<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0"
     xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
     xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
     xmlns:admin="http://webns.net/mvcb/"
     xmlns:rdf="http://www.w3.org/1999/02/22-rdf-syntax-ns#"
     xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
     xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/">
<channel>
<title>Actualités au Mali en temps réel et info en direct &#45; : Editorial</title>
<link>https://www.maliweb.net/rss/category/editorial</link>
<description>Actualités au Mali en temps réel et info en direct &#45; : Editorial</description>
<dc:language>fr</dc:language>
<dc:rights>Copyright 2002&#45;2026 maliweb.net &#45; All Rights Reserved.</dc:rights>

<item>
<title>Éditorial :  Des voix et plumes libres</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-des-voix-et-plumes-libres-3117478.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-des-voix-et-plumes-libres-3117478.html</guid>
<description><![CDATA[ Du mercredi 3 juin au samedi 6 juin 2026, Bamako a été hôte des plumes, voix et audiovisuels d’Afrique, à travers la tenue des travaux du 1er forum panafricain des médias(FOPAME). ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/uploads/images/202606/image_870x580_6a217c5dcd431.jpg" length="78067" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 12 Jun 2026 08:49:12 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aube d&apos;Afrique</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Placée sous le haut patronage du Président de la Transition, cette rencontre de haut niveau était porté par le slogan : Unir les voix, renforcer les liens entre médias d’Afrique.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Ce Forum a rassemblé des acteurs médiatiques d’une vingtaine pays africains. Le<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>pays invité d’honneur était le Royaume du Maroc. Le Fopame s’inscrit dans le cadre logique de la mouvance<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>de la semaine nationale de la liberté de presse. Durant 4 jours, le Fopame s’est défini comme un évènement majeur capable d’offrir aux professionnels des médias et de la communication, ainsi que les pouvoirs publics, un cadre institutionnel de dialogue, de réflexion stratégique, de mise en réseau et de renforcement des capacités, sera<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>articulé autour des panels et de tables rondes sur des thématiques d’intérêt commun pour le secteur. Le rendez-vous de<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Bamako découle de certains faits justifiés. En effet, dans un contexte de guerre informationnelle, où les médias des pays à l’occurrence de l’AES, sont confrontés à de graves difficultés communicationnelles, il était nécessaire que les acteurs de la presse se rencontrent pour dialoguer vrai. De nos jours, il urge de démocratiser le débat,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>de réunir tous les acteurs autour d’une même table pour échanger sur les différentes conceptions et lecteurs de la question de liberté de la presse, et surtout du droit du citoyen à une information juste,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>vérifiée et indépendante. Dans cette dynamique, il demeure important de laisser la parole libre et de garantir le metier de Journalisme. Cela, dans un environnement où le secteur des Médias<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>connaît énormément de bouleversements : médias traditionnels et classiques ont beaucoup changé avec l’évolution des nouvelles technologies de l’information et de la communication. Les acteurs des médias doivent suivre cette évolution afin de s’adapter aux réalités et pouvoir répondre aux besoins de leur<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>rédaction et entreprises. Au niveau continental, il faudrait qu’on puisse se donner la main pour faire convergence autour d’une synergie d’actions en vue de combler les attentes communicationnelles. En Afrique, les médias sont nombreux, mais dispersés, et n’arrivent pas à être efficaces<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>et défendre le narratif qui vient du continent. Le présent forum vient donc à point nommé afin de poser les jalons de ce qui avait fait la fierté du<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Mali<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>et du continent noir. L’heure est à la réactivation du festival Ondes et Libertés au service du panafricanisme. C’est pourquoi, le premier Fopame s’est déroulé au pas de charge.<span style="mso-spacerun: yes;">   </span>Une conférence inaugurale du forum a animée par un certain Martin FAYE sur les : « Médias africains à l’ère du numérique : indépendance, innovation et souveraineté narrative ». Des panels et des sous-thèmes ont été présentés par d’éminents experts. Au terme des travaux, les participants ont formulé des recommandations.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">HENRIE SAM TRAORÉ <o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito :  Sénégal : Vers une cohabitation institutionnelle</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-senegal-vers-une-cohabitation-institutionnelle-3117237.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/edito-senegal-vers-une-cohabitation-institutionnelle-3117237.html</guid>
<description><![CDATA[ Depuis le limogeage d’Ousmane Sonko, le 22 mai 2026, de son Poste de PM et sa réintégration, deux jours après, comme député ... ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/uploads/images/202511/image_870x580_692773271a16d.jpg" length="68754" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 04 Jun 2026 07:52:15 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Depuis le limogeage d’Ousmane Sonko, le 22 mai 2026, de son Poste de PM et sa réintégration, deux jours après, comme député à l’Assemblée Nationale pour présider le Perchoir, le paysage politique sénégalais<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>est en pleine mutation. Et affiche une incertitude<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>à travers<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>la nomination<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>par le Président Bassirou Diomaye Faye d’un nouveau PM qui n’est pas membre de la majorité parlementaire. Une<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>telle situation politique a toutes les chances de se radicaliser.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En effet, à la suite d’une infructueuse consultation du Comité Exécutif du PASTEF-Les Patriotes avec le président Faye, le Parti majoritaire,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>sous la houlette d’Ousmane Sonko, a décidé qu’il « ne participe pas au prochain Gouvernement ». Comme si cela ne suffisait pas, le Comité Exécutif du PASTEF<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>interdit à tous ses membres d’y participer même à titre individuel sous peine de sanction. Une décision tranchante qui a porté fruit lorsque l’on sait que le Gouvernement s’est finalement formé sans aucun ténor du PASTEF.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Mais peut-on bien gouverner sans la participation du Parti majoritaire qui dispose<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>notamment de la majorité absolue à l’hémicycle ? Un président de la république dans un système démocratique a-t-il le droit d’ignorer la légitimité électorale ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette situation politique,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>très inédite au Sénégal, ouvre inéluctablement la voie à une cohabitation institutionnelle dont les principaux<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>acteurs sont le président de la République Bassirou Faye et le président de l’Assemblée Nationale, Ousmane Sonko.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Le premier a décidé de mettre dans les placards le Projet de Société du Parti qui l’a propulsé au Pouvoir, en s’accommodant avec les anciens dignitaires du régime défunt Macky Sall que son parti a combattu. Alors que le second s’obstine à ce que le Projet de Société du PASTEF soit strictement exécuté. Ousmane<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Sonko a tenté de rassurer, notamment dans son discours d’investiture,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>qu’il<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>ne s’opposerait pas systématiquement au nouveau Gouvernement. Mais qu’il défendra<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>au moyen de ses prérogatives législatives, les intérêts<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>supérieurs<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>du pays portés par le parti majoritaire-le PASTEF-dont il est le Chef incontesté. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">D'ores et déjà, beaucoup d'analyses et observateurs politiques sénégalais et étrangers estiment que les deux pouvoirs-Exécutif et Législatif-vont s'affronter sur de nombreuses questions politiques et économiques. D'autant plus que l'ancien PM, resté fidèle pour une exécution stricte du Projet de Société du Pastef-Les patriotes, va continuer d'user de ses prérogatives législatives pour contrôler l'action gouvernementale et même initier des projets de lois. L’Assemblée nationale pourrait aussi voter une motion de censure pour faire tomber le nouveau gouvernement sénégalais. Mais<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>certains analystes estiment que les deux hommes forts du pays feront tout pour éviter ce scénario catastrophe, alors que sa survenue est très plausible.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Si cela advenait, il<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>serait alors extrêmement difficile à Diomaye de bien gouverner le Sénégal. D’autant que, même s’il persiste<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>en continuant d'afficher son appartenance au PASTEF, la réalité est<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>qu'il ne bénéficie plus d'aucun soutien de taille au<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>sein du parti. Le<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>prochain<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Congrès du PASTE, les 6 et 7 juin prochains,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>va sans nul doute nous montrer le poids politique<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>des deux principales personnalités de l’Etat sénégalais. Avec le risque que le Chef d’Etat soit exclu du parti. Quoi qu'il arrive, la symétrie politique entre les deux personnalités politiques,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>est une triste réalité qui va<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>fragiliser<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>le Chef de l'exécutif sénégalais !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Gaoussou Madani Traoré</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Entre Nous: Incertitudes au pays de la Terranga !</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/entre-nous-incertitudes-au-pays-de-la-terranga-3117156.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/entre-nous-incertitudes-au-pays-de-la-terranga-3117156.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/uploads/images/202510/image_870x580_68f0e4e03c288.jpg" length="57622" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 01 Jun 2026 10:03:20 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Challenger</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p><span>Le ministre Secrétaire général de la Présidence du Sénégal a annoncé, le vendredi 22 mai 2026, dans la soirée, que le Président Bassirou Diomaye Faye a mis fin aux fonctions du Premier ministre Ousmane Sonko. Lequel était, quelques heures auparavant, devant l’Assemblée nationale pour un grand oral qui fut visiblement une séance de déballage de ses divergences avec le Chef de l’Etat sur des questions majeures de la vie de la nation.</span></p>
<p><span>Certains de ses propos tenus devant les parlementaires, tels la question des ‘’fonds politiques’’, ont été perçus comme une volonté de « dicter publiquement au Président la manière de conduire les réformes ».</span></p>
<p><span>En vérité cette évolution des rapports entre les deux amis n’est pas une surprise. Tout comme le torrent de réactions qu’elle suscite. « Pour moi c'est un grand soulagement pour que Sonko soit libre de parole pour exposer les failles du système … », opine Ibrahim Camara Assane, un internaute. Un autre internaute sénégalais dont le profil Facebook affiche « Samedi Djinnabeye Le Ngarthé » écrit : « J'ai de l'admiration pour Sonko mais je trouve que dans ce cas, le problème vient de lui. Je trouve même que Diomaye Faye l'a un peu trop supporté par devoir de loyauté. Sonko n'était pas patient. Diomaye Faye a beaucoup de tempérance, à mon avis et il n'est certainement pas le méchant de cette histoire. C'est après tout, lui le président. Sonko lui devait un peu plus de considération pour cela. Sonko n'est pas exempt de tout reproche. S'il était un peu plus humble, leur duo allait passer au moins 20 ans à la tête du Sénégal. Il se voyait trop en président et ce n'est ni respectueux ni normal vis-à-vis de Diomaye Faye. C'est triste mais c'est cela la réalité du pouvoir : il n'y aura jamais deux capitaines dans un bateau, surtout pas quand le viscapitaine désire ardemment passer pour le capitaine». La troisième réaction, qui a attiré notre attention, est celle du journaliste-éditorialiste Hamidou Tidiane Sy.</span></p>
<div class="card-header" id="card_img_jt">Dans un court message posté sur sa page Facebook, il souligne : « Patatras ! C'était attendu, mais très dommage pour le pays. On va vers une période de grandes incertitudes. On peut spéculer, jouer aux petites devinettes, mais en vérité, nul ne sait de quoi demain sera fait. Dieu sauve le Sénégal ! ». Tidiane Sy a raison : le Sénégal s’achemine vers de grandes incertitudes politiques et institutionnelles. Surtout que l'ex Premier ministre, chef d'orchestre du Pastef n'a pas perdu du temps à s'inviter à l'Assemblée nationale où son installation dans ses fonctions de député puis son élection à la présidence du Parlement ont suscité une vive polémique et de fortes divergences au sein de l'opinion publique sénégalaise.</div>
<div class="card-header"></div>
<div class="card-header">La toute première intervention du successeur de Malick N'Diaye au perchoir est moins rassurante quant à la suite de cette crise au sommet de l'Etat. La ligne défendue par le Président Faye que le nouveau Premier ministre, un technocrate issu du monde financier s'engage à respecter se trouve opposée à celle incarnée par le Pastef et son Président Ousmane Sonko. Le directoire du parti majoritaire a dit ne pas être consulté pour la nomination du Premier ministre et de la formation du nouveau gouvernement dont l'annonce de la composition est attendue d'un moment à un autre. La formation politique est allé jusqu'à mettre en garde la consultation de certains de ses militants par le Chef de l'Etat pour la formation de l'équipe gouvernementale. Il s’avère difficile de prédire ce qui va se passer au Sénégal où la solidité des institutions a toujours permis de sauvegarder les acquis démocratiques. Mais, dans un contexte géopolitique et sécuritaire sous-régional très complexe, les leaders politiques sénégalais doivent preuve de grande responsabilité. Ils doivent privilégier le dialogue à la confrontation pour sauvegarder la République. Et les institutions sont appelées à jouer pleinement leur rôle comme elles l'ont toujours demontré à certains moments critiques de l'histoire. <br><strong></strong></div>
<div class="card-header"><strong></strong></div>
<div class="card-header"><strong>Par Chiaka Doumbia</strong></div>
<div class="card-body" id="card-body"></div>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>De quoi je me mêle : ‘’Le lion expose sa tanière au péril’’</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/de-quoi-je-me-mele-le-lion-expose-sa-taniere-au-peril-3117046.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/de-quoi-je-me-mele-le-lion-expose-sa-taniere-au-peril-3117046.html</guid>
<description><![CDATA[ Le limogeage de Ousmane Sonko, intervenu le vendredi dernier ... ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/uploads/images/202605/image_870x580_6a141c8ea9a23.jpg" length="56591" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 25 May 2026 09:56:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le limogeage de Ousmane Sonko, intervenu le vendredi dernier par le Président Bassirou Diomaye Faye, est tout simplement la résultante de la divergence de vues profondes sur la gestion<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>de l’exécutif<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>entre les deux<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>personnalités. Le duo<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>s’est transformé<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>en duel au haut sommet de l’Etat. Toute hypothèse se rapportant aux ambitions politiques démesurées de Sonko est réfutable à tout point de vue. Ce dernier suit la trajectoire du projet du PASTEF , le contrat social scellé avec le peuple sénégalais ,qui aspire au changement dans la gouvernance .<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Force est de constater que le Président FAYE semble avoir<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>son propre agenda, souvent antinomique à la ligne du parti. Comme illustration, la redynamisation de la<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Coalition Diomaye Président, ses accointances avec les dignitaires de l'ancien pouvoir. Sonko<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>s’est vu arborer le manteau de Guide de la Révolution lors du méga meeting. Cette légitimité populaire lui confère un rôle de caution morale du pouvoir. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>La gestion des fonds<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>politiques, la situation sur le dossier du FMI<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>et bien d’autres questions d’intérêt national, constituent à n’en pas douter, la pomme de discorde entre les deux hommes.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ousmane Sonko n’était pas un Premier ministre ordinaire : il était un chef de l’exécutif atypique, ayant été l’artisan principal de l’ascension de Diomaye à la présidence. Oublier cette réalité relève d’une cécité intellectuelle et fausse toute analyse lucide.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Disposant de la majorité parlementaire, l’appareil politique du PASTEF, avec son capital sympathie, et le désormais statut de victime<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Sonko n’a décidément rien perdu. Diomaye aurait dû travailler à affaiblir son Premier ministre, avoir la main mise sur le parti avant la consommation du divorce. Le successeur de Sonko ne pourrait<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>faire grande chose avec la motion de censure qui planera au-dessus de sa tête comme une épée de Damoclès.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Deux cartes restent à la possession du Président<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>FAYE : retourner vers le PASTEF pour y chercher le successeur de Sonko . La deuxième carte, c’est la dissolution de l’Assemblée nationale et là avec ses implications. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le pays de la Teranga<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>n’est –il pas au bord d’une crise institutionnelle ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Wait an see .Que Dieu préserve ce beau pays !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Baba Bourahima Cissé<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Editorial :  Au&#45;delà de la riposte</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-au-dela-de-la-riposte-3116353.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-au-dela-de-la-riposte-3116353.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/uploads/images/202604/image_870x580_69f256b16fcc6.jpg" length="90377" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 30 Apr 2026 02:06:46 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><i style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les attaques terroristes d’envergure menées ce samedi contre Kati, Sénou, Sévaré, Mopti et Kidal marquent un tournant préoccupant dans la dynamique sécuritaire de notre pays. Par leur simultanéité, leur ampleur et leur audace, ces offensives attribuées au Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM) interrogent profondément notre dispositif de sécurité et, au-delà, notre capacité collective à anticiper et prévenir.<o:p></o:p></span></i></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il serait injuste, voire dangereux, de ne pas saluer la réaction rapide et déterminée des Forces armées et de sécurité. Leur engagement sur le terrain, souvent au prix de lourds sacrifices, demeure un rempart indispensable face à la menace terroriste. Mais se contenter de la seule satisfaction liée à la riposte serait une erreur stratégique. Une nation ne se protège durablement ni par l’émotion, ni par la seule réaction. Elle se protège par la lucidité.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Car les faits sont là, têtus. Comment des groupes armés, en nombre, ont-ils pu se déplacer, se coordonner et frapper simultanément des points aussi sensibles sans être détectés en amont ? Comment ont-ils pu circuler avec armes, logistique et moyens roulants dans des zones pourtant sous surveillance ? Ces interrogations ne relèvent ni de la polémique ni du procès d’intention. Elles relèvent du devoir élémentaire de vigilance citoyenne.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La première hypothèse, la plus inquiétante, est celle de défaillances dans le renseignement. Le maillage territorial, humain et technique, est-il suffisamment dense et opérationnel ? Les mécanismes de remontée et de traitement de l’information fonctionnent-ils de manière optimale ? Dans une guerre asymétrique, le renseignement est la première ligne de défense. Toute faille en ce domaine ouvre des brèches que l’ennemi exploite sans hésitation.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La seconde question, plus sensible encore, est celle des complicités internes. Aucun groupe terroriste ne peut opérer à une telle échelle sans relais, sans informateurs, sans soutiens logistiques, même ponctuels. Ces complicités peuvent être motivées par la peur, l’idéologie, l’intérêt financier ou la contrainte. Mais leur existence, si elle est avérée, constitue une menace encore plus grave que l’attaque elle-même, car elle fragilise le socle de confiance entre l’État et les citoyens.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il faut avoir le courage de le dire : la guerre que nous subissons n’est pas seulement militaire, elle est aussi sociale, politique et psychologique. Elle se joue dans les villages, dans les quartiers, dans les réseaux informels, parfois même dans les institutions. La réponse ne peut donc être uniquement sécuritaire. Elle doit être globale, intégrée, et surtout honnête.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Honnête, cela signifie accepter d’évaluer sans complaisance les dispositifs existants, identifier les failles et corriger les dysfonctionnements. Honnête, cela signifie aussi renforcer le lien entre les forces de défense et les populations, car sans confiance, il n’y a pas de renseignement fiable. Honnête, enfin, cela implique de lutter sans relâche contre toutes les formes de compromission, où qu’elles se trouvent.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Mali est à un moment critique de son histoire sécuritaire. Chaque attaque d’envergure qui réussit affaiblit un peu plus la perception de contrôle de l’État sur son territoire. À l’inverse, chaque réponse lucide, structurée et anticipatrice renforce la résilience nationale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’heure n’est donc ni à l’autosatisfaction, ni à la résignation. Elle est à la rigueur, à l’exigence et à la vérité. Car c’est en posant les bonnes questions, sans détour ni tabou, que nous pourrons enfin construire les bonnes réponses.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Alexis Kalambry</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Editorial : Le dessein funeste des terroristes mis en échec.</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-le-dessein-funeste-des-terroristes-mis-en-echec-3116335.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-le-dessein-funeste-des-terroristes-mis-en-echec-3116335.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/uploads/images/202601/image_870x580_695c21d91a536.jpg" length="49319" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 29 Apr 2026 07:39:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aube d&apos;Afrique</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="Normal1" style="text-align: justify;"><i style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%;">Combat de longue haleine, la lutte contre le terrorisme au se poursuit. Comme le 1er juillet 2025, la journée du samedi 25 avril 2026 a été marquée par des attaques terroristes contre les positions des forces armées maliennes dans les villes de Bamako, Kati, Kidal, Sévaré et Gao</span></i><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%;">. En témoigne le communiqué du Gouvernement de la Transition portant à la connaissance de l’opinion nationale et internationale sur ces attaques complexes et coordonnées. Communiqué lu par<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>émanant le du Ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, Porte-parole du Gouvernement, Général de Brigade, Issa Ousmane Coulibaly. Ces actes terroristes ont malheureusement fait 16 blessés, dont des civils et des militaires pris en charge par les structures médicales, des dégâts matériels limités. Grâce à la promptitude, au professionnalisme et à la détermination des Forces Armées et de Sécurité maliennes, ces offensives ont été maîtrisées, plusieurs terroristes neutralisés et le dessein funeste des groupes armés terroristes a été mis en échec. La situation est totalement sous contrôle dans l’ensemble des localités concernées. Sn cette circonstance, le Général d’Armée Assimi Goïta, Président de la Transition, Chef de l’Etat et Chef suprême des Armées, le Gouvernement de la Transition et l’ensemble du Peuple malien saluent la promptitude de l’engagement des Forces Armées et de Sécurité, ainsi que leur patriotisme exemplaire et leur détermination sans faille à défendre la Nation et à protéger les populations. Par conséquent, le Gouvernement de la Transition appelle les populations maliennes à faire preuve de vigilance et de sérénité face aux tentatives désespérées des groupes armés terroristes et de leurs sponsors. Pour ce faire, il les exhorte à signaler tout mouvement suspect et à se référer exclusivement aux canaux officiels du Gouvernement pour accéder à des informations fiables. Aussi, le Gouvernement de la Transition condamne avec la plus grande énergie ces actes terroristes lâches et rassure les populations que le sacrifice ultime consenti par les dignes fils de la Nation ne sera pas vain.<o:p></o:p></span></p>
<p class="Normal1" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%;">A cet égard, toutes les dispositions sont en cours afin de traquer et traduire en justice les auteurs, complices et commanditaires de ces actes ignobles. En plus, le Gouvernement réaffirme sa confiance aux Forces Armées et de Sécurité maliennes, qui demeurent pleinement engagées dans leur mission de défense de l'intégrité territoriale et de restauration de la paix, de la sécurité et de la quiétude sur l’ensemble du territoire national. Auparavant, dans la matinée, le Chef d’État-Major Général des Armées a indiqué que les assaillants ont immédiatement essuyé de violents revers grâce au professionnalisme et à l'engagement des FAMa. Il a aussi appelé les populations à garder leur calme et à faire preuve de discernement en ne relayant aucune vidéo ou message de propagande visant à alimenter l’inquiétude générale. <o:p></o:p></span></p>
<p class="Normal1" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%;">Cette attaque met en lumière une fois de plus que notre pays fait toujours l’objet de déstabilisation. Et que le renseignement doit davantage être renforcé. Les plus hautes autorités tireront les leçons et enseignements de ces différentes situations. Dieu protège le Mali.<o:p></o:p></span></p>
<p><b><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: Arial; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-language: AR-SA;">HENRIE<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>SAM TRAORE</span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le front malien de la Troisième Guerre mondiale. Éditorial du rédacteur en chef de l’African Initiative</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/le-front-malien-de-la-troisieme-guerre-mondiale-editorial-du-redacteur-en-chef-de-lafrican-initiative-3116327.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/le-front-malien-de-la-troisieme-guerre-mondiale-editorial-du-redacteur-en-chef-de-lafrican-initiative-3116327.html</guid>
<description><![CDATA[ « Le scénario syrien ne s’est pas répété », « première épreuve sérieuse pour l’Africa Corps », « les Russes se sont retirés de Kidal », « le gouvernement malien a perdu le contrôle du nord du pays » : tels sont les titres contradictoires qui ont fait la une des médias internationaux tout au long du week-end. ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/uploads/images/202604/image_870x580_69f19f82ae02e.jpg" length="328499" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 29 Apr 2026 06:05:04 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<div class="vc_col-sm-9 wpb_column vc_column_container">
<div class="vc_column-inner">
<div class="wpb_wrapper">
<div class="w-post-elm post_content us_custom_09d3e09f without_sections" itemprop="text">
<p>Entouré de smartphones et d’ordinateurs portables, l’auteur de ces lignes, en tant que rédacteur en chef du seul média russe consacré à l’Afrique, a passé deux jours à analyser la situation. Une situation, pour le moins complexe, mais très révélatrice de la nature des guerres de l’information contemporaines.</p>
<p>Du côté des djihadistes du JNIM*, des communiqués triomphants ont presque immédiatement annoncé la défaite de l’Africa Corps du ministère russe de la Défense et des forces gouvernementales maliennes. Les médias occidentaux ont publié, de manière coordonnée et à l’identique, des images du retrait (d’ailleurs organisé et serein) du contingent russe de Kidal. Pourtant, ces mêmes médias n’ont pas repris les images mises en ligne par l’Africa Corps, qui montrent des tas de cadavres de terroristes aux abords de Bamako, à Kati — une banlieue de la capitale —, ainsi que des djihadistes capturés. Le public interne des néocolonialistes est donc satisfait.</p>
<p>Les Européens se foutent bien des cadavres : l’essentiel est d’avoir réussi à montrer une belle image et à punir le gouvernement malien en place, qui<span> </span><a target="”_blank”" href="https://afrinz.ru/fr/2026/04/le-mali-decrete-deux-jours-de-deuil-national-apres-la-mort-du-ministre-de-la-defense/">a perdu son ministre de la Défense</a>, le général Sadio Camara, pour avoir coopéré avec la Russie. En réalité, les Maliens ont rapidement maîtrisé la situation après les attaques dans la région de la capitale. Au bout de 24 heures, l’aéroport a repris ses activités, il n’y a pas eu de crise du carburant, et les banlieues de la capitale ont été débarrassées des djihadistes. Qui a gagné ? La réponse est sans équivoque : l’armée malienne et l’Africa Corps.<span> </span><a target="”_blank”" href="https://afrinz.ru/fr/2026/04/comment-le-scenario-syrien-a-echoue-au-mali-reportage-de-l-african-initiative-depuis-la-zone-de-conflit/">Le scénario syrien ne s’est effectivement pas reproduit</a>.</p>
<p>Mais quant à la suite, la question reste ouverte. Il n’y a que des prévisions :</p>
<p>• Les chefs terroristes et leurs commanditaires se fichent bien de la population. Dans les régions qu’ils ont eux-mêmes ravagées, devenir membre d’un groupe armé est le seul moyen de gagner un peu d’argent, de nourrir sa famille et d’assurer sa sécurité. Soit on est un prédateur, soit on est une proie ;</p>
<p>• Les séparatistes touaregs et le JNIM*, selon certains médias, ont lancé le projet « Azawad 2.0 ». Les territoires sous leur contrôle sont extrêmement restreints, tandis que l’armée malienne et l’Africa Corps se regroupent pour lancer une riposte. L’expérience historique montre que les Touaregs et les djihadistes ne peuvent pas coopérer longtemps, quels que soient les efforts des « camarades majors » des services secrets français. Ils sont trop différents ;</p>
<p>• La France et les organisations islamistes radicales internationales continueront d’entraver la stabilisation du Sahel. Aide militaire et financière, instructeurs, soutien médiatique — tout cela, hélas, ne coûte pas cher à Paris. N’importe quel gouvernement français poursuivra cette politique : le modèle néocolonial est trop avantageux pour y renoncer, et ils se battront pour le défendre.</p>
<p>Certes, les pays du Sahel peuvent mener une guerre sans fin contre le terrorisme, mais l’heure est venue de prendre des mesures politiques. Il s’agit notamment d’une éventuelle autonomie supranationale des Touaregs, qu’il faut transformer en force soutenant l’Alliance des États du Sahel, malgré les divergences entre leurs dirigeants et les gouvernements officiels.</p>
<p>Il s’agit également d’une réintégration globale des régions séparatistes — celle-ci implique non seulement un contrôle militaire, mais aussi la création d’emplois et la reconstruction des infrastructures, pour lesquelles Bamako ne dispose pas encore des ressources nécessaires. Il s’agit enfin d’une lutte idéologique pour gagner les esprits de la jeune génération, visant à discréditer totalement les mouvements djihadistes.</p>
<p>Les djihadistes ne pourront pas prendre le pouvoir au Mali ni dans<span> </span><a target="”_blank”" href="https://afrinz.ru/fr/2026/04/l-alliance-des-etats-du-sahel-condamne-les-attaques-de-groupes-armes-au-mali/">d’autres pays du Sahel</a>. La population d’Afrique de l’Ouest ne souhaite pas vivre selon les lois de l’islam radical ; les terroristes ne bénéficient d’aucun soutien significatif dans les villes ni parmi la population instruite. Mais ils peuvent déstabiliser le pays pendant des années.</p>
<p>La question est de savoir si Bamako sera capable de résoudre de manière globale le problème de la lutte contre les radicaux, non seulement par des moyens militaires, mais aussi économiques et idéologiques, et dans quelle mesure, dans le contexte de la lutte pour un monde multipolaire, le président Goïta et ses collaborateurs pourront compter sur l’aide de la Russie et d’autres alliés.</p>
<p><em>*Organisation terroriste interdite en Russie</em></p>
</div>
<div class="w-post-elm post_taxonomy us_custom_55f1b967 style_simple"><a class="term term-20280 term-artyom-koureev" href="https://afrinz.ru/fr/ai-author/artyom-koureev/">Artyom Kouréev</a></div>
<div class="w-post-elm post_taxonomy us_custom_55f1b967 style_simple">Source: https://afrinz.ru/fr</div>
</div>
</div>
</div>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito : Rabat,  plus crédible qu’Alger ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-rabat-plus-credible-qualger-3115973.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/edito-rabat-plus-credible-qualger-3115973.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/uploads/images/202511/image_870x580_692773271a16d.jpg" length="68754" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 16 Apr 2026 01:53:40 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La reconnaissance par le Mali de la souveraineté marocaine sur le Sahara, officialisée le 10 avril 2026 à Bamako, marque incontestablement un réalignement géopolitique majeur. Cette décision, quasiment inattendue par de nombreux<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>analystes politiques<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>va certainement renforcer davantage<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>les liens bilatéraux<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>avec le Maroc<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>pour, en même temps,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>affaiblir<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>le<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Front Polisario et son allié algérien. Elle<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>place<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>également<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Bamako dans une nouvelle dynamique de partenariat économique et sécuritaire avec Rabat.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Dont le ministre des Affaires étrangères a opportunément profité pour annoncer<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>une augmentation<span style="mso-spacerun: yes;">   </span>de<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>boursiers maliens (jusqu’à 300) devant étudier dans son pays.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Mais l’offre marocaine et sa contrepartie malienne (la reconnaissance de la marocanité du Sahara), créant une<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>nouvelle donne géopolitique, va-t-elle désormais<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>faire de<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Rabat un partenaire alternatif<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>plus crédible qu’Alger ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Mali reconnaissait<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>l’autodétermination du<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Sahara occidental depuis juillet 1980, quatre ans après la déclaration d’indépendance en 1976.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Mais<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>en 2009,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>la rupture entre Bamako et le Front Polisario, accusé de soutenir, avec l’Algérie, les mouvements indépendantistes<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>du septentrion malien, commençait. Depuis le 10 avril, la reconnaissance de la marocanité du Sahara occidental<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>par le Mali est officielle.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Ce qui<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>va<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>constituer<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>un frein<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>pour<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>une éventuelle<span style="mso-spacerun: yes;">   </span>reprise<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>rapide de relations normales avec Alger. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Maroc apporte donc son soutien sécuritaire au Mali, il forme depuis quelques années<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>nos imams, le nombre de nos<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>étudiants<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>augmente pour atteindre 300 par an, il promet plus<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>d’investissements dans l’économie malienne. En contrepartie, depuis le 10 avril, Bamako considère<span style="mso-spacerun: yes;">   </span>que<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>le plan d'autonomie marocain est « la seule base sérieuse et crédible ». Toutes les pièces<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>du puzzle sont ainsi réunies.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Et, nul<span style="mso-spacerun: yes;">   </span>ne doute que le Maroc est parvenu à ses fins. Alors que<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>cette nouvelle donne<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>éloigne le Mali de la position onusienne classique. Mais si certains analystes<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>considèrent que ce<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>réalignement<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>diplomatique<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>avec le Royaume Chérifien est de<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>la real<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>politik.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>D’autres, au contraire,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>estiment<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>que Bamako aurait dû rester avec le positionnement<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>initial du Mali en faveur de l’autodétermination du Peuple Sahraoui. Une ligne diplomatique jusque-là tenue par Bamako depuis 1980.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La coopération du Mali avec l'Algérie ou avec<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>le Maroc, comme se redessine la nouvelle la nouvelle carte géopolitique,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>va<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>connaître<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>une reconfiguration majeure. Alors que l’Algérie, historiquement médiateur,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>voit son influence diminuer, suite notamment aux tensions diplomatiques et à l'annulation de l'Accord d'Alger en 2024. Le Maroc en profite pour renforcer ses liens par le biais<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>d’une coopération économique et militaire, se positionnant comme un nouveau partenaire stratégique majeur<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>de notre pays.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pourtant<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>l'Algérie<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>projetait, depuis des années,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>avec le Mali des projets<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>d’Infrastructures structurants telle la route transsaharienne. Ce grand voisin du nord<span style="mso-spacerun: yes;">   </span>était<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>traditionnellement, outre<span style="mso-spacerun: yes;">   </span>son rôle de médiateur dans le nord du Mali,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>un<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>partenaire militaire important (formation, logistique). Mais depuis la crise<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>diplomatique actuelle, consécutive au renoncement par Bamako<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>de l'accord de paix d'Alger avec<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>les mouvements séparatistes,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>les relations, naguère<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>solides entre<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>les deux pays voisins (partageant plus d’un millier de kms de frontière), ne cessent de se<span style="mso-spacerun: yes;">   </span>dégrader<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>de façon<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>exponentielle.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Bamako<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>accusant<span style="mso-spacerun: yes;">   </span>Alger d'ingérence politique et miliaire en soutenant<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>ses mouvements séparatistes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">De toute façon, même si aujourd’hui<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>la confiance est rompue entre Alger et Bamako, l'Algérie demeure<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>incontestablement<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>un acteur géographique incontournable du Mali, les deux pays<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>partageant<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>une<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>longue frontière commune. Il y va de l’intérêt réciproque des deux voisins de chercher le plus rapidement possible à rétablir leur coopération multiforme dans le respect mutuel. D’ailleurs ne dit-on pas<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>que le Mali constitue le Sud de l’Algérie et inversement, l’Algérie le Nord du Mali ? <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Gaoussou Madani Traoré</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Éditorial : L&amp;apos;ombre de la frontière: M&amp;apos;Béra, miroir d&amp;apos;une guerre sans fin</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-lombre-de-la-frontiere-mbera-miroir-dune-guerre-sans-fin-3115804.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-lombre-de-la-frontiere-mbera-miroir-dune-guerre-sans-fin-3115804.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/uploads/images/202511/image_870x580_691f3bf9de55e.jpg" length="73067" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 13 Apr 2026 11:02:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans la géographie tourmentée du Sahel, il est des lieux où la ligne de démarcation entre la paix et la guerre devient une fiction cartographique. M’Béra, cet océan de tentes surgit au cœur du désert mauritanien, est de ceux-là. Officiellement, c’est une cité de l’exil, un camp de réfugiés sous l’égide du Haut-Commissariat aux Nations Unies. Mais, pour qui sait regarder au-delà du prisme humanitaire, M'Béra est surtout le miroir tragique d'un conflit malien qui ne finit jamais de se recomposer.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans ce théâtre de poussière, une réalité dérangeante s'installe, que la diplomatie feint souvent d'ignorer: la porosité totale entre le camp et les lignes de front. Ici, le combattant n’est pas un étranger; il est le fils, le frère, le père. Ils traversent cette frontière, qui n'est pour eux qu'une ligne tracée par des mains coloniales, sans armes apparentes, pour venir se recueillir quelques heures auprès des leurs. Le djihadiste ou le séparatiste azawadi devient, le temps d'un thé sous la tente, un père de famille en permission.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette circulation, tout à la fois fraternelle et subversive, transforme le camp en un espace où les frontières morales s’estompent autant que les frontières territoriales. Comment, dès lors, parler de «zone sécurisée» quand les acteurs du chaos malien se fondent, sans heurts, dans le tissu social de ceux qui ont tout perdu à cause d’eux ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La Mauritanie, dans une stratégie de neutralité active et de pragmatisme sécuritaire, observe ce ballet avec une prudence extrême. Elle a compris qu’enfermer ces populations, c’est nourrir la radicalisation. Elle a donc choisi l'ouverture, espérant que la stabilité du camp soit un rempart contre l'embrasement total. Mais ce pari est un funambulisme périlleux. Car, si ces passages permettent un maintien des liens familiaux, ce ciment irremplaçable des sociétés sahariennes, ils font aussi de M'Béra une zone grise, un espace de repos et de réorganisation stratégique pour des forces qui, sitôt la frontière repassée, troqueront la djellaba contre le fusil d’assaut.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le drame de M'Béra, c'est celui d'une humanité prise en otage par une géopolitique qui la dépasse. En voulant transformer les réfugiés en citoyens d'un camp, la communauté internationale a peut-être inconsciemment érigé un sanctuaire aux zones grises. Tant que le Mali restera une plaie ouverte, M'Béra demeurera une salle d'attente à ciel ouvert où la frontière n'est qu'un rideau de théâtre que l'on écarte, selon les besoins de la guerre ou les appels du sang.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le monde, les yeux rivés sur les chiffres de l'aide humanitaire, refuse de voir ce qui se trame sous les chèches: une porosité qui est le véritable symptôme de l'effondrement de l'État malien. M'Béra n'est pas seulement un camp de réfugiés; c'est, dans toute sa nudité, l'antichambre d'une déstabilisation régionale dont nous n'avons pas fini de mesurer les effets.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Par A K DRAMÉ<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito : Le Gouvernement doit empêcher l’inflation</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-le-gouvernement-doit-empecher-linflation-3115508.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/edito-le-gouvernement-doit-empecher-linflation-3115508.html</guid>
<description><![CDATA[ L’Office Malien des Produits Pétroliers (OMAP), sur la base des prix fournisseurs du mois de mars 2026, a annoncé  une augmentation sur  les prix indicatifs plafonds à la pompe des produits pétroliers.  Une hausse,  déjà appliquée depuis le samedi 28 mars 2026 à 00heure.  Les prix  plafonds sont désormais  comme suit: le Super Carburant sans plomb (Essence) à 875FCFA,  le Gasoil à 925 FCA et le Distillat Diesel Oil à 940FCFA. Alors que le le Fuel Oil  180  est cédé à 675FCFA. ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/uploads/images/202102/Gaoussou-Traore.jpg" length="25798" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 03 Apr 2026 11:18:15 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNoSpacing" style="text-align: justify;"><o:p></o:p>Quant au<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Gaz butane, le prix non subventionné du kilogramme est fixé à 1.179F. « Par conséquent, le prix de vente de la bouteille de 2,75 Kilogrammes est de 3.245 FCFA et celui de la bouteille de 6 kilogrammes est 7075FCFA » annonce<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>le même communiqué officiel. Du coup, on peut noter que le prix de l’essence a connu une hausse de 100 FCFA sur le litre. Le Gasoil, naguère moins cher que l’essence<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>est devenu<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>plus cher que celui-ci.<o:p></o:p></p>
<p class="MsoNoSpacing" style="text-align: justify;"><o:p> </o:p><span style="mso-fareast-language: FR;">La guerre actuelle Israélo-américaine contre l’Iran <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>(au Moyen-Orient), c’est une évidence, <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>impacte directement l'économie de l'Afrique de l'Ouest. En l’occurrence<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>le Mali, via une inflation accrue, causée par la flambée des prix du pétrole et des engrais (chocs d'approvisionnement). Les coûts de transport <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>vont augmenter, les chaînes d'approvisionnement seront perturbées alors que <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>la croissance régionale va être <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>menacée par le ralentissement des investissements étrangers. Si le conflit perdure, nos pays vont certainement connaitre une<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>insécurité<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>alimentaire<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>et agricole par la hausse des prix du gaz. Toutes choses qui vont affecter la production<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>d’engrais, menaçant la productivité agricole jusqu’à causer une hausse des prix des fertilisants. Ce<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>qui va forcément aggraver la précarité alimentaire.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNoSpacing" style="text-align: justify;">Les maliens doivent<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>alors<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>s’attendre,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>dans les jours à venir, à une augmentation drastique des tarifs<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>des Transports (en commun et fret). Ce qui aura inéluctablement une répercussion sur toutes les denrées alimentaires que nous consommons. Bienvenus les renchérissements ! Oui les maliens, déjà paupérisés par la crise multidimensionnelle, devront davantage mettre la main dans leurs<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>poches pour l’obtention des biens matériels. Et, toutes<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>augmentations de prix seront systématiquement<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>expliquées par les conséquences de la guerre au Proche et Moyen-Orient. <o:p></o:p></p>
<p class="MsoNoSpacing" style="text-align: justify;">S’il est certain que le<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Gouvernement malien ne peut empêcher aux commerçants d’augmenter les prix<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>de leurs marchandises, il doit, tout de même,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>prendre des mesures d’urgence afin que le pays connaisse une situation caractérisée par une hausse généralisée et continue du niveau des prix. Il y va de l’intérêt des consommateurs mais aussi et surtout de celui du Gouvernement. Qui n’a nullement besoin, au jour<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>d’aujourd’hui,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>d’une fronde populaire qui pourrait se produire<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>si rien n’est fait en urgence. <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>. Qu’Allah nous en garde !!!<o:p></o:p></p>
<p class="MsoNoSpacing" style="text-align: justify;"><o:p> </o:p></p>
<p class="MsoNoSpacing" style="text-align: justify;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;">Gaoussou Madani Traoré</b><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="mso-fareast-language: FR;"><o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>À l’heure du Mali : La résilience malienne, face au choc pétrolier venu d’Ormuz</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/a-lheure-du-mali-la-resilience-malienne-face-au-choc-petrolier-venu-dormuz-3115405.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/a-lheure-du-mali-la-resilience-malienne-face-au-choc-petrolier-venu-dormuz-3115405.html</guid>
<description><![CDATA[ Dans une de nos tribunes, au tout début de la guerre au Moyen Orient, nous avions souligné la proximité temporelle de ce conflit, même s’il se déroule à des milliers de kilomètres de chez nous. Le monde d’aujourd’hui est devenu un petit village où l’on entend le moindre coup de pilon résonner sur un autre continent. ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/uploads/images/202603/image_870x580_69cbfbb8393ac.jpg" length="86551" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Tue, 31 Mar 2026 16:52:57 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Essor</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" orig-style=""><span class="text-node">Cela est rendu possible par le développement des routes de l’information, celles qui nous permettent de sentir la terre trembler à Téhéran, à Tel Aviv ou quelque part au Liban. Les craintes des populations et des États se transforment désormais en conséquences partagées par tous.</span></p>
<p class="MsoNormal added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" orig-style=""><span data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style=""><span class="text-node">Dès le 28 février, chacun s’interrogeait sur l’issue de ce conflit et ses bilans macabres, toujours marqués par des victimes innocentes. Mais au-delà du drame humain, la question centrale était celle des répercussions économiques : flambée du prix du pétrole, poussée inflationniste, ralentissement global. Aujourd’hui, c’est une évidence : de l’Asie à l’Amérique, en passant par l’Europe et l’Afrique, tous les États ont franchi la cote d’alerte et vivent la crise mondiale.</span><span class="pf-br-replacement" orig-style=""> </span></span></p>
<p class="MsoNormal added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" orig-style=""><span class="text-node">Le détroit d’Ormuz, entre les côtes iraniennes et omanaises, concentre 20 % du pétrole consommé quotidiennement sur la planète, principalement en provenance d’Arabie Saoudite, d’Irak, du Koweït et des Émirats Arabes Unis. Quand le nez d’Ormuz se bouche en Asie, c’est tout le Sahel qui s’enrhume. Telle est la mondialisation, si souvent vantée, mais qui révèle ses fragilités quand elle marche sur la tête.</span></p>
<p class="MsoNormal added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" orig-style=""><span data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style=""><span class="text-node">La guerre en Iran nous replonge dans un choc pétrolier d’une autre nature. Celui de 1973 était institutionnel, lié à un mouvement d’humeur de l’OPEP. Celui que nous vivons aujourd’hui est le fruit de la « bêtise humaine», une guerre que les intelligences et le progrès du XXIe siècle auraient pu éviter.</span><span class="pf-br-replacement" orig-style=""> </span></span></p>
<p class="MsoNormal added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" orig-style=""><span class="text-node">Voilà qu’Ormuz, si loin là bas, change la donne si près de Zégoua, Kolokani ou Douentza. Le samedi 28 mars, près d’un mois après le déclenchement du conflit, les Maliens ont découvert une hausse des prix des produits pétroliers à la pompe. Essence super et gasoil prennent quelques francs de plus. Nos compatriotes, au-delà de leur résilience exemplaire, ont montré leur sens de l’analyse géopolitique : ils savent que ces ajustements s’inscrivent dans une crise mondiale, et que l’État, les acteurs du secteur et la nation entière ont déjà affronté d’autres obstacles pour sécuriser l’approvisionnement en hydrocarbures par les corridors voisins.</span></p>
<p class="MsoNormal added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" orig-style=""><span data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style=""><span class="text-node">L’Office malien des produits pétroliers, les services techniques et les faîtières des opérateurs semblent s’être préparés avec stoïcisme. Le mécanisme de fixation des prix, bien connu, a été activé pour éviter des déséquilibres insoutenables. Comme l’a rappelé le directeur de l’OMAP, ces nouveaux prix ne sont pas appelés à durer : la tendance pourrait être revue à la baisse si la guerre s’achève et que les belligérants retrouvent la raison.</span></span></p>
<p class="MsoNormal added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" orig-style=""><span data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style=""><span class="text-node">Cette guerre au Moyen Orient est la guerre de trop pour les habitants de la planète, et particulièrement pour ceux du Sahel, qui voulaient se concentrer sur la lutte contre le terrorisme et les défis du développement endogène. Mais au Mali et au Sahel, nous avons des ressorts incassables, des ressources morales inépuisables qui nourrissent une résilience généralisée contre tout type de choc, fût il pétrolier, même venu de là bas, dans le détroit d’Ormuz.</span></span></p>
<p data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" class="added-to-list1" orig-style=""><strong data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style=""><span class="text-node">Alassane Souleymane</span></strong></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Ligne éditoriale :  Du succès populaire à la stratégie</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/ligne-editoriale-du-succes-populaire-a-la-strategie-3114990.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/ligne-editoriale-du-succes-populaire-a-la-strategie-3114990.html</guid>
<description><![CDATA[ L&#039;engouement observé dans les PCD maliens ne relève plus d&#039;un simple effet de nouveauté. ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/uploads/images/202603/image_870x580_69b3e9541796d.jpg" length="131934" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Sat, 14 Mar 2026 08:27:22 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>A mesure que les réunions marocaines s'installent dans les habitudes, les parieurs maliens développent des réflexes de fidélité comparables à ceux qu'ils avaient pour les grandes compétitions européennes : suivi régulier des programmes, analyse des performances, retour quasi quotidien aux guichets. Cette appropriation progressive transforme une offre importée en rendez-vous local durable.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cet intérêt croissant conforte les choix opérés par le PMU-Mali dans le cadre de son partenariat avec la Sorec. En misant sur les courses organisées au Maroc, la société ne répond pas seulement à une demande populaire : il consolide aussi sa stratégie économique, en diversifiant son calendrier, en stabilisant ses recettes et en valorisant un produit hippique africain capable de rivaliser en attractivité. Autrement dit, le succès du terrain valide la vision institutionnelle.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au fil des mois, l'expérience a pris des allures de test grandeur nature. Dans les agences PCD de Bamako et de l'intérieur du pays, les courses diffusées par le PMU-Mali ont trouvé leur public, installé de nouvelles habitudes de jeu et sécurisé l'activité des points de vente. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Mali s'impose ainsi comme un véritable terrain d'expérimentation réussi, où l'innovation commerciale se mesure directement à la fidélité des parieurs. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>En face, le Maroc, à travers la Sorec, confirme son statut de référence continentale en matière d'organisation hippique : régularité des réunions, qualité des compétitions, fiabilité de la diffusion. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Un savoir-faire exportable qui dépasse désormais ses frontières.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Entre les deux pays, la dynamique dépasse le simple échange de programmes : elle esquisse les contours d'une coopération africaine plus intégrée, où les marchés se connectent, mutualisent leurs opportunités et bâtissent des circuits économiques moins dépendants de l'extérieur. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Si la tendance se confirme, les paris hippiques pourraient bien devenir un nouvel exemple de collaboration Sud-Sud réussie au bénéfice des Etats/opérateurs, des privés, et surtout, des parieurs.<o:p></o:p></span></p>
<p><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: Calibri; mso-fareast-theme-font: minor-latin; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: EN-US; mso-bidi-language: AR-SA;"><span style="mso-spacerun: yes;">                              </span></span></p>
<p><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: Calibri; mso-fareast-theme-font: minor-latin; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: EN-US; mso-bidi-language: AR-SA;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;">El Hadj A.B. HAIDARA</b></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito : Quand le terrorisme d’Etat devient la norme</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-quand-le-terrorisme-detat-devient-la-norme-3114939.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/edito-quand-le-terrorisme-detat-devient-la-norme-3114939.html</guid>
<description><![CDATA[ Ce 28 février 2026 à 2 h 30 (heure de Washington), Donald Trump annonce dans une vidéo publiée sur Truth Social que « les forces armées américaines ont commencé des opérations de combat majeures en Iran ». ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/uploads/images/202102/Gaoussou-Traore.jpg" length="25798" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 12 Mar 2026 08:52:46 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Selon le Tout-Puissant président américain, érigé en GENDARME du MONDE, cette opération aéronavale de sa marine dénommée « Epic Fury » est extrêmement ciblée : « Détruire les missiles offensifs iraniens, anéantir leur production de missiles, détruire leur marine et leurs autres infrastructures de sécurité, afin que lIran ne produise jamais larme nucléaire. ». LAmérique aurait-elle été chargée dune mission divine civilisatrice pour sériger en GENDARME du MONDE, afin dempêcher que dautres pays souverains deviennent des puissances nucléaires ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Depuis plusieurs années, le programme nucléaire iranien est l'un des plus scrutés au monde et suscite de vives inquiétudes de la part des pays occidentaux. Ce programme est devenu une hantise pour lEtat sioniste et lactuelle administration américaine. Ces deux entités cherchent à tout prix dempêcher lIran denrichir son uranium. Alors que ce dernier na de cesse affirmer que ses installations nucléaires sont destinées à des fins exclusivement civiles, notamment la production d'énergie. Cela nest-il pas vraiment un droit naturel et souverain pour ce pays, membre de lAIEA et signataire du protocole de non-prolifération nucléaire, de poursuivre son programme nucléaire ? <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour les USA de Trump et son appendice de lEtat hébreux, (dont les deux sont pourtant détenteurs darmes nucléaires et non signataires du traité de non-prolifération nucléaire), lIran ny a pas droit et ils sen occupent. Tous les moyens sont ainsi bons pour arriver à leur but. Doù lopération aéronavale « Epic Fury ». Une opération au cours de laquelle, ils arrivent même, dès les premières heures de conflit, à assassiner le GUIDE Iranien et certains généraux et hauts responsables de lIran.<span style="mso-spacerun: yes;">   </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Du pur terrorisme dEtat pour empêcher ce pays du Golfe arabo-persique davoir sa souveraineté énergétique, tout en saccaparant de ses richesses dhydrocarbures. Une option désormais prise par lAdministration Trump II pour la préservation des intérêts économiques et géostratégiques des USA. Pour ce faire, le président républicain, en violation flagrante des règles internationales, démultiplie les opérations militaires à travers le monde. Des opérations militaires, qui vont désormais décider de la vie ou de la mort des dirigeants de pays souverains « récalcitrants ». Larmée américaine est désormais autorisée à kidnapper ou assassiner les dirigeants dautres pays.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sous commandement Trump, elle va ainsi intervenir sauvagement au Venezuela pour kidnapper le président élu dun pays souverain. Elle lextrade au Etats-Unis pour le juger devant des tribunaux américains comme un malfrat, en laccusant dêtre un narcotrafiquant. Alors que nul nignore que Maduro avait tout simplement refusé que les hydrocarbures de son pays soient bradés par les USA.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Si la campagne iranienne réussit, tous les pays du monde possédant des ressources minières et dhydrocarbures importantes passeront par loccupation américaine. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette option du terrorisme dEtat américain, plus facile que négocier les ressources dun pays tiers avec ses dirigeants légitimes, est malheureusement tolérée par lensemble du monde occidental. Qui est devenu depuis un moment le vassal du pays de l'Oncle Sam.Cette dynamique de la Loi du Talion est même devenue la norme chez les pays occidentaux. Elle est en train de sappliquer actuellement à lIran.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Ce pays héritier dune civilisation<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>vielle de 2500 ans,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>parviendra-t-il<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>à devenir un rempart insurmontable<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>à lagression américano-sioniste ?<span style="mso-spacerun: yes;">   </span>La Russie et la Chine vont-elles finir par simpliquer directement au conflit actuel pour contrer larmée américaine ? Sinon, seraient-elles des complices?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>GAOUSSOU MADANI TRAORÉ</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito : Les incendies de marché sont évitables</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-les-incendies-de-marche-sont-evitables-3114195.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/edito-les-incendies-de-marche-sont-evitables-3114195.html</guid>
<description><![CDATA[ Dans la nuit  du 15 au 16 février 2026, le marché de Médine,  situé entre la colline de Point-G et les quartiers populaires de Médine et Missira, a pris feu. ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/uploads/images/202511/image_870x580_692773271a16d.jpg" length="68754" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 19 Feb 2026 08:50:33 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le méga incendie<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>a quasiment tout détruit sur son passage. Des étals et marchandises (avec probablement<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>une grande quantité d’argent liquide)<span style="mso-spacerun: yes;">   </span>ont été réduits en cendres, anéantissant<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>du coup des investissements<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>de plusieurs années de travail et de sacrifice. Une telle scène apocalyptique n’est<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>hélas pas rare dans notre pays. C’est presque récurrent de voir<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>les marchés incendiés. Les commerçants semblent même<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>se résigner à les voir se produire régulièrement sans essayer de se convaincre que ce sont des situations évitables, si l’on prend des mesures d’anticipation rigoureuses. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Oui, les incendies dans nos marchés ne sont<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>pas des fatalités ! C’est certainement<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>les conséquences<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>du<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>bazar dont les usagers de nos marchés sont délibérément responsables<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>à travers leur<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>propre indiscipline.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>La majorité de nos braves commerçants ignorent<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>que<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>le marché n’est pas seulement un lieu de commerce. Il est<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>aussi un espace de rencontre<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>quotidien où se côtoient des populations venant de tous les horizons et<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>de diverses classes sociales.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>D’où la stricte nécessité de sécuriser nos marchés qui subissent régulièrement des incendies. Mais<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>que font les autorités politiques et administratives du Mali pour que la survenue de<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>ces sinistres soit moindre ?<span style="mso-spacerun: yes;">   </span>Œuvrent-elles<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>vraiment pour l’assainissement de nos marchés ?<span style="mso-spacerun: yes;">  </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sécuriser nos<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>marchés pour prévenir les incendies, repose sur une combinaison de mesures techniques (électricité, stockage) et organisationnelles (formation, évacuation). Il est alors crucial de réaliser périodiquement un diagnostic des risques, d'installer des équipements de détection/extinction fonctionnels (extincteurs, alarmes) et de maintenir des allées dégagées pour l'évacuation et l'accès des secours.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Le marché de Médine<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>répondait-il à ces exigences techniques et opérationnelles ? <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Si oui, les Administrateurs du marché vérifiait-il régulièrement les installations électriques<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>par des électriciens qualifiés, pour éviter des surcharges et les câbles<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>défectueux ? S’évertuaient-ils à proscrire dans leur marché,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>les branchements sauvages, les rallonges multiples et les multiprises surchargées ? Les Administrateurs<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>du marché de Médine s’évertuaient-ils à empêcher le stockage de cartons ou produits inflammables près des éclairages ou des endroits de chauffages ? Forment-ils<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>les usagers du marché<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>à l'utilisation des extincteurs et aux procédures d'évacuation ? Avaient-ils mis en place une signalétique claire pour les sorties de secours ? Ce sont autant d’interrogations non exhaustives qu’un citoyen lambda avisé,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>serait à juste titre,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>tenté de se poser. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">A chaque fois qu’un incendie survient,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>des commerçants<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>qui, pour la plus part,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>s’endettent<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>auprès des tiers ou banques, ne sont plus solvables<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>et sont<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>soumis<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>à un effondrement de leurs business.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Les conséquences sociales sont incommensurables. Certains commerçants sont carrément démunis alors que<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>l’Etat est mis à contribution pour faire des subventions.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Pourtant,<span style="mso-spacerun: yes;">   </span>les incendies de marché sont loin d’être des<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>fatalités. Ils sont<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>évitables dans la plupart des cas. Avec<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>une prise de conscience collective, nous pouvons<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>amoindrir leurs fréquences et ampleurs.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Nous devons plus que<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>jamais<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>opter pour l’anticipation des cas d’incendies. L’etat ne doit-il pas contraindre<span style="mso-spacerun: yes;">   </span>certaines catégories de commerçants (ceux qui ont un chiffre d’affaires important) à<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>souscrire<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>à l’Assurance Incendie ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Gaoussou Madani Traoré</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Éditorial :  Accès du Mali à la mer : Le projet du fleuve Sénégal au cœur des espoirs</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-acces-du-mali-a-la-mer-le-projet-du-fleuve-senegal-au-coeur-des-espoirs-3114126.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-acces-du-mali-a-la-mer-le-projet-du-fleuve-senegal-au-coeur-des-espoirs-3114126.html</guid>
<description><![CDATA[ L’ambition de désenclaver le Mali n’est plus une simple incantation politique car elle s’inscrit désormais dans une vision géostratégique audacieuse qui place le fleuve Sénégal au cœur de notre destin économique. ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/uploads/images/202602/image_870x580_698f4aa40120c.jpg" length="54319" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Tue, 17 Feb 2026 08:26:17 +0000</pubDate>
<dc:creator>SOLONI</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’annonce du Président de la Transition concernant l’accès direct à l’Atlantique ne constitue pas seulement un tournant historique pour nos populations ; elle active les leviers d’une souveraineté réelle, capable de briser les barrières géographiques qui ont longtemps entravé notre plein essor. En s’appuyant sur l’Organisation pour la Mise en Valeur du fleuve Sénégal (OMVS) et le bras séculier qu’est la SOGENAV, l’État malien dessine les contours d’une autonomie commerciale retrouvée.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’enjeu de cette mutation fluviale dépasse la simple logistique routière puisqu’il s’agit de transformer une artère naturelle de plus de 900 kilomètres en un véritable corridor de prospérité nationale. Par l’aménagement de chenaux navigables et la construction de ports modernes entre Ambidédi et Saint-Louis, le Mali s'offre une fenêtre stratégique sur le monde qui permettra de réduire drastiquement les coûts de transport. Cette compétitivité nouvelle est la clé qui ouvrira les marchés internationaux à nos ressources minières et agricoles, tout en garantissant une fluidification des importations essentielle au pouvoir d'achat des citoyens.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Si l’architecture financière de ce projet, estimée à plus de 800 millions de dollars, exige une rigueur et une transparence exemplaires, elle appelle surtout à une mobilisation sans précédent des partenariats public-privé. Le passage de la promesse à la réalité technique nécessite une synergie interétatique sans faille au sein de l’espace sahélien, car la réussite de cette œuvre colossale repose sur notre capacité collective à transformer un défi d'ingénierie en un succès diplomatique et financier.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La transformation du fleuve Sénégal en une autoroute souveraine dépasse aujourd'hui le cadre technique pour devenir le symbole d'un Mali décomplexé et conquérant. Pour les populations de Bamako à Kayes, l’accès à la mer n'est plus un rêve lointain mais une opportunité historique que nous devons saisir pour garantir aux générations futures une économie forte, résolument tournée vers l'horizon atlantique.<o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito :  Une coopération prudente avec les USA</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-une-cooperation-prudente-avec-les-usa-3113749.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/edito-une-cooperation-prudente-avec-les-usa-3113749.html</guid>
<description><![CDATA[ Lundi 2 février, Nick Checker, envoyé de l’administration Trump, qui dirige le Bureau des affaires africaines du département d’État américain, était en visite officielle à Bamako. ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/uploads/images/202511/image_870x580_692773271a16d.jpg" length="68754" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 06 Feb 2026 11:48:21 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette visite illustre une tentative de rapprochement de la Maison Blanche à l’égard des membres de l’Alliance des États du Sahel. L’Administration souhaite relancer la coopération bilatérale dans plusieurs domaines d’intérêt commun, notamment « la lutte contre le terrorisme aux niveaux national et sous-régional, ainsi que la promotion des échanges économiques et commerciaux, dans une logique de partenariat gagnant-gagnant ».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Reçu en audience par le Chef du Département des Affaires étrangères et de la Coopération Internationale du Mali, Abdoulaye Diop, l’émissaire américain a, au nom des plus Hautes Autorités américaines, réaffirmé le respect des États-Unis pour la souveraineté du Mali et la volonté de l’administration américaine pour la<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>redynamisation de la coopération bilatérale sur de nouvelles bases, empreintes de respect mutuel et sans aucune forme d’ingérence. Une annonce que la partie malienne a naturellement bien appréciée. Mais, au vu et au su de ce qui se passe aujourd’hui à travers le monde, l’Administration Trump est-elle<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>sincèrement prête à respecter la souveraineté des autres Etats, notamment du Mali ? Ne reviendrait-elle pas que pour ses seuls intérêts économiques et stratégiques ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Moins d’un millier de citoyens US vivaient au Mali en 2025. Mais le 30 octobre 2025, le Département d'État américain a ordonné aux employés non essentiels et aux membres de leur famille de quitter le Mali en raison des risques pour leur sécurité. Cette même année, l’Administration Trump<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>a fortement déconseillé aux américains<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>de se rendre au Mali « en raison de la criminalité, du terrorisme, des enlèvements, des troubles et des problèmes de santé ». Cet avis aux voyageurs tiendrait<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>compte des mises à jour de la position de l'ambassade des États-Unis à Bamako au 9 janvier 2026. Comme si cela ne suffisait pas, cette même administration a décidé de durcir (et même<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>suspendre)l’acquisition de visa US aux ressortissants maliens voulant se rendre aux USA. Comment, en si peu de temps, alors que l’insécurité y perdure, les USA peuvent vouloir<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>retourner au Mali ? Le pragmatisme américain qui fait prévaloir les intérêts économiques et stratégiques américains, soutiendraient beaucoup d’analystes. Ce qui n’est pas faux.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Toutefois, la relance actuelle de la coopération Mali-USA, « sur des bases de souveraineté et de respect mutuel », n’est<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>qu’un moyen<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>ultime<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>pour les États-Unis de<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>faire leur come-back au Mali. Ce,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>afin de pouvoir renforcer leur influence géopolitique au Sahel. Toute chose qui garantirait<span style="mso-spacerun: yes;">   </span>leurs intérêts économiques et l’accès à de nouvelles opportunités économiques, notamment dans les secteurs de l'agriculture, de l'énergie et surtout des mines. C’est évidemment un jeu d’intérêt que l’Administration Trump a in fine compris. Prendre<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>le plus vite possible une place<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>aux côtés de<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>ses concurrents russes et chinois. Lesquels <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>ont déjà pris une importante part dans les domaines minier, énergétique, militaire<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>et stratégique. Les USA, à contrario de la France, sont<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>un pays<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>qui se fait guider par la real Politik. Pourquoi ne pas tenter à nouveau leur chance. Tant<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>les opportunités dans ce vaste<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>pays du Sahel sont énormes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mais face à ce<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>come-back<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>américain au Mali, désormais voulu par l’Administration Trump,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>les autorités doivent fortement jouer la carte de la prudence. Prendre dans l’offre de coopération US, ce qui est essentiellement profitable pour notre pays. D’ailleurs, la conjoncture sécuritaire qui prévaut actuellement au Sahel doit amener nos autorités à<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>n’accepter<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>strictement aucune offre américaine dans le domaine de la défense : elle pourrait à terme s’avérer un piège mortel. En somme, oui à une coopération multiforme avec le Pays de l’Oncle Sam mais non à la coopération militaire !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Gaoussou Madani Traoré<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Perspectives sahéliennes : L’information et la #communication, leviers de souveraineté</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/perspectives-saheliennes-linformation-et-la-communication-leviers-de-souverainete-3113747.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/perspectives-saheliennes-linformation-et-la-communication-leviers-de-souverainete-3113747.html</guid>
<description><![CDATA[ Le passage au nouvel an est devenu un moment privilégié de dialogue républicain entre le Chef de l’État et le monde des médias et de la communication. La tradition a été respectée cette année à travers la cérémonie de présentation de vœux des faîtières de presse et des instances de régulation du secteur au Président de la Transition, le 19 janvier dernier au Palais de Koulouba. ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/uploads/images/202512/image_870x580_6953ff40f0302.jpg" length="47266" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 06 Feb 2026 11:14:09 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Essor</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto; line-height: 150%; background: white;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 150%; font-family: 'inherit','serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-font-family: 'Segoe UI Historic'; color: #080809; mso-fareast-language: FR;">Une telle rencontre ne pouvait que dégager une convergence de vues entre le politique et le médiatique sur la problématique majeure qui se pose au secteur, dans le contexte de transition politique et géopolitique de notre confédération sahélienne. Le Président de la Transition, le Général d’armée Assimi Goïta, le président de la Maison de la Presse, Bandiougou Danté, celui de la Haute Autorité de la Communication, Gaoussou Coulibaly, et le président du Comité de l’égal accès aux médias d’État, Abdoulaye Sidibé, l’ont tous relevé : l’information est devenue une arme de guerre, et nos États en sont victimes au quotidien.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto; line-height: 150%; background: white;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 150%; font-family: 'inherit','serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-font-family: 'Segoe UI Historic'; color: #080809; mso-fareast-language: FR;">« Notre monde a franchi les frontières de la cyberplanète où l’information est le bien le plus précieux pour les cybercitoyens que nous sommes. Aujourd’hui, comme la santé, l’éducation ou la sécurité, l’information est un bien public. Les armes atomiques, chimiques, biologiques ou radioactives peuvent être considérées comme persuasives. Mais l’arme de destruction massive s’appelle, pour nous, la désinformation. Et nous, professionnels de l’information, sommes bien outillés pour la désamorcer, ce qui concourt à notre mission de service public », a déclaré le président de la Maison de la Presse dans son adresse au Chef de l’État.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto; line-height: 150%; background: white;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 150%; font-family: 'inherit','serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-font-family: 'Segoe UI Historic'; color: #080809; mso-fareast-language: FR;">Depuis 2012, à travers la crise multidimensionnelle au Mali, l’espace confédéral est en proie à une guerre par procuration, menée sous pavillon terroriste et prenant la forme d’une guerre hybride. Celle-ci combine des composantes conventionnelles, informationnelles et psychologiques. Sur le plan informationnel, les Maliens se souviennent des fausses nouvelles sur la prise de Konna, avec la fameuse « colonne de 400 pickup » censée déferler sur Sévaré et se projeter rapidement jusqu’à Bamako, voire jusqu’aux rives de l’Atlantique. En janvier 2013, les médias occidentaux, notamment RFI et France 24, dominaient les esprits. Comme l’a imagé un observateur, nombre de Maliens et d’Africains francophones se réveillaient avec RFI et s’endormaient avec France 24. À cette époque, les médias nationaux, en particulier les médias publics, n’avaient pas l’oreille des citoyens, pour des raisons inhérentes à leur gouvernance.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto; line-height: 150%; background: white;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 150%; font-family: 'inherit','serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-font-family: 'Segoe UI Historic'; color: #080809; mso-fareast-language: FR;">Moins d’une décennie plus tard, ces médias étrangers ont été mis hors d’état de nuire, au prix de suspensions et d’interdictions définitives. La conséquence immédiate fut de donner une prépondérance réelle aux médias publics nationaux et aux nouveaux médias issus du développement numérique. Aujourd’hui, ces médias nationaux, toutes obédiences confondues, sont en première ligne de la guerre médiatique et patriotique face aux campagnes de désinformation et aux « fake news » en profusion. En face aussi se trouvent des médias financés à prix d’or par leurs gouvernements ou des groupes d’intérêts pour faire main basse sur nos États.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto; line-height: 150%; background: white;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 150%; font-family: 'inherit','serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-font-family: 'Segoe UI Historic'; color: #080809; mso-fareast-language: FR;">Dans sa réponse, le 19 janvier dernier, face aux faîtières et aux instances de régulation, le Président Assimi Goïta a montré la lucidité des pouvoirs publics sur cette nouvelle donne. Il a rappelé que la lutte contre la désinformation et la manipulation de l’opinion reste au cœur de la bataille pour la souveraineté nationale. Il a surtout insisté sur le rôle des médias dans la préservation de la cohésion sociale et la consolidation du Mali Kura, invitant journalistes et acteurs du numérique à « mesurer la portée de chaque publication ». Et d’ajouter : « Chaque fois que l’information est détournée de son noble objectif, elle devient une arme redoutable contre la cohésion sociale et le progrès. »<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto; line-height: 150%; background: white;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 150%; font-family: 'inherit','serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-font-family: 'Segoe UI Historic'; color: #080809; mso-fareast-language: FR;">Pouvoirs publics et médias ont dû faire front commun en octobre et novembre derniers face à la cabale médiatique orchestrée autour de la crise dite du carburant. Le rôle de la communauté médiatique nationale fut si déterminant que le ministre chargé de la Communication adressa une lettre de félicitations au président de la Maison de la Presse.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto; line-height: 150%; background: white;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 150%; font-family: 'inherit','serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-font-family: 'Segoe UI Historic'; color: #080809; mso-fareast-language: FR;">La presse, et plus largement les médias, sont de véritables leviers de gouvernance. À ce titre, il n’est pas inutile de rappeler la stratégie des autorités françaises, à l’aube de la démocratisation des États africains, qui consistait à négocier un maillage significatif des capitales et grandes villes francophones par la chaîne RFI, puis par France 24. L’objectif affiché était l’information, mais l’objectif réel était l’apprivoisement des opinions africaines. Ce temps semble révolu, avec les décisions historiques de les extirper du paysage médiatique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto; line-height: 150%; background: white;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 150%; font-family: 'inherit','serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-font-family: 'Segoe UI Historic'; color: #080809; mso-fareast-language: FR;">La contrepartie la plus sûre est désormais un investissement massif dans les médias publics, un appui constant aux organisations de presse et une stratégie globale pour asseoir une souveraineté numérique. C’est aussi une voie royale de salut public, par l’information et la communication publiques, saines et citoyennes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto; line-height: 150%; background: white;"><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 150%; font-family: 'inherit','serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-font-family: 'Segoe UI Historic'; color: #080809; mso-fareast-language: FR;">**Alassane SOULEYMANE**<o:p></o:p></span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto; line-height: 150%;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 150%;"><o:p> </o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito : Quand la crise de carburant alterne avec le manque d’argent</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-quand-la-crise-de-carburant-alterne-avec-le-manque-dargent-3113363.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/edito-quand-la-crise-de-carburant-alterne-avec-le-manque-dargent-3113363.html</guid>
<description><![CDATA[ Il n’y a l’ombre d’aucun doute que de nombreuses stations-service étaient approvisionnées toute la semaine dernière en précieux liquide qu’est le carburant. ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/uploads/images/202505/image_870x580_6821ff932f9b5.jpg" length="40778" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 26 Jan 2026 14:10:05 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alternance</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les longues files d’attentes qui avaient pignon sur rue pendant des mois avaient drastiquement diminué pour ne pas dire disparu. En effet, l’honnêteté intellectuelle exige de nous de reconnaitre qu’il n’y avait véritablement pas de files d’attentes devant les stations-service en quête de carburant comme il nous a été donné de constater durant des semaines précédentes, voire des mois. Cette situation, il faut le rappeler, a annihilé les efforts de résilience, de sacrifices, pour se transformer en désespoirs voire en révolte, au fur et à mesure qu’elle perdure sans une once de solution. L’arbre ne devant pas cacher la forêt,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>la question qui taraude les esprits est celle de savoir si l’absence de longues files d’attentes étaient plus due au fait que des nombreuses stations- services étaient approvisionnées en carburant ou à l’extrêmes pauvreté des maliens, qui semblent être à bout de souffle financièrement parlant.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>L’on pourrait sans doute répondre par les deux hypothèses, car si le manque de files d’attentes devant les stations-services<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>pourrait s’expliquer par l’approvisionnement de nombreuses stations, il n’en demeure pas moins qu’elle est également due à l’extrême<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>pauvreté des maliens, qui ont à un moment donné, engagé tous les revenus pour s’approvisionner en carburant,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>par peur de ne pas tomber en panne sèche. Ils se sont approvisionnés en quantité largement au dessus de leur moyen et se trouvent en manque des moyens financiers. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour rappel la pénurie de carburant a radicalement changé les habitudes des citoyens et a créé une certaine psychose, celle de ne pas tomber totalement<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>en panne sèche, toute chose<span style="mso-spacerun: yes;">   </span>qui a poussé des usagers, qu’ils soient chauffeurs de taxi, de Minibus<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>ou encore des conducteurs des motos taxis sans oublier les usagers de véhicules des particuliers, à s’approvisionner au prix d’énormes sacrifices financiers. Ils sont presque tous allés<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>au-delà de leurs capacités financières, en s’approvisionnant en grande quantité et même en stockant du carburant pour pallier un éventuel manque de combustible indispensable pour le bon fonctionnement de la vie socioéconomique. Les stations affichent le plein du carburant, mais les usagers ne se bousculent plus devant elles car ils sont extrêmement pauvres et ne savent plus à quel saint se vouer. Si l’unanimité est faite autour de la disponibilité du carburant dans les stations –services, l’équation financière non résolue chez beaucoup de citoyens risque de remplacer la hantise du carburant à celle du manque d’argent. Donc il est un impératif absolu pour les autorités<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>de trouver des solutions à cette épineuse question qui pourrait avoir des conséquences incommensurables, car elle pourrait engendrer une crise sociale sans précédent.<span style="mso-spacerun: yes;">            </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En effet, s’il faut sans nul doute saluer les efforts du gouvernement pour s’être battu afin d’améliorer les conditions<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>d’approvisionnement en carburant, des usagers, il faut tout de même s’inquiéter pour la paupérisation à grande échelle des maliens due à la crise multidimensionnelle, tant sécuritaire, que socio-économique. Donc, la situation actuelle,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>loin de donner lieu à une grande réjouissance des citoyens, semble plutôt émousser les ardeurs et créer une hantise, car le manque de ressources financières fait peser sur les citoyens le lourd<span style="mso-spacerun: yes;">    </span>poids de la pauvreté. Donc la desserte en carburant si elle a créé un sentiment de grande satisfaction elle ne semble pas donner les effets escomptés, ceux de voir les citoyens se mouvoir à la recherche de leur pain quotidien, car à côté de la présence du précieux combustible subsiste le manque d’argent. Cela se fait d’ailleurs remarquer sur la fluidité de la circulation. D’habitude quand il y a du carburant les bouchons sont visibles un peu partout au centre-ville comme à la périphérie, mais aujourd’hui, malgré l’approvisionnement des stations en carburant il n y a ni file d’attente, encore moins grande densité en circulation. La seule et unique explication à cette morosité est l’extrême pauvreté des maliens.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: Calibri; mso-fareast-theme-font: minor-latin; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: EN-US; mso-bidi-language: AR-SA;">Youssouf Sissoko </span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito : Le temps de la vraie réconciliation</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-le-temps-de-la-vraie-reconciliation-3113205.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/edito-le-temps-de-la-vraie-reconciliation-3113205.html</guid>
<description><![CDATA[ Le vendredi dernier lors de sa kutba, dans sa mosquée sise quartier Banconi, le Guide Spirituel des Ançardines a plaidé pour le retour « de l’Imam Mahmoud Dicko et des exilés  politiques », de même pour  celle des « Hommes politiques et leaders religieux emprisonnés ». ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/uploads/images/202511/image_870x580_692773271a16d.jpg" length="68754" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 22 Jan 2026 09:13:11 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Chérif Ousmane Haïdara, bénéficiant du<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>statut de leader d’opinion les plus écoutés dont la voix est grandement respectée,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>appelle solennellement les autorités de la Transition à « ouvrir le dialogue avec ceux qui sont en déphasage avec le régime transitionnel ».<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Nous partageons<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>pleinement les<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>points de vue<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>du Guide des Ançardines, dans la mesure où, notre pays traversant<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>depuis une décennie sa plus grande crise multidimensionnelle, doit opter pour une vraie réconciliation entre ses fils. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Oui, nous estimons que les dirigeants de la Transition tout comme le citoyen lambda<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>doivent sortir<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>de l’émotion, en tenant compte de la real politik de leur pays. L’heure est très grave et le temps est désormais venu pour que les dirigeants<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>prônent une vraie réconciliation entre l’ensemble de ses filles et fils. L’œuvre humaine est imparfaite.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Nul ne peut détenir le monopole de la raison. C’est seulement<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>dans la complémentarité des idées et des compétences que les Hommes arrivent à bâtir de grandes œuvres pour les contemporains et<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>la postérité.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Depuis que le monde est monde, la contradiction<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>d’idées<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>existe entre les Hommes. C’est pourquoi<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>au Mali,<span style="mso-spacerun: yes;">   </span>on retrouve des voix discordantes de personnalités<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>à celles des tenants et partisans du régime transitionnel. Ce fait naturel doit être accepté par les tenants du pouvoir et leurs partisans. Ceux-ci doivent cesser de considérer leurs compatriotes qui portent des voix discordantes comme des ennemis à<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>abattre.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Il que chacun respecte l’autre.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Plus que jamais, le dialogue inter-malien est une nécessité. Nous devons, chacun, abandonner son ego au profit de l’intérêt supérieur. Cela permettrait<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>certainement aux maliens de se parler, s’entendre, se critiquer et<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>s’autocritiquer afin de faire une bonne synthèse<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>des questions de la nation. Toute chose qui permettrait à notre pays de sortir<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>de l’impasse dans laquelle il se<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>retrouve. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Vivement un bon esprit<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>de fraternité et de patriotisme aux citoyens maliens mais aussi,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>la bonne compréhension<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>des autorités de la Transition !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Gaoussou Madani Traoré</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Editorial :  La performance de l&amp;apos;armée malienne dans la bataille asymétrique contre le terrorisme</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-la-performance-de-larmee-malienne-dans-la-bataille-asymetrique-contre-le-terrorisme-3113141.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-la-performance-de-larmee-malienne-dans-la-bataille-asymetrique-contre-le-terrorisme-3113141.html</guid>
<description><![CDATA[ La lutte contre le terrorisme au Mali, tout comme dans de nombreuses régions du Sahel, s&#039;inscrit dans un contexte de guerre asymétrique où les lignes de front sont floues et les ennemis « invisibles ». ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/uploads/images/202510/image_870x580_68e941a06c400.jpg" length="72236" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 19 Jan 2026 13:06:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>Arc en Ciel</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Face à des groupes terroristes qui exploitent la géographie complexe et la mobilité pour déstabiliser le pays, l'armée malienne fait preuve de résilience et de détermination, même si les défis restent immenses.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Depuis l'éclatement de la crise en 2012, l'armée malienne a dû se réorganiser et se renforcer, tant au niveau stratégique qu'en termes d'équipements. L’un des premiers enseignements de cette guerre asymétrique est la nécessité de s’adapter rapidement à une situation qui échappe souvent à la logique conventionnelle de la guerre. Les ennemis ne sont pas toujours visibles, mais ils sont omniprésents, infiltrant les zones rurales, exploitant les failles du système et attaquant à l'improviste.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Malgré cela, l'armée malienne, a su maintenir une pression continue sur les groupes terroristes. Les récents succès militaires dans les zones du centre et du nord du pays témoignent des efforts déployés pour reprendre le contrôle de territoires stratégiques et sécuriser les populations locales. Des opérations menées en collaboration avec les communautés locales, notamment dans la zone des Trois frontières (Mali, Burkina Faso, Niger), ont permis de couper des routes d'approvisionnement essentielles aux groupes terroristes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il est indéniable que ces victoires sont le fruit d'une évolution dans la tactique des FaMas, qui ont appris à mieux exploiter les renseignements, à coordonner les différentes branches des forces armées, et à intégrer des technologies modernes de surveillance et de communication. Cependant, l’asymétrie de la guerre fait que les succès sur le terrain ne se traduisent pas toujours par une paix durable. Les groupes terroristes ne cessent de se reconfigurer, rendant chaque victoire fragile et chaque recul temporaire.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'une des principales forces de l'armée malienne reste sa capacité à s'adapter face à un ennemi imprévisible. Là où d'autres armées auraient peut-être échoué, celle du Mali, avec ses ressources limitées, persévère dans une guerre qui est loin d'être gagnée tout, tout de suite.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Néanmoins, cette performance ne doit pas occulter les défis structurels qui subsistent : le besoin crucial de formation continue, et les difficultés logistiques. Mais surtout, la gestion de la guerre asymétrique implique une guerre de l’esprit, où il est impératif de gagner le cœur et l'esprit des populations locales, souvent prises en étau entre les groupes armés.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ainsi, si l'armée malienne a fait d'énormes progrès dans cette guerre asymétrique, elle doit continuer à évoluer, à se renforcer et à s'adapter.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le soutien international est nécessaire, mais la solution au problème du terrorisme au Mali réside avant tout dans l'efficacité de son armée, dans la capacité du pays à renforcer ses institutions et à garantir une paix durable, une paix qui ne passera pas seulement par la victoire militaire mais également par un processus de réconciliation nationale et de développement des régions touchées par le terrorisme.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La guerre asymétrique n'est pas seulement un combat militaire : c'est aussi une bataille pour l'âme du pays.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>B.S</strong>.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Vie du journal : Dix ans d&amp;apos;engagement à vos côtés !</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/vie-du-journal-dix-ans-dengagement-a-vos-cotes-3113053.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/vie-du-journal-dix-ans-dengagement-a-vos-cotes-3113053.html</guid>
<description><![CDATA[ Il y a dix ans, jour pour jour, nous jetions les bases de l&#039;hebdomadaire &quot;Aujourd&#039;hui-Mali&quot; qui, sans fausse modestie, s&#039;affiche comme une référence dans la presse écrite en Afrique de l&#039;Ouest tant par sa forme que par son fond. ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/uploads/images/202601/image_870x580_696a20ed4ba72.jpg" length="52404" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Sat, 17 Jan 2026 01:56:54 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Et pourtant, dans la flopée de titres qui paraissaient à l'époque et qui se débattaient déjà comme de beaux diables pour survivre, l'on ne donnait pas chère de la peau de ce bébé, soudainement né avec ses 32 dents.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Tenez-vous bien ! Alors que peu de titres pouvaient se targuer d'un tel nombre de pages, le nouveau-né voyait<span style="mso-spacerun: yes;">   </span>grand dès l'entame avec<span style="mso-spacerun: yes;">   </span>une<span style="mso-spacerun: yes;">   </span>vingtaine<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>de pages proposées<span style="mso-spacerun: yes;">   </span>à ses lecteurs, devenant<span style="mso-spacerun: yes;">   </span>ipso<span style="mso-spacerun: yes;">   </span>facto un<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>journal respectable mais<span style="mso-spacerun: yes;">   </span>aussi et surtout<span style="mso-spacerun: yes;">   </span>exportable, capable de concurrencer les plus gros titres de la sous-région.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mais, tout ceci est loin d'être l'œuvre du hasard. C'est plutôt le fruit de l'engagement du promoteur et de son équipe, formés à la dure et bonne école du doyen El Hadj Saouti Haïdara (magnat de la presse malienne et propriétaire du journal "L'Indépendant") qui leur a servi de tremplin pour leur immersion professionnelle, voire sociale. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le<span style="mso-spacerun: yes;">   </span>résultat est<span style="mso-spacerun: yes;">   </span>tout simplement prodigieux, le journal se vend comme du petit<span style="mso-spacerun: yes;">   </span>pain, nonobstant le<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>peu d'intérêt des Maliens pour la<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>lecture, les annonceurs affluent, les partenaires sont aux anges et les oiseaux de mauvais augure muselés à tout jamais.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'éthique en bandoulière, le poids de la déontologie sur la tête et la quête permanente de l'info ont fini par asseoir la crédibilité<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>d'Aujourd'hui-Mali, qui n'entend point déroger aux règles élémentaires pour faire le buzz. La doctrine demeure la même : les faits sont sacrés, le commentaire est libre.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Comme à chaque période charnière de la vie de la Nation, Aujourd'hui-Mali, à travers ses reportages,<span style="mso-spacerun: yes;">   </span>éditoriaux,<span style="mso-spacerun: yes;">   </span>enquêtes,<span style="mso-spacerun: yes;">   </span>interviews,<span style="mso-spacerun: yes;">   </span>portraits…<span style="mso-spacerun: yes;">   </span>s'engage<span style="mso-spacerun: yes;">   </span>à<span style="mso-spacerun: yes;">   </span>respecter,<span style="mso-spacerun: yes;">   </span>voire<span style="mso-spacerun: yes;">   </span>à conforter les aspirations profondes des Maliennes et des Maliens. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il s'engage à respecter pleinement et entièrement les principes édictés par les autorités, mais aussi à défendre et protéger<span style="mso-spacerun: yes;">   </span>les droits de l'Homme, la démocratie dans son<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>acception la plus noble et le développement.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Nous réitérons donc tous nos engagements de départ et invitons nos lecteurs, partenaires et le public malien en général à nous aider à nous améliorer par des critiques, des suggestions et des contributions.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Vivement Aujourd'hui-Mali centenaire dans un Mali souverain, stable, réconcilié avec lui-même et prospère.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Joyeux anniversaire à nous ! Bonne et heureuse année 2026 à tous !<o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Editorial : Le 14 Janvier ou le printemps de notre dignité</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-le-14-janvier-ou-le-printemps-de-notre-dignite-3112988.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-le-14-janvier-ou-le-printemps-de-notre-dignite-3112988.html</guid>
<description><![CDATA[ Le Mali célèbre ce 14 janvier la Journée nationale de la Souveraineté retrouvée ; une date gravée en lettres d&#039;or dans les annales de notre histoire contemporaine puisqu&#039;elle marque l&#039;affirmation d&#039;une nation debout, fière et désormais maîtresse absolue de son destin. ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/uploads/images/202504/image_870x580_6812b6f949cfa.jpg" length="137581" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 14 Jan 2026 14:19:26 +0000</pubDate>
<dc:creator>SOLONI</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">14 Janvier, le Choix de l'audace et de la liberté<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il y a quelques années, le peuple malien, uni derrière ses autorités de transition, faisait le choix courageux de l'autonomie face aux pressions extérieures les plus vives. Cette souveraineté, loin d'être un simple concept théorique, s'incarne aujourd'hui dans la capacité de notre État à assurer sa propre sécurité, à définir ses partenariats stratégiques et à exploiter ses ressources naturelles au bénéfice exclusif de ses citoyens. Sous l'impulsion du Chef de l'État, le Général d’Armée Assimi Goïta, le Mali a brisé les chaînes de la dépendance pour restaurer l'honneur de chaque Malien ; un acte de bravoure qui résonne désormais comme un exemple de libération bien au-delà de nos frontières.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">14 Janvier, le sacrifice héroïque d’un peuple résilient<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au cœur de cette quête de dignité se trouve l'acteur principal de notre libération, à savoir le peuple malien, dont la résilience sans faille force aujourd'hui l'admiration du monde entier. Malgré les épreuves imposées par une conjoncture particulièrement ardue, nos concitoyens ont accepté de supporter l’obscurité des délestages, les affres de la faim, les pénuries de carburant ainsi que l’angoisse lancinante du quotidien ; ce courage exemplaire n'avait qu'un seul but, celui d'apporter un soutien indéfectible aux autorités de la Transition dans leur mission sacrée de refondation.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce peuple, conscient que le prix de la liberté réside parfois dans l'endurance face à l'adversité, a transformé ses privations en un acte de résistance patriotique. En refusant de céder au découragement malgré les pressions économiques et sociales, les Maliens ont démontré que la souveraineté est un idéal pour lequel ils sont prêts à tous les sacrifices. C'est donc à ce peuple bâtisseur, patient et déterminé, que revient le mérite de cette indépendance véritable ; sa force morale demeure le socle inébranlable sur lequel se construit le Mali nouveau.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">14 Janvier, un engagement pour les générations futures<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Célébrer le 14 janvier, c'est avant tout renouveler notre pacte de fidélité envers la patrie. La route vers l'indépendance totale est certes exigeante, mais elle demeure la seule voie possible pour garantir un avenir prospère et respecté à nos enfants. En ce jour de commémoration, chaque Malien est invité à cultiver le sens de la responsabilité et du travail bien fait, car si la souveraineté a été conquise par la volonté politique et le sacrifice populaire, elle se consolidera durablement par notre capacité collective à bâtir une nation forte et économiquement souveraine.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il est clair que cette souveraineté se maintiendra et sera le moyen de sortie du gouffre grâce à la participation de tous. Le rôle de chacun est primordial : une vision claire et engagée prenant en compte les aspirations du peuple résilient, revient aux autorités de transition et<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>la volonté ferme d’accompagner les autorités malgré les dures réalités doit être davantage entretenue par le peuple. Ainsi, un nouveau Mali politiquement fort et économiquement autonome et culturellement enviable est bien possible. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Adama B SAGARA<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Editorial :  CAN/FEMAFOOT : l’heure des comptes</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-canfemafoot-lheure-des-comptes-3112987.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-canfemafoot-lheure-des-comptes-3112987.html</guid>
<description><![CDATA[ Le football malien arrive à un moment charnière de son histoire. L’élimination des Aigles du Mali en quart de finale de la CAN 2025 n’est pas seulement une défaite sportive ; elle est un test de gouvernance pour la Fédération malienne de football (FEMAFOOT). ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/uploads/images/202507/image_870x580_68743f62e4308.jpg" length="58560" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 14 Jan 2026 14:10:03 +0000</pubDate>
<dc:creator>Arc en Ciel</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">A ce stade, il ne s’agit plus de commenter les performances des joueurs, mais d’examiner la capacité de l’instance dirigeante à assumer ses responsabilités.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le peuple malien du football ne demande pas des miracles. Il ne réclame ni trophées automatiques ni promesses irréalistes. Il demande trois choses simples, mais fondamentales : la vérité, la rigueur et la vision.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La vérité, d’abord, sur les objectifs fixés et non atteints. La rigueur, ensuite, dans l’évaluation du staff technique, de la préparation et des choix stratégiques. La vision, enfin, pour sortir du cycle infernal des CAN « prometteuses » mais sans consécration.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce public, passionné et lucide, ne se satisfait plus de discours rassurants ni de bilans enjolivés. Il sait reconnaître l’effort, mais il sait aussi identifier la stagnation lorsqu’elle devient chronique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Après la CAN 2025, le temps des bilans complaisants est révolu. Il ne s’agit plus de se féliciter d’une qualification en quarts de finale ou de saluer une « belle prestation » malgré l’élimination. A force de relativiser les échecs, on finit par les normaliser.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La FEMAFOOT doit rompre avec cette culture de l’auto-satisfaction. Une institution qui aspire à l’excellence doit être capable de regarder ses propres limites en face, sans faux-semblants ni calculs politiques. Faire l’économie d’un bilan critique aujourd’hui, c’est préparer une désillusion encore plus grande demain.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce ne sont plus les joueurs qui doivent être jugés en premier lieu, mais les décideurs. La FEMAFOOT doit répondre à une question simple : où veut-elle conduire le football malien ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Souhaite-t-elle gérer l’existant, préserver des équilibres internes et maintenir un statu quo confortable ? Ou ambitionne-t-elle réellement de bâtir une équipe capable de remporter une CAN et de s’imposer durablement sur la scène mondiale ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les décisions à venir maintien ou non du sélectionneur, réorganisation du staff technique, réforme de la politique de formation et de suivi des internationaux<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>diront plus long.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La FEMAFOOT est face à un choix historique : La continuité de l’échec, déguisée en stabilité<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>ou le risque du renouveau, assumé, réfléchi, mais courageux.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Si la FEMAFOOT choisit l’immobilisme, elle devra en assumer seule les conséquences devant l’histoire et devant le peuple malien du football.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Djibril Founèkè</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Éditorial : 2026, faut&#45;il en désenchanter ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-2026-faut-il-en-desenchanter-3112741.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-2026-faut-il-en-desenchanter-3112741.html</guid>
<description><![CDATA[ L’année 2026 était attendue comme une promesse, espérée tel un enfant désiré. Pourtant, trois jours seulement après son avènement, l’optimisme des premiers vœux semble déjà s&#039;évanouir. ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/uploads/images/202601/image_870x580_695c21d91a536.jpg" length="49319" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Tue, 06 Jan 2026 08:21:11 +0000</pubDate>
<dc:creator>SOLONI</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce matin du 3 janvier, le monde se réveille sous le choc d’un séisme géopolitique majeur en Amérique latine : à deux heures du matin, les États-Unis ont lancé une offensive militaire sans précédent contre le Venezuela. En capturant le président Nicolas Maduro et en instaurant une administration de transition sous tutelle, Washington justifie l'injustifiable, à savoir diriger le pays jusqu'à une hypothétique « gestion correcte ».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette intervention brutale vient bousculer un ordre mondial déjà chancelant, ajoutant une onde de choc supplémentaire à un globe au bord du gouffre. En effet, la communauté internationale doit déjà composer avec le lourd tribut légué par 2025, marqué par l’enlisement du conflit ukrainien face à une agression russe qui s'éternise ; mais aussi par l’embrasement persistant du Moyen-Orient, véritable poudrière à ciel ouvert.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Face à cette nouvelle agression américaine, une question brûlante s'impose : quel engrenage vient de s'enclencher et à quoi faudra-t-il s'attendre pour la suite ? Si le ton de l'année semble donné par le fracas des armes en Occident, un autre récit, plus constructif, s'écrit ailleurs.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À l’opposé de ce chaos, la Confédération des États du Sahel (AES) consolide sa marche vers une souveraineté assumée. Forte des jalons posés l'an dernier, l'alliance entre désormais dans une phase de concrétisation historique grâce au lancement de sa Banque de Développement ; parallèlement à la mise en service de la télévision de l'espace AES. Pour les autorités de la région, 2026 ne sera pas l'année du désenchantement, mais celle de la réalisation de grands projets mûris de longue date. Entre ingérences impérialistes et soif d'autodétermination, cette année s'annonce, plus que jamais, décisive.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Bonne et heureuse année 2006.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>La Rédaction</strong> <o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>À l’heure du Mali : 2026, entre souveraineté assumée et hégémonie hémisphérique</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/a-lheure-du-mali-2026-entre-souverainete-assumee-et-hegemonie-hemispherique-3112729.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/a-lheure-du-mali-2026-entre-souverainete-assumee-et-hegemonie-hemispherique-3112729.html</guid>
<description><![CDATA[ La journée du 3 janvier 2026 illustre-t-elle déjà l’allure que nous réserve la nouvelle année, pour le Mali comme pour le monde ? ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/uploads/images/202601/image_870x580_696cfdb8f34e9.jpg" length="106334" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 05 Jan 2026 10:39:44 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Essor</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"><span data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"><span class="text-node">Dans la soirée, la clameur populaire qui a salué la qualification des Aigles du Mali pour les quarts de finale de la CAN 2025, dans les rues de nos villes et villages et jusque dans plusieurs pays du continent, n’aura pas suffi à dissiper la torpeur quasi mondiale provoquée, un peu plus tôt, par l’arrestation du président d’un État souverain par les forces d’un autre, telle qu’elle a été vécue au Venezuela.</span><br data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"></span><span class="text-node"></span></p>
<p class="MsoNormal added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"><span class="text-node">Ainsi commence la nouvelle année, dans un monde où aucun pays, aucun événement, aux quatre coins de la planète, n’est plus lointain pour ses habitants. Un monde marqué par la fissure de la mondialisation numérique et par l’érosion de l’ordre international hérité de la Seconde Guerre mondiale. Caracas n’est plus loin de Bamako</span><span data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"> </span><span data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"></span></p>
<p class="pf-br-replacement" orig-style="null"><span class="text-node">: les Maliens suivent de près ce qui se passe dans ce pays frère, témoin du retour en force de l’hégémonisme hémisphérique. Il est aussi nécessaire pour la Confédération des États du Sahel de suivre l’évolution de cette situation qu’urgent d’en comprendre les dessous de carte.</span></p>
<p class="MsoNormal added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"><span class="text-node">Jamais l’Afrique, par le Sahel, n’a été autant au cœur du combat pour la souveraineté qu’aujourd’hui. Et cela a largement dominé le traditionnel discours du président de la Transition, dans la nuit du 31 décembre 2025. «Face aux pressions, aux tentatives d’isolement et aux manœuvres d’influence, le Mali a fait un choix</span><span data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"> </span><span data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"></span><span class="text-node">: celui de la souveraineté assumée. Là où certains attendaient la résignation, nous avons opposé la décision», a affirmé le Général d’armée Assimi Goïta.</span></p>
<p class="MsoNormal added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"><span class="text-node">L’année 2025 aura été une année de défis et de résilience, au cours de laquelle l’ennemi, soutenu par ses sponsors étatiques, a usé de tous les stratagèmes pour faire plier le Mali et la Confédération</span><span data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"> </span><span class="text-node">: attaques barbares, blocus des corridors, désinformation et cabale médiatique. Tous les poisons ont été injectés. Mais le Mali a tenu. La preuve</span><span data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"> </span><span data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"></span></p>
<p class="pf-br-replacement" orig-style="null"><span class="text-node">: la poursuite du processus de paix avec l’élaboration de la Charte nationale pour la paix et la réconciliation, le démarrage d’une nouvelle phase de DDRI, le renforcement de l’outil de défense, et la mise en œuvre des recommandations des Assises nationales de la Refondation.</span></p>
<p></p>
<p class="MsoNormal added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"><span class="text-node">Au niveau confédéral, la présidence malienne a permis de consolider des acquis majeurs</span><span data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"> </span><span data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"></span><span class="text-node">: l’opérationnalisation de la Force unifiée de l’AES, la création de la Banque confédérale pour l’investissement et le développement, l’instauration du passeport biométrique, ainsi que le lancement des radios et télévisions AES.</span></p>
<p><span class="text-node"> Autant d’avancées nationales et confédérales qui permettent d’envisager la nouvelle année sous de meilleurs auspices.</span></p>
<p class="MsoNormal added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"><span class="text-node">«L’année 2026 ouvrira le chantier des concertations nécessaires autour de l’avant-projet de loi déterminant les conditions de formation et d’exercice des activités des partis politiques, prévu à l’article 39 de la Constitution</span><span data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"> </span><span data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"></span></p>
<p class="pf-br-replacement" orig-style="null"><span class="text-node">», a annoncé le Chef de l’État, dans la continuité des concertations qu’il avait convoquées en avril 2025. Une détente politique que le Général d’armée entend instaurer dans l’animation de l’espace public malien.</span></p>
<p class="MsoNormal added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"><span class="text-node">Avec le début de mise en œuvre du nouveau code minier et de son contenu local en 2025, le locataire du Palais de Koulouba rassure ses compatriotes</span><span data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"> </span><span class="text-node">: «La richesse nationale servira davantage l’investissement public, l’emploi et la transformation locale.» Il rappelle ainsi la place centrale que prend désormais, dans le développement endogène du Mali, une boussole stratégique</span><span data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"> </span><span class="text-node">: la Vision Mali Kura<span> </span></span><span class="text-node">ɲ</span><span class="text-node">ɛ</span><span class="text-node">taasira ka b</span><span class="text-node">ɛ</span><span data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"></span><span class="text-node">n san 2063 ma et la Stratégie nationale pour l’émergence et le développement durable 2024-2033.</span></p>
<p class="pf-br-replacement" orig-style="null"><span class="text-node">Dans cette optique, le Gouvernement prévoit la mise en œuvre d’un projet de formation des ressources humaines mieux préparées et dotées de compétences reconnues, avec des programmes de construction, d’extension et de mise à niveau des infrastructures scolaires et universitaires. À ce niveau, le Projet présidentiel d’urgence hospitalière est déjà lancé, avec la construction de 15 hôpitaux de district dans les régions.</span></p>
<p class="pf-br-replacement" orig-style="null"><span class="text-node"> La communauté internationale, au regard des enseignements tirés des vœux des souverains sur les différents continents, aspire à une année 2026 de paix, tout en s’interrogeant sur les nombreux foyers de tension, attisés par la folie humaine, les appétits voraces d’États impérialistes, d’individus avides de puissance matérielle et de violations du droit international.</span></p>
<p><span class="text-node">Pour ce qui est du Mali, «</span><span data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"> </span><span class="text-node">nous entrons dans l’année 2026 avec une ligne de conduite</span><span data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"> </span><span class="text-node">: celle de consolider la souveraineté et de bâtir une prospérité partagée</span><span data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"> </span><span class="text-node">», rassure le président Assimi Goïta.</span></p>
<p class="MsoNormal added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"><span class="text-node">Votre Quotidien national, témoin de la marche du Mali, restera à l’heure du Mali, tout en vous souhaitant une année 2026 de paix et de prospérité.</span></p>
<p data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" class="added-to-list1" orig-style="null"><strong data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"><span class="text-node">Alassane Souleymane</span></strong></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Éditorial : Le rapt de Caracas ou le triomphe des cow&#45;boys de l’apocalypse</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-le-rapt-de-caracas-ou-le-triomphe-des-cow-boys-de-lapocalypse-3112701.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-le-rapt-de-caracas-ou-le-triomphe-des-cow-boys-de-lapocalypse-3112701.html</guid>
<description><![CDATA[ Le rideau est tombé. En cette aube de janvier 2026, le droit international n’est plus qu’un cadavre encombrant que l’on finit d&#039;enterrer sous les décombres de Fort Tiuna. ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/uploads/images/202510/image_870x580_68e67ff5c0780.jpg" length="43368" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Sat, 03 Jan 2026 22:21:50 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La capture de Nicolas Maduro n’est pas une opération de justice : c’est le retour du mépris souverain, emballé dans le papier glacé d’un héroïsme de série B hollywoodienne.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Quelle divine surprise pour la conscience occidentale ! Donald Trump, dans un remake survitaminé de l'arrestation de Noriega, vient de nous administrer une leçon de "démocratie par le vide". On nous chante l'air du narcoterrorisme, ce refrain usé jusqu'à la corde qui sert de passe-partout à toutes les effractions impériales. C’est pratique, la morale, quand elle a le goût du brut vénézuélien.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La faillite des "Gardiens" du multipolarisme<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mais rions un peu — d’un rire jaune — devant le spectacle de l’impuissance slave et chinoise. Où étaient-ils, les grands protecteurs de l’équilibre mondial ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Poutine, trop occupé à dessiner des lignes rouges en Ukraine que tout le monde franchit désormais avec un haussement d’épaules, s'est fait doubler sur sa droite. Il a rêvé de Zelensky ; Trump a pris Maduro.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le "Tsar" peut se mordre les doigts : sa logistique de protection s'arrête apparemment là où le kérosène commence à coûter trop cher.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Et que dire de Pékin ? Les champions de la "non-ingérence" regardent leur principal débiteur se faire exfiltrer comme un simple colis FedEx, se contentant de communiqués d’une mollesse spectaculaire. Le "siècle chinois" attendra ; pour l'instant, c'est l'Oncle Sam qui distribue les gifles et ramasse les jetons.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le "Droit International ": un concept pour les faibles</span></b><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Quelle superbe satire que de voir les États-Unis invoquer la "lutte contre la drogue" pour justifier une invasion de salon. On rase une forteresse, on piétine une souveraineté, et on s'étonne ensuite que le monde devienne une jungle. L'argument est fallacieux, dites-vous ? C’est un euphémisme.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C'est un crachat à la face de chaque nation qui croyait encore que le Conseil de Sécurité de l'ONU servait à autre chose qu'à décorer les couloirs de New York.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Trump n'a pas seulement capturé un homme ; il a capturé la route du pétrole, étranglé les velléités de Moscou en Amérique latine et rappelé à tout le Sud Global une vérité glaçante : si vous n'avez pas l'arme nucléaire pour sanctuariser votre palais, vous n'êtes qu'un locataire précaire de votre propre pays.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">"Aujourd'hui, l'ordre mondial est une fiction, la justice est un rapport de force, et Caracas n'est plus que le nouveau comptoir d'un empire qui ne s'embarrasse plus de gants blancs."<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le monde "tel qu'il va" court droit à l'abîme, et il le fait avec le sourire carnassier d'un vainqueur qui ne craint plus aucun arbitre.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Abdoul Karim DRAME<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Édito :  Dans quel état d&amp;apos;esprit, les Maliens accueilleront 2026 ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-dans-quel-etat-desprit-les-maliens-accueilleront-2026-3112585.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/edito-dans-quel-etat-desprit-les-maliens-accueilleront-2026-3112585.html</guid>
<description><![CDATA[ Nous sommes au crépuscule de l&#039;année 2025.. Chacun de nous, essaie de faire le bilan en déroulant dans sa tête cette année qui s&#039;achève dans deux petits jours. ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/uploads/images/202508/image_870x580_688fd8bc95309.jpg" length="42922" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 29 Dec 2025 01:39:31 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pouce</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce qui a marché ; ce qui a moins marché ; ce qu'on aurait souhaité faire et qu'on n'a pas pu faire ; ce qu'on espérait et finalement n'est pas arrivé...nos moments de joie ; de bonheur ainsi que nos durs moments ; des moments douloureux...Bref ! On rejoue dans nos têtes, le film de 2025. En même temps, on se projette dans 2026 ... avec nos rêves , nos espoirs. Individuellement et personnellement, chacun formule le vœux secret, de vivre la nouvelle année dans le bonheur parfait. Qu'en est- il pour le Mali ? Notre Maliba dont la survie est menacée par une guerre asymétrique dont le dénominateur commun est le terrorisme ? Depuis 2012, les Maliens subissent les affres de cette guerre imposée par l'impérialisme néocolonial. Plus de la moitié du budget national, est aujourd'hui consacré à cette lutte privant les autres secteurs de tout développement harmonieux. Pendant plusieurs années, le peuple malien souffre mais reste résilient. L'année 2025 a été particulièrement difficile avec, en plus du problème sécuritaire, la crise énergétique et du carburant. Ces trois défis majeurs sont venus se greffer aux problèmes politico-sociaux qui se définissent en chômage, accès à la santé, à l'éducation, au logement... La question fondamentale est : que va-t-il se passer en 2026 ? 2026 va-t-elle être plus dure, plus<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>difficile que 2025 ? Il est clair que le Malien ne souhaite pas vivre les mêmes problèmes qu'il a déjà vécus en 2025. Il appartient aux autorités de la transition de créer la surprise à hauteur des attentes, des rêves. Ne pas offrir le même scénario même si c'est difficile. La guerre ne doit pas empêcher de vivre. La guerre contre le terrorisme ne doit pas priver les Maliens du bonheur auquel ils ont droit en tant que nation ; elle ne doit surtout pas empêcher un État de mettre en oeuvre ses projets de développement. Pour tout dire, les autorités de la transition au Mali, doivent tout mettre en oeuvre pour satisfaire les besoins essentiels de la population. Les années se suivent mais ne se ressemblent pas. 2026 doit être fondamentalement différente de 2025. Bonne année à tous !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: Calibri; mso-fareast-theme-font: minor-latin; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: EN-US; mso-bidi-language: AR-SA;">El Hadj Tièmoko Traoré</span></strong></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>La Confédération AES, par le sang et pour la prospérité</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/la-confederation-aes-par-le-sang-et-pour-la-prosperite-3112464.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/la-confederation-aes-par-le-sang-et-pour-la-prosperite-3112464.html</guid>
<description><![CDATA[ Cher lecteur, merci de lire votre quotidien national Sidwaya, que vous tenez en main en ce moment et dont vous scrutez chaque mot. Quoi ? Vous pensez que je me trompe de titre ? Je dis bien Sidwaya. ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/uploads/images/202512/image_870x580_694a7dd5e442e.jpg" length="100275" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Tue, 23 Dec 2025 11:33:08 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Essor</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"><span dir="auto">J'aurais pu dire Le Sahel ou L'Essor. Qu'est-ce que cela change pour un lecteur burkinabè, malien ou nigérien en cette <span> </span></span><span dir="auto">matinée du 22 décembre 2025 ? Je veux dire : pour un citoyen de la Confédération des États du Sahel. Depuis deux dates mémorables — le 16 septembre </span><span dir="auto">2023 avec la signature du traité du Liptako-Gourma et le 6 juillet 2024 avec la naissance de la Confédération — chaque citoyen des trois États porte trois nationalités qui ne font qu'une : celle de citoyen confédéral.</span></p>
<p><span dir="auto">Que vous soyez dans un bureau à Banfora, Sikasso ou Zinder, dans une université à Bamako, Ouagadougou ou Niamey, en train de lire Sidwaya, Le Sahel ou L'Essor, vous lisez les vibrations du cœur battant de notre Confédération. Nos trois quotidiens se sont unis pour vous parler ce lundi 22 décembre 2025, jour historique où notre organisation se réunit à Bamako pour la 2è session du Collège des Chefs d'État. Ce jour, la Confédération poursuit l'écriture de l'histoire de la nouvelle Afrique, celle dont rêvent nos populations sahéliennes et tous les Africains épris de liberté, de </span><span dir="auto">souveraineté et de bien-être.</span></p>
<p><span dir="auto">La Confédération des États du Sahel, c'est un espace, <span> </span></span><span dir="auto">un peuple, un destin. Nos trois chefs d'État, dont l'immense vision marche <span> </span></span><span dir="auto">dans les sillons tracés par les pères des indépendances, dont le leadership éclairé illumine l'espoir des populations pour un avenir radieux, sont, dès ce matin, </span><span dir="auto">à Bamako pour poser de nouveaux jalons du projet commun. Le Président de la Confédération, le Général d'armée Assimi Goïta, reçoit sur les berges du fleuve <span> </span></span><span dir="auto">Niger ses frères, le Capitaine Ibrahim Traoré et le Général d'armée Abdourahamane Tiani. Comme ce fut le cas le 6 juillet 2024 à Niamey, lorsque le Général Tiani </span><span data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"></span><span dir="auto">recevait ses deux frères pour porter la Confédération sur les fonts baptismaux.</span></p>
<p class="MsoNormal added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"><span dir="auto">La 2ème session du Collège des Chefs d'État, ces 22 et 23 décembre 2025 à Bamako, permettra de passer en revue un et cinq mois de présidence assurée par le <span> </span></span><span dir="auto">Président de la Transition du Mali. D'ores et déjà, les hauts fonctionnaires et les ministres ont balisé le chemin des travaux des Chefs d'État durant la semaine du <span> </span></span><span dir="auto">15 au 21 décembre. La présidence malienne aura oeuvré pour donner corps à l'esprit et à la lettre des trois piliers programmatiques : Défense, Diplomatie et <span> </span></span><span dir="auto">Développement. En un an et demi, les trois capitales ont connu des ballets <span> </span></span><span dir="auto">intenses d'acteurs intervenant sur ces trois piliers : <span> </span></span><span dir="auto">rencontres ministérielles, réunions de hauts fonctionnaires, concertations sectorielles, forums d'organisations de jeunes et de femmes. Que de prouesses pour </span><span data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"></span><span dir="auto">consolider la Confédération !</span></p>
<p><span dir="auto">Dans le domaine de la Défense, l'opérationnalisation de la force unifiée s'est accélérée et des opérations conjointes se sont déployées <span> </span></span><span dir="auto">sur le terrain dans la lutte contre le terrorisme. Sur ce pilier, la sécurité reste une mamelle essentielle. C'est ainsi que la carte d'identité et le passeport AES <span> </span></span><span dir="auto">sont désormais une réalité pour les citoyens. Dans le domaine du Développement, la création de la Banque confédérale pour l'investissement et le développement </span><span dir="auto">est au cœur de la stratégie globale. S'agissant du pilier Diplomatie, nos trois États ont parlé d'une même voix sur les grands sujets internationaux.</span></p>
<p><span dir="auto">Dans les actions <span> </span></span><span dir="auto">transversales, la communication a connu un essor significatif avec une charte graphique, un logo, un hymne confédéral, une radio et une télévision. <span> </span></span><span dir="auto">Dans le domaine du sport, Bamako a abrité les premiers Jeux de l'AES. La télévision confédérale sera inaugurée ce lundi 22 décembre par les trois Chefs d'État à Bamako. C'est l'un des moments forts de cette 2ème session, au même <span> </span></span><span dir="auto">titre que l'inauguration du siège de la Banque confédérale. Vos trois quotidiens parlent d'une même voix avec l'encre d'une seule plume dans le numéro spécial que </span><span dir="auto">vous tenez entre vos mains.</span></p>
<p><span dir="auto">Les trois entités, à l'instar des autres médias publics, participent à la grande marche de la Confédération, prêtes à vous raconter les grands moments de cette histoire qui s'écrit par nos Chefs d'État et par chaque citoyen de l'espace commun. Le peuple confédéral aux yeux tournés vers Bamako <span> </span></span><span dir="auto">ces 22 et 23 décembre 2025. Le destin commun s'accélère pour des lendemains de bonheur partagé et de souveraineté affirmée. La Confédération des États <span> </span></span><span dir="auto">du Sahel est «née de notre volonté de ne plus subir», selon le Général Assimi Goïta, «bâtie sur le sang et la sueur de nos peuples», selon le Capitaine Ibrahim <span> </span></span><span dir="auto">Traoré, et elle tient toutes ses promesses d'une «prospérité partagée», comme le dit le Président Abdourahamane Tiani.</span></p>
<p class="MsoNormal added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"><b data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"><span dir="auto">Alassane Souleymane</span></b></p>
<p class="MsoNormal added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"><b data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"><span dir="auto">Directeur général de l'AMAP, éditeur du Quotidien </span></b><b data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"><span dir="auto"><span> </span>national du Mali L'Essor</span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito : L&amp;apos;Etat peut&#45;il rester neutre face à la montée de l&amp;apos;extrémisme religieux ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-letat-peut-il-rester-neutre-face-a-la-montee-de-lextremisme-religieux-3112433.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/edito-letat-peut-il-rester-neutre-face-a-la-montee-de-lextremisme-religieux-3112433.html</guid>
<description><![CDATA[ La laïcité est le principe fondamental de la République qui assure la neutralité de l&#039;État vis-à-vis des religions, garantit la liberté de conscience (croire ou ne pas croire) et l&#039;égalité de tous devant la loi, tout en permettant le libre exercice des cultes dans le respect de l&#039;ordre public, notamment par la séparation des institutions publiques et des organisations religieuses. ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/uploads/images/202508/image_870x580_688fd8bc95309.jpg" length="42922" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 22 Dec 2025 14:23:46 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pouce</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce principe est inscrit dans la Constitution française et beaucoup de nos États (africains) l'ont aussi adopté. Au Mali, ce principe est réaffirmé dans la constitution et est censé être la muraille qui protège le citoyen dans la cité contre le fait religieux. Ce principe repose d'abord sur le principe de séparation entre sphère publique et religieuse. Il s'agit ensuite pour le citoyen de sa liberté de conscience : Chacun est libre de croire, de ne pas croire, de changer de religion ou d'en suivre aucune! De la neutralité de l'État en ce sens que l'État ne privilégie ni ne finance aucun culte. Les services publics sont censés restés neutres ; les institutions publiques sont distinctes des organisations religieuses. Et au-delà, tous les citoyens sont égaux devant la loi, sans distinction de croyance. Chaque citoyen est libre de manifester ses convictions : L'expression des croyances est permise, dans les limites du respect de l'ordre public.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Voilà ce qu'il y a de la définition de la laïcité. Dans les sociétés africaines et notamment celle malienne, l'Etat doit marquer sa présence dans le domaine religieux pour éviter les dérives. Prenant l'exemple sur le cas présent, c'est à dire la situation politico-sécuritaire et religieuse, que vit en ce moment le Mali, le constat est alarmant et interpelle davantage l'Etat à agir pour éviter le pire<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette action devrait se traduire dans le futur en permettant à l'Etat d'encadrer l'enseignement religieux pour éviter l'endoctrinement dangereux pour la stabilité du pays. La montée de l'extrémisme religieux violent nait de cet endoctrinement sur la base d'une idéologie mal pensée. L'Etat peut-il rester neutre face à cette menace? Peut-on évoquer la laïcité pour ne pas permettre à l'Etat d'agir et de prévenir un endoctrinement religieux qui menacerait l'équilibre de la société ? Les débats actuels sur les réseaux sociaux et sur la religion, montrent la nécessité de prodiguer un enseignant religieux sain et compréhensible pour tous.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>A défaut de se substituer aux leaders religieux qui ont la responsabilité de prodiguer ces conseils, l'Etat peut offrir un cadre et un espace de formation des leaders qui le désirent qui à leur tour, partageront leur expérience avec le reste des fidèles. Nous en sommes arrivés à croire que tout ce qui nous tombe dessus aujourd'hui comme malheur et souffrances, est sorti tout droit des différents enseignements religieux. La religion est censée nous unir, nous fortifier et nous rapprocher de la pureté ; pas le contraire. Il faut donc prendre le taureau par les cornes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">El Hadj Tièmoko Traoré <o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Éditorial : Une CAN qui promet du spectacle</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-une-can-qui-promet-du-spectacle-3112319.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-une-can-qui-promet-du-spectacle-3112319.html</guid>
<description><![CDATA[ Le Maroc sera, a partir de ce dimanche 21 décembre, la pdle d’attraction de la planéte foot du continent africain, voire du 
monde, avec la 35é édition de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) qui mettra aux prises 24 nations. ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/uploads/images/202601/image_870x580_697a28a56131b.jpg" length="161142" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 19 Dec 2025 10:45:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Essor</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"><span dir="auto">Les pays invités au grand festin nourrissent tous le même rêve : se siffler sur la plus haute marche du podium et succéder au palmarès de la compétition à la Côte d'Ivoire, sacrée à domicile en 2024 (victoire 2-1 contre le Nigeria). Si la CAN réserve toujours son lot de surprises, force est d'admettre que quelques sélections se détachent du lot de cette 35ème édition-du moins sur le papier-et devraient se retrouver au moins dans le dernier carré du tournoi. </span><span data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"></span></p>
<p class="MsoNormal added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"><span dir="auto">Parmi ces nations, figure d'abord le Maroc, l'hôte de la CAN et 1ère nation africaine au classement mondial FIFA. Demi-finaliste de la dernière Coupe du monde au Qatar, une première pour un pays africain, le Maroc a tout pour plaire et reste sur la bagatelle de 16 victoires consécutives, toutes compétitions confondues, un record mondial. A domicile, les Lions de l'Atlas ne peuvent viser que le sacré et le capitaine Achraf Hakimi et les siens pourront compter sur le soutien de tout un pays. </span><span data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"></span></p>
<p class="MsoNormal added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"><span dir="auto">Si de ce côté, l'hôte de la CAN n'a aucun souci à se faire, les choses ne s'annoncent pas faciles sur le terrain parce que d'autres nations peuvent également prétendre au graal, à l'image de la Côte d'Ivoire, championne d'Afrique en titre, le Nigeria toujours là, les Lions indomptables du Cameroun, rois du suspense (5 titres), l'Egypte, recordman de la CAN (7 trophées), la Tunisie qui affiche un bilan de 16 participations à la phase finale (série en cours), le Sénégal de Sadio Mané et bien entendu des outsiders aux dents longues capables de déjouer les pronostics. </span><span data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"></span></p>
<p class="MsoNormal added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"><span dir="auto">Justement, la curiosité de cette CAN concerne les outsiders. Avez-vous les moyens de bousculer la hiérarchie dans le Royaume chérifien ? Si on ne peut jurer de rien, il est clair que des pays comme le Mali, l'Algérie, la Zambie, l'Afrique du Sud, l'Angola, la RD Congo, le Burkina Faso arrivent au Maroc pleins d'ambitions et vendront chèrement leur peau. Normal, quand on sait que dans la production du jeu proprement dit, ces nations n'ont pas grand-chose à envier aux favoris. En fait, la différence entre les cadors du continent et les autres nations se situent surtout au niveau des individualités, c'est-à-dire, des joueurs impactants qui jouent un double rôle : porter l'équipe et déstabiliser le jeu adverse. </span><span data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"></span></p>
<p class="MsoNormal added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"><span dir="auto">Exceptés le Ghana, quadruple champion d'Afrique et dans une moindre mesure, la Guinée de Serhou Guirassy, ​​presque tous les grands noms du football africain seront présents au Maroc, promettant de belles empoignades, comme on en a vu lors de la dernière CAN en Côte d'Ivoire où les Aigles sont tombés en quarts en finale devant les Éléphants, futurs vainqueurs de la compétition. </span><span data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"></span></p>
<p class="MsoNormal added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"><span dir="auto">Dans le Royaume chérifien, le capitaine Yves Bissouma et ses coéquipiers souhaitent plus haut et doivent une revanche aux supporters après avoir raté la qualification à la Coupe du monde 2026. Le Mali est aujourd'hui l'un des pays du continent dont on dit le plus grand bien, mais il y a une triste réalité derrière ce jugement : les Aigles n'ont jamais réussi à remporter le prestigieux trophée en 13 participations à la CAN. Jusque-là, la meilleure performance de la sélection nationale reste la finale de Yaoundé 72, perdue 3-2 devant le Congo. </span><span data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"></span></p>
<p class="MsoNormal added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"><span dir="auto">Il faut dire que la disette a trop duré et commencer à agacer nos compatriotes qui ne s'expliquent pas les multiples échecs des Aigles aux phases finales. Pourtant, les éliminatoires se passent presque toujours bien pour l'équipe et ce fut encore le cas pour cette CAN avec un bilan de 10 buts marqués en 6 matches pour seulement 1 encaissé. Cette sera année-t-elle celle de la confirmation pour la sélection nationale, version Tom Saintfiet ? C'est tout le mal que nous souhaitons pour le capitaine Yves Bissouma et ses coéquipiers qui doivent savoir que c'est l'occasion ou jamais d'écrire une nouvelle page de l'histoire de notre football.</span></p>
<p data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" class="added-to-list1" orig-style="null"><strong data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"><span dir="auto">Soulemane Bobo TOUNKARA</span></strong></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito : La CEDEAO a&#45;t&#45;elle enfin sifflé la fin de la récréation ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-la-cedeao-a-t-elle-enfin-siffle-la-fin-de-la-recreation-3112162.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/edito-la-cedeao-a-t-elle-enfin-siffle-la-fin-de-la-recreation-3112162.html</guid>
<description><![CDATA[ C’est alors que  certains éléments des forces de défense et de sécurité de la République du Benin s’apprêtaient à perpétrer le sixième coup d’Etat dans l’espace sous régional de la CEDEAO, que Bola Ahmed Tinubu, Président de la République fédérale du Nigéria, Alassane Ouattara, Président de la Côte d’Ivoire, John Dramani Mahmat, Président du Ghana et Julius Maada Bio, Président de la Sierra Léone et Président en exercice de la CEDEAO,  les quatre têtes de proue de l’organisation sous régionale  ont décidé de s’y opposer en utilisant la force des armes. ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/uploads/images/202505/image_870x580_6821ff932f9b5.jpg" length="40778" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 15 Dec 2025 10:57:50 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alternance</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Par cet acte les chefs d’Etat de la CEDEAO semblent enfin siffler la fin de la récréation en évitant le énième putsch dans son espace et plus précisément au Benin. En effet, leur acte bien que salué par tous les démocrates, ne manque pas non plus de susciter beaucoup d’interrogations, tant par sa célérité que par son efficacité. La première interrogation est celle de savoir pourquoi la réaction de la CEDEAO a été à la fois prompte et adroite alors qu’elle a tergiversé ailleurs ? La deuxième interrogation est relative au cas récent de la Guinée Bissau où le Président sortant sentant sa défaite après l’élection présidentielle, a semblé organiser un simulacre de coup d’Etat pour donner le pouvoir aux militaires sur un plateau d’or, au lieu de passer la main pacifiquement et démocratiquement au probable vainqueur du scrutin ?<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>La CEDEAO ne doit nullement<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>s’accommoder du coup d’Etat en Guinée Bissau, bien qu’il soit antérieur à celui du Bénin, à travers lequel elle a sonné le glas du coup d’Etat dans son espace.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Une autre question qui taraude les esprits<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>est celle de savoir si cette intervention réussie au Benin ne va pas être le début de la longue et difficile marche de la CEDEAO vers le rétablissement de l’ordre constitutionnel partout où il y a eu rupture dans son espace ? La dernière question est relative à l’opérationnalisation effective de la force en attente longtemps promise, mais qui n’a jamais véritablement fonctionné ?<span style="mso-spacerun: yes;">  </span><span style="mso-spacerun: yes;"> </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Nous avons la ferme conviction que l’avenir de la sous-région ouest africaine se joue au sein de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest, CEDEAO. Cette organisation qui fait déjà des émules sur le continent africain et ailleurs tant<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>par sa bonne organisation que les prouesses qu’elle a réalisées dans beaucoup de domaines comme l’intégration économique, la libre circulation des personnes et de leurs biens, ne doit nullement mourir au grand dam des populations. Bien que certains critiquent ses insuffisances, la CEDEAO demeure un outil précieux et beaucoup croient encore en un destin commun des 15 pays qui la composent. La CEDEAO a fait rêver par les différentes performances qu’elle a réalisées de sa création, en 1975 à nos jours, tant sur le plan du développement avec des projets structurants et porteurs d’un avenir radieux pour la sous-région, que sur le plan de l’intégration des peuples, faisant<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>ainsi d’elle le plus bel exemple d’intégration réussie en Afrique. Elle est sans nul doute<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>la meilleure organisation sous régionale en Afrique. Doit-on accepter que cette belle aventure des pays qui ont depuis plus de 50 ans, décidé de cheminer ensemble, s’arrête à cause de la boulimie du pouvoir de certains ? Tinubu, Ouattara, Dramani et Maada Bio et les 8 autres chefs d’Etat ont désormais la lourde responsabilité de redonner espoir au peuple de la CEDEAO en mettant fin à ce cycle infernal de coups d’Etat dans la sous - région. Les quatre Présidents doivent affirmer leur leadership et conjuguer leurs efforts et ceux des 8 autres pays qui composent l’organisation pour dire halte au coup d’Etat. Pour ce faire la CEDAO doit activer véritablement sa force en attente en la dotant des moyens conséquents pour ses missions de stabilisation, de paix et de protection des institutions démocratiques dans<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>l’espace de la sous-région.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Alors qu’elle était donnée pour morte, la CEDEAO refait surface de la plus belle des manières en stoppant avec la plus grande<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>promptitude<span style="mso-spacerun: yes;">   </span>les quelques aventuriers qui ont voulu mettre un coup d’arrêt à la démocratie béninoise. Pour rappel le Benin jadis surnommé le quartier latin de l’AOF, à cause de la performance de ses cadres et surtout de leur ouverture d’esprit, leur compétence est sans nul doute l’une des vitrines de la démocratie dans les pays francophones. Cette stabilité dont il a fait montre depuis 1990 ne doit point s’émousser. Il revient désormais à l’organisation sous régionale de continuer dans cette lancée, en rétablissant l’ordre constitutionnel en Guinée Bissau, après le simulacre de coup d’Etat fomenté par Umaro Sissoco. Tout porte à croire, que ce coup d’Etat, est un grotesque montage du Président sortant Umaro Sissoco Embalo pour ne pas<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>remettre le flambeau à son challenger Fernando Dias qui aurait gagné l’élection présidentielle.<span style="mso-spacerun: yes;">   </span>Il revient à l’organisation sous régionale de remettre le peuple Bissau Guinéen dans ses droits en permettant la proclamation des résultats sortis des urnes et en imposant le respect de ces résultats. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En définitive la CEDAO est fortement attendue pour non seulement redorer son blason et redresser son image fortement écornée. Après le coup de maître du Benin et en dépit de ses différents ratés, ses tergiversations, elle<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>doit affirmer son leadership,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>mais aussi et surtout siffler la fin de la récréation en sévissant contre tout pays contrevenant aux principes qui la régissent et auxquels chaque pays<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>a souverainement souscrit.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span><o:p></o:p></span></p>
<p><strong><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: Calibri; mso-fareast-theme-font: minor-latin; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: EN-US; mso-bidi-language: AR-SA;">Youssouf Sissoko </span></b></strong></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Édito : La France n&amp;apos;abandonnera pas !</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-la-france-nabandonnera-pas-3112150.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/edito-la-france-nabandonnera-pas-3112150.html</guid>
<description><![CDATA[ Ne nous voilons pas la face ! La France fait tout pour déstabiliser le Mali et les deux autres États du Sahel plus précisément le Niger et le Burkina Faso, trois anciennes colonies qui ont osé défier et humilier le grand &quot;Maître&quot;. L&#039;objectif est clair : faire chuter le pouvoir militaire de Bamako. ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/uploads/images/202508/image_870x580_688fd8bc95309.jpg" length="42922" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 15 Dec 2025 08:59:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pouce</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Si Bamako tombe, le reste de l'AES tombe. Si l'AES tombe, le "Maître" (la France) retrouve son respect perdu ; son pouvoir; son influence et surtout son prestige qu'il a en dominant un vaste Sahel qui regorge de ressources extractives. Comment ne pas croire au complot de déstabilisation contre le Mali et contre les pays de l'AES ? La question est de savoir si nous voulons notre liberté ou si nous voulons rester "esclaves". La liberté d'un esclave a un prix. Cette liberté se gagne. Elle s'arrache et, une fois arrachée, doit être protégée car, jamais, le "maître" n'abdiquera. Pour lui, abdiquer, laisser son esclave libre qui a arraché sa liberté, c'est donner le courage aux autres esclaves de se rebeller et de chercher à s'affranchir eux-aussi. Au Mali, les militaires ont libéré les "Maliens" gardés comme esclaves par une France dominante. Quand des prisonniers arrivent à s'enfuir, ils doivent être solidaires des uns des autres pour pouvoir échapper à leurs poursuivants ; ils doivent suivre les instructions de leurs libérateurs pour échapper à leurs poursuivants. Sauf que dans le cas malien, des prisonniers libérés, en fuite, demandent à leurs bienfaiteurs (les militaires ) de les laisser se débrouiller seuls et de retourner d'où ils viennent (les casernes ) alors qu'ils ne sont même pas encore à l'abri de leurs poursuivants (m France). Il y a aussi des Maliens prisonniers / esclaves qui ne sont pas contents de leur libération.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Ils sont comme ces anciens esclaves qui jouissaient de certains privilèges donnés par les maîtres esclavagistes et c'est eux qui se retrouvaient en train de surveiller et maltraiter leurs propres frères et sœurs pour faire plaisir aux maîtres. Le Mali se trouve dans cette situation où les intérêts de ses fils et filles sont divers, irréconciliables. La France compte sur cette divergence, ces divisions internes pour atteindre son objectif. Il revient à ceux qui veulent protéger leur liberté et qui font confiance aux militaires qui sont venus les libérer des mains des esclavagistes, de poursuivre leur course en avant et ne pas se laisser retarder par ceux qui veulent les ralentir. C'est en luttant ainsi qu'on a pu mettre fin à l'esclavage des temps anciens ; au colonialisme...Nous pouvons faire mieux. Les Maliens qui inspirent tout un continent noir, peuvent mieux faire en avançant dans l'unité de ceux qui cherchent la vraie liberté en défendant leur honneur, leur dignité et surtout leur vie.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">El hadj Tièmoko Traoré <o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito : le message d’unité et de solidarité du PM Choguel K Maiga qui sonne comme un aveu de culpabilité</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-le-message-dunite-et-de-solidarite-du-pm-choguel-k-maiga-qui-sonne-comme-un-aveu-de-culpabilite-3111950.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/edito-le-message-dunite-et-de-solidarite-du-pm-choguel-k-maiga-qui-sonne-comme-un-aveu-de-culpabilite-3111950.html</guid>
<description><![CDATA[ Un message de solidarité, d’unité, de résilience, et de sérénité face au chaos, attribué à l’ancien Premier ministre Choguel Kokala Maiga est devenu viral sur la toile la semaine dernière. ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/uploads/images/202505/image_870x580_6821ff932f9b5.jpg" length="40778" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 08 Dec 2025 13:52:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alternance</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il a non seulement créé l’émoi chez certains, mais aussi de la surprise surtout venant de celui qui est considéré par une frange importante du peuple malien<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>comme le bourreau qui a semé ce chaos dans lequel patauge le Mali. L’ancien PM est sans nul doute le premier responsable voire le coupable de la bouleversante situation dans laquelle se trouve le Mali depuis 2021. La question qui taraude les esprits est celle de savoir pourquoi un tel message et à un moment non seulement critique, mais également à quelques heures seulement de sa comparution pour détournement des deniers publics ? En homme politique rusé Choguel K Maiga veut se faire bonne conscience en s’érigeant en grand rassembleur, d’où<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>certainement ce message adressé au peuple malien pour avoir sa sympathie, à défaut de son soutien, face à ce que ses partisans appellent une cabale médiatico- judiciaire contre leur mentor pour l’abattre politiquement. La deuxième grille de lecture pourrait être une repentance après s’être moralement reconnu coupable du chaos dans lequel s’embourbe encore le Mali et cela<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>en voulant assouvir ses ambitions démesurées voir ses prétentions illégitimes. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sur le fond le message de l’ancien PM Choguel K Maiga sonne clairement comme un aveu d’incompétence et de culpabilité face au chaos dont il est l’un des inspirateurs. Cet appel à la solidarité, à la résilience et à l’unité face aux turbulences économiques,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>sociales et sécuritaires, à un peuple meurtri, ne pourrait s’assimiler qu’à une intervention du médecin après la mort. L’appel du PM Choguel K Maiga ne pourrait tomber que dans l’oreille d’un sourd, car l’auteur est vu par tous les grands observateurs de la scène politique comme étant l’un des grands instigateurs de la situation dans laquelle se trouve le Mali. Au regard de ce passé trouble il semble être en train de rater l’occasion de se taire pour ne pas continuer à remuer le couteau dans la plaie encore béante. Rappelons quelques faits qui attestent à bien des égards qu’il est le premier responsable de la situation dans laquelle s’embourbe le Mali depuis son avènement comme premier ministre en 2021 après le deuxième coup d’Etat qui a renversé l’ancien Colonel Bah N’Daou. Choguel K Maiga a commencé par remettre en cause le délai souverainement fixé à 18 mois, au terme duquel le Mali allait signer son retour à l’ordre constitutionnel normal, en initiant les Assises Nationales de la Refondation, ANR. Ces Assises dites nationales ont sans nul doute sonné le glas de l’unité nationale et de la cohésion sociale, car elles ont stigmatisé certains, surtout ceux qui ont refusé d’avaler la couleuvre de la complicité, voire de la duplicité. Ces derniers<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>ont été relégué au rang, qualifié même de « FASO DEN JUGU » en traduction littérale les ennemis de la patrie et ceux qui ont participé à cette mascarade ont eu le noble qualificatif de « FASO DEN GNOUMA » autrement dit des vrais patriotes. Après s’en est suivie toute la cabale médiatique contre toutes les organisations sous régionales, régionales et internationales, qualifiées à tort comme étant les seules responsables de la situation dans laquelle se trouve le Mali. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Qui ne se rappelle pas des diatribes vexatoires du PM contre l’occident avec la France<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>en tête. Il a fait porter le chapeau de la responsabilité du chaos du Mali aux forces étrangères présentes au Mali.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Comme si cela ne suffisait pas il s’était également donné pour mission de déconstruire la démocratie et d’affaiblir tous les acteurs démocratiques. Il a largement contribué à décrédibiliser la classe politique en lui faisant endosser la responsabilité de la faillite de l’Etat. C’est pourquoi ses détracteurs lui ont collé l’étiquette de PM clivant. Pour ses nombreux détracteurs, il est le PM qui a le plus divisé les maliens. Nous allons faire l’économie de toutes les manœuvres qu’il a orchestrées au sein du Mouvement du 5 Juin Rassemblement des Forces Patriotiques, M5 RFP. Ce Mouvement, faudrait-il le rappeler est celui qui a mené une lutte farouche et téméraire contre l’ancien régime IBK et des mois durant. Le coup d’Etat qui a été, justement le parachèvement de cette lutte, est intervenu le 18 Août 2020, la suite, on la connait : trahisons, divisions, insécurité, effondrement de l’économie, prisons pour certaines voix dissidentes, exil forcé pour d’autres, mise entre parenthèses de la démocratie et de l’Etat de droit.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Monsieur le PM Choguel Voici le bilan de vos ASSISES NATIONALES de la REFONDATION, ANR. L’honneur, la dignité et l’honnêteté intellectuelle, recommandent à tout homme vertueux de se taire quand on est à la base d’une telle descente apocalyptique aux enfers de son peuple.<o:p></o:p></span></p>
<p><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: Calibri; mso-fareast-theme-font: minor-latin; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: EN-US; mso-bidi-language: AR-SA;">Youssouf Sissoko<span style="mso-spacerun: yes;">                     </span></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito : L’orpaillage par dragage, pire que le terrorisme !</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/can-2025-fouzi-lekjaa-fait-le-point-avec-les-ambassadeurs-africains-a-rabat-3111815.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/can-2025-fouzi-lekjaa-fait-le-point-avec-les-ambassadeurs-africains-a-rabat-3111815.html</guid>
<description><![CDATA[ En fin novembre,  précisément 26 novembre 2025,  les autorités maliennes ont lancé une vaste opération contre les dragues utilisées pour l’orpaillage sur le fleuve Niger. ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/uploads/images/202511/image_870x580_692773271a16d.jpg" length="68754" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 04 Dec 2025 09:08:49 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans la région de Koulikoro,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>vingt-trois (23) engins ont été détruits, après que des<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>études menées par le ministère de l’environnement aient révélées<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>une dégradation considérable des cours d’eau sur le fleuve Niger. Il se<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>trouvait que l’armée malienne avait déjà<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>mené, du 21 au 23 juillet 2025, une opération contre l’orpaillage par dragage. Dénommée « Djoliba Saniya » (Propreté du fleuve en Bamanankan), cette première<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>opération a concerné cinq localités de la région de Koulikoro dans le Mandé : Bancoumana, Hamdallaye, Kangaba, Balanza et Danga.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Toutes les deux opérations de destruction des dragues ont été médiatisées.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cependant<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>la pratique<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>continue, alors que<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>l’utilisation des<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>dragues est formellement interdite par la législation malienne. Le Code minier adopté en 2023 prohibe l’exploitation par dragage dans le lit des cours d’eau, une interdiction déjà posée par l’ordonnance n°2019-022/P-RM. Des<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>arrêtés régionaux, notamment à Koulikoro et Ségou, rappellent cette restriction et autorisent la saisie immédiate<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>des engins concernés. En dépit ce cadre réglementaire, des dragues continuent<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>pourtant d’opérer<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>en masse dans certaines zones, parfois de nuit pour éviter les contrôles. L’orpaillage<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>par la drague<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>est un business informel<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>lucratif qui<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>implique divers acteurs. Ce sont : les Somono (qui ne pêchent plus), les forgerons (qui fabriquent la coque des dragues), les propriétaires fonciers, les pouvoirs communaux, les agents des services techniques, les orpailleurs immigrés. Tous y voient dans cette pratique malsaine,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>une façon<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>rapide de gagner de la richesse.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En raison de l’hypothétique manne financière dont<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>ces acteurs espèrent obtenir, la pratique<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>de l’orpaillage par dragage ne faiblit pas dans cette région. Au contraire, elle se densifie. Pourtant,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>nul n’ignore<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>qu’à<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>cause de l’usage<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>abusif du mercure par<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>les orpailleurs par dragage, l’eau du fleuve Niger n’est plus potable. Pendant<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>que<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>les<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>ressources halieutiques (notamment les poissons et les algues) se raréfient. Mais le drame ultime est que les populations riveraines,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>utilisant l quotidiennement<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>l’eau du fleuve, n’accédant plus aux ressources halieutiques,<span style="mso-spacerun: yes;">   </span>sont longuement confrontées à des maladies cancérigènes qui les tuent de façon insidieuse. Sans oublier que les produits agricoles<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>et d’élevage<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>des zones riveraines,<span style="mso-spacerun: yes;">   </span>sont<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>grandement contaminés. Ces conséquences avérées<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>sur l’hygiène de vie des populations ne sont-elles pas suffisantes pour que chacun comprenne<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>que nous sommes face à un véritable drame collectif<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>orchestré par les orpailleurs<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>par dragage? Devons-nous alors rester impassibles en se résignant<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>pendant que des générations entières (actuelles et futures)<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>soient sacrifiées,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>à cause des<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>actions<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>perfides de quelques individus<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>cupides? <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Des<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>études scientifiques et enquêtes<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>récentes de terrain<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>ont décrit<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>l’impact du dragage sur le fleuve Niger.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Ces études alertent<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>en expliquant<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>que les engins<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>utilisés remuent les sédiments.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Ce qui augmente la turbidité de l’eau et perturbe les habitats aquatiques. Des observations menées près de Bamako et à Koulikoro indiquent une érosion accrue des berges et une modification du lit du fleuve. Une étude réalisée à Koursalé<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>rapporte que 100 % des habitants interrogés estiment que la qualité de l’eau s’est dégradée à cause des dragues. Des recherches publiées sur les affluents du Niger signalent également une baisse des poissons dans les zones concernées. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">A l’issue de la connaissance de toutes études<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>pourquoi<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>les autorités maliennes<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>ne prennent pas<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>des décisions drastiques afin<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>d’arrêter ce drame<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>collectif<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>de l’orpaillage par dragage,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>pire que le terrorisme international ? Le Gouvernement ne doit-il pas soumettre<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>dans l’urgence au CNT un projet de loi pour assimiler la pratique de l’orpaillage par dragage aux crimes de terrorisme ? De toute façon,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>vu l’ampleur<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>du<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>phénomène, nous sommes indubitablement face à<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>une véritable course contre la montre pour<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>sauver les vies de nos populations !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Gaoussou Madani Traoré<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Éditorial : Le Mali ne tombera pas</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-le-mali-ne-tombera-pas-3111688.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-le-mali-ne-tombera-pas-3111688.html</guid>
<description><![CDATA[ Situé au cœur de l’Afrique occidentale, le Mali est l’un des territoires le plus vaste de la sous-région, constitué par un vaste plateau prolongé au nord par le désert du Sahara. ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/uploads/images/202509/image_870x580_68c69a678d65f.jpg" length="62527" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 01 Dec 2025 07:39:53 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">C’est un pays de vieille civilisation. Il a été successivement le berceau des empires médiévaux du Soudan occidental, des royaumes Bambara de Ségou et du Kaarta, des États théocratiques Peulh et Toucouleur. Descendants de grands empereurs: Soundiata Keïta, Babemba et Tiéba Traoré, Mamary Coulibaly dit Biton, Dah Monzon Diarra, Diossé Traoré, Firhoun, les fils et petits-fils de vaillants soldats ont libéré la France du joug allemand.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’Afrique occidentale française (AOF) couvre une superficie de 4 633 985 km<sup>2</sup> soit plus de huit (08) fois et demi celle de la France et environ le 1/6 de celle de l’Afrique. Le premier Européen, dont les historiens relatent la venue au Soudan, est Anselme d’Isaguier, noble toulousain qui a vécu à Gao au XV<sup>ème</sup> siècle après avoir épousé une princesse songhaï du nom de Salou Casais.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Le Soudan français a obtenu en 1890, la reconnaissance de son identité, la question du choix du chef-lieu de la colonie s’est immédiatement posée.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">D’abord, «<b style="mso-bidi-font-weight: normal;">capitale</b>» du Haut Sénégal-Niger, Kayes demeure celle du Soudan jusqu’en 1907. Sa position au débouché de la navigation sur le fleuve Sénégal lui a valu d’être retenue par les autorités coloniales. Mais, le développement rapide des communications avec le bassin du Niger entraîne l’abandon de Kayes pour Bamako, cité située au carrefour des grands axes de communications nord-sud. Bamako est le haut lieu du nationalisme africain.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le 18 octobre 1946</span></b><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">, eut lieu à Bamako, la première rencontre du Rassemblement démocratique africain (RDA). Ce jour-là, le congrès constitutif du mouvement a été convoqué. Le RDA était la seule organisation interterritoriale qui disposait de sections organisées dans l’ensemble de l’AOF et de l’AEF, le Rassemblement démocratique africain s’affirme très vite comme le plus puissant des partis politiques africains. Au troisième congrès international du RDA de Bamako de septembre 1957, Houphouët-Boigny déclare solennellement que pour la première fois dans l’histoire «<b style="mso-bidi-font-weight: normal;">des peuples anciennement colonisés ont choisi de renoncer volontairement à l’indépendance totale et d’opter pour la Communauté franco-africaine. Édifier la Communauté franco-africaine, ce sera gagner le pari du siècle</b>».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Nous sommes un État successeur de l’ancien Soudan qui fut l’un des territoires de la Fédération d’Afrique occidentale (AOF). Il est également l’héritier du prestigieux empire médiéval auquel il a emprunté son nom (Mandé). Il faut tenir compte de cette double filiation si l’on veut comprendre les réalités politique, économique, sociale et culturelle.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Mali est un pays de transition entre la forêt au sud et le désert au nord. Il occupe une position centrale qui constitue à la fois un avantage stratégique et géopolitique. Nous avons créé une Fédération avec le Sénégal qui se heurta à des divergences de vue. Une Fédération dans la Communauté qui ne durera pas (17 janvier 1959-20 juin 1960).<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Fédéralisme et confédéralisme ne se comprendront jamais. La Constitution de la V<sup>ème</sup> République française est le fruit d’un compromis entre les thèses fédéralistes d’Houphouët-Boigny et confédéralistes de Léopold Sedar Senghor.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Nous sommes un pays économiquement pauvre, mais riche par sa culture et son peuple est fortement rattaché à ses valeurs culturelles.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Il existe plusieurs groupes ethniques qui ont une longue tradition de vie communautaire. Chaque groupe préserve avec beaucoup de fierté les us et coutumes de ses ancêtres; la coexistence, la tolérance et l’entraide font partie de ces valeurs. Nous sommes un pays de Savoirs, à partir de notre relief. Les fleuves et leurs eaux sont des signes du Savoir. Les montagnes sont des indications du Savoir. Le sable est un indice du Savoir.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Enfin, nous sommes les héritiers d’une Charte qui régit la vie du grand ensemble qu’est le Mandé. «<b style="mso-bidi-font-weight: normal;">Ko Mandé bi lonbolamba até boon</b>» (Le Mandé peut tanguer, mais ne chavirera jamais). Il aurait tangué 9 fois déjà, mais jamais tombé.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">En un mot, le Mali ne tombera pas.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Amy SANOGO<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Édito : En attendant le prochain choc !</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-en-attendant-le-prochain-choc-3111680.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/edito-en-attendant-le-prochain-choc-3111680.html</guid>
<description><![CDATA[ Il est insensé de croire, qu’avec le retour presque à la normale du ravitaillement du carburant à la pompe, que c&#039;est le bout du tunnel. Les Maliens doivent se préparer pour le prochain choc. ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/uploads/images/202508/image_870x580_688fd8bc95309.jpg" length="42922" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 01 Dec 2025 02:02:44 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pouce</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>D'où sortira ce choc ? De quelle nature sera-t-il ? On n'en sait rien. Mais on peut bien croire que les ennemis de la nation Malienne, ceux qui cherchent à faire tomber la transition dirigée par le général d'armées, le président Assimi Goïta, ou à la faire plier à leurs exigences, ne lâcheront pas d'eux-mêmes. Ils continueront de conspirer, de manipuler, d’instrumentaliser, de mener des assauts terroristes... Rester vigilant doit être le maître mot. Les Maliens doivent être conscients qu'il existe un vrai plan visant à déstabiliser leur pays depuis l'extérieur. Ce plan s’appuie aussi sur des acteurs locaux dont la plupart ne mesure pas tout le danger pour eux-mêmes et pour le pays. Bon nombre d'entre eux soutiennent ces actes de déstabilisation pour leur opposition au pouvoir de transition. Ils ignorent les véritables enjeux. Il ne faudra surtout pas baisser les bras croyant que le complot a été totalement déjoué. Nous avons résisté au choc de la crise de l'électricité ! Celle du carburant ! Celle du terrorisme armé.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Quel est le prochain choc ? Nous l'ignorons mais nous devons y être conscients. Nous devons nous y préparer pour ne pas être surpris car l'ennemi ne lâche jamais tant qu'il n’ est pas totalement anéanti. Autant la population doit se préparer à toutes les éventualités autant le gouvernement doit développer le sens de l'anticipation<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>car, anticiper, c'est avoir une longueur d'avance sur son ennemi.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">El Hadj Tièmoko Traoré<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito : L’ORTM n’a  pas  vocation à faire  de la  propagande !</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-lortm-na-pas-vocation-a-faire-de-la-propagande-3111590.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/edito-lortm-na-pas-vocation-a-faire-de-la-propagande-3111590.html</guid>
<description><![CDATA[ Depuis plus d’une décennie,  notre pays traverse une crise multidimensionnelle.  Pour mieux  y faire face,  les populations maliennes  doivent être mieux informées afin  qu’elles comprennent les  vrais enjeux nationaux en tant de crise. ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/uploads/images/202511/image_870x580_692773271a16d.jpg" length="68754" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 27 Nov 2025 01:46:26 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette tache informationnelle (ou de communication), pour qu’elle soit bien remplie, devrait se faire par une Presse professionnelle (privée et publique)<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>responsable qui<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>répond<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>à des normes conventionnelles.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Cela, avec<span style="mso-spacerun: yes;">   </span>des journalistes<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>(ou communicants) qui exercent leur profession en se<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>soumettant<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>au respect scrupuleux de l’éthique et la déontologie.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>C’est<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>ce que,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>jusqu’à preuve du contraire, s’évertuent à faire<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>les medias publics et privés professionnels de notre pays. En l’occurrence, l’ORTM. Dont les journalistes, bien que soumis à la censure et l’autocensure, font tout pour que leurs<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>productions<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>soient<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>le plus professionnel possible. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Avec l’avènement de nouvelles technologies<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>de l’information et la communication, des médias sociaux sont nés avec<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>les réseaux<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>sociaux (Facebook, TikTok…)<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>comme<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>seul support informationnel et communicationnel. Les animateurs de ces médias<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>sociaux provenant<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>de toutes les couches de la société (dont des Imams) font<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>constamment<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>des buzz<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>sur<span style="mso-spacerun: yes;">   </span>la toile avec<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>leur publication (le plus souvent en vidéos). Ils se servent<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>simplement d’un<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>smartphone pour<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>effectuer leur « travail » lucratif. Mais le comble est que, non seulement les informations<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>diffusées<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>ou publiées<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>par<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>ces videomen<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>ne sont jamais traitées (en ont-ils vraiment besoin pour atteindre leurs cibles ?)<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Encore que<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>la plupart d’entre eux<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>ne sont ni instruits<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>ni intellectuels. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cependant, ces gens ont une certaine audience<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>et<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>s’improvisent en « journalistes »<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>pour mener un débat (pardon<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>un<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>monologue)<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>insensé dans lequel, sans argumentaire, ils<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>embrigadent<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>leur auditoire,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>majoritairement composé de<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>la populace. Mais ce qui est marrant,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>leur imposture semble<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>même faire l’affaire de certains<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>responsables qui se servent des videomen, majoritairement<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>des propagandistes, pour<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>faire la communication d’Etat. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">N’est-ce pas que de nombreuses fois, certains de ces videomen se tapent la poitrine en affirmant que leur information<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>provient du Haut sommet ? Certains n’ont-ils pas menacé<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>de retirer la nationalité à des maliens, en les condamnant et<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>traitant d’apatrides ?<span style="mso-spacerun: yes;">   </span>Quelles<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>qualités<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>et titres officiels ont-ils ces videomen pour qu’ils se comportent ainsi ? Le rôle de la communication d’Etat n’est-il pas<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>normalement dévolu à des services spécialisés?<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>A quoi<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>servent<span style="mso-spacerun: yes;">   </span>donc<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>la DIRPA, les cellules de communication des différents<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>départements ministériels et d’autres structures étatiques ou paraétatiques,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>l’AMAP, l’ORTM ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C’est vrai, le « métier de videoman »<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>est aujourd’hui<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>un phénomène<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>à la mode. Il est très prisé et tout le monde cherche à le pratiquer.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>C’est plus facile comme boire de l’eau.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Car, pour produire leurs vidéos, on utilise<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>le même<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>narratif. Et il n’y a pas assez de réflexion (ou pas du tout)<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>à faire, on essaye tout simplement à plaire aux autorités que l’on flatte pour avoir leur bonne grâce. D’ailleurs récemment des vidéos récentes, incriminant l’ORTM et ses journalistes (pourtant de vrais professionnels),<span style="mso-spacerun: yes;">   </span>font le buzz<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>sur les réseaux sociaux. Les animateurs, videomen, se réclamant<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>d’être de vrais patriotes maliens, reprochent aux journalistes des<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Chaînes<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Nationales<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>de ne pas en être. Tout simplement, parce qu’ils ne s’érigent pas en propagandistes lorsqu’ils exercent leur métier PROFESSIONNEL (qu’ils ont pourtant appris, des années durant,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>dans des grands Ecoles et Instituts de formations de journalisme).<span style="mso-spacerun: yes;">  </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’exercice<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>du<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>métier<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>de journalisme dans une presse publique<span style="mso-spacerun: yes;">   </span>recommande,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>en dépit de<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>la censure et l’autocensure dont il est constamment soumis,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>le respect de certaines normes professionnelles. Pourtant<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>par mépris ou ignorance, certains<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>videomen estiment<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>qu’ils sont capables de se substituer aux<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>journalistes<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>de l’ORTM. Ils se donnent<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>même le culot de réclamer leur place. Mais ils ne savent-ils<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>pas que la Chaîne Nationale doit<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>normalement effectuer<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>un service d’intérêt public<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>pour l’ensemble des<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>contribuables maliens. Qui<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>émanent<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>de tous les bords politiques. Alors, ces videomen<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>doivent<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>comprendre<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>que l’ORTM<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>n’est pas censée défendre l’intérêt d’un POUVOIR quelconque mais de l’ETAT<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>malien et de la NATION.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Ce, avec des règles et réflexes professionnels.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Vu l’ampleur de la menace du phénomène de videoman dans notre pays,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>chers<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>confrères, n’est-il pas<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>venu le temps que les vrais professionnels privés<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>ou publics<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>de l’Information et la Communication se donnent la main pour crever l’abcès médiatique que les videomen ont<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>produit?<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>De toute façon,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>nul doute<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>que les<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>vrais professionnels de médias<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>que nous sommes,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>vivons<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>une situation très<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>critique<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>et existentialiste !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Gaoussou Madani Traoré</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>À vos plumes : Préférer le mérite à la courte échelle !</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/a-vos-plumes-preferer-le-merite-a-la-courte-echelle-3111574.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/a-vos-plumes-preferer-le-merite-a-la-courte-echelle-3111574.html</guid>
<description><![CDATA[ « Tu remercieras untel de ma part, grâce à lui j&#039;ai eu un boulot, un marché, un avantage quelconque ». Voilà le drame du Mali ! ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/uploads/images/202511/image_870x580_692715124611f.jpg" length="133542" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 27 Nov 2025 01:43:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Matin</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cela d’autant plus que le boulot de cet untel bienfaiteur est autre chose que de trouver du travail pour/ou faciliter je ne sais quoi. Il n'est, de surcroît, ni DRH (responsable des ressources humaines) ni promoteur d'une agence de placement. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Souvent, c'est quelqu'un qui est haut placé, qui vient d'y accéder et qui, peu importe le sommet qu'il occupe et la durée éventuelle de la fonction, a des pleins pouvoirs à ce sommet. Parfois, j'ai l'impression qu'il y en a qui oublient pourquoi ils sont là… Parfois je doute même que les descriptions de postes, ainsi que la partie « obligations » ou « objectifs »<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>existent dans les contrats. On sombre plutôt dans une relation qui naît de la redevabilité sociale toxique, hypocrite.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Et c'est un mal pour la société ! Les bureaux des boss et bossesses ne sont-ils pas pris d'assaut par divers « mendiants » ?<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Du chercheur de « nansongo » du jour (dépense quotidienne) à l'exalté qui a le projet salvateur et à qui il ne manque que les finances… On me dira : pourquoi s'adresser aux Anges si on a accès à Dieu ? Et je répondrai : pourquoi Dieu a-t-il créé les Anges ? Pourquoi l'accès à Dieu serait le privilège circonstanciel pour quelques-uns, alors qu’il a fait en sorte que tous puissent s'adresser aux Anges selon leurs besoins et leurs capacités et le laisser, lui l’impartial ? À ce stade, on ne doit plus se demander à qui profite la confusion. Il est temps d'ouvrir grand les yeux sur ses conséquences, sur l'ensemble.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La confusion dans l'esprit des « untel » est égale à l’arrogance et à la dispersion. Ils s'estiment plus méritants que les autres, quand il s'agit de profiter des richesses du Mali, des privilèges de l'État. Finalement, les décisions prises se font non pas pour le Mali, mais plutôt pour se « donner un nom », se faire « une réputation » ... ou se maintenir là où on est, voire accéder à « mieux et plus ». Protection et gage d'impunité, pour quiconque sait judicieusement donner, favoriser… Calculs !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Aussi, très souvent, on devient le « rônier », dont l'ombre ne profite pas aux proches, à ceux qu'on connaît. La proximité élastique permettant d'oublier la conscience, en tripotant le bon sens. Il arrive même, selon ce que mon oreille a entendu alors que j'étais dans un taxi, qu'on s'accroche à un poste et qu'on ne le libère… que pour ses enfants. Et ce, en étant dans la Fonction publique ou l'Armée. Mon oreille n'était pas indiscrète. C'est celui qui meuglait son indignation au téléphone, suite à un coup foireux, qui fut indiscret. Faisons en sorte que les diverses structures décentralisées fonctionnent. Adressons-nous aux Anges, et foutons la paix à Dieu, j'ai envie de dire à ceux qui, en contournant ou évitant les procédures,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>structures en place,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>ralentissent et même mettent en péril tout le monde.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Je précise que ce sont des réflexions, sans aucune velléité de nuire à quiconque. C'est l'expression de mon ressenti, l'analyse de mon vécu de citoyenne malienne, déboussolée, privée de perspectives et consciente de l'être. D'autres ont d'autres expériences. Mais si je peux le dire, c'est pour porter la voix de tous ceux qui, même si de conditions différentes, se sont tenus à l'écart ou ont été maintenus à l'écart. En 1991, nous ne sortions pas que de 23 ans de « dictature de Moussa Traoré... » ! Avant ça, le Mali avait juste vécu huit ans d'indépendance et de rayonnement international, après des décennies de colonisation. C'était aussi cela ! Et ça reste encore l'histoire proche !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>KKS</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito : Bras de fer entre Diomaye et Sonko, pour quelle issue ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-bras-de-fer-entre-diomaye-et-sonko-pour-quelle-issue-3111254.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/edito-bras-de-fer-entre-diomaye-et-sonko-pour-quelle-issue-3111254.html</guid>
<description><![CDATA[ Rien ne va plus entre les deux têtes de proue de l’exécutif sénégalais. Le Président de la République du Sénégal Bassirou Diomaye Faye et son Premier ministre Ousmane Sonko ne semblent plus souffler dans la même trompette. ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/uploads/images/202505/image_870x580_6821ff932f9b5.jpg" length="40778" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 17 Nov 2025 08:22:56 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alternance</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Depuis un certain temps<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Ils ne cachent plus leur divergence de vue sur la gestion des affaires qu’elles concernent le parti PASTEF ou encore l’Etat.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Désormais à hue et à dia, leur guerre larvée, au début latente, est devenue ouverte voire frontale, au point que le Premier Ministre défie publiquement le Président de la République. Et pourtant la belle aventure de ces deux hommes politiques, avait fait des émules au sein de la classe politique sénégalaise et a suscité de l’espoir au sein de la jeunesse. Ils sont même devenus par la force des choses des complices et confidents partageant jusque beaucoup de choses en privé y compris leur vie familiale. Leur parcours politique bien que bref et plein d’embuches, avait donné de l’espoir à une jeunesse africaine déboussolée et en manque de repères. Leur noble combat pour un changement de cap dans la gouvernance des affaires<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>du pays de la Teranga était une lueur d’espoir pour la jeunesse sénégalaise. Un an seulement après la brillante élection de Bassirou Diomaye Faye à la magistrature suprême du Sénégal le grand espoir que le tandem Diomaye Faye et Ousmane Sonko avait suscité est en train d’aller à vau l’eau.<span style="mso-spacerun: yes;">   </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En effet, il ne fait l’ombre<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>d’aucun doute que c’est<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>par un concours des circonstances et grâce à la bénédiction d’Ousmane Sonko<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>que Bassirou Diomaye Faye est devenu le candidat de la Coalition Diomaye Président. Et c’est encore grâce à Sonko qu’il a été élu Président<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>de la République. Pour rappel Sonko a été empêché par la justice sénégalaise d’être candidat à l’élection présidentielle. Ainsi pour ne pas réduire les chances du parti d’accéder au pouvoir il<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>n’a pas hésité un seul instant de porter son choix sur Diomaye Faye pour être le porte étendard du parti à l’élection présidentielle. Soutenu par une forte coalition, Diomaye Faye a été élu dès le premier tour Président de la République du Sénégal. Selon tous les observateurs et analystes de la scène politique sénégalaise, après cette mission brillamment accomplie, Sonko devrait faire profil bas après l’investiture de Bassirou Diomaye Faye. En tout cas tout sauf le poste de premier ministre. Il devrait, après l’écrasante majorité obtenue aux législatives, aller au perchoir de l’Assemblée Nationale afin d’être la sentinelle vigilante pour veiller sur la mise en œuvre du programme qui leur a permis d’avoir le suffrage des sénégalais. Au lieu de cela Ousmane Sonko a préféré rester maître du jeu,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>faiseur de roi et le manitou de la République. Il a préféré le poste de premier ministre, et bien que n’ayant pas été élu, il veut jouer le rôle du Président de la République sans en avoir la légitimité.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">De l’avis de tous les observateurs de la scène politique sénégalaise, la première grosse bourde d’Ousmane Sonko, le mentor politique de Bassirou Diomaye Faye est venue de là. C’est- à- dire sa prétention à jouer un rôle que la Constitution sénégalaise ne lui a pas conféré. Il a commencé par s’opposer à certaines décisions de nomination prises par le Président Diomaye Faye, ensuite il s’est plaint du fait que le Président Diomaye ne le protège pas assez, ni ne le soutient pas à hauteur de souhait face aux attaques multiples dont il fait l’objet de la part de ses opposants. Ousmane Sonko feint d’oublier que le premier ministre est le fusible du Président de la République et non le contraire, il doit accepter de prendre tous les coups pour protéger le Président. En cas de crises à répétition le Premier ministre sera le premier sacrifié. Comment Sonko peut-il ne pas comprendre ce mécanisme de gestion de la République. Pourquoi reproche-t-il au Président de ne pas le défendre contre les attaques de l’opposition alors qu’il a accepté d’occuper le poste de premier ministre? Mécontent du comportement de celui qu’il a fait élire le PM Sonko s’est mis dans une posture offensive contre Diomaye. Ses<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>diatribes vexatoires contre le Président de la République lors d’un meeting avec les militants du parti ont permis d’étaler au grand jour leur divergence et ont été le début de la guerre de leadership et du contrôle du parti et de l’Etat entre les deux têtes de l’exécutif. Comme si cela ne suffisait pas Sonko a encore défié publiquement Diomaye, en s’opposant vigoureusement à la décision de nomination<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>de l’ancienne première ministre Aminata Touré au poste de Présidente<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>de la Coalition Diomaye Président. Jusqu’où pourrait aller cette guerre de leadership et quels peuvent être les moyens dont dispose chacun de deux protagonistes ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Le Président de la République dispose de beaucoup d’armes comme entre autres la Constitution qui fait de lui le chef hiérarchique de Sonko et qui lui confère d’énormes prérogatives y compris la nomination et la révocation du premier ministre, ensuite il dispose de l’appareil d’Etat et dans un contexte africain celui qui est à la tête de l’Etat a un moyen de pression, et enfin la justice qui pourrait devenir un instrument de pression entre les mains du Président de la République en tant Président du Conseil Suprême de la Magistrature.<span style="mso-spacerun: yes;">   </span>Quant au Premier ministre la seule arme dont il dispose est l’appareil du parti et sa majorité à l’Assemblée Nationale. Il n’a d’ailleurs jamais cessé de brandir la menace d’une motion de censure contre n’importe quel gouvernement qui sera mis en place sans lui. Ensuite Sonko menace d’organiser une désobéissance civile contre le Président Diomaye Faye si ce dernier venait à le démettre de ses fonctions de PM. Ces armes sont certes nocives, mais elles ne valent pas celles dont dispose le Président de la République. Ce dernier, pour contrecarrer ce piège, pourrait dissoudre l’Assemblée Nationale et organiser des élections anticipées. A défaut il pourrait constituer une majorité qui sera composée des députés qui lui seront restés fidèles au PASTEF et ceux de l’opposition. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En somme, le PM roule véritablement contre ses intérêts et ceux du pays. Cette querelle byzantine ne fera qu’occulter les vraies questions de la Nation sénégalaise et accorder plus d’importance aux égos. Que le PM comprenne qu’une rupture avec Diomaye Faye sonnerait indubitablement le glas de sa carrière politique et son rêve de devenir Président de la République se transformerait un cauchemar. Il a tout à perdre dans un bras de fer avec Diomaye Faye, bien qu’il soit le mentor politique de ce dernier. Ousmane Sonko a intérêt à se ressaisir avant qu’il ne soit trop tard.<span style="mso-spacerun: yes;">   </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Youssouf Sissoko</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito : La montée de l&amp;apos;extrémisme religieux, menace la paix et la cohésion sociale</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-la-montee-de-lextremisme-religieux-menace-la-paix-et-la-cohesion-sociale-3111241.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/edito-la-montee-de-lextremisme-religieux-menace-la-paix-et-la-cohesion-sociale-3111241.html</guid>
<description><![CDATA[ Au Mali, la montée de l&#039;extrémisme religieux qui se manifeste à travers les discours, constitue une vraie menace pour le vivre ensemble. ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/uploads/images/201710/Tiemoko-Traore.jpg" length="21475" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 17 Nov 2025 02:01:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pouce</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Jamais notre pays n'a été sur une pente aussi raide qui l'expose à tout danger. Oui, le grand Maliba, vieille civilisation, multiculturelle, multilingue et multiethnique vacille dangereusement à cause de la pratique religieuse.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Cette montée de l'extrémisme religieux marquée par des attaques terroristes, inquiète profondément toutes les communautés du Mali. Ces communautés qui ont longtemps vécu ensemble, dans une parfaite symbiose et en harmonie parfaite, se voient imposer une idéologie loin de celle qu'elles ont héritée et reçue comme enseignement. Les germes de la division sont plantés par quelques individus soutenus par des puissances étrangères qui ont des intérêts à défendre et qui n'ont rien à voir avec le chemin de Dieu. Faut-il vraiment créer la désolation dans son propre pays pour satisfaire les intérêts de ces pays étrangers ?<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Aussi, n'est-il pas temps de prendre le taureau par les cornes et combattre cette forme d'extrémisme religieux qui menace la paix et la cohésion sociale ? Si le terrorisme est l'une des manifestations de cet extrémisme il y a lieu de se pencher aussi sur les échanges violents qui se déroulent sur les réseaux sociaux entre les différents courants religieux. Cela traduit un glissement dangereux qui pourrait être très préjudiciable à la cohabitation pacifique qui existe depuis longtemps entre les différentes religions au Mali.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Ne pas réagir à temps, c'est laisser le mal se développer pour devenir un vrai problème dont la gestion sera encore plus compliquée. La laïcité ne veut pas dire que l'Etat ne peut pas intervenir pour remettre de l'ordre dans le domaine religieux. Un ministère est même dédié aux affaires religieuses, il revient à ce département d'assumer pleinement ses responsabilités et de ne pas se présenter en simple spectateur d'une situation qui pourrait tout bouleverser au Mali.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">El hadj Tièmoko Traoré <o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito : Vivement un appel  à  toutes les compétences  nationales !</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-vivement-un-appel-a-toutes-les-competences-nationales-3111139.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/edito-vivement-un-appel-a-toutes-les-competences-nationales-3111139.html</guid>
<description><![CDATA[ Après avoir  longtemps espérer  des lendemains meilleurs,  la quasi-totalité des maliens  semblent  désormais se résigner.   La raison ? ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/uploads/images/202102/Gaoussou-Traore.jpg" length="25798" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 13 Nov 2025 09:46:29 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’insécurité sur les corridors<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>de ravitaillement en hydrocarbures pèse lourdement sur<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>les affaires.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Les transporteurs (chargeurs comme chauffeurs) n’arrivent plus à travailler sans escorte militaire. Le transport en commun connaît des difficultés, les maraichers, les tailleurs, les fonctionnaires, les élèves et étudiants, bref tous les corps du métier, ont de plus en plus de du mal à travailler, tant<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>la crise d’électricité et le<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>manque de carburant<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>perdurent. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Face à cette triste réalité,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>les braves populations<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>maliennes, partagées entre<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>la désillusion et<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>l’incertitude, sont en train<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>de<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>perdre<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>tout espoir<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>de vivre normalement.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Alors que les groupes terroristes sont déterminés à<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>asphyxier l’économie nationale et déstabiliser le pays. Ce sont autant de raisons qui doivent inciter<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>les autorités de notre<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>pays à<span style="mso-spacerun: yes;">   </span>créer instamment un climat de dégel politique, en libérant les prisonniers d’opinion. Cela permettrait certainement à ce que toutes les compétences nationales puissent<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>réellement s’affirmer dans l’intérêt national. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Notre pays,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>confronté<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>à des défis sécuritaires et<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>socioéconomiques depuis plus d’une décennie, est à bout de souffle. Les autorités maliennes ne doivent<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>pas<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>négliger la menace d’un blocus commercial dont les multinationales (toujours dominées par la France) serraient<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>capables de nous imposer. Cela est d’autant plausible que, déjà le 04 novembre, le Groupe Méditerranéen Shipping Company(MSC), premier armateur mondial de transport de conteneurs, a annoncé la suspension de ses services à destination et en provenance du Mali. Ce, au motif de la persistance de<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>«l’insécurité sur les axes routiers et la pénurie de carburant» sur les axes de ravitaillement.<span style="mso-spacerun: yes;">   </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Même si, quelques jours<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>après,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>le Bolloré Logistics, acteur majeur du fret terrestre et maritime en Afrique de l’Ouest,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>s’est<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>rétracté<span style="mso-spacerun: yes;">   </span>en démentant<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>la nouvelle de la suspension de ses services, invoquant simplement<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>une<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>réduction de<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>ses opérations dans les<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>corridors<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Abidjan–Bamako et Dakar-Bamako, le temps de désengorger les entrepôts d’Abidjan et Dakar.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Les autorités<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>maliennes doivent<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>s’attendre à tout. L’heure est<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>désormais à la vigilance. Les FAMAs<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>doivent<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>forcément maîtriser<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>les<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>deux corridors<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>afin d’éviter que cette menace se concrétise.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les autorités politiques actuelles<span style="mso-spacerun: yes;">    </span>doivent<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>fortement s’atteler à fournir tous les moyens<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>logistiques nécessaires<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>aux<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>FAMAs afin qu’elles<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>puissent<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>réaliser<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>leur mission de défense du territoire national et des biens des citoyens.<span style="mso-spacerun: yes;">   </span>De toute façon,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>le pays<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>n’a nullement<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>besoin d’une population résignée. Il<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>donc<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>faut agir le plus vite<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>possible!<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Gaoussou Madani Traoré</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito : Le Mali sur la route du courage</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-le-mali-sur-la-route-du-courage-3110831.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/edito-le-mali-sur-la-route-du-courage-3110831.html</guid>
<description><![CDATA[ Alors que le Mali fait face à une crise du carburant sans précédent, à cause des attaques terroristes sur des axes de ravitaillement, c’est dans le vacarme des moteurs et le silence des routes que s’écrit une leçon de patriotisme. ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/uploads/images/202510/image_870x580_6903c0d57596e.jpg" length="116750" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 03 Nov 2025 12:50:19 +0000</pubDate>
<dc:creator>Arc en Ciel</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Tandis que les stations se vident et que l’économie s’essouffle, des hommes, au volant de leurs camions-citernes, refusent de laisser le pays s’arrêter.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ils s’appellent NDC, Corridor, Yara-Service, SOTRAKA. Des noms souvent absents des projecteurs quotidiens du pays, mais présents sur toutes les routes, du port d’Abidjan, de Dakar. Ces entreprises et leurs chauffeurs défient la peur, la fatigue et parfois la mort, pour qu’un litre d’essence continue de faire battre le cœur du Mali.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Leur combat dépasse la simple économie : il touche à l’âme même de la nation. Dans un pays où chaque livraison de carburant permet à un hôpital de fonctionner, à un agriculteur de labourer, à un élève, un étudiant d’étudier, ces acteurs de l’ombre portent sur leurs épaules une part du destin collectif.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En leur rendant hommage, nous rappelons que la grandeur d’un peuple se mesure à la force de ceux qui, même dans la pénurie, choisissent la route du courage plutôt que celle de la résignation.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Mali ne s’arrêtera pas. Parce que ses fils et filles continuent d’avancer et de croire.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La rédaction<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Editorial : Savoir tirer les leçons de chaque crise !</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-savoir-tirer-les-lecons-de-chaque-crise-3110816.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-savoir-tirer-les-lecons-de-chaque-crise-3110816.html</guid>
<description><![CDATA[ Le problème n&#039;est pas de tomber mais de ne pas pouvoir se relever. Pour le cas malien, l&#039;enseignement à tirer, c&#039;est la résilience dont fait preuve le peuple. ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/uploads/images/202508/image_870x580_688fd8bc95309.jpg" length="42922" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 03 Nov 2025 01:45:57 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pouce</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Mali aurait pu tomber depuis longtemps entre les mains de ses ennemis si son peuple n'avait su, jusque-là trouver les ressorts nécessaires pour surmonter chaque crise à lui imposée. Oui, le peuple malien est résilient. Il n'est pas assez de le dire. De la rébellion touarègue visant une partition du pays à la tentative d'opposer les communautés (dogons, peuls...) jusqu'au terrorisme religieux, les Maliens ont su faire la part des choses : nous pouvons nous opposer sur le terrain politique interne, mais nous devons former un bloc unique face à nos adversaires de dehors. Nous ne partageons pas tous les mêmes convictions religieuses, mais nous ne nous combattrons pas<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>pour la religion car nous sommes un peuple unit et indivisible.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cela étant, à chaque épreuve, on a besoin du génie créateur malien. Il faut s'adapter aux difficultés et les transformer en opportunités de changement. C'est aussi ça la marche vers le changement. Ne pas être que de simples consommateurs à qui on dicte le choix, mais plutôt être nos propres décideurs. C'est ça la souveraineté.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Nous devons tirer les leçons de chaque crise : sécuritaire, énergétique, pétrolière, ... Ces crises montrent nos propres faiblesses et nous devons travailler à combler ces lacunes.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Sur le plan énergétique, c'est recuire notre dépendance vis-à-vis de ce secteur. Cela voudrait dire de ne plus être dépendant de l'extérieur et être capable de produire à l'interne. Idem pour le secteur pétrolier. A défaut de pouvoir exploiter dans l'immédiat nos réserves pétrolières, il faut développer des capacités de stockage qui ne soient pas cent pour cent dépendant du secteur privé. On doit pouvoir développer chaque secteur économique de notre pays, de sorte à ne plus être paralysé en cas de crise. La résilience n'est pas seulement le fait de résister ; c'est savoir aussi transformer chaque crise en opportunités pour avancer.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Tièmoko Traoré <o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito : Evitons, à tout prix, un scénario catastrophe !</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-evitons-a-tout-prix-un-scenario-catastrophe-3110761.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/edito-evitons-a-tout-prix-un-scenario-catastrophe-3110761.html</guid>
<description><![CDATA[ Actuellement, il ne fait plus beau vivre dans la cité des trois caïmans et dans la quasi-totalité des villes de l’intérieur du Mali.  Ce mal vivre est essentiellement dû à une pénurie de carburant sans précédent dans notre pays. ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/uploads/images/201911/Gaoussou-Madani-Traor%C3%A9.jpg" length="48759" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 31 Oct 2025 13:39:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans les ateliers, les chantiers, les imprimeries, les champs, ses conséquences sont<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>non seulement<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>visibles mais incommensurables. Désormais des milliers de nos concitoyens se retrouvent en chômage technique, parce que<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>le carburant pour faire tourner les machines ou assurer les livraisons,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>n’est plus visible. Cette<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>situation<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>difficile se généralise jusqu’à<span style="mso-spacerun: yes;">   </span>affecter<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>les travaux artisanaux mais aussi<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>les activités des<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>chauffeurs, livreurs<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>et autres métiers. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Face à cette désolante conjoncture,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>les populations ne décolèrent pas alors que les autorités de la Transition<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>tentent<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>de rassurer mais timidement. Le<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>PM<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>promet une mobilisation de tous les moyens possibles.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Ainsi, un plan d’actions<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>est en cours : sécurisation des convois, construction de nouveaux dépôts de carburant, mise en place d’une cellule de crise entre l’Etat et<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>les acteurs du secteur pétrolier pour juguler la crise. Néanmoins, la pénurie<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>de carburant<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>perdure<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>dans les stations-services<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>alors que<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>sa<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>revente s’effectue onéreusement sur le marché noir : le litre d’essence<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>se négocie (parfois) à 2500 FCFA contre<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>775FCFA,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>prix plafond fixé<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>par l’Office malien du pétrole (Omap) et de la Direction nationale du commerce, et de la concurrence (DGCCC).<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Pour apaiser les populations, des annonces vaines d’arrivages d’hydrocarbures sont constamment faites sur les réseaux sociaux<span style="mso-spacerun: yes;">   </span>par des videomen (souvent proches du pouvoir). Alors que sur le terrain, les choses ne bougent guère.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Nous sommes présentement à la fin de l’hivernage.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Les paysans sont en train de<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>procéder<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>aux récoltes<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>et battages<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>des produits agricoles qui nécessitent du carburant. Or, cette substance énergétique<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>se fait de plus en plus<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>rare dans des grandes zones de production agricole comme l’Office du Niger. Ce tableau<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>non réjouissant doit<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>pousser le Gouvernement malien d’éviter, à tout prix, un scénario catastrophe. Où les récoltes (céréales)<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>n’arriveraient pas<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>à être transformées en produits finis. Encore qu’il y a<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>un risque<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>que les produits<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>disponibles<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>ne puissent pas parvenir<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>à leur lieu de consommation.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Ce<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>manque d’approvisionnement total des populations citadines du Mali en vivres et produits de première nécessité, risquerait<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>indéniablement de mettre fin à la résilience<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>dont les maliens ont longtemps fait<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>preuve. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les autorités de la Transition sont désormais avisées. Elles sont<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>sur piste glissante où aucune erreur n’est permise. Elles sont donc invitées à<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>faire le jeu de la transparence en procédant à une meilleure communication de crise avec les canaux professionnels du métier.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Mais si la transparence est recommandée,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>est-ce que la décision des autorités en charge de l’enseignement<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>dans notre pays<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>de<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>suspendre, pendant deux semaines (du 27<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>octobre au 09 novembre 2025),<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>les cours dans tous les ordres d’enseignement, aide-t-elle à faire baisser les doutes du citoyen lambda pour un retour rapide à un approvisionnement normal de carburant ?<span style="mso-spacerun: yes;">   </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Une chose est certaine, la pénurie de carburant<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>a désormais atteint un seuil critique<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>où<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>tout espoir d’un ravitaillement normal des populations en carburant<span style="mso-spacerun: yes;">   </span>dans un bref est hélas en train de s’estomper<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>peu à peu. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Gaoussou Madani Traoré</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>À vos plumes : Ressaisissons&#45;nous !</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/a-vos-plumes-ressaisissons-nous-3110512.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/a-vos-plumes-ressaisissons-nous-3110512.html</guid>
<description><![CDATA[ Chaque fois que je passe devant la prison de Bamako (Maison centrale d’arrêt), je me remémore la visite que j&#039;y ai rendue à mon père. J&#039;avais autour de 12 ans et j&#039;étais venue en vacances, de Dakar où je vivais, coupée de ma famille génétique, conséquence de la « politique ». ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/uploads/images/202510/image_870x580_68f8dfae63d69.jpg" length="125232" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 23 Oct 2025 02:32:56 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Matin</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La prison... Je vous ai relaté ma conversation avec ce sage du Mandé, que j'ai rencontré à deux occasions et qui, à chaque fois, n'a pas manqué de me dire : « chez nous, la prison n'existait pas » et que nous « réglions » les choses autrement. Mali, Année 2025, Année de la culture… Il n'y a pas de « malédiction » au Mali. Je suis heurtée, émotionnellement, spirituellement, quasi physiquement, quand j'entends pareils commentaires et assertions.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">D'ailleurs, si possible, j'évite la proximité de ces bouches avec mes oreilles… Euh, les amis, il m'est même arrivé de faire la grève des bisous. Par contre, l'injustice, oui, nous en mangeons, bon gré, mal gré, les fruits amers. Fruits, qui en plus de leur amertume, ont cette capacité pernicieuse de maintenir vives les plaies ouvertes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'injustice primaire, primordiale, c'est peut-être le sort réservé aux dirigeants et acteurs impliqués dans la gouvernance de la première République et qui explique leur non-réhabilitation. Pire, parfois leur mémoire même est violentée. Emprisonnés comme de vulgaires malfrats et punis psychologiquement, pour...???<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pourtant, ils ont conquis l'indépendance, étape cruciale vers notre souveraineté. Euh, ceux qui ne savent pas disent qu'on nous a « donné » notre indépendance. C'est si facile et si courant, de nos jours, de porter un jugement réducteur sur l'auteur, l'acteur d'une œuvre dont on se sait cependant incapable.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le patriotisme profond de nos parents leur a toutefois interdit la rancune, l'esprit de vengeance destructeur, la haine active, la sournoiserie cupide... La foi leur a permis cette implication saine et la force mentale de faire face aux conséquences. Leur esprit alerte a fait d'eux, les premiers, et infatigables lanceurs d'alerte. Ce sont, à mon humble avis, des repères fiables et plus pertinents, dans le contexte actuel, que Sunjata, Biton… Moi, perso, quand je pense Mali, c'est en accord avec la vision des Pères fondateurs. Un Mali juste où il fait bon vivre, où la misère fait honte aux dirigeants, telle la claque que Macron a reçue de Brigitte… Oups ! Non, du jeune homme.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Bref... Il faut croire aux capacités du peuple. Il faut accepter que l'intelligence ne soit pas la propriété exclusive d'une classe sociale… ou même de celle « aux affaires ». Bon, c'est vrai qu'on ne parle pas des exploits de ceux qui étaient la jeunesse d'antan. De la culture au pilotage d'avion en passant par la médecine… Le mythe de Sunjata déracinant un baobab est plus plausible… Ressaisissons-nous ! L'expérience, le vécu, la nouvelle donne… doivent nous aider à ajuster, à réparer ce qu'il faut dans la stratégie, la définition des contraintes… C'est la féminine divine qui s'exprime.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Piaaaaannnnn !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">One Love<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>KKS</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito : Bazar médiatique !</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-bazar-mediatique-3110318.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/edito-bazar-mediatique-3110318.html</guid>
<description><![CDATA[ Depuis des années, le métier de l’information et de  la communication est de plus en plus exercé par des profanes qui s’improvisent journalistes. ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/uploads/images/201911/Gaoussou-Madani-Traor%C3%A9.jpg" length="48759" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 17 Oct 2025 01:16:37 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ces individus de tout bord qui reçoivent souvent<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>des informations confidentiels<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>d’Etat,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>s‘adonnent, sans aucun traitement préalable, à leur<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>diffusion sur les réseaux sociaux.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Sans aucune formation professionnelle<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>en<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>communication, ces videomen sont<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>pourtant devenus les principales sources d’information de la populace et même de certains cadres du pays. Animateurs improvisés du monde de la communication et de l’information, ces videomen<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>sont hélas plus sollicités par<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>les décideurs<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>du pays que la presse publique et privée. Dont les acteurs sont pourtant des vrais<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>professionnels de la communication et de l’information, qui respectent rigoureusement<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>l’éthique et la déontologie dans leur travail. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ces videomen considérés comme journalistes par la populace, ne payent ni d’impôts<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>ni<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>taxes et ne supportent aucune charge. Ils<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>ne<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>se soucient<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>guère<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>de recouper<span style="mso-spacerun: yes;">   </span>les infos<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>qu’ils<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>reçoivent. Chose gravissime, ces journalistes improvisés<span style="mso-spacerun: yes;">   </span>n’ont pas la culture de<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>traiter leurs infos qu’ils<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>balancent le plus rapidement possible sur les réseaux sociaux,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>à l’aide d’un simple smartphone<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>sous forme de buzz. Le phénomène est devenu pire d’autant que n’importe qui s’improvise<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>désormais<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>analyste économique, politique et militaire… Leurs<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>thématiques<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>portent<span style="mso-spacerun: yes;">   </span>le plus souvent sur des sujets dont ils<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>ignorent<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>carrément<span style="mso-spacerun: yes;">   </span>les connaissances basiques. Ils ignorent les débats intellectuels lors desquels, chacun donne poliment ses arguments.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ces<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>videomen<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>se caractérisent<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>aussi par l’absence de référence à des travaux<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>d’expertise. Ils affirment le plus souvent qu’ils ne connaissent pas un domaine mais<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>certains d’entre eux,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>contestent constamment<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>des travaux d’expertise. Cela, sans<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>qu’ils ne fournissent aucun argumentaire sur la question. Ces videomen sont majoritairement<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>de<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>grands spécialistes en délation et<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>en<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>discours violent et injurieux contre des citoyens honnêtes.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Ce<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>bazar médiatique<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>que nous<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>vivons présentement dans notre pays, contribue grandement à<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>accentuer la fracture entre les maliens. Qui sont<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>hélas<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>catégorisés en « Malidenw jugu » et « Malidenw<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Niouman » par leurs soins.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Nous vivons actuellement une crise de ravitaillement en carburant. L’Etat organise sa logistique militaire pour accompagner et sécuriser<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>les convois de camion-citerne sur les axes Bamako-Kayes-Dakar, Bamako-Sikasso-Abidjan, Bamako-Conakry pour l’acheminement de carburant dans les structures d’accueil.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Ignorant ce qu’est une communication de crise, certains de ces videomen, sans aucune formation ni expérience<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>professionnelle sont en train de communiquer<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>au rabais au profit<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>des ennemis terroristes. Car, obsédés par la production de buzz, ils transmettent en temps réel la position<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>des convois de ravitaillement. Ce qui facilite les attaques terroristes. N’est-il pas vraiment venu le temps que ces videomen se taisent afin de permettre aux forces armées maliennes d’exécuter leur travail de sécurisation dans la discrétion ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’information officielle<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>diffusée ou publiée par les medias d’Etat est présumée<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>fondée et<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>de sources fiables. Elle<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>doit normalement être l’une des<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>principales<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>sources<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>d’informations des medias privées en temps de guerre. Sans oublier que les medias professionnels privés doivent être<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>instamment informés officiellement afin que leurs journalistes puissent exercer convenablement<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>leur métier.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Les autorités<span style="mso-spacerun: yes;">   </span>maliennes<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>qui gouvernent notre pays,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>plongé depuis plus d’une décennie dans une crise multidimensionnelle, doivent privilégier<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>les structures<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>étatiques qu’elles ont-elles-même créées, dont l’ORTM, l’AMAP, la Direction des Relations<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Publiques de l’Armée (DIRPA),… pour<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>les<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>communications<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>d’Etat. Cette prérogative ne doit plus être déléguée à un quelconque videoman. Le pays y a tout intérêt !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Gaoussou Madani Traoré <o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito : Rassembler, dialoguer, négocier ou périr</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-rassembler-dialoguer-negocier-ou-perir-3109992.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/edito-rassembler-dialoguer-negocier-ou-perir-3109992.html</guid>
<description><![CDATA[ Oui rassembler tous les maliens autour de la mère patrie sans exclusion aucune, ensuite favoriser un dialogue inclusif sans apriori et enfin négocier avec ceux qui détiennent les armes, voici  désormais la  délicate équation à résoudre pour éviter l’effondrement du pays. ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/uploads/images/202505/image_870x580_6821ff932f9b5.jpg" length="40778" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Tue, 07 Oct 2025 09:05:25 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alternance</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Tous les observateurs de la géopolitique sous régionale s’accordent à dire que l’exacerbation de la crise liée à l’insécurité au sahel est due non seulement à la nature du régime qui gouverne chacun des pays en crise, à savoir issus du coup d‘état, ensuite à<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>l’exclusion d’une frange importante des acteurs sociopolitiques, mais aussi et surtout au manque de dialogue entre toutes les forces vives de la nation. En effet, la situation qui sévit au Mali est totalement inédite, car à la gravissime crise sécuritaire est venue se greffer une asphyxie économique d’une ampleur inégalée dans l’histoire du pays. Cette asphyxie qui devient un véritable goulot d’étranglement pour les populations, annihile non seulement tous les efforts de progrès, mais aussi et surtout prive les populations de leurs droits les plus inaliénables. Pour rappel cette asphyxie<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>est la conséquence d’un blocus inhumain imposé par des djihadistes, sur les voies d’accès et de ravitaillement du carburant. Cet étouffement<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>économique qui touche presque<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>toutes les régions du Mali,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>en général et celles de Mopti, Koutiala, Ségou et dans une moindre mesure le District de Bamako, en particulier, fait désormais planer la crainte d’un effondrement total du Pays. Le carburant est indispensable pour toute économie moderne, car il constitue l’alpha et l’Omega de la vie en communauté. Autrement dit il est au début et à la fin de toutes les activités dans une société moderne. Le carburant est pour l’économie ce que constitue les vaisseaux sanguins pour le corps humain sans lesquels le corps arrêtera de fonctionner.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En effet, la préoccupante question que l’on est en droit de se poser est celle de savoir comment pourrait-on résoudre cette épineuse équation de façon diligente afin d’atténuer la souffrance du très résilient peuple et éviter du coup le péril en la demeure Mali. Il est de notoriété publique sous nos tropiques que face à une crise quel qu’elle soit,<span style="mso-spacerun: yes;">   </span>la toute première recette, la plus efficace d’ailleurs, passe inéluctablement par le dialogue pour une cohésion sociale ciment de notre société depuis la nuit des temps. Mais le constat est que cette cohésion sociale est mise à rude épreuve par les gouvernants actuels du pays. Comment dans un pays en crise si profonde l’on pourra mettre à la touche la classe politique, la société civile, la presse, les organisations des Droits de l’homme et espérer engranger des victoires ? La résolution de la périlleuse crise dans laquelle s’embourbe chaque jour un peu plus le pays passe nécessairement par la cohésion sociale qui ne s’acquiert qu’à travers un dialogue fécond et inclusif. Or le constat est que cette noble vertu séculaire fait cruellement défaut sous le régime du Général Assimi Goita. Le commandant en chef du Bateau-Mali<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>n’arrive toujours pas à mesurer la gravité de la crise que connait le Mali pour enfin se défaire de certaines habitudes et lancer<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>l’appel au rassemblement. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>En effet, ce qui est incompréhensible c’est<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>la posture belliqueuse et cette diplomatie va-t’en guerre des autorités, au lieu d’adopter une posture beaucoup plus conciliante. Toutes leurs sorties sur la scène internationale loin de rassurer l’opinion nationale et internationale creusent un abyssal trou qui nous éloigne du bout du tunnel. Ainsi, l’impression que les autorités donnent face à cette angoissante situation est de n’être nullement émues, encore moins préoccupées. Rien qu’à en juger par certaines de leurs décisions, comme la dissolution des partis politiques et des associations à caractère politique, des arrestations à n’en pas finir des voix dissidentes,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>ensuite leur attitude à la fois méprisante à l’égard des forces vives de la nation, et surtout leur exclusion de l’élite sociopolitique pour une militarisation à outrance de l’administration. Et pourtant une écrasante majorité du résilient peuple a joué sa grande partition en soutenant souvent au prix de l’ultime sacrifice les tenants du pouvoir dans le vain espoir de voir éclore les grandes promesses d’un Mali totalement libre, souverain et prospère.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Comment ne pas s’indigner de voir que c’est le contraire qui se produit sous nos yeux au grand dam du PEUPLE MALIEN.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: Calibri; mso-fareast-theme-font: minor-latin; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: EN-US; mso-bidi-language: AR-SA;">Youssouf Sissoko </span></strong></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito : Le Pélican, après un lustre, continue de résister</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-le-pelican-apres-un-lustre-continue-de-resister-3109859.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/edito-le-pelican-apres-un-lustre-continue-de-resister-3109859.html</guid>
<description><![CDATA[ Le jeudi  09 octobre 2025,  Le Pélican    boucle  dans l’intimité et la sobriété, tant la conjoncture économique et  sécuritaire  du Mali nous y oblige,  ses six ans  d’existence. ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/uploads/images/202005/Gaoussou-Madani-Traor%C3%A9.jpg" length="27156" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 02 Oct 2025 08:49:04 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sa<span style="mso-spacerun: yes;">   </span>première parution<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>(le numéro 000)<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>a été mise<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>dans les kiosques, un <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>mercredi<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>09 octobre 2019.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Désormais<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>votre hebdomadaire préféré, après le 09 courant,<span style="mso-spacerun: yes;">   </span>va rentrer<span style="mso-spacerun: yes;">   </span>dans sa sixième année !<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>La rédaction souhaiterait<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>organiser une fête. Mais elle n’est<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>pas<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>en mesure de le faire. Notamment,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>à cause des conditions économiques et financières très catastrophiques<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>que l’ensemble de la presse écrite malienne traverse<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>depuis déjà une décennie.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Mais<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>nous espérons, par la grâce d’Allah,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>que la situation va s’améliorer afin que nous puissions fêter,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>encore et encore, <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>une quantité d’autres anniversaires. Evidemment avec<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>nos lecteurs, annonceurs et partenaires dont l’appui financier nous est indispensable! <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans notre édito de lancement, nous<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>avions promis<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>à nos lecteurs et annonceurs<span style="mso-spacerun: yes;">   </span>que<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>« Le Pélican »<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>ne sera pas un journal de plus dans le répertoire des publications au Mali. Nous avions également<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>promis que le canard va inlassablement œuvrer pour la satisfaction de son lectorat : dans<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>la publication de plus d’articles<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>d’analyses sociopolitiques objectives mais aussi<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>de rubriques diverses. Avec ces six<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>années<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>de parcours,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>même<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>si<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>c’est au lectorat d’en juger le contenu, notamment la ligne éditoriale<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>du journal,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>nous estimons en toute humilité que nos promesses se tiennent. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Tout compte fait, malgré<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>que<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>le chemin est plein d’embûches,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>« Le pélican », va<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>s’efforcer<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>de<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>continuer inexorablement<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>son envol<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>avec<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>espérance et dans la résilience. Nul doute que<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>la ligne éditoriale de<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>« Le<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Pélican »<span style="mso-spacerun: yes;">   </span>dérange<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>certains<span style="mso-spacerun: yes;">   </span>animateurs de la vie sociopolitique de notre pays.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>De même que<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>certaines<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>de nos analyses<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>et<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>points de vue sur les questions de la nation<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>dérangent parfois les<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>décideurs, guère habitués à ce que<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>d’autres<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>voix<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>leur portent la contradiction pour exprimer<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>leur avis : que chacun reste à sa place, semblent-ils penser ! <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En respectant ce postulat,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>la nôtre doit se cadrer<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>dans le « politiquement correct », sans aucune critique, même objective ! Autrement dit,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>les Princes du Jour<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>veulent<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>que nous taisions toutes critiques<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>sur leurs publiques. Mais<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>nous disons NON, mille fois NON !<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Cela ne marchera jamais avec<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>la rédaction intraitable<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>et indépendante de<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>« Le Pélican » !<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Puisqu’en choisissant notre<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>métier de journalisme, nous (les rédacteurs)<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>avons aussi opté<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>d’être<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>plus objectif,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>mais aussi<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>et surtout<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>d’être<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>toujours aux côtés<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>des plus faibles afin de<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>servir de sentinelle et d’alerte face à toutes éventuelles dérives des gouvernants (décideurs<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>politiques). <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour ce<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>faire, nous ne nous lasserons<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>jamais<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>d’aller crever<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>l’abcès là où il peut se trouver. Que cela soit donc<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>clair ! A cette fin,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>nous tenons à réitérer<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>notre<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>engagement ferme de demeurer<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>constant, malgré<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>des intimidations que nous pouvons rencontrer,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>avec<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>notre ligne<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>éditoriale.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Dont<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>nous avons décidé<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>qu’elle soit indépendante et libre. C’est pourquoi, nous n’abandonnerons<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>à aucun prix<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>l’espace<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>d’expression<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>que<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>nous disposons. Car, celui-ci représente<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>pour nous,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>la quintessence même<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>de notre<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>existence sur la scène médiatique malienne, même<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>internationale. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Toutefois,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>nous ne cesserons de le rappeler, l’indépendance de la presse malienne ne saurait se renforcer sans une aide publique conséquente de l’Etat. Oui, la presse malienne doit être soutenue et bien subventionnée ! Que les autorités de la Transition<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>soient convaincues d’une chose, cette indépendance<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>ne saurait se renforcer sans une aide publique conséquente de l’Etat !<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Cela est<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>d’autant normal que<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>la presse écrite<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>est un principal fournisseur<span style="mso-spacerun: yes;">   </span>de service public. Si cela est une évidence, l’aide à la presse doit<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>vraiment cesser d’être la<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>charité du prince du jour. Mais aussi et surtout<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>cette aide, afin que les médias sortent de la précarité et de l’influence néfaste des uns et des autres,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>doit être indexée au budget national. Vivement la satisfaction de cette requête,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>jusque-là ignorée de nos autorités ! <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">A moins de trois mois de l’année 2026,<span style="mso-spacerun: yes;">   </span>la<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Rédaction<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>de<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>« Le Pélican », profite<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>pour souhaiter, par anticipation,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>la<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>bonne et<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>heureuse<span style="mso-spacerun: yes;">   </span>année<span style="mso-spacerun: yes;">    </span>à vous tous (toutes),<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>chers amis lecteurs, partenaires, annonceurs, mais aussi<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>à<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>tout<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>le peuple malien, très résilient.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Vive nos vaillantes Forces de Défense et de Sécurité ! Puisse le Mali, notre Patrie, recouvrer à nouveau, dans la paix et la quiétude, l’entièreté<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>de son intégrité territoriale ! Puisse Allah nous donner<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>la chance de voir l’année 2026<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>en pleine forme ! <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Bon anniversaire et bon vent<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>à l’hebdomadaire<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Le Pélican ! Vivement le septième ! <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: Calibri; mso-fareast-theme-font: minor-latin; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: EN-US; mso-bidi-language: AR-SA;">Gaoussou Madani Traoré, DirPub </span></strong></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito : La rentrée scolaire et universitaire 2025&#45; 2026 sérieusement menacée</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-la-rentree-scolaire-et-universitaire-2025-2026-serieusement-menacee-3109752.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/edito-la-rentree-scolaire-et-universitaire-2025-2026-serieusement-menacee-3109752.html</guid>
<description><![CDATA[ Fixée officiellement au 1er octobre, il y a véritablement  de l’électricité dans l&#039;air pour la rentrée scolaire 2025- 2026  à cause des revendications des syndicats d’enseignants ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/uploads/images/202505/image_870x580_6821ff932f9b5.jpg" length="40778" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 29 Sep 2025 14:44:43 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alternance</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Tous les ordres d’enseignements menacent de boycotter la rentrée si leurs doléances ne sont pas satisfaites avant le 1er octobre. En effet, si pour le Comité Exécutif National du Syndicat National de l’enseignement supérieur et de la Recherche Scientifique, CEN- SNESUP, le boycott vient après des longs mois de grève consécutive à la non satisfaction des revendications, pour les autres syndicats le boycott pourrait s’expliquer par des doléances dues à la non levée des suspensions des salaires des agents dits non enrôlés<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>d’une part et au retard de paiement des salaires du mois de septembre 2025. En effet, l’on se rappelle que l’année académique 2024- 2025 a été sérieusement perturbée par<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>les grèves ininterrompues des enseignants chercheurs de l’enseignement supérieur à cause de leurs<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>revendications, dont entre autres<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>l’application de la prime de recherche. Malgré leur bonne foi et en dépit des larges concessions que le SNESUP a faites, les Enseignants chercheurs n’ont pas eu la moindre satisfaction et pire encore le gouvernement leur a réservé mépris et indifférence. Sinon comment comprendre que l’on ne puisse pas trouver un compromis avec les enseignants du supérieur et surtout un début de solution à leurs revendications qui sont loin d’être de la mer à boire pour un gouvernement<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>qui se dit souverain et qui a souci de l’avenir du pays. Comment comprendre que ces intrépides soldats du savoir qui travaillent avec des moyens dérisoires, comparativement à leurs homologues de la sous-région, ne puissent pas être mis dans leurs droits afin qu’ils exercent avec dignité et honneur la sacerdotale profession qu’est l’enseignement. Aucune nation ne pourra jamais prospérer tant qu’elle n’accorde pas d’importance aux hommes du savoir. Donc leurs revendications loin d’être des nouvelles revendications, sont la suite logique du combat qu’ils ont entamé pour leurs droits depuis des années.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Quant aux autres syndicats, qu’ils soient de l’enseignement secondaire général ou professionnel, regroupés au sein de la Synergie des syndicats signataires du 15 octobre 2016 ou encore ceux du fondamental comme le SNEC, ils semblent conditionner la reprise des cours à la levée de suspension suivie du paiement intégral des salaires des enseignants dits non-enrôlés pour certains et au paiement des salaires du mois de septembre<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>pour la grande majorité. Le salaire étant sacré, il constitue le seul moyen pour un enseignant de préserver non seulement sa dignité et son honneur, mais aussi et surtout<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>de faire face à ses besoins essentiels, vitaux et ceux de sa famille. Selon certaines informations non encore recoupées, le retard serait dû à la situation des enseignants non- enrôlés et dont les noms figurent sur la liste des fonctionnaires fictifs. Cette thèse pourrait être battue en brèche en exhibant le cas de ceux qui ne sont pas concernés par cette situation. En tout cas si le gouvernement venait à frapper tous les enseignants avec le même bâton il se serait lamentablement trompé et aurait fait preuve de laxisme. Il est temps que l’école soit la priorité des dirigeants et ses acteurs soient mis dans les conditions, en tout cas si tant est que les gouvernants se soucient de l’avenir de notre pays. A-t-on besoin de paraphraser ce grand penseur qui dit que pour détruire un pays on n’a pas besoin d’utiliser des bombes atomiques, des missiles à longue portée ou des armes de destruction massive, il suffit juste de détruire son système éducatif… !<span style="mso-spacerun: yes;">   </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En somme, à quelques encablures de la rentrée des classes, les autorités doivent tout mettre en œuvre et parer au plus pressé pour trouver en urgence un compromis avec les enseignants de tous les ordres d’enseignement afin de permettre la reprise des classes dans le calme et la sérénité. Un boycott de la rentrée scolaire par les enseignants serait un très mauvais message pour les autorités et ne présage pas d’un lendemain apaisant du climat social déjà marqué par une tension latente. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Youssouf Sissoko</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Editorial : Ensemble, nous vaincrons !</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-ensemble-nous-vaincrons-3109541.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-ensemble-nous-vaincrons-3109541.html</guid>
<description><![CDATA[ Ce numéro célèbre l’anniversaire de l’indépendance, le soixante-cinquième, de notre cher Mali résolument engagé dans une politique de refondation, mais aussi de redéfinition de ses rapports avec les autres. ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/uploads/images/202509/image_870x580_68bf1574b8a99.jpg" length="22523" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Tue, 23 Sep 2025 17:46:21 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Challenger</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">A l’instar des précédents édités pour la même occasion depuis quinze ans, ce Spécial 22 Septembre est largement diffusé en version papier et en Format de fichier- PDF. Ses 32pages en couleurs, attestent des efforts en cours dans notre Maliba, malgré une conjoncture très difficile. S'y trouvent des femmes et des hommes, des personnes morales, publiques comme privées, qui symbolisent la résilience, qui reflètent une image positive du Mali, qui incitent à croire que les lendemains peuvent chanter.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Même éprouvé par cette guerre qui lui est imposée, jusqu’à menacer son existence en tant que nation et reléguer au second plan ses sempiternelles préoccupations relatives à son développement, à l’emploi de ses jeunes, à l’école,… le Mali dispose d’énormes atouts pour tourner ces pages sombres de son histoire. Il a le potentiel pour écarter de son chemin tous les obstacles à sa stabilité. Nation millénaire riche de sa mosaïque ethnique et de son patrimoine culturel, le Mali est fondé sur des principes et valeurs qui ont cimenté les rapports entre ses fils. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour la résolution crises qui<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>secouent notre pays, chaque geste compte, chaque engagement compte. «Ensemble, nous vaincrons » ne doit pas être un simple slogan, mais un pacte liant tous les enfants du Mali. C’est l’affirmation que nous refusons de céder au découragement, que nous optons pour la solidarité à la place de la discorde, pour l’action patriotique et non l'opportunisme. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Mali de demain se construit aujourd’hui, par nos mains, par notre courage et par notre union. À nous de transformer la douleur en espoir, les défis en opportunités et les obstacles en victoires. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C'est unis que pour nous pourrons nous assurer une victoire certaine sur l'ennemi. Et non divisés comme nous le sommes présentement, entre les "faso dén juguw" et les "faso dén niumanw". Entre, d'une part, les détracteurs du régime qui poussent l'irresponsabilité jusqu'à dénigrer et fragiliser davantage leur pays et, d'autre part, les laudateurs de la transition qui, plus pour leurs tubes digestifs que par conviction, poussent le zèle jusqu'à crever le plafond du ridicule. La présence, au-devant de la scène, de ces bouffons pour parler des affaires sensibles du pays ne contribue pas à la cohésion sociale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Or, la nécessité de s'unir face aux défis qui nous assaillent étant un impératif, qui devrait être compris de tous comme tel, comment faire alors pour être ensemble?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C'est la locomotive qui tire les wagons. Ce rôle d'impulsion incombe principalement à ceux qui parlent et agissent au nom de tous les Maliens. Pour ce faire, ceux-ci n'ont besoin d'utiliser ni la force ni la ruse. Ils ont seulement à convaincre leurs concitoyens par un comportement exemplaire. En se mettant au-dessus de la mêlée. En agissant en rassembleurs. En veillant à ce que la faute, quel que soit son auteur, soit sanctionnée et que le mérite soit récompensé. En étant "les premiers à servir le Mali et les derniers<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>se servir", selon le père de l'indépendance, le président Modibo Kéita. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Alors, sortons du "Banyengo ya" ! Arrêtons de nous "neutraliser" par les pieds! Donnons-nous plutôt la main pour avancer, ensemble, vers la victoire ! C’est ensemble que nous vaincrons. Pas autrement.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Spécial 22 septembre 2025, Edito : Dans la peau du «MALIDEN KURA»</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/special-22-septembre-2025-edito-dans-la-peau-du-maliden-kura-3109438.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/special-22-septembre-2025-edito-dans-la-peau-du-maliden-kura-3109438.html</guid>
<description><![CDATA[ La rédaction de votre quotidien national et le service marketing de l&#039;AMAP, comme il est d&#039;usage, sont allés dans plusieurs directions pour ratisser large, afin de produire ce numéro spécial du 22 septembre et célébrer ensemble le Mali. C&#039;est une tradition bien ancrée à l&#039;AMAP, autant dans la production que dans la lecture. ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/uploads/images/202505/image_870x580_6827354f0a7b0.jpg" length="63650" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Sun, 21 Sep 2025 07:29:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Essor</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="pf-br-replacement" orig-style="null"><span dir="auto">Plusieurs départements, grands services publics et sociétés de renom ont été approchés pour marquer avec nous la célébration du 65e anniversaire de l'accession de notre pays à la souveraineté nationale et internationale. C'est avec beaucoup de bonheur que nous avons bénéficié de l'accompagnement de plusieurs d'entre eux, qui croient en leur journal, au rôle stratégique et historique qu'il continue de jouer dans un secteur médiatique engagé pour le progrès au Mali. Cette année, nous avons voulu poser un marqueur fort sur trois piliers qui fondent le soubassement de la souveraineté du Mali : l'Armée, la Culture et les Mines.</span></p>
<p class="pf-br-replacement" orig-style="null"><span dir="auto">On se souvient que, le 19 mai dernier, le Premier ministre, Dr Abdoulaye Maïga, a reçu le quitus du Conseil national de Transition (CNT) pour mettre en œuvre son Plan d'action du Gouvernement (PAG) pour la période 2025-2026. Ce document s'articule autour de huit axes majeurs, tirés de la lettre de cadrage du Président de la Transition, le Général d'armée Assimi Goïta, en date du 27 novembre 2024. Ces axes portent sur la sécurité, les réformes politiques et institutionnelles, la satisfaction des besoins fondamentaux, la santé, l'éducation, la stabilité sociale, la diplomatie et la préparation des élections.</span></p>
<p class="pf-br-replacement" orig-style="null"><span dir="auto">Nos trois piliers ciblés sont au cœur du Plan d'action gouvernemental, mais aussi des grands enjeux de la marche actuelle du Mali vers une souveraineté pleinement assumée. Depuis 2021, toute l'action publique repose sur la mise sur pied d'une armée nationale forte, dotée de la puissance nécessaire pour imposer le respect des trois principes constitutionnels, désormais clé de voûte de toutes les interactions, entre Maliens, mais aussi entre le Mali et tous acteurs extérieurs : le respect de la souveraineté du Mali, le respect des choix stratégiques et de partenaires concernés par le Mali, et la prise en compte des intérêts vitaux du Peuple malien dans les décisions prises.</span></p>
<p class="pf-br-replacement" orig-style="null"><span dir="auto">Armée, Culture et Mines sont donc au cœur de l'action publique guidée par ces trois principes. Notre outil de défense, symbolisé par des FAMa en montée en puissance constante, demeure le bouclier contre les velléités barbares et impérialistes des ennemis de tout acabit : terroristes et leurs sponsors étatiques, trafiquants, bandits de toutes sortes. L'armée malienne retrouve son éclat d'antan et la pleine confiance des Maliens. C'est en cela qu'avec les armées sœurs du Niger et du Burkina Faso, elle donne une âme à la Confédération AES, sève nourricière d'une nouvelle Afrique souveraine, sous la direction des pères fondateurs : le Général d'armée Assimi Goïta, le Capitaine Ibrahim Traoré et le Général d'armée Abdourahamane Tiani.</span></p>
<p class="pf-br-replacement" orig-style="null"><span dir="auto">Une armée forte contribue à une économie forte. Le Mali ambitionne de devenir une puissance économique propulsée par des moteurs puissants tels que le coton, le cheptel, mais aussi les ressources minières comme l'or, le lithium et bien d'autres minéraux rares et prometteurs. Les autorités de la Transition ont démontré, sur ce plan, une vision de longue portée, avec un nouveau code minier et son contenu local. Le 15 décembre dernier, le Chef de l'État inaugurait la première mine de lithium du pays, la cinquième d'envergure au monde, dans le cadre d'un partenariat gagnant-gagnant, en application du nouveau code minier. </span></p>
<p class="pf-br-replacement" orig-style="null"><span dir="auto">« Ce partenariat stratégique témoigne de notre volonté de construire un avenir prospère pour les générations futures tout en respectant les communautés locales. Le chiffre d'affaires généré par la mine créea des opportunités pour nos entrepreneurs locaux. Chacun d'entre nous a un rôle à jouer pour tirer parti de ces opportunités», déclare le Président de la Transition. Ce projet favorisera la création de 2.000 emplois directs et indirects, avec des retombées économiques prometteuses pour un chiffre d'affaires annuel rapportant à 600 milliards de Fcfa.</span></p>
<p class="pf-br-replacement" orig-style="null"><span dir="auto">«Un homme sans culture est comme un zèbre sans rayures», dit un proverbe africain. Le Mali est un zèbre aux zébrures brillantes et marquantes, qui scintillent en Afrique et dans le monde à travers sa culture, multiséculaire et diverse. L'année 2025 a été décrétée «année de la Culture», et cette proclamation est reprise à son compte par chaque Malien et chaque Malienne, à travers nos valeurs cardinales de paix et de cohésion sociale, au moment où le pays s'est doté d'une Charte pour la paix et la réconciliation nationale, valorisant notre patrimoine culturel commun.</span></p>
<p><span dir="auto"> Le ministère chargé de la Culture mène un leadership remarquable pour en faire une réussite. De nombreux événements à travers le pays en témoignent. Et sans nul doute, la biennale artistique et culturelle prévue à la fin de l'année 2025 en sera un épilogue fabuleux à Tombouctou, ville lumière et de densité culturelle. Tout comme l'Armée, les Mines et les autres secteurs productifs de notre pays, la Culture demeure un ferment du ciment national. C'est elle qui aidera à bâtir un « maliden kura », c'est-à-dire un nouvel homme malien, dans le sens de la « Vision Mali Kura<span> </span></span><span dir="auto">ɲɛ<span> </span></span><span dir="auto">taasira ka<span> </span></span><span dir="auto">bɛ</span><span dir="auto">n san 2063 ma».</span></p>
<p><span dir="auto">À travers cette vision chère à nos Autorités, l'État doit assurer sa souveraineté sur plusieurs secteurs stratégiques : sécuritaire, éducatif, alimentaire, énergétique, numérique, sanitaire et pharmaceutique. C'est le chemin pour bâtir un État fort, solide et économiquement souverain, pour le bonheur du « maliden kura » d'aujourd'hui et de demain. Et c'est là tout le sens du 22 septembre, notre fête nationale.</span></p>
<p></p>
<p class="MsoNormal added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"><b data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"><span dir="auto">Bonne fête du Mali !</span></b></p>
<p data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" class="added-to-list1" orig-style="null"><strong data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"><span dir="auto">Alassane Souleymane</span></strong></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito : Libérons la parole pour une vraie réconciliation !</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-liberons-la-parole-pour-une-vraie-reconciliation-3109354.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/edito-liberons-la-parole-pour-une-vraie-reconciliation-3109354.html</guid>
<description><![CDATA[ Avant-hier lundi,  le PM malien a lancé,  au nom du Chef de l’Etat,   la 4ème édition de la Semaine nationale de la réconciliation (Senare). ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/uploads/images/202102/Gaoussou-Traore.jpg" length="25798" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 18 Sep 2025 08:29:03 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNoSpacing" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’évènement<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>qui est en train de<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>se tenir<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>du<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>15 au 22 septembre au CICB,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>va traiter du<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>thème : «Héritage culturel : facteur de paix et de cohésion sociale dans l'espace AES». </span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-language: FR;"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Pour sa réussite, le <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Général Abdoulaye Maïga, <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>a exhorté les Maliens à s’en approprier <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>et à en faire « un moment inoubliable pour se parler, dialoguer, se comprendre et se pardonner ». <span style="mso-spacerun: yes;"> </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNoSpacing" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-language: FR;">Ces vœux du PM sont<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>évidemment merveilleux. Mais<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>pour asseoir une vraie réconciliation<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>nationale<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>dans l’AES, en l’occurrence dans <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>notre pays, plongé depuis plus d’une décennie dans une crise multidimensionnelle, ne devons-nous pas sortir<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>de l’exclusivité<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>des idées en acceptant<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>une vraie inclusivité. Où tous les citoyens,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>quelques soient leurs opinions, puissent librement s’exprimer. Oui, notre pays, le Maliba, en a besoin. <span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Nous <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>devons, plus que jamais,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>nous <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>départir<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>d’une approche réductrice du concept de réconciliation<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>pour<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>sa vision holistique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNoSpacing" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-language: FR;">Mais il semble un vœu pieux lorsque, au même moment où les dirigeants prônent la réconciliation, de nombreux citoyens<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>maliens ont de plus en plus peur de donner leurs opinions sur des questions nationales au risque de se retrouver derrière les barreaux d’une prison. Ou être<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>considéré comme un paria. N’est-ce pas que toute voix discordante<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>à celle des autorités maliennes est<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>mal<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>perçue ? Ces auteurs ne sont-ils pas<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>traités par les soutiens présumés<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>du régime comme des traitres et apatrides ?<span style="mso-spacerun: yes;">        </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNoSpacing" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-language: FR;">L’appel du PM<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>à faire de de la recherche de la concorde un réflexe quotidien » est une bonne chose.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Cependant, il reconnait lui-même <span style="mso-spacerun: yes;">  </span>que<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>« Le chemin de la réconciliation et de la paix est long, certes, les défis sont immenses, mais avec notre volonté commune, la réconciliation est à notre portée et la paix est possible ». Des assertions <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>qui ne souffrent d’aucune fausseté. Mais hélas, on ne perçoit<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>aucun<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>réel<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>reflet dans nos<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>pratiques<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>et comportement<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>quotidiens.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Au contraire<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>certains maliens se sont <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>donné<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>le pouvoir de catégoriser leurs concitoyens<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>en bons et mauvais,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>sur la simple base des opinions. <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Qu’est-ce que le pouvoir <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>envisage<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>désormais<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>pour que ces gens, présumés défenseurs du régime, cessent in fine <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>leurs diatribes sur les réseaux sociaux<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>contre<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>d’autres maliens ?<span style="mso-spacerun: yes;">   </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNoSpacing" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-language: FR;">Oui <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>le <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>« Sinankuya » <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>(plaisanterie parentale), le <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>« Siguignogonya » (conciliation), le « Bouranyan » <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>et le « Nimogoya » (solidarité)<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>sont<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>et « restent des leviers essentiels pour restaurer la confiance et renforcer la cohésion sociale ». <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Ces traditions<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>séculaires ont pu et continuent de régler<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>les conflits familiaux,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>intra et intercommunautaires. Nous les avons heureusement<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>conservés au Mali. Cependant,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>elles ont tendance<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>à s’effacer<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>au profit hélas<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>de<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>comportements<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>de plus en plus<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>haineux<span style="mso-spacerun: yes;">   </span>sur les<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>réseaux sociaux. Où chacun voit son prochain en chiens de faïence. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNoSpacing" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-language: FR;"><o:p> </o:p></span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-language: FR;">Pour<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>asseoir<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>une vraie réconciliation nationale au Mali,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>nos autorités doivent<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>instamment<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>créer un<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>vrai climat de<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>confiance<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>avec les populations<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>sans exclusive. Ce, afin<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>que chaque individu puisse pleinement jouer<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>sa partition dans l’édification de la nation.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Mais faudrait-il que la parole se libère !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNoSpacing" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-language: FR;"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNoSpacing" style="text-align: justify;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-language: FR;">Gaoussou Madani Traoré<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Édito : Ne pas céder à la panique !</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-ne-pas-ceder-a-la-panique-3108165-3108165.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/edito-ne-pas-ceder-a-la-panique-3108165-3108165.html</guid>
<description><![CDATA[ Lourdement armés, les groupes terroristes opèrent maintenant non loin de la capitale malienne. Présents sur certains axes routiers (Bamako -Ségou par exemple) ils forcent parfois les véhicules à s&#039;arrêter. Ils se renseignent généralement sur la présence de forces militaires parmi les passagers. ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/uploads/images/202508/image_870x580_688fd8bc95309.jpg" length="42922" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 08 Sep 2025 07:17:19 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pouce</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Une véritable psychose, est en train de s'installer chez les voyageurs. Ça ne se passe plus loin de Bamako, la capitale. Mais tout prêt, avec une telles arrogance et assurance qu'on se demande qu'est-ce qui se passe actuellement. Oui, qu'est -ce qui se passe ? Pourquoi les groupes terroristes arrivent -ils jusqu'aux portes de Bamako et se comportent comme s'ils étaient en terrain conquis ? Pourquoi ce regain brutal d'insécurité liée au terrorisme à quelques jours de la fête de l'indépendance du pays ? Quel message les groupes terroristes veulent -ils transmettre ? <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Toutes ces questions ne trouveront pas réponses dans cet article. Mais, il va de soi que l'un des objectifs visés par les groupes terroristes, est de semer le doute dans l'esprit des populations maliennes. Asseoir une sorte de psychose et faire douter les plus sceptiques. S'ils ne touchent pas directement à la population civile, c'est aussi un message qu'ils essaient de faire passer dans l'opinion nationale. Nul doute, ces groupes terroristes qui signent déjà des accords de non-agression avec certains villages contre paiement de la diakat, ont une idée claire en tête : faire plier l'Etat malien tout en restant proche de la population. Une vision politique déjà dénoncée par les autorités de la transition qui évoquent un parrainage du terrorisme au Mali. Il y a des agendas politiques cachés derrière le terrorisme et l'Etat malien fera tout pour déjouer le complot, assure le gouvernement de transition. Pour la population civile, il s'agit surtout de ne pas céder ni à la panique ni à la peur. Cette situation serait profitable à l'ennemi dont le but est de retourner la population contre leurs dirigeants à défaut de pouvoir les vaincre militairement. L'ennemi utilise la propagande pour semer la panique. Des images/vidéos sont sorties de leur contexte pour saper le moral de la population résiliente ; les menaces et intimidations, sont utilisées pour maintenir la population dans la peur. Si les terroristes n'arrivent pas à gagner sur le terrain militaire, ils utiliseront les médias sociaux pour essayer de faire croire au contraire. Restons vigilants !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Tièmoko Traoré</strong> <o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Édito : On ne joue plus !</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-on-ne-joue-plus-3107972.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/edito-on-ne-joue-plus-3107972.html</guid>
<description><![CDATA[ La mise sous mandat de dépôt de l&#039;ex premier Ministre, Moussa Mara, envoie un signal fort à tous les citoyens Maliens : tolérance zéro. Tout écart de conduite ou présumé tel, mérite désormais explication devant la justice. Et cela peut finir par la prison. ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/uploads/images/202508/image_870x580_688fd8bc95309.jpg" length="42922" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 04 Aug 2025 01:47:23 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pouce</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Signal, disait-on, parce que dans un pays où tout a été remis en cause, même les fondements essentiels, la justice se doit d'être forte et juste. Forte ? Elle l'est bien comme elle ne l'a jamais été. La justice malienne se redécouvre ; essaie de relever des défis. Elle se fait entendre et montre qu'elle est présente ; que la reconstruction du Mali nouveau ; du nouveau malien tout court, c'est aussi son affaire. Juste ? Oui, la justice est toujours juste tant que c'est elle qui interprète et applique la règle de droit. C'est bien sous cette transition que la loi sur la cybercriminalité, a été extraite du trou pour être mise à la lumière. Le juge l'applique sans rigoler ; sans se sourciller. Combien de justiciables sont déjà passés à la trappe à cause de cette loi ! Et ça ne risque pas de s'arrêter de sitôt. En tout cas pas tant que les citoyens n'arrêteront pas de faire du cyberespace, une arène de règlements de comptes de tout genre. Il faut assainir ce cyberespace et amener les utilisateurs à respecter certaines règles. Au-delà de ce qui se passe sur les réseaux sociaux, il y a tout ce qui peut entraver la marche du Mali vers ce que les nouveaux dirigeants du pays, appellent la "refondation du Mali". Dans cette nouvelle quête, il nous semble que tout écart de conduite, ne sera pas toléré. On peut parler d'abus ! Même parfois de violation flagrantes des droits essentiels.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Mais le plus important, c'est l'intérêt supérieur de la nation. Le Mali revient de loin. Et il est essentiel que nous regardons tous dans la même direction même si nous n'avons pas les mêmes convictions, les mêmes idées et la même vision des choses. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Tièmoko Traoré</strong> <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>L&amp;apos;Oeil De Le Matin : Entre débauche et changements climatiques, le monde se meurt !</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/loeil-de-le-matin-entre-debauche-et-changements-climatiques-le-monde-se-meurt-3107860.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/loeil-de-le-matin-entre-debauche-et-changements-climatiques-le-monde-se-meurt-3107860.html</guid>
<description><![CDATA[ «Inondations, tempêtes, cyclones, tremblements de terre, éboulements... On parle généralement des effets pervers du changement climatique. Et si ces phénomènes étaient en réalité une manifestation de la colère divine» ? ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/uploads/images/202507/image_870x580_688a0d964ac09.jpg" length="82337" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 31 Jul 2025 01:34:52 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Matin</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le ton est loin d’être provocateur, car je sens une certaine conviction chez mon interlocuteur. Fanatique ? Intégriste ? Extrémiste religieux ? Difficile de lui coller une étiquette. Et surtout, qu’il n’est pas réputé pour une pratique rigoureuse de sa religion. Mais, à l’écouter, nous ne sommes plus loin de l’apocalypse.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Notre planète est donc menacée par la colère divine, un thème récurrent et souvent lié au jugement et à la justice de Dieu face au péché et à l'injustice humaine. Elle est présentée comme une réaction divine à la transgression de la loi divine et à la corruption morale, mais aussi comme une manifestation de l'amour divin qui cherche à ramener les hommes à la droiture. La colère divine est ainsi fréquemment associée à des châtiments collectifs comme les fléaux, les guerres ou les catastrophes naturelles qui visent à punir des communautés, voire des nations entières pour leurs péchés. Des figures prophétiques comme Noé, Abraham, Moïse et les prophètes de l'Ancien Testament ont été ainsi généralement confrontées à la colère divine et ont été chargées de transmettre des messages de repentance et de conversion aux hommes. Le Saint Coran décrit par exemple la colère divine comme une conséquence de la désobéissance et de l'impiété. Des versets coraniques mentionnent des exemples de peuples détruits pour leur désobéissance, comme le peuple de Lot ou les habitants de Sodome...<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La relation entre colère divine et catastrophes naturelles est généralement un sujet complexe, souvent abordé sous l'angle des croyances religieuses et des interprétations philosophiques. Historiquement, de nombreuses sociétés ont attribué les catastrophes naturelles à des interventions divines, comme une punition ou un avertissement. Cependant, cette vision a évolué au fil du temps, notamment avec le développement des sciences et une perception différente de la place de l'homme dans la nature. Même si la raison cartésienne l’emporte de plus en plus sur la superstition, notre interlocuteur n’est pas donc dans le délire.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il a surtout justifié sa conviction par le contenu des livres sacrés en s’appuyant surtout sur la généralisation et la banalisation de la débauche, de la perversion… «Notre monde a perdu le sens de l’honneur, de la dignité, du sacré… Que du sexe partout ! Notre monde est devenu un lieu de débauche et de perversion à ciel ouvert. Il n’y a plus de tabou ni de sacré». Et d’enchaîner, «je suis tombé l’autre jour sur une scène apocalyptique, une chanteuse presque à poil sur scène en train d’être applaudie comme une star. Elle était totalement nue sous une robe assez courte pour dévoiler au public ses atouts de séduction et de destruction massive, pardon, ses parties intimes…».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">«Malheureusement, quand on a l’habitude de naviguer sur des réseaux sociaux comme Tik-Tok, on se rend compte que cette scène est loin d’être un cas isolé… Il n’y a que ces comportements pareils qui accrochent et qui attirent les followers… Sans compter des pratiques comme l’homosexualité… Comment espérer alors que le ciel ne sombre pas sur nos têtes ?», s’est-il interrogé. Je vous avoue que je n’avais pas d’arguments pour répliquer, pour laisser un peu de place au raisonnement scientifique dans cette analyse des «catastrophes naturelles» (???) qui se multiplient dans le monde. De toutes les manières, elles sont aussi quelque part liées à notre entêtement, voire à notre inconscience à vouloir couper la branche sur laquelle repose notre planète.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Difficile aussi de donner entièrement tort à notre ami. En effet, faites un tour sur des réseaux sociaux comme Tik-Tok : c’est la débauche à ciel ouvert avec souvent des gamines qui se trémoussent en dévoilant tout ce qu'elles ont de précieux et qui devaient être soigneusement tenus à l’écart des regards. Mais, comment leur en vouloir quand elles sont contraintes de rivaliser avec leurs «aînées» voire leurs «mamans» qui n’ont aucune honte à s’exhiber sans réserve juste pour avoir assez de followers ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Tout se passe aujourd’hui comme si la nudité est devenue un charme féminin, un arsenal féminin de séduction… Le sexe féminin est devenu un outil de marketing outrageux et abusivement exploité à la limite de la perversion par l’audiovisuel et les médias sociaux. Des clips de musique aux pubs de promotion de nombreux produits, l’image de la Femme est omniprésente et généralement de la façon la plus humiliante pour une gardienne des valeurs qu’elle avait jusque-là incarnées dans notre société. Une utilisation préjudiciable à son image et portant atteinte à sa dignité humaine qui interpelle les organisations de défense des droits de la Femme. Cette dépravation des mœurs se manifeste aussi par diverses formes de violences verbales ; des grossièretés, des insanités…<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Gangrenant notre société depuis l’explosion des TICs, la dépravation des mœurs et ses dérives sont inacceptables, car nous éloignant des valeurs essentielles qui faisaient la solidité de notre société. D’où aujourd’hui, plus que jamais, l’urgence d’un «réveil moral» pour éviter l’apocalypse. En attendant, entre débauche et changement climatique, l’image, l’honneur et la dignité de la Femme ne cessent de prendre des coups dégradants. Au même moment, les victimes des catastrophes naturelles ne cessent de se multiplier à l’échelle planétaire.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Moussa Bolly<o:p></o:p></span></strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></strong></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Chronique : Festival</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/chronique-festival-3107709.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/chronique-festival-3107709.html</guid>
<description><![CDATA[ Question à un panier de noix de colas : combien de festival existe-t-il au Mali ? 20, 60 ou 100 ? Mystère et boule de gomme, car entre les anciens et les nouveaux, les grands et les moins grands, durant les 12 mois de l’année on assiste à l’organisation d’une multitude de festivals çà et là ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/uploads/images/202505/image_870x580_68209b15466f2.jpg" length="51138" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 28 Jul 2025 01:15:50 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Aube</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il y a des évènements avec des structures d’organisation bien rodées qui drainent des milliers de personne chaque année, et il y en a d’autres qui, au vu des images diffusées à la télé, ont de la peine à fédérer une centaine de personnes. Beaucoup d’organisateurs n’hésitent pas à insérer le mot « international » à leur festival, alors même qu’ils ont du mal à imprimer un caractère régional à leur manifestation. Pendant que certains meurent de leur belle mort faute de moyens financiers, d’autres ont des régularités cycliques, ne se tenant que lorsqu’un généreux donateur accepte de mettre la main à la poche.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Si l’existence de certains festivals est un signe positif de la vitalité de la culture, de l’art et de l’artisanat maliens, d’autres gagneraient sincèrement en notoriété en se fusionnant. Car, à l’image des associations ou des partis politiques, en la matière aussi, l’abondance n’est pas forcément un signe de qualité et d’efficacité. Au Mali, certaines personnes se sont spécialisées en « charity business » à travers des activités caritatives à but… lucratif. On profite du malheur des autres pour pouvoir se faire un créneau qui puisse assurer la dépense quotidienne. De même, certains organisateurs de festival, loin du souci du rayonnement culturel de leur contrée, pensent avoir trouvé le bon filon pour assouvir leurs rêves d’aisance. Et il n’est pas rare, dans une même région, voire dans un même cercle de voir deux ou trois festivals organisés dans le même mois.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il y a comme une sorte de course à la concurrence alors que la première vocation d’un festival, comme son nom l’indique, c’est d’abord la promotion culturelle, artisanale et artistique. A travers le monde, certains grands festivals ont commencé par l’organisation de kermesses avec des bénévoles. Progressivement, ils ont pu mettre en place des structures légères et homogènes pour parvenir à grandir et à fidéliser les participants. Ils ont ainsi pu bénéficier de financements publics ou de collectivités, car reconnus d’utilité publique. Et s’ils brassent des millions, l’esprit de bénévolat demeure toujours pour des centaines de personnes travaillant autour de l’organisation. En un mot, ils ont su évoluer en allant de l’infiniment petit vers un grand évènement. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Et chaque année, la programmation apporte des nouveautés pour éviter que le public qui y participe ne se lasse du déjà vu ou du déjà entendu. De même, les retombées socioéconomiques sont bien visibles, puisque chaque grand festival a son site, les hôteliers et les restaurateurs locaux font de bons chiffres d’affaires, sans compter les autres secteurs comme les producteurs maraichers, les transporteurs, les boucheries voire les habitants qui hébergent certains participants.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Peut-être que le temps de la réflexion est arrivé pour voir comment mieux organiser nos différents festivals en leur imprimant des caractéristiques et une identité propre. Le « Festival des Masques de Markala » fait partie des doyens dans notre pays et s’est fait sa place loin de la frénésie dépensière qui entoure d’autres évènements similaires. A l’avenir, il pourrait, si les calendriers sont bien organisés, être une continuité ou le prélude au festival de Ségou, ce qui donnerait deux évènements majeurs pour la 4e région. On pourrait ainsi en faire autant pour les autres régions pour qu’on puisse enfin avoir une saison harmonisée des festivals et que les uns et les autres ne se chevauchent plus pour tomber dans un anonymat synonyme de leur disparition. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En tout cas, s’il est vrai que chaque festival cherche à promouvoir les valeurs culturelles d’une contrée donnée, c’est l’union qui fera la force des différentes manifestations. Car il serait quand même dommage d’organiser certains évènements uniquement pour les populations locales d’une zone alors qu’il serait plus intéressant d’amener des Maliens d’autres horizons venir découvrir les us et coutumes locales, à travers un brassage social. Il ne s’agit pas d’une course aux fonds ni d’un concours de qui réussira à faire le meilleur festival, mais bien d’une stratégie de développement local à travers le vecteur de la culture.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Salif SANOGO</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Sans Tabou: FLA, le poker menteur des terroristes</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/sans-tabou-fla-le-poker-menteur-des-terroristes-3107589.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/sans-tabou-fla-le-poker-menteur-des-terroristes-3107589.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/uploads/images/202507/image_870x580_6881fd009d458.jpg" length="125683" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 24 Jul 2025 09:30:07 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><i style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Incapable de tenir tête aux forces armées maliennes (FAMa) et leurs partenaires sur le terrain, le groupe terroriste du Front de libération de l’Azawad (FLA) et ses alliés semble trouver un nouveau terrain de chasse : les cabales médiatiques dans le but de semer la panique chez les populations civiles. Mais, c’était sans compter avec la puissance de feu des FAMa qui multiplient les succès militaires.<o:p></o:p></span></i></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sous les feux de l’armée malienne et ses partenaires, le groupe terroriste du Front de libération de l’Azawad (FLA) et ses alliés, incapable d’affronter directement les FAMa sur le terrain, semble trouver une autre méthode de combat pour semer la panique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Depuis un certain temps, les combattants et militants dudit groupe ont investi les réseaux sociaux avec des mensonges distillées avec malice pour couper le sommeil aux populations civiles des régions du nord.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Depuis qu’un convoi de l’armée malienne a quitté Gao le 10 juillet dernier en direction de Kidal, le FLA et ses alliés terroristes ont multiplié les actions de désinformation dans le but de saboter cette mission hautement stratégique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce lundi 21 juillet 2025, on apprend qu’un militaire russe du nom de Igor Nesterov a perdu la vie le 14 juillet dernier à Alkite, une information relayée par un site Ukrainien, pays dont le soutien aux terroristes du nord ne fait pas l’objet d’aucun doute.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sans montrer le corps de la victime, le site de propagande Ukrinform affirme que Nesterov a trouvé la mort après l’attaque d’un hélicoptère ait été abattu lors d’une embuscade tendue par les terroristes du FLA à Alkit.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Un incident qui n’a jamais fait l’objet de confirmation de la part de la DIRPA.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Contrairement à ses actions de propagande, ce qui est évident, c’est que ces terroristes sont en train de mourir part dizaine depuis près de deux semaines, comme en témoigne les communiqués de l’Etat-major.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En effet, depuis que le président Assimi a quitté la Russie le mois dernier, la doctrine est très claire au sein de l’armée, plus d’actions et moins de parole. C’est ainsi que le convoi de l’armée qui a quitté Gao est arrivé, le samedi dernier, à Aguelhok sans encombre malgré les embuscades, les EEI, les drones kamikazes et la désinformation.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C’est ainsi que ces derniers temps des cabales médiatiques faisant état que Kidal et plusieurs localités de la région sont encerclés par les terroristes ont circulé sur les réseaux sociaux. Une information démentie par le commandant de zone de défense n°7 sur les antennes de l’ORTM avant d’appeler au calme.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mais, la cabale ne s’arrête pas là. Dernièrement, c’est la communauté Imghad et Alliés de la région de Kidal (CCFI-K) qui a été la cible de cette campagne de propagande et de manipulation, présentée comme étant les nouveaux alliés des terroristes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans un communiqué publié le 19 juillet 2025, la Coordination des chefs de fractions Imghad et Alliés de la région de Kidal (CCFI-K) a démenti ces rumeurs faisant état d’un prétendu ralliement de la communauté Imghad au Front de Libération de l’Azawad (FLA).<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Qualifiant ces allégations de « sans fondement », la Coordination dénonce une tentative délibérée de semer « confusion et discorde » parmi les populations de Kidal.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le mensonge et la propagande sont donc devenus le sport favori des ex-rebelles de Kidal. A travers cette stratégie improductive, ils essayent désespérément de faire rallier des populations à leur cause perdue.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Par Abdoulaye OUATTARA</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito : L’Or, à défaut de briller, ne doit pas être source de malheur pour certains maliens</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-lor-a-defaut-de-briller-ne-doit-pas-etre-source-de-malheur-pour-certains-maliens-3107481.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/edito-lor-a-defaut-de-briller-ne-doit-pas-etre-source-de-malheur-pour-certains-maliens-3107481.html</guid>
<description><![CDATA[ Si il y a cinq ans l’exploitation artisanale de l’or  sur le lit des fleuves Niger et Sénégal dégradait l’environnement, aujourd’hui cette exploitation est véritablement source de malheur des milliers de citoyens dans certaines zones comme Kéniéba et même Siby. ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/uploads/images/202505/image_870x580_6821ff932f9b5.jpg" length="40778" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 21 Jul 2025 12:23:53 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alternance</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En effet, l’or, loin de briller pour les paisibles citoyens dans ces zones, contribue plutôt à leur destruction massive, à court, moyen et à long terme. Et pourtant cette pratique millénaire qu’est l’orpaillage, a toujours existé et permettait à certains citoyens de pouvoir mener une vie décente dans un environnement agréable. Le phénomène de dégradation dangereuse a pris de l’ampleur depuis un certain temps quand des nouveaux acteurs ont envahi les zones aurifères avec des moyens d’exploitation mécanisés et dégradant pour l’environnement. Il y a véritablement une ruée vers le métal jaune. L’appétit vorace de certains parvenus<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>ayant pris<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>goût au gain tiré de cette exploitation les pousse à en abuser en ne respectant aucune norme environnementale encore moins préserver la vie des citoyens de ces zones. Les entreprises<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>chinoises et leurs sociétés satellites maliennes sont les plus indexées dans cette exploitation abusive de l’or avec la complicité des autorités qui ne font pas assez pour stopper<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>le calvaire des populations riveraines des zones aurifères et surtout arrêter la dégradation inquiétante de l’environnement. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En effet, le fleuve Falémé, autrefois source de richesse avec son eau douce et sa richesse en poisson a atteint un niveau de pollution tellement inquiétant qu’il est devenu symbole de la dégradation dangereuse de l’environnement. Que dire de la<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>mort<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>de paisibles citoyens ? Ils sont aujourd’hui des dizaines voire des centaines de personnes, en majorité des femmes à y laisser leur vie. Le problème<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>est que la plupart des personnes victimes<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>le sont beaucoup plus par non-respect des normes environnementales et surtout d’abandon des sites par les sociétés exploitantes, sans sécurité encore moins préservation de l’environnement. Certaines sociétés chinoises et leurs complices maliennes sont la plupart des cas responsables de cette situation. La bonne question que l’on doit se poser est celle de savoir quel rôle les autorités à quelque niveau qu’elles soient, ont joué pour arrêter cette descente aux enfers des paisibles population qui ne demandent que de vivre dans un environnement moins pollué et moins risqué ? Tout porte à croire que ces sociétés d’exploitations qu’elles soient nationales ou étrangères ont des complices haut placés au sommet de l’Etat sinon on aurait arrêté au moins ces pratiques abusives et traduit les responsables devant les tribunaux. Quelques meurettes après chaque catastrophe, après chaque tuerie<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>pour calmer la colère ne suffisent plus il faut que l’Etat sévisse contre toutes les sociétés coupables d’abus et de pratiques dégradant. Elles doivent assurer la sécurité, protéger la vie des populations riveraines des zones aurifères et préserver l’environnement. Pour rappel le cercle de Kéniéba est le plus touché. Cette zone pré-guinnéenne verdoyante et propice aux activités agricoles avec ses terres rares, riche en ressources minière, minérale, halieutique et en eau douce, est en passe de devenir une zone détériorée et dangereuse pour la vie, qu’elle soit humaine, animale et végétale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En somme, les autorités sont interpellées afin qu’elles fassent quelque chose pour arrêter la dégradation cynique et inhumaine de l’environnement et surtout protéger la vie des milliers de citoyens. Les statistiques sur la dégradation de l’environnement en général et celui des zones aurifères en particulier, sont tellement alarmantes qu’il y a lieu de s’inquiéter pour l’avenir. A ce rythme infernal de dégradation de l’environnement et de risque élevé pour la vie dans ces zones, toutes les prévisions des études<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>scientifiques, celles relatives à<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>l’impossibilité de vivre,<span style="mso-spacerun: yes;">   </span>voire à la disparition de l’espèce humaine, animale et végétale dans une partie de la terre d’ici un siècle, risquent de se réaliser à cause de la dégradation de l’environnement qui aura comme conséquence le réchauffement climatique.<o:p></o:p></span></p>
<p><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: Calibri; mso-fareast-theme-font: minor-latin; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: EN-US; mso-bidi-language: AR-SA;">Youssouf Sissoko </span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Editorial: la liberté de s’exprimer et le devoir de s’assumer</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-la-liberte-de-sexprimer-et-le-devoir-de-sassumer-3107342.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-la-liberte-de-sexprimer-et-le-devoir-de-sassumer-3107342.html</guid>
<description><![CDATA[ Oui. Le ‘’Vieux’’ a repris la plume. Non par nécessité, mais par vocation que ne semble pas partager cet ex-leader politique, notre éditorial de ce lundi. Apologie du putsch ou réalisme politique ? ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/uploads/images/202507/image_870x580_687772b46c7a8.jpg" length="31427" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 16 Jul 2025 09:38:03 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour notre faiblesse d’intelligence, nous pensions qu’en démocratie, chaque citoyen avait la liberté de penser et d’expression, que la défense de la patrie était un devoir pour tous, que tout citoyen a le devoir d’œuvrer pour le bien commun, et que tout citoyen investi d’un mandat public ou d’une mission de service public (comme un journaliste) a le devoir de l’accomplir avec conscience, loyauté et probité.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Devrions-nous rappeler à tous ceux qui espèrent trouver en Info-Matin un relais de leurs opinions subversives et de leurs prises de position qu’ils ont peur d’assumer publiquement, que le Quotidien ‘’des sans voix’’ n’est porteur que des voix sereines et exprimées dans le confort de la démocratie et dans l’intérêt strict du peuple malien, dont certains ont, semble-t-il, oublié comme leurs premières chaussettes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il faudrait aussi noter que faire la politique est un choix, comme faire le journalisme. Nous déplorons aujourd’hui comme chaque démocratie et chaque patriote de ce pays la conduite hasardeuse de notre transition, certaines décisions difficilement défendables, des mesures liberticides prises au nom d’une sécurité alibi, des taxes impopulaires qui étouffent les populations, des faits de prince institutionnels qui enterrent la démocratie.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mais lorsque ceux qui doivent être les premiers sur les remparts se cachent derrière les journalistes et les videomans kriti-kratas pour estimer, faire le combat pour la démocratie et faire comprendre aux militaires que leur vocation n’est pas de s’éterniser au pouvoir, c’est l’espoir de toute une nation qu’ils enterrent. Pour quelle sacro-sainte raison les journalistes devraient-ils se substituer à ces déserteurs du combat démocratique pour couvrir leur capitulation et leur lâcheté ? Quand on montre aux militaires qu’on a peur de la prison et de la mort, alors que chaque jour, eux, ils les affrontent au prix de leur vie, pourquoi voudriez-vous qu’eux, ils se fassent massacrer tous les jours pour que vous vous partagiez le pouvoir à Bamako dans la corruption et dans l’impunité ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Nous ne sommes pas fans et supporters d’Assimi Goïta outre mesure ; mais nous ne sommes aucunement contre lui parce qu’il est militaire. Nous sommes, comme tous les Maliens, à 1000% derrière les forces armées et de sécurité de notre pays, convaincus qu’elles sont les seules à pouvoir assurer à notre pays dignité, souveraineté et prospérité. Qu’on donne, pour ce faire, le temps au temps, comme disent les Maures, Ya Melou. Mais quand on n’est pas d’accord, qu’on ait le courage, comme chaque Malien, libre d’opinion et d’expression, de le dire sans crainte et sans se cacher derrière les journalistes. U be an bila kasso la, U be an bila kasso… Thurrr ! Waxati sera, a ka ka tiè ye. Allah te jigi ka mogossi ka kele ke.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Même demain, Asso ta nayé.<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Lorsqu’il eut reçu le serment de fidélité de ses compagnons après la mort du prophète (PSL), le nouveau calife, de son vrai nom Abdallah Ibn Abu Qouhafa, plus connu comme Abou Bakr As-Siddiq, leur tint ce discours : ‘‘Me voici chargé du soin de vous gouverner ; si je fais bien, aidez-moi ; si je fais mal, redressez-moi. Dire la vérité au dépositaire du pouvoir est un acte de zèle et de dévouement ; la lui cacher est une trahison. Devant moi, l’homme faible et l’homme puissant sont égaux ; je veux rendre à tous une impartiale justice ; si jamais je m’écarte des lois de Dieu et de son prophète, je cesserai d’avoir droit à votre obéissance’’.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pourquoi ne se renforcent-ils pas de courage pour aller voir à Koulouba le général Assimi Goïta pour lui exprimer leur désaccord et leur opposition à son nouveau mandat de 5 ans sans élection ? Pourquoi sont-ils allés voir IBK qui en avait légalement pour lui dire : an tè, a bana, a ka bila. Ayi u ye a bè dje.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Depuis le 10 juillet 2025, une nouvelle page institutionnelle s’ouvre dans notre pays. Pour Info-Matin, elle doit être écrite avec responsabilité, lucidité et engagement envers notre peuple. Pour y arriver, nous devrions, chacun et tous, œuvrer pour éviter l’enlisement de la transition au cours de laquelle nous devrions recentrer nos efforts et nos priorités sur la cohésion nationale et l’unité. Un pays ne peut vivre indéfiniment dans une transition, de laquelle il faut savoir sortir.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Notre pays est une vieille nation de tolérance et de réconciliation. Elle ne peut être ad vitam ad aeternam dans l’agitation et la défiance. Le président de tous les Maliens ferait œuvrer utile de lever la suspension des partis politiques, les associations à caractère politique et d’appeler les Maliens au sursaut national et à la réconciliation des cœurs et des esprits, d’organiser des élections pour mettre un terme à la transition, conformément à la lettre de cadrage du président au PM.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Voici ce que pense Info-Matin. Mais personne ne mangera son piment dans sa bouche. Que chacun s’assume et fasse son métier, et les vaches seront mieux gardées.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: Calibri; mso-fareast-theme-font: minor-latin; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: EN-US; mso-bidi-language: AR-SA;">EL HADJ SAMBI TOURE</span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito : La route de Kayes en voie d’extinction</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-la-route-de-kayes-en-voie-dextinction-3106734.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/edito-la-route-de-kayes-en-voie-dextinction-3106734.html</guid>
<description><![CDATA[ Le non entretien de la route Bamako-Kayes depuis plusieurs années a eu comme conséquence une dégradation progressive et inquiétante. ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/uploads/images/202505/image_870x580_6821ff932f9b5.jpg" length="40778" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 30 Jun 2025 07:44:25 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alternance</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette situation peut occasionner un probable arrêt du trafic marchandises sur le tronçon<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Bamako- Dakar.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Si rien n’est fait d’ici peu pour entretenir quelques tronçons tels que Kayes-Diéma ou Diéma-Djidieni, la voie deviendra impraticable au grand dam de la population de Kayes en général et de l’économie du Mali en particulier. A-t-on réellement besoin de rappeler l’importance, voire la rentabilité de cette route pour l’économie malienne ? Et pourtant cette situation ne doit guère surprendre les autorités qui ont été averties à plusieurs reprises par les associations des jeunes, qui<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>avaient tiré la sonnette d’alarme afin d’attirer l’attention sur le danger lié au manque d’entretien, voire de raccommodage de certains tronçons. ils n’ont malheureusement pas été entendus par qui de droit, car rien n’a été fait pour pallier cette situation catastrophique.<span style="mso-spacerun: yes;">    </span>La question que l’on est en droit de se poser est celle de savoir comment le Corridor Bamako- Dakar principale source d’approvisionnement du Mali, contribuant à plus de 70 % des importations vers le Mali pourrait être autant négligé par les autorités ? Cette dégradation qui est en passe de devenir une véritable extinction de la voie, interromprait du coup le trafic sur le corridor Dakar- Bamako<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>ce qui porterait un coup de massue à l’économie malienne déjà très chancelante. Pays continental et fortement enclavé, le Mali a certes des débouchés sur la mer qu’ils soient du côté de Conakry, de Lomé, ou d’Abidjan, mais la plupart des transporteurs s’accordent à dire que le port de Dakar est nettement le plus avantageux tant en termes cde distance que des conditions d’accueil et de transit. Dakar est talonné de près par Abidjan dont les autorités ont fait d’énormes investissements pour rendre le port attrayant. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour rappel le Port Autonome d’Abidjan était le plus prisé par les commerçants maliens jusqu’à l’éclatement de la crise post-électorale de 2001. Cette crise qui concernait également le Mali en tant que pays voisin et considéré à tort ou à raison par le camp Laurent Gbagbo, l’autre protagoniste de la crise, comme la base arrière des rebelles qui avaient des accointances avec Alassane Ouattara son rival. Ces rebelles qui étaient majoritairement des Dioulas, une communauté<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>originaire du Mali, du Burkina Faso et de la Guinée, se sont battus pour que la victoire d’Alassane lui soit restituée. Cette situation de guerre civile en Côte d’Ivoire a fait fuir les commerçants maliens vers le port de Dakar. Pour rendre cette voie praticable en toute saison les autorités d’alors ; qu’elles soient maliennes ou sénégalaises,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>ont consenti d’énormes sacrifices financiers pour réaliser une prouesse, celle de rendre la route Bamako-Dakar praticable en toutes saisons et cela<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>au grand bonheur des deux peuples frères. En effet, malgré la paix retrouvée en Côte d’Ivoire beaucoup de commerçants n’ont pas daigné changer de direction car ayant déjà tissé des liens et des réseaux avec les autorités portuaires du Sénégal. Aujourd’hui le risque d’un arrêt total du trafic sur le tronçon Kayes- Bamako est plus que plausible compte tenu de l’Etat de dégradation de la route surtout en cette période hivernale. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Et pourtant la route Dakar-Bamako est un axe important voir vital pour l’économie malienne, car il facilite non seulement le commerce et les échanges, mais aussi et surtout l’approvisionnement du pays en denrées de première nécessité et en marchandises de tous genres. La dégradation de cette route pourrait entrainer des retards et d’énormes pertes économiques pour les deux pays en général, mais particulièrement pour le Mali.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Donc il urge pour les autorités de refaire les tronçons suffisamment endommagés pour éviter que le trafic ne s’arrête totalement. Il est de notoriété publique que quand un pays est en crise comme celle que le Mali traverse, les acquis doivent être préservés à défaut d’en ajouter. La route Bamako-Kayes doit être une priorité pour les autorités de la transition, afin d’éviter une exacerbation de la crise socio-économique.<o:p></o:p></span></p>
<p><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: Calibri; mso-fareast-theme-font: minor-latin; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: EN-US; mso-bidi-language: AR-SA;">Youssouf Sissoko </span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito : le Compte à rebours a&#45;t&#45;il commencé pour les Ex&#45;partis politiques ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-le-compte-a-rebours-a-t-il-commence-pour-les-ex-partis-politiques-3106488.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/edito-le-compte-a-rebours-a-t-il-commence-pour-les-ex-partis-politiques-3106488.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/uploads/images/202505/image_870x580_6821ff932f9b5.jpg" length="40778" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Tue, 24 Jun 2025 08:19:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alternance</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><i style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La section des comptes de la Cour Suprême du Mali a, dans une correspondance<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>lue à la chaine nationale ORTM, demandé aux ex-partis politiques dissous de fournir toutes les pièces<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>justificatives des sommes d’argent perçues durant les 25 dernières années dans le cadre du financement public des partis politiques et cela d’ici le 30 juin 2025. <o:p></o:p></span></i></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Après ce communiqué les réactions des ex-leaders politiques ne se sont pas fait attendre à l’image de Me Mountaga Tall. Pour ce grand Avocat et de surcroit ex-leader politique, la demande de la Cour Suprême est à la fois illégale, inopportune et renferme un stratagème visant à éliminer les grands partis. Par conséquent il n’est pas question pour lui de répondre à cette demande. Pour Me Tall comment pourrait-on demander à un cadavre de venir assister à ses propres funérailles. Autrement dit à partir du moment où il est formellement interdit aux militants, cadres et responsables des partis politiques d’avoir accès aux différents sièges de leurs formations politiques dissoutes pour quelque motif que ce<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>soit, il est alors illogique voire illégal de demander encore un compte à ces mêmes formations.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Comme si cette interdiction ne suffisait pas le gouvernement a prohibé également toutes les activités à caractère politique ce qui signifie que les partis politiques n’existent plus. Alors comment pourrait-on exiger encore de quelque chose qui n’existe plus de fournir les justificatifs ? C’est pourquoi les ex-leaders des ex-partis politiques, à l’image de Me Tall,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>crient<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>au complot visant à mettre hors course la cinquantaine de partis politiques qui étaient éligibles au financement public des partis politiques. Le juriste voit en cette demande un véritable stratagème visant à éliminer tous les grands partis, sinon les pièces auraient été toujours fournies à la section des comptes de la Cour Suprême, sans lesquelles pièces il n y a point d’éligibilité au financement public. Me Tall demande à son tour aux autorités judiciaires de fouiller les archives pour sortir les pièces demandées. Il a exhorté les autres ex--leaders politiques et premiers responsables des ex-partis politiques de ne pas répondre à la lettre de la section des comptes de la Cour Suprême.<span style="mso-spacerun: yes;">    </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En effet,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>après avoir dissous les partis politiques et les associations à caractère politique sans sommation et sans condition au préalable, après avoir interdit l’accès aux différents locaux abritant les sièges des ex-partis politiques, après avoir interdit toute activité à caractère politique<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>des cadres, militants et responsables des différents ex-partis politiques, les autorités de la transition sont déterminées à leur administrer le dernier coup de grâce , en<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>demandant aux ex-partis politiques de rendre compte de l’utilisation qui a été faite des sommes d’argent perçues durant les 25 dernières années, dans le cadre du financement public des ex-partis politiques. Si nul ne doit s’offusquer d’un audit ou même d’un contrôle financier surtout après avoir perçu des sommes d’argent du contribuable et cela au nom de la transparence et de la rigueur, la manière de le faire peut prêter à confusion pour ne pas dire<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>pourrait donner l’impression d’un règlement de compte ou du moins d’un compte à rebours afin de mettre le grappin sur les<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>ex-grands partis politiques, in fine, pour les éliminer de l’arène politique. Le projet a l’air d’un règlement de compte vis-à-vis des ex-anciens grands partis, ceux qui étaient éligibles au financement public. Si tant est que les autorités sont de bonne foi, si tant est qu’il n y a aucun piège qui se cache derrière cette demande, Ceux qui ont dissout les partis politiques devraient d’abord<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>abroger le décret de dissolution afin de leur permettre de fournir les pièces justificatives des dépenses qu’ils ont effectuées. Il est bien entendu de notoriété publique qu’à chaque fois<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>que l’on perçoit de l’argent du trésor public, on rend compte de l’utilisation qui<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>en a été faite, c’est un devoir légal. Ceci a toujours été fait par tous les partis éligibles au financement public depuis 2005 ! <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En définitive, la question que l’on est en droit de se poser est celle de savoir quel est le but recherché par les autorités en ouvrant cet autre front, surtout<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>à un moment très crucial de la vie de notre patrie, caractérisée par une insécurité de plus en plus exécrable, une crise sociopolitique sans précédent, une crise financière difficile et une crise diplomatique gravissime. Le Mali a besoin d’union sacrée, de cohésion sociale<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>et surtout de consensus pour juguler la crise multidimensionnelle à laquelle le pays est confronté.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Youssouf Sissoko</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Billet : En deux mots</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/billet-en-deux-mots-3106092.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/billet-en-deux-mots-3106092.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/uploads/images/202506/image_870x580_684c87d9a5db4.jpg" length="51440" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Sat, 14 Jun 2025 01:40:13 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><i style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Nos modèles de croissance socioéconomique ont conduit à une production accrue de biens de consommation de toutes sortes, facilitée par la capacité de l’industrie pétrochimique à fournir une gamme de matériaux bon marché et de plus en plus variée.<o:p></o:p></span></i></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Presque tous les aspects de notre vie quotidienne impliquent des plastiques sous une forme ou une autre : de nos brosses à dents, aux chaussures et habits, en passant par les voitures que nous conduisons, les plastiques sont omniprésents. Ils sont peu coûteux, légers, solides, durables, résistants à la corrosion.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Selon un rapport publié par l’ONU en 2018, presque 10 millions de sacs en plastique sont utilisés chaque minute dans le monde. Plus d’un milliard de sacs en plastique à usage unique sont distribués gratuitement chaque jour. Le symbole de la destruction de l’environnement par l’homme a la vie dure.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Un sachet plastique, c’est comme une plaie. Or, un être humain qui a une plaie infectée et qui ne souhaite pas la soigner, finit par se gangrener. Cependant, les données scientifiques confirment désormais l’accélération de la dégradation des ressources naturelles mettant ainsi en danger le bien-être humain sur toute la planète.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette dégradation est le résultat de plusieurs facteurs naturels en relation avec l’accroissement de la population mondiale qui s’élève de nos jours à plus de 7 milliards. Ainsi, la protection de l’environnement et de ses ressources est devenue un enjeu prioritaire. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le principal problème avec le plastique est qu’une grande partie produit chaque année, est utilisée pour fabriquer des articles d’emballage jetables ou d’autres produits à courte durée de vie.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au Mali, comme ailleurs dans d'autres pays en voie de développement, les activités de récupération et de recyclage sont très faibles. Depuis 2014, un décret interdit l’importation, la détention, la fabrication et la commercialisation des sachets plastiques non-biodégradables au Mali. Cependant, force est de reconnaître que l’application de ce décret n'est pas à l'ordre du jour, car faudrait-il bien qu’il y ait l’alternative pour le remplacement des sachets plastiques sur le marché.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Une stratégie nationale pour la réduction, le réemploi et le recyclage des emballages en plastique serait peut-être la solution comme dans certains pays européens. Tout comme une loi anti-gaspillage pour une économie circulaire visant à réduire l’utilisation du plastique jetable et à favoriser la substitution du plastique par d’autres matériaux. Mais le tout avec une volonté affirmée des autorités.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong></strong></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Fatoumata Sira Sangaré</strong> <o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito : honteux acharnement</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-honteux-acharnement-3105473.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/edito-honteux-acharnement-3105473.html</guid>
<description><![CDATA[ Jadis pays de reconnaissance, d’hospitalité, de solidarité, de tolérance et d’humanisme, le Mali est devenu aujourd’hui un pays méconnaissable tant y règnent la haine et la vengeance. ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/uploads/images/202505/image_870x580_6821ff932f9b5.jpg" length="40778" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Tue, 27 May 2025 07:41:03 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alternance</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Jamais les valeurs d’humanisme et de tolérance n’ont été aussi malmenées, piétinées et vouées aux gémonies que sous cette transition. Jamais les sentiments de détestation, de règlement de compte voir de vengeance n’ont été aussi<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>développés et entretenus<span style="mso-spacerun: yes;">   </span>que sous cette période transitoire. Bref toute cette rhétorique cynique n’a pour but que de dépeindre<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>une réalité, celle que l’on ne peut plus cacher, à savoir l’humiliation qu’on a infligée à cette sexagénaire et ancienne ministre Mme Bouaré Fily Sissoko. L’édito, loin d’être une, est une<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>dénonciation de<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>l’horrible acte qui a révulsé<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>le Pays entier et bien au-delà, celui d’emmener par la force et sur une civière<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>l’ancienne ministre<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>des finances du Mali, pour être jugée. Mme Bouaré Fily Sissoko est arrivée à la Cour d’Appel de Bamako le 22 mai 2025 drapée et transportée sur une civière, parce que ne pouvant se tenir debout. La nouvelle a fait trembler le Pays<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>et a suscité<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>une amère indignation, une colère noire et une incompréhension. Elle a été tellement mal accueillie par l’opinion, que cette dernière se dit déçue, surtout quand on sait qu’au-delà de son âge, de sa noblesse,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Mme Bouaré Fily Sissoko a servi le Mali pendant plus de 40 ans avec dévouement, dextérité, désintérêt et honnêteté. Comment peut-on traiter de façon inhumaine et dégradante une aussi valeureuse cadre toujours présumée innocente, comme un vulgaire malfrat ? Ce traitement ignoble n’a<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>d’égal ni au Mali, ni en Afrique,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>ni dans aucun autre pays civilisé !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En détention préventive depuis près de quatre ans, Mme Bouaré Fily Sissoko est poursuivie dans l’affaire dite de l’achat de l’avion présidentiel et des équipements militaires. Pendant quatre ans elle ne cesse de clamer son innocence et demander la tenue du procès afin que la vérité puisse éclater au grand jour. Pendant quatre ans elle a tapé à toutes les portes, non pas pour implorer la clémence d’un détenteur d’un quelconque pouvoir encore moins du prince du jour, mais pour demander la tenue de son procès afin que le peuple malien sache la vérité et toute la vérité dans cette rocambolesque affaire. Femme d’honneur et de dignité elle a voulu laver l’affront qu’on lui a infligé afin que ses parents, amis et proches, en général et<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>ses progénitures, en particulier puissent avoir la conscience tranquille. La question qui taraude les esprits de bon nombre de citoyens est celle de savoir comment celle qui a consacré une bonne partie de sa vie à servir le Mali avec amour, passion, rigueur, compétence et intégrité morale pourrait être humiliée de la sorte. La décence voudrait bien qu’on reconnaisse les sacrifices qu’elle a consentis pour la patrie. De la Douane malienne où elle occupa des hautes fonctions jusqu’au poste de Directrice Générale Adjointe, au délicat poste de ministre des Domaines de l’Etat et des Affaires foncières. Comment peut-on humilier celle qui passe aujourd’hui pour être la première femme ministre de l’économie et des finances ? Qui ne se rappelle de son passage à la prestigieuse Commission de l’UEMOA, Mme Bouaré Fily Sissoko est à coup sûr de cette espèce rare des femmes qui incarnent probité morale, compétence, désintérêt, valeurs de dignité et d’honneur, c’est pourquoi elle demande Urbi et Orbi que se tienne son procès pour que la vérité puisse triompher et que son honneur soit préservé. Pour rappel après avoir été suspendu le 9 octobre 2024,après le constat du manque de preuves et d’arguments de ses accusateurs ,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>le procès de Mme Bouaré Fily Sissoko et Compagnie devait<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>reprendre<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>le 22 mai 2025, mais après constat, la principale accusée, venue sur une civière, n’était pas dans des bonnes prédispositions physiques de tenir, c’est pourquoi le procès a été renvoyé au 2 juin 2025. Il ne reprendra qu’après constat par un médecin assermenté, qui certifiera<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>ou non de sa capacité physique à pouvoir tenir débout ou assise pendant le procès. Bref on dira que le temps de la justice n’est pas celui du citoyen lambda, sinon la question que beaucoup se posent est celle de savoir pourquoi attendre quatre ans pour tenir un procès dont les éléments d’appréciation ne sont pas loin ? C’est pourquoi beaucoup d’observateurs parlent d’acharnement, de vengeance, voire de haine.<o:p></o:p></span></p>
<p><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: Calibri; mso-fareast-theme-font: minor-latin; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: EN-US; mso-bidi-language: AR-SA;">Youssouf Sissoko<span style="mso-spacerun: yes;">    </span></span></strong></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Entre Nous : Immigration : les vérités du Président allemand !</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/entre-nous-immigration-les-verites-du-president-allemand-3105494.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/entre-nous-immigration-les-verites-du-president-allemand-3105494.html</guid>
<description><![CDATA[ Le Président de la République fédérale d’Allemagne, Frank-Walter Steinmeier, a jeté un grand pavé dans la mare en déclarant, selon Deutsche Welle-DW Afrique, que « sans l’immigration, l’Allemagne serait sans aucun doute un pays plus pauvre». ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/uploads/images/202505/image_870x580_6834e57bdb1c6.jpg" length="61645" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Tue, 27 May 2025 07:23:42 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Selon DW Afrique, « le Président Frank-Walter Steinmeier a demandé une discussion plus ouverte et honnête sur la migration en Allemagne. Il a souligné que la migration n'était pas seulement un problème mais une partie essentielle de la réussite du pays ».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En avril dernier, lors d’une cérémonie de naturalisation à Cologne, le Président fédéral allemand avait souligné : « Sans ces naturalisations, notre pays ne serait pas seulement plus pauvre à bien des égards, mais il aurait aussi beaucoup moins de chances d’avoir un bon avenir…. Mais toute la vérité est là : l’Allemagne va également être dépendante de l’arrivée d’étrangers et de l’immigration ».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Des vérités !!! Rien que des vérités !!! Malheureusement, des dirigeants européens ne veulent pas entendre ces vérités crues du Président Frank-Walter Steinmeier. À commencer par le Chancelier Friedrich Merz et certains membres de son équipe. Le 7 mai dernier, le ministre conservateur de l’Intérieur de l’Allemagne, Alexander Dobrindt, a ordonné à la police «de refouler tous les demandeurs d'asile sans papiers, sauf les groupes vulnérables, comme les enfants et les femmes enceintes à toutes ses frontières … L’Allemagne doit pouvoir prendre des décisions pour réduire les chiffres de l'immigration illégale et des demandes d'asile », selon lui. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’immigration est aujourd’hui instrumentalisée par de nombreux responsables politiques européens pour capter un électorat sur des bases démagogiques et populistes. Ces leaders adoptent des politiques migratoires au mépris des principes élémentaires des droits de l’homme. Ils veulent construire une forteresse autour de l’Europe en investissant des milliards d’euros dans la surveillance des frontières. Ils sont prêts à envoyer des milliards à des pays africains qui mènent une politique répressive visant à bloquer ou refouler les candidats à l’émigration.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Président Frank-Walter Steinmeier n’est pas un adepte du discours populiste qui vise à flatter les égos aveuglés par le racisme et la haine de l’homme noir. Le système de production de plusieurs pays de l’Union européenne repose essentiellement sur les travailleurs issus de l’immigration. Ces êtres humains diabolisés par certains discours s’ils ne tentent de les présenter comme les maux d’une Europe qui tire plus profit de la migration que les pays d’origine de migrants. Ces derniers contribuent de façons significatives à l’essor économique des pays comme l’Allemagne, la France, l’Italie et autres. Ces aspects positifs de la migration n’emballent pas certains médias qui présentent souvent des migrants comme des criminels, de brigands ou des envahisseurs. Des clichés loin de la réalité !</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Quel sera le système de sécurité sociale des pays comme l’Allemagne, la France, l’Espagne et l’Italie sans l’apport des immigrés ? Le Président Frank-Walter Steinmeier a raison. La migration n’est pas seulement un problème mais une partie essentielle de la réussite de nombreux pays européens. Le dirigeant allemand appelle son pays mais aussi l’Europe à engager des discussions sérieuses sur le traitement des questions migratoires. Sans hypocrisie ni démagogie !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Chiaka Doumbia</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Entre Nous : La hantise du complot</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/entre-nous-la-hantise-du-complot-3105166.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/entre-nous-la-hantise-du-complot-3105166.html</guid>
<description><![CDATA[ «Nous étions arrivés à un moment où les déstabilisateurs s’appuyaient sur les organisations politiques pour mener leurs missions » a lancé, au cours du point de presse qu’il a animé le 14 mai 2025 à la Primature, le ministre délégué auprès du Premier ministre chargé des Réformes politiques et du Soutien au processus électoral, Mamani Naciré. ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/uploads/images/202502/Chiaka-Doumbia-Challenger.jpg" length="280323" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Tue, 20 May 2025 02:13:37 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Challenger</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p>Le ministre a ainsi levé le voile sur les réelles motivations du gouvernement de la Transition à acter la dissolution des partis politiques et des mouvements à caractère politique. Le ministre a fait allusion à des appels depuis l’extérieur du pays, à l’organisation de meetings ou de manifestations de tous genres contre la République et la laïcité à l’intérieur du pays.</p>
<p>Pour prendre la responsabilité d’une déclaration aussi grave, le ministre délégué auprès du Premier ministre chargé des Réformes politiques et du Soutien au processus électoral, devrait en principe  disposer de preuves et les exciper. Qui sont donc ces déstabilisateurs auxquels il a fait allusion ?</p>
<p>Me Mountaga Tall a réagit à cette sortie du ministre Mamani Naciré. Voici un extrait de ses propos relayés sur les réseaux sociaux :  «…. Attention à ce que nous faisons et disons : ces propos sont aussi dangereux que faux. Ces déclarations sont fausses. S’il en était autrement, il aurait fallu dénoncer, poursuivre et condamner les auteurs de tels actes sans jeter l’opprobre sur tous les partis politiques. Et il n’est pas tard pour y procéder. Avec notre soutien. Elles sont aussi dangereuses car porteuses d’ostracisme envers une catégorie de maliennes et de maliens et de germes de la haine et de la division des Maliens.  Elles servent surtout de dérivatifs face aux urgences qui nous assaillent tels que le manque de courant, les écoles fermées, les hôpitaux mal équipées, les déplacés, les taxes injustes, les hausses de prix…. »</p>
<p>La France a été indexée la première ; puis la Minusma et la Cédeao. Aujourd’hui, ce sont les partis politiques et les mouvements à caractère politique. À qui le tour, demain ? La presse ? Les syndicats ? Pourquoi cette hantise du complot ?</p>
<p>Les auteurs du coup d’état du 18 août 2020 sont-ils en train de donner raison aux observateurs qui les voient depuis longtemps à la manœuvre pour conserver le pouvoir, devraient –ils briser, à cette fin, tout obstacle sur leur chemin ? </p>
<p>Les emprisonnements à la pelle de leaders d’opinion et les enlèvements et séquestrations d’acteurs politiques ou de la société civile semblent corroborer cette thèse, puisqu’ils instaurent un climat de peur voire de terreur. « Il n’y a point de plus cruelle tyrannie que celle que l’on exerce à l’ombre des lois et avec les couleurs de la justice » selon Montesquieu.</p>
<p>Or il est de notoriété que quand un dirigeant s’écarte des lois ou refuse de respecter ses engagements, il s’expose, aussi bien que la République, à tous les dangers. La force du droit, la force des arguments pèsent plus lourd que l’argument de la force.</p>
<p><strong>Chiaka Doumbia</strong></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito : Dissolution des partis politiques ou mise à mort de la démocratie au Mali</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-dissolution-des-partis-politiques-ou-mise-a-mort-de-la-democratie-au-mali-3105133.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/edito-dissolution-des-partis-politiques-ou-mise-a-mort-de-la-democratie-au-mali-3105133.html</guid>
<description><![CDATA[ Après la dissolution des partis politiques et associations à caractère politique, aucune incantation, aucune gymnastique juridique ne pourrait faire passer l’affirmation selon laquelle la démocratie existe toujours au Mali. Elle s’est effondrée sous le coup de boutoir des autorités de la transition du Mali. ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/uploads/images/202505/image_870x580_6821ff932f9b5.jpg" length="40778" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 19 May 2025 10:54:35 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alternance</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: black; mso-themecolor: text1;">En effet, c’est par un décret anticonstitutionnel suivi d’un vote des membres du CNT à 130 voix pour, 02 contre et zéro abstention que la décision de dissolution des partis politiques et association à caractère politique a été prise par les autorités de la transition. L’exécutif et le législatif viennent de poser un acte historique, démocraticide et qui viole de façon<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>flagrante la Constitution du Mali.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Qu’il soit dit en passant, cette constitution qui fait l’objet de beaucoup de violation, a été élaborée, adoptée en référendum et promulguée<span style="mso-spacerun: yes;">    </span>par<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>ces mêmes autorités<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>en 2023. La légitime question que beaucoup d’observateurs de la scène politique se posent est celle de savoir quel serait l’impact réel de la dissolution des partis politiques sur les défis auxquels le Mali est confronté. En langage plus facile est ce que la dissolution des partis politiques permettra de résoudre les questions sécuritaires, sociales, éducatives, financières, économiques, sanitaires, bref permettra-t-elle de relever les multiples défis auxquels le pays est confronté ? Si oui tant mieux, mais au regard du bilan global des quatre dernières années de gestion de la transition, la réponse est assurément<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>non, car la situation tant sécuritaire que socioéconomique voire politique va de mal en pire. N’ayant pas été associé au sens large du terme aux prises de décisions importantes, les partis politiques ne sauraient nullement répondre du chef d’accusation de la gestion chaotique du Mali depuis 2020. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: black; mso-themecolor: text1;"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Il est clair comme l’eau de roche que les partis politiques n’ont aucune part de responsabilité dans l’exécrable bilan de la gestion du pays pendant les quatre dernières années. Qui ne se rappelle<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>des révélations fracassantes de l’ancien Premier Ministre Choguel K Maiga, le seul  leader de la classe politique à avoir occupé une si haute fonction au sein de l’administration transitoire. Selon l’ancien PM aucune décision sérieuse n’a été prise de concert avec lui. Il n’était qu’un faire-valoir, un roi sans couronne. En effet, pour se faire une certaine virginité politique, pour jouir d’une certaine popularité et pour gagner la bataille de l’opinion, les autorités de la transition ne sont pas passées par mille chemins, elles ont planifié une campagne de propagande permettant de<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>vilipender et de dénigrer les leaders politiques et de surcroit les partis politiques,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>en leur faisant<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>porter le chapeau de l’effondrement du pays pendant les trente dernières années.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: black; mso-themecolor: text1;"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Et pourtant leur campagne de diffamation a eu des échos favorables au sein d’une certaine opinion qui a pris pour de l’argent comptant ces allégations. Elles ont été aidées dans cette entreprise machiavélique par une kyrielle de propagandistes cupides<span style="mso-spacerun: yes;">   </span>qui ont relayé sur les réseaux sociaux les slogans anti partis politiques et anti-démocratie. Mais comme disait Abraham Lincoln : On peut tromper une partie du peuple tout le temps et tout le peuple une partie du temps, mais on ne peut pas tromper tout le peuple tout le temps. Au regard du bilan de la transition, l’opinion commence à se faire une idée et à tirer une conclusion selon laquelle les partis politiques ne sont en rien responsables de la descente aux enfers du pays, c’est pourquoi d’ailleurs elle réclame à cor et à cri le retour à l’ordre constitutionnel par la tenue des élections. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: black; mso-themecolor: text1;">Le Mali a-t-il besoin d’une nouvelle crise, sinon d’un nouveau front alors qu’il est embourbé dans une crise multidimensionnelle depuis le coup d’Etat du 18 Août 2020 ? Les autorités de la transition ne semblent pas mesurer les conséquences de la naissance d’un nouveau front, alors que des milliers d’autres sont ouverts déjà. Si tant est qu’elles ont comme priorité le développement du pays, elles doivent alors réunir les conditions idoines afin d’atteindre cet objectif. La réussite d’un tel ambitieux projet passera nécessairement par une union sacrée, par la réconciliation des cœurs et des esprits, par le rassemblement de toutes les filles et de tous les fils<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>autour du pays.<o:p></o:p></span></p>
<p><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: Calibri; mso-fareast-theme-font: minor-latin; color: black; mso-themecolor: text1; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: EN-US; mso-bidi-language: AR-SA;">Youssouf Sissoko</span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito : Il était une fois ce beau pays comme le Mali…</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-il-etait-une-fois-ce-beau-pays-comme-le-mali-3104853.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/edito-il-etait-une-fois-ce-beau-pays-comme-le-mali-3104853.html</guid>
<description><![CDATA[ Oui ce pays millénaire qui a vu naître des grands empereurs, des dignes rois et des présidents patriotes. ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/uploads/images/202505/image_870x580_6821ff932f9b5.jpg" length="40778" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Tue, 13 May 2025 08:05:05 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alternance</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: black; mso-themecolor: text1;">Ce pays des grands conquérants comme Soundiata Keita, des grands bâtisseurs, comme Babemba, comme Firhoun, comme Almamy Samory Touré, ce pays des martyrs de la démocratie<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>n’est plus que l’ombre de lui-même. Le Mali de Modibo Keita et d’Alpha Oumar Konaré<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>se meurt à petit feu parce que pris en otage . Le Mali se meurt, car<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>après plus de trois décennies<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>de pratique démocratique, il est devenu un pays de non droit où règnent la terreur, la répression, les arrestations forcées, les enlèvements. Hier envié, adulé et inspirant beaucoup d’autres pays par son modèle réussi en matière de démocratie et de respect des Droits humains, mais aujourd’hui il est devenu la risée du monde à cause des pratiques d’une autre époque. La démocratie a été totalement mise sous les boisseaux pour ne pas dire caporalisée. Les Droits et tous les droits des<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>citoyens<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>sont bafoués pour ne laisser place qu’à l’arbitraire, à une justice sélective, bref les libertés chèrement acquises sont mises entre parenthèses. La question que l’on est en droit de se poser est celle de savoir comment en est-on arrivé là ? A qui la faute ? Bien que rien ne saurait justifier un coup d’Etat, qui est, selon toutes les constitutions adoptées au Mali durant les 30 dernières années, un crime imprescriptible, l’honnêteté intellectuelle nous oblige à reconnaitre que le Mali ne se portait pas bien quand les militaires sont venus parachevés une insurrection populaire menée par le M5 RFP. La corruption, le népotisme, l’affairisme, le clientélisme, bref le régime IBK s’était caractérisé par une gouvernance chaotique qui avait montré toutes ses limites les plus tolérables. Après cette<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>forfaiture commune, après la violation acceptée de la Constitution par une certaine classe politique et une frange de l’armée qui se sont emparées du pouvoir, la sempiternelle question a resurgi, celle de savoir si les causes qui ont été à la base du coup d’Etat ont connu un début de solution ? La réponse est non ; elles se sont même exacerbées au point de faire regretter certains pour avoir soutenu ce mouvement insurrectionnel civilo-militaire. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: black; mso-themecolor: text1;">Ce coup d’Etat, qui est le cinquième du genre en 65 ans d’indépendance, n’a ni permis de résoudre les maux dont souffre le Mali<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>et qui ont été les raisons du soulèvement populaire, encore moins donné de l’espoir aux maliens. Acteurs politiques comme citoyens lambda semblent, dans leur écrasante majorité,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>regretter d’avoir contribué à l’effondrement du pays en participant à ce coup d’Etat. Il a été, comme d’ailleurs tous ceux qui l’ont précédé, un immense gâchis pour le pays. Jamais une rupture constitutionnelle n’a causé autant de dommages, autant de dégâts que celle perpétrée par la coalition militaro-civile, CNSP-M5 RFP. Après cinq ans de transition, qui rappelle fort opportunément les 11 ans de transition sur les 23 ans qu’ont duré le régime militaire dirigé par le Général Moussa Traoré, le pays a reculé sur tous les plans. Tant sur le plan du développement que sur celui<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>du progrès social, de<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>l’ancrage institutionnel, de la promotion de la démocratie et de l’état de droit. Le Mali a reculé sur le plan diplomatique, sa voix n’est plus audible dans les foras et autres rencontres diplomatiques de haut niveau. Le problème est qu’au lieu d’être conscient de la gravité de la situation à laquelle le pays est confronté en cherchant à sortir rapidement de la transition pour le retour à l’ordre constitutionnel, les autorités prolongent la souffrance du peuple en maintenant le statu quo. En somme, le Mali se meurt sous les regards impuissants des patriotes. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: black; mso-themecolor: text1;">Youssouf Sissoko<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Entre Nous : Ni tolérables ni acceptables</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/entre-nous-ni-tolerables-ni-acceptables-3104702.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/entre-nous-ni-tolerables-ni-acceptables-3104702.html</guid>
<description><![CDATA[ Le 3 mai 2025, répondant à l&#039;appel des leaders d&#039;une centaine de formations politiques pour un meeting au Palais de la Culture Amadou Hampaté Ba, des milliers de personnes ont été empêchées d&#039;accès à la salle par un groupe de jeunes «se disant soutiens de la Transition». ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/uploads/images/202502/Chiaka-Doumbia-Challenger.jpg" length="280323" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 09 May 2025 01:27:17 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Challenger</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-justify: inter-ideograph;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">La veille dans la soirée, un membre du Conseil national de transition,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>accompagné de jeunes, est apparu dans une vidéo en train de proférer des menaces et de promettre d'empêcher la manifestation par la force. Il l'a dit, il l'a fait. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-justify: inter-ideograph;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Et ce n’est pas tout : le lendemain, 4 mai 2025, une conférence de presse de jeunes leaders politiques et de la société civile a été interrompue à la Maison de la presse de Bamako sur ordre de la police nationale. Au seuil de cet emblématique lieu de l’expression plurielle, étaient regroupés des jeunes venus empêcher cette autre manifestation de se poursuivre.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>«L’irruption de ces individus a créé un désordre à la Maison de la presse. Des journalistes ont été agressés physiquement et verbalement», a dénoncé le Président du Comité de pilotage de la Maison de la Presse dans un communiqué. Au nom de la presse malienne, il proteste contre l’envahissement de ses locaux par des nervis et les actes d'agression à l'encontre<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>des journalistes faisant leur travail de collecte de l'information.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-justify: inter-ideograph;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ces méthodes utilisées par une catégorie de jeunes, au vu et au su des autorités sécuritaires et judiciaires, restés impunis à<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>ce jour, sont de nature à accentuer davantage la fracture au sein de la société malienne. Où l’intolérance a atteint un niveau sans précédent. Ces méthodes renvoient l’image d’un Mali plus que jamais divisé au moment où le pays a besoin d’union pour ne pas sombrer. Elles ne sont ni tolérables ni acceptables. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-justify: inter-ideograph;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Grâce à leur sens des responsabilités, les leaders des partis politiques et les jeunes leaders dont les manifestations ont été empêchées ou interrompues ont<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>évité le pire en convainquant leurs militants de ne pas réagir «aux manœuvres provocatrices ».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-justify: inter-ideograph;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">À la longue, ces méthodes utilisées par une catégorie de jeunes, au vu et au su des autorités sécuritaires et judiciaires, sèmeront les germes d’affrontements susceptibles de déboucher sur une situation incontrôlable.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>«Celui qui sème le vent récolte la tempête », dit-on.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-justify: inter-ideograph;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">La présence d’un membre du Conseil national de transition au Palais de la culture et de deux chargés de mission à la Primature devant la Maison de la presse parmi les jeunes incitant à la violence contre d’autres jeunes, dont le seul tort est d’affirmer pacifiquement leur attachement à la démocratie, interpelle l’appareil étatique. Le CNT et le Premier ministre ont l’obligation de prouver qu'ils n'ont rien à voir avec ces actes de violences. Tout silence sera interprété autrement. Et l’histoire en tiendra compte au moment opportun !<span style="mso-spacerun: yes;">    </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-justify: inter-ideograph;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il est encore temps d’arrêter ces agissements qui contribuent à dresser les Maliens contre les Maliens et à installer dans l’espace public la violence comme moyen d’expression. Le ministre de la Justice et ses Procureurs ne peuvent pas et ne doivent pas ignorer ces appels incessants à la violence et à la haine. Le communiqué diffusé, le mardi 06 mai par le Procureur général près la Cour d’appel de Bamako sera apprécié au regard des actions menées sur le terrain par les autorités poursuivantes. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-justify: inter-ideograph;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il est de la responsabilité de ceux qui gouvernent le pays d'œuvrer à l’apaisement. Ils doivent comprendre que les appels à la violence instaurent un climat lourd de<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>périls et tout peut arriver.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span><o:p></o:p></span></p>
<p><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'MS Mincho'; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-language: AR-SA;">Par Chiaka Doumbia</span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>L’œil de Le Matin : La démocratie s&amp;apos;est faite hara&#45;kiri sur le Boulevard de l&amp;apos;Indépendance</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/loeil-de-le-matin-la-democratie-sest-faite-hara-kiri-sur-le-boulevard-de-lindependance-3104658.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/loeil-de-le-matin-la-democratie-sest-faite-hara-kiri-sur-le-boulevard-de-lindependance-3104658.html</guid>
<description><![CDATA[ Dissolution de tous les partis politiques, élévation du Général d’Armée Assimi Goïta au rang de président de la République pour un mandat renouvelable de cinq ans… ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/uploads/images/202505/image_870x580_681b6f10e625c.jpg" length="106336" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 08 May 2025 01:42:02 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Matin</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; background: white; vertical-align: baseline;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; border: none windowtext 1.0pt; mso-border-alt: none windowtext 0cm; padding: 0cm;">Telles ont été, entre autres, les recommandations phares de la consultation des «<i>Forces téléguidées»</i>, pardon des forces vives de la nation organisée par les autorités de la transition, pour légitimer le refus du retour à l’ordre constitutionnel dans un délai raisonnable. Ceux qui ont déclaré être venus parachever «<i>la lutte du peuple</i>», en promettant de sauvegarder les acquis démocratiques, ont pris goût au pouvoir et ne veulent rien lâcher.</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; background: white; vertical-align: baseline;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; border: none windowtext 1.0pt; mso-border-alt: none windowtext 0cm; padding: 0cm;">Les participants aux consultations des 28 et 29 avril 2025 ont sans doute fait croire aux Maliens qu’ils veulent harmoniser la gouvernance de la transition au sein de l’Alliance des États du Sahel (AES) où la démocratie est en train d’être remise aux calendes grecques. Sauf que, au Burkina et au Niger, la Constitution a été suspendue après le putsch ! Ce qui n’est pas le cas du Mali qui a même adopté une nouvelle Constitution promulguée le 22 juillet 2023 !</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; background: white; vertical-align: baseline;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; border: none windowtext 1.0pt; mso-border-alt: none windowtext 0cm; padding: 0cm;">Ici, au Mali, toutes les décisions engageant ou impactant la vie de la nation doivent donc être prises à l’aune de la légalité constitutionnelle. <span style="background: white;">Les participants aux consultations de deux jours n’ont aucune légalité ni une quelconque légitimité pour remettre en cause des dispositions constitutionnelles ! «</span><i>La souveraineté nationale appartient au peuple qui l’exerce par ses représentants élus au suffrage universel direct ou indirect ou par voie de référendum. Aucune fraction du peuple ni aucun individu ne peut s’en attribuer l’exercice</i>», stipule l’article 37 de la Constitution du 22 juillet 2023. Et ce peuple, ce ne sont pas les quelques centaines de participants désignés pour les besoins de la cause. Ils n’ont aucune légitimité à se substituer aux 20 à 22 millions de Maliens parce qu’ils ont été choisis, juste parce qu’il est facile de leur faire avaler n’importe quoi pour se donner bonne conscience. <span style="background: white;">Et la modification de la Charte de la transition ne lui donnera pas cette légitimité de primer sur la Constitution, la loi fondamentale !</span></span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; background: white; vertical-align: baseline;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; border: none windowtext 1.0pt; mso-border-alt: none windowtext 0cm; padding: 0cm;">Geler les acquis démocratiques pour conserver les rennes du pouvoir quelques années de plus ! Une tournure pourtant prévisible ! En effet, il fallait être vraiment naïf pour n’avoir pas vu l’anéantissement de la démocratie venir. Cela a commencé par la dissolution de l’Association des élèves et étudiants du Mali (AEEM) le 13 mars 2024. Une décision applaudie par beaucoup d’entre nous parce que cette organisation n’était plus défendable à cause de la culture de la violence et des mauvaises pratiques (corruption, trafic d’influence…) instituées dans l’espace scolaire et universitaire.</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; background: white; vertical-align: baseline;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; border: none windowtext 1.0pt; mso-border-alt: none windowtext 0cm; padding: 0cm;">Mais, quand on laisse les gens abattre son chien, aussi méchant soit-il, on s’expose aussi à toutes sortes d’attaques et de violation de domicile. Dans une discussion avec un leader politique (dans la foulée de cette dissolution), nous lui avions annoncé que cette décision de dissoudre l’AEEM n’était pas anodine et que nous avions l’impression que c’est un ballon d’essai avant de s’attaquer à plus consistant, notamment la classe politique. Par le jeu de la manipulation de ses leaders, l’AEEM était devenue une arme de guerre entre les mains des politiciens. En la neutralisant (dissolution), les militaires ont voulu priver la classe politique de sa base de mobilisation pour défendre sa cause, voire ses sinistres desseins.</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; background: white; vertical-align: baseline;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; border: none windowtext 1.0pt; mso-border-alt: none windowtext 0cm; padding: 0cm;">Le second ballon d’essai a été l’interdiction des activités des partis politiques et de celles (activités) à caractère politique des associations du 10 avril au 10 juillet 2024. Une décision que la Haute autorité de la communication (HAC) avait voulu imposer à la presse par l’interdiction de donner un écho aux activités des partis et des associations. Heureusement que les faîtières n’ont pas cédé à cette pression. Ce qui n’a pas été le cas de la classe politique résignée. La dissolution des partis politiques n’est donc pas une surprise dans ce contexte.</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; background: white; vertical-align: baseline;"><b><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; border: none windowtext 1.0pt; mso-border-alt: none windowtext 0cm; padding: 0cm;">A qui la faute ?</span></b><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; background: white; vertical-align: baseline;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; border: none windowtext 1.0pt; mso-border-alt: none windowtext 0cm; padding: 0cm;">Comme a si bien réagi un jeune frère aujourd’hui très engagé dans l’humanitaire après avoir été un militant défenseur de la démocratie, ce qui se passe ces derniers mois dans notre pays «<i>prouve à suffisance l'incohérence, l'incompétence et la trahison de la classe politique vis-à-vis du peuple</i>». En effet, pour lui et beaucoup d’entre nous, <i>«si nous assistons à ce bras de fer aujourd'hui, c’est parce que le peuple ne croit plus à la démocratie</i>» qui a été «<i>plus destructive chez nous que constructive</i>» en cultivant la gabegie, le népotisme, la corruption, la délinquance financière… En conséquence, conclut le jeune frère, «<i>le Malien regarde aujourd’hui la démocratie avec un œil désespéré et de mépris. Chez nous, la démocratie a été synonyme de partage de gâteaux au sommet, de mensonge et de transhumance politique...</i>» !</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; background: white; vertical-align: baseline;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; border: none windowtext 1.0pt; mso-border-alt: none windowtext 0cm; padding: 0cm;">Est-il aussi raisonnable de blâmer le vent pour le désordre qu'il a causé alors que c’est vous qui avez sciemment ouvert la fenêtre ? Non ! Ces jeunes officiers ne se sont pas retrouvés au-devant de l’histoire de notre pays par hasard.  Certains se sont chargés de leur ouvrir une brèche dans le mur de la démocratie. Les politiciens ne doivent s’en prendre qu’à eux-mêmes parce que (conscients de leur mégalomanie), les militaires les ont utilisés les uns contre les autres afin de les affaiblir, de les désarmer avant de les museler.</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; background: white; vertical-align: baseline;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; border: none windowtext 1.0pt; mso-border-alt: none windowtext 0cm; padding: 0cm;">«<i>Au lieu d’en vouloir au point où on est tombé, il faut t’en prendre à là où on a trébuché</i>», disent littéralement les mandings. Si nous en sommes là aujourd’hui, c’est à cause de cette même mégalomanie à la base du Mouvement du 5 juin-Rassemblement des forces patriotiques (M5-RFP) dont la seule motivation était de chasser IBK (pourtant acteur du Mouvement démocratique) du pouvoir, l’empêcher de finir son mandat à tout prix. Même mal élu pour son second mandat, était-il judicieux pour la démocratie de l’écarter de cette manière en prenant le risque d’un précédant très dangereux pour l’enracinement de la démocratie ?</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; background: white; vertical-align: baseline;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; border: none windowtext 1.0pt; mso-border-alt: none windowtext 0cm; padding: 0cm;">Et pourtant, nous n'avons jamais cessé d'attirer l'attention des Maliens sur le fait que cette alliance contre-nature ne pouvait offrir à ce pays aucune alternative crédible parce que le seul projet qui réunissait les protagonistes était d'évincer IBK de Koulouba ! Il est clair que ce que des proches d'IBK préparaient contre lui et contre la République n'avait rien de réjouissant ! Mais, on pouvait s'y opposer sans exposer les acquis de la démocratie à ce péril. Personne n'a intérêt à créer, à soutenir le désordre juste parce qu’on veut empêcher un adversaire de régner. C'est dans la légalité qu'un pays peut se retrouver, se développer et s'épanouir. Malgré les défaillances du régime IBK, celui-ci vaut mieux mille fois que la situation que notre pays se prépare à traverser.</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; background: white; vertical-align: baseline;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; border: none windowtext 1.0pt; mso-border-alt: none windowtext 0cm; padding: 0cm;">À l’issue du second tour du 11 août 2013, Ibrahim Boubacar Kéita dit IBK (paix à son âme) a été plébiscité (77,66 % des voix) par les Maliens pour diriger le pays. Le choix était tout sauf hasardeux, même s’il a été très décevant par la suite parce que le président a été progressivement éjecté de son fauteuil par ses proches nourrissant d’autres desseins pour le pays. En effet, Premier ministre (1994-2000), IBK a laissé les souvenirs d’un homme de poigne, surtout d’un leader qui tient ses promesses, le «<i>Kankelentigui</i>». Le «<i>Kankelentiguiya</i>» a été déterminant dans la victoire du «<i>Tisserand en chef</i>». Et cela parce que le Mali repose sur des valeurs que chacun souhaite voir modeler sa gouvernance.</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; background: white; vertical-align: baseline;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; border: none windowtext 1.0pt; mso-border-alt: none windowtext 0cm; padding: 0cm;">Remettre en cause toutes les promesses faites dans la foulée des événements du 18 août 2020 pour se maintenir au pouvoir, est le pire signal que les «<i>Cinq Généraux</i>» peuvent aujourd’hui envoyer à la jeunesse (au nom de laquelle ils se sont engagés à remettre le pays sur les rails et de remettre le pouvoir aux civils dans les meilleurs délais) et aux générations futures en désacralisant la parole donnée et des valeurs comme la probité, l’intégrité…</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; background: white; vertical-align: baseline;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; border: none windowtext 1.0pt; mso-border-alt: none windowtext 0cm; padding: 0cm;">Le respect de la parole donnée, tenir ses promesses et ses engagements… ont longtemps constitué le socle de notre société. Ces valeurs étaient non seulement des fondations solides du vivre ensemble, mais aussi des balises très efficaces pour guider les nouvelles générations pour qu’elles soient conscientes qu’elles ont une identité à défendre. C’est pourquoi nous sommes intimement convaincu que la mégalomanie qui se manifeste aujourd’hui, de part et d'autre, ne peut qu’avoir qu’un impact catastrophique sur le vivre ensemble, sur l’issue même de cette transition. Et cela d’autant plus qu’on peut intimider une partie du peuple juste un moment, mais on ne peut pas maintenir tout le peuple tout le temps sous la menace des représailles, des enlèvements et des emprisonnements sans jugement. La sagesse dit aussi, «<i>on peut être un excellent cavalier et se garder de s'asseoir sur les naseaux du cheval</i>» !</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; background: white; vertical-align: baseline;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; border: none windowtext 1.0pt; mso-border-alt: none windowtext 0cm; padding: 0cm;">Après les partis politiques, à qui le tour ? On n’a pas besoin de trop se creuser la tête pour le comprendre, puisque le lendemain (30 avril 2025) de l’annonce des recommandations des forces téléguidées sur la charte des partis et le calendrier de la transition, l'Union syndicale des travailleurs du Mali (USTM) a essuyé le coup d'assommoir. En effet, une décision de justice (selon une correspondance du procureur de la République) a annoncé que cette centrale n'est plus reconnue par le gouvernement du Mali et «<i>n'a plus le droit d'exercer des activités en tant qu'organisation syndicale en République du Mali</i>». Les syndicats sont donc dans la ligne de mire des Princes du moment. Que la presse se prépare aussi, car elle ne sera pas épargnée !</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; background: white; vertical-align: baseline;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; border: none windowtext 1.0pt; mso-border-alt: none windowtext 0cm; padding: 0cm;">Par la faute du M5-RFP, la démocratie s'est faite visiblement hara-kiri sur le Boulevard de l'Indépendance. Maintenant, il faudra une autre lutte pour arracher le pouvoir désormais suspendu au bout des baïonnettes !</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; background: white; vertical-align: baseline;"><b><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; border: none windowtext 1.0pt; mso-border-alt: none windowtext 0cm; padding: 0cm;">Moussa Bolly</span></b><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; background: white; vertical-align: baseline;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito : Respectons le Peuple Constitutionnel et Souverain !</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-respectons-le-peuple-constitutionnel-et-souverain-3104670.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/edito-respectons-le-peuple-constitutionnel-et-souverain-3104670.html</guid>
<description><![CDATA[ Actuellement, le climat politique  au Mali est plus que jamais  délétère. Des activistes présumés soutiens   du Pouvoir ne cessent  d’invectiver,   par des propos très haineux,  notamment sur  les réseaux  sociaux, les dirigeants des partis politiques et dannoncer la dissolution prochaine de leurs formations politiques ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/uploads/images/202102/Gaoussou-Traore.jpg" length="25798" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 08 May 2025 01:28:26 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNoSpacing" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-language: FR;">Alors que <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>le gouvernement de la Transition militaire <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>a pris un projet de loi qui abroge la Charte des partis quil trouve obsolète. Et<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>élaboré, sans les partis politiques, une nouvelle charte qui <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>permettrait<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>de réduire <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>drastiquement leur nombre. Ce qui, pour<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>les partis et beaucoup dobservateurs politiques, <span style="mso-spacerun: yes;"> </span><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>ne serait pas conforme avec les dispositions constitutionnelles<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>actuelles. Qui garantissent le multipartisme<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>intégral<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>et son principe dintangibilité.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNoSpacing" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-language: FR;">Ces nouvelles décisions <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>radicales exclusives ainsi que<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>le narratif du Gouvernement (certainement véhiculé par <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>ses<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>soutiens), faisant des formations politiques des parias, ont conduit<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>un</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">e centaine<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>de partis politiques à<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>sortir<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>de sa léthargie<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>pour enfin<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>organiser<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>un méga meeting, le samedi 03 mars,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>au Palais de la culture Hamadou Ampâté<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Ba de Bamako sis quartier Badalabougou. Avec leurs militants, ces partis<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>décident de sopposer désormais <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>à leur disparition programmée<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>de la scène politique et rappellent que le <b style="mso-bidi-font-weight: normal;">MULTIPARTISME INTEGRAL </b><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>est inscrit en lettres dor dans la Constitution<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>promulguée en <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>juillet 2023. Et,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>que cest un principe intangible<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>quune simple assise de « Forces Vives »<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>ne peut mettre <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>en cause.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Mais leur meeting, par peur de la voix discordante, est saboté<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>par une poignée dantidémocrates-des soutiens affichés du régime de la Transition militaire dont un membre du CNT- occupant<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>les lieux la veille. Néanmoins,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>ils<span style="mso-spacerun: yes;">  </span><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>étaient<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>des milliers,<span style="mso-spacerun: yes;">   </span>les militants des partis politiques,<span style="mso-spacerun: yes;">   </span>à se rendre massivement<span style="mso-spacerun: yes;">  </span><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>au Palais de la Culture Amadou Hampâté <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Bâ pour répondre à lappel<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>patriotiques<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>des<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>partis<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>politiques. Ce qui contrarie le narratif des présumés soutiens de la Transition qui ne cessent<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>de véhiculer que les formations politiques nont plus de militants ou sympathisants qui les soutiennent.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNoSpacing" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Comme lon peut aisément constaté, notre chère République-fracturée entre les autocrates et les démocrates-<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>se retrouve<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>actuellement<span style="mso-spacerun: yes;">   </span>sur une pente glissante et même très glissante. La République semble <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>désormais ignorée par le Pouvoir de la Transition militaire <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>qui a décidé de ne plus respecter<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>le suffrage du Peuple Souverain et Constitutionnel,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>en prenant <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>des décisions hasardeuses. Qui tranchent avec lesprit de la Constitution. Ce faisant, <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>il uvre à <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>faire taire toutes voix discordantes. Pendant que ses soutiens affichés ou présumés sont dans une dynamique<span style="mso-spacerun: yes;">   </span>daffrontement<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>physique contre <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>lopposition démocratique.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Pour lempêcher de sexprimer sur les questions majeures qui engagent la nation malienne.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Ce qui constitue un<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>précédent dangereux dans lhistoire de notre pays depuis les évènements de mars 1991. Dont<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>remake nest plus désormais à exclure si la sagesse ne revenait pas dans les décisions. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNoSpacing" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au-delà des partis politiques, de nombreux maliens, notamment silencieux,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>sont convaincus<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>que la question du multipartisme intégral est déjà prise en charge par la Constitution de juillet 2023.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Et, quune<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>simple assise de « Forces Vives » organisée par le Pouvoir<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>ne peut mettre en cause un principe<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>intangible<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>gravé dans une Loi Fondamentale,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>votée par plus de trois millions de maliens.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Dailleurs, ces maliens silencieux<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>considèrent que<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>des Assises Nationales, à travers leurs composantes (76 000 participants) et le Dialogue National,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>navaient<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>aucune légitimité pour représenter le peuple<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>constitutionnel <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>et souverain du Mali. Encore moins<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>quelques activistes qui portent hélas<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>la voix du Gouvernement <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>malien sur les réseaux sociaux. Ces maliens silencieux ignorent « les forces vives »<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>récemment constituées par le Pouvoir qui ont pris<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>des décisions majeures en leur nom. De même que de nombreux maliens, à travers les mêmes<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>réseaux sociaux,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>dans les grins ou lors de tribunes, récusent<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>la dissolution programmée des partis politiques et linstauration de lautoritarisme<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>dans leur pays. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNoSpacing" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Oui, la Constitution de 2023 promulguée (normalement<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>en vigueur) tout comme la Charte de la Transition,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>consacre le multipartisme intégral dans notre pays. Normalement, il<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>ne devrait plus<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>avoir de débats sur cette question. Et nul ne peut<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>mettre en cause ce principe intangible de notre Loi Fondamentale. Alors, pour lintérêt général du Mali,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>la Transition militaire<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>doit strictement<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>respecter<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>cette<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Constitution<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>du pays<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>quelle a, elle-même <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>voulu, rédigé et fait voter. Car,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>les<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>voix de tous les fils et filles du Mali doivent nécessairement compter lorsquune gouvernance veut prendre une décision aussi importante<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>qui engage le futur de toute une nation.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Noublions pas !<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Lors du référendum constitutionnel de 2023, plus de<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>3 millions de maliens sur près de 10 millions en âge de voter,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>étaient allés aux urnes pour se prononcer sur la question. La Transition militaire<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>doit, pour une fois,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>éviter les tensions inutiles dans le pays, en respectant<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>ces citoyens maliens. Qui<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>sont les vrais représentants<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>du<span style="mso-spacerun: yes;">   </span>Peuple<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>constitutionnel et souverain<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>du Mali.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNoSpacing" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNoSpacing" style="text-align: justify;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Gaoussou Madani Traoré<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Édito : À l&amp;apos;heure du Mali : L&amp;apos;opération dougoukoloko, le temps de la souveraineté affirmée</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-a-lheure-du-mali-loperation-dougoukoloko-le-temps-de-la-souverainete-affirmee-3104422.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/edito-a-lheure-du-mali-loperation-dougoukoloko-le-temps-de-la-souverainete-affirmee-3104422.html</guid>
<description><![CDATA[ « Qui connaît son ennemi comme il se connaît, en cent combats ne sera point défaillant. Qui se connaît mais ne connaît pas l&#039;ennemi sera victorieux une fois sur deux. Que dire de ceux qui ne se connaissent pas plus que leurs ennemis ?». ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/uploads/images/202504/image_870x580_681278efb62b7.jpg" length="72633" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 02 May 2025 09:03:57 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Essor</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="pf-br-replacement" orig-style="null"><span>C'est là une citation parmi tant d'autres du stratégie militaire chinoise Sun Tzu dont l'ouvrage culte, « l'art de la guerre », traverse encore les millénaires sans une ride dans les bibliothèques des écoles de guerre de par le monde. Cette pensée de Sun Tzu peut aider à comprendre l'opération baptisée « Dougoukoloko » que le Chef de l'État vient d'instituer par décret.</span></p>
<p><span> L'article 2 du décret est clair sur l'objet de cette nouvelle opération : « L'autorité et la souveraineté de l'État sont affirmées sur l'ensemble du Territoire national, dans un environnement stable et sécurisé ; les menaces terroristes et criminelles sont enrayées ; la libre circulation ainsi que la protection des personnes et de leurs biens sont assurées ; la cohésion sociale et la conscience citoyenne sont restaurées». En matière de défense et de sécurité, cet objectif laisse transparaitre la situation d'ensemble du pays et les défis qui s'imposent à lui, dans le contexte national et international.</span></p>
<p><span>À partir de là, l'on peut permettre de faire un rapprochement entre la citation du stratégie chinoise et la situation que notre pays vit depuis 2020 avec l'arrivée des autorités de la Transition. Après avoir passé plus d'une décennie (de la rébellion furtive d'Ibrahim Ag Bahanga dans la Région de Kidal en 2006, au siège de Sébabougou, Cercle de Diema, il y a quelques jours) à combattre un ennemi masqué, le Mali a fini de démasquer ce dernier avec l'avènement du Général d'armée Assimi Goïta et de ses compagnons à la tête de l'Etat.</span></p>
<p class="pf-br-replacement" orig-style="null"><span>L'ennemi était proche et loin, à la fois au cœur de l'État et au sein de la fameuse « communauté internationale » qui faisait office de cheval de Troie. La rupture avec certains partenaires bilatéraux et multilatéraux, la sortie de l'état de certains accords nationaux et internationaux ont permis au gouvernement et au peuple malien de séparer la graine de l'ivraie, d'extirper le venin de la blessure provoquée par des vipères aux crocs invisibles.</span></p>
<p class="pf-br-replacement" orig-style="null"><span>Aujourd'hui l'Armée malienne sait avec précision quel est l'ennemi à combattre de l'intérieur et celui à tenir loin de nos frontières. On peut tout dire sur la posture des officiers supérieurs qui gouvernent aujourd'hui le Mali, sur leur gestion politique de l'État, de leurs rapports ou leur regard sur les composantes socio-politiques du pays, mais on aura peu de reproches à faire sur la gestion militaire de la crise dont ils ont hérité du dernier régime de la défunte 3è République.</span></p>
<p><span>Bien d'analystes attestent, au-delà du discours officiel, que la gouvernance qu'ils proposent au Mali prendra le temps que cela nécessitera, avec comme épine dorsale, la défense et la sécurité. Et le budget de l'État en est le premier porteur avec l'effort financier national prioritairement consenti à l'acquisition d'armes de guerre en quantité et en qualité, avec le changement de partenaires stratégiques, avec les réformes institutionnelles significatives comme la création de l'École de guerre du Mali et sa rapide opérationnalisation, la création de régions militaires aériennes entre autres. Que peut-on commencer par demander à une militaire qui gère un État autre que la maîtrise de ce qu'il connaît le plus, de ce qu'il a étudié et qui est son métier : faire la guerre à travers stratégie et tactique.</span></p>
<p><span>C'est ce qui se fait avec la traque des groupes armés terroristes dans la guerre asymétrique qu'ils imposent aux États du Sahel ou encore ce qui se fait dans la gestion des zones frontales (Algérie, Mauritanie, Côte d'Ivoire, etc.). Reste dans la gouvernance générale, à chercher des équilibres entre la gestion de la guerre et les autres volets comme la maîtrise du coût de la vie, le développement des infrastructures, les services sociaux de base, etc. À ce niveau le Gouvernement se focalise sur les réponses idoines à la mise en œuvre de la feuille de route dictée par le Chef de l'État.</span></p>
<p><span>Avant l'opération Dougoukoloko, les opérations Maliko et Keletigui lancées, respectivement en 2020 et 2021 ont permis à nos FAMa d'appliquer la nouvelle doctrine militaire sur le terrain, de jauger les capacités de montée en puissance et de mieux anticiper les menaces futures. Face aux convulsions sociopolitiques internes (problématique de la place des partis dans l'espace politique, revendications syndicales ici et là, panier de la ménagère), la gouvernance actuelle du Mali garde toujours comme point d'ancrage la lutte antiterroriste, la mise en place des instruments de la Confédération AES et l'élaboration de nouveaux schémas de développement basés sur des paradigmes économiques nouveaux, le tout dans le contexte international multipolaire en construction.</span></p>
<p><span>Charles Tilly, sociologue américain s'est fait remarquer par une réflexion célèbre selon laquelle «la guerre a créé l'État, et l'État a créé la guerre». Dans le Mali de la 4ème République naissante, aucun Malien ne peut échapper à une telle réflexion. Que cette réflexion soit active ou passive, chaque Malien doit s'interroger sur le modèle de gouvernance qu'il faut en temps de guerre et de gestion des hostilités internes et externes.</span></p>
<p><span>Avons-nous le temps de ce débat avant de faire taire, sinon éteindre l'ennemi ? Peut-on aller sur les bases de la démocratie représentative alors que l'État fait la guerre contre l'intérieur et l'extérieur ? La récente consultation nationale sur la charte des partis donne des éléments de réponse dans le sens de la négative, renforcée en cela par les décisions du Conseil des ministres du mercredi dernier.  </span><span> Mais de cela, nous en parlerons une prochaine fois. En attendant, bonne chance à l'opération Dougoukoloko, pour que l'autorité et la souveraineté de l'État soient affirmées sur l'ensemble du Territoire national.</span></p>
<p><strong data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"><span>Alassane Souleymane</span></strong></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Édito : La nécessité d&amp;apos;un pacte social de stabilité du sport malien</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-la-necessite-dun-pacte-social-de-stabilite-du-sport-malien-3104262.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/edito-la-necessite-dun-pacte-social-de-stabilite-du-sport-malien-3104262.html</guid>
<description><![CDATA[ Du niveau régional au niveau national, le ministre des sports tient désormais entre ses mains les recommandations des Etats généraux du sport. Plus de 80 recommandations sorties de centaines d&#039;heures de conclave entre les acteurs, toutes spécialités, disciplines et expertises confondues. ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/uploads/images/202501/Alassane-Souleymane.jpg" length="60679" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 28 Apr 2025 13:17:11 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Essor</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"><span data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"><span>En organisant les Etats généraux du sport, le département chargé des sports ne s'attendait pas à l'invention de la roue, mais à un meilleur serrage des écrous, un meilleur gonflage de la chambre à air, une meilleure adhésion du pneu au sol. En somme, ausculter le grand corps malade qu'est le sport malien. Est-il vraiment malade si l'on mesure la santé du sport au nombre de compétitions organisées ou atteintes, de victoires ou de médailles remportées ? Le problème n'est pas que le sport malien ne gagne pas, mais plutôt qu'il gagne peu ou mal. Les fédérations tentent de gagner le pari de la régularité des compétitions domestiques, de la participation aux compétitions internationales.</span><br data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"></span></p>
<p><img src="https://www.maliweb.net/uploads/images/202504/image_870x_680f7fcd0a799.jpg" alt=""></p>
<p class="MsoNormal added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"><span data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"><span>Les athlètes, sinon les pratiquants, tentent de glaner des médailles. Le premier mérite des Etats généraux du sport, c'est d'avoir été pensé et organisé. Le deuxième, c'est d'avoir réuni autant de monde et permis à chacun de « cogiter ». L'on a parlé du sport malien du niveau Comité local des sports (CLS) au ministère, du sous district niveau à la fédération et au ministère, de la commune au district de Bamako. Le troisième mérite, c'est d'avoir retenu des idées forces transformées en recommandations pour servir de bréviaire au ministre et à son département, comme l'a souhaité le président des travaux, l'ancien ministre Hamèye Founè Mahalmadane.</span></span></p>
<p class="MsoNormal added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"><span>À la loupe de ces Etats généraux du sport, toutes les grandes thématiques sont passées : gouvernance, financement, législation, infrastructures, éthique, professionnalisation, inclusion et bien d'autres. En fin de compte, de ces recommandations, de leur mise en œuvre et de l'atteinte des objectifs, l'acteur principal restera l'Etat à travers le gouvernement et le département des sports. L'état sera l'alpha et l'oméga comme il l'a toujours été. A regarder de près les thématiques ci-dessus énumérées, que sera leur sort sans l'Etat, au stade de l'évolution de notre pays ? Nous sommes loin des pays qui possèdent des fédérations fortes et financièrement autonomes.</span></p>
<p class="pf-br-replacement" orig-style="null"><span>Quelle est la fédération qui se suffit à elle-même dans la prise en charge de ses compétitions domestiques, la participation aux compétitions internationales ? Aujourd'hui le baromètre de la bonne marche d'une association ou fédération sportive dans notre pays est le niveau des bonnes relations entre le département chargé des sports et la fédération ou encore le niveau de financement de la prise en charge des sélections nationales. C'est notamment le cas du sport roi qu'est le football. Les États généraux du sport ont été l'occasion de poser les bonnes questions.</span></p>
<p class="pf-br-replacement" orig-style="null"><span> Qu'est ce qui peut valoir une mésentente entre le département et une fédération quand c'est l'Etat qui donne avant tout la délégation de mission et supporte tous les coûts de participation des sélections nationales aux compétitions internationales, c'est lui qui finance la construction d'infrastructures comme c'est le cas des stades existants utilisés par les fédérations et de l'actuel programme présidentiel de rénovation des stades nationaux et régionaux tant réussi par les sportifs et les populations.</span></p>
<p class="MsoNormal added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"><span data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"><span>Après ces Etats généraux du sport et pour que les recommandations soient concluantes, la priorité reste la pacification des instances de direction de plusieurs fédérations gangrenées par des guerres larvées, des querelles lancinantes qui les minent de l'intérieur, les tirent vers le bas et annihilent les chances de compétitivité et de performances. Fort heureusement les états généraux ont pris la mesure du ''fléau'' à travers une recommandation qui préconise de « mettre en place des mécanismes de prévention et de gestion des conflits au sein du mouvement national sportif, en prenant en compte le choix et le mode d'élection des dirigeants ». </span><br data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"></span></p>
<p class="MsoNormal added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"><span data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"><span>C'est dire qu'il y a urgence d'aller à un pacte social du sport devant être conduit par le département et le Comité national olympique et sportif avec l'adhésion de toutes les fédérations, après le préalable du règlement des conflits en cours au sein de ces dernières. C'est fondamental, préalable à toutes initiatives après ces états généraux. Ce pacte de stabilité et de croissance (développement) du sport, devrait aller bien au-delà d'un simple « statut général type » des associations et fédérations. Ce pacte, conclu entre toutes les parties, devrait être la pilule qui soigne l'individualisme, mal suprême dans la gouvernance des instances sportives. </span></span><span data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"></span></p>
<p class="pf-br-replacement" orig-style="null"><span>C'est à ce prix que les recommandations de ces Etats généraux du sport ne resteront pas dans les tiroirs et pour qu'elles puissent ouvrir une nouvelle ère d'espérance pour le sport malien. En cela l'Etat reste et restera l'acteur principal car il est en chaque acteur et chaque association et tous sont censés l'incarner. L'État, en tant que forme politique, pouvoir organisé est central, général et s'impose à tous, à tout, et donc aux États généraux du sport et à leurs recommandations. L'État est en nous, au centre des idées et des actions, et même quand il veut être décentralisé ou déconcentré.</span></p>
<p><span>En tant qu'initiateur et porteur de la politique nationale du sport, il doit s'imposer à tous à travers le ministère ad hoc dans le respect de la législation, dans la garantie de l'exercice des prérogatives de chaque acteur, dans le respect de la réglementation et de la législation, et surtout dans la préservation de l'intérêt supérieur des Maliens. Et cet intérêt sur ce terrain, c'est la victoire de chaque athlète, de chaque sportif, de chaque association sportive. De la Nation malienne incarnée par l'Etat.</span></p>
<p></p>
<p data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" class="added-to-list1" orig-style="null"><strong data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"><span>Alassane Souleymane</span></strong></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito : La Constitution boussole de la République</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-la-constitution-boussole-de-la-republique-3104242.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/edito-la-constitution-boussole-de-la-republique-3104242.html</guid>
<description><![CDATA[ Le Mali a été doté d’une Constitution en 2023, la plus légitime, car ayant recueilli l’assentiment de plus 97 % des votants ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/uploads/images/202308/Youssouf-Sissoko-diroub-Alternance.jpg" length="43099" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 28 Apr 2025 11:12:44 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alternance</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: black; mso-themecolor: text1;">Selon les autorités, elle est considérée par ses initiateurs comme étant<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>la plus démocratique jamais élaborée en République du Mali, mais en même temps elle semble être<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>la plus violée de toutes les constitutions que le Mali a connues, de l’indépendance à nos jours. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: black; mso-themecolor: text1;">Deux exemples illustrent bien cette allégation, le premier est le maintien en place d’un régime qui n’est nullement issu des urnes comme le préconise si bien la Constitution. Autrement dit après la promulgation, par le Président de la transition, de la nouvelle Constitution, les autorités devaient<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>sortir le Mali de la confusion, en dotant le pays d’institutions légitimes et légales et<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>mettre fin à une si<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>longue transition. La deuxième violation de la Constitution est caractérisée par les arrestations extrajudiciaires, les restrictions des libertés, la dissolution de certaines associations, la suspension des activités d’autres. Ce qui se profile à l’horizon, à savoir la dissolution ou la suspension des partis politiques, viendrait boucler la boucle de la série de violation de la loi fondamentale en République du Mali. Pour rappel la Constitution dont se glorifient nos autorités a mis des verrous à trois principes, la forme républicaine et laïque de l’Etat, le nombre de mandats du Président de la République et le multipartisme. Comment malgré l’inscription de ces principes intangibles dans le marbre de la constitution, les autorités maliennes voudraient elles<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>dissoudre les partis politiques ?<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Si la décision venait à être prise elle n’aura d’autre qualificatif qu’un abus de pouvoir, une violation flagrante de la constitution.<span style="mso-spacerun: yes;">   </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: black; mso-themecolor: text1;"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>La question fondamentale que l’on est en droit de se poser est celle de savoir si les auteurs de la violation flagrante de la Constitution mesurent réellement la gravité de leurs actes tant sur la stabilité que sur le respect que les autres sont censés avoir pour notre pays.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>S’ils<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>le font par abus de pouvoir, ce serait un précédent très gravissime, qui ferait<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>passer notre pays pour une<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>République bananière, par conséquent non respectée dans le concert des nations.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>En effet, en violant de façon répétitive la constitution, on fragilise non seulement les institutions qui<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>en sont issues, mais aussi et surtout on affaiblit la République. Faudrait-il rappeler que la qualité des institutions se mesure à l’aune du respect que les garants de ces institutions ont<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>de la constitution ? En effet, nul besoin de faire un sondage pour savoir si la situation de violation flagrante de la constitution<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>dans laquelle se trouve le Mali, fait de cet Etat un<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Etat envié ! Le Mali est devenu la risée des autres et pourtant ce beau pays était envié par tout le monde à cause de ses prouesses démocratiques, au respect des lois et règles qui régissent la République et surtout de la qualité des institutions, qui ont fait du Mali une bonne destination pour les investisseurs. Le pays de Modibo Keita était respecté à travers le monde et faisait des émules à cause de la qualité des hommes et des femmes qui animaient la vie publique. La première rupture constitutionnelle intervenue en 1968 a mis entre parenthèses les progrès dans tous les domaines. Vingt-trois ans après le peuple a pris son destin en mains en 1991 pour dire non au coup d’Etat et oui à la démocratie. Ce qui a permis de redonner espoir au peuple et d’amorcer un bon virage vers le développement. En 2012, une autre épreuve, plutôt un autre crime imprescriptible selon la constitution a été commis par d’autres militaires, replongeant le Mali dans un chaos désolant. A peine sorti de l’imbroglio militaire avec l’organisation des élections et le retour à l’ordre constitutionnel ; nous voici<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>dans un autre chaos avec un autre coup d’Etat en 2020. Pour rappel toute la série de coups d’Etat a mis en mal la République et ses institutions, c’est pourquoi la violation de la constitution devient banale, car ses auteurs ont toujours été décorés pour leurs crimes que sont les coups d’Etat. La Constitution a cessé d’être la boussole, car ce qui devrait être la règle à savoir son respect strict est devenu l’exception sinon rien qu’en se basant sur la définition de la constitution on devrait comprendre que son application stricte est gage de stabilité et de paix pour un pays.<span style="mso-spacerun: yes;">           </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: black; mso-themecolor: text1;">La portée juridique de la constitution d’un Etat varie selon le régime en place. Si tant est qu’on se soucie de la bonne marche de la République, alors l’on doit faire de la constitution la seule boussole de la gouvernance.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: black; mso-themecolor: text1;">Youssouf Sissoko<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Goonga TANK : Kabylie, Azawad et les leçons de souveraineté</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/goonga-tank-kabylie-azawad-et-les-lecons-de-souverainete-3104119.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/goonga-tank-kabylie-azawad-et-les-lecons-de-souverainete-3104119.html</guid>
<description><![CDATA[ Depuis plusieurs décennies, la question du séparatisme constitue un nœud de tensions majeures dans le Maghreb et le Sahel. En Algérie, la Kabylie demeure une région où s&#039;exprime un sentiment d&#039;isolement historique, souvent réprimé. ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/uploads/images/202504/image_870x580_680b70655e391.jpg" length="63960" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Sat, 26 Apr 2025 02:42:54 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="AAAE-TEXTE" align="left" style="text-align: left; text-indent: 0cm; mso-line-height-alt: 10.0pt;"><span style="font-size: 14.0pt; mso-bidi-font-weight: bold;"> Au Mali, le dossier touareg (appelé à tort "cause de l'Azawad") a été instrumentalisé à diverses périodes, notamment par des puissances régionales comme l'Algérie. Cette même Algérie qui, aujourd'hui, Dieu ne dormant pas, s'offusque des revendications kabyles, s'est longtemps montrée complaisante vis-à-vis des velléités séparatistes au nord du Mali.</span></p>
<p class="AAAE-TEXTE" align="left" style="text-align: left; text-indent: 0cm; mso-line-height-alt: 10.0pt;"><span style="font-size: 14.0pt; mso-bidi-font-weight: bold;">Cette contradiction géopolitique n'a pas échappé à Bamako, et elle cristallise les tensions croissantes entre les deux pays. Il faut noter que pour l'Algérie, le problème de souveraineté a toujours été à géométrie variable, selon qu'il s'agisse du nord-Mali, du Sahara marocain ou de la Kabylie algérienne.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>À cet effet, lorsque les autorités algériennes s'insurgent contre les demandes d'autonomie de la Kabylie, elles brandissent la souveraineté nationale comme un principe sacré. À juste titre, car l'intégrité territoriale d'un État ne peut être morcelée au gré des revendications identitaires. Mais cette même souveraineté semble soudainement relative lorsque l'Algérie accueille, soutient ou donne une tribune internationale aux leaders séparatistes touareg, qu'elle légitime sous l'étiquette flatteuse de <i>"Front de libération de l'Azawad".</i> Ces deux poids, deux mesures ne sont ni plus ni moins qu'une ingérence. D'autant plus insupportable que le Mali est un pays souverain qui a le droit d'évaluer, de réviser, voire de rejeter des accords qui ne servent plus ses intérêts. <o:p></o:p></span></p>
<p class="AAAE-TEXTE" align="left" style="text-align: left; text-indent: 14.4pt; mso-line-height-alt: 10.0pt;"><span style="font-size: 14.0pt; mso-bidi-font-weight: bold;">L'accord d'Alger de 2015, s'il avait suscité quelques espoirs au départ, a depuis révélé ses limites. Mal conçu, imparfait dans sa rédaction, il s'est progressivement mué en piège diplomatique, offrant une reconnaissance excessive à des groupes armés dont plusieurs éléments ont ensuite glissé vers le djihadisme.<o:p></o:p></span></p>
<p class="AAAE-TEXTE" align="left" style="text-align: left; text-indent: 14.4pt; mso-line-height-alt: 10.0pt;"><span style="font-size: 14.0pt; mso-bidi-font-weight: bold;"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>La Kabylie et l'Azawad sont aujourd'hui deux visages d'un même malaise.<o:p></o:p></span></p>
<p class="AAAE-TEXTE" align="left" style="text-align: left; text-indent: 14.4pt; mso-line-height-alt: 10.0pt;"><span style="font-size: 14.0pt; mso-bidi-font-weight: bold;"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Les revendications kabyles s'inscrivent dans une histoire longue de marginalisation. Berceau de la culture amazighe, la région a souvent été traitée comme une périphérie rebelle par les autorités centrales. <o:p></o:p></span></p>
<p class="AAAE-TEXTE" align="left" style="text-align: left; text-indent: 14.4pt; mso-line-height-alt: 10.0pt;"><span style="font-size: 14.0pt; mso-bidi-font-weight: bold;">Les grandes révoltes kabyles de 1963, 1980 (le Printemps berbère), ou encore la <i>"Black Spring"</i> de 2001, ont été brutalement réprimées. Aujourd'hui, le Mouvement pour l'autodétermination de la Kabylie (MAK) a gagné en visibilité, mais il reste interdit en Algérie, qualifié d'organisation terroriste.<o:p></o:p></span></p>
<p class="AAAE-TEXTE" align="left" style="text-align: left; text-indent: 14.4pt; mso-line-height-alt: 10.0pt;"><span style="font-size: 14.0pt; mso-bidi-font-weight: bold;"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>À l'opposé, les mouvements touaregs au Mali, à l'instar du MNLA hier et du FLA aujourd'hui, ont reçu soutien logistique et politique de certaines puissances régionales, dont l'Algérie. Pourtant, les fondements historiques de l'Azawad comme entité indépendante sont fragiles. Avant la colonisation, les Touaregs étaient eux-mêmes divisés en confédérations parfois antagonistes. L'utopie d'un État touareg n'a jamais connu de réalité politique stable. Dès lors, ériger cette revendication en cause légitime internationale revient à nourrir l'instabilité au Sahel.<o:p></o:p></span></p>
<p class="AAAE-TEXTE" align="left" style="text-align: left; text-indent: 14.4pt; mso-line-height-alt: 10.0pt;"><span style="font-size: 14.0pt; mso-bidi-font-weight: bold;">Les récentes frictions entre Alger et Bamako viennent raviver de vieilles rancunes. Le passage à Bamako de responsables algériens, notamment Attaf, exprimant leur <i>"préoccupation"</i> quant à la situation sécuritaire au nord du Mali, a été mal reçu. Les autorités maliennes y ont vu une posture con<span style="letter-spacing: -.75pt;">descendante, une tentative à peine voilée de maintenir notre pays sous tutelle diplomatique.</span><o:p></o:p></span></p>
<p class="AAAE-TEXTE" align="left" style="text-align: left; text-indent: 14.4pt; mso-line-height-alt: 10.0pt;"><span style="font-size: 14.0pt; mso-bidi-font-weight: bold;"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Plus grave encore, l'abattage d'un drone malien dans l'espace aérien malien par la défense algérienne a été interprété comme un acte hostile, voire un message politique. L'absence de démenti clair sur le soutien algérien à certains groupes armés a renforcé la conviction de Bamako : <i>"cette puissance voisine, derrière le masque de la médiation, alimentent les foyers de tension pour garder un levier d'influence sur le Mali"</i> entend-on dans plusieurs cercles de causerie. Aussi, le Mali s'engage- t- il vers une doctrine de rupture assumée. Face à cette situation, les autorités maliennes ont effectivement adopté un ton ferme. <i>"Le Mali ne se laissera plus dicter sa conduite par quiconque"</i>, a déclaré un haut responsable. Une phrase qui claque comme une rupture définitive avec la logique de dépendance qui a marqué les décennies post -indépendance.<o:p></o:p></span></p>
<p class="AAAE-TEXTE" align="left" style="text-align: left; text-indent: 14.4pt; mso-line-height-alt: 10.0pt;"><span style="font-size: 14.0pt; mso-bidi-font-weight: bold;"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>En contestant la validité actuelle de l'Accord d'Alger, Bamako affirme sa capacité à redéfinir les termes de son unité nationale. Le dialogue interne, avec les communautés du nord comme celles du sud, doit désormais se construire sans interférence. Non pas dans une logique d'exclusion, mais au nom du droit fondamental des peuples à bâtir leur avenir selon leurs propres termes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="AAAE-TEXTE" align="left" style="text-align: left; text-indent: 14.4pt; mso-line-height-alt: 10.0pt;"><span style="font-size: 14.0pt; mso-bidi-font-weight: bold;"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>En somme, Kabylie et Azawad posent la même question : comment concilier diversité et unité sans trahir la souveraineté ? La réponse ne viendra ni des capitales étrangères ni des groupes armés. Elle doit naître au sein des nations elles-mêmes, et <span style="letter-spacing: -.75pt;">s'ancrer dans la loyauté de leurs citoyens à une cause supérieure : celle de la paix, de la dignité et de l'intégrité.</span><o:p></o:p></span></p>
<p><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: Calibri; mso-fareast-theme-font: minor-latin; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: EN-US; mso-bidi-language: AR-SA;">Seydina Omar DICKO<span style="mso-tab-count: 1;"> </span></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito : La dernière bataille d’une génération</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-la-derniere-bataille-dune-generation-3103834.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/edito-la-derniere-bataille-dune-generation-3103834.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/08/Youssouf-Sissoko-diroub-Alternance.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 23 Apr 2025 01:41:15 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alternance</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[L’heure de la dernière bataille semble sonner pour la Génération du mouvement démocratique de 1991. En effet, à quelques encablures de la fin de la carrière politique de ce qui reste encore de la génération qui s’est battue des années durant, au prix d’énormes sacrifices pour l’avènement de la démocratie, dont 1991 a été l’année de la délivrance, il est un devoir moral et un honneur pour elle  de transmettre le flambeau vif et ardent à la nouvelle génération. D’Alpha Oumar Konaré, à Me Mountaga Tall, en passant par Aly Nouhoum Diallo,  Tiébilé Dramé, Mme Sy Kadiatou Sow, Dioncounda Traoré, Moustaph Dicko, Ibrahima N’Diaye, Salikou Sanogo, Tiémoko Sangaré, Boubacar Bah dit Bill, Bocary Tréta, Mamadou Bah, Modibo Sidibé, Cheick Oumar Sissoko, Me Mohamed Ali Bathily, Konimba Sidibé, Ousmane Sy,  pour ne citer que ces quelques figures de proue du mouvement démocratique, ils sont tous interpellés face à l’histoire. Ils doivent livrer l’ultime bataille pour préserver les acquis démocratiques et sauver la République avant de transmettre définitivement les clés de la République à la nouvelle génération. Bien qu’écrasés par le poids de l’âge, certains par la maladie, tous par la vieillesse, ils ont encore un peu d’énergie, en tout cas ils ne manquent pas d’astuces et de stratégie afin de contourner tous les pièges et de démentir les allégations fallacieuses tendant à discréditer la démocratie. Les leaders du Mouvement démocratique sont encore lucides pour livrer la bataille de l’honneur, de la dignité et de la sauvegarde de la République et de la démocratie.

Le premier président de l’ère démocratique, Alpha Oumar Konaré qui a opté pour le silence, alors même qu’il devrait être le premier défenseur de la démocratie, répondra devant le tribunal de l’histoire s’il ne réagissait pas face aux élucubrations de certains nostalgiques de l’ordre ancien, face au montage grotesque, aux accusations fallacieuses, à la campagne de diabolisation du mouvement démocratique et de la démocratie. Il n y a pas qu’Alpha Oumar Konaré, la presque totalité des leaders du Mouvement démocratique semblent s’emmurer dans un silence coupable et assourdissant cédant le terrain politique aux nostalgiques de l’ordre ancien, aux falsificateurs de l’histoire récente du Mali, aux opportunistes sans foi ni loi, mais, mus par leurs seuls intérêts sordides. Les leaders du Mouvement démocratique ont ce devoir de redevabilité vis-à-vis de leurs contemporains et du peuple malien. Si certaines figures parmi les leaders du Mouvement démocratique continuent à se  battre encore à l’image de l’ancien Président de l’Assemblée Nationale, Pr Aly Nouhoum Diallo, de l’ancien premier ministre Modibo Sidibé, de l’ancien ministre et vice-président de l’Assemblée Nationale, Me Mountaga Tall, de l’ancienne ministre Mme Sy Kadiatou Sow, les autres ont fait  profil bas, laissant le pays entre les mains de ceux qui veulent en découdre avec les acquis démocratiques et mettre la République à terre. Les leaders du mouvement démocratique doivent méditer ce vieux dicton de la Rome antique qui dit : Honte à qui peut chanter pendant que Rome brûle. En d’autres termes le poète voudrait tout simplement dire que lorsque Rome brûle, c’est-à-dire lorsque l’on connait des crises, de la violence, de l’incertitude, il est du devoir de tout bon citoyen de s’engager pour éradiquer les maux. Il est encore une obligation pour ceux qui ont mis le pays sur la voie de la démocratie et qui, pour son avénement, ont consenti d’énormes sacrifices, de continuer la bataille de la préservation et de la pérennisation  des acquis démocratiques. C’est cette ultime bataille que nous les invitons à livrer pour l’histoire et pour la postérité. La nouvelle génération sera fière de l’ancienne si cette dernière parvenait à léguer un bon héritage, comme c’est le cas de Nelson  Mandela de l’Afrique du sud, de John Jerry Rawlings du Ghana, le premier est civil et le second est militaire, mais tous ont en commun l’amour de leurs patries et une vision du futur, donc ils doivent inspirer les leaders démocratiques du Mali.

<strong>Youssouf Sissoko</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito : Evitons l’abus de pouvoir !</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-evitons-labus-de-pouvoir-3103186.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/edito-evitons-labus-de-pouvoir-3103186.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/02/Gaoussou-Traore.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 17 Apr 2025 01:15:35 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[« En cas de poursuite pour diffamation ou injure, le journaliste ne peut être placé  sous mandat de dépôt ».  D’après cette disposition de la Loi portant régime de la presse et délit de presse  en vigueur  au Mali,  notre confère Alfousseyni Togo, Directeur de Publication de Le Canard de la Venise, accusé « d’atteinte au crédit de la Justice »,  devait  être  simplement  poursuivi  sans être mis sous mandat de dépôt.  En d’autres termes, il  devait  rester libre jusqu’à son éventuelle condamnation  après un procès.   Pourquoi le Procureur  du Pôle de lutte contre la cybercriminalité près le Tribunal de Grande Instance de la CVI ne lui  a-t-il  pas fait   bénéficier  cette disposition légale ? Sa mise sous  dépôt, aussitôt après son audition marathon, doit-elle être  comprise comme  une sommation  à l’endroit des Hommes de Presse afin qu’ils se taisent  à jamais  sur d’éventuels dysfonctionnements  de l’appareil judiciaire de notre pays ?  En somme,  la presse malienne doit-elle  strictement  obéir à la  censure  de la Justice ?

Une chose est certaine, nous Hommes et Femmes de Presse, nous ne pourrions  jamais  avoir  la prétention  d’affirmer  que  tous les écrits ou  propos  publiés  ou diffusés  par des journalistes  dans l’exercice de leur profession  sont avérés. Puisque,  à l’instar  de   toute profession,  les journalistes  commettent aussi des erreurs  voire des fautes.  C’est pourquoi  la Section 2 : Délits contre l’autorité et la chose publique de  la Loi 00-046 AN RM du 07 juillet 2000 portant Régime de la presse et délit de presse, stipule en son  Article 37 : « La publication, la diffusion ou la reproduction, par quelque moyen que ce soit, de nouvelles fausses, de pièces fabriquées, falsifiées ou mensongèrement attribuées à des tiers lorsque, faite de mauvaise foi, elle aura troublé la paix publique, sera punie d'un emprisonnement de onze jours à six mois et d'une amende de 50.000 à 150.000 francs ou de l'une de ces deux peines seulement ».

Dès lors, il s’avère   évident que tous faits de diffamations   ou d’injures proférés par voie de presse  contre une autorité publique, en l’occurrence la magistrature  sont punissables.  Pour autant, il existe    une autre voie  plus souple (extra judiciaire)  de traiter cette affaire de diffamation qualifiée comme  « une atteinte au crédit de la Justice » : Le Droit de Réponse.   Le substitut du Procureur du Pôle de lutte contre la cybercriminalité, au lieu  de mettre  immédiatement  sous mandat de dépôt  notre confrère Togo,    pouvait  simplement  lui signifier sa mise en cause  puis  lui imposer la publication d’un Droit de réponse  provenant  de l’appareil judiciaire. Cette procédure pédagogique et extrajudiciaire  permettrait au citoyen lambda d’être édifié de façon  transparente.

Oui  l’on pouvait bel et bien, à  travers  le Droit de réponse,  solder cette affaire « d’atteinte au crédit de la Justice » !  D’autant que  la Section 2 : Du droit de réponse  de la Loi portant Régime de la presse et délit de presse,  en son  Article 30,   stipule  que : « Toute personne physique ou morale citée ou mise en cause dans un organe médiatique dispose du droit de réponse dans les mêmes conditions fixées à la section 1. La réponse doit être diffusée ou publiée dans les conditions techniques équivalentes à celles dans lesquelles a été diffusé ou publié le message contenant l'imputation invoquée ».  Mais l’on voit bien que le Procureur a préféré la voie de la sanction en faisant emprisonner notre confrère. Alors que la prison doit être une  option exceptionnelle.

De toute  façon,  le métier  de journaliste  a principalement  pour rôle de servir <strong> de sentinelle et d’alerte face à toutes éventuelles dérives au sein des Institutions de l’Etat mais aussi de simples citoyens.</strong> Pour ce faire, le journaliste engagé et indépendant   ne pourra  jamais se taire et  il  ne se  lassera   jamais  d’aller crever  l’abcès là où il peut se trouver. Bien sûr, en respectant l’éthique et la déontologie  de notre métier mais aussi et surtout  les dispositions constitutionnelles et légales de notre pays.  Que cela soit donc  clair, on  n’abandonnera   à aucun prix  l’espace  d’expression  dont on dispose. Car, celui-ci représente  pour nous,  la quintessence même  de notre  existence au plan national.

&nbsp;

<strong>Gaoussou Madani Traoré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Édito, Perspectives sahéliennes : Les projets économiques fondateurs de l’AES</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-perspectives-saheliennes-les-projets-economiques-fondateurs-de-laes-3102851.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/edito-perspectives-saheliennes-les-projets-economiques-fondateurs-de-laes-3102851.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2024/07/ASSIMI-TIANI-IBRAHIM-TRAORE.png" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Tue, 15 Apr 2025 09:45:15 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Essor</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>La diplomatie de la Confédération AES poursuit sa marche d’ensemble entre unité et cohérence, comme |’ont démontré les trois chefs de la diplomatie dans la première moitié de ce mois d’avril, d’abord en Russie avec leur homologue Serguei Lavrov, ensuite a Antalya en Turkiye lors d’un forum diplomatique.</strong>

Le trio magique ne manque pas de rappeler que la trame de l’existence de la Confédération AES repose sur la défense d’un espace vital commun, la sécurisation des personnes et des biens et la création d’une zone de prospérité socio-économique. Cela repose sur le triptyque Défense-Sécurité, Diplomatie et Développement tel que consacré en l’article 4 du traité du 6 juillet 2024, portant création de la Confédération des États du Sahel (AES).

Les populations de la Confédération suivent en chaine et de manière synchronisée les grandes ambitions de la Confédération selon la volonté du Collège des Chefs d’États. Dans l’esprit d’une chaine d’action coordonnée, au moment où les chefs de la diplomatie étaient à Antalya, les ministres chargés de l’industrie et du commerce étaient en conclave à Ouagadougou, pour la mise en place des instruments d’opérationnalisation de la zone d’intégration économique et commerciale au sein dudit espace.

Cette rencontre vaut pour la concrétisation du troisième volet programmatique de la Confédération portant sur le développement. Il est heureux de savoir que les trois ministres, à la fin de leur rencontre, ont pris des engagements forts notamment ceux de diligenter la mise en œuvre des actions prioritaires identifiées, d’harmoniser les procédures d’importation, d’exportation et de transit des engins à deux roues de cylindrée 125 minimums ALOBA et assimil
és au sein des États membres de l’AES, de poursuivre le processus d’adoption du projet d’accord-cadre sur l’amélioration du climat des affaires et le dialogue public-privé.

Ce qui peut aiguiser l’espoir des populations de la zone AES, ce sont aussi les projets intégrateurs communs largement évoqués lors de la rencontre de Ouagadougou, en matière d’industrialisation et de commerce. Sur ce point, il faut retenir la création d’une raffinerie de produits pétroliers, la création d’une centrale
électrique à vocation confédérale, la construction de chemin de fer reliant les capitales des États membres de l’AES et certains pays de transit.

Autre point de satisfaction, c’est que dans la foulée se réunissaient les acteurs du secteur privé. Le secteur public de l’espace AES n’entend pas se désynchroniser du secteur privé si l’on tient à la réussite coordonnée de ce projet géopolitique qui place le Sahel au cœur des enjeux globaux. C’est pourquoi la réunion des ministres chargés de l’Industrie et du Commerce a pris l’engagement de prendre en main les feuilles de route de l’opérationnalisation des accords-cadres des chambres de commerce et d’industrie et des organisations professionnelles de la chaîne de construction. Il en sera de même pour la signature de l
’accord-cadre entre les patronats de la Confédération et du plan d’actions pour son opérationnalisation.

Avant Ouagadougou, le pouls du système économique de la Confédération avait été palpé à Bamako avec les ministres chargés de l’Économie et des Finances qui avaient décidé du Prélèvement confédéral AES (PC-AES). Il s’applique aux marchandises importées des pays tiers et mises à la consommation ou en libre pratique dans le territoire douanier de l’AES, conformément à la réglementation douanière en vigueur dans l
’espace confédéral.

Il s’agit d’un prélèvement indirect (0,5%) imposé sur la valeur en douane des marchandises importées de pays tiers.
L’objectif, avait longuement expliqué le ministre de l’Économie et des Finances du Mali, Alousséni Sanou, qui recevait ses homologues, est de g
énérer des ressources pour financer les activités de l’Alliance, financer le fonctionnement des organes ainsi que les projets et programmes de l’AES.

«Rien ne nous détournera de notre objectif : celui de faire de cette zone du Sahel, non pas une zone d’insécurité mais une zone de prospérité. Et cet objectif, nous l’atteindrons In shallah, avec le concours du peuple, à travers la direction éclairée de certains dirigeants, dont notamment mon frère Assimi Goita… Avec l’accompagnement des peuples du Burkina, du Mali et du Niger nous ne faillirons pas», avait dit le Chef de l’État du Niger, Abdourahamane Tiani, le 23 novembre 2023, lors de sa première visite d’amitié à Bamako. Le peuple et l’espace AES sont servis par toutes ces initiatives décrites ci-dessus. Une nouvelle ère de prospérité s’ouvre.

<strong>Alassane Souleymane</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito : Notre confrère Togo, du journal le Canard de la Venise placé sous mandat de dépôt</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-notre-confrere-togo-du-journal-le-canard-de-la-venise-place-sous-mandat-de-depot-3102791.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/edito-notre-confrere-togo-du-journal-le-canard-de-la-venise-place-sous-mandat-de-depot-3102791.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2022/01/Youssouf-Sissoko-dirpub.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Tue, 15 Apr 2025 07:43:22 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alternance</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Atteinte au crédit de la justice, injure par le biais d’un système informatique et diffamation, voici entre autres les charges qui sont retenues contre notre confrère Alfousseini Togo, Directeur de publication du journal le Canard de la Venise, lesquelles charges, contre toute attente, lui ont  valu un mandat de dépôt à la Maison Centrale d’Arrêt de Bamako, MCA. Oui, contre toute attente, car la presse est protégée par la loi numéro 00-046 du 07 juillet 2000, portant régime de la presse et délit de presse. Même s’il est avéré que les charges retenues contre lui sont justifiées il ne mérite pas un tel sort dans l’exercice de sa profession.  Pour rappel sa mise sous mandat de dépôt est consécutive à un article qu’il a élaboré et publié dans son journal, lequel article met   en doute  le sondage évoqué  par le ministre de la justice, garde des sceaux, faisant état  d’un taux de plus de 70 % des maliens qui seraient satisfaits de la qualité de leur justice, et fustigé les comportements de certains juges.  La décision de le mettre sous mandat de dépôt  est sévère au regard de la loi qui protège les journalistes en cas de délits. Comment ne pas protéger les soldats de l’information, que sont les journalistes, ceux-là mêmes qui constituent le quatrième pouvoir qui arrête les autres pouvoirs. Comment ne pas protéger les éveilleurs de conscience, la voix des sans voix, les pédagogues, les empêcheurs de tourner en rond, les dénonciateurs des basses besognes, aucun qualificatif ne serait suffisant pour magnifier le colossal labeur abattu par les journalistes, qui, aujourd’hui paient un lourd tribut dans une crise dont ils ne sont que des victimes.

Le but de cet article n’est pas de disculper notre confrère encore moins de remettre en cause les charges retenues contre lui, ce qui appartient au juge, cet autre pouvoir, mais d’attirer l’attention des uns et des autres sur le danger qui plane sur la profession. Il y a juste quelques mois, le Mali faisait figure de bon élève en matière de liberté de la presse, au point que le Président de la Maison de la presse s’enorgueillit en vantant les mérites du gouvernement dans la protection des journalistes et autres acteurs des médias. A juste raison d’ailleurs, surtout quand on sait que tous les autres pays de l’AES faisaient subir la croix d’enfer aux hommes de médias classiques. Le Mali rejoint-il les deux autres pays de l’Alliance des Etats du Sahel, AES, en matière de la maltraitance, de répression et de brimade des hommes de medias ? Nul ne saurait répondre par l’affirmatif pour l’instant, car l’on a bon espoir que la raison triomphera de la passion pour plus d’apaisement. Nous sommes de ceux qui pensent que quand un pays traverse une crise d’une telle ampleur, les gouvernants devraient faire preuve de pédagogie, de mesure, pour non seulement éviter d’ouvrir trop de fronts, mais aussi ne pas élargir le front des blasés  de la République. La presse, cette sentinelle debout, est pour la République et la démocratie ce qu’est l’armée pour la préservation de l’intégrité territoriale, la sécurisation des personnes et de leurs biens, bref pour  la sauvegarde de la République. Une République sans la presse serait une jungle où règne la loi du plus fort  car il n’y aura plus personne pour dénoncer, sensibiliser, informer, former, éduquer, bref les faibles n’auront plus voix au chapitre et les riches dicteront en toute impunité leurs lois. Protégeons la presse afin qu’elle soit au service exclusif du peuple. Tolérons les excès, corrigeons les erreurs par la méthode pédagogique et non par la répression. Rien qu’en se rappelant le rôle combien de fois important que joue la presse dans la société, nous devons avoir, non pas de la pitié à l’égard des hommes de médias, mais de la mansuétude en cas de fautes commises, car leur métier comporte des risques

<strong>Youssouf Sissoko               </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Sans Tabou: l’insolence algérienne</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/sans-tabou-linsolence-algerienne-3102785.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/sans-tabou-linsolence-algerienne-3102785.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2024/09/t-Abdelmadjid-Tebboune-dAlgerie.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 14 Apr 2025 16:40:57 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Wulu ka wowo tji te doko jo bali. “En attendant le vote des bêtes sauvages’’ rappelons avec Ahmadou Kourouma l’intemporelle vérité ancestrale : “ce n’est pas une injure ou un affront qui empêchera le soleil de se coucher.” La diversion algérienne n’écornera pas les faits et la pirouette injurieuse met davantage au grand jour la profondeur de la nature d’un État régenté depuis 1990 par des généraux putschistes et mafieux.</strong>

Faudrait-il se désoler de voir l’Algérie de Ahmed Ben Bella tomber dans la bassesse du terrorisme et du Malobaliya ? Les peuples et les nations ont les voisins qu’ils ont, et non ceux qu’ils se donnent.

Le nôtre s’appelle l’Algérie. Le seul et unique pays au monde producteur et exportateur du terrorisme. Le seul pays au monde qui produit ce que lui-même ne consomme pas ! Tous les chefs terroristes de chez nous viennent de chez elle.

Mais jamais Modibo Keita n’aura imaginé que le pays de son vrai frère allait traiter le Mali des noms d’oiseaux que la grande et respectable diplomatie algérienne a adressés au Mali. Mais bon ! On ne connaît vraiment les hommes qu’à travers les épreuves.

Oui, la transition actuelle fait suite à un coup d’Etat. Faisons semblant d’oublier les conditions qui ont prévalues «démission forcée» de Bouteflika (Abd el-Kader el-Mali) et l’élection du candidat de l’armée Abdelmadjid Tebboune, mais pourquoi diantre un État sérieux et respectable comme l’Algérie accepte-t-il d’accréditer un ambassadeur auprès de cet régime… «putschiste qui a enfermé le Mali dans une spirale de l’insécurité, de l’instabilité, de la désolation et du dénuement».

En dépit des « revers » et des «déboires dont le peuple malien paye le prix le plus lourd (e) l’échec de cette clique inconstitutionnelle (qui) est patent à tous les niveaux, «politique, économique et sécuritaire et qui se livrerait à la prédation des maigres ressources de ce pays frère aux dépens de son développement», pourquoi diantre un État sérieux et respectable comme l’Algérie accepte-t-il d’accréditer un ambassadeur dans notre pays ? Mangoya fura teyen. Sinon, la spirale de l’insécurité, entretenue par l’Algérie et la France, sponsors avérés du terrorisme au Mali, a duré 11 ans avant l’arrivée de l’actuelle transition.
Avec peut-être un verre de whisky de trop, l’Algérie des généraux soutiens des terroristes qui n’ont rien à voir avec le FLN évoque « l’incapacité des putschistes à assumer la lutte anti-terroriste, au point d’en confier la gestion au mercenariat».

La colère d’Alger est compréhensible. L’ennemi de ton ami est ton ennemi. Le parrain des terroristes de l’Azawad, instrumentalisés, entrainés et équipés par elle, aux frais du contribuable algérien, ne peut que abhorrer les FAMa et les alliés de la Russie qui s’est discrètement désolidarisée du tir algérien ayant abattu un drone Akinci de notre armée de l’air.

Aussi, l’on comprendra pourquoi l’Algérie a versé sa bile sur notre armée et ses partenaires qu’elle présente comme «la première menace et la plus déterminante sans doute qui pèse sur le Mali aujourd’hui réside dans l’incapacité des putschistes à assumer la lutte anti-terroriste réelle et effective, au point d’en confier la gestion au mercenariat dont l’Afrique a tellement pâti dans son histoire récente». Monin bo denw be u ni kan de.

La «menace» FAMa, synonyme de pleine opérationnalité sur la terre et dans les airs, empêche l’Algérie de tourner en rond et d’être sereine. En effet, pour qui connaît le nord, de gros intérêts criminels sont en jeu : trafics en tous genre de la drogue aux êtres humains en passant par les cigarettes et les carburants ; mais aussi exploitation illégale des ressources de notre pays (de l’or au pétrole).

Sinon au Sahel, c’est clair. Mahamet i ba be min, a filè misi kan. Voici nos preuves, et vous dites que les vôtres sont sous le Komo ? Quel affligeant et pitoyable régime algérien.
Le Mali a juste demandé les preuves que le drone immatriculé TZ-98D a violé l’espace aérien algérien dans la nuit du 31 Mars au 1 Avril 2025. Vous l’injuriez.

Par deux fois, vous dites que votre espace aérien a été violé par des drones maliens, vous n’informez pas le Mali. Si les preuves existent réellement dans vos bases de données et radars, fournissez-les au Mali comme demandé.

Votre ministre de la Défense parle de deux (2) kilomètres de l’intérieur sur votre territoire, mais l’insolent aux affaires étrangères lui parle 1,6, mais pourquoi dites-vous aujourd’hui que 1,6 kilomètre. Entre les deux qui dit la vérité, de celui parle de «vers minuit» et «minuit huit minutes» ? Entre celui qui parle d’un «drone armé» et du «drone malien»…

<strong>Par Abdoulaye OUATTARA</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito ! Mali &#45; Algérie, halte à la haine !</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-mali-algerie-halte-a-la-haine-3102714.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/edito-mali-algerie-halte-a-la-haine-3102714.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2024/01/Assimi-Teboune.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 14 Apr 2025 12:25:32 +0000</pubDate>
<dc:creator>Arc en Ciel</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[L’abattage d’un drone de l’armée malienne à la frontière avec l’Algérie dans la nuit du 31 au 1<sup>er</sup> 2025, a mis le feu aux poudres. Très vite, les accusations ont fusé, les tensions sont montées d’un cran, et une fois de plus, les intérêts nationaux ont pris le pas sur le bon sens régional. Faut-il rappeler que nous sommes dans une région en guerre, où chaque étincelle peut tout embraser ?

Ce drone, qu’Alger affirme « avoir abattu dans son ciel souverain », a été perçu par Bamako comme un acte provocateur. Les mots sont durs, les regards se durcissent, et les diplomates s’agitent. Mais à quoi bon ces postures ? Le Mali et l’Algérie ne doivent pas avoir le luxe de se regarder en chiens de faïence pendant que les terroristes, eux, avancent sans visa ni frontière.

Les peuples maliens et algériens sont liés par l’histoire, le sang et les épreuves. Ils n’ont que faire des querelles d’Etats. Ce qu’ils réclament, c’est la paix, la sécurité, et la coopération. Ce qu’ils ne veulent pas, c’est une guerre froide entre leurs dirigeants, alimentée par des soupçons, des non-dits et des calculs d’influence.

L’Algérie doit comprendre que le Mali d’aujourd’hui a changé. Il ne se contente plus de subir, il veut décider. Mais Bamako, de son côté, doit éviter de sombrer dans une posture de défi permanent, au risque d’isoler un peu plus le pays sur la scène régionale.

Nous n’avons pas besoin de confrontation, mais de coopération. Ce n’est pas une démonstration de force qu’il faut aujourd’hui, c’est une démonstration d’intelligence. Les « citoyens qui veulent s’affirmer » doivent cesser de jouer aux pyromanes. Il est encore temps de désamorcer cette crise avant qu’elle ne devienne un venin durable.

Le Mali et l’Algérie doivent parler, s’expliquer, se dire les vérités, mais surtout reconstruire la confiance. Pour leurs peuples et pour l’avenir. Il y va de la paix sous régionale et de l’attente entre les deux nations liées par l’histoire et la géographie.

<strong>La Rédaction </strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito : Au Mali, nous avons de la mémoire historique</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-au-mali-nous-avons-de-la-memoire-historique-3102685.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/edito-au-mali-nous-avons-de-la-memoire-historique-3102685.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2024/08/ASSIMI-TEBBOUNE-8.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 14 Apr 2025 11:04:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Essor</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>«Je considère que c’est une crise de trop. Elle engendre une situation extrêmement douloureuse. Les Maliens ont le sentiment d’être trahis par un pays frère avec lequel nous avons écrit lune des pages glorieuses de l'histoire de la libération du continent», a confié l’ancienne ministre et sociologue Aminata Dramane Traoré, hier soir sur le plateau de la télévision nationale ORTM 1, dans |’émission «Questions d’actualité».</strong>

Sa dernière phrase résume l’émoi général au Mali à la suite de l’agression de l’État algérien et de son armée contre un aéronef des Forces armées maliennes dans la nuit du 31 au 1er avril dernier, alors qu’il menait une opération de routine dans l’espace aérien national. L’Algérie a agressé le Mali et mis en péril tout son capital estime que le Mali et ses fils et filles lui vouaient en tant qu’état voisin et frère, lié par l’histoire, la géographie et la culture. Que se passe-t-il dans la tête des dirigeants algériens d’aujourd’hui qui semblent effacer l’histoire, dans une fuite de mémoire qui ne dit pas son nom, cette histoire marquée au fer et au sang de la lutte des Moudjahids (nom donné aux combattants de la libération de l’Algérie) de la libération du sol algérien des siècles de domination et d’exploitation par la France et d’autres empires.

Des Moudjahids qui n’ont jamais perdu de vue le sacrifice de la terre, du sang et d’amour des Maliens et de leurs dirigeants dans la guerre sanglante pour chasser les Français de la terre africaine d’Oran, de Tlemcen, de Tamanrasset, de Sétif ou encore d’Alger la blanche. Ahmed Ben Bella, Houari Boumedienne, Chadli Benjedid, Abdelaziz Bouteflika, tour à tour à la tête de l’Algérie indépendante n’ont jamais oublié la contribution de Modibo Keita, Mahamane Alassane Haïdara, de Seydou Badian Kouyaté, Mamadou Gologo d’Ousmane Ba et autres camarades héros des indépendances africaines et du Mali dans la stratégie d’étouffement des troupes françaises par la zone sud que constituait l’axe Bamako-Gao, en terre malienne, pour le Front de libération nationale d’Algérie que commandait Abdelaziz Bouteflika.

De Modibo Keita à Moussa Traoré, d’Amadou Toumani Touré à Assimi Goita, en passant par Alpha Oumar Konaré, Ibrahim Boubacar Keita, les chefs d’état successifs du Mali n’ont jamais montré une once d’hostilité du pays à l’égard du grand voisin algérien. Ils en ont même fait un médiateur de luxe dans les conflits successifs au nord du Mali. Mais la confiance de notre pays faite au voisin s’est muée en une confiance aveugle qui a failli nous faire perdre notre état, car le médiateur pompier a fini par devenir pyromane.

Les Maliens dans leur ensemble ne comprennent pas que l’Algérie, sortie diplomatiquement du dossier malien à travers le processus de l’Accord de Ouagadougou a été ramenée à la table par le Président IBK qui tenait à ce que le pays frère, médiateur de toujours ne perde pas la main géopolitiquement, dans un esprit de voisinage. Mais voilà, le voisin médiateur, a fait de l’Accord pour la paix et la réconciliation issu du processus de pourparlers inter-Maliens d’Alger (signé le 15 mai et parachevé le 15 juin 2025 à Bamako) son arme fatale et son poison mortel pour mettre le Mali sous l’éteignoir d’un néocolonialisme qui ne dit pas son nom. C’est à cela que le Président de la Transition, Général d’armée Assimi Goïta et ses compatriotes ont dit non. C’est ce qui rend la vie amère à l’Algérie qui décide de rendre encore plus douillet le gîte et le couvert plus argenté aux terroristes qui combattent le Mali.

L’attaque du drone malien est l’expression de l’amertume d’un voisin et médiateur en désuétude, qui ne capte plus le regard attendrissant et attentionné que le Mali et son peuple lui accordaient. Ce Mali et son peuple sont mécontents, choqués du geste inamical d’un voisin et frère et l’ont fait savoir la semaine dernière, de Kayes à Ménaka et partout sur le territoire national. Plus jamais ça, ont dit nos compatriotes en chœur. En attendant que la diplomatie fasse son œuvre.

Alassane Souleymane]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito : Le spectre de la dissolution ou suspension plane sur les partis politiques maliens</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-le-spectre-de-la-dissolution-ou-suspension-plane-sur-les-partis-politiques-maliens-3101879.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/edito-le-spectre-de-la-dissolution-ou-suspension-plane-sur-les-partis-politiques-maliens-3101879.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2022/01/Youssouf-Sissoko-dirpub.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Tue, 08 Apr 2025 01:45:42 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alternance</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Un adage populaire de chez nous ne dit-il pas qu’il n’y a pas deux sans trois ? Après la suspension des activités politiques par les autorités du Burkina Faso et la dissolution des partis politiques du Niger, par un décret pris par le Général Tiani, conformément aux recommandations des assises nationales de ce pays,  les regards sont désormais tournés vers le Mali, troisième pays de l’AES où se joue l’avenir des partis politiques. Les autorités maliennes vont-elles agir par souci d’harmonisation avec les deux  autres Etats de l’AES, comme avaient souhaité leurs partisans en se donnant non seulement un nouveau bail de cinq ans, mais aussi et surtout en dissolvant les partis politiques. Comparaison n’étant pas forcément raison, le cas du Mali nous semble loin d’être le même que celui des  deux autres Etats que sont  le Burkina Faso et le Niger.  Il est évident que les contextes sont différents, car le Mali est sur le point de boucler sa cinquième année de transition et se prépare à mettre en œuvre les recommandations des assises nationales de la refondation. Le pays est doté d’une nouvelle constitution qui complète une Charte de la transition. Donc le pays est bien doté d’un arsenal juridique et politique lui permettant de sortir de la transition afin de signer le retour à l’ordre constitutionnel normal.  Que dire de la durée de la transition que les autorités maliennes avaient souverainement fixé à 24 mois ? Cette période a été mise à profit pour organiser le référendum autour de la nouvelle Constitution. Alors que l’on pensait amorcer le dernier virage après le référendum, c’était sans compter sur la ruse des autorités. En effet, à la veille du scrutin présidentiel les autorités ont pris un décret relatif à un léger report de la présidentielle. L’on est à plus d’un an de ce report et elles n’ont pas daigné sortir pour informer l’opinion des raisons de ce statu quo. Le Mali se trouve aujourd’hui dans une situation de vide juridique, car la Charte de la transition qui est supposée compléter la nouvelle constitution, se trouve aujourd’hui souvent en porte à faux, voire en contradiction avec celle-ci. Donc le Mali est géré aujourd’hui selon l’humeur des princes du jour. Sinon comment comprendre que les autorités qui ont en charge la gestion du pays puissent faire fi de tous les textes, la Constitution qui définit les conditions d’accès au pouvoir, à savoir par la voie des urnes et la charte qui fixe la durée de la transition. Tous les deux cadres juridiques sont violés. Vouloir se donner un nouveau bail de cinq ans préconisé par certains  partisans de la transition  sans passer par le suffrage du peuple est véritablement un blasphème contre la République. Tout comme vouloir prendre une décision allant dans le sens de la dissolution ou même de la suspension des partis politiques ne serait qu’un abus de pouvoir. Dans un contexte d’illégalité et d’illégitimité qui caractérise la transition au Mali, toute décision non consensuelle n’est qu’excès et abus. Donc le dialogue assorti d’un consensus serait gage d’apaisement, de stabilité surtout dans un pays en profonde crise.

Eu égard à la situation très délétère que vit le pays, il revient aux autorités de la transition malienne de préconiser le dialogue et qu’elles soient convaincues que le Mali au regard de son histoire politique ne pourra en aucun cas être comparé aux deux autres pays de l’AES, à savoir le Burkina Faso et le Niger ; qui sont dans les normes fixées par leurs assises nationales. Le Capitaine Ibrahim Traoré du  Burkina Faso en 2024 a été sacré Président du Faso avec un mandat de cinq ans renouvellement et le Général d’armée Abdouramane Tiani a été porté à  la tête du Niger sans élection, après les assises tenues en avril 2025, ces mêmes assises ont fait de lui président de la République du Niger avec un mandat de cinq ans renouvellement, et surtout avec l’autorisation de dissoudre tous les partis politiques. Les autorités de la transition  Malienne qui bouclent leur cinquième année à la tête du pays   ne sauraient plus trouver d’autres prétextes pour se donner un nouveau bail en violation de la Constitution. Pour rappel les élections mettant fin à la transition devraient avoir lieu en 2024 avec comme point d’orgue l’investiture d’un nouveau président le 26 mars 2024. Plus d’un an après c’est toujours silence radio.

<strong>Youssouf Sissoko</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito du lundi  de Sahel Tribune</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-du-lundi-de-sahel-tribune-3101787.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/edito-du-lundi-de-sahel-tribune-3101787.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2025/04/Chiencoro-Diarra-sahel-Tribune.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 07 Apr 2025 11:08:25 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong> </strong>Alors que Bamako enchaîne les incendies sous une chaleur accablante, la grande canicule de 2025 révèle bien plus qu’un simple dérèglement climatique. Entre urbanisation anarchique, infrastructures précaires et absence d’anticipation, le feu devient le miroir d’un avenir que l’on refuse encore de penser. Et si ces flammes étaient, au fond, le signal faible d’une transformation à venir ?

Depuis quelques mois, Bamako suffoque. La ville brûle, littéralement, à intervalles réguliers. Marchés populaires, stations-service, quartiers entiers menacés. Entre janvier et avril 2025, les incendies se sont multipliés. Chaque fois, une même mécanique, un déni initial, une panique contenue, une déclaration officielle, une promesse d’enquête — et l’oubli. Jusqu’au prochain brasier.

<strong>L’avenir n’est pas un prolongement du passé, mais une rupture</strong>

On pourrait croire à un phénomène passager. Un été trop chaud, une série noire. Mais ce serait passer à côté de l’essentiel. Ce que vit Bamako aujourd’hui, d’autres capitales africaines le connaîtront demain. Et ce que l’Afrique vit aujourd’hui, l’Europe — le monde — le subira bientôt. La chaleur extrême, les infrastructures vétustes, l’urbanisation sauvage, la précarité énergétique. Tous les ingrédients d’une catastrophe globale sont réunis. Ils s’additionnent. Ils s’accélèrent.

Il ne s’agit plus de penser les incendies comme des drames isolés. Il faut les comprendre comme les premiers signes d’une transformation profonde du rapport entre les hommes, leurs villes et leur environnement. Car si la chaleur tue, c’est d’abord par notre refus de penser l’avenir.

Nous savons pourtant ce qu’il faut faire. Urbaniser différemment. Repenser l’architecture des marchés et des stations-service. Décentraliser les réseaux d’eau et d’énergie. Numériser les systèmes d’alerte. Réinvestir dans les corps de secours. Planifier. Anticiper. Agir. Bref, gouverner avec la lucidité de ceux qui savent que l’avenir n’est pas un prolongement du passé, mais une rupture.

<strong>Plus qu’un été infernal</strong>

À chaque canicule, le feu nous rappelle que nous vivons dans une société du court terme, où l’on réagit toujours trop tard, faute d’avoir voulu imaginer assez tôt. Et pourtant, tout est là. La technologie existe. Les savoirs sont disponibles. Les moyens ne manquent pas autant qu’on le dit. C’est la volonté politique qui fait défaut. L’audace, surtout. Celle de préférer la prévention au commentaire, le long terme à l’urgence.

Les incendies de Bamako ne sont pas une fin en soi. Ils sont, comme souvent dans l’histoire, un signal faible. Un avertissement. Une injonction à bâtir autrement. À ne pas attendre que tout s’effondre pour enfin se décider à construire durablement.

L’Afrique — le Mali — a l’opportunité unique d’inventer une ville adaptée au climat du XXIe siècle. Pas une copie conforme des cités du Nord, mais un modèle propre, résilient, sobre, anticipateur. Cela suppose une révolution mentale. Et un immense effort collectif.

Ceux qui ne verront dans la grande canicule de 2025 qu’un épisode climatique auront tort. C’est bien plus qu’un été infernal, c’est une ligne de fracture. Entre le monde que l’on subit, et celui que l’on peut encore choisir.

&nbsp;

<strong>Chiencoro Diarra</strong>

<strong>Sahel Tribune</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito : La marche à reculons de la démocratie dans les Etats du sahel</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-la-marche-a-reculons-de-la-democratie-dans-les-etats-du-sahel-3101434.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/edito-la-marche-a-reculons-de-la-democratie-dans-les-etats-du-sahel-3101434.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/08/Youssouf-Sissoko-diroub-Alternance.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 02 Apr 2025 14:14:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alternance</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Sans surprise après le Général Assimi Goita, qui s’est attribué le titre de général d’armée, Président de la Transition, chef de l’Etat de la République du Mali, sans le moindre suffrage du peuple, ce fut le tour du Capitaine Ibrahim Traoré, tout en gardant son grade de capitaine, s’est également autoproclamé Président du Faso avec un mandat de cinq ans renouvelable. Ainsi par effet de contagion et surtout par souci d’harmonisation, le Général Tiani du Niger a imité ses deux prédécesseurs en s’autoproclamant Général d’armée, Président de la République du Niger avec un mandat de cinq ans renouvelable. Comme si cela ne suffisait pas il a pris un décret pour dissoudre tous les partis politiques au Niger. Tous ces actes sont posés en dehors de toute base légale, démocratique et légitime. Par ces gestes les Chefs d’Etat de ces trois pays  viennent de donner un coup de massue à la démocratie. Pour rappel les trois pays de l’AES battent incontestablement un seul  record en Afrique, celui du nombre de coups d’Etat perpétrés par leurs armées. En seulement 60 ans d’indépendance les trois pays totalisent au moins 18 coups d’Etat réussis sans compter les nombreuses tentatives avortées. Le Burkina Faso est en tête de peloton avec 8 coups d’Etat, suivi du Mali et du Niger avec chacun 5 Coups d’Etat. Cette instabilité chronique est incontestablement la cause fondamentale  du retard de développement dans ces trois pays. Elle est la source de tous les maux dont souffre les Etats du sahel, car sans stabilité il n’y aura ni investissements encore moins de progrès économique et social. En effet, les trois pays de l’AES figurent parmi les pays les plus pauvres de la sous-région ouest africaine et du monde,  pourtant ils regorgent d’énormes potentialités économiques ainsi que  de ressources humaines compétentes, mais les coups d’Etat à répétition sont non seulement à la base de leur retard, mais ils y ont freiné la marche démocratique vers le développement et un mieux-être social. Comment ne pas attribuer aux coups d’Etat à répétition la cause fondamentale du sous-développement de ces trois pays que sont le Mali, le Burkina Faso et le Niger ? Il est indéniable que  ce sous-développement ne peut  s’expliquer que par l’instabilité politique chronique, le manque de culture démocratique et surtout par un faible niveau d’alphabétisation des  populations.

Et pourtant dans les années 90, après le sommet de la Baule considéré comme le début de la difficile marche vers la démocratie, la plupart des Etats se sont engagés dans cette voie considérée comme celle du salut pour le peuple. Pour rappel  le vent de la démocratisation a balayé beaucoup de régimes, surtout ceux qui sont issus des coups d’Etat. En effet, pour l’instauration de la démocratie, les trois pays n’ont pas  fait exception à la règle ils s’y sont engouffrés en organisant des conférences nationales souveraines pour adopter la démocratie comme mode de gouvernance, avec son corollaire de multipartisme intégral. En effet, cette démocratie, bien que malmenée et vouée aux gémonies par la soldatesque a pourtant fait rêver les peuples, car elle a permis de jeter les bases d’un développement harmonieux et a garanti les libertés et les Droits de l’homme. Malgré les déviances avérées, la mal gouvernance chronique, la corruption à ciel ouvert, le népotisme qui engendre la culture de la médiocrité, la gabegie financière et surtout l’affairisme à outrance ; la démocratie semble être de loin la plus préférable, car elle est le pouvoir du peuple, par le peuple et pour le peuple. Elle demeure jusqu’à preuve de contraire, l’alternative la plus crédible au pouvoir Kaki qui a pignon sur rue sous nos tropiques. Qu’il soit dit et répété à satiété, il n y a pas d’alternative à la démocratie et les pays de l’AES ne trouveront  leur salut que dans sa sauvegarde et son ancrage,  car  leur  stabilité et leur progrès sont à ce prix.

<strong>Quand les pays Anglophones de la sous-région deviennent des modèles de progrès grâce à la démocratie</strong>

En effet, les pays anglophones à l’instar du Ghana, du Libéria et du Nigéria, ne cessent de donner des leçons de démocratie aux autres pays de l’Afrique de l’ouest surtout ceux francophones, en organisant des élections sans coups férir et en réalisant une alternance pacifique au pouvoir. Ils ont, certes connu des périodes d’instabilité institutionnelle et politique, mais il a fallu faire le choix de la démocratie et de l’alternance pour que ces pays décollent tant sur le plan économique que sur celui du développement. Ils sont considérés comme des pays stables, gages d’une émergence et du progrès. Ces pays ne cessent  d’attirer beaucoup d’investisseurs nationaux comme étrangers.

Pour rappel, le peu de progrès que le Mali a connu est l’œuvre des deux régimes démocratiquement élus, à savoir celui d’Alpha Oumar Konaré et le régime d’Amadou Toumani Touré. Comme pour dire que le salut des peuples de l’AES réside dans l’ancrage de la démocratie. Que l’on soit convaincu d’une chose la démocratie passe de loin comme étant le meilleur modèle de gouvernance sous nos tropiques et pour que  le vaste espace qu’est celui des trois pays sahéliens soit  sécurisé et développé il faut de la stabilité et cette stabilité ne pourra venir qu’à travers la démocratie, qui est le pouvoir du peuple, par le peuple et pour le peuple.

<strong>Youssouf Sissoko</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito : Relecture de la charte, les partis politiques entre division et incohérence</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-relecture-de-la-charte-les-partis-politiques-entre-division-et-incoherence-3100842.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/edito-relecture-de-la-charte-les-partis-politiques-entre-division-et-incoherence-3100842.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2022/01/Youssouf-Sissoko-dirpub.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Tue, 25 Mar 2025 01:28:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alternance</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Nombreux étaient les observateurs de la scène politique malienne à avoir fondé,  de l’espoir sur un grand rassemblement de la classe politique afin de faire des propositions pertinentes et appropriées au gouvernement dans le cadre de la relecture de la charte des partis politiques. En effet, pour une  fois, les partis politiques ont eu une rare opportunité de surmonter  leur division et de donner naissance au grand rassemblement tant espéré  pour non seulement apporter un démenti cinglant aux adversaires de la démocratie qui ont affirmé Urbi et Orbi que les partis ne pourront jamais s’unir, mais aussi et surtout afin de corriger tous les dysfonctionnements, les incohérences, les insuffisances de l’ancienne charte. Cette relecture, au lieu d’être une opportunité pour les partis politiques de recoudre les liens, a plutôt exacerbé la division entre les partis considérés comme soutiens de la transition et ceux qui ne le sont pas et pourtant ils souffrent tous des mêmes handicaps et ont tous les mêmes adversaires. Pourquoi ne pas aller à une union sacrée afin de former un seul bloc et défendre les mêmes valeurs.  En tout cas quel que soit la pertinence des propositions faites par les partis politiques, le gouvernement aura toujours la latitude de se jouer d’eux en surfant bien entendu sur leur division.

S’agissant du fond de la plus part des documents auxquels nous avons eu accès, les propositions tournent entre autres sur le maintien du financement des partis politiques, sur la fin de la transhumance politique, la réduction du nombre des partis par le biais des grands regroupements politiques, L’insertion d’un code d’éthique , la rationalisation des textes régissant les partis politiques en intégrant la loi sur le statut de l’opposition, la tenue obligatoire des instances des partis politiques. Le durcissement des conditions de création de parti politique. S’il y a beaucoup de propositions novatrices dans les différents documents des groupements de partis politiques  que nous avons  eu la chance de feuilleter, les tares qui sont à la base du rejet des partis politiques par l’opinion n’ont pas été traitées à hauteur de souhait. A titre d’exemple la promotion du militantisme fait cruellement défaut au sein des partis politiques, ensuite la réduction du poids de l’argent dans les choix des dirigeants et autres candidats aux différents postes électifs, ne semble pas être une priorité des partis politiques. Au sein des partis politiques au Mali, les plus adulés ne sont pas forcément les militants convaincus ou cadres valeureux, compétents et intègres, mais les plus offrants, ceux qui ont le portefeuille plein à craquer, en faisant fi de l’éthique et de la morale. C’est pourquoi les partis sont envahis par des opérateurs économiques sans scrupules qui font des partis politiques auxquels ils adhèrent, des marches pieds pour faire prospérer leurs business. Enfin la formation des militants de la base jusqu’au sommet afin qu’ils soient des bons cadres tant sur le plan de la compétence que de l’intégrité morale, semble être reléguée au second plan, alors même que cet aspect devrait être l’une des priorités des partis politiques, surtout ceux qui aspirent à gérer le pays. Si tant est que les partis politiques ont un rôle d’utilité publique, ils doivent s’atteler également à la formation citoyenne et à l’éducation aux bonnes mœurs.

En somme, Il faudrait certainement attendre que les leaders politiques sortent de leurs égos surdimensionnés, de leurs ambitions démesurées, des dissensions inutiles, des querelles intestines malveillantes, de la chasse effrénée aux strapontins,  pour que la classe politique malienne retrouve toutes ses lettres de noblesse. En attendant ce moment, ils seront pris en étau entre une opinion qui la trouve corrompue et des militaires ambitieux au pouvoir qui veulent l’étrangler à coups de dénigrements et par le biais de propagandes  médiatiques malveillantes toutes choses qui leur permettront d’assouvir leurs desseins machiavéliques de conservation du pouvoir.

<strong>Youssouf Sissoko </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Édito: L’orpaillage et l’éboulement social silencieux de l’école</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-lorpaillage-et-leboulement-social-silencieux-de-lecole-3100706.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/edito-lorpaillage-et-leboulement-social-silencieux-de-lecole-3100706.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2024/01/eleves-ecole.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 24 Mar 2025 11:27:25 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Essor</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Lors de la session du Conseil des ministres du 5 mars dernier, le Président de la Transition, le Général d’armée Assimi Goita est lui-même monté au créneau, et avec le gouvernement, il a eu la main lourde pour freiner les affres de l’exploitation minière artisanale, à la suite des évènements douloureux survenus à Danga (Cercle de Kangaba) et Bilalikoto (Cercle de Kéniéba).</strong>

L’on s’en souvient, ces drames ont endeuillé des dizaines de familles avec plusieurs victimes féminines. Parmi les mesures prises ce jour, on notait l’abrogation d’actes de nomination de responsables administratifs locaux, la suspension de permis d’exploitation de mines artisanales octroyés à des personnes étrangères ainsi que le lancement de la procédure de dissolution de la Commune de Dabia.

L’or, qui fait la gloire économique de notre pays, autant dans le passé qu’aujourd’hui, apporte également son lot de tristesse comme l’attestent les évènements évoqués plus haut. Pas que. Il y a les évènements qui font du bruit comme les éboulements de sites miniers aurifères, avec leur chapelet de morts et de blessés. Il y a aussi les conséquences silencieuses comme le montre notre reportage à Koflatié, à lire dans ce numéro.

À Koflatié, dans le Cercle de Kangaba, où s’est rendue notre équipe de reportage, les responsables administratifs, scolaires, des notabilités et chefs de famille se désolent du poids de l’orpaillage sur le système éducatif. Ici, ce sont des salles de classes de plus en plus vides, des scolaires drainés par leurs familles sur les sites d’orpaillage qui pullulent le cercle. Les chiffres sont effarants : 29.465 élèves ont abandonné l’école au niveau premier cycle, avec un taux d’abandon scolaire qui atteint la moyenne de 65% depuis 2003 pour les enfants âgés de 11 à 16 ans.

L’orpaillage artisanal très faiblement règlementé dans notre pays n’apporte pas que le bonheur au rythme de quelques onces découvertes et tamisées avec les moyens du bord. Chaque pépite découverte apporte par la main gauche quelques francs dans la famille mais détruit par la main droite un bras valide ou un futur cerveau pour le terroir ou la nation. Ce que nous appellerons un éboulement social silencieux de l’orpaillage traditionnel mérite une main encore plus lourde par nos hautes autorités pour sauver l’école dans ces parties de notre pays.

Car il s’agit des enfants, le Mali de demain, ceux pour qui la souveraineté est âprement défendue et qui vaut à notre Confédération AES de compter sur la carte diplomatique africaine et mondiale. L’on sait, le Président de la Transition soucieux de la condition des enfants et des jeunes. Ce signal de Koflatié mérite d’être vite capté, car en plus du manque chronique d’enseignants et de salles de classes pour lequel les solutions sont en train d
’être recherchées chaque an, la déperdition scolaire par le fait de l’orpaillage, vient enfoncer le doigt dans la plaie.

Le Code minier malien définit l’orpaillage comme «l’activité à petite échelle consistant à récupérer l'or contenu dans les gîtes primaires, alluvionnaires et éluvionnaires à l'intérieur d'un couloir d'exploitation artisanale par les procédés manuels associant des équipements rudimentaires, sans utilisation de produits chimiques, qui peut être indifféremment appelée orpaillage traditionnel ou orpaillage artisanal ou manuel, le tout désignant la même activité exercée dans un couloir d'exploitation artisanale».

C’est dire que cette activité qui relève de la nuit des temps a évolué et donne lieu à l’utilisation de plus en plus de produits chimiques pour mimer l’exploitation industrielle, plus encadrée et plus maitrisée, qui protège le mineur. La réalité est amère : dans l’orpaillage, la mère et l’enfant allant chercher leur pitance finissent par trouver la potence. Cela se passe sous nos yeux. Au passage, l’on peut aussi évoquer le péril bleu de l’orpaillage sur nos cours d’eau à travers le dragage, comme l’a rappelé le Premier ministre, le Général de division Abdoulaye Maiga, samedi dernier, lors de la cérémonie commémorative de la journée mondiale de l’Eau.

En dépit d’un Code minier assorti d’un Code du contenu local tous ambitieux et novateurs, l’orpaillage attend depuis des lustres à être encadré pour mieux profiter aux exploitants. Et pourtant les chiffres sont éloquents : la production nationale est estimée à 71 tonnes d’or, en 2019, dont 65,1 tonnes pour la production industrielle. En terme d’encadrement, la Chambre des mines attend toujours des pouvoirs publics un cadre réglementaire pouvant mener le secteur vers une organisation en coopératives comme c’est le cas au Pérou et dans d’autres pays où l’or compte parmi les ressources minières essentielles.

Il y a Koflatié, Danga, Bilalikoto et que dire des zones du Nord où une ruée vers l’or se développe au gré des sites découverts ? N’tahaka, Kidal, Tinzaoutène et leurs systèmes scolaires déjà en proie à l’hydre terroriste devraient être résilients pour éviter l’éboulement social silencieux de Koflatié. Dont ils doivent tirer tous les enseignements.

<strong>Alassane Souleymane</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Éditorial : Les taxes entre débats oiseux et préoccupations légitimes</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-les-taxes-entre-debats-oiseux-et-preoccupations-legitimes-3099723.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-les-taxes-entre-debats-oiseux-et-preoccupations-legitimes-3099723.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/09/Amadou-NFa-DIALLO.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 17 Mar 2025 10:48:17 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le National</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Jouons au départ, puis à l’arrivée, à faire peur au général d’Armée Assimi Goïta. Mais peut-on vraiment effrayer un soldat qui a passé vingt ans sur les théâtres d’opérations, qui a pris dans ses jambes des éclats de grenade, qui a affronté la mort à des dizaines de fois, dans les oreilles de qui, dit-on même, “les balles sont rentrées pour sortir par son front ?”. Paroles d’ancien combattant exprimant dans la belle mélodie d’Idrissa Soumaoro pour dire que ceux qui ont guerroyé pour le salut de la patrie ne seront point des anonymes et qu’il faut les respecter toujours. Mais il n’est pas niable que les héros partagent la gloire avec tous ceux qui ont eu souci de la patrie. L’heure n’est donc pas à “un qui se cache dans la peau du fauve que nous avons tué ensemble pour faire peur aux autres”. Tel est, au pied du monument de l’Indépendance à Bamako et partout au Mali le dilemme auquel nous faisons face, tous, sans exception, à cause des désormais fameuses taxes sur les opérations de téléphonie mobile et autres comme Internet. Il est évident qu’aucun pays ne peut se développer sans la fiscalité qui est parfois douloureuse, mal cancéreux si la mise en œuvre n’est pas correcte. Tous les citoyens doivent payer, c’est certain, pour la prise en charge des besoins du pays, dont certains sont à la fois impératifs colossaux. “Sinon, on sera toujours sous la domination des dettes extérieures et, donc, dans la dépendance permanente”, attire notre attention l’aîné FL, ancien haut fonctionnaire à la présidence de la République. Mais il importe peu d’avoir son expérience et sa stature pour opiner sur les Nouvelles qui demeurent entre des débats forcément oiseux par ces temps et des préoccupations légitimes. Telle petite vendeuse d’orange déambulant sous le soleil ardent dans les rues à son idée, tel apprenti menuisier qui doit nécessairement transférer un minimum de 1000 FCFA à sa mère vivant péniblement au village a aussi la sienne sur la question.

Or, il n’est pas niable que les taxations ont été rendues effectives à la hussarde, pour ne pas dire à la force des baïonnettes, en un petit mois, entre le conseil des ministres du 05 février et le 05 mars, avec des justifications déroutantes. Il a été d’abord prétendu que les Nouvelles taxes serviront à régler, pour de bon, devrait-on comprendre, le problème énervant du courant. Puis des terminologies savantes sont venues au secours pour expliquer que les produits récoltés serviront à financer des infrastructures indispensables à la souveraineté. Dans cette évolution des arguments qui ne procèdent pas d’un simple glissement sémantique, on a oublié de tenir compte du timing, canevas inhérent à toute action de gouvernance. Or, celui-ci a été des plus mauvais. Par le passé, et c’est d’ailleurs la bonne attention observée partout ailleurs, en tout cas dans nos pays musulmans, on évite toute hausse de taxes à la veille et pendant le ramadan, qui est une période de hausse des prix pour les ménages, voire d’enchère. La piété dont le monde se prévaut a été aussi blessée quand on en est venu à annoncer que les taxes sur l’alcool (dont ne parle plus d’ailleurs) rapportent 62 milliards de francs CFA au Budget national. De l’eau dans le moulin des rigoristes qui ont ironies sur une prochaine taxation des maisons closes, voire de la drogue puisqu’on a déjà vu dans notre pays un ministre, général des Forces Armées nationales, autoriser par ordonnance la culture cannabis, sous un prétexte farfelu bien sûr. Et nous voici à nouveau en pleine saison des ordonnances. Que sont-elles ? On définirait qu’une Ordonnance (code des impôts) ne peut agir que pour la taxe créée par le législateur car les taxes sont faites pour l’efficacité’ équité. Il s’y ajoute qu’il y a eu un manque de communication et de sensibilisation préalable, comme si l’on croyait que le peuple était carrément anesthésié et donc incapable du moindre frémissement… Il importe, à ce stade, puisque nous ne voulons point être coupable de trahison contre le Président de la Transition, de lui administrer quatre uppercuts. Le Commandant Toumba de la Guinée nous a enseigné la technique. Se précipiter sur lui pour dégager son arme (nous savons où il le place d’ordinaire, le maîtriser contre la tentation d’écouter les seules sirènes des pêcheurs en eau trouble, le maîtriser et enfin le sauver de cette malheureuse situation. Action ! 1- A Amadou Hampâté Bâ qui lui demandait pourquoi l’on voit la plus petite faute d’un chef, son maître Thierno Bocar Salif Tall répondit : “Parce que, mon ami, la gravité de toute faute commise par un chef temporal ou religieux est proportionnelle à la superficie de son pays. L’efficacité n’est multipliée par la densité des habitants de cette chefferie…, multipliée encore par le poids de la faute et augmentée de l’exagération des conteurs ambulants. Le tout est majoré du volumineux poids de la crédulité des masses… les conséquences de nos fautes se mesurent à la hauteur de notre rang social, d’une part, et de notre situation personnelle à l’instant de la faute, d’autre part. Plus notre rang social est élevé et notre situation honorable, plus l’abîme de notre chute sera profonde et plus violente notre asphyxia morale et publique”. 2- A la veille d’une campagne électorale pour la présidentielle après un moment vécu au Congo Presque pareil à nos années 2018 à 2020, le Président, général Sassou Nguesso, a publié un livre : “La manguier, le fleuve et la souris”. Il y écrit : “Le pouvoir, quand on vous le confie, est une chose étrange. Il peut décupler vos forces, vous éblouir, vous rendre fou ou, au contraire, terriblement pessimiste. Il peut même rendre intelligent, on l’a vu ! Mais, qui que vous soyez et quoi vous fassiez, il vous met face à vous-même. Sans pitié. Certains grands hommes s’y révèlent, d’autres y échouent, mais quel que soit le résultat de votre action politique, vous resterez, en dernier ressort, l’ultime responsable…” 3- Un général, qui avait à peine 20 ans le jour de la Révolution française de 1789, devenu Empereur à moins de 40 ans, Napoléon Bonaparte il se prénomme, a dit : “Le péril vient au moment du triomphe”. Corps à corps terminé.

<strong> </strong>

<strong>Amadou N’Fa Diallo</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Édito : Une paix sociale fragile !</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-une-paix-sociale-fragile-3099699.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/edito-une-paix-sociale-fragile-3099699.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2018/01/Tiemoko-Traore-1.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 17 Mar 2025 01:27:45 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pouce</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Les Maliens s'insultent à longueur de journée à travers les réseaux sociaux. Des injures de toutes sortes qui devraient inquiéter car, cela montre que les gens se haïssent les uns les autres et trouvent les moyens de le laisser transparaitre. Cela n'est pourtant pas dans la culture malienne qui s'appuie sur les valeurs de respect, de courtoisie et surtout de modestie. Mais les crises actuelles sont en train de détruire toute ces valeurs. La destruction de ces valeurs fondamentales, fragilise notre société et l'expose à d'autres fléaux. Les réseaux sociaux constituent désormais l'arène où on règle ses comptes. On s'insulte, on se dévalorise, on dévalorise, on stigmatise. Bref! Si l'on ne prend garde en prenant des dispositions radicales visant à mettre fin à ces dérives langagières, on court le risque d'installer dans les cœurs et les esprits, la haine, la rancœur, l'irrespect...Et ce sont là les germes qui poussent à la guerre civile. Nous devons chacun et tous œuvrer pour une paix sociale durable profitable à tous. Et la bonne éducation est la clé pour y arriver.

<strong>El Hadj Tiemoko Traoré</strong>

&nbsp;

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito :  Un autre 08 mars célébré avec faste !</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-un-autre-08-mars-celebree-avec-faste-3098971.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/edito-un-autre-08-mars-celebree-avec-faste-3098971.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2018/01/Tiemoko-Traore-1.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Tue, 11 Mar 2025 01:37:27 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pouce</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Les 08 mars passent et se ressemblent tous. Il s'agit bien sûr de la célébration du 08 mars en hommage aux vaillantes femmes qui ont lutté pour faire valoir la l'égalité des droits, de tous les droits. Loin d'être du folklore, il s'agit d'un engagement pour la dignité des femmes.

Dans cette lutte, des femmes ont montré leur engagement et leur détermination pour que la cause féminine soit entendue et défendue sur la base du sacro-saint principe de légalité des droits. Pour leur rendre hommage et pour se rappeler les causes justes de cette lutte, chaque année, la journée du 08 mars est célébrée.

Au fil du temps et dans certains pays comme le Mali, cette journée est assimilée à une fête qu'il faut célébrer avec faste, parures à l'appui. Du coup, le pagne du 08 mars paraît plus important que l'idéologie que la journée défend. Et c'est très regrettable que cette journée soit réduite à de simples festivités exhibitionnistes qui réduit la chose à de simples spectacles.

Les critiques ont beau être portées, rien ne change si ce n'est le thème pimpant qui varie depuis. Dans le fond, c'est bien une fête exhibitionniste de modèles de couture et de coiffure extravagante. Vive le 08 mars et bonne fête à toutes nos femmes.

<strong>El Hadj Tiemoko Traoré</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito : Des taxes de trop qui asphyxient le peuple</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-des-taxes-de-trop-qui-asphyxient-le-peuple-3098920.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/edito-des-taxes-de-trop-qui-asphyxient-le-peuple-3098920.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/08/Youssouf-Sissoko-diroub-Alternance.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Tue, 11 Mar 2025 00:05:08 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alternance</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Le Gouvernement malien est passé à l’acte ce mercredi 5 mars 2025, en appliquant les nouvelles taxes sur les télécoms et le mobile money. Pour rappel ces mesures devraient être mises en application depuis le 19 février, mais  elles ont été reportées pour des raisons techniques au 28 du même mois avant d’être finalement appliquées véritablement le mercredi 5 mars 2025. Cette décision d’imposer des nouvelles taxes est  la plus controversée, la plus impopulaire et a suscité des vives réactions de la part de nombreux citoyens maliens, qui disent ne pas comprendre comment un peuple qui broie déjà du noir, privé des services sociaux comme l’eau, l’électricité, les denrées alimentaires de première nécessité, puisse encore subir d’autres injustices sociales ? Comment dans un pays où les gouvernants ne sont pas capables de donner le bon exemple en se privant de certains avantages, c’est encore au peuple de payer le prix fort. Ce peuple martyrisé, tyrannisé, qui  manque jusqu’au minimum vital et ne sait plus à quel saint se vouer est aujourd’hui abasourdi. Fataliste, impuissant devant l’éternel, il ne s’en remet qu’à Dieu et en attendant ce coup de grâce céleste les autorités se la coulent douce en étant indifférentes au triste sort du peuple qu’elles sont censées défendre, voire servir.

Comment ne pas s’indigner de l’application de ces nouvelles et exorbitantes taxes qui s’appliquent sur les services de télécommunications et de mobile money, particulièrement les recharges téléphoniques et les transactions financières via orange money, Moov money et d’autres réseaux de transactions mobile qui impactent directement la vie de millions de maliens.  Désormais une contribution de 10 % est prélevée sur toutes les recharges de crédit qu’elles soient effectuées par la voie des distributeurs de cartes de recharge ou encore par la voie des services de mobile money. Pour une recharge de 1000 F CFA l’on ne sera crédité que de 900 F CFA. Déterminé à asphyxier  un peuple déjà durement éprouvé le gouvernement a imposé un autre prélèvement de 1% applicable sur toutes les opérations de retrait d’argent via les plateformes de mobile money. A titre d’exemple si avant cette décision les frais d’envois de 10 000 F CFA faisaient seulement 100 F CFA, ce tarif a été doublé donc ils font désormais 200 F CFA avec une part égale entre l’Etat et l’opérateur téléphonique. Si officiellement ces fonds sont destinés à alimenter les caisses de l’Etat  en vue de la réalisation des infrastructures de base et de développement social, nombreux sont les citoyens et observateurs qui pensent qu’ils prendront d’autres directions, d’où leur ras-le bol. Sinon en dépit du contexte difficile dans lequel vit le Mali, son résilient peuple  est prêt à mettre la main à la poche pour débourser de l’argent, mais sa légitime inquiétude est qu’il n’est pas sûr que cet argent soit utilisé à bon escient. Surtout qu’il y a un précédent fâcheux, celui relatif à une contribution citoyenne demandée par les autorités d’alors pour soutenir l’effort de guerre, jusqu’à ce jour très peu de communication a été faite autour de ces fonds que le contribuable a volontairement déboursé pour soutenir son armée. A cela il faudrait ajouter le manque d’exemplarité et de redevabilité des autorités, toutes choses qui agacent les citoyens et leur font douter de l’utilisation qu’elles en feront.

En somme, Cette décision aussi impopulaire qu’elle puisse être, pouvait être admise par  les citoyens si ces derniers avaient  la certitude qu’elle contribuera à réaliser  véritablement des infrastructures  sociales et de développement pour le bien être du citoyen malien. Mais eu regard au comportement des gouvernants, à leur manque d’exemplarité, de redevabilité, de rigueur, de transparence, bref le déficit de gouvernance vertueuse qui caractérise le régime fait que les citoyens n’ont plus confiance en leurs autorités, c’est pourquoi beaucoup  expriment  leur opposition à cette décision inique d’imposer de nouvelles taxes aux  pauvres citoyens maliens.

<strong>Youssouf Sissoko</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito :  EDM, tenez votre promesse, c’est une dette…</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-edm-tenez-votre-promesse-cest-une-dette-3098639.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/edito-edm-tenez-votre-promesse-cest-une-dette-3098639.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/02/Gaoussou-Traore.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 07 Mar 2025 15:21:31 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Il n’est un secret pour personne  que de nombreux quartiers de Bamako  sont fournis avec moins de six heures de courant par jour. Pour pallier le problème, à court et moyen terme, le  chef de l’Etat, Gal  Assimi Goïta, s’est engagé, le 31 décembre, pour  favoriser une amélioration de  la fourniture de l’électricité. <em>Afin de donner une âme à la déclaration présidentielle, le  nouveau   ministre de l’Energie et de l’Eau </em>Boubacar Diané<em>, en compagnie du DG de l’Energie Du Mali (EDM), Abdoulaye Djibril Diallo, a  solennellement  annoncé  devant  les medias,  un programme d’alimentation électrique de 19 heures par jour durant tout le mois de Ramadan. Qui est dénommé  </em>« Plan Unique ». <em>Par la grâce d’Allah, ce mois béni est arrivé  depuis quelques jours. Mais l’application du  « Plan Unique » de l’EDM n’est pas perceptible dans de nombreux quartiers de la ville des trois caïmans.  </em>

Eh oui, nous sommes au 5è jour de mois de Ramadan, mais  beaucoup de maliens,  constatant  le statuquo,   commencent à douter  que   les responsables  actuels  soient vraiment capables  de concrétiser  leurs promesses. <em>Ces  nombreux  consommateurs du courant électrique  de l’unique société de distribution  du pays  demeurent insatisfaits. Néanmoins,  ces maliens  espèrent  aussi  que la promesse sera in fine et dans un bref délai  tenue  par le ministre de l’Energie et le DG de l’EDM. </em>Cela, même s’ils  se rappellent   que  les responsables successifs en charge de la fourniture du courant électrique au Mali,  n’ont de cesse eu à faire  des promesses non tenues aux consommateurs maliens. De sorte que,  jusqu’à l’heure actuelle, aucun plan de délestage  n’a été respecté à la lettre.

Pourtant, vu la solennité des propos tenus par l’actuel ministre,  une majorité de maliens avaient espéré  sur une distribution optimum ce mois de Ramdam, à défaut des 19 heures promises, tant  cette ressource  est cruciale pour   leurs entreprises et  leurs ménages. Encore que  pendant le mois de Ramadan,  l’accès à l’électricité est fortement demandé. Les maliens  tiennent encore sur leur pari, surtout  en ces moments de canicule. Mais peut-on encore espérer  que le ministre de l’Energie et le DG de l’EDM arrivent in fine  à tenir  leur promesse ? Il  vaut  mieux  rester  positif. Le mois de Ramadan ne vient que de commencer.  Certainement qu’il y a encore des ajustements à opérer.

Toutefois, il  est  nécessaire de rappeler à nos responsables en charge de la fourniture d’électricité que  la promesse  est  universellement définie comme une formule solennelle  par laquelle nous nous engageons à faire ce que l’on dit, à tenir notre propre parole par laquelle nous augmentons  nos forces  puisque, grâce à elle, nous espérons que nos paroles auront plus de poids.  En raison de la gravité  de cette assertion,  une sagesse nous enseigne même  que : <em>« Il vaut vieux se taire et être traité de tous les noms que de promettre  ce que l’on  n’est pas sûr  de pouvoir tenir ».</em>  En d’autres termes, une promesse est une dette qu’il faut payer quoi qu’il arrive. Alors  EDM, tenez votre promesse, car les hôpitaux, universités, entreprises et ménages dépendent de votre distribution  d’énergie !

&nbsp;

<strong>Gaoussou Madani Traoré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito, Femme et Culture : Gardienne de l’héritage, artisane de l’avenir</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-femme-et-culture-gardienne-de-lheritage-artisane-de-lavenir-3098504.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/edito-femme-et-culture-gardienne-de-lheritage-artisane-de-lavenir-3098504.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2025/03/Femme-et-Culture.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 07 Mar 2025 10:45:15 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Essor</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Elle est mémoire et transmission, souffle et création, racine et renouveau. La femme, dans la culture, n’est pas une simple figure d’ombre ou une muse passive. Elle est la gardienne du temps, celle qui porte en elle les échos des ancêtres et les promesses des générations à venir.</strong>

Dans la culture malienne, elle est à la fois la sève et le fruit, la voix et l’écho, la force discrète qui tisse les fils de l’identité collective sans toujours recevoir la reconnaissance qui lui est due.
Le 8 mars s’impose comme un moment de réflexion, une pause dans le tumulte du quotidien pour regarder en face ce qui a été construit, ce qui a été ignoré, ce qui reste à conquérir. Quelle place accorde-t-on aux femmes dans la culture ? Quels rôles leur attribue-t-on ? Sont-elles célébrées à leur juste valeur ou restent-elles cantonnées à un second plan, là où l’histoire les relègue trop souvent ?

Chez les griots qui portent la mémoire des royaumes et des lignées, la voix féminine résonne avec la même puissance que celle des hommes. Elle conte, elle chante, elle sublime. Pourtant, combien de ces femmes ont été oubliées alors qu’elles ont façonné les récits, transmis les traditions, perpétué les valeurs ? Dans l’artisanat, elles ont sculpté, tissé, modelé des œuvres qui racontent l’histoire du Mali, mais leurs mains sont restées anonymes. Dans la musique, elles ont chanté l’amour, la douleur, l’espoir, portant à travers les âges des mélodies qui traversent le temps, mais leurs noms ne sont pas inscrits en lettres d’or dans les annales de la mémoire collective.

Et pourtant, elles sont là, partout, dans chaque expression culturelle, dans chaque forme d’art, dans chaque fragment de patrimoine. Elles sont les mères qui, au coin du feu, enseignent les contes et légendes, celles qui transmettent aux enfants les proverbes, ces petites sagesses enrobées de mots qui guident des vies entières. Elles sont ces femmes qui façonnent les tissus bogolan, imprimant sur le coton l’histoire d’un peuple. Elles sont ces voix qui, dans les cérémonies, rappellent le sens profond des rites et des traditions, veillant à ce que l’essence de la culture ne se perde pas dans l’oubli.

Mais dans un monde en perpétuel mouvement, où la modernité bouscule l’héritage, où la globalisation tend à uniformiser les expressions artistiques, la question demeure : donne-t-on aux femmes la place qu’elles méritent pour porter la culture vers l’avenir ? Ne sont-elles pas, trop souvent, réduites à des rôles assignés, alors qu’elles ont tant à offrir en tant que créatrices, innovatrices, visionnaires ?

Les traditions sont précieuses, mais elles ne doivent pas être des chaînes. Il est temps de reconnaître la femme, non seulement comme une héritière du passé, mais aussi comme une actrice de la modernité culturelle. Son rôle ne se limite pas à préserver ce qui a été, mais aussi à inventer ce qui sera. Elle est poétesse et cinéaste, danseuse et écrivaine, sculptrice et metteuse en scène. Elle est l’architecte d’une culture qui ne se contente pas de survivre, mais qui respire, qui évolue, qui s’adapte.

Si l’on veut célébrer la femme dans la culture, il faut lui donner les moyens de créer librement, d’exister pleinement dans tous les espaces où se fabrique l’identité d’un peuple. Il faut la voir, l’écouter, l’admirer, non pas comme une exception, mais comme une évidence. Il faut briser ces murs invisibles qui limitent sa reconnaissance, encourager les jeunes filles à rêver d’une carrière dans les arts, à croire que leur voix a de la valeur, que leurs histoires méritent d’être racontées.

Le 8 mars ne doit pas être qu’un hommage passager à celles qui ont marqué la culture d’hier, mais une promesse faite aux femmes de demain. Une promesse que plus aucune d’entre elles ne sera effacée des récits, que plus aucun de leurs talents ne sera étouffé par des carcans invisibles, que leur place ne sera plus jamais questionnée. Car une culture qui oublie ses femmes est une culture incomplète, amputée de sa propre essence. Et une culture où les femmes brillent, où elles créent sans entrave, où elles osent sans crainte, est une culture vivante, vibrante, immortelle.

Mariam A. TRAORÉ

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito : La seule honnêteté intellectuelle à rendre fidèlement compte  suffit&#45;elle pour une bonne charte ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-la-seule-honnetete-intellectuelle-a-rendre-fidelement-compte-suffit-elle-pour-une-bonne-charte-3097927.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/edito-la-seule-honnetete-intellectuelle-a-rendre-fidelement-compte-suffit-elle-pour-une-bonne-charte-3097927.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/08/Youssouf-Sissoko-diroub-Alternance.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 03 Mar 2025 17:03:11 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alternance</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Le Président de la commission de rédaction de la Charte pour la paix et la réconciliation, l’ancien premier ministre Ousmane Issoufi Maiga, face au gouvernement a rendu fidèlement compte des propositions faites par les forces vives de la nation pour une véritable réconciliation. La première proposition est venue du CNT qui a demandé la tenue d’un référendum pour l’adoption de la Charte  pour lui donner  plus de légitimité, ensuite ce fut le tour de la classe politique  de venir  énoncer plusieurs  prérequis, à savoir : l’instauration de la stabilité politique, le retour à l’ordre constitutionnel normal, le respect scrupuleux des libertés individuelles et collectives. La classe politique a également demandé d’assurer la régularité de l’octroi aux partis politiques de l’aide financière inscrite au budget de l’Etat, de mettre fin à la campagne en cours de dénigrement des partis politiques, la libération de tous les détenus politiques et d’opinions et le retour des exilés. Quant à la presse, elle n’était pas en reste   et  a demandé une décrispation du climat entre elle et la haute autorité de la Communication, la HAC, accorder plus d’attention aux griefs émis par la presse contre le gouvernement, comme entre autres la non allocation de l’aide à la presse depuis cinq ans, la non prise en compte de la presse dans les œuvres sociales du Président de la transition, elle constate qu’on accorde peu d’attention aux journalistes victimes de l’insécurité et la non finalisation de la convention collective de la presse. Ces propositions sont entre autres celles qui ont été soumises à l’appréciation du gouvernement.

Le Président de la Commission de la Rédaction de la Charte pour la paix et la réconciliation qui s’est vu dans une obligation morale de rendre fidèlement compte des propositions a joué son rôle.  En effet, ces propositions  semblent être des préalables pour une participation ou tout au moins une acceptation par les forces vives de la nation, des conclusions qui seront issues des concertations et contenues dans le rapport final. La question que l’on est en droit de se poser est celle de savoir si ces propositions ne seront pas des prêches dans le désert. Légitime question surtout quand on sait que le modus operandi semble être le même que le Dialogue inter maliens. De bonnes propositions, des discours théoriquement convaincants, comme au Dialogue inter maliens dont les conclusions se sont résumées  à l’ouverture d’une fenêtre permettant au Président de la transition d’être candidat à la présidentielle, à l’élévation des cinq colonels qui ont fait le coup d’état au grade de général et à la prolongation de la transition jusqu’au retour de la sécurité dans le pays. En tous les cas en faisant l’évaluation de la mise en œuvre des recommandations du Dialogue inter maliens on ne peut retenir que ces quelques points sus énumérés. Les mêmes causes ne vont-elles pas produire les mêmes effets ? Tout porte à croire que le grand éléphant annoncé arrivera avec un pied cassé, car nombreux sont aujourd’hui les acteurs qui ne se reconnaissent pas dans cette charte, soit parce qu’ils n’ont pas été associés, soit parce qu’ils ont été exclus sciemment, ou  pour d’autres raisons. Certains grands partis figurent parmi les opposants à la charte, ensuite les groupes armés rebelles qui n’ont pas été conviés ou du bout des lèvres et enfin certaines associations de la société civile, tous ces acteurs majeurs voire indispensables pour une véritable réconciliation ne se sentent pas concernés par la charte pour la paix et la réconciliation.

En définitive, l’absence, sinon le rejet de la charte pour la paix et la réconciliation par certains acteurs politico-sociaux  ne fera-t-elle pas de cette  initiative un autre grand rendez-vous manqué ?  Faudrait-il croire que le Dialogue Inter maliens dont l’aboutissement était la rédaction d’une charte pour la paix et la réconciliation, serait un forum de plus, ou un forum de trop car non inclusif, donc non participatif ? Donc toute initiative s’inspirant du dialogue inter maliens est déjà mort-née.  Comme pour dire au Président de la Commission de rédaction de la Charte pour la paix et la réconciliation, l’ancien PM Ousmane Issoufi Maiga que sa seule volonté politique, son honnêteté intellectuelle, encore moins sa bonne foi ne suffisent pas pour donner à la charte le cachet consensuel, inclusif et participatif souhaité.

<strong>Youssouf Sissoko</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito : Jeûner pour la paix et la cohésion sociale !</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-jeuner-pour-la-paix-et-la-cohesion-sociale-3097804.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/edito-jeuner-pour-la-paix-et-la-cohesion-sociale-3097804.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2018/01/Tiemoko-Traore.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 03 Mar 2025 01:15:58 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pouce</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[C'est le mois béni du jeûne religieux. Musulmans et Chrétiens, vont entamer ensemble une cure spirituelle qui devrait leur rendre purs avant d'adresser leurs prières à Dieu.  Avec un léger décalage, Musulmans et Chrétiens vont toutefois jeûner ensemble durant ce mois de Ramadan pour les musulmans et carême pour les chrétiens. L'objectif est le même : rendre purs le coeur et l'esprit. La foi fonde la société et lorsqu'elle est d'ordre religieuse, elle rapproche les individus et finit par être un guide pour tous. Au Mali, la cohabitation pacifique entre les religions, est un gage de stabilité. Une richesse inestimable car, ailleurs, sous d'autres cieux, le sang coule tous les jours et le pays ne connait aucun bonheur. Au Mali, nous ne vivons pas cette extrémité mais nous devons nous en prévenir. Ce que font les plus hautes autorités du pays qui ne font aucun amalgame sur ce sujet pour qu'il soit suffisamment clair dans l'esprit de chaque citoyen.  Un Peuple - Un But - Une Foi. C'est la devise du Mali qui reflète cette foi commune en un seul Dieu, unique, créateur de tout l'univers. Nous avons le même destin, nous sommes reliés par la même histoire, nous devons donc continuer à construire, bâtir ensemble. Ce mois béni d ramadan voire de carême a été toujours une occasion pour le peuple malien, dans sa diversité culturelle et religieuse, de se replier sur soi pour réfléchir à un meilleur avenir commun.  Nous reconnaissons en ces moments, nos faiblesses humaines et nous adressons à Dieu pour qu'il nous aide à purifier nos coeurs pour être dignes de lui.  Pardon, amour, solidarité, entraide...sont les maîtres mots de ce mois. Qu'il soit béni pour tous et nous aide à nous rapprocher de la paix véritable. Le Mali en a besoin.

Bon mois de carême à tous, musulmans et chrétiens et  ceux qui sont dans d'autres obédiences religieuses !

Béni soit ce mois qui consacre la ferveur de la foi chez les croyants ! Qu’Allah SWT agrée toutes nos prières et fasse rémission de nos péchés !

<strong>El Hadj Tiémoko Traoré  </strong>

<strong> </strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito : La tenue des élections reste la seule alternative pour éviter le chaos  au Mali</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-la-tenue-des-elections-reste-la-seule-alternative-pour-eviter-le-chaos-au-mali-3096950.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/edito-la-tenue-des-elections-reste-la-seule-alternative-pour-eviter-le-chaos-au-mali-3096950.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2022/01/Youssouf-Sissoko-dirpub.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Tue, 25 Feb 2025 08:05:47 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alternance</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[La transition malienne s’achemine vers sa cinquième année soit un mandat présidentiel normal au Mali et dans de nombreux pays. Même en temps normal un président démocratiquement élu doit s’imposer le devoir d’évaluer le chemin parcouru au bout de cinq ans et remettre son mandat en jeu pour que le peuple souverain puisse se prononcer en toute liberté, soit en lui renouvelant sa confiance ou  en la lui retirant simplement. Le 18 Août prochain la transition malienne soufflera sa cinquième bougie et jusque-là aucun indice n’indique la volonté des autorités d’organiser les élections, bien que les instruments pouvant servir à cet effet, sont au complet, à savoir entre autres les démembrements de l’Autorité Indépendante de Gestions des Élections, AIGE qui par la voix de son premier responsable se dit prête. L’insécurité qui a été le prétexte tout trouvé pour chaque fois reporter  la tenue des élections, ne saurait être invoquée tant les victoires des Famas sont célébrées chaque jour . Même le verrou, qu’imposait la Charte de la transition et qui est relatif  à la non candidature du Général Assimi Goita et des autorités de la transition aux élections à venir, a été remis en cause par le dialogue inter maliens  pour la paix et la réconciliation. Les autorités sont-elles conscientes que chaque jour qui passe est non seulement un précieux temps de perdu, mais aussi et surtout prolonge la souffrance du peuple ? Ce résilient peuple qui broie du noir depuis plus de quatre ans ne demande rien d’autre que la fin de la crise avec son lot de désolation, de famine, de maladie, de guerre, par la tenue d’élections ce qui consacrerait le retour du Mali dans le concert des nations démocratiques.

Incontestablement la tenue des élections reste la seule alternative crédible pour éviter à notre pays le chaos. Les Maliens sont à bout de souffle, ils ne peuvent plus tenir et ne cherchent qu’une issue pacifique à cette crise multidimensionnelle par la tenue des élections qui vont  doter le Mali d’institutions démocratiques et légitimes . En rupture de ban avec les partenaires traditionnels,  retiré de la CEDEAO, notre communauté de destin avec nos voisins ainsi reniée, le Mali tout  comme les deux autres pays avec lesquels il a créé l’Alliance des Etats du Sahel, AES, est isolé sur la scène internationale et sa voix ne porte plus dans les foras et autres rencontres internationales. La diplomatie qui aurait dû être notre   arme favorite sur la scène internationale pour faire entendre, faire considérer et respecter la voix du Mali est en réalité devenue contreproductive, agressive et inefficace. En tout cas à en juger par les résultats, le Mali est non seulement  isolé, mais aussi et surtout sa voix ne porte plus dans les grandes rencontres. Notre pays est désormais  plutôt connu pour la virulence des propos de ses porte-voix dans les grandes tribunes comme l’Assemblée générale des Nations Unies et pour  les  invectives contre tous ceux qui ne regardent pas dans la même direction que lui. La diplomatie malienne a négativement brillé sur la scène internationale ces dernières années. Il est donc  grand temps, avant qu’il ne soit tard, que l’on sorte de ce bourbier volontairement choisi par les autorités qui semblent avoir un agenda différent de celui du peuple. Sinon sans attendre les conclusions du Rapport du comité de rédaction de la Charte pour la paix et la réconciliation, on peut  d’ores et déjà fixer les dates des  élections pour sortir  de cette gravissime crise socio-économico-institutionnelle, voire sécuritaire.

<strong>Youssouf Sissoko      </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito :  Le volet intégration du programme DDR, pose problème !</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-le-volet-integration-du-programme-ddr-pose-probleme-3096852.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/edito-le-volet-integration-du-programme-ddr-pose-probleme-3096852.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2018/01/Tiemoko-Traore-1.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 24 Feb 2025 01:19:33 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pouce</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Former quelqu'un pour qu'un jour, il prenne les armes pour te combattre ?</strong>

Ce n'est pas le souhait, ni la volonté de l'Etat lorsqu'il récupère des ex combattants de l'armée irrégulière pour les intégrer au niveau des forces de défense et de sécurité du Mali. Et pourtant, cela arrive souvent que des anciens combattants des groupes armés rebelles, réintégrés ou intégrés dans l'armée régulière, reprennent leurs mauvaises habitudes en rejoignant le maquis. Du coup, le processus de désarmement, démobilisation, réinsertion devient un vrai casse-tête pour le gouvernement malien. C'est le processus de paix et de réconciliation, qui prévoit ce schéma. Mais, pour de nombreux observateurs, cela ne marche pas. "On forme des gens qui se retrouvent du jour au lendemain parmi les groupes armés terroristes" dit-on. Ce n'est pas totalement faux.  De tels scénario, ont été constatés dans les processus de DDR au Mali que ça soit dans le passé comme dans le présent. Et pourtant, on continue toujours avec le processus. Aujourd'hui, avec la crise sécuritaire actuelle, il s'agirait du recrutement et de l'intégration de 3 000 ex-combattants au sein de l’armée malienne. Le 6 février dernier, une rencontre a eu lieu au ministère de la Réconciliation nationale, de la paix, avec les membres des groupes armés "alliés à l’Etat malien". "Alliés" ou pas, il s'agit de combattants qui ont déjà combattu l'Etat malien. Et dans le cadre du Programme « Désarmement, Démobilisation, Réinsertion et Intégration » (DDR-I 2024), l'Etat prévoirait le recrutement de 3 000 ex-combattants, dont l’intégration de 2 000 ex-combattants au sein des Forces armées de Défense, en tant que soldats 2è classe, et 1 000 autres recrutés dans le cadre de réinsertion, au niveau des inaptes du MOC, conformément aux recommandations du dialogue inter-malien (DIM). Le principe, dans sa forme, est bon. Tout ce qui peut amener la paix et la concorde, est bon à prendre. Seulement voilà : <strong>le chien peut-il changer sa manière de s'asseoir ?  </strong>Si un rebelle peut ne pas rester éternellement rebelle, dans le contexte actuel, la tendance à reprendre le chemin du Maquis, est parfois très élevée. De toutes les manières, rien ne devrait se passer comme avant et les autorités gouvernementales sont suffisamment avisées pour prendre toutes les dispositions qu'il faut pour éviter des scénarios catastrophiques et dramatiques pour l'Etat dans le cadre de ce programme de DDR.

<strong>El Hadj Tiemoko Traoré </strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Entre Nous : Hum, des ‘’drones terroristes’’… !!!</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/entre-nous-hum-des-drones-terroristes-3096436.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/entre-nous-hum-des-drones-terroristes-3096436.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2024/04/Chiaka-Doumbia-Challenger.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 21 Feb 2025 01:19:07 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Challenger</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Dans un communiqué, l’Etat-major général des Armées précise que «le 11 février 2025 aux environs de 09h40, un drone terroriste a été intercepté et récupéré dans la zone aéroportuaire de Tessalit dans la région de Kidal… Le drone récupéré sera analysé pour mieux comprendre son mode d’action et exploiter la carte mémoire», ajoute le texte officiel.

De la même source, un autre communiqué daté du 27 janvier révèle  que «le 26 janvier, les FAMa ont intercepté et récupéré un drone terroriste de type DJI avec des inscriptions CSP-DPA qui visait ses installations».

Si le communiqué du 11 février ne mentionne pas l’identité ou l’appartenance de l’appareil intercepté et récupéré, celui du 27 janvier indique clairement le Cadre stratégique permanent pour la défense du peuple de l’Azawad (CSP-DPA) devenu par la suite le Front pour la libération de l’Azawad (FLA).

Diffusés par l’Armée malienne, ces communiqués confirment déjà les informations persistantes faisant état de l’utilisation des drones par le FLA contre certaines positions des FAMa, notamment à Léré et Goundam.

Déjà en fin juillet, les rebelles de l’ex-CSP-DPA ont affirmé avoir fait usage de drones lors des combats à Tinzaouatène. Certains milieux proches des «partenaires russes» ont été les premiers à évoquer l’usage des «drones kamikazes» par les combattants rebelles contre les véhicules blindés au cours de cette bataille qui continue de marquer les esprits.

Le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans d’Iyad Ag Agaly prétend, via ses plateformes de propagande, utiliser les drones. Le Gsim déclare avoir «surveillé et suivi les batailles de Boni au Niger, le 20 mai 2024 et de Kpékankandi au Togo, le 20 juillet  2024 par des drones». Lors de l’attaque contre une position de l’Armée malienne à Niafunké, le 24 novembre 2023, le Gsim a diffusé des images analysées par de nombreux spécialistes comme provenant d’un drone. L’Etat islamique au grand Sahara (Eigs) aurait acquis aussi des drones, de l’avis de nombreux observateurs.

Selon Wamaps, un bloc traitant de la situation sécuritaire en Afrique de l’Ouest, «les tactiques, techniques et procédures avec des drones de surveillance ou chargés d’explosifs constituent un nouveau mode d’attaque aux mains de groupes terroristes et des mouvement séparatistes».

Ces informations accréditent la thèse selon laquelle l’utilisation des drones n’est plus l’apanage des seules Forces armées de défense et de sécurité des Etats. De nombreux spécialistes redoutaient l’hypothèse que ces engins soient utilisés aussi par des groupes armés non-étatiques. Comment ces groupes se sont-ils procuré les drones ? Quand et où ces combattants ont-ils appris à les piloter ? Jusqu’où pourraient-ils aller? Quel danger l’acquisition de ces drones par ces groupes représente-t-elle pour la sécurité sous-régionale, voire mondiale?

La guerre au Sahel est en train de subir une profonde mutation. L’utilisation de drones par les groupes armés du FLA, d’une part et par le GSIM ou de l’EIGS, d’autre part, marque une étape supplémentaire dans cette guerre d’usure au Sahel. L’acquisition et la maîtrise de ces technologies de guerre par des groupes armés rebelles et radicaux suscitent de graves inquiétudes. Car les groupes armés non étatiques, qui combattent au Mali et ailleurs dans le Sahel, ont une capacité d’adaptation et de réorganisation très rapide. Ils  ont - hélas ! - aussi une longueur d’avance sur la réponse gouvernementale. En général, en tout cas.

<strong>Par Chiaka Doumbia</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito : Vivement une Gouvernance  vertueuse au Mali !</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-vivement-une-gouvernance-vertueuse-au-mali-3096345.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/edito-vivement-une-gouvernance-vertueuse-au-mali-3096345.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/02/Gaoussou-Traore.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 20 Feb 2025 07:35:07 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Au moment où  les maliens sont  majoritairement en train de vivre depuis  quasiment cinq ans dans la résilience  , avec  la raréfaction de l’argent dans leur portefeuille, l’insécurité alimentaire  grandissante  ou la famine (dans certaine contrée du pays), la fermeture d’une quantité  d’entreprises par  manque de courant électrique (avec son corollaire de chômeurs), était-il  vraiment  opportun  que les Autorités  gouvernementales   leur fasse supporter  de nouvelles  taxes  sur les télécommunications et de nouvelles redevances  pour les entreprises de presse et autres?

Une chose  réelle, les Institutions de la République coûtent chères et même  trop chères au <strong>CONTRIBUABLE MALIEN</strong>. Cependant, leur  budget ne diminue jamais (s’il n’augmente pas).  A titre d’exemple : Le budget alloué au Conseil National de la Transition coûte  une dizaine de milliards de Francs CFA avec une masse salariale qui avoisine les 4 milliards. Celui de la présidence coûte également plus d’une dizaine de milliards. Les  budgets  alloués  à  la Primature, à l’OCLEIL, au Bureau  du Vérificateur, ou à d’autres Institutions de la République  sont  aussi  énormes.  Eu égard à  la conjoncture financière difficile  que traverse notre pays, depuis plus d’un lustre, pourquoi l’Etat du Mali ne passerait  pas (en premier)  à  l’orthodoxie budgétaire, en  réduisant drastiquement son  propre train de vie ?  Par exemple,  le travail  effectué  par les membres du CNT  pourrait être ramené  au bénévolat mais avec un simple paiement de prime de session ?   De telles mesures, si elles sont prises,  pourraient  convaincre les  citoyens qu’ils  ne sont pas les  seuls à serrer la ceinture  mais  que l’Etat aussi fait de même.

Les nouvelles taxations continuent de faire un  tollé dans l’opinion nationale.  Une frange importante  de l’opinion nationale  mais  aussi  des Organisations  de la Société Civile  et de la Classe politique,   sont en train de s’insurger (sur les plateaux de télé,  radios et les réseaux sociaux, dans les grins de thé et dans d’autres  forums ) pour  montrer  leur  désapprobation. Alors que   les Autorités  transitoires tentent  de vanter  l’opportunité et la nécessité  de faire supporter ces  nouvelles taxes aux  consommateurs (contribuables) et de nouvelles redevances aux entreprises de presse et autres,  dans le  seul but de  renflouer  les caisses de l’Etat pour faire face aux crises sécuritaires et énergétiques. Un véritable dialogue de sourds est né entre dirigeants et dirigés.

Désormais  la classe politique , protestant contre l’inopportunité de la survenue de nouvelles taxes et redevances  mais aussi,  l’absence de perspective  pour  un  retour  rapide  à l’ordre constitutionnel,  est en train de sortir   de sa léthargie. Idem pour la Société Civile.  Le pacte social entre  les organisations syndicales et l’Etat est en train d’être rompu. D’autant plus que  des syndicats de travailleurs, tels que ceux de l’Enseignement Supérieur,  sont déjà en grève illimitée  pour réclamer le paiement des primes de leurs adhérents. Ce qui constitue un risque énorme pour la stabilité  du Gouvernement.

La Transition malienne   est  certainement en train de marcher  sur des œufs. D’autant que  les  citoyens maliens, de plus en plus lassés par cinq années de  résilience,  ne comprennent  plus  comment  l’Etat peut ignorer qu’ils  vivent  déjà dans une précarité totale. Tout comme,  ils sont aussi de plus en plus nombreux, ces maliens qui ne comprennent pas comment leur Etat peut  leur imposer encore plus de sacrifice  fiscal   alors  qu’il ne réduise  pas d’abord son propre train de vie. Ont-ils tort  ces contribuables? Certainement pas ! N’est-ce pas que la Gouvernance doit être vertueuse, notamment dans un pays en crise, afin de favoriser  une gestion plus saine  des affaires publiques, tout en mettant l’intérêt du citoyen au centre de tous ses objectifs ?

&nbsp;

<strong>Gaoussou Madani Traoré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito : Le scandaleux train de vie de l’Etat au Mali !</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-le-scandaleux-train-de-vie-de-letat-au-mali-3095939.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/edito-le-scandaleux-train-de-vie-de-letat-au-mali-3095939.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/08/Youssouf-Sissoko-diroub-Alternance.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Tue, 18 Feb 2025 13:17:32 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alternance</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Quand une gouvernance ne répond pas aux  deux critères majeurs que sont la redevabilité et l’exemplarité, elle est loin d’être une gouvernance vertueuse. En effet, les autorités du Mali, un pays en gravissime crise multidimensionnelle, à la fois sécuritaire, sociale, institutionnelle, économique, sont loin de faire de ces vertus leur norme. Depuis 2020, date du coup d’Etat contre IBK, le résilient et brave peuple paie le prix fort en acceptant de subir toutes les souffrances souvent jusqu’au sacrifice ultime afin que  le Pays puisse retrouver le chemin de son épanouissement dans la paix, l’unité, et le vivre ensemble multiséculaire entre toutes ses filles et tous ses fils. Pensant avoir à la tête du pays des dirigeants prêts à partager le même  fardeau que leur peuple, grande a été la surprise des  maliens  quant au fil des épreuves ils  constatent  que les autorités ne sont pas prêtes à partager la peine qu’ils endurent.  Sinon comment comprendre qu’en dépit des immenses sacrifices consentis par cette population, les dirigeants se la coulent douce avec des budgets faramineux dignes de dirigeants des pays économiquement émergeants, socialement stables  et politiquement tranquilles. Contrairement au  Mali, qui depuis 5 ans cherche solutions à sa dramatique crise multidimensionnelle.

En effet, les maux qui ont été à la base du soulèvement populaire contre le régime défunt d’IBK ont toujours pignon sur rue au Mali, à savoir le népotisme, le clientélisme, la corruption à ciel ouvert, avec pour  corollaire la  mal gouvernance endémique. Ceux devant lesquels un tapis rouge a été déroulé par le Peuple en révolte il y a cinq ans, sont en train de décevoir, tant leur  comportement frise l’arrogance, le mépris, l’indifférence voir l’insouciance à l’égard  de ce même Peuple ! Rien que la comparaison entre les budgets des organes de la transition et ceux d’un régime légitime élu par le peuple on arrivera à la conclusion que nos dirigeants ne se soucient guère de l’avenir de leur peuple et ont à la limite du mépris pour ne pas dire qu’ils sont  insouciants. Ainsi le budget de la Présidence sous la transition entre  2020  et 2022 est passé de 12 milliards à 16 milliards, puis 15 milliards  en 2023 avant de monter en flèche en 2024 à 17, 5 milliards comme si cela ne suffisait pas il a connu encore une nouvelle majoration en 2025 pour être à 17, 7 milliards de F CFA. Quant à l’organe législatif qui fait office de parlement avec des conseillers cooptés,  sans aucun mandat électif, sans électeurs et sans circonscriptions, son budget  est passé de 11 milliards en 2020 à 16 milliards en 2025.  Les émoluments cumulés de  certains de ces conseillers sont  supérieurs  à ceux  de certains chefs d’Etat de la sous-région comme le Sénégal dont le Président touche 4 859 302 f ou le Burkina Faso  où le Président ne touche que son salaire d’officier ! Au même moment le peuple broie du noir, les maliens qui vivent avec moins de 2000 francs par jour  sont en plus  privés  des services sociaux de base comme l’électricité, l’eau, la santé, l’éducation,  les denrées de première nécessité. En quatre ans de gouvernance l’économie du Mali s’est effondrée emportant dans sa chute vertigineuse des milliers d’emplois, la fuite de capitaux vers les pays voisins et la fermeture de beaucoup d’entreprises. Au lieu de se préoccuper du redressement de l’économie en lambeaux en adoptant comme le Burkina Faso une gestion rigoureuse et en réduisant drastiquement le train de vie de l’Etat, les autorités maliennes veulent plutôt vivre comme des princes du Golf. Ces pays où coulent à flot les  pétro dollars.  Voilà  le prix que les autorités  veulent faire payer  par le Peuple pour leur confort !

En effet, contre toute attente et en dépit d’immenses sacrifices consentis par les maliens , le gouvernement dans une totale indifférence vient d’imposer une charge supplémentaire en demandant aux pauvres citoyens de payer une taxe sur les appels téléphoniques, les transferts d’argent et autres et cela en guise de solidarité pour faire face aux charges de l’Etat , les charges du train de vie dispendieux de ses dirigeants ! La décision aurait pu être comprise si elle avait été prise après une large concertation avec les forces vives du pays, elle allait même être applaudie si ses initiateurs avaient  donné le bon exemple en renonçant à certains de leurs avantages comme c’est le cas chez nos voisins Burkinabè.

En somme le grand tollé provoqué par cette décision s’explique par le manque d’exemplarité  des autorités maliennes qui abusent de la patience, de la tolérance et même de l’ignorance du Peuple. Autorités du Mali réduisez d’abord le train de vie de l’Etat comme vous vous y étiez solennellement engagés en 2021 lors de la présentation du Programme d’Action  Gouvernemental  par le premier ministre d’alors, et le peuple vous suivra.

<strong>Youssouf Sissoko                              </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito : L’heure de la vérité, a sonné pour les Maliens !</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-lheure-de-la-verite-a-sonne-pour-les-maliens-3096030.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/edito-lheure-de-la-verite-a-sonne-pour-les-maliens-3096030.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2019/05/Tiemoko-Sinaly-Traore.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Tue, 18 Feb 2025 12:27:21 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pouce</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Il faut savoir que la refondation a un coup. Mieux, elle appelle au sacrifice de soi, à l'absolue nécessité de demeurer solidaire des institutions de la République surtout lorsque cette lutte est accompagnée par une volonté de rompre avec l'ancien ordre. Nous avons encore en mémoire les slogans du genre : "A bas la France !" " Quittons la CEDEAO"...Cette prise de position du peuple, a conforté nos dirigeants dans le choix politique. Ce choix pris en toute responsabilité et avec le soutien du peuple, trace la nouvelle voie à suivre par le peuple Malien. Si le régime socialisme de Modibo Keita s'est battu pour l'indépendance du Mali dans les années 1960, la transition politique dirigée par des officiers militaires avec à leur tête le Général d'armée Assimi Goïta, redéfinit les contours de cette indépendance. Nous avons poussé ces militaires à prendre cette option. Nous les avons presqu'obligés, par nos souffrances et nos aspirations, à prendre des décisions ultimes qui engagent notre pays sur le chemin du non-retour. Et durant quatre ans, les militaires au pouvoir ont bravé toutes les intempéries de cette rupture avec l'ancien ordre, sans rien demander au peuple. Le pays a fonctionné sur budget propre malgré qu'il soit en guerre. Les salaires des fonctionnaires, ont continué d'être payés correctement. La guerre contre le terrorisme qui constitue en, elle seule, un gros problème pour un Etat, se mène au quotidien avec les succès qu'on connait<strong>. Demander une contribution au peuple au bout de quatre ans pour soutenir les efforts de la refondation, est-il le sacrifice de trop ?</strong> Il ne s'agit pas de tester la bonne foi des dirigeants actuels mais de les soutenir pour qu'ils ne tombent pas, car, nous avons déjà et depuis longtemps, atteint le chemin du non-retour et tout échec maintenant est synonyme d'une mort pour les Maliens. L'heure de la vérité, a bien sonné. Si nous avons aidé à chasser la France impérialiste et ses alliés et que nous avons aidé à sortir d'une CEDEAO "manipulée", nous devons aider à avancer et non à reculer. Prelever100 FCFA des frais de transactions de la télécommunication mobile, est, certes, énorme, mais elle ne doit pas être la mer à boire pour un peuple qui s'est engagé pour son indépendance. Ce d'autant plus que nous le faisons par le passé sans broncher lorsque les opérateurs de téléphonie mobile fixent ou font monter leurs tarifs pour leurs seuls profits et que nous acceptons de payer. <strong>Pourquoi devrons-nous refuser de payer lorsque ces montants sont destinés à notre propre développement ?</strong> De toutes les manières, l'ennemi nous observe avec intérêt espérant exploiter pour son compte nos moindres faiblesses. Alors, soit nous réussissons notre lutte soit nous acceptons de devenir la risée du monde entier. Les taxes spécifiques ne visent qu'a assurer la souveraineté économique du pays et lui donner les capacités d'avoir les moyens de notre politique.

Cependant, toute oeuvre humaine, à des imperfections. Mais, il s'agit de les corriger ensemble pour rendre l'oeuvre parfaite.

<strong>El Hadj Tiemoko Traoré </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Éditorial : Et si nous créons plutôt les conditions pour sortir de l’aide et de l’assistanat ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-et-si-nous-creons-plutot-les-conditions-pour-sortir-de-laide-et-de-lassistanat-3095823.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-et-si-nous-creons-plutot-les-conditions-pour-sortir-de-laide-et-de-lassistanat-3095823.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/09/Amadou-NFa-DIALLO.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 17 Feb 2025 08:14:36 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le National</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Tout simplement, répondront sûrement en chœur les Maliens conscients que nous ne devons plus compter sur l’aide étrangère pour résoudre les principaux de nos populations, pas plus sur les prélèvements imposes à coups d’ordonnances. Les voies de la Souveraineté à consolider ne doivent plus passer par le FMI et la Banque Mondiale, pas plus par l’Union Européenne, l’Amérique et son AGOA ou par ces machins d’aide à n’en pas finir. Quand on veut être souverain et qu’on en a réellement les moyens, on doit rompre ses amarres avec toutes les institutions et organisations d’asservissement, ce qui ne signifie point vivre en autarcie, dans le sens négatif que certains donnent facilement à cette conduite salvatrice. L’affaire de deux ordonnances (N° 2025- 007-PT-RM du 07 février 2025 et N° 2025 008-PT-RM de la même date) a déjà fait couler beaucoup d’encre et de salive, sans que le gouvernement parvienne encore à faire admettre leur bien fondé et a même échoué à en expliquer la pertinence. Tout est parti du communiqué du conseil des ministres du mercredi, 05 février dernier, qui a rendu publiques les deux ordonnances, non-encore signées, en tant que projets de loi et, comme telle, devant donc être soumis au CNT, l’organe législatif de la Transition. Face à la forte désapprobation qui a accueilli les deux projets, le gouvernement a vite tenu un point de presse animé par le Premier ministre lui-même appuyé par le ministre de l’Economie et des Finances, M. Alousséni Sanou, et celui de l’Economie numérique et de la Modernisation de l’Administration, Alhamdou Ag Ilyène. La communication sera un flop magistral, les deux intervenants, le chef du gouvernement et l’argentier, ont juste confirmé ce que les Maliens avaient compris et décrié, à savoir les prélèvements que l’on sait à titre de contribution et de solidarité nationales. Les relations faites par les participants au point de presse ont malheureusement contribué à divaguer sur le sujet, et naturellement à énerver. Malheureusement encore, le Premier ministre, qui avait affirmé avec une pointe d’énervement remarquée chez lui que les fameuses ordonnances n’étaient pas effectives pour l’heure, se fera démentir par la publication des deux documents qui portaient tous deux la date du 07 février 2025 (deux jours après le conseil des ministres et trois jours avant le point de presse à la presse à la Primature).  Il y a problème avec la vérité et avec la manière. Il y a une cacherie derrière le manguier. L’opinion publique s’enflamme davantage, d’autant que ceux qui utilisent l’œil d’Argus ont regardé dans les textes. On relèvera qu’il existe bien une loi d’habilitation (2024-038) par laquelle le CNT a autorisé le gouvernement à prendre certaines ordonnances; mais que, parmi les ordonnances-ci, ne figure pas la créations de taxes et contributions.

D'où l’orientation des débats vers des considérations spécieuses, qui mettent à nue la gouvernance transitoire. Quelles explications à avancer et quels soupçons à ne pas soulever. Situation cornélienne, mais le management de la vie de la nation exige que la vérité soit dite aux citoyens… Tout porte à croire qu’il y a quelque chose de pourri au Royaume de Danemark.  Les textes (007 et 008 du 07 février 2025)  parce que signés déjà par le Président de la Transition, le Premier ministre, le ministre de l’Economie et des Finances et le ministre de l’Economie numérique et de la Modernisation de l’administration sont désormais des ordonnances prises, sans donc passer par le CNT pour une raison que seules les rumeurs tentent d’expliquer. A ce propos, si des “révélations” récentes de l’activiste basé aux USA, Sékou Tounkara, se vérifient, c'est une indication que la gestion au sommet connaît déjà un manque de transparence et de confiance entre les acteurs haut perchés.  Des juristes ajoutent que nous sommes dans un imbroglio juridique entre deux dispositions conflictuelles dans la nouvelle constitution sur l'imprescriptibilité du coup d'État militaire dans son rapport avec le bénéfice d'une amnistie conjuguée avec les conséquences futures de la possibilité de nullité des actes administratifs et législatifs posés par les acteurs de la transition; nous risquerons alors de nous retrouver dans une crise inédite, si la correction par amendement constitutionnel n'est pas envisagée pour sortir le CNT de son imbroglio juridique parce qu’il désormais important de revoir la rémunération de ses membres (non élus) qui ne peut pas être alignée sur celle des députés élus. Sinon, cela ressemblerait à leur reconnaître indirectement un statut juridique et une légalité qu'ils n'ont pas. Une autre possibilité aurait été que leur nombre, la nature et les conditions de leur travail, notamment leur rémunération, soient déterminées par une recommandation du peuple (dialogue) et inscrites dans la Charte qui devait également être intégrée dans la nouvelle constitution par souci de cohérence constitutionnelle afin d'éviter la superposition et la séparation des documents constitutionnels, en considérant que la Charte représente une valeur constitutionnelle dans le contexte actuel du fonctionnement de nos institutions. En guise de remarque, il me semble qu'il y a une autre apparence de conflit entre la Construction et la Charte qui semble bénéficier de la primauté sur la constitution qui bénéficie de la légitimité populaire ainsi que la légalité qui découlent d'une consultation du peuple. Il aurait été beaucoup plus pratique d'intégrer la Charte dans la constitution et lui reconnaître la valeur supra législative et interprétative dans la hiérarchie des normes de la même façon qu’un juriste avait suggéré en son temps pour ce qui est de la Charte du Kurukan Fuga. Il semble que les deux ordonnances, en se passant de la loi d’habilitation(2024-038) pour être prises révèlent en fait la véritable pomme de discorde entre le PT et le Président du CNT au motif que le premier n’a pas daigné promulguer l’arrêt sur les primes que perçoivent malgré tout les members de son institution.  Toute la situation, de confusion certaine maintenant et dont on ne peut présager à présent les évolutions futures, relève d'un manque de rigueur et de sérieux dans la gestion du pays. Or, au regard des hostilités permanentes dont notre pays est la cible, nous avons plutôt intérêt à créer les conditions à nous prémunir de l’assistanat que de prendre des mesures impopulaires grosses de tensions sociales.

&nbsp;

<strong>Amadou N’Fa Diallo</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito : Rassembler pour réconcilier les maliens</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-rassembler-pour-reconcilier-les-maliens-3094899.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/edito-rassembler-pour-reconcilier-les-maliens-3094899.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/08/Youssouf-Sissoko-diroub-Alternance.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 10 Feb 2025 13:34:15 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alternance</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[De mémoire d’homme et d’histoire, jamais les Maliens n’ont été autant divisés, autant en désaccord sur les questions existentielles que sous la transition dirigée par le Général Assimi Goita. L’unité, la cohésion et le vivre ensemble  n’ont été autant malmenés que sous cette transition qui est toujours en cours, qui dure  depuis près de cinq ans et dont nul ne saurait prédire encore moins deviner sa probable fin. Les valeurs d’humanité, de solidarité, de tolérance et de pardon qui ont forgé notre vivre ensemble sont allées à vau- l’eau pour ne  laisser place qu’à la haine, la division et  la difficile cohabitation. L’exclusion, la répression avec son lot d’arrestations arbitraires, ainsi que  la censure sont devenues les modes de gouvernance  du régime transitoire  en place au Mali. La question que l’on est en droit de se poser est celle de savoir si les autorités sont conscientes de la gravité de la crise multidimensionnelle dans laquelle le Mali est embourbé depuis plus de quatre ans. En effet, les crises, qu’elles soient politique, sociale ou sécuritaire, s’amoncellent à un rythme effréné pour former une bombe qui pourrait exploser si on n’y prend pas garde. C’est pourquoi  il est nécessaire de lancer un appel pressant aux autorités afin qu’elles anticipent avant l’irréparable. Elles doivent d’abord et avant tout, rassembler tous les maliens autour du grand malade qu’est le Mali afin de lui administrer la dose thérapeutique nécessaire pour sa survie, ensuite elles doivent réconcilier les maliens de quelques obédiences politique, communautaire, religieuse qu’ils soient,  afin de préserver le vivre ensemble qui a forgé un destin commun. Ces vertus doivent être le crédo de toute gouvernance positive. Ce vœu ne pourra se réaliser que quand les autorités acceptent de nouer le fil du dialogue avec toutes les filles et tous les fils du Mali au-dedans comme au dehors. Elles doivent enfin accepter de  sortir le Mali de l’isolement diplomatique, de la répression féroce, et élargir tous les détenus d’opinion et enfin  créer les conditions pour un retour dans la dignité et dans l’honneur de tous les exilés politiques.

Après cette étape cruciale qui donnera à coup sûr un espoir de voir enfin sceller la réconciliation des cœurs et des esprits,  le Président de la transition pourrait, à travers une adresse solennelle à la Nation, annoncer le chronogramme de la tenue des scrutins afin de signer le retour du Mali dans le concert des nations démocratiques.

En effet, Les charlatans d’un Mali idéal  qui n’est qu’illusion, les laudateurs sans conviction, les thuriféraires sans dignité et autres opportunistes sans foi ni loi et qui ne sont mus que par la recherche de strapontins, vont fredonner l’hymne à la gloire des autorités en reléguant au second plan l’organisation des élections, sous le fallacieux  prétexte que la tenue des élections  n’est pas une fin en soi et ne saurait être la solution à la crise malienne.  Pour eux il faudrait d’abord assurer la sécurité et jeter les bases d’un Mali Koura qui n’est, en réalité, à ce stade qu’un mirage, un conte de fée,  au lieu d’organiser des élections. Fort heureusement cette litanie semble montrer ses limites, car depuis cinq ans, au nom du tout sécuritaire, on a sevré les maliens du minimum vital que sont les services sociaux de base. Ils sont des millions des maliens à avoir non seulement  tout perdu, mais aussi et surtout qui éprouvent un besoin de solidarité et d’aide. Donc  il est clair que ces millions de maliens broient du noir et ne savent plus à quel saint se vouer. Pourquoi tant de tergiversations ? Cinq ans de transition, soit l’équivalent d’un mandat présidentiel, vraiment ça suffit maintenant. Le pays doit passer à autre chose. Autrement dit les maliens aspirent au bien-être social, économique et un pays démocratique et apaisé, ils veulent voir leur pays sortir du bourbier dans lequel certains veulent le maintenir éternellement. Les superlatifs à dessein propagandiste qui ont servi de base pour maintenir le peuple dans ce carcan semblent montrer leur limite. Les citoyens déboussolés et  écrasés par la dictature du quotidien n’aspirent qu’à une seule chose vivre en toute liberté de façon décente et  digne !

<strong>Youssouf Sissoko </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Édito: Le Mali en douze pages couleurs</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-le-mali-en-douze-pages-couleurs-3094874.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/edito-le-mali-en-douze-pages-couleurs-3094874.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2025/02/Alassane-Souleymane-1-1.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 10 Feb 2025 12:23:36 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Essor</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Nos nombreux lecteurs, abonnés du service public et du secteur privé, fidèles abonnés indépendants, tous ceux qui tiennent cette livraison du lundi 10 février 2025 peuvent aisément constater un changement dans leur journal.</strong>

Comme l’a annoncé et promis le ministre de la Communication, de l’Économie numérique et de la Modernisation de l’administration, président du Conseil d’administration de l’AMAP, le 02 janvier dernier, dans son discours d’ouverture de la 47e session de notre instance d’orientation, le quotidien national l’Essor vous est livré dans un format de 24 pages. Ici, dans la maison, faire 24 pages n’est pas nouveau mais c’était devenu rare au gré des contingences conjoncturelles.

Nous y revenons mais surtout avec une nouveauté pour cette année 2025 tel que l’a annoncé le ministre Alhamdou Ag Ilyène avec le soutien des administrateurs de l’AMAP : un journal de 24 pages dont 12 en couleur. Le souci de la maison est de répondre aux exigences de qualité, d’espace pour cerner les exigences de l’actualité et les demandes de publications d’annonces (petites annonces, publicités, avis et autres) de nos partenaires, de nos clients et de nos abonnés. Ce sont eux notre centre de gravité. L’Essor à 24 pages trois fois par semaine, avec 12 pages en couleur est une belle expérience, un pari que les vaillants hommes et femmes de la grande maison AMAP veulent gagner.

Cela dans la résilience. Et non sans l’appui de nos administrateurs et des plus hautes autorités du Mali. Nous pensons au Président de la Transition, Chef de l’État, le Général d’armée Assimi Goïta qui sait que l’AMAP et l’Essor font partie du patrimoine historique de la presse au Mali et qui ne manque aucune occasion d’encourager la direction et le personnel à aller de l‘avant pour maintenir le flambeau de nos illustres devanciers, journalistes, photographes, secrétaires de rédaction, ronéotypistes, relieurs, imprimeurs, distributeurs, agents financiers et commerciaux

et tous les métiers qui concourent à faire parvenir l’Essor à votre bureau, au kiosque, à la maison et partout où il doit être lu.

Des pages en couleur, c’est forcément pour apporter des couleurs dans un environnement fluctuant, où la grisaille l’emporte souvent au gré des évènements. Nous voulons vous dire que l’Essor, votre quotidien national est vivant, est vivace et féroce en espérances, pour vous.

L'écrit reste Le service public de l’information et de la communication reste chevillé au corps de chacun. Nos institutions, avec leurs premiers responsables, le gouvernement et les ministres continuent à croire en leur quotidien national, en l’AMAP et à tous ses métiers connexes.

Nous entendons être là pour tous. La locution latine «verba volant, scripta manent», traduit donne la maxime selon laquelle «la parole s’envole, l’écrit reste». Et qui n’a jamais été aussi vraie qu’aujourd’hui où la vidéo, les réseaux sociaux s’imposent à tout le monde et font facilement de tous journaliste, caméraman, photographe. Non ! L’écriture, la photographie, la vidéo sont encadrées par des normes qui s’apprennent, qui sont enseignées et qui ont une éthique.

Lorsqu’elles sont mal maniées par les utilisateurs amateurs et que leur mal est fait, c’est à ceux qui détiennent la réalité de la science et la technique qu’on demande de réparer les dégâts. C’est dire un retour à l’original. Avec l’Essor, l’écrit reste pour contribuer à votre histoire, construire votre mémoire et la conserver.

À l’AMAP, nous sommes originaux parce que pensés par le législateur, encadrés par le règlement pour faire ce pour lequel nous sommes dédiés depuis l’Agence nationale d’information en 1960 avec l’Essor, le journal écrit historique du Mali et l’agence de presse, la Direction nationale de l’information en 1967, l’Agence malienne de presse et de publicité depuis 1977 et depuis 1992 dans sa forme actuelle où elle englobe le quotidien national, l’Agence nationale de presse, la presse communautaire (Village Kibaru) et l’Agence de communication publicitaire.

Nous sommes là et à votre service. L’innovation de ce matin et le rappel historique nous permettent de vous dire que le Mali doit compter sur nous. Parce que nous comptons sur le Mali avec tout ce qu’il vit. La presse nationale, publique et privée, se bat pour informer, entre les vagues des aventuriers qui usent des réseaux sociaux pour usurper ses missions.

Vous servir. Tout cela au moment où l’espoir d’un Mali qui se bat reste intact : où les artistes Sidiki Diabaté, Prince Diallo, Téi Mariam Faiza démontrent le

savoir-faire culturel malien à Paris à la Défense Arena, à Dakar, au Stade du 26 mars ; au moment où Ségou’Art ou le festival sur le Niger prend les couleurs de l’AES.

L’année 2025, année de la Culture prend réellement forme ; tout cela au moment où la classe politique et le gouvernement se penchent sur les meilleures convergences autour des textes qui encadrent le processus électoral au Mali ; où la Commission d’élaboration du projet de Charte nationale pour la paix et la réconciliation nationale a entamé ses travaux ; où le gouvernement se bat pour que les Maliens entament les jeunes musulman et chrétien qui commenceront à la même date ; où 118 sous-projets ont reçu un financement de près de 6 milliards de Fcfa pour gérer les terres dégradées ; où la sécurité alimentaire reste une préoccupation nationale
avec la bagatelle de 12 milliards de Fcfa mobilisée par le Commissariat ad-hoc.

Tout cela aussi au moment où le gouvernement poursuit la recherche de moyens de rétablir de manière durable le service du courant électrique pour les foyers et les entreprises ; au moment aussi où nos FAMa restent mobilisées dans la traque des
terroristes, notamment avec l’attaque lâche vendredi dernier dans les environs de Kobé sur l’axe Gao-Ansongo. De compatriotes civils et militaires continuent de verser leur sang pour la patrie. L’espoir de tous, autorités et populations, c’est de vaincre l’hydre terroriste et le Mali sortira vainqueur, plaise à Dieu. C’est cela le tableau du Mali au moment de vous faire parvenir la livraison de l’Essor du jour. Votre quotidien continuera de vous servir avec ses couleurs d’espoir. La famille AMAP avec.

<strong>Pour le Mali !</strong>

<strong>Alassane Souleymane</strong>

<strong>Alassane Souleymane</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito : Le Malien n&amp;apos;est pas suffisamment prêt !</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-le-malien-nest-pas-suffisamment-pret-3094847.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/edito-le-malien-nest-pas-suffisamment-pret-3094847.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2019/05/Tiemoko-Sinaly-Traore.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 10 Feb 2025 07:20:31 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pouce</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Le plus dur est à venir et c'est maintenant que les choses sérieuses commencent. Le Mali, le Niger et le Burkina Faso ont quitté la CEDEAO pour former l'Alliance des Etats du Sahel (AES). On le disait dans notre dernier EDITO que les choses ne vont pas être faciles. Qu'il faudra consentir d'énormes sacrifices pour faire aboutir la lutte. Et c'est surtout aux peuples de ces États de soutenir leurs dirigeants pour qu'ils ne soient écrasés par leurs ennemis. Et qu'il appartenait désormais à ces dirigeants de (re) mettre au travail leur peuple car le chemin de la gloire est long. Au courant de la semaine dernière, une annonce a secoué les réseaux sociaux : le gouvernement de transition au Mali, ferait des retenues sur les transactions financières via les services mobiles. Des retenues qui iraient alimenter la caisse de souveraineté de l'Etat. Cette annonce a provoqué des mécontentements chez la population. Certaines personnes évoquent la vie chère dont souffre déjà la population pour que l'Etat vienne encore leur prélever des petits montants (100 FCFA ) sur leurs opérations via les services mobiles. Nous savons pas encore l'ampleur de ces mécontentements, mais ils sont suffisants pour permettre de dire que le Malien n'est pas suffisamment prêt, n'est pas suffisamment préparé pour la lutte pour l'indépendance de son pays. Les premières indépendances africaines ont échoué parce que ces États indépendants, n'hésitaient pas à courir auprès du pays colonisateur pour quémander, mendier une aide quelconque pour leur pays. Et comme ont dit : celui qui contrôle ton ventre, contrôle ton cerveau, il va de soi que les indépendances de 1960 ne pouvaient s'affirmer dans la durée. Si les pays de l'AES veulent réussir, ils doivent trouver les ressorts nécessaires pour pouvoir se passer de l'aide extérieure. Cela suppose avant tout, être capable de mobiliser à l'interne, les ressources dont on a besoin pour assurer son développement. Il y a ça et il y a aussi le fait qu'il revient à chaque citoyen de l'AES de soutenir l'effort de guerre que ces Etats ont engagé contre le terrorisme car, leurs ennemis comptent les avoir à l'usure en se disant que la guerre contre le terrorisme, fera diminuer très vite leurs ressources et que tôt ou tard, ils viendront quémander. Il faut soutenir l'effort de guerre ! Il faut soutenir toute initiative nationale dont le but est de préserver la souveraineté du pays. C'est le prix à payer pour une vraie indépendance.

<strong>El Hadj Tiemoko Traoré </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito : Douloureuse et émouvante séparation !</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-douloureuse-et-emouvante-separation-3093940.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/edito-douloureuse-et-emouvante-separation-3093940.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2022/01/Youssouf-Sissoko-dirpub.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 03 Feb 2025 14:51:09 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alternance</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Le mercredi 29 janvier 2025 restera une date tristement célèbre dans les annales de l’histoire du Mali, du Burkina Faso et du Niger, les trois pays membres de l’Alliance des Etats du Sahel, AES, ont décidé de tourner définitivement le dos à la CEDEAO. Cette organisation cinquantenaire, en dépit de tous les reproches qui pourraient lui  être faits , a été une véritable bouée de sauvetage pour des pays sans littoral que sont ceux de l’AES dont l’économie est tributaire à plus de 70% des produits d’importation. Ce retrait, que rien ne pourrait justifier, est un coup dur pour les populations des trois pays, malgré les assurances données par le Président de la Commission de la CEDEAO, le gambien Omar  Touray. Pour le Président de la Commission  de l’organisation sous régionale les relations et tous les avantages dont  les trois pays de l’AES bénéficient ne connaitront aucune restriction pour l’instant en attendant la conférence des chefs d’Etats, la seule instance habilitée à décider de ce que seront les liens entre l’AES et la CEDEAO. En effet, il est indéniable, qu’après cinquante ans de vie dans une organisation d’intégration, se retirer de celle-ci signifierait sans nul doute tourner le dos à une expérience de fraternité africaine cinquantenaire, à une collaboration fructueuse et à un marché de plus 425 millions de consommateurs. Et  pourtant cette organisation que certains chefs d’Etat diabolisent est  citée en exemple comme étant le meilleur modèle d’intégration en Afrique, au point qu’elle est convoitée par d’autres pays et fait indéniablement des émules dans d’autres organisations en Afrique et dans le monde.

C’est véritablement une séparation à la fois douloureuse, pathétique et émouvante surtout quand on a assisté avec impuissance à la descente des trois drapeaux, du Mali, du Burkina Faso et du Niger parmi la quinzaine qui flottait au siège de l’institution sous régionale à Abuja au Nigéria. Il est avéré que la CEDEAO a beaucoup de faiblesses et qu’elle doit faire sa mue, mais cette organisation demeure malgré tous ces écueils, la plus fiable en Afrique et passe aujourd’hui pour être  celle qui a fait des avancées notoires tant dans le cadre de l’intégration des peuples que dans la promotion des investissements avec en toile de fond la libre circulation des personnes et de leurs biens avec un allégement fiscal et surtout le libre établissement des citoyens dans l’espace. Comment pourrait-on mettre à l’eau toutes ces prouesses engrangées par la CEDEAO en faisant le choix de la quitter ? Le vin est désormais tiré il faut le boire. Le divorce tant redouté est acté, il  est même consommé, place maintenant aux conséquences. En acceptant de se séparer de la CEDEAO les Etats de l’AES vont également cesser de bénéficier des projets et programmes structurants comme la réserve régionale de sécurité alimentaire, le Programme régional d’appui au pastoralisme au sahel, le projet d’appui régional à l’initiative pour l’irrigation au sahel, le programme régional d’appui à la résilience des systèmes alimentaires, le projet de marché régional de l’électricité de la CEDEAO… pour ne citer que ces quelques projets et programmes, tous d’importance capitale pour les Etats de l’AES . Quid des implications financières ? La BIDC et la BOAD, les deux institutions financières régionales ont des engagements considérables dans les trois pays jusqu’à hauteur de 500 millions de dollars US. Tous les projets financés par ces deux banques seront suspendus, voire totalement annulés au grand dam de leurs bénéficiaires. Bref cette séparation à la fois douloureuse, car cette séparation à n’en pas douter occasionnera  beaucoup de pertes et demandera des sacrifices, de la résilience, mais aussi elle est émouvante surtout après près de cinquante ans de mariage fait, certes de bas, mais aussi incontestablement de hauts.    La question qui taraude les esprits est celle de savoir quel sera l’avenir de l’AES après son retrait de la CEDEAO et surtout après ceux qui l’ont mis sur les fonts baptismaux ?

<strong>Youssouf Sissoko</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito :  Changeons de discours maintenant !</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-changeons-de-discours-maintenant-3093759.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/edito-changeons-de-discours-maintenant-3093759.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2018/01/Tiemoko-Traore-1.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 03 Feb 2025 01:32:20 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pouce</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Le Mali, avec deux autres pays du Sahel (le Burkina et le Niger) ont quitté la CEDEAO. Cette sortie a été actée le 29 janvier dernier, date que les chefs d'Etat de la CEDEAO avait donné pour rendre définitive la décision des trois pays sortants. Le Mali, le Niger et le Burkina ne sont donc plus membres de cette communauté économique des Etats de l'Afrique de l'ouest. Mais, ils sont et demeurent dans l'espace Ouest africain, comme le dit le ministre des affaires étrangères et de la coopération du Mali. La sortie de la CEDEAO des trois pays qui forment désormais l'Alliance des Etats du Sahel (AES) est motivée par le fonctionnement politique de cette organisation sous régionale qu'ils accusent d'être "manipulée" par des puissances étrangères européennes et occidentales qui roulent pour leurs seuls intérêts. En plus d'être un instrument de manipulation aux mains de puissances étrangères, la CEDEAO serait également un "mauvais arbitre" dans ses propres litiges. Les trois pays (le Mali, le Niger, le Burkina) n'ont pas hésité à pointer un doigt accusateur sur la France qui, selon, eux, est la principale manipulatrice des organisations sous régionales en Afrique de l'ouest qu'elle considère comme son pré-carré. Ces trois pays ont mené une contre-offensive pour empêcher la France et ses alliés, d’atteindre leurs objectifs après la prise du pouvoir par les militaires dans chacun des trois pays cités. Il s'agissait pour eux de libérer leur pays des mains de l'impérialisme et de l'exploitation sauvage de ses ressources sous le couvert de la lutte contre le terrorisme, et ensuite défendre le souverainisme national, le socle de toute indépendance politique et économique. C'est cette lutte pour la défense de la souveraineté et dont la France a payé les frais, qui a rendus populaires les "<em>militaires putschistes</em> “au Mali, au Niger et au Burkina Faso. Maintenant que ces trois Etats ont quitté la CEDEAO et que la France a perdu pieds dans ces territoires, il faut changer de discours et l'orienter sur le travail humain, seul capable de donner de la force à ce genre de lutte africaine. Si la France et d'autres pays étrangers nous ont rendus comme nous sommes aujourd'hui, notre destin est désormais entre nos propres mains.  L'ennemi est défait bien que vivant mais il n'est plus maître de notre destin. Il appartient désormais aux trois pays de l'AES et leur peuple, de travailler pour transformer positivement les mentalités, les habitudes et comportements afin de soutenir dans la durabilité cette "nouvelle lutte » pour les indépendances africaines. Nous avons accusé hier les autres, maintenant nous devons nous questionner nous-mêmes sur nos propres comportements. Ce changement de discours doit venir des dirigeants actuels. Faire comprendre à leur peuple que le plus dur a maintenant commencé et que nous ne pouvons plus compter sur les autres comme par le passé mais sur nous-mêmes avec le concours des autres. Les Etats ont toujours eu des ennemis au-dedans comme au-dehors. Mais, il faut être capable d'avancer. Et les pays de l'AES doivent être capables d'avancer sinon la lutte n'aura servi à rien.

<strong>El Hadj Tièmoko Traoré </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>L’édito de Seidik Abba: « France&#45;Afrique, Requiem pour la diplomatie verticale »</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/ledito-de-seidik-abba-france-afrique-requiem-pour-la-diplomatie-verticale-3093692.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/ledito-de-seidik-abba-france-afrique-requiem-pour-la-diplomatie-verticale-3093692.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2025/02/Macron-768x563-1.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Sat, 01 Feb 2025 22:43:08 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Faute d’avoir anticipé et adapté ses relations avec ses anciennes colonies africaines, la France est prise par surprise de N’Djamena à Dakar, en passant par Bamako, Niamey et Ouagadougou. Un changement d’époque qui sonne le glas de la diplomatie verticale.

L’éditorial du rédacteur en chef de Mondafrique, Seidik Abba

A N’Djamena, l’armée française a remis jeudi 30 janvier 2025, les clés de sa dernière base aux autorités tchadiennes. Si cet événement marque à lui seul la fin d’une époque, il faut pourtant reconnaître qu’il n’y a pas qu’au Tchad que s’opère désormais un miracle dans les relations entre la France et ses anciennes colonies africaines. A Dakar, naguère une des plus emblématiques places fortes du pré-carré, le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye a réaffirmé le 31 décembre 2024 « qu’il n’y aura bientôt plus aucun soldat sur le territoire sénégalais ». Beaucoup pensaient n’avoir pas bien attendu ou bien compris avant que le président Faye ne donne dans le quotidien français Le Monde les détails précis de son exigence de la fermeture du camp des Eléments français du Sénégal (EFS).

Mais c’est sans doute à Ouagadougou, au Burkina Faso, que s’est illustrée la plus grande perte d’influence diplomatique et militaire de la France au Sahel, notamment. Après avoir tout essayé sans y parvenir, Paris s’est résolu enfin à solliciter l’aide du Maroc pour obtenir la libération en décembre 2024 de 4 agents de la DGSE retenus pendant un an par le pouvoir militaire burkinabé. Le Maroc au secours de la France dans une de ses anciennes colonies, c’est véritablement la fin d’une époque. Celle où la diplomatie et l’armée françaises faisaient la pluie et le beau temps.

Exit Air France, Orano et TotalEnergies

Il n’y a pas que les bases militaires, et même l’ambassade dans le cas du Niger, qui ont dû fermer. Signe du vent de changement qui souffle : Orano, dont le directeur général était naguère si puissant dans ses rapports avec les autorités nigériennes qu’il avait la ligne directe du président de la république, a dû porter son différend avec les militaires au pouvoir à Niamey devant les instances arbitrales internationales (Abidjan et New York). Le permis de la mine d’uranium d’Imouraren a été retiré à Orano par les militaires, les exportations de la SOMAIR, désormais son unique filiale dans le pays, sont bloquées avec la fermeture de la frontière nigéro-béninoise. Au siège du géant français du nucléaire à Paris, ne plus avoir le moindre levier, ni diplomatique, ni économique, à actionner au Niger n’est pas un simple changement de rapport de forces, c’est presque la révolution. Autre géant de l’économie française, autre cruel destin dans une ancienne colonie. Au Mali, TotalEnergies a dû vendre toutes ses stations-services et quitter le pays. Il n’y avait déjà plus Air France au Mali, ni au Burkina Faso et au Niger.

Posture du déni

Bien au-delà de l’ampleur de ce recul, ce qui interroge c’est la myopie qui a empêché la France de détecter les évolutions contextuelles dans ses anciennes colonies et d’adapter le paradigme de ses relations avec elles. La posture du déni a conduit les cercles français qui suivent l’Afrique à considérer ceux qui donnaient l’alerte soit comme « des agents de Moscou», soit pas « assez francophiles ». A travers ce prisme, aucune critique de la France en Afrique n’était jugée ni objective, ni sincère!

La France s’est ainsi cramponnée à la diplomatie verticale dans laquelle elle faisait considérer voire imposait de considérer que son ennemi supposé est aussi celui de la Centrafrique, de la Mauritanie, du Togo, etc. A coups de menton et de sorties hasardeuses de certains ambassadeurs, elle obtenait ce qu’elle voulait, quand elle voulait dans le pré-carré. Ses entreprises aussi.

C’est donc cette époque de la diplomatie verticale qui vit ses derniers jours, avec ce qui se joue au Sahel central, au Sénégal et au Tchad. Et qui pourrait bientôt gagner d’autres anciennes colonies. Il appartient finalement à la France elle-même de changer le paradigme de ses relations avec ses anciennes colonies, de passer de la relation verticale aux rapports horizontaux : gagnant-gagnant et mutuellement respectueux. Dans le contexte actuel de compétition exacerbée en Afrique, l’équation est simple : d’adapter ou disparaître.

Seidik Abba

Source: https://mondafrique.com/]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Éditorial : Mercredi noir pour les incorrigibles envahisseurs et leurs légions africaines</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-mercredi-noir-pour-les-incorrigibles-envahisseurs-et-leurs-legions-africaines-3093224.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-mercredi-noir-pour-les-incorrigibles-envahisseurs-et-leurs-legions-africaines-3093224.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/09/Amadou-NFa-DIALLO.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 30 Jan 2025 08:30:59 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le National</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[C’est enfin acté, comme s’est exclamé dans notre présente édition l’aîné Abdoul Karim Dramé. Un mercredi, 29 janvier 2025, trop attendu par les populations sahéliennes (dont celles d’autres pays du même espace, qui ne tarderont pas à prendre à la gorge leurs autorités en retard dans la bonne lecture de l’histoire en marche) qui poussent un ouf de soulagement entendu, au-delà des oceans, jusqu’au septième ciel. Un 29 janvier 2025 qui rimera bientôt, en meiux le 25 mai 1963, quand l’Organisation de l’Unité Africaine (O.U.A.), devenue Union Africaine (U.A.) a été mise sur les fonts baptismaux à Addis-Abeba (Ethiopie). Deux dates pour le renouveau de l’Afrique, mais le 29 janvier 2025, à l’opposé du 25 mai 1963 qui voyait l’Afrique prendre conscience de son unite et de sa liberation de tous les jougs d’asservissement, marque l’étape de la reprise en main de l’Afrique flouée durant des années dans l’exploitation éhontée joliment habillée des perfides manteaux de l’indépendance et de la démocratie; on le verra bientôt, les populations sont confiantes et résolues dans leur marche en avant. Le mercredi, 29 janvier 2025 sonne déjà le tocsin pour les incorrigibles envahisseurs et leurs nombreuses legions africaines fabriquées pour nuire à leurs propres pays et à leur continent si immensément riche mais si dramatiquement à la traîne.

Que n’ont-ils pas fait la France et tous ses suppôts pour empêcher ce jour heureux ? Récemment, la doxa française, qui a pourtant tout perdu, a encore suscité à Paris des manifestations contre la sortie de la CEDEAO des trois pays de l’A.E.S. Peine perdue, les Africains conscients dans l’Hexagone ont été plus nombreux à donner la réplique aux vendus. “Nous sommes désormais hors de la CEDEAO, il ne nous reste qu’à nous débarrasser au plus vite du Franc CFA”, voilà ce que me dit fermement un jeune, 22 ans, étudiant. Et nous savons grâce au Président, général  Tiani, que tous les pays francophones de l’Afrique de l’Ouest- et plus loin-  ont leurs armées encadrées, et dans plusieurs cas leur ciel est sécurisé par les Français et les Américains, à la seule exception des armées de l’A.E.S. Et nous savons encore, grâce au Président Goïta, notre dépendance aux munitions fabriquées ailleurs sera réduite progressivement à néant, jusqu’à ce que nous en arrivions à lancer sur les têtes diaboliques des fauteurs de troubles dans le monde nos propres avions furtifs et nos drones que rien ne peut intercepter. Nous ne laisssons donc pas surprendre. La moindre inattention nous coûtera cher. Le renforcement de notre souveraineté depend de notre vigilance à tous instants. De coriaces étrangleurs nous guettent nuit et jour. On dit que la Banque mondiale et le FMI rodent autour des Etats de l’A.E.S. pour vendre leurs prêts esclaves. En n’ignorant qui et qui ont la haute main sur la Banque mondiale et le FMI et dans quell dessein, nous comprendrons diplomatiques française et américaine ne verront jamais d'un bon oeil les transitions au Burkina Faso, au Mali et au Niger; pas advantage le renforcement de l’A.E.S. Hors, avec l’Europe, leurs armées ne feront l’économie d’aucun moyen de mort.

C’est dire combien notre combat pour la souveraineté des pays de l’AES est un danger pour les impérialistes de façon générale car cela entraîne des limites pour leur constante volonté de predations Leurs predations s’exercent sur tout, même sur notre durée de vie, même sur nos aptitudes à l’enfantement.. Ceux des Africains qui les suivent jouent malheureusement leur jeu simplement parce qu’en le faisant, ils espèrent obtenir en retour des appuis, surtout médiatiques, pour les aider à conquérir le pouvoir. Une fois au pouvoir, impérialistes et politiciens locaux s’allient pour exploiter les ressources des pays africains. C’est cet accord malsain qui explique pourquoi la françAfrique a continué d’exister. Sans le pilier que constitue la complicité des dirigeants africains, la françAfrique n’a aucune chance de prospérer. La preuve : le cas des dirigeants de l’A.E.S. qui ont rejeté presque la totalité des 11 accords sur lesquels seul celui sur le CFA persiste. La question est maintenant, depuis hier, 29 janvier : jusqu’à quand ?

&nbsp;

<strong>Amadou N’Fa Diallo</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito : Divorce CEDEAO&#45;AES  consommé mais…</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-divorce-cedeao-aes-consomme-mais-3093213.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/edito-divorce-cedeao-aes-consomme-mais-3093213.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/02/Gaoussou-Traore.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 30 Jan 2025 07:40:05 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Ce mercredi, 29 janvier 2025,  le retrait  du Burkina, du Mali et du Niger de la CEDEAO est désormais consommé. Ce divorce des pays de la Confédération de l’Alliance des Etats du Sahel, constitue  incontestablement un coup dur pour la réalisation des  grands ensembles de regroupement spatial en Afrique.  Mais aussi et surtout, c’est  une rupture stratégique majeure  de trois Etats s  avec l’ancienne puissance coloniale.

Par la création de la Confédération de l’Alliance des États du Sahel, le Burkina, le Mali et le Niger, ces trois pays  du Sahel ambitionnent  d’imposer  une nouvelle configuration de l’espace ouest africain après le déclin du G5 sahel.  Mais un flou persiste quant à  l’application  des  règles de procédures liées au retrait  de la Confédération du cadre communautaire (CEDEAO). Ainsi,  les populations  ne cessent de s’interroger : Quels  effets vont  induire  cet  exit stratégique de la Confédération de l’AES  de la CEDEAO ?

D’ores et déjà,   si les  conséquences  du divorce  restent encore difficilement mesurables pour l’un et l’autre des deux cadres communautaires, l’option d’un minimalisme régional est motivée par la nécessité pour les pays de l’AES d’assurer avec une grande autonomie,  leur défense collective. Mais la confédération devra alors  tirée toutes les leçons des échecs cumulés de la CEDEAO. Ce  regroupement des pays de l’Afrique de l’Ouest, ayant bien débuté pendant les premières décennies de sa création, mais qui  a fini par signer son propre déclin par la prise successive de décisions inappropriées.

Du principe initial de non-ingérence dans les affaires intérieures des États, la révision du Traité de Lagos va consacrer  l’extension du domaine d’application à celui de la promotion et de la consolidation d’un système démocratique de gouvernement dans chaque État membre. Le cadre communautaire va  même s’autoriser, dès lors, un regard sur le fonctionnement des institutions internes, la désignation des gouvernants et la promotion des droits de l’homme.

Tout cela étant favorisé (ou commandité) par ses principaux  bailleurs de fonds occidentaux. Lesquels vont lui imposer leur idéologie institutionnelle. Qui privilégie une orthodoxie politique définie par le modèle historique occidental de la démocratie libérale. Désormais, au nom du principe de la Démocratie  en Afrique, la CEDEAO pourra  intervenir dans ses pays membres pour faciliter un retour à l’ordre constitutionnel en cas de rupture. Une bêtise qui va lui couter très chère.

Sur le fondement de ce cadre normatif évolué, vont intervenir des sanctions de la CEDEAO (qui vont davantage paupériser les populations locales) à l’encontre des régimes issus de coups d’état militaires, en l’occurrence  du Mali, du Burkina Faso et du Niger. Alors que les coups  d’Etat constitutionnels, comme   en Côte d’Ivoire, ne sont jamais sanctionnés. Cette condamnation à géométrie variable  va provoquer  la polarisation  des opinions autour d’une controverse sur l’application différenciée des règles de la CEDEAO.

La Confédération des Etats de l’AES, si elle veut se pérenniser,  devra tirer toutes les leçons de l’échec de la CEDEAO. Elle devra  alors  cesser de privilégier  la consolidation des pouvoirs actuels dans les pays respectifs  au détriment de la vraie intégration des peuples qui la composent. Ce  qui a  réellement manqué  à la CEDEAO.  Il faudra créer illico presto toutes les conditions idoines  pour qu’advienne  une  Confédération AES des peuples. Les dirigeants ne devant être  que des facilitateurs.

<strong>Gaoussou Madani Traoré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito : Les partis politiques reprennent du poil de la bête !</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-les-partis-politiques-reprennent-du-poil-de-la-bete-3092803.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/edito-les-partis-politiques-reprennent-du-poil-de-la-bete-3092803.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2018/01/Tiemoko-Traore-1.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Tue, 28 Jan 2025 09:16:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pouce</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Un groupement de partis politiques du Mali, vient d’exiger du gouvernement de transition, un calendrier électoral. Cette exigence découle d’un besoin légitime de sortir de la transition et d’opérer un retour à l’ordre constitutionnel. Rappelons que la transition dure déjà 04 ans et que nous entamons en 2025, la cinquième année. Silencieux sur la fin de la transition, les militaires qui ont pris le pouvoir en 2020 en reversant le président El Hadj Ibrahim Boubacar Kéita, ont pourtant fait voter dans la loi de finance 2025, une ligne budgétaire allouée à l’organisation des élections sans fixer de période. A l’occasion de son discours du nouvel an, le président de la transition, n’a, lui-aussi, touché aucun mot en ce qui concerne ces élections. Ce qui semble entretenir le flou autour du sujet et pousse certains partis politiques à sortir de leur silence « forcé ». En effet, ils sont douze partis politiques parmi lesquels on trouve des grands ténors de la scène politique, à exiger des autorités de la transition, un « chronogramme électoral détaillé ». La question que l’on se pose, que feront- ils s’ils ne recevaient pas une réponse appropriée des hommes forts du pays ! Un retour aux agitations politiques qui pourraient venir perturber la tranquillité de la transition ? Les activités à caractères politiques avaient été, un moment, suspendues par les autorités de la transition avant d’être tolérées. Durant cette période, des responsables politiques avaient été arrêtés et enfermés en prison pendant plusieurs mois. Une médiation menée par l’ancien premier Ministre, Ousmane Issoufi Maiga, celui-là qui a conduit le dialogue inter maliens pour la réconciliation, avait permis leur libération. Et la menace de la loi sur la cybercriminalité et la répression systématique de toute voix discordante, ont forcé les acteurs politiques au silence. Aujourd’hui, ils veulent de nouveau donner de la voix. Pour le moment, le gouvernement n’a pas encore réagi à leur exigence. Mais, une chose est sûre, les partis politiques signataires de la déclaration ne lâcheront pas l’affaire.

<strong>El Hadj Tièmoko Traoré</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito : probables inquiétudes pour Dicko à son retour, il ne faut surtout pas s’amuser avec le feu !</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-probables-inquietudes-pour-dicko-a-son-retour-il-ne-faut-surtout-pas-samuser-avec-le-feu-3092681.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/edito-probables-inquietudes-pour-dicko-a-son-retour-il-ne-faut-surtout-pas-samuser-avec-le-feu-3092681.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/08/Youssouf-Sissoko-diroub-Alternance.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 27 Jan 2025 12:28:29 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alternance</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Les rumeurs les plus folles et les supputations les plus fallacieuses vont bon train au sujet du retour de l’Imam Dicko et de ses probables conséquences. Officiellement il ne fait l'objet d’aucune accusation encore moins d’une quelconque procédure, mais officieusement et surtout à en juger par les propos de certains  soutiens de la transition il n y a aucun doute à son retour au bercail il répondra de ses actes, ceux relatifs à sa collaboration avec « les ennemis du Mali que sont l’Algérie et les rebelles qualifiés de terroristes » par les autorités maliennes. Les détracteurs de l’Imam Dicko n’hésitent même pas à le qualifier de terroriste. Tous ces agissements sont à mettre, sans nul doute, dans le cadre d’un sondage pour tâter le pool de l’opinion afin de se faire une idée de la voie à suivre. D’ores et déjà il faudrait que les autorités comprennent que toute tentative contre la personne   de l’Imam Dicko serait contre-productive et les conséquences seront néfastes pour  la paix et la stabilité du Mali,  donc il faut éviter de  s’amuser avec le feu. Aujourd’hui le temps joue en faveur de Dicko et contre les autorités de la transition. En effet, les partisans de l’Imam et tous les adeptes de la liberté et de la démocratie sont vent debout et se préparent à toutes les éventualités. C’est pourquoi ils entendent réserver un accueil digne d’un héros à l’Imam Dicko à l’aéroport International Modibo Keita de Bamako, le 14 février 2025. Selon les informations reçues auprès des proches de l’Imam les organisateurs sont à l’œuvre et entendent mobiliser des millions de maliens le vendredi 14 février 2025. Faudrait-il redouter un affrontement entre partisans et détracteurs de l’Imam Dicko ?

Il revient aux autorités de la transition d’assurer la sécurité de tous les citoyens et de leurs biens en leur permettant de jouir des droits reconnus à chacun et à tous. La Constitution qui est la loi fondamentale de la République a défini toutes les règles de fonctionnement de la société. Donc l’Etat endossera l’entière responsabilité de tout dérapage et de tout affrontement entre partisans et adversaires de l’Imam. En tout cas si tant est que les autorités mesurent les conséquences de tout acte désobligeant à  l'encontre de l’Imam dans une situation délétère et de crise sociale exacerbée. Face à ce qui s’apparente à une bombe sociale, les autorités doivent anticiper et  désamorcer afin qu’elle n’explose pas. Il suffit souvent d’une petite étincelle pour qu’une situation ne dérape  et ceci au détriment du peuple malien tout entier.   La situation sociopolitique est gravissime et les maliens sont à bout de souffle. L’économie est à terre à cause de la crise énergétique avec comme conséquences la fermeture de milliers d’entreprises et la  perte d’emplois  à cela il faut  ajouter le manque de visibilité et de lisibilité sur le plan politique, ce qui a fait réagir la classe politique qui semble cette fois-ci déterminée à aller jusqu’au bout. Tous les signaux d’une explosion certaine semblent réunis aujourd’hui, il revient aux autorités d’anticiper en renouant le fil du dialogue avec toutes les couches socioprofessionnelles, voir confessionnelles afin de convenir d’un chronogramme consensuel pouvant mettre fin à la transition, par la tenue d’élections libres, transparentes et dont les résultats seront acceptés par tous les acteurs.

En définitive, faudrait-il établir un lien entre le retour de l’Imam Dicko et ce réveil brutal de la classe politique ? Seul l’avenir nous le dira !

&nbsp;

<strong>Youssouf Sissoko   </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Éditorial : Souveraineté, le programme ici et ailleurs</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-souverainete-le-programme-ici-et-ailleurs-3092218.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-souverainete-le-programme-ici-et-ailleurs-3092218.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/09/Amadou-NFa-DIALLO.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 24 Jan 2025 09:50:53 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le National</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[C’était il y a longtemps, très longtemps, dans l’ère coloniale qui ne veut point s’éteindre, qui perdure tout simplement au gré des dérèglements saisonniers. C’était quand Faidherbe, avec son abondante barbe, était à Dakar le Gouverneur de l’A.O.F. (Afrique Occidentale Française), vous comprenez.  J’avais eu l’inintelligence et le toupet d’écrire, le 18 janvier 2023 (Le National n° 502) un éditorial dont le titre, pour le Mali en refondation, était « MAIS OUI, SOUVERAINTE RETROUVEE, BON SANG ! » Crime de lèse-papa, mon père m’a flingué de son verbe fort, je n’avais pas les doigts liés, mais je ne pouvais pas du tout répondre. Mais Dieu me vengera, en décembre 2024, quand son petit-fils, général Abdoulaye Maïga, Premier ministre et ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, corrige publiquement sa feuille d’examen de passage dans le temps présent, en lui expliquant haut et fort que le statut général des militaires n’autorise pas ces derniers à créer un parti politique. Le combat entre le grand-père et le petit-fils va certainement continuer, mais moi, pour avoir osé l’évoquer, je demande la protection de feu Pr. Abdramane Baba Touré afin d’être à l’abri des fessées, voire d’être pris par quatre. Ne riez pas.

Ceci étant précisé, la question de la souveraineté pour un Etat, toujours capitale et contraignante pour chaque génération, semble devenir le principal programme dans la gouvernance mondiale, ici et ailleurs. Au Mali, qui fait partie de l’A.E.S., un ensemble qui se déclame comme un poème d’un seul mot, cri de ralliement pour consolider la souveraineté retrouvée par le peuple, ce programme est une réalité. Il n’est pas souverain un pays qui se laisse dicter la volonté d’un autre. Il avait perdu sa souveraineté un pays qui était contraint d’aller s’expliquer dans l’Hexagone ou au Parlement européen sur les décisions relevant de son autorité. Il ne comportait pas souverainement un pays dont le président devait se gargariser d’être le meilleur locuteur de la langue de Molière parmi ses pairs néo colonisés qui se complaisaient dans cette situation et en tiraient même gloriole, ou qui pouvait s’enorgueillir sans humour d’avoir été promptement reçu à L’Élysée alors que d’autres n’ont généralement ce privilège que de longs mois après leur arrivée aux affaires. Était-il réellement souverain un pays dont, dès le 20 janvier 1960, avait fait partir de son sol toutes bases militaires françaises, mais qui s’accommoda, à la faveur de la démocratie, trouvaille galvaudée sans arrêt, de la présence sur ces terres de Gao la plus grande base militaire de la France hors de la France ? Gao où, sans venir réellement au Mali, un Président français arriva auprès de ses troupes, non sans obliger le Président du Mali à aller l’y rejoindre, histoire de renouveler le pacte de sujétion et de vassalité !

Le 20 janvier 2025, 64ème anniversaire de la création de l’Armée nationale du Mali, a été une date grandement célébrée chez l’Oncle Sam. Peu importera que l’on nous parle de hasard du calendrier. Cee qui est certain, c’est qu’au moment où nos FAMA fêtaient leurs 64 ans, le nouveau président (élu pour la deuxième), Donald Trump, servit lui aussi son discours d’investiture au monde. Un discours à tous points de vue souverainiste parce que simplement patriotique. Mais, chacun défend sa patrie comme il peut, bon sang ! Ainsi, bon Américain Donald Trump a promis ce jour du 20 janvier 2025 de rendre l’Amérique plus prospère, respectée et enviée sur la scène mondiale, paroles classiques dans ce pays. Mais il va affirmer haut et fort son engagement à restaurer la souveraineté de l’Amérique, etc. Autant dire que l’Amérique aussi, après plus de deux cents ans de démocratie, avait perdu sa souveraineté. Doit-on alors en vouloir aux pauvres hères galonnés Abdourahamane Tiani, Assimi Goïta et Ibrahim Traoré de s’accrocher à la souveraineté retrouvée pour leurs pays et leurs populations ? Que non, ils ont raison de remplacer trois lettres, A.O.F., par trois autres, A.E.S. Vaste programme bien dans nos cordes.

&nbsp;

<strong>Amadou N’Fa Diallo</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Appel des partis à sortir de la transition</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/appel-des-partis-a-sortir-de-la-transition-3092190.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/appel-des-partis-a-sortir-de-la-transition-3092190.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/11/Boukary-Daou.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 23 Jan 2025 19:37:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Dans une déclaration en date du mercredi 22 janvier 2025, des formations politiques s’inscrivent dans la dynamique de mettre fin à la transition et de retourner rapidement à l’ordre constitutionnel par l’organisation d’élections. Il s’agit des parties signataires de la déclaration du 31 mars 2024, qui renouvellent leur appel à l’inclusivité de la transition, pour trouver ensemble les solutions aux crises multidimensionnelles. Pour ces formations politiques, « sans l’ordre constitutionnel normal, il n’existe aucune chance pour le Mali de sortir des crises multidimensionnelles qui l’assaillent ».

Les Parties signataires se disent étonnées de l’absence dans le discours à la Nation du Chef de l’état, le 31 décembre 2024, de toute référence à l’organisation des élections devant mettre fin à la période transitoire. Elles dénoncent un flou artistique orchestré par les autorités autour de la question électorale et la fin de la transition.

Sans dire quelle est leur appréciation des reformes en cours, les parties signataires regrettent qu’elles sont engagées « de manière unilatérale, non concertée et sans aucun chronogramme », autrement dit en leur absence. Les observateurs s’en souviennent, certaines formations politiques n’ont pas participé aux Assises nationales de la Refondation (ANR) et d’autres à la Commission de Rédaction du Projet de la Charte nationale pour la Paix et la Réconciliation nationale, pour des motifs valables ou pas ?

On note une absence dans cette déclaration, de toute allusion à la crise sécuritaire, à la guerre contre les séparatistes et le terrorisme, qui assaillent les pays de l’AES. Les signataires dressent un tableau sombre du Mali : « absence criarde de perspectives » annonçant « des lendemains incertains pour notre pays » ; des « difficultés de toutes sortes qui accablent les Maliens ». Comme solutions, elles proposent : l’Organisation dans les meilleurs délais d’un cadre de concertation entre le Gouvernement et la classe politique ; élaboration d’un chronogramme détaillé et précis vers les élections avant la fin du premier trimestre 2025 ; le retour à l’ordre constitutionnel ; le respect des libertés démocratiques, de l'état de droit, la libération des prisonniers pour délit d’opinion ; le tout suivant une nouvelle architecture inclusive et consensuelle.

<strong>B. Daou</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito :  Le mal est déjà connu !</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-le-mal-est-deja-connu-3091967.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/edito-le-mal-est-deja-connu-3091967.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2018/01/Tiemoko-Traore-1.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 22 Jan 2025 07:45:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pouce</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Au Mali, les maux sont connus de tous ! Pas besoin de faire un diagnostic. Il y a longtemps, que cela été fait. Ce qui reste à faire, c’est administrer une thérapie de choc. Ce qui veut dire que les autorités de la transition devraient arrêter de rappeler ce que l’opinion sait déjà comme problèmes auxquels la nation est confrontée. Ces problèmes sont connus de tous. Ce qui est attendu des autorités de la transition, c’est de trouver des solutions face à ces problèmes déjà identifiés. On veut parler du foncier, de la dilapidation des biens publics, de la corruption, du problème éducatif, de santé, de l’environnement. Bref ! Tous ces maux qui gangrènent notre pays et qui le rendent malade. Si on revient sur le discours du président Assimi Goîta lors de la traditionnelle présentation des vœux de nouvel an lorsqu’il a évoqué le problème de Safo du nom du site où doit se construire la centrale solaire et qui serait occupé par des individus malintentionnés, plus d’un Malien a dû se dire : existe-t-il ou non une autorité de l’Etat au Mali ? Si des individus peuvent se permettre encore de défier les autorités de la nation sur n’importe sujet d’intérêt national, c’est que l’autorité de l’Etat est encore loin d’être assumée. Et c’est un peu inquiétant à ce stade de la transition que de savoir que Assimi et ses hommes ne font plus peur. Car, pour redresser un peuple, l’éduquer aux valeurs, il faut une certaine rigueur et cette rigueur bon nombre de Maliens pensaient l’apercevoir à travers ce pouvoir de transition. Le danger en effet, c’est lorsqu’un pouvoir ne fait plus peur et que le laisser-aller s’installe petit à petit annonçant un retour aux anciennes mauvaises habitudes. Le pouvoir de transition doit donc se ressaisir et poser les vrais actes qui solutionnent les problèmes et non les évoquer avant de les poser. Autrement dit, il faut apprendre à parler après l’acte. L’avantage qu’on avait avec les militaires, c’est qu’ils étaient appelés la « grande muette ». Ça devrait aussi être valable pour eux lorsqu’ils viennent sur le terrain politique pour être plus efficaces.

<strong>El Hadj Tiemoko Traoré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito : Le retrait des Etats de l’AES de la CEDEAO est désormais irréversible</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-le-retrait-des-etats-de-laes-de-la-cedeao-est-desormais-irreversible-3091887.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/edito-le-retrait-des-etats-de-laes-de-la-cedeao-est-desormais-irreversible-3091887.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2022/01/Youssouf-Sissoko-dirpub.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Tue, 21 Jan 2025 12:59:29 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alternance</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Quel gâchis ! Après cinquante ans de durs labeurs pour harmoniser nos politiques sectorielles et asseoir la base d’une véritable intégration économique, après cinquante ans d’interpénétration culturelle, de libre circulation des personnes et de leurs biens, après cinquante ans de droit d’établissement, les autorités maliennes de la transition ont pris la maladroite décision de retirer le Mali de la  CEDEAO. Nous voilà à la case départ en mettant le compteur à zéro. Les autorités maliennes, burkinabè et nigériennes en prenant la décision de retirer leurs pays de la CEDEAO ne semblent pas mesurer les conséquences de leur acte sur leurs peuples respectifs. Les trois présidents viennent  de mettre à l’eau et en un claquement de doigt ce que leurs prédécesseurs ont  construit pendant  cinquante ans. Ce qui est aberrant et qui semble inquiéter plus d’un citoyen de l’AES c’est le manque de lisibilité et de visibilité de leur projet alternatif. Hormis  les déclarations de bonnes intentions, concrètement les peuples ne voient aucun plan permettant d’attester du bon choix des autorités de la Confédération de l’AES, quant au retrait  de leurs pays de la Communauté Economiques des Etats de l’Afrique de l’Ouest, CEDEAO. Beaucoup d’analystes se posent un certain nombre de questions comme entre autres comment un pays comme le Mali qui a mis dans toutes ses constitutions qu’il est prêt à renoncer à toute ou partie de sa souveraineté pour la réalisation de l’Unité Africaine pourrait décider de sortir de la CEDEAO ?

Il est impensable que des pays qui sont des hinterlands et qui  vivent des produits d’importation jusqu’à hauteur de 70% puissent se dissocier des Etats côtiers. Comment comprendre que dans un monde où les grands ensembles se forment pour faire face à la concurrence et aux puissances dominatrices, trois  pays sahéliens font le choix de vivre en autarcie en quittant un grand ensemble envié par tout le monde. A-t-on besoin de rappeler le passé historique de ce grand empire que fut le Mali   ? Ainsi pour rappel l’empire du Mali s’étendait du Sahara à la forêt équatoriale, de l’océan Atlantique à la boucle du Niger soit sur les actuels Mali, Sénégal, Gambie, Guinée Conakry, Guinée Bissau, Burkina Faso, Côte d’Ivoire et la Mauritanie, soit 7 des 15 Etats qui composent la CEDEAO. Pourquoi pour des égos surdimensionnés et d’ambitions démesurées on prive des peuples de leurs droits les plus élémentaires comme celui de la libre circulation des personnes et de leurs biens sur un espace qui n’a de frontières que par la volonté des puissances colonisatrices. La décision du retrait des trois pays sahéliens de la CEDEAO est très lourde des conséquences parmi lesquelles la fin de tous les projets en cours de réalisation, le retrait du personnel, qu’il soit administratif ou militaire, de toutes les instances de la CEDEAO. Que dire des droits communautaires dont jouissent  tous les quinze Etats ? Trois de 15 ne pourront plus jouir de ces droits très avantageux pour ces pays. Ils seront obligés de négocier dans le cadre d’accords bilatéraux. Les thuriféraires de l’AES diront qu’il y a le droit à la réciprocité, mais ce qu’ils feignent d’oublier ce qu’il y a plus de ressortissants des Etats de l’AES dans les pays CEDEAO que le contraire.

En somme, le vin est tiré il faut le boire. Les peuples de l’AES attendent maintenant de leurs dirigeants des actions concrètes, car on leur a promis la lune avec la Confédération de l’Alliance des Etats du Sahel, au moins qu’ils offrent l’étoile dans le cas contraire ils seront vus d’un autre œil et pour paraphraser Abraham Lincoln on peut tromper une partie du peuple tout le temps, on peut tromper tout le peuple une partie du temps, mais on ne peut jamais tromper tout le peuple tout le temps. Un bon sujet de réflexion pour les Présidents de l’AES.

<strong>Youssouf Sissoko </strong>            <strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito: Au moment de célébrer les FAMa, un écho panafricaniste nous vient du Ghana</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-au-moment-de-celebrer-les-fama-un-echo-panafricaniste-nous-vient-du-ghana-3091828.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/edito-au-moment-de-celebrer-les-fama-un-echo-panafricaniste-nous-vient-du-ghana-3091828.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2025/01/ASSIMI-JANVIER-6.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Tue, 21 Jan 2025 09:53:37 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Essor</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Notre Armée souffle ses 64 bougies à une période charnière de son évolution, disons de sa construction. L’Armée malienne, à travers les mots mêmes de son Chef suprême, s’est «imposée comme un acteur essentiel de la souveraineté et de la sécurité de notre pays».</strong>

Ces mots ont une place de choix dans le discours du Général d’armée Assimi Goita, Président de la Transition, dans son traditionnel message à la Nation à l’occasion de la fête de l’Armée. Nous tenons l’Armée rêvée par les pères fondateurs, celle qui défend et qui construit, celle qui permet le sommeil et protège le gite. C’est-à-dire le fer de lance de notre lutte pour la liberté, pour la justice, pour la dignité.

Le Chef de l’État veut parler du soldat première classe dans la savane du Gourma, du maréchal de logis dans la forêt de Boulkessi, du garde dans les ergs du Tilemsi, du policier dans les rues de Goundam, de l’aviateur dans le super Tucano au-dessus des falaises de Bandiagara, du soldat 2è classe dans la forêt du Wagadou et tous ces soldats, de leur hiérarchie, arc-boutés sur leurs plans tactiques pour contrer l’ennemi et assurer la quiétude de leurs compatriotes.

Avec le Chef suprême des Armées, nous parlons de cette Armée malienne qui a permis à notre pays de devenir un acteur important de la sous-région, celle qui est le socle de la construction de la Confédération des États du Sahel (AES) avec nos pays frères du Burkna Faso et du Niger. Oui, cette AES qui refonde les idéaux des pères de l’Afrique indépendante qui voulaient nous éloigner du joug colonial, de l’impérialisme et de toutes formes de domination étrangère.

Ce combat ne sera pas sans sacrifice humain de nos FAMa qui méritent à ce titre un mémorial tel qu’initié par les autorités nationales. Quant au sacrifice financier et matériel, il continuera pour garantir une montée en puissance constante de notre Armée avec l’annonce par le Chef de l’État de l’acquisition de nouveaux équipements et surtout la mise en place d’une véritable industrie militaire. C’est dire que notre Armée se prépare à entrer dans une ère industrielle nationale et maitrisée en adéquation avec ses besoins. De quoi couper le sommeil à l’ennemi, sinon l’installer dans une insomnie chronique et une angoisse infinie.

L’AES tiendra par la puissance de ses Forces armées et de sécurité, leur doctrine inspirée de ses écoles de guerre et les nouveaux paradigmes géopolitiques que notre organisation impose dans notre sous-région, voire sur tout le continent. Par son alignement sur les aspirations des peuples, elle impose à la Cedeao et à l’UA de se réajuster ou de péricliter. C’est le lieu de se féliciter d’un nouvel état d’esprit qui nous arrive du Ghana avec son nouveau président, John Dramani Mahama dont le discours panafricaniste tranche avec les velléités impérialistes de notre ancienne organisation.

Le Premier ministre, Général de division Abdoulaye Maiga et sa délégation ont pu s’en rendre compte lors de l’audience que leur a accordée le dirigeant ghanéen, à Accra en milieu de semaine dernière. «Nous avons noté les décisions souveraines non seulement du Mali mais aussi du Burkina Faso et du Niger, de former une confédération… Malgré cette nouvelle situation, nous devons continuer à préserver nos relations et à œuvrer à l’intégration sous régionale».

On appelle cela du pragmatisme. Il faut y voir ici un peu de Kwame Nkrumah et de John Jerry Rawlings. Normal venant du candidat élu du parti de l’ancien aviateur président. C’est à espérer que le Président John Dramani Mahama saura raisonner ses autres frères pour qu’ils regardent les nouvelles transformations de notre sous-région avec beaucoup plus d’africanisme et de panafricanisme.

Sinon que leur dire, qu’avec l’AES «nous défendons un seul Espace, occupé par un unique Peuple, partageant un Destin commun», comme l’a dit le Chef de l’État, dans son message à la Nation dimanche soir. Une devise qui vaut conseil.

<strong>Alassane Souleymane</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Éditorial :  Nous sommes tous FAMA !</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-nous-sommes-tous-fama-3091820.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-nous-sommes-tous-fama-3091820.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/09/Amadou-NFa-DIALLO.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Tue, 21 Jan 2025 09:52:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le National</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Hier lundi, 20 janvier 2025, l’Armée nationale du Mali, la Grande et fière institution, a fêté les 64 ans de sa création. Celle-ci est intervenue seulement 120 jours après la proclamation le jeudi, 22 septembre 1960, de l’indépendance de notre pas, qui ne veut rien dire d’autre que notre accession pleine et entière à la souveraine nationale et internationale. La rapidité de sa création, lue à la lumière des évènements qui ont provoqué à Dakar l’éclatement de la Fédération du Mali dans la nuit du 19 au 20 août 1960, montre bien que pour les Soudanais revenus chez eux, une armée nationale était un impératif, parce que principal instrument de souveraineté nationale. Tous les coups étaient en effet envisageables contre la nouvelle République du Mali. Modibo Keïta, qui officiait en qualité de plus haute autorité du Mali indépendant depuis moins de 20 semaines, se fit le devoir d’annoncer lui-même aux diplomates accrédités auprès de son pays réunis à Koulouba la décision de son gouvernement de voir la France évacuer au plus vite ses bases militaires de Kati et ailleurs. En boutant dehors les troupes coloniales françaises le 20 janvier 1961, l’Armée malienne voyait ipso facto le jour et devait s’attacher au plus vite à la construction d’une puissante institution militaire. Ce ne fut pas si difficile, le sens élevé de la patrie étant le levain indispensable à l’accomplissement du destin national grandiose.

Soixante-quatre années, toutes glorieuses, sont maintenant bouclées ; c’est le moment de rendre hommage intégral aux Forces Armées Maliennes et de sécurité, qui n’ont jamais démérité. Dès 1963, elles ont été confrontées à des rébellions fomentées de l’extérieur, ce qui ne les pas empêchées de contribuer grandement et efficacement à la formation sur le continent de nombreux combattants, pour la libération de l’Afrique. Qui, au Mali d’aujourd’hui, à l’exception notoire d’une poignée d’apatrides qui n’ont jamais arrêté d’agiter la puissance de feu de la France que nous ne pourrons pas contenir, ne se sent pas en communion avec nos forces armées et de sécurité ? Nous sommes FAMA ! Telle est la clameur sincèrement citoyenne qui se prolonge en écho, que l’on entend loin, jusqu’au-delà des océans, chaque fois que l’armée malienne est évoquée. Nos officiers et nos soldats ont toujours donné le meilleur d’eux-mêmes partout où ils ont été envoyés en mission. Les exemples sont tellement légion que l’on ne peut les mentionner exhaustivement. Il ne faut pas oublier que les Maliens sont les descendants de fiers guerriers qui ne se sont jamais accommodés des affronts et des humiliations. Ce qui explique qu’ils ont tenu la dragée haute durant 38 ans aux troupes coloniales françaises qui ne mettaient que quelques semaines pour subjuguer les révoltés ailleurs en Afrique. Le Sahel demeure ainsi le cœur vibrant de la résistance africaine. C’est dire qu’à armes égales, aucune armée d’envahisseurs ne pourra nous vaincre, ce qu’exprima éloquemment M. Karamoko Jean-Marie Traoré, ministre des Affaires étrangères, de la Coopération régionale et des Burkinabè de l’extérieur, lors de la clôture des cérémonies de célébration du troisième anniversaire de la Journée Nationale de la Souveraineté Retrouvée le samedi, 18 janvier 2025, au C.I.C.B. Ceux d’en face, déterminés à nous coloniser à nouveau, savent très bien qu’ils nourrissent un vœu fou. Ce n’est pas Sébastien Le Prestre de Vauban, ingénieur et architecte militaire mort à Paris au début du 18ème siècle (1707), qui nous a appris comment construire le Tata à Sikasso, ingénieuse fortification militaire, et encore. Oui, à armes égales, c’est notre Armée nationale qui triomphera toujours. Et les armes qu’il faut, on les trouve désormais partout pour les remettre aux dextres mains de nos officiers et de nos soldats. La libération de Kidal le 14 novembre 2023 est une alerte aux stratèges d’ailleurs ; qu’ils la comprennent bien, ce serait tant mieux pour nous tous.

Mais quelles traîtrises nos FAMA n’ont pas subies de la part des gouvernants maudits durant plusieurs décennies ? Du Tchad, on a fait venir des troupes pour s’occuper du nord de notre pays alors que nos FAMA, professionnelles et aguerries, avaient toute l’aptitude pour régler la situation. Injure ne peut être plus grande crachée au visage des FAMA ! Au préalable, on avait pris soin de désarticuler nos dispositifs, découpé au chalumeau nos blindés, cloué au sol notre aviation et, pour de simples missions de ravitaillement ou d’évacuation, imposé des couloirs à nos pilotes qui ne pouvaient en sortir de 30 kilomètres, au risque de se faire descendre par la DCA ennemie, de la France. Et c’est un simple capitaine de l’armée qui est venu dicter à notre hiérarchie militaire les lignes de la Loi d’Orientation et de Programmation Militaire, qui a coûté pas moins de 1 235 milliards de francs CFA, notre argent, et qui a été destiné à acheter des armes avec la seule France, toutes autres options nous étant refusées. Pendant 30 ans, ce fut le calvaire vécu par nos FAMA : elles ont dû boire le calice jusqu’à la lie ! Mais nous ne sommes pas une création coloniale, nous sommes une grande nation dont les armées renaîtront toujours au bon moment. En libérant Kidal, les soldats maliens ont réalisé la prophétie du Doyen Seydou Badian KOUYATE qui s’était exprimé en 2018 en ces termes : « Ce n’est pas possible de nous vaincre éternellement. C’est une affaire d’un temps, nous avons tout le temps pour nous préparer, nous réarmer et pour combattre. Combattre, c’est notre habitude. Nous savons ce qu’est combattre. Nous ne sommes pas nés d’aujourd’hui, ni d’hier. Nous sommes profondément ancrés dans la terre de nos ancêtres ». Assertion que rappellera fièrement Mme Sogoba Jacqueline Dembélé dans sa leçon inaugurale lors de la sortie de la troisième promotion de notre Ecole de Guerre. Nous sommes tous FAMA !

&nbsp;

<strong>Amadou N’Fa Diallo</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Les lignes de démarcation de Me Tall, pas de rupture</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/les-lignes-de-demarcation-de-me-tall-pas-de-rupture-3091338.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/les-lignes-de-demarcation-de-me-tall-pas-de-rupture-3091338.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2024/05/boukary-daou.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 16 Jan 2025 19:08:35 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Le président du Congrès national d’Initiative démocratique (CNID -FYT), Me Mountaga Tall, était à la Maison de la presse, ce 15 janvier 2025, pour présenter à la presse ses vœux de bonne et heureuse année 2025. A l’occasion de cette tradition respectée, il a précisé sa position sur certaines questions nationales. On y décèle ses lignes de démarcations, pas d’opposition.</strong>

Malgré lesdites lignes de démarcation, qui traduisent plus des réserves qu’une opposition, Me Mountaga maintient une politique ancrée dans le soutien à la transition. Ce soutien a-t-il tenu à préciser, ne signifie pas une allégeance à quelqu’un, il s’agit de ramer dans le bon sens pour une arrivée à bon port.

Le président du CNID FYT a précisé le point sur lequel beaucoup de gens font la confusion par rapport à la transition. Selon lui tout le monde doit se sentir concerné par la transition. L’avocat explique que ce soutien ne doit pas dépendre de la participation au gouvernement, au Conseil national de la Transition (CNT) ou aux ambassades. Il convient de faire dissiper tout équivoque. En effet, Me Mountaga Tall invite à éviter deux erreurs, la seconde plus grave que la première. Ainsi, celui qui croit que la transition lui appartient est dans l’erreur. L’autre erreur plus grave est de ne pas se sentir concerné par la transition, car être concerné par la transition équivaut à l’être pour le Mali, et donc à œuvrer pour sa réussite. Comme pour dire, insensé celui qui croit qu’il échappe à la transition.

C’est surtout sur les questions relatives à la sortie du Mali de la CEDEAO, à l’organisation des élections et la mise à l’écart du M5-RFP dans la conduite de la politique nationale, que l’homme politique, Me Mountaga Tall, montre une différence de vue. Si ça ne tenait qu’au président du CNID-YT, le Mali serait resté à la CEDEAO et saisir l’opportunité du large soutien des Africains, pour apporter des changements, au lieu d’une CEDEAO des chefs d’Etat, évoluer vers une CEDEAO des peuples. Pour lui, ce changement au sein de la CEDEAO n’est pas antinomique à l’AES. Puis qu’il en a été ainsi, Me Mountaga Tall a appelé à un soutien à cette option dont la réussite concerne tout le monde.

Sur la question électorale, Me Mountaga Tall est clair, ceux qui disent que la transition doit continuer sans élections, ne sont pas forcement de bons conseillers, car les pays sur lesquels on se réfère pour soutenir ceci, à savoir la Russie, la Chine, le Japon, sont dirigés par des gouvernants élus, et appartiennent à des partis politiques. Le vote de la constitution en 2023 n’a pas été fait dans des conditions sécuritaires meilleures à celles d’aujourd’hui, indique l’homme politique. On comprend que pour lui, les arguments avancés pour éloigner les élections ne tiennent pas.

Pour lui, la révision de la charte des partis politiques doit être une occasion de retrouvailles pour les acteurs politique, qui doivent se concerter pour sortir une position commune à proposer en vue de la relecture de la charte des partis politiques.

La composition du gouvernement, en novembre, a consacré le parachèvement de la mise à l’écart du M5-RFP. Ainsi, avec le nouvel attelage, on a l’impression que le pouvoir marche sur un seul pied au lieu des deux (civil et militaire). Ces lignes de démarcations du président du CNID-FYT ne constituent pas des lignes de rupture, le soutien étant sans faille à la transition. Sur la question de la souveraineté nationale qui est fondamentale, Me Mountaga Tall précise que la question de la souveraineté est consécutive à un passé marqué par l’humiliation, la déconsidération et des atteintes à la dignité. La bataille pour la souveraineté est une question de réparation, de redressement des torts de l’histoire.

<strong>B. Daou</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito : Mara est bien  dans  son rôle !</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-mara-est-bien-dans-son-role-3091154.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/edito-mara-est-bien-dans-son-role-3091154.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/02/Gaoussou-Traore.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 16 Jan 2025 10:14:33 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[L’ancien PM du Mali, depuis des mois, fait l’objet de diatribes acerbes de la part de soutiens présumés du Pouvoir transitionnel. Notamment, de la part des videomen en mal de repères et  même de certains  Conseillers du Conseil National de Transition (CNT). Ces partisans de la pensée unique œuvrent inlassablement à ce que tout le monde se taise. Or Moussa Mara a courageusement décidé de ne pas se taire.  Contre vents et marées,  l’ancien PM donne constamment ses points de vue sur l’ensemble des questions de la nation malienne.

Les canaux qu’il utile pour porter ses idées,  sont  le plus souvent des interviews, des tribunes politiques ou des sorties auprès de ses compatriotes de l’intérieur comme de la Diaspora.  Souvent, il apprécie,  à sa juste valeur, des actions gouvernementales lorsqu’il trouve que c’est bien. Toutefois, il  critique aussi mais surtout,  celles qu’il  considère  comme mauvaises.  Tout en proposant aux décideurs du jour  ses solutions qu’il trouve meilleures.  Dans un système démocratique, cela n’est-il pas  vraiment le rôle qu’un leader politique assumé,  doit normalement jouer ?

Que les partisans de la pensée unique reviennent à la raison pour accepter  le jeu démocratique. Nul citoyen malien n’est supérieur aux autres. Chacun a droit au respect de l’autre et  doit accepter qu’il porte aussi  ses idées. C’est certainement cet exercice démocratique que Mara est en train de faire. Ce que  certains  proches présumés  du pouvoir transitionnel, à l’extérieur  comme au Mali ne comprennent pas lorsqu’ils  traitent   et continuent de traiter l’ancien PM de tous les maux d’Israël. Mais  Moussa Mara, qui est aujourd’hui l’un des rares Hommes politiques à braver le pouvoir transitionnel, même s‘il ne se considère pas comme un opposant  à   ce pouvoir,  n’est-il pas  dans tous ses droits d’aller à la rencontre de ses concitoyens ?  N’est-il pas aussi dans son rôle de politicien assumé lorsque,  très courageusement et  en acteur politique, il critique objectivement certaines actions gouvernementales, tout en proposant des solutions ?

Le Mali est constitutionnellement   un pays de <strong>DEMOCRATIE MULTIPARTISTE</strong>  dont les autorités ont le devoir de  respecter   les  droits fondamentaux  de tous les citoyens. En admettant ce postulat, les  tournées  de Moussa Mara pour rencontrer la diaspora malienne partout où elle se trouve (notamment en Occident),  n’ont  rien d’apatride et ne doivent  être nullement  considérées  comme un complot  contre son pays. De même que ses critiques objectives  de certaines actions du Gouvernement  et  de ses acteurs, au lieu d’irriter certains cercles et partisans de la Transition, doivent, au contraire,  permettre aux décideurs actuels de se ressaisir.   Il est  désormais temps que  les soutiens de la Transition (militants, Videomen et autres)  comprennent que l’on est bien en régime démocratique (promulgation de la Loi Fondamentale de 2023 par le Président de la Transition). En conséquence,  l’ancien PM, Homme Politique assumé  et candidat déclaré pour briguer la prochaine présidentielle, est  bel et bien dans tous ses droits et son rôle  pour effectuer une précampagne électorale auprès des siens et partout.

Notre pays plongé, depuis plus d’une décennie,  dans une crise multidimensionnelle n’a nullement besoin que certains  de ses citoyens s’érigent  en justicier  pour blâmer  les autres. Au contraire, le Mali a plus que jamais besoin de  la contribution d’idées de tous ses fils. Il faut  donc  que nous acceptions la différence d’opinion et bannissions la politique de la pensée unique. Aucun malien ne vaut absolument  mieux que les autres et nul n’a le droit de classifier les maliens en patriotes et apatrides. Car la crise multidimensionnelle que  nous subissons actuellement, n’est pas la faute des seuls Hommes politiques,  mais  elle est  collective.

Oui, l’honnêteté  intellectuelle  nous oblige   à  reconnaitre que   la faute  est collective !  Tout le monde a sa part de responsabilité dans la crise dont notre pays est plongé.  Alors, cessons  donc  de diaboliser les Hommes politiques, en l’occurrence ceux qui étaient au pouvoir ! C’est vrai, certains ont commis des fautes graves même  gravissimes  mais pas tous. Avons-nous d’ailleurs le droit de les juger en lieu et place de la JUSTICE ? Mais que valent les nouveaux politiciens, ces présumés proches du pouvoir transitionnel ? En excluant  du jeu politique les premiers,  comme l’entendent certains cercles et partisans de la Transition,  les seconds  auraient-ils  vraiment la capacité de relever seuls  les nombreux défis que notre pays doit relever ?

De toute évidence, la réponse à la dernière interrogation est négative. En raison de cela, la Transition actuelle est vivement appelée à prôner  une véritable et sincère politique de réconciliation nationale dans notre pays. Cela passe nécessairement par la libération de tous les prisonniers politiques. Au-delà de la libération des onze leaders politiques issus des rangs des signataires de la déclaration commune du 31 mars 2024, il faut  aussi  élargir  les prisonniers d’opinion. En l’occurrence,  ceux frappés par la Loi de la Cyber criminalité.

Un tel geste  des autorités transitoires  contribuerait certainement  à la décrispation du climat sociopolitique et à la réconciliation nationale, tant prônée par elles-mêmes,  depuis le 18 août 2020 (date de leur prise de pouvoir). Ainsi, il s’impose  à toutes  parties engagées dans le processus de retour à l’ordre constitutionnel (pouvoir, partis politiques et Société Civile) d’œuvrer instamment à  créer toutes les conditions propices à  l’avènement d’un  climat  apaisé dans notre pays. Ce,  en vue d’une  bonne organisation des futures élections annoncées pour 2025.

&nbsp;

<strong>Gaoussou Madani Traoré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito :  &amp;quot;Patience...patience...&amp;quot;a dit le président Assimi</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-patience-patience-a-dit-le-president-assimi-3090845.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/edito-patience-patience-a-dit-le-president-assimi-3090845.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2019/05/Tiemoko-Sinaly-Traore.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Tue, 14 Jan 2025 08:22:08 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pouce</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[A l'occasion de la traditionnelle cérémonie de présentation des voeux du nouvel an des forces vives de la nation au président de la République, un mot est revenu plusieurs fois dans le discours du président Assimi: "Patience...". Le chef de l'Etat, président de la transition a, une fois demandé au peuple malien d'être patient. Demander à quelqu'un d'être patient, c’est d’abord reconnaître la souffrance de cette personne ; admettre que cette personne aurait dû accéder à un besoin spécifique mais, les circonstances font qu’elle est obligée d'attendre. Les Maliens ont longtemps attendu de voir le bout du tunnel; attendu de voir se réaliser leurs rêves car, le discours prononcé par les nouveaux dirigeants, est porteur d'espoir. Longtemps martyrisés par une politique gouvernementale qui ne permet pas l'épanouissement de la plus grande majorité, les Maliens veulent croire que les nouveaux dirigeants vont apporter le changement souhaité. Mais, les défis si énormes, constituent un boulet dans les pieds des dirigeants actuels. Nous voulons parler de l'insécurité liée au terrorisme transfrontalier ; de la crise énergétique et surtout de la chute des valeurs qui fondaient notre société. Si le président Assimi demande aux Maliens d'être patients, c'est parce qu'il sait que toute résilience a une limite et qu'à force de tirer, les Maliens finiront par lâcher. Pour éviter que l'ennemi exploite ces failles, le président Assimi appelle son peuple à un dernier sursaut. Le message est clair: demain sera meilleur. Un message d'espoir et de promesse. Il s'agira pour le gouvernement de travailler à maintenir cette confiance avec les administrés.

<strong>El Hadj Tiemoko Traoré</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito  Le Président de la transition a&#45;t&#45;il raté sa sortie ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-le-president-de-la-transition-a-t-il-rate-sa-sortie-3090808.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/edito-le-president-de-la-transition-a-t-il-rate-sa-sortie-3090808.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/08/Youssouf-Sissoko-diroub-Alternance.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Tue, 14 Jan 2025 08:20:27 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alternance</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Après son adresse à la nation du 31 Décembre 2024 qui a laissé sur sa faim une large  frange  de l’opinion et rendu sceptiques jusqu’à certains thuriféraires du régime, c’est devant les leaders de la société civile que le Général Président s’est livré à son exercice favori  traditionnel, qui est celui de s’entretenir directement avec des représentants du  peuple sans intermédiaire et en langue Bamanakan. Pour cette fois l'entretien n'a pas été à la hauteur des enjeux et des attentes. Le propos a souvent manqué de cohérence, de logique et de persuasion. Reconnaissant à demi-mot l’incapacité de l’Etat à donner une suite favorable aux préoccupations urgentes et essentielles des maliens, comme entre autre le problème d’électricité, d’emplois et la relance de l’économie à travers un appui conséquent au secteur privé, le Président de la transition a  dans ses propos suscité au contraire un sentiment de désespoir, une panique générale, voire une psychose au sein de l’opinion, qui a fini par arriver à la conclusion qu’elle ne pourra compter que sur elle-même. Le Président de la transition a levé toute équivoque sur la résolution de la crise énergétique. Selon le Général Président la solution à la crise énergétique  ne sera pas trouvée dans l’immédiat, en dépit de la volonté du gouvernement et d’un début de solution avec les différentes centrales solaires de Sanankoroba à Tiagadougou en passant par Safo. Reconnaissant un grand retard accusé dans l’exécution de ces projets, il fait désormais la promotion des kits solaires individuels pour satisfaire la demande d’électricité des populations. Il a affirmé que l’Etat subventionnera les plaques solaires et surtout les batteries lithium en les exonérant de certaines taxes et impôts pour permettre à un grand nombre des maliens d’avoir accès à ces précieux sésames que sont les plaques solaires et les batteries,  indispensables aujourd’hui dans la vie.

Là où le bât blesse c’est quand il a voulu justifier le retard des travaux de construction des centrales solaires par la vente, par les maires, des parcelles qui sont réservées à la réalisation de ces projets d’utilité publique. Ces propos qui ne sont pas passés inaperçus, ont suscité des vives réactions, au point qu’un leader politique non des  moindres, très étonné par  ces propos,  a solennellement demandé au Président de la transition de rendre public les noms des maires véreux  qui se sont livrés à cette  besogne et propose qu’ils soient sanctionnés. Autres dérapages du Président Assimi ce sont les propos à l’encontre de certains pays et particulièrement de la CEDEAO qui ne sont pas de nature à apaiser les relations historiques, fraternelles et commerciales entre le Mali et ces Etats. Pour le Président Assimi Goita, il ne fait l’ombre d’aucun doute que le Mali s’est retiré définitivement de la CEDEAO. Comme si cela ne suffisait pas il a qualifié la communauté des Etats de l »Afrique de l’Ouest CEDEAO, d’organisation terroriste. En homme d’Etat il doit avoir le sens de la mesure, de la retenue, de l’humilité. Il y a des choses qu’il ne faut dire  sur la place publique et les discours doivent être poinçonnés du langage diplomatique surtout quand on est le Président d’un pays qui traverse une profonde crise à la fois sécuritaire, politico-institutionnelle, et  même socioéconomique. Les conseillers diplomatiques  du Président ont-ils failli à leur mission ou n’ont-ils pas écouté ? Dans l’un comme dans l’autre cas la sortie du chef de l’Etat n’a pas été à la hauteur de l’espoir et de l’espérance auxquels le peuple aspirait, et surtout de l’histoire du Mali  Pays pionnier de l’intégration africaine.

En somme, certaines  fonctions, comme celle de chef de l’État, au-delà de leur sacralité, exigent de la hauteur, de la retenue, du sens de la responsabilité, du courage, de la discrétion, de la vision en toute circonstance.

<strong>Youssouf Sissoko                           </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito : Avant la sève de 2025, les rêves de 2024 !</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-avant-la-seve-de-2025-les-reves-de-2024-3090554.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/edito-avant-la-seve-de-2025-les-reves-de-2024-3090554.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2025/01/Alassane-Souleymane.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 10 Jan 2025 15:09:13 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Essor</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Dans notre livraison du 02 janvier dernier, nous avions eu, certes timidement, l'occasion de vous présenter nos vœux de bonne année. Dans ce numéro, nous appuyons ces efforts timides afin que ces vœux soient plus ardents, plus forts. Nos lecteurs le méritent.</strong>

Nos lecteurs sont nos compatriotes et les amis du Mali, qui vivent parmi nous ou ailleurs et qui se souviennent chaque matin qu'il ya une source d'information appelée L'Essor. La presse a sa tradition de marquer le passage au nouvel an. C'est la rétrospective. C'est le moment de rappeler les hauts faits qui auront marqué l'actualité de l'année écoulée, les uns plus heureux que les autres.

Les inondations de l'hivernage dernier ont assombri le quotidien du nombre de nos compatriotes. En ce début d'année, la forte crue qui en résulte fait encore ravage dans nos contrées. Les groupes armés terroristes ont poursuivi leur barbarie, ciblant notre vaillante armée et nos paisibles compatriotes. Fort heureusement, la noirceur du tableau se laisse vite envahir par la blancheur des actes de prouesse de notre armée.

Nos vaillants FAMa ont été là, à chaque fois, pour démontrer leur montée en puissance et rallonger la liste des victoires. Nioro, il y a trois nuits comptera pour la nouvelle année, mais Tinzaouatène a compté pour 2024. Le 1er décembre dernier, on s'en souvient, les groupes armés terroristes ont subi une cinglante défaite face à la puissance de notre armée. Elle nous a rappelé l'an 1 de la vaillante reprise de Kidal célébrée quelques jours plutôt, le 14 novembre. Il n'y a pas que les FAMa qui nous apportent le sourire.

Le nouveau code minier et son appendice sur le contenu local ont commencé à faire briller l'or pour les Maliens. La pression du contrôle fiscal a renfloué les caisses de l'Etat. Comme l'a dit le Chef de l'État, le Général d'armée Assimi Goïta, mardi dernier, lors de la cérémonie de présentation des vœux à Koulouba, il était difficile d'imaginer un pays africain comme le Mali incarcérer des ressortissants étrangers , fussent-ils des grands chefs de multinationales minières. Mais, dira-t-il, pour l’intérêt supérieur des Maliens, aucun effort ne sera ménagé.

De même, l’ouverture de nouvelles exploitations minières dégage l’horizon de lendemains meilleurs. Dans ce sens, l'inauguration de la mine de Goulamina place le Mali au rang de 5e producteur mondial et surtout dans le cercle fermé des champions de la Transition énergétique au monde. Le renouvellement de la licence de Malitel avec l'actionnariat majoritaire détenu par l'État, les projets routiers du tronçon urbain Bamako-Koulikoro et des deux routes d'accès à Kati en 2x2 voies, la fusion absorption de la CMDT, l'adoption des textes de la compagnie aérienne Mali-airlines SA sont autant d'actes qui ont apporté du baume au coeur des Maliens.

La relance économique annoncée pour cette année 2025 aura besoin d'un contexte socio-politique calme. Ce contexte se dessinera dans le sillon tracé par les actes de pacification posés en 2024. Qu'il s'agisse du Dialogue inter-maliens qui aura mobilisé tout le Mali, à l'intérieur comme à l'extérieur, avec 300 recommandations à la clé, ou du processus d'élaboration de la Charte nationale pour la paix et la réconciliation nationale dont l'avant-projet a déjà fait l'objet de réflexion. En 2024, le textile, le cinéma, la photographie ont permis de colorier l'agenda culturel.

Mais il reste que l'année 2025 a été déclarée année de la culture par le Chef de l'État et donc elle promet en feux d'artifices dans le ciel culturel malien. C'est dire combien les ingénieurs culturels, les dépositaires et gardiens de tous nos arts, de nos patrimoines, de Diomaténé à Araouane, de Gavinané à Talataye, auront le vent en poupe pour montrer la profondeur d'une partie de notre identité. Tombouctou et sa biennale offriront l'espace d'éclosion et d'explosion culturelles souhaités.

Il y va de la construction du Malikura et de l'émergence d'un malikura den par la renaissance culturelle, dans un ensemble AES en construction et en harmonie. En bon sportif, je rappellerai, non sans un gros pincement au coeur, le quart de finale dramatique des Aigles séniors du Mali à la CAN de football en début d'année en terre ivoirienne. Heureusement que les U18 filles et garçons maliens du basket apporteront le sourire dans une double consécration, à la pointe sud du continent en Afrique du sud.

Dans la foulée, les stades de l'intérieur rénovés, de Kayes à Mopti, ont apporté leur paquet de belles couleurs pour cette année 2024 partie avec ses rêves réalisés ou brisés, ses hauts et ses bas. Regardons 2025 pleine de sève, avec nos gros yeux affamés de sourires aux lèvres, de verdure dans les prairies, d'azur dans le ciel et d'arc-enciel à l'horizon. Bonne année !

<strong>Alassane Souleymane</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito : réhabilitation du bourreau des martyrs, l’histoire a encore bégayé au Mali</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-rehabilitation-du-bourreau-des-martyrs-lhistoire-a-encore-begaye-au-mali-3089180.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/edito-rehabilitation-du-bourreau-des-martyrs-lhistoire-a-encore-begaye-au-mali-3089180.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/08/Youssouf-Sissoko-diroub-Alternance.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Tue, 24 Dec 2024 19:27:47 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alternance</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Décidément le machiavélique projet de démolition de la démocratie et de tous ses symboles  est en marche sous la transition. Après une campagne outrancière de dénigrement, de diffamation et une réduction au néant du bilan de 30 ans de gestion démocratique, c’est au tour des symboles de la Démocratie de subir les assauts du plan savamment ourdi d’effacer cette glorieuse page de l’histoire contemporaine de notre Mali. Comment pourrait-on réhabiliter celui qui pendant 23 ans tua des maliens, poussa certains à s’exiler et dont la chute a été la plus sanglante de toute l’histoire contemporaine du Mali ? Réhabiliter le Général Moussa Traoré, est à la fois un blasphème contre la démocratie et un crime contre l’histoire. C’est véritablement un acte de trop qui va diviser davantage les maliens et ne facilitera nullement la réconciliation nationale. Les victimes et parents des victimes des journées de  Mars 1991  n’ont pas encore fini de faire le deuil de leurs  proches, certains n’ont pas fini de pleurer leurs morts qu’on élève ce bourreau au rang des héros qui ont marqué l’histoire de ce pays. Quel crime !

L’effet  du crime contre la démocratie allait être atténué si toutes les trois grandes figures du mouvement démocratique avaient été réhabilitées, à savoir ATT, Alpha Oumar Konaré et Ibrahim Boubacar Keita. A part ATT, les deux autres ne l’ont pas été, allez savoir pourquoi ? Et pourtant la réconciliation nationale tant attendue allait marquer une  avancée significative. En lieu et place de la posture conciliante que devraient adopter les autorités, elles semblent plutôt laisser se développer une sorte d’atmosphère de revanche, qui pousse à falsifier  l’histoire et à démolir  des acquis démocratiques. L’argument qui consisterait à dire qu’Alpha Oumar Konaré ne figure pas sur la liste parce qu’il est vivant et que tous ceux qui ont été réhabilités ne sont plus de ce monde, ne saurait prospérer. Il suffit de prendre l’exemple sur le Sénégal et la Côte d’Ivoire, deux pays frères du Mali et qui ont célébré leurs héros en les immortalisant,  certains étant vivants.

Nul ne pourrait contester la réhabilitation de tous ceux qui ont fait rayonner le Mali tant sur les plans politique, historique et culturel. Certains ont indéniablement rehaussé l’histoire du vieux pays et l’ont transformé en nation dont l’étoile brille au firmament des grandes nations du monde. Tous les maliens sont fiers et unanimes à reconnaitre la bravoure des guerriers comme Soundiata Keita, Samory Touré, Kamandjan Camara, Niamody Sissoko, Banzani Théra, Capitaine Sékou Traoré, Babemba Traoré, Firhoun , Askia Mohamed, pour ne citer que ceux-ci. Que dire du premier Président du Mali indépendant Modibo Keita, du soldat de la démocratie et du bâtisseur Amadou Toumani Touré ATT, qui ont été également des figures qui ont rehaussé l’image du pays et ont été des grands bâtisseurs. Toutes ces figures méritent la reconnaissance de la nation et devraient être enterrés au carré des Martyrs comme les victimes du régime sanguinaire du général Moussa Traoré dont le boulevard cohabite désormais à Bamako avec le monument des Martyrs, le pont des Martyrs, la pyramide du Souvenir et le Carré des Martyrs. La question que tout observateur de la scène politique sera amené à se poser est celle de savoir quelle va être la réaction des démocrates face à cet affront que le régime militaro-transitoire  vient de leur infliger? En tout cas aucun argument ne saurait expliquer la non célébration  d’Alpha Oumar Konaré, tout comme IBK, qui malgré tout ce que pourrait leur être reproché ont largement contribué à l’édification du Mali et à l’ancrage démocratique.  Alpha Oumar Konaré considéré par certains de Grand africain de l’ouset des 30 dernières années, est et demeurera pour toujours le premier Président de l’ère démocratique que nul ne pourra effacer, car cela est écrit en lettres d’or au fronton de la République du Mali. Fait rarissime pour Alpha Oumar Konaré, il est le seul Président, pour l’instant à avoir réussi  ses deux mandats et à transmettre pacifiquement le flambeau à son successeur.

<strong>Youssouf Sissoko </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito : Dans l&amp;apos;AES, le miroir aux alouettes de la Cedeao ne prendra pas</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-dans-laes-le-miroir-aux-alouettes-de-la-cedeao-ne-prendra-pas-3088971.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/edito-dans-laes-le-miroir-aux-alouettes-de-la-cedeao-ne-prendra-pas-3088971.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2024/01/AES-ibrahim-tiani-assimi.webp" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 23 Dec 2024 08:58:39 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Essor</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Chaque jour qui passe, la Cedeao conforte le collège des Chefs d'État de la Confédération des États du Sahel d'avoir eu l'idée lumineuse et la décision salvatrice de créer une confédération regroupant le Burkina Faso, le Niger et le Mali.</strong>

Au-delà du Liptako-Gourma qui était une région naturelle portée par des rêves politiques de certains de nos dirigeants historiques après l'accession à l'indépendance, la main heureuse du Général d'armée Assimi Goïta, du Général Abdourahmane Tiani et du Capitaine Ibrahim Traoré, trace pour les futures générations de notre espace commun un avenir brillant.

C'est cela que les populations de l'AES ont été accueillies dans la ferveur, le 06 juillet dernier. C'est cela que la Cedeao a appris dans la torpeur et vit dans la douleur. Parce que l'AES, plutôt que d'être vue comme une opportunité pour notre région occidentale, est vue par bien de pays comme la bête noire.

C'est cela qui se comprend à la lecture du communiqué signé hier soir par le Président de la Confédération. Dans la Confédération, en moins d'une année de marche commune, nos trois Etats ont mutualisé leurs instruments stratégiques pour savoir « au Temps T » ce que l'ennemi trame contre les populations et leurs dirigeants et contre tout l'espace.

Dansl'AES, tout est su qui se trame ailleurs. Mais aussi plus près. Nos Chefs d'État, à travers ce communiqué, nous demandons à tous de rester vigilants car l'ennemi porte le masque et dresse ses mandataires à nos frontières. C'est pourquoi nos forces de défense et de sécurité confédérales sont mises en état d'alerte maximale, désormais dans un théâtre unique d'opérations militaires et les populations mobilisées pour porter l'eau de la vigilance nécessaire.

Tout cela mis ensemble, l'AES résistera aux manœuvres de tromperies de l'ennemi, à ses velléités impérialistes et néocolonialistes à travers la poursuite de la planification et de conduite de ses actions de déstabilisation. Aucun desideratum des Chefs d'États de pays tiers ne fera détourner l'AES de son chemin vers un avenir de progrès et de développement pour ses populations. Des populations ancrées dans l'histoire et la géographie partagées avec des pays limitrophes et autres membres de la Cedeao.

C'est cela que le collège des Chefs d'États de la Confédération a compris à travers sa décision annoncée le 14 décembre dernier de ne pas imposer de visas à nos frères et sœurs des pays membres de la Cedeao. Plutôt que de saluer une telle initiative hautement intégratrice «la championne de la libre circulation des personnes et des biens» qu'elle dit être, notre ancienne organisation régionale a plutôt préféré la diversion avec une prorogation de six mois pour agir le retrait des Etats de l'AES.

Ce n'est pas à ce jeu de «je t'aime moi non plus» qui est attendu de la Cedeao, mais plutôt d'aller dans le sens des aspirations des États souverains qui ont décidé de quitter la trajectoire de la soumission et de prendre celle de la vraie indépendance. Et cette indépendance est la juste résultante de la bienheureuse posture stratégique portée par les aspirations légitimes à la liberté et à la paix. La dynamique des peuples de l’AES est celle de la vérité.

La dynamique des Chefs d'États de la Cedeao est celle des illusions qui se perdent dans le miroir aux alouettes qu'elle veut continuer à dresser devant nos Etats et leurs populations. Illusions d'une organisation qui travaille au bien être de maîtres couchés dans leur tanière, tirant les ficelles de l'asservissement, de l'esclavage. Pour l'AES cela appartient au passé et à une autre Afrique encore complexe. Du Ténéré au Khasso, du Gourma au Tamesna, on appartient à la nouvelle Afrique décomplexée. On veut respirer du bon air, celui de l'AES. Simplement !

<strong>Alassane Souleymane</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Éditorial :  «L’Inter de Bamako» souffle ses 20 bougies</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-linter-de-bamako-souffle-ses-20-bougies-3088964.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-linter-de-bamako-souffle-ses-20-bougies-3088964.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2024/12/inter-Bamako.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 23 Dec 2024 07:49:18 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Sur les soixante-quatre (64) ans de souveraineté nationale, votre hebdomadaire a vingt (20) ans, ce qui signifie que L’Inter De Bamako est un acteur clé de la démocratie malienne qui a trente-deux (32) ans. Durant vingt (20) ans, l’équipe rédactionnelle du journal a dénoncé les tares de la gouvernance, analysé les décisions prises, critiqué et proposé des solutions. Parfois, nous avons sonné le tocsin concernant le système de gouvernance.

Le Mali est un pays atypique en matière de gouvernance ? Depuis le coup de 1968, notre pays est dans système qui change d’hommes, mais n’a jamais changé de système de gouvernance caractérisé par le népotisme et le clientélisme. Cela fait cinquante-six (56) ans que les différents régimes ou présidents qui se succèdent au pouvoir ne font que copier le vieux système de gouvernance légué par le Comité militaire de libération nationale (CMLN). Or, il existe dans notre pays une insolente, une incroyable stabilité politique qui confine à l’ennui.

Chercher les raisons de cette instabilité renvoie à la lecture de l’histoire politique du Mali, mais aussi à l’ambition des chefs de partis qui restent en stand-by sur leur starting-block en attendant leur heure. Quand on connaît notre pays et la limite de ses ressources, on saisit très bien les raisons pour lesquelles les dirigeants de l’Union soudanaise-Rassemblement démocratique africain (US-RDA) ne voulaient pas d’un système de développement qui laisserait une catégorie de citoyens organiser l’exploitation des autres. Deux (02) raisons étaient à l’origine de leur optimisme renaissant la lucidité et l’honnêteté dont ils bénéficiaient auprès de la population. L’équipe dirigeante de l’US-RDA a donné des gages dans la recherche des moyens susceptibles de redresser la situation économique du pays.

Cinquante-six (56) ans après (1968-2024), la situation du pays est très difficile et complexe à tous les niveaux. Surtout, sur les plans politique et économique et le reste ne peut que suivre. Le fanatisme et la corruption font que l’intérêt national de la nation et l’avenir du Mali ne préoccupent personne. Chaque homme politique ou chef militaire tend absolument à se servir et à servir sa base ou les intérêts des «siens». Il me semble que nous évoluons vers une catastrophe.

La racine d’une mauvaise gouvernance est la corruption et ses ramifications: malversations financières, détournements de deniers publics. cinquante-six (56) après la chute du père de l’indépendance (Modibo Keïta), la corruption a ruiné tous les régimes successifs. Et ces régimes sont appelés par les économistes des régimes de «kleptocrates». Le détournement de fonds publics n’est plus l’exception. L’État est affaibli par des pratiques, retirer à l’État ses prérogatives et ses biens, pour ensuite tout privatiser.

Désétatiser le gouvernement. Lorsque dans un État souverain, on privatise l’éducation nationale, la santé, le commerce, on accorde des exonérations à la pelle mêle aux opérateurs économiques, tout en sachant que à Bamako et ailleurs à l’intérieur du pays que c’est le secteur formel qui alimente le secteur informel.

Aussi, les importations dépassent les exportations. On importe tout. C’est un échec économique ? La réalité du pouvoir est entre les mains des princes du jour. Les finances publiques et celles des princes se confondent. La rumeur publique assure que la transition de 2012 était le régime d’exception le plus corrompu, ponctué de morcellement de titres fonciers déjà existant et de détournement de fonds publics (effort de guerre). Tout ceux-ci ont été rendus possible par la faiblesse de l’État, à l’absence d’un sentiment national et à la précarité des régimes politiques qui accélèrent les phénomènes de corruption. Ces pratiques ou phénomènes ont donné naissance à des fonctionnaires milliardaires qui sont une menace pour la démocratie.

À cet effet, les murmures de Bamako attestent que la fortune personnelle d’un officier militaire et ses biens immobiliers dépassent ceux de l’État. Récemment, ce sont les rapports du Bureau du Vérificateur général (BVG) et de l’Office central de Lutte contre l'Enrichissement illicite qui défraient la chronique pour une période très récente (2019-2023). 80 milliards de francs CFA de manque à gagner pour l’État. Que diantre !

L’horizon 2025 dresse un tableau assez sombre, avec un contexte de marasme économique, d’instabilité politique d’agitation sociale marqué par la montée de l’incivisme des populations, la corruption prononcée de l’administration, l’exacerbation des revendications corporatistes, la prolifération des partis politiques et des mouvements autour de personnalités préoccupées par leur propres intérêts, le laisser aller généralisé si ce n’est déjà pas commencé avec des porteurs d’uniforme qui foulent au pied les décisions de justice ou encore une justice sélective.

Un autre scénario est possible, une situation beaucoup plus catastrophique caractérisée par la régression économique, la baisse de l’aide au développement, la dégradation accrue de l’environnement, la montée du chômage, la généralisation de la pauvreté et de la mendicité.

Cinquante (50) ans après la chute du régime de l’US-RDA, le Mali cherche désespérément un président honnête, lucide et bâtisseur comme Modibo Keïta. Notre pays, situé au cœur de l’Afrique de l’Ouest, est un pays de vieille civilisation. Il a été successivement le berceau des empires médiaux du Soudan occidental, des royaumes bambaras de Ségou et du Kaarta. Le Mali occupe une place centrale, qui constitue à la fois un avantage stratégique et géopolitique. Nous sommes confrontés à des défis majeurs à relever: la démographie et l’urbanisation galopante, la paupérisation de sa population, la force de notre jeunesse insolente et consommatrice.

Je remercie vivement tous nos lectrices, lecteurs et partenaires qui continuent de croire à notre organe de presse. Sans vous, <em>L’Inter de Bamako</em> ne serait pas en vie. Nous existons grâce à vous. Nos vœux de bonne et heureuse année 2025.

Je ne saurais terminer ces lignes sans faire un clin d’œil à mon frère, Camarade, Dr Oumar Mariko. Je lui dédie ces citations:

<strong>«Il n’y a pas de pays pauvre, il n’y a qu’un système qui n’a pas réussi à gérer les ressources du pays». </strong>

<strong>«Si vous voulez conquérir un peuple, faites- en un faux ennemi que vous, puis soyez leur sauveur».</strong>

<strong>Amy SANOGO</strong>

<strong>ANNIVERSAIRE DE «L’INTER DE BAMAKO»</strong>

<strong>Ce que pensent les Maliens</strong>

<strong>À l’occasion de son 20<sup>ème</sup> anniversaire, votre hebdomadaire «L’Inter de Bamako» a donné la parole aux Maliens pour qu’ils jugent son parcours sur l’espace médiatique malien. Lisez les différents réactions.</strong>

<strong> </strong><strong>Freddy Matar Sylla, Directeur de la publication "Mindiss": «L’Inter de Bamako demeure un allié indéfectible de la vérité et de la démocratie, face à toutes les formes d’adversité !»</strong>

<em>«L'Inter de Bamako</em>, en deux (02) décennies, est un témoin privilégié de l’histoire du Mali.

Le journal incarne un esprit fait de constance, de liberté, d’engagement, de courage, de respect de la différence et de promotion des idées. Sous l'impulsion de sa fondatrice et Directrice de la publication, Amy Sanogo, "<strong>La dame de fer</strong>", ainsi surnommée par ses confrères, a pu mettre en place une rédaction, où tous ses collaborateurs sont mus par une obligation d’informer juste et vrai, quoi que cela en coûte.

<em>L'Inter de Bamako</em> a abordé tous les changements majeurs de notre pays, éclairé la lanterne sur beaucoup de sujets d’intérêt, donné la parole à tous les pans de notre société et porté une certaine idée du Mali partout. C’est un titre qui s’est fait un allié indéfectible de la vérité et de la démocratie, face à toutes les formes d’adversité. C’est un journal qui n’a cessé de lutter pour un mieux-être et une meilleure construction nationale.

Aussi, faut-il admettre que Amy et son rédacteur en chef, l'incontournable Yoro Sow, ont réussi le pari de tirer les choses vers le haut pour renforcer l’offre médiatique avec un journal de qualité, devenu un journal de référence au Mali et en Afrique. Je ne peux que saluer le parcours et louer l’ensemble des personnes qui ont contribué à faire de ce journal ce qu’il est. Le chemin a pu être éprouvant, mais on ne peut qu’être fier de le voir bien haut et constant dans son esprit de départ.

Après le millier d'éditions publiées et vingt ans à s'acquitter de leurs engagements initiaux auprès des lecteurs, je ne saurais ne pas revenir sur ce qui fait la spécificité de cet hebdomadaire et ce qui fait cet esprit qui, malgré le temps, leur permet d’être toujours debout, en tant que témoin fidèle de l’actualité et de l’histoire du Mali, au jour le jour.

Les procès d’intention, les a priori et les calomnies ne peuvent pas manquer quand on choisit cette voie de la vérité et d’un journalisme objectif basé sur les faits, avec un commentaire fait de lucidité et sans complaisance. Tous ceux qui sont passés ou évoluent présentement dans la rédaction de <em>L'Inter de Bamako</em> peuvent témoigner de cet esprit de liberté et de démocratie à l’interne, et que traduit bien la liberté de ton de leurs articles.

Mes respects et considération à ce mastodonte de la presse malienne et à toutes ses sommités qui l'animent».

<strong>Ousmane Dao, président ASSEP:</strong> «<strong>La ligne éditoriale de L’Inter de Bamako est l'expression de convictions bien assumées»</strong>

<strong> </strong><strong>«</strong>Le journal <em>L'Inter de Bamako</em> est sans doute des plus réguliers et assidus au traitement judicieux de l'information. Derrière ses vingt (20) ans, il est loisible de trouver une précieuse contribution à une saine information des citoyens maliens. Sa ligne est, de manière évidente, l'expression de convictions bien assumées. En cela, <em>L'Inter de Bamako</em> est loin d'être un journal de plus comme on peut aisément entendre par ces temps qui courent, marqués par une floraison de titres sans forcément apporter une valeur ajoutée.

La présence <em>de L'Inter de Bamako</em> dans le paysage médiatique malien est à saluer et encourager. Derrière ce remarquable travail, il y a des hommes et surtout une femme dont l'engagement pour la qualité, une presse respectable participant à l'édifice du Mali, est entier.

Joyeux anniversaire à <em>L'Inter de Bamako</em>. Vous faites la fierté de la presse nationale».<strong> </strong>

<strong>Mamadou Diawara, ancien député RPM de Nioro du Sahel: «Le journal a su s'adapter à l'ère du temps en résistant à tous les chocs surtout sur le plan politique»</strong>

<strong>«Bonjour,</strong>

À l'occasion du 20<sup>ème</sup> anniversaire de l’hebdomadaire <em>L'Inter de Bamako,</em> permettez-moi de souhaiter joyeux anniversaire à tous ceux qui inlassablement nous livrent des informations tous les jours.

De sa création à ce jour, <em>L'Inter de Bamako</em> s'est imposé comme un acteur majeur de la démocratie au Mali, tout en contribuant à la consolidation de la paix et à la cohésion sociale.

Le journal a su s'adapter à l'ère du temps en résistant à tous les chocs surtout sur le plan politique. Il faut noter aussi que cet hebdomadaire est un témoin privilégié de l'histoire démocratique du Mali. Nous lui souhaitons bon vent et bonne continuation».

<strong> </strong><strong>Dr Soumana Sako, ancien Premier ministre</strong>

«Je souhaite un heureux vingtième anniversaire à <em>L'Inter de Bamako</em>. Bonne continuation du bon travail que votre hebdomadaire fait sur la scène médiatique, nonobstant les multiples défis liés à l'environnement (le challenge existentiel posé par le numérique, la crise énergétique, l'aversion du Malien moyen face à la lecture et son inclinaison pour ainsi dire atavique en faveur de l'oralité et du colportage de "<strong>rumeurs</strong>" sans vérification préalable et sans esprit critique, etc.».

<strong>Adama Dramé, Directeur de publication de</strong> «<strong>Le Sphinx»: «Tant qu'il y a des Maliens qui veulent être au courant des réalités de leur pays, L’Inter de Bamako vivra»</strong>

<em>«L'Inter de Bamako</em> souffle ses vingt (20) bougies cette année. Ce n'est pas une surprise pour moi, puisque je connais depuis des lustres sa directrice de publication, ma consœur Ami Sanogo, pour son sérieux, sa combativité, la fiabilité de ses sources et surtout ses qualités morales. D'ailleurs, c'est le cas de tous ceux qui composent la Rédaction de ce journal. Je savais que <em>L'Inter de Bamako</em> allait se faire un fidèle lectorat grâce à sa ligne éditoriale qui n'a pas changé durant ces vingt (20) longues années.

Tenir autant est une prouesse surtout au Mali où les pouvoirs publics font tout pour détruire les journaux avec malheureusement parfois le concours de certains confrères. Tant qu'il y a des Maliens qui veulent être au courant des réalités de leur pays, L'INTER DE BAMAKO vivra. Ceci malgré les écueils, les chausse-trapes et les énormes difficultés que traverse la presse malienne de nos jours !»

<strong>Abdou Karim Dramé, Journaliste analyste des Enjeux et innovations du développement durable, Chercheur sur les Stratégies de Croissance Accélérées. Bamako-Mali: «</strong><strong>Hommage à un grand journal </strong><strong><em>L’Inter de Bamako,</em></strong> <strong>un regard différent sur le Mali»</strong>

<em>«L’Inter de Bamako</em> ambitionne de faire vivre un journalisme affranchi de tout pouvoir et de toute pression. Critique et rigoureux, il est destiné aux personnes qui souhaitent mieux comprendre le Mali mais aussi le changer.

Ma première lettre d'opinion dans Le journal<em> «</em><strong>L’Inter de Bamako</strong><em>»</em> fut publiée en août 2005.

Après toutes ces années de collaboration, grâce à la très grande générosité d’Amy Sanogo, qui accepte de publier régulièrement mes textes, j'ai dû ralentir le rythme, mes activités en tant que bénévole exigeant de ma part une présence de plus en plus nécessaire. J'ai donc décidé de laisser la chance à d'autres «<strong>journalistes en herbe</strong>» d'avoir le plaisir de faire part de leurs opinions concernant divers sujets d'actualité.

C’est très jeune que j'ai eu l'honneur de faire la connaissance de celui qui a comme fonction de choisir les lettres ouvertes et les tribunes qui seraient publiées dans le journal.

En effet, nous avons tous grandi dans le même quartier, Korofina-Nord. Je m’en vais vous dire très vite, le Directeur de publication de <em>L’Inter de Bamako</em> s’imposait déjà très jeune par son sérieux, le respect et l’admiration. Tous ses camarades d’âge avaient peur de cette demoiselle au caractère bien trempé.

Pour preuve, au début de notre collaboration, elle exigeait que je sois présent, le jour de bouclage pour corriger mes textes.

Je lui avais alors fait part qu'avant d'envoyer un texte, je passais plusieurs heures à le fignoler, corriger d'éventuelles fautes d'orthographe et surtout, couper dans ce qui s'avérait le moins important, sachant fort bien que si j'omettais de le faire, le message se perdrait dans des détails futiles. Amy Sanogo m'avait alors dit que j'avais une «<strong>belle plume</strong>», et que c'était la raison pour laquelle elle publiait plusieurs de mes écrits.

Aujourd'hui, j'aimerais vous rendre hommage, Sister Mimi, (c’est comme cela que je l’appelle) car durant deux (02) décennie, vous avez pu maintenir à vie, un journal dans un pays devenu le cimetière de la Presse.

Cette longévité se nourrit dans la qualité des textes publiés.

En effet, les journalistes qui travaillent sont très expérimentés avec de longues années de pratiques. Les collaborateurs extérieurs sont aussi experts dans leurs domaines d’innervations.

La ligne éditoriale de <em>L’Inter de Bamako</em> est associée au patriotisme ouvert sur l’internationalisme et à la critique de la gabegie économique publiant «<strong>autant de journalistes que d'universitaires, d'écrivains et de chercheurs</strong>».

Porteur d'une manière de voir singulière et rigoureuse, que confortent ses nombreux collaborateurs, <em>L’Inter de Bamako</em> est un journal de référence de tous ceux qui veulent comprendre le Mali, mais le changer également.

Vivement à tes 120 ans dans la dignité ni soumis, ni docile, mais toujours respectueux des valeurs humaines et sociétales».

<strong> </strong><strong>Yacouba Aliou, Enseignant-Chercheur:</strong> <strong>«L'Inter de Bamako est un journal très engagé»</strong>

«Le journal, <em>L'Inter de Bamako</em> est un journal très engagé. Il y a plus de treize ans que je le lis.

Je le souhaite une bonne route pour la bonne information au service des lecteurs maliens et du monde africain».

<strong>Siaka Z. Traoré, Journaliste: «L’Inter de Bamako, de mon point de vue, étanche ma soif d’une presse de gauche dans notre pays</strong>»

<strong> </strong><strong>«</strong>Ce que je retiens des vingt (20) ans du Journal <em>L’Inter de Bamako</em>.

Avant tout propos, je souhaite au personnel de <em>L’Inter de Bamako</em> joyeux anniversaire. Comme on aime à le dire en langue bamanakan: <strong><em>L’Inter de Bamako, i san bè san bè, Allah ka san tiaama yira an na</em></strong><em>.</em>

Pour dire que 20 ans dans la vie d’un être humain c’est important à fortiori pour un organe de presse. Et, vingt (20) ans, ça doit effectivement se célébrer. Merci de rappeler à nous qui sommes vos lecteurs que votre Canard a vingt (20) ans d’existence.

<em>L’Inter de Bamako</em>, de mon point de vue, étanche ma soif d’une presse de gauche dans notre pays. À chaque fois que je le lis les lundis, parce que je vais moi-même au kiosque, je retrouve, j’allais dire, cette version de la presse «<strong>altermondialiste</strong>».

Pour la simple raison que les articles que je lis me rappellent le combat de la gauche malienne depuis des décennies. Tenez bon, chère consœur, M<sup>me</sup> la Directrice Amy Sanogo et votre équipe».

<strong>Chiaka Doumbia, Directeur de publication de «Le Challenger</strong><em>»:</em><strong> «L’Inter de Bamako a résisté aux assauts verbaux de feu Me Alou Diarra au tribunal de la commune au cours du procès intenté contre la Directrice de publication de L’Inter de Bamako et son rédacteur en chef, Yoro Sow le Pr Dioncounda Traoré, Président de l’ADEMA de l’époque»</strong>

Trois (03) mots me viennent à l’esprit pour commenter les vingt (20) ans d’existence de l’hebdomadaire <em>«</em><strong>L’Inter de Bamako</strong><em>»</em> dans le paysage médiatique: Constance, Détermination et Engagement. Pendant vingt (20) ans, le journal est observé une certaine constance dans la ligne éditoriale. <em>L’Inter de Bamako</em> a relevé le défi de la régularité dans un pays où les titres se créent et disparaissent à la vitesse d’un éclair. Je rends un vibrant hommage à la Directrice de publication, M<sup>me</sup> Amy Sanogo et son équipe de rédaction. M<sup>me</sup> Amy Sanogo est l’une des rares femmes à tenir un journal d’informations générales dans un environnement médiatique en pleine mutation avec des femmes qui préfèrent la radio ou la télévision.

Le courage et la ténacité de la grande sœur Amy et son équipe constituent une source de motivation et d’inspiration. Personnellement, j’ai mesuré ce courage et cette ténacité en 2006 si ma mémoire est bonne au cours du procès intenté contre la Directrice de publication de <em>L’Inter de Bamako</em> et son Rédacteur en chef, Yoro Sow par le Pr Dioncounda Traoré, Président de l’Alliance pour la démocratie au Mali-Parti africain pour la solidarité et la justice (Adéma-PASJ) de l’époque.

Défendue par Me Amadou Tiouélé Diarra, l’équipe de <em>«</em><strong>L’Inter de Bamako</strong><em>»</em> a résisté aux assauts verbaux de feu Me Alou Diarra au Tribunal de première instance de la commune III du district de Bamako. Mon patron Amadou Beïdy Haïdara m’avait envoyé pour couvrir cette audience présidée par M<sup>me</sup> Diahara Coulibaly, vice-président du Tribunal à l’époque.

Pendant vingt (20) ans, <em>L’Inter de Bamako</em> a joué sa partition dans la promotion des idéaux de paix et de démocratie. <em>L’Inter de Bamako</em> pour les prochaines années doit jouer un grand rôle dans la défense de la démocratie. C’est un défi commun pour l’ensemble de la presse malienne. Il s’agit pour nous d’amener les citoyens à faire le distinguo entre la démocratie et les mauvaises conduites d’une certaine élite dirigeante. Je profite de cette tribune pour interpeller l’ensemble de la presse face aux menaces qui pèsent la démocratie acquise de haute lutte par nos illustres devanciers.

J’encourage l’équipe de <em>L’Inter de Bamako</em>. Je formule le vœu ardent que <em>L’Inter de Bamako</em> continue à nous édifier dans un Mali démocratique.

<strong>Joyeux anniversaire au journal</strong>».

<strong>Nouhoum Keïta, Journaliste, Analyste politique: «L’Inter de Bamako, un journal de combat fidèle à sa ligne, à son identité, intransigeant sur les principes et profondément attaché à la liberté»</strong>

«À l’occasion du 20<sup>ème</sup> anniversaire du journal, je voudrais saluer son immense contribution au débat démocratique dans notre pays. C’est un journal de combat qui a toujours été fidèle à sa ligne, à son identité, intransigeant sur les principes, profondément attaché à la liberté chèrement conquise par notre peuple et ouvert à tous les courants de pensée politique, économique et social.

Le Mali se trouve à un tournant historique, où le rôle de la presse devient de plus en plus décisif. L’immense majorité des citoyens maliens exprime une demande accrue de participation à la vie politique, au débat démocratique, à la délibération politique et au contrôle citoyen.

C’est également un contexte de Transition politique, contexte extrêmement sensible, un risque permanent de désagrégation, d’émiettement voire d’atomisation de l’action collective politique et citoyenne résultant des problèmes de gouvernance interne ou des pressions, de manipulations (interne et externe) pouvant entraîner des conflits violents ou des radicalismes extrémistes et aveugles excluant tout compromis raisonnable, toute négociation et tout dialogue.

Dans ce contexte de double agression coloniale et terroriste, il y a une inflation et un manque général de fiabilité des informations dont le caractère pervers et dangereux peut déstabiliser, diviser, discréditer, accabler les institutions, les organisations et les personnes notamment à travers les fake-news, les diffamations, les attaques démagogiques et la diversion. Malheureusement, l’espace politique et médiatique est massivement envahi et dominé par des «<strong>nouveaux journalistes</strong>» ou «<strong>snipers</strong>» qui foulent au pied la déontologie professionnelle, auxquels s’ajoutent des «<strong>analystes</strong>» et «<em>experts</em>» autoproclamés, des «<strong>activistes</strong>», «<strong>blogueurs</strong>», «<strong>vidéastes</strong>», «<strong>animateurs</strong>» de <em>web radio</em> et de <em>web tv</em>, autres spécialistes mystificateurs.

Leur mission est de créer une situation de chaos informationnel et communicationnel propices pour maintenir les citoyens dans le brouillard, les divertir, les priver de repères solides, les empêcher d’acquérir une compréhension globale de la situation et une vision d’avenir claire et synthétique, en somme de se former leur propre opinion sur les sujets d'ordre collectif et national et de participer avec efficience au débat sur l’avenir du pays.

Dans ce contexte, le rôle du journal <em>L’Inter de Bamako</em> reste décisif. Bertolt Brecht le grand écrivain antifasciste et homme de théâtre allemand dans les années 1934 en Allemagne avait développé une idée géniale dans un célèbre essai circulant sous les manteaux intitulé «<strong>cinq (05) difficultés quand on écrit la vérité</strong>».

Dans cet essai, il voulait tout simplement dire que celui qui veut lutter contre le mensonge et écrire la vérité doit surmonter cinq (05) difficultés: la première, elle doit avoir le courage d’écrire la vérité, bien qu’elle soit opprimée; la deuxième; avoir l’intelligence de la reconnaitre, bien qu’elle soit tronquée; la troisième, avoir l’art de la rendre maniable comme une arme; la quatrième, avoir le jugement de la choisir et de la garder entre les mains de ceux qui la rendent efficace; la cinquième, c’est avoir la ruse de la communiquer à ceux qui sauront s’en servir.

Même si le contexte de l’Allemagne de cette époque est très différent du cas du Mali aujourd’hui, il faut dire que durant ces deux (02) décennies, la courageuse équipe de <em>L’Inter de Bamako</em> animée par l’infatigable et intrépide amazone Amy Sanogo, l’excellent concepteur et critique avisé Yoro Sow a fait sienne cet enseignement de Brecht. Et comme Bertolt Brecht<strong>, </strong><em>L’Inter de Bamako</em> n’a ni fusil, ni couteau pour lutter contre le mensonge. Mais il a sa plume et surtout, sa conviction et sa grande confiance dans l’avenir de notre pays. Ce sont les meilleures armes !

Le journal a imposé son style, son identité, sa vision, sa voix et compte dans l’espace médiatique de notre pays. Une prouesse qu’il faut saluer à un moment où les organes d’information ne reçoivent plus de soutiens de l’État et survivent au prix d’immenses sacrifices.

<em>L’Inter de Bamako</em> a le courage de parler la vérité, l’intelligence de la reconnaître, l’art de la rendre maniable comme une arme, de la garder entre les mains de ceux qui la rendront efficace…

Je souhaite vivement que <em>L’Inter de Bamako</em> continue à entretenir cette flamme, qu’il contribue à apporter la clarté en mettant en lumière les enjeux majeurs et les défis qui se posent à notre pays, à combattre sans concession les tares de la mauvaise gouvernance à prendre une part active à la remise sur les rails et à l’approfondissement de la démocratie confisquée et dévoyée par une poignée d’oligarques qui ont foulé aux pieds les principes démocratiques et républicains depuis plusieurs décennies.

<strong>Joyeux anniversaire et bon vent !»</strong>

<strong>Mariam dite Mama Diarra, Directrice de publication «Le Rossignol»: «L’Inter de Bamako s’impose comme une tribune incontournable dans le paysage médiatique malien</strong>»

«Depuis vingt (20) ans, <em>L’Inter de Bamako</em> s’impose comme une tribune incontournable dans le paysage médiatique malien. Ce journal, avec sa plume audacieuse et son engagement infaillible, a su faire écho aux préoccupations, aspirations et combats des citoyens. Mais ce qui distingue véritablement <em>L’Inter de Bamako</em>, c’est sa capacité unique à tendre le micro à ses confrères et à enrichir le débat. Journalistes, analystes et observateurs se croisent dans ses colonnes pour confronter leurs idées et éclairer l’opinion publique.

Dans un environnement où la pluralité des voix est essentielle, <em>L’Inter de Bamako</em> est ce pont qui relie les divergences et nourrit la démocratie. En vingt (20) ans, il n’a pas seulement raconté l’histoire, il en a été un acteur clé.

Puissions-nous, dans vingt (20) ans encore, célébrer un journal toujours aussi libre, pertinent et indispensable. Car, <em>L’Inter Bamako</em>, c’est bien plus qu’un média, c’est une voix pour tous».

<strong>Ousmane Diarra, Enseignant: «L’Inter de Bamako est un espoir pour le peuple malien pour connaître la vérité et d'être informé de manière indépendante»</strong>

<strong>«</strong>Le journal <em>L’Inter de Bamako</em> fait partie des journaux les plus crédibles du Mali. <em>L'Inter de Bamako</em> donne de la bonne information. Les infos rapportées sont claires et limpide. Les journalistes de <em>L'Inter</em> font preuve de beaucoup de professionnalismes dans le traitement des informations.

Le dernier numéro illustre bien ce cas. Car, rares sont les journaux qui peuvent critiquer sincèrement la gestion de la transition actuelle.

Le journal <em>L’Inter de Bamako</em> est un espoir pour le peuple malien pour connaître la vérité et d'être informé de manière indépendante.

Car, ce n’est pas un journal alimentaire. C'est vraiment la voix des Sans voix. Joyeux anniversaire».

<strong>Hawa dite Fily Sy Savané, Panafricaniste, Socialiste, Anti- capitaliste Anti-impérialiste et Internationaliste: «L’Inter de Bamako exercice ce noble métier sans relâche, malgré les difficultés qu'il a dû endurer durant ces 20 années»</strong>

«Le Journal, <em>L’Inter de Bamako</em>, aura ses vingt (20) ans en ce mois de décembre 2024.

La Presse est considérée comme le quatrième pouvoir, vu son importance d'informer et d'éclairer la population sur les différents sujets de la nation et au niveau international aussi. Un Peuple informé et éclairé est un Peuple averti. Ce journal, <em>L</em>’<em>Inter de Bamako</em> exercice ce noble métier sans relâche malgré les difficultés qu'il a dû endurer durant ces vingt (20) années, mérite une attention particulière de sa bravoure.

Je vous remercie de votre courage, vous souhaite un joyeux anniversaire, bon vent pour le reste. Qu’Allah vous bénisse».

<strong>Daouda Mécouba, Enseignant: «L’Inter de Bamako est un journal en perpétuelle opposition. Il faut qu'il soit un peu docile et propose des solutions concrètes et adoptées»</strong>

«Bonjour à toutes et tous.

Je suis un ami et grand lecteur du journal hebdomadaire <em>L’Inter de Bamako</em>.

En effet les vingt (20) ans du journal me donnent une opportunité de dire que <em>L'Inter de Bamako</em> est l'un des rares journaux à conserver sa ligne. C'est pour moi, le journal de la vérité, même si cela ne plaît toujours pas au détenteur du pouvoir.

Cependant, l'arbre ne doit pas cacher la forêt. Je note ici que <em>L’Inter de Bamako</em> est un journal en perpétuelle opposition. Il faut qu'il soit un peu docile et propose des solutions concrètes et adoptées.

En tout cas, jusqu'à présent, personne ne peut dire que ce journal change de ligne à cause de telle ou telle faveur. Donc, en un mot, il est incorruptible pour le moment. Vingt (20) ans, c'est vraiment une vie.

Vive <em>L'inter de Bamako</em> pour que vive un Mali Uni fort et véridique. Votre lecteur inconditionnel Daouda MÉCOUBA, enseignant».

<strong>Faraba Dembélé, Enseignant: «Joyeux anniversaire au journal L’Inter de Bamako»</strong>

Longue vie à toute l'équipe qui, durant des années, grâce à son courage et grâce à sa perspicacité, m'a toujours mis en haleine (avec vos différentes Rubriques) en me donnant le goût à la Lecture. Je détiens toute une archive des parutions de <em>L’Inter de Bamako</em>.

<strong>Dr Moussa Dassé Mariko, Cardiologue: «La tendance éditoriale a toujours été constante, résistante à l’usure du temps…»</strong>

Après le coup de fil de M. Yoro SOW sollicitant un avis sur le journal <em>L’Inter de Bamako </em>à l’occasion du 20<sup>ème</sup> anniversaire de sa parution en tant que lecteur assidu, une autre personne, aussi amateur des colonnes du journal intervient avec des mots clés qui je pense proviendraient d’un grand intellectuel en parlant de vision prospective, corroboré par le fait que depuis plus d’une vingtaine d’années, ce journal aurait parlé haut et fort de la mauvaise gouvernance financière, tant en sachant que l’édifice allait s’effondre. Tout en argumentant de la présence de milliardaires fonctionnaires ne portant pas l’exemple, ayant pignon sur rue, les cas de marchés de gré à gré dépourvus de toute moralité et orthodoxie et souvent octroyés à la tête du client, le bradage des biens de l’État, pour ensuite dire de la nécessité de renforcement des structures de contrôle pour minimiser les dérapages entre autres. Une liberté de parole censurée chez moi. Je m’excuse.

De mon avis, il serait dit que ‘‘<strong>Heureux, celui qui ignore tout des réalités qui assaillent la société</strong>’’. Diplômés de journalisme, d’histoire et géographie, de sociologie et de droit, tel serait la quintessence de l’équipe de <em>L’Inter de Bamako</em>. Un lecteur dont je serais, lecteur assidu depuis mon retour de Dakar, il y a de cela environ douze ans. Une boussole qui me permettrait une analyse impartiale sinon une conviction à la croisée des chemins entre <em>Les Échos</em> et <em>Info Matin</em>.

Pour dire que le journal ne serait pas innocent, tant par la qualité, la profondeur de la forme et le contenu des écrits avec toujours la conviction que la vraie arme de dissuasion massive au-delà des armes létales serait la qualité de l’expression, qu’elle soit parlée ou écrite, pour dire que le journal en serait une arme intellectuelle, au-delà des armes militaires, qui créerait plus de dissuasion chez l’adversaire hypocrite, coriace et brigand.

Votre journal se mesure à la citation de Albert Londres: ‘‘<em>Tremper la plume dans la plaie pour la manifestation de la vérité, même si elle fait mal</em>’’. Une mesure étrange de la tendance éditoriale, qui aurait toujours été constante, résistante à l’usure du temps, et tel serait la marque des grands qui se mesuraient toujours par le degré de conviction, qui je pense inflexible et inaltérable.

Malgré les difficultés du moment, de tout ordre, vous auriez mis le journal à l’abri d’une presse prédatrice ‘‘<em>qui détruirait toujours la cible, une cible désarmée et non outillée</em>’’, pour dire que <em>‘‘soyons toujours capable de retenue</em>’’, ce qui fait la marque des grands hommes, surtout que vous êtes lus et suivis à travers le monde.

Compte tenu de notre situation politico- sécuritaire, jusqu’à influencer le vocabulaire de ceux-là qui auraient la passion de nous suivre pour tel ou tel intérêt pour ne dire que la presse, la nôtre serait la voix du Mali, appelant à plus de qualité. Elle serait aussi d’une grande valeur éducative et sociale et sociétale.

Vivement les subventions gouvernementales avec plus d’appuis des pieds sur terre, un socle qui nous permettrait de lever les grands défis de l’époque, par l’équilibre retrouvé.

<strong>Dr Moussa Dassé MARIKO, Cardiologue</strong>

<strong>Ousmane Mohamed Touré, Directeur de publication Le Poing:  «<em>L’Inter de Bamako</em> aspire au prestige et contribue à transformer une presse vassalisée, fragmentée et affaiblie par la prédominance des intérêts personnels sur les vertus collectives»</strong>

<strong>«Je suis <em>L’Inter de Bamako</em>, vingt (20) ans de solidité, ça se dit.</strong>

Pour Amy Sanogo, Directrice de publication de <em>L’Inter de Bamako</em>, je fais élever la parole à la dimension de la philosophie, ce que l’on a à dire à soi-même, aux autres et au système. Cela nous place dans le rôle privilégié d’émetteur, celui qui a l’initiative de s’exprimer avec des droits originels issus de notre capacité biologique à le faire. Après vingt (20) ans de constance et de consistance, <em>L’Inter de Bamako</em> s’inscrit dans une logique libertaire d’expression où l’émetteur jouit du droit de s’exprimer librement. Cette vision démocratique guide les régimes libéraux prédominants dans le monde actuel, une démocratie vieille comme les civilisations grecque et africaine. Le monde même connaît l’évolution des étapes de la communication. Nous vous épargnerons les détails, mais il est indéniable que le langage est naturel, tout comme les moyens de communication gestuels et oraux qui constituent les premiers pas vers un humain épanoui, acteur et participant de son devenir.

Le droit de s’exprimer inclut le droit de poser des questions et de rechercher la vérité, tout en reconnaissant notre droit au doute et à la tolérance de la vision d’autrui. Ce droit garantit le pluralisme tant que l'exercice de la liberté individuelle ne nuit pas aux autres ni à l’intérêt général. Ce principe, hérité du contrat social du Siècle des Lumières, est consacré dans les Constitutions et les conventions nationales et internationales. Toutefois, nous sommes conscients que notre droit d’expression n’est pas toujours effectif et peut être limité.

Oui ! Nous savons bien que nous ne pouvons pas jouir de ce droit sans une considération éthique : nous sommes astreints à une déontologie du journalisme, de la presse et de la communication. À <em>L’Inter de Bamako</em>, nous n'avons jamais été un média cherchant à abuser ou à nuire aux autres en bafouant leurs droits fondamentaux par l’impérialisme ou l’hégémonisme. Nous ne sommes pas des irresponsables ou des fauteurs de troubles contre la paix publique. <em>L’Inter de Bamako</em> (comme tous les autres confrères) respecte également ses limites juridiques : pas d’injure, de diffamation, de propos ethnicistes, xénophobes ou racistes, ni d’atteinte à la vie privée. Mais nous exigeons la protection de cette liberté, acquise grâce aux mouvements de libération nationale, notamment le mouvement démocratique de 1991. Cette liberté est garantie par l’article 19 de la Charte universelle des droits de l’homme de l’ONU, qui stipule: «<strong>Tout individu a le droit à la liberté d’expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considération de frontière, les informations et les idées par quelque moyen d’expression que ce soit</strong>».

La protection de notre droit d’expression commence par le respect de <em>L’Inter de Bamako</em> comme propriété intellectuelle, une marque et une entité légale soumise à des règles de qualité pour éviter la contrefaçon et la censure. Nous, <em>L’Inter de Bamako</em>, ne sommes pas sous un régime autoritaire. Nous sommes responsables et justiciables. En tant que corporation, <em>L’Inter de Bamako</em> travaille avec des journalistes locaux et internationaux responsables de leurs propos, sans imposer un code d’interprétation. Chaque individu possède une capacité de décodage lui permettant de se conformer, de négocier, de s’opposer ou même de subvertir le sens. Les professionnels des journaux, tout en respectant le cadre juridique de leur profession, demeurent indépendants dans leur conscience. Sans être délateurs, ils démasqueront le mal et ses auteurs, tout en respectant la vérité, l’honneur, la vie privée et la présomption d’innocence.

Depuis vingt (20) ans, <em>L’Inter de Bamako</em> aspire au prestige et contribue à transformer une presse vassalisée, fragmentée et affaiblie par la prédominance des intérêts personnels sur les vertus collectives. Nous ne recherchons pas l’argent pour nous soumettre à une influence extérieure et délaisser nos valeurs. Nous privilégions la transparence et rejetons les compromissions. Personne ne nous fera négliger le droit de nos lecteurs, qui peuvent également nous parler, partager leurs opinions et suggestions pour faire avancer le débat. Aucun d’entre nous ne doit se croire détenteur de la vérité absolue. Le public, en tant que consommateur, mérite le meilleur de nos efforts. Nous respecterons ses attentes sans nous limiter aux sentiers battus. La dignité est aussi le droit des minorités, qui auront leur place dans nos colonnes. Nous prendrons soin de promouvoir le vrai, le moral et le sensé, en respectant les mineurs, les personnes à mobilité réduite et toutes les catégories vulnérables. Nous refuserons la «<strong>spirale du silence</strong>» évoquée par Elizabeth Noëlle-Neumann. Pour toute l'équipe de <em>L’Inter de Bamako</em>, nous disons tout simplement que l'obéissance au devoir est une résistance à soi-même. Feliz cumpleaños ! Joyeux anniversaire !»

Abdoulaye Traoré, Journaliste, ancien Directeur général de l’AMAP: «Vingt ans dans le secteur de la presse privée en Afrique, et particulièrement au Mali, traduit une résilience formidable que je salue»

«Il faut saluer la persévérance du journal, en premier lieu celle de la Directrice Ami Sanogo et sa détermination à faire vivre et progresser le journal tout en préservant son indépendance. Et ce, en dépit des difficultés de toute nature. Certaines fois, le journal a paru superficiel et subjectif dans ses articles et provocateur dans ses titres. Mais à tous les coups, il défendait une cause noble. Bravo donc à Ami et à sa petite équipe.

Vingt (20) ans dans le secteur de la presse privée en Afrique, et particulièrement au Mali, cela n'est pas rien. Cela traduit une résilience formidable que je salue».

<strong>L'Institut national des Arts Gaoussou Diawara</strong>

<strong> </strong><strong>C'est fait. On y est. L’Institut national des arts (INA) a été baptisé au nom du Pr Gaoussou Diawara, acteur culturel majeur de notre pays, ancien Pr de l'INA durant plusieurs décennies.</strong>

Homme de théâtre et de l'écriture, le Pr Gaoussou Diawara a, à son actif, une cinquantaine de pièces de théâtres et de romans dont les plus emblématiques furent «<strong>L'Aube des béliers»</strong> primé au concours théâtral inter africain, «<strong>Panorama critique du théâtre Malien dans son évolution», «Moribayassa</strong> <strong>ou la parole donnée</strong>», «<strong>Le théâtre Malien de 1960 à nos jours»</strong>.

Par cet acte de grande portée politique, les autorités de transition ont répondu un vœu qui me tenait à cœur. J'ai personnellement approché un ministre de la Culture sur la question, qui est resté inerte sur la question pour des questions d'orgueil personnel.

Grand Merci à l'émérite journaliste Bacary Camara, Directeur de publication du Journal ''<strong>Le phénix'' </strong>qui a produit un article de presse de belle facture sur la nécessité de baptiser l'INA au nom du Pr Gaoussou Diawara.

C'est le plus bel hommage que la patrie pouvait rendre à ce digne fils du terroir.

<strong>Alpha Sidiki SANGARÉ</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito : les 11 détenus politiques ont enfin humé l’air de la liberté</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-les-11-detenus-politiques-ont-enfin-hume-lair-de-la-liberte-3087490.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/edito-les-11-detenus-politiques-ont-enfin-hume-lair-de-la-liberte-3087490.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2020/12/Youssouf-Sissoko-infosept.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Tue, 10 Dec 2024 15:27:38 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alternance</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Avec la libération des 11 détenus politiques ce jeudi 5 décembre 2024, non seulement un pas supplémentaire vient d’être franchi dans le cadre de l’apaisement du climat politico-social, mais c’est surtout la démocratie  qui vient encore une fois de plus triompher de la dictature. Nous ne nous lasserons jamais de rappeler qu’il n’y a pas d’alternative à la démocratie et que nous devons tout faire pour la rendre  irréversible. En tout cas jusqu’à preuve du contraire, elle semble  la meilleure voie, bref le seul mode de gouvernance qui offre plus de chance au peuple afin qu’il participe à la prise de  décisions dans la gestion des affaires de sa cité. Vouloir confisquer la démocratie c’est véritablement enfreindre à la bonne marche de la société.  11 vaillants soldats de la démocratie viennent de passer 5 mois sous les verrous et leur seul tort a été d’exercer leurs droits dans une République qui vient d’être dotée d’une Constitution, nous dit-on, la plus démocratique au Mali. Quel paradoxe ! On chante, on loue les vertus démocratiques de la nouvelle Constitution, mais on s’oppose avec véhémence à son plein exercice par certains citoyens tandis qu’on ferme les yeux sur sa flagrante violation par d’autres. Que les 11 détenus politiques qui viennent de respirer l’air de la liberté et  dont le seul tort est de s’être réuni pour ne parler que du Mali notre héritage commun et cela conformément à la loi fondamentale, sachent qu’ils viennent d’écrire l’une des pages glorieuses de l’histoire de notre jeune démocratie. Ils seront désormais considérés comme des martyrs vivants de la démocratie et leurs noms seront écrits en lettres d’or au fronton de la République quand les démocrates reprendront bientôt le flambeau.

Pour rappel l’arrestation de ces 11 leaders politiques est la preuve suffisante que l’on n’est pas dans une République ou qu’elle est taillée sur mesure pour le prince du jour donc une République bancale pour ne pas dire bananière. Dans une telle République seuls la volonté et les caprices du prince ont force de lois. Il est évident que, sous nos tropiques et au 21<sup>ième</sup> siècle, ce genre de République ne saurait non seulement perdurer, mais s’effondrera comme un château de cartes construit sur une dune de sable. En effet, les autorités, garantes de la bonne application des lois, du respect des textes, doivent comprendre qu’elles sont elles-mêmes soumises à ces mêmes lois et ont le devoir de les préserver voir les protéger. C’est pourquoi on dit : « dura lex,  sed lex » la loi est dure, mais c’est la loi.

Tous les combats de la classe politique étaient focalisés sur la libération des 11 leaders, maintenant qu’ils ont recouvré leur pleine et entière liberté, l’on saura désormais de quoi cette classe politique  moribonde, résignée sera capable. Surtout sa frange juvénile qui continue à raser le mur, à se recroqueviller et à greloter comme si elle souffrait de l’hypothermie. Elle ne s’est jamais inspirée  du long et héroïque combat mené par l’actuel premier ministre et son parti le PASTEF au Sénégal ; qui a fini par payer. Durant les 5 mois de détention, hormis les activités classiques, comme les déclarations, les communiqués et quelques conférences de presse, il n y a pas d’actions de grande envergure pour demander la libération sans condition des 11 leaders politiques. Que les militants des partis politiques sachent qu’après avoir été chassé du pouvoir comme des mal- propres et après cette campagne de propagande et de dénigrement à leur encontre ils doivent se donner la main pour reconquérir le pouvoir, car la politique n’est qu’un rapport de force et rien ne se donne tout s’arrache.

Pour rappel cette belle victoire de la démocratie a été rendue possible grâce à la détermination, au sens élevé de l’Etat d’un homme, en l’occurrence l’ancien premier Ministre Ousmane Issoufi Maiga qui aurait pesé de toute son influence auprès du Président de la Transition le Général d’armée Assimi Goita pour obtenir la liberté de ces 11 prisonniers d’opinion. Il y aura à coup sûr une contrepartie à cette libération…. Suivez mon regard !

Cette libération malgré l’immense satisfaction qu’elle nous procure ne saurait nous faire oublier le fait qu’elle n’a pas été obtenue dans le prétoire où les arguments juridiques des défenseurs ont prévalu mais bien par une décision politique des tenants du pouvoir à la volonté desquels la justice malienne semble désormais soumise.

Ce constat étayé par plusieurs autres exemples est extrêmement inquiétant pour le devenir de la Démocratie malienne et du Mali tout court !

<strong>Youssouf Sissoko</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Gagnante ou perdante, la Syrie ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/gagnante-ou-perdante-la-syrie-3087346.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/gagnante-ou-perdante-la-syrie-3087346.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2024/12/rebelles-syrien.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 09 Dec 2024 10:47:03 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>La chute du régime syrien n'est pas une surprise. Bachar El Assad avait déjà échappé d'un cheveu à son renvoi en 2011 quand plusieurs sociétés arabes étaient en ébullition au nom d'un printemps bouillonnant dont on ignore encore les réelles origines et les vrais semeurs de poudre. S'attarder sur la nature du régime du président en fuite aujourd'hui pour expliquer le nouveau visage que prend forme maintenant le pouvoir syrien ne serait que frôler les larges tenants de ce qui s'apparente à une révolution naissante.</strong>

Le piétinement hier à Damas de la statue du père du président fuyard revivifie la scène de celle de Saddam Hussein et ramène à l'esprit la cruelle fin de Kadhafi. Sans doute que Bachar El Assad s'en tire à bon compte comme le fut avant lui le Tunisien Zine El Abidine Ben Ali.

La fulgurante percée d'une véritable armée qui a pris le contrôle du pays n'est pas d'évidence l'œuvre de simples opposants démarqués des forces en présence dans la région moyen-orientale et l'on doit admettre qu'elle a des ramifications aussi lointaines que le sont les larges objectifs stratégiques auxquels doit obéir le monde.

Les conséquences de la guerre en Ukraine et le génocide dont sont victimes les Palestiniens ne marqueront pas un arrêt. Les appels à la paix émanant de divers horizons sont un mimisme voisin des enseignants de la démocratie et de la justice internationale selon leurs désidératas et leurs raisons. Il est douteux qu'un hurluberlu criminel comme Netanyahou soit un électron libre, prisonnier seulement de sa folie meurtrière.

Perdante ou gagnante alors, la Syrie après ce nouveau chambardement ? On ne le sait pas encore. Mais il est certain déjà que le malaise de l'Iran, sous le coup de multiples menaces, sera attisé.

Des échos provenant de Damas indiquent que la population syrienne baigne dans la joie et la satisfaction avec l'arrivée du nouveau pouvoir.

Les habitants de la Libye l'ont été avant eux. On sait ce qu'il est advenu de leur joie.

<strong>Source: https://www.lequotidien-oran.com/</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito : l’élection présidentielle est la 8ième et dernière priorité du nouveau gouvernement</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-lelection-presidentielle-est-la-8ieme-et-derniere-priorite-du-nouveau-gouvernement-3086435.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/edito-lelection-presidentielle-est-la-8ieme-et-derniere-priorite-du-nouveau-gouvernement-3086435.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/08/Youssouf-Sissoko-diroub-Alternance.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 02 Dec 2024 11:41:12 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alternance</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Désormais ni l’inscription au budget 2025, ni la révision annuelle fortement médiatisée, bien que traditionnelle, de la liste électorale, ni la rencontre entre l’Autorité Indépendante de Gestion des élections AIGE, avec les acteurs politiques, encore moins la nomination  du Général de division Abdoulaye Maiga comme premier ministre, qui a en même temps conservé le portefeuille de l’administration territoriale et de la décentralisation, ne sont des garanties pour l’organisation des élections de sitôt au Mali. Pour rappel si la nomination d’un général comme premier ministre bien que controversée n’avait pas provoqué une levée de boucliers de la part des acteurs politiques c’est dans l’espoir de voir rapidement le Mali retrouver sa normalité constitutionnelle avec la tenue de l’élection présidentielle. Surtout que le Général Abdoulaye Maiga a conservé le poste de ministre de l’administration territoriale et de la décentralisation ce qui avait suscité un réel espoir quant à l’organisation de l’élection présidentielle censée mettre fin à la longue et difficile transition que traverse le Mali depuis plus de quatre ans. Sans nul doute la montagne est sur point d’accoucher d’une maigre souris après la tenue du tout premier conseil des ministres du nouveau gouvernement sous la présidence du Président de la transition le Général  Assimi Goita, quand ce dernier en égrenant le chapelet des priorités dans la feuille de route relègue les élections à la dernière place. En français simple tant que les sept priorités ne seront pas satisfaites pas question d’aller aux élections. Le hic est que les sept premières priorités relèvent des missions d’un gouvernement légitime avec un mandat clairement donné par le peuple, donc une transition ne devrait avoir que trois missions essentielles : mener des réformes permettant de corriger tous les dysfonctionnements qui ont été à la base des différentes crises, réunir les conditions matérielles, sécuritaires, humaines avec l’implication de tous les acteurs sociopolitiques avec un large consensus autour des règles du jeu et enfin l’organisation d’élections transparentes, inclusives, crédibles dont les résultats ne souffriront d’aucune contestation possible. Toute autre mission relèverait d’un agenda politique et ambitieux inavoué. Tout porte à croire qu’il y a anguille sous roche.

En effet, la nomination controversée d’un autre Général à la tête du gouvernement en dit long sur les prétentions des militaires au pouvoir,  car elle exclut de facto la composante civilo-politique de la gestion de la transition pour n’être qu’une transition militaire avec le général le plus gradé de l’armée malienne, en l’occurrence Assimi Goita, à la tête de l’Etat, un autre  général à la tête du Conseil National de transition, CNT, à savoir Malick Diaw et on vient de nommer un troisième général comme premier ministre, ministre de l’administration territoriale et de la de la décentralisation. Nous assistons à la « GENERALISATION » du pouvoir au Mali. Tous les postes stratégiques de l’administration sont occupés par des militaires. Cette amère couleuvre allait être facilement avalable par l’opinion si et seulement si la tenue de la présidentielle figurait en bonne place des priorités du nouveau gouvernement. Il n’en est absolu rien. En se référant à la feuille de route du Président de la transition transmise au gouvernement, l’organisation de l’élection présidentielle pour un retour à l’ordre constitutionnel figure à la huitième et dernière place des missions assignées au nouveau gouvernement du Général Abdoulaye Maiga. Presqu’un mandat présidentiel dans une période exceptionnelle, avec son lot de confiscation des libertés, de misère, de perte d’emplois, de maladie et d’insécurité, n’émeut guère les autorités de la transition à prendre conscience du danger qui guette notre pays.

L’opinion, celle qui avait cru en la volonté, en la bonne foi  des autorités à mettre un terme à la plus longue et pénible transition de toute l’histoire du Mali est très dubitative, voire désenchantée, car ne voyant pointer à l’horizon aucun espoir de sortie de crise. Les autorités savent-elles qu’une transition n’a ni pour vocation de durer encore moins  de résoudre tous les problèmes auxquels le pays confronté ? La solution à la crise qui secoue le Mali passe inéluctablement par la tenue des élections afin de doter le pays d’institutions légitimes ayant le quitus du peuple. Les autorités sont désormais interpelées face à la gravité de la situation consécutive à la durée de la transition. Qu’elles soient convaincues que tant que le Mali ne sort pas de cette période exceptionnelle ; elles ne pourront pas compter sur des investisseurs et l’économie va forcément en pâtir.

<strong>Youssouf Sissoko</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito : Joliba TV News ou l’audace d’un media</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-joliba-tv-news-ou-laudace-dun-media-3085642.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/edito-joliba-tv-news-ou-laudace-dun-media-3085642.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/08/Youssouf-Sissoko-diroub-Alternance.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 25 Nov 2024 13:28:37 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alternance</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Cette chaine de télévision, l’une des dernières nées de l’espace télévisuel malien est en passe de devenir au Mali le symbole de la liberté et de la démocratie. Elle est par le contenu de son programme celle qui donne la parole à tous les maliens de quelques bords politiques qu’ils soient, de quelques obédiences religieuses ou cultuelles sans discrimination encore moins de censure. Elle a fait le choix d’être la voix des sans voix et son personnel a fait le serment de servir le Mali au prix de sa vie. L’inlassable combat qu’elle mène au quotidien et qui lui vaut toutes ces remontrances et parfois sa fermeture temporaire, est le signe d’une certaine conviction celle de croire qu’il n y a pas d’alternative à la démocratie avec son corollaire de libertés. En effet, acquise de hautes luttes par des patriotes pendant des décennies et  au prix d’énormes sacrifices des martyrs, la démocratie reste jusqu’à preuve de contraire la seule voie par laquelle il faut passer pour gouverner le Mali. Donc sa préservation, sa protection sont un devoir citoyen qui s’impose à tout bon patriote.  Que le promoteur de Joliba et tout le personnel sachent qu’ils sont loin d’être seuls, car leur combat est d’une noblesse incommensurable. C’est pourquoi la mobilisation des médias ne faiblira point et au-delà de la presse tous les maliens épris de justice, de démocratie et de liberté doivent se joindre à la presse pour mener ce combat.

Joliba TV News a été la lanterne pour éclairer, elle est la chaine qui informe, forme, sensibilise et éduque les citoyens. Le contenu de son  programme est d’une telle diversité qu’il  touche à tous les domaines de la vie sociopolitique et économico-culturelle. Des Journalistes aux animateurs chacun joue son rôle avec professionnalisme et dévouement. Comment, malgré la richesse et la diversité du programme de Joliba TV News  pourrait-on priver les citoyens de leurs droits à la formation, à l’information, au loisir, à la culture, bref en retirant la licence à la chaine de télévision Joliba TV News les autorités de la transition ont tout simplement opté pour la méthode forte, celle de faire  taire toutes les voix discordantes. Joliba TV News est  l’une des rares chaines qui a le courage d’organiser des émissions au cours desquelles les voix les plus critiques sont émises contre la gouvernance. Elle est presque la seule chaine de télévision au Mali où la liberté d’expression n’est soumise à aucune contrainte et où on ne dicte pas la conduite à tenir. Les journalistes et animateurs de la première chaine d’informations privées Joliba sont des professionnels qui maitrisent les limites de la liberté.

Chers confrères de Joliba TV News sachez que vous n’êtes pas seuls dans ce combat et que des hommes de conviction, comme il en existe toujours au Mali, seront à vos côtés pour cette lutte pour le Mali, pour la démocratie et pour la République. Le combat pour la liberté et pour la démocratie sera certes long, difficile et coûteux, le chemin menant à la victoire sera truffé d’embuches  mais les patriotes le gagneront avec brio. Vous êtes sans nul doute en train d’apporter votre précieuse  pierre à la construction de cet édifice commun. Chers confrères sachez enfin que votre lutte ne sera jamais vaine, car elle a une base, une  légitimité certaine et les adversaires aussi téméraires soient-ils finiront pas céder devant la détermination de ceux qui pensent qu’il n y a pas d’alternative à la démocratie.

<strong>Youssouf Sissoko     </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito : Nul n’est à l’abri de l’impitoyable glaive de la transition</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-nul-nest-a-labri-de-limpitoyable-glaive-de-la-transition-3084932.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/edito-nul-nest-a-labri-de-limpitoyable-glaive-de-la-transition-3084932.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/08/Youssouf-Sissoko-diroub-Alternance.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 18 Nov 2024 00:20:33 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alternance</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Déterminées à faire taire toutes les voix discordantes afin qu’il n y’ait aucune entrave pouvant freiner leur marche vers des objectifs inavoués, les autorités de la transition ont opté pour la méthode forte, celle qui consisterait à réduire au silence toutes les voix critiques et à imposer une pensée unique celle qui est favorable aux autorités de la transition. On ne parlera plus de restriction de libertés, car même en temps de limitation des libertés pour des raisons d’Etat, on permettait aux citoyens d’émettre leurs opinions personnelles sur des sujets d’intérêt national. Leurs avis doivent servir normalement de baromètre aux autorités pour non seulement jauger leur popularité, mais aussi savoir si les préoccupations majeures du peuple sont prises en compte. L’on se rappelle que même du temps de la dictature du Général Moussa Traoré certaines libertés étaient garanties comme la liberté d’expression, celle d’aller et de se réunir. La preuve c’est que dans les années 1990, il y a eu un élargissement des libertés en autorisant la création des journaux et en permettant à ces journaux indépendants et libres de critiquer sans ambages certaines dérives du régime de l’époque. Malheureusement plus de 30 ans après l’avènement de la démocratie, le Mali se retrouve à la case départ et en queue de peloton des Etats qui garantissent le minimum de liberté à leurs peuples   De nos jours c’est cette petite marge de liberté qui est mise entre parenthèses.

L’arrestation des leaders politiques, celle des leaders de la société civile dont le seul tort est d’avoir eu le courage de défendre la démocratie, pour le premier groupe et d’avoir émis leur opinion sur les sujets d’intérêt commun pour le second groupe, sont la preuve d’une restriction des libertés de se réunir et d‘expression  et surtout de la volonté de faire taire toutes les voix critiques dans un pays qui se dit démocratique. La nouvelle constitution, celle  qui a été  « plébiscitée par le peuple » et dont on ne cesse de vanter les vertus démocratiques et de réformes d’un Etat moderne, garantit toutes les libertés. Malheureusement cette Constitution est foulée aux pieds, violée à satiété  par ceux qui  sont censés être les garants. La question que tout citoyen doit se poser est celle de savoir que vaut une loi si elle devait être appliquée uniquement sur les plus faibles ? En tout cas sous nos tropiques l’enfer c’est les autres et  certains pensent être investis d’une mission divine qui leur donne le pouvoir  de torturer physiquement et moralement tous ceux qui s’opposent à leur désidérata.

Nul n’est aujourd’hui à l’abri de l’impitoyable glaive de la transition. Pas en tout cas ceux qui, au nom de la démocratie et de la liberté d’expression, garanties par la loi fondamentale,  veulent exercer ces droits en émettant un autre avis différent de celui des autorités de la transition. Le Mali a incontestablement reculé et cela sur tous les plans. Considéré hier comme l’un des pionniers de la démocratie, cité en exemple comme étant un pays qui respecte les droits des citoyens, le Pays de Modibo Keita est devenu aujourd’hui la risée du monde tant les droits les plus élémentaires sont bafoués et les citoyens vivent dans une psychose terrible. Ils manquent de tout : l’électricité, les denrées de grande consommation, la santé, l’éducation, l’emploi, la sécurité, bref leur vie est réduite en état de survie, mais personne n’osera lever le petit doigt pour revendiquer le moindre droit, au risque de se retrouver entre les quatre murs, pour atteinte au crédit de l’Etat ou bien outrage au chef de l’Etat. Seul Dieu peut aujourd’hui sauver les maliens qui végètent dans une misère indescriptible

<strong>Youssouf Sissoko        </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>#Mali : Oh my god : Quelle trempe pour Trump II dans le monde ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/mali-oh-my-god-quelle-trempe-pour-trump-ii-dans-le-monde-3083470.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/mali-oh-my-god-quelle-trempe-pour-trump-ii-dans-le-monde-3083470.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2024/09/Donald-Trump.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 08 Nov 2024 08:33:43 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Essor</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Contre vents et marrées, seul contre tous ? L'Amérique tient son 47è président et ce n'est pas un nouveau venu. Au soir d'une des élections présidentielles les plus disputées du pays de Thomas Jefferson, Donald Trump tient sa revanche face à un camp démocrate avec qui il a maille à partir, depuis l'empoignade remportée en 2016 contre Hillary Clinton.</strong>

Son mandat qui s'en est suivi a été un ring, son image présentée comme celle d'un empêcheur de tourner en rond pour l'establishment de Washington et les champions de la mondialisation. En 2019 son slogan « America first » ou « l'Amérique d'abord » lui ouvre les portes de la Maison blanche sans lui assurer le loyer d'un deuxième mandat. Cette fois, oh mon Dieu ! (Oh mon dieu !) diraient les observateurs les plus sarcastiques, il revient ! Et avec le rêve «make America great Again» ou «rendre l'Amérique plus grande encore» bien vendu aux grands électeurs et qui lui ont donné plus que les 270 votes suffisants pour retourner à Washington.

Avec le retour de Donald Trump à la tête de l'hyperpuissance américaine qui aura régné sur le monde pendant ces 80 dernières années, que d'interrogations de toutes parts, sur les cinq continents ? Quelle va être la trempe réelle de ce Trump II ? Pour bien de praticiens des relations internationales, les pays dont la réaction est à vite scruter sont connus : le grand voisin latino qu'est le Mexique, les pays membres de l'Union européenne, Israël, l'Ukraine, la Russie, la Chine , l'Iran, l'Afrique, la Confédération AES, pour ne citer que ces points de la planète politique.
La gestion de la frontière commune pour le Mexique ; la gestion de la guerre d'Ukraine et l'augmentation des droits des douanes pour les produits à l'importation, pour ce qui peut inquiéter les partenaires européens ; le soutien américain à Israël dans les tensions avec ses voisins du Moyen Orient ; celui à l'Ukraine dans le conflit avec la Russie ; le nucléaire iranien ; la guerre économique avec la Chine. Autant de sujets dont la gestion américaine sera élargie, avec le retour d'un homme craint et mal aimé pour son imprévisibilité et sa facilité à casser les codes politiques et diplomatiques établis.

«Que pense Poutine de la victoire de Trump ?». La revue géopolitique «le Grand continent» a été bien inspirée de poser cette question tant le président russe et son pays ont été au cœur du débat électoral américain depuis le duel Trump-Clinton jusqu'à cette dernière élection. Entre accusation d'ingérence, de piratage et d'accusation de parti pris pro Trump, le pays de l'Ours n'a jamais été aussi marqué au fer rouge de grand ennemi officieux du pays de l'Oncle Sam et du parti démocrate. Comme on le sait, le flegme du leader russe se confond avec celui de son pays.

Dans une déclaration, le ministère russe des affaires étrangères n'est pas allé par quatre chemins : « La Russie travaillera avec la nouvelle Administration une fois qu'elle sera installée à la Maison-Blanche, en défendant âprement les intérêts nationaux de la Russie et en continuant de poursuivre les objectifs fixés par l'opération militaire spéciale. Nos conditions n'ont pas changé et sont bien connues à Washington.»
L'opération spéciale, c'est connue, est l'appellation que Moscou donne à son conflit armé avec le voisin ukrainien depuis février 2022 alors que ce pays et ses alliés ont commencé la guerre contre la Russie depuis 2014. Le conflit russo-ukrainien a été sans doute le nœud gordien des relations américano-russes de ces trois dernières années avec l'administration démocrate de Joe Biden. Tous les observateurs s'accordent à penser que l'arrivée de Trump va sonner la fin de recréation d'une guerre dont l'objectif est connu : l'endiguement de la Russie devant la boulimie capitaliste nourrie par un regard gourmand sur ses énormes richesses et le plus vaste territoire étatique du monde.

Endiguement ? Le Mali et le Sahel en sont victimes par les pays membres de la Communauté économique des états de l'Afrique de l'ouest (Cedeao) incités en cela par certains pays de ce qu'on appelle l'occident collectif et qui ne rêvent que de s'accaparer de la région naturelle du Liptako Gourma qui allait finir d'être rebaptisée, et de la manière la plus subtile, de «zone des trois frontières». L'arrivée de Trump est attendue par les analystes comme une opportunité de démondialisation qui devrait profiter à l'Afrique et aux pays de la Confédération des Etats du Sahel présidée depuis juin dernier par le Général d'Armée Assimi Goïta.

S'agissant des relations diplomatiques avec les États-Unis, on remarquera qu'elles ont résisté aux turbulences des changements géopolitiques dans la région sahélienne plus qu'avec les partenaires européens. Une diplomatie de l'équilibre qu'a bien réussi l'administration démocrate sortante et mieux acceptée par les trois États confédérés.

Le leader malien et ses homologues du Niger et du Burkina Faso, tout en restant concentrés sur les objectifs nobles de la Confédération, ne manqueront pas de réaffirmer à la nouvelle administration américaine qui entre en fonction le 20 janvier prochain, le cap désormais fixé pour des relations diplomatiques saines, empreintes de respect mutuel, de respect de la souveraineté et des intérêts supérieurs des peuples de la Confédération. Si Trump II veut «rendre l'Amérique plus grande encore», les dirigeants de l'AES entendent faire du Sahel un endroit prospère et envié dans le monde. À Trump II et ses concitoyens le rêve américain, aux dirigeants de l'AES et leur concitoyens, le rêve sahélien.

<strong>Alassane Souleymane</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito : Les BRICS sont&#45;ils une menace pour la suprématie occidentale ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-les-brics-sont-ils-une-menace-pour-la-suprematie-occidentale-3082322.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/edito-les-brics-sont-ils-une-menace-pour-la-suprematie-occidentale-3082322.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/08/Youssouf-Sissoko-diroub-Alternance.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Tue, 29 Oct 2024 11:25:52 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alternance</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Dans un contexte mondial en croissante mutation caractérisé par un bouleversement des équilibres économiques et géopolitiques, l’organisation fondée par le Brésil, la Russie, l’Inde, la Chine et l’Afrique du Sud, BRICS, semble attirée de nombreux autres pays qui ont déjà formulé une demande d’adhésion. Les sommets se multiplient à un rythme ininterrompu et à chaque rencontre l’on constate des nouvelles demandes d’adhésion ou de partenariat avec les BRICS. Comme une ruée vers l’or beaucoup de pays pensent avoir  trouvé une opportunité de diversifier leurs partenariats et surtout avoir d’autres sources d’approvisionnement, l’occident n’étant plus une grande sureté pour eux. L’objectif principal des initiateurs de cette organisation, qui ne cesse de faire des émules est de « dédollariser » le monde afin de diminuer au mieux l’influence des Etats Unis et de ses alliés occidentaux. Le challenge est certes difficile surtout quand on sait le poids du dollar dans les échanges commerciaux et surtout celui des pays qui le soutiennent et qui sont considérés comme des poids lourds de l’économie mondiale, comme l’Union Européenne, le Japon, les Etats Unis, pour ne citer que ces grosses pointures. Mêmes les Etats des BRICS, comme la Chine, soutiennent le dollar. Donc il serait difficile de mettre à genou le dollar, mais l’initiative de la création d’une autre zone d’influence, voire de concurrence en peut qu’être saluée et encouragée au nom de la multipolarité  et d’un certain équilibre du monde.

<strong><em>S’achemine-t-on vers une désoccidentalisation du monde ?</em></strong>

Si nul ne saurait répondre par l’affirmatif à cette question, force est de constater que les BRICS ont le vent en poupe et semblent convaincre beaucoup de pays pas des moindres qui en ont non seulement assez du paternalisme occidental, mais aussi qui veulent avoir des nouveaux horizons. Les BRICS deviennent incontestablement un contrepoids à la domination occidentale et une nouvelle destination pour tous les pays qui veulent explorer d’autres voies. Avec  plus de 3 milliards d’habitants soit  la moitié de l’humanité et constitués des pays comme la Chine, l’Inde et même la Russie pour ne citer que ces trois pays, les BRICS sont un poids économique et géopolitique importants non négligeable. Le sommet qui vient de se tenir à Kazan en Russie, en plus de sortir la Russie de Poutine de l’isolement diplomatique avec la présence de plusieurs pays, est également  la preuve tangible que l’organisation est en marche et qu’elle est un contre poids et une menace à la suprématie occidentale. En effet, les BRICS constituent aujourd’hui un bloc continental qui s’étend de la mer méditerranée au détroit de Behring avec 12 fuseaux horaires et plus de 3 milliards d’habitants soit la moitié de la population mondiale et  surtout un marché énorme. Autres constats c’est l’accroissement du nombre d’Etats partenaires, non membres mais participants aux réunions, ce nombre est passé de 6 en 2022 à 14 en 2023. Les Etats Unis et ses alliés doivent alors changer de fusil d’épaule si tant est qu’ils veulent continuer encore garder une certaine hégémonie dans le monde. Sinon ils risqueront d’être engloutis par ce typhon violent qui souffle de part et d’autre de la méditerranée et qui converge vers l’occident. L’Asie avec une économie florissante et en parfaite croissance, l’Afrique le continent d’avenir avec ses immenses richesses formeront dans un futur proche l’ossature des BRICS. Il revient à la vieille Europe et ses autres alliés occidentaux de faire une nouvelle offre dans un cadre de partenariat gagnant- gagnant sans apriori, ni paternalisme, c’est à ce seul prix qu’ils pourraient rester maîtres du jeu et des enjeux du monde.

<strong>Youssouf Sissoko </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito :  Clarifier certainement l’échec !</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-clarifier-certainement-lechec-3081498.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/edito-clarifier-certainement-lechec-3081498.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/08/Youssouf-Sissoko-diroub-Alternance.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 23 Oct 2024 07:28:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alternance</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Chassez le naturel il revient au galop. Ce vieil adage s’adapte bien au controversé et clivant Premier ministre Choguel K Maiga. Nommé à la tête du gouvernement après le deuxième coup d’Etat du Colonel Assimi Goita en 2021, le Premier ministre Choguel K Maiga après trois ans passés à la primature n’a apporté la moindre solution à une quelconque crise et pourtant il n’a jamais cessé de défrayer la chronique par ses sorties à la fois inopportunes et décousues. De mémoire d’homme au Mali, jamais un premier ministre n’a été aussi inutile et inefficace  que Choguel K Maiga, donnant ainsi l’impression de ne vivre que  des crises. Prêt à tout pour préserver sa place inespérée, loin de proposer des solutions aux différents problèmes, le Premier ministre malien est passé maître dans l’art de la diversion, de l’invective, de la manipulation et de la division. Il est incontestablement le PM le moins occupé par les affaires de l’Etat et semble être celui qui a le plus utilisé les termes les plus péjoratifs pour qualifier ceux qui ne partagent ni ses idées ni ses actions. C’est ainsi qu’il a utilisé entre autres termes : « Défroqué, 5<sup>ième</sup> Colonne, faux soutiens, ceux qui ont trahi le Mali, clivant, des militants de la 25<sup>ième</sup> heure, les ennemis de la transition, ceux qui ont trahi notre armée, des hommes de medias à la solde des hommes politiques… des agents doubles, abandon en plein vol », Bref la liste est loin d’être exhaustive et tous ces sobriquets sont utilisés à l’encontre de ceux qu’il a lui-même qualifié d’ennemis de la transition, ceux qui, selon le pm, ne veulent pas que la transition réussisse. La question que bon nombre de maliens se posent est celle de savoir comment le chef de l’administration comme celle du Mali en proie à toutes les turpitudes, tant sécuritaire que socio-économique et confronté à une crise multidimensionnelle sans précédent puisse se comporter comme un candidat à l’élection présidentielle en train de critiquer ses adversaires politiques ? Il n’est ni conscient des enjeux encore moins préoccupé des défis auxquels le Mali fait face.

En effet, passé maître dans l’art de diviser, le PM Choguel K Maiga après avoir atomisé  la classe politique, n’a ni l’intention encore moins la volonté  de  rassembler   les maliens autour de la transition. Donc après avoir échoué à Rassembler les maliens a fini par les catégoriser,  qualifiant  certains maliens des bons patriotes et d’autres des apatrides plus préoccupés à voir la transition échouer. Il ne manque jamais  de stratagème pour assouvir son dessein machiavélique et se maintenir aussi longtemps que possible  à son poste. Du changement de paradigme, à la clarification en passant par la rectification il aura tout essayé pour se donner une longévité à la primature. Sinon comment comprendre que le PM puisse multiplier les sorties sans faire allusion aux différentes crises multidimensionnelles tant sécuritaire, socioéconomique que politique ? Comme si de rien n’était le PM Choguel K Maiga, depuis sa nomination n’a jamais fait la moindre proposition de solution, il  est beaucoup plus préoccupé par la préservation de sa chapelle que la résolution des crises qui fleurissent au Mali. Alors que certains maliens avaient fondé de l’espoir sur Choguel K Maiga après sa nomination comme PM,  trois ans après la déception a été grande et les attentes ont été déçues. L’électricité est devenue une denrée rare, les entreprises ferment leurs portes les unes après les autres, les denrées de première nécessité ne sont plus à la portée des faibles et moyennes bourses, l’insécurité persiste, au lieu de proposer et mettre en œuvre   des solutions idoines pour guérir ces maux, le PM les relègue plutôt  au second plan. Les grandes aspirations, voir préoccupations du peuple n’ont jamais fait l’objet de diagnostic sérieux de sa part il s’est plutôt adonné à son exercice favori qui consiste à se battre contre des moulins à  vent tel Don Quichotte !

En somme, tous les analystes s’accordent à dire que malgré les bourdes et autre inefficacité, voire incompétence dont il a fait preuve, le PM fait l’affaire de celui qui a signé son décret de nomination ; sinon il serait parti depuis belle lurette.

<strong>Youssouf Sissoko</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Éditorial :  Quand le peuple conscient souhaite que le colonel Assimi Goïta procède vite a la deuxième rectification…</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-quand-le-peuple-conscient-souhaite-que-le-colonel-assimi-goita-procede-vite-a-la-deuxieme-rectification-3080395.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-quand-le-peuple-conscient-souhaite-que-le-colonel-assimi-goita-procede-vite-a-la-deuxieme-rectification-3080395.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/08/Youssouf-Sissoko-diroub-Alternance.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 11 Oct 2024 09:59:39 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le National</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Ce mercredi, 09 octobre, le mythique procès dit de “l’affaire de l’avion présidentiel et des équipements militaires), débuté le 24 septembre, a été renvoyé sine die. La Cour a tout simplement accédé à la demande du Parquet de faire comparaître devant elle l’ancien Premier ministre Oumar Tatam Ly et l’ancien ministre délégué au budget, Madani Touré, ce qui avait été aussi réclamé, bec et ongles, par l’ancienne ministre de l’Economie et des Finances, Bouaré Fily Sissoko. Le Parquet avait lui aussi demandé, par deux fois en vain, de requalifier les chefs d’accusation en “collusion entre fonctionnaires et associations de malfaiteurs”. Le report sine die désormais à comprendre que, loin d’être un banal bonneteau, l’affaire devant la docte session spéciale de la Cour d’Assises résulte de l’action d’une mafia qui a naguère, quelques trente ans, fait peser de Lourdes hypothèques sur notre pays. Avant la reprise du procès, il est utile de rappeler quelques manquements mis à jour. Du témoignage du general Sidiki Samaké, secretaire general du ministère de la Défense et des anciens Combattants, l’on aura retenu que pour ce qui est de l’opération de l’achat de l’avion présidentiel pour lequel différents coûts ont été donnés par les officiels, il n’existe au département ni contrat, ni facture, rien. Or, feu l’ancien ministre de la Défense et des anciens Combattants avait dit sous serment au Bureau du Vérificateur Général que l’aéronef a coûté sept milliards tandis que l’ancienne ministre de l’Economie et des Finances, encore dans les mailles des filets de la justice dans le procès renvoyé, a déclaré un prix de revient de 18 milliards que la Cour, renseignée auprès du Trésor public, a rétoqué en avançant plutôt 21 milliards. Que dire du plus d’un milliard de francs CFA payé au démarcheur Marc Gafajolli comme honoraires ? Autre témoignage signification. Les premiers jours de la Cour d’Assises nous auront révélé, de l’interrogatoire de l’ancien directeur du Trésor, le sieur Boubacar Ben Bouillé, que ce dernier a eu à faire un décaissement de 15 milliards sans aucune autorisation de sa ministre de tutelle à qui il fait signer une lettre à postiori pour légitimer le coup tordu. De l’évocation du volet des équipements militaires, les Maliens découvriront que GUO Star a été une operation totalement illicite tramée au Sommet de l’Etat, en connivence avec des opérateurs économiques dont les sociétés sont immatriculées toutes en France, un de ses hommes d’affaires ayant même été nommé conseiller spécial du Président du Mali et qui, en complicité avec le directeur de cabinet du chef de l’Etat, a obtenu de ce dernier un mandat qui n’était pas legal, techniquement hors de son resort, en passant donc par dessus la tête du Commissariat aux Armées pour la négociation et la fixation des prix, et la suite est connue. C’est déjà suffisant pour montrer quel pays le Mali était devenu, l'un des plus corrompus de la planète terre. Tout, s’y vendait, pas seulement la souveraineté nationale et l’intégrité du territoire national: diplômes, bourses scolaires, emplois, grades dans les Corps habillés, dans les missions diplomatiques, pour l’obtention des prêts bancaires, des médailles et autres titres honorifiques, mais aussi des terrains et lots à usage d'habitation ou à des fins industrielles ou agricoles. Bref même le titre d'élu ou représentant du Peuple, quid de president de la République, obéissait à la loi mafieuse de l’offre. Tous les grands corps de l'Etat malien (FAMAs, Justice, Politique, Ecole, Fonction publique, Douanes, Impôts, Administration d'Etat en general, etc.) ont été gangrenés par la corruption, les désarticulant et les soummettant aux desiderata de la France pour mieux recoloniser le pays sous le couvert de la DÉMOCRATIE. C’est dire combien il urge que le Président Assimi Goïta procède à la deuxième rectification de la trajectoire de la Transition, pas en mettant “hors prerogative” que le colonel qui la dirige, en freinant la marche accélérée des malfaiteurs d’hier en train d’occuper toutes les aires de l’Etat. Le peuple conscient voit tout et ne manque pas de crier sa deception. On l’aura vu particulièrement durant les deux dernières semaines.

&nbsp;

<strong>Amadou N’Fa Diallo</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito : Le Pélican, après un lustre, continue  de s’envoler!</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-le-pelican-apres-un-lustre-continue-de-senvoler-3080259.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/edito-le-pelican-apres-un-lustre-continue-de-senvoler-3080259.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/02/Gaoussou-Traore.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 10 Oct 2024 07:48:53 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Aujourd’hui,  mercredi 09 octobre 2024,  Le Pélican    boucle  dans l’intimité et la sobriété, parce que la conjoncture économique et  sécuritaire  du Mali nous y oblige,  son premier lustre d’existence.  Sa   première parution  (le numéro 000)  a été mise  dans les kiosques, un  mercredi  09 octobre 2019.  A travers ce cent-quarante et troisième (143è) numéro, votre hebdomadaire préféré, Le Pélican est donc  rentré  dans sa sixième année !  La rédaction devrait normalement organiser une fête qu’elle n’est malheureusement pas  en mesure. Notamment,  à cause des conditions économiques et financières très catastrophiques  que l’ensemble de la presse écrite malienne traverse  en cette année  2024.  Mais par la grâce d’Allah,  nous espérons que la situation va s’améliorer afin que nous puissions fêter,  encore et encore,  une quantité d’autres anniversaires. Evidemment  avec  nos lecteurs, annonceurs et partenaires dont l’appui financier nous est indispensable!

Dans notre édito de lancement, nous  avions promis  à nos lecteurs et annonceurs   que  « Le Pélican »  ne sera pas un journal de plus dans le répertoire des publications au Mali. Nous avions également  promis que le canard va inlassablement œuvrer pour la satisfaction de son lectorat : dans  la réalisation de plus d’analyses sociopolitiques objectives et de rubriques diverses. En cinq  années  de parcours,  même  si  c’est au lectorat d’en juger le contenu (notamment la ligne éditoriale) du journal,  nous pensons en toute humilité que ces promesses se tiennent. De toute façon, malgré  que  le chemin est plein d’embûches,  « Le pélican »,  qui a désormais cinq  printemps révolus, va  inexorablement continuer son envol  avec  espérance.

Nul doute que  la ligne éditoriale de  « Le  Pélican »   dérange  certains   animateurs de la vie sociopolitique de notre pays.  De même que  certaines  de nos analyses  et  points de vue sur les questions de la nation  dérangent parfois des  politiciens et décideurs, guère habitués à ce que  d’autres  voix  leur portent la contradiction pour exprimer  leur avis : <strong>que chacun reste à sa place, semblent-ils penser !</strong>  En respectant ce postulat,  la nôtre doit se cadrer  dans le « politiquement correct », sans aucune critique, même objective ! Autrement dit,  ces Princes du Jour  veulent  que nous taisions toutes critiques  sur leurs actes politiques.

Alors à ceux-ci, nous disons NON, mille fois NON !  Cela ne marchera jamais avec  la rédaction intraitable  et indépendante de  « Le Pélican » !  <strong>Puisqu’en choisissant ce  métier de journalisme, nous (les rédacteurs)  avons aussi opté  d’être   objectifs,  mais aussi  et surtout  d’être  toujours aux côtés  des plus faibles pour servir de sentinelle et d’alerte face à toutes éventuelles dérives des gouvernants (décideurs  politiques).</strong> A cet effet, nous ne nous lasserons  jamais  d’aller crever  l’abcès là où il peut se trouver. Que cela soit donc  clair !

A cette fin,  nous tenons à réitérer  notre  engagement ferme de demeurer  constant, malgré  des intimidations que nous pouvons rencontrer,  avec  notre ligne  éditoriale.  Dont  nous avons voulu indépendante et libre. C’est pourquoi, nous n’abandonnerons  à aucun prix  l’espace  d’expression  dont nous disposons. Car, celui-ci représente  pour nous,  la quintessence même  de notre  existence sur la scène médiatique malienne, même  internationale.

Toutefois,  nous ne cesserons de le rappeler, <strong>l’indépendance de la presse malienne ne saurait se renforcer sans une aide publique conséquente de l’Etat</strong>. <strong>Oui, la presse malienne doit être soutenue et bien subventionnée ! </strong>Que les autorités politiques soient convaincues d’une chose, cette indépendance  ne saurait se renforcer sans une aide publique conséquente de l’Etat !  Cela est  d’autant normal que  la presse écrite  est un principal fournisseur   de service public. Si cela est une évidence, l’aide à la presse doit  vraiment cesser d’être la  charité du prince du jour. Mais aussi et surtout  cette aide, afin que les médias sortent de la précarité et de l’influence néfaste des uns et des autres,  doit être indexée au budget national. Vivement donc la satisfaction de cette requête,  jusque-là ignorée de nos autorités !

A moins de trois mois de l’année 2025,   la  Rédaction  de  « Le Pélican », profite  pour souhaiter, par anticipation,  la  bonne et  heureuse   année    à vous tous (toutes),  chers amis lecteurs, partenaires, annonceurs, mais aussi  à  tout  le peuple malien, très résilient.  Vive nos vaillantes Forces de Défense et de Sécurité ! Puisse le Mali, notre Patrie, recouvrer à nouveau, dans la paix et la quiétude, l’entièreté  de son intégrité territoriale ! Puisse Allah nous donner  la chance de voir l’année 2025  en pleine forme !

Bon anniversaire et bon vent  à l’hebdomadaire  Le Pélican ! Vivement le sixième !

<strong>Gaoussou Madani Traoré, DirPub</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito : Le Timide accueil réservé au Ministre Abdoulaye Maiga après son discours aux Nations Unies, n’est&#45;il pas le signe d’un désaveu cinglant?</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-le-timide-accueil-reserve-au-ministre-abdoulaye-maiga-apres-son-discours-aux-nations-unies-nest-il-pas-le-signe-dun-desaveu-cinglant-3079908.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/edito-le-timide-accueil-reserve-au-ministre-abdoulaye-maiga-apres-son-discours-aux-nations-unies-nest-il-pas-le-signe-dun-desaveu-cinglant-3079908.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/08/Youssouf-Sissoko-diroub-Alternance.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 07 Oct 2024 00:14:59 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alternance</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[C’est un accueil, à la fois timoré et non mobilisateur, qui a été réservé au chef de la délégation malienne à la 79<sup>ième</sup> Assemblée Générale des Nations Unies à son retour au pays. Comment celui qui a été accueilli en héros il y a juste deux ans dans les mêmes conditions et après avoir tenu le même discours à la fois vindicatif et va-t’en guerre, puisse être boudé par le peuple malien ? La réponse est que le peuple est las d’écouter les mêmes refrains sans aucune solution encore moins une perspective d’un lendemain enchanteur. Il a désormais le sentiment que  les discours de ses dirigeants sont en total déphasage avec ses réalités quotidiennes faites de misère, de faim et de désespoir.

En effet, Pensant pouvoir rééditer l’exploit de 2022, où un accueil mémorable avait été  réservé au Ministre d’Etat ministre de l’administration Territoriale et de la décentralisation, porte-parole du Gouvernement, le Colonel Abdoulaye Maiga, après son discours tonitruant et invectivant à l’endroit des chefs d’Etat de la CEDEAO, les dirigeants des organisations mondiales, c’est plutôt une surprise désagréable avec un accueil d’une certaine froideur, voire une indifférence totale des maliens. Qui n’ont été que quelques dizaines à répondre à l’appel du pied des associations et partis politiques soutiens du ministre Abdoulaye Maiga et sa délégation. La surprise a été d’autant plus désagréable que les détracteurs du « vice-premier ministre » n’ont pas porté des gants pour assener des coups au Colonel Abdoulaye Maiga, en qualifiant d’échec patent son accueil  et en faisant circuler sur  les différentes plateformes et les réseaux sociaux les deux images celles de 2022 et les images d’accueil de 2024. Ces deux images sont devenues virales sur les réseaux sociaux et ont suscité beaucoup de commentaires, tant des fans du ministre que de ses détracteurs. Si les fans et autres soutiens du ministre trouvent que son discours a été historique, patriotique et souverainiste et que la faible mobilisation pour  lui réserver un accueil triomphal s’expliquait par une mauvaise organisation et surtout une mauvaise communication. Les détracteurs du Colonel Abdoulaye Maiga attribuent  la faible mobilisation à un grand désintérêt et une indifférence notoire du peuple à des discours infructueux et va-t’en guerre sans jamais être une solution aux multiples défis qui assaillent le résilient peuple malien. Pour les détracteurs du ministre la faible mobilisation  est le signe d’un désaveu cinglant de la grande majorité des maliens qui ont trouvé le discours de leur messager aux Nations Unies, jusqu’auboutiste et contre-productif surtout par ce temps de grandes incertitudes et des menaces qui pèsent sur notre pays.

La question qui est sur toutes les lèvres est celle de savoir si les autorités de la transition sont conscientes de la gravité, de la complexité, de l’énormité et de la délicatesse des défis auxquels le Mali est confronté et pour la résolution desquels il a besoin du soutien de tout le monde en général et de ses pays voisins en particulier. Nombreux étaient les maliens à s’attendre à un discours d’apaisement à la tribune des Nations Unies, teinté d’appel à la solidarité internationale, de réconciliation avec les voisins en tête desquels l’Algérie, la Côte d’Ivoire et la Mauritanie. Mais la surprise a été d’autant plus grande que le peuple malien a été servi contre toute attente à un plat réchauffé en changeant simplement de cible. A quand la fin de la tragi-comédie pour un engagement sans faille en faveur de la résolution des crises ?

<strong>Youssouf Sissoko</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito : 79ième Assemblée des Nations Unies, le Discours du colonel Abdoulaye Maiga manque de saveur diplomatique et ne contribue pas à l’apaisement.</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-79ieme-assemblee-des-nations-unies-le-discours-du-colonel-abdoulaye-maiga-manque-de-saveur-diplomatique-et-ne-contribue-pas-a-lapaisement-3079036.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/edito-79ieme-assemblee-des-nations-unies-le-discours-du-colonel-abdoulaye-maiga-manque-de-saveur-diplomatique-et-ne-contribue-pas-a-lapaisement-3079036.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2022/01/Youssouf-Sissoko-dirpub.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 30 Sep 2024 23:00:46 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alternance</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[sahélien. Or il ne faut guère se leurrer aucune paix durable, aucune sécurité véritable ne seraient possibles dans le septentrion malien sans l’implication de l’Algérie, qui a la spécificité de partager la plus longue frontière avec le Mali et surtout d’abriter une partie des populations Touaregs dont certains leaders font la guerre pour leur autonomie. C’est pourquoi le discours du Colonel Maiga aurait dû non seulement refléter cette réalité tangible, mais aussi et surtout  être empreint de saveurs diplomatiques pour ne pas rendre impossible  la coexistence pacifique entre nos deux pays liés par l’histoire, la géographie et beaucoup d’autres intérêts.

La France, la CEDEAO et l’occident ont encore eu leur dose de critiques dans le discours du Colonel Abdoulaye Maiga. En effet, certains de ses propos compliqueraient un éventuel rapprochement et un soutien des pays incriminés par le Mali dans la lutte contre le terrorisme. A mon humble avis la sortie du Colonel Abdoulaye Maiga a été encore une occasion ratée pour fumer le calumet de la paix avec nos voisins et avec le reste du monde. S’agissant du thème de la 79<sup>ième</sup> Session des Nations Unies, à savoir : <strong>« Ne laisser personne de côté : Agir ensemble pour la paix, le développement durable et la dignité humaine des générations présentes et futures » </strong>Il a été relégué au second plan pour ne pas dire totalement et  fortement éclipsé dans le discours du Colonel pour accorder une large part à des critiques, certes autorités, mais qui ne devraient pas faire perdre de vue les immenses défis qui se posent à nos Etats et pour la résolution desquels nous devrons solliciter tout le monde. Le peuple malien aspire à la paix, à la sécurité et au bien-être social. La tribune des Nations Unies est sans nul doute l’une des pistes de solution, car elle permet au pays d’expliquer au monde entier les tenants de la crise et solliciter l’expertise, des propositions pour une sortie de crise,  à condition qu’elle soit judicieusement exploitée.

<strong>Youssouf Sissoko  </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito : Recentrons le débat sur l&amp;apos;homme et laissons dieu faire son travail !</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-recentrons-le-debat-sur-lhomme-et-laissons-dieu-faire-son-travail-3078981.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/edito-recentrons-le-debat-sur-lhomme-et-laissons-dieu-faire-son-travail-3078981.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2019/05/Tiemoko-Sinaly-Traore.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 30 Sep 2024 01:20:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pouce</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Au regard de ce qui se passe entre les différents courants religieux au Mali, il y a lieu de s'interroger et de s'inquiéter. S'interroger sur l'objectif poursuivi par un tel débat sur la foi religieuse. On s'interroge, ce d'autant plus que ce débat ou devons-nous dire ces empoignades, ont lieu à un moment où les groupes armés terroristes agissant derrière la foi religieuse, accentuent leurs attaques contre l'armée républicaine du Mali et les populations civiles. Bamako, la capitale malienne, a récemment été attaquée par des individus se réclamant du "djihad". Le message religieux dans certains lieux du culte, prend souvent l'allure de "menace " ou d'encouragement aux combattants des groupes armés terroristes. Ces messages largement relayés sur les réseaux sociaux, deviennent une sérieuse menace pour la société laïque malienne. Nous devons nous en inquiéter car, la crise malienne qui était l'œuvre

de la rébellion touarègue de 2012, prend une tournure de lutte entre courants religieux et pourrait très vite virée en cauchemar. Le chaos n'est pas ce qu'il faut souhaiter pour les Maliens mais plusieurs indices indiquent ce schéma catastrophique. Il faut anticiper sur certains mouvements. Prendre les mesures idoines pour circonscrire le danger qui guette la République. Si la religion est une question de foi, nous devons recentrer le débat sur l'homme et laisser Dieu faire son travail. <strong>Qui sommes-nous en tant que mortels, pour nous substituer à Dieu ?</strong> Aucun Malien n'a intérêt à œuvrer pour que le Mali sombre. Nos différences de vue, politiques et religieuses, ne doivent pas nous amener à créer le chaos qui ne serait profitable à aucune génération. Le seul combat qui mérite d'être mené par chaque citoyen, chaque individu, c'est celui d'être en paix avec son propre cœur. Nous irons seuls chacun, dans sa tombe, et chacun sera confronté seul au jugement de Dieu. En attendant cette heure, tâchons de nous aimer les uns les autres étant tous des créatures du même et unique Dieu.
<strong>El hadj Tiémoko Traoré </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito :  Halte à la discrimination de faciès !</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-halte-a-la-discrimination-de-facies-3078602.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/edito-halte-a-la-discrimination-de-facies-3078602.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/02/Gaoussou-Traore.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 26 Sep 2024 08:08:21 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Après les attaques terroristes du 17 septembre 2024  perpétrées contre l’Ecole de Gendarmerie et la Base 101 de Sénou, les populations maliennes ont spontanément aidé les Forces de l’Ordre et de Sécurité à traquer les auteurs. Ce qui est une action hautement  patriotique à saluer. Toutefois, certaines, dans leurs traques aux terroristes, ont systématiquement  ciblé  des gens parce qu’ils ont simplement un  faciès peulh  ou  qu’ils sont enturbannés.

Durant cette triste journée, Bamako a connu une véritable   chasse à l’homme  de   facies peulh. D’innocentes  personnes  ont été  battues mortellement et brûlées (des vidéos circulent). Mais c’est une vérité que des terroristes actuels, opérant au Centre et au Sud du Mali,   sont majoritairement  recrutés dans la communauté peulhe. Et que  la  langue d’expression  des terroristes  est aussi le Peulh. Mais peut-on déduire  que tous les peulhs sont des terroristes ? Que NON !

La discrimination  est définie comme  étant  une action ou une décision qui a pour effet de traiter de manière négative une personne en  raison, par exemple, de sa race, de son âge, ou de sa déficience. Elle repose souvent essentiellement  sur des attitudes négatives, des stéréotypes… Partant de toutes considérations, il va s’en dire  que toute  idéologie, ayant comme credo la discrimination,  est  contre-productive. Notre pays le Mali, qui s’enlise dans  une crise multidimensionnelle,  depuis plus décennie,  n’a nullement    besoin de tomber dans une aventure discriminatoire.

Issu  des grands empires médiévaux  de l’Afrique  Subsaharienne,  que sont  le Ghana, le Mali et le Songhoï, l’Etat actuel du  Mali a hérité   d’une population  melting pot. Cette population, étant constituée par de nombreuses ethnies et races, a  toujours  vécu harmonieusement dans un brassage biologique et culturel. Même  la colonisation française, qui avait pour doctrine de « diviser pour régner »  n’est   pas  parvenue à briser cette intégration raciale et culturelle.

Nous avons donc l’obligation de  préserver jalousement dans notre cher Mali,  l’harmonie  raciale et ethnique que nous avons héritée de nos aïeux. Cette harmonie entre les races et les ethnies  est très déterminante pour notre développement socioéconomique. Il faut rappeler que toutes  les autorités maliennes, depuis l’indépendance, ont fait de cela leur credo. Dès les premières heures de l’indépendance, Modibo Keïta, le premier président du Mali indépendant,  avait pris  la décision d’enlever sur les cartes d’identité nationale la mention ethnie. Son régime avait aussi  interdit la création d’association à caractère ethnique ou régionale. Tout cela était fait pour éviter le danger du communautarisme.

Même si le premier Chef d’Etat n’a pas été bien suivi par ses successeurs, tout de même, il  est  à  souligner que  toutes  les autorités maliennes  n’avaient de cesse alerté  l’opinion nationale, par des communiqués ou des sketchs, à ne jamais  céder à la  discrimination de faciès ou de communauté. Ce,  d’autant que  les conséquences de tels actes  discriminatoires peuvent être  incommensurables et dévastatrices  pour   l’ensemble  des communautés maliennes.  Lesquelles  ont  harmonieusement vécu ensemble depuis plus d’un millénaire.

La génération actuelle de  maliens devra suivre  cette attitude constructive de nos autorités. Cela éviterait  de ne  plus considérer   tous   les peulh  comme des terroristes. Mais, somme toute,  cette communauté ethnique du Mali  (la deuxième par  la population ?)  n’est-elle pas la première victime du terrorisme international  dans notre pays ? Il faut  donc  savoir raison garder !

<strong>Gaoussou Madani Traoré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito : Ne pas céder à la panique !</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-ne-pas-ceder-a-la-panique-3078256.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/edito-ne-pas-ceder-a-la-panique-3078256.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2018/01/Tiemoko-Traore.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Tue, 24 Sep 2024 01:25:10 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pouce</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Les attaques de Bamako visant le camp de la gendarmerie de Faladié et l'aéroport Modibo Keita de Bamako, ont pour objectif de démoraliser les populations maliennes et de semer la panique. Elles visent également et surtout à créer le doute dans leur tête sur la capacité de nos dirigeants à conduire leur pays vers la "libération" promise. Ces objectifs visés par les groupes terroristes et leurs sponsors, ne doivent pas être atteints. Ni la population, ni les autorités, ne doivent céder à la panique. Nous devons éviter que s'installe la psychose de la peur. Seulement, il faudra se montrer plus vigilant. Cela est valable autant pour la population que pour les forces de défense et de sécurité. Le laxisme et le manque de professionnalisme qui ont toujours été les points faibles de l'État malien, doit désormais être combattus avec force. Le pays est en guerre et l'ennemi est à la porte de la capitale avec ses complices à l'intérieur. Le terrorisme se propage désormais partout sur tout le territoire et nous amène à poser trois questions : <strong>qui sont ces terroristes ? Sont-ils des Maliens ? Bénéficient-ils de soutiens internes ?</strong> Les réponses sont toutes évidentes. Et c'est à ce niveau que toute la population malienne sans exception d'ethnie, de religion, du moins cette population qui n'a pas basculé du côté du terrorisme, est interpellée. Le terroriste a besoin de se déplacer et de se cacher, là, il a besoin de complices. Le terroriste a besoin de manger, là, également, il a besoin de complices. Le terroriste a besoin de renseignements. Là aussi, il a besoin de complices. Si on coupe ces complicités, le terrorisme n'existe plus. Une chose est certaine : ce n'est pas un combat idéologique liée à la religion. Aucune religion ne prône la violence et n'appelle à tuer son prochain. Alors, les Maliens doivent se désolidariser du terrorisme qui ne fait que détruire leur propre pays. Le terrorisme n'a pas d'ethnie. Il cherche à dresser les communautés les unes contre les autres.<strong> À qui profitera le chaos ?</strong> Pas aux Maliens, en tout cas. Et si tu n'as plus de pays, tu iras vivre dans le pays de quelqu'un d'autre.
<strong>El hadj Tiémoko Traoré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Éditorial : Au tournant, la marche à reculons !</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-au-tournant-la-marche-a-reculons-3077952.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-au-tournant-la-marche-a-reculons-3077952.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/09/Amadou-NFa-DIALLO.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 20 Sep 2024 09:10:37 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le National</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Ce samedi, 21 septembre, nous renvoie le communiqué n° 60 dit officiel du gouvernement délivré par le ministre de l’Administration Territoriale et de la Décentralisation. Cette communication sonnait tout spéciale en raison du fait qu’il informait l’opinion publique nationale- et sans doute au-delà- du report des élections générales qui avaient été programmées, notamment l’élection présidentielle dont le premier tour avait été calé sur la date du dimanche, 04 février 2024 et le second tour prévu deux semaines après, le 18 février. Le porte-parole du gouvernement avait assuré que le « léger report » décidé l’a été ainsi « Après un examen minutieux du chronogramme des réformes politiques et électorale et en considérant la détermination sans faille de Son Excellence le Colonel Assimi GOÏTA, Président de la Transition, Chef de l’État, d’effectuer un retour à un ordre constitutionnel apaisé et sécurisé, après avoir mené des réformes politiques institutionnelles prioritaires ». Conséquemment, « le Gouvernement de la Transition informe l’opinion qu’il décide d’organiser, exclusivement, l’élection présidentielle, pour sortir de la Transition. Les autres élections feront certainement l’objet d’un autre chronogramme qui sera établi par les nouvelles Autorités, sous les directives du nouveau Président de la République ». Démarche et assurance d’un temps qui va toujours avec la mise à jour de la vérité. Aulu-Gelle, magistrat et grammairien romain, auteur du monumental et très pédagogique ouvrage ‘’Les Nuits Attiques’’, disait justement que « La vérité est fille du temps ».  Inutile de s’attarder sur la conférence de presse organisée par l’AIGE ‘Autorité Indépendante de Gestion des Elections) deux semaines après la publication du communiqué n° 60 au cours de laquelle le Président de cette auguste institution, Me Moustapha Cissé, acteur suffisamment averti des questions électorales au Mali et ailleurs, avait intelligemment fixé les panneaux d’éclairage quant à l’avenir. Premièrement, il rappellera que « le calendrier électoral initial de la Transition a précédé la création de l’AIGE » qu’il « est important de préciser… qu’au « regard de la Loi électorale, l’AIGE n’a pas une compétence générale à intervenir formellement dans la fixation de la date des élections ». Deuxièmement, Me Cissé, en bon patriote certainement soucieux d’éviter les frondes dans notre pays visé au cœur par des hostilités multiples, déroule le tapis pédagogique : « L’AIGE retient en définitive que le léger report de l’élection du Président de la République doit être compris dans l’esprit d’une démarche commune avec le Gouvernement, les partis politiques et la société civile d’imprimer aux scrutins de fin de la Transition le label d’élections transparentes, crédibles, inclusives et apaisées pour bien de notre pays ».  Pour lire entre les lignes, il ne s’agissait pas, à proprement parler, de report de l’élection présidentielle, mais de « l’organiser exclusivement pour sortir de la Transition ». Comparaison n’est certainement pas toujours raison, mais l’on ne peut faire l’impasse sur ce qui réussit chez nos partenaires. Pour ne citer que le Burkina Faso, là-bas, on n’est pas passé par mille chemins et subterfuges. Le peuple souverain et les autorités ont décidé que la Transition durera cinq ans, soit 60 mois. Le nombre 60, nous semble-t-il, recouvre une dimension ésotérique sous nos tropiques. En 1923, le Gouverneur français reçut impoliment le Chérif Hamaoulla, c’était 60 ans avant la venue au monde d’un certain Assimi Goïta, nouvelle figure libératrice de l’Afrique et de tous les déshérités du monde. « Nous ne sommes pas une création coloniale », a dit le Doyen Seydou Badian. Nous ne sommes pas vraiment un peuple nouveau surgi comme une génération spontanée. Qui peut expliquer valablement comment les Dogons en sont arrivés à repérer le cycle de l’Etoile de Sirius pour fixer la séculaire institution de 60 ans que peu de gens ont la change de vivre deux fois (sauf moi), et cela avant l’avènement des télescopes géants des temps modernes ? Et puisque nous parlons encore la langue de Molière, de Sarkozy, Hollande et Macron, que l’on nous permette de citer  S'interrogeant le philosophe Jean-Jacques Rousseau dans sa définition de la patrie : « La patrie est l'endroit où aucun citoyen n'atteint une richesse telle qu'il puisse acheter un autre citoyen, ni ne tombe dans une pauvreté telle qu'il soit contraint de vendre son âme ou sa dignité...  La patrie, c'est le pain, le toit, le sentiment d'appartenance, la chaleur et la dignité... Ce n'est pas seulement la terre, mais la terre et le droit ensemble... Si la terre est avec eux, qu'il en soit de même pour le droit... La patrie est l'endroit où l'on est en bien ». Autant dire que nul ne doit être exclu de servir la patrie loyalement. Or, la pègre ragaillardie, rassurée, étant donné le retour en force des anciennes pratiques contre lesquelles le peuple s'est soulevé en 2020, revient au galop, en force et fait une alliance impie avec les relais de l'oligarchie qui avait pris le Peuple malien en otage durant des décennies et les opportunistes de tous acabits contre notre peuple. Il n’y a plus de doute sur cette affreuse marche à reculons.

&nbsp;

<strong>Amadou N’Fa Diallo</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito : Libération des 11 détenus politiques, s’achemine&#45;t&#45;on vers une décrispation ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-liberation-des-11-detenus-politiques-sachemine-t-on-vers-une-decrispation-3077610.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/edito-liberation-des-11-detenus-politiques-sachemine-t-on-vers-une-decrispation-3077610.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/08/Youssouf-Sissoko-diroub-Alternance.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Tue, 17 Sep 2024 14:58:05 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alternance</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Arrêtés le 20 juin 2024, alors qu’ils participaient à une réunion au docile privé d’un de leurs, les 11 détenus politiques membres de la Coalition signataire de la déclaration du 31 mars 2024, sont sur le point de recouvrer leur liberté. En tout cas si l’on s’en tient à la décision des juges du tribunal de première instance de la Commune V du District de Bamako, qui auraient ordonné leur libération. La décision a été rendue le 9 septembre, mais, il nous est revenu que malgré la décision du juge d’instruction du Tribunal de première instance de la Commune V du District de Bamako, les 11 leaders politiques sont toujours en détention. Donc leur sort est entre les mains du parquet qui doit se prononcer sur l’exécution de l’ordonnance. En effet,  le procureur de la commune V a une semaine pour se prononcer et Le Procureur Général de la Cour d’Appel de Bamako a deux semaines pour donner une suite favorable  à la décision du juge ou faire un pourvoi. Donc les regards sont tournés vers les procureurs qui ont désormais entre leurs  mains le pouvoir de décrisper l’atmosphère politique ou de la crisper davantage au détriment de la démocratie et des libertés, chèrement acquises au prix de sacrifices ultimes des milliers de maliens.

Encore une fois de plus faudrait-il  bien que les autorités actuelles du Mali quel que soit leurs statuts soient convaincues que la démocratie, conquise au prix d’énormes sacrifices, fruit des longues années de lutte des patriotes, est irréversible ? Elle est pour l’instant la seule alternative crédible qui s’offre au vaillant peuple malien pour gérer le pays, les autres ayant montré leurs limites. En effet, qui parle de démocratie parlera forcement des partis politiques et par conséquent leurs leaders tout comme leurs adhérents sont les véritables animateurs de la vie publique, les seuls habilités à concourir aux suffrages du peuple et à gérer les affaires publiques, ils sont en amont comme en aval de toute action politique voir publique. Vouloir mettre fin aux activités des partis politiques c’est non seulement violer la Constitution qui leur consacre une large part, mais c’est également  mettre entre parenthèses la démocratie pour la promotion de laquelle ils ont un rôle central à jouer.

Sous transition militaro-civile  depuis 2020, les autorités ont mis le Mali au ban des nations non-démocratiques et non-progressistes en l’isolant, et en violant les libertés les plus fondamentales comme les libertés d’association, d’expression voire d’opinion. L’arrestation des 11 leaders politiques est la preuve d’un déficit total de démocratie et des libertés. Leur libération serait un pas significatif vers la décrispation de l’atmosphère politique et vers la réconciliation, toutes choses nécessaires avant le début du processus électoral pouvant permettre de doter le pays d’institutions légitimes et légales. Aucune réconciliation ne pourrait être possible lorsque certains acteurs majeurs sont privés de leurs droits fondamentaux. La preuve c’est le boycott par les militants et cadres des partis politiques et surtout de leur regroupement politique de certaines activités organisées par les autorités, en l’occurrence le cadre de concertation avec l’AIGE, celle organisée par le ministère de l’Administration territoriale et de la décentralisation et même  la Commission d’élaboration de la Charte pour la paix et la réconciliation. Que les autorités comprennent que sans un minimum de consensus, sans une concertation de toutes les forces vives de la nation autour des grandes questions, rien de durable ne peut être construit. Elles doivent alors s’engager dans un vaste chantier de réconciliation en ne laissant personne au bord de la route, c’est à ce prix seulement qu’elles pourront mener le bateau Mali à bon port avec la mise en place d’institutions véritablement légitimes.

<strong>Youssouf SISSOKO</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Éditorial :  À nous l’avenir !</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-a-nous-lavenir-3077530.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-a-nous-lavenir-3077530.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/09/Amadou-NFa-DIALLO.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Tue, 17 Sep 2024 01:32:17 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le National</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Les dernières élections législatives, convoquées par Emmanuel Macron pour s’assurer, cela va sans dire, une confortable majorité, ont montré combien la démocratie, mode de gouvernance galvaudé et dévoyé depuis belle lurette, n’est plus qu’un machin trompeur, une sorte de miroir aux alouettes tendue aux peuples peu soucieux d’eux-mêmes. Ces élections législatives-là ont en effet prouvé à la face du monde que ce que magnifie tant comme meilleur système de gouvernance n’est plus que la caverne d’Ali Baba pour politiciens indélicats.  Emmanuel Macron a été désavoué, mais il a superbement choisi de nier le résultat des élections législatives, devenant ainsi, au nez et à la barbe des Français, le putschiste contre les urnes et le suffrage citoyen. En considérant que la France a enregistré de par un passé pas encore millénaire la démission de chef d’Etat désavoué par les urnes et une période de cohabitation en raison justement du respect des expressions citoyennes à travers les urnes, Emmanuel Macron est devenu un dictateur, figure que ne veulent pas voir l’Europe et tout l’Occident mais qui, aussi paradoxal que cela puisse paraître, restent muets devant le hold-up hier seulement impassable sur les institutions françaises. Quid du peuple français qui s’est vautré dans le silence de la carpe, à l’exception notoire d’un Jean-Luc Mélanchon qui a clairement dénoncé le vol du résultat des législatives par un président de la Vème République française. Le désarroi, qui va avec l’amertume la plus indicible, est la nomination comme Premier ministre de Michel Barnier, 73 ans, habitué des échafaudages politiques dans l’Hexagone, dont la formation est arrivée dernière à l’issue des désormais fameuses législatives. Autrement dit, la France se trouve prise en otage de la clique Macron, dans une nouvelle dictature qui ne dit pas son nom.

Lorsque, ahuri, Me Harouna Mamadou Toureh, avocat chevronné et ancien ministre de la Communication, de l’Economie numérique et de la Modernisation de l’Administration nous invite, avec tous les journalistes courageux, à « contribuer à raccourcir le délai qui nous sépare de notre destin en or », il exprime en réalité les sentiments et les aspirations de tous les Maliens conscients, de tous les Sahéliens debout pour nous affranchir des jougs d’asservissement et de prédations qui n’ont que trop duré. « Notre destin en or » rime tout simplement avec « A nous l’avenir ! », tout l’avenir forcément radieux dès lors que nous avons une claire lecture du passé et du présent et que nous marchons résolument vers l’avenir. Les donneurs de leçons de démocratie, impénitents phraseurs, ne trompent plus personne. La démocratie est un trompe-l’œil, on vient de le voir en France, comme on l’a déjà vu en Biélorussie avec l’incarcération et la mise hors-jeu pour de longues années des acteurs importants de l’opposition. Le modèle français ne fait en tout cas plus recette, la preuve éloquente est le désamour incontestable entre la classe politique malienne et le peuple malien, un désamour qui se traduit par le rejet systématique des politiciens par les citoyens. C’est que les élections que réclamaient à tue-tête les politiciens ne valent pas un clou si la conscience de servir avec loyauté et dévouement la patrie n’est pas la règle que nul ne doit transgresser. Mais, hélas, en trois décennies, il n’est plus niable que la classe politique par le truchement des élections, a perpétré des nuisances terribles contre notre pays, visant même sa partition, voire pire, sa disparition. Les efforts colossaux en cours pour la défense de l’intégrité de notre territoire national, des personnes et de leurs biens, en disent long sur l’ampleur du mal. Si l’on se remémore que ce qui est en cours en France actuellement avait été de mise au Mali en 2014, on comprendra aisément que la Transition doit être protégée des politiciens, « porteurs de remèdes de cheval » pour aggraver la maladie du Mali et le jeter dans le coma. En effet, en avril 2014, Moussa Mara, qui n’a obtenu que 1,5% à l’élection présidentielle de 2013 et dont le parti n’avait qu’un député, a été nommé par Ibramhim Boubacar Keïta, celui-là qui aimait singer la France, comme Premier ministre. On ne se lassera pas de compter le bilan cruel que le sieur Mara a laissé. Or, nous avons bien un destin en or à ne pas gaspiller.

&nbsp;

<strong>Amadou N’Fa Diallo</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Eclairci du Mali dans le concert des Nations!</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/eclairci-du-mali-dans-le-concert-des-nations-3076975.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/eclairci-du-mali-dans-le-concert-des-nations-3076975.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2022/05/chronique-du-mali-M.jpeg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 11 Sep 2024 06:46:40 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Le Président malien de la transition, colonel Assimi Goïta, n’est certainement pas un globe-trotteur, mais il est loin d’être le Président d’un pays isolé. Isolé, le Mali ne l’est pas, son Président marche le poing fermé, marquant la détermination, et la tête haute, signe de fierté de ses dignes ancêtres, bâtisseurs des grands empires. Il l’est pour avoir donné l’exemple, en mettant nos ressources actuelles et à venir dans les armements, au risque de nous priver dangereusement de viatiques. Tout le monde n’est pas d’accord et ne peut pas tenir, ventre affamé n’a point d’oreille!

Le paracétamol ne peut pas guérir les infections, à ce qu’on sache ! La bataille doit être gagnée contre les forces du mal, qu’elles apparaissent sous forme de horde terroristes, ou de renégats en col blanc, mais aussi contre l’obscurantisme et les coupures d’électricité. Juguler la peur, la crainte que les populations en manque de prix de condiments ne perdent patience, et que ça ne dérape, par sourdité des affamés.

Le colonel Assimi Goïta est en passe de symboliser la réincarnation du courage patriotique, dont ont été sevrés les peuples africains depuis l’assassinat du jeune Capitaine Thomas Sankara, en Octobre 1987, ce qui lui a valu le titre de premier président fondateur de la Confédération de l’Alliance des Etats du Sahel, accordé à Niamey, le samedi 6 juillet 2024 par ses pairs du Niger, le Général Abdourahamane Tchiani et du Burkina Faso, Ibrahima Traoré, lors du premier sommet des Chefs d’État de l’Alliance des États du Sahel.

Avant la présente visite chinoise à l’occasion du 9è Forum sur la Coopération Sino-africaine (FOCAC), du 4 au 6 Septembre, où il a ravi la vedette, en apparaissant comme le Président le plus chouchouté, le colonel Assimi Goïta n’en avait pas été moins brillant à Saint-Petersbourg en Russie, où il avait pris part, sur invitation du Président russe, Vladimir Poutine, au Sommet Russie-Afrique, du 27 au 28 juillet 2023. A Moscou comme à Beijing, dans les secteurs de l’Energie, des Mines, des Transports, des infrastructures, plusieurs accords ont été signés par le Mali. Et de deux, donc pour le président de la transition du Mali, aux côtés des deux plus grandes puissances économiques et militaires du monde. Comme à Beijing, la visite officielle à Moscou, il y a une année avait marqué une étape significative dans le renforcement des relations bilatérales entre les deux pays.

En Afrique, chez son frère de l’AES, Ibrahima Traoré président du Burkina Faso, le président Assimi Goïta a effectué une visite d’amitié et de travail le 25 Juin 2024, soit quelques jours avant le premier sommet des chefs d’Etat de l’AES, qui le portera à la tête de la nouvelle Confédération créée à cette occasion. Qui peut soutenir avec raison que le Mali est un Etat isolé ?

<strong>B. Daou</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Sans Tabou: un bourreau peut&#45;il être un sauveur ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/sans-tabou-un-bourreau-peut-il-etre-un-sauveur-3076841.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/sans-tabou-un-bourreau-peut-il-etre-un-sauveur-3076841.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2024/09/Bassirou-Diomaye-Faye-pr.webp" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 09 Sep 2024 15:49:38 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Au moment où des pays du Sahel réunis au sein de l’Alliance des Etats du Sahel, composée du Mali, du Burkina Faso et du Niger, sont engagés pour leur souveraineté en écartant les faux partenaires, le nouveau Président du Sénégal, Bassirou Diomaye FAYE, appelle l’Europe à s’engager pour la stabilité au Sahel. Cette démarche du Président sénégalais n’est-elle pas vouée à l’échec quand on sait que certains pays européens sont considérés comme des instigateurs du désastre sécuritaire qui sévit au Sahel. Les dernières évolutions de la situation au Sahel laisse prédire que ce projet du président sénégalais est un hors sujet au moment où les trois pays du Sahel les plus frappés par l’insécurité ont décidé de changer de collaborateurs dans la lutte contre le terrorisme. Pire, ceux auxquels ils font appel sont à l’origine du désordre au Sahel, à travers la déstabilisation de la Libye. Alors comme dirait l’autre, un bourreau peut-il être un sauveur ?

Le président sénégalais, Bassirou Diomaye FAYE, a appelé le jeudi dernier l’Europe à contribuer davantage à la lutte contre l’instabilité au Sahel, lors d’une rencontre avec le Premier ministre espagnol, Pedro Sánchez, qui a exprimé la volonté d’engagement de son pays dans la région.

«La situation au Sahel face au terrorisme nécessite une mobilisation globale de la communauté internationale, et surtout de l’Europe, aux côtés des pays concernés, car il est connu que les continents africains et européens ont un destin sécuritaire lié», a déclaré M. Faye lors d’une déclaration devant la presse à Dakar.

Avec cet appel l’on est en droit de se demander si le président sénégalais ignore que l’insécurité au Sahel fait suite à l’intervention de l’OTAN en Libye ? Ainsi, après avoir allumé le feu au Sahel, veut-t-il que l’Europe vienne jouer le pompier pyromane ? Ou bien appelle-t-il a une recolonisation du Sahel par l’Europe ?

Cet appel a été fait quelques semaines après que l’Ambassadeur de l’Ukraine au Sénégal ait affirmé clairement le soutien de son pays aux terroristes qui ont tué des soldats maliens dans la localité de Tinzawatène. Peut-on combattre le terrorisme qu’avec les puissances qui les soutiennent ?

En 2011, la France sous le régime de Sarkozy a bombardé la Libye en faisant croire qu’elle intervenait pour protéger le peuple libyen. Après cette intervention, des groupes armés bien équipés ont trouvé refuge au nord de notre pays et se sont alliés à des indépendantistes pour semer le trouble au nord du Mali.

Aussi, les autorités maliennes affirment détenir des preuves réfutables du soutien de la France aux terroristes. Sachant avec tous ces coups bas orchestrés au Sahel, il serait difficile que ce projet du Président FAYE aboutisse. Ainsi, appeler l’Europe à contribuer davantage à la lutte contre l’instabilité au Sahel revient ainsi à inviter un renard dans le poulailler, affirmait un internaute.

Il serait inconcevable que les pays du Sahel commettent l’erreur en faisant appel à ces pays pyromanes pour venir jouer au pompier car ils font partir des causes des maux qui endeuillent le Sahel aujourd’hui.

En tout cas, le président FAYE allait être écouté par les pays du Sahel s’il s’était engagé pour la mobilisation des forces armées de la sous-région pour faire face au terrorisme.
A travers cet appel, Bassirou Diomaye FAYE prouve son échec à faire revenir les trois pays de l’AES au sein de la CEDEAO. Le mois de juillet dernier, il a été nommé par la CEDEAO pour mener la médiation afin que le Mali, le Burkina Faso et le Niger reviennent au sein de la CEDEAO.

Cette initiative du président sénégalais prospérera difficilement au moment où trois Etats sahéliens multiplient les actes de rupture avec des pays occidentaux, en renforçant leur coopération avec la Russie, la Chine, l’Iran. Une marche arrière sera synonyme de renonciation à l’engagement enclenché pour leur souveraineté et leur indépendance.

<strong>PAR MODIBO KONÉ</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito : Le FOCAC aurait dû être une occasion pour le Président de la transition, Assimi Goita de sortir de l’isolement</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-le-focac-aurait-du-etre-une-occasion-pour-le-president-de-la-transition-assimi-goita-de-sortir-de-lisolement-3076797.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/edito-le-focac-aurait-du-etre-une-occasion-pour-le-president-de-la-transition-assimi-goita-de-sortir-de-lisolement-3076797.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2022/01/Youssouf-Sissoko-dirpub.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 09 Sep 2024 09:32:28 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alternance</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Les rideaux sont tombés le vendredi 6 septembre 2024 sur le 9<sup>ième</sup> forum de la coopération Sino-Africaine à Beijing en Chine. Pour rappel le sommet  de Beijing est le deuxième grand événement après celui de Saint Pétersbourg en Russie et  auxquels le Président de la transition, le Colonel Assimi Goita  a participé. A la tête d’une forte délégation composée de ministres, des directeurs de services sectoriels et une kyrielle d’opérateurs économiques, le FOCAC a été une véritable aubaine pour les autorités maliennes qui ont signé des conventions avec des entreprises chinoises tant dans le domaine des armements que dans celui de la formation militaire pour les forces de défense et de la sécurité ainsi que sur le plan technologique, voire énergétique. Les autres domaines n’ont pas été oubliés comme entre autres l’agriculture, la santé, les mines  et les infrastructures. Qu’il soit dit en passant ce sont des promesses mirobolantes qui ont été faites à ce stade, car entre la promesse et la concrétisation il y a souvent un abyssal trou à combler. Nous osons espérer que la Chine va respecter ses engagements. Si incontestablement la moisson a été fructueuse sur le plan de la coopération bilatérale entre le Mali et la Chine, qui est d’ailleurs un partenaire de longues dates,  nombreux sont les observateurs qui sont restés sur leur faim, car la diplomatie a encore une fois de plus failli. Elle aurait dû permettre au Président de la transition de rencontrer un grand nombre de délégations africaines en général et des chefs d’Etat en particulier pour leur expliquer la vision des autorités de la transition et réaffirmer leur volonté à coopérer avec tous les pays du monde et particulièrement ceux du continent. La diplomatie malienne a été tellement dolosive, qu’elle n’a pu permettre au Président de la transition que  de rencontrer seulement  trois ou quatre Présidents  africains dont les  Présidents de la Mauritanie, du Togo et de la Centrafrique sur plus de vingt  chefs d’Etat présents.

En effet, ce forum qui a réuni autour du Président chinois Xi Jinping, une cinquantaine de délégations africaines dont une vingtaine de chefs d’Etat, aurait dû être une véritable occasion pour le Président de la transition  du Mali d’amorcer la voix du dialogue avec les chefs d’Etat présents et du coup commencer à sortir le Mali de l’isolement, voire de l’autarcie  diplomatique dans laquelle il est confiné. Selon un communiqué de la présidence le Colonel Assimi Goita a rencontré le 4 septembre trois Présidents à savoir ceux du Togo, de la Mauritanie et de la Centrafrique. S’il est vrai que ces quatre pays ne sont pas des moindres surtout la Mauritanie qui partage la plus longue frontière avec le Mali, il était plus loisible de rencontrer d’autres Présidents africains pour leur expliquer la nouvelle posture diplomatique du Mali et de conclure que le Mali serait prêt à collaborer avec tous les pays respectant ses principes s’articulant autour de sa souveraineté, des intérêts supérieurs du peuple malien, du respect de ses choix stratégiques et des partenariats. Lesquels principes semblent être les fondements de  la vision des autorités de la transition.

En définitive, si le FOCAC semble accoucher d’une souris avec seulement 50 milliards de dollars us de promesses pour toute l’Afrique, il aurait dû être une des rares occasions pour le Président de la transition malienne, le Colonel Assimi Goita,  de se rapprocher des autres chefs d’Etat du continent et de sortir enfin de l’isolement. Encore une fois de plus la diplomatie malienne a péché  par son incompétence.

<strong>Youssouf Sissoko </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito :  La politique du robinet coupé !</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-la-politique-du-robinet-coupe-3076761.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/edito-la-politique-du-robinet-coupe-3076761.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2019/05/Tiemoko-Sinaly-Traore.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 09 Sep 2024 09:07:56 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pouce</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Au Mali et sous la Transition actuelle, c'est la grande galère pour la presse et la classe politique. Avec la suspension ou devons-nous parler de "suppression" de l'aide de l'Etat, ces deux entités qui contribuent pourtant à la bonne gouvernance, tirent le diable par la queue dans un contexte de crise générale. Cette situation de précarité dans laquelle la presse et la classe politique malienne se retrouvent, est-elle délibérément voulue par les autorités de la transition pour réduire leur pouvoir d'influence ou un cas de force majeure qui s'imposent à elles aussi (autorités de la transition)?

La réalité aujourd'hui est que ni la presse ni la classe politique, n'ont les moyens surtout financiers pour continuer à jouer convenablement leur rôle. La situation économique des organes de médias, est-elle que certains d'entre eux ont, soit arrêté de paraître soit paraissent irrégulièrement. La crise sécuritaire, le retrait de certains partenaires et le manque de soutiens sur le plan national, sont entre autres, les causes de la galère des organes de médias. Que faire ? C’est la grande question posée qui n'a pas encore de réponses. Mais la refondation du pays, doit prendre en compte la mise en place et l'accompagnement d'une presse responsable au service de la nation. On ne doit pas laisser mourir la presse. À défaut de l'accompagner par une aide budgétaire, il faut créer les conditions qui lui permettront de mieux prendre son destin en main. Mais un État responsable ne doit pas être un bourreau pour la presse. Ce serait un recul regrettable.

<strong>El Hadj Tiémoko Traoré </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito : Une Crise diplomatique inédite entre le Mali et l’Algérie</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-une-crise-diplomatique-inedite-entre-le-mali-et-lalgerie-3075953.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/edito-une-crise-diplomatique-inedite-entre-le-mali-et-lalgerie-3075953.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/08/Youssouf-Sissoko-diroub-Alternance.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 02 Sep 2024 10:16:30 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alternance</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Le Mali et l’Algérie, deux pays liés par l’histoire, par la géographie et par la culture, sont désormais à couteaux tirés. D’une petite brouille diplomatique au début, nous assistons aujourd’hui à une crise d’une ampleur inédite faisant craindre une escalade violente pouvant aller à un affrontement aux conséquences dramatiques pour les deux pays. Pour rappel la première brouille diplomatique entre les deux pays était consécutive à la présence sur le sol algérien de certaines personnalités maliennes considérées par les autorités de la transition comme des ennemis de la République. Parmi ces personnalités l’on pourrait citer les cadres du CSP DPA et surtout l’imam Mahmoud  Dicko. Ce dernier, tombé en disgrâce avec les autorités de la transition, a été accueilli à bras ouvert par les autorités algériennes, ce qui a provoqué l’ire de Bamako. Cette posture du voisin algérien qualifiée d’inamical a suffi pour  que les deux pays rappellent, pour consultation leurs ambassadeurs respectifs. Bien qu’il y ait eu décrispation, avec le retour des ambassadeurs à leurs postes, la tension n’a nullement faibli, car chaque pays a gardé par devers lui la rancune et des actes de provocation ont été posés de part et d’autre, parmi lesquels le rapprochement entre le Mali et le Maroc, tout comme le soutien sans faille de l’Algérie aux ex rebelles du CSP DPA. Comme si ces actes de provocation ne suffisaient pas l’Algérie a fait des manœuvres militaires à la frontière avec le Mali. Une simulation de combat, estiment certains observateurs, pour épater son voisin.    Comme une réponse du berger à la bergère le Mali aussi a multiplié des patrouilles à sa frontière pour dissuader l’Algérie. Désormais les deux pays se regardent en chiens de faïence.

Le pays du colonel Assimi Goita, dans sa quête de souveraineté a même engagé une guerre sans merci contre les irrédentistes et leurs complices supposés ou réels que sont les terroristes. Tinzawatène, cette ville frontalière entre le Mali et l’Algérie a été le théâtre des violents affrontements entre les rebelles du CSP DPA et les armées de l’AES. Avec des fortunes diverses de part et d’autre, les combats à Tinzawatène ont focalisé toutes les attentions et exacerbé la crise entre le Mali et l’Algérie. Le pays de Tebboune a  accusé celui du Colonel Assimi Goita d’avoir utilisé des drones pour tuer des civils, faux, avaient  rétorqué  les autorités  Maliennes, qui ont  affirmé sans ambages avoir neutralisé des terroristes.

La tension est à son comble au point que l’Ambassadeur d’Algérie lors de la table ronde sur le 75<sup>ième</sup> anniversaire de la convention de Genève sur le droit de la guerre tenue le 26 Août 2024 en Suisse aurait accusé le Mali d’avoir non seulement recouru à d’autres forces, mais aussi et surtout d’utiliser de drones pour tuer les civils au nord du Mali. L’Ambassadeur, représentant permanent du Mali auprès des Nations Unies Monsieur Issa Konfourou a apporté un démenti  à cette affirmation. La question que beaucoup d’observateurs se posent est celle de savoir comment les pays de Modibo Keita et de Ben Bella sont-ils arrivés à des telles  extrémités ? Les autorités des deux pays qui sont en belligérance ont-ils si vite oublié les liens historiques et séculaires entre le Mali et l’Algérie ? Quid des intérêts économiques ? L’Algérie et le Mali, partageant plus de 1000 km de frontières, donc ils sont condamnés à vivre ensemble.

En somme, il demeure alors indispensable de parvenir à un compromis dynamique. Les deux pays doivent sortir de la logique de guerre pour promouvoir la paix. Le Mali doit s’inspirer de l’exemple du Niger cet autre pays de l’AES, pour harmoniser ses relations avec ses voisins. Le dialogue est la seule alternative à la guerre pour parvenir à la paix.

<strong>Youssouf Sissoko</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito :  C&amp;apos;est inacceptable dans le Mali Kura !</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-cest-inacceptable-dans-le-mali-kura-3075925.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/edito-cest-inacceptable-dans-le-mali-kura-3075925.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2019/05/Tiemoko-Sinaly-Traore.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 02 Sep 2024 01:31:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pouce</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Un État fort est un État où l'autorité de l'Etat est pleinement assumée. C'est cette autorité qui oblige les citoyens à respecter les règles et à adopter de bons comportements. Qu'en est- il au Mali ? </strong>

Très longtemps, on a dénoncé cette faiblesse de l'Etat qui se manifeste à travers le laxisme de ceux et celles qui doivent faire respecter la règle de droit. Quand l'Etat s'endort, les citoyens s'adonnent à n'importe quoi et font ce qu ils veulent. Ils finissent par se convaincre que ce qui est anormal est normal et ce qui est illégal est égal. Le Mali Kura, ce nouveau concept créé par les responsables du coup d'Etat de 2020, a fait rêver au début. Entendre dire "Mali Kura" signifiait pour bon nombre de concitoyens, le redressement de tout y compris des mauvais comportements qu'ils soient individuels ou collectifs. Le Mali Kura pour certains, c'est la fin du désordre et du laisser-aller qui a fait du Malien ce qu'il est aujourd'hui : Un modèle démodé, indiscipliné, capricieux et corrompu. Bref ! Un modèle loin de celui que le père de l'indépendance, Modibo Keita, avait rêvé lorsque lui et ses compagnons décidèrent de chasser le colon et de refonder le Mali et le Malien. Nous sommes en 2024, soit quatre ans déjà que le Mali chante sa renaissance : Mali Kura. Qu'est ce qui est visible dans ce Mali Kura ? De l'incivisme caractérisé (quand des citoyens se permettent d'occuper tout un pont pour célébrer un mariage, c'est qu'ils ne croient pas au Mali Kura), de l'indiscipline sous tous les toits, du désordre à tous les niveaux. Qu'est-ce que le Mali Kura a pu faire face à l'occupation illicite des voies publiques ? Qu'est -ce que le Mali Kura a pu faire face à l'incivisme et l'indiscipline qui se manifestent, tous les deux, à travers la circulation routière ? Un pays en guerre contre le terrorisme qui a des ramifications religieuses, on voit encore dans le Mali Kura des "mendiants" occuper tous les trottoirs dont certains pourraient bien être des "indics". Sommes-nous toujours dans le Mali koro ou le Mali Kura à véritablement commencé. Si oui, les indices sont très peu visibles.
<strong>El hadj Tiémoko Traoré </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Quand  Choguel  s’obstine  dans son égotisme</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/quand-choguel-sobstine-dans-son-egotisme-3074878.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/quand-choguel-sobstine-dans-son-egotisme-3074878.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/02/Gaoussou-Traore.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 23 Aug 2024 09:44:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[« Ce que j’appelle, les « ignares triomphants » sont sortis, ce que j’appelle le « M5 défroqué », et ce que j’appelle les « agents doubles », car ils sont avec tous les régimes, ils se sont mis à notre place, pour expliquer pourquoi ce meeting a été convoqué. Ces quelques propos amers sont prononcés par Choguel K Maïga, lors de son intervention au meeting du samedi 17 août au CICB. Alors qu’il est bien conscient que le mot ignare signifie : idiot, ignorant, imbécile, incapable, incompétent, inculte, nul. Pourquoi donc le PM a préféré utilisé ce qualificatif péjoratif et discourtois pour qualifier ses adversaires politiques, notamment lors des cérémonies commémoratives de l’an IV de la Transition malienne ?

Au lieu d’attaquer subtilement ses adversaires politiques, la situation politique complexe du Mali exige le président du Mouvement Populaire pour le Renouveau (MPR) de fournir un bilan chiffré tant attendu par ses compatriotes, afin qu’ils puissent objectivement apprécier son travail en tant que Chef de Gouvernement. Mais il a visiblement préféré sacrifier à ses habitudes stériles, en proférant des invectives contre ses adversaires politiques. Ce qui prouve, après trois années à la tête du Gouvernement malien, que Choguel n’arrive toujours pas à comprendre que sa fonction de PM doit plutôt chercher inlassablement à rassembler les maliens en cette période de crise multidimensionnelle. Que de s’obstiner à les diviser.

Mais c’est hélas une réalité ! Après trois ans passés à la Primature, Choguel Kokalla Maïga continue de faire le choix de s’adonner à de véhémences diatribes contre ses adversaires politiques. Dont il n’hésite pas à les classifier comme des ennemis de leur propre pays. Ce faisant, tout en se considérant comme étant le premier des patriotes et se magnifiant comme étant le meilleur des hommes politiques du Mali, le PM ne fait aucun effort pour rapprocher ses adversaires politiques. Idem pour la Société civile.

Toutefois, si Choguel œuvre à diviser les maliens en deux catégories : les bons (ses partisans) et les mauvais (ses adversaires), il a néanmoins pris les soins de ménager ses mentors du pouvoir transitionnel. Dont il magnifie certains d’entre eux avec un grand zèle. De sorte que, lors de ce meeting commémoratif du samedi 18 août 2020, il était contraint d’asséner des contre-vérités à l’endroit des différents pouvoirs qui ont précédé l’actuelle Transition aux fins de les dénigrer auprès de son auditoire majoritairement juvénile. Même les régimes auxquels il a eu à participer en tant que ministre (porte-parole sous IBK) n’ont pas échappé à ses diatribes.

Un autre fait paradoxal qui caractérise l’actuel Chef du Gouvernement malien, est sa propension de critiquer constamment les autres (ses adversaires) tout en ayant horreur d’être lui-même critiqué (même objectivement) par ces derniers. Ce fait paradoxal de l’homme politique a encore marqué son meeting du 17 août 2024. Alors que Choguel est bien parmi les hommes politiques maliens qui ont flirté avec plusieurs pouvoirs. Que oui ! Encore qu’il soit regrettable que cet homme politique à la tête du Gouvernement, aimant s’afficher en privé et en public comme étant celui qui a toujours raison sans jamais être enclin à faire son mea culpa, est demeuré la même personne ambivalente.

C’est certainement cet égotisme doublé d’ambivalence du PM Choguel qui constitue le principal obstacle qui l’empêche de pouvoir rassembler la classe politique malienne autour de lui. Donc du Gouvernement de la Transition. Ce, afin qu’ils puissent ensemble discuter sur la problématique politique du moment. Quand bien même que la Transition malienne a plus que jamais un besoin crucial des compétences de toutes les filles et fils du pays. Mais hélas, le constat semble bien clair que Choguel n’en veut pas de cela. Mais pour quelles raisons ?

<strong>Gaoussou Madani Traoré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>L&amp;apos;insécurité, c&amp;apos;est l&amp;apos;affaire de nous tous !</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/linsecurite-cest-laffaire-de-nous-tous-3074309.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/linsecurite-cest-laffaire-de-nous-tous-3074309.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2018/01/Tiemoko-Traore.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 19 Aug 2024 01:30:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pouce</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Il est clairement établi que l'insécurité au Mali, est passée en priorité une. C'est le sujet qui préoccupe le plus nos plus hautes autorités et nos forces armées et de sécurité. Il n 'y aurait même pas d'élections tant que le territoire national n'est pas débarrassé du terrorisme. Dès lors, chaque Malien doit faire de l'insécurité, son souci premier. Chaque Malien doit en faire son affaire personnelle afin que très rapidement, nous puissions sortir de cette zone d'inconfort car, avec l'insécurité devant nos portes, nous ne pouvons rien entreprendre. Si le combat armé contre les groupes terroristes, est l'affaire des FAMA (forces armées maliennes) les populations civiles peuvent, elles aussi, apporter leur contribution. Il s'agit pour chaque malien, de ne pas se rendre complice de quoi que ce soit qui pourrait mettre à mal les opérations des FAMAS (donner leur position, partager les propagandes des groupes armés terroristes sur les réseaux, prêter assistance à ces groupes en leur fournissant du carburant, de la nourriture, de l'argent ...) Il ne s'agit plus de soutenir ou de ne pas soutenir la Transition, d'être avec ou contre Assimi... Mais de la survie du Mali face à l'impérialisme néocoloniale et son bras armé qu'est le terrorisme. Le banditisme, aussi dangereux que le terrorisme armé, doit aussi être circonscrit. Il doit être combattu avec la même rigueur car, c'est aussi le banditisme qui coupe les routes, vole et tue. Il est généralement confondu avec le "terrorisme" dans sa forme actuelle. Mais les conséquences, sont les mêmes. Laissons de côté nos rancœurs, nos divisions, nos peines et nos souffrances et combattons ensemble l'insécurité qui est la cause de tous nos problèmes. Cette union sacrée doit aussi être l'objectif du gouvernement. Évitons les discours de haine qui divisent ! Évitons la manipulation des esprits qui ne fai-t qu'augmenter la rancœur et créer la suspicion. Concentrons-nous sur l'essentiel qu'est la sécurité pour tous les Maliens. Soutenons nos FAMAS pour une victoire finale. Oui, cette victoire est possible si nous nous montrons unis et solidaires.
<strong>El hadj Tiémoko Traoré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito : Timide reprise des activités des partis politiques</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-timide-reprise-des-activites-des-partis-politiques-3073637.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/edito-timide-reprise-des-activites-des-partis-politiques-3073637.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/08/Youssouf-Sissoko-diroub-Alternance.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 12 Aug 2024 11:39:03 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alternance</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Malgré la levée de la suspension des activités des partis politiques et des associations à caractère politique, les observateurs de la  scène politique malienne  attendent toujours avec impatience l’animation à laquelle ils ont été habitués. Les partis politiques restent toujours timorés. Excepté quelques réunions de relance des activités  des bureaux exécutifs, aucun mouvement d’envergure n’est visible sur le terrain. Et pourtant la balle est désormais dans le camp des partis et mouvements  politiques, dont la vocation première est l’animation de la vie publique ensuite la conquête et l’exercice du pouvoir. Le gouvernement a fait ce qui était de son ressort, à savoir lever la suspension des activités des partis politiques. Cette décision, faudrait-il  le rappeler, a suscité des vives réactions et de condamnations de tous les démocrates, car elle était considérée comme une décision liberticide, démocraticide, voir même dictatoriale. C’est d’ailleurs en application de cette controversée  décision qu’une douzaine de leaders politiques se sont retrouvés en prison pour atteinte à l’autorité de l’Etat, déstabilisation des institutions. Des leaders politiques et non des moindres ont été placés sous mandats de dépôt pour avoir seulement tenu une réunion dans un domicile privé. Cet acte a été qualifié de violation de la loi et a valu un mandat de dépôt aux contrevenants. En effet,  Près de deux mois après son abrogation en conseil des ministres, le landerneau politique reste toujours tétanisé comme si les acteurs politiques sont toujours pris de panique.

Si tant est que les acteurs politiques sont conscients de leur rôle dans l’animation de la vie publique, s’ils se rendent compte de l’immensité de la pente à redresser, ils  n’auront d’autres choix que de commencer le travail d’animation et de jouer pleinement leur rôle. D’abord qu’ils comprennent que l’opinion leur est défavorable, surtout après une campagne de dénigrement, de diffamation, menée à coups de renfort médiatiques par les autorités de la transition. Cette campagne a tellement réussi que la classe politique passe aujourd’hui aux yeux de l’opinion pour être celle qui a mis le pays dans cette situation chaotique tant sur le plan sécuritaire que celui de la mauvaise gouvernance  avec son corollaire de corruption et de népotisme. S’il y a indéniablement une très grande part de vérité dans ce qui est reproché aux hommes politiques, ils ne doivent cependant pas être les seuls responsables de la situation. Après plus de 4 ans de transition, de privation de liberté, d’ostracisme  des partis politiques, l’heure est venue pour eux d’établir la vérité et de défendre leur bilan auprès de l’opinion. Ce travail titanesque devrait être celui des jeunes des partis politiques, eux qui sont appelés à assurer la relève. Leur mission est certes délicate, mais elle est loin d’être impossible eu égard au bilan de ceux qui dirigent actuellement et qui ont vilipendé la classe politique en lui faisant porter le chapeau de « l’effondrement du Mali ». Ce slogan tant scandé a permis aux dirigeants actuels de se rendre populaire. Quatre ans après et eu égard au bilan, La classe politique a véritablement de la matière, elle pourrait bien capitaliser tous les errements du régime et en faire un moyen de riposte au sein de l’opinion. A défaut de nier une certaine évidence, encore moins de rejeter en bloc ce qui lui est reproché, la classe politique a aujourd’hui l’occasion de se racheter en faisant d’abord son mea culpa, ensuite en cherchant à persuader l’opinion de sa bonne intention de bien faire.

Ainsi à quelques encablures de la tenue des élections, en tout cas si on se réfère aux actes qui ont été posés par le gouvernement et les structures en charge de l’organisation des élections, comme l’AIGE, les partis et autres mouvements politiques doivent doubler d’efforts pour redresser la barre. Les jeunes  doivent s’assumer et assumer le lourd passif de leurs aînés, en défendant ce qui est défendable et en corrigeant ce qui a été fait de mauvais. C’est à ce prix que l’on pourra crédibiliser, voire réhabiliter l’action politique au Mali, surtout après les turpitudes  dont la classe politique a fait l’objet.

<strong>Youssouf Sissoko </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito : Et si on arrêtait de subventionner l&amp;apos;engrais chimique au profit de l&amp;apos;engrais organique !</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-et-si-on-arretait-de-subventionner-lengrais-chimique-au-profit-de-lengrais-organique-3073225.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/edito-et-si-on-arretait-de-subventionner-lengrais-chimique-au-profit-de-lengrais-organique-3073225.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2019/05/Tiemoko-Sinaly-Traore.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 09 Aug 2024 01:24:59 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pouce</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[L'odeur de l'argent attire les voleurs comme celle de la charogne qui attire les vautours. Il y a plusieurs décennies en arrière, aucun Malien n'aurait parié sur l'agriculture. Ce domaine était considéré comme celui des pauvres et entendre dire que tes parents sont paysans, te faisait honte. Aujourd'hui, on dit que l'agriculture est le secteur le plus porteur et du coup, tout le monde est devenu paysan ou veut devenir paysan. À notre avis, le secteur agricole a pris de la valeur depuis que le gouvernement a décidé de le subventionner à coup de plusieurs milliards de Francs CFA. C'est l'odeur de l'argent qui attire les gens comme des mouches qui sentent le pourri. En décidant de subventionner les intrants agricoles, le gouvernement a créé de la convoitise. Si avant, le paysan était seul dans son champ et pour son champ, aujourd'hui, ils sont plusieurs électrons libres à graviter autour de lui chacun pour ses propres intérêts. C'est vrai que le secteur agricole génère aujourd'hui plus de dividendes économiques, mais la qualité des produits agricoles laisse à désirer sans compter le nombre de personnes corrompues qui augmente tous les jours. Parlons de la qualité des produits agricoles. À cause des engrais chimiques, les produits agricoles perdent en qualité. Non seulement, ils ne sont plus aptes pour la consommation mais aussi ils ne peuvent plus être conservés longtemps sans qu'ils ne se mettent à pourrir (pomme de terre, tomates, manioc, aubergines...) tous pourrissent au bout de quelques jours. L'impact négatif de ces produits agricoles sur la santé humaine, est aussi considérable à cause des engrais chimiques utilisés. Les sols se dégradent. À cause de la subvention, la corruption a envahi les champs agricoles. Chaque année, les structures de contrôles font état de plusieurs centaines de millions et de milliards détournées dans le secteur de l'agriculture. Avant, le paysan utilisait l'engrais organique et cela avait plusieurs avantages : non seulement les produits cultivés, étaient d'une qualité de consommation plus élevée, mais ces produits pouvaient aussi se conserver dans la durée sans qu'ils soient avariés. Aussi, il y avait moins de corruption. On ne parlait pas de plusieurs milliards détournés. Le gouvernement doit arrêter la subvention de l'engrais chimique. Encourageons l'utilisation de l'engrais organique plus profitable à tous points de vue. En le faisant, on se débarrasserait également des démons politiques qui viennent envahir les champs paysans et qui causent d'énormes ennuis non seulement aux paysans mais aussi à tout le secteur de l'agriculture. On peut atteindre l'autosuffisance alimentaire (plus saine) mais sans subventionner les intrants agricoles à la base de trop de problèmes.
<strong>El Hadj Tièmoko Traoré </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Sans Tabou: quand l’Ukraine se fait ridiculiser !</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/sans-tabou-quand-lukraine-se-fait-ridiculiser-3073216.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/sans-tabou-quand-lukraine-se-fait-ridiculiser-3073216.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2024/08/Dmitri-Kuleba.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 08 Aug 2024 16:52:22 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Aveuglé par la guerre qui l’oppose à la Russie, l’Ukraine a commis le pire des péchés au monde en s’alliant avec les terroristes contre l’armée malienne dans la localité de Tinzawatène. En adoptant cette posture terroriste, l’Ukraine s’isole du reste du monde dont le combat commun est la lutte contre le terrorisme sous toutes ses formes. Après avoir pactisé avec le diable, l’Ukraine s’est rendu compte de sa forfaiture impardonnable. C’est pourquoi, dans un communiqué en réaction à la décision des autorités maliennes de rompre ses relations diplomatiques, l’Ukraine, en tentant de se racheter, se fait ridiculiser davantage. Donc cette faute mérite une correction exemplaire pour servir de leçon à tous les alliés du terrorisme.

Dans un post sur Facebook le vendredi dernier, l’Ambassadeur d’Ukraine à Dakar, Yuril PYVOVAROV, a déclaré que : « le travail se poursuivra (ndlr : attaques terroristes contre les FAMa). Il y aura certainement d’autres résultats (Ndlr : d’autres morts). La punition des crimes de guerre et du terrorisme est inévitable. C’est un axiome ».

De son côté, à travers des propos subversifs, Andriy Yusov, porte-parole de l’agence ukrainienne de renseignement militaire, a avoué l’implication de son pays dans une attaque lâche, traître et barbare des groupes armés terroristes ayant entrainé la mort de plusieurs éléments des Forces de Défense et de Sécurité maliennes à Tinzawatène, ainsi que des dégâts matériels.

Ces deux responsables ukrainiens ont ouvertement et sans la moindre équivoque, affiché le soutien de leur pays au terrorisme international qui sévit dans notre pays. Pire, ces officiels Ukrainiens ont annoncé d’autres « résultats » à venir.

Ces affirmations d’une extrême gravité, n’ont fait l’objet d’aucun démenti ni d’une condamnation de la part des autorités ukrainiennes. Donc, comme on le dit souvent, qui ne dit mot consent. Cela prouve clairement un soutien officiel du gouvernement ukrainien au terrorisme au Mali.

Face à la gravité de l’acte posé par l’Ukraine, notre pays a décidé de rompre toutes ses relations diplomatiques avec l’Ukraine. Aussi, le Gouvernement envisage une saisine des autorités judiciaires compétentes.

Au lieu de reconnaître son tort et faire marche arrière, l’Ukraine enfonce davantage le clou à travers un communiqué laconique et ridicule. Il estime que la décision du Gouvernement de Transition de notre pays de rompre les relations diplomatiques avec lui est à courte vue et précipitée. Aussi, ajoute-il qu’il est regrettable que le Gouvernement de Transition de la République du Mali ait décidé de rompre ses relations diplomatiques avec l’Ukraine sans avoir mené d’enquête approfondie sur les faits et les circonstances de l’incident survenu dans le nord du Mali, et sans fournir de preuves de l’implication de l’Ukraine dans cet incident.

Quelle preuve l’Ukraine veut encore à partir du moment où certains de ses officiels ont confirmé son appui aux terroristes face à l’armée malienne. Décidément, après avoir commis une faute impardonnable, ce pays veut tenter de berner le monde entier.

En tout cas, les autorités maliennes se disent déterminer à tirer au clair cette affaire de soutien public aux terroristes en saisissant les juridictions compétentes.

Pour son appui aux terroristes ayant coûté la vie à plusieurs de nos forces armées et de sécurité, l’Ukraine mérite des sanctions exemplaires pour servir de leçons à tous les pays et organisations qui s’adonnent à cette sale besogne au profit des ennemis de la paix.

PAR MODIBO KONÉ]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito :  Tinzaouatène : l’extension  de  la  guerre OTAN&#45;Russie  au Sahel</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-tinzaouatene-lextension-de-la-guerre-otan-russie-au-sahel-3073156.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/edito-tinzaouatene-lextension-de-la-guerre-otan-russie-au-sahel-3073156.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/02/Gaoussou-Traore.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 08 Aug 2024 08:46:54 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[La guerre OTAN-Russie en territoire  ukrainien s’est-elle étendue au Sahel ? Les récents affrontements  militaires  entre les Famas  et les Groupes Armées Terroristes  à Tinzaouatène enlèvent   toute équivoque à cette interrogation.  D’autant que  lors de  leur offensive  du 25 juillet au 1<sup>er</sup> août, en vue de la  récupération du  no man’s land Tinzaouatène, une localité malienne  située à la lisière de la frontière algérienne, elles  ont  été confrontées   à une rude bataille. Dont  les forces ennemies étaient  constituées par  une  coalition de Groupes Armées Terroristes (GAT), de soldats algériens, mauritaniens  et des pays de  l’OTAN.

Cette  participation de l’OTAN à la Guerre au Nord du Mali est  désormais attestée par un communiqué  publié et par  le ministère de la défense ukrainienne. Mais aussi  par  une vidéo publiée dans les réseaux sociaux.  Dans laquelle, on aperçoit  des soldats se réclamant  des forces spéciales ukrainiennes  aux côtés des GAT  dans les récents combats à  Tinzaouatène. Des combats où le Gouvernement  malien reconnaît  une nombreuse perte en vies humaines.  Mais pour des âmes  avisées, cette communication du ministère de la défense ukrainienne  n’est autre qu’une propagande qui  cache  mal la vraie  réalité sur le terrain : <strong>la participation des forces de l’OTAN aux côtés  des GAT pour déstabiliser le Mali et ses alliés du Burkina Faso et du Niger.</strong> Des pays qui ont créé, il y a quelques mois,  une confédération des Etats du Sahel.  Dont le principal partenaire est la Fédération de Russie.

&nbsp;

Ce  choix souverain des pays de la confédération de l’AES est très  mal perçu  par  les USA et leurs alliés occidentaux. D’où leur alliance stratégique  avec les GAT qu’ils ont d’ailleurs  eux-mêmes fabriqués depuis plus d’une décennie  pour  se trouver une raison d’intervention  dans les Etats du Sahel. Une astuce qui les avait permis, pendant une décennie,  d’avoir une  présence militaire au Sahel. Notamment au Mali,  les forces  francaises  Serval, Barkhane mais aussi celle de la MINUSMA. Des forces pléthoriques en nombre et possédant des arsenaux  de guerre de dernière génération. Mais  qui se sont avérées,  avec le temps,  des  forces qui entretiennent  en réalité  le terrorisme international, en contradiction avec leurs missions officielles. Toute  chose  qui a amené  le Mali à les chasser de  son territoire. Une dynamique suivie par le  Burkina Faso et le Niger qui ont chassé,  à leur  tour, les troupes occidentales.  Cet affront, les USA ont juré de le faire payer aux trois pays sahéliens.

&nbsp;

Depuis le 27 avril 2022,  une Loi  américaine  relative à la lutte contre les activités russes malveillantes en Afrique a été adoptée par la Chambre des représentants par une écrasante majorité bipartisane de 419 voix contre 9. Cette Loi a été aussi  adoptée par le Sénat.  Celle-ci  est désormais entrée en vigueur.   Ainsi, elle contraint  le  Secrétaire d’État américain  « d’élaborer et de soumettre au Congrès une stratégie et un plan de mise en œuvre décrivant les efforts entrepris par les États-Unis pour lutter contre l’influence et les activités malveillantes de la Fédération de Russie et de ses supplétifs en Afrique ».

&nbsp;

Il n’y a donc pas d’ambigüité, les USA ont décidé  de punir,   par les tous les moyens,  tout pays africain  qui  coopère  militairement  avec la fédération de Russie. Alors ils interviennent avec l’OTAN au Mali. Mais visiblement  cette punition,   à l’endroit  des  trois  pays du Sahel,  n’a fait que renforcer   leur relation  avec la Russie.  Aussi, avec  d’autres pays comme la Chine, l’Iran ou la Turquie.  Des pays qui commencent désormais   à investir dans tous les domaines  économiques et stratégiques avec la Confédération de l’AES.

&nbsp;

<strong>Gaoussou Madani Traoré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Tinza et la donne ukrainienne</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/tinza-et-la-donne-ukrainienne-3072788.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/tinza-et-la-donne-ukrainienne-3072788.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/03/boukarydaou.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 05 Aug 2024 19:41:01 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Dans la bataille de Tinzaouaten, les groupes armés terroristes ont eu la faveur des renforts comme dans le cas de la bataille de Kidal en 2014. En plus du GSIM et de l’EIGS, d’autres groupes non identifiés seraient intervenus à Tinzaouaten contre l’armée malienne, qui y était attendue de pied ferme, depuis la prise de Kidal, le 14 novembre 2023.</strong>

On est aussi en présence d’allégations tentant d’accréditer la thèse selon laquelle, ces renforts comprenaient des Ukrainiens, et dès lors certains donnent à cette bataille contre les FAMa un visage ukrainien. Il y a comme un acharnement à tort ou à raison tendant à établir que les troupes ukrainiennes seraient directement intervenues aux cotés des groupes terroristes pour causer de lourdes pertes aux FAMa. On y persiste tellement, qu’on y voit un plaidoyer pour oublier le Cadre stratégique permanent pour la paix, la sécurité et le développement (CSP-PSD) dans cette bataille et faire porter le chapeau à l’Ukraine.

Un supposé communiqué du Cadre stratégique permanent pour la paix, la sécurité et le développement (CSP-PSD) indiquant que les instructeurs russes capturés à Tinzaouatene vont être remis à l’Ukraine, tente d’accréditer une bonne coopération avec le pays de Volodymyr Zelensky.

Ainsi, ces allégations qui restent à vérifier, offrent à croire que les Ukrainiens jouant la carte OTAN, combattent la présence russe en Afrique. Les instructeurs russes aux côtés des FAMa paraissant assez représentatifs de la présence russe au Mali et en Afrique, et s’attaquer à ce symbole serait un signal fort de l’engagement ukrainien à combattre la Russie en Afrique et dans le monde. Seulement on sait qu’il s’agit d’un jeu de marionnettes et d’intérêts géostratégiques, avec certaines grandes puissances à la manette.

Tente-t-on de créer pour le Mali, un casus belli prêt à porter contre le pays de Volodymyr Zelensky ? Qui veut créer les conditions pour pousser le Mali et l’AES dans une guerre contre les Ukrainiens. On pourrait dire ensuite que la Russie utilise le Mali et l’AES dans une guerre par procuration, tout comme on aurait dit que les Ukrainiens combattent la Russie sur le continent africain.

A première vue, on peut penser à un éventuel renforcement de la coopération militaire entre le Mali et la Russie, une plus grande présence, voire une base de l’armée russe dans le nord malien. On peut également croire que cette présence mettra fin à la présence des groupes terroristes dans le nord malien. Mais tout cela peut-il se faire sans provoquer un embrasement dû à l’exportation de la guerre russo-ukrainienne, autrement dit, à la transformation du désert malien en champ de bataille entre la Russie et l’OTAN, avec des alliés potentiels de part et d’autre ?

Les cavaliers de l’impérialisme auront réussi leur pari d’instaurer une guerre permanente dans cette région du Sahel, à y empêcher l’exploitation par les Etats de l’AES de leurs ressources minérales dont le pétrole, l’or, l’uranium et autres. Et plus tard, qui pourrait empêcher les grandes puissances, de gauche et de droite (Russie, Etats-Unis, Grande Bretagne, France, Japon, Chine), de s’entendre sur l’exploitation à leur profit, des ressources du Mali ? Les fourmis ne renoncent pas à piquer, la conférence de Berlin en 1884-1885 ne s’efface pas si facilement dans les mémoires.

Au finish, une transformation du Sahel en champ de bataille des titans n’arrange pas la lutte anti-terroriste, dans laquelle les Etats du Sahel à travers l’AES ont pris leur destin en main. On doit donc se méfier de mettre en avant les Ukrainiens comme acteurs privilégiés dans cette bataille de Tinzaouatene.

Par ailleurs, des efforts sont déployés par d’autres pour faire oublier certains acteurs dans cette affaire. Il s’agit de ceux qui outillent les groupes armés, qui les entrainent et qui leur fournissent les renseignements et les bases arrières.

A cet effet, la confusion semée mérite une explication des autorités maliennes, qui doivent adresser un message à la nation, rassurer les Maliens sur la question. Se prononcer sur la véracité de la thèse ukrainienne, ou s’il ne s’agit que d’une vue de l’esprit destinée à une pure diversion pour oublier de vrais acteurs, des Etats africains ou occidentaux, d’habitude mis en cause.

En tout état de cause, le Mali ne doit pas se tromper d’adversaire, perdre dans le viseur ses ennemis directs ; les assassins avoués des Maliens (soldats et civils) sont des groupes armés terroristes et leurs sponsors impérialistes. Les pays alliés du Sahel ne doivent pas se tromper de combat, c’est de combattre le terrorisme dans le Sahel.

Le Mali n’est pas en conflit avec l’Ukraine, même s’il s’avérait que parmi les combattants venus en renfort aux groupes terroristes figuraient des Ukrainiens, et même si le CSP-PSD remettait comme il tend à le faire croire, des instructeurs russes à l’Ukraine. L’amitié du Mali avec la Russie n’implique pas ce dernier dans la belligérance directe contre l’Ukraine, aucun accord n’existant dans ce sens. Même quand on sait que « l’ennemi de mon ami est mon ennemi ».

Le Mali peut vouloir davantage d’appuis de la Russie, comme de la Turquie, mais certainement pas glisser dans une guerre qui n’est pas celle du peuple malien. Si ce combat pour la libre circulation des personnes et des biens est aussi celui du Maréchal Aftar de l’est Libye, s’il peut aider le Mali, ne serait-il pas le bienvenu ? Il ne demandera certainement pas d’aller aligner des soldats maliens à la lisière de la région qu’il contrôle.

<strong>B.Daou</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito : Le pays est en guerre</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-le-pays-est-en-guerre-3072673.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/edito-le-pays-est-en-guerre-3072673.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2018/01/Tiemoko-Traore-1.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 05 Aug 2024 07:30:09 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pouce</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[La transition malienne continue son chemin. Voilà 3 ans qu'elle a démarré et aujourd'hui elle poursuit sa route amenant dans son sillage les millions de Maliens qui rêvent de voir un Mali nouveau débarrassé de ses vieux démons qui se réveillent chaque fois pour tout détruire et tout remettre à zéro.  Le début de cette transition ne fut pas facile et son parcours ne le sera jamais. Les "bâtisseurs" du Mali nouveau ne verront le repos que lorsque tout sera accompli. Peut- être, ne verront-ils jamais ce repos. Ils seront peut- être partis avant. Mais leur plus grande victoire sera celle d'entendre au-delà que l'œuvre qu'ils ont commencé et qu'ils n'ont pas vu accomplir, a porté fruit. Chaque Malien doit se mettre dans cette situation en se disant qu'il s'agit d'une œuvre commune où chacun doit apporter sa contribution sans espérer en profiter soi-même tout de suite. En le faisant avec patriotisme, on doit se dire: "je le fais pour les générations futures".
La Transition est entrée dans une autre phase, la plus dangereuse, à notre avis. Ce n'est plus seulement la guerre contre le terrorisme que mènent les forces armées de défense du Mali, mais il s'agit aussi désormais de guerre contre l'impérialisme occidental qui veut maintenir sa domination. L'objectif de cette guerre, c'est la déstabilisation du Mali. Il est clair que pour certaines puissances étrangères occidentales, la Transition malienne tout comme les deux autres (Nigérienne et Burkinabè) formant les trois pays de l'AES qui veulent s'affranchir de l'oppression néocoloniale marquée par la domination économique et géostratégique, constitue une sérieuse menace à leur projet. Ces puissances étrangères, font tout, en ce moment, pour empêcher le Mali et les deux autres pays du Sahel cités, de prendre leur envol. Le terrorisme armé, fait partie de cette stratégie de déstabilisation. Il vise non seulement à créer l'insécurité dans toutes les zones mais également à affaiblir les économies de ces pays, car, la guerre à un coût difficile à supporter par des pays à faibles revenus économiques comme le Mali, le Niger, le Burkina Faso. Il existe des potentialités économiques dans ces pays, mais en empêchant leur exploitation, on arrive à créer un déséquilibre économique.
Il est temps que les peuples de ces trois pays (le Mali, le Niger et le Burkina Faso) prennent la dimension de cette guerre. Nos trois États sont désormais dans un processus de libération, d'indépendance, combattu par des puissances étrangères néocolonialistes. Tous les coups sont désormais permis pour ceux-ci. <strong>Que pouvons-nous faire ? Que devons-nous faire ?</strong>

L'union fait la force. La division profite à l'ennemi. Soutenons nos autorités de transition. Le moment viendra où nous pourrons exprimer nos désaccords politiques et nous battre dans l'arène. Mais pour le moment, nous n'avons le choix que celui d'avancer. <strong>Gagnons ensemble cette guerre de libération contre le néocolonialisme ! Soutenons nos FAMAS ! Je n'entre pas dans un complot contre mon pays ! Je ne diffuserai pas ni ne partagerai sur les réseaux sociaux des images montrant nos FAMAS en difficulté ! Je ne donnerai aucune information qui aiderait l'ennemi ! Je ne dénigrerai pas mon pays. Ensemble pour la victoire !
EL Hadj Tiémoko Traoré </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Sans Tabou: riposte des FAMa, les balivernes des terroristes du Cadre</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/sans-tabou-riposte-des-fama-les-balivernes-des-terroristes-du-cadre-3072345.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/sans-tabou-riposte-des-fama-les-balivernes-des-terroristes-du-cadre-3072345.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2024/08/Soldatss-ml.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 01 Aug 2024 13:04:09 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Le mardi soir, les forces armées maliennes soutenues par leurs frères d’armes du Burkina Faso, ont bombardé plusieurs positions tenues par les séparatistes et leurs alliés terroristes à Tinzawaten. Du coup, le discours de réjouissance du côté des terroriste a vite changé. La propagande terroriste, depuis ce mercredi, occupe les médias étrangers et tente de faire croire que les cibles de ces attaques étaient des orpailleurs. Or, cette pratique est suspendue par une décision du ministre en charge des Mines, comme chaque année pendant la période hivernale.</strong>

« Nul ne peut se prévaloir de sa propre turpitude ». Cette expression juridique sied au contexte de la bataille dans la zone de Tinzawaten lorsque des groupes séparatistes du Centre stratégique permanent s’est coalisé avec le JNIM affilié à Al-Qaïda pour tendre une embuscade aux forces armées maliennes. Le bilan est lourd : plusieurs soldats sont tués et d’autres se sont faits prisonniers.

C’est dans cette euphorie qu’ils appellent une victoire sur les FAMA, que les groupes malfaiteurs n’ont pas hésité à exposer sur les réseaux des corps jonchés sur le désert en violation flagrante des droits les plus élémentaires du respect de la dignité humaine. Comment des gens qui ont filmé en direct les exactions sur des «soldats maliens » et des « combattants dits de Wagner » et leurs exécutions sommaires en montrant leur fosse commune sur les réseaux peuvent-ils invoquer l’humanité de communauté internationale sur le retour de la manivelle ? Ces « rebelles victorieux » ne savent-ils pas que courte queue se paie par courte queue ?

En effet, dans leur communiqué de propagande, ils lancent un appel « pressent aux juridictions internationales indépendantes et aux organisations de droit de l’homme à s’intéresser à ces crimes de guerre et contre l’humanité visant des populations civiles sur la base de leurs appartenances et leur choix politique, afin que leurs auteurs ne demeurent impunis ». Quelle ironie ? Ont-ils oublié en si peu de temps, les tortures, les privations des libertés, l’hécatombe commis dans certaines localités du pays par leur faute ?

Une piqure de rappel s’impose. En 2012, ce sont ces groupes rebelles pour des revendications politiques transformées en doléances sécessionnistes qui ont noué des partenaires avec des groupes terroristes qui ont commis des crimes les plus abominables dans notre pays. Des mains ont été coupées, des femmes violées et mariées de force, des civils et des militaires désarmés et tués. Bref, la liste est longue. Des victimes et des témoins vivent toujours avec les séquelles de ces faits.

Comme si ces situations n’ont pas servi de leçon, encore lors de l’embuscade contre les forces armées maliennes, ces groupes séparatistes ont réaffirmé leur connivence avec les terroristes qui ne cessent de massacrer les communautés qu’ils disent protéger. L’un des leaders de ces organisations, en l’occurrence Iyad Ag GALI, est recherché pour des crimes contre l’humanité et des crimes de guerre.

Forts dans la manipulation et dans la propagande, les séparatistes du Cadre veulent tourner le sujet en présentant les victimes comme étant des candidats à la migration qui font de l’orpaillage. Depuis quand le sort des communautés est leur souci ? Celles qu’ils oppriment en les soumettant à l’esclavage. Pas certainement.

Dans tous les cas, depuis le 25 juin dernier, l’orpaillage comme chaque année, à la même période, est suspendu par une décision du ministre des Mines.

« Conformément à l’arrêté interministériel n°1907/MM-MATD-MSPEC-MEADD du 1er juillet 2015, le ministre des Mines informe l’opinion publique de la suspension des activités d’orpaillage sur toute l’étendue du territoire national de la période allant du 15 juin au 30 septembre 2024 », précise le communiqué du ministre des Mines Amadou KEITA.

Ce qui veut dire que ceux qui étaient en train d’exploiter ce site d’orpaillage étaient dans l’illégalité et dans la clandestinité, selon les textes. L’on estime par ailleurs que seuls les brigands et malfaiteurs se livrent à ces genres d’activités malsaines. À moins qu’ils ne soient des ignorants or nul n’est censé ignorer la loi. Les manœuvres pour faire passer leurs complices pour des orpailleurs ne passeront pas. Les images diffusées (des adultes barbus et costauds comme des mercenaires djihadistes) trahissent l’âge des candidats à l’émigration.

Comme toujours après chaque débandade, ils s’en prennent à la Turquie d’avoir vendu des drones à un pays souverain en vue de la protection de son territoire contre des forces du mal. Ainsi, ils invitent les autorités turques à revisiter leur politique de fourniture de drones aux militaires de notre pays.

Pourquoi ne demanderaient-ils pas à la Turquie d’arrêter seulement de les fabriquer ?

PAR SIKOU BAH]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Éditorial : Tous aux avant&#45;postes avec les FAMA !</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-tous-aux-avant-postes-avec-les-fama-3072293.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-tous-aux-avant-postes-avec-les-fama-3072293.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/09/Amadou-NFa-DIALLO.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 01 Aug 2024 08:21:43 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le National</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[L’attaque terroriste dont a fait l’objet une patrouille des forces armées nationales les 25, 26 et 27 juillet à Tinzaouatène, localité jouxtant le frontière algérienne, nous rappelle, si besoin en était encore, notre devoir sacré de soutenir grandement les FAMA. Le grand peuple du Mali, à l’exception notoire d’une poignée d’indignes apatrides, a douloureusement ressenti dans sa chair et dans son âme cet énième coup criminel ayant visé nos vaillants soldats. Il ne sera certainement pas- malheureusement- le dernier des complots fomentés de l’extérieur et dont les bras exécuteurs sont certains des nôtres appuyés par des mercenaires de toutes les nationalités, ukrainiennes en particulier ces derniers temps. Mais la riposte vigoureuse des FAMA, qui continuent la traque des hordes se nourrissant de notre sang, a rassuré les patriotes. L’Armée nationale ne faiblira point dans l’accomplissement de sa mission sacrée de défendre le territoire national, les populations et leurs biens. Le Doyen Seydou Badian Kouyaté a dit à qui veut l’entendre que « Nous ne sommes pas une création coloniale », nous sommes véritablement un peuple qui ne se laisse pas dompter comme un lapin sauvage pris dans le piège. Les envahisseurs français, en revisitant leurs archives (militaires et politiques), verront que sur notre terre, ils ont mis 38 ans pour parvenir à leur fin quand il leur a suffi quelques mois pour venir à bout en d’autres lieux. Aujourd’hui, avec notre institution militaire consciente de l’ampleur et de la vastitude des hostilités multiples et multiformes visant sans cesse au cœur notre patrie, saura résolument faire face à toutes les menées ; nos officiers ont le savoir-nécessaire pour cela, les soldats et caporaux sont d’un patriotisme et d’une intrépidité absolument gagneurs. Le Mali nôtre est en train de vivre, sans doute pour longtemps encore (le terrorisme et ses bailleurs et bailleurs ne reculeront devant rien pour nous faire rendre gorge), des moments difficiles, tragiques mêmes, mais ces moments vont révéler au monde entier notre identité de peuple digne réfractaire à la subordination et à la servilité, c’est certain. L’Armée nationale est la colonne vertébrale de notre nation et celle-ci est son premier et inlassable soutien. C’est à ce prix que nous vaincrons.

L’attaque terroriste des 25, 26 et 27 juillet 2024 est une grande alerte. Elle procède de la vengeance des trois déesses particulièrement criminelles que l’on nomme les Furies. C’est parce que notre Armée nationale, quelques jours seulement après que le ministre français de la défense ait annoncé l’inéluctable partition du Mali, a réussi à libérer Kidal le 14 novembre 2023 grâce à de savantes stratégies militaires qui ont surpris les experts des états-majors et les professeurs des Ecole militaires d’ailleurs. C’est aussi parce que l’Algérie, à qui la France a férocement fait subir 132 ans de colonisation et qui a obtenu son indépendance avec le soutien décisif du Mali, se comporte en toute ingratitude à l’égard de notre pays en faisant de son territoire contre nous une base d’hébergement, d’entraînement et de repli pour les terroristes armés, et de refuge pour les dirigeants des séditions, des autonomistes, séparatistes, indépendantistes, narcotrafiquants et trafiquants d’armes. Tout le mal que l’Algérie veut au Mali, c’est parce qu’elle a perdu les facilités de faire main basse sur les ressources du Nord de notre territoire qu’elle ne peut plus exploiter librement, c’est parce que, aussi, elle a assisté impuissante à la cuisante défaite des forces du mal qu’elle entretenait pour des visées maléfiques sur le voisin malien. Un volumineux livre a été récemment publié sous le titre de « KIDAL VAUT BIEN UNE GUERRE ». Ecrit par Nourredine Ayadi, ancien ambassadeur d’Algérie au Mali, avec sans doute l’appui des conspirateurs français, comme c’est le cas pour ce qui est du livre perfide de colonel Alpha Yaya Sangaré, il nous dit combien l’Algérie et ses complices n’auront de cesse à vouloir nous arracher Kidal. L’attaque des 25, 26 et 27 juillet 2024, c’est enfin ( ?) la Mauritanie qui a perdu ses illusions d’exercer son autorité sur Kidal qui était en passe de devenir un protectorat. C’est pour cette raison que des véhicules immatriculés en Mauritanie ont largement contribué à la campagne d’un certain IBK qui a rempilé en 2018 pour, c’est désormais évident, mener à terme la partition du Mali, en cédant Kidal à la France, à l’Algérie et à la Mauritanie. Il a toujours été dit que l’argent est le nerf de la guerre : vérité d’hier, vérité éternelle. Il importe que les Maliens contribuent fortement à l’effort de guerre, ces guerres que l’on ne cessera pas de nous imposer, pour sauvegarder l’intégrité de notre territoire, protéger nos populations et nos pays. L’ennemi, qui s’entend au pluriel, a découvert le front au-dedans comme au dehors. Et notre hymne national nous invite dans ce cas de quitter, tous, la réserve pour les remparts, les avant-postes. C’est l’heure de rejoindre tous ensemble les FAMA sur tous les théâtres d’opération, chacun selon ses capacités. Une de celles-ci est de cotiser 1.000 Fcfa par mois au profit de l’Armée nationale. Nous, 23 millions de Maliens, contribuerons alors à réunir 23 milliards tous les mois. C’est possible puisque certains peuvent acquitter la cotisation pour 10 ou 20 (10.000 Fcfa ou 20.000 Fcfa), voire plus, pour ceux qui n’en ont pas les moyens. Si des patriotes généreux s’y engageaient,  même les bébés et les enfants à naître auront contribué à l’effort de guerre…

<strong> </strong>

<strong>Amadou N’Fa Diallo</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Tinzaouatene et les leçons nécessaires</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/tinzaouatene-et-les-lecons-necessaires-3072290.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/tinzaouatene-et-les-lecons-necessaires-3072290.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2024/05/boukary-daou.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 01 Aug 2024 00:27:28 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>C’est une priorité, sans attendre, mais en y tirant tous les enseignements, de se concentrer sur les suites à donner à la bataille de Tinzaouatene. Il n’y a pas d’alternative qu’à gagner la guerre contre un ennemi mortel, après une bataille perdue, sachant que perdre ou gagner est la loi d’une guerre. « Les FAMa prennent pleinement et en toute responsabilité la mesure de cet événement et procèdent actuellement à une analyse détaillée des événements pour en tirer toutes les leçons nécessaires et réadapter leur stratégie de sécurisation et de stabilisation ».</strong>

Le soutien du peuple, de toutes les forces vives dans ses composantes politiques, syndicales et de toute la société civile, sans conditions, ne doit pas faire défaut, en ces moments cruciaux de reconquête de l’intégrité du territoire national, pour la libre circulation des personnes et des biens et l’exercice de la souveraineté nationale.

Il s’agit d’une guerre contre la criminalité transnationale organisée et ses alliés qui ont fait le choix lâche du terrorisme comme moyen de domination pour imposer leurs stratégies et leurs intérêts. Ce procédé barbare n’est sans doute pas étranger à la géopolitique de prolongement du colonialisme et de ses applications, misant sur la domination des Etats et la soumission des peuples. Le peuple malien et le pouvoir de transition sous la houlette du président colonel Assimi Goïta, lors des assises nationales de la Refondation en décembre 2021, ont dit non au règne du crime international et à la soumission de l’Etat du Mali au diktat impérialiste.

Tout comme la mission des réformes politiques et institutionnelles, ayant conduit à la rédaction d’une nouvelle constitution et le passage en quatrième République; la lutte contre le détournement des deniers publics, la corruption et la délinquance financière, des maux ayant contribué à mettre à genou notre outil de défense nationale et l’économie nationale ; cette guerre se nourrit absolument de la volonté populaire.

Sans doute, les Etats de l’Alliance du Sahel (AES), le Burkina Faso, le Mali et le Niger, focalisent la désapprobation des apôtres de la démocratie, qui se trouvent en même temps les partisans à peine voilés d’un néo-impérialisme rampant, dont personne ne doute des convoitises sur l’uranium nigérien, l’or, la gomme arabique et le coton maliens et burkinabé. Dans un tel environnement, ces Etats forts ne lésinent pas sur les moyens pour atteindre leurs objectifs, avec le soutien d’organisations africaines dont personne ne doute de l’aliénation, quand on sait que la CEDEAO est allée jusqu’à vouloir prendre les armes contre des frères nigériens, pourtant membres de cette organisation. Si la force conjointe de l’AES a manqué d’occasion pour tester son efficacité, si le Niger était attaqué, la guerre de Tinzaouatene lui en offre l’occasion contre les forces du mal.

Après tout, les libertés publiques et la démocratie elle-même se nourrissent de la sécurité dans le pays, de la stabilité de l’Etat. Sans elles, la porte est ouverte à toutes les atteintes, les abus et les violations des droits de l’Homme. Sans la sécurité, peut-on aisément le constater, les activités économiques se meurent, et avec elle, l’économie nationale. Soutien aux FAMa contre les forces du mal, ensemble nous vaincrons !

<strong>B. Daou</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>TOUS COUPABLES!</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/tous-coupables-3072288.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/tous-coupables-3072288.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/06/madiassa.jpeg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 01 Aug 2024 00:25:46 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Bamako est sale et il suffit de quelques gouttes de pluie pour s’en rendre désagréablement compte. Eaux de ruissellement non évacuées, canalisations obstruées, eaux des fosses septiques usées et nauséabondes qui remontent à la surface etc. Tout y passe, entraînant des embouteillages à n'en plus finir, des voies impraticables avec leur lot de sauve-qui-peut; chacun cherche sa propre solution pour se dégager et s’ensuivent disputes et accrochages. Tout le monde est responsable : de l’illettré au plus grand intellectuel qui se vante d’être civilisé, mais qui ne manque pas d’apporter sa touche coupable infime qu’elle soit en jetant dans la rue, un paquet vide de cigarette, une canette vide, un sachet usé...

Chacun oublie que si tout le monde fait comme lui et considère le geste comme anodin, ce sont des millions d’ordures plastiques qui vont grossir, dans les canalisations, les tonnes de déchets solides qui empêchent toute évacuation des eaux. Ces déchets solides introduits depuis les habitations dans les canalisations domestiques sont la cause des nombreuses petites et grandes inondations pour lesquelles nous subissons tous les conséquences de manière directe ou indirecte.

Les autorités se limitent à un curage à deux (2) ou trois (3) mois de l’hivernage et encore, et le reste de l’année, elles restent impassibles aux raisons du remplissage, aucune mesure conservatoire n’est prise, le sable et les ordures excavés sont laissés à la périphérie ou sont enlevés bien après qu’une bonne partie soit réintroduite dans les canaux. Le laxisme des autorités en matière d’urbanisation est patent. Constructions anarchiques et système d'assainissement inadéquat ou entravé (bouché par des constructions ou des ordures ménagères) sont aussi des causes des inondations mortelles dans la capitale malienne. Il ne faut pas se leurrer, le développement est le palier supérieur d’une série d’escaliers et chaque citoyen doit participer à la construction belle et solide de la marche qui correspond à sa période de vie afin qu’un autre puisse y poser les pieds avec assurance pour construire la marche suivante.

Madiassa Kaba Diakité

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito : La charte d’entente nationale sur les traces du Dialogue Inter Maliens ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-la-charte-dentente-nationale-sur-les-traces-du-dialogue-inter-maliens-3071885.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/edito-la-charte-dentente-nationale-sur-les-traces-du-dialogue-inter-maliens-3071885.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/08/Youssouf-Sissoko-diroub-Alternance.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 29 Jul 2024 10:09:15 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alternance</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Toute initiative qui pourrait contribuer à faire la promotion de la paix, la réconciliation, la concorde et la cohésion nationale  est à applaudir de deux mains. C’est pourquoi l’initiative du Dialogue Inter Maliens pour la paix et la réconciliation prise par le Président de la Transition le Colonel Assimi Goita a été accueillie avec enthousiasme par une frange importante du peuple surtout après la mise entre parenthèses de l’Accord pour la Paix et la Réconciliation issu du processus d’Alger. Mais au finish l’éléphant annoncé est arrivé avec un pied cassé, car des acteurs majeurs ont brillé par leur absence à ce forum. Les partis politiques dont la vocation première est la conquête et l’exercice du pouvoir et de surcroit appelés à mettre en œuvre les résolutions et autres recommandations dudit Dialogue ont été les grands absents de ce dialogue. La raison de leur absence est la suspension à la veille de l’événement de leurs activités, ce qui les a exclus de facto. L’autre grand absent de cette rencontre a été sans nul doute les groupes armés avec lesquels d’ailleurs le premier accord, celui issu du processus d’Alger, a été signé. L’absence de ces deux acteurs majeurs au Dialogue inter maliens a été un handicap tant pour son inclusivité que pour le caractère réconciliant. C’est malheureusement cette tare congénitale qui sera encore un handicap pour l’élaboration de la Charte nationale pour la paix et la réconciliation qui est la suite logique du dialogue inter maliens pour la paix et la réconciliation.

Le Mali est un pays gravement malade et qui a besoin d’une thérapie de choc avec l’ensemble des maliens. En proie à une crise multidimensionnelle depuis le coup d ’Etat de 2012, perpétré par le capitaine Amadou Haya Sanogo, le pays cherche depuis belle lurette sa voie de sortie de crise. Ni l’élection d’IBK en 2013, encore moins la signature d’un accord pour la paix et la réconciliation en 2015 n’ont permis au Mali de retrouver la paix, le vivre ensemble et permettre une réconciliation des cœurs et des esprits. Un autre coup d’Etat est intervenu le 18 Août 2020 après une crise politico-institutionnelle très profonde. Cet énième coup de force fruit du combat des forces politico-sociales peine également à trouver des réponses idoines aux questions à la fois complexes et difficiles comme celles de la réconciliation, du vivre ensemble et de la promotion de la démocratie. La Charte d’entente nationale  pour la paix et la réconciliation, avec sa tare congénitale, ne sera que ce que fut le Dialogue Inter maliens pour la paix et la réconciliation, à savoir non inclusive, non participative et dont les recommandations qui n’ont pas  pris  en compte les préoccupations majeures du peuple et qui n’ont pas été consensuelles, connaitront le même sort que les précédentes des foras passés, à savoir garder à froid dans le réfrigérateur. Et pourtant les maliens ont une soif inaltérable  de paix, de réconciliation, du vivre ensemble sur toute l’étendue  du territoire national. Il n’est jamais trop tard pour bien faire, le Président de la Commission de la rédaction de la Charte d’entente nationale pour la paix et la réconciliation avait et a encore une très lourde responsabilité dans la réussite comme dans l’échec de la deuxième phase de son travail, lui qui a présidé le Dialogue Inter Maliens. Il aurait dû peser de son poids pour panser la plaie laissée béante par le dialogue, en rassemblant toutes les forces vives du pays. Tout d’abord en mettant en place une équipe de rédaction de la charte nationale pour la paix et la réconciliation qui reflète les réalités sociopolitiques, ensuite en réunissant tous les maliens autour des objectifs de la transition.

En définitive, à la fin de la rédaction de la charte d’entente nationale pour la paix et la réconciliation il est fort probable que l’éléphant tant annoncé et qui est arrivé avec un pied cassé à la fin du  Dialogue inter maliens, n’arrive  encore avec un bras brisé à la fin de cet autre grand rendez-vous, faute d’inclusivité et de consensus.

<strong>Youssouf Sissoko</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito : Les élections ne sont pas pour demain au Mali</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-les-elections-ne-sont-pas-pour-demain-au-mali-3071064.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/edito-les-elections-ne-sont-pas-pour-demain-au-mali-3071064.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/08/Youssouf-Sissoko-diroub-Alternance.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 22 Jul 2024 00:30:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alternance</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[L’Autorité Indépendante de Gestion des Elections, AIGE a rencontré la classe politique et la société civile pour échanger autour l’organisation des élections sur le plan technique et logistique. Ces deux rencontres, loin de susciter de l’espoir quant à la tenue dans un proche avenir des élections au Mali pour un retour à l’ordre constitutionnel, ont plutôt créé le doute sur la volonté des autorités de mettre un terme à la transition par l’organisation d’élections crédibles, transparentes et inclusives. Le Président de l’AIGE a laissé entendre que sa structure est fin prête et que les conditions de la tenue d’une élection sont réunies, mais affirme n’est pas être à mesure d’indiquer la moindre date quant à l’organisation des dites élections censées mettre le Mali au diapason des pays où les institutions sont légitimes et légales. Pour Me Moustapha Cissé, Président de ladite structure, il n’est pas de sa compétence de fixer une date, mais il a rassuré les forces vives de la nation que l’AIGE ne ménagera aucun effort pour une organisation de bonnes élections au Mali.

Si l’initiative de ces deux rencontres avec la classe politique et la société civile était à saluer, surtout après une longue période d’hibernation politique consécutive à la suspension des activités des partis politiques et d’associations à caractère politique, elles n’ont pas permis d’avoir une certaine lisibilité sur l’indépendance de l’AIGE et sur sa capacité à s’affranchir de la tutelle de l’administration. Hors-mi les déclarations de bonnes intentions et la volonté affichée à vouloir jouer pleinement sa partition, l’AIGE ne s’est pas montrée rassurante quant à sa capacité à être une structure totalement indépendante du pouvoir auquel elle attend tout. Elle ne donne nullement l’impression d’être à équidistance de tous les protagonistes, elle semble être une reine sans couronne, car elle ne peut rien décider d’elle-même, alors qu’elle en a  toutes les prérogatives.

Revenons-en à la rencontre avec la classe politique. Une bonne partie de cette même classe politique a claqué la porte après avoir protesté vigoureusement  contre l’incarcération de 11 de ses leaders et posé comme condition de sa participation, la libération de ces leaders. En réponse à cette doléance de l’Alliance du 31 mars 2024 pour le retour à l’ordre constitutionnel,  le Président de l’Autorité Indépendante des Gestions des Elections, AIGE s’est dit incompétent à donner une suite favorable à cette requête et a renvoyé la question aux autorités judiciaires, seules compétentes en la matière. Si au nom de la séparation des pouvoirs l’exécutif ne doit pas s’immiscer dans les affaires  judiciaires, mais au nom de la paix sociale et par souci d’inclusivité,  il pourrait peser de tout son poids pour demander à la justice de diligenter afin de relaxer les onze détenus et même tous les autres prisonniers politiques. Aucun sacrifice ne serait de trop pour parvenir à la paix.

En définitive, la prise de contact entre l’AIGE et les forces vives de la nation loin d’être une lueur d’espoir pour la tenue prochaine des élections, m’a semblé être juste un petit sondage pour savoir l’état d’esprit des acteurs politiques après la levée de la suspension des activités. Car si la structure dite indépendante n’est pas capable de dire à quand les élections, alors qu’elle en a la prérogative, il y a lieu de douter de son indépendance, de son impartialité et de sa capacité à organiser des élections dont les résultats ne seront pas contestés. Donc les élections ne sont pas pour demain.

<strong>Youssouf Sissoko</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito ; Il faut libérer la parole au Mali !</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-il-faut-liberer-la-parole-au-mali-3070764.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/edito-il-faut-liberer-la-parole-au-mali-3070764.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/02/Gaoussou-Traore.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 19 Jul 2024 07:30:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[A l’issue du  Conseil des Ministres du mercredi 10 juillet 2024, le Gouvernement malien  a pris  un décret  abrogeant  l’interdiction des activités des partis politiques et organisations et associations à caractère politique. Le monde politique et les citoyens maliens épris de liberté  ont unanimement salué cette décision qui survient  opportunément, après quatre  longs mois de frustration. Dans la foulée de la levée de l’interdiction, l’Autorité Indépendante de Gestion des Elections (AIGE),   l’instance de régulation des élections,  a  aussi décidé  de rencontrer  les partis politiques, afin qu’ils puissent convenir  d’une stratégie  consensuelle pour certainement  pouvoir communiquer  un chronogramme électoral et des modalités d’organisation  des futures élections générales.

&nbsp;

Cette dynamique avait  fait espérer   beaucoup  d’observateurs  politiques.  Qui avaient  estimé  que les onze  acteurs  politiques (apparemment des prisonniers d’opinion) déjà sous mandat de dépôts seraient   élargis.  Mais, au lieu de cela,   voilà que l’on continue  d’assister aux   arrestations  d’acteurs politiques.   Le  vendredi 12  juillet,  Youssouf Daba Diawara, le coordinateur des Mouvements,  associations et sympathisants  (ex- CMAS) de l’imam Mahmoud Dicko, est   interpellé  à Bamako   par les éléments de la Brigade d’Investigation Judiciaire (BIJ).  Il est désormais  inculpé  par un juge d’instruction du tribunal de première instance de la Commune V  qui l’a  placé sous mandat de dépôt au  motif qu’ils ont   attenté à l’autorité de l’Etat.

&nbsp;

Mais comment le pouvoir transitionnel  peut-il vouloir réconcilier  les maliens,   alors qu’il ne cesse  d’œuvrer   pour  empêcher   les acteurs politiques à s’exprimer  librement  sur les questions de la nation? Qu’on n’oublie pas que, en dépit du pouvoir d’exception en vigueur, le Mali a voté une nouvelle Constitution.  Et  celle-ci  a été  bien promulguée  par le président de la Transition. Cette nouvelle Loi Fondamentale reconnait  les Libertés Fondamentales  des  citoyens maliens. Notamment, la liberté d’expression,  d’opinion  et de réunion. A Cet effet, le pouvoir transitionnel est contraint de  respecter  toutes les dispositions  de la Loi Fondamentale du pays !

La démocratie   doit  se construire  sur les libertés d’expression et d’opinion, s’ancrer  dans le respect de l’Etat de droit.  C’est  dans l’échange d’idées et le débat  pacifique qu’elle  peut se promouvoir. Ainsi, dans le système  démocratique,  les opposants politiques ne doivent  pas  être considérés  comme des ennemis du pouvoir en place.  Mais les uns et les autres doivent   se combattre  par les idées antagonistes. Le pouvoir  transitionnel malien  doit  nécessairement comprendre cela pour   mettre  un bémol à sa pratique infructueuse  de  vouloir <strong>COMBATTRE  TOUTE VOIX DISCORDANTE</strong>. Il lui faut donc   savoir raison garder  en acceptant   de   libérer la parole : celle qui  respecte  les  principes et  les règles  de notre  jeune démocratie. Dont les maliennes et les maliens ont arraché, il y a seulement trente-trois  ans, de haute lutte et au prix du sang des martyrs.

C’est  aussi une évidence !  L’embastillement  des opposants  politiques  à cause de leurs voix discordantes  sur la manière  dont le   pouvoir  gère  leur  pays,  ne contribue nullement ni à l’apaisement,  encore  moins à la réconciliation des maliens. Mais au contraire,  cela peut conduire à leur radicalisation.  Ce dont le pays  n’a aucun intérêt. Car,  à l’heure actuelle, la nation  malienne a un  besoin pressant  de la contribution d’idées de toutes ses filles et fils. Que la sagesse nous guide !

<strong>Gaoussou Madani Traoré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Éditorial :  Attention aux terreaux sur lesquels croissent les mauvaises herbes !</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-attention-aux-terreaux-sur-lesquels-croissent-les-mauvaises-herbes-3070372.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-attention-aux-terreaux-sur-lesquels-croissent-les-mauvaises-herbes-3070372.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/09/Amadou-NFa-DIALLO.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 15 Jul 2024 11:16:28 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le National</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Réagissant à notre éditorial « CITOYENS DE L’A.E.S., LE TEMPS DE LA DELIVRANCE EST ARRIVE ! » (Le National n° 621 du lundi, 08 juillet 2024), Diola Bagayoko, Ph.D., Distinguished Professor Emeritus of Physics et Director Emeritus of the Timbuktu Academy (Southern University and A&amp;M College, Baton Rouge, Louisiana 70813, USA), m’envoie ces mots admirables chargés de patriotisme : «  Cher Monsieur Diallo, j'ai énormément apprécié votre éditorial dans le numéro 621 de votre journal. Mon interview dans L'Essor du 24 juin 2024 montre que les grands enjeux du Mali, comme vous les avez évoqués, sont sa vraie indépendance et sa souveraineté, la reconquête de l'intégrité de son territoire, la lutte implacable contre la corruption et le développement des bonnes procédures et autres, y compris la digitalisation, pour plus de transparence et de traçabilité dans la conduite des affaires du pays.  La guerre multidimensionnelle de la France contre le Mali, y compris la désinformation industrielle, est particulièrement vicieuse et demande énormément de précautions pour ne pas succomber à la propagande. Merci encore. Sincerely ! » Il est important de souligner que Pr. Diola Bagayoko, au contraire de la multitude d’intellectuels maliens complexés devant la France et l’Union européenne- et compromis de mille façons avec elles jusqu’à la moelle de leurs os-, est un scientifique de haut vol, sinon le plus grand dans sa matière dans le monde, ou en tout cas parmi les émérites qui se comptent sur le bout des doigts sur notre planète, est demeuré dans l’âme un patriote malien que l’on aimerait cloner pour le bonheur de notre pays. Pourtant, il vit en Occident depuis au moins 40 ans, aux USA, et il n’a, encore pourtant pas, jamais été fermé aux enrichissements universels, propriétés de l’humanité entière. Son attachement au Mali, est demeuré si viscéral que lorsqu’il vous remercie pour votre souci pour la patrie, vous vous sentez invité à ne pas faiblir dans votre option.

Pr. Diola Bagayoko sait que nous sommes dans un monde injuste qui n’a cure d’aucune réforme salutaire. Le conseil de sécurité des Nations Unies, obsolète et inefficace, en est l’illustration la plus parfaite. Ce « machin » moqué par le général De Gaule rechigne toujours à examiner, selon ses propres règles, la plainte déposée par le Mali contre la France pour ses responsabilités indéniables dans le terrorisme qui a tant ensanglanté notre pays et qui est loin d’être vaincu. Ce n’est pas sans raison que Pr. Bagayoko pointe du doigt la guerre multidimensionnelle particulièrement vicieuse de la France contre le Mali (la désinformation industrielle, le terrorisme, la fausse monnaie, etc.). Le 02 mars 2023, au Sommet des chefs d’Etat et de Gouvernement du Mouvement des Non-Alignés à Bakou (Azerbaïdjan)- plus de 70 pays et Organisations internationales y avaient pris part- l’hôte, le Président Ilhem ALIYEV avait fortement dénoncé le rôle négatif de la France en Afrique. La France, au conseil de sécurité des Nations Unions, c’est le monopole des opérations de maintien de la paix, et regardons en Afrique de l’Est et en Afrique de l’Ouest : Munisco, Minusma, etc. Dans le système mondial, la France, c’est la mainmise, du moins en accord avec ses partenaires dans la nuisance, sur le FMI, et voyons la dévaluation du Franc CFA en 1994, cette monnaie nazie fabriquée chez elle mais point utilisable sur son territoire et sur celui de l’Europe. Mais Pr. Diola Bagayoko dénonce la corruption. Le faisant, est-il contre la Transition ? Non, pas du tout. Dès le début, il s’est impliqué dans les Assises Nationales de la Refondation et en a présidé la séance aux USA, dans l’enceinte de l’ambassade du Mali à Washington. Depuis, il n’a cessé de fustiger la corruption et les corrupteurs, dans le souci, pour le bonheur du Mali, de clore le cycle de la kleptomanie. Il est de ceux qui soutiennent, à l’opposé des fous d’élections qui ne leur ont jamais servi à autre chose qu’à s’emparer des rênes de l’Eta afin de le sucer et le dépecer, que « le retour précipité à l’ordre constitutionnel risque de rendre vaine la résilience du peuple malien ». Autant laisser le temps à la Transition de nettoyer tous les écuries d’Augias, mais en prenant soin d’éviter que de nouveaux terreaux sur lesquels peuvent croître les mauvaises herbes prolifèrent. Malheureusement, il y a aujourd’hui mille raisons de s’inquiéter pour cette affreuse perspective.

<strong> </strong>

<strong>Amadou N’Fa Diallo</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito : Les partis politiques libres de leurs mouvements, mais le Colonel Assimi Goita peut mieux faire</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-les-partis-politiques-libres-de-leurs-mouvements-mais-le-colonel-assimi-goita-peut-mieux-faire-3070375.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/edito-les-partis-politiques-libres-de-leurs-mouvements-mais-le-colonel-assimi-goita-peut-mieux-faire-3070375.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/08/Youssouf-Sissoko-diroub-Alternance.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 15 Jul 2024 10:20:18 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alternance</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Enfin une bouffée d’oxygène pour la démocratie malienne, après la levée de la suspension des activités des partis politiques et d’associations à caractère politique et cela lors du traditionnel conseil des ministres du mercredi 10 juillet 2024. C’est véritablement un grand  ouf de soulagement pour les acteurs politiques, même si cette victoire de la démocratie laisse  encore un goût d’inachevé à cause de l’incarcération de certains leaders politiques et associatifs pour délit d’opinion. Le Président de la transition vient certes de poser un pas de géant vers la réconciliation, mais il pourra mieux faire pour rassembler toutes les maliennes et tous les maliens autour du Mali. En effet, après avoir levé la suspension des activités des partis politiques et d’associations à caractère politique, le Président de la Transition ne devrait pas s’arrêter en si bon chemin, il doit libérer également tous les prisonniers d’opinion qui croupissent dans les geôles. Si tant est qu’il a souci de la préservation de la cohésion sociale, de l’unité nationale, de la paix et de la réconciliation il doit s’employer pour que tous les prisonniers d’opinion puissent recouvrer la liberté. En effet, seul le Colonel Assimi Goita a la clef de la réconciliation en tant que père de la nation. Il doit comprendre que sans rassemblement pour une véritable réconciliation tout ce qu’il entreprendra sera voué à l’échec. Le Mali a des valeurs séculaires qui ont été des véritables fondations pour la stabilité du pays. Ces valeurs sont celles de l’humilité, du pardon, de la tolérance, de la solidarité, de la droiture, du respect du troisième âge et de l’hospitalité légendaire.

Pour rappel ces fondations ont été le ciment qui a consolidé les rapports sociaux et favorisé le vivre ensemble en dépit de nos diversités, de nos antagonismes, de nos divergences d’opinion et même de nos conflits inter et intracommunautaires. En effet, des véritables mécanismes de résolution des différends ont toujours existé et ont permis d’atténuer toutes les situations conflictuelles. Aujourd’hui force est de constater que ces valeurs séculaires commencent à s’étioler compromettant ainsi dangereusement les précieux acquis sociétaux. La transition qui aurait dû être cette période de rassemblement, de réconciliation, de réflexion afin de proposer des solutions idoines aux différentes préoccupations et aspirations des citoyens,  a fini par être une période de répression de toutes les voix discordantes, de restriction des libertés fondamentales, bref une période d’exception où les citoyens sont catégorisés en fonction de leur position vis-à-vis du pouvoir. La démocratie qui est jusqu’à preuve de contraire le seul modèle de gouvernance que nous avons, est mise à rude épreuve, ses principes que constituent les libertés et surtout l’alternance sont confisqués. C’est justement contre ces pratiques et pour la préservation de la  démocratie que des voix audacieuses se sont levées pour dénoncer et demander le retour à l’ordre constitutionnel. Si tant est qu’il n’y ait  pour l’instant aucune alternative à la démocratie, alors les autorités doivent s’en accommoder au grand bonheur de leur peuple.

Un pas de géant vient d’être franchi pour un grand rassemblement, mais beaucoup reste à faire, car  pour joindre l’utile à l’agréable il faudrait libérer tous les prisonniers politiques et même faciliter le retour au bercail des exilés politico-financiers. En tout cas seul le Président de la transition, le colonel Assimi Goita a la clef de voûte si tant est qu’il est favorable à la réconciliation et à la paix sociale il  doit libérer immédiatement et sans condition les détenus politiques et ceux d’opinion et faire en sorte que tous les leaders qui sont en dehors du Mali puissent regagner le bercail, afin de jeter les bases d’une véritable réconciliation, celle des cœurs et des esprits. Tout autre discours sera inopportun, contreproductif et éloignerait les maliens de leurs objectifs majeurs.

<strong>Youssouf Sissoko </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito : Pourquoi l&amp;apos;AES ne devra pas appliquer la réciprocité !</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-pourquoi-laes-ne-devra-pas-appliquer-la-reciprocite-3070289.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/edito-pourquoi-laes-ne-devra-pas-appliquer-la-reciprocite-3070289.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2018/01/Tiemoko-Traore-1.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 15 Jul 2024 07:59:13 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pouce</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Certains responsables de la CEDEAO brandissent la menace d'imposition de visa aux ressortissants des pays de l'AES si ceux-ci venaient à rendre effective leur sortie de la CEDEAO. C'est une batterie de mesures que la CEDEAO prendrait à cet effet et qui impacteraient nul doute la libre circulation des personnes et leurs biens ainsi que le droit d'établissement. Mais les pays de l'AES ne devraient pas appliquer la réciprocité. Cela pour une raison fondamentale: les nouvelles autorités des trois pays formant l'AES, motivent leur sortie de la CEDEAO par le fait que l'instance sous régionale est sortie de sa mission et devient un instrument de rétorsion contre les peuples qu'elle est appelée à défendre et protéger. Ce n'est plus une "CEDEAO des peuples"  mais une "CEDEAO contre les peuples". Dès lors, ces trois pays (le Mali, le Burkina Faso et le Niger) devraient-ils appliquer la réciprocité face aux mesures de rétorsion que la CEDEAO prendrait contre eux en cas de sortie définitive ? La réponse est non: le Mali, ni le Burkina, ni le Niger, ne devrait nullement imposer de visa aux ressortissants des pays membres de la CEDEAO. Ils (pays de l'AES) devront plutôt favoriser la libre circulation ainsi que le libre établissement aux ressortissants de ces pays, pour ainsi prouver qu'ils ont eu raison de quitter la CEDEAO pour créer l'AES des peuples. Ne surtout pas tomber dans le piège que s'apprêtent à leur tendre les chefs d'Etat de la CEDEAO et qui viserait à les décrédibiliser vis-à-vis de leurs propos accusateurs.
<strong>El Hadj Tiémoko Traoré </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Sans Tabou: Bittar, retraite ou trahison ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/sans-tabou-bittar-retraite-ou-trahison-3070034.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/sans-tabou-bittar-retraite-ou-trahison-3070034.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2013/04/Bittar-jeamille.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 12 Jul 2024 07:02:56 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Après s’être mobilisé au boulevard de l’Indépendance et arraché le départ de celui dont il a contribué à son élection en 2018 à savoir feu Ibrahim Boubacar KEITA, Jeamille BITTAR a décidé de quitter le navire politique. L’homme aux multiples facettes politiques a annoncé ce mercredi 10 juillet sur sa page Facebook avoir pris sa « retraite politique ». Il abandonne ainsi ‘’en plein vol’’, pour parapher Choguel K. MAIGA, ses désormais anciens ‘’camarades’’ de la dissidence du M5-RFP.</strong>

« Ce qui arrivera est inéluctable ». Opérateur économique doublé de casquette d’homme politique, Jeamille BITTAR a annoncé avoir pris ses distances avec les activités politiques en ces termes : « J’ai décidé de mettre fin à ma carrière politique et je remercie le peuple malien pour sa confiance… ». Pas d’autre détail pour l’ancien président du Conseil économique, social et culturel du Mali pour justifier cette retraite anticipée parce qu’il a encore cette boulimie des actions politiques.

Après deux décennies de vie politique, l’annonce de sa retraite politique n’est-il pas drôle pour un président de parti politique de démissionner de sa formation politique ? Son attitude révèle son mépris pour ses militants et une trahison de ceux qu’il a embarqués dans la création de cette formation politique pour avoir cru à sa ténacité et à son engagement politique. Que s’est-il passé ? A-t-il été mal servi après la victoire du M5 au boulevard de l’Indépendance ? On lui a-t-il vendu de la chimère ?

Autant de questions que l’on est en droit de poser lorsque Jeamille BITTAR qui a été politiquement révélé aux Maliens récemment envisage de mettre fin à sa carrière politique qui n’est auréolée, pour autant, d’aucun poste électif (remporter par lui-même).

Pendant ce laps de temps en politique, M. BITTAR s’est fait remarquer par ses incohérences et ses prises politiques maladroites en soutenant notamment en 2018 feu Ibrahim Boubacar KEITA qui était devenu, le fervent opposant de son mentor Amadou Toumani TOURE.

Auparavant, celui qui plaidait pour « le report de la présidentielle » va finir par jeter l’éponge en appelant son Mouvement Citoyen Pour l’Alternance, le Travail et la Transparence (MC-ATT) à voter IBK. Quelle incongruité ?

Comme un aventurier politique, l’heure est venue pour cet homme de quitter le navire dans un contexte où il était engagé au sein de la dissidence du M-RFP pour réclamer le départ du Premier ministre Choguel Kokalla MAIGA. Ce dernier, comme IBK, était aussi son allié politique pour la mise en place d’une transition pour l’avènement d’un « Mali Kura » par l’instauration des pratiques de gestion saine.

A l’analyse, au sens propre, Jeamille BITTAR est en train d’abandonner ses ‘’camarades’’ de la fronde contre Choguel, une initiative qui commence à prendre de l’eau. Une trahison politique de la part de BITTAR après que des gens soient victimes (tués et blessés) lors de leur mobilisation de même qu’une bonne partie du peuple qui attend la réalisation des multiples promesses tenues au boulevard de l’Indépendance.

En tout cas, avant de quitter le navire politqiue il doit d’abord rendre des comptes à ses camarades politiques, aux militants de son partis et à tous ces maliens qui se sont mobilisés pour soutenir le M5-RFP dans sa lutte.

<strong>PAR SIKOU BAH</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Sans Tabou: des civils continuent de vadrouiller avec la tenue militaire</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/sans-tabou-des-civils-continuent-de-vadrouiller-avec-la-tenue-militaire-3070031.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/sans-tabou-des-civils-continuent-de-vadrouiller-avec-la-tenue-militaire-3070031.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2024/07/tenue-militaire.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 12 Jul 2024 07:00:29 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Depuis le dimanche 30 avril 2023, dans un communiqué signé par le Patron de la Direction de l’Information et des relations publiques des armées (DIRPA), le Colonel-major Souleymane DEMBELE a informé l’opinion nationale, de l’interdiction du port des tenues militaires par les civils dans notre pays. Malgré le communiqué des FAMa, des civils continuent de porter des tenues militaires et au vu et au su de la hiérarchie militaire. Pour preuve, des motocyclistes civils habillés en tenue militaire, circulent à Bamako sans aucune inquiétude.</strong>

Si dans un passé récent, cette pratique pouvait être considérée comme une manifestation de soutien à l’armée, de nos jours, force est de constater qu’elle est utilisée par les ennemis de la paix pour commettre des forfaits dont les FAMa sont parfois les victimes.
D’où les décisions des autorités militaires de mettre fin à ce désordre depuis avril 2023 sans jamais y parvenir réellement.

«Les Forces armées maliennes (FAMa) invitent les civils à s’abstenir de porter des tenues militaires sans autorisation. Toutefois, les dispositions seront prises pour rechercher et lutter contre le port irrégulier d’Uniformes dans notre pays ».

C’est ce qui ressort du document signé par le Chef de la DIRPA, le 30 avril 2023.
Selon les constats, aucune mesure n’a été prise par la hiérarchie pour accompagner la décision.

Parce que, jusqu’à preuve de contraire, la population a du mal à faire la différence entre les FAMa et des citoyens à cause du port illégal de la tenue militaire. Malgré le fait que cette pratique contribue à l’insécurité que vit notre pays, depuis des décennies, certains civils continuent à porter les tenues militaires dans notre pays.

En tout cas, c’est sans doute que les ennemis profitent du port illégal des tenues militaires pour attaquer les Forces armées maliennes. Ainsi, il n’est pas nécessaire de signaler que cette pratique comporte un grand risque car elle crée la confusion entre les combattants et les civils.

Le colonel-major Souleymane DEMBELE de la DIPRA, dans son communiqué, a soutenu que les FAMa avaient constaté que les nombreux combattants neutralisés lors de l’attaque complexe déjouée contre l’aéroport de Sévaré, le samedi 22 avril 2023, portaient des uniformes militaires.

Malgré ces preuves, les pouvoirs publics n’arrivent pas à empêcher des civils de porter la tenue militaire.

« Il est important que les civils ayant pris l’habitude de porter illégalement les tenues militaires, prennent conscience du danger que représente ce phénomène et dont pourraient profiter des terroristes qui sont soumis à une forte pression », a déclaré le Colonel-major Souleymane DEMBELE.

La question est de savoir si le port de la tenue militaire par les civils ne constitue plus un danger de nos jours ? Les FAMa ne sont-ils pas confrontés à des cas de confusion entre les combattants et les civils au front lors de leurs opérations ?
Ce sont entre autres des questions qui taraudent sur les esprits des Maliens. Cependant, ce qu’il faut savoir, c’est que des militaires mêmes dotent ces civils en tenue en guise de cadeau.

Car, ces tenues que portent des civils, sont pour la plupart des anciennes uniformes.
Cela prouve que ces gens n’achètent pas chez les vendeurs d’uniformes ou d’équipements militaires agrées.

Si la DIRPA, dans son communiqué en date du 30 avril 2023, avait signalé que des dispositions seraient prises pour rechercher et lutter contre le port irrégulier d’uniformes, force est de constater que des personnes s’habillent et circulent librement avec la tenue militaire à Bamako.

Outre le port de la tenue militaire, les FAMa doivent aussi, sans hésitation, interdire les cagoules que des gens se permettent de porter en circulation et autres lieux. Parce que, de toute évidence, ces pratiques amplifient les risques d’insécurité dans notre pays.
En tout cas, il est grand temps que la hiérarchie militaire s’assume afin d’appliquer des mesures qui s’imposent en la matière contre cette mauvaise pratique qui perdure…

<strong>Par SABA BALLO</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Editorial: Diomaye FAYE va dans le mur en klaxonnant</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-diomaye-faye-va-dans-le-mur-en-klaxonnant-3070023.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-diomaye-faye-va-dans-le-mur-en-klaxonnant-3070023.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2024/03/diomaye-faye-appelle-a-une-reforme-de-la-cedeao.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 12 Jul 2024 06:52:47 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>En acceptant d’être le facilitateur de la CEDEAO dans la crise de confiance avec l’Alliance des Etats du Sahel, le président Bassirou Diomaye FAYE, alors que les dés sont jetés, ne se dirige-t-il pas vers un mur en klaxonnant ?</strong>

Aucun répit pour les dirigeants de la CEDEAO qui veulent recoller les morceaux avec l’Alliance des Etats du Sahel (AES) engagée dans une dynamique de reprise en main de leur destin en dehors de cette organisation dont l’un des objectifs majeurs est de renforcer l’intégration entre les peuples de l’espace.

Le nouveau président du Sénégal, Bassirou Diomaye FAYE, participant à son 1er sommet des chefs de l’Etat de la CEDEAO est envoyé en mission au Mali, au Niger et au Burkina Faso avec comme défi de convaincre ces trois Etats de revenir sur leur décision de retrait de l’organisation ouest-africaine accusée de se détourner de ses missions en agissant sous ordre de puissances étrangères.

Le président sénégalais, en dépit du fait qu’il partage les frustrations des pays membres de l’AES et la nécessité de sortir la CEDEAO sous l’influence des pays occidentaux, va entamer une médiation déjà vouée à l’échec.

Tous les signaux sont réunis et présagent que le président va « taper poteaux » comme disent les Ivoiriens. L’idée n’est pas mal de tenter les négociations avec les membres de l’AES pourvu que les conditions se prêtent à cette démarche.

En effet, le président sénégalais, pour son obtention d’arracher un consensus avec l’AES, ne se rend pas compte qu’il est déconnecté de la réalité et que ses interventions risquent de tourner à vide.

Déjà, dès sa désignation comme facilitateur de la CEDEAO, les membres de l’AES lui ont envoyé les signaux de l’échec de sa mission.

En effet, les ministres des Affaires étrangères du Mali et du Burkina Faso, reprenant le langage de communication de leur chef respectif, ont réaffirmé la décision de la confédération de l’AES de ne faire une volteface.

En clair, leur position vaut pour l’avenir pour ceux, comme Bassirou Diomaye FAYE, qui veut s’accrocher à la moindre chance afin d’éviter la désintégration.

« Naturellement par rapport à la CEDEAO nos chefs d’État ont été très clairs à Niamey, vous les avez entendus, en indiquant que le retrait des trois pays de la CEDEAO est irrévocable et a été fait sans délai », a rappelé le chef de la diplomatie malienne sur la chaine nationale le mardi dernier.

Selon lui, le retour à la CEDEAO est un sujet débattu et bouclé. Et comme une réponse au président sénégalais envoyé aux charbons par ses ainés, il a affirmé : « à partir de cet instant nous devons cesser de regarder dans le rétroviseur. Nous voulons vraiment travailler plutôt à matérialiser cette volonté-là. Aujourd’hui, il n’est pas question vraiment de s’attarder sur ces questions. Nous devons plutôt travailler à réaliser ce qui est important pour les populations de cet espace ».

Insister dans cette condition avec le désamour en popularité contre l’organisation ouest-africaine, Bassirou Diomaye FAYE, estimons, est en train de se préparer à un échec patent de sa médiation. Celle-ci pourrait avoir au moins le mérite d’être tentée.

<strong>PAR SIKOU BAH</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Éditorial :  Sommet des chefs d’état de l’A.E.S., la bonne boussole du Colonel Goïta : le maintien des valeurs chères à nos cœurs</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-sommet-des-chefs-detat-de-la-e-s-la-bonne-boussole-du-colonel-goita-le-maintien-des-valeurs-cheres-a-nos-coeurs-3069941.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-sommet-des-chefs-detat-de-la-e-s-la-bonne-boussole-du-colonel-goita-le-maintien-des-valeurs-cheres-a-nos-coeurs-3069941.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/09/Amadou-NFa-DIALLO.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 11 Jul 2024 09:41:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le National</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[En bambara, en djerma, en moré, en tamachèque, en peulh, en sonraï, en minianka, en bwa, dans toutes les langues parlées dans le Sahel, les populations, ont poussé une exclamation commune : Dieu soit loué, la marche vers la Fédération est donc irrésistible ! Les Africains conscients, qui aspirent à la libération totale du continent- et ils sont les plus nombreux- ont vivement applaudi et la clameur a été audible outre-Méditerranée et outre-Atlantique au point que les chancelleries sorcières en sont à se demander depuis si ce n’est pas l’effet papion en marche, c’est-à-dire des applaudissement de joie partant du vieux continent risquant de provoquer les ouragans qui ne laisseront aucune chance à leurs citadelles bâties grâce aux pillages de l’Afrique. C’est que le discours prononcé par le Colonel Assimi Goïta, qui partage les convictions et la détermination de ses frères d’armes de Présidents Abdouramane Tiani et Ibrahim Traoré, a bien été reçu dans les précieuses oreilles des citoyens sahéliens et africains, mais il a été aussi capté cinq sur cinq par les prédateurs et les vampires. Il ne pouvait en être autrement, la vérité dite, avec les accents de l’espoir, ne pouvait passer inaperçue, comme un épiphénomène. En se rendant à Niamey pour son troisième voyage à l’extérieur depuis qu’il est aux commandes du Mali, après Moscou et Ouagadougou, le dirigeant portait deux parures : celle de l’homme d’Etat et celle du chef de guerre : toutes deux signifiant « Mission de libération et Devoir de préserver l’avenir ». Voilà pourquoi il a tenu à saluer particulièrement, à travers projets de textes élaborés, le « maintien des valeurs chères à nos cœurs ; à savoir la fraternité, la solidarité, la complémentarité, mais aussi et surtout, l’importance de placer et de garder les populations au centre de l’action de la Confédération ». Toute est la bonne boussole remise au Burkina Faso, au Mali et au Niger, en espérant, bien sûr, qu’elle le soit bientôt à d’autres pays africains.

Le Président Goïta n’a pas parlé au hasard, il n’est pas venu au premier sommet des Chefs d’Etat de l’A.E.S., qui s’est tenu seulement dix mois après la signature de la Charte du Liptako-Gourma, le colonel Assimi Goïta avait une vision claire sur l’ensemble des questions qui taraudent les populations et sur les aspirations que celles-ci nourrissent pour un avenir meilleur. Officier patriote, il était déjà instruit des trahisons subies par les Armées sahéliennes, il savait comment des centaines, voire des milliers de militaires ont été envoyés à la mort par des dirigeants inconscients, ces « croqueuses de diamant » au service de l’impérialisme qui, tout en préparant la mainmise totale et ininterrompue de leurs commanditaires sur nos immenses ressources à même de créer le bonheur largement partagé pour nos populations, préparaient la partition de nos Etats en couvrant les crimes les plus atroces contre nos peuples. De ces chefs d’Etat, Premiers ministres et ministres indignes qui jouaient à la sainte Nitouche chaque fois que nos localités étaient endeuillées, il connaît les perfidies multiples. Mais il n’a jamais désespéré de la valeur intrinsèque des militaires, des institutions militaires. Aujourd’hui, « la peur a changé de camp » à peine quatre ans suite à la débâcle des criminels envahisseurs. Cependant, le Président Goïta n’ignore pas que la vanité et les formes d’autocongratulation sont des pièges mortels ouverts devant toute ambition noble et toute perspective grandiose. Il sait que nous n’aurons point de répit avec nos violeurs qui avaient leurs représentations (leurs bureaux) à la CEDEAO et à l’Union Africaine. Que le monde est injuste, il le sait, l’O.N.U. n’étant qu’une organisation obsolète à réformer mais qui persiste dans la nuisance aux peuples africains et asiatiques en général. On dirait que ce monde injuste s’est mis d’accord pour perpétuer sur nous les malédictions sans cesse ourdies par la France : le FMI pour nous étrangler financièrement et économiquement, et les missions de maintien de la paix des Nations Unies pour organiser le massacre de nos populations. Mais tout cela est désormais fini. Non seulement les pays de l’A.E/S. ne retourneront au sein de la maudite CEDEAO, mais en plus c’est l’Alliance qui financera elle-même ses guerres contre le terrorisme créé pour les nuire. Celles-ci seront menées par nos vaillantes armées. Il y a là un appel qu’il n’a pas lancé, mais les citoyens ont compris que cela a des coûts auxquels il faut contribuer chacun selon ses moyens. Le chef de guerre Goïta a bien fait d’attirer l’attention de tous sur le rôle de la communication. Certes en fait partie la libre circulation des personnes et de leurs biens, mais il importe que les citoyens sahéliens soient les sentinelles particulièrement vigilantes quant aux médis-mensonges d’ailleurs, les opérations d’intoxication ennemies, la désinformation sous toutes ses formes, etc. Que chacun soit conscient !

<strong>Amadou N’Fa Diallo</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Sommet de l’AES, l’impérialisme au pilori</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/sommet-de-laes-limperialisme-au-pilori-3069629.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/sommet-de-laes-limperialisme-au-pilori-3069629.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2024/05/boukary-daou.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Tue, 09 Jul 2024 10:59:31 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Les chefs d’Etat du Mali, du Burkina Faso et du Niger ont réalisé le tout premier sommet de l’Alliance des Etats du Sahel (AES) à Niamey, le 6 juillet 2024, soit environ neuf mois après la signature, à Bamako, de la charte du Liptako Gourma, le 16 Septembre 2023. Le Mali qui a constitué le ventre mou de la lutte anti-terroriste dans le Sahel a su générer un homme qui  en prend le leadership. Le Président malien, colonel Assimi Goïta, a été choisi par ses pairs pour présider les destinées de la nouvelle confédération de l’AES qui doit relever les défis aux plans sécuritaire, diplomatique, économique, social et culturel.

Les enjeux de ce sommet tournent autour de la sécurité dans le Sahel, l’indépendance et le développement. Relever ces défis passe inéluctablement par le renforcement de la coopération militaire dans la lutte contre le terrorisme, la réalisation des projets d’envergure à partir de nos ressources propres, l’adoption des choix stratégiques affirmant l’Indépendance (politique et économique et culturelle).

Le choix de la confédération est au cœur de l’option géostratégique de l’Alliance des Etats du Sahel.

L’ambition de confédérer les trois Etats (Mali, Niger, Burkina Faso) traduit une réaffirmation de la rupture avec la CEDEAO, qui n’a pas réussi à concilier les intérêts des peuples et ceux des gouvernants, la libre circulation des personnes et des biens, la stabilité politique, la sécurité, l’indépendance et le développement économique et social.

La confédération de l’AES est une nouvelle donne géopolitique et géostratégique, un cadre librement consenti pour apporter une réponse commune aux défis sécuritaires, politiques, économiques et sociaux.

Dans leurs discours, les présidents Tiani, Goïta et Traoré ont adopté un style décapant, mettant au pilori l’impérialisme et ses valets locaux, ces esclaves de salon, qui n’ont d’autres soucis que de maintenir la domination du maître et défendre ses intérêts. La mal gouvernance est la mère des problèmes dans lesquels l’impérialisme n’est pas étranger : le cas de l’uranium nigérien qui illumine les capitales étrangères, pendant que les populations nigériennes broient du noir, au sens propre. Un slogan qui a tapé sur la fibre patriotique des peuples de l’AES, c’est quand le président du Burkina Faso, Ibrahima Traoré, termine son discours en lançant «la patrie ou la mort, nous vaincrons». La ferveur sankariste reste dans la peau des peuples de l’AES.

L’AES affiche des acquis indéniables qui ont droit de citer, comme  l’architecture de défense collective et d’assistance mutuelle pour lutter contre le terrorisme sous toutes ses formes et contre la criminalité en bande organisée dans notre espace commun, la confiance des peuples, les équipements militaires, le réarmement moral des armées, la dissuasion de la CEDEAO d’intervenir au Niger pour déstabiliser la transition et réinstaller dans son fauteuil le président déchu Mohamed Bazoum, la reconquête de certaines régions stratégiques qui étaient restées longtemps sous le contrôle des groupes armés terroristes, comme Kidal, le droit de poursuite des terroristes sur les territoires respectifs, sans contraintes liées aux frontières nationales etc.

Ainsi, les forces conjointes de l’AES ont permis de débarrasser le Sahel de nombreux terroristes dont des responsables de groupes armés, de renforcer la confiance des peuples et d’assurer une certaine sûreté aux pouvoirs de transition au Niger, au Mali et au Burkina Faso.

<strong>B.Daou</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito : La Confédération AES est née ! Adieu à la CEDEAO ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-la-confederation-aes-est-nee-adieu-a-la-cedeao-3069454.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/edito-la-confederation-aes-est-nee-adieu-a-la-cedeao-3069454.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2022/01/Youssouf-Sissoko-dirpub.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 08 Jul 2024 09:36:11 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alternance</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Sommet ordinaire de la CEDEAO à Abuja au Nigéria, précédé de celui de l’AES à Niamey au Niger, hasard du calendrier ou stratégie pour couper l’herbe sous les pieds serait-on tenté de se poser comme interrogation. Le samedi 6 juin 2024 serait une autre date dans l’histoire de trois pays du Sahel qui ont décidé de prendre leur destin en mains. En effet elle consacre la rupture totale  entre le Mali, le Burkina Faso et le Niger avec la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest, CEDEAO, une structure vieille d’une cinquantaine d’années. Le divorce semble consommé, du moins si l’on en croit à l’acte de fondation de la Confédération, AES ce jour 6 juin 2024 à Niamey au Niger. Le Général Abdouramane Tiani Président de la transition du Niger, accompagnés du Colonel Assimi Goita Président de la transition du Mali et du Capitaine Ibrahim Traoré celui du Burkina Faso ont mis sur les fonts baptismaux la Confédération de l’Alliance des Etats du Sahel et du coup ont mis fin à leur collaboration avec la CEDEAO.

Dans le communiqué final qui a sanctionné le premier sommet des chefs d’Etats de l’AES, un accent particulier a été mis sur l’opérationnalisation de la Confédération AES. En effet, les Chefs d’Etat se sont réjouis des résultats obtenus  grâce à la synergie d’actions entre les trois Etats dans la lutte contre le terrorisme dans l’espace de l’Alliance, aussi ont-ils décidé de franchir une étape supplémentaire vers une intégration plus poussée entre les Etats membres. A cet effet, ils ont adopté le traité instituant une Confédération entre le Burkina Faso, la République du Mali et la République du Niger dénommée Confédération « Alliance des Etats du Sahel » en abrégé Confédération AES. Cet acte d’une très grande portée historique met fin de facto à la collaboration de ces trois Etats avec l’organisation sous régionale qu’est la CEDEAO. Il met fin à près de cinquante ans de participation à la vie communautaire de 15 Etats qui avaient décidé de mettre en commun leurs efforts tant sur le plan de l’intégration économique que celui d’intégration sociale avec la libre circulation des personnes et des biens. Dans l’euphorie de la création de la Confédération AES, les chefs d’Etat se sont félicités de la mise en place d’une force conjointe des Etats du Sahel FC/AES avec comme mission la mise en œuvre du plan trilatéral permanent de lutte contre les groupes armés terroristes. La légitime question que l’on doit se poser est celle de savoir s’il y a une différence fondamentale en termes de contenu entre la CEDEAO et l’AES en tout en lisant le Communiqué final on se croirait au sommet de la CEDEAO tant les termes du communiqué sont ceux de la CEDEAO à quelques exceptions près. Qu’il s’agisse de la force conjointe ou encore de la libre circulation des personnes et de leurs biens tout comme  la nécessité d’une coordination de l’action diplomatique, il n y a pas de différence fondamentale entre les deux organisations.

La question qui est sur toutes les lèvres est celle de savoir pourquoi un sommet à la veille de celui de la CEDEAO est-ce  un hasard de calendrier ou une stratégie savamment élaborée pour couper court à toutes  les supputations et pour mettre fin à toutes velléités de négociation pour un retour des Etats du Sahel au sein de la grande organisation qu’est la CEDCEAO ? Ceux qui avaient pensé à de la communication des pays de l’AES pour ne pas laisser le train de l’actualité être  pris d’assaut par les 12 pays qui composent la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest, CEDEAO, surtout à l‘endroit des peuples de l’AES ont revu à la baisse les ambitions des chefs d’Etat de l’AES, ils sont déterminés à aller jusqu’au bout. C’est pourquoi Tiani, Goita et Traoré ont voulu anticiper en posant le dernier acte qui consacre véritablement la naissance de la Confédération AES et la mort de la CEDEAO dans leur espace. Quand nous mettions sous presse le sommet de la CEDEAO n’était pas encore terminé pour savoir la réaction de l’organisation sous régionale après ce coup de massue donné par les trois pays du sahel. Tout porte à croire que la porte de la CEDEAO restera ouverte car les chefs d’Etat sont conscients que cette décision n’est nullement celle des peuples qui tiennent fortement à leur organisation qui est un véritablement outil d’intégration. La querelle c’est entre dirigeants sinon nous peuples nous resterons ensemble parce que nous avons un destin commun, a laissé entendre un opérateur malien.

<strong>Youssouf Sissoko   </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Citoyens de l’A.E.S., le temps de la délivrance est arrivé !</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/citoyens-de-la-e-s-le-temps-de-la-delivrance-est-arrive-3069448.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/citoyens-de-la-e-s-le-temps-de-la-delivrance-est-arrive-3069448.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/09/Amadou-NFa-DIALLO.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 08 Jul 2024 07:28:53 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le National</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Niamey, 06 juillet 2024. Standing ovation pour le Général Abdourahamane TIANI, Colonel Assimi GOÏTA et Capitaine Ibrahim TRAORE : ils sont cités dans l’ordre alphabétique en partant de leurs prénoms, ordre qui obéit, comme par enchantement par un effet divin spécial, à deux autres ordres en prenant en compte decrescendo leurs grades et leurs âges. Il y a quelque chose qui ressemble à l’alignement des étoiles, signe d’un bienfait imminent. Citoyens de l’A.E.S. sans doute, le temps de la délivrance de tous les jougs d’asservissement, d’exploitations, de prédations et de viols cruels dont nous avons été les victimes durant des siècles, est arrivé. Il nous appartient d’être les sentinelles vigilantes protégeant l’espérance nouvelle.  Les trois gradés (Goïta, Tiani et Traoré) ne sont pas sortis du néant. Ils ont surgi du fond de nos souffrances indicibles pour faire face aux oppresseurs, aux collaborateurs et valets indignes pourtant bien du même sang que nous. Ce qui nous met particulièrement en confiance, c’est que ce ne sont pas des trouffions de l’armée coloniale française coupable des exactions innommables ; ce qui nous galvanise singulièrement, c’est qu’ils sont des officiers au sens plein et noble du terme, qui ont à leur actif ce à quoi l’impénitent colonisateur et prédateur français, européen et américain peine à trouver une explication logique, tant cela dépense l’entendement des violeurs qui n’ont jamais cessé (y renonceront-ils d’ailleurs jamais ?) à se comporter comme des demi-Dieux lâchés sur la terre. En effet, malgré tous les moyens performants et sophistiqués d’espionnage et de détection des choses cachées des diables mêmes, malgré leurs armements imparables et si nombreux sur nos sols, avec leurs soldats toujours en situation d’alerte maximale, les militaires envahisseurs n’ont pas vu venir les pronunciamientos salutaires de nos trois braves officiers au Burkina Faso, au Mali et au Niger. C’est que nous avons des militaires aptes, professionnels et patriotes. Le Seigneur Tout-Puissant, témoin de toutes nos souffrances séculaires, a choisi d’être avec eux. Au Mali, le Premier ministre, Dr. Choguel Kokalla Maïga, sans être historien de formation  mais quel perspicace analyste dans l’analyse des institutions et des faits sociaux, parlait à la mi-décembre 2023 du temps des militaires, les nôtres bien sûr/ « Avec seulement 20% des moyens, ils ont déjà réalisé 80% du travail pour la patrie », disait-il. Kidal, où les ennemis se croyaient installés à perpétuelle demeure pour une partition future du Mali suivie de la mise sous séquestre de tous les pays de l’A.E.S., avait été libéré et avec lui tout le Nord du Mali le 20 novembre précédent. Aujourd’hui, nos vaillants chefs d’Etat peuvent se déplacer librement, sans en demander l’autorisation à un Dieu désormais disparu et sans crainte aucune de voir leurs avions pulvérisés par les forces du mal. La dynamique coopération entre les services de renseignement tient la dragée haute aux terroristes fabriqués par l’Occident. Mais le chemin pour arriver à la félicité est encore long et, cela va sans dire, il sera en permanence hérissé d'obstacles, de ravins, de précipices aux profondeurs abyssales, de ruses et de rusés. Ne dormons pas sur nos victoires, chaque victoire doit être plutôt un réveil nouveau.

Savons-nous que l’A.E.S. dispose de ressources plus grandes et très diversifiées plus que le Qatar, Dubaï et l’Arabie saoudite réunis. Bien sûr que nous le savons. Alors, soyons les acteurs conscients de notre destin. Par les temps présents, ceux qui sont dotés de science pour lire les mouvements des astres affirment que nous sommes dans un nouveau cycle de mars ; les deux Guerres mondiales seraient survenues dans un cycle de mars. En tout cas, le monde plonge de plus en plus dans des convulsions dramatiques ; les crimes sont légion, les guerres sont fomentées en permanence, le sang des humains est versé inconsidérément, la France envisage de venir recoloniser l’Afrique, en premier lieu notre Sahel, et veut entraîner avec elle l’Europe dans cette aventure. Au regard de cette chronique annoncée de tant d'atrocités et de violences inouïes, le remède est connu : soyons prêts à faire échec à tout, à prévenir même tous les dangers qui pourraient nous guetter. Le temps de la délivrance est arrivé !

&nbsp;

<strong>Amadou N’Fa Diallo</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito : Faitières  de presse, agissez vite !</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-faitieres-de-presse-agissez-vite-3068996.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/edito-faitieres-de-presse-agissez-vite-3068996.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2019/11/Gaoussou-Madani-Traoré.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 04 Jul 2024 01:31:49 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Depuis l’avènement de la « Rectification » de la Transition en 2021, le paysage médiatique de notre pays a connu une  importante  mutation. Les videomen,  activistes et autres,  ont pris désormais pris  le contrôle  des activités médiatiques au détriment de la Presse classique, pourtant  plus professionnelle et  responsable, soumises  par la Haute Autorité de La Communication  (HAC)  au respect de l’éthique et la déontologie.

Cette nouvelle pratique de communication de videomen, à partir des réseaux sociaux, est  hélas largement encouragée par le pouvoir transitionnel. Notamment par  la Primature qui entretiendrait un réseau important de videomen et activistes pour diligenter  sa communication. Tandis   que ces animateurs  de ces nouveaux moyens de communication n’ont, en général, ni un niveau académique poussé, encore moins une  compétence professionnelle,  pour mieux communiquer.

D’où un   manque  d’analyse pondérée dans le contenu des informations qu’ils   véhiculent. Encore que  le contenu de leur   communication  est dominé   par des diatribes à l’endroit  des acteurs politiques  classiques.  Qu’ils classifient  constamment  comme  des « APATRIDES ». Idem pour les journalistes  et  éditorialistes des medias classiques qui produisent des articles de presse qui contrarient  les points de  vue du pouvoir transitionnel.

La liberté  d’expression et de conscience,  l’exercice  démocratique  et  le retour à l’ordre constitutionnel normal  sont  largement combattus   dans  les   débats  de caniveaux de ces videomen et activistes .  Ainsi ces gens   interviennent,  le plus souvent,  en se faisant  passer  comme des experts omniscients et omnipotents. Comme si cela ne leur suffisait pas, ils se présentent   comme  étant  des  super maliens qui aiment leur patrie mieux que quiconque.

Alors que, en réalité, ils ne  sont que de  simples propagandistes. Qui ne cherchent qu’à remplir leur ventre au détriment de la populace. Qui constitue leur principale audience.  Sur  le plateau des videomen, il  n’y a point  d’invitation   des  élites  pour  une animation   de  débats intellectuels  dignes de ce nom. Où ce sont les idées qui vont s’affronter pour éclairer la lanterne  de nos compatriotes sur l’état de la nation.

Au contraire, ces videomen et activistes  du moment,   n’ont  désormais  qu’un  seul crédo : <strong>combattre  TOUTE VOIX DISCORDANTE  aux activités politiques du POUVOIR TRANSITIONNEL.</strong> Pour  ce faire, ils utilisent  un même narratif : celui  qui rend seul  responsable  la Classe Politique  Classique de toute la crise multidimensionnelle que continue de vivre notre pays.  Ces communicateurs  d’un moment,  œuvrent  également  par tous les moyens à  faire comprendre  à la POPULACE que les medias classiques sont mauvais et ne sont pas crédibles.  Ce, même si nos  articles  de presse publiés ou diffusés  ont  été conçus  à partir d’analyses pondérées.  Où  se trouve alors   les faitières des medias classiques ? Sortez  de votre hibernation pour vous réveiller ?

Mais oui, les medias classiques  sont bel et bien   syndiqués dans des faitières. Que se passe-t-il  alors  monsieur les responsables des faitières  de la PRESSE? N’est-il pas venu l’heure  de mettre fin à tout ce bordel que nous  ont  soumis  les videomen et activistes ? Devons-nous  encore  continuer  d’assister lâchement   à la mort certaine de nos entreprises de presse à cause   de ces non professionnels. ?

C’est bien une réalité,  ces gens qui n’ont que leur seul  téléphone  androïde  comme  outil de travail, arrivent  malheureusement   à priver  les entreprises   de presse  classiques  de leur marché. Alors que, en dépit  de la mauvaise conjoncture  économique,  celles-ci  font  tout  pour  payer   régulièrement  leurs impôts et taxes et s’acquittent  comme elles peuvent , des charges  d’imprimeries et autres charges fixes et variables.

Alors  monsieur  les responsables des faitières, sortez  vraiment de votre hibernation et agissez illico presto  afin que  cesse cette situation périlleuse.  Dont  sont volontairement  soumis  les medias classiques professionnels.  Car  si nous restons  dans l’hibernation,  les pouvoirs publics  ne  feront absolument  rien  pour  mettre fin à cette concurrence  déloyale  des videomen et  activistes  dont  ils sont les vrais complices.

<strong>Gaoussou Madani Traoré    </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>L’échec humiliant du pari de Macron</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/lechec-humiliant-du-pari-de-macron-3068679.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/lechec-humiliant-du-pari-de-macron-3068679.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2024/06/MACRON-ET-PM.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 01 Jul 2024 12:30:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Le RN écrase le premier tour, mais sa victoire va se jouer ces prochains jours. La volonté de changement l’emportera-t-elle sur la peur du changement?</strong>

La France va-t-elle passer sous un gouvernement du Rassemblement national, incarné par un jeune homme de 28 ans et sans aucune expérience d’Exécutif, Jordan Bardella? Les résultats du premier tour des législatives rendent cette perspective, sinon certaine, du moins possible. Certaines projections anticipent même une majorité absolue autour de 300 sièges pour le RN.

Quoi qu’il en soit des résultats finaux, cette date du 30 juin marque d’ores et déjà une rupture définitive dans l’épopée du président Emmanuel Macron. L’homme qui avait forcé les portes du pouvoir en 2017, l’homme qui avait réussi cinq ans plus tard l’exploit sans précédent sous la Ve République d’être réélu hors cohabitation, s’est infligé à lui-même une défaite humiliante. Elle ne le laisse pas sans pouvoir – il lui reste les prérogatives de la Constitution, même en cas de cohabitation – mais elle le place dans une situation de président affaibli, isolé et sans postérité. Jusque dans son propre camp, la succession est désormais ouverte, il n’est plus le patron de ce qui était la majorité présidentielle, la page du macronisme se tourne.

Le résultat des urnes n’est pourtant pas encore joué. Désormais, l’enjeu est de savoir si le Rassemblement national décrochera une majorité de sièges suffisamment forte pour gagner le pouvoir. Au premier tour, une énorme volonté de changement s’est exprimée, qui balayait tous les calculs, tous les scrupules. Ces six prochains jours, la question sera de savoir si la peur du changement viendra contrarier la volonté de changement.

L’enjeu dépasse la France. Le RN au pouvoir, c’est un gouvernement xénophobe et à forte tendance illibérale qui s’installerait à la tête du deuxième pays le plus puissant du continent. Ce n’est pas anodin.

Source: https://www.tdg.ch/]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito : C’est toujours le statu quo ante au Mali</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-cest-toujours-le-statu-quo-ante-au-mali-3068646.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/edito-cest-toujours-le-statu-quo-ante-au-mali-3068646.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/08/Youssouf-Sissoko-diroub-Alternance.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 01 Jul 2024 10:29:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alternance</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Près de deux mois après la remise du rapport final du dialogue inter maliens pour la paix et la réconciliation, DIM au Président de la Transition lors d’une cérémonie solennelle au Palais de Koulouba, c’est toujours le statu quo. Le rappel profitant aux croyants, ce dialogue inter maliens pour la paix et la réconciliation a été organisé près de deux mois après l’expiration du délai souverainement fixé par les autorités et qui devrait mettre fin de la transition. Ce dialogue était censé être enfin la thérapie à la crise sociopolitique voire sécuritaire, mais au final la montagne semble accouché d’une souris car ses résolutions peinent à être appliquées. En effet, le dialogue inter maliens, cette belle initiative du Président de la Transition censée rassembler les maliens afin de discuter des préoccupations majeures du moment  a plutôt divisé en faisant de certains maliens de citoyens de seconde zone et en excluant un pan important de la société, à savoir la classe politique. Malgré cet handicap congénital nombreux étaient  les maliens à avoir  fondé de l’espoir sur cet énième dialogue pour non seulement jeter les bases d’une réconciliation véritablement Maliano-maliens, mais aussi et surtout pour amorcer une dynamique permettant de sortir de cette période exceptionnelle qui n’a que trop duré. Le souhait de tout bon malien est de voir son pays sortir de la transition pour être au même diapason que les pays où la démocratie a pignon sur rue comme chez le voisin  Sénégalais.

Aucune des recommandations du Dialogue n’a connu un début d’application, même celles qui sont relatives à la fixation du délai de la transition. Et pourtant le décret qui a fixé la fin de la transition à 24 mois et qui a été signé par le Président de la transition est arrivé à expiration depuis le 26 mars 2024. Donc le pays est gouverné sans une moindre base légale et légitime. Comment celui qui doit être le garant des lois, comment celui qui a juré de respecter et de faire respecter la Constitution pourrait être le premier à la piétiner ? Et pourtant les participants au DIM ont ouvert une brèche permettant aux autorités de s’engouffrer et de se faire une nouvelle santé légale et légitime en proposant aux autorités de choisir un délai entre deux et cinq ans et cela afin d’éviter de susciter une polémique juridico-judiciaire sur la durée de la transition. Mais jusqu’à preuve de contraire les autorités n’ont pas saisi cette opportunité pour rester dans le cadre légal. Ce statu quo n’arrange ni les autorités en place encore moins les gouvernés qui vivront dans une angoisse terrible. Le silence n’est ni une adhésion à la transition, encore moins un espoir d’un lendemain enchanteur,  mais il est la manifestation d’une peur bleue, celle de la répression, du musèlement, bref de la réduction en silence de toutes les voix discordantes.

Pour éviter que le pays ne sombre dans le chaos, il revient aux autorités de parer au plus pressé en rassemblant toutes les filles et tous les fils du pays, car  ne nous faisons pas d’illusion derrière cette accalmie se trouve une tempête que nul ne saurait dire quand et comment elle pourra se manifester. Ainsi ce rassemblement pourrait avoir un seul leitmotiv, convenir d’une date permettant d’organiser des élections pour mettre fin à la transition qui n’a que trop duré. Il est grand temps que les autorités comprennent ce dicton « plus ça dure plus ça devient dur ». Une autre proposition serait la mise en place d’un gouvernement d’union nationale reflétant les réalités sociopolitiques du pays pour dégager un large consensus autour des objectifs de la transition dans un délai raisonnable.

<strong>Youssouf Sissoko</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Éditorial :  Non, c’est faux, je ne suis contre ni la transition, ni le président Goïta, ni le Mali !</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-non-cest-faux-je-ne-suis-contre-ni-la-transition-ni-le-president-goita-ni-le-mali-3068277.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-non-cest-faux-je-ne-suis-contre-ni-la-transition-ni-le-president-goita-ni-le-mali-3068277.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/09/Amadou-NFa-DIALLO.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 28 Jun 2024 08:54:06 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le National</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Notre éditorial du lundi, 24 juin, a suscité de nombreuses et d’importantes réactions. Nos compatriotes de l’intérieur et de la diaspora, et aussi des citoyens de l’AES et d’Afrique, ont estimé dans leur écrasante majorité que le sujet évoqué méritait de l’être en ces moments et ont espéré qu’il soit compris dans le sens d’un appel sincère à s’unir face aux nombreuses et multiformes adversités. Beaucoup, en effet, vivent mal maintenant la situation triste, délétère même, de voir des officiels de la République se tirer dans les jambes à un certain niveau du sommet de l’Etat. Malheureusement et aussi paradoxal que cela puisse être, d’autres personnages ont choisi de m’adresser des propos peu amènes, allant de l’invective à des menaces, m’accusant de jouer contre la Transition, de m’opposer à la candidature du Président Goïta, voire de trahir le Mali. Je n’ai jamais été désappointé par des propos aussi malveillants. Mais c’est ainsi, les réseaux sociaux ont leur côté sombre et malhonnête. Je voudrais dire à certains que je ne me soucie point des menaces de tortures ou de mort. Après tout, je ne suis qu’un humain appelé à gouter à la mort. Le dimanche passé, 23 juin, j’ai fêté mes 62 ans. Le Président Modibo Keïta est mort à 62 ans, quasiment en prison, après neuf ans de captivité donc. Peu de gens se souviennent aujourd’hui du sémillant Colonel mauritanien, Ould Bousseif, qui, au début des années 1980, a mis tant d’entrain et donné tant de coups pour obtenir le poste de Premier ministre et qui, à peine quatre mois après être parvenu à ses fins, parti au Sénégal pour une mission, s’est retrouvé au fond de la mort avec son avion. Peut-être qu’un jour on retrouvera son corps comme celui du Pharaon, cruel tortionnaire du temps du Prophète Moïse, qui a péri noyé et dont le corps a été retrouvé plus de 3000 après afin que les générations présentes et à venir le contemplent et apprennent qu’après tout il n’était qu’un homme ordinaire. Seul Dieu sait ce qui adviendra à chacun, comment chacun mourra et en quel lieu.

Ceci précisé, que l’on me permette de dire haut et fort que je ne suis pas contre la Transition ; qu’au contraire, comme beaucoup, j’ai contribué à son avènement avec l’arme qui est la mienne. Il n’y a qu’à analyser les éditoriaux que j’ai écrits entre mars 2020 et mars 2024, publiés récemment en deux volumes,  pour se convaincre du bien-fondé de ce que j’affirme ; il n’y a que défense de la patrie et de son Armée. Et nul ne peut apporter la moindre preuve que, depuis plus de trente ans, j’’ai une fois desservi le Mali ou calomnié quelqu’un. Non, c’est faux, je ne suis pas contre la Transition. C’est encore absolument faux que je suis dressé (mais par qui ?) contre le Président Goïta ! Je suis plutôt de ceux qui croient dur comme fer qu’il est, pas comme les prophètes certes, mais en tout cas un envoyé du ciel. Son cas est celui d’un destin exceptionnel (j’y reviendrai), celui d'être le Sauveur et le Rédempteur d'une nation longtemps victime de brimades et de prédations de toutes sortes, méprisée, bafouillée et violentée à travers les siècles et sans cesse dépouillée de ses potentialités humaines et autres, malheureusement le plus souvent par la faute de ses propres fils ; et que dans cette mission, il jouit de la bénédiction spéciale que seul Allah, l'Omniscient, accorde à un homme d'entre les hommes, en investissant d'une mission historique, laquelle,  par effet de domino, au-delà du pays dont il est citoyen, déroule son tapis compresseur vers d’autres peuples opprimés et exploités de la terre. Cette bénédiction, il faut la protéger. Non, c’est faux, je ne suis pas non plus contre le Mali, pas contre les institutions de mon pays. Et nul ne me surprendrait jamais en train d’attenter au crédit de l’Etat, ine châ Allah !

La réalité est tout simplement que j’abhorre la persécution, l’ingratitude, la méchanceté, la félonie. Dénoncer les assauts et les embuscades qui ciblent régulièrement le Premier ministre, Dr. Choguel K. Maïga, ne peut relever de la traîtrise contre le Mali. Ce qui lui est fait est désormais la chose la plus mal vécue par nos concitoyens et par nos voisins. Qu’a-t-il jamais fait pour nuire à son pays ? Quel acte déloyal a-t-il une fois posé contre l’autorité du chef de l’Etat ? M5-RFP Mali Kura, M5-RFP Rectifié ou M5-RFP de je ne sais quelle étiquette, qui parmi ces mousquetaires peut lever la main et jurer qu’il n’est ni corrompu, ni repris de justice dans le cadre de la lutte contre la corruption déclenchée par le Président Alpha Oumar Konaré  ou dans d’autres affaires ? Un plein feu sur fait par mes soins sur chacun, c’est promis, en comparant leurs parcours sinueux à celui de Choguel. Mais à ces faux amis et autres faux aînés qui sont pressés que Me Mountaga Tall devienne vite le Premier ministre et qui m’accusent de briser l’homme, je dis : ‘’Soyons sérieux’’. N’est-il pas l’archétype de l’ambition contrariée ? De deuxième ou troisième force politique en 1992, son parti, le CNID-FYT, trône aujourd’hui en queue de peloton, après avoir perdu la quasi-totalité de ses cadres de valeur. Parlerons-nous des raisons ? Quelles sont les convoitises des ténors du M5-RFP Rectifié sur les postes vacants du CNT ? Encore et encore… Les semaines prochaines seront riches.

&nbsp;

<strong>Amadou N’Fa Diallo</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito :  En  véritable précampagne présidentielle !</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-en-veritable-precampagne-presidentielle-3068164.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/edito-en-veritable-precampagne-presidentielle-3068164.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/02/Gaoussou-Traore.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 27 Jun 2024 01:32:59 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Ce samedi 21 juin 2024, le Président de la Transition s’est rendu  dans la capitale du Kénédougou, l’un des poumons économiques  du Mali. Col Assimi y est venu  pour  lancer les travaux de construction de l’Université de Sikasso mais aussi,  le démarrage du Plan national de réponse à l’insécurité alimentaire.  Il en a profité pour  procéder  à l’inauguration du viaduc  sur  l’autoroute  qui traverse  la ville  et  celle  du stade Babemba Traoré complètement  rénové. A cette occasion, le Chef de l’Etat  a également  annoncé  les  constructions  des universités de Gao et de Tombouctou  qui  seront réalisées après celle de Sikasso.

&nbsp;

Il a promis  que Bandiagara aura  aussi son  université.  Aux populations  juvéniles, Col Assimi  a expliqué  que les  États généraux de l’Éducation ont initié  la réforme de l’école malienne  pour la formation de nouvelles élites au format patriotique et souverainiste. Mais il est à remarquer  que les  différents  discours bilan et perspectives, à Kayes et Sikasso,  comme récemment à Sirakoro Méguétan, Safo ou à Sélingué, lors de la pause de la première pierre des centrales photovoltaïques,  apparaissent clairement comme   une véritable précampagne présidentielle

&nbsp;

Eh oui  après  Kayes, c’était donc  le tour, le weekend dernier,  de Sikasso de recevoir  le Président de la Transition malienne. Comme dans la première  région  administrative,  Col Assimi Goïta, au-delà de l’inauguration  d’ Infrastructures,  était   venu  vendre  surtout  les « mérites »  de son Gouvernement de Transition. <strong>Mais   </strong>dans  la capitale du Kénédougou, <strong>  le Chef de l’Etat  s’est fait le devoir  de dénoncer   trois types de terrorisme  qu’est  confronté son pays,  en précisant que « les ennemis du Mali essaient de le nuire avec la violence meurtrière, le lynchage médiatique et les entraves économiques et financières ».  Il  a profité de son déplacement   pour  demander aux populations  du  Kénédougou, grandement mobilisées pour la circonstance,  de soutenir  le  projet de souveraineté   que son Gouvernement   porte  actuellement pour le Mali. </strong>

<strong>Assimi  serait-il  alors  un  candidat à la prochaine présidentielle ?</strong>

<strong>Si rien n’est pour le moment explicite,  de toute façon, ses activités et discours politiques le présagent.  Car, lors de tous ses déplacements à l’intérieur  du pays, le Président de la Transition aime  se faire  baigner par la foule. A la quelle, il  dresse l’état de la nation et annonce les perspectives d’avenir de sa gouvernance.   Ainsi  à Kayes,  il  avait  expliqué  </strong>que  l’audit du secteur minier a permis de récupérer bien de ressources qui se dissipaient illégalement. Et promis  que l’Etat va y suppléer au manque d’infrastructures dans la première région administrative.  Pour  réaliser des milliards  d’investissements  dans les domaines, notamment sanitaires et routiers pour un développement endogène et national. Sans compter  la construction et l’ouverture de deux centres de dialyse.  Idem pour  la relance officielle du trafic ferroviaire, tant attendue par les populations riveraines du rail.

À Sikasso, un des principaux bastions électoraux du  Mali, Assimi  a  rendu un  vibrant  hommage à la résistance coloniale des Sikassois, diligentée par  Babemba et Tiéba Traoré. Le défi énergétique ?  Le Chef de l’Etat a indiqué aux populations  que  son gouvernement  s’attèle à  le relever  avec des centrales solaires en cours de réalisation ou déjà réceptionnées. Bien sûr, il leur a parlé  aussi de l’impact  économique et énergétique des gisements de lithium  de Bougouni  et du reste du pays. Il n’a pas manqué de mentionner  ses œuvres sociales. N’est-ce pas de bonne guerre  pour Assimi de  s’offrir  un électorat important  lors de la future présidentielle ?

<strong>Gaoussou Madani Traoré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>L’œil de Le Matin : Aide&#45;toi, le ciel t’aidera</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/loeil-de-le-matin-aide-toi-le-ciel-taidera-3068143.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/loeil-de-le-matin-aide-toi-le-ciel-taidera-3068143.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2024/04/Moussa-Bolly.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 27 Jun 2024 01:32:12 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Matin</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[«<em>L'aide la plus noble et la plus utile est celle qui proviendra de nous-mêmes</em>» ! Telle était la conviction du regretté président Général Moussa Traoré (Président de la République du Mali du 19 novembre 1968 au 26  mars 1991 et arraché à l’affection de la nation le 15 septembre 2020). Après quelques années de pouvoir, il avait compris qu’autant nous ne devons pas tout attendre de nos PTF (rien de concret d'ailleurs), autant les citoyens ne doivent pas tout attendre de l'Etat, surtout en matière de développement à la base. Il en est de même pour l'individu qui ne peut tout recevoir de sa famille ou des autres. «<em>Aide-toi, le ciel t'aidera</em>» ! Dans le village de Dogoni (commune rurale de Sirakorola, région de Koulikoro) on partage cet adage et cette ferme conviction de feu GMT.

Cette communauté<strong> a </strong>inauguré son premier pont en pierre le 9 juin 2024. Un ouvrage entièrement financé par les habitants à travers l'association «<em>An Ka Ben</em>» (Entendons-nous). Le pont a coûté 15 millions de F Cfa avec un grand apport des populations côté main d'œuvre. Et sa durée de vie est estimée à 2000 ans environ. Cette population a compris qu'elle est la première à souffrir de l'absence d'une telle infrastructure. C'est elle qui souffrirait d'une éventuelle inondation et ses conséquences sociales et économiques.

Tout comme ce sont les habitants qui sont les premiers à bénéficier des avantages de la réalisation de ce pont. Convaincus et conscients de cela, ils se sont donnés les moyens (physique et financier) de réaliser ce rêve qui aurait encore mis des décennies à se concrétiser si c'est l’Etat qui devait le faire. Cela, pas seulement à cause d’un manque de volonté politique, mais parce des centaines d’autres localités sont dans le même besoin. Dogoni a montré la voie à suivre sans aucune intention de dédouaner l'État de sa responsabilité dans le développement local.

Certes que, à la place du pont, nous aurions préféré un pont-petit barrage de retenue d'eau pour démultiplier les avantages de la réalisation. En effet, un tel ouvrage peut se prêter à la pisciculture et au maraîchage en toute saison en assurant ainsi aux populations des revenus non négligeables. Mais, cela est sans doute un autre niveau de compétence car exigeant plus de moyens.

Aux responsables de la Collectivité territoriale, de la région et de l'Etat de réaliser cette phase en guise de prime à l'excellence et à l'auto-développement. En tout cas, par la réalisation de ce pont, les populations de Dogoni ont prouvé qu'elles comptaient sur elles-mêmes d'abord pour mériter le soutien de nous !

<strong>Moussa Bolly</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Éditorial : : Des hérons, non des anges !</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-des-herons-non-des-anges-3067703.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-des-herons-non-des-anges-3067703.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/09/Amadou-NFa-DIALLO.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 24 Jun 2024 01:34:04 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le National</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[L’Aïd el-Kabir, la Tabaski ou la fête du sacrifice du mouton, a précédé d’un jour le premier anniversaire du référendum du 18 juin 2023, l’éclipsant même quelque peu. Normal dans un pays où l’écrasante majorité de la population est de croyance musulmane. Mais au-delà de cette perception socioreligieuse, une certaine autre lecture aura vite montré que pour les Maliens, l’essentiel a été fait sur le plan politique avec la mobilisation massive à l’occasion du référendum à l’issue duquel le OUI l’a largement emporté, à plus de 91% des suffrages exprimés. Le Mali a sa nouvelle constitution élaborée par les seuls citoyens maliens pour les contraintes d’une nouvelle marche en avant ; elle a été promulguée le 22 juillet, moins de quatre semaines après. Le reste n’est qu’une question de timing tributaire certes de nombreuses contingences, mais toujours ayant en ligne de mire la défense du Mali dans ses frontières originelles, la souveraineté nationale et la primauté de l’intérêt dans toutes nos relations avec le monde. L’acquis le plus important dans toute la démarche nationale, depuis le 05 juin et le 18 août 2020, et aussi le 24 mai 2021, est que le peuple conscient est toujours en osmose avec son Armée. La preuve a été admirablement administrée le 07 juin 2021, puis le 14 janvier 2022, cette ayant même donné naissance à la Journée de la souveraineté retrouvée. L’Armée est la colonne vertébrale de la nation et quand elle est soutenue par le peuple, aucun ennemi, fusse la cohorte des démons descendus de l’enfer, ne peut résister devant elle. Telle est la leçon- et la fierté- que les FAMA nous ont donnée le 14 novembre 20203 en libérant Kidal, puis tout le nord du Mali, de l’emprise des forces du mal. Devise circonstancielle : « Ensemble, nous avons grand souci du Mali. Unis, nous le ferons triompher bravement en dépit de toutes les hostilités et nous en ferons le pays le plus envié ». L’accueil débordant et l’enthousiasme délirant qui ont sanctionné la visite du Président de la Transition à Sikasso le samedi dernier nous indiquent la voie pour resserrer nos rangs. Le chemin est encore long.

Raison pour laquelle nous plaidons pour le renforcement du tandem Assimi-Choguel. Le Président, Chef de l’Etat, Chef suprême des Armées, a le pouvoir discrétionnaire de nommer et de démettre son Premier ministre. Il n’est pas bienséant qu’un chef de gouvernement soit la cible permanente des mousquetaires dans les premiers cercles de la République. Or, autant le Mali est visé de toutes parts, autant le Premier ministre subit les assauts répétés d’officiels qui ne devraient pas les auteurs de ces coups. Au point que, ce qui n’était qu’un secret de polichinelle est devenu finalement, à l’intérieur comme à l’extérieur, un vrai sujet d’angoisse, de préoccupation. Ceux qui sacrifient aux religions cataloguées monothéistes savent que chez Dieu, la persécution est pire que le meurtre. Les Maliens observent avec amertume, nos voisins aussi. Pour ne pas répertorier tous les bolides, interrogeons-nous le bien fondé d’une bataille de récépissé concernant le M5-RFP, un regroupement comme le COPPO ou, entre autres, les regroupements qui ont poussé contre la Transition. Le sujet est aujourd’hui tant discuté qu’on a l’impression que c’est le plus grand de la République. Intervenant depuis Accra où il est en traitement médical par un billet dans nos colonnes, Son Excellence Bandiougou Gakou, ancien Doyen de la Faculté des Sciences Juridiques et politiques de l’Université de Bamako, défend l’honneur du Premier ministre pat un « Tchoguel et la loi scientifique des trois ‘’FAIRE’’ » et conclut qu’il est « L’icône des Cinq Colonels + 1 ». De même Madame Cissé Ramata Sissoko, égérie de la lutte citoyenne malienne, depuis Atlanta. Pourtant, des Hérons se prétendant Anges, le flinguent sans arrêt. Le héron est cet oiseau au très blanc, mais sous lequel on découvre une chair très noire. On a vu, par exemple, Me Mountaga Tall, avec l’impression butée d’un enfant longtemps sevré qu’il tient à téter avant de rejoindre les ancêtres, proclamer qu’il ne dispose d’aucun compte bancaire à l’extérieur, comme pour dire qu’il peut assumer la charge de PM en lieu et place de Choguel. Mais il oublie l’affaire Mariétou Palace pour laquelle son immunité parlementaire avait été levée, devenant le deuxième député malien à subir cette tristesse, après N’Golo Sanogo du PMD… On a lu le pamphlétaire Malick Touré déverser sa bile sur le chef du gouvernement. N’est-ce pas lui qui avait qualifié IBK de Roi UBU, puis recherché vainement ses faveurs, après avoir délaissé Soumaïla Cissé qui l’avait pourtant sauvé in extrémis de la mort en prenant en charge les frais d’hospitalisation pour une lourde opération ? Non, les hérons ne seront pas des anges !

<strong>Amadou N’Fa Diallo</strong>

&nbsp;

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito : Restriction des libertés au Mali</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-restriction-des-libertes-au-mali-3067756.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/edito-restriction-des-libertes-au-mali-3067756.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/08/Youssouf-Sissoko-diroub-Alternance.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 24 Jun 2024 00:02:52 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alternance</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Nul ne pouvait imaginer que 33 ans après l’avènement de la démocratie et de l’Etat de Droit, au prix d’énormes sacrifices, que le Mali allait se retrouver dans une situation très délicate s’apparentant à un Etat de non droit où beaucoup  de libertés qu’elles soient individuelles ou collectives se trouvent confisquées. Le Mali est désormais en peloton de tête des pays  où règne la loi du plus fort. En effet, après avoir dissout certains partis politiques et des associations à caractère politique, les autorités de la transition ont ensuite suspendu toutes les activités des formations et mouvements politiques en violation flagrante de la loi fondamentale qu’est la Constitution et à celle de la charte des partis politiques. Comme si ces actions antipolitiques, antivaleurs républicaines et illégales ne suffisaient pas les autorités de la transition, se cachant derrière ce décret de suspension des activités des partis politiques, ont fait une descente musclée au domicile privé d’un leader politique où se tenait une réunion d’un certain nombre des membres d’une plateforme dénommée Alliance du 31 Mars 2024.Ils ont été arrêtés  sans sommation, sans mandat d’arrêt et sans convocation au préalable. Les onze participants à cette réunion ont été conduits manu militari à la gendarmerie où on leur a signifié un chef d’accusation relatif à un projet de déstabilisation de la transition. Selon nos informations c’est le comité scientifique de l’Alliance du 31 Mars 2024 qui se réunissait pour peaufiner le plan d’action et mettre en place un règlement intérieur permettant la bonne  marche de l’organisation. Ils ont été appréhendés en possession de ces documents.

Au regard de ces agissements on peut affirmer sans risque de se tromper que les libertés n’ont pas été aussi malmenées  au Mali que sous la transition. Le hic est que les autorités après s’être glorifiées d’avoir fait adopter par la voie référendaire une nouvelle Constitution, sont les premières à violer cette même constitution en restreignant les libertés. Sinon comment comprendre que la loi fondamentale, garantissant à chaque citoyen des droits et des devoirs, puisse être violée comme c’est le cas aujourd’hui. On transforme du coup notre République en une République bananière. En effet, les 11 cadres, dont trois anciens ministres, des universitaires et des chefs d’entreprises, ont été interpellés au domicile privé d’un de leurs, alors qu’ils étaient en train de discuter de leur plan d’action et des stratégies à mettre en place afin d’atteindre un maximum de maliens pour leur expliquer l’indispensable  nécessité d’un retour à l’ordre constitutionnel. Quoi de plus normal pour un parti politique qui aspire gouverner, de réfléchir, d’analyser et de décrypter toutes les voies et tous les moyens légaux lui permettant de convaincre l’opinion du bienfondé de son combat. La raison d’être d’un parti politique  est d’animer la vie publique, de proposer des solutions et d’élaborer un programme décliné en projets de société susceptibles de satisfaire aux besoins du peuple. Sa mission première est la conquête et l’exercice du pouvoir. Donc vouloir empêcher un parti politique de mener des activités c’est véritablement lui ôter une substance indispensable à sa survie. C’est également une violation de la Constitution qui garantit le libre exercice des activités politiques.

En somme, par souci de stabilité, de cohésion sociale et de paix, les autorités doivent jouer au rassemblement de toutes les filles et de tous les fils du pays afin de parvenir à un large consensus autour d’un chronogramme raisonnable permettant de sortir de la transition. Tout autre acte serait illusoire, superfétatoire et contreproductif.

<strong>Youssouf Sissoko</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito : Quand une arrestation tourne en affaire d’Etat</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-quand-une-arrestation-tourne-en-affaire-detat-3066696.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/edito-quand-une-arrestation-tourne-en-affaire-detat-3066696.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/08/Youssouf-Sissoko-diroub-Alternance.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 10 Jun 2024 11:26:43 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alternance</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Le secrétaire Général du Syndicat National des Banques,  Assurances, Etablissements financiers, Micro finances et commerce du Mali, SYNABEF et de surcroit premier adjoint au Secrétaire général de l’Union Nationale des Travailleurs du Mali, UNTM, M Hamadou Bah a été placé sous mandat de dépôt pour faux et usage de faux. Pour rappel son arrestation fait suite à une plainte au Pôle économique et financier d’un membre d’un comité syndical de la Banque de Développement du Mali, BDM, affilié au SYNABEF pour faux et usage de faux. Il est reproché à M Hamadoun Bah d’avoir signé le Procès-verbal de renouvellement du comité SYNABEF de la BDM que le plaignant trouve illégal et illégitime. Une arrestation d’ordinaire banale, car ne concernant qu’un justiciable comme tant d’autres, mais qui est malheureusement en train de tourner en véritable affaire d’Etat paralysant totalement le pays.

En effet, la mise sous mandat de dépôt par le juge d’instruction du Pôle économique et financier du syndicaliste Hamadoun Bah, pas de moindre, car il est la deuxième personnalité de la plus grande centrale syndicale du Mali qui est l’UNTM, a suscité non seulement des vives réactions du monde syndical, mais aussi a paralysé le secteur bancaire, les établissements financiers, le secteur des assurances, des microfinances, les stations d’essence affiliées et même du secteur de transport. En effet, le bureau du SYNABEF sans aucune autre forme de préavis a décidé de l’arrêt immédiat de travail dans les secteurs ci-dessus cités et cela jusqu’à la libération totale de Hamadoun Bah, pas que lui seul d’ailleurs, car selon nos informations d’autres camarades de Bah sont eux aussi gardés dans un commissariat pour des faits de grève ou troubles à l’ordre public. Pourquoi une arrestation d’un justiciable comme tout autre justiciable fait couler beaucoup d’encre et de salives et paralyser le monde des finances et même tourner en guerre entre syndicats ?

Un bras de fer semble plus que jamais engager entre les syndicats des magistrats à travers le SAM et le SYLIMA et ceux des Banques à travers le SYNABEF soutenu par les autres syndicats et surtout par la plus grande centrale syndicale du Mali, UNTM. En effet, après la mise sous mandat de dépôt du secrétaire général du SYNABEF et premier adjoint au secrétaire général de l’UNTM, Hamadoun Bah, la température est montée d’un cran suscitant l’ire de ses camarades qui ne sont pas passés par mille chemins pour agir. Ils ont décidé de l’arrêt immédiat de travail jusqu’à la libération de leur camarade M Bah. Comme une réponse du berger à la bergère le Syndicat Autonome de la Magistrature, SAM et le Syndicat Libre de la Magistrature, SYLIMA, à travers un communiqué se seraient insurgés contre une solution à l’amiable et disent soutenir leur camarade juge d’instruction et ont demandé aux autorités de ne pas s’immiscer dans les affaires intérieures de la justice. Ce bras de fer entre syndicats n’arrange point le peuple qui, en plus de la souffrance qu’elle endure consécutive aux délestages, risque de broyer du noir surtout en cette veille de la fête de Tabaski. Dans les coulisses on aurait appris que l’arrestation de Hamadoun Bah serait un règlement de compte, car le tonitruant syndicaliste aurait tenu des propos controversés à l’égard de certains juges et de la justice  malienne en qualifiant certains juges de corrompus. Sinon comment comprendre que pour une simple affaire de renouvellement de bureau syndical, qui pouvait être réglé par les instances syndicales sans une interférence de la justice, puisse tourner à une arrestation d’un syndicaliste et pas de moindre. Ce genre de crises sont monnaie courante à la veille des congrès, tant pour les syndicats que pour les partis politiques, mais rarement la justice a été saisie d’un contentieux opposant deux comités, deux sous sections ou deux sections, les instances hiérarchiquement supérieures ont toujours tranché et cela conformément aux statuts et règlements. C’est dommage qu’une guerre d’égos puisse prendre en otage tout un pays.

<strong>Youssouf Sissoko </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito :  Trois ans, un bilan mitigé !</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-trois-ans-un-bilan-mitige-3066279.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/edito-trois-ans-un-bilan-mitige-3066279.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/02/Gaoussou-Traore.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 06 Jun 2024 01:35:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>La rectification de la Transition malienne, démarrée  en 2020, a trois ans révolus depuis le 24 mai. Elle survint après que le Président Bah N’Daw et son PM Moctar Ouane ont tenté, par un remaniement ministériel,  d’écarter des personnalités Clef du Comité National pour le Salut du Peuple (CNSP), notamment le vice-président Col Assimi Goïta, le ministre de la Défense Col Sadio Camara et celui de la Sécurité Intérieure, Modibo Koné, actuel Directeur de l’Agence Nationale de la Sécurité d’Etat (ANSE). Un  remaniement qui finalement  va provoquer leur chute. </strong>

<strong>Car le même jour, Col Assimi Goïta, l’ex vice-Président, et ses alliés vont alors s’emparer de l’effectivité du pouvoir Transitionnel. Ils prônent  ainsi la rectification  de la Transition et la Refondation de l’Etat du Mali, avec  un Gouvernement militaro-civil dirigé par Choguel Kokalla Maïga. Mais cette  Rectification de la Transition est-elle  vraiment en marche ? La Refondation de l’Etat,  tant prônée par les nouveaux maîtres du pays,  est-elle aussi une réalité  vécue par les populations? Les avis sont divergents selon que l’on soit un partisan du pouvoir ou un non partisan. </strong>

<strong>Depuis le 07 juin 2021, Choguel Kokalla Maïga dirige un Gouvernement dont figurent  les principaux  acteurs du Putsch qui a déposé le président IBK. Leur slogan, c’est la rectification de la Transition et la Refondation du Mali. Mais trois ans après, le parcours continu d’être  parsemé d’écueils avec un bilan indubitablement mitigé.  Les inconditionnels du Pouvoir transitionnel admettent  que la rectification de la trajectoire de la Transition a permis d’enregistrer des avancées substantielles sur les plans : défense, diplomatie et développement (les 3D). </strong>

<strong>Ils estiment que </strong>ces trois principes qui guident désormais l’action publique au Mali, ont permis aux  autorités de la Transition  d’être respectées dans le concert des nations. Mais aussi, le Pouvoir transitionnel et  ses partisans considèrent  que les prouesses réalisées par les Forces de défense et de sécurité (FDS) ont permis à notre pays de recouvrer l’entièreté de son territoire. Ce qui est bien attesté par la récupération en  2023 des localités telles que : Ber, Aguelhok mais notamment  Kidal. Toutes choses qui ont,  selon eux, suscité un immense espoir chez les Maliens.

Toutefois, d’autres citoyens  maliens ne semblent pas enthousiasmés par le bilan de la Transition. Tout en reconnaissant une avancée certaine sur le plan de la Défense et de la Sécurité, ces  maliens estiment que la Transition pouvait mieux faire. Ils font remarquer que les mêmes pratiques, que sont la corruption, le népotisme et le laxisme, sont toujours courantes et se sont même amplifiées.  Ils déplorent aussi un manque de vision politique des autorités  afin de pouvoir favoriser la recherche de  la paix et la réconciliation dans notre pays. Ils s’insurgent contre la caporalisation du pouvoir transitionnel. Qui a suspendu les activités des partis politiques et des Associations à caractère politique. Encore que ces maliens mécontents, sans être les détracteurs de la Transition,  déplorent le manque d’électricité aux entreprises qui sont désormais contraintes   de procéder à des licenciements de milliers de travailleurs. Qui viennent grossir le lot des chômeurs, déjà nombreux.

<strong>Gaoussou Madani Traoré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito : Bras de fer entre Assimi  et Choguel ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-bras-de-fer-entre-assimi-et-choguel-3065900.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/edito-bras-de-fer-entre-assimi-et-choguel-3065900.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/08/Youssouf-Sissoko-diroub-Alternance.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 03 Jun 2024 10:39:32 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alternance</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Les rumeurs de son départ imminent de la primature avaient fait le tour des salons feutrés, des bureaux, des grins, des ateliers et autres lieux publics, tout au long de la semaine dernière et pourtant il demeure toujours à son poste. Comme un Phoenix, cet oiseau mythique  qui renait toujours de ses cendres, le Premier Ministre Choguel K Maiga, puis que c’est de lui qu’il s’agit se maintient à son poste envers et contre tous. Pour combien de temps va-t-il encore résister et se maintenir à son poste ? Pourquoi le Président de la transition n’arrive-t-il pas à se débarrasser facilement de lui ?  Pour rappel la première tentative pour se débarrasser de lui a vraisemblablement  eu lieu pendant sa période de convalescence consécutive à sa maladie. Sa longue retraite sanitaire qui lui a tenu à l’écart de son fauteuil a failli lui coûter son poste. Mesurant les conséquences sociopolitiques de l’éviction du PM en état de convalescence, le Président Assimi Goita lui a balancé un vice premier ministre, en l’occurrence le Colonel Abdoulaye Maiga. Ce dernier, jouissant d’un capital-confiance de la part du Président de la transition fait feu de tout bois, se croyant investi de mêmes missions que le Premier ministre coupe l’herbe sous les pieds de Choguel K Maiga. Ce dernier qui aurait dû être tiqué dans son orgueil et son honneur pour rendre le tablier a plutôt fait le choix de s’accrocher en se contentant de la coquille vide. En effet, après avoir  échappé de justesse à la relégation, au lieu de renforcer le M5 RFP et de surcroît  se rapprocher de la classe politique, il a plutôt continué dans son aventure revancharde, avec des diatribes vexatoires contre le mouvement démocratique en général et les partis politiques en particulier, pensant pouvoir gagner l’estime et la confiance du Président de la transition. Aujourd’hui il est dans le collimateur de son patron qui a l’intention de le remplacer  sans coup férir, mais c’était sans compter sur la boulimie du pouvoir du PM, qui a fini par dire  un niet catégorique. Ce non qu’il aurait  opposé à la demande de démission à lui proposée par le Président de la transition a fini par créer une tension entre les autorités auteures du coup d’Etat qui sont désormais divisées entre pro et anti Choguel. Ce bras de fer va-t-il durer longtemps ?

Pour rappel, après une première tentative infructueuse de l’éjecter de son fauteuil primatorial, le PM a vu ses prérogatives réduites à leur strict minimum. Une deuxième tentative de mettre purement et simplement fin à son bail, en le poussant jusqu’à son dernier retranchement  a eu lieu lors du dernier remaniement ministériel où le PM qui a été reconduit de justesse n’a non seulement pas été consulté, mais il a été totalement désarmé car tous  ses fidèles lieutenants du M5 RFP ont été débarqués du bateau. Il dénoncera ce revers cinglant près de deux ans après la composition du Gouvernement, dans un mémorandum à polémique. Ce document qui a valu la mise sous mandat de dépôt de son signataire qui se trouve être un proche conseiller du PM, sonne le glas de la lune de miel entre Choguel et Assimi. C’est désormais un bras de fer qui est engagé entre le Président et son premier ministre. La question que l’on est en droit de se poser est celle de savoir pourquoi le Président de la transition tergiverse-t-il  à abroger le décret de nomination du Premier ministre ? La réponse est certainement à chercher du côté du Président de la transition qui, mesurant la capacité de nuisance de son PM et faisant face à l’opposition de certains des auteurs du coup d’Etat,  réfléchira mille fois avant d’abroger son décret. Le PM, selon son entourage, détiendrait des secrets qu’il serait prêt à dévoiler si l’on venait à se débarrasser de lui, ce qui pourrait affaiblir le Président Assimi Goita. Faux rétorque un proche du Président Assimi Goita. Ce dernier serait à la recherche d’un homme intègre et capable de rassembler les maliens autour des objectifs de la transition. Quant aux partisans du PM, a-t-il martelé, ils peuvent continuer à s’agiter, mais il n y a qu’un seul commandant à bord du Bateau-Mali c’est le Colonel Assimi Goita.

<strong>Youssouf Sissoko </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito :  Baroud d’honneur du PM !</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-baroud-dhonneur-du-pm-3065501.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/edito-baroud-dhonneur-du-pm-3065501.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/02/Gaoussou-Traore.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 30 May 2024 01:30:20 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Mieux vaut quitter ses fonctions   avec tous  les honneurs  que d’être débarqué  comme un pestiféré. Le PM Choguel Kokalla Maïga ne semble  pas partager  ce  sage  enseignement. Désormais honni par ses adversaires politiques, notamment du Mouvement démocratique.  Qu’il n’a de cesse provoqué  à travers ses nombreuses diatribes à eux proférées, le Fondateur du Mouvement Patriotique pour le Renouveau (MPR) ne serait  plus  aussi en sainteté  avec  les vrais détenteurs du pouvoir transitionnel, les militaires du CNSP. Mais pour autant, le PM ne se lasse pas  de multiplier  les sorties médiatiques avec ses  vidéomen, pour  démentir ce qui n’est  qu’un secret  de polichinelle. Il  s’accroche  tant bien que mal à son prestigieux  poste.

Choguel  est vraiment  en désamour avec les COLONELS. Le mémorandum   publié  par sa  propre famille  politique  (M5-RFP-tendancce Choguel), lors de la  commémoration des trois ans de la « rectification de la Transition »,  le vendredi dernier,  atteste  bien cette affirmation.  Celui-ci   dénonce  sans détour  des pratiques au sein du pouvoir transitionnel dont  le M5-RFP de Choguel  refuse  d’être les complices. De même que  les protégés  du PM rejettent  de nombreuses recommandations issues du Dialogue Intermaliens (DIM)  qu’ils qualifient   de «tendancieuses».

Comme si  cela ne suffisait pas, le clan Choguel dénonce aussi  la violation d’un «Pacte d’honneur»  qui serait scellé à Kati, le 24 Mai 2021, entre les ailes civiles et militaires de la Transition. Et,  s’insurge  contre  le limogeage et le remplacement de presque tous les ministres du M5-RFP, sans consultation ni proposition du PM. Si l’on en croit le mémorandum, leur champion n’aurait  pas été consulté  par les vrais détenteurs  du Pouvoir  lors du processus de création de l’AES. Le chapelet de frustration est très  long chez le PM et ses partisans. En raison donc de cela  et  au vu  et au su de certaines  réalités criardes,  avons-nous encore  le droit  de douter   que les jours de Choguel sont bien comptés à la Primature ?

Certainement  pas ! Néanmoins   le Chef du Gouvernement, conscient de sa fragile  situation,  a fait le choix  de livrer  un  baroud d’honneur avec  les jeunes colonels  pour préserver ce qui reste de son  prestigieux poste. Dont  lui-même reconnaît implicitement,   lors de certaines de ses sorties médiatiques, qu’il n’est plus qu’un « PM honorifique ».  Ce qui est une réalité d’autant que depuis fort longtemps, en l’occurrence depuis sa longue maladie, il  est éloigné du centre du pouvoir  transitionnel. Donc, ignoré dans les prises de grande décision par  un  Gouvernement dont il est  pourtant censé diriger.  Alors  que cherche-t-il en ne démissionnant pas,  pour in fine sortir par la GRANDE PORTE, si celle-ci   existe encore pour lui ?

De toute façon, le  PM  de la rectification de la Transition  est bien sur un fauteuil  éjectable. Et il vaut mieux  qu’il  quitte  ses fonctions   de PM avec  les honneurs avant  d’être débarqué  du NAVIRE  comme un pestiféré. Il a tout intérêt !

<strong>Gaoussou Madani Traoré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Sanakoroba, Safo, l’énergie propre</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/sanakoroba-safo-lenergie-propre-3065225.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/sanakoroba-safo-lenergie-propre-3065225.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2024/05/boukary-daou.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 27 May 2024 19:57:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[La direction de l’EDM a été dépassée par l’ampleur du problème énergétique, le département de l’Energie et de l’Eau aussi. Au delà, le Premier ministre Choguel Kokalla Maïga s’en remet au président de la transition Assimi Goïta pour faire la potion magique qui fera de la crise énergétique rien qu’un mauvais souvenir. Il en a la capacité et le secret, dit le Premier ministre à qui veut l’entendre. Mais une partie du problème est humain, si on dit à un affamé que le mil est arrivé du champ, alors qu’il veut manger du couscous, il fera la sourde oreille, et c’est explicable, «ventre affamé n’a point d’oreille». Mais tout ce qui est compréhensible n’est pas raisonnable, la vie est ainsi faite, qu’on le veuille ou non, certaines situations exigent la patience. La crise énergétique dans notre pays est de ce genre. Le besoin en électricité de Bamako et environs est de 440 MW, pendant que la production disponible est de 150 MW. Alors qu’on traverse l’âpreté de cette situation, le président Assimi Goïta lance la centrale solaire de Sanankoroba d’une capacité de 200 MW, fruit de la coopération énergétique entre Bamako et Moscou. Cette centrale sera suivie d’autres importantes.

La capacité actuelle de l’EDM provient de la production thermique à partir de ces dix citernes par jour, la production hydraulique de Manantali, Sélingué, les autres barrages, et les installations solaires, c’est dire que ces installations fonctionnent au rabais, avec des besoins non satisfaits d’entretien et de carburant.

La dépendance de la production thermique est sans doute le problème fondamental de la crise énergétique au Mali, mais qui est entretenue par certains milieux d’affaires, comme une source d’enrichissement: des intérêts particuliers brassant plusieurs milliards au détriment de l’Etat et des populations maliennes. Une tendance qu’il faut renverser, en se tenant prêt à faire face aux résistances malicieuses. La réduction drastique de la production thermique avec son corollaire de réduction des importations, de la fraude et de la surfacturation, provoqueront des grincement de dents et des réactions hostiles auxquelles l’Etat devra faire face avec détermination<strong>.</strong>

<strong> B </strong><strong>Daou</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito : Après la lune de miel entre Assimi et Choguel s’achemine&#45;t&#45;on vers la rupture avec fracas ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-apres-la-lune-de-miel-entre-assimi-et-choguel-sachemine-t-on-vers-la-rupture-avec-fracas-3065196.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/edito-apres-la-lune-de-miel-entre-assimi-et-choguel-sachemine-t-on-vers-la-rupture-avec-fracas-3065196.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/08/Youssouf-Sissoko-diroub-Alternance.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 27 May 2024 12:40:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alternance</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Après trois longues années de collaboration empreintes des moments de joie, de satisfaction et quelques fois de déceptions, Le Président de la transition Assimi Goita, semble décider à rompre avec son premier ministre Choguel Kokalla Maiga. En effet, selon nos informations après le Dialogue Inter maliens pour la paix et la réconciliation, les jours du PM seraient comptés à la primature.  Ces informations sont d’autant plus corroborées que les partisans du PM dans un mémorandum n’ont pas porté de gants pour fustiger ce qu’ils qualifient de trahison et surtout de violation du pacte d’honneur qui lie le Mouvement du 5 juin Rassemblement des forces patriotiques M5RFP, branche sociopolitique de la transition et le Conseil National pour le Salut du Peuple, CNSP, composante militaire. Dans un réquisitoire sans concessions le M5 RFP, tendance Choguel K Maiga a dénoncé avec véhémence la violation du pacte, à travers certaines pratiques, de la part de la composante militaire également contractante du pacte politique et d’honneur, à savoir la non implication du PM dans certaines prises de décisions, la composition du gouvernement le 1er juillet 2023 sans consulter le PM et pire encore la sortie du gouvernement des membres du M5 RFP lors dudit  remaniement. Ils ont aussi dénoncé un certain relâchement des termes du pacte. Comme si cela ne suffisait pas les partisans du PM ont également mis en cause certaines recommandations issues du Dialogue Inter maliens pour la paix et la réconciliation, qu’ils qualifient d’ailleurs de tendancieuses et d’inopportunes, comme entre autres la prorogation de la durée de la transition de 2 à 5 ans, l’élévation des 6 colonels au grade de général et la négociation avec les chefs des groupes terroristes. Au regard de tout ce qui précède on pourrait affirmer sans risque de se tromper que la rupture est totalement consommée entre le Président de la transition, le Colonel Assimi Goita et son premier ministre Dr Choguel Kokalla Maiga et que les jours de ce dernier seraient probablement comptés à la primature.

Pour rappel, le torchon a commencé à bruler entre les deux têtes de l’exécutif depuis le remaniement du 1<sup>er</sup>  juillet 2023 fait au nez et à la barbe du premier ministre sans qu’il ne soit consulté. Ce nouvel attelage de l’équipe gouvernementale a été fait sans les ministres du M5 RFP qui se sont presque tous vu éconduire. Curieusement cette déculottée n’a suscité aucune réaction virulente du PM, qui était pourtant en droit de protester voir de démissionner pour violation du pacte. C’est seulement maintenant qu’il dénonce cette violation, ce qui est une  incohérence. Les partisans du premier ministre Choguel K Maiga, dans leur fameux mémorandum ont également dénoncé des arrestations extrajudiciaires et surtout des militants du M5 RFP. Ce mémorandum semble être le médecin après la mort. Pourquoi attendre tout ce temps pour dénoncer les manquements au pacte ? Les partisans de Choguel K Maiga auraient dû dénoncer ces tares quand le PM était en bonne odeur de sainteté avec le Président de la transition ne serait-ce que tirer la sonnette d’alarme. Mais s’il faut attendre l’annonce de la fin de la collaboration pour faire un tel réquisitoire cinglant, cela s’appelle le médecin après la mort.

En somme, le Premier ministre, en totale disgrâce avec le Président de la transition, comme en témoigne le virulent mémorandum du M5RFP, semble traverser l’un des moments les plus difficiles de sa carrière politique. Son probable départ de la primature sonnera à coup sûr le glas de sa carrière politique, car en froid avec la classe politique après l’avoir jeté en pâture, le PM n’aura  aucun soutien de taille encore moins d’allié sur lesquels il pourrait se pencher pour rebondir encore.

<strong>Youssouf Sissoko </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Éditorial :   Trois ans déjà : quand le feu fait rage…</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-trois-ans-deja-quand-le-feu-fait-rage-3065142.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-trois-ans-deja-quand-le-feu-fait-rage-3065142.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/09/Amadou-NFa-DIALLO.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 27 May 2024 09:25:17 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le National</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Vendredi passé, 24 mai 2024, colonel Assimi Goïta a célébré de la meilleure façon le troisième anniversaire de la rectification de la trajectoire de la Transition. C’est ce jour, en effet, que son ingénieux agenda l’a amené à poser à Sanankoroba (à 30 kilomètres de Bamako, la capitale) la première pierre d’un dispositif énergétique bien adapté aux conditions climatiques du Mali, la plus grande centrale de la sous-région en la matière (200 mégawatts), qui sera donc bénéfique. Les avisés des questions énergétiques, si prégnantes par ces temps, nous rassurent que cette précieuse infrastructure, qui sera bientôt suivie par une autre à Safo, donnera toujours les fruits escomptés tant que le soleil sera présent au firmament, présence en permanence qui est d’ailleurs la particularité de l’astre au Sahel, ou que chaque fois qu’une lumière, fortuite ou ménagée, en vienne à la toucher. Retournée dans toutes ses couches, Sanankoroba brille donc déjà comme la promesse du recouvrement de la souveraineté énergétique du Mali, comme ce fut le cas l’année dernière avec la libération de Kidal (14 novembre 2023) et de toutes les localités du Nord. Vu seulement sous ces deux angles, en attendant d’autres actes patriotiques, le deuxième coup d’Etat, qui a rendu furieux et maboul Emmanuel Macron, Président de l’innommable pays, a été bien salutaire pour le Mali.

Le Ciel fait toujours bien d’envoyer souvent des hommes, sinon exceptionnels, du moins providentiels, pour faire renaître les grandes nations volées, pillées, martyrisées et jetées sous des tas de décombres. A ce titre, colonel Assimi Goïta est un destin qui relève des secrets de Dieu. Le général Yamoussa Camara, ancien ministre de la Défense, décrit ce fils de militaire, troisième d’une fratrie de neuf enfants, qu’il a eu en charge au Prytanée militaire de Kati, comme « réservé,  plutôt timide mais ambitieux, courageux et exigeant avec lui-même ». Le destin- oui le destin- fera le reste. Après avoir avalé beaucoup de couleuvres, selon toujours le général Camara, le jeune Assimi finit par intégrer les Forces spéciales, l’unité d’élite, son rêve. « Le sort lui confia la responsabilité d’en guider les premiers pas ». Et c’est encore le destin qui voulut qu’à la tête de cette unité, il mena le 20 novembre 2015, à 32 ans, l’opération de libération du Radisson Blue, hôtel de luxe à Bamako, pris en otage par des terroristes qui n’ont point de respect pour la vie humaine. Cette affaire n’était pas banale. En se rendant au siège de la représentation malienne à l’ONU, à New York, pour présenter sa compassion et sa solidarité, Ban Ki-Moon, le secrétaire général de cette institution, en a assuré le retentissement international. L’on comprend donc que trois ans après, le jeune officier Goïta, à 35 ans, soit désigné chef d’un commando chargé de détruire la base des terroristes dans le village de Toguéré Coumbé encerclé et sous embargo depuis six mois par les forces du mal, qui s’y comportaient comme à perpétuelle demeure. Mission parfaitement accomplie, qui permit en même temps de libérer dix-sept enfants séquestrés et d’apporter plus de 25.000 tonnes de vivres aux populations. Mission bien accomplie, mais pas finie. Au retour ce 05 octobre 2018 pour acheminer à Mopti les 17 gosses libérés, les criminels tendent une horrible embuscade au bateau à bord duquel le jeune commandant et ses compagnons d’armes étaient. Durs combats, atmosphère d’enfer durant quatre heures d’horloge, de 10 heures à 14 heures ; déculottée historique infligée aux assaillants. Et rappelons alors ce précédent épisode militaire significatif qui a vu le jeune Goïta, à 30 ans, un jour de  2013 à 05 heures du matin, donner l’assaut aux terroristes fortement installés à Diabali, non sans déjouer le plan des forces françaises qui n’étaient rien d’autre que la couverture pour les terroristes, sans compter la perfidie des gouvernants maliens. D'où, après, la décision juste des FAMA d'aller seules au feu, cette année 2013, pour libérer plus loin Anéfis, dernier verrou avant Kidal (notre éditorial n° 516 du jeudi, 23 mars 2023). On connaît à ce stade l’histoire du masque français tombant : le blocus fait aux FAMA !

Mais on ne peut fait l’impasse sur le fait que le troisième anniversaire de la rectification de la transition a été l’occasion pour le M5-RFP, l’allié stratégique du CNSP (Comité National pour le Salut du Peuple, aile militaire) de faire part de son amertume, de dire haut ce qui le contrarie, voire le blesse, dans le déroulé de ce qui est un pacte (un pacte étant toujours quelque chose de sacré), Ce n’est pas un fait banal. Aussi, voudrions-nous rappeler en la circonstance les propos du général Dénis Sassou N’Guesso s’exprimant dans un livre publié à l’occasion d’une campagne présidentielle : « Le pouvoir, quand on vous le confie, est une chose étrange. Il peut décupler vos forces, vous éblouir, vous rendre fou ou, au contraire, terriblement pessimiste. Il peut même rendre intelligent, on l'a vu! Mais, qui que vous soyez et quoi que vous fassiez, il vous met face à vous-même. Sans pitié. Certains grands hommes s'y révèlent, d'autres y échouent, mais quel que soit le résultat de votre action politique, vous resterez, en dernier ressort, l'ultime responsable. Quand le feu fait rage, il y en a toujours un, au bout de la chaîne, qui doit tenir la lance d'incendie ou jeter le seau d'eau. "The buck stops here", disait le président Harry Truman : après moi, il n'y avait plus personne. »

<strong>Amadou N’Fa Diallo</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>L&amp;apos;Oeil de Le Matin : Les damnés de la mal gouvernance</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/loeil-de-le-matin-les-damnes-de-la-mal-gouvernance-3064710.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/loeil-de-le-matin-les-damnes-de-la-mal-gouvernance-3064710.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2024/04/Moussa-Bolly.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 23 May 2024 01:50:19 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Matin</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Broyer du noir ! C’est le sport dans lequel les Maliens excellent beaucoup ces derniers mois. Et dans tous les sens du terme. Au fait, Energie du Mali (EDM SA) nous fait voir la vie de toutes les couleurs. Le calvaire va crescendo avec ventiler comme le verbe le plus à la mode offrant une résurrection aux traditionnels éventails. Ils sont nombreux les parents  qui se réveillent le matin les bras endoloris et le regard hagard comme un indécrottable shooter en manque de sa dose habituelle de cannabis. Que faire ? On a souvent d’autres choix que de ventiler les enfants pour les aider à fermer les yeux sans forcément trouver ce sommeil dont ils ont besoin pour être frais le matin et aborder la journée à l’école.

Malheureusement, nous ne trouvons généralement le réconfort et un brin d’espoir que dans le mensonge d’Etat. En effet, la persistance de la crise énergétique met à nue la démagogie dont se nourrit la promesse du <em>Mali Kura</em>. Chaque fois qu’on nous promet une amélioration, la situation s’aggrave le lendemain. Croyant à une crise passagère, chacun improvisa  une parade en fonction de ses moyens. Certains ont rivalisé (qualité, puissance…) dans l’achat de groupes électrogènes. Beaucoup de ces acquisitions se sont tues car on entend de moins en moins ronronner les groupes pour polluer (bruit et fumée) notre environnement.

Ceux qui tiennent encore le coup sont à l’agonie. A l’image de ces nombreuses entreprises ou activités socio-économiques qui sont à l’arrêt (en attendant de jours meilleurs) ou à l’agonie en ouvrant un boulevard au désespoir, à la précarité, à la  misère. Si l’on ne prend garde, le <em>Mali Kura</em> va pousser dans un champ de ruines, de misère aggravée par le chaos socio-économique. C’est comme la danse des possédés, on sait quand cela débute, mais on ne sait jamais quand la soirée prendra fin avant l’aube.

Pour le moment, nous sommes condamnés à faire bon cœur contre mauvaise fortune. Plus la situation perdure, plus deviennent perceptibles l’indifférence voir l’insouciance des décideurs. Nargué, le peuple est passé de l’indignation à la résignation. Résilience oblige ! Alors il faut se préparer à boire le calice jusqu’à la lie. Pour n’avoir pas tenu compte de l’alerte du syndicat d’EDM et de l’Untm, rappelant que nous sommes en train de foncer sur le mur, nous voilà dans l’impasse et privés du nerf de la guerre : <em>les moyens financiers</em> ! Nous avons remis tout en cause pour la souveraineté. Et cela en oubliant que les relations internationales, surtout d’Etat à Etat, ne se gèrent pas avec le gros cœur. Il faut du realpolitik et du pragmatisme pour satisfaire et préserver ses intérêts. Nous voilà avec notre souveraineté sans savoir qu’en faire ! Bon, nous préférons «<em>la dignité dans la pauvreté que l’esclavage dans l’opulence</em>».

Pendant ce temps, ceux qui nous poussent à la résilience sont préoccupés par tout sauf notre bien-être. Ils veulent prolonger indéfiniment la transition, faire la purge au sein des partis politiques et les sevrer de la manne financière de l’aide publique. En même temps, des gens désignés se prennent pour des élus du peuple en s’accordant des primes et des indemnités qui jurent avec la situation financière du pays. Que dalle ! Il faut bien se servir quand l’occasion se présente parce qu’on est pas sûr qu’une pareille opportunité va se représenter.

Toujours est-il que ces mêmes «<em>honorables</em>» nous rappellent à tout bout ce champ qu’il n’y pas de changements sans sacrifice. Oui, le sacrifice de la masse. Sinon les décideurs ont besoin d’évoluer dans le grand luxe pour mieux trouver la solution à nos problèmes et nous hisser dans l’ère du changement, nous projeter sous la lumière. Mais, qu’est-ce qui a réellement changé ? Il est vrai que nous avons aujourd’hui toutes les raisons d’être fiers de nos Forces de défense et de sécurité (FDS). On a également assisté ces deux dernières années à une moralisation des examens scolaires et académiques ainsi que du concours d’entrée à la Fonction publique. Et les œuvres sociales  du président de la Transition apportent un grand soulagement aux bénéficiaires.

J’en oublie certainement à cause de ma récente amnésie causée par un cerveau aujourd’hui altéré par la succession de nuits blanches nous privant de ce sommeil réparateur.  Mais, après ? C’est la léthargie ambiante avec un gouvernement qui excelle beaucoup plus dans la propagande que dans le concret. Le chef d’équipe en est la parfaite illustration lui qui, malgré les énormes défis auxquels son gouvernement doit faire face et que la majorité de ses concitoyens sont plongés dans le noir, trouve le temps et la lumière pour écrire un livre afin de solder ses comptes politiques. En véritable roi sans soucis, il vole la vedette à ses ministres par sa présence à toutes les cérémonies, même les plus insignifiantes. De belles opportunités pour jeter des flèches empoisonnées à ceux qui pensent autrement que lui et à amuser la galerie en enivrant le peuple de discours populistes.

Qu’à cela ne tienne. Le rusé renard est toujours utilisé, notamment par ceux à qui il sert de bouclier pour tenir les adversaires politiques à une distance respectable. Sans compter qu’un pouvoir à toujours besoin de marionnettes pour distraire les populations de leurs vraies préoccupations. Faut-il pour autant se jeter dans les bras des politiciens dont l’empressement à aller à l’ordre constitutionnel cachent mal la faim qui les hante aujourd’hui parce qu’ils sont éloignés de la table des convives ? Ils veulent la fin rapide de la transition pour reprendre leur sport favori : <em>gérer le pays selon leurs intérêts</em> !

Ils veulent le retour à l’ordre constitutionnel sans donner de gage aux Maliens. Ce qu’ils disent dans leurs discours ressemble à une sauce dont le client ne connaît aucun des ingrédients utilisés pour la concocter. Les Mandings disent qu’au lieu de s’en prendre à son point de chute, il faut plutôt en vouloir à là où on a trébuché. C’est de leur faute si nous sommes dans ce pétrin aujourd’hui. Nous sommes devenus les damnés de cette refondation parce que, ces dernières décennies, les choses n’ont pas été faites comme il se doit, le pays n’a pas été géré dans le sens des préoccupations et des aspirations du peuple. Ils ont cantonné la politique à la satisfaction de leurs désirs et de leurs ambitions.

Ils ont sacrifié une seconde fois les Martyrs en méprisant et en piétinant le résultat de leur lutte. Comme le dit un penseur, «<em>le plus dur, ce n'est pas vivre ce que l’on vit. Mais, c’est de ne pas savoir quand ça s’arrêtera</em>». Nous sommes condamnés à vivre dans le noir pour un long time. Pas seulement l’obscurité imposée par la crise énergétique, mais aussi celles de la mauvaise gouvernance du pays, de la cupidité et de la mégalomanie de ceux qui viennent nous caresser dans le sens du poil en se faisant passer pour des Messies soucieux de notre bien-être, de notre épanouissement. Et qui, dès que l’occasion se présente, nous assomment dans le dos pour préserver ce qui leur est cher : <em>leurs intérêts</em> !

«<em>Tout flatteur vit aux dépens de celui qui l’écoute</em>», dit la fable de Lafontaine (Le corbeau et le renard). Il en sera toujours ainsi tant que nous (le peuple) ne prendrons pas conscience de la force que nous représentons, que nous avons toutes les cartes en main pour distribuer ou redistribuer les rôles.  Si nous ne voulons pas continuer à être les damnés de la gestion politique de notre pays, arrêtons maintenant de nous lamenter, de nous indigner et de nous résigner. Agissons !

<strong>Moussa Bolly</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Éditorial :   Le trésor malien caché retrouvé dans les mains de la Mauritanie ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-le-tresor-malien-cache-retrouve-dans-les-mains-de-la-mauritanie-3064433.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-le-tresor-malien-cache-retrouve-dans-les-mains-de-la-mauritanie-3064433.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/09/Amadou-NFa-DIALLO.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Tue, 21 May 2024 07:21:42 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le National</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Un pan d’un territoire, ne mesurera-t-il qu’un centimètre carré, est un bien trop précieux qui ne peut être cédé pour rien au monde; il est à récupérer coûte que coûte, vaille que vaille. L’intensité des activités diplomatiques entre le Mali et la Mauritanie, avec des allures martiales bien perceptibles depuis les dernières semaines, indique quelque chose de très sérieux dans les relations entre les deux pays. Le minister des Affaires étrangères et de la Coopération internationale de notre pays, et son homologue en charge de la Défense nationale et des anciens Combattants, ont été les premiers à se render à Nouakchott en tant que porteurs d’une letter du Président de la Transition au chef de l’Etat du pays voisin. On n’en saura pas beaucoup, les observateurs les plus avisés en ont été à retourner les conjectures aux questions terrorists dans un context d’insécurité récuurrente. Puis, le chef d’état-major général des Armées maliennes s’est déplacé en personne pour aller voir les autorités mauritaniennes, ce qui a fait comprendre qu’au-delà des bisbilles sécuritaires, l’affaire est autrement plus grave. La démarche malienne, il faut la comprendre, s’inscrit dans la volonté d’éviter les accrochages au niveau des frontières, une guerre n’étant jamais une chose souhaitable pour d’évidentes raisons. Dans sa chronique du 12 mai 2024 sur la visite à Nouakchott du chef d’état-major général des Armées de la République du Mali, Boubou Mabel Diawara a, semble-t-il, levé un coin du voile sur ce qui es ten train d’être discuté entre les plus hautes autorités de nos deux pays. Il s’agirait litige frontalier où le Mali, pour de sérieuses raisons, découvre (ou redécouvre) que dans son extrême nord, il a été abusé d’une spoliation amorale dépassant tout entendement, qui porte sur une usurpation de son territoire d’environ 400 km2, voire plus. Ce qui ne manqua pas d’attirer notre attention puisque, dans notre edition du jeudi, 7 décembre 2023 (Le National n° 573), Dr. Moussa Dassé Mariko avait évoqué cette réalité dans un article intitule : "L’AES, DE L’ÉCONOMIE INTERNATIONALE À L’ÉCONOMIE ENDOGÈNE " dans lequel il avait signalé la modification de la carte du Mali depuis l’indépendance, fraude qui dure à nos jours, dans le sens de la réduction de l’étendue de notre territoire. Il s’y ajoute que Boubou Mabel, à la suite de l’Honorable Aboubacar Sidicki Fomba du CNT, est allé  jusqu’à affirmer que la Mauritanie exploiterait du minerai de fer situé en territoire malien, précisément à Zouerat, préalablement arrogé par malice du temps et d’esprit à son profit. Cette forfaiture partirait des latitudes au dessus des limites Sud de la frontière actuelle de la Mauritanienne avec le Mali. Ce qui, dans une lecture scientifique qui ne manquera pas d’être géostratégique, le Mali a été sevré de sa continuité territoriale sur l’Atlantique, entre les territoires sénégalais et Naar faisant face aux concessions gazières offshore en début d’exploitation. En plus, il est à observer que les limites actuelles Est de la Mauritanie mordraient avec voracité sur les possessions territoriales maliennes. Les anciens tracés frontaliers en font foi et ils seraient même catalogués comme tels dans les archives des Nations Unies. Ce qui n’est pas oubliable et qui tend à corroborer le hold-up fait sur une portion du territoire malien, c’est le souvenir confié par certains anciens qui ont mentionné les amertumes du Président Modibo KEÏTA sur le sujet, comme s’il en avait eu le temps, il aurait résolu proprement le problème. Rien n’est perdu. Les arrières petits-fils veillent sur la bergerie pour que les brebis perdues (territoire et populations) rejoignent l’enclos national, en dépit des menaces que les colonels pourraient être accusés de tous les péchés d’Israël et déférés devant leur CPI. C’est les méconnaître : sur les bancs du Prytanée déjà, ils ont tant étudié l’histoire nationale, sous-régionale et internationale. Les autorités mauritaniennes seront bien inspires d’admettre l’évidence pour corriger les torts du passé. En tout cas, un bon Mali se réjouissait que seule la bienveillance divine a pu réattribuer au Mali son trésor cache : l’actuel à la mer, au moment où nos informaticiens ont fait parler l’ordinateur du terroriste Hugo, benediction qu’on veut nous arracher au prix de tout l’or du monde. Nous en avons déjà tellement !

&nbsp;

<strong>Amadou N’Fa Diallo</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito : La crise énergétique plombe totalement l’économie malienne</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-la-crise-energetique-plombe-totalement-leconomie-malienne-3064341.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/edito-la-crise-energetique-plombe-totalement-leconomie-malienne-3064341.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/08/Youssouf-Sissoko-diroub-Alternance.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Tue, 21 May 2024 01:25:18 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alternance</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Depuis plus de 3 ans le Mali traverse l’une des crises énergétiques les plus gravissimes plombant totalement sa fragile économie. Tous les secteurs socioéconomiques du pays sont touchés. L’administration d’Etat censée être la vitrine du pays, fonctionnant au 1/3 de sa capacité est paralysée faute de courant. Les entreprises qu’elles soient publiques, parapubliques ou privées ferment leurs portes les unes après les autres, car elles sont en état de faillite à cause du manque d’énergie. Les industries agonisent si elles ne mettent la clef sous paillasson. Certaines industries ont essayé des solutions alternatives, comme les groupes électrogènes, elles ont fini par craquer car leurs maigres ressources financières ont pris un coup sérieux. Nous assistons aujourd’hui à des licenciements en masse des travailleurs des entreprises et industries. Que dire du secteur informel où des activités génératrices de revenus sont exercées  par des millions de citoyens ? Ils sont des millions de maliens à dépendre du courant car  exerçant des petites activités génératrices de revenus liées à l’électricité. Ces activités lucratives leur permettent de subvenir à leurs besoins vitaux. Tailleurs, menuisiers, soudeurs, blanchisseurs, revendeuses de glace, souffrent tous les martyrs à cause du manque de courant électrique. Nombreux sont aujourd’hui les maliens qui n’ont pas deux bons repas par jour. La crise socioéconomique bat son plein annihilant tous les efforts de résilience consentis par les citoyens. Ces derniers, dans leur écrasante majorité  sont à bout de souffle. De l’espoir d’une vie meilleure, au désespoir, après quatre ans de transition, aujourd’hui ils sont animés d’un sentiment de colère et ne demandent pas mille solutions aux autorités, mais juste le minimum pour pouvoir survivre. Le courant hier une chose banale, est aujourd’hui un luxe pour les citoyens. La banale question que l’on est en droit de se poser est celle de savoir si les autorités sont réellement conscientes de la gravité de la crise socioéconomique et surtout des conséquences ?

Cette question vaut véritablement son pesant d’or surtout quand on sait la prétention des autorités à s’éterniser au pouvoir envers et contre tout. Le fameux dialogue inter maliens vient de leur accorder un nouveau bail allant de 2 à 5 ans avec la possibilité pour le Président de la transition de se maintenir au pouvoir au-delà du délai que l’ancien premier Ministre Ousmane Issoufi Maiga et les autres délégués au Dialogue Inter maliens viennent de lui accorder. Le Colonel Assimi Goita est toujours attendu par son peuple après la remise des conclusions du dialogue inter maliens. Les maliens attendent de leur Président de la transition le traitement qu’il fera de ce document controversé qui ne fait non seulement pas l’unanimité, mais aussi qui laisse pantois plus d’un malien eu égard à la souffrance. Va-t-il faire fi de toutes les peines qu’endurent actuellement le peuple pour se donner un long timing encore à la tête de l’Etat ? Rien ne doit plus surprendre dans ce pays quand on sait que c’est au  moment où les maliens broient du noir que  les autorités se la coulent douce au sommet avec des budgets faramineux et un train de vie exorbitant. Aujourd’hui c’est un calme inquiétant qu’on observe en traversant la ville de Bamako. Sur les visages on ne pourrait  lire que de l’angoisse, de la peine, de la colère et même de la haine. Il revient aux autorités de savoir lire les faits et de parer au plus pressé en trouvant des remèdes aux maux les plus graves et aux préoccupations les urgentes. Sinon cette accalmie ne présage pas d’un lendemain enchanteur.

<strong>Youssouf Sissoko</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Éditorial :   À faire la guerre pour sauver notre patrie, nous triompherons avec toute la gloire !</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-a-faire-la-guerre-pour-sauver-notre-patrie-nous-triompherons-avec-toute-la-gloire-3063982.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-a-faire-la-guerre-pour-sauver-notre-patrie-nous-triompherons-avec-toute-la-gloire-3063982.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/09/Amadou-NFa-DIALLO.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 17 May 2024 07:42:40 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le National</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[« Ce n’est pas possible de nous vaincre éternellement. C’est une affaire d’un temps. Or, nous, nous avons tout le temps pour nous préparer, nous réarmer et pour combattre. Combattre, c’est notre habitude. Nous savons ce qu’est combattre. Nous ne sommes pas nés d’aujourd’hui, ni d’hier. Nous sommes profondément ancrés dans la terre de nos ancêtres ».  Lorsque le Doyen Seydou Badian KOUYATE affirmait en 2018 cette certitude, on a vu le visage des inguérissables envahisseurs le rictus méprisant et moqueur et, en appui de leur arrogance, le sourire narquois des suppôts du néocolonialisme, les nôtres. A l’époque, Serval, puis Barkhane, et autres G5-Sahel et Takuba servaient, depuis au moins six ans, de couverture commode aux actions terroristes de toutes sortes, dont la finalité recherchée n’était autre chose que la partition de notre Mali. Les armées étrangères étaient présentes chez nous comme installées à cette fin à perpétuelle demeure, après qu’on ait méthodiquement déstructuré notre armée nationale au point que, avec l’amertume qui fend le cœur du vrai patriote malien, le même Doyen Seydou Badian, au cours d’une émission avec Kassim Traoré en 2012, s’interrogeait presque en larmes : « Comment nos militaires vont se faire arrêter comme de vulgaires pique-niqueurs ? » Nous ne rouvrirons pas les plaies, mais nous ne pouvons pas oublier l’ampleur de l’hécatombe qui a été notre malheur, tant pour les militaires que pour les civils. Plus les forces internationales accroissaient leur nombre sur notre territoire, plus le spectre des violences et des massacres s’élargissait. Louons le Ciel, comme un hommage posthume à Seydou Badian et un baume formidable au cœur de tous les dignes maliens, les FAMA, cinq ans après la certitude de vaincre exprimée par l’auteur du célèbre roman « SOUS L’ORAGE » et non moins principale plume de notre hymne national, libéreront Kidal et toutes portions du territoire national sous séquestre des forces du mal. C’est cela le Mali : ne rien céder à l’ennemi qui ôte la dignité au vis-à-vis. A leur « Vaincre sans péril, on triomphe sans gloire », les Maliens poussent le cri : « A faire la guerre pour sauver notre patrie, nous triompherons avec toute la gloire ! »

Tel est notre devoir à l’heure où, à chaque aube, ouvrant les yeux, nous trouvons des lions debout devant nous. La déclaration de guerre faite récemment par l’ancien chef d’état-major des Armées françaises, général François Lecointre, nous interpelle grandement. Ce qui se passe concomitamment avec le voisin, la Mauritanie, se lit comme une énième preuve de ce que Pr. Boniface Diarra appelle « guerres par procuration » que les « psychopathes du profit » ne cesseront pas de fomenter contre nous pour s’emparer de nos immenses ressources et richesses diverses, potentialités indéniables pour une meilleure vie pour nous. Le Président de la Transition, Colonel Assimi Goïta, militaire pur jus qui ne saurait se laisser surprendre comme poltron, a dépêché auprès des autorités mauritaniennes une délégation de haut niveau pour prévenir et non supplier. C’est parce qu’il sait ce que c’est que la guerre, avec ses lots de souffrances et de détresse pour les populations et les armées. Seuls les inconscients la prennent à la légère. Le Français Montesquieu n’en voulait pas trop à ceux qui causent la guerre mais indexait gravement ceux qui ne font rien pour l’empêcher. Ainsi, à la suite du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, c’est le chef d’état-major général des Armées maliennes, Général Oumar Diarra, qui s’est rendu à Nouackchott, signifiait que le Mali travaille à la paix et non à la belligérance. Dans la leçon inaugurale qu’elle a prononcé à l’occasion de la rentrée de la troisième promotion de notre Ecole de Guerre le 29 décembre 2023, Pr. Sogoba Jacqueline Konaté, Directrice générale du Centre d’Intelligence Artificielle et de Robotique du Mali), disait : « Le coût de la Guerre se chiffre d’abord en nombre de victimes civiles et militaires, puis en termes de dépenses et de destructions matérielles, en passant par son lot de blessures émotionnelles. En outre, s’il est possible de connaître quand est-ce qu’une Guerre commence, l’expérience a démontré qu’il n’est pas aisé d’en déterminer la fin. » Et de citer deux dirigeants bien avertis de la question :  Le Général chinois, Sun Tzu (L’Art de la Guerre) 700 ans avant Jésus Christ), à 2400 ans de distance de nous, dans ‘’L’Art de la Guerre’’, disait : « La Guerre coûte cher, elle doit être le dernier recours pour la résolution d’un conflit ». L’ex Premier-ministre et ex Président israélien, le Général Shimon Peres, qui disait en 2017 dans ‘’Aucun rêve n’est impossible’’, le Général Israélien Shimon Pérès : « La paix est un but, un objectif digne que l’on poursuit, tandis que la guerre n’est que fonctionnelle, naissant d’une nécessité rétive. Nul être doué de raison ne peut préférer la seconde. Dès que la paix me paraissait possible, je la recherchais avec la plus grande énergie ». Sans doute, Colonel Assimi lit dans les bons bréviaires militaires, mais il n’aura pas peur.

&nbsp;

<strong>Amadou N'Fa Diallo</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito :  Des recommandations qui clivent !</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-des-recommandations-qui-clivent-3063857.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/edito-des-recommandations-qui-clivent-3063857.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/02/Gaoussou-Traore.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 16 May 2024 07:40:13 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Les rideaux sont tombés, depuis le vendredi  10 mai 2024,   sur le « Dialogue Intermaliens » (DIM). Dès ce lundi 13 mai 2024, le colonel Assimi Goïta, Président de la Transition, Chef de l’Etat, a solennellement reçu à Koulouba les conclusions de ces concertations nationales. C’était devant les membres du gouvernement, des institutions de la République, les gouverneurs de région. Et bien sûr, en présence  des membres du comité de pilotage du Dialogue Inter-Maliens. Cet exercice populaire, initié en décembre 2023 par le président de la Transition malienne, était censé à l’origine  donner  à l’ensemble des filles et fils du pays  la possibilité de discuter,  à cœur ouvert,   sur comment parvenir  à une  paix  pérenne pour  une  réconciliation nationale. Cela, pour  pouvoir aboutir, cette fois-ci, à un nouvel accord de paix et de réconciliation entre les maliens sans aucun intermédiaire extérieur.  Lequel  accord  se substituerait  aux accords d Paix et de Réconciliation,  issus du processus d’Alger.

Mais  dès les phases communales et régionales du « DIM », l’idée originale a  dérivé. Car, une majorité de  participants,  visiblement zélés et  très favorables à la Transition en cours,  ont imposé  le choix de discuter en priorité sur comment adouber les princes du jour. Les  nombreuses critiques d’intellectuels et   de politiques  maliens n’ont pu amener les organisateurs du « DIM » et ces participants   à recadrer  les débats lors de la phase nationale. Ce, afin que  cet exercice populaire puisse  in fine  se concentrer  à ses objectifs premiers, c’est-à-dire, comment trouver un substitut  aux fameux accords d’Alger.

C’est  pourquoi,  sans  surprise,   ces participants  zélés du « DIM »  ont majoritairement  proposé dans leurs  recommandations, une nouvelle prorogation du mandat de la Transition  de deux à cinq ans  voire d’une durée indéterminée. Mais  ces personnes, qui réfutent  le retour rapide à l’ordre constitutionnel  et qui poussent  le pouvoir transitionnel à l’autocratie, peuvent-elles vraiment se substituer  à l’ensemble de la population  du Mali, riche de plus de 20 millions d’âmes, pour  ainsi décider en lieu et place?

De toute façon, pour les  Parties signataires  de la Déclaration Commune du 31 mars 2024, la réponse est NON. C’est pourquoi, celles-ci  ont publié une déclaration pour  dénoncer «  la mascarade  de dialogue Intermaliens, initiée par les Autorités en place ». En substance, ces partis, groupements de partis et associations de la Société Civile  estiment que « les recommandations issues du « DIM » ne reflètent aucunement la volonté populaire, qu’elles risquent d’exacerber la crise politique nationale et de plonger notre pays dans une instabilité sociale sans précédent ».

Pour étayer  leur position  politique, les parties signataires du 31 mars  disent se référer de la nouvelle Constitution du Mali, promulguée suivant le Décret n° 2023-0401 du 22 juillet  2023,  qui dispose clairement  en son sein l’article 37 qui stipule : <strong>«  la souveraineté nationale appartient au Peuple qui l’exerce par se représentants  élus au suffrage universel direct ou indirect ou par voie de référendum. Aucune fraction du Peuple ni aucun individu  ne peut s’en attribuer l’exercice ».</strong>

En somme, d’un « DIM » qui devrait à l’origine réunir l’ensemble  des filles et fils du pays pour discuter de questions de sécurité, de paix et de réconciliation, l’on a dérivé  pour se retrouver  à  un « DIM »  dont les conclusions ne contribuent  qu’à  attiser   le clivage politique dans notre pays. Mais le Mali  avait-il vraiment  besoin d’un tel forum ?

<strong>Gaoussou Madani Traoré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Éditorial :  Bravoure, determination, stoïcisme : patriotisme, tout simplement !</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-bravoure-determination-stoicisme-patriotisme-tout-simplement-3063577.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-bravoure-determination-stoicisme-patriotisme-tout-simplement-3063577.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/09/Amadou-NFa-DIALLO.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Tue, 14 May 2024 06:51:20 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le National</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Les rideaux sont tombés le vendredi passé, 10 mai 2024, sur le Dialogue inter-Maliens. Au plan communal comme lors de la phase, cette grande assise a mobilisé autant les officiels de la République que les citoyens. Elle aura été comme un appoint aux Assises Nationales de la Refondation tenues il y a trois ans, qui ont balisé la nouvelle voie pour le Mali. Lorsqu’on fait la somme des aspirations et intentions citoyennes, le dialogue inter-Maliens a réussi à recommander clairement ce qui, pour de bons esprits, n’était qu’un secret de polichinelle, à savoir la prolongation de la Transition pour mieux refonder le Mali. Cette volonté conçue dans le cœur des Maliens avait été effectivement exprimée fortement à l’issue des ANR. Les hautes autorités, dans un flegme absolument malien qui remonte à la nuit des temps et qui qui prédispose qu’il n’est pas convenant de heurter outre mesure son partenaire, avaient envoyé d’importantes délégations aux instances de la CEDEAO pour leur expliquer le bien fondé de la décision des Maliens pour une Transition dont la durée se situe entre deux à cinq ans. Cette démarche, polie et sage dans son essence, a été curieusement mal accueillie par les dirigeants de l’organisation sous-régionale. Le Mali avait alors, en toute responsabilité, prit ses responsabilités en décrétant une durée de deux ans. Mais il convient d’admettre que dans les conditions historiques nouvelles, le timing le mieux calé peut être affecté par des aléas le plus souvent inattendus. Sinon, loin de relever de la manipulation des esprits, l’idée d’une Transition plus longue pour mieux réussir trottait dans les têtes, pour d’évidentes raisons. Pour le moins, le Mali n’existait réellement que sur quasiment 25% de son territoire originel, plus de 73% de celui étant sous la coupe réglée des groupes terroristes, séparatistes, indépendantistes, narcotrafiquants et cartels férus des ressources du sous-sol. Pour cette raison et pour bien d’autres évidentes les unes que les autres, le scientifique de haut vol, Diola Bagayoko, Professeur émérite qui totalise plus de 40 de vie de recherches et de succès aux U.S.A., avait suggéré une Transition qui ne se limiterait pas à deux ou trois ; c’était après avoir présidé, en bon patriote malien, les assises nationales de la Refondation dans l’enceinte de l’ambassade du Mali à New York. Intellectuel respecté que l’on ne peut soupçonner de se laisser corrompre comme un citoyen peu averti et peu conscient, Pr. Diola Bagayoko vit en plus dans le saint des saints de la démocratie, si l’on accepte que l’Amérique est sans conteste une référence en la matière. Son avis interpelle et ne cesse d’interpeller. Quant à l’élévation de six de nos héros au grade de Général, l’idée n’est pas non plus nouvelle. A l’Occasion des manifestations du premier anniversaire de la Souveraineté retrouvée le 14 janvier 2023 à Ségou, le porte-parole des sages de l’antique cité avait suggéré que le Colonel Assimi Goïta soit fait Maréchal du Mali !

Le dialogue inter-Maliens a pris fin quand le Mali se trouve toujours au milieu du gué, de plus en plus dans la ligne de mire des hostilités fomentées de l’extérieur, ne visant rien d’autre que nos richesses immenses et variées. Un général français, de surcroît ancien chef d’état-major des Armées françaises, a même laissé entendre récemment que son pays et l’Europe doivent envisager, sérieusement, de « revenir nous recoloniser dans les dix prochaines années ». C’est dire combien nous aussi, les Maliens et les Africains, notamment les Sahéliens, devons nous préparer à faire échec à ce projet funeste. C’est tellement possible et à notre portée !  Un général en vaut peut-être un autre, mais François Lecointre n’a certainement rien compris à la formulation de De Gaulle qui écrit dans son livre ‘’VERS L’ARMÉE DE MÉTIER ’’ : « Nul ne peut croire qu’un futur conflit doive ressembler, même de loin, à celui que nous avons vu. » Il est illusoire de croire que les envahisseurs puissent vaincre nos hommes au corps à corps, dans les airs, sur les sables et les collines. Tout compte fait, aucune reculade ne nous est autorisée, nos FAMA ne se laisseront pas surprendre. Nous ne serons plus vaincus. Il nous faut seulement la bravoure, la détermination, le stoïcisme : du patriotisme vrai tout simplement !

&nbsp;

<strong>Amadou N’Fa Diallo</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito : Tout ça pour ça ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-tout-ca-pour-ca-3063524.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/edito-tout-ca-pour-ca-3063524.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/08/Youssouf-Sissoko-diroub-Alternance.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 13 May 2024 00:39:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alternance</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Le Dialogue Inter Maliens, DIM a pris fin le vendredi 10 mai 2024 au Centre International des Conférences de Bamako, CICB sous le haut patronage du Président de la transition le Colonel Assimi Goita. Durant cinq jours les délégués venus de toutes les régions du Mali, du District de Bamako, de la diaspora ont discuté des différentes thématiques pour aboutir à des centaines voire des milliers de recommandations. En analysant de façon approfondie, sans acrimonie et sans passion on arrivera à la conclusion que  les différentes recommandations du DIM, sont  clairement la pale copie de celles du Dialogue National Inclusif, DNI, et aux recommandations des ANR, à quelques exceptions près. En français beaucoup plus facile le DIM est le copier collé du DNI et des ANR, excepté quelques recommandations, qui du reste, sont celles qui sont à la base de l’organisation de ce dialogue. En effet, les recommandations relatives à la prorogation de la transition de 2 à 5 ans, à la candidature du Colonel Assimi Goita à la prochaine présidentielle, à l’élévation au grade de général des cinq colonels auteurs du coup d’Etat plus un que sont Assimi Goita, Malick Diaw, Sadio Camara, Ismaël Wagué, Modibo Koné et Abdoulaye Maiga, sont celles qui ont été à la base de l’organisation de ce dialogue. Dans leur dessein machiavélique de mettre en mal la démocratie les délégués au DIM ont recommandé de supprimer l’aide aux partis politiques, de réduire leur nombre  et durcir les conditions de leur création. C’est pourquoi il y a lieu de se poser la question de savoir pourquoi tout ça pour ça seulement ? Pourquoi engloutir plus de 2 milliards de nos francs dans un dialogue pour aboutir à ces recommandations dont la plupart se trouve déjà dans le document du dialogue national inclusif et même celui des Assises Nationales de la Réfondation ? Ne pouvions-nous pas consacrer ces quelques milliards à la fourniture d’électricité, ne serait-ce que pour quelques jours afin de soulager la souffrance de ces pauvres populations qui broient du noir depuis des mois ?

Ce dialogue n’est juste que du vernis pour embellir la façade et se couvrir d’une légitimité afin de continuer allègrement la longue et interminable marche de la transition, sinon, à partir du moment où ils détiennent tous les leviers du pouvoir, où encore toutes les voix discordantes sont systématiquement réprimées et réduites en silence, ils auraient dû éviter d’organiser ce dialogue, à la fois budgétivore et sans grande incidence positive sur la population. En effet, pour beaucoup d’analystes, ce dialogue n’était qu‘un monologue entre partisans de la transition pour adouber le Colonel Assimi Goita et ses compagnons d’armes. La mise à l’écart des partis politiques, l’exclusion des ex rebelles, celle des groupes armés terroristes en sont les parfaites illustrations de cette volonté d’aller à un dialogue dont l’ultime but était de renforcer les tenants actuels du pouvoir. L’on pourrait affirmer sans risque de se tromper que les fruits ont tenu la promesse des fleurs pour les gouvernants  car et les délégués et les invités dans la salle, lors de la cérémonie de clôture, ont donné leur quitus. En tout cas à en juger par l’enthousiasme et le tonnerre d’applaudissements, on peut affirmer que l’auditoire était acquis à la cause du Président de la transition Assimi Goita. Par ce dialogue, le Président de la transition semble ajouter une nouvelle corde de légitimité à son arc. Le Colonel Président de la transition pense-t-il réellement avoir le bon bout au sortir de ce dialogue inter maliens avec cette énième prorogation de la durée de la transition ? A-t-il réellement intérêt à s’éterniser au pouvoir sans consulter le peuple à travers des élections libres et transparentes ? N’est-il pas en train de filer du mauvais coton ?

En définitive, si tant est que le Mali est la priorité des autorités, elles ne doivent plus prolonger la souffrance des maliens en voulant s’éterniser au pouvoir sans élection. Il urge aujourd’hui pour le Mali d’avoir un minimum de consensus autour d’un chronogramme fixant la date des élections. Tout autre discours est fallacieux, opportuniste et contre-productif.

<strong>Youssouf Sissoko</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito :  Pourvu que ce DIM serve à quelque chose !</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-pourvu-que-ce-dim-serve-a-quelque-chose-3063082.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/edito-pourvu-que-ce-dim-serve-a-quelque-chose-3063082.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/02/Gaoussou-Traore.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 09 May 2024 08:59:18 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Le lundi 6 mai 2024, les travaux de la phase nationale du Dialogue Inter-Maliens (DIM)  ont débuté au Centre International de Conférences de Bamako (CICB).  C’était  sous la haute présidence du Chef de l’Etat, Col. Assimi Goïta, seul l’ancien Président par Intérim du Mali, Prof Dioncounda Traoré,  était présent à la cérémonie d’ouverture. La quasi-totalité  des autorités religieuses et des légitimités traditionnelles, des représentants des missions diplomatiques accréditées au Mali, des délégués venus de toutes les régions du pays et bien d’autres invités ont sacrifié à la tradition. Mais lors de cette phase finale du DIM, comme ne cesse de déclarer le président de la Transition, l’inclusivité pourra-t-elle   être une réalité afin que l’ensemble des fils et filles du pays puissent se parler en toute liberté et sans intermédiaire quelconque ?</strong>

<strong>Il est   à  noter   que cette ultime phase  démarre avec une fausse note,   les deux autres anciens  Chefs d’Etat en vie, Alpha Oumar Konaré et Bah N’Daw  ayant fait le choix d’être absents à la cérémonie d’ouverture. Ces deux  hautes personnalités de l’Etat  avaient aussi refusé de recevoir à leurs résidences, le président du Comité de Pilotage du DIM. Ce qui en dit long. Alors que,  nous ne cesserons de le rappeler que  les ténors des principales formations politiques du Mali sont laissés à quai  depuis le début  du   processus de dialogue. Lequel, dans sa phase communale et régionale, avait  complètement  déraillé de son objectif premier : </strong><strong>comment parvenir à un  Dialogue sincère pour la paix et  la réconciliation nationale.</strong>

Oui Col Goïta, il  est bienséant  que « se parler en toute franchise (et sans intermédiaire) pour pouvoir  proposer des solutions idoines pour sortir définitivement  le Mali de la crise, recoudre le tissu social et renforcer le vivre ensemble »,  doit être évidemment  l’idéal profond de tout  bon citoyen malien. Ce notamment, si  c’est pour  dessiner une nouvelle architecture de la paix et de la réconciliation nationale selon les réalités, les valeurs et les intérêts propres des populations maliennes, inspirés par les trois principes qui guident désormais l’action publique dans notre pays à savoir : <strong>le respect de la souveraineté du Mali, le respect des choix stratégiques et des partenaires, la défense des intérêts du peuple malien dans les décisions prises</strong>. Mais, en somme, un dialogue  qui a commencé alors que des acteurs politiques majeurs  sont délibérément laissés à quai, parce que honnis  par une partie de l’opinion publique et des décideurs actuels,  peut-il  vraiment devenir (par magie !!!)  inclusif ?

De toute façon, osons espérer  que la synthèse des débats  puisse refléter  les vrais soucis de paix et de réconciliation dont notre pays a  tant besoin. Ce, afin que ce DIM (puisqu’il y en aura  certainement  d’autres  dans l’avenir, après le DNI et les ANR) puisse au moins  servir  à quelque chose pour la décrispation de la vie sociopolitique.

<strong>Gaoussou Madani Traoré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito : Le Gouvernement et le CNT, deux gros cailloux dans la chaussure de la transition</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-le-gouvernement-et-le-cnt-deux-gros-cailloux-dans-la-chaussure-de-la-transition-3062803.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/edito-le-gouvernement-et-le-cnt-deux-gros-cailloux-dans-la-chaussure-de-la-transition-3062803.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2022/01/Youssouf-Sissoko-dirpub.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Tue, 07 May 2024 12:31:28 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alternance</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Incompétence, arrogance, mépris, voici ce qui caractérise aujourd’hui le gouvernement et le CNT, deux organes importants de la transition, en termes de préséance des institutions. Mais, jamais le Mali, qui est à sa troisième transition depuis l’avènement de la démocratie, n’a connu de tels organes, à la fois incapables de jouer leur rôle. Le gouvernement peine à résoudre les problèmes les plus élémentaires des maliens et les membres du CNT au lieu de jouer le rôle de sectionnelle vigilante, se comportent  arrogamment vis-à-vis du peuple, comme s’ils étaient en territoire conquis. C’est pourquoi des voix commencent à s’élever pour demander purement et simplement la dissolution de ces deux organes qui créent plus de problèmes que de solutions. Le Gouvernement dirigé par le Premier Ministre Dr Choguel Kokalla Maiga a montré toutes ses limites au regard de la multiplication des défis et du manque de solutions. Excepté quelques ministres qui se battent tant bien que mal, la grande majorité de l’équipe est véritablement à court de solutions aux multiples problèmes qui assaillent notre pays. En effet, malgré que le ministre de l’économie et des finances se batte pour renflouer les caisses de l’Etat, l’économie ne se porte pas du tout mieux, faute des ressources financières et d’autres facteurs comme l’énergie. Les entreprises, principales pourvoyeuses d’impôts et des ressources financières sont en difficultés si elles n’ont tout simplement pas mis la clef à la porte pour fermer.  La santé, l’éducation, l’eau et l’électricité, bref les services sociaux de base manquent cruellement, quand les autorités vivent dans un luxe insolent, avec des budgets qui n’ont guère connu une diminution. Elles se la coulent douce quand les populations triment dans une misère noire sans espoir d’un lendemain enchanteur. Les jeunes diplômés ou non diplômés sont à la recherche d’emplois et broient du noir fautes de perspectives. Au regard de tout ce qui précède peut-on encore espérer sur cette équipe gouvernementale qui a montré toutes ses limites face aux multiples défis ? La réponse est sans nul doute non. Par conséquent il revient au Président de la transition, le Colonel Assimi Goita, la prérogative de dissoudre ou de laisser cette équipe mener le bateau Mali à la dérive.

Quant au CNT, l’organe législatif de la transition, normalement haut lieu des débats contradictoires et constructifs, institution de veille et de contrôle de l’action gouvernementale, structure de défense des intérêts exclusifs du peuple auquel il tire sa légitimité, a non seulement dévié de cette trajectoire, mais aussi et surtout s’est discrédité. Pour rappel la Cour Constitutionnelle a levé toute équivoque sur le statut des membres qui composent le CNT qui passent désormais pour des conseillers au lieu de députés. Ces derniers qui auraient dû pleinement jouer le rôle des députés, même s’ils ne peuvent pas se prévaloir de ce titre, pour prouver au peuple qu’ils sont de patriotes désintéressés prêts à le servir, ils se sont plutôt livrés à un combat pour la préservation de leur chapelle. Les intérêts personnels ont pris le dessus sur les intérêts collectifs, sinon comment comprendre que des conseillers, non élus, puissent s’octroyer les mêmes avantages que ceux qui ont été élus et qui ont des bases. Ce qui est encore aberrant c’est que les conseillers n’ont jamais joué véritablement leurs rôles de législateurs et de contrôleurs de l’action gouvernementale. La polémique qui a enflammé les réseaux sociaux était relative aux primes, indemnités et autres avantages faramineux qu’ils se sont octroyés, dignes d’élus des pays du golfe où le pétrodollar coule à flot.  Si la Cour Constitutionnelle a permis de savoir le traitement exorbitant des conseillers du CNT, elle n’a pas été courageuse pour dénoncer et juger ces primes antis constitutionnelles, comme elle en avait fait concernant le statut de député qu’ils avaient revendiqué en son temps. La balle est encore et toujours dans le camp du Président de la transition. La Constitution lui donne mandat de dissoudre les deux organes sus- cités, afin de mettre en place une équipe gouvernementale compétente et un CNT inclusif avec des membres désintéressés, intègres et compétents, capables de mener à bon port le bateau de la transition.

<strong>Youssouf Sissoko</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Éditorial :  Nuire, le verbe fondamental du catéchisme français</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-nuire-le-verbe-fondamental-du-catechisme-francais-3062623.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-nuire-le-verbe-fondamental-du-catechisme-francais-3062623.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/09/Amadou-NFa-DIALLO.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 06 May 2024 10:08:15 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le National</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[La France est à l’os, de plus en plus, dramatiquement même. Responsable à ses yeux de cette descente inexorable aux enfers, le deuxième coup d’Etat perpétré au Mali le 24 mai 2021, dont on s’apprête à vivre le troisième anniversaire dans moins de trois semaines, qui a ruiné les espoirs de l’Elysée et de l’Hexagone, Emmanuel Macron ayant été à seulement deux doigts de récupérer, neuf petits mois après, la première transition au Mali instaurée après la chute, le 18 août 2020, de son dévoué Ibrahim Boubacar Keïta, francophile dans l’âme. De cette tragédie bien française qui s’est jouée au Sahel, précisément dans le vieux Soudan (Mali pour ne pas le nommer), il y a un coupable qui ne peut bénéficier d’aucune grâce, le deuxième Klaus Barbie quoi ! Nicolas Normand ne disait-il pas alors que l’unique solution qui s’offrait à la France, c’est de neutraliser le ‘’nazi’’ de Kati ou de Koulouba, où qu’on le trouve ? Bref, Colonel Assimi Goïta est l’ennemi mortel, éternel, de la France. Tant qu’il est là, avec son régime, il n’y aura pas de répit, la traque ne faiblira pas. Le Mali, son pays, reste dans le collimateur des Français, dans leur ligne de mire. La France est dans la panade ; empêtrée en Ukraine, elle a perdu pied au Sahel. Adieu les ressources du sous-sol de Kidal, Ménaka, Ber, Tessalit, Taoudéni…! Deuil consommé mais vivace, la France a perdu Gao, sa principale base militaire hors de l’Hexagone ! Le centre du Mali, avec toutes les promesses grandioses dont il recèle, est perdu pour de bon ; il a repris l’antique nom de Liptako-Gourma, sous le drapeau des perspectives heureuses que construit l’Alliance des Etats du Sahel (A.E.S.). Au Burkina Faso comme au Niger, le ciel ne s’est pas moins dérobé sous les pieds de la France, singulièrement la perte de l’uranium, à Imrarène, la plus grande mine à ciel ouvert de cette richesse. Le Mali a appris à l’Afrique comment gifler le diable, il faut lui couper la main. La guerre est ouverte. La France ne cessera de concevoir des plans d’attaque complexes, il faut s’y préparer et y faire face avec détermination et stoïcisme. Le nouveau front ouvert, avec la complicité de la Côte d’Ivoire, le malheureux voisin qui a toujours comme une arête dans sa gorge l’ineptie historique d’avoir envoyé des expéditionnaires pour abattre la Transition malienne, est sur le plan économique. Le stratagème consiste à encourager les éleveurs maliens, sous le prétexte fallacieux- et bien criminel- d’une aide en faveur des éleveurs maliens afin qu’ils franchissent la frontière pour aller sédentariser en Côte d’Ivoire. Pour cette attaque économique d’un genre inédit, la France et Alassane Dramane Ouattara, à travers une ONG (créée pour la cause ou détournée de sa vocation première ?) mobilisent cinq millions d’euros pour décimer notre cheptel, immense richesse aux potentialités nombreuses.

Les hostilités sont déclenchées, il nous revient de parer à tous les coups possibles sur ce front-là. En ne perdant surtout pas de vue que le verbe fondamental du catéchisme français, c’est nuire, toujours nuire, avec des méchancetés sans renouvelées. Première fille de l’Eglise, la France s’est malheureusement dans la nuisance depuis des siècles ; elle ne connaît pas autre modus operandi. Il n’y a qu’à rappeler l’embargo décidé contre notre pays le 09 janvier 2022, dont Emmanuel Macron s’est réjoui parce qu’inédit, qui n’a pu être qu’avec la complicité de nos « chers frères de l’Afrique de l’ouest », homologué par l’U.A. et légitimé ine fine par les Nations Unies. Il n’y a qu’à rappeler les attaques avec les contrefaçons de la nouvelle monnaie guinéenne opérées par la France pour inonder la Guinée du Président Ahmed Sékou Touré. Chaque Malien est appelé à rejoindre les remparts : faire comprendre à nos éleveurs que répondre aux sirènes ivoiro-françaises de sédentarisation hors de nos frontières ne sera rien d’autre que trahir la patrie. Que les parents dissuadent les enfants de succomber à la tentation ; que les enfants promettent aux parents de demeurer de dignes Maliens ; que les épouses soient de bonnes conseillères aux maris éleveurs ; que chaque citoyen joue le rôle déterminant de faire échec au plan diabolique. Le Mali est un grand pays parce que son peuple est digne !

&nbsp;

<strong>Amadou N’Fa Diallo</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Éditorial :  Préventivement, ce que nous devons faire !</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-preventivement-ce-que-nous-devons-faire-3062315.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-preventivement-ce-que-nous-devons-faire-3062315.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/09/Amadou-NFa-DIALLO.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 03 May 2024 07:26:37 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le National</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[En s’exprimant dernièrement pour dévoiler la nécessité pour la France et l’Europe de recoloniser l’Afrique, espace absolument vital pour elles, l’ancien chef d’état-major des Armées françaises, général François Lecointre, n’a pas fait que jeter un pavé dans la marre. Il a tout simplement dévoilé la quintessence des débats dans lesquels sont mobilisés les décideurs politiques et militaires dans cette Europe qui n’a cure d’aucun humanisme ni de respect d’aucun droit de l’homme. Le partage de l’Afrique par elle (1884-1885 à Berlin)  ne remonte pas si loin dans l’histoire, moins de 200 ans, malgré que 100 ans avant, 1789, il y a la prise de la Bastille, évènement qui sera mondialement retenu comme la Révolution française qui, elle, ne résistera pas trente ans au retour de la nouvelle féodalité, avec l’avènement d’un Empereur Napoléon.  Aux peuples d’Asie, d’Afrique, d’Orient, l’Europe aura fait d’abord subir cinq siècles d’atrocités de tous genres, blessures impossibles à cicatriser. La France, elle, pour ne pas remonter trop loin, aura infligé 132 ans de colonisation à l’Algérie et 75 ans à l’Afrique au sud du Sahara, ce pré carré sans les hommes duquel les nazis auraient fait disparaître jusqu’à la langue française malgré d’abondantes productions de l’esprit dans une tranche d’histoire appelée Siècle des Lumières.

Mais l’ADN français est ainsi fait : sans l’exploitation éhontée des pays loin situé, l’Hexagone ne peut jouir tranquillement du confort et d’autres agréments de la vie. Il faut donc aller subjuguer ailleurs, mutiler, tuer, voler, emporter tous les biens. Le général Français Lecointre n’a rien dit d’autre. Il y a seulement dix ans, un de ses frères d’armes avait dit aussi brutalement ce que, lui, il a récemment développé par circonlocutions. Le général Jean-Pierre Palasset (1er août 2014- 31 juillet 2015) a été aux commandes des troupes françaises en mission de déstabilisation de l’Afrique. Il commandera la Force militaire française de Barkhane en 2016. Commis pour la mission de maintenir l’Afrique dans le giron français, à sa prise de fonction, il sillonnera tout le Sahel. A Faya-Largeau, au Tchad, il tiendra à ses troupes un discours mémorable : « Nous étions ici (en Afrique pendant la colonisation), il y a 100 ans. Nous sommes partis il y a 60 ans (au moment des indépendances). Nous sommes de retour pour 1000 ».

Tel est le mot d’ordre français, le plan, l’objectif. Mais un sergent des Armées du Sahel a une réaction en laquelle nous reconnaissons notre sang de patriote descendant de guerriers indomptables. Il nous dit dans un courriel : « C’est une déclaration de guerre. Eh bien, préparons la guerre. Ce qu’il nous faut maintenant préventivement, c’est de préparer les Armées du Sahel à aller, dans les cinq ans, clouer au sol les Armées françaises et européennes. Pas question de nous laisser surprendre. Nous avons le savoir, les alliés, la détermination. Prenons les devants, nous ne devons pas nous laisser recoloniser. C’est fini cette merde ! »

<strong> </strong>

<strong>Amadou N’Fa Diallo</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito : le CNT ou le Dindon de la farce</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-le-cnt-ou-le-dindon-de-la-farce-3061944.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/edito-le-cnt-ou-le-dindon-de-la-farce-3061944.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2022/01/Youssouf-Sissoko-dirpub.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Tue, 30 Apr 2024 02:31:02 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alternance</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Le débat, qui a fini par se transformer en  polémique,  sur les primes et autres indemnités des membres du CNT ne cesse d’occuper le devant de la scène politique malienne depuis la semaine dernière. Tout est parti de l’arrêt de la Cour Constitutionnelle en date du 18 Avril 2020 relatif à la loi organique portant indemnités, avantages et autres traitements des membres du Conseil National de Transition, CNT. En effet, les membres du Conseil National de Transition avaient adopté à huis- clos un projet de loi octroyant des salaires, indemnités et avantages à ses membres  pour l’année 2024. Cette loi scélérate a été votée à l’unanimité de tous les membres du CNT présents à savoir 132 pour 0 voix contre et 0 abstention. La loi votée par les membres du CNT devrait servir de base légale pour couvrir les dépenses similaires engagées depuis la mise en place du CNT.

La Cour Constitutionnelle gardienne de la constitution avait été saisie par le CNT pour approbation de la dite loi organique. Cette dernière dans un arrêt datant du 18 avril 2024 l’a recadré en demandant une reformulation du texte original et des précisions chiffrées des montants desdits avantages, indemnités et autres traitements à attribuer aux membres du CNT.  En attendant la reformulation desdits termes la polémique enfle en ville et sur les réseaux sociaux. Cette polémique a fini par devenir une guerre larvée entre les membres du CNT et certains citoyens auxquels deux des conseillers se sont attaqués.   Pour de nombreux observateurs de la scène politique malienne cette polémique n’en vaut vraiment pas la peine étant entendu que le CNT, bien que non élu, joue pleinement le rôle des députés, donc ils méritent les mêmes émoluments que les parlementaires élus, à quelques exception près. Pourquoi leur faire ce procès d’intention alors même que les autres organes de la transition se la coulent douce. Le Président de la transition continue de prendre les mêmes indemnités que le Président IBK, ce dernier a été pour autant élu et voyageait beaucoup, à savoir 150 millions de F cfa, soit 1milliard 800 millions par an, sans compter les autres avantages. Quant au premier ministre il bénéficie d’au moins 75 millions de F CFA d’indemnités sans que cela n’émeuve personne. Pourquoi alors faire un procès d’intention au CNT en épargnant les autres organes de la transition ?

Pour les opposants de la transition à l’image des  parties signataires de la déclaration du 31 Mars, les membres du CNT auraient dû d’abord jouer leur rôle de parlementaire en contrôlant non seulement l’action gouvernementale, mais aussi et surtout en légiférant, au lieu de se préoccuper de leurs propres intérêts. Les internautes n’en démordent pas. Pour certains les membres du CNT n’ont de la patrie que sur les lèvres, mais leurs comportements sont aux antipodes des actes purement patriotiques. Ils auraient dû s’inspirer de l’exemple des membres du CNT Burkinabè qui se sont contentés simplement des primes de session. Il n y a pas que les membres du CNT, mais  toutes les autorités de la transition doivent prendre l’exemple sur le Burkina Faso dont les autorités ont fait preuve de don de soi et de sacrifices en réduisant drastiquement le train de vie de l’Etat. C’est pourquoi le peuple Burkinabè a accepté de contribuer volontairement à l’effort de guerre. Au Mali il serait très difficile pour les autorités d’envisager une telle initiative, car le peuple serait réticent et il avancerait comme prétexte le train de vie des autorités dans un pays en guerre.

En somme, si les membres du CNT n’ont nullement raison de revendiquer une certaine amélioration de leurs primes et autres avantages, il ne doit pas être également le dindon de la farce se livrant à un spectacle digne de l’opéra de Paris. Toutes les institutions, pardon, tous les organes en sont fautifs

<strong>Youssouf Sissoko     </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Éditorial :  Si c’est l’Eldorado qu’ils avaient construit ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-si-cest-leldorado-quils-avaient-construit-3061928.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-si-cest-leldorado-quils-avaient-construit-3061928.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/09/Amadou-NFa-DIALLO.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 29 Apr 2024 14:36:20 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le National</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Il y a une dizaine de jours, le Président de la Transition, Colonel Assimi Goïta, a dépêché auprès des plus hautes autorités de notre voisin, la Mauritanie, une délégation de haut niveau comprenant le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Son Excellence Abdoulaye Diop, et son homologue chargé de la Défense et des anciens Combattants, Colonel Sadio Camara. Les deux hautes personnalités maliennes avaient été chargées par le numéro 1 malien, chef suprême des Armées et par ailleurs clé de voûte de toutes les institutions de la République, de remettre au Président mauritanien un message dont nul ne se méprend du caractère confidentiel, mais que tout le monde appréhende bien qu’il portait clairement sur les questions de sécurité de nos frontières communes, de nos populations donc, toutes sacrées entités à défendre, notamment contre les terroristes de tout poil et singulièrement contre des agresseurs stipendiés régulièrement par ceux qui n’arrêteront jamais de vouloir s’approprier de nos ressources, immenses et diversifiées propices à faire de notre pays l’Eldorado rêvé par toutes les nations, ce pays de cocagne où l’abondance et les délices font la félicité jamais contrariée pour les citoyens. Il faut être  honnête et digne pour admettre que si les concepteurs de l’ochlocratie la plus abjecte du 20ème et du 21ème siècles avaient réussi à construire durant trente années l’Eldorado qu’ils avaient promis, nous ne serions pas en 2024 à vouloir refonder, depuis le 24 mai 2021, notre Etat, notre nation, notre patrie. Mais, à propos de la Mauritanie, rappelons-nous que, les 11 et 12 mars 2022, mandatée par le Colonel Assimi Goïta, une délégation malienne de haut niveau avait déjà été conduite à Nouakchott par Son Excellence Abdoulaye Diop. Celle-ci a eu beau jeu d’apporter les preuves, hautement scientifiques, que les allégations mensongères et perfides de citoyens mauritaniens victimes d’évènements tragiques à El Ataye, sur le territoire malien, les 5 et 6 mars 2022 ne pouvaient aucunement être imputables aux FAMAs qui sont d’un professionnalisme avéré et d’un humanisme certain. Presque  deux ans après, le 14 novembre 2023, la preuve éloquente a été administrée devant le monde entier que l’Armée nationale est d’une aptitude que nul ne peut salir. Et voilà que deux ans après mars 2022, en ce mois d’avril 2024, les plus hautes autorités maliennes, prévenantes et soucieuses du bon voisinage- et ô combien déterminées à défendre la Patrie Mali, ont estimé alerter leurs homologues des plans diaboliques fomentés visant ce que tout le monde sait. Une délégation mauritanienne de haut niveau a rendu les amabilités en se rendant vite à Bamako, et c’est tant mieux que chacun comprenne les complots que visent l’Afrique en permanence en raison de ce qu’elle possède. Mais que l’on se le tienne pour dit, les FAMAs, comme l’a dit un jour Nathalie Yamb, feront le job ; elles ont un peuple conscient avec elles.

Il faut rappeler que la fausse accusation de Mauritaniens massacrés par l’Armée malienne les 5 et 6 mars n’était pas déjà sans rapport avec les sanctions illégales, illégitimes, perfides et cruelles décidées outre-Méditerranée et homologuées et appliquées aveuglément par la maudite CEDEAO et son alter ego contre le Mali deux mois plus tôt, le 09 janvier 2022. Les valets locaux de la conspiration internationale sont à la tâche ; qu’ils n’arrêtent point, ils iront répondre bientôt de leurs traîtrises en enfer. La CMA, les Iyad et Koufa qu’un pion principal des démons a réclamé de les intégrer au dialogue inter-Maliens, ils sont du pareil au même, a révélé ces derniers jours sa volonté de reconquérir les territoires libérés intégralement par les FAMAs. Une déclaration de guerre qui n’a fait que suivre la volonté d’un général français de haut rang qui a dit sans ambages que son pays et l’Europe doivent, dans les dix ans, revenir coloniser l’Afrique. Bizarrement, c’est sur ce rouleau compresseur d’hostilités et de criminalités en train d’être déroulé contre nous que les réseaux françAfrique sont adoubés par certains grands de la République. Tous ceux qui ont été contre les ANR s’activent ainsi à réinvestir les structures de l’Etat au mépris, bien sûr,  du Cadre Stratégique de la Refondation de l’Etat (CSRE 2022-2031) basé sur des axes stratégiques et un Plan d’Actions, avec comme vision : « un Mali nouveau bien gouverné, sécurisé et stable, soucieux du développement durable, du vivre-ensemble et respectueux des droits de l’homme et des valeurs socio-culturelles ». Comme ils ne sont point attentifs aux contrariétés que Dieu ne cesse de jeter sur leur voie !

&nbsp;

<strong>Amadou N’Fa Diallo</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito :  Un autre dialogue à sens unique !</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-un-autre-dialogue-a-sens-unique-3061442.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/edito-un-autre-dialogue-a-sens-unique-3061442.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/02/Gaoussou-Traore.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 25 Apr 2024 07:40:58 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Initié en décembre  2023 par le président de la Transition, afin  que l’ensemble des filles et des fils du pays puissent  notamment  donner  un nouveau contour au  processus de paix et de réconciliation, après la dénonciation des accords dits du processus d’Alger,  le Dialogue Intermaliens, dans ses phases communale  et régionale, a  quasiment  dérivé  à sens unique et essentiellement  sur les  questions de limitation des partis politiques et de la durée de la Transition. Etaient-ce alors les vraies raisons de la tenue de cet énième dialogue entre les maliens, du moins entre les soutiens inconditionnels de la Transition ?

De toute façon, les phases communale   et régionale  ont pris fin ce  lundi 22 avril 2024. Mais  le hic est que, jusque-là,  cet  énième dialogue inter maliens est en train de se tenir  sans la réelle participation des vrais et principaux  acteurs de la vie publique  de notre pays: les formations politiques et les associations à caractère politique ; les mouvements syndicaux ; mais aussi et surtout  sans  les mouvements armés qui sont indéniablement  des principaux protagonistes de la guerre au Mali  (même s’ils  sont actuellement  défaits par les FAMAs).

Des  absences  qui  font  que nous assistons quasiment  à un  dialogue à sens unique, d’autant  qu’il n’y a  aucune voix discordante  réelle au régime de la Transition qui y participe. Alors qu’il vrai que   tout  processus  de  dialogue  entre les fils d’un pays n’est  jamais  de trop, mais faudrait-il qu’il soit   réellement  inclusif et traite des questions nationales. Mais sommes-nous  vraiment dans l’inclusivité ? Le Gouvernement  ne devrait-il pas d’abord  attendre que le Dialogue Intermaliens  se tienne avant  de procéder à la dissolution ou la suspension des partis politiques, mouvements à caractère politique ou armés ?  Cela n’aurait-il pas favorisé  cette inclusivité  des participants  plus que nécessaire dans les travaux ?

Une chose  est, en tout cas,  on ne peut plus claire, le Gouvernement malien a délibérément choisi de diligenter cet énième dialogue sans la  participation  des voix discordantes. Ainsi,  en lieu et place  de propositions  concrètes  pour la réalisation d’une nouvelle architecture (ou paradigme) que  des partis politiques, mouvements à caractère politique ou armés auraient pu proposer, pour  pouvoir  faciliter la paix  et la réconciliation définitive au Mali.  Ce qui aurait pu  servir à  la recherche d’une véritable  alternative  aux  accords  de paix et de réconciliation dits du processus d’Alger. Mais, faute d’interlocuteurs   ayant une voix discordante, de nombreux  représentants au dialogue  (visiblement  des soutiens inconditionnels au régime de la Transition) ne  pouvaient  que  traiter  les questions liées à une éventuelle prorogation de la Transition, la question du retour  à l’ordre constitutionnel remis aux calendes grecques.

Ça  n’est dons surprenant que  les recommandations phares retenues à l’issue  de ces deux premières  phases  se sont révélées être, entre autres, la prolongation de la durée de la Transition de 10 ans à une durée indéterminée, respectivement  proposées  par les représentants des régions du Nord et  ceux  de Ségou. Pendant   que  d’autres  n’ont  réclamé  ni plus ni moins  que la candidature  de Col Assimi à la présidentielle à venir. Après les  « Assises Nationales » et  le « Dialogue National Inclusif, voilà que le « Dialogue Intermaliens »  se déroule aussi  sans une vraie inclusivité.  N’est-il pas vraiment  temps que  les autorités de notre pays, pour l’intérêt général,  fassent  un  peu d’efforts  afin que les divers fora qu’elles organisent, ne soient  plus  à sens unique ?

<strong>Gaoussou Madani Traoré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Éditorial :  Ils menacent qui ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-ils-menacent-qui-3061202.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-ils-menacent-qui-3061202.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/09/Amadou-NFa-DIALLO.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Tue, 23 Apr 2024 09:36:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le National</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Certainement pas les Maliens qui ont résisté 38 années durant à la pénétration colonialisme dans des conditions où la supériorité des armes était du côté outre-Méditerranée. Que d’eau a maintenant coulé sous le pont ! Les éternels envahisseurs habitués aux razzias, soutenus sur place leurs pions n’ont toujours pas compris que le temps des menaces est révolu. Inintelligence qui a récemment conduit le général Lecointre, ancien chef d’état-major général des Armées françaises, à laisser entendre que son pays et ses alliés devraient coloniser à nouveau l’Afrique, hors Méditerranée, où la gouvernance est retirée frénétiquement aux pouvoirs fantoches. D’évidence, l’homme n’a pas compris encore que les armées africaines, celles du Sahel en particulier ne sont pas constituées de trouffions de la coloniale française, elles recèlent d’officiers et de troupes hautement qualifiées, qui sont d’un indéfectible attachement à la patrie. Si c’est un épouvantail que le général Lecointre a agité, peine perdue. Si par incapacité de faire une lecture correcte des évènements militaires, il doit retourner dans son laboratoire pour mieux revoir les ingrédients de son alchimie. Comment, après avoir déstructuré et détruit l’armée malienne, celle-ci est parvenue à renaître, comme le phénix, de ses cendres, en reconstituant son écosystème naturel en se dotant des capacités insoupçonnées, et cela au nez et à la barbe des agents français, européens et otaniens ? Ont-ils vu venir les coups d’Etat salutaire au Mali, AU Burkina Faso et au Niger ? Ont-ils bien analysé comment Barkhane, Minusma, G5-Sahel, etc., ont plié bagage sans qu’aucun soldat du Sahel ne leur loge la moindre balle dans la tête ? Que retiennent-ils du départ forcé du contingent danois, ces tireurs d’élite qui étaient venus pour la mission d’éliminer progressivement les soldats maliens en mission ? Le plus grave, mais qui fait rire, est que les envahisseurs ne tirent aucune leçon de l’histoire, de cinq siècles de nuisances par leur arrogance et leur appétit gargantuesque, ces psychopathes inguérissables des biens loin de chez eux. C’est fini, cette ère, non pas que Nicolas Sarkozy l’a dit, mais parce que l’Afrique ne se laissera plus spolier de ce qui lui appartient. C’est marrant que l’on ne comprenne toujours pas que les Africains ne seront plus des sous-hommes pour quiconque. L’Afrique s’est réveillée. Pour ceux qui ne l’ont pas compris, il n’y a qu’à méditer la résilience du peuple malien face à l’embargo criminel imposé à leur pays par la CEDEAO et l’UEMOA. D’accord que cela ne soit pas une bonne leçon pour les petites têtes obtuses. Mais que l’on n’ait rien compris au rejet systématique des partis politiques dits de la démocratie par les Maliens est quelque chose d’absurde. Que l’on ne cherche pas à comprendre pourquoi Burkinabê, Maliens et Nigériens se soient engagés ensemble dans l’Alliance du Liptako Gourma, c’est très aberrant. Enfermés dans leur tour de je ne sais quoi, les arrogants ne comptent évidemment que sur le crime pour renforcer la situation perdue en leur faveur. Mais c’est de la folie. Le dialogue inter-Maliens en cours est en train de donner chaque jour la preuve du patriotisme des Maliens, il tourne même à la continuité de la Transition, voire à un plébiscité avant élection. Nous ne sommes pas un peuple à menacer, il faut le savoir.

<strong> </strong>

<strong>Amadou N’Fa Diallo</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Éditorial :  Il y a certes ici&#45;bas, il y aura aussi sans doute l’au&#45;delà</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-il-y-a-certes-ici-bas-il-y-aura-aussi-sans-doute-lau-dela-3060778.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-il-y-a-certes-ici-bas-il-y-aura-aussi-sans-doute-lau-dela-3060778.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/09/Amadou-NFa-DIALLO.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 19 Apr 2024 09:15:25 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le National</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Que Dieu nous prête longue vie ! Un jour viendra- je l’espère de tout mon cœur- un important ministre de la Transition, en la grande dignité duquel je crois profondément, avait été outrageusement traité dans Le National sans que cela soit de mon fait. En honnête homme, mon père, Pr. Ali Nouhoum Diallo, me connaissant et sans doute très heurté de la qualification immonde portée contre le ministre, ne put s’empêcher de m’appeler pour les remontrances qui s’imposaient. Directeur de publication du journal, je ne pouvais me défausser de ma responsabilité en essayant de le convaincre de mon innocence que nul n’aurait d'ailleurs acceptée. Je le remerciai pour son interpellation, en prenant au fond de moi-même de tout faire pour présenter des excuses outragé. J’y mettrai pratiquement deux ans pour y parvenir, non sans solliciter, en vain, de hautes personnalités pour m’aider dans ma démarche, jusqu’à ce qu’un aîné, qui habite dans la même cité que Monsieur le ministre, daigne me communiquer son numéro de téléphone. A mon grand étonnement, un sms a suffi pour le membre du gouvernement me réponde avec célérité, en me fixant un rendez-vous chez lui un dimanche dans l’après-midi. J’y arrive à l’heure indiquée : accueil plus que courtois, très poli. Je le remercie grandement et je lui dis que j’ai souhaité le voir car « Il y a certes ici-bas et qu’il y aura aussi sans doute l’au-delà », et lui présentai mes excuses les plus sincères, avec toute l’honnêteté dont je suis capable, pour l’outrage à lui fait remontant à deux ans. Très certainement surpris de la raison de ma démarche, Monsieur le ministre m’a accordé son pardon et, en plus, je découvris chez lui non seulement son attachement au divin, mais en plus une générosité à laquelle je ne pouvais pas m’attendre en pareille circonstance. Si Dieu nous prête longue vie, je reste convaincu que par un de ces effets spéciaux de la justice immanente, Monsieur le ministre le témoignera un jour. Je voudrais juste dire à tous ceux qui me font le bonheur de me lire, qu’à mon âge, sauf erreur ou ignorance, je ne serai jamais l’allié des injustes, pilleurs, criminels et autres comploteurs, peu attentifs à la justice divine. Je souhaite conséquemment bon entrain à ceux-là qui travaillent à ma perte : faux témoignages, preuves fabriquées… Qu’il me soit donc permis dans cet éditorial qui sort des sentiers battus de mentionner ce qu’un aîné à la retraite m’a demandé, depuis trois semaines, de rapporter.

« Diallo, je suis tes éditoriaux qui me ôtent la nostalgie des grandes plumes du passé. Par conscience, je te prie d’insérer dans un de tes éditoriaux mon témoignage qui s’est imposé à moi par ton éditorial intitulé « Plutôt de l’anti-choguelisme primaire » et par le coup d’Etat avorté au sein du M5-RFP. Tu sais que je suis un ancien d’une certaine boîte et c’est d’autorité que je témoigne… Me Mountaga Tall a remplacé Dr. Choguel Maïga au ministère de la communication le 07 juillet 2016. L’honnêteté m’oblige à citer des réussites singulières de l’actuel Premier ministre, avant qu’il ait cédé son fauteuil à Mountaga. C’est Choguel qui avait doté l'AMAP d'une Imprimerie moderne, en remplacement de la vieille, d'occasion même, de plus de 25 ans. C’était tellement vieillot que le journal de l'Etat,  L'ESSOR, était imprimé chez des privés à près de 4 millions de FCFA par jour. L’augmentation des salaires, qui était demandée en vain depuis cinq ans, c’est Choguel, qui avait promis aux travailleurs (et instruit à la Direction de s'y préparer car il a la preuve de l'existence des ressources financières) pour le dernier Conseil d'administration de fin 2016. La mise en chantier de la version numérique de L’ESSOR, c’est encore Choguel. Pour ce qui est de l'ORTM, la réforme de l'audiovisuel retardée depuis 2006 par le Gouvernement,  fut réalisée par ses soins en seulement six mois, malgré le bras de fer engagé par l'UNTM et le syndicat de l'ORTM. C'est d’ailleurs à la suite de ladite réforme que la SMTD (Société malienne de transmission et de diffusion) a vu le jour. Le bon de géant de la Poste, n’est-ce pas encore Choguel ? Les textes de la modernisation étaient en cours d'élaboration; un nouveau Directeur avait été nommé, chargé spécialement de la mise à niveau du secteur postal. Cette haute réflexion et de programmation d’avant-garde pour le Mali, c’est parce le Gouvernement était en passe d'implémenter la Télévision numérique dans toutes les régions, à travers un prêt financier, sans engagement de l'Etat, mais de la SMTD, auprès des Banques maliennes pour 46 milliards de FCFA ; ce qui est différent des plus 140 milliards de FCFA, endettement de l'Etat malien auprès de la France, pour la même chose, et avec une société étrangère qui tombe en faillite quelques mois plus tard ! Avec Choguel, l'AMRTP était devenue l'organe de régulation le plus moderne et le plus efficace de la sous-région. Je dois souligner qu’en la quittant, il avait laissé dans ses caisses près de 60 milliards de FCFA dont 37 milliards au titre du Fonds d'accès universel (future AGEFAU,  Agence de Gestion du Fonds d'accès universel). Je pose la question à Me Mountaga Tall de dire à l’opinion nationale de quelle avancée il est l’auteur. En attendant, faut-il dire aux autorités que les combats de coq ternissent l’image de la transition ? »

<strong> </strong>

<strong>Amadou N’Fa Diallo</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito :  Vouloir une chose et son contraire</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-vouloir-une-chose-et-son-contraire-3060666.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/edito-vouloir-une-chose-et-son-contraire-3060666.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/02/Gaoussou-Traore.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 18 Apr 2024 07:50:22 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<em>"Sont suspendues jusqu'à nouvel ordre, pour raisons d'ordre public, les activités des partis politiques et les activités à caractère politique des associations sur toute l'étendue du territoire national"</em>. C’était la quintessence  du  décret n°2024-0230/PT-RM, portant suspension  des activités des partis politiques et des associations à caractère politique jusqu’à  nouvel ordre,  pris au conseil des ministres du 10 avril  par le colonel Assimi Goïta, et lu par le colonel Abdoulaye Maïga, porte-parole du gouvernement à la télévision d’Etat.

Pour  justifier la  suspension des partis politiques, le Porte-Parole du Gouvernement  invoque  le  <em>"dialogue"</em> national initié le 31 décembre par le Président de la Transition.  Un dialogue dont le lancement  ainsi que le non-respect de l'échéance du 26 mars pour l’élection d’un président élu,  ont donné  lieu, d’après lui,   à des <em>"discussions stériles"</em>. Col Maïga va même insister  par ces termes: <em>"On ne peut pas mener un dialogue aussi crucial qu’est le dialogue direct inter-maliens  dans la cacophonie et la confusion</em>. <em>On ne peut pas accepter que des forces politiques, pour une raison ou une pour autre, prennent en otage une initiative aussi salvatrice"</em>. Mais quel  raisonnement caricatural pour  diaboliser les formations politiques devant l’opinion nationale!

Dans son article  46, la Charte des Partis politiques stipule : « Les partis politiques reconnus coupables d’infractions peuvent encourir les sanctions suivantes :- l’avertissement ; - la suspension ; - la dissolution. Dans son article 47, la Charte  stipule : « <em>Il peut être infligé la sanction d’avertissement à un parti politique. L’avertissement est prononcé par arrêté motivé du Ministre chargé de l’Administration Territoriale en cas de violation des articles 10, 11, 24, 26 et 27 de la présente loi. En cas de menace à l’ordre public ou d’atteinte à la sécurité des biens et des personnes, le Ministre chargé de l’Administration Territoriale saisit immédiatement la juridiction compétente aux fins de suspension du parti. La suspension fait perdre temporairement à un parti sa capacité juridique. Toutes les activités du parti sont interdites. Les militants du parti ne peuvent, sous peine de poursuites, tenir une réunion </em>».  Au regard de  ces dispositions, la question que l’on se pose est la suivante : le Gouvernement  a-t-il  respecté ces dispositions de la Charte pour suspendre les partis politiques ?

Une chose est   évidente, en diabolisant les formations politiques tout en les demandant de participer au dialogue,  le Gouvernement malien démontre qu’il  veut une chose et son contraire. Sinon, comment  comprendre que le président de la Transition du Mali, qui n’a de cesse exhorté   l’ensemble des Forces Vives,  constituées en substance  des mêmes partis politiques et associations de la Société Civile,  afin qu’elles participent  activement  aux  activités du Dialogue Inter-maliens  (des activités  évidemment politiques) alors qu’à 72 heures  de l’ouverture des travaux de ce dialogue, son Gouvernement décide d’ interdire  jusqu’à nouvel ordre  leurs activités ? L’exécutif malien ne montre-t-il pas  implicitement sa  volonté  délibérée  d’affaiblir la force (influence) des partis politiques et associations à caractère politique ?  Les formations politiques, censées être des groupes organisés, ne sont-elles pas les interlocutrices  majeures du Gouvernement pour appréhender les véritables problèmes du pays ? Peut-on les bannir par un simple décret ?

De toute façon,   les activités communales ont commencé le samedi 13 avril. Mais accusés par le Gouvernement de Transition  d’être coupables de <em>"discussions stériles"</em> et de "<em>subversion", </em><em>les principaux partis politiques et  associations à caractère politique du Mali ont fait le choix de  décliner  l’invitation, argumentant  tout bonnement qu’ils sont officiellement interdits d’activité politique. En l’occurrence l’ADEMA-PASJ, le RPM</em>, la CODEM, l’ASMA-CFP, le parti Yéléma, l’UDD, le Parena…, <em>ont  invité  leurs représentants  communaux  à ne pas prendre aux travaux  au nom de leurs formations politiques.  Idem pour </em>les partis politiques, regroupements politiques et organisations de la société civile,  membres de l’Alliance du 31 mars.<em> N’est-ce pas logique ?</em>

<em> </em>

<strong>Gaoussou Madani Traoré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito : Dialogue inter maliens, un forum  de trop ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-dialogue-inter-maliens-un-forum-de-trop-3060311.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/edito-dialogue-inter-maliens-un-forum-de-trop-3060311.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/08/Youssouf-Sissoko-diroub-Alternance.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 15 Apr 2024 15:31:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alternance</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Le Mali s’apprête à organiser un dialogue entre maliens sans aucune interférence extérieure comme l’on a coutume de voir dans les précédents dialogues. Si le format a séduit, voir convaincu plus d’un malien, mais les tournures que prennent les événements laissent pantois et sceptique plus d’un observateur. En effet, les acteurs majeurs et indispensables pour la réussite de ce dialogue, brilleront par leur absence, ce qui donnera à ce dialogue le caractère non-inclusif et les décisions  seront non consensuelles. Les partis politiques et les ex rebelles de la CMAS ne doivent nullement être absents à ce forum. Ils sont des maillons importants pour ce dialogue, donc leur absence donnera à coup sûr un goût d’inachevé et les recommandations et résolutions qui seront issues de ce dialogue ne survivront pas au-delà de la durée de la transition, car les principaux acteurs de leur mise en œuvre brilleront par leur absence à ce forum. Si l’absence de ces deux entités importantes n’émeut nullement les autorités de la transition ce qu’elles ont un autre agenda différent de celui de l’écrasante majorité des maliens qui n’aspirent qu’à trois choses, la paix, la stabilité et le vivre ensemble.

Beaucoup d’observateurs de la scène politique n’hésitent plus à qualifier le dialogue inter maliens de monologue entre partisans du régime transitoire avec à la clef l’adoption d’une recommandation  qui sera sans nul doute la prolongation de la transition « jusqu’à nouvel ordre » comme les autorités l’ont fait pour les partis politiques. Et pourtant l’occasion était idoine surtout avec ce format de dialogue inter maliens, pour débattre, sous l’arbre à palabre malien, des questions existentielles et proposer des solutions durables, celles qui seront les fruits des réflexions des maliens. Mais quand on a un autre agenda, celui de la préservation à tout prix  de ses intérêts on devient insensible et sourd à tout autre discours, seul le pouvoir intéresse. On ne verra que midi à sa seule porte et on relèguera au second plan toutes les autres questions pour n’accorder de la priorité qu’à la question du renforcement du pouvoir.

Comment le Président Assimi Goita, qui a pourtant manifesté un intérêt particulier à ce dialogue et qui n’a  cessé d’appeler au rassemblement, à l’unité et à la cohésion, puisse tomber dans ce piège, celui de mettre à l’écart certaines entités sociopolitiques? Que l’on sache que sans la présence de toutes les entités sociopolitiques pour donner à ce dialogue tout son caractère inclusif, la montagne accouchera d’une souris. Donc on aura perdu du temps et des ressources financières pour rien. Le Dialogue inter maliens tant vanté sera un dialogue de trop.

Et pourtant il n’est pas encore tard si tant est que le Président de la transition n’a que le Mali seul comme agenda et qu‘il a compris tous les messages d’alerte, il rectifiera le tir avant la phase nationale. Il réunira toutes les conditions pour plus d’inclusivité, plus de consensus et plus de participation de qualité, conditions sine qanun pour la réussite de ce dialogue. Tout autre discours qu’on lui tiendrait sera opportuniste, populiste, démagogique, voir hypocrite. Le Président Assimi Goita  doit chercher à sortir par la grande porte de l’histoire en observant trois principes, à savoir le désintérêt pour le pouvoir, la neutralité et le respect des engagements pris. Le dialogue inter maliens devrait prendre en compte le premier principe, à savoir son désintérêt pour le  pouvoir, en fixant sans délai la date des élections pour sortir de cette situation exceptionnelle. Il ne doit ni faire acte de candidature encore moins soutenir un candidat, d’où sa neutralité. Donc les deux principes se réaliseront en n’étant pas candidat et en jouant la neutralité jusqu’au bout et le dernier principe se réalisera quand il respectera le court délai qu’il aura fait fixer par les participants au dialogue inter maliens.

<strong>Youssouf Sissoko                   </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Éditorial :  Comme l’ombre du pygmée</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-comme-lombre-du-pygmee-3060259.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-comme-lombre-du-pygmee-3060259.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/09/Amadou-NFa-DIALLO.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 15 Apr 2024 08:56:26 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le National</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Amadou Hampâté Bâ, qui a le sens de l’observation, nous a laissé un baromètre qui nous permet de comprendre ce qui arrive aux partis politiques : « Chaque fois que nous voyons l’ombre du pygmée augmenter, c’est que le soir est prêt de tomber. » La suspension des activités des groupes politiques jusqu’à nouvel ordre a révélé au grand jour la faiblesse de ces machins qui investissent ce qu’ils considèrent être le beau boulevard de la démocratie. Les citoyens ont exprimé leur satisfaction au coup de sifflet signalant leur position hors-jeu, ces jongleurs si nombreux mais si étonnamment inutiles et nuisibles. Combien sont-ils ces partis politiques qui prétendent être les champions de la démocratie ? Peu importe la réponse à cette question, on sait avec certitude qu’ils sont trop, leur nombre jouant au dindon de la farce alors que leur réalité est factice. Ils sont quoi même ? Dr. Abdoulaye Keïta (USA) posait récemment la question de savoir s’ils ne constituent pas, en vérité, des entreprises individuelles privées ou des outils de promotion d’individus sur le marché. De ce point de vue, que le bon sens admet, la raison incite à affirmer qu’en trente ans au Mali, il ne s’est pas agi de démocratie. Il y a plutôt eu de l’ochlocratie, forme dévoyée de la démocratie, qui permet à des groupuscules de manipuler les foules par la démagogie et le populisme pour s’emparer de l’Etat qu’ils soumettent à des exploitations éhontées. C’est cette réalité qui a vite abouti à la naissance des oligarchies prédatrices. Les clans mafieux ont ainsi attiré sur le pays des malédictions dont les conséquences ne sont pas faciles à gérer.

Prenons seulement les sept derniers mois, de septembre 2023 à février 2024, pour mesurer le cynique professionnalisme en ruse des organisations politiques qui, incapables de mea culpa, donc ancrées dans la nuisance, ont manœuvré sans cesse pour remettre la main sur le Mali. Le bateau Tombouctou, navire civil et marchand, est attaqué par les furies le 07 septembre 2023. Onze jours après, avec un réel sens de l’exploitation des malheurs du peuple, 30 à 40 partis politiques se réunissent pour signer rondement une plateforme en déclarant que c’est pour aider la Transition à sauver le pays. À considérer la maturité des signataires, avec 50 ans comme moyenne d’âge, des pères et grands-pères dont beaucoup dans les 70 ans, on a cru que c’est du sérieux. Mais rien, juste un moment de tromperie, on n’entendra plus parler de la fameuse plateforme, sans doute parce que le coup n’a pas réussi. Le 14 novembre 2023, les FAMAs, à la grande surprise du monde entier, libèrent Kidal. Six jours après, le 20 novembre, alors que les Maliens sont encore dans l’euphorie, l’Adéma-Pasj et le Rpm sortent de leur chapeau de magicien une nouvelle plateforme pour apporter à la Transition le maillon qui manque à sa réussite, tout en mettant en avant leur appartenance à l’Internationale socialiste. De ce miroir aux alouettes, il n’existera que la photo de la poignée de mains entre Empé et Tréta. Et vinrent quelques évènements politiques qui montrent que la petite salle de la Maison des Aînés est désormais le temple des formations politiques qui, en l’absence d’une conjonction de l’argent public et de la mobilisation de la logistique d’État, sont incapables de faire salles combles au CICB, au Palais de la culture Amadou Hampâté Ba, encore moins au Palais des Sports Salamatou Maïga. Quand l’ASMA-CFP ouvre son 3ème congrès le 17 février, tout le gotha de 1991 à 2020 y vient faire un aveu intéressant : les citoyens n’ont plus confiance aux hommes politiques, il urge de regagner leur confiance. Et voilà que, contre l’esprit et la lettre, les mêmes en désamour avec le peuple en viennent à décréter la fin de la Transition le 31 mars 2024. C’était pur terrorisme, et la cible véritable du terrorisme, relève un spécialiste, ce n’est pas la victime, mais le grand public, en l’occurrence les Maliens. Mal leur en a pris, le rejet populaire de leur prétention a mis à jour la réalité qu’ils ne sont que des nains à la recherche d’un retentissement spectaculaire. Leurs activités sont suspendues jusqu’à nouvel ordre. Eh oui, l’ombre du pygmée a voulu augmenter, mais c’est le soir qui est tombé. Combien de la kyrielle des partis politiques pourraient renaître ?

&nbsp;

<strong>Amadou N’Fa Diallo</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Franc CFA: les conditions sont réunies pour remplacer la monnaie héritée du colonialisme</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/franc-cfa-les-conditions-sont-reunies-pour-remplacer-la-monnaie-heritee-du-colonialisme-3060020.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/franc-cfa-les-conditions-sont-reunies-pour-remplacer-la-monnaie-heritee-du-colonialisme-3060020.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2024/04/FRANC-CFA-25.png" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 11 Apr 2024 17:51:46 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<div class="grid-ten large-grid-nine grid-last content-body content entry-content instapaper_body inline-promos">

<strong>Jamais dans l'histoire, le <a href="https://www.bceao.int/en/content/history-cfa-franc">franc CFA</a> - une monnaie héritée du colonialisme utilisée dans les pays d'Afrique occidentale et centrale appartenant à la <a href="https://www.imf.org/external/pubs/ft/fabric/backgrnd.htm">zone franc</a> - n'a été aussi proche de sa disparition.</strong>

Le Sénégal a voté massivement pour <a href="https://www.aljazeera.com/news/2024/3/25/senegal-election-results-who-is-diomaye-faye-tipped-to-be-next-president">le candidat de gauche du Pastef Bassirou Diomaye Faye</a> (et son ancien chef de parti Ousmane Sonko), tandis que les gouvernements putschistes du Mali, du Burkina Faso et du Niger <a href="https://theconversation.com/burkina-faso-mali-and-niger-hint-at-a-new-west-african-currency-what-itll-take-for-it-to-succeed-225517">évoquent la possibilité d'abroger</a> le franc CFA depuis un certain temps.

Le Sénégal, sous la présidence sortante de Macky Sall, était un pilier de la tentative de longue date de la France de rester influente parmi ses anciennes colonies, souvent appelées “<a href="https://hir.harvard.edu/true-sovereignty-the-cfa-franc-and-french-influence-in-west-and-central-africa/">Francafrique</a>”. Aujourd'hui, M. Faye, nouvellement élu, sous la bannière du “<a href="https://t.co/y1TF3XPOg8">Panafricanisme de gauche</a>”, a <a href="https://t.co/y1TF3XPOg8">promis</a> de rendre son pays plus souverain dans les domaines de l'alimentation, de l'énergie et de la finance.

Jamais auparavant quatre gouvernements d'Afrique de l'Ouest, dont l'un des leaders régionaux, le Sénégal, n'ont été simultanément désireux et prêts à sortir de l'emprise post-coloniale.
<div class="slot clear" data-id="17"></div>
La zone franc CFA a été <a href="https://african.business/2012/02/finance-services/a-brief-history-of-the-cfa-franc">instaurée</a> par la France, alors puissance coloniale, après la Seconde Guerre mondiale. Son objectif était d'assurer un flux continu et abordable des ressources vers la France.

La zone est divisée en deux parties. La zone du franc CFA de l'Afrique de l'Ouest compte huit membres : Mali, Niger, Burkina Faso, Sénégal, Côte d'Ivoire, Bénin, Togo et Guinée-Bissau. La zone Afrique centrale en compte six : Cameroun, Gabon, République du Congo, République centrafricaine, Tchad et Guinée équatoriale.

La mobilisation populaire contre la monnaie a été vive ces dernières années en Afrique de l'Ouest.

Cela a conduit à des <a href="https://hir.harvard.edu/true-sovereignty-the-cfa-franc-and-french-influence-in-west-and-central-africa/">changements cosmétiques</a> des accords monétaires. Par exemple, en 2019, le président français Emmanuel Macron et le président en exercice de la Côte d'Ivoire, Alassane Ouattara, ont annoncé le retrait du personnel français de certains organes de décision de la banque centrale régionale, BCEAO. Ils ont également renoncé à l'obligation - très décriée sur le continent - de stocker 50 % de toutes les réserves à Paris, afin de garantir à l'ancienne puissance coloniale qu'elles ne seraient pas gaspillées dans une expansion budgétaire irresponsable.

Dans l'ensemble, cependant, le franc CFA est resté plus ou moins le même et la France n'a pas voulu quitter l'accord de son propre chef. Le vieil attachement colonial et la prétendue bienveillance en matière de développement ont prévalu.

Mais les conditions d'un changement majeur sont aujourd'hui réunies. L'Alliance des États du Sahel, qui regroupe les gouvernements du Mali, du Burkina Faso et du Niger dirigés par la junte, <a href="https://theconversation.com/burkina-faso-mali-and-niger-hint-at-a-new-west-african-currency-what-itll-take-for-it-to-succeed-225517">a fait part de son intention</a> d'introduire le “Sahel” comme nouvelle monnaie régionale. Acter une rupture totale avec la zone FCFA et le déclin de celle-ci grâce à cette initiative et au <a href="https://www.reuters.com/world/africa/senegal-opposition-leader-backs-off-promise-create-national-currency-2024-03-15/">plan sénégalais pour une monnaie nationale</a> dépendra de la qualité de la planification et de la mise en œuvre de la transition vers plusieurs nouvelles monnaies ou vers une seule monnaie sans aucune implication de la France.
<h2>Un chemin difficile à parcourir</h2>
Historiquement, comme le <a href="https://www.plutobooks.com/9780745341798/africas-last-colonial-currency/">montrent</a> Fanny Pigeaud et Ndongo Sylla dans leur livre <a href="https://www.editionsladecouverte.fr/l_arme_invisible_de_la_francafrique-9782348082108">L'arme invisible de la Françafrique: Une histoire du franc CFA</a>, les tentatives sérieuses de sortie du franc CFA depuis sa création en 1948 ont été sabotées par la France.

Par exemple, la Guinée a été inondée de faux billets lorsqu'elle a quitté le <a href="https://www.monde-diplomatique.fr/mav/158/A/58507">franc CFA dans les années 1960</a>.

Le Mali a subi des pressions pour rejoindre le franc CFA après son départ en 1967. Il <a href="https://www.cairn.info/mali-france--9782845867246-page-433.htm">est revenu dans le giron en 1984</a>. En 2011, le président ivoirien Laurent Gbagbo, <a href="https://www.reuters.com/article/idUSTRE70C3WL/">qui avait envisagé de se retirer du franc CFA</a>, a été contraint de démissionner après des élections controversées avec l'aide d'une force d'intervention militaire. Il a ensuite été envoyé à la Cour pénale internationale avant d'être <a href="https://www.icc-cpi.int/cdi/gbagbo-goude">acquitté dix ans plus tard</a>.

La France est allée plus loin en 2011 - un exemple que les pays envisageant de quitter le franc CFA devraient prendre en compte. Elle a utilisé son siège au sein des organes de décision de la Banque centrale des États de l'Afrique de l'Ouest pour empêcher la Côte d'Ivoire d'être <a href="https://www.lefigaro.fr/conjoncture/2011/02/18/04016-20110218ARTFIG00325-gbagbo-requisitionne-des-filiales-de-banques-francaises.php">refinancée par la banque</a>.

Elle a également incité les filiales de <a href="https://www.bbc.com/afrique/region/2011/02/110218_ivory_banks">BNP Paribas et Société Générale</a> à fermer temporairement leurs agences.

La sortie du franc CFA s'est donc historiquement accompagnée d'un risque élevé de sabotage de la part de la France.

L'équilibre des forces a changé et les gouvernements d'Afrique de l'Ouest peuvent mieux se préparer cette fois-ci. S'ils unissent leurs forces - et si la Côte d'Ivoire vote pour un président moins dépendant de la France lors des <a href="https://www.reuters.com/world/africa/ex-ivory-coast-president-gbagbo-agrees-contest-2025-election-2024-03-09/">élections présidentielles de 2025</a> - la fin du franc CFA ouest-africain pourrait bien être proche.
<h2>Le facteur confiance</h2>
La stabilité et la légitimité d'une monnaie dépendent avant tout de la confiance : ses utilisateurs (particuliers et entreprises) doivent avoir plus ou moins confiance en sa stabilité. Cela implique un taux d'inflation raisonnablement bas et une participation à des activités économiques propices à la croissance. Les périodes de forte inflation et d'hyperinflation ont toujours été le résultat d'une crise économique grave où la confiance a fait défaut.

La stabilité monétaire dépend donc de la stabilité sociale et macroéconomique. Celle-ci, à son tour, est le résultat de l'adéquation entre les politiques gouvernementales et les processus des marchés nationaux et mondiaux. Un gouvernement qui est perçu comme ayant un plan et qui est capable de s'adapter à la pression économique et de la gérer contribue grandement à instaurer la confiance. Et, par voie de conséquence, la nouvelle monnaie est moins sujette aux attaques spéculatives ou aux dévaluations massives.

Au Sénégal, le programme électoral de Pastef comportait une feuille de route pour quitter le franc CFA et mettre en place une monnaie nationale. Les principales étapes sont les suivantes
<ul>
 	<li>la création d'une Banque centrale nationale;</li>
 	<li>refinancement des dépenses de l'État à 0%;</li>
 	<li>démonétisation de l'or et interdiction de son importation et de son exportation pour constituer une réserve d'or;</li>
 	<li>rapatrier les réserves d'or encore stockées à Paris et dans le monde entier;</li>
 	<li>reprofilage de la dette publique et annulation de la dette privée par la monnaie fiduciaire;</li>
 	<li>mise en place d'un système d'assurance des dépôts pour les petits épargnants;</li>
 	<li>construction d'une bourse nationale;</li>
</ul>
Enfin, la nouvelle monnaie sera flottante et non convertible ou semi-convertible pour la protéger des attaques spéculatives.

Ce menu est similaire à certaines des stratégies employées par la Chine au cours des dernières décennies pour maintenir le contrôle du gouvernement sur l'économie et protéger la croissance économique chinoise de toute interférence étrangère, c'est-à-dire spéculative.

Le succès d'une telle stratégie dépend dans une large mesure de la mobilisation des ressources financières et réelles intérieures. Et, en l'absence de l'énorme marché intérieur comme celui de la Chine, il faut la construction de <a href="https://justtransitionafrica.org/wp-content/uploads/2023/05/Just-Transition-Africa-report-ENG_single-pages.pdf">complémentarités économiques régionales</a>.

Le défi stratégique pour Diomaye consistera donc à rallier à son projet de transformation économique un groupe suffisamment important de petits entrepreneurs, de propriétaires terriens et de puissants acteurs des confréries musulmanes Mouride et Tidjaniyya et de la classe capitaliste sénégalaise.

Ce défi sera d'autant plus important face aux revenus d'exportation futurs de gaz et de pétrole - contrats que le Pastef a promis de <a href="https://www.worldoil.com/news/2024/3/28/new-senegalese-leader-to-renegotiate-oil-and-gas-contracts-with-bp-kosmos-woodside/">renégocier</a> - et à une structure économique globale qui n'est pas encore axée sur le marché intérieur.

Une monnaie nationale pourrait soutenir ce changement d'orientation vers le bien-être du peuple sénégalais. En effet, sa logique serait de réorienter le gouvernement vers l'économie nationale et sa population. Les importations et le rapatriement facile des bénéfices par les sociétés étrangères, qui sont quelques-uns des principaux effets du franc CFA souvent surévalué, deviendraient plus difficiles.
<h2>Facteurs de réussite ou d'échec</h2>
La réaction du Fonds monétaire international, de la Banque mondiale et d'autres donateurs et créanciers au programme de M. Faye sera cruciale. Il reste à voir dans quelle mesure le nouveau gouvernement sénégalais est prêt à se passer des sommes considérables qu'ils versent au titre de l'aide et des crédits. Le Niger s'en est récemment passé <a href="https://africa.businessinsider.com/local/markets/nigers-budget-takes-a-huge-40-hit-following-its-coup-and-international-sanctions/26v82mb">et a réduit son budget de 40 %</a> en raison du gel de l'aide.

Dans l'ensemble, les gouvernements du Sénégal et du Sahel sont plus que jamais en position de force au niveau mondial. Le continent africain est considéré comme essentiel pour assurer la transition énergétique en Europe ainsi que la diversification de son approvisionnement en pétrole et en gaz. L'hégémonie militaire, diplomatique et commerciale de l'Occident sur le continent est remise en question par la Chine et la Russie, ainsi que par les Émirats arabes unis, le Qatar et la Turquie.

Si les gouvernements du Sénégal et du Sahel positionnent bien la fin du franc CFA dans leurs négociations globales avec leurs partenaires internationaux ainsi qu'avec leur classe capitaliste nationale et les forces politiques opposées, sa fin pourrait en effet être proche.

Ce ne sera pas la fin du long chemin vers la souveraineté alimentaire, énergétique et économique globale au profit des populations. Mais ce sera une victoire symbolique et matérielle importante contre l'ingérence postcoloniale.

Le franc CFA colonial n'est plus utile au “panafricanisme de gauche” d'aujourd'hui.

Organiser sa fin est un défi de taille, mais pour la première fois depuis des décennies, c'est un défi qui peut être affronté avec des chances de succès.

</div>
<div class="grid-ten grid-prepend-two large-grid-nine grid-last content-topics topic-list">
<div class="text-base leading-snug">Assane Diagne</div>
<div class="text-2xs">Francophone Editor</div>
<div>Source: https://theconversation.com/</div>
</div>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Éditorial : Vers un corps à corps inévitable ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-vers-un-corps-a-corps-inevitable-3059585.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-vers-un-corps-a-corps-inevitable-3059585.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/09/Amadou-NFa-DIALLO.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 05 Apr 2024 08:08:49 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le National</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[En s’adressant à la nation dans la nuit précédant le 1er janvier 2024, le Président Goïta a été sans ambiguïté aucune : le nouvel ordre constitutionnel doit être différent. Claire comme l’eau de roche, sa formulation, bien qu’un tantinet sapientiale, ne visait pas que les seuls politiciens véreux  qui, durant trois décennies, ont fait tant du mal à la patrie commune que le Mali avait perdu des pans entiers de son territoire national et désespérait même de recouvrer un jour ses frontières originelles et authentiques ; la grande nation malienne râlait tout simplement et se mourrait. Le président de la Transition invitait surtout le peuple patriote et résilient du Mali, celui qui a résolument quitté la réserve pour se porter sur les remparts et les avant-postes deux ans plus tôt,  le 14 janvier 2022, à être toujours avec lui. Il avait de bonnes raisons d’en appeler ainsi à la conscience des citoyens car, après la libération de Ber, de Kidal, de Ménaka, d’Anéfis, etc., il savait pertinemment que les coupables de la partition programmée du Mali, toujours sans vergogne, aspiraient à prendre d’assaut les institutions de la République, la quatrième s’entend ; il n’avait pas quitté des yeux leurs intrigues, astuces et ruses sans cesse renouvelées. Or, s’il se hasardait à négliger leurs incursions, il ferait peser sur le Mali des ancêtres le risque énorme de refaire de la patrie la mère Maquerelle attirant et couvrant des gouvernants brigands et la transformer ; pauvre Mali deviendrait aussi la mine à ciel ouvert pour les croqueuses de diamants du monde entier, prostituées incorrigibles que les flammes de l’enfer attendent avec impatience.

Le nouvel ordre constitutionnel doit être différent. Les Maliens l’ont parfaitement compris, qui ont accueilli l’inconsciente déclaration du 31 mars dernier pondu par une caste politique en mal de soutien citoyen, incontestablement au service des puissances extérieures pour freiner la marche en avant du Mali-Kura ; pire, pour créer une situation si incommode dont la finalité est  de nous replonger dans les filets d’une nouvelle colonisation dont on sait qu’elle sera plus cruelle et plus déshumanisante que toutes celles vécues par les Africains durant les siècles passés. Raison évidente les Maliens ont vivement réagi contre la puante déclaration de la cinquième colonne, non sans laisser comprendre et entendre qu’ils sont prêts à leur opposer une démonstration de force si populaire et grandiose assortie d'une déclaration forte leur demandant de la boucler pour de bon jusqu'à ce que le pays se stabilise dans tous les domaines. Irons-nous, malgré ce message limpide, vers un corps à corps inévitable ? Point évident, les contrevenants s'exposeraient à la vindicte populaire qui ne fera d’eux qu’une bouchée. Des partis politiques patriotes comme l’ADEPM et des organisations de la société tout autant attachées à la patrie ont appelé même « à se mettre ensemble pour la Défense citoyenne de notre chère patrie » car, tout le monde en convaincu, « C'est vraiment pitoyable ! En regardant les visages des fossoyeurs d’hier lisant leur déclaration au siège de l’Adéma-Pasj, qu’est-ce qu’on y a vu d’autre sinon la détresse et le désespoir de ne plus pouvoir reconquérir le pouvoir, sauf à réussir à extorquer la mise en place d’un gouvernement de large ouverture, un gouvernement d’union nationale, c’est-à-dire le retour de l’ordre constitutionnel ancien propice au partage de gâteau ?  Ils sont tous dans l'agonie pour avoir été absents des affaires seulement pendant trois ans. Bourrés de frics individuellement, ils ont néanmoins faim et soif, ils ne peuvent plus offrir aux gourgandines, impénitentes croqueuses de diamants qui ne cessent de squatter les allées des pouvoirs, les coûteux produits de toilette de luxe, Oreal et autres. Avec cette réalité, la grande chaleur de mars a fait puer, il fallait se défouler un peu. Un jeune confrère me prie de faire passer ce message : « Pour le parti Adema-PASJ, la sécurité des Maliens n'est pas une priorité, ni même une nécessité. Pour eux, il faut seulement aller aux élections. Ils n’ont pas conscience que la sécurité est le besoin vital du pays. Comment peuvent-ils prétendre au vote des Maliens dont la mort ou la survie leur importe peu ? …Leur vrai projet est d'arrêter ou entraver la marche entamée vers notre souveraineté, sans aucun souci des aspirations nobles du peuple… » Cri de cœur auquel mon aîné D.D.D. en Arabie saoudite répond : « Si ces politiciens éhontés essaient de tenter quoi que ce soit, ils seront leurs propres fossoyeurs ».

<strong>Amadou N’Fa Diallo</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito : La démocratie est mise à rudes épreuves au Mali</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-la-democratie-est-mise-a-rudes-epreuves-au-mali-3059244.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/edito-la-democratie-est-mise-a-rudes-epreuves-au-mali-3059244.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/08/Youssouf-Sissoko-diroub-Alternance.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Tue, 02 Apr 2024 11:44:08 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alternance</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Lentement, mais très sûrement le Mali s’achemine vers un régime où la démocratie est mise à rudes épreuves. Elle est même mise  sous le boisseau par les autorités actuelles qui n’arrivent pas du tout à s’y accommoder. Les libertés censées la caractériser  connaissent des restrictions comme du temps du Général Moussa. Les partis politiques et les associations censés animer la vie publique sont dissouts à tour de bras. Toutes les manifestations à caractère politique sont interdites, excepté celles qui soutiennent le régime en place. Certains leaders d’opinion sont arrêtés sous prétexte qu’ils ont porté atteinte  au crédit de l’Etat. Les élections, l’un des baromètres pour mesurer la bonne santé de la démocratie, car permettant de donner l’occasion au peuple de s’exprimer et de voter pour élire ses dirigeants,  sont renvoyées aux calendes grecques. Face à ce qui s’apparente à la mort programmée de la démocratie, les partis politiques et certaines associations de la société civile se sont simplement contentés de condamner à travers des communiqués et par voie de presse. Soumis à la restriction des libertés, toutes leurs tentatives de sortir pour manifester ont été vaines, car elles se sont butées au refus catégorique des autorités qui ne veulent tolérer aucune contestation encore moins de protestation. C’est au regard de toutes ces dérives  autoritaires qu’il y a véritablement lieu de s’inquiéter sur l’avenir de la démocratie malienne. Le Président de la transition mesure-t-il réellement les conséquences de telles dérives sur la démocratie et sur les gouvernants actuels ?

Le Président de la transition, le Colonel Assimi Goita, à qui revient la lourde et première  responsabilité de la gestion du pays, doit savoir raison garder et que tout pouvoir absolu corrompt absolument. La démocratie  est irréversible et le pouvoir ne doit pas être une fin en soi, mais juste un tremplin pour satisfaire aux besoins du peuple.  En mettant feu de tout bois, en restreignant  les libertés et  en foulant aux pieds tous les principes qui fondent la démocratie la gouvernance vertueuse en laquelle croient encore certains maliens risque d’être une utopie. Le pays,  pour sa bonne marche, a besoin de tous ses fils et toutes ses filles. Les principes qui permettent à toutes les catégories socio-professionnelles, voir confessionnelle sont malheureusement en train d’être foulé aux pieds. La question que l’on est en droit de se poser est celle de savoir si   le Président a des bons conseillers, ceux qui sont désintéressés par le pouvoir et l’argent et qui sont prêts à lui dire la réalité des choses ? Certainement pas, car certaines décisions relevant de l’amateurisme, pour ne pas dire de la méconnaissance des règles de la gestion d’un Etat, ne favorisent nullement la cohésion et l’union sacrée, deux vertus indispensables pour la stabilité et la paix.  Les conseillers politiques, voire diplomatiques devraient avoir le flair, voir l’audace de dire à « son Excellence, le Colonel Assimi Goita, Président de la Transition, Chef de l’Etat » qu’il aura tout à gagner en respectant son engagement par la tenue des élections afin de sortir le Mali de son isolement et dans une situation exceptionnelle. Savent-ils que leur manque de courage à dire la réalité des choses au Président de la transition, a plongé le Mali dans une impasse profonde. Le pays ressemble aujourd’hui à une jungle où règne la loi du plus fort et cela pour combien de temps ?

En somme, un compromis est encore possible pour éviter à notre beau pays  de sombrer dans la violence. Le Président de la Transition, le Colonel Assimi Goita jouit toujours d’une grande estime et de la confiance d’une frange importante de la classe politique et de la société civile, donc il lui revient de se vêtir du manteau de leader pour rassembler les maliens autour des objectifs raisonnables et à court terme afin de sortir de la léthargie. Tout autre discours serait démagogique, contre-productif voir incendiaire.

<strong>Youssouf Sissoko</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Éditorial :  Le gangsta&#45;rap de Bamako agite ses épouvantails.</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-le-gangsta-rap-de-bamako-agite-ses-epouvantails-3059223.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-le-gangsta-rap-de-bamako-agite-ses-epouvantails-3059223.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/09/Amadou-NFa-DIALLO.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Tue, 02 Apr 2024 07:53:53 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le National</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Au-delà de l’irréel, voire du surréel, il y a chez les politiciens maliens quelque chose de profondément nauséabond, qui frise l’indignité même. A les entendre mettre en avant l’exigence d’une gouvernance vertueuse, les naïfs pourraient croire que c’est parce que, au temps de leur chape de plomb sur les institutions de la République- 30 éprouvantes années-, tout allait si bien, comme dans le meilleur des mondes ! Le Mali était l’Eldorado espéré sur la terre, un vrai pays de cocagne sur lequel tombaient régulièrement en averses les bénédictions divines. Non, ils ne sont coupables d’aucun délit contre la patrie, ils n’ont jamais maraudé un franc du Trésor public, jamais détourné quoi que ce soit d’espèces sonnantes et trébuchantes thésaurisé sous les alcôves ou dans des comptes offshore ; jamais ils n’ont bradé les entreprises publiques pour les reprendre à leur compte par le jeu des prête-noms, jamais ils n’ont conçu des projets de développement aux fins ultimes inavouables d’enrichissement illicite personnel. Non, ce ne sont pas qui ont inauguré l’ère des fonctionnaires milliardaires en l’espace d’un clin d’œil, alors qu’ils sont arrivés aux affaires pauvres comme des rats d’église à la faveur de la Révolution du 26 mars 1991, le premier d’entre eux, en tout cas celui qui devint le premier président de la République élu aux suffrages universels, ne possédant lui-même qu’une vieille Renauld, un tacot qui empestait l’air à mille lieues de là. Mensonges éhontés que toutes ces affirmations les accusant d’avoir été des spéculateurs fonciers et des délinquants miniers à l’appétit gargantuesque ! Faux et archi-faux qu’ils ont, obéissant aux diktats extérieurs, systématiquement détruit l’Armée nationale, faisant de nos soldats tombés héroïquement sur le champ d’honneur des morts anonymes jetés vulgairement dans des fausses communes appelées à disparaître avec le temps ! Calomnie ignoble contre eux que ce sont bien eux qui ont préparé le délitement du pays, qui devait aboutir à la partition du Grand Mali lequel, par miracle, a pu renaître de ses cendres grâce à l’opiniâtreté des militaires ayant réussi à récupérer les presque 80% du territoire national abandonné aux malfrats, mais aussi grâce à la forte conviction et à la puissante mobilisation des leaders du M5-RFP et du peuple viscéralement patriote ! Eh bien, ils sont bien fondés à décréter la fin de la Transition le 26 mars 2024, en feignant d’ignorer les normes juridiques nouvelles, la Charte de la Transition revue et surtout la constitution du 22 juillet 2023. Il ne peut en être autrement pour eux, l’avènement de cette clique politicarde est congénitale avec le surgissement à Los Angeles du Gangsta-rap (1990), un courant musical dont les interprètes se présentent comme des gangsters particulièrement agressifs.

Eh bien, le gangsta-rap de Bamako (ces politiciens ne disposent pas en vérité des bons relais qu’ils prétendent avoir partout au Mali) peut agiter ses épouvantails, mais pour effrayer qui ? Aboubacar Sidick Fomba du CNT nous révèle dans notre présente édition qu’ils constituent -1% de la société civile malienne et qu’ils ne font donc que du matraquage médiatique pour obtenir un partage de gâteau à travers un gouvernement d’union nationale, une vue de l’esprit. Qui, parmi eux, à part peut-être une exception ou deux jouant le rôle de faire-valoir, voire de concierge car n’ayant pas été aux affaires durant la période faste de la corruption, peut lever la main et jurer n’être mêlé à rien de répréhensible ?  Ils ont été de tous les pouvoirs : ATT I, AOK, ATT II, IBK et Transition (ils sont les plus nombreux dans le CNT). Ils ont été ministres, PCA, DG, PDG. Qu'a fait chacun, concrètement pour le Mali, dans les différents postes qu'il a occupés après mars 1991 pour prétendre qu'ils prétendent tous être encore les meilleurs citoyens maliens ? En vérité, leur objectif n'a point changé : il s’agit toujours pour eux de revenir au pouvoir afin de continuer la prédation du Mali sous le couvert de la Démocratie et leur appartenance au pouvoir du jour. Si cela n’est pas, ils n’hésiteront pas, s’ils le peuvent, à mettre le feu au pays. Mais la forte désapprobation populaire qui a accueilli immédiatement leur déclaration du 31 mars doit être pour eux un appel à bon entendeur.

&nbsp;

<strong>Amadou N’Fa Diallo</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito : De la  prison à la présidence !</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-de-la-prison-a-la-presidence-3058883.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/edito-de-la-prison-a-la-presidence-3058883.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/02/Gaoussou-Traore.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 29 Mar 2024 09:39:39 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Dans le sillage des résultats préliminaires de la  présidentielle du 24  mars 2024, Amadou Ba, candidat  du pouvoir sortant  à cette élection,  après la publication des premières tendances, a  aussitôt  reconnu  la victoire du   « Président élu Bassirou Diomaye Faye » dès le premier tour  en  lui adressant  ses félicitations.  Par voie de communiqué, l’ancien Premier ministre de Macky Sall et candidat de la coalition  sortante Benno Bokk Yakaar  (BBY), va  écrire : « Au regard des tendances des résultats de l’élection présidentielle et en attendant la proclamation officielle, je félicite le Président Bassirou Diomaye Diakhar  Faye pour sa victoire dès le premier tour. Je prie le Tout Puissant lui accorder l’énergie et la force nécessaires pour assumer cette haute fonction à la tête de notre pays ».  Quelle élégance politique !

Par l’alchimie du système démocratique, le candidat antisystème, doublure d’Ousmane Sonko, président du parti des Patriotes africains du Sénégal pour le travail l’éthique et la fraternité (Pastef), dissous par le pouvoir en juillet 2023, se hisse désormais  à la tête de l’Etat sénégalais. Alors que l'élection présidentielle  de mars 2024 était devenue très hypothétique. Devant  intervenir  dans un contexte politique   tendu au Sénégal,  le Président sortant et  au pouvoir depuis 2012, avait  décidé de la reporter. Mais  ses opposants avaient dénoncé un "coup d'Etat constitutionnel", pointant du doigt la corruption de certaines institutions du pays.

En face de Macky Sall, il y  avait  un certain  Ousmane Sonko qui a le vent en poupe. Soutenu  par une jeunesse qui ne se reconnaît pas dans les politiques publiques, le leader de Pastef donnait  du fil à retordre au pouvoir du président sortant. Le président du Pastef   était devenu  le maître de la rue  et des réseaux sociaux. Les <em>sondages </em> lui classaient comme favori à la présidentielle 2024. Alors que  les affaires dans lesquelles il est mêlé décuplent, paradoxalement, sa côte de popularité auprès de la frange juvénile.

Ce fort élan de sympathie le portait  en triomphe et dopait  ses capacités de nuisance.  Le Président sortant va donc inlassablement  œuvrer à lui  nuire.  Tout en renonçant à briguer un troisième mandat  très risqué,  Macky Sall  va  aussi  sacrifier  Sonko  en l’empêchant de briguer la présidentielle 2024. Il se servira   de la Justice  pour lui faire condamner, renvoyer en prison et lui rendre inéligible.  En dépit des rebondissements  judiciaires qui remettaient Sonko en selle, le pouvoir  est chaque fois  arrivé  à lui faire recaler. La messe semblait  définitivement dite pour le maire de  Ziguinchor et son pari, le Pastef.

Toutefois, contre toute attente, la providence divine était au rendez-vous pour les soutenir. Car, elle  a permis à l’ex-Pastef de fournir  tout de  même un candidat  à la présidentielle en la personne de son  secrétaire général. Détenu depuis avril 2023 pour insurrection,  Bassirou Diomaye Faye  n’est libéré de prison avec le président de l’ex-Pastef  que  quelques jours avant  le 1er tour du scrutin. Mais cela n’a pas empêché  la  doublure de Sonko de remporter  la présidentielle dès le premier tour.

De la prison, Bassirou Faye  se hisse in fine  à la tête de l’Etat sénégalais. Cela, grâce à  l’ancrage et la magie  du système démocratique  au Sénégal. Evidemment  avec la dextérité du système judiciaire qui est parvenu à se rattraper. En somme, si  Macky  Sall a pu empêcher Sonko d’être candidat,  il a été incapable  d’empêcher   à ce que  son parti, même dissous,  puisse remporter la présidentielle dès le premier tour.  N’est-ce pas vrai que  « l’homme propose mais  que c’est  qui Dieu qui dispose » ?

&nbsp;

<strong>Gaoussou Madani Traoré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito : La Démocratie au Mali, 33 ans après, leurre ou lueur ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-la-democratie-au-mali-33-ans-apres-leurre-ou-lueur-3058421.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/edito-la-democratie-au-mali-33-ans-apres-leurre-ou-lueur-3058421.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/08/Youssouf-Sissoko-diroub-Alternance.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 25 Mar 2024 14:00:32 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alternance</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[C’est demain mardi 26 Mars 2024 que le Mali célébrera, dans la plus grande sobriété,  le 33<sup>ième</sup> anniversaire de l’avènement de la démocratie. En effet, le 26 Mars 1991 est à la fois l’aboutissement et la résultante d’une longue et acharnée lutte des patriotes maliens pour plus de libertés, plus de gouvernance vertueuse et surtout plus de développement harmonieux. Trente-trois ans après, que des chemins parcourus, que d’obstacles surmontés, que de bonnes œuvres réalisées,  mais aussi et surtout que d’attentes non comblées, pour ne pas dire trahies. Des maux, comme la corruption, le népotisme, le clientélisme, l’affairisme, bref la mauvaise gouvernance, Tous les écueils dénoncés et qui ont été à la base du soulèvement populaire contre le régime de parti unique du Général Moussa Traoré, n’ont guère diminué,  ils se sont plutôt aggravés, au point de devenir des règles de gouvernance. La démocratie semble légaliser le vol et favoriser la culture de la médiocrité, selon les détracteurs du Mouvement démocratique. Elle est la meilleure alternative pour une gouvernance inclusive, transparente, où l’occasion est donnée au peuple de choisir ses dirigeants pour une durée bien déterminée, s’esclaffent les militants, voir les adeptes du mouvement démocratique.

Ainsi si le Mali, après l’avènement de la démocratie, a réintégré le concert des Nations démocratiques et progressistes et est cité comme modèle de gouvernance et d’alternance dans une sous-région en proie à des coups d’état et cela jusqu’en 2002, force est de constater qu’il a renoué avec les vieux démons du coup d’Etat en 2012, mettant fin au rêve d’un Etat démocratique. Si beaucoup d’observateurs externes de la scène politique malienne ont été surpris du retour des hommes en kaki au pouvoir en 2012, les maliens dans leur écrasante majorité les ont applaudis, car ils se sont dits déçus de la gouvernance que les hommes politiques  leur ont offerte et pensent même avoir été trahis par les gouvernants qui n’ont proposé aucune solution durable aux grandes problématiques de la société. L’école, l’avenir d’une nation, est toujours à la traîne n’offrant aucune perspective d’un avenir radieux, l’économie est toujours moribonde en dépit de quelques coups de fouet pour la booster. Le développement est devenu un leurre dans un pays où plus de 80 % de citoyens n’ont pas trois bons repas quotidiens. La justice clé de voûte d’une société qui veut aller de l’avant, est corrompue jusqu’à la moelle des os, si elle n’est pas instrumentalisée par le prince du jour pour faire taire toutes les voix discordantes.

Et pourtant c’est contre tous ces maux et pour une gouvernance vertueuse que les leaders du Mouvements démocratiques ont mobilisé le peuple malien contre un régime, bien sûr  rétrograde, dictatorial qui est celui du Général Moussa Traoré. Qu’il soit dit en passant ce même peuple a accepté de payer un lourd tribut pour voir éclore cet espoir qu’on lui a fait  miroiter et qui malheureusement a été une grosse utopie. A l’heure du bilan, si les fruits ne semblent pas respecter la promesse des fleurs, il ne serait pas non plus recommandable, ni nécessaire de substituer à la démocratie un autre modèle de gouvernance. Les grands vendeurs d’illusions, les opportunistes, les laudateurs et autres zélateurs du régime actuel tendent à faire croire qu’il faut enterrer la démocratie sur l’autel de la dictature et d’une monarchie à la marocaine. Il serait dangereux de jeter le bébé avec l’eau du bain et il est évident qu’il n y a pas d’alternative à la démocratie. On peut blâmer les hommes et les femmes qui ont eu à gérer les affaires publiques sous l’ère démocratique, on pourrait critiquer leur gouvernance non vertueuse, mais on ne doit jamais remettre en cause la démocratie, qui est le pouvoir du peuple par le peuple et pour le peuple.

<strong>Youssouf Sissoko </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Éditorial : 26 mars 2024, confusion dans l&amp;apos;arène politique</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-26-mars-2024-confusion-dans-larene-politique-3058358.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-26-mars-2024-confusion-dans-larene-politique-3058358.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/09/Amadou-NFa-DIALLO.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 25 Mar 2024 01:42:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le National</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[C'est ce mardi, 26 mars, que le chef de l'État, Président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, déposera une gerbe de fleurs au monument de la citoyenne, une mère éplorée levant les bras en signe d'extrême détresse pour son enfant fait martyr. Ce serait l'acte fort de la 33ème  commémoration de ce que l'histoire nationale retient comme étant la Révolution du 26 mars 1991, évènement qui a mis fin au règne du parti unique et qui a permis l'instauration de la démocratie dans la droite ligne du sommet franco-africain tenu à La Baule (France) quelque un an plus tôt, au cours duquel François Mitterrand, le président de la République française, avait joué des coudes pour faire admettre aux chefs d'État africains de passer vite à la démocratie multipartite, exigence qu'il a assortie de primes, carotte pour ceux qui obéiront, et de bâton pour les réfractaires ou qui seront soupçonnés de traîner les pieds. Il s'en est suivi de grands bouleversements en Afrique francophone à cause d'un vent plus violent que celui venu de l'Est à la fin des années 80. Dans la turbulence, le Mali choisira la voie du multipartisme intégral qui vaut aujourd'hui au pays l'existence de plus de 300 partis politiques, dont beaucoup sont plus factices que réels.

En sacrifiant donc demain à la tradition de la commémoration du 26 mars, le Président Goïta agira au nom du peuple malien. Sans doute des citoyens sont morts et cela ne peut être passé par pertes et profits. Mais il ne s'empêchera pas de se poser des questions. Parmi celles-ci : comment une telle Révolution qui avait fait naître une immense espérance a-t-elle pu se laisser rouiller si vite pour faire le lit à la plus chaotique gouvernance dans notre pays durant trois décennies ? Le colonel Goïta regardera ensuite fixement la mère aux bras levés, son enfant gisant devant elle. Et il lèvera les yeux pour apercevoir le Pont des Martyrs, après un clin d'œil sur la Pyramide du Souvenir juste à côté. Mais il ne manquera surtout pas de se retourner pour voir l'ambassade de France à quelques mètres de lui. Enfin, il ne peut ne pas observer que l'évènement du jour est en train de se dérouler dans le prolongement du Square Patrice Lumumba, lieu baptisé du nom de ce patriote africain, victime du colonialisme belge, autre pays francophone,  de la trahison des siens et, hélas, du "machin" O.N.U.

Le Président Assimi Goïta, le nouvel patriote africain, avec des ambitions sans fioritures de libérer le Mali et l'Afrique de les jougs d'avillissement, d'exploitations, de sujétion, de colonialisme et d'impérialisme, vivra en ce moment-là, non pas un petit pincement de cœur, mais un vrai drame intérieur. À l'occasion de la 33ème commémoration du 26 mars 1991, il constatera en effet qu'il y a une confusion terrible dans l'arène politique du Mali, pays dépositaire de la Charte de Kurukan-Fuga, Loi-pilier de l'A.E.S. Ceux qui n'ont cessé de pactiser avec la junte française, de François Mitterrand à Emmanuel Macron, ceux-là mêmes qui ne lui ont pas fait confiance en refusant tous ses appels à venir aux Assises Nationales de la Refondation, sont maintenant ceux qui sont en train de squatter les allées de la Transition avec une assiduité étonnante, qui foutent un sacré bordel dans la marche en avant en cours, tout pour être les serviteurs zélés de la 4ème République. Assimi Goïta, en tant qu'officier, un vrai et fin stratège militaire, sait bien que ce ne sont que de bandes de taupes potentielles. Mais les diablotins, pions aux mains extérieures, ne cesseront pas leurs menées subversives rusées. Jusqu'à ce que Dieu Lui-même envoie Ses drones les frapper où bat ce qui en eux les prédispose à vouloir toujours jouir de la patrie, tout en servant les intérêts les violeurs de cette même patrie.

&nbsp;

<strong>Amadou N'Fa Diallo</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Éditorial :  Attention,  ne jetons pas notre avenir dans la fosse aux lions !</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-attention-ne-jetons-pas-notre-avenir-dans-la-fosse-aux-lions-3058059.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-attention-ne-jetons-pas-notre-avenir-dans-la-fosse-aux-lions-3058059.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/09/Amadou-NFa-DIALLO.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 21 Mar 2024 10:56:11 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le National</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Montesquieu, auteur de L’Esprit des lois, a fait observer : « L’homme, toujours avide de pouvoir à mesure qu’il en a davantage, et qui ne désire tout que parce qu’il possède beaucoup. » Sans remonter jusqu’à Mathusalem, les sociologues et les psychanalystes ont vite établi que dans la gent des avides, deux catégories d’individus se partagent les premiers rôles, dans une complicité le plus souvent mortel pour les grandes causes et pour la société. Les premiers sont les insatiables du pouvoir (régner, gouverner, administrer…) et les seconds sont les boulimiques des profits et des intérêts sordides (espèces sonnantes et trébuchantes, Titres fonciers, comptes en banque, offshore ou non…). Leur alliance est toujours nuisible, on l’a toujours vécu dans l’histoire. L’histoire récente du Mali, avec l’épisode du pronunciamiento du 18 août 2020, puis de la rectification de la trajectoire de la Transition le 24 mai 2021, s’est nourrie de la réalité que la République, pas plus que ses institutions, ne peut se passer de vertu chez ses serviteurs. On ne le répétera pas assez. Récemment (le 16 mars 2024, il n’y a pas une semaine révolue), Monsieur Ibrahim Ikassa Maïga, ministre de la Refondation de l’Etat, chargé des réformes avec les Institutions, justifiait devant la jeunesse le choix des autorités de la Transition d’opérer les réformes hardies en cours, en tant que recommandations du peuple à l’issue des Assises Nationales de la Refondation (ANR). Il a dit notamment : « Notre pays avait été mal gouverné. L’éducation n’existait plus, les centres de santé étaient fermés, les infrastructures n’existaient plus. Les services sociaux de base n’étaient pas servis aux populations. Et cela était la résultante de plusieurs années de mal gouvernance. » Pour dire qu’en haut lieu et chez tous les citoyens le diagnostic précis a été fait pour être assorti des thérapeutiques de choc prescrites par les ANR, rappelons l’analyse scientifique frappée au coin de la pédagogie faite par Monsieur Bouréma Kansaye, ci-devant ministre de l’Enseignement supérieur à l’occasion de la deuxième édition de la Journée de la souveraineté retrouvée de notre pays célébrée à la cité universitaire de Kabala le 14 janvier dernier. Pr. Kansaye avait défini, en effet, les trois concepts qui résument notre état de vassal depuis des lustres. La Dépendance est l’état de quelqu’un qui est soumis à l’autorité d’autrui (sujétion, subordination). L’Allégeance indique l’Obligation d’obéissance, de fidélité, de soumission. La Domination traduit l’Action  de dominer, d’exercer son autorité ou son influence sur le plan politique, moral, etc.

Dépendance, Allégeance et Domination : voilà les trois substrats sur lesquels s’est gaillardement mis debout un Seigneur outrecuidant pour (pour préserver au Mali les intérêts de son pays à lui) intimer à Colonel Assimi Goïta l’ordre de choisir les futures têtes d’affiche du Mali Kura. Et à l’autre bout, regardant le premier en chien de faïence, grand Oncle Plénipotentiaire fit valoir son écurie et ses deux intrépides cavaliers. Compétition, concurrence déloyale, duel à mort entre protagonistes à mille lieues du Mali, l’un au bord de la Méditerranée et l’autre outre-Atlantique, Colonel Assimi Goïta a eu le réflexe de tenir ferme, en bon héros malien, sahélien, africain, du monde exploité et spolié de mille manières.

Mais savons-nous encore le nombre exact de pièges, de guet-apens, d’embuscades nous attendent ?  Inconscients de tous les dangers dont nous sommes la cible, certains parmi nous, les avides de Montesquieu, considèrent le poste de Premier ministre comme la panacée sans laquelle il n’existera pas de Mali radieux. Et la République, en attendant les institutions de la quatrième du nombre, est prise dans les faisceaux des pièges de la déstabilisation permanente. Des hommes politiques- ô la fragilité et l’incurie de l’homme politique malien sont connues- deviennent de piètres calomniateurs et de délateurs professionnels. Attention à ne pas jeter notre avenir dans la fosse aux lions. Nous ne sommes pas des proies pour bêtes féroces.

&nbsp;

<strong>Amadou N’Fa Diallo</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Editorial :  AEEM, un autre symbole de la démocratie démolie</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-aeem-un-autre-symbole-de-la-democratie-demolie-3057660.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-aeem-un-autre-symbole-de-la-democratie-demolie-3057660.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/08/Youssouf-Sissoko-diroub-Alternance.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Tue, 19 Mar 2024 08:06:43 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alternance</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[L’Association des Elèves et Etudiants du Mali, AEEM vient de rallonger la longue liste des partis et associations dissouts par la transition. Après le PSDA, l’observatoire pour les élections et la bonne gouvernance, le Mouvement Kaoural international, la CMAS et le SADI, en instance, c’est autour de l’AEEM de subir le rouleau compresseur des autorités de la transition au Mali. Ce coup de massue, qui est un acte de trop dans un pays dit démocratique, prouve à suffisance que le projet de démolition de la démocratie est véritablement en marche au Mali. L’AEEM a été  sans nul doute l’un des Mouvements qui ont payé les prix forts pour l’avènement de la démocratie au Mali. Elle est le symbole de la résistance et de l’opiniâtreté contre le régime dictatorial et sanguinaire du Général Moussa Traoré. Membre du Mouvement démocratique comme l’ADEMA, le CNID, l’UNTM, l’AJDP, l’ADIDE, pour ne citer que ces quelques entités, l’AEEM a été au premier rang de la lutte contre le régime dictatorial du Général Moussa Traoré. Sa dissolution s’apparente à un blasphème contre la démocratie et une atteinte grave aux libertés fondamentales, celles relatives à l’expression, à l’association et surtout la liberté syndicale. La question que l’on doit se poser est celle de savoir si certaines autorités actuelles n’ont pas pour mission de démolir ce précieux bijou qui est la démocratie ?

La réponse est sans nul doute oui, car le véritable architecte de ce machiavélique projet de démolition de la démocratie se trouve être le premier ministre. Ce dernier, incarnant non seulement le régime de parti unique, UDPM, mais aussi ayant soif de réhabiliter le Général Moussa Traoré,  n’a jamais caché sa volonté de prendre sa revanche sur le Mouvement démocratique. A-t-il embobiné le Président de la transition, le Colonel Assimi Goita, qui, en véritable néophyte politique, a certainement cédé au chant mélancolique du plus grand restaurateur de l’ancien ordre politique et en même temps fossoyeur de la démocratie ? Le Colonel Assimi Goita doit comprendre qu’il est le père de la Nation et par conséquent le garant de toutes les libertés, donc tout acte, qu’il soit bon ou mauvais, posé sous son magistère l’engage devant Dieu et les hommes et surtout devant l’histoire. Il ne doit nullement céder au son de sirène des zélateurs, des laudateurs et autres opportunistes invétérés, prêts à l’abandonner au premier coup de sifflet annonciateur de la fin de son règne. Donc tout acte qu’il serait emmené à prendre doit être non seulement analysé, mais aussi et surtout doit s’inscrire en droite ligne d’une vision de réconciliation, de rassemblement et non avec un esprit de revanche.

Si nul ne peut nier la perversité, les crimes et  autres pratiques rétrogrades qui ont pignon sur rue dans les espaces scolaires et universitaires, force est de reconnaitre que ces pratiques qui sont l’œuvre de quelques élèves et étudiants ne sauraient nullement expliquer encore moins justifier la dissolution de ce grand symbole de l’histoire récente de notre pays en général, et  de l’avènement de la démocratie en particulier. En effet, nul n’étant  au-dessus de la loi, les auteurs  des crimes odieux récemment commis et même ceux antérieurement commis, doivent subir la rigueur de la loi. L’AEEM, en dépit de toutes ses tares et avatars est une association reconnue par la réglementation en vigueur, donc elle doit être conservée comme un patrimoine, car elle fait partie de l’histoire récente de ce pays. Et comme dirait l’autre, nul n’a le droit d’effacer une page de l’histoire d’un peuple, car un peuple sans histoire est un monde sans âme. Quant au silence indescriptible de ceux-là mêmes qui sont censés défendre le Mouvement démocratique, il est l’expression de la capitulation, pour ne pas dire de la lâcheté. Qu’ils comprennent que le jugement du tribunal de l’histoire est implacable et sans appel. Leur attitude, leur résignation frisent la trahison des martyrs qui ont accepté le sacrifice ultime pour que le Mali soit un Etat démocratique et de Droit.

<strong>Youssouf Sissoko</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Éditorial :   Adieu AEEM, matricide de l’école !</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-adieu-aeem-matricide-de-lecole-3057657.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-adieu-aeem-matricide-de-lecole-3057657.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/09/Amadou-NFa-DIALLO.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Tue, 19 Mar 2024 01:26:03 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le National</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Entendons-nous d’abord sur une évidence : l’école, de la maternelle à l’Université, est l’institution où le citoyen apprend à lire, à écrire, à raisonner, à se former, à servir utilement après. Ceci étant admis, admettons que l’école est la matrice de l’Etat et de la République. Or, autant vaut la matrice, autant vaudra l’or qui y sera coulé, l’or étant le citoyen, qui est le plus précieux gain de la nation. Les droits de ce dernier sont à défendre, à protéger et à préserver, coûte que coûte. Mais quand l’or, métal précieux et ô combien utile en vient à fracasser la matrice dans lequel il est coulé pour être affiné, il s’agit, douloureusement, de matricide qu’aucune autorité étatique ne peut tolérer, qu’aucune nation ne peut passer banalement par pertes et profits, comme si une telle gaffe constituait paradoxalement le levain indispensable au bien-être général, comme le laboratoire d’où sera conçu l’avenir glorieux. L’AEEM, créée officiellement en avril 1991, dans la foulée de l’avènement de la démocratie du multipartisme intégral, a surtout joué durant ses 33 ans d’existence, jusqu’à sa dissolution par le conseil des ministres du mercredi, 13 mars 2024, au maître d’œuvre de la violence en milieu scolaire et à la promotion du crime sur les campus. La mesure gouvernementale a été accueillie par les populations avec une immense approbation et aussi par quelques cris de désapprobation maugréés par des nostalgiques partisans connus de la manipulation sans fin des scolaires et des étudiants pour des buts politiciens, voire ‘’politicides’’. Les âmes nobles, les plus nombreuses, sans vacarme ont souhaité adieu à l’AEEM qui s’est transformée régulièrement en organisation du crime dans les espaces scolaires. Ce n’est jamais de gaîté de cœur que l’on supprime des mouvements citoyens, syndicats ou associations ou tout ce qui s’y apparente, loin s’en faut. Mais une association, dont le modus operandi des acteurs, citoyens majeurs disposant du droit de vote et qui sont éligibles, est la violence et le crime ne peut être qu’une organisation à bannir ; les magistrats diront judicieusement que c’est une association de malfaiteurs, de délinquants primaires, de criminels, de mafieux en bandes organisées. Durant les 33 années de son existence, l’AEEM a en effet ponctué sa vie de violences inouïes (blessures graves, mutilations, morts d’étudiants et autres dommages collatéraux). Elle a donc, en quelque sorte, brisé régulièrement ensanglanté et endeuillé le Mali. Les preuves contre elle sont si nombreuses qu’il ne viendra à l’esprit de personne de vouloir les contester.

Me Alassane Aldior Diop a connu l’AEEM en tant qu’élève, ensuite en tant qu’étudiant, en qualité d’avocat, trois étapes au cours desquelles il n’a pas été inattentif : « Je suis moi-même un pur produit de l’éducation nationale et de l’AEEM à un double titre: en tant que membre actif et en tant que membre élu du bureau AEEM de mon établissement. J’ai vu tomber en 91 des jeunes camarades à la fleur de l’âge, les mains nues, pour un idéal déjà oublié par tous  y compris les autorités de la transition (quel cruel destin !). Des décennies après, j’ai été, en ma qualité d’avocat, impliqué dans plusieurs dossiers criminels reprochés  aux dirigeants et membres des bureaux de l’AEEM ( avec mort d’hommes, par arme à feu , arme blanche , mutilation, viol collectif etc.) . J’ai occupé dans ces dossiers pour les parties civiles (l’université, des professeurs, élèves et simples passants). Dans ces dossiers les pièces à conviction étaient des armes de guerre , des pistolets revolvers, des armes blanches, des chaînes métalliques, des menottes de police, des cagoules etc. Que font nos futurs cadres avec un tel arsenal ? Et le plus grave est que j’ai aussi découvert avec un effondrement moral, sans limite, que les présumés responsables n’étaient que des marionnettes à la solde d’hommes politiques tapis dans l’ombre et parfois très haut placés au sommet de l’Etat. Ce n’était plus une association d’élèves et d’étudiants, mais d’un cartel mafieux d’où les ordres s’exécutent sans crainte ni murmure. » Après une telle plaidoirie, pardon ce réquisitoire imparable, les nostalgiques récalcitrants de l’AEEM supprimée tentés d’organiser des marches de protestation avec  des barricades sur les voies publiques doivent savoir qu’ils seront considérés comme des fauteurs de désordres et traités comme tels. Les politiciens inconséquents, pêcheurs impénitents en eaux troubles ne seront qualifiés de rien d’autre que de séditieux contre une mesure légale. Quant aux diplomates attiseurs de pagailles, ils courront le risque d’être déclarés persona non grata. A bon entendeur, salut !

&nbsp;

<strong>Amadou N’Fa Diallo</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Éditorial :   ce qui est permis à jupiter ne l&amp;apos;est vraiment pas au taureau ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-ce-qui-est-permis-a-jupiter-ne-lest-vraiment-pas-au-taureau-3057207.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-ce-qui-est-permis-a-jupiter-ne-lest-vraiment-pas-au-taureau-3057207.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/09/Amadou-NFa-DIALLO.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 15 Mar 2024 01:39:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le National</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Donald Trump, ancien Président des États-Unis d'Amérique qui ne cesse de défrayer la chronique depuis les dix dernières années, vient de fendre à nouveau l'air par une révélation surprenante. Il y a quelques jours, en déplacement en Caroline du Nord, dans le cadre de la campagne politique pour son retour à la Maison blanche, il a révélé, au grand ahurissement des Européens, qu'il avait eu à signifier aux dirigeants de l'Europe- vertement ou à la Donald Trump - qu'il leur faut payer à la puissante Amérique, régulièrement ou sans délai, la quote-part qu'ils doivent pour la protection que celle-ci leur assure. Sans quoi, il n'empêchera pas, lui  Trump, la Russie de leur casser la gueule. Quoi ? La France, la Grande-Bretagne, entre autres, ont donc un puissant protecteur qui les met à l'abri des foudres de la Russie ? L'Amérique jouerait-elle pour cela le rôle de bouclier imparable, voire d'une sorte de Wagner qui ne dit pas son nom, pour les pays d'Europe ?

On peut taxer Donald Trump de dire sans précautions oratoires les choses qui lui passent par la tête, mais il n'est pas un menteur. Sa parole d'ancien Président des USA pèse lourd, surtout lorsqu'elle porte sur des révélations. Fait notoire, il est en train de disputer la Maison blanche à Joe Biden qui n'est pas actuellement en odeur de sainteté auprès des Américains. On sait que celui-ci investit massivement dans la guerre en Ukraine, du reste menée en tandem par l'Amérique et l'Europe contre la Russie, et il a été mis à jour que 70% des colossaux investissements yankees chez Zelinsky profitent en réalité à l'industrie d'armements des USA. Tout cela montre que dans notre monde, ce qui fait la trame de la gouvernance mondiale, c'est le "deux poids, deux mesures". Autrement dit, Jupiter s'autorise ce que le Taureau ne doit pas se permettre. Le proverbe latin exprime aussi une telle réalité : "Quod licet, non licet bovi".

Triste réalité qui veut confiner l'Afrique dans la situation de dépendance éternelle; même sa sécurité doit confiée à ceux qui la violent, ces psychopathes du profit. Si on s'en tient à la logique de ces derniers, l'Afrique doit rester à la merci des Européens, servilité pour laquelle travaillent malheureusement les apatrides africains, de plus en plus mobilisés de nos jours pour contrarier la reprise de l'initiative historique par le Mali et l'A.E.S. Or, il est désormais clair que les pays européens eux-mêmes sont faibles individuellement et c'est pourquoi ils se sont mis ensemble pour créer l'Union européenne (UE). Mais, même avec ce regroupement, ils se sont vite rendus compte qu'ils sont voués à l'échec sans un protecteur contre le reste du monde. En somme, ils ont redouté, durant des années à l'avance, l'avènement d'une structure comme les BRICS, mais surtout l'apparition des souverainistes comme les Maliens et les autres Sahéliens désormais à tu et à toi avec la Russie, la Chine, la Türkiyé et l'Iran. C'est malheureux pour moi : malgré toute leur vigilance et toutes les précautions qu'ils ont prises en phagocytant sans cesse les organisations africaines (Union Africaine, CEDEAO, etc.), tout leur échappe désormais. Nicolas Sarkozy a pourtant bien fait de les avertir : "Pendant cinq siècles, l'Occident, violent et pilleur, a dominé le monde. Maintenant, c'est fini..."

<strong>Amadou N'Fa Diallo</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito : Il y a péril en la demeure du M5 RFP</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-il-y-a-peril-en-la-demeure-du-m5-rfp-3056711.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/edito-il-y-a-peril-en-la-demeure-du-m5-rfp-3056711.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/08/Youssouf-Sissoko-diroub-Alternance.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 11 Mar 2024 12:45:59 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alternance</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Le Mouvement hétéroclite du 5 juin Rassemblement des Forces patriotiques, M5 RFP, qui a suscité pourtant de l’espoir et de l’espérance chez les maliens, est devenu aujourd’hui l’ombre de lui-même. Scindé en trois petits morceaux, ses leaders ont sacrifié le bel outil politique sur l’autel de leurs ambitions personnelles. Si la scission du mouvement  n’a guère surpris les observateurs avisés de la scène politique malienne, à cause de son caractère hétéroclite et aux divergences politico-idéologiques des leaders qui le composent, la manière à la fois éhontée et dégradante par laquelle elle est intervenue fait froid dans le dos. Qui pouvait imaginer que ceux qui ont eu à gérer le pays pendant des décennies pouvaient tomber aussi bas au point de mener sur la place publique des débats de caniveau ? Déballage de secrets les plus intimes, injures publiques, menaces, les leaders se sont adonnés à cœur joie à des pratiques dignes d’une autre époque. Ils se sont livrés à des invectives de mauvais aloi décrédibilisant encore une fois de plus l’homme politique malien.

L’histoire vient de donner raison aux multiples détracteurs de la classe politique malienne. Les détracteurs  lui ont fait porter le chapeau de la déliquescence de l’Etat avec comme corolaires la corruption, le népotisme, le clientélisme, l’affairisme bref tous les maux qui gangrènent la République. La querelle de clochers au sein du M5 RFP est le témoignage éloquent du manque de conviction et surtout de la soif vorace  de la plupart des hommes politiques qui n’ont d’ambition que pour leur bien être personnel. Le Mali semble être le dernier souci de la grande majorité des hommes politiques en général et ceux du M5 RFP en particulier, qui ne se préoccupent  beaucoup plus de la préservation de leurs chapelles que du bien-être du peuple. La gouvernance vertueuse, qui aurait dû être son crédo, a été piétinée ou renvoyée aux calendes grecques.

La guerre des clans au sein du M5 RFP est la preuve irréfutable du caractère hétéroclite, du manque de vision commune de ses leaders et des grandes divergences politico-idéologiques . En effet, après un premier couac qui a vu cinq grands ténors du M5 RFP, à savoir l’ancien Premier Ministre Modibo Sidibé, les anciens ministres Mme Sy Kadiatou Sow, Me Mohamed Ali Bathily, Konimba Sidibé et Cheick Oumar Sissoko, se retirer du grand groupe pour fonder le M5 RFP Mali Koura, au motif que le Mouvement ne pouvait plus être dirigé par le Premier Ministre Choguel K Maiga qui venait d’être nommé au poste de premier ministre de la transition. Pour les frondeurs le Mouvement du 5 juin doit rester une structure de veille citoyenne et surtout de suivi-évaluation des problèmes qui ont été à la base du soulèvement populaire. Ils ont été taxés de tous les noms d’oiseaux de mauvais augure. Des jaloux et méchants qui en veulent au PM Choguel K Maiga. Même une partie de l’opinion n’avait pas compris en son temps ce qu’elle considère être un acharnement contre Choguel K Maiga. L’histoire semble donner raison aux premiers frondeurs, car ils sont rejoints par d’autres en tête desquels Me Mountaga Tall, Imam Oumarou Diarra, Jeamille Bittar, Tiémoko Mahamane Maiga, pour ne citer que ces quelques figures de proue. Comme le précédent groupe, celui dirigé aujourd’hui par l’Imam Oumarou Diarra fait les mêmes reproches au PM Choguel. Ce dernier dans son obstination à avoir la mainmise sur le Mouvement s’est vu éjecter du fauteuil de président du comité stratégique du M5 RFP par le groupe de l’Imam Diarra qui se dit majoritaire. L’on est encore parti pour un autre feuilleton politique dont nul ne pourrait prédire son épilogue tant l’intrigue n’est pas perceptible. En tout cas nul ne sait de quoi demain va nous réserver.

En somme, cette deuxième fronde a été non seulement virulente, mais aussi et surtout a fortifié une frange importante de l’opinion qui dans son jugement, pense que la classe politique malienne n’est pas digne de confiance. Une introspection s’impose alors.

<strong>Youssouf Sissoko </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Éditorial ; Et si pour une fois les USA faisaient l&amp;apos;économie d&amp;apos;une guerre de profits ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-et-si-pour-une-fois-les-usa-faisaient-leconomie-dune-guerre-de-profits-3056393.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-et-si-pour-une-fois-les-usa-faisaient-leconomie-dune-guerre-de-profits-3056393.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/09/Amadou-NFa-DIALLO.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 08 Mar 2024 13:34:08 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le National</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Son Excellence Rachna Korhonen, ambassadeur des États-Unis d'Amérique accrédité auprès des autorités de notre pays, est au four et au moulin. Son activisme débordant, politique aux flancs de la démocratie, est trop visible pour passer inaperçu. La trame de ses démarches n'est rien d'autre que la tenue au Mali des élections réclamées à cor et à cri par une pléthore de formations politiques dont les responsables sont eux-mêmes conscients que cette quête n'est pas la préoccupation des Maliens, qui sont plutôt soucieux de sécurité et de bien-être, tâche à laquelle sont attelées les autorités de la Transition. À voir les choses sous cet angle, la  diplomate américaine en chef au Mali n'est-elle pas en train de se substituer aux partis politiques maliens inefficaces pour harceler les autorités transitoires à droite, à gauche, en haut et en bas afin de leur extorquer l'organisation d'élections que le bon sens ne peut imposer ? S'adressant le 15 janvier dernier aux autorités coutumières et traditionnelles, aux représentants de la société civile et aux leaders religieux, le Président de la Transition, Colonel Assimi Goïta, a clairement dit que dans notre monde, que ce soit sur le plan bilatéral ou multilatéral, il n'existe pas de philanthropie désintéressée, chacun cherche ses intérêts et y veille. Cette vérité d'airain signifie tout simplement que la concurrence que se mènent les nations ne peut se passer de vertu chez les diplomates qui écument l'échiquier mondial. Cette vision est loin de celle d'un Henry Kissinger pour qui l'ambiguïté est la trame de la trame de la diplomatie. À la lumière de cette vision étriquée, on comprend- et c'est une leçon pour le présent- pourquoi, malgré la fin de la deuxième Guerre mondiale, les États-Unis tenaient à garder en France un gouvernement militaire sous la coupe de l'armée (Allied Military Governement of Occupied Territories, AMGOT) qui n'était rien de moins qu'un organisme créé conjointement par les U.S.A. et le Royaume-Uni dans le but d'administrer la France après la Libération. Ceci est la définition prosaïque. Cyniquement, il s'agissait de garder dans l'escarcelle yankee les bassins industriels et les réserves d'acier de la France. L'histoire a ses leçons.

Aujourd'hui, après s'être débarrassé de la tutelle morbide des partis politiques, le Mali a pu reconquérir Kidal, Ber, Ménaka et bien d'autres localités dont les sous-sols regorgent de potentiels à même de le hisser au rang des nations les plus prospères de la planète. Emmanuel Macron, le Président français, qui n'a plus que ses yeux pour pleurer la perte de ce Mali (et plus tard des deux autres pays de l'A.E.S.), a solennellement déclaré l'incapacité des politiciens à jouer sur le cours de l'histoire au Mali. C'était le 27 février 2023. Curieusement, l'ambassade américaine, volontairement ou sans s'en rendre, a choisi de fêter l'anniversaire du verdict macronien, en décalant, pour la première fois depuis 60 ans, la fête d'indépendance américaine du 04 juillet (248ème du nombre) au mois de février 2024 (le jeudi, 15 février). Et une semaine après, des experts américains sont venus au Mali pour "une importante séance de travail avec le Cadre d'échange des partis politiques et Regroupement de partis politiques", pôle politique si inopérant qu'il squattait les abords du cimetière. Ce n'est pas tout. Son Excellence Rachna Korhonen met aussi en contact des militaires maliens et américains pour "échanges". Il s'y ajoute que c'est l'Amérique, par le détour d'une ONG dite internationale, met en selle Kamissa Camara, ancienne secrétaire générale de la présidence du Mali et non moins ancienne ministre des Affaires étrangères sous IBK, sous prétexte de rechercher la prospérité pour ceux du Sahel.

Chat échaudé craint certes l'eau froide, mais nous sommes un peuple qui a décidé de reprendre l'initiative historique pour son compte. Cependant, force est de constater, qu'au-delà du sang abondamment versé partout, l'armée américaine a souvent repris à la France son rôle d'envahisseur, le cas du Vietnam est suffisamment dans les mémoires et sans doute pour l'éternité. Peut-on espérer ou devons-nous souhaiter que, concernant le Mali de l'après-18 août 2020, l'Amérique daignera faire l'économie d'une guerre de profits égoïstes ?

&nbsp;

<strong>Amadou N'Fa Diallo</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito : #Mali : Force et potentiel des femmes !</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-mali-force-et-potentiel-des-femmes-3056380.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/edito-mali-force-et-potentiel-des-femmes-3056380.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2024/03/femme-edito.jpeg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 08 Mar 2024 12:52:26 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Essor</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Le 8 Mars, n'est plus qu'une simple journée. C'est un hymne à la force et à la résilience des femmes, une célébration de leur contribution inestimable à l'édification du Mali.</strong>

C'est l'occasion de réfléchir aux progrès accomplis et de galvaniser nos efforts pour un avenir où chaque femme brille de mille feux.

Née des cendres des luttes ouvrières du 19è siècle, la Journée internationale de la femme a parcouru un long chemin. De l'audace des pionnières qui ont exigé l'égalité des droits à l'émergence des leaders d'aujourd'hui qui brisent les barrières, l'histoire des femmes est une saga de courage et de persévérance.

Au Mali, les femmes ont toujours joué un rôle crucial, de la sphère privée au domaine public. Elles sont les gardiennes de la tradition, les piliers de la famille et les forces vives du développement économique. Leur engagement dans l'éducation, la santé, l'agriculture et l'entrepreneuriat est un moteur essentiel du progrès national.

Cependant, des défis persistants. Les inégalités de genre, les violences et les discriminations freinent encore l'épanouissement complet des femmes. En cette année 2024, le thème national, « Représentativité des femmes dans la vie publique et politique : Défis, enjeux et perspectives », sonne comme un appel à l'action. Il est temps d'accélérer la marche vers l'égalité. Investissons dans l'éducation des filles, encourageons leur participation à la prise de décision et brisons les stéréotypes qui les limitent.

Donnons aux femmes les moyens de s'exprimer, de s'affirmer et de prendre leur place dans tous les domaines de la vie publique et politique.

Le Mali a besoin de l'énergie, de la créativité et de la vision des femmes pour relever les défis du présent et construire un avenir radieux. femmes du Mali, levez-vous et rayonnez ! Votre lumière est le phare qui guidera notre nation vers la prospérité et l'harmonie.

Unisssons-nous, hommes et femmes, pour bâtir un Mali où chaque femme est libre, épanouie et actrice de son destin. Ensemble, célèbrerons la force et le potentiel infinis des femmes du Mali !

Femmes du Mali, le 8 Mars est votre jour ! Soyez fières, soyez ambitieuses, soyez le changement que vous voulez voir dans le monde.

<strong>Mariam A. TRAORE</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito :  Négligence inadmissible au sommet de l’Etat</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-negligence-inadmissible-au-sommet-de-letat-3056286.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/edito-negligence-inadmissible-au-sommet-de-letat-3056286.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/02/Gaoussou-Traore.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 07 Mar 2024 01:55:35 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[«Mali : le défi du terrorisme en Afrique» est le titre d’un  livre controversé  que vient de publier le Colonel Alpha Yaya Sangaré, Officier Supérieur des Forces Armées maliennes. La  dédicace  de son  ouvrage  a eu lieu  en grande pompe,  sous la présidence du ministre d’Etat, porte-parole du gouvernement, Colonel Abdoulaye Maïga. Mais patatras, le samedi 24 février 2024, quasiment  une semaine après, une partie du  contenu du livre  est dénoncée par les autorités.  Par  un  communiqué laconique, diffusé sur les antennes de  l’ORTM, le ministre de la Défense et des Anciens combattants par intérim déplore que «<em>certains paragraphes du livre  portent de prétendues incriminations graves de violation des droits de l'homme par les FAMa avec la complicité de la hiérarchie militaire et des sabordages à l'égard de l'Etat du Mali.</em>».

L’Article 4 de la Constitution malienne de 2023 stipule : « Toute personne a droit à la <em>liberté</em> de pensée, de conscience, de religion, de culte, d'<em>opinion</em>, <em>d'expression</em> et de création dans le respect de la Loi. Donc,  à prime abord, l’auteur de l’ouvrage  «Mali : le défi du terrorisme en Afrique» a le droit de penser et écrire  en toute liberté. Sauf que  sa qualité d’officier supérieur des Forces Armées maliennes en activité devait   normalement  lui faire  soumettre à une  demande d’autorisation spéciale pour non seulement, écrire  son livre (dont le thème est d’importance et  d’actualité)  mais aussi  pour le publier. Le Colonel Alpha Yaya Sangaré a-t-il eu recours à cette autorisation spéciale ?  Sinon, comment  se fait-il qu’il a néanmoins pu éditer son  livre  (quasiment sa thèse de Doctorat) à l’extérieur  sans que la hiérarchie  militaire  n’en soit pas informée du contenu ?  Pire, comment des officiels maliens (des ministres et Hauts cadres de l’Etat), même à titre privé, ont pu répondre à l’invitation pour la dédicace d’un livre qui traite d’un sujet aussi sensible qu’est la lutte contre le terrorisme, sans au préalable s’imprégner de son contenu intégral,  alors  qu’il volumineux  seulement  que  de quatre  cents pages?

Apparemment, les uns et les autres ont fait preuve d’une  grande naïveté et de  laxisme  dans cette affaire qui défraie désormais la chronique.  Et la   volte-face médiatique des autorités maliennes atteste notablement d’une négligence inadmissible au sommet de l’Etat et des renseignements généraux. Qui  sera certainement  lourde  de conséquences pour l’image du Mali. Déjà, des sources indiquent  que les Organisations Internationales des  Droits de l’Homme  (diligentées par les Gouvernements  occidentaux) et la  fameuse CPI auraient commencé à élaborer un dossier contre les autorités de notre pays. Alors, des questionnements  s’imposent.

Pourquoi la publication et la dédicace  de l’ouvrage,  intitulé : «Mali : le défi du terrorisme en Afrique»,   maintenant ? Pour quelles fins utiles ? Pourquoi aucun officiel présent à la cérémonie de dédicace  n’a cherché à savoir  si l’ouvrage a été préalablement lu par leurs conseillers ? Où étaient  d’ailleurs, ces pléthoriques  conseillers des départements de la Défense et de la Sécurité Intérieure  mais aussi de l’Administration  territoriale?  L’auteur s’est-il fait piéger par son éditeur qui aurait  glissé à son insu, le rapport tant  controversé de uman HuHh Human  Rights   Watch à l’intérieur du livre?  Ou a-t-il lui-même sciemment inséré le rapport ?

De toute façon, le Col Alpha Yaya est désormais sous mandat de dépôt.  Bénéficiant de la présomption d’innocence, il  sera face à la Justice militaire  de son pays  pour se défendre. Espérons que le Droit sera   bien dit  dans cette  rocambolesque  affaire. Dont les autorités de la Transition  n’avaient nullement besoin en ces moments  de crise multidimensionnelle et de mutation géopolitique internationale.

<strong>Gaoussou Madani Traoré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Editorial :  Publication du texte sur le châtiment corporel sur la toile : un préjudice à l’apprentissage des élèves</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-publication-du-texte-sur-le-chatiment-corporel-sur-la-toile-un-prejudice-a-lapprentissage-des-eleves-3056142.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-publication-du-texte-sur-le-chatiment-corporel-sur-la-toile-un-prejudice-a-lapprentissage-des-eleves-3056142.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/06/Bazoumana-Alerte.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 06 Mar 2024 01:50:49 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alerte</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Ce Mercredi 24 janvier 2024, le ministre de l’Education nationale par l’entremise de son secrétaire général a rendu public un communiqué. Ledit document interdit le châtiment corporel des élèves.  C’est-à-dire, le fouet n’a plus sa place.

Lisons : « II m’est revenu, ces derniers temps, de façon récurrente, que le châtiment corporel a cours dans la plupart de nos établissements d’enseignement, surtout primaires. Ce châtiment, d’une autre époque, est un acte inqualifiable, attentatoire à l’intégrité physique des enfants que nous avons obligation de protéger et de mener vers l’instruction, l’éducation et le savoir, dans des conditions bienveillantes. Je tiens à rappeler que rien ne saurait justifier le châtiment corporel, un acte rétrograde, archaïque, inhumain, barbare et digne des périodes les plus sombres de l’histoire de l’école, qui a fait fuir bien des enfants de l’école ».

Le ministre est bel et bien dans son rôle. Mais la manière d’informer n’a-t-elle pas fait défaut ? A la grande surprise générale, le texte s’est retrouvé sur les réseaux sociaux. Alors question : entre les responsables scolaires, les enseignants et les apprenants, qui maîtrisent les réseaux sociaux. Entre adultes, il est très bien de sensibiliser. L’interdiction du châtiment corporel a plus d’effet si le texte n’est pas divulguer sur les réseaux sociaux.

Avec cette méthode d’informer et de sensibiliser, les élèves ont la puce à l’oreille que les enseignants ne sont plus en mesure de les frapper. De ce fait, ils se sentiront au-dessus de leurs enseignants et se permettront tout. Partant de ce constat, des textes sur les enfants leur doivent être cachés. Même en famille, les parents règlent assez de problèmes en dehors des enfants.

S’agissant même de ce châtiment, le fouet a montré aussi ses vertus. Aussi, il faudra savoir que tous les élèves ne sont pas frappés ou punis autrement. Si le châtiment corporel est « rétrograde, archaïque, inhumain, barbare et digne des périodes les plus sombres de l’histoire de l’école », le fait de mettre les élèves au courant de la mesure expose les maîtres. Et quand ils commencent à avoir peur en classe, l’éducation au Mali continuera à s’émousser. Doit-on jeter le bébé avec l’eau du bain ?

<strong>Bazoumana KANE</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito : Et si le PM payait le prix de sa trahison de la classe politique</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-et-si-le-pm-payait-le-prix-de-sa-trahison-de-la-classe-politique-3056000.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/edito-et-si-le-pm-payait-le-prix-de-sa-trahison-de-la-classe-politique-3056000.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/08/Youssouf-Sissoko-diroub-Alternance.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Tue, 05 Mar 2024 02:11:45 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alternance</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Le premier Ministre Choguel Kokalla Maiga traverse l’une des périodes les plus difficiles depuis sa nomination au poste de premier ministre. Il fait l’objet d’une cabale de la part de ses camarades du Mouvement du 5 juin Rassemblement des Forces Patriotiques, M5 RFP, qui semblent mettre à prix sa tête, d’abord comme Président du comité stratégique, ensuite comme Premier Ministre. Affaibli par la maladie, mis à l’écart par celui-là même qui a placé  en lui sa confiance, à savoir le Président de la transition, le sort du PM semble véritablement scellé. A qui la faute ? Sans nul doute à lui-même, car il s’est vêtu d’un manteau impérial de destruction et de déstabilisation de la classe politique. Il a été même plus royaliste que le roi  en acceptant de jouer le vilain et ingrat rôle, celui de neutraliser tous les opposants à la transition. A commencer par la classe politique, ensuite la communauté internationale et enfin ses camarades de lutte politique que sont les leaders  du M5 RFP.  Qui ne se rappelle pas de ses diatribes vexatoires, voir ses réquisitoires sans concessions contre le mouvement démocratique en lui faisant passer pour responsable de tous les maux auxquels le pays est confronté, alors même qu’il partage à plus de 80 % le bilan des 30 ans de gestion du pays.

Il a dépeint en noir toutes les prouesses qui ont été réalisées sous Alpha Oumar Konaré, sous Amadou Toumani Touré et même sous IBK. Il a mené une campagne de dénigrement contre  les leaders du Mouvement démocratique et surtout de  déconstruction de la démocratie, pourtant acquise au prix du sang des martyrs. Que dire de la campagne de haine contre la France et la communauté internationale ainsi que des organisations sous régionales, régionales et même internationales comme la CEDEAO, l’UA et l’ONU. Alors même qu’il encensait ces organisations avant d’être premier ministre, Choguel K Maiga a fait un virage à 180 degré pour tout simplement gagner la confiance de son bienfaiteur, le Colonel Assimi Goita afin de demeurer aussi longtemps  que possible à son poste. Il a joué véritablement le rôle de fusible pour le Président de la transition en tentant de réduire en silence toutes les voix discordantes à la transition. Comme si cela ne suffisait pas il a divisé sa propre famille politique qui est le M5 RFP dont il tire sa légitimité. Refusant de céder le poste de président du Comité stratégique, alors  même que son agenda primatorial ne lui permettait pas de s’occuper à la fois des affaires de l’Etat et de gérer comme il faut le Mouvement que certains leaders souhaitaient en faire un mouvement de veille, le PM a provoqué la première saignée du M5 RFP  avec le départ de certains ténors comme  l’ancien PM Modibo Sidibé et les anciens ministres Konimba Sidibé, Mme Sy Kadiataou Sow, Mohamed Ali Bathily, Cheick Oumar Sissoko, pour ne citer que ces quelques ténors.  Pensant avoir la mainmise sur un mouvement hétéroclite comme le M5 RFP, le PM a voulu  mettre à la tête du M5 RFP des hommes corvéables et malléables à souhait. Erreur d’appréciation ou ambitions démesurées, ce sont ces hommes qu’il pensait maitriser,  qui veulent sa peau aujourd’hui. Ils veulent non seulement l’éjecter du fauteuil du Président du Comité stratégique du M5 RFP, mais aussi de celui de la primature. Ses camarades du M5 RFP sont-ils seuls dans ce combat contre le PM ? La ficelle n’est-elle pas tirée ailleurs ? Pourquoi une telle cabale contre celui qui a accepté d’aller au charbon et qui a contribué à l’ancrage du régime actuel ? Assimi a-t-il lâché son PM ? Voici une série de questions auxquelles nous n’avons pas de réponse.

En somme, le PM Choguel K Maiga est tout simplement en train de payer le prix de sa trahison de la classe politique. Il a contribué à la discréditer et à dresser l’opinion contre elle. Qui sème le vent à toutes les chances de récolter la tempête.

<strong>Youssouf Sissoko </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Éditorial :  Plutôt de l’anti&#45;choguelisme primaire</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-plutot-de-lanti-choguelisme-primaire-3055563.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-plutot-de-lanti-choguelisme-primaire-3055563.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/09/Amadou-NFa-DIALLO.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 01 Mar 2024 08:08:02 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le National</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Notre éditorial, qui a relayé l’allusion de Dr. Moussa Dassé Mariko comparant les attaques incessantes contre le Premier ministre au retour de la terreur des Ton Djon, nous a valu d’importantes réactions. Parmi celles-ci, deux ont retenu mon attention à cause de la similitude des initiales (TS 1 Et TS 2) auxquelles répondent leurs auteurs. TS 1, ancien haut responsable politique, me dit : « Tu veux mon avis, mon frère ? Ton Choguelisme n'est ni professionnel, ni déontologique ! L'ère des momies est dépassée. Au Cameroun avec Paul Biya, au Congo avec Sassou, au Mali, avec Choguel. Nul n'est indispensable ! Choguel ne fait peur qu'à ceux qui ont volé la République. Au Mali, la grande majorité des cadres n'ont pas volé la République, il ne faut pas restreindre le domaine de dévolution des jeunes. La place d'un vieux malade, c'est la maison, auprès de ses petits-fils ! La République regorge de compétences ; je sais l'argent tente, mais lorsqu'on représente un espoir panafricain, il faut mettre les valeurs et les idéaux au-dessus du matériel. C'est difficile, mais aidons nos autorités au lieu de rester dans l'administration béate et intéressée. » Comme s’il se doutait que sa diatribe nous fait rire, il s’empresse d’ajouter ; « Il faut aider Choguel à servir le Mali ! » Pour vieux, celui qui a réagi ainsi, de façon quasi épidermique, est plus âgé que Choquel et, vu sa permanente agitation sur la scène, il est encore loin de prendre sa retraite, il gère toujours, quelque part, un bureau de consultation qui lui rapporte de l’argent puisqu’il a parlé d’argent. Choguel a 68 ans, comme IBK comme ce dernier se faisait élire président de la République en 2013, après avoir été conseiller diplomatique du Chef de l’Etat, ambassadeur, ministre des Affaires étrangères, puis Premier ministre pendant plus de six et président de l’Assemblée nationale durant cinq ans. Nous aurions bien aimé lui jeter à la figure qu’il s’agit de sa part rien d’autre plutôt de l’anti-choguelisme primaire, mais c’est un aîné. Lui et tous ceux qui souffrent de cette maladie incurable, cancer du temps de la Transition, n’ont plus d’arguments pour justifier leur déstabilisation du Premier ministre Maïga, après avoir usé tous leurs drones d’épithètes de « Premier ministre clivant et autres ». Il aurait été bienséant d’apporter des preuves comme Choguel est mafieux, qui a volé l’argent public sans retenue, qui est impliqué dans les spéculations foncières et les magouilles minières. Mais non, « il ne fait peur qu’à ceux qui ont volé la République » tout en affirmant que « Au Mali, la grande majorité des cadres n’ont pas volé la République… » Comment peut-on oser une telle contradiction dans un Mali mis à genoux par la corruption et la délinquance financière et économique, au regard surtout des rapports du Bureau du Vérificateur général, de l’Oclei et le rapport de l’audit minier ? Notre désarroi a été si grand lorsque, quelques heures après, notre aîné nous lance : « J’avoue que je ne suis pas un partisan de Choguel, mais il est arrivé à s’imposer comme un pilier qui tient l’édifice. Alors, ne faisons pas tomber l’édifice ! Je préfère une Transition et un Mali fort avec lui que le désordre et la chute sans lui. Rien de personnel, mais il doit être plus ouvert pour sauver l’édifice. » C’est à ne rien comprendre. Demander qu’un Choguel, homme politique d’être ouvert, prêt à tous les débats, de s’ouvrir ! Peut-être il y a un pan qui manque, il doit s’ouvrir à la pègre, passer par pertes et profits toutes les délinquances documentées, pour ne pas être clivant. Nous mettons bout à bout ce que TS 2, haut magistrat à la retraite, nous a dit : « Si on jette un caillou contre une montagne, il peut rebondir et revenir à l’envoyeur. Mais, en persistant, le caillou se désintègre. Choguel est déjà entré dans l’histoire par la plus grande porte, celle des Nations Unies. Ce qu’il donne encore aujourd’hui à l’humanité progressiste n’est que du bonus. Que ses adversaires se tiennent tranquilles, d’une manière ou d’une autre, il s’en ira un jour, mais avec des couronnes de lauriers du monde. » Voilà qui interpelle grandement ceux qui le déstabilisent, avec l’extraordinaire indignité de se moquer de son âge et de son état de santé. Maudits énergumènes.

&nbsp;

<strong>Amadou N’Fa Diallo</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito : Le Général Yakubu Gowon, l’un des pères fondateurs de la CEDEAO prône l’unité et la cohésion</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-le-general-yakubu-gowon-lun-des-peres-fondateurs-de-la-cedeao-prone-lunite-et-la-cohesion-3055048.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/edito-le-general-yakubu-gowon-lun-des-peres-fondateurs-de-la-cedeao-prone-lunite-et-la-cohesion-3055048.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/08/Youssouf-Sissoko-diroub-Alternance.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 26 Feb 2024 13:04:21 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alternance</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Le Général Yakubu Gowon, ancien Président de la République fédérale du Nigéria, l’un des survivants des membres fondateurs de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest, CEDEAO, vient de tirer la sonnette d’alarme afin que les Présidents puissent éviter l’éclatement de l’organisation sous régionale. Il l’a dit et répété à satiété dans une lettre ouverte adressée à tous les chefs d’Etats de la CEDEAO et cela à quelques encablures du sommet extraordinaire de l’organisation qui s’est tenu à Abuja au Nigéria le samedi 24 février 2024. Le Général Yakubu Gowon, du haut de ses 90 ans se dit profondément inquiet et triste de voir les développements des événements passés et récents qui se déroulent dans la sous région de l’Afrique de l’ouest, en particulier l’annonce par le Burkina Faso, le Mali et le Niger de leur intention de sortir de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest. Pour le Général Gowon, en tant que l’un des fondateurs de la CEDEAO, il lui incombe de parler au nom des14 chefs d’Etat et de gouvernement qui lui ont rejoint pour créer le 27 mai 1975 la CEDEAO. Pour l’un des survivants et témoin oculaire des prouesses faites par l’organisation sous régionale, la CEDEAO a réalisé des belles œuvres notamment la libéralisation du commerce, le droit des Africains de l’ouest de vivre légitimement dans n’importe quel pays de la Communauté, ainsi que des opérations de maintien de la paix. Pour le Général Gowon, la CEDEAO malgré ses lacunes est devenue un exemple d’intégration régionale pour l’ensemble du continent : « Ayant réalisé tout ce qui précède  je suis attristé d’apprendre que la CEDEAO est menacée de désunion suite à l’annonce par le Burkina Faso, le Mali et le Niger, 3 Etats membres importants, de leur intention de quitter la Communauté. C’est pourquoi, au nom de tous les pères fondateurs de la Communauté et de moi-même j’exhorte l’Autorité des chefs d’Etat et de gouvernement de la CEDEAO, y compris les dirigeants du Burkina Faso, du Mali et du Niger, à mettre de côté leurs divergences et à se réunir pour la paix, la stabilité et la prospérité de notre sous-région » Le Général Yakubu Gowon, propose la levée des sanctions imposées au Burkina Faso, à la Guinée, au Mali, et au Niger, le retrait par le Burkina Faso, le Mali et le Niger de leur avis de sortie de la CEDEAO, la participation des 15 chefs d’Etat à un sommet pour discuter de l’avenir de la communauté, de la sécurité et de la stabilité.

La question que l’on est en droit de se poser est celle de savoir si ces propositions du général Gowon, le rappel historique et surtout les sages conseils qu’il a parodiqués ne vont pas tomber sur des oreilles des sourds tant les positions sont tranchées ? Si la CEDEAO se dit disposer à faire des concessions pour une décrispation de la situation, les Etats de l’Alliance des Etats du Sahel, AES semblent intraitables sur leur position, celle de se retirer de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’ouest, CEDEAO. Le Président de la transition du Faso en a même fait une question d’honneur. Il est même allé très loin en critiquant de façon acerbe   certains chefs d’Etat de la CEDEAO. Les autres chefs d’Etat de l’AES vont-ils continuer à suivre la position jusqu’auboutiste du jeune et fougueux Capitaine président de la transition du Burkina Faso ? Les peuples des trois Etats vont-ils accepter  la position maximaliste de leurs chefs d’Etat ? Le Président de la transition du Niger qui souffre le martyre avec un embargo total, ne va-t-il lâcher ses pairs de l’AES si ses sanctions venaient à être assouplies ou même levées ? Voici une série de questions que chaque citoyen de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest doit se poser.

En somme, le Général Dr Yakubu Gowon semble donner des pistes de solutions aux différentes parties en conflit, il revient aux 15 chefs d’Etat membres de la CEDEAO de transcender leurs clivages et de préserver les précieux acquis de la Communauté sous régionale.

<strong>Youssouf Sissoko </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Éditorial :  Quand la CEDEAO capitule face à l’AES !</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-quand-la-cedeao-capitule-face-a-laes-3055005.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-quand-la-cedeao-capitule-face-a-laes-3055005.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/09/Amadou-NFa-DIALLO.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 26 Feb 2024 07:35:28 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le National</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Samedi, 24 février 2024 : Abuja, capitale de la République du Nigeria, a vécu un évènement singulier qui encourage les peuples d’Afrique à persévérer dans l’œuvre de libération totale de leur continent de tous les jougs d’exploitation et d’asservissement. Les chefs d’Etat de la CEDEAO, après le retrait du Burkina Faso, du Mali et du Niger, avec effet immédiat, de cette organisation sous régionale marionnette indéniable aux mains de puissances étrangères à l’espace, se sont réunis pour constater l’inutilité de leur syndicat. Fallait-il vraiment tenir ce sommet qui ne pouvait accoucher que d’une souris ? Dans le tréfonds de leurs âmes, les chefs d’Etat de la CEDEAO en perdition étaient conscients, en tout cas pour beaucoup d’entre eux, sinon leur totalité, que ce ne pouvait être autre chose qu’une opération de charme, de tentative de survie, mais point de réalité. Avec le retrait depuis un mois avec effet immédiat des trois pays de l’A.E.S., la CEDEAO est entrée en agonie, tout dépend du temps que va durer sa maintenance sous perfusion, mais elle a amorcé le processus irréversible de sa belle mort. Peu importe ce que feront la France, l’Union Européenne et l’Occident en général pour la maintenir en vie, la grande grabataire n’a plus aucune chance. Tout simplement, en se défaussant des objectifs pour lesquels elle a été créée il y a une cinquantaine d’années pour le bonheur de ses pays membres pour se mettre au service des intérêts étrangers, elle s’est fait inoculer le venin mortel qui devait la conduire à une fin malheureuse. Plutôt que de s’atteler à créer les conditions du bonheur partagé pour les pays d’Afrique de l’Ouest (anglophone, francophone et lusophone), elle s’est muée en instrument de répression et de rétorsion contre les peuples pour lesquels elle était censée servir le bien-être ; en quelque sorte, du moins clairement, elle n’a fait que développer le syndrome de Stockholm dont les entités territoriales, pour ne pas les nommer Etats, Républiques ou pays, restent les bénéficiaires. L’histoire s’est précipitée pour elle quand, en janvier 2022, elle a cru devoir édicter contre le Mali, en violation de ses propres textes, mais aussi en violation des dispositions des Nations Unies, des sanctions les plus perfides et les plus cruelles jamais connues dans le monde contemporain, et peut-être dans l’histoire de l’humanité, sanctions vite qualifiées d’inédites par Emmanuel Macron et soutenues par la France, sanctions curieusement endossées par l’Union Africaine et jamais dénoncées par l’O.N.U. Nous sommes bien dans un monde injuste, pire que le fratricide Abel et Caïn.

Malheureusement pour la CEDEAO, comme si elle était subitement Jéhovah lui-même, en faisant planer sur la tête du Mali les 10 plaies d’Égypte, elle a commis le péché irrémissible de sa condamnation aux enfers ; on ne peut faire tant mal à un pays aussi béni que celui s’élevant sur le stratum de glorieux empires, qui n’auront pas été glorieux pour rien. La réaction du Mali a été inédite, comme inédites pour Macron les sanctions cedeao-iennes. Preuve que les dirigeants maliens, conscients de leur devoir vis-à-vis de la patrie, s’étaient bien préparés à toutes éventualités car ayant une parfaite connaissance des dirigeants fantoches africains au service exclusif de ceux qui violent leurs pays et leurs peuples. La grande intelligence des autorités maliennes, soutenues du reste par un peuple héroïque et résilient, a déjoué tous les complots, préparé l’avènement de quelque chose de grandiose qui naîtra des entrailles du Liptako-Gourma et qui rayonnera par trois mots : Alliance des Etats du Sahel (A.E.S.). Mais la CEDEAO n’a toujours rien compris. Avec perfidie, elle invite des opposants maliens à son sommet extraordinaire, opposants qui ne sont plus déchets dans la poubelle pour les Maliens. Perfidie encore : dans un long galimatias, où l’on entend que la République de Turquie Gambie a été représentée au sommet par son vice-président (peur des drones acquis par le Mali auprès de la Türkiyé ?), elle charge, après avoir brandi avec ruse une panoplie de sanctions, au point 38 de son communiqué final, sa Commission « d’engager l’Union africaine, l’UEMOA, les Nations Unies et d’autres organisations internationales ainsi que des partenaires bilatéraux…en vue de convaincre les trois Etats membres (de l’AES) de rester dans la Communauté ». Autrement dit, la CEDEAO appelle le monde entier contre nous, comme le monde entier est venu au secours de « sa » France. Démarche qui dénote sa capitulation devant l’A.E.S. Bon point enregistré par l’histoire.

&nbsp;

<strong>Amadou N’Fa Diallo</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito : Liberté d’expression !</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-liberte-dexpression-3055046.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/edito-liberte-dexpression-3055046.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2017/07/edito.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 26 Feb 2024 00:09:31 +0000</pubDate>
<dc:creator>Arc en Ciel</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[La récente sortie du procureur de la Commune 4, mettant en garde ceux qui citent le nom du président de la transition dans l'affaire du délestage, soulève de sérieuses préoccupations quant à la liberté d'expression et à l'indépendance de la justice dans notre pays.

Il est essentiel de rappeler que la liberté d'expression est un droit fondamental garanti par notre Constitution. Les citoyens ont le droit de critiquer les actions des autorités publiques, y compris celles du président de la transition, sans craindre de représailles ou de poursuites judiciaires. Les menaces ou les avertissements visant à restreindre cette liberté constituent une atteinte aux principes démocratiques sur lesquels notre société est fondée.

Gesticuler et hurler est naturel chez certain. De la même manière que Dieu ne nous a crée différemment, nous ne pouvons avoir la même réaction face à des problèmes, des  faits…

Puisque l'indépendance de la justice est un pilier essentiel de notre système judiciaire. Mettre en garde contre la critique du président de la transition peut saper la confiance du public dans l'indépendance de notre système judiciaire et compromettre la crédibilité de nos institutions.

Enfin, cette affaire soulève des questions plus larges sur la gouvernance et la responsabilité au sein de notre gouvernement. Plutôt que de menacer ceux qui soulèvent des préoccupations légitimes, les autorités devraient travailler à répondre aux inquiétudes du public. Cela nécessite un engagement en faveur de la transparence dans la gestion des affaires publiques.

<strong>Amadou Sidibé</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Éditorial :  Le retour de la terreur des ‘’Ton Djon’’</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-le-retour-de-la-terreur-des-ton-djon-3054593.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-le-retour-de-la-terreur-des-ton-djon-3054593.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/09/Amadou-NFa-DIALLO.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 22 Feb 2024 08:18:50 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le National</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Dr. Moussa Dassé Mariko, cardiologue de son état, contributeur assidu à notre journal dans lequel il a publié plusieurs articles qui nous ont valu d’abondantes réactions à chaque fois, toutes attestant la pertinence de ses analyses et réflexions, m’a harcelé et sommé (c’est un bon ami) de faire un éditorial sur ce qui a l’air du retour de la terreur des ‘’Ton Djon’’ à l’ère de la Transition. Pour lui, avec ce qui se déroule quotidiennement au Mali actuellement, un contexte marqué par des coups bas qui n’en finissent pas contre le Premier ministre, Dr. Choguel Kokalla Maïga, on se croirait dans les années de braise avec les "Ton Djons " du royaume de Ségou (du 18ème au 19ème siècle), ce corps des mousquetaires qui, par trahison, avaient la charge d’éliminer la nuit, par strangulation, souvent même en utilisant le gourdins) le souverain avec un ruban de cotonnade. Expression consacrée après l’accomplissement du meurtre, leur forfaiture de prédilection : "Ngno shi falen" (la semence a germé, pour signifier que la mission a été accomplie). Avec le recul, les historiens, traditionnels et modernes, ont établi que leurs pratiques ont tant plongé Ségou dans une situation de ‘’ni guerre ni paix’’ qui contribua, en définitive, à l’affaiblissement du Ségou mythique, ensuite à l’annexion de Ségou par les Toucouleurs venus des contrées lointaines et, enfin, par la conquête de la vielle cité au bord du fleuve par les Blancs et leurs supplétifs conduits par Archinard. Dr. Mariko de gémir : « La Transition actuelle a ouvert de belles espérances, mais les ambitions personnelles malsaines sont en train de faire du Mali un pays assiégé : un Mali à 2 niveaux, le Mali des caniveaux et des bas-fonds, et le Mali à l’échelle cosmique. Notre cardiologue, patriote jusqu’au bout des ongles, fustige la sortie de certains membres du CNT qui n’ont de combats que la sauvegarde d’intérêts sordides et qui ne peuvent monter qu’à l’assaut du Premier ministre qu’ils chargent de tous les péchés d’Israël. Tantôt, le pauvre Dr. Choguel serait en train d’installer des cellules partout au Mali afin de préparer sa candidature à l’élection présidentielle, euphémisme pour dire qu’il s’est érigé en principal rival du Président Goïta à l’égard de qui il est pourtant d’une honnêteté jamais prise à défaut. Toutes ces salves viennent après que les uns et les autres, politiciens désuets et nouveaux acteurs qui conscients de leur incapacité à se faire élire à l’issue d’une élection régulière, en sont arrivés à épuiser, totalement, leurs épithètes de munitions : « Premier ministre clivant, Premier ministre minoritaire, etc. » Un homme qui a tenu la dragée haute à la kyrielle de fossoyeurs- et les a vaincus-, ces mafieux dont les forfaitures multiples et globales ont occasionné un indéniable génocide dans les rangs de nos militaires, de nos populations civiles installées dans les zones regorgeant d’immenses richesses, mais aussi génocide de notre potentiel bétail et volaille. Dr. Moussa Dassé Mariko prie le ciel de protéger le numéro de la Transition des tromperies savantes et interpelle la docte Cour constitutionnelle pour qu’elle rappelle à l’ordre les pêcheurs en eaux troubles au sein du CNT, et leurs commanditaires tapis dans des ministères hautement stratégiques. Pour lui,  le CNT est en recul par rapport à la traditionnelle Assemblée élue. N’empêche qu’avec la séparation des pouvoirs, son seul rapport avec le Premier ministre n’est que la présentation de la politique générale de celui-ci, le vote des lois, l’interpellation avec possibilité de motion de censure. Il ne doit pas s’agir de folklore pour « ôter celui-ci de-là et mettre celui-là à sa place. Le Mali a plus important à faire.

<strong>Amadou N’Fa Diallo</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito : Oui  au « Dialogue inter&#45;maliens » mais…</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-oui-au-dialogue-inter-maliens-mais-3054560.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/edito-oui-au-dialogue-inter-maliens-mais-3054560.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/02/Gaoussou-Traore.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 22 Feb 2024 01:32:21 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Annoncé en grande pompe par le Président de la Transition,  pendant les vœux de nouvel an, le dialogue  inter-maliens  est  désormais  rentré dans sa phase active avec la tenue,  dans les régions du pays, des pourparlers entre les gouverneurs et les autorités traditionnelles. Pour favoriser sa réussite, le Colonel Assimi Goïta  a  décidé de « </strong><em><strong>créer les conditions d’un dialogue entre les filles et les fils de notre peuple, conduits par eux-mêmes, en vue de restaurer la paix, de consolider l’unité nationale et de raviver le vivre-ensemble</strong></em><strong> »</strong><strong>.</strong> Ce qui est, en plus  d’une bonne initiative, l’idéal recherché par une majorité de maliens.

Composé  théoriquement  de membres  venant  de tous les horizons socioprofessionnels et de toutes les communautés religieuses du Mali, le Comité de Pilotage du <strong>dialogue inter-maliens </strong>qui a déjà commencé ses travaux, doit réellement refléter  la composition socio-politique et professionnelle  du pays. Cela, afin que  le dialogue  tant voulu soit le plus inclusif  entre nos compatriotes. La voix et l’opinion  de chaque couche sociopolitique et professionnelle devant compter. Cela est d’autant nécessaire que notre  pays n’a plus le droit de retomber dans les mêmes erreurs voire fautes commises dans le passé.

&nbsp;

« Pourquoi certains auraient le droit de faire ce qu’aucun malien n’a jamais fait (se rebeller par les armes) ? », s’est interrogé le président du Comité  du <strong>dialogue inter-maliens lors de l’installation des membres. Dans la même veine, Ousmane Issoufi Maïga  s’est dit  convaincu  que </strong>la signature  des « accords » de l’Etat du Mali avec des hommes en armes,   a été  une grave erreur que le Mali a testée plusieurs fois (Tamanrasset, Ouagadougou, Alger) sans aucun résultat.  De sorte que, d’après lui,  « Ceux qui pensent qu’il faut encore un autre « accord » se trompent lourdement. Le vrai problème est ailleurs ». La Rédaction de l’hebdomadaire  Le Pélican  est du même avis. Et estime qu’il est plus que jamais temps que les maliens se projettent vers un avenir radieux.

Notre  pays a énormément souffert de la salle guerre que  ses ennemis extérieurs et intérieurs lui ont imposée. Sans compter  les incessants clivages qu’ils ont tentés en vain de créer  entre ses composantes communautaires.  Ce qui fait que des quiproquos persistent actuellement entre les communautés. <strong>Le dialogue inter-malien</strong> est  donc, de notre point de vue,  une bonne occasion pour  que les communautés se parlent à nouveau. Pour  rallumer  le calumet de la paix. Ce qui nécessite une réelle appropriation   de  l’ensemble des filles et fils du pays de tout le processus du dialogue.

Depuis des décennies, les autorités  maliennes, sous l’égide de la communauté internationale, ont organisé  sans succès des Fora, Assises, Dialogues et autres rencontres. Certains diront que nous n’avions pas le choix parce que  notre  armée  était à terre. Mais fort heureusement, nous avons aujourd’hui une armée  mieux restructurée,  plus performante car dotée  de logistique de dernière génération mais aussi de vecteurs aériens qui permettent le contrôle et la maîtrise  de notre espace aérien. Ainsi, grâce à la bravoure des soldats, les FAMAs ont  recouvré  Kidal et l’ensemble des régions septentrionales et les a mises   sous  son  contrôle strict. Nous n’avons donc plus « le couteau sous la gorge » pour accepter  un accord léonin.

En somme, nous  devons tourner la page sombre de la domination de la Communauté Internationale (occidentale) sur notre pays,  pour  désormais accepter  ce dialogue exclusivement inter-maliens,  initié et diligenté uniquement par les maliens. Mais faudrait-il  que  chacun  œuvre inlassablement afin qu’il soit, comme l’espère son président de pilotage, un  dialogue formel ultime. Ce, afin que  notre  pays redevienne un havre de stabilité et de  prospérité. Et que l’intérêt général prévale in fine.

<strong>Gaoussou Madani Traoré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito : Le virus du putsch  menace le Sénégal !</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-le-virus-du-putsch-menace-le-senegal-3053706.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/edito-le-virus-du-putsch-menace-le-senegal-3053706.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/02/Gaoussou-Traore.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 15 Feb 2024 08:21:40 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Depuis l’annonce du report des élections,  les appels à manifester se multiplient au Sénégal. Alors que des affrontements violents  ont lieu dans l’ensemble du territoire national, notamment à Dakar. Déjà, on dénombre  plusieurs morts victimes de tirs à balles réelles des forces de sécurité. En dépit de cela,  le président Macky  Sall et ses soutiens politiques  ne reculent  pas.  Avant-hier, les deux anciens Chefs d’Etat  du pays, Abdou Diouf et Me Abdoulaye Wade, ignorant superbement le coup d’Etat Institutionnel perpétré par leur  successeur, se sont  contenter d’appeler  la classe politique et la Société civile à la retenue afin que la présidentielle avortée, puisse se tenir le 24 décembre prochain.

Cependant, conscient de la capacité de mobilisation de ses opposants, Macky  a pris les soins  d’ordonner   à l’armée sénégalaise d’intervenir pour  renforcer la police et la gendarmerie. Mais la Grande Muette  va-t-elle obtempérer  à un président  qui a  l’intention de se maintenir au pouvoir au-delà de son mandat constitutionnel ?   Des pays de l’Afrique de l’Ouest sont   depuis  2020 sont atteints  par le virus  de putsch.  C’est notamment, le cas au Mali,  Burkina Faso, Niger et  en Guinée où ce sont des militaires qui dirigent  la Transition. Le Sénégal, qui a longtemps résisté à ce virus, va-t-il  finir par y  être contaminé ?

&nbsp;

En Avril 2023, le Chef de l’Etat  sénégalais a procédé à un  remaniement à  la tête de l’armée. Il a nommé un proche, le Gal Mbaye Cissé, son ex Chef d’Etat-major particulier, comme CEMAGA pour renforcer son  clan au sein de l’armée. Il compte énormément sur leur docilité. Mais ces officiers  militaires vont-ils continuer à  servir indéfiniment et aveuglement Macky Sall qui, après avoir  écarté  des candidats majeurs, fait  fi  de la volonté populaire  pour se maintenir illégalement au pouvoir?

En raison  de l’ampleur  inédite  des  tensions politiques dans le pays, il est extrêment difficile de se prononcer.  Mais contrairement à la Police et la Gendarmerie qui répriment  les manifestants, l’armée sénégalaise,  qui a déployé des blindés,  demeure jusque-là prudente. Des images diffusées  sur les réseaux sociaux  montrent des scènes de fraternisation  de  la Grande Muette avec les manifestants.  Si les violences perdurent, va-t-elle rester les bras croisés ?

Bénéficiant  de la   compréhension  des organisations sous régionales (CEDEAO et UEMOA) et de la Communauté  Internationale occidentale, Macky Sall  continue  d’afficher  un cynisme total face  à l’opposition et la Société civile sénégalaises. Il ne semble pas trop s’inquiéter.  Quand bien même,  il reconnaissait,  lors d’une récente apparition médiatique,  que l’armée pourrait s’emparer des rênes du pouvoir. Alors, serait-il en train d’orchestrer  tout ce chaos  politique pour que cette menace se concrétise ?

&nbsp;

<strong>Gaoussou Madani Traoré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>L’œil De Le Matin : Une souveraineté à consolider par un patriotisme concret</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/loeil-de-le-matin-une-souverainete-a-consolider-par-un-patriotisme-concret-3053677.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/loeil-de-le-matin-une-souverainete-a-consolider-par-un-patriotisme-concret-3053677.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2022/02/MOUSSA-BOLLY.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 15 Feb 2024 01:42:47 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Matin</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[«<em>La vérité sort de la bouche des enfants</em>», dit-on. On fait ainsi référence à l'innocence qui permet à ceux-ci de percevoir et de formuler des faits qui échappent aux adultes. Cette même innocence qui leur fait aussi dire des choses que les adultes auraient préféré taire ou ne pas entendre. Cette «<em>innocence</em>», les enfants la partagent sans doute avec les ivrognes et aussi les fous qui sont connus pour dire plus haut ce que les autres pensent tout bas, des vérités toutes crues à qui veut l’entendre.

Cette innocence, qui s’assimile aisément à la sagesse et à la clairvoyance, permet à «<em>Xam Xam, le fou dans la foule</em>» (El Hadj Boubacar Diallo) de briller dans «<em>Idoles</em>», la série  (drame) sénégalaise dont la saison 6 passe présentement sur «<em>A+</em>». A notre avis, c’est l’une des personnalités les plus captivantes de cette série. Ce fou a visiblement tout perdu sauf la raison. Comme le décrit un critique, «<em>il est pétri de talents. Son rôle a été décisif durant les deux premières saisons. A travers ce personnage, les scénaristes d'Idoles ont pu transmettre beaucoup de messages à la société sénégalaise. Des messages qui s'adressent aux citoyens, aux autorités, aux journalistes, aux forces de l'ordre...</em>» !

C’est justement l’une de ses sagesses martelées dans un récent épisode qui nous inspire notre chronique du jour. Il y parlait de patriotisme ! Un mot très en vogue ces deux dernières années dans notre pays ; malheureusement en tant qu’expression et non comme valeur. Pour «<em>Xam Xam</em>» (lire Ham Ham), aimer son pays, c’es​t de l’avoir permanemment à l’esprit, penser à son image et à ses intérêts dans tout ce que nous faisons, dans tous les actes que nous posons au quotidien. Et selon lui, le meilleur exemple de patriotisme doit venir des élites et de ceux à qui le peuple offre fréquemment la destinée du pays.

Montrer la voie, ce n’est pas lui tenir des discours démagogiques ou populistes, mais ne pas condamner la majorité de la population à la misère en se réservant (et aussi à tout son clan) une luxueuse vie. Pour «<em>Xam Xam</em>», par patriotisme, les dirigeants doivent se soigner dans le pays, ne pas envoyer les enfants étudier ailleurs… faute d’investissements conséquents dans les domaines clés comme l'Éducation, la Santé… «<em>Xam Xam</em>» voudrait-il dépeindre la réalité malienne qu’il ne s’y prendrait pas autrement. Un pays où l’école publique a été sacrifiée en faveur des établissements privés sans aucune garantie de la qualité de l’enseignement. Un État où le système sanitaire est fragilisé par l’affairisme à tous les niveaux de la pyramide sanitaire avec des spécialistes qui continuent à émarger à la Fonction publique tout en s’enrichissant dans leurs cliniques privées où il est facile de se faire ausculter par eux que dans les CSCOM, les CsRef et dans les hôpitaux qui sont devenus des mouroirs par la force des choses.

Les réformes, aussi hasardeuses et qu’inopportunes, ont vidé notre système éducatif de toute sa valeur, de son équilibre social qui était garanti par exemple par l’accès aux grandes écoles (ENA, ENI, ENSUP… EMP) après le Bac. Aujourd’hui, il faut au moins 6 ans pour boucler un cursus de 4 ans. Et cela pour faire des étudiants de carrière des chômeurs potentiels. «<em>Autrefois, quand son enfant avait le Bac, c’était presque la fin du calvaire pour un parent. Mais, aujourd’hui, c’est le début. Si tu n’as pas les moyens d’inscrire ton école dans une école supérieure privée,  mieux vaut l’envoyer apprendre un métier parce qu’il va passer de longues années dans les facultés pour venir chômer. Il faudra continuer à prendre ton enfant en charge au moment où cela devrait être le contraire</em>», nous confiait un responsable d’association de parents d’élèves dans les coulisses des états généraux de l’Education (16-19 janvier 2024).

«<em>C’est à cette impasse que sont condamnés les bacheliers dont les parents n’ont pas les moyens. Sinon ceux dont les parents sont haut placés ou riches vont étudier à l’extérieur avec ou sans bourse de l’Etat. Et ils reviennent travailler alors que les nôtres continuent à user leurs pantalons sur les bancs des facultés fantoches</em>», ajoute-t-il avec beaucoup d’amertume. Le Mali a  «<em>un système éducatif qui a des problèmes endémiques…</em>», a diagnostiqué Adama Ouane, ancien ministre de l’Education nationale et président de la séance plénière des états généraux de l’Education.

Refonder l’enseignement sur les valeurs et mémoires maliennes en commençant par la connaissance de soi ; procéder à une profonde restructuration des matières et concevoir une didactique des disciplines réfléchies liées à la langue de l’élève ; enseigner progressivement toutes les matières dans les langues nationales à tous les niveaux d’enseignement de façon progressive ; assurer l’adéquation de la formation aux besoins des ressources humaines du marché de l’emploi et des ambitions pour l’essor de la nation dans une vision prospective, créer de nouvelles Facultés de médecine, de pharmacie et d’odontostomatologie dans les régions ; l’intégration de la langue des signes dans le curriculum de l’enseignement et assurer la promotion dans les services publics et le développement des filières agropastorales dans les écoles fondamentales et secondaires ; créer un ordre de promoteurs d’écoles privées pour moraliser la création et la gestion de ces établissements, élaborer une convention collective pour le secteur privé ; accélérer le processus d’intégration des écoles coraniques dans le système éducatif en les dotant d’un curriculum officiel et en leur octroyant une subvention ; rendre attrayante et incitative la fonction enseignante…

Combien parmi la centaine de recommandations de ce forum vont être réellement mises en œuvre dans un secteur où la corruption a eu raison de l’excellence et de l’égalité des chances ? Pour ce faire, il faudrait que le renouveau éducatif soit dans l’intérêt de tout le monde au Mali. Nous savons tous quel sort est généralement réservé aux recommandations de ce genre de fora budgétivores auxquels beaucoup participent par intérêt pour les perdiems et non parce qu'ils sont animés d’une réelle volonté de contribuer à l’atteinte des objectifs énumérés dans des discours démagogiques. A la différence peut-être des Assises nationales de la refondation (ANR) qui inspirent presque toutes réformes entreprises pour la rectification de la Transition.

Cela n’aurait pas été une exception si le patriotisme, qui est aujourd’hui sur toutes les lèvres, était une réalité concrète, perceptible dans le comportement de tout un chacun. C’est le vrai patriotisme qui est le bouclier le plus efficace pour préserver la souveraineté. Il ne consiste pas à mobiliser les foules à n’importe quelle occasion pour leur tenir un discours aussi démagogique que populiste. Mais, plutôt d’exhorter les citoyens, notamment la jeunesse, à travailler pour mieux asseoir cette souveraineté. Et pour ce faire, il faut qu’ils soient aussi assurés que travailler honnêtement, en mettant en avant l’intégrité morale et la conscience professionnelle, va leur permettre de mieux s’épanouir à partir de la sueur de leur front tout en profitant à l’émergence socio-économique de la patrie. C’est aussi le défi à relever pour que le Mali Kura ne soit pas un rêve ou une désillusion de plus !

<strong>Moussa Bolly</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Éditorial  : Capitaliser les enseignements du  passé pour se prémunir</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-capitaliser-les-enseignements-du-passe-pour-se-premunir-3053661.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-capitaliser-les-enseignements-du-passe-pour-se-premunir-3053661.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/09/Amadou-NFa-DIALLO.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 15 Feb 2024 01:30:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le National</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<div dir="ltr">En annonçant il y a quasiment cinq mois, le 25 septembre 2023, le report des élections, le ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, porte-parole du gouvernement, colonel Abdoulaye Maïga, avait clairement pointé du doigt les frasques de la société française IDEMIA qui a mis sous séquestre notre fichier RAVEC, pratique félonne contre liberté citoyenne et hold-up contre notre cheminement démocratique.  Mais le ministre d’Etat avait rassuré que le Mali se mettrait dorénavant à l’abri des traîtrises du genre, notamment en envisageant la conception d’un fichier proprement malien sur lequel notre Etat aura la haute main. C’est fait ce 13 février 2024 avec la présentation au chef de l’État, colonel Assimi Goïta,  de « Mali Kura Biométrie » une solution informatique révolutionnaire entièrement conçue et contrôlée par des experts nationaux, bénévoles de surcroît. Ce nouveau système, premier du genre conçu par nous-mêmes, acte notre marche en avant résolue. Un grand pays et sa grande nation se doivent de capitaliser les enseignements du passé pour se prémunir de tous les coups.</div>
<div dir="ltr">IDEMIA n’est pas cet étranger unique qui nous a marché sur nos pieds d’aveugles. Nous devions préserver nos jambes contre tous les piétinements. La Cedeao et l’Uemoa nous ont fait le coup mortel de s’abriter derrière leurs paravents pour exercer sur notre Transition des chantages politiques pour nous asphyxier. Si notre peuple n’avait pas été résilient, notre pays n’aurait probablement pas existé dans ses frontières originales en 2024. Les sanctions perfides, illégales et criminelles-inédites, avait joyeusement proclamé Emmanuel Macron-, avaient été pour les deux organisations sous régionales l’arme imparable pour jeter sur nous le filet morbide de la pauvreté : rupture de nos chaînes de valeurs et d’approvisionnement ; nous n’étions pas attendus pour briser le blocus, mais nous sommes une grande nation qui a toujours su se montrer en exemple chaque fois que l’on a mis le couteau sous notre gorge. Nous aurons toujours le bon réflexe quand nous sommes la cible, c’est cela le Mali, me lance avec fierté un haut cadre, heureux de notre capacité à faire face aux adversités les plus inattendues.</div>
<div dir="ltr">C’est désormais clair pour le monde entier que nous avons des ressources humaines hautement qualifiées, des experts patriotes et consciencieux tant épris de la souveraineté de leur pays qu’il ne doit plus être question pour le Mali de continuer de confier sa souveraineté en matière sécuritaire et monétaire à des farfelues institutions dévolues aux intérêts étrangers. Adieu IDEMIA ! Adieu G5-SAHEL, SERVAL, BARKHANE, MINUSMA ! Adieu CEDEAO et UEMOA ! Et adieu le Franc CFA, monnaie nazie ! Vive l’AES aux avant-postes !</div>
<div dir="ltr"></div>
<div dir="ltr"><strong>Amadou N’Fa Diallo</strong></div>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>La leçon ivoirienne</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/la-lecon-ivoirienne-3053356.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/la-lecon-ivoirienne-3053356.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2024/02/Emerse-Fae.jpeg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Tue, 13 Feb 2024 10:56:29 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>La troisième étoile floquée sur le maillot des Eléphants est une très belle leçon de vie et d'espoir. Le nouveau champion d'Afrique, donné pour éliminé dès le premier tour avec un limogeage immédiat de son entraîneur en chef français, vient sanctifier le sacro-saint principe de reculer pour mieux sauter. Refusant de jeter l'éponge, un jeune technicien qui a pour nom Emerse Faé, remobilise rapidement ses hommes pour s'engager dans une bataille qui va le sacrer comme le plus jeune coach de l'histoire à avoir remporté une CAN.</strong>

Appliquée au « cas algérien », la belle leçon mérite d'être méditée. Chez nous, parce qu'on n'a pas encore appris à tirer la leçon de nos défaites, le flop du onze national a pris une autre dimension. Au point que le ministre de la Communication a parlé de «menace sur la sécurité nationale» en réaction aux graves dérapages d'une partie de la presse sportive.

Depuis le sacre de l'Algérie au Caire en 2019, les désillusions se sont succédé. Trois échecs coup sur coup, pour d'aucuns, c'en était trop, le départ de Belmadi devenant une « suite logique » d'une mission inaccomplie, voire ratée. Et le charivari médiatique entre les pour et les contre le départ du sélectionneur national, la FAF et son comité ad hoc n'ont toujours pas tranché quant à l'avenir de l'EN, pressée par des échéances proches. La nuit du doute a trop duré, alimentant ainsi un feuilleton qui n'est pas près d'arriver à son dernier épisode.

Pour revenir au cas ivoirien, comment une équipe démoralisée par un premier tour catastrophique a pu être ressuscitée par un jeune technicien qui a pu conduire ses joueurs jusqu'au sacre final, avec un travail formidable qui allie à la fois talent, courage, détermination et un mental d'acier. Un cran au-dessus en matière de moyens, l'équipe algérienne, pour des raisons qui restent à cerner et à dépassionner, a fini dernière de son groupe, une contre-performance inattendue vécue comme un drame national par le large public sportif.

En football comme dans n'importe quel domaine, arriver au sommet n'est peut-être pas compliqué, mais le rester, là est la quadrature du cercle. Parce que l'ivresse du succès est par nature éphémère.

<strong>Source: https://www.lequotidien-oran.com/</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito : Le retrait du Mali de la CEDCEAO divise les maliens</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-le-retrait-du-mali-de-la-cedceao-divise-les-maliens-3053229.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/edito-le-retrait-du-mali-de-la-cedceao-divise-les-maliens-3053229.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/08/Youssouf-Sissoko-diroub-Alternance.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 12 Feb 2024 12:01:02 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alternance</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Si une frange importante du peuple a considéré la création de l’Alliance des Etats du Sahel, AES, comme une aubaine pour les pays du sahel, en proie au terrorisme, la décision de retrait du Mali de la CEDEAO n’enchante guère la grande majorité des maliens, qui voient en cette décision une volonté manifeste de se maintenir au pouvoir plutôt que de défendre les intérêts du peuple. Sans nul doute que l’AES est une alternative crédible au G5 sahel pour lutter efficacement contre le terrorisme qui écume le sahel depuis plus 10 ans, c’est pourquoi l’initiative de sa création a été saluée par une frange importante du peuple qui fonde de l’espoir en elle en vue de voir le vaste territoire sahélien débarrassé des fléaux qui annihilent tous les efforts de paix et de développement. Il est plus que nécessaire, voire indispensable de mutualiser les moyens et les ressources pour combattre efficacement et durablement le terrorisme.

En effet, alors qu’on attend toujours de voir les premiers véritables résultats de l’AES pour savoir si les fruits ont tenu la promesse des fleurs et que les initiateurs n’ont pas plus agi par pulsions et par instinct de survie que pour préserver les intérêts de leurs peuples et lutter contre le terrorisme, une autre décision, celle du retrait des trois pays de l’AES de la CEDEAO a été annoncée par les trois régimes ; Malien, Burkinabé et Nigérien. Les autorités de trois pays auraient dû consolider les acquis en termes de gains militaires sur le terrain contre les terroristes, avant d’éparpiller les efforts pour éteindre les foyers qu’elles ont ouvert en multipliant les fronts.

En effet, la décision de quitter la CEDEAO est sans nul doute  le début d’une autre crise qui vient rallonger la longue liste des crises que les trois pays traversent en ce moment. Fort heureusement, les peuples n’adhèrent pas à cette décision qui est à leurs yeux une énième tentative de noyer le poisson dans l’eau. Comment trois pays sans littoral  et dont l’économie dépend en grande partie de l’importation, peuvent-ils se dissocier des autres pays pour constituer un bloc  contre l’ensemble sous-régional qu’est la CEDEAO?  En tout cas au Mali la tendance est au rejet de cette décision. La preuve de ce rejet est le boycott du meeting dit de soutien à la décision de retrait du Mali de la CEDEAO. Il n y a pas que ce meeting qui est un indicateur du désaveu, mais même les couches sociopolitiques comme les opérateurs économiques et une partie de la  classe politique, n’adhèrent pas à cette décision qui est selon eux suicidaire pour l’économie et isole davantage le pays. Cette décision, selon beaucoup d’observateurs, mettra à vau l’eau plus de 40 ans d’efforts consentis par les Etats pour bâtir un ensemble économique sous régional viable et fiable. Pour rappel la CEDEAO fait des émules en Afrique et même dans le reste du monde à cause des avancées dans l’intégration des peuples de ce vaste espace. Elle a certes des failles, mais elle demeure  l’organisation sous régionale la plus crédible en Afrique.

Donc il revient aux autorités des trois pays de reconsidérer leur position en renonçant non seulement à se retirer de la CEDEAO, mais aussi et surtout à revenir au sein de la grande famille sous régionale qui est la CEDEAO, afin de corriger tous les manquements et failles de l’organisation pour qu’elle redevienne la CEDEAO des peuples avec une monnaie commune, un marché commun et une libre circulation des personnes et de leurs biens sans aucune entrave. Ne dit-on pas que c’est l’union qui fait la force ?

<strong>Youssouf Sissoko </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito : Perte de boussole</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-perte-de-boussole-3053191.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/edito-perte-de-boussole-3053191.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/09/Amadou-NFa-DIALLO.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 12 Feb 2024 01:45:52 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le National</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Il y a maintenant, pourvu que l’on soit un tout petit peu attentif, comme un effet de la justice immanente qui tranche en faveur de ceux qui aspirent à s’extraire véritablement de tous les jougs d’asservissement, d’exploitations et d’avilissement. Quelques trois mois seulement après le 14 novembre 2023, date de la reconquête de la cité de Kidal et de toute sa région, haut fait d’armes historique des FAMA, la pénurie de carburant ou de tous les agréments liés au pétrole se fait lourdement sentir en Algérie, preuve que l’ingrat et indélicat pour son confort pompait effectivement nos réserves, en bonne entente avec nos gouvernants d’hier et aussi avec la complicité des pays européens qui disposaient sur notre sol de nombreux puits d’où des milliards de litres du précieux étaient extraits à leur seul profit. La question qui se pose est de savoir si nos élites des trente dernières années n’avaient point connaissance de ce gigantesque vol organisé. S’ils n’étaient pas au courant, présidents de la République, Premiers ministres, ministres, etc., ils ne méritaient pas d’être des dirigeants ; et s’ils étaient au courant, alors ils doivent être tous interpellés par la justice. Immédiatement.

En attendant cette action hardie, impossible à oublier dans les tiroirs, alors que nous ne sommes même pas encore sortis de la Transition, nous découvrons, grâce à l’héroïque montée en puissance de la justice, qu’au-delà de toutes les prédations et menées kleptomanes connues, les patrons de nos hôpitaux étaient aussi des tireurs d’élite qui ne rataient aucune ambulance. Sacré pays où l’enrichissement illicite effréné était devenu le sport favori ! Des manquements qui avaient toujours lieu en temps et atmosphères de bringue et de ribote, perversion libre-service. Conséquences : le pays se délitait, les armées étaient appelées à venir couvrir les forfaitures, les crimes odieux aux parements de génocide, le Mali disparaissait progressivement, les irrédentistes, séparatistes et indépendantistes avaient 73% de son territoire sous leur coupe réglée. Les plus hautes autorités du temps de la démission nationale ne pouvaient s’y rendre qu’en leur versant de mirobolantes rançons, bien sûr pour des opérations de Com mensongères et traitresses.

Dieu soit loué, les citoyens se sont réveillés, leur armée nationale s’est donnée les moyens de refaire son écosystème pour arrêter la dégringolade.  Depuis, nous avançons d’un pas ferme. Mais les ralentisseurs s’arment de punch, à l’instar d’un Moussa Mara qui court par monts et par vaux pour, prétend-il, non sans infatuation, dans une démarche personnelle, rassembler les politiciens fautifs jusqu’à la moelle de leurs os autour de la Transition. Cynisme ne peut être mieux calculé pour insinuer que la Transition est sur une pente raide et que les hommes et les femmes qui l’animent ne peuvent plus lui assurer une traversée salutaire des épreuves, il faut donc recourir à l’ancienne pègre. Ce piège mortel est en train d’élargir son spectre. Quoi de plus normal, alors, que les loups hurlent contre le retrait des trois pays de l’AES de la CEDEAO, organisation marionnette aux mains des impénitents prédateurs hors d’Afrique, qui ne pourront jamais arrêter de spolier nos pays ? Eux ont perdu leur boussole, ils nous invitent à perdre la nôtre.

&nbsp;

<strong>Amadou N’Fa Diallo   </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Éditorial : Éviter de mélanger ivraie et bonne graine</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-eviter-de-melanger-ivraie-et-bonne-graine-3052835.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-eviter-de-melanger-ivraie-et-bonne-graine-3052835.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/09/Amadou-NFa-DIALLO.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 08 Feb 2024 08:58:28 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le National</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Notre éditorial du lundi passé a suscité d’abondantes réactions qui, toutes, constituent un bon baromètre pour mesurer l’attachement viscéral de l’écrasante majorité des Maliens aux autorités de la Transition, singulièrement au colonel Assimi Goïta. Ce qui a conduit les uns à exprimer des inquiétudes, après constat que nous avons eu les yeux d’Argus en observant qu’il y a sur la liste des membres qui composent le Comité de pilotage du dialogue inter-malien aux fins de parvenir à la paix et à la réconciliation un mélange incroyable d’ivraie et de bonne graine, cocktail qu’un pays en refondation doit absolument éviter car il vicie toute bonne mission. En effet, des repris de justice et d’autres mis en cause, poursuivis mais en liberté conditionnelle, y côtoient des personnalités louables, dignes de confiance, jamais prises à défaut dans l’accomplissement des devoirs qui leur ont incombé au service de la nation et de la patrie. Quelques crapules de haut vol, transhumants notoires qui, en bons rats ont mangé à tous les râteliers, s’y sont glissés, trichant sur leurs identités, délinquance confirmative de leurs bassesses d’hier ; parmi eux il y en a dont on a tu l’appartenance à des faitières, pour des raisons malsaines inavouables. Le pot-aux-roses découvert, les indélicats auraient dû eux-mêmes prendre l’initiative de se retirer de la liste avant l’installation du respectable Comité dont la nation attend beaucoup. Mais non, les mauvaises habitudes se parent de l’innocence, du moins tant que c’est possible de faire bénéficier indûment des subsides publics à des alliés, alors même que tout le monde exprime l’avis qu’il est décevant de mettre les relations interpersonnelles au-dessus du Mali. Mais on a choisi sans vergogne de faire signer à la première institution du Mali, le Chef de l’État, ce que d’aucuns ont qualifié de plus mauvais document de la Transition, et encore, qui met au coude à coude le policier professionnel et le voleur, et à l’unisson le terroriste financier et l’inspecteur des finances le plus consciencieux.

Dans les réactions que nous avons enregistrées, il nous paraît impératif de porter deux à l’attention des plus hautes autorités. La première nous est venue de plusieurs citoyens avertis de Bankass qui estiment faire un plaidoyer pour leur cercle, épicentre de l’insécurité au centre du Mali, donc de la fracture sociale, dont pourtant aucun représentant ne siège au Comité de pilotage du dialogue inter-malien. Cette absence de ceux de Bankass provoque, pour d’évidentes raisons, des questionnements et des amertumes dans le bled. La deuxième réaction lovée dans la perplexité et l’incompréhension, est la préoccupation qui étreint le Conseil des Ordres Professionnels du Mali (NOPM) qui ressent quelque désintéressement à son égard pour des missions du genre dialogue inter-malien. Or, estime-t-on, qui mieux que le CNOPM, faitière regroupant 14 corporations (auxquelles il convient d’ajouter l’Ordre des Avocats et celui des Experts judiciaires) peut atteindre les populations dans leur ensemble : les Ordres des médecins des pharmaciens des infirmiers des sages-femmes des Vétérinaires des chirurgiens-dentistes , Géomètres experts,  des architectes des ingénieurs conseils des Urbanistes, des conseils fiscaux des comptables et experts comptables, des Notaire, des Huissiers-commissaires de justice ?

&nbsp;

<strong>Amadou N’Fa Diallo</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito : Retrait de la CEDEAO du Mali, du Burkina et du Niger, mais pour quelle fin ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-retrait-de-la-cedeao-du-mali-du-burkina-et-du-niger-mais-pour-quelle-fin-3052463.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/edito-retrait-de-la-cedeao-du-mali-du-burkina-et-du-niger-mais-pour-quelle-fin-3052463.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2022/01/Youssouf-Sissoko-dirpub.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 05 Feb 2024 13:04:44 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alternance</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Les trois régimes issus du coup d’Etat continuent allègrement leur marche vers des horizons inconnus. Après la création de l’Alliance des Etats du sahel, AES, Le Colonel Assimi Goita du Mali, le Capitaine Ibrahim Traoré du Burkina Faso et le Général Abdouramane Tiani du Niger ont décidé de retirer leurs pays avec effet immédiat de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest, CEDEAO. C’est par un communiqué conjoint lu sur les chaines de télévisions  nationales des trois pays que les peuples ont été informés de la cruciale décision du retrait de la CEDEAO, au double  motif que l’organisation sous régionale aurait trahi les principes qui ont été à la base de sa création et qu’elle serait à la merci des puissances non membres de la CEDEAO. Si la décision a été applaudie par une frange importante des peuples de trois pays, elle ne manque pas de susciter beaucoup d’interrogations et surtout d’inquiétudes chez d’autres, qui voient en cette décision un coup de massue à leurs pays. La première interrogation est celle qui consiste à dire pourquoi cette décision en ce moment ? Cette question vaut son pesant d’or surtout quand on sait bien que les transitions s’acheminent vers la fin avec, en principe l’organisation des élections et le retour à l’ordre constitutionnel. Il aurait été mieux qu’une telle décision soit prise par des régimes beaucoup plus légitimes, c’est-à-dire issus des urnes. Donc l’on pourrait en déduire que la tenue des élections est renvoyée aux calendes grecques et que les chefs d’Etats des trois pays n’ont ni la volonté encore moins  l’intention de rendre le pouvoir de sitôt aux civils.

La deuxième interrogation est celle qui est relative au manque de concertations des forces vives et même des institutions en amont avant de prendre une telle décision qui engage la nation entière. Organiser des larges consultations avant de prendre une telle décision serait gage de sureté, de partage de responsabilité et d’implication des forces vives. En prenant seuls la décision les trois présidents se seraient exposés et assumeraient la lourde responsabilité devant l’histoire. Donc en cas de fiasco ils répondront de leurs faits.

La troisième question non moins importante est celle de la conformité de cette décision aux principes statutaires de l’organisation. Pour beaucoup d’analystes si chaque Etat membre a le droit de se retirer de la CEDEAO, cette décision doit obéir à des critères comme la saisine de l’organisation par une notification qui devra être examinée pendant une durée d’un an. Selon nos informations ce principe n’a pas été respecté d’où le communiqué de la CEDEAO qui dit avoir appris sur les chaines de télévision du Mali, du Burkina Faso et du Niger la décision de retrait des trois pays de la CEDEAO et qu’elle n’a nullement été saisie par les Etats concernés. C’est après le communiqué, nous a-t-on dit, que les trois Etats ont saisi la CEDEAO par une notification. Cette hâtive décision ne cache-t-elle pas mal d’autres intentions ? Nul ne saurait répondre à cette question à la place de ceux qui l’ont prise, mais la décision ne manque pas non plus de susciter des inquiétudes légitimes de la part des peuples. La première inquiétude est la durée des transitions dans les trois pays. Prévue pour une courte durée, tout porte à croire qu’avec cette décision les trois présidents n’ont ni la volonté, ni l’intention d’organiser les élections aux dates prévues, d’où un Contrat à Durée Indéterminée, CDI pour les régimes. L’une des conséquences de la longue durée d’une transition pourrait être l’exacerbation de la crise sociopolitique qui pourrait déboucher à des situations non enviables. La deuxième grosse inquiétude serait les sanctions que la CEDEAO et toutes les autres organisations régionale ou internationale comme l’UA et même le conseil de sécurité des Nations Unies. Celles-ci  pourraient infligées aux trois Etats des sanctions sévères  pour non- respect des engagements. La troisième et non moins importante inquiétude serait sans nul doute les conséquences du retrait de ces trois Etats qui ont la particularité d’être tous continentaux et dont l’économie dépend en grande partie de l’importation. Les opérateurs économiques commencent à s’inquiéter car les tarifs douaniers communs aux Etats de la CEDEAO vont disparaitre et qu’ils seront soumis à des nouveaux tarifs qui, probablement, seront élevés et auront des incidences sur les prix des marchandises et autres denrées de première nécessité.

En définitive, souhaitons que cette décision soit seulement une menace pour pousser  les leaders de la CEDEAO à négocier encore avec les régimes de Bamako, Ouagadougou et Niamey  afin de revoir le calendrier et éviter des nouvelles sanctions.

<strong>                                                                                                                                Youssouf Sissoko</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Éditorial : Le Mali, capitaine de l’équipe d’Afrique en marche</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-le-mali-capitaine-de-lequipe-dafrique-en-marche-2-3051544.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-le-mali-capitaine-de-lequipe-dafrique-en-marche-2-3051544.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/09/Amadou-NFa-DIALLO.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 29 Jan 2024 09:17:50 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le National</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Il ne s’agit pas de fiction, ni romanesque, ni théâtrale et pas même cinématographique. Nous n’irons pas jusqu’à tutoyer Dieu pour qu’il nous livre ses desseins pour les opprimés de la terre, mais l’intelligence qu’Il nous a donnée nous permet de percevoir que quelque chose de divin couvre l’avancée du Mali depuis le 05 juin 2020, et plus manifestement depuis le 18 août 2020, et plus fortement depuis le 24 mai 2021 qui a marqué l’envol irrésistible à compter des 07 et 11 juin 2021 vers des horizons édéniques. L’atterrissage sera sans doute en toute douceur, la fusée ayant décollé dans les bonnes conditions après l’abandon en plein vol qui aurait pu la désintégrer pour de bon. Mais, dit Master Soumy, il y a la main de Dieu et, avant lui, son père Salif Keïta, le Domingo de la musique du Mali et porte-drapeau de la culture malienne- et quel grand patriote !-, a eu belle sagesse de signifier que quiconque mal agit contre les Maliens sera frappé de damnation et ne trouvera personne pour le sauver.

Il ne s’agit pas non plus de vanité, encore moins de tirer sans cesse gloriole d’un passé incontestablement glorieux. Le Mali est une terre qui fait partie de quelque mystère, il faut s’en convaincre. Pays le plus enclavé de la sous-région, il a enregistré des apports humains qui font de lui le plus melting-pot parmi tous ses voisins et a connu, par ce facteur, un rayonnement universel qui ne peut s’assombrir : les institutions scientifiques de Tombouctou, de Sankoré, Djenné, les épopées guerrières de Kayes, Ségou, Sikasso, les arts et culture de Mopti, toute somme d’un pays du 21ème siècle  s’élevant sur le substratum de trois empires sur lesquels l’histoire ne peut faire l’impasse. Lorsque l’Organisation de l’Unité Africaine (O.U.A.) naît dans l’autre vieux pays, Ethiopie, le 25 1963, le vieux Mali, qui avait proclamé, trois ans plus tôt, son indépendance le 22 septembre 1960, avait aussi, déjà, en tant que pionnier en la matière, inscrit dans sa toute première constitution qu’il était prêt à renoncer à partie ou tout de sa souveraineté pour réaliser l’unité africaine ; un principe qui sera régulièrement coulé dans l’or inoxydable de toutes les constitutions maliennes, c’est-à-dire jusque dans celle promulguée le 22 juillet 2023. Tel est le Mali, qui a toujours souci de donner l’exemple, tel le capitaine d’une équipe fort engagée pour des victoires, telle donc comme la nouvelle Afrique consciente de son devoir et de ses obligations de s’affranchir de tous les jougs d’avilissement et d’exploitation.

Comme capitaine désormais de cette nouvelle Afrique, le Mali n’est heureusement pas seul. Nous avons le soutien de tous les fils conscients d’Afrique et d’ailleurs. Ils ont pour noms, entre autres : panel du plateau d’Afrique-Média, Kémi Séba, Egountchi Béhanzin, Nicolas Agbohou (l’infatigable combattant ivoirien contre la monnaie nazie appelée franc CFA), Yves Ekué Amaïzo (le grand économiste togolais), Luc Abaki (le célèbre chroniqueur togolais), Pr. Mamadou Koulibaly (ancien ministre ivoirien de l’Economie et des Finances et ancien Président de l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire), Pr. Franklin Nyamsi et l’Amazone du 21ème siècle, Nathalie Yamb. Pour en arriver à cette solidarité dynamique, il a fallu d’abord que le peuple malien prouve sa résilience. Et il l’a superbement montré le 14 janvier 2022, en endurant ce que les coalisés, dont en tête des Africains en tant que bras armés, croyaient impossible chez un peuple africain. Dans cette montée sur les remparts, des intellectuels, dignes fils, ont marché en avant. Professeur émérite Diola Bagayoko, scientifique de haut vol, enseignant et chercheur, a présidé les Assisses Nationales de la Refondation à notre ambassade à New York, aux U.S.A. Boubacar Touré, juriste à Montréal (Canada), n’a pas arrêté de dénoncer les malveillances françaises contre le Mali et son armée surtout. Professeur Boniface Diarra, depuis le Canada, a régulièrement utilisé sa plume et son expérience pour éveiller les consciences afin que chacun soit comme une sentinelle vigilante dans la protection du Mali. Auparavant, faut-il remonter à quelques 50 ans pour rappeler que Salif Keïta, le Domingo du football malien et premier Ballon d’Or africain, a refusé de porter le maillot de l’équipe nationale de France pour demeurer Malien ? Le rôle du Mali vient d’être encore porté au pinacle avec le dernier coup d’Etat au Niger. Imaginons ce qui serait advenu de ce pays sans le communiqué conjoint Burkina Faso-Mali prévenant contre toute attaque (déclenchement de guerre en réalité contre les nouvelles autorités militaires à Niamey). De la part du Burkina Faso et du Mali, c’est une question de légitime défense et non une déclaration de guerre. Ceux qui s’apprêtaient à envahir n’ont souci ni de légalité internationale, ni de souffrances dont les populations seraient les victimes, c’est bien connu. Assurément, il ne fallait pas rester avec l’armée au pied après la volonté exprimée de tels criminels.

<strong>Amadou N’Fa Diallo</strong>

<strong>Source : journal Le National n° 545 du jeudi, 03 aoùt 2023</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito : Le Dialogue inter maliens risque d’être un monologue entre partisans de la transition.</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-le-dialogue-inter-maliens-risque-detre-un-monologue-entre-partisans-de-la-transition-3051513.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/edito-le-dialogue-inter-maliens-risque-detre-un-monologue-entre-partisans-de-la-transition-3051513.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/08/Youssouf-Sissoko-diroub-Alternance.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 29 Jan 2024 08:31:54 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alternance</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Les régimes s’assemblent et se ressemblent tous en partie dans la manière de gérer le pays. En effet, après la Conférence d’Entente Nationale, CEN, le Dialogue National Inclusif, DNI, les autorités de la transition viennent d’annoncer l’organisation d’un Dialogue Inter Maliens. Cet énième forum va-t-il permettre de corriger les lacunes et failles des précédents foras ? Nul ne saurait avoir des éléments de réponse tangibles, car avec la nouvelle donne, celle relative à la fin de l’Accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger, il est fort à parier que ce dialogue ne sera pas non seulement inclusif et ne règlera pas le problème de fond. En effet,  tous les acteurs majeurs aux conflits qui ont pignon sur rue au Mali depuis 2012  ne prendront pas part à cette rencontre. Certains comme les membres du CSP/PSD ex CMA sont d’ores et déjà considérés comme des terroristes donc exclus d’office de ce forum.  Sachant bien que les mêmes causes pourraient produire les mêmes effets, tous les grands observateurs s’accordent à dire que ce dialogue sera une grande retrouvaille entre les partisans de la transition et pour un monologue, sans évidemment trouver des solutions idoines à la sempiternelle question des conflits inter et intracommunautaires maliens. La seule différence fondamentale que l’on pourrait faire entre le futur dialogue et les deux précédents c’est sans nul doute le caractère purement national sans interférence ou supervision de l’extérieur. La question que l’on est en droit de se poser est celle de savoir si ce dialogue ne va pas ressembler à tous les autres dialogues, à savoir des belles résolutions et recommandations qui finiront par dormir dans les tiroirs des autorités.

Pour rappel, deux grands dialogues ont été organisés sous le régime IBK. D’abord la Conférence d’entente nationale, ensuite le Dialogue National Inclusif. Si  l’objectif global de la conférence d’Entente nationale était de permettre un débat approfondi entre les différentes composantes de la Nation malienne sur les causes profondes du conflit et qui ont des répercussions sur la paix, l’unité, la cohésion et la réconciliation nationale. Elle a également  d proposé des solutions durables  pour éviter la répétition des conflits. Aux termes des débats, une charte pour la paix, l’unité  et la réconciliation nationale au Mali a été élaborée pour  ensuite être envoyée sur les calendes grecques. Quant au  Dialogue National Inclusif, il  visait à favoriser une décrispation de la crise sociopolitique et sécuritaire que traverse le pays. Il avait été considéré comme  une véritable opportunité d’ausculter le pays pour voir quel est son mal d’où vient-il et comment le soigner. Ce dialogue était souhaité par une écrasante majorité des maliens pour trouver des solutions pertinentes aux problèmes  qui plombent le Mali. Théoriquement nul ne pourrait douter de la pertinence de ces assisses  qui offraient aux maliens, unis par les mêmes convictions et le désir de vivre ensemble, une belle opportunité de consolider le ciment de l’unité nationale. Un fait inoubliable a marqué ce dialogue c’est  la participation de l’ancien Président de la République ATT, et surtout celle des ex rebelles et enfin de toutes les couches sociopolitiques Y compris une partie de l’opposition politique.

Ces deux foras n’ont pourtant pas souffert de problème de légitimité, mais au résultat force est de constater  qu’ils n’ont pas produit les résultats escomptés, car  les problèmes ont demeuré pour ne pas dire qu’ils se sont exacerbé au point de faire perdre à l’Etat central le contrôle de plus de 2/3 du territoire. La Conférence d’entente nationale et le Dialogue national inclusif ne sont pas venus à bout de la crise multidimensionnelle qui a pignon sur rue au Mali depuis 2012. Cet autre dialogue en perspective s’inspirera-t-il des précédents pour corriger toutes les failles afin  que la bataille de l’inclusivité et du consensus soit gagnée. Ensuite qu’il soit véritablement  le début de la fin des conflits inter et intracommunautaires voir maliens pour la paix, l’unité et la réconciliation nationale. Là également le gouvernement vient de rater un tournant décisif avec cette décision unilatérale relative à la fin de l’Accord. Donc l’inclusivité tant souhaitée ne serait qu’un leurre si tous les acteurs ne participaient pas au dialogue

En somme, si l’initiative en soit n’est pas mauvaise, les risques qu’il soit un dialogue de trop sont très visibles et palpables. Il revient aux initiateurs de réunir les conditions d’un dialogue véritablement national au grand bonheur du peuple.

<strong>Youssouf Sissoko </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Comme les dieux d’Anatole France, les maliens ont soif de bonne gouvernance.</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/comme-les-dieux-danatole-france-les-maliens-ont-soif-de-bonne-gouvernance-3051118.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/comme-les-dieux-danatole-france-les-maliens-ont-soif-de-bonne-gouvernance-3051118.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/09/Amadou-NFa-DIALLO.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 25 Jan 2024 09:28:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le National</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Dans un article prémonitoire publié dans L’Indépendant quelques semaines avant l’arrestation du Président Ibrahim Boubacar Keïta le 18 août 2020, Dr. Gaoussou Diarrah, préfacier de la compilation de mes éditoriaux à paraître, résume ce qui a semblé être la naissance d’une espérance, malheureusement vite déçue. « En mars 1991, une belle espérance est née : la politique resplendissante. A l’épreuve des faits, après quelques années d’exercice du pouvoir par les démocrates, l’espoir s’est éteint, comme consumé et asphyxié. La politique a perdu son crédit, son prestige et une bonne partie de son influence », avait le Docteur d’Etat, Professeur d’Université, chercheur et écrivain. Il a éloquemment décrit le douloureux sevrage dont les Maliens sont victimes, en le comparant à une soif insupportable, à l’instar de  la description  du célèbre écrivain français, Anatole France, qui a peint, dans sa défense des causes sociales et politiques, la grande douleur des Français dans son roman « Les Dieux ont soif ». Dans son adresse à la nation à l’occasion du nouvel an, le Colonel Assimi Goïta, Président de la Transition, n’a pas indiqué autre chose à nos concitoyens en signifiant aux acteurs socio-politiques que, « Logiquement, … le futur ordre constitutionnel doit être différent… ».

C’est que l’Etat, qu’il soit République ou Royaume, Principauté ou Fédération, pas que ses institutions, ne peut se passer de vertu chez ses serviteurs. Si le Mali s’élève sur le substratum des glorieux empires, c’est que nos ancêtres qui les ont bâtis étaient de bons gouvernants particulièrement sourcilleux sur la conduite de l’administration, la gestion des impôts et de tout ce qui s’y apparentait, l’organisation de la défense des cités, donc une possession de l’art militaire, etc. Bien entendu, il y a eu les razzias d’un temps et la colonisation d’un autre qui ont eu raison de nos ‘’Tatas’’, de nos dunes de défense, de bien de nos remparts. La supériorité des armes, servie par la surprise, a fait la différence. Mais aujourd’hui, nous avons une vraie armée quand nos violeurs impénitents ne disposent que de groupes armés terroristes dévolus à la mission de venir semer chez nous la mort dans le but unique s’accaparer de nos ressources, immenses de surcroît. Et  nous avons des soldats, officiers, sous-officiers, caporaux et hommes de rang, dont l’ADN est toute combativité pour la patrie. Ce dont les Maliens ont soif à présent, c’est la bonne gouvernance, garde-fou imparable à toutes les félonies en entente avec l’ennemi extérieur, cuirasse sur laquelle viennent immanquablement se briser toutes kleptomanies, toutes les prédations, mille nuisibilités que la justice nationale est en train de renvoyer à notre conscience collective. Mais l’espoir est là, le Président Goïta a solennellement réaffirmé le 15 janvier dernier, devant les représentants des familles fondatrices de Bamako, les légitimités traditionnelles, les leaders religieux et les acteurs de la société civile, qu’il n’existera plus d’échappatoire pour les délinquants que la seule chance que la justice n’ai pas à connaître leurs forfaits. Sinon, nous reviendront les malédictions qui ont été attirées sur notre pays durant plus de trente ans.  Qu’à Dieu ne plaise !

<strong>Amadou N’Fa Diallo</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito :  Le piège de la réciprocité !</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-le-piege-de-la-reciprocite-3051073.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/edito-le-piege-de-la-reciprocite-3051073.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2020/05/Gaoussou-Madani-Traoré.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 25 Jan 2024 01:50:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[L’une des choses les plus désagréables voire déshonorantes dans la vie, est lorsqu’une personne se retrouve être empêchée  de pouvoir   retourner dans son pays d’origine. Quelles que soient les raisons  avancées, celle-ci ne comprendrait jamais une telle décision. C’est notamment le cas  dont une centaine de nos  compatriotes maliens binationaux, détenteurs de passeports français (et non munis de passeports maliens au moment des faits),  en provenance  de France, a vécu à leur descente d’avion. Car, ces binationaux maliens ont été systématiquement <em> refoulés  par <strong> </strong>les autorités aéroportuaires du Mali à cause de leur  incapacité  à se conformer aux nouvelles mesures réglementaires mises en place  par Bamako depuis le 14 janvier 2024. </em>

En effet, en  raison d’une mesure de réciprocité, suite à la décision de la fermeture par le Quai d’Orsay  du service  consulaire français à Bamako, le 07 janvier, le Ministère  malien des Affaires Etrangères et de la Coopération internationale a  également  durci le ton. Ainsi,  le 09 courant, « En application du principe de réciprocité », Bamako  a aussi décidé de suspendre à son tour,  la délivrance de visas par les services consulaires maliens à Paris.

De sorte que  tout voyageur franco-malien,  détenteur que du seul passeport français, est  désormais réduit à la seule nationalité française. S’il  désire  se rendre au Mali, il ne pourrait donc pas se munir de tous les documents de voyages nécessaires (notamment le visa malien). Ce, jusqu’à nouvel ordre. Les binationaux,  d’origine malienne, payent  ainsi  cash  les frais  de la brouille diplomatique entre les Etats du Mali et de la France. Mais ne pouvaient-ils pas  bénéficier  d’une dérogation de la part de Bamako ? Sinon,  seraient-ils   alors obligés d’attendre  tout le temps qu’il faudrait  pour que le nuage se dissipe entre Bamako et Paris ?

Une chose  est en tout cas certaine, les migrants maliens sont massivement  installés dans beaucoup de  pays à travers le monde, en l’occurrence en France où ils comptent des centaines de milliers, le plus souvent depuis plusieurs générations. Leurs transferts monétaires et investissements économiques et sociaux sont d’un apport considérable pour leur  pays d’origine.  Ils dépassent  largement l’Aide Publique au Développement naguère fournie par la France au Mali (elle est actuellement suspendue). N’est-ce pas pourquoi un Ministère, celui des Maliens de l’extérieur, s’occupe spécialement de leur situation ! En raison donc de cette réalité criarde, les migrants maliens qui rentrent dans leur pays d’origine,  ne devraient-ils pas bénéficier  d’un traitement spécial ?

Le bon sens l’exige, tant le  Mali est  très connu comme  un grand pays producteur de migrants, tout autant qu’un pays de réception et de passage de migrants. Aussi, c’est une réalité : le flux de déplacement des binationaux franco-maliens vers le Mali, leur pays d’origine, est actuellement plus important.  Eu égard à toutes ces raisons évidentes, le Mali devrait  éviter de tomber dans le piège de la réciprocité de sa décision politique. C’est pourquoi, les Autorités maliennes  de Transition auraient dû  anticiper    en amont pour  que les maliens d’origine soient épargnés par  cette mesure de réciprocité. Il est toujours possible  de trouver des solutions  idoines  au problème posé. Donc mieux  vaut  tard que jamais !

<strong>Gaoussou Madani Traoré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Ce qu&amp;apos;ils ne veulent point pour nous, ce que nous devons garder jalousement</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/ce-quils-ne-veulent-point-pour-nous-ce-que-nous-devons-garder-jalousement-3050790.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/ce-quils-ne-veulent-point-pour-nous-ce-que-nous-devons-garder-jalousement-3050790.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/09/Amadou-NFa-DIALLO.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Tue, 23 Jan 2024 12:40:56 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le National</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Présentant traditionnellement à la presse nationale et internationale ses vœux de nouvel an, pour la 25ème année, Me Mountaga Tall, Président du CNID-FYT, a magnifié à la Maison de la Presse, le mercredi, 17 janvier 2024, la justesse de la position de Mali Kura sourcilleux sur la souveraineté nationale. "En dehors des quolibets de certains nostalgiques ou des proposde certains thuriféraires, quoi de plus normal pour un État de réclamer "Le respect de sa souveraineté, le respect de ses choix stratégiques et de partenaires et la prise en compte de ses intérêts vitaux dans les décisions prises !" Et de rappeler, sans faire appel aux valeurs que nous ont léguées nos ancêtres (belle pédagogie !) la conduite de la France qui nous a colonisés et qui nous appris donc son histoire. "Ce faisant, elle nous a appris qu'hier, au nom de la souveraineté, le général De Gaulle, président de la République, a informé son homologue américain, le président Lyndon Johnson, que la France a décidé de se retirer du commandement intégré de l'OTAN et de demander, en conséquence, le départ des forces armées américaines et canadiennes installées sur le territoire français venues la libérer des troupes hitlériennes..." Telle est l'histoire, rappelée avec vérité par l'enfant de Ségou. Coïncidence ou hasard, une vidéo a été partagée aussitôt sur la toile, dans laquelle Pierre De Gaulle, le petit-fils du général De Gaulle, expliquait pourquoi son célèbre grand-père ne pouvait pas accepter la mise sous tutelle de la France Libre par les Américains qui ne visaient, en réalité, qu'à contrôler les bassins industriels, miniers en particulier, de l'Est de la France. Le gouvernement militaire de l'armée des États-Unis en France (Allied Military Government of Occipied Territoires, AMGOT) n'était en effet autre chose qu'unorganisme créé conjointement par les États-Unis et le Royaume-Uni dans le but d'administrer la France après la Libération, les Français ayant été jugés par eux inaptes de se prendre en charge. Une monnaie de singe avait été conçue par les Anglon-saxon au nom de la France !

Voilà ce que les Français (et leurs alliés) ne veulent pas pour nous, mais c'est pourtant ce à quoi nous tiendrons désormais au prix de notre sang. Pour parler un peu du contexte de la démarche audacieuse du général De Gaulle, il faut rappeler que c'était en 1966. Cinq ans avant, le 20 janvier 1961, la France avait pris du Mali la haute leçon de patriotisme et de souveraineté à travers la notification faite à elle gouvernementdu président Modibo Keïta de voir la France évacuer sans délaitoutes ses bases militaires installées sur le sol mlien. Ce jour est née la véritable Armée nationale du Mali don’t venons de fêter le 63ème anniversaire. Est-il besoin de rappeler que le général De Gaulle, par une correspondance à la date du 31 mai 1961, quatre mois après la création de l’Armée nationale menaça le Président Modibo Keïta : “Je tiens à vous dire personnellement et franchement combine je suis affecté par la politique que le Mali pratique à l’égard de la France et à que ll point je regretterais d’avoir à en tirer les conséquences pour mon pays”. La suite de l’histoire est connue, et Emmanuel Macron à Colonel Assimi Goïta tiendrait les mêmes paroles. Pour ceux qui n'ont encore rien compris, Kati, Taoudénit, Kidal..., c'était comme les bassins militaires, industriels et miniers de l'Est de la France. La roue de l'histoire ne s'arrêtera pas de tourner et nous demeurerons des Maliens fiers, héritiers de grands empires, respectueux des choix des pères fondateurs du Mali.

<strong>Amadou N'Fa Diallo</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito : l’Armée et l’équipe nationale, Ces deux creusets de l’Unité et de la Cohésion</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-larmee-et-lequipe-nationale-ces-deux-creusets-de-lunite-et-de-la-cohesion-3050657.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/edito-larmee-et-lequipe-nationale-ces-deux-creusets-de-lunite-et-de-la-cohesion-3050657.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/08/Youssouf-Sissoko-diroub-Alternance.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 22 Jan 2024 12:11:03 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alternance</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[En dépit de leurs divergences sur presque tous les sujets intéressant la vie de la nation, les maliens forment un seul peuple et arrivent toujours à faire une union sacrée autour de l’armée et de l’équipe nationale. Ces deux entités échappent à leur guéguerre, même si l’armée  fait  souvent l’objet de polémique et de critiques acerbes chaque fois qu’elle sorte de son cadre régalien pour s’immiscer dans les affaires politiques. Quant à l’équipe nationale de foot Ball, elle fait sans nul doute et sans commune mesure l’unanimité. En effet, l’armée en tant qu’institution a le soutien quasi unanime de tous les citoyens. Elle est le creuset des diversités nationales. L’outil de défense qui assure la sécurité des personnes et de leurs biens, l’armée  préserve l’intégrité du territoire et assure la paix et la cohésion. Elle est apolitique et  doit être désintéressée par le pouvoir, mais qu’il soit dit en passant, chaque fois qu’elle s’invite sur la scène politique en s’accaparant du pouvoir, elle prête infailliblement le flanc aux critiques les plus acerbes, celles qui incriminent et affaiblissent l’institution militaire. L’armée prend souvent des coups quand elle sort de sa mission régalienne pour s’immiscer dans les affaires politiques. Sinon elle demeure l’outil de défense, la fierté nationale et l’assurance pour la paix, la stabilité et le développement. L’armée est sans nul doute la seule institution autour de laquelle un large consensus  se dégage, c’est pourquoi sa neutralité serait gage de sa stabilité, de son respect et même de sa crainte.

Quant à l’équipe nationale de foot Ball, même si sa popularité est fonction de sa performance, elle demeure la deuxième entité la plus populaire du pays. Elle donne de la joie, de l’allégresse comme  souvent elle peut  rendre triste. Dans tous les cas de figure elle vient après l’armée en termes de soutien et surtout de popularité. Elle fait oublier un tant soit peu les calvaires du moment. L’équipe nationale permet de fédérer toutes les maliens en créant une symbiose entre les citoyens de quelque bord qu’ils soient. Le temps d’une compétition ou d’un tournoi de l’équipe nationale est égal au temps d’une communion nationale pour la soutenir. A titre d’exemple, le mardi 16 janvier 2024, date de la première sortie des Aigles, à la CAN  Côte d’Ivoire 2023, les maliens étaient aux anges après l’éclatante victoire de leur équipe nationale. Ils ont oublié leur train-train quotidien en s’extasiant. Ils ont   manifesté leur joie toute la soirée après la victoire contre les Bafana- Bafana d’Afrique du sud. Rarement une fin de rencontre n’a mobilisé autant de foule  dans les rues et cela à travers tout le pays. La fête a été belle même si certains manifestants ont commis des actes de vandalisme en saccageant des magasins et en brisant des vitres des particuliers dont le seul tort est de se trouver au mauvais endroit et au mauvais moment. Il revient à l’Etat de prendre toutes les dispositions pour éviter que la victoire de l’équipe nationale ne se transforme en cauchemar pour des paisibles citoyens. La deuxième sortie était un duel entre Aigles, ceux du Mali et les aigles de Carthage de la Tunisie.3 Cette rencontre s’est soldée par un match nul d’un but partout, mais l’équipe garde toujours ses chances de qualification pour le tour suivant. Allez les Aigles jusqu’au sacre final, le peuple est avec vous.

En somme, l’armée nationale reste l’institution la plus consensuelle, la plus aimée et la plus populaire.  Elle a et continuera d’avoir le soutien indéfectible du  peuple. Il revient à l’institution d’être à la hauteur de cette confiance que lui voue le peuple. Quant à l’équipe nationale elle demeure le facteur de cohésion sociale  de rassemblement du peuple, car elle donne un tant soit peu de la joie et de l’allégresse.

<strong>Youssouf Sissoko </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Éditorial :   Ce qu&amp;apos;ils ne veulent point pour nous, ce que nous devons garder jalousement</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-ce-quils-ne-veulent-point-pour-nous-ce-que-nous-devons-garder-jalousement-3050627.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-ce-quils-ne-veulent-point-pour-nous-ce-que-nous-devons-garder-jalousement-3050627.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/09/Amadou-NFa-DIALLO.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 22 Jan 2024 07:51:50 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le National</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Présentant traditionnellement à la presse nationale et internationale ses vœux de nouvel an, pour la 25ème année, Me Mountaga Tall, Président du CNID-FYT, a magnifié à la Maison de la Presse, le mercredi, 17 janvier 2024, la justesse de la position de Mali Kura sourcilleux sur la souveraineté nationale. "En dehors des quolibets de certains nostalgiques ou des propos de certains thuriféraires, quoi de plus normal pour un État de réclamer "Le respect de sa souveraineté, le respect de ses choix stratégiques et de partenaires et la prise en compte de ses intérêts vitaux dans les décisions prises !" Et de rappeler, sans faire appel aux valeurs que nous ont léguées nos ancêtres (belle pédagogie !) la conduite de la France qui nous a colonisés et qui nous appris donc son histoire. "Ce faisant, elle nous a appris qu'hier, au nom de la souveraineté, le général De Gaulle, président de la République, a informé son homologue américain, le président Lyndon Johnson, que la France a décidé de se retirer du commandement intégré de l'OTAN et de demander, en conséquence, le départ des forces armées américaines et canadiennes installées sur le territoire français venues la libérer des troupes hitlériennes..." Telle est l'histoire, rappelée avec vérité par l'enfant de Ségou. Coïncidence ou hasard, une vidéo a été partagée aussitôt sur la toile, dans laquelle Pierre De Gaulle, le petit-fils du général De Gaulle, expliquait pourquoi son célèbre grand-père ne pouvait pas accepter la mise sous tutelle de la France Libre par les Américains qui ne visaient, en réalité, qu'à contrôler les bassins industriels, miniers en particulier, de l'Est de la France. Le gouvernement militaire de l'armée des États-Unis en France (Allied Military Government of Occipied Territories, AMGOT) n'était en effet autre chose qu'un organisme créé conjointement par les États-Unis et le Royaume-Uni dans le but d'administrer la France après la Libération, les Français ayant été jugés par eux inaptes de se prendre en charge. Une monnaie de singe avait été conçue par les Anglo-Saxon au nom de la France !

Voilà ce que les Français (et leurs alliés) ne veulent pas pour nous, mais c'est pourtant ce à quoi nous tiendrons désormais au prix de notre sang. Pour parler un peu du contexte de la démarche audacieuse du général De Gaulle, il faut rappeler que c'était en 1966. Cinq ans avant, le 20 janvier 1961, la France avait pris du Mali la haute leçon de patriotisme et de souveraineté à travers la notification faite à elle gouvernement du président Modibo Keïta de voir la France évacuer sans délai toutes ses bases militaires installées sur le sol mlien. Ce jour est née la veritable Armée nationale du Mali don’t venons de fêter le 63ème anniversaire. Est-il besoin de rappeler que le general De Gaulle, par une correspondance à la date du 31 mai 1961, quatre mois après la création de l’Armée nationale menaça le Président Modibo Keïta : “Je tiens à vous dire personnellement et franchement combine je suis affecté par la politique que le Mali pratique à l’égard de la France et à quell point je regretterais d’avoir à en tirer les consequences pour mon pays”. La suite de l’histoire est connue, et Emmanuel Macron à Colonel Assimi Goïta tiendrait les mêmes paroles. Pour ceux qui n'ont encore rien compris, Kati, Taoudénit, Kidal..., c'était comme les bassins militaires, industriels et miniers de l'Est de la France. La roue de l'histoire ne s'arrêtera pas de tourner et nous demeurerons des Maliens fiers, héritiers de grnds empires, respectueux des choix des pères fondateurs du Mali.

&nbsp;

<strong>Amadou N'Fa Diallo</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito :  Des actes  concrets, au&#45;delà du concept !</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-des-actes-concrets-au-dela-du-concept-3050198.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/edito-des-actes-concrets-au-dela-du-concept-3050198.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/02/Gaoussou-Traore.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 18 Jan 2024 07:59:10 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Le Premier ministre Dr Choguel Kokalla Maiga a placé la commémoration  de  la deuxième  journée  de « la Souveraineté retrouvée »  comme étant celle  de « la mobilisation des énergies pour défendre la patrie et les valeurs républicaines et maintenir la flamme patriotique, la volonté de résistance et de résilience du peuple, face aux défis de tous genres, dans le souci de préservation de la souveraineté nationale et de l’affirmation des aspirations légitimes du peuple malien ». Alors  que d’éminents professeurs, étudiants et chercheurs,  ont longuement exposé leurs points de vue sur les thèmes relatifs au  concept de « la souveraineté retrouvée ». Ils  ont  proposé des démarches scientifiques et sociopolitiques à suivre afin que le concept puisse se concrétiser dans les décisions officielles.

À l’appel du gouvernement de la Transition, le peuple  Malien est massivement sorti, le 14 janvier 2022,  pour  dénoncer les sanctions illégitimes, illégales inhumaines de la CEDEAO et de l’UEMOA contre leur pays. Après cette  grandiose  démonstration  de force, les autorités maliennes ont décrété le 14 janvier : « Journée Nationale de la Souveraineté retrouvée »  pour magnifier  le  courage  et  la résilience du peuple malien.  La première édition  a  été officiellement célébrée à Ségou dans la Cité des Balanzans.  La seconde, intervenant dans un contexte où les FAMA ont repris la ville  de Kidal,  a eu lieu  le  14  janvier de cette année,  à la Cité universitaire de Kabala.  Pour le  lancement officiel des activités, plusieurs  membres du Gouvernement étaient présents.

La souveraineté d'un État implique l'exclusivité de ses compétences législatives, exécutives et judiciaires. C’est  aussi un concept qui signifie qu’un  État est  indépendant. Qu’il  a  le contrôle exclusif de son territoire. En conséquence,  un pays souverain est celui  qui fait ses choix librement, sans dépendre d'aucun autre pays. Et, qui  dispose de ses propres moyens financiers. Est-ce à comprendre que  notre pays répond désormais à tous  ces critères pour que l’on puisse admettre qu’il a retrouvé la plénitude de sa  souveraineté ?  La réponse à l’interrogation  n’est pas évidente.

Mais  une chose est évidente : les forces étrangères de la MINUSMA et de Barkhane, qui avaient mis le Mali sous tutelle,  ont  déjà quitté le territoire national. Désormais,  les Autorités  de la Transition ont  adopté  trois principes pour régir la coopération bilatérale et multilatérale du Mali. Ce sont: <strong>le respect de la souveraineté de l’Etat du Mali, le respect de ses choix stratégiques et celui de ses partenaires ainsi que  la prise en compte des intérêts vitaux du  peuple malien</strong>. Est-ce suffisant pour  que le Mali retrouve  toute sa souveraineté ? Certainement pas !

Actuellement, il est une réalité que le Mali contrôle son espace terrestre et aérien  grâce à un meilleur choix de ses partenaires stratégiques. Qui lui ont fourni des moyens logistiques conséquents avec  des transferts de compétence. Cependant, il  faut  que les Autorités de la Transition soient  conscientes qu’il faut  vite dépasser le concept de « la souveraineté retrouvée » pour  aller vers des actions plus concrètes. Elles  doivent  alors  s’atteler à favoriser  toutes  les conditions nécessaires pour que  l’ensemble des forces vives  du Mali se sentent  réellement concernées dans la gestion publique de leur pays.

Pour ce faire, elles doivent forcément  accepter de bannir   le népotisme et  le clanisme dans toutes leurs prises de décisions. Car, dans  l’édification du « Mali Kura », aucune  compétence ne devra  être ignorée. Chaque malien devra dorénavant  compter.  Cela est d’autant nécessaire  que  la frange juvénile, constituant la majorité de la population malienne, ne saurait  demeurer  dans la résilience  pour  béatement soutenir  leurs autorités  alors  que celles-ci ne fournissent  pas des efforts  pour diriger le pays  dans la transparence.

S’il est   une réalité criarde que  le concept de « la souveraineté retrouvée »   du Mali  est  bien partagé par une majorité des compatriotes. Toutefois, il  ne doit pas demeurer  un vain mot, c’est-à-dire  un slogan.  Alors, il faut bien  que  les Autorités de la Transition   s’investissent  davantage   politiquement  pour briser tous les liens économiques et financiers d’avec l’ancienne puissance coloniale! Notamment, l’usage du  Franc CFA !  Sont-elles  déjà dans   des dispositions pour son abandon au profit d’une monnaie souveraine ? De toute façon, elles  doivent  forcément  prendre des décisions courageuses. Sinon,  le concept de   « la souveraineté retrouvée » n’aurait aucun vrai contenu dans les faits!

<strong>Gaoussou Madani Traoré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Éditorial :  Sommes&#45;nous à présent conscients que nous devons être absolument souverains ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-sommes-nous-a-present-conscients-que-nous-devons-etre-absolument-souverains-3050193.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-sommes-nous-a-present-conscients-que-nous-devons-etre-absolument-souverains-3050193.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/09/Amadou-NFa-DIALLO.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 18 Jan 2024 07:44:06 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le National</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[C’est la grande question que nous ne devons pas cesser de nous poser, sincèrement, dans la dynamique de la célébration ce 14 janvier 2024, AN II, de la Journée de la souveraineté retrouvée. Intervenant à l’occasion de la cérémonie y relative présidée par le Premier ministre, Chef du gouvernement, dans la docte enceinte de l’Université de Kabala, dans l’amphithéâtre 500, le ministre de l’enseignement supérieur, Bouréma Kansaye, a fort judicieusement rappelé que le sujet de la souveraineté retrouvée un débat fort intéressant entre chercheurs, qui avait prévalu en janvier 2023 en milieu universitaire, mais qui avait même pris ailleurs, on l’a noté, chez des nostalgiques d’un passé de soumission des accents chagrins. Professeur Kansaye a résumé les positions des universitaires. La première soutenait que la souveraineté malienne avait été acquise le 22 septembre 1960 avec la proclamation de l’indépendance politique. La deuxième position soutenait que cette souveraineté politique acquise en 1960 a été fortement altérée, voire partagée avec d’autres puissances et donc (les tenants de cette position) appelaient à la restauration de cette souveraineté attaquée. Quant à la dernière position, elle explique que le Mali avait perdu complètement sa souveraineté, et que le 14 janvier 2022, celle-ci a été reconquise, donc une « souveraineté retrouvée ». Et de définir, de son point de vue, les trois mots-clés pour une meilleure compréhension et pour tenter une conciliation des différentes positions en apparence inconciliables, pour fonder la réflexion, non pas sur ce que la souveraineté est, mais sur ce qu’elle n’est pas, sur les concepts contraires ou antonymes de la souveraineté. Pour cela, exploitant les dictionnaires de français, Pr. Kansaye projette la lumière sur les concepts. La Dépendance est l’état de quelqu'un qui est soumis à l'autorité d'autrui (sujétion, subordination). L’Allégeance, elle, indique l’Obligation d'obéissance, de fidélité, de soumission. Quant à la Domination, elle traduit l’Action de dominer, d'exercer son autorité ou son influence sur le plan politique, moral, etc. Le ministre de l’Enseignement supérieur tire les conséquences : « Nous avons donc connu les formes les plus avilissantes et les plus humiliantes de la dépendance, de l’allégeance et de la domination. Les décisions prises par le 4ème sommet extraordinaire des chefs d’Etat et de gouvernement de la CEDEAO le 9 janvier 2022 sont un concentré de ces trois notions exprimant le contraire de la souveraineté et savamment appliquées à notre pays. Le 10 janvier, le Président de la Transition, dans son adresse à la Nation, lance un appel au peuple malien, véritable dépositaire de la souveraineté nationale, pour une mobilisation patriotique pour la défense de cette souveraineté brutalement attaquée. Le 14 janvier est de ce point de vue comparable à Kurukanfuga, d’où sont sortis des principes irréfragables destinés à inscrire dans le marbre la souveraineté nationale et incarnés par le Président de la transition, chef de l’Etat, le Colonel Assimi GOITA… »

Mais oui, bon sang, nous avons raison de vouloir recouvrer notre souveraineté pleine et entière, nous l’avons et nous ne devons pas cesser de la consolider, de la préserver, de la défendre, même s’il faut notre sang, ou de retourner à notre état de peuple régulièrement violé. Et c’est au nom de cette exigence patriotique que le Président de la Transition a édicté les trois principes directeurs de notre action de nation fière et réfractaire aux injustices, aux exploitations, à la servilité, à la renonciation d’être soi-même : « Le respect de la souveraineté du Mali ; le respect des choix stratégiques et de partenariats opérés par le Mali ; la défense des intérêts vitaux des populations maliennes dans toutes les décisions prises. » S’exprimant devant les représentants des légitimités traditionnelles, religieuses et de la société civile le 15 janvier, c’est-à-dire le lendemain du 14 janvier,  Colonel Assimi Goïta a fait à la (ou a réservé à la fin de son adresse) une révélation effroyable. Emmanuel Macron lui avait proposé, par l’intermédiaire d’un Président africain, trois Maliens, encore vivants, qui pour être notre Président, qui pour être notre Premier ministre, qui pour occuper certainement le poste gardien de toutes les ressources du Mali. Une très grande puissance lui en avait proposé deux autres, toujours vivants eux aussi, pour les mêmes fins. Quid de la CEDEAO… Ce qui n’était qu’un secret de polichinelle, à savoir que nos dirigeants sont choisis par les impérialistes, a trouvé confirmation. Merci à Colonel Assimi Goïta d’avoir conclu à sa façon, comme le patriote  français Jean Jaurès : « A celui qui n’a rien, la patrie est son bien » Me Mountaga C. Tall en a prolongé l’écho hier à la Maison de la presse.

<strong>Amadou N’Fa Diallo</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito : Le plus tôt serait le mieux</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-le-plus-tot-serait-le-mieux-3049730.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/edito-le-plus-tot-serait-le-mieux-3049730.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/08/Youssouf-Sissoko-diroub-Alternance.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 15 Jan 2024 08:59:38 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alternance</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[La situation socio-politique voire sécuritaire du Mali se détériore considérablement sans que cela n’émeut, ni ne préoccupe guère véritablement les autorités de la transition. La preuve de cette indifférence a été donnée par le Président de la transition qui n’a laissé nullement entrevoir aucune perspective indiquant la fin de la transition avec le retour à l’ordre constitutionnel qu’il a souverainement promis à son peuple et à la communauté internationale. L’adresse à la nation du Président de la transition, le  colonel Assimi Goita, à l’occasion du nouvel an a laissé plus d’un malien pantois sur la suite du processus de sortie de cette situation exceptionnelle qu’est la transition. Ni proposition de date pour la tenue des élections encore moins la fixation du délai pour la fin de la transition n’ont été faits par le colonel Goita. La question qui est sur toutes les lèvres est celle de savoir si les autorités sont conscientes des risques de ce statut quo. Si d’ores et déjà elles mesuraient les conséquences d’une autre prolongation, elles allaient se précipiter pour  mettre la forme et sortir de cette chaotique situation dans laquelle se trouve le Mali. Maintenir le Mali dans ce bourbier c’est courir trois  risques majeurs :

Le premier risque pourrait être des nouvelles sanctions, qu’elles soient financières, économiques ou diplomatiques. Ces sanctions pourraient venir des organisations sous régionales, comme la CEDEAO, l’UEMOA, ou régionales comme l’UA et même  internationales comme l’ONU, ce qui aggraverait la crise sociale et agacerait davantage le peuple qui en aura assez. Pour rappel, le Mali souffre déjà d’un embargo financier. Sa signature n’est plus très crédible sur les marchés financiers de la sous-région pour contracter de prêts et pire encore s’il a quelques broutilles financières c’est à un taux très élevé. Avec sa brouille diplomatique toutes les aides sont presqu’ajournées et les investissements gelés jusqu’au retour à l’ordre constitutionnel.  La crise financière à laquelle le pays est confronté a engendré une crise énergétique sans précédent et une crise socioéconomique sans commune mesure de l’indépendance à aujourd’hui.

Le deuxième risque majeur pourrait être la faillite de l’économie. Déjà agonisante avec la crise financière, l’économie malienne a beau être résiliente finira par s’effondrer sous le coup non seulement du poids de la dette, mais aussi et surtout à cause du manque d’investissement et surtout la réduction drastique du cadre de son épanouissement. Un adage affirme que quand l’économie marche dans un pays tout marchera et au Mali c’est plutôt  le contraire que l’on voit. En effet, l’effondrement de l’économie exacerbera, à coup sûr, la tension sociale et aura comme corollaire la révolte de la population, qui, par instinct de survie est capable d’insurrection contre l’ordre établi. Les autorités doivent alors parer au plus pressé pour éviter que le pays ne sombre dans une autre crise sociopolitique qui maintiendra aussi longtemps le pays dans une instabilité chronique. Une autre crise majeure aura des conséquences sur le Mali en général et sur les autorités en particulier qui perdront non seulement la popularité, mais aussi et surtout l’estime que le peuple avait à leur endroit. Donc le respect du délai promis souverainement au peuple et à la communauté internationale est gage de stabilité  du pays et de crédibilité des autorités.

Le troisième risque majeur du non-respect des engagements et surtout du chronogramme   est sans nul doute la désobéissance politico-civile. Il y a fort à parier  que la classe politique et la société civile désavoueront les autorités de la transition  à l’expiration du délai imparti pour le retour à l’ordre constitutionnel. Elles pourraient avancer comme raisons le non-respect des engagements ce qui entrainerait une violation de la charte et de la Constitution et rendrait illégales, voire illégitimes  les autorités actuelles. Le pouvoir utilisera-t-il la méthode forte pour réprimer toute contestation ? La réponse est probablement oui, sauf que cette façon de faire sera contreproductive car elle risque de susciter une véritable levée de bois vert du peuple qui, privé du minimum vital, n’aura d’autre choix que de se rebeller contre le régime transitoire. Donc le plutôt serait le mieux pour éviter le chaos dans le pays.

<strong>Youssouf Sissoko</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Éditorial :   Évitons les causes qui attirent les malédictions</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-evitons-les-causes-qui-attirent-les-maledictions-3049726.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-evitons-les-causes-qui-attirent-les-maledictions-3049726.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/09/Amadou-NFa-DIALLO.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 15 Jan 2024 08:57:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le National</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Hier dimanche, 14 janvier, notre nation célébrait l’An II de la souveraineté retrouvée du Mali, pays béni qui se dresse sur le substratum de glorieux empires qui ont rayonné en Afrique et dont la renommée des gouvernants a traversé les déserts et les océans. C’est peu dire que notre pays a des ressorts, sociologiques, psychologiques, moraux et religieux qui lui permettent, comme le phénix, de renaître de ses cendres chaque fois que des feux inattendus en arrivent à créer les conditions de sa consumation, comme d’autres peuples et d’autres nations ont souvent connu pareilles mésaventures. A la fin de l’année écoulée, fin décembre 2023, dans la leçon inaugurale qu’elle a prononcée lors de la rentrée solennelle de la troisième promotion de notre Ecole de guerre vite devenue une référence dans le monde, Madame Sogoba Jacqueline Konaté, Directrice du C.I.A.R. (Centre de l’Intelligence Artificielle et de Robotique), rappelait judicieusement la conviction forte exprimée par feu le Doyen Seydou Badian KOUYATE en 2018 : « Ce n’est pas possible de nous vaincre éternellement. C’est une affaire d’un temps. Nous avons tout le temps pour nous préparer, nous réarmer et pour combattre. Combattre, c’est notre habitude. Nous savons ce qu’est combattre. Nous ne sommes pas nés d’aujourd’hui, ni d’hier. Nous sommes profondément ancrés dans la terre de nos ancêtres ». A ceux des nôtres souffrant du complexe de l’homme blanc jusqu’à s’approprier du cancer de la France, ces mots ne disaient évidemment rien. Bien au contraire, ils provoquaient chez eux sourire narquois et rires sarcastiques. Et pourtant, c’est bien inscrit sur des tablettes célestes, pour d’évidentes raisons liées aux sédiments bénis dont recèle notre terre, « Ce n’est pas possible de nous vaincre éternellement. » La preuve est désormais faite depuis le renvoi de notre sol de Dr. Hamidou Boly, le pion de la CEDEAO, depuis le coup de pied donné à l’ambassadeur de France le renvoyant dans son pays, depuis la contrainte faite au G5-Sahel de plier bagage, depuis que Barkhane a pris sa jambe au cou sans passer normalement le service aux FAMA, depuis que la Minusma, prise à la gorge, a fait place nette en s’en allant les larmes aux yeux. Et depuis que les FAMA ont libéré Kidal le 14 novembre 2023 sans causer de bain de sang, au grand dam des procurateurs maudits des temps présents, mais surtout il y a eu le 14 janvier 2022 quand le peuple malien, dans un élan patriotique rarement vu dans l’histoire des peuples opprimés, est monté sur les remparts pour soutenir les autorités de la Transition, à l’appel, bien sûr, du Président Goïta, qui a fait preuve d’un leadership exemplaire à l’occasion à la tête de l’Etat, en synergie avec le peuple et le gouvernement constitué avec son aval.

Qu’est-ce qu’était un pays à qui échappait le contrôle de 73% de son territoire national mis sous séquestre des groupes armés terroristes, narcotrafiquants, djihadistes, séparatistes, indépendantistes, sinon un Etat qui a perdu sa souveraineté ? Qu’est-ce qu’était une République pour la date de l’élection du Président de laquelle un autre chef d’Etat d’outre-Méditerranée dit être intraitable, sinon une République pacotille ? Mais qu’est-ce qu’était une nation qui, en lieu et place de son armée nationale, voit chaque seconde des hordes de mercenaires sous parapluie ceaodien et onusien parader inconsidérément sur son territoire, commettant sans conséquences accidents mortels, viols, pillages, couvertures d’activités criminelles, sinon une nation sur laquelle des gouvernants maudits avaient la liberté d’attirer sans arrêt, en toute impunité, des malédictions aux conséquences qui perdurent ? Ainsi fut le triste destin du Mali pendant plus de trente ans, jusqu’à ce qu’il y eut, après le 05 juin 2020 et le 18 août 2020, le 24 mai 2021 et le 07 juin 2021. En ces jours de célébration, deuxième du nombre, de la Journée nationale de la souveraineté retrouvée, invitons-nous à éviter les causes de l’attirance des malédictions. A ceux qui croient parler sans savoir des principes divins lovés dans l’islam, alors qu’ils ne vouent aucun culte à Allah, rappelons la mention par Allah concernant Pharaon et son peuple à qui des bienfaits avaient été accordés, mais qui plongèrent dans l’arrogance et la perversité. Il leur arriva ce que l’on sait et Allah nous dit : « C’est qu’Allah ne change en rien un bienfait dont il a comblé un peuple tant que celui-ci ne s’est pas lui-même perverti. Allah entend tout et sait tout. » (sourate 8, verset 53).

<strong> </strong>

<strong>Amadou N’Fa Diallo</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Sans Tabou: Moussa Mara: la boulimie du pouvoir ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/sans-tabou-moussa-mara-la-boulimie-du-pouvoir-3049403.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/sans-tabou-moussa-mara-la-boulimie-du-pouvoir-3049403.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/10/Moussa-Mara.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 12 Jan 2024 10:38:06 +0000</pubDate>
<dc:creator>Infos Soir</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>L’opération de libération des 2/3 du territoire national sous le contrôle des groupes armés terroristes, lancée en décembre 2021 par les Autorités de transition du Mali, a été couronnée de succès. La prise de la ville rebelle de Kidal en novembre 2023 a été, sans nul doute, l’épilogue de cette conquête de l’intégrité et de la souveraineté de l’État malien sur l’ensemble du territoire par les Forces armées maliennes (FAMa). Les dividendes de cette montée en puissance des FAMa semble déjà aiguiser l’appétit du pouvoir de certains responsables de la classe politique qui appelle à la tenue des élections, à l’image de l’ancien Premier ministre Moussa MARA.</strong>

Fraîchement investi candidat de son parti Yèlèma, l’ancien premier ministre, Moussa MARA, a animé, le dimanche 07 janvier 2024, une conférence de presse au QG de campagne de son parti, sis à l’ACI 2000, pour aborder un certain nombre de points à savoir : le dialogue inter-Maliens ; la crise énergétique ; les difficultés financières et économiques ; les restrictions et autres atteintes à la liberté d’opinion et le retour du pays à l’ordre constitutionnel.

S’agissant du retour à l’ordre constitutionnel, le candidat du Parti Yèlèma trouve que le retour à l’ordre constitutionnel en 2024 évoqué par le président de la transition dans son discours de l’An n’est pas clair car le budget des élections n’a pas été programmé dans la Loi des finances 2024 et qu’aucun chronogramme n’a été établi depuis le « léger report » de l’élection présidentielle annoncé en septembre 2023.

Pour lui, la Transition s’enlise et est incapable de résoudre la crise énergétique qu’elle impute aux régimes précédents, que les investisseurs font de moins en moins confiance à l’État, que les budgets des institutions de la République prennent l’ascenseurs.
Mais, MARA va plus loin, en estimant qu’un pays démuni comme le Mali ne doit pas se baser uniquement sur l’achat des armes.

Celui qui est visiblement pressé pour parvenir au pouvoir annonce la messe : « la transition est menacée », « des gros nuages » se forment au-dessus du Mali.
Autrement, si je ne les aide pas, ce sera la catastrophe.

Certes, c’est le droit de Moussa MARA de penser et de dire que « nous nous enfonçons », mais devons-nous aussi croire aux prédictions d’un homme qui a échoué face à cette crise sécuritaire que les autorités de la transition sont en train de relever petit à petit ?
Ce qu’une personnalité de la trame de Moussa MARA ne doit pas ignorer, c’est que le développement d’un Etat passe aussi par les armes. Car, aucun pays ne pourrait se développer dans l’insécurité.

A l’heure actuelle, l’achat des armes, pour beaucoup, est plus nécessaire que d’organiser des élections dans un contexte sécuritaire fragile.

Ce qu’il faut rappeler à notre cher MARA, c’est que Kidal n’a pas été libéré avec des gourdins, mais avec des armes de dernière génération dont les FAMa ont été dotées par les autorités de la transition.

D’ailleurs, nous sommes convaincus que si le Mali était doté de ces équipements militaires en 2014, sa mission n’aurait pas été un carnage à Kidal.

Depuis un certain temps, les autorités de la Transition ont lancé des opérations contre le terrorisme sur l’étendue du territoire national dont ‘’ l’opération Maliko’’. Malgré ces avancées, force est de reconnaitre que le terrorisme n’est pas vaincu.

C’est à juste titre que lors de son passage à l’émission Mali Kura Taasira que le ministre de la Défense et des anciens combattants, Sadio CAMARA, a affirmé que le travail n’était pas encore fini malgré que la situation sécuritaire s’améliore progressivement sur le terrain.
Mais visiblement, notre candidat MARA est déjà dans la fête en appelant les autorités de la Transition à organiser les élections alors que le travail de la sécurisation du pays n’est pas fini comme le disent le Chef de l’Etat et son ministre de la défense.

A ce propos, Moussa MARA a rappelé dans son intervention que le ministre de l’Administration territoriale avait également annoncé, il y a plusieurs mois, un « léger report » des élections sans donner d’indication. De même, il affirme que les Maliens ont été témoins de l’effacement du budget des élections de la loi des finances pour 2024. Pour l’ancien Premier ministre, ces constats prédisent qu’il n’est pas prévu de scrutin en 2024.
Une chose est sûre, le candidat du parti Yèlèma, Moussa Mara, fait partie des accros du pouvoir qui oublient que si le Mali n’avait pas payé les drones et des avions de combat, l’armée ne pourrait pas libérer Kidal avec les bâtons.

Le territoire est assez vaste, si on ne paye pas des armes comment allons pouvoir sécuriser le pays ?
<strong>Par SABA BALLO</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>L’œil de Le matin : Le dilemme cornélien !</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/loeil-de-le-matin-le-dilemme-cornelien-3049312.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/loeil-de-le-matin-le-dilemme-cornelien-3049312.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2022/11/Bolly-Moussa.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 11 Jan 2024 13:47:58 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Matin</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[«<em>Un Mali nouveau bien gouverné, sécurisé et stable, soucieux du développement durable, du vivre-ensemble et respectueux des droits de l’Homme et des valeurs socioculturelles</em>» ! Telle est la volonté nationale exprimée à l’issue des Assises nationales de la refondation (ANR) et condensée comme vision dans le «<em>Cadre stratégique de la Refondation de l’État</em>». Dans ce sens, sans être des pas de géant, des actes concrets ont été posés en 2023 et doivent être confortés cette année.

A commencer par la nouvelle constitution adoptée par la majorité des Maliens (96,91 % selon les résultats proclamés par la Cour constitutionnelle le 21 juillet dernier) lors du référendum du 18 juin 2023 et promulgué par le président de la Transition le 22 juillet 2023. En dehors de la Charte de la Transition, la refondation de l’Etat a été ainsi dotée d’un support constitutionnel qui marque l’avènement de la 4e République au Mali.

Sur le plan de la sécurité et de la reconquête de l’intégrité territoriale, l’année 2023 a réellement consacré la montée en puissance de nos Forces de défense et de sécurité (FDS) dont l’emprise ne cesse de s’élargir dans le pays. Cela s’est concrétisé par l’entrée des Forces armées maliennes (FAMa) à Kidal le 14 novembre et Aguelhoc le 20 décembre  2023.  Et dans la foulée, de nombreux ennemis de la république ont été «<em>neutralisés</em>» (tués), à l’image du  Colonel déserteur de la Garde nationale, Hassan Ag Fagaga, tué par des tirs de drone des FAMa le 21 décembre 2023. Et, selon des observateurs, les jours d’Iyad et de Amadou Kouffa sont comptés car plus que jamais isolés avec la synergie de combat suscitée par la création de l’Alliance des Etats du Sahel (AES) le 16 septembre 2023. En tout cas, l’armée malienne a conforté sa présence dans le septentrion malien.

Toutefois, ces performances saluées par la nation entière ne feront pas oublier aux Maliens des tragédies comme l’attaque du bateau «<em>Tombouctou</em>» le 5 septembre faisant des centaines de morts et de blessés. Un acte odieux attribué aux éléments du Cadre stratégique permanent pour la paix, la sécurité et le développement (CSP-PSD) qui ont ainsi montré leur vrai visage de terroristes alliés à Iyad Ag Ghali. L’an 2023 a aussi consacré la percée de la diplomatie malienne devenue un outil de la souveraineté retrouvée du pays. A ce chapitre, on note la rupture avec la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la Stabilisation du Mali (MINUSMA) qui devait achever son retrait définitif le 31 décembre dernier et amorcer la phase de liquidation.

&nbsp;

<strong>Des défis à bien négocier pour éviter aux Maliens de nouvelles épreuves</strong>

Autant d’acquis qui créent de nouveaux défis. Le défi il est surtout sécuritaire parce que beaucoup de nos «<em>ennemis</em>» ont parié que le Mali va sombrer et tomber entre les mains des terroristes après avoir chassé la France et imposé le retrait de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) devenue inutile dans le contexte actuel. Il faut non seulement  conforter la présence des FDS sur le terrain, pour favoriser le retour de l’administration et des services sociaux de base, mais il est aussi et surtout indispensable d’initier des projets novateurs pour que les populations des régions comme Kidal se sentent réellement comme des «<em>Maliens</em>».

Mais le vrai défi cette année, à notre avis, est électoral. La transition actuelle ne doit pas aller au-delà de cette année pour ne pas déchanter les Maliens. Plus une transition dure, plus elle exaspère le peuple qui finira par se lasser. Censée marquer le retour à «<em>l’ordre constitutionnelle</em>» et mettre fin à l’isolement lié à cette crise multidimensionnelle profonde qui a hypothéqué l’émergence socioéconomique du pays, la présidentielle prévue en février prochain a été reportée à une date ultérieure le 25 septembre dernier.

Les raisons évoquées n’ont pas convaincu grand monde, même si peu de gens l’ont publiquement manifesté. Il est urgent de fixer une date de la présidentielle. Il y va de la crédibilité des autorités actuelles face à l’opinion nationale et à la communauté internationale. On a beau retrouvé la souveraineté et avoir fixé nos principes de partenariat à nos partenaires, notre pays ne peut pas se permettre le luxe de vivre en électron libre dans un contexte géopolitique et géostratégique qui ne lui est pas forcément favorable.

Le prédisent de la Transition doit être sans doute être tiraillé en ce moment entre cette crainte de laisser une mission inachevée et son attachement à la parole donnée aux Maliens : ne pas s’accrocher au pouvoir ! En amorçant la phase cruciale  de rectification de la Transition, il n’a pas caché sa volonté de «<em>proposer et mettre en oeuvre des mesures durables d’encadrement de la vie politique, de construction d’un nouvel équilibre de l’État, plus stable, dans le cadre d’un nouveau contrat social républicain</em>». Une mission de longue haleine, qui ne saurait donc déterminer la durée de la transition.

Mais, le locataire actuel de Koulouba a aussi une crédibilité à défendre que le devoir ne doit pas l’amener à occulter. Comme l’a dit une star engagée de la musique malienne, il a eu «<em>une autoroute de confiance ouverte pour lui. Il a eu une crédibilité sans précédent ; il fait rêver les Africains en faisant penser à un nouveau Sankara </em>(Capitaine Thomas Isidore Sankara assassiné le 15 octobre 1987 pour avoir voulu soustraire son pays du joug du néocolonialisme)». A défaut de prolonger la transition, le président serait-il tenté de se présenter à la prochaine présidentielle pour parachever sa noble mission ? En tout cas, des voix se sont élevées ces derniers mois pour l’exhorter à briguer la magistrature suprême dans les urnes.

Une décision qui doit venir de la raison et non du cœur. Et cela d’autant plus que ceux qui l’encouragent à se présenter à la présidentielle ne pensent pas forcément à lui ou au Mali, mais au profit sociopolitique qu’ils peuvent tirer de sa candidature et de son élection. En un mot, son aura actuelle est leur fond de commerce politique et socioéconomique. Il est clair que la classe politique n’a presque jamais réussi à combler les attentes des Maliens. Il faut donc craindre que le prochain président «<em>démocratiquement élu</em>» ne précipite le pays à la case-départ par des choix politiques et diplomatiques hasardeux compromettant notre souveraineté retrouvée. Tout le sacrifice alors consenti par le peuple pour imposer une gouvernance vertueuse aura été vain. Et cela est sans doute une préoccupation légitime du chef de l’Etat.

Mais, se maintenir au pouvoir aussi risque d’accroître l’isolement (même si le Premier ministre refuse de l’admettre) diplomatique et économique du Mali. Une situation qui accentuerait les difficultés économiques et financières du pays, va donc aggraver le calvaire que les Maliens acceptent jusque-là au nom de la résilience. Mais, jusqu’à quand ?

<strong>Moussa Bolly</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Éditorial : Logiquement !</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-logiquement-3049271.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-logiquement-3049271.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/09/Amadou-NFa-DIALLO.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 11 Jan 2024 12:28:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le National</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[C’est l’adverbe de l’année 2024, celui qui interpelle gravement les politiciens inconséquents qui, hier, par leur gestion littéralement calamiteuse, ont fait peser sur le destin de notre pays de lourdes hypothèques qui lui avaient fait perdre près de 75% du territoire national, pans entiers devenus les emprises sous séquestre des groupes terroristes armés, narcotrafiquants, séparatistes et indépendantistes alliés des puissances criminelles qui pillaient sans retenue et sans vergogne les ressources de notre sous-sol, nous confinant au titre spectacle de mendiants insouciants assis sur des trésors immenses. Ce ‘’no man’s land’’ était par ailleurs interdit à nos indélicats gouvernants qui ne pouvaient y venir qu’en payant aux occupants de substantielles rançons, encore avec nos deniers publics. Pour en arriver à cette déchéance mortelle pour notre patrie, il s’agit de cela et non pas d’une aire géographique anonyme, les suppôts de l’impérialisme, qui ont pris sous leurs rênes courtes et mafieuses les manettes du Mali au nom de la Démocratie, ont systématiquement détruit notre Armée et notre Ecole, créant les conditions les plus humiliantes pour une nation aussi glorieuse que celle héritière des grands empires, d’installation sur son sol des armées étrangères pour couvrir des crimes odieux, de génocide même, qui servaient grandement les convoitises mercantiles conçues ailleurs.

Mais, Dieu merci, encore et encore, il y a le 14 mai 2020, le 05 juin 2O2O et le 18 août 2020. Et il y aura le 24 mai 2O21, les Assises Nationales de la Refondation ; puis le 14 janvier 2022, le 14 novembre 2023, le 14 décembre 2023. Dans la perceptive du Président de la Transition, Chef de l’Etat, le Colonel Assimi Goïta, passe que les politiciens ringards n’aient pas conscience du mal incommensurable et imprescriptible qu’ils ont fait au Mali des ancêtres. Passe encore qu’ils n’aient exprimé aucun remords et qu’ils n’aient point présenté des excuses à notre peuple et à notre nation pour la totalité de leurs forfaitures nombreuses et multiformes, mais qu’ils n’aient pas à présent la décence de laisser l’action de consolidation de la souveraineté retrouvée, c’est écœurant/ Or, rappela-t-il dans son adresse à la nation à l’occasion du nouvel an 2024, « Les  soubresauts politiques que notre pays a connus depuis l’avènement de la Démocratie ont indiqué à suffisance la nécessité de mener les réformes politiques… » En toute logique, l’ordre constitutionnel désiré par les Maliens devrait être différent des autres. Pour ceux qui n’ont point d’âme noble pour comprendre, il s’agit de rupture avec les pratiques perverses qui ont prospéré durant l’ère dite de la Démocratie.

Faut-il rappeler aux politiciens qui prétendent aujourd’hui être porteurs des meilleures recettes pour une gouvernance vertueuse, porteurs des stratégies électorales les plus impeccables, qu’ils ont eu le temps nécessaire pour conduire le Mali et les Maliens vers davantage de prospérité et de bien-être, de paix et de sécurité, mais qu’ils n’ont engendré que kleptomanie, ruines de l’économie et des âmes ? Si le nombre faisait leur grandeur et leur efficacité, ils seraient encore au pouvoir ; que n’ont-ils d’ailleurs fait avec leur pléthore pour empêcher la Transition à ces jours où les champs fleurissent d’espérance et les cœurs de confiance ? Les ruses de Sioux, l’inconscience sans fin et les diaboliques ne doivent plus passer. Dans notre édition précédente, Dr. Abdoulaye Keïta, Maître de conférences, posait la problématique de savoir si les partis politiques au Mali étaient des entreprises individuelles ou des outils de promotion d’individus sur le marché. Le 05 décembre dernier, un certain Sékou Diabaté prétendait créer le Collectif des associations civiles maliennes et affirmait de go que les enquêtes ont permis de découvrir qu’il en existe au moins 32.000. Voilà comment on trompe en faisant miroiter la pléthore comme force qui n’est que fictive. S’il existait vraiment autant d’organisations de la société civile, pour que chacune d’elle puisse avoir un siège fonctionnel, on serait obligé de créer pour elles la septième commune de Bamako en spoliant les contre-bas du Palais de Koulouba, en détruisant bien sûr la belle verdure et en faisant monter le béton, fragilisant la sécurité du saint des saints de la République. S’en fout la mort si le Président Goïta se fâchait et décidait de balancer sur nos têtes tous les drones de l’Armée malienne ; après tout, nous sommes, au-delà de toutes les autres crapuleries, des spéculateurs fonciers aguerris.<strong> </strong>

<strong>Amadou N’Fa Diallo </strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito : Une année s’achève, une autre commence</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-une-annee-sacheve-une-autre-commence-3048955.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/edito-une-annee-sacheve-une-autre-commence-3048955.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/08/Youssouf-Sissoko-diroub-Alternance.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 08 Jan 2024 12:48:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alternance</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Au nom de toute la rédaction de votre hebdomadaire d’informations, l’alternance je  présente à nos lecteurs et admirateurs, les vœux les meilleurs de bonne et heureuse année 2024. Que la paix, la cohésion et l’unité reviennent dans notre pays et que 2024 soit le début de la fin des souffrances du résilient peuple. En effet, l’année qui vient de s’achever a été la plus éprouvante, la plus calamiteuse et la plus couteuse en termes de perte en vies humaines, tant du côté des forces de défense et de sécurité que de celui des civils. Que toutes les victimes civiles et militaires trouvent l’expression de notre grande compassion et que le tout puissant leur réserve le paradis céleste. Pour rappel l’année qui vient de s’achever a été marquée par une crise sociale aigüe avec son corollaire de vie chère, de crise énergétique et de chômage en masse des travailleurs. En effet, jamais une crise énergétique n’a atteint des telles proportions, de l’avènement de la démocratie à nos jours, jamais le nombre de chômeurs n’a atteint un tel niveau au Mali. Ceux qui sortent des instituts de formations, d’écoles et d’universités n’ont pas d’emplois, ceux qui travaillent déjà ont vu leurs contrats résiliés faute d’argent, ceux qui sont employés par les entreprises privées ont été mis en chômage technique à cause de la crise financière,  certaines  entreprises ont été obligées de fermer leurs portes soit pour non-paiement d’impôts ou  tout simplement à cause de la crise trésorerie. La troisième vague est celle qui a été victime de la brouille diplomatique entre le Mali et la plus part de ses partenaires bilatéraux et multilatéraux, comme entre autres la MINUSMA, Barkhane, les ONG qui ont vu leur contrat de bail retiré par les autorités maliennes.

L’année 2023 a battu tous les records en termes de crises de tous genres et touchant tous les secteurs socioéconomiques du Pays. En effet,  si les maliens ont porté sur leurs frêles épaules le lourd fardeau consécutif à la crise multidimensionnelle, ce qu’ils aiment leur patrie et sont prêts aux sacrifices ultimes. C’est pourquoi en dépit des souffrances qu’ils endurent ils sont restés fidèles à leur engagement de soutenir les autorités, mais combien de temps encore, car la situation perdure et les solutions tardent à venir. La question qui taraude les esprits est celle de savoir si les autorités sont conscientes de la profondeur de la crise ? Cette question vaut son pesant d’or quand on sait que le train de vie de l’Etat n’a guère était réduit et les autorités vivent dans un luxe insolent quand une frange importante du peuple crève de faim. Les budgets des institutions ont encore pris de l’ascenseur en 2024, quand les groupes électrogènes censés donner de l’électricité à la population sont à sec faute de carburant. Les denrées de première nécessité ne sont plus à portée de mains d’une écrasante majorité du peuple. Rares sont les foyers qui ont deux bons repas par jour. En dépit de ce tableau peu reluisant sur le plan socioéconomique, une prouesse a été faite dans le domaine sécuritaire avec la reprise et la mise dans le giron de l’Etat du Mali, la ville rebelle de Kidal.

Il ne fait l’ombre d’aucun doute que l’un des points positifs et qui a attiré l’attention du peuple, est la reprise de Kidal des mains des rebelles qui en ont fait une enclave autonome. Cette reprise a été saluée de Kayes à Kidal. C’est d’ailleurs cette reprise que d’aucuns qualifient de libération qui donne, sans nul doute,  aux autorités actuelles une certaine popularité en dépit du lourd fardeau socioéconomique qui pèse sur les citoyens. Vont-elles prendre rapidement conscience de la profondeur de la crise qui sévit au Mali et prendre des mesures idoines pour éviter le péril socioéconomique voire sécuritaire qui guette la demeure Mali ? Elles doivent  parer au plus pressé pour que le réveil ne soit pas brutal voir violent en mettant tout en œuvre pour soulager le résilient peuple. Qu’il soit dit en passant la résilience a ses limites, car tout individu guidé par un instinct de survie est capable du pire

En définitive, l’année 2023 a été non seulement  pleine d’émotion, de passion et de compassion, mais aussi et surtout de joie pour le peuple malien. Donc il revient aux autorités de changer de fusil d’épaule afin d’apporter des solutions idoines aux multiples préoccupations du peuple malien.

<strong>Youssouf Sissoko </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Éditorial :  Président Goïta, avez&#45;vous bien dit : ‘’ordre constitutionnel différent’’ ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-president-goita-avez-vous-bien-dit-ordre-constitutionnel-different-3048918.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-president-goita-avez-vous-bien-dit-ordre-constitutionnel-different-3048918.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/09/Amadou-NFa-DIALLO.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 08 Jan 2024 08:57:46 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le National</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Dans son adresse à la nation à l’occasion du nouvel an 2024, le Président de la Transition, Chef de l’Etat, colonel Assimi Goïta, a eu au soir du 31 décembre 2023 des mots heureux quant à l’avenir politique de notre pays. Ce n’est en effet pas sans raison qu’il a rappelé « Les multiples soubresauts politiques que notre pays a connus depuis l'avènement de la Démocratie (qui) ont indiqué à suffisance la nécessité de mener des réformes politiques: à l'issue des Assises nationales de la Refondation », « véritable exercice de diagnostic (au cours et à l’issue duquel) notre peuple a recommandé de mener des réformes politiques prioritaires, avant tout retour à l'ordre constitutionnel. » Rappel de bon ton qui commande l’impératif pour un futur politique meilleur : « En toute logique et pour ancrer une véritable démocratie au Mali, nous avons estimé que cette fois-ci, l'ordre constitutionnel désiré par les Maliens devrait être différent des autres et être apaisé et sécurisé. » Conséquence incontournable : « En application de cette vision, nous avons réussi collectivement, entre autres, à relire la Loi électorale, à créer un organe unique de gestion des Élections « l'Autorité indépendante de Gestion des Élections » et surtout à adopter une nouvelle Constitution, par référendum, consacrant la 4ème République, après tant d'échecs. » Clé de voûte de toutes les institutions de la Transition, colonel Assimi Goïta a judicieusement rappelé la satisfaction des conditions qui ont abouti à l’avènement de la 4ème République pour l’effectivité de laquelle « Au cours de l'année 2024, les efforts tendant à retourner à un Ordre constitutionnel apaisé et sécurisé ne faibliront point. » Il s’agit clairement de rupture avec ce qui avait prévalu au nom d’une démocratie qui ne sait pas soucier de vertu chez les serviteurs de l’Etat qui ont été plutôt engagés dans les débauches de toutes natures durant plus de trente ans. Une démocratie de kleptomane et de criminels qui ont pillé la République, non sans briser l’épine dorsale de la nation, l’Armée nationale, avec les deuils que leur inconscience a engendrés chez les militaires comme chez les civils, et même chez le bétail et la volaille. Et quand les Assises Nationales de la Refondation ont été engagées le 11 décembre 2021, il existait au moins 250 partis politiques qui ont refusé avec l’entêtement du mulet d’y prendre part pour que jamais rien ne change. Et pourtant, durant trois décennies, les animateurs de ces partis politiques ont toujours été à ce que décrit parfaitement le tribun socialiste français, Jean Jaurès, comme des « rendez-vous de plaisir où abondaient, depuis bien des années, intrigants, financiers, chevaliers d’industrie, filles de joie… » Les mêmes en sont actuellement, à compter du 23 mars 2023 quand le Président de la Transition a reçu le rapport de l’audit minier, à jouer des coudes et des pieds pour devenir les nouveaux anges de la 4ème République, en passant par pertes et profits leurs crimes non soldés. Ils s’appellent ADEMA-PASJ, RPM et que savons-nous encore ? C’est toujours ainsi. Qui a oublié que dans le bureau du PDES d’Amadou Toumani Touré, un parti peu ordinaire, sinon un parti administratif, il y avait tous ces laudateurs, anciens ministres et fonctionnaires sans base politique, mais dès que le capitaine Amadou Aya Sanogo a surgi du bois pour chasser ATT, toute la bande qui jurait mourir pour lui l’a abandonné à son triste sort. Nous reviendrons sur eux. Citons seulement Bakary Togola de l’APCAM–et les lecteurs comprennent- qui était membre du Bureau du PDES d’ATT, vite devenu militant du RPM, jusqu'à la chute de IBK. Président Goïta, vous avez bien  dit : « « En toute logique et pour ancrer une véritable démocratie au Mali, nous avons estimé que cette fois-ci, l'ordre constitutionnel désiré par les Maliens devrait être différent des autres… » ?

<strong>Amadou N’Fa Diallo</strong>

&nbsp;

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito : #Mali : Dialogue direct inter&#45;malien</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-mali-dialogue-direct-inter-malien-3048430.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/edito-mali-dialogue-direct-inter-malien-3048430.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/12/JUSTICE-ASSIMI-TETE.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Tue, 02 Jan 2024 09:04:19 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Essor</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>La dynamique de l’appropriation nationale du processus de paix est enclenchée. L'annonce a été faite par le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, dans son discours à la nation dimanche soir à l'occasion du Nouvel an.</strong>

Pour en arriver là, beaucoup d'eau a coulé sous le pont. En effet, capitalisant les avancées réalisées dans le cadre du processus de paix, et tirant les enseignements des défis qui subsistent, le chef de l'État a indiqué avoir pris l'option de privilégier l'appropriation nationale du processus de paix, en donnant toutes ses chances à un dialogue direct inter-malien pour la paix et la réconciliation. Cela, afin d'éliminer les racines des conflits communautaires et intercommunautaires.

Pour le chef de l'État, cette décision, déjà partagée avec les différents acteurs nationaux et internationaux concernés dès l'entame du retrait de la Minusma, exige des Maliens, « que nous nous donnons la main, afin de réconcilier notre pays et assurer la cohésion nationale». Le colonel Assimi Goïta a annoncé qu'un comité chargé de piloter ce dialogue sera mis en place dans un délai d'un mois et devra déposer son rapport au plus tard en février.

Quelles pourraient être les répercussions sur l'Accord pour la paix et la réconciliation au Mali, issu du processus d'Alger ? L'initiative at-elle une chance de prospérer au regard du contexte de tension avec les groupes rebelles et avec l'Algérie ? Ce sont là autant de questions que l'on pourrait se poser au regard de la décision des autorités de changer de fusil d'épaule dans la recherche de la paix. Il va sans dire que ce changement de stratégie survient dans un environnement totalement différent de celui dans lequel l'Accord a été signé en 2015.

Nul ne peut nier que l'application de l'Accord soit heurtée à des obstacles presque dirimants. Des dispositions du texte ont été, à maintes reprises, violées par des groupes signataires, sans que cela n'émeuve grand monde. La multiplication des enveloppes, la complaisance, voire la duplicité de la Médiation internationale ont sans doute été des écueils rédhibitoires à la mise en œuvre correcte du document. Au même moment, le gouvernement a consenti de louables efforts dans son application. Face aux difficultés d'application de l'Accord, l'idée de sa relecture avait été évoquée par certains. D'autres avaient proposé une mise en œuvre intelligente afin d'assurer la préservation de l'intégrité du territoire et de la laïcité de l'État.

Si à ce jour, les autorités n'ont pas clairement indiqué qu'elles sortaient de l'Accord, la nouvelle donne pourrait apporter des changements importants dans le processus devant conduire les Maliens à la paix et à la réconciliation. Désormais, l'idée est de faire en sorte que les Maliens puissent se parler dans un esprit fraternel et arriver à un modus vivendi qui garantit la vie-ensemble dans un Mali uni et stable.

Aussi, l'annonce de l'appropriation nationale du processus de paix dans notre pays intervient-elle dans un contexte où, sous l'impulsion des autorités de la Transition, les Forces de défense et de sécurité sont résolues à se redéployer sur toute l « étendue du territoire national. L'aboutissement d'incontestables prouesses militaires opérationnelles, le contrôle des emblématiques et symboliques villes de Kidal et d'Aguelhok en sont la parfaite illustration. Ces acquis résultant de l'opération « Dougoukoloko » évoquée dimanche par le président Goïta.

Autre élément qui n'est pas des moindres : ce dialogue direct inter-malien se fera au moment où la Minusma a déjà plié bagages. Autant dire que les Maliens pourront se parler sans l'interférence de certains partenaires étrangers qui nagent en eaux troubles. Il est bien clair aujourd'hui que de nombreux acteurs qui étaient présents sur notre sol au nom de la solidarité internationale ne travaillaient pas pour la paix au Mali.

Est donc venu le temps de la clarification. Cela est d'autant impérieux qu'il est un secret de polichinelle que de nombreux mouvements signataires de l'Accord sont des faux nez des groupes terroristes. Un groupe d'experts indépendants des Nations unies sur le Mali avait, il y a quelques années, dans un rapport énoncé l'implication de membres de groupes armés signataires de l'Accord dans des attaques terroristes. Mais également dans le trafic de migrants et de drogues.

À l'attention de ces ennemis de la paix et de leurs alliés, le chef suprême des Armées a prévenu dans son discours que la lutte contre les groupes armés terroristes se poursuivra jusqu'à la pacification totale du pays. «Sur aucune portion du territoire national, il ne devrait y avoir de la place pour ceux qui ont décidé d'attendre à nos terres et à la vie de nos populations», a insisté le colonel Assimi Goïta. Il reste à espérer que la nouvelle stratégie produise des résultats escomptés. Pour atteindre cet objectif, le Mali dispose de mécanismes endogènes et de leviers au niveau national.

<strong>Massa SIDIBE</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Éditorial :  Année 2024 : éviter les pièges à cons pour avancer résolument</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-annee-2024-eviter-les-pieges-a-cons-pour-avancer-resolument-3048421.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-annee-2024-eviter-les-pieges-a-cons-pour-avancer-resolument-3048421.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/09/Amadou-NFa-DIALLO.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Tue, 02 Jan 2024 07:50:35 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le National</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Sur les ruines fumantes de plus de trente ans de démocratie est née la Transition dans la douleur. L’avènement de celle-ci est l’aboutissement de la lutte opiniâtre menée par le peuple conscient contre une pègre qui faisait peser sur l’avenir du Mali une chape de plomb faite d’un mélange inextricable d’injustices, d’oppressions, de prédations, de trahisons, de crimes et de parjures. Notre pays se délitait littéralement au fil des jours. Le mouvement patriotique, qu’on l’appelle aussi mobilisation populaire ou soulèvement citoyen, a héroïquement, avec stoïcisme même, a acculé la gouvernance honnie durant 74 jours, du 05 juin au 18 août 2020, date à laquelle des officiers patriotes sont intervenus pour mettre fin à la dérive dictatoriale en arrêtant le président de la République qui avait déjà fait flinguer les citoyens aux mains nues durant les folles journées des 10, 11 et 12 juillet et qui croyait pouvoir se maintenir encore au pouvoir grâce à l’utilisation de l’arme létale. Dans cette lutte hardie, un homme portant difficilement le poids des ans et de santé fragile, qui n’a jamais eu souci que du Mali et dont le père demeure un des plus grands martyrs que la cruelle et inhumaine colonisation française a faits chez nous, a pris une part active et déterminante : le Chérif de Nioro, communément appelé M’Bouillé. Par la suite, il viendra à Bamako, pour une des rares fois, afin de prendre part aux Assises Nationales de la Refondation boudées par les politiciens ringards invités solennellement, malgré tout  par deux fois au moins,  par le Président de la Transition, Colonel Assimi Goïta afin que tout le monde vienne à titre égal participer au redressement de la nation en péril. Faut-il rappeler que pour en arriver à l’impérieuse nécessité de la refondation de l’Etat, il a fallu la rectification de la trajectoire de la Transition par une action rapide et audacieuse le 24 mai 2021,  qui a motivé ce qui ne peut être appelé autrement que le pacte du 07 juin 2021 quand, en toute souveraineté, le nouveau Président de la Transition, dans les minutes qui ont suivi ce jour sa prestation de serment devant la Cour suprême, a signé le décret nommant le nouveau Premier ministre, Chef du gouvernement, en la personne de Dr. Choguel Kokalla Maïga.

Depuis, l’Armée nationale a recouvré d’abord sa propre raison d’être, sa propre dignité en tant qu’épine dorsale de la nation, et a entrepris de redonner aux Maliens leur dignité perdue. Les premiers assauts ont été donnés aux sanctuaires terroristes dès fin décembre 2021, avec les succès indéniables. Les politiciens véreux n’ont pas aimé et Moussa Baba Diarra, ancien député RPM et pionnier de la dénonciation des fourberies de la France s’indigne publiquement de leur inconséquence dans un post mémorable sur les réseaux sociaux. Ainsi sont nos politiciens qui n’ont cure de la patrie. Il est certainement bon de relever que jamais, depuis 1991, il n’y a eu au Mali tant de regroupements de partis politiques contre un pouvoir que le nombre ahurissant qu’on a enregistré contre la Transition. Un de mes aînés, réagissant à un de mes éditoriaux sur le sujet, m’écrit dernièrement : « Là où je te donne raison, mon frère, c'est la vieille garde qui est aux commandes. Mais c'est idem pour le CNID, le MPR, le RPM, l'URD, etc. La classe politique de mars 91, doit avoir pitié du Mali. Mon frère, je suis déçu de la jeunesse malienne  réduite à récolter des miettes et venir dans des réunions de partis politiques sans ambitions. Il n'y a que chez les militaires que les jeunes sont émergents !... » L’histoire récente atteste cette vérité. L’ADEMA-PASJ, spécialisé dans l’art de tendre des pièges à cons, a tenu le week-end passé sa 19ème conférence qui ne fut qu’un épiphénomène. Certes, par effet de mode, il y a eu entonnement d’un hymne dit du parti, la présence de quelques barons qui n’avaient pas l’air joyeux, et il n’y aura pas de déclaration finale à la fin de la journée. Dans le reportage fait par l’Orm, entre un Yaya Sangaré qui a appelé tous les partis à s’unir et un Empé qui est plus bailleur de fonds qu’acteur politique appelant aussi les partis à soutenir la Transition, rien n’est clair ; une déclaration qui ne pouvait plus être dite est restée à travers les gorges, d’autant que plusieurs barons restent sur une autre logique, mais nul n’ignore que l’Adema-Pasj n’a ni candidat à une élection présidentielle depuis 25 ans, ni présentement un potentiel gagnant à l’issue d’une élection législative. Autant pour la Transition éviter de s’allier avec l’ancienne pour continuer résolument sa marche en avant.

<strong>Amadou N’Fa Diallo</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Éditorial :  Plutôt dans une fourmilière que dans la ruche</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-plutot-dans-une-fourmiliere-que-dans-la-ruche-3048128.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-plutot-dans-une-fourmiliere-que-dans-la-ruche-3048128.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/09/Amadou-NFa-DIALLO.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Sat, 30 Dec 2023 09:02:08 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le National</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[C’est bien calé, c’est ce samedi, 30 décembre 2023, que l’Adéma-Pasj, du moins la coquille vide peinte de ses couleurs, tiendra sa 19ème conférence nationale à la maison des Aînés de Bamako. Temps nouveau, réalité cruelle, ce n’est pas au Palais de la culture Amadou Hampâté Ba ou au C.I.C.B., encore moins au Palais des Sports, tous plus spacieux, que se tiendront les assises rouge et blanc de tous les dévoilements. Le parti, qui est, en vérité, désormais plus figuratif que représentatif, n’a pas les moyens de ses ambitions pour faire de ce haut moment un tremplin qui sera conté dans les annales des activités politiques durant la Transition courtisée par ceux qui ont catégoriquement refusé de prendre aux Assises Nationales de la Refondation (A.N.R.) et qui, pourtant, se battent aujourd’hui avec bec et ongle pour devenir les patentés metteurs en œuvre des recommandations des A.N.R., c’est-à-dire les aspirations légitimes du peuple malien qui s’est soulever pour solder tous les crimes que ceux-là ont sans état d’âme perpétrés régulièrement contre leur pays, la patrie. L’Adema-Pasj a choisi donc de s’illustrer, non pas dans une ruche, mais dans une fourmilière. C’est parce que l’argent frauduleusement piqué à l’Etat par le biais du financement public des partis politiques ne coule plus, à fortiori à flots ; parce que le peuple, ces citoyens qui ont soutenu la Transition parce que conscients de la pertinence de sa démarche, ne suit pas alors qu’il est sorti massivement le 14 janvier 2022 et qu’il a participé à titre individuel et collectif aux AN.R. C’est aussi parce que les traditionnels bailleurs de l’Adema-Pasj ne sont plus en situation de pouvoir pour s’en mettre plein les poches et sacrifier aux activités partisanes par une débauche d’argent vite récupéré dès que le moment du partage des strapontins les favorise. La preuve, tout n’allait pas si mal encore quand, le 10 octobre 2021, la Ruche, qui n’a jamais produit autre chose que la concussion, les crapuleux bradages, etc., organisait son deuxième congrès ordinaire du mouvement national des femmes- depuis sa création !-couplé au quatrième congrès ordinaire du mouvement national des jeunes au C.I.C.B. « sous la haute présidence du Président Pr. Tiémoko Sangaré, Président du Parti ».

Comparaison n’est certes pas raison et il faut comparer les choses comparables. Les observateurs noteront toujours les faits. Ainsi, le parti Yelema a tenu, seulement la semaine dernière, quasiment jour pour jour une semaine avant la 19ème conférence de l’Adema-Pasj, au C.I.C.B. Yelema, si les partis politiques étaient des humains, serait bien loin dans le décompte des enfants de l’Adema-Pasj, un jeunot à la recherche de ses marques. Le parti de Moussa Mara a choisi son candidat. Et c’est là le grand problème de l’Adema-Pasj depuis presque 25 ans, après avoir été au sommet du pouvoir pendant dix ans : il n’a pas de candidat à l’élection présidentielle, mais il lui faut rester au cœur des délices du pouvoir (ou réintégrer les cercles d’avenir de la Transition, de la troisième République en somme). Ce samedi, comme face à ATT, à Capitaine Sanogo et à IBK, les opportunistes proclameront soutenir la candidature à l’élection présidentielle prochaine de colonel Assimi Goïta. Ruse de Sioux, nauséabonde, d’autant que c’est après avoir longtemps misé sur le maire de Bamako, Adama Sangaré désormais dans les mailles des filets de la justice, et après avoir fait beaucoup espérer le milliardaire Seydou Coulibaly, candidat connu du mouvement Benkan, société civile, qui aspire remporter l’élection présidentielle à venir au nez et à la barbe des partis politiques tous tâchés de nuisances multiples. Le parti de l’abeille aura-t-il son candidat à la prochaine présidentielle ? Le malaise est patent, il est vécu dans la Ruche. Dans une interview qu’elle a accordée au journal Mali Horizon le 24 mai 2023, à l’occasion du deuxième anniversaire de la rectification de la Transition, à la question de savoir si l’Adema-Pasj présentera un candidat à la prochaine présidentielle,  Mme Konté a cette réponse : « L’ADEMA n’a aucune autre alternative que d’avoir son candidat à la prochaine élection présidentielle. Si jamais ce n’est pas le cas, ç’en est fini pour le parti et, cela, définitivement. »

&nbsp;

<strong>Amadou N’Fa Diallo</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Éditorial : L’incroyable Inconduite de l’Algérie !</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-lincroyable-inconduite-de-lalgerie-3047845.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-lincroyable-inconduite-de-lalgerie-3047845.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/09/Amadou-NFa-DIALLO.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Tue, 26 Dec 2023 07:31:46 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le National</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[C’est au-delà de l’ingratitude et de la perfidie. Il n’existe ni épithète, ni substantif pour décrire parfaitement les traîtrises dont se rend régulièrement coupable l’Algérie vis-à-vis du Mali. Dans l’histoire comme dans la vie courante des humains, on trouverait difficilement des cas d’inconduite sacrilège contre un bienfaiteur désintéressé, qu’il soit un pays ou un homme ou une femme. Lorsque l’on se penche avec minutie sur le déroulé des relations entre l’Algérie et le Mali durant les 60 dernières années, force sera de constater qu’autant le pays de feu le Président Modibo Keïta a toujours été une bénédiction pour celui de feu le Président Ahmed Ben Bella, autant l’inverse est criarde, qui indexe l’Algérie comme incarnant la malédiction pour le Mali. L’histoire est cruelle, elle lève tôt ou tard le voile sur ceux qui rament à contre-courant, ou elle projette carrément la lumière sur les malfaisants. Autant le Mali a offert son territoire comme arrière base (des points de repli) aux combattants algériens pour l’indépendance de leur pays, autant l’Algérie est devenue le sanctuaire pour les apatrides maliens, terroristes de tout poil, djihadistes, narcotrafiquants, séparatistes et indépendantistes. Notre pays n’a pourtant jamais rien entrepris pour causer du tort à l’Algérie !

Certes, les nationalistes algériens, patriotes convaincus que leur pays ne doit pas rester éternellement sous la coupe réglée de la France métropolitaine, colonialiste et impérialiste, se sont organisés pour déclencher, le 1er novembre 1954, la guerre de libération nationale. C’était après 132 ans de colonisation qui auraient pu détruire l’âme algérienne si le peuple ne disposait pas dans sa culture, sa religion et sa société de ressorts solides pour tenir. Après cinq ans de combats durs jusqu’en 1960, au cours desquels  le général Charles De Gaulle a tout essayé pour garder l’Algérie à la France (gaz asphyxiants, napalm, tueries en masse, incendies de villages), le tribut payé par les nationalistes était lourd, extrêmement lourd. Mais les voies de Dieu sont insondables, dit-on. Le 22 septembre 1960, le Mali fait valoir son accès à la souveraineté nationale et internationale. Trois mois après, le 20 janvier 1961, le gouvernement conscient, par la voix du Président Modibo Keïta, exige de la France l’évacuation de toutes ses bases militaires du sol malien. Ce fut pain béni pour les combattants algériens qui ont désormais une base de repli à partir de laquelle ils développeront des attaques contre les troupes coloniales françaises, en les harcelant sans répit, en les contraignant à jeter du lest partout, jusqu’aux accords d’Evian. Le GPRA (Gouvernement Provisoire De la République Algérienne) accréditera un ambassadeur à Bamako et Abdel Aziz Bouteflika, qui deviendra plus tard président de l’Algérie pendant plusieurs années, peut s’établir à  Gao pour coordonner les assauts politiques  et militaires vers une victoire certaine, qui arrivera en juillet 1962. Son nom de guerre n’était autre que Mohamed-El-Mali. Et voilà que l’Algérie, en 2023, bien avant d’ailleurs même si l’on ne comptait qu’à partir du 15 mai et 20 juin 2015 avec le surgissement  comme d’un chapeau de magicien d’un Accord qui a vite montré ses limites car arraché au forceps à une autorité jouissive et inconsciente, sans l’aval des Maliens, resté inapplicable pendant une dizaine d’années, cette Algérie-là est devenue contre le Mali la base arrière des criminels de la CMA, le Wagner algérien. Une kyrielle de bandits qui forment quelque chose comme la légion étrangère française, des desperados financés et formés pour semer la désolation chez le voisin parce que, tout simplement, il y a sur le territoire de Kidal des bassins pétroliers, du gaz, d’autres ressources qui abondent, et parce qu’il y existe, à Arouane et à Taoudéni, des opportunités pour réaliser des aéroports à usage civil et militaire, singulièrement pour les aéronefs en détresse du survol de cette partie du Sahara, et aussi pour les atterrissages d’urgence. Le Président IBK, en bon adepte de la langue française pour ne pas le taxer de complexé devant la France, a ajouté d’autres arguments que nous tairons pour le moment. Mais que l’Algérie se le tienne pour dit qu’aucun Etat, même  plus puissant qu’elle, ne saurait nous soustraire un centimètre carré de nos frontières héritées de la colonisation, originellement nôtre en plus. La blitzkrieg opérée par les FAMAs le 14 novembre passé, qui a ébloui les stratèges militaires du monde entier, est une alerte.  Un petit signalement.

<strong>Amadou N’Fa Diallo</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito : L’arrestation de Chouala Bayaya ne fait&#45;elle pas planer une menace sur  la liberté d’expression?</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-larrestation-de-chouala-bayaya-ne-fait-elle-pas-planer-une-menace-sur-la-liberte-dexpression-3047875.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/edito-larrestation-de-chouala-bayaya-ne-fait-elle-pas-planer-une-menace-sur-la-liberte-dexpression-3047875.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/08/Youssouf-Sissoko-diroub-Alternance.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Tue, 26 Dec 2023 01:23:30 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alternance</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Le prêcheur et leader religieux malien Chouala Bayaya Haïdara a été mis sous mandat de dépôt le mercredi 20 décembre 2023 pour atteinte au crédit de l’Etat et trouble à l’ordre public. Désormais incarcéré à la maison d’arrêt de Diola, cette arrestation est intervenue après celle d’un autre prêcheur surnommé Ba Mariam Ka Bathio. A ces prêcheurs s’ajoute une longue liste des personnes et personnalités arrêtées pour avoir émis leurs opinions. Elles sont entre autres  Rose la vie chère, une influenceuse, le chroniqueur Youssouf Mohamed Bathily alias Ras Bath, l’homme politique Clément Mamadou Dembélé, pour ne citer que ces quelques leaders. La question que l’on est en droit de se poser  est celle de savoir si les autorités de la transition ne sont-elles pas  en train de réunir les conditions d’une grave crise sociopolitique ? Il y a à coup sûr  une grave menace contre la liberté d’expression au Mali.  En muselant toutes les voix discordantes, les autorités sont en train d’enfreindre à l’un des principes sacrosaints de la démocratie, à savoir la liberté d’expression. En multipliant des actes à la fois impopulaires et inopportuns, surtout dans un contexte marqué par une profonde crise sécurito-sociale, les gouvernants contribuent à une exacerbation de la tension sociale.

L’arrestation du leader religieux Chouala Bayaya Haïdara suscite en ce moment un tollé général, même si son association qui est le Haut Conseil Islamique, qui est censée monter en première ligne semble opter pour une résolution à l’amiable. L’association du guide spirituel Ousmane Chérif Madani Haïdara, a-t-il capitulé face au rouleau compresseur du régime actuel qui est décidé à faire taire toutes les voix dissidentes ? En tous les cas le leader religieux  Chouala Bayaya  est en train de méditer sur son sort à la prison.

Pour rappel il est le deuxième leader religieux à être mis sous mandat de dépôt, pour dit-on, atteinte au crédit de l’Etat et trouble à l’ordre public. Le hic est que  les autorités multiplient les fronts au moment où elles ont le plus besoin de soutien et d’accompagnement. La posture belliqueuse à laquelle  elles ont  opté est loin d’être la solution pour éteindre les fronts qui sont déjà en ébullition, à savoir le front sécuritaire, le front social le front  économico-financier  et même le front diplomatico-politique. Elles sont en passe d’engager le Mali dans une brouille diplomatique avec la grande voisine Algérienne. En effet,  l’arrestation de Chouala Bayaya Haïdara, qui est venue rallonger la longue liste des prisonniers d’opinion sonne comme une entrave à la liberté d’expression au Mali, et une volonté manifeste d’enfreindre à toutes les libertés. Ne s’achemine-t-on pas vers un régime totalitaire ? Les démocrates sont interpellés face au péril en la demeure.

Ce que les autorités doivent  véritablement craindre aujourd’hui c’est la grande retrouvaille de tous les blasés de la République pour former un seul front commun contre le régime transitoire qui semble s’installer désormais à demeure dans la répression et le musèlement de toutes les voix contradictoires, voire opposées. Ces fronts pourraient être composés d’anciens travailleurs des ONG, de la MINUSMA, de toutes les victimes  de la crise énergétique, des associations religieuses, des promoteurs et travailleurs d’écoles privées, des jeunes désœuvrés et diplômés sans emplois, des partis politiques. La coupe risque d’être pleine et les conséquences incommensurables. En somme,  les autorités de la transition semblent avoir la ferme volonté de faire taire toutes les voix discordantes en mettant entre parenthèses les libertés individuelles et collectives.

<strong>                                                                                                                                       Youssouf Sissoko</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Éditorial : Des agitations désespérées au ralliement rusé !</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-des-agitations-desesperees-au-ralliement-ruse-3047456.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-des-agitations-desesperees-au-ralliement-ruse-3047456.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/09/Amadou-NFa-DIALLO.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 21 Dec 2023 07:45:57 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le National</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Entre ruse de Sioux et manœuvres politiciennes, les partis politiques ligués contre la Transition se mettent en ordre de bataille pour prétendre accompagner dans ses tournants ultimes et pour devenir les piliers sans lesquels la quatrième République ne tiendrait pas debout. Celle-ci s’affaisserait même sans eux, entraînant dans sa chute tout l’avenir du Mali. Ce lundi, 25 décembre, jour de Noël, bouclera les trois mois de l’annonce officielle du report des élections générales prévues faite par le ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation le 25 septembre passé. Mais, précisait le Colonel Abdoulaye Maïga, l’élection présidentielle, elle, sera organisée exclusivement, avec un léger décalage, pour sortir de la Transition. Le porte-parole du gouvernement, réputé pour la précision dans ses formulations et qui a montré plusieurs fois son intelligence à démêler les écheveaux, a bien indiqué le temps pas étiré de la future élection présidentielle, ce qui est suffisamment alertant pour les partis politiques désireux, comme c’est leur vocation d’être, de conquérir le pouvoir afin de l’exercer au profit du pays et de la nation. La fourmilière de formations politiques, d’où sont partis sans arrêt des appels tonitruants et assourdissants pour l’organisation des élections, n’est pas le lieu où la volonté d’affronter les suffrages est la mieux partagée. Comme dans un passé récent,  il y a bientôt 2 ans en 2024 –qu’est-ce que 22 années à l’échelle de la vie d’une construction politique ? Juste le temps que naisse une fillette qui devienne pubère et se marie ! A partir de 2002, il est né une classe politique qui n’est soucieuse, à travers seulement quelques figures tutélaires, que de placer des ouailles au gouvernement et à la tête des grandes administrations, singulièrement les entreprises les plus rentables, au nom d’une justification incongrue qui se résume en cinq mots : « NOUS SOUTENONS L’ACTION DU PRESIDENT ». Cet opportunisme qui porte dans ses gènes l’extraordinaire capacité de faire saigner l’Etat, devenu aigu à partir de 2002, a encore de beaux jours devant lui, du moins si l’on doit absolument courir le risque de revivre le retour aux affaires des nuées de sauterelles qui foncent sur les champs en train de fleurir d’espérance pour ne pas laisser, bien sûr, que désolations et ruines, alors que les cœurs commençaient à vibrer de confiance.

Qui ne se souvient de la Plateforme qui a regroupé les lilliputiens avec la vocation d’empêcher la Transition de réussir, en coordination indéniable avec les ennemis, la France et sa CEDEAO particulièrement. Citons :  "Unis pour le Mali", le Cadre d'échange des partis et regroupements politiques pour une Transition Réussie, le Parti pour la Renaissance Nationale (PARENA), le Collectif pour la Défense de la République (CDR), l'Appel Citoyen pour la Réussite de la Transition ( ACRT - Parti Faso Ka Wélé ), la Coalition des Démocrates (CoDe) , Cœur pour la Nation , les Forces Patriotiques et Progressistes du Mali, l'Association Faso Ni Dambé, la Plateforme Malikunko et les personnalités indépendantes. Ouf ! Cette pléthorique armée, qui croit être dotée d'une armada imparable, s'est fait appeler "La Synergie SAUVONS LE MALI - ANKA MALI KISI". Ouf ! La Transition a tenu bon grâce à la résilience des Maliens, grâce aux intellectuels et cadres qui ont cru au leadership de celui que tout le monde connaît, grâce à la réflexion et à la combativité des patriotes. Aujourd’hui, ce sont les alliés de l’ennemi qui prétendent vouloir jouer aux avant-postes. L’Adema-Pasj et le RPM, deux rafiots politiques en perdition, rechaussent pour cela les crampons. L’Adema-Pasj tiendra ce 30 décembre sa 19ème conférence nationale ordinaire. Mais quelque chose cloche et doit ouvrir les yeux aux calculateurs inattentifs aux réalités. En effet, au vu du rappel de tout e ban et l’arrière-ban de la Ruche, on croyait que les assises se tiendraient au C.I.C.B, au Palais de la culture Amadou Hampâté Ba ou au Palais des Sports, comme au temps où l’on avait la haute main sur les deniers de l’Etat et que tout évènement devait être un carnaval. Mais non, ce serait dans l’enceinte exiguë de la salle de la Maison des Aînés !  Il n’y a plus un responsable de l’Adema-Pasj qui veut se targuer de disposer d’un électorat. La 19ème conférence nationale ne sera rien d’autre que l’occasion d’inviter le colonel Assimi Goïta à être leur candidat à l’élection présidentielle prochaine, comme si celui-ci a absolument besoin de l’onction des tartuffes adémistes pour continuer sa mission. Le week-end dernier, l’APR, après des années, a orgaisé son deuxième congrès. Et Oumar Ibrahima Touré, qui n’a reccueilli que 0,82% au premier tour de la chaotique élection présidentielle de 2018, de déclarer : « Nous avons la mission de proposer une stratégie de participation aux futures élections ». À qui ?

&nbsp;

<strong>Amadou N’Fa Diallo</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>L’œil de Le Matin : Se réconcilier avec l’honneur et la dignité pour vaincre la corruption</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/loeil-de-le-matin-se-reconcilier-avec-lhonneur-et-la-dignite-pour-vaincre-la-corruption-3047393.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/loeil-de-le-matin-se-reconcilier-avec-lhonneur-et-la-dignite-pour-vaincre-la-corruption-3047393.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2022/01/Moussa-Bolly-Journaliste-Chroniqueur.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 21 Dec 2023 01:26:41 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Matin</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[«<em>L’honneur ne s’hérite pas, il ne se vend, ni s’achète</em>» ! Telle est la conviction de Mme Zineb El Rhazoui (Zineb de son nom de plume), une écrivaine, journaliste et militante des droits de l'homme franco-marocaine. Elle réagissait ainsi à la décision de Valérie Pécresse (présidente de la région Île de France) de lui retirer le «<em>Prix Simone Veil</em>» à cause de ses prises de position dénonçant les agissements d’Israël à Gaza. Cette distinction lui avait été décernée en 2019 pour «<em>son combat contre l’islamisme</em>». Elle avait été alors qualifiée de «<em>femme francilienne particulièrement méritante, qui incarne l’héritage de Simone Veil</em>». «Je vous rends votre prix Simone Veil car il est désormais entaché de sang», a-t-elle mentionnée dans une longue lettre argumentée et adressée à Valérie Pécresse le 11 décembre 2023.

Mais, revenons à nos moutons. Ce qui nous intéresse ici, c’est le prix qu’elle accorde à son honneur. Cela nous renvoie au contexte actuel avec l'effritement ces derniers temps de l'honneur et de la dignité comme valeurs, comme références morales. Ce déclin semble avoir été accéléré par l'avènement de la démocratie. Cet effritement explique en partie l'ampleur que ne cessent de prendre des pratiques comme la corruption et la délinquance financière malgré un arsenal de prévention et de répression...

«<em>Au faite ce qui m'étonne au Mali, c'est que malgré tous ces services de contrôle et de répression</em> (Bureau du vérificateur, Oclei, pôle économique…)<em>, les cadres n'ont pas peur et continuent de voler la nation. La question que je me pose est soit ces services sont faibles soit c'est la justice qui est faible</em>» ! C’est ainsi qu’a réagi un ami à la série d’articles que nous avons publié dans notre précédent numéro (Le Matin N°592 du mercredi 13 décembre 2023) sur les mauvaises pratiques au ministère de l’Education nationale.

Certes que la justice malienne n'a jamais réussi à se hisser à hauteur de souhait dans la lutte contre la délinquance financière et surtout la corruption, un fléau qui la gangrène. Mais si le Malien avait encore le sens de l'honneur et de la dignité, nous pensons que ces mauvaises pratiques seraient restées dans des proportions moins inquiétantes. Ne serait-ce que pour la crainte de l'humiliation de se voir arrêter et jeter en prison. Jadis, cela pouvait rejaillir sur toute une descendance à qui ont hésiterait à faire confiance.

Dans le temps, la responsabilité était perçue en termes de mérite et de confiance et non d'opportunités de se faire les poches ou de renflouer son compte en banque. On préférait mourir que de trahir cette confiance en puisant dans des fonds communs. Aujourd'hui, hélas, ceux qui détournent les derniers publics sont  enviés, loués… idolâtrés par la société. Celle-ci considère ceux qui font preuve de vertus et d'intégrité morale comme des maudits, des agents et cadre sans ambition.

Quand à cela s'ajoute la passivité de la justice, il est alors aisé de comprendre que la corruption et la délinquance financière ont encore de beaux jours devant elles au Mali. Peut-être qu'il faut changer la législation et prévoir le jury populaire pour ceux qui sont convaincus de ces pratiques. Par exemple si tu détournes les fonds destinés à la réalisation d'un pont ou d'un centre de santé, que ton sort soit confié au jury constitué des forces vives de la localité devant bénéficier de ces infrastructures. Peut-être que le salut viendra de là !

<strong>Moussa Bolly</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito : Et si la démission restait la dernière option pour la ministre de l’énergie</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-et-si-la-demission-restait-la-derniere-option-pour-la-ministre-de-lenergie-3047059.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/edito-et-si-la-demission-restait-la-derniere-option-pour-la-ministre-de-lenergie-3047059.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/08/Youssouf-Sissoko-diroub-Alternance.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 18 Dec 2023 10:33:17 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alternance</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[C’est au moment où la crise énergétique bat toujours de l’aile avec son corollaire des délestages intempestifs privant la quasi-totalité des populations de la précieuse et indispensable denrée qui est le courant, que la ministre de l’énergie et de l’eau, via sa cellule de communication essaie d’en dormir la conscience. Par sa récente sortie médiatique elle semble  en rajouter à la crise en cherchant des boucs émissaires au lieu de faire son mea maxima culpa. Elle crie au complot et à la cabale médiatique contre elle. La question que tout bon malien doit poser à Mme la ministre est celle de savoir à quand est ce que  l’amélioration qu’elle avait promise serait une réalité ? De mémoire d’homme jamais la situation énergétique ne s’est autant exacerbée qu’après la sortie inopportune de la ministre de l’énergie et de l’eau sur les antennes de l’ORTM. Au lieu de faire une auto-évaluation doublée d’une autocritique afin de tirer objectivement toutes les conséquences du droit et rendre le tablier, Mme la ministre « cherche des poux sur la tête chauve » de certains maliens. Certainement qu’elle n’en est pas pour grand-chose dans la chaotique situation de l’EDM-sa, mais pour avoir affirmé Urbi et Orbi que la situation s’améliora et que c’est le contraire que les usagers ont constaté, il est moralement et éthiquement recommandé qu’un agent qui se rend coupable des faits s’apparentant à une violation de sa parole donnée  doit rendre purement et simplement sa démission, afin de préserver son honneur et sa dignité. En ne le faisant pas elle doit observer un silence- radio pour ne pas remuer le couteau dans la paix béante.

En revenant à la sortie de sa chargée de communication, qui s’apparente à un droit de réponse ou une réplique à toutes les allégations incriminant Mme la ministre, comme ayant sa part de responsabilité dans les délestages intempestifs du courant, cette sortie a été à la fois inopportune, mal inspirée, mais aussi et surtout chaotique car elle en rajoute non seulement  à la grande confusion autour de la gouvernance de la société énergie du Mali, mais aussi et surtout ne propose aucune piste de solutions urgentes à court et moyen terme. En effet, nombreux étaient les citoyens à espérer sur une nette amélioration dans la desserte du courant aux usagers après sa grande interview, mais quelle n’a pas été leur surprise de constater que la situation s’est fortement dégradée au point de devenir chaotique. Quid des grandes dénonciations qu’elle a faites, surtout celles concernant les dossiers tant des 59 citernes qui se sont volatilisées dans la nature en seulement quatre jours que du carburant détourné. Elle se contente de dire dans sa longue missive, eh pardon, dans sa réplique aux médias,  qu’ils sont entre les mains de la justice. Que dire du dossier des 27 groupes électrogènes dont 13 ont pris feu à leur installation ? Mme la ministre n’a-t-elle raté l’occasion de se taire ? Surtout à un moment où les citoyens sont confrontés à la pire des crises énergétiques jamais connues depuis l’indépendance. Ils sont tellement agacés surtout qu’ils  ne voient nullement pas pointer à l’horizon une lueur d’espoir. Bref le bout du tunnel est encore loin.

Elle aurait dû réfléchir mille fois et mesurer les conséquences de sa sortie médiatique avant d’écrire un si long droit de réponse qui la jette une fois de plus en pâture. Ce qui est aberrant c’est qu’elle parle de cabale médiatique dont l’objectif est de ternir son image et bafouer sa dignité et son honneur. Aujourd’hui l’occasion semble bonne pour elle  de préserver ces vertus en rendant la démission. Nul n’est indispensable et la gestion de la RES publica exige de chaque citoyen un devoir de redevabilité qui s’évalue à l’aune des actes posés et des résultats engrangés. Le bilan de Mme Bintou Camara  à la tête du département de l’énergie et de l’eau est catastrophique donc elle doit  tirer toutes les conséquences et rendre le tablier.

En somme, par cette sortie à la fois inopportune et hasardeuse,  Mme la ministre semble non seulement perdre son self control, mais aussi et surtout minimiser la gravité de la situation et enfin occulte les propos et les promesses qu’elle a tenus sur les antennes de la chaine nationale lors de son grand et inoubliable oral. Le moment a été mal choisi, car  le peuple souffre et l’économie en pâtit, tout comme les ménages.

<strong>                                                                                                                                        Youssouf Sissoko</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Éditorial :  « L’impérieuse nécessité de gagner le combat contre la corruption au risque d’assister au péril de la nation. »</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-limperieuse-necessite-de-gagner-le-combat-contre-la-corruption-au-risque-dassister-au-peril-de-la-nation-3047042.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-limperieuse-necessite-de-gagner-le-combat-contre-la-corruption-au-risque-dassister-au-peril-de-la-nation-3047042.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/09/Amadou-NFa-DIALLO.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 18 Dec 2023 09:19:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le National</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Ainsi a parlé le jeudi dernier, 14 décembre, M. Ibrahim Ikassa Maïga, ministre de la Refondation de l’Etat, Chargé des relations avec les Institutions. C’était au C.I.C.B. à l’occasion de la cérémonie de lancement de la Stratégie nationale de lutte contre la corruption présidée par Dr. Choguel Kokalla Maïga, Premier ministre, Chef du gouvernement. L’évènement, au-delà du rappel que le fléau de la corruption porte toujours sa charge nocive chez nous, marque la détermination des autorités de la Transition à lutter contre farouchement car toute pause observée dans ce combat sera comme ajouter du levain à la farine qui tue. En effet, des efforts ont été constamment faits au fil du temps, mais la corruption n’a pourtant pas diminué d’intensité, loin s’en faut. Si elle continue sa chevauchée en caracolant à la tête du peloton des gangrènes qui minent le destin de notre pays, c’est parce que, pour beaucoup, le refus de sanctionner sévèrement a cédé le pas au développement des crimes de corruption. Cette inconséquence, qui ne peut s’expliquer que par la faiblesse et surtout la complicité des gouvernants, a permis aux kleptomanes de développer des techniques incroyables pour perpétrer régulièrement leurs forfaits. La corruption, dont la face hideuse est la délinquance économique et financière, a ainsi été le talon d’Achille de la gouvernance durant les trois dernières décennies. Des fonctionnaires milliardaires ont désormais pignon sur rue, après leur apparition comme une génération spontanée. Les surfacturations, les délits d’initiés, les marchés fictifs, les bradages des entreprises publiques les plus rentables reprises par les mafieux par des procédures nuisibles… sont désormais comme installés à perpétuelle demeure, la trame de l’action publique. On se souvient des propos ahurissants du Président Amadou Toumani Touré (ATT) déclarant ne pas vouloir humilier publiquement un chef de famille qui aura fait main basse sur des millions, voire des milliards de deniers publics. Ce fut un tel scandale qu’il finira par protester à l’occasion d’une interview en bambara qu’il ne l’avait pas dit. Malheureusement, il l’avait bel et bien dit. L’homme qui avait initié les états généraux sur la corruption et qui nous avait ramené du Canada l’idée du Bureau du Vérificateur Général se trouvait être la caution de la corruption ! Rappelons-nous, ses deux mandats, dont un écourté de quelques petites semaines, après le temps de floraison des nouveaux milliardaires durant les dix précédentes années, ont été marqués par de nombreux délits : affaire des criquets, des permis miniers, et encore. On aura même vu comme 112 opérateurs économiques élus sur les 147 députés de l’Assemblée nationale. En vérité, des complices des fonctionnaires pour soustraire les marchés publics de toutes les bonnes règles de passation.

Les municipalités sont devenues des nids de délinquance, au point de ne pouvoir assurer aux administrés les services sociaux de base. A la suite de la dissolution récente de certains conseils municipaux, le comité local du Syndicat national des travailleurs des Collectivités territoriales du Mali (SYNTRACT) est monté au créneau pour interpeller les autorités sur les cas de malversations financières au sein de la mairie du District de Bamako portant sur plusieurs milliards de FCFA, et a exigé des poursuites judiciaires contre les autres cadres impliqués dans lesdites malversations financières. Les syndicalistes ont exigé, oui, l'ouverture d'une enquête contre les autres cadres impliqués dans les malversations car « Certains matériels de travail disponibles à la mairie du District continuent d'être enlevés par certains agents depuis un mois, mais sous l'ordre de qui ? » Petite face visible de l’iceberg qui cache bien les délinquances portant sur les fonds alloués aux écoles privées, les services publics logés dans des immeubles privés, bien mal acquis au détriment de la nation, des prédations minières, des forfaitures au dépens des forces armées et de sécurité, il faut un souffle plus puissant pour continuer l’énumération. Dans notre édition n° 573, Pr. Chérif Keïta (USA), conseillait : « On a l’impression que notre Mali, qui se targuait jadis d’être le berceau d’une Afrique exemplaire et authentique, s’est délité complètement. Autant les bonnes volontés doivent encore se mobiliser, autant des autorités responsables et dignes doivent sévir contre la corruption généralisée dans notre pays… » Nous sommes désormais, de par la confiance de nos partenaires de l’AES, le dépositaire de la Charte du Liptako-Gourma, ne l’oublions pas.<strong> </strong>

<strong>Amadou N’Fa Diallo</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito :  Requiem pour la MINUSMA !</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-requiem-pour-la-minusma-3046684.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/edito-requiem-pour-la-minusma-3046684.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/02/Gaoussou-Traore.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 14 Dec 2023 07:47:52 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[C’est désormais une réalité, La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) a rétrocédé son emprise de Bamako. Pour ce faire, elle  a organisé, le  lundi 11 décembre 2023,  une cérémonie solennelle à Bamako pour marquer son départ  définitif du Mali après une décennie de présence.  A l’occasion de ce requiem pour la MINUSMA, le  Représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies et Chef de la MINUSMA, El-Ghassim Wane, a exprimé sa gratitude à tous les pays qui ont contribué à la Mission et appuyé ses efforts. Il a également  rendu hommage aux casques bleus pour les immenses sacrifices consentis tout au long des dix années de présence de la Mission au Mali.

Chef de la MINUSMA a aussi loué  l’apport des opérations Serval, Barkhane et Takuba, de l'Union européenne et de ses Missions de formation, de l’Union africaine, de la CEDEAO et du G5 Sahel, ainsi que celui de la Médiation internationale mise en place dans le cadre de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali issu du Processus d’Alger et conduite par l’Algérie en tant que chef de file, pour leur contribution à la stabilisation et  la paix au Mali. Un point de vue que ne partage ni les autorités maliennes encore moins la majorité de la population. Lesquelles considèrent que la présence de  la mission onusienne faisait   plutôt  partie  des  problèmes que des solutions  dans notre pays.  Ce, pourquoi elle a été sommé de plier bagages.

&nbsp;

Le processus de retrait de la MINUSMA avait  débuté le 30 juin 2023. C’était à l’issue du vote à  l’unanimité  des membres du  Conseil de sécurité de  la résolution 2690 (2023<strong>). </strong>Depuis la prise de cette décision, dix des treize emprises qu’elle occupait avaient déjà été fermées et rétrocédées aux autorités maliennes. Mais celle de Kidal n’a pas été rétrocédée aux autorités de Bamako conformément aux procédures édictées par le Conseil de Sécurité des Nations Unies. Puisqu’elle a été délibérément délaissée aux mains des bandits armés de la CMA et leurs alliés terroristes. Il a fallu que les Forces Armées et de Sécurité mènent des combats pour la récupérer. « Dans les prochains jours, des remises partielles des emprises restantes de la Mission seront effectuées, avant leur transformation en sites de liquidation à partir du 1er janvier 2024. Il s’agit des camps de Bamako, de Gao et de Tombouctou », a informé le Représentant onusien au Mali. Compte contenu du grand désamour entre la représentation  onusienne et Bamako, cet  agenda pourrait connaitre des modifications.

Créée par la résolution 2100 du Conseil de sécurité, du 25 avril 2013, pour appuyer le processus politique dans notre pays et effectuer un certain nombre de tâches d'ordre sécuritaire, la MINUSMA  a notoirement  échoué au Mali. Car, loin  d’avoir  appuyé  les autorités maliennes dans la sécurisation des populations, la mission onusienne n’a  de cesse contribué à  aggraver l’instabilité de notre pays.  Et  comme si cela ne suffisait pas, elle s’est révélée  comme  un instrument de la politique de déstabilisation de la France et du reste de la Communauté dite Internationale  au Mali.  D’où les  raisons évidentes qui ont poussé les autorités transitoires de Bamako à la chasser, à l’instar des forces  Barkhane et Takuba.

&nbsp;

<strong>Gaoussou Madani Traoré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Éditorial :  L’odeur de 2002 ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-lodeur-de-2002-3046489.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-lodeur-de-2002-3046489.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/09/Amadou-NFa-DIALLO.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Tue, 12 Dec 2023 08:53:50 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le National</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[La dégénérescence des partis politiques est aussi vieille que le multipartisme intégral décidé et instauré par la conférence nationale qui s'est réunie du 29 juillet au 12 août 1992, suite au coup d'État qui a déposé le général Moussa Traoré le 26 mars 1991. Le mal est donc congénital à la démocratie si vraiment celle-ci est née au Mali à cette période-là. Mais le drame profond est qu'il n'y a pas eu, depuis, de politiciens réellement conscients que les partis  politiques sont les piliers sur lesquels doit reposer la démocratie, qu'il fallait donc les adapter en permanence pour organiser les masses afin de conquérir le pouvoir pour l'exercer avec l'objectif de rechercher le bonheur et le bien-être pour tous. Les partis ont toujours été malheureusement des créations entre les mains de quelques rusés patentés qui ont toujours abusé de l'État. Instruments de prédations, les formations politiques se sont démultipliées comme des champignons à cette fin. L'ADÉMA-PASJ a été particulièrement volage en donnant naissance à une kyrielle d'autres.

En 2002, cette formation dite de l'abeille solitaire entame même une carrière de racoleur, après avoir pourtant été au pouvoir pendant dix ans, en se mettant au service d'Amadou Toumani Touré dans les circonstances et les conditions que l'on sait. Depuis, "accompagner l'action du Président" est devenu sa justification pour survivre. C'est cette odeur que la Ruche dégage à présent.

Mais les partis politiques, qui ont refusé de participer aux Assises Nationales de la Refondation, peuvent-ils être d'un apport à la poursuite de l'œuvre grandiose de reconstruction nationale que mènent les autorités de la Transition ? Que non ! Les partis qui s'agitent de nos jours n'en sont pas un, ce sont plutôt des tenants de cartels mafieux qui veulent se glisser dans la nouvelle gouvernance, avec toutes leurs capacités de nuisance que l'on n'ignore pas. Si partis il y a, ils ne pèsent pas un gramme dans la balance. L'histoire récente, celle des trois dernières années, le prouve. Quand la première mobilisation populaire a été annoncée pour le 05 juin 2020, le pouvoir en place, marqué par la kleptomanie et les crimes multiples contre l'armée, les forces de sécurité, les finances publiques, etc., n'a pas pu tenir de conseil des ministres dans les deux semaines qui ont précédé l'évènement programmé; le dernier conseil des ministres a eu lieu, en effet, le 20 mai 2020 et jamais rien de tel jusqu'au 18 août 2020. Le gouvernement a été en vadrouille tout simplement. Le M5-RFP organise sa deuxième mobilisation le 19 juin. Six jours après, la flopée de partis politiques qui tournaient autour d'IBK, comme pour donner la réplique, décident de se faire entendre, en se faisant baptiser CONVERGENCE DES FORCES RÉPUBLICAINES. Le 25 juin, ils ne pourront pas remplir la salle des 5.000 places du Palais des Sports, malgré la mise en branle par eux de toute l'oligarchie administrative, avec aussi l'utilisation des moyens de l'État, la distribution des bons d'essence, des Sotramas mis à disposition au niveau des quartiers de Bamako... Ce sont les mêmes que l'on retrouvera plus tard dans le Cadre d'échanges..., dans Synergie 22...mais qui échoueront toujours à contrarier la marche en avant de la Transition. Il y a des leçons à assimiler.

&nbsp;

<strong>Amadou N'Fa Diallo</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Éditorial :  Pires que les démons, ils sont les démolisseurs de grandes ambitions</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-pires-que-les-demons-ils-sont-les-demolisseurs-de-grandes-ambitions-3045645.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-pires-que-les-demons-ils-sont-les-demolisseurs-de-grandes-ambitions-3045645.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/09/Amadou-NFa-DIALLO.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Tue, 05 Dec 2023 08:06:21 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le National</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Mais non, l’Adéma-Pasj et le Rpm ensemble ? C’est quoi cette prétention démoniaque de créer à eux deux une nouvelle plateforme politique pour régenter le futur annoncé radieux du Mali depuis le 18 août 2020, inoxydable à partir du 24 mai 2020 et comme réaffirmé le 14 janvier 2022 ? De quel Mali veulent-ils s’accaparer par la ruse ? Le Mali qu’ils ont mis à terre durant trois éprouvantes décennies durant lesquelles la kleptomanie, le bradage des entreprises publiques les plus rentables qu’ils récupéreront dans leurs escarcelles par des prête-noms et autres camouflages, les spéculations foncières et les pillages miniers ont été la trame de leur gouvernance, etc. ? Le Rpm sort des flancs de l’Adéma-Pasj, comme d’autres échafaudages politiques avant lui. Le Rpm, pour peu que l’honnêteté prévale, n’est plus que l’ombre de lui-même depuis le rappel à Dieu du Président IBK qui, lui-même, n’a jamais eu confiance en ce parti initié pour lui pour confier à un de ses cadres le poste toujours convoité de Chef du gouvernement. Les batailles épiques engagées par les mousquetaires du clan de Dr. Bokary Tréta pour lui arracher la précieuse place au profit de leur Champion ont été lamentablement échoué. Pour la première fois que Mandé Mansa accepta d’appeler le remuant Dr. Tréta au gouvernement, celui-ci ne réalise que la performance dy être retiré par l’affaire des engrais frelatés, crime imprescriptible contre l’agriculture nationale, donc contre l’alimentation des citoyens et la santé publique. Dr. Tréta, l’allié d’Abdoul Karim Konaté dit Empé qui semble cette fois-ci celui qui est allé le tirer de son repli pour former une impossible force politique, n’a jamais gagné une élection. La seule fois qu’il s’y est présenté a tourné au cauchemar pour lui : il a été battu à plate couture chez lui-même. Et tout le monde sait aujourd’hui que les deux formations n’existent que grâce à la truculence de quelques individus en quête de strapontins, mais leurs appareils fonctionnent peu ou pas du tout, en dehors d’émission de communiqués, tous relevant de la ruse qui ne trompent pas.

Leurs scores électoraux à compter de 2002 sont suffisamment éloquents et symptomatiques de leur déconfiture. Leurs résultats électoraux n’ont d’ailleurs été rien d’autre que ceux qu’eux-mêmes et leur parti ont bien voulu se donner par le passé. L’Adema-Pasj, c’est très révélateur, n’a jamais pu présenter de candidat à une élection présidentielle depuis 2002, l’année où les opportunistes ont œuvré avec le Président Alpha Oumar à déstructurer les partis politiques pour ouvrir la voie royale à un candidat sans parti politique, Amadou Toumani Touré (ATT), Général qui, avec leur complicité à tous les niveaux, n’a pas cru devoir respecter la loi en démissionnant de l’armée pour faire valoir sa candidature à l’élection présidentielle ; on l’a mis à la retraite anticipée, entorse flagrante, sinon violation criarde de la légalité qui passa incroyablement comme lettre à la poste. Elu au deuxième tour, ATT reconnaîtra dans une interview dans Jeune Afrique qu’en réalité, il n’a été que troisième dans la compétition qui venait de le porter à la magistrature suprême, après l’abstention et les nombreux bulletins de vote annulés. La roue de l’histoire tourne et ceux de l’Adéma-Pasj qui ont été floués du temps d’ATT ont pris leur revanche en s’alliant à IBK en 2013. Or, d’un côté comme de l’autre, le parcours est hérissé de crimes contre la patrie : ils ont généralisé et sophistiqué la corruption (l’Oclei vient de consacrer une étude aux techniques inventées par eux en la matière), détruit l'école et l'armée,  déstructuré la société et toute honte bue,  ils sont avec tous les pouvoirs pour en profiter,  en écartant toujours les vrais patriotes. C’était le cas en 1991, en 2002, en 2012 aussi, mais quand ATT  tombe, ils l'insultent. En 2013, ils s'allient à IBK jusqu'à sa chute en combattant le M5-RFP ; au lendemain du 18 août 2020, ils rejoignent le CNSP, mais en réalité ils se sont glissés dans les faveurs du Premier ministre d’alors et quand ce dernier est mis hors prérogative avec le Président, après le 24 mai 2021, ils lâchent de nouveau Moctar Ouane et Bah N'Daw.

Pires que les démons, ce sont des démolisseurs de grandes ambitions de la nation…

<strong>Amadou N’Fa Diallo</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito : L’AES peut&#45;elle  être une alternative à la CEDEAO pour le Mali, le Burkina et le Niger ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-laes-peut-elle-etre-une-alternative-a-la-cedeao-pour-le-mali-le-burkina-et-le-niger-3045562.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/edito-laes-peut-elle-etre-une-alternative-a-la-cedeao-pour-le-mali-le-burkina-et-le-niger-3045562.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/08/Youssouf-Sissoko-diroub-Alternance.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 04 Dec 2023 12:02:36 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alternance</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Le Mali, le Niger et le Burkina Faso, après avoir porté sur les fonts baptismaux l’Alliance des Etats du Sahel, AES, s’apprêteraient certainement  à tourner le dos à la CEDEAO. Comme l’atteste d’ailleurs les différentes rencontres et l’élaboration d’un programme de fédération autour des projets structurants. Mieux encore le retrait avec fracas et à coups de renforts médiatiques  du Burkina Faso du Niger, complétant à trois  dont le Mali, du G5 Sahel en dit long sur les ambitions de ces trois pays. Tous les regards sont désormais tournés vers le sommet des Chefs d’Etat et de gouvernement de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest, CEDEAO prévu à Abuja le 10 décembre 2023. Ce sommet, à n’en pas douter, prendrait contre le Mali, les mêmes sanctions que celles prises contre le Niger après le coup d’Etat du général Abdouramane Tiani. Pour rappel le gouvernement malien avait décidé de façon unilatérale de reporter légèrement les élections censées mettre un terme à la transition. Donc les chefs d’Etats et de gouvernement de la CEDEAO jugeront de l’opportunité ou pas de la prolongation du délai de la transition au Mali avant de tirer toutes les  conséquences du droit. Tout porte à croire que le glaive de la CEDEAO s’abattra également sur le Mali.

En prélude au sommet de la CEDEAO et pour parer à toutes les éventualités, les trois Etats sahéliens ont non seulement renforcé leurs liens de coopération, mais aussi et surtout semblent prendre le taureau par ses cornes en quittant avec fracas le G5 Sahel, avant certainement de claquer la porte de la CEDEAO. Si tous les observateurs s’accordent à dire que le retrait des trois pays du G5 Sahel suit une certaine logique car cette organisation anti djihadiste n’a jamais produit les résultats escomptés, il n’en demeure pas moins qu’ils s’interrogent également sur l’opportunité de quitter la CEDEAO. Cette interrogation en appelle d’autres plus légitimes que les peuples de l’espace sahélien se posent, à savoir est ce que les autorités  des trois pays mis sur le banc des accusés de la CEDEAO vont-elles pousser l’outrecuidance jusqu’à quitter la CEDEAO ? Qu’ont-elles à gagner en faisant le choix de l’AES au détriment de la CEDEAO ?  Ont-elles la légitimé d’engager leurs peuples dans une telle aventure ?

Si nul ne peut affirmer avoir officiellement entendu les autorités des trois pays se prononcer en faveur d’un retrait de la CEDEAO, le renforcement des liens entre les membres de l’AES en dit long sur leur velléité sécessionniste. Le Colonel Assimi Goita, le Général Abdouramane Tiani et le Capitaine Ibrahim Traoré ambitionnent de s’affranchir de la tutelle de la CEDEAO pour se lancer dans une aventure dont nul ne peut prédire la suite. Si pour certains cette voie est la meilleure pour les trois Etats car menant vers la souveraineté, pour d’autres cette option voire cette décision serait à la fois inopportune et saugrenue, car ne reposant  sur aucune quelconque logique. Les dirigeants des trois pays réfléchiront trois fois avant de prendre  la décision de quitter la CEDEAO. A la question de savoir qu’est ce que les trois pays ont à gagner en faisant le choix de l’AES au détriment de la CEDAO ?  La réponse est qu’hormis la mutualisation des forces pour lutter contre le terrorisme, le Mali, le Burkina Faso et le Niger ont tout à perdre en quittant la CEDEAO. Pays sahéliens sans aucun accès à la mer les trois pays gagneraient à collaborer avec leurs voisins. Pour rappel la CEDEAO est aujourd’hui la seule organisation en Afrique où les pays membres ont adopté un tarif douanier commun et où l’intégration socioéconomique est une réalité indéniable. La libre circulation des personnes et de leurs biens en est une autre. Donc une réflexion approfondie s’impose avant de prendre une quelconque décision. A la question de savoir est- ce que  les autorités de ces trois pays ont la légitimité d’engager leurs peuples dans cette aventure sans issue, la réponse est non car aucun des trois régimes n’est issu des urnes.

En somme, si la création de l’AES  a été saluée par les souverainistes, il n’en demeure pas moins qu’elle ne pourra remplacer la CEDEAO, qui a non seulement une quarantaine année d’expérience, mais aussi et surtout a réussi l’intégration économique dans son espace.

<strong>Youssouf Sissoko</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito :  L’AES résolument  en  marche !</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-laes-resolument-en-marche-3045354.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/edito-laes-resolument-en-marche-3045354.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/02/Gaoussou-Traore.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 01 Dec 2023 20:30:35 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Bamako était  l’hôte,  du 23 novembre au 1er décembre 2023,  de deux réunions ministérielles des Etats membres de  l’Alliance des Etats du Sahel (AES). Celle  sur le Développement Economique dans l’espace du Liptako-Gourma  a réuni, le 25 novembre 2023, les Ministres chargés de l’Economie et des Finances, de l’Energie, du Commerce et des Industries. Elle vise à créer une synergie d’action sur l’accélération du processus d’intégration économique et financière au sein de l’Alliance. Cette  réunion ministérielle a été  précédée  par  la rencontre des experts, les 23 et 24 novembre. Le Burkina, le Mali et le Niger seront-ils, in fine,  amenés à quitter l’UEMOA pour créer leur propre union monétaire ?

<strong>Une chose est claire, les argentiers des trois Etats ont relevé la nécessité de créer une union économique et monétaire.</strong> Et<strong> l</strong>es pays de l’AES veulent aller vite  et même très vite dans l’opérationnalisation de leur organisation,  créée le 16 septembre 2023. N’est-ce pas ce qui explique les séries  de visites qu’effectuent  les dirigeants  des trois pays chez les uns et les autres ?  Le général Abdourahamane TIANI, président du Conseil National pour la Sauvegarde de la Patrie (CNSP), chef de l’Etat du Niger et Apollinaire Joachim Kyelem de Tambèla, Premier ministre burkinabè, se sont  rendus à Bamako. Le Chef d’Etat nigérien  s’est  aussi  rendu à Ouagadougou  pour rencontrer son homologue burkinabé.

L’objectif de ces déplacements  est certainement  d’évaluer  les forces, les faiblesses mais aussi et surtout, les opportunités et menaces qui se présentent à l’Alliance. Ce, afin  de pouvoir créer une synergie d’actions entre les pays membres pour  accélérer   le  processus d’intégration économique et financière en son sein.  Depuis la  signature de la Charte du Liptako-Gourma, le 16 septembre 2023, par les Chefs d’Etat du Burkina, du Mali et du Niger, le processus d’intégration ne cesse de s’accélérer  entre les trois pays sahéliens.

Dans cette perspective et  conformément aux dispositions pertinentes de la Charte instituant l’AES, le Capitaine Ibrahim TRAORE, le Colonel GOITA  et le Général Abdourahamane TIANI, ont décidé de tenir des concertations ministérielles  permanentes, en vue de dégager les perspectives d’opérationnalisation de l’Alliance.  Ainsi donc, après les ministres de l’Economie et des Finances, ce sont les Ministres des Affaires étrangères des trois Etats qui se sont réunis  demain, 30 novembre 2023, pour décider des protocoles additionnels à adopter, des organes à mettre en place ainsi que des mesures politiques et de coordination diplomatique à définir, sur la base des recommandations des Hauts fonctionnaires, précédemment réunis, à Bamako,  les 27 et 28 novembre 2023. Alors qu’il est prévu que les ministres chargés de la Défense des trois pays se réunissent instamment  à nouveau.

N’est-ce pas que l’AES est résolument en marche, dans un triptyque holistique :   <strong>Défense, Diplomatie et Développement ?</strong>

<strong>Gaoussou Madani Traoré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Éditorial :  Alerte rouge, les ripoux sont en mouvement !</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-alerte-rouge-les-ripoux-sont-en-mouvement-3045318.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-alerte-rouge-les-ripoux-sont-en-mouvement-3045318.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/09/Amadou-NFa-DIALLO.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 01 Dec 2023 19:33:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le National</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Il n’y a plus de doute, les prédateurs et les fossoyeurs de l’Etat malien, dont la gestion catastrophique émaillée de drames, la mort de centaines de nos concitoyens, civils et militaires, l’incendie de nos villages avec greniers et bétails, la perte de Kidal et plus largement de 73% du territoire national, s’organisent pour prendre en étau la future gouvernance dont les conditions de vie ont été patiemment élaborées par des patriotes. La quatrième République, avant même de naître véritablement après la promulgation de la nouvelle constitution du 22 juillet dernier, est déjà dans la situation inconfortable du bon gendarme encercle par des hordes de ripoux. Le peuple malien doit se tenir en alerte contre le mouvement déjà déclenché de bradeurs de la souveraineté, qui prétendent aujourd’hui la vie publique nationale, en lieu et place des dignes fils qui, par une mobilisation patriotique déterminée, ont réussi à mettre fin à leur régime destructeur du Mali, ce qui a permis les Assises Nationales de la Refondation (ANR), l’engagement de la lutte contre la corruption et les délinquances financières et économiques multiformes et globales, la remise en état de combattre des FAMAs, la Charte du Liptako-Gourma, la victoire glorieuse qui a pour nom la libération de Kidal et son retour dans le giron national, le réveil de l’Afrique  entière.

Il y a un an, exactement le 29 novembre 2021, au point 7 de son adresse aux représentants des partis qu’il reçut à Koulouba, le Président de la Transition a eu ces mots : « S’agissant de l’organisation des Assises Nationales de la Refondation, je voudrais, avec toute la solennité requise, inviter tous les acteurs politiques, sans exclusive, à y participer afin que les Maliens puissent, ensemble, jeter les bases d’un nouveau contrat social entre l’Etat et les citoyens. Tout en étant une des conditions de la réussite de cet évènement, cette participation massive de la classe politique dans son ensemble constituera une victoire pour la démocratie malienne ». Inutile de dire que l’invitation à venir au chevet de la patrie maladie est tombée dans des oreilles de sourds, les dirigeants des partis politiques ont refusé net, non sans multiplier des regroupements plus fragiles les uns que les autres pour accumuler la Transition. Même l’élaboration d’une nouvelle constitution, ils n’en voulaient pas. Ils en étaient toujours à faire le vœu impie d’un coup d’Etat pour empêcher la réussite de la Transition décidée à appliquer les recommandations des ANR. Jusqu’à ce que le rapport de l’audit minier soit transmis au Chef de l’Etat, jusqu’à ce que leur Grand Oncle Emmanuel Macron crie leur incompétence et leur échec, jusqu’à ce que Goodluck Jonathan et sa CEDEAO et autre UEMOA perdent leur boussole qui indiquait toujours Bamako comme Nord de la planète.

Aujourd’hui, l’Adéma-Pasj, le RPM et d’autres rafiots politiques en perdition prétendent assurer au Président Goïta et au CNSP un accompagnement tel que sans eux la gloire du Mali ne sera point parce qu’ils seraient les faiseurs de destin à la place du bon Dieu. Voilà pourtant des gens qui, bien que fort riches, n’ont aucune base électorale. Et si leurs formations en possédaient, la lutte citoyenne n’aurait réussi ses objectifs, IBK serait resté au pouvoir et la France s’en serait délectée pour d’évidentes raisons. Un Abdoul Karim Konaté dit Empé n’a jamais été élu, pas plus que beaucoup de l’ADEMA-PASJ. Feu Soumaïla Cissé avait misé sur le jeune qu’il était en l’envoyant compléter sa formation à Ouagadougou, puis l’introduit à la Douane comme cadre A, mais il abandonnera son bienfaiteur  dès que ce dernier a été lâché par Alpha Oumar Konaré. Il s'est ensuite lié à Dioncouda Traoré pour aller à la Douane de Kayes.  Devenu principal financier de l'ADEMA-PASJ, il est placé au Comité Exécutif, et rentre dans le Gouvernement sous le Premier ministre Cheick Modibo Diarra, où il s'est lié d'amitié avec Pr. Oumar Kanouté du MPR qui était Directeur de Cabinet du Premier d'alors. Quand ces derniers ont été renvoyés de la Primature,  il s'est lié à Amadou Aya Sanogo et au nouveau PM Diango Cissoko, qui l'ont propulsé ministre des Finances à la place du ministre des Finances Tiénan Coulibaly, lequel se trouvait en mission à l'extérieur. Faut-il comprendre qu’ill a financé la campagne électorale d’IBK qui le nomme ministre de l'industrie et du Commerce,  puis DG de l'Office du Niger.  La chronique continuera.

&nbsp;

<strong>Amadou N’Fa Diallo</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Éditorial :  La quatrième république assiégée</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-la-quatrieme-republique-assiegee-3044849.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-la-quatrieme-republique-assiegee-3044849.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/09/Amadou-NFa-DIALLO.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Tue, 28 Nov 2023 07:39:25 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le National</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[ville et de ses prolongements territoriaux, preuve que le soldat n'est pas uniquement un intrépide guerrier, mais qu'il est surtout un patriote malien qui a sacrifié des années de sa vie pour son Mali, affrontant sans arrêt des périls. On comprend pourquoi un pion de la conspiration internationale hier tapi dans une institution transitoire, impossible héro de la lutte anti-impérialiste, avait insinué que le loyal général faisait l'objet d'une ingratitude inqualifiable de la part des autorités de la Transition et qu'il était même abandonné. Mais le rôle majeur désormais confié au valeureux général suffit comme démenti de toute la campagne perfide contre le Mali, ses fils, son armée, ses institutions.

Mais la vigilance doit demeurer de rigueur. La quatrième République, que consacre la constitution du 22 juillet 2023, est assiégée. Plus les autorités de la Transition, soutenues à bras le corps par le peuple résilient du 05 juin 2020, du 24 mai 2021, du 14 janvier 2022, du 14 novembre 2023...remportent des victoires sur les fronts politique et sécuritaire, chaque fois que les promesses d'un meilleur avenir sont manifestes, les voyous d'hier, fossoyeurs non repentis, donnent de la voix en tentant de se glisser dans la peau de nouveaux anges,  serviteurs vertueux du Mali de l'avenir. Prenons garde que la quatrième République n'en vienne à être l'Amphitryon qui va généreusement servir cuisseaux de veau et cuissots de phacochère à des profiteurs sans foi accourant chaque jour avec leurs assiettes et bols. C'est le guêpier que préparent l'ADÉMA-PASJ et le RPM, entre autres, dont les responsables ne peuvent gagner la moindre élection au Mali,  pour de bonnes raisons. Des partis vomis par le peuple, des prédateurs qui ne seront autre chose qu'une cinquième colonne pour la France afin de déliter à nouveau le Mali. Et l'Alliance des États du Sahel. Vendredi dernier, à Paris, Nicolas Normand, qui n'est plus à présenter, disait dans une réunion qu'ils feront tout pour créer du désordre au Mali, au Burkina Faso et au Niger. On voit bien leurs pions bouger au Mali.

&nbsp;

<strong>Amadou N'Fa Diallo</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito : L’énergie ou le mouton noir de la transition</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/liberation-de-kidal-une-grosse-taupe-debusquee-dans-le-camp-des-autorites-de-la-transition-3044210.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/liberation-de-kidal-une-grosse-taupe-debusquee-dans-le-camp-des-autorites-de-la-transition-3044210.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/08/Youssouf-Sissoko-diroub-Alternance.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 27 Nov 2023 11:42:31 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alternance</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[La situation énergétique au Mali va de mal en pire depuis la sortie de Mme la ministre sur les antennes de la chaine de télévision nationale. Et pourtant elle avait donné l’assurance que la situation s’améliorait le lendemain de sa grande interview. Il y-a-t-il des non-dits dans ce  désormais sulfureux dossier de l’énergie du Mali ? Mme la ministre maîtrise-t-elle le dossier de l’EDM-sa ? Que cachent réellement les autorités de la transition ? Voici un certain nombre de questions qui taraudent les esprits. Selon nos enquêtes trois grands obstacles sont à la base de cette situation de quasi privation de courant aux citoyens et entreprises. Le premier obstacle est la mauvaise gouvernance de la société. L’EDM-sa est la seule société qui roule non seulement à perte, mais aussi et surtout qui est gouvernée de la façon la plus artisanale. Elle a été pendant longtemps la vache laitière ou le bureau de placement des dignitaires de tous les régimes qui se sont succédé au pouvoir. La corruption et le clientélisme y ont été érigés en système de gestion. Le deuxième grand obstacle est sans nul doute la vétusté des infrastructures énergétiques. Depuis plus d’une décennie l’Etat n’investit presque plus pour améliorer les infrastructures énergétiques afin d’améliorer également la prestation de service. Les régimes successifs ont relégué au second plan le problème énergétique alors même qu’il aurait dû être écrit parmi les priorités surtout pour un pays qui aspire à se développer. L’énergie est un indispensable au 21<sup>ième</sup> siècle car elle est source de prospérité et de développement. Elle est intimement liée  aux activités socio-économiques, bref à la vie même  des citoyens. Le troisième Goulot d’étranglement qui asphyxie la société énergie du Mali est le manque de ressources financières pour faire fonctionner la société.

Pour rappel EDM-sa consomme par jour à peu près l’équivalent d’1 milliard de carburant, ce qui équivaudrait à 365 milliards par an. Pour un pays sous embargo financier qui peine à mobiliser sur le marché financier  régional et qui est en guerre, donc il va de soi que certains secteurs clés en pâtissent. EDM-sa est malheureusement l’une des victimes de la situation financière catastrophique du pays. Les banques qui sont censées voler au secours des sociétés en situation difficile font l’objet de double pression, celle de la banque mère qui est la BCEAO et la pression des autorités de la transition dont beaucoup de sources de financement ont tari. Ne doit-on pas craindre une banqueroute tant la pression est vive de part et d’autre et les ressources se font très rares. En tous les cas les autres secteurs subissent les conséquences de la lamentable situation des banques  qui ont presque cessé de financer les entreprises faute de liquidité. En plus de ces trois goulots d’étranglement qui freinent la régularité dans la desserte du courant,  il faut également s’inquiéter du conflit en cours entre l’Etat et les grandes sociétés de raffinerie et de ravitaillement en hydrocarbure en l’occurrence Total, Shell – Vivo et même d’autres. Selon nos informations la direction de Total a été fermée pour non-paiement d’impôt et qu’il y a  risque que ces grandes sociétés mettent la clé sous le paillasson. Gouverner étant prévoir si cela devrait se passer l’Etat  a-t-il des solutions alternatives pour minimiser les dégâts en trouvant d’autres fournisseurs? Ceux qui ont eu les marchés en fourniture de carburant à l’EDM ont-ils la capacité de le faire ? En attendant d’avoir la réponse à tous ces questionnements les usagers du courant souffrent et ne savent plus à quel saint se vouer. Les petites et moyennes entreprises, les grandes firmes, et les secteurs informels sont presqu’à l’arrêt faute d’énergie. Que dire de l’administration générale qui, en plus de la crise financière souffre également de la crise énergétique, une situation qui joue négativement sur le rendement et la performance.

En somme, le Mali semble subir les conséquences de son isolement diplomatique. En faisant le choix  du seul partenaire Russe, au détriment d’autres, cette situation, plutôt que d’être un avantage est finalement devenue un handicap. Car si la Russie peut aider le Mali sur le plan militaire, elle est loin d’être un bon partenaire économique et financier. Alors le Mali paie le prix de son isolement diplomatique n’en déplaise au ministre des affaires étrangères Abdoulaye Diop qui défend à tous bouts de champ l’anti thèse de cette affirmation.

<strong>Youssouf Sissoko                              </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito : La ferveur de la reprise de Kidal cache mal la torpeur des citoyens</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-la-ferveur-de-la-reprise-de-kidal-cache-mal-la-torpeur-des-citoyens-3043769.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/edito-la-ferveur-de-la-reprise-de-kidal-cache-mal-la-torpeur-des-citoyens-3043769.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/08/Youssouf-Sissoko-diroub-Alternance.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 20 Nov 2023 10:15:07 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alternance</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[&nbsp;

Si la fête de la reprise de Kidal a eu un goût d’inachevé, c’est à cause de l’angoisse qui vit le peuple. La ferveur patriotique a cédé la place à l’inquiétude du comment résoudre le quotidien du lendemain. Sinon tous les observateurs de la scène politique malienne étaient unanimes à dire que le Colonel Assimi Goita devrait tirer les dividendes politiques de cette victoire tant attendue qui est celle de la reprise de Kidal aux mains des rebelles. La date est certes historique compte tenu du mystère qui entourait cette ville et cette région en générale, mais la mobilisation qui aurait dû être la plus importante, n’a malheureusement pas été à la hauteur de l’espérance, non pas par inimitié aux autorités actuelles, encore moins par une indifférence, mais par anxiété, par crainte. Le 14 novembre 2023 est désormais inscrit en lettres d’or dans les annales de l’histoire récente du Mali, car elle consacre l’intégrité retrouvée. S les maliens sont incontestablement sortis de Kayes à Kidal même, la mobilisation a été moindre. Rien qu’en la comparant à celle du 14 Janvier 2022 après les sanctions de la CEDEAO. Et pourtant la reprise de Kidal passe largement pour être un événement plus important qu’une marche contre la CEDEAO, car Kidal symbolisait l’insoumission, la rébellion contre l’Etat central, bref cette région, en général et la ville en particulier, était devenue un mystère pour une écrasante majorité du peuple malien. Sa reprise des mains des insurgés devrait mobiliser tous les maliens et permettre à coup sûr au Président de la transition d’en tirer les dividendes politiques. En tout cas la mobilisation n’a pas été celle des grands événements, donc les retombées politiques pour le Président de la transition, Assimi Goita  vont-elles au rendez-vous ? L’avenir nous le dira, mais d’ores et déjà nous pouvons affirmer sans risque de se tromper que la crise socioéconomique en est pour beaucoup dans l’indifférence, voir le désintérêt que les maliens ont manifesté après la reprise de Kidal.

Le Colonel Assimi Goita doit désormais intégrer cette nouvelle donne avant de se lancer dans une quelconque aventure politique. Des sources bien informées certains opportunistes ont l’intention de faire de la reprise de Kidal un tremplin et une occasion rêvée  pouvant permettre au Président de la transition de laisser la tenue militaire pour être candidat à la prochaine élection Présidentielle. Il est rentré par la grande porte de l’histoire du Mali, donc il doit éviter d’en sortir par la fenêtre. Les laudateurs, les zélateurs et autres opportunistes sont à la manœuvre pour convaincre Assimi Goita à troquer sa tenue contre le costume du palais. Qu’il comprenne que ces gens ont été avec tous les régimes qui se sont succédés au pouvoir, donc ils sont sans foi, ni loi, sans  dignité, ce qui compte pour eux c’est le profit qu’ils pourraient tirer d’une situation. En effet, s’il est indéniable que les conditions sécuritaires ont connu une amélioration, il est sans conteste également que les conditions socioéconomiques se sont fortement dégradées au point qu’une écrasante majorité des maliens souhaitent aujourd’hui voir mettre un terme à la transition pour que le Mali puisse retrouver sa normalité constitutionnelle et renouer des relations avec ses partenaires.

En somme, si la reprise de Kidal a été accueillie avec joie, enthousiasme et ferveur patriotique, elle a été de courte durée car les maliens sont confrontés à la gestion du difficile quotidien. Donc il revient aux autorités de prendre les mesures idoines pour atténuer la souffrance des maliens qui aujourd’hui broient du noir

<strong>Youssouf Sissoko</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito :  Enfin… Kidal revient dans le giron national!</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-enfin-kidal-revient-dans-le-giron-national-3043401.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/edito-enfin-kidal-revient-dans-le-giron-national-3043401.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/02/Gaoussou-Traore.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 16 Nov 2023 07:35:57 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Depuis plusieurs jours, des informations,  distillées dans les réseaux sociaux,  affirmaient avec insistance que les forces armées maliennes étaient  rentrées dans Kidal et  contrôlaient la ville et les environs. Le lundi 13 novembre 2023, un communiqué publié  sur le site FAMa ACTU  informent les populations maliennes  que les FAMAs  « progressaient  avec professionnalisme vers Kidal, tout en disposant  de ressources  nécessaires y compris l’emploi des forces  pour l’atteinte des objectifs et minimiser les  dommages collatéraux ». Alors, les FAMAs étaient-elles vraiment à Kidal ? La réponse à cette interrogation n’a pas tardé. Car, hier mardi 14 novembre 2023,  le Chef suprême de l’armée malienne, le Colonel Assimi Goïta,  a confirmé solennellement, dans un communiqué lu à la télévision nationale, la prise de Kidal par l’armée malienne. Cela survenait juste après celui  de l’Etat-major général des Armées maliennes.

Donc, sans risque de se tromper, on  peut  désormais affirmer  que les FAMAs  sont  bien rentrées dans  Kidal. C’était d’ailleurs,  l’une des  missions  ultimes  qu’elles  effectuaient actuellement pour la  restauration de la souveraineté  de l’Etat du Mali  sur  l’ensemble du territoire national. De toute façon, votre hebdomadaire préféré, Le Pélican, n’est nullement surpris par les hostilités récentes qui s’y    déroulaient   dans la capitale de l’Adrar des Ifoghas,  entre  les FAMAS  et les GAT de la CMA et  alliés, afin que celle-ci revienne dans le giron national. D’autant que  le canard  avait déjà  titré à la Une, <strong>dans sa publication  du mercredi 15 février 2023: « Au nord du Mali : la reprise de la guerre est imminente ».</strong>

Nous avions alors la ferme conviction qu’il fallait  forcément mener la guerre de Kidal. Ainsi, notre rédaction partageait  le contenu  d’une  vidéo, rendue virale dans les réseaux sociaux,  dans laquelle Amadou Albert Maïga, membre du Conseil National de la Transition (CNT),  convaincu que  la  « guerre  de Kidal est inévitable »,  pronostiquait  sur l’imminence d’une guerre entre les FAMAS et la coalition des mouvements armés dits de la  « CMA » (HCUA, le MAA et le MNLA).  À  cette époque, de nombreux illusionnistes  traitaient le Conseiller Maïga et  notre  rédaction  de va-t-en-guerre.  Mais  (malheureusement) il n’a fallu  seulement que neuf mois pour que cette guerre  que nous redoutions comme certaine se déclenche, in fine. Mais,  somme toute, ne  fallait-il pas  s’y attendre ? Mais si !  D’autant  qu’il fallait forcément mettre fin à la situation de non droit dont  les GAT avaient, pendant plus d’une décennie, soumis Kidal.

C’est vrai, les mouvements armés de Kidal<strong> (</strong>HCUA, du  MAA et du  MNLA), depuis plus d’une décennie,  s’étaient, grâce à la complicité de la France et de la Communauté dite Internationale, rendus maîtres de l’Adrar des Ifoghas et sa capitale.  Ces mouvements  armés  avaient fini par estimer  que l’application du fameux Accord  d’Alger  (dont  la France et toute la Communauté dite Internationale considèrent  les textes comme dogmatiques) était  dans l’impasse. Par conséquent, ils  avaient  suspendu leur participation à la réunion du Comité de Suivi de l’Accord  (CSA).

Comme si cela ne leur  suffisait pas, ces apatrides  se sont permis de commettre  l’attaque  terroriste et meurtrière contre le bateau Tombouctou (en tuant des dizaines de civils). Et, ils se sont  alliés  militairement avec l’ensemble des forces terroristes opérant au Sahel, pour déclarer  la guerre à l’Etat du Mali.  N’est-ce pas  des  actes belliqueux assez suffisants pour  que   le  Gouvernement  de Transition rentre  aussi en guerre pour mettre fin à ce bazar ?

S’il est vrai que la ville de Kidal  a été prise au Mali par la force. Alors, il allait  de soi que notre pays ne pouvait la recouvrer que par la même force. Donc, la guerre s’imposait vraiment pour résoudre la douloureuse équation de Kidal. C’est certainement ce que les Autorités de  la Transition ont fini par  comprendre, pour d’abord  chasser les forces armées francaises et leurs supplétives  de la MINUSMA,  avant de  décréter  la guerre de libération de Kidal. Qui était  une condition sine qua non   pour l’unification  totale de la mère-patrie : le Mali.  Fort heureusement que la détermination des forces de défense et de sécurité ont eu le dessus sur les forces terroristes pour libérer in fine Kidal.

&nbsp;

Vivent  les FAMAS !

&nbsp;

<strong>Gaoussou Madani Traoré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito : L&amp;apos;affront est lavé</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-laffront-est-lave-3043271.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/edito-laffront-est-lave-3043271.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2019/10/Kidal-dans-le-nord-du-Mali.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 15 Nov 2023 08:51:37 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Essor</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[L'exploit est à la mesure de l'attente de nos compatriotes qui n'ont eu de cesser de crier leur frustration, 11 années durant, face à l'incongruité de voir une partie du territoire national devenue un sanctuaire pour des groupes terroristes avec la bénédiction de la communauté internationale, apportée par l'ancienne puissance coloniale.

L'enchaînement des événements récents mérite d'être conté. Mardi 7 novembre, des terroristes sont foudroyés par des drones dans l'emprise abandonnée par la Mission onusienne à Kidal. Jeudi 9 novembre, une importante chronique des FAMa stationnée depuis début octobre à Anéfis se met en branle en direction de la capitale de l'Adrar des Ifoghas. Le service de communication de l'Armée annonce le début de « mouvements stratégiques dans le but de sécurité et d'éradiquer toute menace terroriste dans la région ».

L'ennemi, paniqué, fait couper, le 10 novembre, le réseau de téléphone dans la ville. Il en fallait plus pour empêcher les FAMa de briser, samedi, la ligne défensive dressée à une vingtaine de kilomètres de la ville. Le lendemain, en début d'après-midi, l'Armée informe avoir «complètement dispersé les positions des terroristes». Et hier, la nouvelle tant attendue tombe : « Les FAMa ont pris position à Kidal ».

Kidal, foyer historique des insurrections indépendantistes et zone de refuge pour les bandits de tout acabit depuis 2012, est ainsi de retour dans le giron de la République. Ses populations, extirpées des griffes de mouvements se faisant passer pour des protecteurs, sont désormais sécurisées par les forces régaliennes. L'ensemble national reprend confiance en son Armée qui, en 2012 et 2014, avait subi d'humiliantes à Kidal. À cause des menées subversives de la France, lieu prétendument pour aider le Mali à rétablir son intégrité territoriale mais dont le dessein inavoué était d'aider les séparatistes à atteindre leur objectif : créer un État fantoche dans le Nord du Mali.

Cette victoire est le couronnement d'une stratégie murement réfléchie par les autorités et exécutée avec professionnalisme par l'Armée dans toutes ses composantes. Le président de la Transition a fait de la restauration de la souveraineté territoriale une priorité de premier ordre. Le gouvernement n'a pas lésiné sur les moyens pour que les Forces de défense et de sécurité soient en capacité de reprendre pied à Kidal et dans toutes les localités qui échappaient à leur contrôle. Des choix stratégiques majeurs ont permis l'amélioration des capacités opérationnelles et leur montée en puissance.

C'est donc le moral requinqué que les soldats sont allés à la conquête des entreprises qui leur revenaient de droit suite au retrait de la mission des Nations unies. Chaque étape a été soigneusement planifiée par la hiérarchie militaire pour minimiser les risques pour la population civile.

Nombre de Maliens percevaient Kidal comme le symbole de l'insoumission à l'État central. En l'absence de l'État, ce sont les séparatistes qui administraient la localité devenue, du coup d'État, le bastion de plusieurs groupes terroristes, dont Ansar Eddine de Iyad Ag Ghaly.

La situation suscitait l'inquiétude des pays du Sahel, puisque Kidal servait de base arrière à des terroristes pour semer la terreur dans la région. Longtemps prononcées sous le manteau, les accusations visant Kidal ont été lancées haut et fort par l'ancien président nigérien Mahamadou Issoufou en septembre 2019 : «Le statut de Kidal est une menace pour la sécurité intérieure du Niger et pour la stabilité du Sahel.» Quelques semaines plus tard, c'est Maman Sidikou, secrétaire général du G5 Sahel, qui affirmait que «Kidal est devenu une base arrière et rampe de lancement évidente de plusieurs opérations terroristes». Les FAMa, en s'installant à Kidal, rendent service à l'ensemble des pays du Sahel.

L'espérance collective est aujourd'hui entretenue par ces succès opérationnels, début d'une victoire certaine sur les forces du mal. Plus que jamais, nos soldats peuvent « bombarder le torse » et espérer la reconnaissance du peuple qui ne manquera pas de la leur rendre. La tête de l'hydre terroriste étant coupée, le sanctuaire national est désormais protégé par un maillage bien élaboré, qui permettra aux populations laborieuses de vaquer sereinement à leurs occupations. Les économies locales retrouveront leur vitalité grâce aux efforts de sécurisation des axes routiers.

Bien qu'il garde encore une capacité de nuisance, l'ennemi ne semble plus être sûr de lui au point de s'attaquer à des positions importantes.
Ces succès ont été aussi rendus possibles grâce au sacrifice de nos compatriotes et à la cohésion nationale qui n'est plus un vain mot.

Kidal cesse d'être le fief des séparatistes et devient désormais le symbole de l'intégrité territoriale retrouvée.

Issa DEMBÉLÉ]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Éditorial :   Plus de résilience et plus d’engagement citoyen, grand peuple du Mali !</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-plus-de-resilience-et-plus-dengagement-citoyen-grand-peuple-du-mali-3043012.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-plus-de-resilience-et-plus-dengagement-citoyen-grand-peuple-du-mali-3043012.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/09/Amadou-NFa-DIALLO.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 13 Nov 2023 08:49:31 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le National</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Un triste évènement a endeuillé, cette année même, l’Armée de l’Air, toutes les FAMAs et l’ensemble du peuple malien. C’était le samedi, 22 avril 2023 : le crash d’un aéronef, accident tragique qui a ôté la vie à un vaillant jeune pilote promu à une belle carrière militaire, le Lieutenant Mamadou Fofana, 31 ans seulement et jeune marié, est encore dans les mémoires. Dans l’oraison funèbre qu’il a prononcée, le Commandant de la Base Aérienne 101 de Sénou, a eu des mots historiques qui nous reviennent quelques sept mois après avec une résonnance implacable. Avec une forte émotion, il avait dit : « Dans la vie des Ggrandes Nations, il y a des évènements historiques qui marquent l’évolution de la communauté, révèlent le caractère profond de son Peuple et définissent l’identité même de la Nation. Qu’ils soient heureux ou malheureux, ces évènements ont presque toujours un lien avec l’armée nationale. Notre pays traverse actuellement une de ces périodes ponctuées de moments de joie et d’épisodes de tristesse… » Son adresse retrouve l’occasion d’être répétées aux oreilles bien curées des Maliens. L’armée malienne, les FAMAs, est engagée dans la reconquête de Kidal, pan inéluctable du territoire national. Des apatrides, alliés des prédateurs, impérialistes et colonialistes, y font régner la terreur depuis plus de dix ans, y ont semé cycliquement le deuil depuis soixante ans.

Il nous appartient aujourd’hui à faire bloc derrière notre armée ; c’est cela le caractère profond de notre peuple, c’est indéniablement cela notre identité. L’attachement au pays nous est une valeur, que nous soyons populations à la peau blanche ou à la peau noire, nomades ou sédentaires. Bajan Ag Hamatou, ancien député de Ménaka et actuel membre du CNT nous l’a prouvé récemment. Mais souvenons-nous d’Attaher Ag Illy quand il le proclama à la face des Français qui voulaient diviser notre Soudan commun en 1958 : « Vous nous avez colonisés ensemble,  nous voulons aller à l'Indépendance ensemble. Notre avenir est au Sud,  toutes nos oueds coulent vers le Sud". C’était au nom de tous les Chefs de tribus du Nord du Mali. Cette vérité, aucun historien, français ou européen, n’a jamais songé à contester.

Mais qui est Attaher Ag Illy ? Il est le père de Intallah Ag Attaher,  donc grand-père de Algabass Ag Intallah, celui-là même qui est l'actuel patron de la CMA, ancien député à  l 'Assemblée nationale du Mali jusqu'aux élections de 1995, et ex-adjoint de Iyad Ag Ghaly, patron de Ansar Eddine et de Al Qaïda au Mali appelé aussi GNIM ou GISM. En 2012, Algabass était, même député ADEMA à l'Assemblée nationale,  adjoint de Iyad Ag Galy et initiateur de la rébellion du MNLA qui a conduit à la chute de ATT et à l'occupation du Nord du Mali. Il a ensuite créé le MIA (Mouvement Islamique de l'Azawad ) qui s'est métamorphosé comme un insecte pour devenir HCUA ( Haut Conseil Islamique de l'Azawad ). Les Français les ont ramenés de Ouagadougou et de Nouakchott, dans les fourgons de l'Opération Serval, pour les associer et créer HCUA+MNLA pour accoucher de la CMA afin de leur remettre Kidal. Ce qui nous est demandé aujourd’hui, nous les Maliens conscients, c’est de faire preuve de plus de résilience dans la douloureuse épreuve de Kidal imposée à notre armée, donc à nous. Evitons que notre troupes n’en viennent à manquer de carburant, à court d’approvisionnement en carburant alors qu’elles sont engagées dans des opérations complexes. A nous de faire preuve d’engagement en soutenant la Transition. Un compte est ouvert pour cela à la BDM-sa intitulé « Soutien à la Transition » : N° ML016 01201 02600 1398152-72. Vos contributions (en espèces, par chèques ou par virements) y sont vivement attendues.

&nbsp;

<strong>Amadou N’Fa Diallo</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito : la transition malienne à l’épreuve du temps</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-la-transition-malienne-a-lepreuve-du-temps-3043003.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/edito-la-transition-malienne-a-lepreuve-du-temps-3043003.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/08/Youssouf-Sissoko-diroub-Alternance.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 13 Nov 2023 07:12:29 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alternance</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Partie pour 18 mois avec le Colonel à la retraite Bah N’Daou, ensuite pour 24 mois après la rectification, entendez par là le deuxième coup d’Etat perpétré par les mêmes auteurs avec à leur tête le Colonel Assimi Goita, nul ne saurait aujourd’hui  pronostiquer sur la fin de la transition malienne.  Pour preuve c’est à quelques encablures de la fin de ce deuxième délai  que l’opinion nationale et internationale a été informée d’un léger report par les autorités de la transition, plongeant  du coup le pays dans une impasse politique et une incertitude totale. Le Mali, à travers cette transition, est en train d’écrire une nouvelle page de l’histoire des transitions en Afrique et même à travers le monde, tant par sa longueur que par son contenu qui ne présagent nullement d’un lendemain meilleur pour le pays. Pour rappel, si une nouvelle Constitution a été adoptée par le peuple à travers un référendum, cette nouvelle loi fondamentale est loin de recueillir l’assentiment d’une frange importante du peuple. Elle aurait dû faire l’objet d’un large consensus, comme ce fut le cas en 1992. Parlant de son contenu, cette constitution porte en elle les germes de la monarchie car concentrant tous les pouvoirs entre les mains du prince du jour. Les autres réformes tant ventées et censées donner naissance au Mali-Koura tardent à venir tout comme  la relance économique qui aurait dû être le cheval de bataille des autorités de la transition a été reléguée au second plan.

En effet, hormis la montée en puissance des Forces de défense et de sécurité, aucun autre domaine ne se porte mieux au Mali. La situation est gravissime tant sur le plan économique que socio financier. Le Mali, sous embargo financier des organisations sous régionales est sevré d’argent. Les bailleurs de fonds qui d’ordinaire volaient au secours du Mali ont tous été mis à la porte, la Russie notre partenaire privilégiée traîne les pieds. La fragilité de l’économie, la rareté des ressources financières et les conditions sécuritaires précaires  ont mis en difficultés  les entreprises, qui si elles ne ferment pas les portes à cause de la pression fiscale, le font à cause  du manque de fonds. Comme si ces difficultés ne suffisaient pas l’énergie du Mali en rajoute à la crise en sevrant les citoyens et les industries du courant ce qui aggrave la précaire situation. La crise énergétique est la parfaite illustration du malaise général dans le pays, car elle touche toutes les couches socioprofessionnelles. Cette société a été incapable d’assurer la fourniture de courant aux usagers. Parlant de l’EDM, il est impensable qu’au 21<sup>ième</sup> siècle le courant est devenu un luxe et une denrée rare au Mali. Ce qui plombe l’économie informelle, les industries et paralyse l’administration et le secteur privé. La cause principale des délestages intempestifs est le manque de ressources financières permettant d’acheter des hydrocarbures, pour faire tourner les centrales thermiques.  Au manque de ressources  s’ajouterait la mauvaise gouvernance de la société, qui a été et qui  demeure encore une vache laitière ou un bureau de placement pour tous les régimes qui se sont succédé au pouvoir. Du reste  il n y a pas que l’EDM, c’est toute la gouvernance qu’il faut revoir et la transition avec son slogan Mali Koura, nouveau Mali, était censée être  cette période exceptionnelle pour jeter les bases d’un Mali émergent débarrassé des pratiques malsaines. Mais c’est le contraire que l’on constate dans la gestion des affaires publiques. Ni la vague d’arrestations des anciens dignitaires du régime IBK, encore moins la pression sur les cadres n’ont entamé la volonté des agents à détourner les deniers publics. Le Rapport 2022 du Vérificateur Général est le témoignage éloquent de l’incurie dans la gouvernance sous la transition. La question que l’on est en droit de se poser est celle de savoir à quoi la transition a finalement servi ? Les partisans invétérés de la transition  parleront de la montée en puissance, sauf qu’il n y a pas de sécurité sans développement et que les deux vont de pairs, or aujourd’hui les maliens dans leur écrasante majorité souffrent dans leur chair et leur âme.

En somme, l’histoire des théories politiques nous enseigne que plus une transition dure plus elle devient inefficace. Donc les autorités sont désormais entre le marteau et l’enclume. Le marteau de la CEDEAO qui n’exclut rien après l’expiration du délai imparti pour la fin de la transition. Donc des probables sanctions à l’image de celles du Niger et l’enclume du peuple, qui de plus en plus est agacé, voir révolté ca victime d’une paupérisation rampante quand les autorités se la coulent douce. Le peuple en manque de ressources est sur le qui-vive et prêt à battre le macadam si la situation continuait à se détériorer.

<strong>Youssouf Sissoko                   </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Éditorial :   Kidal, nôtre !</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-kidal-notre-3042262.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-kidal-notre-3042262.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/09/Amadou-NFa-DIALLO.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 06 Nov 2023 14:38:12 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le National</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[La traîtrise a duré, il était temps de mettre fin à un conflit artificiel fomenté de l’extérieur, qui a tenu en haleine tous les pouvoirs maliens depuis 60 ans. Les convoitises inavouables étaient à solder pour de bon et les autorités de la Transition, à compter de la rectification intervenue le 24 mai 2021, ont montré aux comploteurs du monde que le Mali est Un et Indivisible, et qu’il n’est plus question d’aller discuter ailleurs les problèmes du Mali. Du coup, elles ont mis hors-jeu, avec l’élégance de ne pas les congés avec des coups de pied aux fesses, tous les échafaudages bidonnés qui maintenant d’horribles pressions sur notre pays, en fait des hypothèques cruelles qui ne vont pas sans verser le sang des Maliens, pour tout simplement parvenir à la partition de notre pays et faire main basse sur nos immenses ressources du nord de notre patrie. Il n’y a pas d’autres motivations et justifications aux équipées sanglantes savamment maquillées qui ont endeuillé cycliquement le nord du Mali, et sans arrêt depuis 2013. C’est uniquement pour ces desseins diaboliques que la France et l’Union européenne, et encore l’Union Afrique et même l’O.N.U. n’ont jamais pu (ou voulu) réunir la bagatelle financière qui était indispensable au machin G5-Sahel, qui n’est plus qu’un fantôme. Pourtant, pour la présence de la Minusma et ses opérations perfides, c’est 1,3 milliards de dollars qui étaient mobilisés par an et Barkhane coûtaient 2 millions d’Euros par jour. Par jour, vous ne rêvez pas du tout ! Les injustices et les oppressions, avec leurs lots de mélancolie et de deuils, peuvent durer, mais elles seront toujours vaincues, l’histoire en témoigne. Kidal sera nôtre parce que tout simplement la ville et la région sont nôtres. Samedi dernier, le 2ème vice-président du CNT, Dr. Fousseyni Ouattara, rassurait les Maliens, devant les autorités coutumières et traditionnelles, qu’à la date du 31 décembre 2023, il ne sera plus question de terrorisme au Mali. Cette date, chacun l’a dans son esprit, est la date-butoir pour la Minusma pour dégager définitivement de notre sol. On a compris, le fauteur de crimes fout le camp et les choses s’arrangeront !

A Ber comme à Aguel-Hoc, la Minusma vient de se retirer de Kidal, en violation totale de la résolution onusienne qui l’obligeait de rétrocéder son camp de aux autorités maliennes. Ce n’est pas surprenant. Barkhane, après moult complots, avait aussi vite quitté sa dernière emprise au Mali, dans la précipitation et la débandade, pour se réfugier au Niger où le destin l’a coincée. Mais la tartufferie de la Minusma a révélé la grandeur de l’Armée nationale du Mali aux Maliens et au monde entier. Les FAMAs, sur le plan professionnel, n’ont rien de tueurs gavés de stupéfiants fonçant à chaque instant sur les populations civiles. Les FAMAs, du soldat aux caporaux et en remontant aux officiers, sont des guerriers qui connaissent le droit de la guerre et qui sont de fins stratèges. Non, les militaires ne tomberont pas dans le piège d’une guerre aveugle, mais ils cerneront Kidal, c’est certain, et ramèneront sans bavure la cité dans le giron national. La Minusma trahit et révèle, Dieu merci, qu’il n’y a ni Wagner, ni WagOuattara qui opèrent. C’est l’Armée nationale du Mali, patriote, forte, respectueuse des vies humaines, qui fera sainement le boulot. Prions pour que la victoire finale soit effective le 21 décembre prochain. Ce sera un formidable pied de nez à un certain Emmanuel Macron qui fêtera son anniversaire ce jour. FAMAs, offrez-nous ce gâteau d’anniversaire, vous le pouvez !

&nbsp;

<strong>Amadou N’Fa Diallo</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito : Kidal où le dernier bastion rebelle.</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-kidal-ou-le-dernier-bastion-rebelle-3042199.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/edito-kidal-ou-le-dernier-bastion-rebelle-3042199.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/08/Youssouf-Sissoko-diroub-Alternance.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 06 Nov 2023 10:05:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alternance</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Après l’abandon des camps de Kidal et d’Aguelhok par la MINUSMA, tous les regards sont tournés vers la ville malienne de Kidal où les FAMA et les ex rebelles regroupés au sein du CSP-PSD,  se regardent  désormais en chiens de faïence. La tension est à son comble et la posture est on ne peut plus guerrière, comme pour dire que les affrontements ne sont plus qu’une question d’heures ou de jours avec en toile de fond le contrôle de cette ville réputée être le bastion des irrédentistes Arabo-Touaregs. Les autorités de la transition font désormais du contrôle de Kidal une question d’honneur et un défi politique, car cette ville n’est plus dans le giron de l’Etat malien depuis 2012, l’année de la désintégration  totale des régions du nord de l’ensemble national et cela suite au coup d’Etat mené par le capitaine Amadou Haya Sanogo. Une coalition djihado-irrédento-terroriste s’est emparée des trois grandes régions du nord, à savoir Kidal, Gao et Tombouctou, chassant du coup l’armée malienne. Les deux grandes régions ont été par la suite libérées du joug des terroristes par l’armée malienne et les forces françaises Serval  jusqu’à la porte de Kidal. Cette porte a été verrouillée devant l’armée malienne par la France imposant un accord faisant de cette région une enclave presqu’autonome. D’ailleurs qu’il soit dit en passant la France doit son impopularité à la confuse situation qu’elle a créée autour de Kidal. Les autorités actuelles de la transition malienne tire leur popularité sur le dénigrement de la classe politique et le divorce avec la France qu’elles accusent d’être à la base de l’effondrement du Mali. Leur discours est loin de tomber sur des oreilles des sourds, car une frange importante du peuple y croit avec force conviction, d’où l’inimitié voire la haine vis-à-vis de la France et de la classe politique. Aujourd’hui tous les regards sont tournés vers la ville malienne de Kidal.

En effet, Kidal Cristallise toutes les haines d’une frange importante de la population, car pour elle, cette ville voire cette région  échappe au contrôle du pouvoir central depuis 2012. Et pour le commun des mortels la région de Kidal est devenue une enclave autonome dans un pays unitaire d’où son irritation et sa haine contre tous ceux qui semblent contribuer à créer cette chienlit. Considérée par les membres du CSP- PSD comme la  Capitale de leur hypothèque République de l’Azawad, la ville de Kidal est devenue un enjeu à la fois politique et sécuritaire pour les autorités maliennes. Malgré leur échec dans tous les autres domaines, les autorités sont plus que jamais populaires car elles ont promis de mettre Kidal dans le giron de l’Etat malien. L’enjeu est  Politique, car la ville de Kidal  focalise  toutes les attentions et permet aujourd’hui aux autorités  maliennes d’avoir un prétexte pour expliquer toutes les autres  crises actuelles qu’elles soient sociales, économiques, financières voir politiques. Ensuite il devient sécuritaire, car pour des nombreux maliens, Kidal est  l’épicentre de l’insécurité, le véritable sanctuaire des terroristes, la base arrière des forces du mal qu’il faut démanteler. Pour bon nombre des maliens la paix au Mali passe par la récupération de Kidal sous contrôle actuellement des ex rebelles.

<strong>Youssouf Sissoko      </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Éditorial :  Les armées mafieuses en mouvement</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-les-armees-mafieuses-en-mouvement-3041392.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-les-armees-mafieuses-en-mouvement-3041392.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/09/Amadou-NFa-DIALLO.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Tue, 31 Oct 2023 07:59:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le National</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Octobre est au Mali, depuis quatre décennies, le mois consacré à la solidarité. Mais ce dixième mois du calendrier grégorien de l'année 2023 aura été marqué par plusieurs assauts contre la Transition, manifestement pour contrarier l'agenda décliné pour la sortie de celle-ci et pour l'entrée dans la quatrième République. Il a fallu en effet l'annonce du report des élections générales programmées, dont la présidentielle qui sera exceptionnellement et exclusivement organisée pour sortir de la Transition, pour que tous les démons en embuscade se mettent en branle. Est-ce parce que les autorités actuelles se sont rendues coupables d'un patacaisse qui justifie les assauts tentés par X et Y contre la Transition cheminant vers sa fin ? Question évidente dès lors qu'on a vu les coupables des délinquances d'hier se mobiliser en se drapant des ailes des anges et prétendre offrir leurs services experts afin d'apporter le bonheur aux citoyens et la prospérité au pays. Ces croque-morts habillés pour la circonstance de la noble blouse blanche des médecins tentent, vainement il faut l'espérer, de s'introduire dans l'Hôpital où le Mali est soigné, en prêtant le serment d'Hippocrate. Mais s'ils réussissent leur coup- ils échoueront, c'est sûr car Dieu a pitié de notre pays-, on ne tardera pas à les surprendre sous leur vraie physionomie en train de déterrer nos martyrs pour un festin immonde.

Mais les armées mafieuses, ce ne sont pas que ces cyniques toujours incapables d'admettre le mal profond qu'ils ont causé au pays. D'autres, beaucoup d'autres, sont désormais en mouvement. C'est parce qu'on a peut-être prêté une oreille attentive aux sornettes débitées par les fuyards du Cadre d'échanges des partis politiques...pour on ne sait quoi que d'anciens ténors du régime déchu de la kleptomanie ont repris du poil de la bête. Ancien Premier ministre et anciens ministres en fuite se sont permis de s'arroger le magistère de la République en destinant, sur des tons impératifs, des missives incroyables aux autorités de la Transition. Ils feignent de s'exprimer au nom et pour le compte des citoyens qui ne cessent de réclamer pourtant qu'ils soient extradés afin  qu'ils soient jugés pour être pendus.

Ce n'est pas tout. Octobre 2023 a été le seul mois de l'histoire du Mali où EDM-sa a commis le crime impardonnable d'inaugurer le cycle infernal des coupures de courant de plus de 20 heures. Il s'y ajoute, au grand dam des autorités et des Maliens, l'acte séditieux d'un Colonel de l'armée mis en mission, qui osa décider, seul, la reprise de la desserte du Mali par Air France, la capricieuse mal polie. Octobre 2023, c'est aussi l'abandon du camp de Kidal par 162 déserteurs qui ne peuvent nier leur forfaiture, leur félonie. Octobre 2023, c'est encore la reprise des offensives par Emmanuel Macron contre le Mali, le Burkina Faso et le Niger, la Charte du Liptako-Gourma et l'Alliance des États du Sahel, par l'intermédiaire de ses valets Macky Sall, général Mahmat Kaka et le grand Démon Alassane Dramane Ouattara. Autant de signes qui nous obligent à être vigilants et intelligents à tous les instants.

&nbsp;

<strong>Amadou N'Fa Diallo</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Éditorial	 :   EDM, la haute trahison</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-edm-la-haute-trahison-3041042.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-edm-la-haute-trahison-3041042.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/09/Amadou-NFa-DIALLO.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 27 Oct 2023 17:28:15 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le National</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Les Maliens sont-ils définitivement condamnés à subir éternellement le supplice de Tantale dans les Enfers de l'Edm-sa ? Pas question si l'on en croit Madame Bintou Camara, ci-devant ministre de l'Énergie. Elle s'engage, avec toute la détermination dont elle capable, à vaincre tous les démons qui font de la société nationale chargée de la gestion et de la distribution de l'électricité un trou noir où sombre toute l'activité productrice du pays, en plus du bien-être général, de même la bonne humeur populaire, l'espoir et l'espérance. Les Maliens sont certes résilients, ils l'ont prouvé à la face du monde entier en résistant durant six longs mois à des sanctions inédites politiques, diplomatiques, économiques et financières d'une certaine communauté internationale, toutes obédiences confondues, durant l'année 2022, tout en l’épreuve à profit pour recouvrer la souveraineté bradée de leur pays. Leur attachement à la patrie est viscéral, nul ne peut plus en douter. Mais aujourd'hui, ils sont dans l'exaspération la plus poussée à cause des coupures intempestives et sans fin de courant. Comme Tantale condamné à subir dans les Enfers une faim et une soif perpétuelles au milieu des eaux qui fuient ses lèvres et près des arbres dont les fruits se dérobent à sa main, nos compatriotes souffrent, outre mesure, du manque de l'électricité qui, chaque fois qu'elle leur apparaît un instant, prend aussitôt la forme décevante d'une lumière d'un train sans freins sortant d'un tunnel et qui leur fonce dessus. N'eussent été les mesures sociales bénéfiques et les victoires évidentes continuelles des FAMAs sur les forces du mal sur les différents théâtres d'opérations, lesquelles ont l'effet bienheureux de calmer les esprits des citoyens en leur gardant la confiance dans la gouvernance, l'exaspération incandescente aurait provoqué des mouvements de foule. Pour les Maliens, dans tous les secteurs d'activités, Edm-sa, c'est tout simplement la haute trahison. Rien ne justifie qu'une société comme elle soit rythmée par des pertes, des déficits, des défaillances. Il y a tout simplement mauvaise gestion, gabegie, vols, détournements, surfacturations, fausses facturations, recels, etc. Cela dure des lustres et cela interpelle au premier chef les gouvernants. Madame Bintou Camara en a pris la pleine mesure et le peuple doit se mobiliser derrière elle pour mener la croisade contre tous les malfrats. Détourner, voler 59 citernes de 45.000 litres chacun en quatre jours montre bien l'ampleur des dégâts sans cesse causés en raison d'une incurie qui dure depuis des décennies. Le navire de l’audace des délinquants vogue tout simplement sur les eaux de l’incapacité de l’Etat à sanctionner les forfaitures avec rigueur.  Achat de groupes défectueux au Nigeria, au nom d'un marché officiellement conclu pour un approvisionnement en Turquie, cela a l'odeur de l'achat, avec les fonds d’une certaine Loi d’Orientation et de Programmation Militaire,  d'équipements et d'aéronefs militaires vieillots et inefficaces alors que des milliards du contribuable avaient été mobilisés pour équiper la vaillante Armée nationale comme elle ne l'avait jamais été. À dire un mot puis à tout dire, Edm-sa n'est qu'un gigantesque bonneteau laissé à la merci de gestionnaires voyous; elle est, elle toute seule, une République des délinquants que l'on doit arrêter, en tout cas pour au moins pour ceux qui ont géré la société durant les vingt dernières années, et les fusiller sans état d'âme. C'est sans commentaires. Il y a même un soupçon de sabotage de la Transition. Ill est en effet impensable que c’est en 2023 que se passent des coupures de 20 heures et plus, en privant des milliers de personnes de revenus (tailleurs, menuisiers métalliques, salons de coiffure, industries, boulangeries, salles de rédaction des journaux, etc.,  bref toute la couche laborieuse des travailleurs.

En attendant, faisons confiance à Madame Bintou Camara, Il n'est pas question que l'Edm-sa soit au Mali, par l’ennuyeuse valse des DG, comme l'hydre de Lerne : maléfique serpent dont les sept têtes repoussaient multipliées au fur et à mesure qu'on les coupait. Colonel Assimi Goïta, héro de bien de batailles, doit résolument voler au secours de Madame Bintou Camara : se mettre dans la peau de Héraclès afin de trancher pour de bon les têtes de tous ceux qui, pour peu ou trop, ont plongé l'Edm-sa dans la panade. Il n'est pas d'autre solution.

&nbsp;

<strong>Amadou N'Fa Diallo</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito :  Démanteler la Mafia de  l’EDM !</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-demanteler-la-mafia-de-ledm-3040888.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/edito-demanteler-la-mafia-de-ledm-3040888.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/02/Gaoussou-Traore.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 27 Oct 2023 01:23:42 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Avant-hier, un réseau de vols de carburant,   destiné  au fonctionnement des  groupes électrogène de l’EDM, a été démantelé à Faladié, sur la rive droite du fleuve Niger à Bamako.  C’est  grâce à la perspicacité du ministre de l’Energie et de l’Eau que cela a été possible. Au cours de sa  visite inopinée à la Centrale thermique de Balingué, Mme Bintou Camara  a constaté une pénurie anormale de carburant. Après des investigations rapides, il  lui a été signalé un déchargement de carburant  d’une citerne  dans une station d’Essence à Faladiè. Alors que son contenu était normalement destiné à  Balingué. Immédiatement,   le chauffeur et des complices ont été arrêtés  sur place pour des besoins d’enquêtes.  Des arrestations,  au sein de l’EDM et des fournisseurs,  seraient aussi en cours.

Il n’y a pas si longtemps, du vol de carburant  destiné à l’EDM de Kolokani  avait été dénoncé par un citoyen honnête.  A cette époque, plusieurs sources affirmaient  que ça n’était pas un cas isolé, d’autant que partout au Mali, des agents véreux de l’EDM  avec la complicité  de certains fournisseurs malhonnêtes  s’adonnent à de telles pratiques.   Le phénomène lié au vol de carburant à l’EDM serait-il alors l’œuvre d’une mafia organisée ? Une chose est évidente, des cadres  véreux de l’EDM sont  associés  à des fournisseurs à moralité douteuse, pour détourner en permanence  le carburant  qui doit faire fonctionner  les groupes des Centrales Thermiques. Ce phénomène mafieux, expliquerait en partie les incessantes coupures de courant dont souffrent, actuellement,  les clients de l’EDM.

Pourtant, selon des sources crédibles, rien que pour cette année 2023, l’Etat malien aurait  injecté plus de 50 milliards à l’EDM,  afin d’éviter  (ou réduire) les délestages. Mais visiblement, cela n’a pas eu l’effet escompté. Au contraire, les clients de l’EDM, notamment ceux de Bamako, sont plongés constamment dans le noir. Alors qu’au même moment des agents véreux de l’EDM et des fournisseurs malhonnêtes continuent de plus belle, leurs activités mafieuses. Plus de 60 citernes, remplies de gasoil destiné à l’EDM, sont détournés en quatre (4)  journées. Une source crédible informe que sur plus de 200 fournisseurs d’EDM, un seul empocherait  illégalement plus de 22 milliards FCFA. Quelle cupidité  et ignominie ! Il est plus que jamais  temps  que   cette mafia,  qui gangrène l’EDM,  soit incessamment  démantelée !

Cela est d’autant nécessaire pour  que le fonctionnement des groupes des Centrales thermiques de l’EDM puisse redevenir normal.  Il le faut afin que  l’EDM puisse mettre fin à ses  délestages  d’électricité dans tous les quatre coins  du Mali, notamment à  Bamako. Où  le problème de délestage  est  devenu  endémique,  depuis cinq mois. Et le pire étant  que l’on ne sache  même plus la séquence de coupure.  Car  quotidiennement, les clients sont  constamment  dans l’attente de l’éctricité. Une situation qui  les  empêche à programmer le moment de  leur travail. Tout simplement parce  que  des individus malhonnêtes,  sans foi ni loi,  s’adonnent  cyniquement au détournement du carburant.  Ces criminels à col blanc  causent expressément  du tort  à l’économie nationale. Ils  doivent  donc  être,  illico presto,  traqués et jugés pour  être punis sévèrement de leur forfait.

<strong>Gaoussou Madani Traoré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Éditorial :   Au nom de quoi ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-au-nom-de-quoi-3040468.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-au-nom-de-quoi-3040468.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/09/Amadou-NFa-DIALLO.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 23 Oct 2023 13:28:46 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le National</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[De tous les systèmes de gouvernance que nous connaissons depuis des siècles, la démocratie est, nous dit-on, le meilleur. La démocratie repose sur la rivalité des partis politiques qui concourent à conquérir le pouvoir afin de l’exercer au profit du plus grand nombre. Mais elle repose aussi, tel un édifice sur ses piliers, sur l’engagement conscient des citoyens qui, par souci du bien-être de tous, doivent être exigeants sur la qualité de la gouvernance. Général Charles De Gaule, héros français par excellence, savait bien tout cela. Mais le voilà qui proclame, après la libération de la France de l’asservissement nazi, après avoir congédié, au nom de la souveraineté française, les troupes militaires américaines venues pourtant participer, au prix du sang, à la libération de la belle France, qu’il faut mettre un terme au régime des partis politiques, c’est-à-dire empêcher que la République et l’État soient comme avant à la discrétion des partis politiques. De Gaule ajoute : « Si malgré tout les partis se ‘’réemparent’’ des institutions, de la République, de l’État, alors, évidemment, rien ne vaut plus.» Général Charles De Gaule, le patriote et le libérateur de la France, a le sens de la formule en stigmatisant les partis politiques : « On a fait des confessionnaux pour repousser le diable, mais si le diable est dans les confessionnaux, alors ça change tout ». On l’a compris, le grand De Gaule, plus de deux mètres de taille, s’est bien penché sur les partis politiques et a compris que ce qui est arrivé à la France, au moins deux guerres d’envergure (14-18 et 39-45) n’a d’explication que la nuisibilité des partis politiques, coupables de mauvaise gestion, de gouvernance chaotique, de turpitudes multiples.

Faut-il un parallèle ? Colonel Assimi Goïta, héros de la libération du Mali de la lourde hypothèque que les partis politiques maliens ont fait peser sur notre pays durant trente ans, avec la conséquence fâcheuse de la perte de 73% de notre territoire national, et encore, a fait le bon job de faire tenir les Assises Nationales de la Refondation (ANR) auxquelles il a appelé tous les partis politiques dont certains ont joué à la sourde oreille. Il s’en est suivi la résistance à tous les envahissements,  qui a abouti finalement à la souveraineté retrouvée, au départ des troupes d’occupations françaises qui n’étaient pas venues chez nous, contrairement aux soldats yankees en France, pour nous aider à nous libérer. Au nom donc de quoi, aujourd’hui, ceux qui, par leurs pratiques, ont institutionnalisé la corruption et  les délinquances multiples, en faisant passer les concussions et autres prédations de PME en Multinationales de l’enrichissement illicite, maraudant sans retenue les deniers publics, doivent être appelés comme des anges au secours de la quatrième République ? Au nom de quoi ceux qui ont allumé le bûcher sur lequel ils ont compté, depuis deux ans, faire consumer la Transition et la quatrième République ? Au nom de quoi ceux qui ont, en incontestables criminels, constamment tiré sur la Transition, tels des envahisseurs venus d’ailleurs, n’épargnant même pas les ambulances ? Au nom de quoi les nouvelles bourgeoisies bâties sur les biens volés de l’Etat et sur le sang de nos soldats à Aguelhok et en bien d’autres endroits, doivent fournir à la quatrième République leurs fantassins, toujours les mêmes, pour gérer les entreprises publiques, pour être les représentants du Mali dans nos chancelleries à l’extérieur, pour devenir ministres dans les gouvernements à venir ? Au nom de quoi ceux qui doivent des comptes à l’Etat et aux Maliens soient lavés avec l’eau de rose pour être étiquetés nouveaux infaillibles et être remis en situation de piller ? Qu’il me soit permis de citer l’Honorable Moussa Diarra, ancien député du RPM et pionner de la dénonciation de la France, qui s’adressait, dans nos colonnes en janvier 2022, aux politiciens qui refusé l’appel du Colonel Goïta à prendre part aux ANR (les mêmes qui se drapent aujourd’hui du manteau de la vertu pour revenir au cœur de la nouvelle gouvernance) et qui souffraient des victoires des FAMAs : « En évaluant le chemin parcouru depuis trente ans, d'ailleurs en prenant le raccourci des huit dernières années, il sera aisé, si tant est que l'honnêteté et la morale doivent prévaloir, d'accepter la volonté du peuple qui ne donne nul autre choix aux autorités d'aujourd’hui que le respect. Si la démocratie est le pouvoir du peuple, par le peuple et pour le peuple, tenez compte des aspirations du peuple, et non d'appeler l'extérieur à sanctionner votre propre pays, avec la conséquence fâcheuse que ce sont les citoyens qui souffriront alors que vous serez à l'abri dans un confort que vous leur devez. Vous voulez les intérêts de la France avant ceux de votre patrie ? Eh bien, le Français Jean Jacques Rousseau vous dit : «Quand un peuple ne défend plus ses libertés et ses devoirs, il devient mûr pour l’esclavage.» « Cette assertion, le peuple malien l’a comprise. Ayez honte un peu ! »

<strong>Amadou N’Fa Diallo</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito : Un chef religieux et un leader politique allument le flambeau du dialogue</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-un-chef-religieux-et-un-leader-politique-allument-le-flambeau-du-dialogue-3040409.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/edito-un-chef-religieux-et-un-leader-politique-allument-le-flambeau-du-dialogue-3040409.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/08/Youssouf-Sissoko-diroub-Alternance.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 23 Oct 2023 10:14:32 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alternance</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Alors que les armes continuent de crépiter entre l’armée malienne et certains mouvements signataires de l’accord pour la paix et la réconciliation, un vent d’espoir pour la concorde et la paix  vient également de souffler. Une initiative en faveur du dialogue pour la paix et la réconciliation est née. Chérif Ousmane Madani Haïdara et Ali Nouhoum Diallo,  deux grandes figures, l’une religieuse et l’autre politique, sont à la base de cette initiative, elle-même fruit d’un constat de reprise des hostilités entre frères d’une même nation, à savoir les militaires de l’armée malienne et certains éléments égarés des groupes signataires de l’accord pour la paix et la réconciliation. Pour rappel tout est parti des opérations de rétrocession des camps de la MINUSMA à l’armée malienne. Laquelle rétrocession, selon les clauses de l’accord entre le Mali et l’organisation des Nations Unies, devrait se passer entre le gouvernement à la MINUSMA, ce qui n’a pas été la grille de lecture du CSP qui pense que cet accord est postérieur à celui qui a été signé en 2015 et dont la mise en œuvre aurait dû permettre aux parties signataires d’éviter l’affrontement. Deux grilles de lecture antinomiques, finalement les deux parties ont fini  par s’affronter au grand dam des populations civiles. Alors même qu’une issue pacifique pouvait être trouvée en permettant à l’armée d’occuper les emprises, mais aussi et surtout en appliquant l’accord pour la paix et la réconciliation. Ainsi pour éviter que ces hostilités n’aboutissent  à des situations déplorables, entamant le vivre ensemble, certains leaders politico-associatifs  ont pris l’initiative d’aller voir le Président du Haut Conseil Islamique afin de mettre en place une structure pour faciliter le dialogue entre maliens.

<strong><em>Parviendront-ils à  changer le cours de l’histoire ? </em></strong>

C’est le Pr Ali Nouhoum Diallo, ancien président de l’assemblée Nationale de 1992 à 2002, à la tête d’une forte délégation, qui s’est rendu au siège du Haut Conseil Islamique pour rencontrer son Président le très populaire Chérif Ousmane Madani Haïdara. Son objectif est de plaider en faveur d’une dynamique pouvant non seulement permettre d’arrêter les hostilités entre frères et engager un dialogue pour une paix durable. Si la rencontre a eu lieu à huis clos, les quelques mots recueillis à la fin de la rencontre présage d’un lendemain prometteur. Toutes les deux parties se sont d’ores et déjà engagées pour prêcher la bonne parole, celle qui permettrait de mettre fin aux hostilités et surtout d’aboutir à une paix durable et le vivre ensemble. A la question de savoir s’ils parviendront à inverser la tendance sur le terrain en ramenant toutes les parties autour de la table, la réponse est on ne peut claire, oui surtout quand on sait que le Mali est une nation et que tous les ressorts ne sont pas cassés. Ces deux personnalités, à savoir Ali N Diallo et Chérif O Haïdara, qui ont à leurs côtés d’hommes politiques avisés à l’image de l’ancien ministre des affaires étrangères Tiébilé Dramé  et des leaders religieux expérimentés comme Me N’Diaye, peuvent bien entendu arracher un compromis dynamique, certainement en aval de la reprise des emprises par les FAMA.

<strong>En cas d’échec dans les négociations quelles pourraient être les conséquences ? </strong>

Les conséquences seront sans nul doute incommensurables, tant sur le plan social que culturel et politique. En effet, le vivre ensemble prendrait un coup terrible, le risque d’un enlisement de la crise serait patent et celui d’une guerre sans fin avec ses conséquences socio-économiques et financières. Donc il est un impératif absolu de trouver un compromis entre protagonistes si tant est qu’on veut éviter une  guerre fratricide.

<strong>Youssouf Sissoko       </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito :  Vivement des mesures plus coercitives au campus !</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-vivement-des-mesures-plus-coercitives-au-campus-3040095.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/edito-vivement-des-mesures-plus-coercitives-au-campus-3040095.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/02/Gaoussou-Traore.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 19 Oct 2023 08:58:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[« Sans préjudices de poursuite judiciaire et de sanction disciplinaire, les étudiants  …, sont exclus des résidences de la Faculté des Sciences Techniques et de l’Institut Universitaire de Gestion  sis au Campus de Badalabougou, avec retrait définitif  du droit d’accès aux résidences universitaires, pour des faits de violation grave des règles pénales, notamment détention d’objets prohibés ». C’est  le libellé de la  décision du Directeur du Centre National des Œuvres universitaires  (CENOU). Qui   ordonne  d’ailleurs explicitement,  <strong>l’exclusion définitive de 17 étudiants pour détention d’armes à feu, armes blanches et autres</strong>. Qu’il était  temps que les responsables des  campus universitaires   prennent des sanctions contre des étudiants qui ont transformé   nos universités  en  des  lieux  de crimes !

Les établissements scolaires et universitaires sont normalement des instances de formation et de réflexion sur la problématique  de la société. Ainsi  sont-ils  censés offrir  des compétences théoriques et pratiques aux élèves et étudiants, afin de les préparer à devenir des citoyens imprégnés des valeurs sociétales et culturelles !  Mais actuellement  cet idéal est en train  d’être hypothéqué  par la violence et l’insécurité croissante et endémique. Qui   deviennent  le  lot quotidien des élèves et étudiants.  De sorte que  les établissements scolaires et universitaires ne sont plus des lieux sûrs et un havre  de paix et de tranquillité qu’ils avaient toujours  été.

Conscient  donc  de cette situation dramatique,  le Département  de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique, n’a de cesse initier des fora afin  de pouvoir  trouver des  solutions idoines. Mais ces efforts  n’ont  pas, jusque-là,  permis à promouvoir un espace scolaire et universitaire apaisé, propice à l’apprentissage. Alors que  les  campus universitaires maliens, notamment celui de  Badalabougou, sont devenus, au vu et au su de tous,  des lieux  de stockage d’armes de guerre. Où les étudiants s’entre-tuent. C’était déjà le cas en 2018.

Face à la gravité du problème,  il est vrai que, en cette année  2018,  les pouvoirs publics avaient engagé   des mesures fortes dont, entre autres :  la mise en place d’une commission interministérielle de travail sur les  questions  de violence et d’insécurité ; l’élaboration d’un plan d’actions ;  l’audit sécuritaire des établissements d’enseignement supérieur ;  l’opérationnalisation des Conseils de discipline et la prise des sanctions disciplinaires contre de nombreux   étudiants responsables de violence dans certaines facultés  tels que la FMOS-FHAP, FDPRI. Toutes choses qui ont débouché sur   l’adoption d’une loi et d’un décret sur les franchises et libertés universitaires.

Toutefois, au regard de l’arsenal de guerre  qui  vient d’être découvert, il y a juste quelques semaines, au campus de Badalabougou,  force  est de reconnaitre  que ces mesures  fortes n’ont pas suffi. Donc, ne   méritent- elles pas d’être renforcées par d’autres actions.  Encore plus  coercitives ! Comme l’interdiction pure et simple de  l’Association des Elèves et Etudiants du Mali (AEEM) ?

&nbsp;

<strong>Gaoussou Madani Traoré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Editorial :  Electricité au Mali : une denrée rare !</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-electricite-au-mali-une-denree-rare-3039862.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-electricite-au-mali-une-denree-rare-3039862.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/06/Bazoumana-Alerte.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 18 Oct 2023 01:45:32 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alerte</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[La coupure intempestive de l’électricité a la vie dure au Mali. C’est une première dans ce pays de constater que la lumière s’absente de plusieurs quartiers de Bamako et des régions au même moment. Et ce, pendant longtemps. Les populations souffrent de ce désagrément. Même la poule ne se lève pas sur ses œufs. C’est dire que le phénomène est devenu tellement banal !

Il n’est pas rare pour la société EDM SA de balancer des communiqués pour informer les Maliens de la coupure d’électricité. En matière de courant, chaque jour amène son lot de désarrois. Il y a des citoyens qui ne peuvent pas travailler sans l’électricité tels que les soudeurs, les agents de cyber, les vendeurs de boissons, de poissons etc. Avec cette situation, ils sont confrontés au chômage technique occasionnant un manque à gagner énorme.

D’habitude, les Maliens s’attendent à la coupure intempestive de l’électricité pendant la période de grande chaleur métaphoriquement appelée période de pointe. Ce moment passé, tout rentrait dans l’ordre. Mais cette année, ce fut en attendant Godot pour les consommateurs de courant au Mali. Ils n’ont pas pu faire la différence entre cette période de pointe et le reste de l’année du fait que rien n’a changé.

Cette denrée rare que représente l’électricité au Mali aujourd’hui est une source de joie pour les enfants. Souvent, après une journée de coupure, quand les ampoules s’allument, les enfants, de concert, éclatent de joie. Comme pour saluer l’arrivée de l’électricité. Quel désastre !

<strong>Bazoumana KANE</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito   :  Quatre ans déjà mais Le Pélican continue son envol!</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-quatre-ans-deja-mais-le-pelican-continue-son-envol-3039122.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/edito-quatre-ans-deja-mais-le-pelican-continue-son-envol-3039122.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/02/Gaoussou-Traore.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 12 Oct 2023 01:48:32 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Ce lundi 09 octobre 2023,  Le Pélican   a encore fêté dans l’intimité et la sobriété, parce que la conjoncture économique et  sécuritaire  du Mali nous y oblige,  son quatrième   anniversaire.  Sa   première parution  (le numéro 000)  a été mise  dans les kiosques, le mercredi  09 octobre 2019.  A travers ce cent-dix-huitième (118è) numéro, votre hebdomadaire préféré, Le Pélican a donc  bouclé  sa quatrième année pour  rentrer  dans sa cinquième !  Par la grâce d’Allah,  nous comptons  fêter,  encore et encore,  une quantité d’autres anniversaires. Evidemment  avec  nos lecteurs, annonceurs et partenaires !

Dans notre édito de lancement, nous  avions promis  à nos lecteurs et annonceurs   que  « Le Pélican »  ne sera pas un journal de plus dans le répertoire des publications au Mali. Nous avions aussi promis que le canard va inlassablement œuvrer pour la satisfaction de son lectorat : dans  la réalisation de plus d’analyses sociopolitiques objectives et de rubriques diverses. En quatre  années  de parcours,  même  si  c’est au lectorat d’en juger le contenu (notamment la ligne éditoriale) du journal,  nous pensons en toute humilité que ces promesses se tiennent. De toute façon, en dépit du fait que  le chemin est plein d’embûches,  « Le pélican »,  qui a quatre  printemps révolus, va  inexorablement continuer son envol  avec  espérance.

Certainement,  la ligne éditoriale de  « Le  Pélican »   dérange  des   animateurs de la vie sociopolitique.  Aussi, nos analyses  et  points de vue sur les questions de la nation  dérangent parfois certains  politiciens et décideurs, guère habitués à ce que  d’autres  voix  leur portent la contradiction et expriment leur avis : que chacun reste à sa place, semblent-ils penser !  En respectant ce postulat,  la nôtre doit se cadrer  dans le « politiquement correct », sans aucune critique, même objective ! Autrement dit,  ces Princes du Jour  veulent  que nous taisions toutes critiques  sur leurs actes politiques.

Mais non, mille fois non !  Cela ne marchera pas avec  la rédaction  intraitable  de  « Le Pélican » !  Puisqu’en choisissant le  métier de journalisme, nous (les rédacteurs)  avons aussi opté  d’être   objectifs,  mais aussi  et surtout  aux côtés  des plus faibles pour servir de sentinelle et d’alerte face à toutes éventuelles dérives des gouvernants (décideurs  politiques). A cet effet, nous ne nous lasserons  point  d’aller crever  l’abcès là où il peut se trouver. Que cela soit donc  clair !

Pour  ce faire,  nous réitérons  notre  engagement ferme de demeurer  constant, malgré  des intimidations que nous pouvons rencontrer,  avec  notre ligne  éditoriale.  Dont  nous avons voulu indépendante et libre. C’est pourquoi, nous n’abandonnerons  à aucun prix  l’espace  d’expression  dont nous disposons. Car, il représente  pour nous,  la quintessence même  de notre  existence sur la scène médiatique malienne.

Toutefois, l’indépendance de la presse malienne ne saurait se renforcer sans une aide publique conséquente de l’Etat. Oui, la presse malienne doit être soutenue et bien subventionnée ! Que les autorités politiques soient convaincues d’une chose, cette indépendance  ne saurait se renforcer sans une aide publique conséquente de l’Etat !  Cela est  d’autant normal que  la presse est un fournisseur  de  service public. Si cela est une évidence, l’aide à la presse doit  vraiment cesser d’être la  charité du prince du jour. Mais cette aide, afin que les médias sortent de la précarité et de l’influence néfaste des uns et des autres,  doit être indexée au budget national. Vivement donc la satisfaction de cette requête !

A moins de trois mois de l’année 2024,   la  Rédaction  de  « Le Pélican », souhaite  la  bonne et  heureuse   année    à vous tous (toutes),  chers amis lecteurs, partenaires, annonceurs, mais aussi  à  tout  le peuple malien.  Vive nos vaillantes Forces de Défense et de Sécurité ! Puisse le Mali, notre Patrie, recouvrer à nouveau, dans la paix et la quiétude, l’entièreté  de son intégrité territorial ! Puisse Allah nous donner  la chance de voir l’année 2024  en pleine forme !

Bon anniversaire et bon vent Le Pélican ! Vivement le cinquième !

<strong>Gaoussou Madani Traoré, DirPub</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito, Manipulations grossières</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-manipulations-grossieres-3038727.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/edito-manipulations-grossieres-3038727.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/08/FAMA-VICTOIRE.jpeg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 09 Oct 2023 10:37:06 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Essor</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>À ce sujet, des vidéos et des photos publiées sur Meta (ex-Facebook) et X (ex-Twitter) se sont répandues, la semaine dernière, comme une entraînée de poudre. Certaines mettent en scène de prétendus soldats maliens et leurs partenaires, en train de commettre des exactions sur des civils.</strong>

D'autres font croire à l'opinion que les terroristes se présentant sous la bannière du Cadre stratégique permanent (CSP) gagnent du terrain face aux forces de défense et de sécurité. Dans ces vidéos et photos, les images et sons ont une apparence véridique. Mais, en réalité, il ne s'agit que de grossières manipulations.

C'est une aberration que d'accuser une armée qui se mobilise pour sécuriser sa population. Encore que chaque militaire engagé au front sait ce à quoi s'attendre si jamais il se rend coupable d'une quelconque exaction sur les populations civiles. Rien de surprenant dans ce déferlement d'accusations mensongères lorsqu'on sait que depuis presque 10 ans, ces groupes armés et une partie de la communauté internationale ont fait de la question des droits de l'Homme un «cheval à toutes mains» pour entraver l'action des Forces armées maliennes.

En d'autres termes, cette guerre informationnelle des terroristes, c'est aussi celle qui se joue avec, pour alliés, des puissances étrangères qui absorbent les règles (relatives à la conduite des hostilités) selon une arithmétique des intérêts et des jouissances. Il suffit d'observer le narratif de certains médias français pour constater cette interprétation perverse des droits humains.

Pourtant, la France doit bien concéder qu'elle a commis un massacre en janvier 2021 à Bounty et, en 2022, à Gossi où des corps avaient été ensevelis non loin de l'entreprise rétrocédée par Barkhane aux forces maliennes. Et il est connu que la prise des Régions du Nord en 2012 par les indépendantistes et les islamistes a été accompagnée de saccages, d'arrestations arbitraires, d'exécutions sommaires perpétrées sur des militaires et des civils, d'utilisation d'enfants soldats.

Actuellement, outre des méthodes liées aux sièges de certaines villes, des techniques sont employées par les groupes terroristes pour rayer purement et simplement certains lieux de la carte. Aucune organisation prétendument dédiée aux droits de l'Homme ne lève le petit doigt quand irrédentistes et islamistes s'en prennent à des populations sans défense.

Toutes les accusations sont orientées contre les Forces de défense et de sécurité. Une façon de leur dénirer le droit d'agir sur leur territoire afin de rétablir l'ordre. La grosse ficelle est sans cesse réchauffée pour faire croire que l'armée s'en prend à des populations civiles. L'objectif est de discréditer les FAMa. Et à cette fin, des esprits intrépides affinent les accusations en sortant des images de leurs contextes.

Parfois, c'est un secret de polichinelle, ces bandits se font passer pour des soldats loyalistes, en utilisant des véhicules peints aux couleurs de l'armée de malienne, pour commettre des exactions. La confusion n'est pas difficile à entretenir surtout que beaucoup de Touareg sont restés dans les rangs des Forces de défense et de sécurité malgré les chants de sirène des indépendantistes et des terroristes.

Ce qui se joue dans le Nord du Mali depuis ces dernières semaines est l'exacte mise en application des principes de « guerre totale » dans lesquels les réseaux sociaux sont utilisés en mode « guerre ». La propagande et la désinformation sont notamment portées par les deepfakes, ces manipulations vidéo grandeur nature. Recours est fait à tous autres subterfuges qu'autorisent les nouvelles technologies : photos truquées, messages violents...

Symbole de ce basculement dans l'ère de la guerre informationnelle, les terroristes ont même créé une radio en ligne qui diffuse aussi en bambara pour mieux atteindre les populations du Sud. Nombre de nos compatriotes tombent dans le panneau en relayant les inepties racontées sur cette chaîne.

Au 19è siècle, Napoléon avait résumé les choses en précisant qu'un bon croquis valait mieux qu'un long discours. En ce début de 21è siècle, cet adage militaire reste plus que jamais vrai, sauf qu'à présent, c'est la vidéo qui a pris le pas sur les croquis. Sur le champ de bataille virtuelle où tous les coups sont permis, les smartphones, les ordinateurs et la connexion Internet sont désormais des armes au service de la déstabilisation massive.

Issa DEMBÉLÉ]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito : CMAS versus CDM, le risque d’un affrontement est plausible</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-cmas-versus-cdm-le-risque-dun-affrontement-est-plausible-3038718.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/edito-cmas-versus-cdm-le-risque-dun-affrontement-est-plausible-3038718.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/08/Youssouf-Sissoko-diroub-Alternance.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 09 Oct 2023 09:51:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alternance</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[La Coordination des Mouvements, associations et sympathisants de l’imam Mahmoud Dicko, CMAS et le Collectif pour la Défense des militaires CDM, projettent d’organiser une manifestation le même jour, au même lieu et à la même heure, c’est-à-dire le vendredi 13 octobre 2023 à 14 h au boulevard de l’indépendance. Coïncidence de calendrier ou bien velléité guerrière entre deux protagonistes ? Serait-on tenté de se poser comme question. En effet, la CMAS  entend dénoncer la décision du gouvernement de prolonger la transition et compte proposer la mise en place d’une transition civile à la fin des 24 mois promis par les autorités pour le retour à l’ordre constitutionnel. Tandis que  le Collectif pour la défense des militaires, a la ferme volonté de demander aux autorités de continuer à mener le bateau Mali jusqu’à la victoire finale contre tous les terroristes et pour ce combat point de limite. Les deux mouvements ont un seul dénominateur commun, c’est le soutien à l’armée. La question qui  taraude tous les esprits est celle de savoir s’il n y a pas une volonté délibérée de la part du Collectif pour la défense des Militaires d’aller en affrontement contre la CMAS, taxée aujourd’hui de tous les noms d’oiseaux de mauvais augure.  Les autorités de la transition vont-elles autoriser les deux manifs le même jour et à la même heure, au risque d’être taxées de complicité voire de connivence avec le CDM pour semer le chaos. Elles endosseront toutes les conséquences en cas de troubles à l’ordre public si elles permettaient l’organisation de deux manifs le même jour.

D’abord qu’il soit dit en passant, la liberté d’expression et d’opinion est l’un des principes sacrosaints de la démocratie, donc vouloir l’entraver serait un crime. Et les gouvernants  ont le devoir et l’obligation d’assurer la sécurité de tous les citoyens quel que soit leur opinion, leur race, leur ethnie, leur religion. En effet, les autorités ne doivent pas  autoriser les manifs de deux mouvements à la limite rivaux, le même jour et à la même heure, car le risque de provocation voire d’affrontement serait très grand.  Elles pouvaient avoir lieu le même jour et à la même heure, mais à des endroits différents pour éviter tous heurts, à moins que les autorités ne  déploient des forces de l’ordre avec des grands moyens  afin d’encadrer les deux manifs. Au mieux elles peuvent interdire l’une pour permettre à l’autre de se dérouler sans incidents majeurs. Ou bien au pire des cas elles interdisent toutes les deux pour raison d’Etat, sauf que cet acte s’apparenterait à un musèlement, voire une volonté manifeste de faire taire toutes les voix discordantes, ce qui serait contraire à la liberté d’expression et à la démocratie. Pour beaucoup d’observateurs de la scène politique malienne, le meeting de soutien aux militaires que le CDM voudrait organiser le jour de la marche dite patriotique de la CMAS est fait dans le seul dessein d’entraver la manifestation des partisans de l’imam Dicko dont le seul tort aujourd’hui est d’adopter une posture différente de celle des autorités. Les autorités mesurent-elles le danger d’une telle attitude dans un pays démocratique ? Elles auront tout à gagner en préservant les acquis de la démocratie et en garantissant les mêmes droits à tous les citoyens quel que soit leur opinion.

En somme, en autorisant le CDM de tenir son meeting  de soutien à l’armée, à la même date que la CMAS, les autorités de la transition  feraient preuve de légèreté et endosseraient la lourde responsabilité de tout ce qui en découlerait. Donc autant prendre toutes les dispositions utiles, à défaut d’interdire la tenue des deux manifs, pour qu’un mouvement puisse remettre à un autre jour son activité.

<strong>Youssouf Sissoko             </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito : Report des élections</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-report-des-elections-3037996.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/edito-report-des-elections-3037996.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/08/Youssouf-Sissoko-diroub-Alternance.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 02 Oct 2023 10:11:01 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alternance</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[C’est par un point de presse animé par le ministre d’Etat, ministre de l’administration territoriale et de la décentralisation, porte-parole du Gouvernement, que l’opinion nationale et internationale a été informée du report des élections présidentielles. Cette décision entrainerait de facto une prolongation, à une date ultérieure de la durée de la transition, pourtant initialement fixée au mois de mars 2024 avec l’élection d’un nouveau président de la République. Qu’il soit dit en passant, si la décision du report n’a guère surpris les observateurs avertis de la scène politique malienne, la méthode cavalière et solitaire des autorités de la transition ont par contre surpris plus d’un. Par cette décision les autorités ont non seulement   suscité des vives réactions tant au sein de la classe politique que de la société civile, mais aussi et surtout elles ont provoqué une véritable levée des boucliers au sein de l’opinion. En effet, le gouvernement a pris cette décision sans aucune concertation encore moins un minimum de consensus comme cela sied en pareille circonstance. Comment une décision aussi importante qui engage toute une nation, quelques individus furent-ils au sommet de l’Etat, peuvent s’arroger le droit de la prendre sans se référer aux acteurs ?

En reportant les élections et du coup  en prolongeant la transition, les autorités ont été  non seulement mal  inspirées, mais elles auraient exposé le Mali et les maliens à des nouvelles sanctions, celles qui risqueraient de sonner le glas du régime actuel. En tout cas à en juger par la teneur des communiqués de certains partis politiques et associations tout comme l’incompréhension d’une frange importante de l’opinion, qui souhaitent vivement que le Mali sorte de cet imbroglio politico-économico-financier qui l’étreint depuis près de trois ans , on peut alors affirmer sans risque de se tromper que  les jours, les semaines, voire les mois à venir risquent d’être tumultueux au Mali. Qui sème le vent récolte la tempête a-t-on coutume de dire. Les autorités de la transition, en reportant de façon unilatérale et en ignorant voire méprisant, la classe politique, la communauté internationale et même l’opinion nationale,  non seulement se fragiliseront, mais aussi et surtout exposeront le Mali à des sanctions sévères à l’instar de celles du Niger. Le  résilient Peuple malien est-il encore et toujours prêt à subir d’autres sanctions ? La réponse semble être non, eu égard aux  vives hystériques  réactions que le report avait suscité.

Les autorités de la transition, par cette décision, semblent désormais prêter les flancs aux critiques des opposants. Certains partis politiques et associations ont déjà donné le ton en condamnant sans réserve la décision unilatérale de report des élections et exigent le respect des engagements pris. Que vont-ils faire après ? En tout cas l’atmosphère est délétère et les deux camps, tout en fourbissant leurs armes,  semblent opter pour un dialogue de sourd.  La question que l’on est en droit de se poser est celle de savoir,  si ce n’est véritablement l’accalmie avant la tempête. Car au regard des déclarations nul ne saurait dire jusqu’à quand cette posture de ni guerre, ni paix durera entre les autorités de la transition et la classe politique dont certains partis politiques proposent déjà une transition civile au-delà de mars 2024 ?

En somme, pour éviter une autre crise dans la crise, le Président de la transition doit inviter en urgence autour de la table toutes les forces vives de la nation, qu’elles soient politiques, religieuses, voire même militaires pour débattre de la question du report. Et qu’il soit dit en passant, un report de plus de deux mois relèverait d’une mauvaise foi manifeste à tenir les élections et une volonté certaine  à conserver le pouvoir dans l’illégitimité et l’illégalité. Sans un large consensus autour d’un léger report le Mali subira des lourdes sanctions ce qui sonnerait le glas de la transition

<strong>                                                                                                                                       Youssouf Sissoko                   </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Éditorial :   Les cavaliers du cheval de Troie</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-les-cavaliers-du-cheval-de-troie-3037958.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-les-cavaliers-du-cheval-de-troie-3037958.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/09/Amadou-NFa-DIALLO.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 02 Oct 2023 09:08:26 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le National</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[L’abjection ne peut que se parer de la bassesse. Pour avoir dénoncé les cavaliers montés sur le cheval de Troie dans mon éditorial du jeudi dernier, j’ai à nouveau eu droit à des injures d’un certain damné contre qui les prédictions des autochtones de Yanfolila ne manqueront pas d’agir, qui se cache bravement sur une sorte de « Jeunesse Adéma » afin de livrer ses injures, au lieu de répondre honnêtement aux faits clairs et évidents que je mets à la portée de l’opinion publique. Mais l’injure ne vaudra jamais preuve et, par un effet imparable de la justice immanente, elle retournera toujours à son auteur. Qui n’a pas d’arguments se fend en pamphlets d’injures à longueur de temps. Comme c’est triste pour des personnages qui veulent se prévaloir de la vertu et de la dignité ! Nos concitoyens qui ont voulu réagir contre le personnage sulfureux et son abjection ont cherché en vain sur les plateformes Adéma l’immonde injure. C’est que, cette fois-ci, les coalisés ont soigneusement évité de publier, comme d’habitude leurs injures, sur les réseaux traditionnels, ils ont simplement circulé leur sacrilège entre eux. Pour de bonnes raisons, on le comprend, parce qu’incapables d’un droit de réponse en bonne et due forme, et toujours incapables de mettre clairement un prénom et un nom, la couverture « Jeunesse Adéma » leur étant bien commode. Mais cela est désormais sous l’œil des magistrats qualifiés, ils l’ont compris. Le plus horripilant relevé dans leur tract injurieux ests qu’il y est dit que « …nous avons entrepris nos autres camarades jeunes des autres formations politiques pour porter plainte contre vous afin que vous apportez la preuve de de vos insinuations… » Contre qui ? Moi ? En attendant cette fiction hollywoodienne qui ne sera jamais tournée, j’ai pris le soin de dispatcher la risible menace afin que tout le monde se rende compte de l’infantilisme de ceux d’en face. Non, ils ne pourront jamais porter plainte contre moi et, le feraient-ils qu’aucun jeune (s’il s’agit bien de « Jeunesse Adéma », ne lui suivrait dans leur suicide judiciaire. Ils savent bien que l’Adéma-Pasj n’a pas tardé à se muer en organisation mafieuse, que c’est tout simplement un parti de pilleurs de deniers publics, à l’exception de quelques personnalités qui, comme exceptions, attestent le cartel rouge et blanc.

Des délinquants financiers et économiques, prédateurs professionnels : quel Malien peut ignorer que le machin électronique est aux pieds des générations des dirigeants de l’Adéma-Pasj ? Venus au pouvoir pauvres comme des rats d’église, ils ont été les premiers fonctionnaires ou politiciens milliardaires de l’histoire du Mali. Quand l’Adéma-Pasj commençait sa prostitution entre 2001 et 2002, ceux qu’on pousse maintenant à injurier n’étaient pas nés pour la plupart et ceux d’entre eux qui avaient vu le jour n’avaient pas l’âge d’aller à l’école. Voilà un drame incommensurable : des pères et des mères nobles donnent dignement naissance à leurs progénitures, l’Adéma-Pasj les transforme en insulteurs ! La relève est-elle bien assurée ?  Pour la petite histoire, l’Adéma-Pasj, en trente ans, a fait la promotion de combien de jeunes ? Nous avons toujours les mêmes figures qui sont ministres, ambassadeurs, etc., contraignant les jeunes gens à squatter leurs bureaux, à la recherche de pitances les transformant en chiens nourris pour aboyer sur ceux qui les gênent. Oui, l’Adéma est un parti de ripoux qui n’ont cure d’aucune morale, d’aucune vertu. Juste bons pour accompagner chaque président de la République (« Nous accompagnons l’action du Président ! »). Ils ont aidé Alpha Oumar Konaré à tripatouiller les textes en mettant le général Amadou Toumani Touré à la retraite, au lieu de la démission de l’armée pour briquer la magistrature suprême. Sous l’ombre de ce dernier, ils se sont rués sur les patrimoines de l’Etat, tels des pionniers yankees, là-bas, aux U.S.A. Ils ont volé les mines, bradé les entreprises (Huicoma et autres), ils ont pillé la BMH, Energie du Mali, pardon pour les cardiaques. Procès contre qui ? L’individu indélicat a terminé son tract par un « vous êtes vaincus et nus vaincrons ». Il est loin de se rendre compte qu’il venait de révéler leur intrique inavouable. Vaincre, verbe utilisé contre l’ennemi. C’est indéniable la révélation du complot visant à remettre  en selle ceux qui ont détruit notre pays et notre Armée, qui nous ont causé des morts de  nos soldats et des innocents, qui nous ont fait perdre 73% au moins de notre territoire. Que Dieu préserve le Président de la Tradition des intrigues des cavaliers du cheval de Troie qui ont échoué durant deux ans à faire chuter sa Transition et qui s’échinent aujourd’hui à revenir comme de vertueux serviteurs  de la quatrième République.

&nbsp;

<strong>Amadou N’Fa Diallo</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Éditorial :   Nouvelle offensive trompeuse des loups&#45;Garou</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-nouvelle-offensive-trompeuse-des-loups-garou-3037374.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-nouvelle-offensive-trompeuse-des-loups-garou-3037374.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/09/Amadou-NFa-DIALLO.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Tue, 26 Sep 2023 09:57:32 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le National</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[C’est avec un cynisme calculé, comme toujours, que des politiciens de la déchéance nationale, se mouvant dans des échafaudages qui ne répondent point aux critères réels de partis politiques dans une démocratie vraie, se sont mis en branle dernièrement pour entrer en effraction dans la gouvernance vertueuse en construction. Les loups garous, mangeurs de la nation malienne- on les connaît tous parfaitement puisque ce sont tous des loups blancs, qui peinent à s’éteindre, dans une énième manœuvre dont ils ont le secret, ont déjà lancé,  encore, une OPA sur le Mali Kura. Ils se sont en effet organisés durant les deux dernières semaines pour prendre tout le monde vitesse afin d’organiser à Bamako, non à Ségou où le Président de la Transition a délivré le 13 juillet un message fort, ou à Sikasso, un meeting au cours duquel ils proclameront leur soutien à la candidature à la présidentielle d’un certain colonel Assimi Goïta. Cette motivation, qui ne surprendra plus personne, se base sur un argumentaire insolite : face à la recrudescence des attaques armées violentes et complexes intervenue les 7, 8 et 12 septembre 2023 contre les moyens de transport de passagers civils et des militaires dans les régions de Tombouctou et Gao occasionnant d'énormes pertes en vies humaines, des destructions et incendies de villages, de biens matériels, extorsions de milliers de têtes de bétails, les partis politiques réunis les 13, 15, et encore 18 septembre 2023 pour peaufiner leur plan inceste, ont signé une déclaration dénommée ‘’APPEL DES PARTIS POLITIQUES POUR LA PAIX ET LA STABILITÉ DU MALI’’.  Du grand art politicien dans l’exploitation talentueuse des malheurs du Mali et des souffrances de la nation malienne dont ils portent la responsabilité pleine et entière devant Dieu et devant l’histoire. Le Président de la Transition, qui n’a point reçu de ces loups garous le message de compassion, à fortiori de condoléances, nous informe le Premier ministre au cours de la cérémonie de commémoration organisée conjointement par la ministre de la Promotion de la Femme et son homologue de la Jeunesse au Palais des Sports de Bamako le jour du 22 septembre,  a marqué sa profonde affliction face aux pertes en vies humaines et aux blessés civils et militaires lors du conseil des ministres du 13 septembre 2023. On mesure toute l’amertume du Chef de l’Etat qui, mettant la main à son cœur, plutôt à son âme, constate que les rats de la politique malienne et leurs nombreux soutiens (CEDEAO, UNION AFRICAINE,  ONU, UNION EUROPEENNE, Organisations de défense des Droits de l’Homme) n’aient pas exprimé la moindre compassion pour les victimes du bateau civil Tombouctou perfidement attaqué par des terroristes que ces derniers devraient logiquement condamner. Que diantre !

La trentaine, voire la quarantaine de partis politiques qui ont signé la maudite déclaration et qui prétendent de se projeter à mener des actions futures pour le retour de la paix et de la cohésion sociale dans notre pays, étaient où quand il y a eu les tueries de Sobane Da, Ogossagou, Boulikissi, Kolongo, Indélimane, Songhô ou Bodio pour tirer raison des crimes perpétrés afin de s’engager pour la paix ? Mais non, la vérité est que, après Synergie 22, Cadre des échanges pour une transition réussie, puis pour le retour à l’ordre constitutionnel, Appel du 20 février, etc., qui ont perdu toutes leurs balles, il faut coûte que coûte s’infiltrer dans la nouvelle gouvernance dans laquelle on remettra les mauvaises habitudes, vol, corruption, détournement à ciel ouvert des deniers publics. Et surtout se mettre à l’abri des poursuites judiciaires, comme si les magistrats trahiraient leur serment ! Les sangsues se colleront à d’importants acteurs de la Transition pour réussir leur coup. Mais le peuple parera à leur nouvelle offensive qui ne se justifie que par leur instant de prédations multiples.

&nbsp;

<strong>Amadou N’Fa Diallo</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito : Est&#45;ce la fin de l’hibernation de la classe politique malienne ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-est-ce-la-fin-de-lhibernation-de-la-classe-politique-malienne-3037223.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/edito-est-ce-la-fin-de-lhibernation-de-la-classe-politique-malienne-3037223.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/08/Youssouf-Sissoko-diroub-Alternance.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 25 Sep 2023 01:45:10 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alternance</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Enfin tard vaut mieux que jamais. Après une longue période d’hibernation et de peur bleue, la classe politique malienne a décidé de sortir la tête de l’eau pour se faire entendre et cela à quelques mois de la fin probable de la transition. Ils étaient ce lundi 18 septembre 2023, une trentaine de partis politiques dont l’URD, l’ADEMA et le RPM, à signer un Appel pour la paix et la stabilité au Mali, lequel appel est assorti des propositions concrètes allant du dialogue entre les parties en belligérance, à savoir l’armée malienne et la CMA, à la cessation des hostilités et surtout à des concertations inclusives afin d’aboutir à un large consensus sur la voie à suivre pour une transition réussie. Indépendamment de cette initiative, deux autres partis politiques à savoir la CODEM et le PARENA, se disent préoccupés par la dégradation de la situation sécuritaire. Tous ces deux partis politiques prônent la cessation des hostilités et la reprise du dialogue entre le gouvernement et la CMA, deux parties liées par l’Accord pour la paix et la réconciliation.  Ils se disent très préoccupés par la reprise des hostilités, mais aussi par la léthargie du gouvernement face aux différents défis.

La question que l’on est en droit de se poser est celle de savoir si leur appel sera entendu par Assimi Goita, car le Président de la transition semble non seulement mépriser la classe politique en la reléguant au second plan, mais aussi et surtout semble se condamner dans un carcan en répugnant la classe politique. Sinon comment comprendre que l’on puisse gérer un pays, fut-il pendant une période transitoire, sans associer les partis politiques ? S’il est vrai que la classe politique malienne s’est fortement décrédibilisée pendant ces vingt dernières années en contribuant à l’affaissement du pays par la mauvaise gouvernance et ses corolaires de corruption à ciel ouvert, de concussion et de népotisme, d’où l’ire de l’opinion vis-à-vis de d’elle. Mais qu’à cela ne tienne les hommes politiques sont incontournables dans la gestion des affaires de la cité.

Pourquoi ce réveil spontané et subitement de la classe politique? Que veulent dire les leaders politiques en filigrane aux autorités de la transition? Ce réveil à la fois brutal et fracassant de la classe politique  pourrait être interprété comme un rappel au respect des engagements pris par les autorités. Qu’il s’agisse de la mise en œuvre de l’accord, que les autorités n’ont d’ailleurs guère remis en cause, ou du respect du délai imparti pour la fin de la transition. Le message de la trentaine des partis peut avoir une autre  grille de lecture, celle relative à un appel du pied pour la mise en place d’un gouvernement d’union nationale afin de leur permettre de souffler après plus de trois ans d’asphyxie politico-financière. Lorsque les partis signataires se montrent beaucoup plus diplomatiques, la CODEM et le PARENA semblent être sur un pied de guerre et n’entendent ni céder d’un iota de leur exigence du respect du délai de la transition encore moins avaler n’importe quelle couleuvre. Face à ces deux groupements politiques avec des fortunes diverses que ferait le gouvernement, surtout si le délai venait à être violé pour la énième fois ? En effet, tous les signaux du non-respect du délai de la transition sont visibles, même s’il serait très tôt de deviner ou d’opiner déjà sur une éventuelle prolongation.  si cela devrait arriver, le risque serait énorme pour les autorités,  d’une part et pour le Mali d’autre part. Dans un tel cas de figure la classe politique soutien de la transition  réviserait son soutien pour ne pas subir les conséquences politiques. Ainsi  face aux conséquences des sanctions de la communauté internationale, Il ne serait même pas exclu qu’un vaste mouvement voit le jour pour demander le départ des autorités actuelles pour incompétence à gérer le pays.

En somme, la classe politique vouée aux gémonies par une opinion irritée qui pense à tort ou à raison qu’elle est à la base de l’effondrement du pays, a une occasion de se refaire une nouvelle santé politique, surtout face à la junte militaire non seulement à bout de souffle, mais aussi et surtout  devenue impopulaire au fil du temps et face aux multiples défis non encore relevés .

<strong>     Youssouf Sissoko      </strong>           <strong>  </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Éditorial : France, rends&#45;nous les cendres de Cherif Hamaoula !</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-france-rends-nous-les-cendres-de-cherif-hamaoula-3037024.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-france-rends-nous-les-cendres-de-cherif-hamaoula-3037024.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/09/Amadou-NFa-DIALLO.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 22 Sep 2023 01:15:19 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le National</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Le 63ème anniversaire de l’indépendance de notre pays ce vendredi sera vécu dans le recueillement et la réflexion. Les ennemis de la patrie, pions des puissances maléfiques comme la  France d’Emmanuel Macron, ont plongé la patrie dans un immense deuil dès la première semaine de ce mois de septembre en attaquant le bateau Tombouctou, navire marchand et non de guerre, avec une horreur indescriptible. L’Armée nationale, la brave, la vaillante, a donné la réplique en infligeant une déculottée mémorable aux forces du mal, dont les rescapés ont fui en Mauritanie pour recevoir des soins, nous révélant alors bien de connivences.  Mais il faut se réjouir que les FAMAs nous rassurent. Les évènements heureux ou malheureux qui surviennent dans notre pays mettent toujours en évidence que l’Armée nationale est en communion avec le peuple et qu’elle restera une institution forte au service de la République. Elle garantit, aujourd’hui plus qu’hier, l’unité nationale, va au-devant du terrorisme international qui a perdu ses nombreux sanctuaires et qui se cherche désormais mais sans réel espoir de survivre. La victoire n’est pas loin et ce n’est pas pour rien que le chef du gouvernement, Dr. Choguel Kokalla Maïga, quitte toutes les réserves pour devenir sur les remparts le meilleur chantre des FAMAS. Quant au chef de l’Etat, chef suprême des Armées et clé de voûte de toutes les institutions républicaines, colonel Assimi Goïta, il joue, nuit et jour, le rôle de la sentinelle la plus vigilante. Il a fait annuler les programmes de réjouissance de la célébration du 63ème anniversaire du 22 septembre, et a décrété trois jours de deuil national en mettant en berne le drapeau national sur tous les édifices publics, en mémoire des victimes civiles et militaires du Tombouctou  Les rescapés du bateau sinistré ont reçu son appui, un montant de 101.750 000 Fcfa, soit 250.000 par rescapé, et le paiement a commencé : 22 rescapés ont déjà pu rejoindre leurs domiciles,  le reste s’organise en rotation tous les jours jusqu'à la fin de septembre

La joie contrariée que nous auraient procurée les réjouissances festives à l’occasion du 22 septembre est ainsi, fort bien, compensée par notre certitude que les autorités de la Transition sont en communion constante avec le peuple résilient, qui a montré la profondeur de son patriotisme le 14 janvier 2022 et qui, depuis, n’a rien perdu de son attachement à la patrie. A chaque 22 septembre, la citoyenneté nous invite à réfléchir au passé, au présent  et à l’avenir de notre pays. Des patriotes civils ont vite rejoint l’administration de leur pays devenu indépendant, des militaires ont aussi rejoint la nouvelle armée nationale. Mais il y a eu avant des martyrs qui, de leurs tombes, nous regardent. Parmi ces martyrs, il y a Chérif Hamaoula, le saint de Nioro, la Lumineuse, certainement le plus grand, qui, de déportation en déportation, a fini par répondre à l’appel de son Seigneur, loin de son Nioro natal dans ce Sahel maintenant engagé dans la Charte du Litptako-Gourma, en janvier 1943, dans la France criminelle. Depuis un peu plus de 80 ans maintenant, sa noble sépulture est en France, un pays devenu sous Emmanuel Macron le principal exportateur des perversions sexuelles dans le monde, sacrilèges qui ne peuvent s’accommoder avec la vertu dont Chérif Hamaoula est le Pôle (Qhoutb). France, rends-nous les cendres de notre Chérif Hamaoula, qu’il vienne reposer définitivement dans son Sahel que tu as perdu pour de bon, dans son Nioro natal où nous avons les moyens de lui construire un mausolée digne de son rang et de son statut.

Il y a eu des précédents qui empêchent toute justification de refus. Les troupes coloniales françaises ont bombardé en 1890 le palais royal de Ségou. Capturé à 17 ans alors qu’il défendait stoïquement la cité, le jeune Abdoulaye Amadou Sékou Tall a été amené en France où il deviendra Lieutenant. Ses cendres reviendront en avril 1995 (ou 1996) à Ségou où il repose désormais. Celles de Samory Touré ont été rapatriées à Conakry et enterrées dans la mosquée Fayçal ; celles du Roi Béhanzin sont aussi retournées à Abomey, chez lui. Mais il y a aussi que le retour à Paris des cendres de Napoléon 1er, mort prisonnier aux mains des Anglais sur la lointaine Île Sainte-Héléne, a été permis. L’empereur repose depuis 1840 aux Invalides. France, rends-nous notre Chérif !

&nbsp;

<strong>Amadou N’Fa Diallo</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Spécial 22 septembre, Edito : Le Mali de demain</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/special-22-septembre-edito-le-mali-de-demain-3036903.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/special-22-septembre-edito-le-mali-de-demain-3036903.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/08/ASSIMI-GOITA-A8.jpeg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 21 Sep 2023 09:47:17 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Essor</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[La célébration du 22 septembre intervient cette année dans un contexte sécuritaire tumultueux. à cause des actions de traîtrise des ennemis de la paix.

Ces groupes terroristes tentent d'empêcher les Forces de défense et de sécurité de prendre pied dans les zones qu'ils ont transformés en sanctuaire où sont menés, à l'abri des regards, divers trafics et les préparatifs des actions terroristes.

Les récents actes criminels ayant occasionné de nombreuses victimes sont le fait de ceux qui ont décidé de se soustraire de l'Accord pour la paix et la réconciliation. ont utilisé le prétexte de la rétrocession des camps de la Minusma à l'Armée nationale pour poursuivre au grand jour les actions terroristes qu'ils n'avaient jamais abandonnés, malgré le processus de paix. étant entendu que terroristes et indépendantistes ne sont que les deux faces de la même pièce.

Les événements dramatiques de l'heure sont les épisodes d'un processus devant aboutir à la refondation souhaitée par les Maliens et mise en œuvre par les autorités de la Transition. Cette refondation destinée à façonner le Mali de demain, touchera tous les secteurs où ont été identifiées des entrées au développement du pays.

Dans ce numéro spécial consacré à la célébration du 22 septembre, L'Essor revient sur les actions entreprises afin de dessiner les contours d'un Mali nouveau. Sur le plan politique, la nouvelle Constitution a été promulguée ; les textes permettant sa pleine application sont en cours d'élaboration. Un nouveau cadre législatif régit désormais les consultations électorales.

La réorganisation administrative donnera une nouvelle impulsion au processus de décentralisation. La diplomatie malienne se distingue aujourd'hui par l'affirmation pleine et entière de la souveraineté nationale dans les relations bilatérales et multilatérales. Avec comme ligne directrice la défense de nos intérêts stratégiques.

Dans le domaine économique, le chantier de la refondation de la politique industrielle est lancé. L'objectif est de placer notre économie sur les rails de l'émergence. L'élaboration d'un Code minier a pour mais d'augmenter l'apport de ce secteur à l'économie nationale.

Le Mali de demain disposera d'un outil de défense et de sécurité robuste pour relever les défis du moment et faire face aux menaces ultérieures. L'acquisition de matériels modernes de guerre et la construction des camps militaires aux quatre pièces du territoire participent de cette volonté de construire une armée suffisamment dissuasive pour les ennemis de tous poils.

L'éducation est aussi un socle sur lequel sera bâti le Mali de demain. Elle est indispensable à l’émergence d’un citoyen compétent pour jouer son rôle dans la construction nationale. Les états généraux de l'éducation, la construction d'universités régionales, le pari sur la technologie numérique constituent les axes principaux des actions visant à promouvoir la transmission de la connaissance.

Le secteur de la communication est en plein chantier avec des projets de loi en cours d'adoption pour une meilleure régulation des médias. Ces réformes favoriseront l’émergence d’une presse de qualité. Les TIC sont en train peu à peu de gagner du terrain avec le e-commerce, l'enseignement à distance, les web-TV et les web-Radio, la gestion des dossiers administratifs et financiers avec des outils informatiques.

Le contexte sécuritaire tendu ne doit pas être un frein à l'épanouissement du sport et de la culture dans notre pays. C'est le pari des autorités de la Transition. La tenue de la Biennale 2023 à Mopti et la programmation de la prochaine édition à Tombouctou sont des marqueurs de la détermination à poursuivre les activités culturelles.

N'en déplaise aux obscurantistes promoteurs d'un islam rigoriste. Dans la même veine, le Mali continue de briller dans les compétitions sportives internationales. Preuve palpable de la vigueur de l'activité sportive dans le pays. Les autorités entendent davantage le développement avec le projet de rénovation des enceintes sportives et la construction d'un nouveau stade à Tombouctou. Avoir l'ambition d'une nation qui compte, c'est se donner les moyens de performer dans tous les domaines.

<strong>Brehima TOURE</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito :  Macron doit cesser ses mensonges éhontés !</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-macron-doit-cesser-ses-mensonges-ehontes-3036877.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/edito-macron-doit-cesser-ses-mensonges-ehontes-3036877.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2019/11/Gaoussou-Madani-Traoré.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 21 Sep 2023 09:17:42 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Le Vendredi dernier, le président français Emmanuel Macron, sans vergogne,  a déclaré que l’ambassadeur de France à Niamey était pris en “otage” par la  « junte »  au pouvoir et qu’il ne s’alimentait plus que de “rations militaires”.  Mais,  interrogé par la chaine LCI, celui-ci  répond que c’est : « A la demande du président de la république », qu’il  reste à son poste avec son équipe.  Au regard  de ces deux  versions,  peut-on  vraiment  admettre  que   l’ex  diplomate français (parce qu’il ne bénéficie plus d’accréditation) est  pris en otage par les autorités nigériennes de la Transition ?

Pour  toute  personne  dotée  de raison donc de bon sens, la réponse  est  naturellement négative. Alors pourquoi, le locataire de l’Elysée s’entête-t-il   à prononcer des mensonges  aussi  éhontés sur la crise diplomatique qu’il a lui-même créée et  entretenue entre son pays et le Niger ?  Après  le renversement  de l’ex président  nigérien, le 26 juillet  2023, l’Elysée  a  aussitôt condamné  cette  prise de pouvoir anticonstitutionnelle. Mais  Emmanuel  Macron,  qui  ne cesse d’affirmer  haut et fort entretenir une forte relation  avec Mohamed Bazoum, a  décidé de faire  du coup d’Etat du Niger,  une affaire personnelle. Or,  son protégé voire  son valet  est  détenu et  désormais dénué de tout pouvoir.

Il va  donc de soi que  c’est simplement pour défendre les intérêts de la France , mais nullement  pour défendre la légalité constitutionnelle,  que Macron  a  pris  la  lourde décision de ne jamais  reconnaître  les nouvelles autorités nigériennes .  Ainsi dans  sa démarche, il  s’entête, de façon paternaliste,  à considérer  Bazoum qui n’a  plus aucune parcelle de pouvoir comme   la seule  autorité  légitime au Niger.  Et,  refuse  le départ de  l’ambassadeur Sylvain Itté, pourtant  exigé par les militaires  au pouvoir à Niamey

Ainsi, au  mépris  droit international,  édicté par  la Convention de Vienne de 1961 sur les relations diplomatiques, Paris  s’oppose  à l’expulsion  de son ambassadeur en poste à Niamey. Mais, aurait-il adopté   la même posture,  si c’était  son ambassadeur qui était  chassé par une monarchie du Golfe (où le système démocratique  est  carrément ignoré) ? Certainement  que non !

&nbsp;

Pour Antoine Glaser, co-auteur du livre “Le piège africain de Macron”, “la façon de s’exprimer de moins en moins diplomatique d’Emmanuel Macron révèle un profond agacement, on voit bien qu’il est un peu coincé, la France est piégée maintenant au Sahel”. A l’analyse de ce point de vue qui émane  d’un observateur  politique  avisé, n’est-il pas  temps que le Chef d’Etat français  descende sur terre pour se départir de tous ses mensonges, invectives et paternalismes à l’endroit  des pouvoirs transitoires burkinabé, malien et nigérien ?

&nbsp;

Evidemment, avec le recul  de deux mois, la raison  exige  que Macron    se résout   à tenir pour vrai que   les militaires nigériens détiennent, non  seulement  la réalité du pouvoir mais aussi et surtout, qu’ils bénéficient de la légitimité populaire. Dans cette logique, il  doit obtempérer  aux injonctions de Gouvernement nigérien qui ordonne le rapatriement  des   1.500 militaires français, leurs drones, hélicoptères et avions de chasse déployés au Niger, qui  appuyaient  la soi-disant  lutte anti-terroriste aux côtés des Nigériens. Qui n’en veulent  plus. Mais oui Macron doit  savoir raison garder, pour  se plier  aux injonctions du pouvoir transitoire nigérien !

Car   c‘est  une évidence,   le  narratif de Macron  sur  les trois pays sahéliens  à propos de  leurs régimes transitoires  est  très biaisé. Cela est d’autant vrai  que ni lui, encore moins  son Gouvernement,  ne sauraient  aimer  le  Burkina, le Mali et le Niger mieux que les burkinabè, maliens et nigériens eux-mêmes.  Alors,  les mensonges éhontés du locataire  de l’Elysée  doivent  désormais   laisser la place à la vérité.

&nbsp;

<strong>Gaoussou Madani Traoré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>L’œil de Le matin : Briser les murs pour forger un solide rempart face aux ennemis</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/loeil-de-le-matin-briser-les-murs-pour-forger-un-solide-rempart-face-aux-ennemis-3036830.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/loeil-de-le-matin-briser-les-murs-pour-forger-un-solide-rempart-face-aux-ennemis-3036830.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2022/02/MOUSSA-BOLLY.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 21 Sep 2023 01:45:48 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Matin</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="yiv3807655889msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Les événements du 7 et du 12 septembre 2023 nous interpellent une fois de plus par rapport à la nécessité de nous unir pour former un bloc solide face aux ennemis de la nation et de la République. Ils nous interpellent aussi par rapport à notre responsabilité individuelle et collective par rapport à la construction de cet édifice à toute épreuve dans les années à venir.</span></p>
<p class="yiv3807655889msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white;background-image: initial;background-position: initial;background-size: initial"><span><span style="font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Malheureusement, nous constatons que les Maliens pensent qu’un pays se construit sur les réseaux sociaux à travers les débats stériles, les injures, l’insolence et l’intolérance. En réalité, c’est quand on ne se préoccupe pas réellement du sort commun qu’on peut facilement sombrer dans ces dérives, qu’on oublie que c’est seulement par le travail que nous pouvons réellement libérer ce pays de ces ennemis, le reconstruire en le hissant sur les rails de l’émergence socioéconomique.</span></span></p>
<p class="yiv3807655889msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white;background-image: initial;background-position: initial;background-size: initial"><span><span style="font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Aujourd’hui, malheureusement, les patriotes sont nombreux sur les réseaux sociaux. Rares sont ceux qui peuvent résister à l’analyse comportementale pour distinguer les vrais des faux patriotes. Nous savons tous que le patriotisme est un acte et non un discours. Les VDP (volontaires pour la défense de la patrie) l’ont prouvé au Burkina Faso en s’illustrant par les actes et en laissant les discours à ceux qui peuvent encore y trouver un refuge pour camoufler leurs lacunes, leur incompétence...</span></span></p>
<p class="yiv3807655889msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white;background-image: initial;background-position: initial;background-size: initial"><span><span style="font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Le patriotisme, ce n’est donc pas rivaliser dans les injures et les insanités sur les réseaux sociaux. Mais, c’est plutôt rivalisé sur les chantiers du développement en donnant le meilleur de soi-même pour hisser le pays dans le gotha des nations respectables et respectées dans le concert des nations. A l’image de Hugues Fabrice Zango (triple saut) dont le rêve a toujours été d’offrir au Burkina Faso un titre mondial (après la médaille olympique). Un défi relevé le 21 août 2023 à Budapest (Hongrie) lors des mondiaux d’athlétisme.</span></span></p>
<p class="yiv3807655889msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white;background-image: initial;background-position: initial;background-size: initial"><span><span style="font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Si chaque jeune Malien se mettait dans la peau, se lançait un défi et s’armait du mental d’un Hugues Fabrice Zango dans son domaine, nous avons toutes les chances de profondément changer notre pays, de le hisser sur les rails de l’émergence. Mais, cela n’est possible que lorsque nous acceptons de consacrer aux actes constructifs le temps que nous passons sur les réseaux sociaux pour critiquer les autres,  à les dénigrer dans les Grins ou à saboter leurs bonnes initiatives dans nos services et entreprises. C’est ce patriotisme, s’il est réellement ressenti et vécu, qui doit nous pousser à l’unité pour faire front commun face aux défis qui ne cessent d’assaillir la nation et la République.</span></span></p>
<p class="yiv3807655889msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white;background-image: initial;background-position: initial;background-size: initial"><span><span style="font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Comme le disait le jeune leader politique, Moussa Sey Diallo, «<i>au Mali, il ne doit plus y avoir de camps. Les soi-disant patriotes doivent savoir que le pays est commun. Et les autres doivent admettre que, même dans une lutte commune, on peut ne pas se comprendre</i>». D’ailleurs l’absence de camp traduit généralement un dysfonctionnement démocratique. En effet, la démocratie repose sur des divergences d’idées et, de façon générale, la divergence d’approche de gestion. Mais, comme le dit notre chroniqueuse (Assétou Gologo dit Tétou ou KKS), «<i>l’essentiel est que la nation soit le point focal et que chacun y pense à cela au lieu des intérêts personnels. Si nous mettons le Mali au-dessus de nous, l’avenir sera prometteur</i>».</span></span></p>
<p class="yiv3807655889msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white;background-image: initial;background-position: initial;background-size: initial"><span><span style="font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Nous sommes une fois de plus d’accord avec notre célèbre «<i>KKS</i>» quand elle nous rappelle que, si dans le cadre du combat,  «<i>nous pouvons faire une partie du chemin ensemble, de manière opportuniste ou stratégique, aucune partie n'oublie cependant la différence d'objectif. Quiconque tient compte de cette réalité,  ne s'étonne pas des prises de position des personnes en face</i>».</span></span></p>
<p class="yiv3807655889msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white;background-image: initial;background-position: initial;background-size: initial"><span><span style="font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Acceptons-nous dans nos différences, dans nos convictions et dans nos opinions. Et que chacun joue pleinement sa partition en pensant aux seuls intérêts du pays. Que des économistes proposent un plan en équipe pour relancer le pays. Que des médecins réfléchissent sur des projets de santé publique. Que des communicants sortent ce qui changera l'image du pays aux yeux du monde... Que, secteur par secteur, les cadres se mettent en mission nationale pour contraindre nos gouvernants à agir dans le sens de l’intérêt général parce qu’ils n’auront d’autres choix que cela. C’est à ce prix que Mali se fera. </span></span></p>
<p class="yiv3807655889msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white;background-image: initial;background-position: initial;background-size: initial"><span><span style="font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Nous devons tous donner le meilleur de nous-mêmes ! C’est l’unique voie de sortir de l’impasse actuelle et d’éviter le chaos. Il n’y a pas de Plan B ! Il faut se mettre à la tâche, mouiller le maillot pour la patrie et essayer de convaincre les autres par le dialogue et non en les diabolisant comme des apatrides !</span></span></p>
<p class="yiv3807655889msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white;background-image: initial;background-position: initial;background-size: initial"><b><span><span style="font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Moussa Bolly</span></span></b></p>
<p class="yiv3807655889msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span><span style="font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228"> </span></span></p>
<p class="yiv3807655889msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span><span style="font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228"> </span></span></p>
<p class="yiv3807655889msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><b><span><span style="font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Une zone très convoitée à cause de ses richesses minières</span></span></b></p>
<p class="yiv3807655889msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span><span style="font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Le nom Liptako ou Liptaako, selon des sources documentaires, remonte au XIXe siècle et aurait été suggéré par le Sultan du Sokoto, Ousmane Dan Fodio. Le souverain aurait reçu la visite de Brahima Seydou Birmali, fondateur du Liptako, et de ses 2 frères venus demander de l’aide spirituelle pour vaincre les Gourmantché qui leur faisaient subir des vexations et des humiliations de toutes sortes. </span></span></p>
<p class="yiv3807655889msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span><span style="font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Le Sultan de Sokoto leur fit des prières, leur a remis un étendard royal et leur recommanda d’appeler la zone «<i>Liptaako</i>», une fois la victoire acquise. Il est formé à partir de «<i>Liba</i>» qui veut dire «<i>terrasser</i>», et «<i>TA-A-KO</i>» signifiant «<i>on ne peut pas</i>». Le sens de Liptako est donc, «<i>qu’on ne peut pas terrasser</i>», «<i>l’indomptable</i>» ! Le Liptako-Gourma est une région historique du Sahel faisant partie du socle situé dans la partie sud-ouest du Niger et s'étend au Mali et au Burkina Faso.</span></span></p>
<p class="yiv3807655889msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span><span style="font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">La zone d’intervention de l’Autorité du Liptako-Gourma correspond aux régions frontalières des trois pays. Elle couvre une superficie de 370 000 km2. Elle représente 19,29 % de la superficie totale des 3 États membres, soit 57,44 % de la superficie du Burkina Faso, 20,64 % de celle du Mali et 9,70 % de celle du Niger. En 2002, elle regroupait 16,5 millions d’habitants, soit 45 % de la population totale des 3 pays réunis.</span></span></p>
<p class="yiv3807655889msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span><span style="font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Même si l’activité économique dominante est l’agriculture et l’élevage, cette zone recèle d'importantes potentialités dans les domaines de l'énergie, de l'hydraulique et des mines. D’où la forte convoitise dont elle fait l’objet de la part des lobbies cachés derrière les réseaux terroristes comme l’EIGS.</span></span></p>
<p class="yiv3807655889msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><b><span><span style="font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">M.B</span></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito : Reprise des hostilités entre les FAMA et la CMA et si le dialogue était la solution</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-reprise-des-hostilites-entre-les-fama-et-la-cma-et-si-le-dialogue-etait-la-solution-3036435.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/edito-reprise-des-hostilites-entre-les-fama-et-la-cma-et-si-le-dialogue-etait-la-solution-3036435.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/08/Youssouf-Sissoko-diroub-Alternance.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 18 Sep 2023 10:10:05 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alternance</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[La rétrocession par la MINUSMA du camp de Ber aux Forces Armées Maliennes a été le facteur déclencheur des hostilités entre FAMA et CMA. Depuis les tensions ne font que monter d’un cran jusqu’à devenir une guerre totalement ouverte entre deux entités d’une même nation. Avant les hostilités militaires une guerre de communication semble prendre le dessus. Pour la CMA, les FAMA ont attaqué l’une de leurs positions à Ber. Se référant au cessez-le feu signé en 2014 la CMA revendique cette entité comme faisant partie de son territoire, celui de l’hypothétique Azawad et par conséquent elle semble être en droit de la défendre. Tandis que pour les FAMA, malgré l’accord de paix les conclusions des rapports entre la MINUSMA et le Gouvernement font état de la rétrocession de tous les camps que la Mission Onusienne occupe aux FAMA. Différence de lecture et d’approche entre deux parties liées par le sang, l’histoire, la géographie, la culture et surtout un Accord. Toutes ces valeurs  n’ont nullement empêché les affrontements. Et face à la puissance de feu des FAMA les combattants de la CMA ont dû fuir Ber pour aller se préparer aux hostilités qu’elle a enclenché avec la triple attaque du Bateau et de deux camps militaires dont celui de Gao.  Il ne fait l’ombre d’aucun doute que c’est  le début de la reprise des hostilités entre deux parties d’une seule et même entité, n’en déplaise aux va-t’en guerre.

Le hic est que ce combat semble non seulement réveiller les vieux démons de la haine, mais aussi  de la guerre entre frères d’un même pays, alors même que l’ennemi commun à ces deux est le terrorisme. Pour rappel les affrontements de ces quelques jours ont fait plus d’une centaine de morts dont les 2/3 sont des civils innocents. Et cela  dans plusieurs attaques terroristes que l’on pourrait attribuer à la CMA et ses supplétifs Djihadistes,   suivies  des ripostes cinglantes de l’armée malienne. En effet, cette reprise des hostilités semble donner un coup de massue pour ne pas dire enterrer définitivement  l’Accord pour la paix  et la réconciliation signé en 2015. La question que l’on est en droit de se poser est celle de savoir si tous les ressorts qui ont fait de ce vieux pays millénaire une nation sont-ils tous  cassés au point de ne pas trouver un compromis dynamique et éviter le bain de sang.  Les deux parties liées par cet Accord vont-elles céder aux discours  va-t’en guerriers de ceux qui ne vivent que de crise ?

Face au péril djihadiste une union sacrée s’impose entre les enfants d’un même pays, pour non seulement former un bloc compact qui aura valeur de rempart contre les ennemis de la paix et de la concorde que sont les terroristes, mais aussi et surtout pour ne pas multiplier les fronts. Donc il n’est jamais trop tard pour bien faire, les deux parties doivent accepter de reprendre la voie du dialogue afin d’aboutir à un règlement pacifique de la crise qui les oppose. La guerre ne doit être que  l’ultime solution  et cela  lorsque toutes les recettes échoueront. Vieux pays de dialogue et de compromis le Mali ne pourrait jamais manquer des ressources humaines compétentes pour juguler cette crise. Il est alors urgent d’entreprendre toutes les démarches qui concourent à la culture de la paix.  Pourquoi ne pas faire l’économie du temps, des moyens militaires et des ressources humaines pour le consacrer à la lutte véritable contre les ennemis communs aux deux parties, à savoir les narcoterroristes qui sont encore  plus dangereux. Que l’on comprenne que même en cas de victoire des FAMA sur les ex rebelles, c’est le Mali qui perdra, car une guerre a plus d’inconvénients que d’avantages surtout quand elle est fratricide. A ce rythme il n’est nullement à exclure que la CMA affaiblie n’établisse une relation, même contre nature, avec les terroristes pour combattre les FAMA. En effet, quand les ex-rebelles se rendront compte qu’ils ne feront pas le poids devant les Forces de défense et de sécurité du Mali, ils pactiseront avec le diable pour faire du mal. Ainsi  pour éviter un embrasement général de la zone le gouvernement devra gérer avec tact la crise qui l’oppose  à la CMA en reprenant la voie du dialogue.

En définitive, le Mali faisant face à une crise multidimensionnelle a besoin de toutes les intelligences pour la juguler. La paix étant le sous bassement de tout développement, il n’y a aucune alternative pour l’atteindre si ce n’est par le travail, l’union des cœurs et d’esprits, le dialogue fécond et parfois le compromis, mais jamais la guerre.

<strong>Youssouf Sissoko</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Éditorial :  Avançons résolument vers la fédération !</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-avancons-resolument-vers-la-federation-3036387.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-avancons-resolument-vers-la-federation-3036387.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/09/Amadou-NFa-DIALLO.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 18 Sep 2023 01:24:03 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le National</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Qu’ai-je à dire sinon ma satisfaction, qui est celle de tous les Maliens soucieux du Mali et de l’Afrique, de nous voir avancer d’un pas ferme vers la réalisation du vieil idéal de regrouper nos Etats ? Mais oui, bon sang, c’est au nom de cet idéal que nous avons bataillé pour retrouver notre souveraineté. Tout est parti un 05 juin 2020 quand le peuple, au prix de son sang, s’est dressé contre la démocratie veloutée dans la  dictature qui faisait subir une chape de plomb prédatrice et destructrice, dans une ambiance kleptomane incroyable. Et tout a été accéléré le 18 août 2020 par un pronunciamiento opéré avec professionnalisme par des officiers stratèges, patriotes jusqu’au bout des ongles. Mais tout a failli être compromis au bout de neuf petits mois, n’eût été la promptitude toute militaire, le 24 mai 2021, de l’enfant prodige que l’Afrique toute entière attendait, avec ses compagnons d’armes. Voilà que la jonction est faite entre l’aile politique patriote et les militaires, sentinelles vigilantes dans la protection du Mali. Il y aura les Assises Nationales de la Refondation (ANR) et, depuis, le bateau Mali a quitté le sable, il a pris le large, nous voguons vers des lendemains meilleurs.

Lorsque les jours passés le ministre d’Etat, ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, avec son homologue des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, se rendirent tour à tour au Burkina Faso et au Niger, nous savions que quelque chose de grandiose se préparait pour notre sous-région.  On le saura vite : Charte du Liptako-Gourma instituant l’Alliance des Etats du Sahel entre nos trois pays de la zone dite des trois frontières. Le pays de la Charte de Kurukan Fuga de 1236, presque huit siècles, exactement 787 ans, initie la Charte du Liptako-Gourma. Patrimoine immémorial de l’Afrique de l’ouest et de l’Afrique entière, le Mali tient le gouvernail, pilote la locomotive. Un officiel français ne vendra pas écrouler le nouvel édifice, comme ce fut le cas en août 1960. Par l’article 17 de la Charte de la souveraineté retrouvée, nos partenaires sahéliens font de notre pays le dépositaire de la Charte de la souveraineté retrouvée et le charge de recevoir et soumettre à la décision unanime des Etats Parties toute nouvelle demande d’adhésion à l’Alliance conformément aux dispositions prévues à l’article 11 de la Charte de la libération totale en marche irrésistible de l’Afrique.

Et voilà que (mais pourquoi je ne dirai pas je ou moi ?), à l’âge d’être grand-père, en voulant entonner pour nos politiciens ringards l’Hymne de Wassoulou me rappeler mon grand-père Samory Touré, c’est sans doute ma petite fille, Maryam Ibrahim Niger, seulement dix ans, qui me berce depuis le Niger avec l’Hymne de la Charte du Liptako-Gourma. Merci chérie, ton hymne, je le sers à l’Afrique entière. Qui l’aura entendu ne désespérera plus de notre continent à s’affranchir de tous les jougs :

Si tu aimes le Niger

Tape les mains !

Si tu aimes Burkina Faso

Tape les mains !

Si tu aimes le Mali et tu aimes la Guinée

Si tu aimes l'Afrique entière

Tape les mains !

Si tu aimes la paix durable

Dis "Amen !"

Nous voulons évoluer

Dites "Amen"

Nous voulons nous lever pour un futur meilleur

Le passé sert de leçon pour avancer

Si tu aimes le Niger

Tape les mains !

Si tu aimes Burkina Faso

Tape les mains !

Si tu aimes le Mali et tu aimes la Guinée

Si tu aimes l'Afrique entière

Tape les mains !

Que la paix règne dans nos cœurs !

La paix avec une bonne odeur

N'oublions pas nous sommes frères et sœurs

Que la paix règne au Niger !

Que la paix vienne au Burkina Faso

La paix au Mali

La paix en Guinée

Et la paix partout en Afrique !

Si tu aimes la paix durable dis ‘’Amen !’’

Nous voulons évoluer, dites ‘’Amen !’’

Nous voulons nous lever pour un futur meilleur

Le passé sert de leçon pour avancer

Si tu veux la paix durable, dis ‘’Amen !’’

Nous voulons évoluer pour avancer

Nous voulons nous lever pour un futur meilleur

Le passé sert de leçon pour avancer

Si tu aimes le Niger

Tape les mains !

Si tu aimes Burkina Faso

Tape les mains !

Si tu aimes le Mali et tu aimes la Guinée

Si tu aimes l'Afrique entière

Tape les mains !

&nbsp;

<strong>Amadou N’Fa Diallo</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Éditorial :   Attention aux Kollabos !</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-attention-aux-kollabos-3036068.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-attention-aux-kollabos-3036068.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/09/Amadou-NFa-DIALLO.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 14 Sep 2023 01:22:13 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le National</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Encore un crime impardonnable et imprescriptible ! La CMA, ennemi irrédentiste, séparatiste et indépendantiste, pion sans vergogne de l'impérialisme et du néocolonialisme sorti des cuisses de la France, alliée des terroristes, des narcotrafiquants et des djihadistes, a de nouveau lâchement assassiné des populations innocentes à bord du mythique bateau Tombouctou qui n'a rien d'un navire de guerre. Tuer froidement et avec horreur des  innocents ne saurait jamais être une opération de Saint-Esprit, ce serait toujours une équipée démoniaque contre laquelle il faut se dresser avec stoïcisme, y faire résolument face, avec une détermination citoyenne combattante, avec une pieuse bravoure à même de vaincre tous les psychopathes du profit. Nous sortons d'un immense deuil de trois jours. Ce n'est jamais de gaîté de cœur qu'aucune autorité décrète la mise en berne du drapeau national sur les édifices publics, mais la douleur est plus grande quand elle est causée, non pas par des cataclysmes, mais par des démons aux traits humains. Ne nous leurrons pas, attendons-nous à d'autres crimes, plus odieux les uns que les autres. Pas que nos forces armées et de sécurité ne sont pas à la hauteur. Que non ! Mais parce que l'ennemi bien connu, la France impérialiste, nous impose une guerre non conventionnelle, pour préserver ses intérêts vitaux. En jetant son dévolu par les mains damnées de la CMA sur le Tombouctou et sur le camp Firoun de Gao, elle use ses dernières minutieuses. Il faut rappeler que Gao, c’est l'ancienne grande région du nord du Mali, mais pas que. C'était, il y a seulement moins de cinq ans, la plus grande base militaire de la France en dehors du territoire français. Ce n'est pas pour rien qu’Emmanuel Macron, fraichement élu Président de la France en 1997, a réservé son tout premier voyage à l’extérieur à Gao, pas au Mali, on le comprend. La France a perdu Gao, Ménaka, et bientôt Kidal. Ses forces d’occupation, Serval, Barkhane, G5-Sahel et Takuba, ont échoué dans leurs missions de décimation des populations au centre du Mali, et elle perd le Niger et son uranium. Last but not least, sa Minusma va faire place nette en dégageant du Mali, définitivement au plus tard le 31 décembre de cette année, rien à faire. C’est en ne perdant pas de vue cette réalité qu’il faut lire l’attaque criminelle du Tombouctou.

Malheureusement, la France dispose de collabos (‘’kollabos’’) dans notre pays. Avec un cynisme toujours calculé, de tous les incidents, ces derniers ne cherchent autre chose qu’à incriminer les autorités et les Forces Armées et de Sécurité nationales qu’ils ont méthodiquement détruites hier pour les besoins de leur cause. Ce qui a fait naître pour les citoyens de Gao et des régions du Nord, depuis belle lurette, qu’ils ne sont pas importants pour le pouvoir central de Bamako. Certes, concernant les deux attaques du bateau Tombouctou et du Camp militaire Firoun,  les informations circulaient bien avant, sans réactions. Mais est-ce une raison de charger les FAMA de tous les péchés d’Israël et de leur coller la malédiction du bouc émissaire ? S’il y a des défaillances, des négligences mêmes, la hiérarchie militaire est suffisamment apte à traiter tout cela selon les règles. Prenons garde de ne pas jeter nos forces armées et de sécurité, épines dorsales de la nation, aux gémonies. L’armée malienne est vaillante, elle est aguerrie. Dès les premières années de l’indépendance, des perfidies l’ont engagée dans des combats qui font qu’elle est dans la sous-région la plus apte à guerroyer. C’est l’armée nationale du Mali qui a pu capturer le célèbre Commandant Marhaba, considéré comme un foudre de guerre qui avait fait ses preuves au Liban, en Afghanistan, dans tout l’Orient, envoyé au Mali pour enfin opérer la partition de notre pays. Autre rappel : Charles Taylor n’avait-il pas accepté de déposer les armes à condition que sa sécurité soit garantie par l’Armée malienne ? Ceux qui prétendent que c’est la première fois dans l’histoire du Mali qu’un bateau a été attaqué mentent évidemment. C’est à bord d’un bateau attaqué que feu le lieutenant-colonel Seydou Moussa Diallo a été grièvement blessé en assumant son rôle de soldat. Rappelons aussi l’épique bataillelivrons par un certain colonel Assimi Goïta à bord d’un bateau, lorsqu’il a été en mission dans le village de Toguéré Coumbé encerclé depuis six mois par une horde enragée de terroristes, pour livrer aux populations 25.000 tonnes de vivres et libérer 17 gosses pris en otage. Mission accomplie avec une réussite historique le 05 octobre 2018 ! Le Chef d’état-major général des Armées, général Oumar Diarra, est sur le terrain depuis vendredi, au nom de son serment de vaincre pour la patrie ou mourir sur le champ d’honneur.  À Bamako,  certains sont  dans des luttes politiques et de pouvoir, comme propriété,  au lieu des questions de sécurité. Qu’ils se réunissent nuitamment à Magnambogou pour comploter pour leurs commanditaires, on n’en est pas surpris. Mais qu’ils développent des communications pour demander au Président de la Transition de se rendre sur le terrain, auprès des populations, c’est à ne rien comprendre aux questions militaires. Que nos autorités se méfient comme de la peste de ces opposants dans leurs intrigues. Leurs combinaziones politiques ne visent qu’à fragiliser les  FORCES POUR LE CHANGEMENT. A quelle fin ?

&nbsp;

<strong>Amadou N’Fa Diallo</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito : Le Mali  endeuillé par les hors la loi !</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-le-mali-endeuille-par-les-hors-la-loi-3035707.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/edito-le-mali-endeuille-par-les-hors-la-loi-3035707.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/08/Youssouf-Sissoko-diroub-Alternance.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 11 Sep 2023 10:08:21 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alternance</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Toute la nation entière  pleure ses dignes fils, qu’ils soient militaires ou civils, tombés sous les balles assassines des hommes sans foi ni loi mus par la seule volonté de nuire.          En effet,  trois  macabres et complexes attaques ont visé le camp militaire de Bamba, celui  de Gao et un bateau de la Compagnie Malienne de Navigation.  Ces trois attaques ont endeuillé toute une nation en  faisant des morts et de nombreux blessés. Malgré  la  divergence d’opinion  sur les sujets et même des antagonismes, l’heure est venue de prier à l’unisson pour le repos de l’âme de nombreux disparus et souhaiter prompt rétablissement aux blessés. Au-delà de l’émotion, il est temps que l’on se pose des questions sur les stratégies jusque-là élaborées par les autorités militaro-politiques pour combattre l’hydre terroriste. La première question qui taraude tous les esprits est celle de savoir que deviennent nos drones de surveillance censés détecter les moindres mouvements terroristes? Pour le déplacement d’un si grand navire, surtout avec un millier de passagers à bord,  les autorités ne devraient-elles pas s’assurer des conditions sécuritaires optimales tout au long du trajet du grand Paquebot ? Il y a-t-il un lien entre la série d’escalade meurtrière et le départ de la Mission de l’ONU, à savoir la MINUSMA ? A quand la mise en place des forces communes des pays des trois frontières et de surcroit qui sont  sous transition à savoir le Mali, le Burkina Faso et le Niger ?

En attendant d’avoir des éléments de réponses à ces questions cruciales,  il est tout d’abord un devoir moral  pour tous les citoyens de prier pour le repos éternel de l’âme de toutes les disparues  civiles comme militaires, ensuite une nécessité de s’unir afin de trouver les voies et moyens pour endiguer véritablement ce fléau. Pour ce faire il est un impératif absolu pour les gouvernants  de changer de fusil d’épaule, en remettant en cause les stratégies jusque-là élaborées tant militaires que politico-diplomatiques. Les autorités doivent non seulement se remettre en cause en reconnaissant l’échec de certains choix stratégiques et de certaines décisions politiques, mais aussi redescendre de leur piédestal pour rassembler les maliens autour du Mali.    En effet, nous ne devrions pas nous tromper d’adversaires, ni d’ennemis, ce sont bien  ces criminels qui ne sont mus que par la haine et la terreur qui sont nos adversaires. Leur objectif est de nous diviser, de nous mettre les uns contre les autres. Alors c’est aux tenants du pouvoir de comprendre ce message, de le décrypter et de poser les vrais diagnostics afin d’apporter la thérapie nécessaire. Les autorités doivent éviter trois comportements, à savoir  le mépris, la suffisance et le pilotage à vue sans réelle vision à court, moyen et long terme. Car même dans le domaine sécuritaire, les meilleures stratégies sont celles qui sont murement pensées et élaborées par des non militaires, alors il serait mieux d’associer les experts à toutes les prises de décision concernant la vie de la nation.

En attendant cette remise en question de la part  des autorités maliennes, nous pleurons la mort de nos braves soldats qui sont tombés sur le champ d’honneur en défendant la patrie, tout comme ces multiples héros qui ont péri sous des balles lâches des terroristes. Que tous ces martyrs,  militaires et civils sachent que leur sacrifice ne sera  pas vain. Que dire des victimes civiles dont le seul tort a été d’être au mauvais endroit et au mauvais moment. Aux ennemis de la paix et de la concorde que sont les terroristes, le Bateau-Mali peut tanguer, mais il ne chavirera jamais, car il y aura toujours des hommes et des femmes pour  le sauver.

<strong>Youssouf Sissoko  </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Révolutions ou néo&#45;décolonisation ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/revolutions-ou-neo-decolonisation-3035591.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/revolutions-ou-neo-decolonisation-3035591.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2017/07/edito.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 08 Sep 2023 15:45:54 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Il faut savoir quitter le continent quand il n'y a sur la table que la résistance, les coups révolutionnaires, l'éveil populaire et l'ardeur d'être enfin libre et indépendant.</strong>

Avant il y avait la colonisation directe et expéditive. Peu après, le temps était aux rythmes de la décolonisation frileuse et nonchalante. Le néo-colonialisme s'était vite chargé de suppléer à son ancêtre. Il y avait du désenchantement, de la frustration, de la dépendance étouffante. Comme à chaque ère ses repères, à chaque nation ses ambitions, ne sommes-nous pas en temps balbutiant d'une néo-décolonisation ?

Avec cette «épidémie de putchs» dixit un gamin fan-oligarque, l'Afrique va-t-elle connaître une instabilité politique ou une rédemption salutaire ? Cette «épidémie» n'est-elle pas une thérapie d'ensemble pour un continent en quête de bonne santé dans la liberté de ses actes, la ferveur de ses espoirs, l'accomplissement de ses projets ? Pour ces pays là, un putch a toujours été une révolution. Entérinée et bénie par le peuple. Une propre façon de faire fonctionner la notion de démocratie de l'import que par les urnes de l'imposture. Et puis, pour un pays qui avait été, des années durant, sous asphyxie par des puissances occidentales, ne lui laissant qu'une respiration artificielle, un coup d'Etat libérateur est toujours bien accueilli, tant il reste néanmoins effectué et géré par les siens.

L'Afrique est une réserve nourricière, une grange d'où se puisent les richesses qui font l'opulence des autres. Elle alimente les autres rives au moment où ses autochtones sont délestés, dépouillés, inaffranchis, au pire des cas meurent de faim et de misère virale.

Pour un Africain, gabonais ou nigerien, burkanabé ou malien ou autre, la démocratie ne rime à rien. Il l'a prend pour un produit exotique indésirable dont le supposé épanouissement n'est ni égalitaire ni partagé. On le leurre de packs chimériques, tout en creusant à l'abus son sol jusqu'à le rendre rachitique, en l'anesthésiant jusqu'à lui donner la sensation illusoire d'être heureux. Cette démocratie qu'on lui impose, est comme une voiture hybride qu'on lui offre sans qu'il n'ait de bornes à énergie électrique.

Cet éveil dans la voie «épidémique» des putchs ne semble pas être perçu comme un coup de force militaire contre des pouvoirs légitimement établis, il se fait dans le palais par le cri silencieux et résilient des chaumières et des huttes, des pieds-nus et des sans-voix, des affamés et des migrants. L'on sait comment s'installe à distance un régime dans certaines contrées de ce continent sous télécommande et manipulable à satiété. Parfois, il ne réalise que le rôle d'un concierge dans son propre pays, un gardien de privilèges de ses mentors aux dépens de ses concitoyens. Ce sont ces présidents fantoches conçus à l'Elysée qui ont fait allonger l'état de déliquescence de certains pays. Heureusement que dans le lot, il y en a ceux qui ont compris toutes les leçons finales d'un système colonial. Maintenant qu'arrive une nouvelle génération de «jeunes léopards» rageux qui aspire à plus de liberté, plus d'autonomie et qui agit pour une terre africaine libérée de toute base étrangère, voilà que les manitous du monde brandissent le droit, la menace et l'intervention musclée. L'on refuse même l'expulsion signifiée à l'ambassadeur de France, comme quoi on cherche en prétexte un autre coup d'éventail, un retour à une colonisation vengeresse, cette fois-ci au nom du droit international. Pourquoi toute une masse d'OQTF demeure exécutable à outrance seule une est sujette à entêtement voire à un défi ? En voilà une présence de force malgré son caractère de persona non grata. Il finira par quitter les lieux d'une façon ou d'une autre et ça restera un fait regrettable consigné dans les pages de l'Histoire et influera les futures relations bilatérales. Aucun «bruit» par ailleurs ne réhabilitera le sénile président placé par un règne familial d'un demi-siècle.

Dans chaque histoire d'un pays il y a des soubresauts, de la léthargie, de la somnolence et aussi du soudain réveil, de la table rase, du fait accompli et du bris des obédiences. Ce qui se passe en Afrique n'est qu'une remise en cause d'un ordre injuste imposé par la puissance coloniale d'hier. Cette domination qui se dissimule, sous différents sobriquets de coopération ou de partenariat, est arrivée à un point où elle n'est plus tolérée. La prise de conscience des peuples soumis à longueur de décennies, à la volonté étrangère qu'exercent par procuration certains nababs indigènes, s'est accélérée aux rythmes des changements que connaît le monde. C'est dans cette mouvance de bipolarité que les deux blocs et leurs vassaux se disputaient le continent africain, comme un gibier d'une chasse gardée. Par la semence des zizanies tribales et conflits ethniques, une nouvelle approche de dislocation des Etats africains était bien entretenue pour faire perdurer l'hégémonie. Le terrorisme ou la lutte contre, l'Etat islamique était l'alibi créé à bon escient pour s'enraciner davantage. Il n'y a que les autres qui meurent pas plus. On s'ingénue à leur éjecter, en mode d'emploi, la mal gouvernance, le népotisme, la corruption généralisée, le détournement impuni des deniers publics, d'où les faramineuses villas en Côte d'Azur, les luxueux appartements parisiens et les cartes de clients de l'industrie française du luxe dont jouissent les valets.

Enfoncées jusqu'au bout de l'impossible, accablées de dettes, forcées à la dépendance ces nations ne trouvaient nul salut que de pouvoir combler un creux d'estomac omettant du coup la spoliation, à ciel ouvert, de leurs richesses naturelles. Elles ont tout ce dont les pays développés ont besoin pour tourner fours et machines. Des matières premières de tous les règnes minéral, végétal et animal à l'installation de sites militaires d'intervention rapide. L'on ne peut se développer ou voler de ses propres ailes sans avoir à recouvrer totalement ses libertés. La tutelle, si elle vous apporte un certain confort, elle va aussi vous émasculer à la limite de vous rendre inopérant et toujours en quête d'un souteneur. Il est évident que la pire des colonisations n'est pas celle qui conquiert des espaces, mais celle qui tient les esprits en laisse et occupe tous les territoires de leur réflexion. Celle qui tend à enraciner l'habitude de la colonisabilité. L'on oublie toute idée d'indépendance comme si elle n'existait pas et l'on se laisse complaire dans le vœu du maître, ce civilisateur bienfaiteur.

Cet occident européen notamment conserve une vision mais vraiment bridée sur l'avenir d'une Afrique qu'il refuse de le voir émerger au grand jour. Il la veut soumise et viscéralement au service de ses voracités. Sous plusieurs programmes d'aide et d'assistance, il lui distille quelques brides d'euros, juste pour la maintenir en vie. Il la sussure à coups de plans de financement juste pour l'obliger à maîtriser cette évasion massive de migrants. Ces jeunes candidats à la mort, disent ne rien risquer qu'une pauvre vie. Vaux mieux tenter que subir. Ils perçoivent, à leur corps défendant que leur avenir ne se trouve que dans une Europe africanisée. Cette Europe qui les a dépouillés, qui a freiné l'éclosion de leur devenir, voilà des siècles. Leur aïeux étaient déportés malgré eux, de force dans des négriers vers de maudits horizons que convoitent actuellement leur progéniture. Paradoxe des temps. Une chaloupe de fortune suffit à leur volonté de prendre le large. Ce sont les néo-autodéportés.

Ainsi ne faudrait-il pas les laisser tranquilles chez eux et (ceci vous arrange), construire leurs rêves, faire leurs putchs, leur marmelade sans s'immiscer dans leur sauce et restituer leur âme à leur corps ? Il faut surtout savoir quitter ce continent quand l'amour, l'intérêt via la lâcheté, la complaisance, le faire-valoir ou la traîtrise locale ne sont plus servis.

Source: http://www.lequotidien-oran.com/]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Entre Nous : « Quand la révolution dévore ses enfants »</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/entre-nous-quand-la-revolution-devore-ses-enfants-3035470.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/entre-nous-quand-la-revolution-devore-ses-enfants-3035470.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2022/11/Diaw-adama-ben-assimi.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 08 Sep 2023 10:29:17 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Challenger</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Dans un communiqué du 5 septembre 2023 signé de son porte-parole Siriki Kouyaté, le «Mouvement Yèrèwolo Débout sur les Remparts porte à la connaissance de l’opinion nationale et internationale que son leader principal, son commandant en chef, Adama Ben Diarra, a été interpellé ce lundi 4 septembre 2023 par la Brigade d’investigation judiciaire à sa sortie du cimetière d’Hamdallaye, à l’occasion du 7è anniversaire du décès du camarade Amadou Seydou Traoré dit Amadou Djicoroni». Le seul motif de son interpellation évoqué par les services compétents est ‘’l’atteinte au crédit de l’Etat’’, précise le communiqué.

Après quelques heures de garde à vue à la Brigade des investigations judiciaires, le ‘’Commandant en chef’’ a été placé sous mandat de dépôt. Il séjourne à la Maison centrale d’arrêt de Bamako où il rejoint son ancien compagnon de lutte, Youssouf Mohamed Bathily alias Ras bath. Il sera à la barre ce vendredi 08 septembre devant le juge qui se prononcera sur son innocence ou sa culpabilité.

Ainsi la révolution est en train de dévorer ses enfants ! Hier, c’était Oumar Mariko. Puis ce fut Issa Kaou Djim. Ensuite, l’imam Mahmoud Dicko, l’autorité morale du mouvement insurrectionnel ayant abouti à la prise du pouvoir par le Cnsp. Aujourd’hui, c’est Adama Diarra alias Ben Le Cerveau. Demain, à qui le tour ?

Sous sanction de l’Union européenne, Adama Diarra est incarcéré  en attendant sa radiation de l’effectif du Conseil national de transition. Quant à la procédure de flagrance enclenchée contre lui, elle suscite des interrogations par rapport à la forme. Une telle procédure mise en œuvre lorsque l'infraction est en cours ou vient de se produire, vise à assurer une réaction pénale rapide. Or, entre la sortie médiatique du ‘’Commandant en chef’’ du Mouvement Yèrèwolo Débout sur les Remparts et son interpellation, il s’est écoulé plus d’une semaine. Peut-on alors parler de flagrant délit ?

Ce fut le cas aussi en 2021 pour un autre membre du C.n.t. Issa Kaou Djim a été interpelé et incarcéré en dépit de la protestation énergique de son avocat, Me Kassoum Tapo. Comme quoi la procédure pénale rime avec les entorses ces temps-ci au Mali. Et, ironie du sort : à l’époque, ces pratiques ont été soutenues par un certain … Ben Le Cerveau. Qui apprend à ses dépens. En est-il surpris ? «Une révolution inachevée est pire qu’un cancer. Il mange ses fils et sème le désespoir». Une citation du président Mao Tse Toung qu’il a rappelée dans un article de notre confrère Bokar  Sangaré paru en octobre 2021 dans « Jeune Afrique » sous le titre « Mali : Ben le Cerveau, l’homme qui veut voir les Russes à Bamako ».

Pr Issa N'Diaye, philosophe et homme politique malien, est formel : «les coups d’État finissent par se retourner toujours contre les forces sociales qui les ont soutenus».

De façon constante, le Président de la Commission nationale des Droits de l’homme (CNDH), Aguibou Bouaré, répète que «nul n'est à l'abri des violations et abus des droits humains. Ensemble, défendons les droits humains, j'allais dire nos droits!»

<strong>Par Chiaka Doumbia</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Éditorial : Faisons toujours confiance à notre armée nationale</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-faisons-toujours-confiance-a-notre-armee-nationale-3035419.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-faisons-toujours-confiance-a-notre-armee-nationale-3035419.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/09/Amadou-NFa-DIALLO.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 08 Sep 2023 02:30:03 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le National</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[En 2022, il y a un an, Nathalie Yamb affirmait : « La Cedeao vient d’être définitivement consacrée comme un syndicat de laquais qui entérinent les coups d’État constitutionnels, condamnent à géométrie variable les coups d’État militaires et sanctionnent les peuples quand ceux-ci ont le courage de demander des comptes à leurs dirigeants et d’exercer leurs droits souverains. Je n’en ai jamais fait un mystère, j’ai un a priori positif à l’endroit de la junte malienne car elle nous a donné, dès le début, des indications de sa volonté de vouloir extirper son peuple du giron malfaisant dans lequel il est englué depuis son retour de la colonie française d’Afrique. »  Ce mois de septembre 2023 ne lui donne aucunement tort, mettant même en exergue la vérité d’airain qu’elle a formulée. Quelques gadgets aux mains d’Emmanuel Macron, la malédiction que le ciel a envoyée à la France, supposés chefs d’Etat de certains pays d’Afrique de l’ouest, de l’espace CEDEAO, viennent de lancer un nouvel ultimatum-qui expire dans deux jours, le 10 septembre) aux militaires nigériens qui ont écarté Mohamed Bazoum du pouvoir et qui entendent le juger pour forfaitures et parjure, de remettre sur le fauteuil ce Président honni qui ne devrait pas l’être, sous peine de déclencher la guerre contre le Niger. Menace de jouvenceaux ou ultimatum de desperados d’une race en passe de s’éteindre, peu importe, le Burkina Faso et le Mali ont clairement averti que toute attaque contre le Niger s’assimilerait à une déclaration de guerre contre les deux pays. On ne perdra donc pas de temps à chercher à savoir par où passeront les troupes criminelles ‘’macronicédéaoniques’’ pour une sale guerre au Niger, on sait que nos hommes aguerris, nos missiles et nos aéronefs les y attendent de pied ferme.

Mais nous devons apaiser les cœurs des nôtres effrayés par les calomnies et suspicions de faiblesse des FAMA. C’est tout simplement une campagne apatride destinée à saper le moral des Maliens afin de les amener à douter, non seulement du professionnalisme des officiers maliens, mais en plus de discréditer les autorités de la Transition. Que non ! Jamais l’armée malienne n’a été une milice de mauviettes, elle a toujours été le creuset d’hommes braves et patriotes jusqu’au bout de leurs ongles. Certes, aujourd’hui, elle a à faire face à des assauts des criminels de tous poils, des djihadistes et des séparatistes, des narcotrafiquants et des indépendantistes, tous créés par une France soutenue par une Europe dont les raisons sont connues désormais. Minusma, Serval, Barkhane, G5-Sahel et Takuba ont dévoilé leurs vrais visages et les militaires maliens ont réussi à reconstituer notre Armée nationale au nez et à la barbe des Démons présents sur notre sol depuis dix ans, qui n’étaient là en réalité que pour couvrir les atrocités des groupes terroristes formés pour un génocide jamais avoué, aux fins de décimer les populations des zones à forts potentiels économiques. Ce sont ces restes de nervis qui continuent à perpétrer des attentats partout, dont les populations civiles sont les victimes, l’objectif des terroristes n’étant autre chose que les coups d’éclat pour effrayer tout un peuple.

Ce qui est certain, c’est que l’Armée nationale du Mali est une vraie armée. Au contraire des armées impérialistes dont la mission est d’aller s’en prendre à des peuples pour les soumettre afin de s’emparer de leurs richesses, sorte de razzia par le biais du néocolonialisme, les FAMA ne défendent que l’intégrité de notre territoire, nos populations et leurs biens. Au moment où elles font face au feu roulant des ennemis, prenant garde de les discréditer parce que les terroristes n’arrêtent de porter des coups. Ceux qui, avec des airs de sainte-Nitouche rivalisent de communiqués de soutien aux populations meurtries, sont ceux-là mêmes qui ont créé les conditions des malheurs d’aujourd’hui, ne l’oublions pas. Faisons toujours confiance aux FAMA, soutenons-les.

<strong>Amadou N’Fa Diallo</strong>

&nbsp;

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito :  Crime de lèse&#45;majesté ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-crime-de-lese-majeste-3035352.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/edito-crime-de-lese-majeste-3035352.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2019/11/Gaoussou-Madani-Traoré.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 07 Sep 2023 03:12:21 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Ce lundi 04 septembre 2023, Adama Ben Diarra dit Ben Le Cerveau, membre du Conseil National de Transition (CNT)  a été auditionné par la Brigade Judiciaire (BIJ), pour <strong>« Atteinte au crédit de l’Etat ».</strong> Présenté  le lendemain au  Procureur  du Tribunal  de Grande Instance de la CVI qui l’a entendu, le leader de « Yérè Wolo » sur les remparts a été mis sous mandat de dépôt par le Pôle contre la cybercriminalité.  Son procès est prévu pour le vendredi 08 courant.

Pourtant, en tant que  membre  du CNT, «  bénéficiant normalement  de l’immunité parlementaire », cet activiste bon teint,  supposé très  proche du Président  de la Transition,  n’aurait  pas dû mériter  le sort  que la Justice  est en train de lui infliger.  Mais pourquoi au moment de l’arrêter,  la Justice n’a pas tenu compte  de son  « immunité » ?  Il est un secret de polichinelle que Ben Le Cerveau critique constamment, dans les médias et lors des  réunions politiques,  certaines conduites ou décisions  de la Transition malienne voire certaines déviations présumées  de ceux qui la  dirigent. Est-ce à cause de cela ? Sinon, aurait-il  commis une haute trahison de l’Etat assimilable à  un crime de lèse-majesté ?

Le Code pénal malien érige, en délit punissable d’emprisonnement et d’amende, « les atteintes au Crédit de l’État ». Il  rappelle la possibilité  de condamnation de « ceux  qui,  par  des  voies  et  moyens  quelconques,  ont  sciemment  propagé  dans  le public  des  fausses  nouvelles  ou  des  allégations  mensongères  de  nature  à  ébranler directement  ou  indirectement  sa  confiance  dans  le  crédit  de  l’État,  des  collectivités territoriales,  des  établissements  publics,  de  tous  les organismes  où  ces  collectivités  et établissements publics ont  une participation ». C’est  une des nombreuses limites de la liberté d’expression. Donc est-ce à considérer le malien  lambda n’aurait plus le droit d’exprimer une opinion dont il n’est pas  convaincu de sa véracité et de sa pertinence ? Dans l’affirmative, il devrait être  auditionné et mis sous mandat de dépôt  à  chaque fois qu’il exprimerait une opinion, fût-elle fausse, sans diffamation ? Après tout,  l’expression libre d’une vérité relative n’est-elle  pas un droit ?

De toute façon, s’il est une certitude que Ben  Le Cerveau  est cet homme qui  n’a   jamais caché sa proximité  avec  les Princes du Jour,  il est aussi une réalité qu’il  n’a de cesse  œuvré à garder sa liberté  d’opinion. Même ses détracteurs doivent lui reconnaître cette qualité.   D’ailleurs,  un grand Penseur n’a-t-il pas  dit un jour,  « je déteste vos opinions mais je me ferai tuer  pour que vous ayez le droit de les exprimer ». Aussi, dans le même ordre d’idées, une  sagesse malienne  nous enseigne: « Si  tu n’as personne  pour te critiquer, alors payes quelqu’un pour le faire ». N’est-ce pas que ce sont les  critiques et  autocritiques qui auraient manqué à feu Ibrahim Boubacar Keïta et son régime ? « Mandé Massa » et son entourage politique   étaient, on le sait,  allergiques aux critiques.  Mêmes les plus constructives n’étaient pas les  bienvenues ! Mais  cette attitude  avait-elle pu empêcher  au régime IBK   de ne pas chuter ? Que non !

&nbsp;

C’est vrai,  la liberté a  incontestablement des limites,  c’est d’ailleurs ce qui fait tout son intérêt. Mais  les limites posées par la loi doivent néanmoins être interprétées intelligemment. C’est d’ailleurs tout le sens de l’Article  4  de la Constitution de 1992  qui stipule: « Toute personne a droit à la  liberté  de  pensée, de  conscience,  de religion, de  culte, d’opinion, d’expression et  de création dans le respect de la loi ». Les mêmes termes sont  textuellement repris par  l’article  14 la Constitution de 2023.

Les animateurs de la Transition malienne devrait  donc  savoir raison garder, en faisant sienne  cette mise en garde  :  Mieux  vaut  accepter les critiques objectives et constructives  que de s’entourer de laudateurs qui ne font que défendre leurs intérêts  égocentriques.  C’est  parce que les Grands Hommes des Grands États ont accepté la contradiction et la critique,  qu’ils ont gagné l’estime de leurs opposants. Les maliens se sont toujours  sacrifiés  au prix du sang, au fil de l’histoire, notamment lors des évènements de mars 1991,  pour  arracher  leur liberté d’expression et d’opinion.  Nul ne doit  donc douter  qu’ils mettront tout en œuvre pour la préserver !

&nbsp;

<strong>Gaoussou Madani Traoré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Éditorial : Salif Keïta ‘’Domingo’’, un patriote malien, un messager africain</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-salif-keita-domingo-un-patriote-malien-un-messager-africain-3034961.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-salif-keita-domingo-un-patriote-malien-un-messager-africain-3034961.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/09/Amadou-NFa-DIALLO.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 04 Sep 2023 11:44:07 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le National</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Triste samedi, 02 septembre 2023, vécu par tous, au Mali comme en France, en Allemagne comme en Espagne, en Indonésie comme aux Etats-Unis d’Amérique, au Brésil comme au Cameroun, à Conakry comme à Abidjan, encore et encore ! Salif Keïta, l’exceptionnel virtuose du ballon rond, qui ne cessera jamais d’être la mesure pour les grands talents du football, passés, présents et à venir, Pélé, Eusobio Da Silva, Mekhloufi, Maradona, Messi, Ronaldo, etc., a tiré sa révérence. Au bel âge de la vieillesse, 77 ans, il quitte pour de bon ses enfants et ses petits-enfants, son pays, son Afrique, le monde, qui l’ont tous tant admiré. Rien à faire, ainsi va la vie, toute âme goûtera la mort. Sans être prophète ni ange, l’enfant de Ouolofobougou restera un modèle à enseigner aux générations à venir. Salif Keïta dit Domingo n’est pas qu’un talentueux footballeur. Il est, à travers le sport (il a aussi joué au handball), un Messager, c’est-à-dire un homme correct chargé d’inviter les humains à la vertu. Cette mission, il l’incarnera jusqu’à la fin de sa glorieuse vie. Nul ne pointe contre lui la moindre frasque qui fait honte.

Né après la deuxième Guerre mondiale, en 1946, son adolescence se passe quand de charismatiques leaders africains revendiquaient pour leurs pays et leur continent l’indispensable décolonisation, la souveraineté en un mot. En 1960, alors qu’il n’a que 14 ans, le Mali, son pays, soucieux d’une indépendance réelle, crée le mouvement national des pionniers, creuset pour apprendre aux enfants les valeurs cardinales du civisme et du patriotisme. Salif en sera pétri. Adolescent, il devient un prodige précoce, sélectionné à 16 ans dans l’équipe nationale où les aînés l’accueillent avec espoir et vénération. Domingo est à la hauteur, le jeune homme est un modèle de politesse, qui a l’amour de la patrie vissée au cœur. Sa carrière l’amènera ensuite à Saint-Etienne où, nous apprend-t-on, il suffit toujours de prononcer son nom pour que l’on vous offre gracieusement un verre. Bref, Salif Keïta ‘’Domingo’’ est une gloire inextinguible. Ce patriote malien, au-delà d’être un pédagogue pour tous, est aussi un Messager africain, sans doute le plus grand que le continent a connu. Salif Keïta ‘’Domingo’’ refuse en effet la nationalité française, de cette France qui souhaitait par son talent obtenir la coupe du monde de football, à une époque où les Pélé et autres étaient des vedettes incontestées. Il explique son choix de demeurer un Malien pur jus, la gloire et la fortune étant secondaires pour lui : « Le Mali est une jeune nation et, au-delà du football professionnel, mon avenir est là-bas. Que penseront tous les jeunes africains qui m’idolâtrent si j’acceptais aujourd’hui ne plus être malien à part entière ? » Il était un jeune dans les 25 ans et quel patriote que l’on aimerait voir réincarner dans des millions de jeunes Maliens aujourd’hui ! Une invitation du Président Georges Pompidou à l’Elysée, qui l’entretiendra durant près de deux heures (01h45mn), une durée d’audience jamais accordée, hier et aujourd’hui, à un chef d’Etat africain dans le saint des saints de la France, ne le fera pas changer d’avis. Domingo est un Malien, il le restera, c’est au Mali qu’il reviendra et il vient d’y rendre l’âme.

Salif Keïta est un Messager. Au Mali, à l’Afrique, à la jeunesse, il a délivré des messages qui méritent d’être compris et assimilés. A la fin de sa grande carrière, il reprend le chemin de l’école, pour une formation académique. C’était une première publiquement administrée pour que l’on sache qu’il faut se perfectionner sans cesse, le savoir est indispensable pour l’homme et pour la nation. Domingo a aussi montré, de nouveau dirons-nous, la voie de l’intégration qui ne doit pas être abandonnée. En effet, quand est venue pour lui l’heure de décrocher avec le football professionnel, il organise son jubilé, une première en Afrique. Les matches se passent à Abidjan, à Bamako et à Conakry (ABC) parce que, sans le dire, les Africains, au-delà des contingences de pays, sont des frères : la Côte a des frontières avec la Guinée-Conakry qui en partage aussi avec le Mali, lequel est aussi limitrophe de la Côte d’Ivoire. Son pays partage ensuite des frontières avec l’Algérie, le Burkina Faso, la Mauritanie, le Niger et le Sénégal. Quelle géographie intégrationniste ! Salif Keïta, ce n’est pas tout. Appelé comme ministre dans le gouvernement de Transition de 1991, la première des choses qu’il mettra en avant, c’est de déclarer ses biens avant de prendre fonction, une première au Mali. Histoire d’appeler les citoyens, surtout les gouvernants, à la probité. Les Maliens verront bien les autorités de la Transition l’immortaliser par quelque chose de grandiose avant l’entrée effective dans la quatrième République.

&nbsp;

<strong>Amadou N’Fa Diallo</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito : Une prolongation de la transition équivaudrait à des sanctions de la CEDEAO</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-une-prolongation-de-la-transition-equivaudrait-a-des-sanctions-de-la-cedeao-3034874.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/edito-une-prolongation-de-la-transition-equivaudrait-a-des-sanctions-de-la-cedeao-3034874.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/08/Youssouf-Sissoko-diroub-Alternance.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 04 Sep 2023 07:19:33 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alternance</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Le Mali s’achemine-t-il vers une énième prolongation de la transition ? En attendant d’avoir la réponse à cette cruciale question, nous allons nous lancer dans une analyse approfondie des risques et conséquences que le Mali pourrait bien en courir si le délai venait à être violé. En effet, après la réunion du cadre de concertation administration et classe politique autour du chronogramme des élections, tous les regards sont tournés vers le gouvernement afin qu’il  édifie l’opinion nationale et internationale sur sa volonté réelle. C’est un flou artistique autour du chronogramme, car sur les cinq élections prévues dans l’agenda seulement deux sont techniquement tenables, à savoir la Présidentielle et les législatives. Les communales, les locales et les régionales sont forcloses. Aujourd’hui, ni l’organe de gestion des élections AIGE, ni le gouvernement encore moins le CNT ne semblent se prononcer sur la tenue ou pas des élections avant mars 2024, date prévue pour la fin de la transition. Le dernier point de presse organisé par le gouvernement et animé par les ministres de l’administration territoriale et celui de la sécurité a simplement consisté à informer l’opinion de la mise à disposition des cartes biométriques avant les prochaines élections. Le gouvernement va-t-il continuer à trainer les pieds au point d’exposer encore le pays à des terribles sanctions ? Pour rappel il n’est nullement à exclure que les prochaines sanctions soient comme  celles du Niger, à savoir la privation du Mali aux produits de première nécessité dont ceux pharmaceutiques.

Le peuple a beau être résilient, l’on se pose la bonne question de savoir s’il pourrait s’accommoder des nouvelles sanctions qui annihileraient tous les sacrifices consentis au nom de la souveraineté. Les maliens souffrent énormément dans leur chair et dans leur âme. Ils commencent à manquer de beaucoup des produits indispensables pour leur survie, alors si à cette peine qu’ils endurent, il faudrait en rajouter, c’est certainement là où beaucoup diront non. Le non-respect du délai de la transition ouvrirait non seulement la boîte de pandore, mais exposerait le Mali à des sanctions extrêmement sévères dont les conséquences seront incommensurables. Parmi les piles de sanctions l’on pourrait énumérer la fermeture totale  des frontières entre le Mali et les pays de la CEDEAO, le gel des avoirs du Mali ce qui occasionnerait une asphyxie financière extrême. Pour un pays sans littoral comme le Mali et dont l’économie est tributaire des échanges commerciaux externes, ce serait vraiment un risque énorme de subir encore des sanctions. Il est même fort probable que d’autres organisations régionales ou internationales emboîtent le pas à la CEDEAO en sanctionnant à leur tour le Mali. Donc la sagesse et la préservation des intérêts vitaux des maliens doivent guider les autorités à ne pas commettre l’irréparable et cela n’est possible que lorsqu’elles  éviteraient des nouvelles sanctions contre le Mali, en respectant le délai de la transition.

En somme c’est un impératif absolu pour les autorités de respecter le chronogramme qu’elles ont souverainement établi. En tout cas si tant est qu’elles défendent le vaillant et résilient peuple malien qui souffre énormément aujourd’hui, à cause de cette situation, alors elles  doivent accepter de sortir le Mali de cette léthargie, il y va de leur honneur et de leur crédibilité. Le Président de la transition, Colonel Assimi Goïta, père de la Nation malienne par ses fonctions, a désormais sur ses frêles épaules l’ultime décision. Il a désormais le choix entre  Prolonger la transition en replongeant le pays dans l’impasse totale ou tenir son engagement en tenant les élections avant la fin officielle de la transition, ce qui  écourterait la souffrance du peuple. A lui de voir.

<strong>Youssouf Sissoko </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito :  Un Discours  arrogant,  belliqueux  et condescendant !</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-un-discours-arrogant-belliqueux-et-condescendant-3034719.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/edito-un-discours-arrogant-belliqueux-et-condescendant-3034719.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/02/Gaoussou-Traore.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Sat, 02 Sep 2023 10:39:01 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[“Notre politique est simple: on ne reconnait pas les putschistes, nous soutenons un président qui n’a pas démissionné, et nous soutenons les politiques de la Cédéao. Malgré les pressions des putschistes, notre ambassadeur (Sylvain Itté) restera à Niamey. La junte n’est pas une autorité qui peut exiger le départ de l’ambassadeur de France.  Si la France n’était pas intervenue, à leur demande, le Mali, le Burkina Faso et le Niger n’existeraient plus aujourd’hui ”. Ce discours  arrogant, belliqueux et condescendant,   à l’endroit  du Niger et de ses voisins du Burkina Faso et du Mali, est  prononcé   par le Chef de l’Etat français  lors de la Conférence des Ambassadrices et des Ambassadeurs, organisée à l’Elysée à Paris.

Ce narratif du Chef d’Etat  français,  démontre aisément  que  la France officielle n’a pas   de considération pour  ses anciennes colonies. Son   obstination à s’ingérer dans les affaires intérieures du Niger, du Burkina Faso et du Mali, prouve à suffisance cette condescendance. Après les changements anticonstitutionnels de pouvoir au Mali et au Burkina, le Chef d’etat Français instruit  à ses Chefs d’Etat  laquais de la CEDEAO de ne plus tolérer  la survenue d’autres.   Ainsi  ont-ils  planifié une opération militaire pour, dit-il, « remettre le président élu Bazoum au Pouvoir ».    Mais Macron  serait-il  vraiment mieux placé que le peuple nigérien et leurs dirigeants  pour évaluer ce qui est bien ou mal pour leur  pays ? Certainement pas !

Dans cette dynamique, la  France  réfute  la dénonciation par  les nouvelles autorités de Niamey  des accords  militaires bilatéraux qui lient les deux pays.  Tout comme elle refuse de  se soumettre à leurs  injonctions qui demandent  à son ambassadeur  de quitter le pays sous 48 heures.   N’est-ce pas  un acte de belligérance à l’endroit de l’Etat du Niger ?  Nul ne doute de cela !   D’ailleurs, pour  pouvoir accomplir son funeste dessein d’envahir le Niger, la France  occasionne  les prétextes. Ainsi, la coupure  par les autorités de Niamey de  la fourniture d’électricité, d’eau, de nourriture et de carburant à l’ambassade de France et à la base militaire française, pourrait  lui servir de prétexte  pour  intervenir au Niger.   Mais la France  ira-t-elle  au-delà de sa menace, pour in fine attaquer le Niger ? Une chose est certaine, l’aventure militaire pour restaurer l’ordre constitutionnel, n’est pas partagée par la majorité des pays qui composent  l’Union Africaine.  Elle n’a pas non plus le quitus des Nations Unies.

Mais   l’analyse du narratif français,  porté officiellement  par Emmanuel Macron, qui considère que : « Le problème des nigériens aujourd’hui, ce sont des putschistes qui les mettent en danger, parce qu’ils abandonnent la lutte contre le terrorisme, parce qu’ils abandonnent une politique qui était économiquement bonne pour eux, et qu’ils sont en train de perdre tous les financements internationaux qui étaient en train de leur permettre de sortir de la pauvreté. Notre politique est simple: on ne reconnaît pas les putschistes, on soutient un président qui n’a pas démissionné. Nous soutenons l’action diplomatique, et quand elle le décidera, militaire de la CEDEAO », nous amène à   redouter    une  intervention  militaire  de la France  au Niger avec ou sans la CEDEAO.

Cette hypothèse est désormais  plausible d’autant que les intérêts économiques et géostratégiques de la France sont sérieusement  menacés dans l’ensemble des pays du Sahel voire en Afrique de l’Ouest. Mais  il est  aussi  certain que  toute intervention militaire au Niger aura des conséquences dévastatrices sur l’ensemble des pays belligérants.

<strong>Gaoussou Madani Traoré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Éditorial :  Comme une atmosphère de suspicions</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-comme-une-atmosphere-de-suspicions-3034465.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-comme-une-atmosphere-de-suspicions-3034465.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/09/Amadou-NFa-DIALLO.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 31 Aug 2023 12:12:46 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le National</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Qu'est-ce qui a bien pu pousser dernièrement Ben Le Cerveau à se lâcher sur les réseaux sociaux en demandant expressément au chef de l'État, colonel Assimi Goïta, de " revoir son entourage" ? Et d'ajouter qu'il faut éviter toute tentative de prolongation de la Transition, au risque que le Mali n'en vienne à subir un nouvel embargo de la part de la communauté internationale qui l'attend de pied ferme ? Le Champion de "Yèrèwolo Debout sur les Remparts" et membre du CNT ajoute que ce conseil de sa part est même une "ordonnance" qu'il a prescrite au président de la Transition. Il ira aussi jusqu'à laisser entendre qu'en octobre prochain, il y aura immanquablement la levée de l'immunité d'un membre du CNT appelé à répondre à la justice pour des délits de délinquance financière.

Ben Le Cerveau a parlé avec une telle aisance qu'on est fondé à penser qu'il est au courant de grandes choses, si ce n'est qu'il est dans des manœuvres suspectes.

Une atmosphère de suspicions est en tout cas ouverte et il ne s'agit plus de chercher à savoir si Ben Le Cerveau est dans la logique du Président Goïta; on se souviendra, en tout cas, qu'il avait fait une tentative avortée d'assaut sur la Transition il y a quelques mois. Mais nous sommes en démocratie où tous les coups sont permis, qu'ils soient sainement motivés ou commandités par des forces obscures. La sortie mentionnée de Ben Le Cerveau met en tout cas sur la sellette le président de la Transition qui, de toutes les façons, jouit toujours d'une grande aura auprès des Maliens. Mais que signifie "revoir son entourage" ? Des velléités inappropriées hantent-elles les premiers cercles autour du chef de l'État ? Ben joue-t-il à créer et alourdir un climat de suspicions ? Pourquoi et pour le compte de qui ? Et s'il était sincère, motivé par le seul souci que la Transition prenne vite fin et que la quatrième République s'installe avec tout l'espoir pour lequel elle a été envisagée ?

Dans le meilleur des cas, il y a un appel adressé aux forces du changement, militaires et politiques, à resserrer leur rang en faisant échec aux forces en embuscade des politiciens évincés du pouvoir le 18 août 2020. Prolongation ou pas, il faut, semble-t-il, procéder à l'élection du président de la République en février 2024. Cela aura l'avantage de faire taire les bruiteurs impénitents qui n'ont pas de potentiels électoraux en réalité, en même temps de couper l'herbe sous les pieds d'une communauté internationale qui ne cherche que des poux dans la tête de notre Mali. Ben Le Cerveau a parlé. L'homme étant ce qu'il est, ses propos sont à retourner dans tous les sens pour en extraire ce qui est bien pour la Transition.

&nbsp;

<strong>Amadou N'Fa Diallo</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Éditorial :   Partis politiques, le réveil ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-partis-politiques-le-reveil-3034046.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-partis-politiques-le-reveil-3034046.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/09/Amadou-NFa-DIALLO.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 28 Aug 2023 12:48:12 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le National</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Il semble que les choses bougent dans le landerneau politique. Effet d’optique ou mauvaise perception, l’échiquier a en tout cas l’air de tanguer. Fusi-Mali, vieille formation à vocation de devenir le fer de lance pour l’unité et la sauvegarde de l’intégrité du territoire national du Mali, a sauté le pas il y a une dizaine de jours en se constituant en parti politique. Un énième, dira-t-on. Mais pourquoi pas dans un pays où le multipartisme intégral a droit de cité et au nom duquel quelques 290 partis politiques, certains affirment que c’est plutôt près de 300, créent sans cesse un embouteillage fictif sur le boulevard de la démocratie ? Mais il y a surtout les anciennes formations politiques qui ont obtenu au début des années 90 leurs récépissés, précieux sésames pour prétendre être officiellement reconnus et prétendre aussi bénéficier du financement public, pratique mise en avant pour les besoins d’une cause jamais avouée. Le regroupement M5-RFP Mali Kura, sorti lui du flanc du M5-RFP originel en raison des humeurs et ambitions irréconciliables de certains acteurs avec celles d’autres, a tenu le mercredi passé sa dernière passation de sa présidence tournante trimestrielle. Pris individuellement, les responsables de ce mouvement n’ont pas (ou non plus) la carrure pour être réellement pris au sérieux comme étant des grosses pointures dans le jeu politique. Leur seul capital reste le nom qu’ils ont eu hier, lequel leur pend d’ailleurs au pied comme un boulet pour d’évidentes raisons. Le RPM, tendance Dr. Bokary Tréta, en conflit judiciaire avec l’autre tendance tenue par Me Baber Gano, a proclamé par la voix de Bou Touré son intention de soutenir désormais la transition, si évidemment ce dernier ne s’est pas exprimé en singleton d’un nouvel âge dans la presse. Mais la fin de l’imbroglio judiciaire entre les héritiers d’Ibrahim Boubacar Keïta n’est pas encore pour demain.

Bref, nous marchons déjà dans les allées de la quatrième République, en cheminant vers ses futures institutions. Les partis politiques donnent l’impression de se réveiller, mais faut-il les prendre au sérieux ? Ils sont marqués au fer comme des accompagnateurs de tout pouvoir, c’est-à-dire celui qui a Koulouba. On l’a vu déjà du temps du Général Amadou Toumani Touré, encore du temps d’IBK et on l’a revu à l’occasion de la campagne pour le référendaire du 18 juin 2023. À chaque fois, le fonds de commerce est qu’il faut un large consensus, de l’inclusivité, pour accompagner l’action du Président. Pour le référendum du 18 juin, l’Adéma-Pasj, après avoir demandé de renoncer carrément à la rédaction d’une nouvelle constitution, a fini par dépenser sueur, encre et salive afin de faire croire que les pertinents articles de la future Loi fondamentale sont venus de son chapeau de magicien. Le Parena en est réduit à produire des mémorandums qui ne sonnent plus comme des romances politiques. En réalité, la question à poser est de savoir s’il existe encore dans l’ancienne classe politique un leader qui a un fief politique, capable de se faire élire brillamment. En 2018, après IBK et Soumaïla Cissé, c’est un célèbre inconnu qui s’est classé troisième à l’issue de l’élection présidentielle, Aliou Boubacar Diallo pour ne pas le nommer, bien devant un Modibo Sidibé. Encore bref, il y a à préparer les prochaines élections générales dont la plus importante, la présidentielle. Qui sera le candidat alors ? Ce n’est plus une question lancinante, mais bien la hantise des politiciens professionnels, ceux d’hier, qui, malgré leur nombre pléthorique et leur mainmise sur l’appareil d’État, n’ont pas pu sauver leur bienfaiteur IBK et son régime. Ce sont eux qui, après la débâcle qui vaut naufrage de la classe politique, se sont constitués en Cadre d’échange… Pendant deux ans, multipliant les assauts, ils n’ont rien pu contre la transition. Le Cadre d’échange… est aujourd’hui, de toute évidence, comme porté disparu. Et qui se souvient de Synergie 22 comme regroupement politique au Mali ?  Bref enfin, il fallait le dire pour la troisième et dernière fois, belle tradition désormais au Mali, il sera peu question de Charte : le plus important est l’acception par le peuple d’un homme, choix qui est fonction de la légitimité populaire. Se fatigue bien celui qui ergote sans arrêt sur Assimi, non Assimi-Poutine et Choguel-Medvedev. Les autorités de la Transition ne sont pas des combinards.

<strong>Amadou N’Fa Diallo</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito : Mort de Prigojine, Poutine a&#45;t&#45;il enfin soldé son compte avec son ami ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-mort-de-prigojine-poutine-a-t-il-enfin-solde-son-compte-avec-son-ami-3033967.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/edito-mort-de-prigojine-poutine-a-t-il-enfin-solde-son-compte-avec-son-ami-3033967.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/08/Youssouf-Sissoko-diroub-Alternance.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 28 Aug 2023 02:03:21 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alternance</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[La nouvelle de la mort du patron du groupe paramilitaire russe Wagner est tombée comme un couperet  le mercredi 24 Août 2023. L’onde  de choc a été tellement sentie dans deux pays africains partenaires de la société privée et paramilitaire russe à savoir Wagner, que beaucoup se posent la question de savoir quel est l’avenir de cette relation pour la moins controversée entre ces pays et ladite société ? Le Mali et la République centre Africaine pleurent un grand ami qu’est Prigojine. Le Président Russe Vladimir Poutine  a certes salué la mémoire d’un combattant, mais sans nul doute des soupçons pèsent sur lui s’il n’a pas enfin soldé son compte avec son ami de longues dates, pour dit-il l’avoir trahi en voulant attenter à sa vie. Tous les grands analyses géopolitiques savent que Poutine ne pardonnera jamais la tentative de putsch que Prigogine a voulu perpétrer contre lui. Comme Prigojine beaucoup d’opposants à son régime  ont payé de leur vie. Donc le crash de l’avion transportant une dizaine de personnes pourrait ressembler à un attentat et cet attentat ne visait que le patron de Wagner. Rien qu’en analysant ce bout de phrase contenu dans l’extrait du speech de condoléance du patron du Kremlin Vladimir Poutine,  on pourrait affirmer sans risque de se tromper que ce crash n’est pas fortuit : « Je connaissais Prigozhin depuis très longtemps, depuis le début des années 90.

C’était un homme au destin difficile,<strong><em> qui a commis de graves erreurs dans la vie. </em></strong>Il s’est efforcé d’obtenir les résultats dont il avait besoin pour lui-même et, lorsque je le lui demandais, pour la cause commune, comme ce fut le cas ces derniers mois.

C’était une personne talentueuse, un homme d’affaires talentueux, qui a travaillé non seulement dans notre pays, et avec succès, mais aussi à l’étranger, en Afrique en particulier… ». Tous les grands observateurs de la scène politique Russe s’accordent à dire que la mort de Prigojine est tout simplement un règlement de compte entre deux vieux amis qui se sont trahis.

Et pourtant la nouvelle de la mort de Prigojine avait été démentie pendant de longues heures par ses partisans,  avant qu’elle ne soit confirmée par beaucoup d’agences de communication. En effet c’est par  voie de presse que l’on a appris qu’un avion privé avec dix personnes à son bord s’est écrasé ce mercredi en Russie. Selon plusieurs agences de presse russes, le nom d’Evguéni Prigojine figure sur la liste des passagers à bord de l’appareil. Le groupe paramilitaire a confirmé la mort de son leader.  La question qui taraude les esprits est celle de savoir comment Wagner pourra survivre après la mort de son chef ? Si tant est que cette société privée est une fabrication du Président Russe, il trouvera très rapidement le remplaçant de Prigojine, dans le cas contraire la société se disloquera et ses éléments  risquent de rentrer en rébellion contre le Président Poutine. Dans tous les cas de figure la mort de Prigojine laissera une très grande place vacante, car il y avait une relation presque fusionnelle entre Prigojine et ses hommes. Quid des pays africains qui ont signé des contrats avec la société paramilitaire russe Wagner ? Il y aura très peu de marge de manœuvre pour eux. Maintenant,  soit ils négocieront avec le nouveau  patron qui sera désigné à la tête de la société, ou ils rompront tout contrat avec Wagner, une société controversée pour certains et bienfaisante et libératrice  pour d’autres.

En somme, la mort de Prigojine au-delà du vide qu’elle laissera au sein de la société Wagner   sera également  un coup dur pour tous les pays partenaires de cette société, car même si Poutine devrait prendre les choses en main en nommant un de ses proches à la tête de la société, remplacer un responsable comme Prigojine,  qui a déjà créé une sorte de relation fusionnelle avec ses hommes, ne serait pas du tout facile.

<strong>Youssouf Sissoko </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Éditorial :  Fidélité à la patrie, oui ou non ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-fidelite-a-la-patrie-oui-ou-non-3033658.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-fidelite-a-la-patrie-oui-ou-non-3033658.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/09/Amadou-NFa-DIALLO.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 24 Aug 2023 12:34:36 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le National</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Rappelons Rachid Mekhoufi, vedette algérienne du ballon rond, qui a contribué à la gloire de Saint-Etienne (France) par son immense talent. Après 135 ans d’une rude colonisation, quand les patriotes algériens ont décidé d’engager la lutte de libération de leur pays du joug français, Mekhoufi y prend part résolument, en fuyant de Saint-Etienne et de la France, où il était incontestablement la coqueluche des publics des stades, pour se mettre au service de la lutte de libération nationale. Dans la glorieuse épopée, il fait équipe avec dix autres grandes stars algériennes évoluant dans le championnat français ; le noyau comptera bientôt 40 combattants qui n’ont comme fusils, lance-roquettes et autres que leur aptitude à manier le ballon. Qui ne se souvient pas de la Grande Equipe de football du FLN (Front de Libération Nationale) de l’Algérie, qui a tenu éveillé le monde entier sur la noblesse de la lutte engagée par les Algériens pour recouvrer leur souveraineté ?  Nous sommes à Saint-Etienne et restons-y pour rappeler Salif Keïta surnommé Domingo dans son Bolibana natal (Bamako) et parti faire le bonheur de la cité Stéphanoise où on le surnomma ‘’La panthère noire’’ en raison de son agilité, de ses dribbles fantastiques, de son aisance à se défaire de ses adversaires, de ses buts emblématiques. Premier ‘’Ballon d’Or africain’’, Salif l’a obtenu au prix de refuser de porter le maillot de l’équipe nationale de France, qui n’était possible que s’il en devenait Français, c’est-à-dire que son refus était pour demeurer Malien, devait-il recevoir pour cela sur sa pauvre tête tous les propos peu amènes dont sont capables les gars de l’Hexagone. Salif Keïta, selon les témoins de l’époque, c’est l’homme qui a su « obliger » la flamboyante équipe de Saint-Etienne à venir livrer à Bamako –une première en tout cas- un match amical contre les Aigles du Mali en vue de la préparation de notre équipe nationale pour la 8ème Coupe d’Afrique des nations. Salif Keïta n’a pas quitté Saint-Etienne de gaîté de cœur, ou disons qu’il est parti sur des incompréhensions, voire des mésententes. Cela n’a pas empêché les Stéphanois de donner son nom, plus tard, à un Stade dans l’Allée des Frères-Gauthier. C’est dire quel incomparable virtuose du ballon rond a été le Patriote Salif Keïta. Et traversons l’Atlantique pour citer Diola Bagayoko, Professeur émérite des Universités, scientifique d’un niveau tel que des générations futures aspirent avant naissance de parvenir à son statut. Hors du pays, il a le souci du Mali. C’est lui qui, du haut de sa notoriété scientifique, a présidé dans notre ambassade à New York les Assises Nationales de la Refondation (ANR) et a dénoncé la kleptomanie qui a été la trame des gouvernances passées. C’est marquer à l’encre indélébile que l’appartenance à une patrie est d’abord une question de serment à la servir et que, donc, la fidélité est une exigence morale. De par son attitude constante de penser au pays pour lui souhaiter le meilleur progrès, Pr. Diola Bagayoko pose la question aux intellectuels avec passeport malien : « A vous voir vitupérer sans cesse contre votre propre pays, oui ou non êtes-vous des Maliens ? »

Ceux qui, hier, ont détruit notre Armée nationale sont malheureusement aujourd’hui ceux-là qui sont prompts à adresser des messages de compassion aux populations victimes des terroristes. Mais nul n’est dupe. Comme ils comprennent le français et qu’ils aspirent à ce que la France continue à nous violer, nous ne cesserons de leur rappeler les mots de Maurice Druon, Secrétaire perpétuel de l’Académie Française : « Les peuples portent le poids des malédictions plus longtemps que les princes qui les ont attirées… Les tragédies de l’Histoire révèlent les grands hommes ; mais ce sont les médiocres qui provoquent les tragédies… » (Les Rois maudits, 1977).

<strong>Amadou N’Fa Diallo</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Éditorial :: Corruption, les magistrats pointés du doigt</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-corruption-les-magistrats-pointes-du-doigt-3033361.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-corruption-les-magistrats-pointes-du-doigt-3033361.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/09/Amadou-NFa-DIALLO.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Tue, 22 Aug 2023 07:25:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le National</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Evènement traditionnel certes, l’installation de nouveaux membres de la Cour suprême ne perd jamais sa caractéristique solennelle. Ce vendredi, 18 août 2023, le Président de la Transition, Chef de l’Etat, Colonel Assimi Goïta, a présidé la cérémonie de prestation de serment des nouveaux membres de la Cour suprême du Mali, dont le Président de la docte institution. Il l’a fait au siège de la Haute Institution qui, dans les normes, est la locomotive qui doit tirer le train de la nation vers la vertu. La cérémonie s’est déroulée, beaucoup l’ont relevé, au moment où nos concitoyens parlent de plus en plus de la lutte contre la corruption car, les mauvaises habitudes ayant la vie dure, de nouvelles formes de délinquances multiformes sont expérimentées, alors que les coupables des crimes d’hier sont nombreux et attendent d’être interpellés pour qu’ils payent de leurs forfaitures contre la Nation et la République. Il n’a échappé à personne qu’à l’occasion de la cérémonie du vendredi, 18 août, jour du troisième anniversaire de la chute du régime kleptomane d’IBK, si le Procureur général a saisi l’occasion pour inviter les nouveaux magistrats au respect du devoir et de la règlementation en vigueur dans le domaine de la magistrature, le Bâtonnier de l’Ordre des Avocats a, quant à lui, invité les haut magistrats au respect de la parole donnée. C’est sans doute instruit des nombreuses écuries d’Augias que l’avocat a été amené à rappeler aux nouveaux magistrats de la Cour suprême, arrivés là parce que considérés comme des professionnels expérimentés et probes-il n’y a pas d’autres raisons-, le nécessaire respect de « l’intégrité, de la probité, de la délicatesse (qui) doivent guider toutes leurs actions au service de l’Etat » Et de leur lancer : « La probité est l’antithèse de la corruption », en précisant que le magistrat doit être loyal car « Ce serment que vous venez de prêter renferme la quintessence de votre profession ». Auxiliaire de justice, le Bâtonnier a donc publiquement et solennellement pointé du doigt les magistrats chargés de veiller à la saine distribution de la justice. Il le fallait. De tous les ennemis de notre pays, qui apparaît comme une peau de chagrin tant il a été saigné par le cancer de la corruption, le seul qui aura raison de nos ambitions et perspectives, c’est justement la gangrène de la corruption. Comment éliminerons-nous le fléau si les magistrats ne sont pas à la hauteur de la lutte ? Comment en sommes-nous à un niveau si élevé de délinquance alors que les magistrats supposés être les gardiens du Temple avaient tous les moyens de leurs charges, qu’ils soient saisis et qu’ils daignent bien s’autosaisir. Aux formations nombreuses de mise à niveau à leur profit sont venues s’ajouter des indemnités de judicature hyper élevées. Mais les syndicats des banques n’ont pas manqué de crier sur les toits qu’ils sont corrompus jusqu’à la moelle des os. Le verdict d’acquittement de Bakary Togola et co-accusés a tant heurté les consciences que le ministre de la justice a ordonné une enquête contre les magistrats (dont un partait à la retraite) qui ont rendu la décision  honnie. Des dossiers restent curieusement en suspens : les faux appels d’offres de la direction actuelle de l’AGEFAU, les fonds de la LOPM, du Covid-19, encore et encore. Magistrats, vous êtes pointés du doigt.

<strong>Amadou N’Fa Diallo</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito : Le sort du Général Tchiani est&#45;il  scellé au Niger ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-le-sort-du-general-tchiani-est-il-scelle-au-niger-3033231.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/edito-le-sort-du-general-tchiani-est-il-scelle-au-niger-3033231.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2022/01/Youssouf-Sissoko-dirpub.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 21 Aug 2023 10:02:47 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alternance</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Le coup d’Etat de trop, celui du Niger, sur l’espace sous régional ouest africain semble embarrasser les Présidents de la CEDEAO. Déterminés à sonner la fin  de la récréation, Bola Tinubu et ses homologues chefs d’Etat de l’organisation sous régionale n’auront pas d’autres choix que d’imposer aux putschistes nigériens la rigueur de la force après toutes les tentatives diplomatiques infructueuses. C’est pourquoi, toute affaire cessante, ils se sont réunis en sommet extraordinaire, les heures qui ont suivi la tentative de coup d’Etat pour non seulement imposer des sanctions économiques et financières très gravissimes, mais aussi et surtout envisager l’usage de la force en cas de refus des putschistes de céder le pouvoir au Président démocratiquement élu, à savoir Mohamed Bazoum. Pour rappel c’est au cours de ce sommet extraordinaire  que les chefs d’Etats de la CEDEAO ont décidé de mettre en action la force en attente pour d’éventuelle intervention militaire, mais en ne  fermant pas la porte à la résolution de la crise par la voie diplomatique.

C’est ainsi que les chefs d’Etat-major  de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest se sont réunis à Accra, la capitale Ghanéenne dans le but d’étudier et de coordonner les détails de la décision des dirigeants de leurs pays, prise lors du dernier sommet extraordinaire concernant  l’éventualité d’une intervention militaire au Niger pour rétablir l’ordre constitutionnel. Abdel Fatau Musah, le commissaire aux affaires politiques, à la paix et à la sécurité de la CEDEAO, faisant office de porte-parole des Chefs d’Etat-major de la CEDEAO, a été on ne peut plus clair sur la volonté  des chefs d’Etat de l’organisation à rétablir l’ordre constitutionnel par tous les moyens disponibles. Musah Fatau a déclaré que l’organisation «  accordera une chance à la diplomatie, mais la force militaire sera  prête à répondre si toutes les solutions diplomatiques échouent » Le Commissaire a réitéré la position de la CEDEAO pour un rétablissement de l’ordre constitutionnel au Niger par tous les moyens disponibles.

La question que l’on se pose est celle de savoir si le général Abdourahamane Tchiani, président du CNSP et chef de la junte militaire a réellement compris ce double  message de fermeté et de détermination  des chefs d’Etats de la CEDEAO à rétablir Mohamed Bazoum  à ses fonctions. Il a désormais le choix entre préserver la vie des milliers de nigériens tout comme la sienne en cédant le pouvoir à Bazoum ou bien  payer le prix fort, car tout porte à croire que la CEDEAO ne reculera pas, en  dépit de toutes les critiques qui fusent de partout, elle imposera par la force le retour à l’ordre constitutionnel au Niger. Aujourd’hui, la CEDEAO jouera son destin au Niger, celui de la démocratie dans la sous-région. Donc  en cas de réussite, elle enverra un message clair et sans ambages  aux autres putschistes de son espace. Ahmed Bola Tinubu, le Président du Nigéria et celui de la conférence des chefs d’Etats et des gouvernements  de la CEDEAO avait juré, dès sa prise de fonction à la tête de l’organisation sous régionale, de mettre fin aux cycles de coup d’Etat. C’est seulement quelques semaines après ce discours que le Général Tchiani a perpétré son stupide et  insensé coup d’Etat  au Niger. Donc c’est le baptême de feu du tout nouveau président en exercice de la CEDEAO.

En somme, le Général Tchiani, chef de la junte au pouvoir au Niger n’a plus d’autre choix que de céder car l’armée nigérienne ne fera pas le poids face à cette force en attente, au déluge de feu que promettent les forces sous régionales. Nous osons espérer qu’il fera comme Yaya Diamé de la Gambie qui a capitulé face à la montée en puissance des forces de la CEDEAO, menée par son voisin immédiat le Sénégal.

<strong>                                                                                                                                        Youssouf Sissoko </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Éditorial :  Lutte contre la corruption, sans répit !</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-lutte-contre-la-corruption-sans-repit-3032820.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-lutte-contre-la-corruption-sans-repit-3032820.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/09/Amadou-NFa-DIALLO.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 17 Aug 2023 08:00:43 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le National</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Mise sous mandat de dépôt de l’ancien président de l’Assemblée nationale et de son comptable le mercredi, 09 août 2023, suivie 48 heures après par la nomination auprès du Président de la Transition, Chef de l’Etat, de nouveaux conseillers spéciaux parmi lesquels un magistrat de classe exceptionnelle, M. Boya Dembélé. Ceux qui scrutent bien les signes et ceux qui ont sur leurs consciences, individuelle et collective, d’imprescriptibles et d’impardonnables crimes économiques et de délinquances financières ont vite déduit des deux faits que la lutte contre la corruption a véritablement commencé et qu’elle sera sans répit, ni favoritisme. Eh oui, c’est parce que les Maliens, éprouvés par les misères que leur ont causées une succession de gouvernants malhonnêtes, alliés de ceux-là que le Professeur Boniface Diarra désigne comme étant les psychopathes du profit, violeurs impénitents des pays d’Afrique, ont soif de justice sociale, de justice tout court, comme les ‘’Dieux’’ du roman d’Anatole France ‘’ont soif’’. La lutte du peuple à travers le soulèvement populaire encadré par le M5-RFP a eu cette exigence d’audit des institutions de la République. Ce sont maintenant une quinzaine de rapports d’audit qui tutoient chaque matin à son arrivée au bureau le Président de la Transition. Celui-ci s’est d’ailleurs engagé, on ne le répétera jamais assez, de mener contre la corruption une lutte implacable et il a même demandé aux magistrats de prendre des risques dans cette croisade. Nous y sommes, aucune reculade ne sera de mise.

J’ignore dans quelle langue les Présidents Goïta et Poutine se sont exprimés au cours de leur récent entretien téléphonique, mais puisque la Russie est notre alliée, j’ai vite appris quelques mots sur la corruption en langue russe : « Chto dielat protif koruptsii ? » qui signifie en bambara : « Dabali jumen bè yé ? » c’est-à-dire « Que faire contre la corruption ? » Il n’est pas mille solutions, c’est de la combattre avec vigueur, comme nos soldats se battent avec héroïsme sur tous les théâtres d’opération. Une guerre en vaut bien une autre. L’avenir de notre pays en dépend. Le Mali peut, en effet, devenir le nouvel Eldorado si nous mettons de notre côté tous les atouts que sont nos immenses ressources. La preuve éloquente a été administrée à Kayes le dimanche, 23 juillet 2023, le lendemain de la promulgation de la nouvelle constitution (pour la quatrième République), à travers l’annonce faite par le Président de la Transition, dévoilant d’importants chantiers hier insoupçonnés. Le Mali, depuis deux ans, ne reçoit pourtant pas de subsides de ceux qui nous violent, il s’est même passé des services des  ONG de la traîtrise. Ceux qui, durant trente ans, n’ont pu concevoir en toute souveraineté pareils chantiers, ont évidemment crié au « Colonel en campagne électorale prématurée ».

Admettons la réalité et la vérité. Qu’est-ce que le Mali n’avait pas hier pour se développer ? Nous avions tout. C’est pourquoi les années de la quatrième République doivent être les plus belles, les plus glorieuses, en termes de développement d'infrastructures, de renforcement de la démocratie, entre autres. « Mais à condition d'en finir avec la crise de valeurs, en évitant de corrompre… », me lance un cadet. La lutte contre la corruption doit donc être sans pitié. Toute mollesse conduira à de nouvelles dérives aux formes des vicieuses. Il y a déjà eu les faux appels d’offres de l'Agefau, l'Edm-gate et l’acquittement ubuesque de Bakary Togola et de ses onze co-accusés. De nos jours, des témoignages détaillés circulent aussi  sur les réseaux sociaux sur le bradage de Huicoma, des noms sont cités, et sur les milliards de ristournes concédées par le transitaire Bolloré à la CMDT, pactoles qui prennent d’autres chemins, qui profitent à des voleurs. Ces dossiers ne peuvent pas rester en suspens. C'est un défi à la République et une déculottée pour notre justice.

<strong>Amadou N’Fa Diallo</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Editorial :  La bataille du Niger n’aura pas lieu !</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-la-bataille-du-niger-naura-pas-lieu-3032698.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-la-bataille-du-niger-naura-pas-lieu-3032698.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/06/Bazoumana-Alerte.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 16 Aug 2023 01:35:07 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alerte</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Avec le sens élevé du dialogue dont les pays africains ont l’habitude, l’affrontement entre les frères africains n’aura pas lieu. S’il y a la guerre entre les hommes, c’est qu’ils ont voulu. Les moyens pacifiques de régler les problèmes n’ont jamais manqué. L’on sait aussi que dans toute guerre, il n’y a pas de gagnant. Les pertes seront incommensurables surtout sur les populations.

A quoi sert de répéter les erreurs de Mars dans les pays déjà fragilisés par le chômage et la pauvreté ? Ce sont des maux causés par le pillage des ressources du sous-sol par les puissances étrangères. Le tout est aggravé par le terrorisme qui sévit dans la zone des trois frontières.

Les chiffres concernant les victimes des guerres mondiales sont éloquents. Ils demeurent dans la mémoire collective. La guerre de libération d’Algérie reste encore vivante dans les esprits. De toutes ces guerres, les pays de la zone des trois frontières n’ont pas été en marge. Ce sont des pays qui souffrent déjà. Il ne faudra plus en ajouter.

Une intervention militaire sera plus que jamais préjudiciable au développement de ces pays. Les présidents de la Cedeao et les militaires du Niger en plus de leurs alliés sauront explorer d’autres voies pour une issue pacifique de cette incompréhension liée à la sauvegarde du pouvoir. D’ailleurs le Niger n’est pas le seul pays dans cette situation. Cela se passe dans plusieurs pays de la sous-région même si c’est de façon larvée. Il faut savoir raison garder. Chacun a son tour chez le coiffeur. La roue de l’histoire tourne.

<strong>Bazoumana KANE</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito : la diversion, le jeu favori du PM Choguel K Maiga</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-la-diversion-le-jeu-favori-du-pm-choguel-k-maiga-3032472.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/edito-la-diversion-le-jeu-favori-du-pm-choguel-k-maiga-3032472.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2022/01/Youssouf-Sissoko-dirpub.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 14 Aug 2023 09:02:25 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alternance</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Alors qu’il y a feu en la demeure Mali, le Premier ministre n’a trouvé d’autres solutions que d’entonner son hymne favori, à savoir la France et la démocratie comme source de tous nos malheurs. Dans une vidéo, devenue virale sur les réseaux sociaux le Premier Choguel K Maiga s’est encore adonné à son exercice favori, à savoir un réquisitoire cinglant  avec comme centre d’intérêt la France et la démocratie malienne comme étant les maux du pays. Evoquant la crise du Niger, l’excellentissime PM accuse la France sans la nommer et toutes les organisations sous-régionales, régionales et internationales d’avoir sanctionné le Niger à tort. Faisant l’apologie du coup d’Etat il n’a nullement condamné la  forfaiture  qui a été  commise par une frange de l’armée de ce pays. Dans un ton ironique le PM a fustigé le comportement de la France qui dit ne pas reconnaitre les autorités actuelles qui souffrent d’un déficit de légitimité et elle rejette en bloc les décisions prises par ces dernières. Pour Choguel K Maiga la France ne doit pas refuser de quitter le Niger parce qu’elle n’est pas chez elle. Il a profité de l’occasion pour critiquer les autres Présidents de la CEDEAO. Comme si cela ne suffisait pas il a remis en cause la démocratie en la qualifiant de DCI et du coup il fait l’apologie des coups d’Etat. Comment un premier ministre d’une transition comme celle du Mali, confronté à tous les périls puisse occulter les problèmes majeurs en s’adonnant à une diatribe vexatoire de mauvais aloi ?

Pour rappel le PM Choguel s’est adonné à cet exercice au moment où les populations du centre font l’objet des violences les plus meurtrières, occasionnant des déplacements massifs des populations vers les centres urbains. Des villages entiers sont brulés et leurs habitants errent pour échapper au glaive des terroristes. Il se livre à  ce théâtre au moment où les coupures d’électricité sont devenues quotidiennes impactant négativement sur les activités socioéconomiques.  Que dire de l’économie qui est  non seulement à terre, mais aussi et surtout l’on ne voit  aucun signe d’amélioration, bien au contraire il y a une asphyxie financière sans précédent. Choguel K Maiga divertit au moment où la vie est devenue de l’enfer avec des denrées de première nécessité qui ne sont plus à la portée des citoyens lambda. Il s’adonne à son exercice favori au moment où l’incertitude plane sur le chronogramme électoral au point que le ministre en charge de l’administration territoriale demande un réaménagement, voir une prolongation qui ne dit pas son nom. Sans se soucier des conséquences des lourdes sanctions qui pourraient s’abattre sur le Mali en cas de prolongation.

Comment le premier ministre d’un pays en crise multidimensionnelle peut reléguer au second plan tous ces problèmes majeurs voir existentiels pour divertir le peuple en faisant porter à la France le chapeau de tous nos malheurs. Au, lieu de proposer des solutions à l’insécurité qui gangrène tout le territoire, au lieu d’offrir des réponses aux problèmes socioéconomiques devenus presqu’endémique, au lieu de travailler à trouver un consensus autour du chronogramme électoral pour éviter des nouvelles sanctions de la CEDEAO, au lieu de préserver les précieux acquis démocratiques, le premier ministre entretient plutôt la crise en ayant la même chanson et le même pas de danse, à savoir la France, la CEDEAO, la Démocratie, la souveraineté ; sans jamais proposer des alternatives.

En somme, le Mali souffre et les maliens n’en peuvent plus donc il est temps de sortir des discours populistes et démagogiques pour proposer des solutions idoines aux multiples  et gravissimes problèmes auxquelles le Mali est confronté. Il est temps que le pays retrouve sa sérénité d’antan et sa paix légendaire. Tous les discours et actes doivent concourir à l’atteinte de ce but.

<strong>                                                                                                                                        Youssouf Sissoko</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Editorial : Malgré la montée en puissance de l’armée, le défi sécuritaire demeure</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-malgre-la-montee-en-puissance-de-larmee-le-defi-securitaire-demeure-3032406.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-malgre-la-montee-en-puissance-de-larmee-le-defi-securitaire-demeure-3032406.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/08/Adama-B-Sagara.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 14 Aug 2023 08:00:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>SOLONI</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Depuis 2012, le peuple malien traverse une situation sécuritaire sans précédent. Le pays fait face à une guerre qui lui a été imposée par des personnes sans foi, ni loi. Depuis, « ces combattants d'Allah » ne cessent de terroriser les paisibles populations dans l’optique d’imposer leur vision de la religion. Ainsi, villages, camps militaires, postes de contrôles sont constamment attaqués faisant des victimes aux conséquences dévastatrices.  Que de familles endeuillées, que de biens matériels et bétails partis en fumée depuis lors. Si cette crise sécuritaire a pris sa source dans le Nord, elle s’est vite dégradée et s’est élargie dans le centre ainsi que dans les autres localités du pays.   C’est d’ailleurs l’une des causes de la<em> chute du régime IBK en 2020. Deux ans après sa chute où en est-on avec cette crise ?</em></strong>

Le principal défi à relever pour les militaires au pouvoir était d’ordre sécuritaire. Et consciente de cela, la transition conduite par le colonel Assimi Goïta s’est engagée à doter l’armée malienne d’équipements militaires pour la défense des populations et de leurs biens.  Ainsi, elle a procédé à l’achat d’importants équipements militaires dont certaines images ont été publiées avec des commentaires d’espoir sur les réseaux sociaux et dans les médias. Les Maliens ont accueilli le geste avec joie.

Les opérations avec succès commençaient à se sentir peu à peu. Déjà, on se disait que la peur a changé de camp. Les actions de l’armée malienne étaient désormais déterminantes. Les terroristes se sont mis à l’abri de la puissance de feu des FAMA pendant un temps. Alors, sur les lèvres de certains Maliens, on percevait l’expression « l’armée monte en puissance ». Celui qui osait prononcer le contraire, recevait immédiation des attaques verbales et était traité d’apatride.

Bien que l’attaque des camps militaires soit devenue rare mais les paisibles populations du nord comme du centre continuaient à recevoir les coups meurtriers des terroristes.  Ces derniers temps, la situation s’est encore dégradée. Les populations du centre surtout celles de la région de Bandiagara traversent actuellement une crise sécuritaire sans précédent. L’attaque du village de Bodio avec un bilan de 17 morts et des blessés en est une illustration. C’est la goutte d’eau qui a fait déborder la vase. C’est pourquoi les populations de Bandiagara ont tenu une marche le 9 Août 2023 qui s’est, à la fin, mal tournée.

Par ailleurs, la milice auto-défense Dana Ambassagou fait de son mieux pour protéger ces populations et leurs biens mais ses efforts restent insuffisants. Les villages continuent d’être ravagés, les jeunes, enfants, femmes, vieux sont assassinés lâchement. Et cette situation devient inacceptable pour les plus vulnérables. Les populations du centre et même celles de Bamako commencent à lever la voix, lancer des cris de cœurs aux autorités de la transition qui sont censées assurer la sécurité   du pays. Elles ne trouvent aucune justification pour les autorités à ne pas pouvoir empêcher ces attaques meurtrières.

S’il est vrai que le slogan « l’armée monte en puissance » tient toujours, il faut que les autorités réagissent promptement et apportent de l’amélioration.  Car le défi sécuritaire demeure. Les populations ne savent plus à qui se confier ; les menaces terroristes pèsent sur leur tête. Et il faut les comprendre ! La déception et le désespoir se sont installés dans les cœurs de ces personnes sans défense. La fuite reste le seul choix pour sauver leurs vies.

<strong>Adama B. SAGARA</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Éditorial :   Allez, messieurs les juges !</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-allez-messieurs-les-juges-3032439.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-allez-messieurs-les-juges-3032439.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/09/Amadou-NFa-DIALLO.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 14 Aug 2023 01:33:25 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le National</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Sans applaudir des deux mains, il nous faut néanmoins tirer le chapeau aux juges. L’interpellation, la semaine passée, suivie de la mise sous mandat de dépôt de l’ancien président de l’Assemblée nationale et de son comptable pour concussion portant sur la bagatelle de 17 milliards de franc CFA, a surpris beaucoup, qui croyaient que la lutte contre la corruption et la délinquance financière n’avait été qu’un effet de mode, une mise en scène, un feu de paille. Ce n'est évidemment pas le seul gros dossier en la matière, mais le réveil des juges pour ces deux cas remet l’urgence de la tâche à nettoyer tous les écuries d’Augias. Il appartient au Chef de l’Etat, garant des biens de l’Etat qui ne sont autres que les propriétés des citoyens, de veiller farouchement à ce que tous les malfrats paient durement leurs forfaitures ; il a d’ailleurs invité, en septembre 2021, les magistrats à prendre, s’il le faut, des risques dans la lutte contre la corruption et la délinquance financière. Mais c’est d’abord la mission sacrée des magistrats professionnels, consciencieux et compétents d’agir afin que l’impunité ne soit jamais la règle là la corruption se bat pour être en perpétuelle demeure. Le premier magistrat de la République, Chef de l’Etat et clé de voûte de toutes les institutions républicaines, doit être au coude à coude avec eux, c’est évident, dans cette lutte. Le refus de sanctionner la corruption est la forme la plus aggravée de la corruption, il faut s’en convaincre.

Il faut espérer qu’avec la création du nouveau Pôle économique, il y aura une lutte implacable contre ceux qui ont, sans souci aucun, dilapider les deniers publics par diverses techniques véreuses. Comment récupérer tous les fonds détournés au détriment de la nation ? Grande question qui mérite d’être posée sans cesse. Les dossiers, on les connaît, ils sont costauds pour ne pas interpeller la conscience de tous. Covid-19,  la Loi d’Orientation et de Programmation Militaire (LOPM), les délinquances foncières, les crapuleries minières, etc. A propos singulièrement des fonds de la Loi d’Orientation et de Programmation Militaire, quelle est la situation des milliards détournés au moment où la transition est en train d'investir des milliards pour la sécurité ? Certes, la justice a déjà mis le grappin sur des officiers supérieurs et des généraux pour les détournements dans le cadre de cette LOPM, donnant à croire qu’il n’y aura plus jamais de quartier pour personne, mais les subsides détournés ont-ils été récupérés pour servir à l’armée qui en a bien besoin aujourd’hui ? Ces arrestations d’officiers de haut rang ont sonné effectivement comme un avertissement aux prédateurs de tout acabit, mais il faut éviter la justice sélective, celle qui épargne des délinquants identifiés, au grand dam de l’opinion publique nationale. Si j’en fais partie, voici ma main, coupez-la ; si j’en fais partie, voici ma tête, coupez-la sans aucune pitié. Il ne faut en effet pas le paradis pour certains délinquants et l’enfer pour d’autres.

Il y a eu des cas effarants. Les gestionnaires de l’AGEFAU ont lancé un pseudo appel d’offres pour des prestations déjà effectuées et des achats déjà faits. Il était impératif que la justice se saisisse de cette rocambolesque affaire, un cas inédit de délinquance. En l’occurrence, le procureur du parquet spécialisé du Pôle économique aurait dû s’autosaisir de l’affaire pour la tirer au clair puisqu’elle a été ébruitée et traitée dans la presse, sans démenti possible. Rien ne justifie que cette pratique demeure impunie. Mais rien n’a été fait jusqu’à ce jour, même pas la régularisation  qui consiste à rattraper une opération faite en violation des règles. Il y a eu aussi ce qui a été appelé EDM-gate par l’achat de grosses cylindrées coûtant des centaines de millions alors que la société qui gère l’électricité broyait du noir. Timide changement à la tête de la société, c’est tout. Et il y a eu l’affaire de l’acquittement de Bakary Togola et co-accusés, qui a défrayé la chronique. Le ministre de la Justice, Garde des Sceaux, a même diligenté une enquête contre les magistrats qui ont rendu la surprenante décision. Silence-radio depuis. Allez quand-même, Messieurs les juges !

<strong>Amadou N’Fa Diallo</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Éditorial  Nous sommes avec notre armée nationale !</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-nous-sommes-avec-notre-armee-nationale-3032054.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-nous-sommes-avec-notre-armee-nationale-3032054.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/09/Amadou-NFa-DIALLO.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 10 Aug 2023 08:14:48 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le National</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Quel crime sortant de la bouche d’un citoyen, lambda ou haut perché aux premières loges d’un Etat, République ou autre, peut-il être plus grand et plus odieux que celui de déprécier sa propre armée ou de s’en moquer ? Aussi paradoxal que cela puisse être, c’est ce crime impardonnable, imprescriptible même jusqu’à l’extinction du soleil, dont s’est rendu coupable le Président Mohamed Bazoum, vedette d’une oligarchie prédatrice qui s’est emparée du Niger depuis plus de dix ans maintenant, à travers une interview dans Jeune Afrique, média au plumage FrançAfrique. Il déclara tout de go que les terroristes sont plus armés et plus aguerris que les soldats nigériens, pardon africains. Injure suprême à l’heure où vivent des officiers patriotes en Afrique comme colonel Assimi Goïta, capitaine Ibrahim Traoré, colonel Sadio Camara, général Abdourahaman Tchiani, etc. Les malencontreux propos du président de la République du Niger ont provoqué tant de démangeaisons chez le dernier officier cité que celui-ci n’avait plus que le devoir de le démettre ou de se faire harakiri. Mais les citoyens de l’espace ouest-africain francophone sont habitués à entendre de telles injures chez leurs dirigeants au service de la France contre leurs propres peuples. Au Mali, ce président et certains des officiels tournant autour de lui comme des satellites ont poussé le crime jusqu’à aller dire en France que le Mali n’a pas d’armée et que les soldats maliens sont habitués à détaler comme des lapins dès que retentit un coup de feu.

On comprend pourquoi, le jeudi, 13 juillet 2023 au C.I.C.B., le Premier ministre du Mali, Dr. Choguel Kokalla Maïga, à l’occasion du Séminaire gouvernemental à l’attention des nouveaux ministres issus du remaniement du 1er juillet, a fustigé les propos de sacré Bazoum en dénonçant ceux qui, au lieu de servir leurs pays, se sont vendus aux Jean, John et Jonny, sous-entendu certainement la France, l’Angleterre et les USA, l’Occident en un mot, qui totalise cinq siècles de domination sur le reste du monde, avec des lots de prédations et de crimes incommensurables et inqualifiables. Le général fera le ménage, et c’est tant mieux. Halte pour dire  qu’il ne s’agit pas de francophobie primaire et sectaire. La preuve est que nous ne sommes pas les seuls à répertorier les crimes de la France en Afrique. Au sommet des Non-Alignés à Bakou, le dernier en date, dans son discours d’ouverture, Son Excellence Ilhem Aliyev, le Président de l’Azerbaïdjan et Président du Mouvement des Non-Alignés depuis 2019, a insisté sur la souveraineté des Etats, tout en fustigeant fortement le rôle négatif de la France en Afrique. C’est la France qui conditionne nos dirigeants à détruire nos armées nationales alors qu’elle œuvre à renforcer les capacités des terroristes. Cette ère est révolue, serment de colonel Assimi Goïta. La tendance est suivie au Burkina Faso, puis au Niger et bientôt là-bas, plus loin ou plus proche.

Nous sommes fiers de notre ARMÉE NATIONALE. Nous sommes en communion avec ELLE. Aucune nuée de destructeurs descendant du ciel ou surgissant des profondeurs de la terre ne nous surprendra. C’est pourquoi nous ne perdrons à aucune force d’attaquer le Niger. Dans son oraison funèbre quand est tombé sur le champ d’honneur le 22 avril 2023, il y a quatre mois, le lieutenant Mamadou Fofana, juste 29 ans, le Commandant de la Base Aérienne 101 de Sénou a eu ces mots : « Dans la vie des grandes Nations, il y a des évènements historiques qui marquent l’évolution de la communauté, révèlent le caractère profond de son Peuple et définissent l’identité même de la Nation. Qu’ils soient heureux ou malheureux, ces évènements ont presque toujours un lien avec l’armée nationale. Notre pays traverse actuellement une de ces périodes ponctuées de moments de joie et d’épisodes de tristesse. » Nous sommes avec notre ARMÉE NATIONALE et jamais plus avec les politiciens inféodés aux puissances impérialistes.

<strong>Amadou N’Fa Diallo</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito :  Une guerre qui  déstabiliserait  l’Afrique de l’Ouest !</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-une-guerre-qui-destabiliserait-lafrique-de-louest-3032018.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/edito-une-guerre-qui-destabiliserait-lafrique-de-louest-3032018.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/02/Gaoussou-Traore.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 10 Aug 2023 01:22:38 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[«  Si dans une semaine, les putschistes  du Comité National  pour la Sauvegarde de la Patrie (CNSP) ne libèrent  pas le président déchu du Niger pour le remettre dans ses fonctions, la CEDEAO va aller en guerre contre ce pays », c’est  la quintessence de la résolution  du  sommet  extraordinaire de la conférence  des Chefs d’Etat de de la CEDEAO, tenu  à Abuja au Nigéria  le 30 juillet 2023.

Pour concrétiser leur menace,  ces Chefs d’Etat ont instruit à leurs Chefs d’Etat-major de  mener  une  opération militaire  spéciale  dite «  Restauration de la Démocratie » au Niger.  Quatre pays dont : le Sénégal, la Côte d’Ivoire, le Benin mais surtout le Nigéria vont fournir  l’essentiel des troupes.  Les  USA, la France et d’autres pays occidentaux, qui tirent les ficelles de la CEDEAO, se sont officiellement contentés  de    débourser  de l’argent pour  soutenir la cause.  Alors  leurs forces spéciales  sont déjà  présentes au Niger. Face à cette menace d’invasion  contre  leur voisin,  le Mali et le Burkina avertissent qu’en cas d’intervention  militaire de la CEDEAO, leurs armées  rentreront aussi  en belligérance, « par légitime défense »,   pour soutenir l’armée nigérienne.

À  l’issue de  son  ultimatum qui a expiré le dimanche passé<strong>, la CEDEAO n’est toujours pas allée en belligérance  contre le Niger. Ce,  malgré que  l’ex président ne  soit ni libéré encore moins  remis  dans ses fonctions. Est-ce donc  à comprendre que  les pays contributeurs de troupes  de l’opération « Restauration de la Démocratie »  au  Niger,  auraient été  intimidé  par  la menace de belligérance  des armées du  Burkina Faso et du  Mali. Dont des sources affirment   qu’elles seraient  lourdement  déployées  aux frontières nigériennes, soutenues par des contingents militaires russes ?</strong>

<strong> La mise en garde de l’Algérie, </strong>autre voisin du Niger et acteur majeur dans le Sahel, qui a estimé,  par la voix de son président  Abdelmadjid Tebboune, qu’une intervention contre le Niger serait une “menace directe” contre son pays, aurait-elle dissuadée les Chefs d’Etat va-t-en-guerre de la CEDEAO <strong>? Ou tout  simplement l’organisation sous-régionale  n’est pas allée en belligérance,  parce que le Sénat nigérian, plaidant en faveur d’une résolution pacifique de la crise, aura  exprimé son  désaccord à toute intervention militaire contre le Niger ? </strong>

<strong>Une chose  est  bien réelle, lors du débat sur l’option  d’une intervention de l’armée nigériane au Niger, une majorité de sénateurs, notamment  ceux du  nord frontalier, ont soutenu que son impact serait  négatif sur les relations entre les deux pays.  Dont les populations sont transfrontalières.  Or, il faut forcément le feu vert des sénateurs au président nigérian pour que l’armée fédérale puisse aller en guerre.  Ce qui semble difficile à obtenir. Dès lors,  toute intervention  militaire de la CEDEAO contre le Niger,  sans l’armée d’Abuja, est quasiment impossible.  Encore  qu’il n’est  même pas évident  que  l’armée nigériane  soit aussi  forte que l’on laisse  croire. </strong>

<strong>De toute façon,  le Niger n’est  ni le Libéria ni la Gambie, car les militaires  de ce pays du Sahel, sont des professionnels aguerris au combat. Au regard  donc  de  toute cette réalité,  il y a, de plus en plus,  une forte chance que  l’option militaire de la CEDEAO,  pour résoudre la crise politique nigérienne,  puisse céder   in fine la place  au profit du dialogue. </strong>Un autre facteur  en défaveur  de l’option militaire  est la suivante :  la  menace  d’intervention militaire de la CEDEAO  au Niger,  n’a pas  été prise à la légère par les dirigeants  militaires  putschistes du  Mali et du  Burkina Faso.  Tant,  les deux pays voisins ont tout de suite compris qu’ils seraient,  eux aussi, concernés par cette intervention militaire si jamais elle a lieu.

Dans l’hypothèse où  cette  soi-disant opération militaire  « Restauration de la Démocratie »  parvenait à se concrétiser au Niger,  en atteignant ses objectifs, Il y aurait une forte chance  qu’elle  se poursuive  au Mali et au Burkina Faso. Ce faisant,  ces deux pays voisins du Niger n’avaient  logiquement  d’autres choix  que  de lui apporter leurs  soutiens  militaires en cas d’intervention de la CEDEAO.  Alors, faut-il  en déduire que  cette solidarité  militaire affichée  du Mali et du Burkina au profit du Niger, va beaucoup  peser  sur l’esprit va-t-en guerre de certains pays de la CEDEAO ?

De toute évidence,  si la guerre contre le Niger a lieu, elle  pourrait  indéniablement  déstabiliser  l’ensemble des pays du Sahel, déjà en lutte contre le terrorisme international. Même  ceux  du Golfe de Guinée en feraient  les frais.  Pendant  qu’une telle   situation de chaos,   renforcerait  plutôt  les intérêts économiques et stratégiques des pays occidentaux en Afrique de l’Ouest. N’est-ce pas pourquoi, la France et les USA, en perte de vitesse en Afrique, notamment dans les pays du Sahel,  s’obstinent à  pousser la CEDEAO  dans une guerre par procuration contre le   Niger, au lieu de l’aider à combattre le terrorisme international ?

<strong> </strong>

<strong> </strong><strong>Gaoussou Madani Traoré </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Editorial :  Coup d’Etat au Niger : des frères feront&#45;ils plaisir aux néocolonialistes ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-coup-detat-au-niger-des-freres-feront-ils-plaisir-aux-neocolonialistes-3031839.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-coup-detat-au-niger-des-freres-feront-ils-plaisir-aux-neocolonialistes-3031839.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/06/Bazoumana-Alerte.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 09 Aug 2023 01:25:52 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alerte</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Après les coups de force perpétrés au Mali, en Guinée et au Burkina Faso, le Niger est entré dans la danse par le renversement du président Mohamed Bazoum ce 30 juillet 2023. Une fois au parfum de cette information, la Communauté économique et monétaire des Etats de l’Afrique de l’ouest (Cedeao) est allée vite en besogne. Le 30 juillet 2023, elle a exigé le rétablissement du président Mohamed Bazoum au pouvoir au nom du respect de l’ordre constitutionnel.

La Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest, voyant sa crédibilité se jouer, a brandi la menace d’une intervention militaire pour faire revenir de force le président Bazoum au pouvoir. Aux mains des militaires, le locataire déchu du palais n’a pas encore démissionné de son poste de président. Comme réponse à la menace de la Cedeao, les autorités du Mali, du Burkina Faso en plus de celles d’autres pays ont exprimé leur soutien total au peuple frère du Niger. Ils seraient sur le qui-vive pour répondre par les armes à une intervention militaire au Niger.

Alors questions : les frères d’antan vont-ils s’affronter. Doit-on arriver à un point de non-retour ? Le président Bazoum est-il au-dessus du Niger et de toute la sous-région ? Autant de questions qui taraudent les esprits et méritent d’être répondues. Lorsqu’on interroge l’histoire, il s’avère que l’empire du Mali couvrait une vaste zone dont le soudan français, le Sénégal, la Guinée Konakry, la Guinée Bisseau, le Niger, la Côte d’Ivoire etc. L’on comprend aisément que la colonisation n’a servi qu’à diviser un empire en pays pour l’assouvissement du désir de domination.

Partant de cette relation historique entre ces pays liés par les traditions séculaires, l’on peut dire sans risque de se tromper que les frères d’antan veulent se déchirer faisant plaisir aux partisans du néocolonialisme. C’est un système qui n’a jamais changé. Il se met en place sur la base de la division afin de régner en maitre sur les anciennes colonies. Le manque d’union entre les différents rois en Afrique a été le levain de la pénétration coloniale. Donc les chefs d’Etat des pays africains de la Cedeao doivent redoubler de vigilance pour déjouer les coups malsains. Ils peuvent être de nature à mettre en mal la souveraineté déjà amorcée par les autorités maliennes.

<strong>Bazoumana KANE</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Éditorial : Fronde Mali&#45;Burkina face à la menace d’intervention militaire de la CEDEAO au Niger : les raisons d’une solidarité radicale</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-fronde-mali-burkina-face-a-la-menace-dintervention-militaire-de-la-cedeao-au-niger-les-raisons-dune-solidarite-radicale-3031558.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-fronde-mali-burkina-face-a-la-menace-dintervention-militaire-de-la-cedeao-au-niger-les-raisons-dune-solidarite-radicale-3031558.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/08/Adama-B.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 07 Aug 2023 07:46:18 +0000</pubDate>
<dc:creator>SOLONI</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Dans un communiqué conjoint signé par <strong>l</strong>e Mali et le Burkina Faso en date 31 juillet 2023, les deux États se désolidarisent des actions en cours de la CEDEAO contre la junte militaire au Niger et lui prêtent main forte.  Ils vont même plus loin en avertissant qu’une intervention militaire contre le Niger s’assimilerait à une déclaration de guerre contre eux également. Et pour achever, ils menacent également de se retirer de la CEDEAO.

Ce communiqué intervient suite à la cinquante et unième sommet extraordinaire de la conférence des chefs d’Etats et de gouvernement de la CEDEAO qui s’est tenue à Abuja le 30 juillet 2023, sur la situation politique qui prévaut au Niger. Au cours de ce sommet, de grandes décisions et de mesures fermes ont été prises à l’encontre du Niger. Les chefs d’Etats ont unanimement condamné la tentative de Coup d’Etat contre le président Mohamed Bazoum. Parmi ses mesures, on peut citer la fermeture des frontières terrestres et aériennes entre les Etats de la CEDEAO et le Niger, l’établissement d’une zone d’exclusion de la CEDEAO pour tous les vols commerciaux à destination ou en provenance du Niger, la suspension de toutes les transactions commerciales et financières entre les Etats membres de la CEDEAO et le Niger, et beaucoup d’autres. Pour rappel, le Mali, le Burkina Faso et la Guinée Conakry ont également fait face à la même situation pendant le début de leur coup d’Etat militaire.

Au-delà de ces mesures visant à asphyxier le peuple nigérien et obliger les militaires au retour à l’ordre constitutionnel, la CEDEAO menace d’engager une intervention militaire au Niger. Une menace qui n’a pas été prise à la légère ni par le Niger ni par les autres pays dirigés par des militaires notamment le Mali et le Burkina Faso.

Ce soutien aux militaires nigériens est-il le début de la création d’un front des putschistes contre cette organisation sous-régionale ? Ces pays gouvernés par des militaires sont confrontés aux mêmes réalités. Il est donc logique qu’une coalition se forme pour contrer les menaces et les actions envisagées par la CEDEAO. Ne dit-on pas que l’ennemi de ton ami est ton ennemi ?

A noter que l’hypothèse d’une intervention militaire réussie au Niger pourrait affecter le Mali et le Burkina sur plusieurs plans surtout celui sécuritaire. Et cela pourrait donner à la CEDEAO la confiance et la détermination de s’attaquer à ces deux pays qui n’ont jamais fléchi jusqu’ici à ses menaces et mesures antérieures.

Si les présidents de la CEDEAO se soutiennent contre les coups d’Etat, les putschistes ne sont-ils pas obligés de réagir pareillement pour sauver leur tête ? Bien évidemment, la solidarité entre ces pays au destin commun est raisonnable car, ensemble, ils constituent une force de tenir tête à la CEDEAO. Ils sont tous dans le même bateau, ils doivent serrer les coudes et tenir bon pour ne pas subir la force de frappe de la CEDEAO qui soutient bec et ongles, à son tour, ses dirigeants.

<strong>Adama B. SAGARA</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Éditorial :  Des calembredaines des politiciens maliens, il faut s’en gausser !</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-des-calembredaines-des-politiciens-maliens-il-faut-sen-gausser-3031545.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-des-calembredaines-des-politiciens-maliens-il-faut-sen-gausser-3031545.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/09/Amadou-NFa-DIALLO.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 07 Aug 2023 07:19:20 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le National</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Le communiqué conjoint du lundi, 31 juillet 2023, des autorités de transition du Burkina Faso et du Mali a été un message aux accents patriotiques bien compris par ceux à qui il a été destiné. Les chefaillons aux commandes de certains Etats d’Afrique de l’ouest, qui se plient aux injonctions d’Emmanuel Macron avec une légèreté toujours déconcertante et écœurante, l’ont en effet reçu cinq sur cinq et sont restés muets comme des carpes. C’est l’essentiel. Mais au Mali, les politiciens en perte de vitesse parce que vomis par le peuple ont trouvé occasion à ergoter comme ils savent le faire. En mal de thèmes et de suggestions à même d’aider la marche en avant de la patrie, ils sortent toujours de leurs petites têtes obtuses des arguments farfelus qui ne prouvent jamais rien d’autre  que leur alignement permanent sur les positions de ceux qui nous violent sans fin.  Pour eux, la CEDEAO, criminelle organisation désormais démasquée, est ce qu’il faut perpétuellement pour nos peuples et nos Etats. Pour eux, le Mali, en décidant avec le Burkina Faso de prévenir « que toute intervention militaire contre le Niger entraînerait un retrait du Burkina Faso et du Mali de la CEDEAO, ainsi que l'adoption de mesures de légitime défense en soutien aux forces armées et au peuple du Niger » a commis un crime impardonnable et, en avertissant « que toute intervention militaire contre le Niger s'assimilerait à une déclaration de guerre contre le Burkina Faso et le Mali » a fait une déclaration de guerre en violation de l’article 117 de sa nouvelle constitution promulguée le 22 juillet dernier, qui stipule : « La déclaration de guerre est autorisée par le Parlement réuni spécialement en Congrès à cet effet, à la majorité de ses membres. Le Président de la République en informe la Nation par un message. » Mais depuis quand une décision préventive ou d’avertissement à l’ennemi de ne pas trop s’approcher de ses platebandes a-t-elle été une déclaration de guerre ? L’intelligence et la raison, dons précieux du ciel, commandaient plutôt de comprendre que le Mali et le Burkina Faso se trouvaient dans la position de légitime défense, les fauteurs de crimes bien connus ayant déclaré leur intention de s’avancer sur leurs frontières. Mais à supposer même qu'il s'agit d'une déclaration de guerre dans les règles classiques, quelle Assemblée nationale se serait-elle réunie en Congrès alors que les nouvelles institutionnelles de la quatrième Républiques ne sont pas à présent mises en place ? Rendons grâce au ciel, tous les politiciens maliens ne sont pas de gens ineptes et de mauvaise foi. L’ATIR de Pr. Younous Hamèye Dicko a eu la bonne sagesse de réfléchir et sa communication a été la meilleure réponse aux calembredaines des politiciens mal pensants. « C’est moins le coup d’Etat qui nous inquiète que l’attitude hideuse de la CEDEAO. On pourrait comprendre que la CEDEAO prenne ses sanctions sauvages contre le Niger ! Mais comment peut-on même envisager une intervention militaire en territoire nigérien avec la perspective de verser le sang sacré des Nigériens ? »  Les mots sont justes et forts : attitude hideuse, sanctions sauvages, sang sacré…, c’est tant mieux et que soient bénis Pr. Dicko et ses compagnons, en nous gaussant des prétentions mal placées de certains !  Burkinabè et Maliens ont donc bien raison d’inviter contre les verseurs de sang des peuples : « En tout état de cause, les Gouvernements de Transition Burkina Faso et du Mali invitent les forces vives à se tenir prêtes et mobilisées, en vue de prêter main forte au peuple nigérien, en ces heures sombres du panafricanisme. » Et nous sommes prêts, soyez-en sûrs, colonel Assimi Goïta et capitaine Ibrahim Traore. Nous, peuples, savons aussi que nous ne devons plus remettre les rênes de nos Etats à ces politiciens hideux, sauvages et ô combien apatrides.

Pour ce qui est de la CEDEAO, qu’il me soit permis de citer le grand analyste financier sénégalais rompu aux questions de gouvernance, de développement, Dr. Papa Demba Thiam qui s’exprimait le 24 janvier 2022 chez un confrère du Sénégal : « ...Vous faites bien de faire allusion aux événements en cours au Burkina Faso parce qu'il faut rappeler qu'il y a eu des manifestations contre les sanctions qui frappent le Mali, au moment où on entendait des bruits de bottes dans le pays qui ont créé une situation confuse extrêmement volatile à l'instant où nous réalisons cette interview. Il faut rappeler que c'est dans la même période que l'Union Africaine a publié son soutien aux sanctions contre le Mali, une semaine après en avoir délibéré. Cette situation devrait emmener les dirigeants de la CEDEAO et de l'UEMOA à prendre le temps de réfléchir à la pertinence de toute décision qu'ils pourraient être tentés de prendre, et ne surtout pas agir dans la précipitation, afin d'éviter de mettre davantage les populations ouest-africaines dans la rue. La question du développement économique intégré en Afrique de l'Ouest est encore plus pertinente. Les institutions d'intégration ou les communautés économiques régionales, telles qu'elles fonctionnent actuellement en Afrique de l'Ouest et en Afrique d'une manière générale, ne sont pas conséquemment outillées pour travailler au développement économique et social des populations. En effet, ces unions régionales sont bâties sur des mécanismes commerciaux alors qu'elles devraient se doter des moyens de développer et de distribuer des potentiels de croissances inclusives qui soient intégrées et complémentaires pour fixer les populations et favoriser les échanges…Mais il faut bien se rendre compte qu'il n'y aura pas d'alternatives au développement économique et social participatif et intégré, si on veut assurer la cohésion sociale et la stabilité en Afrique de l'Ouest. Aucune force armée ne pourra à terme contenir le désespoir des populations. Au contraire, les troubles que cela pourrait susciter peuvent créer des vocations de redresseurs de torts. Il faut bien rappeler une constante dans l'histoire : les révoltes populaires sont en général récupérées par les forces les plus structurées. Et dans le cas de l'Afrique, les forces les plus structurées se trouvent dans les armées. C'est la raison pour laquelle la seule manière d'éviter d'en arriver à la répétition des coups de force militaire en Afrique d'une manière générale, c'est de se résoudre définitivement à considérer toutes les voies possibles pour un développement économique et social harmonieux et solidaire. Ceci doit être compris aussi bien des politiciens, de leurs partenaires extérieurs que des institutions multilatérales. Pour en revenir à l'exemple du Mali, il faudrait éviter que ce blocus qui dure depuis plus de deux semaines ne finisse par porter un coup fatal aux velléités d'intégration économique régionale en Afrique de l'Ouest, si davantage des pays commencent à se méfier des risques inhérents à leur appartenance à des communautés économiques et monétaires. Comme on le dit communément, « Chat échaudé craint l'eau froide »...

<strong>Amadou N’Fa Diallo</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito : La CEDEAO joue son destin au Niger</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-la-cedeao-joue-son-destin-au-niger-3031544.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/edito-la-cedeao-joue-son-destin-au-niger-3031544.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2022/01/Youssouf-Sissoko-dirpub.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 07 Aug 2023 07:15:46 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alternance</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Alors qu’elle n’a pas fini de gérer les cas du Mali, de la Guinée et du Burkina Faso, trois pays en rupture de ban avec l’organisation sous régionale, la CEDEAO fait de nouveau et encore face à un autre coup d’Etat  cette fois-ci dans un pays où les institutions marchent à merveille, à savoir le Niger. Ce coup d’Etat stupide et insensé, ressemble fort curieusement à celui perpétré par le Capitaine Amadou Haya Sanogo en 2012 au Mali contre le régime ATT à quelques encablures de la fin du mandat de ce dernier. Ce qui est grave, voir aberrant ce que le coup d’Etat du Niger n’a aucun fondement ni politique, ni sécuritaire encore moins social et sonne comme une provocation et une défiance, car il a été perpétré quelques jours seulement après la conférence des Chefs d’Etat et de gouvernement de la CEDEAO tenue en Guinée Bissau. Pour rappel cette conférence, en plus de porter le Président Nigérian à la tête de l’organisation, a permis aux chefs d’Etat de bomber les muscles pour dire désormais mettre une croix rouge sur les coups d’Etat dans l’espace. Bola Ahmed Tinubu, puis que c’est de lui qu’il s’agit est monté sur ses grands chevaux dans la capitale Bissau Guinéenne pour fustiger les putschistes et sonner la fin de la rupture constitutionnelle dans l’espace. C’est après ce discours guerrier et plein d’espoir, parce que venant du Président du plus grand et plus riche  pays de la CEDEAO, qu’un général a eu l’outrecuidance de s’emparer du pouvoir un Niger.

Donc après cette forfaiture de trop dans notre espace, l’organisation sous régionale joue son destin, celui de toute une communauté jadis enviée par tout le monde. Sa crédibilité, son avenir, voire son devenir dépendront de la réussite ou de l’échec à rétablir l’ordre constitutionnel au Niger.

En effet, le Président en exercice de la conférence des chefs d’Etat et de gouvernement  de la CEDEAO, qui s’est dit par ailleurs  très hostile à toute prise du pouvoir par la force, a désormais du pain sur la planche. La résolution de la crise institutionnelle au Niger serait son baptême de feu. Qu’il sache surtout qu’en cas échec s’en est fini pour la démocratie et même pour l’union dans l’espace  CEDEAO, donc rétablir les autorités nigériennes est un immense défi pour la CEDEAO en général et pour Bola Ahmed Tinubu, pour qui le coup d’Etat est un acte intolérable.  En effet, bien qu’une batterie de sanctions économiques et financières ont été prises par les organisations sous régionales, régionales et même internationales  contre les putschistes nigériens, mais  il faudrait, au-delà de ces sanctions, que le Président légitime et légal soit réinstallé à son fauteuil pour le grand bonheur du peuple nigérien. Que les chefs d’Etat de la CEDEAO ne se limitent pas seulement à des discours de condamnation et des menaces, mais qu’ils agissent. Qu’ils mettent en branle la force en attente pour déloger les putschistes nigériens et envoyer un message de fermeté aux autres régimes transitoires.

L’espace CEDEAO gagnerait en maturité, en respect et en crédibilité,  s’il  imposait la paix et la stabilité, conditions sine qua non pour amorcer un développement harmonieux des pays membres de l’organisation.

En somme, Jadis considérée comme la région la plus stable et la mieux organisée  parmi les quatre régions qui composent l’Afrique,  au point d’attirer des pays qui ne sont pas  de l’espace, comme le Maroc, la CEDEAO traverse aujourd’hui une véritable période de turbulence et d’instabilité. Il revient aux peuples de se donner la main pour former un bloc compact contre leur mise à l’écart, car un coup d’Etat n’est qu’une mise à l’écart du peuple qui ne pourra plus exercer son devoir et jouir de ses droits  pendant la période exceptionnelle.

<strong>Youssouf Sissoko </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Éditorial :  Le Mali, capitaine de l’équipe d’Afrique en marche</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-le-mali-capitaine-de-lequipe-dafrique-en-marche-3031112.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-le-mali-capitaine-de-lequipe-dafrique-en-marche-3031112.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/09/Amadou-NFa-DIALLO.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 03 Aug 2023 07:30:39 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le National</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Il ne s’agit pas de fiction, ni romanesque, ni théâtrale et pas même cinématographique. Nous n’irons pas jusqu’à tutoyer Dieu pour qu’il nous livre ses desseins pour les opprimés de la terre, mais l’intelligence qu’Il nous a donnée nous permet de percevoir que quelque chose de divin couvre l’avancée du Mali depuis le 05 juin 2020, et plus manifestement depuis le 18 août 2020, et plus fortement depuis le 24 mai 2021 qui a marqué l’envol irrésistible à compter des 07 et 11 juin 2021 vers des horizons édéniques. L’atterrissage sera sans doute en toute douceur, la fusée ayant décollé dans les bonnes conditions après l’abandon en plein vol qui aurait pu la désintégrer pour de bon. Mais, dit Master Soumy, il y a la main de Dieu et, avant lui, son père Salif Keïta, le Domingo de la musique du Mali et porte-drapeau de la culture malienne- et quel grand patriote !-, a eu belle sagesse de signifier que quiconque mal agit contre les Maliens sera frappé de damnation et ne trouvera personne pour le sauver.

Il ne s’agit pas non plus de vanité, encore moins de tirer sans cesse gloriole d’un passé incontestablement glorieux. Le Mali est une terre qui fait partie de quelque mystère, il faut s’en convaincre. Pays le plus enclavé de la sous-région, il a enregistré des apports humains qui font de lui le plus melting-pot parmi tous ses voisins et a connu, par ce facteur, un rayonnement universel qui ne peut s’assombrir : les institutions scientifiques de Tombouctou, de Sankoré, Djenné, les épopées guerrières de Kayes, Ségou, Sikasso, les arts et culture de Mopti, toute somme d’un pays du 21ème siècle  s’élevant sur le substratum de trois empires sur lesquels l’histoire ne peut faire l’impasse. Lorsque l’Organisation de l’Unité Africaine (O.U.A.) naît dans l’autre vieux pays, Ethiopie, le 25 1963, le vieux Mali, qui avait proclamé, trois ans plus tôt, son indépendance le 22 septembre 1960, avait aussi, déjà, en tant que pionnier en la matière, inscrit dans sa toute première constitution qu’il était prêt à renoncer à partie ou tout de sa souveraineté pour réaliser l’unité africaine ; un principe qui sera régulièrement coulé dans l’or inoxydable de toutes les constitutions maliennes, c’est-à-dire jusque dans celle promulguée le 22 juillet 2023. Tel est le Mali, qui a toujours souci de donner l’exemple, tel le capitaine d’une équipe fort engagée pour des victoires, telle donc comme la nouvelle Afrique consciente de son devoir et de ses obligations de s’affranchir de tous les jougs d’avilissement et d’exploitation.

Comme capitaine désormais de cette nouvelle Afrique, le Mali n’est heureusement pas seul. Nous avons le soutien de tous les fils conscients d’Afrique et d’ailleurs. Ils ont pour noms, entre autres : panel du plateau d’Afrique-Média, Kémi Séba, Egountchi Béhanzin, Nicolas Agbohou (l’infatigable combattant ivoirien contre la monnaie nazie appelée franc CFA), Yves Ekué Amaïzo (le grand économiste togolais), Luc Abaki (le célèbre chroniqueur togolais), Pr. Mamadou Koulibaly (ancien ministre ivoirien de l’Economie et des Finances et ancien Président de l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire), Pr. Franklin Nyamsi et l’Amazone du 21ème siècle, Nathalie Yamb. Pour en arriver à cette solidarité dynamique, il a fallu d’abord que le peuple malien prouve sa résilience. Et il l’a superbement montré le 14 janvier 2022, en endurant ce que les coalisés, dont en tête des Africains en tant que bras armés, croyaient impossible chez un peuple africain. Dans cette montée sur les remparts, des intellectuels, dignes fils, ont marché en avant. Professeur émérite Diola Bagayoko, scientifique de haut vol, enseignant et chercheur, a présidé les Assisses Nationales de la Refondation à notre ambassade à New York, aux U.S.A. Boubacar Touré, juriste à Montréal (Canada), n’a pas arrêté de dénoncer les malveillances françaises contre le Mali et son armée surtout. Professeur Boniface Diarra, depuis le Canada, a régulièrement utilisé sa plume et son expérience pour éveiller les consciences afin que chacun soit comme une sentinelle vigilante dans la protection du Mali. Auparavant, faut-il remonter à quelques 50 ans pour rappeler que Salif Keïta, le Domingo du football malien et premier Ballon d’Or africain, a refusé de porter le maillot de l’équipe nationale de France pour demeurer Malien ? Le rôle du Mali vient d’être encore porté au pinacle avec le dernier coup d’Etat au Niger. Imaginons ce qui serait advenu de ce pays sans le communiqué conjoint Burkina Faso-Mali prévenant contre toute attaque (déclenchement de guerre en réalité contre les nouvelles autorités militaires à Niamey). De la part du Burkina Faso et du Mali, c’est une question de légitime défense et non une déclaration de guerre. Ceux qui s’apprêtaient à envahir n’ont souci ni de légalité internationale, ni de souffrances dont les populations seraient les victimes, c’est bien connu. Assurément, il ne fallait pas rester avec l’armée au pied après la volonté exprimée de tels criminels.

<strong>Amadou N’Fa Diallo</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito :  Le spectre de l’Ours blanc plane sur l’occident !</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-le-spectre-de-lours-blanc-plane-sur-loccident-3031083.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/edito-le-spectre-de-lours-blanc-plane-sur-loccident-3031083.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/02/Gaoussou-Traore.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 03 Aug 2023 01:40:17 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Le deuxième sommet du Forum Economique et Humanitaire Russie- Afrique,  pour la paix, la sécurité et développement, a lieu  <strong>du 27 au 28 Juillet 2023</strong><strong> à </strong><strong>Saint-Pétersbourg. </strong>Cet espace d’échanges  aura  réuni des chefs d’État africains ainsi que  des représentants des milieux d’affaires et des services publics russes, africains et internationaux.  Des organisations de coopération du continent africain y avaient pris part. Ce forum aura été également une étape stratégique vers la mise en place de  conditions favorables au renforcement des relations économiques et commerciales entre la Fédération de Russie et les pays d’Afrique.

Toutefois, il  y a eu “Énormément de pression” des pays occidentaux  sur  les Chefs d’Etat africains afin qu’ils ne puissent pas participer à ce  2è sommet Russie-Afrique. En dépit de ces  nombreuses intimidations, les dirigeants les plus courageux ont cas même  pu se rendre à <strong>Saint-Pétersbourg</strong>. Mais, non sans difficulté  pour participer aux travaux. C’est notamment le cas  du président du Congo-Brazzaville, Dennis N’Sassou Guesso.  Lors de son tête-à-tête avec son homologue russe, celui-ci a expliqué les péripéties et  tracasseries que sa délégation  a rencontrées  lorsqu’elle se rendait en Russie.

Les USA  et ses pays satellites de l’Europe de l’Ouest sont dans la dynamique de  maintenir l’Afrique dans la dépendance  économique et politique, avec une  manière  condescendante. Pour cela, ils ne cessent  de distiller, à l’intention  des opinions africaines,  des informations fallacieuses,  accusant la Russie de mener des « activités malveillantes en Afrique ». Ainsi, les  dirigeants occidentaux   indexent  les autorités de Moscou comme étant  celles qui abusent  des pays africains, en leur vendant la sécurité, à travers la milice privée russe Wagner, contre leurs ressources minières.

Comme si cela ne suffisait pas,  les dirigeants américains   œuvrent inlassablement  pour  empêcher les pays africains de coopérer avec la Russie. Pour les en dissuader,  la Chambre des représentants US a même adopté, par 415 voix contre 9, le « Countering  Malign  Russian  Activities  in Africa Act ».  A travers cette Loi, les  gouvernements  ou organisations du continent noir,  qui seraient suspectés de déloyauté envers les USA, subiraient  des rétorsions commerciales.

Dans la droite ligne, les pays occidentaux, les USA en tête,  s’opposent  et vont continuer de s’opposer  mordicus à ce  que les pays du continent noir,  diversifient leurs relations économiques et politiques. C’est pourquoi, depuis plusieurs années, le narratif des chancelleries et des analystes occidentaux ne cesse de diaboliser la Russie. Pour  l’occident, l’Afrique  ne doit pas coopérer  avec  certains pays dont : la Chine, l’Inde, la Turquie, l’Iran (pour ne citer que ces pays). Mais c’est surtout  la coopération de l’Afrique avec la Russie qui leur fait le plus peur.  Alors que Moscou ne fait que gagner du terrain en Afrique. Puisque désormais,  des pays comme le Mali, la Centrafrique, le Burkina Faso, par la force des circonstances, sont devenus des principaux alliés de la Russie. Inéluctablement, d’autres vont emboiter le pas de ces pays.

Au regard de cette réalité géopolitique,  les pays  occidentaux  ont la hantise de se voir  substituer par la Russie.  Si bien que le spectre de l’Ours Blanc (la Russie)  plane  sur l’occident, en l’occurrence sur les USA et la France. N’est-ce pas, pourquoi, ils auront usé  de tous les moyens pour que certains  leaders des pays africains renoncent à  participer  à cet important forum économique et politique entre la Russie et l’Afrique ?

&nbsp;

<strong>Gaoussou Madani Traoré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito : les démons du coup d’Etat s’emparent du Niger aussi</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-les-demons-du-coup-detat-semparent-du-niger-aussi-3030700.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/edito-les-demons-du-coup-detat-semparent-du-niger-aussi-3030700.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2022/01/Youssouf-Sissoko-dirpub.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 31 Jul 2023 12:24:21 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alternance</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Après le Mali, la Guinée Conakry et le Burkina Faso, c’est au tour du Niger de connaitre des bruits de botte à la porte du palais présidentiel avec le seul dessein d’écourter le mandat du Président démocratiquement élu par le peuple nigérien, en l’occurrence Mohamed Bazoum. Les mutins ont avancé comme prétextes de leur forfaiture, l’insécurité, la mauvaise gouvernance avec son lot de corruption. Curieusement ces arguments sont presque les mêmes de la part des putschistes dans les quatre pays sous transition. Si ces raisons sont fondées pour certains, elles ne sont que fallacieuses pour d’autres. En effet,  les putschistes de ces quatre pays n’ont en réalité  que la boulimie du pouvoir. Ce qui est aberrant ce que ces quatre pays sont en peloton de tête, pour ne pas dire qu’ils battent le record de coup d’Etat en Afrique de l’ouest. Ne sont-ils pas  en même temps les pays les plus pauvres de la planète ? Comme pour dire que la résolution des crises qui secouent les différents pays ne saurait résider dans les coups d’Etat. Ils sont d’ailleurs un recul et pour la démocratie, et pour l’économie et pour le social. En faisant un arrêt sur image du cas du Niger on se rend compte que ce pays vient de connaitre son cinquième coup d’Etat. Le premier en avril 1974 contre Diori Hamani, l’avant dernier en 2010 contre Mamadou Tandja.

Pour des nombreux           analystes, après une alternance pacifique qui a permis à Mahamadou Yssoufou d’accéder au pouvoir par la voie des urnes, le pays avait retrouvé toute sa place dans le concert des nations démocratiques. Mieux encore Mahamadou Yssoufou, après deux mandats passés à la tête du Niger a transmis pacifiquement  le flambeau à Mohamed Bassoum en 2021. Deux ans seulement après  l’élection de ce dernier,  l’armée, prête à troquer le treillis contre la veste, s’est emparée du pouvoir contre la volonté du peuple. Regroupée au sein du Conseil National pour sauvegarde de la Patrie, CNSP, une partie de  l’armée vient de décider de mettre entre parenthèses cette belle expérience démocratique qu’a connue le Niger depuis 2010. Malgré les condamnations quasi unanimes des organisations sous- régionales, régionales et internationales, les mutins n’ont pas cédé. Ils disent détenir le Président Bazoum et que sa sécurité est assurée. La Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest, CEDEAO, va-t-elle s’accommoder de cette énième prise du pouvoir par la force aux antipodes de ses principes ? Quid de la force en attente de la CEDEAO, en gestation, que le nouveau président en exercice de la conférence des chefs d’Etat,  le nigérian Tinubu compte accélérer sa mise en place pour palier la rupture constitutionnelle et lutte contre le terrorisme ?

La question que toute personne bien réfléchie doit se poser est celle de savoir  Où a-t-on vu un pays se développer dans une instabilité chronique ? Le Niger est l’un des pays les plus pauvres de la planète et il est deuxième pays parmi les quatre sous transition, à avoir battu le record en rupture constitutionnelle, après le Burkina Faso, avec cinq coups d’Etat en 63 ans d’indépendance. Les nouveaux maîtres du Niger mesurent-ils les conséquences de leur acte, surtout que leur forfaiture est perpétrée au moment où le Niger est en proie à la violence Djihadiste et à une crise alimentaire aigüe. Si à ces deux crises gravissimes vient se greffer une crise institutionnelle, alors le Niger est parti pour 20 ans de recul démocratique, économique, social et même culturel.

En somme, il est grand temps que la sous-région ouest africaine sorte de ces cycles infernaux des coups d’Etat pour se tourner résolument  vers le développement harmonieux de notre zone, pourtant réputée être stable jusqu’en 2020.

<strong>                                                                                                                                        Youssouf Sissoko </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Éditorial :  Nous sommes sur la bonne voie, An ka ta dron !</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-nous-sommes-sur-la-bonne-voie-an-ka-ta-dron-3030623.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-nous-sommes-sur-la-bonne-voie-an-ka-ta-dron-3030623.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/09/Amadou-NFa-DIALLO.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 31 Jul 2023 07:04:03 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le National</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Sommet France-Afrique ou sommet des chefs d’Etats d’Afrique et de France : la bonne trouvaille impérialiste de la France qui ne guérit pas de son cancer colonialiste s’est frayée son chemin dans l’histoire du 20ème siècle. La belle France, pays des Lumières, fille aînée, de l’Eglise, patrie des Droits de l’homme, fraternellement et égalitairement, au nom de Jeanne d’Arc et aussi de Pierre et Marie Curie, de Lavoisier et de Napoléon, demeure comme une grosse interrogation dans la conscience universelle. De sa naissance théorique en 1974 à nos jours, le Sommet France-Afrique a toujours dragué l’Afrique avec des sentiments trop perfides pour être niés. La France égaie les chefs d’Etat africains, sorte de commis coloniaux, sinon de roitelets couverts, à qui seulement la jouissance des délices du pouvoir est accordée en contrepartie d’une protection qui viole la souveraineté des peuples africains. Le 16ème Sommet France-Afrique à La Baule (commune française) en 1990 amorce un tournant. Ceux des pays africains qui souffriront à la démocratie obtiendront les bonnes faveurs de la Métropole. Pas d’autre choix, la tradition s’est colorée, mais le caïman est tout simplement vers le cours d’eau. La France, qui a, dans le partage des rôles de prédations multiples entre les grandes puissances, la haute main sur le FMI (Fonds Monétaire International), ne s’est jamais lassée de se délecter de sa capacité à tordre le cou aux pays africains : la dévaluation du franc CFA en 1994, les programmes d’ajustement structurel qui ont précédé, armes asphyxiantes jusqu’au trépas, ont défrayé la chronique. Sont-ils définitivement classés quelque part dans un musée de l’oubli ? Question à mille sous. La France, qui a également la haute main sur les missions de paix dans le monde, selon les mêmes principes qui soudent l’amitié entre les puissants, n’a jamais cessé de fomenter chez nous des rebellions armées, des mouvements armés séparatistes, irrédentistes, indépendantistes. Comme ses méthodes s’affinent au fil du temps, elle nous a fabriqué Serval, Barkhane, G5-Sahel, Takuba et a réussi à nous larguer par-dessus de nos têtes la Minusma à travers le parachute onusien. On a désormais tout compris.

Sommet Europe-Afrique : le Président de la Commission de l’Union Afrique est invité. Il y délivre un discours fort savant, des recettes miraculeuses, mais l’Afrique restera avec ses yeux pour pleurer. Sommet Chine-Afrique : le géant d’Asie est généreux, il met la main à la poche, des infrastructures sont réalisées ça et là, pas toutes à l’œil, mais la générosité fait partie du jeu. Il reste à savoir quand sera organisé le Sommet Mali-Pays d’Asie ou le Sommet Côte d’Ivoire-Europe. Ce n’est pas impossible, mais il travailler fort et bien pour parvenir à réaliser ce rêve. La question est de savoir si l’Afrique a conscience réellement qu’elle est un gigantesque marché ouvert pour les autres, parce qu’elle dispose des ressources du sous-sol et des terres qui n’existent nulle part ailleurs. Or, de plus en plus, la jeunesse africaine est formée, dans les meilleures écoles du monde, et aussi dans celles d’Afrique. Si on ose un ratio à partir d’une salle de rédaction, on pourra valablement exprimer la certitude que la France n’a pas aujourd’hui plus d’intellectuels (ingénieurs, économistes, etc.) plus que tout le Sahel, pas même plus que le Mali. C’est dans le contexte de cet espoir né qu’est intervenu le 2ème sommet Russie-Afrique envisagé comme un Forum économique et humanitaire. Le chemin est certes encore long pour qu’un pays africain se mesure à la Russie pour convier 37 pays d’Europe avec des immenses ressources pour venir échanger avec lui, mais il un changement notoire dont la lecture n’est pas compliquée.

Pour ce qui concerne notre Mali, nous sommes déjà sur la bonne voie. La plus importante étape de celle-ci est que nous avons décidé le 14 janvier 2022 que nous avons retrouvé notre souveraineté au nom de laquelle nous n’accepterons plus aucun diktat impérialiste, aucune transaction à notre défaveur venant des prédateurs. Et depuis de longs mois nous avons amorcé une marche en avant irrésistible. Notre Armée a retrouvé les moyens indispensables à l’accomplissement de ses missions régaliennes, l’engagement patriotique des hommes suit. Nous avons une Ecole de guerre, chose impensable hier. Nous portons sur nos ressources un regard si jaloux que les coquins sont effrayés. Nous sommes en train de construire un hôpital militaire des plus performants et aux grandes capacités, qui ne fera pas de discrimination entre les citoyens. Un imposant Complexe Numérique sortira de terre dans cinq à Dialakorobougou, à quelques encablures de Bamako, avec les intentions propres au Silicon Valley chez l’oncle Sam. La première pierre de l’Ecole de robotique a été récemment posée. An Ka Ta Dron !

<strong>Amadou N’Fa Diallo</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Éditorial	 :   Entrer dans la quatrième République en marchant à reculons ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-entrer-dans-la-quatrieme-republique-en-marchant-a-reculons-3030239.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-entrer-dans-la-quatrieme-republique-en-marchant-a-reculons-3030239.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/09/Amadou-NFa-DIALLO.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 27 Jul 2023 09:03:22 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le National</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Affreuse question, certes. Mais qui a souci de la pérennisation des acquis de la Transition et qui ne souhaite point que le Mali redevienne un Etat failli à la merci des ennemis qui ne manquent pas et qui n’ont d’ailleurs jamais cessé d’être à l’affût, il faut la poser avec acuité. Entrer dans l’histoire est une marche en avant résolue et non jamais une marche à reculons, les yeux rivés sur la nostalgie des malfaisances passées. La tentation d’anéantir tous les efforts abattus pour reprendre l’initiative historique est si grande que les mauvaises habitudes ont la vie extrêmement dure, contre lesquelles il faut des thérapies de choc et non de simples pansements dans un dispensaire dépourvu. Le diagnostic est là : notre pays a tant souffert du déficit patriotique chez ses fils qu’il était devenu comme un champ de ruines. La Révolution du 26 mars 1991, censée être le remède de cheval pour le guérir, a donné plutôt l’occasion à tous les détenteurs de petits couteaux pour venir, le plus souvent de très loin, le dépecer sans retenue. La kleptomanie des gouvernants n’a même pas épargné l’armée, pourtant épine dorsale de l’Etat et du peuple. Bref, le mouvement citoyen du M5-RFP a mené la lutte opiniâtre contre le dernier maillon de la kleptomanie qui, puissant soutenue par l’impérialiste incorrigible, a été mis hors-jeu par de vaillants jeunes officiers de l’armée nationale le 18 août 2020. Malheureusement, neuf mois de tergiversations, voire de compromissions pour le violeur d’hier, ont fait peser sur le résultat du soulèvement populaire une chape de plomb qui ne visait rien d’autre qu’à éliminer les auteurs, militaires et civils, du pronunciamiento du 18 août 2020 et remettre le Mali sous les rênes courtes et capricieuses de la prédation internationale.

Mais il est écrit sur des tablettes inatteignables que le Mali est un pays béni. Master Soumy parle de la main de Dieu qui nous tient, ce qui se révèle vrai au fil des mois. Volonté divine, il faut le croire, la rectification de la Transition intervient le 24 mai 2021. L’aile militaire accorde sa confiance à l’aile politique de la Révolution commencée le 05 juin 2020. Un tandem, semblable à celui incarné par Hô Chi Minh et le Général Giap au Vietnam,  prend les rênes de l’Etat. Le Colonel Assimi Goïta et Dr. Choguel Kokalla Maïga sont désormais au coude à coude, à compter du 07 juin 2021 (ou du 11 juin, si l’on veut) pour sauver le Mali. Le bienheureux couple a l’onction du peuple, on l’aura vu régulièrement. Les deux ont surtout la bénédiction de l’homme de Dieu, patriote jusqu’à la moelle de ses os, le Chérif de Nioro de Nioro du Sahel, qui, pour la première fois de sa vie, en plus de 80 ans, quitte son bled pour venir assister à un forum politique, les assises nationales de la refondation. M’Bouillé, le vénérable, fait passer en aparté un message extrêmement particulier. Les oreilles des murs l’ont capté pour que le peuple le sache et en soit le témoin. « Vous deux (Assimi et Choguel), je vous invite à vous entendre, à ne point vous séparer. Notre Mali est entre vos maons, Allah vous bénira unis et solidaires. » La question est aujourd’hui de savoir si les deux ont démérité. Non, ils n’ont pas démérité. En synergie, avec des ministres dévoués tel Ibrahima Ikassa Maïga au cœur de la réflexion pour la refondation de notre patrie, le Mali enregistre des avancées significatives. L’armée nationale s’est remise en état de combativité en acquérant des moyens de sa mission tels qu’elles n’en avaient jamais eus. Les ennemis savent désormais ce qu’elle vaut, selon le ministre de la Défense, Colonel Sadio Camara. Sur les fronts économiques et financiers, le ministre de l’Économie et des Finances, Alousséni Sanou, déploie sans cesse des trésors d’intelligence et d’énergie, pour doter notre pays immensément  riche mais incroyable pauvre. La diplomatie, quant à elle, sous la houlette de Son Excellence Abdoulaye Diop, telle une graine qui a retrouvé l’écosystème qui avait été détruite, fait partout valoir la respectabilité. Le peuple malien a repris confiance en lui-même et il prouve au fil des épreuves sa résilience légendaire et son attachement viscéral à la patrie. Sur le plan politique, loin d’être confisquées, les libertés individuelles et collectives n’ont pas souffert. Les réformes politiques et institutionnelles refusées hier pour des raisons d’agendas inavouables ont été menées avec hardiesse.

Mais pourquoi aujourd’hui tant de vacarme de vautours déchaînés, de crocodiles et autres hyènes affamés qui, au nom d’on ne sait quelle inclusivité, cherchent à ce que l’on se débarrasse de Dr. Choguel Kokalla comme des chaussettes usées. L’un de ces individus, en réalité cinquième colonne pour réaffecter le Mali aux colons insatiables, avec une impolitesse indigne d’un jeune malien et d’un futur dirigeant du Mali, a même cru devoir se moquer de la maladie du Premier ministre, qui ne peut être que son père, non d’ailleurs sans s’improviser comme spécialité du coup d’Etat du 18 août 2020, brandissant du coup dans les mémoires le spectre d’une triste histoire entre les capitaines Thomas Sankoré et Blaise Compaoré. Un autre comploteur, forgeron défroqué de Coumaïra, mafieux des cartels d’hier, ne s’est pas gêné d’annoncer, en lieu et place du Colonel Assimi Goïta, la nomination future d’un Premier ministre de son goût. Sommes-nous désormais en République des sacrilèges ou attendons-nous d’entrer la tête haute dans la quatrième République ? Non, le Mali doit s’extirper pour de bon de la nasse des ambitions sordides.

<strong>Amadou N’Fa Diallo</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Éditorial :   Quatrième République, nous y sommes !</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-quatrieme-republique-nous-y-sommes-3029838.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-quatrieme-republique-nous-y-sommes-3029838.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/09/Amadou-NFa-DIALLO.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 24 Jul 2023 09:28:23 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le National</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[L’année 2023 et le 11 juin (pour les éléments des Forces armées et de sécurité) et le 18 juin pour tout le reste des citoyens maliens, le référendum constitutionnel que le Colonel Assimi Goïta a proposé au peuple a été voté. A chance égale, les partisans du OUI et ceux du NON se sont exprimés sans entrave. Conformément à la loi, l’AIGE a proclamé les résultats provisoires et la Cour constitutionnelle a rendu son arrêt le 21 juillet, proclamant que le Peuple souverain du Mali a adopté la nouvelle constitution soumise à sa sanction le 18 juin 2023. Le lendemain, moins de 24 heures après l’arrêt de la Cour constitutionnelle, le Président de la Transition, Chef de l’Etat, a promulgué la nouvelle constitution qui nous installe de facto dans la quatrième République.

On aura noté la célérité avec laquelle le Chef de l’Etat a procédé à la promulgation de la désormais constitution du 18 juin 2023, acte fort pour signifier clairement que des choses importantes attendent et qu’il urge donc que l’on leur consacre le temps, l’intelligence et toute l’énergie qu’il convient de la part d’un peuple qui n’aspirait qu’à desserrer autour de soi l’étau de toutes les violations de souveraineté dont il était victime. Avec la promulgation de la nouvelle constitution par le Colonel Assimi Goïta, il s'agit de l'épilogue du scrutin référendaire, mais également du prologue du processus de sortie de la transition.  C'est une très bonne chose qui dénote du sérieux des autorités actuelles et de leur volonté de respecter leurs engagements vis-à-vis du peuple malien et de la communauté internationale. Au regard des intentions qui ont exigé sa rédaction, cette nouvelle constitution projette le Mali dans la quatrième République et, en cela, le concept de Mali Kura prend tout son sens. Une nouvelle République n'est intéressante que dans la mesure où elle marque une rupture d'avec le passé. Elle suppose un changement de paradigme en ce qui concerne la gouvernance, l'éthique politique et administrative, les mentalités et les comportements de tous les jours. D'où la nécessité de l'appropriation par les Maliens de tous les enjeux de la nouvelle loi fondamentale. Il est donc nécessaire désormais, cela va sans dire même, que les querelles de chapelle s'estompent pour laisser place à une union sacrée des Maliens autour de l'essentiel, c'est-à-dire une transition apaisée qui devra nous conduire à la mise en place de nouvelles institutions librement choisies par la majorité des Maliens. Qu’est-ce que la démocratie, sinon que la minorité accepte que la volonté de la majorité s’exerce en dépit des expressions plurielles qui ne manqueront pas de se faire entendre ?

C’est parce qu’il y a eu des dérives énormes répétées, qu’il y a eu comme trame de la vie publique les violations sans fin des bonnes règles et des manquements inouïs aux bons principes et à la vertu que le Mali en est arrivé à perdre 73% de son territoire qu’il urge de reconquérir. C’est parce qu’il y a eu des dirigeants compromis avec les insatiables prédateurs venant d’ailleurs que les dividendes des ressources maousses de notre sous-sol tombaient régulièrement dans les escarcelles de ceux qui nous exploitent, de ceux qui nous violent en permanence. Qu’on ne dise surtout pas qu’il n’y a point de coupables et que toutes les gouvernances passées avaient le souci du Mali et des Maliens ! Qu’on ne dise pas qu’au nom de la réconciliation nationale il faut permettre aux prédateurs d’hier de venir s’amender en leur confiant à nouveau les commandes des affaires publiques ! Le déni de vérité et de justice chez un peuple qui aspire à repartir de bon pied est un suicide. La quatrième République n’est pas l’Etat où il faut blanchir les hommes politiques véreux et les acteurs mafieux de la société civile. Ce n’est pas non plus l’occasion de laisser pourrir les dossiers de corruption dans les tiroirs. Perdre tout cela de vue est une trahison d’avance du peuple. Qui ne veut plus ni d’officiers ni civils félons.

<strong>Amadou N’Fa Diallo</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito : Choguel veut se sauver sans Assimi</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-choguel-veut-se-sauver-sans-assimi-3029800.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/edito-choguel-veut-se-sauver-sans-assimi-3029800.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2022/01/Youssouf-Sissoko-dirpub.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 24 Jul 2023 07:28:08 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alternance</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Le premier ministre Choguel K Maiga a-t-il abandonné  en plein vol son bienfaiteur le Président  de la transition, Assimi Goïta ? Cette question mérite d’être posée après une sortie tonitruante au relent revanchard du PM. En effet, c’est  devant les ministres de la nouvelle équipe, après  un séminaire gouvernemental, que le PM a affirmé sans ambages que les discours patriotiques et nationalistes ont leur limite et que tous ceux qui les soutiennent aujourd’hui, s’ils n’ont pas à manger demain, sont les mêmes qui vont prendre des cailloux pour les renvoyer. Le premier ministre a conclu en disant qu’il est temps de s’en aller avant d’être chassé comme un mal propre.   Une vérité certes crue, mais venant de celui qui a contribué à isoler le pays et à  affaisser son économie, c’est tout simplement du populisme. Ses propos  sont une flèche dirigée contre les cinq colonels en général et Assimi Goïta en particulier. Nul besoin d’être sorbonnard ou géopoliticien pour bien décrypter le discours de Choguel K Maiga. Il est non seulement un aveu d’échec, mais aussi le signe d’une divergence profonde entre les deux têtes de l’exécutif.

Le PM Choguel K Maiga, en homme politique futé, sentant certainement la fin de sa mission à la primature veut tirer la sonnette d’alarme, non seulement en enfonçant Assimi Goïta, mais aussi et surtout en se sauvant. Il a non seulement reconnu à demi-mot que les autorités de la transition sont  dans le dilatoire avec des discours patriotiques sans fondement et sans lendemain et par conséquent il exhorte Assimi Goïta et toutes les autorités de la transition  à rendre le pouvoir rapidement avant d’être éconduit par ce même peuple qui les a applaudi.  Il ne reste plus que ça pour que le colonel Président se réveille, bien que tardivement de son profond sommeil. L’attitude du PM n’est ni plus ni moins que l’expression d’une ras le bol du chef du gouvernement qui ne comprend toujours pas sa mise à l’écart lors du réaménagement de l’équipe gouvernementale dont il est le capitaine. Par ce discours il vient de prendre une ascendance politique qui pourra lui être bénéfique si jamais il était éjecté du fauteuil primatorial. Son coup lui a tellement réussi qu’Assimi Goïta n’a plus d’autre choix que de continuer avec lui, quitte à périr ensemble. Dans le cas contraire il fera de Choguel K Maiga un héros, si jamais il venait de se débarrasser de lui.  Le PM en faisant de la  crise sociale, son cheval de bataille et de son arme contre Assimi, il aura la sympathie de beaucoup de maliens.

On peut affirmer sans risque de se tromper que Choguel K Maiga vient de réussir sa sortie du gouvernement, comme d’ailleurs sa nomination comme PM. Par contre il affaiblit Assimi Goïta, qui désormais,  réfléchira mille fois avant de se jeter  dans le marigot politique, désormais très infecté.

Et pourtant beaucoup d’analystes politiques ont vu venir ce coup de massue que le PM Choguel k Maiga vient de donner à Assimi Goïta. Votre journal l’alternance dans son 76<sup>ième</sup> numéro du lundi 10 juillet 2023 titrait ainsi : « Composition d’un nouveau gouvernement, le maintien de Choguel K Maiga comme PM, la plus grosse erreur d’Assimi Goïta » Donc nulle surprise pour nous si ce PM, à la tête d’une coquille vide, car dépouillé de tous ses ministres, ne se comporte ainsi. Il cherche  une porte de sortie honorable en enfonçant Assimi Goïta.

Youssouf Sissoko]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Chronique : S’unir ou périr</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/chronique-sunir-ou-perir-3029611.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/chronique-sunir-ou-perir-3029611.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2019/04/CHRONIQUE-DU-MALI.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 21 Jul 2023 15:53:48 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Triomphe</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[L’histoire a démontré que pendant les grands jours de  danger les peuples s’unissent  pour y faire face. Tel doit être le cas du Mali. Ce grand peuple héritier des grands empires, de l’empire du Ghana appelé Ouagadou à l’empire Songhoi. On peut le dire sans risque de ce contredire, le Mali est l’héritier des grands empires autrement dit  tous ces pays de la région Afrique de l’ouest sont sortis des entrailles du Mali, ancien Soudan français.   Ce prestige a forgé le Mali. Si nous devons nous servir du passé pour construire l’avenir, il faut une union sacrée, Babemba Traore et Samory Toure ont compris cela même si, c’est un peu tardivement. A la veille de la chute de la capitale du Kenedougou le Ier mai 1898, Babemba Traore, le Fama de Sikasso a demandé à ses derniers fidèles d’aller se joindre à l’almamy Samory Toure  pour poursuivre la lutte. On ne saurait parlé de lutte sans parler de Ahmadou Tall qui a lutté contre le colonisateur français jusqu’ ‘à sa mort héroïque à Sokoto. Rappelons que c’est suite à une union sacrée que  les Touaregs Tenguérifs  ont exterminé dans la nuit du 14 au 15 janvier 1894 la colonne commandée par le lieutenant –colonel Eugene Bonnier à Takoubao. L’amenokal des touaregs Oulliminden Firhoun Ag Alannessate est entré  en dissidence contre l’armée française en 1902 et est mort les armes à la main. D’autres  raisons aussi qui doivent pousser les Maliens a laissé de côté les petites querelles de chapelle  autour d’un soi-disant bilan.  La révolte des Bobos du Bani-Volta qui a été relatée par Nazi Boni dans le roman ‘’crépuscule’’ des temps anciens. Du cercle de Ouagadougou du temps de la colonisation jusqu’aux rives du Bani, les armes ont parlé. La victoire a été possible grâce à une coalition des populations Marka, Bwa, Samo, peul, Tusia , Sambla , Minianka , Lela et Nuna sous la direction de chefs de guerre énergiques comme Bazani Thera qui  se distingua durant toute la révolte de 1915- 1916. Au nom de tous ces héros le peuple malien doit sortir de cette histoire de bilan pour faire face à l’essentiel le bien être du peuple qui attend beaucoup du Mali Kura. Ne l’oublions jamais le Mali a rayonné des confins du Sahara à la Gambie. Aujourd’hui encore, il y’a les vestiges du royaume de Kaabu dont la capitale était Kansala en Gambie et en Casamance. Quand on a  été grand  on doit faire preuve de grandeur.

<strong>Badou S. Koba    </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Éditorial :  Coupable de patriotisme et de loyauté, choguel est a pendre !</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-coupable-de-patriotisme-et-de-loyaute-choguel-est-a-pendre-3029386.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-coupable-de-patriotisme-et-de-loyaute-choguel-est-a-pendre-3029386.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/09/Amadou-NFa-DIALLO.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 20 Jul 2023 07:59:50 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le National</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Aucune circonstance atténuante ne peut être évoquée pour lui éviter la peine de mort par pendaison. Seule échappatoire possible pour ce Premier ministre qui n’arrête pas de parler de corde dans la maison de vrais coupables qui méritent la potence, que le Président de la Transition, Colonel Assimi Goïta, et ses compagnons d’armes du 18 août 2020 lui viennent en appui-feu. Sinon, il vaut mieux vite le pendre haut et court avant que le Déluge de feu que les politiciens ringards de l’époque kleptomane préparent sans cesse s’abatte sur lui. Il n’y a qu’une seule perspective pour les politiciens véreux des trente dernières années : détruire Dr. Choguel Kokalla Maïga jusqu’à la moelle de ses os, de sorte qu’il ne reste même pas de lui un morceau que l’on puisse rechercher comme pièce dans un misée anonyme. Mais depuis quand une pluie de feu, fût-elle diluvienne, fût-elle comme des coulées de lave indomptables, retient-elle un vrai soldat dans sa caserne, occupé seulement à cirer ses bottes ? Le devoir de servir la patrie est si fort chez le Premier ministre actuel que rien, pas même la bombe atomique brandie sur sa tête, ne le fera se défausser de ses responsabilités historiques. Et il a les atouts indispensables pour continuer à défendre la patrie avec opiniâtreté : intellectuel de haut vol, homme de conviction, fait connaisseur de l’histoire du Mali et singulièrement du parcours mafieux des hommes et femmes qui ont opéré le douloureux hold-up que l’on sait sur l’Etat et la République du Mali durant trente ans (son intervention devant eux lors du débat de l’anniversaire du 26 mars en 2018 est suffisamment illustratif), admirable orateur et tribun de la plèbe toujours bien inspiré de vérités et d’idées positives. Bref, seul contre tous, parce qu’il a une parfaite connaissance des faits et des hommes, Choguel tient la dragée haute à tous ses vis-à-vis qui n’ont d’arme contre lui que l’agression verbale, depuis les temps où on le minimisait, voire le méprisait, jusqu’à nos jours où il est désormais établi qu’il a une immense histoire et de hauts faits d’armes,  tout ceci est une vérité qui ne peut être niée.  Pr. Eloi Banda Keïta, scientifique bien connu formé en France (Pierre et Marie, Biologie biochimie…) donne moult preuves pour conclure que « Choguel est tout un patrimoine à protéger et à préserver). Un autre compatriote en France, à la suite à de plusieurs autres compatriotes, en arrive à la conclusion que le Mali va devoir éternellement une fière chandelle à Choguel.

Et voilà que, avant et durant ce mois de juillet, les larrons ne se lassent pas  de réclamer sa tête. Pourquoi avec une véhémence accrue ? Le président du Comité Indépendant de Suivi-évaluation des Assises nationales de la Refondation, Me Amadou Tiéoulé Diarra, a présenté au gouvernement, le mardi, 11 juillet 2023, son rapport annuel (1er janvier 2022 au 31 mars 2023). L’expérimenté homme a estimé que les challenges de la refondation se résument aux trois D (Défense, Diplomatie et Développement) et que, selon son estimation, d’importantes performances qui se passent de commentaires sont déjà atteintes, et qu’il ne reste que l’épineuse question du Développement. Rebondissant sur les affirmations frappées au coin du bon sens de Me Diarra, le chef du gouvernement, Dr. Choguel Kokalla Maïga (le pauvre !) a dit inscrire le futur de l’action gouvernementale dans la ligne du Développement. En homme politique avisé, il commente :  « Tous ceux qui nous soutiennent aujourd’hui, s’ils n’ont pas à manger demain, sont les mêmes qui vont prendre des cailloux pour nous renvoyer. Les discours patriotiques et nationalistes peuvent tenir un an, deux, trois ans. (...) Sur la durée, c’est l’économie qui tient. » Travestissant cette vérité d’airain, les tenants de l’ancienne classe politique et une certaine presse française, commencent un concert ennuyeux. Le Premier ministre est accusé de retournement de veste, de dénonciation des Colonels et, aussi paradoxal que cela puisse être, un avocat, dit-on de renom et politologue bien pertinent, en rajoute en soutenant que c’est de la part de Choguel  « complètement une volte-face » pour avoir dit que les discours populistes, souverainistes et nationalistes ont une durée éphémère, et qu’il faut passer résolument aux questions de développement. Incroyable extrapolation s’il en est, mais la manœuvre ne trompe pas les gens intelligents. Chaque fait et geste du Premier ministre est désormais retourné dans le sens qu’il n’a pas voulu ; tout est pour le mettre en porte-à-faux avec le président de la Transition et ses compagnons d’armes à qui on veut faire croire que Choguel veut que les militaires retournent dans les casernes en remettant les rênes de l’Etat aux politiciens qui ont pourtant prouvé leur énorme capacité de nuisance. Or, ce retour des politiciens nuisibles, c’est bien ce que recherchent ces derniers, pour qui le retour à l’ordre constitutionnel ne signifie pas autre chose. Or, aussi, ils désespèrent chaque jour de cela. Le blitzkrieg qu’ils ont tenté le 08 juin 2023 lors de la campagne référendaire a lamentablement échoué. Le gouvernement a été remanié et contrairement à leurs attentes, aucun d’eux n’y a été appelé. Les résultats du référendum les avaient sonné auparavant et la Biennale artistique et culturelle qu’ils n’ont pas pu organiser avec satisfaction vient d’être un succes history à Mopti où les conditions de sécuritaires auraient pu être un argument rédhibitoire. A tout cela s’ajoute l’échec de la pétition lancée pour honorer Alpha Oumar Konaré et les dossiers de délinquance économique et financière naguère oubliés sont en train de refaire surface depuis les attaques contre le Premier. A notre humble avis d’observateur de l’activité politique depuis plus de trente, chaque fois que Choguel dénonce, il ne vise point le Président et ses compagnons d’armes qui ne sont ni des chiffonniers, ni des ‘’youtubeurs fake- newseurs’’.

<strong>Amadou N’Fa Dia</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito :  Une décision opportune et  responsable !</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-une-decision-opportune-et-responsable-3029364.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/edito-une-decision-opportune-et-responsable-3029364.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2019/11/Gaoussou-Madani-Traoré.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 20 Jul 2023 01:20:31 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Dans un document, daté du 13 juillet 2023,  de la Police nationale,  qui fait actuellement la boucle sur  les  réseaux sociaux, il est mentionné : « Tout militaire  de la Police nationale est interdit d’usage des réseaux sociaux. Pour tout manquement, l’auteur s’expose à des sanctions sévères ».  Si l’interdiction ne concerne  que les usages personnels  mais non  professionnels des militaires de la Police nationale,  elle s’avère   une décision  opportune  et  responsable. D’autant que la Loi n°2022-037 du 27 octobre 2022, militarise  la Police nationale et la Protection civile.

&nbsp;

Les militaires de la  Police  sont à priori des  internautes  comme  tout autre,  qui ont  normalement droit  aux réseaux sociaux,  mais  leur  statut militaire  leur  procure aussi des spécificités. Lesquelles exigent qu’ils soient  soumis  au devoir de réserve. Tant il est  aussi  vrai  que l’utilisation anarchique des réseaux sociaux peut  conduire  à la  propagation rapide de fausses informations. Toutes  choses  qui  pourraient profiter  à  l’ennemi terroriste. Qui  œuvre inlassablement  à pousser  les internautes à communiquer pour ses sales besognes.

&nbsp;

Dans la  situation  de guerre  asymétrique  que connait le Mali, depuis plus de dix ans, il est  donc tout à fait  logique  que  le militaire de la Police  Nationale soit privé de communiquer  librement  avec une liberté de ton et d’expression. Car,  dans l’exercice de ses fonctions,  il  pourrait  disposer  d’informations privilégiées sur les questions de Défense et de Sécurité nationales. Alors que  la communication  est  devenue, de nos jours, un facteur  important dans la guerre conventionnelle comme dans la lutte antiterroriste.  Dès lors, toute  mauvaise communication  sur les réseaux sociaux,  pourrait  profiter aux forces terroristes.

&nbsp;

Lorsque l’on se base sur  ce postulat, même  si la décision de privation des militaires de la police nationale  de réseaux sociaux à des fins personnels, peut être considérée comme  drastique  par  une certaine  opinion nationale, tout au moins, elle pourrait  aider à préserver la sécurité nationale mais aussi faire face aux défis posés par la désinformation.  Laquelle  émane, le plus souvent,  de la toile. Une autre raison de  leur privation  de la toile, est  certainement  d’ordre institutionnel : l’Armée et la Police sont  désormais, dans notre pays,  une  même institution militaire  centralisée  et hiérarchisée.

Ce faisant,  chez  les soldats, en général et les militaires de la police,  en particulier, la discrétion et le secret professionnel  doivent  absolument  être de mise, sous peine de risquer de remettre en cause la sécurité des opérations sur le terrain. Cela est d’autant  vrai  que l’on a déjà connu  des exemples de  plans dévoilés ou des photos publiées sur Facebook ou Twitter, comme  des vidéos postées sur YouTube.  Des informations qui  ont  hélas contribué à mettre  en danger,  la vie des troupes sur les théâtres  d’opération. Si la hiérarchie de la Police ne privait pas les militaires de la Police  de la toile à des fins personnelles,  il va de soi  que ceux-ci continueraient  de se comporter  de façon irresponsable,  à l’image  de nombreux  civils.

<strong>Gaoussou Madani Traoré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito : Alpha Oumar Konaré ou le père de la démocratie malienne</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-alpha-oumar-konare-ou-le-pere-de-la-democratie-malienne-3028999.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/edito-alpha-oumar-konare-ou-le-pere-de-la-democratie-malienne-3028999.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2022/01/Youssouf-Sissoko-dirpub.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 17 Jul 2023 07:29:13 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alternance</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[A court des solutions face aux nombreux défis qui assaillent le Mali et son résilient peuple, mal inspiré, revanchard, le PM de la transition s’est adonné à cœur joie à une diatribe vexatoire contre le premier Président de la République démocratiquement élu, Alpha Oumar Konaré, AOK. Symbole de la démocratie naissance, AOK a fait rayonner le Mali au-delà de ses frontières, il est également le seul Président, de l’indépendance  à nos jours, à avoir transmis le flambeau à son successeur pacifiquement. Enfin AOK est le seul ancien à avoir exercé ses deux mandats sans coup férir.  Le PM Choguel K Maiga était-il en manque de sujets pour se livrer à cet exercice indigne d’un Premier ministre d’un pays en profonde crise,  à fortiori celui d’une transition qui se veut inclusive ? A-t-il fait  à dessein cette sortie ratée pour simplement  détourner le regard de l’opinion sur des vrais problèmes du moment, afin qu’il puisse se faire oublier ? Dans l’un comme dans l’autre cas le PM semble tirer totalement à côté. Aujourd’hui vouloir vilipender Alpha Oumar Konaré c’est se mettre à dos le Mouvement démocratique, car AOK, qu’on l’aime ou qu’on le déteste, est indéniablement  le père de la démocratie malienne. En parlant de son bilan, le PM a-t-il voulu falsifier une page glorieuse de l’histoire du Mali ou bien était-il juste animé d’un sentiment de revanche contre AOK et son parti l’ADEMA- PASJ ?  Là également sa lecture était à la fois erronée et inexacte, car AOK passe aujourd’hui pour être le deuxième Président de la République du Mali, après Modibo Keita, à avoir hissé le Mali au sommet des Nations les plus respectées sur la scène internationale. Quid des multiples réalisations ?

Après vingt-trois ans d’interruption de la marche du Mali vers le progrès que le premier Président de la République Modibo Keita avait amorcé et cela à cause du coup d’Etat perpétré par le Comité             Militaire de libération  Nationale, CMLN avec un certain lieutenant Moussa Traoré, Alpha Oumar Konaré est celui qui a redonné espoir à tout un peuple. Tant par son charisme que par sa vision et surtout par les nombreuses réalisations faites en si laps de temps. Héritant d’un pays totalement effondré, AOK en dix ans a touché à tous les secteurs de la vie socioéconomique du Mali. En faisant économie des prouesses diplomatiques que l’Ambassadeur Cheick Sidi Diarra a largement épluchées, nous allons évoquer trois grandes réalisations faites sous Alpha Oumar Konaré, la première grande réalisation est la décentralisation avec la création de 701 communes. Avec la gestion  décentralisée du pouvoir, deux grosses épines ont été enlevées du pied des citoyens,  la première épine est le rapprochement de l’administration des administrés, la deuxième épine est le transfert des compétences aux autorités locales librement élues à la base. La deuxième grande réalisation est à coup sûr les infrastructures socioéconomiques. Jamais le Mali n’a été autant en chantier que sous AOK. Il a battu le record en termes d’infrastructures scolaires, le nombre de salles de classes, de lycées et de centres de formation a été multiplié par 4. L’histoire retiendra que c’est lui qui a ouvert l’université au Mali en 1996. Que dire des infrastructures  sanitaires, avec la création des Centres de Santé Communautaire, CSCOM. Chaque quartier de Bamako à son centre comme toutes les grandes agglomérations à travers le pays. Des infrastructures routières, il y en a eu, de quelques milliers de kilomètres goudronnés en 23 ans, le nombre a été multiplié par 10 sous AOK en 10 petites années, faisant du Mali l’un des pays de la sous-région les plus dotés en infrastructures routières.

Pourquoi faire fi des différents programmes décennaux qu’ils soient de la santé, de la justice ou de l’éducation. Tous ces trois secteurs ont connu un bond fulgurant et qualitatif grâce à la vision d’un homme, AOK, le véritable visionnaire. Nous terminerons par la Coupe d’Afrique des Nations, CAN, qui au-delà de l’aspect sportif, a été un véritable projet de développement ayant permis de doter  toutes les capitales régionales d’infrastructures socioéconomiques voir sportives.

En somme, si personne ne peut nier des ratés comme toute œuvre humaine, il est tout aussi indéniable qu’Alpha Oumar Konaré a été un grand bâtisseur. Donc vouloir le vilipender ne pourra relever que d’une méchanceté gratuite.

<strong>Youssouf Sissoko </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Éditorial :   Invectives et anathèmes jusqu’en quatrième République ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-invectives-et-anathemes-jusquen-quatrieme-republique-3028611.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-invectives-et-anathemes-jusquen-quatrieme-republique-3028611.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/09/Amadou-NFa-DIALLO.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 13 Jul 2023 11:04:37 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le National</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Délicate question qu’il faut bien poser ! Les résultats provisoires du scrutin référendaire du 18 juin 2023 avaient eu l’effet d’un adoucissement sur le climat politique. L’écart énorme enregistré le pourcentage recueilli par le courant du OUI et celui de ceux-d’ en-face n’ayant comptabilisé que 3% des suffrages a ouvert un moment de moquerie, de sarcasmes et de quolibets somme toute restés dans les limites supportables. Explication de cette situation, beaucoup parmi les partisans du vote positif, qui ont vite été repérés comme des intrus d’une saison, espéraient entrer au gouvernement prévisible après le référendum et s’astreignaient à un profil bas pour ne pas se créer de préjudices politiques à la veille d’un réaménagement plus que possible du gouvernement. Le calme plat prévalait quand brusquement le chef de l’Etat, dans une discrétion toute militaire, a fait crouler l’arbre sur lequel les beaux prétendants avaient malicieusement grimpé en se cachant de la lumière du jour. Douze technocrates inattendus s’installaient sur les fauteuils convoités. Le Président, Colonel Assimi Goïta, a pourtant eu beau jeu de se donner les coudées franches en mettant dos à dos les acteurs politiques. Même le Premier ministre, Dr. Choguel Kokalla Maïga, n’eurent été son entente nous rouillée avec le Chef de l’Etat et la solidité de l’appareil politique qu’il préside, le M5-RFP, serait tombé de vertige. Mais voilà, Choguel est un politicien doué, aguerri par de multiples coups encaissés durant plus de trente ans, constamment décochés contre lui par ceux qui ne se paraient pourtant pas de vertu. Aux côtes de l’officier aux commandes de la République déterminé à refonder l’Etat, sa niaque prend régulièrement du relief.

Eh oui, Choguel est un politicien avisé. En critiquant sans prononcer son nom le bilan d’Alpha Oumar Konaré, il a provoqué une ébullition soudaine sur l’échiquier politique. Il a obligé ses adversaires à pousser des cris d’orfraie là où de traditionnels débats auraient suffi. Il connaît, mieux que quiconque dans notre pays, les politiciens d’une certaine époque, qui ne peuvent tenir avec lui un débat civilisé sans invectives. Et il les a bien obligés de se déshabiller. L’Adéma-Pasj a crié au crime de lèse-majesté pour noyer le poisson dans l’eau. En effet, le parti de l’abeille a parfaitement compris que le Premier ministre a tout simplement au cœur du débat politique l’effrayante question de la lutte contre la corruption pour laquelle le Chef de l’Etat s’est résolument engagée et qui ne doit pas accorder de tolérance à qui que ce soit, surtout pas pour les prétendants à la gestion du pays, ni avant l’entrée dans la quatrième République, encore moins de leur permettre de prendre le Mali Kura sous leurs rênes capricieuses. Tout le monde sait que le règne de l’Adéma-Pasj en dix ans et ses années d’accompagnement d’ATT et d’IBK ont été marqués par métamorphose  de la démocratie au point qu’elle s’est elle-même détruite dans la licence et le désordre ; des moments indéniablement marqués par la kleptomanie, dont les conséquences sont le délitement de l’Etat, la perte des pans entiers du territoire national et de nos repères moraux.

Il va s’en dire qu’il y a une déception et une hantise qui traquent les acteurs de l’ADEMA-Pasj, du Parena, etc., qui sont des alliés naturels dans le sauve-qui-peut qui s’impose à eux. Pour ne pas masquer la vérité, les acteurs de ces partis de la démolition nationale n’espèrent plus, parce qu’ils n’en ont plus les moyens politiques et financiers, conquérir le moindre fief au Mali. Leur seul programme de société se résume à détruire Choguel. Plaise à Dieu qu’il ne le réussisse jamais car, s’ils y parviennent, ils en arriveront à vouloir s’imposer au Président Assimi Goïta. Et, hop, s’ouvrira la saison des taupes qui vendront à nouveau notre pays aux impérialistes : destruction de l’armée et de l’économie, pillage et bradage de nos ressources. Nous sommes néanmoins condamnés à subir jusqu’à l’entrée en quatrième République des réunions clandestines nocturnes, des invectives et des anathèmes, pas de propositions pour le bonheur commun.

<strong>Amadou N’Fa Diallo</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito :  Chantage obsessionnel de la CEDEAO !</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-chantage-obsessionnel-de-la-cedeao-3028570.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/edito-chantage-obsessionnel-de-la-cedeao-3028570.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/02/Gaoussou-Traore.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 13 Jul 2023 01:25:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>En cas de non-respect des échéanciers de 24 mois fixés au Mali, Burkina Faso et à la Guinée-Conakry,  des pays en phase de transition pour un retour à l’ordre constitutionnel,</strong> les chefs d’Etat  et de gouvernement  de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (CEDEAO) ont annoncé,  dimanche  dernier à Bissau,  la probabilité de sanctions majeures.  Tout en insistant  sur le respect strict  des échéanciers électoraux, les chefs d’Etat ouest-africains  avertissent  les autorités de Transition de  ces trois  pays   à ne pas faire obstruction au travail des médiateurs. Sinon,  les pays  récalcitrants seraient soumis à des  sanctions majeures.

Outre  ce chantage obsessionnel sur le Mali, le Burkina Faso et la Guinée pour une tenue à date des élections générales, la « mafia des Chefs d’Etat ouest-africains »,  pour protéger  leur régime (qui ne sont pas le plus souvent démocratique), ont appelé à la création d’une force sous-régionale qui va  « lutter contre le terrorisme international et empêcher les coups d’Etat militaires ». Or notamment en Afrique  de l’Ouest francophone les régimes que l’on considère issus des urnes ne sont pas démocratiques. Car  habituellement, ils procèdent  au tripatouillage de la Loi Fondamentale de leur pays pour permettre aux Princes du jour de briguer un troisième mandat (voire un énième) anticonstitutionnel  dans leurs pays.

En son temps, Alpha Condé a impunément eu recours à cette procédure. N’eût été le coup de force des militaires guinéens, il se serait éternisé au pouvoir, en dépit des grandioses manifs populaires.   Alassane Dramane Ouattara de la Côte d’Ivoire reste accroché au pouvoir (en effectuant  un troisième mandat), grâce  à un coup d’Etat constitutionnel. Le président Macky Sall a fait doter le Sénégal d’une nouvelle Loi Fondamentale  qui, selon lui, devait lui permettre de briguer à nouveau la présidence de la république, en dépit du fait qu’il aurait épuisé ses deux mandats consécutifs. In fine, après de nombreuses pressions populaires meurtrières, il a dû renoncer à son funeste projet.   Alors les Chefs d’Etat  maffiosi de l’Afrique de l’Ouest,  qu’en est-il de ce genre de putsch ? Est-il vraiment correct que des Chefs d’Etat  tripatouillent la  Constitution de leurs pays pour s’éterniser au pouvoir ?

le président nouvellement élu du Nigéria qui est désormais à la présidence de la CEDEAO <em> note :« Nous devons être fermes en matière de démocratie. La démocratie est la meilleure forme de gouvernance (…) Nous devons être l’exemple pour le reste des autres pays de l’Afrique. Sans la démocratie, il n’y a pas de liberté, il n’y a pas d’État de droit. Nous ne permettrons jamais que les coups (d’Etat) se succèdent en Afrique de l’Ouest »</em>. Mais le Chef d’Etat du pays le plus peuplé et le plus puissant de l’Afrique de l’ouest, peut-il ignorer que les coups d’Etat militaires au Mali, Burkina Faso et en Guinée sont survenus à la suite de soulèvements populaires contre les régimes précédents ?

Au Mali, c’était suite au tripatouillage des urnes. En Guinée, le président Condé avait mortellement écrasé des manifestants qui s’opposaient (par des manières démocratiques)  en vain à son troisième mandat. Où était la CEDEAO pour empêcher cela ? La CEDEAO  ne doit-elle pas cesser d’être le  syndicat mafieux des Chefs d’Etat au détriment des intérêts des populations. N’est-il pas  temps  qu’elle  cesse de dénier la réalité politique de  nos Etats ?  Il faut nécessairement que l’Institution sous-régionale  revienne aux peuples  souverains !

De toute façon, les coups d’Etat constitutionnels doivent d’abord cesser, sinon aucun chantage, à travers une dissuasion militaire ou économique,  ne saurait empêcher la survenue des coups d’Etat militaire.  Alors, au lieu  de s’obstiner  à faire chanter les dirigeants de ses pays membres en Transition, il serait mieux que la CEDEAO revienne aux peuples de la sous-région. Autrement  dit, il faut que la CEDEAO cesse d’être  un syndicat des présidents au pouvoir pour devenir  l’organisation des peuples.

&nbsp;

<strong>Gaoussou Madani Traoré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Editorial :  Choguel ne jette&#45;t&#45;il pas le bébé avec l’eau du bain ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-choguel-ne-jette-t-il-pas-le-bebe-avec-leau-du-bain-3028363.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-choguel-ne-jette-t-il-pas-le-bebe-avec-leau-du-bain-3028363.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/06/Bazoumana-Alerte.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 12 Jul 2023 01:21:52 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alerte</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Le Premier ministre malien de la transition, Choguel Kokalla Maiga est monté au créneau dernièrement. Il a fait table rase de la gestion du président Alpha Oumar Konaré. Il l’a accusé de la destruction de l’armée et de l’école maliennes. L’initiative d’Alpha Oumar Konaré, après 23 ans de gouvernance militaire, était de permettre à chaque village d’avoir une école. Il est incontestable que cela a été une bonne chose ayant permis à beaucoup d’enfants de faire l’école à côté de leurs parents. En ce qui concerne la qualité de cet enseignement, un ministère était dédié à cette cause.

Tout a-t-il été mauvais sous le premier président démocratiquement élu ? Les lycées comme Mamadou M’Bodge, Mamadou Sarretc ont ouvert leurs portes au cours de son mandat. Après lui, la construction d’établissements secondaires a connu un coup d’arrêt. Cet état de fait a eu comme conséquence la poussée d’écoles privées comme de mauvais champignons. Comme infrastructure à son actif, on peut citer le deuxième pont de Bamako.

Ayant donc ouvert la voie au processus démocratique, le président Konaré a su respecter la Constitution qu’il a fait voter le 25 février 1992.Ce que beaucoup de présidents africains n’ont pas pu. Là, il mérite un tonnerre d’applaudissements.

En outre, la flamme de la paix était-elle une volonté d’affaiblir l’armée malienne ? Loin de là car, si l’on s’en souvient, le modèle d’Assimi, feu DiériRawling, l’ancien président du Ghana, était ce jour-là avec Alpha Oumar Konaré pour la cérémonie. Cette flamme était un symbole pour dire au monde entier que la paix est revenue au Mali, que les rebelles ont déposé les armes. La tournure que les événements ont prise n’était pas le souhait de personne.

Le Premier ministre Choguel Kokalla Maiga ne rate pas d’occasion pour savonner les acteurs du mouvement démocratique avec un accent particulier sur la gouvernance des abeilles. Or, la Ruche a répondu favorablement à l’appel des plus hautes autorités de la transition lors du référendum pour la nouvelle Constitution. Elle a su qu’Assimi tient à cela comme à ses prunelles.

Choguel n’est-il pas en train de polluer l’atmosphère sociale par ses attaques tous azimuts ? A ses propos, l’Adéma a réagi en demandant au président de la transition de s’impliquer pour l’épargner des critiques. Elle a défendu le bilan de leur ancien camarade, aujourd’hui retiré à Titibougou sur la route de Koulikoro.

Il faudra avancer dans la construction du Malikura tant cher au président et à la population malienne. Si la volonté du peuple compte, les acteurs du mouvement démocratique et l’Adéma ne doivent pas être la cible d’attaques verbales. Choguel est le Premier ministre de tous les Maliens et cela durant tout le temps qu’il fera à la Primature. Le peuple malien le veut rassembleur.

Il ne sert donc à rien d’ouvrir de nouveaux fronts qui n’arrangent personne. Il faudra séparer les bons grains de l’ivraie dans la gestion d’un président. Tout n’a pas été rose comme tout n’a pas été mauvais aussi.

<strong>Bazoumana KANE</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Éditorial :  Nos mines : entre bénédictions et malédictions</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-nos-mines-entre-benedictions-et-maledictions-3028118.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-nos-mines-entre-benedictions-et-maledictions-3028118.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/09/Amadou-NFa-DIALLO.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 10 Jul 2023 07:23:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le National</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Lors d’une conférence (fin des années 90) au Centre Culturel français rebaptisé Institut français, Dr. Seydou Badian Kouyaté a fait une affirmation qui a fait frémir : « S’il y avait le pétrole même en enfer, les impérialistes occidentaux ne manqueraient pas de lever des armées pour aller combattre Dieu pour s’en approprier ». C’est elle effroyable perspective qui nous nous guette aujourd’hui avec les ressources immenses dont recèle notre sous-sol, les mines notamment les richesses minières, outre les gaz dont le lithium. Le monde entier sait que le Mali est un pays très riche en ressources minérales, mais aussi qu’il est confronté à la difficulté des structures économiques peu diversifiées, avec des bases industrielles faibles, un taux de chômage élevé et une économie tributaire des cycles des produits de base. Autant autrui ne l’ignore, autant les autorités de la Transition ont été vite conscientes de la précieuse réalité et elles en conséquence commandité un audit sérieux de nos mines. Celles-ci, parce qu’abondantes, certains disent qu’elles sont exploitables durant de longs siècles, mieux maîtrisées et mieux gérées, sont à même d’assurer notre bonheur sur la durée de leur vie. A défaut de devenir le nouvel Eldorado, le Mali deviendra quand-même un coin de paradis où l’abondance sera la chose la mieux partagée. C’est pour cette raison que le président de la Transition, Colonel Assimi Goïta, a tenu à ce qu’il soit écrit noir sur blanc dans le projet de constitution qu’il a voulu pour l’avenir du Mali que les ressources nationales appartiennent souverainement au peuple. L’audit commandité sur nos mines, dont toute l’opération a été surveillée comme du lait sur le feu par M. Alousséni Sanou, ci-devant ministre de l’Economie et des Finances, a, entre autres avantages, d’assurer à notre le bénéfice de prix davantage élevés que les miettes et broutilles que nous récoltions il y a trente ans. Un nouveau code minier, quête ancienne certes mais volonté souveraine maintenant affirmée, a été conséquemment élaboré. Il a intégré des innovations majeures, particulièrement en mettant l’accent sur le contenu local. C’est à ce titre qu’est fortement affirmé que l’ensemble des dispositions et mesures nouvelles exige des entreprises minières donnent la priorité aux communautés locales, aux entreprises nationales et aux matériaux produits localement dans l’exécution de leurs contrats.

On ne peut demander mieux quand on sait que, hier, le bradage de nos mines a été une activité criminelle florissante qui a fait de nouveaux hyper riches qui traitaient avec des acteurs étrangers qui ne souciaient guère ni de pollution de l’environnement, ni de la santé des populations, au point d’en arriver à envahir les lits de nos cours d’eau pour le grand malheur des vivants halieutiques et fauniques. Les étrangers sont ainsi les propriétaires de la quasi-totalité des permis (d’exploration ou d’exploitation) miniers qui leur ont été vendus par des Maliens inconscients et prédateurs. Mais nous ne sommes toujours pas sortis de l’auberge, ce sont malheureusement encore des Maliens, et non l'État du Mali, qui sont les actionnaires dans les sociétés minières qui ont pignon sur rue dans le monde. Celles-ci sont toutes montées par des systèmes de délits d’initiés, en raison des connaissances que détiennent les nationaux sur notre potentiel. Le cas de Randgold, pensé et conçu au Mali, puis monté ailleurs où elle n’existait pas, qui sera plus tard racheté par Barrick Gold, suffit à nous faire verser des larmes. Nous sommes toujours chancelants entre les bénédictions de posséder des mines qui suffisent à notre bonheur, et les malédictions qui nous les voient dérober par le truchement de certains de nous-mêmes. Comme non le dit, la nuit n’est pas si loin. En effet, pour bien des avertis du secteur minier et du monde des affaires, les multinationales sont désormais à nos portes, avec leurs arsenaux de destruction massive qu’elles n’hésiteront point à utiliser contre nous. Ce n’est plus un secret de polichinelle que d’affirmer que ces multinationales, impérialistes qui ne se retiennent point de lever des armées pour aller combattre Dieu afin de lui chiper  le pétrole de son enfer, sont en train d’infiltrer nombre de nos institutions, dont la plus docte qui vote les lois, le CNT pour ne pas le nommer. Mais les institutions ne sont délinquantes que parce que les hommes et les femmes qui les animent sont des desperados dressés contre les intérêts de leur propre patrie.

<strong>Amadou N’Fa Diallo</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito : Un nouveau gouvernement sans le M5RFP et la classe politique</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-un-nouveau-gouvernement-sans-le-m5rfp-et-la-classe-politique-3028105.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/edito-un-nouveau-gouvernement-sans-le-m5rfp-et-la-classe-politique-3028105.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2022/01/Youssouf-Sissoko-dirpub.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 10 Jul 2023 06:53:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alternance</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Le Mali vient de connaitre, le samedi 1<sup>er</sup> juillet 2023, son deuxième gouvernement post coup d’Etat de la rectification  sous le magistère du Colonel Assimi Goïta, président de la transition. Ce gouvernement, contrairement au précédent, a été mis en place dans une totale unilatéralité, sans concertations, ni consultations des forces vives de la nation, qu’elles soient politiques ou de la société civile, comme il était d’ailleurs d’usage depuis l’avènement de la démocratie au Mali. Pour rappel, à la veille de chaque remaniement ministériel ou réaménagement du gouvernement des larges consultations étaient faites et cela par souci d’inclusivité. En effet, si tous  les grands observateurs de la scène politique malienne s’attendaient à un nouveau gouvernement après le référendum, le timing et la manière dont ce gouvernement a été composé ont surpris plus d’un.  Après la lecture du décret sur les antennes de l’ORTM<strong>, </strong>trois constats majeurs se dégagent : le premier est que l’aile militaire de la transition a procédé toute seule à ce réaménagement sans se référer à l’aile politique incarnée par le M5 RFP. C’est pourquoi tous les ministres du Mouvement du 5 juin Rassemblement des Forces patriotiques, excepté Ibrahim Ikassa Maiga, ont été remerciés sans aucune forme de procès. Donc sans nul doute cette nouvelle situation sonne le glas du tandem M5RFP / CNSP et affaiblirait à coup sûr le PM Choguel Kokala Maiga, pour ne pas dire qu’il serait sur la liste de départ du prochain remaniement, puis qu’il ne démissionnerait jamais de lui-même qu’elle que soit l’humiliation qu’on lui infligerait.

Le second constat majeur est le mépris souverain à l’encontre de la classe politique. Le Président de la transition le colonel Assimi Goïta, par ce remaniement ministériel, vient de  donner un coup de massue à ses alliés politiques, alors ces derniers espéraient signer leur retour au gouvernement et même se tailler une bonne  place dans la nouvelle équipe. Les cadres  des différents partis politiques qui ont pris fait et cause pour la transition  et qui ont appelé à voter pour un Oui massif au referendum se sont sentis trahis. Ils s’attendaient au retour de l’ascenseur, après leur mobilisation pour le oui à la nouvelle constitution. Ils sont d’autant plus déçus qu’ils ne cachent plus leur mécontentement. C’est pourquoi dans leurs communiqués de félicitations et de remerciements on pouvait lire en filigrane une colère noire, celle d’une désapprobation.  On pourrait lire  dans leurs communiqués une insistance au respect du chronogramme et un retour à l’ordre constitutionnel normal. Tout porte à croire que les militaires ont surfé sur la désaffection de l’opinion vis-à-vis de la classe politique malienne, de leur impopularité,  pour lui donner ce coup de massue.

Le troisième constat est la mainmise de l’aile militaire de la transition sur tout  l’appareil d’Etat. Elle semble exclure l’aile politique de la tradition, en l’occurrence le M5 RFP, qui est incontestablement  victime de ses divisions internes et du manque de leadership de son chef, à savoir le PM Choguel K Maiga. Le  Colonel Assimi Goïta et ses quatre frères d’armes du Comité National pour le Salut du Peuple, CNSP, la composante militaire de la transition, ont, semble-t-il,  fait une totale omerta sur l’exécutif. Cette façon de faire  semble traduire une certaine volonté de l’homme fort de Koulouba, soit de rester au pouvoir, en faisant acte de candidature ou de préparer un candidat qui passera sans coup férir avec l’aide de l’administration déjà acquise à sa cause.

En Somme, après avoir « neutralisé » la classe politique et tous les potentiels grands candidats, le boulevard est désormais ouvert aux militaires pour rester au pouvoir en se vêtant du manteau  de démocrate ou alors en mettant un de leurs hommes de confiance qui ne sera qu’un faire-valoir à la Poutine/ Medvedev. Wait and See.

<strong>Youssouf Sissoko</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Editorial :   Nouveau gouvernement, le chef de l’Etat a envoyé paître tous les importuns de la République !</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-nouveau-gouvernement-le-chef-de-letat-a-envoye-paitre-tous-les-importuns-de-la-republique-3027440.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-nouveau-gouvernement-le-chef-de-letat-a-envoye-paitre-tous-les-importuns-de-la-republique-3027440.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/09/Amadou-NFa-DIALLO.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 03 Jul 2023 10:23:27 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le National</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Remaniement, réaménagement, ajustement : à lequel de ces trois mots faut-il coller l’épithète ‘’gouvernemental’’. Les plus grands observateurs de l’actualité politique au Mali ont été pris de court par la sortie de plus de dix membres du gouvernement, contre deux permutations, et l’entrée dans la nouvelle équipe de douze nouvelles personnalités. Personne, même pas les gens plus doués qui savent d’ordinaire scruter à la loupe les moindres faits et gestes du Président de la Transition, n’a vu venir ce toilettage opéré un samedi, jour férié dans l’exécutif gouvernemental. Colonel Assimi Goïta, au regard de la situation intérieure marquée par un puissant activisme débridé et tenant compte des inimitiés crypto-personnelles croissantes singulièrement dans le landerneau politique national, non sans perdre de vue les hostilités et les menaces que les ennemis de l’extérieur ne cessent de faire peser sur le Mali une chape de plomb visible partout, ne s’est pas accommodé de ce que l’on appelle tradition cérémonie de présentation de démission du gouvernement, qui se termine généralement par la reconduction du Premier ministre sortant, avec la charge de mener des consultations en vue de la composition d’un nouveau gouvernement. A quoi bon cette perte de temps quand on sait que ce sont surtout les acteurs d’hier coupables de prédations et de nombreux crimes imprescriptibles contre la patrie qui s’agitaient le plus pour entrer par effraction dans une nouvelle équipe gouvernementale ? Ces pirates d’hier, qui avaient presque réussi à recevoir sur leurs âmes sales du parfum de la virginité, se sont crus être les corsaires adoubés par les autorités pour agir dans la légitimité. Mais le Président de la Transition, colonel de son état, est le chef de cette classe politique que Pr. Ali Nouhoum Diallo a qualifiée de plus intelligente que l’ancienne classe des politiciens professionnels. Assimi Goïta, en toute discrétion, vertu indispensable à la refondation d’un pays trahi, pillé, blessé, sucé jusqu’à son sang vital, a envoyé paître tous les importuns de la République. Il n’y a qu’à bien regarder, tous les nouveaux ministres sont des technocrates issus de la société civile et des ex-conseillers du PT. Pas parmi eux de politiques qui défraient la chronique en raison de frasques qui indignent. De même, en retournant le miroir, on voit bien que tous les ministres issus du M5-RFP, sauf Ibrahim Ikassa Maïga, ont été remerciés par le Président de la Transition. On ne le chagrinera pas en lui demandant les raisons, celles-ci sont certainement diverses, mais on comprendra qu’en tant que clé de voûte de toutes les  institutions de la République, a opéré ainsi pour de raisons.

Une certaine lecture affinée que le Président Goïta, dans la perspective des prochaines élections, qui se dérouleront dans le cadre nouveau de la quatrième République, a voulu avoir les mains libres avant ces précieuses. Le Premier ministre, Dr. Choguel Kokalla Maïga, demeure à son poste, le contexte réel, n’en déplaise à ceux qui lui cherchent noise au fil des jours, milite bien pour cela. Il a été procédé à la mise en place d'un organe indépendant en charge de l'organisation des élections, en l'occurrence l'Autorité Indépendante de Gestion des Élections (AIGE) et ce, conformément aux conclusions et recommandations des Assises nationales de la Refondation (ANR). Étant donné que le Gouvernement n'intervient plus directement dans l'organisation des élections, la question du maintien ou non d'un Premier ministre politique ou technocrate ne se pose pas. C'est plutôt la volonté de parvenir à un changement irréversible dans la gestion des affaires de l'Etat tant attendu par les Maliens dans leur grande majorité qui est mise en exergue à travers le maintien du Premier ministre Choguel Kokalla MAIGA. Contrairement à ce que croient certains agités, éternels impudents, le Président Goïta n’est pas un naïf, il a le Mali dans son cœur, il a une haute conscience de la charge qui est la sienne en ces moments du délicat tournant historique pour notre patrie et il met toute l’abnégation qu’il faut pour éviter au Mali d’être jeté dans les ravins creusés par les ennemis de l’extérieur. Il sait que le peuple a confiance en lui, qu’il l’adule et qu’il est prêt à le suivre dans les combats les plus opiniâtres. Les Maliens lui sont attachés viscéralement, ils le lui ont prouvé le 14 janvier 2022, à Koutiala, à Nioro du Sahel, à Ségou le 13 juin dernier, au Stade du 26 mars le 16 juin. La quatrième République, c’est pour lui l’occasion parer le Mali des couleurs de la vertu, de l’espoir, du développement. Lisons ainsi la composition du nouveau gouvernement rendu public le lendemain du coup de pied administré à la Minusma et à son parent français et à ses parrains onusiens.

<strong> </strong>

<strong>Amadou N’Fa Diallo</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito : A l’heure du bilan post référendaire</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-a-lheure-du-bilan-post-referendaire-3026995.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/edito-a-lheure-du-bilan-post-referendaire-3026995.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2022/01/Youssouf-Sissoko-dirpub.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 26 Jun 2023 01:56:02 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alternance</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Les électeurs maliens étaient convoqués aux urnes le 18 juin 2023 pour départager deux camps, celui du OUI et le camp du NON. Au finish, selon les résultats provisoires officiellement proclamés par l’Autorité Indépendante de Gestion des élections, AIGE, le camp du OUI semble l’emporter avec 97, 00 % de Oui contre 3,00 % de non. Avec un taux de participation de plus de 39 %, toujours selon les chiffres officiels communiqués par l’AIGE, le projet de nouvelle constitution passe en attendant le quitus de la Cour Constitutionnelle. Faux rétorque  le camp du non  qui semble du coup  remettre en cause et la fiabilité des chiffres, et la transparence du scrutin et son caractère inclusif et enfin il met en doute  la légitimité de la loi fondamentale et demande purement et simplement l’annulation du scrutin. Va-t-on assister à un bras de fer post-référendaire entre le camp du OUI et celui du NON ? La question mérite d’être posée quand on sait que le camp du NON est vent débout et n’entend pas s’arrêter en si bon chemin.

En Effet, en conférence de presse la semaine dernière, des partis politiques, d’associations de la société civile et des personnalités indépendantes, regroupés au sein du Front Uni contre le Référendum ont fait une déclaration dont voici un extrait : « Le Front Uni contre le référendum, composé de partis politiques, de regroupements politiques, d’organisations de la société civile et de personnalités indépendantes, engagés dans la défense des droits du peuple malien, réaffirme son profond désaccord et sa ferme opposition au référendum qui s'est tenu le dimanche 18 juin 2023. Cette consultation, présentée comme légale et légitime, en réalité inconstitutionnelle et arbitraire, a été imposée au peuple malien en violation flagrante des dispositions pertinentes des (articles 26, 40, 41, 71, 75, 85, 118 et 121) de la constitution du 25 février 1992, en vigueur, qui garantit pourtant les conditions, mécanismes et procédures pour un processus référendaire juste et transparent…. » Ce communiqué sonne comme une déclaration de guerre aux autorités de la transition et à tout le camp du OUI.

Le camp du OUI va-t-il accepter de monter sur le ring pour croiser le fer avec le camp d’en face ? La réponse est sans nul doute non car il perdra cette bataille faute d’arguments très solides. Rien que le faible taux de participation, ensuite la non-participation des électeurs aux opérations de vote  dans beaucoup d’endroits du pays, enfin d’autres écueils évoqués par le camp du NON, qu’il pense être une violation de la loi électorale, comme entre autres l’anticipation de la campagne, l’utilisation des t-shirts et autres gadgets toutes choses interdites par la loi électorale. On peut affirmer sans risque de se tromper que les autorités n’ont absolument rien à gagner dans un duel avec le Front du NON.  Donc il revient, en toute humilité, au gouvernement  de tendre la main au camp du NON pour éviter une crise post-référendaire, alors même qu’il y a d’autres joutes électorales importantes. Les autorités de la transition doivent mettre balle à terre  en engageant sans délai un dialogue franc et constructif avec le camp du NON afin de trouver un compromis dynamique au grand bonheur du peuple malien qui aspire à la paix et à la tranquillité.

S’agissant du bilan proprement dit, si nous reconnaissons que les opérations de vote  se sont déroulées sans coup férir dans beaucoup d’endroits du pays, force est de constater qu’elles ont, non seulement,   été perturbées dans des zones au centre du Mali, mais aussi et surtout elles n’ont pas eu  lieu dans beaucoup d’autres endroits à l’image de Kidal, à cause de l’insécurité pour certaines zones ou par manque de volonté des ex-rebelles qui disent ne pas se reconnaitre dans la nouvelle constitution, qui ne prendrait pas en compte les points contenus dans l’accord de paix et de réconciliation

En somme, le gouvernement doit tirer toutes les leçons des errements et autres violations de la loi électorale pour mieux préparer les autres scrutins qui sont tout aussi cruciaux.

<strong>                                                                                                                                        Youssouf Sissoko </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito :  Une décision logique mais…!</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-une-decision-logique-mais-3026668.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/edito-une-decision-logique-mais-3026668.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/02/Gaoussou-Traore.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 22 Jun 2023 10:19:47 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[« Le gouvernement  de la république du Mali demande le retrait sans délai de la MINUSMA. Ni les propos du Secrétaire Général, encore moins le projet  de résolution en cours de négociations  par les membres du Conseil de sécurité n’apportent  de réponse appropriée  aux attentes des Maliens ». Ces propos, on ne peut plus clair,  sont ceux du ministre des Affaires Etrangères du Mali, prononcés à New York devant le Conseil de Sécurité des Nations Unies.

Cette demande de retrait de la mission des Nations au Mali est largement partagée par une majorité de maliens qui l’exigeaient, à travers des meetings. Le récent Rapport biaisé de la Division des droits de l’Homme de l’ONU sur les événements de Moura (mars à avril 2022) a certainement servi de catalyseur pour favoriser  la rupture entre les deux partenaires. Qui ne se comprenaient plus.

Après  l’expulsion  des forces  francaises  ou européennes  (Barkhane, Takuba et EUTM), de l’ambassadeur de France au Mali, la résiliation de l’accord de coopération militaire du Mali avec la France, la récusation de la France comme Porte-Plume du Mali  à l’ONU, la décision  du retrait  de la MIUNUSMA  du  Mali, n’est qu’une suite logique qui cadre avec le nouveau paradigme de gouvernance adopté par Bamako. Oui, ce sont les autorités maliennes qui ont  demandé,  en 2013, le  déploiement de la MINUSMA. Après dix ans de présence infructueuse  et à  la veille  du vote d’une résolution par le Conseil de  sécurité, prévu le 29 juin 2023, sur le renouvèlement  de son  mandat, si les mêmes autorités  réclament son départ,  il y a toutes les chances que leur requête soit acceptée.

Déployée au Mali en 2013 sous le chapitre VI des Nations Unies, la MINUSMA, avec ses forces militaires (estimées à 11 676), son effectif de Police (1 548) et ses fonctionnaires civiles (1792),  devrait contribuer,  comme son l’indique, à la stabilité du Mali. Mais avec le recul de dix ans, il est une évidence qu’elle n’a pu répondre convenablement à la mission à elle confiée. Après  le départ   des forces  francaises  et  européennes ,  la résiliation de l’accord de coopération militaire du Mali avec la France, la récusation de la France comme Porte-Plume du Mali  à l’ONU, la décision  du retrait  de la MIUNUSMA  du  Mali, n’est qu’une suite logique qui cadre avec le nouveau paradigme de gouvernance adopté par Bamako. Qui réfute  désormais toute ingérence  et  diktat  des puissances extérieures dans  la gouvernance  du pays.

Depuis un certain temps,  la mission onusienne,   accusée par Bamako  d’instrumentaliser  les populations maliennes qu’elles opposent les unes aux autres, est  plus que jamais  considérée  comme une partie de la crise malienne (un problème) qu’un appui à sa résolution (une solution). Alors que le Mali a désormais  fait le choix   stratégique  assumé,  édicté par sa vision indépendante et souveraine dans la lutte contre le terrorisme international au Sahel.  Lequel doit  cheminer  vers  le   retour  de la souveraineté  de l’Etat du Mali sur l’ensemble du territoire national. A cet effet, le retrait de la MINUSMA  (devenue un problème) du Mali  est une décision logique, souveraine  et courageuse des autorités de la Transition. Dont la majorité des maliens n’ont de cesse réclamé.

Toutefois une chose est de demander le départ de la MINUSMA mais une autre est d’occuper le vide (dans tous les domaines) que va laisser  celle-ci. Car, en dix ans de présence, la MINUSMA a créé un réseau (une caste) de fonctionnaires  locaux  privilégiés (les salaires des employés locaux sont plus élevés que la norme nationale,  même  s’ils ne bénéficient pas  d’assurances sociales). Il faudrait que l’Etat malien, une fois que le départ de la mission onusienne devienne  définitif,   œuvre  à redéployer  une partie de  ses employés dans des structures étatiques ou paraétatiques. Il pourrait également aider les autres,  par le biais de formations en entreprenariat, à créer leurs propres entreprises. Ce faisant,  l’Etat malien  éviterait d’avoir sur ses bras des néo-chômeurs.

Aussi, en chassant  la mission onusienne, les autorités de la Transition malienne  doivent redéployer les Forces de Défense et de Sécurité (FDS),  l’administration et les services sociaux de base sur l’ensemble du territoire national. En l’occurrence dans sa partie septentrionale et centrale. D’autant que, en dix ans de présence au Mali, la MIUSMA s’est  notamment conduite en philanthrope,  par  la réalisation ou la réfection d’infrastructures  (centres de santé, écoles, commissariats de police, forages…) et la fourniture de vivres.

En somme,  il faudrait que l’Etat malien œuvre illico presto pour occuper le vide  que va laisser la MINUSMA. Cela pourrait  rassurer les bénéficiaires de ces nombreuses œuvres.

<strong>Gaoussou Madani Traoré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito :  Y a&#45;t&#45;il péril en la démocratie au Mali ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-y-a-t-il-peril-en-la-democratie-au-mali-3026240.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/edito-y-a-t-il-peril-en-la-democratie-au-mali-3026240.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2022/01/Youssouf-Sissoko-dirpub.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 19 Jun 2023 09:54:36 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alternance</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[La campagne pour le referendum du dimanche 18 juin 2023 a encore prouvé, après le coup d’arrêt du 18 Août 2020,  que la démocratie malienne est chancelante pour ne pas dire qu’elle est à l’agonie. Jamais une campagne électorale, qu’elle soit référendaire, ou présidentielle, n’a été aussi pauvre en débats que celle du referendum du 18 juin. Jamais le peuple malien n’a été aussi divisé que pendant cette période de campagne, censée pourtant rassembler tous les maliens autour de la nouvelle loi fondamentale et du Mali tout court. Jamais l’opposition n’a été aussi muselée, vilipendée et vouée aux gémonies comme un mal propre que pendant cette campagne référendaire. De l’avènement de la démocratie à nos jours c’est la toute première fois que l’on assiste à  une campagne  aussi monotone que pauvre. Au lieu d’utiliser la force de l’argument, nous avons plutôt  assisté à l’argument de la force pour empêcher le camp du Non de s’exprimer. La question que l’on est en droit de se poser est celle de savoir de quoi « <strong>l’écrasante majorité du camp du OUI</strong> » a-t-elle si peur au point d’empêcher « <strong>la</strong> <strong>minorité du camp du Non »</strong> de se rassembler pour informer et sensibiliser le peuple autour de son non ? En effet, le gouvernement a refusé sans raison valable, la maison des Aînés et l’hôtel les Colonnes pour la tenue de sa conférence de presse. On peut affirmer sans risque de se tromper que le camp du Non a été empêché de s’exprimer, donc il n’a pas été équitablement traité que celui du Oui par les médias d’Etat. Et le Comité National de l’égal accès aux médias d’Etat s’est fourvoyé dans une complaisance malsaine. Le hic est que ces pratiques antidémocratiques sont faites au nez et à la barbe des partis issus du Mouvement démocratique, sans qu’il n y ait la moindre condamnation.

Comment des partis historiques, issus du Mouvement démocratique comme le CNID Faso Yirawa Ton, l’ADEMA-PASJ, l’URD, le RPM, bien qu’ils aient choisis le camp du Oui, peuvent-ils s’accommoder des telles pratiques antidémocratiques ? Savent-ils qu’en observant un silence assourdissant face aux dérives autoritaires du gouvernement qu’ils se rendent coupables de complicité gravissime dans la déconstruction des précieux acquis du mouvement démocratique dont ils sont d’ailleurs les chantres ?   Ils auraient dû condamner avec la dernière énergie ces actes démocraticides et cela pour l’histoire et pour prouver à la face de l’opinion qu’en dépit de leur soutien aux autorités de la transition et à leur projet, ils sont des fervents défenseurs de la démocratie. Le silence des partis politiques est coupable et leur inaction face à cette entreprise de destruction de la démocratie est inquiétante et dangereuse.

Que force reste à la démocratie ! Après les années de plomb du régime militaro-fasciste du général Moussa Traoré, le peuple souverain du Mali a fait le choix de la démocratie. Pour rappel cette démocratie a été d’ailleurs acquise au prix d’énormes sacrifices y compris en vies humaines. Donc aujourd’hui la seule alternative qui s’offre à notre pays c’est bien entendu la démocratie. Elle peut avoir ses failles, ses limites et parfois même une frange importante se dit flouer car ses préoccupations majeures ne sont pas prises en compte alors qu’on a chanté sous tous les toits qu’elle est le meilleur mode de gestion des affaires d’un pays. Mais elle reste pour le moment le mode de gouvernance préféré de l’écrasante majorité des maliens. Les autorités doivent s’en accommoder en permettant à tous les citoyens de jouir des principes de la démocratie.

Nous osons espérer que le nouveau gouvernement post referendum tirera tous les enseignements des ratés de la campagne référendaire pour corriger les différents couacs et permettre à notre démocratie de marcher sur des bons pieds au grand bonheur du peuple. Les autres scrutins sont cruciaux donc une correction des lacunes et autres manquements aux principes démocratiques s’impose pour la paix, la quiétude et la tranquillité pré et post électorale, car nous savons tous que les périodes électorales n’ont jamais été des longs fleuves tranquilles au Mali.

<strong>                                                                                                                                        Youssouf Sissoko                           </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Éditorial :  vivement la quatrième république !</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-vivement-la-quatrieme-republique-3026221.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-vivement-la-quatrieme-republique-3026221.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/09/Amadou-NFa-DIALLO.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 19 Jun 2023 09:09:17 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le National</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Le référendum constitutionnel du 18 juin 2023 a vécu. La journée d'hier, dimanche, a été vécue comme un jour de fête tant la mobilisation pour le OUI massif a été grande. Pour en arriver à ce bon compte, il a fallu une grande prise de conscience chez nos compatriotes qui ont vécu de multiples blessures à notre pays durant des décennies et qui n'aspiraient qu'à refonder sincèrement le pays des ancêtres. Il a  fallu, incontestablement, la lutte héroïque des Maliens qui, entrés en désobéissance démocratique contre le régime d'Ibrahim Boubacar Keïta, prolongement sur sept ans d'une kleptocratie qui aura duré 30 ans, ont acculé les faussaires et les fossoyeurs dans leur dernier retranchement. En effet, dès l'annonce deux semaines avant de la première mobilisation citoyenne pour le 05 juin 2020, le pouvoir honni a vite pris conscience de la force populaire en position d'attaque et, pris de panique et de peur, a annulé le conseil des ministres du mercredi, 27 mai 2020. L'État ira d'ailleurs en vadrouille à partir de cette date, il n'avait d'existence que son entretien sous fausse perfusion que la France et la CEDEAO lui donnaient l'illusion. Arrivent les cruelles journées de la première quinzaine du mois de juillet durant lesquelles le pouvoir aux abois choisit d'utiliser l'arme létale contre les manifestants aux mains nues. Cette tragique tuerie débouchera sur un gouvernement fantôche de six personnes, qui ne résistera pas à l'assaut propre de cinq Colonels de la vaillante armée nationale. Les jeunes libérateurs, qui ont vécu auparavant l'enfer sur les théâtres d'opération parce que trahis par les gouvernants, ont pris les affaires en main avec professionnalisme. La meute de prédateurs, de rats envahisseurs et d'autres rongeurs nuisibles qui constituaient l'ossature du gouvernement d'IBK n'étaient d'aucune utilité parce que n'ayant jamais été autre chose que des bandes organisées de suceurs du sang du Mali.

Et voilà que le nouveau chef militaire, Colonel Assimi Goïta, se révèle être un vrai patriote ayant une vision claire pour soustraire le Mali des serres des vautours de l'intérieur et de l'extérieur.  Notre Armée nationale, sciemment détruite par la coalition des ennemis de l'extérieur et de leurs suppôts tapis dans notre pays, connaît désormais une cure de combativité, elle se remet tous les jours sur pied, ses ailes planent dans le ciel, elle est crainte.

Le Chef de cette Armée désormais fière et qui triomphe partout est aussi le chef de l'État. Il n'est pas craint, mais il est respecté et adulé par l'écrasante majorité de ses concitoyens en raison, justement, de son patriotisme et de sa détermination à consolider chaque jour la souveraineté retrouvée du Mali. Celle-ci a été le 14 janvier 2022 à son appel. Le peuple a répondu massivement. Ce jour, parmi les millions de Maliens montés sur les remparts,  il n'y avait pas un seul fantassin, fût-il le plus maladroit, de l'ancienne classe politique mise hors d'état de nuire le 18 août, pas non plus d'improbables soldats d'un M5-RFP Kura dont les dirigeants en mal de popularité s'étaient démarqués de la transition dès le 05 janvier 2022, cinq jours avant les perfides sanctions de la CEDEAO et l'UEMOA téléguidées par Emmanuel Macron. Ce jour du 14 janvier, ils n'ont pas été vus dans la défense de la patrie ces conglomérats de malfaisance appelés, Cadre d'échange, Synergie 22, société civile de Dr. Boureïma Allaye Touré, et quoi encore ? Mais dès février 2022, un mois après, nous avons vu avec nous la société civile sénégalaise conduite par Pierre Sané. Les destructeurs d'hier croyant pouvoir se glisser dans la peau d'une nouvelle génération de petits anges sont à l'oeil. Leur retour aux affaires sera le signe de la mort accidentelle de la quatrième République que nous voulons vivement.

Il faut noter que lorsque le Président Goïta apparaissait soudainement le vendredi dernier à la cérémonie de clôture de la campagne référendaire au Stade du 26 mars bondé grâce aux 2/3 des combattants écartés malicieusement le jeudi, 08 juin, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Son Excellence Abdoulaye Diop, notifiait, non pas demandait, le retrait de la Minusma de notre pays. Le Mali a fait connaître sa position en tant que pays hôte. C’est essentiel pour toute décision. Si d'aventure l'O.N.U. s'entêtait à ne pas accepter la notification souveraine de notre pays,  il appartiendra au peuple malien, nous, de prendre ses responsabilités en allant déloger de force la Minusma de toutes les emprises qu'elle occupe sur notre territoire. Soyons résolus pour cette tâche ultime de débarasser enfin notre pays de toute présence militaire étrangère chez nous. Ne craignons rien, les FAMa seront là en couverture dans le ciel, aucun bombardement comme ce fut à Bounty ne nous atteindra.

&nbsp;

<strong>Amadou N'Fa Diallo</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Éditorial :   Consécration du preux chevalier Goïta dans la cité des héros</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-consecration-du-preux-chevalier-goita-dans-la-cite-des-heros-3025872.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-consecration-du-preux-chevalier-goita-dans-la-cite-des-heros-3025872.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/09/Amadou-NFa-DIALLO.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 16 Jun 2023 07:24:25 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le National</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Mardi inoubliable dans l'histoire de Ségou que celui de ce 13 juin 2023 ! La vieille cité qui s'étire le long du fleuve Niger sur sa rive droite est la terre des épopées des fiers guerriers bambara qui ont souvent traversé le grand cours d'eau pour opérer des actions gravées dans le marbre des siècles. C'est elle qui, à l'occasion du premier anniversaire de la souveraineté désormais retrouvée du Mali, a élevé, le 14 janvier de cette année 2023 dans l'amphithéâtre de l'Université de la capitale des balazan, le Colonel Assimi Goïta à la stature et à la dignité de Maréchal du Mali. Une distinction décidée par les populations citoyennes, en dehors des manipulations politiciennes, donc sincère et honnête, que les maîtres de la parole ont transmise avec le légendaire brio de la langue des Bamanan.

Et c'est à Ségou, où l'héroïsme est toujours une valeur chevaleresque, que le Colonel Assimi Goïta est arrivé six mois après, presque jour pour jour, en Maréchal fiévreusement attendu. Mais au-delà de l'enthousiasme débordant qui a marqué son accueil, les Ségoviens lui ont témoigné une rare sincérité qui traduit leur totale confiance en lui, en tant que héros capable de vaincre tous les ennemis du Mali. C'est cela Ségou, la fierté de ne jamais courber l'échine ou de la relever toujours, faut-il par une lutte opiniâtre de cent ans, si des ennemis plus armés parvenaient quand-même à la plier. Ségou ne pouvait donc pas ne pas consacrer le preux chevalier foulant la terre des héros d'hier, surtout quand le jeune Colonel est dans l'âge accompli pour une mission grandiose, 40 ans comme le Prophète Mouhammad au moment du début de son apostolat. Dans la cité antique qui recèle de précieux savoirs ésotériques de l'islam (et autres), une telle coïncidence ne passe pas inaperçue. Des signes sont détectés même à la loupe. Colonel Assimi Goïta est arrivé en atterissant à Bapho, sanctuaire militaire qui a subi il y a un peu plus d'un an, les foudres de l'ennemi dans une attaque simultanée qui avait aussi visé Sévaré et Kati, comme pour anéantir pour de bon notre pays. Ségou savait que c'est un certain jeune officier des vaillantes forces armées maliennes, un certain Assimi Goïta qui n'avait guère qu'une trentaine d'années, qui commandait nos troupes en capacité de libérer Kidal en 2013 et qui était résolu de le faire au prix de sa vie, mais qui en a été empêché par un exécutif transitoire national dont le numéro 1, en complicité avec la France et l'armée française, se moquait même de notre armée avec un cynisme indicible, disant qu'au "Mali, il n'y a pas d'armée. Les soldats ne sont bons que pour défiler ou faire des coups d'État". Les confidences faites sur ce point par feu Pierre Buyoya à un diplomate africain sont précieuses. On aura compris, le même Assimi Goïta est aujourd'hui le chef de la transition au Mali et il est inutile d'ergoter sur la volonté qu'il a affichée dès le début de son nouveau sacerdoce pour remettre sur pied l'armée nationale, colonne vertébrale du Mali à refonder.

L'accueil triomphal réservé à Colonel Goïta ce 13 juin porte des messages forts que les citoyens maliens ont parfaitement lus. Il est intervenu cinq petits jours seulement après le flop retentissant qui a sanctionné le meeting du jeudi, 08 juin, au Stade du 26 mars de Bamako, lequel a consacré l'humiliation impardonnable faite au Président de notre CNT qui a lu son message dans une arène vide aux 2/3. À l'échelle de Ségou, le Stade Amary Daou est ce que le Stade du 26 mars est à celle de Bamako. La mobilisation ségovienne est ainsi le baromètre fiable que le Colonel Assimi est en osmose avec son peuple, toujours. Ceux qui sont accourus avec leurs banderoles perfides, les bandes de voyous politiciens en mouvement pour entrer par effraction dans la gouvernance de la quatrière République, n'ont même pas pu allumer d'effluves électriques. La preuve est faite que, dans leur écrasante majorité, les Maliens ont confiance en Assimi. C'est malhonnête et délinquant de faire croire que la victoire du OUI à l'issue du référendum de ce dimanche est tributaire de l'engagement des délinquants d'hier.

Assimi Goïta avec les Maliens, c'est comme un aimant qui attire irrésistiblement. Cela est constant. On l'aura déjà noté le 7 juillet 2021, un mois jour pour jour après son investiture, quand il s'est rendu à Mopti pour le lancement du Plan national de réponses à l'insécurité alimentaire (43.000 tonnes de vivres distribués). Le 14 janvier 2022, cinq mois après, le peuple lui donne le quitus indispensable pour la souveraineté retrouvée. Trois mois après, le voilà à Koutiala le 19 mars 2022 pour la célébration de la Journée du coton, couronnée par la production  de plus de 760.000 tonnes de la précieuse fibre. La ferveur reste dans les mémoires. Le 05 juillet 2022, il se rend à Nioro du Sahel pour toujours le Plan national de réponse à l'insécurité alimentaire (34.000 tonnes de céréales, 7000 tonnes d'aliments bétail, 500 tonnes d'aliments poisson).

<strong>Amadou N'Fa Diallo</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito :  Vivement l’équité  entre les partisans du OUI et du NON!</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-vivement-lequite-entre-les-partisans-du-oui-et-du-non-3025786.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/edito-vivement-lequite-entre-les-partisans-du-oui-et-du-non-3025786.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/02/Gaoussou-Traore.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 15 Jun 2023 01:22:29 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Depuis le lancement, le 15 mai 2023,  de la vulgarisation du Projet de Nouvelle Constitution  (PNC) pour un meilleur choix  des électeurs  maliens,  le camp du OUI, diligenté par le Gouvernement et  l’ensemble des Institutions de l’Etat,  et  celui du NON, portés par certains partis politiques ou groupements de partis et Associations, sont rentrés en  campagne électorale référendaire. Mais quasiment, l’ensemble des  plateaux des medias d’Etat sont consacrés au seul camp du OUI au détriment de celui du NON. Ce qui est inadmissible dans un Etat démocratique.  Sans compter que le camp du OUI bat campagne  avec les moyens logistiques et financiers de l’Etat.

&nbsp;

Pendant  la campagne référendaire de 1992,   le PM Soumana Sacko avait  interdit aux membres du  Gouvernement comme  aux Directeurs des Services  déconcentrés d’user des moyens  logistiques et financiers  de l’Etat pour battre campagne.  Lors de la campagne  du second tour de la présidentielle de 1992,  les candidats Alpha Oumar Konaré et Mamadou Tiéoulé  Konaté ont animé un débat  télévisé (mémorable) sur le plateau de l’ORTM pour convaincre l’électorat à  voter en faveur de leurs projets de société.  A travers des questions posées par les journalistes, chacun a eu l’occasion d’éclairer la lanterne des électeurs sur des thèmes aussi variés que pertinents.

&nbsp;

Pourtant, c’est le Gouvernement de Transition de l’époque qui était  aussi  porteur du Projet de (nouvelle) Constitution de Février 1992. On comprend aisément  que le  PM Sacko avait  évité d’être, à la fois,  juge et partie. Alors que c’est hélas tout le contraire actuellement. D’autant que  le PM Choguel et l’ensemble des ministres  du Gouvernement  de Transition sont  quotidiennement mobilisés (avec les moyens de l’Etat) pour défendre le OUI. Idem pour les membres du  Conseil National de Transition (CNT). Sans compter que  les plateaux des medias d’Etat sont aussi monopolisés pour la circonstance.

A quatre jours  du vote référendaire et à 48 heures de la clôture de la campagne référendaire, cette situation  injuste  doit illico presto  changer  afin de  pouvoir ramener  l’équité entre les deux camps. Cela est d’autant nécessaire  que les partisans du PNC comme  ses détracteurs sont des citoyens maliens  qui ont constitutionnellement  les mêmes devoirs et  droits.  A cet effet, ils doivent  normalement bénéficier du même traitement. En l’occurrence,  sur les plateaux  de radios ou de TV de l’Etat malien. De même, un camp ne doit plus bénéficier  des moyens logistiques et financiers de l’Etat au détriment de l’autre. L’équité  entre  les partisans du OUI et du NON fut  la règle pendant la campagne référendaire du Projet de Constitution de février 1992. Tout comme lors des élections générales de la même année. Pourquoi pas maintenant ?

Avec   l’ouverture officielle  de la campagne référendaire,  qui a  officiellement débuté  le vendredi  02 juin jusqu’au 16 juin, les medias d’Etat  (qui sont normalement investis d’une mission de service public)  doivent se ressaisir en donnant,  de façon équitable, la parole aux deux camps.  Ainsi, à  l’instar de la Transition de 1991-1992 (dirigée par ATT),  les medias d’Etat  maliens  doivent  organiser,  maintenant et tout de suite, de vrais débats  entre les partisans du Oui et ceux du NON sur  de nombreux thèmes. Comme : Pourquoi une nouvelle Constitution en 2023? Celle du 25 février  1992, toujours en vigueur, est-elle devenue obsolète ?  Quelles  sont les innovations du PNC ? Le PNC va-t-il garantir  la stabilité au Mali ? Quels sont les intérêts d’une Assemblée bicamérale avec l’introduction du Sénat comme deuxième Chambre ?

De tels débats, s’ils ont lieu,  vont permettre  certainement  aux électeurs de comprendre les véritables enjeux  du PNC. Ils  permettraient  aussi  aux détracteurs du PNC de défendre leurs positions. Ainsi, l’électorat  malien  cesserait d’être traité comme du bétail électoral à qui, on impose  le choix d’un contrat social sans qu’il en maîtrise son  contenu. De même, un camp doit cesser de bénéficier seul,  des moyens de l’Etat pour battre campagne. Ce faisant,  c’est le citoyen malien lambda serait édifié. Alors que le système démocratique du Mali se renforcerait davantage.

<strong>Gaoussou Madani Traoré   </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Éditorial :   Quand le référendum du 18 juin devient l&amp;apos;occasion de coups bas au nom des institutions de la république !</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-quand-le-referendum-du-18-juin-devient-loccasion-de-coups-bas-au-nom-des-institutions-de-la-republique-3025287.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-quand-le-referendum-du-18-juin-devient-loccasion-de-coups-bas-au-nom-des-institutions-de-la-republique-3025287.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/09/Amadou-NFa-DIALLO.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 12 Jun 2023 09:05:08 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le National</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Grosses inquiétudes sur la quatrière Répubique qui doit naître du référendum du 18 juin prochain, c'est-à-dire dans six jours à compter de ce lundi. Le compte à rebours a même commencé hier, dimanche, avec le vote par anticipation des forces de défense et de sécurité qui auront la charge de sécuriser le scrutin du dimanche prochain pour tout le reste des citoyens.

Mais déjà, ce qui a été donné à constater de la part de certains officiels ne rassure point quant à un lendemain apaisé. Chaque fois que les institutions d'une République sont utilisées pour assouvir des intentions inavouées parce que simplement inavouables, il y a naissance de positions heurtées dont on n'est pas toujours sûr de maîtriser les conséquences à court et long terme. Les ambitions, les appétits hors normes d'un homme ou d'un clan à vouloir tout régenter à son seul profit sont le plus souvent de nature à provoquer des crises inutiles là où la cohésion d'action a tous les atouts pour être la règle de conduite en faveur de la victoire. Dans le camp des aitorités de la transition, les porteurs et défenseurs du projet de constitution soumis à référendum, avait-on vraiment de multiplier des coups de Jarnac pour faire passer le texte dont la victoire était déjà, de toute évidence, garantie ?

En organisant rondement une conférence de presse au C.I.C.B. le samedi, 10 juin, le ministre d'État en charge de l'Administration territoriale et de la Décentralisation, porte-parole du gouvernement, qui est de surcroît le chef d'orchestre de toutes les élections, était-il rééllement dans un rôle juste ? Pourquoi le subterfuge savant de sa déclaration liminaire de dire : "...nous, membres du Gouvernement, du Conseil National de Transition,  du Haut Conseil des Collectivités et du Conseil Économique, Social et Culturel, agissant en dehors de nos attributions officielles..." ? Formulation rusée et fausse, un Collectif d'acteurs institutionnels, agissant avec les moyens de l'État (subsides et autres) ne peut se défausser nullement des attributions officielles de ses membres. La conférence de presse est intervenue seulement 48 heures après le flop magistral du meeting au Stade du 26 mars le jeudi, 08 juin. Celui-ci avait été présidé par le Colonel Malick Diaw, président du CNT, qui ne s'était alors pas prévalu d'un quelconque Collectif des Acteurs Institutionnels dont son institution est supposée membre. Il va s'en dire que c'est à la suite de l'échec retentissant du meeting du Stade du 26 mars que le ministre d'État Maïga a sorti de son chapeau de magicien la trouvaille du Collectif des Acteurs Institutionnels. Le pot-aux-roses apparaît dans toute sa laideur quand on sait qu'il a tout mis en branle pour torpiller Aboubacar Sidick Fomba du CNT désigné par l’ensemble des mandataires des partis politiques et de la société civile présents au siège de la Commission de l’Egal Accès aux Médias, afin de le faire remplacer par Dr. Boureïma Allaye Touré de la société civile. Précision importante, la désignation du sieur Fomba lui a été même notifiée par un mandat signé du président de ladite organisation. Ce que le ministre d'État a évité de mentionner et qui montre le coup bas, c'est que, 24 heures avant sa conférence de presse, il y a eu des décaissements pour le financement des activités pour le compte de ce qui allait être déclaré comme étant le Collectif des Acteurs Institutionnels. Le Ségal du ministère de la Refondation avait été pour cela aux commandes d’une commission tripartite : ministère (administration) - partis - société civile. C'est sans doute avec ces deniers publics décaissés que sera financé le meeting du vendredi prochain au Stade du 26 mars, là où exactement oû le Président du CNT avait lu dans une enceinte vide aux 2/3 un discours qui ne lui avait pas été communiqué en dernières minutes par un ange venu du ciel. Une débauche d'argent en perspective pour faire oublier l'échec du 08 juin, mais qui démasquera davanrage l'échafaudage Collectif des Acteurs Institutionnels.

Ce qui n'est pas niable aujourd'hui, ce que le Colonel Abdoulaye Maïga est aujourd'hui en couple avec ceux qui n'ont pas répondu à l'appel du Colonel Assimi Goïta le 14 janvier, il est avec ceux qui ont combattu la transition de toutes leurs forces juqu'à ce qu'ils soient lâchés par leur maître Emmanuel Macron en février dernier seulement, la liste est longue. Il y a trahison évidente des soutiens traditionnels de la transition en lieu et place de qui montent ceux-là qui, trente annéés durant, ont été les fossoyeurs impénitents de notre pays et de notre nation, au point que nous sommes engagés dans la Refondation. Il y a bien le retour des fauves et l'on a certainement convaincu Monsieur le President de la Transition du contraire.

Et que sont ces fauves ? Mon oncle, pas Sam, mais bien du côté de l'Atlantique en terre yankee, donne une admirable définition : "Les fauves ne sont pas des amis bien qu’utiles à l’écosystème où ils sévissent. Les amis qui se servent de leur utilité dévoilent en fait leur nature commune. Ils sont donc amis bien qu’ayant été appelés fauves pour les besoins de la cause… Nous sommes en plein dans ce qu’on appelle la manipulation." Va-t-on arrêter de tromper Monsieur le Président de la Transition à propos de ceux qui n'ont cessé de le  soutenir pendant que d'autres aspiraient à le voir envoyer comme le plus important colis à la C.P.I. et qui travaillaient certainement pour cela ? Il n'est en tout cas désormais caché à personne que l'affaire cachée est, au finish, de jeter dans la rue l'actuel Premier ministre, Dr. Choguel K. Maïga, telle une orange dont on a tiré tout le jus, et de nommer à sa place le ministre d'État. Maïga. Seydou Traoré, prolixe plumitif des temps actuels, l'a clairement dit avec une malveillance excrémentielle dans un appel adressé au Président Goïta. Si c'est cela qui arrivait demain, après le référendum, ce serait la preuve qu'on est parvenu à entraîner le Chef de l'État dans la conjuration, effroyable perspective pour des officiers. Enfin, donnons la parole à John Jerry Rawlings pour peindre les nouveaux alliés qui s'agglutinent autour du nouveau (?) chef du gouvernement, si tel est l'incontournable tournure recherchée pour les évènements : "Quand on a vécu toute sa vie à côté d'une poubelle, on finit par ne plus sentir son odeur. Le cerveau ne la détecte plus. En effet, il normalise la puanteur. Le méme principe est valable quand on a vécu toute sa vie dans une société de basse moralité."

<strong>Amadou N'Fa Diallo</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito : Faible mobilisation du camp du oui au stade du 26 Mars , un autre signal fort pour Assimi Goïta</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-faible-mobilisation-du-camp-du-oui-au-stade-du-26-mars-un-autre-signal-fort-pour-assimi-goita-3025263.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/edito-faible-mobilisation-du-camp-du-oui-au-stade-du-26-mars-un-autre-signal-fort-pour-assimi-goita-3025263.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2022/01/Youssouf-Sissoko-dirpub.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 12 Jun 2023 06:38:45 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alternance</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[A défaut du suffrage universel direct, les autorités de la transition ne pouvaient tirer leur légitimité que des grandes mobilisations à l’image de celle du 14 janvier 2022. D’ailleurs cette date est désormais inscrite en lettres d’or dans les annales de l’histoire de l’ère Assimi Goïta. Voulant rééditer le même exploit, les partisans du Oui et des autorités de la transition ont invité, à coûts de renforts financiers et médiatiques, les maliennes et les maliens au stade du 26 mars, le jeudi 8  juin 2023. Selon plusieurs observateurs  le stade était plein au ¼ seulement de sa capacité d’accueil. Pour rappel le meeting du jeudi était non seulement unitaire regroupant l’ensemble des forces qui soutiennent la transition et le Oui au référendum constitutionnel. Tous les observateurs de la scène politique malienne s’accordent à dire que le meeting a été un fiasco.   Quelles pourraient être les causes de ce fiasco ? Le Président de la transition, le gouvernement et le CNT vont-ils tirer tous les enseignements de cet échec ? Les partis politiques et l’ensemble des mouvements et associations de soutien ont-ils été incapables de mobiliser en dépit de leur grand nombre et surtout des moyens colossaux mis à leur disposition? Assimi Goïta va-t-il minutieusement analyser ce revers avant de se lancer dans une quelconque aventure ?

Les causes du fiasco pourraient être entre autres, le manque d’enthousiasme des populations, qui n’en ont cure, la crise financière et sociale qui touche une très large majorité des citoyens  et certainement l’amateurisme des organisateurs du meeting qui ne s’y connaissent certainement pas. Pourquoi ne se sont-ils pas inspirés des bons exemples et des stratégies de mobilisation des grands leaders religieux comme Chérif Ousmane Madani Haïdara, comme Mahmoud Dicko, qui tous les deux peuvent remplir en un clin d’œil le stade du 26 mars. Où sont passés les grands mobilisateurs de l’URD et du RPM dont les candidats à la présidentielle de 2018 ont rempli le même stade comme un œuf. Feus Soumaïla Cissé et Ibrahim Boubacar Keita, puisque c’est d’eux qu’il s’agit ont rempli les quatre coins du stade quand les partisans de la transition ne sont qu’au ¼. Que dire des rappeurs comme IBA One et Sidiki Diabaté qui ont l’habitude de le remplir. Il est alors  inadmissible qu’avec l’implication  des partis de l’ancienne majorité présidentielle sous IBK et surtout celle du parti de feu Soumaïla Cissé, qui ont une assez grande expérience en matière de mobilisation, que l’on ne puisse pas remplir un stade de moins de 60 000 places. Ces partis ont-ils été marginalisés au profit des associations et mouvements fantoches qui ne sont présents que sur les réseaux sociaux. Il revient aux grands partis membres de la Coalition du Oui de donner des explications sur les fraisons de l’échec de la mobilisation. A la question de savoir si les autorités de la transition vont tirer tous les enseignements de ce fiasco, la réponse est on ne peut plus évidente. Elles doivent désormais redescendre sur terre et analyser avec doigté et discernement cet échec cuisant.

Où est alors passé le peuple du 14 janvier 2022 ? Pour rappel c’est un 14 janvier 2022, après la rectification de la transition et les sanctions de la CEDEAO, que les maliennes et les maliens se sont donné rendez-vous au boulevard de l’indépendance de Bamako pour fustiger ces sanctions et soutenir les autorités de la transition. Aujourd’hui ce peuple est à la fois désemparé et désabusé, car les fruits des beaux discours des autorités ne semblent pas tenir la promesse des fleurs dans la résolution de ses multiples crises, d’où son indifférence à la chose politique. En effet, le peuple végète dans la misère et ne sait plus à quel saint se vouer. Assimi Goïta va-t-il minutieusement analyser ce revers avant de se lancer dans une autre aventure ? Ne craint-il pas un boycott massif des électeurs le 18 juin ? Ainsi Pour éviter d’autres revers, il doit réfléchir mille fois avant d’agir, autrement dit avant de se lancer dans la course pour la présidentielle, comme c’est le souhait de la plupart de ses partisans. L’échec du meeting, il faut le rappeler,  est non seulement un désaveu pour le gouvernement et le CNT, mais aussi pour les partis politiques et les multiples mouvements et associations et surtout pour le  Président de la transition. Tous ceux qui disent Assimi Goïta « An Biko » ne sont ni  sincères, ni représentatifs, encore moins engagés. FORSAT civile, AREMA, COREMA, Mouvement An Biko, ne sont que de tonneaux vides.

<strong>     Youssouf Sissoko</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Éditorial :   Faire du mal à la patrie, profession inextinguible ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-faire-du-mal-a-la-patrie-profession-inextinguible-3024813.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-faire-du-mal-a-la-patrie-profession-inextinguible-3024813.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/09/Amadou-NFa-DIALLO.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 08 Jun 2023 09:06:17 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le National</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Un ami, grand acteur politique, ne pouvant pas comprendre que toute mon action s'inscrit sincèrement dans la ligne de la défense de la patrie, me tance un jour en me traitant de "soutien téléguidé de la Transition". Et de me jeter à la figure que jamais des colonels n'ont été à la base d'une révolution comme la Révolution française de 1789 qui a été mise en marche et dirigée par des élus comme Robespierre, Marat, Saint Juste et autres Danton. Avant qu'il savoure ce qu'il croyait bien être un bon point qu'il venait de marquer, je lui ai répliqué en lui disant que ces personnages, fussent-ils emblématiques, sont justement les modèles de politiciens qui ont en réalité échoué et que la triste fin de beaucoup d'entre eux indique qu'ils n'ont jamais été tant sincères avec le peuple et la patrie. Avant que mon bon ami me reprenne sur cette "injure sonnant gravissime" à ses oreilles, j'ai enchaîné en disant que ses modèles ont été certes de brillants tribuns  de la plèbe, mais qu'aussitôt l'enthousiasme éteint sur l'historique Révolution française de 1789, ils se sont empressés de se diviser en Montagnards et en Jacobins, créant chaque jour les conditions de la déconfiture du peuple. Je  ne le laisse pas reprendre son souffle, je lui assène un hyppercut en lui rappelant que le comportement des "Révolutionnaires sincères et patriotes de 1789" a été tel que, Napoléon, l'enfant de Corse, qui n'avait que 20 ans cette année-là, non seulement a repris dans les quinze années suivantes le pouvoir des mains des politiciens, mais qu'il s'est fait en plus introniser Empereur des Français au moins pour dix ans. Je crois que dans sa petite tête obtuse d'intellectuel qui conditionnè, comme tous ceux de sa cohorte, son intelligence à s'approprier comme seule ligne l'inscription à singer éternellement la France et l'Europe, il a vite établi le parallèle avec la Révolution de mars 1991 au Mali, pour ce qui concernait alors nos échanges.

C'est toujours ainsi, les politiciens  sans vertu, parce qu'ils ont la langue bien pendue, qu'ils ont du cran et qu'ils n'ont cure d'aucune bassesse ni d'aucune immoralité, sont capables par le verbe de soulever des montagnes, mais ils seront tout autant incapables de s'organiser efficacement pour accompagner le pouvoir; ils ne peuvent et ne cherchent qu'à en profiter. Ils prennent toujours le nouveau chef pour un malléable, voire un niais à qui ils peuvent s'imposer par des manoeuvres dont ils ont le secret. Espérons que le Président Assimi Goïta a beaucoup appris de leurs traîtrises, de leurs détourments multiples, de leurs frasques, immondes, ceux-là qui, durant trente ans, ont envoyé nos soldats sous-équipés à la boucherie, détruit notre outil de défense et notre Armée, cassé les fondements de notre école, etc., et qui sont en train de revenir par la fenêtre par le truchement  du référendum du 18 juin prochain. Ces délinquants indéniables sont d'une race qui n'est pas née aujourd'hui. Chez nous, ils constituent une clique bien encrée dont la profession est de faire mal à la patrie. Maudits soient ceux qui favorisent cette profession à devenir inextinguible !

Acteur de la Révolution française de 1789, Robespierre expliquait dans ses "Textes choisis", seulement deux à trois ans (1791-1792) après l'évènement historique : "Il faut apprendre le monde des ennemis et celui surtout de faux amis du peuple". Voilà qui peut permettre de contrecarrer le faux dessein que nourrissent actuellement nombre d'apatrides, habiles dans l'art de la tromperie, avec leurs partenaires qui ne se soulageront jamais du rayonnement du Mali.

<strong>Amadou N'Fa Diallo</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Éditorial :   À la quête du certificat de dirigeants à vie !</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-a-la-quete-du-certificat-de-dirigeants-a-vie-3024393.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-a-la-quete-du-certificat-de-dirigeants-a-vie-3024393.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/09/Amadou-NFa-DIALLO.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 05 Jun 2023 08:01:06 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le National</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Le week-end passé et jours d'avant ont été un haut sommet de la campagne pour le "Oui" massif lors du référendum du 18 juin prochain. Tout le gratin politique et tous les dépotoirs politiciens du pays étaient en campagne. Même les formations qui ne peuvent pas remplir un kiosque à journaux pour tenir un meeting digne de ce nom, et des rafiots créés pour une saison de nominations au gouvernement et qui ont été emportés par les  eaux tumultueuses de la démocratie, ont tant ameuté les citoyens qu'on croyait être en plein dans un carnaval d'un type méconnu.

Plus sérieusement, on a vu si bien sapés, comme de respectables dignitaires du bouddhisme et d'autres religions d'Orient, des satrapes des trente dernières années, avec rosaires en main, en train de murmurer avec frénésie le bon mantra afin de convaincre, "Wal-Lâhi", que leur seule volonté est de servir la République, le Mali, et surtout accompagner et servir le président Assimi Goïta, sans la vision patriotique duquel notre pays aurait déjà disparu.

Le référendum du 18 juin est ainsi, pour beaucoup de loups blancs que le peuple connaît pourtant très bien, l'occasion de s'adjuger, aux enchères politiques, des certificats pour demeurer aux affaires (ministres, PDG...). Un certificat de dirigeants à vie, quoi ! Les fossoyeurs d'hier préparent ainsi le délitement prochain de la quatrième République. Reste à savoir si la vigilance citoyenne leur permettra de tromper encore, tout le temps.

&nbsp;

<strong>Amadou Nfa DIALLO</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito : le Taux de participation, l’autre défi du référendum constitutionnel</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-le-taux-de-participation-lautre-defi-du-referendum-constitutionnel-3024385.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/edito-le-taux-de-participation-lautre-defi-du-referendum-constitutionnel-3024385.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2022/01/Youssouf-Sissoko-dirpub.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 05 Jun 2023 07:39:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alternance</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Le OUI l’emportera à coup sûr après la capitulation des grands partis et cette campagne de diabolisation des partisans du NON. L’ADEMA, l’URD, le RPM, l’UM-RDA, PS Yelen Koura, pour ne citer que ces grandes formations, ont appelé à voter pour le OUI. La capacité de mobilisation de ces formations politiques, ajouté à cela la grande influence  de l’administration publique et l’utilisation des moyens de l’Etat, il ne fait l’ombre d’aucun doute que le OUI l’emportera au soir du 18 juin. Le seul défi qui reste à relever est celui du taux de participation, car la légitimité de la loi fondamentale passe nécessairement et indubitablement par une participation record des maliens aux opérations de vote. Or, en plus de l’état d’impréparation, qu’il soit lié aux instruments électoraux, cartes d’électeurs, ou au nombre d’électeurs non connus  inscrits sur les listes électorales, il y a des inquiétudes par rapport au taux de participation. Que dire des conditions sécuritaires à améliorer, pour une participation paisible des citoyens sans lesquelles conditions point de vote dans plusieurs localités du pays. Le gouvernement doit alors publier la carte sécuritaire en indiquant clairement le pourcentage du territoire où les citoyens peuvent exercer librement leur droit de vote. En effet, la prochaine bataille des opposants à la nouvelle constitution serait sans nul doute celle de la légitimité. Ils croient dur comme fer que le vote ne sera pas effectif dans la plupart des localités du pays à cause de l’insécurité.

Pour rappel la seule adhésion des partis dits grands et même de la kyrielle d’associations et de mouvements de soutien à la nouvelle constitution ne suffit pas pour relever le taux de participation, il faut également les conditions ci-dessus citées pour une grande participation des citoyens.  En effet, le referendum pour l’adoption de la nouvelle constitution aura lieu le 18 juin 2023. La campagne a été ouverte le 2 juin et se poursuivra jusqu’au 16 du même mois. Cette dernière étape avant le scrutin est essentielle pour la réussite du projet, car elle permettra aux autorités de vulgariser davantage le projet et mettra surtout  aux prises deux camps celui du OUI soutenu par l’Etat et le camp du NON. Il est à rappeler que la contradiction est la première règle de la démocratie. Mais la question qui taraude l’esprit de tous les démocrates  est celle de savoir si cette règle élémentaire de la démocratie sera respectée. La réponse est probablement non, surtout quand on sait qu’il y a déjà une campagne de diabolisation des partisans du non et surtout le non accès des opposants aux medias d’Etat.

Le Comité  National de l’égal accès aux médias d’Etat est fortement interpellé, lui qui a pour vocation de veiller sur le respect du libre accès de tous les citoyens aux médias publics. Son rôle sera crucial dans le bon déroulement de la campagne. Le gouvernement  a tout aussi le devoir d’assurer la sécurité des opposants pour qu’ils puissent se mouvoir sur le terrain afin de transmettre leurs messages aux citoyens. Quant aux partisans comme aux adversaires de la nouvelle constitution, ils doivent faire preuve de tolérance, de civilité et de démocratie pour que ce premier test électoral de la transition puisse se passer dans toutes les conditions de transparence, d’inclusivité  et de démocratie. Qu’il y ait du débat d’idées et non un combat de personne. Qu’il y ait la force des arguments et non le contraire. Car ce que certains feignent d’oublier ce que  le Mali est le seul héritage en commun que les maliens partagent et que son devenir doit être la préoccupation de tous les citoyens au-dedans comme au dehors.

En somme, La bataille de légitimité est incontestablement celle qui s’annoncera à la fin des opérations référendaires. Les opposants, à défaut de convaincre les citoyens à faire un vote massif en faveur du NON, mèneront le combat pour dénoncer l’illégitimité de la loi fondamentale.

&nbsp;

<strong>Youssouf Sissoko     </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Éditorial :   Campagne référendaire, top chrono demain</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-campagne-referendaire-top-chrono-demain-3023926.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-campagne-referendaire-top-chrono-demain-3023926.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/09/Amadou-NFa-DIALLO.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 01 Jun 2023 07:41:52 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le National</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<div dir="ltr"></div>
<div dir="ltr">C'est ce vendredi, 02 juin 2023, que débutera la campagne pour le "Oui" ou le "Non" quant au projet de constitution que les autorités de la transition ont soumis à référendum pour le 18 juin prochain. En réalité, ce précieux document, future Loi fondamentale qui fonde la quatrième République, n'est rien d'autre qu'un pacte de confiance entre le peuple et le Président de la transition, qui lui a donné sa bénédiction le 20 mai dernier, dernière étape pour sa soumission aux citoyens. Il s'agit donc, au finish, d'une question de légitimité populaire. Le Colonel Assimi Goïta a-t-il aux yeux du peuple cette légitimité pour que passe son projet, haute vision, comme lettre à la poste ? Aucun doute à cela. Au contraire du Général Charles De Gaule dont le projet constitutionnel pour la cinquième République française a été véhémentement combattu en 1958-mais en vain-, Colonel Assimi Goïta bénéficie d'une aura qui fait s'agglutiner autour de lui quasiment les sociétés politiques et civiles. Au nom du respect pour Goïta, des Imams ont appelé dans leurs mosquées les fidèles à s'abstenir de tout ce qui peut porter préjudice à la proclamation éclatante du "Oui" massif au soir du 18 juin. Les dozos ont lancé aussi pareil appel qui a retenti jusque dans les oreilles des animaux dans les brousses. Les centrales syndicales, elles, ont adhéré clairement au projet. Quant aux petites organisations commerçantes et des transports, elles sont déjà dans la mouvance du "Oui" massif avec une ambiance festive. Toutes les corporations que le pays compte saluent le projet du genre pour la première fois malien à 100%.</div>
<div dir="ltr">Les partis politiques, qui sont en réalité tous en perte de vitesse, à l'exception notoire de quelques grands égarés et inconséquents, font bon coeur contre mauvaise fortune. Le peuple monté sur les remparts le 14 janvier 2022 n'a laissé aucune illusion à un quelconque parti politique quant à son alignement clair sur les voies tracées, toutes, par les autorités de la transition. Celles-ci sont créditées d'une volonté sincère de redonner au Mali sa souveraineté pleine et entière. La volonté de récupération du choix des masses par certaines formations politiques à leur faveur apparaît comme l'énième  tromperie de leur part.</div>
<div dir="ltr">À Dioïla, le ton a été clairement donné. En effet, tous les 23 Maires  de l'ensemble des partis politiques du Banico après une réunion tenue le samedi, 27 mai 2023 à Fana, ont tous à  l'unanimité décidé de voter "OUI" au Référendum du 18 juin dans le strict respect du Décret de convocation du Collège électoral pour le 02 juin. Et ils précisent, mention de taille, que leur engagement est à prendre comme indépendamment du mot d'ordre des Directions des partis politiques à Bamako.</div>
<div dir="ltr">C'est le lendemain de la declaration de Fana que</div>
<div dir="ltr">L'ADEMA-PASJ, dont la base avait déjà basculé majoritairement partout dans le pays en faveur du "OUI" massif au Référendum Constitutionnel, pour éviter un honteux et humiliant désaveu et esquiver sa déliquescence inexorable, a fait une pompeuse déclaration de soutien au Projet de Constitution le dimanche, 28 mai, au JT de l'ORTM. Un parti qui avait follement, le 20 novembre 2022, au Président de la transition de renoncer à son projet et qui arrive en galop le 1er avril qu'il montera au pinacle le même sésame pour l'avenir ! Un parti qui a vommencé sa prostitution politique en 2002 et qui, plus de 20 après, n'est toujours pas capable de présenter un candidat à l'élection presidentielle ! La politique, on le sait depuis 30 dans la Ruche,  sert tout simplement de couverture à tous les délinquants de ce pays.</div>
<div dir="ltr">Malheureusement pour eux, cette fois-ci, il est trop tard. Cette constitution sera adoptée. Les autorités ont fait un travail de fonds et leur approche est démocratique; celle-ci mobilise en plus un très grand nombre de personnes, des citoyens de l'intérieur comme de la diaspora.</div>
<div dir="ltr"><strong>Amadou N'Fa Diallo</strong></div>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito :  Vaine  promesse du Gouvernement à la Presse !</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-vaine-promesse-du-gouvernement-a-la-presse-3023910.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/edito-vaine-promesse-du-gouvernement-a-la-presse-3023910.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/02/Gaoussou-Traore.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 01 Jun 2023 01:22:48 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Le   PM Choguel Kokalla Maïga et ses ministres  ont  invité,  le 15 mai 2023 au CICB, l’ensemble  de la Presse nationale et des medias sociaux pour le lancement de la vulgarisation  du projet de nouvelle Constitution.  Lors de cette rencontre,  le ministre Porte-Parole du  Gouvernement,  ministre d’Etat, chargé de l’Administration Territoriale et de la Décentralisation, après avoir reconnu  l’ importance de la Presse mais surtout  ses  difficultés à accomplir  sa mission de service public, leur avait promis une aide financière dans la mesure  des possibilités  du pays. En contrepartie, Col Abdoulaye Maïga  leur avait sollicité  pour aider à une large vulgarisation du projet de nouvelle Constitution. Il rassurait  que des contacts ont déjà lieu entre le ministre de la Communication et de l’Economie Numérique et  la Maison de la Presse.

A dix-huit jours de la tenue du referendum,  pour ou contre le projet de Nouvelle Constitution, le Gouvernement malien n’a toujours pas honoré sa promesse d’aider  la Presse afin que celle-ci  puisse convenablement aider  à sa vulgarisation auprès des masses populaires.  Alors que celle-ci y procède déjà,  directement ou indirectement. Cela,   à travers les différents reportages  qu’elle effectue  lors des activités de vulgarisation  du projet de nouvelle Constitution  des membres du Gouvernement  dans l’ensemble du pays. Etait-ce  alors fondé  les allégations du ministre-porte-parole indiquant  un contact entre  le Gouvernement  et le président de la Maison de la Presse en vue  d’aider les Editeurs et  diffuseurs ?

Une chose est  en tout cas évidente : la presse  nationale participe naïvement et gracieusement à la communication gouvernementale,  pour l’adhésion des masses populaires au nouveau projet constitutionnel!  N’est-ce pas, en réalité,   ce que le Gouvernement attendait d’elle ? Sinon, pourquoi le ministre d’Etat  promet  solennellement  aux éditeurs et diffuseurs de presse que son Gouvernement  va  lui venir en aide avec des moyens financiers à la limite du possible, sans ne rien faire ?  Ou bien l’aide promise à la Presse, serait-elle  tombée  dans  l’escarcelle des vidéastes et activistes  au détriment des vrais professionnels de l’Information et de la Communication ? Etait-ce simplement une  vaine promesse ? Monsieur le ministre d’Etat et le président de la Maison de la Presse, dites aux éditeurs et diffuseurs  ce qui se passe exactement ?

Les journaux,  les radios et télévisions  au Mali sont inscrits sur  le registre du Commerce  en tant qu’entreprises de Presse. En dépit de leurs  énormes difficultés financières, ces entreprises remuent terre et ciel pour  s’acquitter,  annuellement  et mensuellement de leurs taxes et impôts, vis-à-vis  du fisc. Elles payent  chers  le loyer de leur siège,  des salaires ou piges aux employés. Quand la quasi-totalité des maigres revenus des entreprises de presse  sont versés  aux imprimeries pour frais d’impression.  Ceux  des radios et télé sont consacrés au  paiement  de  leurs redevances et  l’électricité qui coûtent chères.

Mais malheureusement,  depuis un certain, les entreprises de Presse privée font face à la concurrence déloyale des vidéastes et des activistes. Ces derniers  ne contribuent point  au fisc. Pourtant, c’est    quasiment avec eux  que se fait  la communication de nombreux ministères (même  la Primature ?). Pourtant, la Presse nationale privée  est bien d’utilité publique. Elle participe pleinement à toutes les activités du Gouvernement mais en revanche,  elle ne perçoit  rien en termes de subventions. C’est cela, Monsieur le ministre d’Etat,  la triste réalité du monde de la Presse privée !

De toute façon, l’histoire  semble avoir  donner raison  aux  nombreux  sceptiques  qui estimaient  que la promesse faite, le 15 mai courant,   par le  Gouvernement  pour aider la Presse Privée  était vaine. Qu’elle n’était  en réalité qu’un simple effet d’annonce !

<strong>Gaoussou Madani Traoré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Éditorial : Le Bouc et l&amp;apos;éléphant</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-le-bouc-et-lelephant-3023608.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-le-bouc-et-lelephant-3023608.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/09/Amadou-NFa-DIALLO.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Tue, 30 May 2023 01:44:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le National</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<div dir="ltr">Mercredi, 24 mai 2023, la Transition a fêté les deux ans de sa rectification. Date importante qui méritait d’être fêtée avec fastes puisque c’est à partir d'elle de l’année 2021 que tous les plans macabres de la France et d’Emmanuel Macron ont été mis à l’eau, détruisant du coup tous leurs échafaudages visant à faire subir au Mali une partition de fait, forme d’une nouvelle colonisation destinée à mettre tout le Sahel sous coupe réglée, en perpétrant la décimation des populations ça et là. Mais nous ne sommes pas dans la gloriole, la lutte de libération continue.</div>
<div dir="ltr">Sans forfanterie ni vanité, le Président Goïta sait saisir les occasions pour exprimer ce qui importe d’être grandement retenu par le peuple. Recevant au Palais de Koulouba les autorités et légitimités traditionnelles à l’occasion de la traditionnelle présentation des vœux du nouvel an (2023), le Président Assimi Goïta a donné deux fortes assurances au peuple du Mali. La première est que « Le Mali ne sera jamais plus le lieu de vadrouille d’aucun bouc en errance » et la deuxième a été pour dire qu’il ne sera plus permis à qui que ce soit de faire de notre pays comme pour « d’un qui arrive avec son couteau pour couper sa part de viande sur l’éléphant abattu ». Lorsque le Chef de l’État, Chef suprême des Armées, parle ainsi, il connaît bien les moyens qu’il a mobilisés- et qu’il ne cesse de mobiliser- pour la défense de la patrie hier abandonnée tout bonnement aux ennemis depuis au moins trente ans. Le peuple, lui, ne peut qu’applaudir, soulagé enfin d’avoir un chef qui a conscience de la sacralité des charges qui sont les siennes. Parlant des ennemis, Colonel Assimi Goïta a ces mots interrogateurs : « Peuvent-ils aimer le Mali plus que nous (les Maliens) ? » Et d’ajouter : « Qui plus que nous, dans les quarante dernières années, a mis plus de moyens, sur fonds propres, pour acquérir des armes et des équipements pour notre Armée ? » La réponse coule de source : personne.</div>
<div dir="ltr">Ne faisons pas d’inventaire, cela pourrait profiter à l’ennemi à la recherche du moindre renseignement. Le 12 janvier 2021, alors vice-président de la Transition chargé des questions sécuritaires, le Colonel Goïta avait renforcé les capacités de l’Armée en acquérant pour elle un avion de transport et de combat de taille sur le budget national. Il avait, pour cela, officiellement et solennellement remis au chef d’état-major de l'Armée de l’Air, alors le Colonel Alou Boï Diarra, un hélicoptère de combat de type Mi-35, un aéronef performant qui sera suivi dans les meilleurs délais par un deuxième malgré les efforts de la diplomatie impérialiste française. Suivront plusieurs autres avions et équipements dans l’unique objectif d’assurer au Mali tous les attributs indispensables à sa souveraineté nationale et à son respect sur le plan international. Ainsi, des équipements militaires, tous acquis avec les fonds du budget national, de janvier 2021 au vendredi, 1er octobre de la même année, ont été octroyés aux autres composantes de nos Forces de défense et de sécurité pour l’accomplissement correct de toutes leurs missions de combat. Depuis, la belle saga continue et qui ose nous surprendre trouvera les FAMA debout sur les remparts; nos drones et autres engins enverront quiconque réfléchir en enfer.</div>
<div dir="ltr">Pas si bête que ça, Emmanuel Macron a été le premier en Europe à flairer la reconstruction de l’Armée malienne méthodiquement déstructurée, désarticulée et détruite par son pays, en complicité avec les dirigeants maliens d’un temps. Après avoir crié au « coup d’État dans un coup d’État » le 24 mai 2021, il envoie le 28 juin 2021, ultime manœuvre, deux émissaires à Koulouba un mois après, exactement trois semaines après la prestation de serment (07 juin 2021) de Colonel Goïta comme nouveau patron de la Transition malienne, suivie immédiatement par la nomination, le même jour, du nouveau Premier ministre, Dr. Choguel Kokalla Maïga, chef du soulèvement populaire qui a préparé le lit à l’arrestation (18 août 2020) du valet français, Ibrahim Boubacar Keïta, contraint de démissionner presque en sanglots tard dans la nuit. L’Élysée n’a pas pipé mot de la secrète mission pour des raisons que l’on peut facilement imaginer, mais Colonel Goïta, stratège militaire ayant une vision claire de l’avenir qu’il doit construire, fait un tweet pour informer son opinion nationale, tout au moins. "Aujourd'hui (lundi, 28 juin 2021), j'ai reçu les envoyés spéciaux du Président Macron. Il s'agit de Monsieur Frank PARIS et l'Amiral Philippe ROLAND. Les échanges ont porté sur les défis liés à la lutte contre le terrorisme et la stabilité au Sahel, notamment la nécessité d'adopter une démarche globale et inclusive prenant en compte les aspirations de nos populations et fondée sur la participation et la collaboration plus actives de l'ensemble des pays du G5- Sahel ", écrit-il. Depuis, que d’eau a coulé sous le pont ! Le prétexte français et européen que le terrorisme au Sahel menace les pays au-delà de la Méditerranée a fondu comme beurre au soleil. Au revoir G5-Sahel, Barkhane, Takuba ! IBK, en bon champion des formulations ampoulées, affirmait, à propos du terrorisme, que « Le Mali est comme une digue. Si elle rompt, toute l’Europe sera submergée ». Mensonge historique, mais si l’Europe venait à être submergée tout de même, nul doute que l’expertise des FAMA servira à limiter les dégâts. Cette expertise de l’Armée malienne a déjà permis à tourner en dérision le complot grotesque de citoyens mauritaniens tués en territoire malien. Sans les compétences technologiques de nos FAMA, le fallacieux prétexte allait servir d’alibi pour le déclenchement d’une guerre inutile entre le Mali et la Mauritanie. Louons le ciel, nos services de renseignements et la sécurité militaire, partie intégrante des FAMA, ont une technicité avérée, signe de grande compétence.</div>
<div dir="ltr">Il reste aux Maliens d’être avec les FAMA à tous les instants.</div>
<div dir="ltr"><strong>Amadou N’Fa Diallo</strong></div>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito : l’AIGE ou l’organe supplétif de l’administration territoriale dans l’organisation des élections</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-laige-ou-lorgane-suppletif-de-ladministration-territoriale-dans-lorganisation-des-elections-3023428.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/edito-laige-ou-lorgane-suppletif-de-ladministration-territoriale-dans-lorganisation-des-elections-3023428.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2022/01/Youssouf-Sissoko-dirpub.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 29 May 2023 01:33:23 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alternance</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[L’Autorité Indépendante de Gestion des Elections, dont la création a été une forte recommandation des Assisses Nationales de la Refondation, ANR, et un vœu pieux de la classe politique, ne répond plus aux critères qui ont été à la base de sa mise en place et n’a rien d’une structure indépendante. En effet, jamais une structure chargée d’organiser les élections au Mali n’a été aussi assujettie, aussi incapable de se défaire de la tutelle de l’administration pour être autonome. L’AIGE est aujourd’hui une coquille vide. Du mode de désignation des membres du bureau national jusqu’à la mise en place des structures des démembrements l’administration centrale via le ministère de l’administration territoriale et de la décentralisation, a été au cœur de tout, alors qu’il a été demandé  à cette dernière d’accompagner, voire assisté l’AIGE dans la mise en œuvre de son plan d’action. Aujourd’hui c’est une structure dite indépendante qui rame à plat ventre devant l’administration, car elle est incapable de mettre ses propres démembrements en place, au point de demander  à l’Etat de s’impliquer. Me Moustapha Cissé, Président de l’AIGE et les quatorze autres membres de son équipe sont réduits à une portion congrue, car ils sont pieds et mains liés devant le ministère de l’administration territoriale et de la décentralisation. Sans aucune autonomie, ni financière encore moins matérielle, les membres du bureau national se contentent de leurs faramineuses primes et ne revendiquent  guère une quelconque indépendance. Qu’ils comprennent que chacun doit  écrire une page de l’histoire de sa patrie.

En effet, pour avoir la mainmise sur la structure chargée d’organiser les élections au Mali, le gouvernement a mis en place un comité technique d’appui, officiellement pour aider l’AIGE dans ses missions pour une bonne organisation du référendum et des autres élections, mais officieusement c’est un marquage à la culotte de l’AIGE. La structure dirigée par Me Moustapha Cissé est incapable de réclamer son droit à l’indépendance et à l’autonomie. Elle est  réduite à un état d’assister. Ainsi  ce comité technique d’appui  a fini par convaincre les plus naïfs que  le dessein machiavélique des autorités de la transition, qui ne veulent rien lâcher du tout, est de vouloir tout contrôler, tout surveiller comme le lait sur le feu. Face à la toute-puissance du gouvernement qui semble prendre en mains l’organisation des élections au grand dam de l’AIGE et la classe politique, que reste-t-il à ces deux entités pourtant incontournables ?

Muette devant l’éternel, la classe politique malienne semble capitulée devant les militaires au pouvoir. En tout cas elle est incapable de lever le petit doigt pour dénoncer les dérives autoritaires du gouvernement. Malmenée par une certaine opinion qui lui fait d’ailleurs porter toutes les charges de « l’effondrement de l’Etat pendant les 30 dernières années », elle ne fait que raser le mur, inaudible et incapable de porter une autre voix. Elle s’est tout simplement résignée comme un condamné à mort qui attend son exécution. Quant à l’AIGE, Me Moustapha Cissé et ses pairs peuvent se contenter de jouer le faire valoir. La société civile qui aurait dû venir en rescousse subit presque le même jugement de la part de l’opinion nationale,  que la classe politique, elle a été, du reste, sa complice de toujours. A quand alors le réveil de la classe politique et de la société civile  pour jouer le rôle qui est le leur dans l’animation de la vie politique ? En attendant la réponse à cette question, les princes adulés du jour peuvent continuer leur marche à reculons pour la démocratie.

En définitive, la question que tous les grands observateurs de la scène politique malienne se posent est celle de savoir si les conditions à la fois sécuritaire et logistico-matérielle, sont réunies pour la tenue des bonnes élections dont les résultats n’engendreront pas une crise post-électorale.

<strong>                                                                                                                                        Youssouf Sissoko </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito : Rififi pour  le leadership de l’Islam au Mali</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-rififi-pour-le-leadership-de-lislam-au-mali-3023115.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/edito-rififi-pour-le-leadership-de-lislam-au-mali-3023115.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2019/11/Gaoussou-Madani-Traoré.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 25 May 2023 10:20:32 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Une Association religieuse musulmane a fait un sit-in, le vendredi 19 mai, devant le siège du Haut Conseil Islamique du Mali  (HCIM). Elle réclame   la démission de son président.   Motif avancé par cette association : Ousmane Madani Haïdara, Guide des Ançardines,  ne  protégerait  pas  la religion musulmane. En l’occurrence, pour avoir  défendu Cheriffoula  TV dont les  Ançardines ( également une Association religieuse musulmane)  en sont la promotrice.

Pour les détracteurs de Haïdara, Cheriffoula TV n’aurait pas dû  accepter  la couverture médiatique d’une cérémonie organisée par des non musulmans.  Qui s’opposent  à l’Islam. Alors que   le président du HCIM  rétorque  que  Cheriffoula  TV est bien une entreprise commerciale. En tant que telle, elle  est tenue de faire ses prestations de service sans distinction de race ni de religion.

Si les Autorités du Mali n’anticipent pas pour recadrer les choses, la  cohabitation pacifique entre les tendances musulmanes sunnites va cesser. Car  cet épisode conflictuel n’est hélas  qu’un prétexte  pour le déclenchement des hostilités religieuses au Mali. Puisque ceux qui réclament la tête du président du HCIM font partie  d’une tendance opposée. En réalité,  ce sont deux tendances (visions)  du sunnisme qui sont  en train de  s’opposer au Mali.  Sans que les Autorités politique ne prennent conscience  des futures conséquences.

Dans notre pays, c’est l’Islam sunnite qui est majoritairement  pratiqué. Ses  deux principales tendances  qui s’opposent sont : D’une part,  la tendance  des confréries musulmanes qui pratiquent  les rites de : la Kadiriyya, la Tijaniyya  et de  la Hamalliyya ; D’autre part, l<strong>a wahhabiyya qui prône le rite Wahhabite. </strong>

La Kadiriyya,  se réfère à Abd-el-Kadir al-Jilânî (1077-1166). Elle est présente dans notre pays depuis le 15ème siècle et reste majoritaire dans le Sahel, en bordure du Sahara. Elle a imprégné des générations de musulmans africains d’un esprit de tolérance et de rectitude morale. Alors que la Tijaniyya est  fondée dans le Nord de l’Afrique par Ahmed al-Tijânî (1737-1818) vers la fin du 18ème siècle. Elle s’est très vite répandue dans le monde musulman. En Afrique de l’Ouest, grâce au jihad d’Al-Hajj Umar Tall,  vers le milieu du 19ème siècle, la Tijaniyya est devenue dominante ;

Quant à la Hamalliyya, elle   se veut la vraie Tijaniyya originelle. Elle est désignée du nom du principal propagateur de la confrérie, le Checkh  Hamâ’ullah (mort en France en 1940). Ses membres sont aussi appelés les « onze grains », parce qu’ils récitent onze fois la prière nommée « la perle de la perfection », alors que les Tijaniyya le récitent douze fois. Le centre de la Hamalliyya se trouve à Nioro du Sahel et elle est répandue dans toute l’Afrique de l’Ouest. Au Mali, ces confréries restent généralement assez discrètes.

&nbsp;

En revanche, l<strong>a wahhabiyya (ou  Wahhabisme) se pratique également au Mali</strong><strong>.</strong> C’est un courant du sunnisme qui tranche  avec les confréries. Il s’agit d’un mouvement de réforme initié en Arabie Saoudite  au 18ème siècle (il y a environ 250 ans !) par Mohammed ibn Abd-al- Wahhab (1703- 1791. Ce dernier voulait purifier l’islam, le débarrasser de toutes les pratiques ajoutées au cours des siècles (il fit abattre les arbres sacrés et détruire les tombes des Saints). Il s’agissait de recréer la pratique religieuse et la situation politique qui prévalaient à l’époque du prophète Mohammed, considérée comme un âge d’or. Ce concept religieux de l’Islam sunnite est introduit au Mali, il y a moins de cent (100) ans.

&nbsp;

Un fait  est historique : l’islam s’est construit  au Mali à partir de différentes composantes, parfois en compétition. Cet Islam a  toujours  accompagné de grands projets d’organisation socio-spatiale, tels que ceux qui ont permis l’établissement des empires du : Ghana, Mali ou encore du Songhoy. Il s’y est généralement enrichi de connaissances, savoir-faire et pratiques locales.

Mais  actuellement, on assiste à une  réorganisation  du domaine  religieux, notamment autour d’un islam brandi à la fois comme un étendard de la refondation identitaire et comme socle du contrôle territorial. Ce qui contraste avec  l’islam qui prévalait au Mali,  marqué d’empreintes diverses. De sorte que  la cohabitation  pacifique des tendances du sunnisme est en train de disparaître. Et  la rivalité s’intensifie  entre elles. Jusqu’à ce que  les dignitaires  des  deux tendances  religieuses  de l’Islam   s’affrontent  vertement. En l’occurrence,   dans  l’interprétation  du  Saint-Coran  ou des  hadiths.

Cette  malheureuse  situation,  qui  contribue  incontestablement à créer  la désunion  au sein de la Umma Islamique, est  hélas  en train de prendre  de l’ampleur.  Plus que jamais, la tendance des confréries  et celle du wahhabisme  évoluent dans une grande adversité. Chacune  lutte en réalité  pour  prendre le leadership de l’Islam au Mali.  Leurs dignitaires  n’hésitent plus  à se lancer, à travers  des supports médiatiques et les réseaux sociaux,  dans une  diatribe  les uns contre les autres.

Toutes choses qui aident  (plutôt) à ternir  la bonne image de l’Islam dans notre pays. A tel point  que les fidèles musulmans se perdent en conjectures, ne sachant  plus à quel saint se vouer. Dans le contexte de crises multidimensionnelles qui perdurent dans notre pays, les dignitaires musulmans  ne devraient-ils pas faire  l’économie d’un  conflit  coreligionnaire ?

<strong>Gaoussou Madani Traoré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Éditorial :  Rectification de la transition, deux ans après !</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-et-si-le-solaire-est-a-re-explorer-2-3022738.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-et-si-le-solaire-est-a-re-explorer-2-3022738.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/09/Amadou-NFa-DIALLO.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 22 May 2023 14:01:35 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le National</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Ça vaut bien une exclamation, le chemin à parcourir, bien que hérissé d'échardes, voire d'épines, ne ralentit pas notre marche en avant. Plus les épreuves et les coups bas se multiplient et deviennent plus cruels,  plus notre résilience et notre capacité à les minimiser et à les surmonter sont plus évidents. Ainsi, à leurs sanctions illégales, illégitimes et inhumaines, nous avons répondu par une mobilisation sans précédent le 14 janvier 2022, qui consacre notre souveraineté et qui continuera à résonner comme un gong sur la conscience flétrie des ennemis extérieurs et de leurs suppôts de l'intérieur. Nul Président d'ailleurs, fût-il Pharaon sur les bords de la Seine, ne nous fera plus l'injure de nous dire qu'il sera intraitable sur la date de nos élections. Nulle Ong et nulle institution d'on ne sait quelle utilité ne pourront plus nous imposer un mode de vie qui tranche avec nos us et coutumes, avec nos religions. Personne n'aura encore l'outrecuidance de vouloir nous imposer la bestialité de l'homosexualité et leurs singes parmi nous ne pourront plus subrepticement glisser dans le préambule de notre constitution l'homologation des LGBT au nom de la volonté d'une Union Africaine financée d'ailleurs et qui s'accomode de la représentativité de pays situés hors de notre continent. Notre nouvelle constitution, qui sera soumise à réferendum le 18 juin prochain, est ainsi un produit 100% malien. Son  adoption nous conduira à la quatrième République qui se protégera contre les hordes successives de malfrats à col blanc.

C'est fini l'agenda de ceux qui fomentent des rébellions séparatistes chez nous et nous obligent à aller discuter avec des rebelles en dehors de nos frontières.  Personne ne nous fera l'insulte de nous inviter, en réalité nous obliger, à aller nous expliquer devant un quelconque parlement quant à nos questions. Qui se hasardera à violer désormais notre territoire trouvera devant lui les FAMa qui ne resteront pas l'arme aux pieds. La souveraineté a un prix, nous le paierons. Écourtons cet éditorial en cette veille de fête, ce 24 mai; allons manger de la viande bien cuite, allons boire du bon lait. Vive le Mali !

<strong>Amadou Nfa Diallo</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito : Bataille de leadership entre Assimi et Choguel ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-bataille-de-leadership-entre-assimi-et-choguel-3022729.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/edito-bataille-de-leadership-entre-assimi-et-choguel-3022729.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2022/01/Youssouf-Sissoko-dirpub.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 22 May 2023 13:39:26 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alternance</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[La convocation du collège électoral en vue du référendum constitutionnel du 18 juin a fini par étaler au grand jour les ambitions de deux têtes de proue de l’exécutif, à savoir le Président de la Transition Assimi Goïta et le premier ministre Choguel K Maiga. Rien qu’à en juger par les agissements de leurs partisans lors des meetings de vulgarisation de la constitution et surtout la guerre de positionnement  entre les premiers responsables des différents mouvements de soutien aux deux personnalités, l’on se pose la question de savoir s’il n’y a pas de bataille de leadership entre les deux hommes. La question peut paraitre incongrue pour certains compte tenu de la subordination du second au premier et qu’un petit décret pris un matin de bonheur peut faire abroger toutes dispositions antérieures liées à la nomination du PM, ce qui lui fera taire toute ambition. Mais l’équation ne semble pas aussi facile pour le Président de la Transition. Tous les grands observateurs de la scène politique malienne s’accordent aujourd’hui à dire qu’il ne sera pas du tout facile de se débarrasser de Choguel K Maiga au risque de le rendre populaire. Ce scénario ressemblerait fort curieusement à celui du Président Alpha Oumar Konaré et son Premier ministre Ibrahim Boubacar Keita. Le premier a eu toutes les peines du monde à se débarrasser du second. Autres temps autres mœurs, en plus les contextes sont différents, mais le peuple demeure le même.

En effet, les premiers grands rassemblements en vue de la vulgarisation de la nouvelle constitution ont donné lieu à une démonstration de force des partisans de deux chefs de l’exécutif. Les Forces du changement pour le Mali Koura regroupant des militants du M5 RFP et d’autres associations, réputées être proches du PM Choguel K Maiga ont prouvé leur soutien sans faille à ce dernier, tandis que le Forum des Forces du changement regroupant l’URD, la Forsat Civile, l’AREMA, le COREMA pour ne citer que celles-ci sont vent debout pour le Président de la transition. Si officiellement, l’objectif visé en organisant  des meetings était d’informer, de sensibiliser et de vulgariser le projet de nouvelle constitution  afin que le OUI  puisse l’emporter le soir du 18 juin, il n’en demeure pas moins que  le souhait affiché  des partisans de tous les deux camps est de voir leurs mentors faire acte de candidature à la prochaine présidentielle. Surtout que le verrou de l’interdiction d’être candidat aux prochaines échéances électorales, en ce qui concerne les autorités de la transition, sauterait après l’adoption de la nouvelle constitution. Aujourd’hui l’horizon s’éclaircit et rien qu’en analysant la floraison d’associations, de regroupements politiques on est en bon  droit de se demander si les deux têtes de l’exécutif n’ambitionnent pas d’être sur  la ligne de départ de la prochaine présidentielle. Le divorce entre Assimi et Choguel sera-t-il consommé après le référendum ?

Le départ du PM ne pourrait jamais être à l’ordre du jour avant le référendum au risque d’allonger la liste des opposants à la nouvelle constitution. Ainsi pour ne pas multiplier les fronts anti constitution, le Président de la transition  est  obligé de garder le PM Choguel K Maiga, pour donner toutes les chances de réussite à son premier test électoral. Une autre raison de son maintien à la tête du gouvernement pourrait être leur intérêt commun à préserver, celui de voir adopter par le peuple la nouvelle Constitution, celle qui ferait sauter les verrous qui empêcheraient les autorités de la transition de faire acte de candidature. Pour les partisans d’Assimi comme ceux de Choguel, l’adoption de la nouvelle constitution rendra caduque la Charte et l’ancienne constitution, ce qui ouvrirait un boulevard aux autorités actuelles. Donc pour toutes ces raisons Assimi Goïta est obligé de garder son PM jusqu’après le referendum. Même après le referendum  l’équation Choguel sera à plusieurs inconnues quand on sait que l’homme a  plus d’un tour dans son sac et avec la grande expérience politique  qui est la sienne, il est capable de se « victimiser »  pour s’attirer la sympathie du peuple et vouloir capitaliser cette nouvelle donne  pour en faire un atout électoral. Selon nos informations le torchon brûle déjà entre le Président de la transition et son Premier ministre les jours à venir risquent d’être déterminants quant à l’avenir de leurs relations.

En somme, ni le président de la transition encore moins le PM ne doivent faire acte de candidature afin de rester conforme à leur engagement. Quant à leurs partisans qui s’agitent, la plupart d’entre eux sont des opportunistes sans scrupules capables de vendre leur âme au diable.

<strong>Youssouf Sissoko</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Éditorial :  Et si le solaire est à (ré) explorer ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-et-si-le-solaire-est-a-re-explorer-3021857.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-et-si-le-solaire-est-a-re-explorer-3021857.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/09/Amadou-NFa-DIALLO.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Tue, 16 May 2023 01:31:29 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le National</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Les fréquentes coupures du courant exaspèrent outre mesure les populations depuis des semaines. Depuis bien des années, la question de l'électricité se pose au Mali. De nombreuses solutions essayées pour la satisfaction de la demande restent non résolues. À présent, la résilience des Maliens s'effrite chaque jour. Au-delà de l'exaspération générale, on en est à proférer des imprécations contre les autorités. Les malédictions fusent en effet de partout. Le ministre des Mines, de l'Énergie et de l'Eau est particulièrement sur la sellette. On veut qu'il rende le tablier, on réclame qu'il soit vite démis de ses fonctions, sa tête est mise à prix, aucun nom d'oiseau n'est en tout cas pas trop vilain pour le qualifier. Même le Président Assimi Goïta, qui n'est d'ordinaire que la cible de quelques politiciens ringards, n'est plus épargné par des quolibets. Bref, la situation est très mal vécue, elle est lourde d'explosion sociale. Parce que, pour un spécialiste, il y a un  problème de communication.

À cause des coupures de courant, les métiers ne bourdonnent en effet pas, les industries sont obligées de recourir plus fréquemment aux groupes électrogènes, privilège que n'ont pas de nombreux petits acteurs économiques, malheureusement le plus grand nombre. Même les morts sentiraient la gêne dans les morgues, assurent certains, entre humour et colère. Il va s'en dire que les petites sociétés commerciales et détaillantes, sans compter les pauvres, sont très vulnérables aux perturbations majeures de l'approvisionnement énergétique. Il s'y ajoute l'urbanisation rapide des villes maliennes alors que l'approvisionnement fiable en énergie verte est une nécessité absolue pour le bien-être populaire et la croissance socio-économique. Or, depuis des lustres, pour la nation malienne comme d'autres, le réseau énergétique dépend fortement du thermique importé pour la production d'électricité. Cette réalité, feinte ou non, rend les économies locales vulnérables aux perturbations de l'approvisionnement, à la volatilité des prix sur les marchés mondiaux du pétrole.

Malgré, donc, des ressources abondantes et des coûts en baisse du pétrole, seule une petite fraction de l'électricité est encore produite à partir de l'énergie solaire dans le monde en général et particulièrement au Mali. Il y a là à souligner un réel obstacle à l'adoption  de nos gouvernements pour ce qui est du coût initial de la réalisation d'une évaluation détaillée du potentiel technique et économique. Mais, comme le disent les Antillais, "Il n'y a pas de prière qui n'a pas de Amen". Et notre prière adressée à Dieu, le très généreux, a été exaucée, qui nous a offert gratuitement le soleil.

L'usage du solaire pourrait couvrir les quartiers de Bamako et les grandes villes comme les capitales régionales, ce qui peut alléger la demande. Il y a explorer (ou à réexplorer) les bienfaits du solaire. Selon les informations reccueillies auprès d'un averti, le Mali pourrait recourir à la Chine qui lui prêtera, c'est certain, les fonds nécessaires pour "acheter le matériel en Chine". Toujours selon lui, en trois mois, l'affaire peut être rondement conclue. Sinon, toutes les coupures de courant ne sont pas étrangères aux néo-colons qui ont trouvé en l'électricité un moyen de coïncer le Mali, il faut le savoir. Autant suggérer aux autorités maliennes de demander à l'ambassadeur de Chine une aide d'urgence en leur livrant des générateurs qu'il faut. C'est ce que Alpha Oumar Konaré aurait fait en 2002 pour sauver la CAN. La Chine, qui a déjà livré des armes de guerre hautement stratégiques et efficaces à nos autorités, ne rechignerait pas à parer au plus pressé pour soulager les Maliens en matière d'électricité.

<strong>Amadou N'Fa Diallo</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>L’acharnement</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/lacharnement-3021805.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/lacharnement-3021805.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/05/FAMA-MALI88.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 15 May 2023 10:24:52 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Essor</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Au moment où l’Armée malienne est en train d’engranger des victoires dans la lutte contre le terrorisme, la France et ses alliés tentent de lui mettre les bâtons dans les roues en instrumentalisant la noble cause des droits de l’Homme.</strong>

Sans aucun doute, le rapport du Haut commissariat des Nations unies pour les droits de l’Homme sur les événements de Moura du 27 au 31 mars 2022 a toutes les apparences d’un complot international pour saper le moral de nos militaires engagés contre le terrorisme (ils ont déjà perdu des centaines de leurs frères d’armes depuis 2012) et pour faire plier les autorités de la Transition dont le seul péché est d’avoir rompu avec l’ancienne puissance coloniale et fait appel à d’autres partenaires dans le cadre d’une relation plus avantageuse et plus respectueuse de notre dignité.

Ce rapport sur les événements de Moura frôle l’acharnement. L’on se demande comment une organisation sérieuse comme l’ONU peut accuser les Forces armées maliennes (FAMa) d’exactions, de viols et de tortures sur la base de simples témoignages venant des personnes qui pourraient être des terroristes ou leurs complices.

De toute évidence, la déculottée infligée aux groupes terroristes à Moura reste au travers de la gorge de leurs parrains. Au lendemain de ces événements, les médias occidentaux ont entrepris, à l’unisson, de saboter le succès des FAMa sur la Katiba Macina avec des éléments de langage mis à leur disposition dans le cadre du vaste complot que ceux qui se prétendent les maîtres du monde ont ourdi contre le Mali.

Les droits de l’Homme sont utilisés régulièrement par ces pays pour tenter de clouer au pilori tous ceux qui ont le courage de ne pas se plier à leur diktat. Ironie du sort, ces puissances qui se présentent aujourd’hui en champions des droits de l’Homme doivent leur prospérité aux déportations et aux massacres de populations autochtones, à l’esclavage, au colonialisme, à l’exploitation des ressources des autres peuples qu’ils soumettent à leur domination sans vergogne.

Ce rapport sur Moura apporte l’eau au moulin de nos compatriotes qui ferraillent depuis quelque temps contre la présence de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (Minusma). Présente dans notre pays depuis 2013, ses résultats ne sautent pas à l’œil en terme d’appui au Mali dans le cadre de la lutte contre le terrorisme. Au lieu d’aider le pays à éradiquer le terrorisme qui endeuille fréquemment les populations et qui entrave le développement, l’ONU est plutôt focalisée sur les questions des droits de l’Homme. Cela revient à s’attaquer aux conséquences tout en négligeant les causes.

Dès lors, on peut légitimement s’interroger sur l’utilité des 13.000 éléments de la Minusma s’ils ne sont pas capables d’aider le Mali à apporter la paix aux populations, régulièrement soumises à des massacres par les terroristes.

Les Maliens ne sont pas les seuls à s’interroger sur l’utilité de la Mission onusienne. L’ancien président américain, Donald Trump, dénonce régulièrement la bureaucratie de l’ONU, estimant que ce sont des gens qui reçoivent beaucoup de financements alors que leurs actions sur le terrain sont presqu’invisibles. Ces propos iconoclastes de Trump ne pouvaient que déplaire à une nomenklatura dont la mission est de maintenir le reste du monde sous la domination de l’Occident. Il a été privé d’un deuxième mandat par la coalition des élites médiatiques et diplomatiques.

Contrarier les parrains de l’hégémonie occidentale peut coûter souvent la mort. Ce fut le cas du guide de la révolution libyenne, Mouammar Kadhafi qui avait dénoncé la politique de deux poids deux mesures de l’ONU lors d’une session de l’assemblée générale. Il avait affiché sa défiance à l’égard de l’ordre mondial auquel l’ONU est chargée de donner une certaine légitimité. On connait la suite.

Les agissements des Nations unies à l’égard du Mali ne font que conforter les tenants de cette thèse dans leur position. Depuis que le Mali a décidé de rompre avec la France, notre pays est désormais dans le viseur des pays qui se sont ligués pour imposer et maintenir un ordre mondial à leur avantage. Les alliés de la France sont mobilisés et utilisent un jeu de rôle pour attaquer notre pays. Dès la publication du rapport de l’ONU, les états-Unis, le Canada et la Grande Bretagne se sont fendus d’un communiqué pour réclamer des comptes aux autorités maliennes. On n’a jamais vu autant d’empressement de leur part lorsque les populations civiles maliennes subissent des massacres par les terroristes.

La réalité est que l’ensemble de l’Occident est mobilisé pour faire la guerre à tous ceux qui ont l’outrecuidance d’avoir la moindre relation avec son ennemi juré : la Russie. Si la France a perdu sa position de confort au Mali, cela est dû uniquement au mauvais comportement des dirigeants français et à l’inanité de leur politique.

Les autorités maliennes n’entendent pas laisser intimider par cet acharnement. Elles dénoncent le rapport de l’ONU et annoncent une enquête judiciaire contre la mission d’établissement des faits pour espionnage et atteinte à la souveraineté extérieure de l’état du Mali.

Rédaction Lessor]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito : Multiplicité des pièces servant à voter, une autre confusion en vue</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-multiplicite-des-pieces-servant-a-voter-une-autre-confusion-en-vue-3021739.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/edito-multiplicite-des-pieces-servant-a-voter-une-autre-confusion-en-vue-3021739.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2022/01/Youssouf-Sissoko-dirpub.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 15 May 2023 06:42:12 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alternance</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[C’est lors du conseil des ministres du mercredi 10 mai 2023 qu’un projet de loi a été adopté. Il vise à autoriser le Gouvernement à prendre, par ordonnance, une mesure dérogatoire à la loi électorale, en vue de la réalisation du référendum constitutionnel, dont le collège électoral vient d'être convoqué pour le 18 juin 2023. Pour rappel ce Conseil des Ministres qui a adopté un projet d'ordonnance portant dérogation à la loi électorale, a permis la modification de la Loi n°2023-001 du 13 mars 2023 avec comme objectif principal, entre autres, de remplacer la carte d'électeur biométrique pour l'identification de l'électeur dans le bureau de vote, par la carte nationale d'identité biométrique sécurisée. A quelques encablures de la tenue du référendum, cette loi semble également montrée ses limites d’où le recours à toutes les pièces d’identification nationale pouvant permettre aux maliens d’accomplir leur devoir civique. Parmi ces pièces nous pouvons citer entre autres la Carte d’identité Nationale, la carte consulaire, la carte Nina, la carte biométrique nationale sécurisée, le permis de conduire, le livret militaire bref toute pièce d’identification  reconnue comme telle et  permettant à l’électeur de retrouver son nom sur la liste est autorisée.

Cette nouvelle donne n’est pas sans conséquences. La première serait sans nul doute la confusion que cela créerait dans l’esprit des électeurs. Ils seront dans l’embarras du choix de la pièce à utiliser, surtout que la plus part d’entre eux sont possesseurs de deux voire trois pièces d’identification nationale. La deuxième conséquence serait la cacophonie devant les bureaux de vote et surtout la lenteur dans les opérations de vote. Tous ceux qui ont des pièces d’identité ne sont pas tous inscrits sur les listes électorales, il y a des millions de majeurs qui n’ont pas été enrôlé donc qui n’auront pas la chance d’accomplir leur devoir civique. Une telle cacophonie pourrait tourner au sabotage, voire saccage des locaux par les mécontents  ce qui pourrait  semer le trouble  dans les centres de vote et surtout  la psychose chez les électeurs. La troisième conséquence de la nouvelle donne serait le manque d’engouement des électeurs qui choisiront l’abstention, en lieu et place du vote. Car mesurant déjà les tracasseries et autre désordre qui pourraient en résulter, les électeurs se poseront beaucoup de questions avant de se décider à aller à leurs centres de vote. Cela risquerait de jouer sur le taux de participation et entacherait du coup la légitimité du projet.

En effet, l’ambition  du gouvernement étant  de permettre à tous les électeurs inscrits sur les listes électorales d’accomplir leur devoir civique en toute quiétude et en toute liberté, alors, il est fort  à craindre que la politique d’admettre toutes les pièces d’identité comme carte d’électeur ne suscitera déjà beaucoup d’interrogations et d’inquiétudes. Que dire de la fiabilité du projet ? D’ici le referendum, le gouvernement doit relever deux défis majeurs, le premier est celui de la grande mobilisation pour donner plus de légitimité à un projet déjà controversé, le deuxième défi est celui de la bonne organisation pour éviter tous couacs pouvant entacher la fiabilité du scrutin et porter atteinte à sa légitimité.

En somme, une bonne organisation de l’élection référendaire  nécessite non seulement une bonne méthodologie avec une expertise poussée, mais aussi et surtout des moyens matériels et financiers conséquents pour le bon déroulement du vote sur toute l’étendue du territoire national. Ces conditions seront- elles réunies pour la tenue du scrutin référendaire ? La question s’adresse au gouvernement. C’est qui est sûr c’est que ce referendum sera le premier test grandeur nature des autorités, permettant de  savoir leur capacité à organiser les autres élections. Donc à partir du referendum l’on saura les erreurs et autres manquements constatés dans l’organisation afin de les corriger en vue d’une bonne organisation des autres scrutins surtout celui de la présidentielle qui est très crucial.

<strong>                                                                                                                                        Youssouf Sissoko                </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Focus :  Où étiez&#45;vous ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/focus-ou-etiez-vous-3021720.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/focus-ou-etiez-vous-3021720.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2022/09/sahel-climat.jpeg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 15 May 2023 02:20:01 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Aube</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Dans un communiqué conjoint, publié en fin de semaine dernière, les représentations diplomatiques de 3 pays (Usa, Grande Bretagne et Canada) accréditées dans pays donnent de la voix au sujet d’un rapport publié par l'ONU sur les événements de Moura, une localité qui, on se rappelle, avait été assiégée par une horde de terroristes. Il a fallu l'intervention salvatrice des FAMA pour déloger ces criminels et libérer Moura.

Dans son rapport, visiblement commandité, l'ONU au lieu de saluer les efforts du Mali dans sa lutte pour se débarrasser des bandes terroristes, pointe un doigt accusateur sur l'armée malienne. Ce n’est pas une première de la part de cette organisation.

C'est donc ce rapport à la fois partial et truffé de témoignages mensongers qui a fait l'objet de ce ridicule communiqué de la bande des trois (USA, Grande Bretagne, Canada). Nul n'est dupe ! Ces trois (comme ce fut le cas en Irak, en Lybie et ailleurs) sont à la manœuvre en vue de déstabiliser le Mali. Ce n’est guère un mystère les USA, la Grande Bretagne et le Canada agissent depuis des mois au compte et sur autres orchestrations de la France qui tire les ficelles de cette insidieuse campagne contre l’armée et les Autorités maliennes.

Avant les événements de Moura combien de villages maliens ont-ils été pillés, incendiés, meurtris, assiégés et/ ou souvent carrément détruits par des groupes terroristes ?

Où étaient ces missions diplomatiques des Usa, de la Grande Bretagne et du Canada ?

Le monde entier a assisté au massacre perpétré par les militaires français de l'opération Barkhane contre des populations civiles à Bounty (Mopti), le 3 janvier 2021. Où étaient les ambassadeurs de ces trois pays occidentaux ? Ont-ils demandé des comptes à l'armée française et/ou aux Autorités françaises ? La bande des trois a-t-elle levé le petit doigt lorsque la France a carrément rejeté le rapport publié par la division des droits de l'homme de la MINUSMA sur les massacres de Bounty ? Cette barbarie, faut-il le préciser, a fait des dizaines de victimes civiles. Deux ans après, Bounty pleure toujours ses morts et les auteurs de ces massacres ne courent aucun risque ! En revanche, l’instrumentalisation de la question de Moura à travers l’ONU ne fait l’objet d’aucun doute. En réalité, les occidentaux veulent tout simplement se servir de cette question après avoir lamentablement échouer sur d’autres terrains de déstabilisation de notre pays. Peine perdue : cette énième machination est vouée à l'échec !

<strong>La Rédaction</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito : 18 juin 2023, une date fatidique pour le Mali !</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-18-juin-2023-une-date-fatidique-pour-le-mali-3021417.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/edito-18-juin-2023-une-date-fatidique-pour-le-mali-3021417.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/02/Gaoussou-Traore.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 12 May 2023 15:44:07 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[« <em>Le  collège électoral  est convoqué le dimanche 18 juin 2023 sur toute l’étendue du territoire national et dans les missions diplomatiques et consulaires de la République du Mali,  à l’effet de se prononcer sur le projet de Constitution ». </em>C’est la quintessence  du Décret N°2023-0276/PT-RM 2023, portant convocation, ouverture et clôture de la campagne électorale, lu ce vendredi 05 mai  à l’ORTM,  par le Porte-Parole du Gouvernement, ministre d’Etat en Charge de l’Administration Territoriale et de la Décentralisation. Initialement prévu pour le 19 mars dernier, le  scrutin référendaire se tiendrait  désormais le 18 juin 2023.

S’il   arrive à se tenir à date, cette fois-ci,  et que  le OUI l’emporte, il consacrera l’entrée du Mali dans la quatrième République. Et  permettra  la tenue des autres scrutins  qui avaient été précédemment annoncés par le Gouvernement, à savoir : les élections des conseillers des collectivités territoriales, celles des députés en octobre 2023 et l’élection présidentielle en février 2024. Le 18 Juin 2023 est donc une date fatidique pour la République du Mali. Mais d’ores et déjà, de nombreux  problèmes  relatifs à la tenue  du referendum  existent.

À 38 jours de l’échéance référendaire,  la majorité des électeurs n’ont pas encore  reçu leurs cartes d’identité biométriques.  Or, au regard de  la loi électorale,  c’est le seul document valable pour pouvoir voter. S’il advenait que ce statu quo demeure, que se passerait-il ? Lors de son point de presse, tenu hier, le président de l’AIGE à rassurer que les électeurs qui n’auront pas de carte biométrique, pourraient voter avec des cartes d’électeurs (en cours de confection).

Au plan politique, il  y a des partis politiques et Associations qui défendent le projet de nouvelle Constitution. Ce sont, notamment : l’URD, l’ADP-Maliba,  et une pléiade  de mouvements de soutien à la Transition et au Col Assimi Goïta. L’ADEMA-PASJ, dont les ténors sont divisés sur le projet constitutionnel,  n’a pas encore  pris une position tranchée. Par contre, il y a également des partis politiques (le PARENA, CNAS Faso Hèrè, le Cadre des Partis politiques, l’UDD, le SADI)  et certaines  Associations et Organisations de la Société Civile (tel que le mouvement  ANTE ABANA) qui, dès le début, se sont opposés à l’élaboration  d’une nouvelle Loi Fondamentale. Qu’ils jugent inopportune et illégitime.  Nul doute que ceux-ci  vont logiquement battre campagne pour le NON.

Mais, il faut  surtout  redouter les organisations et mouvements  religieux  musulmans qui hostiles au projet de nouvelle,  à cause de la seule notion de laïcité qui est dans le texte. Ceux-ci sont sur le point  de se coaliser avec  des  partis politiques  et Organisations de la Société Civile (opposés  au projet de nouvelle Constitution)  pour former un front commun pour le NON. Déjà le samedi dernier, il a été mis sur place un mouvement de soutien à la Ligue Malienne des Imams et érudits (Limama) contre la laïcité dans la Constitution. Dont la CMAS de l’Imam Mahmoud Dicko est membre.

Il y a toutes les chances que ce tout nouveau mouvement politico-religieux batte  campagne pour le NON, si la notion de laïcité n’est pas abandonnée. Alors qu’il est aussi avéré que les mouvements religieux musulmans  ont une grande capacité de mobilisation au Mali.  Le président  de Transition, qui tient  mordicus à la forme républicaine et laïque de l’Etat,  sera-t-il, in fine, amené à reculer ?

Rien n’est moins sûr !

&nbsp;

<strong>Gaoussou Madani Traoré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Éditorial :   Tous sur le starting&#45;block !</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-tous-sur-le-starting-block-3021390.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-tous-sur-le-starting-block-3021390.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/09/Amadou-NFa-DIALLO.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 12 May 2023 08:49:18 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le National</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Plus de doute, le starting-gate sera relevé le 18 juin prochain. Le président de l'AIGE (Autorité Indépendante de Gestion des Élections), Me Moustapha Sidi Cissé, homme grandement réputé sérieux et rigoureux dans le travail, a assuré le lundi passé, 9 mai, que sa structure est matériellement et financièrement prête pour la bonne tenue du référendum. Il n'y a donc plus pour les citoyenes, les partis politiques et la société civile qu'à se créer les meilleures conditions, optimales,  pour être sur le starting-block. Nul ne peut plus évoquer des raisons d'impréparation ou de retard.

Le référendum du 18 juin 2023, qui devrait se tenir le 19 mars passé, est une émanation du décret n°2022-0335 du 06 juin 2022 qui a fixé la durée de la Transition à 24 mois. Ce fameux décret lui-même a une histoire, il faut la conter. Il a été souverainement pris par les plus hautes autorités de la Transition le 06 juin 2022, c'est-à-dire trois jours après que la CEDEAO, qui devrait lever le 03 juin 2022 ses perfides et criminelles sanctions édictées contre notre vaillant pays le 09 janvier 20222, ait cru devoir prolonger sa perfidie jusqu'à début juillet 2023, ce que nos autorités ne pouvaient plus accepeter parce qu'elles avaient fait preuve de bonne foi et donné des gages dignes des anges. Notre peuple aussi, de grande résilience reconnue, avait dit non à cet énième coup de Jarnac de la CEDEAO. Celle-ci, contre mauvaise fortune, fera bon coeur en publiant, à la surprise générale, un communiqué au ton modéré, ne contenant aucune récrimination, disant seulement prendre acte de la décision de la Transition malienne. Goodluck Jonathan, le Médiateur de la CEDEAO, arrivera d'ailleurs moins de trois semaines à Bamako et dira à son départ, le 24 juin 2022 : "Bientôt, les populations maliennes  vont se rendre compte, effectivement, du travail abattu par les autorités pour atteindre ce niveau de progrès pour une bonne marche de la Transition au Mali". Empochant jalousement ce satisfécit de la CEDEAO, soulignons que le référendum n'est pas une injonction de celle-ci adressée au Mali, mais que c'est un acte hautement souverain décidé par les Maliens au cours des Assises Nationales de la Refondation (ANR). Il faut souligner- et s'en réjouir- que c'est suite au décret du 06 juin que les Douanes maliennes, en accord avec les autorités, ont fait preuve d'un humanisme incommensurable en permettant l'exportations, dans les règles de l'art, de milliers de bovins et de caprins au profit des musulmans du Sénégal et de la Côte d'Ivoire pour qu'ils puissent satisfaire à leurs exigences religieuses relatives à la fête de Tabaski (Aïd-al-Adha).

Ainsi ira le Mali Koura, il n'y a donc plus à se morfondre, il n'y a pas à désespérer. Des exemples de bonne conduite citoyenne le montrent. Le 23 novembre 2023, sous la houlette de Me Moctar Mariko, l'Association Malienne des Droits de l'Homme (AMDH) s'est désolidarisée du rapport perfide de la Fédération Internationale  des Droits de l'Homme (FIDH) visant à incriminer notre pays et notre Armée de crimes dont ils ne sont pas du tout ni coupables, ni capables. Un mois après,  le Capitaine Malick Tessougué a rejoint les Forces spéciales, à titre volontaire, pour la défense de la patrie, alors que depuis 2012, il avait dépassé ses 50 and, ce qui fait de lui un homme de 60 qui monte sur les remparts. En mars 2023, le sieur Yaya Bamba Kanadji, grand opérateur économique en Angola, pourvoie de sa seule poche aux frais de rapatriement au Mali de 84 Maliens en situation de détresse, à qui il remettra en plus de l'argent de poche. Le 27 avril dernier, à l'occasion de la remise aux FAMA par le Président Goïta du deuxième lot des armes sophistiquées acquises sur fonds propres maliens auprès de la Chine, le ministre de la Défense et des anciens Combattants, Colonel Sadio Camara, a fait mention de l'émergence d'une conscience citoyenne de plus en plus accrue, en portant à la connaissance du peuple de la remise gracieuse de  quelques bus de transport, de camions ateliers équipés  et d'un camion-citerne par un citoyen ayant requis l'anonymat pour son geste patriotique. Last but not the least, il convient de se rappeler de la bonne intelligence d'Alousséni Sanou, notre ministre de l'Économie et des Finances, qui, en banquier plein d'expériences, a senti venir l'embargo de la CEDEAO et avait réussi, avec talent, à retirer 80% de nos avoirs à la BCEAO, de justesse, ce qui a beaucoup compté dans notre résistance. L'expert togolais respecté pour sa science, Yves Ékué Amazo, l'a attesté et Dr. Choguel Kokalla Maïga, Premier ministre, ne manque pas d'occasion pour mettre l'accent sur les qualités de ministre de l'Économie et des Finances de Monsieur Sanou. Et nous devons vraiment nous laisser tympaniser à longueur de temps par les chercheurs de places, qui n'ont fait que nuire à notre pays ?

<strong>Amadou N'Fa Diallo</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Éditorial :   18 juin 2023, Le grand jour !</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-18-juin-2023-le-grand-jour-3021165.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-18-juin-2023-le-grand-jour-3021165.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/09/Amadou-NFa-DIALLO.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 08 May 2023 08:16:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le National</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Souverainement, les autorités de la transition ont convoqué le collège électoral à se prononcer par oui ou non quant à l'adoption de la nouvelle constitution proposée au peuple par le président de la transition, Colonel Assimi Goïta. Une nouvelle constitution, dans les circonstances exceptionnelles comme c'est le cas aujourd'hui au Mali, et comme ce fut le cas en France en 1958, est un pacte (certains diront une alchimie) entre un homme, celui qui est en situation de proposer, et son peuple. L'adoption de la constitution dans pareille perspective d'évolution politique, induit toujours le passage à une nouvelle République, en l'occurence la quatrième chez nous, si le texte proposé par Colonel Assimi Goïta passe, ce qui profile bien à l'horizon au regard du soutien populaire dont bénéficie de plus en plus l'homme au fil des jours. Non seulement la grande mobilisationnl du 14 janvier 2022 reste vivace dans les expressions pour une souveraineté exigeante, mais en plus les chapelles politiques supposées pouvoir s’opposer à la ligne d'avenir tracée par le Président de la transition sombrent irrémédiablement dans l'impossibilité pour elles de se régenter. En face, le M5-RFP, fort de ses différentes composantes, continue à tenir la dragée haute aux partis politiques de plus en plus déboussolés et dont les discours ne font plus recette auprès des populations. Tel est le tableau politique en cette veille du 18 juin, grand jour attendu maintenant avec fébrilité.

On n'ira pas à faire le parallèle avec l'appel du 18 juin 1945 du Général Charles De Gaule, mais le rappel s'impose. Le libérateur de la France, héros national et peut-être même éternel, lorsqu'il est revenu au pouvoir et qu'il eut à proposer sa constitution,  avait tenu à dire qu'il faut "Empêcher que la République et l'État soient comme avant à la discrétion des partis politiques" et que si cela advenait, "alors, évidemment, rien ne vaut plus". Ainsi dit, 375.000 personnes des partis politiques manifesteront à Paris contre le projet de cconstitution du Général De Gaule, mais elles ne purent, le jour du référendum, empêcher son plébiscite. Certes, Assimi Goïta n'est pas De Gaule, mais il n'est pas dans l'ordre des choses dans le Mali actuel que même les insectes se déplacent le 18 juin prochain pour donner prétexte à un semblant d'opposition. La CEDEAO,  gronchonne à un moment, a elle-même salué la fixation de la date du 18 juin et assuré qu'elle épaulera les autorités maliennes pour le retour à l'ordre constitutionnel. Adieu donc les forces d'attente et les forces anti-putsh de la CEDEAO ! Prenons donc notre thé, rions aux éclats, en attendant le jour du reférenfum. Mais, attention, le 18 juin prochain, évitons de mettre du gnamakoudji dans notre eau : buvons naturel comme Colonel Assimi Goïta. Vous ne le voyez pas marcher énergiquement et la tête haute ?

<strong>Amadou N'Fa Diallo</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito : En dépit de la date du referendum une crise post mars 2024 peut&#45;elle être évitée ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-en-depit-de-la-date-du-referendum-une-crise-post-mars-2024-peut-elle-etre-evitee-3021146.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/edito-en-depit-de-la-date-du-referendum-une-crise-post-mars-2024-peut-elle-etre-evitee-3021146.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2022/01/Youssouf-Sissoko-dirpub.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 08 May 2023 07:23:42 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alternance</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[La fin de la transition, qui doit  être couronnée par l’élection du Président de la République, est prévue officiellement dans 11 mois, plus précisément en février- mars 2024. Mais au regard du grand retard observé dans l’exécution des activités prévues dans le chronogramme, de l’impréparation en terme matériel et technique  et  malgré la date du referendum fixée au 18 juin 2023, on est en droit légitime de s’inquiéter sur le respect du délai de la transition.  Mesurant les conséquences d’une éventuelle prolongation du délai de la transition, les autorités sont-elles conscientes du danger qui guette le Mali? Ces dangers sont entre autres des sanctions économiques et financières, un isolement sans précédent et surtout l’exacerbation de la crise socio-politico-sécuritaire. Qu’il soit dit en passant les maliens ne seront plus prêts à avaler une amère couleuvre des autorités qui sacrifient les intérêts de leur peuple sur l’autel de leurs ambitions personnelles.  En effet, Malgré la volonté clairement affichée par les autorités à aller aux urnes pour le referendum, le spectre d’une crise pré et post -électorale plane toujours sur la transition, bref tous les ingrédients d’une crise post -mars 2024 sont réunis et le risque d’une implosion  sociopolitique est plus que jamais plausible.

Ainsi, en plus des forces politiques opposées, ou du moins favorables au respect du délai imparti pour la fin de la transition, à l’image de l’appel du 20 février et du groupement des partis politiques pour un retour à l’ordre constitutionnel, certaines organisations de la société civile, des leaders religieux  et une frange importante du peuple sont également tous vent débout et pensent qu’il n’est ni techniquement possible encore moins matériellement de tenir les élections sur l’ensemble du territoire et au sein de la diaspora. Les écueils évoqués sont tellement nombreux que beaucoup sont sceptiques sur la possibilité de tenir le référendum. Parmi les obstacles pouvant  bloquer la tenue du scrutin référendaire, il y a entre autres  l’insécurité, qui fait perdre à l’Etat les 2 /3 du territoire, ensuite le taux de retrait des cartes biométriques extrêmement bas, une lenteur inexplicable constatée dans la mise en place des coordinations de l’AIGE et enfin le manque d’inclusivité et de consensus  autour des réformes. Aujourd’hui les opposants, créés de toute pièce par les autorités de la transition, n’entendent rien lâcher, ils se battront pour faire échouer le projet, qui selon eux, est taillé sur mesure du prince du jour, afin de pouvoir faire acte de candidature. Ce qui rendra, à n’en pas douter, la tenue du referendum difficile.

En la matière, ce qu’il faut craindre c’est que les partis politiques, les organisations de la société civile, les leaders religieux et beaucoup d’autres anonymes ou encore les marginaux de la transition risquent de se donner la main pour former un front à l’image du Mouvement ANTE ABANA pour battre le macadam contre le projet de nouvelle constitution. Alors si tant est que les autorités veulent assurer à leur projet toute la légitimité requise, elles doivent faire en sorte que les différents obstacles qui se dressent devant la tenue du referendum soient levés. Donc elles doivent au prime à bord  ouvrir la voie du dialogue afin de parvenir à un large consensus. Ce consensus ne pourra se réaliser qu’en faisant un remue-ménage sans état d’âme. D’abord que le Président de la transition, Assimi Goita  sorte du sentimentalisme pour se débarrasser de ce gouvernement qui est incapable de rassembler et de proposer des solutions  alternatives aux différentes crises, ensuite mettre en place une équipe gouvernementale, avec à sa tête un Premier Ministre moins clivant, rassembleur et capable de parler avec tout le monde sans à priori. Une équipe gouvernementale comprenant toutes les sensibilités sociopolitiques et qui aura comme mission d’élaborer une feuille de route consensuelle qu’elle proposera aux partenaires, même si cela devra entrainer une légère prolongation de la transition. Ce sursis que la CEDEAO et l’U.A vont accorder au Mali sera mis à profit pour mener les réformes, qui aujourd’hui sont indispensables pour notre pays et sa démocratie.

En somme, si Assimi veut encore sauver les meubles et sortir par la grande porte de l’histoire, il doit véritablement changer de fusil d’épaule, en menant une véritable révolution de palais qui consisterait à mettre à plat le dispositif politico-administratif  actuel. C’est seulement à ce prix qu’il pourra éviter une crise pré et post-électorale aux conséquences incommensurables.

<strong>                                                                                                                                        Youssouf Sissoko</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito :  La MINUSMA en cause !</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-la-minusma-en-cause-3020737.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/edito-la-minusma-en-cause-3020737.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/02/Gaoussou-Traore.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 04 May 2023 07:29:59 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>A l’appel du Mouvement Yèrèwolo Débout  sur les Remparts, des milliers de maliens se sont  rendus, le vendredi 28 avril 2023,  au  Palais de la Culture Amadou Hampâté Bâ de Bamako, pour  assister à un méga meeting.  Pour les organisateurs,  le  but  de la rencontre  est  de montrer à l’opinion  nationale mais surtout internationale,  le grand désamour que la majorité des maliens éprouve  actuellement  vis-à-vis de la MINUSMA.   </strong>

<strong>Durant le meeting, les animateurs ont unanimement  prêché  le départ de la mission Onusienne du Mali. </strong>Ils ont invité les militants  et partisans  de Yéréwolo sont à sortir massivement, le 23 juin prochain, pour mettre la pression sur  la Mission des Nations Unies.  Ils  devront  « sans violence », espèrent les ténors de Yéréwolo, camper devant le QG de la Minusma pendant sept jours<strong>. Mais pourquoi  les maliens  sont-ils devenus majoritairement hostiles à la Minusma  pour exiger   désormais  son départ?</strong>

La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) a été créée par la résolution 2100 du Conseil de Sécurité des Nations Unies, du 25 avril 2013, pour appuyer le processus politique dans le pays. Elle devrait  y  effectuer un certain nombre de tâches d'ordre sécuritaire. Mais avec le recul de 10 ans, force est de constater  que la mission à elle confiée est loin d’être remplie. Pis, la situation s’est davantage aggravée. N’est-ce pas des raisons suffisantes pour  des populations  maliennes exigent  son retrait ?

De toute façon, le parolier du mouvement Yèrèwolo a évoqué, lors du meeting, moult  raisons qui justifient le départ de la Minusma du Mali. Siriki  Kouyaté a égrené,  entre autres : le fait que la mission est  une « fabrication française »  pour servir ses intérêts et ceux de ses alliés occidentaux ; l’agenda caché de la mission pour la séparation du Mali. Qui est sous-tendue  par les  participations régulières de la MINUSMA  aux  prétendues fêtes  de l’indépendance des mouvements séparatistes du Nord. Mais aussi, le parolier dénonce  la production des  rapports biaisés (en l’occurrence sur la question des Droits de l’Homme) de la MINUSMA  pour  saboter les efforts des Autorité maliennes  pour asseoir la souveraineté sur l’ensemble du territoire national.

En juin prochain  (dans un mois), le mandat de la MINUSMA sera rediscuté,  en vue de son renouvellement ou pas par le Conseil de sécurité de l’ONU. Cela sur fond de retrait de nombreux contingents  des pays occidentaux  qui ont déjà fait défection ou fait  part de leur volonté de mettre fin à leur contribution. La France a cessé d’être le « Porte-plume »  du Mali.  La MINUSMA a-t-elle encore, compte tenu de ces réalités, des chances de voir son mandat renouvelé ? Difficile d’y répondre !

Toutefois, depuis les récentes  attaques qui ont  visé des installations militaires et l’aéroport de Sévaré, des membres du cabinet présidentiel  à Nara, le samedi 22 avril dernier, la MINUSMA  fait, plus que jamais, face à une grande hostilité des maliens. Dont la majorité  ne souhaite  plus sa présence. Mais en la matière, le dernier mot  appartient aux Autorités maliennes. Lesquelles  ont le droit de réclamer,  en toute souveraineté, la fin de la mission onusienne. Vont-elles  in fine  avoir  le courage d’aller dans ce sens ?

<strong>Gaoussou Madani Traoré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito : Départ de la MINUSMA, encore un autre front ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-depart-de-la-minusma-encore-un-autre-front-3020473.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/edito-depart-de-la-minusma-encore-un-autre-front-3020473.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2022/01/Youssouf-Sissoko-dirpub.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Tue, 02 May 2023 11:55:26 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alternance</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Alors qu’on croyait  tous les foyers de tension éteints, qu’ils soient avec la CEDEAO ou avec la communauté internationale comme l’ONU et l’UA, afin de  se tourner résolument vers la crise socio-politico-sécuritaire, surtout  à quelques encablures de la fin de la transition, nous avons été surpris de constater qu’un nouveau front est en gestation, celui de la demande de retrait  de la MINUSMA au Mali. En effet, à quelques semaines du renouvellement du mandat de la mission Onusienne, des voix se font hautement entendre pour demander sans ambages le départ de la Mission multidimensionnelle intégrée des nations unies pour la stabilisation au mali, MINUSMA. Les raisons avancées sont relatives à son inefficacité à résoudre le problème sécuritaire. D’autres   motifs seraient d’ordre politique comme entre autres une prétendue  complicité d’avec les terroristes ou encore un soutien tacite  aux ennemis de la paix que sont les terroristes et les ex-rebelles de la CMA. Ce qui  est aberrant et incompréhensif c’est que cette maladroite  fronde est menée par certains membres du CNT et des activistes fervents supporters de la transition, ce qui laisse entrevoir en filigrane la main invisible des tenants du pouvoir, qui sont en train de manipuler le peuple afin de se débarrasser d’un allié qu’ils trouvent gênant, à savoir  la MINUSMA. A-t-on réellement besoin de toutes ces manœuvres dilatoires  pour rompre avec la mission des Nation Unies ? Les détracteurs du CNT n’ont-ils pas raison de qualifier certains membres de l’institution législative de la transition  des ramassis de cadres incompétents, ignorants totalement leurs missions ? Les autorités de la transition se trompent-elles de combat ? En effet après avoir suspendu les activités des  ONG en mettant des millions des travailleurs en chômage technique, les autorités de la transition vont-elles commettre le même pêché en mettant encore au chômage des milliers de maliens qui vivent au crochet de la MINUSMA ? En attendant d’avoir des réponses à cette  série de questions que tout bon citoyen doit se poser rappelons tout de même la mission de la MINUSMA pour éclairer la lanterne des citoyens.

Pour rappel,  la principale priorité stratégique de la MINUSMA reste l'appui à la mise en œuvre de l'Accord pour la paix et la réconciliation au Mali.  Les autorités de la transition ne se sont-elles pas engagées à mettre en œuvre cet accord et cela dès les premières heures de leur prise du pouvoir ? A-t-on besoin de rappeler que la MINUSMA, force d’interposition entre les ex-rebelles de la CMA et le gouvernement malien, est la première garante de cet accord pour la paix et la réconciliation, pourquoi alors vouloir se débarrasser de cet organe des Nations Unies alors qu’on a pris l’engagement de mettre en œuvre l’Accord ? Contrairement aux activistes et autres ignorants des textes qui régissent la MINUSMA, Les autorités doivent avoir le courage de donner la  vraie info à l’opinion publique et par conséquent dire que  le Mali n’a pas intérêt à se débarrasser de cette mission Onusienne, en dépit de toutes ses insuffisances, des manquements graves à ses principes et de son inaction sur le terrain. Si nul ne conteste la légitimité de la pression menée sur elle, qui, du reste,  est tout à fait justifiée, son départ serait une grosse erreur. En effet, le départ de la MINUSMA contribuera non seulement à exacerber la tension déjà très vive entre le Mali et une partie de la  Communauté internationale, mais aussi et surtout  exposera davantage les autorités auxquelles on reprochera une manœuvre  dilatoire visant à saper toutes les actions de la MINUSMA. Rien que le rôle qu’elle joue dans le cadre des œuvres humanitaires à l’endroit des populations sinistrées ou en difficultés. Que dire du soutien logistique, matériel  de la MINUSMA aux autorités maliennes en général et aux populations en particulier pour se mouvoir sur le territoire en toute sécurité. Ainsi,  mesurant les conséquences d’un éventuel départ de la MINUSMA tant sur le processus de paix que sur  des milliers de personnes, les autorités  sont interpellées à mettre fin à cette chienlit entretenue par leurs partisans. Car à moins de douze mois de la fin officielle de la transition les regards doivent être tournés  vers les grandes priorités que sont les réformes politiques, la sécurisation des personnes, et de leurs biens, l’atténuation de la crise sociale  et surtout la tenue d’élections  libres, inclusives, transparentes et crédibles afin de doter le pays d’institutions légitimes et légales. Toute autre chose n’est que de la diversion

<strong>Youssouf Sissoko</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Éditorial : Ils arrivent les chérubins avec la fumée de Satan !</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-ils-arrivent-les-cherubins-avec-la-fumee-de-satan-3019997.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-ils-arrivent-les-cherubins-avec-la-fumee-de-satan-3019997.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/09/Amadou-NFa-DIALLO.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 27 Apr 2023 11:35:29 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le National</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Dans un échange sur un groupe WatsApp, un citoyen, philosophe de son état, me dit-on, apporte un commentaire : "Le Président de la Transition, le Chef de l’Etat, doit et peut auditer tous les domaines de la vie publique pour savoir comment les deniers publics ont été utilisés en vue d’en tirer toutes les conséquences. À partir du moment où il a pu auditer  le domaine minier, aucun autre domaine ne peut faire exception, en tout cas tout sauf celui des financements publics des partis politiques, qui est une grosse farce dans la République depuis un certain temps". Et d'ajouter : "À bon entendeur de se préparer à cette action vigoureuse, salutaire et sanitaire" pour emprunter, dit-il, l’expression de feu Nancouma KEÏTA. Ce dernier est, on le sait, ancien dignitaire de l'Adéma-Pasj qui a fini par rejoindre IBK au RPM,  comme on retrouvera plusieurs autres ex-barrons de la Ruche dans diverses excroissances politiques dont celles-ci a accouché pour des raisons qui peuvent se justifier par tout ce qui peut passer par la tête, sauf à évoquer des différences programmatiques. Dans ce tohu-bohu qui désoriente, Pr. Moustaphe Dicko, vice-président de l'Adéma-Pasj, a fait montre d'une grande qualité qu'il convient de saluer. À la suite du retournement spectaculaire de veste de sa formation le 1er avril passé, il a tenu à déclarer sans aucune ambiguïté que sa constitution à lui demeure celle de 1992, façon de faire savoir qu'il se démarque totalement du reniement de la position anté du 20 novembre 2022 prise par son parti, qui ne pouvait être, en toute respectabilité pour un parti, remise brusquement en cause en l'espace de seulement quatre mois. Ceci est une histoire fort intéressante dans le processus de maturation de notre démocratie qui doit échapper à de simples pêches de strapontins.

Au même moment, avec une curieuse désinvolture, des acteurs politiques aux positionnements politiques bien connus trouvent toutes les vertus à la transition pour la soutenir, au besoin en cassant des tirelires ou en se débarrassant de certains larcins. Tel qui a dirigé des années durant la géologie et les mines, puis l'urbanisme en laissant l'OMH dans un piteux état, devient subitement le champion de la dissertation politique, en donnant à la transition le privilège d'orienter la réflexion. Le chant de sirène va-t-il émouvoir outre mesure le Président de la transition au point de jeter à la poubelle le rapport de l'audit minier entre ses mains ? Scrutons ensemble, mais il y a lieu d'avertir que les nouveaux chérubins de la politique malienne, qui sont en train de tourner casaque, plutôt que d'apporter de bonnes nouvelles et des bénédictions, ont sous leurs petites ailes la fumée de Satan bien cachée.

Je me souviens qu'en 2000, alors que j'étais au journal Le Républicain, j'avais écrit un article auquel j'avais donné le titre : "LES BARRONS DE L'ADEMA-PASJ SE SERRENT LES COUDES POUR PILLER L'ÉTAT". Après lecture avant publication,

Cheickna Hamala Sylla, alors rédacteur en chef du quotidien, me croise dans les couloirs avec mon brouillon et me dit : "N'Fa, ton titre est faible, j'ai trouvé un meilleur : "LE FESTIVAL.DES BRIGANDS". Quelques années plus tard, Pr. Issa N'Diaye, qui avait déjà écrit un diagnostic de ce qui pose problème dans la Ruche, écrit un livre dont le titre est : "LE FESTIVAL DES BRIGANDS". J'ignore si Pr. Issa N'Diaye y a puisé des raisons pour s'affranchir de l'Adéma-Pasj, mais les leçons continueront.

&nbsp;

<strong>Amadou N'Fa Diallo</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Editorial :  Le Mali debout malgré les coups malsains</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-le-mali-debout-malgre-les-coups-malsains-3019810.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-le-mali-debout-malgre-les-coups-malsains-3019810.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/06/Bazoumana-Alerte.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 26 Apr 2023 07:04:37 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alerte</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Mise à rudes épreuves par des attaques obscurantistes, la nation malienne tient ferme sur ses pieds. C’est du moins la devise des FAMa de se donner jusqu’au sacrifice ultime afin de protéger les populations civiles et leurs biens.

Dans leurs sales besognes, les terroristes ont semé de nouveau le deuil au Mali. Il a été endeuillé à travers Koulouba par la perte du chef de cabinet du président de la transition, Assimi Goita. Sévaré a compté aussi, selon le chef d’Etat-major des armées, une dizaine de civils morts, 3 FAMa blessées. Mais du côté des forces du mal, plus d’une soixantaine a laissé sa peau grâce à la riposte de l’armée républicaine. En outre, le samedi dernier, un hélicoptère s’est écrasé à Missabougou faisant perdre la vie au pilote.

Malgré ces dures épreuves, les Maliens et les Maliennes doivent serrer les coudes face à l’ennemi. Pour cela, il faudra taire les querelles intestines et mesquines pour soutenir cette armée de toutes les critiques venant de la communauté internationales.

Il faudra tenir en échec les mauvaises langues qui ne disent que du mal de ce pays à la civilisation séculaire. Il faudra savoir également qu’après avoir ouvert la voie à la libération de l’Afrique, le rôle que joue l’ancien colonisateur ne sera pas dans l’intérêt du Mali.

<strong>Bazoumana KANE</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Eviter les erreurs du passé ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/eviter-les-erreurs-du-passe-3019353.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/eviter-les-erreurs-du-passe-3019353.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2020/10/Bakary-Daou-.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 19 Apr 2023 06:18:13 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Le Mali traverse sa quatrième transition depuis son accession à l’indépendance nationale le 22 Septembre 1960, dont trois depuis le 26 mars 1991, date qui marque le début de la démocratie multipartite.</strong>

Après avoir renversé le régime de la première République dirigé par le président Modibo Kéita, le 19 novembre 1968, il fallut au régime militaire instauré par le Comité militaire de libération nationale (CMLN), six années pour faire adopter une nouvelle constitution, le 2 Juin 1974. Ce fut la transition la plus longue (jusque-là) de l’histoire politique du Mali.

La deuxième transition était celle hybride, militaro-civile, dirigée par le héros du 26 mars 1991, Amadou Toumani Touré (ATT). Elle a duré quelque 14 mois. La transition ouverte le 22 mars 2012 après le renversement du président ATT, a pris fin avec l’investiture du président IBK, le 19 septembre 2013, soit après 18 mois de transition.

Le Mali traverse actuellement sa quatrième transition politique, et la troisième de l’ère démocratique. Comment éviter un éternel recommencement ? Il importe de nous hâter lentement, de prendre le temps d’apporter les bonnes réponses aux questionnements ; les solutions structurelles, holistiques aux malaises politique et social.

Comment abandonner ce cycle vertigineux du retour à la case départ et d’anéantissement de l’espoir des Maliens à un mieux-être social ? Autrement dit comment trouver la potion magique pour faire profiter au plus grand nombre les ressources nationales, et faire rendre gorge aux sangsues qui sacrifient l’intérêt général sur l’autel de leurs positionnements et intérêts personnels ?

Il faut au préalable mettre fin, bannir, sanctionner le nombrilisme à tous les niveaux, chez les acteurs politiques, économiques et de la société civile ; passer au scanner ces acteurs sans lesquels le Mali ne se fera pas, pour traiter ceux d’entre eux qui souffrent de narcissisme et d’égocentrisme.

En faisant des élections une simple question de formalité, un colmatage pour plaire, satisfaire au bon vouloir des partenaires ETRANGERS, qui veulent bien dicter leurs lois en connaissance des conséquences qu’elles engendrent, dont les échecs politiques, les acteurs nationaux complices de telles pratiques sont à la manœuvre pour couvrir leurs propres lacunes. Sachant que pour accéder aux postes de décisions, la manipulation politique et les élections truquées ont constitué pour certains une courte échelle. Mal élus, ils nomment mal et pilotent à vue, avec la mal gouvernance et la faillite garanties à l’arrivée. Nous ne voulons plus jamais ça ! Le peuple a compris et est prêt à en payer le prix. Celui qui n’en croit rien est libre de l’apprendre à ses dépens. A bon entendeur… !

<strong>B. Daou</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito : L’ambiance d’avant fête est très morose, à cause de l’extrême pauvreté</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-lambiance-davant-fete-est-tres-morose-a-cause-de-lextreme-pauvrete-3019173.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/edito-lambiance-davant-fete-est-tres-morose-a-cause-de-lextreme-pauvrete-3019173.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2022/01/Youssouf-Sissoko-dirpub.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 17 Apr 2023 08:46:03 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alternance</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Décidément le Mali Koura scandé à coup de renfort médiatico-propangandiste et peint en rose,  est en passe de devenir une gigantesque illusion pour le peuple malien. Rien qu’à en juger par la morosité des activités économiques et commerciales, on en conclurait que rien ne va plus au Mali. Les sources de revenus de l’écrasante majorité des maliens ont tari et l’Etat omnipotent a failli à son devoir de soutien financier. La dette intérieure impayée, cette manne financière qui permet aux secteurs privés, aux commerçants et autres secteurs informels de pouvoir mener des activités génératrices de revenus et qui avoisine les 200 milliards, pourrait expliquer en grande partie cette paupérisation ambiante. La question que l’on est en droit de se poser est celle de savoir comment un pays qui se dit souverain, qui  expulse des ONG qui mettent en doute cette « souveraineté retrouvée » et qui a décidé de prendre son destin en mains, pourrait ne pas être en mesure de satisfaire à la demande sociale de sa population ?  La crise financière à laquelle le Mali est confronté  n’est que le résultat des choix politiques mal pensés ou d’un amateurisme de mauvais aloi d’un gouvernement à la fois populiste et incompétent. Le Mali est au bout du gouffre et les maliens s’enfoncent chaque jour d’avantage dans un abyssal trou de pauvreté,  de misère noire, du désespoir et de la désespérance.

La seule voie qui reste à un peuple affamé, meurtri et réduit à sa simple expression c’est de prendre la rue pour manifester sa colère, voire exprimer sa misère. En effet, pour cette fête qui pointe à l’horizon, les chefs de famille ne courent que derrière les prix de condiments qu’ils peinent à trouver, car la plupart d’entre eux ont fermé boutique, d’autres ont perdu leurs emplois et ceux qui ne sont que du secteur informel peinent à trouver la moindre clientèle. Les couturiers et autres stylistes ont rarement des clients et ne savent plus à quel saint se vouer à moins de quatre jours de la fête. Les petits vendeurs à la sauvette moisissent sous le coup de la misère et perdent tout espoir. Les ouvriers comme maçons, menuisiers, charpentiers, mécaniciens, les soudeurs et autres petits marchands ambulants attendent encore leurs premiers clients d’avant la fête pour pouvoir se frotter les mains en subvenant aux besoins élémentaires de leurs foyers. Aujourd’hui le gouvernement malien ne se targue qu’à dire seulement que l’Etat paie régulièrement les salaires et à satisfaire aux besoins des Forces de défense et de sécurité. Il occulte les autres priorités comme celle du bien-être social de la grande majorité des citoyens. Beaucoup de maliens se posent même la question de savoir si le gouvernement dispose de suffisamment d’argent pour organiser les élections à venir.

Le Président de la transition, le colonel Assimi Goïta, clef de voute de la gouvernance, semble être berné par son gouvernement qui a pourtant montré toutes ses limites objectives. Incapable d’apporter la moindre solution à la crise multidimensionnelle, inapte, voir disqualifié à rassembler les maliens autour des réformes majeures et enfin incompétent à mener le bateau Mali à bon port, surtout à quelques encablures de la fin du délai imparti pour la transition. Comment, sachant toutes ces tares, celui qui a la clef de voute n’arrive toujours pas à ouvrir la porte de la solution afin d’atténuer la souffrance des maliens ? Le réveil risque d’être  brutal pour le chef de l’Etat qui n’arrive pas à prendre ses responsabilités, en apportant la catharsis nécessaire pour insuffler une nouvelle dynamique à la gouvernance actuelle caractérisée par un isolement sans précédent du pays, une incapacité des gouvernants à proposer la moindre solution de sortie de crise, la corruption ambiante,  le clientélisme, le népotisme le tout dans une extrême paupérisation.

<strong>                                                                                                                                         Yousouf Sissoko              </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Éditorial :   Le printemps des retournements des vestes</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-le-printemps-des-retournements-des-vestes-3018531.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-le-printemps-des-retournements-des-vestes-3018531.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/09/Amadou-NFa-DIALLO.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Tue, 11 Apr 2023 07:47:10 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le National</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[L'éditorial de notre édition dernière (n° 520 du jeudi, 06 avril 2023) nous a valu d'abondantes réactions. Celles-ci nous ont renforcé dans notre conviction que le printemps des retournements des vestes qui se dessinait dès l'annonce de la remise du rapport de l'audit minier au Président de la Transition ne doit pas être de tout repos pour les hirondelles qui ont été des sangsues pour notre pays. Un de mes jeunes frères, haut fonctionnaire qui a vu passer tellement de dossiers délictueux, m'assure : "Mon cher ami, de tous tes éditos de 2022 et 2023, celui-ci sort carrément du lot... l'Adema-Pasj n'a jamais été autre chose qu'un conglomérat d'intérêts convergents, un parti prédateur sans aucune assise idéologique, une formation qui a trahi le Mali en bradant ses ressources vitales. L'Adema, c'est ce parti criminel qui a fait  reculer le Mali de 100 ans en déstructurant complètement, l'armée, l'école et le système sanitaire; en dépersonnalisant le peuple malien par la culture de la médiocrité, de l'apatridie, du vol en bandes organisées, de la paresse et du relâchement moral. Nous en payons plus que jamais aujourd'hui le prix. Et ces mêmes sangsues se positionnent aujourd'hui sur l'échiquier pour être les figures de proue, l'aile politique d'une éventuelle candidature des bons colonels venus comme des sauveurs, à la prochaine présidentielle. Le piège est béant. Mais, le Seigneur soit loués, ces jeunes officiers patriotes disposent d'une intelligence insoupçonnée. Ils ont du ressort. C'est le seul espoir auquel je m'accroche personnellement. Plaise à Dieu qu'ils ne ratent pas leur rendez-vous avec l'histoire. L'Adema n'a de place que dans la poubelle de l'histoire du Mali. Il est grand temps que les Maliens intègrent cela".

Tant mieux si des Maliens suffisamment éclairés ont en plus l'avantage de ne pas être amnésiques. Qui ne se  souvient des démocrates de 1991 criant sur tous les toits qu'ils ont été rejoints par la frange saine de l'Armée ? À les mettre dans la balance d'aujourd'hui, ces propos voudront dire tout simplement que les officiers qui les ont sortis du pouvoir le 18 août 2020 viennent de la racaille de notre respectable institution militaire et que ceux des généraux et autres galonnés qui les ont suivis durant 30 ans dans l'oeuvre de démolition de notre pays sont de la meilleure des races militaires. Grave injure ! Dans tous les cas, c'est une obligation pour Monsieur le Président de la Transition de donner à tous les dossiers d'audit (minier, des institutions...) les suites qu'il faut. Il n'est pas question de passer par pertes et profits tant de crimes financiers et économiques qui nous valent bien des malheurs présents. La malfaisance ne saurait être une vertu à léguer aux générations futures.

Nos condoléances les plus attristées aux autorités de la République à l'occasion du décès du père de Monsieur le Président de la Transition.

<strong>Amadou N'Fa Diallo</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Editorial : Halte aux Hybrides !</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-halte-aux-hybrides-3018530.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-halte-aux-hybrides-3018530.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2017/07/edito.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Tue, 11 Apr 2023 07:43:53 +0000</pubDate>
<dc:creator>Delta Tribune</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[L’une des innovations majeures du nouveau de la future loi fondamentale est la constitutionnalisation de la société civile. Comme le stipule l’article 40 : « les organisations de la société civile exercent dans le cadre de la démocratie participative une mission de veille citoyenne dans les conditions déterminées par la loi. ». Désormais l’existence de la société civile est garantie par la constitution et non par une loi que n’importe qui peut abroger selon son humeur du jour.

Certes, on constate une nette avancée, mais il va falloir aller plus loin et cela au moyen d’une loi pour définir le concept de société civile enfin de barrer la route à l’amalgame que nous vivons dans l’usage qu’on fait du concept ‘société civile’.

Au Mali, on retrouve dans le paquetage société civile des associations régies par la loi 04/38 du 5 Aout 2004 portant création et fonctionnement des Associations,  des syndicats, des fondations, des ONG. Il manque des textes pour préciser d’avantage les interdits et les usages impropres. De nos jours la  barrière est peu  étanche entre la sphère politique, la sphère sociale et le marché. Il n’est pas rare de constater des collusions entre des Partis politiques et organisations se réclamant de la société civile.

Cette situation profite à des individus malins qui se déambulent entre ces 3 entités au gré de leur intérêt. L’illustration la plus partante nous a été servie lors du processus de désignation des représentants de la société civile au sein des coordinations de l’autorité indépendante de gestion des élections AIGE. Des individus connus de la scène politique ont pu se faire élire avec le mandat de ces associations  de circonstances qui se crée chaque jour. Souvent les gens se demandent qui est société civile et qui ne l’est pas car le monsieur qu’on a connu dans le parti vient de faire élire au compte d’une association sans problème. Cette situation qui profite aux  hybrides est de nature à fragiliser la mission de veille citoyenne qui revient à la société civile. Si certaine organisation faitière de la société civile ont à travers leurs textes fondamentaux interdit toute activité politique, force est de constater qu’une écrasante majorité des organisations tolère le contraire. En voulant être juge et partie, ces organisations deviennent des outils de mobilisation au service des pouvoirs politiques et des partis politiques. Le rôle du régulateur et du gardien des normes que devrait jouer la société civile accuse ainsi un sacré coût. A l’instar de certains pays de la sous-région, il est grand temps que le Mali légifère sur la question afin de mettre un terme définitif à ce désordre.

<strong>Réorganisation administrative du Mali</strong>

Au terme de la loi 2023-006 du 13 mars portant création des circonscriptions administratives, notre pays le Mali compte désormais 19 régions et un district. Dans l’ordre, il s’agit des régions de Kayes, Koulikoro, Sikasso, Ségou, Mopti, Tombouctou, Gao, Kidal, Taoudéni, Ménaka, Nioro, Kita, Diola, Nara, Bougouni, Koutiala, San, Douentza, Bandiagara et le district de Bamako.

S’agissant de la région de Ségou, elle a été éclatée entre les nouvelles régions de Ségou et de San. Désormais la nouvelle région de Ségou comprend 11 cercles contre 7 auparavant. Il s’agit pour les anciens des cercles de Baraoueli, Bla, Macina, Niono. Les nouveaux cercles de la région de Ségou sont Saro, Markala, Sokolo, Nampala et Farako.

De 39 arrondissements dans l’ancien format, la nouvelle région de Ségou en compte 38 désormais. Le nombre de commune à lui aussi varié de 118 dans l’ancien format, la nouvelle région en compte 79 au terme de la loi.

La nouvelle région de San comprend 7 cercles qui sont San, Tominian, Kimparana, Yangasso, Fangasso, Mandiakuy et Sy. Elles se divisent entre 17 arrondissements et 42 communes.]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito : Les Maliens sont à bout de souffle et les autorités n’en sont pas conscientes</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-les-maliens-sont-a-bout-de-souffle-et-les-autorites-nen-sont-pas-conscientes-3018513.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/edito-les-maliens-sont-a-bout-de-souffle-et-les-autorites-nen-sont-pas-conscientes-3018513.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2022/01/Youssouf-Sissoko-dirpub.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Tue, 11 Apr 2023 07:05:29 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alternance</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Au-delà de la propagande, du populisme et du tintamarre, à renforts de slogans dits patriotiques, les maliens ne voient guère les signes de la grande promesse d’un Mali koura. le Mali et les maliens sont à bout de souffle et ils ne se battent aujourd’hui que pour leur survie.  Ils broient du noir, et ne savent plus à quel saint se vouer, tant l’espoir d’une vie meilleure a été déçu. La promesse  du Mali Koura, où la justice  sera rendue équitablement n’a pas  été tenue, l’engagement pour une lutte implacable contre la corruption et la délinquance financière est devenu un lointain souvenir. La volonté de faire du Mali un Eldorado avec la relance économique et la création des richesses avec nos matières premières s’est transformée en un supplice pour étouffer les maliens. Aujourd’hui, tous les secteurs sont affectés par la crise, l’éducation, la santé, la culture, l’art, l’économie. Le hic est que malgré toutes ces difficultés les autorités ne semblent nullement pas être angoissées et tout porte à croire que  le serment de rendre le pouvoir à la date échue ne serait pas respecté.  Bref toutes les promesses d’un Mali vertueux sont renvoyées en calendes grecques si elles ne sont pas tout simplement bafouées. Les attentes du peuple, loin d’être  comblées, se sont transformées en véritable cauchemar. Plongeant les populations dans des méditations profondes. La gravissime crise post-coup d’Etat  dans laquelle le Mali est plongé, a fini par donner raison  aux détracteurs de la transition, qui pensent à tort ou à raison qu’elle n’est pas capable de sortir le Mali de la léthargie et que le combat pour le changement a été détourné à des fins personnelles. C’est pourquoi le vœu le plus ardent exprimé par une frange importante du peuple est sans nul doute  un retour rapide à l’ordre constitutionnel normal, afin de sortir de ce train-train quotidien angoissant.

En effet,  comment comprendre que le pays des fiers guerriers comme  Soundiata Keita, Askia Mohamed, Firhoun, Babenba, Tiéba, qu’est le Mali dont l’histoire, chantée en refrain, par les autorités actuelles, fières  de leur souverainetté, ne puisse pas amorcé son envol. Jamais le Mali  ne s’est porté aussi mal que sous la transition du CNSP. Jamais la patrie des dirigeants vertueux comme Modibo Keita, Fily Dabo Sissoko n’est devenu la risée du monde que sous le tandem Assimi-Choguel. Isolé diplomatiquement, asphyxié financièrement, mis à genou économiquement, le pays ne tient encore sur ses deux pieds que grâce à la résilience de son peuple. Mais jusqu’où ira cette résilience ? Car hormis les quelques prouesses de l’armée sur le terrain, les chants de sirène des activistes politiques et autres panafricanistes mal inspirés qui font croire à la naissance d’une Afrique nouvelle, les Maliens dans leur écrasante majorité souffrent. L’économie qui devrait être la base de la richesse est à terre, avec comme conséquence la rareté des ressources financières, et surtout l’exacerbation de la crise sociale.

En effet,  Les maliens souffrent dans leur âme et dans leur chair, ils sont privés d’électricité et d’eau, ils sont confrontés à la vie chère, ils subissent la loi de l’inflation et leurs entreprises  ferment les unes après les autres. Toutes les sociétés pourvoyeuses de ressources et d’emplois ont vu  leurs espoirs  brisés.  La grande inquiétude est  qu’il n y a aucune  perspective ni vision de la part des gouvernants qui pourront faire espérer sur un lendemain prometteur. Aujourd’hui, nul ne pourra contester l’asphyxie économico-financière  dont subit le Mali et cela à cause des choix politiques de ses dirigeants. Qui ont tourné le dos à l’occident pour se diriger vers la Russie. Ce choix a eu comme conséquence la rupture avec les grands bailleurs de fonds, ce qui fait que l’économie est fortement suffoquée. Et il est de coutume que quand   l’économie se porte mal les finances en pâtissent. Rares sont les chefs de ménages au Mali qui pourront satisfaire aux besoins quotidiens des membres de leurs familles. Les produits de grande consommation ne sont pas à portée des mains de la grande majorité de la population, à cause de leurs prix exorbitants face à des revenus extrêmement faibles. Le Mali n’a-t-il pas eu tort de rompre avec certains de ses partenaires au profit de la seule Russie ? La réponse est sans nul doute oui, car le Mali s’enfonce chaque jour un peu plus dans la misère et le sous-développement, sans que cela n’émeut les autorités maliennes.

<strong>Youssouf Sissoko </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Éditorial :  L&amp;apos;Adéma&#45;Pasj : la délinquance, l&amp;apos;ignominie et la honte</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-ladema-pasj-la-delinquance-lignominie-et-la-honte-3018079.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-ladema-pasj-la-delinquance-lignominie-et-la-honte-3018079.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/09/Amadou-NFa-DIALLO.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 06 Apr 2023 09:04:08 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le National</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Après réception du rapport de l'audit minier le 23 mars dernier et après s'être engagé lors du conseil des ministres du mercredi, 29 mars 2023, de prendre personnellement en main la suite à donner à l'affaire, le Président de la Transition ne doit plus se laisser prendre au piège d'aucun sentiment. Il s'est engagé, dès le départ, à lutter farouchement et efficacement contre la corruption et toutes les délinquances financières et économiques. Il a même, pour cela, invité les magistrats, le 14 septembre 2021, dans le saint des saints de la République, le Palais de Koulouba, à prendre des risques afin que l'action de salubrité nationale soit sans pitié, sans réserve. Il doit être le premier déterminé et le plus résolu, voire le plus téméraire, sur ce théâtre d'opération, en tant qu'officier supérieur et premier magistrat de la République. Le gouvernement, en le suivant, doit être déterminé à aller jusqu'au bout pour démasquer les prédateurs et les fossoyeurs de notre nation, dont certains, comme les délinquants hier haut perchés de l'Adéma-Pasj, continuent à vendre les multiples permis miniers qu'ils se sont octroyés par des crapuleries multiples. Cet assainissement, qui porte les couleurs de la justice, est à faire au nom du Mali et des Maliens car les ressources naturelles de notre pays sont un bien du peuple, et non des larcins pour quelques individus immoraux, serveurs des multinationales qui n'ont que faire de notre bonheur.

Il est bien déjà que le Président de la Transition ait suspendu toutes les livraisons de permis d'exploitation minière. Il est tout aussi opportun de le saluer pour avoir eu la patriote idée de créer la SOREM  (Société de Recherche et d'Exploitation des Ressources Minérales du Mali) dont l'État du Mali est le seul actionnaire, pour justement préserver la nation des délinquances révoltantes du fait de l'Adéma-Pasj durant des années. Mais si tout cela devait aboutir à des compromissions politiciennes afin de faire passer par pertes et profits les actions des voleurs et des receleurs de permis miniers, ce serait tout simplement violer la République.

Que l'Adéma-Pasj est un parti paria dès sa naissance est une vérité que seuls les gredins de la pire espèce essaient de contester. Ce parti, censé symboliser la ruche pour la production du bon miel, nourriture et remède, pour les Maliens, n'a jamais rien fait que de prendre le Mali pour un gigantesque bordel dans lequel ses cadres étaient particulièrement à l'aise de jouer les mères Maquerelle. Un exemple parmi mille : au début des années 2000 (on était à près de deux ans de la fin du règne Adema et on préparait le retour d'ATT), mettant en avant quelques opérateurs économiques véreux, ils montent, à la faveur du boom des nouvelles technologies de communication, Ikatel et Sogetel dont les actionnaires majoritaires n'étaient autres que le président de la République, le patron des services secrets, des ministres, tous Adéma, bien sûr. Dans la Ruche, il ne s'est pas trouvé un seul ange pour dénoncer ce délit d'initié au détriment de l'État du Mali. À cette délinquance de la part de gens au col bien blanc, on mentionnera l'ignominie de cette pratique nauséabonde d'attirer les personnalités dans des chambres de passe et les filmer en pleins ébats sexuels pour les tenir à la gorge toute leur vie. Qu'est-ce que encore l'Adéma-Pasj si ce n'est cette formation politique qui a perpétré contre la démocratie le plus illustre coup d'Etat contre la démocratie si tant est que la démocratie repose sur les partis politiques ? Ce Rouge-Blanc de la honte infecte toujours, il faut veiller à le faire disparaître. Le carton demeure plein.

<strong>Amadou N'Fa Diallo</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito :  Bipartition des organisations musulmanes</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-bipartition-des-organisations-musulmanes-3018034.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/edito-bipartition-des-organisations-musulmanes-3018034.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2020/05/Gaoussou-Madani-Traoré.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 06 Apr 2023 01:26:53 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Après avoir validé le projet de nouvelle constitution du Mali, le Président de la Transition malienne l’a officiellement présenté, depuis le  20 mars 2023, aux Forces vives de la nation. Col Assimi Goïta s’est servi de l’occasion pour   leur expliquer  le grand intérêt que son Gouvernement  porte  pour  la nouvelle Constitution. Aussi, il les  a invités  d’y adhérer  pleinement et de le vulgariser  auprès de leurs militants et des populations. Alors que, au sein des Forces vives,  cette question de nouvelle Loi Fondamentale ne fait pas du tout  l’unanimité. Puisque, en réalité,  elle les divise.

Ce constat est hélas bien perceptible  chez les acteurs  politiques et dans leurs regroupements politiques,  tout comme chez les leaders  religieux musulmans et au sein de leurs associations. Lesquels sont déjà dans des   bagarres  de positionnement.  Ainsi, des leaders  musulmans ou des associations religieuses  musulmanes profitent des meetings ou des plateaux de télévision pour se prononcer. Lors de cet exercice  (quasi politique), il ressort une nette bipartition des dignitaires ou des associations musulmanes autour du Projet de Nouvelle Constitution. Les uns s’y opposent tandis que les autres y adhèrent.

La Ligue Malienne des Imams et Savants pour la solidarité islamique (Limama),  fait partie des regroupements religieux qui ont carrément rejeté le Projet de Nouvelle Constitution. Elle  s’oppose à l’expression  de « la laïcité »  dans le texte  constitutionnel et exige qu’elle soit remplacée par celle de  « l’Etat multiconfessionnel ». Idem pour  le  regroupement politico-religieux de l’Imam Mahmoud Dicko qui rejette le Projet de  Nouvelle Constitution. La Coordination des Mouvements, Associations et Sympathisants de l’Imam (CMAS) n’a de cesse dénoncé ledit projet. Dans nombre  de ses sorties  médiatiques ou meetings, elle  exigeait du Président  de la Transition de « sursoir »  à l’élaboration d’une  nouvelle Loi Fondamentale.

Par contre, il y a des leaders religieux musulmans qui apportent  leur soutien indéfectible au nouveau Projet constitutionnel. Cherif Ousmane Madani  Haidara fait partie de ceux-ci. S’exprimant en son nom personnel,  le Président d’Honneur du Mouvement Ançardine International, dit : « J’exprime mon soutien total au projet de constitution ». Mais nul n’ignore que les positions du Guide des Ançardines se confondent avec celles de son mouvement.

Autre grand soutien de taille de la Transition ?  Le Cherif de Nioro est beaucoup cité pour soutenir les Autorités de la Transition. Or, jusque-là, le Chef des Hamallistes ne s’est pas prononcé officiellement. Mais  d’après certaines indiscrétions, il aurait déjà donné son aval pour le Projet de Nouvelle Constitution. Si cela venait à s’officialiser, nul doute que le Mollah serait suivi par la majorité des Hamallistes.

Quid  de la position du Haut Conseil Islamique du Mali  (HCIM) ?  Certainement bipartite, cette organisation nationale, censée représentée toutes les confessions religieuses musulmanes du Mali,  ne s’est toujours pas prononcée  sur la question. D’ailleurs, pourrait-il le faire au risque de s’éclater ?

Une chose est plus que  certaine, la campagne référendaire, si elle a lieu,  sera rude, pour ne pas dire très rude entre les leaders et (ou) Associations religieuses musulmans (es). Mais une autre chose serait beaucoup plus  intéressante : le résultat des urnes (si le vote a pu se dérouler). Car   le verdict des urnes  nous permettrait  in fine de connaitre le poids réel des uns et des autres.

<strong>Gaoussou Madani Traoré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Editorial :  Remous au Sénégal contre le 3ème mandat de Macky Sall : Où est la Cedeao ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-remous-au-senegal-contre-le-3eme-mandat-de-macky-sall-ou-est-la-cedeao-3017939.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-remous-au-senegal-contre-le-3eme-mandat-de-macky-sall-ou-est-la-cedeao-3017939.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/06/Bazoumana-Alerte.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 05 Apr 2023 11:29:06 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alerte</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[C’est un secret de polichinelle qu’au Sénégal, rien ne marche comme avant. Macky Sall est à couteaux tirés avec l’opposant Ousmane Sanko. Des procédures judiciaires d’intimidation ont le vent en poupe pour casser les ailes du candidat présidentiable. En réponse donc, l’opposition se réorganise. Une manifestation prévue même pour hier a été reportée.

Macky ayant loué le palais pendant deux mandats, un de 7 ans et un de 5 serait dans la posture de s’y éterniser mettant ainsi à rudes épreuves la démocratie d’un des pays les plus sereins en Afrique occidentale. De son saoul, il met le compteur de ses mandats à zéro. Sinon il est facile comme de l’eau à boire de lever le flou qu’il entretient sur son éventuelle candidature à sa propre succession.

Où se cache la Cedeao ? Cette organisation agit-elle au nom des peuples ou des dirigeants ? Les récents coups d’Etat au Mali, au Burkina et en Guinée Conakry ont permis de mettre en marche la machine de cette organisation décriée pour avoir montré ses limites. Lorsqu’il y a coup d’Etat, les présidents de la Cedeao s’agitent comme ils peuvent. Mais concernant le coup d’Etat constitutionnel par un de leurs pairs, ils demeurent silencieux comme une tombe.

En fait d’alternance pacifique au pouvoir, si Machy Sall s’inspirait de Mahamadou Issouffou du Niger, de Mahamadou Buhari du Nigéria et même d’Alpha Oumar Konaré du Mali, il éviterait de mettre le Sénégal à feu et à sang. S’il ne veut pas sortir par la grande porte, le soupirail ne l’honore pas. Pour tenir un troisième mandat en échec, l’opposition ne chôme pas.

Le cas Macky est une opportunité pour les présidents de la Cedeao pour se ressaisir et gagner en crédibilité. Le respect des lois étant le principe fondamental de la démocratie, les populations, au même titre que les dirigeants, doivent obéir aux lois. En démocratie, il est clair que nul n’est au-dessus de la loi.

<strong>Bazoumana KANE</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Éditorial :   Comme quelque chose de pourri dans la ruche</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-comme-quelque-chose-de-pourri-dans-la-ruche-3017647.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-comme-quelque-chose-de-pourri-dans-la-ruche-3017647.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/09/Amadou-NFa-DIALLO.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 03 Apr 2023 10:53:32 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le National</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[On y est : ça commence à se déglinguer, tel un tricot dont une maille a filé, dans  la kyrielle de partis politiques qui écument le boulevard démocratique national jusqu'à l'embouteillage monstre. L'habituel communiqué du Cadre d'échanges du 29 mars dernier ne sera rien d'autre qu'un subterfuge pour masquer le délitement de ce regroupent qui ne pèse que le poids des illusions  entretenus par quelques acteurs très conscients qu'ils ne peuvent plus peser sur le cours de la transition.

Mais le plus marrant est la dernière sortie de l'Adéma-Pasj, parti rénégat de la démocratie et de la Révolution du 26 mars 1991 dès 2000, au moins. Pas un seul observateur attentif n'a vu venir ce que l'on qualifie, depuis quatre à cinq jours, de retournement de veste spectaculaire, de virage à 180°, de reniement, etc., de la part de l'Adéma-Pasj le 1er avril 2023, si bien qu'on s'est contraint de refuser de croire au plus gros poisson d'avril jamais servi par un parti politique dans le landerneau politique national. Pour comprendre la stupéfaction des uns et des autres, il faut remonter à quelques quatre mois, le 20 novembre 2022. L'Adéma-Pasj, après un réquisitoire développé sur quatre pages contre le projet de nouvelle constitution, proposait sa condamnation : "En l'absence d'un dialogue politique national inclusif dans un cadre approprié devant aboutir à un large consensus autour du projet, l'Adema-Pasj, prenant acte des réserves et commentaires pertinents formulés par une composante significative des forces vives du pays, exhorte le Président de la Transition à renoncer à la poursuite du processus de rédaction d'une nouvelle Constitution". Ne perdons pas de temps pour savoir si les mots ont des sens, ils l'ont et ceux utilisés par l'Adéma-Pasj dans l'invite au Président de la Transition sont précis et, politiquement, hautement expressifs. Mais ils donnent du vertige lorsqu'on les met bout à bout avec ceux que le parti de l'abeille solitaire a utilisés le 1er avril, comme si l'abeille était tout simplement pourchassée par les frelons. En effet, par la même façon de conclure après une débauche argumentaire, l'Adéma-Pasj proclame le 1er avril : "En conséquence, malgré ces réserves et commentaires pertinents ci-dessus formulés, l'Adéma-Pasj, soucieux de la stabilité et de la réussite du processus de transition en cours dans notre pays, prend acte du projet de Constitution ainsi finalisé et se fera le devoir d'en assurer une large diffusion auprès de l'ensemble de ses militants de l'intérieur et de la diaspora". Voilà, il ne s'agit pas de galimatias auquel on ne comprend rien, les mots utilisés sont clairs et expressifs, politiquement.

Il y a certainement anguille sous roche, quelque chose de pourri au royaume de Danemark, pardon dans la Ruche. Les derniers évènements nous permettent de trouver quelques explications à cette sorte de fuite en avant. Il n'est caché à personne que l'Adéma-Pasj, avec d'autres certainement, était dans la logique de faire marcher contre la nouvelle Constitution et d'empêcher conséquemment la tenue du référendum. Entre temps, le jeudi, 23 mars, le Président de la Transition reçoit le rapport tant redouté de l'audit minier. Au conseil des ministres qui suivra le mercredi, 29 mars, il ne fait pas mystère de sa volonté de suivre personnellement le dossier. Que de l'angoisse naisse de cette décision, ceux qui étaient majeurs dès 1992 le comprendront. Depuis 1991, en effet, ce sont les acteurs de l'Adéma-Pasj et du CNID, notamment, qui ont successivement occupé les postes de ministres  des mines et de directeurs de la DNGM. Or, cette période, jusqu'au 18 août 2020, correspond exactement à l'ère du bradage minier, des permis d'exploration et d'exploition de mines qu'on se livrait comme des cacahuètes et qui étaient vendus aux multinationales, donc contre les intérêts du Mali, juste pour que des délinquants à col blanc empôchent de significatives dividendes. Si le repositionnement de l'Adéma-Pasj est au prix d'un tel arrangement politique pour échapper à la justice, pour accorder l'impunité à des sangsues d'une époque, que le Président Assimi Goïta regarde mille fois la rougeur de nos yeux avant de consentir à passer par pertes et profits tant de crimes économiques qui nous ont causé de grands malheurs.

<strong>Amadou N'Fa Diallo</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito : 26 Mars, de la sacralisation à la banalisation d’une date historique.</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-26-mars-de-la-sacralisation-a-la-banalisation-dune-date-historique-3017571.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/edito-26-mars-de-la-sacralisation-a-la-banalisation-dune-date-historique-3017571.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2022/01/Youssouf-Sissoko-dirpub.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 03 Apr 2023 02:33:47 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alternance</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Le Mali démocratique a soufflé sa 32<sup>ième</sup> bougie le dimanche 26 Mars 2023 dans la plus grande sobriété. Symbole des libertés reconquises après d’énormes sacrifices en vies humaines, le 26 Mars de cette année a été un non-événement pour les autorités de la transition, qui ont juste sacrifié à la tradition en déposant une gerbe de fleurs au monument des martyrs.  Cette date qui est le couronnement des longues années de lutte des patriotes pour l’avènement de la  démocratie est en passe d’être reléguée au second plan. Il y a à coup sûr une velléité  de banalisation, de désacralisation et de falsification de l’histoire, afin de restaurer l’ancien ordre. Sinon comment comprendre que le lundi qui a suivi le 26 Mars ne soit pas chômé et payé conformément à la législation malienne. Et pourtant des dates moins importantes que le 26 Mars sont déclarées chômées et payées. Pourquoi une date aussi importante qui est le symbole de l’avènement de la démocratie puisse être autant méprisée  par les plus hautes autorités du pays ?  Pour rappel c‘est le 26 Mars 1991 que les forces patriotiques, soutenues par l’armée, ont mis fin à 23 ans de dictature du Général Moussa Traoré. Cette date consacre l’instauration du multipartisme et la fin de la pensée unique, incarnée par le parti- Etat que fut l’UDPM. En  effet, il y a aujourd’hui un dessein funeste de vouloir faire du 26 Mars une date banale. Les nostalgiques de l’ancien ordre sont à pied d’œuvre pour mettre dans les placards  la belle révolution du peuple malien. La grande interrogation est celle de savoir si les autorités actuelles ne se sont pas se laissées influencer par ces vendeurs d’illusions qui ont la volonté de prendre leur revanche sur l’histoire.

En effet, en essayant de jeter un regard rétrospectif sur les évènements qui ont jalonné le long et tumultueux processus  démocratique l’on a de quoi s’inquiéter sur son avenir, tant ses fossoyeurs s’activent et se font de plus en plus entendre. C’est ainsi que la belle odyssée que notre démocratie a connu sous Alpha Oumar Konaré, caractérisée par une alternance pacifique en 2002, a été interrompue à deux reprises ; à savoir en 2012, à la suite d’un coup d’état, le plus stupide au monde, perpétré par le capitaine Amadou Haya Sanogo, ensuite il y a eu celui du Colonel Assimi Goïta en 2020, tout aussi évitable car un coup d’Etat a plus d’impacts négatifs que positifs. Tous les deux coups d’Etat ont comme dénominateur commun, la mise entre parenthèses de la démocratie et la tentative de restauration de l’ancien ordre politique, celui de leur frère d’arme le général Moussa Traoré. Si le Capitaine Amadou Haya Sanogo a échoué dans sa tentative de confiscation du pouvoir, le Colonel Assimi Goïta a le vent en poupe et semble avoir, comme son prédécesseur, la volonté de garder le pouvoir, au-delà du délai imparti. Il sera aidé dans son aventure par certains caciques des anciens régimes, à commencer par celui du Général Moussa Traoré, les déçus des régimes Alpha, ATT et IBK. Il y a vraiment cette volonté de saboter le 26 mars, pour preuve qui ne se rappelle pas des propos tenus par le Premier ministre, affirmant sans ambages que ceux qui ont été tués lors des événements de mars 1991 étaient des bandits et autres petits voleurs et qu’il n’y avait ni élèves, ni étudiants encore moins des cadres de l’administration. Doit-on être réellement surpris de la désacralisation et de la banalisation du 26 Mars par les autorités actuelles ? La réponse est sans nul doute non, Il y a même  cette volonté d’effacer cette belle page de l’histoire récente de notre pays et surtout de la  falsifier voire la réécrire. D’où cette tentative d’inventer et de créer de toute pièce une histoire, celle du 14 janvier  que les autorités ont décrété comme étant la journée de la souveraineté retrouvée.

En somme, le fait de fêter dans la plus grande sobriété cette date d’anniversaire de l’avènement de la démocratie au Mali et surtout de ne pas chômer et  payer le lundi 27 mars 2023, conformément à la législation, est à la fois un mépris pour des milliers de  martyrs tombés sur le champ de l’honneur pour plus de libertés, mais aussi une tentative de banalisation d’une date à la fois  historique, symbolique et emblématique.

<strong>Youssouf Sissoko    </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Éditorial :   Le bon tamis</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-le-bon-tamis-3017212.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-le-bon-tamis-3017212.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/09/Amadou-NFa-DIALLO.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 30 Mar 2023 09:31:33 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le National</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Le temps est meilleur juge, dit-on. Les jours de la dernière mi-mars ont offert aux Maliens le baromètre indispensable pour évaluer l'action publique et politique. Il y a en effet un pouvoir transitoire qui se démène au quotien comme un beau diable pour mener l'action publique en lui donnant les couleurs de l'avenir. Parce qu'il veut lui imprimer les élans du succès, de la réussite clairement, car tout échec est à éviter. Le pouvoir transitoire, dans son combat quotidien, tient ferme sur ses deux piliers qui, malgré bien de coups de coupe-coupe, sont d'une solidité qui inflige aux assaillants un découragement inavouable. Les officiers qui ont réussi le pronunciamiento du 18 août 2020 forment indéniablement avec l'aile politique de la libération nationale, le M5-RFP, un tandem coulé dans du zinc, inoxydable donc. Leurs assises sont si solides qu'ils peuvent désormais s'attaquer résolument aux problèmes qui ont miné le Mali durant les trente dernières années, à savoir la corruption, le braconnage minier, encore et encore. L'Armée, parce qu'elle est en de bonnes mains, se positionne au fil du temps comme la sentinelle particulièrement vigilante de la souveraineté nationale. Les armes qu'elle a montrées, officiellement et par une communication intelligente les 16 et 25 mars, suffisent à dire dans quel Mali on se trouve désormais.

Pour ce qui est de l'action politique, le M5-RFP tient évidemment les lieux, sans jamais se défausser de sa responsabilité, en tenant surtout ferme la boussole qui lui a permis d'ébranler hardiment les fondements du pouvoir qui, entre autres maux impardonnables, a détruit l'Ecole et l'Armée. Qu'y a-t-il en face du M5-RFP ? Rien d'autre que l'ancienne classe politique qui souffre du rejet massif et franc des Maliens et qui ne dont les acteurs ne font que s'agiter pour se donner un semblant de vie. Mais non ! Ces partis sont condamnés à s'admirer seulement dans le miroir de leurs turpitudes d'hier. Conférences nationales, congrès, journées de réflexion : rien de vrai, rien que des moments d'autocongratulation, de flatteries vaniteuses, etc. Ce ne sont que de genres de communication destinés à réaliser des reportages-photos de vanité futile ou des séances de vernissage de leurs humeurs vagabondes qu'ils glissent dans des enveloppes "démocratiques". Belle façon de se leurrer.

&nbsp;

<strong>Amadou N'Fa Diallo</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>En vérité :  Un contrôle de prix occasionnel Qu&amp;apos;en est&#45;il alors des onze autres mois ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/en-verite-un-controle-de-prix-occasionnel-quen-est-il-alors-des-onze-autres-mois-3017022.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/en-verite-un-controle-de-prix-occasionnel-quen-est-il-alors-des-onze-autres-mois-3017022.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2017/07/edito.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 29 Mar 2023 01:45:39 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Informateur</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Les opérations de contrôle sont indispensables pour lutter contre les atteintes à la sécurité sanitaire des populations et la baisse de leur pouvoir d’achat mais n’interviennent généralement qu’à un doigt du mois sacré de Ramadan.</em></strong>

Dans le souci de détecter toutes les formes de spéculation et pratiques qui nuisent au bon fonctionnement du marché, faussent les règles du jeu de la concurrence et, par conséquent, contribuent à la montée en flèche des prix, la Direction générale du commerce et de la concurrence (DGCC) et ses services déconcentrés multiplient les tournées dans les entrepôts de stockage des denrées alimentaires et différents marchés du pays. Certes, ces campagnes de contrôle sont indispensables pour lutter contre les irrégularités pouvant porter atteinte à la sécurité sanitaire des populations et tirer vers le bas leur pouvoir d’achat. Toutefois, l’on est en droit de se demander que ces sorties n’interviennent généralement qu’à un doigt du mois sacré de Ramadan. Alors questions : le citoyen ne consomme-t-il que pendant ce mois sacré? Qu'en est-il alors des onze autres mois ? Pourquoi n'avons-nous pas des agents qui vont sérieusement contrôler les fraudeurs ? Il est indispensable de prendre des mesures draconiennes et strictes afin que le consommateur se sente protégé en permanence. « La consommation des citoyens est journalière. Donc, elle ne se limite pas à un mois, tel que le mois de Ramadan ou à une période précise.

Tout de même, à titre de rappel, les prix des biens, produits et services sont définis par les mécanismes de la libre concurrence, sauf pour les cas où la loi en dispose autrement.

<strong>Fanfan</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito : La classe politique malienne à la recherche d’une issue de secours.</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-la-classe-politique-malienne-a-la-recherche-dune-issue-de-secours-3016770.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/edito-la-classe-politique-malienne-a-la-recherche-dune-issue-de-secours-3016770.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2022/01/Youssouf-Sissoko-dirpub.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 27 Mar 2023 09:00:37 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alternance</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Jamais la classe politique malienne ne s’est portée aussi mal que sous la transition du Colonel Assimi Goïta. Elle peine à se faire entendre et à jouer le rôle qui est le sien, malgré la situation chaotique du pays, caractérisée par une crise financière sans précèdent, une insécurité alimentaire inquiétante, une situation économique dramatique. Elle est véritablement à la recherche d’une issue de secours pour sauver encore ce qui peut l’être de son identité. Oui le pays sous la soldatesque ne se porte pas mieux que sous les démocrates. La transition ne fait que s’embourber dans la crise dont l’issue est incertaine. Aujourd’hui il y a un gros risque de glissement dans le calendrier électoral, ce qui entrainerait probablement une prolongation de la transition au grand dam du Mali qui s’exposerait à d’autres sanctions de la CEDEAO et de l’UA. La classe politique est vraiment inaudible pour ne pas dire qu’elle est aphone, malmenée par une opinion qui lui endosserait la responsabilité de tous les crimes et obstacles bloquant le développement du Mali,  elle semble céder voir se résigner face à ce sévère jugement d’une certaine opinion, manipulée à souhait. Le hic est que ce jugement est porté sur la classe politique, avec la complicité de certains leaders politiques, tout aussi responsables des crimes, s’il y en a, mais qui ont su retourner la veste en se faisant passer pour des chantres du Mali Koura. Pour ces leaders certaines vertus comme l’honneur et la dignité sont à jeter aux chiens et ce qui compte c’est le profit qu’ils peuvent tirer d’une telle situation. L’Opinion est-elle très sévère dans sa sentence contre la classe politique ? Pourquoi est-elle plus clémente vis-à-vis des militaires malgré leurs bourdes ?

En analysant sans passion la situation du pays et en situant sans complaisance les responsabilités, on en conclurait simplement que la classe politique malienne a failli. Elle n’a pas du tout été à la hauteur de l’espoir et de l’espérance que le peuple malien avait fondé sur elle, après l’avènement de la démocratie. Sa gouvernance a été surtout caractérisée par la corruption à ciel ouvert, le clientélisme, la culture de la médiocrité, la faillite de l’éducation, la détérioration du système de santé, et surtout le manque de formation du citoyen de demain. Et pour autant, cette classe politique  est le fruit d’une longue lutte politique qui aurait débuté au lendemain du 19 novembre 1968, après le renversement, par le Comité Militaire de Libération Nationale, CMLN, du régime socialiste de Modibo Keita, le premier président du Mali indépendant. La question que l’on est en droit de se poser est celle de savoir pourquoi  la classe politique malienne n’a pas su préserver les précieux acquis des combattants de la démocratie et de la liberté que furent entre autres, Me Demba Moussa Diallo, Me Drissa Traoré, Abdramane Baba Touré, Victor Sy, Mohamed Lamine Traoré, pour ne citer que ces quelques figures de proue. Leurs successeurs semblent trahir la noble cause, celle de la bonne gouvernance, pour laquelle ils se sont battus des années durant, Ils ont trahi l’idéal de combat pour une gouvernance vertueuse, pour s’adonner à des pratiques qui ont été dénoncées et combattues sous le régime dictatorial du général Moussa Traoré. D’où la colère noire de l’opinion qui semble aujourd’hui s’accommoder des bourdes des militaires au pouvoir plutôt que le retour de cette classe politique aux affaires.

Erreur d’appréciation ou immaturité du peuple qui pense pouvoir trouver aux hommes en uniformes la solution de son malheur ?  Autant la classe politique a échoué, autant les militaires, qui ont gouverné jusqu’ici le pays, ont également échoué. Donc la solution est entre les mains du peuple qui veut fuir ses responsabilités en mettant son destin entre les mains d’un groupuscule fut-il armé. Il revient au peuple et à lui seul de décider de son avenir, en choisissant des hommes et des femmes dignes de confiance, désintéressés, patriotes et qui répondent aux critères moraux et d’intégrité. Ceux-ci auront la lourde mission de dessiner le futur du Mali, en mettant surtout l’accent sur la formation des citoyens de demain. Qu’il soit dit en passant il n y a pas d’autres alternatives à la démocratie.

<strong>                                                                                                                                        Youssouf Sissoko</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Éditorial :   Quand du 26 mars 1991 il ne reste paradoxalement que l&amp;apos;armée et le M5&#45;RFP</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-quand-du-26-mars-1991-il-ne-reste-paradoxalement-que-larmee-et-le-m5-rfp-3016765.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-quand-du-26-mars-1991-il-ne-reste-paradoxalement-que-larmee-et-le-m5-rfp-3016765.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/09/Amadou-NFa-DIALLO.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 27 Mar 2023 08:56:44 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le National</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Trente-deuxième anniversaire, hier dimanche, 26 mars 1991,  de la Révolution populaire démocratique. Viscéralement respectueux des principes de la République, parce que le 26 mars a trouvé place dans la nouvelle constitution et encore, le Chef de l'État, clé de voûte des institutions républicaines, Colonel Assimi Goïta, a sacrifié au rituel de déposer la gerbe de fleurs au monument de la femme martyre et son enfant. Le Premier ministre, Dr. Choguel Kokalla Maïga, et des membres du gouvernement et du CNT, accompagnaient pour la circonstance le Chef de l'État. Le tableau de la cérémonie donne, shématiquement et non caricaturalement, la présence de ce qui rappelle le CNSP et le M5-RFP, les deux forces, militaire et politique, qui ont pourtant mis fin au règne cleptomane et criminel de trente ans émaillé par la dislocation de l'État par des opérations de bradage et de vente aux enchères de la souveraineté nationale.

Il est curieux que ce 32ème anniversaire du 26 mars 1991 n'ait donné lieu, de la part de ses acteurs si inspirés d'ordinaire en slogans, à aucune déclaration, même fantaisiste et mensongère, comme ils ne se gênent pas d'habitude de fendre l'air. Pour comprendre leur désarroi, il faut se rappeler que l'année dernière, c'est le 03 avril qu'ils avaient péroré, à travers une conférence convoquée par l'Àdéma-Pasj. Cette année, ont-ils décidé d'enterrer pour de bon leurs prétentions liées au 26 mars ou le dernier réquisitoire prononcé un mois avant, le 27 février, par Emmanuel Macron a-t-il eu sur leurs échauffaudages de partis politiques l'effet de  la trompette de Jéricho ?

Compte fait, il faut remercier le ciel d'avoir mis au coude à coude les deux partenaires historiques du changement à travers la rectification de la Transition le 24 mai 2021. À l'évidence, le M5-RFP, l'authentique, tient résolument son rôle aux côtés des militaires dont il a préparé l'assaut déterminant dans le nid d'aigle du pouvoir criminel. Dieu ne dort pas, le M5-RFP Kura ne pouvait être qu'un feu de paille. Dieu merci encore,  Cadre d'échanges pour construire la nouvelle basse-cour ou pour agrandir l'ancien poullailler, ou Jiguiya Kura pour le nouvel enclos pour les ânes, c'est fini. Et inutile la fantômatique coordination d'un Appel du 20 février porté par un magistrat qui a osé, en juillet 2022, demandé à la CEDEAO de ne pas lever l'embargo contre le Mali. Un crime imprescriptible que le peuple ne pardonnera jamais.

C'est sans doute un.paradoxe que les partis politiques ne puissent plus être les pilliers de la démocratie. Et merci au général Charles De Gaulle d'avoir dit déjà en 1958 de mettre fin au règne des partis politiques ou d'empêcher que la République et l'État soient à la discrétion des  partis politiques, qui sont comme des diables qui entrent par effraction dans les confessionnaux.

<strong>Amadou N'Fa Diallo</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Éditorial :   Refondation jusqu&amp;apos;à ce qu&amp;apos;il n&amp;apos;y ait plus d&amp;apos;ogre</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-refondation-jusqua-ce-quil-ny-ait-plus-dogre-3016452.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-refondation-jusqua-ce-quil-ny-ait-plus-dogre-3016452.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/09/Amadou-NFa-DIALLO.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 24 Mar 2023 01:36:21 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le National</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<div dir="ltr">Nous sommes en 2013, il y a seulement dix ans. Dix ans, ce n'est pas une éternité dans la vie d'une grande nation, surtout quand celle-ci a conscience qu'elle a le devoir sacré de reprendre son antique boussole pour une marche en avant résolue. Il y a donc dix ans, un jeune officier de l'Armée nationale, dans la trentaine, participait à deux opérations pour le salut du Mali, la deuxième plus périlleuse que la première. Il y a dix ans, en coordination avec les forces traîtresses de la France, il donnait, à 05 heures du matin, l'assaut aux forces du mal qui se croyaient installées à perpétuelle demeure à Diabali. Grand succès, mais sans les qualités intrinsèques de notre officier et de nos soldats, le souffle Judas du partenaire allait jouer un sale tour à l'opération. D'où la précaution juste des FAMas d'aller seules au feu, toujours en 2013, pour libérer plus loin Anéfis, dernier verrou afin Kidal. Là, la perfidie du gouvernant malien, obéissant à l'oeil et au doigt de son protecteur, jouera le plus vilain tour que nous cherchons encore à corriger. On l'aura compris, le jeune officier, Assimi Goïta, qui était prêt à souffrir le martyre pour que Kidal demeure malien, et ses compagnons d'armes qui  ont avalé bien de couleuvres militaires alors qu'ils avaient tous les atouts professionnels pour vaincre à chaque fois, devaient bien intervenir le 18 août 2020, quand le monarque insensé a choisi de flinguer en juillet les citoyens aux mains nues,  en lieu et place des terroristes et séparatistes qui avaient en coupe réglée 73% de notre territoire.</div>
<div dir="ltr">Le ministre de la Défense nationale, Colonel Sadio Camara, rappelait la triste conduite le 16 mars dernier, à l'occasion de la remise de nouveaux moyens à la redoutable Armée de l'Air du Mali par le Chef  suprême des Armées, Colonel Assimi Goïta, en dénonçant tout simplement la "chaîne de dépendance sécuritaire créée et entretenue de longue date par des partenaires dont les agendas inavoués sont désormais connus de tous..." Il y a eu, indéniablement, contre notre pays des félons, politiques, gouvernants, militaires. Ils répondront dans leurs tombes des âmes fauchées, militaires et civiles, et ils brûleront éternellement en enfer pour leurs forfaitures criminelles multiples et globales. Ce qui importe pour nous aujourd'hui, c'est de continuer sans accélération ni précipitation l'oeuvre de refondation en cours, de sorte que le futur Malien ne puisse pas être traître à sa patrie, qu'il ne puisse point être un ogre lâché sur la chair de son pays. Cela peut bien prendre 30 ans. Au moins.</div>
<div dir="ltr"><strong>Amadou N'Fa Diallo</strong></div>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito : Se servir des Légitimités traditionnelles !</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-se-servir-des-legitimites-traditionnelles-3016356.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/edito-se-servir-des-legitimites-traditionnelles-3016356.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/02/Gaoussou-Traore.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 23 Mar 2023 01:46:12 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Le Président de la Transition, Assimi Goïta,  a reçu, avant-hier  lundi 20 mars 2023, les autorités et légitimités traditionnelles dans la salle des banquets du Palais de Koulouba. L’objectif de cette rencontre, selon  la présidence,  est de présenter le projet de Nouvelle Constitution à ces autorités et légitimités, tout  en leur expliquant les grandes innovations contenues dans le document.</strong> Le Premier ministre ainsi que plusieurs membres du Gouvernement s’étaient pliés au cérémonial.

Outre le Chef de l’Etat, Boubacar SOW, un membre de la Commission de finalisation du projet de Constitution, a souligné, devant ces hôtes de marque, la nécessité absolue pour le Mali d’aller à une nouvelle Constitution. Après les avoir fournis des explications  sur le contenu du texte constitutionnel, le Chef de l’Exécutif et M. Sow leur ont  demandé d’être les porte-paroles du Gouvernement auprès de leur population respective, conformément à l’appel du président de la Transition.

C’est donc clair et net, Assimi et son Gouvernement comptent  utiliser les services des Autorités et Légitimités Traditionnelles pour convaincre les masses populaires à adhérer à leur Projet de Nouvelle Constitution.  « Nous avons accompli notre devoir, le reste du travail vous revient. Informer vos populations pour que le référendum soit un franc succès », a exhorté le Chef de l’État. Lequel et son Gouvernement ne cessent d’argumenter que « le Projet de Nouvelle Constitution n’est que la concrétisation d’une volonté pressante du peuple malien, exprimée lors des Assises nationales de la refondation (ANR) ». Mais les Autorités et Légitimités traditionnelles  ont-elles  vraiment à leur possession tous les moyens nécessaires  pour réussir la mission qui leur est  confiée ?

Rien n’est moins sûr, d’autant que celles-ci, jusqu’à preuve du contraire, n’ont pas une grande emprise, dans la plus part des cas, sur les populations locales. Notamment, sur les questions électorales. Dépositaires de nos valeurs et us ancestrales, les Autorités et Légitimités traditionnelles n’ont pas la tradition de se mêler à la chose politique pour l’influencer. Généralement, ce sont les élites de chaque localité de nos terroirs, basées à Bamako, qui influencent les électeurs. Alors, comment  Assimi et le Gouvernement peuvent-ils  compter  sur elles pour que le Oui puisse l’emporter  au Référendum Constitutionnel ?

Une chose est évidente, le Projet de Nouvelle Constitution de la Transition en cours est  contesté par une quantité de Partis politiques. Il ne bénéficie que des seuls soutiens de  l’URD  et de certains mouvements politiques (récemment créés).  Les ténors de l’ADEMA-PASJ sont partagés sur la question. Alors que le RPM décadent et ses alliés du Cadre sont  farouchement contre. Idem pour une majorité d’organisations et associations musulmanes qui avaient demandé aux autorités  de remplacer le terme « Etat laïc » par « Etat confessionnel », sous peine d’appeler à voter NON. Le Projet de Nouvelle Constitution n’est donc ni  consensuel ni  inclusif,  contrairement à  son ancêtre du 25 février 1992. Dont la rédaction du texte a été élaborée, de façon  inclusive et consensuelle, par l’ensemble  des acteurs politiques et de la Société Civile de l’époque. Aucune force politique ne s’y était opposée.

Cette unanimité a logiquement  fait du résultat du referendum constitutionnel de  1992,  un véritable plébiscite. Alors qu’il est difficile  de   pronostiquer sur  l’actuel projet de Constitution.  Si le referendum a pu se dérouler, nul  doute que son résultat va plus diviser les maliens que de les unir dans une même communauté de destin. Ont-ils  vraiment besoin de cela ?

&nbsp;

<strong>Gaoussou Madani Traoré </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Editorial :   Le Mali, un vieux pays à respecter</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-le-mali-un-vieux-pays-a-respecter-3015866.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-le-mali-un-vieux-pays-a-respecter-3015866.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/09/Amadou-NFa-DIALLO.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 20 Mar 2023 07:42:27 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le National</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Les grandes nations ne meurent jamais ! Puisqu'on le dit depuis Mathusalem et que l'histoire de l'humanité ne le dément point, il faut bien croire que c'est une vérité coulée dans du zinc pour la préserver de l'oxydation. Autant le monde connaît souvent des hommes d'exception,  autant il y a des terres qui portent des bénédictions inaltérables. S'échine-t-on à les blesser mortellement que leur résilience devient imparable à tous les coups.

Ainsi croyons-nous, non pas par un chauvinisme primaire et vaniteux, mais grâce à l'observation des faits historiques, que le Mali est comme le phénix qui renaît toujours de ses cendres. C'est un grand et vieux pays à respecter, qui abrite une nation singulière dont seul Dieu cerne la vertu. C'est un pays qui surprendra toujours à travers l'histoire par des qualités insoupçonnées. Le Mali, c'est quelque chose qui échappe à l'explication humaine la plus affinée. Comment de jeunes officiers, qui ont affronté la mort à des fois répétées par la faute de gouvernants indignes et de supérieurs félons,  sont parvenus à réussir l'exploit du pronunciamiento jamais réussi en Afrique en allant cueillir l'aigle dans son aire dans un après-midi tranquille pour aller l'obliger à faire dans les coups de 2 heures du matin, en sanglots, ce que le peuple lui réclamait depuis des mois ? "Ai-je le choix ?", avait lâché le malheureux roitelet en démissionnant et en dissolvant son gouvernement et l'Assemnlée nationale. Comment ces mêmes jeunes officiers, au nez et à la barbe de Barkhane, Minusma, G5-Sahel, Takuba et tous leurs puissants moyens de détection et de renseignements, ont-ils réussi à remettre sur pied une arméé que les ennemis croyaient avoir disloquée pour de bon par les mains de leurs suppôts tapis à l'intérieur du Mali ?

La remise de nouveaux moyens de défense et de combat le jeudi passé, 16 mars 2023, par le Colonel Assimi Goïta au chef d'état-major de l'Armée de l'Air du Mali, le Général Alou Boï Diara, restera un moment gravé dans nos mémoires. S'adressant au chef suprême des Armées, le ministre de la Défense et des anciens Combattants, Colonel Sadio Camara, a eu des mots qui sonneront dans nos oreilles comme des garanties d'assurance et de réassurance d'existence : "Ceux qui ont déclencé cette guerre ont éprouvé  notre outil de défense et ont également testé notre capacité et notre volonté politique à assurer la sécurité de notre territoire et de l'ensemble de nos citoyens. Aujourd'hui..., ces gens savent ce que vaut le Mali..." Bravo !

<strong>Amadou N'Fa Diallo</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Editorial : Ramadan et crises socio&#45;politico&#45;sécuritaire au Mali</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-ramadan-et-crises-socio-politico-securitaire-au-mali-3015863.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-ramadan-et-crises-socio-politico-securitaire-au-mali-3015863.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2022/01/Youssouf-Sissoko-dirpub.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 20 Mar 2023 07:36:27 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alternance</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[A quelques encablures du mois béni des musulmans, à savoir le ramadan, les chefs de ménages ne savent plus à quel saint se vouer, tant les prix des produits de grande consommation ont pris de l’ascenseur et le revenu faible. Ils n’ont aujourd’hui que leurs yeux pour pleurer, car impuissants face à cette situation pour la moins inattendue, surtout en dépit des promesses faites par les plus hautes autorités du pays, de maitriser l’inflation afin de contrôler les prix des produits de grande consommation. Aujourd’hui  c’est tout le contraire qu’on voit. Avec la gravissime crise socio- économico-sécuritaire, nombreux sont les chefs de famille qui n’ont plus de revenus fixes et plus nombreux  encore sont ceux qui ne mangent pas deux repas par jour. Si ce phénomène de vie chère est monnaie courante au Mali depuis des années, il a pris des proportions inquiétantes cette année à cause de cette gravissime crise qui sévit au Mali depuis le coup d’Etat du 18 Août 2020. La crise s’est fortement exacerbée avec l’embargo qui a été imposé au Mali, elle s’est même métastasée quand le Mali a fait le choix de s’isoler entièrement. En effet, il s’est délibérément mis sur le banc des accusés de  l’organisation  sous-région ouest africaine, qui est la CEDEAO, pour n’avoir pas respecté son engagement en proposant un délai raisonnable de fin de transition. La suite est connue, un embargo de six mois. Ces sanctions ont  mis à terre la fragile économie, ensuite provoqué une crise sociale sans précédent au Mali.  Que dire des autres organisations comme  l’Union Africaine, l’Union Européenne et même les Nations Unies qui ont emboité le pas à la CEDEAO, en isolant le Mali jusqu’au retour à l’ordre constitutionnel. Pour rappel les principaux bailleurs de fonds du Mali sont de l’occident et aujourd’hui le pays d’Assimi Goïta est en brouille avec  cet occident. Mais faudrait-il se cacher derrière la crise pour justifier la flambée des prix des denrées de grande consommation ? La réponse est non.

En effet,  les subventions annoncées  par l’Etat  et accordées à certains importateurs des denrées de grande consommation arrivent- elles réellement à bonne destination ? Pourquoi l’Etat ne sévit-il pas contre les sangsues de la République ? En attendant d’avoir des éléments de réponse à ces questionnements, les prix continuent de flamber. En tout cas ils n’ont guère baissé substantiellement, en dépit de la promesse faite par les autorités d’alléger la souffrance des populations. Même s’il faut reconnaitre que certains produits ont connu une petite baisse de leurs prix, la grande majorité des denrées, n’a connu qu’une hausse vertigineuse de leurs prix.  Le hic, cette année, est que la première denrée, celle qui pourrait permettre d’avoir toutes les autres denrées, à savoir l’argent,  se fait très rare au Mali, conséquence de l’embargo? L’économie tourne au ralenti, l’inflation galope et la paupérisation s’accroit, au point que les citoyens ont l’impression d’être floués par les autorités actuelles qui ont fait miroiter l’espoir de transformer le Mali en un Eldorado où il fera bon vivre. Vraiment  le grand espoir annoncé par les autorités de la transition est en passe d’être une grande illusion, tant le peule souffre dans sa chair et dans son âme.

Aujourd’hui, à moins d’être hors du temps ou d’être atteint par l’autisme sinon le constat est que rien ne va au Mali. En plus de la crise sécuritaire, la crise sociopolitique bat également de l’aile avec des grèves interminables et touchant plusieurs secteurs comme la santé et l’éducation. Quant à la crise politique, bien qu’elle soit latente, des signes avant-coureurs d’un lendemain tumultueux sont perceptibles.

En définitive, toutes les conditions d’une implosion socio-politique sont réunies. A commencer par la grande asphyxie financière, privant de nombreux chefs de famille maliens de ressources leur permettant de subvenir aux besoins élémentaires et indispensables de leurs foyers. Ils broient tous du noir et souffrent  énormément, à cause du délestage, de la chaleur, et de l’extrême pauvreté. Que dire des entreprises qui sont en train de fermer leurs portes faute d’argent ?  Donc le ramadan de cette année risque d’exacerber la tension sociale et provoquer l’ire de la population.

<strong>                                                                                                                                     Youssouf Sissoko </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Pour ADAM Thiam</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/pour-adam-thiam-3015850.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/pour-adam-thiam-3015850.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/03/Adam-Thiam.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 20 Mar 2023 06:38:25 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Il vous est sans doute arrivé de rencontrer des personnes brillantes ! un père ! une mère! un oncle ! et sans aucun doute un camarade ou un Maitre aussi savant que l’on se demande d’où leur vient tant d’érudition, tant d’à propos, enrobés le plus souvent dans une modestie et une générosité des origines .</strong>

Il vous est arrivé à tous, fouillez donc dans vos mémoires, sanctuaire fidèle et inusable, de rencontrer un premier de la classe, premier en tout même , et c’e n’est pas l’offrande de la cerise du gâteau, même donc en dessin, musique, sport et danse ( mais dans ces deux derniers cas, celui que nous célébrons, partant toujours de ce grand éclat de rire franc de nègre et dans cette auto dérision dont il avait la sensibilité , laissait entendre que son show il le livrerait assis. Vous comprendrez !

<strong>Il n’empêche!</strong>

Il vous a certainement été donné de pratiquer un collègue, un collaborateur aussi pointu que humble, qui n’était avare ni de conseils ni de coup de main pour vous faire briller, vous et votre rendu.

Si tel est le cas , alors vous avez rencontré ADAM. Tout simplement ADAM

Celui là qui ne s’embarrasse ni de titres ni de glorioles. Ce Adam là qui vaut bien un détour.

Il était cette fusion, ce savant dosage du sociologue, de l’anthropologue , du botaniste, du nutritionniste, du médecin mais aussi du journaliste, du chercheur, de l’analyste, du politologue, d’homme de terrain mais aussi ce poète penseur, ce mélomane et cette profonde appropriation des saintes écritures

Voila qui résume ,seulement, une partie infime de ce que fut notre ami et compagnon de route, ce qui résume juste la première lettre du nom premier de la création et d’ un prénom sacré de la grande race. Le reste sera à jamais enfoui dans les limbes indicibles de notre subconscient, tel un legs, tel un viatique.

Chasseur de vérité, trappeur de courage, ainé des fils qui tinrent l’oriflamme et le tison aiguillon du progrès . Le progrès de cette nation vôtre , au delà de l’avenir de l’homme.

Voila donc» au bout de ce petit matin» des entrailles du Djoliba enflammé, le tourment désincarné de paroles balsamiques, les paroles dues à celui qui désarmais ancêtre devenu et qui de son lointain olympe sourit au soleil de cette mi-nuit s’abimant dans les moindres flaques du Toro et du Diafarabé.

voici donc ce Cri Pendulaire suspendu à la besace du berger, en bandoulières des azalai , bauge trépident du Dogono cousin.

Et le pendule , dans un balancement terminal sanglotera jusqu’à que s’étiole et s’évanouisse la géhenne du nord et du centre , jusqu’à ce que se réveille et se révèle à la vie Bouazizi. Jusqu’à ce s’éclaire et illumine toutes les lumières et l’éclat des ors de l’hippopotame royale. Mali sadio.

&nbsp;

<strong>SIDY EL MOCTAR KOUNTA</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Éditorial :   La pintade à la recherche, désespérément, des traces des lavandières</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-la-pintade-a-la-recherche-desesperement-des-traces-des-lavandieres-3015392.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-la-pintade-a-la-recherche-desesperement-des-traces-des-lavandieres-3015392.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/09/Amadou-NFa-DIALLO.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 16 Mar 2023 07:42:30 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le National</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Le charme indéniable de la démocratie sous la transition, c'est que les partis politiques (disons ceux des assemblées populistes se considérant comme tels), les organisations de la société civile- et encore- mènent librement leurs activités. Les autorités actuelles ont toujours beau jeu de ne pas succomber à la tentation de faire peser une chape de plomb sur ce que l'on appelle communément les libertés individuelles et collectives. Ce respect des agréments de la démocratie prémunit grandement le pouvoir transitoire des accusations souvent trop faciles d'entraves multiples à l'excercice politique, et c'est tant mieux.

Le samedi dernier, 11 mars, trois évènements politiques ont occupé le landerneau. L'ASMA et l'URD ont tenu, respectivement, leurs 3ème et 11ème conferences nationales. Si le parti de la poignée de main a organisé sa rencontre dans la salle des 1000 places du C.I.C.B., l'assise du parti de feu l'ancien Premier ministre SBM s'est déroulée dans la salle de la Maison des Aînés, endroit somme toute exigu pour une formation en pleine ascension avant les évènements du 18 août 2020. Fait qui n'est pas à minorer, l'ASMA avait, une semaine avant sa troisième conférence nationale, suspendu trois de ses membres historiques qui avaient commis le crime de lèse-majesté de s'afficher avec un nouveau mouvement politique aux orientations absolument différentes des siennes.

Le troisième évènement politique de ce 11 mars sur lequel on ne peut faire l'impasse, c'est le point de presse de l'ACRT au cours duquel la direction et les démembrements regionaux démissionnaient en bloc alors même que son fondateur, Issa Kaou N'Djim, jouait au meeting de l'ASMA le pamplétaire le plus résolu contre les autorités de la transition dont il a été pourtant le défenseur le plus opiniâtre, avec la palme de collage des épithètes les plus flatteuses sur la personne de Colonel Assimi.

Il y a un fait non moindre de la semaine indiquée. Pour mieux le cerner, il faut savoir que dans l'histoire de la magistrature malienne, il y a eu d'éminents procureurs qui, en fin de carrière, ont parfaitement réussi leur reconversion dans l'avocature, devenant même de redoutables tenors du barreau. Mais il faut être aujourd'hui sceptique sur la capacité de Mohamed Chérif Koné, prenant un chemin inverse, de devenir le démiurge de la nouvelle démocratie malienne grâce à un Appel du 20 février 2023 que les traditionnels politiciens ne semblent pas avoir encore bien entendu. L'auraient-ils d'ailleurs entendu qu'ils feignent d'être sourds. Les chapelles politiques sont désormais déboussolées, tout simplement, jusqu'au désarroi. Elles sont, désespérément, à la recherche d'une voie nouvelle. Échangeant sur le sujet avec mon Doyen Mougou Soro Tall depuis Ségou, celui-ci m'a résumé leur attitude par une formule que je partage avec mes lecteurs : "Quand la pintade perd les traces des vanneuses, elle cherche celles des lavandières...Ces gens ne manqueront jamais de subterfuges pour se signaler."

<strong>Amadou N'Fa Diallo</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le  multi confessionnalisme constitutionnel n’est pas la panacée !</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/le-multi-confessionnalisme-constitutionnel-nest-pas-la-panacee-3015337.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/le-multi-confessionnalisme-constitutionnel-nest-pas-la-panacee-3015337.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/08/mosquee2.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 16 Mar 2023 01:42:17 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Le texte du projet de nouvelle Constitution du Mali n’est pas unanimement approuvé par les acteurs politiques et ceux de la Société Civile. La Ligue Malienne des Imams et Érudits pour la Solidarité islamique au Mali (Limama) a appelé, le mardi 7 mars 2023, lors d’un point de presse, les musulmans du pays à voter contre le projet de la nouvelle constitution dans sa forme actuelle. Notamment, les imams exigent le retrait pur et simple du principe de la laïcité dans le projet de la nouvelle Constitution du Mali. Ainsi,  </strong>le terme « laïcité » devrait être remplacé par celui d’« État multiconfessionnel. ». Sinon, ils demanderont aux fidèles musulmans de voter NON au futur referendum  constitutionnel.

Pour Baïla Amadou Bah, secrétaire administratif de la Limama, il faut que ce mot laïcité sous toutes ses formes soit nettoyé du texte fondamental et remplacé par l’Etat multiconfessionnel. Alors que pour Mohamed Kimbiri, le 1er secrétaire à l’organisation du Haut Conseil Islamique et président du collectif des associations musulmanes du Mali, affirme que la laïcité, selon la mentalité française, n’est rien d’autre  que le rejet de la religion. Est-ce vraiment cela  le sens de la laïcité chez ses concepteurs français ?

D’après plusieurs lexiques français : la laïcité suppose la séparation de l'État et des organisations religieuses. De sorte que  l'ordre politique soit fondé sur la seule souveraineté du peuple des citoyens, et l'État-qui ne reconnaît et ne salarie aucun culte-ne régit pas le fonctionnement interne des organisations religieuses. Ainsi: La Liberté, l’Égalité, la Séparation entre l'État et les cultes, la Neutralité de l'État, sont les quatre piliers de la laïcité. Laquelle est contraire  à tout système qui aspire à fondre l'individu dans la collectivité et toutes les théories qui fondent l'unité du corps social et de la nation sur l'unité de pensée et de foi.

Notre pays est déjà de facto dans le confessionnalisme. Plusieurs tendances musulmanes y cohabitent (chacune avec ses réserves sur le plan cultuel). Faut-il désormais dépasser le rubicon en rendant constitutionnel  cet etat de fait dans le projet de nouvelle Constitution ? Le multi confessionnalisme constitutionnel n’est pas, de notre point vue, la panacée pour l’Etat du Mali. Cette assertion est d’autant  vraie  que  notre pays,  déjà multiethnique,  est actuellement confronté  au communautarisme ethnique. Aujourd’hui, toutes les communautés ethniques ont créé leurs associations.  Qui  favorisent  le repli identitaire. Ces associations  servent aussi de moyens de lobbying aux  dirigeants des différentes communautés pour accéder à des postes administratifs ou politiques. Même si la compétence et l’intégrité morale leur font défaut. Les Associations religieuses,  regroupées au sein du Haut Conseil Islamique et de l’Imama,  voudraient-elles aller dans le même sens ?

C’est vrai au Mali, les musulmans sont estimés à 90% de l’ensemble de la population. Toutefois,  il existe une toute autre réalité : cette population musulmane à dominance sunnite est partagée entre plusieurs courants religieux. Dont principalement les rites Malékites et  Wahhabites. Sans compter que le Chiisme a aussi de nombreux adeptes au Mali. Par la substitution  du principe de l’Etat Confessionnel en lieu et place de l’Etat laïc,  dans le nouveau texte de Constitution dans notre pays, l’Imama  et l’ensemble des organisations musulmanes ambitionnent-ils de voir gérer politiquement le Mali à l’instar du cas libanais ?

Le Liban est actuellement un pays <em>multiconfessionnel</em> où le Pacte national de 1943, qui met fin à  la domination française, a établi la parité islamo-chrétienne au Parlement et dans l’administration. Ainsi, le président de la République est un chrétien maronite, le président du Conseil, un sunnite, et le président du Parlement, un chiite. Mais le principe  de République confessionnelle, longtemps louée pour sa capacité à faire la synthèse de la mosaïque de communautés religieuses qui composent le pays, a fait son temps. De plus en plus, ce confessionnalisme  (quasi constitutionnel, parce que le Liban n’a pas de Constitution écrite mais il est géré politiquement par le Pacte National) a fait que  L’État libanais soit  devenu faible par rapport aux communautés religieuses.

Cette situation  a beaucoup favorisé  le clientélisme et la confusion des intérêts publics et

[caption id="attachment_2915995" align="alignleft" width="150"]<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/02/Gaoussou-Traore.jpg"><img class="size-thumbnail wp-image-2915995" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/02/Gaoussou-Traore-150x134.jpg" alt="" width="150" height="134" /></a> Gaoussou Madani Traoré, dirpub "Le Pelican"[/caption]

privés.  A telle enseigne que  la citoyenneté libanaise est reléguée au second rang. On est d’abord Chiite, Sunnite, Chrétien Orthodoxe... Mais actuellement sont nombreux, les libanais qui récusent le principe de l’Etat confessionnel. Ainsi dans la sphère politique tout comme dans la société civile, des voix s'élèvent pour demander la création d'un Etat laïc. Pourquoi donc vouloir adopter dans notre pays,  ce qui n’a pas marché près d’un siècle ailleurs ?

&nbsp;

<strong>Gaoussou Madani Traoré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Editorial : 8 Mars au Mali : Honte aux fées !</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-8-mars-au-mali-honte-aux-fees-3014917.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-8-mars-au-mali-honte-aux-fees-3014917.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/03/ASSIMI-08-MARS.jpeg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Tue, 14 Mar 2023 01:49:01 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Témoin</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[C’est au malheur de ses composantes affectées par l’insécurité que la gent malienne a accompagné la cadence mondiale en commémorant, la semaine dernière, la journée internationale de l’émancipation féminine. Quoiqu’endeuillé, la veille, par des tournures dramatiques de l’instabilité au Centre, l’événement a vécu Gros Jean comme devant et n’a annoncé aucune ébauche de perspectives pour les nombreuses victimes potentielles du phénomène. On eut dit que les différents fronts du genre s’en sont rétrécis et que l’abondance des victoires remportées a banalisé la lutte au point que le spectacle l’emporte désormais sur l’ardeur combative. Le rendez-vous annuel aura été marqué, somme toute, par une dépréciation manifeste du glorieux engagement - qui jadis faisait la fierté et la splendeur de la gent. La ferveur s’est avilie, laissant honteusement la place aux affichages ludiques et postures exhibitionnistes sur fond de récupération politique. Tant et si bien que les figures emblématiques et autres pionnières en sont réduites à s’imposer un effacement par gêne sans doute d’être associées à la banalisation ambiante. Où est passée, en définitive, la fronde des repères et références qui inspiraient la bravoure féminine et enfantait de nouvelles amazones de générations en générations ? On y a beau mettre du cœur à l’ouvrage, de l’ardeur à la tâche et de la touche «transitionnelle», la célébration du 8 Mars 2023 n’a pu se singulariser par une tendance plus enviable que ce décor dévalorisant : mobilisation plus intéressée que spontanée, engouement suscité à la manière des pluies provoquées, convergences massives insipides et en mal de substance communielle. En cause, un idéal galvaudé par l’opportunisme féministe et une répartition trop sélective d’avancées pourtant si nombreuses. Aux acquis constitutionnels s’ajoute toute une grappe de sésames récoltée de la transposition d’instruments supranationaux ainsi que moult autres décisions intervenues sous le vocable de volonté politique. Et dont la dernière en date - le quota de représentativité des femmes pour 30% des postes administratifs et électifs - pourrait n’avoir contribué qu’à éloigner davantage la poignée des privilégiées de l’écrasante majorité de consœurs défavorisées, mais au nom desquelles la cause commune des femmes ratisse, rafle la mise et les adhésions. En effet, si les fracture au sein de la même espèce ne paraissent pas si saillantes en droits et libertés théoriquement consignés, le fossé est abyssal quant à la réalité des différences de conditions et d’opportunités au sein du microcosme féminin. Au point qu’il ne serait pas exagéré de dire que la femme est une louve pour la femme, au regard de certains paradoxes qui écument les remparts de la gent : sur fond de surexploitation d’aide-ménagères par leurs employeuses, les abus physiques domestiques sont par exemple légion dans les ménages mais n’indignent guère autant que les violences à caractère ou connotation sexiste. Cette attention discriminatoire vient de s’exprimer de façon très peu glorieuse au travers du phénomène sécuritaire qui s’abat sur des pans entiers du territoire et aux dépens des catégories les plus vulnérables de la gent, de ses laissées pour compte dépourvues au point de n’avoir qu’une âme à préserver. À défaut d’assistance digne de ce nom, elles éprouvent aussi une soif d’affection, qui n’aura malheureusement pas été étanchée à l’occasion du 8 Mars. Et pour cause, c’est à leur douleur que leurs consœurs de la capitale et de certaines grandes villes ont impitoyablement préféré la déférence aux autorités, en soulevant la coupe avec le faste habituel, au mépris des appels à y sursoir par compassion. Depuis les confins de Bankass, Bandiagara, etc., leurs cris d’orfraie ont rencontré moins de tendresse que d’indifférence de la part des porte-voix de la gent plus ponctuelles aux réceptions féeriques des pouvoirs que réceptives à la solidarité corporatiste.

<strong>A KEÏTA</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito : Meeting du 8 mars ou la 1ère sortie politique ratée du colonel Assimi Goïta</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-meeting-du-8-mars-ou-la-1ere-sortie-politique-ratee-du-colonel-assimi-goita-3014755.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/edito-meeting-du-8-mars-ou-la-1ere-sortie-politique-ratee-du-colonel-assimi-goita-3014755.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2022/01/Youssouf-Sissoko-dirpub.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 13 Mar 2023 08:39:19 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alternance</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Nous ne nous lasserons jamais de rappeler au Président de la Transition, le Colonel Assimi Goïta de s’inspirer du bel exemple d’ATT, en dirigeant seulement la transition et en organisant des élections transparentes, inclusives et acceptées de tous les acteurs  pour sortir par la grande porte de l’histoire. En effet, le Colonel Assimi Goïta a voulu jauger sa popularité sinon même sa capacité de mobilisation  en faisant organiser par les femmes,  un meeting au stade Omnisports Modibo Keita de Bamako le 8 mars 2023. Ce meeting, faudrait-il le rappeler, fait à dessein, avait pour but de donner un  coup d’accélérateur au fameux projet de candidature du Colonel Assimi Goïta à la prochaine élection présidentielle.

C’est dans un stade Omnisports Modibo Keita à moitié vide que le Président  de la transition a fait son entrée sous escorte militaire et en tenue de commandement, visiblement déçu de la mobilisation. Mais puis que le jeu en vaut la chandelle, il s’est adressé aux femmes à l’occasion de la journée internationale de la femme, en les magnifiant et en les exhortant à participer pleinement à l’œuvre de  construction de l’édifice national. Pour rappel le thème national  choisi cette année est : «Femmes, actrices incontournables, debout pour la paix, la sécurité, la cohésion sociale et la réconciliation au Mali». Il  sied bien au contexte actuel de crise multidimensionnelle à laquelle le pays est confronté. Donc si le Président Assimi Goïta était bien dans son rôle, en tant que père de la Nation, de participer à ce meeting, sa présence  n’a pas manqué non plus de susciter de commentaires et d’interprétations. Pour ses détracteurs ce meeting n’est ni plus ni moins que le début de sa précampagne pour faire accepter sa candidature par l’opinion. Par contre pour ses partisans le Président de la transition a tout simplement voulu, à travers une grande mobilisation des femmes, à l’occasion du 8 mars, faire passer un  message celui de la cohésion, de l’unité et de la paix dans un pays durement éprouvé.

Après avoir échoué  à remplir le stade Modibo Keita, le Colonel Assimi Goïta va-t-il tirer toutes les leçons et revoir, s’il en a, son ambition à la baisse ? Surtout renoncer à toute ambition d’être candidat  à la prochaine élection présidentielle, pour ne pas lui dire de s’inspirer de l’exemple d’ATT. Cet exemple a été un cas d’école et une source d’inspiration en Afrique. En effet, Amadou Toumani Touré, alias ATT, a dirigé une transition de 14 mois sans être lui-même candidat et en interdisant à tous les membres du gouvernement et du CTSP d’être également candidat à l’élection présidentielle de fin de transition. Il a organisé l’une  des élections les plus crédibles, les plus transparentes et les démocratiques en Afrique. Ainsi l’une des innovations majeures, qui reste jusque-là inédite a été, pour  la première fois dans l’histoire de la jeune démocratie malienne, ce face à face entre les deux candidats arrivés au second tour. Alpha Oumar Konaré et Tiéoulé Mamadou Konaté se sont affrontés sur le plateau de l’ORTM autour de leurs programmes et  sous le regard neutre d’ATT, Président de la Transition chef de l’Etat. Il est attendu du Colonel Assimi Goïta la même posture de neutralité pour éviter d’être juge et partie et pour que les élections soient les plus inclusives et transparentes au grand bonheur du peuple malien, qui est fatigué de ces cycles infernaux de coup d’Etats à répétition. A la fin d’une mission bien accomplie de la gestion de la transition, le Colonel Assimi Goita  pourrait s’occuper des œuvres caritatives, comme ATT en son temps avec sa lutte contre le ver de guinée. Cette occupation  lui permettra  de connaitre le Mali profond et ses réalités. Cinq ou dix ans, après, s’il le désire il peut solliciter le suffrage du peuple. Tout autre discours est trompeur, opportuniste et tout autre projet est à la fois fallacieux et très risqué pour la suite de la transition. Le colonel Assimi Goita ne doit pas céder aux chants de sirène des hommes et de femmes  sans conviction, ces  partisans de tous les régimes au pouvoir, mais prêts à prendre  la poudre d’escampette à la première crise.

<strong>Youssouf Sissoko </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Éditorial :   L’amère ordonnance prescrite par Pr. Ali Nouhoum diallo à ceux qui souffrent de transitionite&#45;19</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-lamere-ordonnance-prescrite-par-pr-ali-nouhoum-diallo-a-ceux-qui-souffrent-de-transitionite-19-3014752.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-lamere-ordonnance-prescrite-par-pr-ali-nouhoum-diallo-a-ceux-qui-souffrent-de-transitionite-19-3014752.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/09/Amadou-NFa-DIALLO.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 13 Mar 2023 07:36:46 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le National</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Jeudi noir pour des esseulés qui croient naïvement pouvoir abattre la transion à travers un inaudible Appel du 20 février 2023 ! En se rendant chez Pr. Ali  Nouhoum Diallo le 06 mars, accompagnés par une télévision, que cherchaient Mohamed Chérif Koné, Issa Kaou N'Djim et leur cohorte ? Depuis quand, en tout cas au Mali, en quête de renforcement politique, on amène avec soi des caméras pour filmer les entretiens ? Si la volonté des visiteurs était de montrer une nouvelle grande pêche qu'ils souhaitaient réaliser en la personne de Pr. Ali N. Diallo, c'est raté. Si leur souhait était de l'exhiber très prochainement comme un trophée de guerre, c'est encore loupé. Pr. Diallo n'est pas né de la dernière pluie, il ne fallait pas l'oublier. Du haut de ses 85 ans, il ne souffre point ni d'amnésie, ni de sénilité, il importait de le savoir. Ancien président de l'Assemblée nationale du Mali et ancien président du Parlement de l'UEMOA, il a, en plus de ses longues années consacrées à la politique, une vision d'ensemble sur les conjonctures et les conjectures qui lui permettent de ne pas se laisser surprendre. Cela, il ne fallait pas l'ignorer. Il s'y ajoute qu'il a une mémoire d'éléphant et un franc-parler difficilement pris à défaut. Il aurait été un atout formidable de connaître cela.

Mais voilà, la terrible maladie, la Transitionite-19 fait rage.  Dieu merci, Pr. Ali Nouhoum Diallo est un médecin qui a blanchi sous le harnais. Le diagnostic qu'il a posé était le vrai. C'est parce qu'on a retiré le pain de la bouche de N'Djim, qu'on l'a chassé du CNT et qu'on l'a mis en prison qu'il est redevenu le défenseur des principes démocratiques. Et, en se tournant vers Mohamed Chérif Koné, le vieux médecin prescrit l'ordonnance : il faut d'abord rassembler le maximum de Maliens pour pouvoir donner corps aux interminables réquisitoires contre les autorités de la Transition. Sans ruse, ni malice, le bon médecin rappelle qu'il a déjà dit aux politiciens que tant qu'ils continueront à se disperser, les jeunes Colonels seront en place pour 30 encore et que, d'ailleurs, l'histoire va ainsi, en faisant même oublier aux inattentifs que des personnalités comme Gamal Abdel Nasser sont des militaires. On voit bien que l'ordonnance délivrée  par le vieux père Hippocrate est trop amère.

Mohamed Chérif Koné est tout sauf un tribun de la plèbe, c'est un procureur poursuivant qui a passé presque 40 ans éloigné des foules. Aujourd'hui, il est dans la magistrature comme un prêtre défroqué dans le monastère. Issa Kaou N'Djim est dans l'inconfortable situation de celui qui, après une ascension fulgurante, est du sommet du rônier tombé dans un puits aux profondeurs abyssales. Quant aux politiciens, ne vous hasardez pas de leur demander de casser leurs chappelles encombrantes pour créer de vrais partis politiques. Non, chacun veut garder sa caverne d'Ali Baba. En réalité, des gouffres pour la démocratie. Emmanuel Macron n'a pas eu tort de leur cracher dessus.

&nbsp;

<strong>Amadou N'Fa Diallo</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le syndrome de la case départ ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/le-syndrome-de-la-case-depart-3014404.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/le-syndrome-de-la-case-depart-3014404.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/03/boukarydaou.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 10 Mar 2023 06:42:29 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Des imams maliens réclament leur droit à l’action politique, d’être considérés comme des acteurs politiques à part entière, susceptibles de peser de leur poids pour changer la nature de l’Etat malien. Ils tirent conclusions du refus de la commission de finalisation du projet de constitution, de supprimer la nature laïque de l’Etat, pour instaurer un «Etat multiconfessionnel».</strong>

Si le processus en cours pour que le projet constitutionnel devienne la constitution de la République du Mali ne zappe pas le Conseil national de la Transition (CNT), des amendements seraient encore possibles au niveau de cet organe qui fait office de parlement. Faisant l’économie sur la pertinence d’un tel changement, en ouvrant la brèche, c’est inviter d’autres confessions à faire des propositions dont rien ne garantirait l’objectivité.

Le milieu politique ne s’est pas tu sur ses réserves sur ce projet de constitution, dont certains ont demandé le retrait pur et simple, autrement dit, le destiner au même sort que les projets de révision abandonnés par les présidents Alpha Oumar Konaré en 2001, Amadou Toumani Touré en 2011 et Ibrahim Boubacar Kéita en 2017, tous retirés sous la pression des contestateurs. Va-t-on jamais échapper au syndrome de la case départ au Mali?

L’actuel projet de constitution ne ferait pas suffisamment référence, allusion, allégeance au «mouvement démocratique» dont l’action a conduit à la «révolution du 26 mars 1991». Rien que pour ce «crime de lèse-démocratie», certains acteurs politiques ont pris leur distance du projet de nouvelle constitution. Cependant, aucune analyse sérieuse ne donnerait un bilan élogieux des trente années de règne de la démocratie au Mali, et ce n’est nullement la démocratie qui est en cause, ni le multipartisme, mais certains acteurs politiques qui ont trahi le peuple; ils ont détourné à leur profit pour de sordides intérêts personnels, l’idéal démocratique qui a conduit les jeunes, les femmes sur les remparts, mus par des problèmes sociaux auxquels ils étaient confrontés, jusqu’au sacrifice suprême. La lutte héroïque des élèves et étudiants, des associations et organisations démocratiques, s’est muée en cauchemar, car où en sommes-nous aujourd’hui? C’est la faillite totale de l’Etat, de l’éducation, de la famille, de l’économie du Mali. Sur le plan économique, c’est l’économie criminelle, qui a le vent en poupe.

Si aucune œuvre humaine n’est parfaite, la Commission de finalisation du projet de constitution de la République a réalisé une œuvre d’émancipation et de dissipation de certaines craintes, en officialisant les langues nationales pour reléguer au rang de ‘’langue de travail’’ le français. Mais c’est également cela, le motif de rejet de certains. Allez savoir pourquoi! Des craintes ont été exprimées, quant au choix d’une langue nationale, comme langue officielle. Ce piège ne s’est pas refermé et c’est heureux. Reste au pouvoir de transition de réussir à mettre tous les Maliens d’accord autour de ce projet en faisant des concessions nécessaires, en gardant à l’esprit qu’aucune œuvre n’est parfaite et qu’aucune œuvre ne mettra jamais tout le monde d’accord.

B. Daou]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Éditorial :   Satan et ses suppôts sont nus, vive la transition malienne !</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-satan-et-ses-suppots-sont-nus-vive-la-transition-malienne-3014297.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-satan-et-ses-suppots-sont-nus-vive-la-transition-malienne-3014297.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/09/Amadou-NFa-DIALLO.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 09 Mar 2023 07:39:06 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le National</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[En voulant éviter de ramer à contre-courant de la réalité, Emmanuel Macron, le président français, impénitent phraseur habitué aux excès de langage, a délivré, le 27 février 2023, un pompeux discours afin de donner à sa France une image d'Épinal face à une Afrique vaurienne, ingrate et bonne à faire saigner. Il condamnera dans son réquisitoire la classe politique malienne qui a été incapable de réformer la société malienne. Autant vouer aux gémonies les politiciens ringards du Mali qui, d'ordinaire, sont prompts à décocher les réparties assassines, mais qui demeurent encore muets comme des carpes, deux semaines après les propos assassins d'Emmanuel Macron. Quand Satan tance à ce point ses suppôts qui admettent par leur silence absolu que le Grand Diable n'a dit que la vérité, il y a lieu de se réjouir que la merdeuse classe politique laissera enfin tranquille la Transition malienne à mener sa noble mission de refondation du Mali. Satan et ses suppôts sont nus, vive la Transition ! Il faut même se réjouir à gorge déployée quand on sait que c'est le même Emmanuel Macron qui a injecté à Ibrahim Boubacar Keïta le culot de faire flinguer les manifestants aux mains nues lors des folles journées de juillet 2020. En effet, c'est le grand Satan qui, après le sommet du machin G5-Sahel le 30 juin 2020 à Nouakchott qu'il avait commandité pour être consacré au suivi de la feuille de route de sa rencontre à Pau (France),  six mois avant, en janvier 2020, avec ses commis coloniaux à la tête des États du Sahel, qui avait crié sur les toits en soutien à IBK acculé dans ses derniers retranchements par le M5-RFP : "Le Président Keïta est déterminé !". Dix jours après, les armes létales ont crépité, fauchant des âmes maliennes les 9, 10 et 11 juillet. Telle est la triste histoire.

Mais la disqualification de la classe politique malienne n'est pas une sentence prononcée par le seul Macron. En janvier 2022, à la faveur de l'anniversaire de l'Adema-Association, le Doyen, Pr. Ali Nouhoum Diallo, a fait un constat qui a été une douche froide pour nos politiciens professionnels. Il y a aujourd'hui, avait-il dit dans L'Essor, deux classes politiques au Mali : la classe politique militaire et celle civile. Et d'ajouter : "La classe politique militaire est loin d'être analphète en politique. On se demande souvent si elle ne maîtrise pas mieux les mécanismes de la politique que des hommes politiques chevronnés".

Il n'existe évidemment pas de classe politique militaire au Mali. Sans doute, notre père Pr. Ali Nouhoum Diallo a trouvé aux militaires de la Transition, qui sont bien avec les politiques du M5-RFP, des qualités qu'il devait reconnaître. Enfin, rappelons qu'il y a quelques jours, le 2 mars, à l'ouverture du sommet des Non-Alignés à Bakou (Azerbzïdjan) qui a regroupé 70 pays, le Président Ilhem Aliyev, dans sin discours d'ouverture, a dénoncé le rôle négatif de la France en Afrique !

<strong>Amadou N'Fa Diallo</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Journée Internationale de la Femme 08 Mars 2023 : Renforcer l&amp;apos;égalité de genre et l’autonomisation des femmes à travers l’innovation et la technologie numérique.</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/journee-internationale-de-la-femme-08-mars-2023-renforcer-legalite-de-genre-et-lautonomisation-des-femmes-a-travers-linnovation-et-la-technologie-numerique-3014095.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/journee-internationale-de-la-femme-08-mars-2023-renforcer-legalite-de-genre-et-lautonomisation-des-femmes-a-travers-linnovation-et-la-technologie-numerique-3014095.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/03/journee-femme-8-mars.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 08 Mar 2023 03:15:20 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>“ Convaincue que les technologies numériques offrent de nouvelles perspectives pour l’autonomisation des femmes et des filles au niveau mondial, Gabdo Ouattara milite pour mettre fin à toute violence à l’encontre des femmes et des filles, que ce soit dans le monde réel ou virtuel. </em></strong>

<em> </em><em>Elle affirme que le numérique n’est pas exempt de violence, bien qu’il constitue un outil puissant pour que les femmes et les filles deviennent des agents du changement</em><em>. C’est pourquoi elle revendique à travers la campagne Bodyright de l’UNFPA, le droit à la protection contre la violence numérique et prendre au sérieux la violence virtuelle basée sur le genre. “</em>

Cette année le thème du 08 Mars, Journée Internationale des Droits de la Femme est : « Pour un monde digital inclusif : innovation et technologies pour l’égalité des sexes ».

Les technologies digitales constituent une grande opportunité pour autonomiser les femmes et les filles maliennes et renforcer leur contribution au développement communautaire. Ces technologies permettent aux femmes d’accéder plus facilement à l’information, aux connaissances et opportunités d’emplois ainsi que de communiquer davantage et renforcer leur plaidoyer pour la réalisation et le respect de leurs droits.

Ce thème international est aussi une occasion pour nous tous de valoriser et encourager le rôle et le leadership des femmes et des filles maliennes dans la promotion des technologies transformatrices et de l’éducation numérique.

Cela dit, ce thème nous ramène à la triste réalité des nombreuses inégalités de genre dans le domaine des technologies digitales et des vulnérabilités des femmes et des filles à s’exposer à la violence basée sur le genre facilitée par les technologies.

Au Mali, par leur statut social, les femmes sont lésées au niveau de leur participation à la prise de décisions en général, incluant le domaine des technologies et de l’innovation. Les données de l’EDS 2018 le montrent clairement : seulement 10 % des femmes participent dans les prises de décisions importantes du ménage, alors que 63 % des femmes n’ont été associées à la prise d’aucune décision.

En termes d’accès à ces technologies digitales, le fort taux d'analphabétisation des femmes maliennes (72% des femmes sont analphabètes, contre 53% des hommes) et un taux faible éducation (66% des femmes maliennes n’ont aucun niveau d’éducation), ainsi que de pouvoir d’achat (à peine 55% des femmes, contre 90% des hommes), ont déclaré avoir un emploi (au cours des 7 jours avant l’enquête EDS), limite leur accès social, physique et financier à ces technologies. De plus, au cours des 12 derniers mois, 14 % seulement des femmes contre 36 % des hommes ont déclaré avoir utilisé l’internet (EDS, 2018). Ces facteurs socio-économiques expliquent cet écart d’accès numérique, clairement basé sur le genre.

L’accès aux technologies numériques entraîne aussi de la violence basée sur le genre. Afin de contribuer à lutter contre les violences facilitées par les technologies, UNFPA Mali a lancé la campagne Bodyright en novembre dernier.

Cette campagne met en avant le fait que les logos et les droits de propriété intellectuelle des entreprises sont mieux mis en valeur et mieux protégés en ligne que les images des corps des êtres humains. Elle exprime le fait que les femmes et les filles, en particulier celles de minorités et groupes marginalisés, font face à de nombreuses violences en ligne. Cette campagne vise à mobiliser les décideurs politiques, les entreprises et la société civile dans la lutte contre cette forme de VBG.

UNFPA vous invite à appuyer l’inclusion et une exposition saines et sécuritaires des femmes et des filles maliennes aux technologies digitales, pour respecter leurs droits à l’information, leur droit à la dignité et à ne pas subir de violence mais aussi pour renforcer leur accès aux informations dont celles sur leur santé, la planification familiale, et les opportunités d’autonomisation.

En cette Journée des Femmes, rejoignez-nous pour travailler ensemble afin de créer un monde digital inclusif : innovation et technologies pour l’égalité des sexes.

Bonne célébration de la journée de la femme à toutes les femmes et filles Maliennes,

&nbsp;

<strong>Yves Sassenrath</strong>

<strong>Représentant Résident UNFPA Mali</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Éditorial :   Entre arrogance et ineptie, Emmanuel Macron porte la poisse de la France</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-entre-arrogance-et-ineptie-emmanuel-macron-porte-la-poisse-de-la-france-3013841.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-entre-arrogance-et-ineptie-emmanuel-macron-porte-la-poisse-de-la-france-3013841.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/09/Amadou-NFa-DIALLO.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 06 Mar 2023 11:43:46 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le National</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[L'éditorial de notre édition du 06 octobre 2021 a porté un titre que nos fidèles lecteurs ont rappelé suite aux échanges houleux qui ont mis en scène à Kinshasa Emmanuel Macron et  Étienne Tshisekedi, président  de la RDC ce samedi, 04 mars 2023. Dix-mois donc après, beaucoup l'ont qualifié de prémonitoire. Le titre de l'éditorial du 06 octobre 2021 était, en effet : "Emmanuel Macron, le Président nul qui n'a d'égard pour personne". Le très impulsif président français a comme vissée  à son âme l'arrogance qui est la trame de son action de chef de l'État. Dans l'affaire Benalla, il s'exclamera, en petit garçon envoyé : "C'est moi qu'ils cherchent, qu'ils viennent me chercher". Mépris royal au peuple français. On se souviendra toujours que c'est sans consulter ses militaires et ses partenaires europééns que la France (c'est-à-dire Barkhane) se retirerait du Mali si les Russes y arrivaient. Le chef d'état-major de l'Armée française, dépité par une telle déclaration à l'emporte-pièce préféra démissionner plutôt que de continuer à subir des inepties incroyables en haut lieu. C'est parce que, tout simplement, Emmanuel Macron croit au fond de lui-même qu'il n'est né, ni en France ni ailleurs, d'homme mieux que lui. Un cas clinique de manque d'humilité, qui confine à la folie. Mais c'est la France qui perd énormément des frasques de son illuminé président qui porte sa poisse.

Singulièrement, Macron n'a jamais respecté les Africains, déficit d'éducation qu'il partage d'ailleurs avec ses prédécesseurs. Il se moque du Président Kaboré "parti réparer le climatiseur", il insulte l'Afrique où il n'y a rien à développer parce que les femmes portent 7 à 8 enfants. Après avoir flirté avec les politiciens maliens, il les traite d'incapables à redresser leur pays, etc. L'homme, avec toujours l'injure à la bouche et le couteau entre les dents, ne cessera jamais de baver sur les autres. Il souffre d'une terrible pathologie, celle de mentir à soi-même, celle d'incriminer toujours les autres. Pour lui, les Russes, c'est la pègre et les Africains des moins que rien. Il ne croit en réalité en rien qu'il dit. Sacré bonimenteur !

&nbsp;

<strong>Amadou N'Fa Diallo</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito : Macron admoneste la classe politique malienne</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-macron-admoneste-la-classe-politique-malienne-3013771.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/edito-macron-admoneste-la-classe-politique-malienne-3013771.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2022/01/Youssouf-Sissoko-dirpub.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 06 Mar 2023 06:57:07 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alternance</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[C’est lors d’un discours tenu le lundi 27 février 2023 à l’Elysée, pour présenter les orientations de sa politique africaine pour les années à venir, qu’Emmanuel Macron a critiqué de façon acerbe la classe politique malienne. Sans porter des gants, il a sévèrement admonesté la classe politique malienne, en affirmant qu’elle a  lamentablement échoué à redresser son pays. Il se disculpe totalement en culpabilisant les acteurs politiques maliens, comme étant les seuls responsables de la chaotique situation dans laquelle baigne leur pays. En analysant sans complexe et sans passion ne faudrait-il pas diviser la poire en deux entre la France et les pays francophones en général et entre les dirigeants français et ceux du Mali de 1968, à nos jours, en particulier ?  Du Coup d’Etat de 1968 qui a porté un des valets de la France au pouvoir, à savoir le Lieutenant Moussa Traoré, bombardé, 23 ans après, général d’armée, à Ibrahim Boubacar Keita, en passant par Alpha Oumar Konaré, Amadou Toumani Touré et Dioncounda Traoré, tous les régimes qui se sont succédés au pouvoir au Mali  ont été parrainés par la France au gré de ses intérêts. Ces Présidents n’ont jamais été soutenus par l’Elysée  sur la base de leur compétence ou de leur projet de société, encore moins pour leur vision pour le Mali, mais tout simplement parce qu’ils étaient  manipulables à souhait et capables de défendre les intérêts de la France au détriment de ceux de leur peuple. Si ces régimes ont tous échoué, comme prétend Emmanuel Macron, ce ne serait ni plus ni moins que l’échec de la France aussi.

Emmanuel Macron aurait dû faire le mea maxima Culpa de la France qui a échoué à faire de ses anciennes colonies des pays émergents, en dépit de l’immensité de leurs ressources. Il devrait reconnaitre la lourde responsabilité de la France dans la désagrégation de la Libye de Mouammar Kadhafi, la principale cause de la chienlit provoquée par les groupes armés terroristes au sahel. Macron aurait dû présenter ses excuses et celles des régimes qui se sont succédé au pouvoir en  France pour avoir imposé des présidents qui n’ont ni la qualité intellectuelle requise, ni la compétence, encore moins la vision et dont la seule qualité est de servir les intérêts de la France. Emmanuel Macron devrait avoir de la mesure et de l’honnêteté intellectuelle de reconnaitre que la France, pour avoir soumis les 14 pays de la zone franc à une nouvelle colonisation, qui est  celle de la monnaie, cet autre goulot d’étranglement, qu’elle a empêché les pays francophones de se développer. Sinon nul ne pourrait contester son affirmation selon laquelle la classe politique malienne a échoué à redresser son pays. Son affirmation aurait été complète si Macron avait assumé  que la France en est pour beaucoup dans cet échec.

En effet, le discours d’Emmanuel Macron, faudrait-il  le rappeler, a été tenu à la veille de sa tournée africaine qui lui avait conduit au Gabon,  au Congo, en RDC et en Angola. Cette tournée a été effectuée à un moment crucial des relations fortement mises en mal, entre la France et certaines de ses anciennes colonies, comme le Mali et le Burkina Faso. Elle s’effectuait également dans un contexte marqué par la guerre en Ukraine avec ses conséquences sur la géopolitique mondiale. La montée en puissance de la Russie en Afrique, la présence très significative de la Chine et la percée fulgurante de la Turquie et de l’Inde sont entre autres causes du voyage  du Président français. Le discours de Macron m’a semblé être un examen de conscience et une introspection qui vont permettre à la France de descendre de son piédestal patrimonialiste et condescendant en redéfinissant les règles de sa future collaboration avec ses anciennes colonies. Ces nouvelles règles doivent essentiellement être basées sur un partenariat d’égal à égal et gagnant- gagnant.

<strong>                                                                                                                                        Youssouf Sissoko</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Éditorial :  Belle gifle d’Emmanuel Macron à la classe politique malienne !</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-belle-gifle-demmanuel-macron-a-la-classe-politique-malienne-3013333.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-belle-gifle-demmanuel-macron-a-la-classe-politique-malienne-3013333.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/09/Amadou-NFa-DIALLO.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 02 Mar 2023 10:39:07 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le National</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Lundi, 27 février 2023 ! Une date comme il n'y en a jamais eue dans l'histoire mouvementée de la belle France, en tout cas dans sa diplomatie qui, depuis des lustres, se comporte par rapport à l'Afrique comme en libre errance, entre maladresses et fautes, en toute arrogance, comme le relevait dans un article publié dans nos colonnes par notre compatriote Boubacar Touré, juriste à Montréal (Canada), il y a quelques mois.

La date du 27 février restera en tout cas dans l'histoire cynique que la France impose à ses anciennes colonies africaines comme celle d'une rupture si tant est que, pour une fois, Emmanuel Macron dit la vérité, quand il affirme que c'est désormais le temps de "la clôture d'un cycle" et le début "d'un nouveau partenariat équilibré". On sent l'amertume du président français, qui laisse échapper un mea culpa devenu difficile à éviter dans la tumultueuse et oppressante cavalcade que lui et ses prédécesseurs n'ont jamais cessé d'imposer à l'Afrique soumise aux caprices et à la gourmandise de ses propres fils, dirigeants véreux, inconséquents et faiblards depuis six décennies. Mais Macron a-t-il sincèrement battu sa coulpe ? Peu importe qu'il soit sincère ou qu'il soit dans une nouvelle manoeuvre, l'important est que les Africains soient eux-mêmes, désormais, des gens soucieux du bonheur de l'Afrique et du bien-être des Africains. C'est le sens du combat déclenché par les autorités de la transition malienne depuis le 24 mai 2021.

Emmanuel Macron, bon gré mal gré, en toute honnêteté ou à son corps défendant, a reconnu sans détour la justesse des deux coups d'État au Mali, celui du 18 août 2020 et celui du 24 mai 2021, quand il a proclamé que la classe politique malienne a échoué à redresser son pays, un échec qui a conduit au rejet de la France par les populations. Une belle gifle aux politiciens maliens qui ne juraient que par lui et qui s'agitaient tant ces derniers jours, comptant toujours sur lui pour créer les conditions d'un imptobable soulèvement populaire afin de reprendre les rênes de l'État pour l'éternité, on peut le soupçonner.

Les paroles de Macron, résumé d'un réquisitoire sans appel qui bouillonnait dans ses trippes, sont un magistral pied de nez à nos politiciens. Ces derniers ne sont pas le mauvais bouc émissaire, Macron sait de quoi il parle; il ne pouvait point se retenir d'administrer une cinglante volée de bois vert à ses ouailles du Sahel, surtout à la bande d'incapables sur qui il a beaucoup misé dans l'ancien Soudan français. Les mots qu'il a utilisés ont été comme un véritable pavé jeté dans la mare politique malienne.

Le pavé jeté dans la mare produit toujours le résultat de faire taire subitement les grenouilles qui y croassent sans arrêt. Du 27 février 2023 à cet instant, aucun politicien malien n'a osé donner la moindre réplique à Emmanuel Macron, sauf Konimba Sidibé qui n'est nullement un foudre de guerre politique. Cadre d'échanges, M5-Mali Kura, Jiguiya Kura, Coq rouge, Bélier blanc, Perdrix arc-en-ciel..., tous sont demeurés comme des carpes. Poissons muets. Enfin !

<strong>Amadou N'Fa Diallo</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito : La liberté d’opinion est constitutionnelle…</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-la-liberte-dopinion-est-constitutionnelle-3012206.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/edito-la-liberte-dopinion-est-constitutionnelle-3012206.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2019/11/Gaoussou-Madani-Traoré.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 23 Feb 2023 07:14:43 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[La conférence de presse organisée par l’« Appel Citoyen pour la Réussite de la Transition » (ARCT FASO KA WELE), avant-hier lundi à la Maison de la Presse (MP), s’est transformée en une bataille rangée entre les partisans d’Issa Kaou Djim et des individus qui ont surgi de nulle part,  pour saboter la rencontre. L’ancien vice-président déchu du Conseil National de la Transition (CNT) a dû se soustraire des lieux  par une porte de secours. Au terme  des  affrontements,  des vitres de l’immeuble  sont éclatées et des chaises  complètements endommagées. Si l’on ne déplore pas de perte en vie humaine, on dénombre  des blessés. Pourquoi est-on arrivé  à un  tel degré de  violence lors d’une rencontre politique ? En l’occurrence à la MP, un Haut Temple de la liberté d’opinion et d’expression ?

Des sources indiquent que l’ex Porte-Parole du M5-RFP s’apprêtait à proférer une vive déclaration à l’encontre des Autorités de la Transition. Est-ce donc cela la cause du tohu-bohu que la Maison de la presse a connu, ce lundi 20 février ? Sinon, qui sont donc les commanditaires de ce désordre ? De simples citoyens agacés par son discours politique inconstant ? Quoi qu’il en soit, était-il vraiment necessaire de passer  par  la violence  pour  empêcher  M. Djim de boucler sa conférence de presse ?

L’ex Porte-Parole du M5-RFP se vante,  depuis un moment,  d’être  l’un des principaux opposants de la Transition en cours. Lorsqu’il passe sur les plateaux de TV et les antennes radios, il ne cesse d’affirmer  n’avoir plus peur de la prison pour avancer ses idées et invite ses fans d’afficher la même aptitude. Après sa traversée du désert (due à sa courte  incarcération), l’ancien protégé de Mahmoud Dicko a  ainsi choisi  de passer  à l’offensive politique. Alors, il  s’obstine à  montrer à l’opinion nationale et internationale  qu’il continue d’exister. Ainsi s’oppose-t-il  systématiquement à toutes les décisions et initiatives prises par les Autorités de la Transition. Dans sa dynamique, il n’épargne plus le Chef de l’Etat qu’il adulait auparavant. En politique, tout cela est de bonne guerre. Mais ces faits et gestes respectent-ils  vraiment  les principes démocratiques ?

De notre point de vue, Kaou Djim n’est ni un démocrate encore moins, un homme politique. C’est un <strong>simple phénomène politique</strong> qui a existé. Ainsi, il ne peut  en aucun cas incarner  le système  démocratique au Mali. Pour la simple raison qu’il n’a jamais  cherché à respecter  les principes basiques de la démocratie. Dans ses activités  (politiques ?), il n’a de respect pour  la chose publique encore moins pour  les autres acteurs politiques.  Sans compter que c’est un homme qui méprise la presse (garante de tout système démocratique) ainsi que les hommes et femmes qui l’animent. Actuellement en déclin, l’ancien protégé de Mahmoud Dicko  serait certainement au  service d’hommes politiques plus aguerris,  pour nuire à la Transition.

Toutefois, le sieur Kaou Djim  ne mérite pas le sort que l’on essaye de lui réserver : lui faire taire par la terreur. Nous, Hommes de medias, ne pouvons cautionner cela. D’autant que, comme tout citoyen malien lambda, la Constitution malienne de 1992  (encore en vigueur)  lui garantit  la liberté d’opinion. Cela, dans son article 4 qui stipule : « Toute personne a droit à la liberté de pensée, de conscience, de religion, de culte, d’opinion, d’expression et de création dans le respect de la
loi ».  C’est  pourquoi  nous, Hommes de medias, ne pouvons cautionner qu’un individu soit privé de ce droit fondamental.

A cet effet,  nous ne nous  lasserons  jamais d’alerter, toutes les fois que nous estimons qu’un individu est menacé dans l’exercice de sa liberté d’opinion. Au-delà donc  de la personne d’Issa Kaou Djim, nous invitons l’Etat malien de  fortement  œuvrer afin que tous les citoyens puissent  pleinement jouir de la liberté d’opinion. Tant,  c’est une liberté constitutionnelle, chèrement acquise  au prix du sacrifice humain.

<strong>Gaoussou Madani Traoré</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Éditorial :   Wagner et la question la plus bête...</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-wagner-et-la-question-la-plus-bete-3011754.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-wagner-et-la-question-la-plus-bete-3011754.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/09/Amadou-NFa-DIALLO.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 20 Feb 2023 11:17:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le National</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Dans un article qu'il a fait publier dans nos colonnes, l'adjudant-chef d'aviation à la retraite, Bobo Traoré, a dit que c'est un miracle que les jeunes Colonels auteurs du pronunciamiento du 18 août 2020 soient parvenus, au nez et à la barbe des troupes d'occupation pléthoriques sur notre sol avec des moyens de renseignements insoupçonnés, de remettre sur pied notre vaillante Armée méthodiquement destructurée et démantelée par nos hommes d'État, présidents de la République, Premiers ministres, ministres de la défense et officiers félons avides d'argent. Et que, pour cette raison, les Maliens doivent faire confiance aux valeurs intrinsèques de cette nouvelle génération d'officiers aux hautes qualités militaires, stratèges et surtout patriotes. L'adjudant-chef d'aviation à la retraite ajoutait qu'il faut que les Maliens soient soudés et engagés derrière leur Armée qui a désormais à sa tête de brillants officiers, toute la hiérarchie militaire, et de vrais soldats qui ne cherchent qu'à défendre leur patrie. Bobo Traoré dit qu'il faut remercier le ciel d'avoir donné au Mali des fils dignes pour servir un peuple glorieux.

On ne se lancera pas dans une longue narration, même si les éléments pour galvaniser notre patriotisme, notre attachement viscéral au Mali de nos ancêtres, abondent. Mardi, 12 janvier 2021: alors que la fête nationale de l'Armée, 60ème du nombre, devait être célébrée dans huit petits jours,  le vice-président de la Transition, Colonel Assimi Goïta, remit au chef d'état-major de l'Armée de l'Air, Colonel Alou Boï Diarra, un hélicoptère de combat de type Mi-35. Celui-ci sera suivi, quelques jours après, par un deuxième. On se souvient encore des mots rassurants du Colonel Diarra exultant de joie indomptable, puisqu'il avait avec lui la certitude qu'il aura bientôt tous les moyens pour assurer aux troupes au sol la bonne couverture aérienne et tout l'appui qu'il leur faut. Depuis, de l'eau a coulé sous le pont.

On fera l'économie des paroles toutes militaires de Colonel Sadio Camara louant la qualité du partenaire russe quand il est allé réceptionner des aéronefs flambant neufs à l'aéroport Modibo Keïta-Sénou. C'est l'Armée qui traque désormais les terroristes, détruisant partout leurs sanctuaires. Frayeur jusqu'à l'angoisse qui provoque la diarrhée chez les ennemis du Mali, ceux-là qui ont créé le terrorisme et les terroristes, qui les financent, qui les arment, qui les appuient. On commence à crier au Wagner, groupe de mercenaires dit russe, que le gouvernement malien paierait à 10 milliards de dollars par mois, pour protéger les autorités de la Transition,  ensuite, disent-ils, pour tuer des civils maliens. On les aurait même vus, ces mercenaires russes, violer des femmes maliennes, voire engager de terribles affrontements avec les FAMAs ici et là. Mais Wagner au Mali, c'est comme le monstre du Loch Ness : tout le monde en parle, mais personne ne l'a vu. Certains en parlent pour faire croire que les victoires indéniables sur les terroristes ne sont pas des faits d'armes des militaires; d'autres croient pouvoir intoxiquer les esprits en disant que toutes les mines d'or et autres richesses de notre sous-sol sont bradées pour entretenir une armée étrangère criminelle. On aura vu ces derniers jours un Malien insinuer que le Président Assimi Goïta a fait appel à Wagner parce qu'il connaît ce qu'est la guerre asymétrique. Rien que des sornettes pour déprécier la puissance des FAMA. Mais non !

Ce qui est certain, c'est qu'il y a bien des instructeurs russes au Mali, ce qui est bien compréhensible.

Wagner est un groupe de combat, de guerre, qui a ses troupes, ses arsenaux, qui ne va nulle part pour faire de la figuration. Quand Wagner, comme tous les groupes du genre, vient quelque part, il y a des bases. Au Mali, on sait où sont les bases de la Minusma. On savait où étaient les bases de Serval, puis Barkhane; on savait où se trouvaient les bases du G5-Sahel, etc.

Ce n'est pas parce que la propagande française, européenne, américaine, soutenue malheureusement par les Nations Unies, dit qu'il y a Wagner au Mali que cela est vrai.

L'ONU elle-mele, souvenons-nous, a soigneusement évité, dans un passé pas si lointain, de parler de Wagner, préférant la formule alambiquée "d'hommes blancs". Il y a peu, souvenons-nous encore, la ministre allemande n'a pas cru devoir parler de Wagner, elle a parlé des "Russes".

Et hâpés par le rouleau compresseur du narratif mensonger de l'ennemi du Mali, des Maliens en sont arrivés à poser la question la plus bête jamais adresséé àvune autorité depuis Mathusalem : combien les autorités de la transition mettent dans l'achat des équipements (qui font notre) ? Fermez vos bouches !

<strong>Amadou N'Fa Diallo</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito : Candidature à la présidentielle, Assimi ne pourrait&#45;il pas s’inspirer de l’exemple d’ATT ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-candidature-a-la-presidentielle-assimi-ne-pourrait-il-pas-sinspirer-de-lexemple-datt-3011689.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/edito-candidature-a-la-presidentielle-assimi-ne-pourrait-il-pas-sinspirer-de-lexemple-datt-3011689.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2022/01/Youssouf-Sissoko-dirpub.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 20 Feb 2023 07:29:06 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alternance</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Depuis plus de trois mois, un groupuscule d’hommes et de femmes se faisant passer pour des chefs coutumiers, des chefs de village, de leaders religieux et de notables de Ségou s’agitent  pour demander au Colonel Assimi Goïta, Président de la transition, de se porter candidat à la prochaine présidentielle. Ces hors la loi, sans foi, ni conviction, dont la légitimité est fortement contestée, mus seulement par leurs intérêts égoïstes, veulent entrainer dans leur utopique  projet le Chérif Bouyé de Nioro, chez qui ils se sont rendus pour solliciter son soutien à cette  initiative dont le but est à chercher ailleurs.  La  question que l’on est en droit de se poser  est celle de savoir si le Colonel Assimi Goïta n’a pas déjà  mordu à l’hameçon et qu’il serait prêt, au moment opportun, à  céder aux sons de sirène de ces opportunistes de mauvais aloi. En attendant d’avoir la réponse à cette cruciale question, le constat qui se dégage est que le Président de la transition ne fait absolument rien pour arrêter cette tragi-comédie. Et pourtant l’on se rappelle Issa Kaou Djim a été rappelé à l’ordre quand il a voulu commencer la campagne pour le Colonel Assimi Goïta.  Le Président de la transition sait-il réellement que son silence est à la fois assourdissant et complice ?  Il est grand temps qu’il rompt ce silence en coupant court à cette insidieuse initiative. En tout cas  si tant est qu’il n’est pas intéressé, il doit le prouver et l’affirmer haut et fort. Il a beaucoup plus à gagner en levant toute équivoque plutôt que d’entretenir un flou artistique autour de ce projet.

Qui sont ces hommes et ces femmes qui s’agitent depuis des mois pour une hypothétique candidature du Colonel Assimi Goïta à la prochaine présidentielle ? Pourquoi ont-ils  formé une délégation pour aller solliciter le soutien du Chérif Bouyé de Nioro ? Ce dernier va-t-il encore une fois de plus endosser la lourde responsabilité de parrainer cette autre candidature, après celle d’IBK ? Le Colonel Assimi Goïta va-t-il prendre ses responsabilités en arrêtant ce Kotéba ? D’abord ils sont des illustres inconnus selon M Tata Dramé, Président de l’Association Ségou Koungo et ils n’ont été mandatés par personne. Pour M. Dramé, ils n’ont ni été mandatés par les chefs de villages encore moins par les chefs religieux et coutumiers de Ségou et qu’ils n’ont agi qu’à leur nom. Quant au choix du Chérif de Nioro il pourrait s’expliquer par son leadership et son rapprochement avec le pouvoir transitoire, donc pour ces « arnaqueurs » le soutien du Chérif pourrait leur donner une certaine légitimité. Mais selon nos informations le chérif ne s’est nullement prononcé en faveur d’une candidature du Colonel Assimi Goïta.

Comment dans un pays en profonde crise multidimensionnelle, d’abord socio sécuritaire, ensuite politico-économique et enfin financière et où les élections sont même incertaines, pourrait-on avoir une telle initiative, qui n’est non seulement pas gage de stabilité, ensuite  qui n’arrange ni le Mali encore moins le Président de la transition. Parlant du projet proprement dit, il serait non seulement une violation flagrante de la charte de la transition et surtout de la loi fondamentale qui interdisent aux autorités de la transition d’être candidates aux prochaines élections. Le Colonel Assimi Goïta ne pourrait-il pas s’inspirer du cas ATT qui a rendu le pouvoir aux civils après 14 mois de transition en 1992,  au lieu d’accepter de tomber dans le piège des laudateurs et autres opportunistes sans conviction ?

<strong>Youssouf Sissoko </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le PM dans la région de Gao : la photo du terrain</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/le-pm-dans-la-region-de-gao-la-photo-du-terrain-3011670.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/le-pm-dans-la-region-de-gao-la-photo-du-terrain-3011670.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2022/10/boukary-daou.jpeg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 20 Feb 2023 06:36:28 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Si le Premier ministre a pu se rendre dans les cercles d’Ansongo et à Bourem son village, comme précédemment prévu dans son agenda de visite dans la région de Gao, il aurait réussi une prouesse dans le contexte sécuritaire que notre pays traverse depuis plus d’une décennie. Cet hypothétique exploit aurait signifié une évolution positive pouvant être mise au profit de la panoplie de matériels militaires acquis ces deux dernières années.

Si le message porte n°2023/ 0035/GRG-CAB du 17/02/2023 du Gouverneur de la région de Gao aux préfets de cercles d’Ansongo- Bourem-Almoustarat, annonçant l’annulation de la visite de terrain du Premier ministre, chef du gouvernement dans lesdits cercles, demeure inchangé et qu’il n’a pu se rendre dans ces localités pour des raisons sécuritaires, l’aveu du statu quo sécuritaire serait patent, ou du moins que la situation serait gravissime et allant crescendo.

Et pourtant, ce n’est que le mardi 14 février que le ministre de la Défense et des anciens combattants, le colonel Sadio Camara réceptionnait à la base aérienne de Gao un nouveau lot de drones de types Bayktar TB2 pour le compte des forces armées maliennes, redonnant confiance aux populations, qui demeuraient rassurées à l’annonce de cette visite du Premier ministre. Mais cette lueur a fait un long feu, et voilà ! La présente visite du chef du gouvernement demeure suivie sur le plan national et international tel un test grandeur nature. Mais tel un appareil photo, elle ne pourra nous renvoyer que l’image réelle du terrain. Comment dire le contraire à ceux qui soutiennent que tout cela n’est que «tape-à-l’oeil qui ne saurait constituer une politique de sécurité viable»?

<strong>B. Daou</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Editorial : Après l’austérité, le rebond en 2023</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-apres-lausterite-le-rebond-en-2023-3011453.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-apres-lausterite-le-rebond-en-2023-3011453.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2016/09/Ismael-Aidara-.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 17 Feb 2023 12:20:40 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Dérèglements - Une surchauffe économique tous azimuts s’est emparée de la planète. Ces deux précédentes années ont été extrêmement éprouvantes. Aussi bien chez les pays émergents que pauvres. Avec des effets dévastateurs à haute amplitude. Une croissance au ralenti et une inflation trop forte ont percuté et anéanti la robustesse des grandes économies du monde. L’Afrique, en dépit de l’ampleur dévastatrice de la pandémie du Covid-19 et des répercussions économiques, énergétiques et alimentaires liées à la guerre russo-ukrainienne, n’est pas groggy. Elle trottine et tient bon an mal an la barque. Toutefois, bon nombre de pays du continent ont étalé leurs insuffisances criardes en termes d’infrastructures sanitaires, de réseaux de distributions électriques et de chaînes d’approvisionnement en médicaments. Une seule fausse note aux relents d’un uppercut mortifère, la ‘’Covidgate’’. Une série de scandales financiers aux montants astronomiques (on parle de plusieurs dizaines de millions d’euros) accablant des hauts dignitaires des régimes en place. Les plus médiatisés restent des pays comme l’Ouganda, le Sénégal, Madagascar et les Îles Comores.

Rebond – La crainte des bulles dépressives de récession et de resserrement dus à la parité dollar-euro sur la facture export-import des produits africains semble progressivement sortir de la zone de turbulences. Globalement, selon plusieurs agences financières de renom, l’économie africaine devra connaître un rebond dans le premier semestre 2023 et faire monter crescendo le dynamisme de celle-ci dans principalement des secteurs hautement stratégiques tels que les hydrocarbures, les ressources minéralières et halieutiques, les services technologiques incubateurs. Malgré le tableau sombre 2022, le rebond se profile en 2023 sur une partie du continent africain, ‘’puissants marchés à forte croissance’’ aux yeux des investisseurs et partenaires multilatéraux. Il est évident que les effets corrosifs engendrés par le ralentissement de la demande extérieure, la flambée vertigineuse des prix des denrées alimentaires et des produits énergétiques de base, l’instabilité du cours du dollar sur le marché, ont impacté négativement sur la robustesse de nos écosystèmes économiques et financiers. Il est fort à parier que les dix pays les plus performants du continent devront être la locomotive de la croissance mutualisée pour figurer au Top 20 des économies émergentes du continent qui comptent dans l’économie mondiale. Il faut juste s’y employer en mobilisant des investissements massifs et des filets de ‘’protectionnisme prudent et maîtrisé’’.

Leadership auréolé – Un temps clément soit peu.. refait surface. Presque, s’éloignant de la face hideuse que l’on présente de l’Afrique, une constellation jaillit. Au premier peloton du sacre, des personnalités africaines. Leurs prouesses magnifiées. Le diplomate tchadien, Moussa Faki Mahamat qui dirige depuis fin janvier 2017 la Commission de l’Union africaine, le malien Cessé Komé, PDG de la holding KOIRA, qui a débuté comme petit cireur dans les rues d’Abidjan, Aliko Dangote, le magnat nigérian qui vient de lancer la plus grande raffinerie de pétrole et de fertilisants en Afrique, le malgache Hassanein Hiridjee, parti de rien, s’est bien installé dans le cockpit des entrepreneurs émergents. C’est aussi le printemps des startups africaines. Le Marketplace se lubrifie au Sud du Sahara avec la montée en puissance de Yassir Sénégal qui tend, lentement, mais sûrement de rejoindre les ‘’Big 5’ constitués du Nigéria, du Kenya, de l’Ouganda, de l’Afrique du Sud et de l’Égypte. Ces startups qui font office de championnes de l’entrepreneuriat qui ont levé environ 1200 millions de dollars, continuent de capter le gros du capital-risque et d’autres formes d’investissements innovants et flexibles. Au grand bonheur de ce compartiment financier stratégique.

Plein pot de Paris – Niamey se frotte les mains. Son Président Bazoum Mohamed est aux anges. Pour financer son ambitieux Programme de développement économique et social 2022-2026, estimé à 29,6 milliards d’euros, présenté à Paris début décembre 2022 aux investisseurs et partenaires, l’État nigérien en a récolté 45 milliards. Un record exceptionnel qui atteste de sa bonne signature. Le métronome de cette belle moisson qui garnit le panier s’appelle Docteur RABIOU Abdou, Ministre du Plan. Sous la direction éclairée du Chef de l’État et du leadership fort qu’il incarne, la communauté des bailleurs et du secteur privé ont mis le turbo. Le Niger ambitionne de réaliser un taux de croissance économique annuel moyen de 9,3%, un taux d’inflation inférieur à 3%. Un pari audacieux et réaliste. Surtout, profitant d’agrégats macro-économiques stables et consolidés d’ici à l’horizon 2027.

<strong>PAR ISMAEL AÏDARA</strong>

&nbsp;

<strong>ÉDITORIAL PARU DANS LE NUMÉRO JANVIER 2023 DU MAGAZINE CONFIDENTIEL AFRIQUE </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito : Et de 100  pour « Le Pélican »!</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-et-de-100-pour-le-pelican-3011154.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/edito-et-de-100-pour-le-pelican-3011154.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/02/Gaoussou-Traore.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 16 Feb 2023 14:46:26 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Le mercredi 09 octobre 2019, paraît dans les kiosques de Bamako le premier numéro de « Le Pélican ». Ce nouvel hebdomadaire d’information, d’enquêtes et d’analyses, fruit de la collaboration active d’une équipe de journalistes et de chroniqueurs,  sans un appui financier conséquent, est le résultat d’une longue  réflexion très approfondie.  Mais, il est aussi et surtout le fruit d’une opportunité très attendue qui m’a été offerte par mes relations parentales et amicales.  Lesquelles m’ont aidé à créer mon entreprise de presse. J’ai finalement dû accepter  leur offre d’assistance, sachant bien  que je bénéficiais  d’une longue expérience vécue au sein du bihebdomadaire «  Le Challenger ». Un canard dont le fondateur, Amadou Haïdara, est mon ami d’enfance  et de toujours mais aussi,  un frère.

Ce 09 octobre, j’ai donc commencé une nouvelle aventure.  Laquelle a désormais fait  de moi, un Fondateur et un Directeur de Publication  d’un hebdomadaire d’informations générales, d’enquêtes et d’analyses. Mais également, cette aventure a fait de moi un Manager. Dans l’édito de lancement de « Le Pélican », nous  avions promis  à nos lecteurs que le Canard  ne sera pas un journal de plus dans le répertoire des publications au Mali. Nous avions aussi promis que le canard va inlassablement œuvrer pour la satisfaction de son lectorat : dans  la réalisation de plus d’analyses sociopolitiques objectives et de rubriques diverses.  Qu’il va alerter les décideurs.

De même,  nous avions promis que notre hebdomadaire apportera sa pierre à l’édification du Mali. Un Mali dont tous les fils, délivrés du démon de la division et la haine, auront retrouvés le vivre ensemble multiséculaire que leurs ancêtres ont appris et légués. Nous avons déjà bouclé trois années d’existence. Aujourd’hui, notre canard est dans sa quatrième année et il est à son centième (100è) numéro de parution. Mais sommes-nous vraiment  en train de respecter  nos  engagements quasi sacerdotaux,  en faisant preuve d’un esprit citoyen et républicain ? C’est au lectorat de nous juger.

Toutefois, nous pensons en toute humilité que nos promesses sont en train d’être bien tenues.  De toute façon,  « Le pélican »  continue inexorablement son envol avec  espérance, en dépit du fait que  le chemin est plein d’embûches. Sa ligne éditoriale  dérange certainement des   animateurs de la vie sociopolitique.  Nos analyses  et points de vue sur les questions de la nation  dérangent parfois certains  politiciens, guère habitués à ce que  d’autres  voix  leur portent la contradiction et expriment leur avis. Que chacun reste à sa place, semblent-ils penser.  En respectant ce postulat,  la nôtre doit se cadrer  dans le « politiquement correct », sans aucune critique, même objective. Autrement dit,  ces Princes du Jour  veulent  que nous taisions toutes critiques  sur leurs actes politiques.

Non cela, comme nous l’avons toujours soutenu, ne marchera pas avec  la rédaction de Le Pélican !  Puisqu’en choisissant le  métier de journalisme, nous (les rédacteurs)  avons aussi opté  d’être aux côtés  des plus faibles pour servir de sentinelle et d’alerte face à toutes éventuelles dérives des gouvernants et autres décideurs. A cet effet, nous ne nous lasserons  jamais d’aller crever  l’abcès là où il peut se trouver. Mais, nous allons aussi continuer de leur proposer des idées  que nous pensons meilleures dans leurs prises de décisions.

Ainsi, nous réitérons  notre engagement ferme de demeurer  constant, en dépit  des intimidations que nous pouvons rencontrer,  avec  notre ligne  éditoriale.  Que nous avons voulu indépendante et libre. Pour  ce faire, nous n’abandonnerons  à aucun prix  l’espace  d’expression  dont nous disposons. Car, il représente  pour nous,  la quintessence même  de notre  existence sur la scène médiatique malienne.

Toutefois, l’indépendance de la presse malienne ne saurait se renforcer sans une aide publique conséquente de l’Etat. Oui, la presse malienne doit être soutenue et bien subventionnée ! Que les autorités politiques soient convaincues d’une chose, cette indépendance  ne saurait se renforcer sans une aide publique conséquente de l’Etat !  Cela est  d’autant normal que  la presse est un fournisseur  de  service public. A cet effet, l’aide à la presse doit  vraiment cesser d’être la  charité du prince du jour. Mais cette aide, afin que les médias sortent de la précarité et de l’influence néfaste des uns et des autres,  doit être indexée au budget national. Vivement la satisfaction de cette noble requête !

A l’endroit de nos confrères, éditeurs de la Presse écrite privée, affiliés à l’Association des Editeurs de la Presse Ecrite Privée (ASSEP), mais également à nos représentants de la « Maison de la Presse », nous exigeons une union sacrée autour de l’essentiel pour avancer dans la transparence.  Car les égos et le clanisme  ne servent pas notre cause commune. A chaque fois que les hommes s’associent, il y a forcément des contradictions qui vont survenir. Cela est naturel. Pour  concilier les positions, il faut que l’on accepte de privilégier   le dialogue et la concertation dans toutes nos démarches corporatives.  Que chacun soit sage !

Vive  « Le Pélican » !

<strong>Gaoussou Madani Traoré </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Édito : La brigue d’ennoblissement</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-la-brigue-dennoblissement-3011025.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/edito-la-brigue-dennoblissement-3011025.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2017/07/edito.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 15 Feb 2023 09:26:43 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Témoin</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Naguère accueillie avec une euphorie à réduire au complexe les leaders les plus emblématiques de la tyrannie sous-régionale, la démocratie en Afrique de l’Ouest est manifestement en perte de vitesse si elle ne présente les symptômes d’un mortel essoufflement. Sous les coups de boutoir de ses nombreux désabusés et désillusionnés, elle subit de plein fouet, sous le regard médusé de ses adeptes et autres gardiens du temple, la démystification par ses adversaires opportunistes. Exit l’intangibilité des frontières entre l’audace de transiger sur ses normes et la témérité de les transgresser jusqu’à la désacralisation. Certes, les fameux balises du «Protocole de la CEDEAO sur la démocratie et la bonne gouvernance» ne sont pas encore totalement démantelés mais, depuis la levée des sanctions infligées à ses contrevenants, les instances communautaires sentent comme la contrainte de s’accommoder d’un triomphe de la tyrannie et une puissance devant les contre-valeurs qu’elle implique : des leaders politiques sont condamnés à l’exil à défaut de périr en détention, des voix dissidentes sont réduites en silence par la terreur d’une certaine justice sélective et aux ordres, des dispositions constitutionnelles sont tripatouillés à l’envi au nom de textes de fortune, des libertés individuelles et collectives sont allègrement voilées au nom d’une lutte contre l’insécurité, etc.
Et dire que les tenants de cette tendance subversive n’ont chiche d’afficher fièrement leurs traits communs, leur communauté de destin et de se distinguer par des démarches fractionnaires défiantes de l’ensemble communautaire.
Bras dessus, bras dessous, le trio d’Etats putschistes, uni par les retombées politiques d’un hypothétique exploit antiterroriste aux frais de Vladimir Le Terrible, vient de s’illustrer par la démarche très audacieuse de faire bande à part dans un envol fédéraliste. Une initiative noble, mais aussi le prolongement des laborieux efforts d’ennoblissement de pouvoirs imposés par la force - et qui ne désespèrent pas de s’installer dans la durée en déjouant par la volition populaire leurs engagements communautaires les uns après les autres.
C’est pour les besoins de cette cause, en définitive, qu’une corporation des chefs putschistes est en gestation - à défaut d’être porté sur fonts baptismaux - et s’illustre déjà par des méthodes qui n’ont rien à envier aux postures pour lesquelles les contempteurs de la CEDEAO la tourne en dérision à coups de caricatures du genre «syndicat des chefs d’Etat». En effet, c’est bien par-dessus la tête de leurs peuples respectifs que les trois autorités de Transition se sont engagées à donner forme à la rencontre de leurs chefs de la diplomatie dans un document aux allures de manifeste. Duquel conclave un embryon communautaire donne l’air de couver, à en juger par leur intention de mettre en musique tant d’actions et d’initiatives dans une pléiade de domaines de la vie socio-économique. L’aventure ne sera peut-être pas poussée au point d’inspirer une communauté parallèle, mais pour sûre, elle pourrait viser le gain d’une absoute pour tous les péchés et souillures antidémocratiques ayant prévalu à l’excommunication des trois Etats putschistes. Ils en sont d’ailleurs ouvertement demandeurs mais avec leurs propres conditions : accepter la sécurité et l’apaisement comme préalable au retour à l’ordre constitutionnel. Mais, au delà de leurs manœuvres communes pour s’inviter à la table des quinze, le nouvel axe triangulaire ne fait aucun mystère de ses velléités de noyautage des instances communautaires. Aussi indigne qu’elle puisse paraître, cette prétention des bannis de la CEDEAO ne tire pas moins parti de la noblesse mitigée de leurs «bannisseurs», tant ces derniers sont liés et gênés aux entournures par leurs propres turpitudes : le brigandage des mandats par tripatouillage constitutionnel au Sénégal et en Côte d’Ivoire. Et lorsque la manœuvre est adoubée jusqu’à l’échelle internationale, elle ouvre plus de brèche dans le discrédit.

<strong>A KEÏTA</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Éditorial :   S’unir, pourquoi pas ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-sunir-pourquoi-pas-3010779.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-sunir-pourquoi-pas-3010779.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/09/Amadou-NFa-DIALLO.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 13 Feb 2023 08:02:39 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le National</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Les ministres des Affaires étrangères du Burkina Faso, de la Guinée-Conakry et du Mali se sont retrouvés dernièrement à Ouagadougou avec la belle - et noble- intention de jeter les bases d'un partenariat solide, fort productif, dans l'intérêt supérieur de leurs trois pays. Cette volonté commune de nouer ce que le langage économico-diplomatique des deux dernières décennies nomme "partenariat gagnant-gagnant" a été suggérée aux dirigeants des trois pays ouest-africains par la douloureuse conjoncture qui les frappe, à l'exception de leurs voisins de la même sous-région. Le Burkina Faso, la Guinée-Conakry et le Mali sont gérés, en effet, par des  gouvernements de transition, conséquences de l'irruption des armées sur la scène, en raison des gouvernances de démolition des États au profit des puissances étrangères, comportement que ne pouvaient plus tolérer des officiers patriotes, tous jeunes et témoins directs de la destruction sciemment voulue et programmée des institutions militaires de leurs pays sur les vestiges prévus de la déliquescence de leurs patries. L'histoire est longue à conter, mais elle tient en quelques mots : le règne des apatrides qui avaient les nations sous leurs seules rênes courtes et capricieuses, prédatrices et indignes. Il reste à savoir si les peuples ont décrété réellement la fin sur nos terres des officiers félons complices des gouvernants indignes.

Il faut s'unir, pourquoi ? L'ennemi (ou les ennemis), avec ses suppôts tapis en notre sein, n'a cure d'aucun respect pour nous, ne se soucie d'aucun développement pour nous. Or, c'est nous qui avons les ressources immenses et les richesses inépuisables du sous-sol pour le développement. Et nous avons une histoire glorieuse, et maintenant les ressources humaines qualifiées, pour pouvoir aller de l'avant; mais c'est nous, nous dit-on, qui ne sommes pas assez entrés dans l'histoire, c'est nous qui avons des mères, des épouses et des soeurs qui font chacune 7 et 8 enfants, ce qui n'est propice à aucun développement. Pendant ce temps, ceux qui nous violent travaillent sur de gigantesques projets criminels d'élimination (pharmaceutiques, bactériologiques, etc ) de 5 milliards d'individus  sur les 7 milliards vivant sur la planète terre. Qui croyons-nous d'autres  visés par ces menées diaboliques si ce n'est pas nous ? Et ce sont nos propres ressources humaines dites hautement qualifiées qui sont les alliées des Démons, pourvu que nos bardés de diplômes, Professeurs de ceci et de cela, puissent régulièrement alourdir leurs comptes dans les paradis fiscaux, en y drainant nos richesses par les courants impétueux de notre sang.

Burkinabè, Guinéens et Maliens se sont retrouvés à Ouagadougou en empruntant la voie d'hier, celle de la fin des années 50 et du début 60, pour l'intégration, la Fédération...Il y a eu l'OUA en 1963, puis, des années après, d'autres machins. Mais les Africains ont-ils en 2023 la claire conscience que nous sommes riches et forts et qu'il est temps de mettre définitivement fin aux viols dont nous sommes les victimes depuis des siècles ?

<strong>Amadou N'Fa Diallo</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Éditorial :  Pour la tombe du soldat malien trahi !</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-pour-la-tombe-du-soldat-malien-trahi-3010371.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-pour-la-tombe-du-soldat-malien-trahi-3010371.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/09/Amadou-NFa-DIALLO.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 09 Feb 2023 08:54:38 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le National</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Le Mali a porté plainte contre la France pour des violations graves des droits des populations maliennes. Puisque les arguments du pays sahélien sont solides et que ses preuves ne souffrent d'aucun doute,  l’ONU rechigne à inscrire la plainte devant son instance appropriée afin que la vérité éclate au grand jour. La question n'est plus de savoir depuis combien de temps l'obstruction à la manifestation de la vérité  dure, on en est plutôt à se demander, en tout cas tant que l'ordre mondial injuste en cours n'est pas reformé, si le Mali pourra jamais un jour jeter dans l'enceinte de l'ONU, à la figure des fauteurs de crimes du monde, les vérités interdites. Car l'ONU, ce n'est qu'un machin, Charles De Gaulle à tôt fait de le signifier. Car aussi l'ONU, c'est le lieu où, avec perfidie, des Sadya Touré et Aminata Cheick Dicko peuvent vomir les calomnies les plus odieuses sur leur propre patrie, ses dirigeants et son armée.

L'ONU, c'est la Maison mondiale de la conspiration contre les pays dont les sous-sols regorgent d'immenses ressources mais qui n'ont point d'armées aptes à les défendre contre la pègre mondiale, la pègre onusienne, disons-le. Ceux des dirigeants conscients des pays violés sans retenue  sont indexés comme la peste, et il faut être comme le Colonel Assimi Goïta pour tenir tête, malgré tout, aux violeurs impénitents. Alors que par  la Résolution 2640 (2022) le Conseil de Sécurité des Nations Unies "..Exige de tous les groupes armés qu’ils renoncent à la violence et rompent tous liens avec des organisations terroristes et la criminalité transnationale organisée, prennent des mesures concrètes pour prévenir les atteintes aux droits humains des civils, mettent fin au recrutement et à l’utilisation d’enfants soldats, cessent toute activité entravant la restauration de l’autorité de l’État et le rétablissement des services sociaux de base, et reconnaissent sans condition l’unité et l’intégrité territoriale de l’État malien, dans le cadre de l’Accord"immensesdoit d’abord enquêter sur ces faits", des escadrons de diplomates de la haute pègre se sont récemment retrouvés à Kidal pour, croient-ils, imposer des choses aux souveraines autorités du Mali. Que diantre ! C'est à un moment où, quelques jours auparavant, l'ONU jugeait la Minusma non viable. Ballon d'essai pour tester à nouveau notre capacité à faire respecter notre siuveraineté ? Un de mes Doyens, homme fort avisé, me dit ceci : "Ce qui a été dit à Kidal, je pense que c’est un ballon d’essai pour découvrir la stratégie de nos autorités par rapport à cette localité. Pour toute réponse dans l’immédiat, il faut que le peuple renouvelle une fois de plus son soutien massif et indéfectible à Assimi Goïta. Ensuite, il faut que le gouvernement communique à minima sur ladite rencontre... Il faut alors demander à ceux qui veulent enquêter sur les violations des Droits de l’homme au Mali où ils étaient quand on a égorgé le brave Capitaine Sékou Traoré et ses soldats désarmés à Aguelock? Où étaient-ils quand des villages entiers ont été rasés de la carte, avec des atrocités les plus inimaginables ? Il faut les interroger aussi pour savoir s’il y a des terroristes au Mali. À une réponse négative,  que la Minusma ramasse tous ses bagages et s’en aille. À l’affirmative, qu’ils nous disent où se trouvent les terroristes et les signes distinctifs de ces terroristes".

Mes larmes coulent. Le Capitaine Sékou Traoré et ses hommes égorgés parce qu'ils ont été trahis, abandonnés sans munitions. L'équipage du Tucano s'écrasant sur le sol de Sévaré, ses deux jeunes pilotes tués, parce que l'aéronef n'était que du vieillot. Encore et encore. Puis-je arrêter mes larmes ? Non, impossible. Je vois bien des stèles dressées en l'honneur de nos militaires martyrs, dans chacune des localités d'origine de nos soldats trahis par la cahotique gouvernance. Une certaine tradition militaire, séculaire et contemporaine, honore la tombe du soldat inconnu. Je réclame la tombe du soldat malien trahi afin que nul n'oublie que des dirigeants apatrides ont hier détruit notre outil de défense pour faire plaisir à nos violeurs. Je réclame la tombe du soldat malien trahi. Je la réclame.

<strong>Amadou N'Fa Diallo</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Édito : Le Mali à l’épreuve de l’époque des faux prophètes !</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-le-mali-a-lepreuve-de-lepoque-des-faux-prophetes-3010050.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/edito-le-mali-a-lepreuve-de-lepoque-des-faux-prophetes-3010050.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2017/07/edito.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Tue, 07 Feb 2023 08:18:21 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Témoin</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Refonder avec de nouvelles fondations aussi fébriles que Tartuffes. Est-ce à cela que se résume le Mali Koura de nos rêves ? En tout cas, en plus de ne pas valoir la chandelle, le jeu pourrait conduire cette fois le pays sur un sable mouvant, au risque de l’engloutir devant des fils qui s’érigent en prophètes n’ayant cependant que des prophéties erronées et anachroniques. </span></p>
<p style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">De la violation de l’Etat de droit à la déstructuration à dessein de la sphère sociopolitique et religieuse en passant par la volonté d’un retour aux sources biaisé et instrumentalisé, on s’achemine inexorablement, par un débat cacophonique entre patriotes autoproclamés « Force du changement » et soi-disant apatrides « Force du mal », vers une refondation n’ayant d’ennemi que son propre reflet. Faute d’une once de symbiose nationale puisque manifestement au Mali le temps du dialogue franc et sincère est enterré six pieds sous terre, tandis que celui de se dire la vérité se retrouve dans une infernale captivité avec comme geôlier ces faux prophètes qui ne règnent que par le musèlement des plus avisés et l’obnubilation de la conscience de plus crédules qui, rongés par un profond désespoir, retrouvent un espoir frivole dans toutes sortes de promesses démagogiques. S’en trouvera-t-il une voix assez audacieuse pour dire à ces faux prophètes qu’un retour propagandiste aux sources est juste jactance et chimérique quand l’assimilation et l’acculturation ont atteint le summum, qu’à force de faire parler l’arme sur un terrain réservé à l’intelligentsia on risque de se retrouver dans un cycle interminable de ce que notre loi suprême appelle crime imprescriptible, que l’art de gérer la cité n’est nullement l’art de l’endormir pour la piller, que la quête céleste ne s’accoquine pas avec un malheureux et pervers concours de berner la foi des âmes charitables. </span></p>
<p style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">La vérité est qu’au pays de Modibo Keita on veut tous s’illustrer pour l’éternité, oubliant très souvent que l’histoire, faute d’ouvrir sa porte à tout le monde, piège ceux qui veulent par ruse et cupidité sauter par le mur pour se retrouver par la suite dans l’arrière-cour réservée aux médiocres. </span></p>
<p style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">OTD</span></b></p>
<p style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mali : une jeunesse mercenaire !</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/mali-une-jeunesse-mercenaire-3010080.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/mali-une-jeunesse-mercenaire-3010080.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2016/02/jeunesse.png" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Tue, 07 Feb 2023 08:05:33 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Matinal</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>La plaie du Mali, ayons le courage de le dire, c’est aussi sa jeunesse. Elle est aujourd’hui sans identité avec zéro conviction, zéro vision. Elle est toujours au service des autres, jamais à son propre service.</strong>

<strong>Elle joue toujours les seconds rôles et c’est-elle qui fait le sale boulot (dénigrement, diffamation, injures). Que sais-je encore ?</strong>

<strong> </strong>Elle est manipulée, instrumentalisée, bafouée, humiliée. Elle a de son propre chef, choisi la compromission, les combines et les combinaisons, les manœuvres et actes mafieux pour assumer son existence.

Regrettable et bouleversant !

Quand elle est aux affaires, elle brille par un giottisme grotesque honteux au lieu d’un travail efficace.

Oui, les mauvaises habitudes ont la vie dure. « Chassez le naturel, il revient au galop ! » Tel est le triste tableau de la jeunesse malienne.

Des médiocres forment des cercles et entretiennent leur business. Ils s’aiment et s’embrassent et tirent à boulets rouges sur l’autre brillante jeunesse (avec conviction) pour saper ses efforts et contribuer à sa chute. Quelle bassesse ! Quelle immoralité ! Quelle jeunesse !

Loin de Moi l’intention de donner des leçons de morale car je ne me considère pas comme un modèle. Encore moins une référence.

Cette position est le résultat d’un constat, constat d’échec de la jeunesse malienne qui refuse de combattre, mais qui joue au mercenaire.

Le Mali mérite mieux. Sa jeunesse aussi.

Demain, c’est déjà aujourd’hui.

Pardonnez mon impertinence !

<strong> </strong>

<strong>Mohamed Attaher Halidou, Journaliste</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Editorial : Devenons une puissance continentale</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-devenons-une-puissance-continentale-3009910.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-devenons-une-puissance-continentale-3009910.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/02/Dirpub-Nouveau-Courrier.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 06 Feb 2023 10:26:20 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Dominés et exploités par l’ex-puissance colonisatrice qui a eu l’intelligence dès le départ de morceler nos États pour mieux nous gouverner, le temps n’est plus jamais venu pour mettre ensemble nos potentialités sur le marché mondial.

La visite d’amitié et de travail, les 31 Janvier et 1er Février 2023 à Bamako, du Premier ministre burkinabé, Me Apollinaire Joachimson Kyelem de Tambela, a mis en exergue les potentialités des deux États continentaux que sont le Mali et le Burkina, en vue de devenir une puissance.

« Le Mali est un grand producteur de coton, de bétail et d’or. Le Burkina Faso aussi produit du coton, du bétail, de l’or. Tant que chacun va regarder ailleurs, nous ne pensons pas tellement. Mais si vous mettez ensemble la production de coton, d’or et de bétail du Mali et du Burkina Faso, ça devient une puissance », estime le Premier ministre Kyelem.

C’est une certitude que le chemin pour devenir une puissance passe nécessairement par la mutualisation des ressources existantes des deux pays. Mises ensemble, ces potentialités dans les domaines de l’agriculture avec la culture du coton, du cheptel et de l’or peuvent sans doute peser dans la balance. Associer à ce projet futuriste la Guinée Conakry sera une aubaine.

Confrontés à des crises multiformes mal gérées par nos devanciers, le Mali et le Burkina Faso sont appelés donc à poser les jalons de la vraie souveraineté et de l’indépendance pure. Il s’agira de refonder les deux États, de leur donner toutes les caractéristiques d’un Etat libre, dotés d’une monnaie solide et enviable.

Le contexte actuel l’oblige. Nos gouvernants doivent avoir le courage d’y aller sereinement. L’ambition de devenir une puissance continentale doit nous habiter. S’il est vrai que le succès n’est pas banal, l’échec n’est pas fatal et le courage est vital. Balisons le terrain.

<strong>Par Dadieré </strong>

<strong>Source : Nouveau Courrier</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Éditorial : Quand l’homme politique malien refuse de faire sa mue</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-quand-lhomme-politique-malien-refuse-de-faire-sa-mue-3009873.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-quand-lhomme-politique-malien-refuse-de-faire-sa-mue-3009873.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2022/01/Youssouf-Sissoko-dirpub.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 06 Feb 2023 08:00:23 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alternance</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[La grande majorité des citoyens estiment que la descente aux enfers du Pays, voire son effondrement  est l’œuvre des hommes politiques. Ils sont très nombreux à penser, à tort ou à raison, que la politique rime, au Mali, avec l’indignité, le mensonge, le revirement, le vol, la corruption et la farce. D’où ce sévère jugement  d’une frange importante de l’opinion, selon lequel, la classe politique malienne est à vouer aux gémonies et doit être mise à la touche jusqu’à ce qu’elle fasse son introspection et sa mue. En tout cas l’histoire vient de donner raison aux détracteurs de la classe politique malienne, après la composition de la commission de finalisation de l’avant-projet de la nouvelle constitution. La présence sur le décret de nomination des membres de la commission de finalisation de l’avant-projet de la nouvelle constitution de certaines figures  emblématiques « de l’opposition à la transition » du Colonel Assimi Goïta, en dit long sur l’état de décrépitude de la classe politique malienne. Amadou Koita du PS Yelen Koura et porte-parole du cadre des partis et regroupements politiques pour le retour à l’ordre constitutionnel et Amadou Aya, secrétaire général Adjoint de la CODEM, membre de la plateforme, Djiguiya Koura, sont les deux représentants proposés à être membres de la commission. Cette nomination, il faudrait le rappeler, est aux antipodes de l’éthique, de la morale  et de  la dignité, pour la seule et simple raison que ces deux opposants ont non seulement rejeté sans ambages le projet d’une nouvelle constitution, mais aussi et surtout avaient promis de s’y opposer par toutes les voies légales. Donc ils  n’auraient pas dû figurer sur la liste de la commission de finalisation de l’avant- projet de la nouvelle constitution, eu égard aux propos qu’ils ont tenu.

Pour rappel les deux mouvements politiques, à savoir Djiguiya Koura et le Cadre des Partis et Regroupement des Partis pour le Retour à l’Ordre Constitutionnel, n’ont jamais caché leur opposition à l’élaboration d’une nouvelle constitution par la junte militaire au pouvoir au Mali. Car pour eux ce régime souffre non seulement d’un déficit de légitimité, mais aussi et surtout que le projet d’une nouvelle constitution ne serait pas opportun dans le contexte actuel, marqué par une crise sécuritaire aiguë, une crise institutionnelle  et un déficit d’inclusivité et de consensus. La question que bon nombre de maliens se posent est celle de savoir qu’est-ce qui a pu changer pour que ces deux cadres acceptent de se dédire et d’accompagner un projet qu’ils avaient renvoyé aux calendes grecques, s’ils ne l’ont pas tout simplement éraflé de la liste des missions de la transition ? Rien, car le projet suit son cours et  le régime transitoire, droit dans ses bottes, continue allégrement son aventure contre vents et marais, au détriment  d’une opposition qui se bat comme un beau diable.

Le Colonel Assimi Goïta  tient à son projet de nouvelle constitution, malgré l’opposition d’une frange importante de la classe politique et de la société civile. Cependant, au-delà du discours à la fois populiste et démagogique, en analysant sans complaisance la situation, au regard des obstacles qui se dressent devant ce projet, il est fort à parier qu’il n’aboutira pas. Autant trouver un consensus avec toutes les forces vives de la Nation autour des autres scrutins, pour avancer.

En somme,   Si le parti d’Amadou Aya, à savoir la CODEM est totalement opposé à ce projet, celui de Koita, se dit favorable à une révision à minima, ne serait-ce que pour moderniser notre constitution en y favorisant la création de la cour des comptes. Mais cette commission n’est ni plus ni moins que celle charger de finaliser le document de la nouvelle constitution pour en faire un projet donc, le fait d’y rentrer, ils ont  donné  raison à ceux  qui pensent que l’homme politique malien est sans scrupule, sans morale, ni dignité. A quand le combat pour anoblir la politique au Mali ?

<strong>                                                                                                                                        Youssouf Sissoko                  </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito :  Nouvelle  Constitution à controverse !</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-nouvelle-constitution-a-controverse-3009353.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/edito-nouvelle-constitution-a-controverse-3009353.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/02/Gaoussou-Traore.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 02 Feb 2023 01:34:22 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<em>Les Autorités de la Transition sont décidées  de   réaliser, à tout prix,  une nouvelle Constitution pour </em>la République du Mali<em>.  </em>Enclenché depuis plusieurs mois, son  processus d'élaboration  est quasiment  en voie d’achèvement.  Alors qu’une quantité de  Partis Politiques et des Organisations de la Société Civile  contestent  l’initiative   des Autorités de la Transition (dominées par les militaires). Ainsi, des partis politiques  comme : L’ADEMA-PASJ, le PARENA, la CODEM mais aussi, le Regroupement du Cadre des Partis politiques, sont fermement opposés à  tout changement de Loi Fondamentale, notamment,  pendant la Transition.  La future nouvelle Constitution anime  ainsi, une véritable  controverse dans les milieux sociopolitiques.

Mais  le Chef de l’Etat et son Gouvernement de Transition   œuvrent  ardemment afin que son  processus de rédaction soit le plus inclusif possible avant d’atteindre  son terme. <strong>Dans cette dynamique, le Col Assimi Goïta  a nommé, </strong>le vendredi 27 janvier 2023<strong><em>,</em></strong><strong>  par décret  présidentiel,  </strong><em>69  hommes et femmes. Issue  de la Classe politique et la Société Civile, cette </em><strong>mosaïque</strong><em> de personnalités aura  pour   mission  de  finaliser l’avant-projet de la future nouvelle Constitution. Ils auront en face des partis politiques et des Organisations de la Société  Civile, pas des moindres,  qui demeurent  hostiles à tout changement de Loi Fondamentale, notamment,  pendant la Transition. Ces partis </em>argumentent  que « <em>le président de Transition n’est pas légitime pour convoquer la rédaction d’une nouvelle constitution</em> ». <em>Ceux-ci  ne participent donc pas officiellement à la Commission de finalisation de l’avant-projet  de cette future Loi Fondamentale. </em>

<em> </em><em>Pour rendre plus controversée la  rédaction d’une nouvelle Constitution, </em>la coordination des mouvements  de l’Azawad (CMA) a grossi le lot <em> des organisations sociopolitiques qui s’y opposent</em>. Cette coalition de mouvements « d’anciens rebelles »  s’est officiellement  retirée  de la commission de finalisation. Elle  justifie son acte par « l’impasse dans laquelle se trouve  l’Accord pour la paix et la réconciliation,  issu du processus d’Alger ».  <em>La tâche ne sera donc  pas aisée pour les Autorités de Transition  pour  faire l’unanimité autour  de leur projet de Constitution. Mais il y a des acteurs sociopolitiques, jadis très hostiles,  qui ont actuellement bémolisé  leur  opposition. Ils vont certainement rejoindre la Commission de finalisation.</em>

<em> </em>Ce sont, entre autres : Blaise Sangaré, Amadou Koïta, l’ancien PM Mohamed Ahmed Ag Hamani, Assétou Founé Migan  Samaké, Pr Issa N’Djaye, Aminata Dramane Traoré, Zeïni Moulaye, Kalilou Samaké. Partisans supposés  du maintien de la Constitution du 25 février  1992, ces hommes  et femmes se distinguaient  par leur  opposition,  plus ou moins ferme,  à tout projet d’adoption de nouvelle Constitution. Ont-ils alors changé de veste pour rejoindre le camp de la Transition ? Sinon, viendraient-ils  dans la Commission de finalisation  dans le but  d’imposer  uniquement  leur vision  à la touche finale du texte constitutionnel, en apportant des amendements de taille ?

Le temps nous édifiera. Pour le moment,  les partisans et les adversaires de la future nouvelle Constitution vont continuer à mobiliser  leurs concitoyens autour  de  leurs  positions respectives.  Mais si jamais, il advenait  que  le nouveau texte constitutionnel  soit soumis à référendum, c’est le Peuple souverain qui va, in fine,  trancher dans les urnes à travers son vote.

&nbsp;

<strong>Gaoussou Madani Traoré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Éditorial :  Oh, il n&amp;apos;y a pas de dichotomie, juste des cloisons quelque peu étanches, mais avançons donc !</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-oh-il-ny-a-pas-de-dichotomie-juste-des-cloisons-quelque-peu-etanches-mais-avancons-donc-3009180.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-oh-il-ny-a-pas-de-dichotomie-juste-des-cloisons-quelque-peu-etanches-mais-avancons-donc-3009180.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/09/Amadou-NFa-DIALLO.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 01 Feb 2023 07:07:22 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le National</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Le ministre d'État, ministre de l'Administration territoriale et de la Décentralisation, porte-parole du gouvernement, manoeuvre bien en haute  mer pour éviter naufrage aux rafiots politiques et noyade aux politiciens qui ont perdu de vue leurs canots de sauvetage. Il a une haute idée de sa charge et il s'emploie, avec une admirable intelligence, à trouver les solutions les moins contestables dans l'exécution du rôle que lui confère la nouvelle Loi électorale accouchée, comme on s'en souvient, dans une certaine douleur. Il lui a fallu trouver, à la surprise générale, il faut le dire, la parade de procéder par tirage au sort pour choisir les représentants à l'AIGE de la classe politique, pléthorique et inefficace à cause de 196 récépissés, voire plus, délivrés à des champions de création de partis politiques. S'il n'avait pas trouvé cette parade, il va sans dire que tout le processus électoral aurait été bloqué, annihilant tout mot désignant communales, législatives, présidentielles et référendum constitutionnel avant tout. Louons le ciel, la machine n'est pas grippée.

Si l'on en croit Amadou Koïta, mais aussi la Codem à travers son communiqué du 28 janvier signé par son président, Housseïni Amion Guindo, c'est Colonel Abdoulaye Maïga qui a saisi le Cadre d'échanges des partis politiques et regroupements de partis politiques, lequel ne cesse de se défroquer, pour qu'il envoie ses délégués à la commission chargée de relire l'avant-projet de la nouvelle constitution avant que celle-ci soit soumise bientôt à référendum. Bien joué, Monsieur le ministre, c'est la preuve que les autorités de la Transition ne veulent laisser personne en rade parce qu'elles sont soucieuses du respect de l'opinion plurielle. Les Colonels - c'est le pittoresque générique à la mode - ne pratiquent donc pas contre les partis politiques la nuit hitlérienne des longs couteaux, pas aussi la nuit de cristal. Et si l'on a bien compris Amadou Koïta, pour ce qui est d'un de ses audios ayant fuité ou pour ce qui concerne son interview avec Moussa Timbiné de Joliba Tv, la proposition a été bien débattue au sein du Cadre d'échanges... Dr. Modibo Soumaré semblerait s'être débiné pour la représentativité de son mouvement et Dr. Bokary Tréta a bien l'air de s'être défaussé, s'il n'a tout simplement pas choisi de faire faux bond au fameux Cadre. Cette relation des tractations sur le sujet est du reste attestée par la Codem, qui affirme dans son communiqué avoir été surprise de "voir le nom d'un de ses membres figurer sur le décret de nomination des membres de la commission chargée de la finalisation du projet de constitution, sur proposition du Cadre d'échanges des partis politiques". Oh, il n'y a donc pas de dichotomie dans l'arène politique, il y a certes quelques cloisons étanches, et ce n'est pas une raison d'empêcher le navire de voguer librement vers la destination choisie. Il y a, en tout cas, déjà plusieurs mois que la CEDEAO a cessé de vitupérer contre le Mali; elle loue au contraire les efforts de la Transition qui tient bien les agendas. Dès lors, acceptons qu'on a le droit de soutenir que le rejet de la nouvelle constitution n'est pas contradictoire de la volonté saisonnière de contribuer à sa relecture avant de la soumettre à référendum. On se moquera bien sûr de nous mais, après tout, l'enfer lui-même est pavé de bonnes intentions. En attendant, on assistera peut-être ce 4 février au meeting d'information du Cadre d'échanges des partis politiques sur la Place du rond-point Obélisque, comme la demande a été faite à Monsieur le Gouverneur du District de Bamako. Le choix de ce lieu, et non le Boulevard de l'indépendance, est révélateur. Mais avançons, ce n'est pas inintelligent. Mais chez les médecins, la dichotomie est une pratique illicite, c'est le fait malhonnête de toucher une part des honoraires du chirurgien ou du laboratoire d'analyses auquel il adresse un malade. Hippocrate peut mourir, on s'en fout. Vive Hippocrate !

<strong>Amadou N'Fa Diallo</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Editorial : La valorisation de la puissance culturelle du Mali en marche</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-la-valorisation-de-la-puissance-culturelle-du-mali-en-marche-3008935.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-la-valorisation-de-la-puissance-culturelle-du-mali-en-marche-3008935.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2022/06/MASQUE-CULTURE-MALIENNE.jpeg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 30 Jan 2023 10:37:40 +0000</pubDate>
<dc:creator>Arc en Ciel</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>En décidant  de « Faire de la culture un outil d’influence au service de l’action extérieure du Mali », les autorités de la Transition, à travers le Ministère des Affaires étrangères et de la Coopération Internationale, s’engagent à réunir toutes les conditions pour que la culture malienne déploie son immense potentiel dans le développement socio-économique du pays.</em></strong>

<strong><em> </em></strong>En plus d’être depuis bientôt 20 ans, la capitale de la culture malienne, grâce à l’effort de structuration de la Fondation du Festival sur le Niger et son écosystème, Ségou, la capitale des 4444 balazans, a été le 21 janvier 2023, la capitale de la diplomatie malienne, à la faveur de la 1<sup>ère</sup> édition de la Rentrée diplomatique, organisée par le Ministère des Affaires Etrangères et de la Coopération Internationale, en collaboration avec le Ministère de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie Hôtelière et du Tourisme.

Pour cette première édition de la Rentrée  Diplomatique, Abdoulaye Diop, Ministre des Affaires étrangères et de la Coopération Internationale, soutenu par le Colonel Assimi Goïta, Président de la Transition et Chef de l’Etat, a décidé de sortir des sentiers battus. Il a regroupé à Ségou, capitale du Royaume historique Bambara, les Cadres des Affaires étrangères, les Ambassadeurs accrédités au Mali, les représentations consulaires et les organismes onusiens, pour la bonne cause : Célébrer le mariage entre la Culture et la Diplomatie maliennes, devant témoins (…) et  dans un temple culturel de référence (Centre culturel Kôrè de Ségou).

Il n’est jamais tard pour bien faire. Et, dans le contexte de la refondation de l’Etat du Mali, les plus hautes autorités maliennes ont enfin décidé de prendre le taureau par les cornes. Elles se sont décidées à mettre à contribution la culture, secteur où le Mali, depuis des temps immémoriaux, grâce au génie des hommes et des femmes qui s’y sont succédés,  a su engranger un véritable avantage comparatif, salué de par le monde, mais extrêmement méconnu par les maliens eux-mêmes.

« Faire de la culture un outil d’influence au service de l’action extérieure du Mali », est le défi qu’Abdoulaye Diop, Ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération Internationale, aidé en cela par le Colonel Assimi Goïta, Président de la Transition, vient de se fixer.  Si cette initiative venait à être concrétiser, il n’y a aucun doute, le Mali aura enfin décidé de ramener la charrue derrière les bœufs, comme l’avait fait les pères de l’Indépendance. Vouloir développer un pays comme le Mali sans valoriser sa culture, c’est  faire comme un paysan qui va prendre la grave décision pendant l’hivernage de mettre sa charrue avant les bœufs.  Vous convenez avec nous que la traction sera impossible.

En décidant de sceller un mariage entre la Culture et la Diplomatie maliennes pour aller à la conquête du monde, les autorités maliennes ne veulent plus y aller les mains vides ou pas suffisamment pleines. Elles veulent désormais  arriver à ce rendez-vous du donner et du recevoir avec des gibecières pleines de propositions et de contre-propositions à hauteur de souhait.

Et, pour être en conformité avec sa démarche, le fait d’organiser la première rentrée diplomatique à Ségou et au Centre Kôrè de Ségou n’est pas un choix fortuit.  Fruit des différentes éditions du Festival Sur le Niger, devenu Ségou ’Art/Festival sur le Niger, grâce à l’ingéniosité de la Fondation du Festival sur le Niger, forme achevée d’une industrie culturelle et créative au Mali, dirigée de main de maître par Mamou Daffé, s’imposait naturellement.  Et, malgré les 240 kms qui séparent Bamako de Ségou,  Abdoulaye Diop et ses invités ont apprécié le rendez-vous entre l’ingéniosité, le talent et la passion qui a donné naissance au Centre Culturel de Ségou, ce temple de la promotion de la culture au Mali. « Ce magnifique Centre Culturel est la matérialisation de tout ce qu’on peut réussir avec notre culture », nous a indiqué satisfait un diplomate africain en poste à Bamako.

Et, c’est dans ce temple dédié à la culture,  une fierté malienne, que Abdoulaye Diop, Ministre des Affaires étrangères et de la Coopération Internationale, a regroupé  le monde diplomatique  au Mali, à 240 kms de Bamako, pour jeter les bases de la Diplomatie culturelle malienne en construction.

<strong>Assane Koné</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Editorial : Le Chérif sacré trésor humain vivant, récompense politique ou fruit du mérite ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-le-cherif-sacre-tresor-humain-vivant-recompense-politique-ou-fruit-du-merite-3008881.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-le-cherif-sacre-tresor-humain-vivant-recompense-politique-ou-fruit-du-merite-3008881.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2022/01/Youssouf-Sissoko-dirpub.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 30 Jan 2023 07:41:07 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alternance</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Un certain nombre de figure dans des domaines aussi divers que variés viennent d’être sacrés Trésors humains vivants. Parmi ces personnalités figure le Chérif Bouyé de Nioro. Loin de moi de remettre en cause son leadership sur le plan religieux, mais cette récompense n’est ni plus ni moins que celle d’un fervent soutien politique à la transition. Le Chérif de Nioro est aujourd’hui l’un des rares chefs religieux à soutenir sans réserve les autorités de la transition. Sinon comment comprendre que son homonyme de Banconi, Chérif Ousmane Madani Haïdara et l’imam de Badalabougou, Mahmoud Dicko,  ne soient pas récompensés de la même manière que lui, étant entendu qu’ils ont tous  en commun de drainer une immense foule des adeptes, une certaine aura sur l’échiquier politico-religieux  et sont tous leaders religieux. Ainsi tout porte à croire que  le choix du Cherif de Nioro parmi tous ces leaders religieux ne saurait s’expliquer que par ses accointances, voire son soutien sans réserve  au pouvoir transitoire et de surcroit à tous les régimes qui se sont succédé au Mali.

En effet, le Chérif de Nioro a été le parrain de la presque totalité des régimes qui se sont succédés au pouvoir au Mali. Excepté Alpha Oumar Konaré qui a su garder une certaine distance vis-à-vis de tous les leaders religieux sans les combattre véritablement. Tous les autres régimes se sont remis pieds et mains liés au Chérif de Nioro, au point qu’il faisait et défaisait tout au Mali. On dit même que l’actuel premier ministre Choguel K Maiga lui doit son maintien à ce poste. En effet, du régime le plus dictatorial qu’est celui du général Moussa Traoré, au régime démocratique le plus corrompu qui est celui d’Ibrahim Boubacar Keita, en passant par le régime  d’Amadou Toumani Touré, ATT, le Chérif de Nioro a été au cœur de la gestion du pouvoir au Mali durant les 40 dernières années. Et pourtant le tableau que l’on dresse de ces quatre décennies de gouvernance est loin d’être reluisant, pour ne pas dire qu’il est sombre. Alors pourrait-on dédouaner le Chérif du bilan catastrophique de la gestion des affaires publiques au Mali ? La réponse est logiquement non. Doit-on récompenser celui qui a sa très grande part de responsabilité dans la chaotique situation dans laquelle se trouve embourber notre pays ?

Qui ne se rappelle pas des propos du Chérif de Nioro se glorifiant d’avoir contribué financièrement et en termes de mobilisation, à l’élection d’IBK ? On dit même qu’il aurait conseillé à IBK de laisser son fils Karim Keita de se présenter aux législatives de 2013, la suite est connue. Le régime IBK est réputé être l’un des régimes les plus corrompus au Mali et pourtant ce régime a été soutenu jusqu’à sa chute par le Chérif Bouyé de Nioro, même le gouvernement restreint qui a été mis en place aux heures chaudes de la contestation populaire contre le régime IBK et qui était dirigé par le PM Boubou Cissé, avait en son sein le protégé du Chérif en l’occurrence Abdoulaye Daffé, comme ministre des finances. Pour rappel ce que le chérif de Nioro  n’a jamais pardonné au Mouvement démocratique c’est le fait d’avoir fait partir son régime préféré qui était celui du général Moussa Traoré.  En définitive on lui aurait attribué le prix de la longévité politique ou religieuse personne n’allait crier au scandale, car il a été l’un des témoins vivants de tous les tournants et  soubresauts qu’a connus le Mali pendant les cinq décennies passées, mais faire de lui le trésor humain vivant ne pourrait relever que de la complaisance, car un trésor est supposé renfermé des précieuses matières pouvant servir positivement un peuple.

<strong>Youssouf Sissoko</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito :  Le jeu trouble de l’Algérie !</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-le-jeu-trouble-de-lalgerie-3008419.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/edito-le-jeu-trouble-de-lalgerie-3008419.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/02/Gaoussou-Traore.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 26 Jan 2023 09:58:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Il y a environ un mois, précisément le 30 décembre 2023, le président algérien accordait une interview au journal français « Le Figaro ». En répondant à la question relative au  terrorisme  dans la bande sahélo-saharienne et à l’instabilité politique qui y est greffée, Abdelmajid TEBBOUNE  se plaint que l’Algérie n’a pas reçu l’implication  nécessaire  de la communauté dite internationale pour aider à l’application du fameux accord d’Alger (un accord conçu notablement par  son pays et la France). Dont la majorité des maliens réfute. Ces derniers sont convaincus  que certaines de ses clauses  contiennent les germes de la balkanisation du Mali. </strong>

<strong> </strong><em>C’est un secret de polichinelle, la quasi-totalité des groupes terroristes,  évoluant dans la bande  sahélo-saharienne (hormis Boko Haram), proviennent de l’Algérie. Ils seraient créés par les services secrets de ce pays voisin. Qui n’a certainement  pas intérêt à ce que les pays du  Sahel,  en général et le Mali, en particulier, recouvrent leur entière souveraineté. Car l’Algérie s’estime d’être investie du pouvoir de réduire ses voisins sahéliens, en l’occurrence le Mali,  à la simple suzeraineté. </em>

<em> </em><strong>Cette analyse est corroborée par  les propos du président algérien. Lesquels  deviennent  encore plus inquiétants,  lorsqu’il dit regretter  <em>que « la France, à un</em></strong> <em>certain moment, n’ait pas voulu que l’Algérie exerce son<u> </u><strong>ascendant »</strong>. </em><em>Mais sur quoi ? Les pays du Sahel ? Une évidence d’autant que,  selon sa propre perception, le terrorisme n’est pas la chose qui préoccupe, parce qu’il peut être vaincu. N’est-ce pas  une façon claire de faire  comprendre que l’Algérie, si elle le désire, peut vraiment mettre fin à ce fléau  qui gangrène l’ensemble des pays du Sahel depuis une décennie? Faut-il, in fine, comprendre  que  notre voisin du nord a désormais reçu de la France,  toutes les coudées franches, pour imposer l’application de l’Accord d’Alger aux autorités maliennes?</em>

<em> </em>Une chose est en tout cas évidente, ces derniers moments, le ministre algérien des Affaires Etrangères n’a de cesse effectué des déplacements dans notre pays. Aussi, beaucoup d’analystes ont fait un lien entre le  calendrier de  la visite d’Emmanuel MACRON en Algérie en  fin août 2022  et  celle effectuée par  Mme  Annalena Baerbock au Maroc. Ils estiment qu’il s’agit,  ni plus ni moins, d’une volonté  concertée de la France et l’Allemagne  de semer davantage la zizanie entre l’Afrique noire et celle arabo-berbère. La problématique migratoire  de l’Afrique subsaharienne  n’est-elle pas une des conséquences de ce deal entre l’Union européenne et les deux grands pays du Maghreb ?

Quoi qu’il en soit, des faits  d’accointance soudaine entre l’ancien pays  colonisateur et l’ancien pays colonisé se révèlent au grand jour. Ils font  redouter un faisceau de questionnements et d’hypothèses qui font  présager  que l’Algérie est dans un jeu trouble contre le Mali, son grand voisin du sud.

Toutefois, en aucune façon, le Mali ne peut et ne doit  être un pays vassal de l’Algérie. En conséquence, nos Autorités politiques et administratives, plus que jamais, doivent ouvrir les yeux  pour rechercher instamment  des partenaires sincères pour faire  sortir notre pays  du labyrinthe. D’ailleurs, nos autorités doivent abandonner toute idée superflue qui estime que nos deux pays sont frères et amis. Cela n’est pas vrai.

Entre Etats, Contrairement aux usages diplomatiques, il n’existe guère de liens d’amitié ou  de fraternité entre les Etats. En réalité, les Etats ont le plus souvent des intérêts communs qui constituent la matrice de leur relation bilatérale. N’est-ce pas pourquoi l’Algérie et la France, en dépit de nombreuses questions qui les opposent, font présentement preuve de real politik pour défendre leurs intérêts communs au Sahel, en général et au Mali, en particulier ?

&nbsp;

<strong>Gaoussou Madani Traoré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Éditorial :   Parjure politique</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-parjure-politique-3008217.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-parjure-politique-3008217.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/09/Amadou-NFa-DIALLO.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 25 Jan 2023 09:32:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le National</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Ça bouge sans avancer. C'est le triste résultat des échafaudages multiples des partis politiques incapables d'avouer que c'est parce que les Maliens, dans leur écrasante majorité, ne peuvent plus leur faire confiance qu'ils en sont à bouger désespérément. Dans notre présente édition, Samou Samuel Koné, jeune enseignant et représentant de l'association "Fanga Dèmè Ton" à Tominian, résume leur bougeotte en un "paradoxe de minorité qui se croit dominante pour en imposer à la majorité...". Spectacle ahurissant qui ne traduit que l'embarras des politiciens bien conscients de leur faiblesse. Combien de bravades et d'ultimatums ont-ils lancés avant de se muer en Synergie 22, Cadre d'échanges des partis politiques et regroupement de partis politiques pour une transition réussie, qui deviendra Cadre d'échanges des partis politiques et regroupement des partis politiques pour le retour à l'ordre constitutionnel normal (sorte de Serval métamorphosé en Barkhane) ? Le 26 novembre passé, quand ils se réunissent dans une salle pour charger la transition de tous les péchés du monde, certains n'ont même pas eu un délégué pour les représenter, en témoignent les chaises vides qui leur étaient destinées. Danser avec sa propre ombre, est-ce cela la politique, art de conquérir le pouvoir pour l'exercer au profit des citoyens ?

Bizarrement, les partis politiques actuels, gestionnaires de l'État pendant 30 ans, nés de luttes de jactance et non de convictions basées sur de réelles capacités à apporter progrès et bonheur au peuple, sont traversés par des convulsions la plupart risibles, qui en disent long sur leur utopie à gagner des élections dans un futur immédiat. RPM, URD, etc., Parena, Adema-Pasj et il faut reprendre du soufflé pour continuer à compter, ne sont plus que l'ombre d'eux-mêmes. Pour se donner l'illusion d'exister, ils n'ont que philippiques à décrocher, que mémorandums à produire.

Mais l'Adema-Pasj est singulièrement un cas de parjure politique. Le parti de l'abeille solitaire s'engage avec la transition au nom d'une décision consécutive à la tenue de son sixième congrès ordinaire, les 16 et 17 octobre 2021, qui a mis en place une nouvelle direction, en donnant des instructions d'aller dans le sens des Assises Nationales de la Refondation auxquelles il prend part effectivement, mais pour en rejeter, onze mois plus tard, les recommandations. Pourtant, c'est en raison de ce positionnement que l'Adema-Pasj avait été exclu de ce qui s'appelait alors Cadre d'échanges des partis politiques et regroupements de partis politiques pour une transition réussie. Et voilà qu'on apprend, le 19 janvier 2023, qu'à sa demande une forte délégation du Cadre d'échanges...a été reçue dans la Ruche par une forte délégation de l'Adema-Pasj ! Convergence de vues, nous dit-on, entre les habitués de la transhumance politique. Pierre qui roule tant n'amasse pas mousse. Le spectacle comique peut continuer.

<strong>Amadou N'Fa Diallo</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Édito: La sécurité d’abord</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-la-securite-dabord-3007912.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/edito-la-securite-dabord-3007912.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/01/ARMEE-ASSIMI.jpeg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 23 Jan 2023 09:59:21 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Essor</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>C’est un président Assimi Goita soucieux de la sécurité de ses concitoyens et du devenir de la nation qui est apparu jeudi soir à la télévision nationale à l’occasion de la célébration du 62e anniversaire de l’Armée. Et surtout fier des actions accomplies depuis le 20 août 2020 pour permettre au Mali de retrouver sa souveraineté d’antan, celle instaurée par les pères fondateurs de la République.</strong>

D’où l’hommage appuyé du colonel Goïta au président Modibo Keïta et à ses compagnons de lutte pour l’indépendance. Cet anniversaire est intervenu dans un contexte marqué par la lutte contre le terrorisme, ce serpent de mer qui endeuille notre pays depuis une dizaine d’années. Pour autant, le chef de l’État se dit fier des résultats engrangés par les Forces armées maliennes (FAMa) engagées sur les théâtres d’opérations. Leur bravoure et leur détermination ont considérablement réduit les capacités de nuisance de l’ennemi.

Le président de la Transition n’a pas non plus tari d’éloges à l’endroit des vaillants soldats qui traquent nuit et jour les terroristes jusque dans leurs derniers tranchements. Il a salué également la mémoire des victimes du terrorisme et souhaité prompt rétablissement aux blessés.

Le chef de l’État a aussi mis l’accent sur le choix tactique opéré par les autorités de la Transition dans la lutte contre l’hydre terroriste, celui de ne compter d’abord que sur «nous-mêmes». Pour y arriver, il fallait nécessairement revigorer notre outil de défense et de sécurité. Résultat : en deux ans, l’Armée a été dotée de matériels roulants majeurs, d’armements et munitions pour augmenter les capacités des unités sur le front.

Il s’agit précisément des avions de chasse de type Su-25 et L-39 Albatros, des hélicoptères de types Mi-35, Mi-24, Mi-8, Mi-171, d’un avion de transport multi rôles de type Casa C-295, des radars de surveillance, des moyens de défense sol-air et des drones de type Bayraktar TB2.

«Il est heureux de constater que les acquisitions des Forces de défense et de sécurité en deux ans de Transition dépassent largement celles des décennies précédentes», a souligné le président de la Transition, ajoutant que des initiatives courageuses d’une grande ampleur ont été entreprises pour la formation du personnel, la gestion des ressources humaines et l’amélioration des conditions de vie et de travail des militaires à travers la construction des logements sociaux dans des garnisons, la prise en charge des familles des soldats tombés au front.

Oui le Mali compte sur lui-même pour faire face à la menace mais cela ne veut pas dire qu’il s’enferme, qu’il tourne le dos aux partenaires, a fait savoir le chef de l’état. «Le Mali n’est pas un pays isolé», ne cesse de répéter le colonel Goita, précisant que les autorités de la Transition ont décidé de dire non à la coopération de dépendance pour aller vers la coopération gagnant-gagnant. Et les résultats de ce choix hautement courageux et visionnaire sont tangibles en matière de coopération militaire notamment avec la Russie et la Turküy.

Pour le colonel Assimi Goïta, notre pays est plutôt ouvert à tous les partenaires à condition que sa souveraineté, les choix de ses dirigeants et les intérêts de la population soient respectés.

La sécurité des Maliens et de leurs biens, tel est le souci premier du président Goïta et de son gouvernement. C’est dans ce dessein que les opérations militaires Maliko et Kélétigui ont été initiées. Le chef suprême des Armées a annoncé une autre opération d’envergure dénommée «Tilé Kura» qui, en plus de la consolidation des acquis de «Kélétigui», s’inscrira dans la dynamique de sécurisation de la tenue du référendum ainsi que des élections générales à venir.

Enfin, le président de la Transition a invité les Maliens et les Maliennes à l’union sacrée autour de l’Armée pour la victoire finale sur les forces du mal.

<strong>Par Madiba KEÏTA</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Editorial : Projet de nouvelle constitution, pari presqu’impossible</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-projet-de-nouvelle-constitution-pari-presquimpossible-3007873.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-projet-de-nouvelle-constitution-pari-presquimpossible-3007873.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2022/01/Youssouf-Sissoko-dirpub.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 23 Jan 2023 08:00:30 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alternance</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Selon le chronogramme proposé par les autorités maliennes à la communauté nationale comme internationale, le referendum autour de la nouvelle Constitution est prévu pour le 19 mars 2023. Mais jusqu’au 22 janvier 2023, ni la commission pour la prise en compte des contributions et autres améliorations afin de proposer une mouture finale, ni les démembrements de l’Autorité Indépendante de Gestion des Elections, AIGE, encore moins la carte d’identité biométrique servant de carte d’électeur ne sont disponibles. Pire encore  la liste des opposants à ce projet de la nouvelle Constitution ne fait que s’allonger. Ils sont très nombreux à demander aux autorités de la transition  de renoncer à la nouvelle constitution qui n’est ni opportune dans le contexte actuel, encore moins indispensable, dans un pays où 2 /3 échappent au contrôle  de l’Etat central alors qu’une constitution doit être l’apanage du peuple dans sa diversité et dans son entièreté. Le Président de la transition va-t-il faire fi de tous ces sons de cloche au relent alarmiste pour faire le forcing, sachant bien que le projet n’a pas assez de chance d’aboutir ?

En effet, le colonel Assimi Goïta, peut-être de bonne foi, mais  il sera obligé de renoncer à son projet bien qu’il le souhaite ardemment, car il faut reconnaitre que  notre loi fondamentale renferme d’articles désuets et a besoin d’innovations pour être en phase avec les organisations sous régionales, surtout après plus de trente ans de vie et d’usure. Malheureusement,  encore une fois les autorités de la transition ont gâché une belle occasion de doter le Mali de Constitution moderne prenant en compte les aspirations profondes du peuple malien. Ne nous voilons pas la face, le gouvernement avec à sa tête le PM Choguel K Maiga sera incontestablement  la principale cause de l’échec du projet, parce qu’il n’a pas pu ou su rassembler les maliens autour de l’idéal du Colonel Assimi Goïta. Un PM va-t’en guerre excluant certains maliens de la construction du « Mali Koura » en les qualifiant des forces du mal. Que dire des membres du gouvernement qui sont  incapables de porter ce beau projet  et adoptent une posture orgueilleuse et exclusive. Ainsi par le comportement du gouvernement la liste des opposants  ne fait que s’allonger et le consensus, indispensable, ne sera qu’un rêve irréalisable.

De la CNAS-Faso Hèrè, de l’ancien PM Zoumana Sacko, à la CMAS de l’imam Mahmoud Dicko, en passant par les FARE Anka Wuli, de l’ancien PM Modibo Sidibé, la CODEM, de Housseyni Amion Guindo dit Poulo, l’ADEMA- PASJ de Marimantia Diarra, le PARENA de Tiébilé Dramé, le RPM de Bocari Tréta, les partis politiques du cadre pour un retour à l’ordre constitutionnel, nous en oublions volontiers, toutes ces forces politiques sont désormais vent debout contre la nouvelle constitution qu’elles qualifient d’anti républicaine et anti démocratique. L’ancien Pm Zoumana Sacko l’un des irréductibles opposants à ce projet de la nouvelle constitution n’en démord pas en affirmant que : « leur entreprise anti-républicaine et anti-démocratique de démolition de la Constitution démocratique dont le peuple malien s’est librement doté au prix des larmes, de la sueur et du sang en tant que acquis essentiel de la lutte de plusieurs générations contre la dictature Cmln//UDpm ». De nombreuses associations, qui comme les partis politiques disent non à la rédaction d’une nouvelle constitution. Donc la balle est dans le camp du Président Assimi Goïta, qui a tout à gagner en préservant l’unité et la cohésion.

<strong>                                                                                                                                       Youssouf Sissoko </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Spécial 20 janvier 2023, Édito : La culture du social et de l’humanitaire</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/special-20-janvier-2023-edito-la-culture-du-social-et-de-lhumanitaire-3007582.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/special-20-janvier-2023-edito-la-culture-du-social-et-de-lhumanitaire-3007582.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/01/culture-du-social.jpeg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 19 Jan 2023 10:18:53 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>20 janvier 1961-2023, l’Armée malienne a 62 ans. Comme ces dernières années, la célébration de cet anniversaire intervient dans un contexte marqué par la lutte contre les Groupes armés terroristes sur l’ensemble du territoire national.</strong>

Certes, la menace terroriste est toujours dans notre pays, mais il faut reconnaitre que la peur a changé de camp depuis que les Forces de défende et de sécurité (FDS) ont été dotées d’équipements et de matériels modernes par les autorités de la Transition qui ont fait de la sécurité des Maliens et de leurs biens la priorité des priorités.

Des aéronefs, des drones de combat, des radars et des véhicules blindés ont été mis à la disposition des FDS dont la montée en puissance ne souffre d’aucune contestation. Résultat de cette évolution qualitative de l’Armée : un millier de terroristes ont été éliminés l’an dernier. Plusieurs bases et plots logistiques de l’ennemi ont été également détruits.

Si l’Armée monte en gamme dans les actions militaires, elle réalise aussi des avancées significatives dans le domaine du social, c’est-à-dire, la prise en charge des soldats blessés et l’appui nécessaire aux ayants droit de ceux qui sont tombés au champ d’honneur. La culture du social et de l’humanitaire est, aujourd’hui, une réalité au sein des FDS.

Dans ce cahier spécial consacré à la célébration de la fête de l’Armée, nous avons surtout mis en exergue les actions sociales des FDS à l’endroit des orphelins, veuves et blessés de guerre. Tout comme les actions civilo-militaires sur le front. À ce propos, pour paraphraser le commandant de la zone de Défense n°1 de Gao, le colonel Issa Bagayoko, «même si l’Armée n’est pas une structure humanitaire, elle est tout de même une force républicaine investie pour une mission régalienne qui est de défendre la souveraineté, de sécuriser les populations et de les assister sur le plan humanitaire».

L’officier supérieur signale que l’Office national des pupilles du Mali (Onapuma) et la Direction du service social des armées (DSSA) s’activent beaucoup dans la prise en charge des orphelins, veuves et blessés de guerre. Les différents témoignages récoltés auprès des intéressés sont la preuve que ceux qui sacrifient leur vie pour la patrie ne seront plus oubliés. En effet, les enfants des militaires tombés au champ d’honneur figurent parmi les pupilles de la Nation. Par conséquent, ils sont pris en charge par l’État à travers l’Onapuma.

Quant aux blessés de guerre, ils sont surtout épaulés par la Direction du service social des armées. La DSSA accompagne aussi les familles des soldats tombés au front à organiser les funérailles. Elle les aide à constituer les dossiers pour l’obtention des droits (capital de décès, mutuelle, pension, indemnité forfaitaire de 10 ans).

L’Armée intervient aussi régulièrement pour apporter de l’aide aux populations affectées par l’insécurité en leur fournissant des vivres et des non vivres. Sans compter les soins médicaux. Ces actions civilo-militaires sont fréquentes dans les régions où les groupes terroristes sont beaucoup plus actifs. Ainsi, des centaines de tonnes de céréales et des lots de médicament ont été acheminés aux populations de ces zones par les Forces de défense et de sécurité par voies aérienne et terrestre.

Toutes ces actions sont soutenues évidemment par les autorités. Lors de son adresse à la Nation à l’occasion du nouvel an, le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, tout en saluant les succès de l’Armée sur les forces du mal, a aussi apprécié la résilience des autres services publics et l’ensemble des Maliens face aux épreuves du temps. Leur sacrifice ne sera pas vain. L’objectif final étant de permettre le retour de la paix et de la quiétude dans notre «Maliba».

<strong>Bonne fête à l’Armée!</strong>

<strong>Madiba KEÏTA</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Editorial :  Le travail : la sève nourricière de la souveraineté</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-le-travail-la-seve-nourriciere-de-la-souverainete-3007470.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-le-travail-la-seve-nourriciere-de-la-souverainete-3007470.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/06/Bazoumana-Alerte.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 19 Jan 2023 01:46:12 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alerte</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[C’est parti pour « la souveraineté retrouvée » au Mali. Une véritable compétition avec la conscience attend les descendants de Soundiata, Samory Touré, Babemba Traoré, Tiéba Traoré, Koumi Djossé, Biton Coulibaly, N’golo Diarra etc. De ce faire, pour sortir victorieux de cette bataille, chaque malien compte. Le terrain qui attend chacun est celui du travail dont les valeurs ont été chantées, ayant traversé des siècles et des continents.

L’on se rappelle, plus de 4 millions de Maliens ont investi la Place de l’indépendance pour dénoncer les sanctions de la Cedeao et l’Uemoa jugées « inhumaines » et « illégales ». Pour commémorer ce sursaut national, une journée a été trouvée. Il s’agit du 14 janvier qui fait dorénavant partie des jours fériés et payés sur toute l’étendue du territoire.

Il est vrai, des manifestations ont eu lieu partout dans le pays. Pour perpétrer cette symbolique, il faudra la consolider avec l’engagement dans le travail. Il faudra mettre les Maliens au travail à la faveur de la création d’emploi pour les jeunes. Cette jeunesse est la couche, si elle est bien encadrée, maintiendra la flamme vive. Ce ne sont pas les grins autour du thé, du matin jusqu’au soir, qui sera utile pour la jeunesse, donc pour la souveraineté.

Mais si les Maliens se contentent de manifestations en oubliant l’essentiel qui est le travail, la montagne de la souveraineté risque d’accoucher d’une souris. Le Mali est donc à la barre ! Après cet éveil de conscience brandi à la face du monde, la volonté de refonder le pays s’impose. Les Maliens sont donc à la barre de la conscience pour, le jour venu, faire le bilan de la « souveraineté retrouvée ». Les Maliens, sans distinction d’ethnie et de religion, sont alors au pied du mur avec la truelle et le ciment!

<strong>Bazoumana KANE</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Éditorial : Mais oui,  souveraineté retrouvée, bon sang !</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-mais-oui-souverainete-retrouvee-bon-sang-3007317.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-mais-oui-souverainete-retrouvee-bon-sang-3007317.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/09/Amadou-NFa-DIALLO.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 18 Jan 2023 07:44:56 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le National</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Même chez ceux qu'on appelle les intellectuels, il y a des moments d'idiotie et de folie. Étreints par leur incapacité de changer le cours des évènements à leur faveur, impuissance désormais difficile à masquer,  des politiciens maliens, bruyants mais minoritaires et inefficaces, n'ont rien de pertinent pour se signaler à l'attention de l'opinion publique qu'en ergotant sans cesse sur des vétilles. Las après plusieurs assauts (Premier ministre clivant, partisan, pas neutre...) pour obtenir le départ de Dr. Choguel Kokalla Maïga de la Primature, leur grand défi, ils en sont ces derniers temps à se berner en croyant qu'ils peuvent acculer les autorités de la transition à renoncer carrément à toutes les pertinentes recommandations des ANR; en somme, obliger le Colonel Assimi Goïta et le peuple à faire un coup d'État au peuple malien. S'ils avaient hier obtenu le départ de Choguel, c'est sûr qu'ils auraient enchaîné avec la demande de départ de Assimi lui-même. Dieu merci, ce scénario digne de Machiavel n'a pas réussi.

Aujourd'hui, lorsque l'on parle de souveraineté retrouvée du Mali, les voilà qui poussent des cris d'orfraie au prétexte que la souveraineté avait été déjà obtenue le 22 septembre 1960. Bon sang, qu'appellent-ils souveraineté ? Ils ont sans doute oublié le mot de Modibo Keïta appelant à la construction d'un pays "réellement indépendant". C'est parce que certaines indépendances sont effectivement factices, elles ne peuvent pas se réclamer de la souveraineté à laquelle un peuple digne aspire. Est-ce de la souveraineté quand un pays est obligé de déposer ses devises dans le trésor d'autrui d'où il ne peut en disposer qu'aux conditions injustes et cruelles du gardien du dépôt ? Est-ce de la souveraineté quand un État est contraint de se contenter d'une monnaie de singe fabriquée par son étrangleur qui peut à sa volonté faire tourner inconsidérément la planche à billets pour le malheur de son faible consommateur ? Peut-on vraiment parler de souveraineté quand nous produisons des matières dont les prix sont fixés par d'autres ? Pouvons-nous nous prévaloir de souveraineté quand des gouvernants indignes, en complicité avec des officiers félons de l'Armée nationale, détruisent sciemment notre outil de défense, en  faisant de nos soldats des chaires à canon pour autrui ? Peut-on raisonnablement parler de souveraineté quand Florence Parly, ministre des armées françaises, arrive à Bamako et annonce la task Force Takuba de sorte que le Président de notre République apprenne en même temps la nouvelle que le citoyen lambda de notre pays ?

C'est tout cela qui est fini maintenant.

Oui, nous avons retrouvé la souveraineté et notre volonté est de ne rien faire qui puisse la brader.  Mais les renégats sont déjà dans un autre débat, oiseux comme toujours, sur la laïcité. Mais non, ne cassez pas les tympans de nos précieuses oreilles. Professeur Glélé, spécialiste respecté, dit que l'État laïc n'est bien évidemment pas l'État religieux; il ne saurait non plus, en aucun cas, être l'État irréligieux. L'État laïc est l'État arreligieux, c'est-à-dire un État qui ne s'immisce pas dans les questions religieuses et qui est d'égal partage entre les différentes religions...". Que les bruiteurs arrêtent donc de faire croire qu'il fait chaud au Mali comme il ne fait chaud en enfer. C'est faux.

<strong>Amadou N'Fa Diallo</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito : Candidature à la présidentielle, Assimi Goïta  va&#45;t&#45;il céder aux sons de sirène des opportunistes ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-candidature-a-la-presidentielle-assimi-goita-va-t-il-ceder-aux-sons-de-sirene-des-opportunistes-3006937.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/edito-candidature-a-la-presidentielle-assimi-goita-va-t-il-ceder-aux-sons-de-sirene-des-opportunistes-3006937.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2022/01/Youssouf-Sissoko-dirpub.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 16 Jan 2023 08:15:04 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alternance</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Tout porte à croire que le Président de la transition, chef de l’Etat, le Colonel Assimi Goïta est désormais acquis à la cause de ses partisans qui souhaitent le voir se présenter  à la prochaine élection présidentielle, prévue en Février- mars 2024. Le colonel est sans nul doute tombé sous le charme, voir dans le piège  des zélateurs, des laudateurs et autres opportunistes qui loin d’approuver un quelconque projet de société ou vision dont il est porteur, se battent plutôt pour leurs intérêts égoïstes. Pour rappel, ceux qui  mettent Assimi Goïta au rang de la divinité aujourd’hui, étaient ceux-là même qui adulaient IBK avant de l’abandonner en plein vol. A-t-on besoin de rappeler qu’ils  étaient également ceux qui poussaient ATT à briguer un troisième mandat avant de lui tourner le dos quand il a été chassé par le capitaine Amadou Haya Sanogo ? En effet, si jusque-là le Colonel Assimi Goïta n’a dit à personne qu’il serait candidat, ses faits et gestes tout comme ceux de ses partisans le prouvent à suffisance. On pourrait citer entre autres la mise à la disposition d’une partie de son fonds de souveraineté à un comité pour des œuvres humanitaires, ensuite la pause de la première pierre de certaines infrastructures publiques et enfin  cette communication tous azimuts sur les différentes prouesses réalisées par les FAMA tout comme l’institutionnalisation du 14 janvier comme journée de la souveraineté retrouvée.

En effet, s’il est légitime d’avoir des ambitions, celle relative à la candidature à la  présidentielle  du Colonel Assimi Goïta n’est-elle pas prématurée dans le contexte actuel du Mali ?  A-t-il analysé tous les paramètres avant de prendre une quelconque  décision ? Il ne doit nullement prendre le risque  de descendre dans le dangereux marigot politique malien. Pour se faire il est attendu à  ses bons et désintéressés conseillers de le dissuader  à prendre part aux joutes électorales, pour ne pas courir trois risques majeurs en faisant acte de candidature. Le premier serait de prêter le flanc aux critiques les plus acerbes de ses concurrents qui passeront au peigne fin sa gestion, qui n’est malheureusement  pas exempte de reproches. Le deuxième risque est celui de perdre la présidentielle. Cette éventualité n’est guère à écarter quand on sait que sa popularité dégringole tous les jours. En effet, Il est d’usage que plus une transition dure, plus les bourdes  se multiplient, tout comme les attentes seront déçues. Ce qui, à coup sûr, fragiliserait le candidat Assimi, qui même si par extraordinaire  il venait à remporter les élections, il gouvernera avec toutes les difficultés car sa légitimité ne sera pas grande. Il pourrait même  être battu à plate couture par un candidat crédible et qui serait porteur d’un programme prenant en compte les grandes aspirations du peuple, surtout si les jeux son transparents.

Le troisième risque est le probable lâchage, pour ne pas dire trahison de celui qui aura à assurer l’intérim en cas de vacance de poste de président et qui aura la lourde  responsabilité de gérer le pays pour le reste de la transition. Il est à parier  que le Président par intérim  pourrait faire l’objet de toutes les attentions et pourrait  céder à la tentation des grands lobbies qui lui proposeraient un avenir radieux contre le lâchage ou du moins contre une bonne organisation de la présidentielle en mettant tous les candidats au même pied d’égalité ce qui défavoriserait le Colonel Assimi Goïta, qui aura déjà perdu sa popularité du 14 janvier 2022. Car sans nul doute la crise sociale affaiblirait le Colonel Assimi Goïta et pourrait être à la base de sa défaite.

En somme, mon colonel aura tout à gagner en renonçant à une éventuelle candidature à la présidentielle, surtout dans le contexte actuel marqué par une crise sociopolitique, voire sécuritaire. Donc il vaudrait mieux qu’il fasse comme ATT, pour ne pas être comme Yaya Jameh de la Gambie qui a été battu par le plus faible des candidats, à savoir Adama Barrow.

<strong>                                                                                                                               Youssouf Sissoko</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Editorial :  Inévitable introspection</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-inevitable-introspection-3006245.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-inevitable-introspection-3006245.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2022/10/Alexis-Kalambry.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 11 Jan 2023 09:09:33 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Au 21è siècle, personne n’est détenteur d’une science infuse. Nul ne peut non plus se prévaloir de ses propres turpitudes. Là n’est plus à inventer. Le Mali va mal. Il y a la part des autres. Il y a notre part.

En 1950, la Guinée était de loin devant la Côte-d’Ivoire dans la production du café Cacao. Sa posture a fait que les opportunités ont déménagé en Côte-d’Ivoire. La suite est connue de tout le monde.

La real politique nous commande aujourd’hui, tout en affirmant notre souveraineté, à ne pas nous couper du monde. Le monde n’est plus polarisé du reste. L’économie gouverne. Les intérêts commandent.

Le Mali n’est pas le centre du monde. Le dirigeant a à faire au quotidien la balance pour l’intérêt supérieur du peuple. Il nous revient de travailler pour le peuple. Pas contre lui. Les Maliens ont été éprouvés en 2022. Embargos, sanctions, exclusions, brouilles avec voisins, rien ne nous a été épargné. Individuellement, naturellement, tout cela a été ressenti.

Il nous faut changer de fusil d’épaule, jouer sur les variables que nous pouvons maîtriser, c’est-à-dire, nous. Si nous ne pouvons pas faire marcher le monde à notre volonté, que pouvons-nous faire pour nous entendre avec le monde, après avoir exprimé nos principes ?

Bonne et heureuse année 2023. Puisse cette nouvelle année nous apporter, au Mali et aux Maliens, les fruits des sacrifices de 2022.

&nbsp;

<strong>Alexis Kalambry</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito : Veillée d’arme…</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-veillee-darme-3006244.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/edito-veillee-darme-3006244.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2022/01/bruno.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 11 Jan 2023 09:07:56 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Horizon</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[L’année 2023 qui commence, sera, à coup sûr, une période de mobilisation générale du peuple malien face aux défis de l’heure. Ce sera pour consolider les acquis de cette Transition et surtout pour peser lors des prochaines batailles électorales plus que décisives pour le renouveau malien.

Plus de deux ans après l’amorce d’une Transition, plutôt laborieuse et tumultueuse, le président Colonel Assimi Goïta a plus que jamais besoin d’un peuple malien debout et soudé derrière lui, pour relever les défis les plus urgents. Car, la bataille pour la réaffirmation de « la souveraineté retrouvée » aura écorché bien de susceptibilités tant voisines (de l’espace CEDEAO) qu’à l’international. Ces écorchures devront susciter une vigilance et une résilience accrues et soutenues. Le président Alassane Ouattara ne vient-il pas de déclarer à ses soldats « mercenaires » détenus jugés et graciés par le Col Assimi Goïta ceci : « Mes chers soldats, je voudrais que vous soyez rassurés que vous n’avez absolument rien à vous reprocher… ?. Des propos qui incitent à la réflexion  et à la prudence à Bamako ? En véritable veillée d’arme à Kati?

Car, la Côte d’Ivoire, le Niger, la Guinée Bissau, le Ghana, la France et ses alliés pourraient continuer à regarder Bamako en chiens de faïence… Il faudra alors une très forte mobilisation populaire du brave peuple du Maliba pour souffler à l’unisson. Avec les dirigeants de la Transition. Celle-ci doit se décider à aller brièvement à son terme. C’est en travaillant rapidement au retour de la normalité constitutionnelle. Et l’élection présidentielle, la plus attendue de l’histoire du Mali, ne devrait pas dépasser le cap de juin 2024.

Toutes les forces sociopolitiques se mobilisent déjà, pour y peser de tous leurs poids. Car, le nouveau Mali (Malikura) psalmodié dans toutes les prières, est lié à ce rendez-vous décisif. C’est donc une veillée d’arme générale sur les bords du fleuve Joliba, les regards braqués sur le palais de Koulouba. Bonne et heureuse année 2023 !

<strong>Bruno Djito SEGBEDJI</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Éditorial :   Dont mission !</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-dont-mission-3006242.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-dont-mission-3006242.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/09/Amadou-NFa-DIALLO.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 11 Jan 2023 09:05:27 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le National</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Dans trois petits jours, ce samedi, 14 janvier 2023, les Maliens célébreront la première Journée nationale de la souveraineté retrouvée. Décidée par décret pris par le Président de la Transition, Chef de l'État, celle-ci est, au delà de la fierté de notre peuple déterminé à faire respecter notre pays par la reprise de l'initiative historique qui nous extrait des mailles de l'impérialisme et du néocolonialisme prédateurs, la conscience claire que nous ne devons plus accepter de brader notre dignité et notre honneur de citoyen. Elle s'inscrit, plus que le jour de l'indépendance nationale,  sur la ligne ascendante qui nous conduit à faire nôtres d'abord nos potentialités, nos richesses et nos ressources matérielles et humaines. Sans doute, la Journée nationale de la souveraineté retrouvée de ce 14 janvier 2023 sera une journée euphorique, à l'instar du 14 janvier 2022  qui a accouché d'elle par une mobilisation enthousiaste de notre peuple appelé par le Président de la Trabsition à signifier son soutien aux autorités face aux satrapes coalisés de l'intérieur et de l'extérieur déterminés à mettre à genoux le Mali de nos ancêtres. La déferlante humaine qui a alors investi le Boulevard de l'indépendance le 14 janvier 2022 demeurera comme notre patriotisme coulé à jamais dans du zinc.

La montée résolue sur les remparts des Maliens ce jour a une explication. Des décennies durant, des hordes de politiciens, dévoreurs insatiables de deniers publics, avaient fait peser sur notre pays une chape de plomb insupportable, hypothéquant jusqu'à son existence en tant que pays dans ses frontières historiques et légitimes. Nous n'avions plus de contrôle sur deux tiers de notre territoire national. L'administration était quasi inexistante ça et là; l'école se mourrait, la santé râlait dans les structures hospitalières et universitaires. Quant à nos braves soldats, faute d'équipements et de munitions, ils se faisaient égorger comme des lapins, puis jetés dans des fosses communes. Pourtant, plus de 135 milliards de nos francs avaient été mis à la disposition des gouvernants pour leur assurer bravoure et efficacité. Pourrions-nous un jour nous consoler de la mort atroce que nos militaires ont subie  par notre faute d'avoir laissé une gouvernance de cleptomanes les désarmer ? Jamais !

Et vint le M5-RFP, vaste mouvement citoyen monté à l'assaut de la dictature festive sous carapace de la démocratie. Et vinrent des Colonels qui ont vécu les drames sur le terrain et qui ne pouvaient plus laisser prospérer la chienlit, quitte à mourir; d'où le 18 août 2020.

Mais la France cannibale était parvenue à attirer dans son piège la lutte populaire  Et vint alors la rectification de la transition le 24 mai 2021. Au nez et à la barbe des forces d'occupation françaises et européennes, notre hiérarchie militaire réussit le miracle de remettre sur pied notre Armée que l'on croyait avoir totalement anéantie. Le jeudi, 02 décembre 2021, les FAMa réussissent à neutraliser environ une centaine de terroristes et à détruire une dizaine de leurs sanctuaires dans les secteurs de Mondoro,  Baye, Marébougou, Ganguel et Farabougou, au centre du pays. Les six jours qui suivront verront l'offense s'accentuer. Les FAMa attaquent avec furie et contraignent, le 28 décembre, les terroristes à la débandade. Les ennemis, soutiens des forces du mal, sont apeurés. Ils actionnent la CEDEAO qui décide, le 9 janvier 2022, des sanctions contre notre Mali, un embargo criminel qu'aucun texte de la CEDEAO,  de l'Union Africaine et de l'ONU ne peut justifier. Colonel Assimi Goïta appelle le peuple malien à lui dire si oui ou non nous devons plier l'échine. La réponse est venue cinq jours après, le 14 janvier : NOUS DEVONS RECOUVRER NOTRE SOUVERAINETÉ ET CELLE DE L'AFRIQUE ! Dont mission.

Après six mois de cruelles épreuves à nous imposées, nous tenons encore. Notre résilience, qu'on le sache, est l'arme de notre victoire. Et notre victoire sera éclatante.

&nbsp;

<strong>Amadou N'Fa Diallo</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito: Inquiétude et désarroi</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/inquietude-et-desarroi-3005648.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/inquietude-et-desarroi-3005648.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/01/ETUDIANT-UNIVERSITE.jpeg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 05 Jan 2023 08:44:04 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Essor</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>La situation dans nombre d’universités maliennes frôle la côte d’alerte. L’inquiétude et même le désarroi habitent aussi bien les étudiants que leurs parents.</strong>

Nos compatriotes qui ont le sens de la formule imagée et qui excellent dans l’art de l’autodérision n’hésitent pas à comparer la réalité dans nos universités à l’effet de la VAR (le sigle anglais de l’Assistance vidéo à l’arbitrage) qui contraint par exemple l’arbitre à annuler un but qu’il avait préalablement validé pour un hors-jeu ou une faute commise sur un adversaire.

Ainsi, les supporters de l’équipe qui pensait avoir scoré passent en quelques secondes d’une sensation de jubilation, d’extase, d’exubérance à la désespérance. L’espoir de voir un enseignement supérieur de qualité en terre malienne est en train de céder la place au désenchantement.

Nos universités sont prises dans le tourbillon des grèves interminables des enseignants et des étudiants. Sans parler des violences au cours des renouvellements des bureaux de l’AEEM dans les facultés et autres instituts. Même si ces derniers temps, les remous ont baissé d’un cran, nos universités sont loin de sortir de cet engrenage.

Or il est plus qu’urgent de dégager les universités des turbulences qui empêchent l’exécution correcte des enseignements. Dans certaines universités, des étudiants mettent 5 voire 6 ans, pour obtenir une licence, au lieu de trois ans normalement dans le cadre du Système Licence-Master-Doctorat (LMD).

Il est vrai que les agitations ne sont pas les causes de la situation. La pléthore y est pour beaucoup. Des milliers d’étudiants qui se pressent dans des universités manquant d’infrastructures et de personnel enseignant. Forcément, la qualité de l’enseignement en pâtit. Et la progression normale des étudiants n’est pas non plus évidente.

Personne n’apprécie de voir les universités maliennes former des «étudiants de carrière». Surtout que l’idée est répandue – elle n’est pas loin de la réalité - que les enfants des pauvres sont majoritaires sur les bancs des universités publiques. Les plus nantis envoient leurs progénitures à l’étranger ou les inscrivent dans des établissements privés.

Il appartient à l’Etat de créer les conditions d’un enseignement supérieur de qualité. Les étudiants ont droit à des enseignants qualifiés, des salles de cours décents, des laboratoires équipés, des ressources pédagogiques leur permettant de mener des recherches. Aujourd’hui, ces conditions sont loin d’être réunies dans nombre de nos institutions d’enseignement supérieur. Une formation de qualité, c’est le minimum que la jeunesse puisse réclamer.

Tout le monde s’accorderait pour dire que nos universités doivent devenir des temples du savoir qui donnent une égalité de chance à tous les enfants du pays, pour peu qu’ils aient la capacité de suivre les études supérieures. Une université est essentielle dans la vie et le développement d’une nation comme l’huile dans le fonctionnement d’un moteur. Un pays a besoin d’une élite bien formée et capable de concevoir et de mettre en œuvre des programmes de développement. Un pays a besoin d’une main d’œuvre qualifiée pour produire de la richesse et favoriser l’émergence.

Un pays dépourvu de l’enseignement de qualité s’expose à l’obscurantisme et il ratera indéniablement le train du progrès. Il n’a aucune chance de figurer sur la liste des pays émergents. C’est ce logiciel que tous (enseignants, décideurs, étudiants et parents) doivent intégrer dans les réflexions sur l’école malienne en général et les universités en particulier.

<strong>Brehima DOUMBIA</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Éditorial :   Préparons&#45;nous à reconstruire notre pays !</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-preparons-nous-a-reconstruire-notre-pays-3005559.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-preparons-nous-a-reconstruire-notre-pays-3005559.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/09/Amadou-NFa-DIALLO.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 04 Jan 2023 14:47:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le National</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Nous sommes en 2023, année charnière pour la refondation de notre pays, volonté largement exprimée par notre peuple lors des Assises Nationales de la Refondation. Celles-ci furent l'occasion de procéder à des diagnostics précis des maux dont a souffert notre pays durant les trente dernières années et auxquels des thérapies appropriées ont été proposées. Préparons-nous à reconstruire notre pays. Nous sommes un grand peuple qui a déjà réussi à prouver que notre résilience est telle qu'elle peut surmonter toutes les épreuves que l'ennemi, au-dedans comme au dehors, nous impose. Six mois de sanctions à travers un embargo cruel édicté par la CEDEAO et l'UEMOA blotties dans les arsenaux de la France et de ses alliés, au lieu de nous mettre à genoux, nous ont plutôt aguerris. Grâce au patriotisme intransigeant des autorités de la Transition,  civiles et militaires, nous avons réussi à remettre en état de combattre notre fière Armée nationale en la dotant des armes qu'il faut, et cela au nez et à la barbe des armées pléthoriques ennemies présentes sur notre territoire, qui disposaient pourtant de moyens de surveillance, de renseignements et de détection incroyables. Comment peut-on encore douter de la qualité de notre Armée, hiérarchie militaire et hommes de rang, capable d'une telle performance ? En se rendant au Burkina Faso les 10 et 11 novembre 2023, notre ministre de la Défense, Colonel Sadio Camara, a fait le nécessaire pour la couverture aérienne de notre voisin. Nos cabines techniques et nos missiles ont au moins une portée de plus 4000 kilomètres en azimut, contrairement à nos outils de défense de 460 kilomètres que l'ennemi français avait réussi à détruire, en complicité avec nos autorités de l'épisue. Peut-on aussi, un seul instant, fixer dans les yeux les politiques alliés à la branche militaire et leur reprocher sincèrement de manquer de vision pour la patrie ? À moins d'être un apatride inguérissable, on s'abstiendrait d'une telle injure.

Des apatrides, il y en a malheureusement, comme partout au monde où le salut de la patrie devient opposable à chaque citoyen pendant les circonstances existentiellement  dramatiques pour l'avenir. Le général Charles De Gaulle, par exemple, n'a jamais pu pardonner à ceux des Français, des intellectuels dans leur grande majorité (journalistes, médecins, ingénieurs, professeurs d'Université, écrivains, etc.) qui se sont rendus coupables de connivence avec l'ennemi nazi, envahisseur comme Serval, Barkhane, G5-Sahel, Minusma. Ce n'est pas sans raison de dignité et de fierté nationale que le peuple français a fait tondre les malheureuses dames qui n'ont pas résisté aux avances du soldat allemand d'occupation. Ce n'est pas sans noble courroux que la France a mis 40 ans à traquer Klaus Barbie, le tortionnaire à mort du résistant Jean Moulin, vendu à l'ennemi par un traître à la patrie. À chaque époque, les ennemis de la patrie se laissent démasquer : cas des supplétifs noirs de la police de l'apartheid en Afrique du Sud, encore et encore.

Dans la lutte de libération du Mali, il y a indéniablement des traîtres qui cherchent à contrarier notre marche en avant en faisant pleuvoir sur nos têtes des tas de mémorandums, de diagnostics, de propositions, qu'ils présentent comme des baguettes magiques à même de guérir le Mali de tous les cancers qu'ils lui ont infligés, eux. Que diantre ! En réalité, à les prendre un à un, à tracer leurs parcours, peu d'entre eux échapperont à la justice : en somme, nous avons affaire à des prisonniers en divagation qui aspirent reprendre les rênes de l'État pour continuer à le balafrer, voire à le "cadavrer" comme dirait Zhao, toujours en contact avec Emmanuel Macron, Président de cette France qui a perdu Gao au Mali, sa plus grande base militaire hors de son territoire national, qui a perdu or, lithium, etc., dont le sous-sol malien regorge. À ces chevaux de Troie qui s'agitent sans cesse, qui sont pourtant conscients que les Maliens ne peuvent plus les suivre et qu'ils sont en conséquence incapables de s'emparer des leviers de l'État pour en abuser pour leurs intérêts sordides, il importe de leur parler le français, celui du ministre Charles Pasqua disant qu'ils font double jeu avec la politique, donc des emmerdeurs qu'il faut mettre hors d'état d'emmerder, de nuire; celui aussi du ministre Jean Pierre Chevènement qui a dit que, quand on est au gouvernement (le gouvernement de la Transition, le CNT, les directions des grandes administrations, entreprises et agences pour ce qui nous concerne), il faut fermer sa gueule ou démissionner. S'ils ne s'assument pas ainsi, il appartient aux autorités de la Transition de les sortir de tous les postes stratégiques qu'ils occuppent, et cela fait même trop légion pour qu'on ne les voit pas. Pour une fois, on est bien obligé de poser la question incontournable au Président Assimi Goïta : de quoi avez-vous peur, Monsieur le Président ? Que l'on dise que vous faites pleuvoir la chape de plomb sur des partis politiques qui ne vivent que grâce au financement public ? Mais non, Monsieur le Président !

<strong>Amadou N'Fa Diallo</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Édito: Résolument sur la voie de la souveraineté</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-resolument-sur-la-voie-de-la-souverainete-3005499.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/edito-resolument-sur-la-voie-de-la-souverainete-3005499.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/01/ASSIMMI-SOUVERAINETE.jpeg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Tue, 03 Jan 2023 11:45:57 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Essor</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Dans son discours à la Nation à l’occasion du nouvel an, le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta reconnait que le peuple malien aura vécu une année 2022 éprouvante, mais riche en évènements d’importance majeure. Il soutient que la voie de la reconquête de notre souveraineté empruntée par le Mali sera difficile et parsemée d’embûches.</strong>

Le colonel Assimi Goïta a rappelé que notre pays a été soumis à de dures épreuves liées à un contexte international difficile. En plus de l’impact de la Covid-19, a-t-il précisé, les sanctions illégales, illégitimes et inhumaines imposées à notre pays par l’Uemoa et la Cedeao ont eu des effets néfastes sur la croissance économique.

Le président Goïta a salué la résilience du peuple malien face à l’adversité. « Nous devons ceci à l’union et à la solidarité dont nous avons su faire preuve. Il nous faut donc renforcer cette union et nous engager encore plus pour notre chère patrie », a souligné le chef de l’état. Pour renforcer l’union sacrée, il a décidé d’instituer le 14 janvier comme Journée nationale de la souveraineté retrouvée en souvenir de la grande mobilisation contre les sanctions illégales, illégitimes et inhumaines de la Cedeao et de l’Uemoa.

Pour Assimi Goïta, l’option de la reconquête de notre souveraineté est la seule voie possible « si nous ne voulons pas être complices de la perpétuation du système de dépendance qui hypothèque notre avenir ». Il a rappelé les trois principes qui devront désormais guider nos relations de coopération à savoir : le respect de la souveraineté du Mali, le respect de ses choix stratégiques et de ses choix de partenaires et la défense des intérêts du peuple malien dans les prises de décisions.

« Nous ne devons point nous faire d’illusions, car la voie que nous avons choisie sera parsemée d’embuches et nous aurons à faire face à de nombreuses difficultés », reconnait le président Goïta, qui soutient que certaines d’entre elles seront réelles, car inhérentes à la complexité des questions à gérer. Mais beaucoup d’autres seront l’œuvre de ceux qui ne veulent pas que nous recouvrions notre indépendance totale. C’est pourquoi, il a exhorté les Maliens à l’union sacrée.

Par ailleurs, le colonel Assimi Goïta a indiqué que l’année qui s’achève a été à la charnière de deux phases importantes du processus de transition engagé dans notre pays. Selon lui, la première phase a été consacrée à la sécurisation de notre pays, à la lutte contre la corruption, ainsi qu’aux réformes politiques et institutionnelles.

« Sur le plan sécuritaire, nous avons adopté une nouvelle posture militaire et acquis des équipements qui ont renforcé l’autonomie d’action des FAMa et leurs capacités à se déployer sur l’ensemble des théâtres d’opérations », a souligné le chef de l’état. Pour lui, avec la montée en puissance de nos Forces de défense et de sécurité et le lancement de nombreuses actions offensives, la peur a changé de camp. Et les groupes terroristes en sont réduits à des actes désespérés de poses d’engins explosifs au passage des militaires et des paisibles citoyens.

« Conformément aux recommandations des Assises nationales de la refondation, nous avons engagé les réformes institutionnelles destinées à créer les bases d’élections libres et transparentes, ainsi qu’à doter notre pays d’institutions démocratiques », a indiqué le colonel Assimi Goïta. Au nombre des actions initiées dans ce domaine, il a cité la création de l’organe unique de gestion des élections et la rédaction de l’avant-projet de la nouvelle Constitution dont le processus de finalisation est en cours. Le chef de l’état s’est dit conscient qu’il n’y a pas de sécurité sans développement qui garantisse un mieux-être pour les populations.
D’où la décision de relancer la Comatex et l’Usine malienne des produits pharmaceutiques (UMPP). également, dans l’optique du renforcement du tissu industriel de notre pays, deux usines de filature de coton seront créées à Bamako et à Koutiala. Et dans le domaine minier, la Société de recherche et d’exploitation des ressources minérales du Mali a été créée dans le but de mettre les ressources minérales au service du développement exclusif de notre pays.

Le président Goïta a dit comprendre combien nos populations sont éprouvées par un contexte économique difficile pour l’ensemble des pays du monde.

C’est pourquoi, il a instruit le gouvernement de prendre des mesures pour contrer l’augmentation des prix des produits de première nécessité.

Ainsi, il a été accordé des subventions sur l’importation de plusieurs produits, qui ont occasionné des manques à gagner de 8 milliards de Fcfa pour le sucre, 3 milliards pour le lait, 1 milliard pour l’huile alimentaire et 132 milliards pour les produits pétroliers. également, il y a eu l’harmonisation de la grille salariale, induisant une augmentation de salaire pour les travailleurs d’un coût annuel d’environ 200 milliards de Fcfa.

<strong>Par Dieudonné DIAMA</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Éditorial :  Pour une thérapie de choc contre la bourbouille</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-pour-une-therapie-de-choc-contre-la-bourbouille-3004974.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-pour-une-therapie-de-choc-contre-la-bourbouille-3004974.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/09/Amadou-NFa-DIALLO.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 28 Dec 2022 07:28:57 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le National</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[L'année 2022 s'achèvera dans trois petits jours. Elle a été celle qui a vu notre peuple reprendre l'initiative historique en s'engageant résolument dans la reconquête de notre dignité et de notre souveraineté bradées par  des hordes successives de politiciens inconscients et nuisibles. L'histoire retiendra que ce 28 décembre 2022 marque l'anniversaire de la montée en puissance de notre vaillante Armée qui a déclenché le 28 décembre 2021 les premières offenses d'envergure contre tous les nids terroristes dans notre pays, djihadistes et autres, lesquels opéraient sous la couverture des forces d'occupation Serval, Barkhane, G5-Sahel. Il y a un an, en effet, les attaques des terroristes contre nos populations et nos forces armées s'intensifiaient, jour après jour, "charriant au quotidien des morts, des blessés, des réfugiés et des personnes déplacées", selon le constat rigoureux de Macky Sall, président du Sénégal et actuel président de l'Union Africaine. Macky déplorait qu'au nez et à la barbe des forces internationales pléthoriques conçues pour combattre le terrorisme et stabiliser le Mali, "Les attaques sont devenues fréquentes, plus meurtrières et plus audacieuses puisque, de plus en plus, les terroristes s'en prennent aux forces de défense et de sécurité elles-mêmes jusque dans leurs casernes".

Dès le 28 décembre 2021, l'Armée nationale du Mali, parce qu'ayant désormais à sa tête des officiers patriotes conscients de leur devoir,  a entrepris de renverser la tendance en allant chercher les forces du mal dans tous leurs retranchements. C'est bien cela qui a motivé Emmanuel Macron et ses inconscients chefs d'Etat des pays de la CEDEAO à concevoir à la hâte les sanctions illégales contre le Mali, mises en oeuvre en moins de quinze jours, le 9 janvier 2022, à travers un embargo déshumanisant. Mais, grâce à la résilience des Maliens qui tiennent viscéralement à leur patrie (ils l'ont prouvé en répondant, seulement cinq jours après la décision de la CEDEAO,, comme un essaim d'abeilles à l'appel du Président de la Transition le 14 janvier désormais décrété Journée de la souveraineté nationale), le perfide embargo a soudé plutôt les citoyens conscients. En cette fin d'année 2022, il n'existe plus de sanctuaires terroristes au Mali, l'Armée nationale les a tous détruits ou contraint les forces du mal à les abandonner, et les agents de la mort n'opèrent plus qu'en bandes de tueurs pour ensuite se fondre dans la population après chacun de leurs forfaits. Mais ils seront vaincus, promesse de nos intrépides officiers et soldats.

L'année 2023, qui connaîtra beaucoup d'enjeux politiques, sera heureuse, il faut s'en réjouir mais surtout veiller à ce qu'aucun démon ne parvienne à contrarier les perspectives heureuses qui profilent à l'horizon. Les terroristes sont traqués avec perséverance. Les services de l'assiette (Douanes, Impôts...) sont dans la performance. Notre sous-sol regorge d'immenses ressources. L'Armée est fière. Son Chef suprême, fortement soutenu par la hiérarchie militaire, continue de bonifier ses capacités par l'acquisition des outils de défense qui dissuadent tout effronté. Convaincue de cela, la force Barkhane a fui, sous la pression des populations de la cité des Askia, de son emprise de Gao sans procéder à la protocolaire passation aux forces maliennes; la fin de l'opération Barkhane sera d'ailleurs annoncée moins de trois mois après par le très arrogant Emmanuel Macron. Les diplomates indélicats savent désormais quelles limites ils ne doivent plus se permettre de franchir au Mali, sous peine d'être expulsés comme Dr. Hamidou Boly, représentant de la CEDEAO, et l'ambassadeur français. Le récent gentlemen's agreement négocié par le président Alassane Dramane Ouattara pour obtenir la libération de ses 46 mercenaires parmi lesquels quelques serria-léonais, libériens et français, montre bien que nous avons une armée forte qu'aucune menace et qu'aucun ultimatum de mafieux et de desperados, politiques, religieux et militaires, d'où qu'ils soient, ne peuvent intimider. Last but not the least, le Premier ministre, Dr. Choguel Kokalla Maïga, après avoir été soigné par une solide équipe de médecins performants,  a repris sa place à la tête du gouvernement, et l'on sait avec quelle détermination, face aux ennemis du Mali. Certes, il s'appuie sur une canne pour quelques temps, non pas à cause des séquelles consécutivement au repos médical qui l'avait éloigné de l'arène, mais pour avoir été victime, après sa rencontre avec le Président de la Transition  le 25 novembre, d'un mauvais pas qui a provoqué des douleurs dans sa jambe : il ne souffre d'aucun handicap qui fait frémir, n'en déplaise à ses détracteurs que l'on ne peut guérir de la choguelite, effroyable maladie des ennemis intérieurs.

C'est sur ces entrefaites que les politiciens qui ont détruit les fondements du Mali durant trente éprouvantes  'refont entendre leurs voix lugubres. Ces formations politiques, en réalité des bourbouilles sur le beau corps de la démocratie, méritent qu'on leur applique une thérapie de choc. Elles prétendent constituer bientôt une nouvelle plateforme porteuse de recettes miracles, mais combien pèsent-elles sur l'échiquier politique national ? Pas plus que le poids d'une pomme ordinaire. Tout leur aéropage présent à la conférence nationale de l'Adema il y a deux semaines ne constituait qu'un enjoliveur trompeur. Pris individuellement, aucun d'eux ne peut se prévaloir d'un fief politique. Dr. Bokary Tréta n'a jamais réussi à se faire élire chez lui  Idem pour Konimba Sidibé. Il y a longtemps que Tiébilé Dramé est politiquement porté disparu à Nioro du Sahel, de même que Madame Sy Kadiatou. Quant à Djiguiba Keïta dit PPR, c'est à peine s'il peut reconnaître les sentiers menant à Macina. Amadou Koïta n'a jamais été quelqu'un d'autre qu'un phraseur pathologique. Seydou Coulibaly, opérateur économique, proche de Karim Keïta et faiseur de ministres de l'équipement et encore, sa présence porte plusieurs significations qui méritent d'être plus longuement developpées. Et voilà dans la mêlée des politiciens Ousmane Madani Haïdara qui veut se cacher derrière le paravent de la religion pour faire peur à la Transition. Cet homme plein de contradictions, rusé comme un lièvre, se joue de l'intelligence des masses musulmanes depuis 40 ans. Il vient de faire faux bond aux politiciens en les faisant recevoir chez lui son âme damnée, Mohamed Macky Bah Le peuple les attend tous de pied ferme.

<strong>Amadou N'Fa Diallo</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito : Quand les chefs d’Etats&#45;majors de la CEDEAO se trompent de combat</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-quand-les-chefs-detats-majors-de-la-cedeao-se-trompent-de-combat-3004823.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/edito-quand-les-chefs-detats-majors-de-la-cedeao-se-trompent-de-combat-3004823.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2022/01/Youssouf-Sissoko-dirpub.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Tue, 27 Dec 2022 07:28:22 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alternance</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[C’est dans le souci de mettre en œuvre l’une des résolutions de la 62<sup>e</sup> session ordinaire des chefs d’Etats de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest, que les chefs d’Etats-majors  des pays de la sous-région étaient réunis dans la capitale Bissau Guinéenne du 18 au 19 décembre 2022 pour réfléchir sur <em> la création d’une force d’intervention contre le terrorisme et les changements anticonstitutionnels dans la sous-région. </em><em>Si l’initiative est à saluer compte tenu de l’urgence et de la nécessité de venir à bout de ces deux phénomènes qui annihilent tous les efforts de développement, elle ne manque pas non plus de susciter beaucoup d’interrogations. Dont celle relative à l’absence des pays considérés aujourd’hui comme l’épicentre de la lutte contre le terrorisme, à savoir le Mali et le Burkina Faso. A ces deux pays il faudrait ajouter la Guinée Conakry, qui est l’une des championnes en coup d’Etat, exclue, elle aussi, de toutes les instances de la CEDEAO. En effet, tous ces pays ont comme dénominateur commun d’être dirigés par des militaires, arrivés au pouvoir à la suite d’un coup d ’Etat, donc en rupture de ban avec la démocratie. Si nul ne doit plaindre l’organisation sous régionale pour avoir sanctionné les pays qui sont en rupture constitutionnelle et cela conformément à ses textes, elle aurait dû, par souci d’efficacité, convier le Mali et le Burkina Faso à cette importante rencontre des chefs d’Etats-majors des armées de la sous-région, si tant est  que la lutte contre le terrorisme occupe une place de choix et qui motiverait réellement la mise en place de cette force en attente de la CEDEAO. </em>

<em>Aujourd’hui, nombreux sont les détracteurs de l’organisation sous régionale qui affirment avec force conviction que les chefs d’Etats de la CEDEAO sont beaucoup plus préoccupés par la préservation de leurs chapelles qu’à celle  du bienêtre des populations,  elles qui paient le prix fort dans cette situation  d’insécurité. Le Mali et le Burkina Faso sont les deux pays durement affectés par le terrorisme, donc ils doivent être au cœur de tous les plans et stratégies mis en œuvre pour lutter contre ce fléau. Les convier à des foras spécifiques comme celui des chefs d’Etats-Majors, ne serait ni une légitimation de leurs pouvoirs, ni une quelconque caution au coup d’Etat, encore moins un tapis rouge qu’on leur déroule, mais plutôt par souci d’efficacité, d’inclusivité et de coopération avec les Etats considérés comme l’épicentre de la lutte contre le terrorisme. Que les Chefs d’Etats de la CEDEAO ne s’y trompent pas sans une synergie d’actions toute tentative pour lutter contre l’hydre terroriste sera vouée à l’échec.  </em>

<em>En Somme, s’il faut reconnaitre qu’il y a  nécessité, voir l’urgence de tenir une telle  rencontre, qui, il faut le rappeler, vient à point nommé,  tant la situation sécuritaire est préoccupante avec la menace terroriste qui s’étend aujourd’hui jusqu’aux pays du golfe de Guinée, surtout  après avoir durement impacté  ceux de l’hinterland, comme le Mali et le Burkina Faso. Mais, il demeure inadmissible de peaufiner une stratégie de lutte contre le terrorisme sans ces deux pays. A moins que les chefs d’Etat de la CEDEAO ne soient  plus préoccupés par la préservation de leurs chapelles,  que la sauvegarde des intérêts de leurs peuples, en luttant contre les forces du mal.</em>

<em><strong>Youssouf Sissoko</strong></em>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Éditorial :   &amp;quot;Nous devons déconstruire le discours brumeux de la domination étrangère...&amp;quot;</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-nous-devons-deconstruire-le-discours-brumeux-de-la-domination-etrangere-3004155.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-nous-devons-deconstruire-le-discours-brumeux-de-la-domination-etrangere-3004155.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/09/Amadou-NFa-DIALLO.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 21 Dec 2022 07:46:26 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le National</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Mois de décembre 2022, moment révélateur. Moussa Mara au Bénin et Dr. Bokary Tréta en France : deux représentants du vieux sérail politique rabroués par nos compatriotes de la diaspora au cours de meetings voulus par les visiteurs. Images saisissantes de politiciens en perte de vitesse, incapables de comprendre que les populations ne peuvent plus les adouber en raison de leurs turpitudes d'hier, ou s'accrochant avec l'énergie du désespoir à une rédemption impossible pour eux. Et voilà l'Adema-Pasj tenir sa conférence nationale à la Maison des aînés dont la salle n'aurait pas suffi hier à contenir ses seuls organisateurs du jour. Triste réalité qui montre le poids réel sur l'échiquier politique de ce parti, cette Ruche, qui a eu le privilège de porter au pouvoir le premier président de la République démocratiquement élu, au suffrage universel, lequel a rempilé à la fin de son premier mandat de cinq ans, mais qui, à la fin du dernier, en 2002, a fait un croc-en-jambes terrible à la démocratie, en préparant la reprise du pouvoir par le général Amadou Toumani Touré mis à la retraite anticipée par ses soins (et non démissionnaire de l'armée comme le voulait la loi). L'Adema-Pasj, qui n'a pas eu de candidat à l'élection présidentielle de cette année-là, chose horrible pour un grand parti, depuis, n'est rien d'autre qu'un gadget entre les mains de ceux qui conquièrent la présidence de la République, une sorte de cinquième roue de la charette, pourvu que le partage du gâteau ne laisse personne en rade. Il est intéressant de noter qu'en 2002, Amadou Toumani Touré avouera à Jeune Afrique qu'en réalité, il ne s'est classé que deuxième à l'issue du scrutin présidentiel, bien loin derrière l'abstention qui lui avait raflé la première place. Un épisode plein d'enseignements.

Tels sont nos partis politiques, bruyants mais inefficaces, et qui ne vivent que parce qu'ils ont l'opportunité de faire main basse sur les deniers publics par mille astuces qui ne se limitent pas à leur financement public, qui balance dans leurs scarcelles plus de deux milliards de francs CFA par an.

Autre indice : Ibrahim Boubacar Keïta, qui a été conseiller diplomatique du président de la République, ambassadeur, ministre des Affaires étrangères, Premier ministre pendant plus de six ans, Président de l'Assemblée nationale durant cinq ans, devenu président de la République, n'a jamais daigné, en sept bonnes années, confier le poste de Premier ministre à un cadre de son parti, le RPM, suscitant pour cela dans la formation du tisserand plusieurs remous qu'il a su dompter, sans jamais céder aux coups de ses camarades. On peut multiplier les exemples de ces partis politiques qui n'en sont pas un en réalité et dont les Maliens se méfient désormais comme de la peste. Ils ne sont plus que des lilliputiens abonnés aux bravades chaque fois que le Médiateur de la CEDEAO, Goodluck Jonathan, doit arriver à Bamako, qui évite même désormais de les rencontrer, comme ce fut le cas le 29 novembre dernier. Malheureusement pour eux, Dr. Hamidou Boly, représentant de la CEDEAO, a été déclaré persona non grata et contraint de quitter le Mali. Idem pour le truculent ambassadeur français. Barkhane a fait place net et la fin de sa mission salvatrice a été proclamée par le Dieu des apatrides, Emmanuel Macron. Quant au G5-Sahel, il est mort de sa belle mort depuis que le Mali s'est retiré de son ombre. Mais tant de faits ne sont pas des leçons pour nos politiciens qui ne peuvent mobiliser personne, ils le savent. Les Maliens savent aussi que s'ils commettent l'erreur de leur confier le pays, ils se précipiteront immanquablement à le brader à la France et aux impérialistes de tout poil.  Pr. Ali Nouhoum Diallo, qui fut président de l'Assemblée nationale du Mali et président du Parlement de l'UEMOA, a récemment eu à faire ce diagnostic : "La classe politique militaire est loin d'être analphabète en politique. On se demande souvent si elle ne maîtrise pas mieux les mécanismes de la politique que les hommes politiques chevronnés".

Voilà qui est bien dit et que nul n'a songé à contester. Comprend qui veut. Les soutiens de nos hommes politiques ne sont pas préoccupés de démocratie, loin s'en faut. Emmanuel Macron, comme tous ceux de sa cohorte, n'a de soucis que pour nos potentialités. La preuve ? En Biélorussie, l'opposition a été lourdement condamnée l'année dernière, exactement en décembre 2021. Le mari de Sveltana Tikha'ovskaïa, chef de file de l'opposition, est en prison pour 18 ans. Bon Emmanuel n'en a cure, il parcourt seulement l'Afrique, mais ne se préoccupe guère de l'enfer que subissent des démocrates en Europe. Dans un mot aimable que m'a adressé Pr. Boniface Diarra, j'ai gardé un passage, bréviaire que je partage avec tous : "Nous devons donc déconstruire le discours brumeux de la domination étrangère qui enveloppe l'espace idéologique africain,  pour libérer l'Afrique entière du colonialisme machiavélique et ÉLOIGNER POUR TOUJOURS D'AFRIQUE LE SPECTRE DU COLONIALISME RADICAL....Nous n'avons rien à perdre à RESTAURER NOTRE PATRIE... QUAND ON N'A RIEN À PERDRE, ON NE DEVRAIT PAS PERDRE..."

<strong> </strong>

<strong>Amadou N'Fa Diallo</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Ce qu’on attend du pouvoir de transition</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/ce-quon-attend-du-pouvoir-de-transition-3004051.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/ce-quon-attend-du-pouvoir-de-transition-3004051.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2022/10/boukary-daou.jpeg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Tue, 20 Dec 2022 06:47:58 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[« Lorsque la capitale est sale, ça n’honore personne », a lancé le ministre d’Etat, ministre de l'Administration territoriale et de la Décentralisation, colonel Abdoulaye MAÏGA, lors d’une visite qu’il a effectué à la décharge de Noumoubougou, conçue pour recevoir les ordures de la capitale. Le colonel Abdoulaye Maïga qui était accompagné des ministres Mme DEMBELE Madina SISSOKO, des Transports et des Infrastructures, et de Modibo KONE de l'Environnement, de l'Assainissement et du Développement durable, a su bien peser ses mots en parlant de « capitale sale ». La capitale symbolise le centre des décisions, le siège du pouvoir central, et l’épicentre de la mauvaise gestion, des détournements de deniers publics et de l’enrichissement illicite, source du mal être de la population. Il faut assainir, nous débarrasser de tous les moustiques humains qui sucent les populations et provoquent le mal être social, le paludisme social et la mort massive, faisant de la mal gouvernance une arme de destruction massive.

Le ministre n’est-il pas plus éloquent que l’éditorialiste ? « Ce n’est pas normal que depuis 2015, une infrastructure qui a coûté 7 milliards puisse être non opérationnelle. Je pense qu’aujourd’hui en l’observant, on comprend tous, qu’il ne s’agit pas d’un investissement de 7 milliards. Les raisons pour lesquelles les pouvoirs publics à l’époque ont décidé de créer une décharge, aujourd’hui, les objectifs ne sont pas atteints », a déclaré le ministre d’Etat. Et d’ajouter, « pendant la transition, nous sommes dans la dynamique de trouver des solutions urgentes ». Bien sûr, la transition n’est que la conséquence de la mauvaise gestion endémique et rampante, qui a précipité notre pays dans une faillite de l’Etat. Doit-on continuer d’imputer aux autorités de la transition les effets pervers d’une mal gouvernance endurcie ?

Les autorités de la transition sont comparables à des soldats du feu, qui ont le devoir d’être à pied d’œuvre pour stopper l’impunité pour les responsables des crimes économiques et financiers, qui puisent et s’enrichissent sur le dos des bénéficiaires légitimes, des assassins à col blanc dans les sphères de l’Etat. Il faut assainir la capitale malienne (Bamako) et ses environnants, au double sens de l’environnement humain et de la gouvernance des affaires publiques.

Les autorités de la transition ont-elles le choix ? Changer l’anarchie en ordre, la mal gouvernance en bonne gouvernance, « les odeurs nauséabondes, les mouches, les maladies, les nuisances», constatées sur les déchets, en un environnement sain, propre et pur à respirer. C’est la tâche nationale à réaliser, le Mali en a besoin. Et maintenant ! La gestion efficiente du financement de 168 milliards de FCFA accordé par la Banque mondiale pour réaliser ce qui aurait pu être fait à Noumoubougou, servira d’indicateur éloquent : une décharge moderne à Noumoubougou et une autre décharge à Mountougoula, la construction de 25 dépôts de transit des déchets à Bamako, la gestion des vidanges et bien d’autres réalisations dans les 18 mois à venir, a promis le ministre de l'Environnement, de l'Assainissement et du Développement durable, Modibo KONE.

<strong>B. Daou</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Editorial : Le peuple malien en quête perpétuelle du changement ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-le-peuple-malien-en-quete-perpetuelle-du-changement-3004004.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-le-peuple-malien-en-quete-perpetuelle-du-changement-3004004.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2022/09/Amadingue-SAGARA.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Tue, 20 Dec 2022 01:40:36 +0000</pubDate>
<dc:creator>SOLONI</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Le changement était le mot d’ordre d’un peuple longtemps resté dans la routine, un peuple trahi par ses propres fils.  Il s’agit évidemment du peuple malien. Il faut le dire, les maliens ont trop peu souffert dans leur histoire en quête pour le changement. Après le renversement puis l’assassinat du père de l’indépendance, le président Modibo Keïta, ses fils et filles tentent désespérément de se frayer un chemin. D’abord, ce fut un régime dictatorial du feu général   Moussa Traoré qu’il a dû supporter sur une période de plus deux décennies avec ses corolaires de l’aristocratie et du favoritisme.

Ensuite, ce fut la gestion calamiteuse de l’Etat pendant deux autres décennies marquées par une démocratie de façade. L’ère démocratique n’a brillé que par l’impunité, l’oppression du pauvre, du chômage, la scarification de l’école, la cherté de la vie et la paralysie de l’Etat. Pendant que les uns sont en train de mourir à petit feu, d’autres par contre baignent dans l’opulence et l’excès de table.

Malgré tout, le brave peuple s’il en est un, a supporté pour ne pas dire subi.  Mais l’envie du changement se faisait de plus en plus présente.

Ainsi vinrent les événements du 22 mars 2012 que le peuple a salué dans sa grande majorité, croyant que c’était enfin venu le changement tant attendu. Un évènement qui allait tout changer et permettre au pays de repartir sur de nouvelles bases. Mais hélas ! Il fut vite réveillé de son sommeil. Les vieux démons étaient toujours en œuvre. Les anciennes habitudes décriées ont refait surface et encore plus dangereuses pour la construction d’un monde meilleur.

Alors suivirent les élections présidentielles 2013. Bien que les conditions ne fussent pas réunies, le peuple malien toujours dans la quête inespérée du changement, sortit pour voter comme il ne l’a jamais fait auparavant. Le premier, puis le second tour, les urnes donnaient victoire au feu président Ibrahim Boubacar Keita alors président du RPM. C’est vers lui que tous les regards étaient désormais tournés comme porteur de ce changement qui hantait tous les esprits. Le peuple a cru, il a même trop cru.  Pour lui, le changement était proche, le changement était là, le changement était IBK. Sous sa gouvernance, après un court envol, le pays est retombé très vite dans l’abîme. Le laxisme, la mauvaise gouvernance et l’immixtion de la famille présidentielle dans le cœur de la gouvernance ont fragilisé la pourvoir du vieux tisserand. Les conditions de vie sont restées   inchangées, les rebelles ont continué à régner en maître absolu dans le septentrion du pays toujours au grand désespoir du peuple.  Les multiples crises et grognes sociales ont eu finalement raison du régime IBK.

Enfin arrive le coup d’Etat contre le président Ibrahim Boubacar Keïta le 18 août 2020 par la junte dirigée par le colonel Assimi Goïta. Cette fois, il ne fait aucun doute, le changement tant attendu est enfin là, cria à nouveau le peuple.

Le colonel Assimi Goïta et son équipe bénéficient très vite d’un grand soutien populaire. Et chaque jour qui passe, vient grandir davantage cet amour entre les autorités de la transition et une grande partie de la population. Le slogan « Mali kura » a vu le jour. Les nouvelles autorités parviennent à chasser l’ambassadeur de la France, puis l’armée française et tissent un nouveau partenariat avec la Russie. Non, cette fois, le peuple ne s’est pas trompé. Le messie annoncé est bien là.

Mais depuis un moment, ce n'est plus le grand amour entre le peuple et les autorités de la transition. Et pour cause, le désespoir commence à s’emparer des cœurs. Pendant qu’il est demandé aux pauvres populations de serrer la ceinture, le train de vie des autorités de la transition à démotiver même les plus téméraires. Alors que le pays est en pleine crise, le budget 2023 de la présidence et celui du Conseil National de Transition (CNT) ont augmenté sans aucune raison valable. L'ajout de vingt-six (26) nouveaux membres du CNT est la goutte d'eau qui a débordé le vase. Beaucoup de Maliens ont jugé cet acte "inopportun " qui ne fait qu'augmenter les dépenses de l'État à un moment de crise aiguë. Comment comprendre que des autorités qui, au début ont montré un air désintéressé de la chose publique, revirent aussi subitement la veste ?  Les autorités doivent écouter davantage le gémissement du peuple afin d’y apporter des réponses.

La soif du changement que le peuple a toujours senti et l’idéal tant attendu se transforme peu à peu à un long rêve.

Amadingué SAGARA]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito : Sommet USA/AFRIQUE quand Joe Biden a préféré Mahamat Déby à Goïta, Doumbouya, Traoré et Al Burhane</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-sommet-usa-afrique-quand-joe-biden-a-prefere-mahamat-deby-a-goita-doumbouya-traore-et-al-burhane-3003828.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/edito-sommet-usa-afrique-quand-joe-biden-a-prefere-mahamat-deby-a-goita-doumbouya-traore-et-al-burhane-3003828.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2022/01/Youssouf-Sissoko-dirpub.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 19 Dec 2022 06:55:05 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alternance</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Le Président des Etats Unis d’Amérique, Joe Biden a réuni une cinquantaine de dirigeants africains pour un sommet, du 13 au 15 décembre 2022. Officiellement l’objectif du Président américain était de parler du développement de l’Afrique à travers un partenariat gagnant- gagnant. Mais officieusement ce sommet n’avait d’autre but que de convoiter les immenses ressources dont regorge l’Afrique. Si l’initiative a été diversement interprétée, elle ne manque pas non plus de susciter beaucoup d’interrogations, à commencer par le choix de participants. En effet, le Président américain  a exclu certains dirigeants et accepter d’autres pourtant tous frappés du même sceau, celui du coup d’Etat. Le locataire de la White House a délibérément fermé la porte des USA au Mali, au Burkina Faso, à la Guinée et au Soudan, quatre <em>pays</em><em> jugés par  l’administration américaine comme étant en rupture de ban  avec les règles de la démocratie. Il y a ; sans aucun doute une discrimination, on pourrait même parler de deux poids deux mesures car si les quatre pays  exclus sont gouvernés par des putschistes, Le Tchad aussi ne fera pas  l’exception. Mais malgré cela on a déroulé le tapis rouge au Président de la transition tchadienne, Mahamat Idriss Déby Itno qui n’est ni plus ni moins qu’un autre putschiste,  aux mains tachetées de sang des innocents. En faisant cette discrimination entre dirigeants souffrant des mêmes tares, Joe Biden a laissé tous les adeptes, voire combattants  des droits de l’homme, des libertés  et même de démocratie sur leur faim. Il semble faire une jurisprudence très grave, surtout pour un pays qui ne cesse de scander l’hymne à la démocratie, à l’Etat de Droit  et à la bonne gouvernance. </em>

<em>S’agissant du sommet proprement dit, comme d’ailleurs tous les précédents sommets, qu’ils soient Russo/ Africain, Sino/Africain, Franco/Africain, ou encore Nippon/ Africain, le continent n’a eu droit qu’à des déclarations de bonnes intentions, des promesses mirobolantes et des discours. Biden était presqu’un roi parmi ses sujets en train de faire miroiter un espoir aux dirigeants africains. Ce continent très riche, mais qui depuis plus de 60 ans d’indépendance n’a pas bougé d’un IOTA en termes de développement. D’où cet adage, l’Afrique est très riche, mais les africains sont très pauvres. Pour rappel ce sommet USA/ Afrique, n’est pas le premier du genre il y a eu d’abord sous Barack Obama un sommet similaire dont les retombées n’ont pas été à la hauteur de l’espoir qu’il a suscité. Quant à celui de Joe Biden, des engagements forts ont été pris jusqu’à hauteur de 55 milliards d’investissements sur le continent au cours des trois années à venir.  </em>Il y a eu également la signature d'un protocole d'accord entre les États-Unis et la Zone de libre-échange continentale africaine, un accord qui, pour M. Biden, rapprochera encore davantage les deux côtés de l'Atlantique.

<em>Et si les dirigeants africains  renversaient la tendance, en invitant les puissances à venir discuter avec eux sur leur continent ? Cela suppose qu’un certain nombre de conditions sont réunies, comme entre autres la réalisation des Etats Unis d’Afrique, car l’Afrique dans sa diversité doit être un seul ensemble homogène pour négocier d’égal à égal avec les autres puissances. Les sous-ensembles régionaux doivent se mettre ensemble pour parler d’une seule voix. Ensuite que les principes démocratiques et les règles de bonne gouvernance soient la chose la mieux partagée et en fin que les experts dans tous les domaines fassent une évaluation des ressources africaines et proposer un plan de négociation avec tous ceux qui désirent commercer avec l’Afrique. Ce serait dans un partenariat gagnant- gagnant. C’est à ce seul prix que l’Afrique sortira de son éternel statut d’assisté et jouira de la plénitude de ses immenses et innombrables richesses tant convoitées par toutes les puissances mondiales.</em>

<em><strong>Youssouf Sissoko              </strong></em>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito :  Contradiction   de la CMA !</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-contradiction-de-la-cma-3003352.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/edito-contradiction-de-la-cma-3003352.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/02/Gaoussou-Traore.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 15 Dec 2022 08:46:44 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Dans sa lettre  N°03-32/BE-CMA,  du 10 décembre 2022,  adressée  au ministre algérien des Affaires Etrangères, Ramtan  Lamamra,  Chef de file de la Médiation Internationale<strong>, </strong><strong>la Coordination des Mouvements de l’Azawad  (CMA) sollicite de l’Algérie et des autres médiateurs internationaux une “réunion d’urgence” dans un “lieu neutre”, pour examiner l’Accord pour la Paix  et la Réconciliation au  Mali issu du Processus d’Alger. Dont elle a récemment dénoncé “la déliquescence”. La CMA justifie sa requête par « le besoin d’un examen décisif de sa viabilité ». Mais  un accord déjà « déliquescent »,  signé il y a huit ans  et qui peine à fonctionner, peut-il  encore  avoir de la viabilité ? </strong>

<strong> </strong>Sur le plan de la logique, il y a très peu de chance qu’un tel accord puisse devenir viable ! En raison de cela,  tout laisse à croire que la CMA en fait de cet accord d’Alger « déliquescent »,  son fonds de commerce pour pouvoir atteindre ses objectifs inavoués. Dont la finalité n’est autre que  la création d’une entité territoriale et politique indépendante de l’Etat du Mali. Comme à ses habitudes,  cette organisation politico-militaire  procède ainsi  du chantage et de la diversion pour  faire avancer ses pions.

Un communiqué de cette coalition  politico-militaire basée à Kidal, publié au cours de  la semaine passée, vient  étayer  sa  mauvaise attitude. Dans celui-ci, la CMA   affirme  qu’“Il est regrettable d’avouer” que “l’accord de paix “pâtit incontestablement du manque évident d’engagements efficients (des) parties capitales pour sa mise en œuvre, à savoir les gouvernements successifs du Mali, la médiation (algérienne) et la communauté internationale garante de son application intégrale”.

Mais l’organisation politico-militaire  ne se  remet pas en cause, en occultant  sa prime responsabilité. Alors qu’en réalité, c’est elle qui <strong>a toujours œuvré  pour  torpiller  l’application dudit accord.</strong> <strong>D’ailleurs, comment peut-on reconnaître qu’un Accord « pâtit »  et qu’il est « déliquescent » et demander en même temps sa viabilité. Il y a visiblement  une contradiction de la CMA  dans sa propre  démarche ! </strong> Cela ne vaudrait-il pas  une raison  suffisante  de  s’interroger sur le sérieux du  Comité Exécutif de la CMA ?<strong>  </strong>

Dans son précédent article intitulé : « Sortons du déni de réalité » de sa livraison du mercredi 07 septembre 2022, Le Pélican alertait  sur la difficulté  d’applicabilité de l’accord d’Alger en l’état.  Il écrivait:<strong> « </strong>une  majorité des populations et de la Société Civile  maliennes considère que  l’application  de cet Accord de Paix et de Réconciliation issu du processus d’Alger aboutirait à la division de leur pays en plusieurs entités étatiques. La fameuse et  hypothétique « République de l’Azawad » est  déjà en gestation : avec ses propres forces de défense et de sécurité mais aussi  des institutions qui gèrent  la vie publique, en lieu et place de celles républicaines du Mali. Les « ex-rebelles touaregs » fêtent  tous les ans, au vu et au su de la Communauté dite Internationale, leur  « indépendance » vis-à vis de  l’Etat  souverain du Mali ».

Ce sont des assertions  aussi tangibles  qu’inquiétantes, notamment  lorsque l’on sait que  c’est la même CMA, depuis la signature de ce fameux  accord en 2015, qui refuse de mener   un jeu franc. Non  seulement, elle  refuse de  se soumettre  aux lois de la République, mais  en plus, elle ne cesse de prendre en otage, les paisibles populations touarègues et arabes éprises de paix. En somme, la CMA donne l’impression d’être dans la République. Alors qu’elle possède un  agenda inavoué : la création de son hypothétique république de l’Azawad. C’est cela la réalité !

<strong> </strong><strong>Gaoussou Madani Traoré</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Éditorial :   Il ne faut pas se laisser intimider</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-il-ne-faut-pas-se-laisser-intimider-3003242.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-il-ne-faut-pas-se-laisser-intimider-3003242.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/09/Amadou-NFa-DIALLO.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 14 Dec 2022 07:24:52 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le National</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Babacar Justin N'Diaye, célèbre analyste politique et redoutable polémiste sénégalais, disait il y a plusieurs années : "La France flatte le président, encourage l'opposition et arme le maquisard". Vérité d'airain qui charrie toujours sa charge de malfaisances qui ne peuvent plus être ni cachées, ni niées. Dieu merci, les Africains se sont enfin réveillés et ils sont déterminés à affranchir le continent de toutes les exploitations et de tous les jougs d'asservissement. Fini bientôt le temps d'un Léopold Sédar Senghor qui affirmait que nous sommes, nous, francophones africains certainement, liés à la France par le nombril. Effectivement, il y a toujours parmi nous ceux-là qui estiment crime l'idée de s'affranchir des liens qui font de nous des éternels assistés, des exploités, juste bons à suivre des maîtres qu'ils savent pourtant bien injustes, prédateurs, inhumains et insatiables. Pour cette catégorie de personnes nuisibles, incapables de volonté de se libérer des servitudes, qui sont pour notre peuple depuis le 5 juin 2020 des apatrides et qui nous qualifient de petits cons défenseurs de l'Afrique (des panafricons), un Panafricaniste a cette belle réplique : "Ceux qui nous qualifient ainsi sont les descendants de ceux-là qui ont vendu les leurs pour des bibelots et des miroirs, le sang ne ment pas". C'est certain, ce sont des intellectuels crétins, plutôt soucieux de leurs comptes dans les paradis fiscaux, rusés comme Sioux, politiciens sans morale qui font saigner notre économie en montant, dès qu'ils s'emparent des rênes de l'État par des subterfuges électoraux, des bureaux d'études crapuleux, même des instituts académiques de formation délivrant des diplômes à des étudiants sous toge, mais dont les objectifs ne sont autre chose que pomper l'argent public. De véritables délinquants à col blanc qui sont toujours avides d'argent et qui en raffolent à mesure qu'ils en accaparent davantage. Montesquieu dirait qu'ils en désirent toujours parce qu'ils parviennent à en posséder par de fraudes multiples.

Les voilà, bardés de diplômes pour la plupart d'entre eux, ils sont connus comme des loups blancs et ce sont eux qui insinuent qu'ils sont traqués et muselés, tout simplement parce que la Transition ne leur octroie pas des strapontins, partage de gâteaux auxquels ils sont habitués. Maurice Druon,  Secrétaire perpétuel de l'Académie française, écrivait justement dans son monumental livre, "Les Rois maudits" (1977), ouvrage consacré à l'histoire de la gouvernance dans son pays : "Les peuples portent le poids des malédictions plus longtemps que les princes qui les ont attirées." Nos princes à nous, ce sont ces politiciens prédateurs qui, pendant 30 ans, ont poussé notre pays, nos institutions, notre démocratie, dans le pire des cul-de-sac. Ce sont toujours eux qui, chaque fois que le Médiateur de la CEDEAO doit arriver à Bamako, donnent de la voix, se démènent comme de beaux diables (diatribes, philippiques, boucs émissaires) et croient menacer le Colonel Goïta en le contraignant de jeter dans la poubelle les pertinentes résolutions sorties des Assises Nationales de la Refondation auxquelles ils ont crânement refusé de prendre part.

Nous, les Maliens, nous ne nous se laisserons pas intimider par toutes les vociférations du monde et  nous formerons une hermétique ceinture de sécurité autour du Président de la Transition de sorte que nul cannibale ne parvienne à le pousser hors des ANR. Puisque nous sommes suffisamment conscients de nos obligations, que les soldats de l'armée politique malienne de Macron prennent encore pour de bon à la figure Maurice Druon : "Les tragédies de l'Histoire révèlent les grands hommes ; mais ce sont les médiocres qui provoquent les tragédies.”

<strong>Amadou N'Fa Diallo</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Édito : la Cedeao et le Mali, du duel au duo</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-la-cedeao-et-le-mali-du-duel-au-duo-3002843.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/edito-la-cedeao-et-le-mali-du-duel-au-duo-3002843.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2022/01/Youssouf-Sissoko-dirpub.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 12 Dec 2022 07:05:54 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alternance</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[La 62<sup>ième</sup> session ordinaire  des chefs d’Etats et de gouvernement de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest, s’est tenue à Abuja au Nigeria, le dimanche 4 décembre 2022. Cette session  semble déjouée tous les pronostics et toutes les rumeurs fallacieuses qui avaient pignon sur rue au Mali et qui faisaient état d’un ultimatum lancé aux autorités de Bamako si elles ne libèrent pas les 46 soldats incarcérés au Mali. Les sujets inscrits à l’ordre du jour passionnaient, certes, plus d’un citoyen de l’espace communautaire, mais le communiqué final a été une véritable aubaine pour Bamako. Ils étaient entre autres l’évolution des transitions dans les trois pays membres à savoir : le Burkina-Faso, la Guinée et le Mali, ensuite la crise entre le Mali et la Côte d’Ivoire au sujet des 46 soldats incarcérés et enfin la nécessité de mettre en place une force sous régionale pour lutter contre le terrorisme, mais aussi et surtout être un rempart contre les déstabilisations chroniques des pays. Les autorités sous régionales,  après avoir apprécié les rapports des différents médiateurs désignés par la CEDEAO dans les trois pays qui connaissent une situation exceptionnelle due à la rupture constitutionnelle, la conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernements a pris des décisions au cas par cas.  Pour ce qui concerne le Mali, alors que les rumeurs les plus folles avaient fait état d’une série de sanctions contre le pays du Colonel Assimi Goïta, le communiqué final n’a été, en réalité qu’une aubaine pour les autorités maliennes qui s’en sortent bien. Pour rappel, ce communiqué final demande dans un ton diplomatiquement correct, aux autorités de la transition d’accéder à la sollicitation de la CEDEAO pour une éventuelle libération des 46 soldats ivoiriens. La Communauté sous régionale s’engage même à soutenir le Mali et ses autorités sur un triple plan, politique, financier et  organisationnel, afin que le pays puisse sortir de cette série noire de rupture constitutionnelle, pour un retour à l’ordre constitutionnel normal.

Pour mettre fin aux résurgences des coups d’Etat dans l’espace, le 62ème sommet de la CEDEAO a décidé de la création d’une force contre le terrorisme et contre aussi le renversement des régimes. Pour beaucoup d’observateurs, le communiqué final n’a été qu’une main tendue de la CEDEAO aux autorités de la transition malienne. Cette main tendue doit être acceptée par le Colonel Assimi Goïta afin que le Mali puisse retrouver sa place et toute sa place dans l’organisation sous régionale. Le Mali doit également accepter les propositions, ou du moins la demande de libération des 46 soldats ivoiriens afin d’harmoniser ses relations avec ce grand pays frère et voisin, qu’est la Côte d’Ivoire, stratégiquement important pour le Mali sur un triple plan, social, financier et économique. Si nul ne pourra se sauver tout seul, le salut du Mali est dans la coopération sud- sud avec d’abord ses voisins et puis avec tous les pays africains  et même du monde avec lesquels il a un destin commun.

<strong>                                                                                                                                       Youssouf Sissoko   </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito :  Choguel, tel un phénix !</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-choguel-tel-un-phenix-3002418.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/edito-choguel-tel-un-phenix-3002418.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/02/Gaoussou-Traore.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 08 Dec 2022 09:13:11 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Ce dimanche, 04 décembre 2022, le Secrétaire Général de la Présidence de la République a lu le décret  d’abrogation de nomination du colonel Abdoulaye Maiga au poste de Premier ministre par intérim. Le même décret du président de la Transition  indique que l’intéressé  est désormais nommé en qualité de ministre d’Etat, ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation et,  porte-parole du gouvernement. Tout en  précisant que le colonel Maiga assumera l’intérim du Premier ministre  en cas d’absence ou d’empêchement de celui-ci.  Ainsi a-t-il tranché le Che de l’Etat  pour  mettre  fin à l’intrigue de la « mise en repos forcé par son médecin » du PM  Choguel, survenue le 13 août  de cette année.

Désormais  muni de son quitus, Choguel Kokalla Maïga  a  donc  repris  du service en prenant  l’entièreté  de ses fonctions de PM.  Une reprise qui n’a nullement surpris  aucun  observateur  politique avisé. Tant,  depuis  sa première apparition publique (en pleine forme apparente) au palais de Koulouba, le 25 novembre,  il  devenait logique de s’y attendre. Notamment lorsque l’on sait  aussi que, à  sa sortie d’audience avec le Président de la transition, le PM  avait publiquement déclaré  sur le plateau  de l’ORTM que « son état de santé s’est amélioré et qu’il est prêt à reprendre son poste ». Après quatre mois d’absence de la scène publique, il  vient donc   d’effectuer, depuis avant-hier lundi,  son come-back. Cela, au grand dam de ses  nombreux  détracteurs qui avaient pourtant beaucoup misé sur son éjection.

Eh oui, en tant que principale conscience grise du processus de rectification de la Transition malienne, Choguel est accusé,  à tort  ou à raison,  d’être le responsable  de l’isolement supposé de   son pays vis-à-vis de la Communauté internationale (CEDEAO-UA-France-UE…). L’ancien porte-parole du Comité  Stratégique du M5-RFP  est blâmé par une certaine classe politique, notamment celle qui se réclame du « mouvement démocratique ».  Laquelle n’a de cesse demandé au président de la Transition de lui  faire remplacer  par un « PM consensuel ». Tous les mauvais noms d’oiseau sont attribués à  Choguel par ses détracteurs. Mais en dépit  de tous ces écueils, voilà le PM Choguel, comme un phénix,  renaitre de ses cendres pour reprendre sa place au sein de l’exécutif malien.

Toutefois  Choguel devra, plus que jamais, savoir raison garder. Cela est  d’autant nécessaire  que la conjoncture sociopolitique (caractérisée par des grèves et préavis de grèves) ne lui est point favorable, encore qu’une partie de la classe politique  fera tout pour le déstabiliser.  Il devra  alors prendre  en compte l’ensemble des critiques proférées contre sa propre personne,  tout comme  celles sur la gouvernance globale de la Transition. L’ancien Porte-parole du Comité Stratégique du M5-RFP  devra surtout  éviter de donner raison à ses nombreux  détracteurs, en ne répétant pas les mêmes fautes ou erreurs qu’il aura commises avant sa « mise en repos forcé par son médecin ».  Un homme averti en vaut deux,  nous enseigne un adage. Mais comment  doit-il  s’y prendre ?

D’abord, il faudra   certainement que  Choguel fasse  de la retenue et même assez de retenue, par rapport à la gestion des affaires publiques. Le PM  devra agir avec  discernement. Il devra  éviter  les sorties politiques incendiaires et infructueuses. Il devra s’animer  d’une plus grande sagesse. Mais aussi et surtout, le PM doit  aussi s’efforcer  de travailler  dorénavant avec de vrais professionnels de la communication, pour éviter  de tomber dans les travers politiques.

Même  si toutes ces recommandations sont  nécessaires  d’application, le volet communication est certainement le plus important.  Cela est d’autant vrai que  le Gouvernement de la Transition, eu égard à la conjoncture économique internationale  difficile,  a plus que jamais besoin d’une meilleure communication auprès de l’opinion nationale.

N’est-ce  pas  une réalité, Monsieur le PM?

&nbsp;

<strong>Gaoussou Madani Traoré </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Éditorial :   Entre démangeaisons et lourd sentiment d&amp;apos;impuissance chez les politiciens ringards, revoilà Dr. Choguel !</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-entre-demangeaisons-et-lourd-sentiment-dimpuissance-chez-les-politiciens-ringards-revoila-dr-choguel-3002230.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-entre-demangeaisons-et-lourd-sentiment-dimpuissance-chez-les-politiciens-ringards-revoila-dr-choguel-3002230.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/09/Amadou-NFa-DIALLO.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 07 Dec 2022 10:39:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le National</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Il faut louer le Seigneur des mondes,  Maître de tous les destins. Dr. Choguel Kokalla Maïga, après une méchante pathologie, très  impitoyable, qui l'a envoyé en clinique pour quelques trois mois, revient à son poste et reprend le combat pour le salut de la patrie, grâce à l'opiniâtreté d'une vingtaine de praticiens de la santé, scientifiques de très haut niveau, consciencieux et professionnels, sans doute bénis par Dieu,  leur grand patient étant porté par la baraka. Non, les Colonels ne l'ont point empoisonné pour se débarrasser d'un allié encombrant ! Oui, il a souffert d'une difficile maladie, mais il n'a pas été la proie d'un handicap qui ne laisse aucune autre chance. Le miraculé Dr. Choguel est revenu à son bureau ce lundi, 5 décembre. On a connu dans ce monde, il y a une trentaine d'années, un qui a triomphalement remporté l'élection présidentielle dans son Brésil natal, mais qui est passé outre-tombe avant son investiture. Telle est la chronique bien imparfaite de Dr. Maïga depuis un certain 7 juin 2022.

L'homme est un patriote, on ne peut pas le lui nier. C'est un battant qui ne ménage pas son temps et qui se soucie peu de repos tant qu'il s'agit de servir le Mali. Sauf de mauvaise foi, personne ne peut nier cela. Le Président Assimi Goïta, qui a cotoyé la mort sur de nombreux théâtres d'opération, connaît le niveau de l'engagement patriotique de son chef de gouvernement. S'il avait le moindre doute sur ses capacités physiques, psychiques et morales, il ne l'aurait pas ramené à la tête du gouvernement. Trêve de discours de mégères inguérissables, place à l'avenir. Il importe pour cet avenir de voir les activités et les agissements.

Dr. Choguel est revenu à son poste et il aura à faire face à des centaines de tonneaux des Danaïbes, comprenons. Il a été revu le 25 novembre chez le Président de la Transition à Koulouba, exactement un mois, jour pour jour, après la conférence de presse animée par le M5-RFP dit Mali Kura le 25 octobre. Ce groupe, on ne l'a pas oublié, s'était fendu d'une déclaration le 5 janvier 2022 pour se désolidariser de la Transition, comme s'il prenait date par rapport aux sanctions perfides de la CEDEAO que l'on voyait dans l'air et qui sont tombées quatre petits jours après, le 9 janvier. Délit d'initié ou participation à un secret mortifère ? Ce qui est certain et que l'on peut facilement vérifier dans le temps, la fragilité de l'homme politique malien, faiblesse qui le classe comme opportuniste cherchant toujours à être appelé au gouvernement, est bien connu. Les politiciens ringards du Mali sont ainsi : toujours à la cherche des bons prétextes et subterfuges pour se faire une place au soleil, quitte à ramer à contre-courant des bons principes de la démocratie dont ils abusent avec un cynisme toujours calculé pour, d'après Jeand'Ormesson, qu'elle finisse par se détruire elle-même dans la licence et le désordre. L'exemple de Tiébilé Dramé abandonnant feu Soumïla Cissé, à qui il s'était rallié en 2018 et dont il était devenu le directeur de cabinet de chef de file de l'opposition et a été conséquemment à ce poste son directeur de campagne à l'occasion de l'élection présidentielle de 2018, est assez édifiant : au nom de l'accord politique brandi par IBK et la France, Dramé s'en est allé avec tout le logiciel et la mémoire de feu Soumi en entrant au gouvernement le 5 mai 2019. Il fera un émule, Oumar Hamadoun Dicko.

Ce fut toujours ainsi. Chaque fois que nos politiciens ne siègent pas au gouvernement, c'est la démangeaison chez eux. Cette fois-ci,  c'est devenu plus grave. Ils n'ont plus la haute main sur les subsides du financement public de leurs formations. Les partis et regroupements de partis constituant le Cadre d'échanges pour la réussite de la Transition, structure de lilliputiens et nains politiques rebaptisée récemment Cadre d'échanges pour le retour à l'ordre constitutionnel normal, sont habitués à se défoncer chaque fois que le Médiateur de la maudite CEDEAO est annoncé à Bamako. Dès le 05 novembre, c'est le PSDA d'Ismaïl Sacko qui, pour une série de manifestations programmées à Paris, a organisé la première dans l'indifférence générale. Puis, des responsables du fameux Cadre sont allés visiter la représentation de l'Union européenne le 14 novembre, d'où ils sont sortis bredouilles  Et les voilà chez Mahmoud Dicko le 22 novembre, ensuite chez Chouala deux jours après, pour tenir une conférence de presse le 26 afin de vomir sur la transition. Ce qui ne les a empêchés de se déporter chez le Premier ministre par intérim qui les a poliment reçus, sans doute par l'humour faisant la politesse du désespoir. Goodluck Jonathan a été reçu au palais de Koulouba le 29 novembre, on connaît les propos qu'il a tenus à sa sortie d'audience avec le Président Assimi Goïta. Mais il y a une épidémie politique : de la démangeaison au lourd sentiment d'impuissance chez nos politiciens qui ont boudé les Assises Nationales de la Refondation, ces politiciens ringards-là, parce que certains d'entre eux ont la langue bien pendue, sont condamnés à pinailler.  Triste spectacle.

<strong>Amadou N'Fa Diallo</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Force anti putsch, la rigolade ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/force-anti-putsch-la-rigolade-3002189.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/force-anti-putsch-la-rigolade-3002189.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2018/11/Bakary-Daou-.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 07 Dec 2022 06:42:09 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Les chefs d’Etat et de Gouvernement de la CEDEOA viennent d’apporter encore la preuve, s’il en est besoin, qu’ils participent activement au sous-développement de l’Afrique en jouant les claviers de fausses notes. Le président de la Commission en conférence de presse à la fin de la 62ème Session ordinaire de la conférence des chefs d'Etat et de gouvernement de la CEDEAO, a-t-il eu trop d’audace, ou la rédaction du communiqué final n’a pas suivi ? Les sanctions annoncées contre le Mali au bout d’un ultimatum en janvier, si les 46 soldats ivoiriens au Mali ne sont pas libérés ; l’armée de la CEDEAO pour lutter contre le terrorisme et les coups d’Etat. Le summum de la comédie pour amuser la galerie. La CEDEAO a-t-elle besoin d’une armée pour arrêter les putschistes ? Il suffit de faire en sorte qu’il n’y ait pas de velléité de coups d’Etat en en supprimant les causes : stopper la dilapidation des ressources du continuent en refusant d’en être acteurs ou de s’associer à cette entreprise criminelle de gaspillage de nos ressources, tant économiques qu’humaines. La conférence en a-t-elle pris conscience ou encore un jeu pour infantiliser le peuple africain de la CEDEAO?

Au point 6 du communiqué final, « Les Chefs d'Etat et de Gouvernement réaffirment leur ferme volonté politique de dynamiser davantage le processus d'intégration régionale en conjuguant leurs efforts en faveur du développement socio-économique de l'Afrique de l'Ouest dans un environnement de paix et de sécurité et de bonne gouvernance ». Les populations africaines demandent -elles autre chose ? C’est tout ce qui a manqué à notre sous-région: développement socio-économique, paix et sécurité et de bonne gouvernance. Volonté toujours affirmée mais jamais réalisée. Ce point 6 est le résumé de tout ce qu’il faut pour supprimer les causes des coups d’Etat au lieu d’une fantomatique force au service des chefs d’Etat pour se maintenir au pouvoir et se livrer librement à leur troisième mandat jusqu’au coup de feu fatal, pour ramener le pays au point de départ. Quel gâchis !

La modification de la Constitution pour un troisième mandat, ce scenario n’est-il pas pire qu’un coup d’Etat ? Si celui-ci utilise les armes pour braquer et prendre le pouvoir, la première est une insulte de l’intelligence humaine, un embellissement de l’horreur politique. Mais, il y a pire, c’est la fraude électorale qui est le vol de la volonté populaire, utilisé pour assassiner la démocratie en Afrique. Ce braquage indigne pratiqué en Afrique est le fait d’acteurs politiques indignes et inaptes à gouverner, qui refusent de céder aux choix des électeurs. Ces élus illégitimes, crachés des urnes à la césarienne, sont sources de mal gouvernance, de clientélisme, de corruption, de népotisme et de gabegie, bref source des malheurs des Etats africains.

La force en fabrication va-t-elle commencer par s’occuper des présidents en cours de troisième mandat, pour couper l’appétit du troisième mandat à ceux qui en ont envie, et de la fraude électorale à ceux qui salivent pour ça ? Que cache l’absence remarquée des présidents du Bénin Patrice Talon et du Niger Mohamed Bazoum à ce sommet?

B. Daou]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Editorial :  Choguel ne force&#45;t&#45;il pas ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-choguel-ne-force-t-il-pas-3002120.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-choguel-ne-force-t-il-pas-3002120.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/06/Bazoumana-Alerte.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Tue, 06 Dec 2022 13:16:03 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alerte</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[En matière de pouvoir, pour y accéder, il y a l’engagement et le destin, à n’en pas douter. L’accession des gens au pouvoir en Afrique, dans un passé lointain comme dans le présent, est riche d’exemples. Dans le Mali d’antan, au temps de la royauté, la succession au pouvoir se faisait de père en fils. C’était également ainsi en Europe comme dans les autres continents.

Le plus fort s’imposait aux autres en raison de la naissance ou par la force des armes. Dans le royaume bambara de Ségou, le fondateur Biton Mamary Coulibaly a beau chercher à barrer le chemin du pouvoir à N’Golo Diarra, il n’a pas pu réussir car c’était la destinée de l’enfant donné au pouvoir central de Ségou par son oncle pour le prix de l’eau, l’équivalent de l’impôt. N’Golo n’a pas forcé pour régner sur Ségou mais c’est la volonté de Dieu. Ainsi la dynastie des Diarra a succédé à celle des Coulibaly.

L’ancien président de la République du Mali, Ibrahim Boubacar Kéita mis sur orbite par les Maliens aux élections présidentielles de 2013 est passé dans tous les rouages du pouvoir. Ambassadeur, ministre des Affaires étrangères, Premier ministre, président de l’Assemblée nationale et enfin président de la République, IBK n’a rien a reproché au bon Dieu.

Choguel Kokalla Maïga est venu du Mouvement du 5 juin-Rassemblement des forces patriotiques (M5-RFP) pour devenir Premier ministre après avoir moult fois investi la rue. Après avoir contribué au renversement du régime d’IBK parachevé par les hommes en treillis un soir du 18 août 2020, la lutte ne faisait que commencer.

Enfin, les contestations ont eu raison du gouvernement de Bah N’Daw et son Premier ministre, Moctar Ouane. A la demande des militaires, Choguel a été proposé par le M5-RFP pour le poste de Premier ministre. Durant son exercice, des fronts se sont ouverts. Il a été applaudi pour ses discours. Il y a eu des hauts et des bas dans sa gestion.

Comme tous les humains, Choguel est tombé malade. Chose qui a occasionné sa disparition des radars. Dans un passé récent, il a fait une apparition éclair à la Primature. « J’y suis, je suis apte », a-t-il dit. Est-il vraiment apte pour occuper le poste de Premier ministre après sa maladie ? C’est la question que plus d’un se pose à ce sujet dans un pays qui cherche sa voie pour briller dans le concert des nations. En tout cas, qu’on l’ait voulu ou pas, il a pris possession de son bureau hier pour continuer avec le boulot qu’il a commencé.

Le pouvoir est un phénomène divin. Dieu le donne à qui il veut au moment où il veut. On ne force pas pour l’avoir. Il est grand temps de se ressaisir pour voir la réalité en face. N’y a-t-il pas d’autres cadres qui peuvent continuer à administrer les 4 thérapies dont Choguel parlait devant le CNT pour mettre le Mali sur ses pieds ? Le destin ne se force pas.

<strong>Bazoumana KANE </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito : Le PM Choguel K Maiga, bourreau ou victime ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-le-pm-choguel-k-maiga-bourreau-ou-victime-3001898.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/edito-le-pm-choguel-k-maiga-bourreau-ou-victime-3001898.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2022/01/Youssouf-Sissoko-dirpub.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 05 Dec 2022 01:44:44 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alternance</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Le torchon brûle désormais entre les Colonels et leur premier ministre Choguel K Maiga. Assimi Goïta, Malick Diaw, Modibo Koné, Sadio Camara et Ismaël Wagué semblent arriver à la conclusion que le bras politique de la transition  incarné par le premier ministre Choguel K Maiga est celui de tous les problèmes. Il devient un véritable handicap pour la bonne marche de la transition. Issu du rang du Mouvement du 5 juin Rassemblement des Forces Patriotiques, M5 RFP, Choguel K Maiga après sa nomination au poste de premier ministre avait pourtant suscité un grand espoir, tant par son engagement à la cause de la mère patrie que sa constance dans le combat pour le changement. Mais plus d’un an après, cet espoir s’est fondu comme neige au soleil. Les maliens n’ont assisté qu’à des discours à la fois populistes, vindicatifs, jusqu’auboutiste et isolationnistes, mettant le Mali au rang des parias dans la sous-région et dans le reste monde. Les discours pourtant applaudi par une frange importante du peuple  n’ont servi à rien si ce n’est enfoncé davantage le pays dans une crise incommensurable aux conséquences dramatiques. Le pouvoir rend-t-il ivre, sourd et aveugle, au point d’oublier ses engagements ?  Sinon comment comprendre que la somme d’expérience acquise par le PM Choguel K Maiga ne lui a pas permis d’éviter certaines bévues qui sont aujourd’hui à la base de son déboire politique et surtout de la descente aux enfers du Mali.

Qui ne se rappelle pas de son discours à la tribune des Nations Unies que d’aucuns qualifient d’historique, mais qui en réalité n’a fait qu’isoler le Mali sur la scène internationale. Comme si cela ne suffisait pas il a fait une autre sortie médiatique au cours de laquelle le PM a stigmatisé certains maliens en les qualifiant de forces du mal, opposées à celles du changement. Que dire de sa diatribe vexatoire contre le Mouvement démocratique et ses leaders, au point de nier le bien fondé du combat pour l’avènement de la démocratie au Mali. Les bourdes du PM Choguel K Maiga sont tellement nombreuses qu’il serait difficile pour le Président Assimi Goïta de renouveler son bail, au risque de se faire harakiri par le peuple. Le Pm peut-il réellement rassembler les maliens autour des objectifs de la transition ? Difficilement, or le Président de la transition tient au mot rassemblement, sans lequel d’ailleurs point de réussite.

Choguel K Maiga est-il victime de son audace et de sa sincérité ? Nombreux sont ses partisans qui crient à la trahison de la part du Président Assimi Goïta. En tout cas si ce dernier venait à se débarrasser de lui il l’aurait trahi selon les soutiens du PM, qui après s’être servi de Choguel veut le mettre à l’écart comme un parias. En effet, que l’on aime Choguel Maiga ou qu’on le déteste ; l’honnêteté intellectuelle exige de nous de reconnaitre qu’il est resté constant dans le combat du M5 RFP quand beaucoup des leaders avaient baissé les bras. Ensuite son audace à dire plus haut ce que beaucoup murmuraient plus bas est une réalité que nul ne peut le contester. Il a été incontestablement celui qui a jeté en pâture la France avant que les autres n’en ont fait leurs choux gras. C’est certainement pour ces choix politiques, qui se sont avérés infructueux, que les Colonels veulent se débarrasser de lui, car ils semblent s’être  rendu compte qu’ils ont été manipulés par le PM à des fins politiciennes et veulent simplement le « lâcher en plein vol ». Ils le considèrent aujourd’hui comme un bourreau.  La question que l’on se pose est celle de savoir si Choguel va accepter de céder dans l’honneur et la dignité ou s’accrocher  jusqu’au bout au prix d’une humiliation ?

<strong>Youssouf Sissoko </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Éditorial  Quand Dr. Choguel Kokalla Maïga refuse d&amp;apos;abandonner le mali en plein vol !</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-quand-dr-choguel-kokalla-maiga-refuse-dabandonner-le-mali-en-plein-vol-3001343.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-quand-dr-choguel-kokalla-maiga-refuse-dabandonner-le-mali-en-plein-vol-3001343.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/09/Amadou-NFa-DIALLO.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 01 Dec 2022 07:16:33 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le National</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Enfin ! Depuis vendredi dernier, 25 novembre 2022, on en sait sur l'état de santé du Premier ministre, Dr. Choguel Kokalla Maïga, et l'on a compris quel est son avenir en tant qu'homme d'État. L'aubade, dont le Président de la Transition, Chef de l'État, Colonel Assimi Goïta, a été le maestro  en l'accueillant ce jour à 08h au Palais de Koulouba, a fini de consacrer son retour à la tête du gouvernement de la République. L'homme, incontestablement, a retrouvé la plénitude de ses capacités physiques et mentales, il a gravi les marches menant au bureau du Président de la Transition avec l'énergie de l'athlète.  Le site d'information de la présidence de la République a même bien savouré la symphonie de ses pas en décrivant un spartiate venu attester au chef de l'État qu'il était désormais apte à reprendre vigoureusement toute sa place dans la bataille hardie pour le recouvrement total de la souveraineté bradée de la patrie par des politiciens inconséquents d'hier. "...Visiblement en pleine forme, à l'allure sportive, souriant à

tout bout de champ..." , tel est apparu Dr. Choguel aux collaborateurs communicants du Chef de l'État, qui l'ont vu de près. Tant mieux, tout est désormais bien dans le meilleur des mondes où le Mali est résolu de se libérer de tous les jougs d'asservissement et d'exploitations éhontées.

Mais quand le bon Docteur Maïga reprendra-t-il ses fonctions à la tête du gouvernement ? Question à mille sous dont la réponse n'appartient qu'au seul Chef de l'État qui lui a conservé sa confiance. Une confiance partagée sans réserve par les compagnons d'armes de celui-ci si on lit bien à la loupe  l'adresse à la nation faite par Choguel dans la soirée, via l'Ortm, lorsqu'il dit : "...Il me plaît de partager l'expression de cette gratitude (celle du Président) avec les colonels Malick Diaw, Président du Conseil National de Transition  (CNT), Sadio Camara, Modibo Koné et Ismaël Wagué. Chaque visite rendue à été une occasion de réitérer leur désir de rester ensemble jusqu'au bout..." Et voilà Dr. Maïga rendre visite au chef de l'institution parlementaire dès le lundi, troisième jour après l'audience à Koulouba. Un signe profond ! Mais quel jour le PM sera à son bureau ? Tentons de décrocher les mille sous. L'analyse de certaines certitudes donne à croire que ce pourrait être ce mercredi, 30 novembre, que le Président de la Transition prendra en conseil des ministres le décret rapportant celui de l'intérim datant du 21 août dernier. Non, ce pourrait être le lundi, 5 novembre, peut-être parce que c'est le premier lundi de ce mois ou, probablement, pour symboliser l'union sacrée entre les 5 colonels. On parle aussi du 10 décembre, jour anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l'Homme. À Dieu ne plaise que l'éditorialiste soit cravaté par le Procureur T. de la commune IV pour avoir osé tenter de lire dans les secrets du Chef de l'État !

En tout cas, tous les indices montrent que le retour de Dr. Choguel Kokalla Maïga n'est plus qu'une question de jours. En attendant, il faut remarquer que l'interessé est un sacré lutteur, le premier Malien qui osa défier l'ange de la mort en lui opposant une résistance farouche. Non pas pour les agréments du monde, mais parce qu'il n'était pas question pour lui d'abandonner la patrie Mali en plein vol alors que les démons lâchés contre elle n'ont pas encore déposé les armes. Une désertion qu'il n'aurait certainement pas pu justifier devant le bon Dieu le jour du Jugement dernier. À son visage joufflu que l'on a vu à la télévision nationale, il semble même bien se moquer d'Azraël à qui il a certainement infligé un uppercut terrible. Pour oser mener un combat si féroce contre l'ange de la mort, il a dû faire confiance en ses médecins, confiance qui lui a permis de résister à la tentation d'être évacué, en Turquie ou en Russie. Pourtant les conditions de la peur étaient réunies. Il était, à la Policlynique Pasteur, juste dans une chambre qui jouxte celle d'un autre grand patient qui n'a malheureusement pas eu la chance d'en ressortir vivant. Les mauvaises langues avaient fait circuler, on s'en souvient, une lettre attribuée à son épouse qui suppliait le Président de la Transition de faire évacuer son mari. Ce chef-d'oeuvre de fake news malintentionné n'entamera en rien sa détermination à rester au Mali. Il avait confiance en l'avenir, en ses médecins. Au regard du nombre de ces derniers, le mal n'était pourtant pas une mince affaire. Mais ces descendants d'Hippocrate étaient des scientifiques de haut niveau. Nous avons quelques noms maintenant : Dr. Général Boubacar Dembélé, médecin personnel du Premier ministre; Dr. Djibo Mahamane Diango, anesthésiste- réanimateur- urgentiste qui coordonnait  une équipe solide de plusieurs praticiens; Pr. Seydou Hassane, neurologue; Pr. Youssoufa Maïga, neurologue...Ils seraient au nombre de 20 ou 21. Nous les  cherchons tous et nous publierons leur liste intégrale. Le journaliste n'a pas prêté le serment d'Hippocrate et un de ses devoirs est de mettre en exergue les fils méritants de la patrie.

<strong>Amadou N'Fa Diallo</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Editorial : Le Mali doit&#45;il encore importer les insignes ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-le-mali-doit-il-encore-importer-les-insignes-3001290.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-le-mali-doit-il-encore-importer-les-insignes-3001290.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/06/Bazoumana-Alerte.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 01 Dec 2022 01:33:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alerte</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[A l’orée de la prise du pouvoir par les hommes en treillis en 2020, la refondation du Mali a été lancée. Le vocable refondation était devenu tellement important au point qu’il avait damé le pion à l’hymne national du Mali. Il était chanté une multitude de fois avec plus d’insistance.

La conquête de la souveraineté liée à la refondation a fomenté des échauffourées diplomatiques entre l’ancienne puissance colonisatrice, la France et la Côte d’Ivoire, un pays voisin du Mali depuis des siècles. Chose qui a abouti au départ de Barkhane, la force française et la retenue en prison des militaires ivoiriens que Bamako a soupçonnés de déstabilisation de ses institutions.

C’est dire que les tenants du pouvoir tiennent à cette refondation comme à la prunelle de leurs yeux. Maintenant qu’il a été pensé par les autorités de valoriser les chefs de villages, elles ont décidé de leur donner des signes de distinction. Cela passe actuellement par la remise des insignes et tableaux à ces chefs de villages. Ce qui est formidable, les chefs de village sont contents et les populations applaudissent avec éclat.

Mais ce qui taraude les esprits de plus d’un, c’est le fait que ces médailles de distinction sont commandées ailleurs pour être utilisées au Mali. Aucune personne n’a les compétences de confectionner ces insignes ou c’est un plaisir de les importer tout simplement ? Etre soit demande aussi la connaissance de ses propres capacités à se servir au lieu d’aller toujours ailleurs. Les Maliens applaudiraient forts s’ils avaient entendu que ces insignes sont façonnées par les artisans maliens. Vu que le patrimoine culturel du Mali est riche, il faudra y puiser.

<strong>Bazoumana KANE</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito : Le régime transitoire malien est aux abois</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-le-regime-transitoire-malien-est-aux-abois-3000737.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/edito-le-regime-transitoire-malien-est-aux-abois-3000737.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2022/01/Youssouf-Sissoko-dirpub.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 28 Nov 2022 07:15:25 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alternance</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Après avoir déchu le Président démocratiquement élu, IBK, le 18 Août 2020 et surtout après la rectification le 24 mai 2021, avec la mise à l’écart de N’Bah Daou et de Moctar Ouane, respectivement Président et premier ministre de la transition, le régime transitoire dirigé par les cinq colonels semble être aux abois. En proie aux critiques les plus acerbes, acculés de toutes parts par les syndicats déterminés à faire aboutir leurs légitimes revendications, Assimi Goïta et ses compagnons d’infortunes sont véritablement dos au mur. Ils ne savent plus à quel saint se vouer et les solutions aux problèmes de plus en plus nombreux et de plus en plus délicats se font rares pour ne pas dire quasi inexistantes. Nous assistons « à la montée en puissance » du mercure social ce qui ne présage nullement d’un lendemain tranquille. En effet, la véritable levée des boucliers a commencé lorsque, contre toute attente, les autorités ont nommé 26 nouveaux membres du CNT. Comme si cela ne suffisait pas elles ont augmenté démesurément  les budgets de deux plus importants organes de la transition, à savoir la Présidence de la République et le CNT, faisant office de parlement. Cette augmentation vertigineuse des budgets  et la nomination de ces membres du CNT ont fini par convaincre le plus inintelligent de la République que les gouvernants actuels sont beaucoup plus dans le combat pour leur bienêtre plutôt que pour sauver la République.

Il parait inconcevable pour le citoyen lambda d’admettre que les autorités de la transition puissent adopter une telle posture et poser des tels  actes maladroits  dans un pays où l’économie est presqu’à l’arrêt, ou encore  la crise socio sécuritaire bat de l’aile et couvre l’ensemble du pays. Cette attitude qui s’apparente à la désinvolture, semble donner des idées aux syndicats dont certains avaient sursis à leurs revendications par solidarité et cela  compte tenu des difficultés auxquelles le pays est confronté. Aujourd’hui la boîte à pandore est ouverte par les autorités et les syndicats ne font que saisir la balle au rebond  pour faire aboutir leurs revendications.  Des Préavis et des grèves sont en préparation ou en cours. La synergie des syndicats de l’enseignement préscolaire, fondamental, secondaire général et technique a déposé un  préavis de grève pour la mi-décembre. Avant la synergie, les magistrats, regroupés au sein du SAM et du SYLIMA  pourraient  abandonner leurs robes à partir du 29 novembre et cela pour une durée de 5 jours ouvrables. Le syndicat Autonome des greffiers n’en démorde pas également, il observera 3 jours d’arrêt de travail à compter du 7 décembre 2022. Comme un effet de mode la Synergie des syndicats des Eaux et Forêts arrêterait de travailler si ses revendications ne sont prises en compte à partir du 28 novembre 2022. Que dire des élèves et étudiants qui ont débraillé les classes pour 120 heures soit 5 jours ouvrables. Comme si cela ne suffisait pas la faculté de Médecine et de Pharmacie est également en grève de 5 jours depuis le lundi 21 novembre 2022 et cela, après une grève de 15 jours depuis le début du mois.

Pour rappel tous ces mouvements se passent à un moment très crucial  de la vie de la nation.  En effet, une crise socio-sécuritaire aiguë couplée à une tension politique latente, il y a vraiment de quoi être inquiet, car tout cela  n’augure rien de bon pour la paix et la stabilité dans notre pays. Les leaders politiques  et même ceux de la société civile y compris les religieux sont désormais vent debout contre  l’avant-projet de la nouvelle constitution. A cela il faut ajouter la grande  incertitude quant au respect du chronogramme des élections. Aujourd’hui la situation est  véritablement inquiétante au Mali, car nonobstant la montée en puissance de l’armée, les conditions sécuritaires sont loin d’être réunies tandis qu’il y a une montée en  flèche des prix des denrées de première nécessité dans une extrême pauvreté due à la  raréfaction des ressources financières et un isolement diplomatique sans précèdent . La coupe est alors pleine et on est à un doigt de l’implosion.

<strong>Youssouf Sissoko</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito : L’APD, l’arme ultime pour la France !</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-lapd-larme-ultime-pour-la-france-3000229.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/edito-lapd-larme-ultime-pour-la-france-3000229.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/02/Gaoussou-Traore.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 24 Nov 2022 01:20:07 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<em>Le vendredi 17 novembre, des medias  français proches du Quai d’Orsay  ont publié des nouvelles relatives à  la suspension de l’Aide Publique au Développement  (APD) de la France  en direction  du Mali. </em>C’est notamment le cas  du quotidien français <em>Le Monde</em> qui cite une source diplomatique hexagonale. <em>Même si cette  décision n’est pour le moment qu’officieuse, d’ores et déjà, elle suscite  en France  une grande incompréhension des Associations et ONG.  Dont la Coordination des Elus-es-Français-es- d’origine malienne (CEFOM), Maison des associations de Montreuil .Celle-ci  prévient  les autorisés françaises de l’urgence de revenir sur  leur  « décision injuste ».</em>

<em><strong> </strong></em>La CEFOM  estime que  la suspension des financements de l’APD  en direction du Mali, y compris la part  qui transite par des organisations humanitaires, est une décision qui va énormément entraver   le monde associatif en France et au Mali.  Mais aussi et surtout, elle considère  que « Cette décision des autorités françaises est d’autant plus inacceptable qu’elle participe à la dégradation de la situation sur place et des relations entre nos deux pays ».

Cette inquiétude est d’autant plus justifiée que l’ONU estime à plus de sept millions, soit 35%  des  maliens   qui  ont  actuellement  besoin de l’aide humanitaire.  Alors, pourquoi les autorités francaises veulent  tant  suspendre l’APD en direction du Mali ?  Une « aide » que Paris  a toujours présenté comme « humanitaire » ? Mais  que représente  l’APD de la France en direction du Mali ? Dans l’hypothèse  de  sa suspension, quel impact  aurait-elle  sur l’économie malienne ?

Une chose est certaine, Paris  est en train de faire de l’APD :   une arme ultime en vue de  la déstabilisation de   Bamako.  Selon la Banque mondiale, l’APD reçue par le Mali en 2020 s’élevait à environ 861 milliards FCFA. Le montant engagé d’APD de la France au Mali était de 233 millions d’euros (soit environ 153 milliards FCFA) y compris 95,6 millions d’euros.  Alors que le budget d’Etat du Mali  de  2023 prévoit des recettes de 2 199,908 milliards de FCFA et des dépenses s’établissant à 2 895,903 Milliards de FCFA. Il  présente donc un déficit budgétaire global de 695,995 milliards FCFA. Ce déficit budgétaire est habituellement   financé en partie par  l’APD. Pour cette raison,  certaines organisations de la société civile française  estime que  la suspension de l’APD pourrait avoir de lourdes conséquences sur la population malienne.

Dans le même  registre,  notre confrère  « <em>Le Monde » révèle  </em> qu’un courrier  est adressé au président français Emmanuel Macron  par le collectif Coordination Sud. Lequel, regroupant des ONG françaises de solidarité internationale, indique que la suspension de l’Aide Publique au Développement (APD), allouée par Paris,  « <em>entraînera l’arrêt d’activités essentielles voire vitales menées </em>[…]<em> au profit de populations en situation de grande pauvreté</em> ». Ainsi  au total, près de 70 projets de développement en cours ou prévus dans notre pays, les prochaines années, pourraient être stoppés en cas d’application de la mesure. Cette projection n’est pas  fausse.

Toutefois, de  nombreux  analystes économiques, parmi lesquels des africains,  considèrent que l’APD est sans importance pour les économies réelles en Afrique.  Dans leurs travaux de recherche, ils démontrent  que les retombées de cette « aide »  profitent plutôt aux multinationales occidentales opérant en Afrique qu’aux  pays bénéficiaires. D’autant que la France se sert de  son  APD pour contraindre  les Etats africains (notamment les anciennes colonies)  à privilégier les entreprises hexagonales pour l’obtention de marchés publics juteux. Dont la valeur colossale  dépasse  de loin, le montant alloué  à aider  nos pays.

En d’autres termes, ces analystes  estiment que  l’APD n’est qu’un machin  de la coopération française qui permet   d’asservir  les Etats africains  pour mieux  exploiter leurs richesses. On pourrait  donc  caricaturer   le scénario comme tel : la France donne aux pays africains  des miettes par la main gauche et  les  récupère   par la main droite mais  en  pactole.

Au  regard de cette  triste réalité,  Bamako a décidé de  résister   pour refuser le chantage de Paris, en acceptant  de se passer de  son APD. Comme la réponse du berger à la bergère, les autorités maliennes  ont décidé, avant-hier, d’interdire, avec effet immédiat, toutes les activités menées par les ONG opérant au Mali sur financement ou avec l'appui matériel ou technique de la France, y compris dans le domaine humanitaire<em>. </em> Mais faudrait-il que les populations maliennes comprennent tous les enjeux de ce bras de fer entre Paris et Bamako, en  redoublant  de résilience.   Car, pour pouvoir asseoir la  souveraineté de leur pays, les maliens doivent  forcément  consentir d’énormes efforts.

C’est hélas le prix à payer !

<strong>Gaoussou Madani Traoré    </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Éditorial : Il y a vraiment panique au village !</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-il-y-a-vraiment-panique-au-village-3000110.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-il-y-a-vraiment-panique-au-village-3000110.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/09/Amadou-NFa-DIALLO.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 23 Nov 2022 01:35:57 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le National</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Il faut bien s’en gausser ! Cette annonce de suspension de l’aide publique au développement en faveur du Mali faite le 16 novembre 2022 par le cartel mafieux aux commandes de la France a provoqué une indicible hilarité dans le monde entier. Toutes les personnes bien avisées, dans le Sahel et en Europe, en Amérique et en Asie, ont beaucoup ri en effet. La France, pays des écrivains du siècle de la lumière, le 18ème, ne savait plus qu’elle avait notifié par vie diplomatique aux autorités responsables et patriotes du Mali, depuis février passé, la suspension de sa coopération au développement en faveur du Mali. Une telle amnésie est révélatrice d’un désarroi très profond chez le très hystérique Emmanuel Macron et sa clique. Que diantre ! Lorsque le Mali a expulsé l’ambassadeur français, on s’en souvient encore comme si c’était hier, il y a eu en France la réaction mâtinée de paranoïa quand Marine Le Pen a réclamé la réciprocité, alors même que le Mali n’avait plus d’ambassadeur à Paris depuis au moins une année.

Mais à quoi rime la suspension de l’aide publique au Mali si tant est que cela était encore une réalité ? De l’avis général pour ceux qui suivent l’actualité sur les questions de coopération et de développement, c’est la sempiternelle question de savoir si le vétérinaire, qu’il soit sollicité, même avec insistance, ou qu’il accourt spontanément, vient soigner la vache laitière de l’autre pour des raisons humanitaires ou pour préserver une source de profits.  Le gouvernement malien a donc beau jeu de qualifier l’étourderie française de « non-évènement en tant que décision prise depuis février 2022 qui ne suscite aucun regret, d’autant plus qu’elle contribue à la restauration de notre dignité bafouée par une junte française spécialisée d’une part dans l’octroi d’aide déshumanisante pour notre Peuple et utilisée comme moyen de chantage des gouvernants et, d’autre part, dans le soutien actif aux groupes terroristes opérant sur le territoire malien. » Les hautes autorités maliennes, qui tiennent à la souveraineté du Mali comme à la prunelle de leurs yeux, décident donc d’interdire, avec effet immédiat, toutes les activités menées par les ONG opérant au Mali sur financement ou avec l’appui matériel ou technique de la France, y compris dans le domaine humanitaire.Cette réponse du berger à la bergère habituée à venir traire comme bon lui semble la vache laitière d’autrui, jusque dans un enclos très loin de la Méditerranée, montre que les rapports changent dans le monde devenu un village planétaire. Or, ce qu’on appelle l’effet papillon, c’est-à-dire un battement d’ailes d’un papillon à Koulouba étant capable de provoquer la tempête à l’Elysée, est une réalité géopolitique mondiale. Le monde, étant désormais un village planétaire, il faut l’admettre, il y a vraiment panique au village de celui qui est habitué à exploiter. Emmanuel Macron sait, et avec lui l’ensemble des stratèges militaires et des doués de géostratégie dans le monde, qu’en dégageant de Gao, la France perd en réalité sa plus grande base militaire en dehors de l’Hexagone. En libérant précipitamment ses dernières emprises de Ménaka et Ansongo le 15 août dernier sous la poussée des populations (raison pour laquelle il n’y a pas eu de passation entre l’armée française et les FAMa ce jour), le sémillant président français sait parfaitement que la cause est complètement perdue pour son pays dans le Sahel, surtout qu’aucune réarticulation ou redéploiement de Barkhane au Niger n’a été possible : il a dû se résoudre à annoncer lui-même officiellement la fin de l’opération Barkhane le 16 novembre, le même jour que le ministère français de l’Europe et des Affaires Étrangères balançait son ineptie de suspension de l’aide publique au développement au Mali.

Pauvre France qui était à mille lieues d’imaginer qu’elle allait perdre du coup ses relais subversifs et ses nids d’espionnage désormais proscrits par le Mali,  ces » ONG opérant au Mali sur financement ou avec l’appui matériel ou technique de la France, y compris dans le domaine humanitaire. » Last but not the least, la France compromet pour de bon ses chances de conclure une paix de brave avec les autorités de la Transition afin de pouvoir bénéficier, un jour,  un peu des immenses ressources dont regorge le sous-sol malien, richesses du reste convoitées avec frénésie par d’autres puissances qui ne s’expriment pourtant pas par la langue de Molière. Or, sauf les idiots condamnés à ne pas guérir, tout le monde sait que, lorsque répondant à la question d’un journaliste franco-africain qui lui demandait en 2017, année de son élection, ce que la France pouvait faire pour aider l’Afrique à se développer, Emmanuel Macron lâchant « Quand des pays ont encore aujourd'hui 7 à 8 enfants par femme, vous pouvez décider d'y dépenser des milliards d'euros, vous ne stabiliserez rien », il signifiait tout simplement qu’il ne s’agit point d’aider notre continent puisque la fécondité de nos sœurs ne permet aucun développement, qu’il s’agissait donc tout simplement de venir exploiter nos richesses. Sur le plan militaire, une invasion du Mali n’est pas envisageable, il faut le savoir, le Sahel non plus ne se laissera pas devenir la deuxième Ukraine, il faut s'en convaincre. Le très respecté  général Pierre de Villiers, ancien chef d’état-major des Armées françaises, qui a quitté Macron dès le début de son premier quinquennat en 2017,  vient de faire une grande révélation dans son ouvrage "Paroles d'honneur", son quatrième livre en cinq ans : "Les armées françaises n'ont pas aujourd'hui les moyens d'une guerre de haute intensité" (Le Parisien). Selon lui, la situation en "Ukraine doit nous forcer à une réadaptation de notre modèle". Il y a vraiment panique au village !

<strong> </strong>

<strong>Amadou N’Fa Diallo</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito : Le Capitaine Ibrahim Traoré où la gouvernance par l’exemplarité</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-le-capitaine-ibrahim-traore-ou-la-gouvernance-par-lexemplarite-2999886.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/edito-le-capitaine-ibrahim-traore-ou-la-gouvernance-par-lexemplarite-2999886.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2022/01/Youssouf-Sissoko-dirpub.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 21 Nov 2022 10:12:56 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alternance</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[La gouvernance par l’exemplarité est désormais l’autre nom du jeune Président de la transition Burkinabé, Capitaine Ibrahim Traoré. En effet, sans tambour ni trompète le Président de la transition du Burkina Faso vient de donner la preuve  de son patriotisme,  en renonçant aux  avantages liés à sa fonction. Pour rappel c’est lors du traditionnel conseil des ministres tenu  le mercredi 16 novembre 2022 que le Président de la Transition, le Capitaine Ibrahim TRAORE, a décidé de garder son salaire de Capitaine. Par ce geste hautement patriotique il semble désormais emprunter la voie tracée par un autre capitaine, qui fut le guide de la révolution Burkinabé, à savoir Thomas Sankaré. Le porte-parole du gouvernement, du Faso, en commentant le conseil des ministres, a affirmé avec fierté que  le Chef de l’Etat a pris cette décision pour montrer cet esprit de sacrifice qui doit habiter chacun des Burkinabè dans la situation actuelle de son pays. Le vaillant capitaine serait suivi par  le premier ministre et les autres membres du Gouvernement qui  ont également à leur tour décidé de consacrer 50% de leurs salaires du mois de novembre à la Caisse nationale de solidarité au profit des personnes en difficulté notamment les personnes déplacées internes. A-t-on vraiment besoin de scander à tout va le patriotisme ? Faudrait-il insulter tout le monde pour exprimer sa souveraineté et manifester son patriotisme ? Nous disons non, car le patriotisme n’est rien d’autre qu’un don de soi, des sacrifices pour sa patrie.

Le Benjamin des putschistes vient de donner la preuve à la face du monde. On peut désormais affirmer sans risque de se tromper  que son ambition est de servir le Burkina Faso au lieu de se servir de lui.  En effet, Cette décision de renoncer aux avantages liés à sa fonction doit être suivie par ses deux autres homologues putschistes, à savoir le Colonel Assimi Goïta, Président de la transition au Mali et le colonel Mamadou Doumbouya, celui de la Guinée Conakry. Si pour Doumbouya nous ne saurions dire grand-chose, celui du Mali vient de faire le contraire en augmentant de façon démesurée son budget, toute chose qui  est aux antipodes des beaux discours  aux relents patriotiques auxquels il a habitué le peuple malien. En effet, le Président de la transition du Mali peine à poser de tels actes, alors qu’il a prôné Urbi et Orbi qu’il allait appliquer la bonne gouvernance et surtout donner le bon exemple en gérant de façon rigoureuse les maigres ressources du pays. Malheureusement c’est tout le contraire que l’on voit avec l’augmentation de son budget au moment où son peuple consent des efforts inestimables pour juguler la crise. Pour rappel son budget est passé de 16 à 22 milliards dans un pays sous asphyxie financière et où les populations crèvent de faim.

La question qui taraude les esprits est celle de savoir pourquoi ceux qui ont poussé  la France à la sortie au motif qu’elle est une entrave à l’expression de leur souveraineté et qu’elle est   paternaliste, condescendante, néo-colonialiste, voir même complice des forces du mal et qui ont prôné une gouvernance vertueuse puissent tomber aussi bas. Comment ceux qui se sont brouillés avec les pays voisins, surtout ceux de la CEDEAO, sous prétexte que l’organisation sous régionale est à la solde de la France néocoloniale et qui pensent que la souveraineté du Mali n’est pas négociable puissent en toute insouciance augmenter leurs budgets quand le peuple broie du noir ?   Après avoir fait souffrir le peuple pendant six mois d’embargo, lequel embargo continue d’ailleurs toujours avec une asphyxie financière,  au nom

de l’honneur et de la dignité, les autorités n’auraient pas dû adopter une telle posture qui frise l’insouciance et l’indifférence.

Quant au jeune Capitaine Ibrahim Traoré, il  est en train d’écrire l’une des pages les plus glorieuses de l’histoire récente du Burkina Faso. Par les actes qu’il vient de poser le Capitaine Traoré est non seulement le digne héritier du guide de la révolution Burkinabè, le capitaine Thomas Sankara, mais aussi et surtout un cas d’école pour la jeune génération africaine en générale et celle du Burkina Faso, en particulier. Sans tomber dans une quelconque auto satisfaction, le chemin à parcourir reste encore  long, pénible donc  le jeune  Capitaine Traoré doit persévérer dans cette dynamique afin de confirmer l’adage selon lequel aux âmes bien nées la valeur n’attend point le nombre des années. Il fait tout simplement honneur à la jeunesse africaine.

<strong>Youssouf Sissoko</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Éditorial :  L’implacable anathème</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-limplacable-anatheme-2999046.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-limplacable-anatheme-2999046.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/09/Amadou-NFa-DIALLO.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 16 Nov 2022 06:24:59 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le National</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[À peine trois mois après que les derniers élements de Barkhane  aient fait place nette en dégageant du Mali (15 août 2022), l'hystérique et sémillant président de la France, Emmanuel Macron, a annoncé le mercredi dernier, 9 novembre, la fin de cette opération militaire qui a sérieusement endeuillé le Mali en fomentant et en couvrant les équipées génocidaires contre les populations civiles. Indélimane, Kolongo, Sobane Da, Bounty, etc., ont en effet payé de lourds tributs durant neuf éprouvantes années : populations (résidents, paysans et forains pour la plupart) massacrés, villages incendiés ou rasés, greniers brûlés, bétails immolés par le feu. Jamais sur nos terres, la cruauté et l'horreur n'avaient atteint un tel summum.

L'annonce de la fin de l'opération Barkhane seulement 55 petits jours après le retrait du Mali pour, a-t-on tambouriné officiellement dans l'Hexagone, se réarticuler ou se redéployer au Niger voisin, a soulevé beaucoup de questions ces jours-ci dans le Sahel. Barkhane n'était-elle donc rien d'autre qu'une armée d'occupation pour s'emparer du Mali, pays le plus central au Sahel pour tenir en respect tous les autres États pour des raisons inavouables ? Mais les Sahéliens et les Africains, avec eux le monde non impérialiste, ne sont pas à présent les seuls à s'interroger. En France même, dès l'annonce de la décision macronienne, qui n'était d'ailleurs plus qu'un secret de polichinelle depuis les 72 heures qui l'ont précédée, la réaction première, est venue de la NUPES (LA NOUVELLE UNION POPULAIRE ÉCOLOGIQUE ET SOCIALE), une coalition des formations politiques de gauche formée sur l'initiative de LA FRANCE INSOUMISE (LFI) à travers son leader, Jean-Luc Mélanchon, après l'élection présidentielle de 2022. La NUPES a, en effet, peu de temps après la divulgation officielle de la décision tout aussi officielle de mettre fin à l'opération Barkhane, publié un communiqué au titre évocateur : "FIN DE L'OPÉRATION BARKHANE : L'ÉCHEC D'UNE GUERRE SANS STRATÉGIE", décision qui sanctionne l'échec de la doctrine de "la guerre au terrorisme". La NUPES dresse le bilan : "Après 8 ans d'opération, le nombre des violences, des victimes et des groupes armés terrorismes a augmenté. Leur aire d'influence aussi. Partout, la démocratie a reculé". Et de s'étonner d'un élément dans la décision d'Emmanuel Macron : "Pourtant, les armées françaises resteront présentes dans la région sous une forme plus discrète". Des armées françaises qui resteront sous une forme plus "discrète" pose des problèmes. La NUPES en dresse les questions : "Quels sont les objectifs précis de cette présence ? L'Élysée souhaite-t-il restaurer le dispositif Épervier qui existait au Tchad avant Barkhane ? Croit-il réellement que cette posture coopérative avec un régime dictatorial comme celui de Mahamat Déby permettra d'en finir avec la défiance de nombreux Africains à l'égard de la France ? Pourquoi le Parlement n'a-t-il pas été consulté ? Quel sera le statut précis et le régime indemnitaire des soldats français dans la région ?" Et le groupe parlementaire de la France insoumise-NUPES de demander au ministre des Armées d'apporter "au plus des réponses à ces cinq questions". Nul ne doit évidemment compter sur des réponses sincères de la junte au pouvoir en France sur la présence "discrète" des armées françaises en Afrique après la débâcle de Barkhane et la fin de son operationnalité.

Mais nous devons, nous, Africains, Sahéliens, Maliens, nous occuper plus sérieusement de nos relations avec la France. Après la traite négrière, après 75 ans de colonisation, avec plus de 60 ans de néo-colonisation en cours et qui va se perpétuer avec une présence militaire française "discrète" (sic) en Afrique, devons-nous accepter de continuer à traîner l'implacable anathème français que nous subissons ? Nous avons tant subi le mépris, l'arrogance, les invectives multiformes de la France qu'il est temps pour nous de rompre le cordon ombilical, au grand dam d'un Léopold Sédar Senghor qui disait que "Nous sommes liés à la France par le nombril". Puisons dans le florilège de l'injure raciale française à notre égard. Jeacques Chirac, alors maire de Paris, disait en 1994 : "Un nègre à Paris : une femme, douze gosses. Quel bruit et quelle odeur !" Pour cette injure, une délégation malienne présente cette année-là au salon de l'agriculture refuse de lui serrer la main  Chirac ne sera pas moins élu président de la République l'année suivante, en 1995. Le 26 juillet 2007, Nicolas Sarkozy, alors Président français, s'exclame avec cynisme : "Quelle terre que cette Afrique ! L'Asie a son histoire, l'Amérique a son histoire, l'Australie  elle-même a son histoire; l'Afrique n'a pas d'histoire, une sorte de légende vaste et obscure l'enveloppe..." Il dira aussi en une autre circonstance : "La croissance démographique de l'Afrique est un danger pour l'humanité". Un siècle et demi avant lui, c'est Victor Hugo qui clamait : "Que serait l'Afrique sans les blancs ? Rien; un bloc de sable; la nuit; la paralysie; des paysages lunaires. L'Afrique  n'existe que parce que l'homme blanc l'a touchée". Au sommet du G20 en 2017, Emmanuel Macron, actuel président français, et c'était l'année même de sa première élection, répondant à la question d'un journaliste franco-africain qui lui demandait ce que peut faire la France pour aider l'Afrique, a donné cette réponse incroyable : "Quand des pays ont encore aujourd'hui 7 à 8 enfants par femme, vous pouvez décider d'y dépenser des milliards d'euros, vous ne stabiliserez rien". Comme s'il pensait qu'il n'avait pas été bien compris en 2017, il se moquera plus tard : "Les femmes africaines sont trop fécondes". Pr. Joseph Ki Zerbo n'a-t-il pas bien fait de nous avertir que "Nan Lara, an sara" (Si nous nous couchons, nous sommes morts) ?

<strong>Amadou N'Fa Diallo</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito : La gouvernance vertueuse promise, renvoyée aux calendes grecques</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-la-gouvernance-vertueuse-promise-renvoyee-aux-calendes-grecques-2998764.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/edito-la-gouvernance-vertueuse-promise-renvoyee-aux-calendes-grecques-2998764.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2022/01/Youssouf-Sissoko-dirpub.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 14 Nov 2022 09:46:33 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alternance</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Près de deux ans après le coup d’Etat qui a renversé le régime d’Ibrahim Boubacar Keita, les maliens attendent toujours la gouvernance vertueuse qu’on leur avait promise. Ils sont désormais partagés entre un hypothétique espoir de voir leur pays  débarrasser de toutes les mauvaises pratiques qui avaient pignon sur rue au Mali pendant plus de trois décennies. Et une grande illusion de constater que  la montagne finira par accoucher d’une souris, au regard des bourdes, des attentes déçues  et autres manquements graves à l’orthodoxie financière. La question que beaucoup d’observateurs de la scène politique malienne se posent est celle de savoir comment ceux qui ont promis urbi et orbi qu’ils changeront la trajectoire de la gouvernance, en inventant le concept Mali Kura,  pourraient s’offrir le luxe d’augmenter leurs budgets dans un pays en crise où l’économie est presqu’à l’arrêt ? L’on se rappelle quand les auteurs du coup d’Etat ont commis leur forfait, pour se faire bonne conscience auprès d’une frange importante du peuple, avaient  qualifié de calamiteuse la gestion des 30 dernières années. Aujourd’hui nous assistons aux mêmes pratiques sinon pire que le passé. En effet, les deux premières institutions de la transition, à savoir la Présidence et le Conseil National de la transition défraient la chronique avec des budgets exorbitants dans un pays en pleine crise multidimensionnelle. Avec respectivement 22 milliards pour la présidence et 12 milliards pour le CNT. Ces actes sont posés au moment où les ressources financières se font très rares, alors que les besoins vont crescendo. Le Mali se porte mal depuis l’avènement du CNSP au pouvoir

En effet, après avoir subi un embargo de six mois, pourtant bien évitable, si les autorités de la transition avait accepté de proposer un chronogramme raisonnable pour un retour à l’ordre constitutionnel. Cet embargo a fortement contribué  à détériorer  le climat socio-sécuritaire.  Même après l’embargo le Mali du colonel Assimi Goïta  fait l’objet d’une asphyxie financière jamais égalée dans notre pays de l’avènement de la démocratie à nos jours. Le hic est que nos autorités, au lieu de compatir à la douleur du peuple qui broie aujourd’hui du noir, au lieu d’être solidaire avec lui, après d’énormes sacrifices qu’il a consentis, n’ont eu comme seule réponse que d’augmenter leurs budgets. Cette augmentation malencontreuse se passe au moment où le pays peine à trouver de l’argent sur le marché financier, car sa signature n’est plus crédible auprès des institutions financières.

Les masques sont-ils tombés maintenant ? La gestion vertueuse promise  est-elle devenue un slogan pour se maintenir au pouvoir ? En tout cas la rectification est loin d’être une réalité, pour ne pas dire qu’elle est une chimère, car les mauvaises  pratiques qui ont été à la base du soulèvement du peuple contre le régime IBK n’ont guère reculé, elles se sont même accrues. La corruption, le népotisme, le clientélisme, la culture de la médiocrité sont les caractéristiques de la gouvernance actuelle.

En effet, nul n’ignore aujourd’hui que les pratiques dénoncées sous IBK n’ont guère été bannies dans la gestion des affaires au Mali, comme en témoignent d’ailleurs la frauduleuse attribution des logements sociaux, ensuite  le choix népotique des 26 membres du CNT et enfin l’attribution clientéliste des marchés publics ? Sait-on que la priorité des priorités reste la préservation de l’intégrité du territoire et pour cela une très grande part  des ressources financières, voire humaines  doivent être orientées vers l’atteinte de cet objectif ?  Les autorités maliennes doivent donner le bon exemple en réduisant drastiquement, non seulement  leur train de vie, mais aussi et surtout en accordant une importance particulière aux priorités que sont la crise socio-sécuritaire, les réformes politiques et institutionnelles et l’organisation d’élections transparentes, crédibles afin de sortir le Mali de cette impasse aux conséquences incommensurables

<strong>Youssouf Sissoko               </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito :  Le Religieux à l’affût de la chose politique!</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-le-religieux-a-laffut-de-la-chose-politique-2998386.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/edito-le-religieux-a-laffut-de-la-chose-politique-2998386.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/02/Gaoussou-Traore.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 10 Nov 2022 01:11:26 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Après les propos blasphématoires proférés, à l’encontre de l’Islam  par un individu,  dans une vidéo (devenue virale)  postée sur les réseaux,  l’ensemble de la Communauté musulmane s’est fortement  indignée. Pour démontrer sa  ferme  opposition auxdits propos  mais aussi et surtout son poids démographique et son pouvoir de mobilisation au Mali, le Haut Conseil Islamique a organisé,  le vendredi 04 novembre  sur le boulevard de l’Indépendance,  un méga  meeting. Incontestablement,   l’évènement a été  une véritable démonstration de force.</strong>

C’est  une réalité,  des dizaines  de milliers de fidèles musulmans  ont grandement  répondu à l’appel.  Quasiment, tous les dignitaires musulmans y  étaient présents aux côtés  de Chérif Ousmane Madani Haïdara, président du Haut Conseil Islamique du Mali (HCIM). En l’occurrence, l’Imam Mahmoud Dicko ou encore Cheick Soufi Bilal Diallo. Le lieu choisi pour la mobilisation, le Boulevard de l’Indépendance, n’est certainement pas fortuit.

A travers ce symbole de la souveraineté nationale du Mali qu’est la Place de l’Indépendance,  la Communauté musulmane (majoritaire dans le pays)  a voulu prouver   son unité.  Alors que  les dignitaires religieux ont profité  de l’évènement pour faire passer  des messages politiques forts à l’endroit du Pouvoir Public. C’est vrai, le Haut Conseil Islamique  n’a pas manqué  d’apprécier   les déclarations de condamnation faites par les autorités de la Transition, et la promptitude des poursuites judiciaires engagées contre l’auteur  des propos blasphématoires et ses présumés complices.

Toutefois, la Haute Instance des faitières musulmanes maliennes exhorte les pouvoirs publics à mettre rapidement un terme « aux activités de toute personne ou groupe de personnes jugées blasphématoires, menées au nom d'une compréhension erronée de la liberté d'expression et de la laïcité ». Ainsi lance-t-elle  un appel à tous les médias, dans un souci de préservation de la paix sociale et du renforcement du bon vivre-ensemble au Mali, « à ne pas être les vecteurs de transmission de la haine contre l'lslam, religion de paix et de tolérance ». A bon entendeur, salut !

En s’adressant aux Pouvoirs Publics et acteurs Politiques,  le Guide des Ançardines  avertit : « Nous n’avons pas encore commencé à faire de la politique ». Est-ce à comprendre que dans un avenir proche, ils la feront ?  De toute façon, Ousmane Madani  Chérif Haidara <strong> à</strong>formuler, au cours du meeting,  des récriminations contre la mise à l’écart du HCIM dans la composition des instances dirigeantes du pays, en l’occurrence,  dans la composition  des membres additifs du Conseil national de la Transition (CNT). Alors que le Guide des Ançardines  s’est  dit convaincu  que le Pouvoir Public ne peut diriger  le pays sans leur collaboration.

A l’analyse de son discours, le message est, on ne peut plus clair : les  Hommes Politiques doivent se préparer  instamment à accueillir  les  leaders religieux  dans les arènes  politiques nationales.  Si  c’est un secret de polichinelle qu’ils les côtoient  déjà en faisant du lobbying, par   contre, les leaders religieux  se préparent, plus que jamais,  en challenger politique contre les Hommes politiques classiques. Ils viendront  certainement  à visage bien  découvert !

Même si la Constitution en vigueur  ne permet pas la création  de partis religieux, encore moins la participation des  mouvements religieux aux scrutins nationaux, en revanche, rien n’interdit à un leader religieux d’être candidat (parce qu’il est  citoyen à part entière)  sous les couleurs d’un parti ou groupement  de partis politiques. Attendons-nous donc  à une telle hypothèse !

<strong> </strong>

<strong>Gaoussou Madani Traoré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Éditorial: « Presse : demain, le péril… » ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-presse-demain-le-peril-2998228.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-presse-demain-le-peril-2998228.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/12/Maison-presse-Mali.png" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 09 Nov 2022 09:52:56 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Comme un couperet, la décision de sanctionner la chaîne de télé Joliba TV News est tombée ce jeudi 3 novembre. La Haute autorité de la communication (HAC) a utilisé ainsi les ciseaux de la régulation qu’elle détient pour suspendre d’exercice la chaîne privée pendant deux mois.</strong>

La vie dans le pays ira son train-train habituel, sauf pour ces confrères privés de leur travail. Et inutile de dire que les évènements ont pris une tournure pire que ce qu’on craignait. Inutile aussi de s’étaler sur les griefs de la HAC à l’encontre du confrère Mohamed Attaher Halidou. Son éditorial incriminé, pour nous, est basé sur des constats factuels au sujet du laisser-aller et du laisser-faire sur les réseaux sociaux au Mali, que nous sommes nombreux à déplorer.

Le « règne de la pensée unique » ? Ce qui est sûr, c’est que nous vivons une période de l’histoire politique du Mali où les opinions alternatives sont peu acceptées, et les élans critiques se sentent coincés entre le marteau d’un autoritarisme qui ne dit pas son nom et l’enclume du consensus autour du soutien collectif à la transition.

Dans l’état actuel des choses, la sagesse nous commande de calmer le jeu et de « jeter davantage de lait sur le feu que d’huile », pour reprendre la métaphore filée par un ministre du gouvernement de transition à destination des correspondants des médias étrangers au cours d’une rencontre il y a quelques mois.

Reste que cela ne doit pas empêcher de rappeler quelques vérités fondamentales. Depuis des décennies, l’enjeu reste le même : celui d’avoir une presse ouverte, structurée avec un traitement de l’actualité ouvert à l’analyse et à la contradiction.

La presse ne peut être réduite à un rôle de caisse de résonance. La période est « sensible » certes, comme l’a écrit la HAC dans sa mise en demeure. Mais cela n’est pas une raison pour assigner à la presse –comme on le constate depuis un certain temps– une mission de pacification ou imposer le « patriotiquement correct » qui, comme l’écrit Michel Ben Arrous, la ramène « à une fonction instrumentale comme sous les partis uniques il y a trente ans ».
Et ce qu’a dit Gaoussou Drabo, ancien chroniqueur vedette du quotidien national L’Essor et siégeant aujourd’hui à la HAC, est à redire. Nous donnons aux lecteurs un extrait de sa chronique du 11 août 1991, intitulée « Presse : demain, le péril… » publiée dans le recueil Le chemin des orages (2001, Ed. Donniya) :

« En fait, pour les journalistes, le combat s’engage tout juste. Et ils auront besoin de tout l’appui que le public leur apportera. Car la liberté d’expression est indivisible. Que l’on s’attaque à un seul de ses éléments et c’est tout l’édifice qui sera menacé d’écroulement. Il est certain qu’il s’en trouvera parmi nos concitoyens qui se demanderont à juste raison si une liberté totale n’est pas plus nocive qu’une liberté ‘’surveillée’’.
Nous leur répondrons de prendre avec nous le pari sur la responsabilité. Toute presse libre passe par une phase de puberté, donc d’excès. Mais inévitablement elle se bonifie en prenant de la bouteille et mûrit avec son public.

En outre, une société teste sa solidité en absorbant toutes les formes d’excès et en n’excluant a priori l’utilité d’aucune expérience. Les journalistes que, selon l’humeur, l’on catégorise en héros, en gêneurs ou en larbins méritent qu’on leur garantisse enfin leur fonction qui est d’informer toujours et de déranger très souvent. Camus qui (on l’oublie parfois) fut un superbe journaliste a eu une réflexion qui pose clairement les termes du choix que doit faire en matière d’information une société démocratique : ‘’Quand la presse est libre, cela peut être bon ou mauvais, mais sans la liberté, la presse ne peut être que mauvaise. Pour la presse comme pour l’homme, la liberté offre une chance d’être meilleure, la servitude n’est que la certitude de devenir pire’’. »

<strong>Bokar Sangaré/ benbere.org</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Éditorial :   Toile de mensonges</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-toile-de-mensonges-2998208.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-toile-de-mensonges-2998208.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/09/Amadou-NFa-DIALLO.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 09 Nov 2022 09:34:37 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le National</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[De dénégations éhontées en propos débiles, l'affaire des 49 mercenaires ivoiriens, dont 46 demeurent dans les mailles des filets de la justice malienne, est toujours un vrai casse-tête pour Alassane Dramane Ouattara, qui ne peut avouer son impuissance, pour les gars mal famés de la CEDEAO, pour l'Union Africaine, pour les Nations Unies...et évidemment pour Gutterres et Macky Sall. Quant à Emmanuel Macron, il s'empiffre à longueur de temps dans des mensonges qui finiront par le foudroyer, son pays perdant chaque jour sous le poids de ses pertes sur tous les plans. La toile de mensonges que les coalisés ineptes et criminels ne cessent de tisser autour du Mali ne brouille que leurs propres calculs macabres. Il ne servait à rien de continuer à mentir dès l'instant que les malheureux 49 ont été découverts et capturés à l'aéroport international Modibo Keïta de Bamako-Sénou. Il suffisait de battre sa coulpe, de reconnaître sa traîtrise et de supplier pour un huppy end qui était bien possible. Mais l'arrogance et le mépris de l'honneur étant l'estampille qui colle à une certaine diplomatie a tout faussé.

Les Maliens, à travers leurs autorités, stratèges militaires et fins politiques révélés depuis seulement moins de deux ans, n'ont nul besoin de jouer à Colin Maillard pour attraper on ne sait quel coupable. Les fauteurs sont connus et cela suffit. L'honnêteté de traiter l'intrusion par les voies appropriées est la règle qui ne sera pas violée. Il s'agissait bien d'une intrusion de mercenaires par un jour de fête grandiose, le jour de la Tabaski. En effet, tous les calendriers marquaient que le 10 juillet 2022 était le jour de l'Aïd Al Kabir (vérifiez), c'est le hasard du mouvement de la lune (faussé par les calculs humains) qui a fait que ce grand jour a été célébré le 09 juillet au Mali. Tout porte à se convaincre que le plan ennemi, conçu par la France et remis au général ADO, expérimenté fantassin des guerres civiles, était pour nous surprendre le jour de la Tabaski, le 10 juillet.  Mal leur en a pris car Dieu ne dort pas. Le Seigneur nous a bénis, Il savait bien, Lui, que nous ne sommes coupables de rien, que nous avons même consenti généreusement d'immenses sacrifices pour sauver la fraternité entre voisins, entre les peuples. Souvenons-nous, avant la levée des sanctions le 03 juillet, le Mali a accepté, pour permettre aux fidèles musulmans de Côte d'Ivoire et du Sénégal de passer une bonne fête de Tabaski, avec son incontournable rituel sacré d'immolation de moutons, en exportant vers ces deux pays des milliers de têtes de bétail. Souvenons-nous des immenses efforts faits par les douanes du Mali afin que l'histoire universelle n'enregistre pas que le Mali a empêché les musulmans de la sous-région de procéder au sacrifice d'Abraham le jour de l'Aïd Al Kabir.

Au lieu de chercher à  solder honorablement le crime indéniable, l'on continue la mise en scène du mensonge. Du Chérif de Nioro qui aurait mis son poids dans la balance pour la libération immédiate  des 46 à un dupposé voyage vers la liberté de ces derniers que l'on aurait même vus dans un avion allant à Lomé, on en est aujourd'hui au mensonge délibéré que le Mali a sauté le médiateur togolais pour transmettre un dossier de propositions aux autorités ivoiriennes, ruse pour faire que notre pays a désormais peur. Et voilà que depuis le 02 novembre, une délégation ivoirienne serait attendue à Bamako. Et il ne serait pas exclu que Alassane Dramane Ouattara lui-même  arrive sur les bords du Djoliba dans peu de jours. Eh bien, il sera le bienvenu si tant est qu'il le souhaite. Après tout, pendant la sanglante guerre civile qui a duré dix ans et qui a envoyé des milliers d'Ivoiriens dans les tombes, sa mère n'a-t-elle pas trouvé refuge au Mali, protégée et choyée comme une maman malienne ? Ce que le Mali d'ATT a fait pour Maman Ouattara, Colonel Goïta le fera pour le fils de sa grand-mère, sa belle Mamie Ouattara  pour le repos éternel de l'âme de laquelle il ne cesse de prier.

&nbsp;

<strong>Amadou N'Fa Diallo</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito : Ni Jean, ni Paul à la primature !</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-ni-jean-ni-paul-a-la-primature-2997946.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/edito-ni-jean-ni-paul-a-la-primature-2997946.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2022/01/Youssouf-Sissoko-dirpub.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 07 Nov 2022 06:47:46 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alternance</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Le Gouvernement de transition au Mali tourne au ralenti à cause d’une situation inédite dans l’histoire de notre démocratie, à savoir  le bicéphalisme à la tête de la primature. Cette situation entrave la bonne marche de la transition. Le Colonel Assimi Goïta, tarde à sortir le pays de cet imbroglio, en nommant un nouveau PM. Il est  désormais partagé entre le sentiment de reconnaissance au Premier Ministre Choguel K Maiga, en repos forcé depuis des lustres  et une solidarité accrue à son frère d’arme qu’est le colonel Abdoulaye Maiga, qui assure aujourd’hui l’intérim. A analyser sans passion ni Choguel Kokala Maiga, encore moins Abdoulaye Maiga ne doivent logiquement être maintenu comme premier ministre. Beaucoup de nos lecteurs s’étonneront de cette nouvelle proposition quand on sait que l’on a fait l’éloge du Colonel Abdoulaye Maiga et qui serait un bon premier ministre, à cause du remarquable travail qu’il a abattu au ministère de l’Administration territoriale  et de la décentralisation, du fait également qu’il y ait une certaine unanimité autour de lui. Le colonel jouit  sans nul doute  d’une certaine respectabilité et d’une présomption d’innocence. Mais à notre analyse ces qualités seules  ne suffisent pas au regard de la charte et des engagements pris par les autorités.

<strong><em>Pourquoi ni Jean, ni Paul à la Primature ?</em></strong> Parce que si jean, qui est Choguel K Maiga, est apte physiquement à continuer, ce qui est à vérifier, il ne serait ni  prompt, encore moins capable de rassembler les maliens autour des objectifs majeurs auxquels la transition s’est assignés. Autre handicap du PM Choguel K Maiga serait son incapacité à convaincre les partenaires techniques et financiers à signer leur come-back, quand on sait qu’il est en partie responsable de leur départ. Or le Mali a fortement besoin d’argent pour faire face à ses nombreux défis. Les discours populistes au relent patriotiques ont contribué à mettre le Mali en brouille avec ses partenaires traditionnels. Donc il est out pour redorer le blason du Mali.

Quand à Paul, qui est le Colonel Abdoulaye Maiga, bien qu’ayant la faveur de tous les bons  pronostics, il ne doit pas être logiquement confirmé au poste de premier ministre,  pour non seulement éviter la colonélisation à outrance de la transition, mais aussi et surtout par respect à la charte et aux engagements pris avec la communauté internationale. Il traine les mêmes tares que Choguel K Maiga, vis-à-vis de la Communauté internationale, pour s’être mélangé les pédales à la 77<sup>ième</sup> Assemblée Générale des Nations Unies, en tenant un discours  à la fois inopportun, vindicatif, belliqueux et nullement avantageux pour le Mali, un pays qui cherche sa voie. Donc qui a besoin d’une synergie d’action afin de constituer un front pour lutter efficacement contre  les forces du mal. Le discours du Colonel Maiga comme celui de Choguel K Maiga ont eu la même conséquence, un isolement sans précèdent du Mali sur la scène internationale. Les deux PM semblent être disqualifiés pour le poste hautement stratégique pour le Mali afin d’améliorer ses relations avec tous les pays. Il y a alors nécessité de voir ailleurs afin de choisir un autre premier ministre qui serait plus  rassembleur et qui réconcilierait le Mali avec ses voisins d’abord, ensuite avec les autres pays africains  et enfin avec le reste du monde.

En somme, le Président de la Transition, a des bonnes raisons de s’attaquer à la racine du mal du gouvernement qui est le bicéphalisme à sa tête. En tout cas son manque  d’audace est en train de paralyser le pays. Aujourd’hui, les activités sont au ralenti car le bateau gouvernemental manque de capitaine véritable et les ministres sont sur le qui-vive ne sachant pas dans quelle sauce ils seront mangés. Aujourd’hui, Trois raisons fondamentales pourraient plaider en faveur du remaniement ministériel, à défaut du changement de l’équipe. La première est la nécessité de rassembler tous les maliens autour des réformes, qui sont indispensables pour la bonne marche de notre démocratie. La deuxième raison pourrait être le besoin de mettre en place une équipe inclusive renfermant  toutes les forces vives de la nation. La troisième raison serait le besoin  pour le Mali d’avoir une nouvelle équipe qui harmoniserait ses relations avec tous les partenaires.

<strong>Youssouf Sissoko </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Éditorial :  Le bouclier et la cuirasse</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-le-bouclier-et-la-cuirasse-2997369.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-le-bouclier-et-la-cuirasse-2997369.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/09/Amadou-NFa-DIALLO.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 02 Nov 2022 08:59:20 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le National</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Mais pourquoi le Mali n'a-t-il pas exposé les prétendues preuves de son accusation contre la France d'avoir violé son espace aérien plus de cinquante fois et pour avoir fourni régulièrement des renseignements et des armes aux terroristes qui écument son territoire national depuis de longues années ? Depuis 77 ans, depuis donc la naissance de Luiz Inácio da Silva qui vient de remporter de haute lutte au Brésil l'élection présidentielle, depuis aussi l'arrivée au monde à Koutiala d'un certain Ibrahim Boubacar, jamais question plus bête n'a été développée et mise en  tourbillon à partir du siège des Nations Unies à New York. Le 18 octobre 2022 restera, dans les annales de l'ONU, le jour funeste où le déni de justice aura été flagrant, dénudant du coup l'institution créée après la deuxième guerre mondiale pour veiller sur la justice internationale. La France aura tout fait pour empêcher la manifestation de la vérité en mobilisant toute la panoplie de diplomates délinquants à col blanc pour qu'à l'ordre du jour du conseil de sécurité l'examen de la plainte malienne ne soit pas inscrit. À la ruse digne de Sioux glissée par Nicolas de Rivière, l'ambassadeur français aux Nations Unies, Abdoulaye Diop, notre ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, a su opposer la sagesse en évitant le piège mortel. Il a ôté à la France et à ses alliés la moquerie qui aurait fait perdre au Mali et à l'Afrique le bénéfice de l'intelligence : "Mais la plainte du Mali ne fait pas partie de l'ordre du jour ! L'ONU n'est pas la Cour du roi Pétaud, Monsieur Diop !" Avec pertinence et sens aigu de la vérité, à ceux qui n'avaient rien compris au subterfuge en si haut lieu, Me Mountaga Tall a bien expliqué que la réunion du conseil de sécurité de l'ONU le 18 octobre dernier était le lieu où le Mali aurait pu faire valeur ses vérités, mais que cela ne figurait pas à l'ordre du jour. Allez comprendre pourquoi cette méprise des dirigeants du monde.

Comprenons qu'on refuse tout simplement qu'il n'est pas question, à l'ONU, que le Mali confonde la France, membre permanent du conseil de sécurité, avec droit de vote, ce sont confondre tous les impérialistes, et ce ne sont pas ceux d'Afrique et d'Asie. Histoire, en plus, de gagner du temps pour fomenter de multiples complots contre le pays de Colonel Assimi Goïta. Quitte, en effet, à engager la guerre la plus criminelle jamais encore vécue par l'humanité, pire que les deux guerres mondiales et celles du Viêt-Nam et de Corée réunies, le Mali doit demeurer, dans la perspective de Macron et de ses alliés européens, la propriéte de la France. Que non !

Rien de surprenant de la part des dirigeants de ces puissances habituées à vivre de razzias au détriment des pays faibles, ces gens qui ne croient ni aux Anges, ni aux Démons, et qui ne reculent devant aucune horreur. Pour parvenir à leurs fins lugubres, ils déroulent toujours le rouleau compresseur de leur bestialité de carnissiers à l'appétit toujours renouvelé. Mais on les voit déplacer dans les eaux ivoiriennes leur puissant navire de guerre aux multiples fonctions. On les voit déployer en Mauritanie des engins de la mort. Mais ils ignorent qu'ils ne bénéficieront pas de l'effet de surprise parce que les citoyens africains sont de coeur avec le Mali, parce qu'aux commandes du Mali se trouvent maintenant des officiers de grande qualité, parce que la Russie file le parfait amour avec le Mali. Veulent-ils une deuxième Ukraine au Sahel ? Le Mali sera sans doute face à eux le bouclier imparable et la cuirasse impénétrable. Que les gredins de la pire espèce se le tiennent pour dit !

&nbsp;

<strong>Amadou N'Fa Diallo</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito : Le patriotisme ne se mesure pas à l’aune des beaux discours, mais par le nombre d’actes concrets et positifs posés</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-le-patriotisme-ne-se-mesure-pas-a-laune-des-beaux-discours-mais-par-le-nombre-dactes-concrets-et-positifs-poses-2997033.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/edito-le-patriotisme-ne-se-mesure-pas-a-laune-des-beaux-discours-mais-par-le-nombre-dactes-concrets-et-positifs-poses-2997033.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2022/01/Youssouf-Sissoko-dirpub.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 31 Oct 2022 06:35:02 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alternance</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Depuis l’avènement du tandem Assimi Goïta / Choguel K Maiga au pouvoir, les maliens sont embastillés  entre espoirs et désillusions, ils n’ont  pour l’instant eu droit qu’à des discours au relent patriotique, mais très peu d’actes concrets et positifs permettant non seulement d’oublier les déboires du régime qu’ils ont déchu, mais aussi espérer sur un lendemain enchanteur. En effet, depuis la rectification de la transition avec le renversement du Président M’Bah Daou et de son premier ministre Moctar Ouane, hors mis les quelques prouesses de l’armée au centre, les maliens n’ont été servi que par des discours à la fois va-t’en guerre  vindicatifs, vexatoires et populistes, à l’image de ceux de la 76<sup>ième</sup> et de la 77<sup>ième</sup> Assemblées Générales des Nations Unies, dont  le PM Choguel K Maiga et le PM intérimaire Abdoulaye Maiga, sont respectivement les auteurs. Ces deux discours avaient le même fond et étaient tous centrés sur la France et ses collabos. Les préoccupations majeures du peuple malien ont été soit mises à la touche ou ont occupé très peu de place dans ces deux discours. Comme si le seul fait de critiquer la France suffisait pour résoudre les multiples et complexes problèmes auxquels le Mali est confronté. Après ce fut le tour du ministre des affaires étrangères, Abdoulaye Diop de prendre le relais en portant plainte contre la France au conseil de sécurité des Nations Unies pour comportements subversifs, atteinte à l’intégrité territoriale, soutiens multiformes aux groupes terroristes. Même si les faits reprochés s’avèrent justes, cette plainte a moins de chance d’aboutir, faute de soutien et de porteur. Donc une autre occasion  pour les autorités de  détourner l’opinion sur les vrais problèmes du pays. Vraiment  avec Abdoulaye Diop la diplomatie malienne, loin de défendre les intérêts du Mali à l’extérieur, l’isole davantage.

En effet, les autorités doivent savoir  qu’un peuple ne vit pas que de discours, il faut également des actions concrètes allant dans le sens du développement, du bien-être social, de l’épanouissement, or aujourd’hui on peut parler de tout sauf du développement.

Pour rappel, le régime IBK a été chassé du pouvoir parce qu’il ne répondait plus aux attentes et multiples aspirations du peuple malien. Donc l’insurrection populaire a été  la conséquence de la mal gouvernance. Les mêmes pratiques ne continuent-elles pas sous la transition ? Aujourd’hui  en faisant une évaluation sans complaisance de la situation post IBK, le constat est ahurissant, le Mali Kura tant scandé est devenu une grande illusion, la situation socio-politico-sécuritaire  s’est fortement dégradée. L’Eldorado tant rêvé est devenu une chimère ; le développement, une utopie. Ce qui a pignon sur rue c’est l’extrême  pauvreté, une insécurité généralisée qui a engendré une crise sociale voire alimentaire aiguë, un chômage endémique, un déplacement massif des populations vers les centres urbains, créant un engorgement. Que dire du manque d’infrastructures routières, ou du moins d’une dégradation continue de celles qui existent, poussant l’enclavement à des proportions inquiétantes. Les populations, dans certaines zones du Mali sont abandonnées à leur triste sort, elles manquent  d’eau potable et d’infrastructures de développement. Quant à l’administration, si elle n’est pas déficiente,  elle  est quasi  inexistante par endroits. A ces maux il faut ajouter  une gestion approximative caractérisée par une corruption généralisée et une dilapidation des maigres ressources de l’Etat. La question que l’on est en droit de se poser est celle de savoir si ce n’est parce que les autorités sont incapables de faire  face aux besoins de plus en plus nombreux, qu’elles se cachent derrière tous ces discours dont le but recherché est d’endormir la conscience du peuple ou du moins de le détourner de l’essentiel. En tous les cas elles doivent comprendre qu’on peut tromper une partie du peuple tout le temps, on peut tromper tout le peuple une partie du temps, mais on ne peut jamais tromper tout le peuple tout le temps.

<strong>Youssouf Sissoko</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito :  Pourvu que la militarisation  porte fruit !</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-pourvu-que-la-militarisation-porte-fruit-2996580.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/edito-pourvu-que-la-militarisation-porte-fruit-2996580.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/02/Gaoussou-Traore.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 27 Oct 2022 11:31:17 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[C’est désormais acté, le Conseil National de Transition (CNT) a adopté le Projet de loi portant militarisation de la Police nationale et de la Protection civile.  111 Conseillers ont voté pour alors qu’il n’ ya d’abstention. Il ne reste plus au président de la Transition  que  de la promulguée en Loi. Le Gouvernement estime que  cette militarisation permettra aux forces de la Police Nationale et de la Protection Civile de participer davantage à la sécurisation des localités reconquises en vue du retour de l’Administration, des services sociaux de base et des populations déplacées. Si logiquement, le contexte sécuritaire, très détérioré,  peut bien étayer  la militarisation de la Police et la Protection Civile, il  est  aussi à espérer que celle-ci  porte fruit.

&nbsp;

Jusque-là,  les missions de la Police Nationale sont définies par le Décret N°04-470/P-RM du 20 octobre 2004 fixant son organisation et fonctionnement. Ainsi, elle est chargée, entre autres, d’assurer la sécurité des personnes, de leurs biens et des Institutions, de maîtriser les flux migratoires et de lutter contre l’immigration illégale. Il s’y ajoute : la lutte constante contre la criminalité organisée, la grande délinquance, la protection du pays contre les menaces extérieures et le terrorisme. Alors que  la Protection Civile a pour mission,  d’élaborer les éléments de la politique nationale en matière de protection civile et de veiller à la mise en œuvre de cette politique. Elle est  donc chargée, entre autres,  d’organiser, de coordonner et d’évaluer les actions de prévention des risques et de secours en cas de catastrophes ; de participer aux actions en faveurs de la paix et d’assistance humanitaire.

&nbsp;

Avec la promulgation imminente de la Loi par le président de la Transition, les deux corps  seront  désormais régis  par le régime militaire. Tout  comme  ceux de la Gendarmerie Nationale, leurs éléments  devront apprendre à se comporter, dans l’exercice de leurs fonctions, comme de vrais militaires.  Mais  vont-ils s’y résoudre ? Ils ont tout intérêt ! Dès lors que  la loi portant militarisation de la Police nationale et de la Protection civile comporte quatre articles qui les intègrent pleinement dans leur nouveau  régime  militaire.

&nbsp;

Des articles qui sont  répartis comme suit : l’article 1er annonce la militarisation de la Police nationale et de la Protection civile ; l’article 2 détermine la gestion des fonctionnaires de la Police nationale et de la Protection civile par le Statut général des Militaires en les plaçant sous l’autorité du Ministre en charge de la Sécurité ; l’article 3 annonce la relecture de l’Ordonnance n°2016-020/P-RM du 18 août 2016, modifiée, portant Statut général des Militaires; et l’article 4 annonce les dispositions finales. Néanmoins, doivent craindre d’être des laissés pour compte auprès des militaires classiques ?

&nbsp;

Certainement pas ! D’autant  que  la nouvelle  loi permettra, rassure  le Gouvernement,  de mettre en œuvre l’équité de traitement entre les Forces de Sécurité et les Forces Armées par l’harmonisation des grilles indiciaires ; d’établir et adapter les grades aux responsabilités hiérarchiques et fonctionnelles entre les Forces de Défense et de Sécurité ; de consolider les acquis liés aux catégories et paliers d’intégration ; d’organiser la formation des unités d’élite en s’inspirant des Forces Armées ; de maintenir la discipline et faire cesser les actions syndicales intempestives ; d’engager ces forces dans des situations opérationnelles encore plus risquées.

Compte  tenu de l’étendue du territoire national et la persistance de la crise sécuritaire, l’armée nationale a plus jamais besoin d’être renforcée en ressources humaines. L’arrivée de la Police et la Protection civile en son sein,  est plus que logique. Maintenant, il faut  espérer  que ces deux nouveaux corps,  intégrés dans les FAMAs, remplissent correctement les nouvelles missions à eux confiées ! Bonne chance !

&nbsp;

<strong>Gaoussou Madani Traoré</strong>

……………………………………………………………………………………………………………………………….]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Éditorial :   Quand le Mali tient la dragée haute à la France et à ses suppôts !</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-quand-le-mali-tient-la-dragee-haute-a-la-france-et-a-ses-suppots-2996477.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-quand-le-mali-tient-la-dragee-haute-a-la-france-et-a-ses-suppots-2996477.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/09/Amadou-NFa-DIALLO.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 26 Oct 2022 08:59:13 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le National</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Quand ils arrivent à Bamako le 29 septembre passé, contrairement au 24-qui leur a été poliment refusé- après que leur perfide sommet hors d'Afique de l'ouest ait décidé unilatéralement cette date, les trois glorieux émissaires de la CEDEAO étaient à mille lieues de savoir qu'ils allaient prendre une douche froide bien au-dessous de 0°C. À leur sortie d'audience au Palais de Koulouba, ils nous ont offert un théâtre de boulevard que ne pouvait leur disputer la plus comique de nos saynètes de "kotèba". Nana Akuffo, tête baissée, évite les questions des journalistes par un "toujours de bon relation". Adama Barrow, en parfait défait, arborant un large sourire de la contrariété, lève les deux mains en signe de reddition, tout en lâchant : "Thank you very much ! No interview." Quant à la caution française de la très haute et distinguée délégation de la CEDEAO, il masque de la main gauche son visage, et les pas précipités comme pour aller raser on ne sait quel mur, il barbouille un "Moi, je ne parle pas". On aura compris, l'humiliation à eux infligée par des preuves que le Grand Mali détient contre Alassane Dramane Ouattara et son oncle Emmanuel Macron dans l'affaire des 49 mercenaires, dont les trois dames ont recouvré la liberté grâce à la magnanimité du Président Assimi Goïta, aurait conduit à se suicider tout digne homme. Passons sur les nano micros fourrés dans leurs montres, chapeaux, ceintures, souliers, découverts par les dispositifs sécuritaires maliens, mais nous avons bien compris que les ennemis du peuple africain, ce sont surtout les dirigeants de malheur africains assujettis à l'impérialisme français et occidental.

Moins d'un mois après cet ubuesque épisode, incident à vrai dire, le conseil de sécurité de l'ONU, à qui le Mali a demandé solennellement d'examiner sa plainte contre le cartel français aux commandes de la France pour plusieurs crimes odieux contre sa souveraineté, dont des collisions avec les terroristes de sa fabrication, a joué aux coudes avec ses complices pour que cela ne figure point à l'ordre du jour. Et l'ambassadeur français, Nicolas de Rivière, dans les oreilles de qui résonnent encore le mot du général De Gaulle (l'ONU, un machin), a cru pouvoir piéger notre excellent ministre des Affaires étrangères, Abdoulaye Diop, qui l'a bien envoyé à l'école primaire de la diplomatie. Ce cuisant échec français devant le monde, certains chez nous ici, et ailleurs, ont tenté de le laver avec l'eau de rose, le présentant comme un amateurisme de la diplomatie malienne. Ces gens, mus par leur maladie incurable d'être avec les violeurs de leur propre, savent pourtant bien que c'est Diop qui a eu la réaction appropriée, qui a permis au monde entier de se convaincre définitivement que la France et ses suppôts et alliés n'ont cure d'aucune justice.

Tout compte fait, c'est le Mali qui tient la dragée haute à ses ennemis. C'est lui qui a désormais en main la formidable carte politico-diplomatique pour construire la nouvelle Afrique, celle déjà en gestation. Grand pays, il tiendra ce rôle, nolens volens, car l'histoire le lui commande, car les Maliens viscéralement patriotes et les Panafricanistes conscients de leur devoir le lui imposent.

&nbsp;

<strong>Amadou N'Fa Diallo</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito : Et si la Russie portait la Plainte du Mali contre la France au conseil de sécurité !</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-et-si-la-russie-portait-la-plainte-du-mali-contre-la-france-au-conseil-de-securite-2996145.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/edito-et-si-la-russie-portait-la-plainte-du-mali-contre-la-france-au-conseil-de-securite-2996145.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2022/01/Youssouf-Sissoko-dirpub.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 24 Oct 2022 07:10:01 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alternance</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Décidemment l’isolement diplomatique du Mali continue sur la scène internationale. Ni la Russie, ni la Chine, encore moins les représentants africains au Conseil de sécurité de l’ONU n’ont daigné porter la plainte du Mali contre la France. En effet, le Mali dans une lettre en date du 15 août 2022, a porté plainte contre la France, en demandant la tenue d'une réunie d'urgence du Conseil de sécurité des Nations Unies. Cette réunion aura pour objet de permettre au Mali de présenter les éléments de preuve en sa possession contre la France. Les autorités maliennes veulent  démontrer à la face du monde  que l'armée française a agressé en de maintes reprises, le pays, en violant, de manière répétitive et fréquente l'espace aérien malien, sans autorisation des autorités maliennes et parfois en falsifiant des documents de vol. Le Mali va plus loin en affirmant détenir des preuves irréfutables du soutien de la France aux groupes armés terroristes. Ces accusations sont tellement graves et le gouvernement malien tellement déterminé à mettre à nu toutes « les intrigues et autre intelligence de la France avec l’ennemi » qu’elles devraient attirer l’attention des premiers partenaires du Mali, d’abord membres permanents du Conseil de sécurité comme la Russie et la Chine et ensuite les Etats africains membres du dit conseil.

Au lieu de cette chaine de solidarité de la part des partenaires privilégiés du Mali, c’est un soutien factice auquel le pays du Colonel Assimi Goïta  a eu droit. Aucun des supposés alliés du Mali ne s’est porté volontaire à défendre le dossier malien auprès du Conseil de Sécurité afin que cette réunion à laquelle tient le gouvernement malien puisse se tenir.  La Russie a-t-elle abandonné le Mali en plein vol  dans cette affaire qui l’oppose à la France? Le Mali n’est-il pas réellement isolé dans ce dossier sur la scène internationale ? En attendant de répondre à ces deux questionnements, il est à rappeler  que  la Fédération de Russie est l’un des cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l’O.N.U, elle est un  partenaire de premier choix du Mali, donc il était vraiment logique que le pays de Vladimir Poutine soutienne le Mali dans son combat contre la France. La Russie devra également convaincre la Chine, pour que ces deux  pays parmi les cinq membres permanents  puissent porter la plainte du Mali auprès du Conseil de Sécurité de l’ONU. Au lieu d’un soutien ferme et entier de la Russie au Gouvernement malien dans son combat contre l’ex puissance coloniale, c’est plutôt un silence de carpe quand le Ministre des Affaires étrangères se battait comme un beau diable pour arracher une réunion d’urgence sur la plainte du Mali contre la France. Quant à la Chine, autre pays membre permanent et les 3 pays africains, à savoir le Gabon, le Ghana et le Kenya, membres non permanents du Conseil de sécurité, nul ne doit les en vouloir pour n’avoir pas  soutenu la plainte du Mali contre la France. Car leur soutien devrait venir après celui de la Russie de Poutine, que le Mali a préféré à beaucoup  d’autres pays. La Russie était  censée être le chef de file des pays qui, logiquement, devraient soutenir le Mali dans ce dossier. Mais c’est tout le contraire qu’on observe, le pays de Poutine n’a pas daigné mouiller le maillot pour son partenaire malien.

A la question de savoir si le Mali n’est pas isolé dans ce dossier sur la scène internationale, la réponse est probablement oui, car ceux qui sont censés le soutenir lui ont fait faux bond. Et si le dossier venait à être classé sans suite, ce serait un revers cinglant pour la diplomatie malienne. Car on aura non seulement perdu du temps, mais aussi de l’énergie pour ne rien obtenir au finish. En somme, face aux multiples défis auxquels le Mali est confronté, le gouvernement ne pourrait-il pas mettre en veilleuse ce dossier pour ne s’occuper que des priorités.

<strong>Youssouf Sissoko  </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le Sahel et les enjeux géostratégiques : Qu’est&#45;ce qui fait courir Emmanuel Macron en Afrique ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/le-sahel-et-les-enjeux-geostrategiques-quest-ce-qui-fait-courir-emmanuel-macron-en-afrique-2996164.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/le-sahel-et-les-enjeux-geostrategiques-quest-ce-qui-fait-courir-emmanuel-macron-en-afrique-2996164.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2022/03/Emmanuel-Macron-FR.webp" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 24 Oct 2022 06:35:57 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[L’Union africaine a-t-elle été instrumentalisée pour faire échec à l’initiative japonaise en Afrique (Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique (TICAD) ? Si tel est le cas, les dirigeants africains n’auraient pas tiré leçons de la privation en sécurité et en ressources, que représentent certains évènements survenus dans l’histoire récente de l’Afrique, et qui sont provoqués de l’extérieur. On peut citer les situations de conflits en Libye, où après l’intervention de l’OTAN (Organisation du Traité Atlantique Nord), le terrorisme a été répandu dans le Sahel. Les pressions qu’en subissent les Etats, contribuent à les rendre ingouvernables. En témoigne l’histoire récente dans les pays comme la Libye, la Centrafrique, le Congo, le Mali, le Burkina Faso, le Niger et la Guinée Conakry etc. Le Sahel est une région du monde réputée recouvrir d’énormes richesses. Les évènements qui s’y produisent, porteurs d’insécurité, de déstabilisation et dont les conséquences sont négatives sur le peuplement du Sahel, ne relèvent probablement pas de simple fait de contingences. Leur avènement se situerait dans un raisonnement humain, de conquête et de convoitise sur les ressources du Sahel, dans lequel l’Occident ne serait pas étranger, selon certaines sources. Ce présumé projet de sauvegarde des ressources du Sahel, au seul profit des maîtres du monde (puissances occidentales), fait une place de choix à des conflits armés perpétués par des groupes armés pour terroriser les populations. Il comporte également l’existence de corridors réservés aux trafics illicites de toute sortes. Ce que l’agenda de ce projet de déstabilisation du Sahel ne prévoit pas, c’est l’arrivée de nouvelles puissances et le renforcement de partenariat entre celles-ci et l’Afrique. La Russie, la Chine et le Japon, même si leur puissances économique et militaire ne souffrent d’aucun doute, devront compter avec les obstacles occidentaux, pour aider l’Afrique. Le paradoxe est qu’il arrive que les dirigeants africains jouent le jeu de l’Occident contre les intérêts de leurs peuples, comme ce fut le cas lors de la TICAD 8 en Août dernier à Tunis. Le Japon a fait son entrée triomphale en Afrique en adoptant une démarche innovante et originale, à travers la Conférence internationale de Tokyo sur le Développement de Afrique (TICAD). Mais la percée japonaise en Afrique ne sera pas aisée, car aussi bien les pays occidentaux, la France en tête, que la Chine et la Russie ne se laisseront pas prendre aussi facilement leur place. Au besoin, certains n’hésiteraient pas de mettre les bâtons dans les roues d’une coopération nippon africaine exemplaire, qui a démarré sur des chapeaux de roues. Le déroulement de la TICAD 8 à Tunis, les 27 et 28 Août derniers, a révélé des tournures politiques troublantes, qui suscitent beaucoup d’interrogations. Lors de la TICAD 8, l’Union africaine s’est-elle prêtée au jeu pour alimenter volontairement des sources de division ? Des Africains au pouvoir sont-ils utilisés pour détruire des Etas et déstabiliser le Sahel ?

Le calendrier de la tournée africaine d’Emmanuel Macron de juillet 2022 a-t-il été bien réfléchi ou y a-t-il eu simple coïncidence ? Cette tournée s’est déroulée à la veille de la TICAD 8. A un petit mois de ce Sommet Afrique-Japon, tenu à Tunis, les 27 et 28 août 2022 sur le développement de l’Afrique.

Profitant du boom économique qu’il a connu, le Japon, disposant d’assez d’argent pour aider l’Afrique, a lancé en 1993, l’initiative de la Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l'Afrique (TICAD : Tokyo International Conference on African Development), pour consolider les relations nippon-Afrique. Ainsi, la TICAD va être axée sur la croissance économique, car <em>« ce qu’attend le Japon de l’Afrique, c’est le développement de l’Afrique, la sécurité et la stabilité, le renforcement des capacités et le bien être humain »</em>, selon Koji Fukuhara, chef de mission, adjoint à l’Ambassade du Japon au Mali, au cours d’un entretien accordé à Laviesahel.com, le 2 septembre 2022. La Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique (TICAD), qui est à sa 8<sup>ème</sup> édition, répond aux attentes de développement économique et d’émergence politique de l’Afrique. A ce titre, elle a créé un engouement certain chez les Africains et se tient désormais en rotation au Japon et en Afrique (par exemple à Naïrobi au Kenya en 2016 et à Tunis en Tunisie en 2022).

Mais l’arrivée en trombe du Japon sur le continent, crée sans doute des jaloux, l’Afrique étant dominée par l’influence occidentale (due à l’histoire de la colonisation). Cette aventure japonaise n’est sans doute pas vue d’un bon œil, et apparaît comme une nouvelle menace contre les intérêts des anciens maîtres. Le délitement, ces dernières années, de l’influence de la France en Afrique, en a rajouté au sentiment anti-russe du Président français Emmanuel Macron. Et l’éventualité d’une guerre feutrée sous-marine contre le Japon en Afrique est de plus en plus plausible avec le rejet spectaculaire de la politique française au profit de la Russie.

<strong>Les raisons du désamour français en Afrique</strong>

Le déficit de résultats de l’armée française Barkhane, dans la lutte contre le terrorisme, et en plus, les graves soupçons de complicité avec les terroristes au Mali, au Niger et au Burkina Faso, conduisent ces pays à jeter la France dehors. Au Mali comme en Centrafrique, la France a été soupçonnée d’entraver et faire blocage des commandes d’armes destinées à combattre les terroristes. Ces pays ont tourné le dos à l’ancien colonisateur pour renforcer leur coopération militaire avec la Russie de Vladimir Vladimirovitch Poutine. Ce rejet touche non seulement le domaine de la coopération militaire (départ de Barkhane demandé dans ces pays), mais aussi de la diplomatie avec l’expulsion de l’ambassadeur de France au Mali, Joel Meyer, en fin janvier 2022 ; l’incendie de l’ambassade de France au Burkina Faso, le 1<sup>er</sup> octobre 2022. La politique de deux poids deux mesures des autorités françaises, enclines à admettre des militaires au pouvoir au Tchad, quand c’est Mahamat Idriss Déby, dont la mort du père est entourée de mystère, mais pas en Guinée, quand le putschiste s’appelle Mamadi Doumbouya, ou au Mali, quand c’est Assimi Goïta, a fini de convaincre que la démocratie soutenue par la France, est à géométrie variable. En outre, ces autorités françaises comprennent un troisième mandat, quand il s’agit de Alassane Dramane Ouattara ou Alpha Condé.

Les autorités françaises vont-elles se poser les bonnes questions et tirer leçons de la perte progressive de l’influence française en Afrique, un continent qui se détourne de plus en plus de la France pour renforcer sa coopération avec d’autres partenaires, notamment la Russie ? S’interroger sur les causes de cette déchéance, et surtout les raisons de la volteface Africaine serait un bon début.  Refuser de poser ces bonnes questions, équivaudrait à un déni de réalité. Continuer de surfer sur les effets de la débâcle française en Afrique, et en oublier volontairement les causes profondes, comme le fait exactement le président Emmanuel Macron, c’est se mettre dans une tour d’ivoire et ne jamais accepter d’en sortir. C’est la politique de l’Autruche, conduisant à s’acharner à de vaines tentatives, sans convaincre, de faire prendre l’effet (l’influence russe en Afrique) pour la cause (la politique paternaliste de la France en Afrique), et à accuser son homologue de la Russie.

Le choix du type de coopération et des partenaires est un acte de souveraineté, qu’aucun Etat ne peut dénier à un autre, qui ne peut être imposé que sur la base de la négociation autour d’intérêts profitables à tous. Apparemment, certains semblent denier cette maturité aux Etats africains, à la place desquels, on doit choisir, et qui ne devraient surtout pas coopérer avec la Russie.

Cette posture révèle la persistance de rapports de force entre dominant et dominé permettant au premier de tirer le marron du feu en Afrique. Il pourrait tout mettre en œuvre pour barrer la route à toute autre offre pouvant contribuer à changer ce rapport de domination imposé et exercé sur les peuples africains à travers leurs propres dirigeants et valets corrompus. C’est ainsi que la Russie de Vladimir Poutine est présentée comme la peste dont il faut s’éloigner. Par ailleurs, aucun procédé ne serait de trop pour faire échec à l’initiative japonaise de la TICAD.

<strong>Révolte pour de nouvelles indépendances</strong>

Cette politique paternaliste et infantilisante de la France en Afrique, est devenue contreproductive, et a ouvert un boulevard pour la Chine, l’Inde, la Russie et le Japon. Ce qui fait que le continent africain, notamment des Etats du Sahel, se trouve dans une dynamique nouvelle, qui semble être irréversible, et qui s’assimile à une volonté de conquérir de nouvelles indépendances et surtout de rejeter le dirigisme français. C’est une révolution des Etats, dans la droite ligne des nouvelles révolutions populaires, avec cette particularité que celles-ci ne sont pas forcément contre les militaires, comme au Mali du Colonel Assimi Goita, en Guinée du Colonel Mamadi Doumbouya, au Burkina Faso dans une certaine mesure), mais souvent avec les militaires contre des régimes élus sur la base d’élections frauduleuses (le Mali d’IBK, la Guinée de Alpha Condé, le Burkina Faso de Roch Marc Christian Kaboré).

Le dirigisme occidental a prospéré en Afrique, après les indépendances, parce que ces relations ont continué de reposer sur la complicité de certains dirigeants africains, qui se prêtent au jeu favori (jusqu’à ce qu’ils en soient les inéluctables victimes). Par ce moyen, les peuples africains sont privés du bénéfice des énormes ressources dont le continent est doté par dame nature.

Après 60 années d’indépendance, l’électricité sans laquelle il n’y a point de développement industriel, reste encore une denrée très insuffisante dans nos pays et coûte assez lourd pour le portefeuille des habitants moyens. A ce jour, le coton malien, béninois et Burkinabé, le cacao et le café ivoiriens, le bétail et la gomme arabique du Mali, du Soudan, du Niger et du Tchad, sont exportés vers les marchés européens. Par exemple le Tchad est le deuxième producteur mondial de la gomme arabique ; c’est le troisième produit d’exportation du pays. Le Soudan, premier producteur de gomme arabique, en est le premier exportateur mondial. Tous ces produits délibérément tournés vers l’exportation, y vont être transformés et dotés de la plus-value. Ils sont de ce fait porteurs de croissance pour les firmes industrielles, parce que revendus sur le marché international où les opérateurs économiques des Etats africains s’approvisionnent. En effet, les pays africains restent de gros producteurs d’or, de coton, de café, de cacao, de bétail, de gomme arabique, de fruits et légumes, mais aussi de grands consommateurs de leurs propres productions, qu’ils rachètent encore plus chers parce que dotés de la valeur ajoutée, grâce à la magie industrielle. Quel paradoxe ! De belles parures en or pour le régal de nos yeux, qui nous viennent de l’extérieur, des chocolats et du café moulu ou expresso, de délicieux jus et bonbons faits à partir de produits partis de chez nous sont les effets très peu reluisants, désastreux de notre coopération bilatérale avec l’ancienne puissance coloniale. Ce système est l’arme d’une coopération plutôt condescendante, mise en place et entretenue pour servir royalement l’ancien maître au détriment du continent noir. Il est vu par les partenaires de l’Est, comme une approche paternaliste de l’Occident, une nostalgie du système colonial.

<strong>Le réveil des peuples africains</strong>

A y regarder de près, tout est mis en œuvre pour maintenir, à travers les valets de service en Afrique, ce rapport de domination coloniale, qui n’a jamais cessé et qui rend les indépendances nationales factices et fictives. Ce mythe politique ne subsiste plus pour servir d’arme de domination dans la politique intérieure et internationale. L’hypocrisie politique a vécu dans la politique intérieure et internationale. Aujourd’hui, seuls les intérêts servent de boussole. Si des représentants d’Etat étrangers arrivent à spolier les Etats africains de leurs ressources, cela ne peut arriver que par la complicité des nôtres. Ce qui a tendance à être frappé de caducité, par le réveil des peuples africains, qui ne cautionnent plus les chefs d’Etat imposés et soutenus de l’extérieur.

Les peuples africains ont finalement décidé de <em>« s’occuper »</em> de leurs dirigeants corrompus, de les <em>‘’prendre en charge’’</em>, et dire à la France qu’une velléité néo-colonialiste ne peut plus prospérer, de mettre balle à terre pour repartir sur la base d’une <em>« coopération mutuellement avantageuse »</em> et d’une diplomatie respectueuse de la souveraineté des Etats.

Les situations politique et sécuritaire au Mali, au Burkina Faso, au Niger, en Côte d’Ivoire, en Guinée Conakry, au Tchad et au Bénin, l’étayent largement, où les peuples cherchent à se faire entendre. Ils manifestent au risque de leur vie pour être audibles de leurs dirigeants atteints d’<em>«autisme »</em>, qui n’entendent pas, ne voient pas et ne ressentent pas leurs peuples. A n’en pas douter, certains dirigeants africains sont téléguidés de l’extérieur pour privilégier des intérêts étrangers. La démocratie, la bonne gouvernance, la justice et la justice sociale ne sont pas leurs vraies préoccupations. Ils les évoquent par euphémisme pour saupoudrer, infantiliser et berner leurs peuples, à en juger la qualité de la gouvernance. Après les élections, le candidat responsable et patriote se transforme en fauve, une fois arrivé au pouvoir par des moyens frauduleux. Ils utilisent les services de l’Etat à leur seul profit et pillent les ressources du pays au profit de l’extérieur, pour des intérêts d’Etats étrangers et pour leurs propres chantiers divers. Certains finissent par rendre gorge de leur forfait, lâchés par le maître étranger et sans refuge auprès de leurs propres populations, qui les ont vu naitre et grandir, et dont les impôts ont servi à les envoyer à l’école, à leur donner un centre de santé, des routes et des moyens de transport, de l’eau potable et un environnement sain. Pendant leur mandat, rien de tout ceux-ci n’a été à la hauteur des défis, mais ils n’ont pas privilégié l’intérêt général pour les améliorer. Et en conséquence, ils mobilisent de gros moyens pour des soins à l’extérieur du pays, inscrivent leurs enfants dans les écoles les plus chères, parce qu’ils en ont les poches pleines d’argent indu. Ils sont rattrapés par l’histoire pour les crimes commis et leurs actes contre leurs pays.

<strong>La fin d’une époque</strong>

Aujourd’hui, l’espoir est plus brillant que jamais de voir dans le futur, les chefs d’Etat africains défendre enfin l’intérêt général, de bien gérer les ressources publiques, de faire le bon choix de nos partenaires, de disposer des leviers de notre coopération et de notre diplomatie. Au Mali, si le Colonel Assimi Goïta joue en featuring avec le Capitaine Sankara, le Colonel Ibrahima Traoré peut prendre le mouchoir blanc de feu le président Sékou Touré, et entrer en scène.

Le Président russe, Vladimir Poutine, a montré à la face du monde, que dans la société internationale, ce n’est pas la <em>‘’politesse’’</em> qui régule les rapports des Etats. Au milieu des critiques, à la limite du dénigrement, la Russie a su déjouer les pronostics en s’imposant au monde entier, par la puissance opérationnelle de son armée, et la dissuasion militaire. Pour combien de temps ? La Chine quant à elle, s’est imposée en Afrique du 21<sup>ème</sup> siècle par une agressivité économique sans pareille, qui va de la construction de ponts et routes souvent offerts, à la prédation, pour ne pas dire le pillage des ressources minières et forestières du pays hôte. Dans un tel paysage ouvert au jeu international, et où tout le monde a sa place, le Japon a fait son entrée triomphale en Afrique en adoptant une démarche innovante et originale, à travers la Conférence internationale de Tokyo sur le Développement de Afrique (TICAD). Mais la percée japonaise en Afrique ne sera pas aisée, car aussi bien les pays occidentaux, la France en tête, que la Chine et la Russie ne se laisseront pas prendre aussi facilement leur place. Au besoin, certains n’hésiteraient pas de mettre les bâtons dans les roues d’une coopération nippon africaine exemplaire, qui a démarré sur des chapeaux de roues. Le déroulement de la TICAD 8 à Tunis les 27 et 28 Août derniers a révélé des tournures politiques troublantes, qui suscitent beaucoup d’interrogations. Certains Etats occidentaux ne lésineraient pas sur les moyens pour sauvegarder leurs intérêts en terre africaine, même si des pays africains devraient en payer les frais en les maintenant dans le sous-développement, la mal gouvernance et l’insécurité ; en empêchant également la diversification des partenariats et des possibilités de financement. Ainsi lors de la TICAD 8, l’Union africaine ne s’est-elle pas prêtée au jeu pour gâcher l’opportunité offerte par le Sommet Afrique-Japon au profit de la France, en alimentant volontairement des sources de division ? Des Africains au pouvoir ont-ils été utilisés pour détruire des Etats et déstabiliser le Sahel ?

<strong>Tournée africaine de Macron</strong>

Cependant, rien n’indique que le président français Emmanuel Macron a compris les Africains. Sa tournée africaine au mois de juillet dernier a montré la persistance d’un président paternaliste, qui aspire à toujours dire aux chefs d’Etat africains, ce qui est bon pour leur Etat et ce qui ne le sera pas.

Au cours de cette tournée qui l’a conduit au Cameroun, au Bénin, en Guinée-Bissau, l’accent a été plus mis sur la situation politique de la sous-région, marquée par des coups d’État au Mali, en Guinée et au Burkina Faso, que sur la situation sécuritaire qui empêche les populations, les entreprises et les commerces, de vaquer à leurs activités quotidiennes de production. C’est la loi du silence quand il s’agit du cas tchadien où le président Mahamat Idriss Deby veut une prolongation de la Transition, à la fin de laquelle il voudra être candidat. Les Maliens, Guinéens et Burkinabé n’ont rien perdu de cette lecture de la situation politico-sécuritaire en Afrique de l’Ouest, avec une dose de politique à géométrie variable. La crise alimentaire provoquée par la guerre en Ukraine, les enjeux de production agricole et les questions sécuritaires ont alimenté la tournée africaine du président. Bref, on retient l’intolérance nourrie par le président Macron, contre d’une part certaines autorités africaines, qui lui obéissent de moins en moins, et d’autre part le président russe Vladimir Poutine, qui cumule deux bonnes raisons pour qu’on l’abatte : la guerre en Ukraine et le soutien aux Etats rebelles d’Afrique, qui en plus, se tournent vers la Russie.

Macron doit se rendre en Algérie, où il discutera avec le président algérien Abdelmadjid Tebboune, de question sécuritaire et de stabilité dans le Sahel. Également du Mali de Assimi Goïta, qui lui tient tête, après avoir expulsé son ambassadeur et laissé partir Barkhane. Non content de tout cela, Bamako se fait le plaisir de programmer une ultime humiliation publique de Paris aux Nations-Unies, en accusant l’armée française de survoler son territoire, à des fins d’espionnage, pour fournir des renseignements, des armes, des soutiens logistiques aux groupes terroriste dans le Sahel. La CEDEAO et l'UEMOA ont montré leur limite avec les sanctions auxquelles Bamako a survécu.

Il faut cependant contenter d’Alger avant de s’y rendre. La visite d’Emmanuel Macron en Algérie est programmée et coïncide avec les dates du Sommet Afrique-Japon, les 27 et 28 Août 2022. L’ami Macky Sall, président de l’Union africaine, a pris soin d’impliquer la Commission pour s’assurer que le chef du Polisario Brahim Ghali a bien reçu son invitation et qu’il participera à la Conférence internationale de Tokyo sur le Développement de l’Afrique. Un coup de maître se prépare, ce fut d’une pierre deux coups : mécontenter le Maroc du Roi Mohammed VI et désorganiser la TICAD 8.

En apprenant que le président tunisien Kaïs SAÏED réservera au chef du front séparatiste, un accueil digne d’un Chef d’Etat, le Royaume chérifien décide de boycotter cette ultime humiliation, et mieux, de rappeler l’ambassadeur du Roi à Tunis en consultation. Et pendant que le ministre marocain des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l'étranger, Nasser Bourita, ruminait ses peines, le président Emmanuel Macron sera en train de prendre le déjeuner avec le président Abdelmadjid Tebboune, les 27 et 28 Août. Un succès diplomatique pour le ministre algérien des Affaires étrangères et de la Communauté nationale à l'étranger, Ramtane Lamamra.

Connaissant le poids économique du Maroc en Afrique, on peut aisément comprendre qu’il s’est agi d’un coup dur assené à la fois à la TICAD 8 et aux partenaires africains du Maroc. La TICAD s’est tenue dans un climat tendu, où la présence du Polisario et le boycott marocain ont alimenté les interventions dans la salle. Dans un cafouillage voulu comme tel par l’Union africaine, certains présidents africains ont excellé dans la comédie aux larmes de crocodile, vociférant ou claquant la porte de la conférence pour s’indigner de l’absence du Maroc. Où va l’Afrique avec des plaisantins au sommet, quand on sait que c’est la Commission de l’Union africaine qui a invité le front polisario, contre l’avis du Japon.

L’effet de ce coup de Poker a vécu ce que vivent les roses. Le président Tebboune ne sera pas au côté de Macron dans sa lutte contre le terroriste, dont la sincérité a connu des fortunes diverses. La politique française a connu ses limites dans le Sahel, et bientôt la France pourrait y dire adieu. Les révélations graves et le dossier de saisine du Mali aux Nations-Unies, même sans obtenir la réunion demandée a eu tous les effets escomptés. Tebboune a refusé l’offre de porter le chapeau d’une bataille perdue d’avance. La force conjointe du G5 Sahel créée sous l’égide de la France est morte de sa belle mort avec le retrait du Mali de cette organisation. A sa création, l’Algérie a été soigneusement écartée, en prenant le Tchad pour l’ajouter aux pays du champ à savoir le Burkina Faso, le Mali, la Mauritanie, le Niger. Le G5 Sahel a eu un prédécesseur, le CEMOC (Comité d’état-major opérationnel conjoint), qui a été plongé dans l’hibernation depuis la création du G5 Sahel. Il comprenait l’Algérie, le Mali, la Mauritanie et le Niger. Au cours de ce mois d’octobre, les chefs d’Etat-major du CEMOC se sont réunis à Alger. Le Niger assure la présidence du Comité dont le plan d’opération est en préparation. Ces opérations seront-elles conciliables avec la présence de Barkhane au Niger ? Si tel n’est pas le cas, il sera gentiment demandé de le redéployer ailleurs. Notez bien : l’Algérie veut prendre à bras le corps la lutte contre le terrorisme, pour la stabilité des pays du Sahel.

En définitive, il n’a servi à rien de provoquer la colère des autorités marocaines, car l’Algérie a opposé un non catégorique à soutenir la politique sécuritaire de Macron, qui n’est pas pertinente. De son côté, la TICAD 8 à Tunis a produit une déclaration très pertinente pour renforcer la coopération exemplaire entre le Japon et l’Afrique. L’Union africaine qui a été impliquée dans l’organisation de ce sommet a fait un jeu malicieux. Pour contourner de tels abus, la TICAD pourrait mettre l’accent sur la coopération bilatérale et impliquer le secteur privé pour atteindre ses objectifs. A suivre !

<strong>B. Daou</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Editorial :   Article 31 ou article 120 ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-article-31-ou-article-120-2995611.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-article-31-ou-article-120-2995611.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/09/Amadou-NFa-DIALLO.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 19 Oct 2022 10:02:52 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le National</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Montée d’adrénaline, branle-bas de combat, atmosphère de ‘’qui l’emportera en patriotisme intransigeant’’ : la remise de l’avant-projet de la nouvelle constitution de notre pays au Président Assimi Goïta le mardi, 12 octobre, a provoqué une levée de boucliers à laquelle on ne s’attendait sûrement pas. Partisans et adversaires de la Transition, peu importe désormais de savoir qui est honnête ou as, ont semblé, dans une sorte d’entente inédite, se passer le mot pour pousser ensemble des cris d’orfraie contre une disposition de l’avant-projet de la nouvelle constitution, que l’on a jugée non conforme aux aspirations du peuple malien dans sa quête de souveraineté vraie depuis le 18 août 2020, une exigence du reste confirmée par les Assises Nationales de la Refondation tenues fin décembre 2021. En cause, l’article 31 de la nouvelle Loi fondamentale, qui stipule : « Les langues parlées au Mali par une ou plusieurs communautés linguistiques font partie du patrimoine culturel. Elles ont le statut de langues nationales et ont vocation à devenir des langues officielles. La loi fixe les modalités de protection, de promotion et d’officialisation des langues nationales. Le français est la langue d’expression officielle. L’Etat peut adopter, par la loi, toute autre langue étrangère comme langue d’expression officielle. » Pour certains, prétendre que « Le Français est la langue d’expression officielle » du Mali est dans l'esprit national, celui dépouillé de toutes les réminiscences du passé colonial du fait d’une France qui ne veut toujours pas le bonheur des descendants des Soudanais et de tous ceux qui ont été Soudanais un temps-ces derniets ne sont plus nombreux- une insulte grave à la lutte héroïque en cours et pour l’avenir des générations à venir. Si ça ne tenait qu’à eux, on organiserait au plus vite sur la place du Monument de l’indépendance à Bamako un autodafé dont les victimes tout indiquées ne seront autres personnes que le pauvre Fousseyni Samaké et les membres de la commission nationale de rédaction, leur document produit, parce que perfide et sacrilège servant en plus d’attiser le feu qui va les consumer tous ensemble. De l’extrémisme de mauvaise saison, on le voit, qui ne fera en rien avancer le Mali. Triste rappel quand-même des moments entre la fin de 1990 et le début de 1991 quand les Maliens surchauffés avaient recours à l’article 120 (100 FCFA d’essence et 20 FCFA pour l’allumette) de l’arsenal populaire pour brûler des citoyens, leurs compatriotes.

Dieu soit loué, les esprits se sont aussi vite calmés comme ils se sont enflammés comme si un diablotin s’était subrepticement emparé d’eux. Et si tout cela ne relevait que d’un malentendu à cause du zèle de vouloir prémunir le Mali des exotismes dégradants et des pièges de l’aliénation ? L’article 31 de la nouvelle constitution est pourtant très explicite quant à la volonté populaire et quant aux perspectives de patriotisme intransigeant. En cinq phrases bien correctes et compréhensibles, il a campé le présent et tracé les voies pour l’avenir (Les langues parlées au Mali par une ou plusieurs communautés linguistiques font partie du patrimoine culturel. Elles ont le statut de langues nationales et ont vocation à devenir des langues officielles. La loi fixe les modalités de protection, de promotion et d’officialisation des langues nationales. Le français est la langue d’expression officielle. L’Etat peut adopter, par la loi, toute autre langue étrangère comme langue d’expression officielle). L’espace géographique africain et l’histoire récente dans un pays que nos autorités militaires ont visité il n’y a pas si longtemps nous offrent une bonne, sinon meilleure lecture, de notre fameux article 31. Après leur victoire militaire et la prise du Rwanda par eux, les responsables du FPR, qui ont tous grandi en Ouganda, donc tous mieux à l’aise avec l’anglais qu'avec le français, ont adopté dans la nouvelle constitution de leur quatre langues officielles qui sont dans l’ordre : le Kinyarwanda, le Français, l’Anglais et le Swahili. Intelligente trouvaille qui a favorisé l’utilisation de l’anglais comme langue d’expression officielle quand bien-même le Kinyarwanda, comme le français d'ailleurs dans une proportion, est parfaitement parlé par les deux ethnies du Rwanda, les Hutus et les Tutsis. Clin d’œil dans le jardin yankee, on remarquera que les Etats-Unis d’Amérique ont évité d’inscrire dans leur constitution une langue officielle. Au regard de tout cela, il y a à espérer que le Bambara (ou autres langues du Mali) pourrait un jour devenir la langue officielle, comme le prévoit admirablement l’article décrié. C’est même une probabilité très élevée. Il s’y ajoute que depuis des siècles, l’Arabe est officieusement la langue officielle à Tombouctou sans que, pourtant, jamais elle n'a pu supplanter la belle langue Songhoï. Les précieux manuscrits anciens de la Cité des 333 saints l’attestent et les productions nouvelles ne prétendent pas que l’Arabe est à abhorrer parce qu’étant la langue des esclavagistes d’un temps reculé. Rappelons-nous les paroles de notre compatriote Pr. Boniface Diarra officiant au Canada, quand il dit en français : « Je suis malheureusement obligé de m’exprimer dans la langue de ceux qui nous violent. »

Rendons grâce à Fousseyni Samaké et à son équipe de nous avoir produit un document qui ne viole pas notre aspiration à plus de souveraineté et à plus de respect de nos valeurs socioculturelles. En attendant que le document soit adopté par le conseil des ministres pour devenir Projet à soumettre à référendum, il y a place à la discussion, à des apports nutritifs de qualité. Il y a déjà de l'espoir avec l'introduction de la "justice traditionnelle" hautement efficace et adaptée dans beaucoup de cas mineurs. Il y a à veiller à ce que n’y soit inscrite aucune possibilité pour l’acceptation de l’homosexualité, comme avait voulu le faire avec ruse le régime abattu le 18 août 2020 par une manoeuvre d’adhésion à on ne sait quelle Charte des droits de l'homme de l’Union Africaine. Certes, des améliorations sont toujours possibles pour circonscrire toute fâcherie populaire. On pourrait, par exemple, trouver une formulation appropriée disant que le français est la langue de l'administration jusqu'à la proclamation d'une langue nationale comme langue officielle. En réalité et dans la pratique des membres de la société malienne, le Bambara occupe le rang de langue officielle par défaut parce que, comme langue nationale, elle domine les autres langues nationales en termes de proportion de citoyens qui la parlenr et, de plus, les analphabètes, de loin les plus nombreux, reçoivent les services administratifs en Bambara. La seule différence est que les documents et les textes sont en français. Si le constituant, à l’écoute des insatisfactions et des colères sommes toutes légitimes, consent à faire du Bambara la langue officielle (le dernier mot revient toujours au peuple qui se prononcera lors du référendum), il doit prévoir, par exemple, un moratoire de 5 à 10 ans. Durant cette période transitoire, il va falloir former d'abord des enseignants en langue et écriture Bambara, voter un budget conséquent pour traduire tous les documents, textes de loi en Bambara afin que tout soit prêt pour que les enfants de la première année débute avec le nouveau programme. Le processus doit être planifié pour éviter le chaos. De plus, même si la majorité des Maliens parle le Bambara, on ne peut pas l'imposer à l’ensemble du peuple s'il y a défaut d'un consensus social. Les velléités des locuteurs du  Kabyle en Algérie et du Breton et du Corse en France peuvent servir de boussoles. En rappelant enfin la démarche rwandaise, on peut pas dire que le remplacement d'une langue sur la base émotionnelle aura des conséquences d'ordre pratique sur la qualité de la formation, et également en termes de coups financiers énormes. Donc, il faut être rationnel et agir avec prudence dans le processus de planification pour la mise en œuvre du nouveau programme. La nouvelle constitution !

&nbsp;

<strong>Amadou N’Fa Diallo</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Entre Nous : La démocratie en marche au Kenya</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/entre-nous-la-democratie-en-marche-au-kenya-2995421.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/entre-nous-la-democratie-en-marche-au-kenya-2995421.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2017/07/William-Ruto.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 17 Oct 2022 14:47:03 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Challenger</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Le 13 septembre dernier, William Ruto, Vice-président sortant, a prêté serment en qualité du cinquième président du Kenya, un pays qui a accédé à l’indépendance en 1963. Quelques jours plus tôt, c’est-à-dire le 5 septembre, la Cour suprême kenyane avait validé sa victoire à l’élection présidentielle du 9 août au détriment de l’opposant historique, Raila Odinga. Ce vétéran de la politique avait saisi la plus haute juridiction du pays aux fins d’invalidation du scrutin. Il a dénoncé des fraudes massives. La Cour suprême n’a pas accédé à la requête de Raila Odinga qui avait le soutien du Président sortant Uhuru Kenyatta. Dans un communiqué, Raila Odinga, âgé de 77 ans a souligné : « Nous avons toujours défendu l’Etat de droit et la Constitution. A cet égard, nous respectons la décision de la Cour, bien que nous la désapprouvions avec véhémence ».

Cette victoire de William Ruto administre quelques leçons sur la bonne marche de la démocratie.

Première leçon : le candidat soutenu par le Président sortant peut perdre les élections. Feu Oumar Bongo n’avait donc pas raison quand il disait qu’on n’organise pas une élection pour la perdre. En Afrique, on peut organiser une élection et la perdre. Ce fut le cas au Kenya mais aussi au Sénégal où le Président Abdou Diouf a perdu en 2000 face à Me Wade, lequel fut battu en 2012 par Macky Sall. En Sierre Leone, le candidat du principal parti de l’opposition a battu en 2018 le porte-étendard du parti au pouvoir soutenu par le Président sortant.

Deuxième leçon : Cette décision qui confirme la défaite du candidat soutenu par le Président Uhuru Kenyatta renforce davantage la crédibilité de la Cour suprême kenyane. Elle conforte l’image de la Présidente de l’institution, Mme Martha Koome, une ancienne avocate de 62 ans qui a promis «de débarrasser le système judiciaire de la corruption et de préserver son indépendance». Déjà, à deux reprises, la Cour suprême s’était illustrée par son indépendance vis-à-vis du pouvoir politique.

Le 1er septembre 2017, elle avait invalidé la victoire du Président Kenyatta en raison des irrégularités suite à une saisine de Raila Odinga. Elle a ordonné la reprise du scrutin. C’était une première en Afrique. Le Président Uhuru Kenyatta avait dénoncé des « juges escrocs », des mots durs qui n’ont jamais dévié les juges kenyans de  leur trajectoire.

En mars 2022, la même juridiction a invalidé le processus de révision de la constitution initié par le Président Kenyatta.

Cet exemple d’indépendance de la Cour suprême du Kenya doit inspirer d’autres institutions en charge du contentieux électoral.

<strong>Par Chiaka Doumbia</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito : Remise de l’avant&#45;projet de nouvelle constitution, place maintenant aux débats</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-remise-de-lavant-projet-de-nouvelle-constitution-place-maintenant-aux-debats-2995329.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/edito-remise-de-lavant-projet-de-nouvelle-constitution-place-maintenant-aux-debats-2995329.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2022/01/Youssouf-Sissoko-dirpub.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 17 Oct 2022 06:52:45 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alternance</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Le mardi 11 octobre 2022, le Président de la Transition, le Colonel Assimi GOÏTA, a présidé la cérémonie de remise officielle de l’avant-projet de la Constitution du Mali et du rapport de fin de mission de la Commission de rédaction de la nouvelle Constitution (CRNC<strong>). </strong>Après un léger retard l’équipe dirigée par Fousseyni Samaké a rendu aux autorités le précieux document qui trace les contours de l’avenir de notre pays. Elle aura enfin  accompli sa part de contrat en remettant l’avant-projet tant attendu par le peuple malien. Place maintenant aux débats pour ne pas dire aux combats entre partisans d’une nouvelle constitution et adversaires acharnés du projet. Ces derniers  trouvent prématuré, illégal, illégitime, liberticide et démocraticide ce projet. En effet, après trois tentatives infructueuses de réviser la loi fondamentale, avec les Présidents Alpha Oumar Konaré, Amadou Toumani Touré et Ibrahim Boubacar Keita,  les autorités de la transition semblent  prendre leur courage à deux mains pour non pas réviser, mais rédiger une nouvelle constitution, disent-elles, pour corriger toutes les insuffisances et autres manquements constatés au fil du temps. Ainsi si l’initiative a été saluée par une frange importante du peuple, ou du moins par de nombreux partisans de la transition,  elle ne manque pas non plus de susciter beaucoup d’interrogations et de supputations de la part des opposants à ce projet. Les adversaires  sont désormais vent débout pour combattre ce projet qu’ils jugent inopportun, inapproprié.

Pour rappel, le Président de la Commission de rédaction, invité  sur le plateau de l’ORTM n’a pas porté de gant pour faire l’éloge de son projet en commentant les différentes innovations qui y figurent. Parmi lesquelles il y a la création de deux chambres, l’Assemblée Nationale et le Haut Conseil de la Nation, ensuite une autre prouesse c’est  la création de la haute Cour des Comptes, et surtout la suppression de la Haute Cour de justice, qui non seulement est budgétivore, mais aussi et surtout inopérante. M. Samaké n’a pas manqué d’évoqué, le renforcement de la Cour Constitutionnelle et celui du Conseil Economique, Social et Culturel, pour ne citer que ces quelques innovations majeures. En somme, le nombre d’articles est passé de 122 à 195 selon M Samaké ce qui dénoterait d’une certaine évolution du monde en général et du Mali en particulier. les partisans de la transition et de surcroit d’une nouvelle constitution, jubilent car après plus de 30 ans de pratique démocratique, freinée par trois coup d’Etat, il était temps de songer à une nouvelle loi fondamentale pour non seulement corriger les insuffisances eu égard à l’évolution du monde, mais aussi  ériger une digue institutionnelle qui résisterait aux soubresauts politiques, à l’image de celle du Ghana, afin d’avoir des institutions fortes qui résisteraient à toutes tentatives de prise du pouvoir par les armes.

Pour les opposants à ce projet de nouvelle constitution il est prétentieux d’imaginer que l’on puisse rédiger une nouvelle  constitution dans un pays où les 2/3 du territoire échappent au contrôle de l’Etat central. Donc une violation de l’article 118 de la Constitution en cours. Autres arguments évoqués par les adversaires du nouveau projet sont entre autres, le manque de légitimité des autorités actuelles, le manque de consensus, d’inclusivité et surtout la création d’autres institutions budgétivores, à l’image du Haut Conseil de la Nation qui est le Senat déguisé. Pour rappel l’une des raisons qui ont poussé des milliers de citoyens dans la rue contre la révision constitutionnelle sous IBK, est sans nul doute la création du Senat que certains pays ont supprimé dans leurs arsenaux institutionnels, comme le Sénégal. En attendant le débat de fond, les opposants à ce projet évoqueraient également les ambitions de tenants actuels du pouvoir qui auraient taillé à leur mesure une constitution qui non seulement pourrait barrer la route à certains potentiels candidats, mais aussi renforcer les pouvoirs déjà exorbitants du Président de la République. L’ORTM est interpellé pour organiser des débats contradictoires entre partisans et opposants, au nom d’un certain équilibre. Il est attendu de la passion du service public un traitement équitable entre protagonistes, afin d’éviter que la rue ne soit la réponse aux allégations du gouvernement.

<strong>Youssouf Sissoko </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Communication présidentielle : Une belle bourde évitable !</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/communication-presidentielle-une-belle-bourde-evitable-2995026.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/communication-presidentielle-une-belle-bourde-evitable-2995026.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2022/10/Boukary-DAOU-6.jpeg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 14 Oct 2022 06:41:23 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Plusieurs heures (au moins 24) après la publication de l’avant-projet de constitution sur la page facebook de la Présidence de la République, la communication présidentielle a eu la gentillesse de revenir sur le site pour nous dire qu’il y a eu erreur.</strong>

Erreur sur la version de l’avant-projet de constitution, publiée sur la page. « Des erreurs dues à des problèmes informatiques se sont glissées dans la version publiée de l’avant-projet de Constitution. En conséquence, des rectifications ont été opérées au niveau de : 1- Table des matières : - le Titre V : « Du pouvoir judiciaire » : la numérotation des chapitres a été revue. - le titre IX : « De l’unité africaine » a été inséré. 2- Titre V « Du pouvoir judiciaire », l’intitulé du chapitre I est rectifié ainsi qu’il suit : au lieu de : « Des dispositions finales », lire : « Des dispositions générales » Retrouvez la version corrigée de l’avant-projet de Constitution sur le lien suivant». Quelle élégance, est-on tenté, et de dire oh, pas si grave, ce n’est pas fait exprès !

Et puis ce n’est pas une première, d’autant qu’on dispose sur le net, de deux versions de la constitution de 1992. Vérifiez bien, il y a une version de la constitution portant la date « du 27 Février 1992 » et une autre « du 25 février 1992 ». Je ne saurai dire si les deux versions ont le même contenu. Faut-il continuer avec ce genre de dérapage ? L’erreur est humaine, mais y persister est diabolique. Il urge donc d’y mettre un terme, car ça aurait pu être très grave. Donc à éviter, à bannir à jamais !

L’auteur d’un accident ne le fait pas exprès, pourtant, il y a des coups et blessures involontaires en longueur de journée. Involontaires soient-ils, « les coups et blessures involontaires » sont prévus et punis par la loi.

Pendant qu’on y est, ne faut-il pas prévoir des sanctions pour ces genres de bourdes au sommet, à la présidence de la République ? Les dispositions juridiques ne disposent que pour l’avenir, mais la présente faute mérite une sanction exemplaire. On dit, « on n’a pas le droit à l’erreur ». Cela se dit dans certaines circonstances précises. La transition refondatrice qui nous concerne est de celles-ci.

<strong>B. Daou</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Éditorial :  Sadiques, ils sont !</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-sadiques-ils-sont-2994862.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-sadiques-ils-sont-2994862.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/09/Amadou-NFa-DIALLO.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 12 Oct 2022 14:57:04 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le National</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Le Président de la Transition, Chef de l'État, Colonel Assimi Goïta, a sacrifié, il y a quelques jours, à un rituel humanitaire coulé dans du marbre dans notre pays depuis des siècles et qui a pris, depuis les trente dernières années, toutes les propriétés  d'une tradition inoxydable. Une tradition, constate Maurice Druon, secrétaire perpétuel de l'Académie française, n'est autre chose qu'une expérience qui a réussi. À la faveur du mois d'octobre désormais consacré à la solidarité nationale, en rendant visite à la doyenne d'âge de Bamako, Mme N'Diaye Maïmouna Sangaré, 113 ans (née vers 1909), ce qui fait d'elle, en quelque sorte, la soeur cadette d'un Amadou Hampâté Ba, le Chef de l'État a signifié que, dans la continuité de l'État et de la nation, tout ce qui est bien doit être pérennisé, voire devenir un patrimoine sur lequel chaque génération doit veiller jalousement. Tel est le sens profond de la reprise historique amorcée par notre peuple depuis le 18 août 2020 et galvanisée chaque jour à compter du 24 mai 2021.

Certes, il ne s'agit point pour nous de nous gargariser sans arrêt de gloriole ou de ressasser les oreilles en rappelant sans cesse la gloire d'un passé révolu, mais qui ne meurt pas. Colonel Assimi Goïta chez la grand-mère et l'arrière-grand-mère, N'Diaye Maïmouna Sangaré, c'est le message hautement expressif que les substratums sociaux et anthropologiques sur lesquels se sont élevés les grands empires que nous ont légués nos ancêtres sont encore des fondements solides. Parce que nous sommes ainsi, encore et sans doute pour toujours, un grand peuple, fier parce que noble et cultivé; un peuple ni mesquin, ni chagrin, qui tient beaucoup à son honneur. André Siegfried dit : "  Il y a, dans la psychologie des peuples, un fond de permanence qui se retrouve toujours..." Le nôtre, qui ne se laisse point consumer, c'est la dignité à toujours faire valoir. Les derniers mois et les dernières semaines, même si l'on ne partait que du 25 septembre 2021 avec le discours du Premier ministre Dr. Choguel Kokalla Maïga à la tribune des Nations Unies à l'occasion de la 76ème assemblée générale de cette organisation internationale pourrie dont on suffoque de l'odeur nauséabonde à mille lieues pour nous arrêter au même endroit, le 24 septembre 2022, en considérant le discours pulvérisateur de déchets onusiens du Premier ministre par intérim, Colonel Abdoulaye Maïga, à l'occasion de la 77ème session, le Mali a montré qu'il est une grande nation. Pas parce qu'un David tient la dragée haute à un Goliath arrogant et mal élevé, mais parce que notre pays insuffle désormais au reste de l'Afrique la hargne d'en avoir marre de tous les oppresseurs qui donnent libre cours à leur indécence malfaisante depuis des siècles.

Qui ne se souvient de Nicolas Sarkozy, ancien président français, sortant d'un entretien à l'Élysée  avec Emmanuel Macron, proclamer à la face du monde : "Aujourd'hui, plus rien ne marche. L'Otan, ça ne fonctionne pas. Le G7, ça ne fonctionne pas. Le G20, dont j'ai voulu la création, ça ne fonctionne pas. Et même l'ONU est entre apathie et immobilisme. Nous sommes en 2022, il est temps d'inventer les institutions qui permettent le multilatéralisme du 21ème siècle. Or, nous vivons avec les institutions du 20ème siècle. Là aussi, c'est à la France de prendre l'initiative" ? Quelle ne fut donc la grande surprise  du monde conscient de voir Emmanuel Macron, Président de la France, toujours incapable de dompter son hystérie, incurable du reste, sautiller le 20 septembre, dans une salle d'assemblée générale de l'ONU à New York vide à 80%, en vitupérant contre la Russie qu'il couvre de mots malsains !

Ce sont tant d'inconséquences, de faussetés et de mensonges confinant au sadisme sur tous les plans comportementaux dans l'arène diplomatique internationale qui font peser sur le monde des hypothèques les plus dangereuses. Qu'ils sont sadiques, ces dirigeants immoraux dans notre monde ! Si l'on accepte leurs dérives, oui Pulchérie Gbalet, militante ivoirienne des droits l'homme, pour être venue à Bamako en respectant les dispositions sous-régionales de libre circulation des personnes et des biens, doit rester en prison à Abidjan pour entente avec l'ennemi malien, conspiration contre l'État ivoirien. Eh oui, alors, 46 gaillards, en violation de la souveraineté du Mali, capturés et mis à  la disposition de la justice, ne seront que de petits anges.

<strong>Amadou N'Fa Diallo</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito :  Le Pélican a trois ans et  continue de planer !</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-le-pelican-a-trois-ans-et-continue-de-planer-2994796.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/edito-le-pelican-a-trois-ans-et-continue-de-planer-2994796.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/02/Gaoussou-Traore.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 12 Oct 2022 10:21:43 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Avec ce quatre-vingt-douzième  (92)  numéro, votre hebdomadaire préféré  « Le Pélican »  a fêté , encore  dans l’intimité et la sobriété, parce que la conjoncture économique, sécuritaire  et sanitaire  du Mali nous y oblige,  son troisième  anniversaire. Le canard a donc  bouclé  sa troisième année et rentre en quatrième ?  Et oui, par la grâce d’Allah ! Et, nous comptons bien sûr  fêter (encore et encore)  une quantité d’autres anniversaires, avec  nos lecteurs, annonceurs et partenaires.  Présentement,  nous sommes mercredi,  le 12 octobre  2022. Or, sa   première parution  (le numéro 000)  a été mise  dans les kiosques, le mercredi  09 octobre 2019.  C’est donc évident, depuis  le 09 octobre 2022,  « Le Pélican »,  a  ses trois  printemps révolus.

Dans notre édito de lancement, nous  avions promis  à nos lecteurs et annonceurs   que  « Le Pélican »  ne sera pas un journal de plus dans le répertoire des publications au Mali. Nous avions aussi promis que le canard va inlassablement œuvrer pour la satisfaction de son lectorat : dans  la réalisation de plus d’analyses sociopolitiques objectives et de rubriques diverses. En trois  années  de parcours,  même  si  c’est au lectorat d’en juger le contenu (notamment la ligne éditoriale),  nous pensons en toute humilité que ces promesses se tiennent. De toute façon, en dépit du fait que  le chemin est plein d’embûches,  « Le pélican »  continue inexorablement  de planer  avec  espérance.

La ligne éditoriale de  « Le  Pélican »   dérange certainement des   animateurs de la vie sociopolitique.  Aussi, nos analyses  et points de vue sur les questions de la nation  dérangent parfois certains  politiciens et décideurs, guère habitués à ce que  d’autres  voix  leur portent la contradiction et expriment leur avis : Que chacun reste à sa place, semblent-ils penser !  En respectant ce postulat,  la nôtre doit se cadrer  dans le « politiquement correct », sans aucune critique, même objective ! Autrement dit,  ces Princes du Jour  veulent  que nous taisions toutes critiques  sur leurs actes politiques.

Mais non, mille fois non !  Cela ne marchera pas avec  la rédaction  intraitable  de  « Le Pélican » !  Puisqu’en choisissant le  métier de journalisme, nous (les rédacteurs)  avons aussi opté  d’être   objectifs,  mais aussi  aux côtés  des plus faibles pour servir de sentinelle et d’alerte face à toutes éventuelles dérives des gouvernants (décideurs  politiques). A cet effet, nous ne nous lasserons  jamais d’aller crever  l’abcès là où il peut se trouver. Que cela soit clair !

De sorte que nous réitérons  notre  engagement ferme de demeurer  constant, malgré  des intimidations que nous pouvons rencontrer,  avec  notre ligne  éditoriale.  Dont  nous avons voulu indépendante et libre. Pour  ce faire, nous n’abandonnerons  à aucun prix  l’espace  d’expression  dont nous disposons. Il représente  pour nous,  la quintessence même  de notre  existence sur la scène médiatique malienne.

Toutefois, l’indépendance de la presse malienne ne saurait se renforcer sans une aide publique conséquente de l’Etat. Oui, la presse malienne doit être soutenue et bien subventionnée ! Que les autorités politiques soient convaincues d’une chose, cette indépendance  ne saurait se renforcer sans une aide publique conséquente de l’Etat !  Cela est  d’autant normal que  la presse est un fournisseur  de  service public. A cet effet, l’aide à la presse doit  vraiment cesser d’être la  charité du prince du jour. Mais cette aide, afin que les médias sortent de la précarité et de l’influence néfaste des uns et des autres,  doit être indexée au budget national. Vivement la satisfaction de cette requête !

A moins de trois mois de l’année 2023,   la  Rédaction  de  « Le Pélican », souhaite  la  bonne et  heureuse   année    à vous tous (toutes),  chers amis  lecteurs, partenaires, annonceurs, mais aussi  à  tout  le peuple malien.  Puisse le Mali (notre Patrie) recouvrer à nouveau, dans la paix et la quiétude, son intégrité territoriale ! Puisse Allah nous donner  la chance de voir l’année 2023  en pleine forme !

Alors Le Pélican,  bon anniversaire et bon vent ! Vivement le quatrième !

<strong>Gaoussou Madani Traoré, DirPub</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Qui accuse doit apporter les preuves</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/qui-accuse-doit-apporter-les-preuves-2994783.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/qui-accuse-doit-apporter-les-preuves-2994783.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2022/10/Boukary-DAOU-6.jpeg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 12 Oct 2022 06:17:27 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Se cachant derrière la presse, c’est devenu tellement facile de se fendre d’un communiqué de presse et de le publier, au lieu d’organiser une conférence de presse ouverte, qui donne l’opportunité aux journalistes de poser les bonnes questions. A travers un communiqué dénué de toute crédibilité, parce que manquant de preuve, certains marchands corporatistes improvisés pensent-ils pouvoir bousculer la colline ou ameuter la République, en accusant le département de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique de <em>« favoritisme et de népotisme sur le choix des postulants »</em> au concours d’enseignement supérieur ?

Doit-on rafraichir la mémoire à ceux qui ont tendance à l’oublier, que le Pr Amadou Kéita, est cet ancien Directeur général de l'École nationale d'Administration (ENA), qui a démissionné de ce poste en février 2019 pour ne pas avoir à cautionner les travers que certains cherchent aujourd’hui à l’accuser, sans preuve, en tout cas jusqu’à la preuve du contraire. C’est lui qui est par la suite revenu par la grande porte, en Octobre 2020 comme ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique? Doit-on enquêter sur la qualité des accusateurs ? Cherche-t-on à prendre une revanche sur l’homme ?

Vivement qu’arrive au Mali, le temps où l’accusateur doit apporter la ou les preuves de ses accusations. Doit finir également, le temps où les menaces et autres invectives effraient et font reculer les décideurs conscients de la justesse, de la légalité et de l’opportunité de leurs décisions. Doivent réfléchir par deux fois, des énergumènes et autres imposteurs se croyant investis du pouvoir d’effrayer, pour faire renoncer aux honnêtes gens, leurs décisions prises. Veut-on se servir du postulat, que les honnêtes gens craignent pour leur honneur, que ces personnes peuvent reculer pour éviter d’être accusés de voleurs, de fraudeurs, de népotistes et de corrompus ? Question : les fils, les frères ou même la fiancée d’un responsable doivent-ils faire les frais de cette qualité et en être des victimes ? Le neveu d’un ministre s’il réunit les conditions n’a-t-il pas le droit de passer à un concours ? Il n’est pire aveugle que celui qui ne veut pas voir !

<strong>B. Daou</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito : Les réformes sont&#45;elles désormais improbables sous la transition ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-les-reformes-sont-elles-desormais-improbables-sous-la-transition-2994464.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/edito-les-reformes-sont-elles-desormais-improbables-sous-la-transition-2994464.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2022/01/Youssouf-Sissoko-dirpub.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 10 Oct 2022 09:15:25 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alternance</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[A quelques encablures de la fin officielle de la transition, c’est le silence radio autour du processus censé conduire à terme cette période exceptionnelle vers un retour à l’ordre constitutionnel normal. C’est véritablement le statuquo ante autour des réformes institutionnelles et constitutionnelles au Mali. Et pourtant l’engagement pris vis-à-vis de la communauté ouest africaine qu’est la CEDEAO, était de 24 mois. Va-t-on encore fouler aux pieds cet engagement ?  En effet, le premier organe, à savoir l’Autorité Indépendante de Gestion des Elections, AIGE qui aurait dû être mis en place depuis le 13 juillet 2022, est renvoyé aux calendes grecques. A cela il faudrait ajouter le retard  accusé par le comité de rédaction de la nouvelle constitution, lequel retard  a d’ailleurs obligé le Président de la transition à prendre un autre décret pour prolonger le mandat du dit  comité  d’un mois supplémentaire. A titre de rappel, la première mouture du projet de constitution devrait être rendue aux autorités de la transition en fin septembre 2022, foute d’avoir fini, un bonus d’un mois  est accordé  au comité de rédaction pour peaufiner son rapport. A la question de savoir si les réformes auront lieu et dans le temps imparti avant  la fin de la transition? la réponse est sans nul doute non, en tout cas au regard de leur complexité, du manque de consensus autour d’elles et surtout du grand retard déjà accusé dans la réalisation, voire la concrétisation de certains objectifs que les autorités se sont assignées.

Il y a véritablement  de l’électricité dans l’air, car, par cette attitude cavalière et solitaire du gouvernement et en excluant de facto une bonne partie de la classe politique et de la société civile dans la mise en place de l’AIGE et dans celle du comité de rédaction d’une nouvelle constitution, une opposition aux réformes est en gestation. Elle n’attend que la mise en place de l’AIGE et surtout la publication du rapport du comité de rédaction d’une nouvelle constitution. Si l’on en croit le Président de la Mission d’Observation Des Elections au Mali, MODELE- Mali, Dr Ibrahima Sangho, un véritable front verra bientôt le jour. Ce front qui sera composé des partis politiques, et pas des moindres, et une kyrielle d’associations de la société civile, attaquera l’AIGE et s’opposerait aux réformes telles que proposées par le gouvernement. Selon Dr Sangho, une plainte à la Cour Suprême contre la composition de l’AIGE serait en préparation aux fins de l’annuler car elle violerait la loi électorale. Le Président de la MODELE-Mali tout comme  Certains leaders politiques à l’image de  Daba Diawara du RDA et Zoumana Sacko de la CNAS-Faso Yéré, ont déjà donné de la voix. Si le président de la mission d’observation n’est pas contre une nouvelle constitution qui serait même son souhait, cependant il déplore le manque de consensus et surtout de concertations. S’agissant de Diawara et Sacko, ils se disent farouchement opposés à une nouvelle constitution. Ils disent être favorables  à une révision, mais pas à n’importe quel prix également.

En définitive, peut-on mener des réformes idoines dans un pays fortement divisé et dans une atmosphère de suspicion, de manque  de confiance, de manque de consensus et surtout de grande insécurité? Seul le Président de la Transition est à même de répondre à cette légitime question, mais d’ores et déjà la première réponse qui sied est celle de la dissolution de son gouvernement qui n’a pas été à la hauteur de l’enjeu. Qu’il mette également le compteur à zéro, tant pour corriger  la procédure qui a consisté à mettre en place l’AIGE, mais aussi trouver le consensus qui, loin d’être une invite à la mangeoire, est le seul gage pour mener à bien les réformes, qui du reste sont indispensables afin de mettre fin à ces cycles infernaux de coups d’Etat au Mali.

<strong>                                                                                                                                        Youssouf Sissoko</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Editorial :  L’impossible indépendance sans le travail !</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-limpossible-independance-sans-le-travail-2994101.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-limpossible-independance-sans-le-travail-2994101.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/06/Bazoumana-Alerte.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 06 Oct 2022 12:32:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alerte</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Depuis l’entrée dans la phase de transition au Mali, il y a un duel à distance entre le Mali et ses anciens partenaires. La France est la tête de proue de ce bras-de-fer qui a finalement donné lieu à une véritable tension diplomatique. Des attaques verbales fusent des deux côtés et le Mali n’a pas pu se retenir de traîner son ancien colonisateur devant le Conseil de sécurité des Nations unies pour avoir violé son espace aérien.

Le Premier ministre, Choguel Kokalla Maïga a ouvert le combat de la lutte inlassable pour le respect de la dignité du Mali. Il l’a fait lors de son intervention au siège de l’ONU aux Etats-Unis. Sur la même lancée, le Premier ministre par intérim, Abdoulaye Maïga, tout dernièrement a emboîté le pas à Choguel pour enfoncer le clou en heurtant tous ceux qu’il considère comme les adversaires du Mali dans sa quête de la souveraineté nationale.

Du haut de la tribune, il a remis sur la table la question de 3<sup>ème</sup> mandat d’un certain président, traité le président du Niger, Mohamed Bazoum d’étranger, le pouvoir français de junte. Il n’a pas manqué de rappelé au président bissau-guinéen le rôle qui lui revient en tant que président de la Cedeao. Comme c’est bien dit !

L’on sait bien que pour la défense de sa patrie, aucun sacrifice n’est de trop. C’est le patriotisme de ces dirigeants de la transition malienne qu’il faut saluer. Mais en toute chose, il y a la méthode. Nous voulons un Mali indépendant dans une Afrique libre de tout joug colonial. Pour le faire, il faudra mûrir les plans, contrecarrer les complots, moins parler et agir beaucoup. Vigny le disait : « Parler, pleurer, prier est également lâche, fais énergiquement ta longue et lourde tâche dans la voie où le sort a voulu t’appeler, puis après comme moi, souffre et meurt sans parler ». C’est dire que souvent, le silence peut grandir plus que la parole.

Lorsqu’on finit de parler, on doit passer à l’acte pour bâtir une nation digne et souveraine. C’est le travail bien fait qui « assure l’indépendance » politique et économique. L’on a beau parler, si la jeunesse qui constitue la grande partie de la population malienne est désœuvrée, le pays risquera de se retrouver à la case-départ. Que le bon Dieu nous en garde !

<strong>Bazoumana KANE</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito : Le Burkina Faso, sur les traces  du Mali !</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/le-burkina-faso-sur-les-traces-du-mali-2994055.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/le-burkina-faso-sur-les-traces-du-mali-2994055.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2019/11/Gaoussou-Madani-Traoré.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 06 Oct 2022 10:58:39 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Dans la journée du 02 octobre,  après deux jours  de confusions et d’incertitudes,  le Col Damiba  a fini par  abdiquer, de la présidence du MPSR et de la Transition,  au profit du Capitaine  Ibrahim Traoré. Désormais, c’est ce dernier  qui devient le  nouvel Homme Fort  du Faso. Âgé seulement  de 34 ans, le Capitaine Traoré était,  jusque-là,  le Chef de l’Unité des Forces Spéciales anti-terroristes du Burkina Faso, dénommées « Cobra ». Une nouvelle page du Burkina est-elle en train de  s’ouvrir ? </strong>

Une chose est en tout cas  certaine, c’est le deuxième coup d’Etat,  en l’espace de huit mois, que connaît le « Pays des Hommes Intègres ».  Mais aussi, ce « coup d’Etat dans un coup d’Etat »,  comme dirait l’autre,  est perpétré  par les mêmes éléments des mêmes Forces spéciales. Lesquels ont invoqués « la dégradation  continue de la situation sécuritaire » au  Faso pour justifier leur action. De même que la « trahison  de leur idéal commun » par le  désormais ex-président du MPSR, ex-président de la Transition Burkinabè. Serait-ce donc  une rectification  de la trajectoire de leur mouvement ? Dans l’affirmative, on pourrait considérer que les putschistes du Faso sont  visiblement  sur les traces de leurs homologues maliens. Mais   vont-ils, in fine,  se résoudre à conserver l’essentiel du pouvoir comme au Mali ?

Sous la diligence du Capitaine Ibrahim Traoré, le MPSR (version 2) a, dans  son  communiqué du 30 septembre, dissout  le Gouvernement, suspendu les activités politiques et  celles de la Société Civile. Et il a promis de convoquer «  incessamment les Forces  vives de la Nation »  pour écrire une nouvelle Charte de la Transition afin de   désigner  un « nouveau Président du Faso, civil ou militaire ». Alors que dans le même communiqué, le MPSR2 déclare : « Nous avons décidé de prendre nos responsabilités, animés d’un seul idéal, la restauration de la sécurité et de l’intégrité de notre territoire ». Mais par quelles  nouvelles stratégies  et  quels nouveaux moyens, compte-t-il y parvenir ?

Dans l’après-midi du 30 septembre (le jour du putsch), tout comme la veille mais aussi lors des journées folles de confusion  d’incertitudes (du 1<sup>er</sup> au  02 octobre), des  milliers de burkinabè ont violemment manifesté,  en réclamant la diversification de la coopération militaire de leur pays, notamment avec la Fédération de Russie. Ces manifestants,  rejetant   la présence militaire française dans leur pays afin  que celui-ci  puisse s’affranchir, ont  vivement soutenu,  avec corps et âmes, le mouvement de rectification des jeunes militaires. Ils ont incontestablement contribué à la réussite du Putsch  du 30 septembre. En raison de cela, le MPSR (version 2) doit nécessairement   se mettre au travail pour trancher, illico presto,  ce nœud gordien qu’est la présence  de Barkhane au Burkina Faso.  Mais de quelles manières ?

Comme le Mali, il faudrait  forcément que les nouveaux dirigeants du  Burkina Faso prennent  la lourde décision de  rompre militairement  avec la France.  Même si cela n’est pas facile, ça  n’est tout de même pas de la quinine à avaler. D’autant que la  majorité des populations du Faso n’ont de cesse démontré  qu’ils sont  du  côté  des nouveaux maîtres du pays, donc  du  PMSR2.  Leur sortie massive dans les rues de Ouaga comme de Bobo, en est bien une preuve. Laquelle  est étayée par le fait que,  tout au long des heures de confusions  et d’incertitudes, les populations se sont  massivement mobilisées pour réclamer  le départ du Col Damiba. Aussi,  les Burkinabè sont apparemment prêts à la résilience afin que la sécurité revienne dans leur  pays. Le soutien des Burkinabé au MPSR2 est certainement sans faille.

Toutefois, en  retour, il faudrait bien que les nouveaux maîtres  du Faso soient  simplement  à l’écoute du Peuple. Car meurtries par des années de terrorisme qui les a paupérisés et déshumanisés, « Les Hommes Intègres »   n’aspirent  majoritairement qu’à la <strong>SECURITE et au RECOUVREMENT de  l’INTEGRITE</strong> du territoire national. Ils voudraient  donc que le nouveau MPSR (version 2) leur  apporte  un autre discours : cette fois-ci,  de grande rupture d’avec l’ère Damiba et la France-Afrique ! Rien que cela !

<strong>Gaoussou Madani Traoré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Éditorial :  Baromètre</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-barometre-2993947.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-barometre-2993947.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/09/Amadou-NFa-DIALLO.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 05 Oct 2022 11:47:12 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le National</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Qu'est-ce que la démocratie, sinon l'acceptation et la possibilité que le plus grand nombre mène sa politique dans la conduite des affaires publiques et que la minorité y consent ? Si c'est bien cela, le baromètre fiable dans toutes les démocraties doit être l'adhésion populaire à une politique, à un leader charismatique qui montre son souci réel quant au bonheur du pays et des citoyens, lesquels lui témoignent alors leur confiance et leur soutien. Le Mali offre aujourd'hui, pourvu que les esprits chagrins et les ergoteurs impénitents face à toutes les évidences ne prétendent pas exercer par usurpation le magistère de la République, l'instrument formidable pour mesurer la confiance populaire en des dirigeants mûs par la volonté patriotique. Il faut bien admettre qu'une équipe d'autorités, civiles ou militaires, utiles au plus grand nombre de Maliens et à la patrie Mali ait les coudées franches pour mener la politique d'exigence de souveraineté et de respect. C'est ce que nous sommes en train de vivre.

Quand le Colonel Assimi Goïta arrive dans la salle de réunion du conseil des ministres au palais de Koulouba le mercredi, 28 septembre 2022, il est accueilli par une standing ovation des ministres debout à qui il répond par un geste humble plein de reconnaissance. Un jour avant, le 27 septembre, le Premier ministre par intérim, Colonel Abdoulaye Maïga, était rentré de New York où il avait eu l'opportunité, à l'occasion de la 77ème session de l'Assemblée générale des Nations Unies, de renvoyer adroitement chaque pierre jetée contre le Mali là elle a été projetée, en atteignant chacune des cibles qui ont dû baisser de honte leurs têtes saignantes. Colonel Maïga avait bien rempli sa mission par son discours qui figurera en bonne place dans les annales de l'ONU jusqu'au jour où adviendra l'extinction du soleil. Les Maliens, heureux et honorés par sa prestation, lui ont réservé un accueil digne du général roman rentrant au bercail après une victoire éclatante.

Les membres du gouvernement debout ovationnant le Président, certainement une première en prélude au conseil des ministres, est un signe évident de confiance renouvelée du Chef suprême sans les directives de qui le monde n'allait pas connaître le nouveau Mali et le nouveau Malien en construction. Qu'on appelle ce Chef enfant béni, enfant prodige, le Messie où l'homme que l'on espérait, Assimi Goïta apparaît comme le Rédempteur par excellence, celui que le Ciel en sa magnanimité a envoyé pour redresser les injustices et les visées impérialistes, et empêcher qu'elles continuent à nous faire mal.

Nous sommes en démocratie quand les partis politiques et la société civile peuvent s'exprimer librement. C'est le cas au Mali. Nous sommes aussi en démocratie quand les citoyens, instruits des manquements à la bonne gouvernance  et au devoir patriotique de la part d'une kyrielle de formations politiques coupables de la déliquescence de l'État et de la République, se tournent vers des hommes en treillis pour le nouvel espoir d'être mieux servis.

Quand la CEDEAO, actionnée par la perfide France prend le 09 janvier 2022 contre notre pays des sanctions illégales, illégitimes et criminelles,  Colonel Assimi Goïta appelle le peuple à témoigner son soutien aux autorités. Cinq jours après, c'est une déferlante citoyenne qui investit le 14 janvier les grandes places, à Bamako et dans les régions : près de cinq millions de Maliens debout sur les remparts ! Huit petits jours après, le 22 janvier, la masse revient sur la place de l'indépendance pour dire son soutien à l'Armée nationale. Quand en mars les comploteurs invitent le Président de la transition à venir participer à leur ingrat sommet à Accra (Ghana), le peuple malien, de Kayes à Labezzanga, manifeste en protestant contre le déplacement de leur charismatique Président pour d'évidentes inquiétudes quant à sa sécurité. Cet attachement viscéral des citoyens à leur leader a une explication : ils veulent qu'il reste aux commandes de l'État pour longtemps afin de redresser bien de choses et pour parer aux coups-bas fomentés avec la complicité des chevaux de Troie bardés de la nationalité malienne.

Ce qui est indéniable à constater, c'est que l'attachement au leadership d'Assimi Goïta, plutôt que de s'étioler au fil du temps, se renforce au contraire chaque jour. En témoignent les évènements des dernières semaines. À Niéna où s'est deroulé le 17 septembre le Grand Prix cycliste portant le nom du Président de la transition, les citoyens sont massivement sortis, se massant sur quatre kilomètres des deux côtés de l'artère principale de la localité. De mémoire des populations les plus vieilles de la cité et ses environs, jamais une telle marée humaine ne s'est réunie à Niéna. Quarante-huit heures plus tard, le 19 septembre, Assimi Goïta se rend dans la commune du Mandé, grand fief politique du COREMA, pour l'inauguration de la nouvelle direction des Douanes du Mali. Après l'évènement, la foule compacte impose un bain de foule pour l'admirer, donnant aux éléments chargés de sa sécurité des raisons de peur. On peut multiplier les exemples.

À contrario, les partis politiques qui se sont mis au coude à coude pour balafrer la patrie et détruire les fondements du Mali durant trois décennies en sont désormais à constater leur faiblesse. Parce qu'ils n'ont plus l'adhésion du peuple, ils se laissent condamner à des récriminations qui ne trompent plus personne. Sevrés de l'aide publique, ils ne fonctionnent même plus comme il faut. Ceux de leurs leaders connus pour avoir la langue bien pendue observent désormais un silence risible, ils sont muets comme une carpe. Si l'élection est une alchimie entre un candidat et un peuple, on voit bien ce qu'il adviendra d'eux en 2024. S'ils ne se gênent pas, bien sûr, de quémander les suffrages des Maliens.

<strong>Amadou N'Fa Diallo</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Entre Nous : Bonne année scolaire !</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/entre-nous-bonne-annee-scolaire-2993671.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/entre-nous-bonne-annee-scolaire-2993671.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/11/ecole-classe-eleve-1.jpeg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 03 Oct 2022 12:00:46 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Challenger</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Les élèves reprennent, ce lundi 3 octobre 2022, le chemin de l’école après la traditionnelle période de vacances. Une rentrée des classes qui intervient dans un contexte extrêmement difficile pour les parents  éprouvés par la cherté de la vie, du fait de flambée des prix de la plupart des biens de première nécessité. Cette morosité explique en partie la levée de boucliers suscitée par l’annonce initiale de la réouverture des classes au 16 septembre. Pour calmer les esprits, le ministère de l’Education nationale était obligé d’animer un point de presse pour donner des précisions.

Force est aussi de déplorer que si certains enfants sont contents de reprendre le chemin de l’école, plusieurs de leurs camarades d’âge sont privés depuis plusieurs années de leur droit à l’éducation à cause de l’insécurité. Lors d’une interpellation au Conseil national de transition, le 24 juin 2022, la ministre de l’Education, Mme Sidibé Dédéou Ousmane déclarait que «1652 écoles restaient toujours fermées en mai 2022». Et que sur les 26 académies du pays, 10 sont affectées par la fermeture des établissements scolaires dans les régions de Kidal, Gao, Ménaka, Mopti, Sikasso, Koulikoro, Ségou, Koutiala, etc.  En tout ce sont quelque 495 000 élèves à ne pas jouir de leur droit fondamental à l’éducation. Cette situation, qui a commencé depuis 2012 avec les attaques lâches et barbares des petits aventuriers du Mnla, constitue pour la nation malienne une tragédie. Elle interpelle les autorités du pays mais aussi les différents partenaires.

L’année scolaire 2021-2022 s’est déroulée normalement contrairement aux précédentes qui ont connu plusieurs perturbations dues essentiellement au désaccord entre le gouvernement et la synergie des syndicats d’enseignants autour de l’application de l’article 39. Les examens de fin d’année se sont tenus dans de bonnes conditions avec une réelle volonté des responsables en charge de l’éducation de moraliser le déroulement des épreuves. Cette bonne organisation des examens est à l’actif de Mme Sidibé Dédéou Ousmane et son équipe. Il faut les saluer pour leurs efforts. Tout comme il faut se réjouir de l’engagement patriotique des responsables syndicaux et leurs membres qui a permis d’apaiser l’espace scolaire et de sauver l’année scolaire. Car de nombreux syndicats, dont la synergie des syndicats d’enseignants, avaient suspendu leur mot d’ordre de grève suite aux sanctions imposées au Mali par la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (Cedeao) et l’Union économique et monétaire ouest africaine (Uemoa).

L’année scolaire 2022-2023 connaîtra-t-elle la même accalmie ? Rien n’est moins sûr ! Il faudrait s’attendre à des perturbations de l’année scolaire si le gouvernement et la synergie des syndicats de l’éducation n’arrivaient pas à trouver un accord autour de l’article 39. Les deux parties sont en négociations depuis plus d’un an sans parvenir à un accord.

La rentrée des classes est menacée avec l’annonce du boycott des syndicats des enseignants. La Coordination du district de la Synergie des syndicats d’enseignants du 15 octobre a déposé un préavis de grève de 72 heures à compter du 3 octobre 2022 pour non paiement de ses arriérés et rappels. Si un terrain d’entente n’est pas trouvé avec le gouvernement, elle compte débrayer encore pendant trois jours.

Les marges de manœuvres du gouvernement sont très réduites dans un environnement difficile. L’accroissement des dépenses de défense et de sécurité se fait depuis quelques années au détriment des secteurs vitaux comme l’éducation et la santé. Le gouvernement et la Synergie des syndicats de l’éducation ont l’obligation de se mettre d’accord pour donner une chance à l’école publique déjà abandonnée à son triste sort par des cadres qui ont tous étudié grâce la générosité de la République. Les enfants ne doivent pas payer le prix des désaccords entre le gouvernement et la Synergie des syndicats d’enseignants. Bonne rentrée scolaire !!!

<strong>Par Chiaka Doumbia</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Editorial :  Tenir ou périr</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-tenir-ou-perir-2993626.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-tenir-ou-perir-2993626.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2016/01/drapeau-malien.png" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 03 Oct 2022 10:45:20 +0000</pubDate>
<dc:creator>Delta Tribune</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le  Mali, notre pays a fait un choix optionnel, choix jadis opéré par les pionniers de l'indépendance dont l’objectif final est de  s'affranchir d’une « destinée » à nous imposée par l'ordre mondial assorti de la seconde guerre mondiale. Cet ordre qui nous condamne au rôle de producteurs de matières premières, de consommateurs de produits finis, de contemplateurs du modèle occidental, de cobayes pour les armes bacterio/ stratégiques, de producteurs  d'enfants soldats…… </em></strong>

<em>Cette voie qu’avait  préconisée depuis 1922 un  certain Tiemoko Garan KOYATE et  que les pères  avaient empruntée depuis le congrès de la Révolution Démocratique Africaine de Bamako en 1946  est parsemée d’embûches et de difficultés de toute nature. Elle bute sur des oppositions multiformes tant  à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays.</em>

<em> Le Mali  doit affronter à l’interne les mauvaises pratiques qui ont réduit à néants nos  efforts de développement. Entre autres, le culte de l’argent facile, la corruption, le laisser aller voire l’impunité, … Ces mauvaises pratique qui ont infesté les secteurs clés de l’Etat et ont  permis aux  oligarques locaux de se constituer tenter de  faire un OPA sur l’essentiel des ressources du Pays .Ces derniers qui ont été façonnés de toute pièce et entretenus par des appuis multiformes de la finances internationale  pour des raisons évidentes ne sont pas prêts à lâcher prise pour un quelconque intérêt national. Formatés dans in monde de rêves qui l’attribut des rôles de tentacules de la volonté de leur maître, ils sont prêts à tous pour garder et protéger tout ce qu’ils ont acquis en suçant du sang du peuple. Citoyen de ce  monde sans foi ni morale reposant essentiellement sur le gain matériel immédiat, ils  prêt à tout pour garantir le luxe insolant dans lequel ils baignent  des décennies durant au détriment de l’écrasante majorité de la population et  tendront la main à toute force capable de les aider à atteindre leur objectif machiavélique</em>.

<em>La voie que viennent de  prendre les autorités actuelles  contrarie l’ordre mondial établi au sortir de la 2<sup>ème</sup> guerre mondiale et qui confine le colonisé au rang de sous -homme. Ce dernier doit  se contenter des quelques broutilles  que les maitres  du monde auront l’amabilité de lui concéder. Ils doivent travailler à faire tourner l’économie de ces grands et peu importe le sacrifice à consentir. Cet ordre mondial qui vit de son malheur à besoin de crises pour se maintenir. Pour ce faire, le colonisé doit pourvoir aux besoins en troupes qu’on appellera rebelles, djihadistes, enfants soldats pour servir sur les fronts qui fondamentalement fragiliseront nos  pays et détourneront nos dirigeants d’un développement cohérent en les condamnant à gérer les urgences. Peu importe le coup humain de ces foyers de tension qu’on allume en Afrique avant de venir se pointer en pompier. L’objectif est de désaxer les dirigeants et leurs peuples des vrais chemins de développement pour mieux puiser de nos ressources</em>

<em>L’option courageuse prise par notre pays fait de lui une référence dans le concert des nations. Il porte en lui l’espoir de toute la jeunesse de la sous-région et de l’Afrique .Le monde nous observe et nous n’avons autre  choix que d’avancer  Tout recul équivaudrait à un suicide et un naufrage collectif. Il nous faut tirer du meilleur de nous-mêmes pour tenir les remparts. Car nous n’avons que  le Mali !</em>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Afrique de l’Ouest : Où s’arrêtera cette épidémie de putsch ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/afrique-de-louest-ou-sarretera-cette-epidemie-de-putsch-2993579.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/afrique-de-louest-ou-sarretera-cette-epidemie-de-putsch-2993579.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2022/10/boukary-daou.jpeg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 03 Oct 2022 06:04:40 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Le putsch qui a visé à balayer du pouvoir, ce vendredi 30 septembre 2022, le président burkinabé, Paul-Henri Sandaogo Damiba, le tombeur du président élu, Roch Marc Christian Kaboré, n’est pas un coup d’Etat de trop. Il vient juste rappeler et confirmer une réalité têtue : le pouvoir africain sera désormais le pouvoir du peuple pour le peuple. Car personne n’est plus indifférent à la politique, tous les citoyens tiennent au respect de sa petite parcelle de volonté dans la gouvernance. C’est une leçon que les Etats africains refusent d’être gouverné par celui qui paraitra comme un « guignol » à la manœuvre pour appliquer en Afrique la politique occidentale et des multinationales. Le message sur lequel le Mali d’Assimi Goïta a une longueur d’avance va-t-il être décodé comme tel au Niger de Mohamed Bazoum, en Côte d’ivoire d’Alassane Ouattara et au Sénégal de Macky Sall ?

L’ancien président élu, Roch Marc Christian Kaboré a subi la colère des populations et renversé le 24 janvier dernier par un certain Paul-Henri Sandaogo Damiba. Sa politique sécuritaire, avec son voisin ivoirien qui frise la connivence pour ramener Blaise Compaoré, le tueur de Sankara, dans la gouvernance du pays, ainsi que sa coopération militaire avec la France, n’ont pas été comprises et acceptées. Faute de décoder à temps ou trop impliqué avec l’ancienne puissance pour avoir une oreille attentive à l’endroit du peuple ?

Les meneurs, plus qu’un simple renversement de régime, ont sur les lèvres un slogan bien connu en Afrique, et même dans le monde, car ayant l’habitude de resonner à l’Assemblée générale des Nations-Unies: « la patrie où la mort, nous vaincrons ! ». C’est le cri de guerre du Capitaine Thomas Sankara, le bâtisseur du Burkina Faso, assassiné un certain 15 Octobre 1987. Condamné par contumace, le retour programmé de Blaise dans la gouvernance sécuritaire, ne serait-ce qu’en tant que facilitateur, a été vu par des Burkinabés comme une insulte. Certains burkinabé veulent tout simplement que les nouvelles autorités emboitent le pas à celles du Mali.

Même si les Maliens n’applaudissent pas, ils pensent tout bas que la CEDEAO aura ainsi bien plus de chats à fouetter. Et Alassane Ouattara un souci en plus, car personne ne sait où s’arrêtera cette épidémie de coup d’Etat en Afrique de l’Ouest. Mohamed Bazoum ne dira pas le contraire à Macky Sall.

<strong>B. Daou</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito : Un beau discours du PMPI, mais pour quelles retombées positives ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-un-beau-discours-du-pmpi-mais-pour-quelles-retombees-positives-2993571.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/edito-un-beau-discours-du-pmpi-mais-pour-quelles-retombees-positives-2993571.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2022/01/Youssouf-Sissoko-dirpub.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 03 Oct 2022 05:47:47 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alternance</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Le Premier ministre par intérim, le Colonel Abdoulaye Maiga a eu droit à un accueil triomphal le mardi 27 septembre 2022 à son retour de la 77<sup>ième</sup> Assemblée Générale des Nations Unies. Pour avoir tenu un discours à la tribune des Nations Unies, le Premier ministre par intérim du Mali  est devenu « la star de la semaine ». Pour les partisans de la transition et tous les adeptes du panafricanisme, il a fait honneur à la patrie et la voix du Mali résonne désormais un peu partout à travers le monde. Rien qu’à en juger par la  chaleur de l’accueil, il semble dire plus haut ce que des nombreux maliens murmurent plus bas, à savoir que le Mali serait victime d’un complot international ourdi par la France en complicité avec ses alliés occidentaux et leurs collabos africains.

Rarement un accueil a été aussi massif que celui réservé au PMPI. La population de Bamako est sortie de l’aéroport jusqu’au boulevard de l’indépendance pour célébrer « l’un des dignes fils du pays ». En analysant lucidement et sans passion le discours dit historique du PMPI, deux questions mériteraient d’être posées, la première est celle de savoir si la foule qui est sortie massivement pour accueillir le Colonel  Abdoulaye Maiga  a pris réellement connaissance du contenu du long discours et surtout de sa portée sur un pays en crise multidimensionnelle comme le Mali. La deuxième question est relative aux retombées véritables d’un discours qui n’a été qu’une longue diatribe vexatoire contre certains de nos voisins, contre la France et contre le secrétaire général des Nations Unies. Pour tout bon analyste ce discours causera plus d’inconvénients que d’avantages dans la résolution de la gravissime crise que traverse le Mali.

En effet, les propos tenus par le Colonel Abdoulaye Maiga, hors mis ceux relatifs à la montée en puissance de l’armée, qui aux dires des acteurs sur le terrain, semble neutraliser des djihadistes et libérer des zones. Le Premier ministre par Intérim a affirmé sans ambages que la peur a changé de camp et que les forces du mal sont en débandade totale. Autre déclaration positive dans son discours est  le nouvel engagement pris pour la tenue des élections libres transparentes et crédibles au terme de la transition. Il a promis devant l’Assemblée Générale que le pouvoir serait remis à un Président démocratiquement élu le 26 Mars 2024. Et après patatras ! Le Colonel Maiga a passé le plus clair de son temps à tirer à boulets rouges sur ceux que les autorités maliennes considèrent comme des ennemis jurés du Mali. Des diatribes vexatoires contre le secrétaire général des Nations Unies, après c’est le tour  des autorités françaises, ensuite le Président de la Côte d’Ivoire et celui du Niger, et enfin  le Président en exercice de la CEDEAO le Bissau Guinéen Sissoco. Bref dans un langage totalement dépourvu de diplomatie et non empreint de courtoisie,  le Premier ministre par intérim a fait feu de tout bois en dénonçant ce qu’il a appelé une ingérence coupable dans les affaires intérieures du Mali.

Le discours est beau pour ceux qui n’aspirent qu’à une souveraineté, qui loin de s’acquérir par le discours, devrait être le fruit du travail. La meilleure manière de  s’affranchir de la tutelle des autres est de travailler. Il est beau pour ceux qui, naïvement ou par ignorance, pensent que le Mali peut vivre en autarcie dans un monde globalisé et interdépendant.  Il est enfin beau pour ceux qui pensent que la dignité et l’honneur du Mali ont été défendus, oubliant que ces deux valeurs ne peuvent s’acquérir que par le travail et non des invectives.

Par ce discours du PMI, le Mali s’isole non seulement, mais aussi et surtout commence à sentir les effets négatifs de cette autarcie. Par réciprocité le Niger prive le Mali de l’accès aux produits pétroliers, à travers son territoire. Bien que le Ministre des finances de ce pays frère, a  affirmé qu’il n y a aucun lien entre cette décision qui serait antérieure à la polémique qui oppose le Mali au Niger, mais qu’elle est la résultante d’un constat. Pour ceux qui savent analyser il  y  a mis un peu de diplomatie, sinon c’est bien une réponse aux attaques verbales du PMPI. Que dire du délestage électrique en pleine saison de pluie après que la Côte d’Ivoire ait décidé d’arrêter la fourniture du courant ? Là également le porte-parole du gouvernement ivoirien, en fin diplomate a balayé d’un revers de la main l’allégation qui consiste à dire que c’est la réponse du berger à la bergère. Il aurait expliqué le délestage par une panne technique. En tout état de cause  le Mali doit s’attendre à d’autres actions de la part de ses voisins.

<strong>Youssouf Sissoko                   </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Éditorial : 22 septembre 2022: le Mali, enfin la vraie indépendance?</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-22-septembre-2022-le-mali-enfin-la-vraie-independance-2993120.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-22-septembre-2022-le-mali-enfin-la-vraie-independance-2993120.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2022/09/Amadingue-SAGARA.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 29 Sep 2022 07:45:44 +0000</pubDate>
<dc:creator>SOLONI</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Maliba a désormais 62 ans, vive le MaliKura ! A 62 ans, l’homme a atteint la maturité. Il n’est plus à la charge d’aucune personne. Après avoir soufflé ses 62 ème bougies, le Mali est-il finalement indépendant ? Dans un passé récent, répondre à cette question relevait d'une gymnastique. Mais aujourd'hui, on peut aujourd'hui sans se tromper répondre par l'affirmatif.

Faut-il le rappeler que le Soudan Français accédait à l’Independence le 22 septembre 1960 ? Après cette date, le président Modibo Keita demandait aux troupes françaises de quitter toutes les bases qu’elles occupaient en territoire malien. L’armée malienne naissait suite à ce départ des troupes coloniales, une armée qui était le gage de la souveraineté du Pays.

Après 60 ans, le Mali à l’instar de la plupart des Etats africains, surtout subsahariens, restaient sous les ordres de l’ancienne métropole, qui décidait de tout (élections, gestions du pays, le mode de gouvernance, etc.) à telle enseigne que certains par ironie, ne manquent plus de qualifier nos dirigeants de gouverneurs ou encore des sous-préfets. Au fond, cette manière de voir les choses n’est pas aussi ridicule que cela parait à la première lecture. L’indépendance qui a été saluée à ses premières heures avec beaucoup d’optimisme, s’est révélée être un mirage.

Revenons au Maliba qui fait l’objet de notre analyse de cette semaine. De l’indépendance à nos jours, tout montre à suffisance que la situation échappait au contrôle des autorités.

Aujourd'hui, les choses semblent changées et le Mali peut se vanter d'avoir amorcer le chemin de l’indépendance.

La chronique maladie du Mali qui était l’épineuse question du nord laissant libre cours aux rumeurs à cause de la position ambigüe de la France, est totalement guérie. La France a été chassée du Mali. Gaillardement débout, le Mali tient à la France et tous ceux qui tentent de piétiner sa souveraineté et sa dignité. Seul contre tous, le Mali défend sa position sans crainte ni complexe. Les choix des partenaires, la réorganisation de son armée, la gestion de la chose publique ; le Mali ne compte avoir des ordres de la part de personne. Et quoi qu'on dise, le Mali par son audace a fini par imposer le respect.

Même si les festivités du 22 septembre se sont passées dans la modestie, nul n'ignore où qu'il se trouve sur la planète, que le Mali a tracé sa voie. Une voie de liberté et de vraie indépendance.

<strong>Amadingué SAGARA</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito : Les  diatribes  du PMPI</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-les-diatribes-du-pmpi-2993075.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/edito-les-diatribes-du-pmpi-2993075.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/02/Gaoussou-Traore.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 29 Sep 2022 01:37:18 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[« Les autorités françaises,  profondément anti-françaises, pour avoir renié les valeurs morales universelles et trahi le lourd héritage humaniste des philosophes des lumières, se sont transformées en une junte au service de l’obscurantisme ».  Cette assertion, dont le  contenu sémantique  stigmatise   le pouvoir  français, en le qualifiant  de  « junte »,  est   prononcée, le samedi 24 septembre  à New York,  du Haut de la Tribune de l’Assemblée Générale des Nations,  par Abdoulaye Maïga, le Premier ministre par Intérim (PMPI) du Mali. Evidemment, c’est  la réponse du Berger à la Bergère d’autant que  c’est le qualificatif « junte » que  les autorités françaises  ont toujours utilisé pour désigner la Transition malienne !

C’est un secret de polichinelle, entre le Mali et la France,  plus que jamais, le torchon brûle. Depuis plusieurs mois, il persiste une tension diplomatique entre les deux pays. Anciennement alliés pour lutter contre le terrorisme  au Sahel,  Bamako et Paris ne se parlent plus officiellement. L’ambassadeur français a été expulsé du Mali, depuis des mois, après qu’il ait remis en cause les autorités de Transition. Fin août, toutes les bases militaires sont libérées et  le dernier soldat français  de « Barkhane » a officiellement quitté le sol malien.

Néanmoins,  l’ombre  de Barkhane et de la France plane sur notre pays. Bamako  reproche à Paris  de soutenir le terrorisme sur le territoire national. Les Autorités maliennes  affirment   détenir des preuves  tangibles contre la « junte française ». Ainsi, depuis quasiment un mois, le Chef de la diplomatie  a déposé  une  saisine auprès du Conseil de Sécurité de  l’ONU pour débattre de la question. Mais la  France (membre permanent du Conseil de Sécurité et détenteur du Droit de Véto) et ses alliés occidentaux n’en veulent pas. Ils œuvrent inlassablement pour la bloquer. Comme si cela ne suffisait  pas,  Paris continue  ses  invectives contre les Autorités  et, par procuration, œuvre  à déstabiliser Bamako.

Face à toutes ces adversités,  les Autorités maliennes ont  alors fait  le choix d’aller à l’offensive diplomatique  et communicationnelle. Ainsi, la Transition malienne s’est  visiblement  mise dans une  dynamique  où elle ne va plus se contenter d’encaisser passivement les incessantes invectives proférées,  à son encontre,  par le  président Macron et sa « junte gouvernementale ». Pareillement,  celles émanant  de certains dirigeants de la sous-région ouest-africaine, dont principalement : Alassane Dramane Ouattara de la Côte d’Ivoire, Bazoum Mohamed du Niger ou Umaro Sissoco Embalo de la Guinée-Bissau, recevront  désormais  une réponse amère. De sorte que  ces suppôts de la France-Afrique, tout comme le Secrétaire Général des Nations Unies, Antonio Guterres (au service du monde occidental),  ont chacun reçu sa  part  de diatribe lors du  cinglant réquisitoire que le  PMPI a prononcé devant la Tribune des Nations Unies.

Dans cette logique que  le PMPI  a, dans son discours-réquisitoire,  étrillé  « la Junte française » qu’elle  considère   comme «profondément anti-française».  Col Maïga  a aussi dénoncé la  «pratique néocoloniale, condescendante, paternaliste et revancharde» du gouvernement français.  Il a aussi dénoncé  l’ingérence et le parti pris du Secrétaire Général de l’ONU dans le  différend bilatéral qui oppose  son pays à  la Côte d’Ivoire. A cet effet,  il a réaffirmé que  les « 46 soldats ivoiriens » sont des «mercenaires». Et en tant que tels,  leur situation   ressort du judiciaire.

Mais qu’en est-il des suppôts ?  Chacun aura reçu  sa dose de diatribe. Ainsi, le PMPI a vertement critiqué  le Chef d’Etat  nigérien,  Mohamed Bazoum, « <strong>l’étranger qui se réclame Nigérien</strong><strong> »</strong>.  Pour Alassane Ouattara, Col Maïga  a décrit avec ironie  la «manœuvre»  qui lui a permis  de «conserver le pouvoir pour lui seul et son clan»,  en tripatouillant la Constitution  ivoirienne pour obtenir un troisième mandat. Lequel n’est ni plus ni moins qu’un Coup d’Etat constitutionnel. Alors que le président en exercice de la  Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), le Bissau-Guinéen Umaro Sissoco Embalo,  accusé de «mimétisme» des Nations unies, est déclaré,  par le PMPI, ne pas être qualifié pour diriger  cette  organisation.

En somme, le message du PMPI est, on ne peut plus clair. Entre les Autorités maliennes de la Transition et leurs détracteurs,  ça serait dorénavant  œil pour œil, dent pour dent !

&nbsp;

<strong>Gaoussou Madani Traoré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Éditorial :   Qu’ils sont patriotes les maliens !</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-quils-sont-patriotes-les-maliens-2992961.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-quils-sont-patriotes-les-maliens-2992961.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/09/Amadou-NFa-DIALLO.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 28 Sep 2022 09:28:19 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le National</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[La semaine passée, les Maliens ont célébré dans la liesse et la ferveur l'anniversaire, 62ème du nombre, de l'accession de leur pays à la souveraineté nationale et internationale. Le Président de la transition guinéenne, Colonel Mamadi Doumbouya, sur invitation de son homologue malien, nous a fait l'insigne honneur de venir vivre avec nous cette fête de l'indépendance qui a pris cette année un relief particulier. Par sa présence, il a scellé dans du zinc, métal protégeant contre l'oxydation, les liens séculaires entre la Guinée et le Mali, "les deux poumons d'un même corps", selon le premier président guinéen, feu Ahmed Sékou Touré. Les Guinéens, à travers  leurs sites d'information, ont participé en direct à la joie des Maliens. C'est par eux que nous apprendrons d'ailleurs que pour faire venir son frère d'armes, son frère africain, son ami, son homologue, sinon son alter ego, le Président Goïta a envoyé au Colonel Mamadi Doumbouya l'avion présidentiel malien piloté par des officiers maliens. Mais le singulier dans ce voyage, et les Guinéens s'en sont bien réjouis pour d'évidentes raisons, est que le Président Goïta a fait escorter par deux aéronefs de l'Armée malienne l'avion présidentiel malien à bord duquel le Président Doumbouya avait embarqué  avec la forte délégation qui l'accompagnait. Un message d'assurance et de sûreté qui vaut bien son pesant d'or dans les circonstances très heurtées que nous vivons en raison des hostilités multiformes imposées à nos deux pays par les impérialistes coalisés du monde.

Le 22 septembre 2022 a donné l'occasion aux Maliens de renouer avec les expressions populaires magnifiant le patriotisme, qui avaient tendance à tomber dans les oubliettes. La retraite au flambeau a été remise au coeur de l'événement à Bamako, à Kayes, Menaka, Ségou, Gao, Tombouctou. Le drapeau malien a été partout présent, on aurait cru à un déferlement de beaux anges pour l'avenir des couleurs "Vert-Or-Rouge". Ce fut fantastique ! L'hymne national a été entonné comme s'il ne l'avait jamais été. Formidable éloge à la patrie qui doit continuer à rythme l'action nationale ! Ô Maliennes et Maliens, que vous êtes des patriotes !

De l'intérieur comme dans la diaspora, les Maliens ont repris l'initiative historique pour la libération de leur pays de toutes injustices internationales, impérialistes par essence, afin de refonder l'État malien tant malmené depuis si longtemps. L'espoir d'un lendemain meilleur a droit de cité désormais.

Pour ne mentionner que nos braves compatriotes de la diaspora, citons-en quelques-uns suffisamment représentatifs. Professeur émérite de physique dans les Universités aux Etats-Unis d'Amérique, Diola Bagayoko, brillantissime cerveau s'il en est, n'a point oublié ses liens sacrés avec la patrie. Du haut de son autorité morale et scientifique reconnue de tous, c'est lui qui présidera les Assises Nationales de la Refondation dans l'enceinte de l'ambassade du Mali à Washington. Il communiquera dans la même veine sur la nécessité de donner à la Transition le temps nécessaire, deux à trois ans au minimum,  afin de nettoyer toutes les écuries d'Augias caractérisées par la kleptomanie dans les sphères dirigeantes du Mali pour que ne soit plus possible la reprise des commandes de l'État malien par les kleptomanes d'hier. Madame Cissé Ramata Sissoko, scientifique de haut vol à Atlanta (USA) n'a pas coupé le cordon ombilical avec la mère patrie. Son souci indéniable du Mali l'a amenée à venir voir IBK pour lui demander de ne pas briguer un deuxième mandat parce qu'ayant lamentablement échoué dans l'exercice du premier que les Maliens lui ont accordé à plus des 76% des suffrages à l'issue de l'élection présidentielle de 2013. Comme pour laisser les traces de sa démarche, elle écrira ses arguments frappés au coin du bon sens. Boubacar Touré, juriste de haut vol exerçant à Montréal (Québec, Canada) a l'amour du pays chevillé à l'âme. Dans notre présente édition, nous publions à nouveau un de ses articles, dans la continuité d'autres de belle facture qu'il ne cesse de produire pour la défense du Mali, de l'Armée malienne et des Maliens. Professeur Boniface Diarra, grand exilé bien connu vivant au Canada, notifiant toujours sa gêne de s'exprimer "dans la langue de ceux qui nous violent", demeure profondément malien.  En 2013, il publie plusieurs articles visant à préserver le Mali de nombre de malheurs. Sa communication sur l'Azawad, imparable, a convaincu la communauté intellectuelle mondiale que "l'Azawad n'est qu'un concept absolument funeste pour le Mali, pour les pays du Sahel et pour l'unité africaine sans laquelle les peuples d'Afrique ne sauraient se libérer et s'épanouir". Et de préciser que le concept Azawad n'est rien de moins qu'un "cri de ralliement visant essentiellement à détruire l'unité territoriale du Mali et à émietter davantage l'Afrique pour la rendre plus accessible  aux psychopates du profit et de l'exploitation minière ..." Quand Professeur Boniface Diarra vient au Mali en 2020, à la faveur d'une conférence, il délivre un message qui charie encore don exigence patriotique : "Il faut absolument que les populations de mobilisent derrière l'Armée malienne".

En 2015, et nous saluons notre compatriote Malamine Doumbia et ses camarades au Canada, maliens et africains, réunis dans l'Alliance Patriotique contre la Destruction du Mali (APDM), pour avoir produit un mémoradum dans lequel ils mettaient en cause, avec de solides arguments, le mandat de la Minusma et de Barkhane dont ils ont demandé le départ du Mali. En 2015 déjà ! Mais le pouvoir de l'époque n'avait point d'oreille pour les entendre. Soucieux du destin du Mali, c'est encore eux qui adresserons une Lettre de cri de coeur à Monsieur Justin Trudeau, Premier ministre du Canada, pour éclairer sa lanterne sur les diversions mensongères de la France pour discréditer le Mali qui ne cherche qu'à sécuriser son territoires et ses populations et pour  recouvrer sa souveraineté balafrée avec démesure. Ces morceaux choisis indiquent que les Maliens sont partout debout sur les remparts. Ce ne sont donc pas les aboiements d'une poignée de molosses nourris avec la viande pourrie jetée dans leurs gueules depuis derrière la Méditterannée et l'Atlantique. Avec les patriotes résolument sur le pied de guerre, sous la direction d'un vrai officier aux commandes, la victoire est certaine.

&nbsp;

<strong>Amadou N'Fa Diallo</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito : Les autorités de la transition se trompent&#45;elles de priorités ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-les-autorites-de-la-transition-se-trompent-elles-de-priorites-2992634.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/edito-les-autorites-de-la-transition-se-trompent-elles-de-priorites-2992634.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2022/01/Youssouf-Sissoko-dirpub.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 26 Sep 2022 07:16:17 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alternance</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[A 17 mois de la fin de la transition et face à l’immensité, voir la complexité des défis à relever, les autorités de la transition malienne, au lieu de s’atteler à la résolution des différentes préoccupations, ne trouveront rien d’autre que de multiplier les fronts, en reléguant au second plan les priorités. Il y a d’abord la plainte contre la France au Conseil de sécurité des Nations Unies, ensuite une crise politico-diplomatique avec la Côte d’Ivoire au sujet des 49-3 soldats, qualifiés de mercenaires et qui sont inculpés et mis aux arrêts. Et pour ne rien arranger une mise en garde a été faite à la CEDEAO au cas où l‘organisation sous régionale se laisserait manipulée par le Président ivoirien Alassane Ouattara. Comme si ces fronts ne suffisaient pas, les partisans des autorités de la transition demandent le départ de la MINUSMA du Mali. Comment un pays qui cherche sa voie et qui est embourbé dans une crise multidimensionnelle gravissime peut-il se brouiller avec ses voisins immédiats et avec presque tout le monde ? Comment une transition dont la durée est connue et qui aurait d’énormes tâches à accomplir pourrait-elle se donner le luxe d’éparpiller ses efforts en reléguant au second plan les trois grandes priorités de l’heure, à savoir la lutte contre l’insécurité, l’amélioration des conditions de vie des maliens et enfin les réformes politiques et institutionnelles permettant d’organiser des élections inclusives, transparentes et crédibles pour un retour à l’ordre constitutionnel.

En tout cas si tant est que les autorités de la transition ont la volonté de rendre le pouvoir à un Président démocratiquement élu en mars 2024, elles doivent éteindre certains fronts pour ne s’occuper que de ces trois priorités qui sont largement costaud pour le peu de temps qui reste. Il ne fait l’ombre d’aucun doute que le premier front le plus brûlant aujourd’hui est celui de l’insécurité. Si nous devrions reconnaitre certaines prouesses importantes de l’armée sur les terroristes que d’aucuns qualifient de véritable montée en puissance des FAMa, force est de constater que le front sécuritaire est loin d’être apaisé, pour ne pas dire qu’il s’exacerbe au nord et au centre avec des crimes odieux commis par les terroristes. Le second front le plus brûlant est incontestablement le front social. De mémoire d’homme les prix des denrées de première nécessité n’ont jamais connu une telle hausse au Mali. Tout est très cher au Mali s’esclaffe une ménagère. A-t-on besoin de rappeler que la crise sociale est la mère de toutes les autres crises ? Les autorités doivent prendre à bras le corps cette épineuse question sociale afin de soulager la misère d’une très grande frange du peuple malien qui broie aujourd’hui du noir. Le troisième front est celui des réformes institutionnelles et constitutionnelles.

Ces réformes ont véritablement du plomb dans l’aile, car l’Autorité Indépendante de Gestion des Elections, AIGE qui aurait dû être l’organe miroir devant attirer les autres, a été mal conçue et ne présage pas d’un lendemain tranquille après les élections. Donc la crise pré et postélectorale est loin d’être écartée. Que dire de la rédaction non consensuelle d’une nouvelle Constitution ? La classe politique bien que discréditée, n’aura pas d’autre choix que de se mobiliser pour constituer une sorte de rempart, voire une sentinelle vigilante contre les fossoyeurs des précieux acquis démocratiques. Du collectif d’anciens députés, au cadre de concertation des partis politiques en passant par Espoir Djiguiya Koura, la dolosive classe politique semble désormais être vent débout et veut se vêtir du manteau de la résistance contre cette velléité de falsification et de réécriture de l’histoire récente du Mali. L’on peut affirmer sans risque de se tromper que les jours voire les semaines à venir seront palpitants pour les autorités de la transition. Donc qu’elles se tournent vers les 3 grandes priorités.

<strong>Youssouf Sissoko</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Éditorial :  22 septembre 2022 : fierté d&amp;apos;être malien</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-22-septembre-2022-fierte-detre-malien-2992255.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-22-septembre-2022-fierte-detre-malien-2992255.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/09/Amadou-NFa-DIALLO.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 21 Sep 2022 10:28:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le National</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Demain jeudi, 22 septembre 2022, le Mali fêtera le 62ème anniversaire de son accession à la souveraineté nationale et internationale voulue par les pères fondateurs de la République, selon l'expression de Modibo Keïta, comme une indépendance véritable. Les astres, cette année, semblent s'aligner comme pour délivrer un message particulier aux Maliens qui font face avec une admirable fierté combative à de multiples complots fomentés de l'extérieur, dont les suppôts locaux sont d'une détermination apatride qui laisse pantois bien de citoyens du monde. Le 62ème anniversaire de l'indépendance de notre pays tombe, en effet, sur un jeudi, comme en 1960. Ce hasard, ou cette coïncidence, révèle un autre, voire deux. Le Président Modibo Keïta, qui a eu le bonheur et l'honneur de proclamer l'indépendance nationale, est mort à 62 ans il y a 45 ans, âge auquel il a eu l'insigne honneur de devenir le premier Président de la République du Mali. Il s'y ajoute que c'est l'éclatement de la Fédération du Mali (Sénégal-Soudan) dans la nuit du 19 au 20 août 1960 qui a conduit l'ancien Soudan français à opter pour l'indépendance le jeudi, 22 septembre 1960. En partant de cette nuit du 19 août 1960, on peut estimer qu'à 24 heures près, cette date aurait pu rimer avec 60 ans-la durée du Sigui dans la culture dogon-, l'oeil scrutant le pronunciamiento salutaire qui a mis fin le 18 août 2020 à une gabegie dévastatrice de 30 ans. Faut-il rappeler que le choix du jeudi, 22 septembre, a été inspiré aux pères fondateurs en raison de l'héroïque  résistance opposée à la pénétration coloniale le 22 septembre 1878 à Sabouciré par nos devanciers ? Mais ces considérations peuvent ennuyer car, selon l'expression d'Amadou Hampâté Ba, "il faut des oreilles bien curées et des âmes moins sceptiques" pour en admettre les sens profonds.

Tout compte fait, sans avoir peur de qui que ce soit, les Maliens, dans la quête de la souveraineté de leur pays, sont dans l'épreuve depuis août 2020. Ils sont dans une période de transition politique qu'ils sont résolus de mettre à profit pour refonder leur nation malmenée par des gangsters et des desperados coalisés. Cette transition est pour eux l'occasion rêvée, en effet,  pour créer les conditions d'un développement dont les premiers bénéficiaires seront d'abord les Maliens eux-mêmes : agriculture, mines, école, défense, NTIC, santé, médecine, métiers, etc. Nathalie Yamb résumait bien la pensée des progressistes du monde entier quant au combat des Maliens : "...Je n'en ai jamais fait un mystère, j'ai un a priori positif à l'endroit de la junte malienne car elle nous a donné, dès  le début, des indications de sa volonté de vouloir extirper son peuple du giron malfaisant dans lequel il est englué depuis... Peuple du Mali, votre armée est en train, en ce moment, de regagner du terrain. Dans le Centre, contrairement à ces 09 dernières années, les déstabilisateurs du Mali sont en train d'être balayés, neutralisés comme on aime bien dire dans le jargon. Vos gens (les autorités) ne parlent pas beaucoup, mais je peux vous assurer que les FAMa et leurs nouveaux alliés font le job. C'est ce qui rend la France gouvernementale hystérique. La victoire est à portée de main. Donnez le courage à vos dirigeants de faire les derniers pas décisifs vers la liberté..." Nathalie Yamb n'est pas une Malienne, mais on peut l'estimer comme une Africaine Malienne. Chaque Malien, hommes et femmes, jeunes et vieux, doit à sa suite se poser maintenant la question incontournable : "Quelle part ai-je à présent aux efforts de guerre en cours au Mali à côté des FAMa ?"

Machiavel disait que "Le principal défaut de l'homme est de ne pas imaginer l'orage par beau temps". C'est ce qui est arrivé avec les inconséquents qui ont gouverné notre pays pendants les trente dernières années. Mais nous n'avons plus le droit de nous morfondre. Le roi de Prusse, Frédéric Le Grand ou Frédéric II (1712-1786) disait : "Il est pardonnable de perdre, mais il n'est pas pardonnable d'être surpris". Nous sommes à présent dans cette situation. Nous n'avons ni le droit d'être surpris, ni celui de perdre. Les générations futures ne doivent pas avoir de raison pour nous maudire. Nous ne pouvons garder cela à l'esprit qu'en pensant à la lutte opiniâtre des hommes et des femmes qui, dans le cadre du soulèvement du M5-RFP, ont donné leurs vies et dont beaucoup d'autres sont handicapés pour toujours afin de réussir le changement survenu le 18 août 2020.

&nbsp;

<strong>Amadou N'Fa Diallo</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Spécial 22 septembre 2022, Edito : Détermination</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/special-22-septembre-2022-edito-determination-2992245.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/special-22-septembre-2022-edito-determination-2992245.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2022/09/marche-M5-.jpeg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 21 Sep 2022 10:02:08 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Essor</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<div class="article__heading" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible">
<p class="article__desc added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible"><strong><span class="text-node">Les Maliens aspirent à un changement profond dans la gouvernance du pays. Cette aspiration, les dirigeants de la Transition en ont fait la boussole de leur action. Leur détermination surprend nos partenaires les plus familiers et étonne souvent nos compatriotes.</span></strong></p>
De la détermination, il en faut pour mener à bien le changement profond que les Maliens appellent de leurs vœux. Le pouvoir intérimaire entend y parvenir en choisissant comme moyen d’action la refondation, avec comme finalité le renouveau du Mali.

Le changement est constamment sur les lèvres - il est utilisé abondamment dans les programmes politiques - mais pour sa traduction dans la réalité, il faut avoir le cœur à l’ouvrage. Tout changement engendre des bouleversements, des chamboulements, des chambardements dans nos habitudes, dans notre comportement, et même souvent dans notre position sociale et notre statut professionnel. Un adage de chez nous illustre bien les sacrifices à consentir : «une nouvelle dent pousse dans la douleur».

Détermination et courage vont de pair pour poser les jalons du Mali nouveau. Rompre avec la France avec fracas exigeait une certaine détermination et une bonne dose de courage. Le pouvoir actuel a administré la preuve que le Mali ne s’en laisse pas compter. Quel que soit l’interlocuteur en face. L’ambassadeur de France a été expulsé.

Le corps expéditionnaire militaire français, présent dans notre pays depuis de longues années, a dû plier bagages dans une atmosphère délétère. Le Mali a résolument tourné le dos à un partenaire historique et la France est en passe de perdre pied dans une zone d’influence qui tenait lieu de laboratoire de sa présence militaire en Afrique de l’ouest.

Les troupes maliennes, par leur détermination, sont en train de démontrer que le vide sécuritaire, tant redouté après le départ de Barkhane, n’est pas impossible à combler. Le syndrome afghan envisagé par certains observateurs n’était donc qu’une vue de l’esprit ? La situation sécuritaire reste préoccupante mais on est loin du chaos pronostiqué par certains oiseaux de mauvais augure.

Concernant les reformes politiques et institutionnelles, pour mettre le métier sur l’ouvrage, il fallait être animé d’une bonne détermination. Certains observateurs en étaient arrivés à conclure à l’impossibilité de réviser la Constitution de 1992. Tant les échecs se sont multipliés ces vingt dernières années. Les présidents Alpha, ATT, IBK ont tous échoué à corriger les faiblesses constatées dans le texte de loi fondamentale.

La transition actuelle semble avoir trouvé la parade à la guigne qui contrecarrait les initiatives. Au lieu de changer la constitution, il a été décidé de changer de constitution. Cette fois-ci sera-t-elle la bonne ? Un fait incline à l’optimisme. Les voix, qui s’étaient élevées contre le projet d’une nouvelle constitution, ne sont plus audibles.

Il en est de même de l’Autorité indépendante de gestion des élections (Aige). Il y a un an, la polémique faisait rage sur l’opportunité d’une telle structure. Devant la détermination des tenants du projet, les sceptiques ont dû mettre de l’eau dans leur «gnamakoudji». L’Autorité est bien créée ; il reste à la mettre au travail. Ce qui n’est pas la moindre des tâches.

Le processus d’adoption d’une nouvelle loi électorale s’est accompagné d’une confrontation sur du velours entre l’exécutif et le législatif. Là aussi, la détermination a été un facteur important. Le CNT en a fait montre pour faire subir au texte du gouvernement un toilettage à grande eau.

Au-delà des frictions, le résultat est patent. Les prochaines élections seront encadrées par un nouveau texte législatif. Remède efficace contre les crises post-électorales ? Attendons la mise en pratique.

La détermination porte les actions dans le domaine de la coopération et dans le processus des réformes. Quid des sacrifices que les Maliens, du sommet à la base, se doivent-ils de consentir pour la bonne cause? Sur ce plan, le tableau est moins attractif. Les soutiens des dirigeants ont été forcément froissés voire incommodés par les bruits de casseroles dans l’attribution des logements sociaux. Les ricanements n’ont pas manqué du côté des contempteurs.

Il faut davantage de sacrifice pour faire taire les tintamarres qui s’élèvent, de temps à autre, autour des marchés. Le changement passe nécessairement par l’abandon de certains péchés mignons.

La crédibilité de la lutte contre la corruption en dépend. Aujourd’hui, les citoyens sont fondés à exiger l’orthodoxie. Plusieurs corporations ont consenti leur part de sacrifice en mettant en sourdine les revendications catégorielles. Les structures publiques, pour la plupart, subissent stoïquement les restrictions budgétaires.
<h6 style="font-weight: 500" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible"><span data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible">La hausse des prix de certains produits de grande consommation est vécue sans trop d’acrimonie. Il est vrai que la fibre patriotique et la souveraineté en bandoulière incitent à se serrer la ceinture. Entre les facteurs exogènes négatifs et nos propres turpitudes, le processus de transition doit se frayer un chemin vers la sortie de crise. Reculer devant l’adversité ? Pas question !</span></h6>
</div>
<p id="js-authors-trigger" class="meta meta__publisher meta__publisher--header added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible"><span id="js-authors-list" class="meta__author meta__author--header" data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible"><span class="text-node">Par </span><a class="article__author-link" href="https://lessor.ml/author/posts/25%20" data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible"><span class="text-node">Brehima TOURE</span></a></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Guterres tranche sans dénouer la crise !</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/guterres-tranche-sans-denouer-la-crise-2992203.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/guterres-tranche-sans-denouer-la-crise-2992203.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/04/daou-.jpeg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 21 Sep 2022 06:41:12 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>A l'occasion de la semaine de haut niveau de la 77ème session de l’Assemblée générale des Nations-Unies (AGNU), du 19 au 26 septembre 2022, les chefs d'État et de gouvernement, et d'autres représentants nationaux de haut niveau, se réunissent pour présenter leurs priorités et échanger sur les grands enjeux mondiaux.</strong>

L’ordre du jour concerne des questions sur « la transformation de l’éducation » ; « les droits des minorités » ; réunion du Conseil de sécurité sur l’Ukraine ; prévention de la famine et l’insécurité alimentaire ; réunion sur le Sahel ; réunion pour mettre fin à la pandémie de Covid-19 etc.

On peut donc comprendre aisément, que ne seront sûrement pas éludées, les questions de l’extrémisme violent attribué à des groupes terroristes, qui sèment et attisent l’insécurité dans le Sahel, particulièrement au Mali, au Niger, au Burkina Faso, au Tchad, et en Libye où a été donné le coup d’envoi de la déstabilisation du Sahel.

Et en lien avec l’insécurité déstabilisatrice des Etats africains, dont l’un des vecteurs apparents est la nébuleuse djihadiste, il y a sans conteste la question des 49 soldats de la Côte d’ivoire présumés « mercenaires », mais aussi la plainte malienne contre la France d’Emmanuel Macron devant le Conseil de sécurité des Nations-Unies pour terrorisme et soutien au terrorisme.

Le Mali dont la délégation est conduite par le Colonel Abdoulaye Maïga Premier ministre par intérim, fournira des preuves devant le Conseil de sécurité de l'Organisation des Nations unies (ONU) pour étayer l’accusation contre la France d'avoir fourni des armes de guerre et des renseignements à des groupes terroristes, si l’on en croit le Colonel Abdoulaye Maïga Premier ministre par intérim.

Cependant, alors que ces réunions des Nations-Unies retiennent toutes les attentions, les Maliens scrutent et fouillent l’agenda de cette 77ème Assemblée générale, sans voir le moindre indice, que ces questions maliennes seront à l’ordre du jour. L’ONU dont le Mali est membre (redondance) a-t-elle décidé de faire black-out sur la plainte du Mali ?

Non content de ce choix au penchant exclusif, le Secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres, par ce coup de pique donné à la veille de la réunion de l’Organisation mondiale, veut-il faire un clin d’œil à l’ancienne puissance coloniale, mise sur le banc des accusés par le Mali ?

Se prononçant sur la question « des mercenaires », qui brûle le torchon entre le Mali et la Côte d’Ivoire, Guterres fait le choix de trancher sans dénouer la crise, en indiquant qu'il n'y a pas lieu de les tenir dans les liens du mercenariat, sans préciser davantage leur statut. Le fait est il de faire regretter au pays d’Assimi Goïta, la volonté de faire de la présente Assemblée Générale, le lieu d’une empoignade contre l’ancienne puissance coloniale, soupçonnée de néocolonialisme, d’avoir la main dans le pot du miel au Mali et d’assistance aux supposés djihadistes.

Par ailleurs soit dit en passant, la question des mercenaires n’aurait pas connu un tel revirement si on avait su ménager la chèvre et le chou. Une éventuelle extradition d’anciens dignitaires maliens résidant en Côte d’Ivoire ne peut servir qu’à assouplir la position malienne et participer à la création de conditions favorables à la décrispation. De là à en faire une condition pour élargir les mis en cause dans le cadre d’un échange, les interprétations sont passées par là pour parler de « prise d’otage ». Tant est le fagot de bois mort apporté par l’esprit.

<strong>B. Daou</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Editorial :  Déjouer les coups malsains</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-dejouer-les-coups-malsains-2992100.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-dejouer-les-coups-malsains-2992100.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/06/Bazoumana-Alerte.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Tue, 20 Sep 2022 13:25:38 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alerte</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Depuis la prise de la décision prise par les autorités du Mali de proroger la transition afin de procéder aux réformes politiques et institutionnelles, rien ne va plus entre le Mali et l’ancienne puissance colonisatrice qui n’est autre que la France. A leur arrivée au pouvoir à la faveur du coup d’Etat d’août 2020 occasionnant le départ d’Ibrahim Boubacar Kéita, les colonels ont engagé le Mali dans la reconquête de la souveraineté de la nation malienne avant de rendre le pouvoir aux civils.

Pour y arriver, ils ont trouvé comme moyens possibles le départ de Barkhane, la rupture diplomatique avec l’ancienne Gaulle. C’est ainsi que les forces françaises sont rentrées et l’ambassadeur de France a été invité à faire sa valise pour quitter le Mali dans un délai de 72 heures. Après cette rupture historique entre les deux pays, le Mali a traîné la France au Conseil de sécurité de l’Organisation des Nations unies. Cette plainte est motivée par la volonté du Mali de se faire respecter dans sa souveraineté.

Depuis le moment où ces tiraillements ont commencé, des coups malsains de la volonté colonialiste ne cessent de se préparer. Les accusations de tueries des civils au centre du pays ont été dirigées contre les FAMa. Des chaines françaises ont distillé ces informations sans aucun fondement.

Cumulant échecs sur échecs dans la tentative d’empêcher l’atteinte du noble objectif, la France joue autrement. C’est la raison pour laquelle, elle pourrait tirer profit de la situation difficile entre le Mali et la Côte d’Ivoire. Ces deux pays qui n’ont jamais eu de problème depuis l’accession aux indépendances dans les années 1960, sont aujourd’hui à couteaux tirés à propos de 49 militaires réduits à 46 avec la libération des 3 femmes du contingent.

Il est temps de lire entre les lignes pour déjouer les coups malsains. L’union des Africains est une porte de sortie du bourbier dans lequel la France a installé ses anciennes colonies depuis belle lurette. Il faudra donc trouver un terrain d’entente avec les autorités ivoiriennes pour sortir de ce marasme qui n’a que trop duré. Songer à faire perdre des illusions rétrogrades aux individus prêts à vendre leurs âmes au diable pour assouvir leurs désirs insatiables et malpropres.

<strong>Bazoumana KANE</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito :  :  A la conquête d&amp;apos;une nouvelle indépendance !</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-a-la-conquete-dune-nouvelle-independance-2991974.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/edito-a-la-conquete-dune-nouvelle-independance-2991974.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2019/05/Tiemoko-Sinaly-Traore.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 19 Sep 2022 10:11:26 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pouce</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Le 22 septembre, le Mali célébrera la fête de son indépendance acquise en 1960. 62 ans déjà que Modibo Keïta proclamait l'indépendance de la République soudanaise qui devient la République du Mali. Une décision historique qui marque l'aboutissement d’une longue lutte d’un peuple colonisé. Mais, après 62 ans de marche, le Mali semble revenir sur ses pas. Le Mali revient sur ses pas pour corriger ce qui n’a pas marché. Ce qu’il croyait être une indépendance, est en réalité une simple façade qui traduit mal le mauvais engagement et le manque de volonté des dirigeants du Mali « indépendant » à concrétiser le rêve du père de l’indépendance. C’est un grand échec pour le Mali ! Toujours est-il que la France, qui avait rapatrié son dernier soldat sur injonction du président Modibo Keita, est revenue avec force, s’installer durablement aux bords du Djoliba et se plaisait à piétiner la souveraineté du Mali indépendant. La roue de l’histoire tourne. Les dirigeants actuels se sont promis de réaliser le rêve de feu Modibo Kéita : affirmer avec force non seulement l’indépendance du Mali en tout cas vis-à-vis de la France coloniale mais aussi la souveraineté du pays à pouvoir décider et choisir par lui. C’est en cela que la célébration du 22 septembre 2022 aura tout son sens. Loin d’être une festivité commémorative, cette fête du 22 septembre est la réaffirmation du Mali à protéger sa souveraineté nationale. Bonne fête du 22 septembre !

<strong>El Hadj Tiémoko Traoré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito : Le Mali s’embourbe dans la crise</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-le-mali-sembourbe-dans-la-crise-2991927.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/edito-le-mali-sembourbe-dans-la-crise-2991927.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2022/01/Youssouf-Sissoko-dirpub.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 19 Sep 2022 07:16:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alternance</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Alors qu’on pensait qu’un compromis allait être trouvé entre le Mali et la Côte d’ivoire au sujet des 46 autres militaires, après la libération de trois soldates ivoiriennes, pour des raisons humanitaires, c’est loin de connaitre la détermination des autorités maliennes à ne rien lâcher contre ce pays frère qu’elles accusent d’abriter des opposants aux desseins déstabilisateurs de la transition. Incontestablement cette affaire est sortie du cadre juridique pour devenir une affaire purement politique avec un relent de règlement de compte. Sinon comment comprendre que ces deux pays liés par l’histoire, la culture, la géographie, l’économie ne puissent pas transcender ces petites difficultés mineures pour se tourner résolument vers les grandes préoccupations du moment. Le Mali traverse aujourd’hui une crise multidimensionnelle qui dépasse sa seule compétence, donc il a besoin du soutien des autres et particulièrement de la Côte d’Ivoire pour se tirer d’affaire. Car faut- il le rappeler la Côte d’ivoire est la première puissance économique de l’UEMOA, un pays influent au sein de la CEDEAO, mais aussi et surtout un pays dont le port sert de transit aux marchandises des commerçants maliens.

Quand est ce que les autorités maliennes  comprendront qu’une brouille avec les pays de la CEDEAO compliquerait la crise, qu’elle soit sécuritaire ou économique ? Nous ne  cesserons jamais de rappeler à Assimi Goïta que le Mali ne pourra pas faire face à plusieurs fronts en même temps et qu’il a intérêt à se réconcilier avec tous les pays s’il veut arriver à bout du terrorisme. Cette attitude belliqueuse, jusqu’auboutiste et guerrière, n’arrangerait pas la situation et éloignerait la transition de l’atteinte de ses objectifs, qui sont entre autres la lutte contre l’insécurité, les réformes politiques et institutionnelles, la bonne organisation des élections pouvant non seulement permettre de doter le pays d’autorités légitimes, mais aussi et surtout de revenir dans le concert des nations. Il est grand temps pour  les autorités maliennes de sortir de cette posture belliciste et de faire face aux préoccupations majeures du peuple. Elles ne doivent pas céder aux sons de sirène des laudateurs, des zélateurs et autres opportunistes qui ont mangé à tous les râteliers et qui sont prêts à retourner la veste à la première occasion. Ces situationnistes sans foi, ni loi ont accompagné tous les régimes au Mali.

Assimi Goïta comprendra-t-il qu’aucun pays seul ne peut relever les défis qui sont ceux du Mali d’aujourd’hui ? Autant les Etats Unis ont échoué dans la lutte contre les Talibans en Afghanistan, autant la France a échoué dans son combat contre les terroristes au sahel en dépit de ses énormes moyens, autant le Mali échouera, malgré le soutien des instructeurs Russes, s’il ne crée pas une synergie d’action avec ses voisins d’abord et avec tous les pays, afin de venir à bout de ce fléau qu’est le terrorisme. Les chansons tendant à comparer le colonel Assimi Goïta à Soundiata Keita, à Dah Monzon Diarra  ne sont que des balivernes. En général les soutiens du Président de la Transition malienne sont soit des opposants aux régimes de leurs pays ou des activistes sous le couvert d’un panafricanisme étriqué. C’est le cas de Franklin Nyamsi, l’ivoiro-camerounais, un proche de Guillaume Soro, de Kemi Séba le Franco-béninois, un soit disant panafricaniste  ou encore de Nathalie Yamb, la Suisso-camerounaise qui dit avoir fait de la libération du continent africain son cheval de bataille. Assimi Goïta est pour ceux-ci, comme pour l’artiste ivoirienne Aicha Koné, un cheval de Troie qu’ils veulent s’en servir pour assouvir leurs ambitions.

En somme, le Président de la Transition gagnerait davantage en atteignant certains fronts et en accordant de l’importance aux préoccupations majeures de son peuple, qui aujourd’hui est au bord de l’abime, tant sur le plan sécuritaire que sociopolitique.

<strong>Youssouf Sissoko       </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito : Mali, en avant !</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-mali-en-avant-2991345.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/edito-mali-en-avant-2991345.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/09/Amadou-NFa-DIALLO.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 14 Sep 2022 08:47:50 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le National</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Lorsque le jeudi, 1er septembre 2022, Emmanuel Macron  invite ses diplomates à quitter la réserve pour monter sur les réseaux sociaux afin de contrer les narratifs russe, chinois, turc, etc, c'était en fait un Président de la République française en situation de détresse qui appelait son ban et arrière-ban à son secours. Le sémillant locataire de l'Élysée a fini par se convaincre que tout est perdu, à moins de réussir à reprendre au plus vite la main sur son désormais pré carré. Il avait sillonné en vrille l'Afrique, de la Guinée-Bissau au Cameroun, à un moment où Serguéi Lavrov marchait sur les platebandes traditionnelles de la France, jusqu'au Congo-Brazzaville que l'on croyait être plutôt chasse-gardée imprenable de l'Hexagone. Quand il revient à Paris pour refaire le plein d'oxygène, le voilà reparti de l'autre côté de la Méditerranée, en Algérie, où on lui dessille les yeux quant à son espoir improbable de procéder à une reconquête tambour battant. Le Président Tebboune, qui n'a pas d'expériences à se faire vendre, lui tient poliment la dragée haute. L'avion présidentiel à bord duquel Macron arrive est escorté dès son entrée dans le ciel algérien par des aéronefs russes, message pour lui signifier que non seulement le bon partenaire est ailleurs, loin des rivages de la Méditerranée, mais en plus que l'inviolabilité du ciel algérien est une réalité à ne pas ignorer dans les calculs géostratégiques. À Oran, ville importante, Macron sera hué et conspué. Last but not the least, le pupitre sur lequel les deux présidents s'exprimeront portaient l'arabe et l'anglais, mais pas le français. Résultat de tout cela : venant toujours comme le Grand Seigneur Tout Haut, Emmanuel Macron ne recevra que des baves polies sur sa joue droite, puis sur sa joue gauche. Quant aux chevaliers de l'industrie qui l'accompagnaient, patrons formidables du MEDEF, ils n'auront pas à signer un contrat qui leur rapportera un copeck russe.

Mais la déroute de Macron est plus manifeste au Mali et au Sahel. Barkhane a plié bagages et fait place nette le 15 août, laissant orpheline la Minusma en se déportant vers le Niger. Neuf ans de présence, avec une lourde quincaillerie militaire jamais vue au Mali et au Sahel, n'auront servi qu'à rendre éclatante la débâcle des Armées françaises. Lorsque Barkhane quittait le Mali,  elle comptait au moins, selon plusieurs estimations, 4500 hommes, 07 avions de chasse, 22 hélicoptères de combat, 10 avions de transport de troupes, 260 blindés lourds, 210 blindés légers et 360 véhicules de terrain. À ceux-là, il faut ajouter trois (03) drônes qui surveillaient la bande Sahélo-Saharienne où les terroristes étaient légion. Ces estimations, il faut le noter, datent de mai 2019, ce qui indique que trois ans après, en 2022, il faut, même en minorant, compter l'arsenal français au triple. Cette lourde quincaillerie, a pu  s'ébraler vers le Niger où elle doit se "réarticuler" sans anicroche du tout, preuve que les djihadistes et autres terroristes n'avaient pas comme cibles les troupes d'occupattion françaises, qui apparaissent bien comme leurs alliées.

L'appel macronien du 1er septembre a montré une autre faiblesse que le n° 1 et ses généraux et autres tacticiens ont parfaitement analysée. Les partis politiques maliens sur lesquels ils ont misé pour déstabiliser la transition malienne ne valent pas un clou, ils n'ont pas l'onction du peuple qui se mobilise plutôt plus facilement et promptement pour répondre à l'appel du Président Assimi Goïta ou pour soutenir les FAMa. Ce fut leur grande désillusion.

En attendant la montée sur les réseaux sociaux des armées de diplomates français, mon jeune frère et confrère Kassim Traoré a dispensé un cours magistral que Macron se doit d'apprendre et d'assimiler. Au Tchad, et bien avant au Sénégal, au Burkina Faso, au Gabon, les citoyens ont manifesté contre la France en s'attaquant violemment aux intérêts français. Ce ne fut jamais le cas depuis plus de deux ans.Tous les meetings et grandes marches des Maliens pour la reconquête de la souveraineté de leur pays ont eu lieu sur la place de l'indépendance, tout près de l'Institut français. Et jamais pas un cailloux, pas même un plastique , n'a été jeté à l'intérieur de l'Institut français à l'occasion des manifestations citoyennes maliennes. Qu'on aille embêter les oreilles des Français de sentiments anti-français au Mali !

La vérité inoxydable est désormais que les patriotes maliens sont fondés à crier : "Mali, en avant !"

&nbsp;

Amadou N'Fa Diallo

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito : Le PM Abdoulaye Maiga peu convaincant</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-le-pm-abdoulaye-maiga-peu-convaincant-2991098.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/edito-le-pm-abdoulaye-maiga-peu-convaincant-2991098.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2022/01/Youssouf-Sissoko-dirpub.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 12 Sep 2022 07:23:59 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alternance</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[La première grande sortie du nouveau PM ou du moins du Premier Ministre par intérim, le Colonel Abdoulaye Maïga a laissé beaucoup de maliens dubitatifs quant à sa volonté de rompre avec son prédécesseur qui a pêché non seulement à Rassembler les maliens autour des objectifs de la transition, mais aussi a été à la base de l’isolement dont le Mali est victime aujourd’hui. Le PM par intérim  n’a pas convaincu sur un certain nombre de sujets et ne semble pas non plus avoir la volonté de se démarquer de son prédécesseur Choguel K Maiga. D’abord sur la question de nos relations avec les Etats de la CEDEAO, de l’UA et de l’Occident, le Premier ministre par intérim n’a fait que le remake de ce que son prédécesseur a toujours affirmé, à savoir le respect de la souveraineté du Mali et les aspirations profondes du peuple. Il dit n’est pas accepter qu’on impose des choses qu’eux-mêmes n’accepteront pas. Au lieu de sortir de la posture guerrière en essayant de se réconcilier avec tout le monde afin d’atteindre les objectifs, il est resté trop collé à des considérations qui ne font pas avancer le Mali. S’agissant des réformes en cours après avoir appelé au rassemblement il a mis le pied dans le plat en parlant de la composition de l’AIGE. Le premier ministre ne trouve que le raccourci en affirmant que ceux qui ont été choisis sont des maliens comme tout le monde et qu’ils ont la compétence car ils ont répondu à un certain nombre de critères. Que le PM comprenne que personne n’a remis en cause ni leur compétence encore moins leur Malianité, ce dont il s’agit c’est la manière avec laquelle ils ont été choisis, à savoir à la suite d’un tirage au sort  dans un pays qui a plus de 20 ans de pratique démocratique

Ce qui a surtout  été déploré c’est la manière dont ils ont été choisis et surtout les formations politiques dont ils sont issus et qui ne sont pas représentatifs de la classe politique. Sur la crise sociale avec ses conséquences de vie chère, le premier ministre n’a point rassuré. Il est resté dans les généralités, à savoir que l’Etat subventionne pour que les prix des denrées de première nécessité soient à la portée des ménages et surtout des mesures coercitives en faisant intervenir les forces de l’ordre pour stopper la surenchère. Ces mesures ont toujours existé, mais elles n’ont jamais donné les résultats escomptés, car certains  commerçants véreux les piétinent en longueur de journée avec la complicité des cadres hauts placés de l’administration. Ces mesures sont anciennes au Mali et elles n’ont jamais été efficaces. Sur la sécurité, le PM par intérim se veut optimiste car pour lui la peur a changé de camp et que l’ennemi est en débandade. Le PM pense que  cette mission est celle des forces de défense et de sécurité, qui, certes paient un lourd tribut, mais sont déterminées à combattre les terroristes pour qu’il y ait la paix et la sécurité. Pour le Colonel Abdoulaye Maiga aucun sacrifice n’est de trop pour défendre sa patrie. Sur la durée de la transition, le PM par intérim semble être déterminé à respecter cet engagement pris vis-à-vis de la communauté internationale, par l’organisation d’élections libres transparentes et crédibles afin de doter le pays d’institutions légitimes. Comme son prédécesseur  le PM Abdoulaye Maiga ne porte pas de gant pour fustiger le comportement de la France  qui serait à l’origine de la situation dans laquelle le Mali se trouve depuis plus de 10 ans.

En somme, ce qui est attendu du PM c’est une totale rupture avec son prédécesseur qui a mis le Mali dans une situation d’isolement total ce qui a provoqué cette crise d’une gravité jamais connue au Mali. Malgré cette sortie qui a laissé plus d’un malien sur sa faim on peut toujours continuer à  faire confiance au PM par intérim,  en attendant qu’il soit confirmé, car il ne met en œuvre que le Plan d’Action Gouvernemental voté par le CNT dont Choguel K Maiga était le Maître d’ouvrage. Après sa confirmation, ce qui est le souhait de beaucoup de maliens, il doit se démarquer de certaines prises de position, qui sont à la fois populistes et suicidaires pour le Mali.

<strong>Youssouf Sissoko   </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito	 :  Sortons du déni de réalité !</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-sortons-du-deni-de-realite-2990704.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/edito-sortons-du-deni-de-realite-2990704.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/02/Gaoussou-Traore.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 08 Sep 2022 01:30:40 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="yiv2316220978s6" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;line-height: 16.2pt;background: white"><span class="yiv2316220978bumpedfont15"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Depuis<b> </b>quelques jours, une «<i> réunion de niveau décisionnel</i> » sur l’application de l’accord de paix et de réconciliation, sous l’égide de la médiation internationale, menée par l’Algérie et, dont font également partie les Nations unies et la Cédéao, a acté  un compromis entre les parties signataires maliennes. Celui-ci stipule que  26 000 « ex-combattants » issus des groupes armés vont être intégrés dans l’armée malienne dite « <i>reconstituée </i>» et dans la Fonction Publique. La place accordée aux « ex-rebelles » dans les postes de commandement serait aussi réglée. Est-ce  donc à comprendre  qu’il n’existe plus de points d’achoppement pour l’application dudit accord ? Certainement pas ! </span></span></p>
<p class="yiv2316220978s6" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;line-height: 16.2pt;background: white"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228"> </span></p>
<p class="yiv2316220978s6" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;line-height: 16.2pt;background: white"><span class="yiv2316220978bumpedfont15"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">En effet,  de nombreuses zones d’ombres demeurent dans les clauses dudit accord.  Lequel n’a jamais fait l’objet d’un débat  démocratique par les représentants du peuple malien (l’Assemblée Nationale ou le Conseil National de la Transition).  Aussi, une  majorité des populations et de la Société Civile  maliennes considère que  l’application  de cet Accord de Paix et de Réconciliation issu du processus d’Alger aboutirait à la division de leur pays en plusieurs entités étatiques. La fameuse et l’hypothétique « République de l’Azawad » n’est-elle pas déjà en gestation : avec ses propres forces de défense et de sécurité et le reste de ses institutions ? Les « ex-rebelles touaregs » ne fêtent-ils pas tous les ans, au vu et au su de la Communauté dite Internationale, leur  « indépendance » vis-à-vis de  l’Etat  souverain du Mali ?  Soyons donc  réalistes !</span></span></p>
<p class="yiv2316220978s6" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;line-height: 16.2pt;background: white"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228"> </span></p>
<p class="yiv2316220978s7" style="text-align: justify;background: white;margin: 0cm 0cm 7.5pt 0cm"><span class="yiv2316220978bumpedfont15"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">L'accord d'Alger, officiellement dénommé Accord pour la paix et la réconciliation au Mali, est,  en principe, un accord visant à mettre fin à la Guerre  au Nord du Mali. Signé le 15 mai 2015  à Alger  et le 20 juin 2015 à Bamako — après des  soi-disant négociations menées à Alger — entre la République du Mali et la Coordination des mouvements de l'Azawad (CMA), il prévoit en substance : l’intégration d’ex-rebelles dans les forces de défense et de sécurité maliennes et dans d’autres institutions de l’Etat malien, ainsi qu’une plus grande autonomie des régions nord. Il est considéré par  ses parrains,   comme crucial pour la stabilisation du Mali. Alors que dans les faits, son applicationdemeure problématique, voire impossible. Bien que conscientes de cette triste réalité, toutes les parties signataires continuent  d’adopter une politique de fuite en avant.  Pour  s’empêtrer  dans le déni de réalité.</span></span></p>
<p class="yiv2316220978s6" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;line-height: 16.2pt;background: white"><span class="yiv2316220978bumpedfont15"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Le gouvernement malien de Transition et les groupes armés du « Nord-loyalistes » et « ex-indépendantistes », signataires de l’accord de paix en 2015 s’étaient réunis deux mois plutôt sans parvenir à s’entendre. A cette époque, juillet 2022, la Coordination des mouvements de l'Azawad (CMA) avait noté avec inquiétude,  « l'abandon" de la mise en œuvre de l'Accord pour la Paix et la Réconciliation issu du Processus d'Alger depuis l'avènement de la Transition. En raison de cela, elle s’était  réservée : « le droit d'en tirer toutes les conséquences ».  Une accusation dont le ministère de la Réconciliation,  chargé de la mise en œuvre dudit accord pour la paix et la réconciliation,  avait  naturellement réfuté. C’est ce dialogue de sourds  auquel s’adonnent constamment  les deux parties sur   l’application de l’accord d’Alger.  Lequel peine à bouger. Il faut donc que  les parties signataires reconnaissent  la triste réalité : l’accord d’Alger est caduc et inapplicable. </span></span></p>
<p class="yiv2316220978s6" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;line-height: 16.2pt;background: white"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228"> </span></p>
<p class="yiv2316220978s6" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;line-height: 16.2pt;background: white"><span class="yiv2316220978bumpedfont15"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Depuis sept ans, la crise multidimensionnelle, engendrée au Mali  par la rébellion touarègue et l’invasion terroriste, s’est  beaucoup amplifiée. C’est  quasiment l’ensemble du pays qui est concerné  par la crise sécuritaire. Désormais la CMA n’est plus la seule détentrice des armes face à l’Etat du Mali.  Les  groupes  armés  essaiment l’ensemble du territoire national. Au point qu’il est difficile de savoir s’ils  sont des  rebelles, terroristes  ou bandits  armés.  </span></span></p>
<p class="yiv2316220978s6" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;line-height: 16.2pt;background: white"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228"> </span></p>
<p class="yiv2316220978s6" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;line-height: 16.2pt;background: white"><span class="yiv2316220978bumpedfont15"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Ainsi, à cause du déficit  sécuritaire, des milices d’auto-défense  sont créées partout  au  Mali par les différentes communautés nationales. C’est   l’ensemble du pays  qui vit en insécurité. De sorte que, plus que jamais,  c’est le Mali  dans son entièreté  qui a  besoin d’être réconcilié. La politique  de  l’exclusivité,   jadis  accordée à la CMA,  ne saurait être la panacée. Il  est   alors raisonnable  de comprendre  que  l’Accord d’Alger,  ne concernant  que les seules régions du   Nord du pays,   n’est plus en mesure de résoudre la problématique sécuritaire de l’Etat du  Mali. Encore moins, permettre la paix et la réconciliation nationales.  Il doit  impérativement  céder  sa place à un autre accord,  non moins sélectif (donc inclusif),  qui prendrait en compte,  les intérêts  de toutes les composantes de la nation malienne. </span></span></p>
<p class="yiv2316220978s6" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;line-height: 16.2pt;background: white"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228"> </span></p>
<p class="yiv2316220978s6" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;line-height: 16.2pt;background: white"><span class="yiv2316220978bumpedfont15"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Pour ce faire, l’Etat du Mali doit,  illico presto, décréter   la caducité de l’Accord dit du processus d’Alger. Mais faudrait-il que  les parties  signataires de l’Accord d’Alger, à commencer par les  Autorités maliennes, comprennent  l’urgence et la  nécessité de renégocier un  nouvel  accord ! Cette fois-ci,  à l’échelle nationale !</span></span></p>
<p class="yiv2316220978s6" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;line-height: 16.2pt;background: white"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228"> </span></p>
<p class="yiv2316220978s6" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;line-height: 16.2pt;background: white"><span class="yiv2316220978bumpedfont15"><b><span style="font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Gaoussou Madani Traoré </span></b></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Paul&#45;Henri Sandaogo chez Assimi Goïta</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/paul-henri-sandaogo-chez-assimi-goita-2990513.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/paul-henri-sandaogo-chez-assimi-goita-2990513.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2020/10/Bakary-Daou-.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 07 Sep 2022 06:55:26 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Le président du Burkina Faso, Paul-Henri Sandaogo Damiba, a rencontré, samedi à Bamako, son homologue malien, Assimi Goïta. Au-delà du fait qu’ils partagent une frontière commune, les deux hommes sont arrivés à la tête de leurs pays respectifs, dans un contexte de crise sécuritaire lié au terrorisme à l’extrémisme violent d’une part, et à la mal gouvernance politique rampante d’autre part.</strong>

Les dossiers chauds du moment sont l’extrémisme violent attribué à des groupes terroristes, la détention par les autorités judiciaires maliennes de 49 soldats de la Côte d’ivoire présumés « mercenaires », mais aussi la plainte malienne contre la France d’Emmanuel Macron devant le Conseil de sécurité des Nations-Unies pour terrorisme et soutien au terrorisme, rarissime dans l’histoire de l’Organisation des Nations-Unies (ONU) et de son ancêtre la Société des Nations (SDN).

Les critiques contre les militaires au pouvoir, des puissances occidentales au motif qu’elles soutiennent la démocratie, ont poussé les membres du G5 Sahel à dénier le droit de sa présidence tournante au Mali du Colonel Assimi Goïta. La France est intraitable sur le statut des dirigeants au pouvoir, il faut un pouvoir civil élu et non une « junte militaire qui cherche à s’éterniser au pouvoir ». Et les organisations sous-régionales sont bien inspirées par cette dictée préparée à l’occidentale.

Les autorités maliennes non contentes de la stigmatisation ont décidé de se mettre en marge du G5 Sahel aux pays à bonne école de la démocratie à géométrie variable à la soupe de certaines puissances. Sinon comment comprendre la confiscation de la présidence du G5 Sahel par un militaire copté à la tête de son pays, suite à la mort du président, qui plus est un ascendant ? C’est une illustration de la « démocratie à géométrie variable », selon ses intérêts, sans préjudice de la vraie démocratie prônée par Abraham Lincoln, président des États-Unis de 1860 à 1865, « le gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple », sous-entendant des élections crédibles, un parlement crédible au contrôle de l’action gouvernementale crédible.

Cette façon de gouverner le G5 Sahel, non appréciée au Mali (le peuple et les autorités), a conduit Bamako à reconsidérer sa façon de voir cette organisation qui regroupe le Burkina Faso, le Mali, la Mauritanie, le Niger et le Tchad. Veulent-ils le retour du Mali pour reprendre sa place dans le G5 Sahel ? Qu’ont-ils dit et fait quand ils ont dénié à notre pays le droit de présider l’organisation ? Parions un peu, testons la popularité dans leurs pays respectifs, des présidents Mahamat Idriss Deby, Mohamed Bazoum, Assimi Goïta… !

<strong>B. Daou</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Éditorial :   Patriotes, soyez bénis !</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-patriotes-soyez-benis-2990468.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-patriotes-soyez-benis-2990468.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/09/Amadou-NFa-DIALLO.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 07 Sep 2022 01:57:23 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le National</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Défendre la patrie est un devoir sacré opposable à tous les citoyens. Les Maliens, dans leur écrasante majorité, sont admirables. S'ils ne s'étaient pas levés resolument, leur pays serait encore sous les rênes courtes et prédatrices des sectes politiciennes successives qui l'ont précipité dans un cul-de-sac d'une profondeur abyssale d'où il n'aurait jamais pu remonter. Pour ne considerer que la dernière oligarchie carnassière qui a fait saigner la patrie plus que tout, non seulement nous risquions tout ce qui restait de notre pays, mais il était fort probable que le nom Mali devienne même une pièce à rechercher dans les musées de l'histoire, en dépit du glorieux empire qu'il a incarné. Dieu merci, les Maliens ont l'amour de leur pays vissé à l'âme. Le pronunciamiento du 18 août 2020 leur a permis, depuis deux ans, à reprendre l'initiative historique inscrite dans l'exigence de recouvrer la souveraineté totale et entière de leur pays. La marche est irrésistible, on le voit à longueur de temps, malgré les croc-en-jambes sans fin.

L'Armée nationale a relevé la tête, elle se dote régulièrement d'équipements efficaces propices à l'accomplissement de ses missions de défense du territoire, des populations et de leurs biens; elle traque les forces du mal, qui voient le spectre de leurs crimes se rétrécir. Le Mali s'est doté d'une vraie école de guerre, d'un hôpital militaire haut de gamme est en construction. Dans cinq ans, nous aurons notre Complexe numérique à Dialakorobougou et il sera comme la Silicon Valley, en tout cas pas si loin. Pour la première fois, nous allons disposer d'une société pour la recherche et l'exploitation des ressources minérales de notre pays, avec la particularité de l'État comme actionnaire unique. Le 11 mai 2022, le conseil des ministres a annoncé l'audit des mines du Mali, qui permettra à l'État d'empocher désormais des milliards qui lui échappaient du secteur durant des décennies. Quant aux examens du DEF et du Baccalauréat de cette année, ils ont donné l'occasion de savoir que les fraudes en milieu scolaire ne sont pas des monstres invincibles, bonne nouvelle pour une école performante apte à produire des citoyens bien formés et moralement aptes.

Ce n'est pas tout, mais la liste ne peut pas être exhaustive. Malgré un embargo injuste, illégal, illégitime, cruel et criminel qui lui a été imposé par les instances sous régionales, africaines et internationales, le pays n'a pas croulé, preuve de la résilience des nôtres. Bref, l'avenir, si les tendances actuelles sont maintenant et renforcées en dépit du rebondissement cyclique des tares d'hier, s'annonce radieux.

Pour en arriver à ces bons comptes, il a fallu l'émergence des patriotes que le Ciel en sa magnanimité a permise pour sauver le pays martyrisé. De jeunes officiers, conscients de leur devoir, témoins sur les théâtres d'opération des perfidies multiples et inadmissibles des cliques de gouvernants inconscients, ont pris les rênes de l'État. Mais l'affaire n'est pas que militaire. Des patriotes de bonne moralité ont fait preuve d'intelligence et d'engagement. Gouverner, c'est prévoir, c'est aussi agir pour préserver les intérêts de la patrie. Dès que que les premières opérations militaires d'envergure ont commencé contre les terroristes couverts par l'ennemi pour, dit-il, nous sortir des difficultés, Alousséni Sanou, ci-devant ministre de l'Économie et des Finances, avec l'intelligence du banquier, a vu venir les sanctions. Il a conséquemment réussi à retirer une importante partie de nos avoirs à la BCEAO. L'on comprend pourquoi, le 10 juin dernier, au cours de l'enregistrement de l'émission "Mali Kura Taasira", Dr. Choguel K. Maïga, a dit de lui que c'est la première fois dans notre pays qu'un ministre chargé de ce portefeuille fait à la fois de l'Économie et des Finances. Hommage singulier qu'il convient de relever. Le ministre Sanou, qui a réussi à épurer les créances du Mali vis-à-vis des débiteurs moins de 45 jours après la levée des sanctions, se trouve présentement à Lomé avec Abdoulaye Diop, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, dont les prouesses ne tiendront dans ce modeste éditorial, afin de lever des écueils que posent la BCEAO et l'UEMOA à certaines de nos opérations financières. On peut multiplier les bons exemples avec les ministres Sadio Camara, Lamine Seydou Traoré, général Daoud, etc. Patriotes maliens, soyez bénis ! Le Mali vaincra, nous dit dans cette édition le colonel à la retraite Ousmane Bakary Diarra, patriote jusqu'à la moelle de ses os. Mais il nous dit ceci : "Retenons toujours que plus notre peuple s'approche de la victoire, plus dures seront les épreuves".

<strong>Amadou N'Fa Diallo</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Éditorial :Choguel Kokala Maïga a monté la barre haut</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-choguel-kokala-maiga-a-monte-la-barre-haut-2990356.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-choguel-kokala-maiga-a-monte-la-barre-haut-2990356.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2022/04/choguel-maigaa.jpeg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Tue, 06 Sep 2022 09:34:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>SOLONI</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La lutte contre l’impérialisme et le respect de la souveraineté du Mali, un défi lancé par Choguel depuis son arrivée à la primature.</em></strong>

Après le coup d’Etat contre IBK, le M5-RFP, auteur principal de cette révolution, avait été mis à l’écart par les autorités de la transition. Le clan Choguel a trouvé ce mépris inacceptable et s’est engagé dans une lutte farouche contre la gouvernance de cette transition. Le chemin a été long mais finalement, il sera nommé comme premier ministre après la chute du président Bah N’daw. Il peut enfin faire valoir son idéologie sur laquelle est fondé son combat du changement et de la refondation.

Fidèle à son engagement, maitrisant parfaitement la sphère politique, Choguel se fait vite adoubé par le peuple malien. Ses discours contre l’impérialisme sont appréciés par le peuple qui s'y retrouve aisément. Désormais, il est l'homme de la situation.  Ce quitus l'aide à mener un combat contre l’impérialisme français et dénoncer l’implication de la France dans la détérioration de la crise sécuritaire au Mali. Ainsi, il gagne le cœur des Maliens. Son discours à l’ONU où il accuse la France d’avoir abandonné le Mali en plein vol lui vaut un accueil à la manière des héros.

Depuis, il livre une bataille ouverte contre la France, chose que la grande majorité du peuple malien attendait depuis toujours. Malgré les flèches de ses détracteurs, il faut reconnaitre qu'il est parvenu à fédérer une grande partie du peuple autour de la lutte commune qui est de demander le départ des forces armées françaises du territoire malien. Ce combat a été gagné. Aussi, l’ambassadeur de la France a été sommé de quitter le Mali pour avoir tenu un propos déplacé. Les médias français à savoir RFI et France 24 ont été interdits au Mali.

Par ailleurs, suite aux sanctions de la CEDEAO contre le Mali, Choguel a mobilisé le peuple à tenir bon face à ce qu'il appelle injustice.  Il a donné au peuple l’espoir de résister à cette situation car le respect de la souveraineté de la Mali était en jeu.

L’arrivée de Choguel Kokalla Maïga a certainement créé un conflit de clans surtout entre les politiciens mais il faut reconnaitre que sa personnalité a porté le nom du Mali plus haut. Il a créé une barrière avec les politiques maliens même ceux avec lesquels il a mené la lutte du M5-RFP car il savait très bien que les Maliens détestent ces politiciens qui sont considérés comme les acteurs qui ont plongé le pays dans une crise infernale.

Même s’il a commis des erreurs comme tout être humain, Choguel a contribué à l’éveil de conscience du peuple malien pour la construction du Mali Koura. Le Mali de la refondation pour le bonheur des citoyens, un Mali souverain et respecté partout, un Mali épanoui, tels sont les décors plantés par Choguel. Nous lui souhaitons prompt rétablissement et espérons que le premier ministre par intérim Abdoulaye Maïga mènera la barre encore plus haut.

<strong>Adama B. SAGARA</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito :  Quand la justice jette en pâture ses propres citoyens !</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-quand-la-justice-jette-en-pature-ses-propres-citoyens-2990212.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/edito-quand-la-justice-jette-en-pature-ses-propres-citoyens-2990212.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2019/05/Tiemoko-Sinaly-Traore.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 05 Sep 2022 14:16:40 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pouce</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[La justice malienne s'est-elle mise à aimer le bling-bling ? De nos jours, les arrestations judiciaires, sont rocambolesques, entourées de la plus grande publicité qui soit au détriment de la présomption d'innocence. L'effet recherché est-il de faire croire que la justice s'est aussi mise au rythme du Mali kura vanté par certains sur les réseaux sociaux ?
La justice c'est l'application de la règle de droit. Mais, certains faits de justice sont loin de ce principe. C'est le cas par exemple du respect de la présomption d'innocence, du respect des délais de jugement...Combien sont-ils dans les prisons de l'Etat qui attendent d'être jugés mais dont l'honneur est déjà jeté en pâture au nom d'une soi-disant lutte contre la corruption ? Certains sont morts sans jamais avoir la chance d'être jugés et de laver leur honneur après des accusations faites à leur endroit.  Est-ce de cette justice que le Mali a besoin pour se reconstruire ? La justice doit être la sécurité pour ses citoyens et non le contraire. Il faut que cela change pour le bien de la République.
<strong>El hadj Tiémoko Traoré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito : Ouverture des classes sur fond d’amateurisme et de renoncement</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-ouverture-des-classes-sur-fond-damateurisme-et-de-renoncement-2990191.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/edito-ouverture-des-classes-sur-fond-damateurisme-et-de-renoncement-2990191.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2022/01/Youssouf-Sissoko-dirpub.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 05 Sep 2022 07:25:32 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alternance</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Alors que l’année scolaire 2021- 2022 s’est déroulée dans un climat apaisé grâce au sens élevé du devoir citoyen des enseignants et à l’esprit patriotique des syndicats,  qui ont sursoit à leurs revendications légitimes pour soutenir les autorités dans leur difficile, mais noble quête de souveraineté, de dignité et d’honneur, nous voici démarrer celle de 2022- 2023 sur fond de divergence entre les autorités et  les syndicats, d’une part et entre le gouvernement et les parents d’élèves, d’autre part, au sujet de la date de rentrée fixée au 16 septembre 2022, avant qu’il ne cède sous la pression, en la fixant au 3 octobre 2022. La question que tout bon citoyen se pose est celle de savoir qu’est ce qui fait courir le gouvernement dans tous les sens alors même que les conditions ne sont pas réunies et qu’il n’y aurait pas de feu à la demeure. L’amateurisme et le  populisme quand tu nous tiens. Le gouvernement veut faire croire aux maliens que son souci majeur est la bonne reprise de l’année scolaire. A-t-il consulté tous les acteurs de l’école avant de fixer la date de la rentrée ?  Les conditions matérielles, financières et humaines sont-elles réellement réunies pour une ouverture de classes  avant le mois d’octobre ? La météo a-t-elle annoncé la fin de l’hivernage avant le 16 septembre ? C’est certainement en répondant à ces questions qu’il s’est résolu à reporter au 3 octobre 2022.

En effet, après l’annonce de la date de rentrée des classes par le ministère de l’Education, via son secrétaire général, la vigoureuse réaction de certains syndicats comme le SNEC et d’une importante frange des parents d’élèves, ne s’est pas fait attendre. Ces deux acteurs majeurs de l’école malienne, après avoir exprimé leur incompréhension, voire leur indignation, se sont dits opposer à la date du 16 septembre, qu’il soit dit en passant, cette date  tombe sur un vendredi, la fin de la semaine.  Les raisons avancées par les syndicats et les parents d’élèves sont multiples et variées. Elles sont entre autres la saison pluvieuse entrainant la non disponibilité des salles de classes dans certaines zones et parfois des élèves ; qui sont des soutiens de taille à leurs parents, pour des travaux champêtres. A cela s’ajoutent  l’enclavement de certaines zones difficile d’accès en saison de pluies et de l’état calamiteux des voies d’accès. Une autre raison pourrait être le manque de ressources financières pour les fonctionnaires qui ne seront pas payés avant la reprise des classes et surtout   l’indisponibilité des céréales qui servent de monnaie d’échange pour certains parents d’élèves pour se procurer des fournitures scolaires, cahiers, stylos, tenue et même frais d’écolages de leurs progénitures. A la question de savoir si les conditions matérielles, financières, voire humaines sont réunies pour la rentrée des classes le 16 septembre 2022, la réponse est tout simplement non. C’est d’autant plus Non qu’il faudrait même s’interroger sur l’idée, voire l’ambition  qui se cachait derrière un tel projet qui n’arrangerait  ni les apprenants, ni les enseignants, ni les parents d’élèves encore moins l’Etat, dont le premier souci devrait être la préservation de l’unité nationale, de la paix et de la cohésion sociale.

Il nous est même revenu de constater  que les candidats admis au DEF, au CAP et au  BT ne sont pas orientés. Comment peut-on commencer l’année scolaire au niveau secondaire général et professionnel sans les 60 % des effectifs. Il  n’est jamais trop tard pour corriger une aussi grande bévue comme celle de la date  de la rentrée scolaire. Finalement la bonne mouche aurait piqué les autorités pour fixer la date au 3 octobre au grand bonheur des élèves, parents d’élèves et enseignants. Sinon la première date ne pouvait relever que  de l’amateurisme et du populisme. Donc Mme la ministre a fait  marche arrière en reportant sine die la rentrée au 3 octobre. Car en défiant les syndicats comme l’aurait  fait son homologue de la fonction publique et du dialogue social avec l’UNTM, elle exposerait les élèves, les parents d’élèves  et susciterait au sein des syndicats des enseignants une levée de bois vert ce qui compromettrait dangereusement l’année scolaire 2022- 2023.

<strong>Youssouf Sissoko </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Éditorial :  Macron, la bougeotte du désespéré</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-macron-la-bougeotte-du-desespere-2989547.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-macron-la-bougeotte-du-desespere-2989547.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/09/Amadou-NFa-DIALLO.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 31 Aug 2022 01:38:39 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le National</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Volubile cascadeur du verbe, impénitent phraseur, incorrigible bonimenteur, le Président accidentellement choisi en 2017 par les Français tels des désemparés tirant un lapin au déboulé, est en passe d'assommer son peuple, non sans descendre la France de sa position respectable dans le monde. Depuis deux mois, il parcourt le monde, l'Afrique à vrai dire, à la recherche d'une onction improbable pour lubrifier les ressorts économiques rouillés de son pays. Dans sa bougeotte du désespéré, maladie politique pour laquelle la médecine moderne n'a pas encore de remède, il n'a toujours pas compris que, pour réussir à redresser la barre pour une France en dégringolade depuis une vingtaine d'années, il lui faut un peu de politesse et d'humilité vis à vis de ses interlocuteurs. Mais non ! il est incapable de dompter son hystérie infantile, il manque de qualité pour amortir son arrogance, mode oratoire et de discussion improductif, que l'on soit en politique ou en affaires. Fringant bonhomme dans sa tête, partout où il passe, il distille l'injure, la bave venineuse, l'injure. Ainsi, il insultera la femme africaine, la mère, la soeur, l'épouse, la fille. Ainsi aussi il jettera l'opprobre sur la nation patriote et révolutionnaire algérienne qui, à ses yeux, souffre de déficit mémorial grave, insulte gravissime que l'histoire ne peut pardonner. Il n'épargnera d'ailleurs pas aussi le Maroc et la Tunisie, pays du fier Maghreb. Emmanuel Macron, il faut s'en souvenir, accède à la haute magistrature de la France après des décennies de malfaisance des partis politiques, de droite et de gauche, qui ont fait perdre à la France un immense prestige. Mais pas que. Souvenons-nous que dans la semaine même de sa prise de fonction en tant que président nouvellement élu, sa première grande initiative a été de se rendre à Gao (et non pas au Mali) où le sous-préfet français, Ibrahim Boubacar Keita, Président élu du Mali avec plus de 76% des suffrages exprimés, est allé l'accueillir. C'est parce que Gao abritait la principale garnison militaire française dans le monde après la France elle-même. C'est parce que justement cette base militaire française de Gao était le principal  dispositif létal pour tenir en respect le Mali et pour mettre sous séquestre tout  le Sahel.

Souvenons-nous, quand Macron arrivait à l'Élysée, la France ne respirait pas bien. En 2014, ce sont 63.444 sociétés et entreprises qui avaient déposé le bilan ou qui étaient en règlement judiciaire ou en liquidation de biens (Le Figaro). Ce n'est là que la partie visible de l'iceberg. D'où l'impérieuse nécessité  de se refaire au plus vite une santé de fer économique au Mali et dans le Sahel où des ressources insoupçonnées étaient détectées par la France. Cela ne pouvait être, évidemment, sans décimer les populations locales. Ainsi, il y a eu les massacres de Kolongo, Sobane Da, Indélimane, Bounty, etc. L'appétit carnassier d'Emmanuel Macron s'aiguisera plus qu'il ne le fallait quand l'Australie lui retire de la bouche 56 milliards d'euros dans l'affaire dite des sous-marins (contrat Naval Group). Or, en 2021(Macron était président de la République depuis quatre ans), le déficit budgétaire français avait atteint 220 milliards d'euros , soit 47 milliards de plus que prévus.

Bref, la roue de l'histoire tourne. Emmanuel Macron est à la recherche de bouffées d'oxygène, mais il n'est pas béni par le ciel. Ses voyages en Afrique montrent une seule chose : il ment partout avec un aplomb extraordinaire, il s'essaye à la délation et au dénigrement contre la Russie, la Chine, la Turkiyë qui lui administrent des volées de bois vert. Son récent séjour en Algérie a fait dérober la terre sous ses pieds. Dans cette Algérie noble qu'il a hier insultée, il a été hué et conspué. Les hommes d'affaires qui l'accompagnent sont rentrés bredouilles : il n'y avait pas de contrats à signer à hauteur de milliards de milliards de francs CFA, l'Algérie n'utilise pas cette monnaie de singe. Mais ce n'est pas tout puisque Dieu ne dort pas. La France "réarticule" son dispositif criminel Barkhane au Niger où elle a fini de pomper en quelques années vers l'hexagone tout l'Uranium d'Imrarène, qui était la plus grande mine à ciel ouvert du monde de ce précieux produit. Bienvenue à Barkhane au Niger pour une guerre sans merci contre le Mali ! Mais, au Niger, les Canadiens sont arrivés déjà, ils n'ont pas de supposés  mercenaires de Wagner. Ils vont pourtant investir, à travers leur compagnie "Global Atomic Corporation", 121 milliards de FCFA à Dasa pour construire une mine de production d'uranium en 2023. Le 10 août dernier, "Somida" (Société des Mines de Dasa) dont 80% du capital sont détenus par la compagnie canadienne et 20% par le Niger, a été créée. Et qui dira à Macron ce que le Mali crééra bientôt avec des partenaires qui respectent sa souveraineté ?

<strong>Amadou N'Fa Diallo</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito : Le travail gouvernemental doit continuer</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-le-travail-gouvernemental-doit-continuer-2989553.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/edito-le-travail-gouvernemental-doit-continuer-2989553.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2019/05/Tiemoko-Sinaly-Traore.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 31 Aug 2022 01:27:57 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pouce</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[L'heure est à l'urgence.  Et le Mali ne peut plus se permettre de se perdre en conjoncture. Terrassé par la maladie, le chef de l'exécutif est hospitalisé et n'est pour le moment pas à mesure de remplir ses fonctions.  C'est d'ailleurs la raison qui a amené le président de la Transition à nommer un premier Ministre par intérim en la personne dd colonel de gendarmerie Abdoulaye Maïga, l'actuel ministre de l'Administration territoriale et Porte-parole du gouvernement. Une nomination qui semble faire unanimité car très peu de gens que ça soit dans le milieu politique qu’associatif ont réagi positivement à ce choix présidentiel. Le travail doit continuer car, il reste très peu de temps avant la fin de la Transition et les défis sont nombreux. Choguel Kokalla Maiga a servi honorablement le Mali et les Maliens lui souhaitent prompt rétablissement.  Mais, il est temps pour lui de quitter la scène ou du moins ses fonctions de premier Ministre et de laisser la possibilité à d'autres compétences de s'affirmer à ce niveau. Les hommes passent mais l'Etat reste.  Il est impensable de croire qu'il peut revenir et occuper son poste de premier Ministre. Très diminuer, il lui faut désormais du temps pour se remettre de sa maladie. Le Mali rentre dans une période charnière et a besoin d'un chef d'exécutif qui jouit de la plénitude de ses moyens physiques et intellectuels. Le sortir de son lit d’hôpital et le remettre à sa place de premier Ministre, serait jouer avec sa santé et courir le risque que le travail gouvernemental ne marche au rythme voulu.  Un capitaine malade est un bateau qui navigue au ralenti. Il est donc temps pour Choguel de se reposer. Il peut toujours servir le Mali, de loin, par ses conseils.  Mais, il ne peut plus être le chef d'orchestre qu'il a été. Sa santé ne le permet plus.Nous prions pour qu’il retrouve sa santé. Prompt rétablissement  jeune frère.

<strong>Tièmoko Traoré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

</channel>
</rss>