sceau secret-défense.

Le procureur de la Commune III est-il allé au-delà de ses pouvoirs en classant l'affaire sans suite ? Pour un praticien du droit, cela ne fait pas l'ombre d'aucun doute. "<em>Il importe de signaler que la loi ne donne pas de pouvoir au procureur du Pôle économique ni pour décider d'un classement sans suite ni pour mettre en mouvement l'action publique dans les affaires où des ministres de la République ou assimilés sont impliqués et sont dès lors sujets à poursuite pénale".</em>

Il convient de préciser que le classement sans suite décidé par le procureur de la Commune III est motivé par l'article 9 de la directive n°4/2005/CM/Uémoa du 9 décembre 2005 et l'article 8 du décret portant procédure de passation des marchés publics qui disposent que <em>"la présente règlementation ne s'applique pas aux marchés de travaux de fourniture et de services lorsqu'ils concernent les besoins de défense et de sécurité nationale exigeant le secret et pour lesquels la protection des intérêts essentiels de l'Etat est incompatible avec les mesures de publicité"</em>. Un prétexte ?

C'est en tout cas sur instruction du garde des Sceaux, ministre de la Justice et des Droits de l'Homme que le procureur du Pôle économique, par lettre 033/PR-CIII-Bamako du 10 décembre 2019, a décidé de la réouverture des enquêtes dans ce dossier. Le procureur estime que la première enquête serait incomplète parce que plusieurs personnalités intervenues dans la conclusion des contrats n'ont pas été entendues et conteste l'argumentaire développé par son prédécesseur. Pour le nouveau procureur, un nouvel examen du dossier peut aller au-delà des infractions retenues et discutées et aboutir à d'autres malversations. Voilà pourquoi l'enquête est de nouveau confiée à la Brigade économique du Pôle économique et financier de la Commune III.

<strong>Le sort en est jeté</strong>

D'ores et déjà, celle-ci a entendu plusieurs personnes ayant joué un rôle si minime soit-il dans les faits dénoncés et permis une collecte documentaire en lien avec les faits incriminés. Concernant sa compétence à connaître de l'affaire, la Cour suprême, notant l'absence de la Haute Cour de justice pour juger les ministres mis en accusation devant elle par l'Assemblée nationale, rappelle son arrêt n°7 du 10 mars 1981 dans l'affaire ministère public et l'Etat du Mali contre Kissima Doukara (membre de la junte au pouvoir et ministre de la Défense, de l'Intérieur et de la Sécurité au moment de son arrestation le 28 février 1978, Ndlr) et autres, soulignant que la traduction d'une personnalité devant la Haute Cour de justice s'apprécie par rapport à l'existence des textes législatifs y afférents ainsi que par rapport à sa mise en place effective.

D'ailleurs, étant donné que les faits ont été commis entre le 13 novembre 2013 et le 10 février 2014, date de signature des conventions incriminées alors que la Haute Cour de justice n'est devenue opérationnelle que le 22 avril 2014, faire intervenir cette institution, au demeurant éminemment politique, serait une violation du principe de la non rétroactivité des lois pour des faits commis avant cette date marquant son effectivité fonctionnelle, se défend-elle. Alea jacte est ! En d'autres termes, le sort en est jeté ! Les uns et les autres devraient donc plutôt s'attacher à trouver les arguments pertinents et imparables pour se blanchir ou pour conforter l'accusation.Ce procès devrait en tout cas renforcer le socle de l'Etat de droit au Mali et signifier la fin de l'impunité. <strong>                                 </strong>

<strong> La Rédaction</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Après avoir laissé plus de 3 milliards Fcfa de fraude et d&amp;apos;irrégularités financières au CHU du Point G : Mamady Sissoko en train de mettre la PPM dans l&amp;apos;agonie</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/apres-avoir-laisse-plus-de-3-milliards-fcfa-de-fraude-et-dirregularites-financieres-au-chu-du-point-g-mamady-sissoko-en-train-de-mettre-la-ppm-dans-lagonie-2943247.html</link>
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<pubDate>Sat, 11 Sep 2021 01:02:12 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>On se pose toujours la question de savoir comment M. Mamady Sissoko a pu se retrouver Pdg de la Pharmacie Populaire du Mali (PPM) malgré ses démêlés de justice, son bilan désastreux, calamiteux et compromettant du Centre Hospitalier Universitaire du Point-G.</em></strong>

elon le rapport du vérificateur général en janvier 2018 et suivant la lettre confidentielle N°conf.0011/2018/BVG du 12 janvier 2018, concernant la vérification des opérations de recettes et de dépenses au niveau du CHU du Point-G pour la période de 2014, 2015 et 2016 (août), le Bureau du Vérificateur général (BVG) a constaté des irrégularités pour un montant total de 3 639 560 767 Fcfa. Il s'agit d'irrégularités relevant de fraudes et d'autres à classer au chapitre de la mauvaise gestion. Ce dossier est toujours en instruction au Pôle économique et financier du tribunal de Grande instance de la commune 3.

Les fraudes ont atteint un montant colossal de 2 353 886 363 Fcfa. Il s'agit de recettes de dialyses non perçues pour un montant de 22 530 250 Fcfa, de recettes de caisse encaissées mais non reversées pour un montant de 36 193 184 Fcfa, de factures déjà acquittées mais réutilisées pour justifier des paiements pour un montant de 872 800 Fcfa,  de kits de dialyse acquis dont l'utilisation n'a pas été justifiée, pour un montant de 500 950 080 Fcfa ; de réceptions de biens et services sans preuve de livraison pour un montant de 1 793 340 049 Fcfa.

A cela, il faut ajouter les irrégularités financières au titre de la mauvaise gestion dont le montant total s'élève à 1 285 674 404 Fcfa.

Depuis son passage à la Direction de l'hôpital du Point G, cet établissement hospitalier de prestige ne s'est plus relevé. Après lui, les différentes administrations qui se sont succédé admettent tous qu'il est à la base des problèmes de fonctionnement. Pour le personnel, il aurait enterré à jamais leur hôpital !

On imagine combien de vies humaines pouvaient être sauvées par ces fonds frauduleux, dilapidés ou détournés pour des intérêts personnels ?  Qui aurait cru à ce bilan catastrophique avant son départ de ce poste à l'hôpital du point G si on s'en tient à des éloges personnels qui servies dans la presse ?  Le CHU du Point- G n'est-il pas toujours demeuré encore plongé dans ce gouffre financier avec ses travers ? Est-ce que ce Mali-Kura tant promu aurait-il besoin de ce genre de cadres sans référence ?

Avec un tel responsable à la tête de la PPM, on ne doit pas être étonné que cette société soit à plus de 26 milliards de dettes fournisseurs/bancaires (plus de 6,5 milliards de dettes en banque et du jamais vu depuis la création de la PPM en 1960). Et un taux de disponibilité faible des produits du panier (médicaments essentiels) reconnu par le dernier comité de gestion et à améliorer. Par exemple, ce taux était moins de (- 50%) au niveau du Département régional PPM le plus performant parmi les autres.

Il faut dire que la PPM n'est plus que l'ombre d'elle-même, elle ne sert plus la santé des Maliens. Au lieu de s'approvisionner avec ses fournisseurs internationaux et les fabricants traditionnels dont les produits sont préqualifiés, elle est résolue à s'approvisionner paritairement chez les fournisseurs locaux, contrairement à sa politique et à ses missions (accessibilité géographique et financière des produits de qualité).  Elle n'est plus incontournable dans la satisfaction des besoins des hôpitaux et des services de santé publics. En fait, elle ne peut plus respecter ses engagements ni ceux de ses fournisseurs (retards dans le règlement des factures échues depuis 2018 de certains partenaires privilégiés).

Avec ces difficultés et toutes ces incertitudes, le personnel de la PPM a le droit de s'inquiéter de son avenir qui continue de s'assombrir. Le choix des hommes doit tenir compte de leur passé et des valeurs réelles qu'ils incarnent, tel n'a pas été le choix de celui-là qui officie à la PPM actuellement, en tant que Pdg et n'a décidément ni le meilleur profil ni la moralité nécessaire au vu du rapport du Vérificateur général dont les suites sont encore attendues.

<strong>                                 La Rédaction</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Corruption et délinquance financière au Mali : Les hommes d’affaires Moussa Amadou Aly Niangado et Moussa Fané en garde à vue</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/corruption-et-delinquance-financiere-au-mali-les-hommes-daffaires-moussa-amadou-aly-niangado-et-moussa-fane-en-garde-a-vue-2943081.html</link>
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<pubDate>Thu, 09 Sep 2021 14:41:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Challenger</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Deux hommes d’affaires, Moussa Amadou Aly Niangado et Moussa Fané ont été placés, hier mercredi 08 septembre 2021, en garde à vue à la Brigade économique et financière de Bamako, a-t-on appris de sources judiciaires en fin d’après-midi. Ils sont soupçonnés d’atteinte aux biens publics, faux et usage de faux dans un contrat de fourniture de véhicules au ministère de la défense et des anciens combattants.

Les enquêteurs du Pôle économique et financier auraient procédé, selon les mêmes sources, à l’audition des hauts gradés des Forces armées de défense et de sécurité dans le même dossier.

Impossible d’obtenir d’autres informations sur l’identité de deux prestataires et de hauts gradés entendus. Une petite fouille permet de savoir que le nommé Moussa Amadou Ali Niangado était le représentant de la Société DAFF et Fils (SO.DA.FI Sarl), en 2014, dans un contentieux qui l’opposait à la Société malienne de gestion de l’eau potable (Somagep) devant le Comité de règlement des différends de l’Autorité de régulation des marchés publics et de délégation de service public (ARMDS).

<strong>CD</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>OPV : Des dysfonctionnements et des irrégularités dans la gestion de l’Office</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/opv-des-dysfonctionnements-et-des-irregularites-dans-la-gestion-de-loffice-2942982.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 09 Sep 2021 10:50:46 +0000</pubDate>
<dc:creator>22 Septembre</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Pour les périodes  2017, 2018 et 2019, le rapport du Bureau du Vérificateur général (BVG) a décelé des dysfonctionnements et des irrégularités financières dans  la gestion de l’Office de protection des végétaux (OPV) pour un montant de  71 041 099 F CFA.

Les  dysfonctionnements en question portent sur le contrôle interne. C’est pourquoi, dans le rapport, il est demandé au ministre chargé de l’Agriculture de prendre des dispositions pour la relecture des textes de création de l’OPV. Cela, pour permettre à la structure d’être en phase avec des engagements internationaux relatifs à la réglementation en matière phytosanitaire ainsi que pour le renouvellement du mandat des administrateurs de l'Office.

Aussi, le même rapport exige, entre aitres :  au PCA de veiller à la tenue régulière des sessions du Conseil d’administration (CA) ; au Directeur général de veiller à l’application du cadre organique, de respecter les critères de sélection des soumissionnaires et de tenir le registre des offres conformément à la réglementation en vigueur.

Le rapport  demande  également au Directeur général de créer les commissions d’ouverture des plis et d’évaluation des offres et celles de réception des biens et services conformément à la réglementation en vigueur et de respecter les délais de réception des offres et les procédures de décaissement des fonds de la FAO.

Quant au  régisseur d’avances, le rapport du BVG lui demande de créer les conditions pour s’assurer que la régie est approvisionnée avant paiement de toutes dépenses. De même, le comptable-matières doit tenir une comptabilité-matières régulière et codifier toutes les matières.

La transmission et dénonciation des faits, pour lesquels la section des comptes de la Cour suprême et le procureur de la République près le tribunal de grande instance de la commune III du district de Bamako, chargé du pôle économique et financier ont été saisis, portent sur : le non reversement des produits de la vente des DAO pour un montant de 2 200 000 FCFA ; le  paiement d’un marché non exécuté pour un montant de 57 820 000 FCFA ; la simulation de mise en concurrence. A ceux-ci, s’ajoutent : le paiement d’indemnités de déplacement non justifiées pour un montant de 2 230 000 FCFA ; le  paiement de jetons de présence indus pour un montant de 3 430 000 FCFA et le paiement de dépenses de régie non justifiées pour un montant de 5 361 099 F.

<strong>Diakalia M Dembélé</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Affaire des matériels militaires au Mali : Ces combines de Mme Boiré Fily Sissoko qui ont favorisé l’étrange personnage Ousmane Boiré d’empocher 900 millions FCFA</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/affaire-des-materiels-militaires-au-mali-ces-combines-de-mme-boire-fily-sissoko-qui-ont-favorise-letrange-personnage-ousmane-boire-dempocher-900-millions-fcfa-2942929.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 09 Sep 2021 01:57:33 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<em><strong>Le Procureur du Pôle Économique et Financier peut se targuer d’avoir réveillé les démons à Bamako : en plus de l</strong></em><strong>’avion présidentiel qui selon des documents d’enquête a connu une surfacturation de 9 milliards FCFA, les deniers publics ont servi pour l’achat des équipements militaires. </strong>

<strong>Selon le rapport  définitif du Vérificateur, l’ex Ministre de l’Économie et des Finances, Mme Bouaré Fily Sissoko,  a fait une interprétation erronée et une application inappropriée de la disposition réglementaire relative à l’exclusion de certaines commandes publiques du champ d’application du CMP</strong><strong>.</strong> Mieux, elle a irrégulièrement accordé une garantie au titulaire du marché dans le cadre de la fourniture des matériels et équipements destinés aux forces armées. Ainsi, le titulaire du protocole d’accord à l’appui de la garantie autonome a effectué des opérations frauduleuses. Et comble de la fraude, l’ex Ministre malien de l’Économie et des Finances en accommodant le financement des deux acquisitions n’a pas respecté les dispositions relatives à la comptabilité publique et à la Loi des Finances.<strong>  </strong>

<strong>Mme Bouaré prise en flagrant délit</strong>

Le rapport définitif des enquêtes glisse littéralement sur un aspect : une personne du nom de Monsieur Ousmane Bouaré s’est fait payer la somme de 900 millions de francs CFA par la Banque Atlantique. Mais qui est ce fameux personnage inconnu ?

<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/09/Cheque-Bouare.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-2942932" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/09/Cheque-Bouare.jpg" alt="" width="650" height="204" /></a>En tout cas, son nom est mentionné, noir sur blanc, sur les mystérieux chèques payés à lui (voir les photos d’illustration) par la Banque Atlantique au nom de Guo-Star. C’est bien les déductions faites par les enquêteurs dans leur rapport définitif sur l’achat des équipements militaires.

En effet, le premier chèque portant le n°0270837  d’un montant de 200 millions de francs CFA a été payé à la date du 12/02/2014. Le second, avec le n°0270841 également de 200 millions, a été payé le 13/02/2014 ; et le troisième chèque émis avec le n°0270839 d’un montant de 500 millions de nos francs a été exécuté le 02/03/2014.

Qui est donc le Sieur Ousmane Bouaré ? Surtout que du début à la fin des enquêtes, il ne figure nullement parmi les personnes interrogées par le Vérificateur et n’occupe aucun poste ou rôle dans la procédure d’exécution des marchés. Et pourquoi l’émission d’un chèque en son nom ?

En tout cas, le fameux Ousmane Bouaré, selon le rapport définitif d’enquête a touché le premier chèque de 200 millions de francs CFA à la date du 12 Février 2014 à la Banque Atlantique. Et le billet de change en question a été émis par Guo-Star. Et à la veille de l’opération, c’est-à-dire le 11 Février 2014, la même banque a procédé, sur ordre de Guo-Star, à un virement de 4,2 milliards de francs CFA comme « <em>frais d’approche</em> » sur le compte de GOLDENROD INVESTISMENT. Et c’est ce même vocable qui a permis de faire des versements à des intermédiaires, dont la société SKY Color, Afrijet, Akira Investments etc.

Mais pour ce qui est de l’achat des équipements militaires, une société avait déjà été sélectionnée conformément à un protocole d’accord. Mieux, la lettre de recommandation de l’ancien Directeur de cabinet de la présidence de la République, Mahamadou Camara et non moins ex-ministre de la Communication, a mandaté Guo-Star. Et pourquoi le paiement des frais d’approche ? En tout cas, cette lettre N°0001 de Mahamadou Camara en date du 03 novembre 2013 est claire: <em>«Je soussigné, M. Camara, Directeur de Cabinet du président de la République, certifie que Monsieur  Sidi Mohamed Kagnassy et toutes les sociétés qu’il représente sont mandatés par la présidence de la République du Mali pour traiter avec tout fournisseur ou intermédiaire que ce soit, des affaires d’équipements des Forces de défense et de sécurité malienne. Fait pour valoir ce que de droit». </em>

<em>Pour les besoins du dossier, </em>l’adjudicateur dudit marché (le promoteur de la société Guo-Star) a été nommé Conseiller Spécial à la Présidence de la République, avec rang et prérogatives de ministre... après que l'ancien Directeur de cabinet du président IBK, Mamadou Camara, eusse envoyé  sa fameuse lettre de recommandation à qui de droit.

Plus grave encore, l’ex ministre des Finances, Mme Bouaré Fily Sissoko, a accordé une garantie de 100 milliards de francs CFA à Guo-Star qui a reversé à son tour la somme de 4,2 milliards à la mystérieuse société GOLDENROD INVESTMENT, puis 900 millions à Ousmane Bouaré. D’ailleurs, le rapport d’enquête juge abusive la lettre de garantie de 100 milliards de francs CFA de Mme l’ex ministre de l’Économie et des Finances à Guo-Star. Dans quel pays un État sérieux garanti le marché d'une entreprise privée ? En français facile, cela veut dire que si l'entreprise en question devenait défaillante, c'est le gouvernement de la république du Mali qui allait rembourser cet argent perdu pour la Banque Atlantique.

Mais pourquoi Guo-Star a émis trois chèques d’un montant cumulé de 900 millions de nos francs à Ousmane Bouaré, après la lettre de garantie de 100 milliards de l’ex ministre des Finances, Mme Bouaré Fily Sissoko ? Une question que Mme Bouaré et Guo-Star devraient donner des réponses.

En revanche, des sources attestent que le Sieur Ousmane Bouaré serait le frère du mari de l’ex Ministre des Finances, Mme Bouaré Fily Sissoko. D’où l’émission de chèques en son nom.

Sur la question, l’ex ministre de l’Économie et des Finances s’en défend sans convaincre. Cependant, dans un communiqué laconique qu’elle a rendue public, à la suite des rumeurs, Mme Bouaré précise qu’elle n’a aucun lien de parenté ou d’alliance avec M. Ousmane Bouaré qu’elle présente comme étant l’Assistant comptable du Groupe Kouma et non un agent de Guo-Star. Par la même occasion, la société Guo-Star revient à la charge et présente cette fois-ci M. Bouaré comme le Gérant de la société Guo-Star.  Des  contradictions qui lèvent toute équivoque quant aux rapprochements et accointances entre l’ex ministre de l’Économie et des Finances et la société Guo-Star représentée par Ousmane Bouaré.

Pour d’amples informations, nous avons tenté de joindre M. Bouaré qui a son contact sur le verso des fameux chèques qu’il a encaissé. En vain.

En attendant, seule la Justice nous édifiera davantage sur ce sulfureux dossier.

<strong>Jean Pierre James</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Office pour la Protection des Végétaux (OPV) :  71 millions FCFA croqués dont 57 millions pour un marché non exécuté</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/office-pour-la-protection-des-vegetaux-opv-71-millions-fcfa-croques-dont-57-millions-pour-un-marche-non-execute-2942936.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 09 Sep 2021 01:22:28 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Non reversement des produits de la vente des DAO (Dossiers d’Appel d’Offres) pour un montant de 2,20 millions FCFA ; paiement d’indemnités de déplacement non justifiées pour un montant de 2,23 millions FCFA ; paiement de jetons de présence indus pour un montant de 3,43 millions FCFA ; paiement de dépenses de régie non justifiées pour un montant de 5,36 millions FCFA ; paiement d’un marché non exécuté pour un montant de 57, 82 millions FCFA …</strong>

<strong>Telles sont, entre autres, les pratiques à l’origine d’un trou  de 71 millions à l’Office de Protection des Végétaux (OPV) en 3 ans de gestion, soit les périodes 2017, 2018 et 2019. Le Directeur Général de l’OPV, Monsieur Demba Diallo, risque gros. Et même très gros. Ces complices aussi. Accablant.</strong>

Décidément, les eaux de <strong>l’Office de Protection des Végétaux </strong>sont troubles et charrient des affaires plus nauséabondes les unes que les autres. Et le DG Demba Diallo, nous donnent des exemples carrément décalés par rapport à l’image qu’on avait ou se faisait dans la gestion de l’OPV.

En effet, le DG Demba Diallo est le pilier de la protection des végétaux et des pâturages, qui a exorcisé la mauvaise gouvernance depuis sa nomination et entretenu un flou artistique autour de la gouvernance de l’OPV.

<strong>D’embrouilles en magouilles</strong>

Aujourd’hui, force est de reconnaître que l’image de protection des végétaux et des pâturages dans notre pays est en train de partir en lambeaux, tant les coups tordus et autres deals sur les fonds de l’Office pour la Protection des Végétaux prennent de plus en plus de l’ampleur. Les derniers épisodes en date : la soustraction frauduleuse de 71 millions de nos francs (71 041 099 FCFA) sur une subvention de 1,9 milliard FCA (1 941 910 285F) accordée à l’OPV, au cours de la période 2017-2019. Et le premier responsable dans ces sales opérations est  le DG de l’OPV, M. Demba Diallo. Et pour l’exécution d’une partie du puzzle, il n’a jamais reversé les produits issus de la vente des DAO dans le compte de l’OPV.

Les fouilles ‘’archéologiques-financières’’ réalisées par le Vérificateur général à l’OPV, a mis en lumière des irrégularités financières qui ont impacté négativement l’utilisation régulière et effective des ressources financières de la structure.

En effet,  l’examen des dossiers de passation des marchés de la période sous revue a permis aux enquêteurs de constaté que le Directeur Général de l’OPV, Demba Diallo, ne reverse pas les produits issus de la vente des Dossiers d’Appel d’Offres qui s’élève à un montant total de 2 200 000 FCFA. Et jusque-là, l’équipe de vérification n’a reçu aucune preuve du reversement dudit montant dans le compte de l’OPV.

Plus grave, les enquêteurs ont révélé que le Dg de l’OPV a ordonné, irrégulièrement, le paiement du marché n°00012/CPMP relatif à la fourniture et la pose de pièces pour avion alors qu’aucune preuve de l’exécution dudit marché n’a pu être obtenue. En clair, l’OPV n’a pu fournir aucune attestation de service fait pour l’acquisition et la pose des matériels. De plus, la visite d’effectivité à la base aérienne 101 de Sénou où est stationné l’avion concerné a révélé que l’appareil n’est pas en état de service. Son dernier vol remonte au 9 juillet 2014 comme indiqué dans les cahiers de bord de l’avion qui ne mentionnent ni l’acquisition des pièces ni de réparations au cours de la période 2017-2019.  Le montant total du marché est de 57,8 millions FCFA (57 820 000F).

<strong>Passation de marchés frauduleux par le DG</strong>

Le Dg de l’OPV, Demba Diallo, a passé des marchés sans mise en concurrence et avec simulation de mise en concurrence. Afin de s’assurer que les procédures de passation de ces marchés sont appliquées, les enquêteurs du BVG ont analysé les documents de demandes de renseignement et de prix, les offres des soumissionnaires et les contrats de marché. Du coup, ils ont réalisé que le dirlo de l’OPV, Demba Diallo, a attribué des marchés sans avoir respecté la procédure de mise en concurrence.

Ainsi, pour l’achat de matériels informatiques, marché attribué à « <em>Solusys</em> » pour un montant de 9 millions de nos francs (9 027 000 FCFA), il a effectué une simulation de mise en concurrence. Le titulaire dudit marché et le soumissionnaire « <em>C et M</em> », bien qu’étant des entités distinctes, présentent les mêmes numéros de téléphones portables sur leurs offres et autres documents administratifs. Les statuts des deux autres candidats « <em>Ngneta Solution Service </em>» et « <em>Van Audit</em> » indiquent aussi qu’ils appartiennent à une même personne. Enfin, sur les 5 enveloppes contenant les offres, 4 enveloppes présentent les mêmes fautes commises dans les libellés. <strong> </strong>

Il en est de même du marché relatif à l’achat de produits alimentaires d’un montant de 5,7 millions FCFA (5 789 700F), dont l’attributaire « <em>Mama Services </em>» et les soumissionnaires  « <em>Mama Construction</em> » et « <em>Araba Distribution DIAKITE</em> » ont les mêmes numéros de téléphone. De même, la société « <em>Araba Distribution DIAKITE</em> » et «<em> Gie. Hawa. Net </em>» ont aussi les mêmes numéros de téléphones portables. <strong> </strong>

Là aussi, l’équipe de vérification a constaté que les spécifications demandées dans le dossier de consultation sont différentes de celles contenues dans le contrat de marché du titulaire. En effet, les prix unitaires des articles ont diminué dans le contrat de marché tandis que leurs quantités ont augmenté.

Pour ce qui est de l’acquisition de mobiliers de bureau, d’un montant de 14,9 millions FCFA (14 997 800F) par DRPR en 2017, le marché a été attribué à « <em>Mama Services</em> » sans une concurrence réelle. En effet, les cinq offres reçues présentent des éléments identiques. Un des numéros de téléphone du titulaire du marché (pli1) se retrouve sur l’offre (pli 3). Le numéro de téléphone de l’offre (pli 2) se retrouve aussi sur l’offre (pli 3).

Pareil aussi pour la fourniture et la pose de moquette, rideaux, fauteuils ministres, salon complet sept places et table basse destinés au bureau du Dg de l’OPV, M. Demba Diallo, pour un montant de 5,7 millions de nos francs (5 789 700 FCFA). Sur les 5 offres présentées, un des numéros de téléphone du titulaire « <em>Mama Services</em> » se retrouve sur l’offre (pli 4). Également, un des numéros de l’offre (pli 2) se retrouve sur l’offre (pli 4). En outre, l’enveloppe et la présentation de l’offre de « <em>Mama Services</em> » montrent des similitudes avec celles des autres soumissionnaires.

Et comme si cela ne suffisait pas, le Dg Demba Diallo de l’OPV, a procédé à des simulations de concurrence lors des achats par demande de cotation en 2018. En effet, des factures pro-forma existent dans les dossiers mais le dirlo de l’OPV n’est jamais arrivé à fournir à la mission de vérification la preuve de consultation par écrit, d’au moins, trois fournisseurs pour chaque demande de cotation. Des factures proforma de trois soumissionnaires reviennent le plus souvent parmi lesquels, un seul et même fournisseur est fréquemment retenu. En outre, certains fournisseurs sont toujours attributaires, quel que soit leur concurrent.

Enfin, l’équipe de vérification a remarqué que le Dg Demba Diallo de l’OPV ne respecte pas les procédures de mise en concurrence lors des achats par demande de renseignements et de prix. En effet, pour la DRPR n°002115 CPMP/MA-2018 relative au recrutement d’un consultant chargé de la revue du dispositif national de protection des végétaux, conformément, aux conventions et règlements internationaux et régionaux signés par le Mali, l’OPV n’a consulté qu’un seul fournisseur au lieu de cinq (5) comme l’exige la réglementation en vigueur.

Pour la DRPR n°0001904 CPMP/MA-2018, relative au gardiennage des locaux de la Direction Générale de l’OPV et des Services Régionaux de Protection des Végétaux (SRPV), le rapport de sélection existe avec les noms et les propositions financières de tous les postulants alors qu’une offre n’était pas encore ouverte au passage de la mission.

<strong>Autorisation du DG pour le paiement des indemnités de déplacement et de missions indues </strong>

De l’analyse de certains documents par les enquêteurs, il ressort des paiements d’indemnités de déplacement pour des rencontres tenues à la Direction Générale de l’OPV, au bénéfice de participants résidents qui n’ont effectué aucun déplacement. Cependant, ces paiements ne sont supportés par aucune délibération du Conseil d’Administration.

Par ailleurs, l’équipe de vérification a découvert le double paiement d’indemnités pour une rencontre de la commission d’élaboration d’un projet de renforcement des moyens d’intervention des services de protection des végétaux convoquée par la note de service n°001/MA-SG-OPV du 16 janvier 2018. Le montant total des irrégularités se chiffre à 2,2 millions de nos francs (2 230 000 FCFA).

Au même moment,  le Dg Demba Diallo, autorisé le paiement de jetons de présence, sans autorisation du Conseil d’Administration. En bloc, le dirlo de l’OPV a ordonné le paiement de jetons de présence lors de trois sessions du Conseil d’Administration (13ème, 14ème et 15ème) tenues pendant la période sous revue en l’absence de délibération du Conseil d’Administration fixant le montant des jetons de présence à octroyer aux Administrateurs. En effet, la Délibération n°2020- 0001/MA-SG-OPV du 22 avril 2020 relative à l’octroi des avantages de session aux membres du Conseil d’Administration de l’OPV a été adoptée après l’octroi desdits jetons de présence.

En outre, des agents de l’OPV non membres du CA, ont aussi bénéficié des jetons de présence. Le montant total des irrégularités constatées s’élève à 3,4 millions FCFA (3 430 000F).

<strong>Paiement  de dépenses non justifiées par le Régisseur </strong>

L’équipe de vérification a analysé les pièces comptables de la Régie d’avances afin de s’assurer du respect des dispositions. Du coup, elle a remarqué que le Régisseur d’avances de l’OPV, M. Sékou Bengaly, a payé des indemnités de déplacement et de mission non justifiées par des ordres de mission visés par les autorités compétentes. En effet, des indemnités de déplacement sont versées aux agents et du carburant est acheté alors que les ordres de missions ne sont pas visés.

En outre, les enquêteurs ont remarqué le paiement d’indemnités de déplacement pour des missions effectuées par des agents à des périodes qui se chevauchent.  Ainsi, pour le paiement de certaines indemnités de mission le Régisseur Sékou Bengaly, a accepté l’application de taux journalier supérieurs aux taux réglementaires. Le montant des irrégularités sur les indemnités de déplacement et de mission se chiffre à 3 millions de nos francs (3 072 834 FCFA).

Enfin, le Régisseur d’avances de l’OPV a effectué des paiements de dépenses en l’absence des pièces justificatives requises. En effet, lesdites dépenses ne sont supportées ni par des bordereaux de livraison ni par des attestations de service fait. Il en résulte un montant non justifié de 2 288 265 FCFA.  Le montant total des sous évaporés est de 5,3 millions FCFA (5 361 099F).

À ces irrégularités financières à l’OPV, s’ajoutent des irrégularités administratives. Notamment, la non tenue d’une comptabilité-matières régulière ; le non respect des procédures de décaissement de la FAO ; le non enregistrement des offres dans un registre ; la violation des dispositions du cadre organique. …

Bref, la liste des irrégularités, à l’origine de la disparition criarde de 71 millions FCFA, est loin d’être exhaustive. Et le rapport du Vérificateur général a été transmis à la Justice afin que les personnes concernées par cette  gestion calamiteuse puissent s’expliquer sur la destination de ce pactole.

<strong>Jean Pierre James   </strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Délinquance financière à l’ANAC :  Plus de 340 millions FCFA évaporés en 3 ans</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/delinquance-financiere-a-lanac-plus-de-340-millions-fcfa-evapores-en-3-ans-2942931.html</link>
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<pubDate>Thu, 09 Sep 2021 01:18:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>L’Agence Nationale de l’Aviation Civile (ANAC) est l’une des plus importants services du Mali, avec pour mission,  de participer à l’élaboration des éléments de la politique nationale en matière d’aviation civile et d’en assurer la mise en œuvre et le suivi. Mais ce service, ploie sous l’effet de la plus pernicieuse forme de corruption systématique, adoptée sur les plans, financier et technique de chaque travail ou paiement organisé par l’ANAC. </strong>

Le cas de corruption décelé par le Bureau du Vérificateur Général (BVG) à l’ANAC, est relatif à l’opération d’exécution des marchés et au paiement des mandats. Pendant les exercices 2017, 2018 et 219 soit 3 ans de gestion, le DG de l’ANAC, Monsieur Oumar Mamadou Ba et ses hommes, ont occasionné une perte sèche de 343 millions FCFA (343 730 565 F) pour cette structure étatique.

Le transport aérien reste un socle de la politique nationale et l’aviation civile joue un rôle important dans le développement économique et le progrès social des populations du Mali. Cependant, comme toute activité économique, son développement doit s’inscrire dans un cadre durable. Et sa mise en œuvre doit permettre de satisfaire, de manière durable, les besoins de mobilité des populations à des coûts raisonnables. Mais contre toute attente, l’espoir suscité par cette démarche auprès des maliens a viré au cauchemar. Raison invoquée par les enquêteurs : l’utilisation des fonds de l’ANAC à d’autres fins que les besoins réels de la structure. Autrement dit, l’argent coule de source et dans d’autres sources.

<strong>De la mauvaise gestion à ciel ouvert</strong>

La vérification financière de l’ANAC a permis de mettre en exergue des irrégularités financières, qui s’élèvent à 343,73 millions FCFA et sont relatives aux créances non-recouvrées; aux pénalités non retenues sur les marchés publics ayant accusé des retards dans leurs exécutions auxquelles il faut ajouter les dépenses de mission non justifiées.  Pire, les enquêteurs ont mis à nu des irrégularités administratives ; notamment, le non-respect des dispositions du manuel de procédures, le non renouvellement du mandat du PCA et les dysfonctionnements dans les traitements et enregistrements comptables des comptes créances de l’ANAC. À ces insuffisances, il faut ajouter, le cumul de fonctions des agents de facturation à l’Aéroport International Modibo Keita, le non-respect des procédures de passation des marchés publics et l’insuffisance de sécurité à l’aéroport de Sikasso ainsi que le non-respect du décret fixant la rémunération du PCA.

À cet effet, le Président du Conseil d’Administration (PCA) de l’ANAC bénéficie, depuis 2017, d’une indemnité de responsabilité et de représentation dont le taux mensuel est fixé à 900 000 FCFA. En plus de ce montant fixé, le PCA bénéficie, également, d’autres avantages comme l’indemnité compensatrice de logement, l’électricité, l’eau, le téléphone et la souscription à l’assurance maladie. Le non-respect des dispositions réglementaires relatives aux avantages accordés a entraîné l’ANAC à faire des paiements de dépenses indues.

Décidemment, la gestion de l’Agence Nationale de l’Aviation Civile est comparable à celle d’une épicerie. Du coup, le Directeur Général, M. Oumar Mamadou Ba, ne procède pas au recouvrement des créances en souffrance.

En effet, pour voir clair dans la gestion de l’ANAC, l’équipe de vérification a analysé la situation des créances de la période sous revue. Elle a rapproché les informations des comptes de tiers du grand livre à celles des comptes de gestion de l’Agent Comptable, Moussa Ouologuem, et a aussi demandé les supports des actions mises en œuvre par la direction de l’ANAC pour recouvrer lesdites créances.

Du coup, la mission d’enquête a constaté que l’ANAC n’a pas utilisé toutes les voies de recours pour recouvrer ses créances en souffrance. Cependant, la situation des créances à recouvrer dans les grands livres et dans les comptes de gestion, au titre de la période sous revue, font apparaître un montant de 221 millions FCFA (221 997 058F). Malgré cette créance en souffrance, il n’existe nulle part d’actes du Dg Oumar Mamadou Ba permettant à l’administration malienne d’entamer le recouvrement de ces créances. Et pour faire distraction, l’ANAC a procédé au recouvrement d’un montant de 250 000 FCFA, suite à la production du rapport provisoire du BVG. Aussi, elle a remis à un huissier de justice le reste des dossiers de créances non recouvrées. Le montant total non recouvré s’élève à 221,7 millions FCFA (221 747 058F).

Plus grave encore, les enquêteurs ont découvert que la commission d’ouverture des plis et d’évaluation des offres a l’ANAC a, irrégulièrement, éliminé un candidat, lors de la passation d’un contrat. L’offre de ce candidat le moins disant a été disqualifiée suite à une augmentation d’un million de FCFA par la commission. Ainsi, d’un montant de 24 millions FCFA (24 170 344F), l’offre la moins disante a été portée à 25 millions (25 170 334F) de nos francs. En conséquence, le candidat le mieux disant a été éliminé au profit du candidat qui a fait l’offre d’un montant de 24 900 000 FCFA.

<strong>Des entorses à l’orthodoxie financière</strong>

La gestion de l’Agent Comptable de l’ANAC, Moussa Ouologeum, dépasse l’entendement. Pour s’assurer du respect des dispositions contractuelles, les enquêteurs ont examiné 32 marchés de travaux et de fournitures, les lettres de notification, les ordres de service, les procès-verbaux de réception provisoire et les mandats de paiement. Bien plus, ils ont rapproché la date de l’Ordre de Service ou de la notification définitive à celle de la réception provisoire pour chaque marché analysé et procédé à des entrevues et évalué ces pénalités. Du coup, la mission de vérification a remarqué que l’Agent Comptable, Moussa Ouologuem, n’a pas appliqué les pénalités de retard sur cinq (5) marchés dont les réalisations ont accusé un retard allant de 37 à 502 jours pendant la période sous-revue. Le montant total des pénalités s’élève à 112 millions FCFA (112 188 507F). Et ce n’est pas tout. Loin s’en faut.

Même la non-justification des frais d’hébergement par l’Agent comptable de l’ANAC, n’est pas de nature à tempérer les curiosités.  Cependant, l’équipe de vérification, pour s’assurer de la régularité et de la sincérité des indemnités de déplacement octroyées lors des missions, a procédé à un examen des pièces justificatives des missions et a effectué des entrevues. Elle a constaté, pour les exercices 2017 à 2019, que des avances faites au personnel de l’ANAC pour les frais d’hébergement ne sont pas toujours justifiées au retour des missionnaires. Le montant de ces frais d’hébergement payés et non justifiés s’élève à 9,7 millions de nos francs (9 795 000 FCFA). Autant de fraudes et de magouilles qui ont occasionné une saignée financière de 343,73 millions de francs CFA pour le Trésor.

D’où le lieu pour le Vérificateur général de transmettre et de dénoncer des faits au Président de la Section des Comptes de la Cour Suprême et au Procureur du Pôle Économique et Financier de la Commune III portant, entres autres, aux créances non recouvrées pour un montant de 221 millions FCFA ; aux pénalités de retard non retenues pour un montant de 112 millions FCFA ; et aux frais d’hébergement non justifiés pour un montant de 9 millions de nos francs.

Depuis, le DG de l’ANAC, Oumar Mamadou Ba et son Agent Comptable, Moussa Ouologeum ; ainsi que leurs complices ne dorment plus que d’un œil.

Dossier à suivre !

<strong>Cyrille Coulibaly</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Spéculation foncière :  Le Maire de la Commune Rurale de Garalo aux arrêts à Bamako</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/speculation-fonciere-le-maire-de-la-commune-rurale-de-garalo-aux-arrets-a-bamako-2942940.html</link>
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<pubDate>Thu, 09 Sep 2021 01:14:47 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le  Maire de la Commune Rurale de Garalo dans le cercle de Bougouni se trouve dans les mailles du Pole Économique et Financier de la commune III de Bamako où sa détention à la Maison Centrale d’Arrêt, depuis le jeudi 2 septembre dernier,  n’a visiblement pas pris en compte le privilège de juridiction dont il devrait bénéficier dans son ressort administrative en tant qu’officier de police judiciaire.</strong>

<strong>En effet, il</strong> nous revient, que le maire CDS de Garalo Youssouf Kanté, a à ses côtés, son président du parti, Blaise Sangaré,  comme 1<sup>er</sup> conseiller municipal. Profitant de cette position, il a opéré un morcellement illicite de 400 hectares à un coût total de 53 millions FCFA sur lequel la somme d’un millions seulement est rentrée dans les caisses de la Mairie de la Commune Rurale de Garalo.

À en croire nos sources, le reste des sous qui se chiffre à 52 millions aurait été détourné pour le compte de son parti CDS qui s’alimenterait à travers ses maires de spéculateurs fonciers.

Les 400 parcelles, cédées pour la plupart à des commençants de Bamako, n’ont pu être exploitées par leurs acquéreurs à cause de leurs origines litigieuses. La restitution de l’argent aux acheteurs a dû tourner à une superposition de litiges et coûter au maire Youssouf Kanté, sa détention actuelle à la prison centrale de Bamako, depuis le jeudi dernier, suite à une plainte du PCC à Bougouni.

Autres faits dénoncé à la justice de Bougouni par cette plateforme porte sur la vente de 46 lots à un commerçant par le maire CDS de Zantièbougou Drissa Sangaré, sans aucune quittance. Également, la PCC a porté plainte contre le maire sortant de la Commune urbaine de Bougouni Yaya Togola et son successeur Mamourou Coulibaly l’actuelle maire de la municipalité. S’y une autre plainte contre le maire sortant de la commune rurale de Sidoba, M. Moussa Doumbia dit Bala qui a commis un détournement estimé à 500 millions de nos francs en sa qualité de président de l’inter collectivité.

En attendant, les prochains jours s’annoncent chauds dans le cercle de Bougouni.

<strong>Arouna Traoré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Dossier de l’achat de l’avion présidentiel et des équipements militaires : Points de vue divergents des Maliens lambda et des professionnels du droit</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/dossier-de-lachat-de-lavion-presidentiel-et-des-equipements-militaires-points-2942245.html</link>
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<pubDate>Sat, 04 Sep 2021 14:00:05 +0000</pubDate>
<dc:creator>Tjikan</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Énième rebondissement dans l'affaire d'achat d'avion présidentiel et équipements militaires : l'Ampp et la Refsyma dénoncent « un vice procédural » suite au placement sous mandat de dépôt de deux anciens ministres du régime d’IBK par la Cour suprême. Il s’agit de Soumeylou Boubèye Maïga et Bouaré Fily Sissoko, respectivement ancien ministre de la Défense et ancien ministre de l'Economie et des Finances au moment des faits. </em></strong>

L’Association malienne des procureurs et poursuivants (Ampp) et la Référence syndicale des magistrats (Refsyma) ont, à travers un communiqué, dénoncé la procédure qu'ils jugent irrégulière. Elles accablent la Cour suprême d’outrepasser ses attributions, car pour elles, cette institution ne peut se substituer à la Haute cour de justice qui est seule habilitée à connaître les dossiers qui impliquent des ministres. Elles ont même laissé entendre que ces arrestations visent à écarter de potentiels candidats aux prochaines élections, notamment présidentielles. Contrairement aux deux autres syndicats de la magistrature, SAM et Sylima, qui ont estimé que la Cour suprême n’a fait qu’une saine et judicieuse application de la loi dans le cas d’espèce en pourvoyant judicieusement à la carence de la Haute cour de justice par la mise en œuvre des dispositions pertinentes de l’article 206 de la loi n°2016-046 du 23 septembre 2016 portant loi organique fixant l’organisation, les règles de fonctionnement de la Cour suprême et la procédure suivie devant elle.

Finalement, l’on se retrouve face à un cas d'imbroglio juridique qui fait perdre le latin même aux grands techniciens du droit du pays, à plus forte raison les citoyens. Qui de ces deux écoles juridiques a raison?

Néanmoins, nous avons donné la parole à des analystes, à certains hommes politiques, à des leaders d’associations et à des citoyens lambda pour qu’ils puissent donner leurs avis sur la situation.

<strong>Ibrahima Sory Diabakaté, analyste politique</strong>

<strong>«Que la justice fasse son boulot, sans état d'âme»</strong>

Personnellement, je suis de ceux qui pensent que l'état de droit est en vacances au Mali, depuis le 18 août 2020, où le Mali a rompu avec l'ordre constitutionnel. On assiste à une cohabitation difficile, voire incongrue de deux normes, à savoir la constitution du 25 février 1992, toujours en vigueur, et la Charte de Transition. Ces deux documents émanant de la volonté populaire sont constamment violés par les autorités de la transition au vu et au su de tout le monde. Dans un pays où la norme supérieure qu'est la constitution n'est pas respectée, ce serait illusoire de s'attendre au respect des lois et principes démocratiques, de surcroît sous le magistère d'un régime militaire. Cela revient à attendre son train à l'aéroport... Le peuple dans sa majorité écrasante aspire à un Mali-kura synonyme de rupture avec l'impunité jadis érigée en mode de gouvernance. Cette soif de justice a maille à partir avec le respect des procédures dans la conduite des poursuites relatives à l'affaire d'achat de l'avion présidentiel et des équipements militaires, d'autant que la procédure d'acquisition de ces derniers comporte elle aussi d'énormes irrégularités selon les rapports d'audit du Bureau du vérificateur général. Contrairement à l'Ampp et la Refsyma, les deux grands syndicats des magistrats, à savoir SAM et Sylima, jugent la procédure régulière qu'ils disent soutenir sans ambages. Ça devient la réponse du berger à la bergère. Face à une telle joute entre spécialistes en procédure pénale, le citoyen lambda devient un spectateur médusé. Somme toute, si l'objectif est de rendre gorge aux présumés délinquants financiers et leurs complices, que la justice fasse son boulot sans état d'âme. Mais si le but de ces arrestations a d'autres desseins inavoués, le front sociopolitique connaîtra des soubresauts dans les tout prochains jours. Qu'à Dieu ne plaise !

<strong>Mahamane Mariko, président du Craj Faso-nyèta</strong>

<strong>«Il faut déclencher la lutte impalpable contre l'impunité»</strong>

Le syndicaliste Cherif n'est vraiment pas dans son rôle de magistrat. Le vice-président a prêté deux fois le serment en moins d'un an, devant la Cour suprême. Pourquoi il n'a rien dit. Il y a eu une jurisprudence concernant l'instruction et le jugement d'un ancien ministre sans la Haute cour de justice, il s'agit du Général Yamoussa Camara. Je signale que les avocats de Yamoussa Camara ont saisi la Cour suprême pour déclarer incompétent le juge d'instruction du Pôle économique de la commune 3 du district de Bamako. La Cour a rejeté la requête et a commis le même juge pour continuer l'instruction. Il y a eu des interpellations d'autres anciens ministres en dehors de la Haute cour de justice pour des faits qui leur sont reprochés pendant la fonction ministérielle. Il s'agit de N'Diaye Ba, Oumar Ibrahima Touré, Camara. Le Procureur général de la Cour suprême a bien dit que les faits sont très graves et que la Haute cour de justice étant dans l'impossibilité de siéger faute de députés et qu'il y a des risques de prescription des faits. Dans l'organisation de notre justice, la Cour suprême est la plus haute juridiction. Je pense qu'il y a eu un autre communiqué du SAM et du Sylima. Ce communiqué soutien la Cour suprême. Il faut déclencher la lutte impalpable contre l'impunité.

<strong>Seydina Oumar Maïga, coordinateur national du Nouveau Type de Malien</strong>

<strong>«Tout sauf du droit»</strong>

En se référant au communiqué des procureurs et à nos textes auxquels ils ont fait appels, les textes et lois sont clairs. Ce qu'on est en train de vivre avec la Cour suprême est tout sauf du droit. Juste des décisions politiques pour nuire à des hommes et femmes. Même si on leur reproche quelque chose, mettons la forme. Ce que les juges de la Cour suprême font n'est que du bricolage. Respectons nos textes.

<strong> Abdoul Karim Touré, analyste</strong>

&nbsp;

Je pense que les affaires en cours de justice ne permettent pas de tirer des hypothèses à l'avance. La question litigieuse concernant la véracité selon la loi, il faut attendre la suite pour avoir un point focal.

<strong>Oumar Tounkara, commerçant </strong>

<strong>«Je fais partie de ceux qui ont salué l'opération en cours» </strong>

Je félicite la justice malienne. C’est un  acte courageux. C’est normal que ça fasse couler beaucoup d’encre et de salive car ces arrestations interviennent dans un contexte particulier. Les autorités maliennes ont annoncé leur volonté de lutter contre la corruption. Mieux vaut tard que jamais! Je souhaite que la procédure aille jusqu'au bout, que toutes les personnes impliquées dans ce dossier soient écoutées, que les responsabilités soient situées, que les fonds spoliés au peuple malien soient retournés et remis à leur place.

<strong>Lamine Sidibé, enseignant </strong>

<strong>«Je m’inquiète  de la méthode employée»</strong>

Je  ne partage pas l’avis de l’Association malienne des procureurs et poursuivants (Ampp) et la Reference syndicale des magistrats (Refsyma). Nous pensons qu'il faut laisser la justice faire son travail. Le peuple malien a très soif de justice, aujourd'hui on a des autorités qui ont pris leur courage à deux mains, qui veulent faire régner la justice et l'État de droit, nous les soutenons fermement. S'il arrive que des dérives se passent dans le dossier, nous serons là aussi pour les décrier.

<strong> Badian Aliou Sidibé, analyste politique, secrétaire général du BPN du parti Yelema:</strong>

<strong>«Justice équitable pour tout le monde» </strong>

C’est un problème purement politique. Si les militaires avaient la volonté de lutter contre la corruption, ils allaient commencer depuis le premier mois qui a suivi le coup d’Etat. Le volet médiatique en dit quelque chose sur l’odeur politique de ces arrestations. Oui, nous sommes pour la lutte contre la corruption mais dans le respect strict des procédures en la matière. Si réellement ils veulent lutter contre la corruption trois mois suffissent pour prendre tous les dossiers de l’avènement de la démocratie jusqu’à nos jours. Restons vigilants, nous prenons acte de la réouverture du dossier, mais, nous demandons seulement aux autorités judiciaires de faire tout pour que les droits de la défense soient respectés. Il faudrait que ce soit une justice vraiment équitable pour tout le monde. Ce sont des craintes qui sont là, mais nous pensons que la justice est suffisamment outillée pour que les droits élémentaires des différentes parties soient respectés.

<strong> Yacouba Kaba, juriste:</strong>

<strong>« La justice va à deux vitesses»</strong>

La justice va à deux vitesses, tout est lié aux questions de rapports de force du moment. À partir du moment où l'ancien Premier ministre et l'ancienne ministre des Finances ne sont plus aux affaires, si on ouvre leur dossier, alors il y a des craintes. Les règles concernant les anciens ministres sont prévues par le code de procédure pénale. Maintenant, si ce ne sont pas ces règles-là qui commandent la démarche qui vient d'être entamée, il y a des craintes. C'est la Cour des droits communs qui s'est saisie.  Il faut que la procédure soit observée scrupuleusement, afin d'éviter tout autre problème que le Mali pourrait regretter.

<strong>La rédaction</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Mamoudou Kassogué, ministre de la justice et des droits de l’Homme : «Il s’agit d’engager une lutte implacable et sans état d’âme contre la corruption à tous les niveaux »</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/mamoudou-kassogue-ministre-de-la-justice-et-des-droits-de-lhomme-il-sagit-2942335.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 03 Sep 2021 15:11:20 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Après avoir présidé la cérémonie d’ouverture du Comité de Pilotage du Programme National Intégré de Lutte contre le Trafic Illicite de Drogue et la Criminalité Organisée à son département, le ministre de la justice et des droits de l’Homme, garde des sceaux, Mamoudou Kassogué, a effectué, le jeudi 2 septembre 2021, une visite de courtoisie au Pôle Economique et Financier de Bamako. Au cours de cette visite, le ministre Kassogué a fait savoir que le Pôle économique et financier occupe une place centrale dans la lutte contre la corruption. « Les délinquants économiques et financiers sont des véritables criminels. Imaginez, une seule personne qui empoche des centaines de millions voir des milliards pour son confort personnel alors qu’il y a d’autres qui n’ont pas de l’eau à boire. Nous devons lutter de façon soutenue contre la corruption. La corruption, c’est un frein au développement. Il s’agit d’engager une lutte implacable et sans état d’âme contre la corruption sous toutes ses formes et à tous les niveaux », a souligné le ministre Kassogué.

D’abord, au cours de la cérémonie d’ouverture de la réunion des membres du Comité de Pilotage du Programme National Intégré de Lutte contre le Trafic Illicite de Drogue et la Criminalité Organisée à son département, le ministre de la justice et des droits de l’Homme, garde des sceaux, Mamoudou Kassogué, a fait savoir que le Mali est au centre de la problématique de la lutte contre l'insécurité et la criminalité organisée. « La porosité des frontières entre les Etats a ouvert un boulevard à des organisations criminelles qui défient les Etats avec des moyens et des modes opératoires sortant des approches classiques de la guerre et face auxquels il nous faut des stratégies adéquates et appropriées…Le Gouvernement de la République du Mali a inscrit au rang des priorités de l'action gouvernementale la lutte contre l'impunité, sous toutes ses formes », a souligné le ministre. Après cette cérémonie d’ouverture, le ministre de la justice, Mamoudou Kassogué, accompagné d’une forte délégation s’est rendu au Pôle économique et financier à Hamdallaye ACI 2000 de Bamako. En terrain connu pour y avoir exercé plusieurs années, le ministre a été accueilli par les responsables de ce pôle dont la présidente du tribunal de Grande Instance de la Commune III du District de Bamako, Mme Diarrah Coulibaly, le doyen des juges, Mahmoud Dicko. Puis s’en est suivi la visite des locaux et la rencontre avec le personnel. Durant cette rencontre, le doyen des juges d’instruction, Mahmoud Dicko, a loué les qualités du ministre Kassogué. Avant de préciser que les actes posés récemment par la Cour Suprême prouvent que les lignes sont en train de bouger, à la grande satisfaction de tous dans la lutte contre la délinquance financière. « Monsieur le ministre, c'est le lieu de vous féliciter, pour votre implication personnelle, dans la concrétisation, du projet de fusion des Trois Pôles Economiques du Mali, en un Pole National qui sera basé à Bamako. En effet, comme mesures d'accompagnement, il sera souhaitable que le Nouveau Pole soit logé dans des locaux adéquats et décents, qu'il soit étoffé en personnel diversifié et qualifié, pour lui permettre d'atteindre ses objectifs », a conclu le doyen des juges d’instruction. Pour sa part, le ministre Mamoudou Kassogué s’est réjoui de l’accueil chaleureux qui lui a été réservé ainsi qu’à sa délégation. Avant d’ajouter que le Pôle économique et financier occupe une place centrale dans la lutte contre la corruption. « Je vous exhorte dans la lutte contre la corruption, la délinquance économique et financière sous toutes ses formes, à être le soldat qui agit sans état d’âme. Les délinquants économiques et financiers sont des véritables criminels. Imaginez, une seule personne qui empoche des centaines de millions voire des milliards pour son confort personnel alors qu’il y a d’autres qui n’ont pas de l’eau à boire, qui n’ont pas de centre de santé pour se soigner, il n’ y a pas de route. Nous devons lutter de façon soutenue contre la corruption. La corruption, c’est un frein au développement. Il s’agit d’engager une lutte implacable et sans état d’âme contre la corruption sous toutes ses formes et à tous les niveaux », a déclaré le ministre de la justice et des droits de l’Homme, garde des sceaux, Mamoudou Kassogué. Selon lui, la justice doit jouer un rôle prépondérant pour la réussite de la transition. Par ailleurs, il a souhaité l’intégrité, l’exemplarité et la célérité des membres du Pôle économique et financier dans le traitement des dossiers. Enfin, le ministre Kassogué dira que dans les jours à venir, il y aura une cour d’assises spéciale pour juger les infractions économiques. A cet effet, le Procureur général près la Cour d’appel de Bamako, Idrissa Arizo Maïga, qui faisait partie de la délégation du ministre, a invité le Pôle économique et financier à envoyer les dossiers en l’état avant le 10 septembre 2021 pour leurs prises en compte par la cour d’assises prévue en fin d’année 2021.

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<strong>Aguibou Sogodogo</strong>]]> </content:encoded>
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<title>« Engrais frelatés » et subvention des intrants agricoles: Ces  dossiers bientôt sur la table du pôle économique ; les anciens ministres Bocari Tréta et Baba Moulaye Haïdara dans le collimateur</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/engrais-frelates-et-subvention-des-intrants-agricoles-ces-dossiers-bientot-sur-la-table-du-pole-economique-les-anciens-ministres-bocari-treta-et-baba-moulaye-haidara-dans-le-collimat-2942191.html</link>
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<pubDate>Fri, 03 Sep 2021 07:26:48 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Serment</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Des mouvements seraient en cours au niveau de la justice pour dépoussiérer les dossiers sur l’affaire des engrais «frelatés » et de subvention des intrants agricoles. Il s’agit de deux dossiers sulfureux dans lesquels, des anciens ministres de l’agriculture  du régime IBK (Dr Bocari Tréta et Baba Moulaye Haidara) seraient impliqués jusqu’à leur cou.</strong>

Le néologisme  « d’engrais frelatés » pour designer des engrais hors norme a été utilisé au Mali en 2015, quand Dr Bocari Treta occupait le super ministère en charge du Développement rural. Il s’agit des engrais hors norme qui ont été importés par le département du développement rural. Plus de 90 000 tonnes d’engrais ne répondant pas aux normes de qualité de la CEDEAO ont été achetés par Bocari Treta. Plus grave, ces engrais pourris ont été acquis à un prix supérieur à celui des engrais de bonne qualité. La surfacturation est donc passée par là. Le marché d’acquisition de ces engrais est estimé à plus de 60 milliards CFA. De quoi suscité l’indignation chez les producteurs et l’opposition politique à l’époque. Après avoir longtemps nié la présence d’engrais hors norme au Mali, le ministre Treta avait fini par l’accepter sous la pression de l’opposition. Depuis, le dossier traine dans les tiroirs. Selon nos sources, les autorités de la transition qui ont inscrit la lutte contre la délinquance financière au cœur de son programme, veulent rouvrir ce dossier rocambolesque.

Dr Bocari Treta ne serait pas seul dans de beaux draps.  Le nom de Baba Moulaye Haidara, un autre ancien ministre de l’agriculture sous IBK, est cité dans une affaire de subventions d’intrants agricoles en 2020. Dès sa nomination à la tête du département de l’agriculture, ce ministre avait promis de «gérer autrement » l’argent alloué aux  subventions d’intrants agricoles.  Nul n’ignore que cet « autrement » a été fatale pour le secteur agricole au Mali. L’histoire retiendra que c’est sous sa gouvernance que les producteurs Maliens ont connu une année blanche en matière de production cotonnière. Du Premier producteur africain du coton graines, le Mali s’est retrouvé en dernière position à la campagne dernière. Cela à cause d’un problème de gestion des subventions des intrants. Un problème du au refus  du ministre Baba Moulaye  de subventionner les engrais, à un moment où le prix du coton graine sur le marché mondial connaissait une baisse  considérable.  Le paradoxe est que ce refus du ministre de subventionner les intrants intervenait à un moment où l’Etat malien allouait, pour la première fois, 15% de son budget annuel au secteur agricole en général. Soit plus de 300 milliards francs CFA en 2020.

De nombreuses sources rapportent que l’argent destinés aux subventions d’intrants agricoles a été décaissé, mais a disparu entre le ministère de l’agriculture et les fournisseurs. Le ministre Baba Moulaye Haidara est le seul capable aujourd’hui de dire aux Maliens où est parti cet argent.

Au cours de nos investigations, un ex-collaborateur du ministre Baba Moulaye Haidara nous confie : « c’est le ministre qui s’est fait le plus de sous au département de l’Agriculture. Il a quitté ce département à temps sinon, il allait enterrer le secteur agricole ». Son ex-collaborateur d’ajouter que c’était un ministre qui harcelait, sans cesse, les responsables des programmes et projets agricoles pour l’argent ». Il faut rappeler également que le passage de ce ministre au ministère des Transports a été un désastre.  Les Maliens attendent toujours  la livraison des trains auprès desquels il s’est fait photographié en 2019.

Après ce désastre, on n’est pas étonné  d’entendre certains Maliens dire que Baba  Moulaye Haidara est un «cadre émérite au service du Mali ». Puisque le ridicule ne tue plus dans ce pays. Cette campagne médiatique de la honte ne peut plus divertir les autorités de la transition déterminées à faire la lumière sur cette affaire. Nous y reviendrons en détails dans nos prochaines parutions.

<strong>Aboubacar Berthé</strong>

<strong>Source: le Serment </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Mali : Dr. Modibo Timbo, le président du conseil de cercle de Kayes, écroué pour détournement de fonds</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/mali-dr-modibo-timbo-le-president-du-conseil-de-cercle-de-kayes-ecroue-pour-detournement-de-fonds-2942156.html</link>
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<pubDate>Thu, 02 Sep 2021 14:37:45 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le président du conseil de cercle de Kayes, Dr Modibo Timbo, a été placé sous mandat de dépôt, le mercredi 1er septembre par le procureur de la République près le tribunal de grande instance de la localité, chargé du Pôle économique et financier. Il est accusé de détournement de plusieurs millions FCA dans l’achat des équipements du Centre de Santé de Références (CSREF) de Kayes.
Au Mali, après l’ancien Premier ministre, Soumeylou Boubeye Maïga, et l’ancien ministre de l’économie et des Finances, Mme Bouaré Fily Sissoko, c’est autour du président du conseil de cercle de Kayes et la comptable matière du Centre de Santé de Référence (CSREF) de la localité d’être placés sous mandat de dépôt par le procureur de la République près le tribunal de grande instance de la localité, chargé du Pôle économique et financier.
Dr Modibo Timbo et Diarra Bassira Coulibaly sont accusés de malversation financière et de détournement de fonds dans l’achat des équipements du CSREF de Kayes. Ils ont été écroués à la Maison centrale d’arrêt de Kayes en attendant le jour de leur jugement.
Cette affaire intervient à dans un contexte où les nouvelles autorités du pays affirment faire de la lutte contre la corruption et l’impunité leur cheval de bataille. Les deux personnalités rejoignent en prison Bandiougou Diawara et Founékè Sissoko, respectivement président et secrétaire général du conseil régional de Kayes, qui croupissent en prison depuis 2019.
<strong>Abdrahamane SISSOKO/Maliweb.net</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Lutte contre la corruption : Quand le cas SBM divise les magistrats !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/lutte-contre-la-corruption-quand-le-cas-sbm-divise-les-magistrats-2942074.html</link>
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<pubDate>Thu, 02 Sep 2021 01:30:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>22 Septembre</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[La cour suprême a placé Soumeylou Boubèye Maïga et Mme Bouaré Fily Sissoko sous mandat de dépôt le jeudi dernier dans l'affaire dite "Achat de l'avion présidentiel et des équipements militaires"

Cette procédure d'auto saisine divise les magistrats et les pratiquants du droit au Mali. L'Association malienne des procureurs et poursuivants (AMPP) a été la première à dénoncer "une instrumentalisation de la justice"

L'AMPP et la Référence syndicales de la magistrature (REFSYMA), dans un communiqué en date du 26 août 2021, suivi d'une réplique de soutien à cette même déclaration disait ceci :"l'AMPP et la REFSYMA toujours disposées à défendre l'image de la justice et de ses acteurs indiquent aux premiers responsables de la Cour suprême, d’envisager une saisine rapide de cette autre deuxième commission qu'ils auraient eux-mêmes mise en place pour servir de chambre d'accusation quoiqu'illégale elle aussi, à l'effet d'annuler tous les actes posés par la première commission d'instruction sur un réquisitoire n'ayant aucune base".

Poursuivant " qu'en tout état de cause, elles se disent déterminées à soutenir leur déclaration du 26 Août 2021 jusqu'au triomphe du droit et de la justice sur l'arbitraire judiciaire, lequel ébranle les valeurs de la séparation des pouvoirs, d'indépendance de la justice, tout émoussant la confiance des citoyens en leur justice" conclu le communiqué.

Rappelons que l'Association malienne des procureurs et des poursuivants et la Référence syndicale de la magistrature sont dirigées par Mohamed Chérif Koné, non moins 1er avocat général à la Cour suprême.

Les deux syndicats de la magistrature, le Syndicat autonome de la magistrature ( SAM) et le Syndicat libre de la magistrature ( SILIMA) sont eux aussi sortis de leur silence en apportant leur soutien au Procureur de la Cour suprême en condamnant les attaques contre la cette institution qui est la plus haute juridiction du Mali.

Le SAM et le SILIMA estiment que ces attaques contre la Cour suprême seront punies. Ils soutiennent que "la Cour suprême qui est animée par des magistrats bien expérimentés n'a fait qu'appliquer la loi. C'est à dire une saisine judicieuse application de la loi dans le cas d'espèce en pourvoyant judicieusement à la carence, soigneusement entretenue, il y a belle lurette, de la haute Cour de justice par la mise en œuvre des dispositions pertinentes de l’article 206 de la loi n°2016-046 du 23 Septembre 2016 portant organisation et fonctionnement de la Haute cour de justice" ont estimé SAM et le SILIMA.

Les deux syndicats rappellent aussi dans leur communiqué que " nul n'est au-dessus de la loi et que la justice entend, en toute responsabilité, indépendance et objectivité poursuivre son combat contre le crime en rompant irrévocablement avec l'impunité qui a affaibli l'autorité de l'Etat dans notre pays".

Il faut reconnaître que le sujet déferle la chronique et engendre un débat contradictoire entre les pratiquants du droit de notre pays.

<strong>Seydou Diamoutené</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Bonne gouvernance en marche au Mali :  Le plus gros scandale financier de l’ère de la démocratie sur le point d’être élucidé</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/bonne-gouvernance-en-marche-au-mali-le-plus-gros-scandale-financier-de-lere-de-la-democratie-sur-le-point-detre-elucide-2941963.html</link>
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<pubDate>Wed, 01 Sep 2021 15:37:47 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le National</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em><strong>En 2014, IBK, après une année de fonction à la tête du pays, déclarait dédier cette année à la lutte contre la corruption. Et c’est cette même année que l’affaire dite de l’acquisition de l’avion présidentiel et de fournitures d’équipements militaires a été engagée par le régime. </strong></em>

A l’époque, l’un. de ses plus grands soutiens, en l’occurrence Soumeylou Boubèye Maïga, était le ministre de la Défense et des anciens combattants. Ce dernier deviendra par la suite, après des déboires judiciaires en France, son Premier ministre, le cinquième en cinq ans, et qui sera, vaille que vaille, l’artisan de sa réélection, auréole peu glorieuse au regard des fraudes qui ont émaillé le scrutin présidentiel de cette année 2018. La scabreuse affaire de l’achat de l’avion présidentiel viendra s’ajouter à un autre gigantesque bonneteau financier digne des plus grands cartels mafieux de la Sicile, sous le couvert de la Loi d’orientation et de Programmation Militaire (2015-2019) qui se révélera être le plus grand scandale financier de l’ère démocratique, trente ans de magouilles et de pillages de l’Etat malien qui se trouve dans un état grabataire.  Pour élucider cette affaire qui sentait des odeurs d’irrégularités, les partenaires financiers du Mali avaient exigé une enquête. Celle-ci avait commencé à porter ses fruits. Hélas, elle fut arrêtée en bon chemin parce que les mis en cause étaient les « enfants bénis de la République ». Il a fallu que SBM soit chassé du pouvoir par des poussées populaires qui l’ont contraint de jeter l’éponge en avril 2019, juste 24 heures près d’une motion de censure déposée à l’assemblée nationale. Le fameux dossier classé sans suite put être ainsi rouvert sous la houlette d’un nouveau ministre de la justice ; l’affaire que l’on croyait étouffée à jamais revint au-devant de la scène. Le principal mis en cause, ancien redoutable directeur de la Sécurité d’Etat, ancien super ministre de la défense et divin Premier ministre, considéré par tous depuis 30 ans comme hyper puissant, intouchable, craint de tout le monde comme de la peste, si ce n’est pas de l’Ebola et du Coronavirus, vaguait librement à ses occupations, dans un mépris royal au grand dam des citoyens maliens. Il a fallu la prise en main de l’effectivité du pouvoir par le colonel Assimi GOÏTA et ses camarades pour que le peuple sache que nul ne sera plus au-dessus de la loi, qu’il est impossible que Tigre et hérisson continuent à être libres de leurs murs crépusculaires. Fini le temps des «stratèges prédateurs » ! Soumeylou Boubèye MAIGA, l’ancien Premier ministre d’IBK de 2017 à 2019, est un justiciable.

En décidant de « mettre hors prérogatives » le premier président de la transition, Bah NDaw, et son Premier ministre, Moctar Ouane,  le 24 mai 2021, le colonel Assimi GOÏTA et ses camarades ont avancé dix points comme justification à l’action de rectification qu’ils ont dû opérer. Le troisième point de cette opération évoquait le refus de mettre aux arrêts certains dignitaires du régime défunt, celui d’IBK, noyés dans les affaires opaques, voire carrément crapuleuses. Une de ces affaires révoltantes est celle relative à l’achat d’un aéronef (Boeing 737) et des équipements militaires en 2014, une affaire qui représente plus de 130 milliards de F CFA.  Colonel Assimi GOÏTA est en train de concrétiser cet engagement, qui n’avait point préoccupé Bah NDAW et Moctar Ouane, par la  réouverture retentissante du sulfureux dossier. Une réouverture qui est allée au pas de charge en commençant par prendre à la gorge celui qui est considéré comme le géant du cartel, l’ancien chef du gouvernement, Soumeylou Boubèye Maïga, mis sous mandat de dépôt, suite à une convocation devant la section judiciaire de la Cour suprême, le jeudi 26 août 2021, et suivra Mme Bouaré Fily Sissoko, ministre de l’économie et des finances au moment des faits en 2014. Soumeylou Boubeye Maïga doit répondre de cinq chefs d’inculpation : faux, corruption, favoritisme, abus de confiance et trafic d’influence. Quant à Mme Bouaré Fily Sissoko, elle est inculpée d’atteinte aux biens publics, faux et usage de faux, favoritisme, népotisme et corruption.

Pour réarmer nos forces armées et acquérir un  nouvel avion de commandement, IBK fraichement élu a pris une décision qui s’est muée en  scandale financier.

En 2013, au constat du sous-équipement de l'armée, le Président de la République, IBK, a décidé de doter l'armée en moyens (équipements, tenues). A l’époque, les ressources de l'Etat ne lui permettaient pas de réaliser cette ambition. Il fallait alors avoir recours à un fournisseur qui pouvait assurer la fourniture des équipements et les matériels et qui acceptait d’être payé sur trois (3) ans avec un différé. C’est ainsi qu’un intermédiaire fut indiqué au ministère de la Défense par la Présidence de la République. Bien que cette instruction devait être sans discussion car venant du chef suprême des armées, le ministère de la Défense a néanmoins exigé un mandat écrit, qui fut donné par la Présidence de la République sous la signature du Directeur de cabinet (Mandat en date du 5 novembre 2013). Comme habituellement, le ministère de la Défense passait les marchés du genre sous le chapitre de l’article 8 du Décret n° 08-485 du 11 août 2008 portant procédure de passation, d'exécution et de règlement des Marchés publics et des Délégations de Services Publics (Code des Marchés Publics) qui met hors du champ d'application dudit code les marchés couverts par le secret-défense. Les deux marchés ont consisté en l’acquisition d'un aéronef, de matériels roulants, d'Habillement, de Couchage, de Campagne et d'alimentation (HCCA). L’aéronef a été acquis à 36 750 000 dollars US et les matériels à 69 183 396 474 FCFA dont 35 116 529 474 FCFA pour les matériels roulants et 34 066 867 000 FCFA pour les matériels HCCA. Avant la conclusion du marché, le ministre de l'Economie et des Finances a pris le soin de requérir l’avis de la Direction Générale des Marchés Publics et des Délégations de Services Publics, seule administration chargée de juger de la légalité et de la conformité à priori des marchés publics. Dans sa réponse, objet de la lettre n° 00149/MEF-DGMP-DSP du 19 décembre 2013, celle-ci a indiqué que les marchés pouvaient bel et bien être passés sous le chapitre de l'article 8 du Décret n° 08-485 du 11 août 2008 portant procédure de passation, d'exécution et de règlement des Marchés Publics et des Délégations de Services Publics (Code des Marchés Publics). Ainsi a été conclu le marché d’acquisition d'un aéronef et de fourniture aux forces armées maliennes de matériels roulants, d'Habillement, de Couchage, de Campagne et d'Alimentation (HCCA).

Face à la complexité du marché, les partenaires financiers ont exigé des missions de contrôle pour mieux comprendre.

La dépense au titre de l'avion n'ayant pas été budgétisée et n'apparaissant ainsi pas dans le Tableau des Opérations Financières de l’Etat (TOFE), les partenaires ont demandé une enquête. C’est ainsi que le Bureau du Vérificateur Général (BVG) et la Cour suprême ont été commis, et ils ont procédé, chacun de son côté, à des investigations et ont rendu rapports. Le Bureau du Vérificateur Général, dans son rapport du 27 octobre 2014, a relevé des manquements concluant à des irrégularités et a retenu des infractions.  Selon lui, les irrégularités financières s’élevaient à 28 549 901 190 FCFA, dont 24 120 371 247 FCFA de surfacturations, 349 548 538 FCFA de montant indument payé à SKY COULOUR, 1 028 039 063 FCFA au titre du favoritisme. Mais, le BVG a décidé de dénoncer à la justice la somme de 12 422 063 092 FCFA, dont 9 350 120 750 FCFA au titre de la fraude, 2 633 093 436 FCFA et 438 848 906 au titre de la fraude fiscale. Quant à la Cour Suprême, dans son rapport en date du 15 septembre 2014, signé d'un membre de la Section administrative et de deux de la Section des comptes, elle n'a pas tiré les mêmes conclusions que le BVG pour dire ainsi quelle n’a pas dit qu’il y a eu irrégularités et n'a donc pas retenu d'infractions. Bien au contraire, elle a affirmé que les marchés étaient sous-tendus par les textes en vigueur en République du Mali et a fait le constat que certains textes régissant les finances publiques souffraient de vide juridique. Elle a, en substance, conclu que « Les opérations d’acquisition de l’aéronef, des équipements et matériels militaires sur le plan de la légalité, sont sous-tendues par des textes en vigueur en République du Mali. Cependant, sur le plan réglementaire, les dispositions de certains textes sont violées, à savoir : les paiements sans ou avant ordonnancement ; l’emprunt ; et le visa du Contrôle financier. Dune manière générale, la mission a constaté que certains textes régissant les finances publiques souffrent de l’existence d’un vide juridique, à savoir : l’absence d’orientation sur les textes complémentaires à prendre ; l’absence de prise ou de prise avec beaucoup de retard des textes d’application assortis des lois et décrets ».

Une affaire à plusieurs rebondissements, suivie d’étouffements de la part des autorités politiques d’alors, avant d’être mise sur la sellette en cette fin de mois d’aout 2021

La phase judiciaire du dossier a connu deux aspects : un pénal et un civil. Sur le plan pénal, des informations judiciaires ont été ouvertes en France et au Mali. Le principal intéressé, Soumeylou Boubèye Maïga, ministre de la Défense et des Anciens Combattants à l'époque des faits, a été entendu à Paris où il a fait une garde à vue de deux jours. La justice française, qui ne peut pas être soupçonnée de partialité et d’être sous influence, a décidé de classer le dossier sans suite. Soumeylou Boubèye Maïga et certains autres protagonistes ont été entendus à l'unité d'enquêtes du Pôle économique du Parquet de Bamako. Ces enquêtes, à la clôture des investigations, ont fait l'objet du Procès-verbal n° 016/BER-PEF du 11 avril 2015. La justice malienne, à travers le Parquet près le Tribunal de Grande Instance de la Commune III du District de Bamako, chargé du Pôle Economique et Financier de Bamako, a décidé elle aussi de classer le dossier sans suite, suivant l'Avis de classement sans suite du 23 novembre 2018. Le classement sans suite est la décision prise par un magistrat du parquet de ne pas donner suite à une affaire, conformément au principe d'opportunité des poursuites. Les principaux motifs sont l'absence d'infraction ou la prescription. Le dossier de l'acquisition d'un aéronef et de fourniture aux forces armées maliennes de matériels d'Habillement, de Couchage, de Campagne et d'Alimentation (HCCA) n'était toujours pas prescrit. L'on doit donc comprendre qu'il n'y avait pas d'infraction. Ces différents classements sans suite ont indiscutablement disculpé et blanchi les mis en cause.

Par la suite, certains ont estimé que le dossier devait être rouvert. Cela a été fait en 2019 sur instructions écrites du ministre de la Justice d’alors, Malick Coulibaly. Cette réouverture a été une première dans l'histoire judiciaire du Mali. En tout cas, elle a été irrégulière, donc illégale comme l'a constaté la Cour suprême au regard des conditions qui l’ont entouré, qui étaient critiquables et contestables. En effet, aux termes de la loi n° 01-80 du 20 août 2001, modifiée par la loi n° 2013-016/ du 21 mai 2013 portant Code de procédure pénale, un dossier classé sans suite ne peut faire l'objet que de recours, à savoir une plainte avec citation directe devant le Tribunal correctionnel en matière de délit ou une plainte avec constitution de partie civile en toute matière devant le Doyen des Juges d'instruction, ce conformément aux articles 63, 62 et 64. Comme disposé à l'article 53 du code selon lequel « Lorsque le procureur de la République classe une plainte sans suite, il doit adresser un avis de cette décision dans un délai de huit jours au plaignant. Cet avis comporte, notamment, le motif du classement sans suite, la référence du numéro sous lequel l’affaire a été portée au registre des plaintes l’indication des voies judiciaires qui restent ouvertes à la partie plaignante ». Cette prescription a été observée par le Procureur de la République. En effet, dans l'Avis de classement sans suite du 23 novembre 2018, il a fait connaitre au Directeur Général du Contentieux de l'Etat, la partie civile, qu'il lui restait ouvertes « les voies de plainte avec citation directe devant le Tribunal correctionnel en matière de délit ou de la plainte avec constitution de partie civile en toute matière devant le Doyen des Juges d'instruction de céans pour faire valoir vos droits et, ce conformément aux dispositions des articles 63, 62 et 64 du Code de procédure pénale ».

<strong>Echec aux manœuvres d’étouffement</strong>

Ainsi, bien que n'étant pas le plaignant, donc ne pouvant légalement pas poursuivre la réouverture du dossier, le ministre de la justice, s'il voulait que le dossier soit rouvert, ne pouvait et ne devait que suivre les voies de recours indiquées par l'Avis de classement sans suite qui s'impose à tous. Par ailleurs, les droits des mis en cause ont été violés car ils n’ont été informés ni personnellement, ni par personne interposée de la réouverture du dossier et de surcroît de la désignation d'un juge d'instruction. Or, la loi n° 01-80 du 20 août 2001, modifiée par la loi n° 2013-016/ du 21 mai 2013 portant Code de procédure pénale dispose clairement à son article 1 que « La procédure pénale doit être équitable, contradictoire et préserver l’équilibre des droits des parties », et surtout à son article 2, à propos de la personne suspectée ou poursuivie que « Elle a le droit d’être informée des charges retenues contre elle et d’être assistée d’un conseil». Le procureur a ouvert une information et le dossier a été confié à un Juge d'instruction. Celui-ci a enquêté et a décidé que les mis en cause devaient comparaître devant la Haute cour de justice pour certains et devant la Cour d'assises pour d'autres. Au regard de la violation manifeste de la loi, certains actes de procédure ont été annulés d'abord par la Cour d'appel de Bamako (Arrêt n° 209 du 21 avril 2020) et tous les actes ont par la suite été annulés par la Cour suprême (Arrêt n° 13 du 15 mars 2021). Ce qui met fin, et définitivement, au dossier de l'acquisition d'un aéronef et de fourniture aux forces armées maliennes de matériels d'Habillement, de Couchage, de Campagne et d'alimentation (HCCA).  Cependant, il est important de noter que sur le plan civil, l’affaire a connu une autre tournure. La Cour d'appel de Bamako a condamné par deux fois l'Etat du Mali à payer au fournisseur son dû (Arrêts n° 027 du 25 janvier 2018 et n° 302 du 24 mai 2018). La Cour Suprême (à travers la Section administrative) a, dans le même dossier, condamné l’Etat du Mali à payer à la société Guo Star Mali Sarl la somme de 25 990 006 510 F CFA (Arrêts n° 027 du 25 janvier 2018 et n° 302 du 24 mai 2018). Au regard de toutes ces décisions au pénal comme au civil, les mis en cause dans ce dossier ont cru qu’ils sont blanchis à jamais et, jusqu’à ce que le principal, Soumeylou Boubèye Maïga, se soit permis sur le plateau dune chaîne TV, de dire que le dossier est totalement clos. Dès le lendemain de cette déclaration, le procureur général près la Cour suprême a réagi à travers un flash spécial en ces termes : « Le dossier n’est pas clos contrairement aux informations qui ont circulé ces derniers temps sur les réseaux sociaux ». Dans son intervention, Mamadou TIMBO fait la genèse de l’affaire sur le plan judiciaire et affirma détenir de nouvelles preuves contre Soumeylou Boubèye Maiga. Il dit aussi vouloir s’assurer que justice sera faite avant que les faits ne soient prescrits, « car rien n’est plus dangereux pour la bonne santé d’une République que l’impunité ». Dès le lendemain de cette intervention, le principal mis en cause a reçu une convocation devant la chambre d’accusation de la Cour suprême. Accompagné de son avocat, Kassoum TAPO, défenseur attitré des barons du régime défunt, Soumeylou Boubèye Maïga s’est rendu pour une comparution devant Fatogoma Théra, président de la section judiciaire de la Cour suprême. Une comparution qui a débouché sur sa mise sous mandat de dépôt le jeudi, 26 août 2021. Dans la foulée, Mme BOUARE Fily SISSOKO, ministre de l’économie et des finances au moment des faits, a subi le même sort. D’autres « gros poissons » sont attendus dans les jours à venir pour être interrogés au niveau de l’institution judiciaire suprême du pays.

<strong>Le temps de l’épuration</strong>

A noter que depuis la prise du pouvoir par  Colonel GOÏTA et ses camarades, plusieurs personnalités de l’ancien régime soupçonnées de détournements et autres crimes ont été inquiétées. Certaines sont déjà sous mandat de dépôt : Général Moussa Diawara, ancien patron des services de renseignements (Lhomme qui a fêté son cinquantième anniversaire avec faste en invitant des artistes étrangers transportés par jet privé. Selon un article publié sur le site centrafrique-Presse.com le 03 septembre 2020 à 01 h 54 mn qui se réfère à des sources sécuritaires concordantes au Mali mises à jour le 31 juillet 2019 par les conseillers militaires des ambassades des USA et de France au Mali, Moussa Diawara est en tête des généraux milliardaires du Mali avec une fortune estimée à 70 milliards de F CFA avec des appartements au Mali, Sénégal en Côte d’ivoire, Burkina Faso, France, Espagne, Canada ; 05 champs, 01 société de transport de carburant et des magasins de prêt à porter au Mali), et aussi le milliardaire Adama Sangaré, puissant Maire de la capitale malienne. En sus, un mandat d’arrêt international a été lancé contre Karim Keïta, le fils de l’ancien chef de l’Etat et non moins président de la commission-défense et de      sécurité de l’assemblée nationale, reconnu par une grande majorité des populations comme étant le cerveau de plusieurs scandales financiers. Des actes qui donnent de l’espoir au peuple quant à la bonne gouvernance à travers la traque des responsables qui ont sucé le sang de notre pays. La voix de Goïta a sonné le temps de l’épuration.

<strong>Al-Hassan Bah</strong>

<strong>Luc Sidibé</strong>]]> </content:encoded>
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<title>De grosses pointures dans les filets de la justice :  Le grand tournant de la transition</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/de-grosses-pointures-dans-les-filets-de-la-justice-le-grand-tournant-de-la-transition-2941955.html</link>
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<pubDate>Wed, 01 Sep 2021 14:15:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le National</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Une partie de l'opinion reste dubitative sur les arrestations de la semaine passée, mais la grande majorité des Maliens y voient le symbole d'un coup dur porté au signe indien que constitue l'impunité qui couvre l’élite malienne depuis 30 ans. La justice malienne vient d'ouvrir la boîte de Pandore. Il reste au chef l'État de veiller à ce que toute la lumière soit faite sur les grands dossiers. Il s'agit d'un tournant pour cette transition.</strong>

C'est un peu médusé que les Maliens ont appris la semaine écoulée le placement sous mandat de dépôt des anciens Premier ministre et ministres Soumeylou Boubeye Maïga et Bouaré Fily Sissoko. Il s'agit de deux grosses pointures de l'establishment politico- administratif qui règne sur le Mali depuis 1991.  Il est question de faux, d'abus de confiance, de corruption, de trafic d'influence, de favoritisme, de népotisme, d'atteinte aux deniers publics dans le cadre de l'affaire dite de l'avion présidentiel et des dossiers de contrats d'équipements de l'armée. Il s'agit de dossiers qui défraient la chronique depuis des années et qui ont fait l'objet de beaucoup de rapports des services de contrôle, internes et externes. Et l'opinion était toujours dans l'attente d'un acte concret dans ces contrats qui font partie des dossiers les plus emblématiques de détournements supposés ces dernières années. Il s'agit donc d'un événement et pas des moindres. En effet, un des principaux engagements de la junte à son avènement en 2020 était de lutter sans merci contre la corruption installée à perpétuelle demeure dans notre pays et gangrenant son économie depuis toujours. Au demeurant, le président Assimi Goïta a réitéré cet engagement lors de son adresse à la nation commémorant le premier anniversaire des événements du 18 août 2020. En outre, le Premier ministre, Choguel Maïga, et le M5-RFP en avaient fait leur cheval de bataille. Si les planètes se sont donc alignées pour mettre la junte et le M5-RFP ensemble, cet engagement commun ne pouvait plus rester lettre morte. Le sursaut de la justice est donc venu au bon moment. D'aucuns y voient déjà un relent de populisme ou une volonté de la junte d'écarter d'éventuels candidats gênants lors de la prochaine présidentielle, mais en réalité, il s'agit d'un tournant pour cette transition.

Au-delà de la personnalité des mis en cause, qui bénéficient du reste jusqu'à preuve du contraire de la présomption d'innocence, c'est un mythe fortement ancré dans les esprits qui vient de tomber : celui de l'impunité totale qui semblait être la règle au Mali depuis longtemps. Aucun rapport du Vérificateur général et d'autres structures du genre ne connaissait une suite judiciaire. Et même ces dossiers dont on parle avaient fait l'objet d'un classement sans suite à deux reprises. C'est donc un acte de courage de la part de notre justice. C'est un challenge pour les tenants actuels du pouvoir qui peuvent retrouver la confiance des masses laborieuses et même une occasion pour les mis en cause de se blanchir totalement avant les prochaines échéances électorales. Ce dernier aspect est d'autant important et crucial que nous avons vu récemment combien un président élu, qui traîne des casseroles, peut être fragile urbi et orbi (au Mali et à l'extérieur). C'est pourquoi cette affaire mérite d'être traitée jusqu'au bout et avec la sérénité requise. C'est pourquoi également tous les cas de détournements qui sont actuellement sous-main de justice doivent connaître une suite avant la fin de cette transition. Qu'il s'agisse de dossiers civils ou militaires et quelles que soient les personnes impliquées. La justice en sortira grandie et le pouvoir politique s'en trouvera plus crédible. Il appartient donc au colonel Assimi Goïta et à son Gouvernement de mettre la justice en état de faire son travail avec impartialité au nom du peuple Malien. Ce serait la première grande victoire de cette transition suffisamment chahutée jusqu'ici.

<strong>Sy ÉRIC</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Lutte contre la corruption : qui veut mettre des bâtons dans les roues des autorités transitoires ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/lutte-contre-la-corruption-qui-veut-mettre-des-batons-dans-les-roues-des-autorites-transitoires%25e2%2580%2589-2941949.html</link>
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<pubDate>Wed, 01 Sep 2021 12:52:19 +0000</pubDate>
<dc:creator>Sahel Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le colonel Assimi Goïta a pris son grand balai. Le nettoyage qui donne la chair de poule a commencé. Des échappatoires sont de plus en plus visitées. Le peuple est tenu à rester éveillé. </strong>

Assainir les administrations publiques maliennes a toujours été un vœu pieux chanté sur tous les toits, <u><a href="http://mali-web.org/politique/lutte-contre-la-corruption-au-mali-loclei-ou-lechec-dun-objectif-precieux">depuis des années</a></u>. Quel est ce Malien, épris de tant soit peu de patriotisme qui n’a pas décrié la publication sans suite des rapports du vérificateur général ? Pourtant, avait-il tort si l’on sait que la plupart de ces rapports font état de <u><a href="http://www.bvg-mali.org/images/Rapports/annuels/rapport_annuel_2014.pdf">grHYPERLINK "http://www.bvg-mali.org/images/Rapports/annuels/rapport_annuel_2014.pdf"osses irrégularités financières</a></u>, mais que les auteurs continuent de courir dans la nature sans être inquiétés. Aux antipodes de ces supputations, il reste évident que les autorités doivent s’assumer afin d’éviter le règne magistral de l’impunité.

<strong>Campagne de dénigrements  </strong>

Le souhait le plus exprimé par les Maliens n’était-il pas le renouveau ? Cette soif de voir un <u><a href="https://saheltribune.com/le-train-du-mali-nouveau-a-demarre/">nouveau Mali</a></u>, un pays recouvrant toute sa dignité de nation glorieuse, fait partie des motifs du départ précipité de l’ex-président de la République, Ibrahim Boubacar Kéïta (IBK), et l’instauration d’un régime de transition, dirigé par le colonel Assimi Goïta.

Depuis <u><a href="https://saheltribune.com/assimi-goita-nous-avons-une-responsabilite-historique/">son investiture</a></u>, la décision sur laquelle les Maliens attendent le colonel Goïta au tournant, c’est bien la lutte contre la corruption et l’impunité. Si la théorie avait été bien accueillie, la pratique risque de se buter à des problèmes. N’arrangeant pas la plupart des anciens dignitaires d’IBK, cette initiative fait l’objet d’une campagne de dénigrements sans précédent.

L’inculpation et la <u><a href="https://saheltribune.com/mali-ecrouees-pour-irregularites-des-personnalites-politiques-au-coeur-de-lactualite/">mise sous mandat de dépôt</a></u>, la semaine dernière, de Soumeylou Boubèye Maïga, ancien ministre de la Défense et des anciens Combattants, également ex-Premier ministre ; et de Mme Fily Sissoko, ex-ministre de l’Économie et des Finances, semble enfin avoir mis le feu aux poudres.

<strong>Où sont les généraux milliardaires ? </strong>

En vue de casser l’élan du président de la transition dans cette dynamique de lutte implacable contre la délinquance financière pour l’ennoblissement du Mali, l’on tente des coups bas. Quelle honte ! La question des <u><a href="https://lelynx.net/2020/09/mali-des-generaux-milliardaires/">généraux milliardaires</a></u>, qui a défrayé la chronique en 2020, refait surface. Pourtant on doit se demander où sont aujourd’hui les généraux dont les noms sont mentionnés dans cette fameuse liste des « <em>magnats</em> » de l’armée malienne.

Au Mali, il est malheureusement habituel pour les citoyens consciencieux d’être confrontés à la cupidité des corrompus qui préfèrent tout simplement user de tous les moyens illégaux possibles pour maintenir leur standing aux dépens des efforts quotidiens du Malien lambda. Toutefois, ces <em>« super citoyens</em> » semblent oublier qu’il n’y a point de développement sans une véritable lutte contre la corruption et tous les phénomènes qui y sont liés. Qui mieux qu’une transition dirigée par des militaires pourrait réussir cette entreprise de toilettage ?

<strong>L’exemple des leaders religieux </strong>

Pour la victoire contre la corruption et l’impunité, les Maliens doivent continuer d’accorder leur confiance aux autorités de la transition dans leur lutte contre ce fléau. Un mal qui alimente, depuis des années, les inégalités sociales et l’effritement de l’économie nationale dont les conséquences sont systématiquement ressenties par les moins nantis.

Au passage, il est important de souligner la preuve de sagesse dont ont fait montre les <u><a href="https://www.rfi.fr/fr/afrique/20210831-mali-les-repr%C3%A9sentants-confessionnels-donnent-de-la-voix-pour-une-transition-apais%C3%A9e">leaders religieux</a></u>. Ils semblent avoir vite compris le message du président de la transition : l’union de tous autour de la patrie plus que jamais éprouvée. Même s’il ne faudrait pas oublier que <em>« l’imam dribleur »</em> est avec tout le monde sans être réellement avec personne. Il ne vise que ses intérêts sordides. Et qu’il se le tienne pour dit, car ces coreligionnaires sont loin d’être dupes au point de baisser la garde en lui déroulant le tapis rouge pour l’accomplissement de ses desseins inavoués.

En attendant, formons une ceinture de sécurité autour de cette transition afin de l’aider à réussir et à honorer ses engagements pour le bien-être des Maliens.

Évitons donc de <u><a href="https://saheltribune.com/transition-au-mali-le-reductionnisme-cette-autre-maladie-politique/">tout HYPERLINK "https://saheltribune.com/transition-au-mali-le-reductionnisme-cette-autre-maladie-politique/"ramener à des conflitsHYPERLINK "https://saheltribune.com/transition-au-mali-le-reductionnisme-cette-autre-maladie-politique/" politiques</a></u> avec en toile de fond, le dévoiement de la noble lutte engagée par le Colonel Assimi Goita et son équipe gouvernementale contre les fossoyeurs de la République.

<strong>C. T</strong>

<strong>Source : <u><a href="https://saheltribune.com/">https://saheltribune.com</a></u> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Lutte contre le blanchiment au Mali :  Le gouvernement se muscle</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/lutte-contre-le-blanchiment-au-mali-le-gouvernement-se-muscle-2941894.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 01 Sep 2021 10:20:05 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Mercredi dernier, le conseil des ministres a adopté une série de mesures tendant à renforcer les mécanismes de lutte contre la fraude et le blanchiment des capitaux au Mali. L’adoption de ces nouvelles dispositions était consécutive aux conclusions des résultats du mécanisme d’évaluation par les pairs, MAEP. Un début de solutions aux cris de cœur du Centif ?</em></strong>

Ainsi, le premier texte adopté fixe l’organisation et les modalités de fonctionnement du Pôle national économique et financier, qui modifie et renforce la Loi n°2011-037 du 15 juillet 2011 portant organisation judiciaire.

<em>« La lutte contre la corruption, la fraude fiscale, le blanchiment de capitaux ainsi que le traitement effectif par la justice des affaires économiques et financières est essentielle pour une démocratie et ce particulièrement en période de crise »</em>, affirme le communiqué, justifiant par la même raison la création d’un pôle national économique et financier. Il a désormais une compétence nationale et vise à renforcer la lutte contre la délinquance économique et financière.

Par la même occasion, en instaurant un parquet national financier auprès de ce pôle, le gouvernement revoit l’ensemble de l’architecture de traitement judiciaire de la délinquance économique et financière <em>« d’où la modification des textes ci-dessus cités ».</em>

Le Centre traitement des informations financières (Centif) a pour missions de lutter contre les circuits financiers clandestins, le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme. Au Mali, il jouit d’une grande réputation grâce à ses résultats et à sa discrétion. En effet, un des principes fondateurs du Centif est que ses membres prêtent serment devant la juridiction compétente avant d’entrer en fonction. Ils sont tenus au respect du secret des informations recueillies, qui ne pourront être utilisées à d’autres fins que celles prévues par les dispositions de la loi. Le personnel de le Centif est soumis aux obligations de confidentialité et de respect du secret professionnel.

Le Centif, véritable cheville ouvrière en matière de lutte contre le blanchiment, qui produit au Mali des résultats extraordinaires avec peu de moyens, a de quoi se réjouir certainement. En effet, en plus de ces mécanismes cités, le conseil des ministres a adopté, sur le rapport du ministre de l’Économie et des Finances, un projet de décret portant <em>création, composition et fonctionnement de la Commission nationale de Coordination des Activités de Lutte contre le Blanchiment de Capitaux et le Financement du Terrorisme.</em>

<strong>Mieux endiguer les flux financiers illégaux</strong>

Il s’agit là surtout d’une transposition dans l’ordonnancement juridique national d’une disposition communautaire d’une directive de l’Uémoa du 19 septembre 2002 relative à la Lutte contre le Blanchiment de Capitaux dans les États membres de l'Uémoa. <em>« La mise en œuvre effective de cette loi nécessite des mesures administratives que notre pays doit prendre afin d'assurer efficacement la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme »,</em> souligne le communiqué.

Avec l’appui du Giaba, le Mali a procédé à une évaluation nationale des Risques de Blanchiment de Capitaux et au Financement du Terrorisme au Mali et son plan d'action. Le Groupe Intergouvernemental d'Action contre le Blanchiment d'Argent en Afrique de l'Ouest (Giaba) a été établi en 2000 par la Cedeao. Il est une réponse majeure et la contribution de la Cédéao à la lutte contre le blanchiment de capitaux.

Cette évaluation avait comme objectif : évaluer la menace nationale et celle des secteurs spécifiques ; évaluer la vulnérabilité nationale et des secteurs spécifiques ; identifier, analyser et comprendre les risques de Blanchiment de Capitaux et de Financement du Terrorisme ; élaborer une politique et un plan d’actions en vue d’atténuer ces risques.

<em>« L’exercice a permis d’analyser et d’évaluer les menaces et les vulnérabilités de blanchiment de capitaux et de financement du terrorisme tant au plan national, sectoriel qu’au niveau spécifique des produits de l’inclusion financière. Au regard des constats établis, le Mali a décidé d’élaborer un plan d’actions triennal 2021-2023 permettant de prendre efficacement en charge les recommandations formulées sur la base des risques identifiés ».</em>

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<strong>Alexis Kalambry</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Mali : l’arrestation de deux anciens ministres, en absence de la Haute Cour de Justice, divise les praticiens du droit</title>
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<pubDate>Mon, 30 Aug 2021 11:46:07 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Quelques jours après  la décision de la  Cour suprême de traduire devant une Cour d’assises les deux anciens ministres Soumeylou Boubèye Maïga et Bouaré Fily Sissoko, inculpés dans l’affaire dite ‘’Avion présidentiel et la fourniture des équipements militaires’’, les interprétations contradictoires sur  la procédure prévue par la Constitution divisent  les praticiens du droit. </em></strong>

<em><strong>-maliweb.net-</strong></em> Au Mali, le rebondissement dans l’affaire de l’achat de l’avion présidentiel et des équipements militaires, conduisant au placement sous mandat de dépôt de l’ancien premier ministre, Soumeylou Boubèye Maïga et l’ancienne ministre de l’économie et des finances, Mme Bouaré Fily Sissoko continue a suscité des interprétations différentes au sein de l’opinion publique. En absence d’une Haute Cour de justice,  la seule institution compétente « <em>à juger le Président de la République et les Ministres mis en accusation devant elle par l'Assemblée Nationale pour haute trahison ou à raison des faits qualifiés de crimes ou délits commis dans l'exercice de leurs fonctions</em> »,les praticiens du droit sont montés au créneau,  pour  certains, pour dénoncer une  « instrumentation  de la justice ».

L’association malienne des procureurs et poursuivants, dans un communiqué, soutient que « l’instruction  des dossiers impliquant des personnalités justiciables de la Haute Cour de Justice, la saisine de la commission d’instruction de la Cour Suprême par le Procureur général près la dite cour, est sans base juridique en absence de tout  acte  de mise en accusation émanant  de l’Assemblée nationale… »  Ce syndicat des magistrats estime aucune considération politique, ou un quelconque argument tiré d’une jurisprudence anachronique d’ailleurs imaginaire, ne saurait justifier une  violation aussi grave  des règles de procédures établies en la matière  par la plus  haute institution judiciaire du pays. C’est pourquoi, ce syndicat commande  à ce que les différents dossiers  des personnalités justiciables  de la seule Haute Cour de justice soient traités conformément au droit et aux règlements en vigueur.

Pour sa part, l’ancien Gardes des Sceaux, Me Mamadou Ismaël Konaté,  déclare que «le placement sous mandat de dépôt des anciens ministres  fait l’impasse de la mise en accusation justifiée par l’absence d’une Assemblée nationale ». Et de renchérir  qu’en état, « leur déferrement probable aux assises violera le privilège de la juridiction et la compétence juridictionnelle ». Se prononçant toujours sur la procédure, cet avocat estime que c’est la haute Cour de la Justice qui  est insultée et  est sans intérêt.

<strong>« Acharnement politique »</strong>

Me Kassim Tapo, qui assure la défense de Soumeylou Boubèye Maïga,  dénonce une « instrumentalisation de la justice » pour faire écarter des futures compétitions présidentielles pour certains acteurs. Comme cet avocat,  le parti de l’ancien premier ministre sous le régime d’IBK qualifie cette incarcération de «l’acharnement politique» contre la personne de leur président. Aux dires de la direction de l’ASMA-CFP, dans un communiqué, c’est la prise de position de Soumeylou Boubèye Maïga sur certains sujets politiques,  notamment le respect de la durée de la transition, qui lui a valu cette décision du Procureur général près de la Cour Suprême. L’ASMA-CFP se joint  à ce syndicat de magistrats  pour déplorer le non-respect de la Constitution et de la Loi organique 97-001 du 13 janvier 1997 relative à la Haute Cour de justice et au code de Procédure pénale. « Le placement sous mandat de dépôt de l’ancien Premier ministre est intervenu avant sa mise en accusation par l’Assemblée nationale et sa saisine par la Cour Suprême. Ces vices graves de procédure confèrent au dossier une connotation purement et uniquement politique », dénonce le parti.

<strong>« L’impunité détruit la société » </strong>

En face d’eux, le procureur général près de la Cour Suprême se défend  en évoquant l’absence d’une Assemblée nationale dont les membres sont susceptibles, selon la constitution malienne, de siéger dans la Haute Cour de justice. Selon lui, en absence de cette institution il lui revient  de poursuivre et de classer sans suite  ce dossier dans lequel  des anciens  ministres sont mis en cause. Le procureur général  se défend avec une jurisprudence  expliquée  par l’article  206 de  la section II de la Cour suprême par rapport au renvoi d’une juridiction à une autre. Elle stipule que « en matière criminelle, correctionnelle ou de police, la chambre criminelle de la Cour Suprême peut dessaisir toute juridiction d’instruction ou de jugement et renvoyer  la connaissance  de l’affaire à une autre juridiction de même ordre, sauf si la juridiction normalement compétente ne peut être légalement composée ou si la cour de la justice se trouve autrement interrompue, soit pour une cause de suspicion légitime ou de sûreté publique ». Et le procureur général semble, à son tour, avoir le soutien de deux syndicats de magistrats, notamment le SAM et le SYLMA.  Ces organisations syndicales qui regroupent la quasi majorité des magistrats du Mali  se disent  se conformer à l’application de l’article 206.  Pour eux,  ce sont les résultats de  la grève de 108 jours pour que l’état de droit soit de retour, où tous, fussent-ils agents publics, Premier ministre, Chef de l’Etat ou Magistrats, sont assujettis  de droit en vertu des dispositions de la l’article 2 de la Constitution.

Côté du pouvoir exécutif,  le conseiller spécial du premier ministre, Souleymane Koné  est estime sur sa page face book qu’en temps normal, c’est la Haute Cour de Justice qui est compétente pour juger les Présidents et les anciens ministres.  « <em>Mais, l’évolution politique de notre pays fait qu’elle ne fonctionne pas en ce moment. Face à cette carence, la loi en particulier le code de procédure pénale, la jurisprudence ainsi que la pratique judiciaire de ces dernières années, nous donnent une solution, pour sortir de la spirale de l’impunité les dossiers brûlants du pays en ce qui concerne les détournements des ressources de l’armée »,</em> a soutenu ce proche de la primature,  ajoutant que  « l’impunité détruit la société ». C’est pourquoi, conclut-il,  les praticiens du droit appliquent cette solution que la Loi met à la disposition de la Transition.

<strong>Siaka DIAMOUTENE/Maliweb.net</strong>

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<title>Le rouleau compresseur de la justice est en marche : Après Soumeylou Boubèye et Fily Sissoko, à qui le tour ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/le-rouleau-compresseur-de-la-justice-est-en-marche-apres-soumeylou-boubeye-et-fily-sissoko-a-qui-le-tour-2941596.html</link>
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<pubDate>Mon, 30 Aug 2021 10:23:54 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le Mali Koura tant attendu et qui a eu du mal à se mettre en marche, semble amorcer un tournant décisif avec l'arrestation d'un ancien Premier ministre et d'une ancienne ministre des Finances. Mis sous mandat de dépôt pour faux et usage de faux, détournement et complicité de détournement dans l'achat de l'aéronef présidentiel et des équipements militaires, Soumeylou Boubeye Maiga et Fily Sissoko ont été écroués en prison pour des faits gravissimes de détournement des deniers publics. Après ces deux arrestations, à qui le tour ? La Justice ira-t-elle jusqu'au bout en mettant sous les verrous tous les délinquants financiers ?</em></strong>

La corruption et l'impunité ont été pendant longtemps érigés en mode de gouvernance au Mali. Cet état de fait a non seulement fragilisé le tissu social, mais aussi contribué à l'effondrement du pays. C'est en prenant conscience du péril qui guette le Mali que le peuple s'est mobilisé pour mettre fin au régime corrompu d'IBK et ses amis. Le coup d’Etat du 18 Août 2020 a été une véritable aubaine pour le peuple qui se voit obliger de mener pression sur les autorités afin qu'elles traduisent en Justice tous ceux qui ont puisé illégalement dans les caisses de l'État. Ce message semble être compris par les autorités avec l'attestation de l'ancien Premier ministre Soumeylou Boubeye Maiga, qui était ministre de la Défense et des Anciens Combattants au moment des faits, et enfin la mise sous mandat de dépôt de l'ancienne ministre des Finances Mme Bouaré Fily Sissoko. Leur arrestation ordonnée par la Cour Suprême, à défaut de la Haute Cour de Justice, fait débat dans le pays et divise les Maliens. Pour les supporteurs des deux détenus, la Cour Suprême n'est pas la juridiction compétente pour ordonner l'arrestation de ces deux grandes personnalités du pays. Ils renchérissent en disant que c'est un acharnement politique et une vengeance, donc ils trouvent méchant ces arrestations qui ne visent autre chose que de barrer la route de la présidentielle à un super favori.

Nombreux sont les observateurs à se réjouir de l'arrestation de ces deux caciques du régime IBK. Beaucoup espèrent enfin voir les délinquants financiers traduits en Justice.

Pour rappel, SBM fait l'objet de poursuites pour des faits qui datent de 2014 lorsque le vérificateur général et la Cour Suprême avaient constaté de graves irrégularités dans l'achat de l'aéronef présidentiel et des équipements militaires pour les FAMa. Après des investigations, les autorités maliennes de l'époque avaient reconnu des surfacturations à hauteur de 29 milliards de francs CFA. Le chef de mission du FMI M. Christian johs et Mme Bouare Fily Sissoko ont reconnu sans ambages des surfacturations. Alors, quand on entend certains partisans de SBM et Fily Sissoko crier à la vengeance ou à un acharnement politique, on s'interroge sur leur bonne foi ou sur leur patriotisme.

Quant à Fily Sissoko, ministre des Finances au moment des faits, pour avoir garantie les prêts contractés jusqu'à hauteur de 100 milliards de francs CFA, elle devient complice d'une entreprise savamment montée pour spolier l'État des ressources financières au profit d'une mafia. Elle a préféré prendre des risques en cautionnant la malversation pour tout simplement garder son poste de ministre. La loi est dure, mais elle reste la loi. A la question de savoir à qui le tour, la réponse dans quelques jours, car selon nos informations, deux autres Premiers ministres seraient convoqués à la Cour Suprême. Donc, il est à parier que l'un d'eux rejoindra SBM et Fily à la Maison centrale d'Arrêt de Bamako, car les faits reprochés sont d'une telle gravité qu'il serait difficile pour l'un d'entre eux d'échapper à la prison.

En somme, ce rouleau compresseur de la Justice ne doit pas s'arrêter en si bon chemin. Ceux qui ont pillé les maigres ressources financières, ceux qui ont jeté en pâture nos soldats faute d'équipements adéquats, ceux qui par leurs malversations ont empêché des milliers d'enfants de jouir de leurs droits élémentaires à l'instruction faute de structures d'accueil, ceux qui ont par leurs surfacturations, sevré nos cotonculteurs d'engrais et de matériels agricoles, ceux qui ont les mains tachées de sang des innocents, doivent tous répondre de leurs actes. C'est en tous les cas, le prix à payer pour le Mali Koura tant attendu.

<strong>Youssouf Sissoko</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Affaire des équipements militaires :  SBM placé sous mandat de dépôt</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/affaire-des-equipements-militaires-sbm-place-sous-mandat-de-depot-2941317.html</link>
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<pubDate>Sat, 28 Aug 2021 13:15:07 +0000</pubDate>
<dc:creator>Tjikan</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Appelé à comparaître hier jeudi 26 août devant la Chambre d’accusation de la Cour suprême, à la demande d’un magistrat de ladite institution, l’ancien Premier ministre Soumeylou Boubèye Maïga (SBM) a été placé sous mandat de dépôt dans le dossier de l’achat des équipements militaires et de l’avion présidentiel. Il était ministre de la Défense et des Anciens combattants au moment des faits. L’information a été confirmée par son avocat, Me Kassoum Tapo.</em></strong>

Selon une source proche du dossier, Soumeylou Boubèye Maïga n’est pas le seul concerné dans cette affaire. Deux autres anciens dignitaires du régime d’Ibrahim Boubacar Keïta auraient été appelés pour être entendus dans ce dossier. Il s’agit de l’ancienne ministre de l’Economie et des Finances,  Bouaré Fily Sissoko, et le directeur de cabinet du président de la République d’alors, Mahamadou Camara, non moins ancien ministre en charge de la Communication. Les dossiers de ces deux anciens ministres seraient également en instruction à la Chambre d’accusation.

«Depuis que Soumeylou Boubèye est intervenu sur Renouveau TV pour dire clairement qu'il ne soutiendrait pas la transition et que s'il soutient la transition c'est seulement dans les 18 mois et qu'il ne considère plus Assimi Goïta comme Président, il a alors été entendu dans le cadre de cette affaire. Pendant un an, ceux qui ont chassé IBK sont incapables d'apporter des changements et ils veulent qu'on se taise. Quand un politicien devient Premier ministre, il faut s'attendre à tout. L'acharnement politique, c'est tout ce que Choguel connaît depuis 1994, au temps du Coppo. Ce qui fait encore rire, c'est le Président de la transition lui-même. Quelqu’un qui a violé la constitution, qui peut-il juger ? Quelqu'un qui a pris le fusil et violé la constitution, c'est lui qui devrait être jugé en premier lieu», a expliqué Boubou Mabel Diawara, Secrétaire général Asma-CFP, à la presse, à l’entrée de la Cour suprême.

Pour lui, il n'y a pas eu de détournement. Il y a eu deux rapports contradictoires. La loi de programmation militaire a fait voter plus de mille milliards francs.

«On a fait voter 1000 et quelques milliards et dire qu'il y a mille et quelques milliards, c'est deux choses différentes. Soumeylou Boubèye Maïga est entendu dans l'affaire, parce que le rapport de la Cour suprême et celui du  Vérificateur général se contredisent. Puisque l'achat des équipements militaires s'est fait sous forme de prêt. Quand tu fais des achats sous forme de prêt et que tu n'as pas d'argent, tu te conformes aux conditions du vendeur. La loi des finances est bien connue. On n'engage pas l'Etat, c'est l'Etat qui s'engage. Il n'y a pas eu de détournement de 1000 milliards», a-t-il insisté.

Me Kassoum Tapo, le conseil de SBM, joint par téléphone par un confrère de la place, a confirmé l’information. En tout cas, jusqu’à 14 heures, aucun véhicule n’avait franchi les portails de la Cours suprême  pour la Maison d’arrêt centrale de Bamako. Idem pour son avocat.

Est-ce une manière de faire croire au peuple que la justice malienne a afin retrouvé son indépendance ou c’est juste la revanche des hommes en treillis au pouvoir ? Car qui connaît l’histoire récente du Mali sait que le dossier Amadou Aya Sanogo a été instruit au temps de Soumeylou Boubèye Maïga. Beaucoup n’ont pas encore digéré cette situation. Ou encore une vengeance politique contre SBM? Ce dernier n’a-t-il pas péché en commettant Me Kassoum Tapo, un allié de taille de Dr. Boubou Cissé, un concurrent direct pour la course à la présidence ? L’avenir nous édifiera.

En tout cas, Boubou Cissé, s’il est épargné par ce vent judiciaire qui souffle désormais sur la République, a tout à gagner si SBM venait à être écarté de la présidentielle de 2022.

Affaire à suivre!

<strong>Almihidi Touré</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Affaire de l’avion présidentiel et des équipements militaires :  Soumeylou B. Maïga et Mme Bouaré Fily Sissoko placés sous mandat de dépôt</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/affaire-de-lavion-presidentiel-et-des-equipements-militaires-soumeylou-b-maiga-et-mme-bouare-fily-sissoko-places-sous-mandat-de-depot-2941424.html</link>
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<pubDate>Sat, 28 Aug 2021 01:14:53 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>L’ancien Premier ministre, non-moins ancien ministre de la Défense et des Anciens Combattants, ancien  Directeur de la Sécurité d’Etat, Soumeylou Boubeye Maïga, a été placé sous mandat de dépôt hier après avoir été entendu par la Chambre d’accusation de la Cour Suprême. Mme Bouaré Fily Sissoko, ancienne ministre de l’Economie et des Finances, a été elle aussi écrouée à la prison pour femmes de Bollé. </em></strong>

<strong> </strong>L’affaire dite de  surfacturation de l’achat de l’avion présidentiel et des équipements militaires qui vient de resurgir remonte à 2014. L’année où Soumeylou Boubèye Maïga était ministre de la Défense et des Anciens Combattants et Mme Bouaré Fily Sissoko ministre de l’Economie et des Finances. Un rapport du Bureau du Vérificateur général avait décelé des surfacturations sur l’achat de l’avion de commandement d’IBK et d’autres équipements militaires. Le Fonds monétaire international (FMI), mis au parfum de ce scandale avait demandé des enquêtes en menaçant de couper ses relations avec notre pays.

La semaine dernière, lors de son passage sur Renouveau-TV sur la question relative à la surfacturation de l’avion président et des équipements militaires, Soumeylou Boubeye Maïga s’est prononcé et a laissé entendre que ledit dossier avait été classé sans suite, par la Cour suprême du Mali. A ces propos, le Procureur général près la Cour suprême a précipitamment réagi sur la chaine nationale ORTM. Mamadou Timbo a apporté un démenti aux propos de Boubeye sur la péripétie de classement sans suite de ce dossier qui selon lui, va être ouvert avec de nouveaux éléments.

Le lendemain de la déclaration du Procureur général, Soumeylou Boubeye Maïga est convoqué à la Chambre d’accusation de la Cour suprême sur demande d’un haut magistrat pour être entendu. Il a été arrêté dans l’après-midi « pour faux, usage de faux favoritisme, corruption, trafic d’influence… ». Il a été suivi quelques plus tard de l’ancienne ministre de l’Economie et des Finances aux moments des faits. Celle-ci est inculpée pour « favoritisme, atteinte aux biens publics, faux et usage de faux, népotisme et corruption».

En plus de Soumeylou Boubeye Maïga et de Mme Bouaré Fily Sissoko, plusieurs autres personnalités en lien avec cette affaire, dont d’anciens ministres, des  opérateurs économiques seront dans la mire de la justice dans les jours à venir. Des interpellations aux fins d’enquêtes sont ainsi lancées depuis hier, selon plusieurs sources.

<strong>Koureichy Cissé</strong>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Affaire dite de l&amp;apos;acquisition de l&amp;apos;avion présidentiel  et des équipements militaires : Soumeylou Boubèye Maïga et Mme Bouaré Fily Sissoko placés hier sous mandat de dépôt</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/affaire-dite-de-lacquisition-de-lavion-presidentiel-et-des-equipements-militaires-soumeylou-boubeye-maiga-et-mme-bouare-fily-sissoko-places-hier-sous-mandat-de-depot-2941378.html</link>
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<pubDate>Sat, 28 Aug 2021 01:13:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Tout est parti lorsque le désormais pensionnaire de la Maison Centrale d’Arrêt de Bamako avait déclaré sur un plateau télé, avec véhémence, que le dossier concernant cette affaire de l'achat de l'avion présidentiel et de l'acquisition des équipements militaires a été classée sans suite par la Cour suprême.

Cette déclaration avait provoqué une levée de bouclier au sein de la population malienne obligeant ainsi le Procureur général près la Cour suprême, Mamadou Timbo, de sortir de sa réserve dans un flash spécial de la chaine nationale au cours duquel il a apporté un démenti formel à cette information. Il a précisé que le dossier n'est pas classé car les enquêtes sont en cours.

Cette sortie du Procureur général Timbo a été, semble-t-il, le déclic parce que dès le lendemain, l'ancien Premier ministre Soumeylou Boubèye Maïga ainsi que plusieurs personnalités ont été convoqués par la Chambre criminelle de la Cour suprême pour être auditionnés sur cette affaire. Ainsi, à l'issue de son audition, Boubèye a été placé sous mandat de dépôt. Quelques temps après, l'ancienne locataire de l'hôtel des finances, Mme Bouaré Fily Sissoko, a été, à son tour, placée sous mandat de dépôt à l'issue de son audition.

Rappelons que le dossier fait suite à un rapport d'audit de 2014 du Bureau du Vérificateur Général qui avait relevé des irrégularités financières estimées à plusieurs milliards de francs sur l'achat de l'avion présidentiel et de l'acquisition des équipements militaires.

Notons qu'au moment des faits, Soumeylou Boubèye Maïga occupait le portefeuille de la Défense et des Anciens combattants. Aussi, plusieurs autres personnalités sont citées dans cette affaire.

Les prochains jours seront déterminants dans cette affaire, surtout que les Maliens suivent de très près les cas de détournements des fonds publics qui ont émaillé la gouvernance du défunt régime.

<strong>                                                                                     </strong>

<strong> Boubacar PAÏTAO </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mali : La Cour suprême traque  des anciens dignitaires du régime d’IBK</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/mali-la-cour-supreme-traque-des-anciens-dignitaires-du-regime-dibk-2941280.html</link>
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<pubDate>Fri, 27 Aug 2021 07:38:35 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Au Mali, l’affaire de l’achat de l’avion présidentiel et des équipements militaires, qui date de la période de 2013 à 2014, a connu un rebondissement, hier jeudi,  avec l’arrestation de l’ancien Premier ministre, Soumeylou Boubèye Maïga, et celui de l’économie et des finances, Mme Bouaré Fily Sissoko,  sur instruction de la chambre d’accusation de la Cour suprême.</em></strong>

&nbsp;

<em><strong>maliweb.net</strong></em> - L’affaire  dite ‘’ achat de l’avion présidentiel et des équipements militaires’’ n’a pas encore cessé de hanter  certains membres du premier gouvernement de l’ancien président Ibrahim Boubacar Keïta. Hier jeudi, la chambre d’accusation de la Cour suprême du Mali passe à l’offensive 48 heures après la sortie médiatique du procureur général, Mamoudou Timbo, en ordonnant dans la foulée l’arrestation de deux anciens ministres du régime d’IBK. En réponse à certaines informations distillées, il avait qualifié de "contrevérité" l’information selon laquelle  les dossiers liés aux crimes commis lors de l’achat de l’avion présidentiel et des équipements destinés aux FAMA auraient fait l’objet d’un classement.

C’est une interview accordée à une télévision locale par l’ancien Premier ministre, Soumeylou Boubèye Maïga, qui aurait précipité la procédure sur les crimes financiers liés à l’achat de l’avion présidentiel et des équipements militaires qui date de neuf ans. Il avait déclaré que cette affaire a été classée sans suite  par la justice.  Effectivement, sous la pression du régime d’IBK, le procureur en charge du pôle économique de l’époque a été contraint d’abandonner la procédure judiciaire après avoir reçu des instructions. Les autorités avaient justifié leur décision en arguant que « l’appréciation des éléments d’enquête ne relevait pas de l’autorité » du procureur anti-corruption. Conformément à l’article 95 de la Constitution du 25 février 1992, la Haute Cour de Justice est  la seule institution compétente  pour juger « le Président de la République et les Ministres mis en accusation devant elle par l'Assemblée Nationale pour haute trahison ou à raison des faits qualifiés de crimes ou délits commis dans l'exercice de leurs fonctions ainsi que leurs complices en cas de complot contre la sûreté de l'Etat ».

Aujourd’hui, en absence  d’une Assemblée nationale  dont les membres sont susceptibles, selon la constitution du Mali, de siéger  dans la Haute Cour de justice,  le procureur général de la Cour Suprême indique qu’il lui revient  de poursuivre et de classer sans suite  ce dossier dans lequel  des aniciens  ministres sont mis en cause.  « L’instruction se poursuit au niveau de la Cour Suprême. Ne pas avoir de Haute Cour de Justice fonctionnelle ne signifie pas que nous devons rester dans l’impunité », a prévenu en début de semaine  le procureur Timbo sur les antennes de l’ORTM.  En poursuivant par la même occasion  que  les auteurs présumés de surfacturation et de détournements de fonds publics pourront<em> être traduits devant la Cour d’Assise.</em> Il indique qu’une jurisprudence sur ce schéma  existe depuis les années 80.

Et c’est cette jurisprudence  qui semble expliquer  les raisons de l’arrestation  de l’ancien Premier ministre et le ministre de l’économie et des finances du régime d’IBK. Ils ne sont pas les seuls cités dans ce dossier. D’autres hauts  cadres, dont  l’ancien ministre délégué  de l’économie et  des finances, chargé de la promotion des investissements et de l’initiative privée, Moustapha Ben Barka, son homologue de l’économie numérique, de l’information et de la communication, Mamadou Camara, ainsi qu’un conseiller à la Présidence, Sidi Mohamed Kagnassi, tous  au moment des faits, sont cités.

En mars 2020, le nommé Mamadou Camara avait été déjà placé sous mandat de dépôt dans ce dossier, avant d’être relâché sous pression des autorités de l’époque. Ces anciens dignitaires du régime déchu d’IBK  sont cités dans un rapport publié par le Bureau du Vérificateur Général en octobre 2014 concernant l’achat de l’avion présidentiel et des équipements militaires. Ce document relève des détournements de deniers publics par des opérations frauduleuses pour un montant de 9,3 milliards FCFA et dénonce la mauvaise gestion portant sur un montant de 29,3 milliards FCFA.

<strong>Siaka DIAMOUTENE/Maliweb.net</strong>

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<title>Opération de lutte anticorruption au Mali: d&amp;apos;autres interpellations en vue?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/operation-de-lutte-anticorruption-au-mali-dautres-interpellations-en-vue-2941228.html</link>
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<pubDate>Fri, 27 Aug 2021 06:42:07 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[L’ancien Premier ministre du Mali Soumeylou Boubeye Maïga, ainsi qu'une ancienne ministre des Finances et de l’Économie du pays, ont été inculpés et placés sous mandat de dépôt par la Cour suprême, notamment dans l’affaire de l’achat de l’avion de commandement de l’ancien président Ibrahim Boubacar Keïta. Dans cette histoire, comme dans d’autres, il se pourrait que de nouvelles interpellations soient programmées.

Soumeylou Boubeye Maïga était ministre malien de la Défense au moment des faits ; Mme Bouaré Fily Sissoko, ministre de l’Économie et des Finances.

Les deux ont été inculpés pour escroquerie, faux, usage de faux et favoritisme, essentiellement dans l’affaire de l'achat d’un avion présidentiel qui date de 2013-2014.

Le premier a passé sa première nuit à la maison d’arrêt de Bamako, la prison civile, la seconde dans la prison pour femmes de Bollé, toujours dans la capitale malienne.

Si les avocats des deux personnalités affirment qu’elles n’ont absolument rien à se reprocher, c’est une affaire qui a longtemps défrayé la chronique.

Combien exactement l’avion de commandement d'IBK a-t-il coûté ? Entre son coût réel, les commissions d’intermédiaires et autres frais, les chiffres diffèrent, mais tous impressionnent.

Le vérificateur général du Mali, « Monsieur anti-corruption », avait déjà tapé du poids sur la table pour demander des comptes. Les institutions internationales également.

La réouverture de ce dossier entre dans le cadre du déclenchement par les nouvelles autorités d’une lutte contre la corruption.

D’après nos informations, de nouvelles interpellations sont prévues dans l’affaire de l’aéronef présidentiel. Mais également dans d’autres affaires.

Si une bonne partie de la classe politique approuve cette opération « mains propres », elle demande à ce qu’il n’y ait pas de justice à deux vitesses ou de chasse aux sorcières.

<a href="https://www.rfi.fr/fr/afrique/20210827-op%C3%A9ration-de-lutte-anticorruption-au-mali-vers-de-nouvelles-interpellations" target="_blank" rel="noopener noreferrer"><strong>...........LIRE LA SUITE SUR https://www.rfi.fr/fr/afrique</strong></a>]]> </content:encoded>
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<title>Dossier relatif à l&amp;apos;achat de l’avion présidentiel et aux équipements militaires : La Cour suprême blanchit SBM</title>
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<pubDate>Mon, 23 Aug 2021 01:36:35 +0000</pubDate>
<dc:creator>22 Septembre</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Après avoir obtenu un classement sans suite dans ce dossier, l'ancien ministre de la Justice, le très populiste Malick Coulibaly, a donné des instructions pour la réouverture du même dossier.</strong>

En mars dernier, la Cour suprême, l'instance juridictionnelle suprême du Mali a répété la même chose, en classant sans suite ce dossier. L'information nous a été révélée par Soumeylou Boubèye Maiga (SBM), ancien ministre de la Défense au moment des faits, ancien Premier ministre, et surtout président de l'ASMA/CFP. C'était le jeudi soir, au cours de l'émission phare de la télévision Renouveau, le Grand jury, sous la présidence de Oumar Barou Sidibé. C'est ce dernier qui dès son introduction a interpelé Soumeylou Boubèye Maiga sur la question. Après précieuses explications sur l'état de l'Armée malienne en 2013, le président de l’ASMA/CFP a révélé qu'il n'y a eu aucune malversation financière et qu'il demeure serein. Avant d'ajouter que la Cour suprême a clos ce dossier en mars 2021, sans qu'il ne soit incriminé. Il jure la main sur le cœur qu'il est blanc comme neige et rien ne l'empêche de poursuivre son action politique. Il dit comprendre les folles rumeurs sur les réseaux sociaux qui proviennent des personnes bien identifiées dont l'objectif est de salir son nom et son image.

Autrement dit SBM est un homme propre. Il se prépare à être dans les starting blocks de la présidence en 2022, pour faire prévaloir son ambition pour le Mali

<strong>A suivre </strong>

<strong>                                                                                                            </strong>

<strong> Seydou Diamoutene</strong>

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<title>2013 &#45;2020 : 7 ans  de pillage des ressources publiques :  Qui protège (donc) le clan IBK ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/2013-2020-7-ans-de-pillage-des-ressources-publiques-qui-protege-donc-le-clan-ibk-2939534.html</link>
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<pubDate>Mon, 16 Aug 2021 01:20:17 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Aube</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>De 2013 à 2020, sous la magistrature d’IBK, le Mali a assisté  à un  véritable pillage en règle des ressources de l’Etat. Entre  détournements,  surfacturations,  vols… le clan du Roi fainéant s’est livré  à toutes sortes de délinquances financières. Au lendemain de la chute de IBK, les maliens ont rêvé à un changement radical de la gouvernance du pays dont le socle allait être une lutte implacable contre la délinquance financière. Aujourd’hui entre d’enchantement et désespoir, le peuple Malien attend de voir les nouvelles Autorités enclenché  des  actions salvatrices  pour permettre  à l’Etat de recouvrer les milliards volés par le clan d’Ibrahim Boubacar Keïta, sa famille et ses affidés.         </strong>

Aussi, depuis le coup d’état d’août 2020, les Maliens attendent l’ouverture d’enquêtes sur certains dossiers de scandales financiers et autres détournements de deniers publics qui ont jalonné les 7 années du mandat d’Ibrahim Boubacar Keïta.

<strong> Et les discours des Autorités de la Transition  dans le cadre de la lutte </strong>c<strong>ontre la corruption et la délinquance financière sont loin de se concrétiser en actes depuis le coup d’Etat du 18 août 2020 qui  a renversé le régime d’Ibrahim Boubacar Keïta. Pour preuve, de nombreux dossiers de scandales financiers et/ou de détournements de deniers publics sous le Régime défunt dorment dans les tiroirs. Et, au même moment, leurs auteurs ne sont nullement inquiétés. Alors l’opinion s’interroge : Assimi et les autorités actuelles ont-ils réellement l’intention d’engager des poursuites contre les délinquants financiers ? Ces mêmes autorités ont-elles la volonté d’ouvrir des dossiers sulfureux comme l’achat d’équipements militaires ou encore l’achat de l’avion présidentiel sous IBK ? Le président de la transition est-il décidé à assainir les finances de l’Etat ? Qui protège les auteurs des détournements qui ont fait perdre à l’Etat des milliards de francs CFA ? </strong>

En effet, de nombreux Maliens <strong>attendent impatiemment l’audit de la gestion de l’ancien Régime, à commencer par certaines Institutions de la République qui, 7 ans durant, ont été éclaboussées par de nombreux scandales.</strong> Cependant, les Auteurs des détournements de deniers publics (nullement inquiétés) se pavanent toujours dans les rues à l’intérieur et extérieur du pays. Curieusement depuis le coup d’Etat du 18 août 2020, aucun  d’entre eux n’a été inquiété.

&nbsp;

<strong>Un sentiment d’impunité</strong>

<strong> Le Premier ministre, Choguel K Maïga a, lors de la présentation du plan d’action du gouvernement 2021-2022,  a </strong>promis une « <em>gouvernance de rupture et d’exemplarité</em> », fondée sur la lutte contre la corruption et l’impunité<strong>.</strong><strong> Cependant, les Maliens n’aperçoivent aucun signe pour conforter ces différents discours. </strong>D’où le scepticisme d’une opinion malienne qui ne croit plus aux discours tenus çà et là. D’ autant  plus, les structures et services attitrés dans la lutte la corruption, le détournement des derniers publics et le pillage des maigres ressources financières de l’Etat, à savoir le Bureau du Vérificateur Général (BVG), l’Office central de lutte contre l’enrichissement illicite (OCLEI), la Cellule d’appui aux services de contrôle de l’Administration (CASCA), la Cellule nationale de traitement des informations financières et le Pôle économique et financier ont tous transmis des piles de dossiers aux Institutions de la République, aux Tribunaux et aux Instances judiciaires compétentes. Les Responsables de ces structures ont produit des Rapports déposés à la justice avec à l’appui des chefs d’accusations bien fournis.

Il s’agit notamment le scandale de l’achat de l’avion présidentiel avec la complicité du Corse Michel Tomi (ami d’IBK), l’achat d’équipements militaires à coût de milliards de francs CFA, ou encore la sulfureuse affaire dite des « blindés en carton » et la rénovation du palais de Koulouba, dont le marché a été attribué à un membre de l’ex famille présidentielle, … Outre ces scandales, il y ‘a aussi eu le bradage du patrimoine de l’Etat. Ainsi, <strong>plusieurs bâtiments publics ont été cédés à certains opérateurs économiques à des prix largement inférieurs à leur valeur. Ces’’ ventes ‘’ opérées dans des conditions opaques ont profité à des‘’ opérateurs économiques’’ véreux et à des prêtes noms connus. </strong>

La liste des immeubles bradés, leurs prix de cession et les adjudicateurs, tous des opérateurs bien connus, avait  défrayé la chronique, quelques jours avant la chute du Président IBK et de son régime.

En 2018, un Rapport canadien sur le traitement judiciaire des cas d’irrégularités financières précise que <em>« près de la moitié des dossiers font l’objet d’un classement sans suite ; donc, pas de poursuites, faute d’infraction pénale »</em>. Ce qui amène à un <em>« niveau très bas de recouvrement de 6,5 % du montant total des irrégularités financières ».</em> En clair, les Autorités maliennes n’auraient récupéré qu’environ 48 milliards de francs CFA (73,2 millions d’euros) sur les 741,5 milliards de francs CFA d’irrégularités financières constatées par le BVG entre 2005 et 2017.  On attend, en somme, plus de rigueur de la part des Autorités de la Transition dans le recouvrement des irrégularités financières.

A cela on peut  ajouter les  différents rapports du <strong>vérificateur général</strong> (2013 – 2019) qui révèlent tous d<strong>’importantes irrégularités dans la gestion des deniers publics, des détournements des deniers publics, à la surfacturation et autres pratiques corruptives… </strong>Grosso modo, ces rapports  ont révélé un trou de 153 milliards de FCFA de manque à gagner pour l’Etat malien engendré par une mauvaise gouvernance. Ce préjudice énorme à l’Etat se décompose comme suit : <strong>80,21 milliards de FCFA</strong> dont 12,28 de fraude et <strong>67,93 milliards</strong> de mauvaise gestion, au titre du rapport annuel 2013 et <strong>72,97 milliards de FCFA</strong> dont 33,95 de fraude  et <strong>39,02 milliards de FCFA</strong> de  mauvaise gestion, au titre du rapport annuel 2014.

Aussi, plusieurs milliards de FCFA sont détournés par an à cause de la corruption. C’est selon plusieurs Rapports dont celui du Bureau de Vérificateur Général qui élabore périodiquement un document de contrôle sur la gestion des deniers publics. Tous les secteurs sont infestés : santé, éducation, emploi, sécurité, justice, …

Aussi, le<strong> Mali sous IBK tournait au rythme de scandales financiers qui paralysent le fonctionnement de l’Administration, asphyxient l’économie et ternissent l’image du pays.  Les nouvelles Autorités doivent sans tergiverser lancer des poursuites contre les corrompus,</strong> nettoyer  en profondeur l’administration qui est minée par la corruption sans cela  <strong>la refondation annoncée ne sera qu’un leurre.  Alors </strong>Il ne doit pas y avoir de complaisance envers les auteurs de fraude ou de corruption, car cela fragilise la démocratie, le contrat social et le pacte républicain. Et il faut s’assurer que lorsqu’il y a détournement des deniers publics, il y a des contrôles, des audits… on envoie les dossiers à la justice et celle-ci a obligation de poursuivre. Car le souhait de la majeure partie du Peuple est le retour à la justice sociale et la lutte contre l’impunité. Donc, il est temps d’entamer des procédures judiciaires contre toutes les personnes physiques accusé de corruption, de détournement des biens ou des fonds publics. Il est temps de passer de la parole aux actes

<strong>Mémé Sanogo</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Commune de Niena : dilapidation à ciel ouvert des fonds de la mairie</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/commune-de-niena-dilapidation-a-ciel-ouvert-des-fonds-de-la-mairie-2939249.html</link>
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<pubDate>Fri, 13 Aug 2021 00:57:43 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Démocrate</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Dans notre dernière parution, nous titrions à la Une : « Détournements de fonds de la mairie de Nièna : le maire Séliba pris la main dans le sac ». Eh bien, nous faisons cas aujourd’hui d’une escroquerie foncière entretenue par le maire URD, Diallo. </strong>

Le maire Séliba Diallo a délivré illicitement plus de 153 permis d’occupation dont nous avons reçu copie. Ces permis n’ont pas de quittance de la mairie ni de reçu. Ce qui signifie que cet argent n’est pas versé au niveau du régisseur de la mairie, mais directement dans les poches du maire Diallo et ses acolytes.

Nos sources sont formelles. Pour bien préparer son coup, la bande du maire Séliba Diallo aurait acheté un faux reçu local diffèrent de celui de la mairie, pour bien arnaquer les villageois. Ces derniers continuent de verser les 20 000FCFA au maire dont 10 000 devraient revenir à l’entreprise DMS de   Mamadou   Diallo qui a effectué les travaux du plan de la reconstitution du lotissement de la ville de Nièna. Les autres 10 000 FCFA devraient être versés au compte de la mairie. Mais Séliba Diallo a accaparé toute la somme. D’après nos sources, le maire Diallo aurait dit publiquement qu’il ne paiera plus l’argent de l’entrepreneur.

Soulignons que la souffrance de la population de Nièna, qui compte 45 villages, a commencé dès l’arrivée de Séliba Diallo à la tête de l’Exécutif communal.

Selon toujours nos enquêtes, le marché à bétail de Nièna verse chaque année plus de 500 000 FCFA à la mairie. Cette manne aussi a été détournée par le maire Diallo. C’est au cours d’une session que les conseillers ont découvert le scandale financier du maire Séliba Diallo quand ils ont voulu savoir comment la somme versée par le marché est gérée. Et la réponse du maire a été que l’entrepreneur a pris l’argent à crédit, alors que la mairie doit plus de 7280 600FCFA à l’entreprise DMS. Selon toujours nos informations, la population de Nièna regrette d’avoir accordé ses suffrages au sieur Diallo, car il a été une déception totale. La population envisage d’ailleurs une révolte contre la mauvaise gestion du maire. Nous apprenons d’ailleurs qu’une enquête du Pôle économique sera très bientôt diligentée à la mairie de Nièna.  Affaire  suivre.

&nbsp;

<strong>Lassi Sanou  </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Dossiers scandaleux devant la justice :  Les Maliens attendent impatiemment</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/dossiers-scandaleux-devant-la-justice-les-maliens-attendent-impatiemment-2938575.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 09 Aug 2021 01:18:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Aube</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<em><strong>Pour l’ouverture des dossiers scandaleux dont l’achat de l’avion présidentiel, des équipements militaires, la rénovation du palais de Koulouba, etc.,</strong> l<strong>es Maliens s’impatientent pour mettre fin à la corruption et l’impunité érigées en système. Le Premier Ministre, Dr Choguel K Maïga, prévient que la lutte sera implacable et</strong><strong> que </strong><strong>ceux qui sont appelés à servir l’Etat ne pourront plus se servir de l’Etat impunément. A leur encontre, la Justice opte pour la fermeté et la rigueur. </strong></em>

Les Maliens ont aujourd’hui d’autant plus qu’hier ont aujourd’hui les yeux rivés sur la justice qui est l’élément central dans la lutte contre la corruption. Ce, en cens que, depuis sous le Gouvernement de Bah N’Daw et Moctar Ouane, les structures et services attitrés dans la lutte la corruption, le détournement des derniers publics et le pillage des maigres ressources financières de l’Etat, à savoir le Bureau du Vérificateur Général (BVG), l’Office central de lutte contre l’enrichissement illicite (OCLEI), la Cellule d’appui aux services de contrôle de l’Administration (CASCA), la Cellule nationale de traitement des informations financières et le Pôle économique et financier ont tous transmis des piles de dossiers aux Institutions de la République, aux Tribunaux et aux Instances judiciaires compétentes. Les Responsables de ces structures ont produit des Rapports déposés à la justice avec à l’appui des chefs d’accusations bien fournis.

Sans ambages, le Premier Ministre, Dr Choguel Kokalla Maïga, a inscrit sur la liste des Axes prioritaires de son Plan d’Actions Gouvernemental (PAG) la lutte contre la corruption. Un combat traduisant la vision du Chef de l’Etat de la transition Colonel Assimi Goïta, pour redresser l’état critique de la Nation, asseoir les bases de la Bonne Gouvernance et planifier un système de Développement socioéconomique durable.

La réussite escomptée de la transition dépendra en grande partie du succès de ce combat contre la corruption et la délinquance financière sous toutes leurs formes devenues une véritable gangrène économique dans ce pays.

Dans le discours qu’il a prononcé, les lundi et vendredi derniers, devant les membres du Conseil National de la Transition (CNT), Dr Choguel a fait savoir que le Mali est un grand malade dont une des quatre thérapies repose sur l’instauration d’une gouvernance de rupture et d’exemplarité en matière d’éradication de la corruption et de l’impunité tant rêvée par le Peuple malien. Il promet que cette lutte contre la corruption et l’impunité c’est jusqu’au bout. Des audits seront menés autour, par exemple, de la cession des bâtiments publics. Une commission d’enquêtes sur l’occupation illicite et la démolition des réalisations situées sur la zone aéroportuaire de Bamako-Sénou sera également installée. Des poursuites judiciaires vont être intentées contre les auteurs et commanditaires des tueries et exactions des 10, 11 et 12 juillet 2020 à Sikasso, Kayes et Bamako. L’occasion sera mise également mise à profit pour réduire le train de vie de l’Etat. Ce qui permettra d’améliorer les conditions de vie des populations et assurer une répartition équitable des richesses nationales.

Au cours de ces sept dernières années, les organes de lutte que sont l’Office central de lutte contre l’enrichissement illicite (OCLEI), le Bureau du Vérificateur (BVG), la Cellule nationale de traitement des informations financières (CENTIF), le Pôle économique et financier, la Cellule d’appui aux services de contrôle de l’administration (CASCA), le Contrôle général des services publiques (CGSP) et la Cellule d’appui à la réforme des Finances publiques (CARFIP) ont été plus ou moins actives sur le front. Mais jusque-là les résultats attendus par les Maliens sont restés sans suite. Dans son discours d’Orientation à l’adresse de son Gouvernement, le Chef de l’Etat de la transition a insisté sur l’application de la loi dans toute sa rigueur pour éradiquer le phénomène de corruption et d’impunité. Pour relever le défi, l’action de la justice va être mise à contribution.

Donc, la Justice doit se réveiller de sa torpeur, se défaire de sa peur d’antan pour prendre le taureau par les cornes. Car, depuis la chute du Régime d’IBK, les Maliens attendent l’ouverture des enquêtes autour des gestions financières et minières scandaleuses révélées au cours de ces sept dernières années.  Les Maliens attendent toujours l’ouverture des dossiers de l’achat de l’avion présidentiel, des équipements militaires, de la rénovation du palais de Koulouba, etc.

<strong>Djankourou</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Affaire dite  eclairage public : Adama Sangaré retourne en prison</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/affaire-dite-eclairage-public-adama-sangare-retourne-en-prison-2938055.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/affaire-dite-eclairage-public-adama-sangare-retourne-en-prison-2938055.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 04 Aug 2021 07:43:40 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alerte</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="yiv1326769484msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #050505">Le maire  du district  de Bamako, Adama Sangaré  </span></b><b><span style="background-image: initial;background-position: initial;background-size: initial"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d1d1b">a</span></span></b><b><span style="background-image: initial;background-position: initial;background-size: initial"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #050505">  été placé sous mandat de dépôt hier lundi 2 </span></span></b><b><span style="background-image: initial;background-position: initial;background-size: initial"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d1d1b">août 2021 </span></span></b><b><span style="background-image: initial;background-position: initial;background-size: initial"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #050505">par le Pôle économique de Bamako. L’inform</span></span></b><b><span style="background-image: initial;background-position: initial;background-size: initial"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d1d1b">ation est tombée au moment où le regard des Maliens était braqué sur le Conseil national de transition pour suivre le débat sur la déclaration de politique générale du gouvernement.</span></span></b></p>
<p class="yiv1326769484msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><strong><span style="background-image: initial;background-position: initial;background-size: initial"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228;font-weight: normal">Le puissant maire qui dirige l’Hôtel de ville de Bamako depuis 13 ans</span></span></strong><b><span style="background-image: initial;background-position: initial;background-size: initial"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228"> </span></span></b><span style="background-image: initial;background-position: initial;background-size: initial"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">retourne   dans sa cellule à la Maison centrale d’arrêt de Bamako après une liberté provisoire assortie du payement d’une caution.</span></span></p>
<p class="yiv1326769484msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="background-image: initial;background-position: initial;background-size: initial"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Remis en liberté provisoire le vendredi 22 mai 2020 par la chambre d’accusation du Pôle économique, il aura passé huit  mois en détention. Huit  longs mois durant lesquels il aura été dans le viseur des enquêteurs du Pôle économique du tribunal de grande instance de la Commune III du district de Bamako. Il est accusé de faux et usage de faux et d’atteinte aux deniers publics dans le cadre d’un dossier remontant à 2010 et portant sur une passation de marché d’éclairage public pour près de 500 millions de F CFA.</span></span></p>
<p class="yiv1326769484msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="background-image: initial;background-position: initial;background-size: initial"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Ce projet qui s’inscrivait dans le cadre du cinquantenaire du Mali, la mairie du district était le maître d’ouvrage et l’EDM, le maître d’ouvrage délégué. <em><span style="font-family: 'Arial','sans-serif';font-style: normal">Il convient de préciser que le contrat a été signé par la mairie du district,  l’EDM et la société ESOT-SA, sur proposition de l’EDM.</span></em> Selon certaines sources, l’<em><span style="font-family: 'Arial','sans-serif';font-style: normal">EDM avait la responsabilité en tant que maître d’ouvrage délégué, du suivi et de l’exécution du projet en question. A ce titre, elle soumettait à la signature du maire de Bamako les traites de paiement.</span></em></span></span></p>
<p class="yiv1326769484msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><em><span style="background-image: initial;background-position: initial;background-size: initial"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228;font-style: normal">Ce retour du maire  du district  de Bamako entre les quatre murs de Bamako-Coura n’est nullement une surprise pour les connaisseurs de la procédure judiciaire. L’acteur principal de ce feuilleton savait   très bien </span></span></em><span style="background-image: initial;background-position: initial;background-size: initial"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">que </span>sa mise en liberté provisoire contre des centaines de millions n’était   pas la fin de la procédure. Autrement dit, <em><span style="font-family: 'Arial','sans-serif';font-style: normal">il savait qu’il pouvait être de nouveau à </span></em>la barre<em><span style="font-family: 'Arial','sans-serif';font-style: normal">  </span></em> pour répondre à une convocation du juge sur le même dossier.</span></p>
<p class="yiv1326769484msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><b><span style="background-image: initial;background-position: initial;background-size: initial"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #313131">ND</span></span></b></p>
<p class="yiv1326769484msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #050505">Le maire  du district  de Bamako, Adama Sangaré  </span></b><b><span style="background-image: initial;background-position: initial;background-size: initial"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d1d1b">a</span></span></b><b><span style="background-image: initial;background-position: initial;background-size: initial"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #050505">  été placé sous mandat de dépôt hier lundi 2 </span></span></b><b><span style="background-image: initial;background-position: initial;background-size: initial"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d1d1b">août 2021 </span></span></b><b><span style="background-image: initial;background-position: initial;background-size: initial"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #050505">par le Pôle économique de Bamako. L’inform</span></span></b><b><span style="background-image: initial;background-position: initial;background-size: initial"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d1d1b">ation est tombée au moment où le regard des Maliens était braqué sur le Conseil national de transition pour suivre le débat sur la déclaration de politique générale du gouvernement.</span></span></b></p>
<p class="yiv1326769484msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><strong><span style="background-image: initial;background-position: initial;background-size: initial"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228;font-weight: normal">Le puissant maire qui dirige l’Hôtel de ville de Bamako depuis 13 ans</span></span></strong><b><span style="background-image: initial;background-position: initial;background-size: initial"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228"> </span></span></b><span style="background-image: initial;background-position: initial;background-size: initial"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">retourne   dans sa cellule à la Maison centrale d’arrêt de Bamako après une liberté provisoire assortie du payement d’une caution.</span></span></p>
<p class="yiv1326769484msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="background-image: initial;background-position: initial;background-size: initial"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Remis en liberté provisoire le vendredi 22 mai 2020 par la chambre d’accusation du Pôle économique, il aura passé huit  mois en détention. Huit  longs mois durant lesquels il aura été dans le viseur des enquêteurs du Pôle économique du tribunal de grande instance de la Commune III du district de Bamako. Il est accusé de faux et usage de faux et d’atteinte aux deniers publics dans le cadre d’un dossier remontant à 2010 et portant sur une passation de marché d’éclairage public pour près de 500 millions de F CFA.</span></span></p>
<p class="yiv1326769484msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="background-image: initial;background-position: initial;background-size: initial"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Ce projet qui s’inscrivait dans le cadre du cinquantenaire du Mali, la mairie du district était le maître d’ouvrage et l’EDM, le maître d’ouvrage délégué. <em><span style="font-family: 'Arial','sans-serif';font-style: normal">Il convient de préciser que le contrat a été signé par la mairie du district,  l’EDM et la société ESOT-SA, sur proposition de l’EDM.</span></em> Selon certaines sources, l’<em><span style="font-family: 'Arial','sans-serif';font-style: normal">EDM avait la responsabilité en tant que maître d’ouvrage délégué, du suivi et de l’exécution du projet en question. A ce titre, elle soumettait à la signature du maire de Bamako les traites de paiement.</span></em></span></span></p>
<p class="yiv1326769484msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><em><span style="background-image: initial;background-position: initial;background-size: initial"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228;font-style: normal">Ce retour du maire  du district  de Bamako entre les quatre murs de Bamako-Coura n’est nullement une surprise pour les connaisseurs de la procédure judiciaire. L’acteur principal de ce feuilleton savait   très bien </span></span></em><span style="background-image: initial;background-position: initial;background-size: initial"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">que </span>sa mise en liberté provisoire contre des centaines de millions n’était   pas la fin de la procédure. Autrement dit, <em><span style="font-family: 'Arial','sans-serif';font-style: normal">il savait qu’il pouvait être de nouveau à </span></em>la barre<em><span style="font-family: 'Arial','sans-serif';font-style: normal">  </span></em> pour répondre à une convocation du juge sur le même dossier.</span></p>
<p class="yiv1326769484msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><b><span style="background-image: initial;background-position: initial;background-size: initial"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #313131">ND</span></span></b></p>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Corruption et délinquance financière :  Fin d’impunité pour les pilleurs ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/corruption-et-delinquance-financiere-fin-dimpunite-pour-les-pilleurs-2937675.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 02 Aug 2021 01:30:44 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Aube</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Depuis le coup d’état d’août 2020, les Maliens attendent l’ouverture d’enquêtes sur certains dossiers de scandales financiers et autres détournements de deniers publics qui ont jalonné les 7 années du mandat d’Ibrahim Boubacar Keïta. Il s’agit notamment le scandale de l’achat de l’avion présidentiel avec la complicité du Corse Michel Tomi (ami d’IBK), l’achat d’équipements militaires à coût de milliards de francs CFA, ou encore la sulfureuse affaire dite des « blindés en carton » et la rénovation du palais de Koulouba, dont le marché a été attribué à un membre de l’ex famille présidentielle…  L’attente de nos compatriotes est-elle en passe d’être comblée ? Les auteurs de ces différents détournements seront-ils poursuivis ?  Le Premier ministre, Choguel K Maïga a, lors de la présentation du plan d’action du gouvernement 2021-2022, promis une « <em>gouvernance de rupture et d’exemplarité</em> », fondée sur la lutte contre la corruption et l’impunité.</strong><strong>   </strong>

Deux mois après sa nomination à la tête du gouvernement de la transition, Dr Choguel K Maïga était face  aux membres du Conseil national de la transition, le vendredi dernier, pour présenter  le plan d’action du gouvernement  conformément à l’engagement qu’il avait pris. Parmi les grands axes de cet ambitieux plan,   la promotion de la bonne gouvernance.  À cet effet, le PM a promis une « <em>gouvernance de rupture et d’exemplarité</em> », fondée sur la lutte contre la corruption et l’impunité, « à la base de la déliquescence de notre État ». Le chef du gouvernement a aussi annoncé des audits sur la vente des bâtiments publics… Une affaire qui remonte à la gestion d’IBK.

<strong>S’agissant toujours de la lutte contre la corruption</strong>, Choguel Maïga  s’était déjà engagé, dès sa prise de fonction,  de <strong>mener une lutte implacable contre la corruption </strong>« Ceux qui sont appelés à servir l’Etat ne peuvent se servir de l’Etat en pillant les maigres ressources de notre pays, au vu et su de tous sans conséquence. A leur encontre, le gouvernement insufflera une politique de lutte implacable contre la corruption en appuyant de façon systématique les actions judiciaires dans tous les dossiers de détournement de deniers publics », assurait le Premier Ministre. Si cette promesse est tenue  cela  marquera une rupture totale avec  le régime précédent. En effet, de nombreux scandales ont éclaboussé de hauts responsables de l’Etat sous le régime défunt. Jusqu’ici les auteurs des détournements de deniers publics ne nullement inquiétés.

&nbsp;

<strong>Cascades de scandales</strong>

En effet, de nombreux Maliens <strong>attendent impatiemment l’audit de la gestion de l’ancien Régime, à commencer par certaines Institutions de la République qui, 7 ans durant, ont été au centre de plusieurs affaires sulfureuses.</strong>

Aussi, pendant les 7 dernières années (sous le régime calamiteux d’IBK) ce ne sont pas les scandales qui ont manqué. De l’achat de l’avion présidentiel à l’acquisition des équipements militaires pour l’Armée malienne en passant par les affaires non moins sulfureuses de « blindés en carton »… Des détournements du fonds public qui ont mis la République dans un gouffre financier sans précédent dans l’Histoire de notre pays.<strong>  </strong>

Aussi, plusieurs milliards de FCFA sont détournés par an à cause de la corruption. C’est selon plusieurs Rapports dont celui du Bureau de Vérificateur Général qui élabore périodiquement un document de contrôle sur la gestion des deniers publics. Tous les secteurs sont infestés : santé, éducation, emploi, sécurité, justice, …

Mais au-delà des rapports du Bureau de Vérificateur Général plusieurs autres sandales ont  ébranlé le Mali ces dernières années. Les affaires sombres les plus emblématiques restent celles liées à l’achat de l’avion présidentiel, acquis à la suite d’un montage financier opaque mêlant sociétés-écrans et hommes d’affaires douteux. Hors de toute inscription budgétaire, 20 milliards de francs CFA ont été sortis des caisses de l’Etat pour acquérir un Boeing 737 non encore immatriculé au nom du Mali. Le FMI (Fonds monétaire international) et la Banque mondiale étaient sortis de leur réserve pour exprimer leur mécontentement. Le Bureau du Vérificateur général a été commis par le Fmi pour auditer cette affaire, ainsi que la section des comptes de la Cour suprême par le gouvernement malien. Les rapports de ces deux structures de contrôle sont accablants : des surfacturations comprises entre 29 milliards et 38 milliards sont décelées. Pis, aujourd’hui encore, nul ne sait si l’avion appartient au Mali.

Au même moment, était révélée aux Maliens et au monde entier la nature d’un marché de gré à gré de 69 milliards de F CFA attribué, en violation des règles des marchés publics, à un proche de la famille présidentielle. Avec l’avenant, le marché a finalement porté sur 108 milliards de FCFA. Le fait que le marché soit attribué de gré à gré est un piétinement flagrant des principes élémentaires de passation de marché public. Pire, dans le même contrat, les Maliens apprendront que le ministre des Finances de l’époque  a couvert ce marché par une garantie de 100 milliards de francs CFA. Des personnalités, l’on se souvient, avaient profité de ces affaires en se livrant à des surfacturations dont seules les Républiques bananières ont le secret.

Bien d’autres marchés de ce genre existent, surfacturés et couverts par l’impunité. En avril 2016, le gouvernement a remis au MOC (Mécanisme opérationnel de coordination) 42 véhicules destinés aux patrouilles mixtes. La presse a rapporté que lesdits véhicules ont coûté à l’État 2 milliards 300 millions de FCFA, soit plus de 50 millions l’unité.

Après l’affaire de l’avion présidentiel et des équipements militaires surfacturés, le Malien lambda était loin de s’imaginer qu’un autre scandale, portant lui aussi sur des milliards de FCFA, éclaterait. Ce énième scandale portait sur une soixantaine de milliards F CFA destinés à l’achat de l’engrais pour les paysans, sous forme de prêts à rembourser dès la fin des récoltes dans les opérations de développement rural.

C’est un minuscule GIE (Groupement d’intérêt économique) qui était chargé de l’attribution, à travers un avis d’appel fort douteux, de ce gros et juteux marché à des fournisseurs, parfois sans foi ni loi. Il a fallu qu’un concurrent mécontent crache dans la soupe, en soumettant au test de conformité l’engrais d’un rival à un laboratoire de la place, pour que le pot aux roses soit découvert et que la vérité dans toute son horreur commence à être étalée sur la place publique. Le président de la République a promis la fermeté dans ce dossier, au cours de la session du Conseil supérieur de l’agriculture qu’il a présidée le 16 mai 2016. L’opinion a longtemps attendu sa réaction. En vain !

<strong>L’impunité encourageant de nouvelles atteintes à la morale publique, une nouvelle affaire dite « des 1000 tracteurs » a été révélée à l’opinion malienne.</strong>

Un autre scandale qui a éclaboussé le mandat d’IBK : l’attribution des 1552 logements sociaux de Tabacoro, dans laquelle il a été orchestré une véritable magouille à ciel ouvert. En plus des ministres de la République et des cadres de l’administration Ainsi, sous IBK, le Mali est entré dans une nouvelle ère des logements sociaux. Désormais, tous les bénéficiaires doivent avoir un caractère particulier : être militant ou sympathisant d’un parti de la mouvance présidentielle, ou avoir un lien avec un président ou un membre des institutions de la République. Un autre scandale qui a marqué le règne d’IBK est l’achat de 2 hélicos Puma, en 2017.  Cette affaire sombre a éclaté après  que l’ancien  président de la République IBK ait confirmé dans un entretien à Jeune Afrique que les avions achetés sous son magistère sont cloués au sol « faute de maintenance appropriée ». Apres  c’était  au  tour du président de la commission défense de l’Assemblée nationale de l’époque, Karim Keïta, de déclarer, lors d’un colloque à Paris : « les hélicoptères que nous avons achetés ne peuvent plus voler, ça marchait au début mais vraisemblablement on a un problème d’entretien depuis l’achat, je me demande si, on n’a pas été floué à l’achat »…

Cette déclaration a réveillé les forts soupçons de surfacturation et les malversations portant sur les ressources financières destinées à acquérir des équipements pour l’armée.

Il urge donc  pour la Justice de donner suite sur un certain nombre de dossiers qui ont mis à mal notre pays. . C’est dans, notamment, l’achat de l’avion présidentiel et des équipements militaires, des engrais frelatés… dont les présumés coupables n’ont nullement été pour le moment inquiétés.   Ces affaires sont aujourd’hui pendantes au niveau de la Justice.

Pourtant tous les scandales dissimulés jusque-là se dévoilent facilement après un audit anodin. Ceux qui avaient été découverts par les institutions habilitées et organes de contrôle, mais mis dans les tiroirs par l’ancien président Ibrahim Boubacar Keita, durant tout le temps qu’il était aux affaires, commencent à apparaitre au grand jour. Mais les <strong>Auteurs des détournements de deniers publics (nullement inquiétés) se pavanent toujours dans les rues à l’intérieur et extérieur du pays.</strong><strong> Curieusement depuis le coup d’Etat du 18 août 2020, aucun  d’entre eux n’a été inquiété.</strong>

En 2018, un Rapport canadien sur le traitement judiciaire des cas d’irrégularités financières précise que <em>« près de la moitié des dossiers font l’objet d’un classement sans suite ; donc, pas de poursuites, faute d’infraction pénale »</em>. Ce qui amène à un <em>« niveau très bas de recouvrement de 6,5 % du montant total des irrégularités financières ».</em> En clair, les Autorités maliennes n’auraient récupéré qu’environ 48 milliards de francs CFA (73,2 millions d’euros) sur les 741,5 milliards de francs CFA d’irrégularités financières constatées par le BVG entre 2005 et 2017.  On attend, en somme, plus de rigueur de la part des Autorités de la Transition dans le recouvrement des irrégularités financières.

<strong>Mohamed Sylla</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Gouvernance et fin de l’impunité : Comment faire pour éviter une chasse aux sorcières ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/gouvernance-et-fin-de-limpunite-comment-faire-pour-eviter-une-chasse-aux-sorcieres-2937735.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 02 Aug 2021 01:20:03 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La gouvernance de cette période transitoire sera confrontée au dilemme de rassembler les acteurs politiques et devoir aussi  travailler à sanctionner les mauvais gouvernants.</em></strong>

-<strong> <em>maliweb.net</em></strong> -L’un des passages obligés de la refondation de l’Etat malien sera la fin de l’impunité. Mais, pour parvenir à cet objectif, bien de grincements de dents seront au goût du jour.

En effet, le gouvernant de transition se voudra donner des signaux forts sur sa détermination à poser les jalons d’une « gouvernance vertueuse ». Celle-ci passe nécessairement par la culture de la sanction (et aussi de la promotion du mérite). Cette culture de la sanction ne peut prospérer si ceux qui ont récemment gouverné le pays ne sont pas obligés de rendre compte de leurs actes. Comment les ministres d’IBK peuvent-ils ne pas passer par le peigne de la redevabilité quand on veut poser les bases d’une gouvernance vertueuse au Mali ? Comment les nombreuses affaires ayant défrayé la chronique sous IBK peuvent-elles échapper à la loupe de la bonne gouvernance ? Qui sont les ministres les plus indélicats des 7 ans de l’ère IBK ? Qui sont les  ministres et cadres mouillés dans les affaires de l’avion présidentiel, des équipements militaires, des engrais frelatés, des 1000 tracteurs, etc ?

Pour un nouveau départ, devant conduire au Malikura, les Maliens s’attendront nécessairement à des poursuites judiciaires lancées par rapport à ces dossiers. Et il est probable que de gros bonnets du régime IBK soient coincés par rapport à ces scandales. Comment de telles poursuites judiciaires pourront-elles éviter d’entraîner la culpabilité de cadres politiques du RPM, de l’ADEMA et d’autres obédiences politiques de l’ex-alliance de la majorité présidentielle ?

Or, toute inculpation de tels responsables politiques s’identifiera à une politique de la « chasse aux sorcières ». Surtout dans le contexte préélectoral, toute procédure judiciaire qui conduirait à un potentiel candidat aux prochaines élections en prison suscitera un tollé au sein de l’opinion. Le raccourci sera vite crié à cor et à cri que le Premier ministre Choguel Kokala Maïga s’acharne sur de compétitifs aspirants au pouvoir.

En outre, cette volonté de mettre fin à l’impunité peut avoir des ramifications susceptibles de se retourner contre certains dirigeants actuels. A titre d’exemple, le Premier ministre Choguel Kokala Maïga n’avait-t-il servi comme Directeur Général de l’AMRTP puis ministre de l’economie numérique sous IBK. Est-il blanc comme neige ? Comment vouloir assainir la gouvernance en sanctionnant les mauvais gouvernants sans que la machine judiciaire fouille sa propre gestion ? Ceci dans la mesure où des rumeurs font état de gestion pas trop orthodoxe de l’AMRTP dans un passé récent.

Toutes ces préoccupations et questionnements poussent à croire que la détermination du nouveau pouvoir à assainir la gouvernance du pays fera face à de nombreuses pesanteurs. Et, parmi celles-ci figurent la nécessité de rassembler les acteurs sociopolitiques autour d’une gouvernance d’ouverture. Un pari qui n’est pas gagné d’avance.

<strong>Boubou SIDIBE /maliweb.net</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Rapport 2020 de Transparency international sur l&amp;apos;indice de perception de la corruption : Le Mali 129è mondial et 23ème en Afrique L&amp;apos;Afrique subsaharienne est la région la moins bien classée</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/rapport-2020-de-transparency-international-sur-lindice-de-perception-de-la-corruption-2936413.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 17 Jul 2021 01:42:40 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Transparency International vient de rendre public son rapport 2020 sur l'Indice de perception de la corruption (IPC) dans le monde. L'IPC regroupe des données provenant de différentes sources qui rendent compte des perceptions par les chefs d'entreprise et les experts nationaux du niveau de corruption présent dans le secteur public. L'IPC note 180 pays et territoires et utilise une échelle de zéro à 100, où zéro correspond à un pays très corrompu et 100 à un pays très peu corrompu. L'IPC de cette année révèle que la corruption est plus répandue dans les pays les moins bien équipés pour faire face à la pandémie de Covid-19 et à d'autres crises mondiales. En Afrique, les pays les plus développés sont en queue du peloton, devancés de loin par les pays les moins avancés du continent dont le Mali, classé 129ème sur 180 au plan mondial et 23ème sur 49 en Afrique.</em></strong>

Selon le rapport rendu public par l'organisation Transparency International, comme les années précédentes, plus des deux tiers des pays obtiennent un score inférieur à 50 sur l'IPC de cette année, avec un score moyen de 43 seulement. Les données montrent qu'en dépit de certains progrès, la majorité des pays ne parviennent toujours pas à lutter efficacement contre la corruption dans le secteur public. Bien que la corruption diffère en termes d'ampleur et de portée selon les régions, elle s'est avérée être un obstacle universel à la lutte efficace contre la Covid-19.

En plus d'obtenir de mauvais résultats, pour près de la moitié des pays, le score sur l'IPC n'a pas évolué pendant près d'une décennie. Cela signifie que les pays n'ont pas réussi à faire bouger le curseur de manière significative pour améliorer leur score et combattre la corruption dans le secteur public.

<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/07/Classement-africain-de-lIPC.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-2936376" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/07/Classement-africain-de-lIPC.jpg" alt="" width="650" height="557" /></a>Les pays en tête de l'IPC 2020 sont le Danemark et la Nouvelle-Zélande, tous deux avec un score de 88, suivis par la Finlande, Singapour, la Suède et la Suisse, avec un score de 85 chacun. Les pays en queue de classement sont le Soudan du Sud et la Somalie, tous deux avec un score de 12, suivis par la Syrie (14), le Yémen (15) et le Venezuela (15). Depuis 2012, 26 pays ont amélioré leur score sur l'IPC, dont la Grèce, le Myanmar et l'Équateur. Au cours de la même période, 22 pays ont vu leur score baisser, dont le Liban, le Malawi et la Bosnie-Herzégovine.

Mise à l'épreuve de la pandémie de Covid-19, la région l'Europe occidentale et l'UE, où de nombreux pays n'appliquent pas une transparence et une responsabilité totales, est en tête de l'IPC. Pendant ce temps, en Asie Pacifique et en Amérique, certains gouvernements ont utilisé la Covid-19 pour consolider le pouvoir, mais ont laissé les citoyens sans accès à l'aide d'urgence.

Au Moyen-Orient et en Afrique du Nord, les pays ont affaibli les mesures de lutte contre la corruption, tandis que certaines régions d'Europe de l'Est et d'Asie centrale ont réduit la surveillance et restreint les libertés civiles.

L'Afrique subsaharienne est la région la moins bien classée sur l'IPC, avec une moyenne de 32, avec très peu d'amélioration par rapport aux années précédentes, ce qui souligne la nécessité d'une action urgente. En queue du classement de l'IPC, l'Afrique subsaharienne a répondu à la Covid-19 par des protestations contre la hausse du coût de la vie, la corruption et le détournement des fonds d'urgence. Avec un score de 66, les Seychelles obtiennent régulièrement les meilleures notes dans la région, suivies du Botswana (60) et du Cap-Vert (58). Au bas de l'indice, on retrouve le Soudan (score : 16, 174è), la Somalie et le Soudan du Sud, ayant réalisé le même score : 12, se tous les deux à la 178è place.

Le Mali est classé 126è et devance, selon leurs places respectives dans le classement, des pays comme la Mauritanie (score : 29, 134è), le Togo, la Guinée et le Libéria (tous 134è avec un score de 29), l'Angola et l'Ouganda sont ensemble à la 142è avec un score de 27), la République Centrafricaine est 146è (score : 26), Le Cameroun, Madagascar, le Mozambique et le Nigéria se retrouvent tous à la 149è place (score : 25), le Zimbabwe (157è, score : 24), le Tchad, les Comores, l'Erythrée (160è, score : 21) ; le Burundi, le Congo, la Guinée Bissau (165è, score : 19) ; la RDC (170è, avec 18 points), la Libye (173è, avec 17) ; la Guinée Equatoriale et le Soudan (174è, score : 16) ; le Soudan du sud et la Somalie sont au bas du tableau (179è), avec chacun un score de 12.

Dans toute la région, la pandémie de Covid-19 met en évidence les lacunes structurelles des systèmes nationaux de soins de santé, les risques de corruption liés aux marchés publics et le détournement des fonds d'urgence. Le choc économique de la pandémie a suscité des protestations et des dissensions dans de nombreux pays, dont l'Afrique du Sud (classé 69è mondial et 8è africain avec un score de 44), l'Angola (142è mondial et 30è africain, score : 27) et le Zimbabwe (157è mondial, 37è africain, avec un score de  24). Les protestations  sont liées à la hausse du coût de la vie, la corruption et l'utilisation abusive généralisée des fonds d'urgence.

En Afrique du Sud, un audit des dépenses liées à la Covid-19 a révélé des surfacturations, des fraudes et de la corruption. Au Nigeria (149è mondial et 36è africain avec un score de 25), les organisations de la société civile ont dénoncé les rapports faisant état d'une mainmise des États sur les médicaments soignant la Covid-19 et ont demandé aux institutions de lutte contre la corruption d'enquêter sur ces allégations.

Avec un score de 36 sur l'IPC (16ème en Afrique et 104ème mondial), la Côte d'Ivoire a considérablement amélioré sa performance, gagnant neuf points depuis 2013. Cependant, la crise politique entourant la réélection du président Alassane Ouattara, qui a débouché sur des violences et des atteintes aux droits de l'homme, risque de faire dérailler les progrès.

Avec un score de 19 (165è mondial et 41è en Afrique), la République du Congo a connu une baisse significative de sept points depuis 2012. Cette performance reflète la corruption endémique et l'impunité dont jouit l'élite politique du pays. La République du Congo a mis en place un cadre de lutte contre la corruption, mais sa mise en œuvre reste faible.

Pour inverser la position de la région, qui est la moins performante sur l'IPC, les gouvernements d'Afrique subsaharienne doivent prendre des mesures décisives, en particulier dans les économies déjà affaiblies par la récession économique actuelle découlant de la Covid-19.

<strong>                 Amadou Bamba NIANG</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Mali/Lutte contre la corruption: l’OCLEI sollicite l’implication des religions</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/mali-lutte-contre-la-corruption-loclei-sollicite-limplication-des-religions-2936258.html</link>
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<pubDate>Thu, 15 Jul 2021 14:36:22 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em><strong>Dans le cadre de la commémoration de la journée africaine de lutte contre la corruption, célébrée le 11 juillet de chaque année, l’Office Central de Lutte Contre l’Enrichissement Illicite (OCLEI) a organisé le jeudi 15 juillet une conférence sur la lutte contre l’enrichissement illicite au regard des religions. C’était sous l’égide du Pr Abraham Bengaly, secrétaire général du ministère de la Refondation de l’Etat, chargé des Relations avec les Institutions.</strong></em>
-<strong>maliweb.net- </strong>L’objectif de cette conférence vise à informer et sensibiliser les agents et les cadres de l’Etat sur la lutte contre l’enrichissement illicite d’un point de vue religieux. Plus spécifiquement, il s’agira de commenter et présenter les écritures saintes sur le phénomène de la corruption, d’échanger sur les valeurs socioreligieuses dans le cadre de la prévention de l’enrichissement illicite et enfin identifier les moyens d’action de prévention de l’enrichissement illicite en recourant aux principes des valeurs sociaux religieuses.
La corruption apparaît selon les religions comme une pratique en contradiction avec les vertus divines et morales. Le Saint Coran et les Hadiths condamnent avec véhémence ceux qui s’adonnent à la corruption sous toutes ses formes, car aucune distinction n’est faite entre le corrupteur et le corrompu. Le châtiment qui leur est réservé a été clairement mentionné dans la sourate « Al ma’ida » (verset 33) allant du pire des supplices au bannissement. C’est parce que la corruption a des conséquences désastreuses sur l’économie et sur les mœurs de la société que l’Islam l’interdit.
De même, deux passages de la Bible montrent que la corruption est en contraste radical avec les exigences de la foi chrétienne. Dans l’Exode 23.8, Dieu donne la prescription suivante au peuple d’Israël : « Tu ne recevras point de présent, car les présents aveuglent ceux qui ont les yeux ouverts et corrompent les paroles des justes ». Il est aussi dit dans Job 15.34 : « La maison de l’impie deviendra stérile et le feu dévorera la tente de l’homme corrompu ».
<strong>La corruption et l’enrichissement illicite, des actes pervers interdits et sanctionnés ici et en l’au-delà </strong>
L’existence de plusieurs passages des livres saints condamnant avec vigueur les pratiques assimilables à la corruption prouve que le rôle des hommes de culte est inestimable dans la sauvegarde des valeurs sociétales et culturelles qui tranchent avec la corruption. C’est ce qu’a soutenu le président de l’Office Central de Lutte Contre l’Enrichissement Illicite (OCLEI), Moumouni Guindo, selon qui la présente conférence vise à rappeler les Commandements de Dieu. « Nos érudits des Livres Saints nous enseignent que la corruption et l’enrichissement illicite font partie des actes pervers interdits et sanctionnés ici et en l’au-delà », a-t-il commenté. Avant d’ajouter qu’il est important que ces érudits nous rappellent les paroles divines.
Même son de cloche chez le Pr. Abraham Bengaly, secrétaire général du ministère de la Refondation de l’Etat, chargé des Relations avec les Institutions. A l’en croire, les religions nous aident à améliorer notre relation avec Dieu et nos rapports avec les autres membres de la société y compris dans la gestion des affaires publiques. « Les guides religieux sont présent dans tous les évènements sociaux, heureux ou malheureux. Des dépositaires de la foi, ils sont parfois des confidents de nombreux fidèles », a-t-il expliqué.
Au regard de leur proximité avec les populations, les guides religieux peuvent jouer un rôle déterminant, voir crucial, à travers l’information et la sensibilisation des populations sur l’existence, les causes et les conséquences graves de l’enrichissement illicite. « A travers leurs actions quotidiens, ils peuvent susciter une prise de conscience individuelle et collective au sein de la communauté en matière de prévention de l’enrichissement illicite », a conclu le Pr Abraham Bengaly.
Il faut rappeler pour toutes fins utiles que le 11 juillet a été déclaré journée africaine de lutte contre la corruption par le Conseil exécutif de l’Union Africaine lors de sa 30 session ordinaire à Addis Abeba en janvier 2017. L’institution de cette journée commémore la signature de la Convention africaine sur la prévention et la lutte contre la corruption intervenue le 11 juillet 203 à Maputo au Mozambique. Le thème de l’édition 2021 est : «  Les communautés économiques régionales : Acteurs critiques dans la mise en œuvre de la Convention de l’Union africaine sur la prévention de la lutte contre la corruption ».
<strong>Abdrahamane SISSOKO/Maliweb.net </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Commune Urbaine de Bougouni : Paiement fictif de 126 millions FCFA de salaires d’enseignants : le Maire Mamourou Coulibaly dans le viseur du Pôle Économique</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/commune-urbaine-de-bougouni-paiement-fictif-de-126-millions-fcfa-de-salaires-denseignants-le-maire-mamourou-coulibaly-dans-le-viseur-du-pole-economique-2936003.html</link>
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<pubDate>Wed, 14 Jul 2021 09:26:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le contrôle effectué par le Bureau du Vérificateur Général (BVG) à la Mairie de la Commune Urbaine de Bougouni, a permis de déceler  que le Maire Mamourou Coulibaly, a ordonné des paiements fictifs de salaires d’enseignants pour un montant de 126,71 millions FCFA (126 712 156F) pendant deux ans de gestion.</strong>

De la période du 1<sup>er</sup> janvier 2017 au 31 décembre 2019, la gabegie à la Mairie de Bougouni a dépassé l’entendement. La preuve : le Maire Mamourou Coulibaly n’a jamais publié les comptes rendus de sessions. Dans cette dynamique, le Vérificateur Général a décelé que sur la base des états de salaires établis par l’Académie d’Enseignement (AE) de Bougouni, le Maire Mamourou Coulibaly, a ordonné le paiement des salaires des enseignants des Collectivités Territoriales mutés hors de sa Commune alors que le délai réglementaire de prise en charge desdits salaires est dépassé. Le montant total indûment payé, pendant la période sous revue, s’élève à plus de 126 millions de nos francs.

Ainsi, pour couvrir cette affaire de faux paiement de salaires, les états de salaires des enseignants de la Commune Urbaine de Bougouni qui étaient déjà traités par l'Académie d’Enseignement  et fin prêts pour la perception sont égarés au niveau de la Mairie. Une stratégie pour le Maire Mamourou Coulibaly de saper les apparences et de se tirer d’affaire. Mieux,  il a demandé à l'AE d'enlever le nom des 31 enseignants qui ont bénéficié la mutation nationale depuis près de 4 à 5 ans et dont leurs noms figurent toujours sur l'état de paye des enseignants de la Commune urbaine de Bougouni. En clair, les salaires de ces 31 enseignants, pendant ces dernières années, tombent dans les poches du Maire Mamourou et  sa bande, malgré que ces mêmes enseignants émargent  sur le compte d’autres communes.

Le Directeur de l'Académie d’Enseignement  (DAE) de Bougouni, M. Lamine Traoré, a proposé à la Mairie de faire passer les états de ce mois afin de trouver une solution au problème, puisse que la fête est déjà proche. Mais malheureusement, le Maire Mamourou refuse cette demande. Et le DAE Lamine Traoré se trouvant aussi dans une position catégorique et unilatérale n'entend pas donner d'instructions à ses agents de faire ce travail. Voici là où se situe le blocus.

En revanche, pour avoir une solution immédiate, la Synergie locale des enseignants de Bougouni s'est réunie en urgence. Objectif : situer la responsabilité et dégager des perspectives.

Déjà,  le Trésor a ordonné les percepteurs de faire le virement des enseignants de la commune avant la fête de Tabaski. Le constat à ce niveau est que la circonscription de Bougouni a 14 communes et 13 communes sont déjà arrivées à la perception qui est la destination finale du traitement des salaires des enseignants fonctionnaires des collectivités. Et si rien n'est fait, les enseignants de Bougouni risquent de fêter sans leurs salaires. D’où le lieu pour la Synergie locale de Bougouni de prendre toutes ses responsabilités, en observant depuis le lundi dernier, un arrêt de travail. Et cela jusqu’au paiement des droits avant la fête.

<strong>Mariam Konaré  </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Lutte contre la Corruption et  l’Enrichissement Illicite : l’OCLEI outille les membres de la Commission Lois du CNT</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/lutte-contre-la-corruption-et-lenrichissement-illicite-loclei-outille-les-membres-de-la-commission-lois-du-cnt-2933956.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 29 Jun 2021 14:05:39 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Dans le cadre de la lutte contre la Corruption, l’Office Central de Lutte contre l’Enrichissement Illicite (OCELI) a organisé le mardi 29 juin au CICB un atelier de renforcement des capacités des membres du Conseil National de la Transition (CNT) en matière de prévention et de lutte contre l’enrichissement illicite. C’était sous l’égide d’Assarid Ag Imbarcaouane, 1<sup>er</sup> vice-président du CNT. </strong>

-<strong> maliweb.net - </strong>Le présent séminaire d’un jour s’inscrit dans le cadre de la lutte contre la corruption et l’enrichissement illicite, qui  constituent des fléaux qui gangrènent le pays. Il  vise à renforcer les capacités des membres du Conseil National de la Transition (CNT) en matière de prévention et de lutte contre l’enrichissement illicite. L'objectif est d'amener les membres du CNT précisément ceux de la commission Lois, à mieux appréhender la problématique de la corruption au Mali afin de lutter efficacement contre le phénomène.

Plus spécifiquement, il s’agira de maîtriser les concepts clés de la corruption et de l’enrichissement illicite ; connaître les enjeux et les défis liés  contre l’enrichissement illicite ; connaître le cadre juridique et institutionnel de la lutte contre l’enrichissement illicite et enfin présenter les instances internationales de regroupement ou d’actions des institutions nationales de lutte contre la corruption.

Le président de la commission de Loi, le Pr Souleymane Dé, a déclaré que la lutte contre la corruption a toujours été au cœur du combat de  l’Etat de droit et de la bonne gouvernance au Mali.  Toutefois,  il a indiqué que les nombreux textes adoptés par les différents régimes n’ont pas permis d’endiguer la corruption et l’enrichissement illicite. « <em>La corruption reste endémique et l’enrichissement illicite un fléau </em>», a déploré le Pr Souleymane Dé.

Citant un rapport de la Banque Mondiale, il  a indiqué que la corruption au Mali est  systémique  pernicieux en raison du clientélisme politique qui fait que les postes officiels sont partagés à ceux qui produisent les rentes pour leurs patrons ou leurs partis ou pour eux mêmes. « <em>Les carences des systèmes de contrôle permettent aux agents de l’Etat de voler l’argent public ou de monnayer l’influence de l’Etat </em>», a-t-il  assené. Le président de la commission Lois appelle à trouver une solution efficace à ce phénomène.

Pour le président de l’OCLEI, Momouni Guindo,  la corruption est à la base des crises qui sévit dans presque tous les secteurs d’activité au Mali. « <em>Ce fléau limite l’accès des populations aux services sociaux de base tels que l’éducation, la formation, la santé…etc. D’où la nécessité de mobiliser les acteurs de la société que vous êtes pour mener une lutte implacable contre ce phénomène qui n’épargne personne </em>», a dit le président de l’OCLEI.

<strong>La responsabilité de l’organe législatif</strong>

Le président Guindo est convaincu que les personnes potentiellement corruptibles ne se conduiront honnêtement que si les textes de lois condamnant la corruption sont clairs, sans ambigüité et appliqués correctement. C’est pourquoi, la responsabilité de l’organe législatif est grande eu égard à son rôle dans l’adoption des lois appropriées.

De son côté l’égide Assarid Ag Imbarcaouane, 1<sup>er</sup> vice-président du CNT, a indiqué que les thèmes proposés sont extrêmement importants. Il a rappelé que de nombreux  textes ont été adoptés dans le but de véritablement lutter contre la corruption. Selon lui beaucoup d’organes de lutte contre la corruption ont été créés pour permettre aux maliens de bénéficier de l’argent de l’Etat. « <em>Mais jusqu’à présent nous n’avons pas vu les résultats escomptés</em> », a-t-il regretté. C'est dans ce cadre qu’il a salué la tenue de cet atelier qui permettra  aux membres du CNT de mener une véritable croisade contre la corruption.

Il faut rappeler que l’OCLEI est un service public chargé de la lutte contre l’enrichissement illicite. Il a été créé pour lutter contre la corruption sous l’angle de l’enrichissement illicite et se distingue des autres structures par le faut qu’il est la seule structure chargée de la prévention de l’enrichissement illicite. A cet effet, il est chargé d’exploiter les déclarations de biens, mène des enquêtes, réunit la preuve de l’existence des biens. Les fonctionnaires concernés ont la latitude de se justifier <strong>à </strong>toutes les étapes de la procédure.

<strong>Abdrahamane SISSOKO/Maliweb.net  </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Lutte Contre la Corruption : De nombreux dossiers sur la table</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/lutte-contre-la-corruption-de-nombreux-dossiers-sur-la-table-2933138.html</link>
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<pubDate>Tue, 22 Jun 2021 14:02:39 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[«Tous les dossiers d’enquêtes réalisés par nos structures de  vérification seront transférés au juge, au besoin », déclarait  l’ancien Président de la Transition, Bah N’Daw lors de sa prise de fonction. Neuf mois après, alors qu’il était débarqué par les militaires, le bilan de la lutte anti-corruption est mitigé. Certes, les dossiers de « l’ORTM », de la « CENI » ont été déterrés, des personnes inculpées. Mais l’opinion publique a considéré que ce sont là des mesures « cosmétiques », et que la vraie lutte n’avait pas commencé.

Le Procureur du Pôle économique et financier de l’époque, est devenu ministre de la justice dans le dernier gouvernement. Les choses devraient donc être faciles pour lui, pour rouvrir des dossiers.

Parmi eux, celui dit « de l’avion présidentiel », et des équipements militaires. De bonnes sources ont confirmé  que « l’abcès sera rapidement crevé au sujet de ces deux principaux dossiers.

« Nous allons tout faire pour clarifier ces deux dossiers. S’il faut lancer des mandats d’arrêt, nous le ferons. S’il faut demander des commissions rogatoires dans des pays voisins, nous le ferons. S’il faut prendre des avocats, pour les envoyer partout où nous aurons des traces, des preuves pour que la lumière soit faite, nous le ferons. Nous sommes décidés, et personnes ne sera épargnée » a déclaré à maliweb.net<strong>, </strong>une source proche du dossier.

Outre l’affaire des équipements militaires et celui de l’avion présidentiel, il y a également celui des « avions cloués au sol ». Ce sont des avions achetés pour l’armée dans le cadre de la lutte contre l’insécurité.

« Nous avons l’impression qu’il s’agit de la  chaîne d’une mafia dans ces différentes affaires. Il y a des ressortissants européens, des ressortissants maliens, des maliens établis à l’étranger, des africains qui sont tous soupçonnés  d’être impliqués. Les enquêtes feront éclater la vérité », a  ajouté une autre source proche du dossier.

Affaire à suivre

<strong>Mohamed Touré pour Maliweb.net</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Lutte contre la corruption et l’impunité : Jusqu’où peut aller le nouveau ministre de la justice ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/lutte-contre-la-corruption-et-limpunite-jusquou-peut-aller-le-nouveau-ministre-de-la-justice-2933070.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 22 Jun 2021 09:56:49 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Témoin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Issu d’une corporation aux intérêts de laquelle il paraît aussi assujetti qu’à la distribution de la justice, l’actuel Garde des Sceaux a parachuté du Tribunal de la Commune III où ses performances étaient mitigées sur la quasi-totalité des chantiers qui lui ont été imputés. Du dossier des Bérets rouges à l’affaire dite de la déstabilisation de la Transition en passant par la traque de la grande délinquance financière dont les sulfureux achats de matériels militaires. Certes le tonitruant leader associatif du monde rural, Bakary Togola, n’a pas réussi à passer entre les mailles du filet, mais l’opinion est manifestement restée sur sa faim quant aux promesses et annonces tonitruantes d’exhumation de dossiers classés sans suite comme les commandes militaires. Idem pour l’acquisition par les anciennes autorités de véhicules et avions de qualité douteuse pour le compte des forces armées, tandis que les poursuites de hautes personnalités pour complot contre le régime de la transition - par-delà la déconvenue infligée à une justice tournée en dérision par un certain réquisitoire introductif - n’aura contribué qu’à braquer les projecteurs sur des lacunes jusqu’à insoupçonnées du ministère public sous l’égide de l’actuel Garde des Sceau.

Nonobstant, Mahamoudou Kassogué a pu mériter de s’attirer le dévolu des nouvelles autorités pour la plus haute responsabilité politique de son secteur. Les observateurs sont majoritairement convaincus que son choix découle d’une notoriété corporatiste, mais le nouveau chef du Gouvernement mise surtout sur ses compétences pour crédibiliser l’action publique sur un chantier inscrit au chapitre des priorités gouvernementales et qui lui tient tant à cœur : la lutte contre la corruption et l’impunité. C’est du moins une attente sur laquelle le PM Choguel Maiga a particulièrement insisté, tout en promettant par ailleurs de doter le département de ressources proportionnelles à la taille des espoirs qu’il porte.

Il s’agit donc pour l’ancien procureur de libérer la machine anti-corruption des obstacles imputés à Bah N’Daw par ses tombeurs, puis de tirer au clair les tenants des graves tueries ayant jalonné les manifestations du M5-RFP. Pour la première tâche, il n’est pas superflu de relever qu’elle est plus tributaire du libre-arbitre des magistrats que des instructions d’un ministre de la justice. Autant dire, en définitive, que l’actuel Garde des Sceaux en avait plus les coudées franches dans ses fonctions et responsabilités précédentes que dans position actuelle. Pour la seconde tâche, il n’est nullement besoin d’être devin pour se rendre à l’évidence que l’intérêt que le sujet suscite au M5-RFP n’a jamais été partagé avec le même enthousiasme par leurs partenaires du «parachèvement», en dehors d’appels à témoins assez timides pour ne pas traduire une volonté politique convaincante.

&nbsp;

<strong>A KEÏTA</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Corruption :  Qui veut protéger les délinquants financiers ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/corruption-qui-veut-proteger-les-delinquants-financiers-2932854.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/corruption-qui-veut-proteger-les-delinquants-financiers-2932854.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 21 Jun 2021 01:20:33 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Aube</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Les discours des </strong><strong>Autorités de la Transition</strong><strong>  </strong><strong>dans le cadre de la lutte </strong>c<strong>ontre la corruption et la délinquance financière sont loin de se concrétiser en actes depuis le coup d’Etat du 18 août 2020 qui renversé le régime d’Ibrahim Boubacar Keïta. Pour preuve, de nombreux dossiers de scandales financiers et/ou de détournements de deniers publics sous le Régime défunt dorment dans les tiroirs. Et, au même moment, leurs auteurs ne sont nullement inquiétés. Alors l’opinion s’interroge : Assimi et les autorités actuelles ont-ils réellement l’intention d’engager des poursuites contre les délinquants financiers ? Ces mêmes autorités ont-elles la volonté d’ouvrir des dossiers sulfureux comme l’achat d’équipements militaires ou encore l’achat de l’avion présidentiel sous IBK ? Le président de la transition est-il décidé à assainir les finances de l’Etat ? Qui protège les auteurs des détournements qui ont fait perdre à l’Etat des milliards de francs CFA ? </strong>

En effet, de nombreux Maliens <strong>attendent impatiemment l’audit de la gestion de l’ancien Régime, à commencer par certaines Institutions de la République qui, 7 ans durant, ont été éclaboussées par de nombreux scandales.</strong>

Aussi, pendant les 7 dernières années (sous le régime calamiteux d’IBK) ce ne sont pas les scandales qui ont manqué. De l’achat de l’avion présidentiel à l’acquisition des équipements militaires pour l’Armée malienne en passant par les affaires non moins sulfureuses d’engrais frelatés… Ce Régime de destruction nationale s’était abonné aux scandales financiers sur fond de dilapidation des ressources de l’Etat. Des scandales qui ont mis la République au fond d’un gouffre financier sans précédent dans l’histoire de notre pays. Mais l’engagement des Autorités à mener une lutte sans merci contre les délinquants financiers rencontre le scepticisme d’une opinion malienne qui ne croit plus aux discours tenus çà et là.

<strong>Aussi, beaucoup d’interrogations sont posées sur le sort réservé à certains sulfureux dossiers de détournement et/ou de scandales financiers qui avaient défrayé la chronique sous le régime d’Ibrahim Boubacar Keïta.</strong>

D’autant plus que ces requins (délinquants financiers) ont formé un véritable réseau occulte au sommet de l’Etat. Ils se cooptent et se protègent, toujours prompts à ourdir des complots pour faire tomber ceux qui essaient de remettre les choses à l’endroit. Dans certaines affaires sulfureuses, des innocents et des menus fretins se sont retrouvés en prison alors que de hauts responsables (auteurs de détournements) sont protégés.

Pourtant tous les scandales dissimulés jusque-là se dévoilent facilement après un audit anodin. Ceux qui avaient été découverts par les institutions habilitées et organes de contrôle, mais mis dans les tiroirs par l’ancien président Ibrahim Boubacar Keita, durant tout le temps qu’il était aux affaires, commencent à apparaitre au grand jour. Mais les <strong>Auteurs des détournements de deniers publics (nullement inquiétés) se pavanent toujours dans les rues à l’intérieur et extérieur du pays.</strong><strong> Curieusement depuis le coup d’Etat du 18 août 2020, aucun  d’entre eux n’a été inquiété.</strong>

Cette catégorie de malfrats a accru de manière exagérée au Mali, au cours de la dernière décennie sous le président Ibrahim Boubacar Keita. Ces individus ont provoqué et continuent encore de provoquer de graves hémorragies financières préjudiciables à l’économie du pays.  Pire, après avoir dilapidé allégrement les deniers de la Nation, ils ont infiltré tous les rouages de l’Etat en entravant les enquêtes les concernant. Et de leurs positions, ils usent de tous les stratagèmes pour entraver et saboter les <strong>poursuites judiciaires à leur encontre</strong><strong>. Le</strong> constat est que la plupart de <strong>ces d</strong><strong>é</strong><strong>linquants financiers cherchent la parade </strong><em>pour</em><em> passer entre les</em> <em>mailles du filet de la justice. Pour cela, ils n’hésitent pas à jouer</em> du rang social, de la position hiérarchique au niveau de l'administration et surtout des relations interpersonnelles qui constituent dans les poursuites judiciaires des causes de blocage.  Ces Délinquants en col blanc profitent souvent aussi de leur fonction pour orienter ou détourner les enquêtes les concernant.

Tant que ces <strong>délinquants financiers agiront en toutes </strong>d’impunité et garderons les leviers de l’administration ll est illusoire de penser que nous allons mettre fin à la corruption. Et tant qu’il y aura la corruption, nous aurons des Administrations publiques prédatrices, peu de levées de ressources internes.

Il ne doit pas y avoir de complaisance envers les auteurs de fraude ou de corruption, car cela fragilise la démocratie, le contrat social et le pacte républicain. Et il faut s’assurer que lorsqu’il y a détournement des deniers publics, il y a des contrôles, des audits… on envoie les dossiers à la justice et celle-ci a obligation de poursuivre. Car le souhait de la majeure partie du Peuple est le retour à la justice sociale et la lutte contre l’impunité. Donc, il est temps d’entamer des procédures judiciaires contre toutes les personnes physiques accusé de corruption, de détournement des biens ou des fonds publics. Il est temps de passer de la parole aux actes

<strong>Mémé Sanogo</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Corruption et délinquance financière :    Assimi et Choguel attendus</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/corruption-et-delinquance-financiere-assimi-et-choguel-attendus-2932524.html</link>
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<pubDate>Thu, 17 Jun 2021 01:27:48 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Aube</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Depuis le coup d’état d’août 2020, une frange importante de l’opinion malienne manifeste son désir de changement dans la gestion des affaires publiques. Nombreux sont les maliens à exiger également l’audit de la gestion de l’ancien régime, à commencer par certaines institutions de la République qui, 7 ans durant, ont été éclaboussées par de nombreux scandales. Les Autorités de la Transition, le</strong>  <strong>Président de la Transition,  Assimi Goïta,  le  Premier Ministre Choguel K Maïga, sont donc attendus pour répondre aux attentes des Maliens avec l’ouverture de certains dossiers de détournements de deniers publics. Les scandales de l’achat de l’avion présidentiel avec la complicité de Michel Tomi, l’achat des équipements militaires, l’affaire dite « blindés en carton » ou encore la rénovation du palais de Koulouba…, ce sont là autant d’affaires sulfureuses qui ont éclaboussé le sommet de l’Etat sous l’ère IBK.  </strong>

<strong> En effet de nombreux dossiers consécutifs aux scandales sous le régime défunt dorment à présent dans le tiroir. Et les auteurs des détournements de deniers publics (nullement inquiétés) pavanent dans les rues à l’intérieur et extérieur du pays. Que font les nouvelles autorités afin de permettre à l’Etat de recouvrer les milliards détournés du trésor public ? A quand des poursuites judiciaires contre les auteurs de ces détournements ? A quand également des poursuites dans le cadre de certaines grosses affaires, notamment celles de l’achat de l’avion présidentiel, de l’acquisition de matériels pour l’armée ou encore de la rénovation du palais de Koulouba ?</strong> Le souhait de la majeure partie du Peuple est le retour à la justice sociale et la lutte contre l’impunité. Donc, il est temps d’entamer des procédures judiciaires contre toutes les personnes physiques accusé de corruption, détournement des biens ou des fonds publics. Cela sans complaisance aucune.  Il ne doit pas y avoir d’état d’âme dans l’application des textes. La loi est dure, mais c’est la loi et son application pour que nul n’en soit au-dessus. <strong>C’est la seule voie qui pourrait mener certainement à la refondation.</strong>

<strong> </strong>Ainsi  le Mali a été le théâtre, durant ces dernières années, de beaucoup de scandales côté corruption, de détournements des deniers publics. Des scandales qui ont mis la République au fond d’un gouffre financier sans précédent dans l’Histoire de notre pays.<strong>  </strong>

Aussi, plusieurs milliards de FCFA sont détournés par an à cause de la corruption. C’est selon plusieurs Rapports dont celui du Bureau de Vérificateur Général qui élabore périodiquement un document de contrôle sur la gestion des deniers publics. Tous les secteurs sont infestés : santé, éducation, emploi, sécurité, justice, … En 2018, un Rapport canadien sur le traitement judiciaire des cas d’irrégularités financières précise que <em>« près de la moitié des dossiers font l’objet d’un classement sans suite ; donc, pas de poursuites, faute d’infraction pénale »</em>. Ce qui amène à un <em>« niveau très bas de recouvrement de 6,5 % du montant total des irrégularités financières ».</em> En clair, les Autorités maliennes n’auraient récupéré qu’environ 48 milliards de francs CFA (73,2 millions d’euros) sur les 741,5 milliards de francs CFA d’irrégularités financières constatées par le BVG entre 2005 et 2017.  On attend, en somme, plus de rigueur de la part des Autorités de la Transition dans le recouvrement des irrégularités financières.

<strong> </strong>

<strong> Scandales en série… </strong>

Au-delà des rapports du Bureau de Vérificateur Général plusieurs autres sandales ont  ébranlé le Mali ces dernières années. Les affaires sombres les plus emblématiques restent celles liées à l’achat de l’avion présidentiel, acquis à la suite d’un montage financier opaque mêlant sociétés-écrans et hommes d’affaires douteux. Hors de toute inscription budgétaire, 20 milliards de francs CFA ont été sortis des caisses de l’Etat pour acquérir un Boeing 737 non encore immatriculé au nom du Mali, alors même que le pays dispose d’un avion présidentiel (Boeing 727) en bon état et dont l’assurance contractée auprès de l’assureur londonien, Allianz, avait été renouvelée jusqu’en 2015. Le FMI (Fonds monétaire international) et la Banque mondiale étaient sortis de leur réserve pour exprimer leur mécontentement. Le Bureau du Vérificateur général a été commis par le Fmi pour auditer cette affaire, ainsi que la section des comptes de la Cour suprême par le gouvernement malien. Les rapports de ces deux structures de contrôle sont accablants : des surfacturations comprises entre 29 milliards et 38 milliards sont décelées. Pis, aujourd’hui encore, nul ne sait si l’avion appartient au Mali.

Au même moment, était révélée aux Maliens et au monde entier la nature d’un marché de gré à gré de 69 milliards de F CFA attribué, en violation des règles des marchés publics, à un proche de la famille présidentielle. Avec l’avenant, le marché a finalement porté sur 108 milliards de FCFA. Le fait que le marché soit attribué de gré à gré est un piétinement flagrant des principes élémentaires de passation de marché public. Pire, dans le même contrat, les Maliens apprendront que le ministre des Finances de l’époque  a couvert ce marché par une garantie de 100 milliards de francs CFA. Des personnalités, l’on se souvient, avaient profité de ces affaires en se livrant à des surfacturations dont seules les Républiques bananières ont le secret.

Bien d’autres marchés de ce genre existent, surfacturés et couverts par l’impunité. En avril 2016, le gouvernement a remis au MOC (Mécanisme opérationnel de coordination) 42 véhicules destinés aux patrouilles mixtes. La presse a rapporté que lesdits véhicules ont coûté à l’État 2 milliards 300 millions de FCFA, soit plus de 50 millions l’unité.

Après l’affaire de l’avion présidentiel et des équipements militaires surfacturés, le Malien lambda était loin de s’imaginer qu’un autre scandale, portant lui aussi sur des milliards de FCFA, éclaterait. Ce énième scandale portait sur une soixantaine de milliards F CFA destinés à l’achat de l’engrais pour les paysans, sous forme de prêts à rembourser dès la fin des récoltes dans les opérations de développement rural.

C’est un minuscule GIE (Groupement d’intérêt économique) qui était chargé de l’attribution, à travers un avis d’appel fort douteux, de ce gros et juteux marché à des fournisseurs, parfois sans foi ni loi. Il a fallu qu’un concurrent mécontent crache dans la soupe, en soumettant au test de conformité l’engrais d’un rival à un laboratoire de la place, pour que le pot aux roses soit découvert et que la vérité dans toute son horreur commence à être étalée sur la place publique. Le président de la République a promis la fermeté dans ce dossier, au cours de la session du Conseil supérieur de l’agriculture qu’il a présidée le 16 mai 2016. L’opinion a longtemps attendu sa réaction. En vain !

<strong>L’impunité encourageant de nouvelles atteintes à la morale publique, une nouvelle affaire dite « des 1000 tracteurs » a été révélée à l’opinion malienne.</strong>

Un autre scandale qui a éclaboussé le mandat d’IBK : l’attribution des 1552 logements sociaux de Tabacoro, dans laquelle il a été orchestré une véritable magouille à ciel ouvert. En plus des ministres de la République et des cadres de l’administration Ainsi, sous IBK, le Mali est entré dans une nouvelle ère des logements sociaux. Désormais, tous les bénéficiaires doivent avoir un caractère particulier : être militant ou sympathisant d’un parti de la mouvance présidentielle, ou avoir un lien avec un président ou un membre des institutions de la République. Le dernier scandale qui aurait marque le règne d’IBK est l’achat de 2 hélicos Puma, en 2017.  Ce scandale a éclaté après  que l’ancien  président de la République IBK ait confirmé dans un entretien à Jeune Afrique que les avions achetés sous son magistère sont cloués au sol « faute de maintenance appropriée ». Apres  c’était  au  tour du président de la commission défense de l’Assemblée nationale de l’époque, Karim Keïta, de déclarer, lors d’un colloque à Paris : « les hélicoptères que nous avons achetés ne peuvent plus voler, ça marchait au début mais vraisemblablement on a un problème d’entretien depuis l’achat, je me demande si, on n’a pas été floué à l’achat »…

Cette déclaration a réveillé les forts soupçons de surfacturation et les malversations portant sur les ressources financières destinées à acquérir des équipements pour l’armée.

Il urge donc  pour la Justice de donner suite sur un certain nombre de dossiers qui ont mis à mal notre pays. . C’est dans, notamment, l’achat de l’avion présidentiel et des équipements militaires, des engrais frelatés… dont les présumés coupables n’ont nullement été pour le moment inquiétés.   Ces affaires sont aujourd’hui pendantes au niveau de la Justice.

<strong>Mémé Sanogo</strong>

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<title>Gouvernance de transition :  Sale temps pour les voleurs du régime IBK ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/gouvernance-de-transition-sale-temps-pour-les-voleurs-du-regime-ibk-2932382.html</link>
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<pubDate>Wed, 16 Jun 2021 11:49:26 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Horizon</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Pour plusieurs cadres acteurs du changement (M5-RFP) et les militaires proches de la junte, ex-CNSP), les dignitaires du régime IBK doivent rendre gorge et, le plus tôt sera le mieux. Vont-ils mettre en œuvre cette politique de la chasse aux sorcières sous la férule du Premier ministre Choguel Kokalla Maïga?</em></strong>

Avec la nomination du Procureur de la République de la commune III chargé du Pôle de lutte contre la corruption, il semble que le gouvernement va lancer une offensive pour décourager la mauvaise gouvernance.

En faisant tomber Bah N’Daw et son Premier ministre Moctar Ouane le 24 mai dernier, le Colonel Assimi Goïta a fait entendre que ce duo empêchait de traquer les cadres indélicats de la République.

A présent que le pays s’est engagé dans une phase dite de « rectification de la Transition », il est souhaitable de voir des signaux d’une gestion vertueuse et exemplaire des affaires de la Cité. En cela, la fin de l’impunité devra être sifflée avec fermeté et rigueur à travers des actes significatifs.

En effet, mettre fin à l’impunité doit être un passage obligé du processus de refondation de l’Etat malien. Cela doit aussi concourir à poser les bases du nouveau Mali auquel aspire une majorité écrasante des populations.

Concrètement, à travers la nomination de Mahmoudou Kassogué, le désormais ex-Procureur anticorruption de Bamako à la tête du ministère de la Justice, Garde des Sceaux, les ministres et autres hauts cadres de l’Etat cités dans les nombreux scandales de la gouvernance IBK doivent dormir d’un seul œil ! La gouvernance de rupture doit prouver qu’elle peut sévir. Histoire de dissuader désormais toute tendance à la mauvaise gestion de nos pauvres ressources publiques.

C’est dans ce sens que les nombreux scandales comme les affaires de l’avion présidentiel, des équipements militaires, des engrais frelatés, des 1000 tracteurs, etc devraient livrer toutes leurs vérités sur qui et qui ont joué quel rôle répréhensible. Quel est le prix de cet avion présidentiel dont l’achat avait conduit même à une brève suspension de la coopération entre le Mali et le FMI ? Quelles sont les contours des surfacturations qui avaient longuement défrayé la chronique dans ces dossiers sulfureux ? Ces questions devraient trouver des débuts de réponses pour crédibiliser davantage les autorités de la Transition sur leur capacité à assainir la gestion du pays. Comment en serait-il autrement si les dirigeants ne peuvent pas donner l’exemple à incitant au respect du bien public ? La refondation du Mali doit passer par une justice intraitable par rapport aux fossoyeurs de l’économie nationale. Sinon, comment réduire le train de vie de l’Etat sans une ferme volonté de châtier les présumés prédateurs des deniers publics ?

En posant des actes forts dans ce domaine, les partenaires internationaux du Mali auront motif de satisfaction et pourront de nouveau croire en la renaissance du Mali.

<strong>Baba Djilla SOW</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Gouvernance de transition :  Va&#45;t&#45;on vers une croisade contre les indélicats du régime IBK ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/gouvernance-de-transition-va-t-on-vers-une-croisade-contre-les-indelicats-du-regime-ibk-2931965.html</link>
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<pubDate>Mon, 14 Jun 2021 01:06:01 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Avec la nomination du Procureur de la République de la commune III chargé du Pôle de lutte contre la corruption, il semble que le gouvernement va lancer une offensive pour décourager la mauvaise gouvernance.</em></strong>

<em><strong>-maliweb.net-</strong></em> En faisant tomber Bah N’Daw et son Premier ministre Moctar Ouane le 24 mai dernier, le Colonel Assimi Goïta a fait entendre que ce duo empêchait de traquer les cadres indélicats de la République.

A présent que le pays s’est engagé dans une phase dite de « rectification de la Transition », il est souhaitable de voir des signaux d’une gestion vertueuse et exemplaire des affaires de la Cité. En cela, la fin de l’impunité devra être sifflée avec fermeté et rigueur à travers des actes significatifs.

En effet, mettre fin à l’impunité doit être un passage obligé du processus de refondation de l’Etat malien. Cela doit aussi concourir à poser les bases du nouveau Mali auquel aspire une majorité écrasante des populations.

Concrètement, à travers la nomination de Mahmoudou Kassogué, le désormais ex-Procureur anticorruption de Bamako à la tête du ministère de la Justice, Garde des Sceaux, les ministres et autres hauts cadres de l’Etat cités dans les nombreux scandales de la gouvernance IBK doivent dormir d’un seul œil ! La gouvernance de rupture doit prouver qu’elle peut sévir. Histoire de dissuader désormais toute tendance à la mauvaise gestion de nos pauvres ressources publiques.

C’est dans ce sens que les nombreux scandales comme les affaires de l’avion présidentiel, des équipements militaires, des engrais frelatés, des 1000 tracteurs, etc devraient livrer toutes leurs vérités sur qui et qui ont joué quel rôle répréhensible. Quel est le prix de cet avion présidentiel dont l’achat avait conduit même à une brève suspension de la coopération entre le Mali et le FMI ? Quelles sont les contours des surfacturations qui avaient longuement défrayé la chronique dans ces dossiers sulfureux ? Ces questions devraient trouver des débuts de réponses pour crédibiliser davantage les autorités de la Transition sur leur capacité à assainir la gestion du pays. Comment en serait-il autrement si les dirigeants ne peuvent pas donner l’exemple à incitant au respect du bien public ? La refondation du Mali doit passer par une justice intraitable par rapport aux fossoyeurs de l’économie nationale. Sinon, comment réduire le train de vie de l’Etat sans une ferme volonté de châtier les présumés prédateurs des deniers publics ?

En posant des actes forts dans ce domaine, les partenaires internationaux du Mali auront motif de satisfaction et pourront de nouveau croire en la renaissance du Mali.

<strong>Boubou SIDIBE/maliweb.net</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Journée de rencontre  et d’échanges de la PCCC du Pr Clément Dembélé :  « Il faut que tous les citoyens maliens se saisissent pour dénoncer la corruption et porter plainte… »</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/journee-de-rencontre-et-dechanges-de-la-pccc-du-pr-clement-dembele-il-faut-que-tous-les-citoyens-maliens-se-saisissent-pour-denoncer-la-corruption-et-porter-plainte-2931215.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 08 Jun 2021 10:19:41 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[C’est à la faveur d’une journée de rencontre  et d’échanges, que la Plateforme de Lutte Contre la Corruption et le Chômage (PCCC), a fait le point d’exécution de son projet financé par l’union européenne. La dite rencontre tenue le lundi dernier à la Maison des Jeunes de Bamako,  a regroupé plus de 60 délégués venus de partout au Mali. Elle était présidée par le Pr Clement Dembèle, Président de la Plateforme. Il avait à ses côtés, Siaka Coulibaly, chargé des relations extérieures et Youssouf Sanogo, coordinateur de ladite  Plateforme.

L’objectif de cette journée était de mettre au même niveau  d’information tous les membres de la  Plateforme, de l’intérieur que de l’extérieur.

Prenant la parole, Siaka Coulibaly, chargé des relations extérieures déclare  que la lutte contre la corruption est un combat qui doit être mené par les jeunes, car, ce sont eux  les acteurs clés  du développement. Selon lui, aucun pays ne pourra se développer dans la corruption. La victime de cette corruption, c’est la jeunesse. Car, se justifie-t-il, la corruption empêche une mobilisation des ressources internes et fait fuir les investisseurs. Les jeunes doivent faire de cette lutte, leur cheval de bataille a-t-il prêché.

Quant au coordinateur, M. Youssouf Sanogo,  il a tenu à remercier les partenaires et les nombreux militants pour avoir effectué le déplacement. A la suite de son prédécesseur, lui aussi a sollicité l’implication des jeunes dans la lutte contre la corruption.  A le croire, c’est la corruption qui est à la base de la pauvreté. Une fois qu’ils iront au bout de ce fléau  assure l’orateur, le pays sera débarrassé du chômage et de la pauvreté.

Pour le Pr Clément Dembélé, la force de cette Plateforme, ce sont ses membres. Il les remercie pour leur engagement et leur mobilisation. <strong><em>«  Partout où j’ai été, vous  m’avez montré à travers vos mobilisations, de quoi vous êtes capables. Vous avez bravé les insultes, la prison pour cette lutte contre le chômage et la corruption et vous devez être fier…</em></strong> » se réjouit-il.

Pour l’orateur, cette rencontre s’inscrit dans le cadre du projet financé par l’Union Européenne, en vue de  prôner la bonne gouvernance, l’auto gouvernance et la lutte  contre la corruption dans  notre pays. Il estime rassembler l’ensemble des coordinateurs non seulement pour les informer, les former, les sensibiliser, les mobiliser sur la question de la bonne gouvernance, la lutte contre la corruption et les autres variantes de cette lutte, mais aussi faire le point, l’état des  lieux de 4 années de lutte contre la corruption  et les perspectives qui concernent la formation, la sensibilisation citoyenne auprès des enfants à l’école. A ses dires, il ne suffit pas seulement  d’emprisonner  les gens. Il faut d’abord à la base éduquer et sensibiliser les plus jeunes sur les  dangers de ce fléau, car affirme-t-il, c’est la corruption   qui est à la base de l’insécurité, de la misère, de l’inégalité sociale, de l’injustice et de la méfiance des uns envers les autres, de la mauvaise gouvernance. Le dénominateur commun au Mali de tous les maux, c’est la corruption  a-t-il clamé, avant de rappeler à ses militants que le combat contre ce fléau est loin d’être gagné et qu’il faut s’engager pour une bonne justice. Il  conclut son adresse en annonçant que l’Union Européenne finance le projet à hauteur de plus de 50 millions de nos francs. Il se divise en 2 grands volets : le premier volet, c’est la mise en place d’un guide pédagogique, la formation des formateurs et l’insertion de curriculum pédagogique de la thématique de lutte contre la corruption. Le second volet  porte sur la communication de masse à travers les medias, les meetings. Il souligne que le but de toutes ces actions, c’est pour pousser la population à avoir le courage de dénoncer. <strong><em>« Il faut que le phénomène de dénonciation sort du cadre de la Plateforme PCCC, que tous les citoyens maliens se saisissent pour dénoncer et porter plainte</em></strong> » a-t-il  exhorté.

A signaler que dans les jours à venir, le Pr Clément Dembélé portera sur les fonts baptismaux, un autre mouvement dénommé ‘<strong><em>’Benso’’. </em></strong><em>Ce mouvement à la différence de la plateforme sera politique. </em>

<strong>Fousseyni SISSOKO</strong>

<strong>Notre Voie</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mairie de la Commune Rurale de Guégnéka ou l’antichambre de la fraude financière :  Plus de 63,9 millions FCFA volés</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/mairie-de-la-commune-rurale-de-guegneka-ou-lantichambre-de-la-fraude-financiere-plus-de-639-millions-fcfa-voles-2930569.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/mairie-de-la-commune-rurale-de-guegneka-ou-lantichambre-de-la-fraude-financiere-plus-de-639-millions-fcfa-voles-2930569.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 03 Jun 2021 00:57:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Les opérations de recettes pendant la p</strong><strong>ériode du 1<sup>er </sup>janvier 2017 au 31 décembre 2019 </strong><strong> à la Mairie de la commune rurale de Guégnéka (Fana) n’ont pas été libres encore moins transparentes. D’où des irrégularités financières de  63,9 millions FCFA (63 </strong><strong>936 854 F) commis dans les caisses de la municipalité par le Maire Adama Coulibaly et ses complices. Du moins, si l’on en croit une enquête sectorielle du Bureau du Vérificateur générale (BVG). </strong>

Les fouilles archéologico-financière réalisé dans la commune rurale de Guégnéka dans la localité de Fana a permis de faire ressortir que les actes de gestion et de gouvernance de la municipalité sont entachés de manière substantielle, d’irrégularités affectant la performance, mais aussi des irrégularités financières de la mairie.

Les anomalies relevées par l’équipe de vérification et qui affectent la performance de la Mairie sont relatives, à l’organisation et au fonctionnement des organes d’administration et de gestion (le Conseil Communal et le Bureau Communal). En effet, la tenue des sessions du Conseil communal et la convocation des conseillers communaux ne sont pas conformes aux dispositions législatives et réglementaires. Pendant ce temps, la population n’est pas associée préalablement aux prises de décisions des conseillers communaux à travers des débats publics, notamment lors de l’élaboration des projets de budgets communaux. En outre, la Commune rurale de Guégnéka ne tient pas de comptabilité matières. Durant la toute période sous revue, elle n’a pas établi de rôles d’impôts. La mission a aussi constaté que les prévisions budgétaires ne sont pas sincères. À cela s’ajoutent, des lotissements irréguliers. Du coup, les contrôleurs ont décelé six (06) opérations de lotissements non autorisées par le Conseil communal.

<strong>Le maire entre magouilles et embrouilles  </strong>

En ce qui concerne les irrégularités financières, elles sont importantes, compte tenu de la faiblesse des ressources financières propres de la commune. Le montant total des irrégularités financières détectées par l’équipe de vérification s’élève à 63 936 854 FCFA. Elles proviennent essentiellement d’une part, du non reversement des produits de cessions, de transferts et d’attribution de parcelles et, d’autre part, du non reversement des redevances des contrats de prestations et de délégation conclus entre la Mairie et les entreprises privées.

En effet, le maire Adama Coulibaly, n’a pas exigé le recouvrement des redevances du contrat de délégation du recouvrement des taxes sur le marché. Et pour s’en convaincre du respect des dispositions, l’équipe de vérification a examiné ledit contrat, les comptes administratifs et les quittances des exercices 2017, 2018 et 2019. Elle a également procédé à des entrevues avec le Gérant du GIE chargé de la collecte des taxes sur le marché, le Régisseur des recettes, le Percepteur et le Maire. À l’issue des travaux, les enquêteurs ont constaté que le Maire Adama Coulibaly, n’a  reversé que 5 millions FCFA (5 047 925F) de redevances sur un montant total de 21 600 000 FCFA dû par le GIE, soit un écart non reversé de 16 552 075 FCFA. Non plus, le Maire Coulibaly n’a également pas transmis le contrat au Percepteur pour prise en charge dans sa comptabilité.

S’agissant du contrat de location bail, le Maire Adama n’a pas reversé les frais. En effet, l’avenant du contrat de location bail SN du 1<sup>er</sup>  mai 2016, conclu entre la Mairie et la société Orange-Mali prévoit une redevance mensuelle de 50 000 FCFA. Pour s’assurer du reversement effectif des loyers, l’équipe de vérification a examiné les copies des bordereaux de versement du Régisseur des recettes et celles des comptes de gestion. Ainsi, il ressort des travaux que le Maire Adama n’a effectué aucun versement dans les comptes bancaires de la commune rurale de Guégnéka  au titre des exercices 2018 et 2019.  Ainsi, durant la période sous revue, le montant total des loyers à percevoir s’élève à 1,8 millions FCFA (1 800 000 F) sur lequel il n’y a eu que le reversement d’un montant de 260 000 FCFA au titre de l’exercice 2017, d’où un reliquat non reversé de 1 540 000 FCFA. Et ce n’est pas tout, loin s’en faut.

Même le Maire Adama Coulibaly n’a pas reversé les produits des transferts de parcelles de terrain dans les comptes de la commune. La délibération n°2017-10/CG/2017 du 18 septembre 2017 du Conseil communal a fixé le prix unitaire de transfert de parcelle à 10 000 FCFA. Cependant, l’équipe de vérification a examiné les copies des documents relatifs aux transferts de parcelles de terrain réalisés durant les exercices 2017 et 2018. À l’issue de ces travaux, l’équipe de vérification a constaté que le Maire Coulibaly, n’a pas reversé dans les comptes de la commune, l’intégralité des produits de transferts de parcelles de terrain réalisés durant les exercices 2017 et 2018. En effet, le nombre de transferts de parcelles de terrain s’élève à 2804 dont 1203 en 2017 et 1601 en 2018. Au prix unitaire de 5 000 FCFA par transfert en 2017 et 10 000 FCFA en 2018, le montant total des transferts de parcelles de terrain est plus de 22 millions de nos francs (22 025 000 F) sur lequel 11,4 millions FCFA (11 403 691 F) ont été reversés. L’écart non reversé s’élève à la somme de 10,6 millions (10 621 309 F).

Non plus, il n’a pas reversé les produits de cessions de parcelles de terrain dans les comptes de la commune. Suivant le Procès-verbal de la session extraordinaire du Conseil communal du 05 avril 2017, le prix unitaire de cession des parcelles de terrain issues du lotissement de la devanture de la SOTELMA de Fana est fixé à 600 000 FCFA. Afin de s’assurer du reversement intégral des produits issus dudit lotissement, les documents relatifs à la cession des parcelles de terrain et les pièces justificatives du reversement des produits de cessions ont été passés à la loupe. Du coup, il apparaît que le Maire Adama Coulibaly n’a pas reversé dans les comptes de la commune de Guégnéka, l’intégralité des produits de cessions de parcelles de terrain réalisés au titre de l’exercice 2017. En effet, le nombre de cessions de parcelles s’élève à 23. Le prix unitaire de cession de parcelle est fixé à 600 000 FCFA pour l’exercice 2017. Ainsi, le montant total des cessions de parcelles s’élève à 13 800 000 FCFA. Sur ce montant, aucun versement n’a été effectué dans les comptes de la Commune. Le montant de l’irrégularité s’élève ainsi à 13 800 000 FCFA.

<strong>Irrégularités financières à la pelle</strong>

S’agissant de la gestion des fonds, le Trésorier Payeur Régional de Koulikoro n’a pas reversé au Percepteur de Fana la part communale des patentes. Afin de s’assurer du respect des dispositions susvisées, l’équipe de vérification a rapproché la part communale des patentes, figurant sur le rôle de patentes, recouvrée par le Chef de Centre des Impôts et reversée au niveau du Percepteur de Dioila et celle mentionnée dans les comptes administratifs de l’exercice 2018. À l’issue des contrôles, elle a constaté que sur un montant total de 3,6 millions FCFA (3 609 070 F) de patentes, représentant la part communale, le Percepteur de Fana n’a reçu que 156 000 FCFA de la part du Trésorier Payeur Régional de Koulikoro, soit un écart non reversé de 3 453 070 FCFA.

Par ailleurs, le Maire Adama Coulibaly, n’a pas reversé les recettes issues de la délivrance de Concessions Rurales d’Habitation. Pour s’assurer du respect des dispositions, l’équipe de vérification a examiné les documents relatifs à la délivrance des CRH par le Maire au titre de l’exercice 2019. À l’issue de ces travaux, elle a constaté que 418 CRH ont été délivrées à des particuliers, générant une recette totale de 12 540 000 FCFA. Sur ladite recette, aucun reversement n’a été effectué dans les comptes de la commune. Pire, le Maire n’a pas reversé les recettes liées à la délivrance des actes de mariage. Il ressort des enquêtes que le Maire n’a pas reversé l’intégralité des frais liés à la délivrance des actes de mariage de la période sous revue. En effet, sur un total de 1 013 mariages célébrés dont 409 pendant les jours non ouvrables et 604 mariages pendant des jours ouvrables, les comptes administratifs des périodes concernées ne mentionnent qu’une somme totale perçue de 5 422 400 FCFA au lieu de 10 872 800 FCFA, soit un écart non reversé de 5 450 400 FCFA.

Grosso modo, les enquêteurs, indiquent que, la gestion du Maire Adama Coulibaly, à la tête de la municipalité de la commune rurale de Guéyéka ( Fana), n’a pas été transparente, encore moins libre. D’où le lieu pour le Vérificateur général d’adresser une dénonciation de fait à la Justice sur la saignée financière en cours à la Mairie de la commune rurale de Guégnéka. Depuis, le maire Adama Coulibaly et ses complices ne dorment plus que d’un demi-œil.

Nous y reviendrons

<strong>Jean Pierre James</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Commune rurale de Guegneka (Fana) :  63 936 854 FCFA volatilisés</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/commune-rurale-de-guegneka-fana-63-936-854-fcfa-volatilises-2930371.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 01 Jun 2021 12:43:23 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alerte</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p style="margin-bottom: .0001pt;background: white"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Dans le cadre de la vérification financière de la mairie de la commune rurale de Guégnéka (Fana), l’équipe du BVG a décelé un manquement s’élevant à 63 936 854 FCFA. Ce, sur la période allant de 2017 à 2019.</span></b></p>
<p style="margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Le montant total des irrégularités financières de la commune rurale de Guégnéka s’élève à 63 936 854 FCFA.  L’équipe de vérification a examiné le contrat de délégation de perception des taxes sur le marché, les comptes administratifs et les quittances des exercices 2017, 2018 et 2019.</span></p>
<p style="margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228"> Elle a constaté que le maire n’a reversé que 5 047 925 FCFA de redevances sur un montant total de 21 600 000 FCFA dû par le GIE, soit un écart non reversé de 16 552 075 FCFA. Il n’a également pas transmis le contrat au percepteur pour prise en charge dans sa comptabilité. Il n’a pas reversé des loyers d’un contrat de location bail.</span></p>
<p style="margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Aucun versement n’a été fait par le maire dans les comptes bancaires de la commune au titre des exercices 2018 et 2019 concernant un contrat d’Orange-Mali qui prévoit une redevance mensuelle de 50000 FCFA.</span></p>
<p style="margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Le montant total des loyers à percevoir s’élève à 1 800 000 FCFA sur lequel il n’y a eu que le reversement d’un montant de 260 000 FCFA au titre de l’exercice 2017, d’où un reliquat non reversé de 1 540 000 FCFA. Le Trésorier payeur régional de Koulikoro n’a pas reversé au percepteur de Fana la part communale des patentes. Sur un montant total 3 609 070 FCFA de patentes représentant la part communale, le percepteur de Fana n’a reçu que 156 000 FCFA de la part du Trésorier payeur régional de Koulikoro, soit un écart non reversé de 3 453 070 FCFA.</span></p>
<p style="margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Le maire n’a pas reversé les produits des transferts de parcelles de terrain dans les comptes de la commune. Le nombre de transferts de parcelles de terrain s’élève à 2804 dont 1203 en 2017 et 1601 en 2018.</span></p>
<p style="margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Au prix unitaire de 5 000 FCFA par transfert en 2017 et 10 000 FCFA en 2018, le montant total des transferts de parcelles de terrain est de 22 025 000 FCFA sur lequel 11 403 691 FCFA ont été reversés. L’écart non reversé s’élève à 10 621 309 FCFA.</span></p>
<p style="margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Le maire n’a pas reversé dans les comptes de la commune l’intégralité des produits de cessions de parcelles. Sur le montant de 13 800 000 FCFA, aucun versement n’a été effectué. Le montant de l’irrégularité s’élève ainsi à 13 800 000 FCFA.</span></p>
<p style="margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Il n’a pas reversé les recettes issues de la délivrance de Concessions rurales d’habitation (CRH). Elles ont été délivrées à des particuliers, générant une recette totale de 12 540 000 FCFA. Sur ladite recette, aucun reversement n’a été effectué.</span></p>
<p style="margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Il n’a pas également reversé l’intégralité des frais liés à la délivrance des actes de mariage. En effet, sur un total de 1 013 mariages célébrés dont 409 pendant les jours fériés et 604 mariages pendant les jours ouvrables, les comptes administratifs des périodes concernées ne mentionnent qu’une somme totale perçue de 5 422 400 FCFA au lieu de 10 872 800 FCFA, soit un écart non reversé de 5 450 400 FCFA.</span></p>
<p style="margin-bottom: .0001pt;background: white"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Transmission et dénonciation de faits</span></b></p>
<p style="margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228"> Le vérificateur général a transmis et dénoncé les faits au président de la section des comptes de la Cour suprême et au procureur de la République près le Tribunal de Grande instance de la commune III du district de Bamako chargé du pôle économique et financier. Ils sont relatifs au non reversement des redevances du contrat de délégation de perception des taxes sur le marché pour un montant de 16 552 075 FCFA ; aux loyers du contrat de location bail conclu entre la Commune rurale de Guégnéka et la société Orange Mali pour un montant de 1 540 000 FCFA. S’y ajoutent le non reversement de la part communale des patentes pour un montant de 3 453 070 FCFA, des produits des transferts de parcelles de terrain pour un montant de 10 621 309 FCFA, des cessions de parcelles de terrain pour un montant de 13 800 000 FCFA, de la délivrance de Concessions rurales d’habitation pour un montant de 12 540 000 FCFA et des actes de mariage pour un montant de 5 430 400 FCFA.</span></p>
<p style="margin-bottom: .0001pt;background: white"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Bazoumana KANE</span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Marchés de routes passes de gré à  gré :  Le président de la plateforme de lutte contre la corruption enfonce le ministre Dabo</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/marches-de-routes-passes-de-gre-a-gre-le-president-de-la-plateforme-de-lutte-contre-la-corruption-enfonce-le-ministre-dabo-2929952.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 29 May 2021 01:22:09 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le 18 mai dernier, l’inspecteur de trésor, Issa Synayoko, a adressé une lettre ouverte au Premier ministre dans le but d’annuler trois marchés publics de 140 milliards F CFA. Dans un article de presse publié dans un journal de la place, le ministère des Infrastructures a démenti les révélations de l’affaire de « Passation par entente directe de marchés ». Le département a également promis de poursuivre M. Synayoko pour diffamation devant la justice. Sans surprise, Issa Synayoko, inspecteur de trésor et président de la plateforme des organisations de la lutte contre la corruption, a publié ses preuves.</em></strong>

&nbsp;

L’inspecteur Synayoko estime que le jeu de la concurrence, principe fondamental du cadre de passation des marchés publics, n’a pas été respecté par une passation sur entente directe. Selon lui, à hauteur d’une centaine de millions, le marché doit être octroyé sur appel public. Il avance que l’appel doit être public et international car les montants sont à hauteur de plusieurs dizaines de milliards.

A en croire l’inspecteur, l’entente directe dans l’octroi de marché est possible dans un cas d’extrême urgence, ce qui n’était pas le cas pour lui, car aucun des travaux n’a jusque-là démarré. <em>« Deux mois après le contrat, rien n’a démarré»</em>, révèle-t-il. Aussi le cas de spécificité des travaux et l’entreprise qui doit exécuter les travaux. Selon lui, ils sont très nombreux à travailler dans l’infrastructure routière. <em>« Il fallait permettre à toutes les entreprises de la place à participer à l’appel »,</em> a-t-il préconisé.

<em>« Nous ne demandons pas la tête de X ou Y mais nous voudrions que les intérêts de notre pays soient sauvegardés. Nous ne voulons du mal à personne. Nous demandons juste à l’autorité de régulation des marchés publics de revoir le cas de ces 3 marchés passés illicitement. Et nous pensons que tout le monde a le droit de faire des dénonciations par rapport à une passation de marché »,</em> a expliqué Issa Synayoko.

En ce qui concerne les arguments du département qui expliquent que ces dossiers ont été validés par un conseil de ministre, Synayoko riposte : <em>« c’est une loi qui a été violée »</em>. Il invite donc l’autorité de régulation des marchés publics à revoir le cas des trois marchés octroyés aux entreprises (Covec et EGK) à hauteur de 140 milliards de F CFA.

<strong>Koureichy Cissé</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Lutte contre la corruption :  Assimi Goïta fera&#45;t&#45;il mieux que Bah NDaw ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/lutte-contre-la-corruption-assimi-goita-fera-t-il-mieux-que-bah-ndaw-2929922.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 29 May 2021 01:09:03 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>En mettant fin aux prérogatives de Bah NDaw et de son Premier ministre Moctar Ouane le 24 mai 2021, les militaires ont égrené un chapelet d’accusations contre eux. Le dernier en date est celle faite par le Commandant Baba Cissé, le Conseiller spécial du Vice-président de la Transition, le Colonel Goïta contre l’ex-Président de la Transition d’avoir empêché l’arrestation de certains dignitaires pour leur mauvaise gestion financière et militaire du régime. Est-ce une stratégie pour justifier le putsch ou un réel souci d’activer la machine judiciaire sur tous les dossiers de corruption et de délinquance financière ? Le peuple observe.</em></strong>

Lors d’un point de presse tenu essentiellement devant des journalistes de télé web relayé sur les réseaux sociaux, le Commandant Baba Cissé, Conseiller spécial du Colonel Assimi Goïta, Vice-président de la Transition, a enfoncé Bah NDaw comme étant un frein à la lutte contre la corruption. <em>« […] Sur le plan de la gouvernance, le Vice-président de la Transition avait nourri l’ambition de faire faire l’audit de la Loi d’orientation et de Programmation militaire (Lopmi). Cela s’est passé lors d’une séance du Conseil de Défense. Il y a eu blocage à ce niveau. Un autre blocage était l’opposition du Président de la Transition à l’arrestation de certains dignitaires impliqués dans la mauvaise gestion financière et militaire du régime »</em>.

Quid de l’engagement du Colonel à la retraite Bah NDaw à lutter contre la corruption. En recevant le rapport 2019 du Vérificateur général, devant un parterre de personnalités dont le Vice-président de la Transition, il disait ceci : <em>« chaque fois que la preuve est établie, je corrigerai l’erreur et la sanction tombera, personne n’y échappera »</em>. Immédiatement, le Président de la Transition avait promis de combattre l’impunité. <em>« Dès ce lundi 1er novembre 2020, les départements ministériels concernés seront mobilisés pour que les responsables des entités incriminées sachent que la performance n’est pas facultative mais obligatoire…Chaque fois que la preuve est établie, je corrigerai l’erreur et la sanction tombera, personne n’y échappera »</em>.

Ce rapport 2019 du Vérificateur général implique beaucoup de structures étatiques, des missions diplomatiques et a causé un manque à gagner de 300 milliards de F CFA. Il nous revient que la justice est sur les dossiers de détournements liés à l’achat d’équipements militaires qui a d’ailleurs fait l’objet d’enquêtes au niveau du Pôle économique et financier. Un moment, la partie liée aux aéronefs cloués et l’avion présidentiel avait été classée secret défense. Il faut préciser que la Loi d’Orientation et de Programmation militaire (Lopmi) est un grand investissement pour l’armée de plus de 1230 milliards de F CFA, sur la période 2015-2019.

Après cette communication de crise du Conseiller spécial d’Assimi Goïta sur la lenteur observée par Bah NDaw dans la traque contre les délinquants financiers, le peuple est en droit  d’attendre les militaires à l’œuvre. Mais là où le commandant Baba Cisssé sème le doute dans l’esprit des observateurs c’est cet autre  reproche fait à Bah NDaw d’avoir bloqué le programme des élections et au Premier ministre de s’impliquer dans les questions électorales, entre autres. Selon lui, c’est tous ces blocages qui ont conduit les militaires à s’assumer. Erreur d’aiguillage ou simple volonté de faire adhérer le peuple à la cause des nouveaux tenants du pouvoir ?

&nbsp;

<strong>Abdrahamane Dicko</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Lutte contre la corruption au Mali : Le syndicaliste Issa Synayoko demande l’annulation de trois marchés publics routiers s’élevant à 140 milliards de FCFA pour attribution illicite</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/lutte-contre-la-corruption-au-mali-le-syndicaliste-issa-synayoko-demande-lannulation-de-2929664.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/lutte-contre-la-corruption-au-mali-le-syndicaliste-issa-synayoko-demande-lannulation-de-2929664.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 27 May 2021 06:50:18 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>L’Inspecteur du Trésor, Issa SYNAYOKO, Coordinateur des comités Syndicaux DAF, DRH, CPS et DFM de la Primature et de tous les Ministères, Président de la Plateforme des Organisations Syndicales de Lutte Contre la Corruption, était face à la presse, le vendredi 21 mai 2021 à la Maison de la Presse pour demander aux plus hautes autorités du Mali l'annulation des marchés illicitement attribués.</strong>

Selon le conférencier, Issa Synayoko, le montant de ces différents projets les confère la qualité d'appel d'offres internationales, mais, dit-il, ont tous été attribués en catimini, en violation de la procédure de passation locale et sous régionale. « Il s'agit de Kayes- Sandaré environ 135 Km pour 85.000 000 000 F CFA dont le payement s'étale sur Cinq ans. Djoro- Banakoro pour 45 Km lettre DGMP n°057 du 12 janvier 2021 pour un montant de 22 798 453 640 TTC étalé sur les exercices budgétaires 2021, 2022, et 2023. Sévaré-Mopti, 10 km de voirie dont 05 km dans la ville de Mopti et de Sévaré et la construction du contournement de l'aéroport de Mopti pour un montant de 32 601 687 065 F HT et hors douane cofinancement BOAD étalé aussi sur trois exercices (2021, 2022, et 2023). Ces trois projets attribués de manière illicite en violation des procédures de passation des marchés publics vont coûter à l' Etat malien 140 400 140 705 F CFA à la charge du contribuable », a souligné le syndicaliste Issa Synayoko.]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Blanchiment de capitaux autour des contrats militaires maliens : La Centif décèle des virements suspects opérés par Arouna Thiam de Paramount group</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/blanchiment-de-capitaux-autour-des-contrats-militaires-maliens-la-centif-decele-des-virements-suspects-operes-par-arouna-thiam-de-paramount-group-2928008.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/blanchiment-de-capitaux-autour-des-contrats-militaires-maliens-la-centif-decele-des-virements-suspects-operes-par-arouna-thiam-de-paramount-group-2928008.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 08 May 2021 01:12:38 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La Cellule nationale de traitement des informations financières (Centif) avait révélé dans un de ses rapports que des virements avaient été réalisés, du 30 septembre 2015, par Arouna Thiam au nom de la société sud-africaine Paramount group vers le compte Diamond Bank Sénégal numéro 00330401232101499012. Ainsi, il nous revient qu'à la suite d'une information judiciaire, lesdits fonds provenant des virements jugés suspects ont été gelés.</em></strong>

Rappelons que le scandale des soupçons de fraudes dans l'acquisition des équipements militaires avait éclaboussé l'armée malienne et fragilisé par ricochet le régime de IBK. Il s'agissait, notamment, de l'affaire de surfacturation des équipements acquis dans plusieurs contrats militaires.

Parmi les marchés en cause, figurait celui relatif à la fourniture de véhicules blindés maraudeurs et de pièces de rechange, conclu avec l'entreprise sud-africaine Paramount groupe, d'un montant de près de 60 millions de dollars, soit environ 35 milliards de Fcfa.

Il ressort également que selon l'échéance indiquée, un versement d'une avance de 20% du montant du contrat, soit près de 7 milliards de Fcfa, devrait être mis dans un compte séquestre sous 14 jours après la date effective du contrat. Quant au reliquat, il lui était payable en trois versements annuels, au 1er trimestre de chacune des trois années à venir à hauteur de 30%, soit plus de 10 milliards de nos francs pour les deux premières années et 20% de la valeur totale du contrat à la troisième année.

En contrepartie, Paramount assurait les livraisons du <strong>"matos"</strong>, à Bamako, qui devait se faire dans un délai maximum de 15 mois. Mais, en analysant la convention, les vérificateurs maliens ont révélé que la garantie de bonne exécution était absente. Pire, il n'y avait pas de référence d'imputation budgétaire dans le dossier, ni de preuve d'habilitation du signataire et aucune information relative à l'inscription au registre de commerce et du crédit mobilier.

Plus grave, dans le tableau de situation d'exécution des contrats, ils ont identifié la somme de <strong>35 399 259 739 Fcfa</strong> comme étant la valeur du marché. Ils n'avaient pu confirmer le taux de changement indiqué dans le contrat qui devait permettre de faire la conversion à la date de sa signature. Par conséquent, la valeur ainsi recalculée s'élevait à 34 948 972 064 Fcfa d'où un écart de 450 millions de Fcfa.

Il convient de noter que cette affaire n'est que la face visible des activités suspectes de Paramount group et de son président, le controversé marchand d'armes, Ivor Ichikowitz.  Ce dernier apparaissait déjà dans les fuites de dossiers du Trésor américain baptisées " Fincen files " par le Consortium international des journalistes d'investigations.

Précisons que la même année de signature du contrat au Mali, la filiale de la banque Barclays à New-York avait signalé plusieurs transactions suspectes depuis des comptes détenus à Chypre et à Dubaï par Paramount Logistics Corps, une filiale de la société Paramount group.

Depuis, les virements réalisés par Paramount group vers Diamond Bank Sénégal sont au cœur d'une information judiciaire ouverte par le parquet de Dakar qui a fait bloquer les fonds virés.

Notons qu'au cours des auditions, Arouna Thiam, gérant et directeur d'ATP Sarl, a affirmé être un mandataire pour le développement des affaires de Paramount au Mali. En effet, deux virements notamment de plus 140 millions Fcfa et de près de 100 millions Fcfa ont été reçus sur le compte signalé, les 19 et 28 janvier 2018, en provenance de la société sud-africaine active dans les secteurs de la défense, de la sécurité intérieure et <em>"du maintien de la paix".  </em>

Interpellé par la Cellule nationale de traitement des informations financières (Centif), Arouna Thiam a laissé entendre que les fonds seraient les paiements des acomptes sur un marché de près de 600 millions Fcfa, entre l'État malien (sous IBK) et Paramount group pour l'acquisition d'équipements destinés à l'armée, la police et la gendarmerie.

Le protocole d'accord présenté par Thiam, pour se justifier, n'a pas convaincu la Centif car le document ne renseigne ni sur la détermination du prix ni sur les modalités de paiement et éventuellement une clause de révision de prix entre Arouna Thiam et Paramount group.

Qui plus est, le montant total des virements reçus sur son compte en ce moment était égal à <strong>212.353-507 Fcfa</strong>, soit 40% du montant global du marché dont il était question (532 millions de Fcfa). Ce qui prouve que Thiam est le bénéficiaire effectif des fonds car une partie de l'argent a fait l'objet de plusieurs retraits par guichet automatique.

A la suite du signalement de la Centif, les fonds en cause ont été bloqués depuis le 22 décembre 2020, à la suite d'une information judiciaire ouverte contre Arouna Thiam et X pour association de malfaiteurs et blanchiment de capitaux. L'affaire est pendante dans un cabinet du tribunal hors classe de Dakar. Les nouvelles autorités maliennes tiennent peut-être, au Sénégal, une piste concernant la perception des commissions occultes sur les contrats militaires dont on accusait IBK et ses proches.

<strong>Boubacar PAÏTAO</strong>

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<item>
<title>Commune de Sitakily :   Le maire principal Alphousseni Sissoko et 3 collaborateurs arrêtés</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/commune-de-sitakily-le-maire-principal-alphousseni-sissoko-et-3-collaborateurs-arretes-2927821.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 05 May 2021 15:16:30 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Pour «malversations financières et détournement des fonds publics», le maire principal de la commune rurale de Sitakily (Kéniéba/région de Kayes), Alphousseni Sissoko, a été arrêté par le pôle économique et financier de Bamako avec trois autres de ses collaborateurs. Il s’agirait de Mamadou Fadiga (son adjoint), l'ex-régisseur Dialy Cissé et le secrétaire général Abdoulaye Mounkoro. Ils sont accusés d’avoir détourné plus de 2 milliards de francs CFA.  </strong>

Accusés par le pole économique et financier de Bamako d’avoir détourner plus de 2 milliards de francs CFA, ils ont été arrêtés le 29 avril 2021 et seraient déjà placés sous mandat de dépôt à la maison centrale d’arrêt de Bamako.

Cette affaire avait été déclenchée en 2019 au niveau du pôle économique et financier de Kayes. La Cour suprême s'est saisie du dossier en octobre dernier. Ces responsables de la mairie de Sitakily sont poursuivis pour des malversations financières commises entre 2017-2020 dans la gestion des fonds de la commune.

Située dans la plus grande partie de l'une des zones aurifères du Mali, la mairie de Sitakily enregistre chaque année un budget conséquent pour le paiement des patentes qui lui sont allouées par deux mines, dont SOMILO à Loulo et UNDERGOLD à Tabacoto. Le budget annuel de la mairie de Sitakily est estimé à plus de 3 milliards de F CFA pour la réalisation de ses activités, notamment pour le développement de la localité.

<strong>Oumar Alpha</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Bradage des biens de l’état&#45;Evenements de juillet 2020&#45;Equipements militaires :  L’impuissance de Kassogué !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/bradage-des-biens-de-letat-evenements-de-juillet-2020-equipements-militaires-limpuissance-de-kassogue-2927198.html</link>
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<pubDate>Mon, 03 May 2021 01:37:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Aube</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le Procureur Mamoudou Kassogué vient d’annoncer par un communiqué l’ouverture d'une enquête pour «</strong> <strong>faire toute la lumière sur la régulation formelle et les conditions de fond » dans lesquelles des Biens immobiliers de l'État ont été cédés à des particuliers</strong><strong>. </strong><strong> Dans le même communiqué, le Procureur Kassogué invite les victimes des événements des 10, 11, 12 juillet, qui n'ont pas encore été auditionnées, à se présenter à son cabinet pour être mis en rapport avec le juge d'instruction en charge de cet autre dossier. Il y a quelques mois, le même Procureur avait lancé un appel à témoin relatif aux scandales de l’achat d’équipements militaires sous le Régime défunt. Aujourd’hui, beaucoup de questions se posent au sein de l’opinion publique sur la volonté de la justice et /ou des Autorités actuelles à faire la lumière sur ces trois dossiers sulfureux. Et, du coup, le dernier communiqué de Kassogué est diversement accueilli par une opinion malienne qui estime que le Procureur n’a point les mains libres pour conduire certains dossiers dont ces trois derniers jusqu’au bout. </strong>

Mamoudou Kassogué a annoncé, jeudi dernier, dans un communiqué, l'ouverture d'une enquête sur les conditions de vente de l'immeuble abritant l'Institut national des Arts. « Depuis un certain temps, des rumeurs persistantes font état de la cession à des particuliers de l'immeuble abritant l'Institut national des Arts », note le communiqué du Procureur chargé du pôle économique et financier de Bamako. Et au Procureur de poursuivre : «dans des conditions similaires, d'autres Biens de immobiliers de l'État ont été cédés à des particuliers suscitant l'incompréhension des populations ». Le Procureur de la République précise que l'ouverture de cette enquête intervient « face aux forts risques de malversations inhérents à de telles opérations et à l'indignation que ces cessions suscitent au sein de l'opinion nationale ».

En effet, <strong>sous le Régime défunt d’Ibrahim Boubacar Kéïta, plusieurs bâtiments publics ont été cédés à certains opérateurs économiques à des prix largement inférieurs à leur valeur. Ces ‘‘ventes’’ opérées dans des conditions opaques ont profité à des ‘‘ opérateurs économiques’’ véreux et à des prêtes noms connus. Aussi, la quasi-totalité du patrimoine de l’Etat dont une grande partie a été acquise sous les Régimes précédents et même avant a ainsi été touché par ce bradage. A</strong>u total, 27 Bâtiments publics ont été bradés puis souvent loués à ce même État vendeur. Et cela au moment où le Gouvernement fait face à une insuffisance criarde de patrimoines immobiliers au point que beaucoup de services publics sont en location. Il est difficile, donc, de concevoir que les bâtiments de l’Etat aient été bradés à des prix dérisoires à des opérateurs économiques proches de l’ancien Régime.

La liste des immeubles bradés, leurs prix de cession et les adjudicateurs, tous des opérateurs économiques bien connus, avait défrayé la chronique, quelques jours avant la chute du Président IBK et de son Régime.

Par ailleurs, <strong>le Procureur Kassogué, dans le même communiqué invite les victimes des événements des 10, 11, 12 juillet 2020, qui n'ont pas encore été auditionnées, à se présenter à son cabinet pour être mis en rapport avec le juge d'instruction en charge cet autre dossier.</strong> « Une invitation qui s'adresse également aux éventuels témoins pouvant contribuer à la manifestation de la vérité », conclut le texte.

En effet, entre les 10 et 13 juillet 2020, les manifestations organisées par le Mouvement du 5 Juin-Rassemblement des forces patriotiques (M5-rfp) pour exiger la démission du Président Ibrahim Boubacar Kéïta (finalement renversé par le Comité national pour le salut du peuple/CNSP, le 18 août 2020) ont fait l’objet d’une violente répression de la part du Régime d’alors. Bilan : 14 morts et 40 blessés selon un Rapport d’enquêtes publié en décembre 2020 par la <strong>MINUSMA</strong><strong>.</strong>

Mais, en dépit de l’ouverture d’une <strong>information judiciaire contre X au niveau du Tribunal de Grande instance de la Commune III du District de Bamako pour « fait de meurtre, coups de blessures aggravés et coups mortels</strong><strong> »,</strong> l’enquête n’a guère progressé. Pis, elle semble être renvoyée aux calendes grecques.

Cependant, les victimes ont besoin que les Responsabilités soient situées et les auteurs des violations de Droits de l’Homme et actes de violence traduits devant la justice.

Autre dossier brûlant sur la table du Procureur : celui relatif à l’achat d’équipements militaires.

<strong>Ainsi, le 17 septembre 2020, le Procureur de la République, Mamoudou Kassogué, en charge du Pôle économique et financier de Bamako, lançait un appel à témoins dans le cadre du dossier de l’affaire dite des « avions cloués au sol ». Dans un communiqué, le Procureur Mamoudou Kassogué rappelait au public que « les enquêtes sont en cours au niveau du Parquet concernant ladite l’affaire ».</strong>

« Pour permettre l’évolution rapide et efficiente desdites enquêtes, relève le communiqué, le Procureur invite toutes les personnes dépositaires d’informations ou de documents relatifs à l’affaire de les mettre à sa disposition ». « Y compris sous anonymat », précise le Procureur qui ajoute que la même demande est formulée concernant toutes les autres enquêtes en cours au niveau du Pôle économique et financier de Bamako.

Cette affaire d’achat des hélicoptères de l’Armée de l’Air avait défrayé la chronique à l’époque et a alimenté les débats au sein d’une opinion publique de plus en plus révoltée par les scandales de corruption.  Ce scandale avait éclaté en 2017, après que le Président de la République  de l’époque Ibrahim Boubacar Kéïta  ait confirmé dans un entretien à Jeune Afrique que les avions achetés sous son magistère sont cloués au sol par « faute de maintenance appropriée ». C’est au tour du Président de la commission défense de l’Assemblée nationale, Karim Kéïta, de déclarer, lors d’un colloque à Paris : « les hélicoptères que nous avons achetés ne peuvent plus voler, ça marchait au début mais vraisemblablement on a un problème d’entretien depuis l’achat, je me demande si on n’a pas été floué à l’achat… ».

Cette déclaration du Président de la commission défense de l’Assemblée Nationale vient réveiller les forts soupçons de surfacturation et les malversations portant sur les ressources financières destinées à acquérir des équipements pour l’Armée.

<strong>Ce scandale s’ajoutait à une</strong> longue liste de magouilles et de surfacturations d’achats d’équipements militaires qui ont entaché les mandats de IBK.

Mais force est de constater que, depuis, l’enquête n’a guère progressé dans cette affaire comme dans beaucoup d’autres. Ces affaires semblent embarrasser les Autorités actuelles. Volonté de les enterrer ?  De gagner du temps ? C’est là toute la question !

<strong>Mémé Sanogo</strong>

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</item>

<item>
<title>Vente de l’INA : le procureur Kassogué se saisit du dossier</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/vente-de-lina-le-procureur-kassogue-se-saisit-du-dossier-2926970.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 30 Apr 2021 07:29:23 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Dans un communiqué, en date du jeudi 29 avril 2021, le procureur du Pôle économique et financier de Bamako a annoncé l’ouverture d’une enquête sur la cession présumée de l’Institut national des Arts (INA).</strong>

<strong> </strong>-<strong> <em>maliweb.net</em></strong> - « De sérieux doutes » existent sur la transparence de l’opération de cession. Aux dires du procureur Mamoudou Kassogué, chargé du Pôle économique et financier, le fait que l’affaire ait été révélée au grand public de « façon incidente » donne matière à enquêter. Face aux « forts risques de malversations », le procureur estime que « toute la lumière » doit être faite sur la régularité et les conditions de cession de l’opération.

La question de la vente de l’INA avait été rendue publique, le jeudi 11 mars 2021, lors d’une interpellation de la ministre de la Culture au Conseil national de la Transition. Les questions orales de Magma Gabriel, président de la Commission en charge de la Culture du CNT avaient amené la ministre Kadiatou Konaré a avoué publiquement la vente du bâtiment public par le défunt régime d’Ibrahim Boubacar Keita. L’opinion s’était alors indignée.

<strong>Mamadou TOGOLA/maliweb.net</strong>

<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/04/communique-d.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-2926972" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/04/communique-d.jpg" alt="" width="650" height="886" /></a>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Marimpa Samoura à propos du blanchiment de capitaux et du financement du terrorisme : « Au Mali, les fonds ne sont pas traçables… »</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/marimpa-samoura-a-propos-du-blanchiment-de-capitaux-et-du-financement-du-terrorisme-au-mali-les-fonds-ne-sont-pas-tracables-2924830.html</link>
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<pubDate>Wed, 14 Apr 2021 00:31:02 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La menace représentée par le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme paraît souvent insurmontable. Les réseaux illicites sont puissants et souples, et grâce à leur faculté d'adaptation et leur évolution, ils semblent toujours avoir une longueur d'avance sur les organismes d'application de la loi. C’est dans ce cadre que</strong><strong> la CENTIF (Cellule Nationale de Traitement des Informations Financières) a organisé, le mercredi dernier à l’Hôtel Millenium, un déjeuner de presse afin d’échanger avec les directeurs de publication sur les contours de la mission de la cellule, ses objectifs et les risques liés au phénomène de blanchiment des capitaux et du financement du terrorisme. C’était sous la houlette du président de la CENTIF, M. Marimpa Samoura qui avait à ses côtés, des collègues. </strong>

Renforcer la synergie d’actions contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme. Voilà d’un trait, l’objectif visé par la CENTIF à travers ce déjeuner de presse avec les premiers responsables de certains organes de presse de la place.

Ce partenariat avec la presse, a dit le président de la CENTIF, ne date pas d’aujourd’hui. Pour rappel, Marimpa Samoura est revenu sur deux sessions de formation, en 2016 et 2019, organisées par sa structure en partenariat avec la Maison de la Presse à l’endroit des journalistes. C’est donc devant le constat de la propension du phénomène de blanchiment des capitaux et du financement du terrorisme dans notre pays que la CENTIF a jugé nécessaire d’échanger avec les responsables des médias, afin que chacun puisse mesurer à sa juste valeur l’impact de cette criminalité financière.

Ainsi, lors de cette rencontre, les directeurs de publication ont eu droit  à deux communications. La première a été faite par Dr Sacko Modibo sur la présentation de la CENTIF, sa mission de lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme et la deuxième a été exposée par Mme Coulibaly Fatoumata Hacko, elle a porté sur les relations de la CENTIF avec les assujettis et la lutte contre des opérations suspectes.

Pour planter le décor de cette rencontre, le président de la CENTIF, M. Marimpa Samoura a rappelé en ces termes : « <em>Nous nous sommes dits que la presse est un partenaire privilégié. N’importe quel combat que tu mènes, n’importe quelle mission à laquelle tu es assigné, tu ne peux la réussir sans la presse. Sans la presse on n’ira pas assez loin</em> ».

<strong>La traçabilité des fonds est impossible au Mali</strong>

S’agissant du cas particulier de notre pays, il dira que tout le monde se plaint de l’ampleur des détournements des deniers publics et autres pratiques financières néfastes. Ce faisant, le résultat du combat et des efforts de tous les jours des structures, telle la CENTIF, n’est pas payant, car les gens ne sont pas sensibilisés. « <em>Les gens ne maîtrisent pas trop les enjeux des phénomènes qui nous assaillent</em> », a synthétisé le président de la CENTIF. C’est pourquoi, il a affirmé : « <em>le devoir incombe d’échanger entre nous pour mettre en place des stratégies pour contrer et empêcher ces bandits financiers à col blanc </em>».

C’est dans cette optique que M. Samoura a fait allusion au mode opératoire des terroristes, qui ont toujours des moyens de nous combattre, de s’équiper et de se déplacer. Or, selon lui, les moyens avec lesquels ils survivent et nous combattent ne sont pas tombés du ciel. « <em>Ce sont des moyens créés à travers nos propres outils. C’est dans nos banques que se passent leurs transactions, c’est dans nos boutiques qu’ils achètent. Donc tous les moyens que ces derniers utilisent ne proviennent exclusivement que de nous. Or pour plus de sensibilisation que nous effectuons, pour peu de communication que nous faisons, est-ce qu’on ne pourra pas venir à bout de ces moyens pour les assécher définitivement ?</em> », estime le président de la CENTIF. Comme exemples de faille de communication et de coordination contre le terrorisme, il a cité le cas de l’attaque à Bamako de l’Hôtel Radisson Blu, où sur les deux assaillants on a retrouvé des liasses de billets de banque (100 000 FCFA), fabriqués en novembre 2016, dont personne n’a pas pu situer la provenance, contrairement à l’attaque de Charlie Hebdo en France, où les enquêteurs en 24 h ont pu situer facilement la provenance des fonds qui étaient par devers les assaillants. « <em>Ici chez nous au Mali, les fonds ne sont pas traçables, parce que tout se fait avec du cash. La loi qui exige la traçabilité de toutes les transactions n’est pas appliquée, la disposition est ignorée pas tout le monde. Pour que la population puisse accéder à ces informations, nous avons jugé utile de mettre à profit la presse afin qu’elle nous aide à mieux communiquer, à mieux sensibiliser les gens pour que nous puissions rendre nos opérations traçables</em> », a lancé comme appel M. Samoura.

<strong>Obstacle pour la presse à la lutte contre le blanchiment d’argent</strong>

Poursuivant son intervention, le président Marimpa Samoura, n’a pas manqué de signaler que la presse n’a pas droit d’accéder aux dossiers que la CENTIF envoie devant les tribunaux pour instruction. « <em>La Centif a l’obligation de la confidentialité jusqu’à la mort</em> », a clarifié M. Samoura. Pour prendre au rebond le président de la CENTIF sur cette dernière partie de sa communication, M. Chahana Takiou, en sa qualité de porte-parole des patrons des organes de presse à cette rencontre, a recadré la CENTIF en indiquant qu’il est resté sur sa faim. « <em>Ce qui importe pour nous les journalistes c’est l’information, la traquer et la chercher là où elle se trouve. Malheureusement, vos textes vous interdisent de communiquer, de parler. Donc je ne vois pas l’importance de vos rapports avec la presse, car vous êtes une grande muette, contrairement à d’autres cellules qui interviennent sur le même domaine. De ce fait, je pense que la relecture de votre loi s’impose afin que nous puissions avoir l’information, qui reste un droit, l’accès à l’information est un droit pour les journalistes. Malheureusement, cela n'est pas le cas avec la CENTIF. Dont les rapports annuels ou trimestriels doivent être rendus public </em>», a déploré M. Takiou. Avant de signaler que c’est le contribuable malien qui veut savoir ce que toutes ces cellules sur les informations financières font.

En réponse, le président de la CENTIF a fait la genèse de la création de sa structure, qui est l’émanation d’une réflexion des experts internationaux assortie des recommandations portées à l’attention de l’ONU. Au nombre de ces recommandations, il y a l’interdiction faite de communiquer publiquement avec n’importe quel acteur. « <em>La situation financière de tous les citoyens au niveau de toutes les banques est presque connu de la Centif. Vous pensez que nous avons le droit de communiquer sur la vie privée des citoyens à tout bout de champ ?</em> », a posé comme question M. Samoura, avant de donner l’assurance que les rapports annuels, sans autres formes d’informations nominatives pourront être mis désormais à la disposition de la presse afin que la population puisse être imprégné du développement des phénomènes qui entravent notre survie même.

<strong>Cyrille Coulibaly</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Incarcéré pour présomption de détournement de 9,4 milliards :  Bakari Togola en liberté provisoire contre 3,5 milliards de FCFA</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/incarcere-pour-presomption-de-detournement-de-94-milliards-bakari-togola-en-liberte-provisoire-contre-35-milliards-de-fcfa-2924578.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/incarcere-pour-presomption-de-detournement-de-94-milliards-bakari-togola-en-liberte-provisoire-contre-35-milliards-de-fcfa-2924578.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 13 Apr 2021 10:17:52 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Témoin</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Le trophée de la lutte contre la corruption, décroché par l’ex ministre de la justice Malick Coulibaly et le procureur anti-corruption Mohamoud Kassogue, Bakary Togola, est désormais libre, du moins provisoirement. Annoncée il y a trois semaines - vraisemblablement pour tâter le pouls de l’opinion publique -, la libération du désormais ex-président de l’APCAM incarcéré pour présomption de faux et usage de faux, de malversation et de détournement de ristournes de la confédération des sociétés coopératives des producteurs du coton, est devenue effective après moult tentatives pour échapper des griffes de la justice la conquête d’un siège parlementaire au sein de la sixième législature. Rejetée en septembre 2020, sa demande de liberté provisoire a été finalement ordonnée par la chambre d’accusation de la Cour d’Appel de Bamako, moyennant une caution de 3,5 milliards de FCFA, selon nos sources. Outre la caution, ajoutent les mêmes sources, la décision d'octroyer une liberté provisoire à Bakary tirerait argument de son état de santé qui s’est détérioré au fil de sa détention depuis septembre 2019.

Comme chefs d’inculpations, selon les explications du procureur Kassogué, lors d’un point de presse, sur un total de plus de 13 milliards, de 2013 à 2018, seuls 4 milliards environ semblent réellement revenus aux paysans ou du moins ont pu être justifiés par les services du bouillant président de la Confédération des Sociétés Coopératives de Producteurs de Coton (C-SCPC). Et, faute de justificatifs, environ 9 autres milliards restent en souffrance, avait soutenu le procureur, en se fondant sur des enquêtes du Pôle économique ayant permis de déceler que des comptes de Compagnie Malienne de Développement de Textile (CMDT) ont effectivement été débité d’un montant cumulé de 13,431 milliards FCFA entre 2013 et 2018 pour le compte de la Confédération des Sociétés Coopératives de Producteurs de Coton (C-SCPC). Sur lequel montant seuls 8,854 milliards ressortent des pièces justificatives disponibles dans la comptabilité de la Confédération. Sur ce montant comptabilisé, il n’existe aucune trace pour 4,886 milliards. Ce qui fait, selon le procureur, un total 9,462 milliards FCFA, non justifié.

&nbsp;

<strong>Amidou Keita</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Entrepôts Maliens au Sénégal (EMASE) :  La gestion scabreuse du Directeur général</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/entrepots-maliens-au-senegal-emase-la-gestion-scabreuse-du-directeur-general-2924656.html</link>
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<pubDate>Tue, 13 Apr 2021 01:03:37 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Après le dossier des Entrepôts maliens au Sénégal (EMASE) qui éclabousse le directeur Soumano, lequel a défié la Cour Suprême dans un arrêt rendu par sa section administrative, revoilà d’autres casseroles qui mettent à nu l’auteur principal de notre représentation portuaire.

En effet, les entrepôts constituent une affaire personnelle pour ce cadre devenu un homme d’affaires aux arcanes de la haute administration portuaire surtout à un moment où les droits de parking sont devenus sa propriété personnelle, selon nos sources, au détriment des transporteurs et de l’intérêt général des Maliens.
Aujourd’hui, au-delà du budget de fonctionnement, l’argent restant doit être versé au trésor public, conformément à l’orthodoxie budgétaire, mais, des informations indiquent que notre directeur spécule sur le montant à reverser. Nous avons mené des investigations au Sénégal, il semble bien qu’une cagnotte appartenant au Mali est logée dans un compte domicilié à la CBAO. Faut-il conclure que cette manne est la chasse gardée du directeur et de son délégué financier ? Questionnement légitime. Le ministre des Transport est-il lui aussi intéressé par l’affaire au point qu’il se taise sur l’affaire au détriment des intérêts de notre pays ? Et que dire du droit de magasinage ou des conteneurs, payables par client ? Il y a une opacité totale qui entoure la gestion de cet ensemble, selon nos sources.
Il ressort aussi de nos enquêtes que des tickets parking dont l’Etat malien n’a pas connaissance sont vendus. Ces tickets seraient vendus par les neveux d’une personnalité importante du port et l’argent atterrit en sourdine dans des comptes privés au détriment de la trésorerie traditionnelle. Le problème est de savoir pourquoi les autorités portuaires font un compte bloqué dans les banques sénégalaises méconnues par les organes de tutelle à Bamako alors que les lois leur permettent de verser tout surplus au compte du trésor du pays gestionnaire. Pire, l’attribution des marchés n’obéissent pas aux règles admises nonobstant un arrêté interministériel interdisant les marchés de gré à gré en la matière…
<strong>Oumar Ouattara</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme : La CENTIF réarme la presse</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/lutte-contre-le-blanchiment-des-capitaux-et-le-financement-du-terrorisme-la-centif-rearme-la-presse-2924476.html</link>
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<pubDate>Mon, 12 Apr 2021 02:44:33 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Sursaut</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>C’est à travers un déjeuner de presse, tenu le mercredi 7 avril à l’hôtel Millenium que Marimpa Samoura, président de la CENTIF (Cellule Nationale de Traitement des Informations Financières) et ses collègues ont échangé avec les directeurs de publication sur les contours de la mission de leur cellule, ses objectifs et les risques liés au phénomène de blanchiment des capitaux et du financement du terrorisme.</em></strong>

Renforcer la synergie d’actions contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme, tel était l’objectif visé par la Cellule Nationale de Traitement des Informations Financières (CENTIF) à travers ce déjeuner de presse avec les premiers responsables de certains organes de presse de la place. Ce partenariat avec la presse, a dit le président de la CENTIF, ne date pas d’aujourd’hui. Pour rappel, Marimpa Samoura est revenu sur deux sessions de formation, en 2016 et 2019, organisées par sa structure en partenariat avec la Maison de la Presse à l’endroit des journalistes. C’est donc devant le constat de la propension du phénomène de blanchiment des capitaux et du financement du terrorisme dans notre pays que la CENTIF a jugé nécessaire d’échanger avec les responsables des médias afin que chacun puisse mesurer à sa juste valeur l’impact de cette criminalité financière.

« Nous nous sommes dits que la presse est un partenaire privilégié. N’importe quel combat que tu mènes, n’importe quelle mission à laquelle tu es assigné, tu ne peux la réussir sans la presse. Sans la presse on n’ira pas assez loin » a indiqué M. Samoura, pour planter le décor de la rencontre.

Parlant du cas particulier de notre pays, il dira que tout le monde se plaint de l’ampleur des détournements de deniers publics et autres pratiques financières néfastes. Ce faisant, le résultat du combat et des efforts de tous les jours des structures, telle la CENTIF, n’est pas payant, car les gens ne sont pas sensibilisés. « Les gens ne maîtrisent pas trop les enjeux des phénomènes qui nous assaillent » a synthétisé le président de la CENTIF. C’est pourquoi, affirme-t-il, le devoir incombe d’échanger entre nous pour mettre en place des stratégies pour contrer et empêcher ces bandits financiers au col blanc. Dans cette dynamique, M. Samoura a fait allusion au mode d’opération des terroristes, qui ont toujours des moyens de nous combattre, de s’équiper et de se déplacer. Or, selon lui, les moyens avec lesquels ils survivent et nous combattent ne sont pas tombés du ciel. « Ce sont des moyens créés à travers nos propres outils. C’est dans nos banques que se passent leurs transactions, c’est dans nos boutiques qu’ils achètent. Donc tous les moyens que ces derniers utilisent ne proviennent exclusivement que de nous. Or pour plus de sensibilisation que nous effectuons, pour peu de communication que nous faisons, est ce qu’on ne pourra pas venir à bout de ces moyens pour les assécher définitivement ? » estime le président de la CENTIF. Comme exemples de faille de communication et de coordination contre le terrorisme, il a cité le cas de l’attaque de l’hôtel Radisson, où sur les deux assaillants on a retrouvé des liasses de billets de banque (100 000 FCFA), fabriqués en novembre 2016, dont personne n’a pas pu situer la provenance, contrairement à l’attaque de Charlie Hebdo en France, où les enquêteurs en 24 h ont pu situer facilement la provenance des fonds qui étaient par devers les assaillants. « Ici chez nous au Mali, les fonds ne sont pas traçables, par ce que tout se fait avec du cash. La loi qui exige la traçabilité de toutes les transactions n’est pas appliquée, la disposition est ignorée pas tout le monde. Pour que la population puisse accéder à ces informations, nous avons jugé utile de mettre à profit la presse afin qu’elle nous aide à mieux communiquer, à mieux sensibiliser les gens pour que nous puissions rendre nos opérations traçables » a lancé comme appel M. Samoura. Cependant, il n’a pas manqué de signaler que la presse n’a pas droit d’accéder aux dossiers que la CENTIF envoie devant les tribunaux pour instruction. « La Centif a l’obligation de la confidentialité jusqu’à la mort » a clarifié Marimpa Samoura.

Pour prendre au rebond le président de la CENTIF sur cette dernière partie de sa communication, Chahana Takiou, en sa qualité de porte-parole des patrons des organes de presse à cette rencontre a indiqué qu’il est resté sur sa faim. « Ce qui importe pour nous les journalistes c’est l’information, la traquer et la chercher là où elle se trouve. Malheureusement vos textes vous interdisent de communiquer, de parler. Donc je ne vois pas l’importance de vos rapports avec la presse, car vous êtes une grande muette, contrairement à d’autres cellules qui interviennent sur le même domaine. De ce fait, je pense que la relecture de votre loi s’impose afin que nous puissions avoir l’information, qui reste un droit, l’accès à l’information est un droit pour les journalistes. Malheureusement cela n'est pas le cas avec la CENTIF. Dont les rapports annuels ou trimestriels doivent être rendus public » a déploré M. Takiou, avant de faire savoir que c’est le contribuable malien qui veut savoir ce que toutes ces cellules sur les informations financières font.

En réponse, le président de la CENTIF a fait la genèse de la création de sa structure, qui est l’émanation d’une réflexion des experts internationaux assortie des recommandations portées à l’attention de l’ONU. Au nombre de ces recommandations, il y a l’interdiction faite de communiquer publiquement avec n’importe quel acteur. « La situation financière de tous les citoyens au niveau de toutes les banques est presque connu de la Centif. Vous pensez que nous avons le droit de communiquer sur la vie privée des citoyens à tout bout de champ ? » a posé comme question M. Samoura, avant de donner l’assurance que les rapports annuels, sans autres formes d’informations nominatives pourront être mis désormais à la disposition de la presse afin que la population puisse être imprégné du développement des phénomènes qui entravent notre survie même.

Lors de la rencontre, les directeurs de publication ont eu droit également à deux communications. La première communication a été faite par Dr Sacko Modibo sur la présentation de la CENTIF, sa mission de lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme. La deuxième communication, exposée Mme Coulibaly Fatoumata Hacko, a porté sur les relations de la CENTIF avec les assujettis et la lutte contre des opérations suspectes.

<strong>Moustapha Diawara </strong>

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<item>
<title>Lutte  contre la corruption :  L’impasse !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/lutte-contre-la-corruption-limpasse-2924362.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 12 Apr 2021 01:51:25 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Aube</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le Président de la Transition, Bah N’Daw, s’est engagé dans son discours d’investiture à mener une lutte sans merci contre les délinquants financiers.  Il a réitéré à maintes occasions le même engagement. De son côté, l</strong><strong>e procureur de la République, Mamoudou Kassogué, en charge du Pôle économique et financier de Bamako,  a lancé « un appel à témoins.» dans le dossier de l’affaire dite des « avions cloués au sol », cependant, la réalité est là : ces discours  et actes volontaristes sont  loin de se concrétiser en actes. De nombreux dossiers consécutifs aux scandales sous le régime défunt dorment toujours dans les tiroirs. Et au même moment, des personnes inculpées pour détournements sont remis en liberté sans aucune explication. D’où le scepticisme d’une opinion malienne qui ne croit plus aux discours tenus çà et là. Aussi, beaucoup d’interrogations sont posées sur le sort réservé à certains sulfureux dossiers de détournement et/ou de scandales financiers qui avaient défrayé la chronique sous le régime d’Ibrahim Boubacar Keïta : Achat de l’avion présidentiel, scandale des engrais frelatés ou encore celui des logements sociaux… </strong>

En effet, pendant les 7 dernières années (sous le régime calamiteux d’IBK) ce ne sont pas les scandales qui ont manqué. De l’achat de l’avion présidentiel à l’acquisition des équipements militaires pour l’armée malienne en passant par les affaires non moins sulfureuses d’engrais frelatés… Ce régime de destruction nationale s’était abonné aux scandales financiers sur fond de dilapidation des ressources de l’Etat. Des scandales qui ont mis la République au fond d’un gouffre financier sans précédent dans l’histoire de notre pays.

Aussi, l’achat de 2 hélicos Puma, en 2017, avait donné lieu à un vaste scandale,  après que le  président de la République IBK ait confirmé dans un entretien  à Jeune Afrique que les avions achetés sous son magistère sont cloués au sol « faute de maintenance appropriée ».  Puis,  ce fut  au  tour du  président  de  la commission défense de l’Assemblée nationale de l’époque, Karim Keïta, le fils du président de la République,  de déclarer, lors d’un colloque à Paris : «Les hélicoptères que nous avons achetés ne peuvent plus voler, ça marchait au début mais, vraisemblablement, on a un problème d’entretien depuis l’achat, je me demande si on n’a pas été floué à l’achat »…

Cette déclaration du président de la commission défense de l’Assemblée  nationale avait à l’époque réveillé les forts soupçons de  surfacturation  et les malversations portant sur  les ressources financières destinées à acquérir des équipements pour l’armée.

Déjà, à l’achat de ces  hélicoptères, un  officier supérieur de l’armée malienne avait déclaré dans Bloomberg news (parution du 13 juillet 2017) : « Nous avons deux hélicoptères cloués au sol et qui ne servent à rien».  Avant de préciser : « Les appareils sont cloués au sol parce que l’armée ne peut pas obtenir les pièces de rechange».

<strong> </strong><strong>Scandales  en cascade</strong>

Cet énième scandale s’ajoutait à une longue liste de magouilles et de surfacturations qui ont entaché le mandat  d’IBK ces dernières années. En effet, le   régime  défunt s’était singularisé par sa propension  à susciter des scandales…

Les affaires sombres les plus emblématiques restent celles liées à l’achat de l’avion présidentiel, acquis à la suite d’un montage financier opaque mêlant sociétés-écrans et hommes d’affaires douteux. Hors, de toute inscription budgétaire,  20 milliards de francs CFA ont été sortis des caisses de l’Etat pour acquérir un Boeing 737 non encore immatriculé au nom du Mali, alors même que le pays dispose d’un avion présidentiel (Boeing 727) en bon état et dont l’assurance contractée auprès de l’assureur londonien, Allianz, avait été renouvelée jusqu’en 2015.  Le FMI (Fonds monétaire international) et la Banque mondiale étaient sortis de leur réserve pour exprimer leur mécontentement. Le Bureau du Vérificateur général a été commis par le Fmi pour auditer cette affaire, ainsi que la section des comptes de la Cour suprême par le gouvernement malien. Les rapports de ces deux structures de contrôle sont accablants : des surfacturations comprises entre 29 milliards et 38 milliards sont décelées. Aujourd’hui encore, la justice s’est-elle saisie de cette affaire.

Au même moment, était révélée aux Maliens et au monde entier la nature d’un marché de gré à gré de 69 milliards de F CFA attribué, en violation des règles des marchés publics, à un proche de la famille présidentielle. Avec l’avenant, le marché a finalement porté sur 108 milliards de FCFA. Le fait que ce marché ait été attribué de gré à gré constitue un piétinement flagrant des principes élémentaires de passation de marché public. Pire, dans le même contrat, les Maliens apprendront que  la ministre des Finances de l’époque avait couvert ce marché par  une garantie de 100 milliards de francs CFA. Des personnalités, l’on se souvient, avaient profité de ces affaires pour se livrer à des surfacturations dont seules les Républiques bananières ont le secret.

Bien d’autres marchés de ce genre existent, surfacturés et couverts par l’impunité. En avril 2016, le gouvernement a remis au MOC (Mécanisme opérationnel de coordination)  42 véhicules destinés aux patrouilles mixtes. La presse a rapporté que lesdits véhicules ont coûté à l’État 2 milliards 300 millions de FCFA, soit plus de 50 millions l’unité.  Le Parena a, au mois suivant, publiquement critiqué ce marché et sollicité l’intervention des pouvoirs publics pour sauver l’argent public. En vain!

Après l’affaire de l’avion présidentiel et des équipements militaires surfacturés, le Malien lambda était loin de s’imaginer qu’un autre scandale, portant lui aussi sur des milliards de FCFA, éclaterait. Ce énième scandale portait sur une soixantaine de milliards F CFA destinés à l’achat de l’engrais pour les paysans, sous forme de prêts à rembourser dès la fin des récoltes dans les opérations de développement rural.

C’est un minuscule GIE (Groupement d’intérêt économique) qui était chargé de l’attribution, à travers un avis d’appel fort douteux, de ce gros et juteux marché à des fournisseurs, parfois sans foi ni loi. Il a fallu qu’un concurrent mécontent crache dans la soupe, en soumettant au test de conformité l’engrais d’un rival à un laboratoire de la place, pour que le pot aux roses soit découvert et que la vérité dans toute son horreur commence à être étalée sur la place publique. Le président de la République a promis la fermeté dans ce dossier au cours de la session du Conseil supérieur de l’agriculture qu’il a présidée le 16 mai 2016. L’opinion a longtemps attendu sa réaction. En vain.

<strong>Engrais et logements sociaux…</strong>

L’impunité encourageant de nouvelles atteintes à la morale publique, une nouvelle affaire dite « des 1000 tracteurs » a été révélée à l’opinion malienne par le Parti pour la renaissance nationale (Parena) qui, après investigations, est parvenu à la conclusion que la passation dudit marché n’a pas respecté les règles régissant le code des marchés publics.

Un autre scandale qui a éclaboussé le mandat d’IBK : l’attribution des 1552 logements sociaux de Tabacoro, dans laquelle il a été orchestré une véritable magouille à ciel ouvert. En plus des ministres de la République et des cadres de l’administration, le ministre  en fonction  chargé de logements sociaux à l’époque, le ministre de l’Habitat, avait distribué des villas « sociales » à tour de bras (2015-2016). Ainsi, sous IBK, le Mali est entré dans une nouvelle ère des logements sociaux. Ces dossiers sont sur le point d’être oubliés aujourd’hui.

Aussi, le<strong> Mali sous IBK tournait au rythme de scandales financiers qui paralysent le fonctionnement de l’Administration, asphyxient l’économie et ternissent l’image du pays.  Outre l’achat d’avion de commandement, contrat d’armement, accusation de connexion avec un parrain de la mafia, sanctions des bailleurs de fonds notamment le Fmi, infestation du pouvoir par la famille  d’autres scandales, dont entre autres   rénovation de résidence privée, surfacturations,  l’affaire projet Soundjata (énergie), les rapports du vérificateur général, aéroports du Mali, les marchés  de gré à gré de l’office du Niger </strong>

Mais, au-delà des mots, les Maliens attendent surtout des actes. L’engagement du Président de la Transition dans la lutte contre la corruption et la délinquance financière n’est pas encore perceptible. En effet, en dépit de ces discours, aucun acte concret n’a été posé, pour l’instant, contre les délinquants financiers. Or, le souhait de la majeure partie du Peuple est le retour à la justice sociale et la lutte contre l’impunité. Donc, il est temps d’entamer des procédures judiciaires contre toutes les personnes physiques accusées de corruption, de détournement des biens ou des fonds publics.

<strong>Mémé Sanogo</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Cellule nationale de traitement des informations financières (CENTIF&#45; Mali) :  Plus de 124 milliards suspectés dans la criminalité, la fraude, les malversations et le financement du terrorisme en 2019</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/cellule-nationale-de-traitement-des-informations-financieres-centif-mali-plus-de-124-milliards-suspectes-dans-la-criminalite-la-fraude-les-malversations-et-le-financement-du-terrorisme-en-2019-2924405.html</link>
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<pubDate>Mon, 12 Apr 2021 01:50:45 +0000</pubDate>
<dc:creator>22 Septembre</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Dans le cadre de la mise en œuvre de ses missions de communication et de sensibilisation des partenaires clés et face aux enjeux de la criminalité financière, la cellule nationale de traitement des informations financières (CENTIF) a organisé un déjeuner de presse le mercredi 7 avril 2012, à l’hôtel Millenium.

Le président de la CENTIF, MarimpaSamoura a expliqué les missions de son organisation, axées sur le traitement et la transmission d’informations en vue de la lutte contre le blanchissement de capitaux et le financement du terrorisme.

Selon son président, la loi confère à sa structure trois prérogatives essentielles : D’abord, elle peut faire opposition à l’exécution de l’opération suspecte déclarée pendant quarante huit heures. Ce délai peut être prorogé par l’autorité judiciaire compétente.

Ensuite, elle dispose d’un droit de communication étendu, c'est-à-dire qu’elle peut interroger toute structure publique ou privée, en vue d’obtenir des informations relatives aux enquêtes qu’elle diligente.

Enfin, le secret professionnel  lui est inopposable. De même, les informations en sa possession restent dans le domaine de la confidentialité.

Le deuxième intervenant, Dr Modibo Sacko, chargé des dossiers juridiques, a détaillé la composition des membres de la CENTIF, au nombre de six : Un haut fonctionnaire issu, soit des Douanes, du Trésor, soit des Impôts ; un magistrat spécialisé ; un officier de police judiciaire ; un représentant de la BCEAO ; un chargé d’enquêtes, inspecteur des Douanes ; un autre chargé d’enquêtes, officier de police judiciaire. Ils prêtent serment, avant d’entrer en fonction.

Le dernier intervenant a été Fatoumata Hacko, secrétaire générale de la CENTIF. Elle a mis l’accent sur la formation et les assujettis qui sont exposés aux diverses obligations ainsi qu’à des sanctions multiformes, en cas de manquement volontaire ou non.

Chaque année, la CENTIF rédige un rapport qu’elle transmet au ministère des finances. Celui de 2019 a été rendu public, en attendant les rapports 2020 et plus tard 2021.

Dans le document 2019, il ressort que ce sont 62 déclarations d’opérations suspectes que la CENTIF a enregistrées. Parmi celles-ci, 56 proviennent des banques, 5 émanent du système financier décentralisé et une dénonciation a été faite par une entreprise et profession non financière.

Le montant total  suspecté à ce niveau est de 12 643 419 720 FCFA.

S’y ajoutent 111 388 566 776 FCFA que des expatriés d’origine asiatique ont clandestinement transféré hors du pays. Cette information reçue d’une CENTIF étrangère a été traitée  et transmise au parquet.

Ce qui fait donc un total de 124 031 986 496 FCFA relatif à la fraude, aux malversations, au financement du terrorisme, aux multiples détournements.

Précisons que la CENTIF ne sanctionne pas, mais rédige des rapports et saisi, s’il y’a lieu, le procureur spécialisé en la matière, celui de la commune VI.

WaSalam !

<strong>El HadjChahanaTakiou</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Lutte contre la délinquance financière au Mali : la Fondation Naumann mise sur le numérique</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/lutte-contre-la-delinquance-financiere-au-mali-la-fondation-naumann-mise-sur-le-numerique-2923594.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sun, 04 Apr 2021 17:30:32 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le ministre de la Refondation de l'Etat, Chargé des Relations avec les Institutions a présidé, le jeudi 1<sup>er</sup> avril, la cérémonie de lancement d’un concours sur la création d’une plateforme digitale. Une initiative de la Fondation Friedrich Naumann pour lutter contre la corruption au Mali.</strong>

<strong><em>-maliweb.net-</em></strong><em> « Le numérique comme outil de transparence dans la gestion des affaires publiques ».</em> Tel est le thème de l’atelier qui a enregistré la présence de trois membres du gouvernement de la transition. Un atelier qui intervient suite à la visite au Mali, en septembre 2020, du député allemand Christoph Hoffmann. Au cours de cette visite, a expliqué Joe Holden, directeur régional de l'Afrique de l'Ouest de la Fondation Friedrich Naumann, le député a entendu les jeunes entrepreneurs Maliens sur leurs difficultés.

<em>« Ces jeunes porteurs d'espoir ont indiqué que l’un de plus grands obstacles au développement du secteur privé au Mali était l'administration publique malienne »</em>, a rapporté Joe Holden. L’administration publique est considérée, a-t-il ajouté, comme lente, bureaucratique, pas de tout transparente, vieille et inefficace. « La réponse unanime décès jeunes entrepreneurs était : « Digitalisation, Digitalisation et encore Digitalisation », a affirmé le directeur régional de l'Afrique de l'Ouest de la Fondation Friedrich Naumann.

« La corruption et la délinquance financière comptent parmi les facteurs déterminants de la faillite de nos Institutions », a indiqué Mohamed Coulibaly, ministre de la Refondation de l'Etat, Chargé des Relations avec les Institutions.  A ses dires, la lutte contre les systèmes mafieux et les mauvaises pratiques figure en bonne place dans le travail gouvernemental.

Après avoir pris connaissance de l’initiative lors de cet atelier, les jeunes maliens sont appelés à développer des outils numériques pour améliorer la gouvernance. Après deux mois de réflexion, les résultats du concours seront connus lors d’un autre atelier prévu pour le 18 juin prochain.

<strong>Mamadou TOGOLA/maliweb.net</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Transition et lutte contre la corruption :  Le grand bluff qui décrédibilise l’Etat</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/transition-et-lutte-contre-la-corruption-le-grand-bluff-qui-decredibilise-letat-2922988.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 31 Mar 2021 02:18:31 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Si après sept mois de la Transition, aucun signal fort n’a été donné sur la lutte contre la corruption, les Maliens peuvent s’estimer avoir été …floués.</em></strong>

-<strong><em>maliweb.net-</em></strong> A son investiture le 25 septembre 2020, le président de la Transition s’était engagé fermement à faire châtier les cadres indélicats face aux deniers publics. Et le président Bah N’Daw promettait l’impunité zéro contre toute malversation par rapport aux finances publiques. Après six mois de gestion des affaires du pays, le chef de l’’Etat n’a donné aucun signe fort permettant de croire en ces engagements.

L’on peut se poser alors la question de savoir s’il n’y a plus de cas de mauvaise gestion des ressources publiques. Les cadres maliens sont-devenus brusquement si intègres, eux qui hier, étaient régulièrement cités dans les rapports du Vérificateur Général ? Qu’en est-il des marchés publics passés récemment dans le cadre de la riposte contre la covid-19 ? Mais, avant cela, les dignitaires de l’ancien régime d’IBK sont-ils irréprochables ? Pourquoi aucun dossier digne de ce nom n’a fait l’objet de poursuite devant les tribunaux ?

En effet, durant la gouvernance IBK, la presse n’a de cesse de relayer des scandales défrayant la chronique presque chaque semaine. Ces dossiers sont-ils définitivement enterrés ? N’est-il pas temps que les Maliens soient édifiés sur l’affaire de l’avion présidentiel? Que dire de l’affaire des engrais frelatés, des 1000 tracteurs, des blindés en cartons, des hélicos et avions cloués au sol ? Ne sont-ce pas tous ces scandales qui avaient poussé Modibo Sidibé des FARE a invité « le gouvernement à être aux affaires et, non dans les affaires »? Il sied que cette période transition fasse un geste pour dissuader toutes les velléités prédatrices sur l’économie nationale. C’est seulement à ce prix que l’Etat et toutes les institutions gagneront davantage en crédibilité. Ce qui posera les bases claires de la refondation pour des lendemains plus respectueux des valeurs d’éthique et de respect du bien public.

<strong>Boubou SIDIBE/maliweb.net</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Lutte contre la corruption : Retour sur le serment de Bah N’Daw</title>
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<pubDate>Thu, 18 Mar 2021 01:41:26 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Aube</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le Président de la Transition, Bah N’Daw, s’est engagé dans son discours d’investiture à mener une lutte sans merci contre les délinquants financiers.  Il a réitéré le même discours de fermeté lors de la remise du Rapport annuel 2019 du Vérificateur Général, le vendredi dernier. Certes, cette déclaration d’intransigeance face au fléau de la corruption et de l’impunité du Président de la transition est louable.  Cependant, la réalité est là : ce discours volontariste de Bah N’Daw est loin de se traduire en actes. De nombreux dossiers consécutifs aux scandales sous le régime défunt dorment toujours dans les tiroirs. Et les auteurs des détournements de deniers publics (nullement inquiétés) se pavanent dans les rues, à Bamako, à l’intérieur et extérieur du pays.</strong>

Lors de son investiture, le 25 septembre 2020, le Président de la Transition, Bah N’Daw, a affiché ses ambitions de remettre le pays sur la voie de l’ordre constitutionnel normal. Et l’une de ces ambitions est que le Mali doit en finir avec un mal à l’origine de ses difficultés économiques, sociales et même sécuritaires : <strong>la corruption</strong>. Elle est courante et le pot-de-vin est devenu si systémique que les citoyens s’y sont habitués. La lutte sera implacable contre ce fléau, à travers une gestion rigoureuse de nos maigres ressources : promesse du Président N’Daw qui s’est montré très ferme, n’hésitant pas à parler <strong>d’impunité zéro</strong>. Elle sera la norme. Il s’est engagé à être intraitable contre les délinquants financiers, notamment ceux qui ont détourné les moyens mis à la disposition de l’Armée.

<strong><em>« J’en prends ici le serment… » </em></strong>

<em>« Les moyens de l’Armée iront désormais totalement à l’Armée et seulement à l’Armée. Chaque centime investi pour la défense et la sécurité de ce pays sera surveillé et évalué, tant que je présiderai les destinées de la Transition. J’en prends ici le serment… »</em>, a-t-il alerté solennellement.

Selon le Président de la Transition, la gestion rigoureuse des ressources de l’Etat sera désormais la norme : <em>« La bonne gestion de nos ressources, de nos maigres ressources est, en effet, une obligation. Ce sera là un chantier de la Transition. Il sera quotidien. Il sera renforcé et ne sera pas négligé un seul instant. Générer des ressources optimales au niveau national n’est pas un luxe. C’est une exigence et celle-ci passe par l’utilisation judicieuse de nos maigres deniers publics. Je ne peux pas promettre zéro corruption, mais je ferai tout pour que l’impunité zéro soit la norme. L’argent public est sacré et je ferai en sorte qu’il soit dépensé de manière traçable et raisonnable. Avec tous les sacrifices que cela comporte, en termes de mesures systémiques et de répression des crimes et délits économiques ».</em>

Pragmatique, le nouveau Chef de l’État promet que <em>« tous les dossiers d’enquêtes ficelés par nos structures de vérification seront transférés au Juge, au besoin. Il m’appartiendra de garantir à la justice les moyens de diligenter leur traitement »</em>.

Un mois plus tard, lors de la remise du Rapport annuel 2019 du Vérificateur Général, le Chef de l’Etat a réitéré sa détermination à mener une lutte sans merci contre les délinquants financiers : « <em>comme c’est le cas depuis plusieurs années, vous avez su mener de front, des audits de régularité, des audits de performance ainsi que des missions de suivi de mise en œuvre des recommandations de bonnes pratiques formulées pour certaines des structures vérifiées. Vous déplorez le faible progrès dans la mise en œuvre des préconisations précédemment faites par vous dans le seul souci d’améliorer la gouvernance publique. Le constat est d’autant plus triste que ces recommandations ont été formulées pour une saine gestion de nos entreprises et de notre administration ; elles ont été formulées pour le bien-être du Peuple malien. Soyez certain alors, Monsieur le Vérificateur Général, que la situation ne restera pas en l’état ! Car, dès ce lundi, les Départements ministériels concernés seront mobilisés pour que les Responsables des entités incriminées sachent que la performance n’est pas facultative mais obligatoire. Il n’y a pas d’hésitation possible : c’est soit le Mali, soit la porte ! Monsieur le Premier Ministre, en tant que Chef de l’Administration publique, la balle est dans votre camp. Et vous savez à quoi vous en tenir ! »,</em> a assené le Chef de l’Etat. Avant d’ajouter : <em>« Vos recommandations concernant le secteur minier sont d’une pertinence qui m’interpelle. Je puis vous assurer que tout sera fait pour que l’Etat assume ses responsabilités et reçoive de ce secteur vital ce qui lui est dû. Certes, le contrat qui lie notre pays à ses partenaires ne doit léser personne, à commencer par nos partenaires. Cela est notre honneur…Il est hors de question pour moi que l’or du Mali ne brille pas pour le Mali. L’or du Mali brillera aussi pour le Mali. L’or du Mali brillera surtout pour le Mali. Monsieur le Vérificateur général, vos recommandations sont, pour moi, une instruction. Pour le gouvernement, cela vaudra exécution. Je combattrai l’impunité de toutes mes forces. On réussira parfois, sous le prétexte de l’urgence, à tromper ma vigilance. Et parfois, je serai victime de nos faibles capacités d’investigation. Mais, chaque fois que la preuve est établie, je corrigerai l’erreur et la sanction tombera. Personne n’y échappera. Tous ceux qui voudront se servir du Mali, au lieu de le servir, le feront à leurs risques et périls. Qu’ils le sachent ! Oui, je sais que le temps joue contre nous. Oui, je sais que nous n’avons aucun droit à l’erreur. Le peuple, je l’entends, est fatigué des discours et il réclame des actes. Qu’il sache que je suis entièrement d’accord avec lui. ».</em>

<em> </em><strong>Aux actes !</strong>

Il avait également déclaré : <em>« à la date d’aujourd’hui, le procureur est saisi de tous les rapports de contrôle. C’est à lui d’apprécier l’opportunité des poursuites sur la base du droit. Et tout ce qui doit être fait, le sera pour renforcer les moyens de la justice dans la lutte contre la corruption, car là est notre salut. La corruption est notre cancer. Elle ne doit pas le rester. Il nous incombe de nous unir contre elle. Nous devons nous entendre contre elle, sans faiblir un seul instant. Nous devons lui barrer la route. Ce combat n’est pas impossible. Il est à notre portée. Si nous ne le faisons pas, c’est à l’avenir de notre jeunesse que nous barrons la route. Cette jeunesse que nous avons le devoir de protéger, ne mérite pas que nous ne lui laissions d’autre choix que le chômage, la drogue et les chemins incertains de l’émigration. La bonne gouvernance est notre chance. » </em>

Mais, au-delà des mots, les Maliens attendent surtout des actes. L’engagement du Président de la Transition dans la lutte contre la corruption et la délinquance financière n’est pas encore perceptible. En effet, en dépit de ces discours, aucun acte concret n’a été posé, pour l’instant, contre les délinquants financiers. Or, le souhait de la majeure partie du Peuple est le retour à la justice sociale et la lutte contre l’impunité. Donc, il est temps d’entamer des procédures judiciaires contre toutes les personnes physiques accusées de corruption, de détournement des biens ou des fonds publics. Cela sans complaisance aucune.  Il ne doit y avoir d’état d’âme dans l’application des textes. La loi est dure, mais c’est la loi (<em>dura lex sed lex</em>) ; elle doit être appliquée dans toute sa rigueur. C’est la seule voie qui pourrait mener certainement à la refondation.

<strong>Mémé Sanogo</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Lutte contre la corruption et la délinquance financière :  Les vertus de la gratification louées par de brillants orateurs au Gala «Integrity Icon»</title>
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<pubDate>Thu, 11 Mar 2021 00:52:35 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le gala annuel du programme «Integrity Icon» (Icône de l’intégrité) d’Accountability Lab Mali (ALAB/Mali)  a eu lieu le jeudi 25 février 2021 à l’Hôtel de l’Amitié de Bamako. La cérémonie a été sans doute restreinte, mais rehaussée par de brillantes interventions sur l’intégrité dans les services publics, le sens que cette valeur a pour les uns et les autres, l’efficacité de la gratification par rapport aux sanctions qui sont toujours brandies… Lisez plutôt !</strong>

<strong> </strong>

<strong>COULIBALY AMINATA GOÏTA, ICON 2019 ET MEDECIN CHEF DU DISTRICT SANITAIRE DE SIKASSO «Agissons de sorte que la balance de la vertu l’emporte toujours sur celle de l’or»</strong>

Ce programme d’Integrity Icon nous a permis de sortir de l’ombre en nous donnant une grande visibilité. Que d’honneur de côtoyer  aujourd’hui à ce gala le Premier ministre Moussa  Mara, d’éminents ministres et ambassadeurs… Pour un simple médecin qui est dans la brousse depuis 22 ans, c’est un immense honneur… Merci ! Un petit mot, mais plein de sens, surtout s’il vient du cœur. Aux lauréats de cette année, je veux qu’ils sachent qu’ils seront toujours redevables à ce pays. Et cela d’autant plus qu’ils ont été repérés par les jeunes qui les tiennent désormais à l’œil comme leurs références. Vous avez sans doute surmonté beaucoup d’obstacles, de difficultés pour être là aujourd’hui. Mais, je vous assure que c’est maintenant que le plus difficile commence.

Comme l’a souhaité le ministre Malick Coulibaly, agissons de sorte que la balance de la vertu l’emporte toujours sur celle de l’or. Certains vont penser que nous ne sommes pas nombreux sur le chemin de cette vertu, mais nous avons la capacité d’inverser la balance. A nous donc de continuer à servir de meilleur exemple aux autres. Vivement Integrity Icon 2021 !]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>“Articorruption :  L’art au service de la lutte contre la corruption</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/articorruption-lart-au-service-de-la-lutte-contre-la-corruption-2919975.html</link>
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<pubDate>Wed, 10 Mar 2021 09:32:32 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Informateur</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Dans le cadre de la semaine de la lutte contre la corruption au Mali, l’association jeuness’art avec ses partenaires, RLD AFAD et quelques organisations de la société civile ont valorisé  le rôle de l’art en organisant une compétition entre des journalistes, slameurs et autres artistes peintres ainsi que des rappeurs.</em></strong>

Une première édition réussie ! C’était le samedi 06 mars 2021 à l’espace culturel Blonba. Dans une ambiance festive que les talents des compétiteurs se révélaient pour véhiculer des messages de lutte contre la corruption en présence d’un public émerveillé par les qualités des prestations et la détermination qui animait les candidats.

Pour enlever le couvercle de la compétition, les dessinateurs -peintres ont fait parler leur pinceau avec des dessins  dénonciateurs des mauvaises pratiques de la corruption. Ils étaient au nombre de dix candidats dans les différentes catégories. De passage en passage, les candidats se sont fait valoir, dans une lutte sans merci. Le public était spectateur d’une bonne ambiance compétitive.

Après les peintres, les slameurs avec des mots plus tranchants qu’un couteau aiguisé ont donné des coups de langue à la corruption. Le public a été marqué par un passage de “Small ’art“ dans un bambara bien étayé  à la ségovienne qui a réussi a valorisé une langue nationale peu utilisée dans de telle circonstance. C’était suffisant pour permettre au jeune d’occuper la deuxième place sur le podium. Pour finir, sur des beats, les rimes des rappeurs ont fait véhiculer des messages de sensibilisation et d’alerte dans l’optique de vaincre ce fléau qu’est la corruption.

A noter que ce concept ‘’articorruption’’, un projet de l’association jeuness’art avait pour but de permettre aux journalistes, slameurs, artistes peintres et rappeurs d’apporter leur contribution dans la lutte contre la corruption en trempant leurs plumes, pinceaux et verbes dans la plaie béante. Ce n’est que le début d’une première. Les partenaires ont donné la garantie que les efforts sont poursuivis pour sa pérennité.

Le premier prix de chaque catégorie avait  une valeur de 500.000 FCFA et tous les finalistes ont reçu une enveloppe de 50.000 FCFA, de quoi motiver ceux qui ont manqué cette première édition.

<strong>Ousmane Mariko</strong>

Dénommé ‘’articorruption’’, ce projet de l’association jeuness’art avait pour but de permettre aux journalistes, slameurs, artistes peintres et rappeurs d’apporter leur contribution dans la lutte contre la corruption en trempant leurs plumes, pinceaux et verbes dans la plaie.

Dans la catégorie presse écrite, c’est Sekou Bah du quotidien Info-Matin qui a remporté le premier prix qui est composé de la somme de 500 000FCFA, d’un trophée et d’une attestation. Il est suivi par Togouna A Traoré du journal Nouvel Horizon qui a eu la somme de 300 000FCFA plus un trophée et une attestation.

Le troisième est SiakaDiamouténe du journal en ligne Maliweb qui est parti avec 200 000FCFA plus un trophée et une attestation. Dans la catégorie slam, rap et peinture murale, les trois premiers ont aussi reçu les mêmes distinctions que ceux de la catégorie presse écrite.  Aboubacar Camara, le président de l’Association Jeuness’art, a fait savoir que l’art est un moyen efficace de lutte contre la corruption et que c’est la raison qui les a poussés à jeter leur dévolu sur lui pour donner la parole aux jeunes rappeurs, permettre aux journalistes et autres slameurs de dénoncer le mal via leur moyen d’expression.

Il a révélé que les œuvres produites par les différents candidats permettront de lutter contre la corruption et de disloquer sa chaîne qui est solidement enracinée. Le Directeur exécutif de l’ONG AFAD, Ahmed Sékou Diallo, et le président de la CAD Mali, Souleymane Dembélé, ont félicité les membres de jeuness’art pour avoir organisé avec brio ce concours qui, a leur yeux, fera tache d’huile dans la lutte contre la corruption au Mali et ont rassuré que leur accompagnement ne fera pas défaut pour les prochaines éditions.]]> </content:encoded>
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<title>Blanchiment de l’argent sale au Mali :  La filière des BTP</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/blanchiment-de-largent-sale-au-mali-la-filiere-des-btp-2919934.html</link>
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<pubDate>Wed, 10 Mar 2021 01:34:42 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>“Quand le bâtiment va, tout va”, disent les économistes. Au Mali, le bâtiment va, mais, rien ne va, car, tout se passe au-dessus de la tête du système bancaire. Le ciment est devenu le lieu de blanchiment par excellence. La Centif est interpellée…</em></strong>

En 2019, le Groupe Intergouvernemental d’Action Contre le Blanchiment d’Argent en Afrique de l’Ouest (Giaba), une Institution spécialisée de la Cédéao, basée à Dakar, au Sénégal, a évalué le mécanisme de lutte contre le blanchiment de capitaux, le financement du terrorisme et le financement de la prolifération des armes de destruction massive. Le secteur des Bâtiments et Travaux Publics est l’un des secteurs fortement soupçonné.

<em>« Si l’Etat veut vraiment lutter contre le blanchiment, la bonne entrée est le cadastre. Allez voir combien de buildings sont au nom de lycéens ou des bébés »</em>, affirme un entrepreneur, dans la zone ACI et pointant du doigt des cas concrets. <em>« Pire, pour des achats de centaines de millions, l’argent vient en espèce. Aucune transaction bancaire. Et personne ne s’en plaint »</em>, soupire notre interlocuteur.

La Cellule nationale de traitement de l’information financière Belge chiffre en 2019, à 223 millions d’euros de transactions douteuses dans le domaine des BTP. Le Mali dispose d’une Cellule de traitement des informations financières qui n’a pas malheureusement le pouvoir de communiquer sur ses données. Mais, selon toutes les données que nous avons reçues, et selon les études du Giaba, le secteur des BTP pointe en tête.

<em>« Vous avez là un bâtiment qui appartient à un jeune à qui personne ne connaît un travail. La conclusion est qu’il est soit un prête-nom, soit dans une activité illicite, dans tous les cas, il y a matière à creuser ».</em>

Selon le rapport du Giaba, le Mali dispose d’une Cellule nationale de traitement des informations financières (Centif) qui analyse les Déclaration d’opérations suspectes (DOS) qu’elle reçoit des entités déclarantes et les informations qu’elle collecte auprès des autorités compétentes. <em>« Toutefois, les informations analysées par la Centif proviennent principalement des banques, étant donné que les autres entités déclarantes ne se conforment pas à leurs obligations de déclaration et ont déposé un nombre limité de DOS »,</em> souligne le rapport.

<em>« Les renseignements financiers diffusés par la Centif aux autorités d’enquêtes et de poursuites sont utiles, même si ce travail n’a pas donné lieu à un nombre important de poursuites pour blanchiment de capitaux ou financement du terrorisme. Il est toutefois nécessaire de fournir des ressources financières et techniques supplémentaires à la Centif »</em>, poursuit le rapport.

Le Mali a créé des tribunaux spécialisés qui mènent des enquêtes et jugent les affaires de blanchiment de capitaux. Le Mali a également créé des institutions spécialisées qui s’occupent d’un certain nombre d’infractions sous-jacentes connexes. <em>« Ces institutions spécialisées ont cependant tendance à ne prendre en considération que les infractions sous-jacentes »</em>, déplore le Giaba.

Pour le Giaba, le risque de financement du terrorisme et de blanchiment est important au Mali. Or, <em>« les autorités compétentes ont une compréhension modérée des risques, en particulier des risques liés au financement du terrorisme auxquels le pays est confronté »</em>.

&nbsp;

<strong>Alexis Kalambry</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Blanchiment, enrichissement illicite, lutte contre la corruption :   La fin de l’Oclei</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/blanchiment-enrichissement-illicite-lutte-contre-la-corruption-la-fin-de-loclei-2919933.html</link>
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<pubDate>Wed, 10 Mar 2021 01:34:35 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Face à la pression des « potentiels clients de l’Oclei », le gouvernement est sur le point de capituler et de le dépecer, n’en faisant désormais qu’une coquille vide. La mort de la lutte contre l’enrichissement illicite.</em></strong>

&nbsp;

En février 2001, le gouvernement du Mali a créé une autorité administrative indépendante, l’Office central de Lutte contre l’Enrichissement illicite (Oclei). Elle venait s’ajouter et compléter l’arsenal déjà existant composé, entre autres, de la Cellule de traitement des informations financières (Centif),  et de la Cellule d’Appui aux Structures de Contrôle de l’Administration (Casca).

Si la création de l’Office central de Lutte contre l’Enrichissement illicite a été vue d’un bon œil par les Maliens, ce ne fut pas le cas, dès sa naissance, des syndicalistes, qui ont déjà commencé à ruer dans les brancards et à demander sa disparition pure et simple. Ils semblent obtenir gain de cause au vu du projet en circulation.

L’Oclei a pour mission <em>« de mettre en œuvre l’ensemble des mesures de prévention, de contrôle et de lutte envisagées au plan national, sous régional, régional et international contre l’enrichissement illicite»</em>.

A ce titre, il est chargé d’assurer, dans le respect des compétences propres à chacune des structures concernées, une coopération efficace et la concertation des autorités nationales, directement ou indirectement concernées par la lutte contre l’enrichissement illicite ; de prendre communication des déclarations de biens aux fins d’exploitation; de recevoir également toutes autres informations utiles nécessaires à l’accomplissement de sa mission, notamment celles communiquées par les organes de contrôle et d’inspection ainsi que les officiers de police judiciaire.

L’Oclei peut demander aux assujettis ainsi qu’à toute autre personne physique ou morale, la communication des informations détenues par eux et susceptibles d’enrichir les éléments justifiant la saisine des autorités judiciaires compétentes ; d’effectuer ou de faire effectuer des études périodiques sur l’évolution des techniques utilisées aux fins d’enrichissement illicite. Sa mission qui fâche surtout les syndicalistes est qu’il peut recevoir les réclamations, dénonciations et plaintes des personnes physiques ou morales se rapportant à des faits d’enrichissements illicites.

<em>« Nous n’avons jamais caché notre opposition à l’Oclei, mais, nous sommes les seuls à avoir ce courage. Si la lutte aboutie, c’est que les politiques sont plus que nous dans cette opposition »,</em> affirme un syndicaliste.

En tout état de cause, selon nos sources, le gouvernement s’apprête à apporter des <em>« amendements techniques »</em> à la mission initiale.

Ces <em>« amendements techniques se situent à 6 niveaux, et, feront de la structure, une coquille vide »</em>, selon notre interlocuteur. Bien entendu, à l’Oclei, personne ne veut se prononcer sur ce projet. Au niveau du gouvernement, ils sont nombreux à ne pas approuver. <em>« L’Oclei est un organe qui fait le suivi et l’analyse des déclarations de revenus effectués à la Cour suprême de quelques 1400 fonctionnaires, gros gestionnaires de fonds publics, si on lui enlève son pouvoir d’enquêter, il n’a plus sa raison d’être ».</em>

&nbsp;

<strong>Amendements techniques ou dépeçage</strong>

En effet, la spécificité de l’Oclei portait sur ses pouvoirs d’enquêter sur les signes extérieurs de richesse, les dénonciations, la périodicité des déclarations…

<em>“Les amendements techniques”</em> prévoient de retirer à l’Oclei le pouvoir <em>d’enquêter</em> et de le remplacer par une faculté de <em>s’informer</em>. La Centif, déjà sans moyen, est dédiée à cela ! L’Oclei n’aura plus le droit de chercher à savoir !

Dans les missions actuelles de l’Oclei, les signes extérieurs de richesse étaient un facteur à prendre en compte. Avec le nouveau projet, s’il passe en l’état, <em>l’Oclei devra ne voir que les variations injustifiées constatées des biens</em>. Il devra fermer les yeux sur les signes extérieurs de richesse.

Tout citoyen avait le droit de dénoncer et de saisir l’Oclei. Bientôt, ce ne serait plus possible. Les personnes physiques ou morales qui pourraient la saisir ou faire des dénonciations sont limitées.

Actuellement, la loi oblige les assujettis à déclarer annuellement leurs biens. Mais, le nouveau projet dit qu’ils feront leur déclaration de biens en début de mandat et en fin. <em>« D’autres questions qui ne sont pas tranchées, ce sont les dossiers qui font actuellement objet d’enquêtes ou de poursuite. La nouvelle loi reste silencieuse sur leurs sorts, mais, le fait que l’Oclei n’ait plus un pouvoir de prévention et répression de l’enrichissement illicite » </em>fait que tout tombe. C’est la fin de la lutte contre la corruption au Mali.

A suivre.

&nbsp;

<strong>Alexis Kalambry</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Transition et lutte contre la corruption :  Encore de fausses promesses pour divertir ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/transition-et-lutte-contre-la-corruption-encore-de-fausses-promesses-pour-divertir-2919520.html</link>
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<pubDate>Mon, 08 Mar 2021 01:21:30 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Au jour d’aujourd’hui, quels signaux peut-on doigter comme simple volonté actée de lutter efficacement contre la corruption, de nettoyer les écuries d’Augias de la gouvernance antérieure ? Absolument rien, après 5 mois de gestion de la Transition.</em></strong>

<em>-<strong> maliweb.net</strong> -</em> Les autorités de la Transition ont-elles la volonté politique clairement affichée de poser les bases d’une gouvernance vertueuse ? Peut-être. Sauf qu’aucun signe palpable ne permet de le démontrer. Sinon, pourquoi le président Bah N’Daw n’a-t-il pas, par exemple, ordonné un audit de l’Etat dès sa prise de fonction? Que vaut sa réputation d’homme intègre s’il ne prend pas une telle mesure de salubrité publique ? Ou tout au moins, pourquoi pas un audit de certains départements stratégiques ? Pourquoi le président de la Transition, l’ancien officier supérieur de l’Armée à la retraite n’a pas ordonné un audit, ne serait-ce que, du département de la Défense, où plusieurs dossiers présumés de corruption ou d’enrichissement illicites de fonctionnaires foisonnent ? Pourquoi le Premier ministre n’a jamais cru devoir ordonner des enquêtes sur de sulfureux dossiers éventrés par le Bureau du Vérificateur général dans ses rapports ou par la Direction du Contrôle général d’Etat ? Nul n’arrive à apporter des réponses satisfaisantes à ses questions. Ce qui met en doute l’engagement sincère à poser les bases d’une nouvelle gouvernance plus respectueuse du bien public.

Or, l’arbre qui portera de bons fruits se reconnaît à travers l’éclat et l’exubérance de ses fleurs. Appliquée à la Transition malienne, cette sagesse populaire conduit à une déception. L’on ne voit aucune fleur sur… l’arbuste de la Transition, surtout par rapport au chantier de la lutte contre la corruption. « Rien n’a changé », fulminent les uns et les autres.

En effet, après cinq mois de gestion de l’Etat, nos autorités de la Transition n’ont rien prouvé comme « effort » pour traquer l’hydre de la corruption ou des surfacturations. Même s’il n’y a aucune preuve établie que les nouveaux ministres et dirigeants du pays sont « dans les affaires », l’on note qu’ils sont « aux affaires », mais ont beaucoup  à faire, surtout au point de vue de la lutte contre la corruption. Ont-elles la vision claire des attentes du peuple dans ce domaine ? Rien n’est moins sûr. Pourquoi les Maliens ont-ils même l’impression que la Transition a fait freiner les ardeurs de lutte contre l’enrichissement illicite ? Plomber le zèle et le rythme de travail de l’Office central de lutte contre l’enrichissement illicite ? Le Premier ministre n’a-t-il pas dû hausser le ton avant que certains ministres ne fassent leurs déclarations de biens ? Quid des chefs de plusieurs institutions ?

Pourtant, le président Bah N’Daw, dans son discours d’investiture, annonçait sa détermination à assurer la tolérance zéro contre la mauvaise gestion des deniers publics. N’a-t-il pas insisté sur le respect vis-à-vis du bien public, de l’orthodoxie dans la gestion des finances publiques ? Bah N’Daw ne s’était pas présenté comme le champion de la lutte contre l’impunité à l’égard des cadres et agents publics souvent soupçonnés d’indélicatesses multiples ? Bah N’Dawa-t-il oublié toutes ses belles promesses ?

En tout cas, rien ne permet aujourd’hui de dire que les autorités de la Transition sont animées d’une volonté de combattre la corruption et la mauvaise gouvernance. L’on est tenté même de les soupçonner de s’en accommoder, dans la mesure où il se murmure des cas de marchés similaires à ceux de l’avion présidentiel, des équipements militaires, etc.

Il est temps que le président Bah N’Daw, le Vice-président, Colonel Assimi Goïta et le Premier ministre Moctar Ouane travaillent à donner des signaux forts pour inverser la tendance. Une Transition est courte. Ils doivent agir et le plus vite possible ! Cela donnera de l’espoir au peuple malien, qui est persuadé que son pays est loin d’être pauvre, mais simplement mal géré. Ce qui permettra aussi et surtout de se dire que les promesses de Bah N’Daw ne sont pas de vaines paroles pour divertir, mais pour agir.

<strong>Boubou SIDIBE/maliweb.net</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Lutte contre la corruption en Afrique : en RDC, deux lanceurs d’alerte révèlent des schémas frauduleux</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/lutte-contre-la-corruption-en-afrique-en-rdc-deux-lanceurs-dalerte-revelent-des-schemas-frauduleux-2918751.html</link>
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<pubDate>Tue, 02 Mar 2021 09:53:53 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[La Plateforme de Protection des Lanceurs d’Alerte en Afrique (PPLAAF) basée à Paris a donné l’information dans un communiqué en date du 26 février 2021. Deux lanceurs d’alerte congolais ont révélé des réseaux de blanchiment d’argent et de contournement de sanctions internationales au sein de la Afriland First Bank RDC.
Navy Malela et Gradi Koko sont entrés dans l’histoire par la grande porte. Ces deux anciens agents du Département d’audit d’Afriland First Bank, filiale congolaise d’une banque camerounaise, ont transmis, courant 2020, des « documents compromettants » à des ONG et des journalistes. Des documents qui épinglent en partie l’homme d’affaires israélien Dan Gertler. Ce dernier aurait établi un réseau de blanchiment d’argent pour échapper aux sanctions américaines prises contre lui, et acquérir de nouveaux actifs miniers en République Démocratique du Congo (RDC).
Lanceurs d’alerte… en danger !
Pour avoir dénoncé la corruption, Navy Malela et Gradi Koko sont juridiquement et physiquement menacés. « Ils ont pris d’énormes risques pour leur sécurité personnelle, et celle de leur famille. Un d’entre eux a été sérieusement menacé et ils n’ont eu d’autres choix que de s’exiler en Europe », a indiqué PPLAAF dans son communiqué. Lors d’une conférence de presse le 25 février dernier, l’avocat d’Afriland, Me Eric Moutet, a déclaré que les deux lanceurs d’alerte avaient été « condamnés à mort » par un tribunal de Kinshasa en septembre 2020. Un jugement resté « introuvable » selon PPLAAF.
« Il serait incroyable qu’on puisse condamner à mort des lanceurs d’alerte sans leur donner la possibilité de se défendre, et de ne pas poursuivre ceux qui permettent à l’argent du peuple congolais de disparaitre », a déclaré Navy Malela. Si un tel jugement avait été rendu, dénonce PPLAAF, il l’aurait été au détriment de l’ensemble des droits de la défense des deux lanceurs d’alerte. « Notre message pour le peuple congolais est celui de la prise de conscience collective », a déclaré Gradi Koko. Et de conclure : « Nous devons nous lever pour mettre hors d’état de nuire ces réseaux qui se servent des richesses de notre beau pays ».

A savoir que la Plateforme de Protection des Lanceurs d’Alerte en Afrique (PPLAAF) existe au Mali. Elle est représentée par un certain Fadiala Coulibaly, le lanceur d’alerte qui avait révélé les malversations financières au sein de l’Assemblée permanente des Chambres d’Agriculture du Mali (APCAM).
<strong>Mamadou TOGOLA/maliweb.net</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Blanchiment de capitaux :  La Centif saisie de 420 déclarations de cas suspects en 2020</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/blanchiment-de-capitaux-la-centif-saisie-de-420-declarations-de-cas-suspects-en-2020-2918673.html</link>
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<pubDate>Tue, 02 Mar 2021 01:36:49 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>L’Hôtel Olympe a abrité, le lundi 23 février 2021, la 5<sup>ème</sup> édition de la Semaine de la jeunesse contre la corruption de la communauté de pratique en matière de lutte contre la corruption. La rencontre a été une occasion pour les responsables des structures concernées de faire le point et proposer des pistes de solution. </strong>

En présence de M. Boubacar Badjaga, représentant du ministre de la Justice, Garde des sceaux, du président de l’Office central de lutte contre l’’nrichissement illicite (OCLEI), Moumouni Guindo ; le Président de la Cellule nationale de traitement des informations financières (Centif), Marimpa Samoura ; le chef de la Coopération de l’Ambassade de Canada au Mali, François Picard et bien d’autres invités,  cette 5<sup>ème</sup> édition a réuni plusieurs autres acteurs du secteur privé.

&nbsp;

Au cours de son discours introductif, la présidente de la Communauté de pratique de lutte contre la corruption, Mme Traoré Mariétou Sénou, a souligné que la problématique de la corruption prend de l’ampleur dans le débat public, du fait de l’accroissement d’une demande sociale de plus en plus exigeante et des besoins d’une croissance économique plus inclusive et durable.

Selon elle, la Semaine de la jeunesse contre la corruption se veut un espace d’échange d’idées, de partage de bonnes pratiques et de mutualisation des efforts pour un assainissement de la gestion des affaires publiques.

Pour François Picard, chef de mission à l’Ambassade de Canada au Mali et chef de file des PTF, cette activité a été créée dans le cadre du projet Justice, Prévention et Réconciliation, mis en œuvre par trois organisations canadiennes dont : Avocats sans frontières Canada, le Centre d'étude et de coopération internationale et l'École nationale de l'administration publique.

Il dit être fier de constater que même après la fin du financement canadien du Juprec, le Mali a su préserver cet acquis du projet et trouver des moyens de financement par lui-même.

Toutefois, il a souligné qu’au Mali, on constate un effet néfaste de la corruption sur le développement économique et social, notamment celui des femmes. « On voit aussi que la corruption porte tout aussi significativement atteinte à la stabilité des institutions démocratiques maliennes et aux efforts de paix. La corruption inclue également le transfert illicite d'argent et de biens, et nous profitons de la présence du président de l'Office central de lutte contre l'enrichissement illicite et de la Centif pour réitérer toute l'importance que le Canada accorde au mandat de ces organes ».

Au tour du  Président de la Cellule nationale de traitement des informations financières, M. Marimpa Samoura, de rappeler l’importance de la signature de convention de partenariat  avec la Communauté de pratique de la lutte contre la corruption le 05 août 2020, à l’Hôtel Radisson. « Depuis cette signature, nous convergeons les efforts afin de réduire au mieux la corruption et la délinquance financière », a-t-il insisté.

« De 2008 au 31 décembre 2020, la Centif n’a reçu que 420 déclarations suspectes, alors que certains pays voisins de la sous-région en reçoivent plus, en une année ! Les montants suspectés portent sur des centaines de milliards de nos francs », a-t-il déploré.

Faut-il le rappeler, la Centif est créée par la loi n°2016-008/AN-RM du 17 mars 2016, relative au blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme. Elle est dotée de l’autonomie administrative et financière et d’un pouvoir de décision autonome sur les matières relevant de sa compétence. A ce titre, elle dispose d’une autonomie fonctionnelle et d’une indépendance opérationnelle pour mener des enquêtes sur les faits de blanchiment du terrorisme dont elle est saisie et de formuler, en toute indépendance, un avis portant sur la caractérisation de ces faits transmis au Procureur de la République sous forme de rapport.

&nbsp;

<strong>Adama TRAORÉ </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Contre la corruption : Le gouvernement à la traîne</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/contre-la-corruption-le-gouvernement-a-la-traine-2918552.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 01 Mar 2021 10:29:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>Arc en Ciel</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Malgré l’existence de nombreuses structures de lutte contre la corruption, malgré la volonté du président de la Transition a mené une lutte implacable contre le fléau, elle est toujours présente au sommet de l’Etat et dans la société civile.</em></strong>

Profitant de la 5e édition de la Semaine de la jeunesse contre la corruption, organisée du 23 au 26 février par la Communauté des pratiques de lutte contre la corruption (CPLC), la lutte contre la corruption a été discutée de long en large.  Le président de l’Office central de lutte contre l’enrichissement illicite (l’OCLEI), Moumouni Guindo est revenu sur les nombreux mécanismes de prévention et de répression contre la corruption. Il s’agit, entre autres, de la Cellule d’appui aux structures de contrôle de l’administration (Casca), le Contrôle général des service publics, les inspections ministérielles, la Cour des comptes, la Cellule nationale de traitement des informations financières (Centif), le bureau du vérificateur général, l’Office central de lutte contre l’enrichissement illicite, le Pôle économique et financier, le Pôle judiciaire spécialisé…

Quelle est l’utilité pratique de l’existence de toutes ces structures de contrôle s’il n’y a pas de volonté politique affichée ? Excepté quelques rapports du Vérificateur général qui font l’objet de traitement au niveau du Pôle économique et financier, des centaines d’autres dorment dans les tiroirs au grand dam de la population.
<ol>
 	<li>Guindo ne va pas dans le sens contraire. A ses dires, malgré l’existence des structures dites de contrôle et de lutte contre la corruption, <em>« le recul du phénomène de corruption est très peu ou n’est pas perceptible du tout ».</em></li>
</ol>
Des interrogations taraudent les esprits. Qu’est ce qui explique que la corruption au lieu de reculer, prend de l’ampleur ? Quelle est l’utilité pratique de ces différents moyens de lutte mis en place ? Peut-on raisonnablement prétendre lutter contre la pauvreté, et laisser persister la corruption et la délinquance financière ? Le refus de sanctionner 1a corruption n’est-il pas aussi une forme de corruption ?

On se souvient qu’au lendemain du coup d’Etat, le premier communiqué des putschistes et la première adresse du président de la Transition ont laissé une place importante à la lutte contre la corruption. Mais dès que les putschistes ont goûté au délice du pouvoir, ont-ils oubliés ce qu’ils ont promis au peuple ?

Pour de nombreux observateurs, les causes de la corruption sont connues des autorités chargées de son éradication. Mais l’action publique contre la corruption ne suit pas.

A l’allure où vont les choses, les autorités doivent afficher une volonté politique soutenue en matière de lutte contre la corruption et la délinquance financière afin de bénéficier de la confiance du peuple et des partenaires au développement.

Pour un observateur, la lutte contre la corruption n’aura de succès que lorsque toutes les couches de la société et les autorités politiques et judiciaires s’impliqueront à fond, à savoir l’Etat à travers les institutions de la République par une volonté politique sans réserve, par les moyens d’information, d’éducation, de sensibilisation et de vulgarisation des méfaits de la corruption.

Pour parvenir à un résultat probant, l’Etat aux dires  du spécialiste, « doit élaborer et appliquer rigoureusement des normes de contrôle par le renforcement de l’effectivité et la régularité des activités de contrôle interne et externe ».  Et d’ajouter que la coordination des activités des organes de contrôle, le développement et la systématisation de l’audit sont des pistes à explorer. Pour y parvenir, il propose que l’Etat se doit d’appliquer rigoureusement les textes législatifs et réglementaires en vigueur, notamment les enquêtes de moralité ; tenir compte des critères de probité et d’intégrité dans le recrutement et la nomination des cadres ; transmettre les rapports à la justice par les voies appropriées pour une suite éventuelle.

Malheureusement, nos autorités de la Transition ne sont pas dans cette logique. Au contraire, leurs pratiques encouragent la corruption et l’impunité.

<strong>Djibril Diallo </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Lutte contre la corruption au Mali :  L’Insoutenable attente</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/lutte-contre-la-corruption-au-mali-linsoutenable-attente-2918375.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 01 Mar 2021 01:28:10 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Aube</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le 18 août 2020 et les jours suivants avaient redonné espoir. Les Maliens étaient si enthousiastes de la fin de règne de Ibrahim Boubacar Keïta avec l'action de l'armée venant couronner les manifestions de masses successives qu'aujourd'hui, une certaine désespérance s'installe. Aux holàs adressés aux nouveaux arrivants succèdent des doutes et des interrogations. Les signes forts attendus contre les injustices sociales, les crimes de sang et économique n'en finissent pas de se faire attendre.</strong>

Comme le disait bien Millicent Fenwick : "Les gens ne supportent pas le sentiment d'injustice. La pauvreté, le froid, même la faim, sont plus supportable que l'injustice."

A ce jour, les gros scandales de corruption ne font l'objet d'aucune action majeure pour le Malien moyen qui espérait des actes significatifs dans certaines directions: les problèmes d'achats sulfureux d'aéronefs, d'armes, de non paiements de primes d'opérations des vaillants soldats qui meurent au combat ; la gestion alambiquée de l'école de police et la mise en coupe réglée de la population par une police dépravée par l'absorption en son sein de vrais délinquants; les services fiscaux gangrenés par des alliances nauséeuses nouées avec certains opérateurs économiques; la douane toujours vautrée dans la fange; certains magistrats qui ont fait fortune en rendant la justice parfaitement inéquitable, la gestion des problèmes de santé, d'éducation et j'en passe et des meilleurs.

De nombreux Maliens commencent à se demander s'il n'y aurait pas un deal entre les hommes forts d'aujourd'hui et les derniers barons du régime IBK dont certains continuent à plastronner qui à Bamako, qui à Abidjan, qui en Gambie... Et comme une dernière banderille plantée dans le dos des Maliens, les nouvelles autorités viennent de laisser filer Boubacar Keïta en Côte d'Ivoire. Son arrivée dans sa famille, a été filmée et diffusée comme un dernier geste bravade adressé au peuple Malien. Il y rejoint son frère Karim.

A partir du moment où ce Karim Keïta a été élu député de la commune II et ensuite "bombardé" à la tête de la commission de Défense de l'Assemblée Nationale, la messe était dite. Il fallait s'attendre à ce que nous avons vu par la suite. Il a des cadavres sur la conscience : ceux de nos soldats tombés parce qu'ils manquaient de matériels à causes des détournements de fond de la loi de programmation et d'orientation militaire et celui du journaliste Birama Touré. Pour ce dernier cas, il serait le commanditaire et l'ancien patron de la Sécurité d'État l'exécutant.

Depuis les temps immémoriaux, au Mali, jamais fils de président (ou chef) ne s'est montré aussi âpre au gain, faisant argent de projet d'achat d'armes comme d'autres font feu de tout bois. Son degré de vilénie comportementale dépasse les normes communément admises en la matière avec le sens de la mise en scène. Où Boubacar Keïta fait une vidéo de sa famille pour les retrouvailles, Karim est filmé entrain de faire la bamboula avec ses copains aux Baléares pour son anniversaire.

Heureusement on nous a épargné les scènes d'orgies. Le bonhomme serait milliardaire parce que président de la commission de défense. Et des sous-officiers et hommes de troupe qui sont aux avant-postes n'arrivent pas à toucher leurs primes d'opération. Les salaires sembleraient faire l'objet de doubles comptabilités. Et pour paralyser toute velléité d'enquête dans l'armée, IBK avait sorti un joker : le DÉCRET N ° 2014-0764 /P -RM DU 9 OCTOBRE 2014 FIXANT LE RÉGIME DES. MARCHÉS

De travaux, fournitures, services exclus du champ d’application du décret N °2008 485 /P -RM DU 11 AOÛT 2008.

Ce décret rendait caduc ou impossible toute enquête sur l'armée diligentée par le Bureau du Vérificateur Général ou le Bureau du Procureur du Pôle Économique. Circulez, il n'y a rien à voir...

La police malienne, à cause de recrutements douteux, fait malheureusement concurrence aux délinquants. La dernière histoire est celle des 1000 briquettes de haschich qui viennent de disparaître dans un commissariat de police. Après toutes les dérives possibles et imaginables, dans différents commissariats et école de police, nous allons certainement assister à l'émergence d'un nouveau corps de police blindé au haschich en sautillant comme des cabris dans nos rues en chatonnant get up standup. Après tout, cette image de policier rastaman est bien meilleure à celle d'une police rationnant la population.

Votre serviteur a personnellement subi et a assisté à des scènes pitoyables au sein de la police nationale tout comme aux impôts, tout comme à la douane... Faut-il le déluge pour nettoyer tout cela ? Non, non et non...

Il faut une volonté politique et quelques incorruptibles. Et je vous fiche mon billet qu'en un tournemain, des hommes, décidés à œuvrer pour le pays, remettront tout à l'endroit. Quand Jerry.

John Rawlings arrivait au pouvoir, le Ghana des années 1970 se trouvait dans un état de décrépitude totale, rongée par une corruption rampante et ronflante. Par son courage et malgré les combats d'arrière-garde de certains comme Hilla Limann, qui l'avait fait arrêter et torturer simplement parce qu'il en avait peur, il a réussit son pari qui se résume en ces mots qui viennent de lui : «Nous allons mettre en place des institutions si fortes que, même si le diable en personne arrivait au pouvoir il lui sera impossible de faire ce qu'il veut. Le dernier mot reviendra toujours au peuple ghanéen ».

Vous, membres du CNT et CNSP, avez une chance historique d'apporter, d'imposer une transformation radicale au niveau de nos institutions. La corruption existe partout, dans les pays du sud comme dans ceux du nord, mais les pays qui arrivent à lutter efficacement contre ce fléau sont ceux qui disposent d'institutions plus fortes que les hommes au pouvoir.

Les hommes tordus sont partout, certains arrivent même à accéder aux plus hautes fonctions dans des démocraties plus avancées. Simplement, ils plient devant le poids des institutions. Les Berlusconi, Sarkozy, Trump ont mordu la poussière face à la force des services publics.

Notre salut passe par la même voie : Des institutions fortes plus puissantes que les hommes au pouvoir.

<strong>Yamadou Traoré</strong>

<strong>Analyste politique</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Corruption au Mali : L&amp;apos;Hydre de Lerne</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/corruption-au-mali-lhydre-de-lerne-2915409.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 08 Feb 2021 01:41:31 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Aube</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Dans son rapport sur la soutenabilité de la dette africaine en 2020 le Réseau de l’entreprise en Afrique de l’Ouest (REAO-Mali) rapporte qu'en moyenne le taux déperdition de la dette est de 40% pour le continent et le Mali fait partie des champions avec 49% de taux de déperdition. Ainsi le pays rembourse la dette avec les intérêts alors même que la moitié se retrouve dans quelques poches.</strong>

Il m'a été donné de visionner une vidéo sur deux comédiens maliens jouant et caricaturant de façon grinçante et comique deux des principales plaies du Mali : la corruption et la délinquance financière.

Au-delà de l'effet comique qui prête à sourire, les deux comédiens mettent en scène une tragédie civilisationnelle rappelant cette phrase d'Aimé Césaire : <strong>"une civilisation qui s'avère incapable de résoudre les problèmes que suscite son fonctionnement est une civilisation décadente"</strong>. Certes il s'exprimait contre le colonialisme. Mais le Mali se retrouve dans cette même configuration avec la corruption qui devient son Hydre de Lerne, cet animal légendaire à têtes multiples de la mythologie grecque. La délinquance financière et la corruption se renforcent comme si le fait de les dénoncer potentialise leur pouvoir. Elles se régénèrent sans cesse au nez et à la barbe de ceux, une minorité, qui essayent de lutter contre. Plus aucun secteur de la vie du pays n'est épargné. Ibrahim Boubacar Keïta avait fondé son argument de campagne majeur sur la lutte contre ce fléau. Pourtant ses deux mandats ont ouvert un boulevard à ce clan mafieux avec son fils comme commandant de bord.

Dans son rapport sur la soutenabilité de la dette africaine en 2020 le Réseau de l’entreprise en

Afrique de l’Ouest (REAO-Mali) rapporte qu'en moyenne le taux déperdition de la dette est de 40% pour le continent et le Mali fait partie des champions avec 49% de taux de déperdition. Ainsi le pays rembourse la dette avec les intérêts alors même que la moitié se retrouve dans quelques poches.

Parfois même, des chantiers sont lancés pour avoir l'opportunité des détourner les fonds publics ou les prêts accordés au pays en vue de la réalisation des travaux.

Ces requins ont formé un véritable réseau occulte au sein de l'administration. Ils se cooptent et se protègent, toujours prompts à ourdir des complots pour faire tomber ceux qui essaient de remettre les choses à l'endroit. Dans certaines affaires sulfureuses, des innocents se sont retrouvés en prison alors que les vrais coupables étaient protégés.

Alors le CNT a du pain sur la planche. Souvent le ver est dans le fruit, ceux qui doivent éradiquer le phénomène en sont les principaux animateurs.

<strong>Il est temps que la population s'implique dans la lutte parce qu'elle est la principale victime. Il est bien possible de créer des comités de vigilance à l'exemple de nos amis et frères Burkinabè</strong>. Il ne s'agit de sombrer dans une délation où les gens se dénoncent pour régler d'autres comptes. Mais de mettre en place de véritables comités qui recensent les cas circonstanciés de corruptions, extorsions de fonds, abus de pouvoir. Ces comités peuvent être mis en place par secteurs d'activités, quartiers,

villages, avec des spécialistes ou personnes reconnues pour leur intégrité.

Un professeur d'anthropologie de l'université de Bordeaux d'origine Burkinabé m'a longuement entretenu de l'expérience du Burkina Faso en la matière avec la loi N°004-2015/CNT portant prévention et répression de la corruption au Burkina Faso. La loi est reprise dans de petits fascicules vendus à 500 Francs CFA par le réseau national de lutte anti-corruption.

La politique ayant été vidée de son sens noble pour devenir un moyen de s'enrichir, il devient illusoire de laisser aux seuls politiciens, quand bien même il y en aurait de sérieux, le champ libre pour ce combat. Le mal est si profondément ancré que les hommes politiques honnêtes ont besoin de l'apport du peuple pour mener une lutte efficiente.

La problématique devient encore plus complexe lorsque les organes de contrôle et de répression sont eux-mêmes vérolés. Le changement doit s'amorcer à ces niveaux en priorité. Et il suffira de quelques exemples pour mettre un terme à la récréation pour ces êtres indélicats.

Le peuple doit prendre son destin en main. Comme le disait George Orwell: " Un peuple qui élit des corrompus, renégats, des imposteurs, des voleurs et des traîtres n'est pas victime ! Il est complice."

<strong>Yamadou Traoré</strong>

<strong>Analyste politique</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Lutte contre la corruption et l’impunité :  La  plate&#45;forme kenkanko lancée</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/lutte-contre-la-corruption-et-limpunite-la-plate-forme-kenkanko-lancee-2914971.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/lutte-contre-la-corruption-et-limpunite-la-plate-forme-kenkanko-lancee-2914971.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 03 Feb 2021 11:09:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Hier, la plate-forme de lutte contre la corruption et l'impunité "Kenekanko" a connu son lancement à Bamako. Une initiative du Groupe Tuwindi, Amnesty international Mali et Free Press Unlimted, financé par l'Union européenne à travers le projet "Observatoire citoyen contre l'impunité et pour la recevabilité" Occipre. La conférence de lancement a été animée par le PDG du Tuwindi, Tidiani Togola, Ramata Guissé de l'Amnesty international et son Excellence Bart Ouvry, ambassadeur de l'Union européenne au Mali.

« Kenekanko » est une plate-forme virtuelle accessible via l'Internet où désormais les gens pourront dénoncer des pratiques et des cas de crimes économiques  (corruption) et de crimes contre l'humanité.

<em>« Souvent des choses se passent devant nous des cas de corruption ou de violence des droits humains et Kenekanko serait un moyen simple et rapide »</em>, a expliqué Tidiani Togola de Tuwindi. Dans ses explications, il suffit tout simplement d'aller sur internet, sur la plateforme « Kenekanko » et de dénoncer l'acte qui viole les droits humains ou de corruption. À partir de ces dénonciations, des journalistes d'investigation vont pousser les recherches pour publication. Le site s’appelle Kenekanko.com, le dénonciateur est sécurisé et protégé et peut rester dans l'anonymat. La plate-forme est accessible partout au Mali et à l'extérieur. <em>« </em><em>Le changement ne serait pas seulement national, mais avec des pressions à tous les niveaux</em><em> »</em>, estime-t-il.  Après dénonciation, Kenkanko composé d'une dizaine de journalistes qui recueilleront les informations pour des fins d'investigation avant de publier des articles dans leurs différents journaux.

Pour la représentante d’Amnesty international, Ramata Guissé, cette plateforme est justifiée par l'accroissement des crimes contre l'humanité avec les conflits que le pays a connus. Elle permettra au Mali de faire un pan dans la lutte contre la corruption par la réduction de l'impunité, espère Ramata Guissé.

L'ambassadeur de l'Union européenne, principal bailleur de fonds de ladite plateforme s'est montré optimiste quant à la réussite de la mission de Kenekanko. <em>« </em><em>Les journalistes, les Maliens comptent sur vous »</em>, a-t-il lancé pour inviter les hommes de médias à mettre tout en exergue pour cette mission. Recueillir les différentes alertes qui seront faites sur la plateforme. À l'en croire,  le monde partage certaines valeurs démocratiques dont la bonne gouvernance qui a pour fondement la lutte contre la corruption et l'impunité. <em>« </em><em>La bonne gouvernance est une garantie de développement économique et social »</em>, a t il précisé avant de souhaiter bon vent à Kenekanko.

Une démonstration d'alerte a été faite par l'expert Tuwindi Laya Guindo. Il s'agit d'aller sur le site Kenkanko.com. Cliquer sur "Lancer une alerte". De suivre la procédure pour alerter sur une pratique ou un cas de corruption ou de violation de droits humains en toute sécurité. <em>« Moi je pense que Kenekanko aurait dû venir plutôt »</em>, a reconnu Fousseni Togola Dirpub du Journal Phileingora.org pour remercier le consortium qui a mis en place l'initiative Kenekanko.

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<strong>Koureichy Cissé</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Lutte contre la corruption au Mali :  Les têtes tardent à tomber</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/lutte-contre-la-corruption-au-mali-les-tetes-tardent-a-tomber-2-2914978.html</link>
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<pubDate>Wed, 03 Feb 2021 10:29:21 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Engagé dans une lutte encourageante contre la corruption, le président de la transition malienne, le colonel Bah N’Daw, n’a pourtant jusque-là pas convaincu la majorité de ses compatriotes de la sincérité de son combat</strong>. <strong>Et pour cause, aussi bien le timing de la lutte que les cibles choisies laissent à désirer. Ils font croire que cette lutte, au lieu d’être une mission républicaine de salubrité, prend le visage d’une campagne de répression et d’intimidation des pourfendeurs de sa politique.</strong>

L’un des grands chantiers sur lequel les Maliens attendent leur président de la transition est celui de la lutte contre la corruption. Car, si beaucoup d’entres eux lui accordent, aujourd’hui, leur confiance, c’est en grande partie à cause de son discours d’investiture sur la lutte impitoyable contre la corruption. Dans son discours d’investiture,  Bah N’Daw a déclaré solennellement que « <em>la lutte contre la corruption est un combat de tous les jours </em>».

Mais une fois aux affaires, sa détermination affichée pendant son investiture s’est progressivement émoussée. Ce qui était naguère une priorité a commencé à devenir le dernier des soucis. Le président de la transition a mis le coude sur les nombreux rapports d’audits élaborés sur la gestion de plusieurs sociétés d’État et dans certains ministères. Cette attitude est venue aggraver les premiers soupçons qui font dire à certains que le président Bah N’Daw a décidé de protéger les prévaricateurs, au lieu de les livrer à la justice. Il suffit de voir certaines nominations pour s’en convaincre. D’autres attitudes peu rassurantes ont suivi. Il s’agit du retour en force des conflits d’intérêt et des marchés de gré à gré sous cette transition. Au CNT, le pouvoir semble s’accoquiné avec des membres corrompus pour constituer une majorité. Depuis la mise en place du CNT, rien n’a bougé sur le terrain de la lutte contre la corruption. Le Bureau du Vérificateur Général (BVG) et l’Office Central de Lutte contre l’Enrichissement Illicite (OCLEI) ont produits des rapports d’audit et ont dénoncé des cas de corruption et de mal gouvernance. Mais toujours est-il que les maliens attendent de voir, sous cette transition, les premières actions de lutte contre la corruption… contre des personnalités publiques impliquées dans divers dossiers de malversations financières.

<strong>Lutte-spectacle</strong>

En dépit de la promesse de Bah N’Daw, lors de son investiture pour démontrer le caractère impartial et sincère de la lutte contre la corruption, bon nombre de Maliens ont du mal à y croire. Jusque-là pas d’interpellation. Rien que la promotion de bandits à col blanc.

À l’analyse, la lutte contre la corruption sous la transition, est un slogan creux et suscite de nombreuses polémiques au regard de la lenteur dans le processus, ouvrant ainsi le débat sur l’engagement et la bonne foi du président de la transition à traduire les ‘<em>’vrais coupables’’</em> devant la justice.

Plusieurs dossiers sont en instruction dans le cadre de la lutte contre la corruption au Mali. Le Pôle économique est très occupé ces jours-ci, s’affairant à vider les dossiers de malversations financières. Une centaine de dossiers à traiter, qui devraient s’enchaîner les uns après les autres selon une source proche de cette juridiction. Généralement, ils sont soldés par l’audition, la garde à vue et la mise sous mandat de dépôt des ‘’fretins’’ mis en cause.

Les vrais auteurs des crimes économiques devraient rendre gorge selon le degré de leur implication dans les faits de malversation. Mais par quelle alchimie échappent-ils aux mailles des filets de la lutte contre la corruption sous cette transition ? Qu’est ce qui explique le fait que le président de la transition fasse l’impasse sur leur cas, et que l’opération soit plutôt au point mort et que la culpabilité reste difficile à prouver. Il paraît évident que la lutte contre la corruption sous la transition au Mali prend une allure de bluff… Suscitant des doutes dans les esprits des citoyens avertis.

En attendant, la détermination du président Bah N’Daw  de lutter contre la corruption est remise en cause, car les plus gros coupables de détournement massifs du denier public demeurent dans l’entourage immédiat du régime de la transition.

<strong>Jean Pierre James</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Transition et lutte contre la corruption :  Les autorités ont&#45;elles fait bouger les choses ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/transition-et-lutte-contre-la-corruption-les-autorites-ont-elles-fait-bouger-les-choses-2914524.html</link>
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<pubDate>Mon, 01 Feb 2021 01:24:46 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Si la gouvernance IBK avait été décriée pour les nombreuses affaires de détournements de fonds et de corruption, qui avaient terni son image, le pouvoir de Transition se doit de donner un coup d’accélérateur en freinant l’hydre de la mauvaise gouvernance.</em></strong>

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<em><strong>maliweb.net</strong></em> - Lors de son investiture, le président de la Transition, Bah N’Daw, avait assuré que le Mali sera dorénavant en tolérance zéro contre la corruption. L’on avait alors écarquillé les yeux pour voir des cadres administratifs indélicats jetés en prison à la pelle. Cela n’a pas été le cas, si ce n’est quelques menus fretins, qui ont eu maille à pâtir avec la machine judiciaire. Aucun dossier judiciaire de taille ayant défrayé la chronique sous IBK n’a été (r)ouvert. N’y a-t-il pas lieu de fouiller dans les poubelles de la gouvernance IBK durant laquelle l’année 2014 avait décrété celle de la lutte contre la corruption et c’est durant cette année que plusieurs affaires avaient défrayé la chronique dans les journaux ?

En effet, plusieurs citoyens se posent des questions sur les tenants et les aboutissants de l’affaire de l’avion présidentiel, qui avait mis en émoi la République durant plusieurs mois. Quel est le prix réel de cet avion ? Quelles sont les conditions de passation de ce sulfureux marché ? Quels ont été les principaux intervenants et avec quel niveau de responsabilité ? Quid des noms des ministres et hauts responsables de l’Etat mouillés dans ce dossier qui avait valu des sanctions momentanées du FMI ? Le Pôle économique et financier de Bamako ne doit-il pas investiguer dans ce sens ?

En outre, les autorités de la Transition ne devraient-elles pas jeter un regard examinateur vers les affaires des équipements militaires qui avaient aussi suscité des soupçons en son temps ? Le vice-président de la Transition, le Colonel- Major Assimi Goïta ne doit-il pas inscrire dans son agenda de secouer la poussière de dossier qui ait pu porter préjudices aux conditions opérationnelles de nos FAMA ? Quid des affaires des 1000 tracteurs, des  engrais frelatés ? Pourquoi aucune évolution n’a été enregistrée dans ces dossiers où, visiblement l’argent public a fait l’objet d’une gestion calamiteuse.

Par ailleurs, les experts assurent que la lutte contre la corruption doit privilégier une approche pédagogique, donc de prévention. Mais, les autorités de la Transition ont-elles pris des mesures préventives pour dissuader les velléités de détournements et de mauvaise gestion des fonds publics ? Bah N’Daw a-t-il pensé à des améliorations législatives et/ou réglementaires au dispositif de lutte contre l’enrichissement illicite ? Comment le gouvernement Moctar Ouane améliore-t-il la gestion des finances publiques ? Qu’est-ce qui est fait avec les procédures de passation et gestion des marchés publics pour ne plus laisser des marges de manœuvre  malsaines à des cadres administratifs véreux ? Rien ou presque.

Ce qui est sûr, c’est que le constat est fait selon lequel les autorités de la Transition n’ont rien jusqu’à présent sur le terrain de la lutte contre la corruption. Elles risquent de ne rien faire dans ce domaine, tant les priorités sont multiples et absorbantes.

<strong>Boubou SIDIBE/Maliweb.net</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Transition et transparence : Malick Diaw, invité à déclarer ses biens</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/transition-et-transparence-malick-diaw-invite-a-declarer-ses-biens-2911195.html</link>
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<pubDate>Sat, 09 Jan 2021 02:30:37 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>A travers une correspondance dont nous avons pu nous procurer une copie, l'Association malienne de lutte contre la corruption et la délinquance financière (AMLCDF) invite le président du Conseil national de transition (CNT), le colonel Malick Diaw, à déclarer ses biens conformément aux dispositions de la Constitution, de la Charte de la transition et de la loi portant prévention et répression de l'enrichissement illicite.</em></strong>

La correspondance rappelle que le mouvement de contestation qui a abouti à la démission de du président IBK avaient redonné l'espoir aux Maliens pour un nouveau Mali basé sur les valeurs de bonne gouvernance. Aussi, l'organisation précise que le discours prononcé par le président de la Transition, Bah N'Daw, à l'occasion de son investiture, a renforcé cet espoir de changement, tant souhaité par les Maliens, caractérisé par le retour d'une justice sociale et la lutte contre l'impunité. Et de poursuivre qu'à l'image de la Transition de 1991 qui avait tout de suite annoncé sa volonté de lutter contre la corruption avec des slogans tels que <strong>"kokadjè"</strong>, les Maliens attendent toujours des actions fortes fondées notamment sur l'exemplarité que le colonel Malick Diaw donnera par ses propres faits et gestes ainsi que ceux des deux questeurs afin que les engagements pris dans la lutte contre la corruption et la délinquance financière soient perceptibles. <em>"La Charte de la transition fait obligation au président du Conseil national de transition de procéder au dépôt public de la déclaration écrite de ses biens, à l'entrée de ses fonctions. L'absence de cette déclaration constitue une violation de la Charte"</em>, commente l'Association.  A en croire la correspondance, cette obligation est d'ailleurs renforcée par la loi portant prévention et répression de l'enrichissement illicite qui fixe la liste des autorités soumises à l'obligation de déclaration des biens, particulièrement le président, les deux questeurs du CNT. Par ailleurs, l'organisation souligne qu'à la différence du CNT, le président, le vice-président, le Premier ministre ainsi que les membres de son gouvernement ont l'obligation de déclarer leurs biens dans un délai de 48 h à compter de leur prestation de serment et avant même leur prise de fonction. <em>"En conséquence, nous vous invitons à vous conformer aux dispositions sus évoquées afin de préserver l'image que le président de la Transition a promis de donner à la Transition à travers le respect strict des lois en vigueur"</em>, souligne la correspondance.   <strong>                               </strong>

<strong> Boubacar Païtao</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Pour mauvaise gestion : Le PDG de l’ACI Mamadou Tiéni Konaté limogé !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/pour-mauvaise-gestion-le-pdg-de-laci-mamadou-tieni-konate-limoge-2909798.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 26 Dec 2020 01:57:37 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Selon des sources généralement bien informées, le PDG de l’Agence de gestion immobilière (ACI) Mamadou Tiéni Konaté a été limogé la semaine dernière  lors du dernier conseil des ministres pour mauvaise gestion.

Il faut rappeler que la nomination de M. Konaté à ce poste avait suscité beaucoup d’espoirs pour cette entreprise. Cependant, cet espoir a fait long feu, car aussitôt après sa prise de fonction le nouveau PDG n’a pas pu redresser la barre, alors que c’était l’une des missions essentielles qui lui avait été confiée lorsqu’il a été choisi pour remplacer Cheick Sidiya Sissoko dit Kalifa, nommé en son temps ministre de l’Habitat et de l’Urbanisme.

S’il y a des griefs qui étaient surtout reprochés au désormais PDG de l’ACI, c’était sa gestion "controversée" et "arbitraire" de la structure entraînant un climat délétère dans l’entreprise qui accumulait, selon les mêmes sources, un déficit de plus de 2 milliards F CFA par an.

Il nous revient que beaucoup de services d’inspection avaient aussi déménagé dans l’enceinte de l’ACI pour fouiller la gestion du PDG, apparemment ce sont les rapports de ces services qui ont eu raison de sa ténacité.

<strong>Kassoum Théra</strong>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Lutte contre l’enrichissement illicite et la corruption au Mali : Des ambassadeurs au Mali apportent leur soutien à l’Oclei</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/lutte-contre-lenrichissement-illicite-et-la-corruption-au-mali-des-ambassadeurs-au-mali-apportent-leur-soutien-a-loclei-2909823.html</link>
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<pubDate>Sat, 26 Dec 2020 01:32:28 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Dans le cadre de la commémoration de la Journée internationale de lutte contre la corruption (célébrée chaque 9 décembre), des ambassadeurs au Mali (Etats-Unis d’Amérique, Royaume-Uni, Canada, Suède, Espagne, République Tchèque, Belgique, Suisse, Norvège) ont rencontré, le jeudi 10 décembre 2020, le président de l’Office central de lutte contre l’enrichissement illicite (Oclei), Moumouni Guindo, pour témoigner leur soutien à son Office.</em></strong>

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Pour les ambassadeurs de l’Union européenne (Espagne, Suède, la République Tchèque, la Belgique, la Suisse, la Norvège), du Royaume Uni, des Etats-Unis, du Canada, l’Oclei est un partenaire important pour les Missions diplomatiques et les partenaires internationaux du Mali qui considèrent la lutte contre la corruption et la délinquance financière comme une priorité à soutenir. <em>« Nous félicitons le gouvernement de la Transition d’avoir déclaré la lutte contre la corruption comme une de ses priorités. Le mandat de l’Oclei, dans son ensemble, est essentiel pour prévenir et lutter contre ce fléau. En effet, la déclaration de biens par les agents publics est une action essentielle dans le cadre de cette lutte et donne un fort signe de l’engagement de la part du gouvernement malien », </em>ont-ils déclaré.

A la sortie de l’entretien, Bart Ouvry (chef de la Délégation de l’Union européenne au Mali) a confié que la visite des ambassadeurs de l’Union européenne, du Canada et des Etats-Unis d’Amérique à l’Oclei avait pour objectif de témoigner leur appui à l’Office et d’échanger sur la situation actuelle relative au travail de l’Oclei dans la prévention et la lutte contre l’enrichissement illicite au Mali<strong><em>. </em></strong>Selon l’ambassadeur d’Allemagne au Mali, la visite des ambassadeurs à l’Office central de lutte contre l’enrichissement illicite (Oclei) joue un rôle important dans la lutte contre l’enrichissement illite et la corruption qui est <em>« pertinent dans la coopération des pays de l’Union européenne, des bailleurs de fonds avec le Mali ».</em> L’ambassadeur de Danemark au Mali trouve qu’il est important pour le Mali que l’Oclei fonctionne à 100 % pour être plus efficace dans la lutte contre l’enrichissement illite et la corruption au Mali.

L’ambassadeur de la France a réitéré tout le soutien de son pays à l’Oclei qui a fait la preuve de son efficacité dans la lutte contre l’enrichissement illite et la corruption au Mali. <em>« Nous avons noté l’engagement très ferme des nouvelles autorités maliennes à lutter contre la corruption et l’enrichissement illicite. Dans le cadre de ce dispositif voulu, l’Oclei est l’instrument privilégié pour mettre en œuvre cet engagement des autorités maliennes. Je réitère le soutien ferme de mon pays dans l’atteinte de cet objectif »,</em> a-t-il dit.

<strong>Les missions de l’Oclei</strong>

Rappelons que l’Office central de lutte contre l’enrichissement illicite a pour mission de mettre en œuvre l’ensemble des mesures de prévention, de contrôle et de lutte envisagées au plan national, sous régional, régional et international contre l’enrichissement illicite.
A ce titre, il est chargé, entre autres, d’assurer, dans le respect des compétences propres à chacune des structures concernées, une coopération efficace et la concertation des autorités nationales, directement ou indirectement concernées par la lutte contre l’enrichissement illicite ; de prendre communication des déclarations de biens aux fins d’exploitation; de recevoir également toutes autres informations utiles nécessaires à l’accomplissement de sa mission, notamment celles communiquées par les organes de contrôle et d’inspection ainsi que les officiers de police judiciaire; de demander aux assujettis ainsi qu’à toute autre personne physique ou morale, la communication des informations détenues par eux et susceptibles d’enrichir les éléments justifiant la saisine des autorités judiciaires compétentes ; d’effectuer ou de faire effectuer des études périodiques sur l’évolution des techniques utilisées aux fins d’enrichissement illicite.

S’y ajoutent d’autres missions aussi importantes : centraliser les informations nécessaires à la détection et à la prévention des faits d’enrichissement illicite ; animer et coordonner, en tant que de besoin, aux niveaux national et international, les moyens d’investigations dont disposent les administrations ou services pour la recherche des infractions induisant des obligations de déclaration ; émettre un avis sur la mise en œuvre de la politique de l’Etat en matière de lutte contre l’enrichissement illicite et de proposer toutes réformes nécessaires au renforcement de l’efficacité de la lutte contre l’enrichissement illicite ; susciter et promouvoir au sein des institutions et des organismes publics et parapublics des mécanismes destinés à prévenir, détecter et faire réprimer l’enrichissement illicite ; évaluer périodiquement l’impact des stratégies et performances atteintes ; recommander toutes réformes, législative, réglementaire ou administrative, tendant à promouvoir la bonne gouvernance, y compris dans les transactions commerciales internationales ; recevoir les réclamations, dénonciations et plaintes des personnes physiques ou morales se rapportant à des faits d’enrichissement illicite.

L’Office central de lutte contre l’enrichissement illicite peut, sur la base d’informations graves, concordantes et fiables en sa possession, saisir le Procureur du Pôle économique et financier compétent.

<strong>Siaka DOUMBIA</strong>

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</item>

<item>
<title>OCLEI : Ceux qui doivent bientôt répondre au procureur</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/oclei-ceux-qui-doivent-bientot-repondre-au-procureur-2909531.html</link>
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<pubDate>Wed, 23 Dec 2020 02:13:27 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Un an après la publication de son premier rapport, l’Oclei est plus que jamais décidé à traquer la délinquance financière. Une cinquantaine d’anciens ministres, de hauts cadres et de maires sont dans l’antichambre de la justice.</em></strong>

<strong><em> </em></strong>Dans un communiqué publié le jeudi 17 décembre 2020 et signé de son président Moumouni Guindo, l’Office central de lutte contre l’enrichissement illicite (l’Oclei) informe l’opinion publique de la transmission au Procureur du Pôle économique et financier, de deux dossiers de présomption d’enrichissements illicite concernant un ex-ministre et un ancien maire. L’information qui se limite-là ne donne aucune autre précision sur l’identité des présumés mis en cause.

Depuis lors les supputations vont bon train. Des noms sont mis sur des visages avec des informations plus ou moins vraies, souvent avec une forte dose de règlements de comptes.

L’Office s’est emmuré dans un silence de tombe. Depuis la diffusion de son communiqué, tous sont aux abonnés absents. Il est vrai que la loi l’astreint à une certaine confidentialité, à rendre nulle sa procédure en cas de fuite de sa part et à ne communiquer qu’au procureur, mais, à partir du moment où il a produit un communiqué…

Selon une source autorisée, <em>"seul le président de l’Oclei, le Procureur du Pôle économique, le juge d’instruction, les mis en en cause, leurs avocats ou entourages peuvent dire avec exactitude qu’il s’agit de telles personnes"</em>. Puisqu’il y a une pile de dossiers de ce genre en cours de traitement, le travail se passe de telle manière que le président qui signe en dernier ressort le dossier à transmettre à la justice, est le seul à savoir sur lequel il a apposé sa signature parmi le lot reçu. Etant aussi professionnel du droit, un magistrat rompu à la tâche, il ne va pas s’amuser à divulguer quoi que ce soit à ce niveau.

<strong>Néanmoins, les antennes de Mali-Tribune</strong>

Néanmoins, les antennes de Mali-Tribune ont capté qu’il y a à ce jour plus de 50 dossiers de cas d’enrichissements illicites qui attendent d’être déposés sur la table du procureur anticorruption. Ces dossiers impliquent d’anciens ministres, directeurs généraux, présidents de conseils d’administrations (PCA) et maires. A ce niveau, notre source dit comprendre toute <em>"l’inimitié dont l’Oclei est l’objet de certains cadres de l’administration publique, à travers l’UNTM qui demande dans son dernier mot d’ordre de grève, sa suppression pure et simple"</em>.

Au nom de la commission paritaire, l’UNTM étant la plus grande centrale syndicale du pays est membre des conseils d’administration des services publics comme l’INPS, l’ANPE, Canam, entre autres. La présidence de ces conseils est assurée de manière rotative avec le Conseil national du patronat du Mali (CNPM). Le DG et le PCA étant dans le même bateau, une solidarité agissante s’impose pour la traversée de la mer.

Ceci explique donc cela.

&nbsp;

<strong>Abdrahamane Dicko</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Lutte contre la corruption : Le Consortium RLD/AFD plaide pour son inscription au curriculum de l’éducation</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/lutte-contre-la-corruption-le-consortium-rld-afd-plaide-pour-son-inscription-au-curriculum-de-leducation-2908807.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/lutte-contre-la-corruption-le-consortium-rld-afd-plaide-pour-son-inscription-au-curriculum-de-leducation-2908807.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 16 Dec 2020 09:50:44 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La semaine nationale de la lutte contre la corruption et l’enrichissement illicite au Mali en cours a été mis à profit  par le consortium RLD/AFA pour exhorter les populations à un changement de comportement  face au phénomène de la corruption qui gangrène notre société.</em></strong>

Le président du dit consortium, Kalifa Diakité, demande une amélioration de la législation  contre ce fléau. Ce, à travers l’adoption d’une politique nationale de lutte contre la corruption et d’une loi protégeant les lanceurs d’alerte.  « Nous intervenons pour que la lutte  contre le corruption soit inscrite dans le curriculum de l’éducation », affirme le doyen Kalifa Diakité, qui  plaide pour un  retour aux valeurs ancestrales  afin de sauvegarder la chose publique. « Un changement de comportement positif est indispensable », insiste le président du consortium RLD/AFAD, qui, auparavant, avait indiqué que «  le fondement de la crise malienne découle de la mauvaise gouvernance »

Intervenant lors de cette  journée de campagne  d’action contre le fléau de la corruption  au Mali, le président de la coalition  des organisations de la société civile   de la lutte contre la corruption , Souleymane Dembélé,  estime que la corruption sape tous les projets de développement. «  C’est pourquoi notre coalition s’engage contre le phénomène et nous invitons le reste de la société à jouer un rôle de veille citoyenne », indique-t-il. Le premier responsable de cette coalition  a indiqué la  semaine nationale de la lutte contre la corruption et l’enrichissement illicite au Mali   pour demander aux autorités maliennes une application  des conventions des Nations-Unies sur la corruption.

Pour sa part, le représentant du ministre de la Justice, Mamadou Yattassaye a félicité la mobilisation de la société civile lors de cette semaine contre la corruption et l’enrichissement illicite. Avant d’annoncer que le gouvernement de la transition a transmis tous les rapports  du vérificateur général  à la justice pour qu’il en fasse usage.

Pour vulgariser  cette campagne, un concours artistique sur la corruption est lancé par l’OSIWA, et qui mettra en compétition  des slameurs, les rappeurs et les peintres.

<strong>Siaka DIAMOUTENE/Maliweb.net</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Lutte contre la délinquance financière : Les actes ne suivent pas les mots</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/lutte-contre-la-delinquance-financiere-les-actes-ne-suivent-pas-les-mots-2908759.html</link>
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<pubDate>Wed, 16 Dec 2020 01:38:13 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Informateur</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Presque deux mois après la remise du rapport au président de la transition, les filets de la justice tardent à attraper d’autres poissons en dehors du seul ambassadeur du Mali au Burkina </em></strong>

L’opinion était en délire. Rarement la quasi-unanimité était faite autour de la volonté de traduire les délinquants à col blanc devant la justice. Le ton employé, le contexte et la promptitude du président de la transition à transmettre intégralement le rapport et dès lundi – on était vendredi – aux hommes de la loi achevaient de convaincre que le vent du changement soufflait sur le Mali. La confirmation est d’ailleurs  venue de l’interpellation de l’ambassadeur du Mali au Burkina Faso, Amadou Soulalé, puis son incarcération à la Maison d’arrêt de Bamako.

« <strong>Je combattrai l’impunité de toutes mes forces »</strong>

Plus rien depuis. Les augures ont scruté le ciel, le citoyen lambda a prêté l’oreille, les observateurs se sont suffisamment nettoyé les yeux, au risque des les crever, rien de nouveau sous le soleil. Pourtant il y a matière à profusion. D’ailleurs, les propos de Bah N’Daw ont continué de résonner dans les esprits. En recevant le rapport du Vérificateur général, il avait textuellement déclaré  « soyez certain alors, monsieur le Vérificateur général, que la situation ne restera pas en l’état ! Car dès lundi, les départements ministériels concernés seront mobilisés pour que les responsables des entités incriminées sachent que la performance n’est pas facultative mais obligatoire. Il n’y a pas d’hésitation possible ; c’est soi le Mali, soit la porte ! Monsieur le Premier ministre, en tant que chef de l’administration publique, la balle est dans votre camp. Et vous savez à quoi vous en tenir ! Je combattrai l’impunité de toutes mes forces. On réussissait parfois, sous le prétexte de l’urgence, à tromper ma vigilance. Et parfois, je serai victime de nos faibles capacités d’investigations.

Mais, chaque fois que la preuve est établie, je corrigerai l’erreur et la sanction tombera. Personne n’y échappera. Tous ceux qui voudront servir du Mali, au lieu de le servir, le feront à leurs risques et périls. Qu’ils le sachent ! »

Loin de pousser de longues dents carnassières, les irrégularités financières sont épinglées dans trente-une entités vérifiées, notamment les ambassades du Mali – Washington 181,50 millions de F CFA se sont évaporés, Rome 284,15 millions ont été carottés, Abidjan s’est affiché au milieu du tableau sombre avec 166,48 millions,  loin devant Madrid avec 51,05 millions, Ouagadougou a caracolé en tête du classement en pointant 1,84 milliard.

La palme d’or est allée aux sociétés minières. Syama a affiché au compteur des déperditions 227,87 milliards de F CFA contre le nain Loulo et Gounkoto où 60,53 milliards décelés.

Des chiffres qui donnent froid à la colonne vertébrale, donne des vertiges et des sueurs froides. Souffrez de poursuivre le voyage dans la grisaille de la délinquance financière ! Mais nous n’allons pas vous assommer davantage de chiffres. Contentons –nous d’en énumérer quelques uns. D’abord, la Pharmacie populaire du Mali sevrée de 236,41 millions, ensuite  l’Office de radio et télévision du Mali (ORTM) délesté de 4,53 milliards, et enfin l’Office malien de l’habitat où une évasion de 247,95 millions de nos francs épinglées.

<strong>Georges François Traoré</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Yéro Diallo conseiller à  l’OCLEI : « la  corruption est un fléau mondial tout comme la  Covid&#45;19 qui n&amp;apos;épargne aucun secteur de la vie socio&#45;économique et politique »</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/yero-diallo-conseiller-a-loclei-la-corruption-est-un-fleau-mondial-tout-comme-la-covid-19-qui-nepargne-aucun-secteur-de-la-vie-socio-economique-et-politique-2908470.html</link>
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<pubDate>Mon, 14 Dec 2020 10:11:39 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em><strong>Dans le cadre de la célébration de la semaine nationale de lutte contre la corruption, édition 2020, l’Office central de Lutte contre l’Enrichissement illicite (Oclei), en rapport avec ces partenaires a organisé le vendredi 11 décembre dans un hôtel de la place, un atelier de renforcement de capacité des hommes de média sur le thème « la déclaration des biens : fondements et conditions ». C’était sous l’égide de Yéro Diallo, représentant du président de l’OCLEI. </strong></em>

<strong><em>-maliweb.net-</em></strong> La  corruption est un fléau mondial tout comme la  Covid-19 qui n'épargne aucun secteur de la vie socio-économique et politique. C’est du moins ce que pense  Yéro Diallo, conseiller à l’Office central de Lutte contre l’Enrichissement illicite (l’OCLEI) et représentant son président, selon qui la corruption  sape tous les efforts de développement et  tue par les mauvaises réalisations des infrastructures.  « <em>Elle compromet la stabilité socio-économique, politique et sanitaire à travers les grèves, les guerres et les changements de régime </em>», a-t-il ajouté.

Face à cette situation, le  rôle de la presse et autres acteurs est déterminant à travers l'alerte, la veille, les dénonciations, les révélations. « <em>Leurs participations au présent forum permettent d'unir les forces et de renforcer les capacités contre le phénomène </em>», a déclaré Yéro Diallo, qui a indiqué que  l'Oclei à travers les échanges du genre veut encourager  à plus d'engagement et de partenariat pour lutter contre le phénomène.

La communication de Monsieur Dagno a porté sur <em>« la déclaration des biens : fondements et conditions ». </em>Il a indiqué que la Loi portant création de l’Oclei étant son champ d’action à tout agent public. Il s’appuie pour cela sur les dispositions des articles 3 et 9 de la loi n°2014-015 portant prévention et répression de l’enrichissement illicite, qui mentionnent clairement que les élus nationaux (députés), les forces de défense et de sécurité les ministres et les membres de l’OCLEI sont assujettis à la Loi.

Sur la déclaration  des biens, Monsieur Dagno a indiqué que 370 personnes ont fait en 2017, 229 en 2018, 336 en 2019 et seulement 113 en 2020 à la date du 30 novembre. « La faiblesse de la déclaration des biens s’explique par la fronde contre l’Oclei », a-t-il justifié. Il faut dire que l’Union Nationale des Travailleurs du Mali (UNTM) demande l’arrêt des activités de l’Oclei. La centrale historique juge inique la loi portant création la loi n°2014-015 portant prévention et répression de l’enrichissement illicite en ce sens qu’elle ne prenne pas tous les agents de l’Etat en compte.

Pour mémoire, cet atelier d’une journée entre dans le cadre de la journée internationale de lutte contre la Corruption, célébré 9 Décembre. Le Mali, depuis quelques années,  en a fait une presqu'une tradition  et Oclei est à sa 3eme édition.

<strong>Abdrahamane SISSOKO/Maliweb.net </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Lutte contre la corruption : L&amp;apos;Oclei renforce les capacités des magistrats</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/lutte-contre-la-corruption-loclei-renforce-les-capacites-des-magistrats-2908357.html</link>
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<pubDate>Sun, 13 Dec 2020 17:26:56 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Dans le cadre de la célébration de la semaine nationale de lutte contre la corruption, l'Office central de Lutte contre l'Enrichissement illicite (Oclei), en collaboration avec le ministère de la Justice, Garde des Sceaux, a initié un atelier de formation des magistrats. C'était le mercredi 9 décembre à Bamako.</em></strong>

Instituée par le gouvernement du Mali par le décret n°10-624/P-RM du 26 novembre 2010 suite à la déclaration du 9 décembre par l'Assemblée générale de l'Organisation des Nations-unies <em>"Journée Internationale de la Lutte contre la Corruption", </em>la célébration de la semaine nationale de lutte contre la corruption vise à informer l'opinion publique sur les actions entreprises dans le cadre de la lutte contre la corruption, la délinquance économique et financière en République du Mali. Aussi, l'objectif visé est de contribuer par la sensibilisation sur le phénomène en vue de restaurer un climat de confiance entre les pouvoirs publics et les citoyens. Le thème retenu pour l'édition de cette année était <em>"combattre la corruption par des systèmes judiciaires efficaces et efficients".</em>

Ainsi, en vue d'atteindre ces objectifs, l'Oclei, au-delà d'autres pistes de solutions, estime qu'il demeure nécessaire de renforcer la collaboration avec les magistrats pour harmoniser les compréhensions sur les aspects procéduraux dans le traitement judiciaire des dossiers transmis à la justice par l'Oclei. D'où cette formation initiée à l'intention des magistrats des Pôles économiques et financiers de Bamako, de Kayes et de Mopti ainsi que les chefs de juridictions et de parquets de Bamako et de Kati qui ont échangé autour des aspects procéduraux liés à l'application de la loi n°2014-015 du 27 mai 2014 portant prévention et répression de l'enrichissement illicite.

Au-delà de l'idée salvatrice de la formation, le chef de cabinet du ministère de la Justice, Garde des Sceaux s'est surtout réjoui du choix des participants. <em>"Le choix des participants me paraît judicieux pour la simple raison que la lutte contre l'enrichissement illicite met, au-delà de la scène, non seulement les magistrats des Pôles économiques et financiers, mais aussi les chefs de juridictions et de parquets dans leur rôle de sentinelle pour le bon fonctionnement des services qui relèvent de leurs autorités respectives"<strong>, </strong></em>a fait savoir Bakary Coulibaly qui a également mis l'occasion à profit pour rappeler aux acteurs de la justice qu'il leur est attendu un véritable changement de comportement dans le sens de plus d'intégrité, de transparence, de responsabilité et de diligence dans le traitement judiciaire des affaires. Néanmoins, il a salué le président de l'Oclei, Moumini Guindo, pour l'initiative de la formation qu'il a jugée belle.

Avant d'annoncer la clôture de l'atelier, le chef de cabinet du ministère de la Justice, Garde des Sceaux, a, par ailleurs, invité les magistrats à tirer le meilleur profit des échanges qui permettront de parvenir aux réponses appropriées face à l'acuité et la complexité de certaines questions que pose la lutte contre l'enrichissement illicite.

<strong>Alassane Cissouma</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Lutte contre la corruption : Les  ambassadeurs de l’UE  au Mali soutiennent le mandat  de l’OCLEI</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/lutte-contre-la-corruption-les-ambassadeurs-de-lue-au-mali-soutiennent-le-mandat-de-loclei-2908068.html</link>
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<pubDate>Fri, 11 Dec 2020 08:07:32 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[A l’occasion  de la commémoration de la journée mondiale de la lutte contre la corruption,  les  premiers responsables des représentations diplomatiques de l’Union Européenne, le Danemark, la France, l’Allemagne et  des Pays-Bas  se sont entretenus  hier jeudi avec le président de l’Office centrale de lutte contre l’enrichissement illicite, Momini Guindo.

Ces diplomates occidentaux estiment que l’OCLEI  est un partenaire important dans le cadre de la prévention et de la lutte contre l’enrichissement illicite.  « Nous représentons un ensemble de missions diplomatiques et partenaires internationaux qui considèrent la lutte contre la corruption et la délinquance financière comme priorité à soutenir »,  ont indiqué les ambassadeurs européens dans un communiqué commun.   En poursuivant que cette visite  bénéficie du soutien de l’ambassade des Etats Unis, le Royaume  Unis, le Canada, la Suède, la Belgique, la République Tchèque et la Norvège.  Occasion a été indiquée par 4 ambassadeurs pour féliciter le gouvernent de la transition d’avoir déclaré la lutte contre la corruption comme une de ses priorités.

A cet effet, ils ont déclaré que le mandat de l’OCLEI est essentiel dans la prévention du fléau de la corruption, notamment la déclaration de biens des agents de l’Etat. Lequel, selon communiqué, donne un signe  fort de l’engagement   du gouvernement contre le phénomène de la corruption.

<strong>Siaka DIAMOUTENE/Maliweb.net</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Enquête sur la corruption : Place et rôle de la société civile dans la lutte contre la corruption au Mali ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/enquete-sur-la-corruption-quelle-place-et-role-de-la-societe-civile-dans-la-lutte-contre-la-corruption-au-mali-2907846.html</link>
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<pubDate>Wed, 09 Dec 2020 10:42:36 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le 31 octobre 2003, l’assemblée générale de l’ONU  a adopté la convention des Nations Unies contre la corruption. Le 9 décembre a été déclaré journée Internationale de lutte contre la corruption.  </em></strong>

&nbsp;

<strong><em>maliweb.net</em> - </strong>Pour  l’édition de 2020, le thème retenu "<strong><em>Rétablir l’intégrité, adapter la lutte contre la corruption"</em></strong>. Si la corruption est aujourd’hui un mal insidieux dont les effets sont aussi multiples que délétères, elle sape les principes de la Démocratie et de l’Etat de Droit, entraine des Violations des Droits de l’Homme, fausse le jeu des marchés, nuit à la qualité de la vie et crée un terrain propice à la criminalité organisée, au terrorisme et à d’autres phénomènes comme l’énonce le préambule de la Convention de l'Union Africaine, les États Membres sont préoccupés par « les effets négatifs de la corruption et de l'impunité sur la stabilité politique, économique, sociale et culturelle des États africains et ses effets dévastateurs sur le développement économique et social des peuples africains ». A cet égard, il urge la mobilisation de tous pour débarrasser le Mali du fléau de la corruption.

C’est ainsi que nous avons cherché à savoir quelle peut être la  place et le rôle de la société civile dans la lutte contre la corruption au Mali.  Pour le Président de la Coalition des Organisations de la Société Civile pour la Lutte contre la Corruption et la Pauvreté (COSCLCCP), M. Souleymane Dembélé,  la société civile peut être définie comme « <em>un mouvement organisé de citoyens engagés et bénéficiant de la légitimité de représentation, de la population en général et ou d’un groupe social en particulier, assurant à ce titre et dans ce cadre un rôle de proposition et de veille sur la qualité des politiques publiques, la qualité de la gouvernance publique et celle du processus de création et de répartition des ressources dans une formation sociale</em>. <em>La société civile occupe une place déterminante dans le suivi des actions gouvernementales, et fournit des connaissances essentielles pour la conduite des processus décisionnels publics</em> ».

En tant qu’acteur indépendant représentant les intérêts du public, la société civile surveille les actions du gouvernement, des services publics et des entreprises privées. Les organisations de la société civile (OSC) sont idéalement placées pour détecter, enquêter et informer l’opinion publique sur les cas de corruption, tout en agissant comme les porte-paroles de cette opinion publique. La société civile peut également s’associer et soutenir les efforts de prévention de la corruption à travers des campagnes de sensibilisation, en apportant son expertise sur les réformes juridiques et politiques et en appuyant la mise en œuvre des instruments de lutte contre la corruption. Pour que la société civile joue un rôle dans la promotion de l'intégrité et la prévention de la corruption, un environnement propice garantissant la liberté d'association et la liberté d'expression est essentiel. Il existe une corrélation positive entre prise de parole et responsabilité d’une part, et contrôle de la corruption d’autre part. Les organisations de la société civile doivent se doter des ressources et des capacités  nécessaires pour mettre en œuvre leur mandat, nous explique M Souleymane Dembélé.

Par ailleurs, les OSC elles-mêmes doivent respecter les normes de transparence et de responsabilité afin de faire partie de la solution, et non du problème. Les gouvernements, de leur côté, doivent reconnaître le rôle de la société civile dans la lutte contre la corruption, et instaurer des politiques pour lui permettre de participer activement au cycle d'élaboration des politiques. Afin d'impliquer la société civile dans la lutte contre la corruption, les gouvernements doivent agir conformément aux principes spécifiques favorisant une participation effective. Les Principes Directeurs de l’OCDE (Participation des OSC dans l’élaboration des politiques publiques de lutte contre la corruption, la transparence et la responsabilisation de la société civile) pour une élaboration ouverte et inclusive des politiques publiques font office de guide pour une consultation réussie de la société civile.

En tant que représentants de l'intérêt public, les acteurs de la société civile peuvent jouer également un rôle clé dans la prévention et la lutte contre la corruption. Leur rôle peut englober la sensibilisation à la corruption, la recherche et les études, ainsi que les diagnostics sur l'apparition de la corruption en général ou dans des secteurs spécifiques. Ils peuvent se muer en porte-paroles des citoyens, relayer leurs demandes ou recevoir des rapports de mauvaise conduite et de corruption. En tant que surveillant de l'action gouvernementale, la société civile renforce la transparence et évalue la mise en œuvre et la qualité des politiques et des lois, tout en préconisant des changements qui améliorent leur efficacité et leur permet d’être en conformité avec les meilleures pratiques.

Ajoute le président de la  COSCLCCP, M Souleymane Dembélé,  la République du Mali, depuis son indépendance en 1960 jusqu’à nos jours présente des défis de développement politique, économique, social et culturel. Des défis auxquels, les différents régimes successifs ont tenté d’apporter des réponses adéquates afin de répondre aux préoccupations de développement du peuple. A cet effet, la corruption demeure une des grandes préoccupations qui affecte sa croissance et son développement car il ralentit les efforts de développement. Il empêche l’utilisation à bon échéant des ressources destinées à l’amélioration des conditions de vie des populations. Plusieurs rapports montrent l’Etat de gravité du phénomène. Comme exemple, les différents rapports du vérificateur depuis sa mise en place montrent que sur la période 2004 à 2010, le Bureau Vérificateur Général (BVG) a effectué 117 vérifications financières qui ont mis en lumière plus de 383 milliards de FCFA de manque à gagner pour le Trésor Public et les entités vérifiées. En 2011, 10,10 milliards de F CFA et en 2015, des déperditions financières qui se chiffrent à 70,10 milliards de FCFA dont 32,67 milliards de FCFA en fraude et 37,43 milliards de FCFA en mauvaise gestion. Ces montants détournés constituent des manques à gagner qui peuvent améliorer les conditions de vie des populations en termes d’accès à l’eau, de santé, d’éducation à travers l’accès des populations aux infrastructures scolaires, de construction de routes et d’autres. Face à un tel problème, le Mali a pris de nombreux engagements internationaux en matière de lutte contre la corruption, la transparence et la participation citoyenne dans la gestion des affaires publiques. En 2008, il a été organisé les Etats Généraux sur la corruption assortis d’un plan d’action actualisé sur la période 2014-2018. De plus, l’année 2014 a été proclamée comme une année de lutte contre la corruption pour traduire l’engagement de l’Etat dans la lutte contre la corruption au Mali.

Cependant, malgré tous ces efforts le problème demeure, mais les engagements pris par le Mali sont des étapes décisives qui ont mis la problématique au cœur de l’action publique. La corruption est préjudiciable au développement économique, politique et social. Elle fausse la concurrence sur le marché, affaiblit la productivité et empêche finalement une croissance économique durable. La corruption touche aussi bien les pays riches et développés que les pays pauvres et en développement, quoique sous des formes différentes et avec une ampleur variable. La corruption frappe sans aucune commune mesure les pauvres et entrave les efforts visant à atteindre les ODD. La situation est d’autant plus sérieuse en Afrique de l’Ouest et du Centre où les problèmes de corruption sont aggravés par des institutions étatiques fragiles incapables de déceler et poursuivre les faits de corruption.

Aussi, à l’instar de nombreux pays en développement, les lois anti-corruption en vigueur et les institutions de lutte contre la corruption en place dans la plupart des pays de l’Afrique de l’Ouest et du Centre manquent de capacités financières, techniques et institutionnelles, ce qui se traduit par un décalage entre le discours des gouvernements contre la corruption et les réalités auxquelles font face les populations. Cette situation est imputable à plusieurs acteurs d’abord à l’interne (États, organisations de la société civile, citoyens, secteur privé), ensuite externe (bailleurs de fonds, organisations régionales d’intégration) qui n’arrivent pas assumer leur rôle et place dans la production, surveillance, évaluation des dispositifs de lutte contre la corruption souvent mis en place.

En somme, l’amélioration de la bonne gouvernance doit venir de l’intérieur et être appropriée par le pays concerné et ses citoyens. Les organisations de la société civile (OSC) ont donc un rôle clé à jouer (comme mentionné plus loin) : elles doivent participer, légitimer et entériner la politique et l’action gouvernementale. Elles doivent également jouer un rôle de vigile des comportements des régimes, des organismes publics et de la société civile elle-même, tout en collaborant à l’effort national de développement.

<strong>Bokoum Abdoul Momini/Maliweb.net </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Lutte contre la corruption : Qu’est&#45;ce qui fait courir Jeamille Bittar ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/lutte-contre-la-corruption-quest-ce-qui-fait-courir-jeamille-bittar-2906297.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 28 Nov 2020 10:31:58 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Depuis la parution de notre article sur le</em></strong><strong> <em>"tableau des suites judiciaires réservées aux dénonciations faites par le Vérificateur général de 2013 à nos jours", Jeamille Bittar est sur tous les canaux de communication pour se justifier et se revendiquer du M5-RFP dont la vocation est selon lui, la lutte contre la corruption. Et pourtant, le rapport du Végal le concernant est bien au Pôle économique.</em></strong>

Jeamille Bittar qui connaît l’adresse de Mali Tribune, s’est adonné à une débauche d’énergie, à travers des plateaux de TV, radios FM, des réseaux sociaux pour démentir nos informations relatives à une enquête le concernant au Pôle économique, sur sa gestion de la Chambre de Commerce et d<strong>’</strong>Industrie du Mali (Ccim). Une gestion épinglée par le rapport du Végal sur l’exercice 2007-2009 où il était encore le président de cette institution consulaire. Depuis la publication de cette information, Bittar fait feu de tout bois. Cette gestion sur la période 2006-2012 comme tant d’autres structures, se trouve aujourd’hui au Pôle économique et financier.

Le rapport 2009 du Végal, avait incriminé la gestion financière de la Ccim, jugée frauduleuse sur les exercices 2007, 2008, 2009, avec un manque à gagner de 1 315 100 850 F CFA. Un rapport transmis à l’époque au Pôle économique et financier, par la Cellule de Contrôle des Structures de l’Administration (Casca).

C’est ainsi que M. Bittar a été entendu en janvier 2010 par le procureur anticorruption d’alors, Sombé Théra. Très proche du régime ATT, (il avait été à la tête des gens qui ont offert un lingot d’or à ATT qui a envoyé ce lingot au musée national), le président de la Ccim et du Conseil économique et social (CESC) s’en est sorti indemne sans que son dossier ne soit classé sans suite. Sa chance a été que le président ATT qui a créé cette structure de lutte contre la corruption (BVG), a dit publiquement qu’il ne peut pas humilier des chefs de familles et responsables politiques et administratifs pour lutter contre la corruption. Le même vocable a été d’ailleurs utilisé par son successeur, IBK et beaucoup de rapports de contrôles de la Casca et du Végal sont restés entassés à la justice.

Jeamille Bittar qui ne voit que complot et adversité partout est allé jusqu’à affirmer à l’époque, que ledit rapport est <em>"contre sa personne surtout son ascension politique"</em>, lui qui se voyait succéder à ATT à Koulouba. Malgré tout ce qui lui est reproché dans ce rapport, il se dit blanc comme neige.

"Bittar Trans" et "Bittar Impression" (ses deux sociétés) qui roulaient sur l’or (sous ATT) étant sur cale, il cherche là où l’herbe est encore verte. Il avait d’ailleurs jeté la casquette ATT dès la chute de celui-ci pour atterrir avec armes et bagages au regroupement politique <em>Ensemble pour le Mali (EMP)</em>, sous la bannière de son propre parti, le MC ATT. Après ATT, le voilà s’être mis aux services du RPM, le fin calculateur politique.

Jeamille Bittar l’ingénieux politicien du ventre, va précipitamment abandonner IBK et l’EMP en sentant le navire du régime prendre de l’eau. Sa lettre pour se remettre dans les bonnes grâces de la famille d’ATT et pour tenter de se faire voir en opposant à fait sourire ou pleurer dans les salons de Bamako.

Sa dernière destination en date semble être, en bon ouvrier de la 25è heure, le M5-RFP. Et pourtant, il y a peu, juste avant la chute du régime, il était allé jusqu’à se fendre d’un démenti quand il avait été annoncé et aperçu dans une rencontre du M5-FRP. Pour nous démentir à propos du rapport du Végal qui atterri sur la table de Mamoudou Kassogué, le procureur anticorruption, M. Bittar signe un communiqué avec le nom M5-RFP affirmant que <em>"la raison d’être de ce mouvement, est de lutter contre ces pratiques mafieuses, d’où sa présence en son sein"</em>. Don’t act.

Le rapport 2009 du Végal est parti à l’époque à la suite d’une dénonciation anonyme faisant état d’attribution d’indemnités illégales de fonctions et de frais de téléphones. Le montant incriminé au titre des indemnités illégales est de 143 millions de F CFA en 2008 dont 50 millions pour le président de la Ccim, 40 millions de F CFA pour les 9 présidents des délégations régionales et 21 millions pour des membres du bureau consulaire. Pour les indemnités de frais de téléphone injustifiées, le montant en cause est de 37,85 millions de F CFA.

Les vérificateurs ont également dénoncé des passations de marchés d’impressions avec sa propre société, Bittar Impression (qualifiée de conflits d’intérêts) d’un montant de 3,35 millions et avec Euro Décor pour 1,21 million.

Beaucoup d’autres irrégularités figurent dans ledit rapport. Il s’agit de l’achat d’immeubles par la Ccim, sans titre de propriété ni pièces justificatives d’un montant de 292,44 millions de F CFA. Le versement de 277,44 millions pour l’acquisition d’un immeuble à Kidal pour recevoir le siège de la délégation de la Ccim dans cette ville. Un bâtiment appartenant au même président de la délégation régionale, vendu sans acte de vente ni titre de propriété et dont le montant totalement payé a été comptabilisé en charge et non en immobilisation. Ce ne sont là que des morceaux choisis de ce fameux rapport.

On espère revoir Bittar sur les plateaux pour mieux expliciter ce feuilleton qui ne fait que commencer.

<strong>Abdrahamane Dicko</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Lutte contre la corruption :  139 dossiers de plus de 73 milliards au Pôle économique</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/lutte-contre-la-corruption-139-dossiers-de-plus-de-73-milliards-au-pole-economique-2905629.html</link>
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<pubDate>Tue, 24 Nov 2020 14:05:20 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le Procureur anti-corruption a décidé de donner suite aux rapports du Vérificateur général qui lui ont été remis à partir de 2013. Les montants incriminés cumulés sont de 73 112 021 334 F CFA et concernent 139 rapports de vérifications de 2006 à 2019 dont celui de Jeamille Bittar, lorsqu’il était le président de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Mali (Ccim).</em></strong>

<strong><em> </em></strong>L’ensemble des dossiers imputés à la justice est répertorié dans un tableau intitulé : <em>"</em><em>tableau des suites judiciaires réservées aux dénonciations faites par le Vérificateur général de 2013 à nos jours</em><em>"</em>. Dans ce tableau, figurent des rapports de vérifications bien antérieurs à 2013. C’est ainsi qu’on peut y retrouver ceux qui remontent à 2006 jusqu’en 2019. Il y en a au total 139 dossiers bien ficelés, qui se trouvent aujourd’hui sur la table de Mamoudou Kassogué, le Procureur de la République près le tribunal de grande instance de la Commune III en charge du Pôle économique et financier de Bamako.

Comme nous l’avions écrit dans notre parution N°159 du vendredi 20 novembre 2020, les enquêtes n’ont pas encore commencé pour certaines affaires qui ont été confiées à la Brigade économique et financière (pour entendre les présumés auteurs), comme celle concernant la Chambre de Commerce et d’industrie du Mali (Ccim), sous la présidence de Jeamille Bittar (la période de vérification concernée est de 2006-2012 pour 100 191 868 F CFA), tandis que d’autres sont en cours d’informations judiciaires, certaines sont jugées ou classées sans suite ou encore ont fait l’objet de règlement financier après inculpation.

Figurent dans ce tableau de récapitulation du ministère de la Justice Garde des Sceaux, par exemple, des rapports de vérifications de l’ambassade du Mali au Burkina Faso (dont l’ambassadeur Amadou Soulalé a été écroué en début novembre 2020), l’ambassade de l’Egypte (2016-2017), de la Côte d’Ivoire (2015-2018), des aéroports du Mali (ADM, 2015-2017), du Programme de vérification des importations (PVI) du Conseil national du patronat du Mali (CNPM 2007-2013), il y a un autre dossier des aéroports du Mali (ADM 2010-2013), les directions régionales du budget de Koulikoro et de Sikasso, la Chambre de Commerce et d’industrie du Mali (Ccim 2006-2012), l’Ageroute (2016-2019), la direction nationale du Commerce et de la Concurrence (DNCC 2008-2011), les impôts de la Commune I du district (2009-2011), le CHU du Point G (2014-2016), le CHU Gabriel Touré, les universités de Bamako et de Ségou, l’affaire de l’achat d’un aéronef et la fourniture aux forces armées maliennes de matériels d’habillements, de couchage, de campement et d’alimentation (HCCA) ainsi que des véhicules et des pièces de rechange (une autre affaire concernant les matériels d’habillements, de couchage, de campement et d’alimentation -HCC-, des véhicules et pièces de rechanges a été classée sans suite en 2017, la poursuite étant jugée inopportune), l’Opam a deux dossiers (2006-2009 et 2016-2019), la mairie de la Commune II (2017-2018, le maire et un de ses adjoints sont déjà en prison), le gouvernorat du district (2006-2011), le Commissariat à la Sécurité alimentaire, la Somagep (2016 -2019), la Société des mines de Syama (Somisy-Sa), EDM-SA (2012-2015), l’Assistance aéroportuaire du Mali (Asam-Sa), l’AMRTP (2016-2018), l’Apcam (2011-2015), entres autres.

Le montant cumulé en cause aurait pu être trois ou quatre fois plus costaud si des règlements financiers n’étaient pas faits après inculpation depuis sous l’ancien Procureur anti-corruption, Mamadou Bandiougou Diawara. Ce dernier, dans un article que nous avions écrit en août 2019, avaient commencé des recouvrements de ces sommes détournées des caisses de l’Etat. Privilégiant la voie du règlement en amenant ces délinquants financiers à rembourser ce qu’ils ont puisé des caisses de l’Etat, le procureur Diawara avait pu récolter en son temps plus de 5 milliards de F CFA des montants indexés par les différents rapports du Vérificateurs général.

Comme quoi, un mauvais arrangement vaut toujours mieux qu’un bon procès, surtout si la finalité est de renflouer les caisses du trésor public.

<em>Affaire à suivre</em>

<strong>Abdrahamane Dicko</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Bonne gouvernance et lutte contre la corruption :  Comment éloigner le spectre du règlement de compte politique ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/bonne-gouvernance-et-lutte-contre-la-corruption-comment-eloigner-le-spectre-du-reglement-de-compte-politique-2905493.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 24 Nov 2020 01:22:11 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La lutte contre la corruption aura tout son crédit si elle n’inspire aucun soupçon de « deux poids deux mesures ». Elle sera alors applaudie quand nul ne se sentira protégé au détriment d’autres…</em></strong>

-<strong> <em>Maliweb.net</em></strong> - En prenant fonction, le président de la Transition, Bah N’Daw a presque fait le serment de lutter farouchement contre ceux qui se donneront des libertés coupables par rapport aux deniers publics.

L’actualité nationale fait état de dossiers de malversations financières présumées établies par le Bureau du Vérificateur Général déposés devant le juge. Parmi ces dossiers, découlant des rapports de 2013 à maintenant, on cite des noms de gros bonnets politiques, dont d’anciens chefs d’institutions, anciens ministres et anciens ambassadeurs et d’autres en fonction, etc. A titre d’exemple, l’ambassadeur du Mali au Burkina Faso, Amadou Soulalé, non moins président du parti FAMA, Jeamille Bittar, ancien président de la Chambre de commerce et d’industrie et président du parti MC-ATT et d’autres directeurs nationaux seraient concernés par ces indélicatesses financières. Avant ces cas, certains cadres comme l’ancien Directeur général de l’ORTM, non moins ancien ministre de la Communication sous ATT en 2012, l’ancien comptable de l’ORTM, Salif Konaté, le maire de la commune II, Cheick Abba Niaré sont cités devant le juge du Pôle économique pour des cas de détournements présumés de deniers publics.

La poursuite judiciaire de tous ces acteurs donnera certes un signal de la fin de l’impunité, mais il est judicieux que d’autres dossiers d’envergure, ayant récemment marqué les consciences, soient examinés. Sans cela, l’opinion publique aura toujours l’impression que certains présumés coupables ou impliqués dans la mauvaise gestion de nos ressources sont protégées. Par qui ? Par les autorités de la Transition ? Par les plus hautes autorités du régime déchu d’IBK ? Nul ne saura le dire pour le moment.

En effet, peut-on véritablement sceller la fin de l’impunité en ne débusquant pas judiciairement les  indélicats indûment enrichis dans l’affaire de l’avion présidentiel, de l’affaire des équipements militaires ? Quid du dossier des avions cloués au sol ? Des blindés dits en carton ? Doit-on oublier le dossier des engrais frelatés ? Des 1000 tracteurs ? Des milliards mal gérés de la primature? Quid des malversations des fonds de l’AMRTP, des fonds de l’AGEFAU ?

Voilà autant de sulfureux dossiers pour lesquels, le Malien lambda attend de voir clair, de connaître qui a joué quel rôle et permettre ainsi à l’Etat de récupérer un tant soit peu quelques ressources financières pour faire face à ses besoins urgents surtout au plan sécuritaire.

Il urge que la machine judiciaire fasse diligence pour épingler les plus gros poissons, car c’est d’eux que l’Etat peut récupérer des deniers détournés ou utilisés à des fins privées ? Dans ces dossiers suscités, il n’y a pas de doutes que la justice devra mettre le grappin sur de hauts responsables du pays sous le régime IBK, de 2013 à 2020. Même si c’est par contumace, la justice doit se donner les moyens d’investiguer et rendre des décisions qui seront fortement dissuasives pour de nouvelles velléités boulimiques du genre. Ce n’est qu’à ce seul prix que les autorités de la Transition se donneront le crédit de véritablement nettoyer les écuries d’Augias du pays qui, il faut le souligner, est demeuré la vache laitière de plusieurs hauts cadres de l’Etat.

<strong>Boubou SIDIBE/Maliweb.net</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Iotagate ou la gestion d’un homme et de son clan :  La preuve par cinq de la grande magouille du DG</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/iotagate-ou-la-gestion-dun-homme-et-de-son-clan-la-preuve-par-cinq-de-la-grande-magouille-du-dg-2905384.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 23 Nov 2020 10:03:43 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le Mali, depuis le coup d’Etat du 18 Août 2020, semble amorcer une nouvelle dynamique celle du Mali Koura où les deniers publics doivent être sacrés. En tout cas, c’est l’engagement que les plus hautes autorités de la transition  avaient pris lors de leur prestation de serment le 25 septembre 2020. Ce faisant, toutes les structures de l’Etat doivent être passées à la loupe pour vérifier leurs gestions. L’IOTA, hier fierté du Mali et même de l’Afrique, est aujourd’hui une structure qui ne répond plus aux attentes des patients à cause de la mauvaise gestion d’un homme et de son clan. Les autorités de la transition vont-elles sévir contre cet indélicat Directeur qui gère les ressources d’une structure publique comme son patrimoine personnel ?  </em></strong>

Le pire des crimes pour un responsable c’est de ne pas dire la vérité. Le Directeur  Général de l’IOTA, au cours d’un entretien qu’il nous a accordé dans son bureau avait affirmé qu’il n’avait mis aucune commission depuis qu’il est à la tête de la structure  et qu’il les a trouvé toutes  en place. Cette affirmation est loin de la réalité quand on se réfère à la  décision Numéro 034 MSAS-CHU-IOTA datant du 24 /6 2020 portant  création de <strong>la commission suivi  de prestations AMO, </strong>signée par Seydou Bakayoko, directeur général de l’IOTA<strong>.</strong>

Cette commission étant  l’œuvre du Directeur Général, sa composition a été faite selon son bon vouloir et elle  est composée comme suit : le Président,  six personnes comme membres  et 4 personnes ressources.  La Commission AMO est une structure pérennante qui veille sur les recettes et dont les dividendes sont partagés entre cette petite minorité.

<strong>Il y a la commission des recettes des activités du CHU-IOTA :</strong> elle est également  une commission permanente. Rien qu’en prenant les recettes  pour le premier trimestre 2020  on frôle les CINQ MILLIONS QUATRE CENT VINGT-CINQ MILLES  5 425 000 par mois. Ce montant est  reparti entre seulement quatorze personnes sur un personnel qui fait environ 200. Donc en faisant le calcul du montant irrégulièrement défalqué des recettes de la structure depuis l’arrivée d Directeur Général à la tête, il y a 16 mois,  cela fera un montant colossal pour une structure où tout manque. Imaginez pour la seule commission recette avec plus 86 millions on  pourrait payer au moins  deux appareils scanners, « OCT »  pour le dépistage  de glaucome. Pour rappel, il n’y a qu’un seul scanner pour un besoin énorme au sein de l’IOTA.  Comment peut-on améliorer les conditions des travailleurs de l’IOTA et créer un environnement propice si quatorze personnes se partagent  un montant de plus de 5 000 000, soit plus  de 320 000 par personne. La preuve de ce que nous avançons est l’état de paiement datant du 6 Avril 2020 signé par le Directeur général Seydou Bakayoko.

Que dire de <strong>la commission Pharmacie</strong> où une petite minorité autour du directeur se partage un montant de neuf cent mille Francs  900 000 ? Ce montant est une prime de motivation octroyée à six personnes dont le Directeur lui-même se taille la part du lion alors même qu’il y a des avantages liés à sa fonction. Ces 900 000 F CFA ont été repartis  suivant l’état de paiement datant du 1<sup>er</sup> Avril 2020, sans aucun fondement juridique.

<strong>Une autre Commission budgétivore, appelée commission   Conseil d’Administration, CA</strong>. Cette commission est aussi une autre voie par laquelle le Directeur passe pour dilapider les fonds de l’IOTA. Dans la prochaine sortie, on étalera avec preuves à l’appui, tous les manquements à l’orthodoxie financière à ce niveau également.

<strong>Il y a une autre commission, celle  des marchés.</strong> Constituée des membres de la direction et du syndicat UNTM, cette commission a pour mission d’octroyer des marchés à des non prestataires ou à des prestataires fictifs  avec des montants colossaux et non justifiés. Cette commission est une vache laitière  pour  le Directeur et ses laudateurs, qui  se partagent régulièrement  les butins. Un seul exemple suffit : le marché de laverie pressing de l’IOTA est surfacturé à des millions à un prestataire fictif.

Pourquoi tant de dilapidation de la part du Directeur général, qui en plus indemnités complémentaires de responsabilités de 167 250, a d’autres indemnités et primes, mais malgré cela la gestion de l’IOTA laisse à désirer.

A supposer même qu’il ait trouvé ces différentes commissions en place, pourquoi ne pas les supprimer car budgétivores et non rentables pour la structure. Il aurait dû mettre fin à ces commissions qui  ne concernent  qu’une petite minorité au détriment de la grande majorité. Les recettes de l’IOTA sont suffisantes pour réunir  toutes les conditions de travail et pour créer un environnement propice au bon traitement des patients, avec des machines modernes et un personnel bien motivé.

En somme,  Mme la Ministre de la santé  est fortement interpellée afin qu’elle diligente une enquête pour vérifier la gestion du Directeur Général et mettre fin à la dilapidation.

<strong>Youssouf Sissoko  </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Épinglé par le rapport du BVG pour &amp;quot;malversations financières, mauvaise gestion, détournements...&amp;quot; L&amp;apos;Ambassadeur Amadou Soulalé en prison pour 1 836 065 838 Fcfa !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/epingle-par-le-rapport-du-bvg-pour-malversations-financieres-mauvaise-gestion-detournements-lambassadeur-amadou-soulale-en-prison-pour-1-836-065-838-fcfa-2903937.html</link>
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<pubDate>Sat, 14 Nov 2020 03:03:11 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>L'Ambassadeur du Mali à Ouagadougou au Burkina Faso, Amadou Soulalé, avait été épinglé par le rapport du Bureau du vérificateur général pour des faits de "malversations financières, détournements, fraudes, mauvaise gestion, indiscipline". Aujourd'hui, le diplomate passe un sale temps puisqu'il est placé en garde à vue, depuis le mardi dernier, au Pôle économique et financier où il avait effectué depuis plusieurs semaines des va-et-vient pour les besoins des enquêtes. Il s'agissait de justifier devant le Procureur 1 836 065 838 Fcfa d'irrégularités financières décelées par le Vérificateur Général. Selon nos informations, Amadou Soulalé a été placé, hier, sous mandat de dépôt par le Procureur. Il dort désormais pour la Maison d'arrêt de Bamako. </em></strong>

e Rapport du Bureau du Vérificateur Général  sur la gestion de l'Ambassade du Mali à Ouaga au Burkina Faso continue de défrayer la chronique. On se rappelle que cette affaire avait suscité beaucoup de bruit dans la presse surtout au moment de la finalisation du rapport. A l'époque, le Vérificateur Général Samba A. Baby avait été victime d'une cabale dont le but était de saboter son travail. Aujourd'hui, l'histoire lui donne raison puisque la justice a pris en main le dossier.

Voilà pourquoi, l'Ambassadeur du Mali à Ouagadougou, Amadou Soulalé, traverse aujourd'hui une zone de turbulences suite à ce rapport du Bureau du Vérificateur Général (BVG) où la mission diplomate malienne est épinglée pour des faits de <em>"malversations financières, détournements, fraudes, mauvaise gestion, indiscipline".</em> Autant d'irrégularités financières pour un montant total de <strong>1 836 065 838 Fcfa</strong>.

Dans le rapport du Vérificateur Général, l'Ambassadeur Soulalé est particulièrement mis en cause. Et en complicité avec son secrétaire Agent-comptable, Siaka Sanogo (il est actuellement à Madrid). Raison pour laquelle ce dernier a été entendu devant le Pôle économique et financier pour apporter des éléments de réponse à des griefs à son encontre et éventuellement se défendre.

Après, ce fut au tour de l'Ambassadeur Amadou Soulalé, en personne, de se présenter devant le Pôle économique et financier, après avoir reçu une convocation en bonne et due forme. Selon nos informations, le diplomate malien s'est présenté devant le Procureur, le 2 mars dernier, où il a été également entendu devant le Pôle économique et financier sur cette affaire de <strong>"malversations financières". </strong>

Depuis lors, Soulalé n'a pas cessé de faire des va-et vient à Bamako afin de trouver une solution pour éviter la prison. Malheureusement pour lui.

En tout cas, cette affaire devant la justice malienne est une première dans l'histoire démocratique du Mali où, selon nos sources, jamais un diplomate en fonction n'a été amené devant un juge.

Amadou Soulalé, comme beaucoup d'autres cadres ordonnateurs et/ou signataires des comptes publics ont du souci à se faire depuis que l'actuel Vérificateur général, Samba Alhamdou Baby, a décidé de révolutionner l'action du Bureau du Vérificateur général. En effet, aujourd'hui, cette institution produit des rapports plus réguliers, plus détaillés, qui couvrent plus d'entités contrôlées, mais surtout plus pointus, ne laissant aucun doute sur la solidité des faits dénoncés. Aucune structure nationale n'est épargnée par les vérifications du BVG aussi bien au Mali qu'au-delà des frontières du pays.

En ce qui concerne les missions diplomatiques du Mali, la gestion de l'ambassadeur Amadou Soulalé n'est pas la seule à être vérifiée ; celle de l'Ambassadeur du Mali à Madrid, Général Abdoulaye Koumaré, fait partie du lot.

Selon nos informations, Amadou Soulalé se trouve également dans le collimateur d'un fournisseur burkinabé pour une affaire de marché d'un montant de 45 millions de Fcfa. Par l'intermédiaire de son avocat, ce dernier avait porté plainte contre la mission diplomatique malienne afin d'être remis dans ses droits.

<strong>Au cœur du rapport de la vérification financière de l'Ambassade du Mali à Ouagadougou </strong>

- Le Secrétaire Agent Comptable a été installé dans ses fonctions sans avoir prêté serment. Il ne tient pas tous les documents et registres comptables. La comptabilité des timbres fiscaux est mal tenue.

- Le Secrétaire Agent Comptable ne respecte pas le montant plafond autorisé à détenir en espèces. Il n'établit pas d'état de rapprochement bancaire et ne procède pas à la mise en concurrence des fournisseurs.

- L'Ambassade du Mali n'applique pas la règlementation de la Comptabilité-matières. Elle n'a pas mis en œuvre des recommandations de la Mission conjointe de l'Inspection des Services Diplomatiques et Consulaires et de l'Inspection des Finances du 18 février au 1er mars 2017.

L'Ambassadeur du Mali n'a pas justifié l'utilisation du carburant acheté d'un montant total de <strong>23 452 160 Fcfa</strong>.

- Le Secrétaire Agent Comptable a irrégulièrement dépensé les recettes de Chancellerie pour un montant total de <strong>225 324 521 Fcfa. </strong>

- Il a effectué des paiements de 1 399 238 299 Fcfa pour la construction de la Chancellerie sans les pièces justificatives requises. Il a aussi émis des chèques qui ont été payés en faveur de certains membres du personnel de l'Ambassade pour un montant de <strong>484 163 249 Fcfa</strong> sans les pièces justificatives.

- L'Ambassadeur  a irrégulièrement autorisé le paiement de  <strong>3 000 000 Fcfa</strong> par personne contre 500 000 Fcfa prévus des indemnités de premier équipement. Trois diplomates sont concernés.

- Le Secrétaire Agent Comptable a accepté dans les justificatifs des indemnités de déplacement des ordres de mission qui ne sont visés ni à l'arrivée ni au départ et les achats de billets d'avions non soutenus par des ordres de missions pour un montant total <strong>9 373 120 Fcfa.</strong>

- L'Ambassade du Mali à Ouaga a procédé à des paiements indus de loyers pour un montant total de <strong>11 340 000 Fcfa</strong>. Le reçu de paiement des frais de cession de la Toyota  Fortuner AHTYK59G7 0005385B 14CD0014, soit  <strong>1 000 000 Fcfa</strong>, n'est pas été fourni par le Secrétaire Agent Comptable.

<strong>Ce qui attend l'Ambassadeur du Mali à Ouaga et son Agent Comptable auprès de la Justice. </strong>

Ils doivent répondre des griefs suivants :

- l'utilisation non justifiée du carburant acheté pour <strong>23 452 160 Fcfa</strong> ;

- les dépenses non autorisées sur les recettes de chancellerie pour un montant de <strong>124 324 738 Fcfa</strong> ;

- les paiements irréguliers de <strong>1 369 201 299 Fcfa</strong> pour la construction de la chancellerie ;

- les chèques non justifiés émis et payés en faveur de certains membres du personnel de l'Ambassade d'un montant de <strong>225 344 521 Fcfa. </strong>

- les paiements non justifiés de frais scolaires d'un montant total de <strong>64 530 000 Fcfa ; </strong>

- les paiements indus des indemnités de premier équipement d'un montant total de <strong>7 500 000 Fcfa</strong> ;

- les frais de mission non justifiés pour un montant de <strong>9 373 120 Fcfa</strong> ;

- les paiements indus de loyers pour un montant total de <strong>11 340 000 Fcfa</strong> ;

- le paiement non justifié de <strong>1 000 000 Fcfa</strong> représentant le prix de cession du véhicule reformé Toyota Fortuner numéro d'immatriculation 14 CD 0014.

<strong>                    El Hadj A.B. HAIDARA</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Sale temps pour la diplomatie : L&amp;apos;ambassadeur du Mali au Burkina, mis sous mandat de dépôt, celui en Côte d&amp;apos;Ivoire convoqué au  pôle économique</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/sale-temps-pour-la-diplomatie-lambassadeur-du-mali-au-burkina-mis-sous-mandat-de-depot-celui-en-cote-divoire-convoque-au-pole-economique-2903752.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/sale-temps-pour-la-diplomatie-lambassadeur-du-mali-au-burkina-mis-sous-mandat-de-depot-celui-en-cote-divoire-convoque-au-pole-economique-2903752.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 12 Nov 2020 08:01:21 +0000</pubDate>
<dc:creator>22 Septembre</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[La lutte contre la corruption continue son petit chemin. Elle fait rage au sein des représentants de la diplomatie malienne. Le Pôle économique et financier vient de placer sous mandat de dépôt, Amadou Soulalé, l'ambassadeur du Mali au Burkina Faso pour des malversations financières.

Épinglé par le rapport 2019 du vérificateur général, l'ambassadeur du Mali au Burkina Faso est mis en cause pour un détournement de plus d'un milliard et demi de FCFA. Les enquêteurs ont décelé ces irrégularités dans sa  gestion du diplomate malien. Il s'agit de l'argent destiné à construction du nouvel local de l'ambassade du Mali dans le pays des hommes intègres.

Le vérificateur général a épinglé plusieurs ambassadeurs du Mali dans son rapport. Après avoir passé la nuit du mardi en garde à vue, Amadou Soulalé a été placé sous mandat de dépôt le mercredi par un juge d'instruction.

L'ambassadeur du Mali en Côte d'Ivoire, Ousmane Ag Rhissa serait attendu au pôle le lundi prochain. Cette convocation serait consécutive à une malversation financière décelée par le vérificateur général, toujours dans son rapport 2019.

A noter que dans ce rapport, plusieurs ambassadeurs sont épinglés pour une mauvaise gestion. On peut citer, entre autres, l'ambassadeur du Mali en Italie, Canada, Washington, Gabon et autres....

De toutes les façons, le message du président de la Transition lors de la réception du rapport du vérificateur général est en train de concrétiser. Il a annoncé tous ceux qui ont volé l'argent de l'état vont le vomir.

<strong>Seydou Diamoutené</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Nommée administratrice provisoire des &amp;quot;Assurances  Lafia&amp;quot; suite à des &amp;quot;malversations financières&amp;quot;                                                               Mme Ly Taher Dravé déposera son rapport le 15 novembre prochain  Plusieurs cadres menacés de prison</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/nommee-administratrice-provisoire-des-assurances-lafia-suite-a-des-malversations-financieres-mme-ly-taher-drave-deposera-son-rapp-2902850.html</link>
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<pubDate>Sat, 07 Nov 2020 01:31:01 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Nommée Administratrice provisoire de la Société "Assurances Lafia" pour deux mois, suite à des malversations financières, l'ancienne ministre de l'Elevage et de la Pêche, Mme Ly Taher Dravé est en fin de mission. Après avoir fait l'audit de l'entreprise, elle déposera, en principe, son rapport le 15 novembre prochain. D'ores et déjà, plusieurs cadres des Assurances Lafia sont menacés d'aller en prison ou de quitter la société. Rappelons que le directeur général, Ousmane Bocoum, est déjà écroué à la Maison centrale d'arrêt de Bamako pour des griefs contenus dans deux plaintes déposées pour "malversations financières" portant sur  3 824 804 114 Fcfa, suite à un rapport d'un Expert de la Direction nationale du trésor et de la comptabilité publique sur la situation financière de la Société "Assurances Lafia".  Voilà pourquoi il a été placé sous mandat de dépôt par le juge d'instruction du 8ème Cabinet, Abdoulaye I. Maïga. </em></strong>

Depuis quelques semaines, la Société "Assurances Lafia" est placée sous l'administration provisoire conformément aux dispositions des articles 312 et 321 du Code des Assurances. Cela fait suite à une crise entre les administrateurs. Ce qui a créé un climat délétère au sein de la structure. Face à cette situation, l'ex-directeur général, Ousmane Bocoum, a été placé sous mandat de dépôt par le Pôle économique et financier, suite à des plaintes pour <strong>"malversations financières"</strong> portant sur 3 824 804 114 Fcfa.

Pour sortir "<strong>les Assurances Lafia"</strong> de la zone de turbulences dans laquelle elle se trouve plongée, l'ancienne ministre de l'Elevage et de la Pêche, Mme Ly Taher Dravé, par ailleurs titulaire de la charge d'Expert-comptable, fut nommée au poste d'Administratrice provisoire afin de gérer les affaires courantes pour un mandat de 2 mois, renouvelable. Il s'agissait, pour elle, de corriger les insuffisances sur l'opération d'augmentation du capital social et redresser les autres anomalies signalées dans le rapport de contrôle de la Direction nationale du Trésor et de la Comptabilité publique et de permettre à Ousmane Bocoum de justifier le montant de 3 824 804 114 Fcfa, arrêté à la clôture des travaux de la mission de la Dntcp et de recouvrer les créances dues par Amadou Djigué en sa qualité de Président du Conseil d'administration, arrêtées à 123 831 719 Fcfa à la clôture des travaux de la mission de contrôle.

Aujourd'hui, Mme Ly Taher Dravé semble accomplir sa mission. Selon nos informations, elle doit transmettre son rapport aux autorités, notamment au ministre de l'Economie et des Finances, le 15 novembre prochain. Ce rapport apportera des changements dans le cadre de la gestion des Assurances Lafia. Ce qui passe obligatoirement par un véritable changement à tous les niveaux. D'ores et déjà, plusieurs cadres de l'entreprise seraient menacés de quitter définitivement la structure.  Et certains d'entre eux risquent même de rejoindre en prison l'ex-directeur général.

En tout cas, le rapport de l'Administratrice provisoire, Mme Ly Taher Dravé, est attendu par les administrateurs, qui sont pressés de prendre en main la Société. <strong><em>"Nous sommes convaincus que les Assurances Lafia ne sont plus comme auparavant en terme de gestion. Le nouveau directeur général et son équipe sont obligés de gérer dans la transparence totale",</em></strong> nous a confié l'un des administrateurs.

Notons que l'ex-directeur général de la Société <strong>"Les Assurances-Lafia-sa"</strong>, Ousmane Bocoum, avait été placé sous mandat de dépôt par le juge d'instruction du 8ème Cabinet du Pôle économique et financier, Abdoulaye I. Maïga.  Et plusieurs agents de la Société ne cessent de défiler devant le Pôle économique et financier pour les besoins des enquêtes. Il s'agit de tous les agents impliqués dans les aspects financiers au sein de la Société.

L'arrestation de l'ex-directeur général des Assurances Lafia-sa fait suite à deux plaintes déposées pour "malversations financières".  Ces poursuites judiciaires, précise notre source, ont été engagées par l'opérateur économique Amadou Djigué (il fut le président du Conseil d'administration) et par le patron de la Société Atlas Investissement, Fousseyni Djigué (Administrateur des Assurances Lafia), qui serait l'un des fils d'Amadou Djigué.

Suite à ces plaintes, l'ex-directeur général, Ousmane Bocoum, avait été interpellé, le vendredi 4 septembre dernier, avec d'autres personnes. D'abord par le Service de la Brigade d'investigations judiciaires du Camp 1 de la Gendarmerie pour les besoins des enquêtes où ils ont passé tout un weekend.

En fait, précise notre source, les plaintes avaient été déposées au niveau du Tribunal de la Commune 5 qui s'est déclaré <strong>"incompétent"</strong> pour juger cette affaire. Voilà pourquoi le dossier a été finalement transmis au Procureur du Tribunal de la Commune III, chargé du Pôle économique et financier.

C'est ainsi que Ousmane Bocoum et quatre autres personnes se sont présentés devant le Procureur de la Commune III avant d'être libérés. Là, le dossier a été confié à un juge d'instruction. Il s'agit du magistrat Abdoulaye I. Maïga du 8ème Cabinet. Il a pris le dossier en mains. Et aujourd'hui, une première tête est tombée : celle de l'ex-directeur général, Ousmane Bocoum. En attendant, les autres sont sur le qui-vive.

Notons que cette procédure judiciaire fait suite à un rapport de contrôle d'un expert de la Direction nationale du trésor et de la comptabilité publique (Dntcp) qui a décelé des malversations financières à hauteur de 3 824 804 114 Fcfa pesant sur la gestion de l'ex-directeur général, Ousmane Bocoum. Il est donc accusé, par ce rapport, d'escroquerie, d'abus de confiance, d'abus de biens sociaux, de fraudes comptables (comptabilité fictive), soustraction frauduleuse à l'encontre de la Société.

Au titre des commissions et sinistres, le rapport constate des anomalies consistant en <strong><em>"l'existence de plusieurs chèques libellés au nom de deux bénéficiaires différents"</em></strong> pour un montant de 162 295 182 Fcfa. Et les vérifications font ressortir des chèques libellés engagés par le directeur général d'un montant de 37 494 841 Fcfa.

Au titre des émissions des primes et paiements des commissions, de graves fraudes apparaissent dont 1 244 328 959 Fcfa de commissions qui ont été frauduleusement payées à divers courtiers, sans aucun justificatif.

Sur les dossiers de sinistres des exercices 2018 au 31 mars 2020, le rapport a décelé des paiements en doute, frauduleusement répétés sans que la Direction générale puisse fournir la moindre pièce justificative.

En toute violation de l'article 733 du Code Cima et de l'Arrêté du ministre des Finances N°0741/MF-SG du 26 avril 1999 fixant le taux des commissions, la Direction générale a frauduleusement payé 256 889 122 Fcfa de commissions en dépassement du taux réglementaire.

Dans une correspondance en date du 26 août 2020 adressée au directeur national du Trésor et de la Comptabilité publique, Ousmane Bocoum dit avoir apporté des éléments de réponses justifiant le montant décelé dans le rapport de contrôle. Il s'agit des grands livres recettes et dépenses des exercices 2018, 2019 et 2020 et des caisses de rangements métalliques contenant les justificatifs des dépenses de 2018, 2019 et 1er janvier 2020 au 10 mai 2020.

<strong><em>"Nous vous précisions qu'aucun écart de solde ne ressort de nos travaux de rapprochement et restons à votre disposition pour toute information complémentaire",</em></strong> souligne Ousmane Bocoum.

Dans une correspondance en date du 27 août 2020 et signée par Modibo Maïga, secrétaire général par intérim du ministère de l'Economie et des Finances, il a été décidé de la suspension de tous les organes dirigeants de la Société <strong>"Assurances Lafia",</strong> notamment le Conseil d'administration et la Direction générale. Du coup, la Société a été mise sous administration provisoire, conformément aux dispositions des articles 312 et 321 du Code des Assurances.

<strong>                   El Hadj A.B. HAIDARA</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Lutte contre la corruption :  Le président de la transition Bah N’Daw en croisade contre l’impunité</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/lutte-contre-la-corruption-le-president-de-la-transition-bah-ndaw-en-croisade-contre-limpunite-2902433.html</link>
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<pubDate>Tue, 03 Nov 2020 01:05:35 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Témoin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[La cérémonie de réception du rapport 2019 des mains du Vérificateur général, Samba Alhamdou Baby, dans les locaux du palais de Koulouba, a donné lieu le 30 octobre 2020 à une cérémonie solennelle autour du du Vice-président, AssimiGoita, du Premier ministre, MoctarOuane, ainsi que les membres de son gouvernement. Les Ambassadeurs, les partenaires au développement du Mali ainsi des représentants des Sociétés civiles ont également rehaussé de leur présence l’éclat de l’événement.

Le président de la transition, vraisemblablement décidé à imprimer sa marque, en a profité pour afficher sa volonté d’engager une lutte sans concession contre la mauvaise gouvernance. Il fait ainsi de la lutte contre la corruption son cheval de bataille et promet de ne faire aucun cadeau aux personnalités incriminées dans ledit rapport. «Dès ce lundi, les départements ministériels concernés seront mobilisés pour que les responsables des entités incriminées sachent que la performance n’est pas facultative mais obligatoire», a martelé Bah N’Daw en engageant le Premier ministre, MoctarOuane, à prendre les mesures idoines dans ce sens. «La balle est dans votre camp», a-t-il lancé à MoctarOuane pour la circonstance.

Le chef d’Etat à également réitéré par la même occasion son engagement à combattre l’impunité. «Je combattrai l’impunité de toutes mes forces. On réussira parfois, sous le prétexte de l’urgence, à tromper ma vigilance. Et parfois, je serai victime de nos faibles capacités d’investigation. Mais, chaque fois que la preuve est établie, je corrigerai l’erreur et la sanction tombera », a-t-il prévenu. «Personne n’y échappera», a ajouté le colonel de réserve à coups de menaces et mises en garde contre tous ceux qui sont tentés de «se servir du Mali, au lieu de le servir».

Selon lui, le temps est venu de dépasser les discours car le peuple réclame des actes. C’est en réponse à cette aspiration populaire que le procureur est saisi de tous les rapports de contrôle, a révélé le président de Transition ajoutant la d’ajouter qu’il revient aux magistrats d’apprécier l’opportunité des poursuites, sur la base du droit.

Concernant les recommandations formulées par le Bureau du Vérificateur Général il s’est engagé à assumer sa responsabilité surtout pour le secteur minier sur lequel le viseur du BVG a singulièrement porté. «Je puis vous assurer que tout sera fait pour que l’Etat assume ses responsabilités et reçoive de ce secteur vital ce qui lui est dû. Certes, le contrat qui lie notre pays à ses partenaires ne doit léser personne, à commencer par nos partenaires. Cela est notre honneur… il est hors de question pour moi que l’or du Mali ne brille pas pour le Mali», a déclaré le colonel N’Daw laissant entendre au passage que les

recommandations tiennent lieu pour lui d’instruction et méritent à ce titre une exécution par le Gouvernement.

Doit-on en déduire qu’un sale temps s’annonce pour des nombreux dignitaires du régime déchu dont certains séjournent déjà à la Maison Central d’Arrêt de Bamako pour présomptions de malversations financières ?

&nbsp;

<strong>Amidou KEITA</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Remise du rapport 2019 du VGAL au président de la transition :  La justice sous Bah N&amp;apos;Daw va&#45;t&#45;elle faire mieux que celle sous IBK?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/remise-du-rapport-2019-du-vgal-au-president-de-la-transition-la-justice-sous-bah-ndaw-va-t-elle-faire-mieux-que-celle-sous-ibk-2902301.html</link>
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<pubDate>Mon, 02 Nov 2020 11:04:10 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le Vérificateur Général a remis au  président de la transition  Bah N'Daw le rapport de contrôle et de vérification de son bureau pour l'année 2019. C'était au cours d'une cérémonie sobre, mais pleine de signification, car c'est le premier rapport post coup d'Etat du 18 Août. Ce rapport, énième du genre depuis la création de cette structure, est remis à un moment crucial de la vie de notre pays, marqué par une période transitoire dirigée par un ancien colonel qui a fait de la lutte contre la corruption son cheval de bataille. Bah N'Daw va-t-il lier l'acte à la parole,  en ne protégeant personne ? La justice va-t-elle sévir contre les malfrats de la République?</em></strong>

C'est en présence du vice-président,  du Premier ministre et d'un certain nombre de ministres que le Vérificateur a remis au Président de la transition, Bah N'Daw, le rapport 2019 de vérification de plusieurs sociétés et entreprises d'État et même du privé. Ce rapport détaille de façon succinctela centaine de vérifications faites par les services du BVGAL. Dans le rapport, un accent a été mis sur la méthodologie et la rigueur dont les agents ont fait preuve. Donc, il n’y aurait eu ni chasse à l'homme encore moins un règlement de compte.

S'agissant du rapport, il touche du doigt les différents manquements à  l'orthodoxie financière. Il  concerne entre autres des Ambassades, des services financiers, des agences de gestion et des services de gestion d'eau et d'électricité. Le Vérificateur dans son discours a fustigé les comportements de certains agents de l'État et a exhorté les autorités de la transition à donner une suite judiciaire à tous les dossiers y compris ceux des  précédents rapports afin que la corruption soit endiguée dans notre pays. Quant au Président de la transition Bah N'Daw, il a dit avoir pris bonne note des recommandations du VGAL

Sans langue de bois, le président de la transition s'est engagé et a instruit le Premier ministre de mettre tout en œuvre afin de créer toutes les conditions permettant à la justice de donner une suite judiciaire  favorable à  tous les dossiers. Pour Bah N'Daw, dès lundi, le chef du gouvernement doit se mettre au travail, en tant que chef de l'administration, pour diligenter les dossiers.

En somme, le président de la transition est attendu pour lier l'acte à la parole, car il a affirmé dans son discours d'investiture qu'à défaut d'empêcher la corruption, il mettra tout en œuvre pour qu'il n’y ait pas d'impunité.

<strong>Youssouf Sissoko</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le président de la Transition, Bah N&amp;apos;Daw, après avoir reçu le rapport 2019 du Végal : «la corruption est notre cancer</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/le-president-de-la-transition-bah-ndaw-apres-avoir-recu-le-rapport-2019-du-vegal-la-corruption-est-notre-cancer-2902259.html</link>
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<pubDate>Mon, 02 Nov 2020 01:55:43 +0000</pubDate>
<dc:creator>22 Septembre</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Le Président de la Transition, SEM Bah N’DAW, Chef de l’Etat a depuis, ce vendredi 30 octobre, sur son bureau le rapport annuel 2019 du Bureau du Vérificateur Général. La cérémonie de remise officielle s’est tenue dans la salle des banquets de Koulouba en présence, entre autres, du Vice-président de la Transition, Colonel Assimi GOITA et du Premier ministre,  Moctar Ouane.

Le Vérificateur Général Samba Alhamdou BABY a rappelé lors de la cérémonie les 31 missions qu’ils ont conduites en 2019. Selon le Vérificateur Général, les vérifications de performance, au nombre de huit, ont porté sur des entités en charge de la gouvernance du service public de l’Etat et des collectivités territoriales.

« Tous ceux qui voudront se servir du Mali, au lieu de le servir, le feront à leurs risques et périls. Qu’ils le sachent ! », a averti le Chef de l’Etat dans son discours lors de la cérémonie solennelle de remise dudit rapport par le Bureau du Vérificateur Général. Pour Bah N'Daw, ce Bureau, il est vrai, est perfectible comme toute œuvre humaine. Et d’ajouter : « Mais, nous devons nous réjouir qu’il existe. Sa création a été un acte hautement patriotique, que nous nous devons toujours de saluer ». ''Nous devons ce joyau au président Amadou Toumani Touré, à sa vision et à sa passion reconnue pour le Mali'', s’est-il félicité. Qu’il sache et se réjouisse du fait qu’au fil des épreuves et des ans, le Bureau du Vérificateur général, s’est bonifié !

''Il m’est agréable de constater que, sous votre leadership, la chaîne ne s’est pas brisée. Au contraire, la tradition a été respectée et les acquis se sont consolidés. Toutefois, vous déplorez le faible progrès dans la mise en œuvre des préconisations, précédemment faites par vous dans le seul souci d’améliorer la gouvernance publique.

Le constat est d’autant plus triste que ces recommandations ont été formulées pour une saine gestion de nos entreprises et de notre administration ; elles ont été formulées pour le bien-être du peuple malien'', a-t-il déploré. Soyez certain alors, Monsieur le Vérificateur général, que la situation ne restera pas en l’état! Car, a promis le Chef de l’Etat dès ce lundi, les départements ministériels concernés seront mobilisés pour que les responsables des entités incriminées sachent que la performance n’est pas facultative mais obligatoire. « Il n’y a pas d’hésitation possible : c’est soit le Mali, soit la porte ! », a-t-il indiqué.

''Monsieur le Premier ministre, en tant que chef de l’administration publique, la balle est dans votre camp. Et vous savez à quoi vous en tenir !, a-t-il engagé. '' Le caractère stratégique des structures vérifiées est évident. Et c’est ce que la République demande.

Car, c’est en se penchant sur le secteur structurant de notre économie que le Bureau du Vérificateur général démontre sa valeur ajoutée.

Vous réaffirmez dans le rapport que le secteur des mines en particulier nécessite d’être mieux suivi par l’Etat.

En plus de possibles déperditions financières en raison du non- paiement des dividendes et de certains impôts dûs à l’Etat, vous évoquez, à juste raison, la question environnementale et donc la responsabilité sociale des industries extractives'', a-t-il expliqué.

Selon le Président Bah N’DAW, la Transition ne pourra pas tout faire, elle a des domaines de priorités où elle est attendue. ''Mais vos recommandations concernant le secteur minier sont d’une pertinence qui m’interpelle. Je puis vous assurer que tout sera fait pour que l’Etat assume ses responsabilités et reçoive de ce secteur vital ce qui lui est dû.

Certes, le contrat qui lie notre pays à ses partenaires ne doit léser personne, à commencer par nos partenaires. Cela est notre honneur'', a promis Bah N'Daw. ''Mais, je suis le serviteur de ce pays, son esclave. Ce fardeau divin, je l’accepte avec fierté et humilité'', a-t-il ajouté.

« Dès lors, il est hors de question pour moi que l’or du Mali ne brille pas pour le Mali. L’or du Mali brillera aussi pour le Mali. L’or du Mali brillera surtout pour le Mali », a promis le Chef de l’Etat. Selon lui, les recommandations du bureau du vérificateur général, sont, pour lui, une instruction. Pour le gouvernement, cela vaudra exécution.

A la date d’aujourd’hui, le procureur est saisi de tous les rapports de contrôle. C’est à lui d’apprécier l’opportunité des poursuites, sur la base du droit. Et tout ce qui doit être fait le sera pour renforcer les moyens de la justice dans la lutte contre la corruption, car là est notre salut, a-t-il engagé. Selon le président de la transition, après avoir reçu le rapport 2019 du vérificateur général, la corruption est notre cancer. Elle ne doit pas le rester. Il nous incombe de nous unir contre elle. Nous devons nous entendre contre elle, sans faiblir un seul instant.

Nous devons lui barrer la route. Ce combat n’est pas impossible. Il est à notre portée, a-t-il insisté.

<strong>AMTouré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Lutte contre la corruption :  Des hommes cagoulés attaquent le président de l&amp;apos;AMLCDF</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/lutte-contre-la-corruption-des-hommes-cagoules-attaquent-le-president-de-lamlcdf-2902148.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 02 Nov 2020 01:46:58 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Aube</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Les méthodes illégales de la Sécurité d'État sont-ils encore en vigueur ?</strong>

<strong>Jeudi 29 octobre 2020, vers 17 H, Moussa Ousmane Touré, président actif de l'Association Malienne de Lutte contre la corruption et la Délinquance Financière, a été interpellé, molesté et blessé par des hommes cagoulés et armés à l'ACI 2000 vers le rond-point appelé Bougiba, à Bamako. Il doit subir des séances de radiologie aux niveaux des reins et de l'abdomen pour connaître l'ampleur des séquelles de cette violence en pleine journée.</strong>

<strong>Voilà des pratiques d'un temps que l'on croyait révolu avec la fin du règne de Ibrahim Boubacar Keïta.</strong>

Ce 29 octobre 2020, Moussa Ousmane Touré se rendait au siège de l'OCLEI (L'OFFICE CENTRAL DE LUTTE CONTRE L'ENRICHISSEMENT ILLICITE) toujours dans le cadre de sa croisade contre les déviances, les magouilles dans des administrations civiles et militaires maliennes. Manifestement il était suivi par les brutes épaisses au service, non pas du peuple malien, mais de milliardaires civils et militaires ou ceux qui souhaitent peut-être secrètement leur succéder.

Depuis 2016, Moussa Ousmane Touré et d'autres ont fait de l'AMLCDF une association empêchant certains de détourner en toute quiétude. Il a toujours dénoncé avec vigueur les détournements des salaires des soldats par des doubles comptabilités et leurs primes d'opération ; les magouilles dont sont victimes des membres de la CENI; les indélicatesses diverses et variées dans de nombreux ministères, directions de services de l'État et privés.

De ce fait, il s'est mis à dos des centaines de personnes ayant mis leur dignité en hibernation. Elles détournent à qui mieux mieux et sont engoncées dans l'arrogance, arborant la mine patibulaire du criminel qui veut faire peur.

Dans un pays si brillamment connu pour la médiocrité de certains dirigeants, l'homme dérangeait.

Empêcheur de "détrousser en paix" il fallait le faire payer, il a eu la chance que n'avait pas eu

Bourema Touré du journal "Le Sphinx", assassiné dans le cadre de son travail de journaliste.

Et nous étions en droit de penser que l'assassinat de Bourema Touré sonnerait le glas de certaines pratiques. Mais voilà, on se réveille assommé par cette nouvelle tentative d'intimidation ou de meurtre. Il ne nous appartient pas de pointer à priori la responsabilité de la S.E. même si la méthode cavalière lui ressemble en raison de son passé sulfureux et sinistre.

Depuis 1968 certaines personnalités maliennes, enivrées par leur pouvoir du moment, se sont comportées en démiurges. Seuls leur en imposent les maîtres du monde. Surtout pas le peuple.

Quel est ce pays où on apporte l'absolution aux croquemorts du pays tout en pourchassant ses fils qui promeuvent la probité ?

Suivez mon regard!!!

<strong>Les données sont simples: soit la CNSP est complice de ce qui vient d'arriver à Moussa Ousmane Touré parce que certains de ses membres se préparent à emboîter le pas au régime défunt dans ses abjections ; soit des individus imitent les habitudes illicites de la sécurité d'État avec le dessein de lui porter le chapeau.</strong>

Dans l'un ou l'autre cas, la balle est dans le camp des nouveaux maîtres du Mali qui pourraient se tirer une balle dans les pattes par naïveté puérile ou par volonté de ne pas être en reste dans dépeçage du pays. Oui, la volonté de d'obtenir des parts dans cette curée est si profondément ancrée dans certains esprits que ne pas s'enrichir, alors qu'on a atteint des positions sociales, politiques ou économiques, relève de la pure malédiction.

Dans ce jeu macabre, tout le monde perd et dans les perdants certains ont si amassés qu'ils en deviennent des nababs sous d'autres cieux, tel notre nouveau "gentleman de Cocody", Karim Keïta qui coule et roucoule des jours heureux à Abidjan.

Cette situation, ces violences, cette tentative d'enlèvement rappellent dangereusement le sort fait à Norbert Zongo par Blaise Compaoré, devenu ivoirien par magie et son frère François "protégé" en France qui rechigne à le livrer à la justice de son pays pour multiples assassinats.

Moussa, continue ton combat parce qu'il est juste, mais évite les chausse-trappes et les faux amis.

Finalement, à quand les trompettes de Jéricho pour tout ce miasme politique ?

Le Mali ne sera jamais pour les ordures intérieures et extérieures qui en sont les forces centrifuges.

<strong>Yamadou Traoré</strong>

<strong>Analyste politique</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Corruption et délinquance financière :  Aux actes, Bah N’Daw !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/corruption-et-delinquance-financiere-aux-actes-bah-ndaw-2902146.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 02 Nov 2020 01:45:46 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Aube</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le Président de la Transition, </strong><strong>Bah N'Daw,</strong><strong> s’est engagé dans son discours d’investiture à mener une lutte sans merci contre les délinquants financiers.  Il a réitéré le même discours de fermeté lors de la remise du Rapport annuel 2019 du Vérificateur Général, le vendredi dernier. Certes, cette déclaration, d’intransigeance face au fléau de la corruption et à l’impunité du Président de la transition est louable.  Cependant, la réalité est là : ce discours volontariste de Bah N’Daw est loin de se traduire en actes. De nombreux dossiers consécutifs aux scandales sous le régime défunt dorment à présent dans le tiroir. Et les auteurs des détournements de deniers publics (nullement inquiétés) pavanent  dans les rues à l’intérieur et extérieur du pays. Que font les nouvelles autorités afin de permettre à l’Etat de recouvrer les milliards détournés du trésor public ? A quand des poursuites judiciaires contre les auteurs de ces détournements ? A quand également des poursuites dans le cadre de certaines grosses affaires, notamment celles de l’achat de l’avion présidentiel, de l’acquisition de matériels pour l’armée ou encore de la rénovation du palais de Koulouba ? Au-delà des beaux discours du président de la transition, l’opinion s’interroge… </strong>

Lors de son investiture, le 25 septembre dernier, le Président de la Transition, Bah N’Daw, a affiché ses ambitions de remettre le pays sur la voie de l’ordre constitutionnel normal. Et l’une de ces ambitions est que le Mali doit en finir avec un mal à l’origine de ses difficultés économiques, sociales et même sécuritaires : la corruption. Elle est courante et le pot-de-vin est devenu si systémique que les citoyens s’y sont habitués. La lutte sera implacable contre ce fléau, à travers une gestion rigoureuse de nos maigres ressources. Promesse du Président de Bah N’Daw qui s’est montré très ferme, n’hésitant pas à parler <strong>d’impunité zéro</strong>. Elle sera la norme. Il s’est engagé à être intraitable contre les délinquants financiers, notamment ceux qui ont détourné les moyens mis à la disposition de l’Armée. « Les moyens de l’Armée iront désormais totalement à l’Armée et seulement à l’Armée. Chaque centime investi pour la défense et la sécurité de ce pays sera surveillé et évalué, tant que je présiderais les destinées de la Transition. J’en prends ici le serment… », a-t-il alerté solennellement.

Selon le Président de la Transition, la gestion rigoureuse des ressources de l’Etat sera désormais la norme : « La bonne gestion de nos ressources, de nos maigres ressources est, en effet, une obligation. Ce sera là un chantier de la Transition. Il sera quotidien. Il sera renforcé et ne sera pas négligé un seul instant. Générer des ressources optimales au niveau national n’est pas un luxe. C’est une exigence et celle-ci passe par l’utilisation judicieuse de nos maigres deniers publics. Je ne peux pas promettre zéro corruption mais je ferai tout pour que l’impunité zéro soit la norme. L’argent public est sacré et je ferai en sorte qu’il soit dépensé, de manière traçable et raisonnable. Avec tous les sacrifices que cela comporte, en termes de mesures systémiques et de répression des crimes et délits économiques ».

Pragmatique, le nouveau Chef de l’État promet que « tous les dossiers d’enquêtes réalisés par nos structures de vérifications seront transférés au Juge, au besoin. Il m’appartiendra de garantir à la justice les moyens de diligenter leur traitement ».

Un mois plus tard, lors de la remise du Rapport annuel 2019 du Vérificateur Général, le Chef de l’Etat a réitéré sa détermination à mener une lutte sans merci contre les délinquants financiers : « comme c’est le cas, depuis plusieurs années, vous avez su mener de front, des audits de régularité, des audits de performance ainsi que des missions de suivi de mise en œuvre des recommandations de bonnes pratiques formulées pour certaines des structures vérifiées.  Vous déplorez le faible progrès dans la mise en œuvre des préconisations précédemment faites par vous dans le seul souci d’améliorer la gouvernance publique. Le constat est d’autant plus triste que ces recommandations ont été formulées pour une saine gestion de nos entreprises et de notre administration ; elles ont été formulées pour le bien-être du Peuple malien. Soyez certain alors, Monsieur le Vérificateur Général, que la situation ne restera pas en l’état ! Car, dès ce lundi, les Départements ministériels concernés seront mobilisés pour que les Responsables des entités incriminées sachent que la performance n’est pas facultative mais obligatoire. Il n’y a pas d’hésitation possible : c’est soit le Mali, soit la porte ! Monsieur le Premier Ministre, en tant que Chef de l’Administration publique, la balle est dans votre camp. Et vous savez à quoi vous en tenir ! », a assené le Chef de l’Etat.

<strong> </strong>

<strong>Place à l’action </strong>

Mais, au-delà des mots, les Maliens attendent surtout des actes. L’engagement du Président de la Transition dans la lutte contre la corruption et la délinquance financière n’est pas encore perceptible. En effet, en dépit de ces discours, aucun acte concret n’a été posé, pour l’instant, contre les délinquants financiers. Or, le souhait de la majeure partie du Peuple est le retour à la justice sociale et la lutte contre l’impunité. Donc, il est temps d’entamer des procédures judiciaires contre toutes les personnes physiques accusées de corruption, détournement des biens ou des fonds publics. Cela sans complaisance aucune.  Il ne doit pas y avoir d’état d’âme dans l’application des textes. La loi est dure, mais c’est la loi et son application pour que nul n’en soit au-dessus, comme l’a promis le Président de la Transition, dans son discours d’investiture. C’est la seule voie qui pourrait mener certainement à la refondation.

Ainsi, le Mali a été le théâtre, durant ces dernières années, de trop de scandales côté corruption, de détournements des deniers publics. Des scandales qui ont mis la République au fond d’un gouffre financier sans précédent dans l’Histoire de notre pays.<strong>  </strong>

Aussi, plusieurs milliards de FCFA sont détournés par an à cause de la corruption. C’est selon plusieurs Rapports dont celui du Bureau de Vérificateur Général qui élabore périodiquement un document de contrôle sur la gestion des deniers publics. Tous les secteurs sont infestés : santé, éducation, emploi, sécurité, justice, … En 2018, un Rapport canadien sur le traitement judiciaire des cas d’irrégularités financières précise que <em>« près de la moitié des dossiers font l’objet d’un classement sans suite ; donc, pas de poursuites, faute d’infraction pénale »</em>. Ce qui amène à un <em>« niveau très bas de recouvrement de 6,5 % du montant total des irrégularités financières ».</em> En clair, les Autorités maliennes n’auraient récupéré qu’environ 48 milliards de francs CFA (73,2 millions d’euros) sur les 741,5 milliards de francs CFA d’irrégularités financières constatées par le BVG entre 2005 et 2017.  On attend, en somme, plus de rigueur de la part des Autorités de la Transition dans le recouvrement des irrégularités financières.

Il urge aussi pour la Justice de donner suite sur un certain nombre de dossiers qui ont mis à mal notre pays. C’est dans, notamment, l’achat de l’avion présidentiel et des équipements militaires, des engrais frelatés… dont les présumés coupables n’ont nullement été pour le moment inquiétés.   Ces affaires sont aujourd’hui pendantes au niveau de la Justice.

Face à l’ampleur de la corruption qui gangrène tous les secteurs publics et privés, il urge que la détermination du Président de la Transition à lutter contre la corruption soit traduite en actes concrets afin de situer les responsabilités dans la gestion calamiteuse des fonds publics.

<strong>Mémé Sanogo</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Lutte contre la corruption et l’enrichissement illicite : Après les menaces, place aux actions !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/lutte-contre-la-corruption-et-lenrichissement-illicite-apres-les-menaces-place-aux-actions-2902179.html</link>
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<pubDate>Mon, 02 Nov 2020 01:30:29 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pays</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le vérificateur général du Mali, Samba Alhamdou Baby a remis, le vendredi dernier, le rapport annuel 2019 de son bureau au président de la Transition, Bah N’daw. C’était l’occasion pour le chef de l’État de  donner l’assurance quant à la mise en œuvre des recommandations qui ont été faites. Aussi, a-t-il menacé de sanctionner les voleurs des deniers publics. Cette menace est la 2<sup>ème</sup> après celle faite le jour de son investiture. À quand la concrétisation de ces beaux discours ? Lui et ses hommes seuls ont la réponse. </strong>

Comme il se le doit, le vérificateur général Samba Baby a mené ses enquêtes, produit son rapport annuel 2019 et l’a remis à qui de droit. Il met ainsi la balle dans le camp des autorités chargées de sanctionner les voleurs de la République.

En effet, lors de la cérémonie de remise du rapport annuel 2019 de son bureau au chef de l’État, le Vérificateur général Samba Alhamdou BABY a rappelé les 31 missions qu’ils ont conduites en 2019. Selon lui,  les vérifications de performance, au nombre de huit, ont porté sur des entités en charge de la gouvernance du service public de l’État et des collectivités territoriales.

<strong>Les assurances du président de la Transition quant à la mise en œuvre des recommandations du bureau du Vegal </strong>

En réponse au vérificateur général, le président de la Transition a déploré les manquements quant à la mise en œuvre des recommandations antérieures formulées par le bureau de celui-ci .

De la compréhension du chef de l’État, Bah N’daw, le bureau du vérificateur général déplore

<em>« le faible progrès dans la mise en œuvre des préconisations précédemment faites » par lui  dans le seul souci d’améliorer la gouvernance publique.</em> Selon lui, ces recommandations  du bureau du Végal ont été formulées pour une saine gestion de nos entreprises et de l’administration malienne, pour le bien-être du peuple malien.

Le chef de l’État a, ainsi, promis de mettre en œuvre les recommandations que viennent de formuler Samba Alhamdou Baby et ses collègues. «Soyez certain alors, Monsieur le Vérificateur général, que la situation ne restera pas en l’état! », a-t-il rassuré le vérificateur général avant d’ajouter : <em>«Car dès ce lundi, les départements ministériels concernés seront mobilisés pour que les responsables des entités incriminées sachent que la performance n’est pas facultative, mais obligatoire ». </em>Comme il l’a fait lors de son investiture, le président de la Transition s’est montré exigeant en ce qui concerne l’application de la loi. <em>«Il n’y a pas d’hésitation possible :  c’est soit le Mali, soit la porte ! »</em>, a-t-il menacé avant d’instruire au Premier ministre de prendre les dispositions dans ce sens.

Selon le rapport tel qu’expliqué par le président de la Transition, le secteur des mines en particulier nécessite d’être mieux suivi par l’État.<em>«En plus de possibles déperditions financières en raison du non- paiement des dividendes et de certains impôts dûs à l’État, vous évoquez, à juste raison, la question environnementale et donc la responsabilité sociale des industries extractives »</em>, a rappelé le colonel major à la retraite. Même s’il reconnait que  la transition ne peut pas tout faire, le chef de l’État a promis  de faire en sorte que <em>« l’État assume ses responsabilités et reçoive de ce secteur vital ce qui lui est dû </em>».

Pour lui, l’or du Mali doit briller dans ce pays<em>. « Je suis le serviteur de ce pays, son esclave. Ce fardeau divin, je l’accepte avec fierté et humilité. Dès lors, il est hors de question pour moi que l’or du Mali ne brille pas pour le Mali. L’or du Mali brillera aussi pour le Mali. L’or du Mali brillera surtout pour le Mali »,</em> donne-t-il la garantie.

<strong>Énième menace contre les voleurs de la République </strong>

<strong>Le </strong>président de la Transition qui a laissé entendre que les recommandations du bureau du Végal sont une instruction pour lui et vaudra une exécution pour le gouvernement, a réitéré sa menace de sanctions contre tous ceux qui sont impliqués dans la corruption et dans l’enrichissement illicite. <em>« Les mots que j’ai eu à prononcer lors de mon discours d’investiture le 25 septembre dernier et que vous venez de rappeler, je les assume entièrement », </em>martèle Bah N’daw. Le président de laTransition semble, en l’écoutant, être plus déterminé dans ce combat. <em>«Et je les réitère ici.  Je combattrai l’impunité de toutes mes forces. On réussira parfois, sous le prétexte de l’urgence, à tromper ma vigilance. Et parfois, je serai victime de nos faibles capacités d’investigation »,</em> a-t-il indiqué. Selon lui, à chaque fois que la preuve est établie,la sanction va tomber et personne n’y échappera. <em>«Tous ceux qui voudront se servir du Mali, au lieu de le servir, le feront à leurs risques et périls. Qu’ils le sachent ! »</em>, a-t-il averti.

Pour le président de la Transition, tout le monde doit se donner la main pour combattre la corruption qui est, selon lui, un cancer pour le Mali. <em>« Nous devons lui barrer la route. Ce combat n’est pas impossible. Il est à notre portée. Si nous ne le faisons pas, c’est à l’avenir de notre jeunesse que nous barrons la route. Cette jeunesse que nous avons le devoir de protéger, ne mérite pas que nous ne lui laissions d’autre choix que le chômage, la drogue et les chemins  incertains de l’émigration »,</em> a-t-il plaidé à l’union sacrée de tous contre la corruption.

<strong>L’heure des actions ! </strong>

Après les premières menaces du président de la Transition lors de son investiture, nombreux étaient des Maliens qui s’attendaient à des actions les jours ou semaines qui ont suivis. Mais jusque-là, les lignes n’ont pas bougé même si les autorités ont la bonne volonté. Ce qui a encore  découragé certains, c’est le fait que celui qui a promis « l’impunité zéro » n’ait pas, jusqu’à présent, déclaré ses biens conformément à la Charte de la transition. Or, cet exercice fait partie aussi des exemples pour une autorité dont l’objectif est une administration clean.

Cette nouvelle menace du président de la Transition contre les corrupteurs et corrompus est encore bien accueillie par bon nombre de citoyens. Mais nombreux sont ceux qui sont impatients de voir les autorités transitoires passer des simples beaux discours aux sanctions contre les personnes impliquées dans la corruption et l’enrichissement illicite.

À ce niveau, le président de la Transition a indiqué, dans sa réponse au vérificateur général que le procureur a été saisi concernant les rapports. <em>«À la date d’aujourd’hui, le procureur est saisi de tous les rapports de contrôle. C’est à lui d’apprécier l’opportunité des poursuites, sur la base du droit. Et tout ce qui doit être fait le sera pour renforcer les moyens de la justice dans la lutte contre la corruption, car là est notre salut</em> », a précisé Bah N’daw.

Toutes ces menaces, si elles sont transformées en actions, les autorités transitoires auront gagné un grand point dans la lutte contre la corruption au Mali.

<strong>Boureima Guindo</strong>

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<title>Bonne gouvernance et fin de l’impunité : Des promesses opium du peuple ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/bonne-gouvernance-et-fin-de-limpunite-des-promesses-opium-du-peuple-2902237.html</link>
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<pubDate>Mon, 02 Nov 2020 00:39:04 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="yiv5656162583ydp7bc92ac9yiv9210708565ydpc4d21d05MsoNormal"><b><i>Le président de la Transition, Bah N’Daw, recevant le Rapport 2019 du Vérificateur Général, a cru devoir rassurer ses compatriotes en leur promettant la fin de l’impunité aux délinquants financiers. Des promesses de plus ? Comment croire en ses promesses quand les nouvelles autorités se font prier pour faire la déclaration publique de leur patrimoine, comme exigée par la loi ?</i></b></p>

<div><b>maliweb.net</b> - Les autorités de la Transition peuvent-elles mieux faire que les anciens dirigeants en matière de bonne gouvernance et de lutte contre la corruption ? La question se pose avec acuité, tant l’on peine à voir les signaux de la rupture dans la méthode de gérer les affaires de la cité. Et les promesses se multiplient, sans qu’aucun signe annonciateur d’actes ne pointe à l’horizon. «Je combattrai l’impunité de toutes mes forces. On réussira parfois, sous le prétexte de l’urgence, à tromper ma vigilance. Et parfois, je serai victime de nos faibles capacités d’investigation. Mais, chaque fois que la preuve est établie, je corrigerai l’erreur et la sanction tombera. Personne n’y échappera », déclarait le chef de l’Etat. Sauf qu’en matière de délinquance financière, la preuve est difficilement établie. Serait-ce alors un moyen pour dédouaner les indélicats vis-à-vis de deniers publics ? L’on se pose des questions.</div>
<p class="yiv5656162583ydp7bc92ac9yiv9210708565ydpc4d21d05MsoNormal">En outre, comment croire en une volonté politique affichée de sévir contre les fossoyeurs de l’économie nationale lorsque les plus hautes autorités ne déclarent pas leurs patrimoines comme le veut la loi ? La volonté de transparence est-elle affinée dans ce contexte ? Y'a-t-il là une ferme volonté de traquer l’enrichissement illicite ? Le doute est permis, malgré le discours contraire. « Le peuple, je l’entends, est fatigué des discours et il réclame des actes. Qu’il sache que je suis entièrement d’accord avec lui », a indiqué Bah N’Daw. Avant d’assurer que  tous ceux qui voudront se servir du Mali, au lieu de le servir, le feront à leurs risques et périls.</p>
<p class="yiv5656162583ydp7bc92ac9yiv9210708565ydpc4d21d05MsoNormal">Mais, il semble que la menace et les simples mises en garde verbales n’ont plus d’effet dissuasif. Tant les régimes précédents ont abondamment emprunté cette voie sans grand succès sur ce terrain glissant de la bonne gouvernance. Même si le chef de l’Etat reconnait que  « la bonne gouvernance est notre chance », la chance, faut-il la rappeler n’a qu’un seul cheveu.</p>
<p class="yiv5656162583ydp7bc92ac9yiv9210708565ydpc4d21d05MsoNormal">En effet, le 4 septembre 2013, alors le nouveau président malien largement plébiscité par ses compatriotes, IBK martelait qu’il engagerait une lutte sans merci contre les délinquants financiers. La suite est connue : ses sept ans au pouvoir ont presque battu le record de la mauvaise gouvernance. Plusieurs scandales financiers ont marqué sa gouvernance et ont pesé dans son impopularité, qui a fini par emporter son régime le 18 août 2020.</p>
<p class="yiv5656162583ydp7bc92ac9yiv9210708565ydpc4d21d05MsoNormal">Avant IBK, le régime ATT, qui avait un tant soit peu limité les dégâts en matière de délinquance financière, n’avait pas pu combattre comme il le fallait le fléau des détournements de deniers publics. Et les Rapports du Bureau du Vérificateur Général avaient établi que les manques à gagner et autres malversations financières n’étaient pas des denrées rares dans la gestion des affaires publiques.</p>
<p class="yiv5656162583ydp7bc92ac9yiv9210708565ydpc4d21d05MsoNormal">Auparavant, le régime Alpha Oumar Konaré aussi avait permis, à tort ou à raison, de connaître le concept de « milliardaires de la démocratie ». Il faut donc conclure que l’opinion nationale s’attend à plus que de simples promesses<b>. </b>Surtout que les régimes Modibo Kéita et Moussa Traoré, n’ont pas tympanisé le peuple avec des promesses, s’étaient mieux sortis en matière de bonne gouvernance.</p>
<p class="yiv5656162583ydp7bc92ac9yiv9210708565ydpc4d21d05MsoNormal"><b>Boubou SIDIBE/Maliweb.net</b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Rapport 2019 du Végal :  Environ 15 milliards FCFA d’irrégularités financières décelées</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/rapport-2019-du-vegal-environ-15-milliards-fcfa-dirregularites-financieres-decelees-2902170.html</link>
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<pubDate>Sun, 01 Nov 2020 11:30:42 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="yiv3271235122ydp9906cd26msonormal" style="margin-bottom: .0001pt;background: white"><b><i><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #222222">Président de la Transition, le Colonel –major à la retraite Bah N’DAW,  a reçu, vendredi, le rapport annuel 2019 du Bureau du Vérificateur Général lors d'une cérémonie officielle  tenue dans la salle des banquets de Koulouba.</span></i></b></p>
<p class="yiv3271235122ydp9906cd26msonormal" style="margin-bottom: .0001pt;background: white"><b><i><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #222222">-Maliweb.net-  </span></i></b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #222222">Outre le Vérificateur Général Samba Alhamdou BABY,  le Vice-président de la Transition, Colonel Assimi GOITA,  du Premier ministre, M. Moctar Ouane et plusieurs membres du gouvernement étaient présents à cette remise.  Ce premier rapport remis au Président de la Transition qui veut faire la lutte contre la corruption l’une de ses priorités concerne 31 entités de l'Etat  qui ont fait l'objet de vérifications financières, de performances et  de  suivis et recommandations. Ces différentes vérifications  ont décelé des irrégularités financières qui se chiffrent à environ à 15 milliards FCFA.  «  Ces vérifications ont mis en exergue  une panoplie d’irrégularités qui compromettent sérieusement les efforts du gouvernement », tranche le vérificateur général, Samba Alhamdou Baby, dans le discours tenus devant les autorités de la transition.  </span></p>
<p class="yiv3271235122ydp9906cd26msonormal" style="margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #222222"> De quoi inciter  le  Président de la Transition à multiplier les mises  en garde à ceux qui n’hésitent pas à faire main basse sur les deniers publics. «  Tous ceux qui voudront se servir du Mali, au lieu de le servir, le feront à leurs risques et périls. Qu’ils le sachent ! »,a-t-il averti.  Poursuivant que dès ce lundi 2 novembre, les départements ministériels concernés seront mobilisés pour que les responsables des entités incriminées sachent que la performance n’est pas facultative mais obligatoire.  Fidèle  à son discours d’investiture qui prône une gouvernance saine, le Président Bah N’Daw soutient qu’il n’y a pas d'hésitation possible. « C’est soit le Mali, soit la porte ! », a-t-il lancé.</span></p>
<p class="yiv3271235122ydp9906cd26msonormal" style="margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #222222"> Par ailleurs, en répondant  à une recommandation du rapport annuel 2019 qui demande à l’Etat d’être plus  vigilant  dans les conventions minières, le Président Bah N’Daw a exprimé les limites de la Transition  qui, selon lui, ne pourra pas tout faire.  Mais,  ce dernier attend jouer sa partition  pour qu’à défaut de l’or blanc (Coton), dont la production a subi un coup dur cette année, l’or puisse briller pour les Maliens. Ainsi, a-t-il indiqué qu’il est hors de question que l’or du Mali ne brille pas pour le Mali.  « L’or du Mali brillera surtout pour le Mali.», déclare le Président de la Transition en signe de promesse.</span></p>
<p class="yiv3271235122ydp9906cd26msonormal" style="margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #222222">Au Mali, la publication du rapport annuel du vérificateur général  sur les dysfonctionnements constatés dans la gestion des ressources du pays a connu une tournure importante ces dernières années. Plusieurs responsables  des services de l'Etat dont la gestion des fonds  publics a révélé des irrégularités financières ont été auditionnés par le pôle économique et financier de Bamako, puis placés sous mandat de dépôt.</span></p>
<p class="yiv3271235122ydp9906cd26msonormal" style="margin-bottom: .0001pt;background: white;background-image: initial;background-position: initial;background-size: initial;background-attachment: initial"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #222222"> </span></b></p>
<p class="yiv3271235122ydp9906cd26msonormal" style="margin-bottom: .0001pt;background: white;background-image: initial;background-position: initial;background-size: initial;background-attachment: initial"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #222222">Siaka DIAMOUTENE/Maliweb.net</span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Sale temps pour les élus locaux : Le maire de la Commune VI, Boubacar Kéïta placé sous mandat de dépôt pour avoir vendu un espace appartenant à Lahaou Fofana à 80 millions Fcfa</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/sale-temps-pour-les-elus-locaux-le-maire-de-la-commune-vi-boubacar-keita-place-sous-mandat-de-depot-pour-avoir-vendu-un-espace-appartenant-a-lahaou-fofana-a-80-millions-fcfa-2902014.html</link>
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<pubDate>Sat, 31 Oct 2020 01:36:22 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Décidément, les maires traversent aujourd'hui une zone de turbulence dans le cadre de la gestion foncière de leur commune. Après le maire de la Commune II, Abba Niaré et son adjoint Fodié Traoré, ce fut au tour du maire de la Commune VI, Boubacar Kéïta, d'être écroué à la Maison centrale d'arrêt de Bamako. Selon nos informations, il a été placé, lundi dernier, sous mandat de dépôt par le Procureur du Tribunal de la Commune III, chargé du Pôle économique et financier.

Cela suite à une plainte déposée par un certain Lahaou Fofana, très connu par les habitants de la Commune VI. Le maire Boubacar Kéïta lui avait vendu un espace appartenant à Lahaou Fofana à 80 millions de nos francs. L’endroit se trouve à la Cité UNICEF.

En tout cas, l'édile de la commune VI, Boubacar Kéïta, est impliqué dans beaucoup de dossiers de ce genre. Et il n'y a donc pas de doute que d'autres plaintes soient déposées contre lui dans les jours voire dans les semaines à venir par des victimes, lorsque la nouvelle de son arrestation s'étendra très vite comme une trainée de poudre.<strong>                                          </strong>

<strong> El Hadj A.B. HAIDARA</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Création de l&amp;apos;OCLEI :  Une loi anticonstitutionnelle, discriminatoire et sélective</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/creation-de-loclei-une-loi-anticonstitutionnelle-discriminatoire-et-selective-2901484.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 27 Oct 2020 02:09:09 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Malien</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Encore trop de tapages médiatiques autour d'une loi sélective et discriminatoire qu'est la loi N°2014-015 du 27 mai 2014 portant création de l'Office Central de Lutte Contre l'Enrichissement Illicite (OCLEI). Une loi qui est passée aux peignes fins par un comité d'experts juste avant la chute du régime IBK. Le texte a été relu et beaucoup de modifications ont été faites qui prennent en compte la conformité de la loi avec les textes de la République du Mali.</em></strong>

La loi N°2014-015 du 27 mai 2014 votée par les députés portant création de l'Office Central de Lutte Contre l'Enrichissement Illicite (OCLEI) fait couler encore beaucoup d'encres et de salives. Cette loi contient de nombreuses lacunes surtout sur le plan judiciaire et qui avait compromis sa bonne application. Ensuite, cette loi avait provoqué aussi la détérioration du climat social. En somme, une loi sélective et discriminatoire qui avait fait plus de mal que de biens en son temps.

La loi portant prévention et répression de l'enrichissement illicite N° 14-015 du 27 mai 2014 a incriminé les faits d'enrichissement illicite. Cependant, ladite loi contient de nombreuses lacunes qui limitent d'ailleurs son champ d'application et qui sont susceptibles d'amoindrir considérablement l'efficacité de sa mise en œuvre. Ces carences concernent, en particulier, la définition de l'infraction d'enrichissement illicite qui n'est pas conforme à celle de la CNUCC, et l'exclusion des parlementaires et enfants majeurs de l'obligation de déclaration de patrimoine et de possibilité d'être condamnés pour enrichissement illicite.

Ces lacunes concernent également, entre autres, l'incrimination de l'infraction d'enrichissement illicite en tant délit qui limite son délai de prescription à trois ans (il est de dix ans pour les crimes). L'absence de précision sur la période durant laquelle l'infraction d'enrichissement illicite peut être constituée, le nombre trop étendu d'agents publics soumis à la déclaration de patrimoine qui risque d'ailleurs de compromettre  la mise en œuvre effective de la loi dans un contexte de ressource limitée. La loi inclut les personnes de rang moyen ou inférieur, mais pas les parlementaires. Dans sa forme ancienne, rédigée sous la transition par le Ministre de la Justice, Garde des Sceaux, M. Malick Coulibaly, cette loi frappait les députés. Mais, ces derniers ont juré de ne pas la voter tant qu'ils ne sont exclus. Ce qui fut fait sous le régime du Président Ibrahim Boubacar Kéïta et beaucoup d'autres corporations ont été exclus. A ceux-ci, il faut ajouter l'absence de publication de déclaration de patrimoine, la limitation de l'obligation de déclaration aux biens meubles et immeubles uniquement. Ce qui exclut les avoirs de l'agent public bénéficiaires effectif d'une personne morale ou autre construction juridique au conjoint marié sous le régime de la communauté des biens et enfants mineurs, alors que se référer à tous les biens et aux membres de la famille et personne qui leur sont étroitement associés serait moins restrictif. La limitation de l'obligation de déclarer son patrimoine à un mois après la cessation de ses fonctions ou la fin de son mandat du fonctionnaire, et n'être relevés qu'après son départ, l'absence de déclaration ou la fausse déclaration ne font l'objet d'aucune sanction pénale précise définies par la loi.

Jamais dans l'histoire du Mali, un syndicat ne s'était opposé à une mesure d'assainissement de la vie publique et singulièrement des services de l'administration. Depuis le Contrôle Général d'Etat, en passant par le Bureau du Vérificateur général, la Cellule d'Appui aux Structures de Contrôle de l'Administration (CASCA), le Pôle Economique, les syndicats de Travailleurs et de travailleuses ont toujours appuyé et accompagné le Gouvernement dans la lutte contre la corruption et la mauvaise gouvernance et dans toutes les prises de décision allant dans ce sens.

Mais si aujourd'hui, l'Office Central de Lutte contre l'Enrichissement Illicite (OCLEI) rencontre la désapprobation totale de tous les travailleurs en général, et des travailleurs des Services Financiers, d'Assiettes ou de Recouvrement en particulier à travers tout le pays, c'est à cause des insuffisances graves qui ont été justement décelées dans la mise en application des dispositions de la loi.

Les syndicats n'ont pas été conviés à une quelconque séance d'écoute à l'Assemblée Nationale sur la loi avant son adoption, conformément aux Résolutions internationales sur la participation, l'harmonisation des Relations professionnelles et politiques avec les syndicats.

Mieux, le premier responsable de l'Office central de lutte contre l'Enrichissement Illicite, la structure querellée, dans sa toute 1ère interview, avait indexé publiquement et gravement les agents de recouvrement pour illustrer sa vision de l'enrichissement illicite. Autrement dit, il a parlé des fonctionnaires en services dans les Impôts, Douanes, Trésor, etc. " C'en était de trop, " clament dès lors des agents indexés. Aussi, cette loi est en contradiction avec certaines dispositions de la Constitution malienne. Donc une loi anticonstitutionnelle. Cette loi porte entrave au bon fonctionnement de la justice.

En son temps, le Premier ministre, Dr Boubou Cissé avait adressé une correspondance à la Cour constitutionnelle présidée par Mme Manassa Danioko en vue de connaitre la constitutionnalité de la loi. En réponse, le président de la Cour constitutionnelle a informé le Chef du gouvernement que cette loi n'avait pas été curieusement soumise à l'appréciation de la cour avant le vote à l'Assemblée nationale. Ainsi, vu son anti-constitutionnalité et son caractère discriminatoire et sélectif, le Président de la République d'alors, Ibrahim Boubacar Kéïta et son Premier ministre, Dr Boubou Cissé avaient mis en place un comité d'experts chargé de la relecture de la fameuse loi. Ainsi, durant quelques semaines, des cadres se sont mis à la tâche et ont apporté beaucoup de modifications à ladite loi. Parmi les modifications apportées figuraient même les modes de désignation du Président et des membres de l'OCLEI, la dénonciation, etc. Désormais, la désignation du président et des membres de l’OCLEI devrait se faire après un avis d’appel à candidature. La nouvelle monture devait passer devant les élus nationaux pour adoption. Malheureusement, le régime a été forcé à la démission le 18 août 2020. La République étant une continuité, la nouvelle monture ne doit pas être rejetée car c'est le fruit d'énormes sacrifices et durs labeurs. Profitant de changement de régime et certainement le désordre de la transition aidant, le président de l'OCLEI, Mouminou Guindo est en train de réchauffer une loi qui n'est plus d'actualité. Certes, IBK est parti mais le Mali est resté. Et dans toute administration publique ou privée, les Travailleurs ont besoin de sécurité, de considération, et de respect pour donner la plénitude de leur savoir faire et contribuer au développement du pays.

<strong>Youssouf Sangaré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Pour la réussite de la transition : La traque de la corruption est incontournable !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/pour-la-reussite-de-la-transition-la-traque-de-la-corruption-est-incontournable-2901383.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 26 Oct 2020 10:00:29 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Pour la refondation du Mali, la traque de la corruption sous toutes ses formes est incontournable. Dès lors, cette refondation doit passer par un traitement patriotique de questions d’intérêt national comme l’affaire des partants <em>«volontaires</em>» à la retraite, de la faillite de la Banque de l’habitat du Mali (BHM),  de la faillite et de la liquidation du chemin de fer du Mali, de l’affaire de l’avion présidentiel d’IBK, les marchés d’exploitation de nos ressources minières et énergétiques, les marchés de gré à gré, etc.</strong>

<strong>«Quand tu es félicité par les colons, c’est que tu es mauvais pour ton peuple. Quand ils disent que tu es mauvais, c’est que tu es bon pour ton peuple. Le jour où ils diront que je suis bon, c’est que je vous ai trahi.» (Sékou Touré).</strong>

Il n’est plus un secret pour personne que la grosse plaie qui ronge le Mali depuis la chute du régime nationaliste de Modibo Keïta est bien celle de la corruption et de la délinquance financière. Si pour le régime de Moussa Traoré la fatidique sentence de mort frappait tout individu se rendant coupable d’un détournement de dix millions de F CFA, avec les démocrates des milliards sont détournés par des femmes et des hommes sans s’inquiéter outre mesure.

Pour la petite histoire, les Maliens ont lu dans les colonnes de certains journaux que vingt et un (21) milliardaires maliens (dont 15 hauts fonctionnaires) se sont constitués aux dépens des contribuables maliens sous le régime de Alpha Oumar Konaré. En tout cas, à l’occasion de son deuxième mandat à la tête du Mali, le président Konaré a bien dit qu’il ne veut plus entendre que des maires se sont rendus coupables de spéculations foncières. Mais il n’a pas demandé des comptes à tous ceux de ces élus qui se sont, pendant son premier mandat, livrés à la vente des terres. Comme pour dire que sous Alpha, l’audit de la nation ne pouvait avoir lieu.

Avec Amadou Toumani Touré (ATT), les milliardaires étaient estimés à plus de quarante et un (41). Là aussi, pas le moindre propos pour traduire dans les faits cette vive aspiration de notre peuple à la traque de la délinquance financière et de la corruption. La tendance de ATT était <strong>de ne pas faire honte à quelqu’un</strong>. Cherchez à savoir le contenu d’un tel penchant ! ATT a été chassé du pouvoir par de jeunes militaires patriotes commandés par le capitaine Amadou Haya Sanogo (aujourd’hui général). Hélas ! L’inexpérience et la méconnaissance des politiciens maliens et des chefs religieux ont détourné Sanogo de son devoir patriotique: celui de procéder au toilettage de tous les secteurs de la vie nationale.

La suite est connue: les valses politico- religieuses entre Bamako et Kati ont eu raison de l’homme qui était mieux placé pour mener la traque de la corruption et de la délinquance financière. La transition illégitime de Dioncounda Traoré a préparé le terrain pour que le président qui en sortira marche sur les traces des régimes déchus.

L’on comprend donc que l’espoir suscité en notre peuple par l’élection d’IBK ne pouvait que foirer malgré les slogans de campagne de ce dernier. Entre autres, Ibrahim Boubacar Kéita disait: «<strong>Le Mali d’abord !</strong>», «<strong>Pour l’honneur du Mali !</strong>» Ces slogans ne pouvaient pas ne pas rester lettres mortes quand on sait que c’est un autre bourgeois qui avait accédé à la magistrature suprême, sans oublier que depuis la fin de la deuxième République, ce sont les mêmes gens qui se relèvent aux différentes instances de la gestion des affaires du pays. Le dénominateur commun de ces gouvernants de la troisième République c’est qu’ils viennent tous (ou presque) de l’ADEMA- PASJ (quelques soient les démembrements qui en sont sortis).

La mauvaise gouvernance a atteint son paroxysme avec IBK. Cette mauvaise gouvernance avait fini par lui coûter le fauteuil présidentiel. À la faveur de l’intervention de soldats patriotiques dans le conflit qui opposait IBK à une partie du peuple travailleur du Mali, l’espoir renaît en ce peuple qui continue à souffrir de la corruption et de la délinquance financière avec comme essence fondamentale les détournements de deniers publics, la gabegie, la surfacturation, les marchés de gré à gré, la très mauvaise gestion de la crise du Nord par Alpha Oumar Konaré, Amadou Toumani Touré et Ibrahim Boubacar Kéita.

Les militaires qui sont à l’origine du retour de l’espoir en nos masses travailleuses doivent se rendre à l’évidence que le coup de force qu’ils ont réussi contre IBK est la suite logique de l’échec de la troisième République et en particulier d’Ibrahim Boubacar Keïta. Ils doivent s’assurer que lorsqu’ils se mettent sans ambigüité du côté des masses travailleuses, ils auront choisi de servir le Mali contre la bamboula instaurée en mode de vie par les démocrates véreux dans notre pays.

Pour ce faire, ils auront opté pour le devoir. José Marti avait dit avec juste raison: «<strong>L’homme véritable ne se demande pas de quel côté on vit mieux, mais de quel côté est le devoir ; et le seul homme pratique est celui dont le rêve d’aujourd’hui sera la loi de demain, car celui qui aura contemplé les entrailles universelles et vu brûler les peuples, dans le creuset des siècles, sait que l’avenir est, sans une seule exception, du côté du devoir</strong>.»

Dans la vie, <strong>la seule peur d’un patriote doit être</strong> <strong>d’avoir peur</strong>. Dieu est toujours du côté des hommes dévoués pour les causes justes, celles des masses qui vivent de la sueur de leur front. Ce que le peuple malien attend de cette transition, c’est la lutte implacable et sans merci contre tous les déprédateurs (sans distinction aucune) du tissu économique national. Les hommes en charge de la transition doivent poser des actes patriotiques sans s’occuper de ce que les ennemis de notre peuple vont dire (où qu’ils soient tapis dans les rouages de la politique politicienne sangsue de ce peuple).

La France et ses valets afro-maliens ne peuvent féliciter des hommes qui ont choisi de défendre les intérêts fondamentaux de notre peuple. Les hommes choisis pour gérer la transition, s’ils ne veulent pas décevoir la masse écrasante des Maliens qui endurent dans leur chair et dans leur conscience les affres de la gestion démocratiste de nos affaires, doivent assimiler ces conseils précieux du leader charismatique de la République de Guinée Conakry en la personne de Sékou Touré. Il disait: <strong>«Quand tu es félicité par les colons, c’est que tu es mauvais pour ton peuple. Quand ils disent que tu es mauvais, c’est que tu es bon pour ton peuple. Le jour où ils diront que je suis bon, c’est que je vous ai trahi.»</strong>

Pour la refondation du Mali,  la traque de la corruption sous toutes ses formes est incontournable. Dès lors, cette refondation doit  s’appuyer sur un traitement patriotique de questions d’intérêt national comme l’affaire des partants «<strong>volontaires</strong>» à la retraite, de la faillite de la Banque de l’habitat du Mali (BHM), de la faillite et de la liquidation du chemin de fer du Mali, de l’affaire de l’avion présidentiel d’IBK, les marchés d’exploitation de nos ressources minières et énergétiques, les marchés de gré à gré, la sape de notre armée qui imposait le respect du Mali, etc.

Les gouvernants de la troisième République doivent s’expliquer sur la faillite de notre État, sur la décadence de notre système éducatif et de santé. Face à ce devoir patriotique, aucun sacrifice ne sera de trop. Pour  ainsi dire, pour servir autrement notre peuple, la transition ne doit pas se laisser distraire un seul instant par les politiciens affairistes qui ont mis ce pays à genou. À ce seul prix, les membres de cette transition sortiront la tête haute par la grande porte de l’histoire des nations et des peuples. À ce seul prix, le coup d’État contre Ibrahim Boubacar Kéita aura servi notre peuple travailleur. À ce seul prix, on pourra dire adieu aux discours creux de ‘‘<strong>démocrates</strong>’’ affairistes.

Vivement une nouvelle race de politiciens prêts à servir sans calcul les masses travailleuses du Mali ! Pour un Mali débarrassé à jamais de l’impérialisme français et de ses représentants afro-maliens. Ceux qui ont bouffé doivent payer !

Vivement le Mali aux masses travailleuses du Mali: il faut l’audit de la nation.

<strong>Fodé KEITA</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Malversations financières à la CENI :  1er questeur Béffon Cissé écroué à la Maison d’Arrêt de Bamako pour &amp;quot;atteinte aux biens publics, faux et usage de faux 10 306 000 Fcfa versés à la recette générale pour bénéficier la liberté provisoire</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/malversations-financieres-a-la-ceni-1er-questeur-beffon-cisse-ecroue-a-la-maison-darret-de-bamako-pour-atteinte-aux-biens-publics-faux-et-usage-de-faux-10-306-000-fcfa-verses-a-la-recet-2901116.html</link>
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<pubDate>Sat, 24 Oct 2020 01:51:20 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le 1er questeur de la Commission électorale nationale indépendante (Céni) Béffon Cissé est écroué depuis quelques semaines à la Maison d'arrêt de Bamako pour "atteinte aux biens publics, faux et usage de faux". Il lui est reproché d'avoir retiré quatre chèques de 10 306 000 Fcfa sous sa signature. Et depuis quelques jours, il a versé la même somme à la recette générale du district de Bamako afin de bénéficier la liberté provisoire. Le dossier est sur la table du 5ème Cabinet du Pôle économique et financier du tribunal de la Commune III.  </em></strong>

C'est un nouveau rebondissement dans l'affaire de malversations financières à la Commission électorale nationale indépendante (Céni). Le 1er questeur Béffon Cissé dort depuis semaines à la Maison d'arrêt de Bamako pour avoir été placé sous mandat de dépôt par le Procureur du Pôle économique et financier du Tribunal de la Commune III. Il est accusé d'avoir soutiré un montant de 10 millions Fcfa dans le compte de la Céni au niveau d'une banque de la place, sans que le président, Amadou Bah, ne soit au courant. Il s'agit de quatre chèques.

Aujourd'hui, le souhait le plus ardent de Béffon Cissé, c'est de bénéficier de la liberté provisoire. Pour ce faire, il a versé à la recette générale, selon une source proche de la Céni, le montant représentant le cumul des quatre chèques incriminés, soit 10 306 000 Fcfa. Malgré tout, le juge d'instruction du 5ème Cabinet du Pôle économique et financier n'a pas donné un avis favorable pour le moment. C'est dire que Béffon Cissé devrait encore attendre.

Il est nécessaire de rappeler la Commission électorale nationale indépendante (Céni) était confrontée à des cas de suspicions de <em>"malversations financières"</em> portant sur plusieurs millions de nos francs. Ce qui a suscité un climat délétère au sein de la structure. Du coup, le président Amadou Bah (ordonnateur des dépenses) et son 1er Questeur, Béffon Cissé, étaient devenus comme <em>"chat et chien"</em>. Les deux personnes s'accusant mutuellement.

Et face à cette situation, le président de la Céni, dans une correspondance en date du 7 juillet 2020, demande au directeur général de la Bdm-sa d'invalider avec effet immédiat la signature de Beffon Cissé, 1er Questeur, de valider la signature de Moriba Diallo, 2ème Questeur. Il a ensuite invité la Banque à annuler tous les chèques et chéquiers antérieurement émis et non utilisés et de délivrer en urgence un nouveau chéquier pour assurer le fonctionnement régulier de la Céni.

Pour le président de la Céni, dans sa lettre, il s'agissait de prendre de nouvelles dispositions pour la gestion du compte de la Céni à la Bdm-sa pour des raisons de suspicions de malversations.

Auparavant, le président de la Céni avait demandé à la Bdm-sa la situation financière de son compte N° 26701364165-34 dans une correspondance en date du 22 juin 2020.

<strong><em>"J'ai l'honneur de vous notifier que le président de la Commission électorale nationale indépendante (Céni) Amadou Ba et le 1er Questeur Docteur Beffon Cissé demeurent et restent en l'état les seuls signataires des chèques bancaires sur le compte  N° 26701364165-34 ouvert dans vos livres au nom de la Céni. </em></strong>

<strong><em>Par la même occasion, je vous demande de me faire parvenir sous pli confidentiel le relevé du compte pour la période du 1er janvier au 22 juin 2020. Le relevé devrait comporter le numéro des chèques, la date d'émission, l'identité des bénéficiaires. </em></strong>

<strong><em>Toute demande de relevé de compte devrait désormais être formulée par écrit sous la signature ou le visa du président de la Céni"</em></strong> précisait Amadou Ba.

En fait, les malversations financières soupçonnées se seraient passées quand le président Amadou Ba était hospitalisé au Point-G pour des soins de santé.

Il est nécessaire de rappeler que le 1er vice-président, Dajié Sogoba, et le 2ème questeur, Moriba Diallo, avaient été désignés comme signataires supplémentaires des chèques de la Céni, à l'issue d'une Assemblée plénière extraordinaire tenue le jeudi 14 mai 2020. Cette rencontre s'est déroulée en l'absence du président de la Céni, peut-être pour des raisons de santé.  Et la plénière a décidé, en conséquence, que le président de la Céni peut signer avec l'un quelconque des questeurs, notamment le 1er vice-président peut le faire aussi avec le 1er questeur.  <strong>   </strong>

<strong>  El Hadj A.B. HAIDARA</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Contribution : De Ségou.....au pôle économique de Bamako !  Le juge d&amp;apos;instruction qui épingle les kleptomanes milliardaires !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/contribution-de-segou-au-pole-economique-de-bamako-le-juge-dinstruction-qui-epingle-les-kleptomanes-milliardaires-2900738.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 21 Oct 2020 01:23:49 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Informateur</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Minuscule bureau. Chemin initial à l'étage, quand on arpente les premiers escaliers, pour se rendre chez le Procureur anti-corruption, Mamadou Kassogue. Porte d'accès, enfin, de la Brigade de Recherche du Pôle Economique et Fnancier de Bamako.

Le 8ème Cabinet d'instruction de ce parquet, qui lutte contre la délinquance financière, dans notre pays, ne fait pas amener tous les abords à lui, mais son passage est craint, comme la peste, par les visiteurs et surtout les délinquants à col blanc dont les rapports illuminent le bureau du juge Kassogue.

Il est tenu, d'ailleurs, par un de ses hommes de confiance. "Un Segovien " de cœur, qui a démarré sa vie professionnelle à Segou, né à Ansongo.

Abdoulwahid Maiga, un frêle jeune homme de 43 ans, qui n'instruit que les affaires de milliards FCFA, détournés par des compatriotes pilleurs à jamais de notre économie (preuve de l'attachement de ce Procureur anticorruption pour celui qu'il a obligé, l'an dernier, à abandonner, malgré son admission, les mirobolants avantages et salaires de la MINUSMA pour venir servir à ses cotés la fonction publique où il en perd, pourtant la moitié).

Comme baptême de feu, dans ce cabinet, au chiffre hanté de 8, pour une dizaine que compte le parquet, l'affaire Bakary Togola. Plus de 3 milliards de F F CFA détournés. Un mastodonte du monde rural qui disait et se vantait d'avoir les juges dans sa poche.

Sa vanité se termine chez le juge Abdoulwahid Maiga, qui le met sous mandat de dépôt, depuis Septembre 2019, contre toute attente !

Ni les certificats de santé de ses avocats, ni la pression du régime IBK, encore moins plus de 300 millions devant passer sous table par les acolytes de l'ex Président de l'APCAM, pour lui éviter au moins de dormir en prison, n'auront raison de ce jeune magistrat né sous le signe du Bélier, autrement dit : une personnalité affirmée, très indépendant, qui aime les défis et sans se soucier des risques ou dangers.

Depuis, les menus fretins qui y passent (transitaires, commerçants et autres fonctionnaires des collectivités....) savent que leur salut réside seulement dans la justification propre de ce qu'on leur reproche.

Son dernier challenge chez les milliardaires, c'est l'affaire des Assurances Lafia, où le DG, son commercial, son caissier et deux coursiers sont écroués, par ses soins, pour 3,8 milliards de FCFA de malversations.

Nous tairons volontiers les prochains poissons qui seront mordus par son hameçon, suite aux différents rapports de contrôle sur la table du Juge anticorruption Mamadou Kassogue ; lequel s'est ragaillardi avec le blanc-seing octroyé par le nouveau Ministre de la Justice, Mohamed Sidda Dicko, en visite dans leurs locaux et surtout le rapport nickel de l'Inspection Générale de la Justice commanditée par l'ancien Ministre de la Justice, Malick Coulibaly, au sujet des allégations du site Africa-Kibaru qui prétendait que des pourboires ont été donnés aux juges du dossier pour libérer Bakary Togola. Il n'en fut rien, certifie l'inspection judiciaire, au grand soulagement de ses pères spirituels dans le monde de la justice et sa famille biologique dont le grand frère (Ibrahim Maiga) est un éminent cadre intègre qui anime l'Office Central de Lutte contre l'Enrichissement Illicite et la Corruption (OCLEI).

Pour qui a connu ce jeune magistrat, Substitut du Procureur à Segou où il a fait ses premières armes en 2007, durant une demi-douzaine d'années, sous la fêlure des Procureurs Kebe, Cisse et l'intransigeant Guindo, tranchant aussi les litiges du football Segovien de 2009 à 2012 en tant que Président de la Commission Litiges et Discipline de la Ligue de Football de Segou, aujourd'hui engluée dans les contentieux, avant de faire un tour à la Cour de Justice de la CEDEAO au Nigeria, et qui emprunte aujourd'hui le chemin des Hameye Founé Mahalmadane, l'horizon est prometteur. Surtout quand on sait l'une de ses passions, après le sport, demeure ses séances de prières surérogatoires innombrables, qui lui rapprochent de Dieu !

<strong>Moustaph Maïga depuis Segou</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>OCLEI: Le Royaume des Pays&#45;Bas prêt à apporter un nouvel appui financier</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/oclei-le-royaume-des-pays-bas-pret-a-apporter-un-nouvel-appui-financier-2900622.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 20 Oct 2020 07:39:18 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Six semaines après sa venue au Mali, le nouvel ambassadeur du Royaume des Pays-Bas était à l’Office Central de Lutte contre l’Enrichissement Illicite (OCLEI). Pendant près de deux heures, ce lundi 19 octobre, la délégation diplomatique s’est entretenue avec l’équipe Moumini Guindo et son équipe.</strong>

&nbsp;

<em><strong>maliweb.net - </strong>«Nous avons discuté du partenariat entre le Royaume des Pays-Bas et l’OCLEI»</em>, a déclaré l’ambassadeur Marchel GERRMANN à la sortie de sa séance d’échanges avec les membres de l’OCLEI. Le mandat de l’OCLEI, a expliqué l’ambassadeur, est <em>«très important»</em> dans la lutte contre la corruption au Mali. A ce titre, six semaines après sa venue à Bamako, le diplomate a assuré qu’il devait <em>«prendre contact»</em> avec cette structure partenaire.

<em>«Les pays-Bas est un de nos plus grands partenaires»</em>, s’est réjoui Moumini Guindo, président de l’OCLEI. Selon le magistrat, le Royaume des Pays-Bas est le premier pays à faire confiance à l’OCLEI. Dès 2017, le Royaume a appuyé la structure en apportant une aide en espèce pour 350 millions FCFA. <em>«Aujourd’hui, nous sommes en discussion pour un accord de partenaires portant sur des milliards FCFA sur plusieurs années»,</em> a révélé Moumini Guindo.

Au Mali, l’OCLEI est une pièce maitresse du dispositif de lutte contre la corruption et l’enrichissement illicite. C’est la seule structure compétente pour sensibiliser, enquêter,  monter un dossier et traduire les délinquants financiers en justice. Mais avec un budget de fonctionnement en dessous de 2 milliards FCFA, l’OCLEI a besoin d’appui des partenaires pour remplir sa mission. <em>«La lutte contre la corruption est une mission qui incombe à tous, surtout à la société civile notamment la presse», </em>a interpellé le président de l’OCLEI.

<strong>Mamadou TOGOLA/Maliweb.net</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Lutte contre la délinquance financière sous Ba NDaw : Fin de la recréation pour les délinquants financiers ?</title>
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<pubDate>Mon, 19 Oct 2020 10:16:12 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Serment</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Les Autorités de la transition ont inscrit la lutte la corruption est inscrite dans ses priorités. La preuve, le président de la transition Ba N’Daw la annoncé dans son discours dinvestiture avec des mots très forts. Ba N’Daw a dit dans ce discours, ce quattendaient lécrasante majorité des Maliens des autorités depuis des lurettes.  Surtout, quand on sait  que la corruption  a pris une proportion inquiétante au Mali.</strong>

Pour réussir le pari de la lutte contre la délinquance financière au Mali les autorités de la transition entendent non seulement dépoussiérer certains dossiers de corruption mais aussi et surtout assainir ladministration malienne en y délogeant tous les cadres pourris.

Le Mali est cité parmi les pays les plus pauvres et les plus corrompus de la planète. Selon un audit réalisé en 2018 par le Canada sur les comptes du Mali, plus de 700 milliards FCFA ont été pompés,  ces 12 dernières années (2005-2017), dans les caisses de lEtat par les bandits financiers qui ne sont autres que des gouvernants.  A ce jour, les autorités maliennes nont pu donner aucune explication sur la disparition de ces milliards aux partenaires.  Les responsables de cette tragédie financière même s’ils sont connus, nont jamais été inquiétés. Le hic est que à la même période, les conséquences fâcheuses de la corruption sont patentes et affectent tous les secteurs vitaux ou presque du Mali.

Après 60 ans dindépendance, le Mali na  toujours pas une école digne de ce nom, encore moins dhôpitaux fréquentables  et de routes praticables. Parce que ceux qui sont censés faire ce travail se soignent à lextérieur et envoient leurs enfants étudié à lextérieur avec de largent volé dans les casses publiques.

Lancien Président de la République avait décrété, en fanfares,  lannée  2015,  année de lutte contre la corruption et la délinquance financière au Mali. Mais il se trouve que dans lhistoire du Mali, IBK reste le Président qui a plus échoué face au phénomène de la corruption. Sous son règne   son fils, ses amis, des membres du gouvernement et de la famille présidentielle ont vidé toutes les caisses de la République. Sans sourciller. En moins de 5 ans, 1230 milliards FCFA destinés à la formation et léquipement des forces armés et de sécurité ont été détournés.  La mauvaise gestion des derniers publics sous IBK a suscité une colère généralisée, laquelle a finalement eu raison de ce régime puisquIBK qui chassé du pouvoir  le 18 août dernier une horde de militaire avec à sa tête, le Colonel-major Assima Goïta.

Les déclarations de Ba NDaw redonnent espoir aux Maliens, pourvu que son combat contre la corruption ne se limite pas aux discours comme ce fut le cas de son prédécesseur IBK.

<em>«Générer des ressources optimales au niveau national nest pas un luxe. Cest une exigence et celle-ci passe par lutilisation judicieuse de nos maigres deniers. Je ne peux pas promettre zéro corruption mais je ferai tout pour que limpunité zéro soit la norme. Largent public est sacré et je ferai en sorte quil soit dépensé, de manière traçable et raisonnable. Avec tous les sacrifices que cela comporte, en termes de mesures systémiques et de répression des crimes et délits économiques. Tous les dossiers denquêtes réalisées par nos structures de vérifications seront transférés au juge, au besoin. Il mappartiendra de garantir à la justice les moyens de diligenter leur traitement »,</em> a assuré BA NDAW lors de son investiture le 25 septembre dernier.

<strong>Des anciens ministres,  Premiers ministres et  de nombreux hauts cadres bientôt interpellés par le Pôle économique.  </strong>

Désigné président de la transition par junte, Ba  NDaw navait  dautre choix que  de mettre la lutte corruption au cur de ses priorités. Parce que cest une  cest une recommandation de la charte de la transition qui a été adoptée par les forces vives de la nation lors des concertations nationales..

La liste des personnalités déjà ciblées, dans le cadre de la croisade contre la délinquance, est longue. Pour réussir cette lutte, la transition a jugé nécessaire de saisir des documents de voyage (passeports diplomatiques) que détenaient de nombreuses personnalités et proches du régime défunt, afin de leur empêcher de fuir.

Cest lex DG de lORTM Sidiki NFa Konaté qui a ouvert le bal des poursuites judiciaires contre les délinquants financiers sous la transition de Ba NDAW. En tout cas,  il est la  première personne qui a été écrouée sous cette transition.  On lui reproche de navoir pas pu justifier la volatilisation de plus de  4 milliards FCFA quand il était DG de lORTM.  Il a été rejoint quelques jours après par le maire de la commune II, Aba Niaré. Selon plusieurs sources, ceux-ci ne seraient pas les seuls, ils seront  rejoints, dans les prochains jours, par dautres fossoyeurs de  de la République. Les mêmes sources indiquent que sur la liste noire du Pole économique figure des anciens  ministres et anciens Premiers ministres,  des  hauts cadres des services publics et des maires dont le sport favori serait la spéculation foncière.

Les anciens Premiers ministres Soumeylou Boubèye Maïga et Abdoulaye Idrissa Maïga ne seraient  pas en marge. Ils seraient sur le point dêtre interpellés au sujet dune  affaire de plus dun milliard disparu à  la Primature. Cest la première fois que le nom dAbdoulaye Idrissa Maïga est mêlé dans une affaire de détournement, contrairement à Soumeylou Boubeye Maïga qui est soupçonné dans plusieurs dossiers dont celle rocambolesque des équipements militaires. Ce dernier na jamais été inquiété par quiconque, même par le pôle économique. Mais laisse croire que Soumeylou Boubèye sexpliquera, cette fois, devant le juge anticorruption par rapport aux faits qui lui est reproché.   Laffaire Baber Gano concernant plus de 400 millions FCFA détournés à lOffice du Niger sera déterrée ainsi que celle des engrais hors norme qui coince Dr Bocar Tréta. Le dossier brûlant sur les hélicoptères  cloués au sol sera recouvert remis à la justice. Aussi, il est très attendu un audit sur les subventions les intrants et équipements agricoles de ces dernières années.  A noter que lEtat malien accorde 15% du budget au monde rural. Au même moment, il est inadmissible de constater que les agriculteurs ont du mal daccéder aux engrais et équipements agricoles subventionnés. Un audit est également attendu sur lutilisation du fonds COVID19 qui était  géré par lancien Premier ministre Boubou Cissé.

De nombreux cadres toujours en fonction seraient également dans la ligne de mire des autorités de transition et de la justice. Le Président de la transition aurait déjà donné des consignes de relever tous les Directeurs dont leur gestion ninspire pas confiance. Dores et déjà,  des directeurs nationaux  ou généraux qui puent lodeur de la magouille ont été éjectés de leurs postes. Il sagit du Directeur Général des Routes et le PDG de lAgeroute dont leur gestion a été fortement décriée ces dernières semaines en raison de la dégradation inexplicable de lensemble infrastructures routières du Pays. Alors que létat consent, chaque année, de colossaux moyens financiers  pour lentretien des routes du Mali. Le limogeage dautres hauts cadres corrompus de ladministration serait téléchargement. Du coup, cest le sauve- qui- peut sous cette transition !

<strong>Aboubacar Berthé</strong>

<strong>Source: le Serment du Mali</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Corruption (5è partie) :  Emase  et Emaci  dans les  mailles du Vérificateur</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/corruption-5e-partie-emase-et-emaci-dans-les-mailles-du-verificateur-2900280.html</link>
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<pubDate>Mon, 19 Oct 2020 01:43:21 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Aube</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Dans notre série consacrée à la corruption et à la délinquance financière, nous nous  intéressons aujourd’hui aux rapports du bureau du Vérificateur général (2020) consacrés  à la gestion des Entrepôts Maliens au Sénégal (Emase) et à celle des Entrepôts Maliens en Côte D’Ivoire (Emaci). Des irrégularités financières et administratives ont été  constatées dans les deux structures. </strong>

Aussi, d’après les éléments de vérification, les irrégularités constatées aux entrepôts Maliens  au  Sénégal  sont administratives et financières. S’agissant des irrégularités administratives, le Vérificateur note que  les Entrepôts Maliens  du Sénégal disposent d’un manuel de procédures caduc alors même que le point 3 de l’instruction n°00003/PRIM-CAB du 21 novembre 2002 du Premier ministre, relative à la méthodologie de conception et de mise en place de système de Contrôle Interne dans les Services Publics, fait obligation à tous les services publics d’élaborer et de mettre en œuvre « [...] un manuel de procédures de contrôle interne ». Le manuel de procédures opérationnelles, administratives, financières et comptables des Entrepôts a été adopté par le Contrôle Général des Services Publics le 30 mai 2011 et il est mentionné dans ses objectifs que « le Manuel de procédures s’inspire des textes en vigueur »… Pour s’assurer de la mise à jour du manuel de procédures opérationnelles, administratives, financières et comptables et de son application, la mission a procédé à des entrevues et à une revue documentaire. La mission a constaté que le manuel de procédures opérationnelles, administratives, financières et comptables des entrepôts, entré en vigueur le 30 mai 2011, n’a pas été mis à jour en fonction des différentes reformes subies par les textes qui règlementent les finances et la comptabilité publique. La non mise à jour du manuel de procédures peut aboutir à une inefficacité dans l’exécution des opérations comptables et financières et au non-respect des procédures y afférentes des   entrepôts Maliens.

En outre, le Vérificateur a  constaté que les Emase ne respectent pas le cadre organique des entrepôts maliens. L’article 1er du Décret 2013-081/P-RM du 28 janvier 2013 déterminant le cadre organique des Entrepôts Maliens dans les ports de transit prévoit pour les Entrepôts Maliens dans les ports de transit, 16 postes (dont 13 fonctionnaires et 3 contractuels), et précise les corps et les catégories

La mission a  aussi constaté que l’effectif actuel des Emase est de 61 agents au lieu 16 agents prévus par le cadre organique. A titre illustratif, le Service Statistique compte 15 agents alors que le cadre organique en  prévoit quatre.

Aussi, le chef de Service Administratif et Financier est de la catégorie B2 au lieu de la catégorie A comme prévue dans le cadre organique. 24. Le non-respect du cadre organique peut empêcher l’atteinte des objectifs. Les EMASE ne font pas la retenue de l’impôt sur les traitements et salaires. .Le Chef du Service Administratif et Financier ne tient pas une comptabilité-matières régulière. L’article 41 du Décret n°2019-0119/P-RM du 22 février 2019 portant réglementation de la Comptabilité-Matières précise : « On distingue trois catégories de documents de la Comptabilité-Matières : les documents de base, les documents de mouvement, les documents de gestion ».L’article 81 du même Décret indique : « Toutes les matières à savoir : les fournitures, les consommables ainsi que les biens meubles et immeubles doivent faire l’objet de codification. Les biens meubles et immeubles doivent, en plus, faire l’objet d’immatriculation »…

En ce qui concerne les irrégularités foncières, le Vérificateur  a constaté  entre autres  que l’agent comptable et les régisseurs des Emase, avant leur entrée en fonction, n’ont ni constitué la caution de garantie, ni prêté serment devant le juge des comptes conformément à la réglementation en vigueur. Il s’agit : - de l’Agent Comptable pour la non-prestation de serment malgré la Lettre n°182/EMASE du 07 août 2017 des EMASE adressée à la Direction Nationale du Trésor et de la Comptabilité Publique pour l’organisation de ladite prestation ; - du Régisseur de recettes de la Direction des Emase pour la non-prestation de serment et le non-paiement de la caution ; - et du Régisseur de recettes de l’antenne de Diboli pour la non-prestation du serment. . L’absence de prestation de serment et la non constitution de cautions par l’agent comptable et les régisseurs ne permettent pa de couvrir les  Emase en cas de perte…Le montant total des irrégularités financières  s’élève <strong>à 754 651 934 FCFA</strong>

A la suite de sa mission, le Vérificateur a transmis et dénoncer des faits  au  président  de la section des comptes de la Cour suprême  et au procureur près le tribunal de grande instance de la commune III du district de Bamako chargé du pôle économique  et financier : au non-recouvrement de tous les rejets de chèques pour un montant total de 1 950 000 FCFA ;  à l’incohérence entre les écritures comptables et la réalité des opérations pour un montant total de 208 790 307 FCFA ;  à la minoration des recettes dans les certificats de recettes pour un montant total de 265 918 395 FCFA ;  à la non-facturation des redevances au titre de l’utilisation irrégulière des installations portuaires au profit d’autres pays de la sous-région pour un montant total de 265 455 732 FCFA ; à la non-exigence du remboursement des jours de mission pour un montant de 4 325 000 FCFA ; au paiement des indemnités de déplacement et de mission indues pour un montant de 3 062 500 FCFA ;  à la justification irrégulière des indemnités de déplacement et de mission pour un montant de 5 150 000 FCFA

<strong> </strong>

<strong>Les actes de gestion des EMACI ne sont pas conformes aux textes législatifs et réglementaires </strong>

Les  entrepôts maliens en Côte d’Ivoire a aussi subi une mission du Vérificateur général en juin 2020. Déjà, en 2009, le Vérificateur Général avait effectué une vérification financière afin de s’assurer de la régularité et de la sincérité des dépenses effectuées et des recettes générées par les EMACI au titre des exercices de 2006, 2007 et 2008. Cette vérification ayant relevé d’importants dysfonctionnements et tenant compte de l’importance des Entrepôts Maliens dans les ports de transit sur l’économie malienne, le Vérificateur Général a initié la présente vérification

Sur les irrégularités administratives, les reproches de mission de vérification sont les suivants : le Ministre chargé des transports et le Directeur des EMACI ne respectent pas le cadre organique, le Directeur a conclu avec la CMDT une convention irrégulière.  Le Directeur des EMACI a ouvert des comptes bancaires sans l’autorisation du Ministre chargé des Finances. Le Directeur des EMACI ne respecte pas les procédures de mise en concurrence lors des demandes de renseignement et de prix à compétition restreinte. Le Régisseur des recettes des EMACI à Abidjan a émis une quittance sans encaissement. Le Délégué du Contrôle Financier n’établit pas de rapport de réception dans les cas requis.

Des  irrégularités financières sont aussi pointées du doigt. Vérificateur. Ainsi la mission   a mis l’accent sur les faits suivants ; Les régisseurs des EMACI n’ont pas encaissé des redevances pour la Coordination des Activités de Transport et de Transit...Le Chef du Service Administratif et Financier n’a pas déclaré des recettes encaissées...Le Chef du Service Administratif et Financier des EMACI n’a pas collecté des redevances maritimes sur des transactions d’importation. Le Directeur et le Chef du Service Administratif et Financier des EMACI n’ont pas reversé dans le compte du CMC des redevances maritimes collectées… Le Directeur des EMACI et la Commission d’analyse des offres ont retenu un soumissionnaire ne disposant pas d’expériences requises. Le Directeur des EMACI a payé un véhicule et l’a immatriculé au nom de l’Ambassade du Mali

Le Directeur des EMACI a octroyé à son personnel et à lui-même des rémunérations Indues. Le Directeur des EMACI a irrégulièrement payé des frais de location .Le Directeur des EMACI a effectué des décaissements irréguliers sur le fonds de la redevance maritime.

Aussi, au terme de sa mission, le Vérificateur a déclaré que la présente vérification a fait ressortir que des actes de gestion des EMACI ne sont pas conformes aux textes législatifs et réglementaires et aux procédures en vigueur. Pour cause, la collecte et le reversement des recettes ne sont pas exhaustifs et toutes les dépenses ne sont pas justifiées. Les dysfonctionnements administratifs constatés portent sur des engagements irréguliers offrant à la CMDT le monopole de la gestion des installations portuaires par l’entreprise Bolloré et le non-respect des procédures de passation des marchés publics.

A ces faiblesses s’ajoutent les manquements dans les traitements et enregistrements comptables La mise en œuvre des recommandations formulées par la mission devrait permettre d’améliorer ces insuffisances.  Les irrégularités financières s’élèvent à un montant total <strong>de 2,595 millions FCFA</strong> et sont relatives à l’absence de montants importants dans la collecte, au non reversement et à la non-déclaration des recettes. Elles portent également sur des dépenses irrégulières, essentiellement constituées d’avantages indus accordés par le Directeur et des décaissements irréguliers. En plus des dysfonctionnements et irrégularités recensés, les recettes des EMACI ne font pas l’objet d’ordre de recette conformément aux règles de la comptabilité publique. Aussi, les statistiques servant de base aux rapports d’activités, ne sont pas suivies par le Service Administratif et Financier pour le recouvrement des redevances. Les avantages accordés sur les frais médicaux ne sont pas limités, ouvrant ainsi la porte à des dépenses récurrentes et exorbitantes sur cette rubrique. Le cumul de fonctions du Chef du Service Administratif et Financier en matière d’élaboration du compte de gestion et du Compte Administratif, constitue une violation des règles de la comptabilité publique et par conséquent une entorse à la séparation des fonctions d’ordonnateur et de comptable. Au regard des dysfonctionnements et des irrégularités constatés, l’Etat du Mali gagnerait à mieux éclaircir les missions dévolues aux EMACI, les textes caractérisant les statuts et traitement du personnel, et à adapter le cadre organique conséquent. Aussi une synergie d’actions doit s’établir entre les EMACI et les services des douanes à travers une interconnexion informatique

<strong>Mémé Sanogo</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Achats de l’avion présidentiel et des  équipements militaires :  Plus de 38 milliards FCFA détournés !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/achats-de-lavion-presidentiel-et-des-equipements-militaires-plus-de-38-milliards-fcfa-detournes-2899798.html</link>
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<pubDate>Thu, 15 Oct 2020 01:39:47 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Aube</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>En effet, en 2014, l’audit des deux affaires par le Bureau du Végal (commandité par le Fmi) et par la section des comptes de la Cour suprême étale au grand jour l’ampleur de la fraude et de la corruption sous IBK dans une année   (2014) décrétée « année de lutte contre la corruption ». Entre 29 et 38 milliards FCFA auraient disparu dans ces deux scandales (Achat de l’avion présidentiel et l’équipement de l’armée) qui avaient défrayé la chronique dans le landerneau politique malien.</strong>

Sur les contrats d’acquisition d’un aéronef présidentiel et la fourniture aux forces armées maliennes de matériels d’habillement, de couchage, de campement et d’alimentation (HCCA) ainsi que de véhicules et pièces de rechange, les responsabilités des différents protagonistes sont clairement identifiées par le rapport du Vérificateur général (Végal) désormais mis en ligne. Le document évalue le montant total des irrégularités financières à 28 549 901 190 F CFA dont 12 422 063 092 FCFA au titre de la fraude. Il impute l’origine de ces irrégularités à l’ancien ministre de la Défense et des Anciens combattants, signataire des deux contrats et au ministre de l’Economie et des Finances. Selon le rapport, ces deux autorités administratives ont fait une interprétation erronée et une application inappropriée de la disposition réglementaire relative à l’exclusion de certaines commandes publiques du champ d’application du Code des marchés publics (CMP). Globalement, le rapport reproche aux deux personnalités de passer, d’exécuter et de régler irrégulièrement les deux contrats d’acquisition et de fourniture.

Entrant dans les détails, le document mentionne que l’avion présidentiel aura coûté au total 18 915 933 276 FCFA dont 17 555 495 175 FCFA payés à la société AIC et relatifs au prix d’achat de l’aéronef incluant 100 dollars US de frais bancaires. 2 850 000 FCFA ont été payés à la société AIC relatif à la rémunération de l’agent fiduciaire. 1 028 039 063 FCFA ont été payés à la société Sky Colour au titre des frais de recherche. 329 548 538 FCFA ont été versés à la même Sky Colour relativement aux frais d’inspection de l’appareil, aux frais d’immatriculation, aux honoraires d’avocat, à l’armement de l’avion, à la maintenance et à la peinture de l’appareil, à l’achat de fuel pour convoyage de l’appareil à Bamako, etc. Quant à la fourniture aux forces armées maliennes de matériels HCCA, de véhicules et de pièces de rechange, elle aura coûté 69 183 396 494 FCFA.

Le Vérificateur général et ses collaborateurs ont cherché à savoir si ces contrats sont conformes aux lois et textes en vigueur en posant un certain nombre de questions : le ministère de la Défense et des Anciens combattants a-t-il fait un recours justifié et légal à l’article 8 du Code des marchés publics, article qui exclut certaines commandes publiques du champ des marchés publics ? Quel rôle ont joué le ministère chargé des Finances, ordonnateur principal du Budget d’Etat, et la Direction générale des Marchés publics et des délégations de services publics, relativement au recours à cet article d’exclusion ? Les autorités de conclusion de ces contrats d’acquisition avaient-elles la compétence juridique ? Les préalables exigés avant l’engagement de toute dépense publique ont-ils été observés ? Les différentes étapes de la commande publique (passation, exécution et règlement) ont-elles été respectées ? Le gouvernement s’est-il assuré que ces acquisitions ont été faites au meilleur coût, avec efficience et efficacité? Ces acquisitions ont-elles été toutes réceptionnées dans les délais contractuels et conformément aux dispositions relatives au décret portant règlementation de la comptabilité-matières?

<strong> </strong><strong>Une application erronée</strong>

Après avoir analysé l’article 8 du décret n°08-48/P-RM du 11 août 2008, modifié, portant procédures de passation, d’exécution et de règlement des marchés publics et des délégations de service public, l’équipe de vérification a constaté que le ministère de la Défense et des Anciens combattants ne fait référence à aucun texte législatif et/ou réglementaire pour donner une base légale aux contrats de marchés qu’il a établis et signés pour l’acquisition de l’aéronef et des matériels HCCA, véhicules et pièces de rechange. Qui plus est, les contrats de marchés en question ont été formalisés et rédigés dans un format «Protocole d’accord – contrat cession acquisition d’aéronef-mandat de recherche exclusif», en toute ignorance du cadre et des modèles qui encadrent les spécifications administratives et techniques des achats publics et les exigences du droit public administratif.

En outre, révèle le rapport du Végal, le ministère de l’Economie et des Finances (MEF) et celui de la Défense et des Anciens combattants (MDAC) ont fait une application non appropriée de l’article 8 du décret sus-indiqué. En effet, dans la note technique relative aux schémas indicatifs de financement pour l’acquisition d’un équipement de transport du 8 janvier 2014, le ministère de l’Economie et des Finances a préconisé le recours à l’article 8. Or, les commandes publiques sous l’angle de contrats de fournitures, de travaux et de services, qu’ils soient ordinaires ou « secrets », font partie intégrante de la gestion des finances publiques et doivent répondre aux principes de l’économie et de l’efficacité du processus d’acquisition, de la transparence des procédures et aux objectifs de la dépense publique.

L’équipe de vérification estime que l’acquisition de l’aéronef à 18 915 933 276 FCFA, montant qu’elle a reconstitué sur la base des supports de paiement fournis par le Trésor public relatifs au contrat de «cession-acquisition d’aéronef» et la fourniture aux forces armées maliennes de matériels HCCA, de véhicules et de pièces de rechange à 69 183 396 494 FCFA sous l’empire de l’article 8 du code des marchés publics sans aucune référence légale et dans des conditions qui ne garantissent pas la transparence dans les procédures et qui ne donnent aucune assurance quant à la fiabilité et la sincérité des informations et des transactions, constituent un risque hautement élevé de fraude.

Par ailleurs, le rapport du Végal indique que la fourniture de matériels et équipements destinés aux forces armées maliennes n’a pas fait l’objet d’expression de besoin formel, appuyée de spécifications techniques préalablement définies avant la signature du protocole d’accord. En effet, la Direction du matériel, des hydrocarbures et du transport des armées (DMHTA) a fourni la lettre confidentielle n°00144/DMHTA du 4 octobre 2013 et la lettre «secret défense» n°0022/DMHTA/SDAPF du 20 novembre 2013 pour justifier l’expression de besoin relative à la fourniture de véhicules et des pièces de rechange. Cependant, les équipements énumérés dans la première lettre adressée au ministre de la Défense et des Anciens combattants ne correspondent pas à la fourniture, objet du protocole d’accord, mais plutôt à ceux en annexes de la seconde lettre adressée au chef d’état-major général des Armées (EMGA) qui, en plus, est postérieure à la conclusion du protocole d’accord datant du 11 novembre 2013.

.<strong>Pas d’indication budgétaire</strong>

Concernant l’acquisition de l’aéronef, en dehors du contrat de «cession-acquisition d’aéronef», le rapport précise qu’aucun autre document n’a été fourni relativement à l’expression du besoin et aux spécifications techniques correspondantes. Toutefois, une note technique du 17 janvier 2014 de la direction générale du Budget relative à la comparaison entre l’option d’achat et celle de location d’avion a été fournie à la mission. Il résulte de cette note, l’opportunité d’achat d’avion, compte tenu de la charge locative annuelle supportée par le Trésor public qui atteindra, au terme du mandat présidentiel de cinq ans, la somme de 19,80 milliards de FCFA, soit 3,9 milliards par an. A ce niveau, le rapport du Végal reproche au ministère de la Défense et des Anciens combattants de ne pas s’être assuré de l’existence de crédits budgétaires avant le lancement des deux acquisitions. L’équipe de vérification, dira le rapport a aussi constaté que ni le protocole d’accord, ni le contrat d’acquisition de l’aéronef ne comportent d’indication budgétaire prouvant la disponibilité de crédit avant leur conclusion.

Par ailleurs, il ressort dans le rapport l’existence de deux protocoles d’accord tenant lieu de contrat, signés le 11 novembre 2013, soit à la même date, d’une part, par Sidi Mohamed Kagnassy et, d’autre part, par Amadou Kouma pour le compte de la Société « Guo Star », titulaire du protocole. Le premier, habilité par la Présidence de la République du Mali, à travers le mandat n°0001/D.CAB-PR du 5 novembre 2013, pour « traiter avec tout fournisseur ou intermédiaire que ce soit, des affaires d’équipement des forces de défense et de sécurité maliennes », n’a aucun lien avec ladite société, comme établi par ses statuts. En outre, le ministère de la Défense et des Anciens combattants a fait preuve d’inattention dans la conclusion du protocole d’accord, car il y a été inscrit de façon inappropriée la dénomination de Directeur général de la société «Guo Star» en lieu et place de celle de gérant pour les SARL. Toutefois, le rapport a tenu à préciser qu’en ce qui concerne l’acquisition de l’aéronef, le règlement a été effectué exclusivement par le ministère de l’Economie et des Finances par un emprunt bancaire complété par des crédits sur les «charges communes».

Le rapport du Végal reproche au ministère de la Défense et des Anciens combattants d’accorder irrégulièrement une garantie au titulaire du marché dans le cadre de la fourniture des matériels et équipements destinés aux forces armées. Afin de s’assurer du respect des dispositions réglementaires et contractuelles, l’équipe de vérification a examiné le protocole d’accord et tous les documents y afférents. Il est aussi reproché au ministère de l’Economie et des Finances d’avoir fourni une garantie autonome à première demande de 100 milliards de FCFA à la banque de ce dernier pour assurer le financement du protocole d’accord. Or, dans le cadre d’un marché public lorsque sa nature le requiert, la garantie est toujours fournie par le titulaire, et non l’autorité contractante, à plus forte raison si cette autorité n’est pas partie prenante au protocole d’accord. En outre, dans le cadre du financement du protocole d’accord, le MEF a fourni une garantie autonome de 100 milliards de FCFA sans ouvrir au préalable un compte spécial, qui est de droit pour une telle opération.  <em> </em>

<strong> </strong><strong>Des dénonciations de faits</strong>

A la lumière des différentes constatations, le Vérificateur général estime que le MDAC devrait s’assurer que toute commande publique est précédée d’une expression de besoin formelle assortie de la définition des spécifications techniques détaillées conformément aux normes nationales et internationales ; renforcer les capacités techniques du personnel impliqué dans la passation des marchés publics, notamment, en matière d’expression de besoin ; s’assurer de l’existence de crédits suffisants avant le lancement de toute commande publique ; fixer des critères afin de s’assurer que les candidats à la commande publique disposent des capacités techniques, juridiques et financières à exécuter les marchés ; définir les critères et les modalités de gestion des informations classifiées secret de la défense nationale.

Le Département chargé de la Défense devrait aussi respecter les dispositions règlementaires en matière de dépenses publiques et d’approbation des marchés publics ; respecter les dispositions du Code des marchés publics relativement aux mentions obligatoires des contrats de marchés publics ; respecter les dispositions applicables aux dépenses publiques en matière de conclusion des contrats ; veiller au respect des principes édictés par le Code des marchés publics dans le cadre de toute commande publique notamment l’accès libre de tout candidat ; respecter le principe de l’annualité budgétaire, en l’absence d’une loi de programmation ; initier une loi de programmation militaire ; procéder à l’immatriculation de l’aéronef en République du Mali.

Le Vérificateur général pense également que le ministère chargé des Finances devrait faire adopter un texte réglementaire déterminant la liste des dépenses exclues du champ du Code des marchés publics; faire adopter un texte réglementaire définissant les procédures spécifiques applicables aux commandes publiques exclues du champ d’application du CMP ; respecter le principe de l’annualité budgétaire, en l’absence d’une loi de programmation ; adopter ou faire adopter des textes réglementaires pour fixer les modalités d’exécution des avances ou acomptes ainsi que la liste des dépenses à payer sans ou avant ordonnancement ; cantonner les paiements du protocole d’accord conformément aux montants indiqués sur les factures pro-forma ainsi que les frais bancaires.

Dans le rapport, il est indiqué qu’il y a eu dénonciation des faits au procureur de la République par le Vérificateur général relativement au détournement et à la complicité de détournement de fonds publics par l’engagement irrégulier des finances publiques; à l’utilisation frauduleuse et au détournement de deniers publics d’un montant de 9 350 120 750 FCFA ; au délit de favoritisme ; au faux et à l’usage de faux ; au trafic d’influence ; aux fraudes fiscales portant sur le non-paiement des droits d’enregistrement et des redevances de régulation, en l’absence de toute autorisation légale d’exemption.

<strong>Mémé Sanogo</strong>

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<title>Lutte contre la corruption :  Bah  N’Daw met la main à la pâte !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/lutte-contre-la-corruption-bah-ndaw-met-la-main-a-la-pate-2899786.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 15 Oct 2020 01:21:31 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Dans son  discours d'intronisation, le président de la Transition  a insisté sur son engagement à lutter contre la corruption. Les maliens l'attendent de pieds fermes car,  ses prédécesseurs avaient fait les mêmes promesses sans jamais tenter de les respecter. Mais Bah N’Daw a décidé de mettre  la main à la pâte. Il ne veut pas s'embarrasser avec des fonctionnaires dont la réputation est sujette à caution. Les brebis galeuses doivent s’éloigner du « Mali Koura ». On se méfie des influences pernicieuses et corruptrices. La lutte contre le phénomène doit débuter dans l’équipe de la transition. Elle est sur la sellette car,  ils doivent leurs portefeuilles à la lutte héroïque du peuple malien.

Le Président de la transition veut donc faire des exemples. Et cela redonne de l'espoir au peuple qui murmure dans l'attente d'actions concrètes. La pâte pétrie par le CNSP, qui avait encouragé dès son arrivée les poursuites à l'encontre des voleurs de deniers publics, est léguée au Président. Il y met la main,  mais la lutte contre la corruption aurait dû commencer par le refus de payer un tribut  aussi élevé à des groupes armés, quelle que soit la cause qu'ils défendent.

La démarche de ce gouvernement de Transition semble confuse à cet égard. Certes, il n'a fait que parachever l'œuvre de l’équipe démise manu-militari. Mais  le message envoyé ne correspond pas aux ambitions avouées. Peut-être  a-t-on voulu faire du populisme en obtenant la libération immédiate du fils prodige. Ce fils, dont la vie n'a pas de prix,  a-t-il compris que la nation vient d’être livrée sur un plateau à ses ennemis les plus redoutables ? Pourrait-on continuer à simuler une lutte contre la corruption, tout en choisissant les combats qu'il faut mener ? La question mérite d’être posée puisque ce coup médiatique n'a pas été fait pour beaucoup d’autres  otages qui sont encore détenus. Peut-être que leurs vies a un prix que la narine saurait dépasser !

Toutes ces interrogations, sans réponses, nous laissent perplexes quant  à la façon dont il faut apprécier la nouvelle  chasse aux sorcières que les maliens ont tant espéré eu égard aux dégâts causés par les brigands et aux délinquants à col blanc. Pendant trente ans,  la démocratie a constitué un obstacle à la reconstruction de la nation. Elle a vu accroître, à une vitesse exponentielle, tous les vices néfastes. Les démocrates se sont révélés être des ploutocrates sans vergogne. L'impunité, la corruption, le vol, le mépris pour le mérite,  sont  devenus les nouvelles mœurs.

Si Bah Daw veut bien finir de pétrir la pâte léguée par le CNSP, il doit rationaliser son combat et éviter le populisme.

<strong>Dr Moussa Dougouné</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Corruption (4è partie) :  Où sont passés les milliards à l’Ambassade du Mali au Burkina Faso ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/corruption-4e-partie-ou-sont-passes-les-milliards-a-lambassade-du-mali-au-burkina-faso-2899803.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 15 Oct 2020 01:17:36 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Aube</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Dans son rapport 2018, le bureau du Vérificateur général fait état de plus de 1,3 milliard de F CFA détournés à l’ambassade du Mali au Burkina Faso, un résultat d’enquêtes de vérification menées en effet par son Bureau. Dans notre série consacrée  à  la corruption et la délinquance financière, nous revenons  sur ce dossier dont les faits  sont survenus entre 2015 et 2018 selon les vérificateurs. </strong>

Le premier concerné par cette affaire est l’actuel ambassadeur lui-même, précise le rapport individuel du Bureau du Vérificateur général. Le responsable de la comptabilité de l’ambassade est aussi impliqué dans ce dossier de détournement de deniers et de biens publics.

D’après les éléments de vérification, il y a de très grosses irrégularités financières s’élevant à plus de 1,3 milliard de F CFA, dont plus de 800 millions au titre de la fraude. Le rapport indique que l’ambassade a payé plus d’un milliard de F CFA (1 264 050 299 F CFA) au profit de l’entrepreneur EGCOB/TD. Les paiements sont effectués, sans décomptes établis par l’entrepreneur ni d’acomptes par le maître d’œuvre, mais sur la base de factures qui ne sont pas liquidées par l’ambassadeur. Elle a aussi constaté les remboursements par l’ambassade des emprunts contractés par EGCOB auprès de la Banque de l’Union du Burkina Faso (BDU-BF) pour un montant total de 412 256 519 F CFA au lieu d’un montant de 243 019 691 F CFA indiqué dans la lettre de EGCOB du 6 juillet 2017 et confirmé par la lettre de BDU-BF n°080/BDU/DG/DE/DA du 10 juillet 2017.

Selon le rapport, les transmissions et dénonciations de faits par le Vérificateur général au Procureur de République près du Tribunal de Grande Instance de la commune III chargé du Pôle économique et financier et au président de la Section des comptes de la Cour suprême sont relatives : à l’utilisation non justifiée du carburant acheté pour 23 452 160 F CFA, aux dépenses non autorisées sur les recettes de chancellerie pour un montant de 124 324 738 Fcfa, aux paiements irréguliers de 1 369 201 299 F CFA pour la construction de la chancellerie, aux chèques non justifiés émis et payés en faveur de certains membres du personnel de l’Ambassade d’un montant de 225 344 521 F CFA, aux paiements non justifiés de frais scolaires d’un montant total de 64 530 000 Fcfa, aux paiements indus des indemnités de premier équipement d’un montant total de 7 500 000 F CFA, à des frais de mission non justifiés pour un montant de 9 373 120 Fcfa, aux paiements indus de loyers pour un montant total de 11 340 000 Fcfa, au paiement non justifié de 1 000 000 Fcfa représentant le prix de cession du véhicule reformé Toyota Fortuner.

Même soupçon d’irrégularités financières constatées dans la gestion de l’Ambassade du Mali en Espagne. Selon le rapport, les montants totaux des recettes et des dépenses sur la période sous revue s’élèvent respectivement à 2 300 285 160 F CFA et à 1 814 431 021 F CFA. Ainsi, les recettes se décomposent en transferts de fonds du Trésor Public pour 1 794 627 161 F CFA et en recettes de chancellerie et celles issues de la vente des timbres fiscaux pour 505 657 999 F CFA. De sa création à nos jours, l’Ambassade n’a fait l’objet d’aucune vérification par le Bureau du vérificateur général. Au regard de ce qui précède, le Vérificateur général a initié la présente mission.

La mission de vérification a indiqué que les irrégularités administratives relèvent de dysfonctionnements du contrôle interne. Ainsi, il a été constaté que des postes ne sont pas pourvus. En effet, sur une prévision d’effectifs de 21 personnes, l’Ambassade du Mali n’en compte que 15. A titre illustratif, le poste de traducteur n’est pas pourvu. Par ailleurs, le premier Conseiller et l’Agent consulaire n’avaient pas encore pris service au moment de la vérification, bien que ceux-là aient été nommés suivant l’Arrêté n°2018-2513/ MAECI-SG du 16 juillet 2018.

Quant aux irrégularités financières, le rapport a souligné que le montant de celles-ci s’élève à 51 047 885 F CFA et elles se présentent comme suit : la modification irrégulière des rémunérations du personnel local, les modifications de salaire sans tenir compte des procédures budgétaires, le paiement des dépenses non éligibles, le paiement des dépenses indues de frais de restauration et d’hébergement tant pour le personnel de l’Ambassade que pour le personnel extérieur au service.

Sur les dénonciations et la transmission de faits par le Vérificateur général au Procureur de la République près du Tribunal de grande instance de la commune III chargé du Pôle économique et le président de la Section des comptes de la Cour Suprême, le rapport souligne que celles-ci sont relatives, notamment, à la prise en charge des frais de restauration indus du personnel de l’Ambassade pour un montant de 4 063 089 Fcfa ; à la prise en charge indue des frais de restauration et d’hébergement de la délégation du Ministère de la Sécurité intérieure et de la Protection civile pour un montant de 1 927 320 F CFA ; au dépassement du coût d’acquisition d’un véhicule pour un montant de 5 298 225 Fcfa ; au paiement en l’absence de facture définitive et d’attestation de service pour un montant de 1 866 086 F CFA ; au double paiement de frais d’entretien pour un montant de 1 821 461 F CFA ; au paiement d’indemnités de déplacement indues pour un montant de 10 804 769 F CFA ; aux modifications irrégulières de rémunération du personnel local pour un montant de 25 266 935 Fcfa.

<strong>Mémé Sanogo</strong>

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</item>

<item>
<title>Le président de la transition face au gouvernement :  «Le combat contre le fléau de la corruption sera sans concession aucune»</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/le-president-de-la-transition-face-au-gouvernement-le-combat-contre-le-fleau-de-la-corruption-sera-sans-concession-aucune-2899525.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 13 Oct 2020 09:20:17 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Débat</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="yiv3782508626msonormal" style="text-align: justify;margin: 0cm 0cm 10.0pt 0cm"><b><span lang="FR">S’adressant au Premier ministre et aux membres du gouvernement, le président de la transition, Bah N’Daw, estime que chaque centime du peuple malien doive être judicieusement utilisé et  qu’il veille personnellement à ce qu’il le soit. Pour ce faire, le train de vie de l’Etat sera réajusté dans les mois à venir.</span></b></p>
<p class="yiv3782508626msonormal" style="text-align: justify;margin: 0cm 0cm 10.0pt 0cm"><span lang="FR">Dans sa lettre d’orientation adressée au Premier ministre Moctar Ouane et au gouvernement, le président de la transition, Bah N’Daw, a insisté sur la nécessité de lutter contre la corruption durant les 18 mois de la transition.</span></p>
<p class="yiv3782508626msonormal" style="text-align: justify;margin: 0cm 0cm 10.0pt 0cm"><span lang="FR">Pour le président de la transition, il incombe aux autorités de transition de promouvoir une saine gouvernance de nos ressources financières. Selon lui, «le Mali doit enfin jeter les bases d’une refondation nationale devenue nécessaire sur bien des plans afin de mieux asseoir le vivre ensemble, mettre sa jeunesse au travail, revaloriser son école et sa santé». </span></p>
<p class="yiv3782508626msonormal" style="text-align: justify;margin: 0cm 0cm 10.0pt 0cm"><span lang="FR">«Chaque centime de ce peuple doit être judicieusement utilisé et je veillerai à ce qu’il le soit. Utiliser rigoureusement les deniers publics, c’est aussi réajuster le train de vie de l’Etat. La lutte contre le fléau de la corruption sera sans concession aucune», renchérit le président N’Daw.</span></p>
<p class="yiv3782508626msonormal" style="text-align: justify;margin: 0cm 0cm 10.0pt 0cm"><span lang="FR">Selon lui, «elle doit se faire d’abord par notre propre irréprochabilité en tant que dirigeants. Mais elle doit se faire également à travers les réformes systémiques. Il est de ce fait nécessaire que le gouvernement puisse avancer sur certains chantiers évoqués dans les journées de concertation nationale plus récemment et au cours de forums antérieurs».</span></p>
<p class="yiv3782508626msonormal" style="text-align: justify;margin: 0cm 0cm 10.0pt 0cm"><span lang="FR">Le président de la transition a aussi déclaré que l’imprescriptibilité du crime d’atteinte aux deniers publics est un de ses chantiers, de même que la lutte acharnée contre l’impunité et la suppression du privilège de l’immunité lorsque les deniers publics sont en cause. «C’est à ce prix que la morale publique sera restaurée et que l’avenir de la nation majeure que nous sommes sera sauvé» a-t-il précisé.</span></p>
<p class="yiv3782508626msonormal" style="text-align: justify;margin: 0cm 0cm 10.0pt 0cm"><span lang="FR">Bah N’Daw a prévenu ses ministres : «La transition sera trop courte pour voir aboutir les réformes que cette refondation implique. Mais l’Etat est une continuité et une grande part du travail est faite, comme les travaux du Dialogue National Inclusif le démontrent». </span></p>
<p class="yiv3782508626msonormal" style="text-align: justify;margin: 0cm 0cm 10.0pt 0cm"><span lang="FR">Notons que les autorités de la transition doivent, en 18 mois, relever plusieurs défis, à savoir l’organisation des élections générales (référendaire, présidentielle et législatives). </span></p>
<p class="yiv3782508626msonormal" style="text-align: justify;margin: 0cm 0cm 10.0pt 0cm"><b><span lang="FR">Y. Doumbia</span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Lutte contre l’enrichissement illicite :  Le Syntade s&amp;apos;insurge contre la junte et l’Oclei</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/lutte-contre-lenrichissement-illicite-le-syntade-sinsurge-contre-la-junte-et-loclei-2899317.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/lutte-contre-lenrichissement-illicite-le-syntade-sinsurge-contre-la-junte-et-loclei-2899317.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 12 Oct 2020 01:44:57 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="yiv0714405398msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><b><i><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Dans une correspondance adressée au ministre en charge de la Fonction publique, le Syndicat national des travailleurs des administrations d’Etat (Syntade) demande, sur un ton menaçant, notamment l’arrêt immédiat des procédures judiciaires initiées par l’Office national de lutte contre l’enrichissement illicite contre des fonctionnaires.</span></i></b></p>
<p class="yiv0714405398msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">A peine installé dans son fauteuil  que le nouveau  ministre du Travail, de la Fonction publique, Porte-parole du gouvernement, Me Harouna Toureh, tient une patate chaude. En effet, dans une correspondance à lui adressée ce 09 octobre 2020, le Syndicat national des travailleurs des administrations d’Etat revient à la charge dans le dossier de la lutte contre l’enrichissement illicite au Mali. « Harcèlement des militants » ; tel est l’objet de ladite lettre signée du secrétaire général adjoint du Syntade et dont les autorités de transition (président, vice-président, Premier ministre et ministre de la Justice) sont ampliatrices. Le Syntade y regrette la poursuite des activités de terrain de l’Office national de lutte contre l’enrichissement illicite (Oclei). <i>«Pire, avant même d’attendre la nouvelle loi, beaucoup de nos militants font de nos jours l’objet de poursuites judiciaires initiées par l’Oclei. Cette situation déplorable nous parait comme une licence à la violation des accords signés et devrait être décriée avec la plus grande vigueur»</i>, dénonce le syndicat dirigé par Yacouba Katilé, non moins secrétaire général de l’Union nationale des travailleurs du Mali (Untm).  Face à cette situation, le Syntade demande au ministre en charge de la Fonction publique non seulement d’instruire l’arrêt « immédiat » des procédures judiciaires contre des fonctionnaires, mais aussi de faire prendre les dispositions « diligentes » en vue de l’adoption du projet d’ordonnance portant modification de la loi n°2014-015 du 27 mai 2014. Les administrations d’Etat menacent par ailleurs de prendre leurs responsabilités « en tirant toutes les conséquences  de droit», au cas où ‘’cette ‘’fâcheuse’’ situation perdurerait.</span></p>
<p class="yiv0714405398msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Mise au point</span></b></p>
<p class="yiv0714405398msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Contactées par nos soins relativement à cette dernière correspondance du Syntade, des sources proches de l’Oclei relèvent qu’une simple lecture attentive du procès-verbal auquel le syndicat fait allusion ne permet pas de relever la suspension « des activités de terrain » de l’Oclei. « La suspension des activités publiques » qu’invoque le procès-verbal de novembre 2017 pourrait s’entendre plutôt de la non-médiatisation des activités de l’Oclei. Ce que cette structure s’est évertuée à faire jusqu’à présent, soulignent nos sources.</span></p>
<p class="yiv0714405398msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Elles notent en outre qu’aucune disposition du même procès-verbal ne mentionne que la loi n°2014-015 du 27 mai 2014 portant prévention et répression de l’enrichissement illicite est suspendue ou abrogée. Par conséquent, ladite loi demeure applicable jusqu’à l’adoption d’une éventuelle loi devant la remplacer ou la modifier.</span></p>
<p class="yiv0714405398msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Il importe de souligner que le Syntade n’est pas à sa première levée de bouclier contre l’Oclei.</span></p>
<p class="yiv0714405398msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Déjà en 2017, le même syndicat avait observé une grève de 72 h pour protester contre la loi n°2014-015 du 27 mai 2014 portant prévention et répression de l’enrichissement illicite qu’il jugeait ‘’sélective et injuste’’. Toute chose qui avait abouti à la signature, en novembre 2017, d’un procès-verbal de conciliation entre le gouvernement et le Syntade. Le régime d’alors s’y était engagé à suspendre toutes les activités de terrain de l’Office central de lutte contre l’enrichissement illicite. Il avait aussi promis de mettre en place une commission d’identification et de correction des difficultés et insuffisances des la loi portant prévention et répression de l’enrichissement illicite. Les travaux de ladite commission avaient servi de base pour l’élaboration du projet d’ordonnance portant modification de la loi n°2014-015 du 27 mai 2014. L’Office national de lutte contre l’enrichissement illicite avait tout de même poursuivi ses travaux sur le terrain, et avait remis son premier rapport aux autorités maliennes en décembre 2019. Dans ledit rapport, l’Office épingle trois fonctionnaires (deux Inspecteurs des finances et un Inspecteur des services de la sécurité sociale), dont les dossiers sont remis à la justice. Furieux, le Syntade adresse une correspondance au ministre du Dialogue social, du Travail et de la Fonction publique le 13 décembre 2019. Il y dénonce la poursuite des activités de l’Oclei et invite le ministre «d’instruire, en sa qualité de garant des accords, l’arrêt immédiat des manœuvres de l’Oclei qui donne l’impression de non protection aux fonctionnaires».</span></p>
<p class="yiv0714405398msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Fuite en avant ?</span></b></p>
<p class="yiv0714405398msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Selon des observateurs avisés, ce énième agissement du Syntade pourrait s’expliquer par la volonté affichée des autorités de transition de mener une lutte implacable contre la corruption. Des fonctionnaires chercheraient ainsi les voies et moyens d’entraver les actions de l’Office central de lutte contre l’enrichissement illicite. Pour arriver à leurs fins, c’est-à-dire bloquer les dossiers qui sont en cours d’investigations au niveau de l’Oclei, ils mettent la pression sur les nouvelles autorités pour l’adoption d’une ordonnance devant modifier la loi n°2014-015 du 27 mai 2014 portant prévention et répression de l’enrichissement illicite. Aussi, accusent-ils l’Oclei de ne pas respecter le procès-verbal de conciliation entre le Gouvernement et le Syntade, signé en novembre 2017. En attendant, les Maliens se demandent où est-ce que la justice en est avec les trois dossiers déjà transmis au procureur du Pôle économique et financier du Tribunal de grande <a name="m_-3883202994337846625__GoBack"></a>instance de la commune III de Bamako en janvier 2019.</span></p>
<p class="yiv0714405398msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Bakary SOGODOGO</span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Corruption et enrichissement illicite au Mali :  La Justice sur les traces de trois fonctionnaires milliardaires qui légué des maisons à leurs propres enfants mineurs</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/corruption-et-enrichissement-illicite-au-mali-la-justice-sur-les-traces-de-trois-fonctionnaires-milliardaires-qui-legue-des-maisons-a-leurs-propres-enfants-mineurs-2898805.html</link>
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<pubDate>Thu, 08 Oct 2020 02:13:12 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Mis en veilleuse depuis le mois de janvier dernier, sous le régime d’IBK, le dossier de corruption des 3 fonctionnaires maliens devenus tous milliardaires en 6 ans de service sera bientôt, remis au goût du jour. </strong>

Élaboré par l'OCLEI (Office central de lutte contre la corruption et l'enrichissement illicite), ce dossier a trait à l'évaluation des activités liées à la prévention et à la répression de l'enrichissement illicite couvrant la période du 1<sup>er</sup> janvier 2017 au 31 décembre 2018. Avec un montant indûment perçu qui se chiffre à 4 milliards de nos francs, ce dossier épingle 3 fonctionnaires maliens, dont deux Inspecteurs des Finances et un Inspecteur des Services de Sécurité Sociale.<strong>  </strong>

À l’issue de ses investigations, l’OCLEI est tombé, à son corps défendant, sur des zones d’ombre dans le processus de perception de ces milliards de francs CFA par nos trois fonctionnaires maliens. Relégué aux oubliettes, ce dossier risque de sonner le glas de la carrière professionnel de ces trois individus au sein de la fonction publique malienne.

C’est le samedi 4 janvier 2020 que l'OCLEIL a rendu public son rapport sur l'enrichissement illicite couvrant la période du 1<sup>er</sup> janvier 2017 au 31 décembre 2018. Dans ce chef-d’œuvre,  le Président de l'OCLEI, M. Moumouni Guindo, a  révélé que le dossier de trois fonctionnaires maliens, qui se seraient enrichis illicitement, avait été déjà transmis à la Justice. Et depuis, c’est un silence radio autour du dossier.

Mais avec ce début de transition, la donne semble changer. Du coup, ces bandits à col blancs ne dorment plus que d’un demi-œil.

<strong>Sauve-qui-peut, général </strong>

Nos sources sont formelles : une grande vague d’arrestation est déjà lancée au Mali sous cette période transitoire pour tenter de soigner l’image du pays après la démission du président IBK.

En préparation de cette campagne de lutte contre la corruption,  une réunion a eu lieu, il y a quelques semaines, entre le président du CNSP, le colonel Hassimi Goïta et le Procureur du Pôle Économique, Mahamadou Kassogué, ainsi qu’avec le Président de l’OCLEI, Moumouni Guindo.

Un choix des dossiers à traiter avant la fin des 18 mois de transition a été fait et parmi les dénonciations de faits déjà remises à la justice, tous les dossiers sensibles au niveau du Pôle économique et financier seront ouverts. Il s'agit entre autres, de l’affaire de corruption et d’enrichissement des 3 fonctionnaires milliardaires ; des dossiers de détournement et des marchés d’équipements militaires, de l'achat de l'avion présidentiel.

Selon l’OCLEI, les principales méthodes et pratiques d’enrichissement illicite couramment utilisées par les agents publics sont : la perception de pot-de-vin avec une concurrence de 39,24% ; le détournement des deniers publics avec 25,60% et l’abus d’autorités avec 11,95%.

Selon l’indice de perception de la corruption établi par l’ONG Transparency International, le Mali est classé à la 29<sup>ème</sup>  place parmi les 54 pays africains les plus corrompus et à la 122<sup>ème</sup>  place sur les 180 pays au niveau mondial.

Au total, l’OCLEI a mené des enquêtes sur 35 personnalités (1<sup>er</sup> janvier 2017 au 31 décembre 2018) et a remis à la justice des dossiers de corruption de trois fonctionnaires qui portent sur  4 milliards FCFA environ.

À en croire le président de l’OCLEI, M. Moumouni Dembélé, le premier concerne un Inspecteur des services de sécurité sociale : «<em>Nous avons identifié 17 maisons d'habitation dont trois maisons ont déjà été vendues ; 4 véhicules particuliers. La valeur des biens est de 969,31 millions à titre d'expertise (fait par des experts évaluateurs immobiliers) alors qu’en 6 ans (2014-2019) son revenu est estimé à 63,3 millions et la somme à justifier est de 906,02 millions FCFA », explique-t-il.</em>

Il ajoute : « <em>Le deuxième dossier concerne un Inspecteur des finances. Il possède 18 maisons d'habitation dont une résidence, un bâtiment de trois étages avec une piscine, qui a coûté 400 millions de FCFA. Pendant que l'enquête était en cours, il a vendu trois maisons, plutôt à brader (une villa à l'ACI à 10 millions de FCFA) à ses propres enfants mineurs. Nous avons trouvés 18 maisons non encore bâties. Le total des biens s'élève à 1 milliard 751 millions de FCFA</em>  <em>alors que le total de ces revenus légitimes en 6 ans (2014-2019) est de 27 millions. Et le montant total à justifier  pour cet individu est de 1 milliard 720 millions</em>».

Avant de conclure : « <em>Le troisième concerne aussi un inspecteur des Finances. Nous avons identifié 20 bâtiments dont 17 maisons d’habitation, deux écoles privées, une ferme agricole mise en valeur, 46 parcelles dont l'essentiel est en titre foncier, deux maisons d'habitation déjà vendues, un bâtiment commercial vendu aussi. Cette personne a beaucoup utilisé des prête-noms. Il y a ses enfants de 2 ans, de 4 ans et de 6 ans qui possèdent des maisons de 300 millions, 100 millions, 200 millions etc. La valeur présumée de ses biens a été estimée à 1 milliard 562 millions de FCFA à titre d'expertise alors que son revenu légitime en 6 ans est de 29,47 millions FCFA</em>. <em>Et la somme totale à justifier pour cet homme est de 1 milliard 591 millions</em>».

Aujourd’hui,<em> la question que l’on se pose, est de savoir si cette chasse aux « voleurs » de la République pendant cette transition touchera tout le monde. Jusqu’où s’étendra la nasse ? Bien malin celui qui saurait y répondre par l’affirmative. Toujours est-il que cette initiative devrait restaurer l’image écornée du Mali, qui, comme on le sait, est coutumier des scandales financiers.</em>

<em>Cela dit, ce réveil de la justice, pourra-t-il arrêter l’hémorragie ? Rien n’est moins sûr. Car, force est de constater que la corruption passe pour être une marque déposée au Mali.</em>

<em><strong>Pourvu que cette opération ne soit pas une tempête dans un verre d’eau</strong></em>

<em>En tous les cas, souhaitons que le coup de pied que la Justice malienne veut donner dans la fourmilière, sous cette transition, révèle d’autres scandales, car, ceux qui ont été révélés peuvent n’être que la partie visible de l’iceberg. En bloc, la corruption a fait beaucoup de tort aux Maliens. Surtout dans le domaine de la gestion des deniers publics. On se rappelle en effet, que plusieurs milliards de francs CFA ont été détournés au Mali, pendant les 7 ans de pouvoir du président IBK. Et les scandales de l’exécution de la Loi d’Orientation et de Programmation Militaire (LOPM) est l’illustration parfaite de cette gabegie financière érigée en mode au sein de l’administration publique malienne. Ces scandales avaient même poussé la société civile à donner de la voix pour dénoncer la mal gouvernance sous le régime défunt d’IBK. </em>

<em>Si au</em>jourd’hui,<em> derrière cette initiative de lutte contre la corruption et l’impunité, c’est le président de la transition, le colonel à la retraite Bah N’Daw, qui est à la manœuvre, l’on peut croire que le président de la transition au Mali, veut terminer ses 18 mois de mandat en prouvant aux Maliens ce dont il est capable. Il a donc les mains libres pour traquer tous les ripoux de la République. Du reste, l’on se rappelle que lors de sa prestation de serment il a promis d’éradiquer le mal.  Est-ce cette promesse qu’il essaie de tenir en lançant cette opération ‘’main propre’’ ? En tout cas, les autorités de la transition au Mali doivent montrer patte blanche en faisant de la lutte contre la corruption, leur priorité. Et le coup semble déjà parti pour cela avec l’arrestation de l’ex DG de l’ORTM, Sidiki N’Fah Konaté. Aussi, elles se doivent de faciliter la tâche au procureur anti-corruption afin que ce dernier ratisse large. En tout état de cause, toutes les sombres affaires de détournement de fonds publics doivent être élucidées pour ne pas hypothéquer l’avenir des enfants du Mali. Pourvu que cette opération ne soit pas une tempête dans un verre d’eau.</em>

<em><strong>Jean Pierre James</strong></em>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Détournement de 25 millions de F CFA, une donation de la Chine :  Le maire RPM, Abba Niaré, retourne en prison</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/detournement-de-25-millions-de-f-cfa-une-donation-de-la-chine-le-maire-rpm-abba-niare-retourne-en-prison-2898815.html</link>
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<pubDate>Thu, 08 Oct 2020 01:05:35 +0000</pubDate>
<dc:creator>22 Septembre</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong> Fodé Traoré du MPM, 1er adjoint, déféré une seconde fois à la MCA</strong>

Il y a quelques mois, la mairie de la commune II du district de Bamako a sollicité l’ambassade de la Chine au Mali pour une aide, dans le cadre de l’assainissement. La Chine a donc demandé au conseil communal de lui faire parvenir une proposition concrète. C'est ainsi que ce dernier a monté un dossier d'achat et de distribution de poubelles dans les différents quartiers de la plus vieille commune de Bamako. Après des va et vient à la chancellerie, des éclairages apportés par moment, la Chine communiste a fait violence sur elle-même pour débloquer la modeste somme de 25 millions de francs CFA au profit de ce projet.

Aussitôt tombé dans le compte de la mairie, des conseillers influents du conseil communal (le maire Abba Niaré du RPM, son adjoint Fodé Traoré du MPM et deux autres), se sont retrouvés, loin des yeux et oreilles indiscrets, dans un hôtel huppé de la place pour partager un repas copieux, avant de diviser l'argent par quatre. Ils ont ainsi fait le deuil des poubelles.

Très ravi de ce complot à l'insu des autres, le quatuor ne pouvait pas imaginer, que l’affaire sera, un de ses quatre jours, éventée. C'est malheureusement le cas pour eux. En effet, confondus, les intéressés ont tenté de nier lesfaits, en expliquant que le versement des sous, par l’ambassade de la Chine, n'a pas encore eu lieu. La vérification du compte bancaire de la mairie a prouvé le contraire.

Ensuite, l'ambassade qui habite en commune II était pressée de voir les poubelles dans les différents coins et recoins des quartiers. En vain. L'affaire explose comme une trainée de poudre au-delà de la commune concernée.

C’est ainsi que le Pôle Economique de la commune II a été saisi, le dossier rapidement instruit, les accusés mis sous mandat de dépôt, dansl’après-midi du mardi 6 Octobre.

C'est la deuxième fois que le maire et son adjoint sont envoyés en prison. La première fois, à peine trois mois, c'était dans une affaire d'escroquerie foncière. Ils ont réussi à s’en sortir pour y retourner rapidement, hélas !

Ce n'est pas tout : Il semble qu'un autre dossier sulfureux de prêt d'un montant de plus de deux milliards de nos francs, obtenu par la mairie auprès de la BOAD a été en partie dilapidée par les mêmes. Elle est en passe d’exploser.

<strong>Affaire à suivre ! Wa Salam !</strong>

<strong>El Hadj ChahanaTakiou</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Lutte contre la corruption :  Sidiki N’Fa Konaté et son DFM accusés d’atteinte aux biens publics et de délit de favoritisme</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/lutte-contre-la-corruption-sidiki-nfa-konate-et-son-dfm-accuses-datteinte-aux-biens-publics-et-de-delit-de-favoritisme-2898526.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 06 Oct 2020 13:45:27 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Après deux nuits de garde à vue au Pôle économique, Sidiki N’Fa Konaté ancien DG de l’ORTM et son DFM, Salif Konaté ont été tous les deux placés sous mandats de dépôt, le vendredi dernier. Des irrégularités financières de 4 milliards de F CFA leur sont reprochées.</em></strong>

<strong><em> </em></strong>Dans son rapport 2016-2017-2018, le Vérificateur général a décelé des irrégularités financières portant sur plus de 4 milliards de F CFA dans la gestion de l’ORTM sous Sidiki N’Fa Konaté (l’ex-DG de l’ORTM, et ancien ministre de la Communication sous ATT) et son directeur financier, Salif Konaté.

L’enquête déclenchée par le Pôle économique et financier de Bamako en avril 2020 contre les présumés coupables a ainsi abouti à leur inculpation. Le juge d’instruction du 2e cabinet du tribunal de grande instance de la Commune III, Mahamoudou B. Dicko les a chargés d’<em>"atteinte aux biens publics"</em> et du <em>"délit de favoritisme"</em>. Des faits punis par les articles 106, 107, 112 et 113 du code pénal.

Le Procureur de la République près le tribunal de grande instance de la Commune III en charge du Pôle économique et financier de Bamako, Mahamoudou Kassogué est dans une logique de mettre fin à l’impunité en matière d’atteinte aux derniers publics. Telle est d’ailleurs la vision des autorités de la transition.

Tous les rapports de vérifications qui sont soumis au Pôle économique et financier pour des poursuites judiciaires en plus d’autres dossiers de corruption particulièrement ceux du scandale des avions cloués au sol et des équipements militaires, connaîtront bientôt des suites judiciaires et des rebondissements. Les semaines seront houleuses et déterminantes

La poursuite contre M. Konaté qui a commencé en avril dernier avait été abandonnée eu égard à son immunité parlementaire, grâce à son élection comme député aux législatives de juillet 2020 dans la circonscription de Kolondiéba, sur la liste du RPM, l’ex-parti au pouvoir.

Il a finalement été rattrapé par la justice suite à la dissolution de l’Assemblée nationale survenue à la chute d’IBK en août dernier.

&nbsp;

<strong>Abdrahamane Dicko</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mali : Le juge anti&#45;corruption, Mamadou Kassogué , aux trousses  des criminels financiers</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/mali-le-juge-anti-corruption-mamadou-kassogue-aux-trousses-des-criminels-financiers-2898477.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 06 Oct 2020 09:30:33 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Au Mali, le discours d’investiture du Président de la Transition, le Col-major Bah N’Daw,   annonçant  une lutte  implacable contre la corruption  semble  suivie d’effet.   Deux caciques  du régime précédent  soupçonnés d’irrégularités financières décelées par le rapport du vérificateur général ont déjà été placés sous mandat de dépôt.  Malgré cela, les regards restent tournés vers des affaires de malversations financières dites «  de l'avion présidentiel » et  « des avions cloués au sol ».  </em></strong>

« Tous les dossiers d’enquêtes réalisés par nos structures de  vérification seront transférés au juge, au besoin », déclarait  le Président de la Transition. A peine ces propos tenus, le procureur du pôle économique et financier  de Bamako,  engagé a  réprimé depuis  certains crimes et les délits économiques, semble  mettre à nouveau en service sa machine.  Alors que  certains caciques du régime d’IBK, libérés sous la pression du régime déchu, a failli mettre du plomb dans la lutte contre la corruption,  les interpellations, auditions, puis incarcérations reprennent de plus belles avec les autorités de la transition.

La semaine dernière, sur ordre du procureur du pôle économique et financier,  l’ancien directeur général de l’Office de Radio Télévision  Malienne, Sidiki N’Fa Konaté, a  été placé sous mandat de dépôt à la Maison centrale d’arrêt de Bamako  pour irrégularités financières relevées par le rapport du Vérificateur général.  Les faits qui remontent de la période allant de 2016 à 2018 concernent  un montant environ 4 milliards FCFA.

L’arrestation  de ce cacique de l’ex-parti présidentiel Rassemblement pour le Mali (RPM) a été suivie  par l’interpellation du premier questeur  de la Commission Electorale nationale  Indépendante, Beffon, Cissé.  Un autre baron  du parti de l’Union pour la République et la Démocratie que le procureur du pôle économique et financier  a également placé sous mandat de dépôt suite à une plainte de son chef hiérarchique pour imitation de signature.

Alors que le président de la CENI, le magistrat Hamadoun Bâh, était hospitalisé pour des raisons de santé, son premier questeur aurait profité de ce moment d’absence pour imiter sa signature  afin de faire sortir des sommes importantes. «Quand j’étais malade, mon vice-président a eu à signer des chèques avec le questeur Beffon Cissé. Des actes ont été posés et des extraits ont été demandés au niveau des comptes BDM-SA et BMS-SA puisque nous avons deux comptes. Nous avons fait des recherches à notre niveau afin de situer les responsabilités… nous avons débattu l’affaire en plénière. Nous avons estimé qu’il faudra pousser les vérifications avec un audit interne. Voilà, pourquoi, j’ai décidé de saisir le Procureur du Pôle économique et financier pour l’ouverture d’une enquête qui a ensuite saisi le Camp 1 de la Gendarmerie pour des enquêtes », confie le président de la CENI dans d’autres presses.  Le montant frauduleusement sortie des comptes de la CENI s’élève à 10 600 000 FCFA.

<strong> L’affaire « avions cloués au sol »</strong>

Au delà de l’incarcération de ces deux caciques politiques,  le procureur Mamadou Kassogué a, grâce  à la lutte contre la corruption, envoyé plusieurs   responsables de l’administration malienne dernière les barreaux.  Au nombre de ceux-ci, l’ancien président de la chambre permanente de  l’agriculture du Mali, Bakary Togola,  arrêté il y a plusieurs mois dans l’affaire dite «  des ristournes des producteurs de coton »,  l’ex-DG de l’agence malienne  de la promotion des zones industrielles  et autres.  Malgré ces différentes arrestations, le procureur Kassogué reste buté aux affaires comme «  l’achat de l’avion présidentiel et des équipements militaires » «  des avions cloués au sol » dont il peine à mettre la main sur les présumés coupables.  Le  procureur du pôle économique qui manquait de soutien du régime précédent dans le traitement de ces  dossiers semble  avoir une lueur d’espoirs avec les autorités de la transition.   «Les moyens de l’armée iront désormais  totalement à l’armée et seule à l’armée. Chaque centime investi  pour la défense et la sécurité de ce pays sera surveillé et évalué,  tant que je présiderai au destinées de la Transition », prévient le président de la Transition, le col-major Bah N’Daw, lors de la cérémonie de prestation de serment.

<strong>Siaka DIAMOUTENE/Maliweb.net</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Corruption (3è partie) :  La chasse aux délinquants financiers !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/corruption-3e-partie-la-chasse-aux-delinquants-financiers-2898442.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 06 Oct 2020 01:44:39 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Aube</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<em><strong>L’ex-DG de l’ORTM et ancien député de Kolondiéba, Sidiki N’Fa Konaté, et son comptable, Salif Konaté, ont été place sous mandat de dépôt le vendredi dernier</strong></em><em>. </em><em><strong>Il est rattrapé par le rapport du Végal qui lui reproche des irrégularités financières de plus de 4 milliards de F CFA lorsqu’il était à la tête de l’ORTM. Cette interpellation est un signal fort contre les présumés auteurs de délinquance financière qui sont dans le viseur du Pôle économique et financier. </strong></em>

<em>Aussi, ces interpellations interviennent après le fort engagement </em><em>du</em> <strong>nouveau président de la transition</strong><strong>, </strong>Bah N'Daw, pour une lutte sans merci contre les délinquants financiers<em>. </em>Au-delà de cette affaire, plusieurs gros dossiers, comme l’achat de l’avion présidentiel et celui des équipements militaires qui touchent des membres de l’entourage de l’ancien président, demeurent sans réponse pour le moment (classements sans suite)

Le Procureur anticorruption, Mamadou Kassogué, continue ses investigations sur des dossiers de corruption, d’irrégularités financières, anciens comme nouveaux. Plusieurs affaires qui étaient entamées mais arrêtées ou restées pendantes pour des motifs ou intrusions politiques, seront passées devant le parquet dans les jours à venir.

C’est ainsi que le rapport du Végal sur la période 2016-2017-2018 sur des irrégularités financières à l’ORTM, au moment où Sidiki N’Fa Konaté en était le directeur général, a été remis sur le tapis. Dans ce rapport, il est décelé des irrégularités financières de plus de 4 milliards de F CFA.

Sur l’examen des opérations de gestion de l’ORTM de 2016 à 2018, le Vérificateur général a décelé des irrégularités administratives et financières. Les dossiers de passation des marchés et des pièces justificatives de l’utilisation faite des produits issus de la vente du dossier à la concurrence examinée par le Végal, a constaté que l’ORTM ne reversait pas au trésor public les produits issus de la vente des dossiers d’appel à la concurrence. La part devant être reversée au trésor public, selon le rapport du Vérificateur, était utilisée pour payer des primes aux membres des commissions de dépouillement et de jugement des offres des dossiers, ainsi qu’au personnel d’appui auxdits membres. Le montant des produits issus de la vente des dossiers d’appel à la concurrence qui n’ont pas été reversés est de 11 430 000 FCFA. Il est reproché aussi au Directeur Général de l’ORTM d’avoir « irrégulièrement attribué des marchés à des candidats n’ayant pas justifié leurs capacités financières. » Le rapport du Vérificateur général a constaté que des marchés ont été attribués à des candidats n’ayant pas fourni d’états financiers ou ayant fourni des états financiers non certifiés. « Le montant total des marchés irrégulièrement attribués à des candidats n’ayant pas justifié leurs capacités financières est de 207 693 590 FCFA. »

Toujours selon le rapport du Vérificateur général, le directeur Général de l’ORTM a irrégulièrement rejeté une offre supposée <em>anormalement basse, l’offre du candidat  </em>

<em>AGEDIS.  En effet, elle n’a pas demandé par écrit au candidat la justification de son offre, bien qu’elle ait utilisé la méthode de calcul prescrite pour l’identification des offres anormalement basses. Le marché a été attribué par contrat n°2386-CPMP-MENC/MJJC/2018à EFD SARL pour un montant de 34 395 250 FCFA alors que l’offre évaluée anormalement basse proposait 20 111 920 FCFA, soit un écart de 14 283 330 FCFA »</em> Le directeur Général de l’ORTM est aussi accusé d’avoir attribué un marché à un candidat ayant présenté une autorisation du fabricant non conforme. A l’issue de ces travaux, la mission a constaté que « les Établissements Mahamane TANGARA », titulaire du marché n°113/DRMP 2016 relatif à la fourniture de matériels informatiques et accessoires d’un montant de 31 500 000 F CFA, a fourni une autorisation du fabricant non-conforme. En effet, la société « AURE Technologies » ayant donné l’autorisation du fabricant ne produit pas les équipements proposés.  Elle est plutôt spécialisée dans l’importation et la commercialisation de terminaux et d’équipements informatiques. Par contre, le candidat le moins disant a été éliminé au motif de non fourniture de l’autorisation du fabricant des produits proposés.

L’écart des offres entre le titulaire du marché et le candidat le moins disant à savoir « CDMI » est de 11 340 000 F CFA.

Autres irrégularités constatées par le Vérificateur dans les opérations de gestion de l’ORTM de 2016 à 2018 : un marché passé irrégulièrement par le Directeur Général sans mise en concurrence ; la dissimulation, par le Directeur Général, d’un appel d’offres restreint en appel d’offres ouvert contrairement à l’avis juridique de la DGMP ; le DFM du ministère chargé de la communication a payé des travaux non exécutés, pour le compte de l’ORTM ; le non-respect des modalités de règlement des prestations de services rendus ; l’agent comptable a justifié partiellement des opérations de dépenses ; le Directeur Général de l’ORTM n’applique pas de pénalités de retard.

Au mois d’avril 2020, Sidiki N’Fa Konaté était déjà passé devant les limiers du Pôle économique et financier pour des auditions. Le dossier avait été mis dans les placards après son élection aux dernières législatives, dans la circonscription de Kolondiéba, sur la liste du RPM, le parti au pouvoir. A cause de l’immunité parlementaire, il ne pouvait plus être poursuivi qu’à la suite d’une procédure spéciale. Puisque l’Assemblée nationale est dissoute à la faveur du départ forcé d’IBK, la justice revient à la charge.

<strong>Mémé Sanogo</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Avion présidentiel&#45;équipements militaires : Magouilles à ciel ouvert !</title>
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<pubDate>Tue, 06 Oct 2020 01:40:39 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Aube</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le classement sans suite du dossier concernant l’achat de l’avion présidentiel et celui des équipements militaires sera-t-il réexaminé après avoir été classé sans suite en 2019 ?  Ces deux affaires figurent parmi les plus gros scandales sous la gouvernance d’IBK. Elles (ces affaires) ont fait couler beaucoup de salives à l’intérieur et à l’extérieur du Mali, et même des réactions de certains partenaires de notre pays. Aussi, le rapport du BVG recense les irrégularités et les anomalies qui ont ponctué le passage, l’exécution et reproche au ministre de la Défense et des anciens combattants et celui de l’Economie et des finances, au moment des faits, de passer, exécuter et régler irrégulièrement les deux contrats.

Ainsi, l’audit des deux affaires par le Bureau du Végal (commandité par le Fmi) et par la section des comptes de la Cour suprême avait étalé au grand jour l’ampleur de la fraude et de la corruption dans ces deux sulfureuses affaires. Entre 29 et 38 milliards auraient disparu dans ces scandales qui ont ébranlé le sommet de l’Etat.

Sur les contrats d’acquisition d’un aéronef présidentiel et la fourniture aux forces armées maliennes de matériels d’habillement, de couchage, de campement et d’alimentation (HCCA) ainsi que de véhicules et pièces de rechange, les responsabilités des différents protagonistes sont clairement identifiées par le rapport du Vérificateur général (Végal) désormais mis en ligne. Le document évalue le montant total des irrégularités financières à 28 549 901 190 F CFA dont 12 422 063 092 F CFA au titre de la fraude.

Il impute l’origine de ces irrégularités à l’ancien ministre de la Défense et des Anciens combattants, signataire des deux contrats et au ministre de l’Economie et des Finances. Selon le rapport, ces deux autorités administratives ont fait une interprétation erronée et une application inappropriée de la disposition réglementaire relative à l’exclusion de certaines commandes publiques du champ d’application du Code des marchés publics (CMP). Globalement, le rapport reproche aux deux personnalités de passer, d’exécuter et de régler irrégulièrement les deux contrats d’acquisition et de fourniture.

Entrant dans les détails, le document mentionne que l’avion présidentiel aura coûté au total 18 915 933 276 FCFA dont 17 555 495 175 F CFA payés à la société AIC et relatifs au prix d’achat de l’aéronef incluant 100 dollars US de frais bancaires. 2 850 000 F CFA ont été payés à la société AIC relatif à la rémunération de l’agent fiduciaire. 1 028 039 063 F CFA ont été payés à la société Sky Colour au titre des frais de recherche. 329 548 538 FCFA a été versés à la même Sky Colour relativement aux frais d’inspection de l’appareil, aux frais d’immatriculation, aux honoraires d’avocat, à l’armement de l’avion, à la maintenance et à la peinture de l’appareil, à l’achat de fuel pour convoyage de l’appareil à Bamako, etc. Quant à la fourniture aux forces armées maliennes de matériels HCCA, de véhicules et de pièces de rechange, elle aura coûté 69 183 396 494 FCFA…

Dans le rapport, il est indiqué qu’il y a eu dénonciation des faits au procureur de la République par le Vérificateur général relativement au détournement et à la complicité de détournement de fonds publics par l’engagement irrégulier des finances publiques; à l’utilisation frauduleuse et au détournement de deniers publics d’un montant de 9 350 120 750 FCFA ; au délit de favoritisme ; au faux et à l’usage de faux ; au trafic d’influence ; aux fraudes fiscales portant sur le non-paiement des droits d’enregistrement et des redevances de régulation, en l’absence de toute autorisation légale d’exemption.

Pour rappel : la mauvaise gestion des fonds publics avait détérioré les relations du Mali avec les bailleurs de fonds internationaux. En 2014, le Fonds monétaire international (FMI) a suspendu ses programmes en raison des inquiétudes sur l’achat d’un jet présidentiel inscrit en marge du budget régulier. Le FMI a également remis en cause une garantie de l’État sur un emprunt de 200 millions de dollars contracté par une société privée qui avait remporté un marché de fournitures pour l’armée. Une société qui, il a été découvert, surfacturait largement l’armée pour du matériel basique. Le FMI n’a consenti à reprendre son financement qu’après que le Mali se soit engagé à rendre public les résultats des audits

<strong>Mémé Sanogo</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Chic ou choc ? Kokadjè !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/chic-ou-choc-kokadje-5-2898212.html</link>
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<pubDate>Mon, 05 Oct 2020 01:33:48 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[« Le Mali est le pays de la débrouillardise ».

Prononcée sur un ton presque innocent, cette phrase lapidaire est pleine de significations et cache pas mal de sous-entendus.

Le Malien se « débrouille ». Comment ?

Pas en se dérouillant selon les prescriptions divines qui veulent que l’homme gagne son pain à la sueur de son front.

En tirant sans cesse le diable par la queue, les Maliens, eux aussi se font tirer la « queue » (faut ne pas fâcher hein ? Nous s’amuser) par le diable.

Même pas moyen de faire  économie de bouts de chandelles dans un pays où l’indigence côtoie la misère générale.

A défaut de vivre pour manger, il faut bien manger pour vivre.

Joindre les deux bouts, tout juste pour ne pas crever de faim, oblige chaque jour à moult acrobaties.

La ménagère a perdu son panier, entend-on dire face à la hausse abusive des prix des produits de base, alors que le panier était déjà en nille lieues.

A force de chercher leur pitance quotidienne, même les mendiants sont devenus des loups pour l’homme. Mendicité rampante et agression sur le passant, tous les moyens sont bons pour ramasser quelques miettes.

Mais au pays des aveugles, les borgnes sont rois.

De lazare à Crésus, c’est comme la distance entre le ciel et la terre.

Si certains dorment dans les chaudières, d’autres se construisent des châteaux dignes des mille et une nuit. Ne sommes-nous donc pas tous fils d’Adam et Eve ?

Dieu n’est le père à personne. Fort bien, mais, certains roulent sur l’or, pendant que d’autres croupissent dans la misère.

Le monde se divise en deux : entre ceux qui trinquent et ceux qui triment, entre ceux qui sont (presque) au jardin d’Eden et ceux qui boivent le calice jusqu’à la lie.

Le Mali est pauvre, mais <strong>certains Maliens</strong> sont très riches.

Tout le monde se « débrouille ».

C’est la débrouillardise.

Pour tout dire, la débrouillardise, c’est la magouille.

Quand on n’est pas né coiffé, comment se taper une belle voiture, construire une villa au bord du fleuve Niger, avoir un beau verger, un gras compte bancaire ? Les quatre « V », c’est dans l’air du temps qui permet aussi de se taper de belles nanas.

Le petit fonctionnaire puisera à pleines mains dans la caisse du service, l’opérateur économique véreux gonflera la facture, de connivence avec le Boss, des marchés se passent de gré à gré. Commissions et pots de vin sont versés pour obtenir des faveurs particulières. Partout pullulent les plongeurs en eau trouble, les magouilleurs de haute volée, les requins de la pire espèce, les caïmans aux crocs pointus. La sueur du peuple s’en va… en fumée ou en larmes. Misère pour la grande majorité, opulence pour la minorité.

Rincer proprement le linge sale de la grande magouille dans les eaux du fleuve Niger ! Qu’ainsi soit-il !

En prison, les voleurs !  Kokadjè ! Kokadjè !

&nbsp;

<strong> </strong>

<strong> </strong>

<strong>Boubacar Sankaré</strong>

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