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<title>Actualités au Mali en temps réel et info en direct &#45; : Démocratie</title>
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<description>Actualités au Mali en temps réel et info en direct &#45; : Démocratie</description>
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<dc:rights>Copyright 2002&#45;2026 maliweb.net &#45; All Rights Reserved.</dc:rights>

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<title>Diplomatie : le Premier ministre reçoit le nouvel ambassadeur de Chine au Mali</title>
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<description><![CDATA[ Les relations sino-maliennes continuent de se consolider. Le Premier ministre a reçu en audience le nouvel ambassadeur de la République populaire de Chine, dans un contexte de partenariat stratégique renforcé entre les deux pays. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 23 Feb 2026 14:52:36 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p>Le Premier ministre, Chef du Gouvernement, le Général de Division Abdoulaye Maïga, a accordé une audience, ce lundi 23 février 2026, à Son Excellence Li Xiang, nouvel Ambassadeur de la République populaire de Chine auprès de la Mali.</p>
<p>Cette visite de courtoisie s’inscrit dans la dynamique de renforcement du partenariat stratégique entre Bamako et Beijing, consacré lors de la rencontre, en septembre 2024, entre le Président de la Transition, Assimi Goïta, et le Président chinois Xi Jinping, au Palais du Peuple à Beijing.</p>
<p>Au cours des échanges, le 18ᵉ ambassadeur de la Chine au Mali a mis en avant l’excellence des relations sino-maliennes, vieilles de 65 ans, et appelées à se renforcer davantage. Il a exprimé la volonté de son pays de donner une nouvelle impulsion à ce partenariat stratégique, à travers une coopération accrue dans plusieurs secteurs clés, notamment la sécurité, le développement, les infrastructures, l’agriculture et la santé. La coopération militaire, établie depuis 1970, devrait également connaître un nouvel élan.</p>
<p>Le Premier ministre a, pour sa part, salué la solidité des liens d’amitié et de coopération entre les deux nations, tout en remerciant la Chine pour son soutien constant au Mali. Il a réaffirmé l’engagement des autorités maliennes à garantir la sécurité de toutes les personnes vivant sur le territoire national et a apprécié la dénonciation claire par l’Ambassadeur de tous les soutiens au terrorisme.</p>
<p>Cette audience, marquée par la chaleur et l’hospitalité légendaires du Mali, illustre la volonté partagée des deux pays de poursuivre un partenariat fondé sur le respect mutuel, la solidarité et les intérêts stratégiques communs.</p>
<p><strong>La Rédaction de Maliweb.net</strong></p>]]> </content:encoded>
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<title>Restrictions d’entrée aux États&#45;Unis : le Mali applique la réciprocité aux ressortissants américains</title>
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<description><![CDATA[ Face au durcissement des conditions d’entrée des Maliens aux États-Unis, le Gouvernement du Mali a décidé de répondre par le principe de réciprocité. Une mesure immédiate, annoncée officiellement par le ministère des Affaires étrangères. ]]></description>
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<pubDate>Tue, 30 Dec 2025 22:21:46 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<div class="flex flex-col text-sm">
<article class="text-token-text-primary w-full focus:outline-none [--shadow-height:45px] has-data-writing-block:pointer-events-none has-data-writing-block:-mt-(--shadow-height) has-data-writing-block:pt-(--shadow-height) [&amp;:has([data-writing-block])&gt;*]:pointer-events-auto scroll-mt-[calc(var(--header-height)+min(200px,max(70px,20svh)))]" dir="auto" data-turn-id="5b3ee8ab-a50c-4cdf-a0fc-b38bd2d73b19" data-testid="conversation-turn-88" data-scroll-anchor="true" data-turn="assistant" tabindex="-1">
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<div class="markdown prose dark:prose-invert w-full break-words light markdown-new-styling">
<p data-start="353" data-end="778"><strong>Dans un communiqué publié le 30 décembre 2025, le Ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale a informé l’opinion nationale et internationale de la décision du Gouvernement de la République du Mali d’appliquer, avec effet immédiat, aux ressortissants américains les mêmes conditions et exigences d’entrée que celles imposées par les autorités des États-Unis aux citoyens maliens.</strong></p>
<p data-start="780" data-end="1203">Le ministère indique avoir pris acte de la décision américaine en date du 16 décembre 2025, portant renforcement des restrictions d’entrée aux États-Unis concernant les ressortissants maliens. Il regrette cependant qu’une mesure d’une telle portée ait été prise sans concertation préalable, et déplore les justifications sécuritaires avancées, jugées en contradiction avec les réalités actuelles sur le terrain.</p>
<p data-start="1205" data-end="1438">Estimant que les motivations réelles de cette décision sont à rechercher ailleurs, les autorités maliennes rappellent leur attachement au respect mutuel, à la souveraineté des États et à l’égalité de traitement entre nations.</p>
<p data-start="1440" data-end="1694">En application du principe de réciprocité, pilier fondamental des relations diplomatiques, le Gouvernement du Mali entend ainsi défendre les droits et la dignité de ses citoyens, tout en affirmant sa position face à des décisions jugées unilatérales.</p>
<p data-start="1696" data-end="1934">Malgré cette mesure, le ministère réaffirme la volonté du Mali de promouvoir des relations de coopération fructueuses, fondées sur le respect réciproque, avec l’ensemble de ses partenaires internationaux, y compris les États-Unis.</p>
<p data-start="1936" data-end="2126" data-is-last-node="" data-is-only-node="">Cette décision marque une nouvelle étape dans l’affirmation de la diplomatie malienne, résolument engagée dans la défense des intérêts nationaux et l’équilibre des relations internationales.</p>
<p data-start="1936" data-end="2126" data-is-last-node="" data-is-only-node=""><strong>La Rédaction de Maliweb.net</strong><strong></strong></p>
</div>
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<title>Modibo Sidibé: La démocratie : une œuvre à poursuivre, un pacte à réinventer</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/democratie/modibo-sidibe-la-democratie-une-oeuvre-a-poursuivre-un-pacte-a-reinventer-3104911.html</link>
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<description><![CDATA[ La démocratie n’est pas un mot figé, mais un chantier vivant. La démocratie n’est jamais donnée une fois pour toutes. Elle est toujours à construire, à corriger, à défendre. ]]></description>
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<pubDate>Tue, 13 May 2025 17:30:50 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p>La démocratie est un système politique dans lequel le pouvoir émane des citoyens. Mais au-delà des mécanismes électoraux, la démocratie c’est aussi le respect de l’État de droit et l’existence de contre-pouvoirs indépendants. C’est un équilibre entre des institutions légitimes et une culture citoyenne vivante, où la critique n’est pas une menace mais une promesse de progrès.<br>Quant à la gouvernance, il s’agit de la manière dont l’autorité est exercée pour gérer les affaires publiques. Une bonne gouvernance suppose des dirigeants responsables, transparents et redevables, capables d’élaborer et de mettre en œuvre des politiques au service du bien commun.</p>
<p>Ces deux notions – démocratie et gouvernance – sont intimement liées et forment le socle du développement humain durable. La démocratie crée un environnement favorable aux progrès sociaux. Inversement, une gouvernance défaillante sape la démocratie et brise cet environnement propice, engendrant défiance et stagnation.</p>
<p>Le 26 mars 1991, une nouvelle page de notre Histoire s’écrivait en lettres de sang pour que le Mali puisse accéder à la démocratie, et la IIIe République naquit.</p>
<p>Aujourd’hui, certains accusent la démocratie d’avoir échoué. Je ne le crois pas. Je crois que nous avons sous-estimé les exigences de la démocratie. Et que nous avons encore à la parfaire.</p>
<p><strong>I. Ce que la démocratie nous a apporté – Rendons justice au parcours accompli</strong><br>La démocratie a d’abord été pour nous un espace conquis. Elle fut arrachée dans le tumulte de l’Histoire, portée par des voix, des luttes, des sacrifices. Ce que nous avons conquis par l’instauration d’un système démocratique au Mali, c’est :</p>
<p>• la liberté d’association, d’expression, de presse ;<br>• le droit de vote, la pluralité politique, l’alternance pacifique du pouvoir ;<br>• l’existence de contre-pouvoirs : justice constitutionnelle, société civile, médias.<br>La démocratie a permis au Mali de libérer ses énergies vives. Elle a permis aux jeunes de s’engager, aux femmes de s’affirmer, aux idées de circuler.</p>
<p>Ces trente dernières années, nous avons connu des avancées réelles et sans être exhaustif, permettez que je cite :<br>• le développement des centres de santé communautaire et de référence, hôpitaux nationaux et régionaux ;<br>• l’instauration de l’Assurance Maladie Obligatoire ; logements sociaux, couverture en eau potable, l’accroissement de la capacité énergétique et des infrastructures télécoms et couverture TV-FM ;<br>• le triplement du taux de scolarisation ; multiplication écoles et lycées, structures de formation des enseignants ; infrastructures universitaires, financement de la recherche ;<br>• la loi d’orientation agricole, équipements, augmentation de la production de riz grâce aux subventions et aménagements hydro-agricoles ;<br>• l’expansion des routes, construction de ponts dont Kayes, Gao, Bamako ;<br>• le lancement du barrage emblématique de Taoussa et des infrastructures y attenantes ;<br>• le développement sans précédent des infrastructures sportives, culturelles ;<br>• l’essor du secteur privé national ; dispositif pour l’emploi des jeunes.</p>
<p>Ces progrès ne doivent pas être effacés de la mémoire collective, d’autant plus que notre peuple en est le vrai artisan. Ce n’est pas la démocratie qui a empêché le développement, c’est elle qui a rendu ces progrès possibles. Certes, tout n’a pas été parfait – loin s’en faut, entre autres en matière d’école, jeunesse et emplois, de défense et de sécurité, de gouvernance.<br>La question de la sécurité ne peut être contournée. Car il ne peut y avoir de démocratie véritable sans sécurité, tout comme il ne peut y avoir de sécurité durable sans démocratie. La démocratie oblige l’Etat à se défendre avec la loi, à protéger en rendant des comptes, à reconquérir le territoire avec et pour les populations.<br>Il nous faut donc penser ensemble la refondation démocratique et la refondation sécuritaire comme les deux faces d’un même impératif national : celui de garantir la souveraineté, la dignité, et la paix durable dans tout le pays.<br>Sur la défense et la sécurité, au-delà du soutien indéfectible à nos Forces de défense et de sécurité, je suggère un processus de livre blanc pour mettre fin aux narratifs, conduire à leur institutionnalisation comme objet de consensus indispensable à une république et à une démocratie.</p>
<p><strong>II. Pourquoi notre démocratie s’est fragilisée – Un diagnostic lucide et équilibré</strong><br>Je ne crois pas que la démocratie ait échoué. Je crois que nous avons, collectivement, sous-estimé ce qu’elle exigeait pour s’enraciner et durer.</p>
<p>Nous avons négligé la construction du citoyen démocratique. La démocratie n’a pas irrigué les comportements quotidiens, ni les pratiques sociales ordinaires. Le vote est resté un acte ponctuel, Il faut reconstruire une culture démocratique parce que la culture démocratique, c’est le terreau sans lequel les institutions ne tiennent pas.<br>Le système électoral a manqué de crédibilité. La justice a manqué d’exemplarité. La décentralisation est restée incomplète.<br>La gouvernance n’a pas su incarner l’éthique de l’intérêt général. La délinquance financière, la gestion opaque, les pratiques de prédation se sont installées dans l’impunité. Il est impératif de rétablir la chaîne de responsabilité.<br>Le dialogue politique a été trop souvent instrumentalisé, utilisé comme un mécanisme de contournement ou de légitimation, plutôt qu’un espace sincère de construction collective.<br>Il faut des acteurs politiques responsables, qui acceptent la défaite électorale comme un temps de reconstruction, la victoire comme une charge, et la gestion comme une mission. La démocratie ne peut non plus exister sans une justice indépendante, accessible et crédible. Elle a été perçue comme une promesse sans effets et l’État a laissé le citoyen seul, désarmé, devant un système qu’il n’a pas toujours compris.</p>
<p><strong>III. Que faire maintenant ?</strong><br>Dans la crise que nous traversons, ce n’est pas la démocratie qui est en cause. C’est la fiabilité de nos institutions et le manque de confiance. Il s’agit donc de poursuivre et renforcer notre processus démocratique afin de créer les conditions d’un nouveau progrès démocratique. Il nous faut refonder notre démocratie de l’intérieur à partir de nos réalités, de nos forces et de nos aspirations.</p>
<p>Je propose donc un pacte autour de quatre piliers :<br><strong>1.le renouveau de la démocratie</strong><br>Refonder nos institutions, en les rendant plus lisibles, plus accessibles, plus redevables. Réconcilier le citoyen avec l’État, redonner sens à l’idée même de représentation, clarifier le rôle des pouvoirs, renforcer les contre-pouvoirs.<br>Au total, déployer des Institutions sur lesquelles chaque Malien doit pouvoir compter pour défendre ses valeurs, ses droits et faire prendre au pays les bonnes directions ; des institutions qui doivent inspirer à chacun l’envie de les servir, de les respecter et de les défendre.</p>
<p><strong>2. le renouveau de la politique</strong><br>Il faut repolitiser la politique, la recentrer sur le débat d’idées, sur la confrontation des projets, le culte de l’intérêt général.<br>Réconcilier le politique avec la société, restaurer l’autorité morale de la fonction politique, moraliser la vie publique, c’est travailler à ramener la politique à ses lettres de noblesse, à rétablir la transparence et le respect de son vote au citoyen malien, à donner au paysage politique les couleurs permettant la compréhension des différentes visions et des projets pour notre pays.</p>
<p><strong>3. Le renouveau citoyen</strong><br>Il faut des citoyens conscients, des citoyens qui ne se contentent pas de voter, mais qui surveillent, questionnent, proposent. Des citoyens qui se sentent responsables de leur environnement. Il s’agit de faire émerger un citoyen actif, informé, critique, engagé. La jeunesse est au cœur de ce renouveau citoyen.<br>L’unité du peuple et la justice sociale sont des conditions indispensables à la solidité de la société et de ses institutions. Aussi, la cohésion sociale doit s’articuler autour de trois axes : développer la citoyenneté ; assurer à chaque citoyen l’accès au savoir, aux soins de santé, à la création et à la distribution de la richesse nationale ; assurer l’accès à l’emploi et à la protection sociale. Une charte de la Cohésion sociale pourrait être élaborée dans ce sens.</p>
<p><strong>4. Le renouveau de la gouvernance</strong><br>Mettre fin à la confusion entre service public et pouvoir personnel, intégrer la reddition de comptes, promouvoir l’efficacité administrative. La gouvernance, ce n’est pas seulement gérer, c’est servir, agir pour le bien commun, et non pour des intérêts privés ou corporatistes.<br>La décentralisation doit avoir un contenu stratégique axé sur un véritable aménagement du territoire, intégrant une cartographie des besoins, des ressources et des dynamiques régionales. Il s’agit de faire émerger des pôles régionaux et locaux de croissance et de développement.<br>Le chantier est vaste et complexe. Et pour structurer ce chantier dans la durée, nous devons progresser avec la quête de notre modèle démocratique que les différents foras et autres concertations n’ont pas dessiné.<br>Je propose la mise en place d’un Haut Conseil de la Refondation démocratique, instance nationale, inclusive et transversale, composée de représentants des partis politiques, de la société civile, des femmes, des jeunes, des autorités coutumières et religieuses, des universitaires, des Maliens de la diaspora, des opérateurs économiques, et d’anciens hauts responsables de l’État.<br>Ce Haut Conseil aura pour mandat, pendant deux ans, de :<br>• conduire une réflexion de fond sur l’état de notre démocratie ;<br>• animer un large dialogue national, participatif, incluant toutes les régions, et toutes les sensibilités du pays ;<br>• proposer une Charte du Renouveau démocratique, issue de cette démarche collective ;<br>• formuler des propositions de réformes constitutionnelles, institutionnelles, électorales, éducatives et sociales, à inscrire dans un agenda national de transformation.<br>Son objectif ne sera pas de remplacer les institutions existantes, mais de préparer les bases d’un nouveau contrat démocratique, fondé sur la vérité, la justice, l’inclusion et la projection vers l’avenir.</p>
<p><strong>Dans l’immédiat, nous avons besoin d’un choc de gouvernance.</strong><br>Le choc de gouvernance doit être un sursaut volontaire, profond, systémique. Il s’agit d’une transformation assumée des rapports entre l’Etat, les citoyens et la puissance publique. Ce choc doit se traduire par des gestes clairs : la réduction du train de vie de l’Etat, la rationalisation des institutions et des structures redondantes, la limitation stricte des avantages protocolaires, l’introduction et le renforcement de mécanismes indépendants d’évaluation et de reddition de comptes.<br>Il s’agit de restaurer l’autorité morale de l’action publique par des actes sobres mais forts. Il s’agit de montrer que le pouvoir n’est pas un privilège, mais une charge.<br>Dans cette optique, la société politique et la société civile doivent faire leur introspection. C’est un chantier de vérité, d’exemplarité, et d’efficacité publique.<br>La crédibilité se reconstruit dans la durée, par la constance, par la clarté des priorités, et par le respect des engagements. C’est cela, l’exigence du renouveau. Et pour que la confiance revienne, il faudra donner des gages, parce que le citoyen doit pouvoir constater que la gouvernance repose désormais sur la transparence, l’équité et la redevabilité. Le citoyen doit sentir que le respect de la règle est redevenu la norme, y compris au sommet.<br>Nous sommes à l’heure du courage politique et de la transmission<br>J’ai la conviction que la démocratie malienne peut se relever et doit se relever !<br>Nous ne repartons pas de zéro. Mais nous devons repartir avec d’autres repères, d’autres exigences, d’autres ambitions, un nouveau contrat entre l’État et les citoyens, entre les institutions et la société, entre le politique et l’éthique et l’adoption d’un agenda consensuel de sortie de crise durable.<br>Notre démocratie a besoin de courage moral, de patience refondatrice, de citoyens debout, d’une jeunesse engagée.<br>Elle a besoin que ceux qui ont porté le combat démocratique hier, le transmettent aux générations nouvelles.<br>Une œuvre nous attend. Une œuvre à poursuivre. Un pacte à réinventer.</p>
<p><strong>Modibo Sidibé</strong><br><strong>Ancien Premier Ministre</strong></p>]]> </content:encoded>
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<title>SEM Retieb Kamel, le nouvel Ambassadeur de l’Algérie au Mali : ‘’La coopération militaire et dans le domaine du renseignement, n’a pas été occultée de cet effort, l’Algérie ayant apporté au Mali… ‘’</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/democratie/sem-retieb-kamel-le-nouvel-ambassadeur-de-lalgerie-au-mali-la-cooperation-militaire-et-dans-le-domaine-du-renseignement-na-pas-ete-occultee-de-cet-effort-l-3084671.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 18 Nov 2024 00:02:07 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>C’était à l’occasion de la cérémonie commémorant le 70ème anniversaire de la glorieuse Révolution du 1er novembre 1954, le nouvel Ambassadeur de la République algérienne démocratique et populaire auprès de la République du Mali SEM RETIEB Kamel a prononcé un discours rendant un vibrant hommage aux martyrs de cette révolution et aussi faire le bilan de la coopération entre son pays et le Mali, c’était ce vendredi 15 novembre 2024 à la résidence de l’Algérie à Bamako en présence du directeur Afrique du Ministère des Affaires Étrangers et la Coopération Internationale , des ambassadeurs accrédités au Mali, des anciens ministres maliens, des invités maliens  et de ses compatriotes  établis au Mali.</em></strong>

Concours heureux du calendrier, les autorités maliennes ont ajouté un cachet spécial, à cette cérémonie commémorant le 70ème anniversaire de la glorieuse Révolution du 1er novembre 1954, en organisant la veille, soit le jeudi 14 novembre 2024, la cérémonie, tant attendue, ayant permis à SEM  RETIEB Kamel, de présenter les lettres de créance, par lesquelles, le Président de la République algérienne démocratique et populaire, SEM Abdelmadjid TEBBOUNE, l'a accrédité auprès du Président de la Transition, Son Excellence le Général d'Armée, Assimi GOITA, Chef de l'État de la République du Mali, en qualité d'ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire, lui permettant ainsi d’organiser cette cérémonie  de commémoration d’esprit révolutionnaire, qui continue toujours de façonner le quotidien des Algériens et partant, le rôle de l’Algérie sur la scène mondiale. Et symbolisant aujourd’hui la fin du coup de froid dans les relations diplomatiques entre son pays et le Mali.

La célébration du 1<sup>er</sup> novembre 1954, revient à célébrer une date phare de l’Algérie qui a déclenché une Révolution, devenue un moment déterminant dans la lutte mondiale contre le colonialisme par les générations successives d’Algériennes et d’Algériens, qui ont payé de leur vie pour qu’ils puissent vivre libres et conduire leur destinée de nation indépendante. Car en déclenchant cette glorieuse Révolution, le Front de libération nationale (FLN), n’inscrivait pas sa lutte dans la seule quête de l’indépendance nationale, contre le régime colonial français, mais se voulait aussi et surtout un symbole de défi et d’autodétermination pour les nations, opprimées, du monde entier.  C’est ainsi que cette Révolution a, par la suite, inspiré les nombreux mouvements révolutionnaires, à travers l’Afrique, l’Asie et l’Amérique latine. La Révolution algérienne a, non seulement, été cruciale pour son propre peuple, mais a, également, servi de modèle aux mouvements anticoloniaux du monde entier. Le succès de l’Algérie, a encouragé d’autres nations, de l’Angola à l’Afrique du Sud, à défier les puissances coloniales et à affirmer leur souveraineté. Explique le nouvel Ambassadeur Kamel Retieb.

En croire SEM Ambassadeur Kamel Retieb dans le domaine de la coopération bilatérale, son pays continue également d’affirmer son rôle de leader en Afrique du Nord, en s’engageant activement dans la diplomatie régionale et la promotion de la paix et de la stabilité. Engagée depuis longtemps dans le rétablissement de la paix, l’Algérie, sous la présidence d’Abdelmadjid TEBBOUNE, continue de privilégier la diplomatie constructive et favorise la solidarité au sein des communautés arabe, africaine et méditerranéenne. En tant que membre-clé de l’Union africaine et du Mouvement des non-alignés, l’Algérie demeure un fervent défenseur du droit des nations à se gouverner elles-mêmes, sans ingérence extérieure. Cet engagement en faveur du partenariat international et des valeurs communes a de profondes racines historiques.

Par rapport au Mali, il en dira qu’en effet, reconnaissante à la solidarité agissante dont l’Algérie a bénéficié de la part de ses partenaires, durant les années de lutte pour l’indépendance, au premier rang desquels figure le Mali, l’Algérie indépendante, s’est acharnée à développer des relations de bon voisinage avec l’ensemble des pays avec lesquels elle partage des frontières communes.  Outre l’offre annuelle de bourses d’études, dont 270 pour le Mali, toutes spécialités confondues, au titre de l’année académique 2024 – 2025, faisant de lui le premier bénéficiaire des bourses du gouvernement algérien à l’échelle mondiale, l’Algérie a toujours répondu présente dans les moments difficiles et situations de catastrophes naturelles, apportant soutien et aide humanitaire diversifiés. La coopération militaire et dans le domaine du renseignement, n’a pas été occultée de cet effort, l’Algérie ayant apporté au Mali : un soutien technique multiforme ; Procédé à des cessions de divers matériels et équipements militaires ; assuré et continue d’assurer des formations militaires à tous les niveaux, dans les divers instituts, écoles supérieures spécialisées, l’École d’État-major et l’école de Cherchell. Par ailleurs, et favorable au brassage des populations avec les pays africains, l’Algérie a convenu avec sept de ces derniers, dont le Mali, de ne pas mettre de barrières à la libre circulation des personnes, et de ne pas instaurer l’obligation du visa, permettant une fluidité de voyage et de séjour, sur son territoire, pour toutes les personnes répondant aux règles de base ne remettant pas en cause sa sécurité nationale.

A titre de rappel <strong>: </strong>SEM Kamel Retieb âgé de 60 ans, est le nouvel ambassadeur de l'Algérie au Mali, il est en terrain connu pour avoir servi comme ministre conseiller à l'Ambassade d’Algérie à Bamako pendant 4 ans, de 2000 à 2004, chargé des Affaires économiques et commerciales à l'Ambassade d'Algérie aux États-Unis et consul d'Algérie à Metz en France. Avant sa nomination au Mali, l’Ambassadeur a servi de 2022 à 2024 en qualité d’Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de l’Algérie auprès du Pérou.  Il est sortant de l'École nationale d'administration d'Alger.

<strong>Bokoum Abdoul Momini/maliweb.net</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Afri’actu : Divorce couple Mali&#45;France : À la cadence d’une houle !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/democratie/afriactu-divorce-couple-mali-france-a-la-cadence-dune-houle-2965965.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 22 Feb 2022 01:16:25 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Challenger</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le président Emmanuel Macron a annoncé, lors du sommet UA-UE, que la France et ses partenaires européens vont mettre fin, de façon coordonnée, à leurs opérations militaires, Barkhane et Takuba, au Mali sur les prochains mois (4 à 6 mois).  Mais, ce calendrier unilatéral de la France est loin d’être partagé par les autorités maliennes de la Transition. Lesquelles invitent Paris à retirer ses soldats « sans délai du territoire national ». Cela, sous la supervision des Famas.

Telle la réponse du berger à la bergère, Paris revient à la charge et rejette l’injonction de Bamako de retirer « sans délai » ses soldats.  Très agité, Emmanuel Macron avertit : le retrait des troupes françaises et européennes « s’appliquera en bon ordre afin d’assurer la sécurité de la mission des Nations Unies et de toutes les forces déployées au Mali, je ne transigerai pas une seconde sur leur sécurité ». Cet avertissement (pour ne pas dire, cette menace) du Chef de l’Etat français est certainement contre-productif. D’autant que le départ des troupes françaises du Mali, compte tenu de l’exacerbation de la tension récurrente entre Bamako et Paris, est inéluctable.

Paris doit donc se réveiller pour comprendre que son ancienne colonie, désormais émancipée, aspire à la vraie souveraineté internationale. Car, le Mali veut tout simplement que la France reconnaisse qu’il est dirigé par des autorités qui le représentent.  Lesquelles doivent faire l’objet de consultations préalables pour tout ce qui concerne l’avenir du Mali. Un adage Bamanan nous enseigne : « Ndè Koun tè di a mansa ko » (en français : on ne doit pas célébrer le baptême d’un enfant en dehors de ses parents). Autrement dit, l’Hexagone doit cesser de prendre des décisions qui concernent le Mali sans que ses autorités y soient associées.

Les autorités françaises, à commencer par Macron, ont besoin de mûrir afin de sortir de leur déni de la réalité, tant la France est plus que jamais contrainte de reprendre langue avec les autorités maliennes de la Transition.  Paris doit ainsi se résigner à accepter que celles-ci jouissent non seulement de la légitimité populaire (des centaines de milliers de maliens sont maintes fois sortis pour le confirmer), mais aussi de la légalité, pour avoir été investies par la Cour Suprême du Mali et qu’elles détiennent indéniablement la Puissance Publique. Cela pourrait avoir au moins le mérite de calmer la houle qui perturbe le couple maliano-français en déliquescence pour une séparation moins houleuse. Comme devrait le faire tout couple en processus de divorce !

Mais puisque le Mali et la France sont liés par l’histoire, la culture et le sang, alors vivement de nouvelles relations franco-maliennes, sans aucun esprit de paternalisme !

<strong>Gaoussou Madani Traoré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Affaires étrangères et coopération internationale :   17 Ambassadeurs et 3 Consuls bientôt nommés !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/democratie/affaires-etrangeres-et-cooperation-internationale-17-ambassadeurs-et-3-consuls-bientot-nommes-2925116.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 17 Apr 2021 01:55:10 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em><b>La diplomatie malienne connaîtra dans les prochains jours de véritables chamboulements, notamment au niveau des Ambassades et des Consulats. Plusieurs noms sont cités pour être des futurs diplomates parmi lesquels le Général Mahamane Touré à Moscou ; l'ancien directeur général de la Police, Général Moussa Ag Infahi à Niamey, au Niger ; l'actuel Secrétaire général du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Boubacar Gouro Diall à Paris, en France ou encore l'Ambassadeur Directeur Asie-Océanie au département des Affaires étrangères, Mahmoud Arby, au Qatar et le jeune cadre de l'Urd, Dr Madou Diallo, comme Ambassadeur du Mali auprès de l'Unesco à Paris. </b></em>

Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Zéiny Moulaye, s'apprête à faire de véritables mouvements au sein de la diplomatie malienne. Sur instruction du Premier ministre, Moctar Ouane, Ancien ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale sous ATT, tous les Ambassadeurs ou Consuls dont le mandat expire ont été rappelés. Sans oublier les Conseillers avec rang de ministre. Ils sont au nombre de 60 personnes, selon nos informations. Et même les agents des Ambassades ou des Consulats, notamment les secrétaires, les chauffeurs, les chargés de protocole… sont tous concernés. Ainsi, 15 secrétaires viennent d'être nommés dans les Ambassades, le 19 mars dernier, par le ministre Zéyni Moulaye.

La vague de nominations la plus attendue concerne surtout les Ambassades et les Consulats. Puisque 17 postes d'ambassadeur et 3 postes de Consul sont vacants.

[caption id="attachment_2925095" align="alignleft" width="450"]<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/04/Gl-Mahamane-Toure.jpg"><img class="size-full wp-image-2925095" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/04/Gl-Mahamane-Toure.jpg" alt="" width="450" height="511" /></a> GL Mahamane Toure[/caption]

Pour les Ambassades, il s'agit de Paris, Tripoli (Libye), Niamey (Niger), Dakar (Sénégal), Ouaga (Burkina Faso), Libreville (Gabon), Riyad (Arabie Saoudite) et Koweït. Récemment, 9 autres Ambassadeurs ont été rappelés après la fin de leur mission. En d'autres termes, leurs décrets de nominations ont été purement et simplement abrogés par le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Zéyni Moulaye, lors d'un Conseil des ministres, il y a deux semaines.

Les Ambassades concernés sont Madrid (Espagne), Abu Dabhi (Emirats Arabes Unis), Malabo (Guinée Equatoriale), Brazzaville, Afrique du Sud, Qatar, Caire (Egypte) Moscou et Unesco à Paris (France).

Et au niveau des Consulats, il s'agit de Bouaké, en Côte d'Ivoire ; Douala au Cameroun et Guangzhou en Chine

De sources proches des Affaires étrangères, plusieurs noms sont cités pour occuper certains postes. Ainsi, le Général Mahamane Touré (Son nom était cité pour être le Président de la Transition) est désormais pressenti à Moscou. Cet ancien directeur général des Douanes est actuellement directeur du Centre d'études stratégiques des Affaires étrangères.

[caption id="attachment_2925098" align="alignright" width="450"]<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/04/Madou-Diallo.jpg"><img class="size-full wp-image-2925098" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/04/Madou-Diallo.jpg" alt="" width="450" height="664" /></a> Madou Diallo[/caption]

L'ancien directeur général de la Police, l'Inspecteur Général Moussa Ag Infahi, prépare ses bagages pour Niamey, au Niger, tandis que l'actuel Secrétaire général du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Boubacar Gouro Diall, est pressenti à Paris, sûrement pour remplacer Toumani Djimé Diallo.

Le jeune cadre de l'Urd, Dr Madou Diallo, est promu Ambassadeur du Mali auprès de l'Unesco à Paris pour remplacer Oumar Kéïta. Actuellement, il occupe le poste de directeur des Organisations internationales des Affaires étrangères.

[caption id="attachment_2925091" align="alignleft" width="450"]<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/04/Boubacar-Gouro-Diall.jpg"><img class="wp-image-2925091 size-full" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/04/Boubacar-Gouro-Diall.jpg" alt="" width="450" height="529" /></a> Boubacar Gouro Diall[/caption]

L'Ambassadeur Directeur Asie-Océanie au département des Affaires étrangères, Mahmoud Arby, va finalement quitter son bureau à Bamako pour être l'Ambassadeur du Mali au Qatar, tandis que l'actuel Chargé du Protocole du Premier ministre, Mahamadou Sidoro, est pressenti comme Consul à Guangzhou, en Chine,  et l'actuel Ambassadeur Directeur de l'Amérique des Affaires étrangères, Fidel Diarra, est promu à Ouagadougou, au Burkina Faso pour remplacer Amadou Soulalé.

El hadji Mahamane Traoré serait le futur Ambassadeur du Mali à Madrid, en Espagne. Ce poste était occupé par le Général Abdoulaye Koumaré, ancien ministre. Le nom de l'actuel directeur des Affaires juridiques du Département est cité pour être Ambassadeur du Mali à Dakar, au Sénégal, et l'actuel directeur adjoint des Affaires juridiques du ministère est promu Consul à Douala, au Cameroun. Le nom de l'actuel directeur des Ressources humaines des Affaires étrangères, Broulaye Traoré, est cité pour occuper le poste de Consul à Bouaké, en Côte d'Ivoire.

[caption id="attachment_2925088" align="alignright" width="450"]<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/04/ARBY.jpg"><img class="size-full wp-image-2925088" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/04/ARBY.jpg" alt="" width="450" height="450" /></a> ARBY[/caption]

L'actuel Inspecteur en Chef des Services diplomatique des Affaires étrangères et l'actuel directeur du Protocole de la  République des Affaires étrangères, Ibrahim Alassane Maiga, sont respectivement  pressentis à Pretoria en Afrique du Sud et à Brazzaville.

L'actuel ministre Conseiller à l'Ambassade du Mali à Pretoria, en Afrique du Sud, Mohamed Ouzouna, est pressenti à Koweiit City tandis que l'actuelle chargée de mission au Cabinet du vice-président, chargé des questions diplomatiques, Mme Traoré Binta Diop, est pressentie à Libreville, au Gabon. Ce poste était occupé par Amy Kane, qui a rendu sa démission, il y a quelques mois.

Le Général B. Dicko est pressenti au Caire, en Egypte et le Général de Brigade K. Cissé, lui, est pressenti à Tripoli. Un certain A.B. Yattara est pressenti Ambassadeur du Mali à Abu Dhabi, aux Emirats Arabes Unis.  Enfin, le Général O. Dao est pressenti à Malabo, en Guinée Equatoriale et l'actuel directeur de l'Afrique des Affaires étrangères est attendu à Riyad, en Arabie Saoudite.

<strong>                   El Hadj A.B. HAIDARA</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Diplomatie : Ami Kane s&amp;apos;en ira l&amp;apos;année prochaine</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/democratie/diplomatie-ami-kane-sen-ira-lannee-prochaine-2908355.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sun, 13 Dec 2020 17:24:17 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Nommée ambassadrice du Mali au Gabon en 2018, Mme Sacko Aminata Kane vient de rendre le tablier. La future ancienne diplomate évoque des raisons de santé pour justifier son envie de partir après son congé annuel du 1er au 30 janvier 2021, suivi de son congé administratif de deux mois.</em></strong>

Personnalité controversée jusqu'à sa nomination au Gabon, celle qui est affectueusement appelée Ami Kane a beaucoup fait parler d'elle pour ses décisions impopulaires lorsqu'elle était gouverneure du District de Bamako. En la recasant à Libreville en juillet 2018, le Président de la République d'alors, IBK, l'avait un peu éloignée des feux des critiques. Voilà qu'elle se met de nouveau sous le coup des projecteurs, à travers une lettre de démission adressée au ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, le mardi 8 décembre.

Dans sa lettre de démission, la future ancienne diplomate évoque des raisons de santé pour justifier sa volonté de quitter ses fonctions d'ambassadrice extraordinaire et plénipotentiaire de la République du Mali près du Gabon et de la Guinée équatoriale. <em>"En effet, mon état de santé ne me permet plus de supporter physiquement la charge de travail qui m’incombe. Je vous prie de bien vouloir accepter ma démission après mon congé annuel du 1er au 30 janvier 2021, suivi de mon congé administratif de deux mois",</em> a-t-elle fait savoir au ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Zeiny Moulaye.

<em><strong>Alassane Cissouma</strong></em>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Démocratie malienne : Après un quart de siècle, le bilan reste toujours mitigé</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/democratie/democratie-malienne-apres-quart-de-siecle-bilan-reste-toujours-mitige-2641602.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 06 Nov 2017 00:28:32 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Plus de deux décennies après sa mise en place, le dispositif démocratique et institutionnel est fortement décrié par les Maliens qui s'y reconnaissent de moins en moins. Cette défiance est manifestée à l'égard des Institutions, des acteurs politiques, du dispositif électoral et même à l'égard des responsables de la société civile. Le pays est ainsi fortement divisé entre les composantes du système institutionnel et il apparait de plus en plus clairement qu'aucune force politique seule n'est en mesure de rassembler la majorité des Maliens. Cette situation est lourde de menace pour le Mali, par ailleurs balloté par une situation sécuritaire précaire, la présence de groupes armés et terroristes déstabilisants et des relents de conflits communautaires consécutifs à un faible contrôle-territorial exercé par l'Etat central.</strong>

Le Mali a adopté, à la suite de la révolution démocratique de mars 1991, un système politique et institutionnel qui s'est caractérisé par un pluralisme politique intégral avec des partis politiques concourant au suffrage des maliens à l'occasion de consultations électorales destinées à pourvoir au leadership du pays. La liberté d'expression se traduisant notamment par une grande ouverture dans le paysage médiatique et audiovisuel ainsi qu'une liberté de ton reconnue par tous. La liberté d'opinion et d'association se traduisant par une pluralité d'acteurs de la société civile et la libération de la parole des différentes composantes de la nation. Une organisation institutionnelle théoriquement adaptée à l'expression des diversités et destinée à instaurer une démocratie représentative se traduisant par des Institutions exerçant leurs attributions et collaborant entre elles dans un cadre établi par la Loi fondamentale de 1992, acte fondateur de la troisième République. Ainsi, dans ce contexte pour le maintien du tissu social, la préservation de l'intégrité du territoire et de l'unité nationale, voire la survie du pays, il apparait indispensable de questionner le système démocratique et institutionnel du Mali. Cela pourrait dégager quelques pistes intéressantes en perspectives de futurs changements permettant d'ancrer davantage la démocratie, renforcer la cohésion et l'unité du pays et reconstituer le contrat social entre les populations et leurs mandataires responsables publics. C’est conscient de cet état de fait que le Centre d’études et de réflexion au Mali (CERM) en partenariat avec la Fondation Friedrich Ebert Stiftung a organisé le samedi 4 novembre 2017 à l’hôtel de l’Amitié de Bamako, un colloque de réflexion et de proposition sur le <em>« Bilan et perspectives du modèle démocratique malien après un quart de siècle de fonctionnement</em> ». L’objectif général de ce colloque est de faire un bilan du système démocratique, politique et institutionnel du Mali, près de trente ans après sa mise en place en dégageant des pistes concrètes d'amélioration destinées à lui donner un second souffle répondant aux attentes des maliens.

<strong><em> ‘’Ce sont les Maliens qui vont sortir le Mali de la crise’’</em></strong>

La cérémonie d’ouverture de ce colloque était présidée par l’ancien président de la République par intérim, Pr Dioncounda Traoré, en présence du président du CERM, Ousmane Sy, ancien ministre, de l’ancien Premier ministre, Moussa Mara, membre du CERM, du représentant de la Fondation Friedrich Ebert Stiftung, Abdourhamane Dicko et de nombreuses autres personnalités. Le colloque abordera quatre questions majeures : Les Institutions : les valeurs qu'elles incarnent, leur légitimité, leurs pouvoirs, leur fonctionnement et leurs rapports. Les partis et les groupements politiques : leur fonctionnement, leurs contrôles, leur représentativité (sociale et territoriale). La compétition électorale : ses fondements, son fonctionnement, sa transparence, sa crédibilité, les questions en rapport avec la légitimité des élus et le principe de l'alternance. Les contrepouvoirs et le contrôle citoyen : les médias, la société civile, leur indépendance, leur crédibilité, leurs capacités. Dans ses mots de bienvenue, le président du CERM, Ousmane Sy a fait savoir que le Cerm est un espace d’échanges et de contribution. Avant d’ajouter que la situation sécuritaire au Mali interpelle tout le monde. « <em>La crise interpelle tout le monde. Ce sont les Maliens qui vont sortir le Mali de la crise. Cette crise va nous servir d’opportunité pour aller à l’étage dessus et pour un Mali en paix », </em>a-t-il dit. A sa suite, Abdourhamane Dicko a mis l’accent sur la Fondation Friedrich Ebert Stiftung qui a été crée le 2 mars 1925. Quant à l’ancien président de la République par intérim, Pr Dioncounda Traoré, il a remercié les organisateurs de ce colloque qui permettra, selon lui, de donner une nouvelle vie à la démocratie malienne.

<strong>Aguibou Sogodogo</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>La démocratie, ce sont des compromis autour des opportunités</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/democratie/democratie-compromis-autour-opportunites-2039192.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 09 Feb 2017 00:19:57 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Il est bon pour le confort de la démocratie, dans notre pays, que les relations entre majorité présidentielle et opposition fonctionnent dans le respect mutuel, surtout quand il s'agit de la prise en compte des intérêts supérieurs de notre peuple qui a tant souffert. Il faut même encourager les voix discordantes qui participent à la diversité des opinions et expriment la variété des acteurs.

La politique est une bataille d'idées. Des débats d'idées sereins pour trouver des compromis dynamiques. Car je suis convaincu que le Mali regorge d’énormes ressources morales, des hommes et des femmes très amoureux de leur pays, qui ont démontré de tous temps, leur capacité extraordinaire à faire face aux défis les plus excitants. La démocratie n'est pas un système politique facile à entretenir. Chaque fois qu'elle avance de deux pas, c'est pour aussitôt reculer de trois pas géants.

Malgré les obstacles et les insuffisances, c'est le système politique qui nous permet d'aller toujours vers l'avant. La démocratie nous offre des opportunités immenses : liberté d'expression, liberté d'association,  liberté d’initiative, liberté d'entreprise, liberté de choix de son dirigeant, entre autres. Mais tout ce potentiel ne peut se réaliser que si notre démocratie fonctionne bien, et si notre façon de faire de la politique reste décente.

<strong>Yaya SANGARE </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Démocratie et justice : Les USA accordent 3,215 milliards de F CFA au Mali</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/democratie/democratie-justice-usa-accordent-3215-milliards-de-f-cfa-mali-1808512.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 03 Oct 2016 00:27:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Indicateur du Renouveau</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[La cérémonie de signature a eu lieu le vendredi 30 septembre 2016 à Koulouba entre Paul Folmsbee, ambassadeur des Etats-Unis et le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale Abdoulaye Diop en présence de Daniel Moore, directeur-pays de l’USAID, et le ministre de la Justice, Me Mamadou I. Konaté.

La subvention d’un montant total de 6,43 millions de dollars, soit 3,215 milliards entre les Etats-Unis d’Amérique et le Mali vise le renforcement de la démocratie et de la justice au Mali. Il est reparti en trois volets avec 4,830 000 dollars de fonds de soutien économique dans le domaine du droit, 1 million de dollars pour soutenir la lutte contre l’extrémisme violent, et 600 000 dollars dans le secteur des services sociaux pour promouvoir l’inclusion des personnes handicapées. Elle rentre dans le cadre de l’initiative du président Obama  "Security and Governance Initiative" (SGI).

Selon le ministre Diop, cette subvention contribuera à appuyer le Mali dans ses efforts pour la paix et la réconciliation. Il a remercié le gouvernement américain pour son soutien et l’a assuré que le gouvernement malien mettra tout en œuvre pour une utilisation judicieuse de cette contribution.

M. E. Paul A. Folmsbee, ambassadeur des USA, a confirmé l’accompagnement du gouvernement des Etats-Unis aux efforts de stabilisation et de développement de notre pays.  Il a souligné que cette subvention aidera notamment le système judiciaire malien dans la prise en charge des besoins des Maliens : en offrant une assistance dans la mise en œuvre du Programme d’urgence pour le renforcement du système judiciaire et de de l’accord pour la paix et la réconciliation nationale.

"Au-delà, elle contribuera  à l’élaboration de la stratégie nationale de lutte contre l’extrémisme violent, le retour de l’administration dans les régions du Nord et la reconstitution du tissu social", a-t-il conclu.

<strong>Zoumana Coulibaly</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Audiences à Koulouba: Le Danemark et les Etats&#45;Unis d’Amérique renouvellent leur engagement aux côtés du Mali</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/democratie/audiences-a-koulouba-le-danemark-et-les-etats-unis-damerique-renouvellent-leur-engagement-aux-cotes-du-mali-1434382.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2016/02/Audiences-Koulouba-Danemark-Etats-Unis.png" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 25 Feb 2016 14:54:31 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Le Président de la République, SEM Ibrahim Boubacar KEITA, a accueilli ce mercredi 24 février 2016 à Koulouba deux personnalités étrangères de haut rang. Il s’agit de SEM Kristian JENSEN et de l'Ambassadeur Thomas A. SHANNON, respectivement Ministre des Affaires Étrangères du Royaume du Danemark et Sous-Secrétaire d'État américain aux Affaires politiques.

Le diplomat<span class="text_exposed_show">e danois a été la première personnalité à fouler le sol du Palais de Koulouba. Il effectue en ce moment une visite de 48H à Bamako et a tenu, en marge de son programme, à venir échanger avec le Chef de l'Etat sur des questions brûlantes de l’heure.</span>

Au cours de leurs entretiens, le Chef de l’Etat et M. JENSEN ont fait le point de la coopération entre le Mali et le Royaume du Danemark. Cette coopération se porte bien et s’est considérablement densifiée ces dernières années. En outre, depuis peu, elle s’est élargie aux questions de sécurité. En effet, le Danemark a pris la mesure des défis sécuritaires auxquels le Mali est confronté et œuvre, au sein de la MINUSMA, pour stabiliser le Mali et, au-delà, toute la sous-région.

La présence danoise au sein de la MINUSMA témoigne de l’engagement du royaume scandinave de contribuer à la recherche de la Paix. D'ailleurs, le Danemark compte accroitre son effectif dans la mission onusienne. La traduction concrète de cette volonté sera l’arrivée prochaine de plus de policiers danois pour renforcer la capacité de la police malienne grâce à des formations.

Enfin, l’Accord pour la paix et la réconciliation nationale a constitué un autre volet important des entretiens entre le Président KEITA et son interlocuteur danois. Ce dernier a réitéré au Président IBK la volonté ferme de son pays à accompagner le Mali dans le processus de mise en œuvre dudit accord. D'autres sujets non moins importants comme l'éducation ou encore la représentation des femmes au niveau des instances de décisions, ont aussi fait l’objet d’échanges entre le Chef de l’Etat et son hôte.

Le second diplomate reçu, l'Ambassadeur Thomas A. SHANNON, Sous-Secrétaire d'État américain aux Affaires politiques, a aussi évoqué avec le Président KEITA les questions de paix et de sécurité au Mali qui sont une préoccupation majeure de la politique étrangère des Etats Unis. Le diplomate américain a notamment assuré le Chef de l’Etat quant à la détermination de son pays à accompagner la mise en œuvre de l'Accord pour la Paix et de la réconciliation nationale. Comme gage de cet engagement, les Etats Unis d’Amérique vont renforcer leur coopération avec le Mali d’une part, et continuer d’apporter leur soutien à la MINUSMA d’autre part.
<div class="_5wpt"></div>
<div class="_3x-2"><strong> Présidence de la République du Mali</strong></div>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Bonne gouvernance au Mali : Le 1er rapport de la section des comptes depuis l’indépendance présenté aux étudiants</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/democratie/bonne-gouvernance-au-mali-le-1er-rapport-de-la-section-des-comptes-depuis-lindependance-presente-aux-etudiants-826332.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/democratie/bonne-gouvernance-au-mali-le-1er-rapport-de-la-section-des-comptes-depuis-lindependance-presente-aux-etudiants-826332.html</guid>
<description><![CDATA[ Dans le cadre de la mise en œuvre de son plan stratégique de plaidoyer pour l’accès à l’information et la participation citoyenne au processus budgétaire, le Groupe de suivi budgétaire (GSB), en partenariat avec l’Ambassade du Royaume de Danemark, a organisé le 20 février 2015 à la Faculté des Sciences économiques et gestion, un débat public sur le rôle de la section des comptes de la cour suprême et les recommandations du rapport de l’exercice 2012 de la dite section.
 ]]></description>
<enclosure url="" length="72235" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 26 Feb 2015 00:34:10 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Dans le but d’instaurer un dialogue entre les universitaires et les praticiens pour une plus grande compréhension du contenu du rapport de la section des comptes de la cour suprême de l’exercice 2012, le GSB a initié un débat public à la FASEG. Présidé par Ibrahim Traoré, conseiller technique au ministère de l’économie et des finances, le débat public a enregistré la présence de Winnie Estrup Petersen, ambassadeur du Royaume du Danemark au Mali et de Kouloussama Goïta, Président de la section des comptes de la cours suprême. Winnie Estrup Petersen a salué la section des comptes pour son premier rapport depuis l’indépendance du Mali. Elle a félicité le GSB pour son initiative de vulgariser ce rapport, surtout dans le milieu universitaire. Elle a annoncé l’engagement du Danemark à soutenir toutes les actions qui concourent à la transparence dans la gestion des fonds publics au Mali. Pour sa part, Ibrahim Traoré, représentant du ministre de l’économie et des finances, a rappelé que les opérations budgétaires  de l’Etat sont soumises à trois types de contrôles à savoir le contrôle administratif, le contrôle juridictionnel et le contrôle parlementaire. Selon lui, le contrôle juridictionnel est confié à la Section des comptes de la Cour suprême. Il a ajouté que la pratique de la bonne gouvernance implique l’idée de redevabilité des gouvernants aux gouvernés. <em>«De ce fait, les opérations de l’Etat sont soumises au contrôle juridictionnel sous l’œil vigilant de la société civile»</em>, a-t-il déclaré. Avant d’ajouter que l’objectif visé par le débat public est de contribuer à la vulgarisation du rôle de la section des comptes de la cour suprême et les recommandations du rapport de l’exercice 2012. Sous l’œil vigilant de son président, Moctar Koné de la section des comptes de la Cour suprême, a fait l’économie du rapport de 97 pages, avant la séance des questions-réponses. <em>«La Section des comptes de la cour suprême existe bien avant les indépendances, mais n’avait pas les moyens de sa politique. C’est seulement en 2012, qu’elle a pu produit son premier rapport avec l’appui financier de la banque mondiale»</em>, a indiqué Kouloussama Goïta.

<strong>Assane Koné</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Mali / Diplomatie : IBK reçoit les lettres de créances de nouveaux diplomates</title>
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<pubDate>Tue, 12 Aug 2014 20:07:07 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Koulouba, cet après-midi, vivra au rythme du ballet diplomatique dont il est tant coutumier. En effet, trois nouveaux diplomates présenteront leurs lettres de créances au Chef de l'Etat à la faveur d'un cérémonial républicain particulièrement solennel et séquencé : arrivée des diplomates en voitures officielles encadrée<span class="text_exposed_show">s par la cavalerie, immobilisation au tapis rouge, passage en revue du piquet d'honneur, accueil par le Directeur du Protocole à l'entrée de la salle de cérémonie, introduction au Président de la République par le Directeur du Protocole...

Dans l'ordre, ce seront :

- SEM Mahmud KHALID, ambassadeur agréé du Ghana au Mali avec résidence à Bamako ;
- SE Mme Winnie Estrup PETERSEN, ambassadeur agréé du Royaume du Danemark au Mali avec résidence à Bamako ;
SEM Juan Andrés Ordonez GOMEZ, ambassadeur agréé du Mexique au Mali avec résidence à Rabat (Maroc).

Chaque diplomate est, par la suite, reçu en audience par le Chef de l'Etat pendant environ une 1/2 heure. Au-delà du protocole d'accueil, les deux personnalités font le point de la coopération entre les deux pays. Puis, l'hôte du jour repart de Koulouba avec les mêmes honneurs qui lui ont été rendus à son arrivée.

Diarra Diakite</span>

&nbsp;
<h5 class="_1_s"><span class="fcg" style="color: #9197a3"><span class="fwb" style="font-weight: bold"><a id="js_10" style="color: #3b5998" href="https://www.facebook.com/pages/Pr%C3%A9sidence-de-la-R%C3%A9publique-du-Mali/563531873666309?hc_location=timeline">Présidence de la République du Mali</a></span></span></h5>]]> </content:encoded>
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<title>Etats&#45;Unis et Démocratie : Un attachement «obsessionnel» justifié</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/democratie/etats-unis-democratie-attachement-obsessionnel-justifie-389512.html</link>
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<pubDate>Fri, 27 Jun 2014 17:00:17 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reporter</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>L’attachement des Etats-Unis d’Amérique au principe de la démocratie comme modèle de gouvernance n’est plus à démontrer. Vu de loin, surtout en Afrique, cela tourne même à «l’obsession». Mais il faut se rendre dans cet immense pays pour comprendre les fondements de cette farouche volonté de promouvoir la démocratie par tous les moyens, notamment dans les pays qui bénéficient de l’aide américaine financée par les contribuables de l’Union des Etats Unis d’Amérique. </em></strong>

Après le coup d’Etat du 22 mars 2012, les Etats-Unis avaient coupé toutes ses relations avec le Mali pour protester contre cette manière violente de prendre le pouvoir. Et tous les programmes d’aide (Millenium Challenge Account, AGOA…), sauf les appuis humanitaires, avaient été suspendus avec une reprise liée au retour à un ordre constitutionnel. Cette farouche volonté de ne faire aucune concession, même pendant la transition, avait beaucoup surpris au sein de l’opinion nationale. Cela d’autant plus que l’Union européenne, le FMI et la Banque mondiale… avaient progressivement renoué avec le pays pour lui permettre de surmonter la crise.

Une fois aux Etats-Unis, nous avons compris pourquoi la démocratie était un principe fondamental dans les relations diplomatiques que ce pays peut nouer ici et là. Cette grande nation tire sa cohésion et surtout sa puissance (politique, économique, militaire) de la démocratie, de la liberté, de la justice et de la tolérance. Et on est charmé voire fasciné quand de hauts responsables américains vous parlent de ce système de gouvernance. Les participants au «Programme Edward R. Murrow pour les journalistes» ont rencontré John Kerry, le Secrétaire d’Etat américain (Ministre des Affaires étrangères) le 30 octobre 2013 autour de ce thème. Pendant près d’une demi-heure, M. John Kerry a défendu la liberté d’expression et de presse ainsi que la démocratie comme des outils indispensables au développement d’une nation. Si le Secrétaire d’Etat américain a reconnu qu’il n’y a pas de modèle figé de démocratie, il croit fermement que les fondements sous-jacents (liberté d’expression et de presse, respect des droits de l’Homme…) sont universels ou doivent l’être. La veille, dans l’après-midi, la Sous-secrétaire d’Etat chargée des Affaires africaines, Mme Linda Thomas-Greenfield, avait eu des échanges avec les participants au programme Murrow. Ces échanges avaient notamment porté sur la politique américaine et la démocratie en Afrique. La Sous-secrétaire d’Etat chargée des Affaires africaines a exhorté ses interlocuteurs à continuer à se battre pour l’avènement d’une presse indépendante et responsable en Afrique, une presse toujours en quête de vérité pour mieux informer les citoyens et mieux servir la démocratie. Les relations des Américains avec la démocratie tournent vite à l’obsession. Et cela parce que la notion de liberté est l’essence des amendements constitutionnels de l’Amérique des Abraham Lincoln, John F. Kennedy, Martin Luther King, Mohamed Ali, Bill Clinton, Barack Obama.... «Le Congrès ne fera aucune loi pour conférer un statut institutionnel à une religion, qui interdise le libre exercice d'une religion, qui restreigne la liberté d'expression, ni la liberté de la presse, ni le droit des citoyens de se réunir pacifiquement et d'adresser à l'État des pétitions pour obtenir réparation de torts subis…» ! C’est ce que, entre autres, stipule le Premier Amendement à la constitution des Etats-Unis d’Amérique. Et la jouissance de ces droits ne saurait souffrir de punition ou de représailles.

<strong><em>Berceau de la démocratie moderne</em></strong>

Cette disposition fait partie des dix amendements ratifiés en 1791 et connus collectivement comme la Déclaration des Droits (Bill of Rights). Il interdit au Congrès d'adopter des lois limitant la liberté de religion et d'expression, la liberté de la presse ou le droit à «s’assembler pacifiquement». Les Etats-Unis sont la première démocratie moderne. La Révolution «a fait des Américains le premier peuple du monde moderne à posséder un gouvernement et une société réellement démocratiques». Et cela en dépit de la persistance contradictoire de l’esclavage jusqu’au milieu du 19e siècle. Les treize colonies devenues indépendantes en 1776, puis fédération en 1787, sont en effet la première «nation» moderne à avoir réussi ce qui faisait figure de quadrature du cercle politique jusqu’au XVIIIe siècle : la conjugaison de la souveraineté du peuple et du gouvernement représentatif grâce notamment au fédéralisme ! «L’Etat social des Américains est éminemment démocratique. Il a eu ce caractère dès la naissance des colonies. Il l’est plus encore de nos jours», soulignait Tocqueville pour expliquer cette exception américaine en matière de démocratie en Amérique. Il ajoute, «le grand avantage des Américains est d’être arrivés à la démocratie sans avoir à souffrir de révolutions démocratiques et d’être nés égaux au lieu de le devenir». Si Tocqueville (Alexis de Tocqueville 29 juillet 1805-16 avril 1859, philosophe politique, précurseur de la sociologie) a su montrer en quoi la démocratie américaine était à bien des égards exceptionnelle et qu’elle pouvait aisément faire figure d’idéal, il en a aussi clairement exposé les limites et les risques. Cette obsession serait donc liée au fait que les Pères Fondateurs américains ont inventé à la fois la République et la démocratie modernes, réconciliant ainsi les deux régimes distingués par Aristote. Ce qui fait dire à un politologue que «les Américains ont non seulement pensé mais réalisé ce que chacun s’accordait à trouver impossible depuis l’Antiquité. Leur innovation institutionnelle est d’importance parce qu’elle permet à la fois la liberté et la stabilité, parce qu’elle s’appuie, physiquement, sur un territoire étendu et une population nombreuse et, institutionnellement, sur la représentation et sur le plein consentement des gouvernés». Cette République démocratique repose sur la souveraineté absolue d’un peuple représenté dans chacun des pouvoirs du gouvernement : exécutif, législatif et judiciaire. Ce choix écarte donc d’un même mouvement le gouvernement mixte classique (lié à la représentation de la souveraineté partagée d’une société de corps différenciés) et la démocratie directe. Il est aussi celui de la prise en compte du fait du pluralisme moderne, c’est-à-dire de la multiplicité et de la division des intérêts individuels, de l’accent mis sur les libertés et de la primauté de la propriété.

<strong>Unité politique au service de la diversité humaine</strong>

«Ici, la diversité dans les facultés des hommes, qui est à l’origine des droits de propriété, n’en est pas moins un obstacle insurmontable à l’uniformité des intérêts. La protection de ces facultés est le premier objet du gouvernement», nous a expliqué l’un de nos interlocuteurs pendant notre séjour à Las Vegas. À son entendement, le système démocratique doit être perçu par les Pères fondateurs comme une «science politique nouvelle pour un monde tout nouveau». Et son enracinement serait lié à cette «capacité de concevoir et de bâtir une unité politique sur la diversité humaine, sociale et territoriale dont la modernité reconnaît non seulement l’existence mais la valeur». Cette valeur est illustrée par la devise officielle des Etats-Unis : E pluribus unum, c’est-à-dire «Un à partir de plusieurs» ou, dans une traduction plus directe, «De plusieurs, un». Ce qui traduit une communauté de destin. Les bâtisseurs des USA ont réussi à doter leur pays d’un système constitutionnel de séparation des pouvoirs supérieur à celui de Montesquieu, puisqu’il assure notamment l’existence d’un véritable pouvoir judiciaire et d’une structure territoriale fédérale, tout en étant fondé sur une souveraineté populaire unique. Une souveraineté populaire est d’ailleurs illustrée par les premiers mots de la constitution américaine : We the People, c’est-à-dire, «Nous, le peuple» ! N’empêche que tout n’est pas pour autant réglé dans ce que les chroniqueurs politiques appellent «élan initial». En effet, si la période qui va de la fondation constitutionnelle des Etats-Unis à la Guerre de Sécession permet d’asseoir la légitimité de la nouvelle démocratie sur un «peuple américain» de plus en plus nombreux et divers, elle ne permet pas pour autant d’en finir avec la plaie ouverte que représente l’esclavage des Noirs dans les Etats du Sud. Les premiers à s’opposer à ce compromis constitutionnel seront les Anti-fédéralistes. Ceux-ci craignaient que la mise en place d’un pouvoir central ne vienne «corrompre les principes vertueux de la petite République de citoyens libres qu’ils assimilent aux Etats fédérés et donne le pouvoir aux élites libérales» du nord-est. Mais leur théorie échoua lors de la Convention constitutionnelle de Philadelphie en 1787. Et progressivement, cette confrontation idéologique va favoriser l’émergence de nouvelles méthodes de campagne conduisant à une phase d’approfondissement de la démocratie par l’attribution au peuple d’un rôle qui dépasse la simple désignation des élus. C’est ainsi que Jackson crée le Parti démocrate afin de consolider «une victoire acquise à partir des votes d’une coalition hétéroclite et sur la base d’un discours anti-élite et égalitariste». Mais, curieusement, il n’en reste pas moins propriétaire d’esclaves.

<strong>Un modèle social sans cesse remis en cause</strong>

Sans doute pour ainsi démonter que malgré une modernisation économique assumée, une croissance démographique dynamique et son entrée de plain-pied dans l’âge démocratique, la nation américaine est profondément divisée en deux «humanités distinctes» comme le décrit Tocqueville : celle d’un Sud aristocratique et esclavagiste, et celle d’un Nord plus égalitaire et industrieux. Il s’agit aussi d’une division de l’héritage révolutionnaire revendiqué par les deux camps. Et ce n’est que la Guerre de Sécession (1861-1865) qui va relativement trancher les questions en suspens comme l’esclavage, la nature de l’Union et le droit des Etats. Sous la conduite d’Abraham Lincoln, créateur du Parti républicain contemporain (Grand Old Party, élu président sur un programme anti-esclavagiste en 1860 et assassiné en 1865) que les Etats de l’Union (Nord-est victorieux) imposent l’abolition de l’esclavage (XIIIe Amendement à la Constitution américaine), la reconnaissance de l’égale protection de la loi à tous les citoyens (XIVe Amendement) et la primauté du pouvoir de l’Etat fédéral sur celui des Etats fédérés. Dans les années 1930, la crise conduit l’Etat fédéral à intervenir massivement dans l’économie (New Deal) et le débat démocratique à se déplacer autour du modèle social. Ce cadre perdure jusqu’aux années 1960 qui sont marquées à la fois par la fin de la ségrégation et la mise en place d’un Etat providence plus axé sur les programmes d’assurance-maladie Medicaid et Medicare. Ce modèle d’une démocratie politique, économique et sociale apaisée sera d’ailleurs érigé en modèle dans les sciences sociales américaines à travers les thèses de «l’exceptionnalisme» (Seymour Martin Lipset) ou du «consensus libéral national» (Louis Hartz) notamment. La position politique, l’activisme de la société civile (féministe, front anti-guerre au Vietnam, la guerre froide…) et des lobbies conduisent progressivement à une transformation de la nature même du pluralisme. Et la nature de la démocratie américaine va logiquement conduire à une polarisation plus forte autour des deux grands partis démocrate et républicain. Du début des années 80 à nos jours, la scène politique américaine est le théâtre d’affrontements d’une virulence inédite autour notamment des «valeurs» culturelles et sociales (Culture Wars). Ce débat de repositionnement tourne autour des préoccupations majeures comme le rôle de la puissance publique, les questions de mœurs et de comportement sexuel, la peine de mort, le port d’arme ou encore les questions existentielles (avortement, euthanasie, cellules souches…).

<strong>Quid de la légitimité de la représentativité</strong>

Le président Obama a d’ailleurs fait campagne en 2008 sur le thème de l’unité plutôt que de la division sans toutefois pouvoir, une fois élu, réaliser une telle unité sur les projets qu’il a défendus, en particulier celui de la réforme de l’assurance-maladie. Celle-ci sera ainsi l’un des axes majeurs de sa campagne pour un second mandat. En fin 2013, la mise en place de ce programme baptisé «Obamacare» a été contrariée par de nombreux couacs informatiques donnant ainsi de la matière à ses détracteurs. L’évolution de la société américaine soulève de plus en plus d’importantes interrogations sur le devenir même de la démocratie chez l’Oncle Sam. En effet, la toute puissante Amérique est confrontée à une série de problèmes structurels de légitimité, de représentativité et d’efficacité qui ne sont pas sans évoquer les limites et les dangers signalés par Tocqueville, il y a presque deux siècles. Ainsi dans le récent débat sur l’assurance-maladie, la question de la légitimité démocratique, a-t-elle, de nouveau, été posée à propos du poids des groupes de pression et d’intérêt (lobbies) dans la démocratie américaine. Et l’issue controversée du scrutin présidentiel de 2000 à la suite du fameux épisode de recomptage des voix en Floride a montré les faiblesses de l’organisation matérielle du vote et l’inégalité d’accès au scrutin : machines à voter de piètre qualité, procédures d’organisation du scrutin et de contestation des résultats opaques, fraudes électorales, etc. En termes de représentativité, pense un interlocuteur, «la démocratie américaine reste lestée d’importants défauts». Ainsi, si la longue marche des Noirs pour les droits civiques a longtemps été le point de fixation d’une promesse démocratique non réalisée, on doit aujourd’hui constater que la représentation des minorités ethno-raciales passe essentiellement par un découpage électoral qui fige de nombreuses circonscriptions et districts (des candidats issus des minorités pour les minorités et des candidats blancs pour les Blancs) en les privant de toute compétition électorale ouverte entre les deux partis notamment. Seuls les primaires intra-partisans autorisent un choix, par définition limité, à l’électeur.

<strong>La liberté, socle de la démocratie et de la société américaine</strong>

C’est toutefois l’efficacité de la démocratie américaine qui a été le plus souvent mise en cause ces dernières années alors même que cette notion a précisément servi de justification aux nombreux arrangements avec les principes de légitimité et de représentativité. La question de la démocratie directe en est un bon exemple. Elle était crainte par les Pères Fondateurs, notamment Madison, qui lui préféraient le gouvernement représentatif conformément à l’enseignement de l’histoire antique (la République romaine avait vécu plus longtemps que la démocratie athénienne…). Or, rappellent de nombreux politologues, l’expansion territoriale américaine au XIXe siècle en même temps que l’insatisfaction grandissante face à la confiscation des pouvoirs par les représentants des lobbies économiques et des intérêts particuliers, a conduit le mouvement progressiste à la fin du XIXe siècle à promouvoir l’idée de démocratie directe sur la base du référendum d’initiative populaire. N’empêche que les institutions américaines poussent donc au gouvernement par consensus (que l’on appelle bipartisan), dans lequel, schématiquement, les deux camps doivent s’entendre pour faire avancer les projets-clefs. «C’est précisément ce genre de consensus qui est devenu beaucoup plus difficile à obtenir en raison de la polarisation entre les deux camps et la division radicale sur les grands sujets de société», analyse Niger Innis, un responsable du Congrès pour l’égalité raciale (CORE) rencontré à Las Vegas. Le paradoxe de la démocratie américaine, c’est de voir que les institutions inventées au XVIIIe siècle par les Pères Fondateurs, qui en protègent le sens profond et l’originalité, sont aussi celles qui l’empêchent de fonctionner dès lors que les enjeux divisent trop profondément le peuple et les partis qui le représentent. Et c’est cela  le «nœud gordien» du fonctionnement de la démocratie américaine. Mais, quels que soient les oppositions et les antagonismes, une notion essentielle n’est jamais remise en question : la liberté ! Elle est l’essence de la politique voire même de la société aux Etats-Unis d’Amériques.

<strong>Moussa BOLLY</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Réconciliation  nationale : La Suisse prête à soutenir le Mali</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/democratie/reconciliation-nationale-suisse-prete-soutenir-mali-304352.html</link>
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<pubDate>Fri, 16 May 2014 07:46:15 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_304502" align="alignleft" width="350"]<a href="http://www.maliweb.net/politique/diplomatie/mme-muriel-berset-koben-ambassadrice-suisse-au-mali-suisse-developpe-politique-bons-offices-sengage-pas-conflit-arme-etats-303312.html/attachment/ambassadeur-suise" rel="attachment wp-att-304502"><img class=" wp-image-304502 " alt="Mme Muriel Berset Koben, Ambassadrice de la Suisse au Mali" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/05/ambassadeur-suise.jpg" width="350" height="246" /></a> Mme Muriel Berset Koben, Ambassadrice de la Suisse au Mali[/caption]

<b>« <i>Nous sommes à l’écoute des autorités maliennes qui  sont chargées de la réconciliation nationale, pour les accompagner</i> ». La déclaration a été faite par Mme Muriel Berset Kohen, Ambassadeur de Suisse au Mali, le 14 mai 2014, lors d’une conférence de presse organisée dans les nouveaux locaux du Bureau de la coopération Suisse au Mali, à la cité du Niger.</b>

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La Direction du développement et de la coopération (DDC) Suisse vient de s’installer à la cité du Niger. A la faveur de l’inauguration des nouveaux locaux du Bureau de la coopération Suisse au Mali, Mme Muriel Berset Kohen, Ambassadeur de Suisse au Mali, accompagné de Didier Berberat, envoyé spécial de la Suisse pour le Sahel, Ambühl Hanjürg, Chef de division Afrique de l’Ouest-DDC et de Mirko Manzoni, Directeur résident-DDC, a animé une conférence de presse, le 14 mai 2014. « <i>Au bout de 37 ans de coopération, je suis heureuse que nous ayons des locaux qui sont à la hauteur de consistance de notre intervention au Mali </i>», a indiqué Mme Muriel Berset Kohen, Ambassadeur de Suisse au Mali. Avant d’ajouter que son pays intervient, au Mali et dans la bande sahélo-saharien, conformément à sa constitution qui lui demande d’aider les pays les moins avancés et confrontés à des aléas climatiques. « <i>Le Mali, au même titre que le Burkina Faso, le Niger, le Tchad et le Benin, est un pays de la concentration de la coopération Suisse</i> », a-t-elle indiqué. Avant d’ajouter que son pays aide à l’encrage de la démocratie, à la promotion des droits humains et à la coexistence pacifique des peuples. « <i>Sur la base de cela, la Suisse a développé un système de bon office à cause sa neutralité </i>», a-t-elle ajouté. Elle a ensuite précisé que son pays est présent depuis 37 ans dans la coopération au Mali. « <i>Même au plus fort de la crise lorsque certain partenaires du Mali ont plié bagages, la Suisse est restée </i>», a-t-elle indiqué. Selon elle, cela est conforme avec l’engagement de son pays au Mali. « <i>Nous sommes aux côtés du Mali uni et pacifié, pour qu’il puisse réponde aux défis actuels que ce soit en terme de développement et de réconciliation</i> », a-t-elle précisé. De son côté, Mirko Manzoni, Directeur Résident-DDC, a rappelé que la Suisse intervient au Mali depuis 37 ans. « <i>Nous avons commencé à intervenir au Mali à la ferveur des années de grandes sècheresses </i>», a-t-il rappelé. Avant d’indiquer que la coopération Suisse est aujourd’hui active dans trois secteurs : Education et formation professionnelle, développement rural et la gestion publique locale. « <i>80% de notre budget au Mali est investi au sud et 20% au nord</i> », a-t-il indiqué. En ce qui concerne la résolution de la crise au Mali, notamment la réconciliation nationale, l’Ambassadeur de la Suisse a indiqué que « <i>Nous sommes à l’écoute des autorités maliennes qui  sont chargées de la réconciliation nationale, pour les accompagner</i> ». Elle a révélé qu’elle souhaitait que la réconciliation annoncée aille de l’avant. Mais, après avoir indiqué que la communauté internationale est au Mali pour appuyer le pays, elle a estimé que la dynamique doit venir des acteurs. Pour conclure Didier Berberat, dira que la Suisse s’est clairement prononcée en faveur de l’intégrité territoriale du Mali et soutiendra les discussions inter maliennes pour que la paix et la prospérité règnent dans ce pays.

<b>Assane Koné</b>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Diplomatie &#45; Mali &#45; France : le ton monte</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/democratie/diplomatie-mali-france-ton-monte-243152.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 15 Apr 2014 19:08:06 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_243162" align="alignleft" width="350"]<a href="http://www.maliweb.net/politique/democratie/diplomatie-mali-france-ton-monte-243152.html/attachment/hollande-ibk" rel="attachment wp-att-243162"><img class="size-full wp-image-243162" alt="Diplomatie" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/04/Hollande-IBK.jpg" width="350" height="200" /></a> François Hollande et Ibrahim Boubacar Keïta. © AFP/Montage J.A.[/caption]

Les rapports entre le Mali et la France sont exécrables depuis plusieurs mois. Plus récemment, l'"affaire" Tomi et, surtout, la situation à Kidal, n'arrangent rien.

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On attend toujours la signature du nouvel accord de défense franco-malien (qui aurait dû avoir lieu le 19 janvier). En dépit de demandes réitérées, Bamako refuse de s'engager sur une nouvelle date, ce qui agace militaires et diplomates français. Ce différend s'ajoute aux critiques françaises contre la gestion par le président Ibrahim Boubacar Keïta de la crise au Nord-Mali. Côté malien, on soupçonne Paris d'être à l'origine de la fuite dans la presse, fin mars, des procès-verbaux de l'enquête concernant les <a href="http://www.jeuneafrique.com/Article/ARTJAWEB20140328114339/" target="_blank">liens entre IBK et l'homme d'affaires français Michel Tomi</a>.

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<strong> Lire<span style="color: #0000ff"> </span></strong><span style="color: #0000ff"><a title="Jean-Yves Le Drian : “IBK doit négocier, Samba-Panza aussi“" href="http://www.maliweb.net/interview/jean-yves-drian-ibk-negocier-samba-panza-238902.html" target="_blank"><span style="color: #0000ff"><strong>l'interview de Jean-Yves Le Drian : IBK doit négocier, Samba-Panza aussi</strong></span></a></span>

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&nbsp;

Par ailleurs, au Mali, le cas de Cheick Aoussa n'arrange rien. Celui-ci mène une vie paisible à Kidal, où il est revenu il y a deux mois. Il s'y promène librement, en sort comme il veut (il a été aperçu récemment à Ouagadougou) et y revient de même. Il lui arrive aussi d'inviter les Casques bleus de la Minusma à partager un mouton. Ces derniers se doutent-ils qu'il était, il y a encore quelques mois, le numéro deux d'Ansar Eddine, groupe considéré comme terroriste par les Nations unies et qui fut le fer de lance de la conquête du Nord-Mali, en 2012, par <a href="http://www.jeuneafrique.com/Article/JA2779p012.xml0/" target="_blank">Iyad Ag Ghaly, lui-même recherché avec bien peu d'empressement par les forces de la sous-région</a> ? Les soldats maliens, de leur côté, enragent. Ils savent que Cheick Aoussa a joué un rôle central, en janvier 2012, dans l'attaque de la caserne d'Aguelhok, au cours de laquelle une centaine de leurs frères d'armes furent tués.

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<span style="color: #0000ff"><strong><a href="http://www.jeuneafrique.com/Article/JA2779p006.xml3/france-diplomatie-mali-terrorisme-diplomatie-mali-france-le-ton-monte.html" target="_blank"><span style="color: #0000ff">Lire l'article sur Jeuneafrique.com </span></a></strong></span>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Mali: un sursaut démocratique ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/democratie/mali-un-sursaut-democratique-163203.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 09 Aug 2013 14:20:43 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<div>
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<img class="alignleft size-full wp-image-163204" alt="FEMME" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2013/08/FEMME.jpg" width="315" height="235" />Les Maliens sont appelés aux urnes dimanche pour le second tour de l’élection présidentielle. Ils devront départager l’ancien Premier ministre Ibrahim Boubacar Keïta et l’ancien président de la commission de l’UEMOA (Union économique et monétaire ouest-africaine), Soumaïla Cissé. Au premier tour, la participation avait été particulièrement importante, signe d’une aspiration des Maliens à tourner la page de la crise.

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<strong>De notre envoyé spécial à Bamako,</strong>

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Le taux de participation au premier tour d’élection présidentielle malienne est finalement un peu moins élevé que celui annoncé initialement par le ministère de l’Administration du territoire. Le Conseil constitutionnel a proclamé le chiffre de 48,98% des inscrits. Mais c’est un taux qui reste tout de même exceptionnel pour le Mali.

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«<em> Il faut reconnaître que la participation est restée faible depuis 1992 jusqu’à maintenant,</em>explique Moumouni Soumano, le directeur exécutif du Centre Malien pour le Dialogue Inter-partis et la Démocratie<em>. On n’a jamais atteint 40% pour ce qui concerne les élections présidentielles. Le (taux le) plus bas enregistré était autour de 25-27%</em>. »

&nbsp;

<strong>Une participation habituellement faible</strong>

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« <em>Principalement</em>, analyse Moumouni Soumano, o<em>n dira qu’il y a un désintérêt des populations de la chose politique. Mais il y a aussi un second facteur qui est intéressant à noter, c’est un facteur technique : le processus d’inscription sur les listes électorales se fait d’office au Mali. Dès qu’on a 18 ans, on devient électeur. Certains sont sur la liste électorale sans savoir qu’ils sont électeurs, ce qui gonfle le taux d’abstention</em>. »

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Dans un rapport publié par la fondation Friedrich Ebert, intitulé« Les élections au Mali : Pourquoi le taux de participation est toujours si bas », Mohamed Traoré et Sékou Mamadou Chérif Diaby indiquent que « <em>des premières élections de 1992 aux plus récentes, le constat est qu’il n’y a jamais eu d’afflux vers les urnes et cela bien que beaucoup de moyens techniques, financiers, logistiques et humains aient été déployés pour cela</em>. » Ils identifient différentes causes : l’analphabétisme, et la culture politique traditionnelle, le manque de fiabilité des listes électorales, l’éloignement des bureaux de vote des électeurs, les problèmes de distribution des cartes, etc.

&nbsp;

Les deux analystes signalent un écart notable entre les taux de participation au nord du pays et ceux au sud. Il semble qu’on ait plus voté (en proportion) dans le nord du pays qu’au sud lors des différents scrutins de l’histoire démocratique du Mali.

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Les chiffres se sont inversés pour le scrutin de 2013. La partie nord-est du pays a présenté les plus faibles taux de participation de tout le Mali (notamment les cercles d’Abeibara, Tin-Essako, Kidal, Tessalit et Menaka). Tandis qu’à Bamako, près de 58% du million d’électeurs inscrits sont allés remplir leur devoir électoral. Des taux de participation élevés également au centre du pays (plus de 60%) dans les cercles de Bandiagara, Tominian, Koro et Bankass.

&nbsp;

<strong>« <em>Les Maliens veulent le changement </em>»</strong>

&nbsp;

Pourquoi un tel engouement des électeurs au premier tour de la présidentielle de 2013 ? A Bamako, beaucoup ont leur point de vue sur la question.

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« <em>Les 20 dernières années que le Mali a vécues ont été catastrophiques, </em>explique un homme installé sur un banc, au milieu d’un garage deux roues sur le bord de la route<em>. Les Maliens avaient acquis des habitudes catastrophiques. On ne travaille pas au Mali, les gens ne font que voler. Tout le monde a compris ça, donc finalement, après le coup d’Etat, les Maliens se sont dit qu’il faut sortir voter pour choisir l’homme qui puisse arrêter tout ça. </em>»

&nbsp;

« <em>Pour moi, les Maliens sont sortis voter nombreux parce qu’ils veulent le changement, </em>témoigne un autre homme<em>. Il y avait un clan qui corrompait tout à son profit. Les gens sont sortis pour mettre fin à ça</em>. »

&nbsp;

« <em>Par le passé, </em>dit un troisième Malien<em>, les gens ne s’intéressaient pas beaucoup à la politique. On a laissé les politiciens détruire le pays et donc maintenant les gens s’intéressent à la politique. Rien ne sera comme avant</em>. »

&nbsp;

Prise de conscience liée à la crise de ces 18 derniers mois ? Sursaut démocratique ? C’est ce que pensent certains observateurs, comme Abba, l’un des membres des 'Sofas de la République', une organisation de jeunes qui se veut l’équivalent malien des 'Y’en a marre' sénégalais.

&nbsp;

« <em>On revient de très, très loin, on revient d’un pays qui était coupé en deux, occupé par des groupes –voire des groupuscules- terroristes. Tout ceci a créé chez les Maliens beaucoup de peine, beaucoup d’amertume, de douleur par rapport à notre orgueil. Je pense qu’à la suite de cela, les gens comprennent qu’il faut absolument pour eux qu’ils s’intéressent à la chose publique</em>… »

&nbsp;

<strong>Une déception qui couvait depuis une décennie</strong>

&nbsp;

Les événements de ces 18 derniers mois ont probablement servi d’électrochoc pour l’opinion publique malienne, mais les enquêtes d’opinion réalisées au Mali depuis une dizaine d’années par le réseau Afrobaromètre montrent que la crise couvait depuis longtemps et que la défiance de la population vis-à-vis de la façon dont la démocratie malienne fonctionne s’est installée progressivement.

&nbsp;

Depuis 2002, on a assisté à une forte baisse du pourcentage de Maliens satisfaits du fonctionnement de leur démocratie. Alors que 63% des Maliens interrogés se disaient satisfaits en 2002, ils n’étaient plus que 31% en 2012.

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&nbsp;

<strong>Par Laurent Correau</strong>

<strong>RFI</strong>

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<title>3e  AG de la fondation  CMDID : La fondation confirme son engagement pour la démocratie</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/democratie/3e-ag-de-la-fondation-cmdid-la-fondation-confirme-son-engagement-pour-la-democratie-52342.html</link>
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<pubDate>Mon, 05 Mar 2012 00:01:42 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Indicateur du Renouveau</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em><strong>Le samedi, 3 mars dernier, la fondation Centre malien pour le dialogue inter-partis et la démocratie a tenu sa 3e assemblée générale au Grand hôtel de Bamako. C’était en présence du président de la fondation Cmdid, Dr. Younoussa Touré, le directeur exécutif, Moumini Soumano, des présidents et des secrétaires des partis politiques.</strong></em>

C’était dans la salle Kumablon du Grand hôtel de Bamako que des partis politiques ont pris d’assaut pour participer à la 3e assemblée générale de la fondation Cmdid. Au cours de cette assemblée le directeur exécutif de la fondation, Moumini Soumano  exposé aux partis politiques membres le rapport d’activité de l’année 2011 et le plan d’action de 2012.
Selon M. Soumano, le rapport d’activité de 2011 a été basé sur 5 axes principaux. Le 1er consiste au renforcement du système multipartite pour la consolidation de la démocratie malienne. Pour cela, la fondation veut contribuer à l’organisation du référendum par l’information de la population sur le contenu du projet de loi portant révision de la Constitution afin qu’il ait une participation massive. En ce qui concerne le 2e axe, il est basé sur le renforcement des capacités institutionnelles des partis politiques avec la formation des formateurs sur l’administration des élections.
Le 3e axe du plan d’action de 2011 a porté sur l’amélioration de la confiance entre société civile et partis politique. Elle a permis le renforcement des liens en gestation avec les acteurs de la société civile par leur implication dans les réflexions et discutions interpartis sur les reformes. L’augmentation du nombre de partenaires de la fondation Cmdid tel est le 4e axe du plan d’action de 2011 et le 5e concerne le renforcement de la capacité institutionnelle de gestion de la fondation. La réalisation de toutes ces activités a coûté à la Fondation Cmdid un fond de 403 411 312 sur 513 416 397 du fonds total.
A travers ces activités, la fondation vient de confirmer son engagement pour consolidation de la démocratie au Mali. Cette Assemblée est aussi une occasion pour les partis politiques membres de la fondation être sur le même pied d’égalité d’information en ce qui concerne les activités de la fondation. Mais aussi elle permet à ceux-ci de dire leur point de vue sur l’état d’exécution et d’avancement des activités du Cmdid.
En dernier lieu, le plan d’action de 2012 a été présenté aux partis membres de la fondation et l’adoption des demandes d’adhésion des nouveaux partis politiques. Pour la mise en œuvre des activités de 2012 a été souvent difficile à cause de l’indisponibilité des cadres politiques.
<strong>Youssouf Coulibaly  </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Leçon inaugurale sur le Droit, l’Etat, l’Etat de droit et la démocratie :
Les éclairages du Pr Diarra devant l’USJP</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/democratie/leon-inaugurale-sur-le-droit-letat-letat-de-droit-et-la-dmocratie-les-clairages-du-pr-diarra-devant-lusjp-42842.html</link>
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<pubDate>Thu, 12 Jan 2012 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>22 Septembre</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p><span style=\"color: rgb(51, 51, 153);\"><em><strong><span style=\"font-size: x-small;\">La rentr&eacute;e acad&eacute;mique de l&rsquo;Universit&eacute; des sciences juridiques et politiques (USJP) n&rsquo;est plus qu&rsquo;une question de jours. Avant le d&eacute;marrage effectif des cours, elle a effectu&eacute; le 30 d&eacute;cembre dernier sa rentr&eacute;e solennelle, avec la le&ccedil;on inaugurale &laquo; Etat, Droit, Etat de droit: les principes fondamentaux de l&rsquo;Etat de droit d&eacute;mocratique&raquo;, pr&eacute;sent&eacute;e par le Pr Abdoulaye Diarra, Vice-Recteur de l&rsquo;USJP et ancien membre de la Cour Constitutionnelle. </span></strong></em></span><span style=\"font-size: x-small;\"><br />
</span></p>
<p><span style=\"font-size: x-small;\">C&rsquo;&eacute;tait en pr&eacute;sence du Recteur de l&rsquo;USJP, le Pr Salif Berth&eacute;, des Recteurs des trois autres nouvelles Universit&eacute;s de Bamako et de plusieurs personnalit&eacute;s du monde de la recherche, de l&rsquo;enseignement sup&eacute;rieur, et des &eacute;tudiants, etc. Dans son mot de bienvenue, le Recteur Berth&eacute; a indiqu&eacute; que le choix de ce th&egrave;me ne relevait pas du hasard, pour la simple qu&rsquo;il &eacute;tait d&rsquo;actualit&eacute; et que, le Mali, Etat de droit, se devait de garder pr&eacute;sent &agrave; l&rsquo;esprit que l&rsquo;Etat de droit est toujours perfectible. </span></p>
<p><span style=\"font-size: x-small;\"><br />
Dans son expos&eacute;, le conf&eacute;rencier a indiqu&eacute; que le droit,&nbsp; c&rsquo;est d&rsquo;abord le social. Parler du droit, selon lui, c&rsquo;est parler de quelque chose qui doit s&rsquo;appliquer aux populations. Le droit est aussi l&rsquo;histoire des hommes et, si nous ne savons pas d&rsquo;o&ugrave; nous venons, nous ne saurons pas o&ugrave; nous allons. C&rsquo;est pourquoi, le Pr Diarra a battu en br&egrave;che une id&eacute;e r&eacute;pandue par Nicolas Sarkozy dans un discours d&eacute;sormais c&eacute;l&egrave;bre, selon laquelle l&rsquo;Afrique n&rsquo;a pas d&rsquo;histoire. Notre continent a bel et bien une histoire, a poursuivi le conf&eacute;rencier, pour la simple raison que des hommes ont v&eacute;cu depuis longtemps en Afrique, avec des relations harmonieuses. <br />
</span></p>
<p><span style=\"font-size: x-small;\">Le Pr Abdoulaye Diarra a donc invit&eacute; nos facult&eacute;s et grandes &eacute;coles &agrave; enseigner l&rsquo;histoire de notre continent, &agrave; travers notamment des &eacute;crivains comme Semb&egrave;ne Ousmane, Cheick Anta Diop et Joseph Ki Zerbo, pour permettre &agrave; nos &eacute;tudiants de la conna&icirc;tre. Il a ensuite expliqu&eacute; l&rsquo;&eacute;volution du concept de d&eacute;mocratie, avant de passer au peigne fin les trois diff&eacute;rentes R&eacute;publique notre pays a connues. Le conf&eacute;rencier a, en outre, &eacute;voqu&eacute; les principes majeurs de la d&eacute;mocratie et ses fondements.&nbsp; <br />
</span></p>
<p><span style=\"font-size: x-small;\">Apr&egrave;s cet expos&eacute;, le Pr Salif Berth&eacute; s&rsquo;est r&eacute;joui: &laquo;c&rsquo;est une activit&eacute; qui est en train d&rsquo;&ecirc;tre organis&eacute;e au niveau de toutes les Universit&eacute;s. Une conf&eacute;rence inaugurale aborde toujours un th&egrave;me important, qui traite de la soci&eacute;t&eacute;, souvent m&ecirc;me de fa&ccedil;on scientifique, pour permettre aux &eacute;tudiants, aux enseignants et &agrave; la soci&eacute;t&eacute; de savoir que l&rsquo;Universit&eacute; est en train de cogiter sur des questions essentielles pour trouver des r&eacute;ponses et &agrave; cette derni&egrave;re de juger si ce qui a &eacute;t&eacute; argument&eacute; est valable ou pas&raquo;. <br />
</span></p>
<p><span style=\"font-size: x-small;\">Le Recteur de l&rsquo;USJP a invit&eacute; les &eacute;tudiants&nbsp; &agrave; acqu&eacute;rir le savoir, qui ne se transmet que par le travail assidu dans les biblioth&egrave;ques et aussi pendant les cours. Pour lui, cela est possible, avec des enseignants qui les accompagnent et qui les guident. &laquo;Il faut que nous sachions que nous sommes dans un Etat de droit et savoir en quoi il est fort et en quoi il est faible, pour savoir ce qu&rsquo;il faut faire pour l&rsquo;am&eacute;liorer&raquo;, a-t-il affirm&eacute;. Avant de poursuivre en disant aux &eacute;tudiants qu&rsquo;ils doivent savoir qu&rsquo;ils ont une part de responsabilit&eacute; dans l&rsquo;am&eacute;lioration de cet Etat de droit. <br />
<strong>Youssouf Diallo</strong><br />
<br />
<br />
</span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Charte africaine de la démocratie, des élections et de la gouvernance :
Le Mali invité à ratifier le texte avant les élections générales de 2012</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/democratie/charte-africaine-de-la-dmocratie-des-lections-et-de-la-gouvernance-le-mali-invit-ratifier-le-texte-avant-les-lections-gnrales-de-2012-39372.html</link>
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<pubDate>Thu, 15 Dec 2011 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Challenger</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p>
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<p class=\"MsoNormal\"><span style=\"font-size: x-small;\"><span style=\"font-family: Arial;\">Cinq ans apr&egrave;s son adoption, seuls 38 Etats ont sign&eacute; le texte sur les 53 Etats du continent et seulement 12 l&rsquo;ont ratifi&eacute;. Il s&rsquo;agit de </span></span><span style=\"font-size: 10pt; font-family: Arial;\"><st1:personname w:st=\"on\" productid=\"la Mauritanie\"><span style=\"font-size: x-small;\">la Mauritanie</span></st1:personname><span style=\"font-size: x-small;\">, l&rsquo;Ethiopie, </span><st1:personname w:st=\"on\" productid=\"la Sierra-Leone\"><span style=\"font-size: x-small;\">la Sierra-Leone</span></st1:personname><span style=\"font-size: x-small;\">, le Burkina-Faso, le Lesotho, le Rwanda, le Ghana, le Tchad, l&rsquo;Afrique du Sud, le Niger, </span><st1:personname w:st=\"on\" productid=\"la Guin&#65513;e Conakry\"><span style=\"font-size: x-small;\">la Guin&eacute;e  Conakry</span></st1:personname><span style=\"font-size: x-small;\"> et </span><st1:personname w:st=\"on\" productid=\"la Zambie.\"><span style=\"font-size: x-small;\">la  Zambie.</span></st1:personname><o:p></o:p></span></p>
<p class=\"MsoNormal\"><span style=\"font-size: x-small;\"><span style=\"font-family: Arial;\">Pour son entr&eacute;e en vigueur, il faut au moins que quinze (15) pays ratifient </span></span><span style=\"font-size: 10pt; font-family: Arial;\"><st1:personname w:st=\"on\" productid=\"la Charte. Pein&#65513;e\"><span style=\"font-size: x-small;\">la Charte. Pein&eacute;e</span></st1:personname><span style=\"font-size: x-small;\"> par cette situation, l&rsquo;ONG Femme et Droits Humains en collaboration avec le processus non gouvernemental de la communaut&eacute; des d&eacute;mocrates et l&rsquo;African Democracy Institute (IDASA) a initi&eacute; un atelier de plaidoyer de deux jours (du 12 au 13 d&eacute;cembre 2011) &agrave; l&rsquo;h&ocirc;tel Mand&eacute;, sur </span><st1:personname w:st=\"on\" productid=\"La Charte Africaine\"><span style=\"font-size: x-small;\">la Charte Africaine</span></st1:personname><span style=\"font-size: x-small;\"> de </span><st1:personname w:st=\"on\" productid=\"la D&#65513;mocratie\"><span style=\"font-size: x-small;\">la D&eacute;mocratie</span></st1:personname><span style=\"font-size: x-small;\">, des &eacute;lections et de </span><st1:personname w:st=\"on\" productid=\"la Gouvernance.\"><span style=\"font-size: x-small;\">la  Gouvernance.</span></st1:personname><o:p></o:p></span></p>
<p class=\"MsoNormal\"><span style=\"font-size: x-small;\"><span style=\"font-family: Arial;\">Cet atelier de plaidoyer a regroup&eacute;, outre les participants du Niger, du B&eacute;nin et du Burkina-Faso, des d&eacute;put&eacute;s maliens, des repr&eacute;sentants de d&eacute;partements minist&eacute;riels, de partis politiques, de la soci&eacute;t&eacute; civile et de la presse. Les deux jours ont permis aux participants de d&eacute;battre entre autres les th&egrave;mes comme la strat&eacute;gie pour la ratification : r&ocirc;le des partis politiques et de la soci&eacute;t&eacute; civile ; l&rsquo;importance de </span></span><span style=\"font-size: 10pt; font-family: Arial;\"><st1:personname w:st=\"on\" productid=\"la Charte\"><span style=\"font-size: x-small;\">la  Charte</span></st1:personname><span style=\"font-size: x-small;\"> dans le renforcement de la d&eacute;mocratie en Afrique ; d&eacute;fis et enjeux de la ratification de </span><st1:personname w:st=\"on\" productid=\"la Charte\"><span style=\"font-size: x-small;\">la Charte</span></st1:personname><span style=\"font-size: x-small;\"> sur les &eacute;lections de 2012 et le r&ocirc;le des m&eacute;dias dans la promotion et l&rsquo;application de </span><st1:personname w:st=\"on\" productid=\"la Charte.\"><span style=\"font-size: x-small;\">la Charte.</span></st1:personname><o:p></o:p></span></p>
<p class=\"MsoNormal\"><span style=\"font-size: x-small;\"><span style=\"font-family: Arial;\">Ces th&egrave;mes ont permis d&rsquo;&eacute;lucider les probl&egrave;mes auxquels les Etats sont confront&eacute;s dans le processus de ratification de </span></span><span style=\"font-size: 10pt; font-family: Arial;\"><st1:personname w:st=\"on\" productid=\"la Charte. Pour\"><span style=\"font-size: x-small;\">la  Charte. Pour</span></st1:personname><span style=\"font-size: x-small;\"> les organisateurs, il est inconcevable qu&rsquo;elle ne soit pas ratifi&eacute;e par les Etats compte tenu de son importance dans la gouvernance d&eacute;mocratique en Afrique. Elle a pour but de renforcer l&rsquo;engagement des Etats membres de l&rsquo;Union africaine en faveur de la protection de la d&eacute;mocratie, de l&rsquo;Etat de droit et des droits humains.</span><o:p></o:p></span></p>
<p class=\"MsoNormal\"><span style=\"font-size: x-small;\"><span style=\"font-family: Arial;\">C&rsquo;est pourquoi, au terme des discussions, les participants de l&rsquo;atelier ont : sollicit&eacute; du gouvernement malien, l&rsquo;inscription &agrave; l&rsquo;ordre du jour du conseil des ministres du projet de loi transmis au secr&eacute;tariat&nbsp; g&eacute;n&eacute;ral du Gouvernement par le bordereau d&rsquo;envoi N&deg;00471/MAECI/DAJ-SP du 26 mai 2008 ; invit&eacute; l&rsquo;Assembl&eacute;e Nationale &agrave; adopter ledit projet de loi de ratification au besoin en session extraordinaire ; demand&eacute; au gouvernement de d&eacute;poser l&rsquo;instrument de ratification aupr&egrave;s de </span></span><span style=\"font-size: 10pt; font-family: Arial;\"><st1:personname w:st=\"on\" productid=\"la Commission\"><span style=\"font-size: x-small;\">la Commission</span></st1:personname><span style=\"font-size: x-small;\"> de l&rsquo;UA avant la tenue de la prochaine conf&eacute;rence des Chefs d&rsquo;Etat et de gouvernements ; encourag&eacute; le gouvernement malien &agrave; incorporer les valeurs et principes de </span><st1:personname w:st=\"on\" productid=\"la Charte\"><span style=\"font-size: x-small;\">la Charte</span></st1:personname><span style=\"font-size: x-small;\">, en particulier le chapitre relatif aux &eacute;lections, dans la loi &eacute;lectorale avant les &eacute;lections g&eacute;n&eacute;rales de 2012. Enfin, les participants ont invit&eacute; les hautes autorit&eacute;s de </span><st1:personname w:st=\"on\" productid=\"la R&#65513;publique\"><span style=\"font-size: x-small;\">la R&eacute;publique</span></st1:personname><span style=\"font-size: x-small;\">, les partis politiques, les organisations de protection des droits de l&rsquo;homme, la soci&eacute;t&eacute; civile et la presse, &agrave; se mobiliser et &agrave; s&rsquo;investir pour une ratification de </span><st1:personname w:st=\"on\" productid=\"la Charte\"><span style=\"font-size: x-small;\">la Charte</span></st1:personname><span style=\"font-size: x-small;\"> dans les plus brefs d&eacute;lais.</span><o:p></o:p></span></p>
<p class=\"MsoNormal\"><span style=\"font-size: x-small;\"><span style=\"font-family: Arial;\"><o:p>&nbsp;</o:p></span></span><span style=\"font-size: 10pt; font-family: Arial;\"><o:p></o:p></span></p>
<span style=\"font-size: x-small;\">  <b style=\"\"><i style=\"\"><span style=\"font-family: Arial;\">Daouda T. Konat&eacute; et&nbsp; Fatoumata Barry, stagiaire&nbsp; </span></i></b></span></p>]]> </content:encoded>
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<title>Les élections en Afrique :
Un moment de peur et de douleur</title>
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<pubDate>Thu, 15 Dec 2011 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<p style=\"text-align: justify;\" class=\"MsoNormal\"><span style=\"font-size: x-small;\"><span lang=\"FR\" style=\"font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;\">Ce qui s&rsquo;est pass&eacute; en C&ocirc;te d&rsquo;Ivoire doit nous donner des le&ccedil;ons pour que nous ne tirions le diable par la queue &agrave; chaque fois qu&rsquo;il y a &eacute;lection. La situation en RDC d&eacute;montre parfaitement le danger qui guette ce pays. Sous l&rsquo;angle du d&eacute;veloppement, mais aussi de la d&eacute;mocratie, que vaut le continent noir? Soit l&rsquo;Afrique n&rsquo;en a pas encore la d&eacute;termination, pr&eacute;f&eacute;rant, comme voies d&rsquo;acc&egrave;s au pouvoir, des r&eacute;ductions et des labyrinthes plut&ocirc;t que des autoroutes rectilignes et d&eacute;gag&eacute;es. Soit l&rsquo;Afrique n&rsquo;en a pas encore la culture et qu&rsquo;elle fait semblant d&rsquo;acclimater un mod&egrave;le de contr&ocirc;le politique qui jure d&rsquo;avec ses r&eacute;alit&eacute;s propres. </span></span></p>
<p style=\"text-align: justify;\" class=\"MsoNormal\"><span style=\"font-size: x-small;\"><span lang=\"FR\" style=\"font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;\">Le B&eacute;nin a &eacute;vit&eacute; de justesse le chaos post&eacute;lectoral. M&ecirc;me chose pour le Nig&eacute;ria. Le Mali et le S&eacute;n&eacute;gal sont sur la br&egrave;che. Pour la RDC, l&rsquo;&eacute;lection du jeune Kabila soul&egrave;ve la tension et montre que nous sommes tous des cobayes. Tout se passe comme si une paix des braves sans &eacute;lection, conclue par les diff&eacute;rentes factions, est pr&eacute;f&eacute;rable &agrave; la paix des cimeti&egrave;res avec &eacute;lection, comme ce qui se profile &agrave; l&rsquo;horizon. Le danger n&rsquo;est plus loin. Les &eacute;lections sont ainsi grosses de conflits et de guerres civiles, parce qu&rsquo;on estime qu&rsquo;il faut les gagner &agrave; tout prix, voire &agrave; n&rsquo;importe quel prix. D&rsquo;autres ce sont accroch&eacute;s au pouvoir poings et mains li&eacute;s. &laquo;<i>C&rsquo;est moi ou rien</i>&raquo;, point barre&nbsp;! On s&rsquo;accroche ferme. Il est alors rappel&eacute; l&rsquo;antique et biblique pr&eacute;cepte, &agrave; savoir que celui qui tue par l&rsquo;&eacute;p&eacute;e p&eacute;rit par l&rsquo;&eacute;p&eacute;e. C&rsquo;est le cas de notre ami Blaise Compaor&eacute; qui cherche &agrave; ne plus remettre le pouvoir. </span></span></p>
<p style=\"text-align: justify;\" class=\"MsoNormal\"><span style=\"font-size: x-small;\"><span lang=\"FR\" style=\"font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;\">Le vieux briscard du S&eacute;n&eacute;gal, qui tient &agrave; peine debout, est condamn&eacute; &agrave; tenir le pays comme un &laquo;papa couche&raquo;. Sa mainmise &eacute;touffante sur le pouvoir peut &ecirc;tre &agrave; l'origine de toute d&eacute;rive totalitaire. On peut ainsi multiplier des exemples qui ont la vertu de nous interpeller. Nous devons vraiment nous interroger sur le sort de notre continent. Il faut qu&rsquo;on s&rsquo;arr&ecirc;te un peu pour regarder les autres. Le pire, dans la gestion du pouvoir, est que ces opposants, d&egrave;s qu&rsquo;ils arrivent au pouvoir, ne l&acirc;chent plus. Nous verrons bien comment cela se passera en Guin&eacute;e, avec le professeur Cond&eacute; et en C&ocirc;te d&rsquo;Ivoire avec ADO. Chantres de la d&eacute;mocratie et de l&rsquo;alternance par des &eacute;lections transparentes, le resteront-ils apr&egrave;s avoir go&ucirc;t&eacute; au succulent jus du pouvoir&nbsp;?</span></span></p>
<p style=\"text-align: justify;\" class=\"MsoNormal\">&nbsp;</p>
<p><span style=\"font-size: x-small;\">
<p style=\"text-align: justify;\" class=\"MsoNormal\"><span lang=\"FR\" style=\"font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;\">Destin <b>GNIMADI</b></span></p>
</span></p>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Démocratie, élections et gouvernance :
Le Mali doit ratifier la CADEG</title>
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<pubDate>Thu, 15 Dec 2011 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>22 Septembre</dc:creator>
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</xml><![endif]--><b style=\"\"><i style=\"\"><span lang=\"FR\" style=\"font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: rgb(0, 32, 96);\">La Charte africaine de la d&eacute;mocratie, des &eacute;lections et de la gouvernance a &eacute;t&eacute; adopt&eacute;e le 30 janvier 2007, lors de la 8<sup>&egrave;me</sup> Session ordinaire de l&rsquo;Assembl&eacute;e de l&rsquo;Union Africaine. Elle vise &agrave; ancrer plus solidement la d&eacute;mocratie, la paix et la bonne gouvernance en Afrique, en mettant fin aux changements anticonstitutionnels et en assurant des processus &eacute;lectoraux libres, transparents et &eacute;quitables.</span></i></b></span></p>
<p style=\"text-align: justify;\" class=\"MsoNormal\"><span style=\"font-size: x-small;\"><span lang=\"FR\" style=\"font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;\">Malheureusement, la CADEG n&rsquo;est toujours pas entr&eacute;e en vigueur, faute d&rsquo;avoir &eacute;t&eacute; pleinement ratifi&eacute;e par au moins 15 Etats. C&rsquo;est pourquoi l&rsquo;association malienne Femmes et Droits humains, pr&eacute;sid&eacute;e par Mme Diarra Djingarey I. Maiga, avec l&rsquo;appui de ses partenaires, a initi&eacute; un atelier de plaidoyer en vue de la ratification par le Mali de la CADEG, que notre pays a sign&eacute;e le 29 juin 2007.</span></span></p>
<p style=\"text-align: justify;\" class=\"MsoNormal\"><span style=\"font-size: x-small;\"><span lang=\"FR\" style=\"font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;\">A l&rsquo;issue de cette rencontre, qui a dur&eacute; deux jours et a pris fin par une conf&eacute;rence de presse, l&rsquo;atelier a r&eacute;dig&eacute; un communiqu&eacute; dont nous vous livrons l&rsquo;int&eacute;gralit&eacute;. &laquo;La Charte africaine de la d&eacute;mocratie, des &eacute;lections et de la gouvernance (CADEG) a &eacute;t&eacute; adopt&eacute;e le 30 janvier 2007, lors de la 8e session ordinaire de l&rsquo;Assembl&eacute;e de l&rsquo;Union africaine. Elle vise &agrave; renforcer l&rsquo;engagement des &Eacute;tats membres de l&rsquo;Union africaine en faveur de la protection de la d&eacute;mocratie, de l&rsquo;&eacute;tat de droit et des droits humains. Par son adoption, l&rsquo;Union africaine s&rsquo;attache &agrave; consolider les engagements d&eacute;j&agrave; pris dans les d&eacute;clarations et d&eacute;cisions relatives &agrave; la d&eacute;mocratie et &agrave; la gouvernance. </span></span></p>
<p style=\"text-align: justify;\" class=\"MsoNormal\"><span style=\"font-size: x-small;\"><span lang=\"FR\" style=\"font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;\">La Charte autorise dans ses dispositions le Conseil de paix et de s&eacute;curit&eacute; de l&rsquo;Union africaine &agrave; agir concr&egrave;tement en cas de d&eacute;faillances s&eacute;rieuses de la gouvernance, lors d&rsquo;un changement anticonstitutionnel de gouvernement par exemple. La Charte pr&eacute;voit &eacute;galement des m&eacute;canismes incitatifs et habilite le Fonds d&rsquo;assistance &eacute;lectorale &agrave; financer les efforts visant &agrave; am&eacute;liorer la conduite des &eacute;lections dans les &Eacute;tats membres.</span></span></p>
<p style=\"text-align: left; \" class=\"MsoNormal\">&nbsp;<span style=\"font-size: x-small;\"> </span><span style=\"font-size: x-small; \"><span lang=\"FR\" style=\"font-family: Arial, sans-serif; \">Cinq (5) ans apr&egrave;s son adoption, seuls 36 Etats l&rsquo;ont sign&eacute;e et douze (12) Etats l&rsquo;ont ratifi&eacute;e, &agrave; savoir la Mauritanie, l&rsquo;Ethiopie, la Sierra L&eacute;one; le Burkina; le Lesotho; le Rwanda, le Ghana, the Tchad, l&rsquo;Afrique du Sud, le Niger, la Guin&eacute;e, la Zambie. Elle n&eacute;cessite 15 ratifications pour entrer en vigueur et c&rsquo;est l&rsquo;un des rares instruments du droit international qui &eacute;rige la d&eacute;mocratie et la participation populaire en droits fondamentaux de la personne. &nbsp;C&rsquo;est pourquoi,&nbsp; </span><span style=\"text-align: -webkit-auto; \">&nbsp;</span><span lang=\"FR\" style=\"text-align: -webkit-auto; font-family: Arial, sans-serif; \">&agrave; l&rsquo;initiative de l&rsquo;association Femmes et Droits Humains et le Processus Non-gouvernemental&nbsp; de la Communaut&eacute; des D&eacute;mocraties, avec l&rsquo;accompagnement de l&rsquo;African Democracy Institute (IDASA), s&rsquo;est tenu les 12 et 13 d&eacute;cembre 2011 &agrave; l&rsquo;H&ocirc;tel Mand&eacute; de Bamako (Mali) un atelier de plaidoyer qui a regroup&eacute;, outre les participants venus du B&eacute;nin, du Burkina-Faso et du Niger, des d&eacute;put&eacute;s maliens, des repr&eacute;sentants de d&eacute;partements minist&eacute;riels, de partis politiques, de la soci&eacute;t&eacute; civile et de la presse</span></span><span lang=\"FR\" style=\"text-align: -webkit-auto; font-family: Arial, sans-serif; \">.&nbsp;</span></p>
<p><span style=\"font-size: x-small;\"> </span></p>
<p style=\"text-align: justify;\" class=\"MsoNormal\"><span style=\"font-size: x-small; \">Les participants &agrave; cet atelier international</span>:</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style=\"text-align: justify;\" class=\"MsoNormal\"><span style=\"font-size: x-small;\"><span lang=\"FR\" style=\"font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;\">F&eacute;licitent l&rsquo;Etat du Mali pour la signature, le 29 juin 2007, de la CADEG;</span></span></p>
<p style=\"text-align: justify;\" class=\"MsoNormal\"><span style=\"font-size: x-small;\"><span lang=\"FR\" style=\"font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;\">&bull;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Sollicitent du Gouvernement l&rsquo;inscription &agrave; l&rsquo;ordre du jour du Conseil des Ministres du document transmis au Secr&eacute;tariat G&eacute;n&eacute;ral du Gouvernement par le Bordereau d&rsquo;Envoi N&deg;00471/MAECI-DAJ-SP du 26 mai 2008 ;</span></span></p>
<p style=\"text-align: justify;\" class=\"MsoNormal\"><span style=\"font-size: x-small;\"><span lang=\"FR\" style=\"font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;\">&bull;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Exhortent le Gouvernement du Mali &agrave; transmettre le Projet de loi de ratification de la CADEG &agrave; l&rsquo;Assembl&eacute;e Nationale;</span></span></p>
<p style=\"text-align: justify;\" class=\"MsoNormal\"><span style=\"font-size: x-small;\"><span lang=\"FR\" style=\"font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;\">&bull;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Invitent l&rsquo;Assembl&eacute;e Nationale &agrave; adopter ledit Projet de Loi, au besoin en session extraordinaire ; </span></span></p>
<p style=\"text-align: justify;\" class=\"MsoNormal\"><span style=\"font-size: x-small;\"><span lang=\"FR\" style=\"font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;\">&bull;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Demandent au Gouvernement de d&eacute;poser l&rsquo;instrument de ratification aupr&egrave;s de la Commission de l&rsquo;UA avant la tenue de la prochaine Conf&eacute;rence des Chefs d&rsquo;Etat et de Gouvernements de l&rsquo;UA;</span></span></p>
<p style=\"text-align: justify;\" class=\"MsoNormal\"><span style=\"font-size: x-small;\"><span lang=\"FR\" style=\"font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;\">&bull;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Encouragent le Gouvernement du Mali &agrave; incorporer les valeurs et principes de la Charte, en particulier le chapitre relatif aux &eacute;lections, dans la loi &eacute;lectorale avant les &eacute;lections g&eacute;n&eacute;rales de 2012;</span></span></p>
<p style=\"text-align: justify;\" class=\"MsoNormal\"><span style=\"font-size: x-small;\"><span lang=\"FR\" style=\"font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;\">&bull;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Invitent les Institutions de la R&eacute;publique, la Commission nationale des Droits de l&rsquo;Homme, le M&eacute;diateur de la R&eacute;publique, les organisations de promotion et de protection des droits de l&rsquo;homme, les partis politiques, la soci&eacute;t&eacute; civile, la presse et tous les d&eacute;mocrates &agrave; se mobiliser et &agrave; s&rsquo;investir &agrave; cet effet.</span></span></p>
<p style=\"text-align: justify;\" class=\"MsoNormal\"><span style=\"font-size: x-small;\">&nbsp;</span><span style=\"font-size: x-small; \"><b style=\"\"><span lang=\"FR\" style=\"font-family: Arial, sans-serif; \">Ramata Diaour&eacute;</span></b></span><span style=\"font-size: x-small;\"><br />
</span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>3éme Forum  de l’ALNEF :
 La gauche africaine prépare la contre offensive</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/democratie/3me-forum-de-lalnef-la-gauche-africaine-prpare-la-contre-offensive-36348.html</link>
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<pubDate>Mon, 28 Nov 2011 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p><span style=\"color: rgb(51, 51, 153);\"><em><strong><span style=\"font-size: x-small;\">Apr&egrave;s les deux premi&egrave;res conf&eacute;rences tenues respectivement en Afrique du Sud et au Burkina- Faso, le r&eacute;seau de la&nbsp; gauche africaine et (ALNEF) a tenue du 25 au 27 novembre 2011 sa troisi&egrave;me conf&eacute;rence au CICB.&nbsp; Organis&eacute; pour la premi&egrave;re fois par le parti, cette rencontre de trois jours a regroup&eacute; plus d&rsquo;une cinquantaine de formations politiques venues d&rsquo;Afrique, d&rsquo;Europe,&nbsp; de l&rsquo;Am&eacute;rique latine et d&rsquo;Asie. La c&eacute;r&eacute;monie d&rsquo;ouverture des travaux &eacute;tait pr&eacute;sid&eacute;e par le secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral du parti SADI, Dr Oumar Mariko. Etaient &eacute;galement pr&eacute;sent &agrave; cette c&eacute;r&eacute;monie, la pr&eacute;sidente du forum international de gauche, Ann Margarete Livh.<br />
</span></strong></em></span><span style=\"font-size: x-small;\"><br />
Ce forum du r&eacute;seau de la gauche africaine est bas&eacute; sur les &eacute;changes d&rsquo;exp&eacute;riences dans la construction de nouveaux espaces, la formation de consciences nouvelles pour b&acirc;tir un type nouveau de soci&eacute;t&eacute; plus conforme aux aspirations de nos peuples.<br />
Cette rencontre de Bamako &eacute;tait&nbsp; donc le cadre propice de discussions, d&rsquo;&eacute;changes, de dialogue pour proposer des analyses, et &eacute;largir les mobilisations et les actions. Il s&rsquo;agissait donc pour les militants de gauche d&rsquo;obtenir des progr&egrave;s sur les enjeux li&eacute;s &agrave; la d&eacute;mocratie, &agrave; la libert&eacute; et &agrave; l&rsquo;ind&eacute;pendance du continent africaine.<br />
<br />
Plusieurs formations politiques engag&eacute;es dans les luttes sociales pour une justice &eacute;quitable, et un monde antilib&eacute;ral ont pris part &agrave; ces assises de Bamako. Il s&rsquo;agit notamment du Parti communiste sud-africain, le Parti Africain pour l&rsquo;Ind&eacute;pendance du Burkina Faso, le Parti communiste du Soudan, le Parti social d&eacute;mocrate du Kenya, le Parti de la Gauche Su&eacute;doise, le Parti Communiste du Benin, le parti d&eacute;mocratique d&rsquo;Erythr&eacute;e et d&rsquo;autres formations de gauche du S&eacute;n&eacute;gal, du Niger du Cameroun et de la Guin&eacute;e. <br />
Au cours de leurs d&eacute;bats &agrave; Bamako, les responsables de ces formations politiques ont discut&eacute; des th&eacute;matiques aussi d&rsquo;actualit&eacute; que le d&eacute;veloppement d&rsquo;une efficace structure africaine autre du concept &laquo; R&eacute;seau gauche &raquo;, &laquo; les administrations centrales et r&eacute;gionales&raquo;, les liens avec le &laquo;Global diaspora africaine progressive &raquo;.<br />
<br />
Apr&egrave;s les rencontres de l&rsquo;Afrique du Sud et du Burkina Faso, le r&eacute;seau est devenu une plateforme de concertation, d&rsquo;action et de mobilisation dont &nbsp;l&rsquo;objectif est de donner un nouvel &eacute;lan &agrave; la lutte pour l&rsquo;ind&eacute;pendance et la libert&eacute; de l&rsquo;Afrique et mieux assurer le succ&egrave;s des luttes populaires pour de meilleures conditions de vie des peuples africains. C&rsquo;est dans cette vision que le r&eacute;seau &oelig;uvre &agrave; d&eacute;velopper des liens efficaces et efficients des structurations avec les forces progressistes africaines ; partager les exp&eacute;riences ; soutenir les luttes populaires dans les diff&eacute;rents pays ; construire un r&eacute;seau progressiste en Afrique et en Europe etc.<br />
<br />
Comment b&acirc;tir une nouvelle Afrique plus juste, et antilib&eacute;rale ? Comment faire &eacute;chec aux politiques n&eacute;olib&eacute;rales en cours dans nos Etats ? Comment contenir l&rsquo;agression de l&rsquo;imp&eacute;rialisme&nbsp;? Voil&agrave; autant de questions que les participants du forum de Bamako ont abord&eacute;es dans le souci de poser les jalons d&rsquo;une nouvelle vision de la gauche africaine. <br />
<br />
Face &agrave; ces pr&eacute;occupations, ce troisi&egrave;me forum&nbsp; est un espoir certain pour une renaissance de gauche en Afrique avec le contexte du monde. <br />
<br />
C&rsquo;est pourquoi, le pr&eacute;sident du parti SADI, Cheick Oumar Sissoko a rappel&eacute; la crise financi&egrave;re qui frappe les pays du Nord, puissances capitalistes. Selon lui, cette crise est la cons&eacute;quence de l&rsquo;&eacute;chec de l&rsquo;id&eacute;ologie n&eacute;olib&eacute;rale qui risque de porter un coup dure &agrave; l&rsquo;avenir imm&eacute;diat de l&rsquo;Afrique. La rencontre est importante n&rsquo;a d&rsquo;autres objectifs que de cr&eacute;er les conditions pour que l&rsquo;Afrique se prenne en charge pour une solidarit&eacute; agissante entre les forces de gauche, pour une mobilisation des peuples contre injustice sociale, la domination de nos pays par l&rsquo;imp&eacute;rialisme pour d&eacute;finir nos moyens d&rsquo;actions politiques. Selon lui, les crises et les dominations vont continuer sans une r&eacute;action commune de la gauche, parce que le capitalisme est en crise et l&rsquo;Afrique constitue le coffre &ndash;fort du monde imp&eacute;rialiste. Il s&rsquo;agit de mettre fin &agrave; la marginalisation de notre continent en mati&egrave;re d&rsquo;investissement productif, &agrave; la recherche et &agrave; l&rsquo;innovation.<br />
<br />
Amadou Djicoroni qui &eacute;tait l&rsquo;invite d&rsquo;honneur de ce troisi&egrave;me forum a salu&eacute; les responsables du parti SADI pour leur engagement r&eacute;volutionnaire, pour les efforts qu&rsquo;ils d&eacute;ploient constamment afin de raviver et maintenir la flamme du combat pour la souverainet&eacute;, la justice, la d&eacute;mocratie et le bien &ndash;&ecirc;tre des peuples.&nbsp; Avant d&rsquo;ajouter que le SADI vient de redonner au Mali et &agrave; son peuple la fiert&eacute; d&rsquo;&ecirc;tre l&rsquo;h&ocirc;te de ce que l&rsquo;humanit&eacute; rec&egrave;le de meilleur&nbsp;: les combattants de libert&eacute;, de la d&eacute;mocratie, de la justice et la paix. <br />
<strong>Nouhoum Dicko <br />
</strong><br />
</span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Forum de la gauche africaine :
Une alternative pour une Afrique démocratique</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/democratie/forum-de-la-gauche-africaine-une-alternative-pour-une-afrique-dmocratique-36320.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 28 Nov 2011 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>22 Septembre</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p>
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<p style=\"text-align: justify;\" class=\"MsoNormal\"><span style=\"font-size: x-small;\"><b><i><span style=\"font-family: Arial; color: rgb(51, 51, 153);\">Du 25 au 27 novembre, le Centre international de conf&eacute;rences de Bamako a abrit&eacute; le 3<sup>&egrave;me</sup> Forum de la gauche africaine. La c&eacute;r&eacute;monie d&rsquo;ouverture &eacute;tait pr&eacute;sid&eacute;e par le Secr&eacute;taire du parti SADI, Dr Oumar Mariko. Il &eacute;tait entour&eacute; d&rsquo;Ann Magarete Livh, pr&eacute;sidente du Forum International de gauche, de Lotta Fornave Johnson, membre du Bureau politique, charg&eacute;e des relations ext&eacute;rieures du Parti su&eacute;dois de gauche et de Cheik Oumar Cissoko, pr&eacute;sident du parti Sadi. </span></i></b></span><b><i><span style=\"font-size: 10pt; font-family: Arial; color: rgb(51, 51, 153);\"><o:p></o:p></span></i></b></p>
<p style=\"text-align: justify;\" class=\"MsoNormal\"><span style=\"font-size: x-small;\"><span style=\"font-family: Arial;\">Le 3<sup>&egrave;me</sup> forum de Bamako, qui a ouvert ses travaux le vendredi 25 novembre au CICB a enregistr&eacute; la pr&eacute;sence de plusieurs d&eacute;l&eacute;gations venues&nbsp;de Su&egrave;de, du Ghana, de France, d&rsquo;Erythr&eacute;e, du V&eacute;n&eacute;zu&eacute;la, du Kenya, du S&eacute;n&eacute;gal, d&rsquo;Allemagne, du B&eacute;nin, de Guin&eacute;e Conakry, du Cameroun, du Burkina Faso, de </span></span><span style=\"font-size: 10pt; font-family: Arial;\"><st1:personname w:st=\"on\" productid=\"la Tanzanie\"><span style=\"font-size: x-small;\">la Tanzanie</span></st1:personname><span style=\"font-size: x-small;\">, de </span><st1:personname w:st=\"on\" productid=\"la R&eacute;publique Sud\"><span style=\"font-size: x-small;\">la R&eacute;publique Sud</span></st1:personname><span style=\"font-size: x-small;\"> Africaine et du Mali.</span><o:p></o:p></span></p>
<p style=\"text-align: justify;\" class=\"MsoNormal\"><span style=\"font-size: x-small;\"><span style=\"font-family: Arial;\">Dans son discours d&rsquo;ouverture, le pr&eacute;sident du Parti Sadi a donn&eacute; le ton du Forum en d&eacute;clarant&nbsp;que, bien que l&rsquo;Afrique vienne de f&ecirc;ter en grande pompe ses cinquante ans d&rsquo;ind&eacute;pendance, malheureusement, a-t-il d&eacute;plor&eacute;, le continent n&rsquo;en continue pas moins de vivre une situation de domination &eacute;conomique, financi&egrave;re et culturelle qui n&rsquo;a aucune commune mesure avec les esp&eacute;rances n&eacute;es de la fin de la colonisation et de son cort&egrave;ge d&rsquo;exploitation et d&rsquo;humiliations. </span></span><span style=\"font-size: 10pt; font-family: Arial;\"><o:p></o:p></span></p>
<p style=\"text-align: justify;\" class=\"MsoNormal\"><span style=\"font-size: x-small;\"><span style=\"font-family: Arial;\">Il a, ensuite, relev&eacute; que le forum se tient &agrave; un moment crucial pour l&rsquo;humanit&eacute;: les pays du Nord, puissances capitalistes et oligarchies financi&egrave;res qui dominent et exploitent sans &eacute;tat d&rsquo;&acirc;me le monde, sont d&eacute;stabilis&eacute;s par une redoutable crise financi&egrave;re, cons&eacute;quence de l&rsquo;&eacute;chec de l&rsquo;id&eacute;ologie n&eacute;olib&eacute;rale et du capitalisme international. </span></span><span style=\"font-size: 10pt; font-family: Arial;\"><o:p></o:p></span></p>
<p style=\"text-align: justify;\" class=\"MsoNormal\"><span style=\"font-size: x-small;\"><span style=\"font-family: Arial;\">Quant &agrave; l&rsquo;Afrique qui, selon lui, ploie sous le poids la domination de leur dette et des PAS (Programmes d&rsquo;ajustement structurels), elle conna&icirc;t plusieurs crises qui hypoth&egrave;quent son avenir. Il s&rsquo;agit de la crise de l&rsquo;Etat inf&eacute;od&eacute; et de la mauvaise gouvernance, de la crise de l&rsquo;&eacute;ducation, de l&rsquo;&eacute;cologie, de la pand&eacute;mie du SIDA, des narcotrafiquants, d&rsquo;Aqmi, de l&rsquo;ins&eacute;curit&eacute; des guerres et conflits, et, enfin de la crise alimentaire. </span></span><span style=\"font-size: 10pt; font-family: Arial;\"><o:p></o:p></span></p>
<p style=\"text-align: justify;\" class=\"MsoNormal\"><span style=\"font-size: x-small;\"><span style=\"font-family: Arial;\">Parlant de guerre, Cheik Oumar Cissoko a cit&eacute; comme exemple la guerre d&rsquo;il y a &agrave; peine un mois, qu&rsquo;il a qualifi&eacute;e de trag&eacute;die humaine, en terre africaine de Libye. Une occupation coloniale pr&eacute;par&eacute;e et cautionn&eacute;e par les Nations Unies, sous le pr&eacute;texte d&rsquo;une mission humanitaire. Pour conclure, il dira &laquo;<i>notre r&eacute;union se tient au moment o&ugrave; les peuples sont en lutte pour rejeter les tra&icirc;tres &agrave; la nation et exiger que le pouvoir leur soit rendu</i>&raquo;.</span></span><span style=\"font-size: 10pt; font-family: Arial;\"><o:p></o:p></span></p>
<p style=\"text-align: justify;\" class=\"MsoNormal\"><span style=\"font-size: x-small;\"><span style=\"font-family: Arial;\">Pour sa part, Amadou Seydou Traor&eacute;, dit Amadaou Djicoroni, a tout d&rsquo;abord fait un rappel des faits historiques des luttes de la gauche pour un monde meilleur, en commen&ccedil;ant par le Congr&egrave;s de Bamako, qui s&rsquo;est tenu du 19 au 21 octobre 1946. L&rsquo;&eacute;v&egrave;nement avait r&eacute;uni tous les grands leaders d&rsquo;Afrique de l&rsquo;Ouest et du Centre pour, selon lui, constituer le plus grand rassemblement d&eacute;mocratique africain, le RDA. Il a ensuite cit&eacute; plusieurs faits marquants, dans lesquels la participation du Mali avait &eacute;t&eacute; d&eacute;terminante: le soutien ferme aux combattants de la lib&eacute;ration nationale en Afrique et dans le reste du monde, &agrave; l&rsquo;exemple de la contribution du Mali pendant la guerre de l&rsquo;Alg&eacute;rie et l&rsquo;arr&ecirc;t du conflit militaire entre le Maroc et l&rsquo;Alg&eacute;rie en 1963.</span></span><span style=\"font-size: 10pt; font-family: Arial;\"><o:p></o:p></span></p>
<p style=\"text-align: justify;\" class=\"MsoNormal\"><span style=\"font-size: x-small;\"><span style=\"font-family: Arial;\">Pour conclure, il a affirm&eacute; &laquo;<i>la rencontre d&rsquo;aujourd&rsquo;hui devait avoir lieu depuis longtemps. Elle est juste et m&ecirc;me n&eacute;cessaire</i>&raquo;. </span></span><span style=\"font-size: 10pt; font-family: Arial;\"><o:p></o:p></span></p>
<p style=\"text-align: justify;\" class=\"MsoNormal\"><span style=\"font-size: x-small;\"><b><span style=\"font-family: Arial;\">Pierre Fo&rsquo;o Medjo</span></b></span><span style=\"font-size: 10pt; font-family: Arial;\"><o:p></o:p></span></p>
<p style=\"text-align: justify;\" class=\"MsoNormal\"><span style=\"font-size: x-small;\"><span style=\"font-family: Arial;\"><o:p>&nbsp;</o:p></span></span><span style=\"font-size: 10pt; font-family: Arial;\"><o:p></o:p></span></p>
</p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Démocratie au Mali :
L’amateurisme affligeant</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/democratie/dmocratie-au-mali-lamateurisme-affligeant-36051.html</link>
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<pubDate>Thu, 24 Nov 2011 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style=\"color: rgb(51, 51, 153);\"><em><span style=\"font-size: x-small;\">Nous avons donc une explication &agrave; tout et pour tout. Aussi ne sommes-nous presque jamais &agrave; court devant les charades de la vie. La d&eacute;mocratie dont nous parlons n&rsquo;est que le jeu des trois singes aveugles, sourds et muets. On est o&ugrave; l&agrave;&nbsp;? Tout le monde se prend pour un m&eacute;decin et se croit habilit&eacute; &agrave; &eacute;tablir et &agrave; d&eacute;livrer un certificat de d&eacute;c&egrave;s. </span></em></span></strong></p>
<p><span style=\"font-size: x-small;\">Les sciences de la sant&eacute; s&rsquo;efforceront de lier le d&eacute;c&egrave;s &agrave; une maladie connue et diagnostiqu&eacute;e telle.<br />
</span></p>
<p><span style=\"font-size: x-small;\">Le pays a eu aussi &agrave; traverser des p&eacute;riodes difficiles. Ailleurs, ces difficult&eacute;s ont entra&icirc;n&eacute; de douloureuses, voire de sanglantes remises en question. Des coups d&rsquo;Etat, des r&eacute;volutions de palais, des soul&egrave;vements populaires, des guerres civiles, avec leur macabre cort&egrave;ge de biens d&eacute;truits, de vies bris&eacute;es, d&rsquo;ambitions an&eacute;anties, de destins fracass&eacute;s&hellip; En 1991, nous avons dit non &agrave; la dictature du g&eacute;n&eacute;ral pour mettre fin au parti unique. En 1992, le pays devait conna&icirc;tre, quasiment sans casse, sa toute premi&egrave;re alternance d&eacute;mocratique. La joie &eacute;tait dans nos c&oelig;urs pour une paix. Le spectacle qui entoure les &eacute;lections de 2012 nous interpelle tous pour que nous reprenions notre destin en main. Le bras de fer entre le Gouvernement et l&rsquo;opposition sur l&rsquo;installation de la CENI est un paradoxe qui remet &agrave; demain nos espoirs. Qui sont ces politiciens qui veulent mettre le feu &agrave; la maison&nbsp;? La semaine derni&egrave;re, la CSTM est sortie de l&rsquo;ombre pour condamner le syst&egrave;me. Que Dieu sauve notre pays pour que nous ne nous retrouvions pas comme nos fr&egrave;res dont le pays a connu une &eacute;lection post&eacute;lectorale. A chacun ses illusions. Prenons garde de croire que Dieu nous tirera &agrave; tous les coups de tous les incendies que nous nous ing&eacute;nions &agrave; allumer. Celui qui est en fin de mandat n&rsquo;a plus rien &agrave; dire dans le jeu d&eacute;mocratique. Il ne serait ni bon ni sain de d&eacute;courager les bonnes volont&eacute;s qui ont choisi de se jeter r&eacute;solument dans l&rsquo;action. Au regard de quoi, la fi&egrave;vre r&eacute;formiste qui marque le dernier quinquennat peut s&rsquo;interpr&eacute;ter comme la volont&eacute; de secouer le cocotier, de r&eacute;veiller les &eacute;nergies endormies de plus de quatorze millions de Malien. </span></p>
<p><span style=\"font-size: x-small;\">Nous devons nous inqui&eacute;ter, par exemple, par rapport au fichier &eacute;lectoral mont&eacute; &agrave; grand frais, pr&eacute;sent&eacute; comme la cl&eacute; de notre entr&eacute;e dans un monde &eacute;lectoral propre et sans tache, a piteusement fini dans l&rsquo;eau de boudin de l&rsquo;impr&eacute;paration, de l&rsquo;approximation, d&rsquo;un amateurisme affligeant. Si nous tenions les &eacute;lections pour le terrain par excellence de l&eacute;gitimation de toute souverainet&eacute; d&eacute;mocratique, nous n&rsquo;aurions pas eu &agrave; perdre une seule minute, d&egrave;s le lendemain des &eacute;lections pr&eacute;sidentielles et l&eacute;gislatives, avant de retourner sur le chantier pour voir nos faiblesses en mati&egrave;re d&rsquo;organisation d&rsquo;&eacute;lection libre et transparente. Tant qu&rsquo;il reste quelque chose &agrave; faire, c&rsquo;est que tout est encore &agrave; faire et &agrave; parfaire. </span></p>
<p><span style=\"font-size: x-small;\">Apr&egrave;s avoir organis&eacute; plus d&rsquo;une dizaine &nbsp;d&rsquo;&eacute;lections sous le r&eacute;gime du renouveau d&eacute;mocratique, nous devons nous pr&eacute;occuper de savoir si, enfin, nous sommes devenus majeurs. C&rsquo;est-&agrave;-dire si nous sommes capables de faire de l&rsquo;urne et du bulletin de vote les instruments r&eacute;gulateurs de notre syst&egrave;me d&eacute;mocratique. Ceci par del&agrave; les industries de la fraude. Ceci par del&agrave; la foire &agrave; la magouille. L&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t sup&eacute;rieur et permanent de notre pays est &agrave; situer bien au-del&agrave; des motivations temporaires et &eacute;go&iuml;stes d&rsquo;une poign&eacute;e d&rsquo;individus int&eacute;ress&eacute;s. Nous devons voir loin, bien au-del&agrave; des horizons pr&eacute;sents. Ouvrir de nouveaux chantiers avant d&rsquo;en avoir conclu les pr&eacute;c&eacute;dents peut laisser perplexe et interrogateur. Et c&rsquo;est l&agrave; la source de toutes les sp&eacute;culations, de toutes les intentions pas toujours catholiques pr&ecirc;t&eacute;es au gouvernement. Dans une d&eacute;mocratie qui se respecte, on gagne toujours &agrave; associer le peuple souverain &agrave; l&rsquo;&eacute;tude du menu avant de l&rsquo;inviter &agrave; prendre place &agrave; la table du banquet. Et il ne servira &agrave; rien de lui servir un nouveau plat sans s&rsquo;assurer qu&rsquo;il a achev&eacute; de manger le pr&eacute;c&eacute;dent. <br />
<strong>Destin GNIMADI</strong><br />
<br />
</span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>La démocratie revendiquée en occident :
Du n’importe quoi</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/democratie/la-dmocratie-revendique-en-occident-du-nimporte-quoi-33233.html</link>
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<pubDate>Sun, 30 Oct 2011 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Combat</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p><span style=\"font-size: x-small;\"><!--[if gte mso 9]><xml>
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<![endif]--><b style=\"\"><i style=\"\"><span style=\"line-height: 115%; font-family: Arial; color: rgb(51, 51, 153);\">Beaucoup ont d&ucirc; se frotter les yeux, pour &ecirc;tre s&ucirc;rs qu&rsquo;ils ont bien lu les slogans qui barraient les banderoles des &laquo;Indign&eacute;s&raquo;, partout aux Etats-Unis, en Europe et en Australie. Et pour cause, ils d&eacute;tonnaient fondamentalement avec ce qu&rsquo;on croyait &eacute;tabli. On croyait que la d&eacute;mocratie r&eacute;gnait dans ces pays et que le capitalisme &eacute;tait le meilleur syst&egrave;me du monde. De toute &eacute;vidence, c&rsquo;&eacute;tait se tromper lourdement. Les centaines de milliers de gens humbles revendiquaient la d&eacute;mocratie et ne voulaient pas du capitalisme. De plus, ils sont les mieux plac&eacute;s pour en parler.</span></i></b></span></p>
<p class=\"MsoNormal\"><span style=\"font-size: x-small;\"><span style=\"line-height: 115%; font-family: Arial;\">D&rsquo;apr&egrave;s ce qu&rsquo;ils disent, le pouvoir appartient aux capitalistes et non au peuple. Ils disent, aussi, que cela va tr&egrave;s mal pour eux et qu&rsquo;ils n&rsquo;en peuvent plus de supporter d&rsquo;&ecirc;tre les victimes d&rsquo;une &laquo;crise&raquo; qui ne frappe que les travailleurs et les pauvres en g&eacute;n&eacute;ral. &laquo;Les puissances travaillent pour le b&eacute;n&eacute;fice de quelques-uns, ignorant la volont&eacute; de la grande majorit&eacute;. Cette situation intol&eacute;rable doit cesser&raquo;, proclame le texte du manifeste des manifestants du 15 octobre. Ce qui nous fait faire ce tragique rapprochement avec ce que la &laquo;communaut&eacute; internationale&raquo; veut &agrave; tout prix nous imposer. Sa &laquo;d&eacute;mocratie&raquo; et son &laquo;Economie de march&eacute;&raquo;, c&rsquo;est-&agrave;-dire le capitalisme. Avant cela, il n&rsquo;y en avait que pour ces &laquo;experts&raquo; qui, &agrave; longueur de doctes articles, nous bassinent&nbsp; sur le sujet et honni soit qui mal y pense. La libre-entreprise, la panac&eacute;e au sous-d&eacute;veloppement, que nos dirigeants ont exp&eacute;riment&eacute;e avec un z&egrave;le exemplaire. &Ccedil;a n&rsquo;a pas march&eacute;. On leur a dit qu&rsquo;il fallait faire plus. On ne sait pas quoi, on n&rsquo;est pas dans les coulisses du pouvoir pour le savoir. Mais, &ccedil;a s&rsquo;inscrit dans &laquo;l&rsquo;approfondissement des r&eacute;formes&raquo;, parce qu&rsquo;il n&rsquo;a pas suffi que l&rsquo;Etat se croise les bras et contemple les milliards de dollars qui s&rsquo;accumulent et dont il ne sait quoi faire. On lui a dit de &laquo;laisser faire&raquo; et il n&rsquo;a rien fait d&rsquo;autre que &laquo;laisser faire&raquo;. Il a eu les &eacute;meutes&nbsp; en retour. L&agrave;, cela rel&egrave;ve de sa comp&eacute;tence et il doit se d&eacute;brouiller avec. Depuis peu, il y a une sorte d&rsquo;&eacute;brouement. L&rsquo;Etat veut se remettre &agrave; s&rsquo;occuper de l&rsquo;&eacute;conomie r&eacute;elle, dont presque personne ne s&rsquo;occupe. Ne nous trompons pas, il a juste quelques timides projets. Pourtant, on entend des cris d&rsquo;indignation contre ce retour au &laquo;socialisme&raquo;. Le gouvernement, sur une coupable d&eacute;fensive, jure que c&rsquo;est juste parce qu&rsquo;il ne voit pas venir les investissements du &laquo;haut de Bouzar&eacute;ah&raquo;. Normalement, il ne devrait plus avoir peur, maintenant que les Australiens, les Europ&eacute;ens et les Etatsuniens sont en train de donner une le&ccedil;on au monde entier sur la r&eacute;alit&eacute; du &laquo;march&eacute;&raquo;. Et encore, eux, ils sont d&eacute;velopp&eacute;s, pas nous. C&rsquo;est-&agrave;-dire qu&rsquo;ils ont d&eacute;j&agrave; r&eacute;ussi ce que nous devrions r&eacute;ussir d&rsquo;apr&egrave;s nos &laquo;conseilleurs&raquo;, vedettes des m&eacute;dias bien pensants. Riches, ils souffrent de cette r&eacute;ussite qui, in fine, ne concerne pas les peuples. Qu&rsquo;en sera-t-il des pauvres ? On attend de nos &laquo;experts&raquo; qu&rsquo;ils nous expliquent pourquoi ils sont si f&eacute;roces &agrave; vouloir nous imposer un syst&egrave;me aux effets aussi catastrophiques ?</span></span></p>
<p class=\"MsoNormal\">&nbsp;</p>
<p><span style=\"font-size: x-small;\">
<p class=\"MsoNormal\"><b style=\"\"><span style=\"line-height: 115%; font-family: Arial;\">Paul N&rsquo;guessan</span></b></p>
</span></p>
<p class=\"MsoNormal\">&nbsp;</p>
<p><span style=\"font-size: x-small;\">
<p class=\"MsoNormal\"><b style=\"\"><span style=\"line-height: 115%; font-family: Arial;\">&nbsp;</span></b></p>
</span></p>
<p><span style=\"font-size: x-small;\"><br />
</span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Pratique démocratique :
Le ministre Sall s’attaque aux mauvaises habitudes</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/democratie/pratique-dmocratique-le-ministre-sall-sattaque-aux-mauvaises-habitudes-32035.html</link>
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<pubDate>Thu, 20 Oct 2011 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Indicateur du Renouveau</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: 11.25pt\"><span style=\"font-size: x-small\"><b style=\"mso-bidi-font-weight: normal\"><i style=\"mso-bidi-font-style: normal\"><span style=\"color: #002060; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;\">Apr&egrave;s avoir abattu un travail remarquable &agrave; la t&ecirc;te de son organisation &laquo; CRI 2000 &raquo;, qui lui a d&rsquo;ailleurs valu - (estiment cerains- sa nomination au gouvernement, Abdoulaye Sall, ministre charg&eacute; des Relations avec les institutions, veut s&rsquo;attaquer aux mauvaises habitudes des acteurs politiques, notamment les jeunes qu&rsquo;il appelle &agrave; plus de responsabilit&eacute;s dans la transformation et la fonctionnalit&eacute; des institutions de la R&eacute;publique.</span></i></b></span><b style=\"mso-bidi-font-weight: normal\"><i style=\"mso-bidi-font-style: normal\"><span style=\"font-size: 10pt; color: #002060; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;\"><o:p></o:p></span></i></b></p>
<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: 11.25pt\"><span style=\"font-size: x-small\"><span style=\"color: black; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;\"><o:p>&nbsp;</o:p></span></span><span style=\"font-size: 10pt; color: black; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;\"><o:p></o:p></span></p>
<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: 11.25pt\"><span style=\"font-size: x-small\"><span style=\"color: black; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;\">&laquo; Pour faire avancer les choses en d&eacute;mocratie, il faut faire changer les comportements des citoyens &raquo;, a l&rsquo;habitude de dire le ministre<span style=\"mso-spacerun: yes\">&nbsp; </span>charg&eacute; des Relations avec les institutions, Abdoulaye Sall, initiateur de l&rsquo;organisation de la soci&eacute;t&eacute; civile, CRI 2000, internationalement reconnu pour ses activit&eacute;s dans le domaine de la formation citoyenne. C&rsquo;est d&rsquo;ailleurs pourquoi, le pr&eacute;sident de la R&eacute;publique n&rsquo;a pas h&eacute;sit&eacute; &agrave; faire appel &agrave; ses comp&eacute;tences au sein du gouvernement pour conduire l&rsquo;&eacute;norme chantier de l&rsquo;am&eacute;lioration des relations avec les institutions jusqu&rsquo;ici trop m&eacute;connues des populations. C&rsquo;est par ce bout que le ministre a commenc&eacute; son travail gouvernemental en lan&ccedil;ant une vaste campagne d&rsquo;information et de sensibilisation des citoyens sur les principales institutions du pays. Toutes les couches socioprofessionnelles sont vis&eacute;es par cette action, notamment les jeunes pour qui &laquo; les changements sont accomplis. Ils doivent &ecirc;tre les instigateurs du changement et son moteur &raquo;, soutient-il. &laquo; Formateurs d&rsquo;&eacute;lite de demain que vous &ecirc;tes, si vous vous investissez dans la connaissance et une meilleure compr&eacute;hension des Institutions de la R&eacute;publique, vous aurez jou&eacute; votre partition dans la consolidation de la d&eacute;mocratie et de la promotion de la citoyennet&eacute; &raquo;, a lanc&eacute; la semaine derni&egrave;re le ministre aux &eacute;l&egrave;ves ma&icirc;tres de l&rsquo;IFM de Sikasso. Avant de les inviter<span style=\"mso-spacerun: yes\">&nbsp; </span>&agrave; comprendre que par d&eacute;finition, les institutions sont &laquo; un principe spirituel, politique et social r&eacute;gi par des lois participant &agrave; la fondation et &agrave; l&rsquo;organisation du corps social &raquo;. &laquo; D&egrave;s qu&rsquo;un projet ou une activit&eacute; ne peut &ecirc;tre men&eacute;e &agrave; bien que par l&rsquo;exercice des comp&eacute;tences par un individu et/ou un groupe d&rsquo;individus isol&eacute;s, il pose le probl&egrave;me de l&rsquo;organisation et des institutions &raquo;, a conclu le ministre des charg&eacute; des Relations avec les institutions. Qui invite les scolaires &agrave; &laquo; l&rsquo;unit&eacute; d&rsquo;action pour b&acirc;tir le Mali de nos r&ecirc;ves &raquo;. Il veut amener les jeunes &agrave; rompre avec les mauvaises habitudes, celles d&rsquo;&ecirc;tre toujours &agrave; la qu&ecirc;te du gain facile. Ce cr&eacute;ateur d&rsquo;id&eacute;e&eacute;s, exc&eacute;llent p&eacute;dagogue, ne cesse de partager ses exp&eacute;riences avec la g&eacute;n&eacute;ration montante. Cela avec la meilleure approche. Son iniative Carrefour d&rsquo;opions qui est l&rsquo;une des &eacute;missions instructives diffus&eacute;es sur l&rsquo;ORTM, en est une preuve.</span></span></p>
<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: 11.25pt\">&nbsp;</p>
<p><span style=\"font-size: x-small\">
<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: 11.25pt\"><span style=\"color: black; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;\"><o:p></o:p></span></p>
<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: 11.25pt\"><span style=\"color: black; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;\">Apr&egrave;s les pr&eacute;sidents des Assembl&eacute;e r&eacute;gionales, les pr&eacute;fets, les points focaux des minist&egrave;res, puis les mouvements de jeunes de Bamako, la campagne d&rsquo;information et de sensibilisation sur une meilleure connaissance et compr&eacute;hension des institutions va se transporter dans les r&eacute;gions car le chef du d&eacute;partement des relations avec les institutions reste convaincu est avec tous les Maliens et par tous les Maliens que les institutions fonctionneront normalement.</span></p>
</span></p>
<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: 11.25pt\">&nbsp;</p>
<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: 11.25pt\">&nbsp;</p>
<p><span style=\"font-size: x-small\">
<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: 11.25pt\"><span style=\"color: black; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;\"><o:p></o:p></span></p>
<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: 11.25pt\"><span style=\"color: black; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;\">Quelques mois seulement &agrave; la t&ecirc;te du d&eacute;partement charg&eacute; des Relations avec les institutions, Dr Sall l&rsquo;a d&eacute;ja marqu&eacute; de son empreinte. Et honore et cr&eacute;dibilise &agrave; la fois la soci&eacute;t&eacute; civile au Mali qui vient d&rsquo;&ecirc;tre charg&eacute; &agrave; diriger la C&eacute;ni. La preuve que ATT a mis l&rsquo;homme qu&rsquo;il faut &agrave; la place qu&rsquo;il faut.<span style=\"mso-spacerun: yes\">&nbsp; </span></span></p>
</span></p>
<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: 11.25pt\"><span style=\"font-size: 10pt; color: black; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;\"><o:p></o:p></span></p>
<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: 11.25pt\"><span style=\"font-size: x-small\"><strong><span style=\"color: black; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;\">Abdoulaye Diakit&eacute;</span></strong></span><span style=\"font-size: 10pt; color: black; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;\"><o:p></o:p></span></p>
<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: 11.25pt\"><strong><span style=\"font-size: 10pt; color: black; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;\"><o:p><span style=\"font-size: x-small\">&nbsp;</span></o:p></span></strong></p>
<p><span style=\"font-size: x-small\">
<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: 11.25pt\"><span style=\"color: black; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;\"><o:p></o:p></span></p>
<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: 11.25pt\">&nbsp;</p>
</span></p>
<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: 11.25pt\"><span style=\"font-size: 10pt; color: black; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;\"><o:p><span style=\"font-size: x-small\">&nbsp;</span></o:p></span></p>
<p>&nbsp;</p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Gouvernance en Afrique :
Enjeux, défis et perspectives</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/democratie/gouvernance-en-afrique-enjeux-dfis-et-perspectives-27643.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 22 Aug 2011 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin: 0cm 0cm 10pt\"><span style=\"font-size: x-small\"><b style=\"mso-bidi-font-weight: normal\"><i style=\"mso-bidi-font-style: normal\"><span style=\"color: #002060; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-ansi-language: FR\">Dans le souci de relever le d&eacute;fi de la mondialisation dans le cadre de la politique de bonne gouvernance en Afrique, le CICB a abrit&eacute; samedi dernier,<span style=\"mso-spacerun: yes\">&nbsp; </span>20 ao&ucirc;t 2011, une conf&eacute;rence-d&eacute;bat organis&eacute;e par Microsoft<span style=\"mso-spacerun: yes\">&nbsp; </span>Corporation dont le th&egrave;me &eacute;tait : &laquo;La bonne gouvernance : une vision du potentiel illimit&eacute; du continent africain &raquo;. Cette conf&eacute;rence &eacute;tait anim&eacute;e par Joaquim Alberto Chissano, ancien pr&eacute;sident de la R&eacute;publique du Mozambique et actuel M&eacute;diateur de la SADEC dans la crise malgache. On notait la pr&eacute;sence de l&rsquo;invit&eacute; d&rsquo;honneur, Cheick Modibo Diarra, pr&eacute;sident de Microsoft Afrique.</span></i></b></span><b style=\"mso-bidi-font-weight: normal\"><i style=\"mso-bidi-font-style: normal\"><span style=\"font-size: 10pt; color: #002060; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-ansi-language: FR\"><o:p></o:p></span></i></b></p>
<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin: 0cm 0cm 10pt\"><span style=\"font-size: x-small\"><span style=\"line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-ansi-language: FR\"><o:p>&nbsp;</o:p></span></span><span style=\"font-size: x-small\"><span style=\"line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-ansi-language: FR\">L&rsquo;objectif de cette conf&eacute;rence-d&eacute;bat &eacute;tait d&rsquo;apporter une solution &agrave; la pratique de la politique de bonne gouvernance en Afrique et de sensibiliser les acteurs sur es enjeux et perspectives en la mati&egrave;re.</span></span><span style=\"font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-ansi-language: FR\"><o:p></o:p></span></p>
<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin: 0cm 0cm 10pt\"><span style=\"font-size: x-small\"><span style=\"line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-ansi-language: FR\">Dans son mot introductif, le Dr Cheick Modibo Diarra, pr&eacute;sident de Microsoft Afrique, a r&eacute;v&eacute;l&eacute; qu&rsquo;il s'attelle actuellement &agrave; traduire les langues d'utilisation des logiciels con&ccedil;us par le leader mondial de l'informatique en Bambara, en Wolof, en Houassa et en Ibo, des langues parl&eacute;es en Afrique de l'Ouest.</span></span><span style=\"font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-ansi-language: FR\"><o:p></o:p></span></p>
<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin: 0cm 0cm 10pt\"><span style=\"font-size: x-small\"><span style=\"line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-ansi-language: FR\">Pour sa part, Joaquim Alberto Chissano, ancien pr&eacute;sident de la R&eacute;publique du Mozambique, a rappel&eacute; que la gouvernance n&rsquo;est pas immanente, c&rsquo;est un concept construit et &eacute;labor&eacute;. La bonne gouvernance &agrave; tous les niveaux, poursuit-il, doit &ecirc;tre un programme d&rsquo;action pour les pays les moins avanc&eacute;s et une condition fondamentale du d&eacute;veloppement durable de ces pays et d&rsquo;une croissance &agrave; long terme profitant &agrave; tous. La gouvernance politique d&rsquo;une Nation est la capacit&eacute; de maintenir la paix et la stabilit&eacute;.</span></span><span style=\"font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-ansi-language: FR\"><o:p></o:p></span></p>
<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin: 0cm 0cm 10pt\"><span style=\"font-size: x-small\"><span style=\"line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-ansi-language: FR\">Selon Chissano, l&rsquo;avenir de la gouvernance en Afrique repose d&rsquo;une part sur l&rsquo;&eacute;quilibre entre les pouvoirs dits modernes et traditionnels, et d&rsquo;autre part, sur<span style=\"mso-spacerun: yes\">&nbsp; </span>le leadership &agrave; travers l&rsquo;int&eacute;grit&eacute; du leader. Il dira ensuite que &laquo;nous sommes coupables de notre sous-d&eacute;veloppement, car on se laisse faire. Nous devons nous tourner vers nous-m&ecirc;mes en cr&eacute;ant un espace de dialogue structur&eacute;. Nous ne devons pas tout attendre des pays riches. Il faut que les dons soient un compl&eacute;ment &agrave; nos politiques de d&eacute;veloppement&raquo;.</span></span><span style=\"font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-ansi-language: FR\"><o:p></o:p></span></p>
<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin: 0cm 0cm 10pt\"><span style=\"font-size: x-small\"><span style=\"line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-ansi-language: FR\">Rappelons que cet ancien pr&eacute;sident mozambicain qui fut tour &agrave; tour Ministre des Affaires Etrang&egrave;res, puis Premier Ministre avant de diriger son pays durant dix neuf ans (de novembre 1986 &agrave; f&eacute;vrier 2005), n&rsquo;a jamais cess&eacute; d&rsquo;&ecirc;tre un militant convaincu de la victoire des peuples sur les forces de r&eacute;pression.</span></span><span style=\"font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-ansi-language: FR\"><o:p></o:p></span></p>
<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin: 0cm 0cm 10pt\"><span style=\"font-size: x-small\"><span style=\"line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-ansi-language: FR\">Cette longue et riche conf&eacute;rence-d&eacute;bat anim&eacute;e par Joaquim Alberto Chissano a permis aux participants d&rsquo;avoir une id&eacute;e sur les v&eacute;ritables enjeux de la situation politique en Afrique. A cette conf&eacute;rence, on notait &eacute;galement la pr&eacute;sence des acteurs politiques, des repr&eacute;sentants du gouvernement et quelques organes de presse.</span></span><span style=\"font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-ansi-language: FR\"><o:p></o:p></span></p>
<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin: 0cm 0cm 10pt\"><span style=\"font-size: x-small\"><span style=\"line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-ansi-language: FR\"><o:p>&nbsp;</o:p></span></span><span style=\"font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-ansi-language: FR\"><o:p></o:p></span></p>
<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin: 0cm 0cm 10pt\"><span style=\"font-size: x-small\"><b style=\"mso-bidi-font-weight: normal\"><span style=\"line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-ansi-language: FR\">Ibrahim M. GUEYE</span></b></span><b style=\"mso-bidi-font-weight: normal\"><span style=\"font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;; mso-ansi-language: FR\"><o:p></o:p></span></b></p>
<p>&nbsp;</p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>A propos des apprentis démocrates.</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/democratie/a-propos-des-apprentis-dmocrates-24895.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 21 Jun 2011 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Guido</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p><span style=\"color: rgb(51, 51, 153);\"><em><strong><span style=\"font-size: x-small;\">Nul doute que l&rsquo;Afrique actuelle est en &eacute;bullition. Etant le continent le plus jeune de la plan&egrave;te, avec l&rsquo;avanc&eacute;e des nouvelles technologies telles que Facebook et la t&eacute;l&eacute;vision par satellite, elle n&rsquo;est plus celle d&rsquo;il y a un quart de si&egrave;cle, moche et nonchalante. La jeunesse d&rsquo;Afrique qui prend&nbsp; conscience, avec rapidit&eacute;,&nbsp; des r&eacute;alit&eacute;s de notre monde d&rsquo;aujourd&rsquo;hui et en premi&egrave;re position de celles de son continent est le vrai moteur qui r&eacute;volutionnera cette partie du globe.</span></strong></em></span><span style=\"font-size: x-small;\"><br />
</span></p>
<p><span style=\"font-size: x-small;\">Les discussions autour des principes d&eacute;mocratiques font rage partout. Apr&egrave;s des ann&eacute;es de dictature n&rsquo;ayant non seulement rien apport&eacute;&nbsp; &agrave; leurs aspirations profondes, mais &nbsp;qui ont &eacute;t&eacute; de v&eacute;ritables catastrophes historiques dans la plupart de nos pays, Les jeunes exigent l&rsquo;avanc&eacute;e de la d&eacute;mocratie et le respect des libert&eacute;s individuelles. La Tunisie et l&rsquo;Egypte&nbsp; en sont l&rsquo;expression claire de leur d&eacute;termination &agrave; combattre et vaincre. Ce r&eacute;veil des consciences est &agrave; saluer, car nos ain&eacute;s, les dirigeants actuels, ont d&eacute;montr&eacute; toute leur incomp&eacute;tence &agrave; g&eacute;rer nos affaires. A cause de leurs agissements irresponsables, de leur complicit&eacute;, de leur acharnement &agrave; se maintenir &agrave; tout prix au pouvoir, ils n&rsquo;h&eacute;sitent&nbsp; jamais une seule seconde &agrave; brader nos int&eacute;r&ecirc;ts nationaux au profit d&rsquo;un Occident qui ferme les yeux sur la dur&eacute;e de leur r&egrave;gne qui ne s&rsquo;inscrit dans aucune norme d&eacute;mocratique.&nbsp; Des ressources naturelles vendues &agrave; des prix d&eacute;risoires ou donn&eacute;es en exclusivit&eacute; &agrave; certaines multinationales, des millions d&eacute;tourn&eacute;s et plac&eacute;s dans les banques occidentales ou investis dans l&rsquo;immobilier , des campagnes &eacute;lectorales d&rsquo;hommes politiques europ&eacute;ens ou leurs vacances pay&eacute;es sur le dos du contribuable africain, des contrats juteux arbitrairement accord&eacute;s aux Europ&eacute;ens. Voil&agrave; une liste non exhaustive de tout ce &agrave; quoi s&rsquo;adonnent les leaders africains soucieux de garder le pouvoir aussi longtemps que possible. Pendant que sur le continent qui est peut-&ecirc;tre le plus riche de la plan&egrave;te, des centaines de milliers de personnes sont plong&eacute;es dans une mis&egrave;re profonde.<br />
<br />
La jeunesse actuelle d&rsquo;Afrique a d&eacute;j&agrave; compris ce &nbsp;jeu et cette malhonn&ecirc;tet&eacute; de la part de nos dirigeants. Lentement, mais surement, elle est en train d&rsquo;entrer sur sc&egrave;ne pour jouer le premier r&ocirc;le et changer l&rsquo;ordre des choses.<br />
<br />
L&rsquo;Europe, comme toujours, dans le but de ne pas se retrouver bouscul&eacute;e hors du bateau et de jeter la poudre dans les yeux afin de maintenir sa domination, &nbsp;a capt&eacute; ce grand vent de changement sur le continent. Prompte, elle s&rsquo;est m&ecirc;l&eacute;e dans la danse en proposant partout son concours &agrave; construire des soci&eacute;t&eacute;s d&eacute;mocratiques. Jusqu&rsquo;&agrave; bombarder certains pays qui refusaient cette aide. Car, disons-nous le ouvertement, toute aide de l&rsquo;Europe n&rsquo;est qu&rsquo;un cadeau empoisonn&eacute;.<br />
<br />
L&rsquo;&eacute;veil de la jeunesse africaine pourrait &ecirc;tre sap&eacute; d&egrave;s ses origines, &agrave; l&rsquo;instar de nos ind&eacute;pendances sabot&eacute;es dans les ann&eacute;es 60, si nous ne pr&ecirc;tons pas attention &agrave; ce loup qui veut se planter au sein de nos mouvements de revendications pour en d&eacute;truire les bases. Se leurrent&nbsp; tous ceux qui sont fascin&eacute;s par les grands coups de m&eacute;dias occidentaux et pensent qu&rsquo;un Sarkozy ou Cameron veulent&nbsp; nous accorder leur soutien dans notre lutte. Au moment o&ugrave; l&rsquo;Europe est confront&eacute;e &agrave; des probl&egrave;mes financiers graves et que des Etats comme la Gr&egrave;ce sont au bord de la faillite totale, notre Afrique enregistre, elle, des succ&egrave;s qui ne cessent d&rsquo;&eacute;tonner les uns et de rendre verts de jalousie les autres.<br />
<br />
A vouloir suivre les indications ou th&eacute;ories d&eacute;mocratiques recommand&eacute;es par Paris ou Londres, nous resterons encore pour un si&egrave;cle au minimum des apprentis d&eacute;mocrates qui doivent, selon les Europ&eacute;ens, &ecirc;tre permanemment assist&eacute;s, recevoir des le&ccedil;ons dont le but est de faire glisser le bateau africain vers le port qu&rsquo;ils souhaitent. En un mot, ils veulent nous voler nos r&eacute;volutions et notre d&eacute;mocratie. En nous emp&ecirc;chant de voter pour nos hommes int&egrave;gres, en pla&ccedil;ant par toute sorte d&rsquo;astuces leurs pions &agrave; la t&ecirc;te de nos Etats.<br />
<br />
Il rel&egrave;ve de nos int&eacute;r&ecirc;ts de construire notre d&eacute;mocratie nous-m&ecirc;mes en tenant compte de l&rsquo;exp&eacute;rience des autres,&nbsp; tout en n&rsquo;esp&eacute;rant que sur nos propres forces. Le premier danger r&eacute;side dans le fait de vouloir se faire financi&egrave;rement assist&eacute;s pour l&rsquo;organisation de nos &eacute;lections. Le cas de la Cote d&rsquo;Ivoire en est un illustre exemple. A part cela, nous devons mettre fin, lors des votes, &agrave; toutes les pratiques de bourrages des urnes et de tricheries&nbsp; qui n&rsquo;ont pour but que de faire &eacute;carter les dignes fils de l&rsquo;Afrique et d&rsquo;installer des marionnettes bien r&ocirc;d&eacute;es dans la trahison de nos int&eacute;r&ecirc;ts vitaux, toujours pr&ecirc;tes &agrave; aller prendre des ordres &agrave; L&rsquo;Elys&eacute;e ou ailleurs. Par exemple pour qu&rsquo;un Wade se rende &agrave; Benghazi, c&rsquo;est-&agrave;-dire d&rsquo;un pays africain &agrave; un autre, il lui a fallu passer par Paris d&rsquo;abord pour entrevue avec Sarkozy, entendez bien &laquo;&nbsp;instructions&nbsp;&raquo; de la part de ce dernier. C&rsquo;est ce genre de comportement de nos leaders qui provoque l&rsquo;hilarit&eacute; g&eacute;n&eacute;rale dans le monde et le m&eacute;pris de l&rsquo;Africain.<br />
</span></p>
<p><span style=\"font-size: x-small;\">Les dirigeants actuels doivent retenir une chose&nbsp;: ils ne se rendent pas encore compte de la puissance du feu qui couve d&eacute;j&agrave; sous cendres. Que, nous jeunesse d&rsquo;Afrique, souhaitons trouver des solutions concr&egrave;tes &agrave; nos probl&egrave;mes. Qu&rsquo;il y va aussi de leurs int&eacute;r&ecirc;ts &agrave; songer aux d&eacute;fis lanc&eacute;s par nos soci&eacute;t&eacute;s. Et que n&rsquo;est pas tr&egrave;s loin ce jour quand le pot aux roses sera d&eacute;couvert &nbsp;m&ecirc;me des illettr&eacute;s africains.<br />
Ce sera le jour des grandes r&eacute;voltes&nbsp; et du d&eacute;but des proc&egrave;s tumultueux.<br />
K&eacute;n&eacute;dugufama,<br />
</span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Démocratie malienne :
Avec Modibo Sidibé, c’est l’assurance du développement d’un Mali nouveau </title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/democratie/dmocratie-malienne-avec-modibo-sidib-cest-lassurance-du-dveloppement-dun-mali-nouveau-24216.html</link>
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<pubDate>Mon, 13 Jun 2011 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Coq Cocorico</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p><span style=\"font-size: x-small;\"><span style=\"color: rgb(51, 51, 153);\"><em><strong>Nul doute que l&rsquo;espoir d&rsquo;un Mali nouveau ne peut se r&eacute;aliser qu&rsquo;avec l&rsquo;ancien Premier ministre Modibo Sidib&eacute;. En effet, au&nbsp; regard de l&rsquo;&eacute;volution de notre pays depuis l&rsquo;av&egrave;nement de la d&eacute;mocratie le 26 mars 1991, apr&egrave;s la chute du r&eacute;gime du G&eacute;n&eacute;ral Moussa Traor&eacute;, il semble de plus en plus &eacute;tay&eacute; que Modibo Sidib&eacute; demeure de nos jours l&rsquo;homme qui pourrait r&eacute;aliser &agrave; coup s&ucirc;r l&rsquo;espoir de ce nouveau Mali, dont nous r&ecirc;vons tous.&nbsp; <br />
</strong></em></span><br />
Apr&egrave;s les folles journ&eacute;es de novembre et d&eacute;cembre 1990, et de f&eacute;vrier et mars 1991, l&rsquo;histoire du Mali avait tourn&eacute; une importante page au soir du 25 mars 1991, suite au coup d&rsquo;Etat qui renversa le r&eacute;gime dictatorial du G&eacute;n&eacute;ral Moussa Traor&eacute;. Le lendemain 26 mars, dans l&rsquo;une de ses premi&egrave;res adresses &agrave; la Nation malienne, le Lieutenant Colonel Amadou Toumani Tour&eacute; affirmait que tout allait &ecirc;tre mis en &oelig;uvre pour instaurer une v&eacute;ritable d&eacute;mocratie dans notre pays.<br />
<br />
A la veille de cette premi&egrave;re adresse &agrave; la Nation, un Conseil de transition pour le salut public (CTSP) avait &eacute;t&eacute; mis en place en vue de g&eacute;rer les affaires de l&rsquo;Etat. Des conf&eacute;rences nationales furent ensuite organis&eacute;es. La suite, on la conna&icirc;t&nbsp;: une nouvelle Constitution fut vot&eacute;e et adopt&eacute;e &agrave; la satisfaction de tous les Maliens, tant &agrave; l&rsquo;int&eacute;rieur qu&rsquo;&agrave; l&rsquo;ext&eacute;rieur du pays.<br />
<br />
&nbsp;&laquo;&nbsp;Je ferai tout et je mettrais tout en &oelig;uvre pour concr&eacute;tiser l&rsquo;av&egrave;nement de la d&eacute;mocratie au Mali&nbsp;&raquo; Cette parole d&rsquo;honneur d&rsquo;ATT a &eacute;t&eacute; tenue sans bavure. Puis intervenait la signature du D&eacute;cret autorisant la cr&eacute;ation et le libre mouvement des partis politiques. Alors, les vrais d&eacute;bats d&eacute;mocratiques furent amorc&eacute;s avec l&rsquo;organisation, dans un d&eacute;lai record, de deux grandes &eacute;lections&nbsp;: la pr&eacute;sidentielle et les l&eacute;gislatives. Comme promis, le nouveau G&eacute;n&eacute;ral n&rsquo;a pas failli &agrave; son image d&rsquo;homme de parole et d&rsquo;honneur. Suite &agrave; l&rsquo;&eacute;lection du premier Pr&eacute;sident d&eacute;mocratiquement &eacute;lu, Alpha Oumar Konar&eacute;, l&rsquo;&eacute;m&eacute;rite Commando de l&rsquo;arm&eacute;e, sans coup f&eacute;rir, lui passa le t&eacute;moin pour g&eacute;rer les affaires de la nation malienne le 8 juin 1992.<br />
<br />
ATT, un homme sp&eacute;cial <br />
Apr&egrave;s avoir remis le pouvoir, &agrave; la grande surprise de tous les dictateurs et d&eacute;mocrates africains et du monde, le G&eacute;n&eacute;ral ATT s&rsquo;&eacute;tait mis &agrave; l&rsquo;&eacute;cart de toute donne politique. Pendant 10 bonnes ann&eacute;es, l&rsquo;homme &eacute;tait rest&eacute; effac&eacute;, parce qu&rsquo;il ne voulait pas que l&rsquo;histoire le juge un jour&nbsp;: un pari r&eacute;ussi &agrave; 100%. Au moment o&ugrave; personne ne s&rsquo;y attendait, et o&ugrave; lui-m&ecirc;me ne s&rsquo;y attendait certainement pas, le &laquo;&nbsp;chouchou du peuple&nbsp;&raquo; (ATT) fut rappel&eacute; de sa caserne par des Maliens r&eacute;fl&eacute;chis pour &ecirc;tre candidat &agrave; l&rsquo;&eacute;lection du Pr&eacute;sident de la R&eacute;publique en 2002. Pour ce faire, sans lui demander, des clubs de soutien se cr&eacute;&egrave;rent un peu partout &agrave; travers le pays pour soutenir sa candidature. <br />
<br />
Pour les politiques qui croyaient tenir le bon bout, tout cela n&rsquo;&eacute;tait que de la farce. Mais petit &agrave; petit, ils prenaient conscience de la menace qui les guettait. Ainsi, &agrave; quelques petits mois du d&eacute;p&ocirc;t des candidatures, tout &eacute;tait presque fait par les Maliens qui avaient tout planifi&eacute; pour &eacute;lire, &agrave; la t&ecirc;te de la Nation malienne, l&rsquo;homme qui, selon eux, est &laquo;&nbsp;le lib&eacute;rateur&nbsp;&raquo;. Pour brouiller les pistes, et dans le seul but de barrer la route &agrave; un homme qui fera le bonheur du peuple malien, ils &eacute;taient plus d&rsquo;une vingtaine de candidats politiques &agrave; entrer dans la &laquo;&nbsp;danse &eacute;lectorale&nbsp;&raquo; (&eacute;lection pr&eacute;sidentielle). Mais comme il est dit qu&rsquo;une simple volont&eacute; des &ecirc;tres ne peut changer le court normal des choses trac&eacute;es par le Bon Dieu&nbsp;; ATT a donc &eacute;t&eacute; &eacute;lu par la quasi-totalit&eacute; des Maliens. Et ceux qui avaient organis&eacute; les plus grandes mobilisations en sa faveur n&rsquo;&eacute;taient autres que des partisans et militants engag&eacute;s de ces m&ecirc;mes partis politiques. <br />
<br />
La plupart des Maliens qui venaient de passer 10 ans de gestion ADEMA commen&ccedil;aient &agrave; douter de la sinc&eacute;rit&eacute; des partis politiques &agrave; g&eacute;rer le Mali avec &eacute;quit&eacute; et transparence. En effet, sous le r&eacute;gime ADEMA (dont Ibrahim Boubacar Ke&iuml;ta &eacute;tait le puissant pr&eacute;sident du Comit&eacute; ex&eacute;cutif), il fut un temps o&ugrave;, pour devenir chef de service, directeur, conseiller, gouverneur, ambassadeur ou ministre, il fallait prouver son appartenance de militant engag&eacute; et d&eacute;vou&eacute; &agrave; l&rsquo;ADEMA. D&rsquo;o&ugrave; l&rsquo;approche entre la gestion des 23 ans de dictature du G&eacute;n&eacute;ral Moussa Traor&eacute; et le r&eacute;gime&nbsp; dictatorial et d&eacute;mocrate de l&rsquo;ADEMA de 1992 &agrave; 2002. En 2002, le peuple, qui ne souhaite plus voir le pays plong&eacute; dans une nouvelle crise, a envoy&eacute; le lib&eacute;rateur ATT. En plus d&rsquo;&ecirc;tre salu&eacute;e par tous, son &eacute;lection a permis aux Maliens de se r&eacute;concilier avec eux-m&ecirc;mes. Le Pr&eacute;sident ATT a fait appel &agrave; tous pour la construction et le&nbsp; d&eacute;veloppement du Mali. En 2007, &laquo;&nbsp;l&rsquo;homme du 26 mars 1991&nbsp;&raquo; fut pl&eacute;biscit&eacute; par les trois quarts des Maliens pour un second et dernier mandat &agrave; la t&ecirc;te de l&rsquo;Etat. <br />
<br />
<strong>Le nouvel espoir d&rsquo;un Mali nouveau</strong><br />
De 2002 &agrave; nos jours, le Mali a sans conteste connu un d&eacute;veloppement &agrave; diff&eacute;rents niveaux. Des routes et des ponts ont &eacute;t&eacute; construits pour faciliter l&rsquo;acc&egrave;s entre les populations&nbsp;; des &eacute;difices et des logements sociaux ont partout &eacute;t&eacute; &eacute;rig&eacute;s, &agrave; la grande satisfaction de tous. En jetant de nos jours un regard r&eacute;trospectif sur l&rsquo;&eacute;volution de la donne politique, on comprend ais&eacute;ment qu&rsquo;apr&egrave;s ATT, Modibo Sidib&eacute; demeure le nouvel espoir d&rsquo;un Mali nouveau. <br />
<br />
Apr&egrave;s le slogan &laquo;&nbsp;Avec ATT, c&rsquo;est un Mali qui gagne&nbsp;&raquo;, lanc&eacute; en mars 2003 &agrave; la faveur du lancement des travaux de la route Djenn&eacute;-Mougnah-Saye, beaucoup de Maliens pensent aujourd&rsquo;hui qu&rsquo;avec Modibo Sidib&eacute;, c&rsquo;est &laquo;&nbsp;l&rsquo;assurance du d&eacute;veloppement d&rsquo;un Mali nouveau&nbsp;&raquo;. Et cela, pour diverses raisons. Tout d&rsquo;abord, l&rsquo;homme fait partie de ceux-l&agrave; m&ecirc;mes qui durant ces vingt derni&egrave;res ann&eacute;es, ont travaill&eacute; aux c&ocirc;t&eacute;s des deux pr&eacute;sidents Alpha Oumar Konar&eacute; et Amadou Toumani Tour&eacute;. Des ann&eacute;es durant lesquelles Modibo Sidib&eacute; est rest&eacute; fid&egrave;le &agrave; ses chefs tout en se mettant sans m&eacute;nagement &agrave; leur disposition. En vingt ans, il a donc beaucoup appris, tant dans la gestion des hommes que dans celle des mat&eacute;riels. Il incarne donc aujourd&rsquo;hui l&rsquo;image de l&rsquo;homme id&eacute;al qui pourrait tout mettre en &oelig;uvre pour assurer la rel&egrave;ve apr&egrave;s ATT.<br />
<br />
Dans ce pays, nous avons vu pas mal d&rsquo;hommes politiques &agrave; la t&acirc;che, mais&hellip; Le Mali a donc besoin de quelqu&rsquo;un comme Modibo Sidib&eacute; pour mettre davantage le cap sur l&rsquo;unit&eacute;, la paix, la coh&eacute;sion et l&rsquo;entente entre tous les Maliens. Sans pour autant sous-estimer les capacit&eacute;s d&rsquo;un futur Pr&eacute;sident issu d&rsquo;une formation politique, il est n&eacute;cessaire que nous ayons &agrave; la t&ecirc;te du pays un homme qui se trouve au-dessus de la m&ecirc;l&eacute;e politique&nbsp;: il y va du bonheur du peuple malien. De sources proches de plusieurs grandes formations politiques, il ressort d&eacute;j&agrave; que les dissensions enregistr&eacute;es de plus en plus en leur sein, ces derniers temps, sont li&eacute;es &agrave; des affinit&eacute;s affich&eacute;es de parts et d&rsquo;autres en faveur de la candidature de Modibo Sidib&eacute;. Toute chose qui laisse pr&eacute;sager qu&rsquo;il n&rsquo;est pas surprenant de voir &laquo;&nbsp;l&rsquo;enfant du Wassoulou&nbsp;&raquo; b&eacute;n&eacute;ficier de la m&ecirc;me aura que son mentor ATT en 2002 et&nbsp; en 2007. A suivre&nbsp;!<br />
<strong>Par Zhao Ahmed A. Bamba</strong><br />
</span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Gouvernance :Il faut savoir quitter le pouvoir à temps</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/democratie/gouvernance-il-faut-savoir-quitter-le-pouvoir-a-temps-23106.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 28 Apr 2011 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Coq Cocorico</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p><span style=font-size: x-small;"><span style="color: rgb(51, 51, 153);"><em><strong>Rien ne va plus au Burkina Faso depuis le d&eacute;but de sa crise en f&eacute;vrier dernier. En effet, apr&egrave;s les vols, les pillages de biens et de mat&eacute;riels, les mutineries des militaires (dont la Garde pr&eacute;sidentielle), les manifestations des &eacute;l&egrave;ves et des syndicats, le Pr&eacute;sident Blaise Compaor&eacute; a du non seulement nommer un nouveau Chef d&rsquo;Etat Major des Arm&eacute;es (le Colonel Honor&eacute; Traor&eacute;), mais aussi d&eacute;mettre (le vendredi 15 avril) tout le gouvernement du Premier ministre Tertius Zongo qui a ainsi &eacute;t&eacute; remplac&eacute; par Luc Adolph Tiao, un ancien journaliste et diplomate.</strong></em></span></p>
<p>Reste &agrave; savoir si ce nouveau Premier ministre parviendra &agrave; restaurer la confiance entre son gouvernement et les populations, ou si cette initiative du Pr&eacute;sident du Faso pourra contribuer &agrave; calmer la situation, d&rsquo;autant plus que la majorit&eacute; des Burkinab&eacute; pensent qu&rsquo;un simple changement de gouvernement ne sert &agrave; rien : selon eux, Blaise Compaor&eacute; a exerc&eacute; des ann&eacute;es de pouvoir sans que les citoyens sentent une quelconque am&eacute;lioration de leurs conditions de vie. Tandis que les optimistes esp&egrave;rent que &laquo; &ccedil;a va changer &raquo;, mais sans trop y croire vraiment, les pessimistes maintiennent qu&rsquo;au contraire, &laquo; rien ne va changer &raquo;.</p>
<p>C&rsquo;est dire que les uns et les autres sont aujourd&rsquo;hui habit&eacute;s par un sentiment de malaise, voire de mal-&ecirc;tre empreint de m&eacute;contentement et d&rsquo;insatisfaction. Et quand on sait que depuis 24 ans, le syst&egrave;me de gestion de Blase Compaor&eacute; n&rsquo;a jamais tenu compte de l&rsquo;alternance, on ne s&rsquo;&eacute;tonne plus que le Pr&eacute;sident du Faso envisage de &laquo; toucher &raquo; &agrave; la Constitution en vue de briguer un autre mandat. </p>
<p><strong>Des raisons d&rsquo;un malaise social</strong><br />Et comme pour ne rien arranger, le nouveau gouvernement est non seulement compos&eacute; de fid&egrave;les du Pr&eacute;sident, mais Blaise Compaor&eacute; (au pouvoir depuis 24 ans) s&rsquo;est appropri&eacute; le minist&egrave;re de la D&eacute;fense : ce qui prouve qu&rsquo;il n&rsquo;a plus confiance en l&rsquo;Arm&eacute;e. En plus, le nouveau gouvernement (de 29 membres) ne comprend aucun membre de la soci&eacute;t&eacute; civile ou de l&rsquo;opposition : on aurait jur&eacute; qu&rsquo;en foulant ainsi au pied la notion de gouvernement d&rsquo;union nationale, Blaise Compaor&eacute; met plut&ocirc;t tout en &oelig;uvre pour exacerber davantage la tension sociale et le ras-le-bol des opposants. Autant dire qu&rsquo;&agrave; propos de changement, c&rsquo;est plut&ocirc;t un retour en arri&egrave;re. Et la montagne a plut&ocirc;t accouch&eacute; d&rsquo;une souris d&rsquo;autant plus que face &agrave; la grogne de 14 millions des Burkinab&eacute;s, Blaise n&rsquo;a fait que reculer pour&hellip;mal sauter. </p>
<p>Face &agrave; la recrudescence du marasme social, les Burkinab&eacute;s ne tiennent peut-&ecirc;tre pas forc&eacute;ment au d&eacute;part du Chef de l&rsquo;Etat, mais certainement &agrave; l&rsquo;am&eacute;lioration de leurs conditions de vie, surtout que contrairement aux ann&eacute;es pr&eacute;c&eacute;dentes, la corruption, la dilapidation des biens publics et la militarisation du r&eacute;gime sont aujourd&rsquo;hui plus visibles, voire plus flagrantes au &laquo; pays des hommes int&egrave;gres &raquo;. Et ce qui para&icirc;t paradoxal, c&rsquo;est que depuis 1991, Blaise Compaor&eacute; s&rsquo;est &eacute;rig&eacute; (ou a &eacute;t&eacute; fait, c&rsquo;est selon) en m&eacute;diateur dans les crises des pays voisins comme la C&ocirc;te d&rsquo;Ivoire et la Guin&eacute;e Conakry, et que pendant ce temps, ses compatriotes vivent dans un marasme social qui persiste &agrave; ne pas finir.</p>
<p><strong>L&rsquo;exemple de ces G&eacute;n&eacute;raux d&eacute;mocrates</strong><br />Par ailleurs, que ce soit au &laquo; pays des hommes int&egrave;gres &raquo; ou dans les autres pays africains, la psychose des diff&eacute;rentes crises en Afrique (C&ocirc;te d&rsquo;Ivoire, Tunisie, Egypte, Alg&eacute;rie, Maroc, Libye&hellip;), aux Emirats arabes et au Moyen Orient (Y&eacute;men, Syrie&hellip;) a fortement marqu&eacute; les esprits. Or dans de tels cas, l&rsquo;&ecirc;tre humain en qu&ecirc;te de changement et de bien-&ecirc;tre a toujours tendance &agrave; imiter l&rsquo;autre. Que les peuples africains se mettent un jour &agrave; imiter le cas de ces pays cit&eacute;s en se soulevant contre leurs dirigeants &laquo; &eacute;ternels &raquo; ne doit donc pas surprendre. </p>
<p>Il semble que de nos jours, l&rsquo;Afrique entame un tournant d&eacute;cisif dans le sens de l&rsquo;aspiration des Africains &agrave; plus de performances dans la gestion et la gouvernance de leurs dirigeants respectifs. Il semble &eacute;galement que d&eacute;sormais, les Chefs d&rsquo;Etat qui, malgr&eacute; des d&eacute;cennies de gouvernance, tiennent encore mordicus &agrave; s&rsquo;enraciner au pouvoir au point de vouloir en faire une &laquo; dynastie &raquo; risquent t&ocirc;t ou tard de tomber dans des d&eacute;boires qui pourraient leur &ecirc;tre fatals. C&rsquo;est sans doute ce qu&rsquo;ont t&ocirc;t fait de comprendre des Chefs d&rsquo;Etat sages d&rsquo;Afrique tels que les G&eacute;n&eacute;raux guin&eacute;en, S&eacute;kouba Konat&eacute;, nig&eacute;rien, Djibo Salou et surtout, le G&eacute;n&eacute;ral Pr&eacute;sident Amadou Toumani Tour&eacute;. Le cas de ce dernier est aussi rare et in&eacute;dit qu&rsquo;exemplaire et instructif.</p>
<p>Le plus surprenant, c&rsquo;est que de nos jours, plus que les politiques qui ont pourtant &laquo; blanchi sous le harnais &raquo; de leurs partis respectifs, ce sont les militaires qui donnent aujourd&rsquo;hui de belles le&ccedil;ons de d&eacute;mocratie en Afrique : les cas du Malien d&rsquo;ATT, du Guin&eacute;en S&eacute;kouba Konat&eacute; et du Nig&eacute;rien Djibo Salou se passent de tout commentaire, eux qui resteront d&eacute;sormais comme des exemples, des r&eacute;f&eacute;rences, voire des ic&ocirc;nes en mati&egrave;re de gouvernance d&eacute;mocratique. Pourtant, dans un pass&eacute; encore r&eacute;cent, des militaires avaient mis presque tous les pays africains en &laquo; coupe r&eacute;gl&eacute;e &raquo;, sinon &agrave; &laquo; pas cadenc&eacute;s &raquo;, dans un climat empreint de dictature, de despotisme, d&rsquo;autocratie et de cruaut&eacute;.<br />Ces belles le&ccedil;ons de d&eacute;mocratie inflig&eacute;es comme une gifle aux politiciens africains par des militaires doivent &ecirc;tre salu&eacute;es tout bas par toute l&rsquo;Afrique. Et les Chefs d&rsquo;Etat encore au pouvoir en Afrique doivent s&rsquo;inspirer de ces le&ccedil;ons pour se remettre en question, car le pouvoir, c&rsquo;est comme l&rsquo;amour qui ne dure que le temps des roses : il faut donc savoir le quitter avant que ces roses ne se fanent. Pour n&rsquo;avoir pas compris &agrave; temps cette grande sagesse de l&rsquo;histoire, voyez ce qu&rsquo;il est advenu de l&rsquo;Ivoirien Laurent Gbagbo (parmi tant d&rsquo;autres), de sa femme, de sa famille, de ses complices et de tous ses partisans !</p>
<p><strong>Le cas sp&eacute;cifique d&rsquo;ATT</strong><br />Quoi qu&rsquo;on en dise, ATT aura &eacute;t&eacute; le premier au monde &agrave; mettre fin &agrave; plus de deux d&eacute;cennies de dictature dans son pays, &agrave; organiser des &eacute;lections transparentes et d&eacute;mocratiques, &agrave; transmettre le pouvoir au gagnant de l&rsquo;&eacute;lection pr&eacute;sidentielle, &agrave; se retirer du pouvoir pendant dix ans, &agrave; revenir pour briguer pour la premi&egrave;re fois sa candidature &agrave; ladite &eacute;lection, &agrave; &ecirc;tre &eacute;lu sans coup f&eacute;rir, &agrave; exercer le pouvoir durant deux mandats successifs et &agrave; d&eacute;cider finalement de prendre sa retraite au bout de son deuxi&egrave;me mandat, en d&eacute;pit des multiples exhortations venant de politiques et autres esprits plus ou moins intentionn&eacute;s ou opportunistes.</p>
<p>La ferme d&eacute;cision d&rsquo;ATT de quitter le pouvoir apr&egrave;s l&rsquo;&eacute;lection pr&eacute;sidentielle d&rsquo;avril 2012 est une fa&ccedil;on de signifier que la &laquo; vogue des Chefs d&rsquo;Etats &eacute;ternels &raquo; est d&eacute;sormais r&eacute;volue en Afrique, et que comme le conseillait l&rsquo;autre, &laquo; il faut savoir quitter la table lorsque l&rsquo;amour est desservi &raquo;, m&ecirc;me si le cas du d&eacute;part d&rsquo;ATT n&rsquo;est aucunement li&eacute; &agrave; un quelconque d&eacute;samour avec le peuple malien, n&rsquo;en d&eacute;plaise &agrave; ses d&eacute;tracteurs.<br /><strong>Par Oumar Diawara &laquo; Le Viator &raquo;</strong></p>]]> </content:encoded>
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<title>Daniel Amagouin Tessougué : « En ce 20ème anniversaire du 26 mars: Le pays va très mal »</title>
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<pubDate>Tue, 12 Apr 2011 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<span>« Il y a vingt ans, les maliens ont cru qu’un jour nouveau allait enfin éclairer la sombre désespérance de ces nuits de dictature et de renversement des valeurs.
</span>

La liberté chèrement acquise, est devenue libertinage, désordre, laisser-aller, tout est permis, tout est autorisé, pourvu que l’on soit du bon côté.

La santé, est devenue une denrée si rare, que pour se l’offrir, ne serait-ce que pour un mal de dent, il faut rejoindre la Tunisie, le Maroc, la France et les Etats unis. Le pauvre citoyen, peut se contenter de générique ou aller au cimetière, tant pis. Et lorsqu’on construit un hôpital ou qu’on le réhabilite, c’est une offrande du bon Dieu au pauvre peuple du mali.

Les décideurs politiques renoncent du jour au jour à sauver durablement l’école malienne. Leur rhétorique fétiche c’est non pas sauver l’école malienne ; mais sauver l’année scolaire. Celle-ci s’est transformée en temple de l’ignorance. Pourquoi d’ailleurs aller à l’école, car on peut réussir dans la vie sans y aller. Et puis, quels cobayes que ces enfants, entassés tels des sardines, instruits par des enseignants au rabais pour faire monter à la vitesse v le taux de scolarisation.
La justice, on peut le dire a été enterrée, et cela par le système actuel. Désormais, comme épitaphe sur le fronton des palais de justice, ces mots « il fut un temps, ici on rendait la justice. Depuis, la raison du plus fort, que dis-je, du plus riche est la meilleure. » au Mali, la Fontaine avait raison :

«Selon que vous serez puissant ou misérable, les jugements de cour vous rendront blanc ou noir. »

L’administration centrale est devenue une sombre officine où l’affairisme triomphe au détriment de l’intérêt général. Quant à la diplomatie malienne elle est devenue un serpent sans tête, le pays étant incapable d’exprimer une position. Lorsque Kouchner s’introduit dans le palais comme en terrain conquis, Sarkozy se comportant en maître de la République, assurément le Président Modibo Kéita, se retourne dans sa tombe.

Les fleuves sont secs. Le poisson a fuit. La faune et la flore en grève, et c’est du coup l’environnement qui prend le coup, sans qu’aucune politique réaliste ne soit mise en place.
Vingt ans après, rien ne va.

Le chômage est à son paroxysme, la jeunesse désabusée n’a d’autres alternatives que de fuir. Si à l’île de Gorée les noirs en partant pleuraient toutes leurs larmes, du fait du déracinement, aujourd’hui, c’est faute de ne pouvoir fuir leur patrie qui fait pleurer les jeunes. Or, nous disons « l’exil vous dépouille de votre dignité ».

Vingt ans après, les mêmes maux perdurent : gabegie, népotisme, corruption avec en prime cette fois, l’impunité.

Vingt ans après, l’alternative est entre ou voler ou être voleur ! Quel pays ?

En effet, le Mali de 2011, c’est la corruption généralisée. Tel un cancer, elle a métastasée et l’impunité aidant, ce n’est plus un cas de délinquance, car il ne faut humilier personne, il faut leur laisser le temps de payer les biens publics indument soustrait.
C’est pourquoi, l’OED dénonce toute velléités d’accorder l’immunité ou l’amnistie à tout agent public, devant rendre compte de sa gestion devant le Peuple Souverain. Cette obligation là, est aussi une forte exigence démocratique.
L’insécurité est devenue le lot du pays. Pourquoi pas, quand des déserteurs sont réhabilités, quand des preneurs d’otages sont promus. Les petits malfrats voient l’exemple d’en haut, car « la pintade regarde celle qui la précède. »
Rien ne marche. Les vrais opérateurs économiques sont à genou, quand les prête-noms prospèrent. Dans un pays classé parmi les plus pauvres du monde, expliquez-nous comment se fait-il que des bâtiments poussent tels des champignons. Des fortunes inimaginables tombent du ciel. Bien sûr, les maliens ont oublié que la caverne d’Ali Baba se trouvent sur notre sol. A vrai dire, le blanchiment d’argent reste l’activité majeure d’une certaine catégorie de maliens, ayant en sa possession l’appareil d’Etat.

Dans la société Inca, un de leurs Rois, Viracocha disait : « les mauvais fonctionnaires, sont beaucoup plus punissables que les voleurs. » chez nous, ils reçoivent des décorations et des maroquins.

Les paysans sont spoliés de leurs terres au profit de multinationales. La nouvelle forme de colonisation est en place, avec la complicité de responsables sans foi et sans loi.
Le pays va mal. Très mal se porte le Mali.
Dans cette misère crasse, on a osé célébrer les cinquante années des indépendances avec fastes.
Des centaines de médailles distribuées. Des galons et des étoiles distribués comme du petit pain. Des personnes spoliées de leurs terres redistribuées à des amis et de personnes du sérail.
L’injustice du pouvoir n’a d’égal que la façon dont sur un plateau d’argent il a été donné. Et là, il faut avoir le courage de fustiger la lâcheté des partis politiques, humiliés et déconsidérés, qui n’ont jamais voulu assumer leur rôle historique. En démissionnant, ils ont trahi le peuple.

Au juste, disons-nous cette vérité, entre camarades, cette vérité qui est une obligation révolutionnaire. Tout cela est arrivé, parce que les politiques sont sans conviction. Chacun veut une place et se taire. Fatalement, la collusion entre un monde politique sans idéal et un monde économique au dessein inavoué, donne naissance à ce que nous voyons, une monstrueuse désillusion pour tous.

N’est-ce pas Ahrens Heinrich qui écrivait dans son cours de droit naturel au 19ème siècle ces mots :

« L’ordre politique, en se détachant de plus en plus des principes de l’ordre moral, favorise tous les instincts égoïstes, et amène la dissolution de la société. »
Il est temps de se ressaisir.
C’est ce constat qui a conduit a la création de l’Observatoire de l’Etat de Droit, pour dire, malienne et malien, réveillez-vous si vous dormez.

Levez-vous si vous êtes assis.
Nous vous disons, « ni an gnan da, an sara. »

Comme l’écrivait Lamartine, nous pouvons aussi déclamer ces vers :

Honte à qui peut chanter pendant que Rome brûle,/S’il n’a l’âme et la lyre et les yeux de Néron,/Pendant que l’incendie en fleuve ardent circule/Des temples aux palais, du Cirque au Panthéon !/Honte à qui peut chanter pendant que chaque femme/Sur le front de ses fils voit la mort ondoyer,/ Que chaque citoyen regarde si la flamme/Dévore déjà son foyer !
Honte à qui peut chanter pendant que les sicaires/En secouant leur torche aiguisent leurs poignards./Jettent les dieux proscrits aux rires populaires,/Ou traînent aux égouts les bustes de César !/C’est l’heure de combattre avec l’arme qui reste ;/C’est l’heure de monter au rostre ensanglanté,/Et de défendre au moins de la voix et du geste/Rome, les dieux, la liberté !
Notre Rome à nous, c’est le Mali. Alors n’insultons plus nos martyrs qui d’un sommeil éternel dorment. Souvenons-nous de leurs sacrifices et combattons justement le combat de la démocratie vraie et de l’Etat de droit, pour que le Mali occupe sérieusement sa place au soleil. »
P/ le Comité Exécutif de l’OED
Le Président
Daniel Amagoin Tessougué]]> </content:encoded>
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<title>Qu’est&#45;ce que la démocratie ? &amp;quot;La démocratie est le pouvoir du peuple, exercé par le peuple et pour le peuple&amp;quot;</title>
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<pubDate>Thu, 10 Mar 2011 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Flambeau</dc:creator>
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<title>ATT à propos du 26 mars :\ Certaines personnes font du 26 mars un fonds de commerce &amp;quot;</title>
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<pubDate>Fri, 04 Mar 2011 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: rgb(51, 51, 153);"><em><strong><span style="font-size: x-small;">Le pr&eacute;sident de la R&eacute;publique Amadou Toumani Tour&eacute;, lors de la c&eacute;r&eacute;monie de lancement de la quatri&egrave;me vague des jeunes volontaires de l'Agence pour l'emploi des jeunes (Apej) s'en est offusqu&eacute; &agrave; propos du ''26 mars'', date anniversaire de la fin de la dictature.</span></strong></em></span><span style="font-size: x-small;"><br />rn<br />rn&nbsp;Pour lui, &quot; certaines personnes font du ''26 mars un fonds de commerce &quot;. Or, pour ATT, surnomm&eacute; ''l'homme du 26 mars, lui-m&ecirc;me se demanderait un jour ce qu'il a pu faire pour le 26 mars. Par sa fa&ccedil;on de parler, on sent que le pr&eacute;sident et non moins acteur de l'av&egrave;nement du pluralisme politique est f&acirc;ch&eacute;. Qui sont ces personnes ? C'est la question que nous sommes en droit de nous poser puisque le pr&eacute;sident ne l'a pas dit.<br /></span></p>

<p><span style="font-size: x-small;">&quot; La guerre contre Aqmi n'est pas notre guerre &quot;<br />rnATT a la mauvaise r&eacute;putation de r&eacute;pondre aux rumeurs et m&ecirc;me &agrave; ce qui se dit dans les ''grins'', sur n&rsquo;importe quel cr&eacute;neau. Profitant de la m&ecirc;me c&eacute;r&eacute;monie (cit&eacute;e plus haut), il lan&ccedil;a : &quot; les jeunes autour de leur th&eacute; dans les grins se posent des questions sur le non engagement du Mali dans la guerre contre Aqmi. La guerre contre Aqmi n'est pas notre guerre. Je connais la guerre&hellip;Je sais ce que c'est &quot;.<br /></span></p>

<p><span style="font-size: x-small;">&nbsp;Par ces mots, ATT ne r&eacute;pond pas seulement aux jeunes, mais surtout &agrave; tous ceux&nbsp; qui accusent le Mali d'&ecirc;tre le ventre mou de la r&eacute;gion dans la lutte contre Al Qaeda au Maghreb islamique. <br />rnEt la guerre contre Aqmi, c'est la guerre de qui alors ? Celle des Occidentaux ? <br />rnStage de qualification des jeunes dipl&ocirc;m&eacute;s dans les services publics<br />rnLe nombre sera revu &agrave; la hausse en 2012</span></p>

<p><span style="font-size: x-small;"><br />rnLors de la c&eacute;r&eacute;monie de lancement de la quatri&egrave;me vague du stage de qualification des jeunes dipl&ocirc;m&eacute;s, jeudi dernier, au Cicb, le pr&eacute;sident de la R&eacute;publique, Amadou Toumani Tour&eacute;, a annonc&eacute; que le nombre de stagiaire qui est actuellement de 3000 passera, l'ann&eacute;e prochaine, &agrave; 5000 jeunes. L'annonce a &eacute;t&eacute; chaudement applaudie par les centaines de jeunes qui ont pris d'assaut la grande salle du Centre international des conf&eacute;rences o&ugrave; se d&eacute;roulait la c&eacute;r&eacute;monie. <br />rnCe qui n'est pas rien. Quand on sait que les jeunes dipl&ocirc;m&eacute;s se comptent aujourd'hui par milliers et presque tous dorment &agrave; la maison ou se regroupent autour du th&eacute; toute la journ&eacute;e, toute la nuit faute d'emploi. Cette initiative pr&eacute;sidentielle est salutaire. <br />rnATT aux jeunes<br /></span></p>

<p><span style="font-size: x-small;">&quot; Dites leurs que vous n'&ecirc;tes pas venus pour faire du th&eacute; &quot;<br />rnLes jeunes volontaires de l'Agence pour l'emploi des jeunes envoy&eacute;s dans les services publics et priv&eacute;s ne sont pas utilis&eacute;s &agrave; bon escient. C'est le constat qui se d&eacute;gage depuis que le programme a commenc&eacute; il y a six ans. Au lieu d'apprendre &agrave; travailler, ils sont utilis&eacute;s surtout dans les services publics &agrave; faire du th&eacute; ou des courses&hellip;personnelles du boss. Le constat est que m&ecirc;me ceux qui sont &agrave; la fonction publique ne travaillent pas &agrave; plein temps. ''C'est pourquoi beaucoup de jeunes volontaires&nbsp; se contentent de se rendre &agrave; leur lieu de stage une ou deux fois par semaine'', nous a confi&eacute; un ancien stagiaire. En disant aux jeunes &quot; dites leurs que vous n'&ecirc;tes pas venus pour faire du th&eacute; &quot;, le pr&eacute;sident va-t-il mettre fin &agrave; ce ph&eacute;nom&egrave;ne ?&nbsp; Rien n'est moins s&ucirc;r. <br />rn<br />rn<br /></span></p>
<p>"</p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Démocratie : rnLes gouvernances en cause</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/democratie/democratie-rnles-gouvernances-en-cause-18063.html</link>
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<pubDate>Wed, 23 Feb 2011 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p><span><!--[if gte mso 9]><xml>rn<w:WordDocument>rn<w:View>Normal</w:View>rn<w:Zoom>0</w:Zoom>rn<w:HyphenationZone>21</w:HyphenationZone>rn<w:PunctuationKerning />rn<w:ValidateAgainstSchemas />rn<w:SaveIfXMLInvalid>false</w:SaveIfXMLInvalid>rn<w:IgnoreMixedContent>false</w:IgnoreMixedContent>rn<w:AlwaysShowPlaceholderText>false</w:AlwaysShowPlaceholderText>rn<w:Compatibility>rn<w:BreakWrappedTables />rn<w:SnapToGridInCell />rn<w:WrapTextWithPunct />rn<w:UseAsianBreakRules />rn<w:DontGrowAutofit />rn</w:Compatibility>rn<w:BrowserLevel>MicrosoftInternetExplorer4</w:BrowserLevel>rn</w:WordDocument>rn</xml><![endif]--><!--[if gte mso 9]><xml>rn<w:LatentStyles DefLockedState="false" LatentStyleCount="156">rn</w:LatentStyles>rn</xml><![endif]--><!--[if !mso]><objectrnclassid="clsid:38481807-CA0E-42D2-BF39-B33AF135CC4D" id=ieooui></object>rn<br />
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<style>rn/* Style Definitions */rntable.MsoNormalTablern{mso-style-name:"Tableau Normal";rnmso-tstyle-rowband-size:0;rnmso-tstyle-colband-size:0;rnmso-style-noshow:yes;rnmso-style-parent:"";rnmso-padding-alt:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt;rnmso-para-margin:0cm;rnmso-para-margin-bottom:.0001pt;rnmso-pagination:widow-orphan;rnfont-size:10.0pt;rnfont-family:"Times New Roman";rnmso-ansi-language:#0400;rnmso-fareast-language:#0400;rnmso-bidi-language:#0400;}rn</style>
<![endif]--><b style=""><i style=""><span style="line-height: 115%; font-family: Arial; color: rgb(51, 51, 153);">Les remous dans les pays arabes posent &eacute;videmment la question de la gouvernance. Lors de ces manifestations, le mod&egrave;le d&eacute;mocratique est r&eacute;clam&eacute;. Suffira-t-il pour apaiser les r&eacute;voltes&nbsp;? La question est d'autant plus troublante que des chefs d'Etats comme&nbsp; Zine Abidine Ben Ali et Hosni Moubarak ont &eacute;t&eacute; d&eacute;sign&eacute;s &agrave; la suite d'&eacute;lections. On pourrait s&ucirc;rement r&eacute;torquer que, pour le cas de Hosni Moubarak, le syst&egrave;me &eacute;lectoral &eacute;tait fauss&eacute; par l&rsquo;absence de concurrents. Toujours est-il que les r&eacute;volutions dans ces pays ont pos&eacute; des probl&eacute;matiques de gestion politique. C&rsquo;est dire que les chefs d'Etat ne peuvent plus uniquement se pr&eacute;valoir des &eacute;lections pour justifier leur pouvoir.</span></i></b></span></p>

<p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"><span><span style="line-height: 115%; font-family: Arial;">&nbsp;La l&eacute;gitimit&eacute; est une donn&eacute;e devenue &eacute;vidente. Il faut surtout adh&eacute;rer au corps social. C&rsquo;est pourquoi, interview&eacute; par la presse internationale, le pr&eacute;sident ATT avait indiqu&eacute;&nbsp;: &lsquo;&rsquo; je souhaite au Mali d'avoir un tr&egrave;s bon pr&eacute;sident, pond&eacute;r&eacute;, ouvert, disponible, travailleur, et surtout profond&eacute;ment enracin&eacute; dans nos valeurs de culture.&rsquo;&rsquo; En fait, la gestion de l&rsquo;Etat ne se limite pas au niveau central ou institutionnel. Il faut une dimension beaucoup plus sociale et c&rsquo;est faute de l&rsquo;avoir appliqu&eacute; que des chefs d'Etat se retrouvent confront&eacute;s &agrave; leurs populations. Les principales accusations portent surtout sur l&rsquo;accaparement du pouvoir par des clans, familles et amis et la mauvaise gouvernance. </span></span></p>

<p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"><span><span style="line-height: 115%; font-family: Arial;">Le mode de d&eacute;signation des gouvernants, &agrave; lui seul, ne suffit donc plus pour s&rsquo;arroger le principe de d&eacute;mocratie et diriger certains pays. C&rsquo;est pourquoi les souhaits du pr&eacute;sident de la R&eacute;publique ATT ont valeur de mise en garde. L&rsquo;exp&eacute;rience du pouvoir lui a fait tirer la sonnette d'alarme sur&nbsp; la n&eacute;cessit&eacute; de l&rsquo;enracinement dans nos valeurs de culture qui explique le besoin de l&eacute;gitimit&eacute; des leaders. Il faut effectivement que les citoyens se reconnaissent dans la mani&egrave;re dont leur cit&eacute; est g&eacute;r&eacute;e. A ce titre, le clan, la famille et les amis ne peuvent constituer la majorit&eacute;. Or, une minorit&eacute; ne peut confisquer la d&eacute;mocratie.</span></span></p>

<p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"><span><span style="line-height: 115%; font-family: Arial;">Baba Demb&eacute;l&eacute;</span></span></p>
<p>"</p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Déclaration de la coordination malienne des organisations démocratiques (CO.MODE)</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/democratie/declaration-de-la-coordination-malienne-des-organisations-democratiques-co-mode-17907.html</link>
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<pubDate>Fri, 18 Feb 2011 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<title>Problématique du devenir :Quelle démocratie pour l’Afrique ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/democratie/problematique-du-devenir-rnquelle-democratie-pour-l%25e2%2580%2599afrique%25c2%25a0-17708.html</link>
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<pubDate>Tue, 15 Feb 2011 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p><span><span style="color: rgb(51, 51, 153);"><em><strong>Notre objectif n&rsquo;est pas ici de tracer une voie de d&eacute;veloppement que l&rsquo;Afrique se doit de suivre, car serait l&agrave; une assez grande pr&eacute;tention. Nous voulons simplement contribuer au d&eacute;but sur le devenir des peuples d'Afrique. Cela, nous appara&icirc;t absolument indispensable quand on sait que le continent africain se meurt aujourd'hui, plus que jamais, de tous les maux.</strong></em></span><br />rn<br />rnHier, les peuples laborieux d'Afrique furent victimes de la traite n&eacute;gri&egrave;re et du colonialisme. Rappelons &agrave; cet effet que cette odieuse traite a co&ucirc;t&eacute; &agrave; l&rsquo;Afrique 400 (quatre cents) millions de bras valides.<br />rnQuant au colonialisme, il a tout simplement d&eacute;peupl&eacute; notre continent et l&rsquo;a pill&eacute; de toutes ses ressources naturelles et pour preuve&nbsp;: pendant un quart de si&egrave;cle, l&rsquo;Afrique a servi de r&eacute;servoir de mati&egrave;res premi&egrave;res pour les usines d'Europe occidentale.<br />rn<br />rnLes produits finis qui sortaient de ces usines revenaient aux Africains &agrave; des prix exorbitants. Le colonisateur, en retournant chez lui a c&eacute;d&eacute; le pouvoir &agrave; ses valets africains. Comme pour dire avec Kwam&eacute; Nkrumah que &laquo;les blancs sont partis pour mieux rester&raquo;.<br />rn<br />rnApr&egrave;s le r&eacute;gime colonial, l&rsquo;Afrique est tomb&eacute;e dans le n&eacute;o-colonialisme avec comme caract&eacute;ristique essentielle la poursuite de l&rsquo;exploitation des ressources humaines et naturelles propres &agrave; notre continent. Pour le besoin de la cause, &laquo;les ex colonisateurs blancs&raquo; ont install&eacute; &agrave; la t&ecirc;te de nos Etats des hommes enti&egrave;rement acquis &agrave; leur cause.<br />rn<br />rnLe coup d'Etat de Moussa Traor&eacute; contre le pr&eacute;sident Modibo Ke&iuml;ta fut l&rsquo;expression parlante de la volont&eacute; de l&rsquo;ex puissance coloniale de continuer &agrave; sucer le sang du peuple laborieux du Mali.<br />rnPendant 23 longues ann&eacute;es de dictature militaro- udpmiste, notre peuple a &eacute;t&eacute; humili&eacute;, embastill&eacute; et spoli&eacute; par la France et ses valets maliens. C&rsquo;est d'ailleurs pourquoi ce peuple s&rsquo;est lev&eacute; comme un seul homme pour dire &agrave; Moussa qu&rsquo;il ne pouvait plus continuer &agrave; diriger notre pays.<br />rn<br />rnLe 26 mars 1991, le peuple malien est venu &agrave; bout de l&rsquo;apache r&eacute;gime de Moussa Traor&eacute;. Celui-ci a &eacute;t&eacute; l&acirc;ch&eacute; par la France coloniale d&egrave;s lors qu&rsquo;il a os&eacute; dire &agrave; la face de Fran&ccedil;ois Mitterrand, ancien pr&eacute;sident fran&ccedil;ais, que la &laquo;d&eacute;mocratie n&rsquo;est pas une camisole de force&raquo;. C&rsquo;&eacute;tait au sommet de la Baule de 1990.<br />rn<br />rnA l&rsquo;int&eacute;rieur des fronti&egrave;res nationales, sachant in&eacute;vitablement la chute du r&eacute;gime du g&eacute;n&eacute;ral Moussa Traor&eacute;, celui-ci a &eacute;t&eacute; trahi par ses plus fid&egrave;les serviteurs. Ceux-ci ont vite fait de retourner leurs vestes pour se m&eacute;tamorphoser en &laquo;bons d&eacute;mocrates&raquo;. En tout cas, lors d'un semblant de proc&egrave;s de Moussa Traor&eacute; et compagnons d'infortune, le g&eacute;n&eacute;ral a demand&eacute;&nbsp; qu&rsquo;on lui apporte au tribunal le cahier d'entr&eacute;e et de sortie du palais de Koulouba. Cela pouvait certainement apporter au peule malien une certaine lumi&egrave;re sur les acteurs du mouvement d&eacute;mocrate. H&eacute;las, en r&eacute;ponse &agrave; cette demande, la cour s&rsquo;est d&eacute;clar&eacute;e suffisamment.<br />rn<br />rnLe verdict tomb&eacute; a &eacute;t&eacute; lu avec une si grande rapidit&eacute; que les hommes avertis ont compris que la condamnation &agrave; mort de Moussa et de ses deux g&eacute;n&eacute;raux complices &eacute;tait un trompe- l&rsquo;&oelig;il.<br />rnEn clair, la r&eacute;volution de mars 1991 a vite &eacute;t&eacute; r&eacute;cup&eacute;r&eacute;e pour sauver Moussa et ses hommes. Ne pas le reconna&icirc;tre, c&rsquo;est insulter la m&eacute;moire de ceux qui sont morts pour la cause de la d&eacute;mocratie. <br />rnApr&egrave;s Moussa, rien n&rsquo;a fondamentalement chang&eacute;&nbsp;: la gabegie, l&rsquo;escroquerie, les vendettas financi&egrave;res, la d&eacute;linquance financi&egrave;re, le n&eacute;potisme, l&rsquo;achat des consciences, la surfacturation, la flamb&eacute;e illicite de presque de tous les prix des articles de commerce, sont, entre autres, devenus des r&egrave;gles de fonctionnement de la soci&eacute;t&eacute; malienne. Mais il ne pouvait en &ecirc;tre autrement quand on sait que le cri de c&oelig;ur des travailleurs maliens qui n&rsquo;&eacute;tait autre que le &laquo;Kokadj&egrave;&raquo;, a &eacute;t&eacute; diabolis&eacute; par bien d'acteurs du mouvement d&eacute;mocratique. Tout s&rsquo;est pass&eacute; comme si l&rsquo;on avait dit &agrave; Moussa&nbsp;:&nbsp;&laquo;&Ocirc;tes-toi du tr&ocirc;ne pour que nous y arrivons&raquo;.<br />rn<br />rnEn tout &eacute;tat de cause, la d&eacute;mocratie malienne est loin d'honorer ceux qui ont vers&eacute; leur sang pour l&rsquo;av&egrave;nement d'un Mali nouveau &eacute;pris de justice sociale et surtout de d&eacute;veloppement.<br />rnL&rsquo;&eacute;cole malienne est au bas de l&rsquo;&eacute;chelle scolaire mondiale. C&rsquo;est dire que la d&eacute;sertification intellectuelle d&eacute;cri&eacute;e par les patriotes sous Moussa ne fait que se d&eacute;velopper d&eacute;sagr&eacute;ablement.<br />rnAujourd'hui, il appara&icirc;t clairement que les enfants des pauvres perdent de plus en plus dans les faits leur droit l&eacute;gitime &agrave; l&rsquo;instruction. Mais cette d&eacute;confiture du syst&egrave;me &eacute;ducatif malien ne nous fait pas ignorer les efforts entrepris par le ministre de l&rsquo;Education, de l&rsquo;Alphab&eacute;tisation et des Langues nationales, M. Salikou Sanogo, pour r&eacute;ussir le pari du redressement de notre &eacute;cole. Souhaitons que l&rsquo;&oelig;uvre du Pr. Salikou se poursuive longtemps car il est de coutume chez nous que d&egrave;s lors que des responsables travaillent de fa&ccedil;on patriotique, ils sont appel&eacute;s &agrave; ne pas continuer leur &oelig;uvre de construction nationale &agrave; cause que ceux qui les rel&egrave;vent ont du m&eacute;pris pour les int&eacute;r&ecirc;ts fondamentaux des travailleurs.<br />rn<br />rnLes centres de sant&eacute; du Mali constituent des mouroirs pour la population malienne. Nul doute aujourd'hui que toutes les denr&eacute;es de premi&egrave;re n&eacute;cessit&eacute; connaissent une extraordinaire flamb&eacute;e des prix au grand dame des consommateurs maliens.<br />rn<br />rnDans le m&ecirc;me temps, les beaux discours s&rsquo;encha&icirc;nent sur la bonne sant&eacute; de la d&eacute;mocratie au Mali. Quelle farce politique&nbsp;! C&rsquo;est quand tous les prix grimpent sauvagement que l&rsquo;on attribue &agrave; notre pr&eacute;sident une m&eacute;daille de patriotisme et de travail bien fait.<br />rn<br />rnEn tout cas, les Maliens ne sont pas dupes&nbsp;: aujourd'hui, le peuple travailleur souffre dans sa chair et dans sa conscience les affres d'une d&eacute;mocratie &agrave; la bourgeoise qui affame l&rsquo;&eacute;crasante majorit&eacute; de la population malienne et installe l&rsquo;infime minorit&eacute; des Maliens dans l&rsquo;opulence la plus arrogante et la plus insultante.<br />rn<br />rnEn fait, la d&eacute;mocratie en cours au Mali ne peut servir les int&eacute;r&ecirc;ts sup&eacute;rieurs de notre peuple laborieux. Elle est plut&ocirc;t au service des plus nantis. C&rsquo;est bien cela que l&rsquo;on appelait dans la Gr&egrave;ce antique la ploutocratie ou le pouvoir de l&rsquo;argent.<br />rn<br />rnA lire dans les &eacute;v&eacute;nements en cours sur le continent africain, l&rsquo;on ne peut s&rsquo;emp&ecirc;cher de constater qu&rsquo;ils sont l&rsquo;exp
ression la plus parlante de l&rsquo;&eacute;chec de la d&eacute;mocratie capitaliste bourgeoise que l&rsquo;on tente d'imposer &agrave; nos peuples depuis la d&eacute;sagr&eacute;gation de l&rsquo;Union des R&eacute;publiques socialistes sovi&eacute;tiques (URSS).<br />rn<br />rnAinsi, en C&ocirc;te d'Ivoire et cela depuis maintenant dix (10) ans, les populations de ce pays sont dans la hantise du lendemain &eacute;tant tenaill&eacute;es par le r&eacute;gime de Laurent Gbagbo et ses opposants.<br />rnLa suite n&rsquo;&eacute;chappe &agrave; personne&nbsp;: le pr&eacute;sident sortant, refusant de c&eacute;der le tr&ocirc;ne &agrave; Alassane Dramane Ouattara joue sur le temps. Apr&egrave;s moult tractations de la CEDEAO, le bras de fer se poursuit entre les pros et les anti- Gbagbo. Une autre mission est &agrave; pied d'oeuvre&nbsp; pour trouver, dit- on, une issue pacifique &agrave; la crise post&eacute;lectorale. De l&rsquo;autre c&ocirc;te, l&rsquo;on penche de plus en plus vers l&rsquo;option militaire malgr&eacute; le grain de sable jet&eacute; dans la marre par Jacob Zuma de l&rsquo;Afrique du Sud.<br />rn<br />rnCe qui est clair, Gbagbo ne peut &ecirc;tre consid&eacute;r&eacute; comme socialiste &agrave; moins de vouloir insulter le peuple ivoirien et son avenir. Loin de nous ici l&rsquo;id&eacute;e de voir en Alassane l&rsquo;heureux repr&eacute;sentant des int&eacute;r&ecirc;ts r&eacute;volutionnaires du peuple laborieux de C&ocirc;te d'Ivoire, il faut reconna&icirc;tre qu&rsquo;en s&rsquo;engageant dans les &eacute;lections de type bourgeois, Gbagbo&nbsp; a creus&eacute; son propre tombeau. C&rsquo;est donc pourquoi, il doit c&eacute;der le tr&ocirc;ne &agrave; son rival Outtara pour &eacute;viter &agrave; leur peule des lendemains tr&egrave;s douloureux.<br />rnLes soul&egrave;vements populaires en Tunisie, en Egypte, en Alg&eacute;rie sont les signes avant coureurs du d&eacute;but de la fin des r&eacute;gimes autocratiques qui se sont donn&eacute; le droit de tout oser et de tout faire au nom de la l&eacute;galit&eacute; constitutionnelle.<br />rn<br />rnLa premi&egrave;re certitude &agrave; ce jour, c&rsquo;est que les peuples laborieux d'Afrique aspirent tous &agrave; une d&eacute;mocratie de type nouveau &agrave; l&rsquo;avantage des travailleurs et aux d&eacute;pens de ceux et de celles qui ont toujours suc&eacute; le sang des pauvres.<br />rn<br />rnLa deuxi&egrave;me certitude &agrave; ce jour, c&rsquo;est que le vent qui souffle actuellement en Afrique blanche va balayer tout notre continent et l&agrave; c&rsquo;est tout simplement une question de temps.<br />rnLa troisi&egrave;me certitude, c&rsquo;est que la d&eacute;mocratie, venue de l&rsquo;Occident capitaliste, qui est tout sauf la d&eacute;mocratie, a montr&eacute;&nbsp; toutes ses limites objectives.<br />rn<br />rnLa nouvelle dynamique initi&eacute;e par les peuples d'Afrique blanche finira par aider les peuples du reste du continent &agrave; se d&eacute;barrasser des pouvoirs corrompus et spoliateurs car la nature n&rsquo;a donne &agrave; personne le droit de sucer le sang des autres.<br />rn<br />rnLa d&eacute;mocratie dont nos travailleurs ont besoin, c&rsquo;est bien uniquement la d&eacute;mocratie par les peuples et pour les peuples eux-m&ecirc;mes. Cette d&eacute;mocratie &agrave; construire en Afrique se veut la n&eacute;gation pleine et enti&egrave;re de celle colport&eacute;e d'Occident capitaliste dont la marque principale est de ne jamais porter &agrave; la t&ecirc;te des hommes acquis &agrave; la seule cause des masses travailleuses d'Afrique et aux d&eacute;pens des valets africains et de leurs soldats de conscience que sont les messies du monde occidental capitaliste.</span></p>

<p><span>L&rsquo;Afrique doit repartir en comprenant avec le chercheur allemand Karl Marx que la lutte des classes est le moteur de l&rsquo;histoire depuis la fin de la soci&eacute;t&eacute; communautaire primitive.<br />rn<br />rnLes pouvoirs publics actuels en Afrique tentent d'effacer cette simple v&eacute;rit&eacute; qu&rsquo;autant le chat ne fera rien pour le bonheur des souris, autant il est illusoire de croire que la d&eacute;mocratie capitaliste servira les int&eacute;r&ecirc;ts fondamentaux des masses travailleuses.<br />rn<br />rnLa dignit&eacute; de l&rsquo;intellectuel africain est de travailler &agrave; &eacute;clairer les peuples laborieux d'Afrique sur la nature spoliatrice des d&eacute;mocraties capitalistes bourgeoises que l&rsquo;on fait avaler &agrave; ces peuples. Lorsque nous disons l&rsquo;Intellectuel Afrique, il d'agit de celui qui ne triche ni avec sa propre conscience ni avec celles des masses travailleuses d'Afrique.<br />rn<br />rnUne Afrique en charpie est une menace, amis une Afrique lib&eacute;r&eacute;e de la d&eacute;mocratie r&eacute;actionnaire bourgeoise est une promesse pour le monde entier.<br />rnVivement l&rsquo;Afrique aux Vrais africains.<br />rn<br />rn<strong>Fod&eacute; KEITA</strong><br /></span></p>
<p>"</p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Démocratie polluée :Au secours, les émirs de l’argent nous tiennent</title>
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<pubDate>Mon, 07 Feb 2011 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le National</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p><span><!--[if gte mso 9]><xml>rn<w:WordDocument>rn<w:View>Normal</w:View>rn<w:Zoom>0</w:Zoom>rn<w:HyphenationZone>21</w:HyphenationZone>rn<w:PunctuationKerning />rn<w:ValidateAgainstSchemas />rn<w:SaveIfXMLInvalid>false</w:SaveIfXMLInvalid>rn<w:IgnoreMixedContent>false</w:IgnoreMixedContent>rn<w:AlwaysShowPlaceholderText>false</w:AlwaysShowPlaceholderText>rn<w:Compatibility>rn<w:BreakWrappedTables />rn<w:SnapToGridInCell />rn<w:WrapTextWithPunct />rn<w:UseAsianBreakRules />rn<w:DontGrowAutofit />rn</w:Compatibility>rn<w:BrowserLevel>MicrosoftInternetExplorer4</w:BrowserLevel>rn</w:WordDocument>rn</xml><![endif]--><!--[if gte mso 9]><xml>rn<w:LatentStyles DefLockedState="false" LatentStyleCount="156">rn</w:LatentStyles>rn</xml><![endif]--><!--[if gte mso 10]>rn<br />
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<![endif]-->  <b style=""><i style=""><span style="font-family: Arial; color: rgb(51, 51, 153);">La d&eacute;mocratie malienne, qui a longtemps navigu&eacute; au z&eacute;nith, vogue d&eacute;sormais dans les t&eacute;n&egrave;bres de la corruption et de l&rsquo;enrichissement effr&eacute;n&eacute; d'une minorit&eacute; arrogante. L&rsquo;argent est le nerf de la guerre et certains en ont &agrave; gogo au point de se permettre tout, m&ecirc;me &agrave; s&rsquo;&eacute;riger en manipulateurs professionnels des consciences. R&eacute;sultat&nbsp;: une d&eacute;mocratie en errance qui demande &agrave; &ecirc;tre d&eacute;pollu&eacute;e.</span></i></b></span></p>

<p class="MsoNormal"><span><span style="font-family: Arial;">C&rsquo;est que, vingt ans seulement apr&egrave;s la R&eacute;volution du 26 mars 1991, la d&eacute;mocratie malienne n&rsquo;est plus qu&rsquo;un gigantesque bonneteau pour des marchands d'illusions pleins aux as. Des motivations individualistes mercantilistes, que l&rsquo;on voit partout gagner du terrain au d&eacute;triment des aspirations collectives et nobles, au point de para&icirc;tre banales, risquent de sacrifier &agrave; la longue l&rsquo;avenir national au culte de l&rsquo;instant. Triste perspective pour une grande nation comme celle qui s&rsquo;est forg&eacute;e durant des si&egrave;cles sur les rives du Niger et du S&eacute;n&eacute;gal. L&rsquo;&eacute;v&egrave;nement de la &laquo;&nbsp;<i style="">m&eacute;daille d'or du Cinquantenaire&nbsp;&raquo;</i> que le Stade omnisports Modibo Ke&iuml;ta a abrit&eacute; le samedi dernier ne dit en tout cas pas autre chose.</span></span></p>

<p class="MsoNormal"><span><span style="font-family: Arial;">Qui n&rsquo;a pas vu les Jeamille Bittar, Bakary Togola et Mamadou Minkoro Traor&eacute; plastronner au milieu de la d&eacute;ferlante humaine dont ils savent pourtant que la mobilisation et l&rsquo;enthousiasme n&rsquo;ont rien de spontan&eacute; ni de naturel&nbsp;? Qui n&rsquo;a pas compris que le cirque ne fut que parce que l&rsquo;argent a coul&eacute; &agrave; flots&nbsp;? Qui ignore que ce n&rsquo;&eacute;tait rien de moins qu&rsquo;un test grandeur nature pour le viol prochain de la d&eacute;mocratie&nbsp;? Bref, le Mali n&rsquo;appartient plus qu&rsquo;aux riches. Toute qu&ecirc;te d'&eacute;gale citoyennet&eacute; est d&eacute;sormais vou&eacute;e &agrave; l&rsquo;&eacute;chec. Du moins tant que le peuple se complaira dans son attitude d&eacute;faitiste.</span></span></p>

<p class="MsoNormal"><span><span style="font-family: Arial;">Dans ces m&ecirc;mes colonnes Amadou N&rsquo;Fa Diallo &eacute;crivait dans un article consacr&eacute; &agrave; la gouvernance par la corruption sous Amadou Toumani Tour&eacute;&nbsp;: &laquo; <i style="">ATT, cependant, &agrave; titre personnel, en tire un grand b&eacute;n&eacute;fice. Lui et son clan, qui ont inspir&eacute; le fameux Sphinx (auteur du livre &laquo;&nbsp;Att-cratie&hellip;&nbsp;&raquo;), nagent dans le beurre alors que les autres Maliens v&eacute;g&egrave;tent.</i>&nbsp;<i style="">Oui, ATT laisse faire les siens comme bon leur semble, il est donc leur complice actif. Tous occup&eacute;s de fastes, de folies de grandeur et d'intrigues, ils sont habiles &agrave; s&rsquo;enrichir, en d&eacute;robant tout ce qu&rsquo;ils peuvent de l&rsquo;argent du pays. Leurs femmes, leurs fils et leurs filles avec leurs nombreuses accointances suspectes, tous lourdement apanag&eacute;s, s&rsquo;adonnent &agrave; un pillage et &agrave; un luxe pas du tout ignor&eacute;s. Le pays va mal, il souffre. La blessure qui lui set faite r&eacute;guli&egrave;rement est toujours profonde. Et montent les col&egrave;res et les rancunes dont ils ne se soucient point. Celles-ci sont pour l&rsquo;heure contenues. Mais pour combien de temps encore&nbsp;?&nbsp;&raquo;</i> Voil&agrave; la r&eacute;alit&eacute; qui nargue le plus grand nombre.</span></span></p>

<p class="MsoNormal"><span><span style="font-family: Arial;">Toute soci&eacute;t&eacute; a besoin de r&egrave;gles et de valeurs pour survivre. Le Mali est en train d'&eacute;garer sa boussole, sinon perdre ses rep&egrave;res. La moindre cons&eacute;quence est la permissivit&eacute; de notre d&eacute;mocratie qui s&rsquo;accommode d&eacute;sormais du n&eacute;potisme, du client&eacute;lisme et de l&rsquo;affairisme ambiant avec les privil&egrave;ges que ces tares octroient &agrave; l&rsquo;infime minorit&eacute; qui a les faveurs de Koulouba. Les abus, g&acirc;chis et gaspillages en tout genre qui minent le pays sont maintenant sont maintenant trop visibles pour &ecirc;tre masqu&eacute;s. Mais les g&acirc;chis et les injustices nombreuses non point&eacute;s parce que subtiles perp&eacute;tr&eacute;s avec une d&eacute;moniaque dext&eacute;rit&eacute;, sont davantage pernicieux.</span></span></p>

<p class="MsoNormal"><span><span style="font-family: Arial;">Au Mali, il ne faut pas se leurrer, nous avons maintenant une d&eacute;mocratie des lobbies et des &eacute;mirs de l&rsquo;argent et, comme telle, plus mafieuse que ne le sont les parrains des cartels de la Sicile. Une d&eacute;mocratie o&ugrave; les int&eacute;r&ecirc;ts personnels sont au c&oelig;ur des plans et strat&eacute;gies pour le d&eacute;veloppement dit national. Une d&eacute;mocratie o&ugrave; les proph&egrave;tes de la fraude et des d&eacute;tournements sont plus l&eacute;gitimes que les citoyens honn&ecirc;tes et o&ugrave; les manquements &agrave; la vertu sont cot&eacute;s &agrave; la Bourse au d&eacute;triment du respect des r&egrave;gles de l&rsquo;&eacute;thique. C&rsquo;est tout simplement une d&eacute;mocratie en errance qui demande &agrave; &ecirc;tre d&eacute;pollu&eacute;e.</span></span></p>

<p class="MsoNormal">&nbsp;</p>

<p><span>rn
<p class="MsoNormal"><b style=""><span style="font-family: Arial;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Housseyni Barry</span></b></p>
</span></p>

<p class="MsoNormal"><span><span style="font-family: Arial;">&nbsp;</span></span></p>
<p>"</p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Association Démocratie en Afrique : L’interpellation du MARD face la situation inquiétante</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/democratie/association-democratie-en-afrique-l%25e2%2580%2599interpellation-du-mard-face-la-situation-inquietante-1475.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 25 Jan 2011 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em><span lang="FR">Le Mouvement d’action et de réflexion pour le développement (Mard) a organisé le 20 janvier 2011, au Carrefour des Jeunes de Bamako, une conférence débat dont le thème portait sur: « Etat de la démocratie en Afrique, la situation de la jeunesse».</span></em></strong>
<p class="MsoNormal"><span><span lang="FR">Pour l’animer, les responsables du Mard ont fait recours à Dr Modibo Soumaré, président d’honneur du Mard et président de l’Union des patriotes pour la république (URP) qui avait à ses côtés le président du Mard, Mohamed Diallo ;  Alioune Guèye et le modérateur, Bassi Diarra. Il y avait aussi des acteurs du mouvement démocratique comme le professeur Ali Nouhoum Diallo, et beaucoup de jeunes. </span></span><span lang="FR"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span><span lang="FR">Selon  le Mard, depuis l’avènement de la démocratie en Afrique, la jeunesse est un peu mise en marge du processus. C’est pourquoi, il s’agissait d’expliquer la façon dont le Mard voit la démocratie africaine, comment participer à l’édification de la démocratie en Afrique, c’est à dire, en faisant des propositions concrètes pour le devenir de l’Afrique. </span></span><span lang="FR"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span><span lang="FR">Pour Dr Modibo Soumaré, la démocratie africaine, après plus d’une vingtaine d’année de balbutiements dans les pays comme le Mali, le Sénégal, le Niger, la Côte d’Ivoire, le Bénin, le Ghana, la République Démocratique du Congo (RDC), le Libéria, le Gabon, le Togo, et la spécificité des pays du Maghreb, de la Mauritanie, de la Libye et de l’Egypte  se caractérise par «l’achacratie» (l’achat des consciences). Pour lui, la démocratie piégée dans laquelle on vit ne rend plus service au peuple de nos différents pays. Mais à certains acteurs politiques qui détournent l’argent du peuple à des fins personnelles et partisanes. Cette situation qui entraine une perte de repères chez les citoyens, particulièrement la jeunesse, amène à se tourner vers le banditisme, le terrorisme, le trafic de stupéfiants etc.  Pour le cas de la jeunesse malienne, par exemple, le conférencier a souligné qu’il y a une très grande confusion entre enfance et jeunesse et plus grave encore, la même jeunesse est entraînée dans la corruption organisée et généralisée. De son point de vue, cette couche qui représente la frange la plus nombreuse ou la plus active et la plus en phase avec la nouvelle évolution du monde est superbement mise à la touche. La  preuve  est que, de 1992 à aujourd’hui, elle  est représentée par le taux de  4% dans les instances démocratiques. </span></span><span lang="FR"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span><span lang="FR">Comme propositions, le Mard pense que la jeunesse africaine doit se battre pour être représentée à tous les niveaux de la chaine de décision. Pour ce faire, il propose, entre autres, de moraliser la gestion de l’Etat, faire en sorte que les hommes politiques n’arrivent plus au pouvoir pour se servir de façon éhontée des richesses de l’Etat impunément, plafonner les dépenses des campagnes électorales, faire respecter par les classes politiques africaines un code de bonne conduite excluant « l’achacratie » et ses effets pervers, mettre les peuples africains au travail et partager les vertus du travail bien fait, valoriser la jeunesse en lui faisant confiance.</span></span><span lang="FR"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span><span lang="FR">Hadama B. Fofana </span></span><span lang="FR"></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Démocratie malienne :
Pas besoin d’un militaire supplémentaire</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/democratie/democratie-malienne-pas-besoin-d%25e2%2580%2599un-militaire-supplementaire-363.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 10 Dec 2010 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le National</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-size: x-small><b style=mso-bidi-font-weight: normal><i style=mso-bidi-font-style: normal><span style=color: #002060; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>La candidature du Docteur Modibo Sidib&eacute; est en passe de se r&eacute;aliser.<span style=mso-spacerun: yes>&nbsp; </span>Une candidature qui s&rsquo;annonce comme un cheveu dans la soupe. Dans la soupe d&eacute;mocratique malienne.</span></i></b><i style=mso-bidi-font-style: normal><span style=color: #002060; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><span style=mso-spacerun: yes>&nbsp; </span></span></i></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify>&nbsp;</p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-size: x-small><span style=line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>Disons-le&nbsp;! Et toute de suite&nbsp;! La d&eacute;mocratie malienne n&rsquo;a nul besoin d&rsquo;un militaire suppl&eacute;mentaire. D&rsquo;autant que les Maliens ont toujours montr&eacute; leur aversion pour les r&eacute;gimes militaires. Le G&eacute;n&eacute;ral ATT lui-m&ecirc;me en est persuad&eacute;. Sinon, pourquoi n&rsquo;a-t-il pas eu le courage politique de d&eacute;missionner de l&rsquo;arm&eacute;e&nbsp;? Silence, on ne d&eacute;range pas un Pr&eacute;sident qui inaugure. </span></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify>&nbsp;</p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-size: x-small><span style=line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>En revanche, revenons au Docteur Modibo Sidib&eacute; qui ferait un bon Ministre de </span></span><span style=font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><st1:personname w:st=on productid=la D&#65513;fense. Ou><span style=font-size: x-small>la D&eacute;fense. Ou</span></st1:personname><span style=font-size: x-small> de </span><st1:personname w:st=on productid=la S&#65513;curit&#65513;. Voire><span style=font-size: x-small>la S&eacute;curit&eacute;. Voire</span></st1:personname><span style=font-size: x-small> un excellent Ministre de </span><st1:personname w:st=on productid=la Justice. En><span style=font-size: x-small>la Justice. En</span></st1:personname><span style=font-size: x-small> raison de ses comp&eacute;tences pointues en mati&egrave;re de sciences p&eacute;nales et de criminologie. Encore que le politique peut avoir pris le dessus sur le fin connaisseur de ses domaines. Parce que dix-huit ans de natation discontinue<span style=mso-spacerun: yes>&nbsp; </span>dans la mare politique&nbsp;! </span></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify>&nbsp;</p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-size: x-small><span style=line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>Mais un militaire a beau s&eacute;journer dans<span style=mso-spacerun: yes>&nbsp; </span>la mare aux politiques, il n&rsquo;en deviendra pas pour autant un politique. M&ecirc;me s&rsquo;il nourrissait des ambitions politiques. </span></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify>&nbsp;</p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-size: x-small><span style=line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>D&rsquo;ailleurs, pourquoi va-t-il nourrir des ambitions politiques&nbsp;? Il a fait le choix d&rsquo;aller dans l&rsquo;arm&eacute;e. Sachant bien que celle-ci n&rsquo;a pas vocation politique.</span></span><span style=font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-size: x-small><span style=line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>D&rsquo;accord, au moment de son int&eacute;gration dans l&rsquo;arm&eacute;e, on y faisait carri&egrave;re.</span></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify>&nbsp;</p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-size: x-small><span style=line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>Mais, il a eu tout le temps de rendre son uniforme aux casernes. Pourquoi&nbsp;?</span></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify>&nbsp;</p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-size: x-small><span style=line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>Le virus de la politique aurait-il piqu&eacute; le super Officier de Police&nbsp;? </span></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify>&nbsp;</p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-size: x-small><span style=line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>A vrai dire, rien ne justifie aujourd&rsquo;hui la candidature du Docteur Modibo Sidib&eacute;. A moins qu&rsquo;il ne tienne &agrave; pr&eacute;server ses int&eacute;r&ecirc;ts personnels ou les int&eacute;r&ecirc;ts de ses partisans. Ce constitue du pareil au m&ecirc;me. </span></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify>&nbsp;</p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-size: x-small><span style=line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>Et, il fera au d&eacute;triment des int&eacute;r&ecirc;ts du Peuple qui a toujours lutt&eacute; pour l&rsquo;alternance. Comme le prouve &agrave; suffisance toute l&rsquo;histoire d&eacute;mocratique de notre pays. </span></span><span style=font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-size: x-small><span style=line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>Or, Modibo Sidib&eacute; Pr&eacute;sident du Mali est loin d&rsquo;&ecirc;tre une alternance. C&rsquo;est la continuit&eacute; du r&eacute;gime militaire. Parce que le r&eacute;gime PDES a beau mettre du vernis d&eacute;mocratique, il a quelque de trop militaire au fond. Nous n&rsquo;avons qu&rsquo;&agrave; voir<span style=mso-spacerun: yes>&nbsp; </span>le Pr&eacute;sident de </span></span><span style=font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><st1:personname w:st=on productid=la R&#65513;publique><span style=font-size: x-small>la R&eacute;publique</span></st1:personname><span style=font-size: x-small> d&eacute;mocratique du Mali porter son uniforme militaire. Et, avec quelle fiert&eacute;&nbsp;! M&ecirc;me si, il faut le dire, sa tenue lui va vachement bien. Pas autant que la tenue du G&eacute;n&eacute;ral Moussa Traor&eacute;. Sans oublier que Modibo Sidib&eacute; est quand m&ecirc;me l&rsquo;alter ego du Pr&eacute;sident ATT, mine de rien.</span></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify>&nbsp;</p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-size: x-small><span style=line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>Seulement, &agrave; l&rsquo;inverse d&rsquo;ATT, Modibo Sidib&eacute; ne peut arguer &laquo;&nbsp;qu&rsquo;il n&rsquo;y a pas de candidats suffisamment comp&eacute;tents&nbsp;&raquo;. Parce qu&rsquo;on ne peut avoir des noms comme Ibrahima Boubacar K&eacute;&iuml;ta, Souma&iuml;la Ciss&eacute;, Dioncounda Traor&eacute;, Cheick Modibo Diarra, Soumana Sacko, Soumeylou Boub&egrave;ye Ma&iuml;ga, Oumar Mariko, Lans&eacute;ny Balla K&eacute;&iuml;ta (voire Hawa)&hellip;etc., en lice pour dire<span style=mso-spacerun: yes>&nbsp; </span>&laquo;&nbsp;qu&rsquo;il<span style=mso-spacerun: yes>&nbsp; </span>n&rsquo;y a pas de candidats suffisamment comp&eacute;tents&nbsp;&raquo;. </span></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify>&nbsp;</p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-size: x-small><span style=line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>Donc, Modibo Sidib&eacute; ne peut pas se pr&eacute;senter. Enfin, ne peut pas&nbsp;! Le pouvoir<span style=mso-spacerun: yes>&nbsp; </span>au Mali peut tout, m&ecirc;me l&rsquo;impossible. Mais, il ne doit pas se pr&eacute;senter. S&rsquo;il le faisait, il le ferait contre la volont&eacute; du Peuple. Celui-ci m&ecirc;me qui<span style=mso-spacerun: yes>&nbsp; </span>clame<span style=mso-spacerun: yes>&nbsp; </span>que<span style=mso-spacerun: yes>&nbsp; </span>&laquo;&nbsp;Modibo Sidib&eacute; est quand m&ecirc;me de </span></span><span style=font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><st1:personname w:st=on productid=la Police Nationale><span style=font-size: x-small>la Police Nationale</span></st1:personname><span style=font-size: x-small>&nbsp;&raquo;.<span style=mso-spacerun: yes>&nbsp; </span>En plus, ajoutent certains, &laquo;&nbsp; il n&rsquo;a pas la m&ecirc;me popularit&eacute; qu&rsquo;ATT en 2002&nbsp;&raquo;. Encore que m&ecirc;me la popularit&eacute; a ses limites. Au Pr&eacute;sident Alpha Oumar Konar&eacute; de dire que la d&eacute;mocratie &eacute;choue &laquo;chaque fois qu&rsquo;un militaire, m&ecirc;me d&eacute;guis&eacute;, vient au pouvoir&nbsp;&raquo;.<span style=mso-spacerun: yes>&nbsp; </span>Faut-il en d&eacute;duire que </span><st1:personname w:st=on productid=la D&#65513;mocratie><span style=font-size: x-small>la D&eacute;mocratie</span></st1:personname><span style=font-size: x-small> malienne a &eacute;chou&eacute; en 2002 et en 2007&nbsp;? </span><st1:personname w:st=on productid=la D&#65513;mocratie><span style=font-size: x-small>La D&eacute;mocratie</span></st1:personname><span style=font-size: x-small> malienne va-t-elle &eacute;chouer en 2012&nbsp;? 2012 c&rsquo;est ici et maintenant. Les d&eacute;mocrates maliens en sont-ils conscients&nbsp;? Les partis politiques sont-ils d&eacute;j&agrave; &agrave; pieds d&rsquo;&oelig;uvre&nbsp;? Ou sont-ils encore dans leurs lits douillets&nbsp;? </span></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify>&nbsp;</p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-size: x-small><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;>Hawa Diallo</span></b></span><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></b></p>
<p>&nbsp;</p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le Mouvement démocratique dit non à la réhabilitation du Général Moussa Traoré</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/democratie/le-mouvement-democratique-dit-non-a-la-rehabilitation-du-general-moussa-traore-1897.html</link>
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<pubDate>Mon, 20 Sep 2010 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<p><![endif]--><span style=font-size: x-small;><b><i style=><span style=font-family: Arial; color: rgb(51, 51, 153);>Le samedi 18 septembre s'est tenue, &agrave; </span></i></b></span><b><i style=><span style=font-size: 10pt; font-family: Arial; color: rgb(51, 51, 153);><st1:personname w:st=on productid=la Pyramide><span style=font-size: x-small;>la Pyramide</span></st1:personname><span style=font-size: x-small;> du souvenir, l'Assembl&eacute;e g&eacute;n&eacute;rale de </span><st1:personname w:st=on productid=la Coordination Malienne><span style=font-size: x-small;>la Coordination Malienne</span></st1:personname><span style=font-size: x-small;> des Organisations D&eacute;mocratiques (COMADE). La c&eacute;r&eacute;monie &eacute;tait plac&eacute;e sous la pr&eacute;sidence du Pr. Ali Nouhoun Diallo, pr&eacute;sident de l'Adema-association.</span><o:p></o:p></span></i></b></span></p>
<p style= class=MsoNormal><span style=font-size: x-small;><span style=font-family: Arial; color: black;>&nbsp;Il s'agissait pour les membres de </span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: Arial; color: black;><st1:personname w:st=on productid=la COMADE><span style=font-size: x-small;>la COMADE</span></st1:personname><span style=font-size: x-small;> d'amender&nbsp; les status et reglements int&eacute;rieur de </span><st1:personname w:st=on productid=la COMADE><span style=font-size: x-small;>la COMADE</span></st1:personname><span style=font-size: x-small;>, d'examiner le rapport financier et dee mener un d&eacute;bat sur la situation du pays.&nbsp; Au cours de l'assembl&eacute;e, le consensus politique form&eacute; autour du pr&eacute;sident ATT a &eacute;t&eacute; critiqu&eacute; par le repr&eacute;sentant du Parena qui a reproch&eacute; les grands partis d'avoir adh&eacute;r&eacute; &agrave; l'aveuglette au programme d'ATT. Ali Nouhoun Diallo reconna&icirc;tra que l'Adema avait adh&eacute;r&eacute; &agrave; </span><st1:personname w:st=on productid=la D&#65513;claration><span style=font-size: x-small;>la D&eacute;claration</span></st1:personname></span><span style=font-size: x-small;><span style=font-family: Arial; color: black;> de politique g&eacute;n&eacute;rale du Premier ministre mais n'aurait pas d&ucirc; adh&eacute;rer au PDES avant d'avoir m&ucirc;rement &eacute;tudi&eacute; ce programme pr&eacute;sidentiel. Tous les participants ont d&eacute;nonc&eacute; la r&eacute;habilitation en cours de l'ancien pr&eacute;sident Moussa Traor&eacute;. </span><i><span style=font-family: Arial;>&quot;C'est une injure au peuple malien et &agrave; la m&eacute;moire des martyrs du 26 mars 1991&quot;,</span></i><span style=font-family: Arial;> ont-ils d&eacute;clar&eacute; avant de promettre d'emp&ecirc;cher par tous les moyens l&eacute;gaux que Moussa Traor&eacute;, invit&eacute; d'honneur de la f&ecirc;te de l'ind&eacute;pendance, soit pr&eacute;sent &agrave; la tribune officielle.Le d&eacute;fil&eacute; &eacute;tant pr&eacute;vu mercredi prochain, les moyens &agrave; utiliser seront examin&eacute;s d'ici l&agrave;.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; </span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: Arial;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal><b><span style=font-size: 10pt; font-family: Arial;><o:p><span style=font-size: x-small;>&nbsp;</span></o:p></span></b></p>
<p class=MsoNormal><span style=font-size: x-small;><b><span style=font-family: Arial;>Abdoulaye Guindo</span></b></span><span style=font-size: 10pt; font-family: Arial;><o:p></o:p></span></p>
<p style= class=MsoNormal><span style=font-size: x-small;><span style=font-family: Arial; color: black;><o:p>&nbsp;</o:p></span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: Arial; color: black;><o:p></o:p></span></p></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>ATT, hier, lors du lancement du Rapport d&amp;amp;#039;évaluation du Mali dans le cadre du MAEP :
Le Mali accepte les analyses critiques contenues dans le Rapport</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/democratie/att-hier-lors-du-lancement-du-rapport-devaluation-du-mali-dans-le-cadre-du-maep-le-mali-accepte-les-analyses-critiques-contenues-dans-le-rapport-1997.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 14 Sep 2010 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Indépendant</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 10pt><span style=font-family: Arial><span style=font-size: x-small><b><i style=mso-bidi-font-style: normal><span style=color: #002060; line-height: 115%>Le pr&eacute;sident de la R&eacute;publique, Amadou Toumani Tour&eacute;, a pr&eacute;sid&eacute;, hier 13 Septembre 2010, la c&eacute;r&eacute;monie du lancement officiel du rapport d'&eacute;valuation du Mali par le M&eacute;canisme Africain d'Evaluation par les Pairs (MAEP). C'&eacute;tait au Centre international de presse du CICB en pr&eacute;sence du Premier ministre, de plusieurs membres du Gouvernement, des experts du MAEP. La rencontre a permis au Chef de l'Etat de r&eacute;affirmer sa disponibilit&eacute; &agrave; mettre en application le Plan national de gouvernance qui se d&eacute;gage de cette &eacute;valuation. ATT a expliqu&eacute; que le Mali accepte toutes les observations critiques lui permettant de doper ses efforts pour un mieux-&ecirc;tre des populations.</span></i></b></span></span><b><i style=mso-bidi-font-style: normal><span style=font-size: 10pt; color: #002060; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></i></b></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 10pt><span style=font-family: Arial><span style=font-size: x-small><span style=line-height: 115%>Le Mali est, faut-il le rappeler, le 9 &egrave;me pays &agrave; adh&eacute;rer au MAEP apr&egrave;s sa cr&eacute;ation, dans le cadre du Nouveau Partenariat pour le D&eacute;veloppement de l'Afrique, le 28 mai 2003.</span></span></span><span style=font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 10pt><span style=font-family: Arial><span style=font-size: x-small><span style=line-height: 115%>Le processus de mise en &oelig;uvre du MAEP a effectivement d&eacute;marr&eacute; en juin 2007 avec la signature du Protocole d'Accord entre le Gouvernement du Mali repr&eacute;sent&eacute; par le ministre des Maliens de l'Ext&eacute;rieur et de l'Int&eacute;gration Africaine (point focal du MAEP) et le Forum du MAEP, repr&eacute;sent&eacute; par le Pr Dorothy L. Njeuma, membre du Panel d'Eminentes Personnalit&eacute;s.</span></span></span><span style=font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 10pt><span style=font-family: Arial><span style=font-size: x-small><span style=line-height: 115%>Dans son intervention lors de la c&eacute;r&eacute;monie de lancement du Rapport du Mali, le pr&eacute;sident de la R&eacute;publique, Amadou Toumani Tour&eacute;, a soulign&eacute; que &quot;<i>le Rapport que nous recevons, aujourd'hui, est un Rapport dense et exhaustif. Il touche &agrave; tous les aspects de la gouvernance au Mali. Le Gouvernement du Mali note avec satisfaction que plusieurs constats de la mission d'&eacute;valuation pays recoupent souvent ceux faits par le Rapport national d'auto-&eacute;valuation</i>&quot;. </span></span></span><span style=font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 10pt><span style=font-family: Arial><span style=font-size: x-small><span style=line-height: 115%>Le Chef de l'Etat a soulign&eacute; que le Rapport met en exergue les forces de l'exp&eacute;rience politique malienne qui s'appuie sur nos valeurs culturelles essentielles : le dialogue, la tol&eacute;rance et la solidarit&eacute;.</span></span></span><span style=font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 10pt><span style=font-family: Arial><span style=font-size: x-small><span style=line-height: 115%>Pour ATT, ce rapport &quot;<i>souligne aussi avec justesse, les d&eacute;fis de la gouvernance et du d&eacute;veloppement, auxquels nous devons continuer &agrave; faire face : il s'agit, entre autres, de la consolidation de la paix au Nord du Mali, de la poursuite de la lutte contre la corruption, de la formation de ressources humaines de qualit&eacute;, &agrave; travers une &eacute;cole performante et apais&eacute;e, entre autres</i>&quot;. </span></span></span><span style=font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 10pt><span style=font-family: Arial><span style=font-size: x-small><span style=line-height: 115%>Le document a, en outre, soulign&eacute; certaines avanc&eacute;es enregistr&eacute;es par la gouvernance au niveau des r&eacute;formes institutionnelles envisag&eacute;es. Et le Chef de l'Etat de rappeler que devant ses pairs r&eacute;unis &agrave; Syrte en juillet 2009, il avait insist&eacute; sur &laquo;<i>le fait le Mali acceptait, par avance, les analyses critiques contenues dans le Rapport</i>. <i>Le Document qui nous est pr&eacute;sent&eacute; est un tout : il souligne nos atouts et bonnes pratiques d&eacute;cel&eacute;s par le Panel, mais aussi nos faiblesses auxquelles il convient de trouver des solutions ad&eacute;quates, au cours de la mise en &oelig;uvre du Plan d'Action national</i>&quot;, a-t-il indiqu&eacute;. ATT a, par ailleurs, salu&eacute; le bon travail accompli par le ministre Macalou et la Commission nationale du MAEP, compos&eacute;e de 105 membres et pr&eacute;sid&eacute;e par Ousmane Diallo. </span></span></span><span style=font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 10pt><span style=font-family: Arial><span style=font-size: x-small><span style=line-height: 115%>Dans son discours, le point focal, le ministre Alou Badra Macalou, a rappel&eacute; l'optimisme qui l'habitait pour le parfait d&eacute;roulement du processus d'&eacute;valuation malien et la certitude de voir couronner de succ&egrave;s cet exercice. </span></span></span><span style=font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 10pt><span style=font-family: Arial><span style=font-size: x-small><span style=line-height: 115%>Pour le ministre, &quot;<i>le Mali, en arrivant &agrave; cette &eacute;tape du processus du MAEP marque sa ferme conviction que la bonne gouvernance est une condition sine qua non pour l'&eacute;dification d'une Afrique nouvelle et son engagement et d&eacute;termination &agrave; d&eacute;fendre les objectifs du NEPAD, du MAEP et de toutes les initiatives concourant &agrave; la renaissance africaine</i>&quot;. </span></span></span><span style=font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 10pt><span style=font-family: Arial><span style=font-size: x-small><span style=line-height: 115%>Selon lui, le s&eacute;jour des experts africains (au Mali dans le cadre de l'&eacute;valuation) a &eacute;t&eacute; un exercice r&eacute;ussi de d&eacute;mocratie participative dans son d&eacute;roulement, tant &agrave; Bamako que dans les huit r&eacute;gions du pays, de Kayes &agrave; Tombouctou et Kidal.</span></span></span><span style=font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 10pt><span style=font-family: Arial><span style=font-size: x-small><span style=line-height: 115%>Avant le point focal du MAEP au Mali, la repr&eacute;sentante du panel des experts a salu&eacute; les autorit&eacute;s maliennes pour leur disponibilit&eacute; en acceptant de se faire &eacute;valuer la gouvernance. </span></span></span><span style=font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 10pt><span style=font-family: Arial><span style=font-size: x-small><span style=line-height: 115%>En s'engageant volontairement, a-t-elle indiqu&eacute;, dans le processus, le Mali donnait un signal fort de sa volont&eacute; d'acc&eacute;l&eacute;rer sa lutte contre la pauvret&eacute;. Elle a rappel&eacute; les bonnes pratiques mais aussi les d&eacute;fis auxquels fait face la gouvernance malienne.</span></span></span><span style=font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 10pt><span style=font-family: Arial><span style=font-size: x-small><span style=line-height: 115%>Pr&eacute;cisons qu'un film expliquant les diff&eacute;rentes &eacute;tapes du processus du MAEP a &eacute;t&eacute; pr&eacute;sent&eacute; &agrave; l'assistance.</span></span></span><span style=font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 10pt><strong><span style=font-family: Arial><span style=font-size: x-small><span style=line-height: 115%>Bruno D SEGBEDJI</span></span></span></strong><span style=font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p>&nbsp;</p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Processus démocratique  en Afrique :
Pourquoi les élections font couler tant de sang ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/democratie/processus-democratique-en-afrique-pourquoi-les-elections-font-couler-tant-de-sang-2059.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 08 Sep 2010 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Indépendant</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 10pt><span style=font-family: Arial><b><i style=mso-bidi-font-style: normal><span style=font-size: 10pt; color: #002060; line-height: 115%; letter-spacing: 0.75pt>Dans certains pays du continent africain, les veille et les lendemains des &eacute;lections g&eacute;n&eacute;rales (l&eacute;gislatives et surtout pr&eacute;sidentielle) causent beaucoup d'insomnie. On assiste &agrave; des mouvements des populations qui veulent bien souvent franchir les fronti&egrave;res, hant&eacute;es qu'elles sont par la psychose des violences entra&icirc;nant souvent des bains de sang</span></i></b></span><b><i style=mso-bidi-font-style: normal><span style=font-size: 10pt; color: #002060; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;; letter-spacing: 0.75pt><o:p></o:p></span></i></b></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 10pt><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt; line-height: 115%>La p&eacute;riode &eacute;lectorale en Afrique, notamment l'&eacute;lection pr&eacute;sidentielle, est la p&eacute;riode de tous les dangers. En effet, &agrave; chaque fois que l'heure des urnes arrive, le peuple retient tout son souffle. C'est une vague d'inqui&eacute;tude qui plane sur toute la nation. Ainsi, le calme et la s&eacute;r&eacute;nit&eacute; laissent place &agrave; l'incertitude et dans certains pays, &agrave; l'ins&eacute;curit&eacute;. C'est dire que, durant cette p&eacute;riode, l'ombre du d&eacute;mon de la violence plane sur la nation. Dans ce contexte, l'&eacute;lection, loin d'&ecirc;tre une p&eacute;riode d'&eacute;change d'id&eacute;e et de confrontation des diff&eacute;rents projets de soci&eacute;t&eacute; ainsi que la rencontre<span style=mso-spacerun: yes>&nbsp; </span>et la communion entre les dirigeants et le peuple, a<span style=mso-spacerun: yes>&nbsp; </span>l'allure d'une vraie guerre. </span></span><span style=font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 10pt><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt; line-height: 115%>Ces derniers temps plusieurs pays de notre continent nous ont donn&eacute; des exemples de processus &eacute;lectoral sur fond de contestations, suivies de r&eacute;pressions parfois sanglantes, notamment le Togo, le Rwanda et le Burundi. De ce fait, la communaut&eacute; internationale et des pays voisins cherchent, &agrave; tout prix, &agrave; &eacute;viter &agrave; certains Etats un bain de sang pr&eacute; ou post &eacute;lectoral. L'embargo d&eacute;cid&eacute; par la communaut&eacute; internationale sur les armes en C&ocirc;te d' Ivoire en dit long &agrave; ce propos. La signature r&eacute;cente d'un code de bonne conduite entre les deux candidats au second tour de la pr&eacute;sidentielle guin&eacute;enne sous les auspices du m&eacute;diateur burkinab&eacute; et destin&eacute;e &agrave; apaiser le climat, est &eacute;galement &agrave; mettre au compte de cette volont&eacute; de pacifier le processus &eacute;lectoral. </span></span><span style=font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 10pt><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt; line-height: 115%>En plus de ces mesures pr&eacute;ventives, divers autres moyens, tant institutionnel que traditionnels sont mises en &oelig;uvre pour<span style=mso-spacerun: yes>&nbsp; </span>exorciser le d&eacute;mon de la violence. Une violence qui tranche avec l'ambiance gaie et festive des grandes &eacute;lections dans les pays d&eacute;velopp&eacute;s. Aux Etats-Unis, par exemple, le monde entier a pu suivre avec envie, la campagne et l'&eacute;lection de Barack Obama. </span></span><span style=font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 10pt><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt; line-height: 115%>Cela dit, les sources de cette violence sont d'origine diverses. Pour certains, elle r&eacute;sulte de l'impr&eacute;paration (aussi bien mat&eacute;rielle qu&rsquo;humaine) du processus &eacute;lectoral. Du coup, les erreurs &agrave; r&eacute;p&eacute;tition li&eacute;e &agrave; ces manques peuvent &ecirc;tre &agrave; la source de m&eacute;contentements et de frustrations qui peuvent d&eacute;boucher sur la violence de ceux qui sentent l&eacute;s&eacute;s par cette faute.</span></span><span style=font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 10pt><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt; line-height: 115%>Pour certains &eacute;galement, la violence &eacute;lectorale r&eacute;sulte de la crise de confiance entre les dirigeants au pouvoir (lesquels ont la charge d'organiser l'&eacute;lection pour sa propre succession) et leurs challengers. </span></span><span style=font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 10pt><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt; line-height: 115%>Ainsi, le tripatouillage des textes, le bourrage des urnes, la corruption des d&eacute;l&eacute;gu&eacute;s &eacute;lectoraux, le mauvais d&eacute;coupage &eacute;lectoral, l'utilisation abusive de l&rsquo;appareil d'Etat au b&eacute;n&eacute;fice du parti au pouvoir sont les maux qui poussent les challengers &agrave; prendre les armes pour obtenir gain de cause sachant bien que la voie officielle pour venir est obstru&eacute;e.</span></span><span style=font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 10pt><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt; line-height: 115%>Enfin, pour d'autres, une autre raison de la violence &eacute;lectorale est &agrave; mettre au compte de l'ing&eacute;rence des pays etrangers d&eacute;sireux de faire triompher le candidat qui garantirait mieux leurs int&eacute;r&ecirc;ts. </span></span><span style=font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 10pt><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt; line-height: 115%>Dans ce souci, ces pays n'h&eacute;sitent pas &agrave; armer leur prot&eacute;g&eacute; ou envoyer des mercenaires pour conqu&eacute;rir le pouvoir. Surtout quand ils ne sont pas assur&eacute;s que ce dernier a de fortes chances d&rsquo;obtenir la majorit&eacute; d&eacute;mocratique. </span></span><span style=font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 10pt><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt; line-height: 115%>Et g&eacute;n&eacute;ralement, le peuple, qui lit entre les lignes, est oblig&eacute; de se r&eacute;volter pour d&eacute;fendre son candidat comme on l'a pu bien le constater en C&ocirc;te d'Ivoire en 2002.</span></span><span style=font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 10pt><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt; line-height: 115%>L'histoire est remplie de ces cas de violences. Pour autant et du moment que la d&eacute;mocratie n'est pas une fin en soi pour les Etats africains, il est n&eacute;cessaire de r&eacute;fl&eacute;chir aux moyens idoines pour pouvoir, &agrave; d&eacute;faut<span style=mso-spacerun: yes>&nbsp; </span>d'&eacute;viter la survenance des crises, am&eacute;nager des moyens pacifiques de r&egrave;glements des litiges. </span></span><span style=font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 10pt><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt; line-height: 115%>Car il est clair que les &eacute;lections en Afrique co&ucirc;tent ch&egrave;re &agrave; nos pays aussi bien d'un point de vue financier que humain. Or il ne s'agirait que d'un processus de s&eacute;lection des dirigeants, qui une fois &eacute;lus, doivent s'atteler pour le bien &ecirc;tre de toute la Nation. Celui-l&agrave; seul qui m&eacute;rite, si la n&eacute;cessit&eacute; s'impose, de faire couler le sang.</span></span><span style=font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 10pt><span style=font-family: Arial><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-size: 10pt; line-height: 115%>Mamadou<span style=mso-spacerun: yes>&nbsp; </span>Lamine <span style=mso-spacerun: yes>&nbsp;&nbsp;</span>DEMBELE</span></b></span><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></b></p>
<p>&nbsp;</p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Acteurs du 26 mars et de la démocratie Malienne :
La dérive amnésique de &amp;amp;#039;&amp;amp;#039; la pyramide du souvenir&amp;amp;#039;&amp;amp;#039;</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/democratie/acteurs-du-26-mars-et-de-la-democratie-malienne-la-derive-amnesique-de-la-pyramide-du-souvenir-3952.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 05 Aug 2010 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 10pt; tab-stops: 169.5pt><span style=font-family: Arial><b style=mso-bidi-font-weight: normal><i style=mso-bidi-font-style: normal><span style=line-height: 115%; color: #333399; font-size: 10pt>L'&eacute;difice public a &eacute;t&eacute; &eacute;rig&eacute; en souvenir de ceux et celles qui ont donn&eacute; le meilleur d'eux-m&ecirc;mes afin<span style=mso-spacerun: yes>&nbsp; </span>que la d&eacute;mocratie malienne soit. Sa direction ne se souvient que de quatre hommes.</span></i></b></span><b style=mso-bidi-font-weight: normal><i style=mso-bidi-font-style: normal><span style=line-height: 115%; font-family: Arial; color: #333399; font-size: 10pt><o:p></o:p></span></i></b></p>
<p class=AAE-TEXTE align=left style=text-align: left; line-height: 12pt; margin: 0cm 0cm 0pt><span style=font-family: Arial><span style=color: windowtext; font-size: 10pt>Lorsqu'on conna&icirc;t la carrure intellectuelle de Thierno Diallo, l'inamovible Directeur de la pyramide du souvenir, l'on s'&eacute;tonne de son amn&eacute;sie- ou sa m&eacute;moire s&eacute;lective- quant aux acteurs et les actrices qui ont sacrifi&eacute; ce qu'ils ont de plus pr&eacute;cieux pour conqu&eacute;rir la d&eacute;mocratie malienne. De quoi s'agit-il ? Dans la cour int&eacute;rieur de la pyramide du souvenir, se trouve un grand espace am&eacute;nag&eacute; pour recevoir les d&eacute;bats et autres &eacute;changes politiques, intellectuels, culturels, etc.<span style=mso-spacerun: yes>&nbsp; </span>La place est barr&eacute;e c&ocirc;t&eacute; ouest par un colossal pan de mur qui porte quatre gigantesques portraits dessin&eacute;s &agrave; la main. Ils sont cens&eacute;s, du point de vue de la direction de la pyramide, incarner les p&egrave;res de la d&eacute;mocratie malienne. </span></span></p>
<p class=AAE-TEXTE align=left style=text-align: left; line-height: 12pt; margin: 0cm 0cm 0pt>&nbsp;</p>
<p class=AAE-TEXTE align=left style=text-align: left; line-height: 12pt; margin: 0cm 0cm 0pt><span style=font-family: Arial><span style=color: windowtext; font-size: 10pt>Il s'agit d'Alpha O. Konar&eacute;, d'Amadou Toumani Tour&eacute;, d'Abdoul K.Camara ''Cabral'' et enfin d'Oumar Mariko. Ces portraits sont l&agrave; depuis toujours, pour ainsi dire. De l'accouchement douloureux, p&eacute;rilleux et sanglant qui a abouti, le 26 mars 1991, &agrave; la naissance de notre d&eacute;mocratie, M. le Directeur Tierno Diallo ne se souvient que des quatre figures. C'&eacute;tait d&eacute;j&agrave; anormal &agrave; la base, mais l'on pouvait consid&eacute;rer que c'&eacute;tait quelque chose de pas du tout r&eacute;fl&eacute;chi et qui est arriv&eacute; comme &ccedil;a, sans autres formes de proc&egrave;s.</span></span><span style=font-family: Arial; color: windowtext; font-size: 10pt><o:p></o:p></span></p>
<p class=AAE-TEXTE align=left style=text-align: left; line-height: 12pt; margin: 0cm 0cm 0pt><span style=font-family: Arial><span style=color: windowtext; font-size: 10pt>Persister dans l'oubli et signer </span></span></p>
<p class=AAE-TEXTE align=left style=text-align: left; line-height: 12pt; margin: 0cm 0cm 0pt>&nbsp;</p>
<p class=AAE-TEXTE align=left style=text-align: left; line-height: 12pt; margin: 0cm 0cm 0pt><span style=font-family: Arial><span style=color: windowtext; font-size: 10pt>H&eacute;las, et mille fois h&eacute;las ! Ce qui pouvait passer pour une erreur (certes monumentale) fortuite, s'est av&eacute;r&eacute; une v&eacute;ritable volont&eacute; de la part de la direction de la pyramide de ne se souvenir que de certains acteurs s&eacute;lectionn&eacute;s et d'en oublier tous les autres. Comme qui dirait, il n'est pas plus aveugle que celui qui ne veut point voir. Fauter, cela peut arriver &agrave; tout le monde, mais persister dans la faute, c'est autre chose. Au lieu de se ressaisir, le Directeur Diallo a r&eacute;cidiv&eacute;. En effet, &ccedil;a n'est plus &agrave; l'int&eacute;rieur de l'&eacute;difice, mais bel et bien sur le mur ext&eacute;rieur qu'il a fait repeindre '' les acteurs du 26 mars '', avec leur nom et un qualificatif inscrit en dessous de chaque portrait g&eacute;ant : Alpha O. Konar&eacute;( ''le premier pr&eacute;sident d&eacute;mocratiquement &eacute;lu'), A.T.Tour&eacute; ('' l'homme du<span style=mso-spacerun: yes>&nbsp; </span>26 mars''), Oumar Mariko ' '' leaders estudiantin'') et acteur du 26 mars'') et Cabral ( '' leader estudiantin''). N'en plaise &agrave; </span></span><span style=font-family: Arial; color: windowtext; font-size: 10pt><st1:personname w:st=on productid=la Direction><span style=font-family: Arial>la Direction</span></st1:personname><span style=font-family: Arial> de la pyramide du souvenir, la d&eacute;mocratie malienne est l'&oelig;uvre de tous les Maliens et Maliennes, des plus illustres inconnus aux leaders les plus charismatiques.</span></span></p>
<p class=AAE-TEXTE align=left style=text-align: left; line-height: 12pt; margin: 0cm 0cm 0pt>&nbsp;</p>
<p class=AAE-TEXTE align=left style=text-align: left; line-height: 12pt; margin: 0cm 0cm 0pt><span style=font-family: Arial><span style=color: windowtext; font-size: 10pt><span style=mso-spacerun: yes>&nbsp;</span>Le r&ocirc;le particulier des femmes est si important dans cette aventure, qu'il est inadmissible d'en attribuer la paternit&eacute; &agrave;<span style=mso-spacerun: yes>&nbsp; </span>quatre hommes s&eacute;lectionn&eacute;s, on ne sait sur quelle base et aucune d'elle n'y est mentionn&eacute;e. </span></span><span style=font-family: Arial; color: windowtext; font-size: 10pt><o:p></o:p></span></p>
<p class=AAG-SIGNATURE align=left style=text-align: left; margin: 0cm 0cm 0pt><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt><o:p><strong>&nbsp;</strong></o:p></span></span><span style=font-family: Arial; font-size: 10pt><o:p></o:p></span></p>
<p class=AAG-SIGNATURE align=left style=text-align: left; margin: 0cm 0cm 0pt><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt><strong>Amadou Tall</strong></span></span><span style=font-family: Arial; font-size: 10pt><strong><o:p></o:p></strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Première démocratie du continent, selon Les Afriques, édition spéciale :
Le Mali sous le magistère d&amp;amp;#039;un bâtisseur&#45;citoyen</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/democratie/premiere-democratie-du-continent-selon-les-afriques-edition-speciale-le-mali-sous-le-magistere-dun-batisseur-citoyen-3015.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 17 Jun 2010 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Challenger</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt><span style=font-family: Arial><b style=mso-bidi-font-weight: normal><i style=mso-bidi-font-style: normal><span style=font-size: 10pt; color: #002060>Cinquante ans apr&egrave;s l'ind&eacute;pendance et dix huit ans apr&egrave;s la date historique du 8 juin 1992, le pays de Kanka Moussa s'appr&ecirc;te &agrave; vivre une transition tout autant historique. Politique, mais aussi &eacute;conomique, avec le passage de l'&egrave;re de l'or &agrave; celle du p&eacute;trole.</span></i></b></span><b style=mso-bidi-font-weight: normal><i style=mso-bidi-font-style: normal><span style=font-size: 10pt; color: #002060; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></i></b></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt><o:p>&nbsp;</o:p></span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt>Le Mali &quot;on building&quot; ou litt&eacute;ralement, le Mali en chantier. L'expression fait flor&egrave;s dans les rues de Bamako. En cinquante ans post-ind&eacute;pendance, la roue de l'histoire politique malienne a bien tourn&eacute;. Mais le grand changement du pays de Kanka Moussa est intervenu le 8 juin 1992. Ce jour-l&agrave;, un pr&eacute;sident issu des urnes, Alpha Oumar Konar&eacute;, l'historien en bandouli&egrave;re, est port&eacute; &agrave; la t&ecirc;te du pays. Le palais Koulouba change de main. Il succ&eacute;dait ainsi &agrave; Amadou Toumani Tour&eacute; qui, quinze mois auparavant, avait mis fin &agrave; la dictature du g&eacute;n&eacute;ral Moussa Traor&eacute;. Dix-huit ans plus tard,<span style=mso-spacerun: yes>&nbsp; </span>le Mali, qui force respect et admiration pour son mod&egrave;le d&eacute;mocratique consensuel) marche inexorablement sur les chemins de la modernit&eacute;. Ponts, autoroutes, &eacute;changeurs, barrages hydro&eacute;lectriques, forages, logements sociaux et infrastructures hospitali&egrave;res sortent de terre. Les Maliens, dans leur grande majorit&eacute;, sont devenus plus audacieux et entreprenants.</span></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt>&nbsp;</p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt><strong><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt>Le mod&egrave;le d&eacute;mocratique</span></span></strong><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt>L'&egrave;re Amadou Toumani Tour&eacute;, ou &quot;ATT &quot; y est pour quelque chose. Urbi et orbi, il est per&ccedil;u comme le b&acirc;tisseur citoyen qui a donn&eacute; le go&ucirc;t du travail aux Maliens.</span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt><span style=mso-spacerun: yes>&nbsp;</span>Depuis son retour aux affaires le 8 juin 2002, suite aux &eacute;lections pr&eacute;sidentielles transparentes, libres et d&eacute;mocratiques, le pr&eacute;sident ATT a su tisser sa toile dans tous les segments de la vie nationale. A la faveur d'un jeu d&eacute;mocratique consensuel dans un climat politique apais&eacute;, ou la ligne de d&eacute;marcation &eacute;tablie est relativement claire et forte entre mouvance pr&eacute;sidentielle et opposition. Avec une repr&eacute;sentation parlementaire multicolore ou si&egrave;gent les principaux partis du pays, le Mali sert de mod&egrave;le d&eacute;mocratique aux autres pays du continent en mati&egrave;re de gestion et des affaires d'un Etat.</span></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt>&nbsp;</p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt><strong><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt>L'&eacute;lan r&eacute;formateur</span></span></strong><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt>Les grands chantiers de ATT sont bien d&eacute;clin&eacute;s dans l'ambitieux programme d&eacute;nomm&eacute; PDES (Programme de D&eacute;veloppement &eacute;conomique et<span style=mso-spacerun: yes>&nbsp; </span>Social), devenu son cheval de bataille<span style=mso-spacerun: yes>&nbsp; </span>pour apporter un mieux-&ecirc;tre aux populations. Sur le plan politique, son entreprise la plus audacieuse est, sans doute, la toute r&eacute;cente mise en place du CARI (Comit&eacute; d'appui aux r&eacute;formes institutionnelles), pr&eacute;sid&eacute; par l'ancien ministre et chef de parti Daba Diawara. Il a d'embl&eacute;e endoss&eacute; les propositions et conclusions du CARI qui, de facto, n'a pas touch&eacute; &agrave; l'article 30 de </span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><st1:personname w:st=on productid=la Constitution><span style=font-family: Arial>la Constitution</span></st1:personname><span style=font-family: Arial> qui limite &agrave; deux les mandats pr&eacute;sidentiels. </span></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt>&nbsp;</p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt>Globalement, il s'agit de la cr&eacute;ation d'un S&eacute;nat en 2014, en lieu et place du Haut conseil des collectivit&eacute;s territoriales, la coordination de la tenue de toutes les &eacute;lections, la fin du nomadisme politique, le renforcement des institutions de </span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><st1:personname w:st=on productid=la R&eacute;publique><span style=font-family: Arial>la R&eacute;publique</span></st1:personname><span style=font-family: Arial>; une participation plus accrue des citoyens &agrave; la vie d&eacute;mocratique, qui devrait se traduire par la hausse du taux de participation aux &eacute;lections. </span><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt>Outre ces r&eacute;formes politiques, le pr&eacute;sident ATT eut une justice plus forte et plus efficace, &agrave; travers la cr&eacute;ation d'une Cour des comptes autonome, s&eacute;par&eacute;e de </span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><st1:personname w:st=on productid=la Cour><span style=font-family: Arial>la Cour</span></st1:personname><span style=font-family: Arial> supr&ecirc;me.</span></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt>&nbsp;</p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt><strong><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt>P&eacute;trole en vue</span></span></strong><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt>Depuis 2002, le Mali occupe la troisi&egrave;me place de producteur d'or, apr&egrave;s l'Afrique du Sud et le Ghana. L'industrie mini&egrave;re &agrave; travers l'attribution de permis d'exploitation &agrave; des multinationales de classe mondiale, a donn&eacute; un coup d'acc&eacute;l&eacute;rateur &agrave; l'&eacute;conomie malienne, qui engrange depuis trois ann&eacute;es plus de 200 milliards FCFA chaque ann&eacute;e. Le pays a entam&eacute;es recherches de p&eacute;trole et de gaz, &agrave; travers l'AUREP (Autorit&eacute; pour la recherche p&eacute;troli&egrave;re au Mali), dans cinq bassins s&eacute;dimentaires. Les &eacute;tudes ont pu r&eacute;v&eacute;ler l'existence d'indices d'hydrocarbures de bonne qualit&eacute;. Les premiers forages vont &ecirc;tre lanc&eacute;s d&egrave;s prochains mois, annoncent les officiels.</span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt>Le nouveau chantier de l'autoroute Bamako-Koulikoro, qui s'&eacute;tendra sur plus de 60 km, est une premi&egrave;re au Mali et ATT n'a, semble-t-il, pas renonc&eacute; &agrave; son projet du m&ecirc;me genre entre Bamako et S&eacute;gou, une distance de 240 km.</span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt>D&eacute;veloppement agricole</span></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt>&nbsp;</p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt>Le pr&eacute;sident de </span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><st1:personname w:st=on productid=la R&eacute;publique><span style=font-family: Arial>la R&eacute;publique</span></st1:personname><span style=font-family: Arial> du Mali a aussi fait de l'agriculture sa priorit&eacute;. Il veut faire de son pays &quot; une puissance agricole&quot; et assurer l'autosuffisance alimentaire a tous les Maliens. Pr&egrave;s de 200 000 hectares de terre irrigables doivent &ecirc;tre mis &agrave; disposition, d'ici trois ans. Son pari: faire du Mali le grenier du Sahel. La m&eacute;canisation (achat massif de tracteurs et ouverture d'une usine de montage &agrave; cet effet) a permis de hisser le Mali au rang de 2' pays &agrave; agriculture m&eacute;canis&eacute;e, apr&egrave;s le g&eacute;ant nig&eacute;rian, en Afrique de l'Ouest.</span></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt>&nbsp;</p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt>Les autres chantiers du chef de l'Etat concernent l'&eacute;nergie, notamment l'&eacute;lectricit&eacute; et l'eau, avec un accent fort sur le monde rural ou semi-urbain. A ce sujet, l'am&eacute;nagement du barrage de Taoussa dans le Grand Nord &quot; dont les travaux ont &eacute;t&eacute; lanc&eacute;s, sera une aubaine pour les populations de cette r&eacute;gion aride. Le co&ucirc;t total du projet est estim&eacute; &agrave; plus de 165 milliards de francs avec </span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><st1:personname w:st=on productid=la Banque><span style=font-family: Arial>la Banque</span></st1:personname><span style=font-family: Arial> islamique de d&eacute;veloppement comme chef de file des bailleurs de fonds.</span><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt>Enfin, la politique du logement social est une des priorit&eacute;s de ATT. En plus des milliers de logements d&eacute;j&agrave; livr&eacute;s, un autre projet de 20 000 autres habitats a &eacute;t&eacute; lanc&eacute; avec le concours financier d'un fonds saoudien, Foras Investment Compagny. </span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt><o:p><span style=color: #0000ff>&nbsp;</span></o:p></span></span></p>
<p><span style=color: #0000ff></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt><span style=font-family: Arial><b style=mso-bidi-font-weight: normal><i style=mso-bidi-font-style: normal><span style=font-size: 10pt>Isma&euml;l A&iuml;dara**Les Afriques</span></i></b></span></p>
<p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt><b style=mso-bidi-font-weight: normal><i style=mso-bidi-font-style: normal><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></i></b></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt><span style=color: #0000ff><span style=font-family: Arial><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-size: 10pt>Meilleures pratiques dans le domaine des TIC</span></b></span></span><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></b></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt><span style=color: #0000ff><span style=font-family: Arial><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-size: 10pt>LE RENDEZ - VOUS AFRICAIN A OUAGADOUGOU</span></b></span></span><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></b></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt><span style=color: #333399><span style=font-family: Arial><b style=mso-bidi-font-weight: normal><i style=mso-bidi-font-style: normal><span style=font-size: 10pt>Le ministre de </span></i></b></span></span><b style=mso-bidi-font-weight: normal><i style=mso-bidi-font-style: normal><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><st1:personname w:st=on productid=la Communication><span style=color: #333399><span style=font-family: Arial>la Communication</span></span></st1:personname><span style=color: #333399><span style=font-family: Arial> et des Nouvelles Technologies, Mme Diarra Mariam Flanti&eacute; Diallo, repr&eacute;sentera le Chef de l'Etat Amadou Toumani Tour&eacute; au Forum panafricain sur le partage des meilleures pratiques dans le domaine des Technologies de l'Information et de </span></span><st1:personname w:st=on productid=la Communication. Pendant><span style=color: #333399><span style=font-family: Arial>la Communication. Pendant</span></span></st1:personname><span style=color: #333399><span style=font-family: Arial> ce forum le ministre va prononcer un discours sur les enjeux de </span></span><st1:personname w:st=on productid=la Cyber><span style=color: #333399><span style=font-family: Arial>la Cyber</span></span></st1:personname><span style=color: #333399><span style=font-family: Arial> - s&eacute;curit&eacute; et </span></span><st1:personname w:st=on productid=la Cybercriminalit&eacute;.><span style=color: #333399><span style=font-family: Arial>la Cybercriminalit&eacute;.</span></span></st1:personname></span></i></b></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt><b style=mso-bidi-font-weight: normal><i style=mso-bidi-font-style: normal><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><st1:personname w:st=on productid=la Cybercriminalit&eacute;.></st1:personname></span></i></b></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt>La troisi&egrave;me &eacute;dition du Forum panafricain sur le partage des meilleures pratiques dans le domaine des Technologies de l'Information et de </span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><st1:personname w:st=on productid=la Communication><span style=font-family: Arial>la Communication</span></st1:personname><span style=font-family: Arial> s'ouvre ce matin &agrave; Ouagadougou (au Burkina Faso). C'est sous la pr&eacute;sidence de Blaise Compaor&eacute;, Pr&eacute;sident du Faso, en pr&eacute;sence des Chefs d'Etat et de Gouvernement, des ministres en charge des TIC, dont Mme Diarra Mariam Flanti&eacute; Diallo, ministre de </span><st1:personname w:st=on productid=la Communication><span style=font-family: Arial>la Communication</span></st1:personname><span style=font-family: Arial> et des Nouvelles Technologies du Mali et des experts r&eacute;gionaux et internationaux. Mme Diarra Mariam Flanti&eacute; Diallo, qui repr&eacute;sente &agrave; ce forum, le Pr&eacute;sident de </span><st1:personname w:st=on productid=la R&eacute;publique Amadou><span style=font-family: Arial>la R&eacute;publique Amadou</span></st1:personname><span style=font-family: Arial> Toumani Tour&eacute;, prononcera un discours sur les enjeux de </span><st1:personname w:st=on productid=la Cybers&eacute;curit&eacute;><span style=font-family: Arial>la Cybers&eacute;curit&eacute;</span></st1:personname><span style=font-family: Arial> et </span><st1:personname w:st=on productid=la Cybercriminalit&eacute;.><span style=font-family: Arial>la Cybercriminalit&eacute;.</span></st1:personname><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt>Le Forum de Ouaga, troisi&egrave;me du genre, dont le th&egrave;me principal est la &quot; Cyber - s&eacute;curit&eacute; pour cr&eacute;er la confiance dans l'utilisation des services TIC &quot;, va aborder &eacute;galement des sujets li&eacute;s &agrave; la gestion des Centres de s&eacute;curit&eacute; (Computer Emergency Response Team ou CERT) et au d&eacute;veloppement des contenus locaux.</span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt>Il faut noter que le Forum de Ouagadougou, qui r&eacute;pond ainsi aux objectifs de </span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><st1:personname w:st=on productid=la CEDEAO><span style=font-family: Arial>la CEDEAO</span></st1:personname><span style=font-family: Arial> quant &agrave; l'&eacute;change de bonnes pratiques internationales sur la lutte contre </span><st1:personname w:st=on productid=la Cybercriminalit&eacute;><span style=font-family: Arial>la Cybercriminalit&eacute;</span></st1:personname><span style=font-family: Arial> et </span><st1:personname w:st=on productid=la Strat&eacute;gie><span style=font-family: Arial>la Strat&eacute;gie</span></st1:personname><span style=font-family: Arial> de mise en place du CERT, a &eacute;t&eacute; organis&eacute; en partenariat avec </span><st1:personname w:st=on productid=la Commission><span style=font-family: Arial>la Commission</span></st1:personname><span style=font-family: Arial> de </span><st1:personname w:st=on productid=la CEDEAO. Les><span style=font-family: Arial>la CEDEAO. Les</span></st1:personname><span style=font-family: Arial> travaux prendront fin samedi prochain.</span></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt>&nbsp;</p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt><span style=font-family: Arial><b style=mso-bidi-font-weight: normal><i style=mso-bidi-font-style: normal><span style=font-size: 10pt>Alfousseiny SIDIBE, MCNT</span></i></b></span><b style=mso-bidi-font-weight: normal><i style=mso-bidi-font-style: normal><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></i></b></p>
<p>&nbsp;</p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le Mali et la pratique de la démocratie :
Une réforme constitutionnelle pourquoi ?</title>
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<pubDate>Fri, 11 Jun 2010 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle République</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-family: Arial><b style=mso-bidi-font-weight: normal><i style=mso-bidi-font-style: normal><span style=font-size: 10pt; color: #002060>Jusque-l&agrave;, les r&eacute;actions &agrave; la proposition de r&eacute;forme constitutionnelle du pr&eacute;sident de la R&eacute;publique ont consist&eacute; principalement soit en un rejet de certaines de ses dispositions, &agrave; des propositions de reformulation en certains de ses articles, ou &agrave; souligner l&rsquo;inopportunit&eacute; de certains changements propos&eacute;s&hellip;</span></i></b></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify>&nbsp;</p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt>Il y a en effet lieu de se demander sur les raisons d&rsquo;une telle annonce, qui en r&eacute;alit&eacute; n&rsquo;en est vraiment pas une, &agrave; ce moment pr&eacute;cis o&ugrave; la r&eacute;forme est sur l&rsquo;agenda de l&rsquo;Assembl&eacute;e Nationale et qu&rsquo;elle est pr&eacute;vue pour &ecirc;tre soumise &agrave; r&eacute;f&eacute;rendum en 2011. Tout indique que l&rsquo;entr&eacute;e des partis qui se sont d&eacute;clar&eacute;s de l&rsquo;opposition dans un prochain gouvernement ne peut que profiter politiquement au pr&eacute;sident de la r&eacute;publique et &agrave; lui seul, car le plus grand nombre de partis au gouvernement ne peut qu&rsquo;assurer une large victoire du OUI au r&eacute;f&eacute;rendum.<span style=mso-spacerun: yes>&nbsp; </span>Mais que gagneront ces partis &agrave; entrer dans un gouvernement dont les jours sont compt&eacute;s et alors que des &eacute;ch&eacute;ances &eacute;lectorales d&rsquo;une grande importance sont pour bient&ocirc;t&nbsp;? Sinon de profiter de leur pr&eacute;sence au gouvernement pour pr&eacute;parer les pr&eacute;sidentielles&nbsp;? Mais ne risquent-ils pas aussi d&rsquo;&ecirc;tre comptables du bilan d&rsquo;A.T.Tour&eacute; et des partis qui ont jusque-l&agrave; &eacute;t&eacute; &agrave; ses c&ocirc;t&eacute;s et ne pas pouvoir ainsi se positionner par rapport &agrave; (contre) eux, le temps de la campagne venu&nbsp;? </span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt><o:p>&nbsp;</o:p></span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt>Le seul homme politique qui jusqu&rsquo;&agrave; ce jour s&rsquo;est montr&eacute; tr&egrave;s critique vis-&agrave;-vis de cette r&eacute;forme est l&rsquo;ancien premier ministre de la Transition Zoumana Sacko qui a surtout rejet&eacute; la mani&egrave;re et l&rsquo;opportunit&eacute; de la r&eacute;forme tout en lui trouvant des raisons inavou&eacute;es. Alors que c&rsquo;est la question m&ecirc;me du pourquoi de la r&eacute;forme qui, &agrave; nos yeux, m&eacute;rite v&eacute;ritablement un questionnement. Pourquoi r&eacute;former alors que rien, dans les faits qui ont jalonn&eacute; la petite histoire des institutions mises en place par cette constitution, n&rsquo;est venu &eacute;branler l&rsquo;&eacute;difice au point de n&eacute;cessiter une r&eacute;forme d&rsquo;une telle ampleur qui, selon certains analystes, vient plut&ocirc;t renforcer les pr&eacute;rogatives du pr&eacute;sident de la R&eacute;publique et porter ainsi un coup &agrave; l&rsquo;&eacute;quilibre des pouvoirs&nbsp;?<span style=mso-spacerun: yes>&nbsp; </span></span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt><o:p>&nbsp;</o:p></span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal align=center style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: center><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p><span style=font-family: Arial>&nbsp;</span></o:p></span></b></p>
<p class=MsoNormal align=center style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: center><span style=font-family: Arial><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-size: 10pt>Les institutions &agrave; l&rsquo;&eacute;preuve des faits, des pratiques</span></b></span>&nbsp; <span style=font-family: Arial><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-size: 10pt>et des strat&eacute;gies des acteurs politiques</span></b></span><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></b></p>
<p class=MsoNormal align=center style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: center><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p><span style=font-family: Arial>&nbsp;</span></o:p></span></b></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-family: Arial><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-size: 10pt>1-</span></b><span style=font-size: 10pt>Dans l&rsquo;histoire du processus d&eacute;mocratique en cours au Mali, on peut distinguer deux grandes p&eacute;riodes&nbsp;; la premi&egrave;re qui va de 1992 &agrave; 2002 avec la pr&eacute;sidence de Alpha Omar Konar&eacute; et la p&eacute;riode 2002 &agrave; nos jours avec le pr&eacute;sident Amadou Toumani Tour&eacute;. Ces deux p&eacute;riodes ne se distinguent pas seulement par la personnalit&eacute; contrast&eacute;e des deux chefs d&rsquo;Etat, le premier un intellectuel rompu &agrave; la politique et le second, un militaire sans parti dont la l&eacute;gitimit&eacute; tient au fait d&rsquo;avoir &eacute;t&eacute; &agrave; la t&ecirc;te du groupe d&rsquo;officiers militaires qui a renvers&eacute; le r&eacute;gime autoritaire de la deuxi&egrave;me R&eacute;publique. Mais surtout d&rsquo;&ecirc;tre parti du pouvoir apr&egrave;s avoir organis&eacute; avec succ&egrave;s la Conf&eacute;rence nationale et men&eacute; le pays vers la d&eacute;mocratie apr&egrave;s une transition et des &eacute;lections r&eacute;ussies. Les deux p&eacute;riodes se distinguent aussi par le contexte politique, social et &eacute;conomique dans lequel les deux pouvoirs ont &eacute;volu&eacute;. </span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt><o:p>&nbsp;</o:p></span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal align=center style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: center><span style=font-family: Arial><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-size: 10pt>La d&eacute;mocratie &agrave; rude &eacute;preuve</span></b></span>&nbsp; <span style=font-family: Arial><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-size: 10pt>ou le r&egrave;gne des partis politiques</span></b></span><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></b></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><i style=mso-bidi-font-style: normal><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p><span style=font-family: Arial>&nbsp;</span></o:p></span></i></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-family: Arial><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-size: 10pt>2-</span></b><span style=font-size: 10pt>Arriv&eacute; aux lendemains des graves troubles qui ont secou&eacute; le Mali, le pouvoir d&rsquo;Alpha O. Konar&eacute;, marqu&eacute; par une crise sociale et politique permanente &eacute;tait fragilis&eacute; par l&rsquo;affaiblissement de l&rsquo;Etat cons&eacute;cutif &agrave; la contestation sociale qui s&rsquo;est poursuivie bien apr&egrave;s la restauration de l&rsquo;ordre constitutionnel. La p&eacute;riode imm&eacute;diate de l&rsquo;apr&egrave;s Transition qui a vu l&rsquo;organisation d&rsquo;&eacute;lections jug&eacute;es cr&eacute;dibles et transparentes a ainsi &eacute;t&eacute; tr&egrave;s mouvement&eacute;e. Et alors qu&rsquo;on aurait pu s&rsquo;attendre &agrave; voir un climat social et politique apais&eacute;, on a plut&ocirc;t assist&eacute; &agrave; la r&eacute;surgence de la contestation sur tous les fronts. Le mouvement social men&eacute; principalement par la jeunesse scolaire a peu faibli et s&rsquo;est poursuivi encore durant toute la premi&egrave;re partie du premier mandat pr&eacute;sidentiel.</span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt><o:p>&nbsp;</o:p></span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt>Le premier quinquennat d&rsquo;Alpha O. Konar&eacute;, p&eacute;riode d&rsquo;apprentissage de la pratique institutionnelle et aussi d&eacute;mocratique, a donc &eacute;t&eacute; une p&eacute;riode particuli&egrave;rement difficile du fait notamment d&rsquo;un conflit persistant entre acteurs politiques et entre le pouvoir et les diff&eacute;rents acteurs sociaux que sont notamment les syndicats et surtout l&rsquo;association des scolaires, l&rsquo;AEEM.<span style=mso-spacerun: yes>&nbsp; </span>Mais malgr&eacute; les difficult&eacute;s de tous genres auxquelles le pays a &eacute;t&eacute; confront&eacute;, le premier quinquennat d&rsquo;A. O. Konar&eacute; et la premi&egrave;re l&eacute;gislature de l&rsquo;Assembl&eacute;e Nationale sont bien arriv&eacute;s &agrave; terme. En 1997, furent organis&eacute;es les deuxi&egrave;mes &eacute;lections pluralistes dont les conditions d&rsquo;organisation ont &eacute;t&eacute; d&eacute;nonc&eacute;es par les partis d&rsquo;opposition et les r&eacute;sultats contest&eacute;s ce qui n&rsquo;a pas manqu&eacute; de plonger le pays dans une seconde crise qui a s&eacute;rieusement handicap&eacute; la vie politique. </span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt><o:p>&nbsp;</o:p></span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-family: Arial><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-size: 10pt>3-</span></b><span style=font-size: 10pt>Malgr&eacute; tous ces conflits et une tension sociale qui n&rsquo;a jamais baiss&eacute;, les diff&eacute;rentes institutions mises en place, pour leur quasi-totalit&eacute; pendant cette p&eacute;riode, n&rsquo;ont-elles pas malgr&eacute; tout fonctionn&eacute;&nbsp;? Ne sont-elles pas montr&eacute;es efficaces, au-del&agrave; des limites que certainement on peut leur trouver, dans leur r&ocirc;le de r&eacute;gulateur du jeu politique et dans l&rsquo;&eacute;quilibre des diff&eacute;rents pouvoirs&nbsp;? Si elles ont pu connaitre des rat&eacute;s, elles ne se sont cependant pas effondr&eacute;es et le Mali n&rsquo;a pas connu de crise majeure ayant d&eacute;bouch&eacute; &agrave; une paralysie du syst&egrave;me. Aussi ne peut-on pas supposer que si le syst&egrave;me a pu surmonter toutes ces difficult&eacute;s, que les institutions ne se sont pas effondr&eacute;es malgr&eacute; toutes les crises que le pays a connues, c&rsquo;est qu&rsquo;apr&egrave;s tout elles ont fonctionn&eacute; et ont efficacement jou&eacute; leur r&ocirc;le dans la gestion des crises et dans l&rsquo;&eacute;quilibre des forces en pr&eacute;sence&nbsp;? Reste &agrave; savoir quelles sont les limites et les rat&eacute;s qui n&rsquo;ont pas pu permettre aux institutions non pas d&rsquo;emp&ecirc;cher les crises, parfois salutaires, mais de faire en sorte qu&rsquo;elles puissent s&rsquo;exprimer dans les cadres et selon les conditions pr&eacute;vus. </span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt><o:p>&nbsp;</o:p></span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal align=center style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: center><span style=font-family: Arial><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-size: 10pt>La capture de l&rsquo;opposition</span></b></span>&nbsp; <span style=font-family: Arial><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-size: 10pt>et la mont&eacute;e en puissance des&nbsp;&laquo; sans- partis&nbsp;&raquo;</span></b></span><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></b></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt><o:p>&nbsp;</o:p></span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-family: Arial><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-size: 10pt>4-</span></b><span style=font-size: 10pt>De 2002 &agrave; 2007 par contre, c&rsquo;est-&agrave;-dire durant le premier mandat d&rsquo;Amadou T. Tour&eacute;, on a assist&eacute; &agrave; une certaine accalmie, notamment au plan social et, dans une large mesure, au plan politique avec l&rsquo;entr&eacute;e au gouvernement des principaux acteurs politiques du moment. Les seuls troubles existant venaient du front social sans pouvoir trouver de relais au plan politique. M&ecirc;me au cours de ce deuxi&egrave;me mandat du pr&eacute;sident Tour&eacute;, alors que la coalition au pouvoir s&rsquo;est quelque peu effrit&eacute;e avec le d&eacute;part du gouvernement d&rsquo;un certain nombre de partis aux lendemains des &eacute;lections pr&eacute;sidentielles de 2007, le climat politique est loin d&rsquo;&ecirc;tre surchauff&eacute;.</span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt><o:p>&nbsp;</o:p></span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt>Avec le pr&eacute;sident A.T.Tour&eacute;, les diff&eacute;rentes institutions mises en place n&rsquo;ont, pour leur quasi-totalit&eacute;, gu&egrave;re fonctionn&eacute;. Avec la pr&eacute;sence de tous les grands partis au gouvernement et &agrave; l&rsquo;Assembl&eacute;e Nationale, au nom de la d&eacute;mocratie consensuelle, la situation sociopolitique est rest&eacute;e relativement calme. Et puis il faut dire qu&rsquo;apr&egrave;s 10 ans de pratique, les institutions &eacute;taient dans une phase de fonctionnement routinier et ont pu par cons&eacute;quent su maitriser les situations de crise.</span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt><o:p>&nbsp;</o:p></span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt>L&rsquo;efficace de la routinisation des institutions a certainement eu un effet stabilisateur sur le syst&egrave;me au cours des deux quinquennats d&rsquo;A. T. Tour&eacute;, mais tout porte &agrave; penser aussi que le syst&egrave;me s&rsquo;est montr&eacute; d&rsquo;autant plus efficace dans le traitement des crises qu&rsquo;il aura r&eacute;ussi &agrave; affaiblir certains acteurs politiques et &agrave; faire participer d&rsquo;autres &agrave; la gestion des affaires de l&rsquo;Etat, du moins ceux-l&agrave; qui s&rsquo;&eacute;taient montr&eacute;s les plus farouches opposants au pouvoir de Alpha O. Konar&eacute;. </span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt><o:p>&nbsp;</o:p></span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-family: Arial><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-size: 10pt>5-</span></b><span style=font-size: 10pt>Mais, les deux p&eacute;riodes se distinguent surtout par le mode de gouvernance que chacun des deux chefs d&rsquo;Etat aura tent&eacute; avec plus ou moins de bonheur d&rsquo;instaurer. Avec A. O. Konar&eacute;, fut exp&eacute;riment&eacute;e, sous la conduite de l&rsquo;ADEMA, le parti majoritaire de l&rsquo;&eacute;poque, ce qu&rsquo;on a appel&eacute;&nbsp;la &laquo;&nbsp;gestion concert&eacute;e des institutions&nbsp;&raquo; afin de g&eacute;rer une situation difficile n&eacute;e des troubles ayant pr&eacute;sid&eacute; &agrave; l&rsquo;av&egrave;nement de la troisi&egrave;me r&eacute;publique. Avec A. T Tour&eacute;, on a parle plut&ocirc;t de &laquo;&nbsp;d&eacute;mocratie consensuelle&nbsp;&raquo;. </span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt><o:p>&nbsp;</o:p></span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt>Si &laquo;&nbsp;la gestion concert&eacute;e&nbsp;&raquo; n&rsquo;a pu rassembler que quelques petites formations autour d&rsquo;un Pacte dit r&eacute;publicain, qui n&rsquo;aura dur&eacute; que le temps pour ces partis de constater leur marginalisation au sein du gouvernement, la &laquo;&nbsp;d&eacute;mocratie consensuelle&nbsp;&raquo; aura par contre relativement bien fonctionn&eacute;. Son initiateur, fort de sa l&eacute;gitimit&eacute; acquise pendant la p&eacute;riode transitoire, s&rsquo;est pr&eacute;sent&eacute; devant les &eacute;lecteurs en candidat ind&eacute;pendant qui a jou&eacute; au rassembleur face &agrave; des partis divis&eacute;s, incapables de trouver en leur sein des candidats pour les &eacute;lections pr&eacute;sidentielles. Mais la &laquo;&nbsp;d&eacute;mocratie consensuelle&nbsp;&raquo; n&rsquo;a-t-elle pas bien fonctionn&eacute; aussi parce qu&rsquo;elle a &eacute;t&eacute; accompagn&eacute;e par une d&eacute;-cr&eacute;dibilisation des partis politiques et la promotion des candidatures ind&eacute;pendantes lors des &eacute;lections l&eacute;gislatives et municipales qui ont suivi l&rsquo;&eacute;lection du pr&eacute;sident&nbsp;? </span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt><o:p>&nbsp;</o:p></span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal align=center style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: center><span style=font-family: Arial><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-size: 10pt>De la surpolitisation &agrave; la sous politisation&nbsp;:</span></b></span>&nbsp; <span style=font-family: Arial><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-size: 10pt>contre les institutions, les cadres de concertation</span></b></span><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></b></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt><b style=mso-bidi-font-weight: normal><i style=mso-bidi-font-style: normal><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p><span style=font-family: Arial>&nbsp;</span></o:p></span></i></b></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-family: Arial><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-size: 10pt>6-</span></b><span style=font-size: 10pt>Ainsi, tandis que durant la pr&eacute;sidence de Alpha&nbsp;O. Konar&eacute; on a assist&eacute; &agrave; une instabilit&eacute; politique, r&eacute;sultant de la surpolitisation de la vie politique marqu&eacute;e par l&rsquo;&eacute;chec de tout dialogue entre le pouvoir en place et la classe politique, avec Amadou T. Tour&eacute;, on assiste &agrave; une relative stabilit&eacute; politique, favoris&eacute;e par une sous-politisation de la vie politique. Ce qui a eu pour cons&eacute;quence le discr&eacute;dit des partis politiques et des acteurs de la classe politique et l&rsquo;&eacute;mergence de figures de la soci&eacute;t&eacute; civile pr&eacute;sent&eacute;es comme alternatives cr&eacute;dibles &agrave; une disqualification des politiques.</span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt><o:p>&nbsp;</o:p></span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt>La surpolitisation, bien qu&rsquo;ayant eu pour effet de provoquer l&rsquo;instabilit&eacute; politique, aura contribu&eacute; dans une certaine mesure &agrave; renforcer les institutions en leur permettant de r&eacute;guler le jeu politique et surtout de parvenir &agrave; r&eacute;aliser des compromis entre acteurs politiques pour se maintenir. En retour, la sous politisation tout en instaurant une certaine stabilit&eacute; politique, aura eu l&rsquo;effet contraire d&rsquo;affaiblir les institutions d&rsquo;abord en raison de l&rsquo;activit&eacute; strat&eacute;gique des acteurs et aussi parce que les institutions n&rsquo;auront pas particip&eacute; ou alors dans une tr&egrave;s moindre mesure, &agrave; la r&eacute;gulation du jeu politique ou du dialogue social. Ce qui explique d&rsquo;ailleurs la prolif&eacute;ration des commissions et autres cadres de concertation notamment pour la gestion des crises. La cr&eacute;ation de ces diff&eacute;rents m&eacute;canismes de concertation, n&rsquo;auront pas permit aux institutions de jouer leur r&ocirc;le.</span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt><span style=mso-spacerun: yes>&nbsp;</span></span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-family: Arial><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-size: 10pt>7-</span></b><span style=font-size: 10pt>Il peut paraitre simpliste d&rsquo;opposer ces deux p&eacute;riodes en moments de surpolitisation ou de sous politisation. La r&eacute;alit&eacute; est certainement beaucoup plus complexe. Ainsi si la pr&eacute;sidence d&rsquo;Alpha O. Konar&eacute; se caract&eacute;rise par son instabilit&eacute;, elle aura connu, il faut le dire, des moments d&rsquo;accalmie et de fonctionnement normal des institutions. De m&ecirc;me, apr&egrave;s le premier quinquennat de Amadou T. Tour&eacute;, on a assist&eacute; &agrave; la fin du consensus politique, certains partis s&rsquo;&eacute;tant r&eacute;clam&eacute; de l&rsquo;opposition, tandis que d&rsquo;autres, tout en &eacute;tant dans la coalition au pouvoir n&rsquo;en continue pas moins d&rsquo;avoir &agrave; l&rsquo;horizon les diff&eacute;rentes &eacute;ch&eacute;ances &eacute;lectorales et de d&eacute;velopper ainsi une strat&eacute;gie propre de conqu&ecirc;te du pouvoir. C&rsquo;est pourquoi la pr&eacute;cipitation de ces partis &agrave; vouloir participer aujourd&rsquo;hui &agrave; un gouvernement apparait incompr&eacute;hensible, comme s&rsquo;ils regrettaient d&eacute;j&agrave; d&rsquo;&ecirc;tre dans l&rsquo;opposition. Pour leur d&eacute;fense, il faut reconnaitre qu&rsquo;en Afrique la position d&rsquo;opposant est parfois intenable, longtemps, quand on sait que toutes les ressources financi&egrave;res, &eacute;conomiques, sociales et politiques sont g&eacute;n&eacute;r&eacute;es principalement &agrave; partir d&rsquo;une position dans l&rsquo;Etat.</span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt><o:p>&nbsp;</o:p></span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt><o:p>&nbsp;</o:p></span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal align=center style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: center><span style=font-family: Arial><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-size: 10pt>L&rsquo;unanimisme politique, effet pervers de la d&eacute;mocratie consensuelle</span></b></span>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <span style=font-family: Arial><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-size: 10pt>ou r&eacute;sultat d&rsquo;une strat&eacute;gie&nbsp;?</span></b></span><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></b></p>
<p class=MsoNormal align=center style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: center><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt><o:p>&nbsp;</o:p></span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt><o:p>&nbsp;</o:p></span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-family: Arial><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-size: 10pt>8-</span></b><span style=font-size: 10pt>Ce qu&rsquo;on a appel&eacute; ici la d&eacute;mocratie consensuelle et qui a consist&eacute; &agrave; faire participer tous les acteurs politiques &agrave; la gestion de la chose publique, n&rsquo;a produit dans les faits qu&rsquo;un unanimisme de la classe politique unie toute derri&egrave;re le chef de l&rsquo;Etat. Le Mali a v&eacute;cu pendant tout le premier quinquennat du pr&eacute;sident A.T.Tour&eacute; sans opposition et sans aucun contre-pouvoir. Tous les grands partis, comme certains petits partis, se sont retrouv&eacute;s &agrave; l&rsquo;Assembl&eacute;e Nationale ainsi que dans le gouvernement non (pas) seulement pour apporter leur soutien au pr&eacute;sident mais aussi pour profiter individuellement et collectivement des avantages que conf&egrave;rent la position de membre du gouvernement et se constituer un butin de guerre. La seule voix contradictoire &agrave; sa politique venait du front social et l&agrave; tout a &eacute;t&eacute; mis en &oelig;uvre pour que celle-ci elle ne puisse pas s&rsquo;exprimer trop bruyamment et trop longtemps, surtout durant tout le premier mandat du pr&eacute;sident.</span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt><o:p>&nbsp;</o:p></span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt><span style=font-family: Arial><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-size: 10pt>La personnalisation du pouvoir</span></b></span><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></b></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt><o:p>&nbsp;</o:p></span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-family: Arial><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-size: 10pt>9-</span></b><span style=font-size: 10pt>On a vite assist&eacute; ainsi &agrave; une personnalisation tr&egrave;s outranci&egrave;re de la fonction de chef d&rsquo;Etat ce qui n&rsquo;a fait que favoriser une gestion solitaire du pouvoir par le pr&eacute;sident de la r&eacute;publique. C&rsquo;est pourquoi il ne faut pas voir dans les limites de la constitution les raisons de cette personnalisation. C&rsquo;est plut&ocirc;t dans les pratiques et les strat&eacute;gies des diff&eacute;rents acteurs de la classe politique et m&ecirc;me de la soci&eacute;t&eacute; civile que se trouvent les explications aux tendances populistes et solitaires du pouvoir d&rsquo;A.T.Tour&eacute;. Un exemple banal, mais assez significatif du mode et du style de gouvernement sous la p&eacute;riode d&rsquo;A.T.Tour&eacute; est l&rsquo;omnipr&eacute;sence du chef de l&rsquo;Etat dans les m&eacute;dias et le fait que chaque ministre, chaque responsable administratif et politique qui porte la parole publique ne manque jamais de le citer ou de faire r&eacute;f&eacute;rence &agrave; son PDES &agrave; chaque fois qu&rsquo;il passe dans les m&eacute;dias notamment publics. </span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt><o:p>&nbsp;</o:p></span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt>Pour assurer la r&eacute;&eacute;lection d&rsquo;A.T.Tour&eacute; pour un second mandat, la moindre vell&eacute;it&eacute; de revendication &eacute;tait &eacute;touff&eacute;e par le pouvoir et cela par tous les moyens. Ce qui explique d&rsquo;ailleurs pourquoi apr&egrave;s les avoir repouss&eacute; continuellement sans v&eacute;ritablement les r&eacute;soudre, on assiste aujourd&rsquo;hui &agrave; la r&eacute;surgence et &agrave; la multiplication des revendications et surtout les revendications les plus maximalistes avec des syndicats tr&egrave;s d&eacute;termin&eacute;s alors que dans le m&ecirc;me temps les grandes centrales syndicales sont rest&eacute;es atones. L&rsquo;exemple de l&rsquo;Ecole avec les gr&egrave;ves interminables des enseignants auxquelles on assiste en ce moment, maintenant qu&rsquo;&eacute;l&egrave;ves et &eacute;tudiants semblent devenus plus responsables et plus soucieux de sauver leur scolarit&eacute; g&acirc;ch&eacute;e, est la parfaite illustration des cons&eacute;quences sociales et politiques de l&rsquo;unanimisme voulu par le chef de l&rsquo;Etat et accept&eacute; par l&rsquo;ensemble de la classe politique malienne et qu&rsquo;on cite partout comme un exemple de pratique d&eacute;mocratique. </span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt><o:p>&nbsp;</o:p></span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal align=center style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: center><span style=font-family: Arial><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-size: 10pt>Le HCI et la naissance d&rsquo;un contre-pouvoir</span></b></span><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></b></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><b style=mso-bidi-font-weight: normal><i style=mso-bidi-font-style: normal><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p><span style=font-family: Arial>&nbsp;</span></o:p></span></i></b></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-family: Arial><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-size: 10pt>10-</span></b><span style=font-size: 10pt>Malgr&eacute; les nombreux cadres de concertation et de dialogue mis en place aucune solution globale &agrave; la crise de l&rsquo;Ecole n&rsquo;a vu le jour et on est &agrave; la cr&eacute;ation d&rsquo;un Forum qui apparemment peine &agrave; apporter des solutions satisfaisantes. Si aux yeux de certains, les syndicats d&rsquo;enseignants sont devenus maximalistes, jusqu&rsquo;au-boutistes, voulant tout, tout de suite, c&rsquo;est sans doute parce que leurs dirigeants ou eux-m&ecirc;mes ont fini par rompre avec les pratiques pass&eacute;es qui consistaient &agrave; se contenter du peu qu&rsquo;on leur proposait plus des promesses. Il y a sans doute aussi le fait que le pouvoir ne peut plus ou ne veut plus continuer avec ces pratiques de sapeurs pompiers le temps d&rsquo;une &eacute;lection qui ont permit de par le pass&eacute; de r&eacute;duire au silence tout mouvement contestataire.</span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt><o:p>&nbsp;</o:p></span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt>Mais plus significative de l&rsquo;effet pervers de cet unanimisme politique est la grande mobilisation r&eacute;ussie du Haut conseil islamique contre le Code des personnes et de la famille. Ce code a &eacute;t&eacute; vot&eacute; &agrave; la quasi unanimit&eacute; des d&eacute;put&eacute;s pr&eacute;sents &agrave; l&rsquo;Assembl&eacute;e Nationale. M&ecirc;me ceux d&rsquo;entre eux qui &eacute;taient contre le texte ont fini par la voter pour respecter la volont&eacute; du chef et se ranger &agrave; la loi du syst&egrave;me. En l&rsquo;absence d&rsquo;une opposition, aussi bien parlementaire qu&rsquo;extra parlementaire, le Haut conseil islamique est devenu par la force des choses l&rsquo;unique porte parole-porte de tous ceux qui sont contre certaines des dispositions de ce code qui heurtent leur sensibilit&eacute; religieuse, leur valeur sociale voire leur &eacute;thique de vie familiale et communautaire. </span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt><o:p>&nbsp;</o:p></span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-family: Arial><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-size: 10pt>11-</span></b><span style=font-size: 10pt>Avec les syndicats, mais plus encore que les syndicats dont les revendications et les actions sont plus sectorielles et plus corporatistes, le HCI est aujourd&rsquo;hui le seul v&eacute;ritable contre-pouvoir au syst&egrave;me g&eacute;n&eacute;r&eacute; par &laquo;&nbsp;la d&eacute;mocratie consensuelle&nbsp;&raquo;. Et quand m&ecirc;me on ne partagerait pas tous le points de vue du HCI, on en vient &agrave; saluer le fait que gr&acirc;ce &agrave; lui on se rend compte que l&rsquo;unanimisme n&rsquo;est finalement pas aussi parfait que cela parait, qu&rsquo;il reste limit&eacute; au champ politique, la sph&egrave;re sociale &eacute;chappant &agrave; son emprise. Et on en vient &agrave; regretter par contre que cette forte mobilisation ne soit rendue possible que contre le Code. On aurait voulu aussi voir ces forces religieuses, qui sont en r&eacute;alit&eacute; les v&eacute;ritables acteurs de la soci&eacute;t&eacute; civile mobilis&eacute;s pour d&eacute;fendre une certaine morale, organiser de tels grands rassemblements &agrave; chaque fois qu&rsquo;il y a une atteinte aux libert&eacute;s individuelles et collectives, contre la corruption devenue banale et pourquoi pas contre la r&eacute;forme de la Constitution. On n&rsquo;a encore vu justement aucune organisation de la soci&eacute;t&eacute; civile se prononcer sur cette r&eacute;forme. Pourtant rien ne saurait justifier leur silence, m&ecirc;me pas celui du HCI.</span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt><o:p>&nbsp;</o:p></span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt>A d&eacute;faut du HCI, on aurait voulu voir en effet d&rsquo;autres acteurs de la soci&eacute;t&eacute; civile, eux qui se sont cr&eacute;es avec des objectifs de d&eacute;fense de la soci&eacute;t&eacute; ou de promotion de certaines valeurs, mais qu&rsquo;on n&rsquo;entend ni ne voit sur le terrain de la lutte sociale. Ils sont au contraire rest&eacute;s emmur&eacute;s dans leur silence comme si ces d&eacute;bats ne les concernent pas, en raison sans doute de la compr&eacute;hension qu&rsquo;ils ont de leur r&ocirc;le qui doit &ecirc;tre de neutralit&eacute;, de distance par rapport &agrave; la politique. Comme du temps de l&rsquo;UDPM avec les diff&eacute;rentes Unions (de jeunes, de femmes, etc.), la d&eacute;mocratie a donn&eacute; naissance aux Conseils (Conseil national de la Jeunesse, de la soci&eacute;t&eacute; civile, etc.) dont certains responsables, &agrave; d&eacute;faut d&rsquo;&ecirc;tre des agents de l&rsquo;Etat, en sont les appendices, recevant subsides de l&rsquo;administration. A l&rsquo;instar de ces organisations de la soci&eacute;t&eacute; civile, on veut faire du chef de l&rsquo;opposition un personnage de l&rsquo;Etat qui sera le porteur de valise du pr&eacute;sident la r&eacute;publique pour, dit-on, mieux assurer son ind&eacute;pendance. Ind&eacute;pendance vis-&agrave;-vis de qui&nbsp;? Du pouvoir qui lui accorde ces moyens ou des membres de l&rsquo;opposition&nbsp;qu&rsquo;il est cens&eacute; repr&eacute;senter ?</span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt><o:p>&nbsp;</o:p></span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt>Soci&eacute;t&eacute; civile ne signifie pas neutralit&eacute; par rapport aux grands d&eacute;bats qui traversent la soci&eacute;t&eacute;, par rapport aux mouvements sociaux visant l&rsquo;autorit&eacute; publique, par rapport aux luttes contre les pouvoirs en place. Bien au contraire, la soci&eacute;t&eacute; civile est n&eacute;e pour d&eacute;fendre la soci&eacute;t&eacute;, ses droits, ses valeurs contre les politiques publiques ou pour rem&eacute;dier aux d&eacute;faillances, aux manques et aux limites de celles-ci. On a souvent d&eacute;plor&eacute; le fait qu&rsquo;en Afrique il n&rsquo;existe pas de soci&eacute;t&eacute; civile ind&eacute;pendante par rapport au pouvoir et aux forces politiques en pr&eacute;sence, ayant une capacit&eacute; de proposition et d&rsquo;action face &agrave; la toute puissance publique. Avec le HCI dont les dirigeants ont r&eacute;sist&eacute; &agrave; toutes sortes de pression, financi&egrave;re, politique voire au &laquo;&nbsp;terrorisme&nbsp;&raquo; intellectuel de la part des pouvoirs publics, le Mali peut maintenant &ecirc;tre cit&eacute; aussi en exemple pour sa soci&eacute;t&eacute; civile.</span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt><o:p>&nbsp;</o:p></span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal align=center style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: center><span style=font-family: Arial><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-size: 10pt>La politisation de l&rsquo;administration publique</span></b></span><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></b></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt><o:p>&nbsp;</o:p></span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-family: Arial><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-size: 10pt>12-</span></b><span style=font-size: 10pt>Autre effet pernicieux de la d&eacute;mocratie consensuelle, c&rsquo;est d&rsquo;avoir fait des minist&egrave;res, les chasse-gard&eacute;s des partis. Ce qui a eu pour effet secondaire, l&rsquo;unanimisme aidant, le d&eacute;veloppement de la corruption, des d&eacute;tournements, la promotion de la culture de la m&eacute;diocrit&eacute; et la politisation de l&rsquo;administration publique. Chaque responsable de parti nomm&eacute; &agrave; la t&ecirc;te d&rsquo;un d&eacute;partement minist&eacute;riel appelle en effet autour de lui des militants et des sympathisants, nomme ses proches collaborateurs non pas selon leurs comp&eacute;tences mais en premier lieu en fonction de leur appartenance &agrave; son parti, notamment pour ce qui concerne certains postes strat&eacute;giques ou financi&egrave;rement int&eacute;ressants (DAF, Projets, etc.) Une fois son dispositif mis en place, le ministre a ainsi le loisir sinon l&rsquo;obligation d&rsquo;apporter sa quotte part au renflouement de la caisse de son parti. Chacun des partis agissant de m&ecirc;me, plus personne pour d&eacute;noncer cette situation.</span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt><span style=mso-spacerun: yes>&nbsp;</span></span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal align=center style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: center><span style=font-family: Arial><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-size: 10pt>Tandia, Wade, ATT&nbsp;et le silence des forces sociales</span></b></span><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></b></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><b style=mso-bidi-font-weight: normal><i style=mso-bidi-font-style: normal><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p><span style=font-family: Arial>&nbsp;</span></o:p></span></i></b></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-family: Arial><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-size: 10pt>13-</span></b><span style=font-size: 10pt>Cependant, on ne saurait accuser le pr&eacute;sident A.T.Tour&eacute; de tendance ou de d&eacute;rive autoritaire encore moins autocratique. En bon politique ou plut&ocirc;t en bon strat&egrave;ge (c&rsquo;est un g&eacute;n&eacute;ral avant tout&nbsp;!), il n&rsquo;a fait qu&rsquo;agir avec les ressources humaines et politiques dont il dispose et les possibilit&eacute;s qui s&rsquo;offrent &agrave; lui. En tant que chef d&rsquo;Etat, il lui appartient d&rsquo;entreprendre en ayant une marge de man&oelig;uvre face aux forces adverses et selon ce que lui autorise la loi quitte &agrave; l&rsquo;enfreindre s&rsquo;il le faut d&rsquo;autant qu&rsquo;il n&rsquo;y a pas de force oppos&eacute;e pour l&rsquo;en emp&ecirc;cher. La d&eacute;mocratie consensuelle lui a ouvert un boulevard. La tendance presque naturelle d&rsquo;un pouvoir, c&rsquo;est de s&rsquo;&eacute;tendre, d&rsquo;&eacute;largir son champ d&rsquo;action jusqu&rsquo;&agrave; ce qu&rsquo;il rencontre un autre pouvoir (&laquo;&nbsp;Le pouvoir arr&ecirc;te le pouvoir&nbsp;&raquo;). Le pr&eacute;sident A.T.Tour&eacute; n&rsquo;a jamais eu de contre-pouvoir. Il n&rsquo;a eu que des soutiens, des supporters qui sont pr&ecirc;ts de mourir pour lui. Comment voulez-vous que dans ses conditions on n&rsquo;en vient pas &agrave; r&eacute;unir toutes les cartes entre ses seules mains et (&agrave; vouloir) rester le seul maitre du jeu&nbsp;? </span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p><span style=font-family: Arial>&nbsp;</span></o:p></span></b></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt>J&rsquo;ai coutume de dire que si dans les pays occidentaux, on ne voit pas ces cas de pr&eacute;sidentialisation &agrave; outrance ou de pouvoir personnel, ce n&rsquo;est pas parce que dans ces pays, les hommes politiques sont naturellement d&eacute;mocrates et que sous les tropiques, ils ont des dispositions g&eacute;n&eacute;tiques au despotisme. C&rsquo;est tout simplement que les forces sociales et politiques en pr&eacute;sence ne tol&eacute;reront pas une telle tendance en Occident tandis qu&rsquo;en Afrique, elles les favorisent. Si Wade a pu nommer sans probl&egrave;me son fils &agrave; la t&ecirc;te du plus grand minist&egrave;re de son gouvernement et que Sarkozy n&rsquo;a pas r&eacute;ussit &agrave; placer son fils &agrave; la t&ecirc;te du plus grand Conseil g&eacute;n&eacute;ral de France, ce n&rsquo;est pas faute d&rsquo;avoir essay&eacute; mais parce qu&rsquo;il existe en France une opinion publique qui s&rsquo;est montr&eacute;e hostile &agrave; une telle initiative. </span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt><o:p>&nbsp;</o:p></span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt>Si A.T.Tour&eacute; a un pouvoir personnel ou exerce le pouvoir de fa&ccedil;on solitaire, ce qui lui a autoris&eacute; de cr&eacute;er un comit&eacute; dont il aura nomm&eacute; le pr&eacute;sident pour r&eacute;former la constitution, c&rsquo;est d&rsquo;abord parce qu&rsquo;il est &agrave; ce moment le seul maitre &agrave; bord dans la champ politique malien avec tous ces partis et associations qui continuent de se cr&eacute;er pour le soutenir alors qu&rsquo;il est en fin d&rsquo;un mandat qu&rsquo;il ne compte nullement prolonger ou renouveler. Et on se dit alors que ceux qui continuent de le soutenir le font peut-&ecirc;tre par gratitude ou pour l&rsquo;aider &agrave; finir sa pr&eacute;sidence en toute beaut&eacute;. A moins, pour ses nombreux supporters de chercher &agrave; se positionner comme dauphin pour le remplacer tr&egrave;s prochainement. Est-ce pour autant qu&rsquo;il faille &eacute;carter comme hypoth&egrave;se ce qui, selon Z. Sacko, est clair &laquo;&nbsp;comme de l&rsquo;eau roche aux yeux de tous et de chacun&nbsp;&raquo;&nbsp;?<span style=mso-spacerun: yes>&nbsp; </span></span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal align=center style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: center><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p><span style=font-family: Arial>&nbsp;</span></o:p></span></b></p>
<p class=MsoNormal align=center style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: center><span style=font-family: Arial><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-size: 10pt>Vers une sacralisation de la constitution</span></b></span><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></b></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt><o:p>&nbsp;</o:p></span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-family: Arial><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-size: 10pt>14-</span></b><span style=font-size: 10pt>Pour terminer, revenons &agrave; notre question de d&eacute;part. Pourquoi une r&eacute;forme constitutionnelle d&rsquo;une telle ampleur, maintenant&nbsp;? La question m&eacute;rite d&rsquo;&ecirc;tre pos&eacute;e en en pr&eacute;cisant encore tout son contour. Elle est d&rsquo;autant plus &agrave; poser que, on ne peut pas raisonnablement et &agrave; juste raison dire qu&rsquo;en pratique, les institutions ont montr&eacute; leurs limites, qu&rsquo;elles ont donn&eacute; toute la mesure de leur efficacit&eacute;, qu&rsquo;elles ont &eacute;t&eacute; suffisamment soumises &agrave; l&rsquo;&eacute;preuve du temps, des r&eacute;alit&eacute;s, du jeu et des dynamiques politiques pour qu&rsquo;elles soient r&eacute;form&eacute;es. Par cons&eacute;quent la refondation de la constitution ne doit m&ecirc;me pas &ecirc;tre &agrave; l&rsquo;ordre du jour.</span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt><o:p>&nbsp;</o:p></span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt>Une constitution est sacr&eacute;e, en tout cas elle doit &ecirc;tre consid&eacute;r&eacute;e comme telle pour qu&rsquo;on ne puisse pas, m&ecirc;me &agrave; la faveur d&rsquo;un r&eacute;f&eacute;rendum, la changer comme on veut. C&rsquo;est parce qu&rsquo;ils n&rsquo;ont pas justement ce rapport sacr&eacute; &agrave; leur constitution que les dirigeants africains se permettent selon leur bon vouloir de la suspendre, de la manipuler, de la tripatouiller et m&ecirc;me de la jeter comme un chiffon de papier &agrave; la poubelle pour assouvir leurs ambitions les plus ill&eacute;gitimes. </span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt><o:p>&nbsp;</o:p></span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt>La constitution fran&ccedil;aise est celle qui nous a permit d&rsquo;acc&eacute;der &agrave; l&rsquo;ind&eacute;pendance. Elle n&rsquo;a jamais chang&eacute; depuis 1958, tout au plus modifi&eacute;e en certains de ces articles et cela au fur et &agrave; mesure par diff&eacute;rents gouvernements qui se sont succ&eacute;d&eacute;. La constitution am&eacute;ricaine a plus de 200 ans, elle est la m&ecirc;me depuis sauf peut-&ecirc;tre en quelques uns de ses articles. Mais aucun pr&eacute;sident, aucune majorit&eacute; parlementaire, n&rsquo;a song&eacute; et ne songerait aujourd&rsquo;hui &agrave; la transformer de fond en comble ou la rejeter en pr&eacute;textant que ce texte qui a fond&eacute; les Etats-Unis d&rsquo;Am&eacute;rique est d&eacute;pass&eacute; ou dire que c&rsquo;est pour consolider une d&eacute;mocratie immature. En Angleterre, il n&rsquo;existe pas de constitution. Le pays est r&eacute;git par une tradition que nul ne trouverait d&eacute;pass&eacute;e, encore moins la rejeter en la consid&eacute;rant comme r&eacute;trograde. Dans nos pays africains, toutes nos anciennes valeurs sont aujourd&rsquo;hui reni&eacute;es parce que selon leurs pourfendeurs, elles rel&egrave;vent de la tradition.</span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt><o:p>&nbsp;</o:p></span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal align=center style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: center><span style=font-family: Arial><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-size: 10pt>Contre les pouvoirs absolus, la vigilance citoyenne</span></b></span><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></b></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt><o:p>&nbsp;</o:p></span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt><span style=mso-spacerun: yes>&nbsp;</span><b style=mso-bidi-font-weight: normal>15-</b>Le caract&egrave;re sacr&eacute; des diff&eacute;rentes constitutions des pays occidentaux n&rsquo;ont pas un fondement religieux, m&ecirc;me si aux Etats-Unis tout pr&eacute;sident &eacute;lu jure sur la bible, un acte en rien obligatoire mais dont il ne peut se soustraire sans essuyer une forte r&eacute;probation ou pr&eacute;cipiter son d&eacute;part, du fait d&rsquo;une tradition &agrave; jamais ancr&eacute;e. Je vois d&eacute;j&agrave; le toll&eacute; que provoquerait une telle proposition au Mali, ce que le Niger a r&eacute;ussit &agrave; faire, au nom d&rsquo;une la&iuml;cit&eacute; mal assimil&eacute;e et surtout impos&eacute;e. On me dira que cela n&rsquo;a pas emp&ecirc;ch&eacute; Tandia de jeter leur constitution &agrave; la poubelle pour en proposer une autre &agrave; son go&ucirc;t. D&rsquo;aucuns disent aussi que c&rsquo;est parce qu&rsquo;il l&rsquo;a fait apr&egrave;s avoir jur&eacute; le coran qu&rsquo;il est parti. Peu importe si cela est vrai ou faux, l&rsquo;essentiel c&rsquo;est d&rsquo;y croire. La sacralit&eacute; des constitutions des pays d&eacute;velopp&eacute;s n&rsquo;est donc pas religieuse, elle est d&rsquo;abord celle des valeurs r&eacute;publicaines et de d&eacute;mocratie partag&eacute;es par le plus grand nombre.</span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt><o:p>&nbsp;</o:p></span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt>La constitution qui nous r&eacute;git aujourd&rsquo;hui au Mali doit &ecirc;tre &agrave; nos yeux aussi sacr&eacute;e, d&rsquo;autant plus sacr&eacute;e qu&rsquo;elle a &eacute;t&eacute; obtenue au prix du sang de tous ceux qui ont accept&eacute; de se sacrifier et qu&rsquo;elle n&rsquo;a pas &eacute;t&eacute; r&eacute;dig&eacute;e par un comit&eacute; pr&eacute;sid&eacute; de surcroit par un responsable de parti. Il est plut&ocirc;t le fruit d&rsquo;un consensus national auquel ont pris part toutes les couches sociales du pays, toutes les sensibilit&eacute;s politiques, tous les corps professionnels. <b style=mso-bidi-font-weight: normal>Pour la m&eacute;moire de tous les martyrs de la r&eacute;volution, de tous ceux qui ont donn&eacute; leur vie ou ont vers&eacute; leur sang pour qu&rsquo;aboutisse la lutte pour un Mali lib&eacute;r&eacute; du joug d&rsquo;un r&eacute;gime qui a &eacute;t&eacute; jusqu&rsquo;au bout de la cruaut&eacute; et de la r&eacute;pression, nul ne doit se permettre, f&ucirc;t-il un des principaux artisans, dirigeants ou instigateurs de cette R&eacute;volution, &agrave; d&eacute;faut de d&eacute;fendre cette constitution, de la prot&eacute;ger contre tous ceux qui seraient tent&eacute;s de la d&eacute;sacraliser, de changer quoi qui puisse porter atteinte &agrave; l&rsquo;int&eacute;grit&eacute; physique de notre texte fondamental, &agrave; l&rsquo;esprit et &agrave; la philosophie qui ont guid&eacute; ses r&eacute;dacteurs.</b> Si on arrivait &agrave; imposer cela, d&rsquo;une mani&egrave;re ou d&rsquo;une autre, par le coran, la bible, par une vigilance citoyenne, &agrave; tout homme politique qui brigue la magistrature supr&ecirc;me, la d&eacute;mocratie malienne sera encore plus forte que par une r&eacute;forme constitutionnelle.</span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt><o:p>&nbsp;</o:p></span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt>Si un article de cette constitution doit &ecirc;tre revue pour en pr&eacute;ciser davantage son contenu, son sens, nul ne trouverait &agrave; redire. Si les pr&eacute;rogatives d&rsquo;une des institutions doivent &ecirc;tre r&eacute;duites ou &eacute;largies pour qu&rsquo;elle puisse jouer pleinement son r&ocirc;le face aux autres institutions et permettre un fonctionnement de l&rsquo;ensemble du syst&egrave;me, on ne trouvera personne pour s&rsquo;opposer &agrave; une telle d&eacute;marche. Mais pourquoi vouloir transformer cette constitution au point de bouleverser l&rsquo;&eacute;quilibre des forces et des pouvoirs sans que rien, dans le fonctionnement des institutions et la viabilit&eacute; du syst&egrave;me, ne justifient un tel changement&nbsp;? A moins de croire, comme l&rsquo;a affirm&eacute; cet acteur politique, que les vrais mobiles ne sont &laquo;&nbsp;devenus subitement inavouables&nbsp;&raquo;.</span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt><o:p>&nbsp;</o:p></span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt><span style=mso-spacerun: yes>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; </span></span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-family: Arial><span style=font-size: 10pt><span style=mso-spacerun: yes>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; </span><span style=mso-spacerun: yes>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span><span style=mso-spacerun: yes>&nbsp;</span><b style=mso-bidi-font-weight: normal>Bamako, le 17 mai 2010</b></span></span><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><b style=mso-bidi-font-weight: normal><o:p></o:p></b></span></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-family: Arial><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-size: 10pt><span style=mso-spacerun: yes>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; </span></span></b></span><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></b></p>
<p class=MsoNormal style=margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify><span style=font-family: Arial><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-size: 10pt><span style=mso-spacerun: yes>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; </span><span style=mso-spacerun: yes>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span>Mahamadou DIAWARA</span></b></span><b style=mso-bidi-font-weight: normal><span style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;><o:p></o:p></span></b></p>
<p>&nbsp;</p>]]> </content:encoded>
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<title>Révision de la constitution du 25 février 1992 :

Une mesure historique et salutaire d’ATT !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/democratie/revision-de-la-constitution-du-25-fevrier-1992-une-mesure-historique-et-salutaire-d%25e2%2580%2599att-2879.html</link>
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<pubDate>Wed, 09 Jun 2010 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Quotidien de Bko</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p><span style=font-size: x-small;><span style=color: rgb(51, 51, 153);><b><i>Longtemps annonc&eacute;e par le Pr&eacute;sident de la R&eacute;publique Amadou Toumani Tour&eacute;, la r&eacute;vision de la Constitution du 25 f&eacute;vrier 1992&nbsp;est en passe de devenir une r&eacute;alit&eacute;. C&rsquo;est, en principe,&nbsp;durant le dernier trimestre de l&rsquo;ann&eacute;e en cours qu&rsquo;aura lieu le &nbsp;r&eacute;f&eacute;rendum&nbsp;si le projet de loi est adopt&eacute; par l&rsquo;Assembl&eacute;e Nationale. L&rsquo;annonce a &eacute;t&eacute; faite par le Pr&eacute;sident de la R&eacute;publique Amadou Toumani Tour&eacute;,&nbsp;le lundi 19 avril 2010, au Centre International de Conf&eacute;rence de Bamako. C&rsquo;&eacute;tait lors de la c&eacute;r&eacute;monie de pr&eacute;sentation du Projet de R&eacute;formes Politiques pour la Consolidation de la D&eacute;mocratie au Mali par le comit&eacute; d&rsquo;Appui aux Reformes&nbsp;Institutionnelles.</i></b></span>  </span></p>
<p><span style=font-size: x-small;>La r&eacute;vision constitutionnelle est un &laquo;&nbsp;vieux r&ecirc;ve&nbsp;&raquo; de Koulouba. Pour preuve, le pr&eacute;sident &nbsp;de la R&eacute;publique, Amadou Toumani Tour&eacute;, d&egrave;s son accession &agrave; la magistrature supr&ecirc;me n&rsquo;a cess&eacute; de manifester son intention de l&rsquo;ex&eacute;cuter. Pour dit-il, entre autres, corriger les lacunes et les insuffisances r&eacute;v&eacute;l&eacute;es par la pratique institutionnelle, obtenir une forte participation des citoyens aux &eacute;lections, r&eacute;duire le co&ucirc;t des consultations &eacute;lectorales, et renforcer les capacit&eacute;s des partis politiques.</span></p>
<p><span style=font-size: x-small;>Mieux, dans ses diff&eacute;rentes adresses &agrave; la Nation, il n&rsquo;a jamais manqu&eacute; l&rsquo;occasion de le r&eacute;p&eacute;ter.&nbsp;</span></p>
<p><span style=font-size: x-small;>Le 22 septembre 2002, ATT s&rsquo;exprimait &nbsp;en ces termes&nbsp;: &laquo;&nbsp;<i>La vitalit&eacute; d&rsquo;une d&eacute;mocratie se mesure &agrave; sa capacit&eacute; &agrave; se mettre&nbsp;constamment en question, la n&ocirc;tre ne peut se soustraire &agrave; cette exigence</i>&nbsp;&raquo;.</span></p>
<p><span style=font-size: x-small;>&laquo;&nbsp;<i>Apr&egrave;s quinze ann&eacute;es de pratiques &eacute;lectorales, le moment me semble venu de tirer les le&ccedil;ons des diff&eacute;rentes exp&eacute;riences afin de proc&eacute;der &agrave; une lecture de nos textes et &agrave; un audit de notre syst&egrave;me &eacute;lectoral&nbsp;</i>&raquo; a-t-il repris le 22 septembre 2007.</span></p>
<p><span style=font-size: x-small;>Aussi, lors de la remise de la lettre de mission &agrave; Daba Diawara, &nbsp;le 28 f&eacute;vrier 2008, il dit que&nbsp;&laquo;&nbsp;<i>la pratique institutionnelle des quinze derni&egrave;res ann&eacute;es a r&eacute;v&eacute;l&eacute; un certain nombre de lacunes et d&rsquo;insuffisances relatives &agrave; l&rsquo;organisation et au fonctionnement des institutions constitutionnelles</i>&nbsp;&raquo;.</span></p>
<p><span style=font-size: x-small;>Le 31 d&eacute;cembre 2009, le&nbsp;Pr&eacute;sident&nbsp;ATT dans son discours &agrave; la Nation donnait enfin la confirmation de&nbsp;son intention de prendre l&rsquo;initiative d&rsquo;une r&eacute;vision de la constitution du 25 f&eacute;vrier 1992.</span></p>
<p><span style=font-size: x-small;>Avec la pr&eacute;sentation du projet de r&eacute;forme politique pour la consolidation de la d&eacute;mocratie au Mali, l&rsquo;on peut dire que le processus est enclench&eacute;. Lors de cette c&eacute;r&eacute;monie de pr&eacute;sentation, le Chef de l&rsquo;Etat&nbsp;dira qu&rsquo;en plus de la constitution, de nombreux nouveaux textes l&eacute;gislatifs et r&eacute;glementaires importants devront &ecirc;tre adopt&eacute;s avant la fin de l&rsquo;ann&eacute;e 2011.</span></p>
<p><span style=font-size: x-small;><b>Les changements en vue</b></span></p>
<p><span style=font-size: x-small;>Ces changements concerneront le r&eacute;gime des partis politiques, le statut de l&rsquo;opposition, le r&eacute;gime des droits et libert&eacute;s, la garantie de l&rsquo;expression plurielle des courants de pens&eacute;e et d&rsquo;opinion sur l&rsquo;audiovisuel public.</span></p>
<p><span style=font-size: x-small;>A cela s&rsquo;ajoutent des lois organiques relatives &agrave; l&rsquo;organisation et au fonctionnement des pouvoirs publics, des lois fixant le cadre juridique de l&rsquo;exercice des droits et libert&eacute;s,&nbsp;le statut et les r&egrave;gles d&rsquo;organisation des services et organismes publics ainsi que des textes r&eacute;glementaires. En plus, du r&ocirc;le de la soci&eacute;t&eacute; civile dans le syst&egrave;me d&eacute;mocratique, la gestion des conflits sociaux du travail et la n&eacute;cessit&eacute; de faire une plus grande place aux femmes dans les institutions. Sans oublier qu&rsquo;au sein de la classe politique et dans les institutions, il existe des questionnements sur l&rsquo;organisation des institutions de la R&eacute;publique, leur fonctionnement et leurs relations ainsi que le syst&egrave;me &eacute;lectoral.</span></p>
<p><span style=font-size: x-small;>Raison pour la quelle, le Pr&eacute;sident de la R&eacute;publique dans la perspective de prendre la juste mesure a mandat&eacute; en f&eacute;vrier 2008, une mission de r&eacute;flexion sur la consolidation de la d&eacute;mocratie au Mali.</span></p>
<p><span style=font-size: x-small;><b>Corriger les lacunes r&eacute;v&eacute;l&eacute;es par la pratique institutionnelle&nbsp;:</b></span></p>
<p><span style=font-size: x-small;>En effet, la pratique institutionnelle a r&eacute;v&eacute;l&eacute; certaines lacunes et insuffisances puisque, certaines institutions peinent &agrave; assurer convenablement leurs missions pendant que d&rsquo;autres n&rsquo;arrivent pas &agrave; &eacute;tablir entre elles les relations fonctionnelles qu&rsquo;impose la constitution.</span></p>
<p><span style=font-size: x-small;>C&rsquo;est pourquoi, les reformes envisag&eacute;es prennent en compte une r&eacute;vision constitutionnelle, pour corriger les lacunes, faire des r&eacute;am&eacute;nagements institutionnels, des simplifications de proc&eacute;dures, la modification de trente(30) textes l&eacute;gislatifs et r&eacute;glementaires ainsi que l&rsquo;&eacute;diction de neuf(9) nouvelles lois.</span></p>
<p><span style=font-size: x-small;>L&rsquo;architecture institutionnelle en vue pr&eacute;voit, l&rsquo;adaptation du r&eacute;gime semi pr&eacute;sidentiel, la suppression du Haut Conseil des Collectivit&eacute;s et le bicam&eacute;risme&nbsp;avec la cr&eacute;ation d&rsquo;un Senat. Il s&rsquo;agira aussi de la r&eacute;organisation de la Cour supr&ecirc;me, de la Cour constitutionnelle, du Conseil Economique Social et Culturel, la cr&eacute;ation de la Cour des comptes ainsi que le changement de statut de la haute Cour de justice.</span></p>
<p><span style=font-size: x-small;>A cela s&rsquo;ajoute la mise en place de deux nouvelles autorit&eacute;s ind&eacute;pendantes &agrave; savoir une agence charg&eacute;e de la gestion des &eacute;lections et un conseil charg&eacute; de garantir l&rsquo;expression plurielle des courants de pens&eacute;e et d&rsquo;opinion sur l&rsquo;audiovisuel public. Le renforcement du m&eacute;diateur de la R&eacute;publique et l&rsquo;ad&eacute;quation du V&eacute;rificateur g&eacute;n&eacute;ral.</span></p>
<p><span style=font-size: x-small;><b>Le Pr&eacute;sident de la R&eacute;publique&nbsp;:&nbsp;&laquo;&nbsp;seulement Malien&nbsp;&raquo;&nbsp;!</b></span></p>
<p><span style=font-size: x-small;>Avec ces reformes en vue, le candidat &agrave; l&rsquo;&eacute;lection&nbsp;pr&eacute;sidentielle ne doit avoir aucune autre nationalit&eacute;, &ecirc;tre &acirc;g&eacute; de soixante quinze ans au plus le jour de l&rsquo;&eacute;lection.</span></p>
<p><span style=font-size: x-small;>Le premier tour du scrutin sera organis&eacute; 45 jours au moins et 60 jours au plus avant l&rsquo;expiration du mandat du Pr&eacute;sident en exercice et en cas de vacance, 90 jours au moins et 120 jours au plus.</span></p>
<p><span style=font-size: x-small;>Pour ce qui est du 2<sup>&egrave;me</sup> tour, il sera organis&eacute; le second &nbsp;dimanche suivant la proclamation des r&eacute;sultats d&eacute;finitifs du premier tour.</span></p>
<p><span style=font-size: x-small;>En cas d&rsquo;emp&ecirc;chement d&eacute;finitif du pr&eacute;sident de la R&eacute;publique, il est remplac&eacute; par le Pr&eacute;sident du Senat. En cas d&rsquo;emp&ecirc;chement &eacute;galement de ce dernier, son int&eacute;rim est assur&eacute; par le Gouvernement.</span></p>
<p><span style=font-size: x-small;>Le 8 juin demeure consacr&eacute; comme&nbsp;date d&rsquo;entr&eacute;e en fonction du Pr&eacute;sident &eacute;lu sauf les cas d&rsquo;&eacute;lection &agrave; la suite de vacance.</span></p>
<p><span style=font-size: x-small;>Le pr&eacute;sident &eacute;lu pr&ecirc;te serment entre le 15<sup>&egrave;me</sup> et le 30<sup>&egrave;me</sup> jour suivant la proclamation des r&eacute;sultats d&eacute;finitifs. Cette prestation de serment se passe devant la cour constitutionnelle.</span></p>
<p><span style=font-size: x-small;>Le Pr&eacute;sident de la R&eacute;publique d&eacute;finit la politique de la nation, met fin aux fonctions du Premier ministre sans que celui-ci d&eacute;missionne. Il nomme le Pr&eacute;sident de la cour constitutionnelle, le Directeur g&eacute;n&eacute;ral des &eacute;lections, le Pr&eacute;sident du conseil sup&eacute;rieur de l&rsquo;Audiovisuel.</span></p>
<p><span style=font-size: x-small;>En cas d&rsquo;infractions commises par le Pr&eacute;sident de la R&eacute;publique hors de l&rsquo;exercice des ses fonctions, les juridictions de droit commun sont comp&eacute;tentes pour statuer. Cependant,&nbsp;les poursuites seront suspendues pendant l&rsquo;exercice de son mandat.</span></p>
<p><span style=font-size: x-small;><b>Le Gouvernement&nbsp;: &laquo;Les Ministres partent avec le PM&nbsp;&raquo;&nbsp;!&nbsp;</b></span></p>
<p><span style=font-size: x-small;>Le Gouvernement met en &oelig;uvre la politique d&eacute;finie par le Pr&eacute;sident de la R&eacute;publique, ne pr&eacute;sente plus de d&eacute;claration de politique g&eacute;n&eacute;rale. Il est tenu de pr&eacute;senter un programme de Gouvernement &agrave; l&rsquo;Assembl&eacute;e Nationale. Les ministres sont d&eacute;missionnaires lorsqu&rsquo;il est mis fin aux fonctions du Premier ministre.</span></p>
<p><span style=font-size: x-small;><b>Assembl&eacute;e nationale&nbsp;:&nbsp;&laquo;&nbsp;Un d&eacute;put&eacute; peut &ecirc;tre ministre&nbsp;&raquo;&nbsp;!</b></span></p>
<p><span style=font-size: x-small;>L&rsquo;assembl&eacute;e nationale sera &eacute;lue selon un nouveau mode d&rsquo;&eacute;lection &agrave; savoir le syst&egrave;me mixte combinant le scrutin uninominal majoritaire et la repr&eacute;sentation proportionnelle. Soit trois cinqui&egrave;me (3/5), &eacute;lus au scrutin uninominal majoritaire &agrave; deux tours et deux cinqui&egrave;mes (2/5), &eacute;lus sur les listes nationales &agrave; la repr&eacute;sentation proportionnelle suivant la r&egrave;gle du fort reste.</span></p>
<p><span style=font-size: x-small;>Est pr&eacute;vu aussi un r&eacute;am&eacute;nagement du r&eacute;gime des incompatibilit&eacute;s et des vacances de si&egrave;ge des parlementaires. Ainsi, un parlementaire pourra &ecirc;tre appel&eacute; au gouvernement et pendant la dur&eacute;e de sa mission gouvernementale, son si&egrave;ge reste vacant. Il pourra sous certaines conditions reprendre son si&egrave;ge &agrave; la fin de sa mission et un parlementaire peut &eacute;galement &ecirc;tre maire.</span></p>
<p><span style=font-size: x-small;>Il n&rsquo;est organis&eacute; d&rsquo;&eacute;lections partielles que dans deux cas&nbsp;: A savoir que le nombre de si&egrave;ges vacants soit d&rsquo;au moins dix (10) &agrave; plus de deux ans de la fin de la l&eacute;gislature.</span></p>
<p><span style=font-size: x-small;>Aussi que le nombre de si&egrave;ges vacants atteigne un chiffre au-del&agrave; duquel, la majorit&eacute; parlementaire pourrait changer.</span></p>
<p><span style=font-size: x-small;>Ces reformes pr&eacute;voient aussi la r&eacute;organisation des sessions parlementaires avec l&rsquo;inversion de la dur&eacute;e des sessions ordinaires, la limitation de la dur&eacute;e de toutes les sessions extraordinaires, la rationalisation du travail parlementaire, le r&eacute;am&eacute;nagement du r&eacute;gime des irrecevabilit&eacute;s, le renforcement du contr&ocirc;le parlementaire etc.</span></p>
<p><span style=font-size: x-small;><b>Le Senat&nbsp;:&nbsp;&laquo;&nbsp;Pour remplacer le HCCT&nbsp;&raquo;&nbsp;! </b></span></p>
<p><span style=font-size: x-small;>Avec la suppression du Haut Conseil de Collectivit&eacute;s Territoriales en faveur de&nbsp;la cr&eacute;ation d&rsquo;un S&eacute;nat, la repr&eacute;sentation des collectivit&eacute;s territoriales et des Maliens de l&rsquo;ext&eacute;rieur au sein d&rsquo;une institution nationale sera une r&eacute;alit&eacute;.</span></p>
<p><span style=font-size: x-small;>L&rsquo;exercice du pouvoir l&eacute;gislatif par une telle institution est de nature &agrave; donner une plus forte impulsion aux politiques de d&eacute;centralisation et de promotion des Maliens de l&rsquo;ext&eacute;rieur.</span></p>
<p><span style=font-size: x-small;>Sa cr&eacute;ation offrira l&rsquo;existence d&rsquo;une seconde chambre&nbsp;avec &agrave; la cl&eacute; l&rsquo;am&eacute;lioration de la proc&eacute;dure l&eacute;gislative par l&rsquo;occasion donn&eacute;e d&rsquo;un examen plus approfondi des textes etc.</span></p>
<p><span style=font-size: x-small;><b>Cr&eacute;ation de la cour des comptes</b></span></p>
<p><span style=font-size: x-small;>La cr&eacute;ation d&rsquo;une cour des comptes qui est une juridiction supr&ecirc;me d&rsquo;un nouvel ordre form&eacute; avec les chambres r&eacute;gionales des comptes est inclue dans ces reformes. La dite chambre assistera le parlement et le Gouvernement dans le contr&ocirc;le de l&rsquo;ex&eacute;cution de la loi des finances ainsi que l&rsquo;&eacute;valuation des politiques publiques.</span></p>
<p><span style=font-size: x-small;>Elle aura comme t&acirc;che, la v&eacute;rification et le contr&ocirc;le sup&eacute;rieur de l&rsquo;ex&eacute;cution des budgets des collectivit&eacute;s locales, des &eacute;tablissements publics et des organismes dot&eacute;s d&rsquo;un comptable public.</span></p>
<p><span style=font-size: x-small;>Ainsi, elle est juge des comptes des comptables publics et &eacute;tablit un rapport annuel remis au pr&eacute;sident de la R&eacute;publique et publi&eacute; dans le journal officiel.</span></p>
<p><span style=font-size: x-small;><b>Cr&eacute;ation de l&rsquo;Agence G&eacute;n&eacute;rale des Elections</b></span></p>
<p><span style=font-size: x-small;>Cette agence remplacera la commission &eacute;lectorale nationale ind&eacute;pendante(CENI) ainsi que la D&eacute;l&eacute;gation G&eacute;n&eacute;rale aux Elections(DGE<b>).</b>Aussi elle reprendra les attributions des services du minist&egrave;re de l&rsquo;administration territoriale et des collectivit&eacute;s locales en mati&egrave;re &eacute;lectorale et certaines attributions de la cour constitutionnelle. De ce fait, elle disposera d&rsquo;importants pouvoirs car&nbsp;elle aura un pouvoir r&eacute;glementaire exerc&eacute; sous le contr&ocirc;le du juge administratif, la capacit&eacute; de prendre des d&eacute;cisions ex&eacute;cutoires, le droit de prononcer des sanctions administratives, la possibilit&eacute; d&rsquo;intenter des actions en justice etc.</span></p>
<p><span style=font-size: x-small;>Elle est ind&eacute;pendante en ce sens qu&rsquo;elle ne recevra d&rsquo;instructions d&rsquo;aucune autorit&eacute; politique ou administrative et dot&eacute;e d&rsquo;organes &agrave; l&rsquo;ind&eacute;pendance consacr&eacute;e &agrave; travers le mode de d&eacute;signation, la dur&eacute;e et le caract&egrave;re non renouvelable du mandat et la protection juridique.</span></p>
<p><span style=font-size: x-small;>L&rsquo;agence sera aussi dot&eacute;e de l&rsquo;autonomie financi&egrave;re et de gestion puisqu&rsquo;elle aura une administration propre (des services centraux, des d&eacute;membrements locaux et des collaborateurs occasionnels etc.) et un budget arr&ecirc;t&eacute; par son organe d&eacute;lib&eacute;rant et inscrit sans modification au budget de l&rsquo;Etat.</span></p>
<p><span style=font-size: x-small;><b>Institution du Chef de l&rsquo;opposition</b></span></p>
<p><span style=font-size: x-small;>L&rsquo;institution du chef de l&rsquo;opposition est destin&eacute;e &agrave; permettre &agrave; l&rsquo;opposition de jouer convenablement &nbsp;son r&ocirc;le. Alors sera chef de l&rsquo;opposition, la personnalit&eacute; choisie par le plus grand groupe parlementaire de l&rsquo;assembl&eacute;e nationale qui ne soutient pas les actions du gouvernement. Il aura comme pr&eacute;rogatives, le droit d&rsquo;&ecirc;tre consult&eacute; sur les grandes questions d&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t national, il participera &agrave; la conf&eacute;rence des pr&eacute;sidents de l&rsquo;assembl&eacute;e dont il est membre, aura la possibilit&eacute; de se voir confier des missions d&rsquo;envergure nationale ou internationale. Il aura aussi la possibilit&eacute; de participer &agrave; des d&eacute;placements du Pr&eacute;sident de la R&eacute;publique &agrave; l&rsquo;&eacute;tranger de m&ecirc;me que b&eacute;n&eacute;ficiera des avantages accord&eacute;s au ministres, les &eacute;gards et honneurs qui leur sont r&eacute;serv&eacute;s ainsi que les commodit&eacute;s qui leur sont offertes.</span></p>
<p><span style=font-size: x-small;>Les dites reformes pr&eacute;voient &eacute;galement l&rsquo;am&eacute;lioration du syst&egrave;me &eacute;lectoral, la reforme du cadre juridique des &eacute;lections. Il s&rsquo;agit du remplacement des listes &eacute;lectorales, la s&eacute;curisation de la carte d&rsquo;&eacute;lecteur, la s&eacute;curisation des op&eacute;rations de vote, un nouveau syst&egrave;me de gestion des r&eacute;sultats des &eacute;lections communales, une meilleure prise en compte de la dimension genre pour l&rsquo;acc&egrave;s aux postes &eacute;lectifs etc. S&rsquo;y ajoutent le renouvellement de la r&eacute;glementation des campagnes &eacute;lectorales (interdiction formelle de certaines pratiques au cours de la campagne, institution d&rsquo;un plafonnement des d&eacute;penses etc.), le renforcement des capacit&eacute;s des partis politiques, de nouvelles normes pour l&rsquo;exercice de la libert&eacute; de presse, pour le respect du pluralisme politique au niveau de l&rsquo;audiovisuel.</span></p>
<p><span style=font-size: x-small;>Ces reformes en questions r&eacute;sultent d&rsquo;une r&eacute;flexion sur la consolidation de la d&eacute;mocratie au Mali ayant tir&eacute; la meilleure partie des conclusions et des recommandations des diff&eacute;rentes rencontres organis&eacute;es &agrave; cet effet. Il s&rsquo;agit des rencontres sur le processus &eacute;lectoral, la gouvernance d&eacute;mocratique au Mali.</span></p>
<p><span style=font-size: x-small;>Selon le pr&eacute;sident de la R&eacute;publique, Amadou Toumani Tour&eacute;, la r&eacute;vision de la constitution annonc&eacute;e se traduira par ces innovations destin&eacute;es &agrave; red&eacute;finir les contours de l&rsquo;architecture institutionnelle du syst&egrave;me d&eacute;mocratique au Mali.</span></p>
<p><span style=font-size: x-small;>Pour ATT, ces reformes ne constituent aucunement &nbsp;une remise en cause des institutions actuelles, mais il s&rsquo;agit plut&ocirc;t de les adapter au rythme des exigences actuelles.</span></p>
<p><span style=font-size: x-small;><b>Dieudonn&eacute; Diama</b></span></p>
<p><span style=font-size: x-small;><br />
</span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Démocratie et bonne gouvernance :
La société civile africaine veut jouer sa partition</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/democratie/democratie-et-bonne-gouvernance-la-societe-civile-africaine-veut-jouer-sa-partition-12503.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 22 Dec 2008 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Soir de Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><strong style="mso-bidi-font-weight: normal"><em style="mso-bidi-font-style: normal"><span style="color: #333399; font-family: Arial; mso-bidi-font-size: 12.0pt"><font size="2">Tout comme les partis politiques, les organisations de la soci&eacute;t&eacute; civile sont des acteurs-cl&eacute; de la d&eacute;mocratie. Dans certains pays, leur r&ocirc;le est si important qu&rsquo;elles ravissent la vedette aux partis politiques, dont le r&ocirc;le doit tourner autour de la conqu&ecirc;te et l&rsquo;exercice du pouvoir. A cet effet, les actions de la plate-forme africaine des Organisations Non Gouvernementales (ONG) pour la promotion de la d&eacute;mocratie et la bonne gouvernance sont plus qu&rsquo;indicatives.<o:p></o:p></font></span></em></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><strong style="mso-bidi-font-weight: normal"><em style="mso-bidi-font-style: normal"><span style="color: #333399; font-family: Arial; mso-bidi-font-size: 12.0pt"><o:p><font size="2">&nbsp;</font></o:p></span></em></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-family: Arial; mso-bidi-font-size: 12.0pt"><font size="2"><span style="mso-tab-count: 1">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; </span>En effet, cette plate-forme regroupe dix-sept coordinations &agrave; travers le continent. A en croire son coordinateur dans le pays, M. Ibrahim Sidib&eacute;, le Mali est membre de cette plate-forme depuis 2007. Avec la pr&eacute;sence d&rsquo;&eacute;missaires de cette plate-forme, les objectifs de l&rsquo;organisation ont pu &ecirc;tre expliqu&eacute;s aux m&eacute;dias, &agrave; la faveur d&rsquo;un point de presse qui a eu pour cadre la salle de conf&eacute;rence du Conseil National de <st1:personname w:st="on" productid="la Jeunesse">la Jeunesse</st1:personname> du Mali (CNJM).<o:p></o:p></font></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-family: Arial; mso-bidi-font-size: 12.0pt"><o:p><font size="2">&nbsp;</font></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-family: Arial; mso-bidi-font-size: 12.0pt"><font size="2"><span style="mso-tab-count: 1">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; </span>Pour la cause, des conf&eacute;renciers sont venus de <st1:personname w:st="on" productid="la Mauritanie">la Mauritanie</st1:personname> : Mohamed V Sidi Abdallah, Chef de la d&eacute;l&eacute;gation et Mohamed Sidaly, Conseiller strat&eacute;gique de cette organisation. Notons que cette conf&eacute;rence a &eacute;t&eacute; une v&eacute;ritable occasion pour ces membres de la soci&eacute;t&eacute; civile mauritanienne, d&rsquo;&eacute;voquer surtout la situation politique de leur pays.<o:p></o:p></font></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-family: Arial; mso-bidi-font-size: 12.0pt"><o:p><font size="2">&nbsp;</font></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-family: Arial; mso-bidi-font-size: 12.0pt"><font size="2"><span style="mso-tab-count: 1">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; </span>En effet, depuis plusieurs mois, <st1:personname w:st="on" productid="la Mauritanie">la Mauritanie</st1:personname> vit sous un r&eacute;gime militaire, suite au coup d&rsquo;Etat qui a abouti au renversement de l&rsquo;ordre constitutionnel. Depuis lors, le pays traverse une v&eacute;ritable crise avec, &agrave; la cl&eacute;, des sanctions ou menaces de sanctions par les pays occidentaux.<o:p></o:p></font></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-family: Arial; mso-bidi-font-size: 12.0pt"><o:p><font size="2">&nbsp;</font></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-family: Arial; mso-bidi-font-size: 12.0pt"><font size="2"><span style="mso-tab-count: 1">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; </span>Tenaill&eacute; de tous les c&ocirc;t&eacute;s, le Chef de la junte au pouvoir a promis de s&rsquo;investir pour un retour &agrave; la d&eacute;mocratie. Pour cela, une date a &eacute;t&eacute; arr&ecirc;t&eacute;e pour la tenue d&rsquo;une concertation<span style="mso-spacerun: yes">&nbsp; </span>dite &ldquo;Etats g&eacute;n&eacute;raux sur la d&eacute;mocratie&rdquo;, dont la date retenue est le 25 D&eacute;cembre 2008.<o:p></o:p></font></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-family: Arial; mso-bidi-font-size: 12.0pt"><o:p><font size="2">&nbsp;</font></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-family: Arial; mso-bidi-font-size: 12.0pt"><font size="2"><span style="mso-tab-count: 1">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; </span>C&rsquo;est &eacute;galement l&rsquo;une des raisons de la pr&eacute;sence de cette d&eacute;l&eacute;gation mauritanienne au Mali. Selon Mohamed V Sidi Abdallah, c&rsquo;est pour venir recueillir les propositions de la soci&eacute;t&eacute; civile malienne que cette d&eacute;l&eacute;gation mauritanienne a jug&eacute; utile d&rsquo;&ecirc;tre au Mali, avant d&lsquo;entamer d&rsquo;autres &eacute;tapes. Car le p&eacute;riple devra conduire ladite d&eacute;l&eacute;gation vers d&rsquo;autres pays : au Burkina, au S&eacute;n&eacute;gal et en C&ocirc;te d&rsquo;Ivoire.<o:p></o:p></font></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-family: Arial; mso-bidi-font-size: 12.0pt"><font size="2"><span style="mso-tab-count: 1">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; </span><o:p></o:p></font></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-family: Arial; mso-bidi-font-size: 12.0pt"><font size="2">A en croire les principaux conf&eacute;renciers mauritaniens, tout marche bien entre la soci&eacute;t&eacute; civile et les partis politiques mauritaniens. Mais le seul probl&egrave;me, ou plut&ocirc;t, le seul point de divergence, c&rsquo;est que les organisations de la soci&eacute;t&eacute; civile mauritaniennes ne sont pas d&rsquo;accord pour l&rsquo;une des solutions pr&eacute;conis&eacute;es pour sortir le pays de la crise qu&rsquo;il traverse : &agrave; savoir l&rsquo;embargo propos&eacute; par la classe politique. &ldquo;Nous ne sommes pas d&rsquo;accord avec les partis, sur cette proposition&rdquo;, a d&eacute;clar&eacute; un des conf&eacute;renciers mauritaniens, qui pr&ocirc;ne plut&ocirc;t une solution n&eacute;goci&eacute;e dans le pays.<o:p></o:p></font></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-family: Arial; mso-bidi-font-size: 12.0pt"><font size="2"><span style="mso-tab-count: 1">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; </span><o:p></o:p></font></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-family: Arial; mso-bidi-font-size: 12.0pt"><font size="2">Pour ces &eacute;missaires mauritaniens, cette conf&eacute;rence a donc constitu&eacute; une v&eacute;ritable tribune de d&eacute;fense de leur pays. Aussi en ont-ils profit&eacute; pour plaider pour une solidarit&eacute; de la part de la soci&eacute;t&eacute; civile africaine, autrement dit, de toutes les organisations de la soci&eacute;t&eacute; civile, dans les diff&eacute;rents pays d&rsquo;Afrique.<o:p></o:p></font></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-family: Arial; mso-bidi-font-size: 12.0pt"><font size="2"><span style="mso-tab-count: 1">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; </span><o:p></o:p></font></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-family: Arial; mso-bidi-font-size: 12.0pt"><font size="2">Cette plate-forme des organisations de la soci&eacute;t&eacute; civile nourrit de grandes ambitions. C&rsquo;est pourquoi diff&eacute;rentes actions sont inscrites au programme de son agenda. Et elle s&rsquo;active aujourd&rsquo;hui pour sa participation aux &eacute;lections pr&eacute;sidentielles pr&eacute;vues en C&ocirc;te d&rsquo;Ivoire.<o:p></o:p></font></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><strong style="mso-bidi-font-weight: normal"><span style="font-family: Arial; mso-bidi-font-size: 12.0pt"><font size="2">Laya DIARRA<o:p></o:p></font></span></strong></p>]]> </content:encoded>
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<title>Démocratie malienne : Violence sur les députés</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/democratie/democratie-malienne-violence-sur-les-deputes-7127.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 13 Dec 2007 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p><em><font size=2" face="Arial"><strong><span>En moins d&rsquo;une ann&eacute;e, quatre d&eacute;put&eacute;s de l&rsquo;Assembl&eacute;e Nationale du Mali ont &eacute;t&eacute; victimes d&rsquo;atteinte &agrave; l&rsquo;int&eacute;grit&eacute; physique. Les deux cas les plus graves sont ceux de l&rsquo;honorable Mamadou Diarra, d&eacute;put&eacute; URD &eacute;lu en commune II du district de Bamako et Boubacar Tour&eacute;, d&eacute;put&eacute; RPM &eacute;lu &agrave; Niono.Tous ces d&eacute;put&eacute;s ont &eacute;t&eacute; sauvagement agress&eacute;s par des agents de s&eacute;curit&eacute;, ceux l&agrave; m&ecirc;mes qui sont charg&eacute;s de poursuivre les auteurs de ces atteintes.</span></strong></font></em></p>
<p>rn
<p><font size="2" face="Arial"><span>L&rsquo;honorable Mamadou Diarra a &eacute;t&eacute; s&eacute;rieusement molest&eacute; par des policiers dans la nuit du lundi 10 d&eacute;cembre aux environs de 21 heures &agrave; l&rsquo;h&ocirc;pital Gabriel Tour&eacute;.</span></font></p>
<p>rn
<p><font size="2" face="Arial"><span>Parlant des circonstances de son agression &agrave; notre confr&egrave;re de L&rsquo;Ind&eacute;pendant, il expliqua que c&rsquo;est en rendant visite &agrave; un malade &agrave; l&rsquo;h&ocirc;pital Gabriel Tour&eacute; qu&rsquo;il a vu un attroupement devant l&rsquo;urgence.</span></font></p>
<p>rn
<p><font size="2" face="Arial"><span>Selon l&rsquo;honorable Mamadou Diarra, c&rsquo;&eacute;tait autour d&rsquo;un car &laquo;&nbsp;Banimoniti&eacute;&nbsp;&raquo; dans lequel le personnel de l&rsquo;h&ocirc;pital s&rsquo;affairait &agrave; sortir plusieurs bless&eacute;s et m&ecirc;me des morts. Tous victimes d&rsquo;un accident de la circulation produit sur la route de Bougouni entre deux cars : Banimoniti&eacute; et Sama transport.</span></font></p>
<p>rn
<p><font size="2" face="Arial"><span>Il souligna que c&rsquo;est en sa qualit&eacute; de transporteur et surtout d&rsquo;&eacute;lu national qu&rsquo;il s&rsquo;est approch&eacute; des gens et est parvenu &agrave; rentrer dans la salle des urgences.</span></font></p>
<p>rn
<p><font size="2" face="Arial"><span>A l&rsquo;int&eacute;rieur, dira-t-il &laquo;des policiers &eacute;taient en train de faire les poches aux bless&eacute;s afin de les d&eacute;pouiller de leurs sous. Ils m&rsquo;ont vu et m&rsquo;ont demand&eacute; de ce que je faisais l&agrave;.</span></font></p>
<p>rn
<p><font size="2" face="Arial"><span>Je leur ai montr&eacute; mon macaron avant de leur dire que je suis d&eacute;put&eacute; et qu&rsquo;il est de mon devoir d&rsquo;apporter &agrave; ces bless&eacute;s assistance et protection&raquo;. Mais mal lui en a pris car, selon lui, les policiers r&eacute;pondirent en disant &laquo;qu&rsquo;ils s&rsquo;en fichent pas mal d&rsquo;un d&eacute;put&eacute; et qu&rsquo;ici n&rsquo;est pas l&rsquo;H&eacute;micycle&raquo;.</span></font></p>
<p>rn
<p><font size="2" face="Arial"><span>Sans tenir compte de ces remarques, le d&eacute;put&eacute; leur fera savoir qu&rsquo;il a des connaissances parmi les bless&eacute;s et qu&rsquo;il est dispos&eacute; &agrave; payer les ordonnances de tous ceux qui n&rsquo;ont pas d&rsquo;argent sur eux.</span></font></p>
<p>rn
<p><font size="2" face="Arial"><span>Malgr&eacute; toutes ces explications, les policiers lui ont demand&eacute; de sortir. Face &agrave; son refus, expliqua-t-il, &ldquo;l&rsquo;un d&rsquo;entre eux, m&rsquo;a donn&eacute; un coup de poing &agrave; la poitrine et un autre m&rsquo;a balay&eacute; jusqu&rsquo;&agrave; ce que je suis tomb&eacute; sur les malades. Ensuite, ils m&rsquo;ont pris &agrave; quatre comme un vulgaire individu avant de me jeter dans la cour. Tous mes sous et mes deux t&eacute;l&eacute;phones sont tomb&eacute;s. En appelant sur place, on a d&eacute;couvert sur les policiers mes deux t&eacute;l&eacute;phones&rdquo;.</span></font></p>
<p>rn
<p><font size="2" face="Arial"><span>Le cas de l&rsquo;honorable Boubcar Tour&eacute;, d&eacute;put&eacute; RPM &eacute;lu &agrave; Niono, est tout aussi rocambolesque. C&rsquo;est en voulant intervenir en faveur des jeunes de son parti, le RPM, qui venaient d&rsquo;&ecirc;tre interpell&eacute;s lors d&rsquo;une marche de protestation contre les fraudes massives enregistr&eacute;es lors de l&rsquo;&eacute;lection pr&eacute;sidentielle qu&rsquo;il a &eacute;t&eacute; sauvagement battu par les agents de police du commissariat du 1er arrondissement avant d&rsquo;&ecirc;tre jet&eacute; dans la cour dudit commissariat comme un malfrat. Le d&eacute;put&eacute; Boubacar Tour&eacute; qui portait son macaron s&rsquo;en est bien sorti avec une fracture au doigt.</span></font></p>
<p>rn
<p><font size="2" face="Arial"><span>Un autre d&eacute;put&eacute; du RPM, Ibrahim Bombot&eacute;, pour avoir accord&eacute; une interview le jour du vote devant son centre de vote, celui de N&rsquo;Tomicorobougou s&rsquo;est vu violemment bouscul&eacute; par un agent de police en faction.</span></font></p>
<p>rn
<p><font size="2" face="Arial"><span>Il y a quelques mois de cela aussi, des agents de la s&eacute;curit&eacute; d&rsquo;Etat aux trousses d&rsquo;un responsable estudiantin de la Facult&eacute; de M&eacute;decine sont rentr&eacute;s de force dans le cabinet de l&rsquo;honorable Konimba Sidib&eacute;, d&eacute;put&eacute; Parena &eacute;lu &agrave; Dio&iuml;la en fracturant la porte de son bureau pour arr&ecirc;ter le responsable estudiantin.</span></font></p>
<p>rn
<p><font size="2" face="Arial"><span>C&rsquo;est dire que ces atteintes &agrave; l&rsquo;int&eacute;grit&eacute; physique ont pris une allure inqui&eacute;tante dans notre pays surtout de la part des agents de s&eacute;curit&eacute;, ceux-l&agrave; m&ecirc;mes qui sont charg&eacute;s de poursuivre les auteurs de ces atteintes.</span></font></p>
<p>rn
<p><font size="2" face="Arial"><span>Les agents des forces de l&rsquo;ordre et de s&eacute;curit&eacute; n&rsquo;ont aucun droit de porter une atteinte quelconque &agrave; l&rsquo;int&eacute;grit&eacute; physique d&rsquo;un citoyen lambda, &agrave; fortiori d&rsquo;un &eacute;lu de la nation.</span></font></p>
<p>rn
<p><font size="2" face="Arial"><span>Ces atteintes sont d&rsquo;une extr&ecirc;me gravit&eacute; qui n&eacute;cessite une r&eacute;action rigoureuse de l&rsquo;Assembl&eacute;e nationale.</span></font></p>
<p>rn
<p><font size="2" face="Arial"><span>La situation est trop s&eacute;rieuse pour qu&rsquo;on ferme les yeux l&agrave;-dessus.</span></font></p>
<p>rn
<div>rn
<p><font size="2" face="Arial">Birama Fall</font></p>
<p>rn
<p>&nbsp;</p>
<p>rn</p></div>
<p>rn
<p>&nbsp;</p>
<p>"</p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Espace d&amp;amp;#039;&amp;amp;#039;interpellation démocratique : Fidèle à sa réputation</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/democratie/espace-dinterpellation-democratique-fidele-a-sa-reputation-7089.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 12 Dec 2007 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Essor</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p><font size=2" face="Arial">Des cas apparemment d&eacute;sesp&egrave;r&eacute;s ont tous connu des d&eacute;nouements heureux.<br />rn<br />rnL''Espace d''interpellation d&eacute;mocratique a v&eacute;cu lundi dernier sa douzi&egrave;me &eacute;dition et le moins que l''on puisse dire, c''est qu''il a v&eacute;ritablement atteint sa vitesse de croisi&egrave;re tout en restant fid&egrave;le &agrave; l''esprit ayant pr&eacute;sid&eacute; &agrave; sa cr&eacute;ation. C''est d''ailleurs ce qu''a soulign&eacute; Albert T&eacute;voedjr&egrave;, intellectuel b&eacute;ninois bien connu, M&eacute;diateur de la r&eacute;publique du B&eacute;nin et invit&eacute; r&eacute;gulier de l''&eacute;v&egrave;nement. Pour notre h&ocirc;te, cette occasion de contr&ocirc;le citoyen sur la gestion publique des affaires reste un espace unique qui permet aux citoyens ordinaires de s''adresser librement aux gouvernants. Ces derniers ont la sagesse d''&eacute;couter patiemment et le m&eacute;rite de r&eacute;pondre avec pr&eacute;cision aux interpellations. <br />rn<br />rnA cet &eacute;gard, l''&eacute;dition 2007 de l''EID restera m&eacute;morables plour plusieurs de nos concitoyens. Des cas en apparence d&eacute;sesp&eacute;r&eacute;s ont connu des d&eacute;nouements heureux. Ainsi en a-t-il &eacute;t&eacute; pour ce citoyen qui avait perdu sa moto que la police avait d&eacute;plac&eacute;e pour d&eacute;gager la voie au cort&egrave;ge pr&eacute;sidentiel. Le minist&egrave;re de la S&eacute;curit&eacute; int&eacute;rieure et de la Protection civile a reconnu sa responsabilit&eacute; et a d&eacute;dommag&eacute; s&eacute;ance tenante le malheureux propri&eacute;taire. Ainsi en a-t-il &eacute;t&eacute; aussi pour cette veuve d''un ex-cheminot qui croyait sa rente compromise. Elle s''est vu remettre des ch&egrave;ques qui l''attendaient depuis quatre ans et que l''INPS ne savait pas &agrave; qui transmettre. A travers plusieurs situations convenablement g&egrave;r&eacute;es, l''Espace d''interpellation a justifi&eacute; sa cr&eacute;ation, se pr&eacute;sentant comme un recours de tous les citoyens qui estiment qu''ils ont &eacute;t&eacute; spoli&eacute;s de leur droit.<br />rn<strong><br />rnLA P&Eacute;RENNISATION DE L''EID.</strong> Lundi, une dizaine d''interpellations ont &eacute;t&eacute; lues devant le jury d''honneur. Elles vont de la d&eacute;nonciation de licenciement abusif &agrave; une demande de restitution de biens en passant par une demande d''ex&eacute;cution de d&eacute;cision de justice. Des r&eacute;ponses pr&eacute;cises ont &eacute;t&eacute; apport&eacute;es &agrave; chacune de ces interpellations et des solutions satisfaisantes ont &eacute;t&eacute; donn&eacute;es aux dossiers qui pouvaient &ecirc;tre clos imm&eacute;diatementes, comme ceux &eacute;voqu&eacute;s plus haut, concernant le motocycliste et la veuve.<br />rn<br />rnD''autres situations vont connaitre un d&eacute;nouement relativement rapide. Comme celle de ce r&eacute;gisseur qui s''&eacute;tait plaint contre la mairie qui l''employait et qui sera d&eacute;dommag&eacute; en ex&eacute;cution de la d&eacute;cision de justice dont il est b&eacute;n&eacute;ficiaire. Le ministre de l''Administration territoriale et des Collectivit&eacute;s locales a indiqu&eacute; qu''il suivrait lui-m&ecirc;me ce dossier. Le g&eacute;n&eacute;ral Kafougouna Kon&eacute; a aussi expliqu&eacute; s''&ecirc;tre impliqu&eacute; pour trouver une solution d&eacute;finitive au cas de cet expert m&eacute;canicien &agrave; la retraite dont le verger a fait l''objet d''un lotissement en Commune VI. Au bout des r&eacute;ponses donn&eacute;es par les membres du gouvernement, le constat &eacute;tait sans &eacute;quivoque : aucune interpellation n''avait &eacute;t&eacute; &eacute;lud&eacute;e.<br />rn<br />rnApr&egrave;s les r&eacute;ponses de l''Executif, le jury d''honneur, pr&eacute;sid&eacute; par Me MBam Diarra, a fait des recommandations au gouvernement allant dans le sens de la p&eacute;rennisation de l''EID, de la protection de l''enfance, des femmes et des droits de l''homme en g&eacute;n&eacute;ral.<br />rn<br />rnLe jury s''est ainsi f&eacute;licit&eacute; de la tenue &agrave; bonne date de la rencontre d''&eacute;valuation de la 11&egrave; &eacute;dition fin octobre dernier. Il a indiqu&eacute; avoir eu connaissance de toutes les interpellations re&ccedil;ues par la Commission nationale d''organisation, y compris les dossiers qui n''ont pas &eacute;t&eacute; rendus publics. Le jury a r&eacute;it&eacute;r&eacute; son souci de voir la commission remettre une r&eacute;ponse individualis&eacute;e &agrave; tous les interpellateurs, quelque soit le sort r&eacute;serv&eacute; &agrave; leur interpellation.<br />rn<br />rnSur un autre plan, il a invit&eacute; le gouvernement &agrave; mener sans rel&acirc;che (cela conform&eacute;ment &agrave; la pr&eacute;occupations de certaines organisations de la soci&eacute;t&eacute; civile) la lutte contre l''incivisme et le non respect des r&egrave;gles de la circulation routi&egrave;re. Le jury a souhait&eacute; la d&eacute;centralisation de l''EID pour prendre en compte les pr&eacute;occupations d''un plus grand nombre de Maliens. Il a invit&eacute; &agrave; mieux faire conna&icirc;tre l''Espace au plan interne et externe en pr&eacute;vision du 60&egrave; anniversaire de la D&eacute;claration des droits de l''homme l''ann&eacute;e prochaine. Il a encourag&eacute; le gouvernement &agrave; aller dans le sens de l''abolition de la peine de mort, de l''adoption du Code de la famille et des personnes et la lutte contre la corruption.<br />rn<br />rnD''autres recommandations ont &eacute;t&eacute; faites, qui sont relatives &agrave; la sensibilisation des citoyens en mati&egrave;re d''&eacute;lections, &agrave; la relecture de la loi &eacute;lectorale et &agrave; l''&eacute;ducation dans la lutte contre les mutilations g&eacute;nitales f&eacute;minines, &agrave; la lutte contre la mendicit&eacute; des enfants, &agrave; l''am&eacute;lioration des conditions des d&eacute;tenus et &agrave; la lutte contre la pollution et la protection des berges du fleuve Niger.<br />rn<strong><br />rnLE RESPECT DE TOUTES LES LIBERT&Eacute;S.</strong> Le jury a recommand&eacute; au gouvernement d''am&eacute;liorer le cadre juridique de l''exploitation mini&egrave;re et &agrave; faire face au ch&ocirc;mage des jeunes, sachant que 50% des Maliens ont moins de 20 ans.<br />rnDans son allocution de cl&ocirc;ture, le Premier ministr a promis de veiller avec son gouvernement au respect de toutes les libert&eacute;s, &quot;conform&eacute;ment aux principes constitutionnels qui fondent l''action publique de notre pays et qui pr&eacute;sident au fonctionnement de l''institution judiciaire&quot;. Selon le chef du gouvernement, &quot;les pr&eacute;occupations relatives &agrave; l''enregistrement des enfants &agrave; la naissance, &agrave; la mendicit&eacute; enfantine et aux obstacles &agrave; la scolarisation et celles li&eacute;es au respect des r&egrave;gles de comp&eacute;tences juridictionnelles feront l''objet d''une attention soutenue, de la part du gouvernement&quot;.</font><br />rn<font size="2" face="Arial"><br />rnSaluant la qualit&eacute; des &eacute;changes, Modibo Sidib&eacute; rappel&eacute; la volont&eacute; du pr&eacute;sident Amadou Toumani Tour&eacute; de p&eacute;renniser l''EID. Concernant les points soulev&eacute;s lors des contributions des organisations de la soci&eacute;t&eacute; civile, le P.M. a assur&eacute; ces intervenants de l''&eacute;coute de l''Executif et de l''attention qui serait port&eacute;e aux pr&eacute;occupations expos&eacute;es. Le chef de gouvernement a ensuite redit la d&eacute;termination des autorit&eacute;s &agrave; approfondir les avanc&eacute;es r&eacute;alis&eacute;es en mati&egrave;re de droit de l''homme, ainsi que leur volont&eacute; de faire du Mali un &Eacute;tat de droit et de consolider son ancrage d&eacute;mocratique. Il a poursuivi en rappelant les efforts fournis dans le cadre du PRODEJ et la hausse du budget de la sant&eacute;.</font></p>
<p>rn
<p><font size="2" face="Arial"> Le chef du gouvernement a assur&eacute; que seraient prises en charge les pr&eacute;occupations li&eacute;es &agrave; la circulation routi&egrave;re, &agrave; la sauvegarde de l''unit&eacute; nationale ou encore &agrave; l''am&eacute;lioration du cadre des &eacute;lections dans notre pays. Concernant ce dernier sujet, il a rappel&eacute; l''intention du chef de l''&Eacute;tat de d&eacute;signer une &eacute;minente personnalit&eacute; de notre pays pour r&eacute;fl&eacute;chir &agrave; ce sujet.</font><br />rn<font size="2" face="Arial"><br />rnLa 13&egrave; &eacute;dition de l''EID co&iuml;ncidera, comme il a &eacute;t&eacute; dit, avec les 60 ans de la D&eacute;claration des droits de l''homme de l''ONU. A cet effet, le B&eacute;nin se propose d''envoyer une d&eacute;l&eacute;gation pour suivre l''&eacute;v&eacute;nement, a expliqu&eacute; le M&eacute;diateur Albert T&eacute;voedjr&egrave;, par ailleurs membre du jury d''honneur. &quot;Nos amis b&eacute;ninois seront les bienvenus&quot;, a assur&eacute; Modibo Sidib&eacute;.<br />rn<br />rnA. LAM<br />rn</font></p>
<p>"</p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Démocratie constitutionnelle en Afrique :rnMieux appréhender la pratique politique</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/democratie/democratie-constitutionnelle-en-afrique-rnmieux-apprehender-la-pratique-politique-7001.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 10 Dec 2007 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pouce</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class=MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><strong style="mso-bidi-font-weight: normal"><em style="mso-bidi-font-style: normal"><span style="color: #333399; font-family: Arial"><font size="2">Le Club Perspectives et D&eacute;veloppement (CPD), dans le cadre de ses activit&eacute;s, a organis&eacute; un symposium international le samedi 08 et dimanche 09 d&eacute;cembre 2007 au Centre International de Conf&eacute;rence de Bamako. C&rsquo;&eacute;tait sous la haute pr&eacute;sidence du<span style="mso-spacerun: yes">&nbsp; </span>Premier Ministre Modibo Sidib&eacute;. La c&eacute;r&eacute;monie avait pour th&egrave;me &laquo;&nbsp;D&eacute;mocratie constitutionnelle en Afrique&nbsp;: l&rsquo;exp&eacute;rience malienne depuis 15 ans&nbsp;: bilan et perspectives.&nbsp;&raquo;<o:p></o:p></font></span></em></strong></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-family: Arial"><o:p><font size="2">&nbsp;</font></o:p></span></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-family: Arial"><font size="2">Selon M. Seydou Cissouma, vice pr&eacute;sident du CPD, en prenant l&rsquo;initiative d&rsquo;organiser la pr&eacute;sente manifestation, le Club Perspectives et D&eacute;veloppement<span style="mso-spacerun: yes">&nbsp; </span>reste fid&egrave;le &agrave; l&rsquo;objectif qu&rsquo;il s&rsquo;est assign&eacute; &agrave; sa cr&eacute;ation le 26 mars 2005, &agrave; savoir contribuer au d&eacute;bat d&rsquo;id&eacute;es et &agrave; la r&eacute;flexion sur les questions nationales, africaines et internationales.<o:p></o:p></font></span></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-family: Arial"><font size="2">&laquo;C&rsquo;est dans ce cadre qu&rsquo;il faut situer l&rsquo;ensemble des activit&eacute;s que nous avons men&eacute;es jusqu&rsquo;ici, dont le colloque International sur l&rsquo;exp&eacute;rience de gestion consensuelle du pouvoir au<span style="mso-spacerun: yes">&nbsp; </span>Mali, tenu en f&eacute;vrier 2007&raquo;, a-t-il dit.<br style="mso-special-character: line-break" />rn<br style="mso-special-character: line-break" />rn<o:p></o:p></font></span></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-family: Arial"><font size="2">M. Cissouma dira que pour le symposium qui s&rsquo;est ouvert le samedi 08 d&eacute;cembre 2007, ils ont choisi de soumettre au regard crois&eacute; des experts, des hommes politiques et des participants d&rsquo;horizons divers, le th&egrave;me de la d&eacute;mocratie constitutionnelle en Afrique&nbsp;: l&rsquo;exp&eacute;rience malienne depuis 15 ans, son bilan et ses perspectives&nbsp;&raquo;.</font></span></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-family: Arial"><font size="2"><br />rnDans la formulation, nous avons insist&eacute; sur le cas du Mali, pour pouvoir mieux parler du S&eacute;n&eacute;gal, du Burkina Faso, du Niger, du B&eacute;nin pour n&eacute;cessiter que ces pays fr&egrave;res repr&eacute;sent&eacute;s au symposium par d&rsquo;&eacute;minentes personnalit&eacute;s, dira M. Cissouma.<br />rnSelon M. Cissouma, dans cet exercice, ils ont &agrave; parler sans doute des institutions qui sont la colonne vert&eacute;brale de toute construction d&eacute;mocratique, mais qu&rsquo;ils n&rsquo;ont nullement oubli&eacute; les acteurs, les hommes et les femmes dont l&rsquo;engagement au quotidien, donnent corps au projet d&eacute;mocratique.<o:p></o:p></font></span></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-family: Arial"><o:p><font size="2">&nbsp;</font></o:p></span></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-family: Arial"><font size="2">Le profil des intervenants, leur riche exp&eacute;rience dans l&rsquo;enseignement, la recherche, leur longue pratique des institutions et des responsabilit&eacute;s publiques ont constitu&eacute; le bon pr&eacute;sage de d&eacute;bats de qualit&eacute;, les produits et les luttes sociales et politiques des Africains.&nbsp;&raquo;</font></span></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-family: Arial"><font size="2"><br />rnLe renouveau constitutionnel du continent africain est avant tout le fruit d&rsquo;une dynamique interne aux<span style="mso-spacerun: yes">&nbsp; </span>soci&eacute;t&eacute;s africaines, &eacute;volution marqu&eacute;e par le rejet des d&eacute;cennies de pouvoir de partis uniques&nbsp;&raquo;, a conclu Souleymane Kon&eacute;.&nbsp;Le coordinateur scientifique du Club Perspectives et D&eacute;veloppement a fait un expos&eacute; sur la d&eacute;mocratie constitutionnelle en Afrique. Il a pr&eacute;cis&eacute; que ces travaux auront pour objectif l&rsquo;analyse de l&rsquo;effectivit&eacute; du constitutionnalisme sur le continent africain, d&rsquo;&eacute;clairer les perspectives de modernisation des constitutions africaines. Poursuivant avec son expos&eacute;, le coordinateur scientifique a indiqu&eacute; que &laquo;&nbsp;dans cette optique, les in&eacute;vitables propositions d&rsquo;actualisation des constitutions ne doivent pas avoir pour effet, ou pour cons&eacute;quence de mettre en cause les bases m&ecirc;mes des &laquo;&nbsp;lois fondamentales&nbsp;&raquo;, construites par notre r&eacute;cente histoire politique sur le continent&nbsp;; il ne s&rsquo;agira certainement pas non plus, de trouver dans le passage &agrave; une ni&egrave;me r&eacute;publique, car des changements, m&ecirc;me notables, peuvent intervenir sans que <st1:personname w:st="on" productid="la R&#65513;publique">la R&eacute;publique</st1:personname> ait chang&eacute; de num&eacute;ro.<o:p></o:p></font></span></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-family: Arial"><o:p><font size="2">&nbsp;</font></o:p></span></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-family: Arial"><font size="2">Il est vrai que jusqu&rsquo;&agrave; la vague de d&eacute;mocratisation qui a emport&eacute; avec elle les r&eacute;gimes autoritaires qui avaient cours dans le continent, le titulaire original de la souverainet&eacute;, &agrave; savoir le peuple, &eacute;tait un acteur passif. Le recours au peuple &eacute;tait alors un moyen pour les gouvernants de se donner un vernis ou une bonne conscience d&eacute;mocratique.<br />rnMais, il faut aujourd&rsquo;hui croire que cette Afrique a disparu, ou qu&rsquo;elle est en voie de dispara&icirc;tre.<br style="mso-special-character: line-break" />rn<br style="mso-special-character: line-break" />rn<o:p></o:p></font></span></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-family: Arial"><font size="2">L&rsquo;Afrique, dira-t-il, semble avoir refait son retard dans le domaine des conqu&ecirc;tes d&eacute;mocratiques et les constitutions africaines sont sans aucun doute, issues des processus de d&eacute;mocratisation.<o:p></o:p></font></span></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-family: Arial"><o:p><font size="2">&nbsp;</font></o:p></span></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-family: Arial"><font size="2">Cette rencontre permettra &eacute;galement de faire comprendre les m&eacute;canismes de fonctionnement du syst&egrave;me politique malien, de d&eacute;gager ses traits caract&eacute;ristiques, ses fondements, ses forces et ses limites, a dit le coordinateur scientifique du CPD, M. Souleymane Kon&eacute;.</font></span></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-family: Arial"><font size="2"><br />rnLe dernier intervenant a &eacute;t&eacute; le Premier ministre Modibo Sidib&eacute; qui a f&eacute;licit&eacute; les initiateurs de la rencontre et indiqu&eacute; que ce symposium s&rsquo;inscrit dans une s&eacute;rie d&rsquo;activit&eacute;s, faisant ainsi du Club Perspectives et D&eacute;veloppement, un creuset de r&eacute;flexion regroupant en son sein des cadres et intellectuels maliens qui ont fait le<span style="mso-spacerun: yes">&nbsp; </span>difficile pari d&rsquo;&ecirc;tre des agitateurs d&rsquo;id&eacute;es.</font></span></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-family: Arial"><font size="2"><br />rnPour le Premier Ministre <em style="mso-bidi-font-style: normal">&laquo;&nbsp;le pr&eacute;sent symposium touche au c&oelig;ur m&ecirc;me des processus politiques dans lesquels nos Etats sont engag&eacute;s&nbsp;&raquo;.</em><o:p></o:p></font></span></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-family: Arial"><font size="2">Le Premier ministre Modibo Sidib&eacute; s&rsquo;est r&eacute;jouit de constater, &agrave; la lumi&egrave;re de la conf&eacute;rence inaugurale de M. Souleymane Kon&eacute;, que le CPD a choisi d&rsquo;interroger la pratique politique et institutionnelle pour mieux appr&eacute;hender la d&eacute;mocratie constitutionnelle en Afrique.<o:p></o:p></font></span></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><strong style="mso-bidi-font-weight: normal"><span style="font-family: Arial"><font size="2">D.M. KONAT&Eacute; <o:p></o:p></font></span></strong></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-family: Arial"><o:p><font size="2">&nbsp;</font></o:p></span></p>
<p>"</p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Club perspectif et développement :rnUn regard sur la démocratie constitutionnelle en Afrique</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/democratie/club-perspectif-et-developpement-rnun-regard-sur-la-democratie-constitutionnelle-en-afrique-6917.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 07 Dec 2007 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Indicateur du Renouveau</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class=MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><strong style="mso-bidi-font-weight: normal"><em style="mso-bidi-font-style: normal"><span style="color: #333399; font-family: Arial"><font size="2">Fid&egrave;le &agrave; sa tradition, le CPD s&rsquo;appr&ecirc;te &agrave; donner un coup de pinceau<span style="mso-spacerun: yes">&nbsp; </span>&agrave; notre jeune d&eacute;mocratie. Cela, &agrave; travers une rencontre internationale dont le th&egrave;me est&nbsp;: &laquo;&nbsp;la d&eacute;mocratie constitutionnelle en Afrique&nbsp;: l&rsquo;exp&eacute;rience malienne depuis 15ans, bilan et perspectives&nbsp;&raquo;.</font></span></em></strong></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><strong style="mso-bidi-font-weight: normal"><em style="mso-bidi-font-style: normal"><span style="color: #333399; font-family: Arial"><font size="2"><o:p></o:p></font></span></em></strong></p>
<p>rn
<p><span><o:p>rn
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-family: Arial"><font size="2">Le Club perspective et d&eacute;veloppement, connu sous le sigle de CPD, organise ce week-end un forum dont le th&egrave;me est&nbsp;:&nbsp;&laquo;&nbsp;la d&eacute;mocratie constitutionnelle en Afrique&nbsp;: l&rsquo;exp&eacute;rience malienne depuis 15 ans, bilan et perspectives&nbsp;&raquo;. Le Club est une organisation apolitique qui a pour pr&eacute;sident Ahmed Dian&eacute; S&eacute;m&eacute;ga et vice-pr&eacute;sident Seydou Cissouma. En effet, l&rsquo;id&eacute;e de l&rsquo;organisation de ce forum est partie du constat que notre pays a pour m&eacute;thode de gouvernance la d&eacute;mocratie et est r&eacute;put&eacute; &agrave; travers le monde pour son mod&egrave;le d&eacute;mocratique que les leaders du CPD voudraient bien mettre &agrave; la disposition de nos voisin de la sous-r&eacute;gion. Cette d&eacute;mocratie est cependant confront&eacute;e souvent &agrave; des v&eacute;ritables tares constitutionnelles qui n&eacute;cessitent de v&eacute;ritables r&eacute;formes. Le Club, depuis sa cr&eacute;ation a organis&eacute; d&rsquo;importantes rencontres qui ont eu une grande audience, tendant &agrave; pr&eacute;server et &agrave; renforcer les acquis d&eacute;mocratiques. D&rsquo;&eacute;minentes personnalit&eacute;s sont attendues du Niger, du B&eacute;nin, et de <st1:personname w:st="on" productid="la C&ocirc;te">la C&ocirc;te</st1:personname> d&rsquo;Ivoire etc. &agrave; ce rendez-vous de Bamako. Il s&rsquo;agit, entre autres, de&nbsp;: Abdrahamane Tour&eacute;, Eloi Diarra, Me Mountaga Tall et Adam Thiam.</font></span></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-family: Arial"><font size="2">Pendant deux jours, les participants passeront au peigne fin les 15 ans de la d&eacute;mocratie malienne et traceront les voies et moyens permettant &agrave; notre mode de gouvernance de se hisser &agrave; un niveau encore meilleur.</font></span></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-family: Arial"><font size="2"><o:p></o:p></font></span></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-family: Arial"><font size="2">Un tel cadre d&rsquo;&eacute;change permettra &agrave; notre d&eacute;mocratie de gagner en maturit&eacute;. Ce qui a d&eacute;j&agrave; commenc&eacute; avec l&rsquo;organisation par notre pays le mois dernier de la quatri&egrave;me Conf&eacute;rence minist&eacute;rielle de <st1:personname w:st="on" productid="la Communaut&eacute;">la Communaut&eacute;</st1:personname> des d&eacute;mocraties, qu&rsquo;aucun pays africain n&rsquo;avait organis&eacute;e jusque-l&agrave;.<o:p></o:p></font></span></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-family: Arial"><font size="2"><strong>Abdoul Karim Ma&iuml;ga<o:p></o:p></strong></font></span></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="margin: 7.5pt 0cm 0pt; line-height: 110%; text-align: justify">&nbsp;</p>
<p>rn</o:p></span></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="margin: 7.5pt 0cm 0pt; line-height: 110%; text-align: justify">&nbsp;</p>
<p>"</p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Démocratie constitutionnelle en afrique au centre  du symposium international de Bamako :rnL’expérience malienne depuis 15 ans : bilan et perspectives en relief</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/democratie/democratie-constitutionnelle-en-afrique-au-centre-du-symposium-international-de-bamako-rnl%25e2%2580%2599experience-malienne-depuis-15-ans-bilan-et-perspectives-en-relief-6914.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 07 Dec 2007 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Indépendant</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class=MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><strong style="mso-bidi-font-weight: normal"><em style="mso-bidi-font-style: normal"><span style="color: #333399; font-family: Arial"><font size="2">C&rsquo;est demain, samedi 8 d&eacute;cembre, que s&rsquo;ouvre dans la capitale malienne, au Centre International de Conf&eacute;rences de Bamako(CICB) un symposium international<span style="mso-spacerun: yes">&nbsp; </span>dont le th&egrave;me est ainsi libell&eacute;&nbsp;:&nbsp;&laquo;D&eacute;mocratie constitutionnelle en Afrique, l&rsquo;exp&eacute;rience malienne depuis 15 ans&nbsp;: bilan et perspectives&raquo;.</font></span></em></strong></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><strong style="mso-bidi-font-weight: normal"><em style="mso-bidi-font-style: normal"><span style="color: #333399; font-family: Arial"><font size="2"><o:p></o:p></font></span></em></strong></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-family: Arial"><font size="2">Le forum, qui durera 48 heures, est organis&eacute; par le Club Perspectives et D&eacute;veloppement (CPD) qui regroupe des cadres et intellectuels maliens&nbsp;&laquo;soucieux de contribuer, par la r&eacute;flexion et l&rsquo;action, au d&eacute;veloppement socio-&eacute;conomique, culturel et d&eacute;mocratique du pays&raquo; &agrave; en croire le Coordinateur de cette structure, Souleymane Kon&eacute;, par ailleurs Conseiller technique au minist&egrave;re des Affaires &eacute;trang&egrave;res et de <st1:personname w:st="on" productid="la Coop&#65513;ration">la Coop&eacute;ration</st1:personname> internationale.</font></span></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-family: Arial"><font size="2"><o:p></o:p></font></span></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-family: Arial"><font size="2">L&rsquo;objectif de ce forum consiste &agrave; analyser et &eacute;valuer l&rsquo;effectivit&eacute; du constitutionnalisme sur le continent africain, en vue d&rsquo;&eacute;clairer les perspectives de modernisation des Constitutions africaines.</font></span></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-family: Arial"><font size="2"><o:p></o:p></font></span></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-family: Arial"><font size="2">Deux cents invit&eacute;s sont attendus &agrave; cette rencontre de haut niveau. En majorit&eacute; des comp&eacute;tences maliennes, mais aussi de l&rsquo;ext&eacute;rieur notamment <st1:personname w:st="on" productid="la France">la France</st1:personname>, le S&eacute;n&eacute;gal, le B&eacute;nin le Burkina Faso et le Niger.</font></span></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-family: Arial"><font size="2"><o:p></o:p></font></span></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-family: Arial"><font size="2">Des th&egrave;mes multiples et vari&eacute;s seront d&eacute;battus au cours de ce symposium.<o:p></o:p></font></span></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-family: Arial"><font size="2">Le premier th&egrave;me, qui fera l&rsquo;objet de discussions, porte sur &laquo;&nbsp;la citoyennet&eacute; et le respect des droits des minorit&eacute;s dans la d&eacute;mocratie&nbsp;&raquo;. Il sera expos&eacute; par le Pr. Abdramane Tour&eacute;,universitaire chevronn&eacute;, r&eacute;cemment promu secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral du minist&egrave;re en charge de <st1:personname w:st="on" productid="la Fonction">la Fonction</st1:personname> publique. </font></span></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-family: Arial"><font size="2"><o:p></o:p></font></span></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-family: Arial"><font size="2">Le deuxi&egrave;me th&egrave;me &laquo;les limites &agrave; la r&eacute;vision constitutionnelle en Afrique&raquo; reviendra au vice-recteur de l&rsquo;Universit&eacute; de Rouen (France), le Pr. Eloi Diarra. Il aura &eacute;galement un regard crois&eacute; entre les honorables d&eacute;put&eacute;s Mohamed Bazoum du Niger, vice-pr&eacute;sident de l&rsquo;Assembl&eacute;e nationale et Me Mountaga Tall du Mali. Les deux &eacute;voqueront &laquo;le statut de l&rsquo;opposition en Afrique&nbsp;:analyse et perspectives&raquo;.</font></span></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-family: Arial"><font size="2"><o:p></o:p></font></span></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-family: Arial"><font size="2">L&rsquo;ancienne ministre en charge de la promotion f&eacute;minine, Mme Diarra Afsatou Thiero, conseill&egrave;re &agrave; <st1:personname w:st="on" productid="la Cour">la Cour</st1:personname> supr&ecirc;me, traitera du th&egrave;me &laquo;&nbsp;l&rsquo;&eacute;gal acc&egrave;s des femmes et des hommes aux mandats &eacute;lectoraux et aux fonctions &eacute;lectives&nbsp;&raquo;. Un autre th&egrave;me &laquo;&nbsp;la participation politique des femmes au Mali et dans les r&eacute;gimes politiques africains&raquo; touchant la gent f&eacute;minine, sera abord&eacute; par Ismael Madior Fall, ma&icirc;tre de Conf&eacute;rence Agr&eacute;g&eacute; (l&rsquo;Universit&eacute; Cheickh Anta Diop de Dakar).</font></span></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-family: Arial"><font size="2"><o:p></o:p></font></span></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-family: Arial"><font size="2">Le Pr. Jacques Mariel NZouankeu, secr&eacute;taire permanent de l&rsquo;Office des fonctions publiques africaines (B&eacute;nin) expliquera aux participants &laquo;le principe majoritaire et la d&eacute;mocratie en Afrique&raquo;. Il sera suivi de l&rsquo;ancien ministre burkinabe, Basile Guissou, qui entretiendra l&rsquo;auditoire sur le th&egrave;me&nbsp;:&nbsp;&laquo;le principe majoritaire et la d&eacute;mocratie en Afrique&raquo;. La liste des personnalit&eacute;s et th&egrave;mes &agrave; d&eacute;battre n&rsquo;est pas exhaustive.<o:p></o:p></font></span></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-family: Arial"><font size="2">Plusieurs autres th&egrave;mes relatifs au cas malien feront l&rsquo;objet d&rsquo;un expos&eacute;&nbsp;: &laquo;le processus &eacute;lectoral au Mali&nbsp;:forces et limites, le processus &eacute;lectoral au Mali&nbsp;:enseignements et perspectives, le syst&egrave;me &eacute;lectoral au Mali&nbsp;:analyse et perspectives&raquo;.<o:p></o:p></font></span></p>
<p>rn
<p class="AAAE-TEXTE" style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: left" align="left"><span style="font-size: 12pt"><o:p><font size="2">&nbsp;</font></o:p></span></p>
<p>rn
<p class="AAAF-INTERTITRE" style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: left" align="left"><span style="font-size: 12pt; font-family: Arial"><strong><font size="2">Bilan d&rsquo;&eacute;tape du Constitutionnalisme au Mali<o:p></o:p></font></strong></span></p>
<p>rn
<p class="AAAE-TEXTE" style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: left" align="left"><span style="font-size: 12pt"><o:p><font size="2">&nbsp;</font></o:p></span></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-family: Arial"><font size="2">Cette conf&eacute;rence se d&eacute;roule 15 ans apr&egrave;s l&rsquo;adoption de <st1:personname w:st="on" productid="la Constitution">la Constitution</st1:personname> de <st1:personname w:st="on" productid="la III&#65512; R&#65513;publique">la III&egrave; R&eacute;publique</st1:personname> et apr&egrave;s trois l&eacute;gislatures. Ce temps, assez court mais tr&egrave;s long en terme d&rsquo;exp&eacute;rience, permet au moins de faire un bilan d&rsquo;&eacute;tape. Une Constitution est une &oelig;uvre humaine et, comme telle, est perfectible. Aussi est-elle appel&eacute;e &agrave; &eacute;voluer avec la soci&eacute;t&eacute;. C&rsquo;est pourquoi, d&eacute;j&agrave; en 2001, l&rsquo;ancien pr&eacute;sident, Alpha Oumar Konar&eacute;, a d&eacute;clench&eacute; le processus de la r&eacute;vision constitutionnelle et l&rsquo;Assembl&eacute;e nationale a m&ecirc;me vot&eacute; une loi constitutionnelle qui devrait &ecirc;tre soumis au r&eacute;f&eacute;rendum. Celui-ci n&rsquo;a finalement pas eu lieu en raison de la forte contestation politique (le COPPO et le PARENA, alli&eacute; de l&rsquo;ADEMA s&rsquo;&eacute;taient oppos&eacute;s au texte) et de la division du parti de l&rsquo;abeille (les Ib&eacute;kistes venaient de cr&eacute;er Alternative 2002). Leurs 37 d&eacute;put&eacute;s avaient m&ecirc;me attaqu&eacute; la loi constitutionnelle devant <st1:personname w:st="on" productid="la Cour">la Cour</st1:personname> pour &laquo;tripatouillage&raquo; puisqu&rsquo;il semble que le texte adopt&eacute; &agrave; l&rsquo;h&eacute;micycle ait fait l&rsquo;objet d&rsquo;un changement au niveau du Secr&eacute;tariat g&eacute;n&eacute;ral de la pr&eacute;sidence avant d&rsquo;&ecirc;tre promulgu&eacute; et achemin&eacute; devant les juges de <st1:personname w:st="on" productid="la Constitution. En">la Constitution. En</st1:personname> d&eacute;pit de l&rsquo;annulation du r&eacute;f&eacute;rendum, ceux-ci ont suivi les requ&eacute;rants en d&eacute;clarant le texte non conforme &agrave; celui adopt&eacute; par les &eacute;lus de la nation.<o:p></o:p></font></span></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-family: Arial"><font size="2">C&rsquo;est dire que ce forum permettra de mettre &agrave; nu les insuffisances et les limites de <st1:personname w:st="on" productid="la Constitution">la Constitution</st1:personname> malienne dont une relecture s&rsquo;impose pour &ecirc;tre conforme avec certains textes communautaires et moderniser notre arsenal &eacute;lectoral.</font></span></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-family: Arial"><font size="2"><o:p></o:p></font></span></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-family: Arial"><font size="2">En tout cas, le coordinateur du Club Perspectives et D&eacute;veloppement(CPD) estime qu&rsquo;&agrave; travers ce th&egrave;me &laquo;il s&rsquo;agira de faire le point sur l&rsquo;&eacute;volution constitutionnelle des Etats africains en g&eacute;n&eacute;ral et du Mali en particulier. Depuis 15 ans, le Mali est entr&eacute; dans une nouvelle phase de construction de d&eacute;mocratie. Au triple point de vue des institutions, des droits et libert&eacute;s, et de la justice, l&rsquo;Etat tend &agrave; cr&eacute;er les conditions d&rsquo;une effectivit&eacute; de <st1:personname w:st="on" productid="la Constitution">la Constitution</st1:personname> qui passe par l&rsquo;application des principes fondamentaux reconnus par les d&eacute;mocraties dans le monde&raquo;.</font></span></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-family: Arial"><font size="2"><o:p></o:p></font></span></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-family: Arial"><font size="2">Rappelons que le Club Perspectives et D&eacute;veloppement a &eacute;t&eacute; cr&eacute;&eacute; le 26 mars 2005. En f&eacute;vrier 2007, cette association avait organis&eacute; son premier colloque sur : &laquo;D&eacute;mocratie et gestion partag&eacute;es du pouvoir, l&rsquo;exp&eacute;rience malienne depuis 2002&raquo;. <o:p></o:p></font></span></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><span style="font-family: Arial"><font size="2">En outre, le Club Perspectives et D&eacute;veloppement avait organis&eacute; plusieurs d&eacute;bats sur des th&egrave;mes riches et vari&eacute;s tels que M&eacute;dia et d&eacute;mocratie au Mali ; D&eacute;mocratie, S&eacute;curit&eacute; et D&eacute;veloppement ; Probl&eacute;matique de l&rsquo;absorption et de la r&eacute;tention de l&rsquo;aide ext&eacute;rieure par le Mali ; L&rsquo;emploi jeunes au Mali.<o:p></o:p></font></span></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><strong style="mso-bidi-font-weight: normal"><span style="font-family: Arial"><font size="2">Chahana TAKIOU<o:p></o:p></font></span></strong></p>
<p>"</p>]]> </content:encoded>
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<title>Clôture de la conférence de la communauté des démocraties : La pauvreté, une menace à l’ancrage de la démocratie</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/democratie/cloture-de-la-conference-de-la-communaute-des-democraties-la-pauvrete-une-menace-a-l%25e2%2580%2599ancrage-de-la-democratie-6330.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 20 Nov 2007 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pouce</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p><font size=2" face="Arial"><span lang="FR" style="font-family: Arial; color: rgb(51, 51, 51);"><o:p></o:p></span></font><font size="2" face="Arial"><span lang="FR" style="font-family: Arial; color: rgb(51, 51, 153);">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <em><strong>Les travaux de la 4<sup>&egrave;me</sup> conf&eacute;rence minist&eacute;rielle de la Communaut&eacute; des D&eacute;mocraties ont pris fin le samedi 17 novembre 2007 au Centre International des Conf&eacute;rences de Bamako. La cl&ocirc;ture &eacute;tait plac&eacute;e sous la pr&eacute;sidence du Chef du gouvernement, Modibo Sidib&eacute;. La cl&ocirc;ture a &eacute;t&eacute; marqu&eacute;e par la lecture d&rsquo;un document intitul&eacute; &laquo;&nbsp;Le Consensus de Bamako sur la d&eacute;mocratie, le d&eacute;veloppement et la r&eacute;duction de la pauvret&eacute;&raquo;, les mots de cl&ocirc;ture du Premier ministre et un point presse tenu par le ministre Moctar Ouane des Affaires &eacute;trang&egrave;res et de la Coop&eacute;ration internationale et son homologue portugais, dont le pays assure d&eacute;sormais la pr&eacute;sidence de la Communaut&eacute;.</strong></em><o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="line-height: 14.4pt;"><font size="2" face="Arial"><span lang="FR" style="font-family: Arial; color: rgb(51, 51, 51);">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <em>&laquo;Le consensus de Bamako&raquo;</em> comporte 78 points dont la d&eacute;claration d&rsquo;engagement des participants &agrave; consolider les principes et objectifs communs, afin de promouvoir la d&eacute;mocratie dans toutes les r&eacute;gions du monde. Les participants se sont &eacute;galement engag&eacute;s &agrave; assurer l&rsquo;int&eacute;grit&eacute; du processus d&eacute;mocratique dans les soci&eacute;t&eacute;s, sur la voie de la gouvernance d&eacute;mocratique. En outre, ils ont pris des engagements sur d&rsquo;autres points tels que les OMD, le respect des droits de l&rsquo;homme, la d&eacute;mocratisation des institutions &eacute;tatiques &agrave; travers la cr&eacute;ation d&rsquo;institutions&nbsp; de gouvernance d&eacute;mocratique; les acteurs non &eacute;tatiques, les organisations r&eacute;gionales, les institutions internationales et coop&eacute;ration et enfin, le fonctionnement et le renforcement de la communaut&eacute; des d&eacute;mocraties.<o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="line-height: 14.4pt;"><font size="2" face="Arial"><span lang="FR" style="font-family: Arial; color: rgb(51, 51, 51);">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <em>&laquo;&nbsp;La Conf&eacute;rence de Bamako, dira le Premier ministre Modibo Sidib&eacute;,&nbsp; aura en effet,&nbsp; incontestablement contribu&eacute; &agrave; mettre en &eacute;vidence un certain nombre de v&eacute;rit&eacute;s&nbsp;dont la tr&egrave;s forte corr&eacute;lation entre d&eacute;mocratie et d&eacute;veloppement &eacute;conomique. Cela conforte la conviction du Mali que la pire menace contre l&rsquo;ancrage de la d&eacute;mocratie dans nos pays vient d&rsquo;abord de la pauvret&eacute; du plus grand nombre.&nbsp; C&rsquo;est pourquoi, autant il appara&icirc;t important que soient observ&eacute;s les indicateurs fondamentaux de fonctionnement d&rsquo;un Etat d&eacute;mocratique, il est tout aussi essentiel que le citoyen se sente dans un environnement qui lui garantisse la pleine jouissance de&nbsp; tous ses droits. Si l&rsquo;Etat est en premier chef comptable devant le citoyen pour assurer les services de base, il est r&eacute;confortant de noter la tr&egrave;s forte implication des Organisations Non Gouvernementales et leur r&ocirc;le d&eacute;terminant dans la consolidation de la d&eacute;mocratie dans nos pays&nbsp;&raquo;. </em>Et d&rsquo;ajouter que les participants ont accord&eacute; dans leurs travaux, une attention particuli&egrave;re &agrave; la question de l&rsquo;am&eacute;lioration du fonctionnement de la Communaut&eacute; et de son rayonnement international. <em>&laquo;&nbsp;&nbsp;Cela t&eacute;moigne, ajoutera-t-il de notre d&eacute;termination commune &agrave; consolider la Communaut&eacute; et &agrave; lui permettre de compter dans le d&eacute;bat &agrave; l&rsquo;&eacute;chelle du monde sur les questions essentielles&nbsp;&raquo;.</em><o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="line-height: 14.4pt;"><font size="2" face="Arial"><span lang="FR" style="font-family: Arial; color: rgb(51, 51, 51);">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Juste apr&egrave;s le d&eacute;part du Premier ministre Modibo Sidib&eacute;, Moctar Ouane et son homologue portugais ont tenu un point de presse dans le hall du Centre International de Conf&eacute;rences de Bamako. Des questions ont &eacute;t&eacute; pos&eacute;es sur le r&ocirc;le du &laquo;Consensus de Bamako&raquo;. Selon le ministre des Affaires Etrang&egrave;res et de la Coop&eacute;ration internationale, le Consensus de Bamako sera sans nul doute un document de r&eacute;f&eacute;rence historique. La reconnaissance internationale par tous les Etats adh&eacute;rant &agrave; la Communaut&eacute; des D&eacute;mocraties est quelque chose d&rsquo;important et pour le Mali et pour les autres Etats, ont affirm&eacute; les deux conf&eacute;renciers. <em>&laquo;La d&eacute;mocratie n&rsquo;est pas un produit fini, mais une construction permanente&raquo;, </em>a jout&eacute; le ministre portugais.&nbsp; Quant &agrave; l&rsquo;exclusion de Taiwan de la 4<sup>&egrave;me</sup> Conf&eacute;rence de la Communaut&eacute; des D&eacute;mocraties, le ministre malien a cat&eacute;goriquement refus&eacute; de donner une r&eacute;ponse.<o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="line-height: 14.4pt;"><font size="2" face="Arial"><strong><span lang="FR" style="font-family: Arial; color: rgb(51, 51, 51);">Adama Diarra<em>&nbsp;</em></span></strong></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="line-height: 14.4pt;"><font size="2" face="Arial"><span lang="FR" style="font-family: Arial; color: rgb(51, 51, 51);">19 novembre 2007<br />rn</span><span lang="FR" style="font-family: Arial; color: rgb(51, 51, 51);"><o:p></o:p></span></font></p>
<p>"</p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>ATT et l&amp;amp;#039;&amp;amp;#039;exercice démocratique : Le mérite d’un homme</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/democratie/att-et-lexercice-democratique-le-merite-d%25e2%2580%2599un-homme-5363.html</link>
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<pubDate>Mon, 22 Oct 2007 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Soir de Bamako</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p><font size=2" face="Arial"><strong><em><span>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <font color="#333399">Apr&egrave;s avoir endur&eacute;, pendant 23 ans, le pouvoir dictatorial impos&eacute; par le g&eacute;n&eacute;ral Moussa Traor&eacute;, le peuple s&rsquo;est un jour lev&eacute; comme un seul homme pour le renverser. Ainsi naquit l&rsquo;av&egrave;nement de la d&eacute;mocratie en mars1991. Une nouvelle Constitution fut instaur&eacute;e, le pluralisme dans tous les domaines fut autoris&eacute;, et l&rsquo;organisation d&rsquo;&eacute;lections est devenue une r&eacute;alit&eacute;. Le Mali venait d&rsquo;avoir une troisi&egrave;me r&eacute;publique.</font></span></em></strong></font></p>
<p>rn
<p><font size="2" face="Arial"><span>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp; C&rsquo;est ainsi qu&rsquo;apr&egrave;s le retour des militaires dans les casernes, les Maliens sont invit&eacute;s &agrave; une vraie &eacute;lection libre. En un mot, la vie politique est revenue aux mains des civils. Mais le comportement&nbsp; des responsables politiques a d&eacute;&ccedil;u.</span></font></p>
<p>rn
<p><font size="2" face="Arial"><strong>Gen&egrave;se politique</strong><span>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; </span></font></p>
<p>rn
<p><font size="2" face="Arial"><span>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; En 1992, les premi&egrave;res &eacute;lections libres et d&eacute;mocratiques sont organis&eacute;es. A l&rsquo;issue du vote, l&rsquo;Alliance pour la D&eacute;mocratie au Mali, Parti Africain pour la Solidarit&eacute; et la Justice (ADEMA-PASJ), a pu &eacute;lire son candidat, Alpha Oumar Konar&eacute;, &agrave; la Pr&eacute;sidence de la R&eacute;publique. </span></font></p>
<p>rn
<p><font size="2" face="Arial"><span>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Ensuite vinrent les &eacute;lections l&eacute;gislatives et municipales,dont les r&eacute;sultats furent accept&eacute;s par l&rsquo;ensemble de la classe politique. Mais c&rsquo;&eacute;tait mal conna&icirc;tre certains politiciens qui, en fait, ne luttaient que pour leurs propres int&eacute;r&ecirc;ts et non pour le peuple. </span></font></p>
<p>rn
<p><font size="2" face="Arial"><span>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Ce qui fit partout&nbsp; &eacute;clater des crises de confiance. D&rsquo;un c&ocirc;t&eacute;, au sein m&ecirc;me de la mouvance pr&eacute;sidentielle,&nbsp; et de l&rsquo;autre, entre cette derni&egrave;re et les autres partis. Ce qui a conduit &agrave; l&rsquo;&eacute;clatement de bien des partis du mouvement d&eacute;mocratique.</span></font></p>
<p>rn
<p><font size="2" face="Arial"><span>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; D&rsquo;autre part, la non satisfaction des dol&eacute;ances des &eacute;l&egrave;ves et &eacute;tudiants du Mali et la forte pression des revendications sociales n&rsquo;avaient pas gu&egrave;re arrang&eacute; la situation. L&rsquo;atmosph&egrave;re sociopolitique &eacute;tait devenue d&eacute;l&eacute;t&egrave;re, surtout face &agrave; une nouvelle bourgeoisie qui s&rsquo;installait au plus haut sommet de l&rsquo;Etat.</span></font></p>
<p>rn
<p><font size="2" face="Arial"><span>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Les &eacute;v&egrave;nements du 5 avril 2003 ont conduit &agrave; la d&eacute;mission, du gouvernement, de certains partis membres de la mouvance pr&eacute;sidentielle et influ&eacute; sur le d&eacute;part de deux ministres.</span></font></p>
<p>rn
<p><font size="2" face="Arial"><span>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Bref, avec la cr&eacute;ation d&rsquo;une myriade de partis, l&rsquo;instabilit&eacute; politique &eacute;tait &agrave; son comble. Ainsi, certains responsables ont quitt&eacute; l&rsquo;ADEMA&nbsp; pour cr&eacute;er d&rsquo;autres partis, dont le Miria, le RPM... Ce ph&eacute;nom&egrave;ne de transhumance, favoris&eacute; par les divergences d&rsquo;int&eacute;r&ecirc;ts, provoqua une contamination g&eacute;n&eacute;rale chez les autres partis.</span></font></p>
<p>rn
<p><font size="2" face="Arial"><span>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;Ainsi, personne ne savait plus &agrave; quel saint politique se vouer, et la soci&eacute;t&eacute; civile assistait, impuissante, &agrave; une corruption de plus en plus g&eacute;n&eacute;ralis&eacute;e et des d&eacute;tournements manifestes de fonds publics. Autant de faits qui avaient fini par agacer le peuple qui s&rsquo;est senti oubli&eacute;.&nbsp; </span></font></p>
<p>rn
<p><font size="2" face="Arial"><span>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; A un moment donn&eacute;, on avait m&ecirc;me cru que la&nbsp; d&eacute;mocratie &eacute;tait en p&eacute;ril ou risquait d&rsquo;&ecirc;tre pris en otage, avec la nomination d&rsquo;IBK au poste de Premier ministre, entre 1994-2000.</span></font></p>
<p>rn
<p><font size="2" face="Arial"><span>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;En effet, les anciennes pratiques d&eacute;nonc&eacute;es sous le r&eacute;gime de Moussa Traor&eacute; avaient fait leur apparition: intimidations, menaces, arrestations, emprisonnements... &eacute;taient monnaie courante. Les libert&eacute;s d&rsquo;expression et d&rsquo;opinion &eacute;taient confisqu&eacute;es.</span></font></p>
<p>rn
<p><font size="2" face="Arial"><span>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;Ce qui, en d&eacute;sespoir de cause, avait fait dire &agrave; certains Maliens qu&rsquo;un retour &agrave;<em>&ldquo;l&rsquo;ordre kaki&rdquo;</em> &eacute;tait n&eacute;cessaire. Mais d&rsquo;autres ont tout simplement r&eacute;clam&eacute; le retour de celui qui est consid&eacute;r&eacute; comme le h&eacute;ros du 27 Mars 1991 : Amadou Toumani Tour&eacute;. Cette r&eacute;clamation n&rsquo;&eacute;tait pas fortuite, car l&rsquo;homme avait fait ses preuves lors de la Transition&nbsp; toujours consid&eacute;r&eacute;e comme une r&eacute;f&eacute;rence en Afrique.</span></font></p>
<p>rn
<p><font size="2" face="Arial"><strong><span>&nbsp;Et la d&eacute;mocratie fut sauv&eacute;e</span></strong></font></p>
<p>rn
<p><font size="2" face="Arial"><span>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Sentant l&rsquo;&eacute;chec du mouvement d&eacute;mocratique -notamment les partis politiques-, des associations et organisations civiles ont, dans un appel patriotique, r&eacute;clam&eacute; le retour d&rsquo;ATT. Apr&egrave;s avoir m&ucirc;rement r&eacute;fl&eacute;chi, ce dernier accepta de revenir au pouvoir, mais non sous la banni&egrave;re d&rsquo;un parti politique. </span></font></p>
<p>rn
<p><font size="2" face="Arial"><span>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; C&rsquo;est ainsi qu&rsquo;il se pr&eacute;senta &agrave; l&rsquo;&eacute;lection et remporta la pr&eacute;sidentielle de 2002. Cette victoire a &eacute;t&eacute; accept&eacute;e par l&rsquo;ensemble de la classe politique et salu&eacute;e par l&rsquo;opinion nationale et internationale.</span></font></p>
<p>rn
<p><font size="2" face="Arial"><strong><span>ATT, un homme providentiel</span></strong></font></p>
<p>rn
<p><font size="2" face="Arial"><span>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Ce&nbsp; retour d&rsquo;ATT au pouvoir a &eacute;t&eacute; salutaire pour le peuple et la d&eacute;mocratie malienne. Mais cette victoire est surtout celle du peuple et non d&rsquo;une minorit&eacute; pr&eacute;occup&eacute;e par un quelconque int&eacute;r&ecirc;t personnel. Les partis politiques avaient pourtant l&rsquo;occasion de prouver qu&rsquo;ils &eacute;taient incontournables, mais cela passait par une majorit&eacute; absolue &agrave; l&rsquo;Assembl&eacute;e nationale.</span></font></p>
<p>rn
<p><font size="2" face="Arial"><span>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; De 2002 &agrave; 2007, aucun parti n&rsquo;a &eacute;t&eacute; capable d&rsquo;obtenir cette majorit&eacute; absolue. La recherche de ces int&eacute;r&ecirc;ts personnels plus ou moins sordides, les querelles politiques, le divorce de plusieurs responsables d&rsquo;avec leurs partis d&rsquo;origine..., autant de d&eacute;rives qui en sont la cause.</span></font></p>
<p>rn
<p><font size="2" face="Arial"><span>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Aujourd&rsquo;hui, le m&eacute;rite d&rsquo;ATT, c&rsquo;est d&rsquo;avoir su apaiser ces tensions de la classe politique et en r&eacute;unir la plupart autour d&rsquo;un m&ecirc;me id&eacute;al: celui d&rsquo;un Mali qui gagne.</span></font></p>
<p>rn
<p><font size="2" face="Arial"><span>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Est-il alors besoin de rappeler les r&eacute;alisations du Pr&eacute;sident de la R&eacute;publique , entre autres, les infrastructures, logements sociaux, et strat&eacute;gies de lutte contre la pauvret&eacute;, la m&eacute;canisation de l&rsquo;agriculture, et la cr&eacute;ation de l&rsquo;APEJ en vue d&rsquo;absorber le ch&ocirc;mage des jeunes. </span></font></p>
<p>rn
<p><font size="2" face="Arial"><span>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Aujourd&rsquo;hui, les Maliens sont unanimes &agrave; esp&eacute;rer sur le Projet de D&eacute;veloppement Economique et Social (PDES) quui est la solution idoine appropr&eacute;e au d&eacute;veloppement du pays. Aussi, le choix port&eacute; sur Modibo Sidib&eacute; et les ministres n&rsquo;est-il pas du au hasard. Tous ces hommes et femmes sont connus pour leurs comp&eacute;tence et&nbsp; capacit&eacute; &agrave; diriger les affaires publiques de l&rsquo;Etat.</span></font></p>
<p>rn
<div><font size="2" face="Arial"><strong>Sadou BOCOUM</strong></font></div>
<p>rn
<p>&nbsp;</p>
<p>"</p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Pauvreté, développement et démocratie : Quelle corrélation?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/democratie/pauvrete-developpement-et-democratie-quelle-correlation-5343.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 20 Oct 2007 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvel Horizon</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p><font size=2" face="Arial"><strong><em><span>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<font color="#333399">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Le Secr&eacute;tariat Ex&eacute;cutif Malien de la Communaut&eacute; des D&eacute;mocraties a pris part le 11 octobre 2007 &agrave; une vid&eacute;o conf&eacute;rence organis&eacute;e dans les locaux de la repr&eacute;sentation de la Banque Mondiale &agrave; Bamako. Ont particip&eacute; &agrave; ce duplex organis&eacute; par le Comit&eacute; Directeur International de la Communaut&eacute; des D&eacute;mocraties &agrave; partir du si&egrave;ge des Nations Unies quatre pays &agrave; savoir: les Etats Unis d&rsquo;Am&eacute;rique, le Mali, le S&eacute;n&eacute;gal et l&rsquo;Inde. L&rsquo;objectif&nbsp;de cette vid&eacute;o conf&eacute;rence &eacute;tait de faire l&rsquo;&eacute;tat des lieux des activit&eacute;s de la communaut&eacute; en pr&eacute;lude &agrave; la conf&eacute;rence minist&eacute;rielle que la capitale malienne abritera en novembre prochain sur le th&egrave;me de :&rdquo; Pauvret&eacute;, D&eacute;veloppement et D&eacute;mocratie&rdquo;.</font></span></em></strong></font></p>
<p>rn
<p><font size="2" face="Arial"><span>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Etaient pr&eacute;sents ce jour-l&agrave; &agrave; la repr&eacute;sentation de la Banque Mondiale au Mali, M. Cheick Nimaga du minist&egrave;re des Affaires Etrang&egrave;res, Oumar Makalou, pr&eacute;sident du Secr&eacute;taire Ex&eacute;cutif Malien de la Communaut&eacute; des D&eacute;mocraties ; des repr&eacute;sentants d&rsquo;organisations de la soci&eacute;t&eacute; civile ainsi que des repr&eacute;sentants de la presse.</span></font></p>
<p>rn
<p><font size="2" face="Arial"><strong><span>UNE VIDEO CONFERENCE ENTRE QUATRE ETATS DE LA COMMUNAUTE</span></strong></font></p>
<p>rn
<p><font size="2" face="Arial"><span>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; La vid&eacute;o conf&eacute;rence du 11 octobre dernier a dur&eacute; trois heures (13 heures-16 heures). A l&rsquo;entame de la rencontre, M. Willy G. Gaa des Philippines, repr&eacute;sentant des pays initiateurs a fait un survol de l&rsquo;historique et des activit&eacute;s de la Communaut&eacute; des D&eacute;mocraties. Dans son expos&eacute;, en anglais traduit par S&eacute;kou Djoman Doumbia du Secr&eacute;tariat Ex&eacute;cutif Malien de la Communaut&eacute; des D&eacute;mocraties, il a mis l&rsquo;accent sur la dynamique enclench&eacute;e par les groupes r&eacute;gionaux th&eacute;matiques de travail. </span></font></p>
<p>rn
<p><font size="2" face="Arial"><span>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; C&rsquo;est le cas par exemple du groupe de l&rsquo;Italie qui travaille depuis longtemps sur les menaces qui assaillent la d&eacute;mocratie et l&rsquo;Etat de droit. Il a aussi affirm&eacute; que son pays, la Philipine reconna&icirc;t toute l&rsquo;importance du lien entre la d&eacute;mocratie et le d&eacute;veloppement. D&rsquo;ailleurs, c&rsquo;est ce th&egrave;me que le Mali a choisi lors de la table ronde des 5 et 6 septembre 2006 tenue &agrave; Bamako.</span></font></p>
<p>rn
<p><font size="2" face="Arial"><strong><span>DES HOMMAGES RENDUS A L&rsquo;AMBASSADEUR DU MALI AUX USA</span></strong></font></p>
<p>rn
<p><font size="2" face="Arial"><span>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Dick Rowson, Pr&eacute;sident du Conseil pour une Communaut&eacute; des D&eacute;mocraties, a, &agrave; prime abord, rendu hommage &agrave; Abdoulaye Diop, l&rsquo;Ambassadeur du Mali au Etats-Unis pour avoir initi&eacute; cette vid&eacute;o conf&eacute;rence avant de pr&eacute;ciser que la promotion des valeurs et principes d&eacute;mocratiques tels que l&rsquo;Etat de droit, la libert&eacute; d&rsquo;expression, sont au centre des objectifs de la Communaut&eacute; des D&eacute;mocraties. Ensuite, il a expliqu&eacute; la composition g&eacute;ographique du Comit&eacute; Consultatif International et ses activit&eacute;s et le r&ocirc;le que celui-ci joue &agrave; travers le monde, surtout aux c&ocirc;t&eacute;s des Nations Unies par la mobilisation du caucus de 125 pays. </span></font></p>
<p>rn
<p><font size="2" face="Arial"><span>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Ce comit&eacute; a non seulement travaill&eacute; sur les crit&egrave;res et processus d&rsquo;invitation &agrave; la conf&eacute;rence minist&eacute;rielle de Bamako du 14 au 17 novembre 2007, mais aussi d&eacute;march&eacute; le Fonds des Nations Unies pour la D&eacute;mocratie pour appuyer les activit&eacute;s de la Communaut&eacute; des D&eacute;mocraties.</span></font></p>
<p>rn
<p><font size="2" face="Arial"><strong><span>LE MILLENIUM CHALLENGE ACCOUNT, UNE PRIME A LA DEMOCRATIE ?</span></strong></font></p>
<p>rn
<p><font size="2" face="Arial"><span>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Dick Rowson a aussi affirm&eacute; que la subvention du Millenium Challenge Account, dont le Mali est le plus grand b&eacute;n&eacute;ficiaire, est un t&eacute;moignage d&rsquo;appui aux pays qui ont pris le risque d&rsquo;emprunter le train de la d&eacute;mocratie et surtout quand ces pays font du progr&egrave;s dans ce sens.</span></font></p>
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<p><font size="2" face="Arial"><span>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Tout comme Willy G. Gaa, le Dr Joe Siegle Dai a, dans son expos&eacute; analytique, fait le lien entre la d&eacute;mocratie et le d&eacute;veloppement. Selon lui, les deux sont entrelac&eacute;s. Pour preuve le taux de croissance s&rsquo;est sensiblement am&eacute;lior&eacute; dans les pays qui ont adopt&eacute; un r&eacute;gime d&eacute;mocratique. Des taux de croissances qui s&rsquo;expliquent par des indicateurs socio-&eacute;conomiques tels que l&rsquo;am&eacute;lioration du Produit Int&eacute;rieur Brut (PUB), du pouvoir &eacute;conomique, de l&rsquo;esp&eacute;rance de vie des populations et la baisse du taux de mortalit&eacute;. </span></font></p>
<p>rn
<p><font size="2" face="Arial"><span>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Il reste &agrave; noter que certains pays de l&rsquo;Asie de l&rsquo;Est ont r&eacute;alis&eacute; des progr&egrave;s &eacute;conomiques sans avoir adopt&eacute; un r&eacute;gime d&eacute;mocratique. Cet expos&eacute; a suscit&eacute; la r&eacute;action d&rsquo;un participant s&eacute;n&eacute;galais qui a pr&eacute;cis&eacute; que la croissance est un &eacute;l&eacute;ment du d&eacute;veloppement qui est un tout. Cette r&eacute;action a &eacute;t&eacute; partag&eacute;e par le conf&eacute;rencier. </span></font></p>
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<p><font size="2" face="Arial"><strong><span>LES REMARQUES DE L&rsquo;AMBASSADEUR DU MALI AUX ETATS-UNIS</span></strong></font></p>
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<p><font size="2" face="Arial"><span>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; M. Abdoulaye Diop a, dans ses interventions, mis l&rsquo;accent sur la n&eacute;cessit&eacute; pour les gouvernements des pays d&eacute;mocratiques de pouvoir r&eacute;pondre aux besoins fondamentaux de leurs peuples, tels que dans le domaine de la sant&eacute;, de l&rsquo;alimentation, de l&rsquo;&eacute;ducation, entre autres. Il a aussi soulign&eacute; que les d&eacute;fis &agrave; la d&eacute;mocratie doivent trouver une approche globale et harmonieuse et non de mani&egrave;re s&eacute;par&eacute;e.</span></font></p>
<p>rn
<p><font size="2" face="Arial"><span>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; M. Abdoulaye Diop a donn&eacute; l&rsquo;assurance concernant les activit&eacute;s men&eacute;es par le gouvernement du Mali et le Secr&eacute;tariat Ex&eacute;cutif malien de la Communaut&eacute; des D&eacute;mocraties. Les propos de l&rsquo;Ambassadeur du Mali aux Etats-Unis ont &eacute;t&eacute; confirm&eacute;s par le Pr&eacute;sident du Secr&eacute;tariat Ex&eacute;cutif de la Communaut&eacute; des D&eacute;mocraties, le Dr Oumar Makalou.</span></font></p>
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<div><font size="2" face="Arial"><strong>Daba Balla KEITA</strong></font></div>
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<p><font size="2" face="Arial">19 octobre 2007</font></p>
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<p>&nbsp;</p>
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</item>

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<title>Dossiers &#45; Echec Démocratique : Retour de l’ordre kaki</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/democratie/dossiers-echec-democratique-retour-de-l%25e2%2580%2599ordre-kaki-5198.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 16 Oct 2007 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p><font size=2" face="Arial"><strong><em><span lang="FR" style="font-family: Arial; color: rgb(51, 51, 153);">Au contraire, bien na&iuml;f et malheureux est celui qui, dans sa c&eacute;cit&eacute; politique, tente de r&eacute;genter l&rsquo;histoire<span style="">&nbsp; </span>en se comportant en adepte fid&egrave;le et convaincu des m&eacute;thodes d&eacute;su&egrave;tes de la d&eacute;funte UDPM de triste m&eacute;moire&nbsp;! Rien n&rsquo;arr&ecirc;tera plus jamais le rouleau compresseur du peuple du 26 mars qui marche inexorablement sur ch&acirc;teau de carte ADEMA<span style="">&nbsp; </span>en passe de s&rsquo;&eacute;reinter. Plus qu&rsquo;un parti unique constitutionnel comme l&rsquo;UDPM, plus qu&rsquo;un parti Etat, l&rsquo;ADEMA ambitionne d&rsquo;&ecirc;tre un Etat parti. L&rsquo;UDPM a fini par comprendre &agrave; ses d&eacute;pens la v&eacute;racit&eacute; du proverbe portugais selon lequel &laquo;c&rsquo;est le trop de cire qui met le feu &agrave; l&rsquo;&eacute;glise&raquo;. L&rsquo;administration doit m&eacute;diter l&agrave;-dessus.<o:p></o:p></span></em></strong></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><strong><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Proc&egrave;s des ex- dignitaires du r&eacute;gime<o:p></o:p></span></strong></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><span lang="FR" style="font-family: Arial;"><span style="">&nbsp;</span>L&rsquo;arr&ecirc;t de la cour<span style="">&nbsp; </span>supr&ecirc;me rendu le 11 novembre 1996<span style="">&nbsp; </span>sur le dossier crimes &eacute;conomiques des ex dignitaires Moulaye Haidara a &eacute;t&eacute; mis &agrave; la disposition<span style="">&nbsp; </span>de la Cour<span style="">&nbsp; </span>d&rsquo;assises. Il &eacute;tait reproch&eacute; &agrave; l&rsquo;ex ministre de l&rsquo;agriculture de<span style="">&nbsp; </span>Moussa Traor&eacute;<span style="">&nbsp; </span>le d&eacute;tournement de plusieurs dizaines de millions de nos francs au pr&eacute;judice du minist&egrave;re dont il avait la charge.&nbsp;Plusieurs missions fictives dont l&rsquo;ex ministre de l&rsquo;agriculture a empoch&eacute; les frais de missions avaient &eacute;t&eacute; retenues contre lui&nbsp;.Ces missions n&rsquo;ont jamais eu lieu en r&eacute;alit&eacute;. Moulaye Ha&iuml;dara, comme la plupart des personnes impliqu&eacute;es pour crime &eacute;conomique, a b&eacute;n&eacute;fici&eacute; d&rsquo;une libert&eacute; provisoire apr&egrave;s paiement d&rsquo;une caution de 20 millions de nos francs.<o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Le dossier concernant le g&eacute;n&eacute;ral Amadou Baba Diarra, Ousmane Diallo (tous deux anciens ministres du plan) et Niomby Sissoko, chef de cabinet au dit minist&egrave;re au moment des faits retenus contre eux, ont r&eacute;pondu au d&eacute;tournement d&rsquo;une somme de 53.033.438 F CFA au pr&eacute;judice d&rsquo;un fonds d&eacute;bloqu&eacute; par le FED, le programme de lutte contre la faim et la s&egrave;cheresse au Mali. Pour avoir tour &agrave; tour<span style="">&nbsp; </span>g&eacute;r&eacute; ces fonds, Amadou Baba Diarra et Ousmane Diallo furent invit&eacute;s &agrave; fournir des explications par rapport au trou d&eacute;cel&eacute;: Baba Diarra pour un montant 41millions et Ousmane Diallo 16 millions, car les fausses factures &eacute;tablies par leurs chefs de cabinet &agrave; l&rsquo;&eacute;poque M. Sissoko attestant que le montant d&eacute;tourn&eacute; a servi<span style="">&nbsp; </span>&agrave; couvrir des frais de fonctionnement ont &eacute;t&eacute; contest&eacute;es par le d&eacute;l&eacute;gu&eacute; de FED. Lequel avait officiellement &eacute;lev&eacute; des protestations sur la base d&rsquo;un rapport d&rsquo;audit parce que co-signataire de toutes les d&eacute;penses relatives &agrave; ce fonds mis en rapport. Le montant d&eacute;tourn&eacute; aurait &eacute;t&eacute; log&eacute; dans un compte parall&egrave;le &agrave; la BDM &agrave; savoir le compte n&deg;267&nbsp;221. Mme Diallo Lalla Sy a b&eacute;n&eacute;fici&eacute; d&rsquo;un non-lieu, accus&eacute;e d&rsquo;avoir fait retaper sa maison personnelle aux frais de l&rsquo;Etat d&rsquo;un montant de plus 8 millions de F FCA. Elle a produit un contrat dans lequel l&rsquo;Etat malien s&rsquo;&eacute;tait engag&eacute; &agrave; lui accorder ce privil&egrave;ge.<span style="">&nbsp; </span><o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Rappelons que le ministre de la Culture Mohamed El Moctar est le beau- fils de l&rsquo;ancien ministre Moulaye Ha&iuml;dara, Celui de l&rsquo;Environnement et de l&rsquo;Assainissement Agathane Ag Alassaane fut m&eacute;diateur de la r&eacute;bellion touareg et un des acteurs de la Flamme de la paix. C&rsquo;est l&rsquo;ami de Ag Rhissa Ag Rathou.<o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Aussi le mari de Mme Lalla Sy, Mahamadou Habib Diallo, est d&eacute;put&eacute; &eacute;lu &agrave; Sikasso. Il est le 7<sup>&egrave;me</sup> vice- pr&eacute;sident de l&rsquo;Assembl&eacute;e nationale. Ancien directeur national de l&rsquo;Urbanisme et de la construction.<o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Quant &agrave; Amadou Baba Diarra, sa fille est nomm&eacute;e, charg&eacute;e de mission &agrave; la pr&eacute;sidence de la R&eacute;publique.<o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">La femme de Ousmane Diallo, ancien ministre du Plan, se voit confier le d&eacute;partement de la P&ecirc;che et de l&rsquo;Elevage. C&rsquo;est &ccedil;a la d&eacute;mocratie Malienne<o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><span lang="FR" style="font-family: Arial;"><o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><strong><span lang="FR" style="font-family: Arial;">ADEMA&nbsp;: les cadres caporalis&eacute;s<o:p></o:p></span></strong></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Le jeudi 12 septembre 1996, sur convocation expresse du comit&eacute; ex&eacute;cutif de l&rsquo;ADEMA et en pr&eacute;lude au s&eacute;minaire gouvernemental de la derni&egrave;re chance, des cadres administratifs assumant de hautes responsabilit&eacute;s dans l&rsquo;appareil d&rsquo;Etat ont &eacute;t&eacute; r&eacute;unis en conclave au si&egrave;ge du parti de l&rsquo;abeille. <strong>Surprise</strong>&nbsp;: chez beaucoup de ces serviteurs de l&rsquo;Etat qui n&rsquo;ont rien &agrave; voir avec l&rsquo;ADEMA dont ils franchissaient d&rsquo;ailleurs pour la premi&egrave;re fois le seuil du si&egrave;ge.<o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Stup&eacute;faction et r&eacute;volte surtout quand ils se sont vus accueillir par<span style="">&nbsp; </span>le secr&eacute;taire national &agrave; l&rsquo;organisation pour leur parler de &laquo;<strong>mise en place de groupe d&rsquo;&eacute;tude de reflection (GER), d&rsquo;&eacute;laboration de bilan et de l&rsquo;action gouvernementale de celui du parti et programme pour le semestre &agrave; venir</strong>&raquo; (sic)&nbsp;D&eacute;cid&eacute;ment, le ridicule ne tue pas &agrave; la ruche.<o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">En effet, apr&egrave;s avoir clam&eacute; sur tous les toits que l&rsquo;ADEMA dispose de cadres comp&eacute;tents et suffisants dans tous les domaines pour g&eacute;rer les affaires publiques, &agrave;<span style="">&nbsp; </span>la satisfaction g&eacute;n&eacute;rale, voil&agrave; que ce parti sentant sa fin in&eacute;luctable et apr&egrave;s avoir abus&eacute; des moyens de l&rsquo;Etat pour entrer en campagne avant terme, tente de faire un hold-up politique sur les ressources humaines de l&rsquo;Etat pour enrober son &eacute;chec et faire passer la pilule.<o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Quelle fuite en avant &eacute;chevel&eacute;e&nbsp;! Ce conclave a-t-il &eacute;t&eacute; con&ccedil;u pour tester l&rsquo;all&eacute;geance des cadres administratifs au parti au pouvoir ou bien comme tentative d&eacute;sesp&eacute;r&eacute;e pour<span style="">&nbsp; </span>sauver le navire en naufrage des chantres de l&rsquo;avenir ensemble, de la gestion concert&eacute;e du pouvoir, de la coalition nationale pour la d&eacute;mocratie&nbsp;? Les cadres pr&eacute;sents n&rsquo;ont pas &eacute;t&eacute; dupes.<o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Au contraire, bien na&iuml;f et malheureux est celui qui, dans sa c&eacute;cit&eacute; politique, tente de r&eacute;genter l&rsquo;histoire<span style="">&nbsp; </span>en se comportant en adepte fid&egrave;le et convaincu des m&eacute;thodes d&eacute;su&egrave;tes de la d&eacute;funte UDPM de triste m&eacute;moire&nbsp;! Rien n&rsquo;arr&ecirc;tera plus jamais le rouleau compresseur du peuple du 26 mars qui marche inexorablement sur ch&acirc;teau de carte ADEMA<span style="">&nbsp; </span>en passe de s&rsquo;&eacute;reinter. Plus qu&rsquo;un parti unique constitutionnel comme l&rsquo;UDPM, plus qu&rsquo;un parti Etat, l&rsquo;ADEMA ambitionne d&rsquo;&ecirc;tre un Etat parti. L&rsquo;UDPM a fini par comprendre &agrave; ses d&eacute;pens la v&eacute;racit&eacute; du proverbe portugais selon lequel &laquo;<strong>c&rsquo;est le trop de cire qui met le feu &agrave; l&rsquo;&eacute;glise</strong>&raquo;. L&rsquo;administration doit m&eacute;diter l&agrave;-dessus.<span style="">&nbsp; </span>&nbsp;<span style="">&nbsp; </span><o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><strong><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Boubacar Amadou Traor&eacute;</span></strong></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal">&nbsp;</p>
<p>rn<br />
<hr width="100%" size="2" />rn
<p class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><strong><span lang="FR" style="font-family: Arial; color: blue;">La d&eacute;mocratie fille du consensus national</span></strong><strong><span lang="FR" style="font-family: Arial;"><o:p></o:p></span></strong></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Aujourd&rsquo;hui au soir du XX<sup>&egrave;me</sup> si&egrave;cle, toutes les nations dites industrialis&eacute;es se targuent de poss&eacute;der un r&eacute;gime d&eacute;mocratique.&nbsp;&nbsp;Partout des &eacute;lections, des partis, la s&eacute;paration des pouvoirs, l&rsquo;alternance politique. En Europe de l&rsquo;Est, la remise en cause du vieux syst&egrave;me politique. Mais laquelle de ces nations s&eacute;pare l&rsquo;&eacute;lite<span style="">&nbsp; </span>dirigeante &eacute;manant du peuple, de ce peuple lui-m&ecirc;me ? Qui est donc le peuple&nbsp;? Qu&rsquo;est- ce le parti&nbsp;? Dans quelle<span style="">&nbsp; </span>mesure les agents charg&eacute;s de la mise en &oelig;uvre des volont&eacute;s du peuple, c&rsquo;est &agrave; dire les agents du gouvernement agissent-ils&nbsp;? N&rsquo;oublions pas que le degr&eacute;<span style="">&nbsp; </span>de libert&eacute;<span style="">&nbsp; </span>dont b&eacute;n&eacute;ficie le peuple d&eacute;pend de la fa&ccedil;on dont tourne la machine gouvernementale. </span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Or, il n&rsquo;est pas bien<span style="">&nbsp; </span>difficile de copier une machine simple, il suffit<span style="">&nbsp; </span>de pr&eacute;senter le mod&egrave;le &agrave; des techniciens qualifi&eacute;s et comp&eacute;tents. Mais il n&rsquo;est pas possible &agrave; un peuple d&rsquo;apprendre &agrave; copier un art de gouverner simplement parce qu il l&rsquo;a d&eacute;cid&eacute;. Et comment un peuple peut-il faire l&rsquo;apprentissage de la libert&eacute; que s&rsquo;il est libre&nbsp;? Comment peut-il rester libre s&rsquo;il n&rsquo;est pas ma&icirc;tre des m&eacute;canismes qu&rsquo;il utilise pour son autod&eacute;termination&nbsp;? L&rsquo;&eacute;galit&eacute; politique peut s&rsquo;octroyer par d&eacute;cret mais<span style="">&nbsp; </span>la libert&eacute; est insaisissable. De toute &eacute;vidence<span style="">&nbsp; </span>une d&eacute;mocratie dite pluraliste faite d&rsquo;alternance de partis, ne na&icirc;t pas simplement du d&eacute;sir de quelques individus seulement,<span style="">&nbsp; </span>fussent-ils enfants prodiges ou messagers du bonheur &agrave; l&rsquo;int&eacute;rieur du pays, pas plus quelle ne peut &ecirc;tre mise en place du dehors par des &eacute;trangers. </span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">La d&eacute;mocratie n&rsquo;est pas exportable partout,&nbsp;&agrave; tout moment,&nbsp;vers tout peuple mais elle est le r&eacute;sultat d&rsquo;une &eacute;volution historique interne. La d&eacute;mocratie v&eacute;ritable pour nous, monolithique ou non,&nbsp;est celle qui tient compte des valeurs&nbsp;culturelles traditionnelles,&nbsp;du degr&eacute; d&rsquo;alphab&eacute;tisation, du compromis du degr&eacute; de patriotisme et de civisme, somme toute<span style="">&nbsp; </span>d&rsquo;un consensus national. Que de crimes<span style="">&nbsp; </span>commis au nom de la d&eacute;mocratie et de la libert&eacute;&nbsp;!<span style="">&nbsp; </span>L&rsquo;homme &eacute;tant au d&eacute;but et &agrave; la fin de toute entreprise, l&rsquo;&eacute;ternelle<span style="">&nbsp; </span>in&eacute;quation que doit r&eacute;soudre le responsable politique reste incontournable,&nbsp;&agrave; savoir&nbsp;: comment rester populaire en prenant des mesures impopulaires l&eacute;gales pour le bonheur de ce m&ecirc;me peuple dont il est l&rsquo;&eacute;manation <o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><strong><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Adama M. GUINDO<o:p></o:p></span></strong></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><strong><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Secr&eacute;taire aux Arts et &agrave; la Culture du BEN UNJM<o:p></o:p></span></strong></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><strong><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Actuellement Charg&eacute; de mission au minist&egrave;re de l&rsquo;industrie de du Commerce<o:p></o:p></span></strong></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><strong><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Source Sukaab&egrave; N&deg; 7 Juin 1990<o:p></o:p></span></strong></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><strong><span lang="FR" style="font-family: Arial;"><o:p></o:p></span></strong></font></p>
<p>"</p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Le Mali, ou l&amp;amp;#039;&amp;amp;#039;irrésistible : Ancrage Démocratique&amp;amp;quot;&amp;amp;quot;</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/democratie/le-mali-ou-lirresistible-ancrage-democratique-5194.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 16 Oct 2007 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p><font size=2" face="Arial"><strong><em><span lang="FR" style="font-family: Arial; color: rgb(51, 51, 153);">Treize ans apr&egrave;s la r&eacute;volution du 26 mars 1991 et l''entr&eacute;e du Mali dans l''&egrave;re d&eacute;mocratique, ce pays est certainement celui qui aura le mieux franchi les &eacute;tapes d''un processus dans lequel se sont engag&eacute;s<span style="">&nbsp; </span>les pays d''Afrique sub-saharienne &agrave; la fin des ann&eacute;es 1990. Pourtant, l''affirmation progressive de cet &quot;ancrage d&eacute;mocratique&quot; devenu la marque distinctive du pays n''a pas toujours &eacute;t&eacute; un chemin de roses. </span></em></strong><em><span lang="FR" style="font-family: Arial; color: rgb(51, 51, 153);"><o:p></o:p></span></em></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="line-height: 12.5pt;"><font size="2" face="Arial"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Alpha Oumar Konar&eacute;, qui gouverna le pays de 1992 &agrave; 2002, aura essuy&eacute; les pl&acirc;tres d''un processus qu''il voulait voir se transformer, pour l''ensemble des Maliens, en une v&eacute;ritable culture partag&eacute;e par tous. Ce que l''on d&eacute;signera plus tard comme &quot;<strong>l''exception malienne</strong>&quot;, reposait, au d&eacute;part, sur une profession de foi collective de l''ensemble des acteurs politiques maliens, r&eacute;sum&eacute;e en ces termes par Alpha Oumar Konar&eacute; : &quot;<strong>La d&eacute;mocratie fait d&eacute;sormais partie de notre patrimoine</strong>&quot;. Incarnation et symbole du tournant d&eacute;mocratique op&eacute;r&eacute; en 1991, Alpha Oumar Konar&eacute; se retirera du pouvoir en 2002, apr&egrave;s avoir assur&eacute; deux mandats de cinq ans, conform&eacute;ment aux prescriptions de la Constitution malienne. L''alternance politique a pleinement op&eacute;r&eacute;, dans un climat pacifique. <o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="line-height: 12.5pt;"><font size="2" face="Arial"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Son successeur Amadou Toumani Tour&eacute;, &eacute;lu le 12 mai 2002, imprime d&eacute;sormais sa marque personnelle au sommet de l''&Eacute;tat. Il s''appuie sur les acquis ant&eacute;rieurs pour les amplifier et, ce faisant, lib&eacute;rer les capacit&eacute;s du pays pour gagner le seul combat qui vaille d&eacute;sormais : celui du &quot;<strong>d&eacute;veloppement et du bien-&ecirc;tre des Maliens et des Maliennes</strong>&quot;. <o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="line-height: 12.5pt;"><font size="2" face="Arial"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">La premi&egrave;re p&eacute;riode du processus fut jalonn&eacute;e de tensions, de vives oppositions et de multiples menaces contre la jeune d&eacute;mocratie. Il est vrai que les ann&eacute;es Konar&eacute; furent caract&eacute;ris&eacute;es, entre autres, par l''aptitude quasi miraculeuse du r&eacute;gime &agrave; surfer entre les p&eacute;rils, &agrave; g&eacute;rer d''interminables contentieux avec ses adversaires - dont certains furent des alli&eacute;s des premi&egrave;res heures de la &quot;<strong>r&eacute;volution</strong>&quot; - et &agrave; &eacute;viter un retour en arri&egrave;re en sombrant dans le chaos des luttes politiciennes. Le pire a &eacute;t&eacute; &eacute;vit&eacute;. Et ce avec d''autant plus de m&eacute;rite que les dangers qui mena&ccedil;aient le processus &eacute;taient davantage perceptibles de l''int&eacute;rieur du pays que de l''ext&eacute;rieur. <o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="line-height: 12.5pt;"><font size="2" face="Arial"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">De fait, durant toutes ces ann&eacute;es de houleuse &eacute;dification de la d&eacute;mocratie, le pays a continu&eacute; &agrave; pr&eacute;senter, au-del&agrave; de ses fronti&egrave;res, une image politiquement exemplaire. En cela, le coefficient personnel du pr&eacute;sident Konar&eacute; aura &eacute;t&eacute; d&eacute;terminant, l''homme &eacute;tant reconnu comme un &quot;c<strong>ommunicateur</strong>&quot; hors pair. Il n''a cess&eacute; de promouvoir, sur toutes les tribunes du monde, les avanc&eacute;es de la &quot;<strong>d&eacute;mocratie malienne</strong>&quot; et de dessiner les contours de la &quot;<strong>voie malienne</strong>&quot;, tout en faisant face aux convulsions et remous qui agitaient la vie politique &agrave; l''int&eacute;rieur. Et si le processus a su &eacute;viter au pays de basculer dans la violence, c''est parce qu''au-del&agrave; des affrontements politiciens, tous les acteurs avaient en partage un id&eacute;al commun : la sauvegarde du syst&egrave;me issu de la &quot;<strong>r&eacute;volution du 26 mars 1991</strong>&quot; qui avait mis fin &agrave; la dictature. <o:p></o:p></span></font></p>
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<p class="MsoNormal" style="line-height: 12.5pt;"><font size="2" face="Arial"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Les divergences qui ont marqu&eacute; la premi&egrave;re &eacute;poque de la d&eacute;mocratie malienne portaient donc non pas sur la remise en cause du processus d&eacute;mocratique, mais sur la &quot;<strong>meilleure mani&egrave;re</strong>&quot; de le g&eacute;rer, et surtout sur une d&eacute;finition comprise et accept&eacute;e de tous du nouvel espace politique et des r&egrave;gles qui allaient le r&eacute;gir, s''agissant notamment des rapports entre le pouvoir et son opposition, entre le pouvoir et les diff&eacute;rents contre-pouvoirs. L''une des &eacute;tapes de cette nouvelle configuration sera la proposition, introduite au Parlement durant l''&egrave;re Konar&eacute;, d''instituer un &quot;<strong>statut de l''opposition</strong>&quot;, incluant notamment le syst&egrave;me de financement des partis politiques afin de pallier les in&eacute;galit&eacute;s de moyens dans les comp&eacute;titions &eacute;lectorales.<o:p></o:p></span></font></p>
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<p class="MsoNormal" style="line-height: 12.5pt;"><font size="2" face="Arial"><strong><span lang="FR" style="font-family: Arial;"><font color="#0000ff">La &quot;r&eacute;volution du 26 mars&quot;</font><o:p></o:p></span></strong></font></p>
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<p class="MsoNormal" style="line-height: 12.5pt;"><font size="2" face="Arial"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">A l''origine donc du renouveau d&eacute;mocratique, il y eut la &quot;<strong>r&eacute;volution du 26 mars 1991</strong>&quot;, marqu&eacute;e par la chute du dictateur Moussa Traor&eacute;, au pouvoir depuis novembre 1968. Lui-m&ecirc;me avait acc&eacute;d&eacute; au sommet de l''&Eacute;tat &agrave; la faveur d''un coup d''&Eacute;tat perp&eacute;tr&eacute; contre le &quot;<strong>p&egrave;re de la nation</strong>&quot;, Modibo Keita, qui dirigeait le pays depuis son accession &agrave; l''ind&eacute;pendance en 1960, selon les principes du socialisme d''&Eacute;tat. Le r&egrave;gne de Moussa Traor&eacute; - r&eacute;gime autoritaire de parti unique - sera marqu&eacute; par des atteintes syst&eacute;matiques aux libert&eacute;s publiques, la d&eacute;liquescence de l''&eacute;conomie nationale et des crises politiques &agrave; r&eacute;p&eacute;tition, dont l''une des plus graves d&eacute;bouchera sur la mort en d&eacute;tention de l''ancien pr&eacute;sident Modibo Keita, probablement assassin&eacute;. <o:p></o:p></span></font></p>
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<p class="MsoNormal" style="line-height: 12.5pt;"><font size="2" face="Arial"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">La faillite patente du pays conduit le r&eacute;gime, &agrave; l''instar de nombreux autres pays du continent, &agrave; appliquer sans aucune restriction, d&egrave;s le milieu des ann&eacute;es 1980, les programmes d''ajustement structurel prescrits par le Fonds mon&eacute;taire international et la Banque mondiale. Des programmes appliqu&eacute;s &agrave; la hussarde par un r&eacute;gime d&eacute;pourvu d''initiative et de capacit&eacute; de rebond, d&eacute;j&agrave; emport&eacute; dans le trou noir de sa propre faillite. Les manifestations de protestation se multiplieront dans le pays, souvent discr&egrave;tement encadr&eacute;es ou organis&eacute;es par plusieurs groupements &agrave; caract&egrave;re politique cr&eacute;&eacute;s dans la clandestinit&eacute;, desquels &eacute;mergeront bient&ocirc;t les &quot;<strong>sensibilit&eacute;s</strong>&quot; qui investiront le champ politique &agrave; l''heure de l''instauration de la d&eacute;mocratie. <o:p></o:p></span></font></p>
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<p class="MsoNormal" style="line-height: 12.5pt;"><font size="2" face="Arial"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Du 22 au 25 mars 1991, le Mali conna&icirc;tra ce qu''on appellera les &quot;<strong>journ&eacute;es folles</strong>&quot;, &agrave; savoir des affrontements g&eacute;n&eacute;ralis&eacute;s entre manifestants civils et les forces de l''ordre qui n''h&eacute;sitent pas &agrave; tirer sur les foules. C''est dans cette atmosph&egrave;re quasi insurrectionnelle qu''une partie de l''arm&eacute;e entre en sc&egrave;ne pour d&eacute;mettre le pr&eacute;sident Moussa Traor&eacute; de ses fonctions et le mettre aux arr&ecirc;ts (condamn&eacute; &agrave; mort en 1993 au terme d''un proc&egrave;s jug&eacute; exemplaire par tous les observateurs, Moussa Traor&eacute; sera graci&eacute; par le pr&eacute;sident Alpha Oumar Konar&eacute; puis lib&eacute;r&eacute; le 19 mai 2002, apr&egrave;s dix ann&eacute;es de d&eacute;tention).<o:p></o:p></span></font></p>
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<p class="MsoNormal" style="line-height: 12.5pt;"><font size="2" face="Arial"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">&Agrave; la t&ecirc;te de ces putschistes, qui re&ccedil;oivent d''embl&eacute;e l''onction populaire en qualit&eacute; de &quot;<strong>lib&eacute;rateurs</strong>&quot;, un certain lieutenant-colonel Amani Toumani Tour&eacute; dirige un Comit&eacute; militaire de r&eacute;conciliation nationale. Ce comit&eacute; sera par la suite relay&eacute; par un Conseil de transition pour le salut du peuple (CTSP), toujours sous la pr&eacute;sidence d''Amani Toumani Tour&eacute; - d&eacute;sign&eacute; par l''opinion par les trois lettres &quot;<strong>ATT&quot;</strong>, un surnom d&eacute;finitivement adopt&eacute; &agrave; travers le monde. Pour celui qui avoue n''avoir, avant le 26 mars 1991, &quot;<strong>jamais &eacute;t&eacute; pr&eacute;par&eacute; &agrave; exercer le m&eacute;tier de pr&eacute;sident</strong>&quot;, c''est un v&eacute;ritable bapt&ecirc;me politique. Le CTSP r&eacute;tablit les libert&eacute;s publiques et, de 1991 &agrave; 1992, &quot;<strong>ATT</strong>&quot; organise m&eacute;thodiquement la transition vers la d&eacute;mocratie. <o:p></o:p></span></font></p>
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<p class="MsoNormal" style="line-height: 12.5pt;"><font size="2" face="Arial"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">L''un des instruments majeurs de cette transition fut la tenue d''une Conf&eacute;rence nationale r&eacute;unissant toutes les &quot;<strong>forces vives de la nation</strong>&quot;, sorte d''&Eacute;tats g&eacute;n&eacute;raux charg&eacute;s d''&eacute;tablir le bilan politique, &eacute;conomique, social, voire moral du pays. Les acteurs de cette conf&eacute;rence se sont inspir&eacute;s, en spectateurs attentifs, de la premi&egrave;re Conf&eacute;rence nationale jamais organis&eacute;e, qui avait permis en 1990 au B&eacute;nin voisin d''op&eacute;rer, quasi miraculeusement, un changement in&eacute;dit de r&eacute;gime politique, passant d''une dictature militaire &agrave; une d&eacute;mocratie pluraliste sans la moindre manifestation de violence. De la m&ecirc;me mani&egrave;re, la Conf&eacute;rence nationale malienne d&eacute;cr&egrave;te la restauration de la d&eacute;mocratie, consacre le pluralisme et propose un r&eacute;gime politique de type pr&eacute;sidentiel, le tout inscrit dans une nouvelle Constitution qui sera adopt&eacute;e par r&eacute;f&eacute;rendum le 12 janvier 1992. <o:p></o:p></span></font></p>
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<p class="MsoNormal" style="line-height: 12.5pt;"><font size="2" face="Arial"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">&quot;<strong>ATT</strong>&quot; veille &agrave; l''organisation et &agrave; la tenue d''&eacute;lections libres - municipales, l&eacute;gislatives et pr&eacute;sidentielle - et rend les cl&eacute;s du pouvoir apr&egrave;s la proclamation de la victoire du premier pr&eacute;sident &eacute;lu en d&eacute;mocratie, Alpha Oumar Konar&eacute;, le 8 juin 1992. C''est la naissance de la IIIe R&eacute;publique. Le d&eacute;part de &quot;<strong>ATT</strong>&quot;, qui s''&eacute;tait gard&eacute; de participer &agrave; la comp&eacute;tition &eacute;lectorale, est salu&eacute; par l''ensemble de la communaut&eacute; internationale. Il<span style="">&nbsp; </span>fait figure, depuis, de cas d''&eacute;cole.<o:p></o:p></span></font></p>
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<p class="MsoNormal" style="line-height: 12.5pt;"><font size="2" face="Arial"><strong><span lang="FR" style="font-family: Arial;"><font color="#0000ff">La &quot;flamme de la paix&quot; avec les Touaregs</font><o:p></o:p></span></strong></font></p>
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<p class="MsoNormal" style="line-height: 12.5pt;"><font size="2" face="Arial"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Alpha Oumar Konar&eacute; pr&eacute;side d&eacute;sormais aux destin&eacute;es du pays, soutenu principalement par l''Adema (Alliance pour la d&eacute;mocratie au Mali), sa formation politique. Un parti impr&eacute;gn&eacute; d''id&eacute;aux r&eacute;volutionnaires et qui a men&eacute; durant les ann&eacute;es de clandestinit&eacute; une r&eacute;flexion approfondie sur une &quot;<strong>nouvelle mani&egrave;re de gouverner</strong>&quot;, fond&eacute;e sur une politique de &quot;<strong>rupture</strong>&quot; et de r&eacute;formes. Parmi les actes majeurs pos&eacute;s par le r&eacute;gime, on retiendra la r&eacute;solution d''un conflit qui durait depuis plus d''une d&eacute;cennie dans le nord du pays, issu de revendications politiques de l''ethnie touareg et aliment&eacute; par des affrontements r&eacute;currents entre groupes arm&eacute;s et troupes gouvernementales. <o:p></o:p></span></font></p>
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<p class="MsoNormal" style="line-height: 12.5pt;"><font size="2" face="Arial"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">En 1992, Alpha Oumar Konar&eacute; initie un &quot;<strong>Pacte de paix</strong>&quot; avec les repr&eacute;sentants des combattants touaregs. Ce pacte sera &agrave; plusieurs reprises mis &agrave; mal par de nouveaux acc&egrave;s de violence : la fin officielle de ce qu''il est convenu d''appeler le conflit touareg n''interviendra qu''en 1996, lors d''une c&eacute;r&eacute;monie de &quot;<strong>la flamme de la paix</strong>&quot;, durant laquelle quelque trois mille armes appartenant aux groupes arm&eacute;s touaregs sont symboliquement br&ucirc;l&eacute;s. Depuis, chaque ann&eacute;e &agrave; la date du 29 mars, les Maliens comm&eacute;morent sur l''ensemble du territoire cette flamme de la paix.<o:p></o:p></span></font></p>
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<p class="MsoNormal" style="line-height: 12.5pt;"><font size="2" face="Arial"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">En arrivant &agrave; la t&ecirc;te du Mali, Alpha Oumar Konar&eacute; h&eacute;ritait d''un pays &agrave; maints &eacute;gards sinistr&eacute;. Mais c''est l''optimisme chevill&eacute; au corps que le nouveau pr&eacute;sident aborde son mandat, convaincu qu''avec toutes les id&eacute;es &eacute;labor&eacute;es avec ses compagnons durant les ann&eacute;es o&ugrave;, dans le secret, ils s''appliquaient &agrave; inventer des lendemains radieux pour le Mali, il parviendrait a op&eacute;rer un tournant d&eacute;cisif. Mais, tr&egrave;s vite, le train de r&eacute;formes qui devait servir de moteur &agrave; la nouvelle &quot;<strong>culture politique</strong>&quot;, va se heurter &agrave; plusieurs &eacute;cueils : la r&eacute;alit&eacute; d''un pays class&eacute; parmi les dix plus pauvres du monde ; la confrontation du projet et des contraintes ext&eacute;rieures, essentiellement les exigences des bailleurs de fonds ; la gestion des attentes multiformes et impatientes des acteurs sociaux et politiques &agrave; l''int&eacute;rieur ; enfin la difficult&eacute; &agrave; contenir les d&eacute;rives syst&eacute;miques et individuelles au sein m&ecirc;me du r&eacute;gime - corruption, guerre de succession, politisation extr&ecirc;me de la gestion des affaires publiques - provoqu&eacute;es par l''habitude ou la d&eacute;gradation du pouvoir. Tout cela marquera d''une tache sombre les derni&egrave;res ann&eacute;es de la pr&eacute;sidence d''Alpha Oumar Konar&eacute;. <o:p></o:p></span></font></p>
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<p class="MsoNormal" style="line-height: 12.5pt;"><font size="2" face="Arial"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Ces ann&eacute;es font en effet du Mali une zone de haute tension politique : gr&egrave;ves spectaculaires et interminables d''&eacute;tudiants, &eacute;changes v&eacute;h&eacute;ments aux allures de pr&eacute;misses de guerre civile au sein du Parlement, crises internes des partis politiques soutenant le pouvoir et cr&eacute;ation de nouveaux partis allant rejoindre le camp de l''opposition, tentatives de r&eacute;conciliation et de dialogue toujours contrari&eacute;es, voire impossibles entre les protagonistes de ce qui deviendra une crise politique r&eacute;currente. <o:p></o:p></span></font></p>
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<p class="MsoNormal" style="line-height: 12.5pt;"><font size="2" face="Arial"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Il n''emp&ecirc;che, c''est avec une r&eacute;putation de d&eacute;mocratie exemplaire, maintenue contre vents et mar&eacute;es, que le Mali vivra les ann&eacute;es Konar&eacute;. Une exemplarit&eacute; souvent contest&eacute;e par l''opposition qui n''h&eacute;sitera pas, aux plus chaudes heures de ses affrontements avec le pouvoir, &agrave; accuser ce dernier de &quot;<strong>d&eacute;rive autoritaire</strong>&quot;. Les opposants usent aussi de &quot;<strong>l''arme fatale</strong>&quot; du boycott des &eacute;lections, esp&eacute;rant ainsi jeter un discr&eacute;dit sur le r&eacute;gime et, partant, d&eacute;montrer &agrave; l''adresse de l''opinion internationale que le fameux &quot;<strong>mod&egrave;le malien</strong>&quot; &eacute;tait pure mystification. <o:p><br />rn&nbsp;</o:p></span></font></p>
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<p class="MsoNormal" style="line-height: 12.5pt;"><font size="2" face="Arial"><strong><span lang="FR" style="font-family: Arial;"><font color="#0000ff">&quot;Id&eacute;al socialiste&quot; et &quot;r&eacute;alisme mondialiste&quot;</font><o:p></o:p></span></strong></font></p>
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<p class="MsoNormal" style="line-height: 12.5pt;"><font size="2" face="Arial"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Pourtant, Alpha Oumar Konar&eacute; se retrouvera pratiquement sans challenger et gagnera une nouvelle pr&eacute;sidentielle, en 1997, avec un score embarrassant de plus de 80 % des voix, pour un deuxi&egrave;me et dernier mandat. Politicien dou&eacute;, expert en rh&eacute;torique et champion du paradoxe, il poursuivra son chemin avec le m&ecirc;me credo : &oelig;uvrer &agrave; la p&eacute;rennisation d''une culture d&eacute;mocratique malienne. Le message est bien re&ccedil;u par les bailleurs de fonds et les partenaires pour le d&eacute;veloppement, dont les &Eacute;tats-Unis d''Am&eacute;rique. Ceux-ci se montrent tr&egrave;s g&eacute;n&eacute;reux &agrave; l''&eacute;gard du Mali, dont les programmes de d&eacute;veloppement sont abondamment financ&eacute;s. <o:p></o:p></span></font></p>
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<p class="MsoNormal" style="line-height: 12.5pt;"><font size="2" face="Arial"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Du coup, la politique du gouvernement ressemble aux deux faces d''une m&ecirc;me m&eacute;daille : d''un c&ocirc;t&eacute;, la fid&eacute;lit&eacute; &agrave; un discours &quot;<strong>social</strong>&quot;, voire &quot;<strong>socialisant</strong>&quot; ; de l''autre, l''adh&eacute;sion aux r&egrave;gles et prescriptions lib&eacute;rales. En somme, une composition aujourd''hui &eacute;prouv&eacute;e relevant d''un compromis schizophr&eacute;nique entre &quot;<strong>l''id&eacute;al socialiste</strong>&quot; et le &quot;<strong>r&eacute;alisme mondialiste</strong>&quot;&hellip; <o:p></o:p></span></font></p>
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<p class="MsoNormal" style="line-height: 12.5pt;"><font size="2" face="Arial"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">L''&egrave;re Konar&eacute; aura &eacute;t&eacute; celle des r&eacute;formes engag&eacute;es tous azimuts et dans de nombreux secteurs, notamment l''&eacute;ducation, la sant&eacute;, et surtout la r&eacute;forme de l''&Eacute;tat visant &agrave; faire de la d&eacute;centralisation <strong>&quot;le socle de la d&eacute;mocratie malienne</strong>&quot;. Des r&eacute;formes sophistiqu&eacute;es, mais g&eacute;n&eacute;ralement plomb&eacute;es par une situation politique d&eacute;l&eacute;t&egrave;re, par la mise en &oelig;uvre hasardeuse des programmes d''ajustement structurel, plus tard par la corruption dans les cercles du pouvoir. <o:p></o:p></span></font></p>
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<p class="MsoNormal" style="line-height: 12.5pt;"><font size="2" face="Arial"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Si le pire n''est jamais s&ucirc;r au Mali, c''est qu''en arri&egrave;re plan d''un tableau agit&eacute;, ce pays a, malgr&eacute; tout, poursuivi son parcours vers l''affirmation de sa sp&eacute;cificit&eacute;. D&egrave;s la restauration de la d&eacute;mocratie, furent institu&eacute;es ce qu''on appelle les &quot;<strong>interpellations populaires&quot;</strong> : Sorte d'' &quot;<strong>agoras</strong>&quot;, elles avaient lieu un jour par semaine, durant lequel les citoyens pouvaient rencontrer les responsables politiques - gouvernants et autres acteurs - dans un espace ouvert. Ces s&eacute;ances de questions-r&eacute;ponses, souvent tr&egrave;s anim&eacute;es, permettaient de recueillir des explications sur le sens et le bien-fond&eacute; des projets du gouvernement et des diverses options politiques, &eacute;conomiques et sociales de l''&Eacute;tat. Dans un pays o&ugrave; la contradiction et l''exercice de la parole rel&egrave;vent de l''art social, c''&eacute;tait un moyen de rechercher, au-del&agrave; de toutes les confrontations, la manifestation du compromis, de souscrire &agrave; la n&eacute;cessit&eacute; de la sauvegarde du bien commun et aux r&egrave;gles universelles de la praxis politique. <o:p></o:p></span></font></p>
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<p class="MsoNormal" style="line-height: 12.5pt;"><font size="2" face="Arial"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">En se retirant du sommet de l''&Eacute;tat dans le strict respect de la loi fondamentale, Alpha Oumar Konar&eacute; a d&eacute;finitivement inscrit son empreinte dans la construction de la destin&eacute;e collective de son pays. Un an apr&egrave;s son d&eacute;part du pouvoir, il sera &eacute;lu &agrave; la pr&eacute;sidence de la Commission de l''Union africaine&hellip; Lors des &eacute;lections de 2002 - auxquelles il ne participe pas -, il surprend une fois encore, en apportant discr&egrave;tement son soutien non pas au candidat de son parti, mais &agrave; l''ancien g&eacute;n&eacute;ral Amani Toumani Tour&eacute;, revenu sur la sc&egrave;ne politique et qui se pr&eacute;sente &agrave; la pr&eacute;sidentielle sans formation politique.<o:p></o:p></span></font></p>
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<p class="MsoNormal" style="line-height: 12.5pt;"><font size="2" face="Arial"><font color="#0000ff"><strong><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Le retour d''&quot;ATT&quot;</span></strong></font><span lang="FR" style="font-family: Arial;"><o:p></o:p></span></font></p>
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<p class="MsoNormal" style="line-height: 12.5pt;"><font size="2" face="Arial"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">&Agrave; 53 ans, jouissant d''un capital d''estime exceptionnel aussi bien &agrave; l''int&eacute;rieur qu''&agrave; l''ext&eacute;rieur de son pays, &quot;<strong>ATT</strong>&quot; remporte donc les &eacute;lections, le 12 mai 2002, avec 64,35 % des voix. C''est encore un chapitre de la d&eacute;mocratie malienne qui s''ouvre. Le nouveau pr&eacute;sident associe &agrave; son gouvernement la quasi-totalit&eacute; des formations politiques du pays, qui lui apportent un soutien sans r&eacute;serve. Du coup, ce &quot;<strong>pr&eacute;sident sans parti</strong>&quot; se retrouve pratiquement sans opposition. <o:p></o:p></span></font></p>
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<p class="MsoNormal" style="line-height: 12.5pt;"><font size="2" face="Arial"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">On craint alors que la d&eacute;mocratie malienne ne se r&eacute;duise &agrave; une mani&egrave;re de compromis global, sans contre-pouvoir et sans le d&eacute;bat contradictoire en l''absence duquel une d&eacute;mocratie ne serait que vue de l''esprit. Mais il n''en est rien. Le Mali, avec Amadou Toumani Tour&eacute;, dessine, depuis 2002, un nouvel espace politique qui, sans renvoyer aux clivages et fronti&egrave;res classiques entre deux camps politiques dress&eacute;s en permanence l''un contre l''autre, ne s''expose pas pour autant aux tentations d''un syst&egrave;me de connivences, voire du monolithisme. Les formations politiques repr&eacute;sent&eacute;es au gouvernement conservent toute leur autonomie d''action et de jugement - elles ont d''ailleurs retrouv&eacute; toutes les vertus de la comp&eacute;tition lors des &eacute;lections locales de juin 2004. <o:p></o:p></span></font></p>
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<p class="MsoNormal" style="line-height: 12.5pt;"><font size="2" face="Arial"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Transposant au Parlement les fameuses &quot;<strong>interpellations populaire</strong>s&quot; du r&eacute;gime Konar&eacute;, les parlementaires &quot;<strong>interpellen</strong>t&quot; r&eacute;guli&egrave;rement les membres du gouvernement, avec exigence et vigilance, sur leurs initiatives et leurs programmes. Il semble m&ecirc;me que, li&eacute;s par ce contrat social et politique d''un type in&eacute;dit, les membres du gouvernement se sentent investis d''un surcro&icirc;t de devoir envers la population, et se montrent davantage conscients de leur &quot;<strong>obligation de r&eacute;sultats</strong>&quot;.<o:p></o:p></span></font></p>
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<p class="MsoNormal" style="line-height: 12.5pt;"><font size="2" face="Arial"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Amani Toumani Tour&eacute; instaure donc le &quot;<strong>consensus</strong>&quot; comme un syst&egrave;me de gouvernement. Comme il le pr&eacute;cisera plus tard, &quot;<strong>la gestion consensuelle des affaires publiques est une &eacute;cole d''humilit&eacute; et de modestie. Ce consensus ne signifie nullement absence de divergences ou d''opposition ; il nous oblige tout simplement &agrave; les d&eacute;passer par la voie du dialogue et de la concertation</strong>&quot;. Commentaire de Choguel Ma&iuml;ga, ministre de l''industrie et du commerce et leader du Mouvement patriotique pour le renouveau (MPR), l''une des formations pr&eacute;sentes au gouvernement : &quot;<strong>Nous sommes en train de vivre une exp&eacute;rience certes in&eacute;dite, mais historiquement et politiquement n&eacute;cessaire. (&hellip;) Au-del&agrave; de l''exp&eacute;rience actuelle, nous serons amen&eacute;s un jour ou l''autre, ne serait-ce que lorsque le pr&eacute;sident Tour&eacute; quittera le pouvoir, &agrave; retrouver de nouveau le sch&eacute;ma classique d''une majorit&eacute; et d''une opposition, avec de nouvelles r&egrave;gles en fonction des besoins historiques du moment. (&hellip;) Le jeu politique n''est pas une fin en soi. Ses r&egrave;gles doivent &ecirc;tre fix&eacute;es dans le seul but qui vaille : &oelig;uvrer au d&eacute;veloppement &eacute;conomique et au progr&egrave;s social</strong>&hellip;&quot; <o:p></o:p></span></font></p>
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<p class="MsoNormal" style="line-height: 12.5pt;"><font size="2" face="Arial"><span lang="FR" style="font-family: Arial;"><o:p>&nbsp;</o:p></span></font></p>
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<p class="MsoNormal" style="line-height: 12.5pt;"><font size="2" face="Arial"><strong><span lang="FR" style="font-family: Arial;"><font color="#0000ff">Un &quot;exemple &eacute;conomique&quot;</font><o:p></o:p></span></strong></font></p>
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<p class="MsoNormal" style="line-height: 12.5pt;"><font size="2" face="Arial"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Pour faire aboutir son programme &eacute;conomique, le r&eacute;gime compte essentiellement sur la pr&eacute;servation de la paix sociale. Il faut dire que, pour la premi&egrave;re fois depuis dix ans, le pays n''a plus connu de manifestations sociales ou ces gr&egrave;ves scolaires qui &eacute;taient devenues une caract&eacute;ristique malienne. Toutefois, l''embellie &eacute;conomique soulign&eacute;e par la communaut&eacute; des bailleurs des fonds ne se traduit pas encore concr&egrave;tement par une am&eacute;lioration du panier de la m&eacute;nag&egrave;re. Avec 6 % de croissance et un taux d''inflation &quot;<strong>n&eacute;gatif </strong>&quot;, le Mali est consid&eacute;r&eacute; comme un &quot;<strong>exemple &eacute;conomique</strong>&quot; dans la sous-r&eacute;gion d''Afrique occidentale. Mais le r&eacute;gime pense qu''il lui faudra encore am&eacute;liorer l''indice de croissance, afin de satisfaire tous les besoins ordinaires des citoyens.<o:p></o:p></span></font></p>
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<p class="MsoNormal" style="line-height: 12.5pt;"><font size="2" face="Arial"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Pays pauvre, le Mali a &eacute;t&eacute; admis, d&egrave;s 1998, par les bailleurs de fonds, &agrave; b&eacute;n&eacute;ficier parmi les premiers de &quot;<strong>l''Initiative pour les pays pauvres tr&egrave;s endett&eacute;s (PPTE)</strong>&quot;. L''Association internationale de d&eacute;veloppement (IDA) du Groupe de la Banque mondiale et le FMI avaient indiqu&eacute;, en 2000, que le pays avait &quot;<strong>atteint le point d''ach&egrave;vement au titre du cadre initial de l''Initiative (&hellip;) et peut donc commencer &agrave; b&eacute;n&eacute;ficier de mani&egrave;re irr&eacute;vocable d''un all&egrave;gement du service de la dette de 220 millions de dollars</strong>&hellip;&quot;. Avec les r&eacute;sultats enregistr&eacute;s en 2003, le r&eacute;gime malien est assur&eacute; de b&eacute;n&eacute;ficier d''une proc&eacute;dure d''all&egrave;gement ou d''abandon de la dette pour une valeur de 30 milliards de F CFA par an sur une p&eacute;riode de trente ans.<o:p></o:p></span></font></p>
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<p class="MsoNormal" style="line-height: 12.5pt;"><font size="2" face="Arial"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Ayant rempli les crit&egrave;res du PPTE en mati&egrave;re d''assainissement &eacute;conomique et de mesures structurelles, le Mali n''est plus, en principe, soumis aux contraintes des programmes prescrits par le FMI. Mais la situation &eacute;conomique &eacute;tant &agrave; maints &eacute;gards tr&egrave;s fragile, le pays devra encore avoir recours aux ordonnances des programmes &quot;<strong>d''ajustement renforc&eacute;&quot;</strong>. L''encours de la dette ext&eacute;rieure repr&eacute;sente 62 % du PIB (2 763 milliards de F CFA).<o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="line-height: 12.5pt;"><font size="2" face="Arial"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Il fallut donc initier de nouvelles r&eacute;formes structurelles. Mais le programme mis en place en 2002 allait malheureusement souffrir des cons&eacute;quences de la crise en C&ocirc;te d''Ivoire, qui a entra&icirc;n&eacute; pour le Mali, entre septembre 2002 et d&eacute;cembre 2003, une perte de recettes de pr&egrave;s de 60 milliards de F CFA. Il faut dire que 70 % du trafic commercial du pays &eacute;tait r&eacute;alis&eacute; &agrave; partir du port d''Abidjan. Menac&eacute; de d&eacute;sorganisation soudaine de ses circuits traditionnels, l''&Eacute;tat malien a d&ucirc; trouver sans d&eacute;lai d''autres voies pour acheminer ses flux de marchandises, en se tournant vers des pays tels que le B&eacute;nin, le Togo, le Ghana, l''Alg&eacute;rie et la Mauritanie.<o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="line-height: 12.5pt;"><font size="2" face="Arial"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Il a aussi b&eacute;n&eacute;fici&eacute; d''une confiance accrue de ses partenaires en d&eacute;veloppement, qui approuvent &quot;<strong>la remarquable capacit&eacute; du pays &agrave; mobiliser les ressources ext&eacute;rieures pour financer les actions strat&eacute;giques du gouvernement</strong>&quot;. C''est dans ce contexte que Bamako a obtenu, en 2003, le soutien de la Banque africaine de d&eacute;veloppement, de l''UE et des Pays-Bas. En d&eacute;cembre 2003, plus de 40 milliards de F CFA &eacute;taient mobilis&eacute;s en faveur du Mali, dont 27 milliards accord&eacute;s par l''Union europ&eacute;enne, compl&eacute;t&eacute;s de dons d''urgence destin&eacute;s &agrave; amortir les effets de la crise ivoirienne.<o:p></o:p></span></font></p>
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<p class="MsoNormal" style="line-height: 12.5pt;"><font size="2" face="Arial"><strong><span lang="FR" style="font-family: Arial;"><font color="#0000ff">De vastes chantiers</font><o:p></o:p></span></strong></font></p>
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<p class="MsoNormal" style="line-height: 12.5pt;"><font size="2" face="Arial"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Devenu premier producteur de coton africain en 2003 (600 000 tonnes), le Mali met en place un ambitieux programme industriel de transformation de ce produit. Sachant que seulement 0,8 % du coton est trait&eacute; sur place, les pouvoirs publics souhaitent que ce chiffre atteigne les 15 % d''ici cinq ans, et bien plus dans vingt ans. M&ecirc;me orientation pour la deuxi&egrave;me ressource majeure du pays, l''or, dont le Mali est devenu le troisi&egrave;me producteur sur le continent. Enfin, si le Mali, malgr&eacute; les al&eacute;as climatiques, s''est hiss&eacute; au rang du plus grand exportateur de produits vivriers de la sous-r&eacute;gion, la transformation des ressources naturelles est devenu le principal objectif d''une politique de revitalisation des secteurs cardinaux de l''agriculture, du commerce et de l''industrie. Dans ce dernier domaine, il s''agit d''organiser l''exploitation d''autres ressources naturelles telles que le phosphate, le kaolin, la bauxite, le fer, le mangan&egrave;se ou l''&eacute;tain.<o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="line-height: 12.5pt;"><font size="2" face="Arial"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Une autre priorit&eacute; est la mise en &oelig;uvre d''une politique des transports et des t&eacute;l&eacute;communications. Pays enclav&eacute; de 1 240 million de km2 pour 11 millions d''habitants, avec seulement 2 % de terres cultiv&eacute;es, le Mali, aux deux tiers semi d&eacute;sertique, partage des fronti&egrave;res avec sept pays (S&eacute;n&eacute;gal, Mauritanie, Burkina Faso, Niger, Alg&eacute;rie, C&ocirc;te d''Ivoire et Guin&eacute;e). L''enclavement a de tout temps constitu&eacute; pour ce pays de l''hinterland un obstacle majeur. Il s''agit &agrave; pr&eacute;sent de transformer ce handicap en avantage en d&eacute;veloppant les axes de communication vers les pays frontaliers et en r&eacute;duisant les distances entre les r&eacute;gions rurales productrices et les zones de consommation ; en somme, de r&eacute;ussir le double pari d''un d&eacute;senclavement tant int&eacute;rieur qu''ext&eacute;rieur. L''ann&eacute;e 2004 verra le d&eacute;marrage du Projet int&eacute;rimaire des transports : 54 milliards de FCFA seront investis dans la remise en &eacute;tat des infrastructures routi&egrave;res, ferroviaires et fluviales, et l''ach&egrave;vement de la restructuration des a&eacute;roports du Mali.<o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="line-height: 12.5pt;"><font size="2" face="Arial"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">D''autres secteurs cl&eacute;s de l''action gouvernementale sont l''&eacute;ducation, la sant&eacute; et l''emploi, celui des jeunes particuli&egrave;rement. Et aussi, la ma&icirc;trise de l''eau dans un pays o&ugrave; la pluie est une ressource rare. Gr&acirc;ce &agrave; l''appui d''une nouvelle Agence malienne pour l''eau potable, en partenariat avec la Banque africaine de d&eacute;veloppement, un Plan national d''acc&egrave;s &agrave; l''eau sera mis en oeuvre pour la p&eacute;riode 2004-2015, permettant la cr&eacute;ation de 10 000 nouveaux points d''eau modernes dans les zones non encore desservies.<o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="line-height: 12.5pt;"><font size="2" face="Arial"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Autant de vastes chantiers pour un pouvoir conscient des d&eacute;fis, des nombreuses difficult&eacute;s structurelles et des r&eacute;sistances, notamment la persistance de certaines mauvaises habitudes que l''on voudrait r&eacute;volues, telles que la corruption ou la politisation excessive des secteurs de l''administration publique. Alors que, dans la sous-r&eacute;gion, le Mali est consid&eacute;r&eacute; comme le pays qui offre aujourd''hui le plus vaste champ d''opportunit&eacute;s aux investisseurs et partenaires industriels, la question demeure de savoir comment l''&Eacute;tat pourra remplir toutes les charges qu''il s''impose en un mandat de cinq ans.<o:p></o:p></span></font></p>
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<p class="MsoNormal" style="line-height: 12.5pt;"><font size="2" face="Arial"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Pour tenir ses promesses face aux impatiences qui pourraient se manifester de nouveau sur le front des revendications sociales, le pr&eacute;sident Amadou Toumani Tour&eacute;, souhaite, &agrave; l''&eacute;gard de ses ministres, &quot;<strong>promouvoir la culture de la r&eacute;compense et aussi de la sanction</strong>&quot;. Apr&egrave;s un premier gouvernement de &quot;<strong>consensus</strong>&quot;, le chef de l''&Eacute;tat a proc&eacute;d&eacute;, le 4 mai 2004, &agrave; un profond remaniement minist&eacute;riel. Avec la nomination d''un nouveau premier ministre en la personne d''Ousmane Issoufi Ma&iuml;ga, &quot;<strong>ATT</strong>&quot; invite la nouvelle &eacute;quipe - un &quot;<strong>gouvernement de travail&quot;, suppos&eacute; rompre avec le pr&eacute;c&eacute;dent conglom&eacute;rat de repr&eacute;sentants de formations politiques - &agrave; renouer avec le &quot; sens de la mission [par] une gestion saine et transparente des affaires publiques, domaniales et fonci&egrave;res et une saine distribution de la justice o&ugrave; l''&eacute;thique, le droit et l''&eacute;quit&eacute; retrouvent droit de cit&eacute;</strong>&hellip;&quot;.<o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="line-height: 12.5pt;"><font size="2" face="Arial"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Avec un m&eacute;lange de lucidit&eacute;, de pragmatisme et de volontarisme, &quot;<strong>ATT</strong>&quot; voudrait s''appuyer sur la confiance des Maliens et sur la maturit&eacute; d&eacute;mocratique du pays pour donner corps &agrave; son projet. Pour l''heure, la majorit&eacute; des citoyens attendent encore une am&eacute;lioration sensible de leurs conditions de vie. Et le pr&eacute;sident sait qu''il lui faudra, en plus du soutien et de la participation de ses concitoyens, mettre le temps de son c&ocirc;t&eacute;.<o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="line-height: 12.5pt;"><font size="2" face="Arial"><strong><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Journaliste, charg&eacute; de cours de g&eacute;opolitique &agrave; l''Essec (Paris)</span></strong></font></p>
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<p class="MsoNormal" style="line-height: 12.5pt;"><font size="2" face="Arial"><span lang="FR" style="font-family: Arial;"><o:p></o:p></span></font></p>
<p>"</p>]]> </content:encoded>
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<title>Où va la démocratie malienne ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/democratie/ou-va-la-democratie-malienne-5085.html</link>
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<pubDate>Wed, 10 Oct 2007 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le patriote</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p><font size=2"><strong><em><span lang="FR" style="font-family: Arial; color: rgb(51, 51, 153);">Le Mali vient de conna&icirc;tre des &eacute;lections apais&eacute;es. C&rsquo;est un motif de satisfaction mais faut-il oublier que le taux de participation est l&rsquo;un des plus bas depuis 1991&nbsp;?<o:p></o:p></span></em></strong></font>rn
<div style="text-align: left;">  </div>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="text-align: left;"><font size="2"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Au lendemain de l&rsquo;&eacute;lection du Pr&eacute;sident de l&rsquo;Assembl&eacute;e, un autre aspect de la vie politique de notre pays, nous interpelle. Il<span style="">&nbsp; </span>s&rsquo;agit de la<span style="">&nbsp; </span>stigmatisation de certains acteurs et de<span style="">&nbsp; </span>la banalisation de maux &ocirc;<span style="">&nbsp; </span>combien pr&eacute;judiciables &agrave; nos acquis.<o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<div style="text-align: left;">  </div>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="text-align: left;"><font size="2"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Nous ne reviendrons pas sur les p&eacute;rip&eacute;ties des diff&eacute;rents scrutins, mais signalons cependant la pertinence des paroles du Pr&eacute;sident de la Cour Constitutionnelle avant la proclamation des r&eacute;sultats d&eacute;finitifs<span style="">&nbsp; </span>des l&eacute;gislatives. Les tares &eacute;voqu&eacute;es sont &agrave; prendre au s&eacute;rieux si nous souhaitons la participation massive des citoyens aux prises de d&eacute;cisions et le retour<span style="">&nbsp; </span>de la grandeur d&rsquo;&acirc;me du Malien pardon,<span style="">&nbsp; </span>j&rsquo;allais dire du Soudanais. C&rsquo;est encore possible, mais faut-il savoir raison garder et faire de l&rsquo;humilit&eacute; une compagne de tous les instants&nbsp;?<o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<div style="text-align: left;">  </div>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="text-align: left;"><font size="2"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Ce pays regorge de patriotes sans lesquels Mars 1991 ne serait pas<span style="">&nbsp; </span>une date historique. Ils m&eacute;ritent respect et consid&eacute;ration. Aurions nous la m&eacute;moire si courte au point de les insulter et de les vilipender&nbsp;?<o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<div style="text-align: left;">  </div>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="text-align: left;"><font size="2"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Il y a<span style="">&nbsp; </span>des<span style="">&nbsp; </span>prises<span style="">&nbsp; </span>de position qui ne s&rsquo;expliquent<span style="">&nbsp; </span>que par le<span style="">&nbsp; </span>dessein inavou&eacute; de nuire. Comment comprendre autrement la prise<span style="">&nbsp; </span>&agrave; partie de<span style="">&nbsp; </span>Me TALL pour la simple et<span style="">&nbsp; </span>bonne raison qu&rsquo;il a cru<span style="">&nbsp; </span>en une d&eacute;mocratie dont-il est l&rsquo;un des<span style="">&nbsp; </span>artisans de premi&egrave;re heure et un animateur appr&eacute;ci&eacute; des<span style="">&nbsp; </span>vrais<span style="">&nbsp; </span>d&eacute;mocrates.<o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<div style="text-align: left;">  </div>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="text-align: left;"><font size="2"><span lang="FR" style="font-family: Arial;"><span style="">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; </span>Me TALL en faisant acte de candidature au perchoir a justifi&eacute; la coh&eacute;rence de sa d&eacute;marche politique. Comment peut-on jeter l&rsquo;honneur d&rsquo;un d&eacute;put&eacute; brillamment &eacute;lu et Pr&eacute;sident d&rsquo;un Parti dont son l&rsquo;histoire se confond avec l&rsquo;av&egrave;nement du pluralisme d&eacute;mocratique au Mali.<o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<div style="text-align: left;">  </div>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="text-align: left;"><font size="2"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Est-il &eacute;crit quelque part que Me Mountaga TALL ne doit pas s&rsquo;assumer politiquement&nbsp;? Pourquoi&nbsp;cette campagne de d&eacute;nigrement contre cet homme pour avoir affich&eacute; sa position et d&eacute;fendu<span style="">&nbsp; </span>ses opinions&nbsp;? Nous osons croire aujourd&rsquo;hui que cet exercice inqualifiable est le fait d&rsquo;une certaine presse. Il y a encore de vrais journalistes dans ce pays, heureusement&nbsp;! C&rsquo;est un plaisir de lire leurs papiers, impr&eacute;gn&eacute;s de l&rsquo;esprit de la d&eacute;ontologie de la profession. A ceux-l&agrave; qui ne font pas partie de cette cat&eacute;gorie, nous rappelons cette sagesse de Nelson MANDELA&nbsp;: &laquo;&nbsp;La haine d&eacute;truit<span style="">&nbsp; </span>celui qui la porte que celui contre qui elle est orient&eacute;e&nbsp;&raquo;. Leur acharnement &agrave; ternir l&rsquo;image de cet homme sera toujours vain pour la simple raison qu&rsquo;il jouit d&rsquo;un prestige moral incontest&eacute;.<o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<div style="text-align: left;">  </div>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="text-align: left;"><font size="2"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">N&rsquo;oublions pas que<span style="">&nbsp; </span>Me TALL est l&rsquo;un des rares hommes politiques &agrave; vouloir donner &agrave; la presse dans notre pays, la place qui lui est due.<o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<div style="text-align: left;">  </div>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="text-align: left;"><font size="2"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">La Candidature de TALL au perchoir est<span style="">&nbsp; </span>un acte courageux ent&eacute;rin&eacute; par le Comit&eacute; Directeur de son Parti qui condamne farouchement cette tentative de marginalisation du pr&eacute;sident du CNID.<o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<div style="text-align: left;">  </div>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="text-align: left;"><font size="2"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Le d&eacute;bat politique au Mali n&rsquo;a<span style="">&nbsp; </span>nullement besoin d&rsquo;apprentis sorciers, encore moins de pseudo journalistes pr&ecirc;ts &agrave; tout pour quelques p&eacute;cules.<o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<div style="text-align: left;">  </div>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="text-align: left;"><font size="2"><span lang="FR" style="font-family: Arial;"><span style="">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; </span>L&rsquo;optimisme restera le credo des vraies d&eacute;mocraties qui seront toujours accompagn&eacute;es &agrave; n&rsquo;en pas douter par une presse intelligente, alors r&eacute;el quatri&egrave;me pouvoir de notre syst&egrave;me d&eacute;mocratique.<o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<div style="text-align: left;">  </div>
<p>rn
<div style="text-align: left;">  </div>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="text-align: left;"><font size="2"><strong><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Lassine Kontr&eacute; Ciss&eacute; Juriste <o:p></o:p></span></strong></font></p>
<p>"</p>]]> </content:encoded>
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<title>Démocratie malienne : La part du feu</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/democratie/democratie-malienne-la-part-du-feu-4985.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 08 Oct 2007 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p><font size=2" face="Arial"><strong><em><span lang="FR" style="font-family: Arial; color: rgb(51, 51, 153);">La d&eacute;mocratie malienne est mal partie disais-je dans un pr&eacute;c&eacute;dent article. Elle est mal partie parce que conquise dans la douleur et dans le sang, le feu a br&ucirc;l&eacute; le Mali sur toute son &eacute;tendue durant le Premier quinquennat d&eacute;mocratique. Il y a eu des s&eacute;ries noires d&rsquo;incendies. Crimes ou accidents&nbsp;?<o:p></o:p></span></em></strong></font></p>
<p>rn
<p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">C&rsquo;est le march&eacute; Rose qui a br&ucirc;l&eacute; en premier lieu en d&eacute;cembre 1993 o&ugrave; des dizaines de boutiques ont vu leurs marchandises partir en fum&eacute;e en quelques heures. Une ann&eacute;e plus tard c&rsquo;est la galerie Sabougnouma et Ben kadi g&eacute;r&eacute; par les jeunes commer&ccedil;ants sp&eacute;cialis&eacute;s dans le pr&ecirc;t-&agrave;-porter qui est incendi&eacute;e dans des circonstances identiques. On &eacute;tait encore &agrave; la veille des f&ecirc;tes de fin d&rsquo;ann&eacute;e et les boutiques &eacute;taient bien achaland&eacute;es pour les besoins de la cause.<o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Ensuite ce sera le tour de l&rsquo;immeuble Bazoumana FOFANA situ&eacute; en face de la maison des artisans de prendre feu le 22 d&eacute;cembre 1996 avec tout son tr&eacute;sor de postes t&eacute;l&eacute;viseurs, de radiocassettes et de produits cosm&eacute;tiques.<o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Le 19 juin 1997 ce fut le cas d&rsquo;incendie le plus spectaculaire celui des Milles et une Merveilles. Les d&eacute;g&acirc;ts se chiffraient &agrave; des dizaines de milliards (11 milliards de F CFA).<o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Apr&egrave;s l&rsquo;incendie des Milles et une Merveilles, c&rsquo;est le magasin DMR (Division Mat&eacute;riels Remorques) de la R&eacute;gie du Chemin de Fer du Mali (RCFM) qui a pris feu le 22 juin 1997 (un Dimanche matin) situ&eacute;e &agrave; Korofina Sud dans les locaux du service mat&eacute;riel des ateliers centraux, la DMR &eacute;tait le plus important magasin de d&eacute;p&ocirc;ts de la RCFM et s&rsquo;&eacute;tendait sur 2.000 m2. On y trouvait des pi&egrave;ces de rechanges de locomotives GM (G&eacute;n&eacute;ral Motors), des Wagons, des mati&egrave;res d&rsquo;&oelig;uvres (bois, quincaillerie, ferraille). Le sinistre a commenc&eacute; le dimanche &agrave; 8 h 30 sur le flanc Nord-Est du magasin o&ugrave; &eacute;taient fix&eacute;s les installations &eacute;lectriques.<o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">De l&agrave;, l&rsquo;incendie s&rsquo;est rapidement propag&eacute; &agrave; l&rsquo;ensemble du magasin. Pourtant selon le Directeur Technique &agrave; l&rsquo;&eacute;poque Tounka DANIOKO, des moyens avaient &eacute;t&eacute; pr&eacute;vus pour lutter contre un feu accidentel.<o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Le PDG Lassana KONE estimait au jug&eacute;, les d&eacute;g&acirc;ts mat&eacute;riels &agrave; plus du milliard et demi de F CFA. Il refusa par prudence aussi bien &agrave; se prononcer sur les causes de l&rsquo;incendie que sur d&rsquo;&eacute;ventuelles responsabilit&eacute;s et se borna &agrave; annoncer qu&rsquo;une commission d&rsquo;enqu&ecirc;te a &eacute;t&eacute; mise en place pour situer l&rsquo;origine de l&rsquo;incendie.<o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Dans la nuit du 10 au 11 mai des individus ont incendi&eacute; au cocktail Molotov une bonne partie du mat&eacute;riel informatique du cabinet de Ma&icirc;tre Mountaga TALL, Pr&eacute;sident du CNID Faso Yiriwaton.<o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">La veille du scrutin du 11 mai 1997 des inconnus ont br&ucirc;l&eacute; deux v&eacute;hicules &agrave; S&eacute;gou. Une semaine auparavant des individus cagoul&eacute;s ont attaqu&eacute; au cocktail Molotov &agrave; M&eacute;dine (S&eacute;gou) un centre d&rsquo;Etat Civil.<o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Des pyromanes doubl&eacute;s de bandits, se sont attaqu&eacute;s le 10 mai &agrave; Niar&eacute;la au domicile du Doyen Abdramane Baba TOURE (Paix &agrave; son &acirc;me), membre de la Cour Constitutionnelle et un des acteurs du 26 mars 1991. Salon compl&egrave;tement br&ucirc;l&eacute;, moquette, divans meubles, TV inutilisables. Lourd d&eacute;g&acirc;t qui s&rsquo;ajoute &agrave; l&rsquo;incendie provoqu&eacute; du domicile de Ma&icirc;tre Demba DIALLO &agrave; N&rsquo;golonina (paix &agrave; son &acirc;me).<o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">A Niamakoro, le jour du scrutin pour l&rsquo;&eacute;lection pr&eacute;sidentielle, une grenade a &eacute;t&eacute; lanc&eacute;e en plein march&eacute; &agrave; 11 heures a fait un mort et douze bless&eacute;s.<o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><strong><span lang="FR" style="font-family: Arial;">10 JUIN 1996 les Commandos de l&rsquo;ADEMA<o:p></o:p></span></strong></font></p>
<p>rn
<p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Vu l&rsquo;ampleur des casses, le comit&eacute; ex&eacute;cutif de l&rsquo;ADEMA PASJ a d&eacute;cid&eacute; de ne plus laisser le terrain, libre aux casseurs. Des assembl&eacute;es g&eacute;n&eacute;rales d&rsquo;information et de mobilisation eurent lieu le 10 juin 1996 dans toutes les communes du District de Bamako. Le message &eacute;tait clair et sans ambigu&iuml;t&eacute;. Chaque section du Parti devait se doter de comit&eacute;s de choc pour assurer la protection des responsables et prot&eacute;ger les si&egrave;ges du parti dans les diff&eacute;rentes communes. Et l&rsquo;ADEMA, par la voix de son Secr&eacute;taire aux sports et loisirs avait martel&eacute; ces propos. <o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">A quelques encablures des &eacute;lections l&eacute;gislatives du 20 juillet 1997, un dispositif de s&eacute;curit&eacute; appel&eacute; &laquo;<strong>op&eacute;ration Aigle</strong>&raquo; a &eacute;t&eacute; form&eacute; par les forces arm&eacute;es. Elle avait pour mission de rassurer un &eacute;lectoral tr&egrave;s peu pr&eacute;par&eacute; &agrave; affronter une gu&eacute;rilla urbaine larv&eacute;e faite de jets de pierres et au besoin de cocktail molotov.<o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Le pire a pu &ecirc;tre &eacute;vit&eacute; &eacute;galement &agrave; la Bank Of Arica o&ugrave; les archives ont br&ucirc;l&eacute; &agrave; l&rsquo;&eacute;tage, quelques jours seulement apr&egrave;s l&rsquo;incendie de la RCFM. L&agrave; aussi l&rsquo;incendie s&rsquo;est produit la nuit. Les papiers br&ucirc;l&eacute;s &eacute;taient irr&eacute;cup&eacute;rables, des ordinateurs ont &eacute;t&eacute; endommag&eacute;s. Ce jour l&agrave;, la Banque n&rsquo;a pas effectu&eacute; d&rsquo;op&eacute;rations.<o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><strong><span lang="FR" style="font-family: Arial;">9 JUIN 1997&nbsp;: UNE JOURNEE FOLLE A BAMAKO<o:p></o:p></span></strong></font></p>
<p>rn
<p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Ce 9 juin, premier jour du second mandat pr&eacute;sidentiel de Alpha Oumar KONARE, tout se d&eacute;roule rapidement. Des jeunes, des hommes, des femmes venus assister &agrave; l&rsquo;audience du Tribunal pour le Jugement des membres de l&rsquo;opposition arr&ecirc;t&eacute;s criaient &agrave; tue t&ecirc;te. Abas le 11 mai (&eacute;lection pr&eacute;sidentielle) &laquo;<strong>mort au 8 juin</strong>&raquo; (investiture), &laquo;<strong>Vive le 26 mars 1991</strong>&raquo;. Pendant une bonne heure et en l&rsquo;absence de tout service<span style="">&nbsp; </span>d&rsquo;ordre, l&rsquo;effervescence monta fort et l&rsquo;on fr&ocirc;la m&ecirc;me l&rsquo;incendie et autres formes de casses.<o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Les d&eacute;mocrates du &laquo;<strong>Mouvement D&eacute;mocratique&raquo;</strong> ont certes rendu le Mali ingouvernable par la cr&eacute;ation de r&eacute;seaux de violences. <o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Mais force est de reconna&icirc;tre qu&rsquo;au-del&agrave; des violences, des incendies<span style="">&nbsp; </span>et si l&rsquo;on en croit aux propos des observateurs avertis derri&egrave;re ces r&eacute;seaux de violences, les d&eacute;mocrates cachaient leur mauvaise gestion, leur d&eacute;linquance financi&egrave;re, leur d&eacute;tournement de deniers publics&hellip;<o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">La CMDT (Kita, Koutiala), IMACY, RCFM, HUICOMA ont toutes pris feu avant d&rsquo;&ecirc;tre c&eacute;d&eacute;es &agrave; vils prix &agrave; des &eacute;trangers. Et leur d&eacute;linquant financier promu &agrave; d&rsquo;autres postes de responsabilit&eacute;s soit disant qu&rsquo;ils ont financ&eacute; la campagne d&rsquo;un tel ou tel Parti. Allons-nous continuer &agrave; d&eacute;truire notre patrimoine pour quelques int&eacute;r&ecirc;ts sordides&nbsp;?<o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><strong><span lang="FR" style="font-family: Arial;">27 AVRIL 1996&nbsp;: LA FLAMME DE LA PAIX<o:p></o:p></span></strong></font></p>
<p>rn
<p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Le 27 avril 1996 le Pr&eacute;sident Alpha Oumar KONARE en (compagnie du Pr&eacute;sident Jerry Rawling) met le feu aux armes r&eacute;cup&eacute;r&eacute;es de la r&eacute;bellion &agrave; Tombouctou. Dans notre culture le feu n&rsquo;a jamais &eacute;t&eacute; facteur de paix. Celui qui met le feu est d&rsquo;ailleurs tax&eacute; d&rsquo;homme violent. Le feu &eacute;tant synonyme de violence, de destruction et de guerre on ne saurait allumer une flamme pour dit-on faire la paix. Depuis le br&ucirc;lage des armes &agrave; Tombouctou, le pays a bascul&eacute; dans la violence. Quelle culture nous enseigne que la paix se fait avec le feu&nbsp;? A cet effet les sages soutiennent que&nbsp;: &laquo;<strong>ce que le feu d&eacute;truit, la pluie lave</strong>&raquo;.<o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Au regard de tous ces &eacute;v&egrave;nements douloureux que le Mali ait connu pour la conqu&ecirc;te de la d&eacute;mocratie, on finit par donner raison &agrave; l&rsquo;ancien Pr&eacute;sident Fran&ccedil;ais qui d&eacute;clarait&nbsp;: &laquo;<strong>la d&eacute;mocratie n&rsquo;&eacute;tait pas faite pour les africains</strong>, ni au monarque du Maroc qui s&rsquo;&eacute;tait &eacute;cri&eacute; au lendemain de la Baule que &laquo;<strong>la France venait de jeter le cancer en Afrique</strong>&raquo;.<o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><strong><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Brin COULIBALY</span></strong><span lang="FR" style="font-family: Arial;"><o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><strong><span lang="FR" style="font-family: Arial;"><o:p>&nbsp;</o:p></span></strong></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><strong><u><span lang="FR" style="font-family: Arial; color: rgb(153, 51, 102);"><font size="3">Focus</font><o:p></o:p></span></u></strong></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><strong><span lang="FR" style="font-family: Arial;">L&rsquo;ancien pr&eacute;sident Konar&eacute; a d&eacute;clar&eacute; ses biens le 11 juin<o:p></o:p></span></strong></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">La d&eacute;claration avait &eacute;t&eacute; remise par le Secr&eacute;taire G&eacute;n&eacute;ral de la Pr&eacute;sidence, El Madani Diallo au pr&eacute;sident de la Cour Supr&ecirc;me.<o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">L&rsquo;article 37 de la constitution stipule&nbsp;: en effet, 48 heures apr&egrave;s l&rsquo;investiture du Chef de l&rsquo;Etat, ce dernier est tenu de proc&eacute;der &agrave; cette d&eacute;claration. Les biens d&rsquo;Alpha Oumar Konar&eacute; et de son &eacute;pouse Adame B&acirc; Konar&eacute; &eacute;taient constitu&eacute;s d&rsquo;immeubles, de meubles et valeurs mobili&egrave;res, de compte bancaires et de leurs participations &agrave; certaines coop&eacute;ratives, &agrave; la Mutec et &agrave; la Fondation Partage.<o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><strong><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Un nouveau recensement en vue<o:p></o:p></span></strong></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Le gouvernement du Mali &agrave; travers la D&eacute;l&eacute;gation G&eacute;n&eacute;rale aux Elections (DGE) s&rsquo;appr&ecirc;te &agrave; faire un nouveau recensement de la population &agrave; caract&egrave;re administratif. Le hic est qu&rsquo;il sera effectu&eacute; par les officiers militaires d&eacute;ploy&eacute;s sur toute l&rsquo;&eacute;tendue du territoire.<o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><strong><span lang="FR" style="font-family: Arial;"><span style="">&nbsp;</span>ATT laisse choir Tangara et maintien N&rsquo;Diaye B&acirc;, Aboubacar Traor&eacute; et Ahmed Dian&eacute; S&eacute;m&eacute;ga<o:p></o:p></span></strong></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">C&rsquo;est une trahison envers Sikasso apr&egrave;s avoir fait &eacute;chouer la liste Adema PASJ CNID aux l&eacute;gislatives derni&egrave;res sur laquelle il y avait les sikassois de souche, il fallait s&rsquo;attendre au limogeage de Djibril Tangara. Pourtant l&rsquo;homme a vendu son &acirc;me &agrave; ATT le 10 mars 2002 &agrave; Sikasso. L&rsquo;ingratitude sied en Politique comme le divin r&eacute;dempteur s&oelig;ur de l&rsquo;adversit&eacute;.<o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><strong><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Dabara un g&eacute;niteur potentiel<o:p></o:p></span></strong></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">L&rsquo;artiste en herbe Dabara Demb&eacute;l&eacute; joue bien son balafon au clair de la lune dans le quartier populaire de Taliko et ratisse large aupr&egrave;s<span style="">&nbsp; </span>des 52 qui sont ses danseuses. C&eacute;libataire, il ne dort jamais seul. A vingt cinq ans, il est p&egrave;re de douze enfants de m&egrave;res diff&eacute;rentes. Une bonne contribution &agrave; l&rsquo;&eacute;volution d&eacute;mographique du Mali. Mention tr&egrave;s honorable avec les f&eacute;licitations de l&rsquo;I. B.<o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><strong><span lang="FR" style="font-family: Arial;">A quand une Cour des comptes au Mali&nbsp;?<o:p></o:p></span></strong></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Le slogan Union &eacute;conomique mon&eacute;taire Ouest Africain (UEMOA) huit pays un m&ecirc;me destin n&rsquo;est pas une r&eacute;alit&eacute; au Mali. Apr&egrave;s l&rsquo;adoption des textes de l&rsquo;OHADA par notre pays, les autorit&eacute;s tra&icirc;nent les pays pour la cr&eacute;ation de la Cour des comptes qui existe dans les autres pays membres de l&rsquo;UEMOA. Un fait grave dans la mesure ou le pr&eacute;sident de l&rsquo;institution mon&eacute;taire est malien. Soyons l&eacute;galistes pr&eacute;&nbsp;!<o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><strong><span lang="FR" style="font-family: Arial;">L&rsquo;Assembl&eacute;e Nationale porte une ardoise de plus de 2 milliards au cou<o:p></o:p></span></strong></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Selon le rapport de v&eacute;rification de la Cour supr&ecirc;me (section des comptes, le montant total des arri&eacute;r&eacute;s de d&eacute;penses extrabudg&eacute;taires s&rsquo;&eacute;l&egrave;vent &agrave; la somme de 2 289 193&nbsp;728 FCFA y compris la TVA contre un montant de 2 697&nbsp;218&nbsp;536 FCFA mentionn&eacute;es dans le PV de passation de service entre le questeur sortant de la 2<sup>&egrave;me</sup> l&eacute;gislature et le questeur rentant de la 3<sup>&egrave;me</sup> l&eacute;gislature. IBK aurait refus&eacute; de rembourser les cr&eacute;ances sous pr&eacute;texte que c&rsquo;est une gestion de l&rsquo;ADEMA. Aujourd&rsquo;hui c&rsquo;est chose faite l&rsquo;abeille a repris sa place. Remboursez donc les sous des fournisseurs.<o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2" face="Arial"><strong><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Mamadou Z. Sidib&eacute; &agrave; l&rsquo;occasion des 47 ans de la Police&nbsp;: &laquo;Nous voulons une police r&eacute;publicaine&raquo;<o:p></o:p></span></strong></font></p>
<p>rn
<p><font size="2" face="Arial"><span lang="FR" style="font-size: 12pt; font-family: Arial;"><font size="2">La F&eacute;d&eacute;ration autonome des syndicats de la police a c&eacute;l&eacute;br&eacute; ses 47 ans d&rsquo;existence le jeudi dernier au cours d&rsquo;un point de presse.<span style="">&nbsp; </span>Elle regroupe en son sein 3 syndicats&nbsp;: le syndicat des Commissaires, le syndicat des Inspecteurs, le syndicat des sous officiers de police. Le Secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral de la F&eacute;d&eacute;ration Mamadou Z. Sidib&eacute; a souhait&eacute; une police r&eacute;publicaine</font>.</span></font></p>
<p>rn
<p><font size="2" face="Arial"><span lang="FR" style="font-size: 12pt; font-family: Arial;"> </span></font></p>
<p>"</p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Démocratie Malienne : L’espoir renaît, malgré tout !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/democratie/democratie-malienne-l%25e2%2580%2599espoir-renait-malgre-tout-4694.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 26 Sep 2007 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Scorpion</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p><font size=2" style="font-family: Arial;">L&rsquo;adresse &agrave; la Nation du 22 septembre du G&eacute;n&eacute;ral Pr&eacute;sident a surpris plus d&rsquo;un. Tant il &eacute;tait fade et improductif sinon  peu ou prou prospectif en termes de vision concr&egrave;te pour le Mali. Au point de se demander s&rsquo;il n&rsquo;&eacute;tait pas mieux de demander seulement &agrave; tous les Maliens de se r&eacute;armer de morale et de patriotisme pour r&eacute;soudre eux-m&ecirc;mes leurs probl&egrave;mes qui semblent d&eacute;passer la personne du monarque.</p>
<p>De la r&eacute;bellion de Bahanga &agrave; la chert&eacute; de la vie en passant par la corruption end&eacute;mique, les &eacute;quations institutionnelles et la mal gofernance; que d&rsquo;incantations et autres haussements de tons vains.</p>
<p>Heureusement que l&rsquo;Institution la plus politique de la R&eacute;publique : l&rsquo;A.N pour ne pas la nommer, a fini son processus d&rsquo;installation et de configuration du landernau politique. Ainsi, malgr&eacute; la large et disparate majorit&eacute; pr&eacute;sidentielle (qui a encore besoin de consensus) &agrave; Bagadadji, l&rsquo;on note, avec &agrave; propos, la naissance presque au forceps d&rsquo;une opposition (PARENA-SADI) pr&ecirc;te &agrave; jouer pleinement son r&ocirc;le et sa mission pour une renaissance d&eacute;mocratique. Un espoir pour tous ceux qui commen&ccedil;aient &agrave; d&eacute;sesp&eacute;rer de la d&eacute;mocratie malienne. Bagadadji (Place de la R&eacute;publique) sera d&eacute;sormais le r&eacute;f&eacute;rentiel de la D&eacute;mocratie Malienne et sa vitalit&eacute;.</p>
<p>Mahamane Ham&egrave;ye Ciss&eacute;</p>
<p></font>"</p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Processus Démocratique : Quinze années de pillage du patrimoine national</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/democratie/processus-democratique-quinze-annees-de-pillage-du-patrimoine-national-4602.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 24 Sep 2007 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p><font size=2"><strong><em><span lang="FR" style="font-family: Arial; color: rgb(51, 51, 153);">Quinze ann&eacute;es d&rsquo;exercice d&eacute;mocratique n&rsquo;ont pas chang&eacute; les mauvaises conditions de vie de la population rurale. Elles auront servi &agrave; saper les fondements de notre soci&eacute;t&eacute;, &agrave; pousser les Maliens vers le gain facile. Le Mali &agrave; quarante sept ans (47 ans), la gestion politique est ponctu&eacute;e de<span style="">&nbsp; </span>quatre (4) r&egrave;gnes de 4 pr&eacute;sidents. Nous nous int&eacute;resserons &agrave; la gestion des deux pr&eacute;sidents d&eacute;mocratiquement &eacute;lus entre 1992 et 2007 (septembre).<o:p></o:p></span></em></strong></font>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Quand en 1991, les d&eacute;mocrates regroup&eacute;s au sein du Mouvement D&eacute;mocratique clamait haut et fort qu&rsquo;avec la d&eacute;mocratie ce sera le bonheur, beaucoup de r&eacute;alisations et une autosuffisance alimentaire assur&eacute;e&nbsp;; c&rsquo;&eacute;tait les m&eacute;conna&icirc;tre et comment allaient-ils proc&eacute;der&nbsp;? <o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Au Mali, la chert&eacute; de la vie ne se raconte pas, elle est perceptible et touche la quasi-totalit&eacute; des populations rurales. D&rsquo;o&ugrave; la ru&eacute;e vers Bamako. Depuis combien de temps le bateau- Mali tangue sur le Djoliba sans pour autant accoster&nbsp;? Et<span style="">&nbsp; </span>pour cause. Deux capitaines conduisent le navire et chacun &agrave; sa destination&nbsp;: <strong>Adema- PASJ et l&rsquo;Arm&eacute;e</strong>. Ce faisant l&rsquo;avanc&eacute;e de notre pays est mise sous le boisseau pour des int&eacute;r&ecirc;ts personnels.<o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR" style="font-family: Arial;"><span style="">&nbsp;</span>De m&eacute;moire de Malien, on n&rsquo;avait jamais assist&eacute; &agrave; un pillage syst&eacute;matique du patrimoine national que sous la d&eacute;mocratie konar&eacute;eene et sous le consensus de ATT.<o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR" style="font-family: Arial;"><span style="">&nbsp;</span>Le premier crime national commis contre le peuple, c&rsquo;est l&rsquo;&eacute;cole et le reste suivra. Ne dit-on pas que l&rsquo;instruction est l&rsquo;ennemi de la pauvret&eacute;&nbsp;? L&rsquo;&eacute;cole malienne conna&icirc;t de s&eacute;rieuses crises dans son fonctionnement &eacute;maill&eacute; de gr&egrave;ves des &eacute;tudiants et des syndicats d&rsquo;enseignants. Dans dix ans, il n&rsquo;y aura presque pas de cadres pour r&eacute;guler l&rsquo;administration. A moins de faire appel aux enfants des immigr&eacute;s maliens d&rsquo;Europe. La seule chance qui reste aux Maliens pour reprendre go&ucirc;t &agrave; la vie, c&rsquo;est de rouvrir les dossiers anti-corruption et de sanctionner les d&eacute;linquants financiers.<o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Il y a seize ans que le r&eacute;gime de GMT &eacute;tait renvers&eacute; par <span style="">&nbsp;</span>la r&eacute;volte populaire. Mais h&eacute;las&nbsp;! Beaucoup d&rsquo;entre nous ont oubli&eacute; les raisons pour lesquelles cette insurrection a eu lieu, avec tant d&rsquo;autres violences, saccage des maisons des dignitaires du r&eacute;gime GMT, casses, des services publics et de certains &eacute;difices.<o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR" style="font-family: Arial;"><span style="">&nbsp;</span>La troisi&egrave;me R&eacute;publique est une succession de scandales (ACI, CMDT, SOTELMA, SONATAM&hellip;). Entre 2002 et 2006, l&rsquo;Etat malien a perdu pr&egrave;s de 103 milliards de F CFA. Or notre pays doit rembourser 1719,9 milliards &agrave; titre de dette pour ces dix derni&egrave;res ann&eacute;es (1997-2007). Cependant la quasi-totalit&eacute; des ministres ont quitt&eacute; le statut de dipl&ocirc;m&eacute;s ch&ocirc;meurs pour &ecirc;tre ministres.<o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Le constat est amer&nbsp;:<o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">- recul d&eacute;mocratique&nbsp;;<o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">- perp&eacute;tuation du culte de la personnalit&eacute;&nbsp;;<o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">- institutionnalisation de la corruption g&eacute;n&eacute;ralis&eacute;e, de la gabegie &agrave; la d&eacute;linquance financi&egrave;re&nbsp;;<o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">- promotion de l&rsquo;impunit&eacute;&nbsp;;<o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">- fragilisation des partis politiques. et leur relais assur&eacute; par des associations de soutien&nbsp;;<o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">- consensus digne d&rsquo;un parti unique&nbsp;;<o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">- probable changement de la constitution permettant &agrave; ATT d&rsquo;avoir plus de deux mandats&nbsp;;<o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">- promotion des forces arm&eacute;es et de s&eacute;curit&eacute;&nbsp;;<o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">- on assiste impuissamment &agrave; la patrimonialisation des biens de l&rsquo;Etat par le clan ou le parti.<o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">- une formation au rabais de niveau des enfants &agrave; l&rsquo;&eacute;cole&raquo;, avec une &eacute;cole en agonie.<o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">- une restauration de l&rsquo;ex-r&eacute;gime UDPM.<o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">L&rsquo;exil reste la seule porte de sortie pour les jeunes. L&agrave; aussi, l&rsquo;oc&eacute;an de la mort traque les malheureux candidats &agrave; l&rsquo;aventure ambigu&euml;. Le Mali recule, appauvrissement continuel pour les uns, enrichissement fulgurant pour les autres.<o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2"><strong><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Safoun&eacute; Koumba</span></strong></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2"><strong><span lang="FR" style="font-family: Arial;"><o:p></o:p></span></strong></font></p>
<p>"</p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mme Sidibé Aminata Diallo face aux anciens élèves du Centre Islamique : La démocratie ne peut  pas être  consensuelle&amp;amp;quot;&amp;amp;quot;</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/democratie/mme-sidibe-aminata-diallo-face-aux-anciens-eleves-du-centre-islamique-la-democratie-ne-peut-pas-etre-consensuelle-8735.html</link>
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<pubDate>Tue, 14 Aug 2007 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Indépendant</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p><font size=2"><strong><em><span lang="FR" style="font-family: Arial; color: rgb(51, 51, 153);">La premi&egrave;re femme candidate &agrave; une &eacute;lection pr&eacute;sidentielle au Mali, Mme Sidib&eacute; Aminata Diallo, professeur charg&eacute; de cours de l''int&eacute;gration &agrave; la Facult&eacute; des sciences &eacute;conomiques et de gestion (FSEG) a anim&eacute;, le samedi 11 ao&ucirc;t 2007, une conf&eacute;rence-d&eacute;bat au centre islamique sur le th&egrave;me &quot;les effets de la d&eacute;mocratie en Afrique&quot;.<span style="">&nbsp; </span>Devant les &eacute;l&egrave;ves et anciens &eacute;l&egrave;ves du Centre islamique, Mme Sidib&eacute; s''est appesantie sur les voies par lesquelles la d&eacute;mocratie est apparue en Occident et en Afrique. Avant d''&eacute;voquer ses effets sur le continent noir et porter une analyse critique sur le syst&egrave;me malien caract&eacute;ris&eacute;, depuis 2002, par le consensus.<span style="">&nbsp; </span><o:p></o:p></span></em></strong></font>rn
<div style="text-align: left;">  </div>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="text-align: left;"><font size="2"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Cette conf&eacute;r&eacute;nce-d&eacute;bat entrait dans le cadre des activit&eacute;s du 4&egrave;me anniversaire de la Ligue des anciens &eacute;l&egrave;ves du Centre islamique de Hamdallaye (LAECCIH) cr&eacute;&eacute;e le 23 avril 2003 et pr&eacute;sid&eacute;e par Mamadou Fan&eacute;. En plus de celui-ci, on notait la pr&eacute;sence &agrave; cette conf&eacute;rence du directeur et de l''imam de la mosqu&eacute;e du Centre. <o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<div style="text-align: left;">  </div>
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<p class="MsoNormal" style="text-align: left;"><font size="2"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Mod&egrave;le de gestion dans lequel le peuple exerce le pouvoir, la d&eacute;mocratie est une r&eacute;alit&eacute; dans beaucoup de pays. Mais le contexte de son av&egrave;nement en Afrique est diff&eacute;rent de celui de l&rsquo;Occident. Dans ses propos liminaires, la conf&eacute;renci&egrave;re a ainsi expliqu&eacute; que la d&eacute;mocratie, mot charg&eacute; de sens, est apparue en Occident cons&eacute;cutivement au progr&egrave;s industriel, au d&eacute;veloppement socio-&eacute;conomique. Quant &agrave; l''Afrique, elle a connu sa d&eacute;mocratisation apr&egrave;s la chute du mur de Berlin. En effet, ayant obtenu son ind&eacute;pendance dans un contexte d''affrontement entre les blocs capitaliste et socialiste, l''Afrique n''a aspir&eacute; &agrave; la d&eacute;mocratie qu''apr&egrave;s l''effondrement du bloc de l''est. La conf&eacute;renci&egrave;re d''indiquer que &quot;la d&eacute;mocratie n''est pas arriv&eacute;e en Afrique par le fait du hasard, mais d''une &eacute;volution globale et dans un contexte de domination occidentale &quot;. <br /></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="text-align: left;"><font size="2"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Cette d&eacute;mocratie, ch&egrave;rement acquise dans certains pays comme le Mali, a souvent rim&eacute; avec le progr&egrave;s &eacute;conomique. La conf&eacute;renci&egrave;re de pr&eacute;ciser toutefois &quot; qu''une d&eacute;mocratie n''est jamais parfaite. Elle est toujours &agrave; am&eacute;liorer. Les pays occidentaux ont mis 200 ann&eacute;es pour arriver au niveau que l''on conna&icirc;t aujourd''hui &quot;. Pour elle, il n''y a aucun doute qu''il y a un lien entre d&eacute;mocratie et la famine en Afrique. Car c''est dans un<span style="">&nbsp; </span>syst&egrave;me d&eacute;mocratique que les gouvernants peuvent se consacrer aux actions de d&eacute;veloppement socio-&eacute;conomique. Toute chose qui n''est pas possible dans un contexte de conflit ou de dictature. Pour le cas du Mali, dit-elle, la d&eacute;mocratie a permis un certain progr&egrave;s dans beaucoup de domaines comme l&rsquo;&eacute;ducation, la sant&eacute;... <o:p></o:p></span></font></p>
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<p class="MsoNormal" style="text-align: left;"><font size="2"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Quant au consensus pr&ocirc;n&eacute; par le pr&eacute;sident ATT depuis 2002, Mme Sidib&eacute; n''a pas manqu&eacute; d''y jeter un regard critique. &quot;La d&eacute;mocratie ne peut pas &ecirc;tre consensuelle. Dans un pays, il n''est pas int&eacute;ressant de n''avoir &agrave; faire qu&rsquo;&agrave; une pens&eacute;e unique. Elle bloque le progr&egrave;s. Dans une d&eacute;mocratie il faut la critique, mais des critiques constructives&quot; dit-elle. Par ailleurs, elle n''a pas<span style="">&nbsp; </span>oubli&eacute; d''ajouter que le consensus a eu des effets positifs dans la mesure o&ugrave; il est intervenu dans un contexte de crise politique et a permis d''instaurer un climat apais&eacute;. Mais ce contexte est r&eacute;volu depuis belle lurette.<span style="">&nbsp; </span><o:p></o:p></span></font></p>
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<p class="MsoNormal" style="text-align: left;"><font size="2"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">L''Imam de la mosqu&eacute;e du Centre islamique de rench&eacute;rir que la participation du peuple &agrave; la prise de d&eacute;cision est une des exigences pr&eacute;vues dans le saint Coran.<span style="">&nbsp; </span>Il reste convaincu qu''il ne peut pas y avoir de d&eacute;veloppement sans d&eacute;mocratie. <o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
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<p class="MsoNormal" style="text-align: left;"><font size="2"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Le pr&eacute;sident de la Ligue a tenu &agrave; pr&eacute;ciser que cette<span style="">&nbsp; </span>association est apolitique et non confessionnelle. Son objectif est la poursuite de la formation, la recherche de stages et d''emplois pour les anciens du Centre islamique. Pour cet anniversaire, en dehors de la conf&eacute;rence-d&eacute;bat, elle a organis&eacute; des cours de vacances gratuites, une formation en cr&eacute;ation d''entreprise et des activit&eacute;s sportives. <o:p></o:p></span></font></p>
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<p class="MsoNormal" style="text-align: left;"><font size="2"><strong><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Youssouf CAMARA</span></strong></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="text-align: left;"><font size="2"><strong><span lang="FR" style="font-family: Arial;"><o:p></o:p></span></strong></font></p>
<p>"</p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Perspectives démocratiques : Le chef d’orchestre et les partis politiques</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/democratie/perspectives-democratiques-le-chef-d%25e2%2580%2599orchestre-et-les-partis-politiques-8605.html</link>
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<pubDate>Tue, 07 Aug 2007 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Sphinx</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p><font size=2"><strong style=""><em style=""><span lang="FR" style="color: rgb(51, 51, 153);">Malmen&eacute;s par le pouvoir et les intrigues, galvaud&eacute;s par l&rsquo;opinion, pour beaucoup r&eacute;duits &agrave; leur simple expression, menac&eacute;s d&rsquo;&ecirc;tre battus et humili&eacute;s par les Ind&eacute;pendants m&ecirc;me dans leur fief (cas r&eacute;cent du RPM et d&rsquo;IBK en commune IV du District de Bamako) <o:p></o:p></span></em></strong></font>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">les grands partis politiques maliens ont connu des fortunes diverses<span style="">&nbsp; </span>au sortir des l&eacute;gislatives<span style="">&nbsp; </span>&acirc;prement disput&eacute;es, controvers&eacute;es ;<span style="">&nbsp; </span>o&ugrave; les alliances tout azimut ont pris le pas sur les lignes id&eacute;ologiques. Le r&eacute;alisme et le pragmatisme des acteurs<span style="">&nbsp; </span>politiques se sont exprim&eacute;s avec une c&eacute;l&eacute;rit&eacute;, stup&eacute;fiante dans un monde longtemps &eacute;touff&eacute; par la frilosit&eacute; et l&rsquo;attentisme : effets collat&eacute;raux du consensus tenu &agrave; la baguette par ATT, un chef d&rsquo;orchestre tr&egrave;s inspir&eacute; !</span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Dans<span style="">&nbsp; </span>ces &eacute;lections de proximit&eacute;, on peut dire que malgr&eacute; des circonstances extr&ecirc;mement d&eacute; favorables avec un &eacute;lectorat qui se r&eacute;duit comme une peau de chagrin, les grands partis politiques ont quand m&ecirc;me r&eacute;ussi &agrave; jouer leurs partitions pour sauver l&rsquo;essentiel.Ils devaient prouver qu&rsquo;ils existent malgr&eacute; tout, en d&eacute;pit de tout. Ils se devaient de prouver que dans notre syst&egrave;me d&eacute;mocratique il fallait toujours compter avec eux, parce qu&rsquo;ils en sont les principaux acteurs et animateurs.</span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Ces l&eacute;gislatives ont vu le triomphe de l&rsquo;Adema de Dioncounda Traor&eacute; (55 d&eacute;put&eacute;s), la mont&eacute;e en puissance de l&rsquo;URD de Younoussi (35 d&eacute;put&eacute;s), le recul attendu du RPM d&rsquo;IBK lamin&eacute; par leurs erreurs strat&eacute;giques (11 d&eacute;put&eacute;s), La progression du MPR ( 7d&eacute;put&eacute;s), le sursaut inesp&eacute;r&eacute; du Par&eacute;na qui a fait plus que sauver les meubles en doublant la mise pr&eacute;c&eacute;dente (4 d&eacute;put&eacute;s), faisant &eacute;lire en plus son secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral Amidou Diabat&eacute; dans le Mand&eacute; au contraire de la CDS de Blaise Sangar&eacute; sortie bredouille. <br /></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">L&rsquo;acte de bravoure d&rsquo;Oumar Mariko, l&rsquo;&eacute;ternel opposant &eacute;lu &agrave; Kolondi&eacute;ba et de son Sadi (4 d&eacute;put&eacute;s) n&rsquo;est pas pass&eacute; inaper&ccedil;u. Enfin, on a enregistr&eacute; l&rsquo;&eacute;chec total (z&eacute;ro d&eacute;put&eacute;), annon&ccedil;ant l&rsquo;enterrement de premi&egrave;re classe de l&rsquo;USRDA, le v&eacute;n&eacute;rable<span style="">&nbsp; </span>parti de l&rsquo;Ind&eacute;pendance de Modibo Ke&iuml;ta et de Mamadou Konat&eacute;.Le triomphe de l&rsquo;AdemaLe triomphe attendu de l&rsquo;ADP, Alliance<span style="">&nbsp; </span>pr&eacute;sidentielle, a &eacute;t&eacute; rehauss&eacute; par le score &eacute;poustouflant de l&rsquo;Adema qu&rsquo;on n&rsquo;attendait pas &agrave; une telle f&ecirc;te.</span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR"> Les partisans d&rsquo;ATT &agrave; l&rsquo;URD ont &eacute;t&eacute; bien inspir&eacute;s de consid&eacute;rer avec suspicion et crainte<span style="">&nbsp; </span>toute &eacute;ventualit&eacute; d&rsquo;un rapprochement de l&rsquo;URD avec le parti d&rsquo;Alpha, car<span style="">&nbsp; </span>une telle machine aurait remport&eacute; sans coup f&eacute;rir la majorit&eacute; d&eacute;finitive aux l&eacute;gislatives<span style="">&nbsp; </span>avec les cons&eacute;quences que l&rsquo;on sait au plan politique. On peut dire que les partis politiques et la d&eacute;mocratie malienne reviennent de loin en cette &egrave;re ATT. On avait bien<span style="">&nbsp; </span>cru que les partis significatifs de l&rsquo;&eacute;chiquier politique allaient s&rsquo;&eacute;tioler et mourir de leur<span style="">&nbsp; </span>plus belle mort, &agrave; force de laisser<span style="">&nbsp; </span>toutes les initiatives au ma&icirc;tre du Palais de Koulouba. <br /></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Que vaut<span style="">&nbsp; </span>en r&eacute;alit&eacute; une<span style="">&nbsp; </span>d&eacute;mocratie<span style="">&nbsp; </span>sans opposition r&eacute;elle, sans contradicteurs<span style="">&nbsp; </span>institutionnels patent&eacute;s qui obligent<span style="">&nbsp; </span>le pouvoir &agrave; rectifier le tir<span style="">&nbsp; </span>et &agrave; se remettre en<span style="">&nbsp; </span>question ?Sans jeu de mots, c&rsquo;est<span style="">&nbsp; </span>l&agrave; toute la question qui avait<span style="">&nbsp; </span>&eacute;t&eacute; occult&eacute;e, minimis&eacute;e tout au long des cinq derni&egrave;res ann&eacute;es, occasionnant des d&eacute;riv&eacute;s au plan politique au sein des partis, dans leur praxis<span style="">&nbsp; </span>et m&ecirc;me dans la gouvernance politique.<strong style=""><br /></strong></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR"><strong style="">Une v&eacute;ritable opposition doit exister</strong><br /></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">D&eacute;sormais il y a une opposition, celle principalement<span style="">&nbsp; </span>du pr&eacute;sident<span style="">&nbsp; </span>du RPM, IBK qui avait conduit la locomotive du Front pour la D&eacute;mocratie et la R&eacute;publique, cette alliance &eacute;lectoraliste cr&eacute;&eacute;e pour imposer l&rsquo;alternance en cette ann&eacute;e 2007 au d&eacute;triment d&rsquo;ATT.Lamin&eacute; et revenu de ses illusions, le FDR m&eacute;rite t-il encore d&rsquo;exister, doit-il exister ?Pour toute d&eacute;mocratie qui se respecte, la question ne se pose m&ecirc;me pas.ATT, conscient de cette r&eacute;alit&eacute; incontournable,<span style="">&nbsp; </span>n&rsquo;a-t-il pas promis un v&eacute;ritable statut &agrave; l&rsquo;opposition malienne, garant de son action et les moyens de jouer pleinement<span style="">&nbsp; </span>son r&ocirc;le, sans<span style="">&nbsp; </span>entraves dans l&rsquo;essor et l&rsquo;&eacute;panouissement du processus d&eacute;mocratique ? <br /></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Il y a, urgence<span style="">&nbsp; </span>au moment o&ugrave; on accuse notre d&eacute;mocratie d&rsquo;avoir perdu la r&eacute;elle l&eacute;gitimit&eacute; du suffrage<span style="">&nbsp; </span>populaire auquel ont particip&eacute; moins du quart des inscrits (1 800 000 votants sur 5 773 583 &eacute;lecteurs au deuxi&egrave;me des l&eacute;gislatives).L&rsquo;opposition, la minorit&eacute; politique,<span style="">&nbsp; </span>pourra-t-elle devenir la voie de la majorit&eacute; silencieuse qui a refus&eacute; d&rsquo;aller<span style="">&nbsp; </span>aux urnes pour une raison ou une autre ? Encore faudrait-il qu&rsquo;elle arrive &agrave; convaincre cette majorit&eacute; qu&rsquo;elle a chang&eacute;e dans le bon sens, pour la faire adh&eacute;rer &agrave; son projet politique. Ce sera pour elle un long chemin de croix jalonn&eacute; d&rsquo;&eacute;preuves, parsem&eacute; d&rsquo;&eacute;pines.<span style="">&nbsp;&nbsp; </span>Mais elle doit y arriver &agrave; tout prix en rassemblant toutes ses forces, en travaillant cinq ann&eacute;es durant, avec pers&eacute;v&eacute;rance et courage, apr&egrave;s avoir extirp&eacute; la mauvaise graine, pour redonner tout son sens &agrave; la politique et &agrave; notre d&eacute;mocratie ch&egrave;rement acquise dans le sang des martyrs.<strong style=""><br /></strong></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR"><strong style="">Oumar Coulibaly</strong></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR"><strong style=""><br /></strong></span></font></p>
<p>"</p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Démocratie et Economie : Impressions mitigées des Africains</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/democratie/democratie-et-economie-impressions-mitigees-des-africains-8395.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 27 Jul 2007 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Les Echos</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p><font size=2"><strong style=""><em style=""><span lang="FR" style="font-size: 10pt; font-family: Arial; color: rgb(51, 51, 153);">Dans un sondage d&rsquo;opinion dans les milieux urbains de 10 pays d&rsquo;Afrique noire, les Africains se sont montr&eacute;s tr&egrave;s critiques face &agrave; leurs politiciens &agrave; cause notamment des d&eacute;ficits d&eacute;mocratiques et surtout les probl&egrave;mes incessants auxquels ils font face malgr&eacute; leur condition de vie &laquo;&nbsp;quelque peu bonne&nbsp;&raquo;.<o:p></o:p></span></em></strong></font>rn
<div style="text-align: left;">  </div>
<p>rn
<div style="text-align: left;">  </div>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="text-align: left;"><font size="2"><span lang="FR" style="font-size: 10pt; font-family: Arial;">Un sondage r&eacute;alis&eacute; dans 10 pays de l&rsquo;Afrique subsaharienne dont le Mali par le New York Times et le <em style="">Pew global attitudes project</em> a r&eacute;v&eacute;l&eacute; une <em style="">&laquo;&nbsp;image inhabituelle et complexe&nbsp;&raquo;</em> d&rsquo;un continent pourtant en proie &agrave; des conflits, &agrave; une corruption aigu&euml;, et &agrave; des maladies mortelles comme le Sida et le paludisme. Selon le sondage, les Africains, en g&eacute;n&eacute;ral, jugent leurs situations &eacute;conomiques et financi&egrave;res <em style="">&laquo;&nbsp;au moins en quelque sorte bonne et se sentent mieux aujourd&rsquo;hui qu&rsquo;il y a cinq ans&nbsp;&raquo;.</em> Toutefois, ils d&eacute;noncent les d&eacute;rives d&eacute;mocratiques et disent faire face &agrave; de multitudes probl&egrave;mes.<o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<div style="text-align: left;">  </div>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="text-align: left;"><font size="2"><span lang="FR" style="font-size: 10pt; font-family: Arial;">Ces probl&egrave;mes r&eacute;sultent notamment de la corruption politique, du d&eacute;ficit d&rsquo;eau potable, de l&rsquo;inad&eacute;quation de l&rsquo;&eacute;ducation, des violences ethniques et m&ecirc;me des menaces de mort en plus du trafic de drogue&hellip;&nbsp;&nbsp;.Ce qui est bien justifi&eacute; vus l&rsquo;insouciance dans la gestion des affaires, le n&eacute;potisme et la corruption, qui s&eacute;vissent au sommet des Etats africains. Par exemple, les Nig&eacute;rians, dont le pays est l&rsquo;un des grands producteurs de p&eacute;trole au monde disent ne rien profiter des exploitations p&eacute;troli&egrave;res de leur nation, donc sans r&eacute;percussion sur leurs conditions de vie&nbsp;<em style="">: &laquo;&nbsp;82 % des citoyens moyens ne b&eacute;n&eacute;ficient pas des richesses p&eacute;troli&egrave;res du pays&nbsp;&raquo;.</em> C&rsquo;est pourquoi, les populations locales sont victimes de violences quasi-quotidiennes.<o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<div style="text-align: left;">  </div>
<p>rn
<div style="text-align: left;">  </div>
<p>rn<br />
<h1 style="text-align: left;"><font size="2"><span lang="FR" style="font-size: 10pt; font-family: Arial;">D&eacute;mocratie et mauvaise gouvernance d&eacute;cri&eacute;es<o:p></o:p></span></font></h1>
<p>rn
<div style="text-align: left;">  </div>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="text-align: left;"><font size="2"><span lang="FR" style="font-size: 10pt; font-family: Arial;">Cependant, les sond&eacute;s sont majoritairement optimistes en ce qui concerne l&rsquo;avenir et fondent surtout leur espoir sur leurs prog&eacute;nitures, qui, esp&egrave;rent-ils, <em style="">&laquo;&nbsp;vivront dans de meilleures conditions&nbsp;&raquo;.<o:p></o:p></em></span></font></p>
<p>rn
<div style="text-align: left;">  </div>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="text-align: left;"><font size="2"><span lang="FR" style="font-size: 10pt; font-family: Arial;">C&rsquo;est la d&eacute;mocratie et la mauvaise gouvernance qui sont surtout d&eacute;cri&eacute;es par les Africains. D&rsquo;apr&egrave;s le sondage, la d&eacute;mocratie et la bonne gouvernance <em style="">&laquo;&nbsp;sont plus assimilables &agrave; un patchwork de profits et de revers qu&rsquo;&agrave; un progr&egrave;s stable&nbsp;&raquo;</em> dans un continent qui abrite &laquo;&nbsp;certains des pires exemples de mauvaise gouvernance&nbsp;&raquo;. Alors que tous les pays sond&eacute;s sont <em style="">&laquo;&nbsp;d&eacute;mocratiques&nbsp;&raquo;</em>, la moiti&eacute; d&rsquo;eux ont r&eacute;cemment souffert de r&eacute;pressions s&eacute;rieuses d&rsquo;un gouvernement multipartite&nbsp;&raquo;.<o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<div style="text-align: left;">  </div>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="text-align: left;"><font size="2"><span lang="FR" style="font-size: 10pt; font-family: Arial;">Les &eacute;lections r&eacute;cemment organis&eacute;es &agrave; travers plusieurs pays du continent sont la preuve palpable de ce recul d&eacute;mocratique. Au Nigeria, <em style="">&laquo;&nbsp;les &eacute;lections pr&eacute;sidentielles et locales ont &eacute;t&eacute; tellement &eacute;maill&eacute;es de fraudes et de violences que l&rsquo;Union europ&eacute;enne les a qualifi&eacute;es de non cr&eacute;dibles&nbsp;&raquo;.</em> A ce pays, il faut ajouter le S&eacute;n&eacute;gal, longtemps consid&eacute;r&eacute; comme l&rsquo;ic&ocirc;ne de la d&eacute;mocratie ouest africaine, o&ugrave; <em style="">&laquo;&nbsp;les partis de l&rsquo;opposition ont boycott&eacute; les &eacute;lections l&eacute;gislatives &agrave; cause d&rsquo;accusations de fraudes &eacute;lectorales&nbsp;&raquo;.<o:p></o:p></em></span></font></p>
<p>rn
<div style="text-align: left;">  </div>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="text-align: left;"><font size="2"><strong style=""><span lang="FR" style="font-size: 10pt; font-family: Arial;">Ogop&eacute;mo Ouologuem<o:p></o:p></span></strong></font></p>
<p>rn
<div style="text-align: left;">  </div>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="text-align: left;"><font size="2"><strong style=""><em style=""><span lang="FR" style="font-size: 10pt; font-family: Arial;">(stagiaire)<o:p></o:p></span></em></strong></font></p>
<p>rn
<div style="text-align: left;">  </div>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="text-align: left; color: rgb(0, 0, 255);"><font size="2"><strong style=""><span lang="FR" style="font-size: 10pt; font-family: Arial;"><o:p>&nbsp;</o:p></span></strong></font></p>
<p>rn
<div style="text-align: left; color: rgb(0, 0, 255);">  </div>
<p>rn
<div style="text-align: left; color: rgb(0, 0, 255);">  </div>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="text-align: left;"><font size="2"><strong style=""><span lang="FR" style="font-size: 10pt; font-family: Arial;"><span style="color: rgb(0, 0, 255);">Opinions maliennes&hellip;</span><o:p></o:p></span></strong></font></p>
<p>rn
<div style="text-align: left;">  </div>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="text-align: left;"><font size="2"><span lang="FR" style="font-size: 10pt; font-family: Arial;">Concernant le cas de notre pays, 91 % de nos compatriotes sond&eacute;s pensent que nos <em style="">&laquo;&nbsp;politiciens sont corrompus&nbsp;&raquo;</em> et que notre <em style="">&laquo;&nbsp;syst&egrave;me &eacute;ducatif est d&eacute;ficient&nbsp;&raquo;.</em> Plus de 60 % des Maliens regrettent la <em style="">&laquo;&nbsp;mauvaise qualit&eacute;&nbsp;&raquo;</em> de nos eaux, la pollution. Cependant, <em style="">&laquo;&nbsp;68 % ont bonne opinion du gouvernement et 72 % du pr&eacute;sident&nbsp;&raquo;</em> nous apprend le sondage. Une bouff&eacute;e d&rsquo;oxyg&egrave;ne donc pour nos dirigeants, dont les concitoyens n&rsquo;ont d&rsquo;autres mots sur les l&egrave;vres que <em style="">&laquo;&nbsp;chert&eacute;, corruption, n&eacute;potisme, injustice&hellip;&nbsp;&raquo;</em>.<o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<div style="text-align: left;">  </div>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="text-align: left;"><font size="2"><strong style=""><span lang="FR" style="font-size: 10pt; font-family: Arial;">O.O<o:p></o:p></span></strong></font></p>
<p>rn
<div style="text-align: left;">  </div>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="text-align: left;"><font size="2"><span lang="FR" style="font-size: 10pt; font-family: Arial; color: blue;"><o:p>&nbsp;</o:p></span></font></p>
<p>"</p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Démocratie malienne : 175 questions à une nation</title>
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<pubDate>Wed, 25 Jul 2007 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Les Echos</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p><em><span lang=FR" style="font-family: Arial; color: rgb(51, 51, 153);"><font size="2">Comment peut-on d&eacute;plorer le d&eacute;sint&eacute;r&ecirc;t des populations pour la politique, lorsque ses acteurs, plut&ocirc;t que de contribuer &agrave; nous rendre la soci&eacute;t&eacute; transparente et transformable ont peu ou aucun souci pour sa lecture</font> ?<o:p></o:p></span></em>rn
<p class="MsoBodyText"><span lang="FR" style="font-size: 12pt;" /></p>
<p>rn<font size="2"><span style="font-family: Arial;">Le leurre de l''appropriation d''un sch&eacute;ma d&eacute;mocratique qui, par son fait, r&eacute;soudrait toutes les questions de la nation et de l''Etat africain est l''un des pires postulats o&ugrave; le continent est engag&eacute; depuis les ann&eacute;es 1990. Une publicit&eacute; tapageuse de l''Occident, depuis la chute du mur de Berlin, pour conforter son emprise id&eacute;ologique sur le monde, tel para&icirc;t en &ecirc;tre l''enjeu.</span><br style="font-family: Arial;" /><br style="font-family: Arial;" /><span style="font-family: Arial;">Que la d&eacute;mocratie, depuis la Gr&egrave;ce et la Rome antiques, pose le principe d''un type de pouvoir s''approchant de la libert&eacute;, au sens g&eacute;n&eacute;rique, et de la transparence, n''emp&ecirc;che que sa mise en application, pour &ecirc;tre fonctionnelle, soit judicieusement imbriqu&eacute;e aux identit&eacute;s particuli&egrave;res de chaque peuple en cause.</span><br style="font-family: Arial;" /><br style="font-family: Arial;" /><span style="font-family: Arial;">On me dira que les institutions sont l&agrave; pour cela alors que justement, les institutions elles-m&ecirc;mes sont immanentes &agrave; un contexte mouvant qui les domine et, souvent, les surclasse. Sur le long terme, on le sait, seules deux situations sont possibles : la crise violente ou la r&eacute;forme.</span><br style="font-family: Arial;" /><br style="font-family: Arial;" /><span style="font-family: Arial;">La r&eacute;forme est un &eacute;tat de veille permanent qui engage, en tout premier lieu, les intellectuels, les penseurs et les hommes politiques &agrave; un diagnostic affin&eacute; du changement social, dans ses formes et ses &eacute;volutions. Malheur &agrave; l''Etat qui ne dispose pas d''une telle expertise car, dans le pr&eacute;sent et vers l''avenir, il navigue &agrave; vue, croyant gouverner une nation alors qu''il ne tient qu''un sch&eacute;ma. Il s''en suit, dans l''ordre de la pens&eacute;e et de la perspective politique, une s&eacute;cheresse d&eacute;routante qui aboutit &agrave; la vaine phras&eacute;ologie, suivie de la ponte diarrh&eacute;ique de 106 &laquo; partis politiques &raquo;, s''agissant du Mali.</span><br style="font-family: Arial;" /><br style="font-family: Arial;" /><span style="font-family: Arial;">Comment peut-on d&eacute;plorer le d&eacute;sint&eacute;r&ecirc;t des populations pour la politique, lorsque ses acteurs, plut&ocirc;t que de contribuer &agrave; nous rendre la soci&eacute;t&eacute; transparente et transformable ont peu ou aucun souci pour sa lecture ? On verra que les 175 questions que j''ai ci-dessous recens&eacute;es, sur seulement quatre th&egrave;mes, ne sont qu''un mince &eacute;chantillon et un exercice (du reste facile) auxquels peuvent s''adonner, outre les partis politiques, les grins, les associations, les intellectuels et &eacute;tudiants qui ont l&agrave;, des th&egrave;mes tout trouv&eacute;s pour leurs travaux.</span><br style="font-family: Arial;" /><br style="font-family: Arial;" /><span style="font-family: Arial;">La question de savoir comment associer tous, de fa&ccedil;on r&eacute;guli&egrave;re, &agrave; un tel d&eacute;bat collectif reste ouverte. Mais en tout cas, tant que cet exercice ne forme pas la mati&egrave;re principale, sinon exclusive du d&eacute;bat politique, mieux vaut dire que les partis politiques restent &agrave; inventer au Mali, en Afrique</span></font>.</p>
<p>rn
<p class="MsoBodyText"><span lang="FR" style="font-size: 12pt;"><o:p /></span></p>
<p>rn<br />
<h1><span lang="FR" style="font-size: 12pt;">La gouvernance <o:p></o:p></span></h1>
<p>rn<br />
<h2><span lang="FR" style="font-size: 12pt;">A. Les institutions <o:p></o:p></span></h2>
<p>rn
<p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"><strong><span lang="FR" style="font-family: Arial;">I. L''emploi <o:p></o:p></span></strong></p>
<p>rn
<p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">1. Champ et port&eacute;e de la gouvernance <o:p></o:p></span></p>
<p>rn
<p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">2. La gouvernance dans le temps et l''espace <o:p></o:p></span></p>
<p>rn
<p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">3. Constitutions et gouvernances africaines pr&eacute;coloniales <o:p></o:p></span></p>
<p>rn
<p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">4. Radiographie de constitutions africaines <o:p></o:p></span></p>
<p>rn
<p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">5. La Constitution : quels &eacute;chos dans les populations africaines ? <o:p></o:p></span></p>
<p>rn
<p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">6. Peut-il y avoir des lois fondamentales africaines endog&egrave;nes ? <o:p></o:p></span></p>
<p>rn
<p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">7. Le pays l&eacute;gal et le pays r&eacute;el : d&eacute;crochage ou inadaptation institutionnelle ? <o:p></o:p></span></p>
<p>rn
<p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">8. La probl&eacute;matique de la d&eacute;mocratie repr&eacute;sentative <o:p></o:p></span></p>
<p>rn
<p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">9. Institutions et populations <o:p></o:p></span></p>
<p>rn
<p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">10. Fonctionnement et contribution des institutions &agrave; la d&eacute;mocratie au Mali <o:p></o:p></span></p>
<p>rn
<p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">11. Etude de cas de ruptures institutionnelles au Mali <o:p></o:p></span></p>
<p>rn
<p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">12. Hyper &eacute;litisme des institutions et solitude institutionnelle <o:p></o:p></span></p>
<p>rn
<p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">13. Fonctionnement et port&eacute;e du travail gouvernemental <o:p></o:p></span></p>
<p>rn
<p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">14. Quelle est la port&eacute;e d''une loi ? Etudes de cas <o:p></o:p></span></p>
<p>rn
<p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">15. Que serait une r&eacute;volution institutionnelle au Mali et en Afrique ? <o:p></o:p></span></p>
<p>rn
<p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"><span lang="FR" style="font-family: Arial;"><o:p>&nbsp;</o:p></span></p>
<p>rn
<p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"><strong><span lang="FR" style="font-family: Arial;">B. Les partis politiques</span></strong><span lang="FR" style="font-family: Arial;"><o:p></o:p></span></p>
<p>rn
<p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">1. Aper&ccedil;u historique des partis politiques au Mali <o:p></o:p></span></p>
<p>rn
<p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">2. A quels crit&egrave;res devrait r&eacute;pondre un parti politique ? <o:p></o:p></span></p>
<p>rn
<p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">3. Multipartisme contr&ocirc;l&eacute; ou int&eacute;gral ? Etudes de cas africains <o:p></o:p></span></p>
<p>rn
<p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">4. Causes et port&eacute;e des d&eacute;viances des partis politiques africains <o:p></o:p></span></p>
<p>rn
<p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">5. Partis politiques et militantisme <o:p></o:p></span></p>
<p>rn
<p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">6. La gestion politique, financi&egrave;re et morale des partis politiques <o:p></o:p></span></p>
<p>rn
<p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">7. Les partis politiques face au pouvoir <o:p></o:p></span></p>
<p>rn
<p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">8. Partis politiques et animation de la vie politique nationale <o:p></o:p></span></p>
<p>rn
<p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">9. Forces contributives des partis politiques aux d&eacute;bats nationaux et internationaux <o:p></o:p></span></p>
<p>rn
<p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">10. Enqu&ecirc;tes d''opinions sur l''image des partis politiques maliens <o:p></o:p></span></p>
<p>rn
<p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">11. Inflation et marasme des partis politiques <o:p></o:p></span></p>
<p>rn
<p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">12. Que pr&eacute;coniser pour arr&ecirc;ter la d&eacute;rive ? <o:p></o:p></span></p>
<p>rn
<p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"><span lang="FR" style="font-family: Arial;"><o:p>&nbsp;</o:p></span></p>
<p>rn<br />
<h1><span lang="FR" style="font-size: 12pt;">C. Les &eacute;lections <o:p></o:p></span></h1>
<p>rn
<p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">1. Devoir civique ou devoir d&eacute;mocratique&nbsp;: choix ou obligation ? <o:p></o:p></span></p>
<p>rn
<p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">2. Les observateurs : impacts sur le processus <o:p></o:p></span></p>
<p>rn
<p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">3. Instruments techniques des &eacute;lections dans une population &agrave; majorit&eacute; analphab&egrave;te <o:p></o:p></span></p>
<p>rn
<p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">4. Elections<span style="">&nbsp; </span>: la mise en parenth&egrave;se de l''Etat : significations et cons&eacute;quences <o:p></o:p></span></p>
<p>rn
<p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">5. Contr&ocirc;le de la moralit&eacute; des campagnes pr&eacute;sidentielle et l&eacute;gislative <o:p></o:p></span></p>
<p>rn
<p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"><span lang="FR" style="font-family: Arial;"><o:p>&nbsp;</o:p></span></p>
<p>rn<br />
<h1><span lang="FR" style="font-size: 12pt;">D. La d&eacute;centralisation <o:p></o:p></span></h1>
<p>rn
<p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">1. La d&eacute;centralisation : radioscopie et perspectives <o:p></o:p></span></p>
<p>rn
<p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">2. La dynamique d&eacute;centralisatrice et ses limites<o:p></o:p></span></p>
<p>rn
<p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">3. Potentialit&eacute;s de la d&eacute;centralisation et conditions de mise en &oelig;uvre <o:p></o:p></span></p>
<p>rn
<p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">4. La d&eacute;centralisation&nbsp;: une fin en soi&nbsp;?<o:p></o:p></span></p>
<p>rn
<p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"><span lang="FR" style="font-family: Arial;"><o:p>&nbsp;</o:p></span></p>
<p>rn<br />
<h1><span lang="FR" style="font-size: 12pt;">E. Les syndicats <o:p></o:p></span></h1>
<p>rn
<p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">1. Historique des syndicats maliens <o:p></o:p></span></p>
<p>rn
<p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">2. G&eacute;osociologie des syndicats maliens <o:p></o:p></span></p>
<p>rn
<p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">3. La nature des revendications syndicales <o:p></o:p></span></p>
<p>rn
<p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">4. Les syndicats et le pouvoir : pactes et compromis possibles <o:p></o:p></span></p>
<p>rn
<p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">5. Grandes questions syndicales africaines &agrave; l''heure de la mondialisation <o:p></o:p></span></p>
<p>rn
<p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">6. Couches socioprofessionnelles non syndiqu&eacute;es <o:p></o:p></span></p>
<p>rn
<p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">7. Niveau de vie, salaires, s&eacute;curit&eacute; sociale et d&eacute;veloppement <o:p></o:p></span></p>
<p>rn
<p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">8. La politique sociale de l''Etat malien : la sant&eacute; et le logement <o:p></o:p></span></p>
<p>rn
<p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"><span lang="FR" style="font-family: Arial;"><o:p>&nbsp;</o:p></span></p>
<p>rn<br />
<h1><span lang="FR" style="font-size: 12pt;">F. L''&eacute;thique de l''Etat <o:p></o:p></span></h1>
<p>rn
<p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">1. Les instruments de contr&ocirc;le de la gestion de l''Etat : tutelle et fonctionnement 2. La corruption : une vaste question <o:p></o:p></span></p>
<p>rn
<p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">3. La gestion des int&eacute;r&ecirc;ts cat&eacute;goriels par l''Etat <o:p></o:p></span></p>
<p>rn
<p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">4. Primes et indemnit&eacute;s de la Fonction publique : un tabou, une r&eacute;forme impossible <o:p></o:p></span></p>
<p>rn
<p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">5. Probl&eacute;matiques et enjeux de la constitution d''une classe moyenne au Mali <o:p></o:p></span></p>
<p>rn
<p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">6. Le M&eacute;diateur et le V&eacute;rificateur g&eacute;n&eacute;ral : fonctionnalit&eacute; et opportunit&eacute; <o:p></o:p></span></p>
<p>rn
<p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"><span lang="FR" style="font-family: Arial;"><o:p>&nbsp;</o:p></span></p>
<p>rn<br />
<h1><span lang="FR" style="font-size: 12pt;">G. La magistrature <o:p></o:p></span></h1>
<p>rn
<p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">1. Les attributions d''une institution <o:p></o:p></span></p>
<p>rn
<p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">2. La question des moyens et des fins <o:p></o:p></span></p>
<p>rn
<p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">3. Le contrat magistrat/citoyen <o:p></o:p></span></p>
<p>rn
<p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">4. Magistrat &eacute;lu et magistrat nomm&eacute; <o:p></o:p></span></p>
<p>rn
<p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">5. Magistrat et sanction populaire <o:p></o:p></span></p>
<p>rn
<p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"><span lang="FR" style="font-family: Arial;"><o:p>&nbsp;</o:p></span></p>
<p>rn
<p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"><strong><span lang="FR" style="font-family: Arial;">H. La presse</span></strong><span lang="FR" style="font-family: Arial;"> <o:p></o:p></span></p>
<p>rn
<p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">1. Presse, formation et &eacute;thique du m&eacute;tier<o:p></o:p></span></p>
<p>rn
<p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">2. Espaces de compromis et de collaboration avec l''Etat <o:p></o:p></span></p>
<p>rn
<p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">3. Arguments pour la r&eacute;glementation du m&eacute;tier <o:p></o:p></span></p>
<p>rn
<p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">4. Presse d''Etat et presse priv&eacute;e : quelles contributions &agrave; la d&eacute;mocratie ? <o:p></o:p></span></p>
<p>rn
<p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">5. T&eacute;l&eacute;vision d''Etat ou t&eacute;l&eacute;vision nationale ? <o:p></o:p></span></p>
<p>rn
<p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">6. L''impact de la radio priv&eacute;e sur la formation de l''opinion et des consciences <o:p></o:p></span></p>
<p>rn
<p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">7. La presse nationale face &agrave; la presse internationale <o:p></o:p></span></p>
<p>rn
<p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"><span lang="FR" style="font-family: Arial;"><o:p>&nbsp;</o:p></span></p>
<p>rn
<p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"><span lang="FR" style="font-family: Arial;"><o:p>&nbsp;</o:p></span></p>
<p>rn<br />
<h1><span lang="FR" style="font-size: 12pt;">II. L''&eacute;ducation <o:p></o:p></span></h1>
<p>rn<br />
<h1><span lang="FR" style="font-size: 12pt;">A. Le syst&egrave;me <o:p></o:p></span></h1>
<p>rn
<p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">1. Radioscopie des r&eacute;formes de 1962 &agrave; aujourd''hui <o:p></o:p></span></p>
<p>rn
<p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">2. Le syst&egrave;me scolaire comme n&eacute;cessaire reflet de sa soci&eacute;t&eacute; <o:p></o:p></span></p>
<p>rn
<p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">3. Carte &eacute;conomique du Mali et syst&egrave;me scolaire <o:p></o:p></span></p>
<p>rn
<p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">4. Mod&egrave;le scolaire asiatique et mod&egrave;le africain <o:p></o:p></span></p>
<p>rn
<p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">5. Pr&eacute;suppos&eacute;s sociaux et &eacute;conomiques d''une &eacute;cole int&eacute;gr&eacute;e <o:p></o:p></span></p>
<p>rn
<p class="MsoBodyText2"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">6. Le capital p&eacute;dagogique et didactique du Mali <o:p></o:p></span></p>
<p>rn
<p class="MsoBodyText2"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">7. La d&eacute;colonisation des programmes <o:p></o:p></span></p>
<p>rn
<p class="MsoBodyText2"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">8. Le financement de l''&eacute;cole <o:p></o:p></span></p>
<p>rn
<p class="MsoBodyText2"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">9. La question des infrastructures : quels instruments de projection ?<span style="">&nbsp; </span><o:p></o:p></span></p>
<p>rn
<p class="MsoBodyText2"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">10. Organes et m&eacute;thodes de suivi des r&eacute;formes <o:p></o:p></span></p>
<p>rn
<p class="MsoBodyText2"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">11. Les organes de veille et de programmation du syst&egrave;me <o:p></o:p></span></p>
<p>rn
<p class="MsoBodyText2"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">12. Administration scolaire nationale, d&eacute;centralisation et d&eacute;concentration <o:p></o:p></span></p>
<p>rn
<p class="MsoBodyText2"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">13. Les partenaires de l''&eacute;cole : &eacute;tat des lieux <o:p></o:p></span></p>
<p>rn
<p class="MsoBodyText2"><span lang="FR" style="font-family: Arial;"><o:p>&nbsp;</o:p></span></p>
<p>rn<br />
<h1><span lang="FR" style="font-size: 12pt;">B. Le niveau<span style="">&nbsp; </span><o:p></o:p></span></h1>
<p>rn
<p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">1. Historique des d&eacute;crochages p&eacute;dagogiques : 1962, 1968, 1991, 1999, 2002. <o:p></o:p></span></p>
<p>rn
<p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">2. L''int&eacute;gration des &laquo; six-ao&ucirc;tards &raquo; : bilan d''une r&eacute;forme p&eacute;dagogique audacieuse<o:p></o:p></span></p>
<p>rn
<p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">3. Volontariat et vacatariat : le handicap de la motivation ; le d&eacute;ficit de l''accompagnement p&eacute;dagogique et de l''&eacute;valuation <o:p></o:p></span></p>
<p>rn
<p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">4. Fluctuation, mutabilit&eacute; et d&eacute;rives des &eacute;coles et des exp&eacute;riences p&eacute;dagogiques dans l''&eacute;cole malienne <o:p></o:p></span></p>
<p>rn
<p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">5. L''intrusion de la politique politicienne &agrave; l''&eacute;cole : les ann&eacute;es perdues <o:p></o:p></span></p>
<p>rn
<p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">6. Forces et faiblesses du Prodec <o:p></o:p></span></p>
<p>rn
<p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">7. La probl&eacute;matique des langues nationales : le pr&eacute;suppos&eacute; des ouvrages disponibles <o:p></o:p></span></p>
<p>rn
<p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">8. Etat des lieux de la p&eacute;dagogie convergente <o:p></o:p></span></p>
<p>rn
<p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">9. Alphab&eacute;tiser le Mali en deux mois : la question du nko <o:p></o:p></span></p>
<p>rn
<p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">10. Niveau des &eacute;l&egrave;ves et niveau des enseignants <o:p></o:p></span></p>
<p>rn
<p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"><span lang="FR" style="font-family: Arial;"><o:p>&nbsp;</o:p></span></p>
<p>rn
<p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"><strong><span lang="FR" style="font-family: Arial;">C. Pour l''universit&eacute; nouvelle</span></strong><span lang="FR" style="font-family: Arial;"> <o:p></o:p></span></p>
<p>rn
<p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">1. Qu''est-ce qu''une universit&eacute; ? Infrastructures, unit&eacute; de lieu, structures, contenu p&eacute;dagogique et finalit&eacute;s. <o:p></o:p></span></p>
<p>rn
<p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">2. L''Universit&eacute; nationale de Bamako : un simple r&eacute;am&eacute;nagement juridique des anciennes grands &eacute;coles <o:p></o:p></span></p>
<p>rn
<p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">3. L''Universit&eacute; du Mali : probl&egrave;mes sociaux, psychologiques, p&eacute;dagogiques et politiques <o:p></o:p></span></p>
<p>rn
<p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">4. L''Universit&eacute; du Mali : devoirs, orientations et finalit&eacute;s <o:p></o:p></span></p>
<p>rn
<p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">5. Gestion des flux et des fili&egrave;res ; ch&ocirc;mage et frustrations ; perspectives pour l''avenir <o:p></o:p></span></p>
<p>rn
<p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">6. La reconversion des m&eacute;thodes et des mentalit&eacute;s <o:p></o:p></span></p>
<p>rn
<p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">7. Domestication, modernisation et ouverture de l''Universit&eacute; <o:p></o:p></span></p>
<p>rn
<p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">8. La gestion d&eacute;mocratique et de proximit&eacute; de l''Universit&eacute; : le pari d''une r&eacute;ussite 9. L''animation intellectuelle et culturelle de l''Universit&eacute; <o:p></o:p></span></p>
<p>rn
<p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">10. Les obligations scientifiques et p&eacute;dagogiques des formateurs <o:p></o:p></span></p>
<p>rn
<p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">11. Le r&ocirc;le de l''universit&eacute; dans le rayonnement des sciences et des technologies au niveau national<o:p></o:p></span></p>
<p>rn
<p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">12. L''impulsion de la recherche fondamentale et appliqu&eacute;e par l''Universit&eacute; <o:p></o:p></span></p>
<p>rn
<p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">13. L''Universit&eacute; comme un agent commercial autonome <o:p></o:p></span></p>
<p>rn
<p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">14. Le pacte Universit&eacute;-Etat dans la construction nationale <o:p></o:p></span></p>
<p>rn
<p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"><span lang="FR" style="font-family: Arial;"><o:p>&nbsp;</o:p></span></p>
<p>rn<br />
<h1><span lang="FR" style="font-size: 12pt;">III. L''emploi <o:p></o:p></span></h1>
<p>rn<br />
<h1><span lang="FR" style="font-size: 12pt;">A. Les sources de l''emploi <o:p></o:p></span></h1>
<p>rn
<p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">1. Carte &eacute;conomique de l''employabilit&eacute; au Mali <o:p></o:p></span></p>
<p>rn
<p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">2. La part du syst&egrave;me scolaire dans le d&eacute;ficit de l''employabilit&eacute; <o:p></o:p></span></p>
<p>rn
<p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">3. L''Universit&eacute; malienne comme fabrique de ch&ocirc;meurs <o:p></o:p></span></p>
<p>rn
<p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">4. La r&eacute;habilitation du travail rural <o:p></o:p></span></p>
<p>rn
<p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">5. La r&eacute;habilitation du travail manuel <o:p></o:p></span></p>
<p>rn
<p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">6. Le march&eacute; dit de l''informel <o:p></o:p></span></p>
<p>rn
<p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">7. Relations entre formation et informel <o:p></o:p></span></p>
<p>rn
<p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">8. Les m&eacute;tiers de la ville et le d&eacute;ficit de main-d''&oelig;uvre <o:p></o:p></span></p>
<p>rn
<p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">9. Les limites du volontarisme des jeunes <o:p></o:p></span></p>
<p>rn
<p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">10. L''Apej : une exp&eacute;rience innovante <o:p></o:p></span></p>
<p>rn
<p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">11. La politique bancaire comme un frein &agrave; l''emploi <o:p></o:p></span></p>
<p>rn
<p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">12. Les banques communautaires : capacit&eacute;s et limites <o:p></o:p></span></p>
<p>rn
<p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">13. Le sous-emploi rural <o:p></o:p></span></p>
<p>rn
<p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">14. Le travail dit des enfants : un apprentissage fonctionnel <o:p></o:p></span></p>
<p>rn
<p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"><span lang="FR" style="font-family: Arial;"><o:p>&nbsp;</o:p></span></p>
<p>rn<br />
<h1><span lang="FR" style="font-size: 12pt;">B. Les enjeux politiques et &eacute;conomiques de l''emploi <o:p></o:p></span></h1>
<p>rn
<p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">1. Tableaux et rythmes du ch&ocirc;mage et du sous-emploi au Mali <o:p></o:p></span></p>
<p>rn
<p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">2. Ethno-textes de ch&ocirc;meurs <o:p></o:p></span></p>
<p>rn
<p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">3. Ch&ocirc;mage, sous-emploi et mont&eacute;e des fondamentalismes <o:p></o:p></span></p>
<p>rn
<p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">4. La question de l''organisation horizontale du monde rural <o:p></o:p></span></p>
<p>rn
<p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">5. D&eacute;centralisation et employabilit&eacute; au Mali <o:p></o:p></span></p>
<p>rn
<p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">6. Les produits du cru : handicaps et opportunit&eacute;s de la mondialisation <o:p></o:p></span></p>
<p>rn
<p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">7. Les produits du cru : la question des march&eacute;s <o:p></o:p></span></p>
<p>rn
<p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">8. La formation &agrave; l''exploitation de nos ressources : une responsabilit&eacute; de l''&eacute;cole et de l''Universit&eacute; <o:p></o:p></span></p>
<p>rn
<p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">9. Les r&eacute;formes de la mentalit&eacute; du dipl&ocirc;m&eacute;-ch&ocirc;meur <o:p></o:p></span></p>
<p>rn
<p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">10. Attributions nouvelles et urgences du d&eacute;partement en charge de l''Emploi <o:p></o:p></span></p>
<p>rn
<p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">11. Valeurs du travail et d&eacute;veloppement <o:p></o:p></span></p>
<p>rn
<p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">12. La r&eacute;mun&eacute;ration : le reflet de la productivit&eacute; et non un effet syndical <o:p></o:p></span></p>
<p>rn
<p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"><strong><span lang="FR" style="font-family: Arial;"><o:p>&nbsp;</o:p></span></strong></p>
<p>rn
<p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"><strong><span lang="FR" style="font-family: Arial;">IV. La culture <o:p></o:p></span></strong></p>
<p>rn<br />
<h1><span lang="FR" style="font-size: 12pt;">A. Le concept <o:p></o:p></span></h1>
<p>rn
<p class="MsoBodyText2"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">1. La culture au fondement de l''&eacute;conomique et du politique <o:p></o:p></span></p>
<p>rn
<p class="MsoBodyText2"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">2. Pourquoi l''absence de la question culturelle &agrave; l''&eacute;cole et &agrave; l''Universit&eacute; ? <o:p></o:p></span></p>
<p>rn
<p class="MsoBodyText2"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">3. La culture africaine entre arabit&eacute; et occidentalit&eacute; <o:p></o:p></span></p>
<p>rn
<p class="MsoBodyText2"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">4. A quels niveaux trouver la culture africaine et comment la formaliser ? <o:p></o:p></span></p>
<p>rn
<p class="MsoBodyText2"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">5. L''absence de la culture dans le vocabulaire et le fait politique africains <o:p></o:p></span></p>
<p>rn
<p class="MsoBodyText2"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">6. La culture africaine rel&eacute;gu&eacute;e dans les m&eacute;moires <o:p></o:p></span></p>
<p>rn
<p class="MsoBodyText2"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">7. La honte et la peur de la culture africaine <o:p></o:p></span></p>
<p>rn
<p class="MsoBodyText2"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">8. Une jeunesse africaine d&eacute;plant&eacute;e <o:p></o:p></span></p>
<p>rn
<p class="MsoBodyText2"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">9. Culture africaine et mondialisation <o:p></o:p></span></p>
<p>rn
<p class="MsoBodyText2"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">10. Rap et folklore <o:p></o:p></span></p>
<p>rn
<p class="MsoBodyText2"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">11. Culture de l''&eacute;lite et culture populaire <o:p></o:p></span></p>
<p>rn
<p class="MsoBodyText2"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">12. La culture africaine : un leurre ? Quel mod&egrave;le culturel fonctionnel ? <o:p></o:p></span></p>
<p>rn
<p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"><span lang="FR" style="font-family: Arial;"><o:p>&nbsp;</o:p></span></p>
<p>rn<br />
<h1><span lang="FR" style="font-size: 12pt;">B. Le patrimoine <o:p></o:p></span></h1>
<p>rn
<p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">1. La carte culturelle du Mali <o:p></o:p></span></p>
<p>rn
<p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">2. Index du mat&eacute;riel et du spirituel <o:p></o:p></span></p>
<p>rn
<p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">3. Dimensions et enjeux de la r&eacute;habilitation des sites <o:p></o:p></span></p>
<p>rn
<p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">4. Les mus&eacute;es villageois et r&eacute;gionaux <o:p></o:p></span></p>
<p>rn
<p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">5. Quel genre d''apport aux rites et aux cultes existants ? <o:p></o:p></span></p>
<p>rn
<p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">6. R&eacute;pertoire des danses et festivit&eacute;s traditionnelles <o:p></o:p></span></p>
<p>rn
<p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">7. Du folklore au show biz <o:p></o:p></span></p>
<p>rn
<p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">8. Ornementation et accoutrement festifs <o:p></o:p></span></p>
<p>rn
<p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">9. Mieux concevoir, construire et promouvoir les festivals ethniques <o:p></o:p></span></p>
<p>rn
<p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">10. Concevoir et faire appliquer la notion de qualit&eacute; et de comp&eacute;titivit&eacute; dans le folklore <o:p></o:p></span></p>
<p>rn
<p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">11. La politique d''appui aux festivals <o:p></o:p></span></p>
<p>rn
<p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">12. Formation, Modernisation et Recr&eacute;ation du folklore <o:p></o:p></span></p>
<p>rn
<p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">13. La bataille de la protection du folklore <o:p></o:p></span></p>
<p>rn
<p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">14. Regard sur les formations nationales : nationalisme ou cr&eacute;ativit&eacute; ? <o:p></o:p></span></p>
<p>rn
<p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">15. Architecture, environnement et d&eacute;veloppement <o:p></o:p></span></p>
<p>rn
<p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">16. Protection, r&eacute;novation ou r&eacute;habilitation de l''architecture coloniale <o:p></o:p></span></p>
<p>rn
<p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">17. Le point sur l''architecture traditionnelle et les mat&eacute;riaux locaux <o:p></o:p></span></p>
<p>rn
<p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">18. Evolution des techniques dans les mat&eacute;riaux locaux <o:p></o:p></span></p>
<p>rn
<p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">19. Architecture moderne et espace africain <o:p></o:p></span></p>
<p>rn
<p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">20. L''exploitation de l''espace urbain et les infrastructures <o:p></o:p></span></p>
<p>rn
<p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">21. Profil de l''architecture africaine de demain <o:p></o:p></span></p>
<p>rn
<p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"><span lang="FR" style="font-family: Arial;"><o:p>&nbsp;</o:p></span></p>
<p>rn<br />
<h1><span lang="FR" style="font-size: 12pt;">C. La cr&eacute;ativit&eacute; <o:p></o:p></span></h1>
<p>rn
<p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">1. Regard sur le Conservatoire Balla Fas&eacute;k&eacute; Kouyat&eacute; <o:p></o:p></span></p>
<p>rn
<p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">2. Les domaines de la cr&eacute;ativit&eacute; africaine <o:p></o:p></span></p>
<p>rn
<p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">3. Pour quel public et quelles finalit&eacute;s &eacute;crire ? <o:p></o:p></span></p>
<p>rn
<p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">4. La cr&eacute;ativit&eacute; litt&eacute;raire africaine : un produit b&acirc;tard ? <o:p></o:p></span></p>
<p>rn
<p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">5. Une inversion ou une r&eacute;volution est-elle possible ? <o:p></o:p></span></p>
<p>rn
<p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">6. R&eacute;inventer le langage litt&eacute;raire africain pour qui ? <o:p></o:p></span></p>
<p>rn
<p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">7. Le goulot de l''&eacute;dition et des circuits de distribution <o:p></o:p></span></p>
<p>rn
<p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">8. Les maisons d''&eacute;dition africaines : moyens et limites <o:p></o:p></span></p>
<p>rn
<p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">9. Le cin&eacute;ma africain : populaire mais introuvable <o:p></o:p></span></p>
<p>rn
<p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">10. Le cin&eacute;ma africain : chances et d&eacute;rives du num&eacute;rique : l''exemple nig&eacute;rian <o:p></o:p></span></p>
<p>rn
<p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">11. Historique des tentatives de regroupements des cr&eacute;ateurs africains <o:p></o:p></span></p>
<p>rn
<p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">12. Impacts de quelques penseurs et &eacute;crivains africains sur les luttes des peuples 13. La cr&eacute;ativit&eacute; africaine : quels espaces de rencontre ? <o:p></o:p></span></p>
<p>rn
<p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">14. Les lieux de la promotion et de la reconnaissance de la cr&eacute;ativit&eacute; africaine <o:p></o:p></span></p>
<p>rn
<p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">15. Niveaux et degr&eacute;s de la r&eacute;cup&eacute;ration <o:p></o:p></span></p>
<p>rn
<p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">16. Couture et tressage : des arts conqu&eacute;rants <o:p></o:p></span></p>
<p>rn
<p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">17. Gastronomie africaine : les limites d''une conqu&ecirc;te <o:p></o:p></span></p>
<p>rn
<p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"><strong><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Pascal Baba Couloubaly<o:p></o:p></span></strong></p>
<p>rn
<p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"><em><span lang="FR" style="font-family: Arial;">(anthropologue)<o:p></o:p></span></em></p>
<p>"</p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Illusions et mensonges</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/democratie/illusions-et-mensonges-8099.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="72235" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 11 Jul 2007 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p><font size=2" style="font-family: Arial;">S&rsquo;il y a un des dangers qui plane sur la d&eacute;mocratie malienne, c&rsquo;est bien l&rsquo;&eacute;quation des candidatures dites ind&eacute;pendantes. Un vrai commerce de l&rsquo;informel en politique.</p>
<p>Ils sont nombreux, au fil des interviews qu&rsquo;ils livrent, &agrave; penser qu&rsquo;ils sont &agrave; m&ecirc;me de repr&eacute;senter &agrave; eux seuls une alternative cr&eacute;dible, &agrave; concevoir et a ex&eacute;cuter des programmes que seuls des hommes de foi et d&rsquo;exp&eacute;rience peu&shy;vent entreprendre. Bref, &agrave; r&eacute;ussir mieux que les partis.</p>
<p>Peut-on raisonnablement pr&eacute;tendre construire une maison en s&rsquo;en tenant &agrave; l&rsquo;&eacute;cart ?</p>
<p>Peut-on pr&eacute;tendre conforter la d&eacute;mocratie en ayant pour cible les partis politiques qui en sont le socle et en inscrivant son action hors de son champ ?</p>
<p>Ce sont des partis politiques qui ont conduit le Mali &agrave; l&rsquo;ind&eacute;pendance, ce sont des partis et associations politiques qui ont op&eacute;r&eacute; la r&eacute;volu&shy;tion du 26 mars. Et le renouveau auquel cela a donn&eacute; lieu est aussi le fait des partis. Sans par&shy;tis politiques, il n&rsquo;y pas de d&eacute;mocratie. Fragiliser les partis politiques consiste &agrave; fragili&shy;ser et la d&eacute;mocratie et la R&eacute;publique.</p>
<p>Ces ind&eacute;pendants, vous les connaissez, ils sont presque tous le copain du copain du copain, des acheteurs de conscience qui ne doi&shy;vent leurs voix qu&rsquo;au vil chantage et marchan&shy;dage auxquels ils soumettent leurs concitoyens, des parachut&eacute;s n&eacute;s des compromissions et de messes basses nocturnes dont les desseins inavou&eacute;s sont de mettre en coupes r&eacute;gl&eacute;es les acquis d&rsquo;un peuple martyr &agrave; la m&eacute;moire encore vivace de ses sacrifices sanglants.</p>
<p>Ces &eacute;lus ne sont &eacute;lus que pour eux m&ecirc;me, soit pour conforter leur &laquo; position &raquo;, soit pour se mettre &agrave; l&rsquo;abri ou tout simplement, sous le couvert d&rsquo;une ascension sociale, somme toute l&eacute;gitime, mus par une insatiable faim de poss&eacute;&shy;der !</p>
<p>Vous savez, la plupart des candidats ind&eacute;&shy;pendants ne sont ind&eacute;pendants que parce que pour de multiples mauvaises raisons, les partis politiques ont refus&eacute; de les pr&eacute;senter pour ne pas entacher leur propre honorabilit&eacute;. Alors ils se pr&eacute;sentent pour mettre &agrave; mort parfois le parti qui les a cr&eacute;&eacute;s et tant pis pour les effets collat&eacute;raux d&eacute;vastateurs.</p>
<p>Les Ind&eacute;pendants profitent de la d&eacute;mocratie pour s&rsquo;attaquer aux fondations m&ecirc;mes de la d&eacute;mocratie que sont les partis politiques. A l&rsquo;&eacute;poque du parti unique, avez-vous entendu parler d&rsquo;Ind&eacute;pendants ?</p>
<p>Pour sauver la d&eacute;mocratie il faut veiller sur les partis, en renfor&ccedil;ant les partis, on cr&eacute;dibilise les &eacute;lections et il est de l&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t de la d&eacute;mocra&shy;tie que les Maliens votent pour les candidats des partis.</p>
<p>Birama Fall</p>
<p>11 juillet 2007.</p>
<p></font>"</p>]]> </content:encoded>
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<title>Dérives Démocratiques : Les signes annonciateurs</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/democratie/derives-democratiques-les-signes-annonciateurs-7960.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 03 Jul 2007 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pouce</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p><font size=2"><strong style=""><em style=""><span lang="FR" style="font-family: Arial; color: rgb(51, 51, 153);">Le processus d&eacute;mocratique malien est original a-t-on l&rsquo;habitude de dire depuis le lendemain de l&rsquo;ouverture d&eacute;mocratique. Il semble que ceux qui pensaient ainsi, qu&rsquo;ils soient maliens ou pas, avaient bien raison. </span></em></strong></font><br />rn
<p class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR" style="font-family: Arial;"> Notre d&eacute;mocratie est toujours consid&eacute;r&eacute;e comme jeune en comparaison avec celle des pays de l&rsquo;Europe, voire du S&eacute;n&eacute;gal entre autres. Cependant, nous avons d&eacute;j&agrave; un quart de si&egrave;cle dan cette pratique. Toute chose qui devrait nous permettre logiquement d&rsquo;accumuler une masse d&rsquo;exp&eacute;riences &agrave; m&ecirc;me de nous faciliter le processus d&rsquo;enracinement plus ou moins profond de notre d&eacute;mocratie. Mais, curieusement, on a l&rsquo;impression que l&rsquo;image positive que nous avons &agrave; l&rsquo;ext&eacute;rieur et qui a &eacute;t&eacute; salu&eacute;e pendant plus d&rsquo;une d&eacute;cennie d&eacute;range certains maliens qui se r&eacute;clament pourtant de la d&eacute;mocratie. D&rsquo;ailleurs, ils donnent l&rsquo;impression d&rsquo;&ecirc;tre plus d&eacute;mocrates que les autres.<o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2"><strong style=""><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Jeter le b&eacute;b&eacute; avec l&rsquo;eau du bain<o:p></o:p></span></strong></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Depuis 2002, date de la fin du second mandat du pr&eacute;sident Alpha Oumar Konar&eacute;, le processus d&eacute;mocratique malien se trouve dans une situation inconfortable. <o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">En effet, si pendant les dix ans de l&rsquo;ADEMA, plusieurs partis politiques s&rsquo;estimaient l&eacute;s&eacute;s, on a d&eacute;nonc&eacute; du<span style="">&nbsp; </span>milieu du premier mandat &agrave; la fin du second, le fait que les partis politiques ne parvenaient pas &agrave; entretenir leur coh&eacute;sion, &agrave; partir de 2002, on assiste aussi &agrave; des contestations de la fa&ccedil;on dont sont g&eacute;r&eacute;es les affaires publiques. Aussi, aujourd&rsquo;hui comme &agrave; cette &eacute;poque il est beaucoup question de corruption et de d&eacute;linquance financi&egrave;re. Apr&egrave;s une exp&eacute;rience de gestion consensuelle des affaires publiques, une force d&rsquo;opposition politique a vu le jour. A la veille de l&rsquo;&eacute;lection du 29 Avril, il s&rsquo;est form&eacute; une mouvance pr&eacute;sidentielle d&eacute;nomm&eacute;e Alliance pour la D&eacute;mocratie et le Progr&egrave;s (ADP) et une force d&rsquo;opposition constitu&eacute;e par les &eacute;l&eacute;ments du Front pour la D&eacute;mocratie et la R&eacute;publique (FDR). <br /></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Pour ceux-ci et d&rsquo;autres acteurs politiques n&rsquo;appartenant pas &agrave; l&rsquo;ADP, rien ne va plus au Mali, la d&eacute;mocratie va &agrave; la d&eacute;rive. Jeter le b&eacute;b&eacute; avec l&rsquo;eau du bain est une expression qui colle bien &agrave; leur attitude. Ils vont jusqu&rsquo;&agrave; nier l&rsquo;&eacute;vidence dans leur combat, leur argumentation. T&eacute;moins les d&eacute;clarations multiples qu&rsquo;ils ont faites en amont et au cours des campagnes pour l&rsquo;&eacute;lection du pr&eacute;sident de la R&eacute;publique, pris apr&egrave;s la proclamation des r&eacute;sultats. Ainsi, vous ne les entendrez pas affirmer, reconna&icirc;tre qu&rsquo;ils sont satisfaits des r&eacute;sultats obtenus dans tel ou tel domaine.<br /> Leur position laisse sous entendre qu&rsquo;il faut tout refaire. Ca c&rsquo;est de l&rsquo;aberration.<o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2"><strong style=""><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Le fond des probl&egrave;mes<o:p></o:p></span></strong></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">En v&eacute;rit&eacute;, du d&eacute;but du processus d&eacute;mocratique au Mali jusqu&rsquo;ici il y a des probl&egrave;mes qu&rsquo;on a toujours mis au compte des difficult&eacute;s d&rsquo;apprentissage.<o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Cependant, lorsqu&rsquo;on observe bien ce qui se passe, on se rend plut&ocirc;t compte que ceux-l&agrave; m&ecirc;me qui crient au scandale sont parties prenantes des situations n&eacute;gatives qui se produisent depuis 1991. Mais cela est moins alarmant que lorsqu&rsquo;on fournit de gros efforts pour tenter de r&eacute;&eacute;diter des pratiques et consid&eacute;rations qui ont constitu&eacute; des entraves &agrave; l&rsquo;approfondissement de notre processus d&eacute;mocratiques. Les exemples sont nombreux et si l&rsquo;on ne prend garde, la passion, l&rsquo;ambition d&eacute;mesur&eacute;e, l&rsquo;individualisme et l&rsquo;extr&eacute;misme qui sont le lot quotidien depuis quelques ann&eacute;es pourraient entacher notre d&eacute;mocratie, sans que cela puisse r&eacute;ellement branler la qui&eacute;tude du pouvoir qui est la cible.<o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2"><strong style=""><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Une m&ecirc;me chose et son contraire<o:p></o:p></span></strong></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Une observation minutieuse de la situation politique permet d&rsquo;&eacute;tablir que les acteurs politiques qui, inlassablement montent sur tous les toits pour d&eacute;noncer les d&eacute;rives d&eacute;mocratique dont tous partir de ceux qui ont &eacute;t&eacute; &agrave; l&rsquo;origine de la fragilisation de la coh&eacute;sion des partis qui se trouvent &ecirc;tre parmi les premiers cr&eacute;&eacute;s au Mali &agrave; l&rsquo;issue de l&rsquo;ouverture d&eacute;mocratique. A l&rsquo;origine les conflits d&rsquo;int&eacute;r&ecirc;ts. Or, il n&rsquo;est un secret pour personne que tous ne peuvent pas &ecirc;tre des leaders et avoir toujours ce qu&rsquo;ils veulent. <o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">D&rsquo;ailleurs, leur situation actuelle ne s&rsquo;explique-t-elle pas par les cons&eacute;quences des actes qu&rsquo;ils ont pos&eacute;s&nbsp;? Les signes annonciateurs de cette situation sont apparus d&egrave;s la veille des &eacute;lections g&eacute;n&eacute;rales de 2007.<br /> Nous avons aussi appris &agrave; notre d&eacute;pense que les acteurs politiques ont d&eacute;cid&eacute; de prendre des positions<span style="">&nbsp; </span>rigides, face &agrave; la gestion du pouvoir de part et d&rsquo;autre. ADP, FDR. Cette nouvelle donne a eu des r&eacute;percussions sur la presse. Et depuis les clivages ne font qu&rsquo;appara&icirc;tre et se renforcer en vue de ce p&eacute;renniser. Au stade actuel, ce n&rsquo;est pas encore l&rsquo;impression.<o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR" style="font-family: Arial;">Donc nous avons encore la chance de nous ressaisir pour aller sinc&egrave;rement dans le sens du respect des lois de la R&eacute;publique et de l&rsquo;autre. Tant qu&rsquo;il n&rsquo;en sera pas ainsi, les uns et les autres, peut &ecirc;tre sans le vouloir, continueront &agrave; poser des actes qui ne contribueront qu&rsquo;&agrave; compromettre les int&eacute;r&ecirc;ts collectifs, &agrave; hypoth&eacute;quer l&rsquo;avenir des g&eacute;n&eacute;rations montantes.<o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2"><strong style=""><span lang="FR" style="font-family: Arial;">La r&eacute;daction</span></strong></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2"><strong style=""><span lang="FR" style="font-family: Arial;"><o:p></o:p></span></strong></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR" style="font-family: Arial;"><o:p>&nbsp;</o:p></span></font></p>
<p>"</p>]]> </content:encoded>
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<title>Confiscation des Libertés publiques au Mali : rnL&amp;amp;#039;&amp;amp;#039;insulte et l’outrage</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/democratie/confiscation-des-libertes-publiques-au-mali-rnlinsulte-et-l%25e2%2580%2599outrage-7927.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 02 Jul 2007 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Indépendant</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p><font size=2"><strong><em><span lang="FR" style="color: rgb(51, 51, 153);">En d&eacute;cidant de confisquer<span style="">&nbsp; </span>leur libert&eacute; &agrave; des citoyens maliens, pour un d&eacute;lit non constitu&eacute;, la justice malienne, d&eacute;j&agrave; index&eacute;e lourdement dans plusieurs contentieux, vient de descendre dans une ar&egrave;ne qui ne lui sied pas : elle veut indiquer aux hommes de presse, aux cr&eacute;ateurs et &agrave; tous les esprits libres de ce pays, la notion du &quot;politiquement correct&quot;. A partir du moment, o&ugrave; cette justice peut se mettre en branle sur toute sa dorsale, pour une &oelig;uvre fictive, que ne fera-t-elle quand la r&eacute;alit&eacute; sera d&eacute;crite toute crue ? Assur&eacute;ment, il ne faut surtout pas que sous le manteau de la justice, se r&egrave;glent des comptes.<o:p></o:p></span></em></strong></font>rn
<div style="text-align: left;">  </div>
<p>rn
<div style="text-align: left;">  </div>
<p>rn
<p style="font-family: Arial; text-align: left;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR" style="color: black;">Victor Hugo dans les ann&eacute;es 1850 a pu &eacute;crire, Napol&eacute;on Le Petit, stigmatisant le coup d''Etat perp&eacute;tr&eacute; par Bonaparte. &quot;<em>Les ch&acirc;timents</em> &quot;, son &oelig;uvre embl&eacute;matique rend compte de ce que peut &ecirc;tre la r&eacute;volte d''un citoyen meurtri devant l''imposture d''un politique usurpateur. Dans &quot;<strong>Sonnez, sonnez toujours clairons de la pens&eacute;e</strong>&quot;, Victor Hugo tire cette conclusion claquante : m&ecirc;me ceux qui se croient invuln&eacute;rables finissent par chuter. La pens&eacute;e politique africaine, singuli&egrave;rement malienne a elle aussi codifi&eacute; cette th&eacute;orie quand elle dit qu''aucun pouvoir n''est &eacute;ternel. Taara Boaure, le rossignol de Molodo Bamana a d&eacute;j&agrave; si bien chant&eacute; cette gnose. Et de quelle mani&egrave;re ! <o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<div style="text-align: left;">  </div>
<p>rn
<p style="font-family: Arial; text-align: left;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR" style="color: black;">Un si&egrave;cle apr&egrave;s, des citoyens maliens vont en prison pour avoir seulement mis en sc&egrave;ne des travers de leur soci&eacute;t&eacute;. Et l''affaire est tellement prise au s&eacute;rieux qu''elle a &eacute;t&eacute; examin&eacute;e, toutes portes closes en plein jour! Huis clos ! Oui, de cette pi&egrave;ce de th&eacute;&acirc;tre c&eacute;l&egrave;bre de Jean Paul Sartre en pleine philosophie existentialiste. &quot;<em>L''enfer c''est les autres</em>&quot;, avait os&eacute; mettre Sartre dans la bouche d''un de ses personnages. Comment peut-on se percevoir v&eacute;ritablement sans le regard, le jugement des autres ?<o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<div style="text-align: left;">  </div>
<p>rn
<p style="font-family: Arial; text-align: left;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR" style="color: black;">Pour avoir eu l''audace de proposer &agrave; ses &eacute;l&egrave;ves un exercice litt&eacute;raire d''une telle hardiesse sp&eacute;culative, le Professeur Kassim Minta, en plus d''une peine d''emprisonnement ferme de deux mois, est tout simplement interdit d''exercer sa fonction. Une peine in&eacute;dite dans les annales de la justice malienne. Le juge voudrait-il d&eacute;cr&eacute;ter l''abolition de la dissertation et de l''initiation &agrave; la sp&eacute;culation ? Il est vrai que cet exercice forge l''outil intellectuel et ceux qui ne l''ont pas appris et ma&icirc;tris&eacute; en souffrent dans leur parcours professionnel. Est-ce possible de disserter quand au sommet de l''Etat on pense que les intellectuels sont inutiles ?<o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<div style="text-align: left;">  </div>
<p>rn
<p style="font-family: Arial; text-align: left;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR" style="color: black;">Pour avoir fait &eacute;cho de cette &eacute;preuve dans un article professionnellement inattaquable, le journaliste Seydina Oumar Diarra a &eacute;t&eacute; envoy&eacute; en prison comme un vulgaire escroc par le Procureur Somb&eacute; Thera.<o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<div style="text-align: left;">  </div>
<p>rn
<p style="font-family: Arial; text-align: left;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR" style="color: black;">Pour avoir par solidarit&eacute;, et pour surtout d&eacute;fendre la libert&eacute; de la presse, publi&eacute; l''article en question, quatre Directeurs de Publication ont &eacute;galement &eacute;t&eacute; envoy&eacute;s en prison par le m&ecirc;me Procureur. <o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<div style="text-align: left;">  </div>
<p>rn
<p style="font-family: Arial; text-align: left;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR" style="color: black;">Tels sont les faits qui aujourd''hui constituent un danger rampant et tentaculaire contre la libert&eacute; de presse et plus fondamentalement la libert&eacute; d''expression que des juges veulent mettre sous le boisseau, sous le pr&eacute;texte fallacieux d''outrage au chef de l''Etat. C''est en s''agrippant &agrave; cette notion que la justice malienne vient d''ignorer superbement la loi sur la presse et les d&eacute;lits de presse, le fondement de toutes les poursuites contre les journalistes au Mali. Et alors m&ecirc;me qu''on s''attendait &agrave; ce que<span style="">&nbsp; </span>le Procureur Somb&eacute; Thera fut d&eacute;savou&eacute;, le juge Moussa Sara Diallo a d&eacute;cid&eacute; de lui donner raison sur toute la ligne. Car pour lui aussi, l''article de presse en question n''est ni plus ni moins qu''une affaire de m&oelig;urs, donc un sujet tabou ; un sujet d''autant plus tabou qu''il parle de la sexualit&eacute; du chef supr&ecirc;me, du Pr&eacute;sident de la R&eacute;publique. D''o&ugrave; l''interdiction faite au Professeur MINTA d''exercer sa profession pour toujours, &agrave; moins que l''appel lanc&eacute; par les avocats n''en d&eacute;cide autrement. <o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<div style="text-align: left;">  </div>
<p>rn
<p style="font-family: Arial; text-align: left;" class="MsoNormal"><font size="2"><strong><span lang="FR" style="color: black;">Le Procureur ou <span style="">&nbsp;</span>L&rsquo;Inquisiteur ?<o:p></o:p></span></strong></font></p>
<p>rn
<div style="text-align: left;">  </div>
<p>rn
<p style="font-family: Arial; text-align: left;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR" style="color: black;">Tirons donc les conclusions de ce verdit, &agrave; tout le moins, inique, bancal et controvers&eacute;. <o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<div style="text-align: left;">  </div>
<p>rn
<p style="font-family: Arial; text-align: left;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR" style="color: black;">D''abord de l''interdiction faite &agrave; l''enseignant d''exercer sa profession. Le juge a pris sur lui de caract&eacute;riser un fait imaginaire et de mettre un visage sur ce pr&eacute;sident imaginaire, dans un pays imaginaire. D&eacute;sormais, on peut donc dire, et sans crainte d''&ecirc;tre poursuivi par le Pers&eacute;cuteur de la R&eacute;publique Somb&eacute; Thera, que l''acteur allusif de cette all&eacute;gorie est Amadou Toumani Tour&eacute; dans le pays qui s''appelle le Mali. Il en est ainsi parce que, sans doute, c''est au nom du Pr&eacute;sident de la R&eacute;publique que la plainte a &eacute;t&eacute; introduite. <o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<div style="text-align: left;">  </div>
<p>rn
<p style="font-family: Arial; text-align: left;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR" style="color: black;">Les juristes nous diront<span style="">&nbsp; </span>comment l''action publique peut &ecirc;tre d&eacute;clench&eacute;e, en pareils cas. Si tant est que Somb&eacute; Thera s''&eacute;rige en chien de garde de la morale publique, il faut que d&eacute;sormais il s''appr&ecirc;te &agrave; ester contre toutes les d&eacute;rives suppos&eacute;es attentatoires aux <em>&quot;bonnes m&oelig;urs</em>&quot;. En la mati&egrave;re, le Ministre Marimantia Diarra, toujours en activit&eacute;, doit lui demander des comptes, car lui aussi a vu son honneur bafou&eacute; par la presse, pour une affaire de m&oelig;urs. L''honneur d''un ministre ne vaut-il plus si rien pour ne susciter aucun clin d''&oelig;il de notre nouveau brigadier de la mondaine ?<o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<div style="text-align: left;">  </div>
<p>rn
<p style="font-family: Arial; text-align: left;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR" style="color: black;">Le Mali n''est certainement pas les USA, et Dily, la demoiselle imaginaire de l''exercice litt&eacute;raire, n''est pas Monika Lewinsky, mais l''un dans l''autre le constat est que pour le Procureur Somb&eacute; Thera et le juge Moussa Sara Diallo, il s''agit-l&agrave; d''un sujet &quot;<em>hautement pornographique</em>&quot;. Vous vous souvenez sans doute que suite &agrave; la bourrasque de l''Affaire Lewinsky qui a &eacute;clabouss&eacute; le Pr&eacute;sident Bill Clinton les pouvoirs publics am&eacute;ricains ont d&eacute;cid&eacute; d''une enqu&ecirc;te dont le rapport final a &eacute;t&eacute; mis en ligne sur internet. Mais, dans cette soci&eacute;t&eacute; puritaine, il s''est vite trouv&eacute; des consciences pour exiger le retrait en ligne de ce document jug&eacute; &quot;<em>highly pornographic</em>&quot;.<o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<div style="text-align: left;">  </div>
<p>rn
<p style="font-family: Arial; text-align: left;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR" style="color: black;">L''enseignant Kassim Minta appartient &agrave; une corporation qui a son code de conduite. Il rel&egrave;ve d''une hi&eacute;rarchie. C''est &agrave; ce premier niveau qu''il aurait d&ucirc; &ecirc;tre &eacute;valu&eacute; au cours d''un conseil de discipline. Et c''est seulement un tel conseil de discipline qui peut d&eacute;cider de la possibilit&eacute; d''exercer le m&eacute;tier.<span style="">&nbsp;&nbsp; </span><o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<div style="text-align: left;">  </div>
<p>rn
<p style="font-family: Arial; text-align: left;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR" style="color: black;">Mais, apparemment une telle disposition n''&eacute;tait pas opportune pour nos &quot;<em>bons juges&quot;</em> qui ont d&eacute;cid&eacute; de sanctionner la faute professionnelle sans autre forme de proc&egrave;s. Aujourd''hui, il s''agit d''un enseignant, mais il aurait pu &ecirc;tre question d''un m&eacute;decin, d''un pharmacien ou m&ecirc;me d''un juge. Le jugement des pairs est le meilleur des jugements. En plus d''inculper ce pauvre professeur, le Procureur aurait d&ucirc; asseoir son accusation, toujours sur le plan des principes, en interpellant les autorit&eacute;s en charge de l''instruction publique dans notre pays. Le lyc&eacute;e o&ugrave; l''&eacute;preuve a &eacute;t&eacute; donn&eacute;e est un &eacute;tablissement priv&eacute;. Que fait l''acad&eacute;mie locale pour veiller sur la qualit&eacute; de l''enseignement qui y est dispens&eacute;? Le Directeur de l''acad&eacute;mie dont rel&egrave;ve ce lyc&eacute;e, a-t-il une seule fois visit&eacute; les &eacute;tablissements priv&eacute;s de sa comp&eacute;tence ? Le Ministre de l''Education, lui-m&ecirc;me sait-il seulement comment ses &eacute;coles travaillent ? <o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<div style="text-align: left;">  </div>
<p>rn
<p style="font-family: Arial; text-align: left;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR" style="color: black;">Ces questionnements auraient pu convaincre les Maliens que le Procureur veille sur la morale dans nos &eacute;coles.<o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<div style="text-align: left;">  </div>
<p>rn
<p style="font-family: Arial; text-align: left;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR" style="color: black;">Ensuite, le fondement m&ecirc;me de la poursuite. Tant qu''il y a en vigueur une loi sp&eacute;cifique au Mali sur la presse, il faut se battre pour que ce ne soit pas un vil torchon. Cette loi a &eacute;t&eacute; obtenue en 2000 apr&egrave;s des batailles &eacute;piques qui ont oppos&eacute; les journalistes, les associations de journalistes &agrave; plusieurs autres corporations qui voyaient l&agrave; un boulevard pour l''impunit&eacute; des journalistes. La loi a &eacute;t&eacute; quand m&ecirc;me vot&eacute;e et promulgu&eacute;e. Mais l''information circulant mal, donc les connaissances n''&eacute;tant pas forc&eacute;ment &agrave; jour, il faut communiquer cette loi au Procureur Somb&eacute; et au juge Diallo. Apr&egrave;s tout, il peuvent n''avoir jamais lu ce texte.<o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<div style="text-align: left;">  </div>
<p>rn
<p style="font-family: Arial; text-align: left;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR" style="color: black;">Enfin, la caract&eacute;risation de l''infraction. Ni le Procureur, ni le juge n''ont pu d&eacute;montrer en quoi, l''exercice litt&eacute;raire et l''article indiquaient le Pr&eacute;sident Tour&eacute;. La sc&egrave;ne est surr&eacute;aliste, et &agrave; l''&eacute;vidence il s''agit d''une condamnation de citoyen pour un d&eacute;lit non constitu&eacute;, donc tout aussi imaginaire que l''exercice litt&eacute;raire.<o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<div style="text-align: left;">  </div>
<p>rn
<p style="font-family: Arial; text-align: left;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR" style="color: black;">Il est fort &agrave; parier que Somb&eacute; Thera et le juge Moussa Sara Diallo se soient adoss&eacute; sur le vieil adage bambara qui dit que <em>&quot;l''on peut se tromper sur tout et de tout sauf de la parole qui t''est adress&eacute;e</em>&quot;. En ce moment, il ne s''agit plus du droit positif, mais d''un raisonnement dangereux qui situe la faute dans l''intention, dans l''imagination. Donc, si l''enseignant et le journaliste ont eu cette inspiration, c''est bien parce qu''ils veulent parler du Pr&eacute;sident de la R&eacute;publique du Mali !<o:p></o:p></span></font></p>
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<p style="font-family: Arial; text-align: left;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR" style="color: black;">Il en est de m&ecirc;me des peines inflig&eacute;es. Ici, la justice a fini de s''offrir en p&acirc;ture, car apparemment dans le lot des pr&eacute;venus il y avait des clients qui n''avaient pas le m&ecirc;me int&eacute;r&ecirc;t. Nous avons parl&eacute; du cas de l''enseignant. Il y a le cas de Seydina Oumar qui &eacute;cope d''une peine de treize jours, soit le temps qu''il a pass&eacute; en prison. Dans le lot des directeurs de publication, seul Sambi Tour&eacute; &eacute;cope d''une peine de sursis de huit mois, alors m&ecirc;me que lui et les autres ont &eacute;t&eacute; embastill&eacute;s pour les m&ecirc;mes motifs. Que veut on faire payer &agrave; Sambi Tour&eacute;? <o:p></o:p></span></font></p>
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<p style="font-family: Arial; text-align: left;" class="MsoNormal"><font size="2"><strong><span lang="FR" style="color: black;"><o:p>&nbsp;</o:p></span></strong></font></p>
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<p style="font-family: Arial; text-align: left;" class="MsoNormal"><font size="2"><strong><span lang="FR" style="color: black;">Le roi borgne<o:p></o:p></span></strong></font></p>
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<p style="font-family: Arial; text-align: left;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR" style="color: black;">On peut &eacute;videmment tirer des conclusions, car il faut prendre cette parodie de justice<span style="">&nbsp; </span>pour suffisamment grave , et comme telle la d&eacute;noncer vigoureusement pour qu''elle ne serve pas de jurisprudence. Il ne s''agit que d''un recul flagrant, d&eacute;daigneux et inf&acirc;me pour le Mali. Il faut feuilleter plusieurs pages de notre histoire commune pour se rendre compte que dans le prestigieux royaume bambara de S&eacute;gou a r&eacute;gn&eacute; un roi tout aussi prestigieux. Ce roi-soleil avait eu le malheur d''avoir une infirmit&eacute; de naissance, car il &eacute;tait borgne. Et les sujets, dans un &eacute;lan de respect absolu, ont toujours m&eacute;nag&eacute; ce roi en s''imposant de ne pas commencer &agrave; compter &agrave; partir de la premi&egrave;re unit&eacute;. Ainsi, sous le joug de ce roi de S&eacute;gou, il fallait pour compter commencer par parler de la &quot;<em>convention connue&quot;</em>. Et de suite&hellip;.<o:p></o:p></span></font></p>
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<p style="font-family: Arial; text-align: left;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR" style="color: black;">Le verdict de la justice nous confine dans cette option, car personne ne pourra plus parler d''une quelconque anomalie du pouvoir. Et quand on sait que la d&eacute;rision est l''une des valeurs de nos soci&eacute;t&eacute;s, il faut tout simplement avoir peur. Et quel est l''homme d''Etat qui n''a pas ses frasques? Les frasques ne sont elles m&ecirc;me pas consubstantielles avec l''exercice du pouvoir ? Nous avons parl&eacute; de Monika Lewinsky dans la vie du Pr&eacute;sident Clinton. Mitterand n''avait-il pas Mazarine ? Que n''a-on glos&eacute; sur les aventures extraordinairement camp&eacute;es du Pr&eacute;sident Bongo ? Et tant d''autres encore dont personne ne parle pas mais que tout le monde conna&icirc;t.<span style="">&nbsp; </span><br /></span></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial; text-align: left;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR" style="color: black;">Un Pr&eacute;sident ne va-il pas chez des prostitu&eacute;es? Un Pr&eacute;sident ne peut-il pas avoir un enfant qui ne soit pas de sa femme l&eacute;gale ? En quoi est-ce que parler des m&oelig;urs de ceux qui nous dirigent constituent un p&eacute;ch&eacute; ? Dans la lutte contre le Sida, n''a-t-on pas vu des Pr&eacute;sidents aller au devant de la campagne en se faisant d&eacute;pister publiquement ? Ronald Reagan et Mathieu Kerekou l''ont fait. Keneth Kaunda, alors Pr&eacute;sident de la Zambie n''a-t-il pas publiquement reconnu que deux de ses fils sont morts du sida ? Au Mali, n''a-t-on pas vu le Pr&eacute;sident Konar&eacute; braver les tabous et exhiber un pr&eacute;servatif dans la salle pleine du Palais des Congr&egrave;s de Bamako ? N''a-t-on pas vu dans le Burkina Faso de la R&eacute;volution, le Camarade Pr&eacute;sident du Faso, Thomas Sankara s''entretenir publiquement avec toutes les prostitu&eacute;es de Ouagadougou, conscient du fait que ces travailleuses m&eacute;ritaient la reconnaissance et le respect ?<o:p></o:p></span></font></p>
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<p style="font-family: Arial; text-align: left;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR" style="color: black;">Le maire de la ville de Paris, n''est-il pas un homosexuel assum&eacute; ?<o:p></o:p></span></font></p>
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<p style="font-family: Arial; text-align: left;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR" style="color: black;">Il y a eu un m&eacute;moire de fin de cycle c&eacute;l&egrave;bre &agrave; l''Ecole Normale Sup&eacute;rieure de Bamako, dans les ann&eacute;es 90 sur la prostitution au sommet de l''Etat malien. L''&eacute;tudiant a d&eacute;crit avec brio comment la haute soci&eacute;t&eacute; encourage la prostitution sous diverses formes : dames de compagnies, h&ocirc;tesses, pour des officiels de passage dans le pays. Ce m&eacute;moire a &eacute;t&eacute; soutenu publiquement devant un jury scientifique et personne n''a &eacute;t&eacute; inqui&eacute;t&eacute;. C''&eacute;tait sous le Pr&eacute;sident Moussa Traor&eacute;. Alors, &hellip; ? A ce rythme o&ugrave; vont les parquets, il sera plus question de lib&eacute;ration que de libert&eacute; de la presse.<o:p></o:p></span></font></p>
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<p style="font-family: Arial; text-align: left;" class="MsoNormal"><font size="2"><strong><em><span lang="FR" style="color: black;">Hambod&eacute;dio BARRY*</span></em></strong></font></p>
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<p style="font-family: Arial; text-align: left;" class="MsoNormal"><font size="2"><strong><em><span lang="FR" style="color: black;"><o:p></o:p></span></em></strong></font></p>
<p>"</p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>La Mauritanie donne le bon exemple : Les opposants Maliens ont&#45;ils un statut ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/democratie/la-mauritanie-donne-le-bon-exemple-les-opposants-maliens-ont-ils-un-statut-7529.html</link>
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<pubDate>Fri, 08 Jun 2007 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Malien</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p><font size=2" style="font-family: Arial;">La semaine derni&egrave;re le nouveau r&eacute;gime Mauritanien a octroy&eacute; &agrave; Ahmed Ould Daddah le statut de principal leader de l&rsquo;opposition assorti d&rsquo;avantages particuliers y compris le traitement &eacute;quivalent &agrave; celui d&rsquo;un ministre. En Comparaison voici ce que le Mali propose &agrave; ses opposants.</p>
<p> La gestion de l&rsquo;opposition a toujours pos&eacute; probl&egrave;me dans les d&eacute;mocraties &eacute;mergentes d&rsquo;Afrique. Les r&eacute;gimes du continent ayant assez longtemps &eacute;volu&eacute; dans des syst&egrave;mes qui ne tol&egrave;rent point la contradiction, les opposants des premi&egrave;res heures de la d&eacute;mocratie ont du mal &agrave; trouver leur place.</p>
<p> Certes, dans beaucoup de pays les opposants ne sont plus sauvagement r&eacute;prim&eacute;s, mais nous sommes encore loin de la fluidit&eacute; des syst&egrave;me occidentaux. Nous ne sommes pas encore totalement sortis du vieux cycle de la contestation r&eacute;pression imputable &agrave; des &eacute;lections b&acirc;cl&eacute;es conduisant souvent au boycott de tout ou partie du processus. Le Mali a eu sa dose entre 1997 et 2002 et les opposants S&eacute;n&eacute;galais viennent tout juste de bouder les l&eacute;gislatives en guise de protestation contre les conditions de la r&eacute;&eacute;lection du Pr&eacute;sident Wade.</p>
<p>Malgr&eacute; tout, de belles initiatives en direction de l&rsquo;opposition commencent &agrave; &eacute;merger, en tout cas dans l&rsquo;ouest Africain. C&rsquo;est ainsi que la semaine derni&egrave;re, un statut clair a &eacute;t&eacute; octroy&eacute; &agrave; l&rsquo;opposition Mauritanienne dont le plus illustre repr&eacute;sentant, Ahmed Ould Daddah a d&eacute;sormais rang d&rsquo;officiel et percevra une r&eacute;mun&eacute;ration &eacute;quivalente &agrave; celle d&rsquo;un ministre. Notons que Ould Daddah &eacute;tait arriv&eacute; au second tour de la derni&egrave;re pr&eacute;sidentielle dans son pays et que son parti est l&rsquo;un des mieux repr&eacute;sentes &agrave; l&rsquo;Assembl&eacute;e.</p>
<p>Il s&rsquo;agit l&agrave; d&rsquo;une bonne chose dont toute l&rsquo;Afrique devra s&rsquo;inspirer afin que nos m&oelig;urs politiques soient enfin adoucies et que nous rompions avec la mise &agrave; l&rsquo;&eacute;cart r&eacute;currente d&rsquo;une partie des forces vives de nos pays.</p>
<p><span style="font-weight: bold;">Qu&rsquo;en est-il du Mali ?</span></p>
<p>En la mati&egrave;re, notre pays n&rsquo;est pas parmi les moins bien lotis. En effet, sans avoir l&rsquo;air d&rsquo;y toucher, le Mali dispose depuis 2000 d&rsquo;un statut des partis politiques de l&rsquo;opposition, suivant la loi N&deg;00-047 du 13 juillet 2000. L&rsquo;article premier de cette loi dispose que : &ldquo; la pr&eacute;sente loi a pour objet de conf&eacute;rer &agrave; l&rsquo;opposition un statut juridique dans un cadre d&eacute;mocratique et pluraliste au fins de contenir le d&eacute;bat politique dans les limites de la l&eacute;galit&eacute; et d&rsquo;assurer d&eacute;mocratique au pouvoir &rdquo;. Aux termes de l&rsquo;article 2, cette opposition est compos&eacute;e par un ou plusieurs partis politiques, repr&eacute;sent&eacute;s ou non &agrave; l&rsquo;Assembl&eacute;e, distincts du parti ou de la coalition de partis qui soutiennent l&rsquo;action gouvernementale. Cette opposition peut participer au gouvernement, mais d&egrave;s lors, elle perd sa qualit&eacute;. S&rsquo;agissant des pr&eacute;rogatives li&eacute;es &agrave; la qualit&eacute; d&rsquo;opposant, l&rsquo;article 8 de la loi stipule : &ldquo; les partis politiques de l&rsquo;opposition ont un libre acc&egrave;s aux informations par voie d&rsquo;audience sp&eacute;ciale dans les minist&egrave;res et administrations publiques&hellip; &rdquo;</p>
<p> L&rsquo;article 9 dit que les dirigeants des partis politiques de l&rsquo;opposition peuvent recevoir, ou &ecirc;tre re&ccedil;us par les membres des missions diplomatiques, consulaires et des organisation internationales accr&eacute;dit&eacute;s au Mali ainsi que les personnalit&eacute;s &eacute;trang&egrave;res en visite r&eacute;guli&egrave;re au Mali. Et l&rsquo;article 10 de la loi dispose que : &ldquo; A l&rsquo;occasion des c&eacute;r&eacute;monies publiques, les responsables des partis de l&rsquo;opposition ont droit aux consid&eacute;rations protocolaires et aux honneurs conform&eacute;ment aux textes en vigueur &rdquo; Il ressort des dispositions de l&rsquo;article 12 de la m&ecirc;me loi, que l&rsquo;opposition a le droit de s&rsquo;exprimer publiquement et qu&rsquo;&agrave; ce titre elle a acc&egrave;s aux media d&rsquo;Etat dans les m&ecirc;mes conditions que la majorit&eacute;.</p>
<p>Comme on le voit, notre opposition a aussi son statut m&ecirc;me si la notion de principal leader n&rsquo;est pas abord&eacute;e dans le texte. C&rsquo;est une opposition qui dispose de droits R&eacute;publicains, m&ecirc;me si elle ne peut pas encore pr&eacute;tendre &agrave; des avantages p&eacute;cuniaires. En outre, l&rsquo;applicabilit&eacute; des dispositions de cette loi se pose si l&rsquo;on sait que la notion d&rsquo;opposition avait pratiquement disparu de notre langage politique depuis cinq ans. Nous avons cependant le m&eacute;rite d&rsquo;avoir un texte. Il suffit seulement de l&rsquo;am&eacute;liorer et chacun s&rsquo;en portera mieux.</p>
<p>Malick Sy<br /></font>"</p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Formation aux valeurs et principes démocratiques : La communauté des démocraties s’en mêle</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/democratie/formation-aux-valeurs-et-principes-democratiques-la-communaute-des-democraties-s%25e2%2580%2599en-mele-7409.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 04 Jun 2007 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Challenger</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p><font size=2"><strong><em><span lang="FR" style="color: rgb(51, 51, 153);">Le Secr&eacute;tariat ex&eacute;cutif international du processus non gouvernemental &lsquo;&rsquo;la Communaut&eacute; des d&eacute;mocraties&rsquo;&rsquo; a organis&eacute; un atelier de formation des formateurs aux valeurs et principes d&eacute;mocratiques. C&rsquo;&eacute;tait le 2 juin 2007 au Centre du secteur priv&eacute; (Csp) &agrave; Hamdallaye.<o:p></o:p></span></em></strong></font>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Il s&rsquo;agit, selon les organisateurs, de s&rsquo;impr&eacute;gner des valeurs qui sous-tendent la communaut&eacute; des d&eacute;mocraties. Les 5 et 6 septembre 2006, le Conseil pour une communaut&eacute; de d&eacute;mocratie (Ccd) avait tenu la Table ronde de Bamako sur la d&eacute;mocratie en Afrique.</span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">De cette table ronde, des s&eacute;ries de recommandations ont &eacute;t&eacute; faites. Sur les 12 sujets, tous essentiels &agrave; l&rsquo;avancement de la d&eacute;mocratie, neuf ont &eacute;t&eacute; retenus par le Secr&eacute;tariat ex&eacute;cutif international.</span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Il s&rsquo;agit&nbsp;: </span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">&lsquo;&rsquo;Equit&eacute; et genre&rsquo;&rsquo;, &lsquo;&rsquo;la libert&eacute; de la presse&rsquo;&rsquo;, &lsquo;&rsquo;pauvret&eacute;&rsquo;&rsquo;, &lsquo;&rsquo;d&eacute;veloppement et d&eacute;mocratie&rsquo;&rsquo;, &lsquo;&rsquo;l&rsquo;&eacute;ducation &agrave; la d&eacute;mocratie&rsquo;&rsquo;, &lsquo;&rsquo;l&rsquo;Etat de droit&rsquo;&rsquo;, &lsquo;&rsquo;am&eacute;liorer les normes de conduite des &eacute;lections&rsquo;&rsquo;, &lsquo;&rsquo;les menaces &agrave; la d&eacute;mocratie et &agrave; la libert&eacute; d&rsquo;association,&rsquo;&rsquo; &lsquo;&rsquo;le r&ocirc;le des partis politiques&rsquo;&rsquo;, &lsquo;&rsquo;la libre entreprise et la d&eacute;mocratie&rsquo;&rsquo;.</span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Ces neuf sujets seront d&eacute;battus sous forme de th&egrave;mes pr&eacute;sent&eacute;s aux participants qui, &agrave; leur tour, les divulgueront pour permettre, en parall&egrave;le avec le gouvernement, de contribuer &agrave; l&rsquo;avancement de la d&eacute;mocratie et de l&rsquo;Etat de droit.</span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><strong><span lang="EN-GB" style="color: rgb(51, 51, 153);">BG<o:p></o:p></span></strong></font></p>
<p>"</p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Animation Politique &#45; Mali : une démocratie sans débat</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/democratie/animation-politique-mali-une-democratie-sans-debat-10465.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 27 Apr 2007 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Les Echos</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p><font size=2"><span lang="FR-CA" style="font-size: 10pt;"></span></font> <font size="2"><strong><em><span lang="FR-CA" style="font-size: 10pt; color: blue;">Voici comment et pourquoi un seul homme a bloqu&eacute; les d&eacute;bats au Mali.<o:p></o:p></span></em></strong><span lang="FR" style="font-size: 10pt;"><o:p>&nbsp;</o:p></span></font>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR" style="font-size: 10pt;">Apr&egrave;s les &eacute;v&egrave;nements de mars 1991 qui ont conduit &agrave; l&rsquo;&eacute;largissement des d&eacute;bats d&eacute;mocratiques, d&rsquo;une part entre les citoyens et de l&rsquo;autre les aspirants au poste de pr&eacute;sident, les Maliens avaient eu l&rsquo;espoir de renforcer leur arbre s&eacute;culaire.<span style="">&nbsp; </span>En cette ann&eacute;e 2007, ne doit-on pas analyser autrement cette d&eacute;claration choquante et inspirante, au d&eacute;but des ann&eacute;es 1990, de l&rsquo;actuel pr&eacute;sident sortant de la France, Jacques Chirac, en ces termes&nbsp;: <em>&laquo; L&rsquo;Afrique n&rsquo;est pas m&ucirc;re pour la d&eacute;mocratie&nbsp;&raquo;</em>&nbsp;?<o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR" style="font-size: 10pt;">Dans le souci d&rsquo;aider &agrave; r&eacute;animer des d&eacute;bats contradictoires au niveau des pr&eacute;sidentiables, nous avons tent&eacute; de rencontrer les 8 candidats en lice pour les scrutins du 29 avril prochain. En mi-mars, nous avons commenc&eacute; logiquement par ceux qui avaient d&eacute;clar&eacute; solennellement leurs candidatures. Avant la fin mars, nous avons &eacute;t&eacute; re&ccedil;us respectivement et respectueusement par les candidats suivants&nbsp;:<o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><strong><span lang="FR" style="font-size: 10pt;">Ibrahim Boubacar K&eacute;ita,</span></strong><span lang="FR" style="font-size: 10pt;"> <strong>IBK</strong> du RPM nous a confi&eacute; chez lui &agrave; S&eacute;b&eacute;nikoro&nbsp;: &laquo;&nbsp;&hellip; Dans mon discours d&rsquo;investiture du 18 d&eacute;cembre 2006, j&rsquo;ai demand&eacute; l&rsquo;organisation et la diffusion des d&eacute;bats &agrave; la t&eacute;l&eacute;vision et la radio nationales. Nous n&rsquo;avons pas &eacute;t&eacute; entendus&hellip;&nbsp;Tous nos efforts dans ce sens ont &eacute;t&eacute;, pour le moment, vains&hellip; &raquo;<o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><strong><span lang="FR" style="font-size: 10pt;">Ti&eacute;bil&eacute; Dram&eacute;</span></strong><span lang="FR" style="font-size: 10pt;"> du Parena, apr&egrave;s nous avoir pr&eacute;sent&eacute; aux membres de sa cellule de communication au si&egrave;ge de son parti a pr&eacute;cis&eacute;&nbsp;: &laquo;&nbsp;... Je suis fin pr&ecirc;t pour les d&eacute;bats. C&rsquo;est un moyen de renforcer notre d&eacute;mocratie&nbsp;&raquo;.<o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><strong><span lang="FR" style="font-size: 10pt;">Soumeylou Boub&egrave;ye Ma&iuml;ga</span></strong><span lang="FR" style="font-size: 10pt;"> de Convergence-2007, &agrave; son domicile au centre-ville de Bamako, nous a soulign&eacute;&nbsp;: &laquo;&nbsp;&hellip; Oui, je suis disponible pour les d&eacute;bats. Ce serait une bonne occasion de prouver davantage au peuple la force du changement que nous incarnons&hellip; &raquo;<o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR" style="font-size: 10pt;">Au cours de ce mois d&rsquo;avril, trois autres pr&eacute;tendants au fauteuil pr&eacute;sidentiel nous ont cordialement affirm&eacute; lors de nos &eacute;changes sur le m&ecirc;me th&egrave;me&nbsp;:<o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><strong><span lang="FR" style="font-size: 10pt;">Mamadou Blaise Sangar&eacute;</span></strong><span lang="FR" style="font-size: 10pt;"> de la CDS a argument&eacute;&nbsp;: &laquo;&nbsp;&hellip; Le fondement de la d&eacute;mocratie est le droit des citoyens et citoyennes au libre choix. Dans ce cas, il faudrait donner &agrave; ces citoyens des &eacute;claircissements leur permettant de bien choisir. Je crois que les d&eacute;bats contradictoires sont n&eacute;cessaires entre les candidats&hellip;&nbsp;&raquo;<o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><strong><span lang="FR" style="font-size: 10pt;">Madiassa Maguiraga</span></strong><span lang="FR" style="font-size: 10pt;"> du PPP, nous confirme&nbsp;: &laquo;&nbsp;&hellip; Je veux ce genre de d&eacute;bats entre candidats. Il nous permet de nous faire mieux comprendre par ceux et celles qui doivent nous &eacute;lire&nbsp;&raquo;.<o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><strong><span lang="FR" style="font-size: 10pt;">Oumar Mariko</span></strong><span lang="FR" style="font-size: 10pt;"> du parti Sadi, de fa&ccedil;on cat&eacute;gorique, nous dit&nbsp;:&nbsp;&laquo;&nbsp;&hellip; Nous avons demand&eacute; la tenue de ces d&eacute;bats, seul ATT a refus&eacute;. Mon conseiller en communication peut en t&eacute;moigner, dit-il en donnant la parole &agrave; celui-ci du nom de Nouhoum K&eacute;ita. Ce conseiller a explicit&eacute;&nbsp;: &laquo; &hellip; Au niveau du CNEAME (Comit&eacute; national de l&rsquo;&eacute;gal acc&egrave;s aux m&eacute;dias d&rsquo;Etat) les repr&eacute;sentants d&rsquo;ATT ont refus&eacute; de discuter des modalit&eacute;s des d&eacute;bats contradictoires. Ce CNEAME ne se trouve pas habilit&eacute; &agrave; demander l&rsquo;organisation des d&eacute;bats d&egrave;s qu&rsquo;un seul candidat refuse d&rsquo;y participer. Nous n&rsquo;avons pas pu les convaincre de les organiser entre les 7 autres candidats qui sont int&eacute;ress&eacute;s&hellip;&nbsp;&raquo;<o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR" style="font-size: 10pt;">Jusqu&rsquo;au moment o&ugrave; nous r&eacute;digeons cet article nous n&rsquo;avons pu recueillir les avis des candidats Mme Sidib&eacute; Aminata </span><st1:personname><span lang="FR" style="font-size: 10pt;">Diallo</span></st1:personname><span lang="FR" style="font-size: 10pt;"> et Amadou Toumani Tour&eacute;, ATT malgr&eacute; nos efforts d&eacute;ploy&eacute;s&nbsp;depuis le d&eacute;but de ce mois. Nous avons alors notifi&eacute; ces derni&egrave;res tentatives :<o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><strong><span lang="FR" style="font-size: 10pt;">Mme Sidib&eacute; Aminata </span></strong><st1:personname><strong><span lang="FR" style="font-size: 10pt;">Diallo</span></strong></st1:personname><strong><span lang="FR" style="font-size: 10pt;">,<o:p></o:p></span></strong></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR" style="font-size: 10pt;">Son t&eacute;l&eacute;phone cellulaire nous annon&ccedil;ait encore le jeudi 19 avril &agrave; 19 h 35 son message d&rsquo;indisponibilit&eacute; par sa propre voix suivi de celui du syst&egrave;me : &laquo;&nbsp;D&eacute;sol&eacute;, il n&rsquo;y a plus de place pour enregistrer des messages&nbsp;&raquo;.<o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR" style="font-size: 10pt;">Le vendredi 20 &agrave; 15 h 20, nous l&rsquo;avons appel&eacute;, elle d&eacute;crocha le t&eacute;l&eacute;phone sans nous parler. Nous l&rsquo;avons entendu pendant pr&egrave;s de 2 minutes en conversation avec une autre femme. Nous avons raccroch&eacute; et r&eacute;essay&eacute;, c&rsquo;est le r&eacute;pondeur du syst&egrave;me&nbsp;&laquo;&nbsp;D&eacute;sol&eacute;&hellip;&nbsp;&raquo; qui a retenti.<o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR" style="font-size: 10pt;">Les 23 et 25 courant d&rsquo;abord &agrave; 14 h 30 puis &agrave; 10 h 12 c&rsquo;est le m&ecirc;me message &laquo;&nbsp;D&eacute;sol&eacute;&hellip;&nbsp;&raquo; du syst&egrave;me que nous avons encore entendu.<o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><strong><span lang="FR" style="font-size: 10pt;">Amadou Toumani Tour&eacute; ATT<o:p></o:p></span></strong></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR" style="font-size: 10pt;">Apr&egrave;s avoir laiss&eacute; des messages aux employ&eacute;s du secr&eacute;tariat g&eacute;n&eacute;ral et au cabinet de la pr&eacute;sidence sans recevoir aucun retour d&rsquo;appel nous avons obtenu aupr&egrave;s d&rsquo;une presse priv&eacute;e le num&eacute;ro de cellulaire de son conseiller en communication, Seydou Cissouma. A celui-ci, nous avons laiss&eacute; le jeudi 19 avril entre 19 h 16 et 19 h 30 deux messages 1 vocal et 1 autre par SMS dont le contenu est&nbsp;&laquo;&nbsp;Bonsoir M. Cissouma mon nom est&hellip; Je souhaite rencontrer votre candidat ATT dans le cadre de l&rsquo;&eacute;lection pr&eacute;sidentielle. Je suis venu du Canada pour la circonstance. Merci&nbsp;&raquo;.<o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR" style="font-size: 10pt;">N&rsquo;ayant re&ccedil;u aucune r&eacute;ponse, nous avons rappel&eacute; le vendredi 20 au cabinet de la pr&eacute;sidence &agrave; 15 h 28. Une Mme Yalcou&eacute; r&eacute;pond. Elle nous dit que la secr&eacute;taire responsable, nomm&eacute;e Mme Tandina, qui est en pause nous contactera dans une heure.<span style="">&nbsp; </span>Mais, 7 minutes plus tard, c&rsquo;est un monsieur qui nous appelle et demande de rester &agrave; l&rsquo;&eacute;coute pour un autre. Celui-ci du nom de Ousmane Sagara nous pr&eacute;cise qu&rsquo;il est un planton et que nous serons rappel&eacute;s par Mme Tandina.<o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR" style="font-size: 10pt;">Cette derni&egrave;re n&rsquo;ayant toujours pas retourn&eacute; notre appel, nous avons une fois de plus tent&eacute; de joindre Cissouma dont le r&eacute;pondeur ne pouvait prendre de messages.<o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR" style="font-size: 10pt;">Au cours de notre enqu&ecirc;te sur les raisons de ce refus de communiquer avec nous, j&rsquo;ai personnellement rencontr&eacute; une personne (dignitaire) tr&egrave;s proche de la pr&eacute;sidence de la R&eacute;publique. Apr&egrave;s avoir obtenu mon engagement tr&egrave;s ferme de ne ni &eacute;crire ni dire son nom dans aucune circonstance, cette personne me r&eacute;v&eacute;la le contenu de la toute derni&egrave;re r&eacute;union tenue par le bureau de campagne du pr&eacute;sident ATT avant l&rsquo;annonce officielle de sa candidature. Au chapitre de la question des d&eacute;bats contradictoires de la dite r&eacute;union, il m&rsquo;a inform&eacute;&nbsp;: &laquo;&nbsp;... Ce pr&eacute;sident d&rsquo;un des partis politiques respectables (j&rsquo;ai choisi de taire son nom) membre de l&rsquo;ADP, est venu, pr&egrave;s de 15 minutes apr&egrave;s l&rsquo;ouverture de la r&eacute;union &agrave; laquelle assistait ATT lui-m&ecirc;me. Il affirme avoir des renseignements pertinents sur les trois principaux gueulards, Ti&eacute;bil&eacute;, Soumeylou, et Mamadou Blaise susceptibles de noyer ATT dans d&rsquo;&eacute;ventuels d&eacute;bats m&eacute;diatis&eacute;s. Puis, il sugg&egrave;re au g&eacute;n&eacute;ral pr&eacute;sident de mentionner, dans son discours d&rsquo;annonce de candidature, sa disponibilit&eacute; de d&eacute;battre avec n&rsquo;importe quel candidat. <o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR" style="font-size: 10pt;">Sans demander &agrave; voir les dites preuves ni &agrave; avoir les avis des autres participants, ATT a tranch&eacute;&nbsp;: &laquo;&nbsp;Je ne gagne rien, le Mali ne gagne rien dans des d&eacute;bats avec ces assoiff&eacute;s de pouvoir. Par leurs bouches, ils vont banaliser devant le peuple mes grandes r&eacute;alisations.&nbsp;Non, non, je ne ferai pas de d&eacute;bats avec eux. Parlons d&rsquo;autres choses&nbsp;! &raquo;<o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR" style="font-size: 10pt;">Dans cette r&eacute;v&eacute;lation, j&rsquo;ai compris le refus inavou&eacute; du camp pr&eacute;sidentiel de nous parler. Ainsi, je trouve consid&eacute;rables les rumeurs selon lesquelles c&rsquo;est encore lui ATT qui a emp&ecirc;ch&eacute; les d&eacute;bats lors de l&rsquo;&eacute;lection pr&eacute;sidentielle de 2002. En cette ann&eacute;e 2007, dans de telles conditions, les Maliennes et Maliens souhaitant une d&eacute;mocratie transparente doivent prendre leur mal en patience. C&rsquo;est ainsi qu&rsquo;un seul homme a b&acirc;illonn&eacute; ses adversaires et priv&eacute; les citoyens de leur droit &agrave; la lumi&egrave;re sur le projet de soci&eacute;t&eacute; de celui et celle qu&rsquo;ils doivent choisir pour cinq ans. L&rsquo;une des promesses faites par ATT en 2002 &eacute;tait de renforcer la d&eacute;mocratie. Est-il parvenu&nbsp;? C&rsquo;est normal, il faut le dire.<o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR" style="font-size: 10pt;">Je crois avoir satisfait ma promesse faite, dans mon dernier article, de vous r&eacute;v&eacute;ler avant la fin de la p&eacute;riode de campagne le ou les candidats qui veulent emp&ecirc;cher l&rsquo;&eacute;closion de la transparence&hellip; N&rsquo;ai-je pas accompli ma mission&nbsp;si risqu&eacute;e soit-elle ?<o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR" style="font-size: 10pt;">En terminant j&rsquo;attire votre attention sur ses deux articles extraits de la Charte de Kouroukan Fouga mise en vigueur en 1236 qui doit demeurer en valeur dans nos soci&eacute;t&eacute;s modernes&nbsp;:<o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR" style="font-size: 10pt;">&laquo;&nbsp;Article 19 : Tout homme a deux beaux-parents&nbsp;: Les parents de la fille que l&rsquo;on n&rsquo;a pas eue et la parole qu&rsquo;on a prononc&eacute;e sans contrainte aucune. On leur doit respect et consid&eacute;ration.<o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR" style="font-size: 10pt;">Article 25 : Le charg&eacute; de mission ne risque rien au Mand&eacute;&nbsp;&raquo;.<o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn<br />
<h1 align="left" style="text-align: left; font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR" style="font-size: 10pt;">Lacine Diawara<o:p></o:p></span></font></h1>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><em><span lang="FR" style="font-size: 10pt;">(animateur de radio et &eacute;crivain &agrave; Montr&eacute;al, en mission &agrave; Bamako)</span></em><em><span lang="FR-CA" style="font-size: 10pt;"><o:p></o:p></span></em></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR" style="font-size: 10pt;"><o:p>&nbsp;</o:p></span></font></p>
<p>"</p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>La démocratie malienne en danger de mort : Quand les militaires battent campagne pour leur frère d’armes, le Général ATT</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/democratie/la-democratie-malienne-en-danger-de-mort-quand-les-militaires-battent-campagne-pour-leur-frere-d%25e2%2580%2599armes-le-general-att-9910.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 28 Mar 2007 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Indépendant</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p><font size=2" style="font-family: Arial;">ll ne s''agit pas d''un enseignement magistral sur la s&eacute;paration des pouvoirs, mais la situation politique actuelle de notre pays est telle qu''il faut bien des consciences pour dire non &agrave; la mascarade, &agrave; la parade des officiers engag&eacute;s pour la cause de leur &quot;fr&egrave;re d''arme&quot;, &quot;leur fr&egrave;re de chapelle&quot;, le G&eacute;n&eacute;ral Amadou Toumani Tour&eacute;, dont la d&eacute;claration de candidature depuis longtemps rampante est entrain d''&ecirc;tre enrob&eacute;e pour n''&ecirc;tre qu''une &eacute;vidence. Encore que depuis Descartes, on sait que tout ce qui est &eacute;vident n''est pas vrai.</p>
<p>Il faut le dire net, ce qui se passe actuellement , de la part de certains officiers, est inacceptable dans une d&eacute;mocratie. Et si, rien n''est fait, demain un lieutenant, ou un capitaine pourra se faire &eacute;lire Secr&eacute;taire G&eacute;n&eacute;ral d''un parti politique.</p>
<p>Les Maliens savent qui est le Colonel Hamidou SISSOKO, galamment appel&eacute; &quot;Man&quot;. Il est connu pour son go&ucirc;t prononc&eacute; du lustre, de l''argent, de la belle vie douillette. Il est aussi connu pour &ecirc;tre l''autre face du G&eacute;n&eacute;ral ATT, c''est &agrave; dire son homme-lige, si ce n''est son majordome. Ce Colonel est aujourd''hui &agrave; la t&ecirc;te d'' une association qui n''a qu''un seul objectif : faire r&eacute;&eacute;lire ATT.</p>
<p>Et l''homme se bat pour cela. En ville et dans les casernes. Il confectionne, &agrave; tour de bras, des gadgets et appuie des manifestations folkloriques auxquelles il prend part all&egrave;gement. Que veut-on ? Hamidou Sissoko ne peut se satisfaire de la fanfare des arm&eacute;es.</p>
<p>Hamidou Sissoko et d''autres officiers ont quadrill&eacute; les garnisons. Ils n''ont pas fait que quadriller, ils menacent les hommes de troupe et les somment de n''avoir qu''une seule note : ATT est une chance pour le Mali.</p>
<p>Avant Hamido,u Sissoko, il y a eu le Contr&ocirc;leur G&eacute;n&eacute;ral de police Niamey qui dans son Nara natal organise des coupes de foot-ball pour le compte de ATT. R&eacute;cemment, c''est le Mouvement Citoyen qui organise une grande manifestation de &quot;reconnaissance dans les garnisons de Kat!, sous la haute pr&eacute;sidence du Chef d&quot;Etat major g&eacute;n&eacute;ral des arm&eacute;es. La bande annon&ccedil;ant l''activit&eacute; a &eacute;t&eacute; abondamment diffus&eacute;e sur les antennes de l''ORTM. Et pourtant !</p>
<p>Il est vrai que cette d&eacute;rive n''est pas subite. Elle a &eacute;t&eacute; orchestr&eacute;e par le G&eacute;n&eacute;ral ATT en personne. N&quot;est?ce pas lui qui a militaris&eacute; l''administration &eacute;lectorale ? Le Ministre de lAdministration, charg&eacute; de la supervision g&eacute;n&eacute;rale des op&eacute;rations &eacute;lectorales est un G&eacute;n&eacute;ral. Le Directeur G&eacute;n&eacute;ral de la D&eacute;l&eacute;gation G&eacute;n&eacute;rale aux Elections, qui a la lourde t&acirc;che de mettre &agrave; point le fichier &eacute;lectoral et d''imprimer les cartes d''&eacute;lecteur est un Colonel. Les principaux collaborateurs de ce colonel sont tous des militaires.</p>
<p>Le Gouverneur de la r&eacute;gion de Kayes est un militaire. Le Gouverneur de la r&eacute;gion de Tombouctou est un militaire. Le Gouverneur de la r&eacute;gion de Gao est un militaire. Et les actions pos&eacute;es par ces militaires ne sont pas de nature &agrave; conforter la s&eacute;r&eacute;nit&eacute; du d&eacute;bat. On se souvient avec quel tour de magie, le G&eacute;n&eacute;ral Kafougouna Kone a pu exclure le RPM de la composition de la CENI, sur la base de courrier dont on ne peut pas ne pas &eacute;valuer l''impact final : le premier parti &agrave; lAssembl&eacute;e Nationale et dont le Pr&eacute;sident n''a jamais cach&eacute; son intention de briguer la magistrature supr&ecirc;me est absent de la supervision des &eacute;lections.</p>
<p>Une &eacute;normit&eacute; dont sont t&eacute;moins tous les amis du Mali. Autre &eacute;normit&eacute; ? Le Colonel en charge du ficher &eacute;lectoral ne veut pas entendre parler d''audit du fichier &eacute;lectoral ! Il l''a dit clairement au cours d''une conf&eacute;rence de presse sp&eacute;cialement convi&eacute;e &agrave; cet effet. Ce fichier, dont l''audit n''est pas &agrave; l''ordre du jour est r&eacute;put&eacute; d''apr&egrave;s ce Colonel des plus fiables ! Et pourtant que de questions ? que de questionnements ? Le nombre de plus de six millions d''&eacute;lecteurs inscrits sur une population d''environ 12 millions ne lui para&icirc;t pas bizarre, &agrave; ce Colonel ? Pourquoi, y a t?il plus de 1008 familles dans la cit&eacute; bien nomm&eacute;e des 1008 logements ? Pourquoi, la DGE a-t-elle command&eacute; plus de cartes que d''&eacute;lecteurs inscrits ? Non, l''audit du fichier &eacute;lectoral n''est assur&eacute;ment pas &agrave; l''ordre du jour ! Approchez ces officiers, ils vous diront qu''ils sont au service des int&eacute;r&ecirc;ts sup&eacute;rieurs de leur pays. S&ucirc;rement. Ils d&eacute;fendent aussi les int&eacute;r&ecirc;ts sup&eacute;rieurs de leur chef et de leur corporation avant tout. Ils ont b&acirc;ti un syst&egrave;me qu''il veulent consolider.</p>
<p>Et ces militaires ont le toupet de dire qu''ils ne font pas de la politique. Quand m&ecirc;me ! Ils font plus que de la politique. Ils font de la strat&eacute;gie politique. Et cela, les d&eacute;mocrates et tous ceux qui ont souci de la R&eacute;publique ne peuvent l''accepter. Les militaires, comme citoyens ont le droit d''avoir des id&eacute;es politiques et de les exprimer par le vote. Mais ils ne peuvent &ecirc;tre des acteurs de premier plan. Le droit de r&eacute;serve, la pudeur m&ecirc;me le leur commandent.</p>
<p>L''intr&eacute;pide Capitaine Sankara n''avait-il pas dit de fa&ccedil;on apodictique qu'' &quot;un militaire sans formation politique est un criminel en puissance &quot; ? La formation politique dont parlait SANKARA n''a rien &agrave; voir avec cette perc&eacute;e politicienne qui d&eacute;truit la charpente des arm&eacute;es. L''arm&eacute;e est une institution qu''il faut savoir mettre au dessus de la m&ecirc;l&eacute;e.</p>
<p>                                       Hambod&eacute;dio BARRY<br /></font>"</p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>ALPHA OUMAR KONARE : Un démocrate?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/democratie/alpha-oumar-konare-un-democrate-9850.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 22 Mar 2007 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Challenger</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p><font size=2" style="font-family: Arial;">Nostalgie du pouvoir d&rsquo;Alpha suscit&eacute;e ou aggrav&eacute;e par la d&eacute;ception au regard de ce qui se d&eacute;roule sous nos yeux? Bien malin qui saurait interpr&eacute;ter avec exactitude l&rsquo;&eacute;tat d&rsquo;esprit de ce haut responsable ayant requis l&rsquo;anonymat. Au temps d&rsquo;Alpha, regrette-t-il, nous n&rsquo;avions jamais assist&eacute; &agrave; de si graves atteintes aux r&egrave;gles fondamentales de la d&eacute;mocratie. Reste &agrave; souhaiter que le cumul des frustrations et des grincements de dents suscit&eacute;s par telle ou telle violation n&rsquo;aboutira pas &agrave; des d&eacute;bordements.</p>
<p>Notre interlocuteur s&rsquo;indigne ensuite qu&rsquo;ATT ait usurp&eacute; des &oelig;uvres et attributs de son pr&eacute;d&eacute;cesseur. A commencer par le consensus. Le premier gouvernement de la 3&egrave; R&eacute;publique, se souvient-il, a regroup&eacute; toutes les sensibilit&eacute;s politiques. C&rsquo;&eacute;tait, dit-il, un v&eacute;ritable gouvernement de consensus.</p>
<p>Quid des routes dont se bombe le torse pour les avoir r&eacute;alis&eacute;es ? C&rsquo;est, dit-il, la concr&eacute;tisation de projets qu&rsquo;Alpha O. Konar&eacute; n&rsquo;a pas eu le temps de mener &agrave; terme.</p>
<p>Ce qui est confirm&eacute; en quelque sorte par le minist&egrave;re du Plan dans sa communication &eacute;crite soumise &agrave; l&rsquo;appr&eacute;ciation du conseil des ministres sur le Forum de Kidal: &laquo;il faut signaler que les projets propos&eacute;s dans le programme d&eacute;cennal de d&eacute;veloppement s&rsquo;inspirent des engagements souscrits dans l&rsquo;accord et les politiques nationales et sectorielles (Cslp, Omd&hellip;). Cette consultation a &eacute;valu&eacute; toutes les actions de d&eacute;veloppement significatives conduites dans le nord du Mali de 1992 &agrave; 2006.) &raquo;</p>
<p> A ce que l&rsquo;on sache, souligne notre interlocuteur, le Cslp, les Omd et les actions de d&eacute;veloppement de 92 &agrave; 2006, sont, aussi, &agrave; reverser au compte de l&rsquo;ex-pr&eacute;sident. En v&eacute;rit&eacute; - histoire de rendre &agrave; C&eacute;sar ce qui lui appartient- ATT ne marche-t-il pas dans le sillage d&rsquo;Alpha - v&eacute;ritable d&eacute;mocrate - en s&rsquo;appropriant tous ses acquis ?</p>
<p>On peut de temps en temps tromper une partie du peuple, mais on ne peut pas tromper tout le peuple tout le temps.</p>
<p>Baba Demb&eacute;l&eacute;</p>
<p></font>"</p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>DEBAT : Comment Alpha a bafoué la démocratie</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/democratie/debat-comment-alpha-a-bafoue-la-democratie-9818.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 19 Mar 2007 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p><font size=2">Le tableau de la situation politique actuelle devient de plus en plus ambigu. Sa compr&eacute;hension est ais&eacute;e par l&rsquo;homme de la rue qui au-del&agrave; des programmes et projets ne voit que la personne des leaders politiques;<span style="">&nbsp; </span>pour ceux ou celles qui identifient les diff&eacute;rences sur la base des programmes et des formations politiques et de l&rsquo;orientation &eacute;conomique, politique et sociale de ces formations, il n&rsquo;y a aucun doute les rep&egrave;res sont brouill&eacute;s.<o:p></o:p></font>rn
<p style="text-indent: 35.4pt; font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><span style="">&nbsp;</span>Deux grands regroupements politiques viennent de na&icirc;tre au gr&eacute; des r&eacute;centes &eacute;volutions de la situation politique. Leur existence en tant que regroupements politiques est moins surprenante que leur composition prise individuellement.<o:p></o:p></font></p>
<p>rn
<p style="text-indent: 35.4pt; font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2">L&rsquo;Alliance pour la D&eacute;mocratie et le Progr&egrave;s ( ADP) compos&eacute;e initialement de l&rsquo;ADEMA/PASJ, l&rsquo;URD, le CNID, le PSP, le MIRIA, le PCR, l&rsquo;US-RDA, le PIDS, le PDJ, le MPR, le PDR auxquelles d&rsquo;autres formations sont venues s&rsquo;ajouter. Le FDR (Front pour la D&eacute;mocratie et la R&eacute;publique) compos&eacute; du RPM, de Convergence 2007, du PARENA, du CDS et de l&rsquo;ADJ, la COPP, le FASO auxquelles d&rsquo;autres formations sont venues aussi s&rsquo;ajouter.<o:p></o:p></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2">Chacun des deux grands rassemblements a l&rsquo;avantage ou l&rsquo;inconv&eacute;nient de concilier <strong style="">le</strong> <strong style="">chou et la ch&egrave;vre</strong>&nbsp;! Ni gauche ni droite&nbsp;! La politique c&rsquo;est la politique&nbsp;! Pourvu que les ambitions nourries se r&eacute;alisent.<o:p></o:p></font></p>
<p>rn
<p style="text-indent: 35.4pt; font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><span style="">&nbsp;</span>Les m&eacute;thodes et les choix comptent tr&egrave;s peu ici. Les positions se sont cristallis&eacute;es et chacun des rassemblements se retrouve autour d&rsquo;un d&eacute;nominateur commun et qu&rsquo;ils partagent &laquo;&nbsp;<strong style="">la d&eacute;mocratie</strong>&nbsp;&raquo;. Cet id&eacute;al d&eacute;mocratique, l&rsquo;Alliance pense qu&rsquo;il<span style="">&nbsp; </span>est pr&eacute;serv&eacute; et garanti autour du soutien de la candidature du Pr&eacute;sident ATT (qui ne s&rsquo;est pas encore d&eacute;cid&eacute; publiquement) et le FDR pour sa part pense que<span style="">&nbsp; </span>le maintien de ATT au pouvoir apr&egrave;s 2007 est une<span style="">&nbsp; </span>&quot;<strong style="">menace pour la d&eacute;mocratie</strong>&quot;.<o:p></o:p></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2">Si on se comporte comme l&rsquo;homme de la rue, on prend les effets, on les analyse en s&rsquo;&eacute;cartant des vraies causes des probl&egrave;mes.<o:p></o:p></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2">Ces deux camps ont<span style="">&nbsp; </span>un point commun en ce qu&rsquo;ils ont &eacute;t&eacute; tous aux affaires de l&rsquo;Etat&nbsp;: soit ensemble dans le m&ecirc;me gouvernement&nbsp;; soit en &eacute;tant dans des institutions diff&eacute;rentes. Peu importe que les ruptures d&eacute;clar&eacute;es entre eux l&rsquo;aient &eacute;t&eacute; sur la base des questions<span style="">&nbsp; </span>scrypto-personnelles ou claniques. Les diff&eacute;rences dans les conceptions et orientations politiques sont si minimes que ce serait superflu de passer &agrave; la d&eacute;monstration. En fait, c&rsquo;est le pr&eacute;sident Konar&eacute; qui a pass&eacute; le flambeau &agrave; ATT dans des conditions tr&egrave;s controvers&eacute;es en bafouant la volont&eacute; populaire. C&rsquo;est important pour ce d&eacute;bat aujourd&rsquo;hui et demain. La le&ccedil;on &agrave; retenir est qu&rsquo;au Mali le peuple vote mais sa volont&eacute; n&rsquo;est pas prise en compte. Il est marginalis&eacute;. <br /></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2">Que le pr&eacute;sident IBK et le pr&eacute;sident Konar&eacute; se r&eacute;concilient aujourd&rsquo;hui apr&egrave;s 6 ans d&rsquo;indiff&eacute;rence, c&rsquo;est tant mieux pour leurs relations personnelles. Mais politiquement, il nous faut des explications cr&eacute;dibles et convaincantes. La question est de savoir si les raisons qui ont dict&eacute; au pr&eacute;sident Konar&eacute; son comportement qui a consist&eacute; &agrave; priver IBK ou Soumi de leur victoire, si ces raisons ont disparu. En revanche, les valeurs morales et politiques ou autres, peu<span style="">&nbsp; </span>importe, que Konar&eacute; avait d&eacute;cel&eacute;es en<span style="">&nbsp; </span>ATT et qui ont valu que le premier ait transf&eacute;r&eacute; les rennes du pouvoir au second. Quelles sont ces valeurs? Existent-t-elles &agrave; pr&eacute;sent&nbsp;? Sinon ont-elles disparu&nbsp;?<o:p></o:p></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span style="font-weight: bold;">Comment&nbsp;?</span><span style=""><span style="font-weight: bold;">&nbsp;</span> </span><o:p></o:p></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2">C&rsquo;est &ccedil;a le d&eacute;bat politique quand on veut construire ou reconstruire une nation.<o:p></o:p></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2">Il est clair que la profondeur des divergences entre les deux camps ne peut laisser aucun observateur politique indiff&eacute;rent &agrave; fortiori un malien vivant ou non au Mali. Autant nous avions &eacute;crit publiquement que c&rsquo;est une erreur que le pr&eacute;sident ATT commet en r&eacute;duisant la question de la r&eacute;bellion du Nord &agrave; une affaire de &quot; <strong style="">deux ou trois personnes</strong> &quot;, autant nous pensons que IBK commet des erreurs graves en disant qu&rsquo;il veut &ldquo;<strong style="">r&eacute;tablir l&rsquo;Etat dont le Pr&eacute;sident Konar&eacute; et lui avaient r&ecirc;v&eacute; &ldquo; </strong><em style="">(le challenge n&deg;334/22/022007)</em>. <o:p></o:p></font></p>
<p>rn
<p style="text-indent: 35.4pt; font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2">Politiquement c&rsquo;est grave dans la mesure ou l&rsquo;Etat- Konar&eacute; n&rsquo;a pas pu effacer l&rsquo;image qu&rsquo;il a laiss&eacute;e d&rsquo;avoir permis la promotion de 22 milliardaires selon la Banque mondiale. Pas peut &ecirc;tre pour les partisans de ATT, mais pour nous autres maliens et maliennes la clarification de cette question est fondamentale pour l&rsquo;avenir de la d&eacute;mocratie malienne. Malheureusement des anciens ministres et anciens contr&ocirc;leurs g&eacute;n&eacute;raux d&rsquo;Etat pass&eacute;s dans &laquo;&nbsp;l&rsquo;opposition&nbsp;&raquo; gardent un silence absolu ou complice sur cette question. On nous dit qu&rsquo;il ne faut accorder aucun cr&eacute;dit &agrave; ce rapport de la Banque mondiale, qui l&rsquo;a m&ecirc;me d&eacute;menti&nbsp;! Alors pourquoi devra t-on accorder un cr&eacute;dit aux rapports du<span style="">&nbsp; </span>PNUD&nbsp;? Rapports de la BM et du PNUD ont une pr&eacute;somption de v&eacute;rit&eacute; et selon l&rsquo;adage &ldquo; <strong style="">tous ce que dit le petit maure, il l&rsquo;a appris sous la tante</strong> &ldquo;.<o:p></o:p></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2">Cela dit, les questions sont l&agrave;. Il nous semble que les conflits entre les deux regroupements vont au-del&agrave; de ce que nous lisons dans la presse priv&eacute;e.<o:p></o:p></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2">Politiquement gravitent autour des deux regroupements des secteurs de la moyenne bourgeoisie et de la grande bourgeoisie issus des rentes de l&rsquo;Etat.<span style="">&nbsp; </span><o:p></o:p></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2">Le pouvoir de Konar&eacute; a permis la mutation de bon nombre de moyens<span style="">&nbsp; </span>bourgeois en gros bourgeois et dont la fortune a &eacute;t&eacute; b&acirc;tie &agrave; travers l&rsquo;appareil d&rsquo;Etat.<o:p></o:p></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2">Les traits caract&eacute;ristiques de cette mutation sont que, outre que la gestion des affaires sous le r&eacute;gime Konar&eacute; a &eacute;t&eacute; ouvert et accessible &agrave; un &eacute;ventail large et diversifi&eacute; des diff&eacute;rents secteurs maliens, mais il faut ajouter que les principales reformes &eacute;conomiques initi&eacute;es et r&eacute;alis&eacute;es sous Konar&eacute; ont b&eacute;n&eacute;fici&eacute; principalement &agrave; des acteurs politiques, intellectuels et non &agrave; des op&eacute;rateurs &eacute;conomiques. Une mutation sociale s&rsquo;est op&eacute;r&eacute;e. Les politiciens qui sont cens&eacute;s arbitrer les conflits entre les op&eacute;rateurs &eacute;conomiques sont devenus eux m&ecirc;me<span style="">&nbsp; </span>les op&eacute;rateurs &eacute;conomiques dans certaines entreprises et soci&eacute;t&eacute;s reform&eacute;es. Au contraire de son pr&eacute;d&eacute;cesseur,<span style="">&nbsp; </span>ATT a une conception tr&egrave;s restrictive de la gestion. Sa gestion menace l&rsquo;opulence de certains secteurs de la bourgeoisie ad&eacute;miste et autres partis ayant g&eacute;r&eacute; le pays avec Konar&eacute; (cf.<span style="">&nbsp; </span>P.S.P.R et autres ). La gestion de ATT est plus ou moins clanique. Son effet essentiel a &eacute;t&eacute; de provoquer le d&eacute;guerpissement &eacute;conomique et social des secteurs de la bourgeoisie, du r&eacute;gime Konarien. En revanche, on voit des nouveaux riches, tr&egrave;s repus qui font leur apparition. S&rsquo;&eacute;carter de cette mani&egrave;re d&rsquo;analyser les questions qui se posent<span style="">&nbsp; </span>&agrave; notre soci&eacute;t&eacute; revient &agrave; faire de l&rsquo;aventurisme. Ce sont ces deux principaux secteurs de bourgeois intellectuels qui s&rsquo;affrontent et qui ont pu entra&icirc;ner chacun dans son camp de petits partis d&eacute;mocratiques ou de simples d&eacute;mocrates.<span style="">&nbsp; </span><o:p></o:p></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2">S&rsquo;il y a eu plus de bourgeois parasitaires sous Konar&eacute; par rapport &agrave; Moussa Traor&eacute;, l&rsquo;explication se trouve dans l&rsquo;&eacute;volution du r&eacute;gime &eacute;conomique du pays. Konar&eacute; a b&eacute;n&eacute;fici&eacute; de subventions et d&rsquo;aides plus importantes que son pr&eacute;d&eacute;cesseur GMT. Non pas qu&rsquo;il est plus beau que Moussa, mais parce que c&rsquo;est sous Konar&eacute; que les bases politico juridiques de toutes les privatisations ont &eacute;t&eacute; pos&eacute;es. A titre de rappel, la privatisation a commenc&eacute; au Mali avec la mise en &oelig;uvre du<span style="">&nbsp; </span>PASEP (Programme de Reforme des Entreprises Publiques). Ce programme qui a couvert 35 Entreprises est arriv&eacute; &agrave; terme en 1992- Une loi n&deg;41 du 22 f&eacute;vrier 1994 fixant les principes fondamentaux de la privatisation des Entreprises du Secteur publique a &eacute;t&eacute; vot&eacute;e. Puis l&rsquo;ordonnance n&deg;00-67 du 29 f&eacute;vrier 2000 a cr&eacute;e la Direction G&eacute;n&eacute;rale de l&rsquo;Administration des Biens de l&rsquo;Etat (DGAB). En 2001 le d&eacute;cret n&deg;026 du 02 janvier fut pris et fixe les modalit&eacute;s de liquidation des EPIC et soci&eacute;t&eacute;s d&rsquo;Etat.<span style="">&nbsp;&nbsp; </span><o:p></o:p></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2">En v&eacute;rit&eacute;, c&rsquo;est l&rsquo;adoption de ces textes qui ont permis d&rsquo;attirer les capitaux &eacute;trangers et sont les bases sur lesquelles la moyenne bourgeoisie intellectuelle sous Konar&eacute; a b&acirc;ti sa fortune pour passer dans la classe de bourgeois parasitaires. <o:p></o:p></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2">Si on prend la loi n&deg;041 du 22 f&eacute;vrier 1994, outre qu&rsquo;elle ne s&rsquo;applique pas &agrave; la d&eacute;l&eacute;gation globale de gestion<span style="">&nbsp; </span>(la technique de la concession et de l&rsquo;affermage que l&rsquo;ADEMA a invent&eacute;e sans texte), mais pire les offres et leurs conditions &eacute;taient faites n&rsquo;importe comment&nbsp;! Pire encore, la possibilit&eacute; est donn&eacute;e &agrave; une autorit&eacute; d&rsquo;attribuer un march&eacute; sur la base de gr&eacute; &agrave; gr&eacute; alors m&ecirc;me que cette autorit&eacute; n&rsquo;est pas pr&eacute;cis&eacute;e&nbsp;?&nbsp;! Mais il y a plus grave le compte &ldquo; ad hoc&ldquo; que cette loi impose comme pr&eacute;alable aux privatisations n&rsquo;a jamais exist&eacute;. Pourquoi&nbsp;? Et pour qu&rsquo;elle raison&nbsp;? Plus grave encore, le d&eacute;cret d&rsquo;application de la m&ecirc;me loi n&rsquo;a jamais vu le jour. Pourquoi&nbsp;? Et pour qu&rsquo;elle raison&nbsp;?<o:p></o:p></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2">Il s&rsquo;est constitu&eacute; sur cette base des bourgeois rentiers. Des gens qui au d&eacute;part n&rsquo;avaient que pantalon et chemise. Aujourd&rsquo;hui on en voit dont les moustaches et les cheveux sont blanchis par la corruption. Concr&egrave;tement, c&rsquo;est une partie de ces secteurs de la bourgeoisie qui est menac&eacute;e par la gestion de ATT. Ceux qui ont vite compris se sont ligu&eacute;s derri&egrave;re ATT. Les propos de Dioncounda TRAORE sont assez r&eacute;v&eacute;lateurs. A la fois ils expriment les dix ann&eacute;es de gabegie de l&rsquo;ADEMA (1992 &ndash; 2000) &agrave; l&rsquo;exclusion du MIRIA &agrave; l&rsquo;&eacute;poque, mais aussi la crainte d&rsquo;&ecirc;tre poursuivis&nbsp;! A l&rsquo;inverse et en revanche on apprend que &ldquo; <strong style="">le h&eacute;ros du 26 Mars (ne doit pas c&eacute;der aux chants des sir&egrave;nes) de<span style="">&nbsp; </span>&lt;&lt; ceux qui l&rsquo;incitent &agrave; briguer un second mandat &gt;&gt; </strong><em style="">(la nouvelle r&eacute;publique n&deg;004 du 22 f&eacute;vrier 2007)</em> le fond des divergences n&rsquo;est pas la bataille autour d&rsquo;un id&eacute;al d&eacute;mocratique mais bien un conflit de positionnement et de succession. C&rsquo;est &agrave; la fin de la 5 <sup>ieme</sup> ann&eacute;e du pouvoir ATT que les maliens et maliennes apprennent que &lt;&lt; <strong style="">des paroles donn&eacute;es n&rsquo;ont pas &eacute;t&eacute; respect&eacute;es</strong> &gt;&gt;&nbsp;?&nbsp;! . A supposer qu&rsquo;il y avait un deal entre ATT et IBK mais le mal est infini&nbsp;! Pourquoi un deal pour falsifier l&rsquo;histoire politique du Mali&nbsp;? Qui est t&eacute;moin du deal au Mali&nbsp;? <o:p></o:p></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2">A supposer qu&rsquo;il y ait un deal pourquoi n&rsquo;a-t-on pas pris comme t&eacute;moin du deal les autorit&eacute;s griotiques ou traditionnelles du Mali&nbsp;?.<o:p></o:p></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2">Mais pourquoi un deal pour &eacute;carter la Constitution&nbsp;? Les lois &eacute;lectorales&nbsp;?<span style="">&nbsp; </span>La volont&eacute; du peuple&nbsp;?<o:p></o:p></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2">Pourquoi et pour quelle raison Konar&eacute; a falsifi&eacute; ou fait falsifier la volont&eacute; du peuple&nbsp;? Dans cet ordre d&rsquo;esprit, qui est l&rsquo;auteur ou quels sont les auteurs de la d&eacute;rive r&eacute;publicaine&nbsp;?<span style="">&nbsp; </span>Pourquoi veut-on que les maliens avalent que &quot; <strong style="">ATT est une menace pour la d&eacute;mocratie</strong> &quot; alors que Konar&eacute; et IBK lui m&ecirc;me ont particip&eacute; &agrave; la falsification de l&rsquo;histoire politique du Mali. A la v&eacute;rit&eacute; la seule menace que constitue<span style="">&nbsp; </span>ATT aujourd&rsquo;hui, c&rsquo;est qu&rsquo;il est le chef de file des secteurs de la moyenne bourgeoisie et de gros bourgeois sur le point d&rsquo;&eacute;vincer &eacute;conomiquement cet autre secteur de moyens et gros bourgeois. <o:p></o:p></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2">Qui ne comprend pas cela doit cesser de faire la politique. <o:p></o:p></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2">Si les bailleurs ont nanti le Pr&eacute;sident Konar&eacute; de<span style="">&nbsp; </span>plus de finances que<span style="">&nbsp; </span>son pr&eacute;d&eacute;cesseur GMT c&rsquo;est que le r&eacute;gime de Konar&eacute; a mieux ouvert les secteurs &eacute;conomiques de son pays &agrave; ses partenaires. De m&ecirc;me, il faut expliquer que les milliards et milliards accord&eacute;s &agrave; ATT r&eacute;sultent du fait que lui aussi a encore mieux ouvert son pays aux partenaires.<span style="">&nbsp; </span>Les hauts milieux financiers tirent les le&ccedil;ons des placements financiers aupr&egrave;s des r&eacute;gimes dictatoriaux. Aujourd&rsquo;hui, plus les barri&egrave;res douani&egrave;res tarifaires et m&ecirc;me non tarifaires sont d&eacute;mantel&eacute;es et harmonis&eacute;es, plus on donne assez d&rsquo;argent, parce que les conditions juridiques de remboursement existent. Le CIRDI est la juridiction internationale des investisseurs que ces derniers saisissent contre un Etat sans passer par les tribunaux internes en cas de diff&eacute;rends.<o:p></o:p></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2">Si on est d&rsquo;accord que le face &agrave; face FDR et ADP n&rsquo;est pas une bataille autour d&rsquo;un id&eacute;al d&eacute;mocratique, examinons maintenant les probl&egrave;mes autour desquels les patriotes maliens peuvent fonder leurs actions pr&eacute;sentes et futures.<o:p></o:p></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2">Seul l&rsquo;examen des mutations intervenues dans le secteur industriel et au niveau de la paysannerie doit &ecirc;tre un guide pour nous.<o:p></o:p></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2">Ce n&rsquo;est pas en chantant l&rsquo;hymne national du Mali que les probl&egrave;mes seront r&eacute;gl&eacute;s. L&rsquo;enjeu des probl&egrave;mes pos&eacute;s va au-del&agrave;. <o:p></o:p></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2">Je ne crois pas qu&rsquo;il faut comparer ATT &agrave; Hitler ou Missolini. Cela n&rsquo;est pas exact politiquement. Tout comme c&rsquo;est faux, compl&egrave;tement faux de dire et &eacute;crire qu&rsquo;il n&rsquo;y a pas de reformes en profondeur. La question n&rsquo;est pas de proc&eacute;der &agrave; des reformes institutionnelles ou constitutionnelles pour que chacun trouve sa place. C&rsquo;est cela<span style="">&nbsp; </span>le partage de g&acirc;teau inaugur&eacute; par l&rsquo;ADEMA (cf. P.S.P.R.). Chacun a pris sa part et tout le monde est rendu responsable de la gestion de la p&eacute;riode.<o:p></o:p></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2">L&rsquo;ADEMA qui a remport&eacute; les premi&egrave;res &eacute;lections g&eacute;n&eacute;rales de 1992 sans difficult&eacute; n&rsquo;avait nullement besoin de gouverner avec Samba ou Demba. Cependant si Konar&eacute; a gouvern&eacute; avec les autres, c&rsquo;est parce qu&rsquo;il savait que ces &eacute;lections<span style="">&nbsp; </span>n&rsquo;&eacute;taient pas fiables et pour ne pas &ecirc;tre renvers&eacute;, en 1993 tout comme en 1997, il s&rsquo;ouvrit et les intellectuels affairistes de son pouvoir l&rsquo;ont vaincu. Ces faits sont l&agrave;, Konar&eacute; a pris le pouvoir dans des conditions tr&egrave;s ambigu&euml;s.<o:p></o:p></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2">La gauche de l&rsquo;ADEMA a &eacute;t&eacute; vaincue par les affairistes sans foi ni loi. Et finalement tous ceux qui n&rsquo;avaient aucune conviction de gauche &eacute;tablie se sont bien enrichis (surfacturations, d&eacute;combres des privatisations, trafic d&rsquo;influence, etc.).<o:p></o:p></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2">C&rsquo;est exactement ce que nous voyons aujourd&rsquo;hui. C&rsquo;est Me Mountaga TALL qui nous apprend que la Constitution n&rsquo;est pas appliqu&eacute;e. Que IBK et lui TALL n&rsquo;auraient normalement pas d&ucirc; &ecirc;tre Pr&eacute;sident et Vice-pr&eacute;sident de l&rsquo;Assembl&eacute;e nationale si on respectait la lettre de la Constitution et j&rsquo;ajoute <strong style="">s&rsquo;ils avaient une &eacute;thique politique</strong> (cf. Le d&eacute;bat africain de RFI, la semaine pass&eacute;e).<o:p></o:p></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2">LES VRAIES QUESTIONS ECONOMIQUES ET SOCIALES A DEBATTRE ET LA QUESTION DE LA 3<sup>i&egrave;me</sup> VOIE POLITIQUE A BATIR&hellip; (&agrave; suivre).<o:p></o:p></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2">Me Amadou Ti&eacute;oul&eacute; DIARRA<o:p></o:p></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2">T&eacute;l&nbsp;: 672-37-10<o:p></o:p></font><br />atdiarra@yahoo.fr</p>
<p>rn<font size="2" style="font-family: Arial;"><span lang="FR" style="font-size: 12pt;"></span></font>"</p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>DEMOCRATIE PLURALISTE : Appel à la médiocrité !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/democratie/democratie-pluraliste-appel-a-la-mediocrite-9770.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 15 Mar 2007 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Challenger</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p><font size=2"><strong style=""><em style=""><span lang="FR" style="color: rgb(51, 51, 153);">Le pr&eacute;sident ATT a invit&eacute;, le week-end dernier, les Maliens &agrave; sortir en masse pour retirer leurs cartes d&rsquo;&eacute;lecteur. Il a appel&eacute; les citoyens &agrave; un vote massif pour que ces &eacute;lections soient un succ&egrave;s &agrave; la dimension de notre d&eacute;mocratie. A ce propos, a-t-il tenu compte des errements actuels de plus de cent partis politiques dont la plupart n&rsquo;ont pas de v&eacute;ritable projet de soci&eacute;t&eacute;&nbsp;?<o:p></o:p></span></em></strong></font>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">ATT, lors de sa campagne &eacute;lectorale de 2002 disait&nbsp;:&nbsp;&laquo; ce qui devrait &ecirc;tre la force de notre syst&egrave;me d&eacute;mocratique est devenu son talon d&rsquo;Achille&nbsp;: le nombre impressionnant des partis politiques cr&eacute;&eacute;s ne traduit pas le dynamisme de notre classe politique. Il est symptomatique du grand &eacute;miettement des forces politiques et un facteur d&rsquo;aggravation de leurs faiblesses structurelles. Ensemble, nous mettrons en place des m&eacute;canismes de promotion et de consolidation d&rsquo;un pluralisme dynamique et efficace pour la cr&eacute;dibilit&eacute; et la solidit&eacute; de notre jeune d&eacute;mocratie&nbsp;&raquo;. </span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Donc, en parlant d&rsquo;&eacute;lection &agrave; la dimension de notre d&eacute;mocratie, ATT lance un appel &agrave; la m&eacute;diocrit&eacute; &eacute;lectorale. En effet, les partis n&rsquo;ont pas cess&eacute; de voir le jour. Les regroupements constitu&eacute;s autour des partis, entre autres, l&rsquo;Ard et Espoir 2002, qui devaient servir de base &agrave; la restructuration de notre paysage politique se sont dissous au profit de regroupements et d&rsquo;associations de soutien &agrave; Att. Ce ph&eacute;nom&egrave;ne a conduit une partie de la classe politique &agrave; fouler au pied ses statuts et r&egrave;glement int&eacute;rieur cherchant co&ucirc;te que co&ucirc;te &agrave; s&rsquo;accrocher au pr&eacute;sident de la r&eacute;publique. </span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Les cons&eacute;quences se sont sold&eacute;es par la d&eacute;chirure interne des regroupements et partis. La majorit&eacute; d&rsquo;Espoir 2002 a &eacute;t&eacute; superbement ignor&eacute;e &agrave; l&rsquo;Assembl&eacute;e nationale et Soumeylou et ses camarades ont &eacute;t&eacute; invit&eacute;s &agrave; quitter la Ruche. Deux des plus grands partis politiques ont donc &eacute;t&eacute; secou&eacute;s par cette vague d&rsquo;adh&eacute;sion &agrave; la plateforme d&rsquo;Att au d&eacute;triment des textes con&ccedil;us par les formations politiques m&ecirc;me au sein de l&rsquo;h&eacute;micycle. </span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">La cour supr&ecirc;me, aussi, a tranch&eacute; dans ce sens. La d&eacute;mocratie, c&rsquo;&eacute;tait donc sans compter avec le candidat Att &agrave; l&rsquo;&eacute;lection pr&eacute;sidentielle 2002 quand il disait&nbsp;: &laquo;&nbsp;il nous faut n&eacute;cessairement cr&eacute;er les conditions d&rsquo;une adh&eacute;sion totale des diff&eacute;rentes sensibilit&eacute;s politiques du pays &agrave; un consensus sur les valeurs cardinales de la R&eacute;publique.&nbsp;&raquo; C&rsquo;est ce consensus qui a pi&eacute;g&eacute; les partis car il &eacute;tait con&ccedil;u autour d&rsquo;un seul individu, celui qui avait de grandes chances d&rsquo;&ecirc;tre le pr&eacute;sident de la R&eacute;publique.</span></font></p>
<p>rn<font size="2" style="font-family: Arial;"><strong style=""><span lang="FR" style="font-size: 12pt;">Baba <span style="">&nbsp;</span>Demb&eacute;l&eacute; </span></strong></font>"</p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>La démocratie clochardisée</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/democratie/la-democratie-clochardisee-9227.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 31 Jan 2007 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Lieutenant P.</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p><font size=2"><strong><em><span lang="FR" style="color: rgb(51, 51, 153);">Assomm&eacute; par vingt &ndash;trois ans de dictature Kaki, le peuple malien est sorti de sa torpeur, en mars 1991, pour bouter le g&eacute;n&eacute;ral Moussa Traor&eacute; hors de son palais de marbre. Quinze ans apr&egrave;s l&rsquo;instauration de la d&eacute;mocratie dans notre pays, les vieux d&eacute;mons sont de retour&nbsp;: le consensus politique, instaur&eacute; par le g&eacute;n&eacute;ralus l&eacute;opardis, a sonn&eacute; le glas du multipartisme, acquis au prix du sang. Les leaders politiques ont abdiqu&eacute;, laissant le champ libre &agrave; un r&eacute;gime, qui rappelle, &agrave; bien d&rsquo;&eacute;gards, celui de l&rsquo;UDPM. D&rsquo;o&ugrave; la col&egrave;re de nos concitoyens, d&eacute;cid&eacute;s &agrave; conjurer ce p&eacute;ril.<o:p></o:p></span></em></strong></font>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Apr&egrave;s quinze ans &laquo;<em>&nbsp;d&rsquo;apprentissage</em>&nbsp;&raquo;, la d&eacute;mocratie malienne a plut&ocirc;t d&eacute;sappris. Au lieu d&rsquo;en tirer les le&ccedil;ons, elle s&rsquo;est engonc&eacute;e dans un unanimisme de mauvais aloi. &laquo;<em>&nbsp;Il faut le d&eacute;noncer sans prendre de gant&nbsp;! La dictature du g&eacute;n&eacute;ral Moussa n&rsquo;a pas &agrave; rougir de la d&eacute;cr&eacute;pitude, qui s&eacute;vit sous A.T.T. De tous les r&eacute;gimes, qui se sont succ&eacute;d&eacute; &agrave; la t&ecirc;te de notre pays, celui d&rsquo;A.T.T s&rsquo;est illustr&eacute; par un laisser &ndash;faire et un laisser- aller g&eacute;n&eacute;ralis&eacute;s. Chacun fait ce qu&rsquo;il veut, personne ne l&egrave;ve le petit doigt&nbsp;! C&rsquo;est catastrophique&nbsp;!&nbsp;</em>&raquo;, nous confie le citoyen lamda.</span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><strong><span lang="FR">Prostitution des partis politiques<o:p></o:p></span></strong></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Les partis qui, dans le temps, &eacute;taient les plus repr&eacute;sentatifs sur l&rsquo;&eacute;chiquier politique sont, aujourd&rsquo;hui, ceux &ndash;l&agrave; m&ecirc;mes qui se prostituent pour des strapontins. En envoyant au diable leur honneur et leurs convictions, en ravalant leur id&eacute;ologie et leurs projets de soci&eacute;t&eacute;. Encore, faut-il qu&rsquo;ils en aient ! O&ugrave; sont &ndash;ils, ces partis, hommes politiques et militants, qui ont sign&eacute;, en lettres de sang, le retour du multipartisme et de la d&eacute;mocratie dans notre pays. O&ugrave; sont &ndash;ils, ces h&eacute;ros et pr&eacute;curseurs de la d&eacute;mocratie malienne qui, sous les tortures et les brimades, ont ouvert la voie au changement, tant attendu&nbsp;?... A raison, ce professeur de lyc&eacute;e nous confiait, mordicus, que &laquo;<em>&nbsp;la d&eacute;mocratie n&rsquo;est qu&rsquo;une illusion, un concept venu de loin, qui cadre mal avec la mentalit&eacute; de notre milieu</em>&nbsp;&raquo;. Et d&rsquo;ass&eacute;ner, p&eacute;remptoire&nbsp;: &laquo;&nbsp;<em>Voyez seulement comment cette d&eacute;mocratie est appliqu&eacute;e chez nous&nbsp;! Et surtout, les ravages qu&rsquo;elle continue de provoquer&hellip;</em>&nbsp;&raquo;. Toutes les couches de la population en sont,&hellip; infect&eacute;es. Du simple citoyen aux plus hautes sph&egrave;res du pouvoir, en passant par le politique, l&rsquo;administratif et le judiciaire, tout est pourri jusqu&rsquo;&agrave; la moelle&nbsp;! Une v&eacute;ritable catastrophe&nbsp;!</span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Pourtant des partis politiques ont, par le pass&eacute;, m&eacute;rit&eacute; de leur dignit&eacute; et de leur engagement. Ce pass&eacute; n&rsquo;est plus, de nos jours, que leurres sans lueur. Du renoncement total &agrave; leur id&eacute;ologie, ces partis sont tomb&eacute;s dans la couardise. Un constat humiliant, fait se retourner dans leur tombe, nos martyrs de mars 1991 tomb&eacute;s sous les balles du G&eacute;n&eacute;ral Moussa Traor&eacute;. Les leaders de l&rsquo;ADEMA, du CNID, de l&rsquo;US-RDA&hellip; qui ont contribu&eacute; &agrave; l&rsquo;av&egrave;nement du multipartisme dans notre pays, ne sont plus que de faux h&eacute;rauts, des tigres en papier. Tous ou presque, ont fini par renier leur id&eacute;ologie et leur id&eacute;al d&eacute;mocratique. Et, c&rsquo;est &agrave; la queue &ndash;leu &ndash;leu, derri&egrave;re le &laquo;&nbsp;<em>Prince&nbsp;</em>&raquo; du jour qu&rsquo;ils se prosternent, les mains derri&egrave;re le dos. Le multipartisme, lui, a &eacute;t&eacute; d&eacute;vor&eacute; &agrave; la sauce &laquo;&nbsp;<em>Con &ndash;sensuelle</em>&nbsp;&raquo;. </span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><strong><span lang="FR">Le pouvoir&nbsp;: un fou errant dans un cim&eacute;ti&egrave;re<o:p></o:p></span></strong></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">La peur des partis &laquo;&nbsp;<em>pourritiques</em>&nbsp;&raquo; dits de l&rsquo;opposition, de se reconna&icirc;tre comme tels, a fait changer la couleur de bien de vestes, au sein de la gente politique. Entre agir, selon leur conviction et militer pour leur ventre, ces partis ont vite fait de franchir le rubicon. Aller &agrave; l&rsquo;opposition&nbsp;? Jamais&nbsp;! Ce serait un hara-kiri. Au sein des partis politiques, membres de l&rsquo;ADP, on ne dort plus que d&rsquo;un &oelig;il.</span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Chacun s&rsquo;attend, m&ecirc;me dans son lit, &agrave; la r&eacute;compense, celle du renoncement &agrave; son id&eacute;ologie, &agrave; son id&eacute;al politique.</span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">M&ecirc;me ceux de l&rsquo;ADEMA ne parviennent pas &agrave; accorder leur violon, quant au choix de leurs repr&eacute;sentants au sein de la future &eacute;quipe gouvernementale. Et pour cause&nbsp;: plus d&rsquo;une vingtaine de ministrables se bousculent, au portillon&nbsp;!</span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">C&rsquo;est dire, en faim de contes, que bien d&rsquo;espoirs seront d&eacute;&ccedil;us. Et que les souteneurs de la plateforme pr&eacute;sidentielle pourraient voir leurs ambitions voler en &eacute;clats.</span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">De fait, il faut se rendre &agrave; &eacute;vidence&nbsp;: il y avait des partis, et il n&rsquo;y en a presque plus&nbsp;! C&rsquo;est le lieu de rendre h&ocirc;mmage au RPM, au Parena et autres Soumeylou Boub&egrave;ye Ma&iuml;ga, pour avoir refus&eacute; de vendre leur &acirc;me au diable. Si l&rsquo;honneur de la d&eacute;mocratie malienne est sauf, il est loin d&rsquo;&ecirc;tre sauv&eacute;. Car l&rsquo;aversion du G&eacute;n&eacute;ralus l&eacute;opardis pour une opposition forte, a fini par transformer son r&eacute;gime en &laquo;&nbsp;fou errant&nbsp;&raquo; dans un cimeti&egrave;re de la Rue publique.</span></font></p>
<p>rn<font size="2" style="font-family: Arial;"><strong><span lang="FR" style="font-size: 12pt;"><font size="2">Le Mollah Omar</font></span></strong></font>"</p>]]> </content:encoded>
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<title>DEMOCRATIE MALIENNE : Quand le chasseur devient la proie</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/democratie/democratie-malienne-quand-le-chasseur-devient-la-proie-9211.html</link>
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<pubDate>Tue, 30 Jan 2007 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le patriote</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p><font size=2"><strong style=""><em style=""><span lang="FR" style="color: rgb(51, 51, 153);">Dans la vie d&rsquo;une nation, d&rsquo;un peuple, il y a des &eacute;v&eacute;nements qui font regretter les situations ant&eacute;rieures m&ecirc;me marqu&eacute;es de dictature. Ce sont ces &eacute;v&eacute;nements qui font le lit de l&rsquo;instabilit&eacute; politique entra&icirc;nant parfois un changement brutal de r&eacute;gime et le Mali n&rsquo;a pas fait exception.<o:p></o:p></span></em></strong></font>rn
<p style="text-indent: 14.15pt; font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2">La premi&egrave;re r&eacute;publique, apr&egrave;s avoir lanc&eacute; avec succ&egrave;s les bases d&rsquo;une &eacute;conomie nationale ind&eacute;pendante et<span style="">&nbsp; </span>planifi&eacute;e se retrouvera pi&eacute;g&eacute;e par sa r&eacute;volution active avec une milice parfois hardie comme bras s&eacute;culier. Les populations accul&eacute;es par une telle d&eacute;viation du r&eacute;gime n&rsquo;h&eacute;siteront pas &agrave; applaudir des deux mains le changement intervenu en novembre 1968.<o:p></o:p></font></p>
<p>rn
<p style="text-indent: 14.15pt; font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2">Apr&egrave;s une lib&eacute;ration de la vie socio-&eacute;conomique du pays, le r&eacute;gime militaire qui avait promit son retour dans les casernes se mua peu &agrave; peu en une aristocratie sans pr&eacute;c&eacute;dent avec le pouvoir comme moyen d&rsquo;enrichissement pour les tenants du pouvoir et leur entourage.<o:p></o:p></font></p>
<p>rn
<p style="text-indent: 14.15pt; font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2">Min&eacute;e par les crises internes, la junte militaire qui retourna &agrave; une vie constitutionnelle au d&eacute;but des ann&eacute;es<span style="">&nbsp; </span>1970 avait commis les m&ecirc;mes d&eacute;viations que la premi&egrave;re r&eacute;publique et le foss&eacute; s&rsquo;agrandissait entre les gouvernants et les gouvern&eacute;s. L&rsquo;accentualisation des diff&eacute;rentes crises &eacute;conomiques aboutiront &agrave; l&rsquo;insurrection de mars 1991<span style="">&nbsp; </span>qui a eu raison d&rsquo;un r&eacute;gime &agrave; bout de souffle.<o:p></o:p></font></p>
<p>rn
<p style="text-indent: 14.15pt; font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2">Apr&egrave;s ces diff&eacute;rentes ruptures brutales, le Mali faisait son entr&eacute;e dans la cour des Nations dites d&eacute;mocratiques avec l&rsquo;&eacute;lection d&rsquo;un pr&eacute;sident d&eacute;mocratiquement &eacute;lu. Le multipartisme devenait int&eacute;gral.<o:p></o:p></font></p>
<p>rn
<p style="text-indent: 14.15pt; font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2">Cependant, le Mali de<span style="">&nbsp; </span>la 3&egrave;me R&eacute;publique, parti d&rsquo;un r&eacute;gime de Parti unique institutionnalis&eacute; aboutissait &agrave; un r&eacute;gime de Parti Etat<span style="">&nbsp; </span>avec la main mise d&rsquo;un Parti sur l&rsquo;ensemble des institutions du pays sans commune mesure avec son poids politique r&eacute;el avec la perp&eacute;tuation de cette dichotomie entre le Mali l&eacute;gal et le Mali r&eacute;el.<o:p></o:p></font></p>
<p>rn
<p style="text-indent: 14.15pt; font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2">Aujourd&rsquo;hui, nous constatons qu&rsquo;il est des hommes que l&rsquo;Histoire, d&eacute;cid&eacute;ment, prend toujours par surprise dans un r&eacute;gime d&eacute;mocratique. Ainsi en va t-il de Amadou Toumani Tour&eacute;, tout surpris de franchir un &agrave; un les obstacles. Dans le milieu rural, il est populaire, en effet, et les th&egrave;mes qu&rsquo;il aime d&eacute;velopper dans ses discours, son dynamisme un peu d&eacute;monstratif aussi, l&rsquo;ont fait appr&eacute;cier alors que les promesses succ&egrave;dent aux discours.<span style="">&nbsp; </span><o:p></o:p></font></p>
<p>rn
<p style="text-indent: 14.15pt; font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2">A l&rsquo;approche de ces &eacute;lections, il entreprend de casser les clans et de cr&eacute;er le sien en laminant l&rsquo;Ad&eacute;ma, l&rsquo;URD et les autres signataires (ADP) . Non sans maladresse aussi, puisque la camarilla dont il s&rsquo;entoure (chefs de partis) est surtout compos&eacute;e de laudateurs qui ne l&rsquo;informent pas, il s&rsquo;ali&egrave;ne quelques uns de ses plus solides soutiens. Croit-il en son invuln&eacute;rabilit&eacute;, en ses facult&eacute;s manoeuvri&egrave;res, en son sens de l&rsquo;anticipation ?<o:p></o:p></font></p>
<p>rn
<p style="text-indent: 14.15pt; font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2">Aujourd&rsquo;hui, &agrave; quelques mois de la fin de son mandat, le Pr&eacute;sident ATT laisse derri&egrave;re soi un Mali &agrave; terre sur le plan d&eacute;mocratique, avec<span style="">&nbsp; </span>comme camisole de force, un consensus<span style="">&nbsp; </span>de fa&ccedil;ade autour de lui. Sur le plan scolaire et socio-&eacute;conomique, l&rsquo;effritement de l&rsquo;autorit&eacute; de l&rsquo;Etat. C&rsquo;est l&rsquo;Etat malien m&ecirc;me en tant que tel qui se meurt peu &agrave; peu. Un pays aux lendemains incertains class&eacute; parmi les derniers de la<span style="">&nbsp; </span>plan&egrave;te selon le classement PNUD.<o:p></o:p></font></p>
<p>rn
<p style="text-indent: 14.15pt; font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2">Notre pays, le Mali, ce grand peuple de renomm&eacute;e mill&eacute;naire, 46 ans apr&egrave;s son ind&eacute;pendance &agrave; cause des diff&eacute;rentes d&eacute;viations ne peut tomber encore plus bas sur tous les plans. Les &eacute;checs, marqu&eacute;s parfois par des ruptures brutales serviront-lls de le&ccedil;ons ? L&rsquo;urne ne fait pas toujours un bon pr&eacute;sident.<o:p></o:p></font></p>
<p>rn<font size="2" style="font-family: Arial;"><strong style=""><span lang="FR" style="font-size: 12pt;">Mamadou DIARRA</span></strong></font>"</p>]]> </content:encoded>
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<title>CONSENSUS Malien : Démocratie représentative ou démagogie représentative</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/democratie/consensus-malien-democratie-representative-ou-demagogie-representative-9195.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 29 Jan 2007 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Les Echos</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p><font size=2" style="font-family: Arial;">Pour nous, le Mali est au bord du gouffre, et il est plus que jamais urgent de prendre conscience des erreurs commises et d&rsquo;en tirer les le&ccedil;ons. Le consensus ambiant est tr&egrave;s mauvais pour la d&eacute;mocratie, et il est mortel pour les Maliens.</p>
<p>En 1991, des Maliens ont pay&eacute; de leur sang pour que s&rsquo;&eacute;tablisse dans notre pays un gouvernement des Maliens par les Maliens et pour les Maliens. Le coup d&rsquo;Etat &eacute;tait encourag&eacute; pour deux raisons&nbsp;: le refus du r&eacute;gime de s&rsquo;ouvrir &agrave; la pluralit&eacute; politique et la mis&egrave;re qui pr&eacute;valait sur la population, affich&eacute;e, entre autres, par un d&eacute;calage entre le niveau de vie des dirigeants et celui des citoyens ordinaires.</p>
<p>Plus de 15 ans apr&egrave;s le renversement du g&eacute;n&eacute;ral Moussa Traor&eacute;, le Mali est dans l&rsquo;impasse. Les Maliens attendaient de leurs leaders politiques une d&eacute;mocratie repr&eacute;sentative et une avanc&eacute;e dans l&rsquo;am&eacute;lioration des conditions de vie des uns et des autres. Sur ces deux objectifs, malheureusement, le bilan reste mitig&eacute;.</p>
<p>La principale avanc&eacute;e reste la cr&eacute;ation des partis politiques. Ils sont une centaine aujourd&rsquo;hui. En revanche, aucun lien social n&rsquo;existe entre les partis politiques et l&rsquo;id&eacute;e politique. Un parti politique est cr&eacute;&eacute; pour d&eacute;fendre un programme ou une vision. En France, vous avez la droite, qui est repr&eacute;sent&eacute;e par l&rsquo;UMP, et la gauche, repr&eacute;sent&eacute;e par le PS. Au-del&agrave;, le Front national de Le Pen et les Verts sont les partis de ceux qui ne s&rsquo;identifient ni &agrave; la droite ni &agrave; la gauche. En aucun moment donn&eacute;, l&rsquo;UMP ne fera un cadeau au PS ou le contraire, car dans le monde des id&eacute;es, un parti politique se nourrit de la faiblesse d&rsquo;un autre.</p>
<p>Il en est de m&ecirc;me aux Etats-Unis. Vous avez les d&eacute;mocrates, les r&eacute;publicains, les verts et les ind&eacute;pendants. Les r&eacute;publicains veulent un r&ocirc;le limit&eacute; du gouvernement dans la vie des populations et les d&eacute;mocrates insistent sur le r&ocirc;le positif du gouvernement dans le redressement des d&eacute;s&eacute;quilibres du march&eacute;. Mais que dire d&rsquo;un parti politique si son r&ocirc;le est r&eacute;duit &agrave; accompagner un autre&nbsp;? Dans ce cas, le parti perd toute l&eacute;gitimit&eacute; et existence.<br />Les partis politiques au Mali n&rsquo;ont ni le courage ni la m&eacute;thode pour proposer des r&eacute;formes qui devraient imposer l&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t g&eacute;n&eacute;ral, car ils sont trop soumis aux groupes de pression les mieux organis&eacute;s et ne sont concern&eacute;s que par le court terme&nbsp;: le comit&eacute; ex&eacute;cutif des partis respectifs et leurs alli&eacute;s. Les d&eacute;cisions d&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t g&eacute;n&eacute;ral sont prises sans la moindre participation des militants, or sans le support de ceux qui sont concern&eacute;s, toute action d&rsquo;un parti est men&eacute;e pour la promotion du d&eacute;cideur et non pour la cause que d&eacute;fend le parti.</p>
<p>Quand l&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t particulier prime sur le collectif, les populations subissent la confusion totale. Elles ne savent plus qui d&eacute;fend quoi. En cons&eacute;quence, elles se r&eacute;signent au m&eacute;contentement et reconnaissent leurs incapacit&eacute;s &agrave; participer au changement. Pire que la pauvret&eacute;, c&rsquo;est la pauvret&eacute; d&rsquo;espoir qui s&rsquo;installe dans les c&oelig;urs. Puisqu&rsquo;elles ne peuvent en aucun cas changer l&rsquo;ind&eacute;fendable, les populations cherchent par tous les moyens possibles &agrave; r&eacute;soudre leurs probl&egrave;mes quotidiens. C&rsquo;est l&agrave; o&ugrave; une personne devient une marchandise&nbsp;: la personne qui paye le plus ou promet le plus devient le propri&eacute;taire de la marchandise, qu&rsquo;il peut manipuler &agrave; sa guise.</p>
<p><span style="font-weight: bold; color: rgb(0, 0, 255);">Une &eacute;quipe de football sans adversaire est-elle efficace&nbsp;?</span><br style="font-weight: bold; color: rgb(0, 0, 255);" /><br />Un syst&egrave;me de consensus tel que le n&ocirc;tre peut para&icirc;tre raisonnable. Apr&egrave;s tout, quand toutes les sensibilit&eacute;s politiques sont repr&eacute;sent&eacute;es dans un gouvernement, ainsi va l&rsquo;argument, tout le monde joue pour une &eacute;quipe et marque pour la victoire de l&rsquo;&eacute;quipe. Mais pour bien jouer, il faut tout de m&ecirc;me un adversaire. Sans adversaire, point de match. Il en est de m&ecirc;me en politique. Pour qu&rsquo;un gouvernement puisse agir avec plus d&rsquo;efficacit&eacute; et plus d&rsquo;&eacute;coute, une opposition est n&eacute;cessaire pour tenir ce gouvernement responsable. Et comme les politiciens veulent toujours aller plus loin dans leurs qu&ecirc;tes de pouvoir, ils seront oblig&eacute;s d&rsquo;&ecirc;tre &agrave; l&rsquo;&eacute;coute des citoyens pour parvenir &agrave; leur fin.</p>
<p>En revanche, une d&eacute;cision prioritaire n&rsquo;est jamais consensuelle et agir de fa&ccedil;on consensuelle garantit qu&rsquo;aucune r&eacute;forme n&eacute;cessaire ne sera mise en &oelig;uvre car ce sont les maillons les plus faibles, plus concern&eacute;s par des postes politiques que par l&rsquo;avenir de la nation, qui se regroupent pour orienter les choix publics.</p>
<p>Quel politicien malien a eu le courage de dire &quot;je supporte le programme social du pr&eacute;sident&quot; ou &quot;sa lutte contre la corruption&quot;&nbsp;? Tous disent&nbsp;: &quot;nous sommes derri&egrave;re le pr&eacute;sident, quoi qu&rsquo;il en soit&quot;. Le but d&rsquo;une d&eacute;mocratie n&rsquo;est pas de transformer le pr&eacute;sident en un &quot;roitelet&quot;. En bref, le consensus est un accord pour que rien ne change. Cette tendance qui se dessine, si rien n&rsquo;est fait, correspondrait &agrave; laisser aux g&eacute;n&eacute;rations futures le fardeau de l&rsquo;irresponsabilit&eacute; collective des leaders politiques.</p>
<p>Trois (3) branches de pouvoir &eacute;gales sont au centre de la d&eacute;mocratie. L&rsquo;ex&eacute;cutif ou le pr&eacute;sident, le l&eacute;gislatif ou les d&eacute;put&eacute;s, et le judiciaire. Chacune de ses branches joue un r&ocirc;le de contre-pouvoir et d&rsquo;&eacute;quilibre aux autres branches. L&rsquo;ex&eacute;cutif, qui &agrave; tout moment n&rsquo;est d&eacute;tenu que par une personne, a une marge de man&oelig;uvre bien &eacute;largie du fait de l&rsquo;unicit&eacute; du poste. Il a le r&ocirc;le de respecter et de faire respecter la loi, gr&acirc;ce au monopole qu&rsquo;il exerce sur les forces arm&eacute;es en tant que chef supr&ecirc;me des arm&eacute;es.</p>
<p>Le l&eacute;gislatif a le devoir de passer des lois en les faisant voter par les repr&eacute;sentants du peuple et de financer le programme du gouvernement. Parce que les d&eacute;put&eacute;s ne sont pas nomm&eacute;s par le pr&eacute;sident, ils jouissent d&rsquo;une ind&eacute;pendance particuli&egrave;re. Le r&ocirc;le particulier des d&eacute;put&eacute;s est de d&eacute;fendre les int&eacute;r&ecirc;ts de ceux qui les ont &eacute;lus. Naturellement, les int&eacute;r&ecirc;ts des d&eacute;put&eacute;s et de l&rsquo;ex&eacute;cutif sont contradictoires. Ils devront aussi jouer le r&ocirc;le de l&rsquo;opposition et proposer des plans d&rsquo;action au gouvernement. Ils sont cens&eacute;s &ecirc;tre un contre-pouvoir au gouvernement et d&eacute;fendre l&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t de leur &eacute;lectorat respectif &agrave; travers des projets d&rsquo;industrialisation, d&rsquo;emplois pour les jeunes, etc.</p>
<p>Quant au pouvoir judiciaire, il joue &agrave; travers la Cour constitutionnelle le r&ocirc;le de gardien du temple de Th&eacute;mis en jugeant de la constitutionalit&eacute; des lois vot&eacute;es par l&rsquo;Assembl&eacute;e nationale. Savez-vous pourquoi tous ces pouvoirs ne sont pas confi&eacute;s &agrave; un seul individu&nbsp;? Comme l&rsquo;a si bien dit l&rsquo;historien britannique Lord Acton, &quot;le pouvoir corrompt, et le pouvoir absolu corrompt absolument&quot;. Quand tout le pouvoir est confi&eacute; &agrave; l&rsquo;ex&eacute;cutif, un d&eacute;s&eacute;quilibre anti-d&eacute;mocratique est de mise.</p>
<p><span style="font-weight: bold; color: rgb(0, 0, 255);">Les d&eacute;put&eacute;s maliens ont failli &agrave; leurs obligations</span><br style="font-weight: bold; color: rgb(0, 0, 255);" /><br />Au lieu de s&rsquo;acquitter de leur r&ocirc;le, les &eacute;lus de la nation, y compris les ind&eacute;pendants, sont eux aussi en campagne pour le pr&eacute;sident de la R&eacute;publique. On en voit entre deux avions, dans les trains ou voitures, etc. qui se font de la peine pour faire campagne, non pour leurs propres r&eacute;&eacute;lections mais pour celle du pr&eacute;sident de la R&eacute;publique. Ils ne font rien pour leur &eacute;lectorat et rien pour la R&eacute;publique. A part passer des heures inutiles &agrave; se plonger dans les lectures vides sur l&rsquo;histoire, ils ne s&rsquo;int&eacute;ressent ni aux priorit&eacute;s du Mali et son incapables de dire non au gouvernement. Tout cela prouve une chose&nbsp;: au Mali, chacun a un prix, et transformer des &eacute;lus de la nation en des griots est un abus de pouvoir et du pr&eacute;sident et des d&eacute;put&eacute;s.</p>
<p>Quand les partis politiques ont des programmes bien &eacute;clair&eacute;s et d&eacute;fendus par leurs leaders, au moment des &eacute;lections, c&rsquo;est l&rsquo;&eacute;lectorat qui choisi le programme le plus r&eacute;aliste pour lui. Mais quand tous les partis politiques soutiennent une personne et non un programme politique, quelle est la raison de vie de ses partis politiques&nbsp;? Pourquoi ne pas combiner ces alli&eacute;s en un parti politique (pas une alliance)&nbsp;? La r&eacute;ponse est connue&nbsp;: le raccourci vers une vie de r&ecirc;ve, au Mali, passe par la politique.</p>
<p>Le Mali a assez fait pour les politiciens. De l&rsquo;ind&eacute;pendance &agrave; nos jours, des militaires ont &eacute;t&eacute; promus pr&eacute;sidents, des professeurs ont mont&eacute; l&rsquo;ascenseur social pour avoir le poste supr&ecirc;me, des simples citoyens se r&eacute;veillent riches, des personnes avec un pass&eacute; douteux se sont retrouv&eacute;es maires de nos villes. Malgr&eacute; tout, certains continuent &agrave; manipuler ce pays &agrave; leurs fins, des fins ni nobles ni justes. Comme le disait, John F. Kennedy, ancien pr&eacute;sident am&eacute;ricain &quot;ne demande pas ce que ton pays peut faire pour toi. Demande ce que tu peux faire pour ton pays&quot;. Face &agrave; ce test, le r&eacute;sultat du Mali est m&eacute;diocre. Il est temps d&rsquo;inverser la tendance, qui, si rien n&rsquo;est fait, fera payer cher aux g&eacute;n&eacute;rations futures.</p>
<p><span style="font-weight: bold; color: rgb(0, 0, 255);">Quelles le&ccedil;ons pour le prochain locataire de Koulouba&nbsp;?</span><br style="font-weight: bold; color: rgb(0, 0, 255);" /><br />Il nous faut certes l&rsquo;esprit partisan pour faire face aux nombreuses difficult&eacute;s qui se dressent sur le chemin de notre d&eacute;veloppement. Mais un gouvernement de consensus est rarement une solution d&eacute;mocratique. Le consensus m&eacute;rite une r&eacute;flexion de fond. La d&eacute;mocratie participative, avec comme m&eacute;thode le consensus, peut facilement d&eacute;g&eacute;n&eacute;rer en ce qu&rsquo;on peut l&eacute;gitimement appeler&nbsp;une &quot;d&eacute;mocratie d&eacute;magogique&quot;, avec comme cons&eacute;quence ce que nous vivons tous aujourd&rsquo;hui&nbsp;: le changement dans la continuit&eacute;.</p>
<p>Pour nous, le Mali est au bord du gouffre, et il est plus que jamais urgent de prendre conscience des erreurs commises et d&rsquo;en tirer les le&ccedil;ons. Le consensus ambiant est tr&egrave;s mauvais pour la d&eacute;mocratie, et il est mortel pour les Maliens.</p>
<p>Un nouveau gouvernement ne dispose de l&rsquo;assise populaire pour passer des reformes difficiles que pour 2 ans maximum. Donc pour obtenir plus de support populaire, le pr&eacute;sident doit agir tr&egrave;s vite et tr&egrave;s t&ocirc;t dans son mandat. Un pr&eacute;sident ne doit ni essayer d&rsquo;embarquer tout le monde &agrave; bord, ni plaire &agrave; tout le monde. Fran&ccedil;ois Mitterrand disait qu&rsquo;avec &laquo;&nbsp;70 hommes (ou femmes), on peut tenir un pays&nbsp;&raquo;. Le nombre n&rsquo;est pas important. C&rsquo;est la qualit&eacute; des hommes qui fait toute la diff&eacute;rence.</p>
<p>Gouverner, ce n&rsquo;est pas un partage de g&acirc;teau (le g&acirc;teau malien n&rsquo;est pas assez grand), ni une action destin&eacute;e &agrave; combler les besoins personnels, mais repr&eacute;sente une opportunit&eacute; exceptionnelle&nbsp;: celle de transformer directement des millions de vies et laisser une trace parmi les empreints des grands hommes. La force d&rsquo;action d&rsquo;un pr&eacute;sident est avant tout le d&eacute;sir profond de laisser une trace, et pour cela, l&rsquo;horizon ou le long terme va au-del&agrave; du mandat pr&eacute;sidentiel. Les pr&eacute;sidents viennent et partent. Mais c&rsquo;est toujours la g&eacute;n&eacute;ration future (jeunes d&rsquo;aujourd&rsquo;hui) qui a la responsabilit&eacute; de juger les dirigeants et d&rsquo;&eacute;crire l&rsquo;histoire de nos leaders.</p>
<p>Le consensus, croyez-nous, ne sera pas jug&eacute; favorablement. Pour la survie de la g&eacute;n&eacute;ration future, inversez cette tendance, car la d&eacute;mocratie, on le sait tous, a un r&ocirc;le particulier pour tous, y compris l&rsquo;opposition.</p>
<p>Soya Djigu&eacute;<br />(&eacute;conomiste &agrave; Washington DC)<br /></font>"</p>]]> </content:encoded>
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<title>Nouveaux errements de la démocratie malienne : Etre avec ATT ou périr</title>
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<pubDate>Tue, 23 Jan 2007 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Indépendant</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p><font size=2"><strong style=""><em style=""><span lang="FR" style="color: rgb(51, 51, 153);">La d&eacute;mocratie cesse d''&ecirc;tre lorsque les militants et les citoyens sont autant manipul&eacute;s par la classe politique et le pouvoir. Elle cesse d''&ecirc;tre autant lorsque les acteurs politiques sont constamment menac&eacute;s par la justice. Pour lever ces hypoth&egrave;ques, la citoyennet&eacute; exige que nous ayons dans le jeu d&eacute;mocratique des acteurs corrects, les meilleurs de nos cadres, les plus beaux parce que les plus consciencieux</span></em></strong><em style=""><span lang="FR" style="letter-spacing: 10pt;">.<o:p></o:p></span></em></font>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR">Dioncounda Traor&eacute;, pr&eacute;sident de l''Adema-PASJ, ne se souviendra jamais avec bonheur du samedi 13 et du dimanche 14 janvier 2007. Terribles et maudites journ&eacute;es qui ont vu des militants le harceler sur le bien fond&eacute; de l''onction &eacute;lectorale que le parti de l''abeille entend apporter &agrave; la candidature d''Amadou Toumani Tour&eacute; &agrave; la prochaine &eacute;lection pr&eacute;sidentielle, au point de le pousser &agrave; une belle confession : &quot;<em>Si nous n''avions pas soutenu ATT, d''autres l''auraient fait &agrave; notre place. En plus, nous aurions eu l''Administration, <st1:personname w:st="on" productid="la Justice">la  Justice</st1:personname> et <st1:personname w:st="on" productid="la S&#65513;curit&#65513;">la  S&eacute;curit&eacute;</st1:personname> d''Etat sur le dos</em>&quot;. </span></font></p>
<p>rn
<p style="text-indent: 14.15pt; font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR">Pour d''&eacute;videntes raisons politiques et psychologiques, c''est facile &agrave; deviner, de tels aveux politiquement interdits n''ont pas fait sourire sous les lambris dor&eacute;s de <st1:personname w:st="on" productid="la R&#65513;publique. Dans">la R&eacute;publique. Dans</st1:personname> les cercles politiques acquis &agrave; ATT, on s''efforcera de les nuancer, &agrave; d&eacute;faut de pouvoir les rattraper, avec comme cible la personnalit&eacute; chagrine de Dioncounda Traor&eacute;. Certes, depuis 1992, aucun politicien malien ne peut disputer &agrave; l''actuel Pr&eacute;sident de l''Adema-PASJ la place peu envi&eacute;e<span style="">&nbsp; </span>de parangon des pi&egrave;tres politiques. D''ailleurs, dans l''histoire universelle, des math&eacute;maticiens de haut niveau, gens d''ordinaire cultiv&eacute;s et fin calculateurs, on ne trouvera pas un comme lui coupable d''inintelligence politique et strat&eacute;gique &agrave; des moments<span style="">&nbsp; </span>critiques, qui donne m&ecirc;me souvent l''impression de ne m&ecirc;me pas poss&eacute;der l''intelligence de la sole meuni&egrave;re .</span></font></p>
<p>rn
<p style="text-indent: 14.15pt; font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR">Dioncounda Traor&eacute; a-t-il la d&eacute;veine chevill&eacute;e au corps ou est-il un froid p&ecirc;cheur en eau trouble ? Question d''impression. Ministre des Affaires &eacute;trang&egrave;res, sa d&eacute;cote a &eacute;t&eacute; telle que c''est notre diplomatie elle-m&ecirc;me qui a &eacute;t&eacute; jet&eacute;e aux orties. Ministre de la d&eacute;fense, n''a-t-il pas failli provoquer un coup d''Etat ?</span></font></p>
<p>rn
<p style="text-indent: 14.15pt; font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR">Mais, m&ecirc;me plus mal cadr&eacute;e qu''elle ne le para&icirc;t, la personnalit&eacute;<span style="">&nbsp; </span>de Dioncounda Traor&eacute; ne saurait d&eacute;pr&eacute;cier ni les propos par lui tenus, ni leur enlever la charge de dynamite &agrave; retardement dont ils sont porteurs. C''est bien un secret &eacute;vent&eacute; par le malheureux homme. Pauvre Dioncounda !</span></font></p>
<p>rn
<p style="text-indent: 14.15pt; font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR">Nous sommes d&eacute;sormais face &agrave; un examen clinique du<span style="">&nbsp; </span>syst&egrave;me ATT. Que le diagnostic soit rigoureux et d&eacute;bouche sur une th&eacute;rapeutique positive, c''est l''affaire de tous les d&eacute;mocrates sinc&egrave;res. Applaudi &agrave; l''ext&eacute;rieur par les bailleurs de fonds bilat&eacute;raux et multilat&eacute;raux, ATT appara&icirc;t &agrave; l''int&eacute;rieur, &agrave; travers sa m&eacute;thode de gouvernance bien &agrave; lui -l'' <em>&quot; ATT-cratie &quot;</em>- comme le parrain de puissants lobbies financiers et oligarchiques (dont certains sont en gestation, d''autres en maturation<span style="">&nbsp; </span>continue) o&ugrave; pullulent des tartuffes et des z&eacute;lotes, tous plus grandiloquents et trompeurs les uns que les autres. </span></font></p>
<p>rn
<p style="text-indent: 14.15pt; font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR">L'' <em>&quot; ATT-cratie &quot;</em> est ainsi un compos&eacute; d''affairisme, de client&eacute;lisme, de d&eacute;lits d''initi&eacute; et d''enrichissement autoris&eacute; par tous moyens. Le mensonge, la tromperie et le viol de la d&eacute;mocratie &eacute;lev&eacute;s en m&eacute;thode de bonne gouvernance!</span></font></p>
<p>rn
<p style="text-indent: 14.15pt; font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR">Pour bien comprendre le secret &eacute;vent&eacute; par Dioncounda Traor&eacute;, il faut remonter &agrave; mai 2001. Alpha Oumar Konar&eacute; proclamait : <em>&quot; Le succ&egrave;s de mon passage &agrave; la t&ecirc;te de l''Etat&hellip; c''est aussi un successeur dans lequel je me reconnais &quot;</em>. Or, il y a comme une sym&eacute;trie &eacute;volutive entre Alpha et ATT. </span></font></p>
<p>rn
<p style="text-indent: 14.15pt; font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR">L''actuel pr&eacute;sident doit toute sa fonction &agrave; son pr&eacute;d&eacute;cesseur qui lui a accord&eacute; par d&eacute;cret pr&eacute;sidentiel la mise &agrave; la retraite anticip&eacute;e le 20 septembre 2001, date &agrave; laquelle ATT &eacute;tait encore officier d''active. En violation, bien entendu, de la loi &eacute;lectorale qui imposait d&eacute;mission en la circonstance. Il y a rectification &agrave; faire. Alpha, on le sait, pendant dix ans, a r&eacute;gent&eacute; seul la vie publique nationale, au d&eacute;triment des politiciens professionnels, faisant et d&eacute;faisant &agrave; sa guise les &eacute;quilibres de la classe politique, en suscitant &ccedil;&agrave; et l&agrave; des crises de tous ordres tant que celles-ci lui permettaient de tenir au respect qui il voulait, d''humilier qui il souhaitait. Et, pour cela, il a eu entre ses mains, comme des marionnettes, les grands commis de l''Administration, de <st1:personname w:st="on" productid="la Justice">la Justice</st1:personname> et <st1:personname w:st="on" productid="la S&#65513;curit&#65513;">la S&eacute;curit&eacute;</st1:personname> d''Etat. Tant vaut le ma&icirc;tre, tant vaut l''&eacute;l&egrave;ve.</span></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR"><o:p>&nbsp;</o:p></span></font></p>
<p>rn
<p style="line-height: 13pt; font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><strong><span lang="FR">ATT &agrave; Arnaud <span style="">&nbsp;</span>Robert: &laquo;Si je ne suis pas Pr&eacute;sident, l&rsquo;arm&eacute;e fera <span style="">&nbsp;</span>un coup dEtat&raquo;<o:p></o:p></span></strong></font></p>
<p>rn
<p style="text-indent: 14.15pt; font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR">ATT est aujourd''hui tout-puissant, du moins en a-t-il l''air, au point de se prendre pour une sorte de demi-Dieu l&acirc;ch&eacute; dans l''ar&egrave;ne. Position confortable certes, mais qui pousse &agrave; avoir une vision d&eacute;form&eacute;e du Mali et des Maliens.</span></font></p>
<p>rn
<p style="text-indent: 14.15pt; font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR">Drogu&eacute; par le pouvoir, il n''est plus enclin<span style="">&nbsp; </span>&agrave; le c&eacute;der. Quitte &agrave; mettre en avant des mirages, sauf impr&eacute;vu, il veut confisquer toutes les parcelles de<span style="">&nbsp; </span>la man&oelig;uvre d&eacute;mocratique. Le pouvoir, c''est d&eacute;sormais un cuisseau<span style="">&nbsp; </span>de veau suspendu &agrave; un crochet de boucher. Il est le seul &agrave; d&eacute;livrer le pr&eacute;cieux couteau &agrave; quiconque<span style="">&nbsp; </span>veut avoir sa sauce bien assaisonn&eacute;e de viande.</span></font></p>
<p>rn
<p style="text-indent: 14.15pt; font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR">Le g&eacute;n&eacute;ral ATT est admirable sur un point : il n''a cach&eacute; &agrave; personne sa volont&eacute; de diminuer le r&ocirc;le repr&eacute;sentatif des partis politiques &agrave; ses yeux r&eacute;trogrades dans la construction d&eacute;mocratique. Il a toujours clam&eacute; qu''il n''acceptera pas leur pr&eacute;&eacute;minence sur l''&eacute;chiquier politique national, et ce n''est pas simple jeu de mots. Ce faisant, il s''en est un tenu &agrave; son credo : les partis sont des gadgets. Boubacar Cond&eacute;, avec le temp&eacute;rament du militant trahi, a jet&eacute; a la figure de la d&eacute;l&eacute;gation du CE Adema en commune V : &quot;<em>ATT n'' a pas demand&eacute; le soutien de l''Adema et nous nous somme livr&eacute;s &agrave; lui pieds et poings li&eacute;s. Pour quelle raison ? C''est une insulte de dire qu''il n''y a pas de pr&eacute;sidentiable au sein du parti</em>&quot;. On<span style="">&nbsp; </span>voit bien qu''il y a chez les directions des partis politiques, une rupture progressive, non pas seulement avec les militants, ce qui serait banale, mais aussi avec la soci&eacute;t&eacute;, ce qui est plus inqui&eacute;tant. </span></font></p>
<p>rn
<p style="text-indent: 14.15pt; font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR">La d&eacute;mocratie cesse d''&ecirc;tre lorsque les militants et les citoyens sont autant manipul&eacute;s par la classe politique et le pouvoir. Elle cesse d''&ecirc;tre autant lorsque les acteurs politiques sont constamment menac&eacute;s par la justice. Pour lever ces hypoth&egrave;ques, la citoyennet&eacute; exige que nous ayons dans le jeu d&eacute;mocratique des acteurs corrects, les meilleurs de nos cadres, les plus beaux parce que les plus consciencieux, grands parce que irr&eacute;prochables, ni querelleurs, ni chagrins, ni malveillants, ni menteurs, ni voleurs. Tout cela passe par notre capacit&eacute; &agrave; cerner ATT d''abord. En sommes- nous capables ? Amadou Toumani Tour&eacute; est, en tout cas quant &agrave; lui, r&eacute;solu sur sa ligne d''attaque. </span></font></p>
<p>rn
<p style="text-indent: 14.15pt; font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR"><span style="">&nbsp;</span>A Arnaud Robert du quotidien genevois <em>&quot;Le Temps&quot;</em> , d&eacute;p&ecirc;ch&eacute; aupr&egrave;s de lui en fin 2001, il d&eacute;clare : <em>&quot;Etre pr&eacute;sident,c''est strat&eacute;gique : on est &agrave; la fois au d&eacute;but, au milieu et &agrave; la fin de toutes les d&eacute;cisions&hellip; et puis, si je ne suis pas pr&eacute;sident, l''arm&eacute;e fera un coup d''Etat&quot;</em>. Remontez vous-m&ecirc;me les propos de Dioncounda Traor&eacute; &agrave; cette effroyable r&eacute;v&eacute;lation&hellip;</span></font></p>
<p>rn
<p style="text-indent: 14.15pt; font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR">ATT pr&eacute;sident aujourd''hui, ATT pr&eacute;sident demain, ATT pr&eacute;sident toujours ? Question fondamentale. Pour l''heure, le g&eacute;n&eacute;ral joue sur du velours, mais pour combien de temps encore ? En faisant entrer dans son gouvernement les grosses pointures des partis politiques, si tant est qu''elles sont effectivement grosses, il semble &ecirc;tre pour le moment un virtuel<span style="">&nbsp; </span>candidat &agrave; la pr&eacute;sidentielle,<span style="">&nbsp; </span>candidat vainqueur d''avance. Les hommes et les femmes capables de s''opposer &agrave; ses vis&eacute;es accourent vers lui. Il les enferme, face &agrave; face, sous son chapiteau pour un cirque de mauvaise facture : ceux qui n''ont pas fait grand cas de la morale, ou qui se sont toujours ratatin&eacute;s au point de perdre l''&acirc;me ; ceux qui ne sont int&eacute;ress&eacute;s que par les places et les honneurs. Le Mali, c''est ATT. </span></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><strong><span lang="FR"><o:p>&nbsp;</o:p></span></strong></font></p>
<p>rn
<p style="line-height: 13pt; font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><strong><span lang="FR" style="letter-spacing: -0.75pt;">Le gouvernement, abri le plus s&ucirc;r <span style="">&nbsp;</span>pour &eacute;chapper <span style="">&nbsp;</span>&agrave; la justice<o:p></o:p></span></strong></font></p>
<p>rn
<p style="text-indent: 14.15pt; font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR">Les richesses du pays et l''aide ext&eacute;rieure<span style="">&nbsp; </span>massive sont autant de ressources - des proies, &agrave; vrai dire- qu''il se partagera avec les charognards qui grenouillent et gravitent dans son sillage. </span></font></p>
<p>rn
<p style="text-indent: 14.15pt; font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR">Les malheureux propos de Dioncounda Traor&eacute; ne recouvrent pas d''autres sens. Pour avoir des places dans l''administration publique, pour n''&ecirc;tre pas inqui&eacute;t&eacute; par la justice -&agrave; tort ou &agrave; raison-, pour &eacute;chapper aux mailles de <st1:personname w:st="on" productid="la S&#65513;curit&#65513;">la S&eacute;curit&eacute;</st1:personname> d''Etat capable de tous les faux et de toutes les violences contre vous, il faut &ecirc;tre avec ATT. Pour peu que vous soyez soup&ccedil;onn&eacute; d''antipathie pour le bon g&eacute;n&eacute;ral, ou que votre soutien tarde &agrave; se manifester en sa faveur ou que ce ne soit pas bien &eacute;vident, vous &ecirc;tes une victime en sursis. </span></font></p>
<p>rn
<p style="text-indent: 14.15pt; font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR">La parfaite illustration de cette violence latente a &eacute;t&eacute; donn&eacute;e par l'' affaire sinueuse qui a vu Ti&eacute;bil&eacute; Dram&eacute; soumis un temps &agrave; la grogne des magistrats. La politique au Mali, c''est d&eacute;sormais des rentes de situation, de la classe politique, &eacute;conomique ou m&eacute;diatique &agrave; prot&eacute;ger . Il n''y a plus qu'' &agrave; entrer au gouvernement&hellip; et y demeurer.<strong style=""> <o:p></o:p></strong></span></font></p>
<p>rn<font size="2" style="font-family: Arial;"><strong style=""><span lang="FR" style="font-size: 12pt;"><font size="2">Merci<span style="">&nbsp; </span>N&rsquo;Fa DIALLO</font> </span></strong></font>"</p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>“Pouvorisme et Démocratie” au Mali : “Nul ne peut se prévaloir d’avoir été un héros d’un quelconque refus”.</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/democratie/%25e2%2580%259cpouvorisme-et-democratie%25e2%2580%259d-au-mali-%25e2%2580%259cnul-ne-peut-se-prevaloir-d%25e2%2580%2599avoir-ete-un-heros-d%25e2%2580%2599un-quelconque-refus%25e2%2580%259d-9102.html</link>
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<pubDate>Fri, 19 Jan 2007 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Soir de Bamako</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p><font size=2"><span lang="FR" style="COLOR: black">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; En cette veille d&rsquo;&eacute;lections g&eacute;n&eacute;rales de 2007, la situation socio-politique malienne est en effervescence. A l&rsquo;alliance pour la d&eacute;mocratie et le Progr&egrave;s (ADP)&nbsp; cr&eacute;&eacute;e par quatorze formations politiques pour soutenir l&rsquo;actuel pr&eacute;sident de <st1:personname productid="la R&#65513;publique" w:st="on">la R&eacute;publique</st1:personname>, candidat naturel &agrave; sa propre succession (la constitution en vigueur l&rsquo;autorise &agrave; briguer un second mandat &agrave; la t&ecirc;te du pays), les adversaires de ATT r&eacute;pondent par le slogan: &ldquo;tout sauf que cet&nbsp; homme reste &agrave; Koulouba apr&egrave;s le 8 juin prochain&rdquo;. Des rencontres clandestines par-ci, des meetings et autres assembl&eacute;es pour s&rsquo;en prendre au locataire de Koulouba et partisans par-l&agrave;. A croire que soutenir le pr&eacute;sident de <st1:personname productid="la R&#65513;publique" w:st="on">la R&eacute;publique</st1:personname> sortant &eacute;tait un crime en d&eacute;mocratie. Ont-ils raison?</span><span lang="FR" style="COLOR: black"><o:p></o:p></span></font>rn
<p class="MsoNormal" style="LINE-HEIGHT: 14.4pt; FONT-FAMILY: Arial"><font size="2"><span lang="FR" style="COLOR: black">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Dans tous les cas, le Professeur Yahya Diallo, pr&eacute;sident de l&rsquo;Association des Sociologues du Tiers Monde-IFAN avait&nbsp; sugg&eacute;r&eacute; le maintien de ATT au pouvoir &agrave; la faim de la transition pour &eacute;viter d&eacute;j&agrave; &agrave; notre d&eacute;mocratie cette situation confuse qui profile &agrave; l&rsquo;horizon au Mali . Dans un article intitul&eacute; &ldquo;Pouvoirisme et d&eacute;mocratie&rdquo; paru chez notre confr&egrave;re &ldquo;<st1:personname productid="La ROUE" w:st="on">La ROUE</st1:personname>&rdquo; dans son &eacute;dition sp&eacute;ciale du 4 mars 1992. Bien que quinze ann&eacute;es nous s&eacute;parent de cette publication, son cri de coeur reste toujours d&rsquo;actualit&eacute;. Pour vous rafra&icirc;chir la m&eacute;moire, nous reproduisons int&eacute;gralement ici ce texte qu&rsquo;il faudrait absolument lire afin de se faire une id&eacute;e des agissements de certains acteurs politiques de nos jours au sein de leurs partis politiques respectifs. Un document &agrave; conserver dans vos archives ne serait-ce que pour rendre hommage &agrave; l&rsquo;in&eacute;galable,&nbsp; le Doyen feu Boubacar Ke&icirc;ta et son collaborateur Yahya Diallo. Extrait.</span><span lang="FR" style="COLOR: black"><o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="LINE-HEIGHT: 14.4pt; FONT-FAMILY: Arial"><font size="2"><strong><span lang="FR" style="COLOR: black">POUVORISME ET DEMOCRATIE</span></strong><strong><span lang="FR" style="COLOR: black"><o:p></o:p></span></strong></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="LINE-HEIGHT: 14.4pt; FONT-FAMILY: Arial"><font size="2"><span lang="FR" style="COLOR: black">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Apr&egrave;s le sermon de <st1:personname productid="la Baule" w:st="on">la Baule</st1:personname> qui a entra&icirc;n&eacute; la vague de changements provoqu&eacute;s et commandit&eacute;s d&rsquo;Europe en Afrique, l&rsquo;ambiance de d&eacute;mocratisation qui a sembl&eacute; marquer un processus que l&rsquo;on voulait en profondeur et dans la dur&eacute;e, a pris l&rsquo;allure d&rsquo;une d&eacute;rive pouvoiriste.</span><span lang="FR" style="COLOR: black"><o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="LINE-HEIGHT: 14.4pt; FONT-FAMILY: Arial"><font size="2"><span lang="FR" style="COLOR: black">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Le retour de la r&eacute;g&eacute;n&eacute;rescence du tribalisme, du r&eacute;gionalisme et de l&rsquo;esprit de clan confort&eacute;s par une qu&ecirc;te de l&eacute;gitimit&eacute; a mis en sc&egrave;ne des intellectuels demeur&eacute;s au pays et aux expatri&eacute;s &eacute;conomiques ou fonctionnaires internationaux dits experts. Une mise en sc&egrave;ne qui trahit somme toute la mission et la fonction que l&rsquo;on attend des intellectuels aupr&egrave;s des peuples longtemps assujettis, ignor&eacute;s, tromp&eacute;s et d&eacute;sagr&eacute;ablement d&eacute;senchant&eacute;s.</span><span lang="FR" style="COLOR: black"><o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="LINE-HEIGHT: 14.4pt; FONT-FAMILY: Arial"><font size="2"><span lang="FR" style="COLOR: black">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Le r&eacute;veil des app&eacute;tits&nbsp; et le mythe des messies sauveurs ont donn&eacute; des spectacles aux populations africaines qui, encore une fois, apr&egrave;s les pouvoirs militaires et ceux autoritaires, plutocrates, monolithiques et monarchiques, nous renvoient &agrave; une situation de bataille d&rsquo;acteurs de sc&egrave;nes de th&eacute;&acirc;tre pour enfants et lyc&eacute;ens. </span><span lang="FR" style="COLOR: black"><o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="LINE-HEIGHT: 14.4pt; FONT-FAMILY: Arial"><font size="2"><span lang="FR" style="COLOR: black">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Au lieu des b&acirc;tisseurs, des constructeurs et d&rsquo;hommes soucieux de la situation de l&rsquo;Afrique qui se trouve sur le quai de l&rsquo;histoire avec des pays malades de tous les maux : un bilan catastrophique aux plans : &eacute;conomique, politique, social et culturel. Un social&nbsp; d&eacute;sarticul&eacute;, une &eacute;conomie d&eacute;sint&eacute;gr&eacute;e et d&eacute;s&eacute;quilibr&eacute;e, une culture extravertie, d&eacute;compos&eacute;e, une politique d&eacute;sorganis&eacute;e, inefficace et inop&eacute;rante. Voil&agrave; l&rsquo;&eacute;tat des lieux. Comment prendre en charge une telle situation ? Avec quel projet de soci&eacute;t&eacute; fond&eacute; sur quel type de l&eacute;gitimit&eacute; historique et politique ?</span><span lang="FR" style="COLOR: black"><o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="LINE-HEIGHT: 14.4pt; FONT-FAMILY: Arial"><font size="2"><span lang="FR" style="COLOR: black">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; S&rsquo;agit-il d&rsquo;un partage de g&acirc;teaux, s&rsquo;agira-t-il d&rsquo;un pouvoir o&ugrave; les familles et courtisans s&rsquo;installent dans les privil&egrave;ges et les prestiges ? Ce sont l&agrave; des interrogations. A y voir de pr&egrave;s et en consultant les professions de foi que l&rsquo;on pr&eacute;sente souvent comme des programmes ou des projets de soci&eacute;t&eacute;, l&rsquo;on est surpris et d&eacute;sorient&eacute;. Surtout cette furie et cette hargne de jeunes qui, pour l&rsquo;essentiel, n&rsquo;ont rien apport&eacute; que de se servir des circonstances pour s&rsquo;affirmer ou se positionner. </span><span lang="FR" style="COLOR: black"><o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="LINE-HEIGHT: 14.4pt; FONT-FAMILY: Arial"><font size="2"><span lang="FR" style="COLOR: black">Partout, chacun se pr&eacute;sente comme un mar&eacute;chal ou un chef de guerre.</span><span lang="FR" style="COLOR: black"><o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="LINE-HEIGHT: 14.4pt; FONT-FAMILY: Arial"><font size="2"><span lang="FR" style="COLOR: black">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Examinons le cas du Mali. Il est surprenant selon un constat de l&rsquo;histoire politique de ce pays de voir que pour la plupart les nouveaux acteurs, hormis la jeunesse estudiantine, tous ceux qui se mettent en sc&egrave;ne pour pr&eacute;tendre &agrave; un mandat au suffrage universel, soit pour &ecirc;tre d&eacute;put&eacute; ou Pr&eacute;sident de <st1:personname productid="la R&#65513;publique" w:st="on">la R&eacute;publique</st1:personname>, sont des hommes adopt&eacute;s et coopt&eacute;s par les r&eacute;gimes d&rsquo;antan. Ils ne doivent leur statut de fonctionnaire international, d&rsquo;ancien ministre ou autres, qui donne &agrave; chacun un titre r&eacute;f&eacute;rentiel que le fait d&rsquo;avoir &eacute;t&eacute; coopt&eacute;, choisi, d&eacute;sign&eacute; ou nomm&eacute; par les anciens pouvoirs, celui de l&rsquo;US RDA sous Modibo KEITA m&ecirc;me s&rsquo;il y a eu des reniements et &agrave; celui de Moussa Traor&eacute; qui, pendant 23 ans, a fait valser tous ceux qui se pr&eacute;tendent aujourd&rsquo;hui l&eacute;gitim&eacute;s simplement par la cr&eacute;ation d&rsquo;organisations informelles devenues partis politiques. </span><span lang="FR" style="COLOR: black"><o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="LINE-HEIGHT: 14.4pt; FONT-FAMILY: Arial"><font size="2"><span lang="FR" style="COLOR: black">La v&eacute;rit&eacute;, tous sont redevables &agrave; ces pouvoirs pour des raisons diverses. Nul ne peut se pr&eacute;valoir d&rsquo;avoir &eacute;t&eacute; un h&eacute;ros d&rsquo;un quelconque refus.</span><span lang="FR" style="COLOR: black"><o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="LINE-HEIGHT: 14.4pt; FONT-FAMILY: Arial"><font size="2"><span lang="FR" style="COLOR: black">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Parlons clair : Alpha KONARE pour sa r&eacute;f&eacute;rence de militant d&rsquo;une cause doit &agrave; l&rsquo;US RDA depuis qu&rsquo;il &eacute;tait &eacute;tudiant. Ensuite, il doit une fonction minist&eacute;rielle au r&eacute;gime de Moussa Traor&eacute; auquel il s&rsquo;identifiait. Car il ne l&rsquo;a reni&eacute; que pour des opportunit&eacute;s. Cet activisme qui semblait sombrer dans une fatalit&eacute; anesth&eacute;siante. &nbsp;&nbsp; </span><span lang="FR" style="COLOR: black"><o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="LINE-HEIGHT: 14.4pt; FONT-FAMILY: Arial"><font size="2"><span lang="FR" style="COLOR: black">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Cr&eacute;er l&rsquo;ADEMA, c&rsquo;&eacute;tait un espace ni public, ni politique, mais une marge de manoeuvre. Ce n&rsquo;est pas un fait de martyr. Son exemple est celui de la plupart de ces jeunes avocats ou juristes tous press&eacute;s dans la convoitise d&rsquo;un poste ou d&rsquo;un pouvoir de Pr&eacute;sident.</span><span lang="FR" style="COLOR: black"><o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="LINE-HEIGHT: 14.4pt; FONT-FAMILY: Arial"><font size="2"><span lang="FR" style="COLOR: black">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; C&rsquo;est l&agrave; o&ugrave; l&rsquo;on est tent&eacute; de dire que les intellectuels autoproclam&eacute;s se d&eacute;voilent toujours chaque fois qu&rsquo;il est question de surench&egrave;res et de gains.</span><span lang="FR" style="COLOR: black"><o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="LINE-HEIGHT: 14.4pt; FONT-FAMILY: Arial"><font size="2"><span lang="FR" style="COLOR: black">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Les vrais intellectuels savent mesurer le temps de la maturation. Ils se positionnent opportun&eacute;ment dans l&rsquo;horizon historique aussi du bon sens. Ils s&rsquo;inscrivent dans une perspective o&ugrave; les &eacute;ch&eacute;ances se posent en terme de prospective et non de ponctuel.</span><span lang="FR" style="COLOR: black"><o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="LINE-HEIGHT: 14.4pt; FONT-FAMILY: Arial"><font size="2"><span lang="FR" style="COLOR: black">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Feu Ibrahima Ly n&rsquo;aurait peut-&ecirc;tre pas l&rsquo;id&eacute;e de se faire &eacute;lire comme Pr&eacute;sident du Mali. Il pr&ocirc;nait la sagesse, la modestie et observait les vertus des traditions des profondeurs sociales et sociologiques.</span><span lang="FR" style="COLOR: black"><o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="LINE-HEIGHT: 14.4pt; FONT-FAMILY: Arial"><font size="2"><span lang="FR" style="COLOR: black">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Sur les 48 partis politiques, 14 ou 15 vont briguer la pr&eacute;sidence de <st1:personname productid="la R&#65513;publique. Or" w:st="on">la R&eacute;publique. Or</st1:personname>, l&rsquo;essentiel au Mali, c&rsquo;&eacute;tait de mettre en place une nouvelle soci&eacute;t&eacute; politique, une nouvelle citoyennet&eacute;, repenser l&rsquo;Etat, envisager la restructuration de la soci&eacute;t&eacute;. Concevoir un plan qui prenne en compte la redynamisation des facteurs de production pour promouvoir un d&eacute;veloppement durable et int&eacute;gr&eacute;. Enfin reconstruire l&rsquo;&eacute;conomie et asseoir une nouvelle dynamique &eacute;conomique et sociale.</span><span lang="FR" style="COLOR: black"><o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="LINE-HEIGHT: 14.4pt; FONT-FAMILY: Arial"><font size="2"><span lang="FR" style="COLOR: black">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Aujourd&rsquo;hui, la construction de la d&eacute;mocratie doit &ecirc;tre un projet national. Elle ne peut pas se r&eacute;aliser dans une &egrave;re de tribalisme politique, d&rsquo;&eacute;thnicisme, de r&eacute;gionalisme et de d&eacute;rive pouvoiriste. L&rsquo;unit&eacute;, la solidarit&eacute; ne peuvent se faire dans un combat de clans pour le pouvoir. Voil&agrave; pourquoi un gouvernement d&rsquo;union et de solidarit&eacute; nationale pourra assurer la transition n&eacute;cessaire pour mettre le pays sur les rails. </span><span lang="FR" style="COLOR: black"><o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="LINE-HEIGHT: 14.4pt; FONT-FAMILY: Arial"><font size="2"><span lang="FR" style="COLOR: black">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Aussi, il serait indiqu&eacute; que le peuple malien se mobilise pour s&rsquo;imposer un homme cr&eacute;dible, de consensus et &eacute;vite que le pays ne glisse sur une pente o&ugrave; les vell&eacute;it&eacute;s pouvoiristes l&rsquo;emporteront sur la garantie d&rsquo;une voie consensuelle pour une &egrave;re de paix, de dialogue et de solidarit&eacute;. Les candidats qui se manifestent pour briguer le suffrage universel, en qu&ecirc;te de l&eacute;gitimit&eacute; historique et politique au Mali comme ailleurs en Afrique ne sont pas des personnages historiques.</span><span lang="FR" style="COLOR: black"><o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="LINE-HEIGHT: 14.4pt; FONT-FAMILY: Arial"><font size="2"><span lang="FR" style="COLOR: black">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;Le journaliste de Jeune Afrique a raison de le d&eacute;plorer. C&rsquo;est un constat&nbsp;&nbsp; redoutable et inqui&eacute;tant pour notre continent. Dommage que l&rsquo;Afrique se retrouve dans une phase de son histoire o&ugrave;, faute d&rsquo;hommes charismatiques, d&eacute;barrass&eacute;s de r&eacute;flexes pouvoiristes, elle risque de faire son entr&eacute;e dans le 3&egrave; mill&eacute;naire &agrave; reculons.</span><span lang="FR" style="COLOR: black"><o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="LINE-HEIGHT: 14.4pt; FONT-FAMILY: Arial"><font size="2"><span lang="FR" style="COLOR: black">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Nulle part, les hommes qui aspirent au pouvoir n&rsquo;ont marqu&eacute; leur temps par une quelconque oeuvre de r&eacute;f&eacute;rence. Quelques intellectuels qui se pr&eacute;valent de dipl&ocirc;mes, tous ayant &eacute;t&eacute; des hommes qui ont b&eacute;n&eacute;fici&eacute; des avantages et des cautions des pouvoirs qu&rsquo;ils croient succ&eacute;d&eacute;s par simples instincts souvent des &ldquo;m&rsquo;as-tu vu?&rdquo;, des narcissiques et lib&eacute;raux agressifs conservateurs.</span><span lang="FR" style="COLOR: black"><o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="LINE-HEIGHT: 14.4pt; FONT-FAMILY: Arial"><font size="2"><span lang="FR" style="COLOR: black">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Pour conclure, au Mali l&rsquo;on devrait faire l&rsquo;&eacute;conomie d&rsquo;une agitation st&eacute;rile o&ugrave; l&rsquo;activisme et la d&eacute;fense des int&eacute;r&ecirc;ts personnels &eacute;go&iuml;stes l&rsquo;emportent sur l&rsquo;id&eacute;al de faire de l&rsquo;Afrique un continent qui se recentre et se restructure pour une renaissance de la libert&eacute; individuelle et collective dans un monde d&eacute;sarticul&eacute;, d&eacute;sax&eacute; o&ugrave; r&egrave;gne l&rsquo;ordre marchand et la soci&eacute;t&eacute; de consommation. Une nouvelle recolonisation pointe &agrave; l&rsquo;horizon. Il serait imp&eacute;ratif et sage que les composantes se concertent dans un cadre unitaire pour le choix d&rsquo;un homme de consensus, &agrave; qui le peuple accordera une confiance contractuelle de gestion, de reconstruction et d&rsquo;unit&eacute;. </span><span lang="FR" style="COLOR: black"><o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="LINE-HEIGHT: 14.4pt; FONT-FAMILY: Arial"><font size="2"><span lang="FR" style="COLOR: black">A d&eacute;faut, l&rsquo;homme qui assume les destin&eacute;es du pays jusqu&rsquo;&agrave; ce jour, malgr&eacute; son jeune &acirc;ge, vu son patriotisme et sa volont&eacute; de r&eacute;ussir face aux d&eacute;fis de notre temps, m&eacute;rite qu&rsquo;il lui soit confi&eacute; cette mission nationale pour ouvrir l&rsquo;&egrave;re d&rsquo;une d&eacute;mocratie consensuelle responsable au Mali et que s&rsquo;&eacute;panouissent les nouvelles formes de dialogue politique constructif, d&rsquo;efficacit&eacute;, de participation dans l&rsquo;unit&eacute; et la solidarit&eacute;. &nbsp;&nbsp; </span><span lang="FR" style="COLOR: black"><o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="LINE-HEIGHT: 14.4pt; FONT-FAMILY: Arial"><font size="2"><span lang="FR" style="COLOR: black">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; M. Amadou Toumani Tour&eacute; peut alors &ocirc;ter dignement sa tenue militaire pour se convertir aux r&egrave;gles et aux vertus civiles d&rsquo;un Mali r&eacute;concili&eacute; avec lui-m&ecirc;me. Un tel projet fera de ce pays un lieu o&ugrave; l&rsquo;histoire s&eacute;culaire cimente encore la conscience de son peuple et fait de lui, un grand peuple, qui ne&nbsp; se compare pas mais s&rsquo;identifie modestement &agrave; son pass&eacute; riche et glorieux et &agrave; son avenir porteur, apte aux d&eacute;fis.</span><span lang="FR" style="COLOR: black"><o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="LINE-HEIGHT: 14.4pt; FONT-FAMILY: Arial"><font size="2"><span lang="FR" style="COLOR: black">Professeur Yahya DIALLO, Pr&eacute;sident de l&rsquo;Association des Sociologues du Tiers-Monde.</span><span lang="FR" style="COLOR: black"><o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="LINE-HEIGHT: 14.4pt; FONT-FAMILY: Arial"><font size="2"><span lang="FR" style="COLOR: black">IFAN- B.P. 11142-Dakar</span><span lang="FR" style="COLOR: black"><o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn<font style="FONT-FAMILY: Arial" size="2"><strong><span lang="FR" style="FONT-SIZE: 12pt; COLOR: black"><font size="1">Source <st1:personname productid="La ROUE N" w:st="on">La ROUE N</st1:personname>&deg; 53 du 4 mars 1992</font></span></strong></font>"</p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Périls sur la démocratie au Mali : Tous et n’importe qui pour la réélection d’ATT</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/democratie/perils-sur-la-democratie-au-mali-tous-et-n%25e2%2580%2599importe-qui-pour-la-reelection-d%25e2%2580%2599att-9067.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 18 Jan 2007 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Indépendant</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p><font size=2"><span lang="FR">L&rsquo;Officier Sup&eacute;rieur,<span style="">&nbsp; </span>Pr&eacute;sident du CTSP, qui d&eacute;clarait que &laquo;seul un fou ou un tar&eacute; pouvait rechercher le pouvoir au Mali&raquo; a manifestement chang&eacute; de point de vue et d&rsquo;ambition. Depuis qu&rsquo;il a acc&eacute;d&eacute; au pouvoir suite &agrave; la faveur de la pr&eacute;sidentielle, il l&rsquo;a appr&eacute;ci&eacute; et y a fortement pris go&ucirc;t. ATT veut rempiler pour un second mandat de cinq ans. La prudence recommanderait d&rsquo;ailleurs de parler plut&ocirc;t d&rsquo;un deuxi&egrave;me mandat &ndash;&nbsp;Nuance &ndash; Celui qui, avec d&rsquo;autres militaires a, dans la nuit du 25 au 26 mars 1991 &laquo;apport&eacute; la brique de l&rsquo;arm&eacute;e &agrave; l&rsquo;&oelig;uvre du Mouvement D&eacute;mocratique&raquo; pour renverser la dictature UDPM/ Moussa TRAORE semble d&eacute;cid&eacute; &agrave; faire feu de tout bois pour une prolongation. On peut le comprendre sans pour autant ne pas &ecirc;tre r&eacute;volt&eacute; par les m&eacute;thodes et les moyens utilis&eacute;s.</span></font>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><strong><span lang="FR">Les m&eacute;thodes et moyens aventureux<o:p></o:p></span></strong></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR">En cette mati&egrave;re, le citoyen malien aussi bien que l&rsquo;observateur ext&eacute;rieur est tr&egrave;s largement &eacute;difi&eacute; sur l&rsquo;exploitation &eacute;lectoraliste de notre mis&egrave;re et de nos soifs. Surtout &agrave; travers la Fondation humanitaire cr&eacute;&eacute;e par l&rsquo;actuel locataire de Koulouba, et g&eacute;r&eacute;e par Madame son &eacute;pouse. Des appuis de tous genres tombent quotidiennement dans l&rsquo;escarcelle de la Fondation parce que, comme d&eacute;clar&eacute; sur les antennes de l&rsquo;ORTM par des d&eacute;l&eacute;gations chinoise et arabe, &laquo;<em>la demande en a &eacute;t&eacute; faite par la Pr&eacute;sidente au cours d&rsquo;une visite officielle du Chef de l&rsquo;Etat dans notre pays et nous avons tenu &agrave; la satisfaire</em>&raquo;. La Fondation pour l&rsquo;Enfance n&rsquo;a d&eacute;sormais rien &agrave; envier au Minist&egrave;re de la Sant&eacute;. Au contraire&nbsp;! Tout le monde constate qu&rsquo;elle est loin d&rsquo;&ecirc;tre neutre dans le jeu politique pour la pr&eacute;sidentielle d&rsquo;avril 2007. La campagne ATT indirectement financ&eacute;e par les amis du Mali&hellip;.&nbsp;?</span></font></p>
<p>rn
<p style="text-indent: 14.15pt; font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR">C&rsquo;est la coutume nouvelle et illustrative, mais simple v&eacute;tille en comparaison<span style="">&nbsp; </span>de l&rsquo;instrumentalisation des cadres de l&rsquo;Etat, des structures techniques, organes administratifs et l&rsquo;appareil administratif tout entier.</span></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><strong style=""><span lang="FR">L&rsquo;Etat c&rsquo;est moi<span style=""><o:p></o:p></span></span></strong></font></p>
<p>rn
<p style="text-indent: 14.15pt; font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR">Aujourd&rsquo;hui les DG et PDG des deux principales zones de productions agricoles ont suscit&eacute; et pris la t&ecirc;te de v&eacute;ritables &eacute;quipes de campagne pour la r&eacute;&eacute;lection de ATT. Il est m&ecirc;me fait &eacute;tat de menaces gu&egrave;re voil&eacute;es contre tous ceux qui seraient tent&eacute;s de regarder ailleurs que du c&ocirc;t&eacute; du G&eacute;n&eacute;ral Pr&eacute;sident. Pourtant les temps ont chang&eacute;. Les Maliens sont conscients de leur droit constitutionnel &agrave; choisir librement leur Pr&eacute;sident, d&eacute;put&eacute;s, conseillers, maires. </span></font></p>
<p>rn
<p style="text-indent: 14.15pt; font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR">N&rsquo;Kourala, dans le cercle de Sikasso aura servi de d&eacute;clic malgr&eacute; les fanfaronnades assurant 1,5 million de voix &agrave; ATT.</span></font></p>
<p>rn
<p style="text-indent: 14.15pt; font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR">Bien s&ucirc;r, &agrave;<span style="">&nbsp; </span>N&rsquo;Kourala les m&eacute;dias d&rsquo;Etat n&rsquo;ont pas fid&egrave;lement rendu compte du rassemblement projet&eacute; par le camp pr&eacute;sidentiel et permis &agrave; la nation de se faire une id&eacute;e r&eacute;elle de ce N&rsquo;Kourala a &eacute;t&eacute; comme calvaire lors de ce rassemblement. </span></font></p>
<p>rn
<p style="text-indent: 14.15pt; font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR">A N&rsquo;Kourala &eacute;tait pr&eacute;sent un Ministre qui a d&ucirc; regretter son d&eacute;placement. Deux de ses comp&egrave;res, qui devaient l&rsquo;&eacute;pauler dans la propagande, n&rsquo;ont pas eu d&rsquo;autres choix que de rebrousser chemin &agrave; partir de Bougouni, tant les nouvelles &eacute;taient mauvaises pour eux.</span></font></p>
<p>rn
<p style="text-indent: 14.15pt; font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR">Mais tous ces protagonistes sont coupables d&rsquo;utilisation frauduleuse des moyens de l&rsquo;Etat pour servir les int&eacute;r&ecirc;ts d&rsquo;un chef de l&rsquo;Etat candidat non encore d&eacute;clar&eacute;, et avant le d&eacute;but officiel de la campagne. Moyens de l&rsquo;Etat au service d&rsquo;int&eacute;r&ecirc;ts partisans et non respect des dispositions legales par des hommes du pr&eacute;sident, pour tout r&eacute;sumer &laquo;<em>&hellip;On est o&ugrave; l&agrave;&nbsp;?...</em>&raquo;. </span></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><strong style=""><span lang="FR">Pr&eacute;mices de <span style="">&nbsp;</span>violences &agrave; venir<o:p></o:p></span></strong></font></p>
<p>rn
<p style="text-indent: 14.15pt; font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR">L&rsquo;attachement des autorit&eacute;s maliennes &agrave; &laquo;<em>l&rsquo;organisation d&rsquo;&eacute;lections apais&eacute;es et transparentes</em>&raquo; est fredonn&eacute; comme une rengaine &agrave; longueur de journ&eacute;e. Mais le mauvais r&ocirc;le jou&eacute; par l&rsquo;Ex&eacute;cutif<span style="">&nbsp; </span>R&eacute;gional de GAO, dans un conflit interne &agrave; l&rsquo;Adema-PASJ, montre bien qu&rsquo;il s&rsquo;agit tr&egrave;s clairement d&rsquo;une duperie et une tentative d&rsquo;endormissement de nos consciences. C&rsquo;est &eacute;galement un exemple inqui&eacute;tant de la strat&eacute;gie d&rsquo;intimidation concoct&eacute;e pour faire r&eacute;&eacute;lire le G&eacute;n&eacute;ral. Sinon pourquoi la force publique devrait-elle &ecirc;tre utilis&eacute;e pour emp&ecirc;cher les responsables &eacute;lus de la section Adema-PASJ de se rassembler &agrave; leur si&egrave;ge, pour dire leur refus de s&rsquo;aligner contre les textes fondamentaux de leur parti, derri&egrave;re le futur candidat ATT&nbsp;?</span></font></p>
<p>rn
<p style="text-indent: 14.15pt; font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR">Dans le m&ecirc;me temps, un autre colonel de l&rsquo;arm&eacute;e, collaborateur et r&eacute;put&eacute; ami du pr&eacute;sident, n&rsquo;a-t-il pas pr&eacute;sid&eacute; une c&eacute;r&eacute;monie de soutien avec force publicit&eacute; &agrave; la t&eacute;l&eacute;vision nationale&nbsp;? Et ce avant le d&eacute;but de la campagne officielle, portant ainsi un double coup &agrave; nos lois. Doit-on &ecirc;tre vraiment surpris lorsque Dioncounda Traor&eacute;, lors des rencontres CE Adema/sections du district, en commune IV pr&eacute;cis&eacute;ment d&eacute;clare &laquo;<em>Si nous n&rsquo;avions pas soutenu ATT, nous aurions eu l&rsquo;Administration, la Justice, la S&eacute;curit&eacute; d&rsquo;Etat sur le dos</em>&raquo;. Il sait probablement de quoi il parle. Mais cela n&rsquo;est glorieux ni pour ATT, ni pour la Justice, ni pour l&rsquo;Administration. Ni pour l&rsquo;Adema PASJ qui a &eacute;t&eacute; un des fers de lance de la lutte contre la dictature UDPM, encore moins pour Dioncounda lui-m&ecirc;me pr&eacute;sident du CE. Pauvre Adema&nbsp;!</span></font></p>
<p>rn
<p style="text-indent: 14.15pt; font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR"><span style="">&nbsp;</span>On a peine &agrave; imaginer ce que la machine pr&eacute;sidentielle peut nous r&eacute;server au cours de la campagne et lors de l&rsquo;&eacute;lection prochaine. A croire que tous ces apprentis-sorciers n&rsquo;ont rien appris des origines et des impacts de la crise qui d&eacute;chire la C&ocirc;te d&rsquo;Ivoire depuis plus de quatre ans.</span></font></p>
<p>rn
<p style="text-indent: 14.15pt; font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR">Un d&eacute;mocrate fran&ccedil;ais du si&egrave;cle dernier (Jean-Jaur&egrave;s) dans une p&eacute;riode critique pour son pays, disait que &laquo;<em>la seule pr&eacute;sence de l&rsquo;arm&eacute;e sur un champ de gr&egrave;ve constitue une intervention en faveur du Capital contre le Travail</em>&raquo;. Concernant le Mali, les gouverneurs, pr&eacute;fets, sous-pr&eacute;fets, les forces arm&eacute;es et de s&eacute;curit&eacute; et l&rsquo;Administration sont et doivent rester au service de l&rsquo;Etat et non aux ordres et au service<span style="">&nbsp; </span>d&rsquo;un candidat, fut-il le chef de l&rsquo;Etat en fonction. Notre peuple s&rsquo;est longtemps battu pour qu&rsquo;il en soit ainsi. </span></font></p>
<p>rn
<p style="text-indent: 14.15pt; font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR">Le 26 mars 1991 et la 3<span style="position: relative; top: -3pt;">&egrave;me</span><span style="">&nbsp;</span>R&eacute;publique ont couronn&eacute; les sacrifices consentis. Ils ne peuvent &ecirc;tre vains. Nul ne doit jouer avec le feu aujourd&rsquo;hui.</span></font></p>
<p>rn
<p style="text-indent: 14.15pt; font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR"><span style="">&nbsp;&nbsp;&nbsp; </span>Peut-on sugg&eacute;rer au chef de l&rsquo;Ex&eacute;cutif r&eacute;gional de Gao, qu&rsquo;au lieu de s&rsquo;attaquer aux d&eacute;mocrates jusqu&rsquo;&agrave; l&rsquo;int&eacute;rieur du si&egrave;ge de leur parti, il serait plus utile de consacrer ses &eacute;nergies &agrave; restaurer un climat de paix et de s&eacute;curit&eacute; dans le Nord Mali, apr&egrave;s la situation cr&eacute;&eacute;e par les accords d&rsquo;Alger, pour que des &eacute;lections puissent se d&eacute;rouler sur toute l&rsquo;&eacute;tendue du territoire. L&agrave; aussi attention au syndrome ivoirien.</span></font></p>
<p>rn
<p style="text-indent: 14.15pt; font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR"><span style="">&nbsp; </span>Que Dieu sauve le Mali! </span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="1"><strong><span lang="FR"><font size="2">Adama DIARRA</font>, </span></strong></font><font size="1" style="font-family: Arial;"><strong><span lang="FR" style="font-size: 12pt;">Commune III Bamako</span></strong></font></p>
<p>"</p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>LA DEMOCRATIE : Une fin en soi ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/democratie/la-democratie-une-fin-en-soi-8986.html</link>
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<pubDate>Tue, 09 Jan 2007 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Les Echos</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p><font size=2"><span lang="FR" style="font-size: 12pt; color: rgb(51, 51, 153);"><font size="2">Plus de quinze ans apr&egrave;s l&rsquo;av&egrave;nement de la d&eacute;mocratie malienne, il est tout &agrave; fait normal, voire souhaitable d&rsquo;en dresser le bilan partiel. C&rsquo;est &agrave; cet exercice que s&rsquo;att&egrave;le ci-dessous Soya Djigu&eacute;, un jeune &eacute;conomiste malien install&eacute; &agrave; Washington DC</font>.<o:p></o:p></span></font>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2">Nombreux sont ceux de nos compatriotes qui croyaient profond&eacute;ment qu&rsquo;avec la d&eacute;mocratie tous les probl&egrave;mes sociaux, &eacute;conomiques feraient partie de notre pass&eacute;. La dure r&eacute;alit&eacute; est que plus de 15 ans apr&egrave;s, les attentes restent des attentes. Plus que la d&eacute;mocratie, c&rsquo;est le changement profond des comportements des uns et des autres qui pourrait nous faire sortir de l&rsquo;orni&egrave;re de la pauvret&eacute; et de la privation. L&rsquo;histoire en est t&eacute;moin.<o:p></o:p></font></p>
<p>rn<br />
<h1 align="left" style="text-align: left; font-family: Arial;"><font size="2">Le cas allemand<o:p></o:p></font></h1>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2">Apr&egrave;s la victoire des alli&eacute;s et la d&eacute;faite des nazis, toute l&rsquo;Allemagne &eacute;tait en flamme. Les observateurs &eacute;taient unanimes sur le futur de l&rsquo;Allemagne&nbsp;: un pays divis&eacute; qui ne sera plus jamais encore une super puissance &eacute;conomique et militaire et qui servira de le&ccedil;ons &agrave; tous les pays voulant prendre les voies non occidentales. Cette pr&eacute;diction du futur de l&rsquo;Allemagne doit servir de le&ccedil;ons &agrave; tous. Aujourd&rsquo;hui, l&rsquo;Allemagne est la premi&egrave;re puissance &eacute;conomique de l&rsquo;Europe. Comment comprendre cette avanc&eacute;e notable&nbsp;? La d&eacute;mocratie&nbsp;? Non. Le comportement&nbsp;? Probablement.<o:p></o:p></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2">Plus que tout, les valeurs morales positives qui affectent le comportement des uns et des autres sont le facteur le plus important du d&eacute;veloppement. Apr&egrave;s toutes les analyses, les bureaucrates allemands sont les plus efficaces. Ils sont apolitiques et accomplissent leurs missions avec la plus grande d&eacute;votion. Les proc&eacute;dures sont suivies et il n&rsquo;y a pas de va-et-vient inutiles dans l&rsquo;administration. La loi est appliqu&eacute;e &agrave; la lettre. Malgr&eacute; ses probl&egrave;mes comme le ch&ocirc;mage, aujourd&rsquo;hui quand l&rsquo;Allemagne tousse c&rsquo;est toute l&rsquo;Europe qui est gripp&eacute;e.<o:p>&nbsp;</o:p></font></p>
<p>rn<br />
<h1 align="left" style="text-align: left; font-family: Arial;"><font size="2">Singapore<o:p></o:p></font></h1>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2">En 1960, ce petit pays avait le m&ecirc;me PIB que nombre de pays africains. Aujourd&rsquo;hui, ce pays asiatique a plus de pouvoir &eacute;conomique que toute l&rsquo;Afrique enti&egrave;re. Comment a-t-il fait&nbsp;? Un Premier ministre pas comme les autres. Quand Lee Kuan Yew a pris les r&ecirc;nes du pouvoir, il avait &agrave; peine 30 ans et tr&egrave;s peu d&rsquo;exp&eacute;rience. Juste quelques ann&eacute;es apr&egrave;s, la Malaisie a d&eacute;cid&eacute; de refouler Singapore de la F&eacute;d&eacute;ration et tout le monde croyait que c&rsquo;&eacute;tait le d&eacute;but de sa fin. Aujourd&rsquo;hui, le pays est envi&eacute; des autres, m&ecirc;me si pour sa part il n&rsquo;a pas choisi de suivre la d&eacute;mocratie telle qu&rsquo;on la pratique chez nous.<o:p></o:p></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2">Les principes qui ont guid&eacute; Singapore depuis l&rsquo;ind&eacute;pendance sont&nbsp;: la transparence, la modestie, la passion du service public et l&rsquo;int&eacute;grit&eacute;. Et c&rsquo;est le leadership qui montrait la voie. Combien de ministres corrompus ont-ils pr&eacute;f&eacute;r&eacute; perdre leur vie que de faire face &agrave; la justice&nbsp;? A Singapore, ils sont plus de deux. Combien de simples agents de la s&eacute;curit&eacute; ont dit non &agrave; des millions de dollars et l&rsquo;ont rapport&eacute; aux autorit&eacute;s comp&eacute;tentes&nbsp;? Ils sont plus de dix. Des exemples de ce genre &agrave; Singapore ne sont ni isol&eacute;s ni inaccessibles. Visitez le site du gouvernement singapourien (http://www.gov.sg/) et toutes ses informations sont accessibles &agrave; tous, Singapouriens ou Maliens.<o:p></o:p></font></p>
<p>rn<br />
<h1 align="left" style="text-align: left; font-family: Arial;"><font size="2">Le Japon<o:p></o:p></font></h1>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2">De nombreux analystes pensent que ce sont les USA qui ont fait du Japon la 2e puissance &eacute;conomique. Rien ne peut &ecirc;tre plus loin de la v&eacute;rit&eacute;. Au lendemain de la d&eacute;faite nipponne apr&egrave;s les bombardements nucl&eacute;aires, tous pensaient que le pays serait &agrave; genoux durant des centaines d&rsquo;ann&eacute;es. En l&rsquo;espace de quelques ann&eacute;es, le pays s&rsquo;est redress&eacute; et son niveau intellectuel n&rsquo;a pas d&rsquo;&eacute;gal dans le monde. Comment ont-ils fait&nbsp;? Ce sont les m&ecirc;mes principes qui ont guid&eacute; le Japon depuis des centaines d&rsquo;ann&eacute;es&nbsp;: la pers&eacute;v&eacute;rance, l&rsquo;honneur, le bon travail, l&rsquo;honn&ecirc;tet&eacute; et le respect de l&rsquo;autre. Faut-il rappeler ici que le Japon, avant la 2e Guerre mondiale, a occup&eacute; la Chine et d&rsquo;autres pays asiatiques&nbsp;?<o:p>&nbsp;</o:p></font></p>
<p>rn<br />
<h1 align="left" style="text-align: left; font-family: Arial;"><font size="2">L&rsquo;Inde et le Pakistan<o:p></o:p></font></h1>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2">Tout d&eacute;bat sur la d&eacute;mocratie comme outil de notre d&eacute;veloppement est un faux d&eacute;bat. L&rsquo;Inde, l&rsquo;une des plus grandes d&eacute;mocraties au monde, depuis son ind&eacute;pendance n&rsquo;a connu que la pratique d&eacute;mocratique. Comparez cet exemple au Pakistan, qui est pr&eacute;sentement gouvern&eacute; par un dictateur. Et pourtant, les 2 pays enregistrent, en moyenne, 6 % de croissance &eacute;conomique depuis leurs ind&eacute;pendances. Si la d&eacute;mocratie est la force qui permit &agrave; l&rsquo;Inde d&rsquo;atteindre un taux de croissance annuel sup&eacute;rieur &agrave; 6 % depuis des ann&eacute;es, alors quel est le facteur qui permit au Pakistan d&rsquo;atteindre le m&ecirc;me taux sous un r&eacute;gime non d&eacute;mocratique&nbsp;? Cuba, un pays &agrave; revenu moyen et non d&eacute;mocratique, a un taux de mortalit&eacute; infantile moins &eacute;lev&eacute; que celui des USA, le pays le plus riche du monde et la plus vieille d&eacute;mocratie du monde&nbsp;? Quelle en est la raison&nbsp;?<o:p></o:p></font></p>
<p>rn<br />
<h1 align="left" style="text-align: left; font-family: Arial;"><font size="2">Les probl&egrave;mes de notre d&eacute;mocratie<o:p></o:p></font></h1>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2">La d&eacute;mocratie peut &ecirc;tre un outil indispensable &agrave; notre d&eacute;veloppement. Partout dans le monde, les humains pr&eacute;f&egrave;rent la souverainet&eacute; citoyenne &agrave; la r&eacute;pression dictatoriale. Mais comme toute bonne chose, la d&eacute;mocratie peut &ecirc;tre aussi une entrave &agrave; notre progr&egrave;s social. Une d&eacute;mocratie qui r&eacute;sulte de l&rsquo;immobilit&eacute; gouvernementale, r&eacute;tribution des alli&eacute;s, partage du g&acirc;teau de la croissance avant la croissance elle-m&ecirc;me, alors le futur de cette d&eacute;mocratie a plus de r&eacute;percussions que la dictature. En un mot&nbsp;: la d&eacute;mocratie ne peut nous profiter que quand elle est la responsabilit&eacute; de chacun, int&eacute;grit&eacute; sans faille, tol&eacute;rance et respect des diff&eacute;rences. Toute autre chose est vou&eacute;e &agrave; l&rsquo;&eacute;chec. Quelles sont les faiblesses de notre d&eacute;mocratie&nbsp;?<o:p></o:p></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2">- Les partis politiques qui surgissent et se retournent pour supporter le pr&eacute;sident au pouvoir avec l&rsquo;espoir de se retrouver avec des ministres issus de leurs rangs. Sinon comment expliquer que le minist&egrave;re de l&rsquo;Economie et des Finances soit &agrave; part, celui des Petites et moyennes entreprises &agrave; part et celui de l&rsquo;Industrie et du Commerce &agrave; part&nbsp;&eacute;galement ? Environ 30 minist&egrave;res pour quoi faire&nbsp;? Cela n&rsquo;est pas n&eacute;cessaire et va &agrave; l&rsquo;encontre du souci du gouvernement d&rsquo;am&eacute;liorer les conditions de vie des Maliens.<o:p></o:p></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2">- Un an avant les &eacute;lections, on a constat&eacute; une paralysie totale du pays qui ne vit plus que pour les futurs scrutins. Un pays comme le n&ocirc;tre ne peut pas s&rsquo;offrir ce luxe. Les attentes sont grandes et nous estimons que beaucoup peut et doit se faire en un an.<o:p></o:p></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2">- Une politique mon&eacute;tis&eacute;e. Les voix ne sont pas conquises par le contenu de l&rsquo;agenda politique mais plut&ocirc;t par le contenu du portefeuille du politique. Sachant que la plupart des contributeurs au contenu de ce portefeuille s&rsquo;attendent &agrave; un retour sur investissement, on se retrouve, pour la plupart, avec un gouvernement d&rsquo;&eacute;lite, par l&rsquo;&eacute;lite et pour l&rsquo;&eacute;lite. De facto, la majorit&eacute; des Maliens, qui ne peuvent financi&egrave;rement contribuer aux politiques, sont exclus de l&rsquo;action gouvernementale. Pour cause, quel politicien malien a jusqu&rsquo;alors concr&eacute;tis&eacute; son souhait d&rsquo;int&eacute;grer les enfants talib&eacute;s (garibous) dans le syst&egrave;me &eacute;ducatif&nbsp;? <o:p></o:p></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2">- Quel h&eacute;ritage ce fonctionnement de la politique &agrave; la malienne laisse-t-il aux g&eacute;n&eacute;rations futures ? Le changement dans la continuit&eacute;.<o:p></o:p></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2">Aujourd&rsquo;hui, les &eacute;lections sont dans tous les esprits. Les pr&eacute;tendants et leurs alli&eacute;s n&eacute;gocient d&eacute;j&agrave; la composition du gouvernement post-&eacute;lectoral. Peu d&rsquo;entre eux parlent des principes et des id&eacute;es qui seront leurs guides. En ce qui nous concerne, Maliens moyens, nous devrons &ecirc;tre plus int&eacute;ress&eacute;s par les id&eacute;es des pr&eacute;tendants au fauteuil pr&eacute;sidentiel. Autrement dit&nbsp;: ce ne sont pas les hommes qui manquent au Mali. Mais les bonnes id&eacute;es se font rares. Politiciens&nbsp;: A vous de jouer&nbsp;! <o:p></o:p></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2">Vive la d&eacute;mocratie, mais non &agrave; la d&eacute;rive d&eacute;mocratique.<o:p></o:p></font></p>
<p>rn<br />
<h1 align="left" style="text-align: left; font-family: Arial;"><font size="2">Soya Djigu&eacute; </font><font size="2"><em style=""><span style="font-weight: normal;">(&eacute;conomiste aux Etats-Unis)</span><o:p></o:p></em></font></h1>
<p>rn
<p style="text-align: justify; font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><em style=""><o:p>&nbsp;</o:p></em></font></p>
<p>"</p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Espace d&amp;amp;#039;Interpellation Démocratique (EID) : De qui Mamadou Lamine Traoré se moque t&#45;il ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/democratie/espace-dinterpellation-democratique-eid-de-qui-mamadou-lamine-traore-se-moque-t-il-12378.html</link>
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<pubDate>Thu, 21 Dec 2006 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aurore</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p><font size=2"><strong style=""><em style=""><span lang="FR" style="color: rgb(51, 51, 153);">En d&eacute;clarant qu&rsquo;il est venu pour faire respecter la loi et bouter la fraude hors de l&rsquo;&eacute;cole, Mamadou Lamine Traor&eacute; se moque visiblement des maliens, tant sa gestion a &eacute;t&eacute; caract&eacute;ris&eacute;e par des fraudes et multiples violations de la loi.<span style="">&nbsp;&nbsp; </span><o:p></o:p></span></em></strong></font>
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR">Le 10 D&eacute;cembre 2006, les autorit&eacute;s de la r&eacute;publique du mali ont respect&eacute; la tradition initi&eacute;e par Alpha Oumar Konar&eacute; en se soumettant &agrave; la critique des paisibles populations de notre pays. Ce jour l&agrave;, nos gouvernants ont &eacute;cout&eacute; ce que le peuple malien leur reproche. Plusieurs Ministres on ainsi &eacute;t&eacute; interpell&eacute;s au nombre desquels on a compt&eacute; celui du d&eacute;partement en charge de l&rsquo;Education le Professeur Mamadou Laine Traor&eacute;. Dans sa r&eacute;ponse qu&rsquo;il croyait intelligente et patriotique, Mala a dit en substance &lsquo;<em>&rsquo;je ne suis pas venu pour plaire ni pour d&eacute;plaire. Je suis venu pour faire respecter la loi, rien que la loi&hellip;. Et je suis venu pour bouter la fraude hors de l&rsquo;&eacute;cole malienne&rsquo;&rsquo;</em></span></font></p>
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR">L&rsquo;on peut a bon droit de se demander ici si le Ministre Mala ne pense pas au fond de lui-m&ecirc;me qu&rsquo;il s&rsquo;adresse &agrave;<span style="">&nbsp; </span>des &eacute;trangers en lieu et place des maliens qui le connaissent tr&egrave;s bien aujourd&rsquo;hui. Visiblement, seuls les &eacute;trangers peuvent croire aux d&eacute;clarations de Mala. Les Maliens l&rsquo;on vu hier comme opposant, rompu &agrave; la cause de la justice et de l&rsquo;&eacute;quit&eacute;. Ainsi, il &eacute;tait un grand espoir pour des millions de maliens qui ne cessent de croire en l&rsquo;avenir de leur pays, le n&ocirc;tre a nous tous. Ce Ministre pendant qu&rsquo;il &eacute;tait hors du syst&egrave;me, incarnait l&rsquo;id&eacute;al de la bonne gouvernance. Mais comme le dirait un adage de chez nous &lsquo;&rsquo;conna&icirc;tre un homme hors du pouvoir ce n&rsquo;est pas bien le conna&icirc;tre, pour bien conna&icirc;tre un homme il faut le voir &agrave; l&rsquo;&oelig;uvre &agrave; diff&eacute;rentes &eacute;tapes de sa vie&rsquo;&rsquo; h&eacute;las&nbsp;! Mamadou Lamine Traor&eacute; n&rsquo;a pas combl&eacute; les attentes, loin s&rsquo;en faut&nbsp;! Il a prouv&eacute; &agrave; la face du peuple malien, qu&rsquo;il est dans la triste r&eacute;alit&eacute; &agrave; l&rsquo;antipode de toutes les vertus qu&rsquo;il pr&ocirc;nait en vu de la r&eacute;alisation d&rsquo;un Mali nouveau.</span></font></p>
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR">Ainsi, en disant qu&rsquo;il ne fait que respecter la loi, aucun malien de bon sens ne peut lui croire quant on sait qu&rsquo;il a bien viol&eacute; la loi et cela all&egrave;grement sans daigner jeter le moindre regard sur le visage attrist&eacute; de ces hommes et de ces femmes qui n&rsquo;ont plus envie de se laisser berner. Les nominations ill&eacute;gales de Proviseurs, de Directeurs d&rsquo;IFM et d&rsquo;un Inspecteur, sont la pour prouver &agrave; suffisance cette violation flagrante de la loi par celui qui se disait oppos&eacute; &agrave; la violation de la loi. L&rsquo;on rappellera que ces nominations on t &eacute;t&eacute; attaqu&eacute;es par le collectif des anciens D.C.A.P devant la cour supr&ecirc;me. Le suite n&rsquo;&eacute;chappe &agrave; personne&nbsp;: apr&egrave;s deux &eacute;checs cuisants que lui a inflig&eacute;s ledit collectif, le Ministre a compris que les maliens l&rsquo;on compris comme l&rsquo;homme qui n&rsquo;a que faire du respect de la loi qu&rsquo;il a toujours exhib&eacute;e tout haut. Faisons remarquer au passage que l&rsquo;actuel Directeur de l&rsquo;Acad&eacute;mie de Koutiala en la personne de Malick Kass&eacute; a &eacute;t&eacute; injustement relev&eacute; de son poste de chef de division &agrave; l&rsquo;Acad&eacute;mie de la rive gauche de Bamako. Il a &eacute;t&eacute; remplac&eacute; par un maitre du second cycle, donc un cadre B &agrave; ce poste en violation flagrante de tous les textes. L&rsquo;affaire a &eacute;t&eacute; soumise &agrave; l&rsquo;appr&eacute;ciation du cabinet de Mamadou Lamine Traor&eacute;. Devant l&rsquo;inaction du Ministre, (certainement anim&eacute; de mauvaise foi), Malick Kass&eacute; a intent&eacute; un proc&egrave;s contre la d&eacute;cision de nomination de Daouda Demb&eacute;l&eacute;. Kass&eacute; a gagn&eacute; son proc&egrave;s. Mamadou Lamine Traor&eacute; et sa Directrice d&rsquo;Acad&eacute;mie doivent savoir que les maliens savent tr&egrave;s bien les raisons du maintien ill&eacute;gal de Daouda Demb&eacute;l&eacute; &agrave; ce poste jusqu&rsquo;&agrave; nos jours. Dans les jours &agrave; venir les lecteurs en sauront d&rsquo;avantage.</span></font></p>
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR">Si Mala ne fait que respecter la loi, peut-il justifier la nomination de Youssouf Ganaba comme chef du PAGEEM, alors que depuis la cr&eacute;ation de ce poste, il a toujours &eacute;t&eacute; occup&eacute; par un cadre A&nbsp;? Certainement pour saboter les d&eacute;cisions courageuses de <st1:personname w:st="on" productid="la FEN">la FEN</st1:personname>&nbsp;!</span></font></p>
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR">La liste des violations par Mala n&rsquo;est pas exhaustive, loin s&rsquo;en faut&nbsp;! Le moins que l&rsquo;on puisse dire c&rsquo;est que si Mala respecte une loi c&rsquo;est pour assouvir ses ambitions personnelles. Il la foule au pied quand il pense que &ccedil;a ne l&rsquo;arrange pas.</span></font></p>
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR">Lorsque Mala d&eacute;clare &agrave; l&rsquo;EID qu&rsquo;il est venu pour bouter la fraude hors de l&rsquo;&eacute;cole malienne, visiblement il se moque du peuple malien qu&rsquo;il prend comme un gros b&eacute;b&eacute;. Cela est d&rsquo;autant exact que de l&rsquo;arriv&eacute;e de Mala au d&eacute;partement de l&rsquo;Education &agrave; ce jour, l&rsquo;&eacute;cole malienne n&rsquo;a connu que des soubresauts dignes d&rsquo;&eacute;poques r&eacute;volues.</span></font></p>
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR">1 - Les concours des Directeurs de CAP, des Directeurs d&rsquo;IFM, des Proviseurs n&rsquo;ont honor&eacute; aucun malien qui se soucie tant soit peu de l&rsquo;avenir de notre syst&egrave;me &eacute;ducatif. Ils ont &eacute;t&eacute; l&rsquo;humiliation &agrave; son comble. Les d&eacute;put&eacute;s n&rsquo;ont pas manqu&eacute; de d&eacute;noncer avec v&eacute;h&eacute;mence celui des DCAP.</span></font></p>
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR">Par ailleurs, la presse avait r&eacute;v&eacute;l&eacute; par le pass&eacute; que le chef de cabinet de Mamadou Lamine a d&eacute;clar&eacute;<span style="">&nbsp; </span>que le Ministre va continuer avec les concours mais qu&rsquo;il pendra toujours ceux qu&rsquo;il voulait. Si Mala &eacute;tait venu pour nettoyer, il devrait ce jour nettoyer de ce c&ocirc;t&eacute; s&rsquo;il n&rsquo;y &eacute;tait pour rien.</span></font></p>
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR">2 - Le Bac 2005 &agrave; Sikasso a tout simplement d&eacute;shonor&eacute; l&rsquo;&eacute;cole malienne. Rappelons en passant que plus de 33 candidats ont pass&eacute; avec 00/20(z&eacute;ro) de moyenne &agrave; Sikasso. C&rsquo;est le cas dont la presse a parl&eacute;. Certainement il y en a d&rsquo;autres, peut &ecirc;tre plus graves. L&rsquo;auteur de cette sale affaire n&rsquo;est autre que le secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral de la section Miria de Sikasso (le parti du Ministre) en la personne de Kamanon Sanogo. Apr&egrave;s un s&eacute;jour &agrave; la maison d&rsquo;arr&ecirc;t de Sikasso Kamanon est en libert&eacute; provisoire ou peut &ecirc;tre (h&eacute;las) d&eacute;finitive. Et qui<span style="">&nbsp; </span>sait si le Ministre n&rsquo;a pas l&rsquo;intention de reconduire son secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral de la section MIRIA de Sikasso &agrave; son ancien<span style="">&nbsp; </span>poste&nbsp;? Dans ce pays le ridicule ne tuant plus, Kamanon pourrait bien retrouver son fauteuil de Directeur de l&rsquo;Acad&eacute;mie d&rsquo;Enseignement de Sikasso au m&eacute;pris de l&rsquo;&eacute;cole malienne.</span></font></p>
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR">3 - Mamadou lamine n&rsquo;est pas venu pour bouter la fraude hors de l&rsquo;&eacute;cole malienne et il ne saurait emp&ecirc;cher r&eacute;ellement cette pratique honteuse et humiliante dans notre syst&egrave;me &eacute;ducatif &ndash; Autre exemple, les r&eacute;v&eacute;lations pour le moins troublantes faites par la presse sur <st1:personname w:st="on" productid="la Directrice">la Directrice</st1:personname> de l&rsquo;Acad&eacute;mie de <st1:personname w:st="on" productid="la Rive Droite">la Rive  Droite</st1:personname> &agrave; propos des orientations des candidats admis au </span></font></p>
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR">D E F ( &agrave; la session de juin 2006). La presse a bien r&eacute;v&eacute;l&eacute; que <st1:personname w:st="on" productid="la Directrice">la  Directrice</st1:personname> d&rsquo;Acad&eacute;mie de connivence avec certains promoteurs d&rsquo;&eacute;coles priv&eacute;es a orient&eacute; plus d&rsquo;&eacute;l&egrave;ves dans les &eacute;coles priv&eacute;es aux d&eacute;pens des &eacute;tablissements publics. Ainsi deux lyc&eacute;es priv&eacute;s de <st1:personname w:st="on" productid="la Rive">la Rive</st1:personname> droite ont re&ccedil;u respectivement 600 et 700 &eacute;l&egrave;ves tandis qu&rsquo;&agrave; Kankou Moussa et &agrave; Massamakan Diabat&eacute;, elle n&rsquo;a envoy&eacute; respectivement que 300 et 400 &eacute;l&egrave;ves. Pire que cela, c&rsquo;est que <st1:personname w:st="on" productid="la Directrice">la Directrice</st1:personname> a sorti une lettre circulaire interdisant aux &eacute;l&egrave;ves de faire des transferts du priv&eacute; vers le public<span style=""> </span>( histoire de prot&eacute;ger ses complices. ) Mala le sait mais ne peut agir. Disons que lorsque Mala parle de la fraude, c&rsquo;est comme le voleur qui crie au voleur. Quel folklore et quelle poudre aux yeux des maliens. </span></font></p>
<p style="font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR">Mais Mamadou Lamine n&rsquo;est plus sans savoir que les maliens ne lui croient plus. Pour preuve, les historiettes qu&rsquo;il a racont&eacute;es lors de son interpellation &agrave; L&rsquo;EID &agrave; propos d&rsquo;un pr&eacute;tendu &eacute;l&egrave;ve qui aurait &eacute;tabli un faux certificat de d&eacute;c&egrave;s de son p&egrave;re, n&rsquo;ont visiblement &eacute;merveill&eacute; personne. Tellement l&rsquo;exemple &eacute;tait plat et de nulle cr&eacute;dibilit&eacute;, au contraire, cette intervention du Ministre Mala au micro de L&rsquo;EID a fini par agacer l&rsquo;auditoire qui voulait &ecirc;tre servi autrement.</span></font></p>
<p style="font-family: Arial;" class="MsoBodyText"><font size="2"><strong>F.M</strong><o:p></o:p></font></p>
<p>"</p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>PLATE FORME ADP : La  démocratie malienne en péril</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/democratie/plate-forme-adp-la-democratie-malienne-en-peril-12306.html</link>
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<pubDate>Tue, 12 Dec 2006 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le patriote</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p><font size=2"><strong style=""><em style=""><span lang="FR">En p&eacute;ril.. J'entends d&eacute;j&agrave; les &eacute;clats indign&eacute;s des uns et des autres. Qu'ils se rassurent, cependant. Je crois utile de rendre hommage &agrave; ceux d'entre eux qui ont servi ce pays &agrave; une certaine &eacute;poque, autant que je crois normal qu'on leur impute clairement leurs erreurs ; avoir &eacute;t&eacute; chefs de partis n'a jamais conf&eacute;r&eacute; le droit de s&eacute;lectionner ses responsabilit&eacute;s ! Et quiconque examine attentivement cette plate forme ne peut &ecirc;tre frapp&eacute; par l'ampleur de la responsabilit&eacute; des signataires dans la situation actuelle de notre pays. La vie n'est pas lin&eacute;aire et l'&eacute;v&eacute;nement dont ces hommes l&agrave; ont &eacute;t&eacute; les principaux acteurs est chaotique : ils seront in&eacute;luctablement emport&eacute;s par l'&eacute;coulement du temps. </span></em></strong></font>
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">La plupart des probl&egrave;mes (politiques, &eacute;conomiques, sociaux et culturels) que conna&icirc;t le Mali actuellement sont dus &agrave; la faillite de l'Etat et &agrave; la nature m&ecirc;me des pouvoirs politiques qui r&eacute;gissent nos vies. Or le responsable de ce syst&egrave;me l&agrave; n'est autre que ATT, un visionnaire tellement imbu de lui m&ecirc;me, tellement impr&eacute;gn&eacute; &quot;d'une certaine id&eacute;e du Mali) qu'il a eu le g&eacute;nie politique de nous vendre un unanimisme factice : tout en ayant l'astuce de marginaliser et d'acculer au ridicule, les opposants qui, comme<span style="">&nbsp; </span>IBK , Soumeylou B Ma&iuml;ga qui refuse sa tutelle.</span></font></p>
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">ATT est un pr&eacute;sident qui a soigneusement &eacute;viter<span style="">&nbsp; </span>jusque l&agrave; l'explosion des tensions sociales dans le pays, c'est un pr&eacute;sident qui n'aime pas le bruit. Le locataire de Kolouba accorde des audiences, multiplie les r&eacute;unions, pr&eacute;side toutes sortes de c&eacute;r&eacute;monie avec des discours de fermet&eacute; mais sans impact r&eacute;el sur le terrain. Dans un tel cafouillage, il serait tr&egrave;s difficile pour tout gouvernement malien de trouver des r&eacute;ponses ad&eacute;quates aux besoins sociaux des travailleurs et des pauvres populations.</span></font></p>
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">A moins d'une ann&eacute;e des &eacute;ch&eacute;ances &eacute;lectorales de<span style="">&nbsp; </span>2007, l'heure est au repositionnement dans la classe politique malienne dans les &eacute;tats majors politiques. Au sein de l'Ad&eacute;ma malgr&eacute; le soutien ind&eacute;fectible d'une partie du CE, il sera difficile voire impossible de damer les pions &agrave; Soumeylou B Ma&iuml;ga qui appara&icirc;t de nos jours comme le vrai ma&icirc;tre de jeu dont la presque totalit&eacute; des membres doivent leur fauteuil. Autre atout, c'est qu'il aurait fait main basse sur le mouvement de jeunes &agrave; travers les comit&eacute;s de soutien. </span></font></p>
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Que l'URD et autres signataires de la Plate forme ont plus ou moins impos&eacute; des dirigeants (acquis &agrave; ses int&eacute;r&ecirc;ts) et un mod&egrave;le de &quot;Consensus&quot; politique identique &agrave; des micro-partis</span></font></p>
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Compte non tenu des particularit&eacute;s culturelles et du contexte socio-historique et politique. Cela nous vaut aujourd'hui des gouvernements dont la l&eacute;gitimit&eacute; est proportionnelle &agrave; leur all&eacute;geance &agrave; ATT paradoxalement courtis&eacute; par l'ensemble des dirigeants qui sombrent profond&eacute;ment dans l'ab&icirc;me du d&eacute;sarroi. D'autant que ceux-l&agrave; m&ecirc;mes qui s'&eacute;taient illustr&eacute;s par leur dynamisme et par leur int&eacute;grit&eacute; &agrave; la cr&eacute;ation de leurs partis.</span></font></p>
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Si l'on excepte des cas isol&eacute;s comme IBK et Soumeylou B Ma&iuml;ga, il n'y a plus d'esth&egrave;te d&eacute;mocratique.</span></font></p>
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">L'&eacute;chec<span style="">&nbsp; </span>de ces hommes politiques signataire de la plate forme est particuli&egrave;rement palpable dans le domaine de la pens&eacute;e politique autour d'un consensus avec un groupe h&eacute;t&eacute;roclite : d'abord, aucun politologue n'a pu imaginer il<span style="">&nbsp; </span>y a dix ans, un syst&egrave;me politique original, diff&eacute;rend du pr&eacute;sidentialisme et du parlementarisme qui r&eacute;gissent la vie d&eacute;mocratique. Aucun n'a pu concevoir ne serait-ce qu'une adaptation de ces syst&egrave;me dont l'application pure et simple cause tant de d&eacute;g&acirc;ts pour notre d&eacute;mocratie.</span></font></p>
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Aujourd'hui, nous assistons &agrave; un pouvoir &quot;n&eacute;o-patrimonial&quot; (selon l'expression du politologue fran&ccedil;ais Jean-Fran&ccedil;ois M&eacute;dart) qui a &eacute;rig&eacute; le n&eacute;potisme et le client&eacute;lisme en r&egrave;gles de gouvernement. Et qui g&egrave;re les affaires publiques en fonction d'int&eacute;r&ecirc;t priv&eacute;s, faisant du pouvoir politique non pas un cadre d'application d'un quelconque de projet de soci&eacute;t&eacute;, mais plut&ocirc;t le moyen de r&eacute;ussite et de domination d'un clan ou d'un groupe sur les autres.</span></font></p>
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Plus que le silence coupable des intellectuels on finit par se demander s'ils existent, ce qui me para&icirc;t le plus grave, c'est la torpeur de nos peuples. Si la d&eacute;mocratie est comme on a tendance &agrave; la d&eacute;finir, le syst&egrave;me de gouvernement (bon ou mauvais) admis par le plus grand nombre &agrave; un moment donn&eacute; et pour une dur&eacute;e d&eacute;termin&eacute;e, force est de reconna&icirc;tre que le peuple malien se contente de bien peu. R&eacute;signation? Toujours est-il qu'en cette fin de 2006 &quot;la grande r&eacute;volution&quot; dont r&ecirc;vaient les Feu Abdrahamane Baba Tour&eacute;, Abdoulaye Barry, Kadari Bamba,<span style="">&nbsp; </span>Alpha Oumar Konar&eacute; Mme Sy Kadiatou Sow, Ali Nouhoum Diallo, Victor Sy, etc. est plus<span style="">&nbsp; </span>hypoth&eacute;tique que jamais. Face au comportement de nos politiques, le silence coupable des intellectuels (on se demande s'ils existent) le peuple semble avoir choisi l'inertie et la<span style="">&nbsp; </span>torpeur.</span></font></p>
<p><font size="2" style="font-family: Arial;"><strong style=""><span lang="FR" style="font-size: 12pt;">Mamadou DIARRA</span></strong></font>"</p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>ACTE DE DECES DE LA DEMOCRATIE MALIENNE : L’ex&#45;base aérienne abrite les obsèques</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/democratie/acte-de-deces-de-la-democratie-malienne-l%25e2%2580%2599ex-base-aerienne-abrite-les-obseques-12302.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 12 Dec 2006 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p><font size=2"><strong><em><span lang="FR" style="color: rgb(51, 51, 153);">Le Mali ne peut plus &ecirc;tre g&eacute;r&eacute; avec ruse et compromission. En 2002 notre pays, qui &eacute;tait d&eacute;bout et en mouvement, venait de relever un d&eacute;fi, celui de l'organisation d'une des Coupes d'Afrique des Nations (CAN) les plus r&eacute;ussies, avec une jeunesse enthousiaste, pleine d'espoir et de confiance.<o:p></o:p></span></em></strong></font>
<p style="text-align: justify; font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR" style="">Comment se porte aujourd'hui le Mali ? Mal, mal et mal! Le ch&ocirc;mage, l'absence de perspectives d'avenir, la pr&eacute;carit&eacute;, la pauvret&eacute; etc. ont tu&eacute; tout espoir chez les citoyens. Et l'apparente accalmie politique et syndicale n'est que la cons&eacute;quence de la corruption par le r&eacute;gime de certains syndicalistes, journalistes et leaders politiques et de l'AEEM (Association des &Eacute;lev&eacute;s et &Eacute;tudiants du Mali) qui &eacute;margent &agrave; la Pr&eacute;sidence de la R&eacute;publique, &agrave; la S&eacute;curit&eacute; d'&Eacute;tat et au Minist&egrave;re de l'&Eacute;ducation Nationale.<o:p></o:p></span></font></p>
<p style="text-align: justify; font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR" style="">Suite &agrave; la d&eacute;ception cr&eacute;&eacute;e par les leaders politiques, nous invitons la jeunesse malienne &agrave; jeter les bases du renouvellement de la classe politique d'une autre &eacute;poque qui craint la comp&eacute;tition politique... cette classe politique qui pr&eacute;f&egrave;re la prostitution politique au combat courageux et noble pour la conqu&ecirc;te et l'exercice du pouvoir.<o:p></o:p></span></font></p>
<p style="text-align: justify; font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR" style="">Nous invitons tous les militaires qui ne sont pas compromis et qui refusent la d&eacute;lation tout en restant des hommes d'honneur, les policiers, gendarmes, douaniers, enseignants, magistrats, op&eacute;rateurs &eacute;conomiques priv&eacute;s, les exclus, les frustr&eacute;s, les d&eacute;&ccedil;us du syst&egrave;me ATT, tous les hommes et femmes comp&eacute;tents, patriotes et incorruptibles &agrave; se mobiliser pour l'av&egrave;nement d'un autre Mali. Majoritaires, nous n'avons pas le droit d'abdiquer pour l'amour de notre pays et par devoir de g&eacute;n&eacute;ration.<o:p></o:p></span></font></p>
<p style="text-align: justify; font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR" style="">S'il est vrai qu'en 1991 l'arriv&eacute;e de ATT au pouvoir &eacute;tait per&ccedil;ue comme une providence, il est aussi vrai aujourd'hui que son d&eacute;part du pouvoir permettra de redonner un second souffle &agrave; la d&eacute;mocratie malienne qui ne m&eacute;rite pas d'&ecirc;tre prise en otage par des m&eacute;thodes dignes d'un r&eacute;gime stalinien. Cela, au moment o&ugrave; notre pays assure la pr&eacute;sidence de la Communaut&eacute; des D&eacute;mocraties. Ce qui exige le respect de la d&eacute;claration dite de Varsovie, du Plan d'Action de S&eacute;oul et de l'Engagement de Santiago.<o:p></o:p></span></font></p>
<p style="text-align: justify; font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR" style="">14 formations cr&eacute;ent l&rsquo;Alliant pour la D&eacute;mocratie et le Progr&egrave;s (ADP)<o:p></o:p></span></font></p>
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR" style="">ADEMA, BDIA-FASO JIGUI, CNID, MIRIA, MPR, PCR, PDR, PIDS, PSP, RND, UDD, UMP, URD US-RDA d&eacute;cident dans une plate-forme de rallier le camp pr&eacute;sidentiel. D&eacute;cidement, les d&eacute;mocrates n&rsquo;ont plus honte de perdre leur honneur en politique. Le g&eacute;n&eacute;ral Amadou Toumani Tour&eacute; avait dit haut fort qu&rsquo;il n&rsquo;avait besoin de parti politique, celui qui veut se faire &eacute;lire, passe par les partis politiques. C&rsquo;est tout a fait le contraire qui se passe aujourd&rsquo;hui. C&rsquo;est lui Amadou, qui, pour se faire r&eacute;&eacute;lire, fait appel aux partis politiques et cela &agrave; travers une plate-forme dans laquelle 14 formations politiques se sabordent. <o:p></o:p></span></font></p>
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR" style="">Avouons que cette plate-forme sign&eacute;e est l&rsquo;acte de d&eacute;c&egrave;s de la d&eacute;mocratie. Les obs&egrave;ques ont eu lieu &agrave; l&rsquo;ex-base a&eacute;rienne. L&rsquo;oraison fun&egrave;bre pronnonc&eacute;e par le Younoussi Tour&eacute; a enregistr&eacute; la pr&eacute;sence 14 nostalgiques du parti unique. D&egrave;s lors, celui qui avait laiss&eacute; entendre qu&rsquo;il faut &eacute;viter &agrave; tout prix le retour des militaires au pouvoir en Afrique n&rsquo;avait-t-il pas raison&nbsp;? Un retour &agrave; la case d&eacute;part&nbsp;: le parti unique de droit.<o:p></o:p></span></font></p>
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><strong style=""><span lang="FR" style="">Amy Sanogo<o:p></o:p></span></strong></font></p>
<p>"</p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>ESPACE D’INTERPELLATION DEMOCRATIQUE : Haro sur le comportement des gouvernants</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/democratie/espace-d%25e2%2580%2599interpellation-democratique-haro-sur-le-comportement-des-gouvernants-12272.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 08 Dec 2006 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Zénith Balé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p><font size=2"><span lang="FR" style="color: rgb(51, 51, 153);"><span style="">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; </span><strong style=""><em style="">Tribune unique au monde, l&rsquo;EID est &agrave; sa 11<span style="position: relative; top: -3pt;">&egrave;me</span><span style="">&nbsp;</span>&eacute;dition. Cette marque made in Mali, institutionnalis&eacute;e deux ans apr&egrave;s sa cr&eacute;ation par le d&eacute;cret n&deg;96- 159/P-RM du 31 mai 1996, permet d&rsquo;interpeller l&rsquo;Administration sur les actes qu&rsquo;elle pose dans ses relations avec les citoyens, et en particulier sur ceux qui portent atteinte aux droits de l&rsquo;homme. Mais o&ugrave; en est- on avec cet exercice d&eacute;mocratique&nbsp;? <o:p></o:p></em></strong></span></font>
<p style="line-height: 12pt; font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR"><span style="">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; </span>Il faut noter qu&rsquo;apr&egrave;s la 8<span style="position: relative; top: -3pt;">&egrave;me</span><span style="">&nbsp;</span>&eacute;dition, un Forum National d&rsquo;Evaluation a proc&eacute;d&eacute; les 8,9 et 10 D&eacute;cembre 2003 &agrave; l&rsquo;&eacute;valuation des r&eacute;sultats de l&rsquo;institution et d&eacute;gag&eacute; des perspectives d&rsquo;avenir. Les recommandations issues de cet forum ont &eacute;t&eacute; soumises au gouvernement, qui a d&eacute;cid&eacute;, avant de proc&eacute;der &agrave; une &eacute;ventuelle reforme en profondeur de l&rsquo;EID, de satisfaire &agrave; la principale recommandation du Forum, laquelle consiste au maintien de l&rsquo;EID, dans un cadre d&rsquo;organisation am&eacute;lior&eacute;. C&rsquo;est ce qui a abouti &agrave; l&rsquo;organisation, le 10 d&eacute;cembre 2004, de la 9<span style="position: relative; top: -3pt;">&egrave;</span><span style="">&nbsp;</span>&eacute;dition et &agrave; celle de la 10<span style="position: relative; top: -3pt;">&egrave;</span><span style="">&nbsp;</span>&eacute;dition l&rsquo;ann&eacute;e suivante. </span></font></p>
<p style="line-height: 12pt; font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR"><span style="">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; </span>Toutefois, le Gouvernement a pris en compte les recommandations pouvant &ecirc;tre r&eacute;alis&eacute;es &agrave; court terme et conformes &agrave; l&rsquo;esprit ayant pr&eacute;valu &agrave; la cr&eacute;ation de la tribune d&rsquo;expression d&eacute;mocratique qu&rsquo;est l&rsquo;EID, tout en se r&eacute;servant le droit d&rsquo;appr&eacute;cier et la pertinence et l&rsquo;applicabilit&eacute; des autres recommandations. </span></font></p>
<p style="line-height: 12pt; font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR"><span style="">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; </span>C&rsquo;est dans cet ordre d&rsquo;id&eacute;es que des am&eacute;nagements ont &eacute;t&eacute; apport&eacute;s, &agrave; partir de la 9<span style="position: relative; top: -3pt;">&egrave;me</span><span style="">&nbsp; </span>&eacute;dition pr&eacute;cit&eacute;e, &agrave; cette institution originale qui fait aujourd&rsquo;hui la fiert&eacute; de notre pays. </span></font></p>
<p style="line-height: 12pt; font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><strong style=""><span lang="FR">UN CADRE D&rsquo;ORGANISATION RENOVE <o:p></o:p></span></strong></font></p>
<p style="line-height: 12pt; font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR"><span style="">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; </span>Plusieurs innovations ont contribu&eacute; &agrave; r&eacute;nover le cadre d&rsquo;organisation de l&rsquo;EID, tout en l&rsquo;am&eacute;liorant consid&eacute;rablement. Notamment suite &agrave; une recommandation du Forum National d&rsquo;Evaluation de l&rsquo;EID, le jury d&rsquo;honneur se compose d&eacute;sormais de six membres nationaux et trois membres &eacute;trangers&nbsp;; contre 5 et 4 auparavant. Ensuite, une des grandes critiques faites &agrave; l&rsquo;EID &eacute;tant le d&eacute;ficit d&rsquo;information et de sensibilisation en direction des populations, les 9<span style="position: relative; top: -3pt;">&egrave;me</span><span style="">&nbsp;</span>et 10<span style="position: relative; top: -3pt;">&egrave;me</span><span style="">&nbsp;</span>&eacute;ditions ont &eacute;t&eacute; pr&eacute;c&eacute;d&eacute;es d&rsquo;une campagne destin&eacute;e au grand public et anim&eacute;e &agrave; partir des m&eacute;dias &eacute;crits et parl&eacute;s. Il en est de m&ecirc;me de la 11&egrave; &eacute;dition qui est pr&eacute;c&eacute;d&eacute;e de bandes annonces &agrave; la t&eacute;l&eacute;, de communiqu&eacute;s radiodiffus&eacute;s, d&rsquo;&eacute;missions radio et t&eacute;l&eacute;, et d&rsquo;insertions de communiqu&eacute;s et d&rsquo;articles dans la presse &eacute;crite.</span></font></p>
<p style="line-height: 12pt; font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR"><span style="">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; </span>Aussi, une implication plus active des associations et organisations de d&eacute;fense des Droits de l&rsquo;Homme de l&rsquo;EID a &eacute;t&eacute; recommand&eacute;e. Alors il a &eacute;t&eacute; d&eacute;cid&eacute; de conf&eacute;rer &agrave; ces structures un r&ocirc;le plus actif dans l&rsquo;animation m&ecirc;me de l&rsquo;EID, au lieu du r&ocirc;le habituel qui est leur confi&eacute; au sein du jury d&rsquo;honneur. C&rsquo;est ainsi qu&rsquo;il leur est demand&eacute; de pr&eacute;senter des contributions &eacute;crites sous forme de rapports et de formuler &eacute;ventuellement des propositions d&rsquo;am&eacute;lioration de la situation des droits de l&rsquo;homme. </span></font></p>
<p style="line-height: 12pt; font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR"><span style="">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; </span>A cet effet, de nombreuses associations, notamment l&rsquo;AMDH, le barreau, l&rsquo;APDF, <st1:personname w:st="on" productid="la CAFO">la CAFO</st1:personname>, et <st1:personname w:st="on" productid="la Maison">la Maison</st1:personname> de <st1:personname w:st="on" productid="la Presse">la Presse</st1:personname>, ont &eacute;t&eacute; sollicit&eacute;s pour pr&eacute;parer des contributions lors des &eacute;ditions 2004 et 2005. Il en sera de m&ecirc;me pour l&rsquo;&eacute;dition du 10 d&eacute;cembre prochain. </span></font></p>
<p style="line-height: 12pt; font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR"><span style="">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; </span>Quand &agrave; l&rsquo;Elargissement de <st1:personname w:st="on" productid="la Commission National">la Commission National</st1:personname> d&rsquo;Organisation, cette mesure a &eacute;t&eacute; d&eacute;cid&eacute;e en raison du grand nombre de demandes faites en ce sens par des leaders d&rsquo;opinions et de nouvelles structures. Elle est effective depuis 2004. </span></font></p>
<p style="line-height: 12pt; font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR"><span style="">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; </span>Enfin depuis la tenue de la 9<span style="position: relative; top: -3pt;">&egrave;me</span><span style="">&nbsp;</span>&eacute;dition, un accent particulier est mis sur la pr&eacute;sence &agrave; Bamako des invit&eacute;s d&rsquo;honneurs de l&rsquo;EID. Cette ann&eacute;e encore les invit&eacute;s de marque, &eacute;trangers comme nationaux, seront pr&eacute;sents le 10 d&eacute;cembre afin de vivre heure par heure le d&eacute;roulement de l&rsquo;EID. Cela permet de mieux faire conna&icirc;tre l&rsquo;exp&eacute;rience du Mali en mati&egrave;re de contr&ocirc;le citoyen des affaires publiques et en mati&egrave;re de promotion des droits humains. Les invit&eacute;s d&rsquo;honneurs &eacute;trangers sont &agrave; cet &eacute;gard des ambassadeurs privil&eacute;gi&eacute;s du Mali pour t&eacute;moigner de la vitalit&eacute; et de la pertinence de l&rsquo;institution d&eacute;mocratique originale qu&rsquo;est devenu au fil des ann&eacute;es l&rsquo;EID.<span style="">&nbsp; </span></span></font></p>
<p style="line-height: 12pt; font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR"><span style="">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; </span>La 11<span style="position: relative; top: -3pt;">&egrave;me</span><span style="">&nbsp;</span>&eacute;dition verra &eacute;galement renforc&eacute; cet aspect, qui a &eacute;t&eacute; approfondi avec succ&egrave;s en 2004 et 2005 avec la participation d&rsquo;invit&eacute;s d&rsquo;honneur nationaux tels que les Gouverneurs de R&eacute;gion, et les pr&eacute;sidents des Assembl&eacute;es R&eacute;gionales. Une session d&rsquo;&eacute;valuation vient de pr&eacute;c&eacute;der cette &eacute;dition. </span></font></p>
<p style="line-height: 12pt; font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><strong style=""><span lang="FR">ETAT ACTUEL DES PREPARATIFS <o:p></o:p></span></strong></font></p>
<p style="line-height: 12pt; font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR"><span style="">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; </span>Le Minist&egrave;re de <st1:personname w:st="on" productid="la Justice">la Justice</st1:personname>, d&eacute;partement en charge de l&rsquo;organisation mat&eacute;rielle de l&rsquo;EID, a pris les dispositions n&eacute;cessaires &agrave; la tenue de la 11<span style="position: relative; top: -3pt;">&egrave;me</span><span style="">&nbsp;</span>&eacute;dition de l&rsquo;EID. C&rsquo;est ainsi que depuis le mois de septembre 2006, le Ministre de <st1:personname w:st="on" productid="la Justice">la Justice</st1:personname>, Garde des Sceaux, a publi&eacute; le communiqu&eacute; convoquant <st1:personname w:st="on" productid="la Commission Nationale">la Commission Nationale</st1:personname> d&rsquo;Organisation. </span></font></p>
<p style="line-height: 12pt; font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR"><span style="">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; </span>Charg&eacute; de l&rsquo;organisation, <st1:personname w:st="on" productid="la Commission">la Commission</st1:personname> avait &eacute;galement pour mission de recevoir les interpellations et de proc&eacute;der &agrave; leur d&eacute;pouillement. Ces t&acirc;ches sont aujourd&rsquo;hui accomplies dans les d&eacute;lais impartis. </span></font></p>
<p style="line-height: 12pt; font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR"><span style="">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; </span>Quand &agrave; l&rsquo;organisation mat&eacute;rielle proprement dite, <st1:personname w:st="on" productid="la Commission">la  Commission</st1:personname>, avec le concours des services techniques du D&eacute;partement, a d&eacute;j&agrave; pris les dispositions n&eacute;cessaires pour que tout se d&eacute;roule &agrave; la satisfaction des h&ocirc;tes de marque que le Palais des Congr&egrave;s accueillera le 10 d&eacute;cembre 2006. Ce faisant, elle s&rsquo;est conform&eacute;e aux recommandations du Ministre de <st1:personname w:st="on" productid="la Justice">la Justice</st1:personname>, qui a clairement manifest&eacute; sa volont&eacute; de faire de l&rsquo;&eacute;dition 2006 une r&eacute;ussite tant au plan de l&rsquo;organisation mat&eacute;rielle que du traitement des questions soumises au Gouvernement.</span></font></p>
<p style="line-height: 12pt; font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR"><span style="">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; </span>En effet, le Ministre a la conviction que pour que l&rsquo;EID retrouve toute sa cr&eacute;dibilit&eacute;, il doit &ecirc;tre d&rsquo;abord un espace f&eacute;cond de dialogue entre gouvernants et gouvern&eacute;s, mais aussi un moyen de promotion de l&rsquo;Etat de droit, par le r&eacute;tablissement effectif des citoyens dans leurs droits lorsqu&rsquo;&agrave; tort les administrations publiques y portent atteinte. </span></font></p>
<p style="line-height: 12pt; font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR"><span style="">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; </span>Wait and see </span></font></p>
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><strong style=""><span lang="FR">Mamadou DABO<o:p></o:p></span></strong></font></p>
<p>"</p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Débat sur la Démocratie au MALI : Le revirement de situation</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/democratie/debat-sur-la-democratie-au-mali-le-revirement-de-situation-12227.html</link>
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<pubDate>Mon, 04 Dec 2006 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvel Horizon</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p><font size=2" style="font-family: Arial;">&ldquo;Chaque chose en son temps&rdquo;, dit un adage. La d&eacute;mocratie au Mali est un processus tr&egrave;s fastidieux, dans la mesure o&ugrave; elle est tr&egrave;s capricieuse et ce caract&egrave;re est tout &agrave; fait inh&eacute;rent au temp&eacute;rament, aux choix et aux ambitions m&ecirc;me des acteurs politiques, ceux l&agrave; qui animent le d&eacute;bat politique et participent &agrave; la conqu&ecirc;te du pouvoir. De l&rsquo;ouverture d&eacute;mocratique, mars 1992 &agrave; ce jour, nous venons de loin. Que de propos ont &eacute;t&eacute; tenus, de projets de soci&eacute;t&eacute; propos&eacute;s aux Maliens, de d&eacute;clarations d&rsquo;intentions ont &eacute;t&eacute; faites. A pr&eacute;sent, qu&rsquo;est-ce qui en reste? A quels r&eacute;sultats toutes ces gymnastiques nous ont conduits? <br />	N&rsquo;est-il pas n&eacute;cessaire &agrave; pr&eacute;sent d&rsquo;envisager une &eacute;valuation du parcours de notre d&eacute;mocratie, afin de permettre aux g&eacute;n&eacute;rations montantes de savoir qui ajou&eacute; quel r&ocirc;le et d&rsquo;&ecirc;tre bien &eacute;difi&eacute;es sur les tenants et aboutissants de notre processus d&eacute;mocratique?</p>
<p><span style="font-weight: bold;">DES NOSTALGIQUES OU ETERNELS INSATISFAITS?</span><br style="font-weight: bold;" /><br style="font-weight: bold;" />Cela semble important &agrave; un moment o&ugrave; les gens ont tendance &agrave; vite oublier des &eacute;v&eacute;nements et faits r&eacute;cents, des actes pos&eacute;s par certains acteurs politiques, voire de repr&eacute;sentants de la soci&eacute;t&eacute; civile et qui permettent &agrave; l&rsquo;opinion publique nationale d&rsquo;&ecirc;tre mieux fix&eacute;e sur la port&eacute;e r&eacute;elle des propos et actes que certains sont en train poser aujourd&rsquo;hui.<br />	En effet, il y a toujours des apprentis sorciers qui ne sont &agrave; l&rsquo;aise que lorsque quelque part, ils parviennent &agrave; susciter des &eacute;nigmes, en tout cas des probl&egrave;mes. Ces irr&eacute;ductibles veillent continuellement au grin. Ils n&rsquo;ont de souci que de contester sans pourtant parvenir &agrave; proposer des alternatives cr&eacute;dibles &agrave; ce que nous vivons. Peut-on les compter parmi les vrais d&eacute;mocrates, quand on sait que la critique n&rsquo;est pas une fin en soi? D&rsquo;ailleurs, ne dit-on pas qu&rsquo;on n&rsquo;a jamais &eacute;rig&eacute; un monument &agrave; la m&eacute;moire d&rsquo;un critique?</p>
<p><span style="font-weight: bold;">DE VAINES ASTUCES</span><br style="font-weight: bold;" /><br />Ceux que nous avons au Mali sont continuellement &agrave; la recherche de ce qui est mauvais; et ils donnent l&rsquo;impression d&rsquo;&ecirc;tre plus intelligents, plus sens&eacute;s que tout le monde bref, d&rsquo;&ecirc;tre les d&eacute;tenteurs de la v&eacute;rit&eacute;, entendez par l&agrave; les demi-v&eacute;rit&eacute;s qu&rsquo;ils s&rsquo;appliquent &agrave; magnifier. Au stade actuel de l&rsquo;&eacute;volution de notre processus d&eacute;mocratiques, nous aurons tout int&eacute;r&ecirc;t &agrave; nous orienter vers du concret et cela est la pratique politique par l&rsquo;occupation v&eacute;ritable du terrain. Il ne sert &agrave; rien de continuer &agrave; s&rsquo;asseoir dans les salons et &agrave; tirer les ficelles dans l&rsquo;espoir de r&eacute;&eacute;diter des situations d&eacute;j&agrave; vecues. Nous irons in&eacute;luctablement de l&rsquo;avant, n&rsquo;en d&eacute;plaise aux apprentis sorciers. La r&eacute;p&eacute;tition de l&rsquo;histoire n&rsquo;est pas une constante. Leurs astuces demeureront vaines &agrave; leur grand &eacute;tonnement.</p>
<p><span style="font-weight: bold;">DES TAPAGES POUR QUELS RESULTATS?</span><br style="font-weight: bold;" />	<br />Les critiques acerbes ne repr&eacute;sentent pour eux que des refuges. Ainsi, en s&rsquo;&eacute;loignant de leurs missions fondamentales pour raison de faiblesse et de d&eacute;ficit d&rsquo;id&eacute;es, ils tentent toujours de distraire le pouvoir et l&rsquo;opinion publique nationale. C&rsquo;est cela qu&rsquo;on appelle la vieille m&eacute;thode. Elle ne fait plus bonne r&eacute;cette &agrave; l&rsquo;&eacute;tape actuelle du processus d&eacute;mocratique au Mali. Ceux qui s&rsquo;y donnent, ces temps-ci, semblent l&rsquo;avoir appris &agrave; leur d&eacute;pens. Notre ambition n&rsquo;est pas de sillonner tout le cheminement du processus d&eacute;mocratique malien. Mais d&eacute;j&agrave;, en l&rsquo;espace d&rsquo;un an, il y a eu trop de  remous qui n&rsquo;ont contribu&eacute; qu&rsquo;&agrave; ternir l&rsquo;image du Mali, de notre processus d&eacute;mocratique tant vant&eacute; &agrave; l&rsquo;&eacute;tranger, en raison non seulement du renforcement de la culture de la paix sociale et de la stabilit&eacute; politique, mais aussi des progr&egrave;s socio-&eacute;conomiques r&eacute;alis&eacute;s dans plusieurs domaines d&rsquo;activit&eacute;s de la fin des &eacute;lections g&eacute;n&eacute;rales de 2002 &agrave; ce jour.</p>
<p><span style="font-weight: bold;">DES AGITATEURS EN VAINE RECHERCHE D&rsquo;INTERLOCUTEURS</span><br style="font-weight: bold;" /><br />Il y a eu beaucoup d&rsquo;agitations en moins d&rsquo;un an au Mali, et &agrave; tous les coups, on montent sur les toits pour crier au scandale, pour pr&eacute;dire le &ldquo;naufrage&rdquo; du b&acirc;teau Mali, comme si cela pouvait &ecirc;tre la voie appropri&eacute;e de renverser la tendance, d&rsquo;acc&eacute;der au pouvoir ou &agrave; des postes de responsabilit&eacute; dans la haute sph&egrave;re de l&rsquo;administration. <br />	Les &eacute;v&eacute;nements vont de l&rsquo;exploitation politicienne de la signature de l&rsquo;accord d&rsquo;Alger par le gouvernement malien &agrave; la publication du pamphlet ATT-cratie en passant par le lancement du manifeste pour la d&eacute;mocratie de l&rsquo;ADJ. Apr&egrave;s une p&eacute;riode plus ou moins longue de matraquage politique par ces aspects, voil&agrave; que nombreux sont ceux qui ont calm&eacute; leurs ardeurs. D&rsquo;ailleurs, malgr&eacute; la poursuite de la gymnastique avec ces &eacute;l&eacute;ments qu&rsquo;on croyait &ecirc;tre une artillerie lourde pour tout bousiller, les uns et les autres ont, depuis un certain temps, du mal &agrave; se trouver des interlocuteurs attentifs. La lassitude semble avoir gagn&eacute; l&rsquo;opinion publique nationale, en raison surtout du fait qu&rsquo;il y a eu une masse d&rsquo;information trop volumineuse avec des contenus autant controvers&eacute;s. </p>
<p><span style="font-weight: bold;">LA PRECAMPAGNE ELECTORALE FOCALISE PLUS L&rsquo;ATTENTION</span><br style="font-weight: bold;" /><br />A pr&eacute;sent c&rsquo;est l&rsquo;heure des pr&eacute;-campagnes &eacute;lectorales et les acteurs politiques qui sont parmi les plus ambitieux annonce leur position face aux enjeux des &eacute;lections pr&eacute;sidentielles de 2007. En effet, quoiqu&rsquo;on d&igrave;se, la sortie de l&rsquo;ASMA le samedi dernier a occup&eacute; une place de choix dans l&rsquo;actualit&eacute; politique nationale. Cet &eacute;v&eacute;nement, faut-il le souligner, suscite aujourd&rsquo;hui encore des interrogations. Pour certains, cette sortie de l&rsquo;ASMA et de son pr&eacute;sident d&rsquo;honneur n&rsquo;a rien &agrave; voir avec une candidature.</p>
<p>	D&rsquo;autres, au contraire, sont fermement convaincus que Soume&iuml;lou Boub&egrave;ye Ma&Iuml;ga sera candidat &agrave; la pr&eacute;sidentielle de 2007. Et, avec cette nouvelle donne, on estime qu&rsquo;il y aura un grand bouleversement dans les rapports de forces. Au m&ecirc;me moment, ailleurs, on s&rsquo;agite moins. Ceci expliquerait-il cela? Ce qui est sans &eacute;quivoque, c&rsquo;est qu&rsquo;on tend vers un revirement de la situation politique nationale, au point que d&rsquo;ailleurs les uns et les autres s&rsquo;adonnent &agrave; toutes sortes de gymnastiques, allant jusqu&rsquo;&agrave; envisager des liens futurs entre Soume&iuml;lou Boub&egrave;ye Ma&Iuml;ga et l&rsquo;ADJ.<br />	D&rsquo;ailleurs, certains soup&ccedil;onnent &eacute;galement l&rsquo;UDD et l&rsquo;US-RDA. C&rsquo;est l&rsquo;&eacute;volution de la situation qui nous permettra d&rsquo;&ecirc;tre mieux fix&eacute;s sur les tenants et aboutissants des remue-m&eacute;nage en cours.</p>
<p>Moussa SOW</p>
<p></font>"</p>]]> </content:encoded>
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<title>Gouvernance démocratique: ATT doit rendre compte au peuple !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/democratie/gouvernance-democratique-att-doit-rendre-compte-au-peuple-11890.html</link>
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<pubDate>Mon, 30 Oct 2006 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<div><strong><em><font size=2">Le Maliba de nos anc&ecirc;tres, autrement dit&nbsp;le grand Mali, deviendra-t-il le Maloyaba, c&rsquo;est-&agrave;-dire la grande d&eacute;ception&nbsp;sous le r&egrave;gne ATT ? C&rsquo;est du moins le cri de c&oelig;ur d&rsquo;un Malien de la diaspora r&eacute;sidant en Chine, &agrave; l&rsquo;autre bout du monde, parce que ce si se passe dans son pays n&rsquo;est pas beau &agrave; voir ni &agrave; entendre&nbsp;: la perte de souverainet&eacute; nationale et la corruption g&eacute;n&eacute;ralis&eacute;e &agrave; cause du leadership bancal du pr&eacute;sident ATT qui n&rsquo;a pas l&rsquo;&eacute;toffe ni l&rsquo;envergure des anciens locataires de Koulouba, de l&rsquo;ind&eacute;pendance &agrave; nos jours. Aussi, M. TOUNKARA, puisque c&rsquo;est de lui qu&rsquo;il s&rsquo;agit, en appelle-t-il &agrave; un sursaut d&rsquo;orgueil pour mettre le hol&agrave; &agrave; cette situation qui ne doit plus durer &agrave; ses yeux. </font></em></strong></div>
<div><font size="2">&nbsp;</font></div>
<div><font size="2">Depuis la nuit des temps, la fonction primordiale d'un leader a toujours &eacute;t&eacute; de pr&eacute;server l'int&eacute;grit&eacute; territoriale de son pays, sauvegarder la souverainet&eacute; nationale et d&eacute;fendre l&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t national, d'o&ugrave; la signature du trait&eacute; de Wesphalie de 1648 entre les diff&eacute;rents empires ou royaumes europ&eacute;ens au&nbsp;17e si&egrave;cle.</font></div>
<div><font size="2">Depuis les &eacute;v&egrave;nements du 23 Mai 2006 jusqu'&agrave; ce jour, la partie nord du pays &eacute;chappe compl&egrave;tement au contr&ocirc;le des autorit&eacute;s du pays, d'o&ugrave; nous ne sommes pas pratiquement loin d'une situation tr&egrave;s diff&eacute;rente de la C&ocirc;te d'ivoire o&ugrave; le nord est coup&eacute; du reste du pays. Les activit&eacute;s du GSPC dont les &eacute;l&eacute;ments sont des Alg&eacute;riens deviennent de plus en plus fr&eacute;quentes depuis la prise des touristes europ&eacute;ens sur le territoire alg&eacute;rien et qu'ils les ont tra&icirc;n&eacute;s sur notre territoire. Le GSPC a &eacute;lu domicile sur notre territoire&nbsp;&agrave; l'indiff&eacute;rence totale de nos autorit&eacute;s&nbsp;sous pr&eacute;texte que le Sahara malien est vaste et que nous n'avons pas les moyens de contr&ocirc;ler nos fronti&egrave;res. N'est-ce pas que nous sommes en train de vivre une situation typique du Congo Kinshasa o&ugrave; les Rwandais s'infiltraient et font leur autorit&eacute;&nbsp;?</font></div>
<div><font size="2">Les accords d'Alger n&eacute;goci&eacute;s et valid&eacute;s malgr&eacute; l'opposition de l'opinion nationale ont montr&eacute; leur limite&nbsp;&agrave; quelques mois de leur application. Il est cependant prouv&eacute; que celui que nous consid&eacute;rons comme notre ami et voisin, m&eacute;diateur de surcro&icirc;t, apporte son appui financier et logistique&nbsp;&agrave; l'alliance du 23 mai. Nos autorit&eacute;s brillent toujours&nbsp;par une insouciance assourdissante. Ce qui pr&eacute;occupe le prince du jour, c'est o&ugrave; trouver une source de financement&nbsp;pour sa campagne pr&eacute;sidentielle, d'o&ugrave; sa honteuse alliance avec le pr&eacute;sident ivoirien Laurent GBAGBO connu comme ennemi jur&eacute; des Maliens de la C&ocirc;te d'ivoire.</font></div>
<div><font size="2">Ahmed S&eacute;kou TOURE disait ceci&nbsp;: &quot;On ne peut pas construire une nation en s'enfermant dans la confusion&quot;. Et S&eacute;kou TOURE d'ajouter&nbsp;: &quot;Pour faire marcher le moteur de d&eacute;veloppement, il faut trois mouvements combin&eacute;s&nbsp;: &ecirc;tre derri&egrave;re, au milieu et devant son peuple&quot;. Le c&eacute;l&egrave;bre slogan de la campagne &eacute;lectorale de ATT candidat en 2002 &quot;retrouvons ce qui nous a r&eacute;uni&quot; ne correspond plus&nbsp;&agrave; sa conception de ATT pr&eacute;sident,&nbsp;il&nbsp; s'est s&eacute;par&eacute;&nbsp; du peuple puis qu'il en fut ainsi &agrave; travers la pratique de&nbsp;gestion des affaires publiques, &agrave; travers la prise en otage de l'int&eacute;grit&eacute; territoriale et la menace de l'existence de la souverainet&eacute; nationale. Une petite anecdote, le guide de la r&eacute;volution libyenne Kaddafi a d&eacute;pos&eacute; une plainte contre un journal alg&eacute;rien l'accusant de vouloir d&eacute;stabiliser l'Alg&eacute;rie &agrave;&nbsp;travers son projet de r&eacute;surrection des Etats&nbsp;touareg du Sahara. Cependant, notre pays a &eacute;t&eacute; trait&eacute; d'Etat voyou par la&nbsp;m&ecirc;me presse&nbsp;alg&eacute;rienne, mais il n&rsquo;en a rien &eacute;t&eacute;. Alors&nbsp;o&ugrave; est le caract&egrave;re souverain de notre Etat ? La noblesse, la grandeur d'un Etat se mesure par la personnalit&eacute; de son leader, son charisme qu'il soit pays riche ou pauvre.&nbsp;</font></div>
<div><font size="2">Nous sommes un pays pauvre, il est vrai&nbsp;; mais il ne faudrait pas que nous perdions quand m&ecirc;me notre dignit&eacute;, notre honneur, notre souverainet&eacute; nationale pour lesquels nous nous sommes battus durant des si&egrave;cles. Notre pays s'&eacute;tait toujours affirm&eacute; dans le concert des nations malgr&eacute; notre bas niveau de d&eacute;veloppement &eacute;conomique. Modibo KEITA s'&eacute;tait fait&nbsp;remarquer dans la lutte pour la lib&eacute;ration de l'Alg&eacute;rie qui aujourd'hui sert de point d'appui pour l'alliance du 23 Mai. L'actuel pr&eacute;sident de l'Alg&eacute;rie en sait beaucoup surtout qu'il avait pass&eacute; tout son temps&nbsp;&agrave; cette &eacute;poque&nbsp;&agrave; Gao pour lancer son assaut contre les troupes fran&ccedil;aises. Modibo s'&eacute;tait&nbsp;fait remarquer aussi dans la r&eacute;solution de la crise qui opposait le Maroc&nbsp;&agrave; l'Alg&eacute;rie autour du probl&egrave;me de Polisario. Le mot NON ALIGNE vient du Mali toujours sous le temps Modibo KEITA, en pleine guerre froide quand les anciens pays colonis&eacute;s par les grandes puissances venaient d'&ecirc;tre sevr&eacute;s de la lutte pour la lib&eacute;ration nationale, se sont retrouv&eacute;s &agrave; Bandung pour d&eacute;finir leur position face aux blocs socialiste et capitaliste. C'est ainsi qu'il a &eacute;t&eacute; convenu d'adopter la proposition du Mali &quot;le mouvement des non alignes&quot;. Sous le r&eacute;gime du CMLN, le Mali n'a toujours pas &eacute;t&eacute; si mauvais, il a continu&eacute; les efforts entam&eacute;s par son pr&eacute;d&eacute;cesseur dans la lutte pour la lib&eacute;ration des peuples en poursuivant son appui&nbsp;&agrave; l'ANC. Moussa TRAORE quand il assumait vaillamment le leadership de l'OUA, le Liberia &eacute;tait en proie&nbsp;&agrave; la guerre civile&nbsp;; il a pu convoquer et&nbsp;r&eacute;unir les diff&eacute;rents groupes rivaux&nbsp;&agrave; Bamako autour d'une m&ecirc;me table afin de d&eacute;terminer d'une piste de sortie de crise. Sur le plan national, il n&rsquo;a jamais cautionn&eacute; l'id&eacute;ologie des mouvements et fronts unifi&eacute;s de l'Azawad qui avaient d&eacute;clench&eacute; leur mouvement d'autonomie au d&eacute;but des ann&eacute;es 90. Sous Alpha Oumar KONARE, le Mali a continu&eacute;&nbsp;&agrave; &ecirc;tre une lumi&egrave;re dans la sous r&eacute;gion ou dans l'Afrique tout enti&egrave;re de part ses prises de position, ce qui lui a valu beaucoup de rivalit&eacute;&nbsp;&agrave; commencer par Laurent GBAGBO, Oumar Bongo Odimba sur ses le&ccedil;ons de d&eacute;mocratie. Il fut comme Modibo un artisan de l'int&eacute;gration Africaine dont il est aujourd'hui acteur. Sur le plan national, dans la r&eacute;solution de la crise du nord, c'&eacute;tait une r&eacute;f&eacute;rence. Pas question d'accorder une autonomie&nbsp;&agrave; une partie du territoire nationale, le champ de la d&eacute;centralisation a &eacute;t&eacute; lanc&eacute;, tout le monde a trouv&eacute; son compte selon qu'on soit du nord au sud,&nbsp;&agrave; l'est ou&nbsp;&agrave; l'ouest.</font></div>
<div><font size="2">Qu'est-ce que nous retiendrons du cas de ATT dans dix ans ou plus ? Le combat qui se dessine d&eacute;j&agrave;&nbsp; est celui de la partition du Mali, je ne sais pas quand&nbsp;; mais&nbsp;&agrave; court, moyen ou long terme, nous en parlerons&nbsp;; et ATT assumera toutes les responsabilit&eacute;s, nous en &eacute;crirons dans nos manuels d'histoire contemporaine du Mali.</font></div>
<div><font size="2">La seconde observation &agrave; laquelle nos compatriotes doivent &ecirc;tre tr&egrave;s vigilants, c'est que l'arriv&eacute;e d'ATT au pouvoir a &eacute;t&eacute; un porte-malheur pour le Mali, du niveau micro (&agrave; l'&eacute;chelle du Mali)&nbsp;jusqu'au niveau macro (&agrave; l'&eacute;chelle internationale). Pour preuve, je commence par le niveau macro. &Eacute;lu en 2002 et ayant &eacute;t&eacute; investi le 8 juin 2002, le 19 septembre, la crise &eacute;clate en C&ocirc;te d'Ivoire et asphyxie notre d&eacute;veloppement &eacute;conomique, vu l'importance du port d'Abidjan pour nos &eacute;changes &eacute;conomiques et commerciaux. En 2004, la crise acridienne envahit notre pays avec comme cons&eacute;quence l'installation de la crise c&eacute;r&eacute;ali&egrave;re. La chute du cours du dollar, la chute&nbsp;prix de co&ucirc;t du coton et de l'or qui constituent nos devises et la hausse du prix du baril de p&eacute;trole sont autant des aspects que nous allons enseigner&nbsp;&agrave; nos enfants dans nos manuels politico-&eacute;conomiques du r&eacute;gime d'ATT.</font></div>
<div><font size="2">Au niveau micro autrement dit national, il faudrait noter l'invasion acridienne de 2004 avec pour cons&eacute;quence l'installation de la crise c&eacute;r&eacute;ali&egrave;re et l'inflation galopante. En&nbsp; Mai 2006, la r&eacute;bellion ressurgit. M&ecirc;me si on ne veut pas en parler, moi, je le dis. Car c'est r&eacute;el, nul ne peut l'ignorer. Il ne s'agit pas de constater que chaque fois qu'on fait couler du sang pour reconna&icirc;tre qu'il y a r&eacute;bellion, mais &agrave;&nbsp;partir du moment qu'une partie du territoire &eacute;chappe&nbsp;&agrave; tout contr&ocirc;le par le fait des &eacute;l&eacute;ments arm&eacute;s qu'ils soient violents ou pas, il y a r&eacute;bellion.</font></div>
<div><font size="2">Je ne vais pas rentrer dans les d&eacute;tails de la corruption endog&egrave;ne que tout le monde sait, nous esp&eacute;rons que dans l'&eacute;ph&eacute;m&eacute;ride du r&eacute;gime et dans la perspective des &eacute;lections qui s'annoncent que le d&eacute;g&acirc;t s'arr&ecirc;te l&agrave;. Le Maliba tend&nbsp;&agrave; devenir Maloyaba d&ucirc; au comportement n&eacute;gatif de ses dirigeants et le manque de patriotisme exacerb&eacute;. Nous ne dormons pas sur nos deux oreilles, nous attendons un compte rendu fid&egrave;le et aucune erreur ne sera plus tol&eacute;r&eacute;e.</font></div>
<div><strong><font size="2">TOUNKARA Djibrilla, depuis la Chine</font></strong></div>
<p>"</p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>LA DEMOCRATIE MALIENNE : Ombres et lumière</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/democratie/la-democratie-malienne-ombres-et-lumiere-11746.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 12 Oct 2006 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Indépendant</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p><font size=2" style="font-family: Arial;">La chute du mur de Berlin, sympt&ocirc;me pr&eacute;monitoire de la dislocation du bloc communiste et de la fin de la guerre froide, a ouvert le vaste chantier de la d&eacute;mocratisation des syst&egrave;mes de Gouvernement, singuli&egrave;rement dans les pays de l'Europe de l'Est et en Afrique au Sud du Sahara Un monde nouveau s'annonce &agrave; l'horizon dont les mots cl&eacute;s seront : D&eacute;mocratie, Capitalisme, Int&eacute;gration.</p>
<p>Au Mali, la qu&ecirc;te radicale d'une d&eacute;mocratisation imm&eacute;diate, triomphante et pluraliste a &eacute;branl&eacute; tout le pays. Le choc a &eacute;t&eacute; terrible avec ses blessures, ses morts et son lot de souffrances. Le souvenir de ces douloureux &eacute;v&egrave;nements est encore vivace dans notre m&eacute;moire commune . </p>
<p>La charge &eacute;motionnelle a &eacute;t&eacute; forte et intense. Les r&ecirc;ves et les fantasmes ayant nourri la temp&ecirc;te d&eacute;mocratique constituaient pour chaque citoyen un devoir d'exigence: exigence de coh&eacute;rence, exigence de progr&egrave;s v&eacute;ritable . De ce fait, la perspective de l' instauration au plan Institutionnel d' une &quot;vraie&quot; d&eacute;mocratie, stable, transparente apte &agrave; renforcer les libert&eacute;s individuelles et collectives &agrave; r&eacute;sorber le ch&ocirc;mage massif d'une jeunesse d&eacute;sempar&eacute;e et d&eacute;sabus&eacute;e, &agrave; am&eacute;liorer de fa&ccedil;on significative les conditions de vie des citoyens, &agrave; juguler le n&eacute;potisme et la corruption a &eacute;t&eacute; d&eacute;terminante dans l'engagement et l'adh&eacute;sion des masses laborieuses. Telle &eacute;tait la compr&eacute;hension qu'il fallait, peut-&ecirc;tre, avoir de l'objet du mouvement populaire, et tels &eacute;taient le sens et les d&eacute;fis qui &eacute;taient assign&eacute;s au mouvement d&eacute;mocratique.</p>
<p><span style="font-weight: bold;">La libert&eacute; au c&oelig;ur de la probl&eacute;matique d&eacute;mocratique</span></p>
<p>L'ordre ancien caract&eacute;rise au niveau domestique par le parti unique, avec ses r&egrave;gles, ses id&eacute;es dominantes, ses structures de pouvoir s'est &eacute;croul&eacute;, c&eacute;dant l'espace Institutionnel et social &agrave; un ordre nouveau symbolis&eacute; par le pluralisme dont les principes intangibles demeurent, quel que soit l'espace g&eacute;ographique le d&eacute;bat - c'est &agrave; dire la parole libre et courtoise sobre et digne, argument&eacute;e et ferme, d&eacute;pouill&eacute;e de toute arrogance et de toute invective, attentive et attach&eacute;e &agrave; l'obligation de respect d&ucirc; au contradicteur- et la libert&eacute; de choix en vue d' une finalit&eacute; pr&eacute;cise pr&eacute;alablement d&eacute;finie. La libert&eacute; est au c&oelig;ur de la probl&eacute;matique d&eacute;mocratique. Elle est essentielle d&eacute;terminante et d&eacute;cisive.</p>
<p> Elle est le reflet de la capacit&eacute; du citoyen &agrave; s'affranchir des contingences, et des interf&eacute;rences diverses et vari&eacute;es susceptibles de d&eacute;naturer son choix entre plusieurs offres possibles. Un choix libre, est un choix r&eacute;alis&eacute; en toute connaissance de cause, sans aucune contrainte et sans aucune interf&eacute;rence . La t&acirc;che &agrave; accomplir dans le cadre du contrat d&eacute;mocratique qui lie les citoyens &agrave; leurs leaders est pr&eacute;cise Les engagements et les promesses des uns vis &agrave; vis des autres en constituent le fondement. Les proc&eacute;dures et les conditions de r&eacute;alisation choisies pour asseoir, renforcer et conforter la d&eacute;mocratisation de la vie publique dans notre pays sont le multipartisme int&eacute;gral et l'acc&egrave;s des partis politiques aux ressources publiques dans le cadre normatif de la loi fondamentale d&eacute;finissant avec une clart&eacute; et une rigueur indiscutables les contours d'un r&eacute;gime pr&eacute;sidentiel. Le pr&eacute;sident de la R&eacute;publique clef de vo&ucirc;te des institutions est &eacute;lu au suffrage universel direct. Il est le Chef de l'Etat , Chef Supr&ecirc;me des Arm&eacute;es, Chef de l'ex&eacute;cutif disposant de la majorit&eacute; parlementaire et en cons&eacute;quence inspirateur du jeu l&eacute;gislatif.</p>
<p>La coh&eacute;rence entre le pouvoir ex&eacute;cutif et le pouvoir parlementaire assure au gouvernement la stabilit&eacute; et les moyens lui permettant d'agir concr&egrave;tement et efficacement dans le sens de la r&eacute;alisation des engagements souscrits devant les citoyens et plus g&eacute;n&eacute;ralement de trouver des r&eacute;ponses ad&eacute;quates aux pr&eacute;occupations fondamentales des populations. Dans cet exercice le r&ocirc;le des partis politiques est, sans aucun doute, vital pour la d&eacute;mocratie parce que les citoyens leur d&eacute;l&egrave;guent pr&eacute;cis&eacute;ment le soin de produire des projets r&eacute;pondant &agrave; leurs attentes de les traduire en programmes d'action gouvernementale, et de fournir une &eacute;quipe qui aura la responsabilit&eacute; de surveiller et de contr&ocirc;ler l' action gouvernementale .</p>
<p><span style="font-weight: bold;">Le parti politique, une affaire marchande</span></p>
<p>Une nette distinction entre une majorit&eacute; qui gouverne et une opposition qui contr&ocirc;le les activit&eacute;s du gouvernement assure &agrave; l'institution parlementaire un fonctionnement harmonieux et transparent conforme &agrave; l' esprit d'une d&eacute;mocratie pluraliste, gage de stabilit&eacute; et d'efficacit&eacute;. Cette option proc&egrave;de d'une reconnaissance explicite du r&ocirc;le central et strat&eacute;gique d&eacute;volu au politique . Dans notre pays, les partis politiques sont si nombreux -environ une centaine- que leur distinction reste purement nominative et quelque peu anecdotique. Toute cat&eacute;gorisation de nature id&eacute;ologique ou programmatique demeure virtuelle.</p>
<p> La formation d' un parti politique se confond avec une affaire marchande o&ugrave; l'esp&eacute;rance et l'int&eacute;r&ecirc;t d' un gain hypoth&eacute;tique de d&eacute;crocher un mandat et de surcro&icirc;t se trouver, peut &ecirc;tre, en position d'arbitrer en faveur de telle ou telle combinaison constitue le s&eacute;same. La diversit&eacute; des opinions dans le corps des citoyens garantit &agrave; n'importe quel parti des chances non nulles d' avoir au moins un &eacute;lu. </p>
<p>Un pouvoir de blocage et de nuisance exorbitant peut ainsi &ecirc;tre confi&eacute; &agrave; des minorit&eacute;s qui peuvent s'amenuiser jusqu'a se r&eacute;duire &agrave; un repr&eacute;sentant unique. Chacun a pu constater des alliances contre nature et contre toute logique &agrave; seule fin d'emp&ecirc;cher l'&eacute;mergence d'une majorit&eacute; claire et nette. Les tractations entre appareils de partis &eacute;chappent totalement au contr&ocirc;le des citoyens qui se trouvent &ecirc;tre flou&eacute;s et pris en otage La d&eacute;mocratie est biais&eacute;e. Le spectre d'une d&eacute;mocratie au rabais est &agrave; nos portes. Ce qui est malsain et contribue &agrave; saper la cr&eacute;dibilit&eacute; du politique. </p>
<p>L'inflation des partis et probablement l'insuffisance de l'encadrement r&eacute;glementaire qui entoure leur mode de fonctionnement ont pu rendre improbable et purement contingente l'&eacute;mergence d'un parti majoritaire au scrutin l&eacute;gislatif pr&eacute;c&eacute;dent. Par une sorte de myopie &eacute;trange, cette absence de majorit&eacute; a &eacute;t&eacute; mise au second plan, n&eacute;glig&eacute;e ou raval&eacute;e &agrave; une affaire de commodit&eacute; circonstancielle. Les cons&eacute;quences dommageables li&eacute;es &agrave; l' absence d'une majorit&eacute; parlementaire , imputables dans une certaine mesure &agrave; la pl&eacute;thore de partis et &agrave; la possibilit&eacute; offerte aux &eacute;lus de r&eacute;aliser -gr&acirc;ce &agrave; la mobilit&eacute;- des combinaisons de toute nature, incitent &agrave; se pr&eacute;occuper clairement de la n&eacute;cessit&eacute; de donner du sens aux suffrages des citoyens. La l&eacute;gislature qui s ' ach&egrave;ve a &eacute;t&eacute; tout simplement surr&eacute;aliste, singuli&egrave;re et cocasse au regard de la rationalit&eacute; et de l'&eacute;thique. Que reste-t-il d' une d&eacute;mocratie lorsque le lien avec les &eacute;lecteurs n'ob&eacute;&iuml;t &agrave; aucune obligation, ni au respect d'aucun engagement et lorsque les r&egrave;gles sont assujetties au seul jugement du d&eacute;cideur qui les adopte ou les rejette selon les exigences de son humeur ou des desseins qui lui sont propres? Quel g&acirc;chis pour l'image de la d&eacute;mocratie!</p>
<p><span style="font-weight: bold;">L'attrait du portefeuille minist&eacute;riel plus fort que la conviction</span></p>
<p>La colonne de tous ceux qui sont fermement d&eacute;termin&eacute;s &agrave; &eacute;changer leur droit l&eacute;gitime dans l' ordre de la r&eacute;flexion et de la critique contre un plat de haricots-verts ou blancs gouvernemental accentue la confusion et contribue manifestement &agrave; brouiller les r&egrave;gles du jeu d&eacute;mocratique et le jugement du citoyen. </p>
<p>L'attachement au poste gouvernemental s' est r&eacute;v&eacute;l&eacute; dans bien des cas exponentiellement plus puissant que la conviction politique. L' exp&eacute;rience de la pratique d' un regroupement de partis en grappes h&eacute;t&eacute;rog&egrave;nes dont l'&eacute;paisseur et la consistance restent inversement proportionnelles &agrave; une repr&eacute;sentativit&eacute; v&eacute;ritable et &agrave; une conviction forte, n' a d&eacute;montr&eacute; aucune capacit&eacute; de r&eacute;sistance face &agrave; l'app&eacute;tit du pouvoir. </p>
<p>Les effets pervers li&eacute;s &agrave; une telle approche sont &eacute;vidents. Elle facilite l'&eacute;mergence d' un p&ocirc;le dominant h&eacute;g&eacute;monique en lieu et place d' une alliance politique, majoritaire, sans doute, mais cependant soucieuse de sauvegarder le fait d&eacute;mocratique &agrave; travers une minorit&eacute; active et respect&eacute;e . L'absence d'une s&eacute;lection claire et nette d'une &eacute;quipe ex&eacute;cutive et l&eacute;gislative est nuisible &agrave; l'action politique. Elle est source d'une d&eacute;mocratie en trompe l' oeil, ouverte &agrave; toutes les tentations d&eacute;magogiques. Le foisonnement actuel des partis politiques , v&eacute;ritable miroir aux alouettes, n' a pas d&eacute;montr&eacute; plus de vitalit&eacute;, plus de dynamisme ou d' efficacit&eacute; dans le d&eacute;bat politique. De ce point de vue, la pertinence du pluralisme sans limite se pose avec acuit&eacute;. Il nous para&icirc;t, d'ores et d&eacute;j&agrave;, justifi&eacute; et raisonnable de plaider pour une r&eacute;glementation claire permettant de r&eacute;duire la mobilit&eacute; des &eacute;lus dans le cadre du respect l&eacute;gitime du vote des citoyens. La nouvelle Loi r&eacute;gissant les prochaines &eacute;ch&eacute;ances &eacute;lectorales est muette sur cette question d&eacute;cisive .</p>
<p>&nbsp;Dans un pays pauvre comme le n&ocirc;tre, il est regrettable de constater l'absence de disposition de nature l&eacute;gale ou r&eacute;glementaire visant &agrave; moraliser, &agrave; ma&icirc;triser et &agrave; contr&ocirc;ler, de fa&ccedil;on sp&eacute;cifique, les d&eacute;penses effectu&eacute;es par les candidats ou les forces politiques en comp&eacute;tition &eacute;lectorale. Cette lacune est nuisible &agrave; l'&eacute;quit&eacute; et dommageable &agrave; la sinc&eacute;rit&eacute; du vote. La solidit&eacute; d'une d&eacute;mocratie est assur&eacute;e &agrave; travers ses Institutions mais aussi et surtout dans sa capacit&eacute; &agrave; respecter les exigences li&eacute;es &agrave; l' Etat de droit et plus encore &agrave; travers des responsables vertueux et des citoyens d&eacute;cid&eacute;s &agrave; se constituer en une soci&eacute;t&eacute; civile consistante, capable de concilier ses int&eacute;r&ecirc;ts et d&eacute;termin&eacute;s &agrave; s'opposer aux abus d'un Etat omnipotent r&eacute;gissant, dans toute sa pl&eacute;nitude et sans contre pouvoir r&eacute;el, toute la vie collective. Une soci&eacute;t&eacute; assoupie, asservie, avec des citoyens qui se conduisent en spectateurs de plus en plus angoiss&eacute;s face aux incertitudes du lendemain, est paralys&eacute;e. Rallumer la flamme de la foi et de l'esp&eacute;rance est une t&acirc;che qui appelle la contribution de tout un chacun. </p>
<p><span style="font-weight: bold;">Le Mali actuel, un pays exsangue </span></p>
<p>Les citoyens attendaient de la d&eacute;mocratisation le salut, le respect de leur droit le plus &eacute;l&eacute;mentaire : &quot;manger &agrave; leur faim&quot;, ressentir les effets d'une augmentation de leur pouvoir d' achat. Cette attente n'&eacute;tait pas un espoir, mais une certitude. H&eacute;las ! Le compte n' y est pas. L'autosatisfaction d&eacute;mocratique a paradoxalement dilat&eacute; toutes les poitrines allant des plus humbles aux plus nantis. </p>
<p>Le pays est ruin&eacute; et exsangue: 174e sur 177 (Indice du d&eacute;veloppement humain PNUD 2005). Nos moyens sont insignifiants au regard de nos besoins imm&eacute;diats et futurs , c' est pourquoi le gaspillage qui s'&eacute;tale au grand jour est injustifi&eacute; et choquant. La r&eacute;alit&eacute; est bien l&agrave;, physique et palpable. Les citoyens sont r&eacute;duits &agrave; &eacute;touffer leur cri et &agrave; contempler les nababs de l'&egrave;re d&eacute;mocratique. Aucun groupe humain n' est condamn&eacute; irr&eacute;m&eacute;diablement et de fa&ccedil;on irr&eacute;vocable &agrave; la pauvret&eacute; galopante et &agrave; l'exclusion. Briser la spirale de la mis&egrave;re, n' a jamais &eacute;t&eacute; obtenue par la charit&eacute; aussi g&eacute;n&eacute;reuse qu'elle puisse &ecirc;tre. </p>
<p>Les r&egrave;gles sont connues et &eacute;tablies depuis belle lurette : respecter rigoureusement en tout premier lieu son identit&eacute;, ses propres valeurs, ses traditions, le travail , l'&eacute;ducation, s'adapter aux valeurs et aux r&egrave;gles du jeu d&eacute;mocratique, non pas du bout des l&egrave;vres mais avec sinc&eacute;rit&eacute; et clairvoyance, se pr&eacute;occuper de la gestion correcte des ressources disponibles. Notre d&eacute;mocratie est balbutiante. Elle a du chemin &agrave; accomplir et des obstacles &agrave; surmonter. Tout n'est certes pas gris fort heureusement la parole est libre, les libert&eacute;s ne sont pas confisqu&eacute;es. </p>
<p><span style="font-weight: bold;">La d&eacute;mocratie, une chance&hellip;</span></p>
<p>Dans cette lutte pour une d&eacute;mocratie vivante et efficace , notre pays a des atouts v&eacute;ritables. Nos concitoyens, hommes , femmes, jeunes sont courageux, g&eacute;n&eacute;reux et entreprenants. </p>
<p>Ce potentiel d'&eacute;nergie disponible ne demande rien d'autre que d'&ecirc;tre mobilis&eacute;, encadr&eacute; et canalis&eacute;. Pour galvaniser la troupe, la force des mots peut s'av&eacute;rer utile , mais la puissance des actes est d&eacute;cisive. </p>
<p>La d&eacute;mocratie pourrait &ecirc;tre une chance &agrave; condition qu' elle soit v&eacute;ritable et effective dans les actes. Lorsque les citoyens la ressentiront comme telle , notre syst&egrave;me &eacute;ducatif sortira du naufrage, l'Etat de droit deviendra uner&eacute;alit&eacute; vivante. Alors, c'est seulement, alors &agrave; ce moment-l&agrave; que les citoyens seront disponibles et en ordre de mouvement pour soutenir l'id&eacute;al d&eacute;mocratique. </p>
<p>La marche vers le d&eacute;veloppement &eacute;conomique et le progr&egrave;s social seront &agrave; l'ordre du jour avec des citoyens motiv&eacute;s enfin d&eacute;termin&eacute;s &agrave; garantir les libert&eacute;s et &agrave; revendiquer un r&eacute;gime d&eacute;cent dont ils seront les authentiques et l&eacute;gitimes artisans. </p>
<p><span style="font-weight: bold;">Pr Moussa TRAORE Pr&eacute;sident de L'Association, Action Solidarit&eacute;, Responsabilit&eacute;, Int&eacute;grit&eacute;. ASRI</span><br /></font>"</p>]]> </content:encoded>
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<title>RECUL DE LA DEMOCRATIE : Mouvement citoyen ou UDPM ressuscitée ?</title>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 09 Oct 2006 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p><font size=2"><strong><em><span lang="FR" style="color: rgb(51, 51, 153);">Lorsque le doyen Boubacar Ke&iuml;ta de&nbsp;&laquo;la Roue&raquo; (paix &agrave; son &acirc;me) &eacute;crivait que&nbsp;&laquo;l&rsquo;Adema est crachat de l&rsquo;UDPM&raquo; il savait que notre d&eacute;mocratie serait confront&eacute;e &agrave; d&rsquo;&eacute;normes probl&egrave;mes dans son &eacute;volution &agrave; cause des ressources humaines parce que<span style="">&nbsp; </span>tous les secr&eacute;taires g&eacute;n&eacute;raux de l&rsquo;UDPM et ses cadres<span style="">&nbsp; </span>ont regagn&eacute;<span style="">&nbsp; </span>l&rsquo;Adema avec armes et bagages. Aujourd&rsquo;hui encore ce sont ces m&ecirc;mes personnes qu&rsquo;on retrouve au Mouvement citoyen avec des casseroles qu&rsquo;elles tra&icirc;nent. Peut-on faire du neuf avec du vieux.<o:p></o:p></span></em></strong></font>
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Depuis l&rsquo;av&egrave;nement de la d&eacute;mocratie, beaucoup de dissertations ont &eacute;t&eacute; faites, des concepts &eacute;labor&eacute;s pour l&rsquo;accompagner. Mais tant que certains actes resteront impunis, notre d&eacute;mocratie sera une &oelig;uvre manqu&eacute;e alors que la libert&eacute; nous a donn&eacute; la possibilit&eacute; de viser les besoins &eacute;l&eacute;mentaires de notre peuple &agrave; travers des lois proclam&eacute;es par la constitution. Combien de fois la constitution a &eacute;t&eacute; foul&eacute;e au pied&nbsp;? La d&eacute;mocratie est-elle le r&egrave;gne de l&rsquo;impunit&eacute;&nbsp;? La loi est-elle faite pour s&rsquo;appliquer aux pauvres&nbsp;? Depuis la nomination le 9 juin 2002 du Premier ministre Mohamed Ag Hamani au lendemain de l&rsquo;investiture du pr&eacute;sident Amadou Toumani Tour&eacute;, le climat social et l&rsquo;environnement politique se sont profond&eacute;ment alt&eacute;r&eacute;s.</span></font></p>
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Le pr&eacute;sident ind&eacute;pendant ne s&rsquo;est pas align&eacute; derri&egrave;re la majorit&eacute; d&eacute;gag&eacute;e par les urnes apr&egrave;s les &eacute;lections l&eacute;gislatives de juillet 2002. ATT reconduit Mohamed Ag Hamani au poste de Premier ministre &acirc;g&eacute; de 60 ans, &eacute;conomiste -Staticien de formation. Il fut plusieurs fois ministre (Jeunesse- Tourisme- Sport) sous le r&eacute;gime du g&eacute;n&eacute;ral Moussa Traor&eacute;. Il a &eacute;t&eacute; &eacute;galement Haut commissaire de l&rsquo;Organisation pour la Mise en Valeur du Fleuve S&eacute;n&eacute;gal (OMVS) et il avait pris sa retraite apr&egrave;s son dernier poste d&rsquo;Ambassadeur en Belgique. Pis d&egrave;s l&rsquo;investiture d&rsquo;ATT, il nomme comme secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral de la Pr&eacute;sidence, Modibo Sidib&eacute;, qui &eacute;tait le ministre des Affaires Etrang&egrave;res du dernier gouvernement Adema, avant la pr&eacute;sidentielle de 2002.</span></font></p>
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Le parti au pouvoir (Mouvement Citoyen) continue de constituer une force imposante. Ce n&rsquo;est pas v&eacute;ritablement un parti politique, mais un dispositif de contr&ocirc;le et d&rsquo;encadrement. Il est relay&eacute; par des groupes de pression&nbsp;: ATTA, GRATT, ASOMATTA, AMARE, APEF&hellip; La liste n&rsquo;est pas exhaustive. Il est enclin &agrave; nouer des alliances et semble compter sur les faiblesses et les divisions de ses adversaires. La puissance d&rsquo;attraction politique du mouvement citoyen<span style="">&nbsp; </span>d&eacute;pend fortement de la personnalit&eacute; et de l&rsquo;&eacute;lan d&rsquo;Amadou Toumani Tour&eacute;.</span></font></p>
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Le Mouvement citoyen n&rsquo;est pas encore sorti de sa l&eacute;thargie. Trois personnalit&eacute;s s&rsquo;y disputent l&rsquo;influence&nbsp;: Djibril Tangara, Ahmed Dian&eacute; Sem&egrave;ga et Issa Doumbia ( PCR). La strat&eacute;gie politique reste ind&eacute;cise, entre ceux qui souhaitent r&eacute;affirmer une identit&eacute; att&eacute;iste et ceux qui penchent pour un ralliement de circonstance avec l&rsquo;Adema, le CNID et l&rsquo;URD.</span></font></p>
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Dans ce contexte de marasme politique, le Mouvement citoyen veut se poser en pilier unique de la mouvance pr&eacute;sidentielle. Cependant il ne trace aucune perspective programmatique claire. Le MC tente de dissimuler son ancrage fondamentalement n&eacute;olib&eacute;ral. Sa pesanteur r&eacute;gionaliste. Son identification aux vis&eacute;es d&rsquo;enrichissement sans frein d&rsquo;une minorit&eacute; opulente. Ce rapide aper&ccedil;u donne une id&eacute;e des incertitudes qui p&egrave;sent sur l&rsquo;issue politique. D&eacute;sorient&eacute;e, l&rsquo;opinion reste flottante. Dispers&eacute;e, elle h&eacute;site sur ces choix. L&rsquo;opinion est parfois tent&eacute;e pour le renoncement. L&rsquo;opposition, &agrave; l&rsquo;instar du RPM, voudrait jouer avec des d&eacute;s pip&eacute;s. Amadou Toumani Tour&eacute; et ses partisans de jeter de la clart&eacute; sur les d&eacute;bats de les faire porter sur l&rsquo;examen des politiques pour l&rsquo;avenir. La campagne sera longue.</span></font></p>
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Les jeux sont loin d&rsquo;&ecirc;tre faits.</span></font></p>
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">La v&eacute;ritable conclusion de cette analyse ne sera donn&eacute;e que par le verdict des &eacute;lecteurs au mois de mai prochain. Toutefois ce climat d&eacute;l&eacute;t&egrave;re n&rsquo;est pas favorable au pouvoir<span style="">&nbsp; </span>puisque la cr&eacute;dibilit&eacute; du pr&eacute;sident a pris un coup&nbsp;: son pilotage &agrave; vue et l&rsquo;absence de l&rsquo;autorit&eacute; de l&rsquo;Etat. ATT ne peut plus compter sur son dynamisme, son charisme personnel, son bilan.</span></font></p>
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">En manque d&rsquo;alliances politiques, il<span style="">&nbsp; </span>faut<span style="">&nbsp; </span>que le Mouvement Citoyen trouve de nouveaux appuis. De son incapacit&eacute; &agrave; porter des r&eacute;ponses &agrave; l&rsquo;&eacute;pineuse question du changement, &agrave; frayer les pistes d&rsquo;un renouveau d&eacute;pendra en d&eacute;finitive la r&eacute;ussite ou le naufrage</span></font></p>
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><strong style=""><span lang="FR">Brin Coulibaly<o:p></o:p></span></strong></font></p>
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><strong style=""><span lang="FR"><o:p>&nbsp;</o:p></span></strong></font></p>
<p>"</p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>GOUVERNANCE DEMOCRATIQUE : Le Mali, une République bananière !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/democratie/gouvernance-democratique-le-mali-une-republique-bananiere-11710.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 09 Oct 2006 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p><font size=2"><strong><em><span lang="FR" style="color: rgb(51, 51, 153);">Ce qui se passe &agrave; l&rsquo;Assembl&eacute;e nationale et au minist&egrave;re de l&rsquo;Administration territoriale d&eacute;passe l&rsquo;entendement du d&eacute;mocrate Djiguiba KEITA alias PPR. Et pour cause&nbsp;: le parti qui compte le plus grand nombre de d&eacute;put&eacute;s, &agrave; savoir le groupe RPM/RDT, est doublement exclu du bureau parlementaire et de <st1:personname w:st="on" productid="la CENI">la CENI</st1:personname> sans autre forme de proc&egrave;s et en violation des r&egrave;gles &eacute;l&eacute;mentaires de la d&eacute;mocratie qui repose sur le principe de la majorit&eacute; absolue ou relative et celui de la contradiction comme sa s&egrave;ve nourrici&egrave;re. Aussi, pr&eacute;vient-il, les d&eacute;s de notre jeu d&eacute;mocratique sont-ils pip&eacute;s pour mettre en danger le processus lui-m&ecirc;me. Les uns et les autres vont-ils se ressaisir &agrave; temps pour d&eacute;mentir la mal&eacute;diction de la d&eacute;mocratie en Afrique pour laquelle les N&egrave;gres ne seraient pas encore m&ucirc;rs&nbsp;? Nous vous proposons la contribution de M. KEITA. <o:p></o:p></span></em></strong></font>
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Sous les tropiques, on aura tout vu !! Et dire que des gens sont choqu&eacute;s quand on dit que des pratiques de R&eacute;publique banani&egrave;re ont cours au Mali ! Je ne parle &shy;m&ecirc;me pas du tripatouillage du rapport du contr&ocirc;le d'Etat contre le pr&eacute;sident du Parena o&ugrave;, du jour au lendemain, on se retrouve avec deux rapports l'un blanc, l'autre noir, les deux sign&eacute;s du m&ecirc;me Monsieur, non ! Je veux parler de l'exclusion du RPM du bureau de l'Assembl&eacute;e Nationale que d'aucuns, sans rire, disent conforme aux lois de <st1:personname w:st="on" productid="la R&#65513;publique. Or">la R&eacute;publique. Or</st1:personname>, que dit principalement le R&egrave;glement int&eacute;rieur de l'AN en son article 11 ? Les d&eacute;put&eacute;s doivent s'efforcer &agrave; ce que le bureau refl&egrave;te la configuration du parlement ! La configuration de notre Assembl&eacute;e, c'est un groupe RPM-RDT de 44 d&eacute;put&eacute;s, soit le plus grand. De l'opposition ou non, ce groupe ne peut pas ne pas &ecirc;tre approch&eacute;, consult&eacute;, pour 1a mise en place du bureau. Une fois qu'on l'exclut d'office en 2006, ce qui &eacute;tait vrai l'ann&eacute;e derni&egrave;re tombe. Car au moins en octobre <st1:metricconverter w:st="on" productid="2005, l">2005, l</st1:metricconverter>'on a pu dire&nbsp;: &laquo;Ils voulaient 4 postes, on leur en a offert deux, ils ont refus&eacute;, nous avons tout pris &raquo;. Attendu que cette ann&eacute;e, m&ecirc;me une implicite consultation n'a pas eu lieu, on ne s'est donc pas efforc&eacute;, contrairement &agrave; ce que dit le R&egrave;glement int&eacute;rieur, on a donc viol&eacute; proprement la loi. Chers d&eacute;put&eacute;s, le bureau de l'Assembl&eacute;e nationale, ce n'est pas une question de majorit&eacute;, c'est une question de configuration !</span></font></p>
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">D'ailleurs, le Doyen Abdoul BAH confesse son comportement qui a manqu&eacute; de sagesse : &laquo;J&rsquo;'accepte le reproche qui m'a &eacute;t&eacute; fait de n'avoir pas pris contact avec le pr&eacute;sident du groupe RPM-RDT, car je le regrette profond&eacute;ment. Mais ma d&eacute;marche a ob&eacute;i &agrave; une logique simple : le constat &eacute;tant qu'aucun changement n'a eu lieu au sujet de la composition du bureau par rapport &agrave; l'ann&eacute;e derni&egrave;re, on ne pouvait rien faire de plus avec le groupe RPM-RDT &raquo;. Le Doyen a simplement oubli&eacute; que v&eacute;rit&eacute; d'hier n'est pas forc&eacute;ment v&eacute;rit&eacute; d'aujourd'hui.</span></font></p>
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Quant &agrave; ASSARID, il ne trouve rien d'autre &agrave; dire que &laquo; la politique, comme vous le savez, est un jeu d'int&eacute;r&ecirc;ts &raquo;. La formule m'a choqu&eacute;, mais quand je me suis ressaisi, j'ai r&eacute;alis&eacute; : tiens ! Ce n'est pas surprenant, ses premi&egrave;res armes politiques, il les doit &agrave; l'UDPM o&ugrave; &laquo; la d&eacute;mocratie &raquo; &agrave; l'int&eacute;rieur du parti unique constitutionnel semblait une r&eacute;volution ! Comme sous la pens&eacute;e unique du Mali d'aujourd'hui, on est en train de tenter &agrave; peu pr&egrave;s cela, Assarid appara&icirc;t comme un grand professeur en la mati&egrave;re !</span></font></p>
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Nous autres, on a appris et on pratique <st1:personname w:st="on" productid="la Politique">la Politique</st1:personname> comme un ensemble d'id&eacute;aux nobles (dont l'&eacute;thique et la morale font partie) et d'ambitions que l'on a pour son pays et pour la r&eacute;alisation desquels on cherche &agrave; conqu&eacute;rir et exercer le Pouvoir, en donnant l'exemple, par la loyaut&eacute;, le patriotisme et le sens du partage !</span></font></p>
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Le Parena, parti de principe s'il en est, tout alli&eacute; de l'Adema qu'il &eacute;tait en <st1:metricconverter w:st="on" productid="2001, a">2001,  a</st1:metricconverter> refus&eacute; la compromission que lui a propos&eacute;e son alli&eacute;e consistant &agrave; occuper la place qui revenait de droit au RPM (d&eacute;j&agrave; !) En effet, en violation du m&ecirc;me article 11 du R&egrave;glement int&eacute;rieur de l'Assembl&eacute;e Nationale, le Parena, qui ne disposait que de 6 d&eacute;put&eacute;s (le 7&egrave; ayant fait la transhumance!) allait occuper les postes normalement d&eacute;volus au RPM qui avait 37 d&eacute;put&eacute;s ! Nous avons refus&eacute;, c'est un fait unique ! On a &eacute;t&eacute; alors exclu du bureau de l'Assembl&eacute;e Nationale !</span></font></p>
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Ce que l'AN du Mali vit aujourd'hui ne se voit sous aucun ciel autre que de R&eacute;publique banni&egrave;re. Ceux qui excluent le RPM jouent &agrave; fragiliser la &laquo;d&eacute;mocratie apais&eacute;e &raquo; de notre ch&egrave;re patrie. Attention ! Faire <st1:personname w:st="on" productid="la CENI">la CENI</st1:personname> sans les partis qui composent le plus grand groupe parlementaire, faire le bureau de l'Assembl&eacute;e nationale sans consulter 1e plus grand groupe parlementaire, qui plus est, se r&eacute;clame de l'opposition parlementaire, c'est faire le lit de tous les d&eacute;rapages, du coup, 2007 est en danger !</span></font></p>
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Que les destins s'accomplissent !</span></font></p>
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Bamako 1e 07 Octobre 2006</span></font></p>
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><strong><span lang="FR">Djiguiba KEITA/PPR<o:p></o:p></span></strong></font></p>
<p><font size="2" style="font-family: Arial;"><strong><em><span lang="FR" style="font-size: 12pt;">NB: Le titre est de la redaction </span></em></strong></font>"</p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>DEMOCRATIE MALIENNE : Qui sont ses ennemis ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/democratie/democratie-malienne-qui-sont-ses-ennemis-11667.html</link>
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<pubDate>Tue, 03 Oct 2006 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p>
<p class=MsoBodyText3" style="font-family: Arial;"><font size="2">Fait d&eacute;lib&eacute;r&eacute; ou sabotage&nbsp;? C&rsquo;est l&rsquo;ultime question qu&rsquo;on se pose en analysant les actes pos&eacute;s par nos hommes politiques de l&rsquo;&egrave;re ATT. Incapables de jouer pleinement leur r&ocirc;le sur l&rsquo;&eacute;chiquier national, les leaders des partis politiques optent pour le consensus. Leurs militants, pour ne pas mourir de faim, rejoignent le &laquo;Parti ATT&raquo;. La soci&eacute;t&eacute; civile en qu&ecirc;te d&rsquo;emploi s&rsquo;accroche au plus offrants. Dans ce contexte d&rsquo;ATT-CRATIE, o&ugrave; va le Mali&nbsp;?<o:p></o:p></font></p>
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2">La d&eacute;mocratie, dit-on, est l&rsquo;existence d&rsquo;une majorit&eacute; et d&rsquo;une opposition politiques. On dit plus loin que les partis politiques sont cr&eacute;es pour prendre le pouvoir. O&ugrave; se situe donc le Mali aujourd&rsquo;hui sur le plan politique par rapport &agrave; son<span style="">&nbsp; </span>r&eacute;gime&nbsp;?<span style="">&nbsp; </span>Question&nbsp;qui revient r&eacute;guli&egrave;rement dans les d&eacute;bats et qui demeure sans r&eacute;ponse. Les constitutionalistes refusent de donner des r&eacute;ponses appropri&eacute;es de peur de perdre leur poste ou de subir des sanctions administratives. Or il existe une charte des partis politique qui d&eacute;finit leurs r&ocirc;les. En Afrique, le Mali est le leadership en mati&egrave;re de cr&eacute;ation de partis politiques, premier pays &agrave; avoir 24 candidats &agrave; la pr&eacute;sidentielle de<span style="">&nbsp;&nbsp; </span>2002. On d&eacute;nombre 105 formations politiques ou GIE (excusez- le terme) pour une population estim&eacute;e &agrave; 12 millions d&rsquo;habitants repartis sur une superficie de 1.241.000 Km&sup2; avec une densit&eacute; de 0.3 habitant au kilom&egrave;tre carr&eacute;.<o:p></o:p></font></p>
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2">L&rsquo;h&eacute;ritage l&eacute;gu&eacute; par le premier pr&eacute;sident &eacute;lu est fort &eacute;loquent<span style="">&nbsp; </span>dans l&rsquo;existence du multipartisme.<o:p></o:p></font></p>
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2">Pour bien asseoir sa politique et bien implanter son Adema PASJ Alpha avait besoin de voir na&icirc;tre des petits partis politiques soit &agrave; consonance r&eacute;gionaliste soit de &lsquo;&rsquo;groupement d&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t Economique&rsquo;&rsquo; afin d&rsquo;&eacute;pauler l&rsquo;Abeille. Les grandes formations politiques ont toutes &eacute;t&eacute; scind&eacute;es en deux ou quatre&nbsp;: PDP-RDP-USRDA-CNID-UDD et l&rsquo;Adema PASJ elle-m&ecirc;me a fini par &ecirc;tre atteinte par le syndrome de la division.<o:p></o:p></font></p>
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2">La scission de l&rsquo;Abeille aura d&rsquo;ailleurs comme cons&eacute;quence, trois candidats &agrave; la pr&eacute;sidentielle de 2002. Sept autres&nbsp; candidats de partis &eacute;taient en lice CNID-PARENA-CDS-RPM-SADI-MPR-UDD. Au premier tour, deux candidats de &lsquo;&rsquo;l&rsquo;Adema&nbsp;&lsquo;&rsquo; franchissent le premier poteau.<o:p></o:p></font></p>
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2">Cependant pour des raisons de divergences politiques internes entre deux candidats Soumaila Ciss&eacute; avec l&rsquo;Adema-R&eacute;novatrice et Ibrahima Boubacar K&eacute;&iuml;ta avec l&rsquo;Adema-Tisserand, ils n&rsquo;ont pas pu accorder leur violon pour la conqu&ecirc;te du pouvoir. Le g&eacute;n&eacute;ral &agrave; la retraite Amadou Toumani Tour&eacute;, candidat ind&eacute;pendant, ratisse large au second tour face &agrave; un adversaire t&acirc;ch&eacute; par son propre parti.<o:p></o:p></font></p>
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2">Seulement voil&agrave; depuis l&rsquo;arriv&eacute;e d&rsquo;Amadou Toumani Tour&eacute; &agrave; Koulouba, on ne parle plus de d&eacute;mocratie, de partis politiques. Mais de consensus. Les partis dont la t&acirc;che primordiale est<span style="">&nbsp; </span>la conqu&ecirc;te du pouvoir ont tous abdiqu&eacute; au profit d&rsquo;un seul et Unique homme pour disent-ils pratiquer la politique du ventre. Combien sont-ils &agrave; d&eacute;filer sur les antennes de l&rsquo;ORTM &agrave; manifester leur &lsquo;&rsquo;Soutien&rsquo;&rsquo; au pr&eacute;sident de la R&eacute;publique dans des d&eacute;clarations pieuses&nbsp;? Au moment o&ugrave; notre pays est confront&eacute; &agrave; d&rsquo;&eacute;normes probl&egrave;mes&nbsp;: pauvret&eacute;, ins&eacute;curit&eacute;, scolarisation, c&rsquo;est en ce moment pr&eacute;cis que les hommes politiques choisissent pour former autour du g&eacute;n&eacute;ral des groupuscules de mouvements alimentaires. A quelle fin&nbsp;?</font></p>
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"> Toujours les politiciens anim&eacute;s par la politique alimentaire d&eacute;cident avec l&rsquo;appui d&rsquo;un g&eacute;n&eacute;ral pr&eacute;sident de mettre fin &agrave; l&rsquo;&eacute;volution du multipartisme dans notre pays. L&rsquo;illustration la plus dangereuse est celle des &lsquo;&rsquo;dix&rsquo;&rsquo; de l&rsquo;Adema qui pour des strapontins de postes ont rejoint le camp pr&eacute;sidentiel avec par devers<span style="">&nbsp; </span>des casseroles qu&rsquo;ils tra&icirc;nent. L&rsquo;&eacute;lection pr&eacute;sidentielle de 2007 sera d&eacute;cisive pour notre pays soit ce sera le processus de d&eacute;mocratisation enclench&eacute; qui continuera son chemin soit le Mali basculera dans le parti unique. La caution &agrave; la pr&eacute;sidentielle d&eacute;sormais &agrave; dix millions ne doit pas d&eacute;courager les &eacute;ventuels candidats. Ensuite ceux qui soutiennent qu&rsquo;il faut accorder n&eacute;cessairement un second mandat &agrave; ATT sont amn&eacute;siques. Le peuple sait faire la part des choses. Il n&rsquo;est plus dupe.<o:p></o:p></font></p>
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2">L&rsquo;unique candidat qui peut donner du fil &agrave; retordre au g&eacute;n&eacute;ral reste pour le moment le candidat Ibrahim Boubacar Ke&iuml;ta. Ce n&rsquo;est donc pas surprenant de voir que certains journaux de la place ont d&eacute;j&agrave; ouvert les hostilit&eacute;s. Quant &agrave; celle de Soumeylou B Ma&iuml;ga, c&rsquo;est pour pr&ecirc;ter main forte &agrave; ATT au deuxi&egrave;me tour. Rappelons qu&rsquo;il fut le chef de Cabinet de ce dernier pendant la transition. En plus ce sont deux comp&egrave;res de la s&eacute;curit&eacute; (l&rsquo;un de la garde pr&eacute;sidentielle de Moussa et l&rsquo;autre de la SE de Alpha).<o:p></o:p></font></p>
<p><font size="2" style="font-family: Arial;"><strong><span lang="FR" style="font-size: 12pt;">Safoun&egrave; Koumba</span></strong></font>"</p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Démocratie au Mali : Le retour des clandestins</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/democratie/democratie-au-mali-le-retour-des-clandestins-11605.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 27 Sep 2006 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvel Horizon</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p><font size=2"><span lang="FR"><span style="">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; </span>Le long de notre processus d&eacute;mocratique, la clandestinit&eacute; est une pratique connue, tout comme le manifeste, &agrave; la diff&eacute;rence que les initiateurs et signataires du manifeste, malgr&eacute; tout ce qu&rsquo;on leur reproche, agissent &agrave; visage d&eacute;couvert. Ainsi, on peut dire que ce sont deux grandes tendances dans notre processus d&eacute;mocratique aujourd&rsquo;hui. Mais s&rsquo;agit-il de faits nouveaux dans le processus d&eacute;mocratique malien? Loin s&rsquo;en faut, car la clandestinit&eacute;, au regard des d&eacute;clarations de nombreux acteurs politiques, parties prenantes au mouvement d&eacute;mocratique, a &eacute;t&eacute; pour beaucoup dans l&rsquo;av&egrave;nement de la d&eacute;mocratie au Mali.</span></font>
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial; font-weight: bold;"><font size="2"><span lang="FR">DU DEJA VU</span></font></p>
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR"><span style="">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; </span>La pratique de la clandestinit&eacute; n&rsquo;est pas l&rsquo;apanage d&rsquo;un pays. D&rsquo;ailleurs, sous d&rsquo;autres cieux, c&rsquo;est effectivement &agrave; la faveur de la clandestinit&eacute; que les mouvements populaires ont eu du succ&egrave;s, surtout que cette attitude fait partie des tactiques des r&eacute;volutionnaires meneurs de jeu. Ceux-ci ne luttaient pas &agrave; visage d&eacute;couvert, afin d&rsquo;&eacute;viter que le mouvement soit amput&eacute; de sa t&ecirc;te. Mais, c&rsquo;&eacute;tait une autre &eacute;poque avec ses r&eacute;alit&eacute;s. Aussi, les actes qu&rsquo;on posait &agrave; ce moment s&rsquo;inscrivait en droite ligne de la violation des lois en vigueur.</span></font></p>
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR"><span style="">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; </span>Dans le cas du Mali, la clandestinit&eacute; &eacute;tait encore acceptable et compr&eacute;hensible &agrave; la veille de la r&eacute;volution de janvier &agrave; mars 1991. En ce moment, tous s&rsquo;accordaient &agrave; dire que le r&eacute;gime de Moussa Traor&eacute; &eacute;tait dictatorial ou en tout cas r&eacute;pressif. Pour ainsi dire, on pouvait avoir de bonnes raisons de lutter dans la clandestinit&eacute;. </span></font></p>
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial; font-weight: bold;"><font size="2"><span lang="FR">NOUS AVONS AUSSI EU NOS CLANDESTINS</span></font></p>
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR"><span style="">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; </span>C&rsquo;est d&rsquo;ailleurs apr&egrave;s les &eacute;v&eacute;nements de mars 1991 que l&rsquo;opinion publique nationale a &eacute;t&eacute; &eacute;difi&eacute;e que nous avons aussi eu nos clandestins qui, auront travaill&eacute; &agrave; l&rsquo;ombre pendant cinq ans, dix ans ou plus pour que le changement de r&eacute;gime intervienne dans l&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t de tout le peuple. Dans ce sens effectivement, certains ont &eacute;t&eacute; pers&eacute;cut&eacute;s pour leurs id&eacute;es; d&rsquo;autres ont &eacute;t&eacute; priv&eacute;s de leur libert&eacute; d&rsquo;aller et de venir, puisque incarc&eacute;r&eacute;s. Ces clandestins ont du m&eacute;rite, car ils auront mouill&eacute; le maillot pour lib&eacute;rer le peuple de situations devenues insupportables.</span></font></p>
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR"><span style="">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; </span>Si tout le monde ne les conna&icirc;t pas, nombreux sont leurs compagnons qui les appr&eacute;cient &agrave; leur juste valeur, et partant, les pouvoirs successifs, g&eacute;n&eacute;ralement les r&eacute;compensent pour les actes qu&rsquo;ils ont pos&eacute;s et dont l&rsquo;apport a &eacute;t&eacute; d&eacute;terminant pour l&rsquo;aboutissement du processus d&eacute;mocratique. C&rsquo;est &agrave; ce titre que certains acteurs politiques, sans avoir des r&eacute;sultats probants aux diff&eacute;rentes &eacute;lections participent &agrave; l&rsquo;action gouvernementale.</span></font></p>
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR"><span style="font-weight: bold;">MAMADOU LAMINE TRAORE ET AUTRES</span> </span></font></p>
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR"><span style="">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; </span>Le cas du Professeur Mamadou Lamine Traor&eacute; , pr&eacute;sident du MIRIA en est une illustration &eacute;loquente. Il a &eacute;t&eacute; ministre de l&rsquo;Administration Territoriale pendant la p&eacute;riode de la transition d&eacute;mocratique. Mais, plus tard, avec le pouvoir ATT, apr&egrave;s les &eacute;lections g&eacute;n&eacute;rales de 2002, il a eu l&rsquo;honneur d&rsquo;&ecirc;tre ministre de l&rsquo;Education nationale. M&ecirc;me si jusqu&rsquo;ici des probl&egrave;mes demeurent dans les espaces scolaire et universitaire, force est de constater qu&rsquo;il fait, au fur et &agrave; mesure, des efforts remarquables pour que l&rsquo;&eacute;cole malienne puisse sortir de l&rsquo;orni&egrave;re. Cela est &agrave; son actif et d&eacute;note, sans ambigu&iuml;t&eacute;, de la clairvoyance de celui qui a port&eacute; son choix sur lui, en l&rsquo;occurrence le Pr&eacute;sident de la R&eacute;publique.</span></font></p>
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR"><span style="">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; </span>Le Professeur avait pourtant plusieurs compagnons dans cette noble lutte pour la d&eacute;livrance du peuple malien de la pr&eacute;carit&eacute;, des abus divers, voire de l&rsquo;obscurantisme. Chacun ayant son destin, poursuit son chemin. On ne saurait dire que les autres ont d&eacute;m&eacute;rit&eacute;, puisqu&rsquo;ils ont &eacute;galement, &agrave; des moments diff&eacute;rents; occup&eacute; de hautes fonctions de l&rsquo;Etat. Il ne semble pas n&eacute;cessaire de s&rsquo;engouffrer dans une &eacute;num&eacute;ration qui ne serait pas exhaustive et qui pourrait m&ecirc;me l&eacute;ser certains en cas d&rsquo;omission. Mais, d&rsquo;ores et d&eacute;j&agrave;, ce que l&rsquo;on peut dire, c&rsquo;est<span style="">&nbsp; </span>qu&rsquo;ils sont nombreux &agrave; avoir &eacute;t&eacute; inqui&eacute;t&eacute;s par le pouvoir d&rsquo;alors.</span></font></p>
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial; font-weight: bold;"><font size="2"><span lang="FR">DES CLANDESTINS AUJOURD&rsquo;HUI, POUR QUOI FAIRE?</span></font></p>
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR"><span style="">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; </span>Il ne serait pas exag&eacute;r&eacute; de dire que ceux qui agissent aujourd&rsquo;hui dans la clandestinit&eacute; sont d&eacute;pass&eacute;s par les &eacute;v&eacute;nements. En voulant aller de l&rsquo;avant, les actes qu&rsquo;ils posent, voire leur attitude m&ecirc;me, leur permettent difficilement d&rsquo;avancer dans le cadre de la r&eacute;alisation de leur projet, de l&rsquo;atteinte de leur objectif. Il faudra qu&rsquo;ils se convainquent que nous ne sommes plus &agrave; l&rsquo;heure de la clandestinit&eacute;. En se basant &agrave; l&rsquo;&eacute;tranger pour r&eacute;diger des pamphlets, dans le but de d&eacute;stabiliser le pouvoir, on peut affirmer sans se tromper que les auteurs d&rsquo;une telle oeuvre, infailliblement rateront le coche.</span></font></p>
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR"><span style="">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; </span>S&rsquo;ils avaient au moins eu le courage de leurs id&eacute;es, ils feraient oeuvre utile, en sortant de la clandestinit&eacute; afin que l&rsquo;opinion<span style="">&nbsp; </span>publique sache exactement qui ils sont et ce qu&rsquo;ils veulent. Par la m&ecirc;me occasion, on aurait su de quel bois ils se chauffent, s&rsquo;ils sont eux m&ecirc;mes au-d&eacute;&ccedil;u de toute critique, de tout reproche, tant du point de vue de la probit&eacute; morale, s&rsquo;ils n&rsquo;ont aucun lien avec la gestion ant&eacute;rieure des affaires publiques.</span></font></p>
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR"><span style="">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; </span>En attendant, le moins qu&rsquo;on puisse dire, c&rsquo;est qu&rsquo;ils sont apparemment oppos&eacute;s &agrave; ceux qui sont &agrave; l&rsquo;int&eacute;rieur du pays et qui ont lanc&eacute; ou sign&eacute; ce qu&rsquo;ils ont appel&eacute; le manifeste pour la D&eacute;mocratie de l&rsquo;ADJ. Dans tous les cas ce n&rsquo;est pas le premier manifeste au Mali lanc&eacute;. </span></font></p>
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial; font-weight: bold;"><font size="2"><span lang="FR">DEUX STRATEGIES POUR UNE MEME CAUSE?</span></font></p>
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR"><span style="">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; </span>A moins que nous ayions la preuve que ceux qui ont &eacute;t&eacute; &agrave; l&rsquo;origine du manifeste ont deux strat&eacute;gies: l&rsquo;une consistant &agrave; faire des d&eacute;clarations critiques &agrave; l&rsquo;endroit du pouvoir, de sa gestion, voire m&ecirc;me de notre processus d&eacute;mocratique &eacute;tant &agrave; l&rsquo;int&eacute;rieur du pays; et l&rsquo;autre, &agrave; travailler dans l&rsquo;ombre, en r&eacute;digeant et diffusant clandestinement ce que l&rsquo;on pourrait appeler des pamphlets aux fins de tenter de d&eacute;stabiliser le pouvoir en place. Au stade actuel, nul ne peut jurer qu&rsquo;il existe une telle action synchronis&eacute;e de la part des m&ecirc;mes personnes.</span></font></p>
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR"><span style="">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; </span>En tout cas, le moins qu&rsquo;on puisse dire, c&rsquo;est qu&rsquo;il n&rsquo;y a que la d&eacute;marche et la strat&eacute;gie qui font la diff&eacute;rence. &Ccedil;&agrave; c&rsquo;est dans la forme, mais dans le fond, il semble, au regard du contenu des discours des deux entit&eacute;s, qu&rsquo;ils visent pratiquement les m&ecirc;mes objectifs. Cela veut-il dire que m&ecirc;me s&rsquo;ils n&rsquo;ont pas d&eacute;j&agrave; pris des contacts, ils ne tarderaient pas &agrave; le faire afin de tenter de faire aboutir leur ambition commune, celle de se battre pour r&eacute;aliser l&rsquo;alternance politique en 2007? Il semble trop t&ocirc;t pour faire une telle d&eacute;duction, cependant, il y a, dans tous les cas, un imp&eacute;ratif de temps.</span></font></p>
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR"><span style="">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; </span>En effet, &agrave; bien analyser la situation politique actuelle et les diff&eacute;rents agissements en cours, on sait bien que tous les agitateurs convergent vers les m&ecirc;mes objectifs. Et ce ne va pas &ecirc;tre de la tarte pour eux.</span></font></p>
<p><font size="2" style="font-family: Arial;"><strong><span lang="FR" style="font-size: 12pt;">Moussa SOW</span></strong></font>"</p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Entre démocratie et Mangécratie</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/democratie/entre-democratie-et-mangecratie-11600.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 27 Sep 2006 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Lieutenant P.</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p>L<font size=2"><span lang="FR">es libert&eacute;s d&eacute;mocratiques ont engendr&eacute; toutes formes de libertinage dont l&rsquo;intol&eacute;rance, l&rsquo;incivisme et l&rsquo;impunit&eacute;. Et nul n&rsquo;accorde d&rsquo;importance &agrave; notre d&eacute;mocratie, au nom de laquelle trop de sang a &eacute;t&eacute; vers&eacute;. La corruption et la malversation ont banni toute dignit&eacute;, empruntant les chemins diaboliques, pour se muer en motifs de fiert&eacute;, d&rsquo;arrogance et de snobisme. <br /></span></font>
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">L&rsquo;ignorance, et la b&ecirc;tise sont glorifi&eacute;es, et le glas de l&rsquo;intelligence sonne, sans que nul ne s&rsquo;en alarme. Le principe de &laquo;&nbsp;<em>l&rsquo;homme pivot &agrave; la place qu&rsquo;il faut</em>&nbsp;&raquo; ne profite qu&rsquo;aux hommes-cabots. Et l&rsquo;&eacute;go&iuml;sme &eacute;rig&eacute; en style de vie a remis&eacute; trop de comp&eacute;tences au cachot du d&eacute;nigrement et de l&rsquo;oubli. L&rsquo;obtention des march&eacute;s publics, des contrats et appels d&rsquo;offres, les hauts postes et grades sup&eacute;rieurs, sont conditionn&eacute;s &agrave; l&rsquo;achat de consciences, et aux relations parentales. Et, excusez du trop, les notes de classe et les succ&egrave;s aux examens se n&eacute;gocient, contre argent comptant ou au prix&hellip; du droit de cuissage. Les r&egrave;gles les plus &eacute;l&eacute;mentaires de l&rsquo;&eacute;ducation familiale et scolaire ont &eacute;t&eacute; bafou&eacute;es.</span></font></p>
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Rares sont les citoyens qui b&eacute;n&eacute;ficient de prestations de service, sans bourse d&eacute;lier. Des postes strat&eacute;giques sont d&eacute;ni&eacute;s aux plus m&eacute;ritants, et d&eacute;volus aux m&eacute;diocres, selon que l&rsquo;on soit inconnu ou reconnu. Une bonne partie de l&rsquo;aide publique au d&eacute;veloppement est d&eacute;tourn&eacute;e. Avant de finir sa course dans les poches et les comptes en banque de quelques hauts cadres r&eacute;put&eacute;s &laquo;&nbsp;<em>intouchables</em>&nbsp;&raquo;. Les entorses aux lois et r&egrave;glements sont punies ou tol&eacute;r&eacute;es, selon la couleur et la saveur de leurs auteurs. Ces lois elles-m&ecirc;mes ne sont, pour la plupart, ni appropri&eacute;es, ni adapt&eacute;es &agrave; nos r&eacute;alit&eacute;s.</span></font></p>
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">La raison de &laquo;&nbsp;<em>l&rsquo;agneau</em>&nbsp;&raquo; devient ainsi son tort, et le tort du &laquo;&nbsp;<em>loup</em>&nbsp;&raquo; devient La raison. Face &agrave; ces constats, de quoi vivront les g&eacute;n&eacute;rations futures, pour faire le Mali de demain&nbsp;?...</span></font></p>
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><strong><span lang="FR">Le Viator<o:p></o:p></span></strong></font></p>
<p>"</p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>La Démocratie en danger de mort</title>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 27 Sep 2006 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Lieutenant P.</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p><font size=2"><em><span lang="FR" style="color: rgb(51, 51, 153);"><br /><span style="font-weight: bold;">La vieillesse appelle la sagesse et le bon sens, dit-on. Si bien qu&rsquo;atteint par la limite d&rsquo;&acirc;ge, Nelson Mandela s&rsquo;est content&eacute; d&rsquo;un seul mandat pr&eacute;sidentiel. Et L&eacute;opold S&eacute;dar Senghor s&rsquo;est retir&eacute; du pouvoir, c&eacute;dant la place &agrave; son dauphin et fils spirituel, Abdou Diouf. Mais tel n&rsquo;est pas le cas de Abdoulaye Wade qui, &agrave; 82 ans, tient &agrave; se pr&eacute;senter aux pr&eacute;sidentielles du 25 f&eacute;vrier prochain. Preuve que vieillesse n&rsquo;est pas synonyme de sagesse</span></span></em><span lang="FR" style="font-weight: bold;">&hellip;</span></font>
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">L&rsquo;on se demande ce que le manitou du SOPI (Changement) pourrait, encore, changer dans les destin&eacute;es du S&eacute;n&eacute;gal. Mais il ne nourrit aucune inqui&eacute;tude quant &agrave; son futur pl&eacute;biscite, malgr&eacute; ses prises de bec r&eacute;p&eacute;t&eacute;es avec l&rsquo;opposition et la presse s&eacute;n&eacute;galaises. Mieux, il est convaincu &ndash; oh comble de s&eacute;nilit&eacute;&nbsp;!- que son peuple le r&eacute;clame encore. Et, comme, pour l&rsquo;avantager le PDS (son parti) est d&eacute;chir&eacute; par des querelles de clans, chaque baron du parti jetant des peaux de banane sous les pieds de l&rsquo;autre, pour mieux se positionner apr&egrave;s les &eacute;lections, avec ou sans Wade. Plut&ocirc;t avec Wade&nbsp;! Car, il est ind&eacute;niable qu&rsquo;&agrave; l&rsquo;&eacute;tat actuel des choses politiques, le tout-puissant Ma&icirc;tre du PDS d&eacute;tient les cartes ma&icirc;tresses pour &ecirc;tre r&eacute;&eacute;lu. Et l&rsquo;opposition a beau ruer dans les brancards, elle n&rsquo;y pourra rien&nbsp;: la division qui r&egrave;gne en son sein ne fait que l&rsquo;affaiblir, davantage, et la rendre impuissante. Ce qui arrange les affaires du Roi et des princes du jour. <br /></span></font></p>
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Pourtant, m&ecirc;me si le septennat du Scalp&eacute; (Wade) s&rsquo;est distingu&eacute; par quelques r&eacute;alisations, elles ont &eacute;t&eacute; ternies par une mauvaise gouvernance. Ces derni&egrave;res ann&eacute;es, pr&egrave;s de 10.000 jeunes s&eacute;n&eacute;galais ont fui leur pays, vers des cieux plus cl&eacute;ments et pour des lendemains meilleurs. Ils avaient, pourtant, mis&eacute; sur Wade, pour leur apporter le SOPI (changement) tant esp&eacute;r&eacute;. Mais h&eacute;las, comme dirait l&rsquo;autre, &laquo;&nbsp;<em>si jeunesse savait, et&hellip; si vieillesse pouvait&nbsp;!&nbsp;</em>&raquo;.</span></font></p>
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">La mauvaise gouvernance&nbsp;! Un danger qui guette ou affecte, le plus souvent, la plupart de nos dirigeants. Et, le cas de Wade n&rsquo;en est qu&rsquo;un, parmi tant d&rsquo;autres. Nos chefs ont beau s&rsquo;investir, ils ne parviennent pas &agrave; se d&eacute;barrasser de leur boulimie du pouvoir qui sape tous les fondements de la d&eacute;mocratie. En Afrique, c&rsquo;est partout le m&ecirc;me sc&eacute;nario. Ou presque. Soit c&rsquo;est un chef d&rsquo;Etat &eacute;lu avec un suffrage contestable (tr&egrave;s faible taux de participation aux &eacute;lections), mais qui ne tol&egrave;re aucune contestation, au cours de son mandat. Soit c&rsquo;est le chef d&rsquo;Etat, dont le parti dispose d&rsquo;une majorit&eacute; &eacute;crasante &ndash;au sens propre comme au figur&eacute;-, qui r&eacute;duit opposants et r&eacute;calcitrants au silence, &agrave; l&rsquo;impuissance ou au suivisme. Et, l&rsquo;app&eacute;tit venant en mangeant, il en arrive &agrave; briguer un troisi&egrave;me mandat, un quatri&egrave;me&hellip; jusqu&rsquo;&agrave; mourir au pouvoir.</span></font></p>
<p><font size="2" style="font-family: Arial;"><strong><span lang="FR" style="font-size: 12pt;">Le Viator</span></strong></font>"</p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>CONSOLIDATION DE LA DEMOCRATIE MALIENNE : L’idéologie sacrifiée sur l’autel des intérêts personnels</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/democratie/consolidation-de-la-democratie-malienne-l%25e2%2580%2599ideologie-sacrifiee-sur-l%25e2%2580%2599autel-des-interets-personnels-11543.html</link>
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<pubDate>Tue, 19 Sep 2006 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Les Echos</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p><font size=2" style="font-family: Arial;"><br />Dans le vocabulaire juridique et administratif, l&rsquo;expression &laquo;&nbsp;&eacute;cran l&eacute;gislatif&nbsp;&raquo; est employ&eacute;e pour d&eacute;signer l&rsquo;obstacle fait au juge administratif de censurer un r&egrave;glement d&rsquo;application d&rsquo;une loi, conforme &agrave; celle-ci, mais contraire &agrave; la constitution. La solution juridique consiste, pour faire triompher les valeurs constitutionnelles, en la modification de la loi &eacute;cran.</p>
<p>En transposant cet obstacle &agrave; la vie publique, je me permets d&rsquo;observer, en esp&eacute;rant la compr&eacute;hension du lecteur, un &eacute;cran auquel se heurte frontalement le processus d&eacute;mocratique. La d&eacute;mocratie est une valeur universelle que revendiquent tous les Etats modernes, la&iuml;cs ou th&eacute;ocratiques. La d&eacute;mocratie malienne, ne nous leurrons pas, n&rsquo;est pas encore effective. Elle est en chantier, en construction. <br />L&rsquo;aveu nous ferait avancer, enregistrer des acquis dans ce processus de longue haleine. En revanche, toute opinion contraire porterait en elle-m&ecirc;me les germes du recul d&eacute;mocratique. Justement, les ph&eacute;nom&egrave;nes sociaux qui font peser de s&eacute;rieuses hypoth&egrave;ques sur les acquis d&eacute;mocratiques, sur le processus de d&eacute;veloppement politique sont l&eacute;gion.</p>
<p>Ils constituent l&rsquo;&eacute;cran politique. Nombreuses sont en effet les personnes et organisations qui par les faits et les mots peuvent &ecirc;tre consid&eacute;r&eacute;es comme contribuant &agrave; dresser l&rsquo;&eacute;cran politique. On les citerait &agrave; l&rsquo;envi, mais j&rsquo;en retiendrais notamment&nbsp;:</p>
<p>1) Les partis et groupements politiques rel&egrave;guent au second rang la mission d&rsquo;encadrement et d&rsquo;&eacute;ducation des militants. Les lois de la R&eacute;publique, notamment le code &eacute;lectoral et le statut g&eacute;n&eacute;ral des fonctionnaires traitent comme d&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t public l&rsquo;activit&eacute; des organisations politiques dans la seule mesure o&ugrave; elles cr&eacute;ent les conditions de la participation des citoyens qui militent en leur sein &agrave; la conduite des affaires publiques. </p>
<p>La l&eacute;thargie des partis et groupements politiques, qui ne sont v&eacute;ritablement actifs qu&rsquo;en p&eacute;riode &eacute;lectorale, donne du personnel politique l&rsquo;image de pr&eacute;bendiers voraces et v&eacute;reux et maintient &agrave; la distance de la chose publique les hommes et femmes &eacute;treints de scrupule. Par surcro&icirc;t, tout engagement politique, qu&rsquo;il &eacute;mane d&rsquo;un novice ou d&rsquo;un vieux briscard, est suspect. Alors, on s&rsquo;interroge&nbsp;: quelle mouche l&rsquo;a piqu&eacute;&nbsp;? Il en sera ainsi tant que l&rsquo;on ne se fera pas p&eacute;n&eacute;trer du sens de la mission d&rsquo;encadrement et d&rsquo;&eacute;ducation que la constitution et la charte des partis politiques assignent &agrave; ces organisations.</p>
<p>2) Les &eacute;tats-majors de partis ou groupements politiques qui monopolisent, aux d&eacute;pens de la masse des militants, le pouvoir de d&eacute;cision. Les alliances politiques et &eacute;lectorales, les consignes de vote, les ralliements, les d&eacute;cisions disciplinaires &eacute;chappent &agrave; la collectivit&eacute; qui subit, impuissante, les choix op&eacute;r&eacute;s par la direction du parti ou du gouvernement.</p>
<p>La d&eacute;mocratie interne est entach&eacute;e de ces vices et se mue in&eacute;luctablement en dictature de bureau. L&rsquo;apathie qui gagne la masse tourne progressivement en antipathie. La population militante s&rsquo;atrophie sans cesse.</p>
<p>3) Les leaders politiques versatiles, du moins transhumants, changent de convictions, de couleurs aussi facilement que d&rsquo;habits. Parce que la constitution prescrit que &laquo;&nbsp;Tout mandat imp&eacute;ratif est nul&nbsp;&raquo;, aucun obstacle juridique ne peut &ecirc;tre &eacute;rig&eacute; contre les vell&eacute;it&eacute;s de ces politiciens qui sacrifient l&rsquo;id&eacute;ologie politique sur l&rsquo;autel des sentiments et des int&eacute;r&ecirc;ts. On &eacute;prouverait du vertige &agrave; les suivre. Ils donnent au politique une image &eacute;corn&eacute;e &agrave; laquelle nombre de nos compatriotes rechignent &agrave; se conformer. Ils n&rsquo;ont cure de la perception qu&rsquo;ils offrent aux observateurs. Ils obstruent la voie d&rsquo;entr&eacute;e &agrave; ceux-ci qui s&rsquo;engagent en politique et indiquent la porte de sortie &agrave; ceux-l&agrave; qui d&eacute;chantent. Les leaders de cet acabit sont plus &agrave; plaindre que les d&eacute;baucheurs inv&eacute;t&eacute;r&eacute;s de cadres et militants, gros corrupteurs, dont l&rsquo;existence est tributaire de leur versatilit&eacute;.</p>
<p>4) Les militants de tous usages qui sont enclins &agrave; l&rsquo;ex&eacute;cution de toutes les &oelig;uvres. La politique leur offre un refuge contre le destin auquel semblent les pr&eacute;disposer leurs capacit&eacute;s intellectuelles et professionnelles limit&eacute;es. Tr&egrave;s actifs sur le front politique, ils ne s&rsquo;embrassent pas de scrupule pour ex&eacute;cuter toutes les besognes, qu&rsquo;elles soient des plus basses ou qu&rsquo;elles rel&egrave;vent d&rsquo;un ordre plus &eacute;lev&eacute;. Ils sont incontournables. Les chefs politiques ont besoin de toutes les ressources humaines. Ils ont moins souci de la qualit&eacute; des militants (le suffrage est universel et non capacitaire) que de leur quantit&eacute;.</p>
<p>L&rsquo;audience &eacute;lectorale est fonction du nombre des suffrages. Au d&eacute;compte des voix, savent-ils, seul le nombre importe. Mais la prosp&eacute;rit&eacute; de ces militants d&eacute;di&eacute;s &agrave; tout agace les gens dou&eacute;s de raison, &agrave; moins qu&rsquo;ils trouvent consolation aupr&egrave;s de Montesquieu qui souligne que ce n&rsquo;est pas &laquo;&nbsp;l&rsquo;esprit qui fait les opinions, mais le c&oelig;ur&hellip; Il est inutile d&rsquo;attaquer la politique en faisant voir combien elle r&eacute;pugne &agrave; la morale, ces sortes de discours persuadent tout le monde et ne r&eacute;solvent rien, la politique subsistera toujours pendant qu&rsquo;il y aura des passions ind&eacute;pendantes du joug des lois&nbsp;&raquo;. On se satisfera de ces v&eacute;rit&eacute;s courantes qui se sont &eacute;chapp&eacute;es de la plume d&rsquo;un adepte de la vertu contre le vice. On souffrira donc la pr&eacute;sence dans le microcosme politique des brebis galeuses dont on souhaiterait quand m&ecirc;me le nombre infime. </p>
<p>5) Les d&eacute;cideurs qui g&egrave;rent, comme un patrimoine personnel h&eacute;rit&eacute; de la famille, les ressources de l&rsquo;Etat, humaines, mat&eacute;rielles et financi&egrave;res. L&rsquo;opinion publique d&eacute;nonce ceux qui en usent &agrave; titre exclusif comme d&rsquo;une orange adapt&eacute;e &agrave; leur bouche. Quel abus&nbsp;! A ces d&eacute;cideurs font d&eacute;faut notamment la culture de l&rsquo;Etat, le sens des responsabilit&eacute;s. Visiblement, ils ne sont pas munis des pr&eacute;requis de l&rsquo;exercice des responsabilit&eacute;s publiques qui leur ont &eacute;chu sous la forme d&rsquo;un don de manque les ressources morales et intellectuelles pour tenir et utiliser &agrave; bon escient cette gr&acirc;ce divine inesp&eacute;r&eacute;e. Qu&rsquo;en font-ils au juste&nbsp;?</p>
<p>Ils confient des responsabilit&eacute;s administratives assorties d&rsquo;honneurs et de privil&egrave;ges aux siens (parents, amis et alli&eacute;s) alors m&ecirc;me que ceux-ci n&rsquo;y sont pas pr&eacute;par&eacute;s, oubliant ainsi leur serment, pr&ecirc;t&eacute; solennellement, publiquement. Ils couvrent par l&rsquo;indiff&eacute;rence et l&rsquo;astuce les malversations et d&eacute;tournements de fonds publics, ainsi que l&rsquo;usurpation et la spoliation du bien commun. On traite avec m&eacute;pris les avis &eacute;mis par les citoyens dont les voix ont &eacute;t&eacute; hier sollicit&eacute;es humblement. On en impose &agrave; l&rsquo;opinion publique, au lieu de l&rsquo;&eacute;couter.<br />Au final, l&rsquo;&eacute;lecteur ne se reconna&icirc;t plus dans la personne et les actes de l&rsquo;&eacute;lu, le compagnon et l&rsquo;intime d&rsquo;hier. Il n&rsquo;est plus pr&ecirc;t &agrave; lui renouveler son suffrage. Mais celui-ci, entour&eacute; de cigales qui chantent en toutes circonstances, m&ecirc;me au-del&agrave; de l&rsquo;&eacute;t&eacute;, ne r&eacute;alise pas le foss&eacute; qui le s&eacute;pare du peuple. Il n&rsquo;est plus &agrave; l&rsquo;abri des surprises de l&rsquo;urne, sauf man&oelig;uvres ultimes de sauvegarde ou de survie qui se nourrissent &agrave; la veine de l&rsquo;apathie du plus grand nombre, tout pr&eacute;occup&eacute; par le quotidien.</p>
<p>Telles sont pr&eacute;sent&eacute;es, &agrave; titre indicatif, les personnes et organisations qui solidairement dressent l&rsquo;&eacute;cran politique, un &eacute;cran g&eacute;ant. Mon propos n&rsquo;a pas pour objet de jeter l&rsquo;anath&egrave;me sur les acteurs politiques, de les vouer aux g&eacute;monies. Je n&rsquo;ai pas la phobie des politiques en tant que tels. La d&eacute;mocratie pluraliste dont je me r&eacute;clame &eacute;galement repose sur les organisations politiques et notamment les partis.<br />Le processus d&eacute;mocratique a enregistr&eacute; des acquis, quoique fragiles. Mais par devoir citoyen, j&rsquo;interpelle les acteurs politiques en g&eacute;n&eacute;ral et ceux-l&agrave; qui en appellent &agrave; leur tour &agrave; la restitution du r&ocirc;le des partis politiques en particulier pour qu&rsquo;ils int&egrave;grent dans leur grille d&rsquo;appr&eacute;ciation de l&rsquo;exercice de la d&eacute;mocratie au Mali l&rsquo;id&eacute;e que la reconqu&ecirc;te du statut des partis politiques d&eacute;pend largement des amendements &agrave; r&eacute;aliser au niveau de l&rsquo;individu et du groupe.</p>
<p>L&rsquo;engagement populaire suivra ces r&eacute;formes n&eacute;cessaires. Autrement, une minorit&eacute; de citoyens, politiquement actifs et &eacute;conomiquement improductifs, continuerait &agrave; g&eacute;rer les affaires publiques. Le Mali n&rsquo;aurait alors de la d&eacute;mocratie, si les ph&eacute;nom&egrave;nes sociaux ci-dessus d&eacute;cri&eacute;s perduraient, que la fa&ccedil;ade ou l&rsquo;embryon.</p>
<p>A l&rsquo;or&eacute;e de l&rsquo;ann&eacute;e &eacute;lectorale (2007), le rappel de quelques v&eacute;rit&eacute;s politiques ne devrait pas &ecirc;tre d&eacute;mocratiquement g&ecirc;nant. Il pourrait au surplus &ecirc;tre le terreau de nos r&eacute;flexions et actions futures.</p>
<p>Mama Dj&eacute;n&egrave;po</p>
<p>Administrateur civil</p>
<p>N.B&nbsp;: le surtitre et le titre sont de la r&eacute;daction</p>
<p></font>"</p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>PREOCCUPATIONS ESSENTIELLES : Pourquoi divertir le peuple?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/democratie/preoccupations-essentielles-pourquoi-divertir-le-peuple-11532.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 19 Sep 2006 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvel Horizon</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p><font size=2"><span lang="FR"><span style="">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; </span><strong><em><span style="color: rgb(51, 51, 153);">Depuis la vague de d&eacute;mocratisation qui a d&eacute;ferl&eacute; sur de nombreux pays du continent, on peut dire que dans l&rsquo;ensemble &ccedil;a bouge. Plusieurs pays africains dont le Mali sont en train de chercher leur chemin. Dans le processus de d&eacute;mocratisation, certes tout n&rsquo;est pas rose, mais de nombreux indicateurs socio-&eacute;conomiques sont en train de conna&icirc;tre une mont&eacute;e en fl&egrave;che. Toute chose qui fait dire &agrave; beaucoup de sp&eacute;cialistes des questions de d&eacute;veloppement que l&rsquo;Afrique, berceau de l&rsquo;humanit&eacute;, longtemps rest&eacute;e dans la pauvret&eacute; et les maladies, est en train de voir progressivement le bout du tunnel.<o:p></o:p></span></em></strong></span></font>
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR"><span style="">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; </span>Cette conviction que les pays africains ont un avenir promoteur vient de la pertinence de certains choix politiques et &eacute;conomiques, malgr&eacute; qu&rsquo;&agrave; pr&eacute;sent la lutte contre la pauvret&eacute; demeure une priorit&eacute; des gouvernements du plus grand nombre des pays africains. </span></font></p>
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR"><span style="">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; </span>Dans le cas du Mali, il y a de r&eacute;els motifs d&rsquo;espoir et de fiert&eacute; que nous nous devons de d&eacute;velopper, d&rsquo;exploiter au maximum, en vue de travailler &agrave; prendre progressivement en compte les pr&eacute;occupations multiples, profondes et l&eacute;gitimes des populations. La classe politique malheureusement ne va pas dans ce sens.</span></font></p>
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><strong><span lang="FR">POURQUOI DETOURNER LE PEUPLE?<o:p></o:p></span></strong></font></p>
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR"><span style="">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; </span>Nous sommes &agrave; cet stade de notre processus d&eacute;mocratique o&ugrave; il y a de r&eacute;els motifs d&rsquo;espoir pour les perspectives socio-&eacute;conomiques. Entretenir et d&eacute;velopper ces atouts exige qu&rsquo;on travaille &agrave; ce que la paix sociale et la stabilit&eacute; soient p&eacute;rennes. Cependant, l&rsquo;insurrection en mai dernier &agrave; Kidal des rebelles et l&rsquo;Accord sign&eacute; &agrave; Alger entre eux et les autorit&eacute;s maliennes ont &eacute;t&eacute; diversement interpr&eacute;t&eacute;s par l&rsquo;opinion publique nationale.</span></font></p>
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR"><span style="">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; </span>Ces divergences ont amen&eacute; certaines composantes de la soci&eacute;t&eacute; &agrave; tenter de manipuler le peuple malien sur la base de calculs politiciens. Il faudra se convaincre que cela est de nature &agrave; porter un pr&eacute;judice sur notre processus d&eacute;mocratique et &agrave; retarder le d&eacute;collage &eacute;conomique. Alors, il y a lieu que l&rsquo;on se ressaisisse pour objectivement et efficacement faire face aux enjeux majeurs, en l&rsquo;occurrence les &eacute;lections g&eacute;n&eacute;rales de 2007 qui pointent &agrave; l&rsquo;horizon, mais aussi et surtout &agrave; la p&eacute;rennisation des acquis socio-&eacute;conomiques, en particulier de ces derni&egrave;res ann&eacute;es. </span></font></p>
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><strong><span lang="FR">LE SOUCI COMMUN DOIT ETRE UNE MEILLEURE REPARTITION DES RESSOURCES<o:p></o:p></span></strong></font></p>
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR"><span style="">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; </span>Le Mali, malgr&eacute; les probl&egrave;mes d&rsquo;injustice dans le cadre de l&rsquo;OMC concernant la production et la commercialisation du coton, est en train de redoubler les efforts dans le cadre de la recherche et de l&rsquo;exploitation mini&egrave;re. C&rsquo;est ainsi que la production d&rsquo;or augmente d&rsquo;ann&eacute;e en ann&eacute;e. Ce qui fait une retomb&eacute;e substantielle pour notre &eacute;conomie, malgr&eacute; que, pendant plusieurs ann&eacute;es, on s&rsquo;interroge sur la lisibilit&eacute; des ressources g&eacute;n&eacute;r&eacute;es &agrave; partir de l&rsquo;exploitation de l&rsquo;or. A cela, il faut ajouter l&rsquo;activation de la recherche pour l&rsquo;exploitation du p&eacute;trole par les autorit&eacute;s actuelles. Un processus qui a amen&eacute; les autorit&eacute;s &agrave; prendre des dispositions institutionnelles pour donner une v&eacute;ritable impulsion &agrave; la recherche et &agrave; l&rsquo;exploitation de p&eacute;trole.<strong><o:p></o:p></strong></span></font></p>
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><strong><span lang="FR">LA RECHERCHE DE PLUS DE LISIBILITE<o:p></o:p></span></strong></font></p>
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR"><span style="">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; </span>Le probl&egrave;me r&eacute;current dans ce domaine demeure la lisibilit&eacute; des ressources g&eacute;n&eacute;r&eacute;es qui se traduit normalement dans l&rsquo;am&eacute;lioration des conditions de vie et de travail des populations. Les progr&egrave;s &eacute;conomiques doivent en effet s&rsquo;accompagner du rel&egrave;vement du niveau des revenus. D&rsquo;ores et d&eacute;j&agrave;, c&rsquo;est &agrave; cela qu&rsquo;il faudra que les autorit&eacute;s de tutelle s&rsquo;att&egrave;lent dans la perspective de l&rsquo;exploitation du p&eacute;trole pour que l&rsquo;or et le p&eacute;trole brillent pour tous les Maliens. C&rsquo;est dans ces conditions qu&rsquo;on ressentira v&eacute;ritablement le progr&egrave;s socio-&eacute;conomique et gagnera la bataille contre la pauvret&eacute;. </span></font></p>
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR"><span style="">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; </span>Telle doit &ecirc;tre la volont&eacute; de tous les Maliens acteurs politiques et repr&eacute;sentants de la soci&eacute;t&eacute; civile. </span></font></p>
<p><font size="2" style="font-family: Arial;"><strong><span lang="FR" style="font-size: 12pt;">Moussa SOW</span></strong></font>"</p>]]> </content:encoded>
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<title>TABLE RONDE SUR LA DEMOCRATIE EN AFRIQUE: C&amp;amp;#039;est parti pour la présidence malienne  de la communauté des démocraties</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/democratie/table-ronde-sur-la-democratie-en-afrique-cest-parti-pour-la-presidence-malienne-de-la-communaute-des-democraties-11430.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 07 Sep 2006 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Indépendant</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<div><strong><em><font size=2">Le processus non - gouvernemental de la Communaut&eacute; des d&eacute;mocraties pr&eacute;sid&eacute; par le Mali &agrave; travers le Dr Macalou a organis&eacute; le mardi 5 septembre, &agrave; l'h&ocirc;tel Salam, une table ronde sur la d&eacute;mocratie en Afrique. Durant deux jours, les participants venus de plusieurs pays africains et europ&eacute;ens ont discut&eacute; des th&egrave;mes portant sur la d&eacute;finition et l'&eacute;laboration des strat&eacute;gies en mati&egrave;re de consolidation des acquis d&eacute;mocratiques.</font></em></strong></div>
<div><font size="2">Pr&eacute;sid&eacute;e par le ministre des Affaires Etrang&egrave;res et de la Coop&eacute;ration Internationale, Moctar Wane, cette table ronde permet d'approfondir les questions li&eacute;es &agrave; la d&eacute;mocratie et au r&ocirc;le de la soci&eacute;t&eacute; civile dans son ancrage.</font></div>
<div><font size="2">Dans son discours d'ouverture, le ministre Wane s'est r&eacute;joui de la tenue de la pr&eacute;sente table ronde sur la d&eacute;mocratie en Afrique qui consacre un moment fort du processus non gouvernemental de la Communaut&eacute; des d&eacute;mocraties. La pr&eacute;sidence malienne de la Communaut&eacute; des d&eacute;mocraties et le processus non gouvernemental est, selon le ministre, un partenariat qui repose sur la n&eacute;cessaire compl&eacute;mentarit&eacute; et la synergie entre les deux processus. Ceux - ci visent un seul et m&ecirc;me objectif, &agrave; savoir faire avancer la d&eacute;mocratie et rendre le monde encore meilleur.</font></div>
<div><font size="2"><em>&quot; Mon pays a toujours accord&eacute; une importance toute particuli&egrave;re au r&ocirc;le de la soci&eacute;t&eacute; civile dans la qu&ecirc;te de l'id&eacute;al d&eacute;mocratique. Acteur incontournable et actif dans cette qu&ecirc;te, la soci&eacute;t&eacute; civile demeure un creuset d'id&eacute;es et d'initiatives dont s'inspirent r&eacute;guli&egrave;rement les pouvoirs publics&hellip; Les th&egrave;mes me paraissent pertinents et s'inscrivent parfaitement dans le plan d'action de la pr&eacute;sidence de la Communaut&eacute; des d&eacute;mocraties. En effet, qu'il s'agisse du genre, de la d&eacute;mocratie et du d&eacute;veloppement, de l'&eacute;ducation &agrave; la d&eacute;mocratie, de la libert&eacute; d'expression, du processus &eacute;lectoral, ou des menaces &agrave; la d&eacute;mocratie, votre contribution &agrave; l'&eacute;dification d'un monde meilleur reste la bienvenue</em> &quot; a d&eacute;clar&eacute; le ministre Wane.</font></div>
<div><font size="2">Il a enfin f&eacute;licit&eacute; le nouveau Secr&eacute;tariat ex&eacute;cutif qui, six mois apr&egrave;s avoir pris la rel&egrave;ve, s'affirme de plus en plus en tant que structure cr&eacute;dible. Ce qui augure &agrave; en croire l'orateur de bonnes perspectives quant &agrave; la contribution de la Communaut&eacute; des d&eacute;mocraties &agrave; l'organisation de la 4&egrave;me Conf&eacute;rence minist&eacute;rielle de cette organisation, l'ann&eacute;e prochaine.&nbsp;</font></div>
<div><font size="2">Le repr&eacute;sentant r&eacute;sident du PNUD au Mali, a pour sa part exprim&eacute; d'abord sa joie pour le Mali d'&ecirc;tre port&eacute; &agrave; la pr&eacute;sidence de la Communaut&eacute; pour deux ans : &quot; <em>nous avions tous &eacute;t&eacute; tr&egrave;s heureux d'apprendre que la troisi&egrave;me Conf&eacute;rence minist&eacute;rielle de la communaut&eacute; des d&eacute;mocraties, qui s'est tenue &agrave; Santiago du Chili du 28 au 30 avril, a port&eacute; le Mali</em> &agrave; la pr&eacute;sidence de la Communaut&eacute; pour deux ann&eacute;es succ&eacute;dant ainsi au Chili qui en assurait le leadership depuis novembre 2002. </font></div>
<div><font size="2">Ceci n'&eacute;tait, bien &eacute;videmment, pas le fruit du hasard car le choix port&eacute; sur le Mali pour assumer cette importante mission par les repr&eacute;sentants de 104 pays participants d'Afrique, d'Europe, d'Am&eacute;rique, d'Asie et d'Oc&eacute;anie, constituait, et constitue toujours un hommage rendu au Mali, son gouvernement et son peuple, pour leur engagement en faveur de la promotion des principes d&eacute;mocratiques, des droits de l'homme, du respect de l'Etat de droit, de la consolidation de la paix et de la s&eacute;curit&eacute; internationales. A&nbsp;travers le Mali, cet honneur s'adresse selon le repr&eacute;sentant du PNUD, &eacute;galement &agrave; l'Afrique qui, depuis plus d'une d&eacute;cennie, a r&eacute;alis&eacute; des avanc&eacute;es d&eacute;mocratiques importantes. </font></div>
<div><font size="2">Cette marque de confiance vient&nbsp;&agrave; en croire le m&ecirc;me responsable du PNUD r&eacute;compenser les efforts du Mali qui a &eacute;t&eacute;, avec la Pologne, les Etats - Unis d'Am&eacute;rique, le Chili, la R&eacute;publique Tch&egrave;que, l'Inde et la Cor&eacute;e du Sud, l&rsquo;un des principaux artisans de la Communaut&eacute; des D&eacute;mocraties.</font></div>
<p><strong><span><font size="2">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; ChahanaTAKIOU</font></span></strong>"</p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>L’ASSOCIATION POUR LA DEMOCRATIE ET LA JUSTICE (ADJ): Acteur éminent du débat démocratique</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/democratie/l%25e2%2580%2599association-pour-la-democratie-et-la-justice-adj-acteur-eminent-du-debat-democratique-11366.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 31 Aug 2006 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Challenger</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<div><font size=2"><strong><em>L&rsquo;Adj est, de mon point de vue, le germe qui contient l&rsquo;unit&eacute; future des partis issus de l&rsquo;Adema - Pasj. Non seulement cette unit&eacute; est n&eacute;cessaire, mais sa r&eacute;alisation est une question vitale pour l&rsquo;existence m&ecirc;me de l&rsquo;Adema, du Rpm et de l&rsquo;Urd, ou tout au moins de ce qu&rsquo;il en restera avant et apr&egrave;s les prochaines &eacute;ch&eacute;ances &eacute;lectorales. L&rsquo;Adj est, nul doute, le rassemblement d&eacute;mocratique et r&eacute;publicain qui sauvera ces partis de la marginalisation &agrave; laquelle ils sont condamn&eacute;s</em></strong>.</font></div>
<div align="left"><font size="2">es parlementaires de nos trois formations repr&eacute;sentent 80 pour cent des &eacute;lus &agrave; l&rsquo;Assembl&eacute;e nationale&nbsp;; cependant, le pouvoir administratif a fait main basse sur l&rsquo;appareil d&rsquo;Etat et se passe volontiers des consultations de l&rsquo;assembl&eacute;e et des partis politiques. Si une concertation, un v&eacute;ritable dialogue, une consid&eacute;ration r&eacute;ciproque &eacute;taient instaur&eacute;s entre le Chef de l&rsquo;Etat, le gouvernement et les partis, les accords d&rsquo;Alger n&rsquo;auraient pas engendr&eacute; autant de m&eacute;contentements et de controverses&nbsp;; de plus, l&rsquo;ensemble des citoyens se seraient sentis solidaires des engagements pris &agrave; Alger. </font></div>
<div align="left"><font size="2">Ce type de concertation fait partie des r&egrave;gles de fonctionnement d&rsquo;une soci&eacute;t&eacute; d&eacute;mocratique. Depuis l&rsquo;instauration de la Charte du Mand&eacute;, au 13&egrave; si&egrave;cle par les enfants de &lsquo;&rsquo;Sanin&rsquo;&rsquo; et &lsquo;&rsquo;Kontron&rsquo;&rsquo;, les d&eacute;cisions concernant la cit&eacute; sont prises de la sorte dans nos soci&eacute;t&eacute;s traditionnelles. Cette charte est un exemple de d&eacute;mocratie qui devient une r&eacute;f&eacute;rence au plan international &agrave; travers la consid&eacute;ration que lui portent certaines institutions progressistes.</font></div>
<div align="left"><font size="2">Les raisons de la marginalisation des partis politiques ont &eacute;t&eacute; largement analys&eacute;es et expliqu&eacute;es dans chacun des documents publi&eacute;s par l&rsquo;Adj. Mais je pense qu&rsquo;il faut encore, et encore, revenir sur ce sujet pour des raisons p&eacute;dagogiques. Une des principales raisons est le renvoi d&rsquo;ascenseur devenu la r&egrave;gle de gestion des rapports et des int&eacute;r&ecirc;ts entre les responsables de l&rsquo;Etat et les dirigeants des partis politiques. C&rsquo;est la r&egrave;gle du <em>&laquo;je te tiens, tu me tiens par la barbichette</em>&raquo;.</font></div>
<div align="left"><font size="2">Lorsque la politique et la gestion des affaires de l&rsquo;Etat et de la nation tombent aussi bas, il est temps que les consciences se r&eacute;veillent pour dire la v&eacute;rit&eacute; et mettre le doigt sur le danger qui fait plus que menacer la d&eacute;mocratie. Depuis 2002, les partis sont vacillants et r&eacute;pandent le doute au sein des militants. </font></div>
<div align="left"><font size="2">Les sympathisants, &agrave; l&rsquo;int&eacute;rieur comme &agrave; l&rsquo;ext&eacute;rieur du Mali, se font de plus en plus rares. Pour toutes ces raisons, l&rsquo;Adj a la pr&eacute;tention de demeurer ferme dans sa volont&eacute; de redonner espoir et dignit&eacute; aux militants et aux hommes et femmes qui pensent ne pas vivre une fatalit&eacute; mais un abus de confiance.</font></div>
<div align="left"><font size="2">&nbsp;</font></div>
<div align="left"><strong><font size="2">R&ecirc;ver ensemble</font></strong></div>
<div align="left"><font size="2">&nbsp;</font></div>
<div align="left"><font size="2">Lorsqu&rsquo;un seul homme fait un r&ecirc;ve, ce n&rsquo;est qu&rsquo;un r&ecirc;ve, mais lorsque nous sommes quelques milliers &agrave; r&ecirc;ver ensemble &agrave; la m&ecirc;me cause, c&rsquo;est le d&eacute;but d&rsquo;une nouvelle r&eacute;alit&eacute;. L&rsquo;attitude des responsables politiques qui consiste &agrave; concilier de mani&egrave;re syst&eacute;matique, transiger &agrave; tout prix, &laquo;avaler toutes les couleuvres&raquo;, est un exc&egrave;s de complaisance et un laxisme politique. Ces hommes nous m&egrave;nent en bateau. Toutes ces consid&eacute;rations expliquent l&rsquo;utilit&eacute; de l&rsquo;Adj. </font></div>
<div align="left"><font size="2">Elle ouvre un espace de dialogue pour nous inciter et nous inviter au d&eacute;bat. Elle est le noyau, l&rsquo;&eacute;picentre de la r&eacute;ponse &agrave; la question&nbsp;:&rsquo;&rsquo; que faire&nbsp;?&rsquo;&rsquo; L&rsquo;Adj nous autorise &agrave; rompre avec le cercle vicieux du rejet mutuel et de la suspicion, et &agrave; renouer des relations avec nous-m&ecirc;mes, afin de redonner confiance et envie de travailler ensemble, tout en att&eacute;nuant les peurs et les m&eacute;fiances survenues avant et apr&egrave;s les &eacute;lections de 2002.</font></div>
<div align="left"><font size="2">La d&eacute;mocratie directe exerc&eacute;e par l&rsquo;Adj est la formule la plus dynamique adapt&eacute;e &agrave; notre situation. Elle donnera au militant, &agrave; quelque niveau qu&rsquo;il se trouve, la possibilit&eacute; de renouer le dialogue avec toutes les composantes de sa formation, mais aussi avec les autres formations politiques. C&rsquo;est en posant des actes et des actions concr&egrave;tes que nous pourrons r&eacute;aliser notre rencontre. </font></div>
<div align="left"><font size="2">Dans l&rsquo;espace cr&eacute;&eacute; par l&rsquo;Adj, le d&eacute;bat sera d&eacute;passionn&eacute; justement par cette interface, ce tiers inclus servant de mod&eacute;rateur et de m&eacute;diateur. Pour qu&rsquo;un projet, surtout d&rsquo;envergure national r&eacute;ussisse, il est n&eacute;cessaire de s&rsquo;appuyer sur son pass&eacute;, son pr&eacute;sent et le futur qu&rsquo;on envisage.</font></div>
<div align="left"><font size="2">&nbsp;Nous n&rsquo;avons jamais cess&eacute; de dire que ceux qui entretiennent la division dans nos rangs entravent de la sorte notre r&eacute;conciliation. Ils utilisent le pouvoir dont ils disposent comme un but et non comme un moyen de contribuer &agrave; l&rsquo;harmonie et au bonheur du Mali et des Maliens. Rien ne m&egrave;ne l&rsquo;homme autant que l&rsquo;illusion et ses camarades sont dans l&rsquo;illusion. </font></div>
<div align="left"><font size="2">Les nombreuses adh&eacute;sions re&ccedil;ues par l&rsquo;Adj sont r&eacute;v&eacute;latrices d&rsquo;un d&eacute;sarroi ressenti par les militants et une large couche de la population, ainsi qu&rsquo;un sentiment de d&eacute;saccord avec les pratiques des responsables politiques de la place. Il y a une v&eacute;ritable crise identitaire. Dans ce contexte, le r&ocirc;le des intellectuels <em>&laquo;emp&ecirc;cheurs de tourner en rond</em>&raquo; est de revivifier l&rsquo;effervescence vitale et de pr&eacute;venir la scl&eacute;rose. </font></div>
<div align="left"><font size="2">Quand, en effet, l&rsquo;intellectuel vend son cerveau comme d&rsquo;autres vendent leur corps, quand le souverain du moment pourvoit g&eacute;n&eacute;reusement &agrave; ses besoins, l&rsquo;honore et lui assure pr&eacute;bendes et consid&eacute;ration, alors, il ne peut que jouer sur les deux tableaux. Cet homme ou cette femme est incapable de r&egrave;gle.</font></div>
<div align="left"><font size="2">Les initiateurs de l&rsquo;Adj ont le m&eacute;rite d&rsquo;&oelig;uvrer pour lever toute ambigu&iuml;t&eacute; sur le mod&egrave;le politique garantissant notre d&eacute;mocratie parlementaire, r&eacute;publicaine et la&iuml;que. L&rsquo;application stricte d&rsquo;une telle politique, entretenue par le fonctionnement d&eacute;mocratique des institutions donnera de la cr&eacute;dibilit&eacute; aux partis, &agrave; la chose publique et aux hommes qui nous dirigent. </font></div>
<div align="left"><font size="2">Pour r&eacute;sumer mes propos, je vous invite vivement &agrave; rejoindre l&rsquo;espace ouvert par l&rsquo;Adj car, au bout du compte, il nous conduira &agrave; conjuguer l&rsquo;&eacute;thique et la politique pour une gestion concert&eacute;e du pouvoir.</font></div>
<div><strong><font size="2">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Le 26 ao&ucirc;t 2006</font></strong></div>
<div><strong><font size="2">NASSE SANGARE</font></strong></div>
<p>"</p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Menace sur la République : La démocratie malienne à l’agonie</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/democratie/menace-sur-la-republique-la-democratie-malienne-a-l%25e2%2580%2599agonie-11347.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 28 Aug 2006 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Les Echos</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class=MsoNormal" style="MARGIN: 0in 0in 0pt; TEXT-ALIGN: justify"><span lang="FR" style="FONT-SIZE: 11pt"><o:p><font size="2">&nbsp;</font></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0in 0in 0pt"><strong><em><span lang="FR" style="FONT-SIZE: 11pt; COLOR: navy"><font size="2">Il ne faut pas se faire d&rsquo;illusion&nbsp;: le consensus n&rsquo;est pas un mode de gestion concert&eacute;e des affaires publiques, mais plut&ocirc;t une oppression collective exerc&eacute;e sur notre peuple par un groupe de pr&eacute;bendiers gravitant autour d&rsquo;un pr&eacute;sident, otage de son propre pi&egrave;ge. Les collaborateurs du pr&eacute;sident n&rsquo;ont d&rsquo;estime que pour eux-m&ecirc;mes.<o:p></o:p></font></span></em></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0in 0in 0pt; TEXT-ALIGN: justify"><span lang="FR" style="FONT-SIZE: 11pt"><o:p><font size="2">&nbsp;</font></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0in 0in 0pt; TEXT-ALIGN: justify"><span lang="FR" style="FONT-SIZE: 11pt"><font size="2">Apr&egrave;s les &eacute;v&egrave;nements de mars 1991, qui avaient sonn&eacute; le triomphe de la d&eacute;mocratie malienne, l&rsquo;&eacute;lection d&rsquo;Amadou Toumani Tour&eacute; en 2002 viendra consacrer son apog&eacute;e. La d&eacute;faite de la classe politique, qui s&rsquo;est traduite par la victoire d&rsquo;un ind&eacute;pendant, &eacute;tait fond&eacute;e sur la puissance d&rsquo;un &eacute;lectorat d&eacute;termin&eacute; &agrave; sanctionner des politicards jug&eacute;s, &agrave; tort ou &agrave; raison, comme &eacute;tant les causes de la non-satisfaction de leurs attentes. La classe politique a cherch&eacute; &agrave; prendre sa revanche. Elle l&rsquo;a obtenue dans la d&eacute;couverte de nouveaux espaces politiques que sont le client&eacute;lisme li&eacute; &agrave; l&rsquo;affairisme avec son cort&egrave;ge de corruption, d&rsquo;adh&eacute;sion hypocrite au Mouvement citoyen, de larbinisme. <o:p></o:p></font></span></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0in 0in 0pt; TEXT-ALIGN: justify"><span lang="FR" style="FONT-SIZE: 11pt"><font size="2"><br />Cette revanche est devenue plus nette lorsque le Prince fra&icirc;chement &eacute;lu, n&rsquo;a pas voulu donner sa b&eacute;n&eacute;diction &agrave; la candidature des gens qui l&rsquo;ont aid&eacute; &agrave; prendre le pouvoir lors des l&eacute;gislatives. Ainsi, aucun candidat du Mouvement citoyen n&rsquo;est arriv&eacute; &agrave; se faire &eacute;lire. Les &eacute;lus qui se r&eacute;clament actuellement de cette association politique l&rsquo;ont &eacute;t&eacute; sous la banni&egrave;re des partis. D&egrave;s lors, les inqui&eacute;tudes ont gagn&eacute; les c&oelig;urs, le consensus devenait le seul moyen d&rsquo;asseoir une l&eacute;gitimit&eacute; rest&eacute;e prisonni&egrave;re des urnes. On venait d&rsquo;ouvrir, inconsciemment, les voies aux groupes h&eacute;t&eacute;roclites des pillards pour donner l&rsquo;assaut aux caisses de l&rsquo;Etat.<o:p></o:p></font></span></p>
<p class="MsoBodyText" style="MARGIN: 0in 0in 0pt"><span lang="FR" style="FONT-SIZE: 11pt; FONT-FAMILY: &quot;Times New Roman&quot;; mso-bidi-font-weight: bold; mso-bidi-font-style: italic"><font size="2"><font face="Arial"><br />Si le pr&eacute;sident n&rsquo;a pas d&eacute;lib&eacute;r&eacute;ment choisi des collaborateurs pas tr&egrave;s probes pour l&rsquo;aider &agrave; gouverner, force est de reconna&icirc;tre que ces gens-l&agrave; savent qu&rsquo;ATT a besoin d&rsquo;eux pour cheminer dans la qui&eacute;tude. Cela leur donne le quitus pour tout faire. Il ne faut pas se faire d&rsquo;illusions, le consensus n&rsquo;est pas un mode de gestion concert&eacute;e des affaires publiques, mais plut&ocirc;t une oppression collective exerc&eacute;e sur notre peuple par un groupe de pr&eacute;bendiers gravitant autour d&rsquo;un pr&eacute;sident, otage de son propre pi&egrave;ge. Les collaborateurs du pr&eacute;sident n&rsquo;ont d&rsquo;estime que pour eux-m&ecirc;mes. <o:p></o:p></font></font></span></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0in 0in 0pt; TEXT-ALIGN: justify"><span lang="FR" style="FONT-SIZE: 11pt"><font size="2"><br />La R&eacute;publique&nbsp;? On s&rsquo;en fout&nbsp;! Le peuple&nbsp;? Au diable&nbsp;! Vive l&rsquo;argent. Avec le pouvoir actuel, le mot <em style="mso-bidi-font-style: normal">&laquo;&nbsp;politique&nbsp;&raquo;</em> retrouve son sens le plus machiav&eacute;lique :&nbsp;cacher la v&eacute;rit&eacute; &agrave; la majorit&eacute; des populations et acheter la conscience des plus <em style="mso-bidi-font-style: normal">&laquo;&nbsp;malins&nbsp;&raquo;</em>. C&rsquo;est ce que l&rsquo;on pourrait appeler faire la politique du tube digestif par opposition &agrave; celle fond&eacute;e sur la conviction, sur une id&eacute;ologie et un syst&egrave;me socio-&eacute;conomique de d&eacute;veloppement.<o:p></o:p></font></span></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0in 0in 0pt; TEXT-ALIGN: justify"><span lang="FR" style="FONT-SIZE: 11pt"><font size="2"><br />O&ugrave; va-t-on&nbsp;? Nous ne croyons pas pouvoir r&eacute;pondre &agrave; cette question. C&rsquo;est la course effr&eacute;n&eacute;e vers le privil&egrave;ge, c&rsquo;est le pillage syst&eacute;matique des maigres ressources d&rsquo;un peuple sans voix, ni poids. Ce combat impitoyable que se livrent les pr&eacute;dateurs de notre &eacute;conomie est cyniquement arbitr&eacute; par le locataire de Koulouba qui, au nom de son consensus, laisse ses partisans vider la tirelire de la nation &agrave; coups de pelle.<o:p></o:p></font></span></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0in 0in 0pt; TEXT-ALIGN: justify"><span lang="FR" style="FONT-SIZE: 11pt"><o:p><font size="2">&nbsp;</font></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0in 0in 0pt; TEXT-ALIGN: justify"><strong style="mso-bidi-font-weight: normal"><span lang="FR" style="FONT-SIZE: 11pt"><font size="2">La R&eacute;publique se meurt<o:p></o:p></font></span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0in 0in 0pt; TEXT-ALIGN: justify"><span lang="FR" style="FONT-SIZE: 11pt"><font size="2"><br />A qui b&eacute;n&eacute;ficie la gestion actuelle de l&rsquo;Etat&nbsp;? O&ugrave; est la morale, l&rsquo;&eacute;thique quand un chef d&rsquo;Etat rassemble sous ses aisselles, l&rsquo;ensemble des d&eacute;trousseurs du pays pour gouverner avec eux&nbsp;? O&ugrave; se trouve le patriotisme lorsque, pour se d&eacute;barrasser d&rsquo;un rival potentiel, un chef d&rsquo;Etat forge une promotion sous-r&eacute;gionale &agrave; un individu qui pend au cou une ardoise de pr&egrave;s d&rsquo;un milliard et demi&nbsp;? O&ugrave; est la sagesse lorsqu&rsquo;on garde dans son gouvernement des ministres qui se sont rendus coupables de malversations sur le dos des populations en proie &agrave; la famine&nbsp;? O&ugrave; va le pays lorsque l&rsquo;impunit&eacute; devient le vestibule sous lequel les pr&eacute;dateurs de la R&eacute;publique chantent les louanges du chef &agrave; la gloire de nos dignes anc&ecirc;tres&nbsp;?<strong style="mso-bidi-font-weight: normal"><o:p></o:p></strong></font></span></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0in 0in 0pt; TEXT-ALIGN: justify"><span lang="FR" style="FONT-SIZE: 11pt"><font size="2"><br />Les r&eacute;ponses sont simples&nbsp;: c&rsquo;est la R&eacute;publique qui n&rsquo;existe plus. Nous disons au pr&eacute;sident qu&rsquo;il peut faire ce qu&rsquo;il veut parce que Dieu a voulu qu&rsquo;il dirige ce peuple &agrave; ce moment-l&agrave; et peut &ecirc;tre pour dix ans. Mais, nous lui rappelons ce c&eacute;l&egrave;bre chant bamanan interpr&eacute;t&eacute; par Tara Bouar&eacute; (paix &agrave; son &acirc;me) qui avertit les despotes qu&rsquo;ils&nbsp;<em style="mso-bidi-font-style: normal">&laquo;&nbsp;ne r&eacute;gneront que leur temps&nbsp;&raquo;</em>. Le r&egrave;gne &eacute;ternel appartenant &agrave; Allah, un tyran peut interdire la diffusion de cette chanson sous sa dynastie, mais comme un serpent de mer, elle reviendra toujours d&egrave;s que le temps ou la mort aurait raison de l&rsquo;&eacute;ph&eacute;m&egrave;re souverain.<o:p></o:p></font></span></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0in 0in 0pt; TEXT-ALIGN: justify"><span lang="FR" style="FONT-SIZE: 11pt"><font size="2"><br />Nous n&rsquo;avons pas la pr&eacute;tention de nous &eacute;riger en donneurs de le&ccedil;on de patriotisme. Nous n&rsquo;avons pas non plus l&rsquo;intention de nous substituer &agrave; une fr&ecirc;le opposition. Mais, si &eacute;tymologiquement, journaliste signifie <em style="mso-bidi-font-style: normal">&laquo;&nbsp;analyste d&rsquo;un jour&nbsp;&raquo;</em>, alors nous ne faisons que passer aux cribles les faits empest&eacute;s que vivent au quotidien notre vaillant peuple, exploit&eacute; &agrave; souhait par des dirigeants aux discours patriotiques trompeurs.<o:p></o:p></font></span></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0in 0in 0pt; TEXT-ALIGN: justify"><span lang="FR" style="FONT-SIZE: 11pt"><font size="2"><br />Autrement dit, nous ne faisons que notre travail. Nous travaillons &agrave; cultiver la citoyennet&eacute; dans les esprits de nos concitoyens. Le jour o&ugrave; un grand nombre de ces voix saura que ceux qui tiennent des rh&eacute;toriques patriotiques pour tromper avec dext&eacute;rit&eacute; le peuple, s&rsquo;ach&egrave;tent de somptueuses villas en Occident avec l&rsquo;argent du Tr&eacute;sor public, ce jour-l&agrave;, les cons&eacute;quences du r&eacute;veil brutal des consciences seront sans appel.<o:p></o:p></font></span></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0in 0in 0pt; TEXT-ALIGN: justify"><span lang="FR" style="FONT-SIZE: 11pt"><o:p><font size="2">&nbsp;</font></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0in 0in 0pt; TEXT-ALIGN: justify"><strong style="mso-bidi-font-weight: normal"><span lang="FR" style="FONT-SIZE: 11pt"><font size="2">Carnaval des masques<o:p></o:p></font></span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0in 0in 0pt; TEXT-ALIGN: justify"><span lang="FR" style="FONT-SIZE: 11pt"><font size="2"><br />Au pays des puritains, les partisans d&rsquo;une candidature unique pour Koulouba-2007 au sein de leur formation ne seraient pas tous abrupts. En effet, d&rsquo;apr&egrave;s les informations &agrave; notre disposition, ils sont tous, &agrave; des degr&eacute;s variables coupables de d&eacute;tournement, d&rsquo;attributions ill&eacute;gales de march&eacute; &agrave; leur cabinet d&rsquo;&eacute;tude, de trafic de visa ou d&rsquo;influence avec extorsion de fonds en &eacute;change de leur soutien. Et ils b&eacute;n&eacute;ficient de l&rsquo;impunit&eacute; du chef.<br /><o:p></o:p></font></span></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0in 0in 0pt; TEXT-ALIGN: justify"><span lang="FR" style="FONT-SIZE: 11pt"><font size="2">Les chercheurs de strapontins sont certes aussi nombreux, mais ils ne font pas de tapages avec autant de z&egrave;le que ceux qui risquent la prison. A chacune de leur sortie pendant les grandes messes t&eacute;l&eacute;visuelles, les ap&ocirc;tres du Messie ne ratent pas l&rsquo;occasion pour faire t&eacute;moignage de leur soutien ind&eacute;fectible et leur totale adh&eacute;sion &agrave; la <em style="mso-bidi-font-style: normal">&laquo;&nbsp;vision&nbsp;&raquo;</em> du grand bienfaiteur. Une fa&ccedil;on de papoter&nbsp;: <em style="mso-bidi-font-style: normal">&laquo;&nbsp;Monsieur le pr&eacute;sident, comme vous le voyez, je vous aime bien non&nbsp;? Je fais de la relation publique pour vous, alors je peux garder ma place&nbsp;&raquo;.</em> <o:p></o:p></font></span></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0in 0in 0pt; TEXT-ALIGN: justify"><span lang="FR" style="FONT-SIZE: 11pt"><font size="2"><br />Nous leur disons que b&eacute;n&eacute;ficier des connivences des m&eacute;dias publics et ma&icirc;triser la t&eacute;l&eacute;vision publique ne signifient pas, m&eacute;caniquement, le contr&ocirc;le des esprits. <em style="mso-bidi-font-style: normal">&laquo;&nbsp;Tous les grands dictateurs qui crurent pouvoir affronter sans crainte les urnes sous le pr&eacute;texte qu&rsquo;ils contr&ocirc;laient depuis des ann&eacute;es les m&eacute;dias, ont tous connus des &eacute;checs cuisants lors des toutes premi&egrave;res &eacute;lections transparentes qu&rsquo;ils ont eux-m&ecirc;mes organis&eacute;es&nbsp;&raquo;</em>, rappelle sagement Ignacio Ramonet dans son livre, <em style="mso-bidi-font-style: normal">&laquo;&nbsp;la Tyrannie de la communication&nbsp;&raquo;</em>. Nous les invitons, le peuple convie ces zombies, &agrave; enlever leur masque sur la place publique et nous regarder droit dans les yeux pour que, enfin, le jeu d&eacute;mocratique se clarifie au grand b&eacute;n&eacute;fice de la nation.<o:p></o:p></font></span></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0in 0in 0pt; TEXT-ALIGN: justify"><strong style="mso-bidi-font-weight: normal"><span lang="FR" style="FONT-SIZE: 11pt"><font size="2"><br />Abdoul Karim Dram&eacute;<o:p></o:p></font></span></strong></p>
<p><em style="mso-bidi-font-style: normal"><span lang="FR" style="FONT-SIZE: 11pt; FONT-FAMILY: &quot;Times New Roman&quot;; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-language: AR-SA"><font face="Arial" size="2">(journaliste ind&eacute;pendant)</font></span></em>"</p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>LA DEMOCRATIE EN VEILLEUSE AU MALI: La virtu&amp;amp;quot; et la &amp;amp;quot;fortuna&amp;amp;quot;&amp;amp;quot;</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/democratie/la-democratie-en-veilleuse-au-mali-la-virtu-et-la-fortuna-11252.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 15 Aug 2006 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Les Echos</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<div><strong><em><font size=2">&quot;Comment dans les choses humaines la fortune a du pouvoir, et comment on peut y r&eacute;sister&nbsp;?&quot; Machiavel s&rsquo;oppose au fatalisme. En effet, s&rsquo;il admet la fortune, il ne peut toutefois, par la suite, admettre que &quot;notre libert&eacute; soit r&eacute;duite &agrave; rien&quot;. Ainsi, dit-il que la fortune et la libert&eacute; se partagent la moiti&eacute; de nos actions.</font></em></strong></div>
<div><font size="2">&nbsp;</font></div>
<div><font size="2">Par l&rsquo;analogie avec les fleuves d&eacute;cha&icirc;n&eacute;s et les digues, il veut dire que la fortune <strong><em>&quot;</em></strong><em>montre surtout son pouvoir l&agrave; o&ugrave; aucune r&eacute;sistance n&rsquo;&eacute;tait pr&eacute;par&eacute;e<strong>&quot;</strong></em>. Elle n&rsquo;est donc en fait que le nom que nous donnons &agrave; notre d&eacute;mission. La fortune sans vertu est &agrave; l&rsquo;image de la nature non ma&icirc;tris&eacute;e. Le r&ocirc;le de la vertu est donc de pr&eacute;voir les catastrophes, de les pr&eacute;venir. Les <strong><em>&quot;</em></strong><em>digues<strong>&quot;</strong></em> seront, au sein du monde humain, des institutions fermes et efficaces, qui donneront &agrave; un pays sa s&eacute;curit&eacute;.</font></div>
<div><font size="2">Or, dans l&rsquo;espace politique malien actuel, tout indique qu&rsquo;une &eacute;lite de pilleurs gravite autour d&rsquo;un axe de pouvoir manipulable &agrave; souhait, dont la raison de gouverner, consiste &agrave; &ecirc;tre vu et honor&eacute; comme un vrai souverain du 12e si&egrave;cle. La communion politique se construit dans le tunnel de pi&egrave;tres gestionnaires des affaires de l&rsquo;Etat. L&rsquo;amateurisme et l&rsquo;approximation constituent les rails sur lesquels, roule all&eacute;grement la locomotive des chenapans, en tirant l&rsquo;avenir de la malheureuse jeunesse vers l&rsquo;horizon du d&eacute;sespoir.</font></div>
<div><font size="2">Plus de vertu, point de dignit&eacute;, tous convergent d&eacute;sormais vers la tirelire nationale. Sans vergogne, le vol est devenu syst&eacute;matique au milieu de flots mis&eacute;rables mourants qui voient leur destin briser, chaque jour que Dieu fait, entre les m&acirc;choires impitoyables des batraciens d&rsquo;eau douce, tous aussi criminels que leurs ap&ocirc;tres inf&eacute;od&eacute;s. </font></div>
<div><font size="2">&nbsp;</font></div>
<div><strong><font size="2">Hyst&eacute;rie collective</font></strong></div>
<div><font size="2">Tous souffrent de cette n&eacute;vrose caract&eacute;ris&eacute;e de s&eacute;duire Koulouba. Les incantations charlatanes du grand sultan ayant fini de ligoter l&rsquo;ensemble de la classe politique malienne dans une sorte de thaumaturgie p&eacute;cuniaire. Des hommes, qui aspirent gouverner la R&eacute;publique, badinent avec l&rsquo;avenir du peuple et, sur l&rsquo;esplanade de la duperie, le thaumaturge nourri de v&oelig;ux pieux ses disciples domestiqu&eacute;s comme b&ecirc;te de somme ou trait.</font></div>
<div><font size="2">La dignit&eacute; humaine est rel&eacute;gu&eacute;e au second plan. La prostitution physique et intellectuelle devient le sport national. Le pillage du denier public demeure la seule boussole qui indique le chemin retrouv&eacute; de ce qui les unis&nbsp;: s&rsquo;accaparer de tous les biens de la nation.</font></div>
<div><font size="2">Si l&rsquo;honn&ecirc;tet&eacute; nous commande de reconna&icirc;tre l&rsquo;existence d&rsquo;une <strong><em>&quot;</em></strong><em>large vision<strong>&quot;</strong>&nbsp;</em>de construire le Mali, force est d&rsquo;admettre que cela ne se repose sur aucune strat&eacute;gie dans le temps et dans la dur&eacute;e. L&rsquo;&eacute;chec annonc&eacute; de l&rsquo;Apej en est la malheureuse illustration. </font></div>
<div><font size="2">L&rsquo;impunit&eacute; des pillards des fonds publics, les avenants syst&eacute;matiques sur tous les march&eacute;s de l&rsquo;Etat, le d&eacute;tournement des exc&eacute;dants budg&eacute;taires et les d&eacute;penses extrabudg&eacute;taires, la r&eacute;habilitation des hommes au ban de la soci&eacute;t&eacute; constituent autant d&rsquo;insultes muettes &agrave; l&rsquo;endroit de notre brave peuple, dont le seul tort est d&rsquo;avoir cru &agrave; un utopique changement en accordant son suffrage un candidat auquel il croyait s&rsquo;identifier.</font></div>
<div><font size="2">Le retour &agrave; l&rsquo;ordre ancien mat&eacute;rialis&eacute; par l&rsquo;exclusion syst&eacute;matique de tout ce qui n&rsquo;est pas PCR (Parti citoyen pour le renouveau) ou Mouvement citoyen, les sorties intempestives &agrave; la t&eacute;l&eacute;vision de la belle-s&oelig;ur nationale, les pressions de Madame sur les juges en faveur des siens, sont aux antipodes de <strong><em>&quot;</em></strong><em>la vision<strong>&quot;</strong></em> d&rsquo;un candidat, dont la modestie a &eacute;t&eacute; certainement d&eacute;terminante dans son &eacute;lection. Lequel candidat croyait fermement d&rsquo;ailleurs, que par leur comportement, certaines femmes de pr&eacute;sident dans notre pays, ont rendu impopulaire leur mari. &Ocirc; pouvoir, quand tu nous tiens&nbsp;!</font></div>
<div><font size="2">&nbsp;</font></div>
<div><strong><font size="2">Aux politicards vendus </font></strong></div>
<div><font size="2">Nos propos ne sont pas pour vexer d&eacute;lib&eacute;r&eacute;ment les politicards pillards vivant aux crochets du pouvoir. Nous partons d&rsquo;un constat qui tranche d&rsquo;avec les principes d&rsquo;homme d&rsquo;Etat &eacute;dict&eacute;s dans le livre que l&rsquo;on consid&egrave;re comme &eacute;tant le document de r&eacute;f&eacute;rence de la science politique&nbsp;: <em>le</em> <em>Prince</em> de Machiavel. </font></div>
<div><font size="2">L&rsquo;auteur du<em>&nbsp;<strong>&quot;</strong>Machiav&eacute;lisme ou le r&eacute;alisme en politique<strong>&quot;</strong></em> nous explique que dans le chapitre VI, o&ugrave; il s&rsquo;agit des grands fondateurs d&rsquo;Etat, Machiavel montre bien que la vertu est la capacit&eacute; d&rsquo;imposer sa loi &agrave; la fortune. En effet, il y montre bien que <strong><em>&quot;</em></strong><em>ce que les grands fondateurs d&rsquo;Etat durent &agrave; la fortune, ce fut l&rsquo;occasion qui leur fournit une mati&egrave;re &agrave; laquelle ils purent donner la forme qu&rsquo;ils jug&egrave;rent convenable<strong>&quot;</strong></em>. Elle est donc l&rsquo;occasion de faire preuve de ses talents politiques. Sans elle, l&rsquo;occasion e&ucirc;t pu dispara&icirc;tre.</font></div>
<div><font size="2">La fortune vole au secours de qui sait ne pas s&rsquo;illusionner et &ecirc;tre habile. L&agrave; o&ugrave; la vertu est &agrave; son maximum, la fortune n&rsquo;a qu&rsquo;un r&ocirc;le d&rsquo;appoint. Affront&eacute;e gr&acirc;ce &agrave; la lucidit&eacute;, la fortune appara&icirc;t comme l&rsquo;aiguillon de la n&eacute;cessit&eacute;. Cela signifie qu&rsquo;elle montre la n&eacute;cessit&eacute; d&rsquo;agir et d&rsquo;analyser les rapports de force en pr&eacute;sence.</font></div>
<div><font size="2">La vertu est donc effort de lucidit&eacute; en des circonstances particuli&egrave;res, effort intellectuel &agrave; l&rsquo;&oelig;uvre dans le concret de l&rsquo;histoire. Le concept de <strong><em>&quot;</em></strong><em>n&eacute;cessit&eacute;<strong>&quot;</strong></em> indique donc la place des circonstances incontournables, mais jamais totalement claires, sauf pour une pens&eacute;e politique avis&eacute;e. Machiavel ne vise jamais &agrave; leur totale ma&icirc;trise. Tout ce &agrave; quoi appelle ce concept, c&rsquo;est &agrave; la n&eacute;cessit&eacute; d&rsquo;une attention aux circonstances.</font></div>
<div><font size="2"><em>Le vrai Prince est donc celui qui ne baisse pas les bras dans un contexte &eacute;crasant et qui sait donc pr&eacute;voir. Un Prince doit savoir trouver la r&eacute;partie juste devant les circonstances toujours changeantes de son action, et donc, surmonter les pi&egrave;ges tendus par la fortune</em>.La cons&eacute;quence de cette th&eacute;orie (m&eacute;taphysique) sur l&rsquo;action du Prince a souvent &eacute;t&eacute; interpr&eacute;t&eacute;e comme une th&egrave;se opportuniste.</font></div>
<div><font size="2">Nous posons la question de savoir, aux vendus politicards qui s&rsquo;invitent &agrave; la table <strong><em>&quot;</em></strong><em>consensuelle<strong>&quot;</strong></em> du butin partag&eacute; vol&eacute; de la nation, pardon, gestion concert&eacute;e&nbsp;: aspirent-ils vraiment un jour, devenir pr&eacute;sident du Mali, donc Prince&nbsp;? M&ecirc;me si, les r&eacute;sultats des scrutins de la pr&eacute;sidentielle 2007 sont devin&eacute;s d&rsquo;office, les formations politiques telles que le Cnid, l&rsquo;Ad&eacute;ma, le MPR, voire l&rsquo;URD peuvent-elles demeurer sans pr&eacute;senter un candidat et mouiller le maillot comme il se doit&nbsp;?</font></div>
<div><font size="2">Egalement, nous demandons au pr&eacute;sident de la R&eacute;publique s&rsquo;il n&rsquo;a pas mal &agrave; la conscience, en abandonnant le pays dans les mains des pillards &agrave; Kidal et dans le reste du pays. Au nom de quelle paix et de quel consensus peut-il se rendre coupable de telle forfaiture&nbsp;?</font></div>
<div><strong><font size="2">Abdoul Karim Dram&eacute;</font></strong></div>
<div><em><font size="2">(journaliste ind&eacute;pendant)</font></em></div>
<p>"</p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>MANIFESTE POUR LA DEMOCRATIE: Un combat flou</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/democratie/manifeste-pour-la-democratie-un-combat-flou-2-11173.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 07 Aug 2006 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Zénith Balé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<div><strong><em><font size=2">L&rsquo;Alliance pour la d&eacute;mocratie et la justice (ADJ) a rencontr&eacute; la presse le samedi 05 ao&ucirc;t &agrave; la Maison de la presse. La rencontre, tant attendue, a r&eacute;uni l&rsquo;ensemble des t&eacute;nors de l&rsquo;ADJ qui ont entretenu les hommes de m&eacute;dia de leur concept et de leur conviction pour faire avancer la d&eacute;mocratie. Le consensus politique que vit notre pays est qualifi&eacute; d&rsquo;unanimisme politique. L&rsquo;ADJ d&eacute;crie la situation de capitulation des politiques, elle propose sa recette pour &eacute;viter le naufrage, pourtant elle n&rsquo;entend pas conqu&eacute;rir le pouvoir en tant que groupe autonome.</font></em></strong></div>
<div><font size="2">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; La confusion continue donc de plus belle apr&egrave;s la sortie des auteurs du manifeste qui n&rsquo;ont su &eacute;claircir quant aux objectifs r&eacute;els de l&rsquo;ADJ. En effet, il est difficile de comprendre que des hommes politiques chevronn&eacute;s de partis diff&eacute;rents souvent adversaires se regroupent au nom d&rsquo;une quelconque n&eacute;cessit&eacute; de faire avancer la d&eacute;mocratie.</font></div>
<div><font size="2">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; A croire que les auteurs du manifeste sont au Mali les seuls &agrave; m&ecirc;me de disposer de facult&eacute;s d&eacute;mocratiques. Avec plus de 4000 signatures, les auteurs du manifeste ont le vent en poupe et revendiquent la l&eacute;gitimit&eacute; de leur combat et la justesse de leurs id&eacute;es. Mais ce combat qu&rsquo;ils pr&ocirc;nent est celui du peuple malien tout entier ou du moins des acteurs de la vie politique nationale.</font></div>
<div><font size="2">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Pour le principal conf&eacute;rencier M. Abdoul Traor&eacute; dit Diop, l&rsquo;ADJ est un catalyseur pour rassembler les d&eacute;mocrates. Mais ce n&rsquo;est aucunement un regroupement politique en gestation. Il faut rappeler que l&rsquo;ADJ, selon M. Diop, a d&eacute;j&agrave; rencontr&eacute; 14 formations politiques, avec un degr&eacute; de collaboration &eacute;tabli avec chaque parti. C&rsquo;est pourquoi, pour les &eacute;lections prochaines, il n&rsquo;y aura pas de candidat avec le label ADJ. L&rsquo;Alliance est l&rsquo;expression de la conviction d&rsquo;hommes et de femmes qui, en juin 2006, ont jug&eacute; utile de publier leurs id&eacute;es pour le changement.</font></div>
<div><font size="2">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; L&rsquo;Alliance ne s&rsquo;attaque pas en particulier &agrave; un homme, mais &agrave; un syst&egrave;me qui instrumentalise la d&eacute;mocratie. Dans le plan A de l&rsquo;ADJ il n&rsquo;y a donc pas de conqu&ecirc;te, mais dans les prochaines &eacute;tapes, bien malin qui pourra dire ce qui adviendra. Puisque si l&rsquo;ADJ dispose des plus beaux textes et une adh&eacute;sion massive et m&ecirc;me l&rsquo;opportunit&eacute; de prendre le pouvoir, si elle ne cr&eacute;e pas de cadre appropri&eacute; pour l&rsquo;exercer, le combat restera vain. C&rsquo;est &agrave; ce niveau que r&eacute;sident toute l&rsquo;ambigu&iuml;t&eacute; et le flou &agrave; faire croire au peuple qu&rsquo;il n&rsquo;y a pas de perspective de conqu&eacute;rir le pouvoir. Alors si la concr&eacute;tisation dans la pratique des concepts d&eacute;fendus n&rsquo;est pas &agrave; l&rsquo;ordre du jour, autant arr&ecirc;ter le combat qui n&rsquo;aboutira &agrave; rien, sinon berner une fois de plus le peuple. C&rsquo;est-&agrave;-dire diagnostiquer le mal et avant qu&rsquo;il ne gu&eacute;risse, alors d&rsquo;autres r&eacute;alit&eacute;s interviennent et alors, c&rsquo;est le silence qui s&rsquo;instaure et plus jamais personne ne parle.</font></div>
<div><font size="2">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; L&rsquo;Alliance d&eacute;crie plus la renonciation des leaders politiques que de s&rsquo;attaquer &agrave; un homme ou &agrave; un groupe comme &eacute;tant l&rsquo;instigateur de la d&eacute;rive qui gu&egrave;te notre d&eacute;mocratie.</font></div>
<div><font size="2">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Tapis dans l&rsquo;ombre tel un sage, l&rsquo;ADJ entend galvaniser les acteurs dans les partis &agrave; entamer la r&eacute;volution &agrave; l&rsquo;interne, pour aboutir &agrave; quoi&nbsp;? Si ce n&rsquo;est le g&eacute;n&eacute;rique flou de faire avancer la d&eacute;mocratie, un tel slogan est pourtant l&rsquo;apanage de tous, difficile de s&rsquo;en approprier.</font></div>
<div align="center"><strong><font size="2">&nbsp;</font></strong></div>
<p><font size="2"><strong>Youba KONATE&nbsp;</strong>&nbsp;</font>"</p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Manifeste pour la Démocratie : Un combat flou</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/democratie/manifeste-pour-la-democratie-un-combat-flou-11171.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 07 Aug 2006 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Zénith Balé</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class=MsoNormal" style="MARGIN: 0in 0in 0pt"><span lang="FR"><font size="2"><span style="mso-tab-count: 1">&nbsp; </span><strong><em><span style="COLOR: #333399">L&rsquo;Alliance pour la d&eacute;mocratie et la justice (ADJ) a rencontr&eacute; la presse le samedi 05 ao&ucirc;t &agrave; la Maison de la presse. La rencontre, tant attendue, a r&eacute;uni l&rsquo;ensemble des t&eacute;nors de l&rsquo;ADJ qui ont entretenu les hommes de m&eacute;dia de leur concept et de leur conviction pour faire avancer la d&eacute;mocratie. Le consensus politique que vit notre pays est qualifi&eacute; d&rsquo;unanimisme politique. L&rsquo;ADJ d&eacute;crie la situation de capitulation des politiques, elle propose sa recette pour &eacute;viter le naufrage, pourtant elle n&rsquo;entend pas conqu&eacute;rir le pouvoir en tant que groupe autonome.</span></em></strong></font></span></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0in 0in 0pt"><span lang="FR"><font size="2"><strong><em><span style="COLOR: #333399"><o:p></o:p></span></em></strong></font></span></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0in 0in 0pt; LINE-HEIGHT: 12pt"><span lang="FR"><font size="2"><span style="mso-tab-count: 1">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; </span>La confusion continue donc de plus belle apr&egrave;s la sortie des auteurs du manifeste qui n&rsquo;ont su &eacute;claircir quant aux objectifs r&eacute;els de l&rsquo;ADJ. En effet, il est difficile de comprendre que des hommes politiques chevronn&eacute;s de partis diff&eacute;rents souvent adversaires se regroupent au nom d&rsquo;une quelconque n&eacute;cessit&eacute; de faire avancer la d&eacute;mocratie.</font></span></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0in 0in 0pt; LINE-HEIGHT: 12pt"><span lang="FR"><font size="2"></font></span></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0in 0in 0pt; LINE-HEIGHT: 12pt"><span lang="FR"><font size="2"><span style="mso-tab-count: 1">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; </span>A croire que les auteurs du manifeste sont au Mali les seuls &agrave; m&ecirc;me de disposer de facult&eacute;s d&eacute;mocratiques. Avec plus de 4000 signatures, les auteurs du manifeste ont le vent en poupe et revendiquent la l&eacute;gitimit&eacute; de leur combat et la justesse de leurs id&eacute;es. Mais ce combat qu&rsquo;ils pr&ocirc;nent est celui du peuple malien tout entier ou du moins des acteurs de la vie politique nationale.</font></span></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0in 0in 0pt; LINE-HEIGHT: 12pt"><span lang="FR"><font size="2"></font></span></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0in 0in 0pt; LINE-HEIGHT: 12pt"><span lang="FR"><font size="2"><span style="mso-tab-count: 1">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; </span>Pour le principal conf&eacute;rencier M. Abdoul Traor&eacute; dit Diop, l&rsquo;ADJ est un catalyseur pour rassembler les d&eacute;mocrates. Mais ce n&rsquo;est aucunement un regroupement politique en gestation. Il faut rappeler que l&rsquo;ADJ, selon M. Diop, a d&eacute;j&agrave; rencontr&eacute; 14 formations politiques, avec un degr&eacute; de collaboration &eacute;tabli avec chaque parti. C&rsquo;est pourquoi, pour les &eacute;lections prochaines, il n&rsquo;y aura pas de candidat avec le label ADJ. L&rsquo;Alliance est l&rsquo;expression de la conviction d&rsquo;hommes et de femmes qui, en juin 2006, ont jug&eacute; utile de publier leurs id&eacute;es pour le changement.</font></span></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0in 0in 0pt; LINE-HEIGHT: 12pt"><span lang="FR"><font size="2"></font></span></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0in 0in 0pt; LINE-HEIGHT: 12pt"><span lang="FR"><font size="2"><span style="mso-tab-count: 1">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; </span>L&rsquo;Alliance ne s&rsquo;attaque pas en particulier &agrave; un homme, mais &agrave; un syst&egrave;me qui instrumentalise la d&eacute;mocratie. Dans le plan A de l&rsquo;ADJ il n&rsquo;y a donc pas de conqu&ecirc;te, mais dans les prochaines &eacute;tapes, bien malin qui pourra dire ce qui adviendra. Puisque si l&rsquo;ADJ dispose des plus beaux textes et une adh&eacute;sion massive et m&ecirc;me l&rsquo;opportunit&eacute; de prendre le pouvoir, si elle ne cr&eacute;e pas de cadre appropri&eacute; pour l&rsquo;exercer, le combat restera vain. C&rsquo;est &agrave; ce niveau que r&eacute;sident toute l&rsquo;ambigu&iuml;t&eacute; et le flou &agrave; faire croire au peuple qu&rsquo;il n&rsquo;y a pas de perspective de conqu&eacute;rir le pouvoir. Alors si la concr&eacute;tisation dans la pratique des concepts d&eacute;fendus n&rsquo;est pas &agrave; l&rsquo;ordre du jour, autant arr&ecirc;ter le combat qui n&rsquo;aboutira &agrave; rien, sinon berner une fois de plus le peuple. C&rsquo;est-&agrave;-dire diagnostiquer le mal et avant qu&rsquo;il ne gu&eacute;risse, alors d&rsquo;autres r&eacute;alit&eacute;s interviennent et alors, c&rsquo;est le silence qui s&rsquo;instaure et plus jamais personne ne parle.</font></span></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0in 0in 0pt; LINE-HEIGHT: 12pt"><span lang="FR"><font size="2"></font></span></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0in 0in 0pt; LINE-HEIGHT: 12pt"><span lang="FR"><font size="2"><span style="mso-tab-count: 1">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; </span>L&rsquo;Alliance d&eacute;crie plus la renonciation des leaders politiques que de s&rsquo;attaquer &agrave; un homme ou &agrave; un groupe comme &eacute;tant l&rsquo;instigateur de la d&eacute;rive qui gu&egrave;te notre d&eacute;mocratie.</font></span></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0in 0in 0pt; LINE-HEIGHT: 12pt"><span lang="FR"><font size="2"></font></span></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0in 0in 0pt; LINE-HEIGHT: 12pt"><span lang="FR"><font size="2"><span style="mso-tab-count: 1">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; </span>Tapis dans l&rsquo;ombre tel un sage, l&rsquo;ADJ entend galvaniser les acteurs dans les partis &agrave; entamer la r&eacute;volution &agrave; l&rsquo;interne, pour aboutir &agrave; quoi&nbsp;? Si ce n&rsquo;est le g&eacute;n&eacute;rique flou de faire avancer la d&eacute;mocratie, un tel slogan est pourtant l&rsquo;apanage de tous, difficile de s&rsquo;en approprier.</font></span></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0in 0in 0pt; LINE-HEIGHT: 12pt"><strong><span lang="FR"><o:p><font size="2">&nbsp;</font></o:p></span></strong></p>
<p><strong><span lang="FR" style="FONT-SIZE: 12pt; FONT-FAMILY: &quot;Times New Roman&quot;; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-language: AR-SA"><font face="Arial" size="2">Youba KONATE </font></span></strong>"</p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Démocratie et Consensus Politique : Le réquisitoire d’IBK</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/democratie/democratie-et-consensus-politique-le-requisitoire-d%25e2%2580%2599ibk-11048.html</link>
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<pubDate>Tue, 25 Jul 2006 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<div><strong><em><font size=2">Les rideaux son tomb&eacute;s, dimanche soir, sur les travaux de la deuxi&egrave;me conf&eacute;rence du Rassemblement Pour le Mali. Deux jours d'affil&eacute;e, les tisserands sont parvenus &agrave; accorder les violons sur les perspectives politiques du parti avec en ligne de mire la participation effective aux consultations &eacute;lectorales de 2007. </font></em></strong></div>
<div><font size="2">La conf&eacute;rence nationale des tisserands a v&eacute;cu. Dimanche dernier,&nbsp;au centre international de conf&eacute;rence de Bamako, sous la pr&eacute;sidence de l'honorable IBK, pr&eacute;sident de l'Assembl&eacute;e nationale, devant un parterre d'invit&eacute;s dont les pr&eacute;sidents de plusieurs partis : RDR, COPP, CNID, MPR, RDS et des repr&eacute;sentants politiques : Pdj, Fama Copp, Usrda, Ad&eacute;ma et Urd, le RPM a pris d&rsquo;importantes r&eacute;solutions politiques les unes aussi d&eacute;terminantes que les autres pour son avenir imm&eacute;diat.&nbsp;C'est dans une ambiance festive que le secr&eacute;taire politique du parti, Bakary Koniba TRAORE a livr&eacute; aux conf&eacute;renciers la r&eacute;solution de la commission politique, &eacute;conomique et socioculturelle, adopt&eacute;e en pl&eacute;ni&egrave;re. Cette commission a &eacute;t&eacute; dirig&eacute;e par Seydou Nourou KE&Iuml;TA et le m&ecirc;me&nbsp;Bakary pionnier. </font></div>
<div><strong><font size="2">Des recommandations tranchantes </font></strong></div>
<div><font size="2">A ce titre, et apr&egrave;s avoir examin&eacute; les r&eacute;solutions de la&nbsp;conf&eacute;rence du 28 d&eacute;cembre 2003, le rapport du BPN sur la situation politique marqu&eacute;e par le consensus politique, le d&eacute;ni du fait partisan, la violation de l'&eacute;gal acc&egrave;s aux m&eacute;dias publics et plusieurs autres dispositions l&eacute;gales, il a &eacute;t&eacute; retenu la volont&eacute; du parti de participer et d'&ecirc;tre candidat aux &eacute;lections g&eacute;n&eacute;rales de 2007dont la pr&eacute;sidentielle et les l&eacute;gislatives. Selon les conf&eacute;renciers, le contexte d&eacute;mocratique national est caract&eacute;ris&eacute; par la marginalisation et la r&eacute;duction du r&ocirc;le et de la place des partis politiques, la violation du champ politique par les associations et organisations n'ayant pas aucun statut de parti politique, la gestion des derniers &eacute;v&eacute;nements survenus &agrave; Kidal et Menaka le 23 mai 2006, la d&eacute;t&eacute;rioration continue du pouvoir d'achat des populations maliennes, les privatisations&nbsp;des soci&eacute;t&eacute;s entreprises d'Etat et leurs cons&eacute;quences sur les travailleurs, le d&eacute;marrage inqui&eacute;tant de la campagne agricole 2006 - 2007, la pauvret&eacute; qui touche&nbsp;la majeure partie de la population malienne, la persistance du ch&ocirc;mage et des probl&egrave;mes d'acc&egrave;s &agrave; l'&eacute;ducation, l'eau et la sant&eacute;, en d&eacute;pit des efforts entrepris. </font></div>
<div><font size="2">Les d&eacute;l&eacute;gu&eacute;s de la conf&eacute;rence nationale recommandent donc au Bureau politique national du PRM une s&eacute;rie d'actions parmi lesquelles l'organisation d'un congr&egrave;s d'investiture, la formation des cadres &eacute;lectoraux, la meilleure animation de la vie politique du parti,&nbsp;l'organisation d'assises locales, la r&eacute;alisation d'alliances politiques plus cr&eacute;dibles, l'&eacute;laboration des registres de militants et la vulgarisation de l'accord d'Alger et de son contexte.<span>&nbsp;&nbsp;&nbsp; </span></font></div>
<div><font size="2">En ce qui concerne les finances du parti, il a &eacute;t&eacute; d&eacute;cid&eacute; d'assainir la gestion des ressources et des biens, encourager les initiatives g&eacute;n&eacute;ratrices de revenus, la perception des droits d'image, des dons et cotisations. Le Rpm s&rsquo;est plaint des chantages orchestr&eacute;s par l&rsquo;Etat autour de l&rsquo;aide l&eacute;gale aux partis et d&rsquo;une d&eacute;mocratie factice.&nbsp;</font></div>
<div><strong><font size="2">Force de propositions </font></strong></div>
<div><font size="2">En outre, il est demand&eacute; au gouvernement de faire respecter la charte des partis et l'article 28 de la constitution, d'actualiser le r&eacute;pertoire des villages et fractions du Mali et le fichier &eacute;lectoral, le respect des droits relatifs &agrave; l'acc&egrave;s aux m&eacute;dias publics. Au plan &eacute;conomique, le conclave des tisserands recommande la promotion et le d&eacute;veloppement du secteur priv&eacute;, la cr&eacute;ation d'une structure de promotion des exportations, la promotion des produits made in Mali &agrave; l'ext&eacute;rieur, la moralisation des march&eacute;s publics et la promotion des entreprises nationales, la meilleure gestion des finances publiques, une meilleure coordination et une plus grande efficacit&eacute; de l'aide au d&eacute;veloppement.</font></div>
<div><font size="2">Au plan socioculturel, il a &eacute;t&eacute; recommand&eacute; de mettre en place un cadre r&eacute;glementaire pour une gestion durable des ressources naturelles, l'&eacute;laboration des strat&eacute;gies visant &agrave; r&eacute;duire dans tous les domaines les in&eacute;galit&eacute;s dans les relations homme-femme, coordonner les actions des diff&eacute;rents intervenants dans le cadre strat&eacute;gique de lutte contre la pauvret&eacute; en cr&eacute;ant une structure de contr&ocirc;le et de suivi du programme, encourager la cr&eacute;ation d'organismes d'autopromotion f&eacute;minine, promouvoir la cr&eacute;ation de coop&eacute;ratives multifonctionnelles pour les jeunes, les personnes &acirc;g&eacute;es et d&eacute;velopper une v&eacute;ritable politique d'organisation des personnes handicap&eacute;es et leur insertion dans la production. Sur le plan de l'&eacute;ducation, le Rpm demande &agrave; l'Etat d'op&eacute;rer des reformes de l'enseignement en profondeur tout en pr&eacute;servant les acquis des reformes ant&eacute;rieures. Il s'agit entre autres d'adapter la formation aux besoins du march&eacute; de l'emploi, am&eacute;liorer rapidement la qualit&eacute; de l'enseignement, cr&eacute;er un cadre appropri&eacute; pour l'apprentissage dans tous les secteurs de l'&eacute;ducation,&nbsp;promouvoir la recherche scientifique&nbsp;et promouvoir les langues nationales en leur donnant une place de choix dans tous les segments de l'enseignement. Au titre de l'emploi, il s'agit d'encourager la formation professionnelle en lui r&eacute;servant une place privil&eacute;gi&eacute;e, organiser un d&eacute;bat national autour de la question cruciale de l'emploi. </font></div>
<div><font size="2">En qui concerne le domaine de la sant&eacute;, le Rpm recommande de proposer aux populations maliennes un vaste chantier de r&eacute;formes en prenant en compte les acquis du PRODESS et des soins de qualit&eacute; &agrave; travers une bonne r&eacute;partition d'un personnel qualifi&eacute; et comp&eacute;tent sur toute l'&eacute;tendue du territoire national, mettre l'accent sur la sant&eacute; de la m&egrave;re et l'enfant dans le syst&egrave;me sanitaire malien, loger les fonds des divers programmes de lutte contre les pand&eacute;mies&nbsp;telles que le VIH SIDA, la tuberculose etc. dans le budget programme du minist&egrave;re de la Sant&eacute; ainsi que la relecture et l'application effective de la loi hospitali&egrave;re.&nbsp;</font></div>
<div><font size="2">En mati&egrave;re de solidarit&eacute;, il a &eacute;t&eacute; souhait&eacute; l'institution d'un syst&egrave;me p&eacute;renne et la mise en place d'un chantier d'&eacute;laboration de programmes de s&eacute;curit&eacute; sociale. Quant &agrave; la culture, il a &eacute;t&eacute; recommand&eacute; de revaloriser le patrimoine culturel malien en lui donnant tout son contenu et en tenant compte des autres cultures des pays voisins avec lesquels le Mali partage un h&eacute;ritage culturel tr&egrave;s riche et d'adopter une politique culturelle bas&eacute;e sur la r&eacute;habilitation des valeurs authentiques et des us.&nbsp;</font></div>
<div><strong><font size="2">Un engagement ferme </font></strong></div>
<div><font size="2">Dans son allocation de cl&ocirc;ture, le pr&eacute;sident du parti s'est r&eacute;joui du d&eacute;roulement g&eacute;n&eacute;ral des travaux sur les sujets relatifs &agrave; la revue des structures, la relecture du projet de soci&eacute;t&eacute; du RPM, l'analyse approfondie de la situation politique, &eacute;conomique et sociale de notre pays jusqu'&agrave; la redondante question du financement du parti.&nbsp;Ibrahim Boubacar KE&Iuml;TA juge les r&eacute;solutions comme importantes en attendant le prochain congr&egrave;s du parti. </font></div>
<div><font size="2">Pour IBK, le Rpm peut &ecirc;tre fier,&nbsp;mais sans publicit&eacute;, de gagner chaque jour la confiance des Maliens, mais a-t-il pr&eacute;venu &quot; il est certain que nul ne saurait nous reprocher de pr&eacute;server dans le climat d'intol&eacute;rance exacerb&eacute; qui pr&eacute;vaut actuellement, des identit&eacute;s dont l'efficacit&eacute; pourrait en souffrir. Nous ne sommes pas des bateliers de foire. &quot;</font></div>
<div><font size="2">En commentant la position du parti par rapport &agrave; l'accord d'Alger, le pr&eacute;sident du parti a indiqu&eacute; que loin des fadaises racont&eacute;es par ci par l&agrave;, le Rpm est pour la paix, mais dans l'unit&eacute; nationale et dans un Etat renforc&eacute; et non disloqu&eacute;. Etait-il n&eacute;cessaire pour lui de rappeler sa carri&egrave;re dans les organisations internationales du nord Mali. Et d'ajourer que &quot; ces populations et leurs leaders savent notre attachement &agrave; l'honneur et au respect scrupuleux de nos engagements.&quot;</font></div>
<div><font size="2">Selon le pr&eacute;sident du Rpm, &quot; un Etat digne de ce nom, un Etat qui a pr&eacute;tention &agrave; la qualit&eacute; d'Etat de droit a des obligations de conformit&eacute; &agrave; l'objet. Le premier et incontestable devoir de l'Etat de droit, c'est un truisme, le respect scrupuleux de la loi. La premi&egrave;re des lois, celle qui fonde toutes les autres, c'est la Constitution. Tout acte pos&eacute; non conforme &agrave; la Constitution est une simple violation de la loi fondamentale. C'est tout ! D'&eacute;minents juristes, au courage certain et &agrave; l'honn&ecirc;tet&eacute; intellectuelle&nbsp;non incontestable, l'ont dit de la plus belle des fa&ccedil;ons&nbsp;&raquo;. Pour IBK, &quot; Tout homme est faillible et nul ne d&eacute;tient la v&eacute;rit&eacute; en dehors de Dieu&nbsp;&raquo;. En &eacute;voquant l&rsquo;enjeu politique des &eacute;lections g&eacute;n&eacute;rales de 2007, le pr&eacute;sident du Rpm a promis aux d&eacute;l&eacute;gu&eacute;s de faire participer le parti aux diff&eacute;rentes joutes politiques dans le respect de ses engagements avec le peuple malien.<span>&nbsp;&nbsp; </span></font></div>
<div><font size="2">Des motions de soutien et de remerciement ont &eacute;t&eacute; d&eacute;cern&eacute;es au BPN, au pr&eacute;sident du parti et au groupe parlementaire Rpm/Rdt.<span>&nbsp;&nbsp; </span></font></div>
<p><strong><font size="2">Par Ibrahim SANGALA </font></strong>"</p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>FORUM DES ELUES LOCALES:La démocratie du genre</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/democratie/forum-des-elues-localesla-democratie-du-genre-11043.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 25 Jul 2006 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<div><strong><em><font size=2">Assurer une pleine et &eacute;gale participation des femmes &eacute;lues locales dans les prises de d&eacute;cisions et dans la gestion des affaires publiques, tel est l&rsquo;objectif de la premi&egrave;re conf&eacute;rence des femmes &eacute;lues du Mali qui se tient depuis hier au centre international de conf&eacute;rence&nbsp;de Bamako. </font></em></strong></div>
<div><font size="2">&nbsp;</font></div>
<div><font size="2">La probl&eacute;matique de la participation des femmes dans la prise de d&eacute;cision est au c&oelig;ur de deux jours d&rsquo;&eacute;changes entre les femmes conseill&egrave;res des collectivit&eacute;s locales de l&rsquo;ensemble du pays. Ces &eacute;lues locales tiennent les travaux de leur premi&egrave;re conf&eacute;rence, depuis hier, au Centre international de conf&eacute;rence de Bamako. </font></div>
<div><font size="2">La c&eacute;r&eacute;monie d&rsquo;ouverture, a &eacute;t&eacute; pr&eacute;sid&eacute;e par le G&eacute;n&eacute;ral Kafougouna KONE, ministre de l&rsquo;Administration territoriale et des collectivit&eacute;s locales et repr&eacute;sentant le Pr&eacute;sident de la R&eacute;publique. Il avait &agrave; ses c&ocirc;t&eacute;s&nbsp;: son homologue de la Promotion de la femme, de l&rsquo;enfant et de la famille, Mme M&rsquo;bodji SENE, et le pr&eacute;sident de l&rsquo;Association des municipalit&eacute;s du Mali (AMM), Abdel Kader SIDIBE, &eacute;galement maire de la commune III. </font></div>
<div><font size="2">La pr&eacute;sente conf&eacute;rence a pour but d&rsquo;am&eacute;liorer la participation des femmes dans les instances de d&eacute;cisions. Aussi, vise-t-elle &agrave; amener les femmes &eacute;lues &agrave; discuter de la n&eacute;cessit&eacute; d&rsquo;&ecirc;tre solidaire dans leur d&eacute;marche commune.</font></div>
<div><font size="2">Dans son mot de remerciement, le pr&eacute;sident de l&rsquo;AMM a fait remarquer cette rencontre constitue, pour son association, une &eacute;tape tr&egrave;s importante dans sa strat&eacute;gie de promotion du genre. Ainsi, il a souhait&eacute; qu&rsquo;au sortir de ces deux jours de travaux, les &eacute;changes permettront d&rsquo;aller dans le sens d&rsquo;une am&eacute;lioration non seulement de la gestion communale, mais aussi de celle de la perception que le citoyen aura de leurs consoeurs &eacute;lues locales. </font></div>
<div><font size="2">Pour sa part, la ministre de la Promotion de la femme a indiqu&eacute; que la participation de la femme dans la prise des d&eacute;cisions et dans la gestion des affaires publiques est une exigence d&eacute;mocratique, en m&ecirc;me temps qu&rsquo;une question de justice et d&rsquo;&eacute;quit&eacute;. Elle est la garantie d&rsquo;une meilleure prise en compte des int&eacute;r&ecirc;ts, des aspirations et des besoins sp&eacute;cifiques des femmes, donc le gage d&rsquo;un d&eacute;veloppement harmonieux et &eacute;quitable de la soci&eacute;t&eacute;. </font></div>
<div><font size="2">C&rsquo;est pour toutes ces raisons que le gouvernement, selon M&rsquo;bodji SENE, a fait de la prise en compte du genre, un axe important du cadre strat&eacute;gique de lutte contre la pauvret&eacute; en cours de finalisation. Aussi, a-t-elle rappel&eacute; que la participation de la femme &agrave; la prise de d&eacute;cision ne se ram&egrave;ne pas &agrave; la seule conqu&ecirc;te du pouvoir politique, mais qu&rsquo;elle doit s&rsquo;inscrire dans le cadre plus vaste du r&ocirc;le qu&rsquo;elles peuvent et doivent jouer dans les structures de prise de d&eacute;cisions dans toutes les sph&egrave;res de la soci&eacute;t&eacute;. </font></div>
<div><font size="2">Quant au ministre de l&rsquo;Administration territoriale et des collectivit&eacute;s locales, il s&rsquo;est f&eacute;licit&eacute; de la pr&eacute;sence massive des femmes conseill&egrave;res municipales. Ainsi, au-del&agrave; de toutes les autres formes de regroupement et de promotion des femmes, cette conf&eacute;rence des femmes &eacute;lues locales, selon le G&eacute;n&eacute;ral Kafougouna KONE, se singularise et se particularise de par l&rsquo;impact qu&rsquo;elle aura d&eacute;sormais sur la vie des collectivit&eacute;s et sur la vaste chantier de la d&eacute;centralisation en cours dans notre pays. </font></div>
<div><font size="2">Par ailleurs, si &eacute;duquer une femme, c&rsquo;est &eacute;duquer une famille et une nation, il faudra aussi, en retour, selon le ministre, permettre &agrave; la femme la possibilit&eacute; de participer pleinement au processus de d&eacute;cision tout en donnant &agrave; celle-ci toute la dimension de son r&ocirc;le dans la soci&eacute;t&eacute;. Aussi, a-t-il rappel&eacute; que les &eacute;lues municipales repr&eacute;sentent des espoirs pour des milliers de leurs s&oelig;urs qui continuent, malheureusement, &agrave; s&rsquo;activer tous les jours pour trouver un point d&rsquo;eau potable ou amener leur enfant malade dans un centre de sant&eacute; situ&eacute; &agrave; plusieurs kilom&egrave;tres. Il les a exhort&eacute; &agrave; plus d&rsquo;engagement et de combativit&eacute; en vue d&rsquo;amener leurs conseils communaux &agrave; int&eacute;grer dans les plans de d&eacute;veloppement &eacute;conomique, social et culturel, leurs pr&eacute;occupations et celles de leurs autres s&oelig;urs.</font></div>
<p><strong><font size="2">Par Mohamed D. DIAWARA<span>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; </span></font></strong>"</p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>MANIFESTE POUR LA DEMOCRATIE:LE PROF. DIOP JOUE À LA ROULETTE RUSSE</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/democratie/manifeste-pour-la-democratiele-prof-diop-joue-a-la-roulette-russe-11032.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 24 Jul 2006 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aurore</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<div><strong><em><font size=2">Qui mieux que les Russes ont trouv&eacute; juste pour d&eacute;signer un jeu suicidaire&nbsp;? Ils ont invent&eacute; la &laquo;&nbsp;Roulette Russe&nbsp;&raquo;. Un jeu qui consiste pour deux dueliste &agrave; charger un pistolet d&rsquo;une seule balle, &agrave; tourner plusieurs fois le barillet, &agrave; mettre ensuite le canon sur la tempe et &agrave; presser sur la d&eacute;tente &agrave; tour de r&ocirc;le jusqu&rsquo;&agrave; qu&rsquo;au coup fatal. Le gagnant est donc celui qui aura surv&eacute;cu. L&rsquo;expression est rentr&eacute;e dans le langage courant pour d&eacute;signer non seulement une tentative suicidaire mais aussi, et en&nbsp;filigrane, le pile ou face. C&rsquo;est &agrave; ce jeu macabre que s&rsquo;adonne le professeur Abdoulaye Traor&eacute; dit Diop. Apr&egrave;s avoir essuy&eacute; de cinglantes d&eacute;faites dans son fief &agrave; Markala, il joue en ce moment sa survie ou sa mort politique, bien entendu.</font></em></strong></div>
<div><font size="2">Le &laquo;&nbsp;Cousin&nbsp;&raquo; Traor&eacute; [de par son nom de famille] doit d&eacute;cid&eacute;ment se battre sur plusieurs fronts et contre ses pires&nbsp;cauchemars politiques dans la perspective des prochaines l&eacute;gislatives. Il s&rsquo;agit de l&rsquo;actuel Maire de Markala Cheick Soumounou dit Barou, un Ad&eacute;miste bon teint et de l&rsquo;actuelle d&eacute;put&eacute;, Madame Diahara Traor&eacute; jadis appel&eacute;e <em>&laquo;Madame Ad&eacute;ma&raquo;</em> mais r&eacute;cup&eacute;r&eacute;e plus tard par le RPM.&nbsp;Notre Professeur qui entend bien se servir du fameux Manifeste pour vaincre ses deux bourreaux doit malheureusement engag&eacute; l&agrave; aussi un combat de leadership qu&rsquo;il n&rsquo;est, h&eacute;las pas s&ucirc;r de remporter. </font></div>
<div><font size="2">L&rsquo;histoire remonte aux communales de 1999. A cette &eacute;poque, M Abdoulaye Traor&eacute; entretenait le grand amour avec M. Cheick Soumounou dit Barou, aujourd&rsquo;hui &eacute;lu Maire de Markala. Ces bonnes relations avaient, on s&rsquo;en doute des enjeux politiques. C&rsquo;&eacute;tait surtout dans le but d&rsquo;&eacute;carter la redoutable candidate, Mme Diahara dite &laquo;&nbsp;Madame Ad&eacute;ma&nbsp;&raquo; au moment des faits que les deux hommes se sont li&eacute;s d&rsquo;amiti&eacute;. M Soumounou b&eacute;n&eacute;ficia alors du soutien (pas du tout d&eacute;sint&eacute;ress&eacute; ou inconditionnel) de son mentor, le professeur Traor&eacute; dit Diop. Il fut m&ecirc;me son disciple. Le ma&icirc;tre caressait cependant l&rsquo;id&eacute;e de manipuler plus tard son <em>&laquo;&nbsp;produit&nbsp;&raquo;</em> une fois que ce dernier aurait acc&eacute;d&eacute; au fauteuil convoit&eacute;. L&rsquo;objectif fut atteint non sans mal puisque les r&eacute;sultats desdites &eacute;lections furent&nbsp;tr&egrave;s serr&eacute;s. M Soumounou fut &eacute;lu maire avec un tr&egrave;s faible &eacute;cart de voix au d&eacute;triment de &laquo;&nbsp;Madame Ad&eacute;ma&nbsp;&raquo;.&nbsp;Naturellement, on cria &agrave; la fraude massive, &agrave; une victoire &eacute;triqu&eacute;e, douteuse et vol&eacute;e, etc. Qu&rsquo;importe, et la victoire et la d&eacute;faite &eacute;taient, de part et d&rsquo;autre, consomm&eacute;es. Ainsi vont les &eacute;lections au Mali&nbsp;!</font></div>
<div><font size="2">Mais voil&agrave;&nbsp;: une fois &eacute;lu Maire, le disciple Soumounou crut le moment venu de s&rsquo;affranchir de la tutelle du Ma&icirc;tre, le professeur Diop. L&agrave; commenc&egrave;rent les hostilit&eacute;s. De l&rsquo;amiti&eacute;, on en vint &agrave; l&rsquo;inimiti&eacute;. M Diop avaient ses propres ambitions politiques&nbsp;: il voulait &ecirc;tre d&eacute;put&eacute;. Pendant que les deux hommes se livraient une guerre sans merci, la malheureuse candidate aux communales, alla se faire fait inscrire sur la liste &laquo;&nbsp;Espoir 2002&nbsp;&raquo; apr&egrave;s la cr&eacute;ation du RPM auquel elle adh&eacute;ra. Son appartenance &agrave; ce groupe politique qui avait le vent en poupe au moment des faits, lui permis de se faire &eacute;lire d&eacute;put&eacute; de la circonscription. Quant au professeur Diop, sa candidature ne fut m&ecirc;me pas retenue au sein de son propre parti, l&rsquo;Ad&eacute;ma. Et pour cause&nbsp;: les Markalais &eacute;taient quelque peu d&eacute;&ccedil;us de l&rsquo;homme. Ils lui reprochent de n&rsquo;avoir jamais us&eacute; de son influence et de son statut de&nbsp;&laquo;&nbsp;m&eacute;decin traitant du Pr&eacute;sident de la R&eacute;publique en personne&nbsp;&raquo;, (Alpha Oumar Konar&eacute; au moment des faits), pour aider sa propre localit&eacute;. Le Comit&eacute; Ex&eacute;cutif se plia donc aux exigences de la section. Naturellement, le malheureux candidat &agrave; la candidature vit l&agrave; la main du Maire Cheick Soumounou et de ses d&eacute;tracteurs au sein du Comit&eacute; Ex&eacute;cutif auxquels il ne pardonna jamais cette offense &agrave; sa personne. Il esp&egrave;re bien prendre sa revanche &agrave; la faveur des prochaines &eacute;lections. En briguant la Magistrature supr&ecirc;me du pays&nbsp;? Des monstres politiques l&rsquo;attendent sur ce terrain et ne lui feront pas de concession.&nbsp;Aussi, parce que n&rsquo;ayant ni la b&eacute;n&eacute;diction ni la caution de son parti, lui qui, rappelons, a souci de redorer le blason de l&rsquo;homme politique. Un paradoxe alors s&rsquo;il s&rsquo;aventurait alors dans cette option puisqu&rsquo;il contribuera lui m&ecirc;me &agrave; discr&eacute;diter en premier le politique. Notons par ailleurs que la guerre de leadership a bel et bien commenc&eacute; dans le rang des initiateurs du Manifeste. </font></div>
<div><font size="2">Postulera-t-il alors aux l&eacute;gislatives&nbsp;? Cette seconde option est la plus plausible. Et pour cause: Madame Diahara Traor&eacute; s&rsquo;est d&rsquo;ores et d&eacute;j&agrave; d&eacute;sist&eacute;e. Elle se dit d&eacute;go&ucirc;t&eacute;e de la politique et a presque avou&eacute; son &eacute;chec. Elle n&rsquo;est pas candidate &agrave; sa propre succession. La voie semble donc libre pour le professeur Diop. Mais ce n&rsquo;est qu&rsquo;une apparence car, son pire adversaire et ex-fr&egrave;re et ami, le Maire Cheick Soumounou a lui aussi des vis&eacute;es sur le m&ecirc;me fauteuil. Et, face &agrave; ce dernier, il n&rsquo;a aucune chance. Car, si notre Professeur b&eacute;n&eacute;ficie d&eacute;sormais d&rsquo;une certaine popularit&eacute; gr&acirc;ce au Manifeste lanc&eacute; justement pour les besoins de la cause, M Soumounou lui, joui d&rsquo;une popularit&eacute; certaine dans la m&ecirc;me localit&eacute;. Ce, en plus de la b&eacute;n&eacute;diction du Comit&eacute; Ex&eacute;cutif de leur formation commune, l&rsquo;Ad&eacute;ma PASJ qui, soit dit en passant garde encore intact tout son potentiel &eacute;lectoral dans la circonscription. </font></div>
<div><font size="2">En lan&ccedil;ant le Manifeste, M Traor&eacute; dit Diop, esp&egrave;re bien grignoter dans tout l&rsquo;&eacute;lectorat existant. Ce <em>&laquo;grand machin&raquo;</em> peut donc lui servir de tremplin. Mais encore, faudra-t-il maintenir la troupe en alerte&nbsp;! Notre Professeur a pens&eacute; &agrave; tout. Il compte lancer un autre et second manifeste dans les semaines &agrave; venir. Une mani&egrave;re de maintenir la pression et de s&rsquo;attirer les regards et les int&eacute;r&ecirc;ts. La grande incertitude, c&rsquo;est qu&rsquo;il n&rsquo;a aucun militant derri&egrave;re lui, mais seulement des signataires. H&eacute;las, un militant de parti politique est un &eacute;lecteur potentiel. Mais un signataire de Manifeste est&hellip;, un signataire de Manifeste. La preuve&nbsp;? A la faveur de l&rsquo;&eacute;lection du Pr&eacute;sident de la Commission de l&rsquo;Union Africaine&nbsp;en 2003, le candidat ivoirien, Amara Essy a recueilli des milliers de voix et de signatures (sur Internet, dans la presse, afin de fl&eacute;chir les opinions) contre son rival Alpha Oumar Konar&eacute;. Mais c&rsquo;est ce dernier qui fut &eacute;lu.&nbsp;</font></div>
<div><font size="2">Dans le cas qui nous concerne, les militants issus des partis politiques et&nbsp;signataires du Manifeste voteront naturellement pour le candidat de leurs propres formations ou suivront les mots d&rsquo;ordre (d&eacute;favorable aux initiateurs du Manifeste) de ces derni&egrave;res au risque de renier leur propre conviction, eux qui exigent justement&nbsp;la r&eacute;habilitation de l&rsquo;homme politique malien. Comment le pourront-ils donc s&rsquo;ils ne respectent pas eux m&ecirc;mes le principe pour lequel ils se battent&nbsp;?&nbsp;A raison, on imagine mal un militant du RPM voter un candidat autre qu&rsquo;IBK lors des pr&eacute;sidentielles ou un postulant issu des rangs du RPM lors des l&eacute;gislatives. A contrario, notre militant grossira le nombre des abstentionnistes. La conviction politique exige cette ligne de conduite. En somme, le succ&egrave;s d&rsquo;une entreprise morale ne d&eacute;pend pas du nombre de ses partisans. Et il s&rsquo;agit bien ici d&rsquo;une entr&eacute;prise morale puisqu&rsquo;il est question de moraliser et de r&eacute;habiliter le politique au Mali. Par ailleurs, les initiateurs du Manifeste n&rsquo;ont pas encore repondu &agrave; la sempiternelle question: que proposent-ils aux Maliens? Autre chose est de montrer &agrave; un homme qu&rsquo;il est dans l&rsquo;erreur, autre chose de l&rsquo;instruire de la v&eacute;rit&eacute;, dit-on. </font></div>
<div><font size="2">M Traor&eacute;&nbsp;dit Diop joue donc &agrave; la roulette russe: r&eacute;ussir, gr&acirc;ce au Manifeste, le jackpot ou tout perdre. Il risque bien de recevoir la balle fatale car l&rsquo;&eacute;chec (tr&egrave;s probant) de sa strat&eacute;gie signifiera sa mort politique. </font></div>
<p><strong><em><font size="2">B.S. Diarra</font></em></strong>"</p>]]> </content:encoded>
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<title>ABDOUL TRAORE DIT DIOP:DEUXIEME EPITRE AUX DEMOCRATES</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/democratie/abdoul-traore-dit-diopdeuxieme-epitre-aux-democrates-10950.html</link>
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<pubDate>Mon, 10 Jul 2006 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Challenger</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<div><strong><em><font size=2">J&rsquo;aimerais commencer ce nouveau message par une petite histoire. Une histoire qu&rsquo;aimait beaucoup raconter Billy Graham, ce grand &eacute;vang&eacute;liste am&eacute;ricain pendant ses campagnes d&rsquo;&eacute;vang&eacute;lisation. Il s&rsquo;agit, disons, de la parabole de l&rsquo;enfant &agrave; la main coinc&eacute;e dans un bocal.</font></em></strong></div>
<div><font size="2">Un gosse se prit donc un jour la main dans un vase de tr&egrave;s grande valeur. Et malgr&eacute; tous les efforts de la famille pour la lib&eacute;rer, la main resta solidement coinc&eacute;e. Tout en se demandant ce qui pouvait emprisonner cette main dans le vase, son p&egrave;re, en d&eacute;sespoir de cause, lui dit&nbsp;:&nbsp;<em>&laquo;&nbsp;Ecoute, mon fils, ouvre ton poing, serre tes doigts les</em> uns contre les autres, &eacute;tends-les tout droit comme &ccedil;&agrave; et essaie de sortir la main&nbsp;&raquo;. L&rsquo;enfant r&eacute;pondit&nbsp;:&nbsp;&laquo;&nbsp;<em>Tu plaisantes, Papa&nbsp;! Si j&rsquo;ouvre ma main, je vais perdre la pi&egrave;ce de dollar que je tiens l&agrave; dans&nbsp;!</em>&nbsp;&raquo;.</font></div>
<div><font size="2">La plupart de nos partis politiques vivent exactement la m&ecirc;me situation que cet enfant. Ils sont prisonniers d&rsquo;une situation absurde dans laquelle ils se sont fourvoy&eacute;s eux-m&ecirc;mes&nbsp;: celle de renoncer &agrave; leur mission premi&egrave;re, l&rsquo;animation politique, au profit d&rsquo;un homme qui se dit r&eacute;solument ind&eacute;pendant, m&ecirc;me s&rsquo;il aime rappeler &agrave; l&rsquo;occasion qu&rsquo;il est un soldat (statut auquel il a pourtant renonc&eacute; en se portant candidat aux pr&eacute;sidentielles). </font></div>
<div><font size="2">Le Mali vit dans un d&eacute;sert politique. Et c&rsquo;est ce que le <em>Manifeste pour la D&eacute;mocratie</em> a d&eacute;nonc&eacute;. </font></div>
<div><font size="2">Et c&rsquo;est ce que bon nombre d&rsquo;entre vous ont compris, en vous engageant en toute libert&eacute; pour porter le nombre de signataires &agrave; plus de 800 personnes aujourd&rsquo;hui et en cr&eacute;ant d&eacute;j&agrave; une dizaine de Comit&eacute;s ADJ &agrave; travers le territoire.</font></div>
<div><font size="2">Je dis bien d&eacute;sert politique, m&ecirc;me si, paradoxalement, nous avons plus d&rsquo;une centaine de partis politiques qui pullulent sur la place publique. Mais, au risque de me r&eacute;p&eacute;ter, je dis que de par leur abdication bassement monnay&eacute;e, ils ont autant d&rsquo;efficacit&eacute; qu&rsquo;un eunuque dans un harem de jeunes filles vierges.</font></div>
<div><font size="2">Et partant, il faudra bien qu&rsquo;ils sortent de cette impasse, les partis politiques.</font></div>
<div><font size="2">D&rsquo;abord parce qu&rsquo;ils croient tous tenir le bon bout, le pactole, alors qu&rsquo;en fait, ils ne tiennent que des miettes, l&rsquo;essentiel &eacute;tant dans les mains des ind&eacute;pendants du Mouvement Citoyen et dans les mains de quelques-uns de leurs barons d&eacute;froqu&eacute;s dont le contr&ocirc;le leur a &eacute;chapp&eacute; depuis belle lurette. Oui, l&rsquo;essentiel est ailleurs et c&rsquo;est bien pourquoi la majorit&eacute; d&rsquo;entre eux ne se donnent m&ecirc;me plus la peine d&rsquo;intervenir dans les affaires de la Nation, m&ecirc;me quand elles sont aussi cruciales que la r&eacute;bellion du Nord&nbsp;!</font></div>
<div><font size="2">Ensuite, parce qu&rsquo;ils risquent fort de se voir infliger une correction &eacute;lectorale sans pr&eacute;c&eacute;dent. A force de tromper le pouvoir et de tromper leurs militants, nombre d&rsquo;entre eux ne se rendent m&ecirc;me pas compte que leurs bases leur &eacute;chappent jour apr&egrave;s jour. Le pouvoir peut bien nouer toutes les alliances imaginables, mais il risque fort de ne se retrouver qu&rsquo;avec des liasses de monnaie de singe, car rien ne garantit que les militants suivront les &eacute;tats-majors.</font></div>
<div><font size="2">Enfin les partis politiques sont somm&eacute;s par leur conscience de se lib&eacute;rer de&nbsp;cette servitude parce que certains se sont sacrifi&eacute;s en Mars 1991 pour que eux, ils puissent exister librement aujourd&rsquo;hui. Le Carr&eacute; des Martyrs &agrave; Niar&eacute;la n&rsquo;est pas un c&eacute;notaphe &eacute;rig&eacute; pour les besoins d&rsquo;un film de mauvais go&ucirc;t.&nbsp;C&rsquo;est pour rappeler &agrave; tous le chemin de l&rsquo;honneur et le sens de l&rsquo;engagement d&rsquo;un peuple.&nbsp;Et maintenant, j&rsquo;aimerais terminer par cette citation que notre compatriote Dialla Konat&eacute;, brillant intellectuel officiant aux USA a fait sienne: la diff&eacute;rence entre votre pass&eacute; et votre futur, c&rsquo;est ce que vous &ecirc;tes en train de r&eacute;aliser maintenant.</font></div>
<div><font size="2">Faites passer ce mot &agrave; vos familles politiques et &agrave; vos concitoyens!</font></div>
<div><font size="2">A tr&egrave;s bient&ocirc;t!</font></div>
<div align="right"><strong><font size="2">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Abdoul Traor&eacute; dit Diop.&nbsp;</font></strong></div>
<div align="right"><strong><font size="2">Pr&eacute;sident de </font></strong></div>
<div align="right"><strong><font size="2">L&rsquo;Association </font></strong></div>
<div align="right"><strong><font size="2">D&eacute;mocratie et</font></strong></div>
<p><strong><font size="2">&nbsp;Justice (ADJ).</font></strong>"</p>]]> </content:encoded>
</item>

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